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	<title>analyse &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "analyse"</description>
	<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 07:42:27 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Poursuivre la dépense publique et "activer" l'investissement privé en 2010]]></title>
<link>http://hirofarepote.wordpress.com/2009/11/28/poursuivre-la-depense-publique-et-activer-linvestissement-prive-en-2010/</link>
<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 04:52:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>hirofarepote</dc:creator>
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<description><![CDATA[De l&#8217;avis de nombreux observateurs, le début de reprise mondiale, perceptible également en Fra]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><em><a href="http://hirofarepote.wordpress.com/files/2009/11/equilibre-1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1140" title="équilibre-1" src="http://hirofarepote.wordpress.com/files/2009/11/equilibre-1.jpg?w=150" alt="" width="150" height="105" /></a>De l&#8217;avis de nombreux observateurs, le début de reprise mondiale, perceptible également en France, est fragile</em></strong>. Le patron du FMI conseille de ne pas baisser la garde. Les plans de relance doivent être menés à leur terme. Le gouvernement américain envisage même un nouveau plan de relance pour conforter les effets du premier plan de relance pourtant relativement massif.</p>
<p><strong>La Polynésie française, système périphérique du système économique et social hexagonal, lié à celui &#8211; ci par le cordon ombilical des transferts publics de l&#8217;Etat, doit encore suivre le mouvement en 2010, <em>à savoir parvenir à réduire la contraction de la demande privée, ou, à défaut, à la compenser par un accroissement d&#8217;ampleur comparable de la demande publique et l&#8217;encouragement aux investissements privés</em>. Ces derniers ont été, en effet, en panne, en partie du fait que le dispositif de défiscalisation locale a été actionné très tardivement</strong> ( une commission majeure des agréments fiscaux s&#8217;est tenue il y a à peine quelques jours).</p>
<p>Mais ils ne se réduisent pas l&#8217;un à l&#8217;autre : c&#8217;est aussi parce que les entreprises et les ménages anticipent des difficultés que les premières réduisent leurs investissements et les seconds accroissent leur épargne.</p>
<p><strong>Le problème, c&#8217;est qu&#8217;en 2009, le Gouvernement Temaru a mal évalué la contraction de la demande privée. Dans mes précédents billets, je l&#8217;avais estimé, grosso modo, à 4-5 % du PIB, soit 25 à 30 milliards de F CFP.</strong></p>
<p><strong> Cette estimation se confirme à grands traits : notre fréquentation touristique est retombée au niveau de celle que nous connaissions à la fin des années 80, nos exportations continuent leur descente aux enfers et la demande locale s&#8217;est contractée du fait de perte de 6.000 emplois. De plus, face aux craintes engendrées par la crise, les ménages polynésiens ont dû accroitre une épargne de précaution qui a accentué la contraction de la demande.</strong></p>
<p><strong>En parallèle, le gouvernement Temaru se réjouit d&#8217;avoir accru de 4 milliards de F CFP, la consommation de crédits d&#8217;investissement au titre de la relance. Mais que pèsent 4 milliards par rapport à 30 milliards de F CFP ? Trop peu, trop tard, tel est, en résumé, le bilan que je fais du plan de relance polynésien du gouvernement Temaru. Notre grand argentier sortant n&#8217;a pas voulu choisir : il avait plutôt le pied sur la pédale de frein une grande partie de l&#8217;année 2009 au lieu d&#8217;actionner la pédale d&#8217;accélération  avec le bon dosage. <em>Freiner à nouveau une relance à peine entamée par des impôts et taxes massifs, c&#8217;était l&#8217;embardée assurée. Je peux donc comprendre la volonté de certains de changer de gouvernement, car la sortie de route était inévitable.</em></strong></p>
<p><strong><em>Conclusion d&#8217;étape : un bon plan de relance est donc d&#8217;abord un plan injectant des fonds publics à hauteur de l&#8217;importance de la récession mesurée et anticipée. Ceci est encore valable pour l&#8217;année 2010, car si amélioration de la conjoncture économique internationale et nationale il y a en 2010, elle sera différée en 2011 en Polynésie.</em></strong></p>
<p><strong><em>Que faut-il continuer à faire ?</em></strong></p>
<p><strong> D&#8217;abord, il doit chercher à ce que les « fuites » de notre circuit économique local soient les moins importantes possibles</strong>. Les « fuites » sont de deux types : il s&#8217;agit des importations induites par le surplus de revenu injecté par le plan de relance (dans ce cas, une partie de la dépense publique profite à d&#8217;autres pays),  ou d&#8217;épargne accrue de la part de ceux qui bénéficient de la relance (et dans ce cas, une partie de la dépense publique est stérilisée au lieu de circuler et d&#8217;engendrer de l&#8217;activité).</p>
<p><strong>Pour réduire ce risque de fuites, il faut donc choisir des types de relance minorant les importations induites</strong>. <strong>Par exemple, l&#8217;investissement en logements sociaux est peu générateur d&#8217;importations, et serait à la fois porteur d&#8217;avenir meilleur pour les nombreux mal logés, facteur de modération des loyers dans le parc privé et source de commandes bienvenues pour le secteur du bâtiment aujourd&#8217;hui très touché par la récession. En 2009, ce programme de logements sociaux a été réduit à la portion congrue.</strong></p>
<p><strong>Quant à l&#8217;épargne, on peut donner un coup de pouce exceptionnel aux plus démunis des ménages polynésiens, ce qui réduit d&#8217;autant l&#8217;épargne de précaution. Il faut donc veiller à ce que la relance soit ciblée sur les ménages les plus dépensiers, c&#8217;est-à-dire les ménages du bas de la première partie de la distribution des revenus.</strong></p>
<p><strong>Ensuite, il faut que l&#8217;argent injecté soit dépensé rapidement. S&#8217;il faut cinq ans pour y parvenir &#8211; c&#8217;est le délai minimal dans certains grands travaux, comme la construction d&#8217;une nouvelle route rapide vers Taravao, les fonds publics arriveront toujours en retard. Or le retard, c&#8217;est plus que du retard : c&#8217;est aussi une aggravation, du fait du cercle vicieux engendré par les anticipations négatives. <em>Ce qui écarte les propositions trop axées sur de grands travaux ou des investissements exigeant du temps et plaide en faveur d&#8217;un soutien aux plus démunis.</em></strong></p>
<p><strong> Cela conduit à privilégier plutôt les mesures qui soutiennent la consommation</strong> (ce qui est en partie contradictoire avec le souci de réduire autant que possible les importations, car les achats de biens de consommation sont très riches en importations). <strong>Mais on peut imaginer une continuation &#8220;mixte&#8221; du plan de relance, sous forme  de continuation des investissements publics mûrs et à l&#8217;utilité sociale incontestable, de détaxation totale des investissements « verts » des entreprises ou des ménages et sous forme d&#8217;aides sociales exceptionnelles aux ménages. Je plaide en ce sens pour un meilleur ciblage de la défiscalisation locale en identifiant des investissements &#8220;ultra-prioritaires&#8221;.</strong></p>
<p><strong><em>Enfin, il faut que cette injection soit réversible</em>. Car elle n&#8217;a pas vocation à durer plus longtemps que la récession et doit pouvoir être arrêtée dès lors que l&#8217;économie est sur la « bonne pente ». </strong><strong>Ce qui écarte par exemple les revendications de type hausse des salaires ou hausse du Smic.</strong><strong> <em>Le but premier d&#8217;un plan de relance n&#8217;est pas d&#8217;instaurer davantage de justice sociale : il est d&#8217;aider à sortir de la récession.</em></strong></p>
<p><strong>En revanche, le versement d&#8217;une prime exceptionnelle aux ménages qui ont des revenus inférieurs au SMIG, d&#8217;une allocation aux personnes qui ont fait l&#8217;objet d&#8217;un licenciement économique en 2009 ou d&#8217;un ciblage des emplois aidés au bénéfice de personnes en charge de famille a des effets immédiats. Bien sûr, ces mesures doivent être exceptionnelles et temporaires. <em>Encore une fois, le but est de sortir de la récession.</em></strong></p>
<p><strong><em>A ce titre, je suis plutôt partisan de l&#8217;instauration d&#8217;un Fonds d&#8217;investissement social que d&#8217;un Fonds d&#8217;investissement structurel. Les signaux d&#8217;alerte des travailleurs sociaux au contact de nos populations doivent donc être pris en considération.</em></strong></p>
<p><strong>Pour se procurer quelques ressources supplémentaires sans trop déprimer la demande, il peut être envisagé d&#8217;accroitre la CST des personnes aux revenus supérieurs à 2,5 SMIG et d&#8217;instaurer un prélèvement exceptionnel sur les bénéfices. </strong></p>
<p><strong>Il faut aussi la dose d&#8217;emprunt nécessaire pour une bonne continuation du plan de relance. La réduction des endettements publics et sociaux doit être reportée en 2011 dans le mesure du possible et être échelonnée et progressive </strong>( en proportion de l&#8217;amélioration de la situation économique)<strong>. </strong></p>
<p><strong>D&#8217;autres mesures peuvent être combinées à celles énoncées ci-dessus. J&#8217;en ai esquissé de nombreuses dans mes billets précédents. Je persiste donc à penser que la direction est celle-là.</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Verliebtheit! Wie weiter?]]></title>
<link>http://protostomia.wordpress.com/2009/11/27/verliebtheit-2/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 22:58:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>protostomia</dc:creator>
<guid>http://protostomia.wordpress.com/2009/11/27/verliebtheit-2/</guid>
<description><![CDATA[Erst einen Tag ist es her, dass ich den Artikel &#8220;Verliebtheit?&#8221; verfasst habe und mir üb]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Erst einen Tag ist es her, dass ich den Artikel &#8220;<a href="http://protostomia.wordpress.com/2009/11/26/verliebtheit/">Verliebtheit?</a>&#8221; verfasst habe und mir überlegt habe, ob es denn möglich wäre, dass ich mich tatsächlich verliebt haben könnte. Ich habe nun sehr viel Zeit und sehr viel Energie darauf verwendet, dieser Frage auf den Grund zu gehen. Dies nicht nur deshalb, weil ich soeben den Artikel verfasst hatte, sondern auch deshalb, weil es am Abend desselben Tages noch zu einem einschneidenden Erlebnis kam. Wie eine &#8220;Begegnung der dritten Art&#8221; erschien mir jenes so faszinierende Wesen noch einmal unmittelbar. Doch gemäss <a href="http://protostomia.wordpress.com/tag/murphys-laws/">Murphy</a>&#8217;s Eifersucht sollte es nicht sein und so endete der Abend in einer epischen Katastrophe. Ich versäumte es gewaltig, den Kontakt zu jener Person herzustellen und mit ihr zu sprechen. Die Nervosität war zu intensiv und meine koordinativen Fähigkeiten sanken so rapide in den negativen Bereich, dass mein gesamter Verstand sich weigerte, eine Kontaktaufnahme zu starten (siehe &#8220;Schüchternheit&#8221;)</p>
<p>Der darauf folgende Ärger und der nagende und bohrende Selbsthass stimmten mich skeptisch. Denn üblicherweise kann ich solche &#8220;Schläge des Schicksals&#8221; hinnehmen, da ich sie mir ja eigentlich gewohnt bin. Doch nicht dieses Mal. Die ganze Nacht sowie der ganze heutigen Tag beschäftigen mich quälende Überlegungen zu den möglichen Auswirkungen meines &#8220;Versagens&#8221;. Die Intensität meines Innenlebens machte mir heute im Verlauf des Nachmittags klar: da ist mehr irgendwo da drinnen als ich eigentlich gewusst bzw. geahnt hätte. Ich durfte zum Schluss kommen, dass mir meine inneren Systeme tatsächlich erneut das Gefühl der &#8220;<strong>Verliebtheit</strong>&#8221; auferlegen! Von nun an kreisten die Gedanken nur noch um die möglichen beiden klassischen Szenarien &#8220;sie liebt micht &#8211; sie liebt mich nicht&#8221;. <span style="text-decoration:underline;"><strong>Aber Achtung</strong></span>: Ich sage damit noch nicht, dass ich sie bereits <span style="text-decoration:underline;"><strong>liebe</strong></span>! Alles was ich bis anhin weiss ist noch immer nicht mehr, als dass ich mich <em>irgendwie </em>extrem zu ihr hingezogen fühle und sie mit all ihren Facetten und Eigenarten sehr, <em>sehr gerne mag</em> &#8211; vielleicht sogar zu gerne. Die richtige Frage wäre nun eigentlich diejenige:</p>
<blockquote><p><em>Gibt es eine (im für den Menschen noch fassbaren Grössenbereich liegende) Wahrscheinlichkeit bzw. Möglichkeit, dass meine Gefühle auf irgendeine Art und Weise auf eine (wahrnehmbare) positive Resonanz stossen? Wie kann ich dies evaluieren und falsifizieren und vorallem, wie kann ich gegebenenfalls diese Resonanz verstärken oder kanalisieren?<br />
</em></p></blockquote>
<p>Nun ist es leider schon zu spät in der Nacht, um weitere Überlegungen anzustellen. Deshalb werde ich nun brav ins Bettchen gehen und mir morgen und übermorgen und überübermorgen usw. den Kopf darüber zu zerbrechen.</p>
<p>PS: Versucht auf keinen Fall, mich eigenmächtig auf die Thematik anzusprechen. Versucht vorallem nicht herauszufinden, wen ich mit &#8220;ihr&#8221; meine. Ihr liegt sowieso alle daneben (wobei das noch das einzige ist, was mich im Moment noch freut ^^).</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Soudan/Liberté : "40 coups de fouet pour un pantalon" !]]></title>
<link>http://imagazinefr.wordpress.com/2009/11/27/soudanliberte-40-coups-de-fouet-pour-un-pantalon/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 15:13:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>imagazinefr</dc:creator>
<guid>http://imagazinefr.wordpress.com/2009/11/27/soudanliberte-40-coups-de-fouet-pour-un-pantalon/</guid>
<description><![CDATA[Loubna Ahmad Al-Hussein a écrit dans le quotidien al-sahafa, lancé par son défunt mari, des billets ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><strong><span style="color:#000080;">Loubna Ahmad Al-Hussein a écrit dans le quotidien al-sahafa, lancé par son défunt mari, des billets satyriques qui lui ont valu d&#8217;être interpellée à plusieurs reprises par la police. Elle avait déjà été arrêtée pour militantisme il y a 15 ans, alors qu&#8217;elle était étudiante. Employée par les Nations-Unies au moment de son arrestation en août 2009, elle a quitté ce poste afin de renoncer à l&#8217;immunité diplomatique. Grâce à une burqua, elle a quitté le Soudan. Va-t-elle y retourner ? </span></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.imagazine.pro"><strong><span style="color:#000080;">lire la vidéo</span></strong> </a></p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://imagazinefr.wordpress.com/files/2009/11/abcde.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-6331" title="abcde" src="http://imagazinefr.wordpress.com/files/2009/11/abcde.jpg?w=226" alt="dgfbdgbnfgn" width="226" height="300" /></a>Née dans un milieu pauvre et traditionnel, Loubna s&#8217;est forgée à la force du poignet. Indépendante dans un pays conservateurs, elle s&#8217;est mariée à l&#8217;âge de 35 ans avec un homme de 40 ans son aîné. Par choix, dit-elle. Aujourd&#8217;hui, à 35 ans, elle est veuve. Dans ce livre très personnel, Loubna livre son vécu et ses ambitions, elle raconte son parcours, elle témoigne de son combat, de ses combats.</p>
<p style="text-align:justify;">Ancienne journaliste vedette au Soudan (elle a abandonné ses chroniques quotidiennes dans la presse suite aux pressions de la censure), employée depuis deux ans dans une mission locale de l&#8217;ONU, elle refuse la protection de son employeur, démissionne et se lance à plein temps dans une bataille contre l&#8217;ar-ticle 152 du code juridique soudanais, qu&#8217;elle qualifie de &#8220;loi anticonstitutionnelle&#8221;. Elle fait appel de son jugement (l&#8217;affaire est en cours et doit se conclure dans les prochaines semaines).</p>
<p style="text-align:justify;">La France a annoncé que la Grande cause nationale 2010 serait la lutte contre les violences faites aux femmes. Bien avant cette annonce, Dominique Versini, Défenseure des enfants, présentait le 5 février dernier devant les représentants de l&#8217;ONU à Genève sa volonté de faire interdire par la loi les châtiments corporels en France, dont la fessée. Cette pratique est d&#8217;ailleurs légalement d&#8217;ores et déjà interdite dans la majorité des pays européens.</p>
<p style="text-align:justify;">La Convention Internationale des Droits de l&#8217;Enfant de 1989, ratifiée par la France, précise d&#8217;ailleurs que les enfants doivent être protégés contre toutes les formes de violence&#8230; Mais ne dit pas où commence la violence.</p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;association Ni claques ni fessées, présidée par Jacqueline Corney, précise de son côté que « 85 % des enfants reçoivent en France des punitions corporelles qui pour 25 % d&#8217;entre elles sont d&#8217;une réelle violence&#8230; ». Et argue d&#8217;un vide juridique qu&#8217;il est temps de combler : la loi française sur les coups et blessures volontaires de juillet 96 est quasiment impossible à interpréter pour des juges en cas de violence des parents sur leur enfant mineur car les peines sont lourdes&#8230; Difficile d&#8217;envoyer papa ou maman en prison pour une fessée !</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="color:#000080;">Au Soudan, les femmes sont violentées avec un fouet de peau hippopotame</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Le 3 juillet 2009, Loubna al-Hussein est arrêtée par la police dans un restaurant de Khartoum. Son ” crime ” : avoir porté un pantalon. La loi soudanaise punit cette atteinte à la ” moralité publique ” de quarante coups de fouet, assortis d&#8217;une amende. Tous les jours, des femmes sont condamnées au Soudan pour avoir enfreint l&#8217;article 152 du code pénal, celui qui veille sur les moeurs.</p>
<div id="attachment_6332" class="wp-caption alignright" style="width: 193px"><a href="http://imagazinefr.wordpress.com/files/2009/11/loubna.jpg"><img class="size-medium wp-image-6332" title="loubna" src="http://imagazinefr.wordpress.com/files/2009/11/loubna.jpg?w=183" alt="" width="183" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">loubna</p></div>
<p style="text-align:justify;">Parce que leur voile n&#8217;est pas assez couvrant ou parce qu&#8217;elles sont en tête à tête avec un homme, la ” police de l&#8217;ordre public ” les conduit à l&#8217;hôpital où elles subissent un examen de virginité, puis au tribunal où les attend un jugement expéditif.</p>
<p style="text-align:justify;">C&#8217;est le policier qui a arrêté qui est l&#8217;accusateur et le seul témoin devant le juge. Une fois la sanction prononcée, c&#8217;est encore le policier qui l&#8217;exécute. La femme dénude son haut et doit recevoir 40 coup de fouet sur le dos face au mur. A la sortie, la femme fouettée n&#8217;a même pas droit à un papier signifiant qu&#8217;elle a été condamné et a reçu des coups de fouet. mais dans les quartiers les gens ne sont pas dupes, la victime est considérée comme une prostituée, une femme de petite et mauvaise vie.</p>
<p style="text-align:justify;">C&#8217;est au nom de toutes ces femmes que Loubna a décidé de se révolter et de porter son procès devant le monde entier.</p>
<p style="text-align:justify;">A travers son histoire, elle raconte l&#8217;histoire d&#8217;un pays qui ploie sous le joug conjugué de la loi islamique et des traditions.</p>
<p style="text-align:justify;">Un Etat où l&#8217;excision des femmes reste la règle, où des préposés aux moeurs sont postés à tous les coins de rue, jusque dans l&#8217;enceinte des université.</p>
<p style="text-align:justify;">Son cas n&#8217;est pas unique: pour la seule année 2008, 43000 femmes ont été arrêtées au Soudan sous le même chef d&#8217;inculpation. Elles ont subi leur sentence en silence, souvent en secret. Par honte. Loubna, elle, ne s&#8217;est pas tue: &#8220;ils peuvent me donner 40000 coups de fouet, je ne me tairai pas&#8221;, dit-elle.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Life : détecteur de vie ]]></title>
<link>http://gido0900.wordpress.com/2009/11/27/life-detecteur-de-vie/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 13:35:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>halleksandra</dc:creator>
<guid>http://gido0900.wordpress.com/2009/11/27/life-detecteur-de-vie/</guid>
<description><![CDATA[Récemment, deux scientifiques ont testé dans l’antarctique une nouvelle technique d’imagerie nommée ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Récemment, deux scientifiques ont testé dans l’antarctique une nouvelle technique d’imagerie nommée LIFE (Laser-Induced Fluorescence Emission). Son fonctionnement repose sur la détection de trace bactérienne grâce à l’association de deux techniques : la photo numérique et le rayon laser. Actuellement utilisé sur Terre dans le but d’analyser à distance des bactéries tout en les préservants, cette technique pourrait  rapidement évoluer vers une  analyse de l’univers. En effet Le Dr. Michael C. et le Dr. Birgit Sattler espèrent pouvoir exploiter cet instrument pour  rechercher et identifier une vie microbienne sur Mars.</p>
<p>Sources:</p>
<p>Détecter la vie dans les glaces (…)      25/11/09       <a href="http://www.techno-science.net/?onglet=news&#38;news=7243" target="_blank">lien</a></p>
<p>Détecter la vie dans les glaces (…)       19/11/09       <a href="http://gido0902.wordpress.com/wp-admin/post-new.php" target="_blank">lien</a></p>
<p>Par GIDO0902</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'immobilier un mal pour un bien]]></title>
<link>http://despetitsriens.wordpress.com/2009/11/27/limmobilier-un-mal-pour-un-bien/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 11:23:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>jérôme</dc:creator>
<guid>http://despetitsriens.wordpress.com/2009/11/27/limmobilier-un-mal-pour-un-bien/</guid>
<description><![CDATA[Je ne vais pas revenir sur ma vision de l&#8217;immobilier bullesque. Cela fait plus de 4 ans que je]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Je ne vais pas revenir sur ma vision de l&#8217;immobilier bullesque. Cela fait plus de 4 ans que je dis que ça va finir par crasher et ça s&#8217;est révélé exact !</p>
<p>Mais comme toujours les moutons de l&#8217;immo continuent d&#8217;y croire. Je dis moutons mais je peux dire pigeons. La baisse a été de plus de 10% en 2008 et tourne à 8% en 2009 et il y a des gens pour croire que la crise n&#8217;existe pas, que ça va remonter en 2010. La preuve les notaires annoncent 1,4% de hausse sur le 3ème trimestre 2009 (<a href="http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=99c985d2858ad423a603f1f07c0ba548">source</a>). Tiens c&#8217;est bizarre avant l&#8217;Insee et les notaires n&#8217;annonçaient pas leurs chiffres aussi tôt&#8230; Ça ne prouve qu&#8217;une chose, on se raccroche à ce qu&#8217;on peut. </p>
<p>Le chômage augmente, les défaillances d&#8217;entreprises augmentent, les augmentations se font rares pour les salariés et donc le pouvoir d&#8217;achat diminue, mais les prix de l&#8217;immobilier augmentent ! C&#8217;est d&#8217;une logique. </p>
<p>L&#8217;Insee et les notaires ne mentent pas pour autant. Le 3ème trimestre 2009 est meilleur que celui de 2008. Mais pourquoi ? D&#8217;une part les taux de crédits sont bas (j&#8217;y reviendrais) et d&#8217;autres part les gens par peur du chômage empruntent juste à temps avant que la crise ne les rattrape.s Voici deux arguments complètement ubuesques. Moi en générale quand je sens l&#8217;avenir incertain j&#8217;évite de dépenser des centaines de milliers d&#8217;euros ainsi je ne me mets pas de fil à la patte avec un crédit sur 30 ans. Sur les taux de crédit, ils ne vont pas remonter d&#8217;aussi tôt.<br />
Pour cela il faut suivre les taux de la BCE qui sont très très bas et qui d&#8217;après le grand gourou Trichet, ne vont pas remonter en 2010 ! Pourquoi ne remontent-ils pas ? Parce que Trichet ne drivent (je conjugue un verbe anglais trop bien) les taux que par une idée, l&#8217;inflation. L&#8217;inflation étant inexistante sur 2009 (on parle même de déflation) il n&#8217;augmentera pas les taux avant de voir un signe clair d&#8217;inflation. C&#8217;est aussi simple que ça. Pour s&#8217;en convaincre il n&#8217;y a qu&#8217;a voir sa gestion des taux lorsque la crise immobilière est arrivée en 2008. Il a augmenté les taux ! En faisant ça il a accéléré la baisse (j&#8217;adore ce concept d&#8217;accélération de la baisse) des prix. Il a fait cela car dans le même temps l&#8217;inflation battait des records et pour baisser l&#8217;inflation il faut empêcher l&#8217;argent de trop circuler, alors hop on augmente les taux. Bon je vulgarise un peu pour ne pas que ce billet devienne abscons, mais l&#8217;essentiel y est.</p>
<p>Durant les années 90 il y a eut également une crise de l&#8217;immobilier. Elle a commencé en 91 et s&#8217;est terminée en 97-98. -45% sur 7 ans. Bref une crise c&#8217;est long et c&#8217;est dur (aller on se concentre sur la crise et pas sur d&#8217;autres thèmes bande de coquins). A cette époque la courbe des prix n&#8217;a pas été une longue descente comprise pas tous. Il y a eu des remontés d&#8217;une année sur l&#8217;autres et des baisses plus accentuée ensuite. A chaque fois les notaires et les agences ont colporté des messages de fin de crises et de reprises. Le tout relayé par les médias. Ne vous laissez pas guider pas des gens ayant un intérêt à voir la crise se terminée. Regarder les taux de crédits, recoupez vos informations Insee, notaires, chômage, confiance des ménages, économies américaines. Bref informez-vous !</p>
