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	<title>1918-2008-le-pas-de-calais-et-la-grande-guerre &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "1918-2008-le-pas-de-calais-et-la-grande-guerre"</description>
	<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 07:01:50 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Les JMO sont en ligne !]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/11/10/les-jmo-sont-en-ligne/</link>
<pubDate>Mon, 10 Nov 2008 14:39:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
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<description><![CDATA[Exceptionnel ! Un événement numérique que tous les généalogistes, tous les historiens locaux, sans o]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://www.echo62.com/images/actualite/20081110Chr.jpg" border="1" alt="" align="right" />Exceptionnel ! Un événement numérique que tous les généalogistes, tous les historiens locaux, sans oublier tous les <em>« descendants de Poilus »</em> attendaient de pied ferme. À l&#8217;occasion du 90<sup>e</sup> anniversaire de l&#8217;Armistice de la Première Guerre mondiale, le ministère de la Défense a mis en ligne la très riche collection des journaux des marches et opérations des régiments, communément appelés JMO. Dans ces registres étaient consignés la vie des poilus, les pertes et les blessés. <em>« Boîte noire de l&#8217;unité en campagne »</em>, le JMO permet de suivre les mouvements du groupe, de cantonnements en combats, jour après jour.<br />
3 ,3 millions de pages (soit 20 000 volumes, souvent de simples cahiers d’écolier) ont été numérisées ; vous pouvez les découvrir sur le site Internet Mémoire des hommes où sont déjà disponibles les fiches des « Morts pour la France ».</p>
<p><a href="http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/">http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/</a></p>
<p><em>Légende : Un extrait du JMO du 50e régiment d&#8217;infanterie</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Hommage à John McCrae à Wimereux]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/10/27/hommage-a-john-mccrae-a-wimereux/</link>
<pubDate>Mon, 27 Oct 2008 12:42:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dans les champs des Flandres, les coquelicots ondoient parmi les croix alignées, qui marquent notre ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://www.echo62.com/images/actualite/20081024Chr.jpg" border="1" alt="" align="right" /><em>Dans les champs des Flandres, les coquelicots ondoient parmi les croix alignées, qui marquent notre emplacement ; et dans le ciel les alouettes volent, chantant toujours bravement mais à peine audibles parmi l’aboiement des canons.</em> <em>In Flanders fields</em> est le poème anglais le plus célèbre de la Grande Guerre ; celui qui fit du coquelicot – poppy – le symbole des soldats de l’Empire britannique tombés lors des hostilités ; la fleur du souvenir. John McCrae rédigea ce poème le 5 mai 1915. Chirurgien de brigade au sein du Corps expéditionnaire canadien, il se trouvait dans le saillant d’Ypres, confronté presque à chaque instant à l’horreur. Dans son abri, John McCrae voyait défiler des centaines de blessés, notamment ceux touchés par les gaz, utilisés pour la première fois par les Allemands en avril. <em>« We are the Dead. Short days ago we lived, felt dawn, saw sunset glow, Loved and were loved, and now we lie In Flanders fields. »</em> En décembre 1915, <em>In Flanders fields</em> fut publié dans le magazine anglais <em>Punch</em> ; sa célébrité augmentant de jour en jour alors que la guerre se poursuivait.<br />
Médecin, soldat et poète, John McCrae naquit à Guelph (Ontario) le 30 novembre 1872. Il effectua de brillantes études de médecine, avec à la clé un doctorat décroché en 1898. L’année suivante, il recevait une bourse pour faire des études de pathologie à l’université McGill de Montréal… Études que McCrae reporta afin de participer à la guerre des Boers en Afrique du Sud. Revenu au Canada en 1901, le <em>« médecin le plus doué de sa génération » </em>s’orienta vers la médecine clinique. Publiant régulièrement des poèmes dans des revues universitaires.<br />
En 1914, décidé <em>« à combattre l’injustice coûte que coûte »</em>, John McCrae rejoignit le Corps expéditionnaire canadien. Neuve-Chapelle, Ypres, les champs de bataille des Flandres. En juin 1915, le lieutenant-colonel McCrae devint le médecin chef de l’hôpital général canadien n° 3 à Boulogne-sur-Mer, y retrouvant d’ailleurs des collègues de l’université de Montréal et logeant sous la tente comme les soldats les plus humbles. Le chirurgien désapprouva d’ailleurs la visite de la reine d’Angleterre parce qu’elle troublait le fonctionnement de l’hôpital. Usé par les interventions, et par la guerre tout simplement, McCrae tomba malade au début de l’année 1918 : pneumonie doublée d’une méningite. Il mourut le 28 janvier 1918, quatre jours après avoir été nommé médecin consultant auprès de la 1<sup>ère </sup>armée britannique – le premier Canadien à ce poste. John McCrae fut inhumé au cimetière militaire de Wimereux, le cortège étant emmené par son cheval « Bonfire ».<br />
En 2007, la Royal British Legion Factory Ltd a fabriqué 38 millions de coquelicots artificiels, 100 000 couronnes et 900 000 croix du Souvenir !</p>
<p><strong><em>À l&#8217;occasion des commémorations du 90e anniversaire de la fin de la Grande Guerre, la mémoire du médecin, soldat et poète John McCrae sera honorée au cimetière de Wimereux le mardi 11 novembre à 15 h 45 en présence notamment de Dominique Dupilet, président du conseil général du Pas-de-Calais. À 16 h 30, dans les salons des Jardins de la Baie Saint-Jean (rue Sainte-Adrienne à Wimereux), les écrits de différents poètes, acteurs de cette catastrophe humaine (dont Wilfried Owen et John McCrae), seront lus par le Quatuor Nemrana, accompagnés d&#8217;œuvres musicales originales composées par de jeunes créateurs inspirés par le sujet. « Des plumes contre les canons », entrée libre.</em></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Victor Fauré et les Gascons de la Grande Guerre]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/10/16/victor-faure-et-les-gascons-de-la-grande-guerre/</link>
<pubDate>Thu, 16 Oct 2008 14:06:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
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<description><![CDATA[Victor Fauré a trente ans quand la Première Guerre mondiale entre dans sa vie… Comme elle entre dans]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://www.echo62.com/images/actualite/20081016Chr2.jpg" border="1" alt="" align="right" />Victor Fauré a trente ans quand la Première Guerre mondiale entre dans sa vie… Comme elle entre dans celle de tous ses amis du Gers. Une visiteuse qui ne leur apportera que tristesse et désolation. Né le 18 mai 1884 à Noilhan, village situé à une quarantaine de kilomètres de Auch, Victor est agriculteur à Savignac-Mona quand il est rappelé sous les drapeaux. Il rejoint à Mirande le 88<sup>e</sup> régiment d’infanterie, composé essentiellement de gars du Sud-Ouest (Gers, landes, Hautes-Pyrénées). Les Ardennes, la Marne, la Champagne, le 88<em>e</em> RI est plongé dans de terribles combats. Le froid, la boue, la mort, Victor et ses amis ont perdu presque tous leurs repères ; il ne reste que l’accent pour entretenir le moral.<br />
