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	<title>5-homosexualite-et-homophobie &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/5-homosexualite-et-homophobie/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "5-homosexualite-et-homophobie"</description>
	<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 20:37:50 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Religieux des différentes sectes contre le droit d'aimer]]></title>
<link>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/17/religieux-des-differentes-sectes-contre-le-droit-daimer/</link>
<pubDate>Fri, 17 Nov 2006 10:59:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>libertefemmespalestine</dc:creator>
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<description><![CDATA[Gay Pride de Jérusalem : un rassemblement dans un stade doit remplacer la marche annulée Les pressio]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span class="titreArticle"><strong><img src="http://www.stopsuicide.ch/5/homosexualite/baiserdefemmes.jpg" align="left" height="214" width="150" />Gay Pride de Jérusalem : un rassemblement dans un stade doit  remplacer la marche annulée</strong></p>
<p></span><em>Les pressions et les provocations auront eu raison de la Gay Pride de Jérusalem. La marche homosexuelle du 10 novembre est finalement remplacée par un rassemblement dans un stade universitaire de la ville. </em>                                   							                                                                  Le pape Benoît XVI aura apporté in extremis son concours à l&#8217;annulation de la Gay Pride de Jérusalem. Après plus d&#8217;une semaine de manifestations violentes des ultra-orthodoxes juifs, après un appel des responsables religieux juifs, chrétiens et musulmanes d&#8217;Israël, le Vatican a appelé mercredi soir à l&#8217;annulation de la marche gay prévue vendredi afin de ne pas heurter &#8220;les sentiments de millions de croyants juifs, musulmans et chrétiens&#8221;.</p>
<p>Le Vatican indiquait dans un communiqué avoir appris &#8220;avec amertume&#8221; l&#8217;organisation à Jérusalem &#8220;de l&#8217;une de ces soi disant &#8216;manifestations de la fierté homosexuelle&#8217; &#8221; et espérait &#8220;que la question soit reconsidérée&#8221; dans une note transmise au ministère israélien des Affaires étrangères.</p>
<p>Ce souhait de voir la Gay Pride annulée, partagé par les juifs et muslmans intégristes, s&#8217;est finalement concrétisé sous la pression des évènements survenus mercredi à Beit Hanoun où l&#8217;armée israélienne a provoqué la mort de 19 Palestiniens suite à un bombardement. L&#8217;état d&#8217;alerte décrété à un haut niveau mobilise d&#8217;importantes forces de police un peu partout dans le pays et les effectifs nécessaires à la sécurité de la marche homosexuelle ne seraient pas réunis, selon les responsables de l&#8217;ordre.<br />
<img src="http://inconu-reveur.skyblog.com/pics/380916659.jpg" align="right" height="171" width="150" /><br />
Une réunion entre les organisateurs de la Gay Pride, les représentants de la communauté juive orthodoxe et les autorités a abouti jeudi matin à la décision d&#8217;annuler la marche et son remplacement par un rassemblement qui doit se tenir dans un stade universitaire de la ville, vendredi 10 novembre. Le lieu (fermé) présente l&#8217;avantage de permettre aux forces de l&#8217;ordre de garantir la sécurité des manifestants sans trop d&#8217;effectifs.</p>
<p>On ignore encore si la contre-manifestation des opposants à la Gay Pride pour laquelle la police avait donné son accord sera maintenue. Les représentants des milieux juifs orthodoxes ont annoncé qu&#8217;ils appelleront leurs militants au calme. Ces derniers ont obtenu que la police relâche des dizaines de leurs militants interpellés ces dix derniers jours lors de manifestations violentes contre la tenue du défilé homosexuel.</p>
<p>Ellico, 9 novembre 2006</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Soutenir ASWAT]]></title>
<link>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/soutenir-aswat/</link>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 11:55:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>libertefemmespalestine</dc:creator>
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<description><![CDATA[L’importance des dons : Avec vos dons, vous pouvez rejoindre notre cause pour construire une communa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Arial;"><big><big>L’importance des dons :</big></big></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Arial;">Avec vos dons, vous pouvez rejoindre notre cause pour construire une communauté qui embrasse les différences entre les gens avec tolérance et respect. Vous pouvez nous soutenir pour que nous soyons et que nous puissions effectivement exprimer notre voix et la faire entendre.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Vous pouvez nous aider à toucher plus de femmes qui sont plongées dans leurs sombres enfermements, troublées par leurs craintes et leurs doutes. Nous pouvons jeter une lumière sur leurs chemins pour leur faire savoir que nous sommes là, que nous existons, que malgré les difficultés et les défis, nous sommes là pour elles et pour nous.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">ASWAT travaille pour toute la communauté et pas seulement pour les LGBT. Nous cherchons à augmenter la conscience et de porter la question de l’orientation sexuelle dans l’agenda social, d’apporter assistance et d’éduquer par notre travail et notre ambition.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Nous avons fait le premier pas hors de notre propre enfermement. Lentement, mais sûrement, nous travaillons pour accomplir notre rêve, soyez une part de ce rêve en nous aidant à le faire se réaliser.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-family:Arial;"><big><big>Comment donner ?</big></big></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Merci pour votre soutien et votre générosité. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;">Donations directes : </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">L’argent peut-être envoyé par chèques à ASWAT-Kayan ou par transfert bancaire à :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">The First International Bank of Israel (Bank Ben Leumi Harishon)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">20 Hertzel St. Haifa, Israel</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Numéro de compte : 00-409-835757</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Des donateurs voulant bénéficier d’une réduction d’impôt peuvent le faire via :</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Arial;"><span style="font-weight:bold;">New Israel Fund</span><br />
Grande-Bretagne : 26 Enford Street London W1H2DD<br />
USA: POB 91588 Washington Dc 20090-1588 USA<br />
Suisse :<span>  </span>PO. Box 425, CH-4010 Basel</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]--></span></p>
<p style="margin:0 0 0.0001pt;"><span style="font-family:Arial;"><br />
USA :</span></p>
<p style="margin:0 0 0.0001pt;"><span style="font-family:Arial;">Israel Women to Women : 45 West 36th St., New York NY 10018</span></p>
<p><strong><span style="font-family:Arial;">ASWAT- Palestinian Gay Women<br />
</span></strong><span style="font-family:Arial;">118 Arlozorov St., Haifa 33276<br />
Tel: +972- 4- 866-2357<br />
Fax: +972-4-864-1072<br />
</span></p>
<p><span style="font-family:Arial;"></span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="font-family:Arial;"><br />
Vous pouvez nous écrire à l’adresse suivante pour tout renseignement sur cette question :</span></p>
<p style="margin:0 0 0.0001pt;"><span style="font-family:Arial;"><a href="mailto:donate@aswatgroup.org"><span>donate@aswatgroup.org</span></a><br />
</span></p>
<p style="margin:0 0 0.0001pt;">
<p style="margin:0 0 0.0001pt;"><span style="font-family:Arial;"><br />
</span><strong><span style="font-family:Arial;font-weight:normal;">Site internet d&#8217;ASWAT (pages en anglais et en arabe)  :<br />
<a href="http://www.aswatgroup.org/english/">http://www.aswatgroup.org/english/</a></span></strong><span style="font-family:Arial;"></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les membres d’ASWAT]]></title>
<link>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/les-membres-d%e2%80%99aswat/</link>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 11:51:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>libertefemmespalestine</dc:creator>
<guid>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/les-membres-d%e2%80%99aswat/</guid>
