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	<title>cies-financieres-financial-companies &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "cies-financieres-financial-companies"</description>
	<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 20:19:32 +0000</pubDate>

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<item>
<title><![CDATA[Quand la BNP affame les Comores par chantage]]></title>
<link>http://matchafa.wordpress.com/2007/12/17/quand-la-bnp-affame-les-comores-par-chantage/</link>
<pubDate>Mon, 17 Dec 2007 05:01:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>matchafa</dc:creator>
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<description><![CDATA[repris de Bakchich.info: Comores : la BNP et les indigènes Néo-colonialisme | vendredi, 7 décembre 2]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://www.strategies.fr/archives/images/1212/121203301_4z.jpg" height="476" width="320" /></p>
<p>repris de <a href="http://www.bakchich.info/article2062.html">Bakchich.info:</a></p>
<h1>Comores : la BNP et les indigènes</h1>
<p><em><img src="http://www.bakchich.info/local/cache-vignettes/L12xH12/4d5ae98a3acb763db67532818d92f5eb-15385.png" align="left" height="12" width="12" /><strong>Néo-colonialisme</strong> &#124; </em>  vendredi, 7 décembre 2007 &#124; par  <strong>Xavier Monnier</strong></p>
<p class="chapo">Lourdement condamnée par la justice comorienne la filiale de la BNP-Paribas, BIC-Comores, n’en a que faire et veut faire sa loi dans le petit archipel.</p>
<p class="spip">Le 6 novembre dernier, à 10h30 précises, les salariés du siège parisien de la vénérable et respectable banque BNP-Paribas ont eu la mauvaise surprise de voir débarquer des huissiers de justice du cabinet Manceau. En forme, ces gaillards se sont même permis de perturber les augustes travailleurs dans leur dur labeur en bloquant les comptes parisiens de la filiale comorienne de la banque, la BIC-Comores, détenue à 51 %. Un petit pécule, huit millions d’euros. Une paille par rapport aux pertes de l’établissement dans la crise des sub-primes mais, quand même, l’affaire est un peu douloureuse.</p>
<p class="spip">Politiquement dirions-nous, le débarquement des huissiers marque une nouvelle étape dans le rafraîchissement des relations entre BNP-Paribas et le petit archipel des Comores. A l’origine de la brouille l’on trouve (cf. <a href="http://www.bakchich.info/article1573.html" class="spip_out">Bakchich n°45</a>, <a href="http://www.bakchich.info/article1589.html" class="spip_out">« BNP-Comores, les liaisons dangereuses »</a>) un léger différent judiciaire entre une entreprise de cimenterie, la Nicom de l’homme d’affaires Shamir Kamoula, et la BIC-Comores. Poursuivi d’abord par la filiale de BNP-Paribas pour usage de faux-documents, le cimentier a décroché la relaxe au pénal pour défaut de preuves puis a fait condamner la BIC à titre de dommages et intérêts. Shamir Kamoula avait en effet flairé l’entourloupe puisque le conseil de la BIC n’était autre que le bon ami du principal rival de M. Kamoula sur le marché du ciment, un certain Eli Biqueri. Et, notent les défenseurs de la Nicom, sitôt l’ami Biqueri entré en relation commerciale avec la BIC, Shamir Kamoula a commencé à avoir des ennuis. Une malheureuse coïncidence, sans doute.</p>
<p class="spip">  <img src="http://www.bakchich.info/local/cache-vignettes/L380xH358/jpg_bnp-comores-b754e.jpg" alt="La BNP prépare sa défense" height="358" width="380" /></p>
<p class="spip">Une juge française, Stéphanie Lemoine, s’est chargée de prolonger les décisions de la justice comorienne. En l’occurrence, une amende de 5,6 millions d’euros que la BIC et son directeur général, Christian Gout rechignent à payer. Condamné à quatre mois de prison ferme aux Comores, l’ami Gout n’a, quant à lui, jamais remis les pieds sur le territoire depuis juin dernier. Officiellement pour raisons médicales.</p>
<p class="spip">De son côté, mauvaise joueuse, la BNP multiplie les mesures de rétorsion. Dès le mois de juin, elle a bloqué une lettre de crédit pour la commande trimestrielle de riz par la firme étatique Onicor, comme l’a précisée la Lettre de l’Océan Indien. Et, la BNP-Paribas a, un temps, retiré sa garantie financière aux autorités comoriennes. Bref : pénurie de riz et impossibilité de commercer avec l’étranger, telle était la punition infligée aux Comores par la banque. Une charmante attitude.</p>
<p class="spip">Il y a mieux encore. Un mois avant l’arrivée des huissiers à Paris le 4 octobre dernier, la BNP-Paribas se fend d’un courrier à l’attention du gouverneur de la Banque centrale des Comores, en vue d’une « médiation » dans « l’affaire Bic Nicom ». Bien sûr, elle fait profil bas. Et en tant que condamnée elle dicte ses <em>« préalables à toute discussion »</em>. À savoir : <em>« l’abandon de toutes les procédures en cours contre la Bic et son directeur général ; renonciation par la partie adverse à toute prétention financière, y compris au franc symbolique »</em>. Bonne fille, en contre-partie, la BNP daigne <em>« procéder à la réouverture d’un compte au nom de la société Nicom »</em>. Une vraie fleur faite par le condamné au plaignant, mais, précise la missive, cet « accord » reste bien évidemment <em>« suspendu à la décision de relaxe de M. Christian Gout</em> (NDR, le directeur de la Bic)<em> »</em>. En clair, le condamné demande à la justice comorienne de bien vouloir calmer les ardeurs du plaignant tout en posant ses conditions. Du côté de Moroni, le courrier a été fraîchement accueilli. <em>« En gros,</em> tempête un entrepreneur local, <em>ils nous prennent pour des indigènes »</em>. Bien résumé</p>
<p class="spip"><strong> Dernière minute : Fort impartial, le ministre de la Jutice comorienne a fait mettre en détention Shémir Kamoula, sans jugement et sans possibilité de voir son avocat depuis le 30 novembre dernier. Sans doute un hasard, l’appel final de la procédure BIC-Nicom a lieu demain….</strong></p>
