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	<title>auteur &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/auteur/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "auteur"</description>
	<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 20:29:30 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Avatar]]></title>
<link>http://freshmandenial.wordpress.com/2009/12/18/avatar/</link>
<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 08:51:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>rypic7</dc:creator>
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<description><![CDATA[It sounds so obvious to come out of seeing a film like Avatar with loaded statements like &#8220;Ava]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>It sounds so obvious to come out of seeing a film like <em>Avatar </em>with loaded statements like &#8220;<em>Avatar</em> is the future!&#8221; on the tip of my tongue, but after seeing it, and, as a consequence of such,<em> believing it</em>, I feel confident in saying that James Cameron&#8217;s<em> Avatar</em> is the future.</p>
<div id="attachment_826" class="wp-caption aligncenter" style="width: 343px"><a href="http://freshmandenial.wordpress.com/files/2009/12/avatar-ticket.jpg"><img class="size-medium wp-image-826" title="avatar ticket" src="http://freshmandenial.wordpress.com/files/2009/12/avatar-ticket.jpg?w=300" alt="" width="333" height="249" /></a><p class="wp-caption-text">I&#39;ve got a Golde... No, no. No jokes. This movie is too good.</p></div>
<p>My intention here is not to write a lengthy review examining the specifics of the film, its plot, and its  very few shortcomings, but rather to briefly encourage anyone who reads this to share in the mind-blowing, breath-taking experience that is this film. Its story is as powerful as its visuals are awe-inspiring; its characters are as sympathetic as its universe is imaginative; its auteur is as visionary as his production is masterful.</p>
<p>This film was absolutely nothing like anything I have ever seen. Furthermore, I have never sat through an entire movie with my jaw-dropped as low as it can be and I have never shed tears of satisfaction as the credits rolled. I don&#8217;t know if it was because the theater was cold, but I had chills for the duration of the film, from start to finish. When I previously described the film as breath-taking I meant it in the most literal sense possible: more than a dozen times throughout the film I had to catch my breath, whether because of some astounding sight, some terrifyingly-real &#8220;alien&#8221; creature, or because of a full emotional engagement with the story and characters. Within the first act, the fact that I was watching a 60% computer generated 3D film melted away and I was left only with a new reality in front of me with sights more beautiful than anything my world has to offer. At the peak of the second act, the screen faded to black and I feared the film had ended. The fact that after what is traditionally the length of an entire film had elapsed I was horrified by the notion of credits and wanted hours more speaks to how enjoyable this film is, and how bearable its length.</p>
<p>At this point I would like to digress for a few moments from my sentimental tone and share that <em>Avatar</em>, a film fifteen years in the making, and well worth the wait, is meant to be one of three films in a trilogy. However, whether or not those other two films, which surely, as was the case with Jackson&#8217;s Lord of the Rings trilogy, will be masterpieces, will be made is contingent upon the success of this $300 million picture. It is for that reason that I intend to hold a personal grudge against anyone who does <em>not</em> see this film, because said inaction could prevent me from once more entering the beautiful universe Cameron and his production team have crafted. Please, see this film.</p>
<p>I will conclude with what almost seems ridiculous to say about any film, and yet a comment I genuinely think holds merit:</p>
<p style="text-align:center;"><strong><em>Avatar</em> will make you believe in God.</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pas d’autres "Musulmans" en Occident !]]></title>
<link>http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/12/14/pas-d%e2%80%99autres-musulmans-en-occident/</link>
<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 04:01:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>pierrejcallard</dc:creator>
<guid>http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/12/14/pas-d%e2%80%99autres-musulmans-en-occident/</guid>
<description><![CDATA[Depuis quelques jours, dans la foulée de cette affaire de minarets en Suisse, on parle beaucoup de r]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Depuis quelques jours, dans la foulée de cette affaire de minarets en Suisse, on parle beaucoup de racisme en France, en en détournant le sens.   On établit aussi souvent le parallèle Islam-chrétienté de façon qui me semble abusive. Ce que j’en dis ici me semble conforme à la réalité</p>
<p>L’Islam est la plus jeune et la plus &#8220;avancée&#8221; des grandes religions monothéistes. Elle préconise un seul champ, sans solution de continuité, du politique, du social et du religieux. L’Islam est totalitaire, au sens strict du terme, comme aucune idéologie occidentale n&#8221;a pu l’être, car il a fait l’économie d’un détour par l’individualisme et la notion de nation.</p>
<p>L’islam est un engagement total. On ne peut être un Musulman dans le vrai sens du terme et reconnaître une separation entre la religion et l’État qui définirait pour chacun un domaine où il est souverain, les mettant ainsi sur un pied d&#8221;égalité. Pour un Musulman, c’est une hérésie.  Dans la problématique de l’Islam, l’idée d’une séparation entre le religion et l’État est régressive et tous les concepts que nous étayons de cette idée de séparation, comme la laïcité, sont simplement non-avenus.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La laïcité est un concept inacceptable pour un vrai Musulman</strong>. Il n’y a donc pas de façon dont un bon Musulman puisse être une bon citoyen français ou canadien. Il y a incompatibilité. Aussi longtemps qu’on ne tient pas compte de cette incompatibilité, on est dans l’incompréhension ou l’hypocrisie… et on dit des bêtises. Il est inintelligent de discuter d’une relation Occident-Islam avec des Musulmans à partir des principes et des critères de l’Occident.</p>
<p>J’insiste pour dire que cette vision totalitaire que préconise l’Islam N’EST PAS ABSURDE ni intrinsèquement MAUVAISE. Rien ne dit que ce n’est pas celle qui prévaudra, car notre démocratie, devenue pure corruption, est loin aujourd’hui d’avoir le haut du pavé dans ce débat. Je dis seulement que l’Islam et notre vision occidentale du monde sont incompatibles. Il n’y a rien a gagner à vouloir les faire cohabiter.</p>
<p>La démonstration de l’inacceptabilité  des  Mulsulmans en Occident &#8211; se  termine quand on accepte que la fusion entre le religieux et le politique &#8211; qui est ESSENTIELLE à l’Islam - fait de tout Musulman un objecteur de conscience à toute gouvernance civile dans tout pays ou ne s’applique pas la sharia. Il ne peut se soumettre de bonne foi aux lois d’un pays comme la France ou le Canada, et ne peut viser qu’à renverser cette gouvernance.  Est-ce le citoyen que l’on veut ?  Comment Le Musulman, qui ne peut reconnaître la légitimité absolue de la loi française en France, aurait-il sa place en France ?</p>
<p>Quand on parle des Musulmans « modérés », on joue sur les mots et on triche. Si un Musulman est modéré au point de vouloir s’intégrer à la vision du monde d’un citoyen  laïque de France ou du Canada, il n’est plus un Musulman. Il est un &#8220;laique postislamique&#8221;, comme il y a des millions de &#8220;laiques postchrétiens&#8221; en Occident. Ce n’est pas lui qui fait problème. Il est aussi assimilable que tous les autres qui sont venus et dont les enfants ou petits enfants sont indiscernables des autres citoyens de souche.   Le postislamique est le bienvenu, quel que soit son pays d’origine ou sa couleur de peau.</p>
<p>Le problème, c’est celui qui veut rester un Musulman et est donc imperméable à l’idée de séparation entre la religion et l’État. On ne reglera pas ce problème en jouant sur les mots, mais en disant clairement que ce Musulman n’a pas plus sa place en Occident que je n’aurais la mienne à La Mecque. Je suis en principe passible de la peine de mort si j’entre à La Mecque.</p>
<p>Beaucoup de gens imaginent La Mecque comme le Vatican : un église et quelques dépendances. La Mecque est en fait une ville plus populeuse que Marseille, dont l’existence comme entité civile indépendante de son caractère religieux est niée au point que les non-musulmans n’y sont pas admis.  Comment mieux exprimer que Islam et État sont indissociables ?</p>
<p>Je souligne, encore une fois, que je n’ai pas de querelle avec l’Islam. Seulement avec l’Islam en Occident&#8230; Le problème que pose l’intégration de cette minorité en France découle de cette fusion-confusion entre religion et identité. Beaucoup de  postislamiques ne demandent sans doute qu’à être intégrés et assimilés. Ils  se disent Musulmans, simplement parce qu’ils ne savent pas se définir autrement que comme Musulmans !   Problème tragique, car leur volonté d’intégration est perçue par les autres comme une apostasie.</p>
<p>Leur assimilation est alors rendue plus difficile dans le contexte d’une contrainte et de l’ostracisme de leur communauté. D’où cette notion qui semble paradoxale, mais qui est pourtant bien évidente, que l’intégration des &#8220;postislamiques&#8221; - qui peuvent devenir d’excellents citoyens en France ou au Canada &#8211; sera d’autant plus facile qu’il y aura moins de &#8220;Musulmans&#8221; en France ou au Canada.</p>
<p>Respectons les droits acquis de ceux qui  sont déjà parmi nous&#8230;. Mais n’en acceptons plus !</p>
<p><strong><a href="http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/170-les-quant-a-soi/">http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/170-les-quant-a-soi/</a><span style="font-weight:normal;"> </span></strong></p>
<p><a href="http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/173-un-brin-de-causette/"><strong>http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/173-un-brin-de-causette/ </strong></a></p>
<p>Pierre JC Allard</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[See Kurosawa "Ran"]]></title>
<link>http://alternativechronicle.wordpress.com/2009/12/08/kurosawas-ran/</link>
<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 19:27:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jonathan Burrello</dc:creator>
<guid>http://alternativechronicle.wordpress.com/2009/12/08/kurosawas-ran/</guid>
<description><![CDATA[by Jonathan Burrello Legendary Japanese filmmaker, Akira Kurosawa, has given us many cinematic gifts]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>by Jonathan Burrello</em></p>
<p><a href="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran7.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2044" title="Ran7" src="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran7.jpg?w=300" alt="" width="300" height="207" /></a></p>
<p>Legendary Japanese filmmaker, Akira Kurosawa, has given us many cinematic gifts over the course of his illustrious career. From opening the doorway for other Asian films to American audiences with <em>Rashomon</em> (1950) to the epic to end all epics with <em>Seven Samurai</em> (1954), Kurosawa&#8217;s films, big and small are always a treat. From the eighteen Kurosawa films I&#8217;ve seen so far I can honestly say that he has yet to disappoint and today I would like to share my thoughts on my personal favorite entry from the awesome Kurosawa canon: <em>Ran</em> (1985).</p>
<p><a href="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran32.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2176" title="ran3" src="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran32.jpg?w=300" alt="" width="300" height="198" /></a></p>
<p>Kurosawa adapted many foreign works including Dostoevsky (<em>The Idiot</em>, 1951 and <em>Red Beard</em>,1965), Gorky (<em>The Lower Depths</em>, 1957), Tolstoy (<em>Ikiru</em>, 1952), Hammett (<em>Yojimbo</em>, 1961), McBain (<em>High and Low</em>, 1963), Arsenyev (<em>Dersu Uzala</em>, 1975), and, of course, Shakespeare (<em>Throne of Blood</em>, 1957, <em>The Bad Sleep Well</em>, 1960, and <em>Ran</em>, 1985). Fellow Chronicle writer, <a href="http://alternativechronicle.wordpress.com/author/kennycooper/">Kenny Cooper</a>, championed Kurosawa&#8217;s take on &#8220;Macbeth&#8221; with his <a href="http://alternativechronicle.wordpress.com/2009/08/02/its-like-macbeth-but-with-more-samurai/">review</a> of <em>Throne of Blood</em>, and like that film, <em>Ran</em> sets the Bard&#8217;s epic tale of an old king&#8217;s folly against a vivid feudal Japanese backdrop. <em>Ran</em> (translated as &#8220;chaos&#8221;) is an ambitious and sumptuous retelling of &#8220;King Lear,&#8221; but although based on the classic English stage drama, Kurosawa masterfully adapts it to the big screen while making it all his own (it is also based on Japanese legends of Mori Motonari).</p>
<p><a href="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2033" title="ran1" src="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran1.jpg?w=300" alt="" width="300" height="196" /></a></p>
<p>The story opens with the aging Lord Hidetora Ichimonji (Tatsuya Nakadai) in the middle of a boar hunt atop a sea of rolling, green hills. We hear piercing flute tones and the gallop of horses. Lord Hidetora is feeling his age and reveals to his hunting party that he will be stepping down as Lord and giving his three castles to his three sons Taro, Jiro, and Saburo. His son Saburo (Daisuke Ryu), servant Tango (Masayuki Yui), and fool (jester) Kyoami (Peter) alone express their concerns regarding this abrupt decision. Hidetora treats their concerns as treachery and dissent and banishes his son and servant.</p>
