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	<title>au-soleil-des-oudaias &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "au-soleil-des-oudaias"</description>
	<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 16:54:32 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Les Cent de Babel]]></title>
<link>http://guenardeau.wordpress.com/2009/11/18/les-cent-de-babel/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 22:54:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Didier Guenardeau</dc:creator>
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<description><![CDATA[&nbsp; Version PDF , pour le confort et la paresse : Les Cent de Babel ___________________ Un sang d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>&#160;</p>
<p style="text-align:center;"><strong><em><a href="http://guenardeau.wordpress.com/files/2009/11/dsc06572.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1206 alignnone" title="DSC06572" src="http://guenardeau.wordpress.com/files/2009/11/dsc06572.jpg?w=150" alt="DSC06572" width="132" height="176" /></a></em></strong><a href="http://guenardeau.wordpress.com/files/2009/11/dsc06570.jpg"><strong><em> </em></strong></a><strong><em> </em></strong><a href="http://guenardeau.wordpress.com/files/2009/11/dsc06573.jpg"><strong><em> </em></strong></a><strong><em> </em></strong><strong><em><br />
</em></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><em> </em></strong><span style="color:#000000;"> </span></p>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><em><strong>Version PDF , pour </strong></em><em><strong>le confort et la paresse :</strong></em></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#33cccc;"><em><strong><span style="color:#ff0000;"><a href="http://guenardeau.wordpress.com/files/2009/11/les-cent-de-babel4.pdf">Les Cent de Babel</a></span></strong></em></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#33cccc;"><em><strong><span style="color:#ff0000;"><br />
</span></strong></em></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong><em>___________________<br />
</em></strong></span></p>
<h2 style="text-align:center;"><em><span style="color:#ff0000;"><strong>Un sang de Babel</strong></span></em></h2>
<p style="text-align:justify;"><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm; text-align: justify } 		P.western { font-family: "Times New Roman", serif; font-size: 14pt } 		P.ctl { font-family: "Times New Roman", serif; font-size: 14pt } --></p>
<p style="text-align:justify;">Deux années ont passé. Je reprends ma <strong><span style="color:#ff0000;">Babel des Cent</span>.</strong> Cent livres qui m&#8217;ont poussé à écrire. En écho, l&#8217;enquête réalisée en 2004 pour le magazine <em>Lire</em> <a href="http://guenardeau.wordpress.com/files/2009/11/lire-100-livres.doc">Lire 100 livres</a> (vous la retrouverez dans le menu &#8220;Derniers articles&#8221;)<em>,</em> mais surtout la revue lunotée de <span style="color:#ff00ff;">ma lectrice, Hélène Monnier</span>, qui a grassé les titres en fonction de ses lectures réelles ou de ses souvenirs apeuprètistes. Pour voir ses lunotations de l&#8217;enquête sur son magnifique blog d&#8217;écritures du quotidien : <a href="http://www.animaregard.com/blog/"><span style="text-decoration:underline;">http://www.animaregard.com/blog/?p=1247</span><span style="text-decoration:underline;"> </span></a>(ou cherchez dans son blog son article du 8 octobre 2009 à 9:56, titre : Lire).</p>
<p style="text-align:justify;">Cent livres donc, ou plutôt cent items ou auteurs. Ceux dont je ne peux me passer, avec lesquels j&#8217;écris, ceux qui m&#8217;ont ouvert à l&#8217;écriture. Quelques uns que je déteste, les frontières se marquent ainsi et illuminent les choix. On reste dans ce qu&#8217;il est mal convenu, et plus du tout convenu en fait, d&#8217;appeler &#8220;roman&#8221;, théâtre ou poésie. Rien des étages d&#8217;érudition de ma bibliothèque, peu des textes dits classiques, à bas tout cela : ici, la chair des choix, la vraie, celle qui appelle l&#8217;ogre. La chair sauvage des découvertes, non la transmission littéraire. Du moins ce que j&#8217;ai découvert un jour, sans qu&#8217;on me le souffle, au hasard, en levant la tête un jour de pluie, avec l&#8217;eau qui ruisselle sur le manteau, souvent devant une vitrine de librairie, dans une bibliothèque publique, au bord d&#8217;une étagère chez quelqu&#8217;un. Des fondations.</p>