<p><a href="http://www.bakchich.info/IMG/jpg_bnp-comores-doc.jpg"><img src="http://www.bakchich.info/IMG/jpg_bnp-comores-doc.jpg" height="492" width="509" /></a></p>
<p>cliquez pour aggrandir</p>
<p>Repris de <a href="http://www.africaintelligence.fr/">la lettre de l&#8217;Océans indien: </a></p>
<table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%">
<tr>
<td>&#160;</td>
<td colspan="2">La BIC/BNP condamnée en appel</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" height="6">&#160;</td>
</tr>
<tr>
<td>&#160;</td>
<td colspan="2"><img src="http://www.africaintelligence.fr/loi/skins/DefaultSkin/icons/arrows/arrow_red_right.gif" />  En prison pour fraude fiscale, Shamir Kamoula a vu confirmer en appel le jugement condamnant la BIC à verser 3 milliards FC de dommages et intérêts à sa société.</td>
</tr>
<tr>
<td height="12">&#160;</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2">Malgré le recours à un as des litiges commerciaux, <strong>Christian Orengo</strong>, du cabinet <strong>Kramer, Levin, Naftalis &#38; Frankel</strong> (voir alerte e-mail nº141 du 05/12), <strong>BNP Paribas</strong> n&#8217;a pas réussi à emporter le morceau devant la cour d&#8217;appel de Moroni, le 9 décembre, dans le litige qui oppose sa filiale, la <strong>Banque pour l&#8217;industrie et le commerce</strong> (BIC), à la société comorienne <strong>Nicom</strong> de <strong>Shamir Kamoula</strong>. Les juges comoriens ont en effet annoncé, le 12 décembre au matin, leur décision de confirmer en appel le jugement précédent condamnant la BIC/BNP à verser des dommages et intérêts à Nicom. Par contre, cette confirmation ne porte pas sur la condamnation à la prison de l&#8217;ancien directeur général de la BIC, <strong>Christian Gout</strong>.Cette décision en appel devrait clore définitivement le dossier. Théoriquement, la BIC/BNP n&#8217;a plus d&#8217;autre recours que de passer à la caisse ou de trouver un arrangement à l&#8217;amiable avec Kamoula. Dans les deux cas, cela va retarder le projet de vente de ses parts dans la BIC à la <strong>BRED</strong> [ndlr: Banques populaires].</p>
<p>Cet arrêt de la cour d&#8217;appel a fait l&#8217;effet d&#8217;un coup de massue sur les dirigeants de la BIC et sur le gouvernement du président Ahmed Abdallah Sambi. Le plus touché est le ministre de la justice Mourad Saïd Ibrahim. Il n&#8217;avait en effet pas ménagé sa peine pour obtenir un jugement favorable à la BIC/BNP. Mais le président du tribunal suprême d&#8217;appel qui devait diriger la séance du 12 décembre a dû être remplacé après avoir été récusé par les défenseurs de Nicom car c&#8217;était un ancien conseiller dudit ministre de la justice. Mourad Said Ibrahim cherche maintenant à faire annuler le jugement de la cour d&#8217;appel par décret présidentiel tandis que l&#8217;avocat de Kamoula, Ali Ibrahim Mzimba, a réclamé sa démission. De son côté, l&#8217;ambassadeur de France à Moroni, Christian Job, maîtrise à peine sa colère et dénonce en privé &#8220;une offensive inamicale orchestrée contre les intérêts français aux Comores&#8221;.</td>
</tr>
</table>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Image du Jour: quand les multinationales sont sur le B.S.]]></title>
<link>http://matchafa.wordpress.com/2007/12/09/image-du-jour-quand-les-multinationales-sont-sur-le-bs/</link>
<pubDate>Sun, 09 Dec 2007 05:00:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>matchafa</dc:creator>
<guid>http://matchafa.wordpress.com/2007/12/09/image-du-jour-quand-les-multinationales-sont-sur-le-bs/</guid>
<description><![CDATA[Notes: Notez la prépondérance des compagnies d&#8217;armements: 18 compagnies sur 50 soit 36%, plus ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://matchafa.quebecblogue.com/files/2007/12/tnc-bs.JPG" title="Lien direct vers le fichier"><img src="http://matchafa.quebecblogue.com/files/2007/12/tnc-bs.JPG" alt="Quand les multinationale sont sur le B.S." /></a></p>
<p>Notes:</p>
<ul>
<li>Notez la prépondérance des compagnies d&#8217;armements: 18 compagnies sur 50 soit 36%, plus d&#8217;un tiers!</li>
<li>Avant d&#8217;appartenir à Esterline (compagnie d&#8217;armements étasunienne) , CMC électronic a appartenue à GE, BAE (plus grande compagnie d&#8217;armement anglaise) et ONEX (qui s&#8217;est dévéstie de la partie armement de CMC).</li>
<li>Pétromont appartient à 50% à Dow Chemicals et 50% à la SGF du Québec</li>
<li>Litton (armement, USA) a depuis été acheté par Northrop Grumman (armement, USA)</li>
<li>Indal (armement) a été acheté par Curtiss-Wright (armement, USA).</li>
<li>Inco est une compagnie minière canadienne appartenent à la brésilienne Companhia Vale do Rio Doce.</li>
<li>Noranda (minière) a été acheté par Falconbridge elle même acheté par Xstrata (minière, suisse), elle-même possédée à 34,66% par Glencore.</li>
<li>La stratégie d&#8217;Aeterna (pharmaceutique, Québec) selon son site internet: «Ce dernier modèle permet de minimiser le risque grâce à des alliances selon lesquelles les partenaires d&#8217;Æterna Zentaris s&#8217;engagent à payer la plus grande partie des frais de développement, alors qu&#8217;Æterna Zentaris conserve d&#8217;importants droits commerciaux.»</li>
<li>Canadian Shipbuilding &#38; Engineering <a href="http://www.seamind.ca/index.php?screen=corporateoverview">est intimement liée</a> à la fameuse compagnie Canadian Steamship Lines du très cher Paul Martin.  Notons par ailleurs que durant le mandat de Paul Martin, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Steamship_Lines">Canada Steamship Lines a reçu 162 millions de dollars en contrats, subsides et prêts du gouvernement fédéral</a>.</li>
<li>Magna est la compagnie du père de Belinda Stronach, candidate à la direction du parti conservateur, et un grand donateur aux partis conservateurs et libéraux.</li>
