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	<title>borloo &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/borloo/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "borloo"</description>
	<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 11:25:55 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[sommet des Nations unies sur le changement climatique à Copenhague.]]></title>
<link>http://courantlibre.wordpress.com/2009/12/19/sommet-des-nations-unies-sur-le-changement-climatique-a-copenhague/</link>
<pubDate>Sat, 19 Dec 2009 18:15:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>courantlibre</dc:creator>
<guid>http://courantlibre.wordpress.com/2009/12/19/sommet-des-nations-unies-sur-le-changement-climatique-a-copenhague/</guid>
<description><![CDATA[Au mois de décembre de cette année se tient  à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Les diri]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { so-language: zxx } --></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Au mois de décembre de cette année se tient  à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Les dirigeants du monde entier devront   se rassembler autour d’un projet politique mondial, comme ça été fait à de Kyoto, dont les résultats, euh, les résultats,… Ah, y’en a pas eu ? On me dit rien&#8230;</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Le réchauffement du système climatique lui, est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Enfin, c’est pas si sûr, puisque le GIEC l’affirme, et qu’on vient de découvrir que tous leurs résultats étaient, sinon mensongers, du moins truqués.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Ben, faut bien croûter, hein ! Grassement payés à découvrir que la terre  se réchauffe, si ces messieurs eussent dit que cela provenait simplement du soleil, et que c’est une phase provisoire, Nicolat Hulot  revendrait son hélicoptère et ses actions chez Rhone-Poulenc, il perdrait son partenariat avec Bouygues, Orange, Tf1, Edf, Norauto,Areva, et quelques autres.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Comme le dit Claude Allègre, <strong>:</strong></span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;"><strong>«</strong> Le gourou de l&#8217;écologie en France est un GO du Club Méditerranée, doublé d&#8217;un escroc intellectuel complet ! On interdit, on taxe, on interdit, on taxe&#8230; Cela n&#8217;est rien d&#8217;autre que de la répression. Nicolas Hulot est un imbécile, vous pouvez l&#8217;écrire. C&#8217;est une honte qu&#8217;il soit devenu le gourou de l&#8217;écologie, il envoie les gens rouler à vélo et lui fait ses affaires en hélicoptère. «</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Il a fait fort Allègre : Pauvre Nicolas !</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">C’est pas parce TF1 lui donne  30 000 € par mois , l’Oréal , 700 000 par an  et Rhone Poulenc 500 000, qu’on doit mettre en doute le probité de son excellence Nicolas Hulot. De toutes façon, l’animateur de TF1 est <em>« pour le dialogue avec les grandes entreprises plutôt que pour le “grand soir” »</em>. C’est bien connu : c’est le capitalisme ou le goulag. Ses méchants critiques sont des <em>« “purs” qui refusent de se salir les mains. Ben voyons !</em></span></span></p>
<p><a name="media-3375"></a><a href="http://courantlibre.solidairesdumonde.org/media/02/02/1938317343.jpg" target="_blank"><img src="http://courantlibre.solidairesdumonde.org/media/02/02/2117921420.jpg" border="0" alt="Space-love.jpg" width="78" height="40" align="LEFT" /></a></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Et alors ? ET ALOOOOORS ? Et Copenhague ?</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Le compte à rebours a commencé. Les 193 Etats n&#8217;ont plus que quelques heures pour parvenir à un accord mondial contre le réchauffement de la planète. &#8220;Les nouvelles qui nous parviennent (bip, bip, y a quelqu’un là-dedans ?&#8230;) de Copenhague ne sont pas bonnes&#8221;,  c’est ce que dit la chancelière allemande Angela Merkel. Pas mieux, dit le Premier ministre australien Kevin Rudd. Moi j&#8217;avais 8 lettres avec &#8220;que dalle &#8220;.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">La Commission et la présidence suédoise de l&#8217;Union européenne sont &#8220;inquiètes de l&#8217;absence de progrès&#8221;.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Pire, Nicolas Sarkozy, notre bon maître, dit que </span></span><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/a-copenhague-sarkozy-met-la-pression_836937.html"><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">la conférence &#8220;court à la catastrophe&#8221;</span></span></a><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">. Depuis le 7 décembre, les négociations pour limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 2 degrés  semblent ne pas avoir avancé dans la capitale danoise. Oui Copenhague c’est en Danoisie, pour ceux qui ne savaient pas.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Le fossé s&#8217;est creusé entre les pays développés et les autres depuis que les africains ont quitté une séance  : Les pays développés souhaitent en finir avec le protocole de Kyoto. Mais les pays africains souhaitent le prolonger jusqu&#8217;en 2020 et la Chine, l&#8217;Inde et le Brésil leur ont emboîté le pas. Objectif: préserver les retombées financières que le protocole offrait aux pays du sud.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Mais qu’est-ce que c’est que ce protocole qui avantage les pays pauvres ? C’est le monde à l’envers !</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Des avantages que les pays riches contestent bien sûr aujourd&#8217;hui à certaines puissances, comme la Chine, dont le niveau de développement a fortement grimpé depuis les années 1990.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Après deux semaines de discussions, les négociations ont viré au dialogue de sourds. D&#8217;un côté, l&#8217;Inde et la Chine réclament de forts engagements des pays riches à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et refusent l&#8217;idée d&#8217;être soumis à des objectifs contraignants. Les Etats-Unis, eux, voudraient que les pays pauvres accroissent leur effort de lutte contre le réchauffement. Nous on l’a pas fait, mais vous, faut le faire.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Washington réclame de la transparence de la part des pays du Sud.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Les pays du sud, ce sont les pays pauvres. Autrement dit le droit de vérifier si les engagements sont tenus. Inacceptable à Pékin ou à New Delhi, qui refusent toute ingérence.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">&#8220;S&#8217;il n&#8217;y a même pas un engagement vers la transparence, nous considérons qu&#8217;il ne peut y avoir d&#8217;accord&#8221;, a averti jeudi la secrétaire d&#8217;Etat américaine Hillary Clinton, l’épouse du liposucé.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">En sus, si j’ose dire…</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">La Chine et les États-Unis, en particulier, s&#8217;accusent mutuellement de ne pas en faire assez. Ouais, c’est pas moi, c’est l’autre.C’est çui qui dit qui y est, enfin des dialogues de grands de ce monde, quoi.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Le président  actuel de l&#8217;UE, a déclaré: &#8220;Il y a deux pays qui représentent la moitié des émissions mondiales. Tiens donc ! Qui qu’ça peut donc être ? On  attend toujours qu&#8217;ils relèvent leur niveau d&#8217;ambition en termes de réduction d&#8217;émissions&#8221;. Faut pas rêver !</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">L&#8217;accord est compromis. Bon, on fait le tour :</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">La Chine :</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Ils ont proposé de réduire de 40 à 45% leur intensité carbone d&#8217;ici 2020.Compte tenu de la croissance économique du pays, la réduction proposée de son intensité carbone ne fera que freiner la hausse des émissions de gaz à effet de serre.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Faut donc compter une hausse de 100% des émissions chinoises de gaz à effet de serre d&#8217;ici 20 ans. Eh, premier pollueur mondial, ça s’arrête pas comme ça ! Oui mais elle alimente les marchés occidentaux.Ah bon ? On dit rien alors ? On dit rien.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Les états-Unis</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Pour les Américains, le problème du changement climatique n&#8217;est pas une priorité. Barack Obama a proposé de réduire d&#8217;ici à 2020 les émissions de CO2 de 17% .C&#8217;est moins que les objectifs que les Etats-Unis avaient acceptés à Kyoto, avant de refuser de ratifier le protocole. Ben non, finalement, on ratifie pas le protocole, vous savez comment c’est, les protocoles, c’est salissant, c’est lourd, ça sert à rien…Obama ne reviendra pas sur sa proposition, c’est sûr.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">L’Inde</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Depuis quelques années, l&#8217;Inde est le troisième pollueur de la planète, et ça grimpe. Jusques là, le pays refusait de maîtriser ses émissions. Mais, le 3 décembre,  le ministre indien de l&#8217;environnement, a annoncé un revirement: l&#8217;Inde pourrait s&#8217;engager à réduire son intensité carbone de 20 à 25% d&#8217;ici 2020, ce qui ne permettra pas à l&#8217;Inde de réduire la quantité de CO2 qu&#8217;elle rejette chaque année. A Delhi, comme à Pékin, la vraie priorité c&#8217;est la <a href="http://www.jdf.com/basemedias/2009/08/01/105.0.2504948834.gif">croissance</a>.  La croissance, ma petite dame, la croissance, qu’on vous dit.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Pour ce pays de 1,1 milliard d&#8217;habitants, les pays riches sont  responsables du réchauffement climatique, et se doivent donc de financer les efforts des pays pauvres.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">La Russie</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Quatrième émetteur de gaz à effet de serre, la Russie se désintéresse du sujet. Elle a proposé pour Copenhague de réduire ses émissions de 25% par rapport à 1990 et la chute de l&#8217;union soviétique. Compte tenu de l&#8217;effondrement de son industrie, les rejets ont baissé d&#8217;au moins <a href="http://en.cop15.dk/blogs/view+blog?blogid=2845">37%</a> depuis cette année-là. La Russie ne fera donc rien pour être plus performante qu&#8217;aujourd&#8217;hui: elle peut même se permettre le luxe d&#8217;augmenter ses émissions sans renier son engagement. Pas cons, ces russes !</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">L’europe.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">C’est nous.L&#8217;Europe s&#8217;est déjà engagée à réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre d&#8217;ici 2020. Elle propose d&#8217;aller jusqu&#8217;à 30% à la condition que d&#8217;autres pays, comme les Etats-Unis, la Chine, ou l&#8217;Inde acceptent de fournir des efforts. Pas cons non plus, y a aucun risque.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">La France semble pousser ses partenaires de l&#8217;U.E. à signer un engagement inconditionnel de 30%,. J’ai bien dit « semble », parce que comme c’est sarko et ses chimpanzés de service, la devise, c’est « croissance, croissance » .Y a aussi le plan &#8220;<span style="text-decoration:underline;">justice climat</span>&#8220;. Mais c’est de  Jean-Louis Borloo,  autant dire que les autres pays vont se torcher avec.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">L’Afrique, pour finir !</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Ah, ben voilà un pays qu’on va pouvoir faire morfler ! Tiens, on savait pas sur qui taper ! Ben oui, les pays africains n&#8217;ont rien à offrir . Ils attendent des efforts de la part des principaux pollueurs. Pour l&#8217;Union africaine, &#8220;la mort du protocole de Kyoto constitue la mort de l&#8217;Afrique&#8221;. C&#8217;est pour cela qu&#8217;ils ont claqué la porte de la séance plénière lundi en signe de protestation. La France fait mine de ne pas laisser l&#8217;Afrique sur le bord de la route (&#8220;Appel conjoint de la France et de l&#8217;Ethiopie, représentant l&#8217;Afrique, pour un accord ambitieux à Copenhague&#8221;).Impressionant.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Bilan de l&#8217;opération Copenhague : <strong>Nulle</strong>, sauf pour les prostituées, que la mairie a essayé d&#8217;éliminer :</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Elle a en effet envoyé aux 160 hôtels de la ville des cartes postales enjoignant les participants au sommet de l’ONU à ne pas avoir recours aux services de prostituées, dont l’activité est pourtant légale au Danemark.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">« <em>Soyez durables, n’achetez pas de sexe</em> », est-il écrit sur ces cartes de la mairie.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Les putes ont réagi : Chaque carte distribuée par la mairie donne droit à un coup gratuit.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Les bordels ne désemplissent pas.</span></span></p>
<p><span style="font-family:FreeSans,sans-serif;"><span style="font-size:medium;">Qui à dit que le sommet de copenhague ne servait à rien ?</span></span></p>
<p><a name="media-3373"></a><a href="http://courantlibre.solidairesdumonde.org/media/00/01/1239100488.jpg" target="_blank"><img src="http://courantlibre.solidairesdumonde.org/media/00/01/751370394.jpg" border="0" alt="jpg_bakdecputescopenhague.jpg" width="78" height="40" align="LEFT" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ Commission nationale du débat public Nanotechnologies : Débat bidon dans un bunker]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/30/commission-nationale-du-debat-public-nanotechnologies-debat-bidon-dans-un-bunker/</link>
<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 11:45:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/30/commission-nationale-du-debat-public-nanotechnologies-debat-bidon-dans-un-bunker/</guid>
<description><![CDATA[piecesetmaindoeuvre.com, communiqué, le 28 novembre 2009 (CNDP-Nanos) Débat bidon dans un bunker A p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">piecesetmaindoeuvre.com</a>, communiqué, le 28 novembre 2009</p>
<p>(CNDP-Nanos) Débat bidon dans un bunker</p>
<p>A propos de la réunion de la Commission nationale du débat public Nanotechnologies à Grenoble (Alpexpo) le 1er décembre</p>
<p>&#8220;Le grand public est au centre de notre mission&#8221;, proclame la Commission particulière du débat public Nanotechnologies sur son site. Et Bergougnoux, son président, d’espérer dans Le Monde, le jour du lancement de sa campagne d’acceptabilité, la participation de 10 000 à 12 000 personnes aux pseudo-débats – soit une moyenne de 590 à 700 participants par ville.</p>