<p style="text-align:justify;">Le tout suit son rythme. Car des souvenirs, il en est de forts mais il en va  comme de ma mémoire : un tissu inconscient dont j&#8217;écris, plein de trous. Mon étagère de Babel est un trou entre deux livres non mentionnés ici.</p>
<p style="text-align:justify;">Ainsi va ma bibliothèque depuis vingt-deux ans. Si du moins j&#8217;arrête le temps au point qui a inauguré le seul roman que j&#8217;ai vraiment voulu écrire :  © <strong><span style="color:#ff0000;"><em>Au Soleil des Oudaïas</em></span></strong>.  Ce point fut la rencontre d&#8217;Adrienne Fréjacques.</p>
<p style="text-align:justify;">Concernant la liste, elle n&#8217;a aucun ordre qui dise une préférence : je conserve certains des livres mentionnés par <em>Lire</em> et lunotés par Hélène Monnier, j&#8217;ajoute les miens au gré des coups d&#8217;oeil partiels vers ma bien sobre bibliothèque. (Voyez celle d&#8217;Alberto Manguel, dont la lectrice est aujourd&#8217;hui son bouvier Bernois, la bienheureuse Lucie : <a href="http://www.actes-sud.fr/paris-premiere.php"><span style="text-decoration:underline;">http://www.actes-sud.fr/paris-premiere.php</span></a>)</p>
<p style="text-align:justify;"><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm; text-align: justify } 		P.western { font-family: "Times New Roman", serif; font-size: 14pt } 		P.ctl { font-family: "Times New Roman", serif; font-size: 14pt } -->La liste est commentée. Il se peut que vous preniez plaisir à être comparatistes, des résultats d&#8217;un vote et des conservés à titres divers à cet <em>étage </em>de Babel. Il se peut que vous soyez ulcérés : ce serait adorable.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce qui compte finalement, ce n&#8217;est pas la vue parcellaire d&#8217;une étagère babélienne conçue par Borges &#8211; parcellaire : un peu de ce qui a été écrit, rien de l&#8217;advenir à l&#8217;écriture  &#8211; mais d&#8217;avoir établi un relevé du plaisir et de la soif, ou du dégoût, ou des mièvreries, en quelques livres dont je n&#8217;imagine pas que ma bibliothèque puisse être dépourvue. Car dans une bibliothèque, on aime et on hait. Ainsi on aime mieux.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#0000ff;"><span style="color:#000000;">Ma bibliothèque compte quelques milliers de romans, oeuvres dramaturgiques ou poétiques, plusieurs centaines de livres d&#8217;art, des BD, aussi des dictionnaires et des grammaires espagnoles.<br />
</span></span></p>
<p style="text-align:justify;">Voici donc la liste de l&#8217;insatisfaction. Close, parvenu aux Cent, j&#8217;éprouve une douleur plus intense encore : ma mémoire s&#8217;est effacée &#8211; et je n&#8217;ai rien lu. Mais la chair n&#8217;est pas triste. Pas du tout.</p>
<p style="text-align:justify;">
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">_____________</span></h2>
<h2 style="text-align:center;"><strong><span style="color:#ff0000;">Les Cent de Babel</span></strong></h2>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">_____________</span></h2>
<p>1 <strong><em>Voyage au bout de la nuit</em></strong>, Louis-Ferdinand Céline. Sur mon bureau d&#8217;écriture. Gigantesque, insurpassable. Je ne peux pas m&#8217;en passer.</p>
<p>2 <strong><em>Cent ans de solitude</em></strong>, Gabriel García Márquez. Immense. Sur mon bureau d&#8217;écrivain.</p>
<p>3 <strong><em>Au-dessous du volcan</em></strong>, Malcolm Lowry. Gigantesque roman. Peut-on vivre sans l&#8217;avoir lu ? Ce sommet n&#8217;est pas dans la liste des 100 de Lire. Que des lecteurs ont-ils donc lu, je l&#8217;ignore. Comment peut-on même dire que l&#8217;on a lu, sans être entré dans cette écriture et dans ce monde ? Sur mon bureau d&#8217;écriture.</p>
<p>4 <strong><em>Montedidio</em></strong>, Erri de Luca. Sur mon bureau d&#8217;écriture. J&#8217;écris avec lui, et avec ce livre. Je ne peux pas m&#8217;en passer.</p>
<p>5 <strong><em>Les Indes Galandes</em></strong>, Roger Nimier. Sur mon bureau d&#8217;écriture. Il m&#8217;a appris à écrire.</p>
<p>6 <strong><em>Trois chevaux</em></strong>, Erri de Luca. Sur mon bureau d&#8217;écriture. Je ne peux pas m&#8217;en passer.</p>
<p>7 <strong><em>Le Contraire de un</em></strong>, Erri de Luca. Très bien, mais ce sont d&#8217;abord des écrits politiques.</p>