En avril 1915, le 88<sup>e</sup> RI arrive en Artois à Roclincourt, il va y écrire les pages les plus dramatiques de son histoire. À l’aube du 9 mai 1915, les bataillons du 88<sup>e</sup> se lancent à l’attaque générale <em>« pour dégager l’étreinte qui pèse sur Arras »</em>. Hélas, les objectifs ne sont pas atteints et 1 500 Gascons sont tués. Un monument à la mémoire des 88<sup>e</sup> et 288<sup>e</sup> RI sera d’ailleurs inauguré à Roclincourt le 2 août 1953 ; monument réalisé grâce aux souscriptions publiques avec l’aide entre autres du conseil général du Gers.<br />
Le 2<sup>e</sup> classe Victor Fauré est blessé le 16 mai 1915. <em>« J’ai vu son nom dans le journal de marche du régiment »</em>, explique Serge Frater qui depuis 2003 tente de retracer le parcours du soldat de Noilhan. Soldat tué à l’ennemi le 8 juillet 1915 à Saint-Nicolas. Est-il décédé des suites de ses blessures ? Était-il retourné au front ? <em>« Victor est le grand-père de mon épouse. Quand il est mort, son fils avait un an. Sa veuve s’est remariée, parler du soldat devint un sujet tabou. »</em> En 2003, les Frater partent à la recherche de la tombe de Victor. Ils vont « monter » quatre fois dans le Pas-de-Calais ! Avec une terrible déception à la clé : <em>« Nous sommes allés à la nécropole nationale de Lorette. Il y avait bien la tombe d’un Victor Fauré mais c’était un homonyme. Le matricule n’était pas le bon. »</em> Office des anciens combattants, historiens locaux, etc. : le couple frappe à toutes les portes. En vain. <em>« On nous a dit qu’il est peut-être dans un ossuaire mais nous avons des témoins de son décès, cités dans un acte rédigé le 20 juillet 1915 à Wanquetin »</em>. Aujourd’hui, les Frater sont décidés à revenir en Artois et à « visiter » tous les cimetières civils autour de Roclincourt et Saint-Nicolas avec l’espoir de trouver le nom de leur grand-père. Ils sont aussi à l’affût de renseignements, de pistes nouvelles. Si Victor Fauré n’a pas de tombe connue, par contre son nom figure sur deux monuments aux morts : Noilhan et Savignac-Mona.</p>
<p>Contact : <a href="'+String.fromCharCode(115,101,114,103,101,102,114,97,116,101,114,64,111,114,97,110,103,101,46,102,114)+'?'">sergefrater@orange.fr</a></p>
<p><em>Légende : le monument de Roclincourt à la mémoire des 88<sup>e</sup> et 288<sup>e</sup> RI. Depuis quelques années, Roclincourt est jumelée avec une commune du Gers, Montesquiou.</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Le brave « Padre » de Bucquoy]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/10/14/le-brave-%c2%ab-padre-%c2%bb-de-bucquoy/</link>
<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 11:53:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ce dimanche 19 octobre 2008, dans l’église d’un village du nord-ouest de l’Angleterre, Hutton Roof, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://www.echo62.com/images/actualite/20081014Chr.jpg" border="1" alt="" align="right" />Ce dimanche 19 octobre 2008, dans l’église d’un village du nord-ouest de l’Angleterre, Hutton Roof, un « Thanksgiving Service » sera célébré à la mémoire du Révérend Theodore Bayley Hardy. Il y a quatre-vingt-dix ans (le 18 octobre pour être précis), cet aumônier militaire s’éteignait à l’hôpital de Rouen où il avait été admis après avoir été blessé huit jours plus tôt lors de la bataille de la Selle. <em>« On prononcera toujours son nom avec respect »</em>, écrivait le colonel Hitch à la famille du révérend. Theodore Bayley Hardy est toujours considéré comme l’un des non-combattants <em>« le plus décoré »</em> de la Première Guerre mondiale. Un aumônier militaire vraisemblablement pacifiste dans l’âme. C’est dans le Pas-de-Calais, près de Bucquoy, à l’est de Gommecourt que le « Padre » comme l’appelaient les hommes du 8<sup>e</sup> bataillon du régiment du Lincolnshire, glana la Victoria Cross – la plus haute des distinctions militaires du Commonwealth. À trois reprises, les 5, 25 et 27 avril 1918, faisant fi des bombardements et de la mitraille, le vaillant révérend avait porté secours à des blessés. La première fois, alors qu’il suivait une patrouille attaquant un poste ennemi, le « Padre » soutint un officier sérieusement touché à quatre cents de ses lignes et le ramena dans son camp, ignorant les tirs des mitrailleuses. La deuxième fois, le révérend Hardy « déterra » deux hommes recouverts de terre et de cailloux après des bombardements : il sauva l’un des deux, l’autre mourut avant l’arrivée des secours. La troisième fois, avec un sergent, il alla chercher un soldat blessé, étendu à dix mètres d’une casemate allemande.<br />
La 9 août 1918, le roi d&#8217;Angleterre lui remettait la Victoria Cross à Frohen-le-Grand, l’incitant fortement à quitter le front… Mais le révérend Hardy, 55 ans, refusa de <em>« quitter les garçons »</em>. D’ailleurs, il avait toujours voulu être au plus près de la mort et de la souffrance. Nommé aumônier du camp d’Étaples au milieu de l’année 1916, il fit des pieds et des mains pour que les autorités militaires le mutent dans les tranchées ! Et en décembre 1916, le « Padre » était affecté au 8<sup>e</sup> Lincolns à Vieille-Chapelle. Combien de fois, les Tommies passant des nuits entières dans les tranchées des Flandres (Ypres, Passchendaele) entendirent-ils la voix familière du <em>« Pilote du ciel »</em> apportant cigarettes et bonbons en disant : <em>« N’ayez pas peur les gars, ce n’est que moi ! »</em> Combien de fois le virent-ils soutenir les blessés recouverts de boue, prier avec les mourants.</p>
<p><em>Légende : Theodore Bayley Hardy avait vu le jour le 20 octobre 1863 à Exeter. Trois aumôniers militaires reçurent la Victoria Cross durant la Grande Guerre.</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Historial de la Grande Guerre à Péronne]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/10/03/historial-de-la-grande-guerre-a-peronne/</link>
<pubDate>Fri, 03 Oct 2008 12:32:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le 11 novembre 1918, prenait fin la Première Guerre mondiale. Depuis 90 ans, nous continuons de comm]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le 11 novembre 1918, prenait fin la Première Guerre mondiale. Depuis 90 ans, nous continuons de commémorer cet anniversaire. Pourtant, peu à peu, les traces de la Grande Guerre dans le paysage des villes et des campagnes s’effacent inexorablement. Quel sens prend alors cette commémoration pour les Français de 2008, à l’heure de la construction d’une citoyenneté européenne ? L’Historial de la Grande Guerre à Péronne (Somme), en privilégiant une vision européenne du premier conflit mondial, lieu emblématique, proposera du 15 octobre au 14 décembre un ensemble de manifestations sur ce questionnement : une exposition de photographies contemporaines de Patrick Tourneboeuf et Jean Richardot, une installation d’œuvres de paix réalisées par des élèves des écoles primaires de la circonscription de Péronne, et un colloque du Centre de recherche.</p>
<p><strong>Des photographies<br />
