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	<title>anecdotique &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/anecdotique/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "anecdotique"</description>
	<pubDate>Wed, 06 Jan 2010 05:25:36 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Parenthèse]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2009/02/17/parenthese-2/</link>
<pubDate>Wed, 18 Feb 2009 00:29:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je me rends compte que l&#8217;on se définit beaucoup par la place que l&#8217;on occupe dans la soc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div style="text-align:justify;">Je me rends compte que l&#8217;on se définit beaucoup par la place que l&#8217;on occupe dans la société. Beaucoup le font machinalement, sans se poser de questions. C&#8217;est un peu étrange de constater que même en se posant des questions, on finit par se dire que vaut mieux faire pareil, et laisser les gens juger du reste. Après tout, l&#8217;identité est subjective, telle que nous la vivons: je suis ce que je fais, mais aussi mes convictions. Mais de ces dernières, personne ne peut en certifier l&#8217;honnêteté ou le bien-fondé sinon nous-même (preuve on ne peut plus circulaire). Alors on se résout à dire ce que l&#8217;on fait, les directions que l&#8217;on donne à notre vie en sont le meilleur gage. Notre situation professionnelle, nos accomplissements, notre position familiale, ce sont des choses objectives qui laissent place à toute la nuance nécessaire à l&#8217;unicité de chacun.</p>
<p><img src="http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2009/02/cats.jpg" alt="Cats" title="Cats" class="alignleft size-full wp-image-440" /> <strong>Tout ça pour dire qu&#8217;il n&#8217;y a que ce qu&#8217;on accomplit dans notre vie nous définit vraiment. Reste à faire en sorte que ce que l&#8217;on a accompli reflète qui nous sommes réellement.</strong></div>
<p><em>Cats silhouette</em> par <a href="http://macen.deviantart.com/">Marcus Gunnar Pettersson</a><a href="http://macen.deviantart.com/art/cats-silhouette-89176158"></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chaque voix compte !]]></title>
<link>http://nantermod.wordpress.com/2009/02/01/chaque-voix-compte/</link>
<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 22:18:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>nantermod</dc:creator>
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<description><![CDATA[Avec quelques amis du groupe libre-accès.ch (notamment Martin et Jonas), on s&#8217;est amusé à repr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Avec quelques amis du groupe libre-accès.ch (notamment Martin et Jonas), on s&#8217;est amusé à reprendre un concept de la campagne du nouveau président américain en faveur de la libre circulation des personnes.<br />
Faites passer le mot un maximum !</p>
<p><a href="http://www.suisseactu.com/video/RHAIzg14/" target="_blank">Le lien de la vidéo</a></p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone" title="Jean-Philippe Rapp" src="http://www.suisseactu.com/media/img/jean-philippe-rapp.jpg" alt="" width="392" height="230" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les étudiants en toubiberie se plaignent... et j'essaie de me défendre.]]></title>
<link>http://nantermod.wordpress.com/2009/01/05/les-etudiants-en-toubiberie-se-plaignent-et-jessaie-de-me-defendre/</link>
<pubDate>Mon, 05 Jan 2009 21:40:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>nantermod</dc:creator>
<guid>http://nantermod.wordpress.com/2009/01/05/les-etudiants-en-toubiberie-se-plaignent-et-jessaie-de-me-defendre/</guid>
<description><![CDATA[Ma réponse Cher Comité, Je lis votre courriel avec un grand étonnement. Je n&#8217;ai à aucun instan]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Ma réponse</strong></p>
<p>Cher Comité,</p>
<p>Je lis votre courriel avec un grand étonnement.</p>
<p>Je n&#8217;ai à aucun instant parlé des étudiants de médecine de Lausanne en particulier.<br />
J&#8217;ai simplement fait part d&#8217;un comportement que j&#8217;ai pu constater à plusieurs reprises. Je n&#8217;ai jamais prétendu disposer d&#8217;une étude quelconque pour appuyer mes propos.</p>
<p>J&#8217;ai cité les étudiants en médecine pour deux raisons qui me paraissent très valable:<br />
1) ils ne me semblent pas être les moins enclins à boire un verre lors des soirées d&#8217;étudiants<br />
2) face à des professeurs en médecine au jugement moralisateur, je rappelle une vieille histoire de paille et de poutre.</p>
<p>Pour avoir fréquenté les bals de Droit ou de Lettres, je n&#8217;ai jamais trouvé une ambiance aussi proche de celle du Carnaval de Monthey que dans les soirées de médecine, ce qui en fait d&#8217;ailleurs les soirées étudiantes les plus agréables et sympathiques.<br />
Voyez-vous, en bon Valaisan et contrairement aux esprits protestants qui s&#8217;époumonent en lisant les résultats de l&#8217;étude, je considère que, pour un jeune de plus de 19 ans, faire la fête de temps à autres n&#8217;est pas en soi une mauvaise chose. Mais nous n&#8217;allons pas refaire ici le débat.</p>
<p>Je tiens à insister sur le fait que je ne pensais à personne en particulier, ni à un groupe de jeunes. Mes propos ne relèvent ni de la calomnie, ni de l&#8217;insulte. Des amis étudiants en médecine m&#8217;ont même fait part de leur approbation.</p>
<p>Contrairement à vous, j&#8217;affirme que de tels propos sont acceptables dans une émission grand public. Au contraire, expliquez-moi au nom de quoi, parler de certaines fêtes d&#8217;étudiants serait déplacé lors d&#8217;un débat à propos de l&#8217;alcool chez les jeunes ? J&#8217;estime avoir défendu mon sujet avec pertinence.</p>
<p>J&#8217;aurais un immense plaisir à rencontrer les membres de votre comité qui s&#8217;estiment lésés par mes propos pour en débattre, et pourquoi pas autour d&#8217;un verre.</p>
<p>Pour conclure, et à propos de généralisation:<br />
&#8220;En médecine, nous sommes aussi particulièrement connus et reconnus pour nos fêtes.&#8221;<br />
Tiré de la rubrique &#8220;soirée&#8221; sur le site de l&#8217;AEML.</p>
<p>Meilleures salutations et bonne année 2009</p>