<description><![CDATA[Le groupe ASWAT est composé de femmes homosexuelles palestiniennes, ce que signifie que ses programm]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Le groupe ASWAT est composé de femmes homosexuelles palestiniennes, ce que signifie que ses programmes, son implantation et son évaluation sont réalisés par des femmes qui sont aussi membres du groupe qu’ASWAT veut toucher, et ce qui nous donne des informations et des expériences de première main en ce qui concerne leurs besoins. Tous les programmes d’ASWAT viennent des besoins énoncés par des femmes homosexuelles palestiniennes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Le groupe ASWAT est composé d’une vingtaine de femmes, elles viennent de différentes villes et villages, des Territoires Occupés, de Jérusalem, du Nord, et même de Gaza. Les membres du groupe se rencontrent une fois par mois pour parler des questions relatives au développement et aux activités du groupe ainsi que de ses différents programmes. Lors de ces réunions, nous présentons et discutons l’ordre du jour qui, habituellement, inclue les activités et les ateliers préparée par une ou plusieurs membres du groupe et qui proviennent de nos besoins en tant que femmes homosexuelles palestiniennes, et ces réunions présentent également nos idéologies et programmes. Il y a aussi des membres qui font partager leurs idées et suggestions uniquement par e-mail, que ce soit parce qu’elles ne peuvent pas se rendre à ces réunions à cause de la situation politique, ou parce qu’elles ne sentent pas encore prêtes ou à l’aise pour se joindre à d’autres lors de réunions. Le site internet offre un moyen pour toutes les femmes du groupe pour partager avec d’autres leurs expériences, rêves, craintes, questions et opinions sur le travail que fait le groupe. Il est important de mentionner que le groupe fonctionne sur la base du consensus lorsqu’il s’agit de travaux ou de projets pour le groupe.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Comme mentionné plus haut, le groupe mène de nombreuses activités par lesquelles nous aspirons à réaliser les besoins et les désirs des individus et du groupe dans le même temps. En plus des réunions mensuelles et du site internet, nous avons aussi les réunions du groupe de soutien. Ces réunions focalisent leur travail et leurs efforts sur le soutien et le développement du groupe en général et spécifiquement de ses membres, et discutent de la structure organisationnelle du groupe et de son développement. De plus, nous avons le Comité Organisationnel. Ce comité comprend cinq de nos membres, et a le même mandat que les autres équipes de directions des ONG. La plupart des membres du Comité sont des anciennes militantes d’organisations pour les droits humains/des femmes, que ce soit comme membres de la direction, comme bénévoles ou comme employées, ce qui forme un groupe de réflexion expérimenté dans les programmes de changement social. Tout changement ou modification des buts du groupe est adopté par le comité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Le Comité Organisationnel agit aussi en tant que Comité de Direction. Il est responsable de l’évaluation des activités et programmes d’ASWAT et a comme objectif principal de développer ce programme, de superviser la coordinatrice en activité, de constituer des objectifs mesurables et dans un temps donné pour chaque projet et d’évaluer leur progression. Toutes les décisions prises par les Comités Organisationnel et de Direction sont présentées aux autres membres pour vérification et/ou modification.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">La plupart des membres d’Aswat sont « enfermées » d’une façon ou d’une autre. En conséquence, seulement une ou deux membres peuvent apparaître en public et s’identifier elles-mêmes comme membres d’Aswat lors de toutes nos activités qui impliquent un certain degré d’exposition, comme par exemple la défense et le soutien, l’éducation, etc. « L’enfermement » est la conséquence d’une société patriarcale et homophobe qui a un impact indéniable sur les activité d’ASWAT. Encore maintenant, les membres du groupe utilisent différentes stratégies pour participer aux différentes activités. Par exemple, certaines membres utilisent des pseudonymes lorsqu’elles se présentent (…) alors que d’autres choisissent de s’investir dans des activités qui permettent un degrés d’anonymat raisonnable comme des traductions, des réunions du comité, un soutien virtuel à d’autres, rassembler des informations ou demander des fonds, etc.<span>  </span>De plus, il est demandé aux membres d’ASWAT de ne rien divulguer pour des raisons de sécurité personnelle.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Toutes les membres d’ASWAT travaillent bénévolement pour le développement et la progression du groupe à part deux de nos membres, la coordinatrice du groupe et la coordinatrice de l’information et de la publication. En plus de leur travail bénévole pour le groupe, elles sont payées pour leurs tâches spécifiques pour le groupe comme partie de notre mission pour soutenir et émanciper les femmes.<br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;"><br />
</span><strong><span style="font-family:Arial;font-weight:normal;">Site internet d&#8217;ASWAT (pages en anglais et en arabe)  :<br />
<a href="http://www.aswatgroup.org/english/">http://www.aswatgroup.org/english/</a></span></strong><span style="font-family:Arial;"></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les femmes d'ASWAT]]></title>
<link>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/les-femmes-daswat/</link>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 11:50:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>libertefemmespalestine</dc:creator>
<guid>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/les-femmes-daswat/</guid>
<description><![CDATA[Nous sommes des femmes dans une société patriarcale où la voix des femmes n’est pas entendue. Rien n]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><big><big><big><big><big><big><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/17/94/99/divers/nazarethfem.jpg" align="right" height="271" width="182" />Nous sommes des femmes</span></big></big></big></big><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;"> dans une société patriarcale où la voix des femmes n’est pas entendue. Rien n’appartient à une femme, elle ne s’appartient même pas à elle-même. Tout dans sa vie est contrôlé par une figure masculine, qu’il s’agisse d’un père, d’un frère ou même d’un oncle. Elle est sous le contrôle permanent de sa communauté, dans son quartier, dans la rue, à l’école, à l’université, finalement partout où elle se trouve il y aura quelqu’un pour la surveiller et la juger. Selon la perception traditionnelle de notre société, une femme représente la réputation et l’honneur de la famille, un très lourd fardeau que nous devons supporter et endurer jusqu’au jour de notre mort. « La réputation d’une femme est comme un miroir, une fois brisée elle ne peut jamais être réparée » un dicton très connu pour toutes les femmes de notre communauté, et qui symbolise de façon juste le type de pression sous laquelle la société place les femmes. De nombreuses jeunes femmes sont forcées de quitter l’école lorsqu’elles sont physiquement matures à cause de la crainte qu’elles puissent être facilement influencées et apporter la honte à leurs familles. La société vit sous la crainte constante que les femmes puissent faire honte à elles-mêmes, à leurs familles et à leur communauté. Les femmes ne sont pas capables de prendre soin d’elles-mêmes, elles doivent toujours dépendre d’un homme pour être protégées et pour qu’il subvienne à ses besoins, parce qu’elles sont vulnérables et faibles, ou du moins, c’est comme cela qu’elles sont traditionnellement vues. Selon la société, le rôle des femmes se limite à être la mère, ou la fille/sœur qui deviendra elle-même une mère une fois qu’elle sera en âge de le faire.</span></big></big></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><big><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]-->       </span></big></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><big><strong><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;">Nous sommes des Palestiniennes</span></strong><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;"> vivant sous l’occupation israélienne. La situation politique se détériore avec le temps, et le droit des femmes est repoussé à plus tard sur l’agenda politique et social. A chaque fois qu’une femme essaye de prendre la parole, elle doit faire face aux réactions furieuses de ses voisins. Nous sommes sous occupation depuis 1948. Etre palestinienne dans ce pays signifie n’avoir qu’un contrôle limité sur ta vie ; tout est dans les mains des occupants. Tu es limitée pour te déplacer parce que la plupart du temps tu ne peux pas le faire, à cause des couvre-feux, des fermetures, des check-points et du Mur que le gouvernement israélien a commencé à construire en 2002 autour de la Cisjordanie. Tu focalises toute ton énergie pour être capable de subvenir aux besoins de ta famille et simplement, dans la plupart des cas, pour être simplement capable de survivre.</span></big></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><big><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]-->       </span></big></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><big><strong><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;">Nous sommes homosexuelles </span></strong><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;">dans une société qui n’a aucune tolérance pour la diversité sexuelle. Le « coming out » n’est même pas une possibilité parce que ses conséquences peuvent être très graves. Les options qui s’ouvrent à nous sont très minces : soit nous vivons une double vie afin de survivre et de conserver de bonnes relations avec la famille, ou s’enfuir en Israël où nous pouvons être forcées à une vie difficile : prostitution, drogue ; etc.</span></big></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><big><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]-->       </span></big></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><big><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;">Nous avons décidé que l’heure était venue pour défier les normes de notre société et de faire entendre une voix pour le changement.<br />
</span></big></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;font-weight:normal;"><br />
Site internet d&#8217;ASWAT (pages en anglais et en arabe)  :<br />