<p>Lorsque je parlais du crash immo il y a quelques années à certaines personnes on me prenait pour un fou, un alarmiste, et un pauvre locataire qui était jaloux des gentils propriétaires. Aujourd&#8217;hui je crois avoir fait le bon choix. Si j&#8217;avais acheté en 2007 et revendu en 2010 pour cause d&#8217;agrandissement de la famille j&#8217;aurais perdu de l&#8217;argent et aurais un bien difficilement vendable sur les bras. Aujourd&#8217;hui en tant que primo accédant je suis en position de force. Négociation du taux de crédit et surtout du prix du bien. </p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Société incivile ?]]></title>
<link>http://fijery.wordpress.com/2009/11/27/societe-incivile/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 21:44:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ndimby A.</dc:creator>
<guid>http://fijery.wordpress.com/2009/11/27/societe-incivile/</guid>
<description><![CDATA[Si cette crise 2009 a eu lieu et s’éternise, c’est parce que les acteurs nationaux de stabilisation ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Si cette crise 2009 a eu lieu et s’éternise, c’est parce que les acteurs nationaux de stabilisation et de médiation n’ont pas pu, su ou voulu jouer leur rôle. Depuis le début, la rédaction de Tribune.com a toujours tenté de soutenir la société civile nationale dans ses efforts de médiation, même si nous ne privons pas de critiquer vertement ses insuffisances et ses incohérences (relire si besoin est notre éditorial « <a href="http://www.madagascar-tribune.com/Nouvel-article,11708.html">Société civile de salon</a> »). Force est cependant de constater que doucement mais sûrement, la société civile malgache prend de plus en plus le chemin du mimétisme avec la classe politique. Bien entendu, après bientôt un an de crise et de catastrophe économique (prix à payer pour donner à Andry Rajoelina le plaisir de se faire appeler « Monsieur le Président »), plus personne ne peut décemment prétendre être absolument neutre. Par conséquent, aucun corps n’est homogène. Mettre tout dans le même sac en utilisant des termes génériques tels que la « société civile » est tout aussi impropre que de parler de « l’Eglise » ou de « l’Armée ». Car les divisions et les lignes de fracture existent, malgré les discours qui se veulent rassurants.</p>
<p>Selon le <a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/site/fr/com/2001/com2001_0428fr01.pdf">Livre blanc de la gouvernance européenne</a>, la société civile se définit comme le regroupement d’un certain nombre d’entités, <em>« notamment les organisations syndicales et patronales (les &#8220;partenaires sociaux&#8221;), les organisations non gouvernementales (ONG), les associations professionnelles, les organisations caritatives, les organisations de base, les organisations qui impliquent les citoyens dans la vie locale et municipale, avec une contribution spécifique des Églises et communautés religieuses »</em>. Cela fait donc un gros sac fourre-tout, dans lequel on voit le meilleur côtoyer le pire, surtout à Madagascar.</p>
<p><em>Primo</em>, la société civile malgache a toujours été le refuge de politiciens (ou d’apprentis-politiciens) sous le couvert d’associations, et cela a commencé sous l’ère de Ratsiraka. Il était alors plus simple et plus sûr de ne pas s’enregistrer officiellement comme un parti politique. Cela a continué, même bien après la libéralisation dans ce domaine. L’exemple le plus récent est sans doute le <em>Tanora malagasy vonona</em> (TGV), qui a montré qu’on pouvait mettre la charrue avant les bœufs pour arriver au pouvoir en quatre étapes. Un, monter une association. Deux, l’utiliser pour partir à l’assaut d’une élection municipale. Trois, utiliser la Mairie comme un tremplin vers un coup d’Etat. Et quatre, après le coup d’Etat, réfléchir à transformer l’association en parti politique. Avec ces politiciens qui s’insèrent dans les rouages de la société civile, quelquefois la frontière  semble être si transparente qu’elle en devient troublante. Il n’y a qu’à voir la liste des délégations qui gravitent autour des chefs de mouvances.</p>
<p><em>Secundo</em>, la société civile malgache a toujours été le refuge d’individus qui ont créé des ONGs bidon pour pouvoir bénéficier des financements des bailleurs de fonds, en particulier depuis que les thèmes à la mode sont la protection de l’environnement et la lutte contre le sida. Selon les chiffres, il y aurait environ 400 ONGs et associations répertoriées à Madagascar. Sur ce chiffre, combien peuvent se targuer d’être sérieuses, professionnelles, fiables, et présenter les caractéristiques d’une organisation régulière ? On rappellera également qu’il y a environ 150 partis politiques à Madagascar. Dans la mesure où au grand maximum une quinzaine font l’actualité (en bien ou en mal), on se demande ce que fabriquent les 135 autres. Question identique, même avec des proportions différentes, pour la société civile, composée en grande partie de coureurs de financements, comme certains courent les jupons pour les transformer en dots, et se faire admettre dans le cercle des gens qui comptent, après être partis de pas grand-chose (1).</p>
<p><em>Tertio</em>, malgré ce qui précède, soulignons qu’il y a quand même une proportion d’organisations qui tentent depuis des années de donner ses lettres de noblesse à la société civile, dans des conditions pas toujours faciles. Sans vouloir citer nominativement les gens, mentionnons quand même le DRV-F3CM (Dinika sy rindra ho an’ny vehivavy), le CNOE (Comité  national d’observation des élections), le SEFAFI (Observatoire de la vie publique), la PNOSCM (Plateforme nationale des organisations de la société civile de Madagascar), le CONECS (Conseil national économique et social), et plus récemment le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC). On pensait donc que tout naturellement, ces organisations prendraient (avec leurs contreparties du secteur privé) le contrôle du Conseil économique et social (CES), prévu par la Charte de Maputo. Cela ne sera pourtant pas très évident, au moins pour trois raisons.</p>
<p><strong><span style="color:#800000;">Société civile alimentaire</span></strong>Tout d’abord, il ne peut y avoir uniformité de points de vue sur le mode de participation au CES. La position raisonnable du CNOE, du CCOC, du SEFAFI ou de la PNOSCM ne convient pas à tout le monde. Sur la kyrielle d’organisations de la société civile (OSC) à Madagascar, il y en aura toujours quelques unes qui seront prêtes à aller se défroquer devant le pouvoir politique, soit par conviction et affinités (en particulier le CONECS, proche de la HAT pour plusieurs raisons), soit pour des motifs bassement alimentaires. Rapportée au monde de la société civile, la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow">pyramide de Maslow</a> établira qu&#8217;il y a les ONGs et associations qui font cela pour l&#8217;épanouissement que représente l’action louable de travailler pour l&#8217;humanité, et celles dont les besoins sont encore très basiques (physiques et sécurité). Comment croire que ces dernières aient suffisamment d&#8217;espace pour l&#8217;éthique, quand ce sont surtout les indemnités et les avantages des membres du CES  qui vont les motiver ?</p>
<p>Il ne faudra donc pas s’étonner de voir des OSC sortir de derrière les fagots pour se précipiter au nom de la société civile dans le CES et soutenir le Président de la transition (PT). Lorsque la communauté internationale a mis au ban Andry Rajoelina, ce dernier a sorti de sa manche des Saoudiens (qui n’ont rien apporté depuis, sauf plusieurs milliers d’euros de factures d’hôtel impayées) et un obscur <a href="http://madagascartribune.vahiny.com/Le-retour-du-bwana,13064.html">Président de parti chrétien français</a>.  Quand l’Emmo-Nat a commencé à s’approcher un peu trop près de son domicile à Ambatobe, il a sorti les mutins pour faire croire qu’il avait toute l’armée avec lui. Quand la grogne a commencé à se faire sentir du côté d’Ambohijatovo et Magros, il a sorti des Assises régionales folkloriques en prétextant que leurs participants représentaient tout le peuple. Et quand il a eu du mal à monter un gouvernement de consensus, il a cru pouvoir faire le malin en débauchant des girouettes, et tenté de faire croire que les trois mouvances commençaient à le rejoindre. Et quand le FFKM, à l’exception de Monseigneur Omar, a pris ses distances, il a favorisé les sectes (comme Ratsiraka à l&#8217;époque).</p>
<p>Dans la lignée de ce genre de stratégie foireuse, nous pouvons donc être certains que lorsque la vraie société civile fera montre d’un peu trop de volonté d’indépendance, Monsieur Rajoelina favorisera l’érection de groupuscules qui lui seront inféodés, et qui vont phagocyter le CES, au nom de la société civile. Depuis quelques jours, on entend la voix d’OSC inconnues de ceux qui travaillent avec la société civile depuis des années : <em>« l’Union des OSC pour la IVème République »</em> (lol), la <em>« Plateforme nationale malgache de la société civile »</em> (expdrr), en attendant l’AMDS (Association des mous du slip) ou les TFDC (Tocards et Fêlés du cerveau). D’ailleurs, soulignons que l’appellation « Plateforme nationale malgache de la société civile » (PNMSC) n’est qu’une singerie de la très respectable « Plateforme nationale des organisations de la société civile de Madagascar », un peu comme ces inscriptions placées sur les contrefaçons chinoises vendues à Behoririka pour tromper les nigauds. Cela n’a pas empêché la PNMSC de proposer un certain Bruno Razafinimanana (Association Fandrotrarana, re-lol) comme Président du CES.</p>
<p>En fait, le CES est comme toutes les institutions de la Transition. Les quatre leaders politiques signataires à Maputo l’ont créé d’abord et avant tout pour servir de part de gâteau à partager, d’où les 40 sièges réservés aux mouvances. Ceux qui ne pourront être casés dans le Gouvernement, le Haut conseil de la transition ou le Congrès de la Transition, se verront offrir un poste au CES. La stratégie des OSC ayant pignon sur rue risque donc d’échouer, car le nombre risque de l’emporter sur la qualité. Et face aux groupuscules montés de toutes pièces, la société civile sérieuse risque de ne pas faire le poids si elle ne se ressaisit pas. Car malgré ses belles idées, elle pêche par manque d’efficacité, et reste confinée dans un rôle de masturbation intellectuelle. Pendant qu’elle passe du temps à cette activité jouissive, les autres ne s’embarrassent pas de scrupules. A se demander si finalement, pour arriver à ses fins, il n’est pas préférable de faire le voyou.</p>
<p>Car de <a href="http://www.madagascar-tribune.com/La-societe-civile-et-sa-fonction-d,12939.html">communiqué en position commune</a>, de position commune en réunion préparatoire, de réunion préparatoire en regroupements, la société civile « sérieuse » pédale dans le vide, malgré ses efforts louables. <a href="http://www.madagascar-tribune.com/Le-Comite-preparatoire-a-pied-d,13118.html">Une réunion préparatoire</a> en vue de la constitution du CES est prévue pour Lundi prochain. Espérons qu’elle ne soit pas de la région d’Ambatobevohoka et n’accouche d’une souris, comme le Gouvernement Mangalaza.</p>
<p> __________________ </p>
<p>(1) Exemple (parmi tant d’autres…) : certains gigolos, comme Massimo Gargia&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Régionales 2010/ Centre : l’UMP redoute la remontée électorale du Front National]]></title>
<link>http://fn28.wordpress.com/2009/11/26/regionales-2010-centre-l%e2%80%99ump-redoute-la-remontee-electorale-du-front-national/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 21:00:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>blogfront28</dc:creator>
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<description><![CDATA[Philippe Loiseau À l’approche des régionales de mars 2010, c’est l’agitation et la confusion dans le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2008/11/loiseau31.jpg" alt="" width="223" height="339" /></p>
<p style="text-align:center;">Philippe Loiseau</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>À l’approche des régionales de mars 2010, c’est l’agitation et la confusion dans les rangs de l’UMP en Région Centre.</strong></p>
<ul style="text-align:justify;">
<li>En <strong>Loir et Cher</strong>, c’est l’ancien maire de Blois, Nicolas Perruchot (ex UDF passé au nouveau Centre) qui sera tête de liste, au grand dam de l’UMP Jacques Chauvin, qui l’avait durement attaqué en 2001… avant de devenir son premier adjoint ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce candidat est loin de faire l’unanimité. Gageons que Jacqueline Gourault (Modem), l’ex « marraine » du Loir et Cher, utilisera ses dernières forces pour le faire battre, comme lors des municipales de 2008 à Blois ! Le choix du député comme tête de liste signifie peut-être également que l’UMP entend reprendre cette circonscription en 2012, et qu’un mauvais score de Nicolas Perruchot aux régionales serait une bonne raison de lui préférer un autre candidat…</li>
</ul>
<ul style="text-align:justify;">
<li>Dans le <strong>Loiret</strong>, c’est un nouvel exemple du cumul de mandats, puisque la tête de liste est une député(e) UMP au Parlement européen, qui trouve peut-être sa solde de petit soldat de Bruxelles insuffisante (près de 7000 € + 3500 € d’indemnités) !</li>
</ul>
<ul style="text-align:justify;">
<li>Dans l’<strong>Indre</strong>, autre mélange des genres : c’est le Président de la CCI qui va mener la liste. Pour la clarté du débat, il faut espérer qu’il annonce très rapidement sa démission.</li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Et les listes ne sont pas finies de constituer, ce qui promet encore quelques pugilats et claquements de portes ! En résumé, l’UMP semble absorbée davantage par la « cuisine » interne que par l’avenir de la Région Centre !</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Pire encore, l’UMP paraît redouter de plus en plus la remontée du Front National, confirmée par tous les sondages.</strong> De l’aveu même de son porte-parole <strong>Dominique Paillé</strong>, cité par la <em>Nouvelle République</em>, elle a décidé de « tout mettre en œuvre » pour dissuader les électeurs de voter Front National. Ce qui semble très mal parti : <strong>les nombreux contacts que nous avons sur le terrain nous laissent penser au contraire que beaucoup d’électeurs UMP s’apprêtent ou bien à s’abstenir, ou bien à voter Front National !</strong></p>
<p style="text-align:justify;">M. Sarkozy aura beau s’agiter, il ne peut plus masquer son échec en matière de sécurité, quant aux « régularisations massives » de sans papiers que réclament M<sup>me</sup> Aubry ou désormais M. Bayrou, Nicolas Sarkozy les pratique tous les jours, discrètement il est vrai, pour mieux tromper les Français, mais le résultat est le même : sur les 274 clandestins qui avaient défrayé la chronique en occupant un gymnase à Cachan, 272 ont été régularisés, et la plupart vivent aujourd’hui à nos crochets. Si ce n’est pas une régularisation massive !</p>
<p><a title="FN 41/régionales 2010-Front National" href="http://fn41.unblog.fr/2009/11/25/regionales-lump-a-peur-du-front-national/" target="_blank"><strong>Source</strong></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[The Death Of Uncool]]></title>
<link>http://kennethtangnes.wordpress.com/2009/11/26/the-death-of-uncool/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 16:45:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Kenneth Tangnes</dc:creator>
<guid>http://kennethtangnes.wordpress.com/2009/11/26/the-death-of-uncool/</guid>
<description><![CDATA[&#8220;As people become increasingly comfortable with drawing their culture from a rich range of sou]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://kennethtangnes.wordpress.com/files/2009/11/eno-300x225.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7209" title="Brian Eno" src="http://kennethtangnes.wordpress.com/files/2009/11/eno-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>&#8220;As people become increasingly comfortable with drawing their culture from a rich range of sources—cherry-picking whatever makes sense to them—it becomes more natural to do the same thing with their social, political and other cultural ideas. The sharing of art is a precursor to the sharing of other human experiences, for what is pleasurable in art becomes thinkable in life.&#8221;</p>
<p>–<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Brian_Eno" target="_blank">Brian Eno</a></p>
<p>Interessant liten kommentar av Brian Eno i <a href="http://www.prospectmagazine.co.uk/2009/11/the-death-of-uncool/" target="_blank">Prospect Magazine</a>.</p>
<p>Ikke nødvendigvis enig i &#8216;the death of uncool&#8217;, enkelte ting er fortsatt teit uavhengig av kontekst, men enig i at kulturen viser vei for politikk, økonomi, sosiale institusjoner, etc. Kultur definerer hvem vi er, hvem vi vil være, hvor vi kommer fra og hvor vi vil hen.</p>
<p>/Kenneth Tangnes</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un état d’exception qui ne dit pas son nom ? Le roi de Jordanie dissout le Parlement et soutient l’Arabie saoudite contre l’Iran]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/26/un-etat-d%e2%80%99exception-qui-ne-dit-pas-son-nom-le-roi-de-jordanie-dissout-le-parlement-et-soutient-l%e2%80%99arabie-saoudite-contre-l%e2%80%99iran/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 16:11:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/26/un-etat-d%e2%80%99exception-qui-ne-dit-pas-son-nom-le-roi-de-jordanie-dissout-le-parlement-et-soutient-l%e2%80%99arabie-saoudite-contre-l%e2%80%99iran/</guid>
<description><![CDATA[Par Khaled Asmar Le roi Abdallah II de Jordanie était le premier responsable arabe à avoir mis en ga]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Khaled Asmar</em></p>
<p><strong><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/iran-2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2668" title="Iran, le coeur du croissant chiite" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/iran-2.jpg" alt="" width="250" height="187" /></a>Le roi Abdallah II de Jordanie était le premier responsable arabe à avoir mis en garde, solennellement, contre le &#8220;<em>croissant chiite</em>&#8221; que Téhéran s’employait à étendre depuis l’Iran jusqu’à Gaza, en passant par le Liban, la Syrie et l’Irak. Aujourd’hui, la Révolution chiite iranienne passe à la vitesse supérieure et cherche à installer la guerre au cœur du monde sunnite, avec la rébellion Al-Houthi au Yémen et ses retombées dans la Péninsule arabique. La Jordanie s’y serait engagée militairement.</strong></p>
<p>Un diplomate arabe en poste à Beyrouth nous a fait part de son pessimisme quant à l’évolution de la situation au Yémen, et par extension au cœur de la Péninsule arabique et en Arabie saoudite plus particulièrement. Il regrette que « <em>les mises en gardes lancées depuis plusieurs années par le roi Abdallah II de Jordanie, puis par le président égyptien Hosni Moubarak, soient restées vaines</em> ». Le premier avait en effet mis en garde, en 2004, contre le croissant chiite voulu par Téhéran ; le second avait douté, en 2006, de la loyauté des Chiites arabes à leur pays, les accusant d’être à la solde de l’Iran et de Wilayat e-Faguih.</p>
<p>Notre interlocuteur ajoute que « <em>le monde découvre aujourd’hui la justesse des positions du Caire et d’Amman et assiste impuissant à la montée de l’influence iranienne dans la région</em> ». Selon le diplomate, « <em>cette impuissance est due à plusieurs facteurs, dont essentiellement l’impunité dont a joui l’Iran et l’absence de réactions internationales, en temps utile, face aux ingérences iraniennes régionales. La communauté internationale a laissé faire Téhéran, pourtant accusé d’exploiter Al-Qaïda contre le pouvoir saoudien et d’héberger des dizaines de ses dirigeants ; de rearmer les Taliban en Afghanistan ; de renforcer les milices chiites en Irak ; de contrôler le Hezbollah au Liban ; et d’utiliser les palestiniens du Hamas comme chair à canon, à Gaza&#8230;</em> ». Aujourd’hui, ajoute-t-il, « <em>ce sont les zaïdites yéménites qui sont littéralement sacrifiés pour déstabiliser le Yémen et contrôler l’entrée sud de la Mer Rouge afin de prendre en étau l’Arabie saoudite et achever l’encerclement du monde sunnite. Une véritable </em><a href="http://www.mediarabe.info/spip.php?article1734" target="_blank"><em>guerre préventive</em></a><em> menée par Téhéran et ses alliés</em> ».</p>
<p>C’est dans ce contexte que le souverain hachémite, Abdallah II, vient de dissoudre le Parlement, en vue d’organiser des élections législatives anticipées, en 2010. Or, au même moment, nous apprenons que « <em>la Jordanie aurait dépêché quelque 2.000 soldats des forces spéciales en Arabie pour épauler l’armée saoudienne dans sa guerre contre les rebelles yéménites d’Al-Houthi qui harcèlent le royaume</em> ». L’engagement militaire jordanien semble indispensable pour la protection de l’Arabie. Car, en dépit de son équipement moderne et sophistiqué, payé au prix fort, l’armée saoudienne n’a jamais combattu depuis plus d’un demi-siècle. Sa participation à la libération du Koweït, en 1991, n’était que symbolique. Les Saoudiens, habitués au confort, ne s’engagent pas dans l’armée ou la Garde nationale. Cette situation avait obligé Riyad à « <em>louer</em> », par le passé, des pilotes de chasse au Pakistan, au Maroc et à la Jordanie&#8230;</p>
<p>Or, la dynastie hachémite semble redouter la réaction hostile de son opposition islamiste, menée par les Frères musulmans, très proches du Hamas et sensibles aux arguments iraniens. Le guide des Frères égyptiens, Mohammed Mehdi Akef, qui, en 2008, avait <a href="http://www.mediarabe.info/spip.php?article1250" target="_blank">coordonné avec le Hamas palestinien la déstabilisation de l’Egypte</a>, a récidivé en rendant récemment un inestimable service à l’Iran. Il a invité l’Arabie saoudite à « <em>cesser la guerre contre les Houthi et à négocier avec les rebelles chiites pour épargner le sang musulman !</em> ». Pour éviter un débat parlementaire synonyme de dérapage politique, le roi Abdallah II de Jordanie aurait ainsi préféré dissoudre le Parlement, une façon déguisée de suspendre momentanément la vie démocratique et décréter <em>de facto</em> l’état d’exception.</p>
<p>En tout état de cause, il convient de noter l’absence de manifestations dans les pays arabes, et en Occident, contre l’usage par les Saoudiens de munitions au phosphore semblables à celles qui avaient été déversées sur Gaza, en décembre 2008 et janvier 2009. Pour notre interlocuteur, « <em>le monde semble avoir pris conscience que le Hamas et les Houthi avaient conduit les </em><a href="http://www.mediarabe.info/spip.php?article1607" target="_blank"><em>Palestiniens de Gaza</em></a><em> et les Yéménites de Saada vers une véritable boucherie au service de Téhéran, comme l’avait fait le Hezbollah au Liban en 2006</em> ». La supercherie n’émeut plus l’opinion publique arabe.</p>
<p>&#160;</p>
<p><em>à lire également :</em></p>
<p><a href="http://www.mediarabe.info/spip.php?article1602" target="_blank">Comment le blocus de Gaza a-t-il menacé l’Arabie et l’Egypte (22 décembre 2008)</a></p>
<p><a href="http://www.mediarabe.info/spip.php?article1739" target="_blank">Comment éviter une défaite militaire occidentale en Afghanistan, en Irak, et dans toute la région ? (22 septembre 2009)</a></p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : MediArabe.info <a href="http://mediarabe.info/spip.php?article1771">http://mediarabe.info/spip.php?article1771</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Zeeland pas op je tellen, Sinterklaas komt er aan]]></title>
<link>http://pzcindenhaag.wordpress.com/2009/11/26/zeeland-pas-op-je-tellen-sinterklaas-komt-er-aan/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 11:39:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jeffrey Kutterink</dc:creator>
<guid>http://pzcindenhaag.wordpress.com/2009/11/26/zeeland-pas-op-je-tellen-sinterklaas-komt-er-aan/</guid>
<description><![CDATA[Zeeland pas op! In Den Haag is de ruzie al even aan de gang: 35 miljard moet er worden bezuinigd. Er]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Zeeland pas op! In Den Haag is de ruzie al even aan de gang: 35 miljard moet er worden bezuinigd. Er zijn geen heilige huisjes, dus kan het geld ook zo maar verdwijnen bij de aanleg van bijvoorbeeld wegen.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Hoe doe je dat, 35 miljard euro bezuinigen? Sommige partijen lijken zich nog niet te realiseren hoe astronomisch groot dat bedrag is. De PVV bijvoorbeeld. Wil niet dat er bezuinigd wordt op de zorg of het onderwijs. Het asielzoekersbeleid, roept de club Wilders dan in koor. &#8220;Daar kan nog veel geld vanaf.&#8221;</p>
<p>Los van de vraag of dat zo is, brengt dat echt niet die 35 miljard op. We hebben het de afgelopen tijd allemaal al voorbij horen komen: het gaat om de grote dingen zoals AOW en hypotheekrente aftrek. Maar ondertussen broeit er in de wandelgangen ook iets anders: besparen op de infrastructuur. Hoeveel geld Den Haag de komende jaren allemaal uittrekt voor (vaar)wegen en openbaar vervoer staat in het grote MIRT-projectenboek. Voluit: het Meerjarenprogramma Infrastructuur, Ruimte en Transport. Daar staan investeringen in zoals de aanleg van de N61 (Zeeuws-Vlaanderen). Bij elkaar opgeteld gaat het om vele miljarden euro&#8217;s.</p>
<p>Eigenlijk is ook in de Tweede Kamer rond deze tijd Sinterklaastijd. Kamerleden zien projecten in regio&#8217;s verznadne en dienen bij de minister een lang lijstje wensen in. Minister trek nog even wat geld extra uit, dan kan die weg toch worden aangelegd. Soms gaat het over een paar miljoen, soms over tientallen miljoenen. Achter de schermen wordt dan druk tussen partijen onderhandeld. Als jullie onze vraag steunen om hier wat meer geld voor te reserveren, steunen we jullie bij dat project.</p>
<p>Maar of het dit jaar zo zal gaan is nog maar zeer de vraag. De ChristenUnie is er al heel duidelijk over. &#8220;We moeten meer focussen&#8221;, zegt Ernst Cramer. &#8220;Dus kijk nu eens wat er echt nodig is en schrap de helft van de projecten. Er moet zoveel worden bezuinigd dat we alles moeten durven bespreken. Provincies moeten ook begrijpen dat het uit is met de pret. Sinterklaas komt dit jaar nog een keer langs. Niet om een lijstje te halen, maar om een lijstje terug te geven.&#8221;</p>