<p>Philippe Nantermod</p>
<p><strong>Leur courriel</strong><br />
&#62;Le 5 janv. 09 à 19:27, AEML a écrit :<br />
&#62;<br />
&#62;Monsieur,<br />
&#62;Au nom du comité de l’association des étudiants en<br />
&#62;médecine de Lausanne (AEML), nous nous permettons de vous<br />
&#62;écrire concernant l’émission « forum » diffusée<br />
&#62;sur la RSR le 23 décembre 2008. Lors de l’une de vos<br />
&#62;interventions (46ème minute), vous avez déclaré à<br />
&#62;propos de l’étude du CHUV dont il était question dans<br />
&#62;le débat :<br />
&#62;« Je propose aux professeurs qui l’ont faites d’aller<br />
&#62;de temps en temps faire un tour du côté des soirées<br />
&#62;des étudiants en médecine qui arrivent même en<br />
&#62;dernière année et qui sont les plus bourrés dans les<br />
&#62;soirées pourtant ceux sont qui connaissent le mieux les<br />
&#62;causes et les risques de ce genre de comportement. »<br />
&#62;<br />
&#62;Comme vous l’imaginez certainement, de tels propos n’ont<br />
&#62;pu que surprendre et interroger certains étudiants en<br />
&#62;médecine qui écoutaient l’émission. Il nous semble<br />
&#62;en  effet décevant que vous affirmiez de tels propos à<br />
&#62;notre sujet, sans les appuyer d’arguments valables ou de<br />
&#62;chiffres (à l’inverse de l’étude que vous critiquiez<br />
&#62;qui elle se fondait sur une démarche scientifique<br />
&#62;rigoureuse).<br />
&#62;En prononçant de pareilles phrases, vous véhiculez une<br />
&#62;image négative de tous les étudiants en médecine. En<br />
&#62;effet, en vous basant sur des situations que vous avez<br />
&#62;peut-être observées lors de nos soirées, mais que vous<br />
&#62;auriez tout autant pu vivre dans des soirées d’autres<br />
&#62;facultés, vous vous permettez de généraliser vos<br />
&#62;propos à l’ensemble des plus de 1000 étudiants que<br />
&#62;compte notre faculté.<br />
&#62;Nous estimons que de tels propos, en plus d’être non<br />
&#62;fondés, étaient déplacés et particulièrement<br />
&#62;maladroits dans une émission destinée au grand public.<br />
&#62;<br />
&#62;Dans l’attente d’explications de votre part, nous vous<br />
&#62;adressons, Monsieur, nos salutation les meilleures.<br />
&#62;<br />
&#62;Le Comité de l&#8217;AEML.<br />
&#62;<br />
&#62;<br />
&#62;*** Retrouvez l&#8217;actualité de l&#8217;AEML sous www.aeml.ch ***<br />
&#62;&#8211;<br />
&#62;Association des Etudiants en Médecine de Lausanne (AEML)<br />
&#62;BH08.500, Casier 12<br />
&#62;CH-1011 Lausanne CHUV<br />
&#62;<br />
&#62;+41 21 31 4****<br />
&#62;*******<br />
&#62;<br />
&#62;www.aeml.ch</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Du côté des fêtards]]></title>
<link>http://nantermod.wordpress.com/2008/12/31/du-cote-des-fetards/</link>
<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 10:59:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>nantermod</dc:creator>
<guid>http://nantermod.wordpress.com/2008/12/31/du-cote-des-fetards/</guid>
<description><![CDATA[Une étude du CHUV montre que trois jeunes sur quatre ont une consommation d’au moins six doses d’alc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Une étude du CHUV montre que trois jeunes sur quatre ont une consommation d’au moins six doses d’alcool, au moins une fois par mois. Cette consommation correspond à un taux d’alcoolémie de un pour mille, soit un « risky single occasion drinking » (RSOD).<br />
Alors les médias s’enflamment, alors on cherche des solutions, on propose d’augmenter le prix de l’alcool, on s’offusque, on se plaint pour la jeunesse. Et qui sont les premiers à déplorer et à juger cette état de fait désastreux ? Les jeunes eux-mêmes, à en croire mes collègues sur les ondes de la radio romande…</p>
<p>Je prends la défense des fêtards dont je suis un excellent représentant.En d’autres termes, cette étude démontre que 75% des jeunes de plus de 19 ans font la fête au moins une fois par mois. Qu’on soit clair : boire excessivement est mal et je ne saurais conseiller recommander à mes congénères la beuverie comme art de vie. Mais six doses d’alcool sur une soirée qui s’étend parfois sur dix à douze heures, cela ne me paraît pas être une surconsommation digne des pires passages de l’Apocalypse. Je fais même partie de cette population d’abominables jeunes hommes qui préfèrent passer le samedi soir à fêter tout et n’importe quoi avec des amis plutôt qu’à visionner en boucle les émissions de Bernard Pivot.</p>
<p>Pire ! On apprend dans cette étude que la surconsommation d’alcool a des effets désastreux comme des accidents de la route, des comportements violents, des comas éthyliques, des suicides. On a enfin découvert que boire de l’alcool peut vous rendre saoul. J’en profite pour souligner une petite erreur dans l’étude : jusqu’à preuve du contraire, c’est la conduite d’un véhicule qui provoque les accidents de la route, pas la consommation d’alcool. Ce raisonnement me fait un peu penser à ceux qui prétendent que porter des minijupes augmente le nombre de viols.  Un juriste parlerait de causalité naturelle sans causalité adéquate.</p>
<p>8% des jeunes de 19 ans prétendent avoir consommé en une soirée plus de 30 doses d’alcool. Cela correspond à 9 litres de bière. J’aimerais rencontrer ces jeunes à l’estomac extensible. Même avec beaucoup de volonté, j’aurais de la peine à descendre plus de 36 quarts Henniez dans la même soirée, alors de la bière, c’est dire ! Je crois surtout que ces pauvres jeunes ne savent plus compter après le 10ème verre.</p>
<p>Il y a un pourtant un « hips » dans cette histoire. L’étude ne fait état d’aucune évolution. Rien ne nous prouve que les jeunes étaient plus sage il y a dix, vingt ou trente ans. Normal, à l’époque, les auteurs de l’étude étaient sans doute de jeunes étudiants en médecine, fêtards comme la plupart de leurs collègues. Qu’ils se rassurent : nous reprenons le flambeau. L’étude ne montre pas non plus que le phénomène qu’elle met en lumière constitue un problème de santé publique. Je crois dur comme fer qu’il est normal, à 19 ans, de faire la fête, et même parfois de manière excessive. Notre génération n’est pas pire que celle de mes parents. Je ne pense pas que nous soyons plus fainéants, buveurs ou fumeurs que ceux qui ont fait mai 68, la disco ou la révolution punk. Notre génération est la victime des sociologues et des statisticiens. Je pense d’ailleurs que davantage que le nombre de jeunes buveurs, c’est la quantité d’études subventionnées qui a explosé.<br />