<p><a href="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran-lady-sue1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2030" title="ran-lady-sue" src="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran-lady-sue1.jpg?w=300" alt="" width="300" height="168" /></a></p>
<p>Taro Ichimonji (Akira Terao) becomes ruler of the first castle, but his manipulative wife, Lady Kaede (Meiko Harada), twists the foolish son into demanding more control and usurping Hidetora&#8217;s power further by forcing him to remove all his authority as Great Lord. Distraught and backed into a legal corner by Taro and his men, Hidetora, angrily signs away his power and disowns Taro and takes his entourage to Jiro&#8217;s (Jinpachi Nezu) castle. Jiro treats Hidetora most unfavorably, as if his own father were just another ruler under suspicion of attack. Jiro&#8217;s Buddhist wife, Lady Sue (Yoshiko Miyazaki), alone shows compassion toward the betrayed Lord, but Hidetora has trouble accepting her kindness because of his lingering guilt for murdering her family and conquering her house. Hidetora leaves the second castle in a huff and takes his hungry entourage out into the countryside, but his pride will not allow him to accept charity or food from farmers. The banished Tango shows up again to warn the former Lord of his sons&#8217; plans to destroy him and each other. Kyoami cracks a joke and gets banished along with Tango. In an act of desperation Hidetora takes his entourage to the third castle, the castle that would have gone to Saburo had he not been banished.</p>
<p><a href="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran01.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2029" title="ran01" src="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran01.jpg?w=300" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p>In what is sure to be one of the finest battle scenes ever filmed, the third castle is stormed by Taro&#8217;s army and Jiro&#8217;s army. Kurosawa drops all sound out of the film for this horrific battle. All we hear is Toru Takemitsu&#8217;s haunting score as we flash from silent bloodied soldiers and concubines and gunfire to the ominous clouds moving across the sky as if to proclaim the heavens&#8217; impetus or indifference to interfere in the violent horrors of men. Hidetora&#8217;s forces are completely annihilated and, amidst the violence Hidetora scrambles to find a blade with which to commit seppuku. The castle is burned to the ground (Kurosawa actually burned down the castle he had constructed for the film at the base of Mt. Fuji), Taro is assassinated by one of Jiro&#8217;s men, and Lord Hidetora goes mad and walks out of his ruined fortress and into the wilderness alone and broken.</p>
<p><a href="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/hidetora2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2028" title="hidetora2" src="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/hidetora2.jpg?w=300" alt="" width="300" height="150" /></a></p>
<p>Tango and Kyoami find their beloved Lord wandering around in the wilds, completely mad. They and the exiled Saburo are the only ones left who remain loyal to Hidetora. They lodge with a blind peasant in the hopes that the Lord will become well again. In a most tragic nightmarish turn, they discover that the peasant is Lady Sue&#8217;s brother, Tsurumaru (Takashi Nomura). He lives alone because Hidetora killed his family and gouged his eyes out years ago. When Hidetora recognizes Tsurumaru and sees his reluctant mercy the Lord flees in anguish.</p>
<p><a href="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2032" title="ran2" src="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran2.jpg?w=300" alt="" width="300" height="221" /></a></p>
<p>Meanwhile the conniving Lady Kaede is manipulating her new husband, Jiro. She demands he kill his former wife, Lady Sue, and that he further destroy Hidetora and go to war with Saburo (who has made an alliance with another Lord and has been amassing his army). Hidetora plummets further into madness and torment at the evil deeds of his bloody past as he wanders the old battlefields of his youth, while Lady Kaede meticulously moves the political pawns across the ever bloodstained chessboard. Unlike Lady Sue who has found the power of forgiveness through Buddhism, Lady Kaede seeks revenge against the entire Ichimonji clan for the wrongs committed against her and her murdered family.</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran.jpg"><img class="aligncenter" title="ran" src="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran.jpg?w=300" alt="" width="300" height="205" /></a></p>
<p>It all culminates in another huge battle between Jiro&#8217;s army and Saburo&#8217;s army (who is also marching with the Fujimaki and Ayabe armies who are interested in Ichimonji land for themselves). The war wages, many men are double-crossed, and many more are killed. In classic Shakespearean tragedy fashion, almost everybody dies, but not before the ultimate in tragic and horrific letdown can be revealed to them and they writhe in the grisly realization that all this evil and bloodshed was birthed from their own misguidance and blind foolishness. As the few surviving characters collect themselves and recall the tragic course of events that has become their lives they cry out to the heavens and speculate on the motives of the gods and awful folly of men. The death of the Ichimonji clan and the bloodshed of the innocent are truly stingingly tragic and the tragedy does not reach its zenith until the very final shot. It is a moment of ultimate insanity and despair.</p>
<p><a href="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran6.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2027" title="ran6" src="http://alternativechronicle.wordpress.com/files/2009/12/ran6.jpg?w=300" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p><em>Ran</em> is a superbly directed, wonderfully acted, stunningly visual, lavish, and expansively epic film that feels like a knife cutting into your soul. And I mean that in a good way. Certain images stick with you and certain emotions will not be easily shaken. This is a film that aggressively assaults the senses and challenges views of humanity with lush Shakespearean strokes. The way <em>Ran</em> uses characters, colors, juxtaposition, sound, music, and violence is truly remarkable. I consider <em>Ran</em> to be Akira Kurosawa&#8217;s magnum opus and it should be required viewing for anyone seriously interested in film. Some of the best of Kurosawa coupled with some of the best of Shakespeare can be a draining, but ultimately rewarding experience and I hope you experience it too.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[How Technology is Hurting Movie Theaters]]></title>
<link>http://sealionseelinecline.wordpress.com/2009/12/02/how-technology-is-hurting-movie-theaters/</link>
<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 06:18:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>sealionseelinecline</dc:creator>
<guid>http://sealionseelinecline.wordpress.com/2009/12/02/how-technology-is-hurting-movie-theaters/</guid>
<description><![CDATA[The film industry has hit a major road bump. Accessibility of the home theater option has increased ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>The film industry has hit a major road bump. Accessibility of the home theater option has increased dramatically with new digital technology. American consumerism, backed by a culture of instant gratification and self-entitlement to free entertainment via the web, has made the experience of attending a film screening in a theatre much less worthwhile for a substantial chunk (the common denominator) of the movie market.</p>
<p>New television technology, such as Blu-ray, offers larger disc storage capable of higher definition viewing and more available DVD extras (like deleted scenes, interviews, etc.). Flat screen televisions with widescreen movie theater-style viewing and home theater laser projection, partnered with television’s On Demand option, make a variety of movies instantly available with more control at home. Less movie watchers are likely to head for the box office as a result. Streaming movies instantly to computers and televisions via Netflix is more of a reason for audiences to stay on their couches, considering a film ticket at the theater costs between eight and ten dollars, and it eliminates a large (sometimes irritating) audience. Free download websites such as YouTube, RapidShare, and BitTorrent are propelling the younger, hip-to-technology generation to steal, or “share” what they can’t afford to purchase elsewhere.</p>
<div id="attachment_46" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://sealionseelinecline.wordpress.com/files/2009/12/jaws_robert_shaw_roy_scheider_richard_dreyfuss.jpg"><img class="size-full wp-image-46" title="jaws_robert_shaw_roy_scheider_richard_dreyfuss" src="http://sealionseelinecline.wordpress.com/files/2009/12/jaws_robert_shaw_roy_scheider_richard_dreyfuss.jpg" alt="" width="500" height="324" /></a><p class="wp-caption-text">The Shaw, Scheider, Dreyfuss trifecta from the cast of Jaws</p></div>
<p>Movies up until 1975’s Jaws had small releases in New York and Los Angeles, and relied heavily on an age 25-and-over adult audience. Movie directors of the late 70s, Martin Scorcese, Francis Ford Coppola, Stephen Spielberg, George Lucas, etc. were considered the “movie brats,” a generation that grew up learning how to make movies by watching movies. They attended the first film schools set to churn out Hollywood filmmakers. During that time, the younger generation was a direct profit stream for the movie industry. Teens with middle-class parents and disposable incomes were the first generation to purchase merchandise tie-ins with 1977’s Star Wars. Nowadays the younger generation is not as likely to spend their dollars on t-shirts or light sabers, and directors steer clear of the theatrical style of the first motion pictures.</p>
<p>America has become a hotbed for obsession over actors and actresses, an opposition from the “auteur,” or author-centric films of France and other European film industries that are more akin to literature. The United States is the only country with entirely bought-out corporate funding or private funding, whereas other countries have state-funded film industries. For example, Fox Entertainment Group is owned by News Corporation (fox.com), and Paramount by Viacom (paramount.com). The American film industry profits from movies with the most certainty of financial return; high budget action adventures and low budget romantic comedies that appeal to the mainstream masses of families and teens. This explains the high number of industry flops that gross little money at the box office, but don’t really harm the big name subsidiary film companies of large corporations.</p>
<div id="attachment_47" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://sealionseelinecline.wordpress.com/files/2009/12/the_darjeeling_limited.jpg"><img class="size-full wp-image-47" title="the_darjeeling_limited" src="http://sealionseelinecline.wordpress.com/files/2009/12/the_darjeeling_limited.jpg" alt="" width="500" height="298" /></a><p class="wp-caption-text">The Schwartzman, Wilson, Brody trifecta from The Darjeeling Limited</p></div>
<p>Studios do try to fill the void for movies that appeal to more of a pensive, ticket-buying, New Yorker-style audience. Specialty divisions, like Paramount Vantage, fund offbeat movies that still provide the slick craftsmanship of a studio film by a niche market director (Like Quentin Tarantino or Wes Anderson). It seems the future survival of the movie theater will turn to a niche audience that requires that cinematic experience; the big screen, low lighting,  and community atmosphere.</p>
<p>Ticket sales really boil down to marketing and distribution, and if a movie is not well promoted before or during its release, people will not see it. Film critics can point their readers to more experimental cinema, but if readership is increasing on blogs and forums from people without a vested interest in film, then those pensive theater-worthy films just won’t be seen.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Stephen King]]></title>
<link>http://xjanesatticx.wordpress.com/2009/11/28/stephen-king/</link>
<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 01:54:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>xjanesatticx</dc:creator>
<guid>http://xjanesatticx.wordpress.com/2009/11/28/stephen-king/</guid>
<description><![CDATA[Mon dernier livre était &#8220;Jessie&#8221; de Stephen King publié en 2001. Une femme se plie aux t]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style="color:#333399;">Mon dernier livre était <em>&#8220;Jessie&#8221; </em>de Stephen King publié en 2001.</span></p>
<p><span style="color:#333399;">Une femme se plie aux tendances sexuelles extravagantes de son mari Gerald. Alors  qu&#8217;elle est menottés au lit dans leurs chalet isolé dans la montagne, son mari est pris d&#8217;un malaise et il meurt.  Donc, elle reste prise ainsi pendant environ 48 hrs.</span></p>
<p><span style="color:#333399;">C&#8217;est une bonne histoire. L&#8217;idée est bonne. Par contre, le dénouement est très long. Je dirais que j&#8217;ai commencé à accroché réellement lorsque celle-ci nous révèle sans embuches ce qui s&#8217;est passé le soir de l&#8217;éclipse. Lorsque finalement ça bouge.</span></p>
<p><span style="color:#333399;">Je ne suis pas une grande fan de Stephen King, je reconnais que c&#8217;est un excellent auteur avec une imagination troublante et j&#8217;aime bien les films tiré de ses livres. Je l&#8217;ai surtout lu parce que ma sœur Eviane me l&#8217;avait suggéré, comme les autres livres qui suivront avant que je prenne la liste des suggestions proposé par certains d&#8217;entre vous.</span></p>