<p><strong>Les compte-rendus des sept premières réunions, établis par la CNDP elle-même, nous informent que seules 200 à 300 personnes se déplacent en moyenne, soit moins de la moitié que prévu. Un échec pour la CNDP ? Certes non. En réalité, l’organisation de ces réunions bidon écarte minutieusement le &#8220;grand public&#8221; pour réserver le prétendu débat aux experts et contre-experts du nanomonde.</strong></p>
<p>A Strasbourg, Toulouse, Orléans, Bordeaux, Lille, Clermont-Ferrand, Besançon et Grenoble, nul n’a vu d’affiches sur les murs, ni reçu de tract dans sa boîte aux lettres. A chaque étape le même refrain chez les habitants interrogés : personne n’est au courant. Ce n’est certes pas faute de budget – deux millions d’euros pour cette campagne de promotion – si la CNDP néglige la plus élémentaire information de la population.</p>
<p><strong>Au contraire son agence de manipulations publiques, I&#38;E Consultants, envoie-t-elle en masse des invitations insistantes aux universités, laboratoires, instituts de recherche. A Grenoble les chercheurs de l’Université Joseph-Fourier (scientifique) et des instituts de sciences dures du CNRS ont ainsi reçu des mails les incitant à bourrer la salle pour soutenir la tribune et riposter à d’éventuelles manifestations d’opposition. I&#38;E invite également les associations environnementalistes ou de consommateurs à étaler leur contre-expertise pour un échange démocratique sur les taux de nano-pollution admissibles.</strong> Ainsi s’assure-t-on le respect de la consigne délivrée par Jean-Louis Borloo dans le film d’introduction aux réunions : &#8220;<strong>Notre façon de vivre va être bouleversée par ces nanotechnologies, la question c’est pas d’être pour ou contre&#8221; (sic).</strong></p>
<p><strong>Résumons : 250 personnes dans la salle. Les premiers rangs réservés aux représentants des sept ministères maîtres d’ouvrage. Des intervenants officiels disséminés dans le public. Les invités issus des labos, de la Chambre de commerce, des boîtes locales ; et des citoyens spécialistes délégués par leurs associations. Combien d’anonymes du &#8220;grand public&#8221; dans ces débats bidon ? Leur présence est si peu souhaitée que d’honorables représentants de ceci-cela ont pu s’offusquer de la distribution par des contestataires sans appartenance, de tracts &#8220;sans signature d’association</strong>&#8220;. La CNDP quant à elle le déclare tout de go : &#8220;Nous ne sommes pas intéressés par les slogans et les déclarations anonymes&#8221;. D’autant moins que la commission, tout en invitant le public à &#8220;éclairer les décisions du gouvernement&#8221;, a établi à l’avance la liste des 147 questions susceptibles d’être soulevées en réunion, ainsi que <!--more-->les thèmes à exclure du débat (la biologie synthétique, le transhumanisme, les sciences cognitives – bref, l’homme-machine dans le monde-machine). Cette liste a été rendue publique par Pièces et Main d’œuvre sur les sites <a href="http://www.piecesetmaindoeuvre.com/">www.piecesetmaindoeuvre.com</a> et <a href="http://www.nanomonde.org/">www.nanomonde.org</a>.</p>
<p>A Besançon, le dispositif anti-public est monté d’un cran sécuritaire. Les participants, accueillis par un triple contrôle de vigiles, furent priés, une fois à l’intérieur, de signer un engagement à ne pas &#8220;perturber le débat&#8221;.</p>
<p>A Grenoble, c’est dans un bunker que le grand public est invité à s’exprimer en toute liberté. Police partout, vigiles privés en nombre renforcé ont été convoqués pour le show dans la capitale des nanos, à Alpexpo. La sécurité, nous dira l’honnête Bergougnoux, est l’affaire du responsable de la salle ; la CNDP ne touchant pas à ces basses œuvres. Ça tombe bien, le patron d’Alpexpo est un expert en la matière. Guy Chanal, également patron du Palais des Sports et de la course cycliste des &#8220;Six Jours de Grenoble&#8221;, est réputé pour sa poigne qui lui vaut une réputation de &#8220;cow-boy&#8221; parmi ses employés. Son expertise en maintien de l’ordre fait de lui depuis 2007 le conseiller technique auprès du préfet de l’Isère en matière de grands rassemblements, &#8220;en liaison avec le chef du service interministériel de défense et de protection civile&#8221; (prefecture.isere.fr). Nous voilà rassurés.</p>
<p>Tel qu’il est, avec ses multiples trucages et manipulations, ce pseudo-débat de la CNDP ne peut se dérouler autrement, puisque précisément il est destiné à simuler un exercice de démocratie impossible. Les opposants au nanomonde ayant dénoncé cette mascarade organisée trois ans après l’inauguration de Minatec à Grenoble, il ne restait à la CNDP qu’à ramasser les gestionnaires des nuisances pour servir de marionnettes dans ses numéros de ventriloques.</p>
<p>Il est notoire que les seuls débats publics sur les nanotechnologies depuis 2003 ont eu lieu à l’initiative obstinée des opposants et que celui de la CNDP n’existerait pas s’il ne s’agissait d’enfouir ces manifestations critiques. Du reste, serions-nous seuls contre tous à clamer notre opposition au nanomonde, que nous persisterions.</p>
<p>Une chose est sûre : OGM, déchets nucléaires, ITER ou nanotechnologies, l’hostilité croît vis-à-vis de la &#8220;démocratie technique&#8221;, des sociologues de l’acceptabilité et des organisateurs de la fausse concertation qui mettent en œuvre la devise de leurs collègues de France Telecom : &#8220;Faire participer, c’est faire accepter&#8221;. Pas plus que les OGM ou le nucléaire, les nanotechnologies ne se gèrent. Face au nanomonde nous ne pouvons nous satisfaire de règlements à la marge. Voilà pourquoi nous ne participerons pas au débat bidon de la CNDP à Grenoble le 1er décembre.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Quand on veut, on peut!]]></title>
<link>http://bertrandduc.wordpress.com/2009/11/27/quand-on-veut-on-peut/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 12:50:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bertrand Duc</dc:creator>
<guid>http://bertrandduc.wordpress.com/2009/11/27/quand-on-veut-on-peut/</guid>
<description><![CDATA[Voilà une dizaine de jours que je rédigeais un article inhérent à une requête simple: la mise à disp]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://bertrandduc.wordpress.com/files/2009/11/pouce2.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-109" title="pouce2" src="http://bertrandduc.wordpress.com/files/2009/11/pouce2.gif" alt="" width="217" height="188" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Voilà une dizaine de jours que je rédigeais un article inhérent à <strong>une requête simple: la mise à disposition de conteneurs et bacs poubelle.</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Le message est visiblement très bien passé puisque depuis hier, <strong>c&#8217;est chose faite</strong> à proximité de mon immeuble d&#8217;habitation.</p>
<p style="text-align:justify;">Et pour l&#8217;occasion, ils n&#8217;y sont pas allés de main morte, <strong>pas moins de 4 gros conteneurs</strong> poubelle qui arrivent d&#8217;un coup d&#8217;un seul, à point nommé. Les riverains ne sont pas habitués à cela, car évidemment ils n&#8217;en ont jamais eu à disposition! Ils n&#8217;auront que l&#8217;embarras du choix, quel conteneur pourront-ils bien choisir pour déposer leurs déchets n&#8217;est-ce-pas?</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Mais en tout cas, je m&#8217;en réjouis pleinement et c&#8217;était là tout le sens de ma requête, c&#8217;est plus de propreté dans les rues de notre ville et plus de responsabilisation des habitants, les invitant à non plus déposer leurs sacs poubelle sur les trottoirs mais dans les conteneurs prévus à cet effet.</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nicole Guedj interviendra lors de la « Global Conference », organisée par les Ateliers de la Terre, les 26, 27 et 28 novembre à Deauville.  ]]></title>
<link>http://nethumanitaires.wordpress.com/2009/11/26/nicole-guedj-interviendra-lors-de-la-%c2%ab-global-conference-%c2%bb-organisee-par-les-ateliers-de-la-terre-les-26-27-et-28-novembre-a-deauville/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 13:08:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>nethumanitaires</dc:creator>
<guid>http://nethumanitaires.wordpress.com/2009/11/26/nicole-guedj-interviendra-lors-de-la-%c2%ab-global-conference-%c2%bb-organisee-par-les-ateliers-de-la-terre-les-26-27-et-28-novembre-a-deauville/</guid>
<description><![CDATA[Cette manifestation, placée sous le haut patronage de Monsieur Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Envi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Cette manifestation, placée sous le haut patronage de Monsieur Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Envi]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Rénovation de la Halle Boulingrin: de qui se moque Serge Pugeault?]]></title>
<link>http://bertrandduc.wordpress.com/2009/11/25/renovation-de-la-halle-boulingrin-de-qui-se-moque-serge-pugeault/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 11:57:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bertrand Duc</dc:creator>
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<description><![CDATA[Serge Pugeault se vante constamment de la rapidité de la majorité municipale à entamer la réfection ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://bertrandduc.wordpress.com/files/2009/11/image_large.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-102" title="image_large" src="http://bertrandduc.wordpress.com/files/2009/11/image_large.jpg?w=300" alt="" width="300" height="152" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Serge Pugeault se vante constamment de la rapidité de la majorité municipale à entamer la réfection de la Halle du Boulingrin, alors que par le passé ce dossier paraissait au ralenti.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>C&#8217;est clairement de la mauvaise foi </strong>car si Adeline Hazan et son équipe ont eu la possibilité de lancer aussi vite ce dossier, c&#8217;est grâce aux travaux d&#8217;études réalisés par l&#8217;équipe précédente. Il serait bon qu&#8217;ils ne l&#8217;omettent pas!</p>
<p style="text-align:justify;">M. Pugeault met en cause la lenteur du déblocage de l&#8217;aide de l&#8217;Etat à la réfection qui était bloquée depuis 1996&#8230;<strong>C&#8217;est aussi objectivement l&#8217;une des causes du non avancement du dossier par le passé !</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Surtout, c&#8217;est la preuve que gouvernements de gauche comme de droite n&#8217;avaient pas rempli cet engagement, alors même que Serge Pugeault se répand partout en affirmant que l&#8217;enveloppe accordée dans le cadre du plan de relance n&#8217;est que le rattrappage de cette promesse non tenue.</p>
<p style="text-align:justify;">Enfin et c&#8217;est important de le souligner, c&#8217;est Jack Lang qui a <strong>classé ce bâtiment</strong> pour des raisons politiciennes en 1985, alors que <strong>sa qualité architecturale est très largement décriée.</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>M. Pugeault a la mémoire bien courte</strong> et une lecture partiale et partielle de ce dossier, il n&#8217;a même pas le souci de la cohérence dans les propos qu&#8217;il tient, trop occupé à politiser à outrance et à vouloir discréditer l&#8217;Etat et l&#8217;Exécutif&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Borloo - Climat : «Tout le monde est dans l’évitement»]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/25/borloo-climat-%c2%abtout-le-monde-est-dans-l%e2%80%99evitement%c2%bb/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 07:26:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
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<description><![CDATA[liberation.fr, Guillaume Launay, Christian Losson, le 24 novembre 2009 Climat : «Tout le monde est d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">liberation.fr</a>, Guillaume Launay, Christian Losson, le 24 novembre 2009</p>
<p>Climat : «Tout le monde est dans l’évitement»</p>
<p>A quinze jours de Copenhague, le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, confie ses doutes, ses espoirs et évoque son avenir.</p>
<p><strong>La réussite du sommet climat de Copenhague est menacée par la frilosité américaine</strong>, estime le ministre français de l&#8217;Ecologie Jean-Louis Borloo, qui juge <strong>indispensable de prévoir un dispositif &#8211; concret et chiffré &#8211; de solidarité envers les pays les plus vulnérables.</strong></p>
<p>A deux semaines du sommet climatique de Copenhague, beaucoup craignent un échec des négociations. Entre deux déplacements en Afrique et en Amérique du Sud, le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a répondu à Libération.</p>
<p><strong>Le sommet de Copenhague sera-t-il le fiasco annoncé ?</strong></p>
<p><strong>Bien sûr que non. L’enjeu est de taille. Il s’agit de convaincre les pays industrialisés de réduire leurs émissions de gaz à effets de serre de 25% à 40% d’ici 2020 par rapport à leurs émissions de 1990, et de 80% d’ici 2050</strong>. Il faut aussi que les pays émergents s’engagent sur des cibles concrètes de maîtrise de leurs émissions de CO2 et les fassent accepter par leur population. C’est énorme, difficile, mais essentiel. Mais on ne peut pas demander à des pays qui ont un fort taux de pauvreté de choisir entre réduction de CO2 et croissance. Ce serait irréaliste.</p>
<p><strong>Un texte fort avec des chiffres et des dates d’engagement est-il possible ?</strong></p>
<p><strong>Plus le texte sera emphatique, plus il sera vide. Plus les chiffres seront globaux et lointains, plus on voudra repousser une décision ou un traité, à six mois ou davantage, plus on cherchera à gagner du temps inutilement</strong>. Je le dis à ceux qui parlent déjà d’un Copenhague bis dans six mois : «De quelle information disposera-t-on dans six mois qu’on ne connaît pas déjà aujourd’hui ?»</p>
<p>Pourquoi est-ce si délicat alors que les opinions publiques sont volontaristes ?</p>
<p>Parce que cela engage de vraies révolutions. Or la réalité, c’est que tous les gouvernements réfléchissent et hésitent. Que<strong> tout le monde est dans l’évitement</strong>. Mais que <strong>sans initiative forte, on va dans le mur</strong>. <strong>Or il faut que l’on parvienne à un texte clair, avec des objectifs précis, et des mesures opérationnelles. Que les chefs d’Etat s’impliquent et soient là, sinon, on fera du surplace malgré tous les efforts déjà accomplis depuis deux ans</strong>. A l’image du pas réalisé par l’Europe il y a un an, quand elle a fait voter son paquet énergie climat, avec 20% de baisse des gaz à effet de serre, 20% d’économie d’énergie, 20% d’énergies renouvelables…</p>
<p>La contribution française, «Justice climat», vise-t-elle à court-circuiter le processus de l’ONU ?</p>
<p>Non, elle cherche juste à infuser des idées complémentaires et on l’affine tous les jours. On essaye de tenir compte de la vérité de chacun, dans la droite ligne de ce que veut l’ONU. L’idée, c’est de créer quatre catégories de pays en fonction de leurs émissions de CO2 et de leur PIB par habitant. Et pour les plus pauvres et vulnérables, <!--more-->notamment africains, nous souhaitons leur garantir dorénavant une aide minimum publique d’environ 450 milliards de dollars [300 milliards d’euros, ndlr] sur vingt ans dès la fin de 2010, pour faciliter un accès aux énergies renouvelables, tout comme à l’eau, à la forêt, et à l’agriculture.</p>