<p>8<strong> <em>Les Champs d&#8217;honneur</em></strong>, Jean Rouaud. Sur mon bureau d&#8217;écriture. Une simplicité tenue et une véritable puissance d&#8217;écriture. J&#8217;aurais aimé avoir écrit ce roman : avoir vécu cette écriture, avoir imaginé ce narrateur et cette histoire. Un cadeau de pluie, de grenier, de ma grand-mère, la beauté du XXe s. et des gens « simples ». Un nouveau Pagnol ?&#8230;</p>
<p>9 <strong><em>Requiem</em></strong>, Antonio Tabucchi : sur mon bureau d&#8217;écriture, sans cesse, dans l&#8217;édition réalisée par Christian Bourgois, qui n&#8217;a hélas pas de successeur digne de ses découvertes et personne ayant sa chaleur&#8230; Je conserve ses courriers reçus. J&#8217;écris avec Antonio Tabucchi, particulièrement avec ce livre que j&#8217;aurais aimé avoir écrit. Je ne peux pas m&#8217;en passer.</p>
<p>10 Michel Tournier. <strong><em>Le Roi des aulnes</em>,<em> Vendredi ou les Limbes du Pacifique</em></strong>&#8230; J&#8217;ai à peu près tout lu. Il m&#8217;a appris à écrire, surtout à entrer dans la lecture ; puis je m&#8217;en suis détourné. Nous nous sommes rencontrés. Je conserve une lettre magnifique de lui, au temps où je commençais à écrire : je n&#8217;avais pas aimé son <em><strong>Médianoche amoureux</strong></em>, il m&#8217;avait répondu qu&#8217;il n&#8217;avait jamais dit à Marguerite Yourcenar qu&#8217;il n&#8217;aimait de son œuvre que <strong><em>Les Mémoires d&#8217;Adrien</em></strong> (qui me reste à lire). Sur mon bureau d&#8217;écriture.</p>
<p>11 <strong><em>La gloire de mon père</em></strong>, Marcel Pagnol (ado, adoré, ça tient chaud : lu la tétralogie).</p>
<p>12 <em><strong>Fictions</strong>,<strong> Le Livre de sable, Le Rapport de Brodie</strong></em> …, Borges. Ces nouvelles ne sont pas surpassées&#8230;</p>
<p>13 Antonio Tabucchi (suite). C&#8217;est avec Christian Bourgois que j&#8217;ai découvert Antonio Tabucchi, le mois même de la publication de la première traduction qu&#8217;il a donnée : <strong>Nocturne indien</strong>, en avril 1987. En août, je rencontrais Adrienne Fréjacques, à l&#8217;origine de © <span style="color:#ff0000;"><strong><em>Au Soleil des Oudaïas</em></strong></span>.</p>
<p>Tous sont sur mon bureau d&#8217;écriture :</p>
<p><strong><em>Nocturne indien</em></strong></p>
<p><strong><em>Piazza d&#8217;Italia</em></strong></p>
<p><strong><em>Le Jeu de l&#8217;envers</em></strong></p>
<p><strong><em>Femme de Porto Pim et autres histoires</em></strong></p>
<p><strong><em>Petits malentendus sans importance (notamment « Iles »)</em></strong></p>
<p><strong><em>Le Fil de l&#8217;horizon</em></strong></p>
<p><strong><em>Le Petit navire</em></strong></p>
<p><strong><em>Une malle pleine de gens</em></strong></p>
<p><strong><em>L&#8217;Ange noir</em></strong></p>
<p><strong><em>La Nostalgie du possible</em></strong> … Lire la bibliographie de Antonio Tabucchi.</p>
<p>14 <strong><em>Bleu comme l&#8217;enfer, </em></strong>Philippe Djian<strong> </strong>et beaucoup de ses livres ; je n&#8217;écris pas du tout comme lui, et je suis bien dans ses ambiances. Dans <strong><em>Lent dehors</em></strong>, le narrateur construit un escalier menant de sa maison à la plage. J&#8217;aimerais vendre mes livres pour m&#8217;offrir une maison et avoir un escalier à construire pour descendre à la plage&#8230;</p>
<p>15 <strong><em>Le Parti pris des choses</em></strong>, Francis Ponge. Lu et relu, un bijou de poésie en prose.</p>
<p>16 Agatha Christie : plusieurs, ado, je ne me rappelle pas des titres lus. Ma fille Laodicée a lu la moitié de son oeuvre.</p>
<p>17 <strong><em>Le Petit Prince</em></strong>, Antoine de Saint-Exupéry. <strong><em>Pilote de guerre</em>, <em>Vol de nuit</em></strong> et ainsi de suite. Un ami qui écrit. Des nuits de lecture près de lui.</p>
<p>18 Les albums de <strong><em>Tintin</em></strong>, Hergé. Oui, tous lus et adorés. Mais la querelle demeure : est-ce bien de la littérature ? … Ce qui est un peu triste, c&#8217;est de découvrir adulte la vision culturelle du monde de Tintin … Et l&#8217;empire de la société Moulinsart, peu amène … L&#8217;innocence tombe. Ingrid Bergman a dit : « Le bonheur, c’est une bonne santé et une mauvaise mémoire ». Elle également dit : « Je n&#8217;aurais pas vécu ma vie ainsi si je m&#8217;étais souciée de ce que disent les gens »&#8230;</p>
<p>18 bis Les albums de <strong><em>Lucky Lucke</em></strong>. Tout.</p>
<p>18 ter Les albums d&#8217; <strong><em>Astérix</em></strong>. Tout.</p>
<p>La BD n&#8217;est pas un genre mineur. Elle construit à partir des images et des récits tronqués, des films de l&#8217;esprit. Lu beaucoup de BD jusqu&#8217;à 30 ans.</p>