<p><span style="color:#333399;">En ce moment, je lis <em>&#8220;Rose Madder&#8221;</em> de Stephen King. Il est beaucoup mieux que <em>&#8220;Jessie&#8221;</em>. Dès le début j&#8217;ai embarqué. L&#8217;homme est vraiment un salopard, j&#8217;ai vraiment envie de le buté! Mais je crois que si ce personnage était réel, j&#8217;aurais trop la trouille pour tenté quoi que ce soit.</span></p>
<p><span style="color:#333399;">-Jane</span></p>
<p><span style="color:#ff99cc;"><strong>Que lisez-vous?</strong></span><strong><span style="color:#ff99cc;"> Aimez-vous Stephen King? Avez-vous un roman fétiche?</span><br />
</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Folie du jour]]></title>
<link>http://abstand.wordpress.com/2009/11/25/la-folie-du-jour/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 05:00:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>abstand</dc:creator>
<guid>http://abstand.wordpress.com/2009/11/25/la-folie-du-jour/</guid>
<description><![CDATA[Une Femme sous influence de John Cassavetes, 1974 J&#8217;ai aimé des êtres, je les ai perdus. Je su]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Une Femme sous influence de John Cassavetes, 1974 J&#8217;ai aimé des êtres, je les ai perdus. Je su]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[شاهد فديو, فيديو كليب انا بيه ورومانسى من فلم, فيلم البيه رومانسى - سعد الصغير 2009]]></title>
<link>http://100fm6.wordpress.com/2009/11/24/%d8%b4%d8%a7%d9%87%d8%af-%d9%81%d8%af%d9%8a%d9%88-%d9%81%d9%8a%d8%af%d9%8a%d9%88-%d9%83%d9%84%d9%8a%d8%a8-%d8%a7%d9%86%d8%a7-%d8%a8%d9%8a%d9%87-%d9%88%d8%b1%d9%88%d9%85%d8%a7%d9%86%d8%b3%d9%89-%d9%85/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 01:39:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>العاب بنات</dc:creator>
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<description><![CDATA[فديو, فيديو كليب انا بيه ورومانسى من فلم, فيلم البيه الرومانسىافلام لك تحميل من شاهد فديو, فيديو كلي]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h3>
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</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[شاهد فديو, فيديو كليب انا بيه ورومانسى من فلم, فيلم البيه رومانسى - سعد الصغير 2009]]></title>
<link>http://mawaly.wordpress.com/2009/11/24/%d8%b4%d8%a7%d9%87%d8%af-%d9%81%d8%af%d9%8a%d9%88-%d9%81%d9%8a%d8%af%d9%8a%d9%88-%d9%83%d9%84%d9%8a%d8%a8-%d8%a7%d9%86%d8%a7-%d8%a8%d9%8a%d9%87-%d9%88%d8%b1%d9%88%d9%85%d8%a7%d9%86%d8%b3%d9%89-%d9%85/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 01:17:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>العاب بنات</dc:creator>
<guid>http://mawaly.wordpress.com/2009/11/24/%d8%b4%d8%a7%d9%87%d8%af-%d9%81%d8%af%d9%8a%d9%88-%d9%81%d9%8a%d8%af%d9%8a%d9%88-%d9%83%d9%84%d9%8a%d8%a8-%d8%a7%d9%86%d8%a7-%d8%a8%d9%8a%d9%87-%d9%88%d8%b1%d9%88%d9%85%d8%a7%d9%86%d8%b3%d9%89-%d9%85/</guid>
<description><![CDATA[فديو, فيديو كليب انا بيه ورومانسى من فلم, فيلم البيه الرومانسىافلام لك تحميل من شاهد فديو, فيديو كلي]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h3>
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</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Matin des Mutants]]></title>
<link>http://guimond.wordpress.com/2009/11/23/au-ras/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 21:41:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>guimond</dc:creator>
<guid>http://guimond.wordpress.com/2009/11/23/au-ras/</guid>
<description><![CDATA[&#8220;Depuis le jour où j&#8217;ai commencé à aimer la Vie, depuis le jour où j&#8217;ai commencé à]]></description>
<content:encoded><![CDATA[&#8220;Depuis le jour où j&#8217;ai commencé à aimer la Vie, depuis le jour où j&#8217;ai commencé à]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[موالى كل الجديد فى عالم النت]]></title>
<link>http://mawaly.wordpress.com/2009/11/23/%d9%85%d9%88%d8%a7%d9%84%d9%89-%d9%83%d9%84-%d8%a7%d9%84%d8%ac%d8%af%d9%8a%d8%af-%d9%81%d9%89-%d8%b9%d8%a7%d9%84%d9%85-%d8%a7%d9%84%d9%86%d8%aa/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 13:37:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>العاب بنات</dc:creator>
<guid>http://mawaly.wordpress.com/2009/11/23/%d9%85%d9%88%d8%a7%d9%84%d9%89-%d9%83%d9%84-%d8%a7%d9%84%d8%ac%d8%af%d9%8a%d8%af-%d9%81%d9%89-%d8%b9%d8%a7%d9%84%d9%85-%d8%a7%d9%84%d9%86%d8%aa/</guid>
<description><![CDATA[موالى كل الجديد فى عالم النت]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h1 style="text-align:center;">موالى كل الجديد فى عالم النت</h1>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nouvelle adresse !]]></title>
<link>http://mosk0.wordpress.com/2009/11/19/nouvelle-adresse/</link>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 11:09:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sonaïe</dc:creator>
<guid>http://mosk0.wordpress.com/2009/11/19/nouvelle-adresse/</guid>
<description><![CDATA[Les Pensées d&#8217;un Terrien en quête d&#8217;un Monde meilleur: Un blog porté sur l&#8217;actuali]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><a href="http://lookingforsomehope.wordpress.com/">Les Pensées d&#8217;un Terrien en quête d&#8217;un Monde meilleur:</a></p>
<p style="text-align:center;"><a style="text-decoration:none;" href="http://lookingforsomehope.wordpress.com/"><strong><span style="text-decoration:underline;">Un blog porté sur l&#8217;actualité, et particulièrement sur tout ce qui ne tourne pas rond dans notre monde</span></strong><span style="text-decoration:underline;">.</span><span style="text-decoration:underline;"><span style="text-decoration:none;"> Comme le journal d&#8217;un Humain qui écrit de temps à autre lorsque son coeur se révolte, et que sa raison ne comprend pas pourquoi les Homme agissent ainsi.</span></span></a></p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://lookingforsomehope.wordpress.com/"><strong>Looking for some Hope &#8211; À la recherche d&#8217;un peu d&#8217;Espoir.</strong></a></p>
<p style="text-align:center;"><strong><a href="http://lookingforsomehope.wordpress.com/"><span style="text-decoration:none;">Cliquez !</span></a></strong></p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://lookingforsomehope.wordpress.com/"><img class="aligncenter size-full wp-image-290" title="Looking for some Hope" src="http://mosk0.wordpress.com/files/2009/11/tbwdtw5.jpg" alt="" width="497" height="212" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://lookingforsomehope.wordpress.com/">Merci pour l&#8217;attention que vous porterez au blog et à son contenu.</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cap au pire]]></title>
<link>http://abstand.wordpress.com/2009/11/19/cap-au-pire/</link>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 05:00:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>abstand</dc:creator>
<guid>http://abstand.wordpress.com/2009/11/19/cap-au-pire/</guid>
<description><![CDATA[© Le Retour d&#39;Andreï Zviaguintsev, 2003 Tête inclinée sur main atrophiées. Yeux clos écarquillés]]></description>
<content:encoded><![CDATA[© Le Retour d&#39;Andreï Zviaguintsev, 2003 Tête inclinée sur main atrophiées. Yeux clos écarquillés]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[#468 Les mystères de "La maison du parc Barbieux"]]></title>
<link>http://leblog2roubaix.com/2009/11/17/468-les-mysteres-de-la-maison-du-parc-barbieux/</link>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 17:10:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>sophie</dc:creator>
<guid>http://leblog2roubaix.com/2009/11/17/468-les-mysteres-de-la-maison-du-parc-barbieux/</guid>
<description><![CDATA[A l&#8217;occasion de la sortie de son premier polar, Anne Clerson, auteur de la région, répond à no]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><span style='text-align:center; display: block;'><br />
<object type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" data="http://www.vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7594998&amp;server=www.vimeo.com&amp;fullscreen=1&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=01AAEA"><param name="quality" value="best" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="scale" value="showAll" /><param name="movie" value="http://www.vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7594998&amp;server=www.vimeo.com&amp;fullscreen=1&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=01AAEA" /></object><br />
</span></p>
<p style="text-align:justify;">A l&#8217;occasion de la sortie de son premier polar, <strong>Anne Clerson</strong>, auteur de la région, répond à nos questions et nous présente <em>La maison du parc Barbieux</em>. Un roman policier mené par Estelle Salvador suite à la mort suspecte de l&#8217;ancienne locataire. Alors&#8230; accident ou meurtre ?</p>
<p style="text-align:justify;">Une vidéo tournée au parc Barbieux qui nous donne un avant goût d&#8217;un auteur au succès prochain.</p>
<p style="text-align:justify;">A voir aussi :<br />
-<a href="http://leblog2roubaix.wordpress.com/2009/07/27/435-le-parc-barbieux-a-lheure-japonaise/" target="_blank">Le parc Barbieux à l&#8217;heure japonaise </a><br />
-<a href="http://leblog2roubaix.wordpress.com/2008/11/20/427-livre-comme-lair-parc-catteau/" target="_blank">Livre comme l&#8217;air, parc Catteau </a><br />
-<a href="http://leblog2roubaix.wordpress.com/2007/10/26/218-harry-potters-night-in-roubaix-short-version/" target="_blank">Harry Potter&#8217;s night in Roubaix </a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Quelles valeurs accorder au livrel | 2]]></title>
<link>http://amontour.wordpress.com/2009/11/17/quelles-valeurs-accorder-au-livrel-2/</link>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 10:54:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Constance Krebs</dc:creator>
<guid>http://amontour.wordpress.com/2009/11/17/quelles-valeurs-accorder-au-livrel-2/</guid>
<description><![CDATA[Un point n’est pas suffisamment clair dans le rapport. J’ai voulu montrer que le don et le contre-do]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://amontour.wordpress.com/files/2009/11/mur-jardin1.jpg"><img src="http://amontour.wordpress.com/files/2009/11/mur-jardin1.jpg?w=225" alt="mur jardin" title="mur jardin" width="225" height="300" class="alignnone size-medium wp-image-613" /></a></p>
<p><em>Un point n’est pas suffisamment clair dans le rapport. J’ai voulu montrer que le don et le contre-don, loin d’être un acte d’échanges simplement gratuits, créent au moins deux types de valeur. Une valeur symbolique, sociale, forte. Une valeur économique qui peut être importante, qui ne suffit pas toujours, mais qui peut aussi être largement rentable, dans certains cas (les opérateurs de téléphonie, les moteurs de recherche surpuissants). Dans les deux cas, ces échanges débouchent sur un marché économique, qui peut être celui du livrel.</em></p>
<p>Suite de la <a href="http://amontour.wordpress.com/2009/11/14/quelles-valeurs-accorder-au-livrel/">première partie</a>.</p>
<p>Les livres numérisés ou édités numériquement, que néanmoins j&#8217;appelle livrels pour éviter toute confusion avec les livres imprimés, comme les livres, sont des services d&#8217;échanges intelligents qu&#8217;offre l&#8217;éditeur aux lecteurs. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;offres promotionnelles &#8211; on ne les vend pas avec la verrine assortie ou le coffret designé. On les propose sous différents logiciels de lecture, au même prix. On les vend parfois avec le livre imprimé, selon un tarif qui tient compte davantage du livre que du livrel. C&#8217;est l&#8217;imprimé, dans ce cas-là, qui a valeur marchande. C&#8217;est-à-dire le support.</p>
<p>Il arrive parfois que le livrel, comme le livre, englobe d&#8217;autres choses que le texte seul. Ces éléments sont consubstantiels au texte : illustrations sonores, graphiques, vidéos, ce sont parfois sur ces images ou ces sons que le texte s&#8217;appuie (guide touristique, poème ou beau livre). Le livrel prend alors le sens d&#8217;un texte (ou autre) édité en ligne.<br />
L&#8217;illustration, les illustrations devrais-je dire, sous toutes leurs formes, n&#8217;ont pas moins de valeur symbolique que le texte. Bien souvent, d&#8217;ailleurs, ce sont elles qui ont valeur marchande. Au fond, ce n&#8217;est pas tant le livre qui a une valeur marchande que les services qui l&#8217;entourent. </p>
<p>Du coup, ce qu&#8217;on appelle le livre est un service. On peut considérer que le livrel aussi est un service. Les livrels édités en ligne, comme ceux qu&#8217;éditent le Cléo (revues.org et les blogs Hypothèses), Wikipédia et le site André Breton, sont gratuits. Mais ils ne vivent que si, et seulement si, le public participe à leur élaboration. </p>
<p>Le public ajoute une valeur symbolique à ce service. Les communautés de lecteurs ajoutent une valeur au livrel, à la condition que cette communauté soit encadrée, entourée, validée par une modération critique. Un site, qui est aussi un livrel, ne peut vivre en ligne sans un veilleur, qu&#8217;on l&#8217;appelle auteur, animateur ou webmaster.</p>
<p>Ce livrel peut être gratuit. Il peut aussi avoir une valeur économique marginale. L&#8217;accès aux services qui entourent ce livrel, à une communauté, à une collection qu&#8217;on appelle souvent un &#8220;univers&#8221; diffèrent du coffret ou de la verrine promotionnels. Ils ne sont pas anecdotiques. Ce ne sont pas des biens de consommation, mais des invitations à participer, avec d&#8217;autres, à l&#8217;élaboration d&#8217;autres livrels. Ce sont des échanges intelligents qui invitent à donner un peu de son temps. On vous donne (ou presque) un texte en ligne. Vous contre-donnez une disponibilité. De lecture, comme pour un livre imprimé, mais aussi d&#8217;écriture, de vérification (Wikipédia), d&#8217;interaction, d&#8217;écoute, de visionnage&#8230; </p>