<p>Financée par le serpent de mer d’une taxe sur les transactions financières ?</p>
<p>Mais elle avance comme jamais ça n’a été le cas auparavant ! Oui, on sait que les budgets ne suffisent pas. Oui, la crise financière est passée par là, les G20 aussi. La plupart des pays européens y sont favorables. Ce n’est plus un point bloquant !</p>
<p>Copenhague sera-t-il un moment décisif du XXIe siècle ?</p>
<p>Il ne faut ni surdimensionner ni éviter le rendez-vous. Mais on rentre dans les deux années les plus belles ou les plus dures de l’histoire récente. Au fond, va-t-on vers une humanité de la mesure et du respect ou traite-t-on le respect comme une valeur individuelle mais pas collective ? La croissance s’est trop souvent faite au détriment de l’autre. On peut parvenir à une croissance qui se partage. La crise climatique oblige à sortir des chemins encombrés de l’indifférence…</p>
<p>On a dit cela sur les réfugiés, la faim…</p>
<p>Oui, mais j’espère que la somme des échecs antérieurs nous permettra de comprendre que l’enjeu, là, est vraiment universel, pas dans la conscience, mais dans la réalité.</p>
<p>Les Etats-Unis semblent tétanisés… Faut-il les aider ou les menacer ?</p>
<p>Ils sont en effet au pied du mur. Il faut les aider à prendre ce tournant. Il ne faut surtout pas que la position américaine soit le prétexte de la débandade générale. Je ne mets pas en cause les convictions d’Obama. L’admiration que j’ai pour l’homme et le processus qui l’a amené au pouvoir fait qu’on va finir par être coupable d’affection. Il faut le renforcer vis-à-vis de son Congrès. Les Etats-Unis sont sortis du déni, ils sont en marche. Mais il ne faut pas exagérer non plus : tous les gouvernements de la planète doivent faire des efforts. C’est aussi dur pour les Etats-Unis que pour l’Inde ou les pays européens.</p>
<p>Mieux vaut pas d’accord à Copenhague qu’un accord tiède ?</p>
<p>Non, mais mieux vaut pas d’accord qu’un accord faux. Après, on peut toujours discuter des modalités. Certaines grandes puissances essayent de faire passer un message : «Ne venez pas, il ne se passera rien.» Nous, on dit : «Venez quand même, ce sera crucial.»</p>
<p>Au-delà du scepticisme de certains Etats, êtes-vous surpris par la montée en puissance des climato-sceptiques ?</p>
<p>Il s’agit de faire la part des choses entre les inquiétudes de bonne foi et le déni systématique. Il y a des lobbies puissants, comme le lobby pétrolier ou charbonnier américain, qui s’expriment.</p>
<p>Sur ces questions, les angoisses françaises sont-elles réglées ?</p>
<p>La France est dans un consensus de fond sur le fait que l’avenir se joue là, positivement. Que se jouent à Copenhague et ailleurs nos emplois de demain, notre compétitivité. Et qu’on a des atouts dans ce domaine. Au début du Grenelle, les professionnels du bâtiment s’inquiétaient : «Vous allez bloquer le marché.» Notre premier soutien aujourd’hui ? Les mêmes. C’est bien la preuve que la mutation est en route.</p>
<p>La France profite du nucléaire et de ses industries de services : le beau rôle, finalement…</p>
<p>On l’avait avant et on ne s’engageait pas fortement pour autant. Ce n’est pas seulement le gouvernement français qui est en avance ou admirable. C’est la France et tous les Français.</p>
<p>Quelle part vous attribuez-vous dans ce changement ?</p>
<p>Il y a eu un processus, avec le Pacte écologique, acte très fondateur de la démocratie française. Nous, on a honoré le projet sérieusement, professionnellement, sans tricher. Et puis c’est une question de moment. Il y a eu du respect, un travail colossal. On a fait le job.</p>
<p>Ce serait ça, une «écologie de droite» ?</p>
<p>Quand l’écologie est perçue comme de l’imprécation, on ne peut pas faire la mutation. Je suis pour l’emploi de demain et pour qu’il y ait toujours des ressources. Je ne crois pas que la désignation des coupables a fait beaucoup avancer la société. L’écologie politique traditionnelle doit faire attention à ne pas retourner dans cette espèce de critique permanente. L’écologie, c’est un projet positif. Il n’y a pas un camp qui a le monopole de cette problématique. Je note juste que je suis le ministre de l’Environnement le plus confortable et puissant, par rapport à mes prédécesseurs et par rapport aux autres pays du monde. Et c’est bien Nicolas Sarkozy qui l’a souhaité ainsi.</p>
<p>Les arbitrages se font vraiment facilement au sein du gouvernement ?</p>
<p>Ce sont plus les symboles idéologiques qui peuvent faire blocage : taxe pique-nique, etc. On aligne les anathèmes, on multiplie les raccourcis. Sur le bonus-malus, certains ont crié au retour des prix régulés. La bataille a été rude mais aujourd’hui, ça marche.</p>
<p>Ministre de l’Energie, quel est votre rôle après les récents incidents sur plusieurs sites nucléaires français ?</p>
<p>Je n’ai pas à dire qui a tort ou raison, mais m’assurer que chacun a les moyens nécessaires pour mener à bien sa mission. J’ai mis en place la Haute autorité de la transparence, je m’assure que l’Autorité de sûreté nucléaire a tous les moyens d’investigation. Rien ne serait pire qu’un système ou notre rôle serait d’étouffer l’information.</p>
<p>On vous entend peu sur le nucléaire…</p>
<p>Ma position est très claire : il y a un savoir-faire et une qualité française dans le nucléaire. Même si ce n’est pas la réponse universelle, je suis là pour défendre cette filière technologique. Et assurer transparence et contre-pouvoirs.</p>
<p>Henri Proglio, nouveau patron d’EDF, plaide pour une réorganisation de la filière nucléaire, sous l’égide d’EDF…</p>
<p>C’est mon rôle de réfléchir au fonctionnement de la filière française, de savoir s’il doit y avoir un chef de file ou pas. Il y aura dans quelques semaines une réunion sur le sujet, pour remettre les choses sur la table en terme de fonds propres, d’organisation. Le nucléaire n’est pas un produit comme un autre.</p>
<p>La double casquette de Proglio (qui reste président du conseil d’administration de Veolia) ne vous pose pas problème ?</p>
<p>Ça m’en aurait posé un s’il avait occupé un poste exécutif dans les deux sociétés ; ce n’est pas le cas. Dans les grands marchés mondiaux, les rapprochements de vision sur l’énergie, l’eau et les déchets sont plutôt une bonne chose. Il faut organiser un peu mieux le club France, dans ces batailles mondiales. Evidemment, le président exécutif d’EDF doit consacrer tout son temps à EDF.</p>
<p>Même symboliquement, après la question de la moralisation du capitalisme ?</p>
<p>Je partage cet avis. Il faut faire attention. Mais ne m’en veuillez pas d’être cohérent avec mon regard sur le monde. Les sujets du XXIe siècle, c’est l’énergie, et pas seulement la production, les transports. Le «génie français», c’est la jonction des arts et métiers et de la délégation de service public, ce rapport public-privé. Le marché seul ne peut pas répondre aux mutations qui sont devant nous.</p>
<p>La France va-t-elle passer l’hiver électrique, en cas de vague de froid ?</p>
<p>Je l’espère, nous nous organisons. On a une réunion dans quinze jours avec tous les acteurs, pour réfléchir à ce problème de disponibilité des centrales.</p>
<p>Des regrets de n’avoir pas intégré l’électricité dans la taxe carbone, comme le préconisait la commission Rocard ?</p>
<p>Je suis Grenelle, tout Grenelle, que Grenelle. La loi dit : une taxe progressive donnant un signal prix sur l’énergie fossile, à l’exclusion de l’électricité. Je ne repose pas à chaque fois les questions qui ont été tranchées. Je suis le notaire de ce qui a été décidé ensemble.</p>
<p>Et si vous devez changer de poste dans six mois, vous serez frustré ?</p>
<p>On est dans des sujets qui nous dépassent. Il n’y a jamais un moment où on se dit : «C’est fait, je suis content, je peux partir.» On est au début d’une mutation tellement puissante… Le seul regret qu’il ne faut pas avoir, c’est le sentiment d’avoir distrait une once d’attention, d’énergie, de l’objectif final.</p>
<p>Après Copenhague, est-ce que vous pourriez considérer que c’est le moment de passer à autre chose ?</p>
<p>Je ne me projette pas, ce serait une perte de temps. Je suis séquentiel. Le jour où je passerai le ballon, est-ce que j’aurai le sentiment d’avoir épuisé toutes mes ressources physiques, intellectuelles, est-ce que je serai à peu près apaisé ? Je veux pouvoir me dire : «Voilà, tu as honoré la mission qui t’a été confiée.»</p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Voyage au pays des blogs ministériels...]]></title>
<link>http://gauchedecombat.wordpress.com/2009/11/24/voyage-au-pays-des-blogs-ministeriels/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 21:55:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>gauchedecombat</dc:creator>
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<description><![CDATA[En premier lieu, pour respecter un tantinet la hiérarchie et le respect dû à son rang, le blog d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[En premier lieu, pour respecter un tantinet la hiérarchie et le respect dû à son rang, le blog d]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Reims: le stade Delaune est loin d'être à la hauteur des attentes]]></title>
<link>http://bertrandduc.wordpress.com/2009/11/22/reims-le-stade-delaune-est-loin-detre-a-la-hauteur-des-attentes/</link>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 19:16:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bertrand Duc</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ce stade, qui il faut le dire, a été un véritable gouffre financier, avec un coût de 57 millions d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a style="text-decoration:none;" href="http://bertrandduc.wordpress.com/files/2009/11/remon-stade-delaune-reims.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-83" title="REMON STADE DELAUNE REIMS" src="http://bertrandduc.wordpress.com/files/2009/11/remon-stade-delaune-reims.jpg?w=300" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Ce stade, qui il faut le dire, a été <strong>un véritable gouffre financier, avec un coût de 57 millions d&#8217;euros</strong>, est bien loin de répondre aux attentes que l&#8217;on pouvait en avoir.</p>
<p style="text-align:justify;">En effet, ce stade ne peut accueillir d&#8217;autre événement sportif car il n&#8217;a pas été conçu pour. Ainsi, il a été précisé au dernier Conseil Municipal qu&#8217;<strong>il manquerait 1 mètre de pelouse pour pouvoir y accueillir des matches de rugby du Top 14!</strong> 1 mètre de pelouse, vous rendez-vous compte?!</p>
<p style="text-align:justify;">Ensuite, ce stade vraiment mal situé et très mal ouvert sur la ville. <strong>Aucun commerce ne peut se développer autour</strong> comme cela peut se faire dans les autres villes disposant d&#8217;un équipement digne de ce nom.</p>
<p style="text-align:justify;">Enfin, <strong>il est impossible d&#8217;y installer une scène pour des spectacles</strong>, les poids-lourds ne pouvant avoir accès à l&#8217;intérieur du stade!</p>
<p style="text-align:justify;">Que dire de la pelouse dont la piètre qualité empêche, sauf à payer un prix prohibitif de réfection, la présence de publics et de l’insuffisance des loges pour les mécènes et entreprises, l’absence de couverture des coursives…</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>D&#8217;où l&#8217;intérêt de réaffirmer l&#8217;impérieuse nécessité de construire un Zénith à Reims.</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Ce zénith est primordial pour l’attractivité de nos territoires, notamment envers la jeunesse et en terme d’image.</p>
<p style="text-align:justify;">Coté professionnels, la demande est unanime, tous les producteurs locaux sont favorables à ce projet, mais surtout l’exemple le plus flagrant, est la demande de Messieurs les président et directeur de programmation des Flâneries Musicales de Reims qui souhaitent tous deux une vraie salle de spectacle de grande capacité.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Non vraiment, le stade Delaune</strong>, même s&#8217;il  présente une belle esthétique, <strong>est bien loin de correspondre aux attentes des rémois(es) et des champardennais.</strong></p>
<div id="_mcePaste">
<p class="MsoNormal">
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Hebdo du Vendredi 20 novembre 2009]]></title>
<link>http://bertrandduc.wordpress.com/2009/11/22/lhebdo-du-vendredi-20-novembre-2009/</link>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 10:07:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bertrand Duc</dc:creator>
<guid>http://bertrandduc.wordpress.com/2009/11/22/lhebdo-du-vendredi-20-novembre-2009/</guid>
<description><![CDATA[Lundi s’est déroulé le débat d’orientations budgétaires de l’exercice 2010 sur fond de projet de réf]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><a href="http://bertrandduc.wordpress.com/files/2009/11/logoreims.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-78" title="logoreims" src="http://bertrandduc.wordpress.com/files/2009/11/logoreims.jpg" alt="" width="152" height="203" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Lundi s’est déroulé le débat d’orientations budgétaires de l’exercice 2010 sur fond de projet de réforme territoriale, de réforme de la Taxe Professionnelle et de transfert de responsabilités de l’Etat sur les collectivités locales.</p>