<p>19 <strong><em>Autant en emporte le vent</em></strong>, Margaret Mitchell. J&#8217;ai peut-être bien vu le film, mais dire que je l&#8217;ai lu, non, ce serait faux. A voir quand j&#8217;aurai le temps de pleurer.</p>
<p>20 <strong><em>Madame Bovary</em></strong>, Flaubert. <strong><em>Trois contes</em></strong>. Lu et vu, contraint au début, pas si mal en fait. Le rythme ternaire de ses phrases, les clausules de nombreux paragraphes. Mais le XIXe s., je ne m&#8217;y éternise pas, je n&#8217;ai guère envie d&#8217;en parler. J&#8217;ai autre chose à lire, à écrire.</p>
<p>21 <strong><em>Ulysse</em></strong>, James Joyce. Dans mes débuts d&#8217;écrivain, je l&#8217;ai imité. C&#8217;est devenu insupportable, proprement.</p>
<p>22 <strong>Dictionnaires Le Robert</strong>, le <strong>Larousse illustré</strong> (plusieurs éditions, parcourant la fin du XIXe s. et le XXe s., à comparer), le <strong>Grand Larousse</strong>, <strong>Littré </strong>(un peu), <strong>Furetière </strong>(un peu), <strong>TLF</strong>, j&#8217;en passe&#8230; : <strong>le Petit et le Grand Robert de la langue française, le Robert historique de la langue française</strong>&#8230; Depuis que j&#8217;ai 10 ans, page après page j&#8217;ai lu les dictionnaires, mais on en saute des pages, on ne sait à peu près rien, donc. On entre par un mot, puis il en faut un autre, qu&#8217;on ne connaît pas tant que ça, ou pas du tout .. mais l&#8217;oeil s&#8217;égare … une ligne plus bas … la page suivante&#8230; une idée, tiens ! Et ça fait deux heures, trois heures, une demie nuit qu&#8217;on arpente le dictionnaire. Ils sont sur mon bureau.</p>
<p>Ce sont des romans, à la lettre : un dictionnaire est un roman de la langue ; et la langue, un roman à elle seule. J&#8217;ai failli écrire : la langue est un roman à soi seul. &#8211; Tu parles comme un roman, me disait mon père.</p>
<p>&#8221; Tu es un ogre, me disait parfois Rachel.&#8221;  (<strong><em>Le Roi des Aulnes</em></strong>).</p>
<p>23 <strong><em>Mythologies</em></strong>, Roland Barthes. Sans commentaire. La langue est pure, et les idées.</p>
<p>24 <strong><em>Moderato cantabile</em>, <em>Un barrage contre le Pacifique</em></strong>, Marguerite Duras. L&#8217;écriture elle-même. Et bien d&#8217;autres romans.</p>
<p>25 <em><strong>La Chasse au lézard</strong></em>, William Boyd. Relu des dizaines de fois. Il a inspiré certaines de mes nouvelles. Sur mon bureau. Lisez « Ma petite amie aux jeans étroits ».</p>
<p>26 <strong><em>Zazie, Le Dimanche de la vie, Un rude hiver</em>, <em>Journaux</em></strong>, Raymond Queneau. L&#8217;oeuvre romanesque entière. Je n&#8217;aime guère sa poésie ni son théâtre. C&#8217;est ma thèse, je n&#8217;ai plus d&#8217;opinion, j&#8217;ai vécu avec lui.</p>
<p>Il en manque ici, des journaux d&#8217;écrivain, à citer&#8230;</p>
<p>27 <strong><em>L&#8217;Etranger</em></strong>, Albert Camus. Lu à 16 ans exactement, cinq fois de suite dans l&#8217;année. Avec lui, et avec ce roman, je me suis dit que je deviendrai écrivain. Pourquoi, je ne le savais pas. Je ne le sais toujours pas. Je n&#8217;ai jamais eu envie d&#8217;écrire comme lui. Mais il était dans le ventre et au soleil et de l&#8217;autre côté de la Méditerranée, il m&#8217;a parlé de ce que j&#8217;avais vécu. J&#8217;ai vécu au Maroc. C&#8217;était un homme, un père, Camus : c&#8217;est moi. Je le connais pourtant plutôt mal, à la réflexion&#8230;</p>
<p><strong><em>La Peste, Le Mythe de Sisyphe</em></strong> … Pour compléter la bibliographie de Camus, elle se trouve facilement, partout.</p>
<p>28 <strong><em>Dune</em></strong>, Frank Herbert. Vu le film, jamais lu, j&#8217;ai oublié l&#8217;histoire mais je crois que c&#8217;était fort.</p>
<p>29 <em><strong>Le Livre de l&#8217;intranquillité</strong></em>, Fernando Pessoa. Sur mon bureau. Je finirai probablement par écrire comme lui. C&#8217;est une relation silencieuse à deux d&#8217;écritures, extrêmement intérieure et dont je ne peux parler.</p>
<p>30 <strong><em>Après-midi d&#8217;un écrivain</em></strong>, Peter Handke. Très fortes lectures. <strong><em>La </em><em> </em></strong><em><strong>courte lettre pour un long adieu</strong>.</em></p>
<p>31 <strong><em>L’écume des jours</em></strong>, Boris Vian et autres oeuvres. Oui. Mais à réfléchir, je l&#8217;ai bien oublié. J&#8217;aime le jazzman. Il nous parlait bien, ados. Cracher sur les tombes&#8230;</p>