<p>De Tweede Kamer vergadert de komende weken over het Mirt.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Eine Analyse der Top-8-Standarddecks bei den Worlds]]></title>
<link>http://magicthegatheringblog.wordpress.com/2009/11/26/eine-analyse-der-top-8-standarddecks-bei-den-worlds/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 00:10:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Andreas Pischner</dc:creator>
<guid>http://magicthegatheringblog.wordpress.com/2009/11/26/eine-analyse-der-top-8-standarddecks-bei-den-worlds/</guid>
<description><![CDATA[Die mache ich am besten einfach per Tabelle: Karte Wert in Cent Re Ca Co So Bu Ly Sn Pi Summe Wertsu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Die mache ich am besten einfach per Tabelle: Karte Wert in Cent Re Ca Co So Bu Ly Sn Pi Summe Wertsu]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[SciFi - Marre de se lever le matin?]]></title>
<link>http://kairosmosaique.wordpress.com/2009/11/25/scifi-marre-de-se-lever-le-matin/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 23:44:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>kairosmosaique</dc:creator>
<guid>http://kairosmosaique.wordpress.com/2009/11/25/scifi-marre-de-se-lever-le-matin/</guid>
<description><![CDATA[Avec Nicolas Bordas, on a eu le droit récemment  à l&#8217;idée qui tue. Moi de mon côté, je pourrai]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://kairosmosaique.wordpress.com/files/2009/11/image-18.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-864" title="chien" src="http://kairosmosaique.wordpress.com/files/2009/11/image-18.png" alt="" width="450" height="206" /></a></p>
<p>Avec <strong>Nicolas Bordas</strong>, on a eu le droit récemment  à <a href="http://kairosmosaique.wordpress.com/2009/11/01/nicolas-bordas-le-combat-du-jour-le-jour-sans-pub-vs-mry/"><em>l&#8217;idée qui tue</em></a>. Moi de mon côté, je pourrais écrire un bouquin intitulé <em>l&#8217;idée qui tue&#8230; que j&#8217;aurais voulu avoir mais que quelqu&#8217;un a eu avant moi</em>. Ce quelqu&#8217;un serait aujourd&#8217;hui la chaîne thématique SciFi. Voici un spot Intitulé <strong><em>Human Suit</em></strong> incroyablement créatif, poétique, ironique aussi et qui donne des idées à ceux qui ne veulent pas se lever le matin pour aller bosser. L&#8217;impossible devient ici possible même si le mythe de l&#8217;Homme rattrapé par sa Création est au centre de la réflexion. La signature &#8220;<strong>if</strong>&#8221; est enfin très habilement glissée dans le nom de la chaîne&#8230;</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/0Ve3_hISDmY&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/0Ve3_hISDmY&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Décrypter les mécanismes du « Nouvel Ordre Mondial »]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/decrypter-les-mecanismes-du-%c2%ab-nouvel-ordre-mondial-%c2%bb/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 23:03:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/decrypter-les-mecanismes-du-%c2%ab-nouvel-ordre-mondial-%c2%bb/</guid>
<description><![CDATA[Par Régis Mex, pour Mecanopolis article rédigé le 16 mars 2009 G20, sommet de l’OTAN… La crise écono]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Régis Mex, pour Mecanopolis</em></p>
<p>article rédigé le 16 mars 2009</p>
<p><strong>G20, sommet de l’OTAN… La crise économique mondiale accélère un processus entamé il y a déjà fort longtemps. La pression sur les États va encore s’accentuer, dans les prochaines semaines, afin qu’ils participent à de nouveaux « <em>plans de sauvetages</em> », aussi inutiles qu’onéreux. Lorsqu’ils crouleront sous le poids des dettes et seront menacé de faillite, le « <em>nouvel ordre mondial</em> » pourra s’imposer de lui même. L’histoire du monde nous démontre que les mécanismes de la manipulation sont toujours les mêmes et qu’ils s’étalent presque au grand jour, pour ceux qui se donnent la peine de garder les yeux ouverts.<br />
</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2644" title="nwo" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwo.jpg" alt="" width="445" height="336" /></a></p>
<p><strong>DIALOGUES AUX ENFERS ENTRE MACHIAVEL ET MONTESQUIEU</strong></p>
<p>Dans le Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu (1864), Maurice Joly (1829-1878) décrit – sous couvert d’une discussion philosophique entre Machiavel et Montesquieu, personnages qu’il a réuni de manière fictive, sur les fins de la politique – comment Napoléon III a manipulé les milieux économiques, la presse, l’opinion publique, les syndicats, les milieux ouvriers, le peuple, etc, pour établir les bases solides d’un pouvoir qu’on pourrait qualifier de totalitaire. Selon l’auteur, l’empereur a fait du peuple français un peuple d’esclaves, oublieux de sa liberté et consentant à tous les asservissements.</p>
<p>Puisque je trouve les caractéristiques d’un gouvernement totalitaire admirablement décrites dans cette oeuvre, je vous propose ce recueil d’extraits que j’ai commenté. Vous serez sans doute surpris de voir à quel point de nombreux critères correspondent à merveille avec notre société actuelle, et à quel point les mécanismes du despotisme sont intemporels et ne changent que par la forme à travers le temps, jamais en substance. D’où l’intérêt de connaître le passé pour comprendre le présent.</p>
<p><strong>Prologue:</strong></p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>L’instinct mauvais chez l’homme est plus puissant que le bon. L’homme a plus d’entraînement vers le mal que vers le bien ; la crainte et la force ont sur lui plus d’empire que la raison. Les hommes aspirent tous à la domination, et il n’en est point qui ne fût oppresseur, s’il le pouvait ; tous ou presque tous sont prêts à sacrifier les droits d’autrui à leurs intérêts. Qui contient entre eux ces animaux dévorants qu’on appelle les hommes ? A l’origine des sociétés, c’est la force brutale et sans frein ; plus tard, c’est la loi, c’est-à-dire encore la force, réglée par des formes.</p>
<p>Sous certaines latitudes de l’Europe, il y a des peuples incapables de modération dans l’exercice de la liberté. Si la liberté s’y prolonge, elle se transforme en licence ; la guerre civile ou sociale arrive, et l’État est perdu, soit qu’il se fractionne et se démembre par l’effet de ses propres convulsions, soit que ses divisions le rendent la proie de l’étranger. Dans des conditions pareilles, les peuples préfèrent le despotisme à l’anarchie ; ont-ils tort ? Les États une fois constitués ont deux sortes d’ennemis : les ennemis du dedans et les ennemis du dehors. Quelles armes emploieront-ils en guerre contre les étrangers ? Les deux généraux ennemis se communiqueront-ils réciproquement leurs plans de campagne pour se mettre mutuellement en état de se défendre ? S’interdiront-ils les attaques nocturnes, les pièges, les embuscades, les batailles en nombre de troupes inégal ? Non, sans doute, n’est-ce pas ? et de pareils combattants apprêteraient à rire. Et ces pièges, ces artifices, toute cette stratégie indispensable à la guerre, vous ne voulez pas qu’on l’emploie contre les ennemis du dedans, contre les factieux ?</p>
<p>Sans doute, on y mettra moins de rigueur ; mais, au fond, les règles seront les mêmes. Est-il possible de conduire par la raison pure des masses violentes qui ne se meuvent que par des sentiments, des passions et des préjugés ? Je vous l’ai dit tout à l’heure, et je le maintiens, même en présence de l’histoire contemporaine : tous les pouvoirs souverains ont eu la force pour origine, ou, ce qui est la même chose, la négation du droit. Ce mot de droit lui-même, d’ailleurs, ne voyez-vous pas qu’il est d’un vague infini ? Où commence-t-il, où finit-il ? Quand le droit existera-t-il, et quand n’existera-t-il pas ? Dans les États, le principe du droit est dominé par celui de l’intérêt. Abstraitement parlant, la violence et l’astuce sont-elles un mal ? Oui ; mais il faudra bien les employer pour gouverner les hommes, tant que les hommes ne seront pas des anges.</p>
<p>Tout est bon ou mauvais, suivant l’usage qu’on en fait et le fruit que l’on en tire ; la fin justifie les moyens : et maintenant si vous me demandez pourquoi, moi républicain, je donne partout la préférence au gouvernement absolu, je vous dirai que, témoin dans ma patrie de l’inconstance et de la lâcheté de la populace, de son goût inné pour la servitude, de son incapacité à concevoir et à respecter les conditions de la vie libre ; c’est à mes yeux une force aveugle qui se dissout tôt ou tard, si elle n’est dans la main d’un seul homme ; je réponds que le peuple, livré à lui-même, ne saura que se détruire ; qu’il ne saura jamais administrer, ni juger, ni faire la guerre. Je vous dirai que la Grèce n’a brillé que dans les éclipses de la liberté ; que sans le despotisme de l’aristocratie romaine, et que, plus tard, sans le despotisme des empereurs, l’éclatante civilisation de l’Europe ne se fût jamais développée.Chercherai-je mes exemples dans les États modernes ? Ils sont si frappants et si nombreux…</p>
<p><strong>Montesquieu : </strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_remix_2_by_keepinschtum.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2646" title="illuminati by Keepinschtum" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_remix_2_by_keepinschtum.jpg?w=300" alt="" width="300" height="300" /></a>Vous conviendrez cependant que, quand il s’agit de gouvernement, il faut aboutir à des principes. Vous ne faites aucune place, dans votre politique, ni à la morale, ni à la religion, ni au droit ; vous n’avez à la bouche que deux mots : la force et l’astuce. Si votre système se réduit à dire que la force joue un grand rôle dans les affaires humaines, que l’habileté est une qualité nécessaire à l’homme d’État, vous comprenez bien que c’est là une vérité qui n’a pas besoin de démonstration ; mais ; si vous érigez la violence en principe, l’astuce en maxime de gouvernement ; si vous ne tenez compte dans vos calculs d’aucune des lois de l’humanité, le code de la tyrannie n’est plus que le code de la brute, car les animaux aussi sont adroits et forts, et il n’y a, en effet, parmi eux d’autre droit que celui de la force brutale. Ce n’est pas seulement au nom de l’intérêt, c’est au nom du devoir qu’agissent tous les oppresseurs. Ils le violent, mais ils l’invoquent ; la doctrine de l’intérêt est donc aussi impuissante à elle seule que les moyens qu’elle emploie. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Cet extrait des Dialogues issu du prologue met les choses à leur place d’une manière objective: si le gouvernement est coupable de bien des vices, ses fondations reflètent la nature de peuples. En effet, comme le dit le proverbe, « <em>on a les politiciens que l’on mérite</em> », et il me semble particulièrement intéressant de constater, lorsque l’on remonte aux sources des causes de la perversité de nos gouvernements, que beaucoup de mesures moralement contestables que ces derniers sont forcés de mettre en place sont dues à l’irresponsabilité et à la méchanceté des peuples. Il me semble, d’ailleurs, que l’extrait est suffisamment éloquent à ce sujet. Le problème est que, comme le souligne Montesquieu, les gouvernements auront tendance à s’égarer dans la force, à négliger le bien de ses sujets, et à ne favoriser que les intérêts du « <em>prince</em> » (souverain) et ses proches. La solution ne se trouverait donc pas dans un système, puisque tous devront user de moyens douteux à un instant ou à un autre de leur existence, mais bien dans l’attitude des dirigeants; il ne faut pas qu’ils s’égarent sur la voie de la facilité et estiment leurs citoyens comme un troupeau de bétail qui n’a d’autre utilité que celle d’être exploité. Ils doivent, au contraire, être conscients que si les peuples manquent de responsabilité, ils doivent être ceux qui les guideront pour les amener à s’améliorer, comme un parent bienveillant éduque son enfant. Hélas, nous savons tous que les gouvernements de notre temps (et ceux d’une écrasante majorité à travers l’histoire, d’ailleurs) empruntent la voie inverse, et ont bien peu de scrupules moraux et philosophiques. Mais il n’empêche que nous ne devons pas être aveugle et ne voir que leurs fautes; nous devons aussi avoir un regard introspectif et admettre la responsabilité de la collectivité, ce qui, je pense, se fait bien trop rarement de notre temps, alors que l’on ne peut arriver à un vision juste des choses en l’absence de la considération de ce point.</p>
<p>« <strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Ici, je vous arrête ; vous faites une part à l’intérêt, cela suffit pour justifier toutes les nécessités politiques qui ne sont pas d’accord avec le droit.</p>
<p><strong>Montesquieu:</strong></p>
<p>C’est la raison d’État que vous invoquez. Remarquez donc que je ne puis pas donner pour base aux sociétés précisément ce qui les détruit. Au nom de l’intérêt, les princes et les peuples, comme les citoyens, ne commettront que des crimes. L’intérêt de l’État, dites-vous ! Mais comment reconnaîtrai-je s’il lui est réellement profitable de commettre telle ou telle iniquité ? Ne savons-nous pas que l’intérêt de l’État, c’est le plus souvent l’intérêt du prince en particulier, ou celui des favoris corrompus qui l’entourent ?</p>
<p>Vous ne songez donc pas qu’avec des maximes pareilles, il n’y a pas de société qui puisse vivre ; vous croyez que le sujet tiendra longtemps ses serments quand il verra le souverain les trahir ; qu’il respectera les lois quand il saura que celui qui les lui a données les a violées, et qu’il les viole tous les jours ; vous croyez qu’il hésitera dans la voie de la violence, de la corruption et de la fraude, quand il y verra marcher sans cesse ceux qui sont chargés de le conduire ? Détrompez-vous ; sachez que chaque usurpation du prince dans le domaine de la chose publique autorise une infraction semblable dans la sphère du sujet ; que chaque perfidie politique engendre une perfidie sociale ; que chaque violence en haut légitime une violence en bas. Voilà pour ce qui regarde les citoyens entre eux.</p>
<p>Pour ce qui les regarde dans leurs rapports avec les gouvernants, je n’ai pas besoin de vous dire que c’est la guerre civile introduite à l’état de ferment, au sein de la société. Le silence du peuple n’est que la trêve du vaincu, pour qui la plainte est un crime. Attendez qu’il se réveille : vous avez inventé la théorie de la force ; soyez sûr qu’il l’a retenue. Au premier jour, il rompra ses chaînes ; il les rompra sous le prétexte le plus futile peut-être, et il reprendra par la force ce que la force lui a arraché.</p>
<p>La maxime du despotisme, c’est le perinde ac cadaver des jésuites ; tuer ou être tué : voilà sa loi ; c’est l’abrutissement aujourd’hui, la guerre civile demain.</p>
<p>Sans doute, les orages de la liberté existeront toujours, et il se commettra encore bien des crimes en son nom : mais le fatalisme politique n’existe plus. Si vous avez pu dire, dans votre temps, que le despotisme était un mal nécessaire, vous ne le pourriez pas aujourd’hui, car, dans l’état actuel des mœurs et des institutions politiques chez les principaux peuples de l’Europe, le despotisme est devenu impossible. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Ici, nous retrouvons ce que nous avons laissé entendre précédemment en plus approfondi; les citoyens créent une entité qui leur ressemble par sa nature, l’État, qui constitue l’autorité. Mais l’autorité influence toujours, voire façonne entièrement, le caractère de ce qui dépend d’elle. Donc, si l’autorité est vertueuse, la morale des citoyens aura tendance à s’améliorer, et inversément si elle est vicieuse. De là découle toute l’importance de ce que les dirigeants assument les mauvais aspects qui existent naturellement, et tentent d’améliorer la situation, plutôt que de se complaire égoïste dans l’état imparfait des choses, en ne se souciant guère du bien commun.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati-papercraft.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2657" title="presse-papier Illuminati" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati-papercraft.jpg?w=300" alt="" width="300" height="247" /></a>« <strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Impossible ?… Si vous parvenez à me prouver cela, je consens à faire un pas dans le sens de vos idées.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je vais vous le prouver très-facilement, si vous voulez bien me suivre encore.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Très-volontiers, mais prenez garde ; je crois que vous vous engagez beaucoup. Je me propose de démolir, pièce à pièce, toutes les belles choses que vous venez de dire, et de vous démontrer que ce sont mes doctrines seules qui l’emportent même aujourd’hui, malgré les nouvelles idées, malgré les nouvelles mœurs, malgré vos prétendus principes de droit public, malgré toutes les institutions dont vous venez de me parler.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>En écoutant vos théories sur la division des pouvoirs et sur les bienfaits que lui doivent les peuples de l’Europe, je ne pouvais m’empêcher d’admirer, Montesquieu, à quel point l’illusion des systèmes peut s’emparer des plus grands esprits. A la première occasion, le mouvement se produira par la rupture d’un des ressorts que vous avez si soigneusement forgés. Croyez-vous que les pouvoirs resteront longtemps dans les limites constitutionnelles que vous leur avez assignées, et qu’ils ne parviendront pas à les franchir ? Quelle est l’assemblée législative indépendante qui n’aspirera pas à la souveraineté ? Quelle est la magistrature qui ne fléchira pas au gré de l’opinion ? Quel est le prince, surtout, souverain d’un royaume ou chef d’une république, qui acceptera sans réserve le rôle passif auquel vous l’aurez condamné ; qui, dans le secret de sa pensée, ne méditera pas le renversement des pouvoirs rivaux qui gênent son action ? En réalité, vous aurez mis aux prises toutes les forces contraires, suscité toutes les entreprises, donné des armes à tous les partis. Vous aurez livré le pouvoir à l’assaut de toutes les ambitions, et fait de l’État une arène où se déchaîneront les factions. Dans peu de temps, ce sera le désordre partout ; d’intarissables rhéteurs transformeront en joutes oratoires les assemblées délibérantes ; d’audacieux journalistes, d’effrénés pamphlétaires attaqueront tous les jours la personne du souverain, discréditeront le gouvernement, les ministres, les hommes en place…</p>
<p>Dans vos calculs, vous n’avez compté qu’avec des minorités sociales. Il y a des populations gigantesques rivées au travail par la pauvreté, comme elles l’étaient autrefois par l’esclavage. Qu’importent, je vous le demande, à leur bonheur toutes vos fictions parlementaires ? Votre grand mouvement politique n’a abouti, en définitive, qu’au triomphe d’une minorité privilégiée par le hasard comme l’ancienne noblesse l’était par la naissance. Qu’importe au prolétaire courbé sur son labeur, accablé sous le poids de sa destinée, que quelques orateurs aient le droit de parler, que quelques journalistes aient le droit d’écrire ? Vous avez créé des droits qui resteront éternellement pour la masse du peuple à l’état de pure faculté, puisqu’il ne saurait s’en servir. Ces droits, dont la loi lui reconnaît la jouissance idéale et dont la nécessité lui refuse l’exercice réel, ne sont pour lui qu’une ironie amère de sa destinée. Je vous réponds qu’un jour il les prendra en haine, et qu’il les détruira de sa main pour se confier au despotisme. Le tempérament de vos institutions est de donner plus de force à l’aristocratie qu’au peuple, plus de force au prince qu’à l’aristocratie, proportionnant ainsi les pouvoirs à la capacité politique de ceux qui doivent les exercer.</p>
<p>Le peuple, par une conséquence absolument inévitable, s’emparera, un jour ou l’autre, de tous les pouvoirs dont on a reconnu que le principe était en lui. Sera-ce pour les garder ? Non. Après quelques jours de folie, il les jettera, par lassitude, au premier soldat de fortune qui se trouvera sur son chemin. Dans votre pays, vous avez vu, en 1793, comment les coupe-têtes français ont traité la monarchie représentative : le peuple souverain s’est affirmé par le supplice de son roi, puis il a fait litière de tous ses droits ; il s’est donné à Robespierre, à Barras, à Bonaparte.</p>
<p>Vous êtes un grand penseur, mais vous ne connaissez pas l’inépuisable lâcheté des peuples ; je ne dis pas de ceux de mon temps, mais de ceux du vôtre ; rampants devant la force, sans pitié devant la faiblesse, implacables pour des fautes, indulgents pour des crimes, incapables de supporter les contrariétés d’un régime libre, et patients jusqu’au martyre pour toutes les violences du despotisme audacieux, brisant les trônes dans des moments de colère, et se donnant des maîtres à qui ils pardonnent des attentats pour le moindre desquels ils auraient décapité vingt rois constitutionnels.</p>
<p>Cherchez donc la justice ; cherchez le droit, la stabilité, l’ordre, le respect des formes si compliquées de votre mécanisme parlementaire avec des masses violentes, indisciplinées, incultes, auxquelles vous avez dit : Vous êtes le droit, vous êtes les maîtres, vous êtes les arbitres de l’État !<a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/structure-franc-maconnerie.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2647" title="les 33 degrés de la Franc-Maçonnerie" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/structure-franc-maconnerie.jpg?w=206" alt="" width="206" height="300" /></a> Ce que vous savez, ainsi que moi, du passé, m’autorise, dès à présent, à dire que le principe de la souveraineté populaire est destructif de toute stabilité, qu’il consacre indéfiniment le droit des révolutions. Il met les sociétés en guerre ouverte contre tous les pouvoirs humains et même contre Dieu ; il est l’incarnation même de la force. Il fait du peuple une brute féroce qui s’endort quand elle est repue de sang, et qu’on enchaîne ; et voici la marche invariable que suivent alors les sociétés dont le mouvement est réglé sur ce principe : la souveraineté populaire engendre la démagogie, la démagogie engendre l’anarchie, l’anarchie ramène au despotisme. Le despotisme, pour vous, c’est la barbarie. Eh bien, vous voyez que les peuples retournent à la barbarie par le chemin de la civilisation.</p>
<p>Mais ce n’est pas tout, et je prétends qu’à d’autres points de vue encore le despotisme est la seule forme de gouvernement qui soit réellement appropriée à l’état social des peuples modernes, car, avec vos grands États, qui ne vivent plus que par l’industrie ; avec vos populations sans Dieu et sans foi, dans des temps où les peuples ne se satisfont plus par la guerre, et où leur activité violente se reporte nécessairement au dedans, la liberté, avec les principes qui lui servent de fondement, ne peut être qu’une cause de dissolution et de ruine. De la lassitude des idées et du choc des révolutions sont sorties des sociétés froides et désabusées qui sont arrivées à l’indifférence en politique comme en religion, qui n’ont plus d’autre stimulant que les jouissances matérielles, qui ne vivent plus que par l’intérêt, qui n’ont d’autre culte que l’or, dont les moeurs mercantiles le disputent à celles des juifs qu’ils ont pris pour modèles. Croyez-vous que ce soit par amour de la liberté en elle-même que les classes inférieures essayent de monter à l’assaut du pouvoir ? C’est par haine de ceux qui possèdent ; au fond, c’est pour leur arracher leurs richesses, instrument des jouissances qu’ils envient.</p>
<p>Ceux qui possèdent implorent de tous les côtés un bras énergique, un pouvoir fort ; ils ne lui demandent qu’une chose, c’est de protéger l’État contre des agitations auxquelles sa constitution débile ne pourrait résister, de leur donner à eux-mêmes la sécurité nécessaire pour qu’ils puissent jouir et faire leurs affaires. Quelles formes de gouvernement voulez vous appliquer à des sociétés où la corruption s’est glissée partout, où la fortune ne s’acquiert que par les surprises de la fraude, où la morale n’a plus de garantie que dans les lois répressives, où le sentiment de la patrie lui-même s’est éteint dans je ne sais quel cosmopolitisme universel ? Je ne vois de salut pour ces sociétés, véritables colosses aux pieds d’argile, que dans l’institution d’une centralisation à outrance, qui mette toute la force publique à la disposition de ceux qui gouvernent « </p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il y a peu à redire là-dessus, si ce n’est que, après 145 ans, ce texte reste d’une grande actualité. Il est effectivement saisissant de constater à quel point des passages tels que ceux qui sont surlignés restent valables, et sont sans doute même bien plus vrai qu’à l’époque; les masses de travaux qui ont continué à écraser bien des hommes malgré l’abolition de l’esclavage sont effectivement une poursuite de ce dernier dans une autre forme, surtout aujourd’hui où tout est si bien réglementé et où tant de personnes sont assommées par le crédit que l’on n’a d’autre choix que de suivre une route toute tracée et qui se présente en simulacre de liberté.</p>