<li>Western Star appartient à Daimler.</li>
<li>Messier Dowty appartient a SAFRAN (armement, France).</li>
</ul>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Françafrique: le conseiller du président du Bénin est associé-gérant de la banque Rothschild]]></title>
<link>http://matchafa.wordpress.com/2007/11/26/francafrique-le-conseiller-du-president-du-benin-est-associe-gerant-de-la-banque-rothschild/</link>
<pubDate>Mon, 26 Nov 2007 05:03:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>matchafa</dc:creator>
<guid>http://matchafa.wordpress.com/2007/11/26/francafrique-le-conseiller-du-president-du-benin-est-associe-gerant-de-la-banque-rothschild/</guid>
<description><![CDATA[Voici un exemple d&#8217;un chaînon du réseau Françafrique: Lionel Zinsou, l&#8217;actuel conseiller]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://www.afigfunds.com/images/lzinsou.jpg" alt="membre-conseil-Zinsou" border="0" height="74" width="61" /></p>
<p>Voici un exemple d&#8217;un chaînon du réseau Françafrique: Lionel Zinsou, l&#8217;actuel conseiller du président du Bénin. Il a travaillé pour le gouvernement français pendant 7 an dont 3 pour Laurent Fabius [Fabius serait membre du Siècle, de la Commission Trilatérale depuis 1998 et aurait assisté à la réunion Bilderberg de 94]. Ensuite Zinsou travailla pour Danone pendant 11 ans (HP foods faisait alors parti de Danone).  Il est actuellement Associé-gérant de Rothschild &#38; Cie depuis 1997.</p>
<p>sources:</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lionel_Zinsou">http://fr.wikipedia.org/wiki/Lionel_Zinsou</a></p>
<p><a href="http://www.loccidental.net/spip.php?article690">http://www.loccidental.net/spip.php?article690</a></p>
<p><a href="http://www.afigfunds.com/conseil-Zinsou.htm">http://www.afigfunds.com/conseil-Zinsou.htm</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Castonguay: l&#8217;histoire d&#8217;un vendeur d&#8217;assurance acheté]]></title>
<link>http://matchafa.wordpress.com/2007/11/16/castonguay-lhistoire-dun-vendeur-dassurance-achete/</link>
<pubDate>Fri, 16 Nov 2007 05:01:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>matchafa</dc:creator>
<guid>http://matchafa.wordpress.com/2007/11/16/castonguay-lhistoire-dun-vendeur-dassurance-achete/</guid>
<description><![CDATA[repris de l&#8217;Aut&#8217;Journal: 04 novembre 2007 Pierre Dubuc Présenté comme le « père » de l’a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>repris de <a href="http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&#38;NewsId=352">l&#8217;Aut&#8217;Journal</a>:</p>
<p><img src="http://lautjournal.info/utilisateur/images/photo%20politique/Castonguay_iedm2.jpg" align="left" height="132" width="200" /></p>
<p class="News_Date"> 			04 novembre 2007</p>
<p class="News_Author"> 			 			Pierre Dubuc</p>
<p>Présenté comme le « père » de l’assurance-maladie, Claude Castonguay a été nommé par le gouvernement Charest à la tête d’un comité dont on s’attend paradoxalement à ce qu’il ouvre grande la porte au privé dans notre système de santé. Pourquoi ce revirement à 180% ?</p>
<p>Depuis le début des années 1960, Claude Castonguay a joué un rôle important dans plusieurs dossiers politiques et économiques. Son parcours est à maints égards celui d’une certaine élite québécoise. Dans cette série d’articles, nous revenons sur la carrière de Claude Castonguay.</p>
<p><strong>Quand René Lévesque traitait Claude Castonguay de « profiteur du milieu des affaires »<br />
</strong><br />
« Je n’ai aucune leçon à recevoir des profiteurs du milieu des affaires ! », lance René Lévesque à Claude Castonguay lors d’une prise de bec publique en 1978 au Grand Théâtre de Québec. C’est Castonguay lui-même qui relate l’anecdote dans « Mémoires d’un révolutionnaire tranquille » publié chez Boréal en 2005.</p>
<p>Castonguay s’était dit contrarié que Lévesque fasse campagne pour Louise Beaudoin qui briguait les suffrages lors d’une élection partielle dans un événement commandité par La Laurentienne.</p>
<p>La réaction de Lévesque était pourtant bien légitime. Claude Castonguay faisait partie de cette élite nationaliste québécoise qui a tourné le dos au Parti Québécois après avoir obtenu des avantages des milieux d’affaires canadiens-anglais à la faveur de la montée du mouvement souverainiste.</p>
<p>Claude Castonguay avait signé en juin 1977 avec 325 autres personnes une lettre adressée à René Lévesque et à Camille Laurin affirmant que le projet de loi 101 allait trop loin et qu’il aurait de graves répercussions sur le développement économique du Québec.</p>
<p>Cette dénonciation de l’exode des sièges sociaux de Montréal vers Toronto était bien hypocrite de la part des milieux d’affaires francophones qui allaient en profiter pour occuper l’espace laissé vacant. D’ailleurs, le même Castonguay raconte avec un délice non dissimulé l’établissement en 1987 du siège social de la Laurentienne en face de l’édifice de la Sun Life.</p>
<h4>Un parcours caractéristique</h4>
<p>Le parcours de Claude Castonguay est caractéristique de la trajectoire de la bourgeoisie québécoise au cours des années 1960 et 1970. Un des tout premiers actuaires québécois, il se joint à deux petites compagnies d’assurances québécoises, l’Industrielle et la Laurentienne. En 1957, le financier Jean-Louis Lévesque lui offre la direction de la branche d’assurance sur la vie de la Prévoyance.</p>
<p>Castonguay reconnaît qu’à cette époque, les compagnies d’assurances québécoises « faisaient figure de naines face aux nombreuses sociétés canadiennes et américaines actives dans notre marché ». Elles « embauchaient, écrit-il, plusieurs des agents et courtiers francophones les plus compétents, lesquels contribuaient à maintenir l’emprise de ces sociétés sur le marché québécois des assurances ».</p>