<p>32 <strong><em>Paroles</em></strong>, Jacques Prévert. Certainement. Le bruit de l&#8217;oeuf qu&#8217;on casse peut-il être oublié, d&#8217;avoir été écrit ?</p>
<p>33 <strong><em>L’alchimiste</em></strong>,  Paulo Coelho. Ben&#8230; à vrai dire, j&#8217;ai commencé. C&#8217;est un de ces auteurs que j&#8217;aime bien mais qu&#8217;en vérité je n&#8217;ai pas tant lu que ça. Pourquoi ? Je ne le sais pas. Vous non plus, c&#8217;est assez souvent ainsi, avec certains auteurs : une proximité, un plaisir, mais à les interroger, on se sent vite pris en défaut de preuve.</p>
<p>34 <strong><em>Fables</em></strong>, Jean de La Fontaine. D&#8217;ailleurs, a-t-on besoin de préciser l&#8217;auteur ? Lu, relu ; récitées. Elles coulent bien, n&#8217;est-ce pas ?</p>
<p>35 <strong><em>Le parfum</em></strong>, de Patrick Süskind. Il me reste à lire. Même remarque que pour Coelho.</p>
<p>36 <strong><em>Les Fleurs du mal</em></strong>, Baudelaire. Lu exactement après le Bac ; oui, impasse, je détestais les « classiques » imposés de l&#8217;école. Puis j&#8217;ai eu une vague amoureuse, et un vague à l&#8217;âme d&#8217;écriture et de fille, et en une nuit, d&#8217;un coup, hop, je l&#8217;ai lu. J&#8217;ai adoré. J&#8217;ai relu. J&#8217;ai un peu oublié, mais je relis parfois. En tout cas, ça reste.</p>
<p>37 <strong><em>Vipère au poing</em></strong>, d’Hervé Bazin. Rage d&#8217;ado. Mais j&#8217;ai oublié le livre.</p>
<p>38 <strong><em>Belle du seigneur</em></strong>, d’Albert Cohen. Les premières pages et d&#8217;autres. Ce sont mes yeux qui fatiguent, pour ce folio n° 3039, le plus épais de tous, 1110 pages. Mais il est là, je le lirai. Pour ce livre, j&#8217;ai honte de ne l&#8217;avoir pas encore lu. Quelqu&#8217;un veut-il venir me le lire ?</p>
<p>39 <strong><em>Le Salaire de la peur</em></strong>, Georges Arnaud. Lu et relu. D&#8217;une traite, en haleine.</p>
<p>40 <strong><em>Huis clos, Les Mouches</em></strong>, Jean-Paul Sartre. D&#8217;autres livres. Oui, j&#8217;en ai lu, pas mal. Jeune. Je l&#8217;ai entièrement oublié&#8230;</p>
<p>41 <strong><em>Candide</em></strong>, <strong><em>Zadig</em></strong>, Voltaire. Il faut bien trier. <strong><em>Les Contes et nouvelles</em></strong>. Ah, bon sang, on était copain avec Voltaire ! Il faudra y revenir. Pourquoi est-ce que je ne le lis plus ? … J&#8217;écris, je suis ailleurs. Je travaille. Voilà tout.</p>
<p>42 <strong><em>Les Lettres persanes</em>, </strong>Montesquieu. Voir de loin et critiquer la Cour. Peut-on encore le faire aujourd&#8217;hui ?&#8230; Le faisons-nous ?</p>
<p>43 <strong><em>Les lettres de mon moulin</em></strong>, Alphonse Daudet. Evidemment ! Ma mère a dû me les lire. Du rêve.</p>
<p>44 <strong><em>Ivre du vin perdu, Mes amours décomposées, Douze poèmes pour Francesca</em></strong>, Gabriel Matzneff. J&#8217;ai été pris entièrement dans ces lectures. Il est trop peu connu. J&#8217;ai été amoureux de Francesca.</p>
<p>45 <strong><em>Le Désert des Tartares</em></strong>,  Dino Buzzati.</p>
<p>46 <strong><em>Les Malheurs de Sophie</em></strong>, comtesse de Ségur. Ah, ce que ça peut être ennuyeux, l&#8217;éducation&#8230; Ai-je vraiment lu cela ?&#8230;</p>
<p>47 <strong><em>Le Tour du monde en 80 jours,  Vingt mille lieues sous les mers, Voyage au centre de la Terre</em></strong>, Jules Verne. J&#8217;ai lu ça de nuit, ado, j&#8217;ai adoré. Mais l&#8217;histoire, pas l&#8217;écriture. Enfant, j&#8217;adorais les histoires. Enfant&#8230; Des découvertes de ce qu&#8217;était un roman, à cet âge. Ce n&#8217;est pas l&#8217;avis de mon ami Philippe Scheinhart&#8230; qui a fait sa thèse sur Verne.</p>
<p>48 <strong><em>Bérénice, </em><em>Phèdre</em>,</strong> Racine. Vous vous rappelez ? c&#8217;est une pièce de théâtre. J&#8217;ai lu ça à 14 ou 15 ans. C&#8217;est pour les ados, Racine ? Racine a écrit pour être lu au lycée ? Qui le lit encore, au-delà de l&#8217;école, des profs (contraints&#8230;), de quelques amoureux du passé ?&#8230; On ne peut pas le récrire, Racine ? Ah, la langue de Racine&#8230; La poésie. Elle sonne, c&#8217;est du rythme. Mais enfin, aujourd&#8217;hui, quand le lire ? Quel rapport avec notre environnement de pensée ? Combien de Racine Molière Corneille sur les tables de nuit, fin 2009 ?</p>
<p>49 <strong><em>La Condition humaine</em></strong>, d’André Malraux. Mon père m&#8217;en avait parlé.</p>
