<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>cicatrice &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/cicatrice/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "cicatrice"</description>
	<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 15:12:54 +0000</pubDate>

	<generator>http://en.wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[My day]]></title>
<link>http://whoisthisboy.wordpress.com/2009/11/23/my-day/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 20:05:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Viorel</dc:creator>
<guid>http://whoisthisboy.wordpress.com/2009/11/23/my-day/</guid>
<description><![CDATA[01:30 AM luni, evident adorm târziu și ma trezesc cu greu. Nimic neobișnuit pana aici.  Sarim peste ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>01:30 AM luni, evident adorm târziu și ma trezesc cu greu. Nimic neobișnuit pana aici.  Sarim peste partea cu trezirea, ajungem la partea cu plecarea la scarbici. Usa de la lift nu se deschide la etajul meu ! GOD DAMNIT ! Administratorul oare este plătit degeaba ?! pai cam da ! și uite asa cobor agale pe scări. Pe cine întâlnesc pe la etajul 1 ? Pai brigada de muncitori. Cum care muncitori ? Nu v-am zis ? Ahh va zic imediat : blocul meu a intrat în programul acela celebru de reabilitare termica, adică refac terasa, fațada ( la primăvara-vara) si pun termopane ( pe bani statului + primăriei, adică tot pe banii mei ca eu plătesc impozit, da ?! ok ). Deci dimineața m-am întâlnit cu brigada de oameni care sparg geamurile vechi pentru a face loc la cele noi. Si brusc drumul meu spre birou s-a oprit. Am rămas acasă ca doar trebuiau sa vina băieții sa spargă 14 metri de geamuri de la balcon. Si au venit si au spart, si au luat cu ei ramele de fier si mi-au lăsat mie 100001 de cioburi ( asa afacere mai zic si eu !). Multe, prea multe geamuri sparte ! cu chiu cu vai am reușit sa adun 5 saci FĂRĂ SA MA TAI ! în schimb am reușit sa înghit 2-3 tone de praf. Acum balconul arata dezolant&#8230;zici ca l-a violat cineva&#8230;naspa rău dacă nu e închis, cică săptămâna viitoare vin și cu termopanele aferente.</p>
<p>Dar nu asta vroiam sa va povestesc&#8230; după ce am terminat eu toata curățenia aferenta după dezastrul aferent, fac eu un dus. Apoi decid ca este cazul sa îmi aplic o noua cicatrice/urma pe viata. Unde m-am tăiat ? ( în timp ce m-am bărbierit), pai unde sa o vadă toata lumea ca tare mândru sunt de cicatricea mea !; mai precis pe obraz !.<br />
Cum naiba nu m-am tăiat în 1001 de cioburi dar ma mutilez singur !</p>
<p><em>Morala : dacă nu se deschide ușa la lift&#8230; </em><em>maybe is not a good day !</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La revanche de Sylar]]></title>
<link>http://leblavog.wordpress.com/2009/11/20/la-revanche-de-sylar/</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 17:13:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>spleenter</dc:creator>
<guid>http://leblavog.wordpress.com/2009/11/20/la-revanche-de-sylar/</guid>
<description><![CDATA[C&#8217;est la saison 2, on prend les mêmes et on fait pire. C&#8217;est le retour du Sylar du rap F]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img alt="" src="http://www.toshiba.fr/donnees/tfis/images/2860-280x280.jpg" title="non mais ho !" class="aligncenter" width="280" height="280" /></p>
<p>C&#8217;est la saison 2, on prend les mêmes et on fait pire. C&#8217;est le retour du Sylar du rap Frinçais, celui qui as tous les flows gros, en gros ou en détails.<br />
Aujourd&#8217;hui, Patrice Kennedy visite quelques uns de ses illustres collègues qu&#8217;il soupçonne d&#8217;avoir pompé ses phases.</p>
<p>Kennedy -Kennedy dans la maison ! Le neuf quatre dans la maison !!<br />
Rohff -Qui qui est dans la plazza ?<br />
Kennedy -On m&#8217;appelle Kennedy ou future, parce que j&#8217;ai trop d&#8217;avance !<br />
Rohff -T&#8217;as vraiment trop d&#8217;avance parce que le 94 c&#8217;est encore moi, sale taré.<br />
Kennedy – mc, je sais que t&#8217;apprécies ce que je fais, mais faut que t&#8217;arrêtes vite de pomper le cahier de rimes refré.<br />
Rohff &#8211; Qué qué passa ?<br />
Kennedy -Non parce que toi tu fais rimer &#8220;surhumain&#8221; avec &#8220;des pompes sur une main&#8221; dans &#8220;Pour ceux&#8221; mais seulement voilà je l&#8217;ai déjà faite cette rime là.<br />
Rohff -Hachek ! Mais de quoi tu parles ?<br />
Kennedy – A tes souhaits. Ben je dis juste qu&#8217;en 2003 t&#8217;as pompé une rime que j&#8217;ai déjà faite en 2008&#8230;<br />
Rohff -Houlàlà mais c&#8217;est quoi ça ? T&#8217;es un sale rageux de merde ? t&#8217;essayes de lancer des rumeurs sur moi sale jaloux de merde ? Tu vas encore dire qu&#8217;on m&#8217;a volé mon Cayenne ?<br />
Kennedy -Non moi je dis juste que même si je sais que t&#8217;apprécies ce que je fais, faut que t&#8217;arrêtes vite de pomper le cahier de rimes refré.<br />
Rohff -Tu sais à qui tu parles ?<br />
Kennedy -Je pense bien, t&#8217;es Six Coups MC de Rappeur d&#8217;1stinct non ?<br />
Rohff -Quoi ? Quoi ? Quoi ?<br />
Kennedy -T&#8217;es Ikbal ?<br />
Rohff -Mais t&#8217;es sûr d&#8217;être green dans ta tête toi ?<br />
Kennedy -Ah mais non excuse moi, t&#8217;es le grand frère de Ikbal.<br />
Rohff -Tu te rattrapes bien.<br />
Kennedy -T&#8217;es S&#8217;Co !<br />
Rohff -Bouge pas, je vais chercher ma pelle. Je suis Rohff ! Rohff ! Putain ! Tchicky R.O. Tchicky H 2 F !! Rohff le capi&#8217;chef !! Quand je me promène le gens bloquent et disent &#8220;Oh c&#8217;est Rohff !&#8221; ils me le rappellent quand j&#8217;oublie. mais toi t&#8217;as pas intérêt à oublier ! Jamais ! J-J-J-J-J-Jamais !!!!<br />
Kennedy -Celle là aussi, c&#8217;est une phase à moi. Quand je me balade les jeunes disent &#8220;Téma c&#8217;est Kennedy !&#8221;<br />
Rohff -Quoi ? Cesse de te prendre pour moi, idiot !</p>
<p><img alt="" src="http://i5.photobucket.com/albums/y176/AgentAdaW/sylar_pumpkin.jpg" title="et ouais mon gars !" class="aligncenter" width="297" height="300" /></p>
<p>Dans une hutte perdue en Malaisie, d&#8217;après la légende, vivait Ali.<br />
Ali, ex-Lunatic de son état. Ecoeuré du rap game il coulait des jours paisibles et des bronzes bien durs à force de bouffer du riz. Parce que là bas on bouffe que ça, du riz.<br />
Il se pensait loin de tout, mais un jour, un mystérieux voyageur arrive aux abords de sa demeure isolée.</p>
<p>Kennedy -Kennedy dans la maison ! Le neuf quatre dans la maison ! Enfin dans la hutte quoi. D&#8217;ailleurs je voudrais une pizza fromage, oignons, pommes de terre avec un supplément anchois.<br />
Ali -Déjà 1, je fais pas de pizzas, je prépare mon nouvel album pour 2010. Et de 2, si je devais faire des pizzas je ferais pas des pizzas dégueulasses comme celles que tu commandes. Qui es tu mon frère et que me veux tu ?<br />
Kennedy &#8211; mc je sais que t&#8217;apprécies ce que je fais, mais faut que t&#8217;arrêtes vite de pomper le cahier de rimes reufré.<br />
Ali -De quoi est-il question ici bas ?<br />
Kennedy -T&#8217;as pompé une de mes rimes. La fois où t&#8217;as dit &#8220;Parfois les mains tendues sont des poignards.&#8221;<br />
Ali -Je me souviens avoir dit ça en effet.<br />
Kennedy -Donc tu ne le nie pas, faut dire que c&#8217;est un peu gros comme phrase, pour la ressortir telle quelle faut vraiment être un enfoiré.<br />
Ali -Oui. Un être peu scrupuleux et dénué de toute honnêteté intellectuelle.<br />
Kennedy -Bah ouais gros.<br />
Ali -Ceci étant, et maintenant que nous nous accordons sur ce point. Est-ce que je peux enfin savoir qui tu es ?<br />
Kennedy- Je suis Kennedy, le rappeur préféré de ton rappeur préféré.<br />
Ali -Explicite toi de manière plus claire, petit scarabée.<br />
Kennedy -Dans ton album t&#8217;as repris une phase de mon album sorti en 2009 ! Et là tu dis plus rien, t&#8217;es bien feinté !<br />
Ali -&#8230; C&#8217;est la consternation. Es tu bien conscient que mon album est sorti en 2005 ? Soit 4 ans avant le tien ? et que d’ailleurs j’avais déjà fait un son classique : Le code de la rue. et loin de moi l’idée de porter des jugements de valeur, mais il me semble que le tien qui s’appelle pareil, et bien c’est même pas du loukoum à côté.<br />
Kennedy -&#8230; Disons que tu t&#8217;en tires bien&#8230; Bon bah je vais te laisser&#8230; Ah au fait je suis avec toi cousin ! Nique le jambon !<br />
Ali -Quoi ?</p>
<p><img alt="" src="http://15.media.tumblr.com/tumblr_kp8h21LVGO1qa0l3po1_400.jpg" class="aligncenter" width="300" height="400" /></p>
<p>Kennedy – eh toi là bas !<br />
Black kent – yeah ?<br />
Kennedy – il paraît que tu vas appeler ton album Yes I Kent<br />
Black kent – c’est ton boy black.<br />
Kennedy – ouais ?<br />
Black kent – mais tu peux m’appeler kent. j’te vois mec !<br />
Kennedy – mais moi aussi j’te vois, je suis juste en face de toi bordel.<br />
Black kent – non mais c’est comme les cainris qui disent tout le temps « i see ya » tu peux pas comprendre si t’es pas anglophone.<br />
Kennedy – bah ce que je comprends c’est que t’as pompé un titre à moi.<br />
Black kent – hein ?<br />
Kennedy – non mais ho ! me prends pas pour un con non plus. j’ai fait un son dans mon album qui s’appelle « yes we can ». alors ? hein ? t’as pas l’impression de pousser le bouchon un peu loin maurice ?<br />
Black kent – je m’appelle pas maurice.<br />
Kennedy – je vois pas le rapport.<br />
Black kent – non mais moi l’album s’appelle Yes I KENT. comme mon nom, black kent, qui vient de clark kent tu vois. C’est un jeu de mot.<br />
Kennedy – un quoi ?<br />
Black kent – c’est un calembour quoi. une astuce.<br />
Kennedy – écoute je suis pas anglophone alors parle moi français bordel.<br />
Black kent – mon album s’appelle Yes I Kent en référence à mon nom.<br />
Kennedy – mais ça veut rien dire, yes i can’t ça fait oui je peux pas. c’est super con.<br />
Black kent – non mais c’est pas can’t, c’est kent.<br />
Kennedy – bah oui, c’est bien ce que je dis.<br />
Black kent – bordel&#8230;<br />
Kennedy – et ouais mon gars ! faut y penser à ça, sinon ça te suit toute ta carrière.<br />
Black kent – mais tu sais que c’est pas ta phrase à la base, c’est d’Obama. c’était son slogan pendant toute sa campagne. tu es au courant de ça quand même.<br />
Kennedy – ah oui, je vais devoir lui demander des comptes à lui aussi, ce sale copieur de merde.</p>
<p><img alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_4s5pmFL_ZlQ/SHtWYBexCiI/AAAAAAAABGA/lNDXeZ-RsKw/s320/Perception+barack+obama+jfk+john+f.+kennedy+Demotivational+Poster+motivational++angel+motivational+posters+democrat.jpg" class="aligncenter" width="282" height="320" /></p>
<p>Kennedy, A.K.A. Sylar, se rend désormais chez celui qui a pompé toutes ses phases. Celui qui s&#8217;est fait tant d&#8217;argent sur son dos.</p>
<p>Kennedy -Je suis le rappeur préféré de ton rappeur préféré. et vu que ton rappeur préféré c&#8217;est déjà moi, je suis donc mon rappeur préféré !<br />
Booba -Salut, salam, shalom. T&#8217;es qui wesh ?<br />
Kennedy -ben c&#8217;est moi. Kennedy, le neuf quatre, la maison, futur tout ça, quoi&#8230;<br />
Booba -Bon, on va dire que je me souviens on va gagner du temps, et le temps c&#8217;est du&#8230; du biff ! C&#8217;est nous qui la vendons, c&#8217;est toi qui la sniffe. et tu kiffes. Et tout ça.<br />
Kennedy -En tout cas, tu vas me rendre mon appart ou mon pav&#8217;tar de bâtard avec un garage pour coffrer Porsh et 4&#215;4.<br />
Booba -Le seul porche que t&#8217;auras c&#8217;est celui de ton batiment, sale assisté de merde. Au nom de quoi je devrais te filer du&#8230; du biff !<br />
Kennedy –Parce que tu me pompes mes phases. Par exemple tu dis que t&#8217;es le bitume avec une plume et moi ensuite je dis que je suis le bitume avec une paire de nike air et un flow de bâtard. Quand tu dis qu&#8217;on se paye pas de villa en taffant au mac do et moi je dis qu&#8217;on deviens pas millionnaire en taffant au mac do. C&#8217;est un peu gros quand même ?<br />