<a href="http://www.aswatgroup.org/english/">http://www.aswatgroup.org/english/</a></span></strong><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;"> </span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ASWAT : Notre mission et nos buts]]></title>
<link>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/aswat-notre-mission-et-nos-buts/</link>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 11:48:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>libertefemmespalestine</dc:creator>
<guid>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/aswat-notre-mission-et-nos-buts/</guid>
<description><![CDATA[La mission de l’initiative ASWAT est de servir comme groupe de femmes homosexuelles palestiniennes o]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoBodyText" style="font-family:arial;text-align:justify;">La mission de l’initiative ASWAT est de servir comme groupe de femmes homosexuelles palestiniennes où nous pouvons nous exprimer nous-mêmes, parler du genre et de la sexualité, définir notre féminisme, et intervenir sur le conflit que nous éprouvons entre nos identités nationale et de genre. Le groupe ASWAT offre un espace sûr pour toute femme palestinienne qui s’identifie comme lesbienne, bisexuelle, transexuelle, trans-genre ou intersexuelle, où nous pouvons briser notre silence individuel par le dialogue, l’auto-éducation, les soins et le militantisme. En plus, nous tâchons de générer un changement social afin de prendre en compte les besoins d’une des communautés les plus silencieuses et les plus opprimées d’Israël. Nous travaillons pour porter notre voix au-delà des communautés palestiniennes et juives d’Israël, et pour collaborer aussi avec d’autres comme des instituts, groupes et individus afin de combattre les multiples discriminations auxquelles nous faisons face et pour promouvoir les droits des femmes.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<h2>Nécessité d’ASWAT</h2>
<p class="MsoBodyText" style="font-family:arial;text-align:justify;">De nombreuses femmes dans la société palestinienne vivent leurs identités et leur sexualité dans le secret. Nous pensons qu’il s’agit de la conséquence de la structure patriarcale de notre société où survire signifie être silencieuse ; silencieuses dans nos quartiers et villages, silencieuses dans nos familles et écoles, silencieuses au sein des organisations de femmes, et le plus souvent entre nous. La société patriarcale palestinienne n’accepte pas, et souvent rejette violemment, toute expression de « différence ». Lorsque des femmes osent s’identifier elles-mêmes hors des frontières des identités et des rôles de genre traditionnels et imposés, elles doivent faire face à l’exclusion violente, ou pire, à la violence contre leurs corps et leurs propriétés. Une des stratégie pour renforcer le silence et la subordination de la sexualité féminine ou de l’énergie sexuelle et de son potentiel est la violence sexuelle. C’est la raison pour laquelle, jusqu’à aujourd’hui, il est difficile pour les femmes palestiniennes d’organiser des protestation, de résister et d’insister pour créer un espace pour traiter des questions concernant la sexualité féminine et le lesbianisme. De plus, en tant que femmes palestiniennes vivant dans les frontières d’Israël ou dans les territoires occupés sous occupation israélienne, nous appartenons à une population déplacée intérieurement, qui ne jouit pas de l’égalité en ce qui concerne le pouvoir, les ressources, l’éducation, la culture ou la religion. En plus de notre combat féministe pour des droits, des acquis et des opportunités égaux dans notre société, nous sommes en même temps aussi une partie de la lutte nationale pour la reconnaissance de nos droits de minorité civile (les Palestiniens qui vivent en Israël forment 20% de la population israélienne). Aussi longtemps que les femmes participent à la lutte pour la libération nationale, nous sommes les bienvenues et nos efforts sont appréciés. Certaines femmes peuvent, en effet, quitter la sphère privée uniquement si leurs activités servent les aspirations des hommes et les aspirations politiques à la libération nationale. Mais dès que des femmes veulent focaliser leurs énergies pour établir leur indépendance des structures et de l’occupation masculines, elles sont instantanément transformées en ennemies. La concurrence entre différentes luttes et nécessités, qui parfois s’opposent, nous met dans la situation particulière où on nous somme de privilégier une lutte ou de choisir notre « fidélité » idéologique dans une réalité multiple et entre différents partenaires. Dans ce sens, ASWAT offre une perspective unique pour un changement social à la lumière du conflit entre identités et luttes politiques.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<h2>Les buts d’ASWAT :</h2>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:11pt;font-family:Wingdings;">Ø<span>            </span></span><!--[endif]--><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;">Créer un espace sûr et anonyme afin d’autoriser, de soutenir et d’informer les femmes palestiniennes homosexuelles.<strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:11pt;font-family:Wingdings;">Ø<span>            </span></span><!--[endif]--><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;">Combattre la déformation de l’information, la censure et l’ignorance créées par les tabous sociaux à propos de la sexualité féminine et du lesbianisme, en disséminant des alternatives, et une connaissance résistante.<strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:11pt;font-family:Wingdings;">Ø<span>           </span></span><!--[endif]--><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;">S’adresser aux autres femmes homosexuelles palestiniennes qui luttent dans l’enfermement, dans la honte, avec des sentiments et des identités flous, et de devenir une source principale d’information et de développement en utilisant notre voix directe et authentique et nos propres mots.<strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:11pt;font-family:Wingdings;">Ø<span>            </span></span><!--[endif]--><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;">Défendre nos valeurs et notre vision vers des groupes et individus intéressés comme des éducateurs, des fournisseurs de service, des leaders de la communauté, et des ONG au sein de la communauté palestinienne et des communautés locales, et de développer un débat public sur le genre, la sexualité et les perspectives des minorités par les luttes LGBT pour l’égalité des droits.<strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:11pt;font-family:Wingdings;">Ø<span>            </span></span><!--[endif]--><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;">Produire du matériel complémentaire de haut niveau au service des projets d’ASWAT (comme les projets d’éducation et de défense) et une référence pour des informations et connaissances futures et de développer l’accès à l’information par des rassemblements, des traductions, l’édition et la publication internet de matériel et de liens sur notre site, et dans le même temps, créer des copies en format papier pour celles qui n’ont pas accès à internet.<strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:11pt;font-family:Wingdings;">Ø<span>            </span></span><!--[endif]--><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;">Développer la présence de la sexualité féminine et du lesbianisme dans la langue et la culture arabes en formant un glossaire et une « langue maternelle » avec des expressions positives, non-discriminatoires et affirmatives sur la sexualité féminines et lesbiennes et le genre.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:11pt;font-family:Wingdings;">Ø<span>          </span></span><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;">Contribuer, par notre connaissance empirique unique nationale et de genre, au développement du discours féministe/homosexuel multiculturel et influencer la lutte LGTB pour qu’elle prenne en compte la perspective nationale/culturelle/ethnique.<br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;"><strong><br />
</strong></span><strong><span style="font-family:Arial;font-weight:normal;">Site internet d&#8217;ASWAT (pages en anglais et en arabe)  :<br />
<a href="http://www.aswatgroup.org/english/">http://www.aswatgroup.org/english/</a><br />
</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;"><strong></strong></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Présentation d’ASWAT]]></title>
<link>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/presentation-d%e2%80%99aswat/</link>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 11:46:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>libertefemmespalestine</dc:creator>
<guid>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/presentation-d%e2%80%99aswat/</guid>