<p>La propension qu’ont les hommes à se reposer sur la force de quelqu’un d’autre, et ainsi à leur confier tant de responsabilités qu’ils rendent pour ainsi dire quelqu’un d’autre maître de leur vie, est aussi très bien illustrée dans ce dernier extrait. Mais l’élément le plus frappant est encore, à mon sens, ces sociétés indifférentes aux valeurs essentielles et obsédées par les jouissances matérielles dont parle Maurice Joly, presque prophétiquement, lorsqu’on voit à quel point ces aspects se sont développés et empirés aujourd’hui. Les moeurs ont effectivement été très bousculées, au point que tout ce qui pourrait s’opposer vertueusement aux dérives matérialistes, comme l’idée même de Dieu, est systématiquement renié sans un semblant de réflexion, ce qui engendre un extrême avilissement des peuples occidentaux consommateurs, et les poussent dans l’acception systématique de leurs pulsions primaires et animales, ce qui ne les rend que bien plus simples à contrôler et manipuler, puisque leurs facultés intellectuelles tombent en désuétude.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Avec des sociétés nouvelles, il faut employer des procédés nouveaux. Il ne s’agit pas aujourd’hui, pour gouverner, de commettre des iniquités violentes, de décapiter ses ennemis, de dépouiller ses sujets de leurs biens, de prodiguer les supplices ; non, la mort, la spoliation et les tourments physiques ne peuvent jouer qu’un rôle assez secondaire dans la politique intérieure des États modernes. Il s’agit moins aujourd’hui de violenter les hommes que de les désarmer, de comprimer leurs passions politiques que de les effacer, de combattre leurs instincts que de les tromper, de proscrire leurs idées que de leur donner le change en se les appropriant.</p>
<p>Le principal secret du gouvernement consiste à affaiblir l’esprit public, au point de le désintéresser complétement des idées et des principes avec lesquels on fait aujourd’hui les révolutions. Dans tous les temps, les peuples comme les hommes se sont payés de mots. Les apparences leur suffisent presque toujours ; ils n’en demandent pas plus. On peut donc établir des institutions factices qui répondent à un langage et à des idées également factices ; il faut avoir le talent de ravir aux partis cette phraséologie libérale, dont ils s’arment contre le gouvernement. Il faut en saturer les peuples jusqu’à la lassitude, jusqu’au dégoût. On parle souvent aujourd’hui de la puissance de l’opinion, je vous montrerai qu’on lui fait exprimer ce qu’on veut quand on connaît bien les ressorts cachés du pouvoir. Mais avant de songer à la diriger, il faut l’étourdir, la frapper d’incertitude par d’étonnantes contradictions, opérer sur elle d’incessantes diversions, l’éblouir par toutes sortes de mouvements divers, l’égarer insensiblement dans ses voies. Un des grands secrets du jour est de savoir s’emparer des préjugés et des passions populaires, de manière à introduire une confusion de principes qui rend toute entente impossible entre ceux qui parlent la même langue et ont les mêmes intérêts.</p>
<p>Le prince devra s’attacher avant tout à détruire les partis, à dissoudre les forces collectives partout où elles existent, à paralyser dans toutes ses manifestations l’initiative individuelle ; ensuite le niveau des caractères descendra de lui-même, et tous les bras molliront bientôt contre la servitude. Le pouvoir absolu ne sera plus un accident, il deviendra un besoin. Les moyens d’action du despotisme, les plus puissants peut-être, seront précisément ceux que l’on aura le talent d’emprunter à ce même régime industriel qui fait votre admiration. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Nous retrouvons ici la concrétisation de ce que je laissais présager précédemment: l’esprit public est affaibli, malléable, et si désintéressé de la nature de son monde qu’il se contentera de croire ce que les autorités présenteront comme la vérité. Ainsi, le citoyen moyen d’aujourd’hui aime croire qu’il vit dans un système réellement démocratique et respectueux des valeurs humaines en s’extasiant devant les discours officiels incohérents et grossièrement simplistes relayés par son poste télévisé. Il serait si malheureux que l’on tente de le sortir de la béatitude qu’engendre son inconscience qu’il occultera sa réflexion encore plus qu’il ne le fait d’habitude si jamais il entend quelqu’un essayer de lui faire prendre conscience de la véritable réalité des choses; n’écoutant pas, se voilant derrière ses impressions et ses sentiments irrationnels, il continuera d’être un mouton trop occupé par les futilités de son existence et trop égoïste pour réfléchir aux problèmes que connait le monde. Il est alors effectivement extrêmement simple de le manier dans le sens où on l’entend, du moment que l’on lui promettre de pouvoir demeurer dans sa prison dorée d’inconscience. Outre cette actualisation de l’extrait, ce dernier s’exprime si bien de lui-même que je n’ai rien de plus à ajouter.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>A l’aide du seul pouvoir réglementaire, j’instituerais, par exemple, d’immenses monopoles financiers, réservoirs de la fortune publique, dont dépendrait si étroitement le sort de toutes les fortunes privées, qu’elles s’engloutiraient avec le crédit de l’État le lendemain de toute catastrophe politique. Vous êtes un économiste, Montesquieu, pesez la valeur de cette combinaison. Voici une autre combinaison empruntée a l’ordre industriel : Dans le temps actuel, l’aristocratie, en tant que force politique, a disparu ; mais la bourgeoisie territoriale est encore un élément de résistance dangereux pour les gouvernements, parce qu’elle est d’elle-même, indépendante ; il peut être nécessaire de l’appauvrir ou même de la ruiner complétement. Il suffit, pour cela, d’aggraver les charges qui pèsent sur la propriété foncière, de maintenir l’agriculture dans un état d’infériorité relative, de favoriser à outrance le commerce et l’industrie, mais principalement la spéculation ; car la trop grande prospérité de l’industrie peut elle-même devenir un danger, en créant un nombre trop considérable de fortunes indépendantes. Il faut arriver à ce qu’il n’y ait plus, dans l’État, que des prolétaires, quelques millionnaires et des soldats. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Quoi de plus actuel, à nouveau, que la mainmise des immenses monopoles financiers sur le système ? Il y a cependant ici une inversion; dans l’État imaginé par Machiavel, ces fortunes sont à la solde de l’État et le public domine le privé. Dans les temps actuels, c’est le contraire.</p>
<p>Pour ce qui est de ruiner toute force indépendante, il est aisé de constater à quel point les supermarchés et autres organismes de centralisations, véritables monopoles aux mains de l’État (et une centralisation aussi puissante de biens essentiels dans une seule paire de mains est toujours <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/2003817320.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2658" title="2003817320" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/2003817320.jpg?w=226" alt="" width="226" height="300" /></a>une des caractéristiques terribles du despotisme), ont aidé à rendre très difficile toute réussite magistrale dans le commerce ou l’artisanat indépendants. Le despotisme doit rendre ses citoyens dépendants de son gouvernement, et n’aura de cesse de les appauvrir, tant matériellement qu’intellectuellement et spirituellement, pour s’assurer la longévité. En effet, moins les citoyens sont riches, moins ils ont de possibilités de se révolter… Comme le dit Machiavel: « <em>Il faut arriver à ce qu’il n’y ait plus, dans l’État, que des prolétaires et quelques millionnaires</em> ». On devine de quel côté seront les millionnaires.</p>
<p>Remarquons également, à propos de la spéculation, à quel point cette dernière a explosé aujourd’hui et que le danger que voit Machiavel dans les fortunes indépendantes a eu raison des gouvernements, puisque la richesse du secteur privé dépasse de loin celle du public. Á titre d’exemple, les 500 plus grosses entreprises des États-Unis possèdent 80% du PIB du pays; le mot du gouvernement a donc bien moins à dire que celui des multinationales…</p>
<p>De plus, les plus puissantes personnes des secteurs de pouvoir, qui ne sont soumis à aucune censure démocratique, désignent le plus souvent leur successeur parmi leurs enfants ou leur entourage, ce qui est relativement conforme à la dynastie royale que voudrait imposer Machiavel après son coup d’État despotique.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Le pouvoir que je rêve, bien loin, comme vous le voyez, d’avoir des moeurs barbares, doit attirer à lui toutes les forces et tous les talents de la civilisation au sein de laquelle il vit. Il devra s’entourer de publicistes, d’avocats, de jurisconsultes, d’hommes de pratique et d’administration, de gens qui connaissent à fond tous les secrets, tous les ressorts de la vie sociale, qui parlent tous les langages, qui aient étudié l’homme dans tous les milieux. Il faut les prendre partout, n’importe où, car ces gens-là rendent des services étonnants par les procédés ingénieux qu’ils appliquent à la politique. Il faut, avec cela, tout un monde d’économistes, de banquiers, d’industriels, de capitalistes, d’hommes à projets, d’hommes à millions, car tout au fond se résoudra par une question de chiffres.</p>
<p>L’usurpateur d’un État est dans une situation analogue à celle d’un conquérant. Il est condamné à tout renouveler, à dissoudre l’État, à détruire la cité, à changer la face des moeurs.</p>
<p>C’est là le but, mais dans les temps actuels il n’y faut tendre que par des voies obliques, des moyens détournés, des combinaisons habiles, et, autant que possible, exemptes de violence. Je ne détruirai donc pas directement les institutions, mais je les toucherai une à une par un trait de main inaperçu qui en dérangera le mécanisme. Ainsi je toucherai tour à tour à l’organisation judiciaire, au suffrage, à la presse, à la liberté individuelle, à l’enseignement.</p>
<p>Je vous disais, il y a peu d’instants, que les peuples étaient comme les hommes, qu’ils tenaient plus aux apparences qu’à la réalité des choses ; c’est là, en politique, une règle dont je suivrais scrupuleusement les indications ; veuillez me rappeler les principes auxquels vous tenez le plus et vous verrez que je n’en suis pas aussi embarrassé que vous paraissez le croire. Vous ne manqueriez sans doute pas de me parler du principe de la séparation des pouvoirs, de la liberté de la parole et de la presse, de la liberté religieuse, de la liberté individuelle, du droit d’association, de l’égalité devant la loi, de l’inviolabilité de la propriété et du domicile, du droit de pétition, du libre consentement de l’impôt, de la proportionnalité des peines, de la non rétroactivité des lois. Je ne vois nul inconvénient à proclamer ces principes ; j’en ferai même, si vous le voulez, le préambule de ma constitution.</p>
<p>Les gouvernés seront toujours contents du prince, lorsqu’il ne touchera ni à leurs biens, ni à leur honneur, et dès lors il n’a plus à combattre que les prétentions d’un petit nombre de mécontents, dont il vient facilement à bout.</p>
<p><strong>Montesquieu : </strong></p>
<p>On pourrait vous répondre que les droits politiques aussi sont des biens ; qu’il importe aussi à l’honneur des peuples de les maintenir, et qu’en y touchant vous portez en réalité atteinte à leurs biens comme à leur honneur.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vous semblez toujours croire que les peuples modernes sont affamés de liberté. Avez-vous prévu le cas où ils n’en veulent plus, et pouvez-vous demander aux princes d’avoir pour elle plus de passion que n’en ont les peuples ? Or, dans vos sociétés si profondément relâchées, où l’individu ne vit plus que dans la sphère de son égoïsme et de ses intérêts matériels, interrogez le plus grand nombre, et vous verrez si, de tous côtés, on ne vous répond pas : Que me fait la politique ? Que m’importe la liberté ? Est-ce que tous les gouvernements ne sont pas les mêmes ? Est-ce qu’un gouvernement ne doit pas se défendre ?</p>
<p>Remarquez-le bien, d’ailleurs, ce n’est même pas le peuple qui tiendra ce langage ; ce seront les bourgeois, les industriels, les gens instruits, les riches, les lettrés, tous ceux qui sont en état d’apprécier vos belles doctrines de droit public. Ils me béniront, ils s’écrieront que je les ai sauvés, qu’ils sont en état de minorité, qu’ils sont incapables de se conduire. Tenez, les nations ont je ne sais quel secret amour pour les vigoureux génies de la force. A tous les actes violents marqués du talent de l’artifice, vous entendrez dire avec une admiration qui surmontera le blâme : Ce n’est pas bien, soit, mais c’est habile, c’est bien joué, c’est fort ! »</p>
<h2>La presse</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/21_illuminati.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2649" title="Divers logos de sociétés secrètes différentes allant tous vers le même objectif : le Nouvel Ordre Mondial" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/21_illuminati.jpg?w=225" alt="" width="225" height="300" /></a>Puisque c’est une si grande force que le journalisme, savez-vous ce que ferait mon gouvernement ? Il se ferait journaliste, ce serait le journalisme incarné. Je compterai le nombre de journaux qui représenteront ce que vous appelez l’opposition. S’il y en a dix pour l’opposition, j’en aurai vingt pour le gouvernement ; s’il y en a vingt, j’en aurai quarante ; s’il y en a quarante, j’en aurai quatre-vingts. Voilà à quoi me servira, vous le comprenez à merveille maintenant, la faculté que je me suis réservée d’autoriser la création de nouvelles feuilles politiques. Il ne faut pas que la masse du public puisse soupçonner cette tactique ; la combinaison serait manquée et l’opinion se détacherait d’elle-même des journaux qui défendraient ouvertement ma politique.</p>
<p>Je diviserai en trois ou quatre catégories les feuilles dévouées à mon pouvoir. Au premier rang je mettrai un certain nombre de journaux dont la nuance sera franchement officielle, et qui, en toutes rencontres, défendront mes actes à outrance. Ce ne sont pas ceux-là, je commence par vous le dire, qui auront le plus d’ascendant sur l’opinion. Au second rang je placerai une autre phalange de journaux dont le caractère ne sera déjà plus qu’officieux et dont la mission sera de rallier à mon pouvoir cette masse d’hommes tièdes et indifférents qui acceptent sans scrupule ce qui est constitué, mais ne vont pas au delà dans leur religion politique.</p>
<p>C’est dans les catégories de journaux qui vont suivre que se trouveront les leviers les plus puissants de mon pouvoir. Ici, la nuance officielle ou officieuse se dégrade complétement, en apparence, bien entendu, car les journaux dont je vais vous parler seront tous rattachés par la même chaîne à mon gouvernement, chaîne visible pour les uns, invisible à l’égard des autres. Je n’entreprends point de vous dire quel en sera le nombre, car je compterai un organe dévoué dans chaque opinion, dans chaque parti ; j’aurai un organe aristocratique dans le parti aristocratique, un organe républicain dans le parti républicain, un organe révolutionnaire dans le parti révolutionnaire, un organe anarchiste, au besoin, dans le parti anarchiste. Comme le dieu Wishnou, ma presse aura cent bras, et ces bras donneront la main à toutes les nuances d’opinion quelconque sur la surface entière du pays. On sera de mon parti sans le savoir. Ceux qui croiront parler leur langue parleront la mienne, ceux qui croiront agiter leur parti agiteront le mien, ceux qui croiront marcher sous leur drapeau marcheront sous le mien.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je me demande seulement, comment vous pourrez diriger et rallier toutes ces milices de publicité clandestinement embauchées par votre gouvernement.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Ce n’est là qu’une affaire d’organisation, vous devez le comprendre ; j’instituerai, par exemple, sous le titre de division de l’imprimerie et de la presse, un centre d’action commun où l’on viendra chercher la consigne et d’où partira le signal. Alors, pour ceux qui ne seront qu’à moitié dans le secret de cette combinaison, il se passera un spectacle bizarre ; on verra des feuilles, dévouées à mon gouvernement, qui m’attaqueront, qui crieront, qui me susciteront une foule de tracas.</p>
<p>Remarquez bien que jamais les bases ni les principes de mon gouvernement ne seront attaqués par les journaux dont je vous parle ; ils ne feront jamais qu’une polémique d’escarmouche, qu’une opposition dynastique dans les limites les plus étroites. Le résultat, vraiment considérable déjà, sera de faire dire, par le plus grand nombre : Mais vous voyez bien qu’on est libre, qu’on peut parler sous ce régime, qu’il est injustement attaqué, qu’au lieu de comprimer, comme il pourrait le faire, il souffre, il tolère ! Un autre résultat, non moins important, sera de provoquer, par exemple, des observations comme celles-ci : Voyez à quel point les bases de ce gouvernement, ses principes, s’imposent au respect de tous ; voilà des journaux qui se permettent les plus grandes libertés de langage, eh bien, jamais ils n’attaquent les institutions établies. Il faut qu’elles soient au-dessus des injustices des passions, puisque les ennemis mêmes du gouvernement ne peuvent s’empêcher de leur rendre hommage.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Voilà, je l’avoue, qui est vraiment machiavélique.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vous me faites beaucoup d’honneur, mais il y a mieux : A l’aide du dévouement occulte de ces feuilles publiques, je puis dire que je dirige à mon gré l’opinion dans toutes les questions de politique intérieure ou extérieure. J’excite ou j’endors les esprits, je les rassure ou je les déconcerte, je plaide le pour et le contre, le vrai et le faux. Je fais annoncer un fait et je le fais démentir suivant les circonstances ; je sonde ainsi la pensée publique, je recueille l’impression produite, j’essaie des combinaisons, des projets, des déterminations soudaines, enfin ce que vous appelez, en France, des ballons d’essai. Je combats à mon gré mes ennemis sans jamais compromettre mon pouvoir, car, après avoir fait parler ces feuilles, je puis leur infliger, au besoin, les désaveux les plus énergiques ; je sollicite l’opinion à de certaines résolutions, je la pousse ou je la retiens, j’ai toujours le doigt sur ses pulsations, elle reflète, sans le savoir, mes impressions personnelles, et elle s’émerveille parfois d’être si constamment d’accord avec son souverain. On dit alors que j’ai la fibre populaire, qu’il y a une sympathie secrète et mystérieuse qui m’unit aux mouvements de mon peuple. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il n’est pas aisé, au premier abord, de se douter de combien les médias d’aujourd’hui sont reliés aux intérêts des gouvernements et/ou des grands empires financiers. En effet, les chaînes de télévision, de radio, les journaux, les maisons d’édition de livres, etc., qui n’appartiennent pas directement au gouvernement sont les biens de grandes entreprises privées. Ainsi, Europe 1 et Hachette appartiennent à Lagardère, l’actionnaire principal de TF1 est Bouygues, RTL Group appartient à Bertelsmann, etc… Parce que toute entreprise de communication qui sera écoutée et popularisée ne pourra qu’être financée par un ou des puissants groupes qui ont tous de nombreux intérêts communs avec leurs semblables, il est toujours vital de rechercher qui donne les subsides de quelle entreprise ou de quel institut. C’est parce que l’on ignore souvent ces sources que l’on peut être leurré par tel moyen de communication d’opposition, qui en fait, pourrait très bien être relié aux intérêts du poivoir, tout comme dans le gouvernement imaginé par Machiavel. Il est alors aussi facile de diriger la pensée de ceux qui se laisseront tromper que de piéger ceux qui participeront à des manifestations ou autres activités d’opposition qui seraient, en fait, également liées au pouvoir. Dans ces cas-là, par exemple, quelques agitateurs infiltrés se débrouillent parfaitement bien pour discréditer toute l’optique de manifestants. De même, un candidat à une élection, quelle qu’elle soit, jouera peut-être le mécontent du système, le grand réformateur, mais s’avérera souvent être un pion d’intérêts financiers qui auront misé sur la confiance et l’enthousiasme qu’il aura suscités chez les gens pour mieux les tromper. Les vraies forces d’opposition indépendantes, les vrais hommes rebelles qui ne répondent pas d’intérêts oligarchiques, sont discrédités par une propagande abondante, dans le cas où ils auraient réussi à se rallier un certain nombre d’adeptes. Dans la plupart des cas, peu popularisés, ils ne constituent pas une menace digne d’être écartée.</p>
<p>En outre, les médias populaires, prétendument objectifs, qui font de la soi-disante opposition ne remettront jamais en question les bases du système. Comme le dit si bien Machiavel, les gens penseront alors que le fait qu’il y ait une critique signifiera qu’il y a de la liberté, mais que les fondations mêmes du système sont trop parfaites pour pouvoir être critiquées, infaillibles. Nous remarquons parfaitement la même chose lorsque nous sommes longuement bassinés par telle ou telle injure qu’aurait prononcée le président Sarkozy, appelés à s’indigner sur le prix exorbitant de ses dernières vacances, sur tel scandale de détournement de fonds qui pourtant, s’empresserait-on d’ajouter ou de sous-entendre, serait un cas isolé,… Ce ton critique, agressif, osé, donne l’impression d’une opposition, mais ces choses sont d’une frivolité telle qu’elles ne serviront qu’à en maintenir l’illusion, car jamais l’essentiel ne sera mis en cause; au contraire, la multitude des informations insignifiantes que l’on préférera dispenser massivement au lieu de cela empêcheront de s’en apercevoir.</p>
<p>« <strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Ces diverses combinaisons me paraissent d’une perfection idéale. Je vous soumets cependant encore une observation, mais très-timide cette fois : Si vous sortez du silence de la Chine, si vous permettez à la milice de vos journaux de faire, au profit de vos desseins, l’opposition postiche dont vous venez de me parler, je ne vois pas trop, en vérité, comment vous pourrez empêcher les journaux non affiliés de répondre, par de véritables coups, aux agaceries dont ils devineront le manége. Ne pensez-vous pas qu’ils finiront par lever quelques-uns des voiles qui couvrent tant de ressorts mystérieux ? Quand ils connaîtront le secret de cette comédie, pourrez-vous les empêcher d’en rire ? Le jeu me paraît bien scabreux.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Pas du tout ; je vous dirai que j’ai employé, ici, une grande partie de mon temps à examiner le fort et le faible de ces combinaisons, je me suis beaucoup renseigné sur ce qui touche aux conditions d’existence de la presse dans les pays parlementaires. Vous devez savoir que le journalisme est une sorte de franc-maçonnerie : ceux qui en vivent sont tous plus ou moins rattachés les uns aux autres par les liens de la discrétion professionnelle ; pareils aux anciens augures, ils ne divulguent pas aisément le secret de leurs oracles. Ils ne gagneraient rien à se trahir, car ils ont pour la plupart des plaies plus ou moins honteuses. Il est assez probable, j’en conviens, qu’au centre de la capitale, dans un certain rayon de personnes, ces choses ne seront pas un mystère ; mais, partout ailleurs, on ne s’en doutera pas, et la grande majorité de la nation marchera avec la confiance la plus entière sur la trace des guides que je lui aurai donnés.</p>
<p>Vous savez avec quelle discrétion et quels ménagements ingénieux doivent être rédigés les documents de l’autorité, dans les conjonctures importantes : le problème à résoudre en pareil cas est de donner une sorte de satisfaction à tous les partis. Eh bien, chacun de mes journaux, suivant sa nuance, s’efforcera de persuader à chaque parti que la résolution que l’on a prise est celle qui le favorise le plus. Ce qui ne sera pas écrit dans un document officiel, on l’en fera sortir par voie d’interprétation ; ce qui ne sera qu’indiqué, les journaux officieux le traduiront plus ouvertement, les journaux démocratiques et révolutionnaires le crieront par dessus les toits ; et tandis qu’on se disputera, qu’on donnera les interprétations les plus diverses à mes actes, mon gouvernement pourra toujours répondre à tous et à chacun : Vous vous trompez sur mes intentions, vous avez mal lu mes déclarations ; je n’ai jamais voulu dire que ceci ou que cela.</p>
<p>Ce sont les paroles bien plus que les actes qu’il s’agit de faire accorder. Comment voulez-vous que la grande masse d’une nation puisse juger si c’est la logique qui mène son gouvernement ? Il suffit de le lui dire. Je veux donc que les diverses phases de ma politique soient présentées comme le développement d’une pensée unique se rattachant à un but immuable. Chaque événement prévu ou imprévu sera un résultat sagement amené, les écarts de direction ne seront que les différentes faces de la même question, les voies diverses qui conduisent au même but, les moyens variés d’une solution identique poursuivie sans relâche à travers les obstacles. Le dernier événement sera donné comme la conclusion logique de tous les autres.</p>
<p>Je n’oublierais pas que je vis dans une époque où l’on croit pouvoir résoudre, par l’industrie, tous les problèmes de la société, où l’on s’occupe sans cesse de l’amélioration du sort des classes ouvrières. Je m’attacherais d’autant plus à ces questions, qu’elles sont un dérivatif très-heureux pour les préoccupations de la politique intérieure. Chez les peuples méridionaux, il faut que les gouvernements paraissent sans cesse occupés ; les masses consentent à être inactives, mais à une condition, c’est que ceux qui les gouvernent leur donnent le spectacle d’une activité incessante, d’une sorte de fièvre ; qu’ils attirent constamment leurs yeux par des nouveautés, par des surprises, par des coups de théâtre ; cela est bizarre peut-être, mais, encore une fois, cela est.</p>