<p>50<strong> <em>Les Rougon-Macquart</em></strong>, Zola. Ils sont bêtes, les enquêteurs de l&#8217;enquête de 2004, et les lecteurs enquêtés : &#8211; Hep, le « titre »&#8230; c&#8217;est l&#8217;ensemble de l&#8217;oeuvre&#8230; Faudrait savoir si vous n&#8217;avez lu QUE <strong><em>Germinal</em> </strong>ou si vous avez lu TOUS les romans des Rougon. Vous l&#8217;avez lu, Zola, vrai ? Vrai&#8230; ? Voir la liste de <em>Lire</em>. J&#8217;en ai quelques uns.</p>
<p>51 <strong><em>Jour de silence à Tanger</em></strong>, Tahar ben Jelloun. Connaissez-vous ce court roman ?</p>
<p>52 <strong><em>Cyrano de Bergerac</em></strong>, Edmond Rostand. Oui, oui&#8230; on a lu. Ce que c&#8217;est c&#8230; à lire&#8230; Par contre, entendre Gérard Depardieu, alors là, oui !</p>
<p>53 <strong><em>Les hauts de Hurlevent</em></strong>, Emily Brontë. Pas le temps de pleurer, et ainsi de suite pour les romans haut le coeur. C&#8217;est rien, c&#8217;est facile, c&#8217;est de la soupe.</p>
<p>54 <strong><em>Une histoire de la lecture</em></strong>, Alberto Manguel. C&#8217;est vraiment prenant&#8230; A tel point que ma Lectrice, Hélène Monnier &#8211; cherchant quel cadeau emporter de ma bibliothèque, que je voulais lui offrir par amour et pour la remercier de son travail permanent à mes côtés pendant l&#8217;écriture de <strong><em>Palabres exotiques</em></strong>, devenu <strong><em>Au Soleil des Oudaïas</em></strong> – me l&#8217;a pris, hop, dans son sac. Quatre ans plus tard, elle me le rapporte, c&#8217;était début septembre 2009&#8230; Est-ce que vous avez déjà vu cela, que l&#8217;on rapporte un cadeau offert ? Elle n&#8217;osait pas le garder ! J&#8217;ai avalé ma langue, et je lui ai dit : &#8211; Qu&#8217;est-ce que c&#8217;est que cette histoire, Hélène ?!&#8230; Elle n&#8217;a rien répondu, car elle n&#8217;avait aucune idée. Elle est donc repartie avec. &#8211; Non mais. Je l&#8217;ai lu, et c&#8217;est un cadeau … Comme vous en aurez jugé, elle sait que mes livres, la nuit, me parlent. J&#8217;entends leur voix. &#8211; Mais ils peuvent très bien me parler de loin, Hélène. Il ne me manque pas, tu es avec lui et je vous entends.</p>
<p>55 <strong><em>Les Raisins de la colère</em>, John Steinbeck. <em>Tortillat flat, Rue de la Sardine, Des souris et des hommes, Les naufragés de l&#8217;autocar</em></strong> &#8230; et patin-couffin. Ah que c&#8217;était bon de lire Steinbeck toute la nuit. Pourquoi n&#8217;a-t-il pas écrit plus ? Il a oublié les jeunes dévorants. A relire.</p>
<p>56 <em><strong>La possibilité d&#8217;une île</strong></em>, Michel Houellebecq. C&#8217;est un roman immense. Les cinquante dernières pages exactement sont un sommet de l&#8217;art romanesque. Si j&#8217;avais plus de force et de culture, j&#8217;écrirais dans ce sens. Mais il écrit déjà, c&#8217;est fait. <strong><em>Les Particules élémentaires, Plateforme</em></strong>. Liste non close. &#8211; N&#8217;est pas sur mon bureau, car je me tiens à mon écriture, mais&#8230; je pourrais m&#8217;énerver et m&#8217;y mettre.</p>
<p>57 <strong><em>Lettres de Tanger à Allen Ginsberg</em></strong>, William S. Burroughs. Lu à Zurich, avec des notes prises dans un bar où j&#8217;étais assis en face d&#8217;une très belle femme. Tout y était fermé, raide et privé. L&#8217;ennui suisse.</p>
<p>58 <strong><em>Venus erotica</em>, <em>Les Petits oiseaux</em></strong>, Anaïs Nin. Un temps, on croit que ça ne se lit que d&#8217;une main (hommes et femmes). Puis on change rapidement d&#8217;avis, on reprend le livre à deux mains. Le monde des fantasmes est d&#8217;une puissance inégalée, celui de l&#8217;érotisme, et il faut avoir lu, beaucoup, avant de jouir et du plaisir et de la mort.</p>
<p>59 <strong><em>Les Sirènes</em></strong>, Arturo Loria.</p>
<p>60 <strong><em>Journées de lecture</em></strong>, Roger Nimier. Magnifique critique.</p>
<p>61<strong> <em>La Divine Comédie</em></strong>, Dante. J&#8217;ai (eu) le projet de la récrire. C&#8217;est déjà fait au théâtre.</p>
<p>62 <strong><em>Petite chronique des gens de la nuit dans un port de l&#8217;Atlantique Nord</em></strong>, Philippe S. Hadengue. Peintre, d&#8217;abord. J&#8217;ai dévoré ce livre.</p>
<p>63 <strong><em>Les Belles</em></strong>, Giuseppe Antonio Borgese.</p>
<p>64 <strong><em>Contes pervers</em></strong>, Régine Desforges.</p>
<p>65 <strong><em>Eloge de l&#8217;ombre</em></strong>, Junichiro Tanizaki. Traité magnifique d&#8217;esthétique japonaise, dont l&#8217;écriture est des plus sobres.</p>
<p>66<strong> <em>La Sauvage</em></strong>, Jean Anouilh. J&#8217;ai voulu la mettre en scène.</p>