<p style="text-align:justify;">Cette séance de Conseil municipal avait comme un air de déjà-vu ce lundi, chacun restait campé sur ses positions, comme il y a un an. Normal me direz-vous, majorité et opposition dos-à-dos dans un débat stérile, avec des critiques maintes fois entendues et des réponses redondantes contrant ces mêmes reproches, entre petits coups de griffes et phrases pseudo humoristiques. Des échanges verbaux rappelant les discours d’entraîneur de football dans les vestiaires, toujours la même litanie, le même verbiage, les mêmes remontrances, les victoires et les échecs passés… une sorte de bouillie verbale indigeste pour certains et appétant pour d’autres.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Morceaux choisis de ces passes d’armes à fleuret moucheté.</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>-Jean-Marc Roze (UMP) :</strong> « Comment pouvons-nous débattre, nous n’avons pas tous les éléments comptables pour apprécier votre gestion (…),  27 pages de chiffres pour éclairer le débat, mais il n’y a pas la lumière à tous les étages (…). Investir sans nous endetter relève de la science-fiction ».</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>-Adeline Hazan : </strong>« Comme d’habitude pour suivre Monsieur Roze, il faut se munir d’une calculatrice. Depuis plusieurs mois, vous affirmez que les dépenses de personnel vont augmenter de 13%, ce chiffre est purement fantaisiste et peu sérieux. La hausse n’est que de 0,5% ».</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>-Jean-Marie Beaupuy (MoDem) : </strong>« Vous jouez avec les variations de compétence entre la ville et la CAR, il est difficile de comparer d’une année sur l’autre (&#8230;)  Il manque un plan de relance(…)  Il faut aller plus vite, plus fort, plus loin (…) Madame la Maire, vous parlez des errements du passé et en même temps de la richesse culturelle et sportive de Reims, mais il faut mettre en exergue le grand écart entre les errements et ce dont vous vous rendez fiere (&#8230;) c’est sans doute un pêché de jeunesse ».</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>-Adeline Hazan :</strong> « Vous avez utilisé le terme de schizophrène, restons courtois (…)Vous parler de pêché de jeunesse Monsieur Beaupuy, tout le monde ne peut pas se le permettre (&#8230;) Je n’ai aucun état d’âme d’avoir soutenu certains projets sous la précédente municipalité, mais je dénonce certaines gestions financières antérieures (…) Le projet de tramway était dans mon programme en 2001, contrairement à la liste concurrente. En 2008, j’ai soutenu ce projet dès le début, ce n’est pas le cas de certains membres de l’opposition actuelle ».</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>-Stéphane Joly (Verts) :</strong> « Avec ce débat d’orientations budgétaires, en sortant de la salle, nous serons moins inquiets et rassurés ».<strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>-Catherine Vautrin (UMP)</strong> reprochant le manque d’un véritable plan de relance et l’instauration d’une taxe sur les enseignes des commerçants…</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>-Serge Pugeault :</strong> « Concernant les enseignes Madame Vautrin, nous appliquons la loi que vous avez votée (&#8230;). Puisque l’on parle de plan de relance, l’Etat avait alloué 8 M € en 1996 pour la rénovation des Halles, cette même somme plusieurs années après est allouée à l’édifice au titre de plan de relance de l’Etat ! ».<br />
Finalement, pourquoi créer un festival culturel « Reims Scènes d’Europe », quand une séance de Conseil municipal peut parfois se muer en vaudeville.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>O.M-L</strong></p>
<p><em><strong>Source:</strong></em> <a href="http://www.lhebdoduvendredi.com/Conseil-Municipal-un-air-de-deja">http://www.lhebdoduvendredi.com/Conseil-Municipal-un-air-de-deja</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Peut-on résoudre la Tragédie des Communaux à l’échelle planétaire ?]]></title>
<link>http://jcfclimat.wordpress.com/2009/11/21/peut-on-resoudre-la-tragedie-des-communaux-a-l%e2%80%99echelle-planetaire/</link>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 13:11:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcfclimat</dc:creator>
<guid>http://jcfclimat.wordpress.com/2009/11/21/peut-on-resoudre-la-tragedie-des-communaux-a-l%e2%80%99echelle-planetaire/</guid>
<description><![CDATA[C’est là tout l’enjeu de la 15ème Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique. A Copen]]></description>
<content:encoded><![CDATA[C’est là tout l’enjeu de la 15ème Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique. A Copen]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[A project for the world ou plan justice-climat proposé par la France avant Copenhague]]></title>
<link>http://changementsclimatiques.wordpress.com/2009/11/19/a-project-for-the-world-ou-plan-justice-climat-propose-par-la-france-avant-copenhague/</link>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 10:18:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>ToM</dc:creator>
<guid>http://changementsclimatiques.wordpress.com/2009/11/19/a-project-for-the-world-ou-plan-justice-climat-propose-par-la-france-avant-copenhague/</guid>
<description><![CDATA[Mediapart vient de rendre public le texte du plan &#8220;A project for the world&#8221; (16 pages à ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Mediapart vient de rendre public le texte du plan &#8220;A project for the world&#8221; (16 pages à ]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[En route vers Copenhague : suivi des positions (12)]]></title>
<link>http://changementsclimatiques.wordpress.com/2009/11/17/en-route-vers-copenhague-suivi-des-positions-12/</link>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 15:42:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>ToM</dc:creator>
<guid>http://changementsclimatiques.wordpress.com/2009/11/17/en-route-vers-copenhague-suivi-des-positions-12/</guid>
<description><![CDATA[Voir les épisodes précédents : (1), (2), (3), (4), (5), (6), (7), (8), (9), (10), (11) Depuis la con]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Voir les épisodes précédents : (1), (2), (3), (4), (5), (6), (7), (8), (9), (10), (11) Depuis la con]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Aïe, ça fait mal la poudre aux yeux de la taxe carbone en retombant]]></title>
<link>http://donjipez.wordpress.com/2009/10/28/les-exceptions-scandaleuses-de-la-taxe-carbone-ne/</link>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 03:26:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>donjipez</dc:creator>
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<description><![CDATA[On ne pouvait que s&#8217;y attendre. Malgré les dénégations du pouvoir de droite. Sa taxe carbone n]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img style="visibility:hidden;width:0;height:0;" src="http://counters.gigya.com/wildfire/IMP/CXNID=2000002.0NXC/bHQ9MTI1NjcwMzk1MDM2NiZwdD*xMjU2NzAzOTkxMjU1JnA9NDAwODMxJmQ9Jm49d29yZHByZXNzJmc9MSZvPWRjZDYwMjg4ZGVhNzQzYmM4NDljMjJkY2RmYzkwNDIxJm9mPTA=.gif" border="0" alt="" width="0" height="0" /></p>
<p>On ne pouvait que s&#8217;y attendre. Malgré les dénégations du pouvoir de droite. Sa taxe carbone n&#8217;est au final qu&#8217;un effet de menton de plus et de l&#8217;injustice rajoutée à l&#8217;injustice. Alors, allons-y donc les passe-droits. C&#8217;est vrai quoi le mec qui est OBLIGE de prendre sa caisse tous les jours pour aller à l&#8217;usine, d&#8217;autant que ses horaires sont de plus en plus décalés et fantaisistes, on va quand même pas lui faire bénéficier des mêmes exceptions que le gros agriculteur machiniste et quelques autres. Et puis ce serait trop bête de faire payer les entreprises, principales pollueuses mais amies des amis du Fouquet&#8217;s&#8230; Quant au mensonge du remboursement même partiel de cet impôt déguisé, les sarko-sbires peuvent-ils penser que quelqu&#8217;un va faire ne serait-ce que mine de les croire. Le Sarkoland est pathétique, quand entraînera-t-il la réaction explosive qu&#8217;il induit?</p>
<div><iframe frameborder="0" width="488" height="373" src="http://wpcomwidgets.com/?width=480&amp;height=365&amp;src=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fswf%2Fxaxzet%26related%3D0&amp;quality=high&amp;wmode=tranparent&amp;_tag=gigya&amp;_hash=506ef3416026641ac2bd70f2d8b3ea39" id="506ef3416026641ac2bd70f2d8b3ea39"></iframe><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xaxzet_les-exceptions-scandaleuses-de-la-t_news">Les exceptions scandaleuses de la Taxe Carbone [news] 271009</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/720par576">720par576</a>. -<a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"></a></em></div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Syndrome du Titanic : Nicolas Hulot renvoie aux poubelles de l’histoire la ringardise esthétisante du film de Yann Arthus-Bertrand]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/10/22/le-syndrome-du-titanic-nicolas-hulot-renvoie-aux-poubelles-de-l%e2%80%99histoire-la-ringardise-esthetisante-du-film-de-yann-arthus-bertrand/</link>
<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 09:43:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
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<description><![CDATA[politis.fr, Claude-Marie Vadrot, le 8 octobre 2009 Le Syndrome du Titanic : Nicolas Hulot renvoie au]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">politis.fr</a>, <a href="http://www.politis.fr/_Claude-Marie-Vadrot_.html">Claude-Marie Vadrot</a>, le 8 octobre 2009</p>
<p><a href="http://www.politis.fr/Le-Syndrome-du-Titanic-Nicolas,8289.html">Le Syndrome du Titanic : Nicolas Hulot renvoie aux poubelles de l’histoire la ringardise esthétisante du film de Yann Arthus-Bertrand</a></p>
<p><strong>Au début de son film, Nicolas Hulot explique « Je ne suis pas né écolo, je le suis devenu ». Une phrase qui efface les quelques maladresses du texte qui suit, texte qui s’appuie sur des images saisissantes et parfois terrifiantes. Comme celles de Lagos, la capitale du Nigeria, où une partie de la ville vit dans un mélange d’ordures et de voitures. Un télescopage de la plus extrême pauvreté et de la copie du modèle occidental. Le même modèle pour tous, hélas, appuie le commentaire en expliquant qu’il existe pourtant des voies différentes pour atteindre le bien être. A condition que l’éducation soit privilégiée. Avec cette interrogation constamment répétée et surtout illustrée, de Hong-Kong à Detroit en passant par Paris ou Los Angeles : « où est le progrès quand tout est marchandise ? ». Comme le montre une séquence saisissante, entre tourisme et consommation, filmée en Namibie. Le film n’apporte pas la réponse. Peut-être parce que l’auteur explique presque dés le début : « Je ne suis pas optimiste, je maintiens un espoir ». Il est vrai que les images sont souvent désespérantes.</strong></p>
<p>On est loin de la ringardise esthétisante de Yann Arthus-Bertrand qui ne regarde jamais les hommes ; on est loin aussi, même si elle fut plus efficace, de la lourde pédagogie du film d’Al Gore conjuguant jusqu’à la nausée le thème « moi et le climat ». Yann Arthus-Bertrand, dans un mode encore plus mineur, fait de même en contemplant son nombril et celui de la planète. Pas étonnant que l’escrologiste du consortium Pinault ait reçu tant de louanges pour sa jolie bluette et que beaucoup de confrères fassent la moue sur le film de Hulot.</p>
<p>Le premier présente le monde comme nous voulons absolument encore croire qu’il est, comme si les beautés des paysages « vues du ciel » pouvaient masquer les horreurs des destructions, des pénuries, des gaspillages et des pauvretés.</p>
<p><strong>Le second, ce qui peut paraître désespérant et sans analyse toujours directement perceptible, nous montre la terre telle qu’elle est. Ce qui devrait nous inciter à l’action et à la réaction plutôt qu’à nous barricader derrière des murs longuement décrits</strong> : celui qui isole les Palestiniens comme celui qui sépare le Mexique des Etats Unis. <strong>Insister sur la misère du monde plutôt que ce qui lui reste de beauté, a pour avantage, d’autant plus que c’est clairement expliqué, de rappeler, de marteler que les combat pour l’écologie ne peuvent pas être séparée des combats contre les inégalités ; et que pour préserver, il faut partager</strong>.</p>
<p>Résultat : même quand on sait tout cela, et encore plus quand on ne le sait pas ou que l’on veut l’oublier ou encore qu’on ne veut pas le savoir, on encaisse des coups de poings salutaires.</p>
<p>Rien à voir avec les caresses dans le sens du poil prodiguées par Yann Arthus-Bertrand : le monde il est beau il est gentil et si vous faites un petit effort, on va s’en tirer.</p>
<p>Rien de tel dans le Syndrome du Titanic. Hulot, même si le propos est parfois trop elliptique, nous demande d’arrêter la musique et de regarder, de réfléchir. Avec cet avertissement tiré des images<!--more--> : « <strong>si nous ne changeons pas, la nature va procéder elle même à des ajustements et se seront les plus pauvres, au nord comme au sud, qui en souffriront les premiers</strong> ». Avec une conclusion sur notre modèle qui mérite réflexion : « Peut-être avons nous trop bien réussi ».</p>
<p>Clairement, Nicolas Hulot n’est pas seulement devenu écolo, il est devenu politique et on se demande bien ce que lui répondent Jean-Louis Borloo ou Nicolas Sarkozy quand il leur raconte sa vision du monde&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un peu ringarde la pub de la Voix du Nord ...]]></title>
<link>http://bieresetchicons.wordpress.com/2009/10/20/un-peu-ringarde-la-pub-de-la-voix-du-nord/</link>
<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 11:19:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>piccalilli circus</dc:creator>
<guid>http://bieresetchicons.wordpress.com/2009/10/20/un-peu-ringarde-la-pub-de-la-voix-du-nord/</guid>
<description><![CDATA[Depuis plusieurs semaines, la Voix du Nord a changé sa formule. A l&#8217;instar du Figaro, celle-ci]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Depuis plusieurs semaines, la Voix du Nord a changé sa formule. A l&#8217;instar du Figaro, celle-ci se veut tout en couleurs et plus aérée.</p>
<p style="text-align:justify;">Alors pour annoncer cette nouvelle orientation, La Voix du Nord a sorti de sa poche une campagne d&#8217;affichage pour le mois pop ringarde &#8230;</p>
<p style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-807  aligncenter" title="4X3 VDN Borloo" src="http://bieresetchicons.wordpress.com/files/2009/10/4x3-vdn-21.jpg" alt="4X3 VDN Borloo" width="510" height="380" /></p>
<p style="text-align:justify;">A en voir la tronche de Borloo, ça me donne pas très envie de lire ce quotidien qui est tout de même l&#8217;un des plus vendu de France. J&#8217;aurais voulu vous montrer la même campagne déclinée à Martine Aubry, mais je ne trouve plus sa tête de poppie&#8217;s sur Lille actuellement. Dommage car c&#8217;est celle qui était la pire &#8230;</p>
<p>Tout ça n&#8217;est qu&#8217;anecdotique me direz-vous, mais pour une fois qu&#8217;un média de la région prend la parole, cela aurait pu être plus classe &#8230; Mais bon, au moins ça fait parler du journal &#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Incident nucléaire : du plutonium échappe à l'inventaire à Cadarache]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/10/15/incident-nucleaire-du-plutonium-echappe-a-linventaire-a-cadarache/</link>
<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 10:00:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/10/15/incident-nucleaire-du-plutonium-echappe-a-linventaire-a-cadarache/</guid>
<description><![CDATA[nouvelobs.com, AFP, le 15 octobre 2009 Incident nucléaire : du plutonium échappe à l&#8217;inventair]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">nouvelobs.com</a>, AFP, le 15 octobre 2009 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20091015.OBS4669/incident_nucleaire__du_plutonium_echappe_a_linventaire_.html"></a></p>
<p><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20091015.OBS4669/incident_nucleaire__du_plutonium_echappe_a_linventaire_.html">Incident nucléaire : du plutonium échappe à l&#8217;inventaire à Cadarache</a></p>
<p><strong>Le Commissariat à l&#8217;énergie atomique a repéré sur le site de Cadarache des dépôts de plutonium supérieurs à ses prévisions. &#8220;De quoi faire environ cinq bombes nucléaires&#8221;, selon Greenpeace.</strong></p>