Les auteurs de l’étude s’alarment d’un résultat qu’ils considèrent comme massif et grave. Je me demande bien quel esprit protestant a bien pu croire que la majorité des jeunes qui sortaient en boîte buvaient du sirop grenadine. J’attends l’étude 2009 qui nous apprendra sans  doute que 80% des jeunes ont la gueule de bois de 1er janvier au réveil…</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Équation]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2008/10/11/equation/</link>
<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 06:01:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2008/10/11/equation/</guid>
<description><![CDATA[Il y a de ces sourires auxquels semble être accroché un baiser.]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Il y a de ces sourires auxquels semble être accroché un baiser.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pour l'ambiance]]></title>
<link>http://nantermod.wordpress.com/2008/10/07/pour-lambiance/</link>
<pubDate>Tue, 07 Oct 2008 00:20:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>nantermod</dc:creator>
<guid>http://nantermod.wordpress.com/2008/10/07/pour-lambiance/</guid>
<description><![CDATA[Je ne suis pas candidat à la constituante genevoise. Alors je lance ma non-campagne sur YouTube:]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Je ne suis pas candidat à la constituante genevoise. Alors je lance ma non-campagne sur YouTube:</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Ium1Y9FDb2w&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/Ium1Y9FDb2w&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pauvres de nous, pauvre Tout sur moi...]]></title>
<link>http://renartleveille.wordpress.com/2008/03/09/pauvre-nous-pauvre-tout-sur-moi/</link>
<pubDate>Sun, 09 Mar 2008 18:51:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>renartleveille</dc:creator>
<guid>http://renartleveille.wordpress.com/2008/03/09/pauvre-nous-pauvre-tout-sur-moi/</guid>
<description><![CDATA[Au sujet du mouvement de sympathie pour sauver la sympathique émission Tout sur moi, du site web et ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Au sujet du mouvement de sympathie pour sauver la sympathique émission Tout sur moi, du site web et ]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Fantaisie]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/19/fantaisie/</link>
<pubDate>Wed, 19 Dec 2007 07:29:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/19/fantaisie/</guid>
<description><![CDATA[Les phares de la voiture repoussaient la noirceur comme des conquistadors modernes, mais la lumière ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><DIV STYLE="text-align:justify;">Les phares de la voiture repoussaient la noirceur comme des conquistadors modernes, mais la lumière fuyait sans cesse le véhicule. Jamais l’engin n’accédait cette zone lumineuse, pourtant créé par lui-même.</p>
<p>J’avançais dans la vie ainsi, où les jours sans histoires se succédaient, telles des pages d’un roman d’aventures qu’on aurait déchirées et lues dans le désordre. Au fil des ans, la vie me décevait jusqu’à tuer insidieusement toute attente envers elle. À cet instant, je vivais les évènements comme on vit une phrase : sujet, verbe, avec un  peu de chance il y avait un complément. Je croisais sur ma route des personnages tantôt anecdotiques, tantôt grotesques, tantôt précieux, parfois sublimes. Ceux qui figuraient dans la dernière catégorie avaient en fait une essence qui leur était bien propre. Il m’arrivait de m’imprégner de leur aura, mais chaque fois je me donnais l’impression de n’être qu’un triste pastiche. Triste, car bien que fort réussi, il ne l’était pas assez pour me convaincre. Rapidement, je finis par être cette coquille vide, un refuge désolé qui ne semblait qu’attendre un futur arrivant qui n’arrivait point. Cela de façon non-péjorative : on pouvait toujours entendre la mer si on blottissait son oreille contre mes lèvres. Je murmurais un rêve évanescent, sans prétention. Cette berceuse salée dont l’écoute pouvait faire rêver seuls les contemplatifs, évoquer milles souvenirs inexistants. Cette chanson était un<br />
espoir naïf et enfantin, qui ravivait mon acharnement dans les moments les plus durs. Justifier mon existence fut en fait ma seule raison de continuer à cheminer à travers les secondes, les minutes, les heures. À y repenser, c’est un tel désir insensé qui amena ma déception, alors inévitable. <img src='http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/01/arcenciel.jpg' alt='Arc-en-ciel' align="right"></p>
<p>Puis, il y eut cette averse d’été. Parfois, la tournure du cours de évènements devient si limpide, si claire, qu’il se produit ce miracle de sagesse. Le brouillard devant les secrets de la vie se lève et on entraperçoit l’immensité de ce monde. Pourtant, alors qu’entre le rideau et le parquet parvenait cette fine ligne de lumière, l’ombre la suivait comme fidèle compagne. Je réalisai rapidement la furtivité de cette vue incroyable que j’avais eu sur le cours des choses. Ce rideau n’était nul autre que mes paupières, lorsque le moment de grâce fut rompu par ma peur de cette vision sublime. Oui, la peur de pouvoir assister à un tel spectacle, la vie, sans pouvoir en jouir pleinement, sans un profond sentiment d’appartenance, me tenaillait. Après avoir vu la grandeur de l’Univers tel que peut le concevoir l’esprit, il me semblait que ma petitesse avait foulé des sols qui devaient rester d’elle  inconnus.</p>
<p>Et puis, chaque jour n’était qu’une lettre. Certains faisant de leur vie des dictionnaires, ou des romans, ou bien des livres d’algèbre avec mille inconnues. Mais moi, mes lettres semblaient désordonnées, sans jamais créer de mot intelligible. Était-ce normal, devais-je tirer des conclusions de cela? Parfois, un mot perdu cognait timidement à ma porte, et je me pressais de le mettre en cage pour qu’il ne m’échappe plus. Il fanait et il n’existait pas de mot artificiel pour le remplacer. Je contemplais donc muettement la pièce sévère qui regardait les jours tourner les aiguilles de ma vie. </p>
