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	<title>affectivite &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/affectivite/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "affectivite"</description>
	<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 01:20:22 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Lettre à Lior, 19 septembre]]></title>
<link>http://anotherdaylight.wordpress.com/2009/09/23/lettre-a-lior-19-septembre/</link>
<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 16:05:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Anotherdaylight</dc:creator>
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<description><![CDATA[Toulouse, 19 septembre, Cher Lior, C&#8217;est surtout la fin de ton mail qui a retenu mon attention]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY"><img class="alignleft size-full wp-image-264" title="2346999-3-cest-la-vie" src="http://anotherdaylight.wordpress.com/files/2009/09/2346999-3-cest-la-vie1.jpg" alt="2346999-3-cest-la-vie" width="366" height="550" /><span style="font-family:Georgia, sans-serif;font-size:large;">Toulouse, 19 septembre,</span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Georgia, sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Cher Lior,<br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Georgia, sans-serif;"><span style="font-size:medium;">C&#8217;est surtout la fin de ton mail qui a retenu mon attention. Oui tu as raison de te demander &#8220;ce qui est le mieux pour tes enfants&#8221;. Car ton choix d&#8217;adopter, qui est un choix de vie et de don de soi, est ce qui, finalement, doit être au centre de tes préoccupations, sans forcément être un déni sur tes aspirations à toi. La consécration peut se vivre à des niveaux tellement divers, sans devoir l&#8217;enfermer dans des schémas ecclésiaux traditionnels &#8230;</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Georgia, sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Ton autre question est tout aussi intéressante, &#8220;suis-je fait pour vivre avec quelqu&#8217;un ?&#8221; La vie à deux est je pense nettement plus exigeante que la vie communautaire. Toi et moi avons fonctionné pendant de longues années sous des régimes communautaires et nous en sommes imprégnés et marqués. La vie fraternelle en communauté, même si elle est empreinte de charité, laisse toutefois une part très importante à une vie individuelle. Le moine est le monos, le seul avec Dieu. Une vie à deux, une vie de couple, à cause d&#8217;un lien de communion dans l&#8217;ordre d&#8217;un amour &#8220;sponsal&#8221; ne peut se vivre sous ce mode-là. Même s&#8217;il doit y avoir beaucoup de liberté individuelle, la vie individuelle y est beaucoup plus rare. &#8220;Les deux ne forment qu&#8217;une seule chair&#8221;, cela me semble vrai aussi pour un couple de mecs qui s&#8217;aiment.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Georgia, sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Moi, parce que j&#8217;étais encore dans certains questionnements, n&#8217;étais pas présent à ce qui se passait dans le moshav. Toi, débordé de toute part par tes responsabilités, ton boulot, la maison et les enfants, avais aussi une présence certes, mais peut-être plus cachée à mon encontre ? Nous avons vécu comme deux frères dans un monastère, chacun tourné vers ses préoccupations personnelles, mais pas trop tournés l&#8217;un vers l&#8217;autre ; un peu .. mais pas trop !</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Georgia, sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Nous autres PD sommes très versés dans l&#8217;égocentrisme, sans nous en rendre compte, du reste. A cause de cela, l&#8217;autre doit prendre une place plus importante dans le quotidien de la vie. Sinon, on en vient forcément à la question de Yonatan &#8220;y a t&#8217;il de la place pour quelqu&#8217;un dans ta vie ?&#8221;</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Georgia, sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Une troisième voie, qui consiste à vivre comme des consacrés dans un couvent, tout en partageant une certaine communion de coeur et de corps, me semble génératrice de frustration. Sans vouloir s&#8217;approprier l&#8217;autre, la vie à deux semble exiger une vie plus proche (au sens du &#8220;closed&#8221; anglais). Mais peut être ne suis-je qu&#8217;un doux romantique rêveur ?</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Georgia, sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Il y a aussi toutes les autres voies ouvertes à l&#8217;audace de l&#8217;imagination, loin des sentiers battus &#8230;</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Georgia, sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Bon, je viens enfin de recevoir mes valises. Heureusement, car le temps commence à fraîchir. Je fais des démarches tout azimut, Pôle emploi, CAF. Je vais en faire coté ex-congrégation et Eglises locales.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Georgia, sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Je t&#8217;espère en forme, prends soin de toi et des enfants,<img class="alignright size-full wp-image-266" title="GayCoupleWithChild" src="http://anotherdaylight.wordpress.com/files/2009/09/gaycouplewithchild.jpg" alt="GayCoupleWithChild" width="250" height="250" /><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Georgia, sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Je t&#8217;embrasse.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Georgia, sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Quelque part, vous me manquez &#8230;</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom:0;"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Georgia, sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Etienne</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Georgia, sans-serif;"><span style="font-size:medium;"><br />
</span></span></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["La caresse recrée l'être qu'elle caresse"]]></title>
<link>http://anotherdaylight.wordpress.com/2009/09/20/la-caresse-recree-letre-quelle-caresse/</link>
<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 18:01:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Anotherdaylight</dc:creator>
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<description><![CDATA[&#8220;le monde des odeurs, des formes, des couleurs, des sons est purement subjectif ; il est de si]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="margin-bottom:.56cm;line-height:.67cm;" align="JUSTIFY"><img class="aligncenter size-full wp-image-140" title="_0000001aCkqIhRh5o1_400" src="http://anotherdaylight.wordpress.com/files/2009/09/0000001ackqihrh5o1_400.jpg" alt="_0000001aCkqIhRh5o1_400" width="400" height="411" /></p>
<p style="margin-bottom:.56cm;line-height:.67cm;" align="JUSTIFY"><span style="color:#262626;"><span style="font-family:Georgia, serif;"><span style="font-size:medium;">&#8220;le monde des odeurs, des formes, des couleurs, des sons est purement subjectif ; il est de simple apparence. Seul le toucher fournit la certitude d’une réalité&#8230;&#8221; Le toucher est l’ensemble de cinq sensations : contact, pression, chaleur, froid, douleur. Une bonne partie de ces informations sont spécifiques : par exemple nous n’avons pas d’autres moyens de connaître la température. Ce sens, comme tous les autres, s’altère avec l’âge. Ce qui explique, par exemple, qu’en vieillissant, on devient plus frileux parce que la circulation sanguine au niveau des extrémités diminue et altère la perception. Cela explique aussi pourquoi les gens âgés sont plus sensibles aux changements de température, qu’ils n’ont pas un goût prononcé pour l’air conditionné, et qu’ils préfèrent les ventilateurs parce qu’ils n’occasionnent pas de changements brusques de température.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:.56cm;font-weight:normal;line-height:.67cm;" align="JUSTIFY"><span style="color:#262626;"><span style="font-family:Georgia, serif;"><span style="font-size:medium;">Par le toucher, les êtres humains peuvent développer tout un langage non verbal. Toutefois, les contacts tactiles peuvent être perçus différemment selon les cultures, le sexe – les femmes sont plus sensibles- , l’âge ou le statut social. Dans notre société, seuls certains contacts tactiles &#8211; entre autres, la poignée de main et les accolades &#8211; sont couramment accepté dans les relations sociales.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:.56cm;font-weight:normal;line-height:.67cm;" align="JUSTIFY"><span style="color:#262626;"><span style="font-family:Georgia, serif;"><span style="font-size:medium;">Contrairement aux autres sens, l’interprétation des messages tactiles par le cerveau demeure, pour les scientifiques, un domaine encore complexe et obscur.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:.56cm;font-weight:normal;line-height:.67cm;" align="JUSTIFY"><span style="color:#262626;"><span style="font-family:Georgia, serif;"><span style="font-size:medium;">Le toucher n’est pas un sens indépendant des autres. Il permet de mieux connecter la vision et l’audition, et peut même significativement faciliter l’apprentissage de la lecture</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:.56cm;font-weight:normal;line-height:.67cm;" align="JUSTIFY"><span style="color:#262626;"><span style="font-family:Georgia, serif;"><span style="font-size:medium;">La peau est l’organe le plus lourd, le plus grand et le plus volumineux de notre corps. Le toucher qui en dépend est donc notre sens le moins vulnérable : quand la vue ou l’ouïe sont altérées, le tact permet encore une interaction fine avec le monde environnant. Il est donc exploité par certains mal-voyants qui utilisent en particulier l’extrême sensibilité des doigts pour s’informer et améliorer leur communication. L’utilisation du braille est l’application majeure de ce potentiel.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:.56cm;font-weight:normal;line-height:.67cm;" align="JUSTIFY"><span style="color:#262626;"><span style="font-family:Georgia, serif;"><span style="font-size:medium;">Le toucher est considéré comme l’expression d’amitié, de chaleur, d’amour, de réconfort et de protection. Les femmes montre une plus grande réceptivité aux contacts tactiles. Les hommes, eux, craignent l’envahissement de leur territoire si aucune justification du toucher ne leur est offerte au préalable.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:.56cm;font-weight:normal;line-height:.67cm;" align="JUSTIFY"><span style="color:#262626;"><span style="font-family:Georgia, serif;"><span style="font-size:medium;">Pourtant et on laissera la conclusion à Jean-Paul Sartre : &#8220;La caresse recrée l’être qu’elle caresse.&#8221;</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:.56cm;font-weight:normal;line-height:.67cm;" align="JUSTIFY"><span style="color:#262626;"><span style="font-family:Georgia, serif;"><span style="font-size:medium;"><img class="aligncenter size-full wp-image-142" title="JesusR" src="http://anotherdaylight.wordpress.com/files/2009/09/jesusr.jpeg" alt="JesusR" width="323" height="400" /><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:.56cm;line-height:.67cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size:medium;"><span style="color:#262626;"><span style="font-family:Georgia, serif;"><span style="font-weight:normal;"><a href="http://www.france-info.com/"><span style="color:#ff00ff;">Source</span></a></span></span></span></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Souvenirs]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/08/30/souvenirs/</link>
<pubDate>Sun, 30 Aug 2009 17:26:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les souvenirs sont de petites vies pâlottes et fragiles comme des flammes de bougies. Les souvenirs ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Les souvenirs sont de petites vies pâlottes et fragiles comme des flammes de bougies. Les souvenirs vieillissent, se fatiguent. Les vieux souvenirs sont un peu ternes comme les photos sépia si nostalgiques, ils s’ankylosent et bougent de moins en moins, les bouts de vidéo se font clichés, instantanés vite ternis, sans couleur, comme mal révélés; ils semblent retourner au bain originel d’hyposulfite d’où les avait tirés on ne sait quel Grand Photographe au temps de leur splendide jeunesse.</p>
<p>Les souvenirs sont des sursis de vraies vies réincarnées dans la mémoire des proches et des amis. La vraie mort, la mort définitive, individuelle, c’est quand ces dépositaires de souvenirs de vous auront à leur tour disparu. Petit-Bout sait bien que pour un temps il existera encore de façon intime dans la tête, dans le cœur de ceux qui l’aiment et qui lui survivront comme il porte en lui la trace, chaude et douloureuse à la fois, de ceux qu’il a perdus et qu’il aimait tant.</p>
<p>Quand ces images se seront éteintes, resteront les récits, la réputation, ces bouts de mémoire collective parfois si schématisés, si caricaturaux et si tenaces quand ils sont négatifs.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La "carte de résilience de Petit-Bout", sa carte du tendre ]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/08/14/la-carte-de-resilience-de-petit-bout-sa-carte-du-tendre/</link>
<pubDate>Fri, 14 Aug 2009 04:51:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
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<description><![CDATA[Quand on observe la Carte du Tendre qui figure sur une gravure du 17ème siècle de la BNF, on découvr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Quand on observe <a href="http://lettres.ac-rouen.fr/francais/tendre/tendre.html" target="_self">la Carte du Tendre</a> qui figure sur une gravure du 17<sup>ème</sup> siècle de la BNF, on découvre de singulières analogies entre le badinage amoureux de la « Clélie » de Melle de Scudéry qu’elle illustrait et la relation entre une mère et son bébé entre lesquels se tisse une véritable histoire d’amour avec ses hauts et ses bas, ses risques, ses exigences, ses caprices, entre lesquels peuvent parfois se nouer de fortes tensions.<br />
Tout d’abord sa « Mer dangereuse » recèle une ambivalence phonétique qui a de quoi ravir les psychanalystes qui, on sait bien, ne prennent jamais les mots au pied de la lettre&#8230;<br />
Mais reconnaissons qu’il faut une malchance rarissime à un Petit-Bout et un acharnement exceptionnel du malheur sur sa mère pour qu’elle devienne &#8220;mère dangereuse&#8221;.</p>
<p>Deux des trois rivières qui arrosent la contrée se nomment « Estime » et « Reconnaissance », des sentiments pour passion apaisée et relation solide, et sont sans doute comme la Moldau apaisée parvenue dans la plaine, des eaux tranquilles où d’anciens bébés à la retraite peuvent venir canoter en toute sécurité. Quand à la troisième, « Inclination », elle ne suffit pas à caractériser l’amour maternel ou filial à ses débuts quand il est alors bien plus qu’un <em>penchant.</em></p>
<p>Des villes et des villages portent des noms chaleureux : « Tendre-sur-Inclination » qui doit être très probablement jumelé avec « Tendre-sur-Reconnaissance ».</p>
<p>Les GR locaux, les sentiers de grande randonnée du tendre, vous mènent à des sites tout à fait charmants comme « Sincérité », « Bonté », « Complaisance », « Petits-Soins » où l’on peut en toute sérénité envisager une halte, voire un séjour, où on installerait même volontiers une pouponnière et pourquoi pas une de ces Maisons Vertes si chères à Françoise et Catherine Dolto. Quel merveilleux tourisme où &#8220;tout le monde il est bon, tout le monde il est gentil&#8221; !&#8230;</p>
<p>Mais il est aussi des sentiers bourbeux de petite randonnée qui vous imposeraient des séjours tout à fait déplaisants en des lieux à l’évidence malveillants et à éviter : « Tiédeur », « Négligence », « Doute », « Oubli », pas loin du glacial « Lac d’Indifférence », et même à fuir carrément comme « Perfidie » et « Médisance » dans les parages de la sinistre « Mer d’Inimitié »…</p>
<p>Comme on voit, une allégorie est toujours ouverte à l’humour ou à la poésie…<br />
Il n’empêche que cette histoire de lieux associés à des sentiments mérite réflexion.</p>
<p>Chaque Petit-Bout pourrait tracer dans son imaginaire cet ailleurs virtuel où seraient rassemblés de manière surréaliste et fluctuante des souvenirs de lieux de bonheur, des images d’êtres chers – pas forcément tous humains. Ce n’est qu’exceptionnellement qu’y pousserait l’arbre généalogique réel, administratif, dans sa totalité. Mais plutôt un arbre des temps heureux au pied duquel, comme Brassens le chante si bien, il aurait fallu rester, un arbre où Petit-Bout se sentirait dans la chaude filiation intellectuelle et affective de ses « parents » élus. On croit qu’on ne choisit pas ses parents, mais seulement ses amis. Il suffit à Petit-Bout d’élever intérieurement ses amis au rang de parents par le cœur. Il aura ainsi très vite un arbre généalogique d’une nouvelle variété à la ramure solide et fournie où il trouvera toujours une fourche reposante et ombragée où grimper se ressourcer.</p>
<p>Sur la Carte de résilience de Petit-Bout on verrait des cercles plus ou moins importants en fonction de leur efficacité résiliente.</p>
<p>Il faudrait à chacun de nous faire l’effort de rechercher dans ses souvenirs les personnes qui ont joué un rôle essentiel dans son équilibre, dont la présence ou l’évocation ont été secourables dans les moments difficiles. Mais aussi les lieux réels où on a été heureux, où on s’est senti fort, exalté, plein de projets et de confiance en soi : une maison, une pièce, une cabane dans un jardin, la fourche d’un arbre, un coin de prairie où on a gardé – pas forcément seul(e) un troupeau…</p>
<p>Ces lieux peuplés de vrais amis sont associés à des moments, des périodes, des temps de bonheur ou de simple quiétude.</p>
<p>Il faut ainsi débobiner patiemment cet écheveau des soies des temps heureux souvent emmêlé dans la rude laine du quotidien banal et dans le crin blessant des jours mauvais. On a tous connu quelque lieu maudit où, un jour, se sont mises à siffler les langues hostiles, quelque maison hantée par le malheur. Et il faut parfois avoir la sagesse de quitter les endroits de malheur ou la malchance semble s’être incrustée, comme on peut devoir avoir le courage de cesser certaines fréquentations.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cyrulnik : petite enfance et grand âge]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/08/04/cyrulnik-petite-enfance-et-grand-age/</link>
<pubDate>Tue, 04 Aug 2009 10:26:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2009/08/04/cyrulnik-petite-enfance-et-grand-age/</guid>
<description><![CDATA[Il y a quelque temps déjà, en mai, je vous parlais avec admiration d&#8217;un petit livre précieux d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://toutpetits.wordpress.com/files/2009/08/cyrulnik-boris-200.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1280" title="CYRULNIK BORIS 200" src="http://toutpetits.wordpress.com/files/2009/08/cyrulnik-boris-200.gif" alt="CYRULNIK BORIS 200" width="178" height="280" /></a>Il y a quelque temps déjà, en mai, je vous parlais avec admiration d&#8217;<a href="http://toutpetits.wordpress.com/2009/05/26/cyrulnik-«-je-me-souviens…-»/" target="_self">un petit livre précieux de Boris Cyrulnik</a>, <em>&#8220;Je me souviens&#8221; </em>: 70 pages seulement, mais oh! combien denses et riches.<br />
J&#8217;ai eu la chance de découvrir, chez Gibert &#8211; (Poitiers), un autre de ces petits bijoux finement ciselés (111 pages) , <strong><a href="http://www.editionsbdl.com/CYRULNIK%20Boris%20LA%20RESILIENCE.html" target="_self">&#8220;</a></strong><em><strong><a href="http://www.editionsbdl.com/CYRULNIK%20Boris%20LA%20RESILIENCE.html" target="_self">La résilience &#8211; Entretien avec Boris Cyrulnik&#8221;</a></strong>, </em> joliment édité en mars 2009 par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Éditions_Le_Bord_de_l'eau" target="_self">une nouvelle et originale maison d&#8217;édition</a>, <em>&#8220;<a href="http://www.editionsbdl.com/" target="_self">Le Bord de l&#8217;Eau</a>&#8220;</em>, dont une des collections, <em>&#8220;Nouveaux classiques&#8221;</em>, est supervisée par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Spire" target="_self">Antoine SPIRE</a>, l&#8217;auteur d&#8217;une remarquable préface de 25 pages à l&#8217;entretien que lui et François Vincent ont avec Boris Cyrulnik.</p>