<p>67 <strong><em>Le Cimetière marin</em></strong>, Paul Valéry. Une interrogation permanente sur la signification du poème. Un art exceptionnel du rythme et des visions. Relus combien de fois ?</p>
<p>68 <strong><em>Robinson Crusoé</em></strong>, Daniel Defoe.</p>
<p>69 <strong><em>Salut</em></strong>, Mallarmé. Six mois d&#8217;analyse pour comprendre ce poème unique.</p>
<p>70 <strong><em>La Vie devant soi</em></strong>, Romain Gary. Pour l&#8217;histoire du petit Momo.</p>
<p>71 <strong><em>Plein de vie, Demande à la poussière</em></strong>, John Fante. L&#8217;univers de Fante, qui donnait envie d&#8217;aller sentir les Etats-Unis.</p>
<p>72 <strong><em>Croc-Blanc</em></strong>, Jack London. Lu jeune. Une des lectures romanesques de mon père. Aucun souvenir.</p>
<p>73 <strong><em>Moon Palace</em></strong>, Paul Auster. Pour l&#8217;histoire.</p>
<p>74 <strong><em>L&#8217;Insoutenable légèreté de l&#8217;être</em></strong>, Milan Kundera. Lu, et vu.</p>
<p>75 <strong><em>L&#8217;Oeuvre poétique</em></strong>, Léopold Sédar Senghor. Pour la musicalité et le rythme du vers, uniques.</p>
<p>76 <strong><em>Poésies</em></strong>, Rimbaud. Tout de même.</p>
<p>77 <strong><em>Chansons</em></strong>, Georges Brassens. Univers de culture.</p>
<p>78 <strong><em>Ballade des pendus</em></strong>, Villon. Je trouve cette ballade magnifique.</p>
<p>79 <strong><em>Thomas l’imposteur, Orphée, Les Enfants terribles, Les Parents terribles, La Machine infernale, Poésies, La Belle et la Bête</em></strong>, Cocteau. Par exemple. Un ami, parce qu&#8217;il écrivait près.<br />
J&#8217;ajoute : j&#8217;ai vu <em>Orfeu Negro</em> : magnifique.</p>
<p>80 <strong><em>Gargantua</em></strong>, Rabelais. A condition de suivre mais il existe d&#8217;excellentes traductions. Patrimoine.</p>
<p>81 <strong><em>Oraisons funèbres</em></strong>, Bossuet. Il me faut les relire.</p>
<p>82 <strong><em>Lorelei</em></strong>, Genevoix. Emprunté à terme définitif sur une étagère, dans un stage de peinture. Dans la même semaine de lecture, j&#8217;ai aimé une femme, elle me connaît encore. Alors&#8230; dites-moi, pourquoi aime-t-on certains livres ?</p>
<p>83 <strong><em>Le Vieil Homme et la mer</em></strong>, Ernest Hemingway. Je crois l&#8217;avoir lu.</p>
<p>84 <strong><em>Le Vieux qui lisait des romans d’amour</em>, </strong>Luis Sepúlveda. Voir l&#8217;écho proposé au <strong><em>Voyage au bout de la nuit</em></strong> (sur ce blog).</p>
<p>85 <strong><em>L&#8217;Odyssée</em></strong>, Homère. Puisque j&#8217;ai mis la Bible (n° 100), il convenait de citer <em>L&#8217;Odyssée</em>.</p>
<p>86 <strong><em>Les Essais</em></strong>, Montaigne. L&#8217;idée des couches d&#8217;écriture me retient bien plus que je ne le crois. Invention exceptionnelle.</p>
<p>87 <strong><em>Les Métamorphoses</em></strong>, Ovide.</p>
<p>88 <strong><em>Anthologie de la poésie baroque française</em></strong>, établie par Jean Rousset. Je suis tellement loin de cette société de pensée et de son temps, que j&#8217;y suis bien. Mais est-ce bien vrai que j&#8217;en sois si éloigné ? Connaissez-vous la musique baroque ?</p>
<p>89 <strong><em>Les cavaliers</em></strong>, Joseph Kessel.</p>
<p>90 <strong><em>Don Quichotte</em>, <em>Nouvelles exemplaires</em></strong>, Cervantes.</p>
<p>91 <strong><em>Histoire d&#8217;O</em></strong>, Pauline Réage (… ?). Vous osez entrer dans ce fantasme ? Racontez-moi.</p>
<p>92 <em><strong>San Antonio</strong></em>. Enormément de livres. Je n&#8217;ai jamais eu autant mal au ventre qu&#8217;en le lisant, essentiellement avant 15 ans. Mort de rire. Et un grand écrivain, Frédéric Dard. J&#8217;ajoute ici Simenon.</p>
<p>93 <strong>Oeuvres poétiques</strong> de Federico Garcia Lorca, Juan Goytisolo (<strong><em>El Show</em></strong> : magnifique), Pablo Neruda … En espagnol, en français. Que c&#8217;est beau l&#8217;espagnol. Et la poésie espagnole. Et la sensibilité espagnole. Mi hija ultima se llama Paloma. Tiene un año. Podéis leer <strong><em>Cancion para Paloma</em></strong> (voir rubrique « L&#8217;essentiel ») sur ce blog.</p>
<p>94 <strong><em>La Case de l’oncle Tom</em></strong>, H. Beecher-Stowe.</p>
<p>95 <strong><em>Les Confessions</em></strong>, JJ Rousseau. Ce que l&#8217;on a écrit de pire, ou presque. Obligation de lecture. Rejet total de l&#8217;écriture comme de l&#8217;histoire Un des sommets possibles pour dégoûter un lecteur de poursuivre son « vice impuni, la lecture » (Valérie Larbaud). A vous dévicier sur-le-champ.</p>