<p>Un jour, le mot bonheur se desséchant lentement, je pris tout ce qu’il m’avait été permis de courage et je décidai de souiller ces sols dont je m’étais moi-même bannie. Je fonçai de l’autre côté du rideau et me retrouvai devant un public ébahi, des projecteurs éblouissants plein les yeux. J’avais rencontré des gens à l’aura puissante, mais je rencontrai, là, des auras personnifiées. Je me souviendrai longtemps de ce cirque d’acrobates funambules entre l’homme et la bête, dont le tonnerre claironnait sans vergogne. Parfois, le vertige me prenait : la vie me bombardait de complément, sans sujet, sans verbe. Les Grandes Idées défilaient devant moi, faisaient des sourires enjôleurs, je ne savais plus dans quelle direction regarder.</p>
<p>Mais tout cela, ce n’était qu’une supernova. Je fus ramenée rapidement dans ce monde qui m’était trop familier, ce monde exigu et sombre, où les couleurs s’agençaient étrangement. Mes yeux semblèrent plus sensibles qu’à l’habitude à ces bizarreries, alors que tous y semblaient accoutumés. L’habitude et l’impossibilité de voir autrement s’étaient posées sur leur nez et voilaient la réalité. Je n’eus pas le courage de lutter contre cet aveuglement, sachant que je n’avais pas la force nécessaire pour les amener hors de la caverne.</p>
<p>Et la supernova devint ce qu’elle est vouée à devenir.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Taxi]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/15/taxi/</link>
<pubDate>Sat, 15 Dec 2007 20:51:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/15/taxi/</guid>
<description><![CDATA[J’étais dans un taxi. Je n’ai pas l’habitude des taxis, et celui-là chargeait la course aux secondes]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><DIV STYLE="text-align:justify;">J’étais dans un taxi. Je n’ai pas l’habitude des taxis, et celui-là chargeait la course aux secondes, presqu’aux secondes près. C’est cela qu’il valait, mon temps? Le montant continuait de croître, même quand l’automobile était à un feu rouge.<img src='http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/01/taxi.jpg' alt='Taxi' align="right"></p>
<p>Je réalise maintenant que c’était une métaphore sublime de la vie, ce chronomètre qui me faisait payer le temps. Même lorsque nous cessons temporairement d’avancer, lorsque nous décidons de souffler un peu, lorsque nous attendons sagement le feu vert, nous payons.</p>
<p>Nous payons! Et qu’avons-nous en retour? Rien, sinon notre propre vie qui se construit, ou qui se déconstruit, c’est selon.</p>
<p>Sur le moment, je n’ai pas trop compris mon malaise à payer un montant plutôt ridicule pour me rendre à bon port: c’est toujours mieux que de marcher seule une longue, longue, rue peu fréquentée durant la nuit. J’ai soudainement eu la violente envie de descendre du véhicule, de marcher les quelques mètres qu’il me restait à parcourir. De dire que j’en avais assez, que je ne voulais pas payer pour vivre ces minutes assise passivement. Mais je sais, à présent, que je ne voulais pas payer pour vivre un point c’est tout, que je ne voulais surtout pas devoir déclarer faillite de m’être trop endettée plus tard.</p>
<p>Mais je suis restée tranquille. Je soupçonne des générations de chaperons rouges et de loups responsables de ces craintes instinctives que je peux parfois ressentir lorsqu’il est trop tard le soir, qu’il fait noir, et de surcroît, que je suis seule. Car si, comme me le soulignait si pertinemment K., les hommes ont comme faiblesse l’incapacité de donner la vie, je ne peux pas non plus oublier qu’ils ont néanmoins la force de la prendre. Bref, je suis restée sur la banquette arrière, à regarder le chauffeur interrompre le chronomètre non pas lorsque l’auto s’est rangée près du trottoir, mais lorsque le chiffre eu changé non pas une, mais bien deux autres fois. J’ai réglé la course, et je suis rentrée chez nous.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une autre histoire qui finit mal]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/13/une-autre-histoire-qui-finit-mal/</link>
<pubDate>Thu, 13 Dec 2007 23:34:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/13/une-autre-histoire-qui-finit-mal/</guid>
<description><![CDATA[C’était deux pieds. Qui avançaient côte à côte, où l’un suivait invariablement l’autre. Puis, une po]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><DIV STYLE="text-align:justify;">C’était deux pieds. Qui avançaient côte à côte, où l’un suivait invariablement l’autre. Puis, une poursuite rapide après nul ne sait quoi. L’un des pieds rencontre un obstacle inconnu, glisse, se dérègle autour de son articulation. À partir de là, l’autre pied devra traîner son compagnon jusqu’à ce que l’amputation soit inévitable.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Extrait d'Objection]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/13/extrait-dobjection/</link>
<pubDate>Thu, 13 Dec 2007 06:44:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/13/extrait-dobjection/</guid>
<description><![CDATA[[...] Je n’aime pas l’animé, car il meurt. Il trahit parfois; souvent même. L’animé est composé d’un]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>[...]</p>
<p>Je n’aime pas l’animé, car il meurt. Il trahit parfois; souvent même. L’animé est composé d’une matière étrange, alliage d’irrationnel et de rationnel. En quelque sorte, un ramassis bordélique, où se perd société et génétique, qui s’avère souvent décevant. Fait horripilant, que je supporte mal; je n’aime pas cette vie vivante qui devient fade et moisie, je n’aime pas cet avenir pailleté qui n’est en fait que de la rouille bien camouflée. Je hais la déception, si bien que j’en ai presque peur. Et quand on craint la déception, on craint tout. Attention, de toute évidence le devoir de transcender cette phobie paralysante surgit devant moi, se dresse plus intimidant que la phobie elle-même. Je l’ai écrit il y a de cela quelques milliers de minutes; ma vie se doit d’être un roman. Si je ne la vis pas, je dois la vivre sur papier. Il faut que je rattrape le rêve; j’y compte bien.</p>