Booba -Gros comme ton QI, non ?<br />
Kennedy -Ouais ! Je vais aller chez Ruquier pour le montrer, mon gros QI.<br />
Booba -T&#8217;es un bon, toi. En attendant tu restes un foutu attardé comme rappeur du futur. Parce que là t&#8217;arrives trop tard. Fallait les dire avant tes phases à la con. Avant que je les fasse en fait. Mais il aurait fallu que tu les trouves tout seul comme un grand.<br />
Kennedy -Mais pourtant, c&#8217;est mon heure&#8230; Allez vas-y demande moi l’heure qu&#8217;il est.<br />
Booba -Je suis trop en avance pour te demander l&#8217;heure, manant.<br />
Kennedy- Allez euh ! Azy fais le s&#8217;te plait !! Fais le !!<br />
Booba -Excuse moi, quelle heure il est steu plait ?<br />
Kennedy -C&#8217;est mon heure ! je suis là pour&#8230;<br />
Booba -Ouais mais, non. on est passé à l&#8217;heure d&#8217;Hiver, on a reculé, repasse plus tard.</p>
<p>Kennedy était donc rentré chez lui  comptant les minutes qui le séparaient encore de son heure pourtant proche.<br />
Lorsque tout à coup, on sonne à sa porte. Il va ouvrir et tombe nez à nez avec un individu doté d&#8217;une étrange tête.<br />
Youssoupha -Salut Kennedy, il va falloir que t&#8217;arrêtes de me pomper.<br />
Kennedy- Quoi ?<br />
Youssoupha – Non mais ho ! Quand tu dis &#8220;je suis le rappeur préféré de ton rappeur préféré&#8221; moi je dis &#8220;Je suis peut-être le rappeur préféré de ton rappeur préféré » dans mon album qui vient de sortir là.<br />
Kennedy – oh merde&#8230;<br />
Youssoupha – et ouais mon gars !</p>
<p>Sylar s&#8217;était fait à son tour voler ses pouvoirs.</p>
<p><img alt="" src="http://www.rap2france.com/photosfiches/youssoupha2.jpg" title="mars attacks" class="aligncenter" width="270" height="400" /></p>
<p>kennedy &#8211; <a href="http://www.dailymotion.com/video/x1fs41_kennedynique-sa-mere_music">nique sa mère</a><br />
black kent feat bishop lamont &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=LhPfCTrcAsM">pass that</a><br />
<a href="http://www.koreus.com/video/photocopie-fesses.html">Comment photocopier son cul</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Dragons- Session 4]]></title>
<link>http://sssfinxxx.wordpress.com/2009/11/15/dragons-session-4/</link>
<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 09:51:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>sssfinxxx</dc:creator>
<guid>http://sssfinxxx.wordpress.com/2009/11/15/dragons-session-4/</guid>
<description><![CDATA[Dupa ce am terminat cu zonele mari la dragonul de sus, azi a venit randul dragonului de jos sa prind]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Dupa ce am terminat cu zonele mari la dragonul de sus, azi a venit randul dragonului de jos sa prind]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Hip-Hop is not dead!]]></title>
<link>http://mysickvisions.wordpress.com/2009/11/10/hip-hop-is-not-dead/</link>
<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 15:39:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sicko</dc:creator>
<guid>http://mysickvisions.wordpress.com/2009/11/10/hip-hop-is-not-dead/</guid>
<description><![CDATA[Pe langa faptul ca majoritatea &#8220;baietasilor&#8221; habar nu au cu ce se mananca hip-hop&#8217;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Pe langa faptul ca majoritatea &#8220;baietasilor&#8221; habar nu au cu ce se mananca hip-hop&#8217;ul, exista in Chisinau (si in alte regiuni ale Moldovei, de fapt) o comunitate de oameni care percep si stiu cum sa le combine ca sa iasa asa cum trebuie. Uite ca pe unii dintre ei, ai ocazia sa-i vezi prestand live duminica care vine in clubul Bodhi. Va fi un fel de &#8220;sarbatoare de familie&#8221;, pentru ca se vor aduna doar prieteni si doar cu ganduri bune si chef de veselie, c-asa-i moldoveanu&#8217; de cand e el. De aceea prefer sa nu-i zic concert, pentru ca suna prea oficial, o sa-i zicem simplu: un party-offline, iar pretul, e si el &#8211; unul cat se poate de accesibil &#8211; de 25 de lei, tinand cont de faptul ca veti avea parte de muzica buna ,bere ieftina si un anturaj cat se poate de pozitiv. In seara aia vor urca pe scena: Swoad, Sclifos, Poetu&#8217; Pervers, Imperiul Liric, B-ZAR, Cicatrice, T.J.K! Warm up: Dj Bushea si Dj Kirumba!<br />
Stati tunati si cu ochii pe &#8220;interneturi&#8221; pentru a afla ultimile noutati sau schimbari in legatura cu programul.</p>
<p><strong>Ne vedem acolo&#8230; duminica asta la ora 17:00</strong>!</p>
<p><img src="http://i38.tinypic.com/iqx7vt.jpg" alt="Afish" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Dragons- Session 3]]></title>
<link>http://sssfinxxx.wordpress.com/2009/11/08/dragons-session-3/</link>
<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 11:03:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>sssfinxxx</dc:creator>
<guid>http://sssfinxxx.wordpress.com/2009/11/08/dragons-session-3/</guid>
<description><![CDATA[Dupa ce m-am ocupat de contur si apoi de umbrele de pe cicatrice, azi trecut mai departe si am intar]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Dupa ce m-am ocupat de contur si apoi de umbrele de pe cicatrice, azi trecut mai departe si am intar]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[public enemies: vietato dire 'è solo cinema']]></title>
<link>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/11/07/public-enemies-vietato-dire-e-solo-cinema/</link>
<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 00:31:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>williamdollace</dc:creator>
<guid>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/11/07/public-enemies-vietato-dire-e-solo-cinema/</guid>
<description><![CDATA[Non c&#8217;è tempo per le sepolture e le loro verbose restituzioni, la violenza delle immagini spri]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Non c&#8217;è tempo per le sepolture e le loro verbose restituzioni, la violenza delle immagini spri]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Offrez une nouvelle jeunesse à votre peau.]]></title>
<link>http://cotenaturefrance.wordpress.com/2009/10/31/offrez-une-nouvelle-jeunesse-a-votre-peau/</link>
<pubDate>Sat, 31 Oct 2009 15:14:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>cotenaturefrance</dc:creator>
<guid>http://cotenaturefrance.wordpress.com/2009/10/31/offrez-une-nouvelle-jeunesse-a-votre-peau/</guid>
<description><![CDATA[Huile essentielle et végétale, la solution antivieillissement. Peau relâchée et fatiguée ? Manque d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Huile essentielle et végétale, la solution antivieillissement.</p>
<p>Peau relâchée et fatiguée ? Manque d&#8217;élasticité ? Offrez-lui une nouvelle jeunesse grâce aux pouvoirs revitalisants et régénérants de deux huiles exceptionnelles.</p>
<p><strong>Hydrate, tonifie</strong></p>
<p>D&#8217;un côté, un grand arbre de la forêt amazonienne dont le bois possède de multiples vertus cutanées ; de l&#8217;autre, une plante des Andes chiliennes cultivée pour ses graines exceptionnellement riches en composants antiâge. Pas de meilleur mariage que celui de l&#8217;huile essentielle de <a href="http://www.cotenaturefrance.com/catalog/product_info.php?cPath=35&#38;products_id=578" target="_self">bois de rose </a>et d&#8217;huile végétale de rose musquée. Elles se complètent merveilleusement. Résultat : un épiderme hydraté, regonflé, plein d&#8217;élasticité et de tonicité.</p>
<p>Régénère :</p>
<p>Extrêmement bien tolérée, l&#8217;huile essentielle de <a href="http://www.cotenaturefrance.com/catalog/product_info.php?cPath=35&#38;products_id=578" target="_self">bois de rose </a>montre une efficacité toute particulière pour régénérer les cellules et combattre ainsi le vieillissement. Elle est particulièrement efficace pour pallier les faiblesses des peaux les plus fragiles et les plus sèches. Puissant régénérateur cutané, elle travaille sur leur équilibre hydrolipidique et leur élasticité.</p>
<p>Une efficacité démontrée</p>
<p>L&#8217;huile végétale de rose musquée du Chili contient une très forte concentration d&#8217;antioxydants et d&#8217;acides gras essentiels (omégas 6 et omégas 3) ; elle fournit ainsi à l&#8217;épiderme les élements indispensables à sa souplesse et son élasticité. Puissamment régénérante, elle agit comme un &#8220;retardateur de vieillissement&#8221; et se hisse tout naturellement au premier rang des produits antiâge. Son efficacité a pu être démontrée sur les cicatrices postchirurgicales et les cicatrices d&#8217;acné, les vergetures, les taches, les coups de soleil et les rides.</p>
<p>Article écrit par Anne Fontane</p>
<p><strong>Le conseil</strong> : Pour obtenir un résultat optimal, massez-vous après la douche, quand la peau est encore humide, insistez au même endroit, par mouvements circulaires, de façon à activer la microcirculation.  Sans être irritant le massage doit faire rosir l&#8217;épiderme. Pensez à insister sur les parties les plus sèches du corps : coudes, genoux ou talons ainsi que les plus fragiles : décolleté, cou, visage. A faire quotidiennement ! Pour estomper les cicatrices ou les vergetures, massez en décollant la peau et en la faisant rouler entre vos doigts pendant deux minutes, deux à trois fois par jour.</p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Inima iubitoare si smerita...Povestea Inimiii]]></title>
<link>http://cristianstavriu.wordpress.com/2009/10/26/inima-iubitoare-si-smerita-povestea-inimiii/</link>
<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 08:22:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>cristianstavriu</dc:creator>
<guid>http://cristianstavriu.wordpress.com/2009/10/26/inima-iubitoare-si-smerita-povestea-inimiii/</guid>
<description><![CDATA[Într-o zi, un tânar s-a oprit în centrul unui mare oras si a început sa le spuna trecatorilor ca are]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" title="broken heart" src="http://cristianstavriu.wordpress.com/files/2009/10/broken-heart.jpg" alt="" width="357" height="240" />Într-o zi, un tânar s-a oprit în centrul unui mare oras si a început sa le spuna trecatorilor ca are cea mai frumoasa inima din împrejurimi. Nu dupa multa vreme, în jurul lui s-a strâns o mare multime de oameni si toti îi admirau inima care era într-adevar perfecta. <strong><em>Nu vedeai pe inima lui nici un semn, nici o fisura</em></strong>. Da, toti au cazut de acord ca era cea mai frumoasa inima pe care au vazut-o vreodata. Tânarul era foarte mândru de inima lui si nu contenea sa se laude singur cu ea.<br />
Când deodata, de multime s-a apropiat un batrânel. Cu glas linistit, el a rostit ca pentru sine:<br />
- Si totusi, perfectiunea inimii lui nu se compara cu frumusetea inimii mele.<br />
Oamenii din multimea strânsa în jurul tânarului au început sa-si întoarca privirile spre inima batrânelului. <strong><em>Pâna si tânarul a fost curios sa vada inima ce îndraznea sa se compare cu inima lui</em></strong>. Era o inima puternica, ale carei batai ritmate se auzeau pâna departe. <strong><em>Dar era plina de cicatrice,locuri unde bucati din ea fusesera înlocuite cu altele care nu se potriveau chiar întru totul, liniile de unire dintre bucatile straine si inima batrânului fiind sinuoase, chiar colturoase pe alocuri</em></strong>.Ba mai mult, din loc în loc <strong><em>lipseau bucati întregi din inima concurenta, rani larg deschise, înca sângerânde</em></strong>.<br />
&#8220;Cum poate spune ca are o inima mai frumoasa&#8221;, îsi sopteau uimiti oamenii.<br />
Tânarul, dupa ce examinase atent inima batrânelului, si-a ridicat privirea si i-a spus râzând:<br />
- Cred ca glumesti, mosnege. Priveste la inima mea &#8211; este perfecta! <strong><em>Pe când a ta este toata o rana, numai lacrimi si durere.<br />