</strong>Le premier photographe, Patrick Tourneboeuf, s’intéresse aux traces visibles, urbaines et édifiées. Le second, Jean Richardot, recherche les traces oubliées, enfouies et cachées des sites des anciens champs de bataille. Ils ont en commun de montrer à quel point les traces de la guerre de 1914-1918 restent présentes dans notre monde aujourd’hui tout en paraissant oubliées de la société. L’errance géographique des photographes, à travers la France pour Patrick Tourneboeuf et le long du front Ouest pour Jean Richardot, nous invite à imaginer le devenir des traces et lieux de mémoire âgés de 90 ans.</p>
<p><strong>Œuvres de paix - Regards d’enfants<br />
</strong>Une journée de commémoration inédite à l’Historial se tiendra la semaine du 11 novembre, autour des œuvres de paix réalisées par des élèves des écoles primaires de la circonscription de Péronne, et qu’enfants et enseignants installeront autour du bâtiment contemporain de l’Historial. Ce projet, réalisé avec le service éducatif de l’Historial et l’Éducation Nationale, vise à faire réfléchir les enfants au sens que prend le mot « commémorer » aujourd’hui.</p>
<p><strong>« Consentement » et « contrainte »<br />
</strong>Le colloque international du Centre de recherche de l’Historial « Dans la guerre (1914-1918) : accepter, endurer, refuser » aura lieu les 7, 8 et 9 novembre. La dichotomie entre « consentement » et « contrainte » a pris une certaine importance dans les débats récents portant sur l’expérience des sociétés pendant la Première Guerre mondiale. Ce colloque a donc pour ambition de reformuler la problématique de l’engagement des populations dans le conflit à travers une approche renouvelée. Informations et réservation : Caroline Fontaine, directrice du Centre de recherche</p>
<p style="text-align:right;"><strong>Rens. <a href="http://www.historial.org" target="_blank">www.historial.org</a> </strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les automitrailleuses de Raymond Brutinel]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/10/01/les-automitrailleuses-de-raymond-brutinel-2/</link>
<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 14:33:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
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<description><![CDATA[La rédaction de L’Écho du Pas-de-Calais travaille activement à la réalisation d’un numéro spécial « ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://www.echo62.com/images/actualite/20080731Chr.jpg" border="1" alt="" align="right" />La rédaction de L’Écho du Pas-de-Calais travaille activement à la réalisation d’un numéro spécial « 90<sup>e</sup> anniversaire de la fin de la Grande Guerre ». Un journal de 24 pages distribué dans les boîtes aux lettres début octobre 2008 et entièrement consacré aux différentes nationalités qui sont venus combattre ou travailler dans notre département durant la Première Guerre mondiale. Pour reprendre les termes de Xavier Boniface, professeur de l’université du Littoral, <em>« le Pas-de-Calais était un condensé du monde en guerre : des dizaines de nationalités s’y côtoyant »</em>. Nos recherches sont passionnantes ; elles nous rappellent que cette Grande Guerre fut une « boucherie », elles nous entraînent vers d’incroyables histoires de soldats, des histoires d’hommes tout simplement. Un de nos plus fidèles informateurs vit en Ontario : Michel Gravel, 41 ans, est devenu une référence dans le domaine de la présence canadienne sur le front occidental. Chaque semaine, Michel nous livre des pistes étonnantes…<br />
La dernière en date : le parcours de Raymond Brutinel. Un Français qui a combattu dans les rangs de l’armée canadienne ! Né dans l’Aude en 1882, Raymond Brutinel part à la conquête de l’Ouest canadien en 1905. Et il fait fortune, arpentant le tracé du Grand Trunk Railway. Il devient même le rédacteur en chef du<em> Courrier de l’Ouest</em> à Edmonton. La guerre éclate et Raymond Brutinel utilise une partie de sa fortune pour créer et entretenir une brigade d’automitrailleuses… Unité qui intervient sur le front occidental sous son commandement. Il avait obtenu l’autorisation de garder la nationalité française et de combattre aux côtés des alliés du Commonwealth. Protagoniste de la guerre de mouvement, il fait appliquer le tir indirect – une trajectoire courbe – aux Canadiens et aux Anglais, notamment lors de la bataille de Vimy. Ses automitrailleuses contribuent à stopper l’offensive allemande de mars 1918. Revenu en France après l’Armistice, Raymond Brutinel mettra sur pied durant la Seconde Guerre mondiale un réseau d’évasion de pilotes et de prisonniers.<br />
Il s’éteint le 21 septembre 1964 dans le château de Couloumé-Mondebat (Gers) qu’il avait racheté. Le brigadier-général Raymond Brutinel avait conservé de nombreuses attaches avec le Canada.</p>
<p><em>Légende : Une des automitrailleuses de la brigade créée par Raymond Brutinel.</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les Indiens de la colline de Vimy]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/10/01/les-automitrailleuses-de-raymond-brutinel/</link>
<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 14:30:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
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<description><![CDATA[Un tiers des onze mille Indiens du Canada (Iroquois, Mohawks, Ojibwas, Bloods…) en âge de rejoindre ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://www.echo62.com/images/actualite/20080724Chr4.jpg" border="1" alt="" align="right" />Un tiers des onze mille Indiens du Canada (Iroquois, Mohawks, Ojibwas, Bloods…) en âge de rejoindre les rangs de l’armée, a participé à la Première Guerre mondiale. Loin des réserves, des esprits et des croyances ? Pas vraiment&#8230; Voici l’histoire de deux frères, Indiens Bloods (Pieds-Noirs) mêlés à cette Grande Guerre. Né dans l’Alberta le 25 décembre 1893, Albert Mountain Horse fréquenta l’école de la mission anglicane proche de sa réserve puis une école militaire de Calgary. Début septembre 1914, il se porta volontaire dans le Corps expéditionnaire canadien, peut-être la première recrue autochtone de l’Alberta. En avril 1915, Albert participa à la 2<sup>e</sup> bataille d’Ypres. Deux fois gazé par la suite, il fut hospitalisé et renvoyé au Canada en novembre. Mais il mourut de la tuberculose le lendemain de son arrivée à Québec. Lors des obsèques, des ancêtres entonnèrent des chants guerriers… Et ses frères s’enrôlèrent à leur tour dans l’armée canadienne. Joe Mountain Horse fut blessé à Arras en 1917. Incorporé dans le 50<sup>e</sup> bataillon en 1917, Mike, né en 1888, se retrouva pour son baptême du feu sur la crête de Vimy. Il écrivit plus tard : <em>« Une nuit, en haut de cette colline de Vimy, entouré de frères Indiens, j’écoutais l’assourdissant bourdonnement des bombardements ennemis sur les lignes alliées et je me suis demandé où était le Dieu dont nous parlaient les hommes blancs et auquel ils voulaient nous faire croire ? Pourquoi permettait-Il toutes ces destructions ? Et j’ai prié pour qu’Il ramène les nations à la raison. » </em><br />