<p><strong>Les deux pôles de la dépendance.<br />
<span style="font-weight:normal;"> À la source de cet ouvrage, un double projet de la commune de Boisseuil (87) dédié à deux catégories extrêmes de sa population : la petite enfance et les personnes âgées dépendantes. Le désir des concepteurs du projet était que s&#8217;instaure un dialogue différent, plus riche, entre jeunes et anciens&#8221; en se nourrissant d&#8217;une réflexion sur &#8220;l&#8217;intergénérationnel&#8221;.<br />
Boris Cyrulnik, très sensible aux transmissions et solidarités entre générations, a alors accepté de donner une conférence, en cotobre 2008, à Boisseuil, sur <em>&#8220;La transmission d&#8217;une gnération à l&#8217;autre&#8221;.</em><br />
Jean-Louis Nouhaud, Maire-Conseiller général de Boisseuil, dans son avant-propos, cite Boris Cyrulnik : <em>&#8220;Quand on arrive au monde, on pourrait être tout, mais pour être quelqu&#8217;un, il faut renoncer à tous les autres qu&#8217;on aurait pu devenir.&#8221;, </em>ce qui, souligne J-L Nouhaud,<em> &#8220;illustre parfaitement la construction de soi, à la fois individuelle, collective et forcément intergénérationnelle.&#8221;<br />
</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight:normal;"><em>Avec un tel thème et la chance de pareils animateurs, le succès de la conférence était assuré : plus de 1500 personnes, et un texte exceptionnel devenu objet d&#8217;édition, et qui sera, je n&#8217;en doute pas, un succès de librairie.</em></span></strong></p>
<p><span style="font-weight:normal;"><strong>Des thèmes humanistes, philosophiques&#8230; illustrés par des récits passionnants.<br />
<em>Transmission:</em><br />
<span style="font-weight:normal;"><em>&#8220;&#8230; on ne peut pas être sans être ensemble&#8230; même si l&#8217;on est silencieux, on participe d&#8217;un processus de transmission.&#8221; </em>Suit le récit savoureux d&#8217;un échange, d&#8217;un scénario, <span style="text-decoration:underline;">sans un mot</span>, entre Boris Cyrulnik et son petit fils de 4 ans censé aller se laver les mains au fond du couloir. Le grand-père conclut <em>&#8220;&#8230; et quand il a refait demi-tour pour aller se laver les mains, j&#8217;ai compris qu&#8217;il avait compris que j&#8217;avais compris qu&#8217;il voulait nous faire croire qu&#8217;il s&#8217;était lavé les mains.&#8221;<br />
&#8220;La transmission des secrets, des souffrances, des traumatismes, ce n&#8217;est pas le traumatisme que l&#8217;on transmet, c&#8217;est le fait que le traumatisme nous a fait souffrir, et l&#8217;immense déséquilibre affectif qui s&#8217;en suit.&#8221;<br />
<span style="font-style:normal;"> Cyrulnik, cité par Antoine Spire :</span> &#8221; Une femme peut élever un enfant avec un homme qui n&#8217;est pas le père; ses amis, sa mère, sa sœur, n&#8217;importe quelle autre femme, peu importe. Ce qui est dangereux, c&#8217;est d&#8217;élever un enfant tout seul; le bébé est une éponge à sensations. Dans notre culture, il dépend entièrement de l&#8217;état de sa mère : si elle ne va pas bien, il n&#8217;ira pas bien.&#8221;<br />
<strong>Attachement:<br />
</strong></em><em>&#8220;Il faut [tout] un village pour élever un enfant&#8221;</em><em> </em>Voilà une bien belle pensée, que beaucoup, bien sûr, se sont déjà appropriée. Selon Cyrulnik, les Américains travaillant sur <em>les théories de l&#8217;attachement, théories à la fois biologiques et psychologiques, disent qu&#8217;il faut organiser autour de l&#8217;enfant une constellation affective. C&#8217;est-à-dire que, dans cette constellation, la mère est une étoile majeure, bien sûr, mais le père est aussi une forte étoile, la grande sœur, la cousine, le voisin&#8230; Toutes les images familières tutorisent le développement de l&#8217;enfant.&#8221;<br />
<span style="font-style:normal;"><strong><em>Isolement sensoriel:</em></strong><br />
Vous lirez avec passion</span><span style="font-style:normal;"> les anecdotes et récits illustrant ce thème, sur les singes talapoins, que l&#8217;on isole pour expérimenter les conséquences de ces sollitudes, sur des chatons à qui on met un cache comme à des pirates borgnes, sur les petits Roumains abandonnés et négligés dans des institutions, sur </span>&#8220;des adultes dépresifs et abandonnés dans leur dépression, qui, trois semaines plus tard débutent une atrophie temporale et rhinencéphalique&#8221;<span style="font-style:normal;">.</span><br />
</em>Les nouvelles technologies de l&#8217;imagerie numérique, les scanners, les IRM, prouvent les dégâts physiologiques, les atrophies cérébrales des lobes préfrontaux et des circuits limbiques&#8230;,  que ce vécu d&#8217;abandonisme provoque. Dégâts que confirment aussi, a contrario, la prise en charge affective et relationnelle, l&#8217;adoption &#8211; pas trop tardives &#8211; de ces victimes, puisque alors se reconstituent <em>&#8220;le champ de blé&#8221;</em> des neurones, et donc les circuits habituels de l&#8217;information, des sensations, des décisions.<br />
Absolument passionnant ! &#8211; comme chez Thierry Janssen. </span><span style="font-weight:normal;"><em><span style="font-style:normal;">Et rassurant, car rien n&#8217;est définitivement perdu.</span><br />
<strong> &#8220;La guerre contre les enfants&#8221;</strong><br />
<span style="font-weight:normal;font-style:normal;">Citation de Boris Cyrulnik, rappelée dans une question que lui pose Antoine Spire:<br />
</span><span style="font-weight:normal;">&#8220;Grâce à la technologie des armes et des transports, le XXème siècle a découvert une barbarie que ni l&#8217;Antiquité, ni le Moyen-Âge n&#8217;avaient connue : la guerre contre les enfants.<br />
<span style="font-style:normal;">Réponse de Boris Cyrulnik :<br />
<em><span style="text-decoration:underline;">&#8220;On a toujours été cruel avec les enfants</span>.</em><em> On a envoyé des petits de 12 ans à la mine sachant qu&#8217;ils ne reverraient jamais le soleil </em>-[je crois que l'éthologue pense aussi, naturellement, aux malheureux chevaux de mine]<em> &#8211; et qu&#8217;ils allaient mourir de silicose. Mais depuis le XXème siècle, ce sont les états qui font la guerre aux enfants. L&#8217;OMS prévoit une aggravation du rejet des enfants. Faut-il envoyer des CRS pour qu&#8217;ils interviennent contre des adolescents qui se comportent mal collectivement? <strong>Nous devons réfléchir un peu plus à la manière dont nous avons peur de nos enfants tout en vivant dans une culture qui prétend les protéger.</strong>&#8220;</em></span></span></em></span></strong></span></p>
<p><span style="font-weight:normal;"><strong><span style="font-weight:normal;"><em><span style="font-weight:normal;"><span style="font-style:normal;"><em></em>Je vous laisse méditer cette réflexion, et je ne doute pas de votre désir d&#8217;achever de lire, puis de relire et méditer ces quelque 110 pages qui suffiraient à prouver que Boris Cyrulnik est un de nos plus grands philosophes humanistes.<br />
</span> </span></em></span></strong></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Surmoi et culpabilisations excessives]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/06/18/surmoi-et-culpabilisations-excessives/</link>
<pubDate>Thu, 18 Jun 2009 04:22:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2009/06/18/surmoi-et-culpabilisations-excessives/</guid>
<description><![CDATA[Un jour, M. Maître s’est aperçu que depuis quelque temps Petit-Bout était préoccupé et fatigué sans ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Un jour, M. Maître s’est aperçu que depuis quelque temps Petit-Bout était préoccupé et fatigué sans raison apparente. Il lui a demandé de rester un moment en classe alors que les autres repartaient à la maison.</p>
<p>Et M. Maître, qui devine tout de ses élèves tant il les aime, lui a dit :</p>
<p><em>« Mon Petit-Bout, il y a quelque chose qui te tracasse, qui te fait honte peut-être, qui t’empoisonne la vie quand tu y penses. Et tu y penses souvent au lieu d’écouter ce que je dis, au lieu de jouer de bon cœur.</em></p>
<p><em>« Eh bien Petit-Bout je te dis : ce n’est pas grave au point de te punir toi même avec tant de sévérité. Rien n&#8217;est jamais grave à ce point. Moi aussi, vois-tu, quand j’étais petit comme toi maintenant, j’avais, comme toi une ou deux épines plantées je ne sais trop où et qui me faisaient bien mal, jusqu’au jour où mon grand-père à moi qui ne parlait pas souvent mais qui voyait tout et qui m’aimait bien et que j’adorais m’a parlé comme je te parle : lui aussi avait longtemps souffert dans son cœur et dans sa tête d’une vieille blessure qui avait saigné, suppuré sans soin, sans une parole apaisante.</em></p>
<p><em>« Alors mon Petit-Bout je te dis : ce que tu crois si honteux, si énorme, si impardonnable, ce n’est rien à côté de tout ce que tu fais de bien tous les jours sans même t’en rendre compte. Ce n’est rien à côté du bonheur que tu donnes à bien des personnes de ta famille, à bien des camarades, à moi, à ton chien, à ton chat, simplement parce que tu es là, avec moi, avec eux. Un jour tu sauras regarder en face sans trembler ni rougir cette chose insignifiante que tu crois énorme, et tu verras alors comme elle est devenue petite et inoffensive et tu te sentiras heureux et libéré.</em></p>
<p><em>« Et dis-toi bien que tout le monde a comme ça des poisons qui agissent longtemps, longtemps, mais qui ne résistent pas à l’affection et à l’estime des autres.</em></p>
<p><em>« Alors, mon cher Petit-Bout repars vite chez toi et sois sûr que je t’aime bien, tel que tu es. »</em><br />
De ce jour, Petit-Bout s’est senti plus libre et plus fort, libéré et fortifié par ces quelques mots généreux. Il savait qu’on pouvait l’aimer, mieux encore, l’estimer, malgré tout. Le mauvais rêve s’est fait rare, a disparu. Petit-Bout a retrouvé sa joie de vivre, de jouer, de travailler, le bonheur de se sentir aimé sans le poison du doute, le  bonheur plus grand encore de pouvoir aimer en retour.</p>
<p><em>Petit-Bout a alors compris que les torts et les mérites avaient un poids très variable et que certains appuyaient toujours sur le mauvais plateau de la balance.</em></p>
<p><em> Petit-Bout a aussi compris que les plus sadiques des vrais méchants savent flairer ses vieilles contusions, ses cicatrices encore sensibles, ses furoncles si douloureux et qu’ils se délectent à y donner de petits coups qui n’ont l’air de rien mais qui font si mal. Et c’est lui, </em>Petit-Bout,<em> qui passe pour l’agresseur s’il s’ avise de se plaindre et d’accuser…</em></p>
<p>Petit-Bout a compris que les bons, les justes comme M. Maître savent bien peser les cœurs et les âmes, que les fautes ne les obsèdent pas, ne les aveuglent pas au point de leur masquer d’éventuels mérites.</p>
<p>Petit-Bout a aussi compris que le mal qu’il fait, qu’il a pu faire, font bien plus mal à Maman et à Papa qu’à M. Maître justement parce qu’ils sont son Papa, sa Maman à lui, et que lui, Petit-Bout vient tout droit d’eux, de leur chair et que sans doute Maman et Papa se croient pour quelque chose dans ces vilaines tendances au mal que révèle le comportement de Petit-Bout.</p>
<p>M. Maître, lui, est à l’abri de cette responsabilité génétique, sauf sans doute aussi pour ses propres enfants, quoique son expérience de centaines d’enfants différents lui a bien montré que le cœur des parents aveugle leur raison, que leur désir d’un enfant parfait est si fort qu’ils en perdent toute objectivité au point qu’ils sont douloureusement persuadés que leur vilain petit canard à eux est infiniment plus vilain que le gracieux cygne blanc des autres.</p>
<p>Et M. Maître sait bien depuis longtemps que la génétique n’assure que la transmission de possibilités, que tout bébé qui naît peut se réaliser dans n’importe quelle culture, parler n’importe quelle langue et qu’une intelligence, une sensibilité, une personnalité, c’est un travail à reprendre à chaque génération par les parents, la famille, la société.</p>
<p>M. Maître sait combien il fallait d’intelligence, de vigilance, de savoir-faire pour vivre et survivre assez longtemps pour procréer, à l’âge des cavernes, et nous transmettre, intacte, en un infini marathon, de porteuse en porteuse, la flamme de la vie.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[PER (Programme pour l’Épanouissement et la Réussite)]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/05/06/per-programme-pour-l%e2%80%99epanouissement-et-la-reussite/</link>
<pubDate>Wed, 06 May 2009 04:20:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2009/05/06/per-programme-pour-l%e2%80%99epanouissement-et-la-reussite/</guid>
<description><![CDATA[Le PER, un PEi dédié à la Petite Enfance, au Tout Petit. Revoyez d’abord le précédent billet : Je re]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Le PER, un PEi dédié à la Petite Enfance, au Tout Petit.</strong><br />
Revoyez d’abord <a href="http://toutpetits.wordpress.com/2009/04/28/per-et-mer-pour-la-petite-enfance/">le précédent billet</a> : Je recopie ici les deux lignes des sources de mes déjà (bien trop) longues réflexions :</p>
<p><a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/02/07/un-pei-pe-un-programme-d%E2%80%99enrichissement-instrumental-de-la-petite-enfance/"><strong><em>Cela fait déjà bien longtemps</em></strong></a><strong><em> </em></strong><strong><em>que je tourne autour de cette idée venue du</em></strong><strong><em> </em></strong><a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/03/29/un-pei-"><strong><em>PEI</em></strong></a><strong><em> </em></strong><strong><em>du génial</em></strong><strong><em> </em></strong><a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/01/08/feuerstein-et-le-pei-programme-denrichissement-instrumental/"><strong><em>Feuërstein</em></strong></a><strong><em>.</em></strong></p>
<p><strong><em>Le PEi a un i ambigu à l’ambiguïté savamment entretenue.</em></strong><br />
Le « E » et le « i » du Programme qu’est le PEi de Feuërstein, signifient « Enrichissement instrumental ».Ils vont bien sûr, au bout du compte, dans le sens d’un accroissement de l’intelligence, de l’efficience, du rendement, <em>mais indirectement, grâce aux outils, aux « instruments »</em> ont il enrichit ceux qui en bénéficient. Et c’est à cet enrichissement instrumental que visait d’abord Feuërstein : Sa vocation a toujours été le dévouement à la cause de cas souvent désespérés – un peu à la manière de Bettelheim qui ne recevait dans son École Orthogénique de Chicago le plus souvent que des « cas » refusés, rejetés de partout ailleurs.<br />
Mais on comprend que cet aspect utilitaire, cet aspect efficience, efficacité, rendement intellectuel ait pu en tenter beaucoup, et qu’on se soit ingénié à en faire <em>un outil quelque peu élitiste</em>, pour tout dire souvent très loin d’être gratuit, et <em>d’empêcher de bien mettre en œuvre sa vocation essentiellement préventive. </em></p>
<p><strong>J’ai toujours cru en la prévention</strong>, en une possible générosité préventive qui ne permet pas que surviennent des aggravations, des détériorations difficilement réversibles. Mais quand il est déjà un peu trop tard on appelle au secours des urgences curatives et on est prêt à bien des sacrifices.</p>
<p><strong><em>Il faut bien se pénétrer de cet esprit de prévention : là se trouve la vraie générosité, là se rencontre la </em></strong><em>pédagogie authentique des passeurs de savoir faire et de mieux être.</em><br />
L’argent compromet, pervertit tout dès qu’il perd sa vraie vocation d’investissement.<br />
<strong><em>Françoise Dolto</em></strong><em> a toujours été une extraordinaire pédagogue, d’une générosité sans égale</em> : ses petits analysés la « payaient » d’un menu objet, un marron par exemple, un ticket de métro périmé, peu importait, seul comptait le geste. <em>Ce geste était symbolique et signifiait un accord, un engagement de l’enfant, un vrai investissement, bien qu’en fait gratuit :</em> <em>« J’accepte ton aide, j’en ai besoin, je la veux… et ce petit rien que je n’ai pas oublié d’apporter pour toi seule, il est un peu comme un objet transitionnel qui signifie que j’entre dans ton monde, dans notre monde d’échanges symbolique, car je sens bien qu’en retour je recevrai de toi infiniment plus que je ne peux te donner, sécurité relationnelle et confiance retrouvée dans l’autre. »<br />
</em>Et sa <em>longue série d’émissions sur France Inter</em>, par la suite éditée, (papier, CD, DVD), que de fureurs n’a-t-elle pas provoquées chez nombre de ses chers confères en psychanalyse ! Je crois bien que tout simplement on lui reprochait de donner des solutions, des trucs, des recettes, pas seulement pour guérir dans l’urgence l’enfant (et les parents) du cas évoqué, mais aussi pour prévenir chez bien d’autres la survenue de perturbations dans la relation, dans l’efficience, dans les attitudes. Car il y avait toute une foule de parents auditeurs qui l’écoutaient avec vénération leur dire, leur expliquer, leur démontrer, ce qui malheureusement peut arriver, et comment, souvent tout simplement, par l’écoute et la parole aimantes on peut faire que ça n’aille pas plus mal, que ça aille mieux, et même, surtout, que ça n’advienne jamais, à nos petits à nous, toute cette souffrance dont cette grande dame parle avec le gentil Jacques Pradel.<br />
<strong><em>Thierry Janssen</em></strong>, lui, a interrompu sa carrière de chirurgien urologue, pour mieux « se reprendre », se ressaisir, se ressourcer, lui aussi a toujours voulu expliquer, démystifier, mettre à portée de tous dans une langue limpide les concepts les plus ardus, au point qu’on l’appelait « Thierry J’enseigne ».<br />
Repensez aussi à <strong><em>J.-D. Nasio</em></strong>, à la force de sa vocation, revoyez ses seuls titres : <em>« Enseignement de 7 concepts cruciaux de la psychanalyse » / « Introduction aux œuvres de Freud, Ferenczi, Grodeck, Klein, Winnicott, Dolto, Lacan » / « Le plaisir de lire Freud »</em>, toujours ce désir, ce besoin de transmettre, de faire passer, de partager ses enthousiasmes, en expliquant par le menu, au besoin en créant de nouveaux concepts plus clairs.<strong><em></em></strong></p>
<p><strong>P.E.R. : Programmé pour l’Épanouissement et la Réussite.</strong><br />
Aussi, je voudrais que vous repreniez la série déjà fournie des articles du blog qui approchent, tentent de cerner ces notions, ces principes de base, qui font que le petit d’homme, de tout temps et en tous lieux, de la préhistoire à nos jours et sous toutes les latitudes est sans aucun doute possible <strong><em>programmé pour s’épanouir et réussir.</em></strong></p>
<p><strong>Ainsi, avec en arrière-plan ces principes du PER, sur cette base d&#8217;une programmation génétique pour l&#8217;épanouissment et la réussite, nous allons désormais nous consacrer surtout aux MER, à la réalisation, à la mise en œuvre.</strong></p>
<p><a> </a></p>
<p><a> </a></p>
<p><a> </a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nous sommes des pétasses.]]></title>
<link>http://myblogasgarance.wordpress.com/2009/05/03/nous-sommes-des-petasses/</link>
<pubDate>Sun, 03 May 2009 18:27:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>garance1</dc:creator>
<guid>http://myblogasgarance.wordpress.com/2009/05/03/nous-sommes-des-petasses/</guid>
<description><![CDATA[Une nuance importante éclate entre ce que l’on veut faire et ce que l’on doit faire.  Image trop uti]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style="color:#000000;">Une nuance importante éclate entre ce que l’on veut faire et ce que l’on doit faire.  Image trop utilisée de la dualité des réactions affectives et du raisonnement.</span></p>
<p><span style="color:#000000;">Matière grise VS muscle cardiaque.<br />
À l’extrémité gauche du ring, pesant pour et contre, avec une moyenne impressionnante de victoires cohérentes : la logique.<br />
À l’extrémité droite du ring, pesant relativité et émotions, avec un indice étroit de succès : l’affectivité.</span></p>
<p><span style="color:#000000;">Le combat s’annule presque systématiquement.  Les variables sont incessamment circonstancielles et infinies.</span></p>