</em></strong>- Da, a spus blând batrânelul. Inima ta arata perfect, dar nu mi-as schimba niciodata inima cu inima ta. Vezi tu,fiecare cicatrice de pe inima mea<strong><em> reprezinta o persoana</em></strong> careia i-am daruit dragostea mea &#8211; rup o bucata din inima mea si i-o dau omului de lânga mine, care adesea îmi da în schimb o bucata din inima lui, ce se potriveste în locul ramas gol în inima mea. Dar pentru ca bucatile nu sunt masurate la milimetru, ramân margini colturoase, pe care eu le pretuiesc nespus de mult deoarece îmi amintesc de dragostea pe care am împartasit-o cu cel de lânga mine. Uneori am daruit bucati din inima mea <strong><em>unor oameni care nu mi-au dat nimic în schimb</em></strong>, nici macar o bucatica din inima lor. Acestea sunt ranile deschise din inima mea, gaurile negre &#8211; a-i iubi pe cei din jurul tau implica întotdeauna un oarecare risc. Si desi aceste rani sângereaza înca si ma dor, ele îmi amintesc de dragostea pe care o am pâna si pentru acesti oameni; <strong><em>si, cine stie, s-ar putea ca într-o zi sa se întoarca la mine si sa-mi umple locurile goale cu bucati din inimile lor</em></strong>. Întelegi acum, dragul meu, care este adevarata frumusete a inimii? a încheiat cu glas domol si zâmbet cald batrânelul.<br />
Tânarul a ramas tacut deoparte, cu obrazul scaldat în lacrimi. S-a apropiat apoi timid de batrânel, a rupt o bucata din inima lui perfecta si i-a întins-o cu mâini tremurânde. Batrânul i-a primit bucata pe care a pus-o în inima lui. A rupt apoi o bucata din inima brazdata de cicatrice si a pus inima tânarului. Se potrivea, dar nu perfect, pentru ca marginile erau cam colturoase.<br />
Tânarul si-a privit inima, care nu mai era perfecta, dar care acum era mai frumoasa ca niciodata, fiindca în inima cândva perfecta pulsa de-acum dragoste din inima batrânelului. Cei doi s-au îmbratisat, si-au zâmbit si au pornit împreuna la drum.<br />
Cât de trist trebuie sa fie sa mergi pe calea vietii cu o inima întreaga în piept. O inima perfecta, dar lipsita de frumusete&#8230;<br />
<strong><em>Inima ta cum este? O poti imparti cu altii?</em></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[]]></title>
<link>http://eleonorelamoglia.wordpress.com/2009/10/22/328/</link>
<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 16:25:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Éléonore</dc:creator>
<guid>http://eleonorelamoglia.wordpress.com/2009/10/22/328/</guid>
<description><![CDATA[Coupes de peau montrant la guérison d&#8217;une plaie superficielle et d&#8217;une plaie profonde. I]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-326" title="plaie superficielle" src="http://eleonorelamoglia.wordpress.com/files/2009/10/plaie-superficielle1.jpg" alt="plaie superficielle" width="389" height="155" /><img class="aligncenter size-full wp-image-327" title="plaie profonde" src="http://eleonorelamoglia.wordpress.com/files/2009/10/plaie-profonde.jpg" alt="plaie profonde" width="389" height="257" />Coupes de peau montrant la guérison d&#8217;une plaie superficielle et d&#8217;une plaie profonde. Illustrations issues des &#8220;Processus traumatiques&#8221;, tous droits réservés éditions Masson, septembre 2009</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[non ho scritto la parola terrificante, edit this, Astronave, apocalissi, visioni notturne, rantolare nel letto, scalciare, pazzia, processo irreversibile di merdificazione, Semaforiche torsioni, Incudini, polso, infezione, il Corpo è una perdita idraulica, percussioni da manicomio, elettrauto da vena, Donna, Notte, Cielo, Luci]]></title>
<link>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/10/22/719/</link>
<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 07:44:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>williamdollace</dc:creator>
<guid>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/10/22/719/</guid>
<description><![CDATA[Qui dentro c&#8217;è tutto. E&#8217; un atterraggio e una Partenza. Non c&#8217;è caffettiera che te]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Qui dentro c&#8217;è tutto. E&#8217; un atterraggio e una Partenza. Non c&#8217;è caffettiera che te]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[M-am accidentat]]></title>
<link>http://whoisthisboy.wordpress.com/2009/10/17/m-am-accidentat/</link>
<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 20:45:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Viorel</dc:creator>
<guid>http://whoisthisboy.wordpress.com/2009/10/17/m-am-accidentat/</guid>
<description><![CDATA[Când ma uitam la reclama asta : mi se părea foarte funny, acum mi-am dat seama ca au dreptate cei de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Când ma uitam la reclama asta :</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/qZ1Lh1sj-zc&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/qZ1Lh1sj-zc&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p>mi se părea foarte <em>funny</em>, acum mi-am dat seama ca au dreptate cei de la Lion.</p>
<p>Cu câteva ore în urma, făceam un dus si eu. Toate bine şi normale. Ies din dus, când sa ma şterg cu prosopul meu cel pufos (spălat cu Cocolino), ce aud ? suna telemobilul din camera, suna 1 data, si încă o data, gata într-o secunda iau cea mai greşită decizie pe ziua de astăzi : sa răspund ! Zis si făcut, când am făcut primul pas din baie am realizat ca sunt ud şi calc pe gresie, când am făcut al doilea pas am realizat ca am căzut! AUUUUCCCCHHHHHHHH ! GOD DAMNIT ! Rezultatele sunt următoarele :</p>
<p>Am intrat cu un picior în coltul de la perete, rezultatul ? 2 tăieturi adânci, 1 bucata vânătaie la genunchi, una bucata unghie rupta, si încă una bucata vânătaie la celalalt picior cu care am nimerit în masa de călcat.<br />
Ahhh am menţionat ca şi după 2 ore tot curge sânge ? Ehh pana ma însor cu siguranţă trece.</p>
<p>Si uite asa am mai adăugat încă o cicatrice de toate frumuseţea la colecţie. Sweeeettttt ( not ).</p>
<p>Deci urmaţi sfatul Lion ! sau măcar nu încercaţi sa alergaţi pe gresie&#8230;</p>
<p>Ahh dar a suferit si peretele !</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-1283" title="Eu VS perete = VIO WINNER ! " src="http://whoisthisboy.wordpress.com/files/2009/10/fotografii-00711.jpg?w=225" alt="Eu VS perete = VIO WINNER ! " width="225" height="300" /></p>
<p>PS : Am răspuns şi la telemobil !</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Laisse ta main, là]]></title>
<link>http://philippelazare.wordpress.com/2009/10/11/laisse-ta-main-la/</link>
<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 07:48:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>philippelazare</dc:creator>
<guid>http://philippelazare.wordpress.com/2009/10/11/laisse-ta-main-la/</guid>
<description><![CDATA[Accepter la tendresse avec le vertige du sexe Je pensais qu&#8217;avec une phrase comme &#8220;Tu ve]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h2 class="mceTemp mceIEcenter">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-medium wp-image-237" title="mainlà" src="http://philippelazare.wordpress.com/files/2009/10/mainla2.jpg?w=300" alt="Accepter la tendresse avec le vertige du sexe" width="300" height="122" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Accepter la tendresse avec le vertige du sexe</dd>
</dl>
</h2>
<h2 style="text-align:justify;">Je pensais qu&#8217;avec une phrase comme &#8220;Tu veux bien laisser ta main, là.&#8221;, on peut se raconter toute une histoire. Alors, avec mon faux-fils Romain Capdepon, nous relevons le défi de ce ping-pong littéraire et affectif. C&#8217;est lui qui débute et il met la barre très haut. &#8220;«Tu veux bien laisser ta main». Margot venait de prononcer cette ultime demande avec une difficulté si douce et ces mots avaient retenti si fort en lui qu’il revint sur ses pas. Margot avait besoin de lui, il avait besoin d’elle. Et pour la première fois en trente années de bonheur, ils venaient d’évoquer leur séparation. Inévitable, douloureuse, définitive. Cette fois, c’est la mort qui avait endossé ces habits de maîtresse, d’amant, et de routine que le couple avait évité sans heurt. Cette mort que Margot avait tutoyé dans ce banal accident sur la route des vacances. Cette phrase était leur phrase. La première fois, la toute première fois, c’est Marc qui l’avait dite. Dans ce petit restaurant parisien de la rue du Faubourg St Martin. Le soir de leur rencontre. Ce soir-là, alors qu’il commandait une seconde bouteille de champagne, elle avait pris les devants. A l’époque les femmes ne prenaient pas les devants. Mais ce soir-là, celle qui deviendra la mère de ses deux fils posa délicatement sa main sur la sienne. Surpris, il la retira. Vexée, elle feint de devoir aller se repoudrer le nez. Et il lâcha ces mots magiques…</h2>
<h2 style="text-align:justify;">Mais cette fois, point de bistroquet parisien, point de bouteille de champagne. Margot vivait ses dernières heures sur ce lit d’hôpital. Et Marc allait laisser sa main, là.&#8221;</h2>
<h2 style="text-align:justify;">Surtout ne pas flancher devant ce beau texte. Faire du Larue comme du Capdebon. Différent et pareil.</h2>
<h2 style="text-align:justify;">Mais il se demandait pourquoi il avait si peur de la tendresse. Pourquoi sa main avait tant de mal à consoler, à apaiser à l&#8217;approche de la mort quand il avait tant d&#8217;aisance à caresser, à surprendre encore Margot d&#8217;une paume balladeuse, de doigts fureteurs. Il se rendait compte combien il était un handicapé de la douceur. Il ne savait pas étreindre, embrasser comme une mère, comme ces hommes qui savaient prendre dans leurs bras un enfant qui a peur ou une femme qui souffre. Il savait que c&#8217;était un héritage familial, que son père ne savait pas faire une bise sur les joues, qu&#8217;il donnait une sorte d&#8217;accolade de ministre remettant une décoration. Mais là, Margot avait besoin de lui, car la peur, même si elle n&#8217;en laissait rien sentir, la tenaillait. Il ne fallait pas être un héros dans ces moments-là car n&#8217;importe quel humain a envie de fuir devant la mort. Mais on reste par pur instinct animal. Parce qu&#8217;on s&#8217;imagine soi-même face à cette immense solitude et qu&#8217;on a besoin de quelqu&#8217;un qui se roule en boule autour de vous. Ne pas laisser Margot et convoquer dans son esprit tous les moments forts de leur vie. Et avant tout le plaisir brut, le sexe qui le rendait joyeux et légers. Un instant il pensa à ce film de Guédiguian, &#8220;Marius et Jeannette&#8221;, quand une des héroïnes raconte que les prisonniers et les prisonnières d&#8217;un camp de concentration se donnent rendez-vous aux grillages et font l&#8217;amour sur les barbelés en jetant une couverture dessus pour ne pas se blesser. Oui l&#8217;amour et le désir comme une négation furieuse du temps qui s&#8217;arrête. Il se souvenait de cette grille qui donnait sur les calanques, de Margot collé à lui.</h2>
<h2 style="text-align:justify;">Joli, faux père&#8230;.je continue.</h2>
<h2 style="text-align:justify;">Soudain, Margot fut prise de spasmes. De spasmes d&#8217;une rare violence. Son corps entier sursautait, ses sublimes yeux verts anis étaient révulsés. Marc paniquait, criait, pleurait. Les infirmières, prises de court, en appelaient aux médecins bien occupés dans cet hôpital niçois où le manque de personnel était visiblement criant. L&#8217;une d&#8217;entre elles, plus expérimentée, reprit tout de même ses esprits et injecta dans les veines de Margot assez de calmants pour que son corps s&#8217;immobilise, enfin. Ces quelques secondes d&#8217;anarchie physique avaient duré un siècle. Marc, en observant l&#8217;amour de sa vie attirée par cette fameuse lumière blanche, s&#8217;était vu passé le film de leur histoire. Il avait revu les sourires, les rires, les cris, les crises. Il avait vu les noëls en famille, les vacances au ski, en corse, les nuits torrides, leur rencontre, ce verre qu&#8217;elle lui avait offert au beau milieu d&#8217;une incroyable après-midi de mai, dans les jardins du Luxembourg. A l&#8217;époque, les femmes n&#8217;offraient pas de verre aux hommes. Mais Margot n&#8217;était pas les autres. Elle était de celles qui ne laissent pas une miette de la vie, qui savourent chaque seconde. C&#8217;est sans doute pour cette raison qu&#8217;elle était si peu impressionnée par la mort. Elle avait tout de même besoin de lui, elle voulait qu&#8217;il laisse sa main, là&#8221;.</h2>