<p><strong>Le ministre de l&#8217;Ecologie Jean-Louis Borloo a réclamé mercredi 14 octobre &#8220;la transparence la plus complète&#8221; après qu&#8217;on ait découvert dans un atelier en cours de démantèlement au site du Commissariat à l&#8217;énergie atomique de Cadarache que la quantité de plutonium entreposé avait été fortement sous-estimée. L&#8217;incident, qui aurait été caché plus de trois mois, a été classé au niveau 2 de l&#8217;échelle internationale de gravité des événements nucléaires par l&#8217;Autorité de sûreté nucléaire (ASN).</strong></p>
<p>Dans un communiqué, Jean-Louis Borloo &#8220;<strong>regrette profondément qu&#8217;un tel délai se soit écoulé entre la découverte de cette situation et sa déclaration&#8221;. &#8220;Cette transparence et cette exigence de sécurité sont les conditions incontournables de la fourniture d&#8217;électricité d&#8217;origine nucléaire. Elles seront respectées</strong>&#8220;, promet-il.</p>
<p>&#8220;Une des situations les plus critiques&#8221;</p>
<p>&#8220;<strong>Nous estimons que la découverte à Cadarache de plusieurs kilos de plutonium ayant échappé à tout inventaire constitue une des situations les plus graves et les plus critiques que l&#8217;on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps. C&#8217;est tout simplement hallucinant</strong>&#8221; a réagi le responsable de la campagne énergie/nucléaire de Greenpeace France, Yannick Rousselet. &#8220;<strong>Uranium de retraitement abandonné en Russie, kilos de plutonium oubliés à Cadarache: comment l&#8217;industrie nucléaire ose-t-elle prétendre qu&#8217;elle gère ses déchets ?&#8221;</strong> s&#8217;interroge l&#8217;organisation écologiste dans un communiqué.</p>
<p>Le CEA de Cadarache (Bouches-du-Rhône) est l&#8217;un des neuf centres de recherche du Commissariat à l&#8217;énergie atomique.</p>
<p><strong>Exploité par Areva, cet atelier de technologie du plutonium (ATPu), &#8220;qui est à l&#8217;arrêt définitif et en cours de démantèlement depuis début 2009</strong>&#8220;, précise le ministère de l&#8217;Ecologie, &#8220;<strong>avait pour activité principale la production de combustible MOX pour des réacteurs nucléaires&#8221; mais son démantèlement avait été décidé &#8220;car le niveau de sûreté ne correspondait plus aux exigences attendues aujourd&#8217;hui&#8221;.</strong></p>
<p>Suspension des travaux</p>
<p>Le CEA Cadarache a informé l&#8217;ASN le 6 octobre que les dépôts de plutonium dans les boîtes à gants, qui permettent d&#8217;accéder de façon sécurisée à une enceinte de confinement dans laquelle est mise en oeuvre de la matière nucléaire, avaient été sous-évalués, explique l&#8217;Autorité. &#8220;<strong>Evalués à environ 8 kg pendant la période d&#8217;exploitation de l&#8217;installation, les dépôts récupérés à ce jour sont, selon le CEA, de l&#8217;ordre de 22 kg et le CEA estime que la quantité totale pourrait s&#8217;élever à près de 39 kg</strong>&#8220;, précise l&#8217;ASN.</p>
<p>Greenpeace rappelle par la voix de Yannick Rousselet que <strong>c&#8217;est &#8220;une matière si dangereuse qu&#8217;elle doit être réglementairement mesurée au gramme près</strong>&#8220;, et s&#8217;étonne &#8220;qu&#8217;on <!--more-->découvre dans un vieil atelier fermé depuis six ans de quoi faire environ cinq bombes nucléaires&#8221;.</p>
<p>Après inspection, l&#8217;ASN a décidé lundi de classer l&#8217;événement au niveau 2 de l&#8217;échelle internationale de gravité des événements nucléaires (échelle Ines) qui en comporte 7. Elle a aussi décidé de suspendre toutes les opérations de démantèlement dans l&#8217;installation qui ne pourront reprendre sans son accord.</p>
<p>Faille dans la sécurité</p>
<p>Trois jours après le signalement par le CEA, une inspection de l&#8217;installation a eu lieu le 9 octobre. Or, celle-ci &#8220;a permis de confirmer que le CEA avait connaissance de l&#8217;incident depuis le mois de juin 2009&#8243;, selon l&#8217;ASN.</p>
<p>&#8220;L&#8217;incident n&#8217;a eu aucune conséquence&#8221;, assure l&#8217;ASN, mais la &#8220;sous-estimation de la quantité de plutonium avait conduit à réduire fortement les marges de sécurité destinées à éviter un accident de criticité dont les conséquences potentielles pour les travailleurs peuvent être importantes&#8221;. Le risque de &#8220;criticité&#8221; est celui d&#8217;une réaction nucléaire en chaîne quand trop de matière fissile est rassemblée au même endroit.</p>
<p>De fait l&#8217;ASN considère que &#8220;l&#8217;absence de détection de cette sous-estimation pendant la période d&#8217;exploitation de l&#8217;installation, ainsi que la déclaration tardive de cet événement à l&#8217;ASN, révèlent une lacune dans la culture de sûreté de l&#8217;exploitant et de l&#8217;opérateur industriel de l&#8217;installation&#8221;.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Lalanne dénonce les dérives de l'écologie]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/10/09/lalanne-denonce-les-derives-de-lecologie/</link>
<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 14:23:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/10/09/lalanne-denonce-les-derives-de-lecologie/</guid>
<description><![CDATA[tvmag.com, Emmanuel Galiero, le 8 octobre 2009  Lalanne dénonce les dérives de l&#8217;écologie Quan]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">tvmag.com</a>, Emmanuel Galiero, le 8 octobre 2009 </p>
<p>Lalanne dénonce les dérives de l&#8217;écologie</p>
<p><strong>Quand il parle, c&#8217;est sans langue de bois. Francis Lalanne, qui appelle tous les consommateurs présumés pollueurs à la « révolte », attaque fort et dénonce les dérives du « business » de l&#8217;écologie</strong>. Interview choc exclusive pour TV Magazine.</p>
<p>Pourquoi êtes-vous en colère ?</p>
<p>Je fais partie des gens qui en ont ras-le-bol de ce système, qui met en avant des icônes institutionnelles de l&#8217;écologie, avec un discours politiquement correct, dont le pouvoir a besoin pour faire passer sa propagande. Des icônes fabriquées pour endormir les gens, pas pour les réveiller !</p>
<p>À qui pensez-vous ?</p>
<p>Jean-Louis Borloo, par exemple. Il a un mandat pour servir des intérêts capitalistes qui ont besoin de l&#8217;écologie pour se développer. Les gens l&#8217;écoutent comme une référence en matière de traitement du problème écologique, alors qu&#8217;en fait il sert de caution aux pollueurs contre l&#8217;intérêt des pollués que nous sommes. Ensuite, je peux citer Nicolas Hulot.</p>
<p>Pourquoi lui ?</p>
<p>Parce qu&#8217;il tient un discours absolument intolérable et à géométrie variable selon les besoins de son entreprise. Tantôt il prétend que l&#8217;écologie n&#8217;est pas une philosophie politique à part entière mais une sorte d&#8217;humanisme-conseil au service du pouvoir. Tantôt il appelle à voter pour les Verts, tout en méprisant les écologistes indépendants et en proclamant qu&#8217;il ne fait pas de politique. De plus, il terrorise les gens en leur expliquant qu&#8217;ils sont méchants et destructeurs. Le fait que Nicolas Hulot vive grassement en réalisant des émissions sur l&#8217;écologie à la télé le rend-il moins méchant et moins destructeur que le commun des mortels ?</p>
<p>Mais ses émissions ne sont-elles pas nécessaires ?</p>
<p>Non ! Que M. Hulot soit un chef d&#8217;entreprise avisé, soutenu par les énormes médias qui l&#8217;emploient, et se serve de l&#8217;idéal écologiste pour faire de l&#8217;argent, cela ne me dérange pas. À condition que son message nous permette d&#8217;espérer un monde meilleur. Mais, au lieu de s&#8217;en prendre aux véritables responsables, comme l&#8217;a fait Coline Serreau avec son film La Belle Verte, il se trompe de cible et attaque les victimes. On en a marre de recevoir des leçons de morale tous les jours par des milliardaires qui nous accusent.</p>
<p>Iriez-vous jusqu&#8217;à la traiter d&#8217;« imbécile », comme l&#8217;a fait Claude Allègre dans la presse ?</p>
<p>Pour moi, Nicolas Hulot est loin d&#8217;être un imbécile, mais il est temps qu&#8217;il arrête de prendre les gens pour des <!--more-->&#8230; !</p>
<p>Des émissions comme Ushuaïa n&#8217;encouragent-elles pas une plus large prise de conscience des menaces qui planent sur la Terre ?</p>
<p>Mais Hulot ne veut pas s&#8217;engager ! Il se positionne comme un conseil neutre, tout en soutenant les suppôts du pouvoir que sont les Verts. Pour moi, les écologistes de référence ne sont pas ces ayatollahs médiatiques, mais ceux qui travaillent depuis trente-cinq ans dans l&#8217;ombre et bénévolement au sein d&#8217;associations efficaces et citoyennes. Eux n&#8217;ont pas besoin que l&#8217;on vienne pourrir leur combat sincère par des opérations de marketing.</p>
<p>Daniel Cohn-Bendit, au nom des Verts, vient tout de même de remporter une victoire aux européennes&#8230;<br />
Ce n&#8217;est pas lui qui a gagné, c&#8217;est la prise de conscience écologiste et citoyenne qui lui a fourni sa victoire. Les non-écolos qui ont voté pour lui l&#8217;ont fait sincèrement, parce qu&#8217;on l&#8217;a présenté comme le seul candidat écologiste, mais aussi comme celui qui avait rassemblé tous les candidats écologistes. Ce qui est faux ! Cohn-Bendit est un libéral opportuniste qui s&#8217;est fait une place au soleil avec l&#8217;argent du contribuable. Il essaie de maquiller son ultralibéralisme en vert pour nous faire croire qu&#8217;il est de gauche.</p>
<p>Bizarrement, vous ne dites rien sur Yann Arthus-Bertrand ?</p>
<p>Pour moi, c&#8217;est un artiste qui met son art au service d&#8217;une cause. Je n&#8217;y vois pas de posture ou d&#8217;arrière-pensée. Je regrette simplement que son discours moralisateur s&#8217;adresse plus, comme celui de Hulot, à ceux qui subissent la pollution qu&#8217;à ceux qui en sont les vrais responsables. Et je ne comprends pas quelle est sa position sur le fléau du nucléaire. Pourquoi ne dit-il pas catégoriquement qu&#8217;il faut sortir du nucléaire ? Pour moi, c&#8217;est clair. Il n&#8217;y a rien de plus urgent et, aujourd&#8217;hui, le monde en a les moyens.  </p>
<p>Sortir du nucléaire n&#8217;est pas aussi simple en France&#8230;</p>
<p>C&#8217;est ce que les ayatollahs de l&#8217;écologie veulent nous faire croire&#8230; La vérité, c&#8217;est que, dès demain, nous pouvons tout arrêter ! C&#8217;est une question de volonté politique. Avec le solaire, le bactérien et l&#8217;air comprimé, on peut enrayer la pollution du jour au lendemain, mais on ne le fait pas parce que certains intérêts économiques dominent.</p>
<p>Quelle est votre légitimité pour juger et pour vous exprimer sur ce sujet ?</p>
<p>Il y a plus de trente ans, des artistes comme moi ou Marc Jolivet, étions pris pour de gentils écolos babas cool. À l&#8217;époque, nous faisions rire et, aujourd&#8217;hui, nous faisons peur. Ma légitimité est celle d&#8217;un pékin moyen, d&#8217;un être humain qui l&#8217;ouvre parce qu&#8217;il ne veut plus subir. Mais j&#8217;ai créé le mouvement Écologie citoyenne, qui a remporté 4 % des suffrages aux dernières élections européennes, ce qui me portera comme tête de liste écologiste indépendante aux élections régionales d&#8217;Île-de-France.</p>
<p>Parallèlement, vous venez de prendre une décision personnelle étonnante. Expliquez-nous&#8230;</p>
<p>J&#8217;ai 50 ans et je veux vivre dans la société sans être esclave du système : en refusant de me laisser imposer des besoins et des idéologies. C&#8217;est la raison pour laquelle, dans quelques semaines, je n&#8217;aurai plus de compte bancaire, car l&#8217;argent virtuel, celui qui a créé Madoff, n&#8217;est pas moral. De même, je n&#8217;aurai plus de téléphone portable, de maison. J&#8217;irai vivre sur la route simplement, de concert en concert, au fil des rencontres, ni comme un possédant ni comme un possédé, mais comme un artiste libre.</p>
<p>Que répondez-vous à ceux qui pensent que vous poursuivez une utopie ?</p>
<p>Je leur dirai que je préfère être utopiste plutôt qu&#8217;« hadopiste ». D&#8217;ailleurs, l&#8217;utopie d&#8217;aujourd&#8217;hui a toujours été la réalité de demain.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les nanotechnologies à la loupe : lancement du débat public]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/09/24/les-nanotechnologies-a-la-loupe-lancement-du-debat-public/</link>
<pubDate>Thu, 24 Sep 2009 14:35:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/09/24/les-nanotechnologies-a-la-loupe-lancement-du-debat-public/</guid>
<description><![CDATA[tv5.org, AFP, Jean-Pierre Clatot, le 23 septembre 2009 Les nanotechnologies à la loupe : lancement d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">tv5.org</a>, AFP, Jean-Pierre Clatot, le 23 septembre 2009</p>
<p>Les nanotechnologies à la loupe : lancement du débat public</p>
<p><strong>Face aux craintes et espoirs suscités par les nanotechnologies, un large débat public a été officiellement lancé mercredi pour passer à la loupe les avancées et risques liés aux particules de taille nanométrique, c&#8217;est-à-dire jusqu&#8217;à 500.000 fois plus fines qu&#8217;un cheveu.</strong></p>
<p>&#8220;<strong>C&#8217;est une révolution devant nous qui est majeure et je ne veux pas que cette révolution n&#8217;appartienne qu&#8217;aux ex</strong>perts&#8221;, a déclaré le ministre de l&#8217;Ecologie Jean-Louis Borloo, <strong>évoquant les applications actuelles ou à venir des nanotechnologies pour la santé, l&#8217;énergie, la téléphonie mobile, les matériaux, les tissus ou encore le traitement de l&#8217;eau.</strong></p>
<p>&#8220;<strong>C&#8217;est vraiment le moment de lancer le débat</strong>&#8220;, a-t-il ajouté lors d&#8217;une conférence de presse, précisant que &#8220;800 produits&#8221; incorporent déjà des nanotechnologies.</p>
<p><strong>Les effets potentiels sur la santé et l&#8217;environnement de structures ou particules, dont l&#8217;une au moins des dimensions est comprise entre 1 et 100 nanomètres (milliardième de mètre), restent mal connus.</strong></p>
<p><strong>Le débat s&#8217;organisera à la fois via un site internet ouvert mercredi</strong> (<a href="http://www.debatpublic-nano.org">http://www.debatpublic-nano.org</a>) <strong>et des réunions dans 17 villes de France entre le 15 octobre et le 23 février</strong>, a résumé Jean Bergougnoux président de la commission chargée de l&#8217;organiser.</p>
<p>La miniaturisation extrême permet aux &#8220;nano-objets&#8221; ou &#8220;nanoparticules&#8221; d&#8217;exploiter de nouvelles propriétés, optiques ou magnétiques par exemple, qui font appel aux lois de la physique quantique.</p>
<p>Ainsi, des applications de la découverte de la magnétorésistance géante qui a valu le prix Nobel de Physique 2007 au Français Albert Fert ont permis de démultiplier les capacités de stockage informatique.</p>
<p>La possibilité de créer des &#8220;bases de données pléthoriques&#8221;, ou de suivre des personnes à la trace via des &#8220;puces communicantes&#8221; ou RFID sur des titres de transport, pose la question des libertés individuelles, a souligné M. Bergougnoux.</p>
<p>Les avancées de la nano-médecine, qui pourraient non seulement permettre de &#8220;réparer&#8221; mais aussi &#8220;d&#8217;améliorer&#8221; l&#8217;homme, sont aussi sources de questions éthiques, a-t-il ajouté.</p>