<p>Attention, vivre sa vie romanesquement n’exige pas agitation physique, l’esprit suffit souvent. Il s’agit de rendre chaque geste un mot, une phrase avec un peu de chance, un instant unique et si commun. Il s’agit de voler des minutes à la réalité, il s&#8217;agit de profiter de son regard détourné pour subtiliser une partie d’impossible. </p>
<p>[...]</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Parenthèse]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/11/parenthese/</link>
<pubDate>Tue, 11 Dec 2007 20:38:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
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<description><![CDATA[(L’écriture est la seule chose qui donne une seconde chance. C’est pour cela que je l’aime tant, il ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div style="text-align:justify;">(L’écriture est la seule chose qui donne une seconde chance. C’est pour cela que je l’aime tant, il est toujours possible de modifier les mots, les préciser, les justifier. </p>
<p>Les jours vides sont paradoxalement les jours les plus productifs, et vice-versa. Il ne me plaît pas de penser pour autrui, ni pour que cela rapporte. Il me faut penser pour moi-même, c&#8217;est l&#8217;une des raisons pourquoi il m&#8217;est si difficile de me départir de certains textes. Ce soir, j&#8217;ai eu tout le loisir de penser, et comme le temps passé à penser s&#8217;allonge! Pourtant, je n&#8217;étais pas malheureuse, bien au contraire. Un bon verre de blanc, une bonne salade au saumon fumé particulièrement savoureuse, j&#8217;avais un tête-à-tête avec un moment heureux. Je crois que mon avant-midi m&#8217;a fait un effet monstre, rien que pour cette expérience je crois que le jeu en valait la chandelle.</p>
<p>Je repense souvent aux moments par après, je les regarde de loin comme lorsqu&#8217;on regarde les passants à la terrasse d&#8217;un café. Je me demande souvent ce qu&#8217;en penserait des gens qui me connaissent en superficie, et même les gens qui me connaissent bien. Est-ce que ce serait folie pour eux? Traquer les gestes, guetter les mots, piéger les intentions. J&#8217;ai toujours été en retrait pour regarder les autres, et je ne me prive pas de ce poste d&#8217;observation privilégié. Cela ne m’empêche pas de m’impliquer, de me livrer lorsque la bataille le requiert. Je donne souvent de mon plein gré, mais ce qu’il me semble agréable de donner et je garde pour moi le reste. J&#8217;ai une mémoire peut-être sélective, mais qui ratisse large.</p>
<p>C&#8217;est quelque chose qui m&#8217;agace, cette facilité à oublier qu&#8217;ont mes pairs. Vivre un jour dans l&#8217;inconscience c&#8217;est perdre un jour d&#8217;existence, et les voilà repartis avec leurs manières! Je vis progressivement la grande désillusion, je me rends compte de la superficialité des sourires. Et je me rends compte qu’au bout du compte, les amis véritables valent parfois exactement la même chose que les connaissances. On repassera. Somme toute, je ne peux vraiment pas me plaindre de mes moments de solitude, cela me repose. Je me retrouve, je discute avec moi-même, je me connais. Après tout, ne sommes-nous pas la seule personne avec qui nous sommes certains de passer le reste de nos jours? Se projeter aveuglément dans la socialisation c&#8217;est se refuser une singularité. Je remarque que souvent, je n&#8217;ai pas l&#8217;impression que mes idées m&#8217;appartiennent quand je les lance à gauche et à droite avec d&#8217;autres. Elles me sont impersonnelles, et c&#8217;est l&#8217;effet inévitable du groupe et de l&#8217;instinct grégaire.</p>
<p>Encore une fois, il y a quelqu&#8217;un qui a dit approximativement « j&#8217;écris parce que je ne sais rien faire d&#8217;autre. Ne croyez pas que c&#8217;est plaisant, je n&#8217;ai pas le choix » et j&#8217;aimerais bien retrouver qui a énoncé cela. C&#8217;est exactement ce que je ressens&#8230; mais dans un sens, je ne peux pas me permettre d&#8217;écrire tout le temps, d&#8217;en faire un métier. Déjà que cet exercice d&#8217;introspection me semble parfois un peu délirant, me contraindre à le faire chaque heure de la journée me rendrait carrément folle. De plus, je le dis, l&#8217;agitation de la vie quotidienne me pousse à écrire. Et puis je suis si mauvaise en fiction (j&#8217;y parviens, mais franchement je ne vois pas mon intérêt d&#8217;en écrire alors que je peux en lire), qu&#8217;écrire en permanence me dépouillerait de toute substance, de toute matière première. Écrire pour vivre! Définitivement, ce n&#8217;est pas moi. Plutôt devrais-je dire, mon écriture n’est pas assez forte pour contenir ma vie, ni assez vaste. Mon imagination non plus. Ah, la vie est un paradoxe.)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cygne]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/10/cygne/</link>
<pubDate>Tue, 11 Dec 2007 02:45:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
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<description><![CDATA[La petite lâcheté quotidienne. Elle s’assoit sur un banc de métro, sur un banc d’autobus, sur un ban]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>La petite lâcheté quotidienne. Elle s’assoit sur un banc de métro, sur un banc d’autobus, sur un banc passager. Et ça avance. Ça quoi? Vers quoi? Avancer, il faut la destination, bien sûr. Et c’est cela qui fait défaut. Elle a toujours été à bord de cette massive machine. Par exemple, de ce train immense qui fait enfoncer les rails dans le sol, les rails qui ploient sous le poids des âmes qu’il transporte. Mais elle doit choisir un arrêt, prendre le cap quelque part. Il lui en est pourtant impossible; c’est la passagère des allers-retours.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La journée d'aujourd'hui d'il y a quelques jours]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/05/la-journee-daujourdhui-dil-y-a-quelques-jours/</link>
<pubDate>Thu, 06 Dec 2007 01:22:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