<p>Je me conformerais de point en point à ces indications ; en conséquence, je ferais, en matière de commerce, d’industrie, d’arts et même d’administration, étudier toutes sortes de projets, de plans, de combinaisons, de changements, de remaniements, d’améliorations dont le retentissement dans la presse couvrirait la voix des publicistes les plus nombreux et les plus féconds. L’économie politique a, dit-on, fait fortune chez vous, eh bien, je ne laisserais rien à inventer, rien à publier, rien à dire même à vos théoriciens, à vos utopistes, aux déclamateurs les plus passionnés de vos écoles. Le bien-être du peuple serait l’objet unique, invariable, de mes confidences publiques. Soit que je parle moi-même, soit que je fasse parler par mes ministres ou mes écrivains, on ne tarirait jamais sur la grandeur du pays, sur la prospérité, sur la majesté de sa mission et de ses destinées ; on ne cesserait de l’entretenir des grands principes du droit moderne, des grands problèmes qui agitent l’humanité. Le libéralisme le plus enthousiaste, le plus universel, respirerait dans mes écrits. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/not_illuminati.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2650" title="I can't believe. It's not the Illuminati" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/not_illuminati.jpg?w=300" alt="" width="300" height="277" /></a>Á nouveau, Machiavel parle de la facilité avec laquelle il est facile de tromper l’opinion publique en arguant de bonnes intentions, et du peu d’importance qu’auront les quelques rares esprits, incompris et raillés, qui auront percé la ruse à jour. Il confirme également ce que nous avons dit précédemment lorsqu’il dit qu’il faut donner des préoccupations à l’opinion publique, occuper son esprit, par toute une foule de choses qui occulteront des informations plus essentielles. Pendant ce temps, il pourra continuer de régner tranquillement, voire même faire passer l’une ou l’autre mesure qui aurait soi-disant pour but d’aider à accomplir telle ou telle grande oeuvre sur laquelle la société s’échine. Il est effectivement facile de constater que lorsque l’esprit public est occupé ou choqué, comme cela s’est passé lors du 11 septembre ou de quelque grand autre événement comme un cataclysme naturel, des mesures passent en force et, si elles ne sont pas présentées comme garantes d’une amélioration de la situation, dans l’ignorance et l’indifférence générales.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Il serait très-important de mettre en relief les fautes de ceux qui m’ont précédé, de montrer que j’ai su les éviter toujours. On entretiendrait ainsi, contre les régimes auxquels mon pouvoir a succédé, une sorte d’antipathie, d’aversion même, qui finirait par devenir irréparable comme une expiation.</p>
<p>Dans les pays les plus avancés de l’Europe en civilisation, l’invention de l’imprimerie a fini par donner naissance à une littérature folle, furieuse, effrénée, presque immonde, c’est un grand mal. Eh bien, cela est triste à dire, mais il suffira presque de ne pas la gêner, pour que cette rage d’écrire, qui possède vos pays parlementaires, soit à peu près satisfaite.</p>
<p>Cette littérature pestiférée dont on ne peut empêcher le cours, la platitude des écrivains et des hommes politiques qui seraient en possession du journalisme, ne manquerait pas de former un contraste repoussant avec la dignité du langage qui tomberait des marches du trône, avec la dialectique vivace et colorée dont on aurait soin d’appuyer toutes les manifestations du pouvoir. Vous comprenez, maintenant, pourquoi j’ai voulu environner le prince de cet essaim de publicistes, d’hommes d’administration, d’avocats, d’hommes d’affaires et de jurisconsultes qui sont essentiels à la rédaction de cette quantité de communications officielles dont je vous ai parlé, et dont l’impression serait toujours très-forte sur les esprits. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Encore une fois, on compte sur <em>l’effet</em> ménagé par toute cette panoplie « d’experts » dont regorge le gouvernement pour impressionner les gens, qui, espère t-on, seront plus tentés de remettre leur confiance en ces personnes qu’en qui que ce soit d’autre. L’apparence joue donc un grand rôle, à nouveau.</p>
<h2>Les sociétés secrètes</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Le monde souterrain des sociétés secrètes est rempli de cerveaux vides, dont je ne fais pas le moindre cas, mais il y a là des directions à donner, des forces à mouvoir. S’il s’y agite quelque chose, c’est ma main qui remue ; s’il s’y prépare un complot, le chef c’est moi : je suis le chef de la ligue.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Et vous croyez que ces cohortes de démocrates, ces républicains, ces anarchistes, ces terroristes vous laisseront approcher et rompre le pain avec eux ; vous pouvez croire que ceux qui ne veulent point de domination humaine accepteront un guide qui sera autant dire un maître !</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/salle-franc-maconnique.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2651" title="salle franc-maçonnique" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/salle-franc-maconnique.jpg?w=300" alt="" width="300" height="238" /></a>C’est que vous ne connaissez pas, ô Montesquieu, ce qu’il y a d’impuissance et même de niaiserie chez la plupart des hommes de la démagogie européenne. Ces tigres ont des âmes de mouton, des têtes pleines de vent ; il suffit de parler leur langage pour pénétrer dans leur rang. Leurs idées ont presque toutes, d’ailleurs, des affinités incroyables avec les doctrines du pouvoir absolu. Leur rêve est l’absorption des individus, dans une unité symbolique. Ils demandent la réalisation complète de l’égalité, par la vertu d’un pouvoir qui ne peut être en définitive que dans la main d’un seul homme. Vous voyez que je suis encore ici le chef de leur école ! Et puis il faut dire qu’ils n’ont pas le choix. Les sociétés secrètes existeront dans les conditions que je viens de dire ou elles n’existeront pas. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Peu de chose à ajouter par rapport à ce que nous avons déjà dit, mais cet extrait renforce la présence du gouvernement dans ce qui pourrait constituer une opposition potentielle, pour la dévier de son but et être au courant des éventuels complots qui se trament. Cela ne fait que rejoindre ce que j’ai dit à propos des gens qui penseront se diriger vers quelque forme d’opposition, et que l’on piégera.</p>
<h2>Législatif et judiciaire</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>La cour de cassation est plus qu’un corps judiciaire : c’est, en quelque sorte, un quatrième pouvoir dans l’État, parce qu’il lui appartient de fixer en dernier ressort le sens de la loi. Aussi vous répéterai-je ici ce que je crois vous avoir dit à propos du Sénat et de l’Assemblée législative : une semblable cour de justice qui serait complétement indépendante du gouvernement pourrait, en vertu de son pouvoir d’interprétation souverain et presque discrétionnaire, le renverser quand elle voudrait. Il lui suffirait pour cela de restreindre ou d’étendre systématiquement, dans le sens de la liberté, les dispositions de lois qui règlent l’exercice des droits politiques.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Et c’est apparemment le contraire que vous allez lui demander ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Je ne lui demanderai rien, elle fera d’elle-même ce qu’il conviendra de faire. Car c’est ici que concourront le plus puissamment les différentes causes d’influence dont je vous ai parlé plus haut. Plus le juge est près du pouvoir, plus il lui appartient. L’esprit conservateur du règne se développera là à un plus haut degré que partout ailleurs, et les lois de haute police politique recevront, dans le sein de cette grande assemblée, une interprétation si favorable à mon pouvoir, que je serai dispensé d’une foule de mesures restrictives qui, sans cela, deviendraient nécessaires.</p>
<p>Il faut maintenant donner au gouvernement le moyen de résister à l’influence de l’opposition, d’empêcher qu’elle ne fasse déserter les rangs de ceux qui veulent le défendre. Au moment des élections, les partis ont pour habitude de proclamer leurs candidats et de les poser en face du gouvernement ; je ferai comme eux, j’aurai des candidats déclarés et je les poserai en face des partis. J’irai jusqu’à fermer les yeux sur les agissements de quelques candidatures populaires qui s’agiteront bruyamment au nom de la liberté ; seulement, il est bon de vous dire que ceux qui crieront le plus fort seront des hommes à moi.</p>
<p>L’essentiel est bien moins de ne commettre aucune faute, que d’en supporter la responsabilité avec une attitude d’énergie qui impose aux détracteurs. Quand même l’opposition parviendrait à introduire dans ma chambre quelques déclamateurs, que m’importerait ? Je ne suis pas de ceux qui veulent compter sans les nécessités de leur temps.</p>
<p>Un de mes grands principes est d’opposer les semblables. De même que j’use la presse par la presse, j’userais la tribune par la tribune ; j’aurais autant qu’il en faudrait d’hommes dressés à la parole et capables de parler plusieurs heures sans s’arrêter. L’essentiel est d’avoir une majorité compacte et un président dont on soit sûr. Il y a un art particulier de conduire les débats et d’enlever le vote. Aurais-je besoin d’ailleurs des artifices de la stratégie parlementaire ? Les dix-neuf vingtièmes de la Chambre seraient des hommes à moi qui voteraient sur une consigne, tandis que je ferais mouvoir les fils d’une opposition factice et clandestinement embauchée ; après cela, qu’on vienne faire de beaux discours : ils entreront dans les oreilles de mes députés comme le vent entre dans le trou d’une serrure. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Bien qu’un bon nombre de précautions conseillées par Machiavel dans les Dialogues aux Enfers n’existent pas aujourd’hui (c’est pourquoi je ne les ai pas extraites), il semble que le même effet de domination du pouvoir sur des organes tels que l’Assemblée Nationale, le Sénat, et les institutions judiciaires, aient pu se faire avec nettement plus de facilité que ce qu’il imaginait. On peut effectivement se douter que le député, le juge et le sénateur, faisant partie d’un corps social privilégié, aient une tendance naturelle à aider les intérêts des « riches », de même que, pour accéder à leur fonction, ils doivent sans doute avoir assuré de jouer le jeu. En tout cas, il est clair que, dans la réalité des choses, ces forces sont bel et bien sous influence. Ainsi, l’UMP est censé faire opposition au PS en France, et inversément; mais il faudrait être bien dupe pour croire qu’il existe des différences réelles entre les deux partis. Il n’y a effectivement pas de ligne réellement définie; ils servent les mêmes intérêts. Le PS a souvent plus privatisé qu’il n’a nationalisé, et ses membres s’entendent généralement bien avec l’UMP pour faire avancer les intérêts d’un amour qu’ils ont le plus particulièrement en commun: celui de l’argent. Donc, aucune loi et aucune décision judiciaire ne pourront gêner réellement l’ordre établi.</p>
<h2>L’éducation</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>En ce qui touche l’Université, l’ordre de choses actuel me satisfait à peu près. Vous n’ignorez pas, en effet, que ces grands corps d’enseignement ne sont plus organisés, aujourd’hui, comme ils l’étaient autrefois. Ils ont presque partout, m’assure-t-on, perdu leur autonomie et<a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwogun.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2652" title="arme gravée du Nouvel Ordre Mondial" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwogun.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a> ne sont plus que des services publics à la charge de l’État. Or, ainsi que je vous l’ai dit plus d’une fois, là où est l’État, là est le prince ; la direction morale des établissements publics est entre ses mains ; ce sont ses agents qui inspirent l’esprit de la jeunesse. Les chefs comme les membres des corps enseignants de tous les degrés sont nommés par le gouvernement, ils y sont rattachés, ils en dépendent, cela suffit ; s’il reste çà et là quelques traces d’organisation indépendante dans quelque école publique ou Académie que ce soit, il est facile de la ramener au centre commun d’unité et de direction. C’est l’affaire d’un règlement ou même d’un simple arrêté ministériel. Il faut que les générations qui naissent sous mon règne soient élevées dans le respect des institutions établies, dans l’amour du prince ; aussi ferais-je un usage assez ingénieux du pouvoir de direction qui m’appartient sur l’enseignement : je crois qu’en général dans les écoles on a un grand tort, c’est de négliger l’histoire contemporaine. Il est au moins aussi essentiel de connaître son temps que celui de Périclès »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Voilà bien un secteur où l’ordre établi ne risquera pas non plus d’être remis sérieusement en cause, avec toute la sincérité des professeurs, si ce n’est l’une ou l’autre exception qui bénéficiera d’assez de lucidité et d’indépendance. Il est aussi intéressant de constater que comme le dit Machiavel, on y néglige à tort l’histoire comtemporaine. La tendance est plutôt dans la diabolisation des temps anciens et la vénération du système présent, ce que j’aime appeler le culte du présent. En effet, les régimes absolutistes d’autrefois n’étaient-ils pas si laids, et notre démocratie si merveilleuse d’aujourd’hui n’est-elle pas si belle ? Il n’y a malheureusement que trop peu de gens qui se rendent compte que ce que l’on fait aujourd’hui n’est que ce que l’on faisait hier dans une forme différente…</p>
<h2>Les complots</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Je voudrais avoir un prince de ma maison, assis sur les marches de mon trône, qui jouerait au mécontent. Sa mission consisterait à se poser en libéral, en détracteur de mon gouvernement et à rallier ainsi, pour les observer de plus près, ceux qui, dans les rangs les plus élevés de mon royaume, pourraient faire un peu de démagogie. A cheval sur les intrigues intérieures et extérieures, le prince auquel je confierais cette mission ferait ainsi jouer un jeu de dupe à ceux qui ne seraient pas dans le secret de la comédie.</p>
<p>Il y aura des complots sous mon règne : il faut qu’il y en ait.</p>
<p>Il y aura peut-être des complots vrais, je n’en réponds pas ; mais à coup sûr il y aura des complots simulés. A de certains moments, ce peut être un excellent moyen pour exciter la sympathie du peuple en faveur du prince, lorsque sa popularité décroît. En intimidant l’esprit public on obtient, au besoin, par là, les mesures de rigueur que l’on veut, ou l’on maintient celles qui existent. Les fausses conspirations, dont, bien entendu, il ne faut user qu’avec la plus grande mesure, ont encore un autre avantage : c’est qu’elles permettent de découvrir les complots réels, en donnant lieu à des perquisitions qui conduisent à rechercher partout la trace de ce qu’on soupçonne.</p>
<p>Avec le système que j’organiserai, je serai si complétement renseigné, que je pourrai tolérer même des agissements coupables, parce qu’à chaque minute du jour j’aurai le pouvoir de les arrêter. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>La meilleure preuve contemporaine que l’on peut prendre des mesures extraordinaires grâce à un complot simulé me semble être le 11 septembre; comme nous en avons déjà parlé, le choc de cet événement a permis de faire passer toute une série de mesures sous prétexte d’empêcher que cela se reproduise. Mais quoi de pire que la perspective que l’événement ait été créé de toute pièces ? Face à l’absurdité de la version officielle et aux analyses minutieuses qui ont été faites à ce sujet, nous savons malheureusement que cela a d’ailleurs bien été le cas…</p>
<p><strong>« Montesquieu :</strong></p>
<p>Les tolérer, et pourquoi ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Parce que dans les États européens le monarque absolu ne doit pas indiscrètement user de la force ; parce qu’il y a toujours, dans le fond de la société, des activités souterraines sur lesquelles on ne peut rien quand elles ne se formulent pas ; parce qu’il faut éviter avec grand soin d’alarmer l’opinion sur la sécurité du pouvoir ; parce que les partis se contentent de murmures, de taquineries inoffensives, quand ils sont réduits à l’impuissance et que prétendre désarmer jusqu’à leur mauvaise humeur, serait une folie. On les entendra donc se plaindre, çà et là, dans les journaux, dans les livres ; ils essaieront des allusions contre le gouvernement dans quelques discours ou dans quelques plaidoyers ; ils feront, sous divers prétextes, quelques petites manifestations d’existence ; tout cela sera bien timide, je vous le jure, et le public s’il en est informé, ne sera guère tenté que d’en rire. On me trouvera bien bon de supporter cela, je passerai pour trop débonnaire ; voilà pourquoi je tolérerai ce qui, bien entendu, me paraîtra pouvoir l’être sans aucun danger : je ne veux pas même que l’on puisse dire que mon gouvernement est ombrageux. »</p>
<h2>La manipulation de la religion</h2>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Il n’est que trop vrai que l’on peut prêter aux mesures les plus détestables, le langage de la raison ! Mais voyons, qu’allez-vous faire maintenant à <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_detail.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2653" title="symboles maçonniques de l'Ordre du Grand Orient" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_detail.jpg?w=299" alt="" width="299" height="300" /></a>l’égard du clergé ? Voilà une institution qui ne dépend de l’État que par un côté et qui relève d’une puissance spirituelle, dont le siége est ailleurs que chez vous. Je ne connais rien de plus dangereux pour votre pouvoir, je vous le déclare, que cette puissance qui parle au nom du ciel et dont les racines sont partout sur la terre : n’oubliez pas que la parole chrétienne est une parole de liberté. Sans doute, les lois de l’État ont établi une démarcation profonde entre l’autorité religieuse et l’autorité politique ; sans doute, la parole des ministres du culte ne se fera entendre qu’au nom de l’Évangile ; mais le spiritualisme divin qui s’en dégage est la pierre d’achoppement du matérialisme politique. C’est ce livre si humble et si doux qui a détruit, à lui seul, et l’empire Romain, et le césarisme, et sa puissance. Les nations franchement chrétiennes échapperont toujours au despotisme, car le christianisme élève la dignité de l’homme trop haut pour que le despotisme puisse l’atteindre, car il développe des forces morales sur lesquelles le pouvoir humain n’a pas de prise[10]. Prenez garde au prêtre : il ne dépend que de Dieu, et son influence est partout, dans le sanctuaire, dans la famille, dans l’école. Vous ne pouvez rien sur lui : sa hiérarchie n’est pas la vôtre, il obéit à une constitution qui ne se tranche ni par la loi, ni par l’épée. Si vous régnez sur une nation catholique et que vous ayez le clergé pour ennemi, vous périrez tôt ou tard, quand bien même le peuple entier serait pour vous.</p>
<p>[10] <em>Esp. des lois</em>, p. 371, liv. XXIV, ch. I et suiv.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Je ne sais pas trop pourquoi il vous plaît de faire du prêtre un apôtre de liberté. Je n’ai jamais vu cela, ni dans les temps anciens, ni dans les temps modernes ; j’ai toujours trouvé dans le sacerdoce un appui naturel du pouvoir absolu.</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>L’histoire démontre que Machiavel a amplement raison ; la religion a toujours été un prétexte à la mise en place d’un pouvoir temporel déguisé et despotique. Bien qu’elle joue un bien moindre rôle aujourd’hui, il n’empêche qu’il subsiste un bon nombre de « <em>fidèles</em> » loyaux à la parole du pape et des autres personnages haut placés du Vatican. À partir du moment où l’on contrôle l’opinion publique par tous les stratagèmes que nous avons abordés, il est logique de souhaiter dominer également le Vatican de sorte à ce que le pouvoir de manipulation des esprits soit complet. Malheureusement, cette vérité est elle aussi réalité, comme le démontrent les extraits suivants, qui utilisent honteusement le message religieux pour promouvoir, de façon plus ou moins subliminale, le mondialisme.</p>
<p>Le 24 décembre 2005, Benoît XVI a délivré son message de Noël<em> : « La force vivifiante de sa lumière (de Dieu) t’encourage à t’engager dans l’édification d’un Nouvel Ordre Mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques. Que son amour guide les peuples et éclaire leur conscience commune d’être une famille appelée à construire des relations de confiance et de soutien mutuel. L’humanité unie pourra affronter les problèmes nombreux et préoccupants du monde présent.</em> »</p>
<p>« Peter-Hans Kolvenbach, supérieur général de l’Ordre des Jésuites. Dans un discours tenu en 1997, ce prince de l’Église a réaffirmé la nécessité de l’unité dans des termes proches de l’Être suprême : « <em>L’homme de foi est intimement convaincu que l’histoire de l’union humaine peut être écrite en collaboration avec le Seigneur de l’Histoire. L’échec de la tour de Babel n’est pas fatal. Le monde se meut vers un nouveau phénomène pentecostal où chacun, avec ses particularités, se fait communion avec l’esprit.</em> »</p>
<p>« <em>Dès que possible, nous devons arriver à élaborer un gouvernement mondial et une religion mondiale dirigées par un leader mondial</em> » <strong>Robert Muller (ancien assistant au secrétaire général de l’ONU)</strong></p>
<p>Cette dernière citation montre que la religion n’a pas cessé d’être perçu comme un outil de manipulation utile et efficace par ceux qui se trouvent dans les plus hautes sphères du pouvoir.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Ce serait un coup de maître, si vous teniez à Rome une garnison perpétuelle, car vous disposeriez presque du Saint-Siége, comme s’il résidait dans quelque province de votre royaume. Mais enfin, si au lieu de trouver dans la chaire de Saint-Pierre un Borgia ou un Dubois, comme vous paraissez y compter, vous aviez en face de vous un pape qui résistât à vos intrigues et bravât votre colère, que feriez-vous ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Alors, il faudrait bien s’y résoudre, sous prétexte de défendre le pouvoir temporel, je déterminerais sa chute.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Vous avez ce que l’on appelle du génie !</p>
<h2>Les finances</h2>
<p> <strong>« Montesquieu:</strong></p>
<p>Oui, mais c’est ici que commence la difficulté. Je sais comment les gouvernements représentatifs pourvoient à leurs besoins financiers, mais je n’ai aucune idée des moyens d’existence du pouvoir absolu dans les sociétés modernes. Si j’interroge le passé, je vois très-clairement qu’il ne peut subsister qu’aux conditions suivantes : il faut, en premier lieu, que le monarque absolu soit un chef militaire, vous le reconnaissez sans doute.</p>
<p><strong>Machiavel:</strong></p>
<p>Oui.</p>
<p><strong>Montesquieu:</strong></p>
<p>Il faut, de plus, qu’il soit conquérant, car c’est à la guerre qu’il doit demander les principales ressources qui lui sont nécessaires pour entretenir son faste et ses armées. S’il les demandait à l’impôt, il écraserait ses sujets. Vous voyez par là que ce n’est pas, parce que le monarque absolu dépense moins, qu’il doit ménager les tributs, mais parce que la loi de sa subsistance est ailleurs. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il n’est pas utile de s’étendre sur ce point, car je pense que tout le monde aura fait le rapprochement avec le comportement belliqueux des États-Unis, plus grande « <em>démocratie absolutiste</em> » du monde, et qui, avec 400 milliards de $ attribués chaque année au secteur militaire, dépendent de guerres chroniques pour suivre la logique de leur économie. Outre les deux conflits mondiaux, quand ils ne sont pas en Corée (1951), au Vietnam (1964-1973), au Panama (1989), en Irak (1991), en Serbie (1999), en Afghanistan (2001), encore en Irak (2003), ils trouvent toujours bien l’un ou l’autre pays à qui vendre des armes, un camp à aider contre un autre, comme Taïwan ou plusieurs pays africains.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Il y a une manière particulière de présenter le budget, d’en dissimuler, au besoin, l’élévation croissante. Il n’est pas de gouvernement qui ne soit dans la nécessité d’en agir ainsi.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Puisque vos dépenses augmentent, il faut bien que vos ressources croissent dans la même proportion. Trouverez-vous, comme Jules César, une valeur de deux milliards de francs dans les coffres de l’État, ou découvrirez-vous les sources du Potose ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vos traits sont fort ingénieux ; je ferai ce que font tous les gouvernements possibles, j’emprunterai.</p>
<p>Quelquefois il y a, vous le savez, en finances des mots tout faits, des phrases stéréotypées, qui font beaucoup d’effet sur le public, le calment, le rassurent.</p>
<p>Ainsi, en présentant avec art telle ou telle dette passive, on dit : ce chiffre n’a rien d’exorbitant ; – il est normal, il est conforme aux antécédents budgétaires ; – le chiffre de la dette flottante n’a rien que de très-rassurant. Il y a une foule de locutions semblables dont je ne vous parle pas parce qu’il est d’autres artifices pratiques, plus importants, sur lesquels je dois appeler votre attention.</p>
<p>D’abord, dans tous les documents officiels il est nécessaire d’insister sur le développement de la prospérité, de l’activité commerciale et du progrès toujours croissant de la consommation.</p>
<p>Le contribuable s’émeut moins de la disproportion des budgets, quand on lui répète ces choses, et on peut les lui répéter à satiété, sans que jamais il s’en défie, tant les écritures authentiques produisent un effet magique sur l’esprit des sots bourgeois. Lorsque l’équilibre des budgets est rompu et que l’on veut, pour l’année suivante, préparer l’esprit public à quelque mécompte, on dit à l’avance, dans un rapport, l’année prochaine le découvert ne sera que de tant.</p>