<p>« J’avais du mal, poursuit-il, à accepter le comportement de certains de ces individus qui, à cause de la petite taille de notre compagnie, nous considéraient comme inférieurs et ne se gênaient pas pour nous dénigrer auprès de leurs clients. C’est au cours de ces années que j’ai conçu un profond désir non seulement de réussir sur le plan professionnel, mais surtout de contribuer chaque fois que l’occasion se présenterait, à notre développement et à notre affranchissement collectifs. »</p>
<h4>On s’émancipe de la tutelle étrangère avec l’aide d’Hydro-Québec</h4>
<p>En 1962, il forme avec son collègue Pierre Lemay le premier cabinet de conseillers en actuariat. Mais, incapable de trouver une source de crédit local à cause de la faiblesse des institutions financières québécoises, il se résout « à céder, en retour d’une marge de crédit limitée, la moitié de la propriété de notre cabinet à une grande firme américaine de courtage en assurances ».</p>
<p>Quelques années plus tard, ils rachètent « à coût exorbitant », avoue-t-il, la pleine propriété de son cabinet. Ce rachat fut rendu possible par l’intervention de l’État québécois. Son associé Pierre Lemay décrochera un important contrat d’Hydro-Québec, soit d’intégrer tous les régimes de retraite et d’assurance collective des employés des compagnies nationalisées.</p>
<p>En 1966, Claude Castonguay se verra confier la co-présidence de la Commission royale d’enquête sur la santé et le bien-être social qui accouchera, entre autres, de notre régime d’assurance santé. Le plan proposé s’inscrivait dans la perspective du rapport Marsh en Angleterre et des politiques préconisées par le néo-démocrate canadien Tommy Douglas. Au Québec, dans un marché de l’assurance dominé par les entreprises étrangères, l’intervention de l’État faisait consensus, même parmi les milieux d’affaires québécois.</p>
<h4>La politique, c’est pas assez payant !</h4>
<p>En 1970, Castonguay répond à l’appel de Robert Bourassa et devient le ministre chargé de l’implantation du régime d’assurance santé. Son entrée en politique n’est sans doute pas étrangère à son mariage avec Mimi Fauteux, arrière-petite fille du premier ministre Honoré Mercier, dont le grand oncle Lomer Gouin a occupé la même fonction. L’oncle Gérard Fauteux a été juge en chef de la Cour suprême du Canada et le père a été député à Québec et à Ottawa avant de terminer sa carrière comme lieutenant-gouverneur du Québec.</p>
<p>Trois ans plus tard, à la surprise générale, Castonguay quitte la politique. À l’époque, on a beaucoup spéculé sur ses motifs. Les souverainistes croyaient y déceler des divergences politiques avec Robert Bourassa et un ralliement possible de l’ancien ministre à leur camp. Dans ses mémoires, Castonguay nous apprend que ses raisons étaient beaucoup plus triviales.<br />
« Mes dépenses courantes, écrit-il, étaient plus élevées que mon salaire de ministre. »</p>
<h4>Quand les milieux d’affaires profitent de l’essor du mouvement souverainiste</h4>
<p>L’élection du Parti Québécois en 1976 allait provoquer un grand branle-bas économico-politique au Québec et au Canada-anglais. Pour empêcher l’élite des affaires québécoises d’apporter son appui au mouvement souverainiste, les milieux d’affaires canadiens-anglais consentirent à une série de concessions.</p>
<p>Claude Castonguay décrit très bien ce qui s’est passé dans le cas de La Laurentienne dont il a rejoint la direction en 1977. La Laurentienne se vit offrir par Paul Desmarais l’Imperial Life, une entreprise basée à Toronto « dont l’acquisition, reconnaît Castonguay, ferait en quelque sorte entrer La Laurentienne dans la cour des grands ». Mais le défi était de taille, car le chiffre d’affaires de l’Imperial était au moins cinq fois plus élevé que celui de La Laurentienne.</p>
<p>Castonguay raconte comment « Paul Desmarais avait accepté de nous rencontrer et, à notre grand soulagement, de garder sous le sceau de la confidence, les discussions qui s’amorçaient, alors qu’il aurait fort bien pu annoncer haut et fort son intention de se départir de l’Imperial Life, ce qui aurait sûrement attiré des offres plus intéressantes que la nôtre ».</p>
<p>Castonguay ajoute que « Desmarais me confia qu’il savait très bien qu’il aurait pu obtenir davantage, mais qu’il préférait voir l’Imperial passer entre des mains québécoises ». La Laurentienne dont l’actif était de 150 millions avala donc l’Imperial Life et son actif de 750 millions. Castonguay fut nommé au poste de président du conseil de la compagnie et à la présidence du holding créé en vue de cette acquisition.</p>
<h4>Attaché à double tour à la cause fédéraliste</h4>
<p>Mais ce n’était pas tout. Au début de l’année référendaire 1980, La Laurentienne acquiert de l’homme d’affaires montréalais Lorne Webster le groupe Prenor, constitué principalement des Prévoyants du Canada, assurance vie et assurances générales. Comme les affaires des Prévoyants et celles de la Laurentienne et de la Prévoyance étaient largement complémentaires, on put procéder assez rapidement à la fusion des entreprises.</p>
<p>« Grâce à cette transaction, écrit Castonguay, La Laurentienne voyait sa taille doubler. La Prévoyance gagna les premiers rangs des sociétés d’assurances générales au Québec et était désormais active dans toutes les provinces à l’ouest du Québec. » Avec des intérêts coast-to-coast, les dirigeants de La Laurentienne avaient maintenant un intérêt au maintien de l’unité du Canada.</p>
<p>C’est sans doute également pour s’assurer de la fidélité de Castonguay au fédéralisme canadien, qu’il reçoit au printemps 1978 une invitation de David Rockefeller de faire partie de la Commission Trilatérale.</p>
<p>Faut-il se surprendre que lors du référendum de 1980, Claude Castonguay se prononce publiquement contre la souveraineté avec l’accord des principaux actionnaires de La Laurentienne!? Et que René Lévesque l’ait traité, dès 1978, de « profiteur du milieu des affaires »?</p>
<h4>Quand la loi Mulroney l’emporte sur la loi Parizeau</h4>