<p>Pour M. Bergougnoux qui entend &#8220;informer, écouter et rendre compte objectivement&#8221;, le débat public doit permettre<!--more--> d&#8217;aborder &#8220;tout ce dont le public souhaite parler&#8221;.</p>
<p>Toutefois, dans les compte-rendus des réunions publiques diffusés sur le site internet &#8220;ne seront retenues que les opinions argumentées&#8221;, a-t-il précisé.</p>
<p>La première réunion publique, le 15 octobre à Strasbourg, permettra notamment de faire le point sur la réglementation européenne. Pour les cosmétiques, un règlement prévoit que les crèmes à bronzer contenant des nanoparticules de dioxyde de titane, pour éviter de laisser des traces blanches, doivent le mentionner sur l&#8217;étiquette, a rappelé M. Bergougnoux.</p>
<p>Mais la question reste ouverte en ce qui concerne l&#8217;inclusion ou non des nanoparticules dans le règlement REACH sur les produits chimiques.</p>
<p>Le débat se poursuivra le 20 octobre à Toulouse (risques pour l’environnement), notamment sur l&#8217;utilisation dans l&#8217;industrie aéronautique ou celle du médicament.</p>
<p>A Clermont-Ferrand, le 10 novembre, le débat portera sur les risques de pollution atmosphérique.</p>
<p>Protection des consommateurs (à Orléans le 27 octobre), utilisation de nanotechnologies dans le textile (à Lille le 17 novembre), sécurité intérieure et défense nationale (à Marseille, le 19 janvier) figurent parmi les autres thèmes.</p>
<p>La dernière réunion, le 23 février à Paris, permettra, selon M. Bergougnoux, de &#8220;brosser une synthèse des opinions exprimées&#8221;.</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Rien ne sera plus comme avant]]></title>
<link>http://echopolitique.wordpress.com/2009/09/22/rien-ne-sera-plus-comme-avant/</link>
<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 18:57:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>lolik11</dc:creator>
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<description><![CDATA[Délire ministériel d&#39;un écologicomane Notre ministre de l’écologie, J-L.Borloo, à jeun, mais sou]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Délire ministériel d&#39;un écologicomane Notre ministre de l’écologie, J-L.Borloo, à jeun, mais sou]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[La voiture électrique n'est pas une voiture propre]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/09/18/la-voiture-electrique-nest-pas-une-voiture-propre/</link>
<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 16:16:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
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<description><![CDATA[liberation.fr, NC, le 17 septembre 2009 Les vices cachés de la fée électricité Star du salon de Fran]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">liberation.fr</a>, NC, le 17 septembre 2009</p>
<p>Les vices cachés de la fée électricité</p>
<p>Star du salon de Francfort, la voiture électrique n’est pas aussi propre qu’elle en a l’air. Revue de détails.</p>
<p>Cette voiture électrique, Nicolas Sarkozy la bichonne à coups d’annonces et de subventions. Un plan gouvernemental «véhicules propres» présenté mercredi prochain par Jean-Louis Borloo (on sait que l’Etat va commander 40 000 véhicules électriques). Des prêts de plusieurs centaines de millions d’euros déjà accordés pour la recherche des constructeurs français. Ou un bonus de 5 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique (VE). Les incitations sont nombreuses et le discours rodé.</p>
<p><strong>A tel point que la moindre ombre au tableau a vite fait d’être évacuée, telle cette étude de l’Ademe retouchée avant diffusion</strong> (lire ci-contre<strong>). Il existe pourtant des interrogations sur la dimension écologique du véhicule électrique. A</strong>lors qu’au salon de Francfort les modèles se bousculent, revue des incertitudes.</p>
<p><strong>L’électricité est-elle verte ?</strong></p>
<p>«<strong>L’absence de pollution de la voiture électrique est une vue de l’esprit.» Cette assertion n’a pas été prononcée par un sourd au progrès, mais par l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, spécialiste du réchauffement climatique, il y a près de dix ans déjà. Le rapport de l’Ademe (1) n’est pas si dur mais démontre que si le véhicule électrique permet d’éradiquer la pollution locale provenant du pot d’échappement, le bilan global n’est pas «systématiquement à [son] avantage par rapport au véhicule thermique</strong>». <strong>En clair, si vous rechargez vos véhicules avec de l’électricité qui provient de centrales à charbon, au fioul ou au gaz (les deux tiers de l’électricité mondiale) l’équation se renverse au profit du véhicule diesel ou essence</strong>. En Europe, le «mix électrique» est lui aussi carboné : «<strong>Le bilan du VE en émissions de CO2 est proche des voitures de classe B</strong>», affirme l’Ademe. Soit 126 grammes de CO2 au km. De quoi refroidir l’enthousiasme, quand on sait que la moyenne en 2008 se situait à 161 g/km, que les moteurs thermiques sont encore améliorables et qu’il existe déjà sur le marché une Peugeot 207 qui émet 99 g/km. <strong>Les partisans de l’autarcie évacueront le problème en arguant qu’en France, près de 80 % de l’énergie est nucléaire. Soit. Mais la France produit et importe de l’électricité carbonée dès qu’elle doit faire face à des pics de consommation.</strong> «<strong>En 2007, il y a eu cinquante jours où la consommation était si élevée qu’on a tout le temps été au-delà de la production hydraulique, éolienne et nucléaire</strong>, rappelle Eric Vidalenc, économiste à l’Ademe. <strong>Cela devrait s’accentuer d’année en année, principalement à cause du chauffage électrique</strong>.» Alors imaginons qu’en 2020, comme le prévoit Renault, 10 % du marché soit électrique et que, le soir, chacun recharge sa batterie… «On fera de la recharge carbonée», admet Vidalenc. Et si on se projetait dans un marché à 100 % électrique ? «Il faudrait 40 à 60 % de la production française actuelle pour électrifier 30 millions de véhicules», note Jancovici. Une vingtaine de réacteurs nucléaires de plus.</p>
<p><strong>La batterie est-elle viable ?</strong></p>
<p><strong>C’est l’élément le moins abouti. D’abord, son prix reste prohibitif</strong>. Une étude du cabinet Oliver Wyman estime que le surcoût lié à la batterie s’élève à 20 000 euros pour une catégorie Golf Volkswagen. Même si on retranche les 5 000 euros de prime française, la différence reste dissuasive. Peugeot, qui va commercialiser sa iOn fin 2010, n’a pas encore défini de prix de vente. Mais on sait que sa jumelle i-Miev (Mitsubishi) coûte 35 000 euros au Japon. Autre incertitude, l’autonomie, qui oscille entre 100 et 200 kilomètres et la destine surtout aux zones urbaines et péri-urbaines. En outre, <strong>les batteries ont une durée de vie limitée : «10 000 à 50 000 km</strong>, note Frank Schwope, analyste auto pour la banque allemande Nord/LB. Si vous faites 50 km par jour durant deux cent vingt jours, la batterie tiendra un à cinq ans. C’est très peu.» <strong>Enfin, et surtout, le lithium (le matériau utilisé dans les batteries) n’est pas une ressource inépuisable.</strong> Les 10 à 20 millions de tonnes de réserves mondiales pourraient équiper 3 milliards de véhicules. De quoi laisser la pénurie venir, d’autant que le lithium se recycle. Mais son intérêt n’ayant échappé à personne (il est utilisé dans les téléphones et ordinateurs portables), le lithium a vu son prix exploser (de 350 à 3 000 euros la tonne entre 2003 et 2008).</p>
<p>Quel modèle économique ?</p>
<p>L’ère de l’électrique sera aussi celle des services à la mobilité : Renault envisage de <!--more-->mettre les batteries en location pour que l’automobiliste ne supporte pas un surcoût à l’achat et qu’il puisse changer de batterie sans perdre de temps. PSA n’a pas encore opté pour une solution mais dit s’intéresser au système de location de véhicules à travers son réseau de concessionnaires… De même, des partenariats se nouent avec des électriciens sans que l’on sache si la recharge à domicile sera privilégiée ou si les infrastructures seront assez développées. Le modèle économique n’est pas encore trouvé et dépend pour beaucoup des progrès de la technique et de son coût. Preuve que la vague des voitures électriques n’est pas pour demain.</p>
<p>(1) «Enjeux, consommations électriques, émissions CO2 des transports électriques à l’horizon 2020-2030», août 2009.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Jean-Louis Borloo veut la rénovation thermique de 1,5 million d'HLM supplémentaires]]></title>
<link>http://ecoconstruction.wordpress.com/2009/09/16/jean-louis-borloo-veut-la-renovation-thermique-de-15-million-dhlm-supplementaires/</link>
<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 15:35:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>lescocons</dc:creator>
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<description><![CDATA[ Jean-Louis Borloo a proposé au mouvement HLM de rénover 1,5 million de logements supplémentaires, l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignnone size-full wp-image-44" title="borloo" src="http://ecoconstruction.wordpress.com/files/2009/09/borloo.jpg" alt="borloo" width="91" height="127" /> Jean-Louis Borloo a proposé au mouvement HLM de rénover 1,5 million de logements supplémentaires, lors de la première journée du 70ème congrès de l&#8217;Union sociale pour l&#8217;Habitat (USH), le 15 septembre à Toulouse. Il a affirmé, dans un message vidéo, que le gouvernement était prêt à permettre l&#8217;accélération de la rénovation thermique du parc HLM pour réduire considérablement la note de chauffage des locataires. Il s&#8217;agit de &#8220;gagner une bataille qui serait décisive&#8221; dans la lutte contre le réchauffement climatique car le logement représente 40% de l&#8217;énergie consommée en France. &#8220;Je vous propose d&#8217;étudier sérieusement les voies et moyens pour améliorer considérablement la vitesse d&#8217;exécution&#8221; du plan qui prévoit la rénovation thermique des logements HLM les plus énergivores, a déclaré le ministre. Actuellement ce plan prévoit la réhabilitation de 800.000 logements HLM, sur un total de 4,2 millio ns, d&#8217;ici 2020. La rénovation thermique d&#8217;un logement coûte en moyenne 20.000 euros, selon l&#8217;USH. &#8220;Nous tiendrons notre objectif de 40.000 en 2009, de 60.000 autres en 2009 et de 800.000 d&#8217;ici 2020&#8243;, a assuré le président de l&#8217;USH Thierry Repentin. Jean-Louis Borloo souhaite l&#8217;ajout dans ce plan de 1,5 million de logements supplémentaires, classés dans la catégorie D qui représente, dans certaines régions comme le Nord-Pas-de-Calais, 80% du total du parc. Ces logements ne peuvent pas bénéficier des dispositions fiscales et du taux d&#8217;intérêt spécifique de l&#8217;éco-prêt à 1,9% de la Caisse des Dépôts.</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Gironde : Remuer les foules pour Copenhague]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/09/08/gironde-remuer-les-foules-pour-copenhague/</link>
<pubDate>Tue, 08 Sep 2009 07:26:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/09/08/gironde-remuer-les-foules-pour-copenhague/</guid>
<description><![CDATA[sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 8 Septembre 2009 Remuer les foules pour Copenhague La conférence]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">sudouest.com</a>, Jean-Denis Renard, le 8 Septembre 2009</p>
<p>Remuer les foules pour Copenhague</p>
<p><strong>La conférence de Copenhague, vous connaissez ? Dans très exactement trois mois &#8211; du 7 au 18 décembre &#8211; se tiendra dans la capitale danoise LE sommet qui décidera de l&#8217;avenir climatique de la planète. « Le rendez-vous de la dernière chance », comme l&#8217;a qualifié Jean-Louis Borloo, le ministre de l&#8217;écologie. Seront soumis à la négociation les efforts de la communauté internationale pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre (CO2, méthane, oxydes nitreux, etc.), qui menacent de faire éclater le thermomètre mondial sous quelques décennies. La préconisation des experts scientifiques est très claire : ne pas dépasser 2 °C sous peine de menacer la société des hommes.</strong></p>
<p>Face à cet enjeu, les « associatifs » s&#8217;activent. À l&#8217;échelon national, onze ONG (Organisation non gouvernementale) se sont associées pour un « ultimatum climatique » adressé à Nicolas Sarkozy. <strong>Mot d&#8217;ordre : une réduction de 40 % des émissions d&#8217;ici 2020 (par rapport à 1990) de la part des pays industrialisés et une aide annuelle de 110 milliards d&#8217;euros pour les pays en voie de développement.</strong> Pour l&#8217;heure, on en est loin. L&#8217;Union européenne s&#8217;est engagée sur une réduction de 20 % à l&#8217;horizon 2020 (toujours par rapport à l&#8217;année de référence 1990) et de 30 % en cas d&#8217;accord international satisfaisant à Copenhague. Pour le reste, les Chinois attendent, les USA renâclent et les Français se noient dans la taxe carbone. Pas vraiment de quoi envisager Copenhague comme le lieu d&#8217;un joyeux consensus.</p>
<p><strong>Pour renverser le cours des choses, « l&#8217;ultimatum climatique » fait des petits en région. 25 associations se réunissent ainsi dans un « collectif Gironde Copenhague 09 » qui a pour objet d&#8217;éveiller les consciences et d&#8217;exprimer une volonté partagée. Y émargent nombre d&#8217;associations environnementales locales (Aquitaine alternatives et la Sepanso Gironde, par exemple), d&#8217;autres spécialisées dans l&#8217;éco-mobilité (Droits du piéton 33, Réseau mille-pattes) et, plus généralement, ceux qui prônent un modèle alternatif de développement.</strong></p>
<p>Pique-nique le 4 octobre</p>
<p>Les membres du collectif ont lancé l&#8217;initiative hier matin au cinéma Utopia de Bordeaux (qui fait partie de la liste des 25). Ils réfléchissent à une série d&#8217;actions publiques d&#8217;ici Copenhague et en ont déjà programmé deux.</p>
<p><strong>Climatologue de renommée mondiale, membre du GIEC (groupe d&#8217;experts intergouvernemental sur le climat) et Bordelais d&#8217;origine, Hervé Le Treut sera l&#8217;invité d&#8217;une conférence-débat organisée par la Sepanso Aquitaine le mercredi 16 septembre à 19 h 30, à l&#8217;Athénée municipal de Bordeaux.</strong></p>
<p><strong>Par ailleurs, le collectif a projeté un pique-nique « sans carbone » le dimanche 4 octobre à partir de midi sur les quais de Bordeaux, au parc des sports. Deux événements comparables se sont déjà tenus à Bègles par le passé.</strong></p>
<p>D&#8217;ici trois mois, le collectif espère que le mouvement ira étoffer les rangs de la pétition « Ultimatum climatique » ouverte sur internet (<a href="http://www.copenhague-2009.com/">www.copenhague-2009.com</a>). À ce jour, <!--more-->quelque 138 000 personnes l&#8217;ont signé. Les organisateurs visent le million.</p>
<p>Contact <a href="mailto:mnebxaquitaine@aol.com">mnebxaquitaine@aol.com</a></p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Hulot à Bordeaux, évacuation du Titanic, taxe carbone, un monde devenu fou...]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/09/04/hulot-a-bordeaux-evacuation-du-titanic-taxe-carbone-un-monde-devenu-fou/</link>