<p>Si le découvert est inférieur aux prévisions, c’est un véritable triomphe ; s’il est supérieur, on dit : « <em>le déficit a été plus grand qu’on ne l’avait prévu, mais il s’était élevé à un chiffre supérieur l’année précédente ; de compte fait, la situation est meilleure, car on a dépensé moins et cependant on a traversé des circonstances exceptionnellement difficiles : la guerre, la disette, les épidémies, des crises de subsistances imprévues, etc.</em> »</p>
<p>« <em>Mais, l’année prochaine, l’augmentation des recettes permettra, suivant toute probabilité, d’atteindre un équilibre depuis si longtemps désiré : la dette sera réduite, le budget convenablement balancé. Ce progrès continuera, on peut l’espérer, et, sauf des événements extraordinaires, l’équilibre deviendra l’habitude de nos finances, comme il en est la règle.</em> »</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais ne vous préoccuperez-vous pas de payer enfin ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>A cet égard les moyens sont très-variés : il y a d’abord l’impôt.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Il y a d’autres moyens : il y a ce que l’on appelle la conversion. Ceci est relatif à la dette que l’on appelle consolidée, c’est-à-dire à celle qui provient de l’émission des emprunts. On dit aux rentiers de l’État, par exemple : jusqu’à ce jour je vous ai payé 5 p.c. de votre argent ; c’était le taux de votre rente. J’entends ne plus vous payer que le 4 1/2 ou le 4 p.c. Consentez à cette réduction ou recevez le remboursement du capital que vous m’avez prêté.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais si l’on rend réellement l’argent, je trouve le procédé encore assez honnête.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Sans doute on le rend, si on le réclame ; mais très-peu s’en soucient ; les rentiers ont leurs habitudes ; leurs fonds sont placés ; ils ont confiance dans l’État ; ils aiment mieux un revenu moindre et un placement sûr. Si tout le monde demandait son argent il est évident que le Trésor serait pris au lacet. Cela n’arrive jamais et l’on se débarrasse par ce moyen d’un passif de plusieurs centaines de millions. Voici une autre combinaison relative à un autre genre de dette. Je vous disais tout à l’heure que l’État avait à sa disposition les fonds des caisses de prévoyance et qu’il s’en servait en payant le loyer, sauf à les rendre à première réquisition. Si, après les avoir longtemps maniés, il n’est plus en mesure de les rendre, il consolide la dette qui flotte dans ses mains.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je sais ce que cela signifie ; l’État dit aux déposants : Vous voulez votre argent, je ne l’ai plus ; voilà de la rente.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Précisément, et il consolide de la même manière toutes les dettes auxquelles il ne peut plus suffire. Il consolide les bons du Trésor, les dettes contractées envers les villes, envers les banques, enfin toutes celles qui forment ce que l’on appelle très-pittoresquement la dette flottante, parce qu’elle se compose de créances qui n’ont point d’assiette déterminée et qui sont à une échéance plus ou moins rapprochée. Je ne vous indique seulement pas la millième partie des combinaisons que l’on peut employer. Loin de redouter l’accroissement des rentes perpétuelles, je voudrais que la fortune publique entière fût en rentes ; je ferais en sorte que les villes, les communes, les établissements publics convertissent en rentes leurs immeubles ou leurs capitaux mobiliers. C’est l’intérêt même de ma dynastie qui me commanderait ces mesures financières. Il n’y aurait pas dans mon royaume un écu qui ne tînt par un fil à mon existence.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais à ce point de vue même, à ce point de vue fatal, atteindrez-vous votre but ? Ne marchez-vous pas, de la manière la plus directe, à votre ruine à travers la ruine de l’État ? Ne savez-vous pas que chez toutes les nations de l’Europe il y a de vastes marchés de fonds publics, où la prudence, la sagesse, la probité des gouvernements est mise à l’enchère ? A la manière dont vous dirigez vos finances, vos fonds seraient repoussés avec perte des marchés étrangers et ils tomberaient aux plus bas cours, même à la Bourse de votre royaume.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>C’est une erreur flagrante. Un gouvernement glorieux, comme serait le mien, ne peut que jouir d’un grand crédit à l’extérieur. A l’intérieur, sa vigueur dominerait les appréhensions. Au surplus je ne voudrais pas que le crédit de mon État dépendît des transes de quelques marchands de suif ; je dominerais la Bourse par la Bourse.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Qu’est-ce encore ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>J’aurais de gigantesques établissements de crédit institués en apparence pour prêter à l’industrie, mais dont la fonction la plus réelle consisterait à soutenir la rente. Capables de jeter pour 400 ou 500 millions de titres sur la place, ou de raréfier le marché dans les mêmes proportions, ces monopoles financiers seraient toujours maîtres des cours.</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Outre les discours visant à rassurer le public sur la situation des finances, et les méthodes visant à cacher cette même situation, nous connaissons tous à quel point la situation de la dette est catastrophique et Ô combien son montant est exponentiel. Cette dette permet au gouvernement de vivre au-dessus de ses moyens, et condamne le contribuable à être pris dans un système d’esclavage où il devra toujours s’échiner à rembourser une dette qui ne fera qu’augmenter, paradoxalement.</p>
<p>Quant aux gigantesques établissements de crédits, maîtres des cours, le plus frappant est sans doute la Réserve Fédérale des États-Unis (La FED, banque centrale), qui, par la gestion de la masse monétaire et donc des cours de l’argent, détermine également la valeur de ce dernier.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p><strong>« Montesquieu :</strong></p>
<p>La souveraineté du pouvoir humain correspond à une idée profondément subversive, la souveraineté du droit humain ; c’est cette doctrine matérialiste et athée, qui a précipité la Révolution française dans le sang, et lui a infligé l’opprobre du despotisme après le délire de l’indépendance. Il n’est pas exact de dire que les nations sont maîtresses absolues de leurs destinées, car leur souverain maître c’est Dieu lui-même, et elles ne seront jamais hors de sa puissance. Si elles possédaient la souveraineté absolue, elles pourraient tout, même contre la justice éternelle, même contre Dieu ; qui oserait aller jusque-là ? Mais le principe du droit divin, avec la signification qui s’y trouve communément attachée, n’est pas un principe moins funeste, car il voue les peuples à l’obscurantisme, à l’arbitraire, au néant, il reconstitue logiquement le régime des castes, il fait des peuples un troupeau d’esclaves, conduits, comme dans l’Inde, par la main des prêtres, et tremblant sous la verge du maître. Comment en serait-il autrement ? Si le souverain est l’envoyé de Dieu, s’il est le représentant même de la Divinité sur la terre, il a tout pouvoir sur les créatures humaines soumises à son empire, et ce pouvoir n’aura de frein que dans des règles générales d’équité, dont il sera toujours facile de s’affranchir.</p>
<p>C’est dans le champ qui sépare ces deux opinions extrêmes, que se sont livrées les furieuses batailles de l’esprit de parti ; les uns s’écrient : Point d’autorité divine ! les autres : Point d’autorité humaine ! O Providence suprême, ma raison se refuse à accepter l’une ou l’autre de ces alternatives ; elles me paraissent toutes deux un égal blasphème contre ta sagesse ! Entre le droit divin qui exclut l’homme et le droit humain qui exclut Dieu, il y a la vérité, Machiavel ; les nations comme les individus sont libres entre les mains de Dieu. Elles ont tous les droits, tous les pouvoirs, à la charge d’en user suivant les règles de la justice éternelle. La souveraineté est humaine en ce sens qu’elle est donnée par les hommes, et que ce sont les hommes qui l’exercent ; elle est divine en ce sens qu’elle est instituée par Dieu, et qu’elle ne peut s’exercer que suivant les préceptes qu’il a établis. »</p>
<p>Cette formule de Maurice Joly me semble parfaitement synthétiser ce qui a toujours prévalu au cours de l’histoire des civilisations : « <em>Il ne s’agit que de mettre le despotisme en harmonie avec les mœurs modernes.</em> »</p>
<p>En outre, la politique du juste milieu est la seule qui puisse être valable; écoeurés par les abus d’un clergé ecclésiastique, nous avons sombré dans l’autre extrême, les abus d’un groupe privilégié de matérialistes. Nous sommes passés de l’obscurantisme religieux à l’obscurantisme matériel. Espérons qu’un jour, les peuples seront capables de la maturité qui leur permettra d’établir un système qui puisse enfin être subtil et nuancé, ce qui le rendra juste.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/obey-giant-hostile-takeover.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2655" title="obey-giant-hostile-takeover" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/obey-giant-hostile-takeover.jpg" alt="" width="400" height="400" /></a></p>
<p>Les Dialogues aux enfers entre Machiavel et Montesquieu peuvent être consultés en lecture sur <a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu" target="_blank">Wikisource</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Combattre la fracture numérique en Polynésie]]></title>
<link>http://hirofarepote.wordpress.com/2009/11/25/combattre-la-fracture-numerique-en-polynesie/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 07:31:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>hirofarepote</dc:creator>
<guid>http://hirofarepote.wordpress.com/2009/11/25/combattre-la-fracture-numerique-en-polynesie/</guid>
<description><![CDATA[La mondialisation, c&#8217;est aussi l&#8217;accélération de la circulation des informations grâce a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://hirofarepote.wordpress.com/files/2009/11/af.jpg"></a><a href="http://hirofarepote.wordpress.com/files/2009/11/af1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1129" title="af" src="http://hirofarepote.wordpress.com/files/2009/11/af1.jpg?w=150" alt="" width="150" height="132" /></a>La mondialisation, c&#8217;est aussi l&#8217;accélération de la circulation des informations grâce aux télécommunications, à la téléphonie et à l&#8217;internet. <strong>La Polynésie française a pris du retard par rapport à ses voisins et quelquefois concurrents du Pacifique. Hawaii, Fidji, la Nouvelle-Calédonie ont un secteur TIC performant et plus dynamique que le nôtre. Chez eux, le cable haut débit est déjà une réalité. </strong></p>
<p>60.000 lignes fixes, 60.000 abonnés au réseau vini. En Polynésie, comme dans de nombreux pays du monde, le point de basculement a été atteint en 2006 au bénéfice de la téléphonie mobile. Un chiffre d&#8217;affaires en téléphonie fixe en perte de vitesse, contre un chiffre d&#8217;affaires en téléphonie mobile en pleine expansion et qui atteindra bientôt le double du fixe. Les filiales de l&#8217;opérateur historique OPT surfent sur la vague des TIC, pendant que l&#8217;OPT n&#8217;a pas su s&#8217;adapter à la nouvelle donne des nouvelles technologies internet. <strong><em>Le monopole s&#8217;est assoupi en se contentant de &#8220;toucher&#8221; des dividendes pantagruéliques de ses diverses filiales en situation, elles aussi, de monopole. Monopoles longtemps voulus par la puissance publique. En effet, nos gouvernements successifs n&#8217;ont accepté &#8220;&#8216;l&#8217;ouverture à la concurrence&#8221; qu&#8217;à reculons. Le discours d&#8217;ouverture était là, mais les actes de fermeture persistaient.</em></strong></p>
<p>L&#8217;accès internet est toujours verrouillé par Mana. Une autre vache à lait dont le chiffre d&#8217;affaires, avec 30.000 raccordements,  s&#8217;accroit de manière exponentielle : quelques centaines de millions il y a quelques années et plus de 2 milliards de F CFP en 2009. <strong>Et il n&#8217;est pas prévu de &#8220;déverrouillage&#8221; à court ou moyen terme, arrivée du cable sous-marin oblige&#8230;</strong></p>
<p>Après plusieurs années d&#8217;annonce, on attend toujours l&#8217;arrivée du premier concurrent de Tikiphone, devenu la première &#8220;vache à lait&#8221; du colosse aux pieds d&#8217;argile qu&#8217;est devenu l&#8217;OPT . Il semble, en outre, que ce premier outsider soit quelque peu fragile, contrairement aux deux autres qui se pressent au portillon. Mais nos &#8220;ministres de l&#8217;OPT&#8221; successifs tiennent soigneusement ces redoutables concurrents à distance, notamment l&#8217;opérateur Digicel qui a fait ses preuves dans de nombreux pays insulaires. Le Pays est le maitre des horloges et sait appliquer code et procédures pour reporter ces &#8220;arrivées imminentes&#8221; aux calendes grecques.</p>
<p><strong><em>Rappelons-nous, de plus, qu&#8217;un montant de 3 milliards de F CFP de dividendes de l&#8217;OPT devait participer à l&#8217;équilibre du projet de budget 2010 du Pays.Filiales vaches à lait de l&#8217;OPT et OPT vache à lait du Pays : la boucle est bouclée.</em></strong></p>
<p>Il est vrai que le Pays et l&#8217;OPT se sont engagés enfin dans une oeuvre majeure : Honotua. C&#8217;est décidé. L&#8217;existence du cable haut débit permettra à la Polynésie française de rejoindre enfin ses grands voisins du Pacifique et elle sera la nouvelle vache à lait de l&#8217;OPT. Son coût pour la Polynésie est estimé à 9 milliards de F CFP et sa mise en service est attendue pour la mi-2010. <a href="http://hirofarepote.wordpress.com/files/2009/11/honotua-1.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1121" title="Honotua-1" src="http://hirofarepote.wordpress.com/files/2009/11/honotua-1.png?w=300" alt="" width="300" height="220" /></a></p>
<p><strong>L&#8217;arrivée du cable Honotua peut effectivement être une opportunité exceptionnelle : production de nouveaux contenus, décollage du ecommerce, nouveaux services, accélération de la création audio-visuelle&#8230;..La créativité humaine dans ces nouveaux domaines sera mise à l&#8217;honneur. <em>L&#8217;économie numérique en Polynésie pourra enfin prendre son envol.</em></strong></p>
<p><strong>Vis à vis des investisseurs dans le domaine des TIC, la Polynésie française retrouvera une attractivité perdue face à ses concurrents de la région.</strong></p>
<p><strong>Mais &#8211; et on ne le dira jamais assez &#8211; cette opportunité ne prendra son plein effet qu&#8217;avec l&#8217;instauration d&#8217;une réelle concurrence. Ce n&#8217;est qu&#8217;à cette condition que l&#8217;on pourra combattre la fracture numérique, notamment dans l&#8217;usage de l&#8217;internet. En effet, malgré une forte croissance, l&#8217;usage de l&#8217;internet à pris du retard en polynésie par rapport aux pays au niveau de vie comparable au nôtre.</strong></p>
<p><strong>Aussi,  l&#8217;annonce du &#8220;vieux renard&#8221; aux commandes de l&#8217;OPT, compagnon de route du Ministre sortant de &#8220;l&#8217;économe numérique&#8221; a fait l&#8217;effet d&#8217;une douche froide. Seulement 20 % de réduction annoncée du tarif moyen pour le raccordement à internet. <em>On pourrait se dire : un investissement si coûteux pour la collectivité ( avec défiscalisation à la clef) seulement pour çà ? La montagne n&#8217;aurait-elle pas accouché d&#8217;une souris ?</em></strong></p>
<p><strong><em>On voit la stratégie : plutôt que de remettre en cause son modèle économique vieillissant, l&#8217; OPT a décidé de continuer à faire de ses filiales ses vaches à lait, au détriment des consommateurs polynésiens.</em></strong></p>
<p>Pour compléter l&#8217;éclairage, je livre à votre réflexion un extrait d&#8217;un récent article publié par les échos intitulé <strong><em>&#8221; l&#8217;internet par satellite, des offres séduisantes&#8221; , qui a attiré mon attention</em></strong>:</p>
<p>&#8220;<strong><em>Vingt-neuf euros quatre-vingt-dix. C&#8217;est le prix d&#8217;un abonnement Internet par satellite</em></strong>. Impensable il y a dix ans, vu les coûts exorbitants de cette technologie. Une aubaine aujourd&#8217;hui pour les exclus du numérique que les ondes hertziennes peinent à atteindre et chez qui le haut débit terrestre n&#8217;arrivera jamais. Dans le cadre du plan gouvernemental France numérique 2012 qui vise à combler les zones blanches, de nouvelles offres d&#8217;accès à Internet par satellite ont, en effet, vu le jour. Moins chères, plus rapides, elles changent la vie de ceux qui surfent encore à partir d&#8217;une ligne téléphonique classique (RTC) avec une qualité de service qui se situe entre la 3G+ et l&#8217;ADSL&#8221;&#8230;..</p>
<p><strong>Conversion très arrondie de 30 euros : 3600 F CFP par mois l&#8217;abonnement satellitaire&#8230;.</strong></p>
<p><strong>Investissement dans un cable haut débit qui réduit notre facture actuelle exorbitante de seulement 20 % et technologie satellitaire qui redevient performante: il y a un problème quelque part&#8230;.Ne nous ferait-on pas prendre les vessies pour des lanternes ? </strong></p>
<p><strong>Sans concurrence, sans changement drastique de stratégie globale et de politique tarifaire, sans remise en cause de cette politique de vaches à lait de l&#8217;OPT,  je crois bien que 9 milliards de F CFP d&#8217;investissement plus tard, les citoyens-consommateurs polynésiens seront encore les dindons de la farce. <em>Sans &#8220;démocratisation de l&#8217;accès à internet&#8221;qui passe forcément par la coupure du cordon ombilical &#8221; OPT- Mana-accès à internet&#8221;, la fracture numérique sera encore une triste réalité en Polynésie.</em></strong></p>
<p><strong><em> Nos décideurs politiques doivent donc contribuer à changer les modèles économiques des TIC polynésiennes. Il y a là un potentiel de croissance et de développement économique, bloqué actuellement, qu&#8217;on ne peut plus négliger, notamment en faveur des jeunes générations de polynésiens qui peuvent y trouver un domaine d&#8217;expression fantastique. </em></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Cours du 24/11/09 - Du contrôle au contrôle]]></title>
<link>http://analyseuv.wordpress.com/2009/11/24/cours-du-241109-du-controle-au-controle/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 22:02:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>micertzscheid</dc:creator>
<guid>http://analyseuv.wordpress.com/2009/11/24/cours-du-241109-du-controle-au-controle/</guid>
<description><![CDATA[1) Contrôle de connaissance : Round One Sujets des fugues en Do#mineur, Mi Majeur, Sol Majeur, Sib m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style="text-decoration:underline;">1) Contrôle de connaissance : Round One</span></p>
<p><strong>Sujets</strong> des fugues en <strong>Do#mineur, Mi Majeur, Sol Majeur, Si</strong><em><strong>b</strong></em><strong> mineur</strong> du 1er livre du <em>Clavier Bien Tempéré </em>de Bach à écrire en temps limité.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">2) Point de méthode : le commentaire d&#8217;écoute</span></p>
<p><!-- SlideShare error: doc is missing or has illegal characters /[^-_a-zA-Z0-9]/ --></p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Exemple de commentaire d&#8217;écoute</span></p>
<p>Disponible en écoute <a href="http://www.deezer.com/listen-805684">en ligne</a> sur Deezer</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">3) Analyse formelle (le retour de la forme sonate)</span></p>
<p><a href="http://imslp.org/wiki/Piano_Sonata_No.16,_K.545_(Mozart,_Wolfgang_Amadeus)">Sonate en Do Majeur K 545 de Mozart</a>, 1er mouvement. Travail sur table, puis correction &#8211; visible ci-dessous (je sais, pour l&#8217;instant, la vidéo est sans son, mais c&#8217;est ma première vidéo sur YouTube, et j&#8217;y travaille <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://imslp.org/wiki/Piano_Sonata_No.1,_Op.2/1_(Beethoven,_Ludwig_van)">Sonate en Fa mineur op 2 de Beethoven</a>, 1er mouvement. Travail en &#8220;couple&#8221;, et rédaction d&#8217;un tableau de synthèse (plan formel, plan tonal, découpage formel).</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/bTgZkluZwDY&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/bTgZkluZwDY&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[persönliche Profile]]></title>
<link>http://labellizer.wordpress.com/2009/11/25/personliche-profile/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 21:54:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>labellizer</dc:creator>
<guid>http://labellizer.wordpress.com/2009/11/25/personliche-profile/</guid>
<description><![CDATA[Immer mehr Personaler oder Personalberater googlen andere Personen, aber selbst im privaten Umfeld w]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Immer mehr Personaler oder Personalberater googlen andere Personen, aber selbst im privaten Umfeld werden Freunde und (neue) Bekannte oft durch Google voranalysiert. Google bietet neben anderen Suchmaschinen einen Rundumblick über die Fähigkeiten und Fertigkeiten der unterschiedlichen persönlichen Profile.</p>
<p>Die Möglichkeit hier auch diese Profile nicht nur in Form von Listen sondern in Form von Graphen zu repräsentieren schafft Personas eine Online Plattform zur Darstellung in Form eines gleitenden Diagramms.</p>
<p>http://personas.media.mit.edu/</p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Voodoo-Jens med 16 mrd i dynamisk biodiesel effekt!]]></title>
<link>http://bluelines09.wordpress.com/2009/11/24/voodoo-jens-med-16-mrd-i-dynamisk-biodiesel-effekt/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 13:25:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>bluelines09</dc:creator>
<guid>http://bluelines09.wordpress.com/2009/11/24/voodoo-jens-med-16-mrd-i-dynamisk-biodiesel-effekt/</guid>
<description><![CDATA[Biodieselavgift skal diskuteres i Stortingssalen på tordag, og det kan bli mye god krangel om dynami]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Biodieselavgift skal diskuteres i Stortingssalen på tordag, og det kan bli mye god krangel om dynamiske effekter etterhvert.</p>
<p>Jeg har tidligere skrevet om hvor &#8220;lite&#8221; dynamiske effekter Jens og co legger inn ved skattekutt fra Høyre. Særlig er det urimelig, da SSB har vært ute med tallberegning av de positive effektene ift arbeidstilbudet, <em>på rundt 56%, av ca 8 mrd i Skattereformlettelser</em>.</p>
<p>Det er sånn sett litt morsomt at Jens (og finansdepartementet) kommer med hele 10-16 mrd i dynamiske skatteeffekter &#8211; ved å beholde fritak for biodiesel fremover. Staten kan miste så mange mrd&#8217;er ved at <strong><em>alle plutselig velger biodiesel</em></strong>. For et luksusproblem egentlig. Det tilsvarer hele 40 gangen i tapt proveny (dynamikk?) målt mot de opprinnelige 390 mill kr for årene 2010-2011 som Regjeringen henter inn. Ja, hele velferdsstaten henger på avgiftsinntektene fra biodiesel i årene som kommer&#8230;</p>
<p>Helt plutselig er det ikke ettårs-budsjettering på skattesiden, hvertfall i retorikken, og de negative provenyeffektene på statsbudsjettet tas med i regnestykket. MEN helt glemt er de positive effektene på MILJØET? Og på grønne jobber? Og på forutsigbarhet? Og på omdømme til norsk delegasjon i København?</p>
<p><strong><em>Nei, jeg gir gult kort for usportslig provenyspill og svak miljøsatsing!</em></strong></p>
<p>**</p>
<p>Se relevante SP sitater; som må ha en vanskelig dag:</p>
<p>Nestleder Vedum i SP fra aug 2009: Hvilken sak er den viktigste for DEG å kjempe for de neste fire årene?</p>
<p>&#8220;- <strong><em>At vi skal skape grønne arbeidsplasser. Vi må folk i arbeid samtidig som vi bidrar til å løse klimakrisen&#8221;</em></strong></p>
<p>Statssekretær Lahnstein (SP) i 2007:</p>
<p>&#8220;Fra og med <span style="text-decoration:underline;"><strong>2009 </strong></span>skal minimum fem volumprosent være biodrivstoff. En vil etter hvert vurdere en ytterligere utvidelse av omsetningskravet. Regjeringen vil arbeide videre med en nasjonal målsetning om ca 7 volumprosent biodrivstoff fra 2010.&#8221; og videre:</p>
<p>&#8220;<strong><em>Det er gledelig å registrere at andelen pumper med ren biodiesel også stadig øker</em></strong>!&#8221;  </p>
<p>Skikkelig flaut idag når vi er i budsjettdebatt i november 2009 og SP sine folk vil stemme for økt avgift på biodiesel&#8230;</p>
<p>se også;</p>
<p><a href="http://bluelines09.wordpress.com/2009/11/18/biodiesel-sv-flause-sykel%c3%b8nn-h%c3%b8yre-seier/">http://bluelines09.wordpress.com/2009/11/18/biodiesel-sv-flause-sykel%c3%b8nn-h%c3%b8yre-seier/</a></p>
<p>Låt: Yellow eller Green eyes &#8211; med Coldplay.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un an après Bombay, un terrorisme de plus en plus global]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/23/un-an-apres-bombay-un-terrorisme-de-plus-en-plus-global/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 21:09:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/23/un-an-apres-bombay-un-terrorisme-de-plus-en-plus-global/</guid>
<description><![CDATA[Par Marie-France Calle Bombay commémore le premier anniversaire des attaques du 26 novembre 2008. D]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Marie-France Calle</em></p>
<p><strong>Bombay commémore le premier anniversaire des attaques du 26 novembre 2008. D&#8217;un caractère sans précédent, préparées avec minutie et d&#8217;une incroyable cruauté, elles ont coûté la vie à près de 200 personnes. A l&#8217;heure où la capitale économique et financière de l&#8217;Inde se souvient, les Etats-Unis viennent d&#8217;arrêter à Chicago deux hommes d&#8217;origine pakistanaise. Liés au Lashkar-e-Taiba, un groupe islamiste basé au Pakistan, ils auraient aidé à orchestrer les attentats de Bombay. Selon le FBI, ils étaient en train d&#8217;en préparer de nouveaux. En Inde, mais aussi au Danemark. Le terrorisme se fait de plus en plus global, et c&#8217;est loin d&#8217;être rassurant. </strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/affiche-de-l-hotel-the-taj-mahal-palace.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2571" title="affiche de l'hôtel The Taj Mahal Palace" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/affiche-de-l-hotel-the-taj-mahal-palace.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a> </p>