<description><![CDATA[Organisation de femmes lesbiennes palestiniennes ASWAT, qui signifie « voix » en arabe, a été fondé ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><big><big><strong><span style="font-family:Arial;"><big> Organisation de femmes lesbiennes palestiniennes</big></span></strong></big></big></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;font-weight:normal;">ASWAT, qui signifie « voix » en arabe, a été fondé en 2003 par un groupe de femmes qui voulaient ajouter une voix lesbienne palestinienne dans le mouvement gay israélien. Elles sont un groupe dynamique et courageux de femmes qui veulent briser le tabou autour de l’homosexualité. Les militantes d’Aswat luttent pour les droits des femmes lesbiennes face à la triple oppression qu’elles vivent dans un pays discriminatoire pour les Palestiniens vivant sous la loi israélienne, comme femmes dans une société dominée par les hommes et comme lesbiennes dans la communauté arabe où il n’existe pas de mot officiel pour « gay ».</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;font-weight:normal;">Aujourd’hui, Aswat est basé sur un noyau de quatorze femmes qui se réunissent régulièrement. Elles n’ont pas de local à elles, aussi elles utilisent des locaux d’autres organisations à travers Israël et se réunissent dans différentes villes si bien que des femmes de tout le pays peuvent y participer. Souvent leurs réunions tiennent « clandestinement » pour assurer la sécurité des membres. Le groupe a quelques membres en Cisjordanie qui doivent passer plusieurs check-points pour se rendre au lieu de réunion et qui ne sont pas autorisées à séjourner légalement en Israël. D’autres femmes, à l’intérieur Israël, doivent relever le défi d’expliquer où elles vont à leurs familles pour aller à une réunion. Dans de nombreuses communautés palestiniennes, les femmes ne sont pas autorisées à sortir seules la nuit, et encore moins d’aller seules dans une autre ville.</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;font-weight:normal;">Actuellement, Aswat est en train de construire un site internet afin de former un espace virtuel où les lesbiennes de Palestine/Israël et du monde entier peuvent se rencontrer et discuter de leurs luttes et de l’accès à leurs droits humains.</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;font-weight:normal;">« Nous voulions trouver un moyen pour briser le silence auquel doivent faire face tant de lesbiennes palestiniennes. Pour cette raison, il était important de réunir des femmes dans un lieu sûr, où elles peuvent parler de leurs propres questions. C’était naturel » (Rauda Marcos, membre et fondatrice d’Aswat).<br />
</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;font-weight:normal;">Site internet d&#8217;ASWAT (pages en anglais et en arabe)  :<br />
<a href="http://www.aswatgroup.org/english/">http://www.aswatgroup.org/english/</a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;font-weight:normal;"></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span><!--[if !supportEmptyParas]--><br />       </span></p>
<p style="text-align:right;"><span><span style="font-family:arial;">Source : site de <a href="http://www.mamacash.nl/site/nl/index.php">Mama Cash</a></span><!--[endif]--></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Entretien avec Yossi du groupe « anarchistes contre le mur ».]]></title>
<link>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/entretien-avec-yossi-du-groupe-%c2%ab-anarchistes-contre-le-mur-%c2%bb/</link>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 11:45:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>libertefemmespalestine</dc:creator>
<guid>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/entretien-avec-yossi-du-groupe-%c2%ab-anarchistes-contre-le-mur-%c2%bb/</guid>
<description><![CDATA[Gay, refuznik, anarchiste Dans le local de l’athénée libertaire de Milan, on a rencontré Yossi Barte]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><big><big><big><big><big><big><big><big><strong><span style="font-size:20pt;font-family:Arial;">Gay, <span class="spelle">refuznik</span>, anarchiste</span></strong></big></big></big></big></big></big></big></big></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Arial;">Dans le local de l’athénée libertaire de Milan, on a rencontré <span class="spelle">Yossi</span> <span class="spelle">Bartel</span>, un anarchiste israélien, objecteur, qui fait  partie du groupe « anarchistes contre le mur » et du groupe « Laverie noire ». Le premier groupe pratique surtout l’action directe, le second est un collectif de réflexion et d’intervention sur les thématiques gay, lesbienne, transsexuel et plus généralement sur les droits humains. Son but est de relier différentes luttes contre l’oppression, en regroupant la résistance contre l’occupation, l’<span class="spelle">homophobie</span>, le chauvinisme, le capitalisme, le racisme…</span></em><span style="font-family:Arial;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Arial;">Le nom du groupe « Laverie noire », en hébreu, renvoie à un jeu de mot intraduisible, puisque laverie noire et mouton noir se prononcent de la même façon. Ce nom fait allusion à ce qui est tenu caché parce que honteux et qu’au contraire le groupe a envie de montrer à tout le monde.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;">Quelles sont les activités de « Laverie noire » ?</span></strong><span style="font-family:Arial;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">On organise des manifs, des performances, de la <span class="spelle">contre-information</span>. Par exemple, pour la venue en Israël d’Arnold Schwarzenegger, on a manifesté contre son <span class="spelle">homophobie</span>, et contre son appui à l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza. Tous les ans, la manifestation la plus importante à laquelle nous participons est la Gay <span class="spelle">Pride</span> qui a lieu à Tel-<span class="spelle">Aviv</span> et à Jérusalem. En effet, on fait une contre-manifestation car nous ne sommes pas invités à la manifestation officielle. Nous participons à la manifestation avec des slogans contre l’armée, contre l’occupation, contre la dite « famille gay », car nous soutenons qu’à Israël la famille est en général militariste et ce qu’il faudrait c’est une famille alternative, pas une famille gay copiée sur le modèle hétérosexuel. Par provocation, parfois, nous avons manifesté avec des nouveaux-nés en uniforme.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;">Tu nous as dit que dans le groupe, il y a des Palestiniens de nationalité israélienne. Quels sont vos rapports avec les gays qui habitent en Cisjordanie ?</span></strong><span style="font-family:Arial;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Nous avons des rapports personnels hors organisation, puisqu’il n’existe pas d’organisation gay en Palestine où règne un climat de lourde répression contre les gays. Dans les pays arabes, qui fait honte à la famille est souvent tué par ses propres parents. Quand le <span class="spelle">Shin</span> <span class="spelle">bet</span>, le service secret intérieur à Israël, découvre un gay palestinien, il essaye d’en faire un espion en le menaçant de le dénoncer à sa famille. Souvent, les jeunes sont obligés de choisir entre être tués par leurs parents ou devenir informateur pour les services secrets. Des fois également, quand on découvre un gay en Palestine, il est tué, car soupçonné de faire partie du <span class="spelle">Shin</span> <span class="spelle">bet</span>. Les gays palestiniens qui s’enfuient à Israël sont des immigrés clandestins, souvent obligés de se prostituer. Quand ils sont arrêtés par la police israélienne, ils sont rendus aux autorités palestiniennes avec le tampon gay et prostitué, en sachant bien qu’on les livre à la torture, à l’humiliation et à la mort.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">La construction du mur empire leur situation car il est encore plus difficile de traverser les frontières.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;">On parle du mur. Tu peux nous raconter votre activité à ce propos ?</span></strong><span style="font-family:Arial;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Quand on a commencé, on s’est concentrés sur l’action directe contre la clôture en tentant de couper les barbelés. Pendant une de ces actions, en décembre 2003, le compagnon <span class="spelle">Gil</span> <span class="spelle">Naa’Mati</span> a été blessé à une jambe. Nous avons fait ces actions symboliques, parce qu’on espérait qu’elles pouvaient être le détonateur pour pousser les villages touchés par la construction du mur à pratiquer l’action directe. On a atteint notre objectif et, dans les premiers mois de l’année, il y a eu, presque tous les jours, des manifestations contre le mur. Dans toutes les occasions, avec notre groupe et les internationalistes, il y a eu des habitants des villages palestiniens. Les actions ont été pacifiques du côté palestinien et l’armée israélienne a été très violente. Elle a utilisé des lacrymogènes, des balles en caoutchouc et aussi de vraies armes, surtout en notre absence. Par trois fois, l’armée a tiré et elle a tué six palestiniens.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;">La fonction de protection exercée par votre présence est donc évidente ?</span></strong><span style="font-family:Arial;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Dans les faits, on est des boucliers humains. Notre présence diminue le niveau de violence. On a fait des actions pour démolir les « <span class="spelle">war</span> block », les structures mises le long des routes, pour rendre plus difficile et humiliant le passage des gens. On fait aussi des manifestations à l’intérieur d’Israël avec des groupes de la gauche radicale israélienne. Il y a très souvent des manifestations contre le mur de la honte. Tous les jours, on résiste contre le mur avec les Palestiniens en essayant de bloquer les bulldozers.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;">On sait que la blessure de <span class="spelle">Gil</span> a eu une forte résonance dans la société israélienne. Tu peux nous en parler ?