<p>Autant le gadget promotionnel, dont la valeur marchande est en général assez onéreuse, est conçu pour l&#8217;achat impulsif, livre-cadeau sans signification autre que consumériste, sans valeur symbolique. Vide de toute personnalité, toute singularité, toute sensibilité &#8211; désincarné. Il n&#8217;y a ni désir ni plaisir dans ces objets de consommation. On ne peut pas leur consacrer du temps, on ne peut que les prendre, les ouvrir, y goûter en les feuilletant ou les lisant rapidement, et les jeter ou les revendre &#8211; au rabais. Mon frère, lui, les met sur le trottoir. </p>
<p>Autant l&#8217;offre aux accès, aux services qui entourent un livrel, contribue à donner une valeur symbolique au texte. Cette valeur symbolique redonne du sens à notre compréhension du monde. Elle nous implique à nouveau dans la constitution du monde parce qu&#8217;elle nous engage à y participer. Au fond, elle fait prendre au texte une valeur symbolique bien supérieure à toute valeur marchande. Le lecteur vit avec le texte, pour le texte, et de son implication dépend la vie de ce texte dans la durée.</p>
<p>Cette perte de la valeur marchande fait douter les éditeurs et les libraires de l&#8217;intérêt du web. Pas les bibliothécaires. Le gain de la valeur symbolique que permet ce don en échange d&#8217;un contre-don déplace la valeur marchande du livre. Forcément. Il faut donc redéfinir le livre en fonction des nouveaux types d&#8217;édition. Sans décalque, mais en fonction de ce qui déroule. Regardons les lecteurs, observons-les. Sont-ils sagement installés sous la lampe à lire en silence ? Non, ils sont face à l&#8217;écran, à écrire et à lire alternativement. Silencieux, et actifs.</p>
<p>Les maisons d&#8217;édition en ligne, qu&#8217;il s&#8217;agisse de Publie, de Cléo, de Wikipédia et du site André Breton ne sont envisageables que si des aides leurs sont accordées. Par subventions, bourses, mécénat, dons en temps ou préventes. Mais de nombreuses maisons d&#8217;édition en dur fonctionnent de la même façon. Les romans traduits ne sont publiés qu&#8217;après l&#8217;obtention d&#8217;une bourse de traduction, les ouvrages sur le chocolat que si une firme achète une certaine quantité d&#8217;exemplaires, les beaux livres s&#8217;ils sont liés à un office du tourisme, une exposition, un événement, les recueils de poésies si le poète perçoit une bourse, etc.</p>
<p>Les différences entre Publie et les maisons d&#8217;édition en dur tiennent seulement dans la masse salariale. La masse salariale de publie.net est constituée d&#8217;auteurs bénévoles qui participent à l&#8217;entreprise coopérative. Donnant de leurs compétences de lecteurs, de leur temps, de leur énergie ils sont remerciés par un accès plus facile à une bourse d&#8217;entreprise, à une résidence ou à une mise en circulation dans un réseau, dans une communauté d&#8217;auteurs &#8211; d&#8217;aucuns diraient dans un cercle. Comme chez tant d&#8217;éditeurs fédérateurs, chez tout groupe d&#8217;artistes. La valeur symbolique du texte, en évoluant dans le temps, se mue peu à peu en valeur marchande, économique. Tel cercle, telle prescription, tels auteurs, tels lecteurs participent à l&#8217;élaboration de cette valeur. </p>
<p>Au fond, l&#8217;usage ne change pas. Il évolue dans un univers plus ouvert sur le monde public que ne l&#8217;est l&#8217;atelier, le bureau d&#8217;une revue du XIXe siècle et, de ce fait, plus rapide. La seule différence réside dans le fait que le lecteur y participe. Sa seule participation naïve, au sens noble du terme c&#8217;est-à-dire apparemment candide, mais en réalité sensible et cultivée, crée de la valeur en prescrivant, en intervenant, en indiquant, en veillant pour d&#8217;autres. Tel lecteur, sans le savoir, ou le sachant, participe à la communauté de Publie.net. Il repère des blogs inédits, il les partage, lit les oeuvres publiées, les commente, les partage à leur tour. Publiquement sur les réseaux et dans l&#8217;intimité de son blog. Il est lecteur et électeur. Il participe à la communauté. Parce qu&#8217;il écrit, comme lecteur.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas tant le livre (support) ou le texte (oeuvre) qui se modifie, c&#8217;est la relation que le lecteur a avec cette oeuvre. Cette relation est basée sur l&#8217;écriture, l&#8217;interjection, le commentaire critique amateur. Le silence est de mise dans les maisons, les bureaux, les biblios; devant les écrans. Pourtant on perçoit le bruit des autres, leurs pensées, sentiments, réflexions. La lecture se développe parce que la relation se déplace. Lecteur et auteur sont quasi face à face. Non pas frontalement mais dans un échange sensible. Épistolaire pas tout à fait, critique de manière désinstitutionnalisée, social certes, et plus profondément qu&#8217;avant. Je lis, je commente à la suite du texte, sur les réseaux ou sur mon blog &#8211; et, contrairement à ce que j&#8217;aurais pu en dire lors d&#8217;un dîner en ville, par le biais de ce commentaire à la fois personnel, sociable, et public, ce moi lecteur instaure une relation sociale directe avec l&#8217;oeuvre. Cette relation à l&#8217;oeuvre est visible, publique, au même titre que l&#8217;oeuvre. C&#8217;est cela qui est nouveau, et qui contribue à la valeur de l&#8217;oeuvre. C&#8217;est la nécessaire barrière critique dont parle Eco, qui fait rempart contre la barbarie. En outre, la vitesse du Net donne de la force à ce texte, à ces liens, à ce rhizome constitué autant de ces lectures que des textes d&#8217;auteurs.</p>
<p>Le lecteur, écrivant, rentre en contact avec l&#8217;oeuvre. Au plus près. Il interpelle l&#8217;auteur qui peut, s&#8217;il le souhaite, réagir. La relation peut alors être perçue comme unique entre l&#8217;auteur et le lecteur (c&#8217;est le syndrome midinette du lecteur, et ça arrive), mais elle est toujours multiple et protéiforme. Le texte ainsi commenté prend son envol, se diffuse auprès des lecteurs du lecteur qui écrit. Il prend de la valeur grâce à la relation sociale rendue publique par le commentaire du lecteur, publiée par le lecteur.</p>
<p>Banalités. Là où je veux en venir : la masse salariale &#8220;poétique&#8221; de Publie.net n&#8217;est possible que si elle est constituée d&#8217;auteurs ou de blogueurs qui trouvent ainsi moyen de reconnaissance en contre-don. La reconnaissance consiste en deux choses principales. L&#8217;une vise à vendre davantage de livrels parce que, se situant dans le premier cercle, s&#8217;y impliquant, on a plus de chances de voir ses textes intéresser la communauté élargie de la maison d&#8217;édition en ligne. L&#8217;autre permet,après s&#8217;être fait connaître d&#8217;un premier cercle de lecteurs en ligne, de se faire connaître d&#8217;un deuxième cercle, celui de lecteurs de livres imprimés. Qui sont parfois éditeurs. Ou de postuler, avec tout le sérieux que réclame cette entreprise, à une bourse, une résidence, une subvention ou un mécénat d&#8217;entreprise. Le jeu des réseaux, du rhizome, se renforce par une présence en ligne qui, à ce jour, doit se travailler pour être créatrice de valeur. </p>
<p>Publie vise sans doute cela : redonner à l&#8217;auteur la valeur dont le système marchand de l&#8217;offre et de la demande l&#8217;a dépossédé. Confirmer sa valeur symbolique : l&#8217;auteur n&#8217;est auteur que lorsque la relation sociale entre l&#8217;oeuvre et le lecteur se joue. Lui offrir une valeur économique : dès lors que l&#8217;auteur est reconnu socialement comme tel, cette reconnaissance doit être exponentielle, ou du moins, démultipliée, connue, et l&#8217;auteur doit pouvoir bénéficier d&#8217;une juste rémunération de ses oeuvres. Ventes, bourses, mécénat, tout se partage. Le travail de l&#8217;éditeur consiste à choisir, propulser, calculer afin de rétribuer l&#8217;auteur, de donner à l&#8217;oeuvre une valeur de plus en plus grande dans le temps. </p>
<p>Ce système ne fonctionne que si ce sont les auteurs qui oeuvrent bénévolement à l&#8217;élaboration de la maison d&#8217;édition. C&#8217;est vrai aussi pour Revues.org. La valeur est donnée aux chercheurs et à leurs travaux. Ce sont donc les auteurs qui vont contribuer à donner de la valeur à une maison d&#8217;édition. La valeur symbolique qui existe déjà pour les livres, est renforcée par les livrels ainsi diffusés. La valeur marchande, qui se constitue et se renforce au cours du temps, provient enfin de l&#8217;auteur des oeuvres. Pas du support.</p>
<p>Constance Krebs, 17 novembre 2009.</p>
<p>P.-S. Il existe d&#8217;autres modèles, basés sur le seul réseau de commentaires et de wikis, avec un financement de départ qui peut être un investissement (Wikipedia), un mécénat (André Breton). Mais ce sont les participants qui en sont alors les auteurs. Le modérateur ne fait que trier. Son rôle est néanmoins essentiel. On en discute, contributeurs et lecteurs ?</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Placer ses pierres à droite...]]></title>
<link>http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/11/16/placer-ses-pierres-a-droite/</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 20:50:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>pierrejcallard</dc:creator>
<guid>http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/11/16/placer-ses-pierres-a-droite/</guid>
<description><![CDATA[Depuis que le président Sarkozy a confié sur Facebook avoir assisté en direct à la chute du Mur de B]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://nouvellesociete.wordpress.com/files/2009/11/go.jpg" alt="Go" title="Go" width="840" height="591" class="aligncenter size-full wp-image-5705" /></p>
<p><BR><br />
Depuis que le président Sarkozy a confié sur Facebook avoir assisté en direct à la chute du Mur de Berlin, il ne manque pas de gens pour dire que c&#8217;est lui, dans de  précédentes réincarnations, qui a découvert le feu et inventé la roue. Qui sait s&#8217;il n&#8217;a pas été aussi le premier joueur de Go. </p>
<p>Au jeu de Go, pour ceux qui ne le savent pas, chacun pose des « pierres » sur l&#8217;une des 361 intersections d&#8217;un grand damier (Goban). Vous entourez complètement les pièces de l&#8217;adversaire&#8230; Il les perd. Vous gagnez.  Simplicité enfantine. Mais les parties de championnat de Go durent des semaines et les joueurs se relaxent en jouant aux échecs&#8230;</p>
<p>Quelle stratégie peut bien suivre le Grand Maître Nicolas, dans sa longue partie contre la Gauche, quand il souffle sur les braises de l&#8217;identité nationale et fait des appels du pied au FN, dont il a pourtant déjà raflé de la clientèle tout ce qui pouvait l&#8217;être ? «Old Nick » &#8212; le diable, chez les Anglo-Saxons &#8212; a-t-il perdu la main ? Une autre explication est qu&#8217;il soit très, très intelligent&#8230; </p>
<p>Supposons le scénario &#8212; imaginaire, bien sûr &#8212; d&#8217;une France qui ne voudrait vraiment plus de Sarkozy, avec une Gauche parcellaire qui n&#8217;a rien à offrir et, au Centre, un Modem et des Verts qui ne passionnent pas vraiment. Si apparaît un homme charismatique de centre-droit, il peut draguer vers lui tout le Centre loin à gauche et même quelques mécontents néo-gaulliens de UMP à qui l’atlantisme actuel donne  de l’urticaire. </p>
<p>Dans ce cas de figure, le sarkozysme qui a fait le plein à droite et reculerait ainsi au centre, pourrait être mis en minorité.   Danger !  Où trouver des effectifs de réserve ?  C&#8217;est là que le véritable Maître de Go montre qu’il connaît bien le goban qu&#8217;est France.  </p>
<p>L’électorat français, c’est 90 % des citoyens qui se désintéressent totalement de la politique ou ont déjà fait allégeance à un parti. Dans la mesure où les mots ne changent pas pour le dire, ils ne prêtent qu&#8217;une attention distraite à ce qui se raconte. Situation statique, où chaque parti cherche prudemment à garder son image de marque, qui est son identification sociale&#8230; et  aussi une rente de situation. Le jeu politique ordinaire se limite donc à convaincre les 10 % de vagabonds qui basculent et donnent le pouvoir. Par des slogans et des jeux de personnalités seulement. Toucher aux idées est tabou.  On ne prend pas de risques.</p>
<p>Il n’y a qu’aux extrêmes du spectre politique qu’on peut prendre des risques, ou au moins offrir une image moins rance que la platitude des éléphants et assimilés. Quand tout va bien, le jeu ordinaire suffit et tout le monde est peinard.  Mais si l’on fait face à de vrais problèmes, le jeu ordinaire ne sert plus. Seuls les extrêmes peuvent offrir des solutions miracles. Quand les choses se gâtent, il y a donc une brève période pendant laquelle le peuple VEUT prendre des risques et regarde dans la direction des « extremes » </p>
<p>Quand la population veut prendre des risques, elle va d&#8217;abord vers ceux qui lui ont fait miroiter l&#8217;utopie dont elle rêvait&#8230; et c&#8217;est généralement la Gauche.  Quant arrive cette prise de conscience, la Gauche a donc un peu de temps pour répondre au rejet de l&#8217;ordinaire en offrant de l&#8217;extraordinaire et un projet de vrai changement. </p>
<p>Hélas, bien souvent, une Gauche devenue bien pansue  a proposé des changements éculés et sans vraiment y croire. Quand vient l’heure où elle est mise en demeure de le faire, elle refuse donc de passer à l&#8217;acte, consciente des difficultés, voire de l&#8217;irréalisme de ce qu&#8217;elle a proposé. C&#8217;est alors que la population se tourne vers la Droite.  Pas la droite de l’inégalité, celle de la discipline. À la japonaise.</p>
<p>Quand la France se tourne vers la Droite, aujourd’hui, elle voit une jolie femme avec les yeux bleus de Jeanne d&#8217;Arc qui a quelque chose à offrir&#8230; Disons, des couilles.  Il y a une clientèle  pour Marine Lepen. Le génie de Sarkozy, c&#8217;est de voir que cette situation fait bien son affaire, car la clientèle  de Marine est d’abord chez les gauchistes déçus. Pas les gauchistes qui ont trouvé une carte du PS dans leur berceau &#8211; ceux-la sont entrés en coma et vont bientôt mourir d&#8217;inanition, faute d&#8217;une perfusion de rêves crédibles &#8211; les gauchistes sérieux. La Gauche du Grand Soir…</p>