<h2 style="text-align:justify;">Continuer donc le texte de Romain. Etre Larue mais surtout Lazare.</h2>
<h2 style="text-align:justify;">&#8220;Il se souvenait de cette phrase murmurée alors qu&#8217;il entrait dans la chambre : &#8220;J&#8217;ai froid, je veux la peau de loup&#8221;. Il avait pu emmener cette incroyable pelisse où couraient les fantômes d&#8217;un troupeau de loups chinois alors que l&#8217;asepsie était plutôt de règle dans un hôpital. Mais là, les infirmières lui avaient laissé étendre sur elle cette couette digne d&#8217;un porno des années 1970 avec Brigitte Lahaye. Quand il la sentait souffrir, il parvenait enfin, après toutes ses années, à lui prendre la main. Mais son regard était attiré par les infirmières qui entraient dans la chambre, maquillées comme des voitures volées. Alors il repensait à son désir pour elle, à cet incroyable cadeau qu&#8217;est le ventre d&#8217;une femme. Il se souvenait qu&#8217;un jour une amie lui avait raconté qu&#8217;un amant italien l&#8217;avait quitté sans faire de bruit à l&#8217;aube et qu&#8217;elle avait couru après lui dans la rue. &#8220;Je l&#8217;ai attrapé dans la rue et je lui dit que je pouvais bien lui offrir un café et des tartines, l&#8217;accueillir dans ma cuisine après lui avoir accueilli en moi&#8221;, lui avait-elle raconté. Cela coulait de source, si l&#8217;on peut dire. Il aimait le solide bon sens féminin, les femmes qui ne faisaient pas de détour. C&#8217;est pour cela qu&#8217;il aimait Margot la guerrière. Margot la parleuse au lit qui parfois, l&#8217;éblouissait d&#8217;une phrase. &#8220;Tenir ton sexe, lui avait-elle glissé à l&#8217;oreille en le faisant, c&#8217;est un peu tenir à toi.&#8221; C&#8217;était juste. Comme lorsqu&#8217;il posait la main sur son sexe et qu&#8217;il disait : &#8220;C&#8217;est rien une vie, cela tient dans une paume&#8221;. Il se souvenait de lui avoir demandé un jour une lettre de sexe et de l&#8217;avoir obtenu facilement, comme un gamin qui reçoit la panoplie dont il rêvait à Noël. La lettre disait : &#8220;J&#8217;ai donc mis Jeannot dans ma chatte et j&#8217;ai marché dans l&#8217;appartement à petits pas pour qu&#8217;il ne glisse pas hors de moi. Je portais une jupe droite très femme fatale et des talons hauts qui me font une démarche chaloupée. Je me sentais soumise, geisha, esclave de tes désirs et en même temps, femelle libre et arrogante de luxure. Je me suis regardée dans toutes les glaces de la maison, sous tous les angles, tour à tour soumise et aguichante. Pendant tout ce temps j&#8217;imaginais ta voix qui ordonnait, exigeait. A certains moments, c&#8217;était ma voix qui prenait le dessus et qui disait &#8220;tu me vois, regarde moi bien, regarde comme je suis belle et brûlante, je suis a toi, je suis ton amazone; insatiable et prète à tout, ivre de désir&#8221;. Il se mit à dire à haute voix : &#8220;Alors, tu veux bien laisser ta main, là&#8221;. Et il tenta de penser de revoir Margot d&#8217;avant, d&#8217;avant l&#8217;accident. Il se souvenait comment elle l&#8217;avait apprivoisé, converti à la tendresse. &#8220;La douceur des hommes, ce n&#8217;est pas une faiblesse&#8221;, lui répétait-elle en souriant. Avec elle, il avait appris à sortir de lui toute cette adrénaline qui l&#8217;empêchait de contempler, de goûter le moment. Elle aimait nager longuement sur les plages d&#8217;arrière-saison. Elle aimait parler au coeur de nuit, quand l&#8217;amour les avait épuisé. Elle avait inventé au début de leur histoire un jeu avec lui : &#8220;Une cicatrice, une histoire&#8221;. Amusé, il lui avait conté cette trace au bout du majeur, souvenir d&#8217;une boîte de conserve de confiture où il avait mis le doigt alors que sa mère s&#8217;affolait, en poussant du mauvais côté. Ce large trait sous le menton, quand, pour son premier rasage, il n&#8217;avait pas compris qu&#8217;on ne poussait pas sur le côté un Gillette sous peine de s&#8217;égorger. Ou de paraître devant sa mère effrayé le visage ensanglanté. Elle lui avait montré sa marque sur le tibia, souvenir d&#8217;un détestable danceur, sa cicatrice sur le menton, elle aussi, témoin de la poussée de colère d&#8217;un petit cousin qui l&#8217;avait renversée alors qu&#8217;elle faisait du vélo. Elle lui avait parlé, avec un sourire triste, de cette blessure dans son ventre, de ces enfants perdus, loin d&#8217;elle. Et il avait désiré fort combler ce manque, lui faire des minots beaux, joueurs et malins. Quand il parlait de ça et qu&#8217;il était en elle, elle prenait sa main, la posait sur son ventre et lui disait : &#8220;Tu veux bien la laisser, là ?&#8221;. Avec Margot, il avait fait bien des apprentissages. La douceur, la sincérité, la tendresse, même si c&#8217;est cela qui lui était le plus difficile. Il disait toujours à ses rares amis hommes -il n&#8217;aimait pas la compagnie masculine- que les femmes étaient les meilleures des profs. Il se souvenait que jeune homme il sortait toujours avec des &#8220;dames&#8221;, comme il disait alors, de dix ou vingt ans plus âgées que lui. Elles l&#8217;avaient &#8220;débourré&#8221; à l&#8217;instar des cavaliers pour un cheval. Ch. lui avait appris à s&#8217;habiller alors qu&#8217;il aurait pu vivre la malédiction du cake marseillais. &#8220;Fais sobre, lui répétait-elle, du noir, de la simplicité italienne. Des chemises blanches bien repassées et surtout cire tes chaussures.&#8221; J., elle, l&#8217;avait amené au théâtre. Elle lui avait évité ainsi quelques soirées dans des boîtes à la con et des discussions vaines entre potes. Il était méfiant au début quand il entrait dans une salle où les spectateurs étaient assis sur scène au lieu d&#8217;être sur les gradins. Mais il avait aimé ces pièces qui ressemblaient parfois à la vie comme &#8220;Le banquet&#8221; ou les lectures d&#8217;Italo Calvino avec son singulier personnage, Monsieur Palomar. Il avait toujours gardé le goût de cela : les lectures dépouillés d&#8217;un texte, sans l&#8217;artifice d&#8217;une mise en scène. Et il se souvenait du petit livre de cet auteur que lui avait offert J. : &#8220;Le château des destins croisés&#8221;. Quand ils pénétraient dans le château, les personnages du livre perdaient l&#8217;usage de la parole et n&#8217;échangeaient qu&#8217;avec des cartes de tarot. En fait, la vie ce n&#8217;était que cela. Tirer la bonne carte et surtout en faire bonne usage. Margot, c&#8217;était la plus belle de ses cartes. Son atout majeur et il se demandait comme il allait continuer à jouer en la perdant. Il avait avec elle la meilleur des mains, comme disait Jean, son pote amoureux de poker. Alors, &#8220;Laisse ta main, là&#8221;, suppliait-il.</h2>
<h2 style="text-align:justify;">Passage de relais Romain. C&#8217;est drôle, c&#8217;est un jeu dangereux.</h2>
<h2 style="text-align:justify;">Margot s&#8217;endormait très tôt chaque soir, assommée sous les doses de morphine bombardées par ces guerrières d&#8217;infirmières tentant une sorte de putsch à sa douleur latente. Lui, somnolait dès le soleil couché. Entre deux rêves furtifs et cette réalité cauchemardesque, il ressassait cette peur de la perdre. Il était tenaillé. L&#8217;angoisse le faisait délirer. Comment Louis et Arthur, leurs jumeaux, allaient-ils supporter le départ de cette maman si aimante ? Allaient-ils, comme des ados de base, se réfugier dans l&#8217;alcool, la drogue, le sexe, la dépression ? Marc était au bord du gouffre et prenait conscience qu&#8217;il avait appris à être deux. Qu&#8217;elle lui avait appris à être deux. Mais était il encore capable de n&#8217;être qu&#8217;un ? Parviendrait-il un jour à poser les mains sur un autre corps ? Vivrait-il dans le passé, ou deviendrait-il au contraire un épicurien soudainement amputé de tous sentiments amoureux ? Il ne restait plus que quelques heures de vie à Margot. La veille, elle avait remis une lettre à Marc. Plusieurs pages noircies. Une très longue lettre d&#8217;adieu. Comme un testament amoureux. Un coup de poignard en plein coeur. Elle lui confiait cette haine de ne pas pouvoir vieillir à ses côtés, la chance qu&#8217;elle avait eu de croiser son chemin, elle lui ordonnait de faire de leurs deux fils des hommes droits comme l&#8217;est leur père. Elle aurait adoré être la mamie gâteau de quelques petits enfants. Et surtout elle demandait à Marc de refaire sa vie, elle confiait ne pas supporter l&#8217;idée que son souvenir soit un frein dans l&#8217;horizon de celui qu&#8217;elle dit aimer plus qu&#8217;elle ne s&#8217;aime elle même. Elle terminait avec leur signature amoureuse : &#8220;Laisse ta main, là&#8221;.</h2>
<h2 style="text-align:justify;">Aller au plus loin de la douleur, du souvenir, des sensations, attraper la perche de Romain pour me dénuder, moi, Philippe Larue.</h2>
<h2 style="text-align:justify;">Il pensait souvent à cela : l&#8217;amour c&#8217;est de la géologie. Ceux que l&#8217;on aime laissent des strates en nous, déposent leur tendresse et leurs empreintes. Et puis d&#8217;autres caresses, d&#8217;autres mots les recouvrent. Notre mémoire amoureuse est faire d&#8217;un immense charriage. Parce que parfois, les plaisirs et les émotions se répondent. Rien ne s&#8217;oublie, la peau est un palimpseste. Alors Margot lui demandait de déposer un autre amour sur le sien, de la faire vivre ainsi. Comme dans ce film avec Yves Montand et Romy Schneider, &#8220;Clair de Femme&#8221;. Mais pour l&#8217;instant, il traînait dans les couloirs de l&#8217;hôpital, déroulant leur vie commune et tentant d&#8217;imaginer la sienne à venir. Veuf : quel drôle de mot. Il y a des veuves de guerre. Il allait falloir qu&#8217;il s&#8217;invente veuf d&#8217;amour. Il marcha jusqu&#8217;à la salle de repos des infirmières. Il y avait là Gourjia, une jeune beurette dont il appréciait l&#8217;énergie douce au chevet de Margot. &#8220;Ça va? lui demanda-t-elle. Asseyez-vous, j&#8217;ai des gâteaux de ramadan de ma mère.