</span></strong><span style="font-family:Arial;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Certes, le choc a été très fort, parce que pour la première fois était blessé un Israélien hébreu (s’il avait été palestinien de nationalité israélienne, les réactions auraient sûrement été plus faibles : depuis le début de la deuxième I<span class="spelle">ntifada</span>, l’armée a tué 13 Palestiniens de nationalité israélienne), et ça pendant que la guerre tue tous les jours des Palestiniens. Pour nous, ça a été un paradoxe. Peut-être comme celui que vous avez vécu après la mort de Carlo <span class="spelle">Giuliani</span>. La globalisation tue des milliers de personnes, mais le scandale éclate quand tombe la première victime européenne anti-globalisation. Les blessures de <span class="spelle">Gil</span> ont eu une fonction similaire. Tous les jours, l’armée tire et tue des civils palestiniens, mais le scandale arrive seulement parce qu’on blesse à la jambe un Hébreu.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;">Tu es un <span class="spelle">refuznik</span> ?</span></strong><span style="font-family:Arial;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Oui.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;">Peux-tu nous expliquer ?</span></strong><span style="font-family:Arial;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Le service militaire est obligatoire à 18 ans pour tous les hommes et femmes israéliens. Il dure trois ans pour les hommes et deux pour les femmes. Les hommes sont en plus obligés de faire un mois de service militaire par an jusqu’à presque 50 ans. Il y a deux possibilités pour éviter le service militaire. La première est de déclarer publiquement la décision de ne pas se soumettre. Cette déclaration d’insoumission est condamnée à une peine qui varie de 4 mois à 2 ans d’emprisonnement. La deuxième possibilité est de se faire passer pour fou.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;">Combien y a-t-il de <span class="spelle">refuzniks</span> en prison ?</span></strong><span style="font-family:Arial;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Depuis le début <span class="grame">de la</span> deuxième <span class="spelle">Intifada</span>, ont été emprisonnés 300 objecteurs. Certains font partie des réservistes. Aujourd’hui, en Israël, 10 % des jeunes en âge de faire l’armée et des réservistes se font passer pour fou pour éviter l’armée. Tous les anarchistes refusent l’armée.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;">Tu peux nous parler du mouvement anarchiste israélien ?</span></strong><span style="font-family:Arial;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Dans les années 50, il y avait un petit groupe, le compagnon le plus connu était Thomas <span class="spelle">Shik</span>. Ce groupe a été actif en Israël jusqu’aux années 90. Dans les années 60, après la scission du parti communiste, s’est formé un groupe anti-sioniste appelé <span class="spelle">Matzpen</span> et, à l’intérieur de ce groupe, il y avait beaucoup d’anarchistes. Le groupe a été très actif jusqu’à la moitié des années 70. Il était composé d’anarcho-syndicalistes et de maoïstes. Après 15 ans, chacun a repris sa propre route. A la fin des années 80 et au début des années 90, il y a surtout des punks et des <span class="spelle">antispécistes</span>. Pendant les années 90, il y eu des dizaines de petits groupes <span class="spelle">antispécistes</span> et <span class="spelle">antiglobalisation</span>. Il n’étaient pas beaucoup impliqués dans la lutte contre l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza parce qu’il y avait le processus de paix. Il y a eu aussi beaucoup de publications anarchistes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span class="grame"><span style="font-family:Arial;">La</span></span><span style="font-family:Arial;"> deuxième <span class="spelle">Intifada</span> a été un moment de clarification. En 2001, est né le groupe « One Struggle » qui rassemble la lutte pour les droits humains et celle des <span class="spelle">antispécistes</span>. Ce groupe fait surtout de la propagande. Nous, « anarchistes contre le mur », nous sommes devenus vraiment un groupe pendant le camp de <span class="spelle">Masch’a</span>. A <span class="spelle">Masch’a</span>, il y avait des anarchistes palestiniens, des internationalistes et, pour la première fois, Israéliens et Palestiniens étaient unis pour construire des relations, des projets. Nous, anarchistes, sommes arrivés à avoir des rapports suivis. Pour nous, le mur a été un élément catalyseur, même de notre conscience. Nous sommes contre tous les murs, toutes les frontières, tous les Etats. Beaucoup, qui ne se disent pas anarchistes, on compris que ce mur devait être abattu. Le compagnon <span class="spelle">Levinsky</span> avait l’habitude de dire : nous sommes ici unis pour combattre quelque chose qui est construit pour nous diviser.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:Arial;">Tu veux dire autre chose ?</span></strong><span style="font-family:Arial;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Pour nous, il est très important d’avoir de la solidarité pour nous aider dans la lutte contre le gouvernement israélien (on est contre tous les gouvernements) et pour faire connaître ce qui se passe et faire savoir qu’en Israël il y a des gens qui résistent à la barbarie des Etats.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;" align="right"><em><span style="font-family:Arial;">Interview réalisée par la rédaction d’<a href="http://www.ecn.org/uenne/"><span class="spelle">Umanita</span> Nova</a></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;" align="right"><em><span style="font-family:Arial;">Traduction : <a href="http://lautodidacte.lautre.net/fedana/groupe_proudhon_fa.php3?idsession=">Groupe Proudhon de la Fédération Anarchiste</a></span></em></p>
<p><span style="font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]--><br />
</span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Etre homosexuel en Palestine]]></title>
<link>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/etre-homosexuel-en-palestine/</link>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 11:40:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>libertefemmespalestine</dc:creator>
<guid>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/etre-homosexuel-en-palestine/</guid>
<description><![CDATA[Le reporter Eric Beauchemin a exploré l’attitude islamique par rapport à l’homosexualité par le biai]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Le reporter Eric Beauchemin a exploré l’attitude islamique par rapport à l’homosexualité par le biais de la vie de quelques gays et lesbiennes forcé(e)s de fuir en Israël. L’homosexualité reste taboue dans le monde musulman, et même punissable de mort dans plusieurs pays. En Cisjordanie et à Gaza, des hommes et des femmes qui ont des relations homosexuelles ont dû faire face à la prison et aux tortures. Ils sont également rejetés par leurs familles et le reste de la société.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Plusieurs centaines de gays et lesbiennes palestiniens ont dû fuir vers Israël. Mais parce qu’ils sont Palestiniens, ils sont en situation irrégulière et ne peuvent pas obtenir l’asile en Israël, et il est quasiment impossible d’obtenir l’asile dans un autre pays.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Lors d’un récent voyage au Moyen-Orient, afin d’étudier les répercussions du conflits sur les individus, Eric Beauchemin, journaliste à Radio Pays-Bas, a rencontré plusieurs gays et lesbiennes en situation irrégulière. Ils lui ont parlé de leurs expériences, coincés entre la religion, les violences et la situation politique. Rami, âgé de 25 ans, a fuit vers Tel-Aviv alors qu’il était adolescent :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">« <span style="font-style:italic;">J’ai peur. Vraiment j’ai peur. La dernière fois que j’ai été expulsé, les Israéliens m’ont laissé sur une route déserte. J’ai vu e nombreuses personnes de mon village et elles ont commencé à me demander ce que je faisais là. Je ne parle plus très bien l’arabe, si bien qu’elles ont commencé à dire que j’étais un collaborateur. J’avais peur qu’ils me tuent. Je crains plus mon frère et le Hamas que la police israélienne, parce que si je suis arrêté par les Israéliens, ils ne me tueront pas. Ils m’arrêteront seulement. Mais le Hamas me tuera certainement.</span> »</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">Parce qu’ils forment un groupe relativement petit au Moyen-Orient, les gays et les lesbiennes ne reçoivent que peu d’attention des médias et de la société. (…)</span></p>
<p class="MsoBodyText" align="right"><span style="font-family:Arial;">Outrage ! New Services, 6 juin 2005</span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Liberté pour TOUS les Palestiniens !]]></title>
<link>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/liberte-pour-tous-les-palestiniens/</link>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 11:39:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>libertefemmespalestine</dc:creator>
<guid>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/liberte-pour-tous-les-palestiniens/</guid>
<description><![CDATA[Tract d&#8217;Outrage ! distribué lors du rassemblement &#8220;Fee Palestine&#8221;, le 21 mai 2005,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><big><span style="font-family:arial;font-style:italic;">Tract d&#8217;Outrage ! distribué lors du rassemblement &#8220;Fee Palestine&#8221;, le 21 mai 2005, Trafalgar Square, Londre.</span></big></p>
<p style="text-align:center;">&#160;</p>
<p style="text-align:center;" align="left">
<p class="MsoBodyText" style="font-weight:bold;text-align:center;"><big><big><span style="font-family:Arial;">Liberté pour TOUS les Palestiniens</span></big></big></p>