<p><span style="color:#000000;">Lorsqu’un dilemme s’incruste, on nous conseille souvent au final, d’être fidèle à soi-même.  Guidance redondante et prémâchée.  La routine de l’embarras suit alors son cours : on ingère et digère les paramètres, les conséquences afin d’en arriver à un résultat que l’on conclue être juste et adapté.</span></p>
<p><span style="color:#000000;">Être parfaitement conforme à soi, c’est d’exception.  On aboutit plus souvent qu’autrement, à faire des compromis et des accommodements arbitraires.  On se conduit plus souvent qu’autrement à faire la pute.</span></p>
<p><span style="color:#000000;">On prête son authenticité aux normes contre la rémunération d’être un bon vivant.</span></p>
<p><span style="color:#000000;">C’est quoi le taux de cette prostitution légale?</span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[PER et MER du Tout Petit ]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/04/28/per-et-mer-du-tout-petit/</link>
<pubDate>Tue, 28 Apr 2009 11:19:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2009/04/28/per-et-mer-du-tout-petit/</guid>
<description><![CDATA[  PERtp &amp; MERtp (Principes / Programme &#8211; et Méthodes &#8211; pour l&#8217;Épanouissement e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p> </p>
<p style="text-align:right;"><a href="http://copyrightdepot.com/rep125/00043773.htm"><img src="http://toutpetits.files.wordpress.com/2008/10/103008-1130-protogramma1.gif" alt="" align="left" /></a></p>
<p><strong>PERtp &#38; MERtp (Principes / Programme &#8211; et Méthodes &#8211; pour l&#8217;Épanouissement et la Réussite du Tout Petit)<br />
<em>PERtp &#38; MERtp :</em></strong><br />
<strong><em>PERtp</em></strong> : Programme pour l&#8217;Épanouissement et la Réussite du Tout Petit.<br />
<strong><em>MERtp </em></strong>: Méthodes pour l&#8217;Épanouissement et la Réussite de la Petite Enfance.</p>
<p><a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/02/07/un-pei-pe-un-programme-d’enrichissement-instrumental-de-la-petite-enfance/"><strong>Cela fait déjà bien longtemps</strong></a><strong> que je tourne autour de cette idée venue du <a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/03/29/un-pei-«-t-»pe-un-programme-d’enrichissement-instrumental-de-la-«-toute-»-petite-enfance-0-3-ans/">PEI</a> du génial <a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/01/08/feuerstein-et-le-pei-programme-denrichissement-instrumental/">Feuërstein</a>.<br />
<em>Le PEI de Feuërstein :</em></strong><br />
Ce PEI, est un Programme d&#8217;Enrichissement Instrumental, (Instrumental, non directement Intellectuel), qui vise à un Enrichissement, un progrès dans l&#8217;Efficience Intellectuelle.) Et à un retour de la confiance en soi et en ses moyens, à une restauration d&#8217;une image de soi dévaluée.<br />
Cette meilleure efficience intellectuelle, ce progrès du rendement intellectuel, sont en fait dûs à des « attitudes » nouvelles ou modifiées, (des façons d&#8217;aborder une tâche à accomplir, un problème à résoudre, une épreuve à surmonter, un choix à assumer), des « postures » face à toute épreuve, qui, peu à peu, deviennent celles d&#8217;un dominant plutôt que d&#8217;un dominé, d&#8217;un habitué des victoires plutôt que d&#8217;un résigné aux défaites.<br />
Tout humain, tout animal, a ainsi toute une gamme de « postures » privilégiées, qui d&#8217;emblée fonctionnent comme des instincts, comme des réflexes, au mieux comme des habitudes comportementales, dès qu&#8217;il y a confrontation à un réel inconnu, à quelque chose qui, par sa nouveauté, demande une mobilisation plus ou moins consciente des motivations, des énergies.<br />
Et cette coloration optimiste ou pessimiste des attitudes, n&#8217;est pas innée, mais peu à peu acquise, façonnée par les attitudes relationnelles de la mère, des parents, de l&#8217;entourage proche puis élargi (école, cercle des amis, vie professionnelle, famille créée…)<br />
<strong><em>Il y a donc une part de chance dans ce travail de forge d&#8217;un caractère, d&#8217;une personnalité, cet épanouissement dans la réussite</em></strong>. Mais on rencontre toujours quelques-uns &#8211; pas beaucoup, mais il suffit, pour éclairer un esprit, ouvrir un cœur, donner à tout jamais du sens à la vie, de deux ou trois de ces phares, de ces artisans généreux, de ces ouvriers d&#8217;art, de ces orfèvres, de ces ébénistes…, grâce à qui on comprend qu&#8217;on peut accepter de souffrir, de disparaître même, qu&#8217;il restera toujours quelque chose de ces vraies valeurs) ces êtres qui sont nos parents en réussite, en force et en bonheur, que Boris Cyrulnik nomme joliment tuteurs, piliers de résilience.</p>
<p><strong><em>Cette force insoupçonnée, capable de nous aider à sortir des pires effondrements, la résilience, est fille des réussites, des bonheurs et des épanouissements passés.</em></strong></p>
<p>Nous, parents, grands-parents, devons savoir être humbles, et reconnaître que nous ne sommes pas les seuls dispensateurs des bonheurs du cœur et de l&#8217;esprit.<br />
On ne choisit pas sa famille, ses lieux et milieux de vie, mais on peut apprendre à choisir ses amis (certes l&#8217;élan n&#8217;est pas toujours réciproque), et il arrive aussi, et c&#8217;est là la grande chance d&#8217;une vie, qu&#8217;on se butte comme par hasard dans quelqu&#8217;un qui va compter à jamais pour nous,  sans en être toujours conscient immédiatement : on est bien en sa compagnie, il (elle) est apaisant, une sorte de magnétisme opère auquel répond notre tropisme vers cette « base sécuritaire », sécuritaire avant tout sur le plan affectif. Et simultanément on apprend peu à peu, par contraste, à éviter ceux et celles qui génèrent malaise et insécurité affective.<br />
<strong><em>Il arrive, et vous avez alors beaucoup de chance</em></strong>, qu&#8217;un de ces êtres généreux ait repéré votre soif de relation vraie, d&#8217;authenticité apaisante et sécurisante, et que ce soit lui, qui vienne à votre rencontre, qui fasse les premiers pas. Il faut bien, puisque vous êtes un peu un écorché vif qui s&#8217;est frotté jusqu&#8217;au sang à trop de rebuffades, de refus, d&#8217;agressions.</p>
<p><strong>C&#8217;est à ce rôle de médiateur de la réussite, de passeurs de savoir faire, de savoir être, d&#8217;alchimistes en résilience, que je voudrais vous convier, par le biais de ce PERtp et </strong>ces <strong>MERtp, dédiés donc aux tout petits (tp)<br />
<em>Le PERtp </em></strong>: Ce sont les <em>principes</em>, les <em>idées premières</em>, le <em>programme de base</em>, sur lesquelles reposent notre confiance absolue dans le potentiel de développement, de progrès que détient tout nouveau-né grâce à la richesse du génome humain.<br />
Le <strong>PERtp</strong>, c&#8217;est avant tout <em>nos attitudes à nous, adultes, face à un enfant</em> , notre confiance en ses <em>capacités de ressourcement, de résilience</em>, <em>s&#8217;il est en en difficulté</em> ou plus généralement – et heureusement, car il n&#8217;y a pas toujours traumatisme et régressions – en ses <em>capacités d&#8217;épanouissement, de progrès, d&#8217;actualisation de ses potentialités, de ses aptitudes, en cet immense choix offert de possibles</em>.</p>
<p><strong>MERtp<em> </em></strong>: Ce sont les <em>méthodes</em>, les <em>manières de s&#8217;y prendre</em> pour d&#8217;aboutir aux objectifs, aux ambitions du <strong>PERpe<em>.<br />
</em></strong>Le <strong>PERtp</strong>, c&#8217;est <em>un programme, un projet</em> au départ, <em>un potentiel, des possibles</em>.<br />
Les <strong>MERtp</strong>, <em>c&#8217;est le quotidien, la « pédagogie » au jour le jour, ce sont les méthodes, les savoir-faire des adultes, parents, proches, amis du tout petit concerné.</em><br />
Le <strong>PERtp</strong> a quelque chose de <strong>p</strong>aternel, c&#8217;est <strong>p</strong>rojet de <strong>p</strong>ère, <em>projet au long cours, qui regarde loin, plus tard</em>.<br />
Les <strong>MERtp</strong> sont nécessairement – surtout au début de la vie – du côté des <strong>m</strong>ères, toujours soucieuses du quotidien.</p>
<p><strong>Rôles paternel et maternel</strong><br />
<strong><em> &#8211; Le Père</em></strong>, fort de la confiance qu&#8217;il a dans ce <strong>PERtp</strong>, participe souvent d&#8217;un peu plus loin, il « surveille » en profondeur, dans la double perspective des progrès accomplis, et des progrès espérés, attendus.<br />
<strong><em> &#8211; La mère</em></strong>, elle, trouve que c&#8217;est bien joli de s&#8217;attendrir sur le passé, de rêver aux lendemains qui chanteront, mais qu&#8217;à chaque jour suffit largement sa peine, qu&#8217;il n&#8217;y a pas de temps à perdre à s&#8217;émouvoir des progrès accomplis et à s&#8217;inquiéter des obstacles à venir.</p>
<p><strong><em>Pour imiter Alain parlant de la lecture, </em></strong><em>(« l&#8217;enfant lit comme on bèche, motte après motte, et tout l&#8217;esprit est au tranchant de la bèche »</em>), on peut dire, et c&#8217;est tout à leur honneur, que <em>les mamans élèvent leurs enfants jour après jour, heure après heure, et que c&#8217;est tout leur cœur, tout leur esprit vigilant et si vite inquiet qui est sur la brèche</em>. <em>Le Père, lui, plus metteur en scène, se livre volontiers à des travelling entre séquences souvenir et développements de scénarios, et glisse plus nonchalamment sur les aléas du présent – Maman est là sur le pont, toujours un peu de corvée, papa-vigie apprécie de plus haut le chemin parcouru et anticipe ce qu&#8217;il reste du long cours et se prépare à sauver, s&#8217;il le faut, tout son équipage des écueils toujours possibles.</em><br />
<em><strong>Le Père</strong></em><em> a une lecture globale de l&#8217;avenir de son enfant. À lui l&#8217;honneur du <strong>PERtp</strong></em>.<br />
<em><strong>La Mère</strong></em><em>, plus besogneuse, plus vigilante, plus soucieuse des menues choses, des détails, a une écriture qu&#8217;on pourrait dire plutôt syllabique du destin de son enfant : à chaque jours son humble page d&#8217;écriture d&#8217;un avenir. À elle l&#8217;immense responsabilité des <strong>MERtp</strong>.<br />
</em></p>
<p><strong><em>Le Programme, le Projet, les Principes, sont pratiquement constants</em></strong>, <strong><em>et il faut et suffit d&#8217;y croire</em></strong>.</p>
<p><em><strong> Les Méthodes sont plus variées et doivent savoir s&#8217;adapter aux imprévus</strong></em><strong> du long fleuve qu&#8217;est une vie pas toujours si tranquille que cela.</strong></p>
<p><strong><em>Heureusement, maintenant cette lecture de la partition d&#8217;une vie déjà commencée et à maintenir, son interprétation note à note, cette écriture au quotidien, ce tissage patient,  maille à maille du long métrage d&#8217;une existence, cette longue patience parentale, toute cette immense tâche de Sisyphes optimistes et confiants en leurs forces, cela désormais se fait à quatre mains, à deux têtes et à deux cœurs : les papas savent être mères, jouer, materner, patienter, et les mères en profitent pour prendre du recul et du coup regarder en perspective et avec la fierté des pères  leur chef-d&#8217;œuvre commun.</em><br />
</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Vie réussie : vie parlée, vie écoutée]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/04/18/vie-reussie-vie-parlee-vie-ecoutee/</link>
<pubDate>Sat, 18 Apr 2009 09:50:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2009/04/18/vie-reussie-vie-parlee-vie-ecoutee/</guid>
<description><![CDATA[Il n&#8217;y a pas de vie parfaitement réussie, à l&#8217;aune du seul bonheur, qui ne peut être con]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Il n&#8217;y a pas de vie parfaitement réussie, à l&#8217;aune du seul bonheur, qui ne peut être constant.<br />
</strong></p>
<p>Et heureusement sans doute.<br />
Car ce sont les inégalités, les aspérités, les secousses du parcours de la vie qui font prendre conscience de l&#8217;acuité du bonheur des moments heureux, de la profondeur des moments de doute, de désespoir.</p>
<p>Quand on est sorti du « creux » d&#8217;une des vagues de la vie, on mesure le prix de l&#8217;apaisement revenu, de la quiétude retrouvée, de la maîtrise de soi reconquise, et on sourit de ses faiblesses, de ses doutes passés.<br />
<strong><em>Très vite, très tôt, il faut faire prendre conscience à nos petits, à nos tout petits, des sensations d&#8217;apaisement, de bonheur retrouvé après une épreuve, une douleur, une appréhension.</em></strong><br />
Leur apprendre à savourer, à reconnaître le plaisir, le bonheur.<br />
Il faut leur dire le plaisir, le bonheur, les sensations de bien-être, de mieux-être.<br />
Le parler vrai ne doit pas être réservé qu&#8217;aux difficultés, à la douleur, à ce qu&#8217;on a tendance à éviter, à refouler.</p>
<p>Il y a des mots tout simples du bonheur et du plaisir expliqués, traduits, partagés.</p>
<p><strong>Le plaisir et le bonheur sont des droits.<br />
L&#8217;évitement des peines, douleurs, malheurs, est un devoir</strong>.</p>
<p><strong><em>Nous sommes nés « équipés » pour savoir, pour pouvoir éprouver bien des bonheurs simples</em></strong>. Et aucun de ces merveilleux équipements sensoriels que sont la vue, le goût, l&#8217;odorat, le toucher (le contact, les caresses, l&#8217;exercice musculaire…) ne devrait être censuré, interdit, réprouvé. Tout devrait être appris, reconnu si éprouvé.<br />
Certes, il y aura peu à peu une « éducation », une sublimation des plaisirs, l&#8217;apprentissage d&#8217;une hiérarchie des plaisirs, un affinement de leur gamme acceptée, tolérée, recommandée par notre culture, nos habitudes  familiales, sociales.</p>
<p><em><strong>Mais rien d&#8217;emblée ne devrait être censuré</strong>. Un corps est fait pour parler, informer, renseigner sur la couleur, la tonalité de la vie, la vraie vie vécue, éprouvée. Un corps est fait pour être écouté, le corps à soi avec sympathie, le corps des autres avec empathie.<br />
</em></p>
<p><em><br />
</em><strong>Notre corps ne cesse de nous parler</strong>. Son langage, tous ses langages, devraient être appris peu à peu comme une première langue précieuse, indispensable. Une langue bien antérieure à la parole. Une langue pratiquée dès avant la naissance.<strong><br />
</strong><em><br />
</em><strong>Respectons la parole du corps. Et d&#8217;abord celle du corps de nos tout petits.<br />
</strong></p>
<p><strong><em>Un corps parle toujours vrai, qu&#8217;il dise le plaisir ou la douleur, qu&#8217;il joue une partition harmonieuse ou discordante, agréable ou déplaisante pour soi ou pour l&#8217;entourage.<br />
</em></strong></p>
<p><em>Soyons, nous adultes, les interprètes pour nos tout petits, de ce que leur corps leur dit, leur raconte, leur murmure, leur conseille ou leur déconseille. Racontons-leur ce que leur corps à eux, tout petits, a la gentillesse, « l&#8217;intelligence », de nous raconter à nous adultes qui sommes certes des dieux tout puissants mais qui ne saurions peut-être pas tout lire sans cette confiance d&#8217;un corps qui sait qu&#8217;il peut parler librement.</em><strong><br />
Oui, il y a une intelligence du corps, qui dès avant la naissance et tout au long de la vie sait parler à sa façon, souvent immédiate et pertinente.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un bain linguistique corporel.<br />
<em>Cette merveilleuse langue du corps, des corps, nécessite un apprentissage, une familiarisation, une imprégnation, un bain linguistique, un peu comme pour une langue étrangère<br />
</em></strong>Il faut que l&#8217;enfant, très tôt ressente cette communion linguistique, cette  quasi identité des sensations éprouvées, <em>(par les humains mais aussi par les animaux)</em>, de la gamme infinie des joies, satisfactions, plaisirs, jouissances, mais aussi des déplaisirs, peines, désagréments, douleurs…, que nous, adultes, éprouvons nous aussi ce qu&#8217;eux enfants non parlants ou encore mal parlants ne savent pas bien démêler, discriminer, qu&#8217;ils ne savent pas encore ou suffisamment bien « mettre en mots ».</p>
<p><strong><em>Traduisons en mots vrais les sensations vraies que nous savons bien, que nous voyons bien, que notre tout petit éprouve, que nous reconnaissons avoir éprouvées autrefois ou à d&#8217;autres moments ou que par chance nous éprouvons en même temps que lui</em></strong>. C&#8217;est la moindre des tendresses pour nos tout petits à nous, c&#8217;est la moindre des générosités, des obligations pour d&#8217;autres tout petits que nous croisons.<br />
<strong><em>Nous serons de bons interprètes, de bons traducteurs</em></strong>, nous qui avons l&#8217;expérience, le vécu, <em>si nous n&#8217;avons personnellement ni censures, ni tabous, ni interdits remontant à notre propre éducation</em> ( il faut alors apprendre – seul ou non &#8211; à s&#8217;en libérer), ne plus avoir de préjugés, de dégoûts devant les « propos » souvent très crus, très réalistes des corps.<br />
<strong><em>On devrait toujours parler à un tout petit, toujours lui dire, lui raconter tout ce qui se passe en lui, tout ce qui sans doute va se passer en lui, comme en chacun de nous</em></strong>.</p>
<p><strong>Surtout ne pas s&#8217;indigner, ne pas culpabiliser, car rien ni personne ne peut empêcher un corps d&#8217;exprimer, de « sortir » ce qu&#8217;il a à dire</strong>. Si on l&#8217;en dissuade, si on l&#8217;en empêche, il saura trouver d&#8217;autres « langages », d&#8217;autres voies, d&#8217;autres issues, d&#8217;autres sorties de secours &#8211; ce sont toutes les somatisations &#8211; pour tenter de clamer ce qu&#8217;il veut et doit dire pour son équilibre, pour le bien-être ou le mieux-être auxquels il a droit.</p>
<p><strong>Il y a dans tout corps un écosystème qui plonge dans l&#8217;écosystème plus vaste du milieu de vie.<br />
<em>Les organes sensoriels, la peau en particulier, en sont l&#8217;interface, et les sensations que le corps sait générer sont ce langage primal, vital et infiniment riche et nuancé.<br />
</em></strong></p>
<p><strong><br />
On ne peut faire taire un corps, comme on ne saurait faire taire un inconscient.<br />
<em>L&#8217;inconscient sait parler, contourner les interdits, les refoulements, par la voie royale des rêves (que sait remonter en sens inverse le psychanalyste), les propos plus frustres et moins hermétiques peut-être des actes manqués, des lapsus, des jeux de mots, des oublis…<br />
Les somatisations du corps ce sont ses « contorsions », ses détours, ses codes &#8211; nous revoilà  aux langages &#8211; pour parvenir quand même à nous dire, ce qu&#8217;il doit « sortir », « exprimer » pour s&#8217;en libérer.<br />
</em></strong></p>
<p><strong><em><br />
</em>Le tout petit ne comprendra pas ces mots ? Peu importe ! Il reconnaîtra la « musique »</strong>, la tonalité heureuse ou désolée, compatissante &#8211; pour lui – de vos mots à vous, de ces commentaires vrais, sincères, et « affectifs »,  que vous faites à chaud de l&#8217;évènement que lui seul vient de vivre, de ressentir dans son corps, ou vous que vous seul(e), ou vous deux ou tous ensemble venez d&#8217;éprouver.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Affectivité]]></title>
<link>http://cartablefle.wordpress.com/2009/04/02/affectivite/</link>
<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 12:29:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdubreucq</dc:creator>
<guid>http://cartablefle.wordpress.com/2009/04/02/affectivite/</guid>
<description><![CDATA[La raison constitue la chair d’un enseignement-apprentissage et l’affectivité en est le sang : aucun]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><blockquote><p>La raison constitue la chair d’un enseignement-apprentissage et l’affectivité en est le sang : aucun des deux ne peut marcher seul, sauf à consentir à la naissance d’un <span style="font-weight:bold;">corps mort</span>.</p></blockquote>
<blockquote><p>Louis Porcher</p></blockquote>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Moulins à paroles]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/03/19/moulins-a-paroles/</link>
<pubDate>Thu, 19 Mar 2009 08:31:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2009/03/19/moulins-a-paroles/</guid>
<description><![CDATA[Ce petit conte en hommage ému à Sandrine Herman, Pascal Courtin, Jérémie Boroy, au Dr Jean Dagron et]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:right;"><em>Ce petit conte en hommage ému<br />