<p>L&#8217;arrestation, il y a trois semaines, de David Coleman Headley, Daood Gilani de son vrai nom, et de son comparse Tahawwur Hussain Rana, remet en perspective le modus operandi du terrorisme dans le sous-continent indien et, à vrai dire, dans le monde entier. Comme le soulignait récemment le Washington Post, nous sommes désormais en présence d&#8217;un &#8221; <em>terrorisme transatlantique </em>&#8220;. Non seulement les opérations visant à tuer le maximum de gens en des lieux très précis de la planète, peuvent être fomentées n&#8217;importe où, y compris en Amérique, mais elles deviennent de plus en plus sophistiquées. Effrayant, relève le quotidien. [1]</p>
<p>&#8221; <em>Headley et le businessman de Chicago Tahawwur Hussain Rana sont suspectés d&#8217;être des militants islamistes. Ils ne sont pas accusés d&#8217;avoir tenté d&#8217;attaquer les Etats-Unis, mais de monter des opérations à l&#8217;étranger, bénéficiant d&#8217;un relatif anonymat sur le territoire américain. Le profil des deux hommes a quelque chose de nouveau, et les autorités américaines observent cette évolution avec inquiétude</em><strong> </strong>&#8220;, relève le Post dans son édition du 20 novembre. Poursuivant : &#8221; <em>Un responsable (américain) du contre-terrorisme a qualifié de véritable révélation (&#8220;eye-opening&#8221;) les résultats de l&#8217;enquête, qui affirment que les deux hommes travaillaient avec deux organisations terroristes basées au Pakistan liées à Al-Qaïda, le Lashkar-e-Taiba et le Harkat-e-Jihad-e-Islami. Pour d&#8217;autres, cela rappelle qu&#8217;Al-Qaïda et ses émules continuent d&#8217;essayer de construire un réseau opérationnel aux Etats-Unis</em> &#8220;.</p>
<p>Une fois encore, hélas, <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/19/AR2009111900336.html">la filière remonte au Pakistan</a>. Le New York Times allant, pour sa part, jusqu&#8217;à affirmer que Headley et Rana avaient le <a href="http://www.samaylive.com/news/pakistans-former-military-officer-coconspirator-of-headley-nyt/668299.html">soutien d&#8217;une section de l&#8217;establishment militaire pakistanais</a>. Dans la foulée, des militaires à la retraite auraient d&#8217;ailleurs été arrêtés au Pakistan.</p>
<p>Selon les premières enquêtes menées en Inde, Headley aurait non seulement aidé à orchestrer les attentats du 26/11/2008 à Bombay, mais, au cours des derniers mois, il en aurait préparé d&#8217;autres. A Bombay, à Pune (150 kms au sud-est de Bombay), voire à Delhi. &#8221; <em>Nous passons au peigne fin toutes les villes indiennes où s&#8217;est rendu Headley, et enquêtons auprès de toutes les personnes qu&#8217;il a rencontrées</em> &#8220;, a déclaré Palaniappan Chidambaram, le ministre indien de l&#8217;Intérieur.</p>
<p><strong>Reste que pour Headley et Rana, l&#8217;Inde n&#8217;était pas la seule cible. Il y avait aussi le Danemark. </strong></p>
<p>&#8221; <em>David Coleman Headley, 49 ans, et Tahawwur Hussain Rana, 48 ans, sont accusés d&#8217;avoir prémédité un attentat contre le quotidien danois Jyllands-Posten. Le but était de tuer un rédacteur et un caricaturiste du journal pour avoir publié, en 2005, 12 caricatures du Prophète Mahommet, ce qui avait enflammé une bonne partie du monde musulman</em> &#8220;, relève l&#8217;agence <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/19/AR2009111900336.html">Associated Press</a>.</p>
<p>Ces révélations alarmantes ne manqueront pas de peser sur les commémorations du 26 novembre. A Pune, Headley se serait fait passer pour Juif afin d&#8217;infiltrer la Chabad House (le Centre Loubavitch) de la ville. Or, il y a un an, la Chabad House de Bombay a été prise d&#8217;assaut par les <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/impacts-de-balles-du-cafe-leopold.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2572" title="impacts de balles du Café Léopold" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/impacts-de-balles-du-cafe-leopold.jpg?w=300" alt="" width="300" height="224" /></a>terroristes. Le rabbin Gavriel Holtzberg et son épouse Rivka, ainsi que plusieurs hôtes, on été tués. Le petit Moshe, leur fils âgé de deux ans à l&#8217;époque, a été miraculeusement épargné grâce au courage de sa nourrice indienne, Sandra Samuel. J&#8217;y reviendrai dans une nouvelle note et dans Le Figaro. Pour l&#8217;heure, je vous livre une ou deux photos, prises à Bombay, où je me trouve actuellement. Outre celle de l&#8217;affiche placardée sur une palissade de l&#8217;Hôtel Taj Mahal (en haut), il y a celles des impacts de balles au Café Léopold, où les terroristes ont tiré à la cantonnade.</p>
<p>&#8230; Et où le garde de sécurité ne laisse entrer aucun client sans l&#8217;avoir soumis à son détecteur de métaux &#8221; <em>made in Israël</em> &#8220;. &#8221; <em>Super efficace !</em> &#8220; lance-t-il. Preuve de la coopération entre l&#8217;Inde et Israël dans la lutte contre le terrorisme.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/detecteur-de-metaux-israelien.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2574" title="détecteur de métaux israélien" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/detecteur-de-metaux-israelien.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a></p>
<p>Une chose est sûre, si tous mes interlocuteurs, ici, affirment qu&#8217;il faut aller de l&#8217;avant, ne pas se laisser intimider par &#8221; <em>une poignée de terroristes venus du Pakistan</em> &#8220;, selon les termes de l&#8217;un d&#8217;entre eux, tout le monde sait aussi que l&#8217;Inde n&#8217;est pas à l&#8217;abri de nouvelles attaques. L&#8217;affaire Headley-Rana vient de le mettre cruellement en lumière. A point nommé.</p>
<p>&#160;</p>
<p>[1] : <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/19/AR2009111904061.html">http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/19/AR2009111904061.html</a></p>
<p>Source : le Figaro <a href="http://blog.lefigaro.fr/inde/2009/11/un-terrorisme-de-plus-en-plus.html">http://blog.lefigaro.fr/inde/2009/11/un-terrorisme-de-plus-en-plus.html</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Norge 2020: God omstilling eller Hollandsk syke?]]></title>
<link>http://bluelines09.wordpress.com/2009/11/23/god-omstilling-eller-hollandsk-syke/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 20:43:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>bluelines09</dc:creator>
<guid>http://bluelines09.wordpress.com/2009/11/23/god-omstilling-eller-hollandsk-syke/</guid>
<description><![CDATA[Finanspolitikk er med og bestemmer om vi får ”Hollandsk syke” eller god omstilling.  Og om oljen er ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Finanspolitikk er med og bestemmer om vi får ”Hollandsk syke” eller god omstilling.  Og om oljen er en gave eller en byrde?</p>
<table cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>1.Offentlig sektor vokser videre mot 2020 som gir-</p>
<p>Kamp om arbeidskraft og press på lønninger!</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>2.Olje- og gass investeringer høye fortsatt som gir-Kamp om arbeidskraft, kapital og press på lønninger!</p>
<p>Konsekvens er &#8220;Crowding out&#8221; -utfordring:</p>
<p>Lavere investeringer og svekket konkurranseevne i annen k-sektor pga høyt kostnadsnivå. Omstilling og arbeidsledighet i deler av privat sektor.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p> Tempo og resultat av omstilling avhenger av bla disse underliggende drivere i økonomien:</p>
<p>-Befolkningsvekst                          - Olje-/gasspriser</p>
<p>-Eldrebølge                                   - Global vekst og etterspørsel</p>
<p>-Helse&#38;sosialkostnader              - Teknologiutvikling/alt. energi</p>
<p>-Innovasjon i off tjenester         - Oljefunn/leteområder</p>
<p>**</p>
<p>Politikken kan løse noe og gi riktige incentiver, men mye er usikkert og utenfor vår kontroll.</p>
<p>- <strong><em>Det eneste som er sikkert er at det trengs mer kunnskap &#8211; </em></strong></p>
<p><strong><em>og Ny Analyse i årene som kommer!</em></strong></p>
<p>**</p>
<p>Låt:  What&#8217;s going on -  med Marvin Gaye (1971)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Seit 6 Spielen ungeschlagen - Da isse, die geforderte Serie!]]></title>
<link>http://mingarot.wordpress.com/2009/11/23/seit-6-spielen-ungeschlagen-da-isse-die-geforderte-serie/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 17:02:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>mingarot</dc:creator>
<guid>http://mingarot.wordpress.com/2009/11/23/seit-6-spielen-ungeschlagen-da-isse-die-geforderte-serie/</guid>
<description><![CDATA[Arschlochfans. Bild: Vincent Teeuwen used under CC License Um´s frei nach Herberger zu sagen: Nach d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignnone" title="Arschlochfan" src="http://farm4.static.flickr.com/3541/3502419198_3b65dbcdc9.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p><em>Arschlochfans. Bild: <a href="http://www.flickr.com/photos/vincentteeuwen/" target="_blank">Vincent Teeuwen</a> used under <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.de" target="_blank">CC License</a></em></p>
<p>Um´s frei nach Herberger zu sagen: Nach dem Unentschieden ist vor dem Unentschieden! Wieder kein Sieg gegen einen direkten Konkurrenten. Um´s positiv auszudrücken: Wir sind seit sage und schreibe sechs Spielen in der Bundesliga ungeschlagen. Ein Wahnsinn! Wenn das nicht die geforderte Serie ist, dann weiß ich es auch nicht. Okay, lassen wir die Unkenrufe.</p>
<p>Insgesamt war das gestern wieder zu wenig. Man muss den Jungs bescheinigen, sich durchaus bemüht zu haben. Aber alles mit einer sehr tief sitzenden Verkrampfung und ohne nennenswertes Selbstvertrauen. Unverständlich, warum dies selbst und gerade nach dem Führungstreffer der Fall war. Welcher im übrigen aller Ehren wert war. So das Ding mit dem schwachen Fuß per Außenrist an Adler vorbeizuschlenzen, da brechen sich 90 % aller Fußballprofis die Haxen bei.</p>
<p>Eigentlich begann das Spiel also ziemlich perfekt für uns. Und dennoch konnten wir keine Sicherheit in unsere Aktionen bringen. Im Gegenteil, leichtfüßig wirkten nach unserem Tor nur die Leverkusener. Erst kurz vor der Pause konnten wir mal wieder ein bißchen Druck entwickeln. Aber nicht ohne selbst damit einen großen Unterschied zu den Pillen zur Zeit aufzuzeigen. Während diese in höchstem Tempo mit 3 &#8211; 4 Zügen vor unserem Tor landeten, sah es selbst in den guten Phasen von uns doch alles sehr umständlich und verkrampft aus.</p>
<p>In der zweiten Halbzeit kam von Leverkusen wenig bis gar nichts mehr und wir hatten die großen Chancen, das Spiel noch für uns zu entscheiden. Somit kann man sagen, unter dem Strich ist dieses schiedlich, friedliche Unentschieden schon okay. Wirklich kreativ waren wir dabei aber trotzdem nicht gerade. Das sieht man allein daran, dass Alexander Baumjohann mit einem einzigen Pass (!!), der einigermaßen gescheit aussah, fast als Hoffnungsträger durchging in allen Aussagen nach dem Spiel. Naja&#8230;</p>
<p>Aber das sind leider alles fast Randnotizen. Was wirklich hängen bleibt sind wieder mal der (viel zu große) Haufen Arschlochfans, die sich im Stadion die Finger wund gepfiffen und auf´s dreckigste die eigenen Spieler angepöbelt haben, und die verzweifelten Versuche der letzten Aufrechten, dieses zu verhindern. Da wird dann schon mal ein 20 jähriger Müller gnadenlos ausgepfiffen und niedergemacht. Wie unglaublich pervers ist das denn?? Oder es wurde sogar schon nach wenigen Minuten gepfiffen, weil ein Risikoball nicht ankam. Ja wo zur Hölle soll denn da eine Unverkrampftheit herkommen? Wie ich diese Vollidioten hasse, das ist mit Worten kaum auszudrücken.</p>
<p>Das trägt einen sehr großen Teil zu dem Teufelskreis bei, in dem wir uns befinden. Diese Verkrampfung die die Mannschaft hat, wird dadurch noch ins Unermessliche verstärkt. Alles ist im Moment umhüllt von Negativität. Es muss doch wohl zu erwarten sein, dass ein Fan das spürt und mit positiver Anfeuerung der Mannschaft hilft. Aber das klingt mitlerweile schon fast wie aus einer anderen Zeit und völlig realitätsfremd. Mit diesen völlig selbstverständlichen Ansichten ist man ja schon fast ein unbelehrbarer Fußballromantiker, den man müde belächelt.</p>
<p>Aber es will nicht in meine Birne rein, wie abgefuckt man drauf sein muss, mit so einer destruktiven Grundeinstellung in ein Fußballstadion zu gehen. Diese Scheiße hat nicht mal etwas mit dem Sport Fußball zu tun. Ob als Zuschauer oder als Spieler, jeder der auch nur ein bißchen den Fußball versteht weiß, dass man auch und gerade bei mißlungenen Aktionen seine Truppen positiv aufmuntern muss. Die da pfeifen gucken Fußball wie Gladiatorenkämpfe im alten Rom. Sie wollen Hinrichtungen sehen und seien es nur verbale Hinrichtungen. Damit machen sie nicht nur unsere Mannschaft und unseren ganzen Verein kaputt, sondern sie töten den gesamten Geist dieses Spiels. Sie töten alles, was Fußball ausmacht.</p>
<p>Und doch sind sie nur ein Spiegelbild unserer verkommenen Gesellschaft. Diese Menschen gehören nicht nur im Stadion bekämpft. Diese Menschen gehören noch viel mehr im Privatleben bekämpft. Ihre kranken Ansichten tragen sie dort genauso zur Schau. Verachtet sie, mit allem was ihr habt! Reißt sie aus ihrer verlogenen Plastikwelt, wo immer es geht! Dies ist ein gesellschaftlicher Krieg, weit über den Fußball hinaus. Setzt eure Werte gegen die Wertlosen! Loyalität, Treue, Ehrlichkeit. Lebt den Scheiß in allen Bereichen und vermittelt es euren Kindern. Nur so ändert sich mittelfristig etwas. Ansonsten ist der Kampf verloren und auch die feindliche Übernahme des FC Bayern München durch diese Arschlochfans besiegelt. Venceremos!</p>
<p><span style="font-size:78%;">© 2009 Traumtorschuetze</span></p>
<p><a href="http://www.mingashop.de" target="_blank"><img src="http://image.spreadshirt.net/image-server/image/product/8476855/view/2/producttypecolor/5/type/png/width/280/height/280" border="0" alt="You´ll never walk alone Trainingsjacke" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La crise : accélérateur du changement en Polynésie ]]></title>
<link>http://hirofarepote.wordpress.com/2009/11/22/la-crise-accelerateur-du-changement-en-polynesie/</link>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 22:51:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>hirofarepote</dc:creator>
<guid>http://hirofarepote.wordpress.com/2009/11/22/la-crise-accelerateur-du-changement-en-polynesie/</guid>
<description><![CDATA[La lutte pour le pouvoir local se poursuit malgré la crise. Décidément, la &#8220;superstucture poli]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><a href="http://hirofarepote.wordpress.com/files/2009/11/ecologie.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1113" title="ecologie" src="http://hirofarepote.wordpress.com/files/2009/11/ecologie.jpg?w=150" alt="" width="150" height="85" /></a>La lutte pour le pouvoir local se poursuit malgré la crise. Décidément, la &#8220;superstucture politique&#8221; s&#8217;imagine que sa logique de fonctionnement peut être extérieure à ce que vit le reste de la société : il faut &#8220;tuer&#8221; politiquement son adversaire avant d&#8217;être tué soi-même. Course perpétuelle dans un univers impitoyable et qui a ses propres règles.</strong></p>
<p><strong>Crise ou pas crise, le pouvoir où la conquête de celui-ci continue à guider nos élites politiques : Oscar, Gaston Nui, Gaston Iti, Edouard, &#8220;Jean&#8221;-Christophe et d&#8217;autres outsiders en embuscade se positionnent tactiquement pour ne pas être exclus de la course au pouvoir suprême. Ils veulent tous se faire ou se refaire une santé politique et l&#8217;on sait bien que l&#8217;argent ou les moyens sont le nerf de la guerre pour &#8220;durer&#8221; en politique. Créer ou maintenir un appareil politique, celà coûte cher, surtout quand on a à faire à des alimentaires de tous bords. </strong></p>
<p><strong>Bien sûr, ils veulent tous le bien de la population, quitte à ce que celà nous coûte très cher en inertie, en changements d&#8217;équipes techniques, en retard de dossiers, en délais de paiement, en gaspillage de fonds publics et en indemnités diverses et variées&#8230; </strong></p>
<p><strong>Quand l&#8217;on comprendra que tout celà n&#8217;est que l&#8217;écume de la vague à l&#8217;échelle d&#8217;une société, on aura déjà fait un pas dans la bonne direction. Le pouvoir, oui, mais au VRAI service de la population.</strong></p>
<p><em><strong>La rupture, la vraie, commence. Car il faut prendre la VAGUE pendant qu&#8217;il est encore temps.Retrouvons donc l&#8217;esprit du surf, sport inventé par les Polynésiens.</strong></em></p>
<p><strong>Rupture avec la société de consommation sans création de richesses en proportion.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec &#8220;l&#8217;après-CEP&#8221; qui, sous une pluie de milliards de F CFP, nous a fait croire que tout allait continuer  &#8221; comme avant&#8221;.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec le pouvoir politico-administratif qui se croyait être &#8220;au centre de l&#8217;Univers&#8221;. Un pouvoir politique qui s&#8217;imagine être le &#8220;redistributeur de richesses&#8221; en chef, source de clientélisme et de rentes de situation, avec &#8220;l&#8217;argent de la France&#8221; et de nos impôts.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec la croyance que le secteur public est le principal pourvoyeur d&#8217;emplois &#8220;confortables&#8221; et bien rémunérés. Il faut savoir, en effet, que la création d&#8217;un emploi public coûte, en moyenne, à la collectivité, 60 à 80 millions de F CFP sur l&#8217;ensemble d&#8217;une carrière et en versement de retraite. Le secteur public ne crée pas de richesses et ne &#8220;crée&#8221; donc pas d&#8217;emplois. Ces emplois sont payés par les contribuables. Qu&#8217;on se le dise une fois pour toute.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec l&#8217;importation prédatrice qui nous fait payer cher des produits que la mondialisation met de plus en plus à la portée des classes moyennes des pays émergents.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec la concentration des richesses dont ont profité pendant des décennies ces mêmes importateurs, les spéculateurs fonciers et immobiliers, les entrepreneurs qui biberonnent aux fonds publics, dans des chantiers du BTP et du &#8220;logement social&#8221; récurrents et rémunérateurs.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec les monopoles publics et privés qui rançonnent les consommateurs polynésiens.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec une production locale, qui, à force de protection, devient de plus en plus hors de portée de consommateurs dont le pouvoir d&#8217;achat stagne et va régresser de plus en plus.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec la gestion non performante et peu imaginative de toute structure, qu&#8217;elle soit publique ou privée. Les contribuables et les consommateurs ne peuvent et/ou ne veulent décidément plus payer les surcouts, les surprix et les impôts et taxes en tous genres.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec la reproduction routinière des choses qui, dans un monde qui avance vite, nous fait reculer à la vitesse grand V. La reconstruction de notre secteur exportateur est le lourd prix à payer pour essayer de revenir dans la course.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec une société de gaspillage, qui au lieu de maintenir, de trier et de recycler, jette, use prématurément pour reconstruire encore plus cher.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec le &#8220;micro-localisme&#8221; qui saupoudre l&#8217;argent public quitte à le rendre inefficace.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec l&#8217;idée que l&#8217;Etat nous sauvera suite à nos erreurs de pilotage économique et social.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec un syndicalisme du &#8220;toujours plus&#8221; sans que les richesses et les ressources ne progressent en face.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec l&#8217;idée que la très grande pauvreté ne nous touchera pas, car &#8220;l&#8217;Etat et le Pays providence&#8221; empêcheront une telle situation. La dégradation très rapide de nos finances publiques nous montre que tout a un coût et que celui-ci est de plus en plus élevé. Coût du nouvel hôpital, coût des minimas sociaux, coût d&#8217;un SMIC sans rapport avec une hausse de productivité et source d&#8217;inflation, coût de la santé ou coût de la retraite&#8230;. Impasse des coûts sans les ressources créées. Impasse assurée.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec la fausse solution du prélèvement fiscal supplémentaire. Le poids de nos prélèvements obligatoires devient aussi important qu&#8217;en Métropole, alors même que nous n&#8217;avons pas à payer notre Education, notre Sécurité, notre Université. L&#8217;Etat et donc les impôts de nos compatriotes métropolitains y pourvoient à notre place. Ce n&#8217;est pas normal. Il faut arrêter cette spirale.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec l&#8217;idée que les jeunes générations vivront forcément mieux que les parents en reproduisant simplement le &#8220;système en place&#8221;. Notre niveau de vie régresse et nous courons tout simplement le risque d&#8217;être irrémédiablement &#8220;déclassés&#8221;.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec le &#8220;toujours plus&#8221; avec l&#8217;argent des autres.</strong></p>
<p><strong>Rupture avec le 4&#215;4 comme l&#8217;un des symboles de la réussite matérielle. La hausse inéluctable du prix du pétrole, le coût récurrent de nos embouteillages grandissants&#8230;et la taxe carbone à mettre aussi en place en Polynésie, vont y mettre fin et celà ne sera que logique, si nous regardons un peu plus loin que le petit bout de notre lorgnette.</strong></p>
<p><strong><em>Vient le temps de l&#8217;effort, car tout se mérite dans la vie.</em></strong></p>
<p><strong><em>Après le temps du &#8220;fonctionnement&#8221;, vient le temps de l&#8217;Investissement.</em></strong></p>
<p><strong>Vient le temps de la frugalité, car le temps du monde fini a déjà commencé.</strong></p>
<p><strong>Vient le temps des énergies &#8220;renouvelables&#8221; et du développement &#8220;durable&#8221;. Mais les mots n&#8217;ont un sens que s&#8217;ils se concrétisent dans l&#8217;action.</strong></p>
<p><strong>Vient le temps des &#8220;consommacteurs&#8221; et des &#8220;écocitoyens&#8221;. Une avant-garde informée et éduquée qui doit entrainer les autres dans le changement.</strong></p>
<p><strong>Vient le temps de la qualité de vie et du mieux vivre ensemble, car le &#8220;toujours plus&#8221; est une impasse. Le bonheur, c&#8217;est le mieux être, ce n&#8217;est pas &#8220;l&#8217;avoir plus&#8221;. Comme le répètent les observateurs attentifs de la mondialisation, si le reste de la population mondiale adoptait un mode de vie &#8220;occidental&#8221;, ce sont trois ou quatre planètes qu&#8217;il nous faudrait. Il faut donc tourner le dos à cette impasse.</strong></p>
<p><strong>Vient le temps de la gouvernance modeste et d&#8217;un secteur public en rapport avec une petite communauté de 260.000 âmes. Un secteur public performant, composé de fonctionnaires compétents, bien payés, mais pas mieux payés que les autres, car il faut piloter efficacement notre système économique et social.</strong></p>
<p><strong>Vient le temps de l&#8217;ENTREPRENEUR, seul créateur de richesses et d&#8217;emplois durables. L&#8217;entrepreneur qui estime que la crise est aussi une opportunité et qui met en oeuvre de nouvelles façons de produire et de vendre de nouveaux biens et services. Comme l&#8217;a dit Schumpeter, la crise est un processus de &#8220;destruction créatrice&#8221;. Dans le monde économique, seuls les plus performants, les plus créatifs, les plus à l&#8217;écoute des nouvelles tendances à l&#8217;oeuvre, les plus solides financièrement, les plus novateurs&#8230; vont survivre et deviendront encore plus forts. Ceux qui ont vécu sur leurs acquis, qui se sont contentés de leur &#8220;train-train&#8221; quotidien, qui se sont satisfaits de leur rente de situation vont disparaitre irrémédiablement, car dépassés par le rythme de plus en plus rapide du changement. En effet, la crise oblige les consommateurs en perte de pouvoir d&#8217;achat à être plus exigeants, plus sélectifs, plus regardants à la dépense.</strong></p>
<p><strong>Vient le temps de penser aux générations nouvelles. Quel &#8220;Tahiti &#8220;, quelle &#8220;Polynésie &#8220;souhaiterions nous léguer à celles-ci ? Comment paierons-nous notre santé, notre bien-être tout en préparant les leurs ?</strong></p>
<p><strong><em>Il est plus que temps d&#8217;y penser.</em></strong></p>
<p><strong><em>Vient donc le temps de l&#8217;Etat stratège, du Pays stratège, de l&#8217;Entrepreneur stratège, du Citoyen actif et qui pousse nos élites politiques et économiques à changer. Il faut changer de modèle économique et social. Plus nous anticiperons, moins les sacrifices seront douloureux.</em></strong></p>
<p><strong><em>Agir trop tard et trop peu n&#8217;est définitivement plus une solution.</em> </strong></p>
<p><strong><em>Nous avons les élus que l&#8217;on mérite. Nous devons tous nous mettre au niveau des défis qui nous attendent. Eux et Nous. C&#8217;est le prix à payer pour une nouvelle Polynésie où il fera à nouveau &#8220;bon vivre&#8221;.</em></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Analyse Mailorama - L'Homme est un enfant capricieux]]></title>
<link>http://kairosmosaique.wordpress.com/2009/11/22/lhomme-est-un-enfant-curieux/</link>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 22:10:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>kairosmosaique</dc:creator>