<p>Cette vraie Gauche, pour qui le rejet de Sarkozy est devenu viscéral, peut trouver séduisant  le discours d’une vraie Droite. Parce qu’il est clair, moral, sans cautèle, anti-élitiste, anti-corruption. L&#8217;affaire Mitterrand a peut-être été la paille qui a brisé le dos du chameau, la population prenant conscience que son ennemi n&#8217;est pas à sa gauche ou à sa droite, mais <strong>en haut</strong>: une caste de dirigeants élitistes qui ne lui veut pas du bien et qui la manipule par une illusion de démocratie.</p>
<p>Une certaine Gauche peut trouver le discours de la Droite séduisant, mais aussi CRÉDIBLE, parce qu&#8217;il n&#8217;y a rien d&#8217;incongru à ce que la Droite relève le défi de réaliser des promesses de la Gauche ! Une Droite ne propose pas nécessairement un projet social opposé à celui de la Gauche ; elle propose une manière de faire.  </p>
<p>Une Droite n&#8217;est pas systématiquement au service des riches. Dès qu&#8217;elle le peut, au contraire, elle met riches comme pauvres à leur place et ce sont souvent ces deniers qui y gagnent… un peu !  Ce que la Droite veut, c’est diriger et que les choses se fassent à sa manière. Si la population lui dit clairement ce qu&#8217;elle veut, la Droite est souvent prête à tenter de le lui donner et, parce qu&#8217;elle prend une approche autoritaire, parfois elle PEUT le lui donner.</p>
<p>Donc, ne pas s&#8217;imaginer que la Droite suggérera les horreurs caricaturales dont l’accusent les médias. Le projet de la droite sera séduisant et beaucoup pourront dire oui. <a href="http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/06/12/tien-an-mein/">Une large part de la population peut vouloir accepter de payer en perte relative de liberté les avantages sociaux et économiques que la Droite lui offrira.</a> L’autoritarisme mène à une catastrophe, mais la catastrophe n&#8217;est pas immédiate.</p>
<p>La catastrophe arrive plus tard, quand la démesure implicite au projet que le peuple veut  &#8211; et que la Gauche lui refuse, précisément à cause de cette démesure &#8212; pousse une Droite au pouvoir à des actions plus coercitives pour poursuivre la croissance pyramidale des désirs à satisfaire. Ce sont ces actions coercitives qui finalement brisent le soutien de la population et conduisent à un rejet parfois violent de la Droite </p>
<p>Mais, en attendant, il y a souvent un moment où le peuple est prêt à courir le risque de l&#8217;autoritarisme pour sortir du marasme et il y a parfois même un moment de grâce où il est satisfait de la Droite. Jouer avec la Droite est donc dangereux. </p>
<p>Quel avantage a Sarkozy à favoriser une montée de la Droite qui pourrait reprendre les voix qu’il lui a prises?  Le gambit de l’UMP, c’est qu’ayant le pouvoir son noyau dur ne la quittera pas : ce sont les extrémistes de gauche qui iront vers le FN.  Or, il est hautement improbable que le transport de leurs votes vers la Droite puisse porter celle-ci au pouvoir. </p>
<p>Il est probable, au contraire, que ces votes constitueront un bassin d&#8217;électeurs qui, au deuxième tour, viendront appuyer une UMP s&#8217;affirmant volontariste et musclée contre tout ce qui serait plus à gauche. Incluant un Villepin de centre droit portant le drapeau des valeurs républicaines et qui serait présenté comme velléitaire.</p>
<p>Il n’est pas exclus que ce soit le choix de 2012.</p>
<p>Pierre JC Allard</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Quelles valeurs accorder au livrel ? ]]></title>
<link>http://amontour.wordpress.com/2009/11/14/quelles-valeurs-accorder-au-livrel/</link>
<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 08:18:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Constance Krebs</dc:creator>
<guid>http://amontour.wordpress.com/2009/11/14/quelles-valeurs-accorder-au-livrel/</guid>
<description><![CDATA[Un point n&#8217;est pas suffisamment clair dans le rapport. J&#8217;y reviens donc aujourd&#8217;hu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Un point n&#8217;est pas suffisamment clair dans le rapport. J&#8217;y reviens donc aujourd&#8217;hui pour le séminaire de Michel Bernard à Paris 3 où j&#8217;ai le plaisir d&#8217;intrvenir à l&#8217;invitation de Michel. Et que vous pouvez suivre sous Skype en vous connectant à &#8220;hubertdephalèse&#8221; entre 10 et 12 heures, heure française.</p>
<p>J&#8217;ai voulu montrer que le don et le contre-don, loin d&#8217;être un acte d&#8217;échanges simplement gratuits, créent au moins deux types de valeur. Une valeur symbolique, sociale, forte. Une valeur économique qui peut être importante, qui ne suffit pas toujours, mais qui peut aussi être largement rentable, dans certains cas (les opérateurs de téléphonie, les moteurs de recherche surpuissants). Dans les deux cas, ces échanges débouchent sur un marché économique, qui peut être celui du livrel.</p>
<p>À l&#8217;inverse, le décalque du marché actuel du livre n&#8217;est pas transférable sur le marché du livrel. Si on le transfert en décalque &#8211; comme à l&#8217;aide d&#8217;un papier transfert, sans création de communauté d&#8217;échanges -, ce marché transposé tel que ne peut pas fonctionner sans valeur supplémentaire. Les éditeurs ont donc raison de se méfier de ce changement.<br />
1. Ils ont bien conscience que la gratuité ou prétendue telle est de mise sur la Toile.<br />
2. Ils n&#8217;ont pas en mains toutes les cartes pour la constitution de réseaux (même si cela vient vite).<br />
3. Des formations sont donc indispensables pour appréhender les usages d&#8217;un marché en cours de constitution.</p>
<p><strong><br />
Questions que je me pose :</strong><br />
D’ou provient la valeur symbolique d’un livre, celle d’un livrel ?</p>
<p>Peut-on faire fonctionner une structure éditoriale, rémunérer les auteurs, à partir de la seule valeur symbolique ? Autrement dit, comment transformer cette vaelur symbolique en une valeur économique ?</p>
<p>Comment rendre cette valeur symbolique viable économiquement ? Quel équilibre peut-il se créer dans ce partage de rémunération entre éditeurs, fournisseurs et prestataires, auteurs ?</p>
<p><strong><br />
1. L’auteur écrit un texte, l’éditeur publie un livre.</strong><br />
Pour le papier, l’auteur écrit des romans, poèmes, pièces, essais, guides, voire un livre pratique, qui est surtout un texte à écrire.</p>
<p>En ligne, l’auteur continue à écrire un texte (htx, communauté, etc.).<br />
L’éditeur, s’il épouse les nouvelles formes que prend le livrel, peut lui apporter une valeur marchande, et symbolique. Il importe donc de définir le livre pour bien en comprendre les enjeux professionnels.</p>
<p>Les livres diffèrent, ainsi que leur valeur symbolique : Quand ils sont numérisés platement (PDF, EPUB) leur valeur symbolique est quasi nulle ; quand ils sont édités numériquement (PDF, EPUB, XHTML, XML, MD Onix ou autres) ils sont interopérables, archivables, leur valeur symbolique est monnayable pour des questions de diffusion internationale et de pérennité ; et quand ils sont édités en ligne (HTML, PHP/MySQL, Java, Flash, XML, MD Onix, autres formats, autres langages, surtout une comunauté et des liens, etc.) leur valeur se développe avec leur vie, qui s’étend au fur et à mesure des liens et des extensions des réseaux.</p>
<p>Le livre n’est plus clos, il est ouvert, il est dynamique et interactif. C’est un organisme vivant. Le livre, et pas uniquement le texte. Le texte reste le texte, c’est-à-dire, selon le <a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/saveregass.exe?87;s=3609753225;r=1;;">TLFi </a>, une « suite de signes linguistiques constituant un écrit ou une œuvre ». Quant au livre, selon le même <a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/visusel.exe?126;s=3609753225;r=2;nat=;sol=4;">TLFi</a>, c’est un « assemblage de feuilles en nombre plus ou moins élevé, portant des signes destinés à être lus ».</p>
<p>Les éditeurs ont donc raison de se méfier. le livre, comme décalque, risque de dégrader la valeur marchande du texte même. Parce que le Net révèle, aux yeux des profanes, la valeur du texte en la séparant de la valeur du livre.</p>
<p><strong>2. On achète le support. L’oeuvre est gratuite ou quasi.</strong><br />
Éditeurs, libraires, bibliothécaires et lecteurs ne parlent du texte qu’à travers le livre. Alors que, dès 1995 en gros, le texte s’est détaché de son support principal. Il vit indépendamment du livre. Texte et livre sont désormais une oeuvre et un support, stricto sensu, tels que les dictionnaires les définissent.</p>
<p>Cette confusion des genres, que nous faisons tous, amène le lecteur du Net à ne pas reconnaître de valeur marchande au texte seul. Il aime, comme nous tous, l’objet pour lequel il est prêt à payer (il est d’ailleurs prêt à acheter une tablette, un ordinateur, un téléphone mutlitâche). </p>
<p>La confusion que le marché a entretenue (prix du livre de poche <em>vs </em>prix de l’édition grand papier ou de l’édition illustrée d’un roman classique, par exemple) amène assez naturellement à cet état de fait.</p>
<p>Cette confusion entre la valeur du texte et la valeur de son support ne dépend pas de la Toile. La Toile révèle l’absurdité d’usages économiques : l’odeur du papier, la valeur marchande de l’objet, le prix du support plutôt que le prix de l’oeuvre.</p>
<p>La confusion date de plusieurs décennies, plusieurs siècles, entre le livre et le texte. Le Net n’offre souvent que le texte. Il n’y a donc aucune raison pour que ce texte soit payant.</p>
<p><strong>3. Il faut redonner du sens, de la valeur, à l’oeuvre.</strong><br />
Pour cela, on peut choisir de forcer l’économie en imposant une valeur marchande au texte (70 % du prix du livre imprimé pour le livrel). Mais il y a peu de chances pour que des usages installés depuis des siècles se modifient.</p>
<p>On peut choisir de suivre les usages en vendant le livrel à 30 % du prix du livre, soit environ 6 euros HT, en tentant de redonner une valeur marchande au texte. C’est une rupture d’usage, petite mais réelle, et l’on n’est pas certains qu’elle fonctionne. J’y reviendrai dans la seconde partie.</p>
<p>On peut aussi accepter que la valeur marchande essentielle provient d’un livre. Dès lors, qu’est-ce qu’un livre sur le Net ? Que permet le support ?</p>
<p>Dans une <a href="http://amontour.wordpress.com/2009/11/17/quelles-valeurs-accorder-au-livrel-2/">deuxième partie</a>, j’aborderai un des différents modèles d’édition (publie, cléo, site andré breton).<br />
Constance Krebs, 14 novembre 2009.</p>
<p>P.-S. Ce que vous venez de lire, c&#8217;est le texte que j&#8217;avais préparé. Mais on n&#8217;a pas parlé de ça. On a repris la présentation orale du rapport, dont le texte est en ligne <a href="http://amontour.wordpress.com/2009/10/20/presentation-du-rapport/">ici</a>, que j&#8217;ai relu en commentant. Pour ceux qui n&#8217;étaient pas connecté à Skype, en live, voici <a href="http://www.cavi.univ-paris3.fr/phalese/documents/Seminaire20092010.html">la conférence en différé</a>, avec Michel Bernard pour les notes de bas de pages, l&#8217;environnement technique et la prise de son. Faut tout faire, quand on est professeur de lettres.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Faisons tomber les murs : devenons auteurs libres de notre propre histoire]]></title>
<link>http://motsetmerveilles.wordpress.com/2009/11/13/faisons-tomber-les-murs-devenons-auteurs-libres-de-notre-propre-histoire/</link>
<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 08:28:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Emmanuel Bourceret</dc:creator>
<guid>http://motsetmerveilles.wordpress.com/2009/11/13/faisons-tomber-les-murs-devenons-auteurs-libres-de-notre-propre-histoire/</guid>
<description><![CDATA[Nous fêtons les vingt ans de la chute du Mur de Berlin. A travers cérémonies, articles de presse, li]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><strong>Nous fêtons les vingt ans de la chute du Mur de Berlin. A travers cérémonies, articles de presse, livres et émissions, l’Europe célèbre la fin d’une dictature, qui avait érigé un mur au cœur d’une capitale et un rideau de fer entre deux monde, élevant l’enfermement, la peur de l’autre et la haine de soi-même en instrument politique. </strong></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-394" title="Mur Berlin 1989" src="http://motsetmerveilles.wordpress.com/files/2009/11/mur-berlin-1989.jpg?w=130" alt="Mur Berlin 1989" width="130" height="150" />En fêtant aujourd&#8217;hui cette liberté retrouvée, nous rappelons en même temps tous ces autres murs qui demeurent ailleurs ou continuent à s’élever dans le monde : entre Israël et la Palestine, l’Inde et le Bangladesh, les Etats-Unis et le Mexique, les deux Chypre, les Corée du Nord et du Sud, le Maroc et les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, sans parler de ces murs que l’on élèvent y compris en Europe pour séparer quartier riche et banlieue pauvre. Nous avons raison de nous interroger, de nous scandaliser, d’espérer.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Mais nous-mêmes, où en sommes-nous ? </strong></p>
<p style="text-align:justify;">Combien de murs extérieurs avons-nous construits ou contribués à épaissir ? Quelles frontières infranchissables avons-nous érigées entre les autres et nous-mêmes ? Quelles haines avons-nous perpétuées sans rompre la chaîne fatale ? Combien d’occasions manquées où nous avons préféré nous réfugier dans un silence complice ?</p>