&#8221; Il sourit, la remercia et s&#8217;assit. Il choisit une corne de gazelle et l&#8217;engloutit dans un bol de café. &#8220;Vous avez fait le bon choix, ce sont les plus lights du plateau&#8221;, se moqua-t-elle gentiment. &#8220;C&#8217;est bizarre, lui confia-t-il soudain sans raison. Je n&#8217;ai pas peur. Je devrais pourtant. C&#8217;est insupportable la mort. Injuste. Personne ne nous y prépare. Mais je suis là. J&#8217;attends, simplement. C&#8217;est sans doute la torpeur de l&#8217;hôpital. &#8221; Il s&#8217;aperçut que des larmes coulaient sur ses joues et qu&#8217;il ne les avaient pas sentis tout de suite. Gourjia donna du temps au silence et se mit à parler de sa voie de miel. &#8220;Nous sommes tous des baliseurs de désert. Nous mettons des repères au milieu du sable. Ce sont les hommes et les femmes les plus beaux repères. Et puis une tempête de sable les recouvrent et notre paysage change. Mais nous continuons à baliser notre vie, à peupler notre désert. &#8221; Princesse de salle de garde. Mille et une nuit à affronter la détresse et ses propres peurs sans se brûler de l&#8217;intérieur. Elle posa sa main sur la sienne saupoudrée de sucre glace. &#8220;Laisse ta main là&#8221;, entendit-il en lui comme un murmure. C&#8217;était la voix de Margot. Gourjia lui dit : &#8220;Ce sont mes parents qui m&#8217;ont appris l&#8217;amour physique, le besoin absolu de l&#8217;autre. Je me souviens que petite, je me cachais dans le couloir près de la salle de bain. Je revois mon père enlever le peignoir blanc de ma mère, je le devine se mettre à ses genoux pendant qu&#8217;elle dénouait ses longs cheveux et les peignaient. Il la traitait comme un déesse. Quand il me surprenait, il me grondait en disant : &#8220;C&#8217;est quoi qui va laver les pieds blancs de ta mère ? C&#8217;est toi qui va brosser sa chevelure ? C&#8217;est toi qui va la rendre plus belle encore ? Non, ma fille, cela c&#8217;est ma tâche&#8221;. Alors je partais en courant dans ma chambre. Mais je ne pouvais pas me coucher. J&#8217;avais une sorte de feu en moi. Alors, j&#8217;attendais qu&#8217;ils aillent dans leur chambre. La porte restait un moment entrouverte. Je voyais encore mon père, sans hâte, caresser les longs cheveux de maman. Elle laissait tomber de ses épaules son peignoir et s&#8217;allongeait comme une odalisque sur le ventre. Il prenait une huile parfumée et il lui massait le dos. Et puis, à un moment, il poussait la porte, mettant fin au spectacle. Il n&#8217;y avait plus que les soupirs et les &#8220;Mais qu&#8217;est ce que tu fais ?&#8221; avec un petit rire gêné de ma mère. Je devais inventer le reste, me recréer leur amour. Ce que mes parents m&#8217;ont appris, c&#8217;est que l&#8217;amour a besoin de rituels, de célébrer son partenaire. Je ne l&#8217;ai jamais oublié dans mes histoires de coeur et de peau. J&#8217;ai balayé les hommes qui n&#8217;avaient pas ce goût de l&#8217;autre. Et je sais que Margot et vous, vous vous êtes aimés à cette aune.&#8221; Marc aimait sa voix de Shéhérazade, cette manière qu&#8217;elle avait d&#8217;enrouler une histoire dans l&#8217;autre. Et il s&#8217;imaginait comme un personnage de son histoire, un acteur perdu qui cherche ses marques et parle trop, pour occuper l&#8217;espace. Comme elle si le sentait déjà sous le charme, enchanté, Gourjia reprit. &#8220;Vous savez Marc -vous permettez que je vous appelle Marc- l&#8217;amour cela doit être aussi un jeu. C&#8217;est tout de même le plus beau des loisirs. Alors on peut y mettre des sentiments, de la passion, s&#8217;y perdre mais il faut toujours jouer. Faire l&#8217;amour, c&#8217;est comme jouer au foot à la manière de Zidane. Fluide, léger, enfantin. Double roulette sur le ventre et sombrero par-dessus les fesses.&#8221; Il sourit franchement en rougissant un peu. Lui qui n&#8217;était finalement pas si extrême en matière de sexe ni très explorateur, il avait souvent rencontré des initiatrices tout à fait délurées. Comme Marie-Jeanne, sa dépuceleuse, qui le faisait jouir dans sa chambre en jouant la &#8220;Lettre à Elise&#8221; d&#8217;un main sur son piano pour éviter que ses parents entendent dans la pièce d&#8217;à-côté. N. à qui il avait fait parcourir à coups de reins tout le couloir à tomettes d&#8217;une grande maison bourgeoise et qui lui racontait ce qu&#8217;elle voyait dans la rue. M. qui lui envoyait des textes en pleine réunion qui disaient : &#8220;Tu es le roi du cunnilingus&#8221; quand, ma foi, le titre de baron lui aurait suffi. C. avec qui il avait décidé de faire l&#8217;amour simplement parce qu&#8217;elle avait un manteau rouge avec une capuche et que cela lui faisait penser à un conte de fée. S. qui le recevait dans son cabinet de psychiatre, et qui jouissait très vite de sa main quand les patients attendaient derrière la porte. M. avec qui il avait été surpris en pleine levrette par une femme de chambre dans un joli hôtel du Campo di Fiori et qui avait crié en italien : &#8220;No disturbi, vous ne nous dérangez pas, venez profiter&#8221;. C&#8217;est drôle, tous ces jeux très sérieux et très gamins défilaient en lui mais il n&#8217;avait pas vraiment envie d&#8217;en parler avec Gourjia. &#8220;Venez avec moi prendre l&#8217;air sur la terrasse&#8221;, lui proposa-t-il. Quelques minutes après, ils étaient sur le toit de ce grand hôpital au nord de Nice, face aux premiers sommets des Alpes, comme des passagers sur le pont d&#8217;un paquebot endormi. Il s&#8217;avança vers la &#8220;proue&#8221; du bâtiment, ouvrit les bras et cria : &#8220;Je suis le maître du monde&#8221;. &#8220;Titanic ta mère&#8221;, répliqua Gourjia en riant. Et puis il la prit dans ces bras, en un geste évident dont il ne se croyait pas capable. &#8220;Je ne peux pas vous embrasser, princesse&#8221;, confessa-t-il. &#8220;Alors faites-moi l&#8217;amour très vite, répondit-il dans un souffle, sans vous préoccuper de moi, prenez ce plaisir qui vous fuit, sauvez-vous de la mort.&#8221; Il la retourna contre la rambarde, souleva sa blouse et sa jupe et lui demanda : &#8220;Je peux venir dans vos fesses?&#8221; &#8220;Oui, mais laisse-ta main, là&#8221;, lui murmura Gourdjia.</h2>
<h2 style="text-align:justify;"> </h2>
<h2 style="text-align:justify;">Il écarta son joli shorty ivoire et l&#8217;encula tendrement en lui mordant la nuque. Elle soupira en le recevant en elle. &#8220;Tu es dur, je suis humide, nous nous complétons&#8221;, murmura-t-elle. Il se sentait vivant, il aimait son cul cambré d&#8217;Arabe. Il s&#8217;y amarrait comme à une île. C&#8217;est drôle comme l&#8217;amour est toujours un palimpseste. Il se souvenait comment Margot s&#8217;est donné à lui un 15 août à Paris. Allongé sur son lit en plein après-midi, il l&#8217;avait sodomisé en riant parce qu&#8217;elle était d&#8217;humeur taquine. &#8220;Je t&#8217;ai clouée. Tu es mon papillon&#8221;, lui avait-il soufflé. Et puis ils s&#8217;étaient endormis sans se désunir.<br />
Il pensait aussi à ce poster incroyable montrant une fille nue aux incroyables fesses à la salle de boxe où il frappait pour tuer le temps qui passe. On aurait presque pu poser un verre de champagne dessus telle était leur cambrure. Il avait inventé un poème en boxant devant :<br />
&#8220;Quelle chute de rein<br />
A damner tous les saints<br />
A faire mâchoire se décrocher<br />
Comme après un beau crochet.<br />
Dos tourné<br />
Comme si elle craignait de te succomber<br />
Que tes coups de reins soient aussi violents<br />
Que tes coups de poings sont percutants.<br />
Faire qu&#8217;au coeur de la nuit ses cris résonnent<br />
Comme sur le sac les poings de Tyson<br />
Laisser la chambre d&#8217;hôtel en plein chaos<br />
Après l&#8217;ultime assaut et le divin KO.<br />
Qu&#8217;elle se déleste de son string<br />
Quand tu apparais sur le ring<br />
Qu&#8217;elle se sente un peu ta &#8220;pute&#8221;<br />
Quand tu descends les rivaux d&#8217;un uppercut.&#8221;<br />
C&#8217;était un peu facile et prétentieux mais il aimait bien le déclamer sur le rythme de rap de la musique de son entraînement. Gourjia lui attrapa le cou en se tendant en arrière. &#8220;Je vais jouir, viens aussi.&#8221; Il trembla, eut presque mal en jouissant dans son cul. Ils se laissèrent aller sur le sol chaud, face aux montagne. Ils se récroquevillèrent l&#8217;un contre l&#8217;autre. &#8220;Regarde les étoiles, choisis en une, Marc. Dis-lui un secret.&#8221;<br />
&#8220;Je prends la deuxième à droite dans la Grande Ourse. Depuis la première fois où j&#8217;ai fait l&#8217;amour, je crois que je gagne des années de vie à chaque érection, chaque éjaculation. Je me dit peut-être que je serais immortel à force.&#8221; Gourjia éclata de rire. &#8220;Alors nous règnerons longtemps sur le monde, comme deux Highlander.&#8221; Il lui raconta sa première fois très rapide dans les toilettes d&#8217;une boîte, au &#8220;Campus&#8221;, assise sur son amant maladroit. &#8220;On peur rêver plus glamour, c&#8217;est vrai&#8221;, sourit-elle. Et puis d&#8217;autres &#8220;pinailleries&#8221;, comme elle disait joliment sur une plage de Sausset, une autre du phare de l&#8217;Espinette, en Camargue et une autre dans l&#8217;eau profonde des calanques de Cassis où elle avait failli se noyer avec son partenaire. Il s&#8217;assoupit dans son cou, brisé par le plaisir, bercé par ses mots.<br />
Elle se dégagea et le regarda un moment. Elle savait pourquoi elle avait choisi cet homme, dans ces conditions. Elle le sentait solide, tout d&#8217;une pièce et plein d&#8217;enfance en même temps, pas brûlé par la souffrance. Elle pensait à Margot, à qui elle avait parlé pendant ses quelques moments de lucidité. &#8220;Mon homme c&#8217;est un cyprès, disait-elle. Un repère dans le paysage, une odeur reconnaissable. Et il me protège du vent.&#8221; Elle avait aimé la comparaison. Elle aimait aujourd&#8217;hui profiter de ce cyprès qui s&#8217;était fiché en elle, &#8220;bien profond&#8221;, comme elle lui avait sussurré. Elle ne se sentait pas coupable. Le sexe n&#8217;est pas moral, expliquait-elle souvent à des copines. Il est nécessaire. Elle posa sa main là, sur le vier récroquevillé de Marc. &#8220;Je te berce, homme cassé&#8221;, chantonna-t-elle.<br />
 Elle le laissa dormir un moment et le réveille d&#8217;un baiser. &#8220;Il faut redescendre Marc, je n&#8217;ai pas été bipé mais je suis seul à l&#8217;étage. Et puis Margot a encore besoin de toi.&#8221; Il se rembrailla, comme disait sa mère. Et ils reprirent l&#8217;escalier de secours main dans la main pour rejoindre l&#8217;étage de la réanimation.<br />
Ils se séparèrent dans le couloir, pour ne pas être vu par les autres infirmières et médecins. Deux enfants pris en faute. Un homme et une femme qui vivent dans la parenthèse de la souffrance. Il entra dans la chambre de Margot. Les premières lueurs de l&#8217;aube l&#8217;éclairait. Elle avait les yeux ouverts. Elle le regardait. &#8220;Marc, dit-elle avec difficulté, je t&#8217;attendais. Je crois que je veux plus souffrir. Ne m&#8217;en veux pas, je vais te laisser. Mais s&#8217;il te plaît. Mets la main, là, sous ma tête.&#8221; Il prit dans sa main droite sa tête légère comme celle d&#8217;un mandarin dont il aimait tant les cheveux fins.</h2>
<h2 style="text-align:justify;">Il pleurait sans bruit. Il la regardait en se demandant s&#8217;il pourrait saisir son dernier instant de vie. Il se demandait comme on peut accepter de mourir, quitter les siens. Il se disait qu&#8217;il n&#8217;y aurait que peur en lui s&#8217;il devait y passer. Il tenait toujours sa tête. Il pensait stupidement : &#8220;Bientôt elle sera froide&#8221;. Il pose ses lèvres sur les siennes, pour y capter son souffle. Elle murmura : &#8220;Je t&#8217;aime petit phacochère&#8221;. Sans doute à cause de la fatigue, de ses tendres efforts avec Gourjia, de toutes ses nuits de veille, il s&#8217;endormit sur sa poitrine.<br />
Il se mit à rêver. Il était dans un immense chambre du &#8220;Royal Pita Maha&#8221;, à Bali. Il se levait de l&#8217;immense lit et ouvrait la baie qui donnait sur une piscine à débordement. Margot se baignait nue et chantait : &#8220;Dansez sur moi&#8221;. Le jour tombait. Il la regardait en se disant : &#8220;Je ne la regarde pas assez. Il faut que je me souvienne de chaque partie de son corps&#8221;. Il pensait au &#8220;Mépris&#8221; de Godard et aux questions de Bardot : &#8220;Et mes genoux, tu aimes mes genoux? Et mes fesses, tu aimes mes fesses?&#8230;&#8221;. De Margot, il aimait particulièrement les salières au-dessus de ses seins tendres. Il se damnait pour la douceur de ses aisselles, il était en admiration devant son ventre avec un minuscule arrondi, pour ses jambes musclées, ses fesses parfaitement séparées et haut perchées, pour les petits cheveux de sa nuque. Il était capable de dessiner avec précision son sexe, ses grandes et petites lèvres. Parce qu&#8217;il en avait souvent une vision macroscope. Dans la lumière déclinante, il la fixait sur le papier sensible de son cerveau, il l&#8217;imprimait en poster. Il se disait qu&#8217;elle était parfaitement à sa place dans ce décor de luxe, que son corps l&#8217;épousait parfaitement. Lui il arpentait l&#8217;immense chambre et son salon, se laisser glisser dans la piscine comme un enfant qui n&#8217;y croit pas. Il avait toujours peur que cela ne soit pas vrai, que quelqu&#8217;un vienne le réveiller. Il la rejoint en quelques brasses et l&#8217;entoura du V de ses bras. &#8220;Mon bel amour exotique, ma femme tropicale, lui glissa-t-il exotique. Je veux t&#8217;aimer comme une mangue.&#8221; Elle sourit en lui murmurant : &#8220;Tu crois que ce n&#8217;est pas dangereux d&#8217;être heureux comme cela ? Tu crois qu&#8217;on va nous laisser nous aimer aussi fort dans ce paradis&#8221;. Il mordit sa nuque et lui fit l&#8217;amour comme un chat repu. Un corbeau vient se percher sur le fauteuil d&#8217;osier au bord de la piscine. Etrangement, il se dit que l&#8217;oiseau allait lui parler.&#8221;<br />