En octobre 1917, près de Cambrai, Mike Mountain Horse fut recouvert de terre et de pierres dans une tranchée lors d’un bombardement… Et libéré quatre jours plus tard, l’un des rares survivants de son régiment. Blessé à deux reprises, il captura un poste d’artillerie allemande, vêtu des peintures et motifs de la Nation Blackfoot. Sur le front, dans les tranchées, les Indiens n’avaient pas délaissé leurs coutumes tribales. Ainsi en 1917, Mike Mountain Horse et George Strangling Wolf se retrouvèrent dans un clairière pour invoquer l’esprit du soleil et obtenir sa protection avant la bataille. Strangling Wolf arracha avec un couteau un morceau de peau de son genou, le pointa vers le soleil et l’enterra : <em>« Aide-moi Soleil à survivre à cette terrible guerre et je t’offre mon corps comme nourriture »</em>. Les deux Indiens survécurent ! Après la guerre, Mike entra la police montée, travailla pour les chemins de fer et entama une carrière d’écrivain et de journaliste. Il mourut en 1964, une école de l’Alberta porte son nom.<br />
<strong><br />
Source : World War One, Five Continents in Flanders (Musée In Flanders Fields à Ypres).</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La charge du caporal Joseph Kaeble]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/10/01/la-charge-du-caporal-joseph-kaeble/</link>
<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 14:27:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
<guid>http://echo62.wordpress.com/2008/10/01/la-charge-du-caporal-joseph-kaeble/</guid>
<description><![CDATA[Joseph Kaeble est une grande figure de l’histoire militaire canadienne, un véritable héros ! Une rue]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://www.echo62.com/images/actualite/20080730Chr.jpg" border="1" alt="" align="right" />Joseph Kaeble est une grande figure de l’histoire militaire canadienne, un véritable héros ! Une rue porte son nom à Québec, à Rimouski, à Sayabec, sans oublier le Mont-Kaeble à Saint-Gabriel-de-Valcartier… Ce caporal de la Grande Guerre fut le premier soldat francophone à obtenir la Victoria Cross. Décédé à Neuville-Vitasse le 9 juin 1918 et inhumé dans le cimetière de Wanquetin. Descendant d’un soldat de Mayence (Allemagne), arrivé dans la province de Québec au 18<sup>e</sup> siècle, Joseph Kaeble vit le jour à Saint-Moïse le 5 mai 1892. Enfant, il perdit son père et alla vivre à Sayabec où il travailla plus tard dans une scierie. En 1916, il n’hésita pas à s’enrôler dans le 189<sup>e</sup> bataillon d’infanterie et le 27 septembre il s’embarquait pour l’Angleterre où il passa au 69<sup>e</sup> bataillon. Arrivé en France, le 13 novembre, il rejoignit le 22<em>e</em> bataillon – le seul bataillon canadien français à se battre sur le continent, dont les hommes étaient appelés les <em>« Van Doos »</em> &#8211; qui avait grand besoin de renforts et se réorganisait à Bully-Grenay. Les « Van Doos » passèrent l’hiver dans le secteur entre Arras et Lens et prirent part en avril 1917 à la bataille de Vimy. À la fin de ce mois d’avril Joseph Kaeble fut blessé à l’épaule et hospitalisé à Boulogne-sur-Mer. Le 25 mai, il retrouva le 22<sup>e</sup> et son poste de mitrailleur, participant à la bataille de la Cote 70 à Lens en août, à celle de Passendale en octobre. En mars 1918, son unité occupa le secteur de Neuville-Vitasse et Mercatel ; Joseph « Keb » (son surnom) étant promu caporal en avril. Le 8 juin 1918, les Allemands attaquèrent violemment dans ce secteur avec barrage d’artillerie. <em>« Au poste défendu par la section de mitrailleuses du caporal Kaeble, la résistance fut vraiment héroïque,</em> écrit Jacques Castonguay dans un article du <strong>Dictionnaire biographique du Canada en ligne</strong>. <em>Environ cinquante ennemis s’élancèrent vers son poste. Toute sa section moins un homme avait subi des blessures. Le caporal Kaeble sauta au-dessus le parapet et tenant sa Lewis à la hanche, tira chargeur après chargeur en direction des rangs ennemis et quoiqu’il fût plusieurs fois blessé par des fragments d’obus et de bombes, ne cessa plus de tirer. Il arrêta net l’offensive ennemie. Finalement, tout en continuant de tirer, il tomba à la renverse dans une tranchée, mortellement blessé. Étendu sur le dos, il tira ses dernières cartouches vers les Allemands en train de regagner leurs lignes. Enfin, avant de s’évanouir, il cria aux blessés qui l’entouraient : </em>&#8220;Tenez bon les gars, ne les laissez pas passer. Il nous faut les arrêter &#8220;<em>. Transporté à l’hôpital, le caporal Joseph Kaeble mourut de ses blessures le lendemain soir »</em>. Il reçut la Croix de Victoria à titre posthume.</p>
<p><em>Légende : Le buste du caporal Kaeble au Monument aux Valeureux à Ottawa.</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Le héros irlandais de Cuinchy]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/10/01/le-heros-irlandais-de-cuinchy/</link>
<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 14:25:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
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<description><![CDATA[À Cuinchy, le 20 septembre dernier, un circuit pédestre commenté par le club d’histoire local a perm]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://www.echo62.com/images/actualite/20080907Chr.jpg" border="1" alt="" align="right" />À Cuinchy, le 20 septembre dernier, un circuit pédestre commenté par le club d’histoire local a permis de découvrir ou redécouvrir la bataille de La Bassée, le cimetière militaire et la Victoria Cross de Micheal O’Leary.<br />
Le 1<sup>er </sup>septembre 1915, à Cuinchy, un « Lance-Corporal » du 1<sup>er</sup> bataillon des Irish Guards de l’armée britannique accomplissait un acte de bravoure qui allait lui valoir d’obtenir la plus prestigieuse des décorations. Seul, O’Leary s’empara d’une position ennemie ; d’abord en tuant cinq Allemands qui tenait la première barricade, puis en attaquant une seconde barricade cinquante mètres plus loin, tuant encore trois ennemis et faisant deux prisonniers ! Une affiche représentant le héros irlandais fut diffusée par l’armée britannique : <em>« 1 Irishman defeats 10 Germans »</em>. Michael, promu sergent, et son père Daniel O’Leary sillonnèrent la région de Cork afin d’exhorter les jeunes à rejoindre l’armée britannique, alors que les Nationalistes s’opposaient farouchement au recrutement. Il était très populaire. Michael retrouva les champs de bataille, à Salonique.<br />
Né en 1888 à Inchegeelagh, Michael O’Leary avait intégré la Royal Navy en 1904 la quittant à cause de rhumatismes aux genoux. Fermier durant un temps, incorporé dans les Irish Guards, il émigra au Canada en 1910 et tenta sa chance dans la police montée et revint servir au sein des Irish Guards en novembre 1914. Après le conflit, le héros irlandais se maria, eut sept enfants, vécut à nouveau quelques années au Canada : inspecteur dans la police de l’Ontario jusqu’en 1925 ; partit dans la police du Michigan aux Etats-Unis et s’installa ensuite à Londres travaillant pour un grand hôtel. Au début de la Seconde Guerre mondiale, Michael O’Leary n’hésita pas à s’engager et finit avec le grade de major. Entrepreneur en bâtiments jusqu’à sa retraite en 1954, il mourut en 1961.<br />