<pubDate>Fri, 04 Sep 2009 07:58:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/09/04/hulot-a-bordeaux-evacuation-du-titanic-taxe-carbone-un-monde-devenu-fou/</guid>
<description><![CDATA[sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 4 Septembre 2009 RENCONTRE. Il était en visite hier à « Sud Oues]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">sudouest.com</a>, Jean-Denis Renard, le 4 Septembre 2009</p>
<p>RENCONTRE. Il était en visite hier à « Sud Ouest » pour le lancement de la promotion du « Syndrome du Titanic ». L&#8217;occasion de réagir à la taxe carbone</p>
<p>Nicolas Hulot fait évacuer le « Titanic »</p>
<p>L&#8217;ouverture sur le monde commence à Bordeaux. La toute première présentation publique du « Syndrome du Titanic », le film de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, qui sortira le 7 octobre, a eu lieu hier soir à l&#8217;UGC Ciné-Cité de la ville. Elle s&#8217;est tenue en présence des deux réalisateurs, qui ont d&#8217;abord été accueillis dans les locaux de « Sud Ouest » par Patrick Venries, le directeur de l&#8217;information, et Yves Harté, son adjoint. L&#8217;homme de télévision s&#8217;y est prêté au rituel de la conférence de presse, suivie d&#8217;un chat avec les internautes sur sudouest.com. Morceaux choisis.</p>
<p><strong>Quatre ans de croisière </strong></p>
<p>« On a commencé à parler de ce film il y a quatre ans. Depuis lors, le contexte a changé, le film est plus contemporain que mon livre éponyme, que je voulais adapter. <strong>Au final, je ne considère pas qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un film environnemental ou écologique. Il évoque plutôt la combinaison des crises, celle du modèle dans lequel nous vivons</strong>.</p>
<p>« Je dis au début du film que &#8220;longtemps, je me suis accommodé de la réalité&#8221;. C&#8217;est sa raison d&#8217;être. <strong>Le moment est venu où l&#8217;on ne peut plus faire de concessions avec la réalité ; elle est trop complexe et trop grave pour la tamiser. Elle est sans précédent dans l&#8217;histoire de l&#8217;humanité. Nos concitoyens du monde entier n&#8217;en ont pas vraiment conscience. Or tout se joue en ce moment. »</strong></p>
<p><strong>La philosophie du désespoir </strong></p>
<p>« Je n&#8217;avais jamais pensé que mon combat devrait être aussi intense. Et, oui, je passe par des phases de désespoir parce que certains de mes interlocuteurs ne consentent à agir que pour me faire plaisir. Alors qu&#8217;on se situe sur un enjeu d&#8217;intérêt universel. Je vois bien l&#8217;inertie dans laquelle nous sommes. Le positivisme hérité du XIXe siècle est encore excessivement efficace. Mais je vois parallèlement que le génie humain ne fait jamais défaut quand on a besoin de lui.</p>
<p>« Nous avons remis dans le commentaire la fameuse phrase d&#8217;Einstein qui dit que &#8220;<strong>notre époque se caractérise par la profusion des moyens et la confusion des intentions&#8221;. Nos actions ont échappé à nos intentions. Nous avons une opportunité à un coup, c&#8217;est en l&#8217;espace de quelques années que ça va se jouer, pour redéfinir l&#8217;ambition du projet humain. »</strong></p>
<p><strong>Préserver pour partager</strong></p>
<p><strong>«</strong> <strong>Il y a deux priorités : préserver nos ressources au sens large du terme, et partager. La première conditionne la seconde. Quand on est dans la pénurie, quand l&#8217;essentiel vient à manquer, ce qui nous pend au nez pour beaucoup de choses, les valeurs liées à la démocratie ne résistent pas longtemps.</strong></p>
<p>«<strong> C&#8217;est un appel à la mobilisation, un appel à l&#8217;action. Il faut que les citoyens valident, accompagnent, voire inventent un nouveau modèle. Même si on ne s&#8217;occupe pas de l&#8217;état de notre planète, il va se passer quelque chose. Sans notre consentement, la nature va procéder à des ajustements et ce sera excessivement violent. Je rappelle qu&#8217;il y a d&#8217;ores et déjà 300 000 morts par an dans le monde du fait des changements climatiques</strong>. »</p>
<p><strong>La poudrière des inégalités</strong></p>
<p>« Oui, je suis inquiet, parce que je n&#8217;ai pas simplement une vision livresque des événements. Pour ce qui concerne l&#8217;état de la nature, je fais partie de ceux qui ont pu voir l&#8217;accélération des phénomènes de manière très concrète. Depuis le temps que je voyage, <strong>j&#8217;ai aussi vu les inégalités se creuser. Elles deviennent d&#8217;autant plus obscènes que dans les endroits les plus reculés</strong>, il y a toujours une fenêtre sur le monde, qu&#8217;il s&#8217;agisse de la télévision ou d&#8217;Internet. Et les gens là-bas savent que, tout près, de l&#8217;autre côté du mur, <strong>d&#8217;autres se vautrent dans l&#8217;opulence et le gâchis. Ça crée des points de tension énormes, des frustrations et des humiliations. Où que j&#8217;aille, ce fossé nord-sud n&#8217;a jamais été aussi marqué</strong>.</p>
<p>« Il va bien falloir éliminer les gâchis et les excès, y compris dans<!--more--> les concentrations de richesse. Il faudra mettre des limites partout. Autoriser, interdire, réguler, suspendre, renoncer&#8230; Sinon, ça ne tiendra pas. »</p>
<p><strong>La taxe carbone en débat </strong></p>
<p>« Je pense qu&#8217;on va revenir à de la rationalité dans les jours qui viennent. On va siffler la fin de la récré. C&#8217;est un sujet trop sérieux pour en faire un objet d&#8217;affrontement politicien. C&#8217;est d&#8217;ailleurs contraire à l&#8217;esprit du pacte écologique signé par les candidats à la présidentielle de 2007. À l&#8217;époque, il n&#8217;y avait pas l&#8217;épaisseur d&#8217;une feuille de cigarette entre les uns et les autres sur le principe. Sur les modalités, chacun avait des réserves et c&#8217;est bien normal. Mais tous les experts, tous les économistes, y compris les partenaires sociaux, sont tombés d&#8217;accord sur l&#8217;efficacité de cette fiscalité qui nous oblige à anticiper la hausse des prix de l&#8217;énergie en diminuant notre consommation. C&#8217;est la première des priorités. Et ce n&#8217;est pas en attendant que l&#8217;ensemble du parc automobile se soit transformé en parc électrique qu&#8217;on va régler le problème.</p>
<p>« La France s&#8217;est engagée à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre. Le levier principal consiste à donner un prix au carbone. Et c&#8217;est aussi un signal. Aller à la conférence de Copenhague en décembre avec une tonne de carbone à 32 euros, ça aurait de la gueule. Attendre, c&#8217;est livrer en pâture les &#8220;précaires énergétiques&#8221; à des envolées inévitables de prix. »</p>
<p><strong>Aller plus loin que la taxe </strong></p>
<p>« On doit respecter trois principes concernant cette taxe : <strong>un prix à la tonne suffisant pour qu&#8217;il ait un impact sur la consommation, la progressivité du prix inscrit noir sur blanc dans le texte, et la redistribution</strong>. Mais cette contribution climat-énergie doit s&#8217;intégrer à un dispositif complet, des bonus-malus, des subventions, des crédits d&#8217;impôt et l&#8217;écoconditionnalité du grand emprunt. Ça, c&#8217;est pour l&#8217;immédiat.</p>
<p>« Pour le reste, <strong>notre film prend position pour une croissance et une décroissance sélectives</strong>. Il faut agir sur les flux. Par exemple, instaurer de nouvelles règles pour que ne viennent pas du bout du monde des produits que l&#8217;on trouve dans les circuits courts de commercialisation. »</p>
<p><strong>Taxe carbone : les premiers arbitrages aujourd&#8217;hui </strong></p>
<p>C&#8217;est le débat qui, chaque jour, prend plus d&#8217;importance, à gauche (surtout) comme à droite. L&#8217;heure des décisions approche avec l&#8217;entrée en jeu de Nicolas Sarkozy qui préside, aujourd&#8217;hui à l&#8217;Élysée, une réunion sur les « arbitrages » concernant la future taxe carbone. « La taxe carbone, je l&#8217;assume. Demain c&#8217;est trop tard, c&#8217;est aujourd&#8217;hui qu&#8217;il faut prendre des décisions », a lancé hier Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Qui va payer et combien ? « On travaille actuellement à une redistribution à l&#8217;ensemble des ménages, pour éviter que ça ne constitue un nouvel impôt », s&#8217;est efforcé de rassurer de son côté la ministre de l&#8217;Économie, Christine Lagarde, en marge de l&#8217;université d&#8217;été du Medef, à propos de cette réunion convoquée aujourd&#8217;hui.</p>
<p>La taxe carbone devrait être fixée initialement à 14 euros par tonne de CO2 (la commission Rocard avait proposé 32 euros), a précisé mercredi le Premier ministre, François Fillon. Elle ne touchera pas l&#8217;électricité et sera débattue au Parlement dans le cadre du projet de loi de finances en octobre, pour une mise en place en 2010.</p>
<p>En attendant, le débat fait rage. Les deux tiers des Français y sont opposés, selon un sondage TNS-Sofres pour Europe 1, le taux de ceux qui jugent la taxe inefficace allant jusqu&#8217;à 73 %.</p>
<p><strong>« D&#8217;autres solutions »</strong></p>
<p>Le gouvernement et sa majorité ne veulent surtout pas donner l&#8217;impression de créer un impôt supplémentaire. « C&#8217;est un bonus-malus : il y a une contribution d&#8217;un côté et il y a une restitution intégrale qui va être faite de l&#8217;autre », a assuré le ministre de l&#8217;Écologie, Jean-Louis Borloo. « Ce qui est important, c&#8217;est que ce soit juste socialement, que ce soit efficace et qu&#8217;il y ait de la progressivité. »</p>
<p>Mardi soir, le bureau national du PS avait dit oui à « une contribution climat-énergie » mais pas telle que voulue par le gouvernement, étendue notamment « à toutes les sources d&#8217;énergie, y compris l&#8217;électricité ».</p>
<p>Hier, Ségolène Royal a continué de son côté à fustiger une taxe « inefficace écologiquement et qui prend du pouvoir d&#8217;achat aux Français ». « Il y a d&#8217;autres solutions » en matière de fiscalité écologique, « comme le bonus-malus, la règle du pollueur payeur et la taxation des super profits des compagnies pétrolières également », a-t-elle argumenté.</p>
<p>L&#8217;ex-Premier ministre et député PS Laurent Fabius a parlé d&#8217;un « impôt Sarkozy ». Il plaide lui aussi pour « une fiscalité qui couvre toutes les sources », « à un niveau qui permette le changement des comportements » et « intégralement redistribuée ».</p>
<p>Cécile Duflot (Verts) et Jean-Paul Besset (Europe Écologie), qui devaient être reçus en fin de journée à l&#8217;Élysée, ont estimé qu&#8217;à 14 euros par tonne de CO2, « la contribution perd toute efficacité », plaidant pour un taux plus « élevé » et voulant, eux aussi, l&#8217;intégration de l&#8217;électricité dans l&#8217;assiette de calcul.</p>
<p>Le secrétaire d&#8217;État aux PME, Hervé Novelli, n&#8217;a pas exclu une « compensation » pour les entreprises « les plus affectées » par la mise en place de la taxe, dans laquelle Laurence Parisot (Medef) redoute un nouveau « fardeau » pour les entreprises. M. Sarkozy a annoncé qu&#8217;il allait demander à l&#8217;UE de se doter « d&#8217;une taxe carbone aux frontières ».</p>
<p><strong>Les riches heures d&#8217;un monde devenu fou</strong></p>
<p>Dissipons d&#8217;entrée un malentendu. Écrit et réalisé avec le concours du documentariste Jean-Albert Lièvre, « Le Syndrome du Titanic » n&#8217;a rien d&#8217;une compilation de « Ushaïa Nature » à l&#8217;usage des salles obscures.</p>
<p>Pas d&#8217;envol majestueux de flamants roses sur fond de soleil couchant, pas de lion à l&#8217;affût et encore moins de chants de baleine surgis des baffles. Le seul animal que l&#8217;on rencontre au fil de l&#8217;histoire contée par Nicolas Hulot (en voix off) s&#8217;appelle l&#8217;homme.</p>
<p><strong>Saisie dans son biotope &#8211; la conurbation déclinée à l&#8217;échelle mondiale -, la créature qui occupe les deux auteurs est manifestement mal en point. Frénétiquement consumériste quand elle dispose des moyens financiers nécessaires, écrasée de misère dans le cas contraire, elle reste surtout inconsciente des ravages causés au milieu naturel par la course aveugle vers le (ou à la poursuite du ?) « progrès », l&#8217;alpha et l&#8217;oméga du modèle économique dominant</strong>.</p>
<p><strong>En ce sens, c&#8217;est plus de crise humanitaire que de crise écologique stricto sensu qu&#8217;on nous entretient. Et in fine, de crise universelle des valeurs</strong>. Peu de chiffres, pas de démonstration au tableau noir à la manière d&#8217;Al Gore. Hulot balaie la géographie planétaire et multiplie les trouvailles de montage pour donner à voir la chronologie de la catastrophe.</p>
<p><strong>Le désastre de Lagos</strong></p>
<p>Pour aujourd&#8217;hui, dominent l&#8217;immense tapis d&#8217;étincelles de Los Angeles by night, la surconsommation standardisée dans les centres commerciaux des États-Unis comme du Zimbabwe, la symphonie absurde des ronds-points qui émaillent le désert des pétromonarchies et les files d&#8217;attente hystériques lors de la sortie officielle de l&#8217;iPhone à Tokyo &#8211; les scènes sont glaçantes, quelle mouche a donc piqué ces braves gens ?</p>
<p>Pour demain, leur succèdent les vastes cimetières d&#8217;avions et d&#8217;écrans d&#8217;ordinateur, l&#8217;encagement au propre comme au figuré des vieillards démunis en Chine et le tableau terrifiant de Lagos, la mégapole du Nigeria.</p>
<p>Ce trou noir urbain abrite un précipité de la beauté du désastre. Un cloaque à ciel ouvert, noyé sous une marée de véhicules quasi immobiles, tout entier occupé à se disputer les vestiges de la société de consommation &#8211; les circuits imprimés que l&#8217;on fracasse à grands coups de marteau.</p>
<p>Pour Hulot, Lagos n&#8217;est pas une oubliée du développement. C&#8217;est son arrière-cour, le pendant obligé de l&#8217;aliénation tokyoïte. C&#8217;est la soute d&#8217;ores et déjà envahie par les eaux d&#8217;un « Titanic » sur le pont duquel on danse, encore et toujours. <strong>Hulot en appelle au sursaut collectif, au partage, à la solidarité et au renoncement « décroissant</strong> ». Mais le propos peine à dissiper le désespoir sous-jacent.</p>
<p>« Nous sommes inaptes, à la limite, et pourtant il nous faut la rendre désirable », s&#8217;interroge-t-il. Et, à l&#8217;échelle des temps, accomplir ce pas de géant en un éclair.</p>
<p><strong>« Pied au plancher, nous fonçons vers l&#8217;abîme »</strong></p>
<p>Le secrétaire général de l&#8217;ONU Ban Ki-moon s&#8217;est alarmé, hier à Genève, de l&#8217;accélération du réchauffement climatique. « <strong>Nous avons le pied collé sur l&#8217;accélérateur et nous fonçons vers l&#8217;abîme</strong> », a lancé M. Ban devant la 3e Conférence de l&#8217;ONU sur le climat. Il a averti que « ce qui se produit maintenant » devait arriver bien plus tard, selon les prédictions des scientifiques.</p>