<p>En 1981, on assiste à la création de la Corporation du Groupe La Laurentienne. En novembre 1982, Claude Castonguay s’en voit confier l’entière direction. La Laurentienne avait alors besoin de lever des capitaux pour assurer sa croissance, mais faisait face à un obstacle de taille puisque la loi sur les assurances ne permettait pas à une mutuelle d’assurance de créer un holding.</p>
<p>Castonguay rappelle qu’il obtint alors du ministre des Finances du Québec, Jacques Parizeau, l’adoption d’une loi permettant la création d’un holding québécois regroupant sous un même chapeau un ensemble de services financiers qui donnerait à La Laurentienne une longueur d’avance sur les compagnies d’assurance à charte fédérale.</p>
<h4>La prise de contrôle de la Banque d’Épargne</h4>
<p>Mais les appétits de La Laurentienne et de Castonguay ne s’arrêtent pas là. Ils élaborent le projet de prendre le contrôle de la Banque d’Épargne de la Cité et du District de Montréal.</p>
<p>Déjà en 1977, le Mouvement Desjardins avait tenté d’opérer une fusion entre la Banque d’Épargne dont elle détenait 12% du capital-actions et la Banque Provinciale qu’elle contrôlait à 25%. Jacques Parizeau avait salué l’initiative en déclarant : « Il ne serait pas mauvais de regrouper les avoirs fermes des Québécois ».</p>
<p>Cela avait provoqué une violente et rapide contre-offensive menée tambour battant par la Banque Royale et sa quasi-filiale la Banque Canadienne-Nationale. En une seule journée, des blocs entiers d’actions avaient changé de mains, provoquant la réorganisation complète de l’organigramme de la Banque d’Épargne de façon à empêcher sa prise de contrôle par le Mouvement Desjardins.</p>
<p>Au cours des années 1980, La Laurentienne est devenue le principal actionnaire de la Banque d’Épargne. Elle en détenait en propre un bloc de 10% de ses actions, un autre 10% obtenu lors de la transaction avec Lorne Webster de Prenor et, enfin, un bloc de 20% avec deux autres actionnaires, Marc Bourgie et Antoine Turmel président de Provigo, qui détenaient chacun un bloc représentant 10%.</p>
<h4>La loi Parizeau, c’est bien ! Mais la loi Mulroney, c’est mieux !</h4>
<p>Le surintendant des banques à Ottawa voulut bloquer cette prise de contrôle en rappelant que la loi sur les banques ne permettait pas à un actionnaire de détenir plus de 10% des actions.</p>
<p>Cependant, les dirigeants de La Laurentienne lui firent remarquer que, si la Loi sur les banques d’épargne stipulait qu’un actionnaire ne pouvait disposer de plus de 10% des votes, elle ne restreignait pas, contrairement à la Loi sur les banques à charte, le nombre d’actions que pouvait détenir un même actionnaire. Mais le gouvernement libéral ne voulait rien savoir.</p>
<p>La situation changea du tout au tout avec l’arrivée des conservateurs de Brian Mulroney au pouvoir à la faveur, rappelons-le, du « beau risque » de René Lévesque. La loi fut rapidement modifiée et dès le lendemain de son adoption, relate Castonguay, « nous prenions le contrôle de la banque qui devint la Banque Laurentienne du Canada ».</p>
<p>Faut-il se surprendre que Claude Castonguay ait appuyé l’entente du Lac Meech et l’Accord de Charlottetown ? Faut-il s’étonner qu’il se montre dans ses mémoires très critique à l’égard de Pierre Trudeau et de Jean Chrétien et qu’il considère que Mulroney – qui l’a nommé sénateur –« a été un grand Premier ministre »!?</p>
<h4>Réécrire l’assurance santé à la lumière du jugement Chaoulli</h4>
<p>Après avoir bouffé l’Imperial Life et la Banque d’Épargne, Claude Castonguay et les dirigeants de La Laurentienne avaient de grandes ambitions internationales et voulaient entre autres s’implanter sur le marché américain.</p>
<p>Dans ses mémoires, Claude Castonguay raconte la mésaventure de La Laurentienne dans sa tentative de prendre le contrôle d’une compagnie d’assurance dont le siège social était situé à Wilmington au Delaware.</p>
<p>Une séance publique fut convoquée, conformément aux lois de l’État, pour l’étude du projet par le commissaire aux assurances qui est, aux États-Unis, un fonctionnaire élu. Avant la comparution, « un digne monsieur nous approcha », relate Castonguay, qui se présenta comme représentant de la puissante famille Dupont, dont le siège social est à Wilmington.</p>
<p>« Il nous annonça en termes plutôt directs, poursuit Castonguay, que les Dupont n’accepteraient jamais que la seule compagnie d’assurance vie de Wilmington passe sous contrôle étranger » tout en soulignant que le commissaire aux assurances, qui devait songer à sa réélection, était bien au fait de cette réalité. « Presque au même moment, le commissaire informait les personnes présentes que, comme par hasard, l’audience était reportée à une date indéterminée », de conclure un Castonguay qui venait de goûter au double discours des Américains sur le libre-échange.</p>
<h4>Quand on se fait « planter » dans sa propre cour</h4>
<p>Les avancées de La Laurentienne sur la scène internationale furent somme toutes modestes. Bien plus, sur la scène locale, les compagnies d’assurance du groupe – qui détenaient d’importants investissements dans l’immobilier – furent incapables de faire face au krach immobilier des années 1990. Elles n’eurent d’autre choix que de « fusionner » avec le Mouvement Desjardins pour le plus grand déplaisir de Castonguay qui voyait ainsi s’écrouler le travail de plus quinze années.</p>
<p>Aujourd’hui, les compagnies d’assurances québécoises n’ont plus comme objectif principal sur le marché local de prendre la place d’institutions étrangères comme c’était le cas au cours des années 1960 et 1970. C’est en grande partie fait. Elles cohabitent entre autres avec la Great-West et la London Life de Paul Desmarais, celui-là même qui leur est venu en aide au cours des années 1970. Elles n’expriment plus non plus les mêmes ambitions internationales qu’au cours des années 1980. La « balloune » s’est dégonflée.</p>