Chaque année, lors du 11-Novembre, à Dublin, Cork, les Irlandais se souviennent de Michael O’Leary, leur héros de la Grande Guerre.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Walter Tull, « Black Hero » tué à Favreuil ]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/10/01/walter-tull-%c2%ab-black-hero-%c2%bb-tue-a-favreuil/</link>
<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 14:21:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
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<description><![CDATA[Une histoire extraordinaire. Une histoire capable de faire taire tous ceux qui véhiculent d’abjectes]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://www.echo62.com/images/actualite/20080911Chr.jpg" border="1" alt="" align="right" />Une histoire extraordinaire. Une histoire capable de faire taire tous ceux qui véhiculent d’abjectes idées racistes… La vie de Walter Tull est un hymne à la tolérance et à la différence. Une trop courte vie partagée entre football et Grande Guerre. Walter Tull avait la peau noire et il dut faire preuve d’un grand courage, d’abnégation aussi pour devenir l’un des premiers footballeurs professionnels noirs de Grande-Bretagne – le deuxième selon les spécialistes – et le premier officier noir de l’armée britannique ! Fils d’un menuisier de la Barbade (île des Caraïbes) venu en 1876 travailler et se marier dans le Kent, Walter Tull vit le jour à Folkestone le 28 avril 1888. Il perdit sa mère à l’âge de sept ans et son père deux ans plus tard, se retrouvant dans un orphelinat à Londres avec son frère. Walter montra très vite des dispositions pour le football. En 1908, délaissant ses études d&#8217;imprimeur, il signa pour le Clapton FC ; effectua une tournée en Argentine et Uruguay et fut recruté par le club pro de Tottenham Hotspur en septembre 1909. Toutefois, après quelques apparitions en équipe première, il fut mis sur la touche : les fans des équipes adverses multipliant les attaques racistes. Walter Tull fut transféré en octobre 1911 à Northampton Town : là il connu 110 sélections, marqua 9 buts.</p>
<p>Quand la Grande Guerre éclata, Walter mit sur le champ sa carrière sportive de côté pour s’engager dans l’un des deux bataillons de footballeurs du Middlesex Regiment, le 17th qui arriva en France en novembre 1915. Ses qualités de leader furent très vite reconnues ; promu sergent, il participa à la terrible bataille de la Somme, Walter devint lieutenant en mai 1917. Le premier officier noir d’une armée dont le manuel de législation militaire précisait que <em>« les Nègres étaient exclus des postes de commandement »</em>.<br />
Combattant en Italie, bataille de Piave, il revint sur le front du nord de la France en 1918. Il fut tué le 25 mars 1918 durant la dernière offensive allemande de la Grande Guerre, dans le no man’s land près de Favreuil (village du Pas-de-Calais). Ses hommes, qui l&#8217;adoraient, tentèrent, en vain, de ramener son corps dans les tranchées britanniques… Puis il ne fut jamais retrouvé. Walter Tull avait 29 ans. Son souvenir est perpétué au Mémorial britannique d’Arras.<br />
En 1999, un mémorial Walter-Tull fut inauguré à Northampton Town ; et aujourd’hui encore – plus que jamais – le nom de ce petit-fils d’ancien esclave est associé au <em>« black British heritage »</em>, à l’égalité des races. Une campagne a même été lancée pour l’érection d’une statue en son honneur à Douvres.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[De Vimy à Cagnicourt : Masumi Mitsui, Japonais ou Canadien ?]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/10/01/de-vimy-a-cagnicourt-masumi-mitsui-japonais-ou-canadien/</link>
<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 14:21:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>echo62</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dans le cadre du 90e anniversaire de la fin de la Grande Guerre, L’Écho du Pas-de-Calais prépare un ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal">Dans le cadre du 90<sup>e</sup> anniversaire de la fin de la Grande Guerre, <em>L’Écho du Pas-de-Calais</em> prépare un numéro spécial consacré à toutes les nationalités, toutes les cultures présentes dans notre département de 1914 à 1918. Ils sont venus du monde entier, des cinq continents pour se battre, travailler, souffrir, mourir en Artois, en Gohelle, dans le Boulonnais, du côté de la Lys… Français, Anglais, Allemands, Canadiens, Australiens, Portugais, Algériens mais aussi Chinois, Américains ! Au fil de nos recherches, nous rencontrons des histoires extraordinaires. Intenses, dramatiques, étonnantes. Des parcours, des vies bouleversés, secoués. Des chocs aussi. Nous avons choisi de vous livrer quelques portraits saisissants.</p>
<p class="MsoNormal">De Ypres à Vimy en passant par la Somme, la Scarpe ou la Sensée : 619 000 hommes ont combattu au sein du Corps expéditionnaire canadien, Canadian Expeditionary Force. Beaucoup d’immigrants bien sûr, on estime que près de la moitié des effectifs de ce corps était née en Grande-Bretagne. Puis des Francophones (Québec), des Russes, des Ukrainiens, des Scandinaves, des Suissses… Et des Japonais !</p>
<p class="MsoNormal">Près de deux cents Japonais – 196 exactement – ayant émigré au Canada et notamment en Colombie britannique, sur la côte ouest, rejoignirent la CEF ; tous volontaires, espérant prouver leur loyauté envers leur nouvelle patrie. Incorporés dans les bataillons anglophones en Alberta, ils voguèrent vers l’Europe. L’un des ces soldats nippo-canadiens s’illustra à lors de la 3<sup>e</sup> bataille d’Ypres avec le 10<sup>e</sup> bataillon d’infanterie puis à Vimy en avril 1917. Le sergent Masumi Mitsui, né le 7 octobre 1887, installé à Port Coquitlam près de Vancouver, y décrocha la Médaille militaire. Il fut aussi présent dans les combats autour du canal du Nord en septembre 1918. Sur ces 196 volontaires, 53 furent tués et 92 blessés.</p>
<p class="MsoNormal">Revenu au « pays », obtenant le droit de vote en 1931, Masumi Mitsui fit prospérer un élevage de volaille… qui lui fut confisqué, comme tous ses biens, lors de la Seconde Guerre mondiale. En effet après l’attaque surprise sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941, il fut séparé de ses enfants et interné dans des camps comme 22 000 autres Canadiens japonais jugés <em>« étrangers hostiles »</em>. Comparaissant devant une commission de sécurité, le vétéran, furieux, fouilla dans sa poche, récupéra ses médailles et les jeta sur le sol en disant : <em>«  À quoi sont-elles bonnes ! »</em> Une triste expérience dont qui devait le laisser très amer… Ce n’est qu’en 1985 que le gouvernement canadien s’excusa pour les actions commises contre ces « citoyens » d’origine japonaise et le 2 août de cette année là Masumi ralluma la flamme du monument qui avait été construit en 1920 à Vancouver (Stanley Park) pour rendre hommage aux deux cents soldats de la Grande Guerre. La flamme avait été éteinte après Pearl Harbor. Le sergent Matsui est décédé le 22 avril 1927, quelques mois avant son centenaire.</p>
<p class="MsoNormal">Le 8 septembre 2003, David Mitsui, petit-fils du sergent, était invité par le Canadien Michel Gravel à participer à l’inauguration de la place McKean à Cagnicourt.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>Sources : In Flanders Fields, musée de la Grande Guerre à Ypres, et Michel Gravel.</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La télé portugaise à Saint-Venant]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/10/01/la-tele-portugaise-a-saint-venant/</link>