<p style="text-align:justify;">Quels murs avons-nous bâti en nous-mêmes ? A quelle hauteur s’élèvent nos propres murs intérieurs ? Combien de barrières infranchissables entre notre existence quotidienne et notre source vitale, notre vie intérieure, nos émotions, nos aspirations, nos rêves ?</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Il n’a pas de sens inéluctable à notre histoire personnelle</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Si cet anniversaire de la chute du Mur de Berlin peut servir à quelque chose, tout de suite, sans attendre que tombent ailleurs les murs de béton et de barbelés, c’est de nous aider à détruire en nous nos propres frontières intérieures. Il nous appartient de démanteler ces miradors d’où nous regardons de loin ceux qui nous font peur. Laissons-les approcher. Offrons-leur le cadeau de la liberté, la nôtre et la leur.</p>
<p style="text-align:justify;">Chaque jour, il nous appartient d’écrire notre propre histoire personnelle. Il n’y a pas de sens inéluctable de l’histoire. Nous avons la liberté de donner le meilleur sens qui soit pour nous. Nous pouvons (re)devenir auteur et acteur de notre propre vie.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Hyène]]></title>
<link>http://abstand.wordpress.com/2009/11/13/hyene/</link>
<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 05:00:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>abstand</dc:creator>
<guid>http://abstand.wordpress.com/2009/11/13/hyene/</guid>
<description><![CDATA[La Jetée de Chris Marker, 1962 Pour Gilles Aillaud La hyène aime les blindés immobilisés dans le dés]]></description>
<content:encoded><![CDATA[La Jetée de Chris Marker, 1962 Pour Gilles Aillaud La hyène aime les blindés immobilisés dans le dés]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Entretien avec Arnaud Maïsetti, écrivain]]></title>
<link>http://amontour.wordpress.com/2009/11/10/582/</link>
<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 08:59:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Constance Krebs</dc:creator>
<guid>http://amontour.wordpress.com/2009/11/10/582/</guid>
<description><![CDATA[Cet entretien inaugure la série d&#8217;entretiens que j&#8217;ai eu avec quelques personnes depuis ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://amontour.wordpress.com/files/2009/11/rhizome-les-iris.jpg"><img src="http://amontour.wordpress.com/files/2009/11/rhizome-les-iris.jpg?w=300" alt="Rhizome, les iris." title="Rhizome, les iris." width="300" height="225" class="alignnone size-medium wp-image-598" /></a></p>
<p>Cet entretien inaugure la série d&#8217;entretiens que j&#8217;ai eu avec quelques personnes depuis longtemps engagés dans l&#8217;édition numérique. Qu&#8217;ils soient ici remerciés de l&#8217;autorisation de mise en ligne de ces textes. Tous les entretiens ici publiés sont liés au rapport <em>Livrel</em>.</p>
<p><strong>Arnaud Maïsetti, 6 mai 2009</strong><br />
Arnaud Maïsetti écrit. Ses premiers textes ont été publiés dans la collection Déplacements que François Bon a dirigé au Seuil avec Bernard Comment avant de lancer Publie.net – où Arnaud Maïsetti l’a suivi.</p>
<p><strong>A. M. : </strong>Publie.net est une coopérative d’auteurs, au sens où aujourd’hui tout est convergence et rhizome. Il n’y a plus de hiérarchie. Il n’est plus question d’un père et de ses enfants, ou d’une figure et d’épigones, il y a un noyau de convergence et des relations, virales. Il n’y a plus de verticalité. François Bon applique ça à tout. C’est une manière de mettre en relation les gens. L’un rencontre l’autre au niveau de la charge symbolique que son travail représente. La légitimité vient dès lors d’une pratique et non pas d’un statut, de la pratique et non pas du statut. D’où l’importance du rhizome. Le travail est valide parce qu’il est visible. Sinon, ce n’est pas la peine. Chaque travail effectué doit donc être visible en ligne. C’est la raison pour laquelle, même les recherches universitaires, dans leur magma, doivent être visibles en ligne.<br />
L’institution ? Je n’ai pas de relation avec les maisons d’édition, qui sont des institutions, mais avec l’éditeur, et c’est une relation de travail. Sinon, je n’ai aucune relation avec ce que préconise les institutions  taux de TVA, DRM, prix unique du livre&#8230; Tout ça, ce sont des combats d’arrière garde. Ils ont déjà perdu. Au XVIIe siècle, l’enjeu des droits d’auteur était un enjeu de propriété : à qui appartenait l’œuvre ? Dans un siècle où le théâtre dominait culturellement et économiquement, la question était étroitement liée au rôle social et aux codes législatifs du théâtre. À l’époque, la pièce appartient à la troupe qui la joue – non à l’auteur qui l’a écrite : Corneille, le premier, tente d’imposer le droit d’auteur avec l’idée du droit moral du créateur sur son œuvre : pour cela, il tente de publier ses pièces – ce faisant, l’œuvre devient propriétaire de l’imprimeur. Il faudra attendre un siècle et Beaumarchais pour que le droit d’auteur soit véritablement conçu pour l’auteur – mais le texte reste (encore aujourd’hui) propriété de l’éditeur. Si l’auteur est le garant moral (le mot auteur est directement issu du latin auctor, qui veut dire « garant »), l’éditeur est le véritable propriétaire légal de l’œuvre, c’est lui qui en dispose comme il l’entend (et même soixante-dix ans après la mort de l’auteur, en France…) – les combats qui me semblent utiles à mener portent d’ailleurs précisément sur ces points : l’auteur peut-il être enfin le propriétaire de son œuvre ? C’est-à-dire : aura-t-il, un jour, la possibilité de disposer comme il l’entend de son texte ? Si un auteur veut sortir son œuvre du circuit commercial, l’amender, l’augmenter, en proposer une version numérique (etc.), il le peut, mais doit pour cela demander l’autorisation à son éditeur – qui inclut bien souvent des closes limitant l’usage du texte par son auteur. C’est cet usage du texte, libre et total, que l’auteur doit aujourd’hui s’efforcer de gagner : c’est à un tel usage libéré du texte auquel je rêve. </p>
<p>Barthes indique assez clairement la mort (même si en grande partie dans son esprit symbolique) de l’auteur. L’auteur meurt de ce qu’il écrit, dit aussi Blanchot, c’est le principe de la tache aveugle.  Dès lors, ce qui compte, ce n’est finalement pas l’auteur, mais le texte : le texte, lui, demeure, quoi qu’il arrive, vivant de ce qu’on le lit, encore et encore. Libéré le texte de son auteur, faire de son usage, un usage libéré de la lecture, c’est également la grande tâche qui nous attend.<br />
Pour en revenir à l’auteur, et aux problèmes des droits d’auteur, ceux-ci ne doivent pas à mon sens se limiter aux seuls revenus des ventes de ses livres : un auteur ne peut être tributaire des ventes de son œuvre, non pas seulement parce que les ventes s’érodent aujourd’hui, mais parce qu’il en va de son statut moral, de son rôle, de son activité. Un auteur devrait donc pouvoir vivre par exemple de lectures payantes, rémunérées, comme on rémunère les acteurs de théâtre, comme en Allemagne.<br />
Les institutions auront toujours tort sur les pratiques. Pourtant, elles s’y mettent, parce que les éditeurs ont conscience aussi que la valorisation de la figure de l’auteur (par ces lectures, ces interventions…) auront pour corollaire la valorisation (et pas seulement financière) du livre, de l’écrit, et finalement de la pensée : c’est pourquoi, les maisons d’édition prêtent de plus en plus une oreille attentive à tous ces processus d’ouverture qui pourraient permettre de ne pas limiter les revenus de l’écrivain aux seuls droits d’auteur – par exemple, Thierry Pech, au Seuil, est ouvert. Les hommes d’affaires s’emparent de ce mode d’édition contraire au capitalisme et, un jour, l’équilibre se fera. </p>
<p><strong>C.K.</strong> Quels sont les besoins d’un auteur en ligne ?</p>
<p><strong>A.M. </strong> Les besoins sont en partie technologiques, il faut sans cesse refondre le site. Pour cela il faut de la patience, de la pratique, de la persévérance. Pour les enfants, qui sont nés avec Internet, ce sera tout simple, mais pour nous&#8230; C’est une dynamique. Quand les digital natives s’empareront véritablement de l’outil numérique, Internet va prendre une dimension supérieure, et nous serons bien forcés de suivre ! Et en même temps, on se heurte à notre impuissance. De même quand on écrit, on construit avec nos bornes – on construit nos phrases avec un réservoir fini de mots, de même construit-on nos sites, avec un réservoir fini de compétences techniques : mais ce qui compte, ici comme là, c’est d’éprouver nos limites, pour en faire notre territoire. La technologie nous pousse à aller jusqu’à l’extrême limite de notre impuissance. Il faut tout tenter ; on apprendra de tout ça. Il faut donner à l’erreur sa grande chance. Il ne faut pas attendre qu’on nous impose l’outil : il faut nous rendre maître et possesseur de l’espace dans lequel on parle : si nous ne le faisons pas, dans quelques années, ce sera des géants industriels (type amazon, google, microsoft ?) qui s’empareront de ces outils et les formateront pour leurs besoins – et non les nôtres. Il faut dès aujourd’hui que les auteurs façonnent ces espaces (leur site, etc.) parce qu’il est fondamental que l’espace soit occupé lorsque ces géants voudront l’investir.. Que ce soit les gens du milieu qui réfléchissent à ça est même vital. Agissons localement. Une sensibilité technique, très étonnante, apparaît. La langue est un outil. Construire un site, c’est construire un espace. Deleuze et Guattari disaient qu’il fallait trouver un endroit pour vivre et y mourir. La déterritorialisation du Net, son absence de territoire réel, permet justement de trouver partout un espace pour vivre, pour écrire.</p>
<p>Internet, c’est un milieu, non au sens d’endroit stable, d’entre-deux consensuel, mais en terme d’espace de relation, d’échange – au sens où l’emploi Deleuze et Guattari dans Mille Plateaux : « C&#8217;est que le milieu n&#8217;est pas du tout une moyenne, c&#8217;est au contraire l&#8217;endroit où les choses prennent de la vitesse. Entre les choses ne désigne pas une relation localisable qui va de l&#8217;une à l&#8217;autre et réciproquement, mais une direction perpendiculaire, un mouvement transversal qui les emporte l&#8217;une et l&#8217;autre, ruisseau sans début ni fin, qui ronge ses deux rives et prend de la vitesse au milieu. » Internet, pour la création littéraire du moins, c’est à la fois le lieu de l’échange et sa vitesse, c’est à la fois l’outil qui met en relation, et l’articulation des mondes qui fondent la relation.<br />
C’est cela qui est merveilleux. Je n’ai jamais rencontré autant de gens, autant de travaux qui me correspondent. Musique, livres, j’ai soudain accès à une richesse culturelle sensible, esthétique&#8230; Internet n’est pas un espace de la solitude et du renfermement : c’est celui de la relation, totale, immédiate, constante. La solitude est celle du travail, de l’élaboration lente et personnelle de sa langue : la relation est ce qui donne sens, littéralement, à ce travail, à cette langue qui nous permet de reconnaître et de partager le monde. C’est un monde entre, qui crée la relation : L’art, c’est ce qui rend la vie plus belle que l’art. Eh bien, le Net c’est ça. Je suis passionné par Koltès, Walter Benjamin, Paul Klee. Chez les trois, la rencontre est une pratique, et cette pratique est engagée dans un rapport au monde, dans un rapport au corps. Cette rencontre avec des pratiques qui me sont essentielles, je la fais sur la Toile. Pour terminer, je citerai cette phrase de Koltès (qui n’a pas connu Internet), pour dire combien c’est un formidable espace de réappropriation du monde, immense page blanche où tous nous avons la charge, par des moyens tous différents, de raconter un peu le récit de ce monde : « Pour ma part, j’ai seulement envie de raconter bien, un jour, avec les mots les plus simples, la chose la plus importante que je connaisse et qui soit racontable, un désir, une émotion, un lieu, de la lumière et des bruits, n’importe quoi qui soit un bout de notre monde et qui appartienne à tous. » Cette tâche, Internet nous permet de l’endosser parce qu’il est plus qu’un instrument qui nous permet de raconter, il est l’interface où la reconnaissance se fait, et l’appartenance et le partage. </p>
<p><strong>Liens</strong><br />
Carnets, son blog, à lire et à relire (erreur 404 le jour où je met en ligne ce billet).<br />
Chez Publie.net : <a href="http://www.publie.net/tnc/spip.php?article124">Anticipations</a>, 2009 ; un essai sur Bernard-Marie Koltès, <a href="http://www.publie.net/tnc/spip.php?article65">Seul, comme on ne peut pas le dire</a>, 2008.<br />
Aux éditions du Seuil, dans la collection Déplacements, Où que je sois encore&#8230;, 2008<br />
Aux éditions de La Nuit Myrtide, <a href="http://www.publie.net/tnc/spip.php?article230">La Mancha</a>, avec J. Liron, 2009 (repris sur Publie.net, en septembre 2009)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La presse citoyenne]]></title>
<link>http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/11/09/la-presse-citoyenne/</link>
<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 05:00:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>pierrejcallard</dc:creator>
<guid>http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/11/09/la-presse-citoyenne/</guid>
<description><![CDATA[Vivre en société a permis à l&#8217;homme la division du travail et l&#8217;apprentissage en commun:]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-full wp-image-5467" title="arton1358" src="http://nouvellesociete.wordpress.com/files/2009/11/arton1358.jpg" alt="arton1358" width="750" height="564" /></p>
<p>Vivre en société a permis à l&#8217;homme la division du travail et l&#8217;apprentissage en commun: les deux grands pas en avant qui ont accéléré son évolution. La condition essentielle de cette évolution a été la diffusion de l&#8217;information. L&#8217;information est le sang d&#8217;une société, la communication sa circulation.  Une société a un besoin essentiel d’information qui va croissant au rythme où le changement s’y accélère et où les échanges s’y multiplient.</p>