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<description><![CDATA[C’aurait pu être une journée comme les autres. La nuit précédente, les lumières de réverbères accéda]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div style="text-align:justify;">C’aurait pu être une journée comme les autres. La nuit précédente, les lumières de réverbères accédaient à l’immensité céleste. Promotion que leur accordait la neige immaculée, dès le premier tapis blanc. Ce ciel nocturne habité par les reflets de la ville m’a toujours apparut comme le début officiel de l’hiver. Dans cette longue nuit qui s’annonçait, nul besoin des étoiles pour s’orienter. Cela tombait bien, car on ne les percevait plus dans toute cette pollution lumineuse. Alors dépourvu de tous ses repères habituels, c’était le no man’s land sacré de l’an et la brise glacée giflerait désormais durant plusieurs mois tous ceux qui, dans leur torpeur, oublieraient leur piètre condition de mammifère trop peu poilu. Il faut donc noircir les pages comme la nuit est claire; remplir un vide d’une infinité étoilée.</p>
<p>C’aurait pu être une journée agréable, mais le temps n’avait su que ralentir péniblement son cours. Certaines journées ne sont que la prolongation de la nuit. Dès le matin, une inexplicable file se présentait peu importe l’achalandage réel des lieux, et les visages connus s’ignoraient. Comme si le givre avait obstrué non seulement les trottoirs, mais également les esprits. Tous étaient soudainement réduits à un automate dont la fonction vitale était de conserver jalousement sa chaleur. Chacun se retrouvait emmuré dans un silence fatal, prisonnier de lui-même. Cette journée qui aurait pu être comme les autres m’apparut interminable. D’ailleurs, elle se prolonge encore. Les premières heures ne furent pas dénuées d’un certain intérêt, mais dénuées cependant de toute nécessité. Voilà bien le tragique de la chose : rien de tout cela n’aurait su avoir un sens dans ce monde stérile, rien de tout ce qui me traversait la tête n’aurait pu trouver écho ailleurs que dans les oreilles d’un barde d’une époque révolue.</p>
<p>Comment communiquer à autrui l’étrangeté de croiser deux individus (une jeune enfant et une dame âgée, que je supposai de même nationalité) mangeant une banane exactement de la même manière, dans l’intervalle d’à peine quelques secondes? Eh bien, comme ça je suppose. Voilà que cela est relaté, je dois avouer que c’était deux hasards fortement étranges dans leur succession; on y aurait vu la preuve-même de la théorie évolutionniste, où l’héritage du singe était plus que flagrant. Un autre incident curieux : deux personnes marchant en sens inverse sur un trottoir solitaire. Moi et quelqu’un d’autre, dont l’identité importe peu au final. Comme dans une vision, la rencontre s’accélère mais le temps ralentit absurdement au moment où leurs pas les ont menés côte à côte. Je n’ai eu que l’instant de suivre les pieds qui passèrent à côté des miens, sans même apercevoir le visage de l’autre passant. Cela n’avait aucune valeur sentimentale, aucun intérêt réel, mais l’extension soudaine du temps me sembla surréaliste. Une régularité curieuse également confirmée aujourd’hui: chaque passager qui a le malheur de s’asseoir derrière mon siège dans le train se plaît à faire ébranler notre dossier commun. Signe flagrant d’hyperactivité qui s’est manifestée à répétition ces derniers temps et qui m’exaspère hautement, mais que puis-je y faire. Après tout, c’est bel et bien ce désagréable voyage qui représente pour moi le trajet vers l’éternel.</p>
<p>Ce fut finalement une journée tout à fait singulière.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des phrases par-ci par-là]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/11/24/des-phrases-par-ci-par-la/</link>
<pubDate>Sat, 24 Nov 2007 06:58:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
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<description><![CDATA[L’alphabet (à milles lettres) Il y a une certaine valeur dans l’anecdotique. Chaque jour est une let]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>L’alphabet (à milles lettres)</strong></p>
<p>Il y a une certaine valeur dans l’anecdotique. Chaque jour est une lettre. Certaines vies sont des dictionnaires,<br />
d’autres des romains. Ou encore, des séries chaotiques de lettres qui n’attendent qu’une fourmi pour en dégager le sens. Une petite voix crie en moi. Invente-toi! Libère-toi! Devient morse! Points lignes points lignes!</p>
<p><strong>Pas poète (bla et bla) </strong></p>
<p>N’étant pas poète, j’aimerais écrire des poèmes sur ce qu’on croit que les poètes ne s’intéressent pas. Il ne s’agit plus d’inventer, mais de remettre au goût du jour. Par curiosité, tout simplement. Parce qu’après tout la modernité et la postmodernité ne nous ont-elles pas accoutumées à toutes extravagances? Rien ne me frustre plus que les gens qui élèvent la littérature au-delà des considérations matérielles, comme dépecer une carcasse, rembourser ses dettes. Parce que cela ne signifie rien? Au contraire, cela signifie notre condition d’humains.<br />
<strong><br />
Drosophiles (nous ne sommes que des poussières) </strong></p>
<p>Y a-t-il autre chose à voir que des mouches avec des yeux en forme de cœur? Ne faudrait-il pas voir, dans sa récessivité, l’échec du monde? Le néant dans lequel nous sommes prisonniers? C’est la manifestation-même de la dureté de la sélection naturelle. C’est la dureté-même de la vie. C’est la vie-même dans sa chute. C’est la chute-même dans son atterrissage fatal.</p>
<p><strong>Tension (une ligne</strong>) </p>
<p>L’ultime volonté ne serait pas pour tous les vœux de vivre les doigts dans la corde? Vive comme nous l’avions rêvé quand nous n’étions pas nés. Quand nous n’étions pas morts.<br />
<strong><br />
Oubli (fréquent et naïf) </strong></p>
<p>J’aime arriver à oublier ce dont je ne me suis jamais souvenue. Les sons, les odeurs me rappellent à un autre monde. Mais je suis heureuse ici. Faut-il vivre aussi? J’accepte, conciliante, les fils d’araignée qui frôlent sans cesse mon dos. Je renonce amèrement, face aux compromis promettant réussite. Je suis lucide, chaque chose à son prix. En me taisant je me définis sans que personne n’en sache rien. Quelle est douce la vengeance de la fourmi. Ces choses que seule je sais me justifient devant l’humanité; je suis mon dernier jugement.<br />
<strong><br />