à Sandrine Herman, Pascal Courtin, Jérémie Boroy, au Dr Jean Dagron<br />
et à tous les formidables acteurs du film <a href="http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/42-citoyennete/107555-reportage-sourds-et-malentendus%C2%A0-ecole-bilingue" target="_self">« Sourds et malentendus »</a></em><em>,<br />
à Carole Gaessler si chaleureuse et si sincère,<br />
et à tous ces enfants sourds-muets redevenus si vivants et si heureux<br />
grace à la Langue [Française] des Signes<br />
</em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Moulins à paroles</p>
<p> </p>
<p>C&#8217;était un temps où les moulins à vent savaient se déplacer.<br />
Le jour, ils restaient sagement chacun sur sa colline.<br />
Toute la force du vent ils la prenaient à pleins bras tournants<br />
Et moulinaient menu le froment en fine farine<br />
Pour le pain et la force des hommes.</p>
<p>Mais la nuit venue, ils prenaient doucement leur envol<br />
Et se posaient sans heurt<br />
Près d&#8217;un Moulin ami, d&#8217;une douce Mouline.<br />
Ils étaient si discrets, et les meuniers dormaient si fort<br />
Qu&#8217;ils croyaient seulement, au matin revenus,<br />
Avoir fait un songe étrange où ils voguaient dans les airs.</p>
<p>Ainsi alors se multipliaient les moulins :<br />
Une nuit, maman Mouline, qui avait bien forci,<br />
Déposait sur une colline proche<br />
Un gentil bébé moulinet.<br />
Et chaque nuit, elle revenait<br />
Caresser du bout de ses ailes<br />
Douces comme des antennes de libellule<br />
Son moulin tout petit.</p>
<p>Peu de paroles,<br />
Tout au plus quelques murmures de brises<br />
Chantonnés doucement.<br />
Mais beaucoup de mots-caresses du bout des ailes<br />
Qui savaient se plier et se faire enveloppantes.<br />
Souvent aussi, papa Moulin, venait, très fier,<br />
Jouer avec son bébé<br />
Et, très haut, très fort,<br />
Du bout de ses longs bras<br />
Il le faisait sauter haut et rire de peur et de bonheur.</p>
<p>C&#8217;était trop beau.<br />
Un meunier s&#8217;éveilla en plein vol,<br />
Comprit et, sitôt atterri, dénonça le manège.<br />
Plein de courroux, le Roi<br />
Interdit ces transports.<br />
Et chaque moulin désormais<br />
Demeura rivé sur sa colline.<br />
Et triste, esseulé, il se tua à la tâche,<br />
Moulinant comme un furieux<br />
Trop vite, trop fort,<br />
Comme dit la chanson.</p>
<p>Désespérés, les moulins captifs ne pouvaient que se voir<br />
Entre voisins de collines<br />
Et revivaient en pensée leurs sorties nocturnes<br />
Et tous les bonheurs d&#8217;antan<br />
Qui leur manquaient tant,<br />
Et plus encore les mots-souffles<br />
Les murmures de leurs échanges,<br />
Ce langage d&#8217;une vie pleine et vraie de moulin heureux.<em><br />
</em></p>
<p>Ce besoin de s&#8217;entendre à nouveau<br />
Fut plus fort que tous les interdits.<br />
Peu à peu, les moulins s&#8217;apprirent l&#8217;un l&#8217;autre<br />
À se faire signe,<br />
Discrètement, du bout des ailes,<br />
Comme nous faisons du bout des doigts.</p>
<p>Cette souplesse progressa très vite<br />
D&#8217;un moulin à l&#8217;autre<br />
D&#8217;une génération à l&#8217;autre :<br />
Les moulins surent plier deux de leurs bras<br />
Le long du corps.<br />
Et au bout des deux autres, encore plus souples,<br />
(Avec comme une épaule, un coude et un poignet),<br />
Des sortes de doigts, pouvaient s&#8217;agiter en tous sens.<br />
Et même les corbeaux, craignant d&#8217;être attrapés comme mouches<br />
Passaient bien au large<br />
Quand ils les voyaient se gratter le dos, la tête<br />
Et s&#8217;envoyer des messages<br />
De leurs longs bras souples<br />
De sémaphores devenus intelligents.</p>
<p>Et rien désormais ne put empêcher ces échanges :<br />
Il aurait fallu leur couper les bras, les ailes<br />
En faire des infirmes moteurs<br />
Pour les rendre à nouveau sourds et muets.<br />
Et leur langue des signes<br />
S&#8217;enrichit bien plus que celle des misérables sémaphores<br />
Sans pensée autonome ni initiative,<br />
Nourrie qu&#8217;elle était de tant d&#8217;anciennes tendresses<br />
Restées dans les mémoires.</p>
<p>Et désormais chaque colline eut son émetteur<br />
Qui s&#8217;agitait au grand jour :<br />
Il y avait des commères,<br />
(Des moulines à la retraite),<br />
Qui ne cessaient de se faire passer<br />
Tous les faits et gestes des humains<br />
Qu&#8217;elles voyaient si bien de leurs hauts.</p>
<p>Des maîtres-moulins s&#8217;enseignaient des astuces de métier<br />
Des savoir-faire d&#8217;antan.<br />
Il leur arrivait souvent de rendre service<br />
Et du bout d&#8217;une aile pointée comme un index<br />
De montrer aux gendarmes<br />
L&#8217;enfant perdu qu&#8217;ils avaient vu s&#8217;égarer.</p>
<p>Mais jamais, non, jamais on ne vit<br />
Moulin dénoncer un voleur poursuivi.</p>
<p>James Angibaud</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Documents à voir ou revoir d'urgence]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/03/17/993/</link>
<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 10:35:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2009/03/17/993/</guid>
<description><![CDATA[Rapidement et dans l&#8217;urgence, ces quelques notes concernant des documents à voir ou revoir 1) ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Rapidement et dans l&#8217;urgence, ces quelques notes concernant des documents à voir ou revoir<br />
</strong></p>
<p><strong>1) « Sourds et malentendus »<br />
<em>Une exceptionnelle émission qui était animée par <span style="color:#363636;">Carole Gaessler ce 3 mars 2009.</span></em><br />
</strong></p>
<p><span style="color:#363636;">Elle n&#8217;est plus disponible dans son intégralité, mais j&#8217;ai eu le bonheur de retrouver après de longues errances dans le Net, les vidéos des meilleurs passages de l&#8217;émission (ils étaient tous excellents, passionnants).<br />
</span></p>
<p><span style="color:#363636;">Régalez-vous, et grand merci au site <a></a></span><a>www.curiosphère.tv<span style="color:#363636;"> :<br />
</span></a></p>
<p><a> </a></p>
<p><a href="http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/42-citoyennete/107553-reportage-sourds-et-malentendus%C2%A0-seule-sourde-a-lecole">http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/42-citoyennete/107553-reportage-sourds-et-malentendus%C2%A0-seule-sourde-a-lecole</a><span style="color:#363636;"> (5&#8242;5&#8221;)<br />
</span></p>
<p><a href="http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/42-citoyennete/107554-reportage-sourds-et-malentendus%C2%A0-premiere-amie"><strong><em>http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/42-citoyennete/107554-reportage-sourds-et-malentendus%C2%A0-premiere-amie</em></strong></a><span style="color:#363636;"><strong><em><br />
</em></strong></span></p>
<p><a href="http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/42-citoyennete/107555-reportage-sourds-et-malentendus%C2%A0-ecole-bilingue"><strong><em>http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/42-citoyennete/107555-reportage-sourds-et-malentendus%C2%A0-ecole-bilingue</em></strong></a><span style="color:#363636;"><strong><em><br />
</em></strong></span></p>
<p><a href="http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/5-vie-scolaire/107134-reportage-scolarisation-de-mohammed-sourd-profond"><strong><em>http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/5-vie-scolaire/107134-reportage-scolarisation-de-mohammed-sourd-profond</em></strong></a><span style="color:#363636;"><strong><em><br />
</em></strong></span></p>
<p><span style="color:#363636;"><strong><em>Excellent (et avec des extraits vidéos du documentaire)<br />
</em></strong></span></p>
<p><a href="http://wiki.france5.fr/index.php/SOURDS_ET_MALENTENDUS">http://wiki.france5.fr/index.php/SOURDS_ET_MALENTENDUS</a></p>
<p><em>3 vidéos de l&#8217;émission, <a href="http://www.telleestmatele.com/article-28888427.html" target="_self">sur le site</a></em><em>:</em></p>
<p>1) <a href="http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/42-citoyennete/107553-reportage-sourds-et-malentendus%C2%A0-seule-sourde-a-lecole">http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/42-citoyennete/107553-reportage-sourds-et-malentendus%C2%A0-seule-sourde-a-lecole</a></p>
<p>2) <a href="http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/42-citoyennete/107554-reportage-sourds-et-malentendus%C2%A0-premiere-amie">http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/42-citoyennete/107554-reportage-sourds-et-malentendus%C2%A0-premiere-amie</a></p>
<p><em>3) <a href="http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/42-citoyennete/107555-reportage-sourds-et-malentendus%C2%A0-ecole-bilingue">http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/42-citoyennete/107555-reportage-sourds-et-malentendus%C2%A0-ecole-bilingue</a> </em></p>
<p> </p>
<p><strong>2) Boris Cyrulnik était l&#8217;invité de l&#8217;émission « Empreintes » du 13/03/2009<br />
</strong></p>
<p><a href="http://www.france5.fr/et-vous/France_5_et_vous/Demandez_le_programme/LE_MAG/LE_MAG_N_11_2009/articles/p-1960-Empreintes_Boris_Cyrulnik_br_a_l_assaut_du_malheur.htm">http://www.france5.fr/et-vous/France_5_et_vous/Demandez_le_programme/LE_MAG/LE_MAG_N_11_2009/articles/p-1960-Empreintes_Boris_Cyrulnik_br_a_l_assaut_du_malheur.htm</a></p>
<p><span style="font-family:Arial;font-size:10pt;">Mais cela nous mène à la même page – fort intéressante tout de même.<br />
</span></p>
<p><span style="font-family:Arial;font-size:10pt;">Voici <strong><em>le lien direct qui mène au documentaire intégral de l&#8217;émission</em></strong><br />
<a href="http://www.france5.fr/videos/?id=3367" target="_self">« Empreintes avec Boris Cyrulnik »</a><br />
</span></p>
<p><span style="font-size:10pt;"><span style="font-family:Arial;">Je vous reparlerai de cette émission, car j&#8217;ai pu (miracolo !) l&#8217;enregistrer en direct…<br />
Et vous aussi pourrez sans doute l&#8217;enregistrer, c&#8217;est disponible jusqu&#8217;au 20 (encore 3 jours), et c&#8217;est un document exceptionnel où Boris Cyrulnik nous raconte avec beaucoup de retenue encore anxieuse le trauma qu&#8217;il a subi à 2 ans quand il a « perdu » sa mère, puis son père, et quand lui-même, à 6 ans ½ a eu la lucidité et la force résilientes &#8211; « j&#8217;ai été bien tricoté par ma mère » nous dit-il – de s&#8217;évader <a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/02/01/une-prison-de-fils-de-laine/" target="_self">en gare de Bordeaux</a>.</span><strong><br />
</strong></span></p>
<p><strong><br />
3) Et notez que ce soir mardi 17, 20h 35, sur la 5, Boris Cyrulnik sera – très probablement &#8211; l&#8217;invité d&#8217;une autre émission « Adopte-moi » :<br />
</strong></p>
<p><span style="font-size:9pt;"><span style="color:black;"><em>«C&#8217;est un échange incessant entre une grande personne adoptante et une petite personne adoptée</em> [...], <em>deux personnes qui doivent apprendre à s&#8217;aimer, presque comme dans un couple amoureux» (<a href="http://teleobs.nouvelobs.com/tv_programs/2009/3/17/chaine/france-5/20/35/adopte-moi"></a></em><a href="http://teleobs.nouvelobs.com/tv_programs/2009/3/17/chaine/france-5/20/35/adopte-moi"></a></span><a href="http://teleobs.nouvelobs.com/tv_programs/2009/3/17/chaine/france-5/20/35/adopte-moi"><em>Boris Cyrulnik, cité dans l&#8217;annonce de l&#8217;émission<span style="color:black;">)<br />
</span></em></a></span><a href="http://teleobs.nouvelobs.com/tv_programs/2009/3/17/chaine/france-5/20/35/adopte-moi"></a></p>
<p><a href="http://teleobs.nouvelobs.com/tv_programs/2009/3/17/chaine/france-5/20/35/adopte-moi"><span style="font-size:9pt;"><span style="color:black;">Bon surf à toutes et à tous.<br />
Je reprendrai à plusieurs reprises, vous vous en doutez, tous ces thèmes qui tous traitent de le construction de l&#8217;enfant et de la reconstruction de l&#8217;homme traumatisé (clin d&#8217;œil à Pomme qui a le courage de reprendre des études de psycho).</span><br />
</span></a></p>
<p><a href="http://teleobs.nouvelobs.com/tv_programs/2009/3/17/chaine/france-5/20/35/adopte-moi"> </a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les mathématiques expliquées à mes filles]]></title>
<link>http://exploraressources.wordpress.com/2009/03/16/les-mathematiques-expliquees-a-mes-filles/</link>
<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 13:09:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>exploratice</dc:creator>
<guid>http://exploraressources.wordpress.com/2009/03/16/les-mathematiques-expliquees-a-mes-filles/</guid>
<description><![CDATA[Ce livre est une occasion de découvrir (ou de redécouvrir) et d&#8217;explorer la nature des mathéma]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignnone" title="Les mathématiques expliquées à mes filles" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/411x2W6UElL._SS500_.jpg" alt="" width="100" height="100" /></p>
<p>Ce livre est une occasion de découvrir (ou de redécouvrir) et d&#8217;explorer la nature des mathématiques, ainsi que plusieurs de ses idées fondamentales, telles que les nombre, le raisonnement, la démonstration, les théorèmes, les notions d&#8217;égalité et d&#8217;identité, le plan cartésien ou les équations.</p>
<p>Le livre comprend sept chapitres, couvrant les thèmes suivants :</p>
<ul>
<li>la nature des mathématiques;</li>
<li>les nombres;</li>
<li>la géométrie;</li>
<li>l&#8217;algèbre;</li>
<li>la géométrie analytique;</li>
<li>les problèmes;</li>
<li>le raisonnement mathématique.</li>
</ul>
<p>En donnant une forme romanesque à son livre, l&#8217;auteur aborde également toute la question de la place et du rôle de l&#8217;affectivité dans l&#8217;apprentissage des mathématiques. De plus, en mettant en scène une jeune fille parmi ses personnages, l&#8217;auteur donne à la lectrice ou au lecteur l&#8217;occasion de réfléchir sur la place des femmes en mathématiques et les façons d&#8217;encourager les jeunes filles à l&#8217;école à apprécier les mathématiques.</p>
<p><strong>Référence<br />
</strong></p>
<p>Guedj, Denis (2008). <em>Les mathématiques expliquées à mes filles</em>. Paris : Seuil.</p>
<ul>
<li> Collection : « Explique-moi »</li>
<li> ISBN-13 : 978-2-02-092823-6</li>
</ul>
<p><strong>Pour en savoir plus</strong></p>
<p>À propos de ce livre :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.editionsduseuil.fr/" target="_blank">http://www.editionsduseuil.fr/</a><br />
<em>(Lien consulté le 16 mars 2009)</em></li>
</ul>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Victor, l'enfant sauvage de l'Aveyron]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/03/13/victor-lenfant-sauvage-de-laveyron/</link>
<pubDate>Fri, 13 Mar 2009 09:30:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2009/03/13/victor-lenfant-sauvage-de-laveyron/</guid>
<description><![CDATA[Voici ce que je notais avant hier dans l&#8217;onglet &#8220;Quoi de neuf?&#8221;: Mercredi 11 mars ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Voici ce que je notais avant hier dans l&#8217;onglet &#8220;</strong><em><span style="text-decoration:underline;"><strong>Quoi de neu</strong></span></em><em><strong>f?&#8221;:</strong></em></p>
<p style="padding-left:30px;"><em><strong>Mercredi 11 mars</strong> <strong>2009:</strong> Moi, l’onglet “<span style="text-decoration:underline;">Quoi de neuf</span>”, j’ai quelque chose de vraiment neuf à vous annoncer: Regardez bien la rangée d’onglets, il y a tout au bout <strong><em>un petit nouveau</em><span>. Bien pressé d’ailleurs, puisqu’il se nomme “</span><span style="text-decoration:underline;">Urgent</span><span>“. Rendez-lui une petite visite afin de voir ce qu’il a de si urgent à vous annoncer. <a href="http://toutpetits.wordpress.com/" target="_self">Retour aux articles du blog</a>,  puis clic sur “Urgent”.</span></strong> </em></p>
<p><strong>Et votre éventuel clic sur le nouvel onglet annoncé </strong><em><strong>&#8220;</strong><span style="text-decoration:underline;"><strong>Urgent</strong></span><strong>&#8220;</strong> </em>était une invitation à voir (ou revoir) un documentaire passionnant diffusé samedi dernier sur France 3:</p>
<p style="padding-left:30px;"><strong><em>&#8220;mercredi 11 mars 2009:<br />
</em></strong>Cette nouvelle page-onglet “Urgent” pour vous signaler des sites ou des événements importants, comme par exemple la possibilité de revoir gratuitement, pendant encore quelques jours des émissions ou des documentaires déjà diffusés.</p>
<p style="padding-left:30px;">Ainsi, <strong><em>ce mercredi 11 mars</em></strong>, je vous engage vivement à revoir <strong><em>sur le site de France3, à partir du blog “toutpetits”</em></strong> et du lien ci-dessous, le très beau documentaire consacré à <strong><span>Victor, l’enfant sauvage de l’Aveyron</span></strong>. Ce document d’une qualité exceptionnelle et d’une petite heure seulement, est l’occasion d’une réflexion profonde sur les thèmes de l’humanité, de l’animalité, de la socialisation, de l’accès au langage…<br />
Je reviendrai à plusieurs reprises sur ces sujets passionnants que l’on pourra regrouper dans un thème plus vaste, déjà abordé d’ailleurs dans le blog : <em>“les enfants sauvages”</em>.</p>
<p style="padding-left:30px;">Donc, pour ce soir, hâtez-vous de voir (ou revoir) ce très beau documentaire encore disponible pour quelques jours:<br />
<a href="http://sud.france3.fr/emissions/52059331-fr.php#para52283892">http://sud.france3.fr/emissions/52059331-fr.php &#8211; para52283892</a>&#8220;</p>
<p style="text-align:left;"><strong>Aujourd&#8217;hui vendredi 13 (jour de chance!), je vous renouvelle donc mon invitation pressante à cliquer sur ce lien:</strong></p>
<p style="text-align:left;"><a href="http://sud.france3.fr/emissions/52059331-fr.php#para52283892">http://sud.france3.fr/emissions/52059331-fr.php &#8211; para52283892</a></p>
<p style="text-align:left;">puis sur le lien de la page atteinte du site sud.france3.fr (avec un petit logo représentant une camera vidéo): <span style="color:#0000ee;text-decoration:underline;"><br />
</span></p>
<p style="text-align:left;">Le lien est toujours présent et actif, ce matin à 10h 10 (l&#8217;heure esthétique des horlogers : le temps nous est donné, offert, et les deux aiguilles ainsi arrêtées à 10h 10 semblent nous tendre les bras&#8230;) . Je ne sais pour combien de temps encore. Mais s&#8217;il s&#8217;éteint, la page du site contiendra sans aucun doute d&#8217;autres infos et liens sur ce thème des enfants sauvages.</p>
<p style="text-align:left;"><strong>J&#8217;ai le projet d&#8217;écrire plusieurs articles sur ce thème, déjà traité superbement par Lucien Malson dans son ouvrage &#8220;Les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Enfant_sauvage" target="_self">enfants sauvages</a></strong><strong>&#8220;.<br />
<em>J&#8217;ai déjà abordé ce thème dans notre blog:<br />
<strong><a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/02/03/devoir-dadoption/">http://toutpetits.wordpress.com/2008/02/03/devoir-dadoption/</a></strong></em></strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong><em><strong><a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/02/03/devoir-dadoption/"></a><a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/01/14/la-langue-maternelle/">http://toutpetits.wordpress.com/2008/01/14/la-langue-maternelle/</a> </strong></em></strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong><em><strong><br />
</strong></em></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mais qu'est-il donc arrivé à Petit-Bout?]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/02/07/mais-quest-il-donc-arrive-a-petit-bout/</link>
<pubDate>Sat, 07 Feb 2009 06:04:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2009/02/07/mais-quest-il-donc-arrive-a-petit-bout/</guid>
<description><![CDATA[Tristesse, sourire et bonne figure Petit-Bout était devenu soudain bien triste. Triste, mais triste]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal"><strong>Tristesse, sourire et bonne figure</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Petit-Bout était devenu soudain bien triste.<br />
<span style="font-style:normal;font-weight:normal;">Triste, mais triste&#8230;<br />
Cela ne se voyait pas bien nettement. Petit-Bout continuait à sourire bien gentiment, bien poliment, à bien s’intéresser à la conversation des autres, son regard droit sur leurs lèvres comme pour guetter leurs paroles, dans leurs yeux s’il était bien en confiance.<br />