<p class="MsoBodyText" style="font-weight:bold;text-align:center;"><big><big><span style="font-family:Arial;">Stop aux meurtres des femmes et des gays !</span></big></big></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:center;"><span style="font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]--><big><big><span style="font-weight:bold;"> </span></big></big><!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Outrage ! est ici aujourd’hui pour soutenir la lutte des Palestiniens pour la liberté et la Justice. L’occupation israélienne doit cesser.</span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Mais nous sommes aussi ici pour protester contre les prétendus meurtres « d’honneur » de femmes palestiniennes et les arrestations, emprisonnements, tortures et assassinats de lesbiennes et de gays palestiniens par des fractions de l’OLP, du Hamas, du Jihad Islamique et de l’Autorité Palestinienne.</span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">La liberté de la Palestine ne signifie pas la liberté pour les hommes hétérosexuels de violer les droits des femmes et des gays de Palestine. L’occupation israélienne n’est pas une excuse pour un sexisme brutal et l’homophobie.</span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">On peut trouver des exemples des persécutions homophobes palestiniennes sur le site internet d’Outrage ! : <a href="http://www.outrage.org.uk/">http://www.outrage.org.uk</a> (aller à la rubrique Briefings et ensuite à Palestinians Gays).</span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Depuis bientôt 10 ans, Outrage ! cherche à poser la question des femmes et des gays à la Campagne de Solidarité avec la Palestine, à l’OLP et à l’Autorité Palestinienne. Toutes nos lettres, tous nos fax et tous nos e-mails sont ignorés. Toutes nos demandes de rendez-vous sont rejetées. Tous nos dossiers sur ces droits humains sont bannis. </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">C’est pour cela que nous sommes là aujourd’hui : la CSP et l’OLP/AP refusent toujours de discuter de l’oppression des femmes et des gays. Par leur silence et leur inaction, ils en sont complices.</span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">La seule véritable libération nécessite la libération de tous les Palestiniens, hommes et femmes, hétérosexuels et homosexuels.</span></p>
<p align="left"><span style="font-family:Arial;">La misogynie et l’homophobie salissent et rendent difficiles la lutte des Palestiniens en opposant les hommes contre les femmes et les hétérosexuels contre les homosexuels. Maintenant, plus que jamais, la Palestine a besoin d’unité pour lutter contre l’oppression israélienne. Il ne peut pas y avoir d’unité, et donc de victoire, tant que la direction palestinienne tolère l’oppression des femmes et des gays.</span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Torturé et emprisonné par la police palestinienne]]></title>
<link>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/torture-et-emprisonne-par-la-police-palestinienne/</link>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 11:37:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>libertefemmespalestine</dc:creator>
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<description><![CDATA[Fuyant les persécutions au sein de leur propre société et rejetés en Israël, les Palestiniens gays s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoBodyText" style="font-weight:bold;font-style:italic;"><big><span style="font-family:Arial;">Fuyant les persécutions au sein de leur propre société et rejetés en Israël, les Palestiniens gays se retrouvent errants et sans foyer.</span></big></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]--><big><span style="font-weight:bold;font-style:italic;"> </span></big><!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Lors d’un voyage récent au Moyen-Orient j’ai rencontré Rami, un Palestinien âgé de 23 ans et originaire des environs de Gaza. Son histoire est incroyable de courage et de conviction, face à la véritable barbarie que subissent les gays et lesbiennes par l’Autorité Palestinienne. Mais c’est aussi une histoire d’espoir.</span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Rami a su qu’il était gay à l’âge de 13 ans. Avec des habits occidentaux, l’oreille gauche percée et son téléphone portable qui pend à son jean, ses racines musulmanes ne peuvent pas être suspectées au premier regard. Il est beau, la peau olive avec des yeux qui brillent lorsqu’un grand sourire s’ouvre sur son visage. Ce n’est que lorsqu’il commence à parler que l’on note un accent arabe. Ma rencontre avec lui n’a pu être réalisée qu’après deux rendez-vous avec le responsable d’Agouda, l’association israélienne des gays, lesbiennes, bisexuels et transexuels. Agouda est la principale association de militants pour la défense des droits des différentes minorités sexuelles en Terre Sainte. Une partie de leur travail comporte une question particulière, tenter de sauver la vie de gays persécutés dans les régions sous contrôle de l’Autorité Palestinienne. Il commence à me parler un peu de sa vie :</span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">«  A Gaza, tu vas à la mosquée pour les prières quotidiennes à partir de l’âge de trois ans, si bien que s’éloigner ne cette pratique est inacceptable et être gay ou avoir une identité gay n’est pas envisageable ». </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">« Lorsque j’avais 11 ans, je me souviens que le Fatah ou d’autres groupes militants sortaient de leurs maisons des gens suspectés d’être gays. Ils leur cassaient les jambes et les os et en exécutaient certains en public. Puis la police venait et écrivait sur les murs la raison de ces passages à tabac ou assassinat : coupable d’être contre la moralité de l’islam. Le mot gay n’était pas utilisé, mais tout le monde savait que c’était là la raison ».</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">Je l’interroge sur cette question. Est-ce que personne, parmi la population, ne s’opposait à ces actes terribles et contre ce qui se passait ? Rami s’ouvrait lentement à moi, plus à l’aise pour parler.</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">« Personne ne pouvait s’opposer à ce qui se passait. Si quelqu’un l’aurait fait, il aurait subi les mêmes brutalités. Nous n’avions pas le choix ».</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">(…) Toute personne suspectée d’être gay dans les territoire est accusé de travailler pour Israël. Des gens qui n’ont jamais eu aucun contact avec Israël sont battus simplement à cause de leur sexualité et accusés d’être des collaborateurs.</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">A l’âge de 16 ans, Rami s’est lié d’amitié avec un homme compatissant de Gaza avec qui il se sentait bien. Ils pouvaient parler ouvertement ensemble. Un mois après, Rami a été conduit de sa maison au commissariat où cet homme se tenait, en uniforme de police, et voulait lui faire signer une déclaration sur ce qu’il avait dit (…). Rami refusait et a été torturé. Il m’a parlé de ce qui lui est arrivé lorsqu’il a été jeté en prison.</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">«  Tel Elawa est une prison célèbre à Gaza. Ils y avaient de nombreuses cellules où des gens étaient torturés. On enfermait des gens dans certaines pièces, complètement noires, remplies de rats et de cafards. Certaines personnes recevaient des décharges électriques, d’autres avaient les cheveux immergés dans des sacs remplis de merde. » </span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">Rami parle lentement des tortures qu’il a rencontré à la prison d’El Elawa. J’ai pu détecté sa souffrance lorsqu’il en parlait, voyant la mémoire de sa propre expérience se reflétant dans ses yeux.</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">« Tu étais forcé de t’asseoir sur une bouteille en verre, puis ils tapaient dessus jusqu’à ce qu’elle se casse à l’intérieur de toi ».</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">Je ne pouvais rien faire, juste accepter que Rami avait dû vivre de telles choses. Je ne voulais pas lui demander ce qu’il avait lui-même subi, mais je lui ai demandé s’il avait pensé mettre fin à ses jours.</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">« Je n’ai jamais tenté de me tuer, même si j’ai eu des pensées suicidaires m’ont traversées. J’ai un instinct de survie (…) »</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">Avec un large sourire éclaire son visage. Il a laissé cette période de sa vie derrière lui.</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">«  J’avais été arrêté juste parce que j’étais gay, mais quand enfin je suis entré chez moi, j’ai dû dire à ma famille que j’avais été témoin d’une bagarre et qu’on avait dû m’interroger ».</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">Il n’était pas le seul à avoir été persécuté parce qu’il était gay Certains n’y ont pas survécus. En 1995, deux policiers de Gaza ont été exécutés parce qu’ils avaient des relations sexuelles. Rami a également entendu parler de six cas de Palestiniens assassinés par leurs propres familles juste parce qu’ils étaient gays. Lorsque son frère a trouvé Rami, alors âgé de 17 ans, avec un autre garçon, il ne lui avait laissé aucune chance.</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">« Mon frère a commencé à me battre et à battre mon copain, Abdoul,, mais le bout de bambou s’est cassé et ils nous a enfermés pour aller chercher une barre en fer ».</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">Par chance, leurs cris ont été entendus par sa mère qui les a libérés avant le retour du frère.