<p>« <strong>Les scientifiques ont été accusés pendant des années d&#8217;être des alarmistes. Mais les vrais alarmistes, ce sont ceux qui disent que l&#8217;on ne peut engager une action pour le climat car cela ralentirait la croissance économique. Ils ont tort. Le changement climatique pourrait déclencher un désastre massif</strong> », a-t-il prévenu en s&#8217;inquiétant pour les dizaines de millions de personnes vivant dans des zones côtières menacées partout dans le monde par la hausse du niveau des mers provoquée par la fonte des glaces arctiques.</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Découvrez le site du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du DD et de la Mer]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/08/31/site-du-decouvrez-le-site-du-ministere-de-l%e2%80%99ecologie-de-l%e2%80%99energie-du-dd-et-de-la-mer-aout-2009/</link>
<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 05:57:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
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<description><![CDATA[Site du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du DD et de la Mer, août 2009 Un ministère présent po]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">Site du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du DD et de la Mer</a>, août 2009</p>
<p>Un ministère présent pour l’avenir</p>
<p>La création de ce ministère, sans équivalent en Europe, reflète la volonté du président de la République de se doter d’un outil institutionnel performant, véritable autorité environnementale en charge du portage des politiques exemplaires de l’État. Le ministère joue un rôle majeur de proposition et d’innovation dans les instances européennes et internationales.</p>
<p>Une action fondée sur huit objectifs de résultat et un de méthode</p>
<p><strong>Relever le défi du changement climatique</strong>, en soutenant le développement d’une économie « décarbonée », efficace en énergie et en réduisant les émissions de tous les gaz à effet de serre.</p>
<p>Inventer une croissance responsable pour un avenir durable, fondée sur<strong> de nouveaux modes de production, de consommation et de déplacement</strong>, et qui respecte l’environnement tout en recherchant le progrès social et l’épanouissement de l’Homme.</p>
<p><strong>Faciliter de nouveaux modes de production et de consommation reposant sur la sobriété</strong> dans l’utilisation des matières premières, des énergies fossiles et des ressources naturelles dans leur ensemble.</p>
<p><strong>Construire davantage, construire mieux et participer à l’aménagement de quartiers durables et de villes porteuses d’urbanité</strong> ; développer une ville durable en recherchant des modèles urbains économes en espace, qui répondent aux besoins de développement d’offres de logements ou de services, tout en améliorant la qualité de vie, la diversité des activités et la mixité sociale, en réduisant les besoins de déplacements et en multipliant les modes de transport durables.</p>
<p><strong>Sauvegarder la biodiversité et la qualité des milieux</strong>, un enjeu aussi important que le changement climatique.</p>
<p><strong>Maîtriser les risques naturels et réduire les risques technologiques et sanitaires</strong> pour préserver la santé et la vie de nos concitoyens ainsi que la qualité du milieu naturel par un usage raisonné et adapté du principe de précaution.</p>
<p><strong>Faire de nos territoires des lieux d’application des démarches de développement durable</strong> en mobilisant l’ensemble des acteurs locaux.</p>
<p>Renforcer la compétitivité des territoires dans le cadre <strong>d’un développement solidaire et équilibré</strong> de toutes leurs composantes : meilleure attractivité des territoires, amélioration de leur desserte, meilleur accès aux services&#8230;</p>
<p><strong>Impliquer tous les acteurs socio-économiques et tous les citoyens dans la poursuite des 8 premiers objectifs et mettre la société en mouvement en la rendant plus participative</strong>, en adaptant les modes de gouvernance et de décision publique et en généralisant la concertation avec les parties prenantes.</p>
<p>Budget</p>
<p>20 milliards d’euros.</p>
<p>Les moyens du ministère progresseront de <!--more-->5% en 2009, si l’on ajoute aux dotations inscrites sur le budget de l’Etat les ressources extra-budgétaires mises en œuvre par les opérateurs du ministère.</p>
<p><a title="dans une nouvelle fenêtre" href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/PLF_30_pages_cle778bcb.pdf" target="_blank">Le budget 2009</a> traduit la priorité donnée par le Gouvernement aux actions prévues par le Grenelle Environnement. Une dotation globale de plus de 19 milliards d’euros en AE (autorisations d’engagements) et 7,3 milliards d’euros en CP (crédits de paiement) leur sera consacrée dans les 3 années à venir, ce qui représente une enveloppe annuelle supplémentaire d’1,2 milliards d’euros sur 3 ans.</p>
<p>Coordonnées</p>
<p>Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer</p>
<p>92055 La Défense Cedex</p>
<p>01 40 81 21 22</p>
<p>Nos modes de vie, de consommation et de production altèrent la planète et mettent en jeu son avenir.</p>
<p>Ensemble, trouvons de nouvelles manières de vivre pour préserver notre planète.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[600 000 emplois "verts" d'ici à 2020 : faut-il y croire ?]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/07/29/600-000-emplois-verts-dici-a-2020-faut-il-y-croire/</link>
<pubDate>Wed, 29 Jul 2009 12:52:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/07/29/600-000-emplois-verts-dici-a-2020-faut-il-y-croire/</guid>
<description><![CDATA[lemonde.fr, Marie-Béatrice Baudet, le 29 juillet 2009 600 000 emplois &#8220;verts&#8221; d&#8217;ic]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">lemonde.fr</a>, Marie-Béatrice Baudet, le 29 juillet 2009</p>
<p>600 000 emplois &#8220;verts&#8221; d&#8217;ici à 2020 : faut-il y croire ?</p>
<p><strong>Politiquement, c&#8217;est un succès. Jean-Louis Borloo a pu se féliciter, le 23 juillet, de l&#8217;adoption définitive, à la quasi-unanimité, du premier volet législatif du Grenelle de l&#8217;environnement. Mais les promesses économiques seront-elles au rendez-vous ?</strong> Et qu&#8217;adviendra-t-il de la plus importante d&#8217;entre elles, celle que <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/6ba2/nicolas-sarkozy.html">Nicolas Sarkozy</a> a mise en avant le 22 juin dans son discours prononcé devant le Congrès, à Versailles : &#8220;<strong>Je veux dire à ceux qui trouvaient que le Grenelle de l&#8217;environnement coûtait trop cher que c&#8217;est la dépense la plus rentable que l&#8217;on puisse imaginer. Elle va créer 600 000 emplois</strong>.&#8221;</p>
<p><strong>La France n&#8217;est pas la seule à chanter le refrain de la croissance verte et de ses centaines de milliers d&#8217;emplois à la clé. Les chiffres les plus optimistes circulent de pays en pays. Pour le Bureau international du travail (BIT), le secteur des énergies renouvelables emploiera 20 millions de personnes en 2030, dix fois plus qu&#8217;aujourd&#8217;hui. En septembre 2008, juste avant son élection à la présidence américaine</strong>, <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/d309/barack-obama.html">Barack Obama</a> <strong>avançait le chiffre de la création &#8220;rapide&#8221; de 5 millions d&#8217;&#8221;emplois verts&#8221; aux Etats-Unis.</strong></p>
<p>Faut-il y croire ? Ces belles promesses ont un goût de déjà-vu, à l&#8217;instar des espoirs suscités en son temps par la Netéconomie. Le 28 août 2000, le cabinet américain <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/5bfc/andersen-consulting.html">Andersen Consulting</a> publiait une étude qui prévoyait qu&#8217;en 2002 Internet aura créé 10 millions d&#8217;emplois aux Etats-Unis et en Europe. Un an plus tard, la bulle éclatait et les start-up licenciaient.</p>
<p>Que dire aussi du &#8220;gisement&#8221; des services à la personne ?</p>
<p>En janvier 2007, M. Borloo, alors ministre de l&#8217;emploi, table sur la création de 500 000 postes nouveaux en deux ans. Depuis, la crise est passée par là. Les enseignes prestataires de services à la personne mettent la clé sous la porte (Le Monde daté du 30 juin) car les particuliers, en mal de pouvoir d&#8217;achat, rechignent à payer un intermédiaire pour trouver un prestataire.</p>
<p><strong>Le nouvel eldorado des emplois verts mérite donc d&#8217;être observé avec prudence. Tout peut arriver. En bien comme en mal. Y compris une &#8220;bulle verte</strong>&#8220;, thèse soutenue par <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/58e8/robert-bell.html">Robert Bell</a>, président du département des sciences économiques de <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/3ec8/brooklyn-college.html">Brooklyn College</a> (City <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/6b58/university-de-new.html">University de New</a> York) : &#8220;<strong>Des incitations fiscales couplées au comportement mimétique des marchés financiers peuvent conduire les investisseurs à créer une nouvelle bulle financière sur la &#8220;green tech</strong>&#8220;.&#8221;</p>
<p>La crise l&#8217;a amplement démontré : prévoir en économie est un exercice difficile. Pour annoncer en grande pompe que le Grenelle allait créer 600 000 emplois, le président de la République a repris les conclusions d&#8217;un rapport remis le 16 juin par le bureau parisien du <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/1536/boston-consulting.html">Boston Consulting</a> Group (BCG), cabinet international de conseil en stratégie, à son ministre de l&#8217;écologie, <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/73e5/jean-louis-borloo.html">Jean-Louis Borloo</a>. Page 4, on peut lire : &#8220;Les 15 grands programmes du Grenelle permettront la création de plus de 600 000 emplois en moyenne sur la période 2009-2020, principalement dans les secteurs du bâtiment, des infrastructures et des énergies renouvelables.&#8221;</p>
<p>Comment cette statistique a-t-elle été élaborée ? <!--more-->Le rapport, commandé et payé par le ministère de l&#8217;écologie, visait à valider (ou non) une étude d&#8217;impact réalisée en novembre 2008 par les services de M. Borloo, et qui tablait sur 535 000 emplois créés ou maintenus. Le BCG Paris, comme l&#8217;indique <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/dda4/emmanuel-nazarenko.html">Emmanuel Nazarenko</a>, directeur associé, a travaillé &#8220;très vite&#8221;, car la demande du ministère lui est parvenue début juin. La méthode retenue ? &#8220;L&#8217;équipe a créé des modèles microéconomiques dédiés à chacun des secteurs concernés par les investissements du Grenelle, qui prenaient en compte le type d&#8217;entreprises mobilisées, les équipements achetés, etc. De manière à bien temporaliser les différents projets et à y intégrer les ratios dépenses/emplois&#8221;.</p>
<p>Alors que les 440 milliards d&#8217;euros engagés pour le Grenelle concernent pour 205 milliards d&#8217;euros le bâtiment (rénovation technique, mise aux normes basse consommation, etc.) et pour 97 milliards les infrastructures de transport (lignes ferroviaires, autoroutes, etc.) &#8211; le reste allant majoritairement aux énergies renouvelables -, aucun contact n&#8217;a été pris avec les professionnels des secteurs concernés, comme on le confirme à la Fédération française du bâtiment (FFB) ou à la Fédération nationale des travaux publics (FNTP).</p>
<p>Sur le fond, le rapport ne convainc pas certains économistes. &#8220;Le BCG a surtout recensé les plus, mais pas les moins&#8221;, juge <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/3142/michel-didier.html">Michel Didier</a>. Le président de l&#8217;institut de conjoncture COE-Rexecode estime qu&#8217;&#8221;il manque cruellement aujourd&#8217;hui d&#8217;une étude sérieuse des effets économiques des projets relatifs à l&#8217;environnement&#8221;.</p>
<p>Si le BCG a pris soin de ne comptabiliser que les emplois créés en France &#8211; déduisant, dans le cas des énergies renouvelables, les importations des équipements (éoliens ou solaires) fabriqués à l&#8217;étranger -, il reconnaît ne pas avoir tenu compte des réajustements budgétaires des ménages. &#8220;Trop difficile&#8221;, selon M. Nazarenko.</p>
<p>Pourtant, &#8220;37 % des dépenses du Grenelle sont financées par l&#8217;Etat et les collectivités locales, rappelle <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/64af/remy-prud.html">Rémy Prud</a>&#8216;homme, économiste, professeur émérite à l&#8217;université de Paris-XII. A moins de s&#8217;endetter indéfiniment, c&#8217;est autant d&#8217;impôts en plus. Le pouvoir d&#8217;achat des ménages va baisser, donc leur consommation, ce qui se traduira par des emplois en moins dans certains secteurs&#8221;. M. Didier insiste aussi sur le transfert de consommation qui s&#8217;opérera inévitablement : &#8220;Les ménages qui vont consacrer de l&#8217;argent à la mise aux normes de leurs habitations réduiront leurs dépenses ailleurs car leurs revenus ne progressent pas.&#8221;</p>
<p>Parmi les autres points qui font discussion, le prix (incertain) du pétrole. Le BCG retient comme hypothèse un baril à 65 euros. S&#8217;il est inférieur à ce seuil, les ménages et les entreprises seront moins enclins à basculer sur les énergies vertes. S&#8217;il est supérieur, ce sera l&#8217;inverse. Le prix de l&#8217;électricité fait aussi débat. &#8220;L&#8217;éolien et le solaire sont subventionnés en France, précise M. Prud&#8217;homme. Un décret oblige EDF à leur acheter des mégawatt/heure à des prix plus élevés que celui du nucléaire. Comme l&#8217;entreprise publique n&#8217;est pas un philanthrope, la différence est mise à la charge des consommateurs d&#8217;électricité. Le prix de l&#8217;énergie augmente, ce qui est un facteur de destruction d&#8217;emplois&#8230;&#8221;</p>
<p>Du côté des professionnels, la FFB rappelle simplement que ses propres études montrent que les entreprises du bâtiment auront besoin dans les dix ans qui viennent de 90 000 personnes environ par an. Combien seront dans les emplois verts ? &#8220;La prise de conscience débute, tout reste à faire&#8221;, précise Armel Le Compagnon, président de la commission nationale de la formation.</p>
<p>A la FNTP, même si on pense que l&#8217;idée de développement durable fait son chemin, on s&#8217;inquiète des finances des collectivités locales, fortement mises à contribution dans le Grenelle : &#8220;Avec la crise, les dépenses liées à l&#8217;aide sociale sont très importantes. Les villes ne pourront pas tout faire.&#8221;</p>
<p>Autant d&#8217;éléments qui interrogent les chiffres avancés par le BCG. M. Nazarenko convient d&#8217;ailleurs de lui-même &#8220;que, finalement, les 600 000 emplois évoqués seront créés&#8230; ou maintenus&#8221;. Une première nuance. Peut-être y en aura-t-il d&#8217;autres.</p>
<p>Eclairage <a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/29/l-universite-francaise-n-est-pas-assez-engagee-dans-les-diplomes-verts_1223762_3244.html#ens_id=1223828">L&#8217;université française n&#8217;est pas assez engagée dans les diplômes &#8220;verts&#8221;</a></p>
</div>]]></content:encoded>
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