Ses yeux, son regard souriaient, comme s’il était bien gai, tout content, tout heureux.<br />
Comme avant.<br />
Avant quand? Avant quoi?<br />
Petit-Bout ne savait pas bien.</span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><em>Maintenant qu’il se sentait triste, il avait l’impression d’avoir toujours eu cette grisaille au fond de l’âme, cette buée sur ses yeux</em> qui estompait la clarté du plus ardent soleil, les couleurs des plus belles fleurs.</span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong><em>Petit-Bout souriait. Encore.</em></strong><br />
Il lui arrivait même de rire. Oui de rire. Aux éclats, même.<br />
On devrait se méfier du rire et de son petit frère le sourire. Ce sont souvent comme des diplomates en pays étranger.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span>« </span><a href="http://wikilivres.info/wiki/Le_Bonheur_des_tristes"><span>Le </span>bonheur des tristes </a>» de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Luc_Dietrich">Luc Die<span>trich</span></a><span>, c’est peut-être cela, cette illusion, cette apparence de bonheur, ce réflexe qui vous tire les lèvres et qui vous plisse les yeux, qui sauve les apparences et affirme « mais oui, ça va bien&#8230; tout </span>va bien. V<span>oyez comme je fais bonne figure ». La politesse a toujours le masque avenant<span>  </span>des<span>  </span>convenances.</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em>La politesse est de la famille mensonge.<br />
<span style="font-style:normal;font-weight:normal;">Dans la famille mensonge, vous demandez la fille ? La voilà, bien souriante, bien gracieuse. Tout le monde ou presque l’a dans son jeu.<br />
Le sourire est un réflexe poli, une défense très convenable.</span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><strong>Apparences</strong></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><strong><span style="font-weight:normal;"><strong><em>Petit-Bout semble toujours content, heureux, en paix avec lui-même, le monde et les autres.</em></strong> Les nuages passent si vite et voilent si peu son regard que personne ne se doute qu’il fuit si loin, si souvent.<br />
Petit-Bout sourit, rit, se fait aussi gentil qu’il peut. Toute sa physionomie, tout son corps, ses attitudes, son comportement, tout dit, proclame même : “Voyez comme je suis gentil, doux, innocent et inoffensif. Vous n’avez vraiment rien à craindre de moi.”<br />
<strong><em>Tous les Petit-Bout de la terre sont ainsi, inquiets et vigilants face à la toute-puissance de l&#8217;adulte inconnu</em></strong>, <em>terrorisés parfois, derrière le masque, le bouclier de la douceur souriante</em> : “Tu ne vas tout de même pas agresser un gentil Petit-Bout comme moi qui déclenche encore son beau et gentil sourire dès que tu lui parles, dès que tu croises son regard.”<br />
<strong><em><span>Le sourire de Petit-Bout, c’est son drapeau blanc, c’est sa bannière des pacifistes, des poètes</span></em></strong><span>, qui voudraient que toujours on soit ensemble à se soutenir mutuellement, à s’aimer de toutes les variantes douces de l’amour, l’amour neutre et désintéressé, ce que M. Curé appelle l’amour de son prochain et que M. Maître appelle la philanthropie.<br />
<em>Petit-Bout ne sait pas tenir rigueur du mal qu’on lui a fait</em>. Il oublie vite et, comme conseille M. Curé, il pardonne les offenses. En fait, il oublie le mal enduré, car il guérit vite, il sait se guérir lui-même, il a ses simples, ses remèdes pour l’âme et le cœur.</span></span></strong></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><strong><span style="font-weight:normal;"><span><strong>Tristesse</strong></span></span></strong></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><strong><span style="font-weight:normal;"><span><strong><span style="font-weight:normal;"><span><span><strong><em><span>Et puis un jour la lumière se fait. Les impitoyables projecteurs de la lucidité, de la clairvoyance</span></em></strong></span></span><span><span><span> lui révèlent la laideur, la méchanceté, les aspérités contondantes et coupantes d’une humanité pressée qui ne peut s’attarder à materner les éclopés.<br />
<em>Alors Petit-Bout devient triste, vigilant et méfiant</em>. Il ne cherche même plus à accrocher un regard, à essayer de lire un improbable effort d’empathie.</span></span></span></span></strong></span></span></strong></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><strong><span style="font-weight:normal;"><span><strong><span style="font-weight:normal;"><span><span><span><em>Le regard est dangereux. Regarder c’est dégainer. Etre regardé, c’est être visé.</em> Petit-Bout pense que regarder l’Autre, c’est le provoquer, lui montrer qu’il est armé. Et Petit-Bout n’a que le drapeau blanc de son humilité.<br />
<span><span><span>Petit-Bout a toujours cherché à adoucir son regard, </span>à en faire </span></span><span><span><span>un regard pacifique, bienveillant, comme il aimerait tant en croiser.<br />
Mais le plus souvent, Petit-Bout lit dans le regard de l’Autre sarcasmes et investigations.<em>Petit-Bout se sent touillé, fouillé par l’Autre du bout de son regard pointu.</em> Alors Petit-Bout évite de croiser le fer, il ne regarde pas droit dans les yeux. Il se concentre sur les lèvres qui semblent en remuant fabriquer les mots, ces armes souvent si dangereuses qui sortent de la bouche de l’Autre.</span></span></span></span></span></span></span></strong></span></span></strong></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><strong><span style="font-weight:normal;"><span><strong><span style="font-weight:normal;"><span><span><span><span><span><span><strong>Lucidité et clairvoyance</strong></span></span></span></span></span></span></span></strong></span></span></strong></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><strong><span style="font-weight:normal;"><span><strong><span style="font-weight:normal;"><span><span><span><span><span><span><strong><em>Maintenant, Petit-Bout est installé dans la clairvoyance triste, dans la lucidité navrée, dans l’indignation résignée, dans l’impuissance acceptée.</p>
<p><em>Il est comme au-delà de la tristesse, loin, bien loin, comme détaché.<br />
<span style="font-style:normal;">Détaché et pourtant toujours présent à ce monde si dur.<br />
<em>Détaché, mais pas replié, pas recroquevillé. Pas encore.<br />
<span style="font-style:normal;">Non, il n’est pas redevenu le fœtus qu’il fut, qui sans doute était si heureux, si bien dans son bain de douceur, de tiédeur, de sécurité.</span></em></span></em></em></strong></span></span></span></span></span></span></span></strong></span></span></strong></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><em>Petit-Bout est lucide maintenant</em>. Et cette lucidité qui lui fait regarder dans les yeux Dame Tristesse le rend plus fort, et même peut-être inaccessible.</span><br />
<span>Petit-Bout aura mal, sans aucun doute encore bien mal, la souffrance n’est pas finie.<br />
<em>Mais la douleur est désormais acceptée. Et du coup mieux supportable.</em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><span><strong><span>Détachement</span></strong></span></span></span><strong></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong><em>Petit-Bout sait que désormais sans doute, il sera toujours triste, toujours un peu désespéré, en tout cas bien déçu, de cette imperfection, de cette navrante bassesse, de ce bug </em></strong></span><strong><em>désolant</em></strong><span><strong><em> qui pousse l’homme à faire souffrir ses semblables.</em></strong></span><br />
<span><em>Maintenant, Petit-Bout est plus loin que la tristesse, il se réfugie quelque part dans un au-delà, une autre contrée qu’il sait peupler d’êtres meilleurs, différents, qu’il se forge de toutes pièces, comme sur mesure</em>, ou qu’il fait revivre et ressuscite, un monde &#8211; <strong><em>sa planète Utop</em></strong> -, où les bons, les gentils, les doux qui lui ont fait du bien, qui ne sont plus là, ont repris<span>  </span>vie et sont à nouveau proches et tout puissants contre le malheur et le désespoir toujours aux aguets.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Survivre :</strong><strong><span> stratégies</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em><span>Petit-Bout serait peut-être mort s’il n’avait découvert tout seul des stratégies pour survivre, s’il n’avait eu en lui des zones de repli où se ressourcer, où reprendre force et espoir.</span></em></strong><br />
<em>Des stratégies ? U</em><em><span>n bien grand mot. Dans le cas de Petit-Bout, de tous les Petit-Bout, il ne s’agit que d’une sorte d’instinct de survie</span></em><span> qui le fait s’adapter aux circonstances, s’y plier sans trop résister le plus souvent.</span><br />
<em><span>En fait, d’instinct, Petit-Bout est un roseau, un Petit-Bout de Roseau, une sorte de flûte de Pan douce et fragile, éternelle et de toutes les contrées, tantôt roseau, tantôt écorce, os ou poterie parfois, toujours simple et rustique mais qui sait si bien chanter les choses douces et modestes.</span><br />
</em><span>Petit-Bout n’a rien du chêne qu’il n’envie même pas d’ailleurs.</span><br />
<em><span>Oui, Petit-Bout plie sous les rafales, Petit-Bout esquive puisqu’il sent bien qu’un rien de raideur, de résistance le briserait.</span></em><br />
<span>Petit-Bout courbe l’échine, Petit-Bout tombe même, souvent. Il se laisse aller en roulades arrière, en dérobades, en glissés, parti-plus là, qui désarçonnent les Mauvais</span>.<br />
<em><span>Petit-Bout a le « bonheur des tristes », la force des faibles,<span>  </span>l’audace des timides parfois</span></em><span>. Il sait regarder ailleurs, penser à autre chose, se taire, se faire petit, encore plus petit, tout petit.</span><br />
<span>Petit-Bout sait se faire judoka face au malheur, </span>et <span>profiter de la force brutale des Mauvais.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong>La planète Utop</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong><span style="font-weight:normal;"><strong><em>Cette contrée imaginaire, ce monde virtuel, où Petit-Bout sait aller se ressourcer c’est sa planète Utop</em></strong>.<br />
<em><span>Utop, l’Utop de Petit-Bout<span>  </span>est peuplée d’êtres bien réels pour lui, réels comme le sont les créations de l’imaginaire, comme le sont les fantômes de la mémoire, tous ces êtres que l’on croit inexistants et qui meublent si bien les songes, les rêves et plus encore les rêveries, ces rêves éveillés</span></em><span>. Tous ceux que l’on croit morts, disparus à jamais et qui sont là si présents sous le regard intérieur.</span></span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong><em>Personne n’est jamais tout à fait mort tant que quelqu’un le fait vivre dans son cœur, dans ses souvenirs</em></strong>. Tant que quelqu’un peut le lire. Tant que la tradition orale colporte ses exploits, ses hauts-faits, ses bienfaits, sesnexploits, sescmérites exceptio</span>nnels.</p>
<p class="MsoNormal"><span><em><strong>Chacun a ses dieux, ses héros</strong></em>.<br />
Petit-Bout en a toute une armée, une armée de bons, de gentils, de puissants. Bons, gentils, puissants à son idée.<br />
Et quand il est en manque de surhommes, de déesses et de demi-dieux, ou quand l’un d’eux faiblit ou fait défaut, Petit-Bout sait bien s’en </span>invent<span>er de nouveaux qui vont résoudre le problème qui se présente, qui sauront faire face avec lui, qui seront en tout cas de bon conseil, de bon soutien, ou qui tout simplement sauront le consoler, le materner, le rassurer, lui redonner force et espoir.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong>Le Pays Là-Bas<br />
<span style="font-weight:normal;"><span><strong><em>La forge de Petit-Bout-Vulcain où il crée ses amis bienveillants et tout-puissants</em></strong>, <em>c’est ce que M. Curé appelle son Âme, ce que M. Maître appelle son Esprit, ce que Maman appelle</em></span><em> son bon petit Cœur, sa grande,</em><span><em> trop grande</em></span><em>,</em><span><span><em>  </em></span><em>Sensibilité, ce que lui Petit-Bout appelle son</em><span><em>  </em></span><em>Pays-Là-Bas où il fait si doux vivre, où Méchanceté, Violence, Mensonge sont proscrits, interdits de séjour.</em></span></span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Petit-Bout s’est toujours demandé d’où lui venait cette énergie qui lui permettait de peupler ainsi mentalement tout cet Olympe où se côtoient ses créations pures, ses dieux, ses amis disparus, ses héros préférés.</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span><strong>Si Petit-Bout est si heureux dans son Pays-Là-Bas, s’il en revient si réconforté, c’est que là-bas, il peut aimer, aimer de toute la force, de tout l’élan de son cœur, se laisser aller à l’admiration, à l’émotion</strong></span></em><span>. Et Petit-Bout sent bien que ces héros, ces amis aiment Petit-Bout comme Petit-Bout les aime. Et Petit-Bout, rasséréné par cette fréquentation insoupçonnée de son entourage retrouve si vite un visage si avenant qu’on ne saurait imaginer qu’il puisse être triste ou même avoir été triste quelque temps.</span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un Papa Papou parmi « 6 milliards d’autres »]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/02/02/un-papa-papou-parmi-%c2%ab-6-milliards-d%e2%80%99autres-%c2%bb/</link>
<pubDate>Mon, 02 Feb 2009 18:54:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2009/02/02/un-papa-papou-parmi-%c2%ab-6-milliards-d%e2%80%99autres-%c2%bb/</guid>
<description><![CDATA[Revoyez je vous prie l’article du 18 janvier http://toutpetits.wordpress.com/2009/01/18/«-6-milliard]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<div><strong></strong></div>
<p><strong></p>
<p class="Publishwithline">Revoyez je vous prie l’article du 18 janvier <a href="http://toutpetits.wordpress.com/2009/01/18/%C2%AB-6-milliards-d%E2%80%99autres-%C2%BB-avec-yann-arthus-bertrand/">http://toutpetits.wordpress.com/2009/01/18/«-6-milliards-d’autres-»-avec-yann-arthus-bertrand/</a></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-weight:normal;">Presque à la fin, je vous orientais vers le site magnifique à bien des titres de Yann Arthus-Bertrand </span><a href="http://www.6milliardsdautres.org/"><span><span style="font-weight:normal;">« 6 milliards d’Autres »</span></span></a></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><span style="font-weight:normal;">Tout en bas ou presque je reprenais, pour vous dire mon admiration d’un des héros de ce formidable hommage à l’humanité, un titre d’</span></span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Des_Papous_dans_la_t%C3%AAte"><span><span style="font-weight:normal;">une célèbre émission de France Culture</span></span></a><span><span><span style="font-weight:normal;">, dont voici l’intégrale du 7 juin 2008, grâce à Dailymotion :<br />
</span></span></span><a href="http://www.dailymotion.com/video/x6a5cx_des-papous-dans-la-tete-a-la-cite-d_creation"><span style="font-weight:normal;">http://www.dailymotion.com/video/x6a5cx_des-papous-dans-la-tete-a-la-cite-d_creation</span></a></p>
<p class="MsoNormal" style="padding-left:30px;"><span style="font-weight:normal;"><em>(« </em></span><span><span><span style="font-weight:normal;"><em>Intégrale de l&#8217;enregistrement en public, le 7 juin 2008, de l&#8217;émission de France culture &#8220;Des papous dans la tête&#8221; orchestrée par Françoise Treussard avec : Dominique Muller, Hélène Delavault, Eva Almassy, Patrick Besnier, Patrice Caumon, Patrice Delbourg, Patrice Minet, Jacques Vallet, Lucas Fournier, Serge Joncour et Hervé Le Tellier.</em></span></span></span><span><span><span style="font-weight:normal;"><em> </em></span></span></span><span><span style="font-weight:normal;"><em><br />
</em></span><span><span style="font-weight:normal;"><em>Une soirée de jeux « avec contraintes » qui a rassemblé, dans un joyeux mélange, les littéraires et les scientifiques sur invitation de la Bibliothèque des sciences et de l&#8217;industrie (BSI) de la Cité des sciences. »</em></span></span><span><span style="font-weight:normal;"><em>)</em></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-weight:normal;"><em>Quelques informations ici également</em> :</span><a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/papous/"><span style="font-weight:normal;">http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/papous/</span></a><span style="font-weight:normal;">, seulement pour que vous savouriez l’humour, la passion des mots…, qui président à cette émission.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><span style="font-weight:normal;"><em>Yann Arthus-Bertrand, lui ne cherche pas à nous amuser, à nous faire rire. Il ne « joue » pas avec les mots et les idées. Il fait œuvre d’ethnologue, et sans doute bien davantage </em>: tant et tant de sagesse, d’humanité agit sur nous comme une sorte de psychanalyse qui nous réconforte, nous lie, nous relie, nous réconcilie avec tous ces innombrables « Autres » si différents et cependant si proches de nous.<br />
<strong>Dans l’article du blog </strong></span></span></span><span style="text-decoration:underline;"><span><a href="http://toutpetits.wordpress.com/2009/01/18/%C2%AB-6-milliards-d%E2%80%99autres-%C2%BB-avec-yann-arthus-bertrand/"><span>« 6 milliards d’Autres avec Yann Arthus-Bertrand »</span></a></span></span><span><span> <span> </span>j’écrivais :</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="padding-left:30px;"><span><span style="font-weight:normal;"><em>« J’ai maintenant « des Papous dans la tête »,</em></span></span><span><span><span style="font-weight:normal;"><em> </em></span></span></span><span><span style="font-weight:normal;"><em>dans les yeux</em></span></span><span><span><span style="font-weight:normal;"><em>, dans les oreilles et dans le cœur , depuis que j’ai entendu</em></span></span></span><span><span><span style="font-weight:normal;"><em> </em></span></span></span><span><span style="font-weight:normal;"><em>ce papa Papou</em></span></span><span><span><span style="font-weight:normal;"><em> </em></span></span></span><span><span><span style="font-weight:normal;"><em>dire avec tant de conviction son souci d’un avenir digne pour son fils,</em></span></span></span><span><span><span style="font-weight:normal;"><em> </em></span></span></span><span><span style="font-weight:normal;"><em>son Petit-Bout Papou</em></span></span><span><span><span style="font-weight:normal;"><em>, d’un avenir conforme à</em></span></span></span><span><span><span style="font-weight:normal;"><em> </em></span></span></span><span><span style="font-weight:normal;"><em>sa civilisation, à sa culture papoue qu’il sent menacée par ce que les missionnaires appellent le progrès et que lui, du plus profond de tout son être sent comme un péril mortel. »</em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><span style="font-weight:normal;"><em>Yann Arthus-Bertrand, lui, invite par le miracle de l’image et du son HD (haute définition, parfaits pour le respect dû à ses hôtes) de vrais Papous, d’une vérité absolue, irréfutable.</em><br />
</span></span></span><span style="font-weight:normal;">Ainsi, je vous recommandais :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;padding-left:30px;"><span style="font-weight:normal;"><em>Essayez de réécouter 25 mn de la formidable émission avec Laurence Piquet : </em></span><a href="http://www.france5.fr/videos/?id=3238"><span style="font-weight:normal;"><em>Vous l’avez à disposition, ici, gratuitement</em></span></a><span style="font-weight:normal;"><em>, pour quelques jours encore.</em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;"><span style="font-weight:normal;"><em></em>Dans cet enregistrement vidéo le papa Papou qui nous interpelle si fort, nous prétendument civilisés, était là, miséreux et sublime à la fois, crevant l’écran.<br />
L’émission est toujours disponible, mais moyennant quelques euros.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-weight:normal;"><em>Je me suis permis de relever à la volée ses propos si dignes, si pétris de bon sens, si pleins d’une absolue sincérité qui le mène, plein d’indignation, aux confins de la colère et de la révolte.<br />