&#8220;Monsieur, monsieur, il faut vous relever&#8221; : une voix insistante, une main douce mais ferme le tira de la piscine balinaise, le ramena à la surface de la réalité. Il regarda le visage de Margot. Ses yeux étaient fermées. Elle dormait peut-être. Mais l&#8217;infirmière insistait. Il mit sa main devant la bouche de sa femme. Aucun souffle. Il toucha sa joue. Elle était déjà froide. Le visage désolé de la fille en blouse blanche lui dit tout ce qui ne s&#8217;énonçait pas. &#8220;Monsieur, vous ne pouvez pas rester contre elle&#8221;. Si, il pouvait. Il pouvait se fondre dans ses aisselles, s&#8217;enfoncer dans ses salières, se réfugier dans son ventre et s&#8217;enfoncer dans son sexe. Il pouvait être elle. La mort ça n&#8217;existe pas. Ce n&#8217;est qu&#8217;un manque de savoir-vivre comme disait Pierre Dac. Et elle et lui, ils savaient vivre. Fort.<br />
Dans les hôtels de Bali, au marché de la Plaine, sur les routes de Haute-Provence, les plages de Camargue hors saison, le musée Guggenheim au bout d&#8217;un long voyage en voiture, les bistrots de pays dans la vallée du Toulourenc. Ils aimaient les odeurs qui racontent des histoires, les textes que l&#8217;on se laisse sur la table pour partager son bonheur.<br />
&#8220;Elle est morte, elle n&#8217;est plus. Elle est mort, elle n&#8217;est plus&#8221;, se répétait-il pour s&#8217;habituer. Il ne sentait pas de douleur. Juste un soudaine envie d&#8217;accélérer. De vivre tout de suite les obsèques, les condoléances, la gentillesse des familles, les vêtements de Margot à donner ou jeter, le besoin soudain de vide et de solitude. Et les insomnies dans la maison vide, la sensation qu&#8217;elle est encore là quand le rideau de perles bouge avec le vent. Ou encore ces filles qui viennent lui offrir leur corps comme un baume.<br />
Un infirmier entra et le releva pour le pousser gentiment dehors. Le jour s&#8217;était levé. Il sortit sur la terrasse où il avait aimé Gourjia. Il s&#8217;avança vers le vide, eut la tentation de basculer. Mais non, comme disait Margot, il fallait &#8220;aimer cette putain de vie plus qu&#8217;elle ne nous aime parfois&#8221;. Il pensait à ses deux fils, Arsène et Louis. Il se dit qu&#8217;il allait devoir leur apprendre à boxer, surtout ce direct latéral qui pouvait couper en deux un adversaire. Il regarde le soleil grimper au-dessus des montagnes. Il se retourna. Gourjia était là. &#8220;Baliseur du désert, il va te falloir marquer un nouveau territoire&#8221;, dit-elle en souriant. &#8220;Je ne laisserais pas le sable s&#8217;écouler&#8221;, répondit-il. Il lui prit la main. Il allait devoir quitter ce lieu clos où il avait vécu ces derniers jours. Il s&#8217;était fait un monde de cet hôpital. Un bateau de croisière.<br />
&#8220;Pars dès que tu peux, dit Gourjia. Dès que Margot sera en terre. Vas en Corse. Marche sur la plage de l&#8217;Ostriccone. Vas au-dessus de Speloncato, là où la route domine toute la mer. Sois seul et fort. Nourris-toi de figues et de lait de chèvre. Prends du papier et écris, à l&#8217;ancienne, toute ta peine, toute ta haine, toutes tes envies pour demain. Quand tu seras vierge de ta douleur, quand elle sera toute sur le papier, appelle-moi. Je viendrais.&#8221;<br />
Elle lui donna un livre : &#8220;Un bonheur parfait&#8221;, de James Salter. &#8220;Il t&#8217;accompagnera, c&#8217;est mon bouquin fétiche&#8221;. Et elle lui glissa un &#8220;komboloï&#8221; grec dans la main. &#8220;Pour que tu puisses jouer avec, te raconter une histoire à chaque grain&#8221;. Il était armé pour sa vie de veuf. &#8220;Avant de partir, laisse ta main, là&#8221;, murmura Gourjia en la posant sur ses reins.</h2>
<h2 style="text-align:justify;">Voilà, merci Romain. Donc continuer. Sur le fil, toujours.</h2>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[apocalisse #22]]></title>
<link>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/10/07/apocalisse-22/</link>
<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 20:36:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>williamdollace</dc:creator>
<guid>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/10/07/apocalisse-22/</guid>
<description><![CDATA[credo nel movimento negli avanzi da lontano e da vicino vivo e morto &#8211; felice e distrutto le m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[credo nel movimento negli avanzi da lontano e da vicino vivo e morto &#8211; felice e distrutto le m]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Semne, sentimente şi amintiri]]></title>
<link>http://justvave.wordpress.com/2009/10/06/semne-sentimente-si-amintiri/</link>
<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 07:17:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>vave</dc:creator>
<guid>http://justvave.wordpress.com/2009/10/06/semne-sentimente-si-amintiri/</guid>
<description><![CDATA[„Poate că ar fi bine să mă prezint. Dar nu ştiu ce anume reprezint. Nu am ochi, deci nu ştiu cum ară]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">„Poate că ar fi bine să mă prezint. Dar nu ştiu ce anume reprezint. Nu am ochi, deci nu ştiu cum arăt sau unde mă aflu. Nu am urechi, deci nu aud nimic din ce mă înconjoară. Nu am nici gură să mă pot exprima. Eu doar&#8230; sunt. Să nu vă pară rău pentru mine. De fapt aşa am apărut. Poate vă veţi întreba de unde ştiu de existenţa ochilor, urechilor sau a gurii. Nu am reuşit nici eu să îmi explic. Dar un lucru pot face: <!--more-->pot simţi. De aceea pot calcula timpul. Am simţit până acum zăpada de peste douăzeci de ori, de fiecare dată întreruptă de căldură. Recunosc să sunt multe lucruri care mă depăşesc. Sunt multe informaţii pe care le ştiu pur şi simplu. Probabil că aşa am fost formată.</p>
<p style="text-align:justify;">Sunt o ea, deşi nu ştiu ce înseamnă asta. Ceva sunt, ce anume nu am putut afla, încă. Dar să vă spun câte ceva despre mine. V-am împărtăşit că pot simţi. Nu doar lucruri ce mă ating. Sunt anumite trăiri, iar acest fapt mă face să cred că am o strânsă legătură cu cineva. Nu ştiu cu certitudine cum anume am apărut. Dar cred că toţi apărem (de unde anume nu ştiu) datorită unor întâmplări. Sunt convinsă că nu sunt singură în lume. Întreaga mea existenţă reprezintă un şir de simţiri, una mai puternică decât alta. Îmi amintesc de prima dintre ele. A fost atunci când am apărut. Am simţit un amalgam: frică, furie, supărare, mâhnire, chiar şi un pic de regret. Totuşi clipele ce au urmat au fost plăcute. Nişte buze moi mă atingeau şi eram gâdilată mai mereu. Eram unsă cu o alifie, apoi învelită. Răsfăţul nu a durat mult. Urăsc acea alifie, din cauza ei s-a uitat de existenţa mea. Aşa am început să exist.</p>
<p style="text-align:justify;">La început eram murdărită foarte des. Mi s-a părut curios un lucru: atunci când eram murdărită simţeam fericire, dar când eram curăţată, teamă. Probabil că murdăria nu e un lucru bun. Totuşi în acea vreme aveam mai tot timpul sentimente de bucurie. Orice tristeţe trecea destul de repede. Perioada aceea este preferata mea din tot ce am trăit până acum. Dar a durat puţin, cam şase atingeri de zăpadă.</p>
<p style="text-align:justify;">Apoi a venit o perioadă încărcată de emoţii. Acea bucurie necondiţionată mai exista, dar ceva se schimbase. Parcă era amânată de emoţii. Simţeam furnicături peste tot şi tremuram. Devenise ciclic: mai întâi emoţii, apoi bucurie, în cele din urmă un fel de oboseală. Însă pe măsură ce a mai trecut timpul, entuziasmul s-a transformat în obişnuinţă şi nerăbdare pentru momentele de bucurie. Aceasta din urmă s-a mai stins, în schimb doar oboseala a rămas la fel. Începea să nu mai îmi placă propria existenţă.</p>
<p style="text-align:justify;">Cu timpul m-am pomenit într-o furtună. Mă refer la multitudinea de sentimente pe care le trăiam. Se schimbau extrem de repede. Nu ştiu ce anume făcea ca toate acestea să apară şi să dispară la aşa scurt timp. A fost o perioadă extrem de emotivă. Dar ce a făcut ca acea vreme să fie altfel decât restul este intensitatea trăirilor. Parcă ceea ce simţeam îşi multiplicase forţa. Atunci am cunoscut un amalgam de sentimente. <strong><em>Iubirea</em></strong> era un mozaic din <em>entuziasm</em>, <em>siguranţă</em>, <em>pasiune</em> şi <em>încântare</em>. <strong><em>Gelozia</em></strong> era suma <em>suspiciunii</em> şi a <em>mâhnirii</em>. <strong><em>Ura</em></strong>, în schimb, îmi amintea de <em>furie</em> şi <em>dezgust</em>. <em>Îndoiala</em> şi <em>frica</em> formau <strong><em>neputinţa</em></strong>. <strong><em>Ruşinea</em></strong> era reprezentată de <em>neîncredere</em> şi <em>teamă</em>. <em>Frica</em> şi <em>abandonul</em> se uneau în <em><strong>l</strong><strong>aşitate</strong></em>. <strong><em>Curajul</em></strong>, de deparate cel mai semeţ sentiment, era împletirea <em>încrederii</em> cu <em>îndrăzneala</em>. <strong><em>Indiferenţa</em></strong> era <em>resemnare</em> şi <em>dezinteres</em>. Dar cel mai des simţeam o <strong><em>teamă</em></strong> de necunoscut. De parcă aş fi trăit în altă lume. Am fost surprinsă când fiinţa de care sunt legată şi-a adus aminte de mine. Când simt singurătate, uneori sunt atinsă şi atunci se face simţită şi melancolia. Atunci am realizat că sunt doar un semn, o amintire&#8230;. o cicatrice. Emoţiile de la început au dispărut, deşi le-am mai simţit de vreo trei ori. Cred că ele reprezintă un început în viaţa ei. Acum se pare că este în preajma unui alt început. Cel mai des simt entuziasm, dar tot timpul este întrerupt de frica de eşec şi neîncredere. Nu este una dintre preferatele mele perioade, sper să treacă mai repede nagativismul pentru că sunt sigură că există sentimente ce sunt gata să fie descoperite. De abia aştept să simt ce mai urmează.&#8221;</p>
<p style="text-align:justify;">V-aţi gândit vreodată dacă cicatricele de pe corpul nostru ar putea vorbi? Oare ce ar spune? Sunt singurele care au fost mereu cu noi prin orice am trecut. Sunt singurele care ne ştiu toate secretele, toate greşelile, toate minciunile, toate temerile. Sunt singurele care simt lumea exact cum o percepem noi înşine. Ele îşi ghidează existenţa după sentimente. O cicatrice poate fi văzută ca o amintire, amintirea unei întâmplări. De fiecare întâmplare este legată o trăire ce nu poate fi ocolită. Oricât ai încerca să nu se vadă la exterior, înăuntrul tău nu ai unde să o ascunzi. Cicatricea este semnul experienţei de viaţă. Ai trecut printr-o avalanşă de sentimente şi fiecare în parte ţi-a lăsat o amintire. Acele cicatrice pot fi harta vieţii tale.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">P.S. Textul e vechi cam de un an.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[IN MORTE DI BABSI J]]></title>
<link>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/10/01/in-morte-di-babsi-j/</link>
<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 07:12:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>williamdollace</dc:creator>