<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 13:55:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
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<description><![CDATA[En janvier 1917, « presque en cachette », les premières troupes du Corps expéditionnaire portugais e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://www.echo62.com/images/actualite/20080912Chr.jpg" border="1" alt="" align="right" />En janvier 1917,<em> « presque en cachette »</em>, les premières troupes du Corps expéditionnaire portugais embarquent à Lisbonne. Leur destination : Brest puis le secteur de défense de la 1<sup>ère</sup> Armée britannique dans la région d’Aire-sur-la-Lys, vallées de la Lys et de l’Aa. Durant dix mois, plus de 55 000 hommes vont rejoindre les tranchées. Le Portugal était entré dans ce conflit aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne pour <em>« reconquérir une place perdue dans le concert des nations européennes »</em>. Il ne savait sans doute pas qu’il allait <em>« verser autant de sang pour la défense de la France »</em> (notamment lors de la bataille de la Lys en avril 1918), plus de deux milles morts et plus de cinq mille tués au total. Longtemps l’histoire officielle est restée très silencieuse sur la participation portugaise à la Première Guerre mondiale. Le 90<sup>e</sup> anniversaire de la bataille de la Lys semble avoir remué les souvenirs, les petites histoires, et le Portugal retrouve la mémoire de sa Grande Guerre.<br />
En avril dernier, Luce et Didier Rousseau les propriétaires du manoir de la Peylouse à Saint-Venant, qui fut à partir de juin 1917 la résidence officielle de Tamagnini, commandant du Corps expéditionnaire portugais, accueillaient le ministre de la Défense du Portugal (et historien qui plus est). Cette semaine (du 8 au 15 septembre), la Peylouse est devenu le quartier général d’une équipe de la RTP, la télé publique portugaise, engagée dans la réalisation d’un documentaire de cinquante minutes sur l’effort portugais durant cette Grande Guerre et sur les descendants des soldats du CEP restés en France. <em>« Un travail de mémoire avant tout »</em>, explique la journaliste Sofia Leite. Le film sera sûrement diffusé le 11 novembre en prime time. <em>« Nous voulons toucher un large public,</em> ajoute-t-elle.<em> Au Portugal, on ne sait pas, on ne sait plus que le pays a été impliqué dans cette guerre »</em>.<br />
La journaliste, le preneur de son et le cameraman sont allés à Aire-sur-la-Lys rencontrer Roger Barbara, fier de rappeler que le <em>« père portugais avait apporté sa graine de mécanicien »</em>. À Mametz, ils ont entendu la doyenne du village – 97 ans &#8211; leur parler de sa tante qui a suivi au Portugal « son » colonel. Bien sûr ils sont allés au cimetière de Richebourg, sur les bords de la Lys… À l’ECPAD aussi, la médiathèque de la Défense à Paris, pour enrichir le volet historique de leur film et faire suite aux contributions de Alfonsa da Silva Maïa, Dominique Faire et Didier Rousseau le <em>« passeur »</em> de la Peylouse. La France aura la chance de découvrir le documentaire sur RTP International ; la date de diffusion restant à confirmer. Constituant le<em> « premier noyau »</em> de l’émigration portugaise en France, le CEP sera mis à l’honneur chaque année à Saint-Venant. Didier Rousseau a écouté avec attention Sofia Leite lui parler de ces fados composés à partir de textes de soldats portugais. Une piste à suivre&#8230;</p>
<p><em>Légende : Didier et Luce Rousseau (à gauche) et le trio de la RTP.</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Armée des Indes dans les tranchées]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/05/14/larmee-des-indes-dans-les-tranchees/</link>
<pubDate>Wed, 14 May 2008 14:34:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
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<description><![CDATA[Turbans, galettes de sarrasin, colliers de barbe « plaqués sur la figure et plus luisants qu’une ail]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Turbans, galettes de sarrasin, colliers de barbe <em>« plaqués sur la figure et plus luisants qu’une aile de corbeau »</em>. La présence de combattants de l’Armée des Indes, de septembre 1914 à novembre 1915, dans le nord de la France ne passa pas inaperçue. Dans la vallée de la Lys, la région de Lillers où se trouvaient leurs cantonnements, les témoignages teintés de fascination se sont succédé de génération en génération.</strong></p>
<p><em>« Garçons et filles des villes, villages, lieux de cantonnement de ces troupes profitaient du moindre temps libre pour les rejoindre. Le côté exotique et mystérieux de ces hommes intriguait »</em> écrit Dominique Faivre, dans <em>Les Indiens 1914-1915</em>, ouvrage paru en 2006 (année de l&#8217;Inde en France) et consacré au <em>« sacrifice d’un peuple dans la boue d’Artois »</em>. Le président de l’Arham – association de recherches historiques et archéologiques militaires – a travaillé de longues années sur le sujet. <em>« Tout est en Angleterre, toute l’équipe de l’Arham s’est mobilisée pour étudier les documents (un gros boulot de traduction), pour éplucher les journaux de marche »</em>. Se pencher sur l’Armée des Indes, premières troupes du Commonwealth auxquelles on ait fait appel, n’était pas chose aisée. D. Faivre a dû se familiariser avec les différentes ethnies : Sikhs, Gurkhas, Pendjabis musulmans… Valeureux guerriers associés aux offensives sanglantes de Neuve-Chapelle, Festubert. <em>« Plus de six mille combattants furent tués en un an. »</em><br />
Rassemblement des deux divisions dans le port de Marseille, passage par le camp de Cercottes près d’Orléans, départ vers le front, D. Faivre a suivi à la trace le Corps indien. Avant leur baptême du feu, il fallut les habiller, les habituer aux mulets <em>« qui remplaçaient les éléphants »</em>, régler le problème de la nourriture : <em>« pas de bœuf pour les uns, pas de porc pour les autres, sans oublier les végétariens »</em>. Parmi les nombreuses photos, souvent inédites, du livre, figure ainsi un abattoir rituel de chèvres à Aire-sur-la-Lys.  On y trouve aussi des reproductions des lithographies de Paul Sarrut rachetées sur Internet. Cet officier de liaison français s’est « promené » dans les cantonnements des troupes indiennes Warnes, Isbergues, Allouagne, Erny-Saint-Julien… pour dessiner sur le vif ces fascinants guerriers et officiers.</p>
<p>Avec la même précision, le président de l’Arham a relaté la <em>« journée dramatique »</em> du 23 novembre 1914 à Festubert, la bataille de Givenchy, le service médical, les pertes, les renforts, les cantonnements bien sûr. Une « suite » sur les grandes batailles de 1915, le départ de l’infanterie en novembre 1915 avec <em>« discours d’adieu du prince de Galles au château de Mazinghem »</em> était évoquée&#8230; L’Arham a en tout cas réalisé un <em>« premier véritable travail d’envergure sur le Corps indien en Artois de 1914 à 1915 »</em>.</p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les monuments aux morts du Pas-de-Calais sur la Toile]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/05/13/les-monuments-aux-morts-du-pas-de-calais-sur-la-toile/</link>