Technicités (le pire du meilleur)<br />
</strong><br />
Le réel de la virtualité, les chiffres qui ont leur propres existence; on les crée, robots libres et laissés en cavale. Le progrès ne nous appartient plus dès qu’on l’invente. C’est comme un enfant : on le met on au monde et on espère le guider vers le meilleur. Ou le meilleur du pire, parfois. Même souvent. On déporte la réalité de la vie dur le matériel et le virtuel, ennemis de toujours. Mais surtout pas sur l’organique! Il oublie, il est éphémère, il menace la postérité.<br />
<strong><br />
Vie (question de mourir un jour)<br />
</strong><br />
La mort sourit aux repus. Pour l’instant, nous sommes une tentative de chaîne de solidarité, dans la mesure où nous nous reconnaissons en l’autre autant que possible. On ne peut pas l’ignorer, notre vie est une lettre, comme les quatre qui sont à l’origine du NOUS. Pourtant nos essais ne sont que comme la terre mouillée par les pleurs des âmes errantes, s’effritant au moindre coup de pied. Un jour, les contrariétés constantes cesseront, et le rouge libérateur de notre sort coulera.</p>
<p><strong>Voilà (contre théoriquement) </strong></p>
<p>Voilà a remplacé théoriquement dans mon cœur. Moins cynique, moins distant, plus candide, plus polysémique. C’est un mot qui s’auto satisfait, voilà.</p>
<p><strong>Tomates (rien d’autre)<br />
</strong><br />
Et quand ses remarques fusaient ainsi, j’oubliais l’amertume des tomates et je préférais occulter également la mienne.</p>
<p><strong>Les mots (procès) </strong></p>
<p>L’égalité c’est les mots. Tous s’équivalent, leur utilisation seule leur accorde une valeur. Notre nature nous faits égaux. Tous sont dotés de dons et de faiblesses. Le but seul que l’on donne à notre vie en déterminera la valeur.<br />
<strong><br />
Le clone (un autre, fantasque) </strong></p>
<p>Il y a, dans ses traits, toute la fatigue du monde. S’il y a un prix à payer pour l’éternelle jeunesse, c’est bien l’éternel recommencement. S’il y a un prix à payer pour satisfaire une part de notre vanité, c’est bien un part de notre humanité. Il y a dans ses mains le résultat d’années d’évolution. Peut-il en être conscient? Si personne ne lui dit, comment peut-il savoir? Et vous, oseriez-vous lui dire? Que ses mains, dans une vie antérieure, on était le réceptacle du sang de mille sacrifices humains sur l’autel du progrès? S’il se croit innocent, nul coupable ne s’arroge le droit de décevoir ses attentes face à la vie. Nul ne peut s’arroger ce droit, mais cela importe peu, nul n’en a le désir de toute façon. Il leur suffit de regarde le nouveau Adam d’un regard moqueur, raillant intérieurement sa naïveté. Jusqu’au jour où l’un de nous s’apprêtera à la décevoir, et qu’il rejoindra notre camp. Il sera alors bienvenu parmi les réfugiés.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un gâteau (sucré et doux)]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/11/03/un-gateau-sucre-et-doux/</link>
<pubDate>Sat, 03 Nov 2007 19:14:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
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<description><![CDATA[J&#8217;aime me blottir sous mille couvertures pour respirer l&#8217;odeur du confort. Je prends un ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>J&#8217;aime me blottir sous mille couvertures pour respirer l&#8217;odeur du confort. Je prends un livre, je roule d&#8217;un côté et de l&#8217;autre, question de réchauffer ce qui sera mon nid pour les prochaines heures. J&#8217;allume la lampe sans me retourner, je la positionne sans quitter des yeux les pages. Fébrile, je retrouve mes passages préférés, toujours au rendez-vous. Pafois, ils se font attendre, mais je me délecte de cette chasse aux phrases, parce que j&#8217;en trouve souvent bien d&#8217;autres au passage.</p>
<p>Ce qui est très troublant, c&#8217;est quand je lis un nouveau livre qui répond exactement à ce que j&#8217;avais écrit il y a quelque jours. C&#8217;est un dialogue intemporel, surréaliste. Ces hasards me rendent toujours très agitée, j&#8217;ai l&#8217;impression que la vie me répond enfin.</p>
<p>Ou sinon, quelque chose de très triste, quand je ressens trop bien le désarroi d&#8217;un personnage quelconque. L&#8217;auto-stoppeuse de Kundera (Risibles Amours), par exemple, a suscité en moi une émotion si violente que j&#8217;ai du me retenir de ne pas pleurer dans le train. C&#8217;est un peu illogique, il doit y avoir quelque chose d&#8217;inconscient là-dedans qui m&#8217;échappe. Probablement lié au réalisme flagrant de la situation, trop triste mais trop vrai.</p>
<p>Quand je lis, je deviens comme un enfant à qui on raconte une histoire. Je m&#8217;émerveille, je pousse des Oh et des Ah devant le génie de plusieurs auteurs. Il y a des mondes qui s&#8217;offrent à moi et j&#8217;y entre sans hésitation, c&#8217;est rare qu&#8217;on a l&#8217;occasion de voyager pour si peu.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le huitième soir de la semaine du treizième mois de l'an Pi]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/10/25/le-huitieme-soir-de-la-semaine-du-treizieme-mois-de-lan-pi/</link>
<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 02:55:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il y a un deux litres de lait vide sur la table. En déplaçant mon regard d’à peine deux centimètres,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Il y a un deux litres de lait vide sur la table. En déplaçant mon regard d’à peine deux centimètres, je perçois cette assiette vide. Voilà en quoi se résume ma soirée : boire à même le carton de lait et manger. Des scrupules? Personne ne me voit. Ce moment n’existe déjà plus.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Curiosités]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/10/05/curiosites/</link>
<pubDate>Fri, 05 Oct 2007 21:42:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
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<description><![CDATA[Certains gens ont des yeux si grands que peu importe où leur regard se pose, on se sent épié. Je n]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Certains gens ont des yeux si grands que peu importe où leur regard se pose, on se sent épié. </p>