Ces paroles, solennelles et belles comme un poème, comme une incantation, vous les trouvez ci-dessous.</em><br />
<strong><em>J’ai eu la chance de retrouver, sur Dailymotion, « mon » Papou.</em></strong><br />
Regarde-le, admirez-le, compatissez à sa désolation si sincère, et tremblez pour tous les puissants qui piétinent ainsi tout ce qui lie un individu à ses pairs, ses frères et à toute la longue lignée dont il est issu.<br />
La prise de vue est différente, les « paroles » aussi ont été quelque peu modifiées. Écoutez et comparez : l’essentiel est bien là. Le « poème » ci-dessous est la version de la vidéo de Yann Arthus-Bertrand, celle de l’émission de Laurence Piquet.<br />
</span><span><a href="http://www.dailymotion.com/video/x6uw8x_6-milliards-dautres-transmettre_creation" target="_self"><span style="font-weight:normal;">http://www.dailymotion.com/video/x6uw8x_6-milliards-dautres-transmettre_creation</span></a></span><span><span><span style="font-weight:normal;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><span style="font-weight:normal;">Le second « Autre » de cette vidéo n’est qu’un pauvre, très pauvre Papou. Très « primitif », quasi préhistorique, puisqu’il mentionne comme savoir-faire importants de sa civilisation les arcs, les flèches, les haches de pierre… Mais ce papa Papou, ce « sauvage » est infiniment respectable et admirable dans son souci, sa préoccupation, son angoisse désespérée de ne pas avoir pu transmettre à ses enfants aussi l’essentiel de sa culture : la loi traditionnelle et l’art de faire la cour. C’est-à-dire ce qui dans la culture Papou prépare comme il convient à la transmission de la vie.</span></span></span><span style="font-weight:normal;"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-weight:normal;"><em>Voilà ce que j’ai appris à mes enfants :<br />
se percer le nez.<br />
se construire des haches de pierre.<br />
se faire des vêtements en écorce de tapa.<br />
manier les arcs et les flèches, tout ça.</em></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="font-weight:normal;"><em>J’allais leur enseigner notre loi traditionnelle<br />
Et les initier à l’art de faire la cour.<br />
Mais les missionnaires sont venus et m’ont dit :<br />
« Abandonnez vos coutumes !<br />
Elles sont maléfiques ! Elles viennent du diable ! »</em></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="font-weight:normal;"><em>Alors, je n’ai pas transmis nos lois à mes enfants.<br />
Je ne leur ai pas enseigné nos rites.<br />
et aujourd’hui mes enfants volent.<br />
Ils font ces choses que ma loi ne permet pas.<br />
Et le gouvernement arrive,<br />
Les emmène loin de moi et les met en prison.<br />
Tout ça parce que je n’ai pas pu<br />
transmettre nos coutumes à mes enfants.</em></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="font-weight:normal;"><em>Nos méthodes d’instruction étaient très puissantes<br />
et douloureuses.<br />
Si j’avais pu les initier<br />
Mes enfants n’en seraient pas là.<br />
Voilà la loi véritable.</em></span></p>
<p></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un bébé et des notes « de cristal »]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/01/25/un-bebe-et-des-notes-%c2%ab-de-cristal-%c2%bb/</link>
<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 14:06:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
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<description><![CDATA[À J@cky, avec toute mon amitié Un bébé du cristal (de givre, puis de verre) Le titre de l&#8217;ouvr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:right;">À J@cky, avec toute mon amitié</p>
<p><strong>Un bébé du cristal (de givre, puis de verre)</strong><br />
Le titre de l&#8217;ouvrage de René Frydman « L&#8217;irrésistible désir de naissance », publié aux PUF en 1986, ne dit pas toute la formidable richesse de son contenu : rien moins que la saga de la mise au monde du premier bébé éprouvette français : Amandine.<br />
Je cite René Frydman : <em>« L&#8217;aventure du premier « éprouvette français » a duré trois ans. Seulement trois années, mais trois années d&#8217;efforts incessants. Se combinait une triple expérience : humaine, technologique, scientifique. »<br />
</em></p>
<p>Cette  « enfant du givre » et d&#8217;une matrice temporaire de verre est donc doublement de cristal, claire et lumineuse, comme ses enveloppes successives, comme les idées et techniques géniales qui ont permis son avènement, véritable nouvelle Genèse.<br />
Réussir ce miracle de l&#8217;<em>éprouvette</em> fertile fut une <em>épreuve</em>, et Amandine si « réussie », si magnifiquement achevée, la <em>preuve</em> de tant de génie technologique et scientifique, de tant de désir de naissance. Belle et épanouie, <strong><em>Amandine va fêter ses 27 ans ce 24 février 2009.</em></strong></p>
<p style="margin-left:36pt;"><strong><em>« Une Amandine particulière »</em></strong> (<a href="http://www.astrotheme.fr/portraits/5nJU5D3d3wuM.htm">http://www.astrotheme.fr/portraits/5nJU5D3d3wuM.htm</a> ). Je cite<br />
« Le premier bébé éprouvette de France, né le 24 février 1982 à l&#8217;hôpital Antoine Béclère de Clamart (Hauts-de-Seine) (3,520kg et 51cm). La fécondation in vitro fut réalisée par <strong><em>le biologiste Jacques Testart</em></strong>, le suivi de la grossesse et la naissance par <strong><em>le gynécologue obstétricien René Frydman</em></strong> et <strong><em>le chef de service Emile Papiernik</em></strong>, qui l&#8217;ont tous trois présentée à la presse.<br />
En 2002 Amandine a levé son anonymat dans le Journal du Dimanche, en se déclarant « capable de prendre (son) histoire et (son) destin en main ». Elle est étudiante en sciences, donne des cours d&#8217;alphabétisation et désire s&#8217;engager dans l&#8217;humanitaire. »</p>
<p>Je reviendrai bientôt plus longuement sur cet exploit humain.<br />
Pour l&#8217;instant, je voudrais vous faire partager cette pépite que recélaient les pages de cet <em>« irrésistible désir de naissance »</em>, du Pr René Frydman.<br />
Cela bien sûr ne pouvait m&#8217;échapper, moi qui avais essayé de vous faire partager l&#8217;enthousiasme de Françoise Dolto découvrant aux Saintes-Maries de la Mer comment les Manouches musiciens vieillissants  et se sentant sur le point de perdre leur dextérité instrumentale se choisissaient en quelque sorte un tout jeune disciple puisque encore pour trois mois hôte absolu de sa mère et venaient chaque jour, lui jouer longuement de leur mieux encore possible le meilleur de leur répertoire, réalisant ainsi pour ainsi dire d&#8217;instinct une imprégnation ineffaçable.<br />
Relisez pour cela cette fiction en 3 épisodes où je faisais « parler » un petit Manouche pas encore né : <a href="http://toutpetits.wordpress.com/?s=Langages+d%27hommes+et+m%C3%A9moire+d%27outre-m%C3%A8re">http://toutpetits.wordpress.com/?s=Langages+d%27hommes+et+m%C3%A9moire+d%27outre-m%C3%A8re</a></p>
<p><strong><br />
Des notes de cristal (pour accueillir un bébé tzigane)<br />
<em>Voici cette pépite que j&#8217;ai découverte dans l&#8217;ouvrage « L&#8217;irrésistible désir de naissance », du Pr René Frydman :<br />
</em></strong></p>
<p style="margin-left:36pt;"><em>« Parfois la musique vient des profondeurs de l&#8217;accouchée. Un soir de garde, en passant dans un couloir particulièrement calme, j&#8217;avais été surpris par une mélopée qui filtrait d&#8217;une salle de naissance ; c&#8217;était une jeune femme tzigane qui chantait dans la nuit. Elle chantait une berceuse qui enveloppait l&#8217;enfant à venir, un rythme d&#8217;une douceur extrême, qui s&#8217;accélérait lors des contractions, la voix devenant alors plus aiguë sans jamais perdre son caractère mélodieux ; peu à peu l&#8217;équipe de garde était venue s&#8217;assoir par terre, dans le couloir derrière la porte entrouverte, à l&#8217;écoute de cette voix mystérieuse. Moment suspendu… une forte émotion nous avait saisis. Depuis j&#8217;ai appris que chaque tribu Rom possède un répertoire particulier. Tous les chants offrent paroles et musique à l&#8217;enfant dans le ventre de sa mère. Pierre Derlon raconte qu&#8217;un jour, au cours d&#8217;une persécution des Tziganes, tous leurs enfants avaient été enlevés et dispersés à travers la France, tandis que les adultes étaient emprisonnés. Délivrés quelque années plus tard, les gitans parcoururent le pays. Partout ils jouaient au violon des airs de leur tribu, et partout des petits Rom accouraient. Même ceux qui avaient été enlevés très jeunes à leurs parents se souvenaient des airs ancestraux, et répondaient à leurs mélodies. C&#8217;est ainsi que les Gitans bercent leurs « petits loups ».<br />
</em></p>
<p>Cette enveloppe de sonorités, de notes, de perles cristallines, tissée dans la nuit, d&#8217;une voix aimante, était sans aucun doute comme une seconde matrice d&#8217;accueil temporaire qui attendait le bébé tzigane au sortir de son long séjour dans la vraie matrice maternelle.</p>
<p>Je reviendrai bien sûr sur ce thème des « fivettes », de la PAM… , et sur les innombrables questions d&#8217;éthique que cela soulève.<br />
En attendant, je vous confie à la célèbre <a href="http://www.deezer.com/track/298345" target="_self">berceuse de Mozart</a>. Sa mélodie &#8211; et son interprétation &#8211; me semblent assez proches dans leurs variations, leur émotion, de ce que chantait cette jeune femme Rom qui n&#8217;attendait pas les pleurs du bébé à venir pour l&#8217;envelopper déjà, au seuil de son premier grand voyage, d&#8217;une bulle protectrice de vibrations et d&#8217;ondes harmonieuses et aimantes.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[« 6 milliards d’autres » avec Yann Arthus-Bertrand]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/01/18/%c2%ab-6-milliards-d%e2%80%99autres-%c2%bb-avec-yann-arthus-bertrand/</link>
<pubDate>Sun, 18 Jan 2009 13:10:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2009/01/18/%c2%ab-6-milliards-d%e2%80%99autres-%c2%bb-avec-yann-arthus-bertrand/</guid>
<description><![CDATA[YA-B Earth comme Goog Earth ? Assurément, Yann Arthus-Bertrand a désormais, lui aussi, un projet pla]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>YA-B Earth comme Goog Earth ?<br />
<em>Assurément, Yann Arthus-Bertrand a désormais, lui aussi, un projet planétaire.<br />
</em></strong>Les démarches de Yann-Arthus Bertrand et de Google ont quelque chose de similaire dans leur manière de passer d&#8217;un zoom surpuissant qui éloigne de la Terre, puis maintenant, chacun à sa façon, de venir au plus près des terriens.</p>
<p><strong><em>Google Earth</em></strong>, dans ses débuts, en 2005, nous emmenait dans le cosmos, à la poursuite des étoiles et des planètes. La planète Terre était survolée, et nous l&#8217;admirions, si embellie de si loin, un peu comme les premiers cosmonautes s&#8217;extasiaient de la voir si parfaitement ronde et si séduisante dans sa robe couleur de temps, tantôt bleue, tantôt blanche.<br />
Et puis Google s&#8217;est fait de plus en plus curieux, comme un équipage d&#8217;extra terrestres séduits par cette « belle bleue », et qui chercherait où peut-être se poser, de plus en plus proche dans ses longs travellings, bientôt au ras des forêts amazoniennes et même entre les gratte-ciels de Manhattan.</p>
<p><a href="http://maps.google.com/help/maps/streetview/" target="_self">Google Street View</a>, l&#8217;an dernier, nous fait parcourir des rues à la manière d&#8217;un piéton ou d&#8217;un cycliste qui flânerait et regarderait à gauche, à droite… La précision des détails est stupéfiante (cliquez sur la vidéo qui explique le fonctionnement de Street View), l&#8217;atteinte à la vie privée souvent dénoncée (voyez le 2<sup>ème</sup> § de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Google_Street_View" target="_self">l&#8217;article lié de Wikipedia</a>). Et voyez aussi, sur Youtube, <a href="http://www.youtube.com/watch?gl=FR&#38;hl=fr&#38;v=BhXLHoFVYX4" target="_self">la &#8220;réponse&#8221; de Google, à ces atteintes possibles à la vie privée</a><br />
Plus fort encore : Google Earth s&#8217;introduit dans le musée du Prado et zoome maintenant sur les détails d&#8217;une quinzaine de chefs d&#8217;œuvres.<br />
À quand l&#8217;introspection de chacun de nous ?</p>
<p>Mais c&#8217;est en partie déjà fait avec Google Rank qui nous connaît au plus intime par tous les cookies que nous lui livrons à chacun de nos choix de thèmes de recherches et de visites de sites.<br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yann_Arthus-Bertrand"><strong><em>Yann Arthus-Bertrand</em></strong></a><strong><em>, ami des animaux, puis des hommes, de tous les hommes, de « 6 milliards d&#8217;autres » à nous si semblables.</em></strong><br />
Sa démarche, son parcours sont à la fois semblables, mais infiniment plus humains, plus généreux, plus humanistes, et moins fulgurants que ceux de Google (Earth).<br />
Ce projet magnifiquement débuté est le couronnement de toute une vie d&#8217;amour de la nature quasi originelle, celle du Kenya, où il part vivre 3 ans avec son épouse au milieu des Masaï et surtout des lions qu&#8217;il photographie passionnément dans leur cadre naturel.<br />
Tenez lisez donc cet extrait de <a href="http://www.academie-des-beaux-arts.fr/membres/actuel/photographie/yab/discoursyab.htm">son discours de réception à l&#8217;Académie des Beaux Arts en 2008 </a>:</p>
<p style="margin-left:36pt;"><em>« Mon premier modèle, je m&#8217;en souviens, était une superbe blonde. Je vous l&#8217;avoue tout net : je ne connaissais pas son nom lors de notre première rencontre. Mais les premières prises de vue se sont avérées si… captivantes qu&#8217;à plusieurs reprises, elles se sont prolongées toute la nuit…Du coup, j&#8217;ai été présenté à toute la famille, et nous avons vécu trois ans ensemble. C&#8217;était en Afrique, au tournant des années 80.… Vous l&#8217;aurez deviné : mon premier modèle était une LIONNE. Je l&#8217;ai suivie tous les jours pendant trois ans avec ma femme, ma douce Anne, pour une étude de comportement des lions. »<br />
</em></p>
<p>Déjà, en 76, on observe chez Yann Arthus-Bertrand ce besoin de s&#8217;élever pour mieux « embrasser » l&#8217;immensité des paysages africains et cette habitude de  prendre des notes à sa façon, avec son appareil photo, depuis la nacelle d&#8217;une montgolfière. À 35 ans il est célèbre déjà, photographe grand reporter pour Paris-Match et Géo entre autres. Il photographie passionnément chaque année les animaux du salon de l&#8217;agriculture, en</p>
<p><img src="http://toutpetits.files.wordpress.com/2009/01/011809-1310-6milliardsd1.jpg" alt="" align="left" />compagnie de leurs propriétaires. Et avec une telle netteté, une si belle « mise en page » qu&#8217;on se demande quel est pour lui le sujet principal : l&#8217;homme ou la bête ? Et souvent on se demande si l&#8217;animal, sans doute conscient d&#8217;être l&#8217;objet d&#8217;une attention vraie, d&#8217;un intérêt sincère, ne va pas prendre la parole.</p>
<p><em>« <span style="color:#333333;font-family:Arial;font-size:10pt;">Le fait de mettre côte à côte la personne et l&#8217;animal donnait une dimension différente à la photographie, car le comportement de chacun était modifié : l&#8217;animal se tenait différemment, et la fierté de l&#8217;éleveur était vraiment perceptible. Cela m&#8217;a paru plus beau, plus percutant, de les photographier ensemble. »</span></em>, dit sobrement <a href="http://www.linternaute.com/nature-animaux/animaux/diaporama/photographe-animalier/yann-arthus-bertrand/interview.shtml">Yann A-B dans cette page de l&#8217;Internaute</a>.<br />
<img src="http://toutpetits.files.wordpress.com/2009/01/011809-1310-6milliardsd2.jpg" alt="" align="right" /><img src="http://toutpetits.files.wordpress.com/2009/01/011809-1310-6milliardsd3.jpg" alt="" align="left" />Bien sûr, Yann Arthus-Bertrand  retourne en Afrique, qui lui a révélé la beauté du monde et des êtres vivants, et sa vocation de photographe témoin engagé et militant. Cette fois pour photographier au Rwanda <a href="http://savetheplanet.canalblog.com/archives/2006/09/12/2658821.html">les gorilles de Dian Fossey – que vous retrouverez ici</a></p>
<p style="text-align:right;margin-left:36pt;"> </p>
<p>Il « couvre » une dizaine de Paris-Dakar, et, lui qui utilise et utilisera encore tant et tant les hélicos, a beaucoup de chance en janvier 86 quand il cède sa place à Daniel Balavoine qui va mourir quelques minutes plus tard dans le crash de l&#8217;hélicoptère.<br />
Et puis, il y a la série impressionnante de ces étonnantes photos de <em>La Terre vue du ciel</em>, projet de 1994 qui sera édité (la Martinière -3 millions d&#8217;exemplaires en 24 langues- et sans doute, 10 ans plus tard, à la série documentaire en 5 épisodes <em>« Vu du ciel ». </em>Vous verrez <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yann_Arthus-Bertrand">ici</a> le listing démesuré de ses œuvres, projets et réalisations.</p>
<p>On n&#8217;est donc pas surpris de le retrouver <a href="http://www.canalacademie.com/Yann-Arthus-Bertrand-photographe.html">lauréat en 2008 de l&#8217;Académie des Beaux-arts de l&#8217;Institut de France</a>, photographié à son tour avec son épouse Anne, qui 42 ans plus tôt, partageait sa passion pour le Kenya, les Massaï et les lions photographiés nuit et jour, trois années durant. Et si vous faites un effort d&#8217;imagination vous ne serez pas surpris de « voir » en sphinx à leurs côtés un de ces lions superbes fixant droit l&#8217;objectif qui l&#8217;honore de son attention. Et la sublime silhouette d&#8217;un guerrier Massaï n&#8217;aurait pas déparé l&#8217;arrière-plan en lieu et place de l&#8217;huissier qu&#8217;on aperçoit…</p>
<p>Je vous laisse le soin et le plaisir de découvrir d&#8217;autres facettes de cette vie et de ses perspectives.</p>
<p><a href="http://www.6milliardsdautres.org/"><strong>« 6 milliards d&#8217;Autres »</strong></a><strong>, le plus récent projet de Yann Arthus-Bertrand.</strong></p>
<p><strong><span style="font-weight:normal;">Sans doute son projet le plus ambitieux, déjà magnifiquement engagé, depuis 2003.<br />
Le plus extraordinaire est sans doute la survenue de ce besoin irrépressible de s&#8217;intéresser désormais aux hommes au moins autant qu&#8217;au coin de terre où ils vivent.<br />
Ainsi à la manière de Google Earth, Yann Arthus-Bertrand, est descendu de ses hauteurs – lui par accident – au niveau des hommes :<br />
« Y A-B Terre » devient « Y A-B Terriens » comme Google Earth est devenu Google Street View.</span></strong></p>
<p><strong><em>Mais avec de tout autres motivations</em></strong>. Je lui laisse la parole :</p>
<p style="margin-left:36pt;text-align:left;"><em>« Tout est parti d&#8217;une panne d&#8217;hélicoptère, un jour, au Mali. En attendant le pilote, j&#8217;ai discuté avec un villageois une journée entière. Il m&#8217;a parlé de son quotidien, de ses espoirs, de ses craintes : sa seule ambition était de nourrir ses enfants…<br />
Interrompu dans mon travail pour un magazine, je plongeais dans les soucis les plus élémentaires. Et il me regardait droit dans les yeux, sans plainte, sans demande, sans ressentiment. J&#8217;étais parti photographier des paysages, j&#8217;ai été captivé par ce visage, par sa parole</em>. »</p>
<p>C&#8217;est souvent ainsi, dans un brusque arrêt forcé du cours habituel des choses, un incident sérieux, un accident, une maladie, parce qu&#8217;on a alors le temps, qu&#8217;on est amené à  faire le point, sur son passé et sur le sens de la vie qu&#8217;on menait jusqu&#8217;alors. Le « sens de la vie », justement l&#8217;une des 40 questions posées au cours de cette immense enquête planétaire que Yann Arthus-Bertrand et ses six équipes ont menée aux quatre coins de la planète&#8230;</p>
<p><strong>Une enquête extraordinaire, sur laquelle nous reviendrons sans aucun doute souvent.<br />
</strong>Le désir de rencontrer l&#8217;Autre, si apparemment différent soit-il, en ayant au fond du cœur l&#8217;intime conviction qu&#8217;il est absolument semblable à nous.<br />
Peu importent les apparences, les couleurs de peau, les modes de vie parfois si surprenants même pour des ethnologues :<br />