<pubDate>Tue, 13 May 2008 14:56:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
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<description><![CDATA[Inconcevable d’évoquer la quête de glorieux aïeux tombés à Verdun, en Artois&#8230; sans citer Mémoi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal"><strong>Inconcevable d’évoquer la quête de glorieux aïeux tombés à Verdun, en Artois&#8230; sans citer <em>Mémoires de pierre</em>. Le nom de ce site internet est dans toutes les conversations, de façon encore plus flagrante durant cette année du 90<sup>e</sup> anniversaire de la fin de la Grande Guerre. Ivan Pacheka est l’inventeur (en 2001), animateur, modérateur, fervent défenseur de ce site dont l’ambition est de recenser de façon exhaustive tous les monuments commémoratifs du Pas-de-Calais. <em>« J’en ai pour vingt ans »</em>, sourit il.</strong></p>
<p class="MsoNormal">Sa phase de recensement n’est pas encore achevée. Il y a pourtant déjà 1 083 fiches, 1 367 photographies, 39 667 noms de victimes civiles et militaires sur <em>Mémoires de pierre</em> ! Grande Guerre mais aussi Seconde Guerre mondiale, guerre d’Algérie. Monuments aux morts, plaques, cimetières militaires, vitraux, etc. Tous les lieux de mémoire sont passés au peigne fin.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Un mouvement unique</strong></p>
<p class="MsoNormal">Originaire d’Amettes, licencié en histoire, Ivan a entamé ce travail lorsqu’il était emploi jeune au service départemental de l’Office national des anciens combattants. <em>« Rien n’avait été fait sur les monuments aux morts et j’ai voulu m’intéresser à ce mouvement unique dans notre histoire. »</em> Mouvement unaniment soutenu et <em>« fulgurant de rapidité »</em>. Dès le milieu des années 1920, la majorité des monuments se dressaient sur les places, près des églises ou près des mairies. Sur les 915 communes que comptait alors le Pas-de-Calais, seules quatorze n’élevèrent pas de monument aux morts. Attiré au départ par l’aspect architectural, par la démarche de la population (le monument fut avant tout une affaire privée, l’État prenant le train en route en octobre 1919), Ivan Pacheka se pencha très vite sur les listes de noms de soldats morts pour la France. <em>« Aujourd’hui chaque nom s’impose à moi. »</em> Avec l’aide, entre autres, de <em>Mémoire des hommes</em>, site internet du ministère de la Défense mettant à la disposition du grand public les fiches biographiques des morts pour la France, Ivan souhaite que ces listes ne soient plus figées. Derrière chaque nom, poussent des dates, des parcours. <em>Mémoires de pierre</em> a été lancé en 2002, sous le signe du partage. Avec les généalogistes, les familles, les historiens. <em>« Je suis d’abord un relais. Je mets en ligne de la matière brute en citant mes sources. Je vérifie toujours mes informations et j’invite à aller plus loin. »</em> Aux archives départementales par exemple où Ivan est actuellement assistant de conservation du patrimoine. Attention, <em>Mémoires de pierre</em> n’a rien à voir avec son métier ! Passion et bénévolat. <em>« Deux heures tous les soirs depuis que je suis papa. »</em> Des heures pour « consolider » ces fameuses listes, retrouver des noms effacés, répondre aux courriels. <em>« À Blendecques, nous avons pu faire rajouter un nom sur le monument en 2005. Il avait été carrément oublié après la guerre ! »</em> Ivan peut citer une kyrielle d’anecdotes aussi émouvantes : rien à voir avec une nostalgie guerrière ; l’humanité est le socle de <em>Mémoires de pierre</em>, la paix sa seule effigie. Pour cet ancien objecteur de conscience, l’idée fixe est d’expliquer, aux jeunes générations notamment, que le monument aux morts est à part dans le mobilier urbain. <em>« Ce n’est pas uniquement l’endroit où l’on peut se faire des bisous à l’ombre, l’été ! Le monument aux morts est chargé de transmettre l’écho de la folie des hommes, de nous transmettre le rude prix de la liberté. »</em> De puissants symboles sur lesquels doivent veiller les collectivités locales. Et ne pas oublier de restaurer &#8211; ce sont des octogénaires fragiles -, ne pas déplacer n’importe où, n’importe comment. Le monument aux morts est un monument historique, on ne peut plus historique.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;"><strong>Christian Defrance</strong></p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://pagesperso-orange.fr/memoiresdepierre/" target="_blank">http://pagesperso-orange.fr/memoiresdepierre/</a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Ivan Pacheka, 34 ans, répète à l’envi que les historiens de France et de Navarre s’intéressent depuis quelques années déjà aux monuments commémoratifs : Antoine Prost en 1977, Annette Becker en 1988. Les monuments aux morts du Pas-de-Calais ont fait l’objet d’une thèse soutenue en 2000 par Bénédicte Grailles ; B. Grailles auteur en 1992 de « Mémoires de pierre. Les monuments aux morts de la Première Guerre mondiale dans le Pas-de-Calais ». L’avènement de la généalogie, la recherche des racines ont amplifié l’intérêt porté à ces monuments et aux noms qu’ils portent. Si <em>Mémoires de pierre</em> est un site exceptionnel &#8211; en espérant qu’Ivan Pacheka puisse doper sa mémoire vive -, il n’est pas unique en France. Un site de « travaux dirigés » sur les monuments aux morts a été réalisé par exemple par les classes de première du lycée Madame-de-Staël de Montluçon. <em>« Le but du travail était d’appréhender la réalité de la “saignée” de la Grande Guerre dans les communes rurales du nord de l’Auvergne. »</em> Pour chaque commune : une photographie du monument, l’emplacement, la date de construction, la liste des morts pour la France avec date de décès, lieu de décès, causes&#8230; Bon nombre de ces soldats ont quitté l’Allier, la Creuse, le Puy-de-Dôme pour venir mourir dans le Pas-de-Calais. Sur les 160 « enfants » de Montluçon tués durant la Grande Guerre, une dizaine l’ont été dans notre département : Thélus, Grenay, Wailly, Neuville-Saint-Vaast, Hersin, Écurie, Bully-les-Mines&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Grande Guerre racontée aux Méricourtois]]></title>
<link>http://echo62.wordpress.com/2008/05/13/la-grande-guerre-racontee-aux-mericourtois/</link>
<pubDate>Tue, 13 May 2008 14:41:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
<guid>http://echo62.wordpress.com/2008/05/13/la-grande-guerre-racontee-aux-mericourtois/</guid>