<p>Désormais, leur cible est le système public qui leur apparaît comme leur principal « concurrent » et elles s’emploient à le démanteler.</p>
<p>Dans ce contexte, il ne faut pas se surprendre de voir Claude Castonguay saluer le jugement Chaoulli de la Cour suprême du Canada et essayer d’en élargir la portée. Le jugement Chaoulli remet en cause l’interdiction d’un système privé parallèle dont Castonguay rappelle pourtant que « c’est moi qui ai fait introduire cette prohibition en 1970 alors que j’étais ministre de la Santé » !!!</p>
<p>Castonguay souligne que « la possibilité de souscrire à une assurance privée implique nécessairement l’accès à des services privées qui, à toutes fins utiles, n’existent pas aujourd’hui ». Le jugement Chaoulli permet, selon son interprétation, l’injection de ressources financières pour la création de cliniques privées, d’hôpitaux et d’autres ressources. « Le jugement autorise même, écrit-il, l’utilisation par le privé des ressources du système public, comme les blocs opératoires au-delà des heures régulières. »</p>
<p>Autrement dit, le secteur privé québécois, qui n’aurait pu grandir sans l’appui du secteur public, s’apprête aujourd’hui à le cannibaliser avec la bénédiction de celui qui l’a créé !</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rothschild: juge et partie dans le pillage du Congo]]></title>
<link>http://matchafa.wordpress.com/2007/11/13/rothschild-juge-et-partie-dans-le-pillage-du-congo/</link>
<pubDate>Tue, 13 Nov 2007 05:02:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>matchafa</dc:creator>
<guid>http://matchafa.wordpress.com/2007/11/13/rothschild-juge-et-partie-dans-le-pillage-du-congo/</guid>
<description><![CDATA[repris de Congolite: Révision des contrats miniers : les Ong congolaises accusent la Compagnie Benja]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>repris de <a href="http://www.congolite.com/economy91.htm">Congolite</a>:</p>
<p align="center"><font color="#000080"><strong>Révision des contrats miniers : les Ong       congolaises accusent la Compagnie Benjamin De Rothschild d&#8217;être juge et       partie</strong></font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080"><img src="http://www.redicecreations.com/specialreports/2005/08aug/redshield04.jpg" height="318" width="255" />(image: logo de la Compagnie Benjamin de Rothschild)<br />
</font></p>
<p><font color="#000080">12 juillet 2007 &#8211; Un vent favorable a fait parvenir à Congolité un       mémorandum des Ong membres du Forum de la Société Civile Congolaise       (FSC), dans lequel ces organisations non-gouvernementales dénoncent des       conflits d&#8217;intérêts dans le processus de la revisitation des contrats       miniers initiée par le gouvernement. Ces Ong accusent, entre autres, la       Compagnie Benjamin De Rothschild d&#8217;être, à la fois, juge et partie. En       effet, selon les Ong, « Il se dégage de l’analyse des conflits d’intérêts       que la Compagnie Benjamin De Rothschild ne devrait pas en ce temps offrir       ses services comme expert au gouvernement de la RDC. » Car, ces Ong       ont établi un lien direct entre la Banque de Rothschild (une filiale de       la Compagnie Benjamin De Rothschild) et les entreprises suivantes :       Adastra (ancienne AMF); Anglo American; American Diamond Buyers [appartient aux même gens que Adastra]; Barrack       Gold; De Beers; Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT) [filière d'Adastra]; Kinross Gold [filière du Groupe Forrest]; Nikanor [depuis fusionnée avec Katanga Mining, filière du groupe Forrest];       Quantum Minerals; Phelps Dodge [appartient à Freeport]; Umicore (anciennement Union Minière). Ces       entreprises en consultance financière à la Compagnie Benjamin de       Rothschild « sont celles-là même qui ont le gros des contrats       miniers en RDC qui nécessitent une révision en priorité dans tous les       domaines : cuivre, cobalt, diamant et or. De ce fait, les Ong membres       du FSC recommandent que la Compagnie de Rothschild se récuse et que l’Etat       congolais décline son expertise.  Par conséquent, les Ong       demandent à la Compagnie de Rothschild de se récuser comme Expert.  Le document dénonce aussi d&#8217;autres conflits d&#8217;intérêts. Les       Ong attirent &#8220;l&#8217;attention sur le fait que les contrats les plus       importants ont été signés sous l&#8217;autorité des membres du gouvernement       de transition dont certains sont encore aux affaires publiques à ce jour       ou représentant des entreprises privées&#8221;. &#8220;La plupart des       contrats ont été signés à l&#8217;avantage d&#8217;entreprises d&#8217;origine des pays       membres de l&#8217;ancien Comité international d&#8217;accompagnement de la       transition (Ciat) qui n&#8217;avaient pas intégré la question de bonne       gouvernance dans son mandat&#8221;, rapporte le mémorandum.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font></p>
<p align="center"><font color="#000080">MEMORANDUM DES ONG DE LA RDC ADRESSE AU MINISTRE DES       MINES EN RAPPORT AVEC LE PROCESSUS DE REVISION DES CONTRATS MINIERS</font></p>