<guid>http://kairosmosaique.wordpress.com/2009/11/22/lhomme-est-un-enfant-curieux/</guid>
<description><![CDATA[Dans le dernier numéro de Stratégies (n°1566) vous pouvez constater que l&#8217;échec Mailorama en a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Dans le dernier numéro de <em>Stratégies </em>(n°1566) vous pouvez constater que l&#8217;échec <a href="http://www.dailymotion.com/video/xb3ob4_stephane-boukris-mailorama-12-novem_creation"><strong>Mailorama</strong></a> en a bouleversé plus d&#8217;un. Si Pierre Labasse et Jean-Marie Charpentier (respectivement président d&#8217;honneur et administrateur de l&#8217;Association française de communication interne) mettent le doigt sur la sur-importance prise par la recherche de l&#8217;image et le souci de la réputation au détriment d&#8217;un vrai dialogue social, d&#8217;autres ne semblent pas avoir saisi la nature du débat généré par <strong>Mailorama</strong>. Commençons par <strong>Pierre Cadou</strong>, directeur de<em> <a href="http://www.casa-del-sol.fr/">Casa del Sol</a> </em>qui pleurniche et regrette Séguéla! &#8220;Séguéla réveille toi, ils sont devenus fous!&#8221;. Pierre Cadou est l&#8217;archétype même du type qui vit dans le passé. Les responsables de l&#8217;action Mailorama sont pour lui des &#8220;<strong>énergumènes irresponsables qui donnent un cliché de la publicité négatif et faux</strong>&#8220;. Relisez bien cette citation&#8230; Ok, le Pierre Cadou critique la &#8220;communication révolutionnaire&#8221; de Mailorama en appelant à la rescousse Mr Séguéla. Oui, <strong>Mr Séguéla</strong>, celui de la Rolex, celui qui représente tous les clichés de la publicité! Pierre Cadou, tu sors, ton discours est totalement incohérent et obsolète.</p>
<p style="text-align:justify;">Notre second patient vivant dans un autre moment n&#8217;est autre que <strong>Thomas Jamet</strong>, directeur général adjoint de Reload. Ce dernier ne demande pas à Séguéla de venir à notre secours mais considère que l&#8217;opération Mailorama fut &#8220;une grave erreur&#8221; {&#8230;} car &#8220;symptomatique d&#8217;une méconnaissance gravissime des nouvelles règles de communication.&#8221; Première nouvelle, il y a des nouvelles règles pour communiquer! Ce serait une sorte de manuel scolaire avec inscrit en noir sur blanc ce qu&#8217;il faut faire pour réussir sa campagne? Voilà encore un homme qui plombe la créativité et la recherche d&#8217;innovations. Si pour communiquer il suffisait de lire un manuel, alors tout le monde serait publicitaire ou consultant. Thomas Jamet estime ensuite que de &#8220;jeter des billets d&#8217;un bus promotionnel&#8221; est &#8220;révélateur d&#8217;une manière totalement dépassée de communiquer&#8221;. Vous vous souvenez vous d&#8217;une action similaire? Moi pas, il est rare qu&#8217;un annonceur choisisse de ne pas passer par les canaux traditionnels pour communiquer. Ici, l&#8217;objectif était de transférer les investissements publicitaires en les offrant ni plus ni moins à des gens comme vous et moi. C&#8217;est simple, un bus au nom de la marque se déplace et offre des enveloppes avec des sommes plus ou moins importantes. Mailorama c&#8217;était finalement une grande loterie avec accès gratuit pour les &#8220;joueurs&#8221;.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;"><a href="../files/2009/11/image-17.png"><img class="aligncenter" title="enfant" src="../files/2009/11/image-17.png" alt="" width="450" height="558" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Voilà, les bases de la problématique sont posées. On a d&#8217;un côté un annonceur qui vous offre de l&#8217;argent et de l&#8217;autre, deux acteurs qui s&#8217;interrogent. Au milieu de tout ça, on a<strong> des Hommes capricieux</strong>. Capricieux? Oui capricieux, des Hommes capables de mettre le feu à des voitures s&#8217;ils n&#8217;ont pas ce qu&#8217;ils veulent. Nos deux acteurs aux idées retardées avancent le fait qu&#8217;une telle action n&#8217;est pas responsable en période de crise économique! Cette hypothèse est-elle valable? En période de crise, on m&#8217;offre de l&#8217;argent!&#8230; et je brûle des voitures parce que je fais mon enfant pas content (voir photo). Je pense sincèrement que l&#8217;action proposée par Mailorama aurait été un succès si l&#8217;Homme n&#8217;avait pas était si capricieux. Évidemment que la dernière pub Mirlaine machine ne fera pas de dégâts en passant à la Tv, est ce pour autant une bonne campagne? Une campagne ne peut pas être uniquement considérée par rapport à ses résultats physiques. L&#8217;idée novatrice ne peut pas être ignorée.</p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;Homme est un enfant capricieux qui n&#8217;a pas d&#8217;objectif précis. Une infime possibilité se présente et hop  il se révolte! Comment expliquer des incidents après l&#8217;échec de son équipe de foot? La crise encore? Toujours pas,  <strong>juste un caprice</strong>. Je loupe la distribution de billets Mailorama, mon attaquant loupe un penalty et c&#8217;est l&#8217;émeute. Pourquoi? L&#8217;Homme a besoin de motifs pour se soulever. L&#8217;Homme a certainement des problèmes le rendant aussi capricieux et infantile mais Mailorama n&#8217;était PAS une mauvaise idée. Le concept avait d&#8217;ailleurs déjà germé de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique&#8230; et avec succès. Le caprice, une spécialité française? Je reviens pour conclure sur l&#8217;idée de loterie. Heureusement que les Hommes français ne se déchaînent pas à chaque tirage de l&#8217;EuroMillion, il n&#8217;y aurait plus beaucoup de voitures&#8230; Une solution pour Nicolas Hulot?!</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Climat ou pas, il faut abandonner le pétrole]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/22/climat-ou-pas-il-faut-abandonner-le-petrole/</link>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 18:42:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/22/climat-ou-pas-il-faut-abandonner-le-petrole/</guid>
<description><![CDATA[Par Thomas Friedman Le nombre d’américains qui pensent que le changement climatique est réel a consi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Thomas Friedman</em></p>
<p><strong>Le nombre d’américains qui pensent que le changement climatique est réel a considérablement chuté en 18 mois. Le lobby pétrolier se dit convaincu que la terre ne se réchauffe pas. Faudrait-il en conclure que la dépendance aux énergies fossiles ne doive plus être remise en cause ? Surement pas, estime Friedman, qui rappelle que la terre abritera 2,5 milliards d’humains supplémentaires d’ici 2050, tous désireux de bénéficier d’un niveau de vie à l’occidentale. Les réserves de pétroles, de toute évidence, n’y suffiront pas, et le passage aux énergies propres s’impose. &#8212; Friedman, qui a la « destinée manifeste » dans les gènes, voit dans la révolution verte une nouvelle frontière à conquérir qui permettrait aux USA de conserver leur leadership. En bon libéral qu’il est, il pense qu’une taxe carbone et un marché des droits d’émission y suffiront. Tel n’est pas notre avis. Les taxes pigoviennes peuvent être justifiables quand les alternatives sont là, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. En l’absence de véhicules et d’énergies propres en quantité suffisante et à un prix abordable, la taxe carbone pénalisera le plus lourdement les ménages aux revenus modestes qui ont été contraints de s’excentrer vers les grandes banlieues en raison des prix de l’immobilier, et qui subissent déjà une charge très importante pour maintenir leur mobilité. En l’état, ce n’est pas acceptable.</strong></p>
<p><strong><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/un-marin-observant-une-plate-forme-petroliere.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2546" title="l'impact du pétrole dans le Delta du Niger" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/un-marin-observant-une-plate-forme-petroliere.jpg" alt="" width="450" height="300" /></a></strong></p>
<p><a href="http://www.nytimes.com/2009/11/18/opinion/18friedman.html?_r=2">NYT</a></p>
<p>En suivant le débat autour des projets de lois sur l’énergie et le climat présentés au Congrès on observe que les opposants du lobby pétrolier [<a title="[1] Friedman écrit : &#34;drill-baby-drill&#34;- ndt&#8221; name=&#8221;nh1&#8243; href=&#8221;#nb1&#8243;>1</a>] à la législation soulèvent maintenant deux objections. La première est que la Terre s’est refroidie récemment, et non réchauffée, et la seconde est que l’Amérique n’a en aucun cas les moyens d’instaurer une taxe carbone ou un marché des droits d’émission (cap-and-trade).</p>
<p>Voilà ce qu’ils croient également, sans le dire : que le monde va faire face à une épidémie massive, comme la peste noire, qui supprimera 2,5 milliards de personnes d’ici à 2050. Ils pensent qu’il est vaut bien mieux pour l’Amérique que le monde reste dépendant du pétrole pour son énergie &#8211; un produit largement contrôlé par des pays qui nous haïssent, et dont le prix ne peut qu’augmenter à mesure que la demande augmente &#8211; plutôt que d’énergies renouvelables que l’on contrôle et dont les prix diminuent à mesure que la demande augmente. Et enfin, ils croient que les peuples dans les pays en développement sont très heureux d’être pauvre : qu’on leur donne juste un peu d’eau potable et d’électricité et ils seront satisfaits. Ils ne voudront jamais vivre comme nous.</p>
<p>Les opposants à n’importe quelle taxe carbone qui stimulerait les alternatives au pétrole doivent effectivement croire cela, car c’est seulement ainsi que leurs arguments ont un sens. Laissez-moi vous dire pourquoi, en expliquant tout d’abord la façon dont je vois la situation.</p>
<p>Je suis un partisan intransigeant [<a title="[2] Friedman écrit : faucon -ndt&#8221; name=&#8221;nh2&#8243; href=&#8221;#nb2&#8243;>2</a>] des énergies propres. Être vert, pour moi, ce n’est pas seulement recycler ses déchets, c’est une manière de rénover l’Amérique. C’est pourquoi j’ai dit et je répète que le vert est la nouvelle couleur du drapeau américain. [<a title="[3] “green is the new red, white and blue.”&#8221; name=&#8221;nh3&#8243; href=&#8221;#nb3&#8243;>3</a>]</p>
<p>Mon argument est simple : je pense que le changement climatique est réel. Pas vous ? C’est votre problème. Mais il y a deux autres tendances massives ayant des répercussions énergétiques menaçantes et qui sont indéniables. La rénovation de l’Amérique passera par notre capacité à prendre le leadership et à inventer les technologies qui s’attaqueront à ces problèmes.</p>
<p>La première tendance, c’est que le monde devient de plus en plus peuplé. D’après un rapport de l’ONU datant de 2006, « <em>la population mondiale augmentera probablement de 2,5 milliards de personnes, passant de 6,7 milliards à 9,2 milliards en 2050. Cette augmentation est équivalente à la taille totale de la population mondiale en 1950, et elle aura lieu principalement dans les régions les moins développées, dont la population devrait passer de 5,4 milliards en 2007 à 7,9 milliards en 2050.</em> »</p>
<p>Les conséquences sur l’énergie, le climat, l’eau et la pollution que provoqueront ces 2,5 milliards de bouches à nourrir, habiller, loger et transporter sont dramatiques. Mais cela va arriver, sauf si, comme le croient apparemment les dénialistes, une pandémie mondiale ou une soudaine abstinence générale stabilisent la population mondiale &#8211; pour toujours.</p>
<p>Il faut également considérer autre chose. Le monde devient de plus en plus plat &#8211; de plus en plus de gens peuvent désormais observer comment nous vivons, aspirant à vivre de la même manière, voire même occuper nos emplois pour leur permettre de vivre comme nous. Il y aura non seulement 2,5 milliards d’hommes en plus aux alentours de 2050, mais beaucoup voudront vivre comme des « <em>américains</em> » &#8211; avec des maisons de taille américaine, des voitures de taille américaine, consommant des Big Macs de taille américaine.</p>
<p>« <em>Que se passera-t-il quand les pays en développement, qui voient exploser leur parc automobile, auront des dizaines de millions de voitures fonctionnant au pétrole et qu’au lieu au même moment la reprise de l’économie mondiale sans plus de nouvelles ressources pétrolière ?</em> » s’interroge Felix Kramer, le spécialiste de la voiture électrique qui préconise l’électrification de la flotte américaine de véhicules et l’augmentation de la production d’énergies renouvelables pour les faire fonctionner. Ce qui arrivera, bien évidemment, c’est que le prix du pétrole crèvera le plafond &#8211; à moins que l’on ne développe des alternatives. Les pétro-dictateurs en Iran, Venezuela et Russie, espèrent le contraire. Cela les enrichirait encore plus.</p>
<p>Soit les opposants à une loi climat-énergie impliquant un prix significatif du carbone se fichent d’être accros pour toujours au pétrole et dépendants de pétro-dictateurs, soit ils pensent vraiment que la population ne croitra pas de 2,5 milliards de gens voulant vivre comme nous, et qu’en conséquence le prix du pétrole n’augmentera pas beaucoup, que nous pouvons donc nous dispenser de relever la taxe carbone afin de stimuler les alternatives propres et durables et l’efficacité énergétique.</p>
<p>Les verts radicaux (faucons verts -ndt) voient les choses différemment. Nous pensons que dans un monde de plus en plus chaud et de plus en plus peuplé d’ « <em>américains</em> », le prochain grand défi industriel sera d’entrer dans une ère des TE, ou Technologies de l’Energie, basées sur l’énergie propre et l’efficacité énergétique. Il le faut. Et nous pensons que le pays qui inventera et déploiera le plus de TE bénéficiera des plus grandes sécurité économique, sécurité énergétique, sécurité nationale, aura les entreprises les plus innovantes, sera le plus respecté dans le monde. Et nous pensons que ce pays doit être l’Amérique. Sinon, nos enfants ne jouiront pas du style de vie que nous avons connu. Et nous pensons que la meilleure façon de lancer les TE, c’est de fixer un prix du carbone sur le long-terme &#8211; en combinaison avec l’impressionnant plan de relance de l’administration Obama sur les technologies vertes &#8211; et de laisser ensuite le libre marché et l’innovation faire le reste.</p>
<p>Alors, vous ne croyez pas au changement climatique ? Vous avez tort, mais libre à vous de le faire, jusqu’à ce que votre maison en bord de mer soit emportée. Mais si vous ne croyez pas non plus que le monde sera de plus en plus peuplé de gens aspirant au niveau de vie des américains &#8211; l’ignorer renforcera nos pires ennemis, alors que la réponse des énergies propres renforcera nos meilleures technologies &#8211; alors vous êtes délibérément aveugle, et vous nuisez à l’élan vers le futur de l’Amérique.</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>[<a name="nb1" href="#nh1">1</a>] Friedman écrit : &#8220;drill-baby-drill&#8221;- ndt</p>
<p>[<a name="nb2" href="#nh2">2</a>] Friedman écrit : faucon -ndt</p>
<p>[<a name="nb3" href="#nh3">3</a>] “green is the new red, white and blue.”</p>
<p>Source : Contre Info <a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2899">http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2899</a></p>
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<title><![CDATA[Mourir pour Hamid Karzaï ?]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/22/mourir-pour-hamid-karzai/</link>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 17:10:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/22/mourir-pour-hamid-karzai/</guid>
<description><![CDATA[Par Serge Halimi Après avoir présenté les combats en Afghanistan comme une « guerre nécessaire », le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Serge Halimi</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/un-soldat-canadien-marche-dans-un-champ-d-opium-dans-le-district-de-zharey-au-sud-de-l-afghanistan-le-21-mai-2008.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2543" title="un soldat canadien marche dans un champ d'opium dans le district de Zharey au sud de l'Afghanistan, le 21 mai 2008" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/un-soldat-canadien-marche-dans-un-champ-d-opium-dans-le-district-de-zharey-au-sud-de-l-afghanistan-le-21-mai-2008.jpg" alt="" width="450" height="327" /></a></p>
<p>Après avoir présenté les combats en Afghanistan comme une <em>« guerre nécessaire »,</em> le président Barack Obama est pressé par le général Stanley McChrystal, qu’il a lui-même nommé à la tête des forces américaines dans ce pays, d’y déployer quarante mille soldats supplémentaires. La guerre dure depuis huit ans.</p>
<p>En Indochine, les Etats-Unis appuyèrent une pléiade de gouvernements corrompus, illégitimes, perçus comme fantoches par la population. Sans succès. En Afghanistan, ni les Britanniques ni les Soviétiques ne purent s’imposer en dépit des moyens qu’ils engagèrent. Aujourd’hui, bien que les pertes militaires américaines demeurent relativement modestes (huit cent quatre-vingts morts depuis 2001, contre mille deux cents <em>par mois</em> au Vietnam en 1968), et le mouvement antiguerre atone, quelles perspectives de « victoire » peuvent escompter des armées occidentales perdues dans les montagnes afghanes, les trafics de drogue (<a id="nh1" title="L’Afghanistan produirait 93 % de l’héroïne mondiale. Cf. Ahmed Rashid, « The (...)" rel="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nb1">1</a>), et suspectées de guerroyer contre l’islam ?</p>
<p>Ministre français des affaires étrangères, M. Bernard Kouchner espère toutefois <em>« gagner les cœurs avec un gilet pare-balles ».</em> De son côté, le général McChrystal prétend : <em>« Notre affaire, ce n’est pas de tuer le maximum de talibans, mais de protéger la population »</em> (<a id="nh2" title="Respectivement Canal+, 18 octobre 2009, et Le Figaro, Paris, 29 septembre (...)" rel="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nb2">2</a>). Une idée commune sous-tend de telles proclamations, au-delà du cynisme : celle que le développement social et les opérations de guerre peuvent être menés de front dans un territoire où, pourtant, il est impossible de distinguer les insurgés des civils. Au Vietnam, le journaliste américain Andrew Kopkind avait résumé d’une formule assassine ce genre de « contre-insurrection » : <em>« Bonbons le matin, napalm l’après-midi. »</em></p>
<p>A défaut d’espérer vaincre un jour des combattants nationalistes dont Washington a pu apprécier la pugnacité quand, avec son concours, ils s’employaient à saigner à blanc l’Union soviétique, les Etats-Unis aimeraient que se distendent les liens, déjà fragiles, entre les talibans et les militants d’Al-Qaida (<a id="nh3" title="Lire Syed Saleem Shahzad, « Al-Qaida contre les talibans », Le Monde (...)" rel="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nb3">3</a>). Car, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, c’est pour anéantir les seconds que Washington a déployé en Asie centrale ses soldats et ses drones, pas par souci de scolariser les petites Afghanes.</p>
<p>S’il refuse l’escalade militaire que réclament les néoconservateurs, le nouveau Prix Nobel de la paix va donc devoir bientôt expliquer à son opinion publique qu’on réalise rarement le bonheur des peuples en les soumettant à une occupation armée ; que les disciples de M. Oussama Ben Laden ne comptent plus qu’une poignée de rescapés en Afghanistan ; enfin, qu’un éventuel compromis avec une fraction des talibans, moins hallucinée <em>(lire « <a href="/2009/11/PORTER/18432">Surprenante souplesse tactique des talibans en Afghanistan</a> »),</em> ne menace pas la sécurité nationale des Etats-Unis. La Russie, la Chine, l’Inde, le Pakistan, qui ont plutôt intérêt à ce que ce foyer de tension régional s’apaise, pourraient œuvrer dans le sens d’un règlement négocié. Engager sa vie pour la « démocratie » en terre étrangère constitue déjà un pari singulier ; faut-il vraiment mourir pour M. Hamid Karzaï ? Et s’y résoudre alors que, de l’aveu même du général McChrystal, le « maire de Kaboul », maintenu en place par la fraude électorale, a réalisé la prouesse incroyable de rendre une partie du peuple afghan <em>« nostalgique de la sécurité et de la justice du régime taliban »&#8230;</em></p>
<p>Bien que près de trente et un mille soldats britanniques, allemands, français, italiens, etc., affrontent les insurgés aux côtés des militaires américains, toutes ces questions paraissent ne pas concerner les dirigeants européens. Les choix de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) sont plus que jamais arrêtés à Washington. A Paris, le président Nicolas Sarkozy vient d’annoncer qu’il n’enverrait <em>« pas un soldat de plus »</em> combattre les talibans. Mais il a ajouté : <em>« Faut-il rester en Afghanistan ? Je réponds “oui”. Et rester pour gagner</em>  (<a id="nh4" title="Le Figaro, Paris, 16 octobre 2009. Mme Ségolène Royal a fait chorus : « La (...)" rel="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nb4">4</a>). <em> »</em> Noyée dans un entretien de deux pages, cette déclaration n’a suscité aucune réaction. C’était également la manière la plus généreuse de la commenter.</p>
<p><strong>Notes</strong>&#60;!&#8211; document.write(&#039;<a href="/imprimer/18370/6207a6429d"><img src="/squelettes/picto/ico_imp.gif" border="0" alt="imprimer" title="Imprimer cette page" width="22" height="22"> Imprimer&#8217;); // &#8211;&#62;</p>
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<div id="footnotes">
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<p>(<a id="nb1" title="Notes 1" rev="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nh1">1</a>) L’Afghanistan produirait 93 % de l’héroïne mondiale. <em>Cf.</em> Ahmed Rashid, « <a href="http://www.nybooks.com/articles/23113">The Afghanistan impasse</a> », <em>The New York Review of Books,</em> 8 octobre 2009. <em>Cf.</em> aussi sur notre site la carte « <a href="/cartes/afghanopium2009">L’opium, principale production afghane</a> ».</p>
<p>(<a id="nb2" title="Notes 2" rev="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nh2">2</a>) Respectivement Canal+, 18 octobre 2009, et <em>Le Figaro,</em> Paris, 29 septembre 2009.</p>
<p>(<a id="nb3" title="Notes 3" rev="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nh3">3</a>) Lire Syed Saleem Shahzad, « <a href="/2007/07/SHAHZAD/14902">Al-Qaida contre les talibans</a> », <em>Le Monde diplomatique,</em> juillet 2007.</p>
<p>(<a id="nb4" title="Notes 4" rev="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nh4">4</a>) <em>Le Figaro,</em> Paris, 16 octobre 2009. Mme Ségolène Royal a fait chorus : <em>« La guerre en Afghanistan doit être gagnée et elle le sera. »</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Source : le Monde Diplomatique <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/11/HALIMI/18370">http://www.monde-diplomatique.fr/2009/11/HALIMI/18370</a></p>
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</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[OTAN : machine de guerre, machine de paix ? (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/21/otan-machine-de-guerre-machine-de-paix-video/</link>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 23:04:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Lutte contre le terrorisme international, retour annoncé de la France dans les instances militaires,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/troupes-de-lotan.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2533" title="troupes de l'OTAN" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/troupes-de-lotan.jpg" alt="" width="400" height="282" /></a></p>
<p>Lutte contre le terrorisme international, retour annoncé de la France dans les instances militaires, arrivée de Barack Obama&#8230; L&#8217;OTAN doit aujourd&#8217;hui faire face à de nouveaux défis. État des lieux.</p>
<p>Privée de sa raison d&#8217;être après la mort de son frère ennemi, le pacte de Varsovie, l&#8217;OTAN a pourtant survécu. On peut même dire qu&#8217;à l&#8217;heure de son 60e anniversaire, l&#8217;organisation se porte bien, à en juger par l&#8217;attirance qu&#8217;elle exerce sur plusieurs États de l&#8217;ex-URSS. De quinze, ses membres sont passés à vingt-six, et bientôt à vingt-huit, peut-être même à trente si elle intègre la Géorgie et l&#8217;Ukraine.</p>
<p>Légitimée par cet élargissement, l&#8217;OTAN s&#8217;est aujourd&#8217;hui donné de nouvelles missions : il ne s&#8217;agit plus seulement de défendre l&#8217;Europe, mais d&#8217;œuvrer plus largement à la sécurité du monde occidental. Un objectif affirmé depuis que l&#8217;organisation s&#8217;est lancée dans la guerre contre le terrorisme international et la prolifération nucléaire.</p>
<p>Mais qui définit les menaces ? Faut-il considérer l&#8217;OTAN comme un outil au service des seuls États-Unis qui décideraient de tout ? L&#8217;organisation ne reste-t-elle pas un gage de sécurité pour une Europe incapable de se construire une défense commune ? Est-ce la raison pour laquelle la France envisage de reprendre sa place au sein des instances militaires de l&#8217;OTAN ? L&#8217;arrivée d&#8217;Obama aux affaires va-t-elle changer la donne ?</p>
<p><strong>Première partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8vnln"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8vnln" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Deuxième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8vnu4"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8vnu4" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Troisième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8vo0m"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8vo0m" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Quatrième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8vsxy"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8vsxy" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Source : La Némésis du Nouvel Ordre Mondial</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
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