<guid>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/10/01/in-morte-di-babsi-j/</guid>
<description><![CDATA[IN MORTE DI BABSI J di Babsi Jones, contenuta nell’antologia Tu sei lei di Minimum Fax è una pièce f]]></description>
<content:encoded><![CDATA[IN MORTE DI BABSI J di Babsi Jones, contenuta nell’antologia Tu sei lei di Minimum Fax è una pièce f]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Scars are ok.]]></title>
<link>http://thismuch.wordpress.com/2009/09/26/scars-are-ok/</link>
<pubDate>Sat, 26 Sep 2009 18:35:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>daniela rhu</dc:creator>
<guid>http://thismuch.wordpress.com/2009/09/26/scars-are-ok/</guid>
<description><![CDATA[Mai am cicatrici mai vechi pe corp, una mai mare decat va fi asta si multe mai mici pentru ca am avu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Mai am cicatrici mai vechi pe corp, una mai mare decat va fi asta si multe mai mici pentru ca am avut o copilarie destul de baietoasa, insa pana acum nu mi-am dat seama de semificatiile lor.</p>
<p>Astazi mi-am vazut cicatricea. Am avut operatia acum 10 zile, numai ca azi am avut voie sa fac un dus decent si a trebuit sa-mi scot pansamentul singura si sa dau cu ochii pentru prima oara de ceea ce va ramane pe abdomenul meu de acum inainte. Stiam de joi ca azi o voi vedea si daca inainte eram nerabdatoare, azi am amanat momentul pana spre seara pentru ca nu eram pregatita psihic. Stiu ca se va mai vindeca, inca nici nu am firele scoase, insa e o cicatrice mare si urata. Dar e ok.</p>
<p>M-am tot gandit in ultima vreme la cicatrici si am ajuns la concluzia sunt utile.  Mie asta imi e utila. Imi aduce aminte prin ce am trecut. Imi aduce  aminte ca am avut o perioada in care sa mananc sau sa alerg sau chiar sa merg normal erau lucruri imposibile. Imi aduce aminte ca putea sa fie mai rau si nu a fost, adica sunt in viata si m-am ales doar cu cicatricea asta. Imi aduce aminte ca am o familie care ma ajuta daca am nevoie si prieteni care au venit si au stat cu mine mi-au adus lucruri care stiau ca-mi plac mult, sau de care am nevoie si m-au facut sa rad chiar daca nici asta nu prea puteam sa fac.</p>
<p>Cicatricile sunt ca un &#8220;remainder&#8221; ca ai trecut prin ceva greu si te-ai vindecat, ca ai ceva de pierdut pentru care merita sa traiesti.</p>
<p>And maybe for some scars are even hot <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> .</p>
<p>Ahh, a fost o operatie de apendicita&#8230;peritonita acuta.</p>
<p>Detalii: am slabit aprox 5 kg, n-am mai fumat de mai mult de 2 saptamani, cand m-am intors din spital avem un chef nebun sa ma uit la seriale cu doctori, inca nu stiu cata vreme nu o sa am voie sa fac efort, dar cand o sa am voie cu siguranta o sa fac.</p>
<p>Scars are ok.</p>
<p>Daniela</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[al nucleo pulsante della disperazione:]]></title>
<link>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/09/24/al-nucleo-pulsante-della-disperazione/</link>
<pubDate>Thu, 24 Sep 2009 08:44:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>williamdollace</dc:creator>
<guid>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/09/24/al-nucleo-pulsante-della-disperazione/</guid>
<description><![CDATA[ho solo questo da dire &#8220;Contro la concezione orientale dell&#8217;Assoluto come Vuoto-Sostanza]]></description>
<content:encoded><![CDATA[ho solo questo da dire &#8220;Contro la concezione orientale dell&#8217;Assoluto come Vuoto-Sostanza]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[come vacche scassinate al pascolo ]]></title>
<link>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/09/23/come-vacche-scassinate-al-pascolo/</link>
<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 08:42:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>williamdollace</dc:creator>
<guid>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/09/23/come-vacche-scassinate-al-pascolo/</guid>
<description><![CDATA[La passione ci consacra alla sofferenza, giacché, in fondo, essa è la ricerca di un impossibile. Geo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[La passione ci consacra alla sofferenza, giacché, in fondo, essa è la ricerca di un impossibile. Geo]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rătăcită]]></title>
<link>http://literepoezie.wordpress.com/2009/09/23/ratacita/</link>
<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 08:06:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>literepoezie</dc:creator>
<guid>http://literepoezie.wordpress.com/2009/09/23/ratacita/</guid>
<description><![CDATA[Simt cum mă rătăcesc, căutând ceva, Acel ceva ce-mi poate sătura privirea, Ce poate să-mi redea bucu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Simt cum mă rătăcesc, căutând ceva,<br />
Acel ceva ce-mi poate sătura privirea,<br />
Ce poate să-mi redea bucuria înapoi,<br />
Să-mi alunge prăpastia adâncă;<br />
Ce-mi macină sufletul de năluciri,<br />
Şi mi se-afundă în inimă furându-mi amintiri.</p>
<p>Vreau ca acel ceva să-mi umple sufletul,<br />
Şi nu cu lacrimi de durere ci de bucurie.<br />
Să-mi cicatrizeze rana ce încă mă mai doare,<br />
Şi să mă-mbete,uitând de vremurile-amare.</p>
<p>Mă privesc şi văd doar o ruină&#8230;<br />
A ceea ce a fost odată- fericită.<br />
Ştiu că acea vreme a trecut,<br />
Furându-mi toate gândurile ce am iubit!</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Putem azi sa fim tristi, urati, suferinzi si gri?]]></title>
<link>http://pompilia.wordpress.com/2009/09/20/putem-azi-sa-fim-tristi-urati-suferinzi-si-gri/</link>
<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 19:53:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hubba Bubba</dc:creator>
<guid>http://pompilia.wordpress.com/2009/09/20/putem-azi-sa-fim-tristi-urati-suferinzi-si-gri/</guid>
<description><![CDATA[M-am regasit in cateva articole de la Andra si Lotus. M-a pus pe ganduri fraza &#8220;Când doare cic]]></description>
<content:encoded><![CDATA[M-am regasit in cateva articole de la Andra si Lotus. M-a pus pe ganduri fraza &#8220;Când doare cic]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les songes (Charles Dobzynski)]]></title>
<link>http://arbrealettres.wordpress.com/2009/09/16/les-songes-charles-dobzynski/</link>
<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 11:31:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>arbrealettres</dc:creator>
<guid>http://arbrealettres.wordpress.com/2009/09/16/les-songes-charles-dobzynski/</guid>
<description><![CDATA[Les songes ne sont rien que des judas et le réveil la cicatrice du sommeil. (Charles Dobzynski)]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-full wp-image-3216" title="tupy073h" src="http://arbrealettres.wordpress.com/files/2009/09/tupy073h.jpg" alt="tupy073h" width="325" height="450" /></p>
<div style="text-align:center;"><span style="font-style:italic;font-weight:bold;font-size:17px;font-family:Comic sans-serif;color:blue;"></p>
<p>Les songes ne sont rien que des judas<br />
et le réveil la cicatrice du sommeil.</p>
<p>(Charles Dobzynski)</p>
<p></span></div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[the wrestler, darren aronofsky]]></title>
<link>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/09/15/the-wrestler-darren-aronofsky/</link>
<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 08:06:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>williamdollace</dc:creator>
<guid>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/09/15/the-wrestler-darren-aronofsky/</guid>
<description><![CDATA[Staccare la fotografia di quello che sei stato, non c’è spina dorsale abbastanza per la retorica e i]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Staccare la fotografia di quello che sei stato, non c’è spina dorsale abbastanza per la retorica e i]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[O cicatrice]]></title>
<link>http://patruacte.wordpress.com/2009/09/14/o-cicatrice/</link>
<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 20:26:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>patruacte</dc:creator>
<guid>http://patruacte.wordpress.com/2009/09/14/o-cicatrice/</guid>
<description><![CDATA[Eram la o terasa cu niste fosti colegi de liceu, intr-o superba seara de Mai. Rula si un meci de fot]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Eram la o terasa cu niste fosti colegi de liceu, intr-o superba seara de Mai. Rula si un meci de fotbal la televizor. Nu mai stiu care, n-am fost microbist niciodata.</p>
<p>Ea era la una dintre mesele vecine. Cu prietenul sau si cu alti baieti care &#8211; foarte zgomotosi &#8211; urmareau meciul. M-am trezit zambindu-i din senin, fara motiv. Mi-a raspuns, zambindu-mi si ea. Avand insa grija ca prietenul ei sa nu observe.<!--more--></p>
<p>La un moment dat &#8211; sub influenta aburilor de alcool care scaldau in voie masa vecina &#8211; acolo a pornit o discutie mai&#8230; altfel. Adica prietenul ei insinua cu tupeu posibilitatea unei partide focoase de sex in grup, avandu-i ca protagonisti pe toti cei de la masa. Desigur, fata careia-i zambisem inainte era singura reprezentanta a sexului frumos din toata povestea asta.</p>
<p>Evident, ei nu i-a suras deloc ideea (desi masculii implicati erau de alta parere) si a vrut sa plece. O palma zdravana de la cel care-o insotea a facut-o sa se aseze la loc pe scaun, cu lacrimi in ochi &#8211; fara sa scoata nici un cuvant.</p>
<p>M-am ridicat atunci &#8211; m-am apropiat de ea si am invitat-o la masa mea. Eram convins ca &#8220;masculul feroce&#8221; care-o insotea va avea ceva impotriva, dar nu prea imi pasa de acest aspect. Fata n-a stat pe ganduri, ridicandu-se imediat. Atunci &#8211; insotitorul ei a avut prima reactie. M-am ferit la timp, as fi ramas cu vreo doi dinti lipsa daca as mai fi zabovit cateva fractiuni de secunda. Ea a facut cativa pasi in spate &#8211; lipindu-se speriata de balustrada.</p>
<p>Individul a incercat din nou sa ma loveasca si din nou m-am ferit. Era mai bine facut decat mine, dar si cu mai mult alcool la bord &#8211; ceea ce-mi oferea un oarecare avantaj. L-am lovit in plin, fara mila &#8211; si a cazut peste masa, rasturnand-o cu sticle cu tot. Nu dadea semne ca s-ar ridica prea curand, asa ca mi-am intors privirea spre fata. Am luat-o de mana si am pornit spre iesire. Abia atunci am simtit raceala usturatoare a lamei de cutit care-mi atinsese bratul drept. Individul isi venise in fire mai repede decat crezusem eu. A fost imobilizat insa la timp de catre doi dintre fostii mei colegi &#8211; si dat pe mana jandarmilor care au aparut cateva minute mai tarziu. Rana nu era adanca si nu i-am dat atentie pe moment. Cu toate astea, fata mi-a pansat-o cu grija &#8211; folosindu-se de trusa de prim ajutor ce-o avea in masina.</p>
<p>Asa am cunoscut-o pe <a href="http://patruacte.wordpress.com/tag/andreea/" target="_blank">Andreea</a>&#8230; fata pe care aveam s-o iubesc si care avea sa faca apoi din mine &#8211; involuntar &#8211; ceea ce sunt azi. Si tot asa a aparut si cicatricea de pe bratul meu drept.</p>
<p>P.S.: Nu voi merge la nunta ei. Nu dupa tot ce s-a intamplat intre noi. Ii voi trimite insa&#8230; un cadou de nunta.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rentrée des classes]]></title>
<link>http://leblavog.wordpress.com/2009/09/11/rentree-des-classes/</link>
<pubDate>Fri, 11 Sep 2009 15:53:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>spleenter</dc:creator>
<guid>http://leblavog.wordpress.com/2009/09/11/rentree-des-classes/</guid>
<description><![CDATA[la suite de ça, et de ça aussi. On arrive au duel des white trash. Ekoué &#8211; mais pourquoi c’est]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img alt="" src="http://media.collegepublisher.com/media/paper375/stills/9h10qndy.jpg" title="ça ça fout la pression" class="aligncenter" width="500" height="367" /></p>