<p>Je n&#8217;ai jamais compris les regards ambigus, je n&#8217;aime pas les gens qui se taisent lorsqu&#8217;ils ont quelque chose à dire. Ils ne valent pas plus que ceux qui parlent sans avoir quelque chose à dire. </p>
<p>J&#8217;apprécie porter mes lunettes sur ma tête pour me parer de ma myopie. J&#8217;aime le flou avant de faire le point, je préfère le brouillard à la clarté. </p>
<p>J&#8217;accumule les carnets, les notes, les phrases. Je les abandonne là, esseulées, et elles devront apprendre à vivre d&#8217;elles-même. À chacun sa part.</p>
<p>La couleur de la soupe Lipton n&#8217;a aucun lien avec son goût.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Titre de section]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/07/18/titre-de-section/</link>
<pubDate>Wed, 18 Jul 2007 04:32:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/07/18/titre-de-section/</guid>
<description><![CDATA[Parce que j&#8217;aimais bien cette introduction&#8230; … elle a donc choisi ces bons vieux JEUX DE ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Parce que j&#8217;aimais bien cette introduction&#8230;</p>
<p><em>… elle a donc choisi ces bons vieux </em><br />
<strong>JEUX DE SOCIÉTÉ</strong><br />
<em>qui ne sont qu’une solution en apparence : parce qu’alors apparaît le seul appât du gain égoïste et les disputes en famille</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Équerre - c.n.q.]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/07/16/equerre-cnq/</link>
<pubDate>Mon, 16 Jul 2007 06:15:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dans mon cartable, je traîne trois feuilles. Sur l’une ce que j’aime, sur l’autre ce que je n’aime p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Dans mon cartable, je traîne trois feuilles. Sur l’une ce que j’aime, sur l’autre ce que je n’aime pas et sur la dernière ce que je voudrais ne pas connaître. Souvent j’hésite quant au choix de la catégorie des choses; j’opte donc pour les choses que je ne voudrais pas connaître. Je hais ce qui est entre deux, je souhaiterais trier les choses comme les idées dans ma tête. Je vais devoir rajouter une quatrième feuille pour la suite de ce que je voudrais ne pas connaître.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[P.S.]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/07/04/ps/</link>
<pubDate>Wed, 04 Jul 2007 23:25:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
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<description><![CDATA[Sublime, mais de courte durée.]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Sublime, mais de courte durée.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Aujourd'hui - c.n.q.]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/07/04/aujourdhui-cnq/</link>
<pubDate>Wed, 04 Jul 2007 16:05:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/07/04/aujourdhui-cnq/</guid>
<description><![CDATA[Le ciel était limpide, l’humidité juste, le vent frais, le soleil affectueux.]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le ciel était limpide, l’humidité juste, le vent frais, le soleil affectueux.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Klondike]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/06/27/klondike/</link>
<pubDate>Wed, 27 Jun 2007 09:37:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/06/27/klondike/</guid>
<description><![CDATA[Je ne sais pas trop pourquoi j&#8217;écris. Au départ c&#8217;était l&#8217;angoisse de l&#8217;oubl]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Je ne sais pas trop pourquoi j&#8217;écris. Au départ c&#8217;était l&#8217;angoisse de l&#8217;oubli, le souci naïf d&#8217;immortaliser les choses. Puis, tout est devenu soudainement angoisse de perdre. Perdre la lucidité, perdre le don, perdre les images, perdre cette vie que j&#8217;avais faite mienne. Il s&#8217;est produit maintes pertes, j&#8217;ai vu les choses s&#8217;évanouir sans même les toucher. Je m&#8217;acharne quotidiennement contre les mots, en n&#8217;espérant pas les rendre magnifiques, mais seulement les dévoiler. Et puis je suis économe. Comme une fourmi, je garde tous ces mots entreposés en attendant un hiver qui avec un peu de chance n&#8217;arrivera jamais. Tout ce que j&#8217;ai pu écrire à ce jour, tout &#8211; des poèmes très inachevés ou des exercices de style -, je serre ces oreillers de lettre contre ma tête et je m&#8217;endors avec le sommeil de l&#8217;avare qui protège bien son or. Il sait que c&#8217;est l&#8217;or des fous, car il a déjà vu la couleur de l&#8217;or, le vrai. Mais qu&#8217;importe, il aime s&#8217;imaginer qu&#8217;à force de chercher, il trouvera la lumière.</p>
<p>J&#8217;ai aussi perdu mes rêves, il ne me reste que l&#8217;espoir. Mais ça, c&#8217;est une autre histoire&#8230;</p>
<p>Z.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Post-it]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/05/25/post-it/</link>
<pubDate>Sat, 26 May 2007 00:34:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isa</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/05/25/post-it/</guid>
<description><![CDATA[POST-IT #1 Je peuple ce monde d’imaginaire Parmi les fantômes qui errent Les mélodies de parfum Entr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>POST-IT #1</strong></p>
<p>Je peuple ce monde d’imaginaire<br />
Parmi les fantômes qui errent<br />
Les mélodies de parfum<br />
Entre deux complets bruns<br />
Enveloppée de chimères<br />
J’essaie de trouver autre chose que la misère<br />
Entre tes bras<br />
Entre tes draps</p>
<p><strong>POST-IT #2</strong></p>
<p>Parfois j’ai un sentiment de déjà vu<br />
Même devant l’inconnu<br />
La résonnance entre nos doigts<br />
L’impulsion du toi et moi<br />
Blasés par la vie moderne<br />
Drapeau blanc en berne</p>
<p><strong>POST-IT #3</strong></p>
<p>Kamikazes volages<br />
S’égarant de la rive<br />
Chasseurs d’images<br />
Ne m’attends pas; j’arrive</p>
<p><strong><br />
POST-IT #4</strong></p>
<p>Deux étrangers se rencontrent<br />
Leurs regards se croisent<br />
Plus que leur âme<br />
Aveugles dans le noir<br />
Rien ne sert de pleurer, demain approche.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