<p>On communique, dans une société, mais émetteurs et récepteurs ne sont pas sur un pied d&#8217;égalité. L&#8217;auditeur ne peut toujours écouter qu’un seul message à la fois, mais le locuteur peut s&#8217;adresser à plusieurs, ce qui est bien utile pour l&#8217;ordre et le développement de l&#8217;autorité; celui qui parle à le pouvoir et c’est celui qui a le pouvoir qu&#8217;on écoute.</p>
<p>Les moyens modernes de communication, cependant, ont tant exacerbé cette inégalité entre la capacité de dire et d&#8217;entendre que le citoyen moderne se contente souvent d&#8217;écouter. « Informer » &#8212; qui est une source cruciale du pouvoir &#8212; a été récupéré politiquement par l&#8217;État pour devenir <a href="http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/24droit-de-parole/">propagande</a> et par la structure économique dominante pour devenir<a href="http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/17pub-et-verite-choc/"> publicité.</a> Une situation qui n&#8217;est idéale ni pour la propagation des connaissances et donc le progrès de l&#8217;humanité ni, surtout, pour l&#8217;exercice honnête de cette forme de gouvernance qu&#8217;on appelle démocratie.</p>
<p>Elle est Idéale, toutefois, pour l&#8217;exercice d&#8217;une forme autoritaire de gouvernance. Celle qui peut reposer sur la manipulation de l&#8217;information et qui permet donc de respecter la forme extérieure de la démocratie, sans que les citoyens ne s&#8217;écartent jamais des choix qu&#8217;on veut qu&#8217;ils fassent, puisque ces choix sont les seuls qu&#8217;ils puissent raisonnablement faire à partir de la vision du monde qu&#8217;on leur a transmise.</p>
<p>C&#8217;est ce système de démocratie « médiatique » qui prévaut dans nos sociétés occidentales. Cette forme efficace de gouvernance a été compromise par <a href="http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/174-la-fin-des-complots/">l&#8217;avènement de l&#8217;Internet</a> qui passe le micro à tout le monde. Le doute s’est installé. Ainsi, le résultat des récentes élections municipales à Montréal, qui a reconduit au pouvoir une administration qui sue la corruption par tous ses pores.  <a href="http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/10/24/la-magouille-au-pouvoir/">Une remise en question s’impose</a>.</p>
<p>L’explication rassurante de ce qui s’est passé à Montréal est qu’il ne s »agit que d’un vice de fonctionnement : les voix du bien contre le mal se sont divisées et un scrutin à deux tours aurait résolu ce problème.   Vous croyez ?  Peut-être, mais il y a une explication plus brutale.  Celle que la population voit le processus démocratique comme une manipulation, ne  CROIT plus à la démocratie … et ne vote plus. C’est hélas le raisonnement que semblent avoit fait plus de 60% des électeurs</p>
<p>Le système peut réagir à ce défi par un contrôle plus strict de l&#8217;information, ou par une gestion plus pointue des réactions à la transparence. Dans le premier cas, il faut une censure de plus en plus difficile à exercer et une montée progressive de l&#8217;autoritarisme. Dans le second, une pression est simplement exercée sur l&#8217;interprétation des faits, ce qui équivaut à une transformation ciblée, plus ou moins subtile, des critères éthiques eux-mêmes. Je ne porte pas de jugement sur la valeur morale de cette option.</p>
<p>Il existe une troisième option, qui serait que le pouvoir veuille s&#8217;adapter à la volonté populaire, mais elle est trop improbable pour que l&#8217;on perde ici du temps à en discuter. Je pose donc l&#8217;hypothèse que la seconde solution sera retenue et que le système préférera s&#8217;en remettre à sa capacité de parfaire ses mécanismes de manipulation, plutôt que de risquer une dérive ostensible vers le dictatorial.</p>
<p>Si on accepte cette hypothèse, une nouvelle structure d&#8217;information peut et doit être mise en place, qui soit manipulable au palier des interprétations, mais désormais VRAIE quant à son contenu objectif et parfaitement transparente. Dans une société technologiquement avancée comme la nôtre, cette structure pourrait  être celle décrite ci-après et dont les éléments seraient ceux qui correspondent aux exigences du processus d&#8217;information lui-même. Je n’en donne ici que le schéma.</p>
<p>D&#8217;abord, il faut capter l&#8217;information à sa source, aussi exhaustivement que possible, puis que celle-ci soit universellement diffusée Elle doit alors pouvoir faire l&#8217;objet d&#8217;une contestation et d&#8217;une réponse de la part de tous ceux auprès desquels elle l’a été, ce qui en garantit la véracité et l&#8217;authenticité.  Cueillette et contrôle exhaustifs exigent que tout le monde ait accès au micro. Quiconque apprend quoi que ce soit doit pouvoir le transmettre librement à tous sans censure, sous réserve d&#8217;en porter le responsabilité devant la loi.</p>
<p>Cette liberté d’informer génère une masse énorme de renseignements. Il faut donc que l&#8217;information transmise soit organisée et structurée, que les principes de son organisation soient connus de tous et fassent eux-mêmes l&#8217;objet d&#8217;une diffusion universelle prioritaire. On doit enseigner à trouver l&#8217;information avec la même urgence qu’on met à enseigner à lire. Ne pas le faire est une manoeuvre pour garder le peuple dans l&#8217;ignorance.</p>
<p>Le véhicule nécessaire et suffisant pour transmettre cette masse d’information est l&#8217;Internet. Comprenons bien que rien ne doit interdire que qui que  ce soit puisse aussi publier quoi que ce soit, sur Internet ou sous tout autre format, mais tout ce qui est information publique doit être publié par l&#8217;État sur Internet. C&#8217;est là que s&#8217;exprime le droit de l&#8217;individu à l&#8217;information, droit auquel correspond une <a href="http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/10/26/information-et-communication/">responsabilité de l&#8217;État d&#8217;informer</a>.</p>
<p>L&#8217;État s&#8217;acquitte de cette responsabilité en posant deux (2) gestes : a) Il fournit à tous les citoyens un accès individuel ou collectif gratuit à Internet ; b) il gère le processus de publication et de structuration de l&#8217;information. À quelques restrictions près concernant le respect de la vie privée et la sécurité publique, tout doit être publié. À l&#8217;individu de juger par la suite si l&#8217;information qu&#8217;il reçoit d&#8217;autres sources confirme ou contredit celle qu&#8217;il reçoit de l&#8217;État, auquel cas l&#8217;État doit avoir des comptes à rendre.</p>
<p>Dans cette structure, tout le monde peut et devrait être un joueur amateur ; c’est ce qui en garantit la crédibilité.  Chacun peut jouer comme reporter apportant des faits bruts, comme journaliste les mettant en contexte et les agençant impartialement pour leur donner un sens objectif, ou comme chroniqueur pour les interpréter et aider chacun à se former une opinion personnelle.  Mais à ce jeu, doivent aussi intervenir des professionnels.</p>
<p>Il doit y avoir des reporters de métier, des investigateurs professionnels &#8211; autonomes ou regroupés en agence de presse.  Il doit y avoir des journalistes chevronnés, capables d&#8217;expliquer le sens de ce qui se passe et aussi des chroniqueurs, des experts qui peuvent faire les liens et façonner l&#8217;opinion publique en influençant, pour le meilleur ou pour le pire, ceux qui leur font confiance. Ces professionnels doivent être rémunérés. Comment ? Par le biais d’une structure à trois (3) volets.</p>
<p>a) L&#8217;État doit créer une agence de presse où travailleront ceux qui veulent se faire un métier de chercher l&#8217;information et, au premier chef, ceux qui le font déjà pour les agences ou les médias traditionnels. On réglera avec leurs syndicats les conditions de leur embauche et de leur rémunération. Leur nombre et ces conditions évolueront et nous verrons ci-après comment c&#8217;est le public qui en sera le juge. Leurs contributions sont publiés à l’état brut.</p>
<p>b) L&#8217;État doit créer une « rédaction » ou salle de presse, à laquelle se joindront tous les journalistes de tous les médias qui choisiront de le faire. Chacun pourra au départ se faire reconnaître dans un ou quelques domaines de spécialité ou d&#8217;expertise et sa tâche consistera à écrire sur les sujets de cette compétence à partir des données brutes que fourniront les agences de presse et reporters autonomes, amateurs ou professionnels. Chacun pourra aussi écrire sur tout autre sujet, mais son statut comme auteur sur ces sujets sera celui d&#8217;un amateur et non d&#8217;un professionnel.</p>
<p>c) L&#8217;État doit créer enfin un « aréopage » de chroniqueurs, dont il est entendu que la tâche consiste à émettre des opinions en s&#8217;appuyant sur les faits bruts et sur l&#8217;interprétation des faits par les journalistes. Les chroniqueurs peuvent être biaisés, mais leur réputation dépendra de leur sincérité à admettre qu&#8217;ils le sont. Participeront au départ à cet aréopage les chroniqueurs les plus populaires des médias actuels, mais c&#8217;est le verdict populaire qui en modifiera vite la liste:</p>
<p>Que doit-on publier ? TOUT. Quand on ne pense plus papier mais pixels, ce qui peut être publié sur un site de l&#8217;État &#8211; qui pourrait s&#8217;intituler simplement « <strong>Information</strong> » &#8211;  n’est plus limité que par ce qu&#8217;il est possible de structurer efficacement.   Tout ce que publient les reporters, journalistes et chroniqueurs, amateurs aussi bien que professionnels est publié et demeure indéfiniment accessible.</p>
<p>C’est le positionnement, cependant, qui détermine la visibilité relative des nouvelles. Au « Fil de presse » les nouvelles apparaissent par ordre chronologique. Dans la section « Nouvelles », c&#8217;est un comité des journalistes qui choisit la préséance d&#8217;apparition des articles et leur positionnement de parution de départ, sur une page générale et sur les pages spécialisées qu&#8217;on jugera bon de créer. Dans la section « Chroniques », c&#8217;est la popularité du chroniqueur au cours de la semaine précédente qui détermine le positionnement initial de ses articles.</p>
<p>Une heure plus tard, cependant, c&#8217;est le nombre des lectures qui déterminera le  repositionnement d&#8217;heure en heure par la suite des articles et des chroniques, selon le nombre de demandes de lectures qu&#8217;elles ont reçues dans leurs sections respectives</p>
<p>Les reporters, journalistes et chroniqueurs professionnels devraient toucher un salaire de base auquel s&#8217;ajouteraient des primes selon le nombre de demandes de lecture qu’auraient suscité leurs textes. Tout le monde peut, à sa demande, être publié dans « Information », sans préjudice à son droit de publier lui-même sur internet et d&#8217;être rémunéré pour le faire , y compris par<a href="http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/09/16/google-la-pensee-en-liberte/"> les lecteurs eux-mêmes.</a></p>
<p>Les « amateurs » seront aussi rémunérés.  Pour chacune de leurs  contributions, ils recevront une prime plus modeste, mais au prorata de la rémunération d&#8217;un professionnel de la même catégorie – nouvelles ou chroniques &#8211; ayant reçu un nombre identique de lectures. Un index alphabétique de tous les auteurs d&#8217;articles, amateurs comme professionnels nous donnerait la liste des textes qu&#8217;ils ont publiés et nous dirait aussi combien chacun a eu de lecteurs.</p>
<p>La quantité de textes et d&#8217;images qui circuleront sans censure rend inévitable que des faussetés soient diffusées et toute image peut être bien tendancieuse, mais la possibilité de commenter sert de protection et un Conseil de presse sera là pour mettre les pendules à l&#8217;heure pour une population qui deviendra bien moins crédule quand elle aura cet ancrage solide dans une réalité objective au moins consensuelle.</p>
<p>Cette forme d&#8217;autogestion de l&#8217;information par les professionnels de l&#8217;information eux-mêmes semble la façon la plus pratique d&#8217;en assurer l&#8217;impartialité, mais il faut y ajouter un contrôle citoyen. La gestion de la publication et diffusion des textes doit donc dépendre d&#8217;une <em>Régie autonome de l’Information,</em> sous l&#8217;égide d&#8217;un « Conseil de presse ».</p>
<p>Ce Conseil consistera en deux (2) sections. La première sera composé de douze (12) citoyens, élus pour la durée d&#8217;un mandat (5 ans) renouvelable à l’occasion de chaque élection générale et la seconde de trente (30) citoyens choisis au hasard pour un mois. Ces derniers seront rémunérés pour leur peine à leur revenu actuel plus 15 % et jouiront à la fin de leur mandat du droit inconditionnel de réclamer de leur employeur leur réintégration dans leur fonctions précédentes.</p>
<p>Toute décision du Conseil de presse doit l’être à la majorité de chacune des deux (2) sections. En cas de désaccord, c’est le Tribunal qui tranchera immédiatement et toutes affaires cessantes, tout appel étant entendu lui-meme avec la même priorité.</p>
<p>Nul travailleur de l’information ne sera forcé de se joindre à « Informations », mais on peut supposer que les travailleurs de Quebecor en  lock-out  &#8211; et ceux de Gesca qui pourraient l&#8217;être bientôt – trouveraient avantageux d&#8217;accueillir cette proposition. Au gouvernement de décider comment il devrait dédommager les journaux et groupes de presse actuels auquel rien n’interdira de poursuivre leurs activités, mais dont il est clair que celle-ci seront perturbées  par l’arrivé de ce nouveau media plus crédible… et gratuit</p>
<p>Surtout que, sur le site « Information », il n&#8217;y a pas d&#8217;autre publicité que celle gratuite, considérée d&#8217;intérêts publics. La diffusion de l&#8217;information facilitant <a href="http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/17pub-et-verite-choc/">l&#8217;accès des consommateurs aux produits offerts sur le marché</a> est traitée autrement.  J’en parle ailleurs &#8211; voir le lien –  car c’est un tout autre sujet.</p>