<description><![CDATA[Passionné par l’histoire locale et « citoyen impliqué », Jean-Claude Hénaut prépare avec le concours]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal">Passionné par l’histoire locale et <em>« citoyen impliqué »</em>, Jean-Claude Hénaut prépare avec le concours du centre culturel et social Max-Pol Fouchet de Méricourt, le 90<sup>e</sup> anniversaire de la fin de la Grande Guerre. Il a imaginé une randonnée contée (la date n’est pas encore connue avec précision) à travers les rues de la ville à partir de documents que son père lui avait confiés. <em>« J’ai sorti cet album de photographies et cartes postales il n’y a pas longtemps. »</em> Cartes postales et photos qui l’ont beaucoup ému et l’ont incité à « écrire » cette randonnée évoquant Méricourt durant la Grande Guerre. <em>« Sortir des tranchées, ne pas oublier les hommes et ne pas seulement mettre à l’honneur les généraux. »</em> Au dos des cartes postales, des courriers envoyés par une famille méricourtoise, par Henri Lévecque (adjudant du 33<sup>e</sup> RI, tué dans la Somme en octobre 1916), entre autres, l’historien local a relevé beaucoup d’informations… Sur la situation des réfugiés par exemple. Méricourt, située sur la ligne de front (les « Prussiens » arrivant le 9 octobre 1916), fut évacuée. Le 17 avril 1917, l’armée allemande organisa cette évacuation vers la Belgique. Beaucoup d’habitants se retrouvèrent toutefois dans le Haut-pays d’Artois, du côté de Fruges. Jean-Claude Hénaut a décortiqué ces <em>« lettres apaisantes. Il n’y a pas de violence dans les mots. On n’ignore pas la guerre mais on tourne autour »</em>. Une langue de bois, langue <em>« croix de bois »</em>. À partir de ses documents, l’historien local a mis en scène des épisodes de la vie méricourtoise entre 1914 et 1919. Quarante-cinq minutes de marche pour évoquer six années terribles. <em>« Après la catastrophe de Courrières en 1906, la population vivait un nouveau truc horrible »</em>. Jean-Claude Hénaut a également lu « entre les noms » du monument aux morts. De Martial Deshorties mort pour la France le 18 août 1914 à Dinant, à Adolphe Donnez mort en captivité en Allemagne en décembre 1918, un hommage sera rendu à tous ces Méricourtois fauchés en pleine jeunesse. Durant la Première Guerre mondiale, la ville fut détruite à 100 %. En se retirant, l’ennemi fit sauter les cuvelages au niveau des nappes aquifères, détruisit les installations de surface des mines de Courrières et de Drocourt. Les premiers retours s’effectuant en 1920, la reconstruction étant achevée en 1930, marquée par une <em>« fête de la Renaissance »</em>.</p>
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<title><![CDATA[Une adresse de mémoire portugaise]]></title>
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<pubDate>Mon, 31 Mar 2008 15:06:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>cafarin</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dans la mémoire collective c’est « une bataille oubliée, une bataille qui n’a pas marqué les esprits]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><b><span style="font-size:18pt;"></span></b><b>Dans la mémoire collective c’est <i>« une bataille oubliée, une bataille qui n’a pas marqué les esprits »</i>. C’était il y a exactement quatre-vingt-dix ans, la bataille de la Lys. <i>« Elle a pourtant marqué nos territoires »</i>, soutient Dominique Faivre, président de l’Arham – Association de recherches historiques, archéologiques et militaires. Merville, Estaires bombardées et détruites. Gros dégâts à Béthune. Le centre de Saint-Venant anéanti. Saint-Floris, Calonne-sur-la-Lys rasés&#8230; Bataille oubliée, vraiment ? Certainement pas au Portugal où cette <i>« défaite avec des circonstances atténuantes »</i> est devenue en un ciment de la nation.</b></p>
<p class="MsoNormal">Mardi 9 avril 1918, quatre heures et quart du matin, l’artillerie allemande déclenche l’offensive « Georgette » entre Armentières et Givenchy-lès-La Bassée. Les obus pleuvent, les gaz asphyxient. À 8 h 45, les troupes allemandes fondent sur les Britanniques et sur les Portugais <i>« coincés au centre du dispositif »</i>. Des Portugais en pleine relève <i>« dont c’est le premier engagement massif sur le front »</i> et qui compteront à la fin de ce sinistre mardi plus de sept mille tués, blessés ou disparus. Ils ont bien défendu Laventie, Richebourg. Le lendemain, ils résistent avec courage à La Couture. Les Allemands entrent dans Saint-Floris le 13 avril puis ils sont repoussés. <i>« Tenez bon, les renforts arrivent »</i> lance le 14 avril, le maréchal Foch nouveau commandant en chef des armées alliées en France. Dans tous les camps, les hommes sont épuisés, le front se stabilise aux portes de Robecq.</p>
<p class="MsoNormal"><b>Nation européenne</b><br />
Le 26 janvier 1917, <i>« discrètement presque en cachette »</i>, les premières troupes du Corps expéditionnaire portugais avaient embarqué à Lisbonne. Leur destination : le port de Brest puis le secteur de défense de la 1<sup>ère</sup> Armée britannique dans la région d’Aire-sur-la-Lys. Durant dix mois, jusqu’en octobre 1918, 55 867 hommes ont rejoint les tranchées. Le Portugal était entré dans cette Grande Guerre aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne pour <i>« maintenir ses possessions en Afrique et reconquérir une place perdue dans le concert des nations européennes »</i>. Les Portugais avaient souffert énormément au cours de l’hiver 1917-1918. La pénurie générale des effectifs avait obligé le commandement anglais, dont ils relevaient, à les laisser au front pendant des périodes beaucoup trop longues… Le 9 avril 1918, » subissant le plus gros de l’attaque », leur résistance héroïque. Héroïsme palpable dans les allées du cimetière militaire de Richebourg l’Avoué (1 831 corps), devant la chapelle Notre-Dame-de-Fatima ou au pied du monument national portugais de La Couture inauguré le samedi 10 novembre 1928 : un soldat portugais encouragé par une République armée de la vieille épée des conquérants portugais, se débat contre un tragique squelette armé d’une faux.<br />
<i>« Le plus dur ce n’est pas de faire la guerre ; le plus difficile c’est d’y survivre » </i>écrit José Rodrigues dos Santos dans « A Filha do Capitao », roman publié en 2004 ; troublante histoire d’amour se déroulant durant la Première Guerre mondiale. Un best-seller qui a permis au Portugal de <i>« redécouvrir »</i> cette Grande Guerre et… Saint-Venant. Car « La fille du capitaine » a pour théâtre La Peylouse, une grande maison de caractère, presque au bord de la Lys. Achetée il y a vingt-trois ans par Luce et Didier Rousseau, « sans connaître son histoire mais tout doucement on a compris… », avouent-ils. Vauban, le jardin créé par Flament dès 1877, et surtout juin 1917 quand La Peylouse devint la résidence officielle de Fernando Abreu Tamagnini, commandant du Corps expéditionnaire portugais. Une résidence où se retrouvaient militaires, journalistes, hommes d’État comme le président Machado. Les Portugais ont sonné à la porte de La Peylouse après le succès de « La fille du capitaine » ; avec eux, les propriétaires souhaitent faire de ce lieu <i>« une adresse de mémoire portugaise, plus joyeuse qu’un cimetière militaire »</i>. Didier songe à inviter des artistes du Land Art – il y a une réserve foncière de 1,7 hectare, une poudrière en cours de restauration – pour <i>« illustrer la paix »</i>. En attendant et dans le cadre du 90<sup>e</sup> anniversaire de la bataille de la Lys, La Peylouse accueillera le dimanche 12 avril à partir de 15 heures, le ministre de la Défense portugais et son homologue français. Nuno Severiano Texeira est ministre certes mais aussi historien, spécialiste de l’entrée du Portugal dans la Grande Guerre.</p>
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