</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">« Ma mère nous a mis en garde et nous a dit de fuir ou mon père me tuerait. Nous nous sommes enfuit à Gaza un moment. J’ai travaillé dans restaurant quelques mois, mais mes frères étaient à ma recherche. J’ai entendu qu’ils n’étaient pas loin de là où je travaillais avec Abdoul, et nous sommes partis en Cisjordanie, changeant de ville tous les deux mois pour éviter d’être trouvés. Nous avons finalement été arrêté à Tulkarmen. »</span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">L’employeur de Rami a versé un pot de vin à la police pour le laisser partir. Le copain de Rami n’a pas eu cette chance. Je lui demande ce qui est arrivé à Abdoul :</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">« Je n’ai plus jamais entendu parler de lui depuis. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé. Il est peut-être mort ».</span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Bien qu’il soit un rescapé, Rami a eut son propre moment de désespoir. Ne nuit après être sorti du commissariat, il s’est accroupi et s’est mis à pleurer. Un vieil Arabe s’est approché de lui et lui a demandé ce qui se passait. Rami a aconté son histoire et qu’il ne pouvait plus retourner dans sa famille. Le vieil homme lui a dit d’aller retrouver un de ses vieux amis juifs à Netanya, sur les bords de mer d’Israël, où il pourrait se réfugier. Après avoir traversé illégalement la frontière, il a trouvé son contact inconnu. Ici, en Israël, il a travaillé dans un restaurant, sans subir les persécutions et la torture. Et c’est de là qu’il fut mis en contact avec Agouda.</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">(…) J’ai d’abord voulu savoir comment Rami se voyait, comme Palestinien ? Comme Israélien ? Ou comme gay ?</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">« Je suis un être humain, comme toi. Le reste n’a pas d’importance ».</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">Et comment il voit le conflit entre la Palestine et Israël ?</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">« Si tout le monde était gay, ce serait mieux car nous pourrions nous comprendre. Mais les extrémistes des deux côtés rendent cela impossible. (…) »</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">Et sa vision de la société palestinienne :</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">« Il n’y pas de démocratie, ni de presse libre. Tu ne peux parler de rien. Tu n’as pas le droit d’utiliser le mot gay, même si le mot existe en arabe ».</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">Lorsqu’il fut interrogé sur des cas comme celui de Rami, Freikh Abou Meday, Ministre de la Justice de l’Autorité Palestinienne a répondu :</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">« Nous n’avons pas de problème avec cette question puisqu’il n’y a pas d’homosexuels qui vivent en Palestine ».</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;">(…)<br />
</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;"><br />
</span></p>
<p class="MsoBodyText" style="font-style:italic;text-align:right;"><span style="font-family:Arial;">QX Magazine, 10 décembre 2003</span></p>
<p style="text-align:right;"><span style="font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]-->       </span></p>
<p class="MsoBodyText"><span style="font-family:Arial;"></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[J’aime les femmes comme moi]]></title>
<link>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/10/j%e2%80%99aime-les-femmes-comme-moi/</link>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 10:02:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>libertefemmespalestine</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les femmes palestiniennes amènent la sexualité dans l’agenda politique. Tout a commencé en 2003 avec]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-family:Arial;"><big><big>Les femmes palestiniennes amènent la sexualité dans l’agenda politique.</big></big></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]--> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Tout a commencé en 2003 avec ce qui semblait être une pauvre liste e-mail : une poignée de femmes palestiniennes/arabes vivant en Israël tout comme dans les territoires occupés de Cisjordanie ont commencé à échanger sur internet, pour partager entre elles, dans un espace sécurisé, leurs questions et expériences concernant la sexualité. Pour une société tourmentée par un violent conflit politique et traumatisée par différents niveaux de tensions sociales et d’oppressions liées, cette petite étape était significative, elle signifiait parler pour la première fois d’une question qui est un tabou absolu. La liste s’est régulièrement développée, avec des femmes palestiniennes d’Israël et des Territoires Occupés Palestiniens. Il y avait de nombreux échanges et discussions qui allaient de la découverte de sa propre sexualité aux expériences de harcèlement sexuel et d’agressions par la famille ou par des étrangers, en passant par l’audace de sortir des normes hétérosexuelles obligatoires, l’invisibilité des femmes en général et en particulier des femmes qui interrogent leur rôle de genre donné par dieu et leurs identités sexuelles. Pour ces femmes, passer de la volonté d’élever la voix à la capacité actuelle de parler impliquait une grande lutte. Pour commencer, cela signifiait rechercher un langage approprié, puisque certaines des femmes vivant en Israël utilisent l’hébreux comme l’arabe, d’autres l’anglais, mais aussi, comme le pointe Rauda Morcos, une des initiatrices de la liste, parce que trouver une voix propre impliquait que le langage soit réapproprié : « J’ai oublié ma langue, je ne sais pas comment dire “faire l’amour” en arabe sans que cela sonne chauviniste, agressif et étranger à l’expérience ». La recherche de mots pour se définir soi-même, la recherche de voix différentes a mené à la fondation d’ASWAT (en arabe : voix), un groupe de femmes homosexuelles palestiniennes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Etre une femme, être une Palestinienne, défier les normes de l’hétérosexualité : ASWAT a décidé de lier les liens entre ces différentes oppressions, qui, depuis longtemps, sont écrasées pour ne se confronter qu’à une seule. Elles cherchent aussi à créer une communauté qui peut soutenir la lutte contre différents formes d’oppression et de permettre un espace où les différentes identités n’ont pas à être constamment négociées, expliquées et à s’affronter. Conduire une organisation, arranger des réunions régulières et mener un travail concret n’est pas une mince affaire dans un pays qui, du moins pour celles qui ont des papiers palestiniens et qui vivent en Cisjordanie et à Gaza, est en fait une immense prison à ciel ouvert. D’un côté, le mur qui est construit par les forces de sécurité israéliennes et qui s’étend à travers la terre palestinienne, auquel s’ajoute les restrictions de déplacement toujours difficiles, fait de chaque réunion physique du groupe un défi en elle-même. Les actuelles différences de cultures et de classes entre les femmes palestiniennes ou entre celles vivant en Palestine occupée ou en Israël sont aussi d’autres types de barrières qu’il faut surmonter dans la recherche du soutien et de la solidarité pour une cause commune.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Pour politiser la question de la sexualité, pour illustrer les discriminations sur la base des préférences sexuelles, par la domination patriarcale en Palestine et par la vie sous occupation israélienne, tout cela signifie que les femmes d’ASWAT prennent d’immenses risques personnels. Comme le disent les femmes d’ASWAT dans leur déclaration : « Aussi longtemps que les femmes participent à la lutte pour la libération nationale, elles sont les bienvenues et leurs efforts sont encouragés. A partir du moment où les femmes veulent focaliser leurs énergies pour établir leur indépendance des structures et de l’occupation masculines, elles sont instantanément transformées en ennemies. ». Aujourd’hui, l’organisation féministe arabe Kayan offre un local à ASWAT jusqu’en 2005. De nombreuses femmes d’ASWAT sont aussi actives dans d’autres organisations politiques et dans le travail pacifiste et anti-occupation, et font actuellement de leur mieux pour amener la sexualité dans l’agenda du changement politique et social.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/17/94/99/divers/jerusalem1.jpg" alt="jerusalem" style="width:440px;height:296px;" align="right" />Rauda Morcos, écrivaine et éducatrice, habitante d’une petite ville du Nord d’Israël, relate sa propre expérience de haine et d’outrage subis pour ce qu’elle est. Un journaliste travaillant pour un important journal conservateur israélien (<em>Yedeot Ahronot </em>/ <em>Les Dernières Nouvelles</em>) a interviewé Morcos et publié un article sur ses poèmes en juillet 2003. Même si elle n’a mentionné son identité lesbienne que rapidement lors de l’interview, ce mot commençant par L a donné son titre scandaleux à l’article, assez pour que les gens veuillent le lire. Et soudainement, la population arabe de sa ville, qui affirme généralement n’avoir aucun intérêt dans les suppléments littéraires des journaux hébreux, semblait avoir lu l’article et avoir quelque chose à dire à son propos. Les propriétaires de petits magasins locaux en ont fait des photocopies et l’ont distribué, parce que, avant tout, tout le monde savait qu’il s’agissait de la fille d’un tel de leur propre ville. Les conséquences de cet article sont allées plus loin que Rauda l’aurait imaginé : les vitres de sa voiture ont été cassées et ses pneus plusieurs fois crevés, elle a reçu un nombre innombrable de lettres de menaces et des coups de téléphone, et pire que tout, elle a, « coïncidence », perdu son travail d’enseignante, alors que les parents d’élèves se plaignaient qu’ils ne voulaient pas d’elle comme professeur. Qu’elle le veuille ou non, Rauda a été poussée hors de la clandestinité, avec le risque que cela comporte pour sa vie et celui d’être criminalisée pour cela. Elle utilise cependant cette expérience comme un moyen d’auto-émancipation. « Dans de telles situations », commente-t-elle au deuxième degré, « tu réalises enfin très vite qui sont tes vrais amis et qui es une perte de temps. Une fois le pas de la sortie de la clandestinité franchi, il devient bizarrement plus facile de faire le pas suivant ».