L&#8217;hypothèse de travail qui sous tend et soutient pareil effort, c&#8217;est que sous toutes les latitudes, maintenant (et sans doute depuis bien des millénaires), depuis que l&#8217;homme est homme, sa carcasse, si laide soit-elle à nos yeux &#8220;civilisés&#8221;,  recèle les mêmes aptitudes au plaisir et à la souffrance. Et c&#8217;est cette universalité des sensations et des sentiments, des réactions affectives aux aléas de la vie,  ce souci sans doute souvent difficile à exprimer, mais néanmoins très réel et comme allant de soi, du sens donné à l&#8217;existence, qui très vite estompe, efface même les différences.</p>
<p>À écouter toutes ces réponses si pensées, si réfléchies, si sincères, on se sent frère, sœur, en tout cas très proche – <strong><em>ami</em></strong> pour tout dire – de chacun de ces hommes ou femmes. Et cela nous fait 6 milliards d&#8217;amis autres, dont il va bien falloir se préoccuper à l&#8217;égal de nous-mêmes.<br />
On a tout à fait le sentiment que ces hommes, ces femmes étaient pour la plupart infiniment fiers d&#8217;être l&#8217;objet d&#8217;une attention sincère. Pour eux il n&#8217;était sans doute point question d&#8217;opposer un « droit à l&#8217;image » et qu&#8217;au contraire ils étaient fiers et heureux de cet <strong><em>accès à l&#8217;image</em></strong> qui est alors <em><strong>un véritable accès à la parole, à l&#8217;affirmation de soi et à la reconnaissance</strong></em>. Et d&#8217;ailleurs quelle qualité d&#8217;image ! Je suis sûr que tous devaient se sentir beaux, en tout cas bien embellis. D&#8217;ailleurs, tous avaient fait des frais pour présenter la plus belle image – corporelle &#8211;  possible d&#8217;eux-mêmes.</p>
<p><strong>J&#8217;ai maintenant « des Papous dans la tête », </strong><em>dans les yeux</em>, dans les oreilles et dans le cœur , depuis que j&#8217;ai entendu <em>ce papa Papou</em> dire avec tant de conviction son souci d&#8217;un avenir digne pour son fils, <em>son Petit-Bout Papou</em>, d&#8217;un avenir conforme à <strong><em>sa civilisation, à sa culture papoue qu&#8217;il sent menacée par ce que les missionnaires appellent le progrès et que lui, du plus profond de tout son être sent comme un péril mortel.<br />
</em></strong></p>
<p>Voyez le très beau site de <a href="http://www.6milliardsdautres.org/"><strong>6 milliards d&#8217;Autres</strong></a><strong>,</strong></p>
<p><strong>Lisez aussi <a href="http://www.actualite-litteraire.com/blog/index.php?2008/12/29/423-6-milliards-d-autres-de-yann-athus-bertrand">cette interview</a><br />
</strong></p>
<p><strong>Essayez de réécouter 25 mn de la formidable émission avec Laurence Piquet : <a href="http://www.france5.fr/videos/?id=3238">Vous l&#8217;avez à disposition, ici, gratuitement</a>, pour quelques jours encore.</strong><br />
Et si vous pouvez essayez d&#8217;aller <span>voir <a href="http://www.grandpalais.fr/fr/Actualites/p-199-A_la_une.htm">l’expo du Grand Palais</a> – bien couverts</span>, il paraît qu&#8217;on gèle sous les yourtes où on peut visionner les vidéos.<br />
Vous pourrez aussi participer aux <a href="http://www.conversationsessentielles.org/nos-evenements/7-exposition-yann-arthus-bertrand/36-presentation.html">Conversations essentielles</a>, les <span style="color:black;font-family:Arial;font-size:10pt;"><strong>17 et 28 janvier</strong> et les <strong>4 et 8 février 2009. </strong>Avec, cerise sur le gâteau, la participation de Boris Cyrulnik, très proche de Yann Arthus-Bertrand.</span></p>
<p><strong> </strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Droits universels du tout petit .]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/12/12/droits-universels-du-tout-petit/</link>
<pubDate>Fri, 12 Dec 2008 19:42:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2008/12/12/droits-universels-du-tout-petit/</guid>
<description><![CDATA[En hommage à Nadine Plantevigne, qui a consacré toute sa trop courte vie à la cause des enfants et d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:right;"><em>En hommage à <a href="http://www.michel-adam.net/archive-8-4-2008.html">Nadine Plantevigne</a>, qui a consacré toute sa trop courte vie à la cause des enfants et de leurs familles en difficulté, dans le cadre de l&#8217;ASERC (Association Socio-Educative de la Région Cognac).<br />
</em></p>
<p><strong>Et si on parlait des droits de l&#8217;homme en devenir ?<br />
</strong></p>
<p style="margin-left:36pt;"><em>J&#8217;aurais voulu que cette page soit accessible et modifiable par vous tous, habituellement seulement lecteurs.<br />
Vous auriez pu modifier, effacer, rayer, réécrire… librement.<br />
À condition bien sûr d&#8217;être sincèrement préoccupés du devenir des tout petits, et conscients de leur immense importance.<br />
Aussi, j&#8217;aurais demandé aux plus motivés, aux fidèles de ce blog, d&#8217;assurer la garde de cette page, et tout particulièrement du paragraphe « <strong>Les droits universels du tout petit »</strong>, ci-dessous en gros caractères et en rouge.<br />
<strong>Hélas WordPress ne permet pas cette liberté d&#8217;expression: Mediawiki &#8211; le logiciel de l&#8217;encyclopédie Wikipedia &#8211; le permet, de même que Spip.<br />
Je vais tenter d&#8217;installer un complément mediawiki ou spip à ce blog.</strong></em><em><br />
En attendant, je maintiens l&#8217;ébauche de cette réflexion sur notre idée des <span style="color:#ff0000;">Droits universels du tout petit<span style="color:#000000;"> que lui donnent les <span style="color:#ff0000;">potentialités universelles</span> du génome humain, et sur nos <span style="color:#ff0000;">devoirs universels</span></span></span><span style="color:#000000;"> que cela induit.<br />
</span>Et je compte sur vous pour nourrir, développer cette réflexion collective, en faire une base solide de réflexion à la mesure de notre admiration pour le potentiel que représente chaque tout petit pour notre avenir et celui de l&#8217;humanité.<br />
Faute d&#8217;accès direct à la modification des articles, vous pouvez pour le moment exprimer vos idées dans les commentaires, ou par mail.<br />
</em></p>
<p><strong>Les droits de l&#8217;homme sont toujours d&#8217;actualité.<br />
</strong>10 décembre 2008, journée internationale des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_de_l%27homme">droits de l&#8217;homme</a><br />
Et pourtant, en ce moment même, chez nous, pays (relativement) privilégié, on se dispute lamentablement pour savoir s&#8217;il était opportun ou non d&#8217;avoir créé un secrétariat aux droits de l&#8217;homme. Quelle désolation ! Alors que, partout ou presque dans le monde, des droits élémentaires des hommes, des femmes, des enfants, de quantités de minorités, sont bafoués avec impudence bien souvent en toute impunité.<br />
On n&#8217;est jamais trop nombreux et on n&#8217;en fait jamais trop pour défendre de tels droits.<br />
Mais Bernard Kouchner en veut-il au poste ?&#8230; ou à <strong><em>sa</em></strong> titulaire ? Il est étonnant de voir que c&#8217;est une personnalité UMP qui défende bec et ongles &#8211; superbe et bien faits… &#8211; cette préoccupation humaniste comme devant être une des priorités d&#8217;un gouvernement et pouvant justifier un secrétariat d&#8217;état quelque peu autonome.</p>
<p><strong>Les droits de l&#8217;enfant<br />
<em>Officiellement, pour toutes nos bonnes consciences, des déclarations solennelles.<br />
Mais trop souvent et un peu partout une réalité souvent sordide : Enfants maltraités, exploités, abusés, mis en esclavage.</em></strong><br />
Essayez de lire <a href="http://www.fraternet.com/magazine/inf17_04.htm"><strong>Les Enfants esclaves. L&#8217;Enfer quotidien de 300 millions d&#8217;enfants</strong> &#8211; <em>Martin Monestier</em></a><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Et les droits des tout petits ?<br />
</strong>Ceux dont on pense généralement qu&#8217;ils ne sont sans doute pas encore des enfants, encore moins des adultes en devenir.<br />
On estime habituellement que de la naissance à 2-3 ans (l&#8217;entrée en maternelle), ces êtres imparfaits ne relèveraient guère que des préoccupations et des soins maternels, de la vigilance des services de santé.<br />
Nous savons bien qu&#8217;il n&#8217;en est rien.<br />
Mais il est bon, une fois de plus de rappeler :</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Les promesses universelles du tout petit (si un minimum de droits leur sont reconnus et assurés).<br />
</strong><a href="../2008/01/05/echec-scolaire-bien-trop-frequent/"><!--[if gte mso 9]&#62;  Normal 0   21   false false false  FR X-NONE X-NONE                             &#60;![endif]--><!--[if gte mso 9]&#62;                                                                                                                                            &#60;![endif]--><br />
<em>Relisez cet article, des tout débuts de ce blog.</em></a><strong><br />
Nous avons donc le devoir de tenter d’élaborer ensemble un inventaire des <em><span style="text-decoration:underline;">droits du tout petit</span></em>, des devoirs que cela nous impose, pour ensuite proclamer :<br />
<em><br />
</em></strong><strong><span style="font-size:14pt;color:red;">Les droits universels du tout petit</span><em><br />
Des droits basiques</em></strong><br />
-  vie<br />
- alimentation<br />
- soins physiques<br />
- maintien de la santé<br />
- soins relationnels<br />
- considération, estime, respect, admiration<br />
- amour et affection<br />
- éducation<br />
- formation …<strong></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Devoirs de chaque adulte<br />
Devoirs collectifs<br />
- de groupes<br />
- du corps social</em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Ce qui est indispensable au tout petit</em><br />
</strong>- Une mère sécure et par là sécurisante, suffisamment disponible, tranquille et confiante en l’avenir pour être heureuse de la venue de son enfant.<br />
- Un père présent physiquement et dans l’inconscient de la mère et des enfants.<br />
- Une fratrie (éventuelle) équilibrée<br />
- Une famille élargie accueillante<br />
- Une société solidaire<br />
- &#8230;</p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Souvent il faut un peu</em></strong><strong><em> de chance</em></strong><strong><em>, parfois beaucoup  : soyez cette chance d’un maximum de tout petits de votre entourage.<br />
- </em></strong>Aide efficace en cas de difficulté<br />
- Empathie<br />
- Contacts, solidarités en tous genres<strong><em></em></strong></p>
<p><strong><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;">Certes nous n’avons comme seule légitimité que nos convictions, nos quasi-certitudes, étayées par les observations, la pratique des plus éminents spécialistes de la toute petite enfance.<br />
Il nous faut donc avoir le courage d’affirmer haut et clair ce que nous pensons être des droits inaliénables du tout petit enfant.<br />
Des droits universels, au sens où les différences ethniques n’ont strictement aucune influence sur le génome de tout petit qui vient de naître, quelle que soit sa couleur de peau, la civilisation, la culture, les connaissances et les savoir faire de ses parents.</span></strong></p>
<p><strong></strong><strong><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;"><em>Des <span style="text-decoration:underline;">potentialités universelles</span> : </em></span><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;">C&#8217;est ce que </span><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;">le gé</span></strong><strong><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;">nome humain donne à chaque enfant à sa naissance.<em><br />
Des</em> <em><span style="text-decoration:underline;">droits universels</span></em> à cet accomplissement de tant d’extraordinaires possibilités.</span></strong><strong><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;"> C&#8217;est ce qui revient donc à chaque enfant dès sa naissance</span></strong>.<br />
<strong><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;">Des <em><span style="text-decoration:underline;">devoirs universels</span></em> en faveur de chaque tout petit, pour lequel nous avons une parcelle de responsabilité et même seulement de contact. C&#8217;est ce que </span></strong><strong><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;">nous imposent </span></strong><strong><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;">ces droits si légitimes et universels, et la conscience, l&#8217;obligation de  devoir </span></strong><strong><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;">ne pas </span></strong><strong><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;">manquer la réalisation de pareilles potentialités présentes chez tous à la naissance.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;">En cette terrible période d&#8217;une &#8220;crise&#8221; qui s&#8217;installe, où les droits les plus élémentaires (liberté, alimentation, santé, éducation….) sont donc de plus en plus menacés tout au long des âges, de l’adulte à l’adolescent, à l’enfant, encore plus souvent précarisés, nous sentons bien que si on n’y veille pas avec la plus grande fermeté, le tout petit enfant sera peu à peu considéré comme quantité négligeable, voire encombrante.<br />
Aussi, n’hésitons pas à jeter sur ces pages virtuelles nos convictions, nos idées, nos hypothèses pour cette sorte de charte de la toute petit enfance. La mise en forme viendra plus tard. Pour le moment, osons penser, écrire et agir en accord avec nos convictions.<br />
<em>Bien évidemment, nous ne prétendons pas à l&#8217;universalité de nos souhaits, de nos propositions. Nous voulons seulement souligner, affirmer, clamer que les potentialités à la naissance sont vraiment universelles et presque totalement indépendantes du contexte temporel géographique, ethnique, culturel&#8230; d&#8217;une naissance humaine. </em>Relisez, si vous avez encore le moindre doute, les <a href="http://toutpetits.wordpress.com/?s=Jean+Rostand" target="_self">quelques citations de Jean Rostand</a> éparses dans le blog.</span></strong></p>
<p><strong><em>Quelques textes de référence et de réflexion:</em><br />
</strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_l%27homme_et_du_citoyen_de_1789"><strong>La déclaration des droits de l&#8217;homme et du citoyen de 1789</strong></a><strong><br />
<a href="http://fr.wikisource.org/wiki/D%C3%A9claration_des_Droits_de_l%27Homme_et_du_Citoyen_de_1793">La déclaration des droits de l&#8217;homme et du citoyen de 1793</a><br />
</strong>(le texte sur Wikisource). Voyez aussi, pour la déclaration de 1793, ce site <a href="http://www.prs12.com/spip.php?article1001">(PRS – Pour la République Sociale)</a><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_universelle_des_droits_de_l%27homme">La déclaration universelle des droits de l&#8217;homme</a> de 1948<br />
Vous trouverez encore bien matière à réflexion dans <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_de_l%27homme">cette page Wikipedia</a><br />
<strong><em>Droits et pourtant souffrances des enfants :<br />
</em></strong><a><!--[if gte mso 9]&#62;  Normal 0   21   false false false  FR X-NONE X-NONE                             &#60;![endif]--><!--[if gte mso 9]&#62;                                                                                                                                            &#60;![endif]--> </a><a href="http://www.droitsenfant.com/">Voyez ce site</a><br />
Et celui-ci d’<a href="http://www.unicef.fr/accueil/s-informer/les-droits-de-l-enfant/la-convention-des-droits-de-l-enfant/var/lang/FR/rub/605.html">Unicef-France</a><br />
On sait que les récentes et terribles secousses financières, économique, vont provoquer inexorablement un surcroît de souffrances, de maladies. On n&#8217;en finit pas de constater la multiplication des drames individuels et collectifs, d&#8217;imaginer jusqu&#8217;où on pourra aller de misère, de douleur pour les plus fragiles, alors que tant de « responsables » à des degrés divers prospèrent insolemment.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le rêve, maquilleur compatissant et gardien du sommeil]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/12/07/le-reve-maquilleur-compatissant-et-gardien-du-sommeil/</link>
<pubDate>Sun, 07 Dec 2008 07:20:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2008/12/07/le-reve-maquilleur-compatissant-et-gardien-du-sommeil/</guid>
<description><![CDATA[Inquiétudes… et même angoisses. Petit-Bout n&#8217;a pas que des vilaines pensées à réprimer, il a a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Inquiétudes… et même angoisses.<br />
</strong><a href="http://toutpetits.wordpress.com/?s=Petit-Bout" target="_self">Petit-Bout</a> n&#8217;a pas que des vilaines pensées à réprimer, il a aussi <em>de grandes angoisses qui le taraudent et qui ne sont pas supportables</em>.<br />
<strong><em>Angoisse  de castration possible de Petit-Bout garçon :</em></strong><br />
Tenez, par exemple, quand Petit-Bout-Garçon découvre que sa petite sœur, ou sa petite voisine de toilettes à la crèche ou à la maternelle, n&#8217;a pas un joli petit bout de zizi comme lui, d&#8217;abord il en est sidéré, il la plaint de tout son cœur, persuadé qu&#8217;on le lui a coupé. Mais très vite, il se demande si à lui aussi, pareil grand malheur ne pourrait advenir, d&#8217;autant plus que ce zizi, justement ne s&#8217;est pas montré étanche loin de là et qu&#8217;il lui semble bien avoir perçu – ou imaginé, il ne sait plus très bien tant la peur l&#8217;envahissait &#8211; comme des menaces de ciseaux ou de grand couteau certain matin d&#8217;inondation et d&#8217;exaspération parentale.<br />
<strong><em>Angoisse de castration subie à son insu par Petit-Bout fille :</em></strong><br />
Et d&#8217;une pierre deux coups, sa petite voisine qui elle aussi le contemple avec des yeux ronds et découvre en même temps que lui l&#8217;étonnante différence des sexes, est en train de se monter la version petite fille de l&#8217;angoisse de castration, <em>persuadée qu&#8217;elle aussi en avait un de zizi, bien joli, mais qu&#8217;on a dû le lui couper, et comble de malheur et d&#8217;angoisse, sans qu&#8217;elle s&#8217;en aperçoive, sans doute dans son sommeil, quand elle était bébé.<br />
C&#8217;est simple comme tout : deux terribles blessures fantasmées, comme en miroir : on me l&#8217;a coupé pense douloureusement Petit-Bout-Fille, on va sûrement me le couper s&#8217;imagine avec terreur Petit-Bout-Garçon.</em><strong><br />
</strong></p>
<p><strong><em>Pareille angoisse est tout bonnement intolérable</em></strong> – même à l&#8217;âge adulte &#8211; <em>et ne peut rester longtemps sur le devant de la scène de la conscience d&#8217;un tout petit</em>.<br />
Heureusement <em>le service du maintien de l&#8217;ordre intérieur dont on a déjà parlé pour les vilains sentiments va vite entrer en action</em> et refouler vite fait ces pensées insupportables. <strong><em>Ces interdits de séjour vont être reconduits énergiquement à la frontière du conscient et embarqués dans les charters de l&#8217;oubli, destination inconscient et sans billet de retour</em></strong>…<br />
<em>Seulement, voilà, ces vilains sentiments, ces désirs censurés, ces angoisses, tous ces complexes sont puissants et les mauvaises pensées qu&#8217;ils génèrent se débattent dans la prison de l&#8217;inconscient</em> pis que des serpents dans le panier d&#8217;un chasseur de vipères, pour revenir à l&#8217;air libre, pour avoir droit de vie, pour s&#8217;exprimer.<br />
Mais si  on les laisse s&#8217;exprimer, raconter toutes leurs horreurs, projeter d&#8217;abominables visions, <em>Petit-Bout va à nouveau s&#8217;angoisser et, à coup sûr, il tombera malade, malade de ses pensées et des frayeurs qu&#8217;elles provoquent.</em></p>
<p><strong><em>Mais le service de répression des interdits a plus d&#8217;un tour dans son sac</em></strong>, et <strong><em>il autorise aux interdits de séjour en zone de conscience quelques sorties nocturnes</em></strong>, <em>à la condition expresse que ces sorties semi-clandestines, ces permissions de nuit, soient aussi discrètes que possible et que surtout elles ne dérangent pas Petit-Bout dans son sommeil</em> et que même si Petit-Bout pense voir dans son sommeil quelque chose ou quelqu&#8217;un, <strong><em>que cela surtout ne le réveille pas.<br />
Mieux, il faut que le rêve soit une version présentable des horreurs imaginées ou des désirs inavouables, il faut que le rêve arrange le réel refoulé et le travestisse suffisamment pour qu&#8217;il ne soit pas reconnu, pour qu&#8217;il ne déclenche pas l&#8217;angoisse qui réveillerait en sursaut</em></strong><br />