<p><font color="#000080">             </font><font color="#000080">1. Introduction</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Les organisations non gouvernementales (ONG) membres du Forum de la       Société Civile Congolaise (FSC) vous transmettent par le présent Mémo       les points saillants qui nécessitent l’attention de la commission       gouvernementale de « revisitation » des contrats miniers et       des informations relatives aux conflits d’intérêts dans les dossiers       sous étude.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Vous trouverez ci-dessous des préoccupations majeures, notamment       celles relatives aux renseignements faisant état des conflits d’intérêts       des experts internationaux et leurs liens avec des banques privées qui       agissent en bourse comme consultant en techniques financières au nom de       certaines entreprises minières mises en cause.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">2. Justification de la révision des contrats, selon les ONG membres du       Forum</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o La Résolution 1803 du Conseil de Sécurité de l’Organisation des       Nations Unies (ONU) pose le principe de la souveraineté permanente des       peuples sur leurs ressources qui servent l’intérêt communautaire. Ce       principe revient également dans la Charte économique des droits et des       responsabilités des Etats de 1974 qui se réfère à l’ordre       économique international.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o La résolution 1756 du Conseil de Sécurité de l’ONU renouvelant       le mandat de la MONUC établit le lien direct entre l’exploitation       illégale des ressources naturelles par les entreprises multinationales, l’élite       congolaise, l’insécurité ainsi que le trafic d’armes en RDC. Faits       établis depuis 2002 par le panel d’experts de l’ONU qui rattache les       intérêts des entreprises privées à la guerre déclenchée en RDC       depuis 1996.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Le 15 mai 2007, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a proposé       au gouvernement de la RDC, comme solution à la consolidation de la paix       dans le pays, alternative appuyée par la communauté internationale, l’extension       de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire; l’établissement du       contrôle effectif sur les ressources naturelles; et l’amélioration de       la gestion des ressources de la RDC.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Le 11 juin 2007, le Ministre des mines a procédé au lancement       officiel des travaux de la commission de revisitation des contrats miniers       signés en grande partie en période de guerre, conformément a son       arrêté n°2745/cab.min/mines/01/ du 20 avril 2007 portant mise sur pied       de la commission ministérielle chargée de la       « revisitation » des contrats miniers. L’esprit et la lettre       de cette décision rejoignent la recommandation du Secrétaire Général       des Nations Unies qui, au mois de févier 2007, proposait la communion d’efforts       des secteurs public et privé pour promouvoir la sécurité, la bonne       gouvernance, assurer la transparence dans les affaires et dresser un code       de bonne conduite du secteur privé en RDC.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Se référant au droit congolais, les ONG estiment que bien des       contrats sont contraires aux lois et dispositions constitutionnelles sur       les droits individuels collectifs. A titre d’exemple, l’article 3 du       Code minier dispose que « les sites et concessions minières sont la       propriété exclusive et inaliénable de l’Etat congolais », et l’article       9 de la Constitution de la RDC du 18 février 2006 rappelle la       souveraineté permanente de l’Etat sur ses ressources tel qu’énoncé       par la résolution 1803 du Conseil de Sécurité des Nations Unies ci-haut       invoquée.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">3. Préoccupations</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Les ONG membres du FSC sont préoccupées par les limites de       compétence dans le chef des personnes qui ont négocié les contrats       miniers pour le compte des entreprises minières congolaises. Il s’avère       que la plupart des contrats en cause ont porté sur des gisements connus       et documentés, mais qui n’ont pas respecté la procédure d’appel d’offre.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Les organes des entreprises publiques appelés à les engager ont       souvent outrepassé leurs pouvoirs, soit par manque d’autorisation, soit       par manque d’approbation du ministère de tutelle.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Les contrats signés ont généralement fait l’objet de beaucoup d’avenants       qui les ont dénaturés par la suite.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Concernant les partenaires privés, les ONG ont de même relevé que       certains ont vendu ou cédé des titres miniers obtenus sous contrat d’amodiation.       Cette pratique n’est ni autorisée ni conforme au code minier congolais       et ni à celui de bonne conduite généralement accepté par les       entreprises minières et bourses internationales.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Du point de vue économique et technique, il n’y a pas eu au       préalable de valorisation réelle des concessions ou gisements faisant l’objet       des contrats.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o La plupart de partenaires sans moyens financiers propres n’ont pas       tenu compte de la clause sociale pour les travailleurs et les populations       congolaises. Ils se sont battus pour avoir la part du lion consacrant des       graves inégalités au détriment de l’Etat et des entreprises       congolais, privant ainsi la population de son droit de jouir des richesses       de son pays, comme l’énonce les articles 53 et suivants de la       Constitution de la RDC.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Les royalties payées, toutes choses restant égales par ailleurs, ne       sont pas identiques pour les partenaires. Elles sont calculées tantôt       sur des recettes nettes tantôt sur des recettes brutes.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Par conséquent, depuis la signature des dits contrats, le secteur       minier n’a pas contribué à l’amélioration du PIB, des revenus à l’exportation       et des recettes budgétaires de l’Etat. En sus, les entreprises       minières n’ont réussi ni à relancer leurs activités, ni à réduire       les dettes. Elles ont perdu la capacité de refaire leurs fonds propres et       de réhabiliter l’outil de production.