</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;">Rauda est une des rares femmes d’ASWAT qui n’est pas clandestine. Les femmes du groupe viennent de tous les milieux et de toutes les situations : certaines sont bisexuelles, certaines lesbiennes, queers, transexuelles et trans-genre, inter-sexuelles, et quelques unes, se définissent elles-mêmes, avec leurs propres mots, comme confuses. Maintenant, Aswat offre un forum ouvert sur ces questions au sein du groupe et trouve aussi l’arsenal pour lutter dans leur lutte commune. En même temps, cela permet aussi de chercher des modèles de rôle hors du mode de vie gay et lesbien occidental, pour une expression de la diversité des sexualités féminines depuis la diversité dans la société arabe.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Arial;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<p style="text-align:right;" align="right"><em><span style="font-family:Arial;">Sruti Bala</span></em></p>
<p style="text-align:right;" align="right"><em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">4 Octobre 2005, publié sur <strong>Countercurrents.org<br />
</strong></span></em></p>
<p style="text-align:right;" align="right">
<strong><span style="font-family:Arial;font-weight:normal;">Site internet d&#8217;ASWAT (pages en anglais et en arabe)  :</span></strong><br />
<strong><span style="font-family:Arial;font-weight:normal;"> <a href="http://www.aswatgroup.org/english/">http://www.aswatgroup.org/english/</a></span></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gay Pride de Jérusalem : Les intégristes de toutes les religions sont les ennemis de l'humanité !]]></title>
<link>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/09/gay-pride-de-jerusalem-les-integristes-de-toutes-les-religions-sont-les-ennemis-de-lhumanite/</link>
<pubDate>Thu, 09 Nov 2006 22:04:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>libertefemmespalestine</dc:creator>
<guid>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/09/gay-pride-de-jerusalem-les-integristes-de-toutes-les-religions-sont-les-ennemis-de-lhumanite/</guid>
<description><![CDATA[Une brève qui montre bien à quel point les religieux de toute confession se retrouvent dans une même]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><big><span style="font-family:arial;">Une brève qui montre bien à quel point les religieux de toute confession se retrouvent dans une même haine contre le droit des humains d&#8217;aimer qui ils veulent et comme ils veulent. </span></big></p>
<h1>Jérusalem: Gay Pride marquée par une agression sanglante</h1>
<p style="text-align:center;"><!-- parser le html pour enlever les p --></p>
<h2>Un extrémiste ultra-orthodoxe a poignardé trois manifestants, dont l’un est sérieusement blessé.</h2>
<p>La Gay Pride locale de Jérusalem qui avait lieu le 30 juin a été stoppée après que<span style="font-weight:bold;"> trois participants, une femme et deux hommes, ont été poignardés par un jeune religieux.</span> La marche qui se tenait dans la partie ouest de la ville et réunissait environ 2000 gais et lesbiennes a trouvé sur sa route une contre-manifestation de quelques dizaines d&#8217;extrémistes religieux, parmi lesquels se trouvait l’assaillant. Celui-ci a été arrêté par la police, ainsi que 13 autres manifestants.</p>
<p style="text-align:justify;">La semaine dernière, la manifestation avait été interdite par la municipalité de Jérusalem, dirigée par une coalition de partis juifs ultra-orthodoxes. Par la suite, cette décision a été cassé par la justice, qui l’a jugée discriminatoire. La marche était organisée par l&#8217;Open House qui compte accueillir en 2006 la World Pride.</p>
<p style="text-align:right;"><span style="font-style:italic;">Article tiré du site 360° magazine (<a href="http://www.360.ch/">http://www.360.ch/</a>)</span></p>
<p style="text-align:justify;"><img src="http://www.360.ch/presse/news/images/jlem_170.jpg" alt="L'image “http://www.360.ch/presse/news/images/jlem_170.jpg” ne peut être affichée, car elle contient des erreurs." /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ASWAT : Femmes, Palestiniennes et Homosexuelles]]></title>
<link>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/05/aswat-femmes-palestiniennes-et-homosexuelles/</link>
<pubDate>Sun, 05 Nov 2006 20:36:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>libertefemmespalestine</dc:creator>
<guid>http://libertefemmespalestine.wordpress.com/2006/11/05/aswat-femmes-palestiniennes-et-homosexuelles/</guid>
<description><![CDATA[ASWAT, qui signifie « voix » en arabe, a été fondé en 2003 par un groupe de femmes qui veulent faire]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;"><img src="http://perso.orange.fr/scorpio-assoc/images/mariees_72px.jpg" alt="aswat" align="right" border="5" height="336" width="303" />ASWAT, qui signifie « voix » en arabe, a été fondé en 2003 par un groupe de femmes qui veulent faire entendre une voix lesbienne palestinienne. Elles sont un groupe dynamique et courageux de femmes qui veulent briser le tabou autour de l’homosexualité. Les militantes d’ASWAT luttent pour les droits des femmes lesbiennes face à la triple oppression qu’elles vivent dans un pays discriminatoire pour les Palestiniens vivant sous la loi israélienne, comme femmes dans une société dominée par les hommes et comme lesbiennes dans une communauté arabe où il n’existe pas de mot officiel pour « gay ». </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:11.75pt;"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Leur première tâche a été de constituer un espace sécurisé où des femmes palestiniennes homosexuelles peuvent se retrouver, discuter, aborder la question de leur sexualité et déterminer des programmes de lutte contre les oppressions qu’elles subissent. Conséquences de l’homophobie et de l’oppression patriarcale, la grande majorité des membres d’ASWAT agissent dans la clandestinité. Chacune de leur réunion est un véritable défi : ASWAT a quelques membres en Cisjordanie (et même à Gaza) qui doivent passer plusieurs check-points pour se rendre au lieu de réunion et qui ne sont pas autorisées à séjourner légalement en Israël. D’autres femmes, à l’intérieur d’Israël, doivent relever le défi d’expliquer où elles vont à leurs familles pour aller à une réunion. Dans de nombreuses communautés palestiniennes, les femmes ne sont pas autorisées à sortir seules la nuit, et encore moins d’aller seules dans une autre ville.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:11.75pt;"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Afin de pouvoir communiquer entre elles, partager leurs expériences, et s’adresser à un maximum de femmes homosexuelles palestiniennes, ASWAT a réalisé un site internet. Elles tentent d’apporter un soutien et une écoute aux femmes homosexuelles palestiniennes, animent de nombreux ateliers sur l’oppression qu’elles subissent, l’homosexualité et la sexualité féminine, cherchent à développer du matériel éducatif sur ces questions&#8230;</span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;"><span style="font-style:normal;"><span style="font-family:arial;">S’il s’agit de la première organisation féministe lesbienne en Palestine, ASWAT est aussi une des rares organisations de ce genre au Moyen-Orient. Pour continuer leur lutte et mener à bien leurs projets, ASWAT a besoin d’un soutien financier et fait appel à la solidarité internationale.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:arial;">Des chèques peuvent être envoyés par la poste à ASWAT-Kayan ou par transfert bancaire à la First International Bank d’Israël (Bank Ben Leumi Harishon), 20 Hertzel St. , Haïfa, Israël.</span></p>
<p class="MsoBodyText2">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Numéro de compte : 00-409-835757</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Adresse : ASWAT- Palestinian Gay Women</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">118 Arlozorov St., Haifa 33276, Israël</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Site internet d&#8217;ASWAT (pages en anglais et en arabe)<span>  </span>:</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;"><a href="http://www.aswatgroup.org/english/">http://www.aswatgroup.org/english/</a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">I<span style="font-weight:bold;">l est également possible de passer par l’Union Locale CNT de Besançon qui transmettra : </span><br />
UL CNT &#8211; c/o CESL &#8211; BP 121 &#8211; 25014 Besançon Cedex<br />
(Chèques à l’ordre de CNT, mention “Solidarité ASWAT au dos”).<br />
</span></p>
<p><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;"><span style="font-weight:bold;">Union Locale CNT de Besançon, 21 décembre 2005<br />
</span>cnt-doubs@cnt-f.org</span></p>
<p>http://cnt25.over-blog.com/</p>
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