<p>Je suis conscient que cette proposition est bien dérangeante et écrase de gros doigts de pied. À peu près tout sera fait pour qu&#8217;elle ne soit jamais mise en place. Si vous croyez qu&#8217;elle devrait l&#8217;être, il faudra donc que vous vous battiez pour qu’elle le soit.  Transmettez la RAPIDEMENT à tous les sites et à tous les médias que vous connaissez. Si vous le faites, il y a une chance, seulement une chance, que j&#8217;en vois la réalisation de mon vivant.</p>
<p>Pierre JC Allard</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["Concert entre Amis"]]></title>
<link>http://maxmoimoi.wordpress.com/2009/11/05/concert-entre-amis/</link>
<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 14:53:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Michel Birais</dc:creator>
<guid>http://maxmoimoi.wordpress.com/2009/11/05/concert-entre-amis/</guid>
<description><![CDATA[A l&#8217;Atelier Satie, un concert entre amis : Luc Benoit : piano Bernard Vitrac : chant Bruno Lom]]></description>
<content:encoded><![CDATA[A l&#8217;Atelier Satie, un concert entre amis : Luc Benoit : piano Bernard Vitrac : chant Bruno Lom]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[L'Ange malchanceux]]></title>
<link>http://abstand.wordpress.com/2009/11/05/lange-malchanceux/</link>
<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 05:00:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>abstand</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les Ailes du désir de Wim Wenders, 1987 Derrière lui le déferlement du passé, des galets déversés su]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Les Ailes du désir de Wim Wenders, 1987 Derrière lui le déferlement du passé, des galets déversés su]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[The author]]></title>
<link>http://sunamic.wordpress.com/2009/11/04/lauteur/</link>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 18:13:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>sunamic</dc:creator>
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<description><![CDATA[Arnaud Miconnet is an independant consultant, specialized in market research and data analysis.  A F]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Arnaud Miconnet is an independant consultant, specialized in market research and data analysis.  A F]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[17 De 3 à 7 ans ]]></title>
<link>http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/11/15/17-de-3-a-7-ans/</link>
<pubDate>Wed, 16 Nov 2005 01:11:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>pierrejcallard</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dès l’âge de 3 ans, l’enfant viendra à la “grande” garderie une journée par semaine. Il s y retrouve]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Dès l’âge de 3 ans, l’enfant viendra à la “grande” garderie une journée par semaine. Il s y retrouvera dans une structure plus formelle et au sein de groupes plus nombreux, mais dont l’ecadrement demeure dense au départ,  allant d’un gardien poour 8 enfants à 3 ans, pour faciliter la transition, à un pour 30 en maternelle dans l’année précédant l’entrée au cycle général.</p>
<p>À 4 ans, il passe deux jours par semaines à la grande garderie, 3 jours à 5 ans en Pré-maternelle, quatre (4) jours par semaine en Maternelle. Les autres jours, il les passera encore en mini-garderies, ou avec ses parents, si ceux-ci ont reçu la formation parentale adéquate (modules FP3, FP4, FP5 et FP6, aussi de 60 heures chacun). Le temps passé en mini-garderies ou avec les parents ira ainsi en diminuant, année après année, ce qui correspondra à une intégration progressive des enfants dans le système scolaire.</p>
<p>Garderies, pré-maternelles et maternelles occuperont une partie croissante du temps de l’enfant, mais la scolarisation à plein temps ne commencera qu’avec l’entrés au cycle général. Considérant la formation plus structurées qui leur sera donnée en mini-garderies, les enfants devraient pouvoir recevoir, même dans le temps de formation plus court qui sera désormais accordé aux garderies traditionnelles, pré-maternelles et maternelles, des connaissances formelles au moins équivalentes à celles que celles-ci ont actuellement pour mission de transmettre avant que l’enfant ne débute le niveau primaire.</p>
<p>Transmettre ces connaissances formelles, toutefois, ne sera pas l’objectif prioritaire des garderies, ni même des pré-maternelles et maternelles. Leur premier objectif sera d’inculquer à l’enfant quatre (4) types de connaissances.</p>
<p>a) D’abord, des valeurs morales et humaines essentielles. Sans connotations religieuses, mais tenant compte des principes de l’éthique naturelle et des exigences de la vie en société, incluant donc les notions de respect des autres, d’appréciation de leur spécificité, de coopération et de solidarité ainsi que les outils fondamentaux de socialisation.   Cette formation leur sera donnée en établissantt le lien avec la LOI, laquelle  est lexpression consensuelle des comportemenrts qui reflètent les valeurs que la société cosidère acceptables.</p>
<p>b) Ensuite, la motivation et les connaissances de base pour une vie saine: hygiène, nutrition, rôle de la médecine et des médicaments, initiation à l’exercice physique et aux sports. C’est ici, pas à l’adolescence, qu’il faut créer chez l’enfant l’attitude qui lui fera plus tard rejeter la nicotine, l’alcool  et les autres drogues.</p>
<p>c) En troisième lieu, l’enfant  se verra inciter à développer la curiosité de savoir, l’amour de la connaissance, le désir d’apprendre et les rudiments de la manière d’aborder un problème et de chercher des éléments de solution. L’enfant qui arrivera au primaire aura une longueur d’avance s’il sait comment poser une question, à qui la poser et comment trouver les sources documentaires d’information.</p>
<p>d)Finalement, là où les circonstances l&#8217;exigent ou le justifient, c’est durant cette période précédant son entrée au cycle d’éducation générale que l’enfant dont la langue maternelle n’est pas celle utilisée par le systeme d’éducation devra acquérir la maitrise fonctionnelle de cette dernière de façon à ce que son processus d’apprentissage ne soit pas compromis.</p>
<p>Simultanément, ceux dont la langue maternelle est celle du système pourront, s’ils le désirent, en profiter pour apprendre une langue seconde ou les rudiments de diverses autres langues dont l’apprentissage leur sera plus tard facilité s’ils en absorbent les spécificités phonétiques à cet âge de grande réceptivité. </p>
<p>On comprend l’intérêt de cette formation au Québec si le francais devient la seule langue officielle du systeme d’éducation… et partout en Europe si on veut propager l’utilisation d’une langue commune ou augmenter le nombre de ceux capables de s’exprimer en mandarin, en Hindi, en Arabe  ou autre langue  extra-communautaire.</p>
<p>Au début de l’année scolaire suivant son septième anniversaire, l’enfant entre au Cycle général et entreprend l’étape suivante de son cheminement.</p>
<p>Pierre JC Allard</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[08 Une approche personnalisée ]]></title>
<link>http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/11/15/08-une-approche-personnalisee/</link>
<pubDate>Tue, 15 Nov 2005 04:25:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>pierrejcallard</dc:creator>
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<description><![CDATA[Au départ, faisons le constat que les enfants, comme les adultes, ont des besoins et des rythmes d’a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Au départ, faisons le constat que les enfants, comme les adultes, ont des besoins et des rythmes d’apprentissage différents. Tirons en la conclusion évidente que l’enseignement magistral, qui consiste à réunir une classe d’élèves pour qu’un enseignant leur transmette oralement la même chose, de la même façon et en même temps, n’est pas une procédure optimale. Elle pourrait se justifier exceptionnellement, en période de crise, si on manquait d’enseignants, de livres et d’espace, mais il est inconcevable que cette approche soit encore aujourd’hui considérée comme la procédure “normale”.</p>
<p>Procuste était ce brigand de l’Antiquité qui “allongeait” ses victimes à la taille de son lit… ou les amputait de ce qui en dépassait. C’est exactement ce que fait notre système d’enseignement magistral, lequel ne transmet que son menu “prix fixe” et prétend standardiser les élèves d’une classe (au dénominateur le plus bas, c’est plus facile), espérant ainsi qu’arrivant différents ils repartiront égaux, les uns “allongés” des connaissances que quelqu’un aura choisi arbitrairement de leur imposer, les autres diminués des talents que le système ne leur aura pas reconnus.   Il serait temps de mettre fin à ce manège et que chacun puisse faire son lit à sa propre mesure.</p>
<p>Ce dont nous avons besoin, c’est d’une éducation qui procure à chaque éduqué l’attention dont il a besoin et le traite comme un être humain qui a le droit d’être différent. Pour y arriver, il faut remplacer la norme que constitue le cours magistral habituel par une norme personnalisée: un système où un éducateur entretient avec l’éduqué une relation unique, relation évoluant selon les besoins particuliers de l’éduqué dans le cadre des circonstances que la vie apporte à ce dernier. </p>
<p>Ceci ne signifie pas que toute relation éducateur-éduqué doive se limiter aux deux protagonistes, mais que l’éducateur doit avoir la discrétion et les moyens matériels de rencontrer ses élèves non seulement dans le cadre contraignant du cours magistral traditionnel, mais individuellement et par sous-groupes.</p>
<p>Une éducation personnalisée semble exiger des ressources colossales, mais ce n’est pas vrai. Pour remplacer l’approche magistrale par une approche personnalisée sans augmenter démesurément le nombre d’éducateurs requis, il faut simplement rentabiliser en qualité le travail de ce dernier et augmenter la pertinence de ses interventions en fonction des besoins des élèves.   </p>
<p>Prenons une illustration simple. Un éducateur qui dispose de 40 heures/semaine pour 16 élèves peut très bien consacrer 8 heures à des réunions plénières (cours magistraux), 4 fois 4 heures à animer les travaux d’équipes de 4 élèves constituées en regroupant ceux-ci selon leurs intérêts ou leur développement, et 16 heures à un tête-à-tête d’une heure avec chaque éduqué. Chaque élève est ainsi en présence de son éducateur 13 heures par semaine, mais c’est durant l’heure de tête-à-tête que se fait surtout l’éducation.</p>
<p>C’est cette heure d’orientation, de compréhension, d’évaluation qui est la clef, parce qu’elle humanise en la rendant personnelle la relation entre l’éducateur et l’éduqué.  Dans bien des systèmes d’éducation, il y a déjà un intervenant pour 16 élèves. Le problème n’est pas qu’on manque de ressources, mais qu’une bonne part de ces ressources n’enseignent pas et éduquent encore moins, collaborant au processus d’éducation de diverses autres façons dont l’utilité est parfois douteuse. </p>
<p>Le rapport, d’ailleurs, serait-il de 24:1 que le principe directeur de l’affectation des temps n’en serait pas changé. On pourrait alors prévoir, par exemple, 40 minutes d’entrevues individuelles, 4 fois 4 heures à animer des groupes de 6 élèves et garder 8 heures de plénière. Ou établir tout autre partage du temps qui semblerait adéquat, compte tenu de la spécificité du groupe.</p>
<p>Une nouvelle approche n’exige pas qu’on augmente le nombre des enseignants; elle exige: a) que l’on redéfinisse la finalité objective du travail de l’enseignant pour qu’il assume une responsabilité et une autorité d’éducateur, et b) qu’on favorise une relation longue plutôt qu’épisodique entre l’élève et son éducateur.  Une éducation personnalisée et une répartition plus productive du temps de l’enseignant deviennent possible dès que celui-ci refuse le rôle auquel on l’a confiné d’un lecteur qui ânonne et rabâche des énoncés répétitifs – un rôle de médiateur entre des connaissances à demi révélées dans des textes hermétiques et l’éduqué – pour assumer celui d’un GUIDE dans l’univers des connaissances.</p>
<p>Quand il vit cette transformation, l’enseignant peut assumer la responsabilité d’un éducateur et voit sa fonction de médiateur déplacée: il n’est plus là pour dire autrement ce que le texte écrit devrait déjà dire de façon compréhensible, mais pour situer le contenu cognitif immédiat dans un contexte universel, pour déduire et induire au-delà du message formel, pour éveiller l’intérêt, l’imagination, l’initiative de l’apprenant. L’enseignant-guide devient le médiateur entre l’éduqué et les liens qui permettent de passer d’une connaissance particulière à la connaissance générale.</p>
<p>L’essence même d’une éducation personnalisée, c’est qu’il ne sera écrit nulle part comment l’éducateur doit s’acquitter de cette nouvelle fonction, même si les enseignants trouveront sans doute intérêt à en discuter entre eux. C’est l’éducateur lui-même qui décidera de sa façon d’enseigner, car s’il était possible de lui imposer une procédure stricte et de tracer le plan de ce qui doit être fait et dit en chaque cas, l’éducateur perdrait sa raison d’être et pourrait être remplacé par une machine, ce qui n’est pas le cas.  </p>
<p>Le point le plus important d’une réforme de l’éducation c’est que désormais L’ÉDUCATEUR AIT LA LIBERTÉ DU CHOIX DES MOYENS D’ÉDUCATION et que, comme enseignant, il ait la liberté totale des moyens d’enseignement. La société (l’État) doit fixer les objectifs du volet obligatoire de l’éducation et le contenu de chaque module d’enseignement. L’État doit aussi vérifier que l’éduqué a bien appris ce qu’on prétend qu’il a appris. Mais la responsabilité du choix des moyens d’enseignement doit être exclusivement celle de l’enseignant.</p>
<p>Pierre JC Allard</p>
</div>]]></content:encoded>
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