<p>96 <strong>Antigone</strong>, Sophocle. Théâtre complet. A condition de se laisser entrer.</p>
<p>97<strong> <em>Les trois mousquetaires</em></strong>, Alexandre Dumas : mon père a lu ça, il connaît surtout ça,  comme beaucoup de lecteurs, le XIXe siècle. Je n&#8217;ai certainement pas lu. Ce n&#8217;est pas ma tasse de thé, je suis poli ; les Œuvres de l&#8217;antépénultième siècle&#8230; Ah, lire Chateaubriand et mourir&#8230;</p>
<p>98 <strong><em>La Vie mode d&#8217;emploi</em></strong><em>, Perec.</em><strong><em> Tentative d&#8217;épuisement d&#8217;un lieu parisien.</em></strong></p>
<p>99 <strong><em>Les Misérables</em>, <em>Notre-Dame de Paris</em></strong> … Victor Hugo. Le remplaçant de Dieu.</p>
<p>100 La <strong>Bible </strong>: lue au catéchisme, puis relectures partielles : un mythe important, fondateur, recueilli il y a environ vingt siècles mais dont les lectures n&#8217;ont pas souvent ouvert à la paix. Quant à Dieu, il serait utile de penser enfin à neuf le Temps et notre place au monde&#8230;</p>
<p>Que ce soit le livre le plus aimé des Français (enquête Lire), c&#8217;est inquiétant. Pour un peu, on pourrait craindre que la lecture s&#8217;en arrête là, que le Livre soit jugé insurpassable&#8230;</p>
<p>Etant laïc, j&#8217;aurais pu citer d&#8217;autres romans de religion&#8230; Mais je suis également athée. Quoi qu&#8217;il en soit, il est des fâcheries ou des haines que je n&#8217;ai pas envie d&#8217;éveiller. Ma limite s&#8217;établit avant ce point.</p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">*</span></p>
<p>… Et <span style="color:#ff0000;"><em>Les Cent de Babel</em></span> apparaissent pour ce qu&#8217;ils sont : une incompréhension, une clôture douloureuse, un trou vide entre deux manques de livres sans existence, un moment de langue, une frustration qui ne sera jamais comblée. <span style="color:#ff0000;"><em>Les Cent de Babel</em></span> sont une image de l&#8217;oubli, un appel à d&#8217;autres nuits.</p>
<p>Il reste la possibilité d&#8217;écrire. Et c&#8217;est un leurre pire encore : tout manque, rien ne parvient à se dire que quelques phrases, quelques mots. Aujourd&#8217;hui, ce n&#8217;est plus une douleur d&#8217;écrire, c&#8217;est du sang. C&#8217;est raté d&#8217;avance mais c&#8217;est pour cela que je continue d&#8217;écrire : j&#8217;espère et j&#8217;ai besoin.</p>
<p style="text-align:right;">Didier Guenardeau</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="color:#ff0000;"><br />
</span></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pour Samah Zitouni]]></title>
<link>http://guenardeau.wordpress.com/2009/08/20/si-vous-allez-a-rabat/</link>
<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 10:12:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Didier Guenardeau</dc:creator>
<guid>http://guenardeau.wordpress.com/2009/08/20/si-vous-allez-a-rabat/</guid>
<description><![CDATA[Photo : Hélène Monnier 20 août 2009 &#8211; Samah Zitouni, Rabat. Si vous allez à Rabat&#8230; Prene]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div id="attachment_889" class="wp-caption alignleft" style="width: 234px"><img class="size-medium wp-image-889" title="Casbah des Oudaïas, entrée haute" src="http://guenardeau.wordpress.com/files/2009/01/15.jpg?w=224" alt="Photo : Hélène Monnier" width="224" height="300" /><p class="wp-caption-text">Photo : Hélène Monnier</p></div>
<p><strong> </strong></p>
<p>20 août 2009 &#8211; <strong>Samah Zitouni, Rabat.</strong></p>
<p>Si vous allez à Rabat&#8230; Prenez par l&#8217;entrée près du musée, en haut des remparts, face à la rue des Consuls. Passé le premier tournant, sur votre droite, vous trouverez une petite boutique. Elle est belle. C&#8217;est Samah Zitouni qui la tient. Ce qu&#8217;elle vend, ce sont des trésors de la médina.</p>
<p>Elle est mon amie. C&#8217;est Samah que salue Pablo lorsqu&#8217;elle passe sous sa petite terrasse, dans <em>Au Soleil des Oudaïas</em>.</p>
<p>Pour Samah Zitouni et son fils, Omar, à Rabat.</p>
<p style="text-align:right;">Didier Guenardeau</p>
<p style="text-align:left;"><span style="font-family:Garamond,serif;"><span style="font-size:x-large;"><em>© </em></span></span><strong><span style="color:#ff0000;"><em>Au Soleil des Oudaïas</em></span>, roman, 105 p., 2008.</strong></p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;"><strong><br />
</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
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