<strong><em>– le rêve serait alors un cauchemar &#8211; mais que néanmoins il fasse autant de plaisir à Petit-Bout que s&#8217;il se laissait aller à ses désirs.<br />
</em></strong>Ainsi le service de répression des interdits va réaliser des versions soft des films d&#8217;horreur dont la conscience n&#8217;a pas voulu.</p>
<p><strong>Beau travail que le travail du rêve ! Chapeau, le scénariste ! Génial le metteur en scène !</strong><br />
Ces productions, ces rêves qui, au réveil, paraissent étonnants, bizarres, farfelus, ont révisé (re-visionné) les inquiétudes de la veille sans angoisser Petit-Bout<br />
Ces versions cool sont si éloignées du réel qu&#8217;elles interprètent, que Petit-Bout à son réveil a souvent l&#8217;impression d&#8217;avoir vécu une sorte de petit film surréaliste sans queue ni tête auquel il ne comprend rien et qu&#8217;il oublie d&#8217;ailleurs très vite :<br />
Ainsi, s&#8217;il s&#8217;en souvient, il va se demander par exemple pourquoi diable Tante Dany, <em>celle qu&#8217;il n&#8217;aime guère</em>, est venue lui rendre visite dans son rêve, et <em>en tenue d&#8217;infirmière !&#8230;</em>, et pourquoi – ce qui le fera bien rire &#8211; <em>elle coupait à ras les queues des fleurs de son bouquet</em>. <strong><em>Ainsi la castration si angoissante est tout de même vécue, et plusieurs fois même, mais tellement transposée et atténuée que Petit-Bout à son réveil est réconforté par ce rêve comme s&#8217;il avait eu le courage d&#8217;affronter l&#8217;épreuve tant redoutée… et comme s&#8217;il en sortait vainqueur.</em></strong></p>
<p><strong>Comme les contes, les rêves transposent et arrangent le réel trop dur, maquillent les figurants, changent s&#8217;il le faut les décors, les lieux et les époques</strong>.<br />
<em>Au sortir de ces épreuves fictives, le Moi de Petit-Bout est plus fort, comme un sportif après un entraînement, comme un jeune soldat peureux après les grandes  manœuvres de nuit.<br />
</em></p>
<p><strong>Parfois le maquillage est impossible, le rêve se fait cauchemar.</strong><br />
Quand les complexes ou les conflits refoulés sont trop puissants, trop noués, au point que le rêve ne peut plus être le gardien efficace du sommeil et que Petit-Bout est réveillé en sursaut par d&#8217;affreux cauchemars, quand les traumatismes passés resurgissent sans le moindre apprêt, viennent et reviennent chaque nuit, parfois même en rêveries, avec un réalisme hallucinant, alors il faut d&#8217;urgence aider efficacement Petit-Bout à la vie empoisonnée par ces tourments auxquels les remèdes habituels n&#8217;apportent pas de soulagement. Les somnifères ne font que masquer la réalité des problèmes. Pire, ils empêchent le travail de rêve : ils anesthésient scénariste, metteur en scène et maquilleur…<br />
<em><strong>Une thérapie ou une analyse vont devoir remonter jusqu&#8217;à ces culpabilisations, ces terreurs, ces conflits, si bien enfouis dans l&#8217;inconscient.<br />
</strong>C&#8217;est Freud qui a inventé la technique qui permet de résoudre ces énigmes, de remonter la filière, avant tout par <strong>le rêve, qu&#8217;il disait être « la voie royale de l&#8217;inconscient ».</strong></em> Une voie royale, jonchée d&#8217;indices que les Sherlock Holmes de l&#8217;analyse savent repérer et démasquer : élémentaire mon cher Sigmund !</p>
<p><strong>Chiffrement et maquillage</strong><br />
<strong><em>Le rêve est maquillé, travesti, codé, chiffré à souhait pour que le conscient n&#8217;y comprenne jamais rien</em></strong><br />
<em>et laisse Petit-Bout dormir en paix</em>.<br />
<em>Seulement, depuis quelque temps le codage fonctionne mal, l&#8217;officier du chiffre a dû se tromper de grille, de code, et le rêve, son message codé qui était censé ne contenir que des séquences acceptables, tout au plus bizarres, drôles, ce message est maintenant un film d&#8217;horreur, d&#8217;épouvante qui dresse Petit-Bout hurlant sur son lit, face à ces évadés blêmes qui ont fait le mur de la prison de l&#8217;inconscient.</em></p>
<p><strong>Il va falloir analyser tout cela</strong><em>.</em> Petit-Bout ne comprend rien. Pire, il ne supporte pas, hurle de terreur au milieu de la nuit, le soir il a peur de s&#8217;endormir. On ne peut pas le laisser ainsi se battre seul contre des terreurs que le travail de rêve ne peut plus résoudre.<br />
<strong><em>Un travail d&#8217;analyse</em></strong> est nécessaire.<br />
En fait c&#8217;est comme si un déchiffreur (l&#8217;analyste) avait en mains  le message codé (c&#8217;est le récit que fait Petit-Bout à son analyste) intercepté et commenté par les renseignements (Petit-Bout). De déduction en déduction, à partir du scénario du rêve et des associations d&#8217;idées que cela provoque chez Petit-Bout, il lui faut, deviner, comprendre le message d&#8217;origine en clair, et par là retrouver la raison sérieuse qui a nécessité le refoulement et le codage des bulles de rêves remontant à la surface le l&#8217;inconscient.<br />
<strong><em>Il faudra ensuite que Petit-Bout comprenne et revive consciemment ce conflit</em></strong> – souvent transposé, transféré, sur la personne de l&#8217;analyste parfois pris à parti et qui peut alors devenir le père, ou la sœur…- dans cette phase ultime, mais c&#8217;est bon signe -, pour qu&#8217;il en soit libéré et que sa vie soit désormais moins douloureuse, qu&#8217;il soit plus efficient et lui-même supportable à son entourage.</p>
<p>On comprend qu&#8217;il faut beaucoup de patience au déchiffreur, beaucoup de messages chiffrés  (de rêves, de cauchemars rapportés, de commentaires de dessins, de modelages, de bavardages, de silences même…, pour élucider le mystère.<br />
<strong><em>On comprend que l&#8217;analyste doit lui-même avoir été analysé</em></strong>, c&#8217;est-à-dire libéré par un autre analyste, sinon ses propres complexes fausseraient en s&#8217;y projetant ses interprétations dans l&#8217;analyse des Petit-Bout qui se confient à lui.<br />
Freud a réussi lui-même en trois ans son auto-analyse, mais c&#8217;était lui l&#8217;inventeur de la science et de la technique qu&#8217;est à la fois la psychanalyse.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Défenses individuelles après une grande souffrance]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/11/30/defenses-individuelles-apres-une-grave-defaite/</link>
<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 09:59:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
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<description><![CDATA[Petits bouts de petits bonheurs pour Petit-Bout anémié affectif Un Petit-Bout malmené qui a survécu,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><em>Petits bouts de petits bonheurs pour Petit-Bout anémié affectif<br />
</em></strong></p>
<p>Un Petit-Bout malmené qui a survécu, ça vivote affectivement, c&#8217;est sobre, ça fait durer bien longtemps les petites bribes de bonheur grappillées çà-et-là : le regard affectueux de Bon-Chien, un câlin de Beau-Chat. Le sourire d&#8217;une dame, un mot gentil, un simple regard pas trop appuyé, un regard encore neutre, encore neuf, qui ne dit pas encore : « Toi, je te connais, jamais content, hein, toujours en manque ! »<br />
Les Petit-Bout apprennent à se contenter de peu.<br />
Les Petit-Bout sont alors de petites cylindrées affectives.<br />
Trop de bonheur d&#8217;un coup, une joie trop intense, ils ne supporteraient sans doute pas. Ou plutôt, c&#8217;est le retour à la grisaille ou à la souffrance qui leur ferait trop mal. Alors, prudents, ils se méfient et s&#8217;aventurent avec des ruses et une lenteur de Sioux en ces contrées peu familières où joies et bonheurs ne sont jamais ni pures, ni durables, où ce sont de brefs éclairs qui font bien ressortir la noirceur de leur quotidien.</p>
<p><strong><em>Anorexie  affective de Petit-Bout<br />
</em></strong></p>
<p>Un Petit-Bout c&#8217;est souvent en matière de nourritures affectives un sous-alimenté chronique. Parfois, c&#8217;est un véritable meurt-de-faim.<br />
Souvent, il a été littéralement empoisonné. On lui a infligé des choses qui font mal, mal au cœur, à l&#8217;âme, si bien qu&#8217;après, Petit-Bout refuse tout, vomit tout, le bon comme le  mauvais : Petit-Bout est intoxiqué, Petit-Bout ne sait plus reconnaître les poisons des bonnes choses. Il arrive alors que Petit-Bout fasse comme une allergie à tout ce qui vient de l&#8217;Autre (l&#8217;Autre humain, car Petit-Bout ne se trompe pratiquement jamais dans sa « lecture » des animaux).<br />
Petit-Bout devenu allergique aux choses du cœur, au regard, au contact, devient fuyant, il ne se laisse prendre ni la main, ni le regard. Il évite, il ne crie ni ne réclame.<br />
Beau-Chat échaudé craint l&#8217;eau froide et Petit-Bout refroidi se méfie de la chaleur humaine.<br />
<em>Petit-Bout est alors en grand danger : son inappétence peut tourner à l&#8217;anorexie affective</em>. Il est à la fois sous-alimenté et comme déshydraté. Pour le sauver, il va falloir éviter de le gaver de force de bons sentiments préfabriqués, pour ainsi dire industriels, style rations de survie ou B A de dames patronnesses.<br />
Les mots, les regards, il en a tant souffert qu&#8217;ils lui font maintenant tous mal, même les bienveillants.<br />
Petit-Bout a besoin de sécurité silencieuse, de sentir près de lui, pendant qu&#8217;il dort ou qu&#8217;il récupère, les yeux fermés, recroquevillé, souvent en position fœtale, une présence, un contact, la certitude dans son état second que là, pour le moment et pour le temps qu&#8217;il faudra, il ne risque rien, il n&#8217;a plus à avoir peur.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La résilience dans tous ses états]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/05/17/la-resilience-dans-tous-ses-etats/</link>
<pubDate>Sat, 17 May 2008 02:26:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
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<description><![CDATA[Résilience et résiliance. Il y a la résilience, celle dont on parle, ce fait si mystérieux dont cert]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Résili<em><strong>en</strong>ce</em> et résili<em><strong>an</strong>ce</em>.<br />
Il y a <strong><em>la résilience</em></strong>, celle dont on parle, ce fait si mystérieux dont certains doutent, ce concept, cette idée, bref : ce mot.<br />
Et puis il pourrait y avoir <strong><em>la résiliance</em></strong> dont on sent, rien qu&#8217;à l&#8217;écriture, qu&#8217;elle est active.<br />
Car ce mot <strong><em>résiliance</em></strong>, ainsi écrit, garde quelque chose de l&#8217;énergie du participe présent d&#8217;un verbe qui serait « <strong><em>résilier</em></strong> ».</p>
<p>On peut dont <em>être résili<strong>en</strong>t passivement</em>, et <em><strong>résilier</strong> activement</em>.<br />
Il y a <em>des <strong>résilients</strong> consommateurs, bénéficiaires passifs, et des <strong>résiliants</strong> donneurs, acteurs</em>.<br />
Les <em>tuteurs de résili<strong>en</strong>ce</em> seraient donc en fait des <em>tuteurs de résili<strong>an</strong>ce</em>, actifs &#8211; mais souvent sans en être conscients : ils émettent en quelque sorte de la résilience dont bénéficient des récepteurs passifs, les futurs résilients.<br />
<em>L&#8217;un fait de la résili<strong>an</strong>ce et </em><em>l&#8217;autre thésaurise de la résili<strong>en</strong>ce, chacun un peu malgré soi. Mais il y a une justice: un <strong>résili</strong></em><strong>en</strong><em><strong>t</strong>, passif au moment de sa détresse, devient presque à coup sûr <strong>résili</strong></em><strong>an</strong><em><strong>t</strong> actif, plein d&#8217;empathie et de sensibilité et d&#8217;ouverture aux autres quand il a surmonté son épreuve, conscient de ce qu&#8217;il doit à <strong>cette banque de solidarité que constitue le phénomène de la résilience:</strong> là encore, rien ne se perd de ces flux d&#8217;énergie.<br />
<strong>Aussi n&#8217;hésitez pas à vouloir délibérément être résili</strong></em><strong>an</strong><em><strong>t actif: Même si vous pensez que vos efforts résili</strong></em><strong>an<em>ts sont inopérants, vous, à coup sûr, serez transformé et plein d&#8217;une énergie nouvelle née du sentiment d&#8217;être en harmonie avec de vraies valeurs humanistes. Dans les pires épreuves, telles que la déportation, les persécutions, </em></strong><strong><em>celles</em></strong><strong><em> et</em></strong><strong><em> ceux qui ont survécu le doivent au fait qu&#8217;ils ont su s&#8217;oublier eux-mêmes pour venir en aide à de plus fragiles, de plus vulnérables qu&#8217;eux. Mais la résili</em>an<em>ce au quotidien, ce ne sont souvent que de petits versements que vous ferez sur le livret d&#8217;épargne affective de vos tout petits, pour bien plus tard, quand leur parcours pourra être jalonné de risques et de souffrances. Vous n&#8217;en serez pas remercié(e) de sitôt, peut-être jamais, tant cela a l&#8217;air d&#8217;aller de soi, mais sachez que vous serez un jour de celles ou de ceux qui auront vraiment compté dans leur vie &#8211; et on les dénombre sur les doigts d&#8217;une main : prenez maintenant quelques minutes et essayez de faire le tour d&#8217;horizon des &#8220;phares&#8221; qui ont éclairé votre vie et qui parfois vous ont peut-être sauvé du désespoir&#8230;</em></strong><em><br />
</em></p>
<p>Les mamans disponibles gorgent leurs nourrissons de bonne et substantielle <em>résili<strong>en</strong>ce</em> dont ils feront usage chaque fois que la vie leur sera dure.<br />
Ces mamans-là – toutes les mamans à qui leur vie quotidienne, leur contexte socio affectif permettent d&#8217;être naturelles, instinctives (j&#8217;oserais dire animales) avec leur tout petit – apportent en plus du lait nourricier qui va réchauffer mais aussi étayer, charpenter le corps, une nourriture affective tout aussi indispensable. Le flux de bon lait riche de ses calories classiques sera alors porteur d&#8217;un surplus d&#8217;énergie, de désir de vivre, de conquérir, de lutter et de résister éventuellement. <em><strong>On pourrait dire qu&#8217;il y a des calories affectives, des calories qui réchauffent le cœur.</strong></em><br />
Les calories classiques se mesurent, se quantifient, se récupèrent.<br />
L&#8217;affectivité est impondérable, immatérielle.<br />
La <strong><em>résili</em>en<em>ce</em></strong> est une des composantes de ce faisceau de forces qu&#8217;est l&#8217;affectivité.</p>
<p><strong>La résili<em>an</em>ce, c&#8217;est la résili<em>en</em>ce voulue pour l&#8217;Autre</strong>.<br />
Mais on est souvent <em>résili<strong>an</strong>t</em> à son insu, on fait de la <em>résili<strong>an</strong>ce</em> sans le savoir, parce qu&#8217;on est ainsi, on fait du bien, sans s&#8217;en douter, à ceux qu&#8217;on côtoie. Et on est parfois plus performant en <em><strong>résiliance</strong></em> avec certains qu&#8217;avec d&#8217;autres qui sont moins en harmonie avec nous.<br />
<em>Certains ont <strong>une sorte de magnétisme résiliant</strong> qui envoie à leurs proches <strong>leurs bonnes ondes résiliantes</strong> sous forme souvent de simples paroles dites comme il faut au moment où il le fallait, de simples contacts stimulants, de simple présence rassurante.</em><br />
<em>De même on est souvent résili<strong>en</strong>t sans s&#8217;en rendre compte</em> : on <em>puise tout naturellement, au jour le jour, en fonction des petites épreuves endurées, dans son <strong>capital résilience</strong>, et le rééquilibrage se fait souvent en douceur </em><em>entre manques et ressources, </em><em>si toutefois un coup trop dur ne nous oblige pas à dilapider, </em><em> voire épuiser </em><em>nos réserves de motivation et d&#8217;énergie, d&#8217;aptitude à rebondir.</em></p>
<p><em>On peut aussi <strong>contribuer à sa propre résilience</strong>, <strong>être auto-résiliant</strong>, <strong>arrondir peu à peu son capital résilience</strong>, par son style de vie par exemple, en évitant certains risques et en s&#8217;efforçant de mériter l&#8217;estime de soi qui est un des plaisirs différés les plus forts et motivants qui soient.<br />
</em></p>
<p><em>En plus de rési<strong>lience</strong> et rési<strong>liance</strong>, les jumelles phonétiques (rézilyance – on entend  chaque fois «zil » puis « yence » / « yance »), j&#8217;aimerais qu&#8217;on adopte aussi leur petite sœur hétérozygote – d&#8217;un autre ovule – donc différente à l&#8217;oreille : rés<strong>illence</strong>, prononcée « réziyance » &#8211; on entend cette fois « zi » puis « yance ». Rés<strong>ill</strong>ence</em> : vous remarquez le <em>i</em> et les <strong>2 l</strong>, et ça sonne « <strong>ye</strong> », et on entend « <strong>résille</strong> ».<br />
<strong><em>Résille</em></strong> : la coquetterie de bien des dames d&#8217;autrefois, ce réseau de mailles qui enserrait et retenait leur chevelure, leur chignon.<br />
<em>La <strong>résille</strong> est un <strong>réseau</strong>.</em><br />
<strong>La <em>résillence</em> serait cette force, cette énergie puisée par le seul fait d&#8217;être inséré (enserré) dans un réseau humain.<br />
</strong>Dans notre Saintonge, on appelle &#8220;crépine&#8221;, &#8220;tèle&#8221; &#8211; toile &#8211; mais aussi  « résille » du « goret » ce que les vétérinaires nomment le péritoine du porc : C&#8217;est ce fragile réseau nourricier qui entoure la masse de l&#8217;intestin grêle, chez le « goret » comme chez nous humains, chez qui son inflammation est la terrible péritonite.<br />
Quand nos paysans font <em>la « tuange dau goret »</em> (la mise à mort du porc à la ferme), ils recueillent soigneusement cette <em>fragile <strong>résille</strong> blanche et rosée</em> qui enveloppe la masse noble des intestins qui tombe en avalanche molle du malheureux goret ouvert et suspendu au « pendail » le bien nommé, et les femmes vont préparer et frire des « crépinettes », des sortes de petites galettes de chair à saucisse enveloppées chacune dans un fragment de la précieuse « <strong>résille</strong> ».<br />
Tout ce détour ethno folklorique pour souligner <em>l&#8217;importance d&#8217;un <strong>réseau</strong>, d&#8217;un filet, la force structurante de la maille, du lien.<br />
Le réseau est toujours plus fort que la simple addition de ses « mailles », de ses éléments.</em></p>
<p><strong><em>Le tout petit nourrisson a besoin pendant 2 ou 3 mois d&#8217;une relation duelle, forte, indéfectible, un réseau à deux mailles si proches qu&#8217;elles semblent n&#8217;en faire qu&#8217;une.<br />
Même si dans les quelques jours qui suivent sa naissance, d&#8217;autres « mailles » sont perçues, entendues, entrevues, flairées.<br />
Mais très vite, va débuter sa structuration sociale, ce maillage affectif vital, ce tricotage de liens si cher à Boris Cyrulnik, tout un réseau de plus en plus ramifié, avec ses bonnes mailles et ses moins bonnes</em></strong> (« vous êtes le maillon faible, Taty Danielle à l&#8217;affection douteuse »…). Une vraie  « <strong>résille</strong> » qui enserre les organes nobles de la vraie vie affective.<br />
Tout une <strong>résillence</strong> donc, qui commence à se mettre en place et contribuera à tenir, à soutenir <strong>par sa force de réseau</strong> autant et plus que l&#8217;ensemble des <strong>tuteurs de résilience</strong> qui le constituent.</p>
<p><strong>Ces nuances phonétiques et graphiques ne sont là que pour faire sentir que la résilience, se constitue, se joue, s&#8217;actualise à plusieurs dans un contexte qui doit être porteur :</strong><br />
<em>- un bénéficiaire souvent inconscient de cette manne affective parce que tout petit ;<br />
- des donateurs, très souvent eux aussi inconscients – de leur prodigalité : la maman, le papa et les tout proches, pour commencer.<br />
- Ces piliers de résilience, de plus en plus nombreux si le tout petit grandissant a de la chance constituent un réseau, un maillage, un tricot de liens, d&#8217;attachements, qui vont structurer la personnalité naissante du tout petit et leur donner sa coloration plus ou moins heureuse, optimiste, dynamique, résistante aux épreuves et désireuse d&#8217;avenir.</em></p>
</div>]]></content:encoded>
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