<p>la suite de <a href="http://leblavog.wordpress.com/2009/04/22/t%E2%80%99vas-voir-ta-gueule-a-la-recre/">ça</a>, et de <a href="http://leblavog.wordpress.com/2009/05/24/t%E2%80%99vas-voir-ta-gueule-a-la-recre-2/">ça</a> aussi.</p>
<p>On arrive au duel des white trash.</p>
<p>Ekoué &#8211; mais pourquoi c’est ill qui fait l’arbitre ?<br />
Kennedy &#8211; ben c’est l’expert en la matière<br />
Ekoué &#8211; comment ça ?<br />
Kennedy &#8211; sachant qu’il est ni mort ni en prison, si avec son niveau pendant tout ce temps il a toujours rien sorti, c’est forcément le plus gros branleur du rap français<br />
Ekoué &#8211; ça se tient<br />
Kennedy &#8211; mais il paraît que c’est sa dernière année, après c’est Sheryo qui prend la relève<br />
Ekoué &#8211; on peut pas être au top tout le temps j’imagine. mais j’ai toujours su que l’heure de sheryo viendrait.<br />
Seth     &#8211; abandonne ! tu fais pas le poids j’ai un zgeg de poulain.<br />
Orelsan – mais heu ! dans ce duel c’est pas la taille qui compte<br />
Seth      &#8211; c’est un truc que tu dois te répéter tous les soirs hein ?<br />
ILL        &#8211; pas de déconcentration ! Seth tu as un carton jaune. 5 minutes du clip de Laam &#38; Princess Aniès.<br />
Seth      &#8211; nooooooooooooon<br />
ILL        &#8211; si tu t’arrêtes t’es éliminé.<br />
Ekoué    &#8211; là il faut qu’on s’en aille. très vite.<br />
Kennedy &#8211; et très loin</p>
<p>Nessbeal bouge dans la cour, pasque bon ce spectacle lui plaît quand même que moyennement à lui aussi.<br />
et là, vlà-t’y pas qu’il tombe sur un gros barbu. physiquement je veux dire, il trebuche, tombe sur lui et rebondit sur son ventre.</p>
<p><img alt="" src="http://www.coucoucircus.org/emissions/images-emissions/mnk-ete.jpg" title="ben oui mais lété cest déjà fini" class="aligncenter" width="343" height="343" /></p>
<p>Nessbeal – bordel. qu’est-ce que tu fous sur mon chemin toi ?<br />
Medine   &#8211; tu sais je crois que rien n’arrive par hasard dans cette vie, donc je dirais que si le sort m’a placé sur&#8230;<br />
Nessbeal – stop ! tu fais du rap de bibliothèque, j’ai horreur de ce délire de balance.<br />
Medine – si tu penses ça tu dois avoir tes raisons et je respecte ton avis<br />
Nessbeal – ouais et tu&#8230; attends, quoi ?!<br />
Medine – quand tu le voudras je serai à ta disposition pour avoir une longue conversation ou chacun expliquera son point de vue, avec un temps de parole équitable. le débat sera certainement houleux, mais constructif.<br />
Nessbeal – mais il est insupportable ce con<br />
Medine – bah pourquoi ? chuis un bon gars, et pis je défends la cause<br />
Nessbeal &#8211; c’est justement le problème. personne t’a rien demandé et tu le fais quand même.<br />
Medine – tu me trouves chiant en fait<br />
Nessbeal &#8211; oula non je le dirais pas comme ça. je dirais plus que&#8230; tu vois j’ai fait de la taule à un moment. ben si on m’avait passé ton skeud en en cellule j’aurais pris ça comme une double peine.<br />
Medine – ah oui la prison ! bon sujet ça. prochainement je ferai un son sur les conditions de détention inhumaines et&#8230;<br />
Nessbeal &#8211; alors déjà tu vas te calmer. et oublier ça tout de suite.<br />
Medine    &#8211; on pourrait faire un feat, ce serait un story-telling sur un gars qui a un accident de la route.<br />
Nessbeal – mais c’est ma vie ça bordel de merde !<br />
Medine    &#8211; ah mais c’est pas grave ça, j’ai vu un épisode d’urgences avec un gars qui a un accident de camion, ça devrait le faire.<br />
Nessbeal – bon. on va faire un deal. je vais arrêter de te parler mal et tu vas oublier toute cette histoire de featuring. et tu vas m’oublier moi aussi, tiens.</p>
<p><img alt="" src="http://www.dvd-collector.com/affiche/les-sous-doues.jpg" title="les précurseurs" class="aligncenter" width="332" height="475" /></p>
<p>Youssoupha – ouais c’est ça, te laisse pas faire medine, chuis avec toi ! patate le !<br />
Medine       &#8211; hein ?<br />
Nessbeal   &#8211; de quoi ?<br />
Youssoupha – ouais c’est trop facile de critiquer mon super meilleur pote barbu comme ça, je te défends mon pote. je veux pas engrainer mais j’ai entendu « fils de pute ».<br />
Medine      &#8211; mais vous êtes qui monsieur ?<br />
Nessbeal   &#8211; oui, pasque là on comprend plus rien. tu veux quoi en fait ?<br />
Youssoupha – mais je suis Youssoupha. Boumayé music !<br />
Nessbeal  &#8211; &#8230;<br />
Medine   &#8211;  &#8230;<br />
Youssoupha – aka parolier le lyriciste bantou !<br />
Nessbeal   &#8211; &#8230;<br />
Medine     &#8211; &#8230;<br />
Youssoupha – éternel recommencement, tout ça. tous mes classiques là. t’avais jamais entendu de rap fraaaaaançaaaaaiiiiiis ! l’album à chaque frère&#8230;<br />
Nessbeal – je vois pas, désolé.<br />
Medine    &#8211; t’es ghetto youss de l’skdrille c’est ça ? 13or ?<br />
Youssoupha – mais euh ! bon peu importe. l’essentiel c’est que je viens dans la bagarre pour défendre medine contre  toi, vilain.<br />
Nessbeal  &#8211; en même temps tu dis ça mais t’es à 10m de nous et tu nous parles depuis la fenêtre d’une classe.<br />
Youssoupha – ah mais ça c’est pasque j’ai rien contre toi en fait, juste je trouvais ça pas juste.<br />
Medine       &#8211; oui, mais là ça va trop se voir que c’est encore des travaux pratiques pour ton cours de buzz. tu vas encore avoir en dessous de la moyenne.<br />
Youssoupha – ah ça s’est vu ?<br />
Nessbeal     &#8211; autant que le clash sur éric zemmour.<br />
Medine       &#8211; autant que quand t’as dit que ton album s’appelait négritude alors que non.<br />
Nessbeal    &#8211; autant que quand t&#8217;as été &#8220;prof d&#8217;écriture&#8221; à popstars.<br />
Youssoupha – fais chier. je reviendrai !</p>
<p>Medine et Ness retournent donc voir leurs potes respectifs. à leur grande surprise c&#8217;est fini, et ill tente de ranimer un type mal rasé au sol avec un tshirt &#8220;77 celibatard&#8221;.</p>
<p>Ness – alors qui c’est qui a gagné ?<br />
Medine – et c’est qui ce mec par terre ?<br />
Orelsan – c’est compliqué<br />
Medine  &#8211; c’est qui ?<br />
Seth     &#8211; en fait ce qu’il s’est passé c’est qu’on a fait ex-aequo, selon ill. ensuite un mec est sorti de nulle part la bite à l’air en disant que c’était lui le vainqueur.<br />
Ness   &#8211; mais je croyais que vous étiez que 2 dans ce concours.<br />
Orelsan – on le croyait aussi<br />
Seth     &#8211; apparemment dès que ça parle de se branler ce mec rapplique direct, par réflexe. c’est le recordman français invaincu depuis plus de dix ans.<br />
Medine – mais pourquoi il est par terre ?<br />
ill         &#8211; ça c’est la déshydratation. il va vraiment jusqu’au bout au moins lui.<br />
Orelsan – on fait quoi maintenant ? on fait quoi maintenant ?<br />
Seth     &#8211; ben tu sais ce que tu devrais faire ?<br />
Orelsan – heu&#8230; non<br />
Seth     &#8211; aller niquer une chèvre.<br />
Orelsan &#8211; &#8230;<br />
Medine – on dirait pas mais s’il commence à te faire des vannes comme ça c’est qu’il t’aime bien</p>
<p><img alt="" src="http://www.maghareba.com/v1/uploads/smartmedia/images/clip/4_garcons_pleins_d_avenir.jpg" title="tu ten souviens de celle-là ?" class="aligncenter" width="334" height="475" /></p>
<p>Al k-pote – alors les suceurs ? on tapine dans la cour ?<br />
Medine   &#8211; non mais ça va on a tous fait la paix<br />
Orelsan   &#8211; oui<br />
Nessbeal – à peu près<br />
Seth       &#8211; ouais c’est bon maintenant on va juste s’ignorer<br />
Al k-pote – mais moi j’en ai rien à foutre. toi t’es un enculé de barbu qui rappe en lisant une encyclopédie et toi t’es un imposteur qui pique mon public. dégagez bande de chiennasses !<br />
Orelsan    &#8211; va falloir qu’on fasse la paix avec lui aussi<br />
Medine  &#8211; je rentre chez moi. à chaque jour suffit sa peine.<br />
Orelsan  &#8211; moi aussi, c’est bientôt l’heure du goûter<br />
Seth   &#8211; ouais casse toi ! c’est là qu’on voit la diff entre les gwères &#38; les babtous !<br />
Casey &#8211; en fait non, gwère c’est juste l’équivalent antillais de « toubab » pour les africains. c’est juste le terme pour dire blanc. c’est ni péjoratif ni avantageux, ça dépend comment on le dit.<br />
Seth  &#8211; mais moi je suis pas un gwère, c’est le principal<br />
Casey &#8211; tu n’as pas compris un traître mot de ce que j’ai dit.<br />
Sinik – même qu’on a fait un morceau « rap de gwère » tu t’rappelles ?<br />
Seth &#8211; non. et j’me rappelle pas de toi non plus. j’en ai suffisamment chié pour m’intégrer au rap de rue, tu vas pas tout bousiller.<br />
Sinik – mais&#8230;<br />
Casey – barre-toi.<br />
Seth   &#8211; voilà, dégage.<br />
Casey – et toi aussi barre-toi.<br />
Seth   &#8211; oui m’dame.</p>
<p>Nessbeal – alors cette 1ère journée ? ça change de la normandie hein ?<br />
Orelsan  &#8211; ouais j’ai rencontré plein de gens sympas. en plus chuis content j’étais seul. à chaque fois que je participe à une compétition ma mère se sent obligée de venir, ça aurait pas loupé.<br />
Nessbeal – attends. t’es en train de dire que ta mère serait venue t’encourager pour un concours de branlette ?<br />
Orelsan   &#8211; elle est gentille hein ?<br />
Nessbeal &#8211; c’est pas le mot que j’emploierai<br />
Orelsan   &#8211; tu dirais quoi ?<br />
Nessbeal &#8211; à ta place je dirais rien. jamais.</p>
<p><img alt="" src="http://pocketchange.become.com/images/superbad.jpg" title="seth gueko, medine, orelsan" class="aligncenter" width="400" height="300" /></p>
<p><a href="http://www.zshare.net/audio/6540894124fb55d0/">MSJ &#8211; moi et ma bite</a> tu vas comprendre qui pèse réellement dans ce dick game.<br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x7a4gj_pavillonner-aelpeyacha-feat-msj-pim_music">Aelpéacha feat Msj &#38; Pimp cynik &#8211; Pavillonner</a> <em>pas de serviette pour les doigts y&#8217;a-t-il une coquine qui lèche ?</em><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x8xtj5_nessbeal-clahsait-bien-medine-dans_music">nessbeal n&#8217;aime pas medine</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x9cozb_al-kpote-interview-choc-clash-agoni_music">al k-pote n&#8217;aime pas orelsan ni agonie</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x7sr7c_alkapote-clash-medine-y-wwwrapadonf_music">al k-pote n&#8217;aime pas medine non plus</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x3um5n_hostilesefyunessbealmedineyoussouph_music">medine, sefyu, youssoupha, nessbeal, nubi &#8211; freestyle hostile (quand ça rappe c&#8217;est quand même mieux)</a><br />
<a href="http://www.booska-p.com/video-youssoupha-itw-sur-les-chemins-du-retour-v578.html">youssoupha n&#8217;aime pas nessbeal, mais il n&#8217;a rien contre lui.</a> c&#8217;est fortiche.<br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x9afx8_interview-medine-debriefing-arabian_music">medine comprend que nessbeal le déteste et est prêt à faire des efforts.</a> c&#8217;est très fortiche (à la 16ème minute, pasqu&#8217;avant c&#8217;est quand même chiant)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[apocalisse # ...18 il genere umano uccide]]></title>
<link>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/09/11/apocalisse-il-genere-umano-uccide/</link>
<pubDate>Fri, 11 Sep 2009 12:15:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>williamdollace</dc:creator>
<guid>http://comeunorgasmotragico.wordpress.com/2009/09/11/apocalisse-il-genere-umano-uccide/</guid>
<description><![CDATA[alimentavi di serpenti velenosi i sovvrappassi e le sbarre dei parcheggi e le fermate ferroviarie e ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[alimentavi di serpenti velenosi i sovvrappassi e le sbarre dei parcheggi e le fermate ferroviarie e ]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