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">4. Préoccupations spécifiques aux conflits d’intérêts</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Les ONG voudraient attirer l’attention sur le fait que les contrats       les plus importants ont été signés sous l’autorité des membres du       gouvernement de transition dont certains sont encore aux affaires       publiques à ce jour ou représentant des entreprises privées.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o La plupart des contrats ont été signés à l’avantage d’entreprises       d’origine des pays membres de l’ancien Comité International d’Accompagnement       de la Transition (CIAT) qui n’avaient pas intégré la question de bonne       gouvernance dans son mandat.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o En ce moment de la perspective de la révision, les ONG constatent       que le gouvernement a choisi trois institutions d’experts       internationaux : la Fondation OSISA, le Centre Carter et la Compagnie       Benjamin de Rothschild. Des informations reçues des différentes sources       et celles tirées de leurs sites respectifs, la Fondation OSISA travaille       dans les pays d’Afrique australe sur des questions liées a la       démocratie et Droits humains, le Centre Carter travaille pour la       promotion de la paix, la lutte contre les maladies et la construction de l’espoir       des peuples du monde. Cependant, la Compagnie Benjamin de Rothschild S.A.       (CTBR) créée en 1989 à Genève, fait partie du Groupe LCF Rothschild       appartenant à la branche Genevoise de la famille Rothschild. Elle       accompagne ses clients dans la définition, la quantification et la       gestion de leurs risques financiers : Taux d’intérêt (actif ou       passif), Devises (flux de trésorerie et exposition du bilan), Matières       Premières, Actions et autres activités financières.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o De diverses sources, les ONG du FSC ont appris que la Compagnie       Benjamin de Rothschild est très liées à la banque NM Rothschild qui est       parmi les grandes banques du monde. NM Rothschild et la Compagnie Benjamin       Rothschild sont membres de Rothschild Holdings avec des intérêts dans       Rothschild Group and Rothschild Inc. Toutes ces institutions sont       propriétés de la famille Rothschild. En plus, Benjamin de Rothschild est       membre du conseil d’Administration de la Rothschild Continuation       Holdings (RCH).</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o <a href="http://www.mbca.co.zw/site/inside.aspx?pid=8&#38;sub=">La banque N.M. Rothschild, a été très active aux cotés des       entreprises minières en RDC a titre de consultant financier. De même qu’en       1999, la Zimbabwe&#8217;s Merchant Bank of Central Africa Limited était       enregistrée comme membre du groupe dans le rapport annuel.</a></font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Les ONG ont établi un lien direct entre la Banque de Rothschild et       les entreprises suivantes : Adastra (ancienne AMF); Anglo American;       American Diamond Buyers; Barrack Gold; De Beers; Kingamyambo Musonoi       Tailings (KMT); Kinross Gold; Nikanor; Quantum Minerals; Phelps Dodge;       Umicore (anciennement Union Minière).</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Adastra/AMF/Kingamyambo/Quantum :</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Adastra (anciennement AMF) est une entreprise canadienne. Elle avait       recouru aux services de NM Rothschild comme consultant financier en 2006.       NM Rothschild avait représentée Adastra dans les opérations d’achat/vente       avec Quantum Minerals. Adastra était vendu éventuellement a 245 millions       de dollars américains en cash et stock. Adastra était gérée par M.       Jean-Raymond Boulle, qui devint plus tard associe dans Anglo American       co-propriétaire de American Diamond Buyers avec Joseph Martin. AMF était       aussi affilié à Barrack Gold avec M. Boulle.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Anglo-American :</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Anglo American est reconnue comme étant la troisième grande       entreprise minière opérationnelle dans le monde. Deux de ses       subsidiaires opèrent en RDC, il s’agit d’Anglo Gold Ashanti et De       Beers. Rothschild Inc. sert de conseiller financier a la compagnie Mondi,       subsidiaire d’Anglo American. Mais aussi, l’un des hauts responsables       d’Anglo American, M. Russell Edey, est Directeur adjoint de la banque NM       Rothschild Corporate Finance. David de Rothschild, chef de NM Rothschild       était le conseiller d’Anglo American dans l’achat de Kumba Resources,       une grande entreprise minière sud Africaine.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Barrick Gold :</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Barrick Gold est une entreprise minière canadienne. M. Nathaniel       Rothschild est membre du Conseil d’Administration de Barrick Gold et       Directeur de “Rothschild Foundation” appartenant à la famille De       Rothschild.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">DeBeers :</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">La famille Rothschild, depuis des longues années, possède toujours       des grandes parts sociales dans DeBeers. Lord Rothschild était l’un des       membres fondateurs de DeBeers Consolidated Mining Company en 1873.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Kinross Gold :</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Rothschild Inc. était le conseiller stratégique de Kinross Gold.       Kinross Forrest, l’une des entreprises accusées de forte corruption,       avait fait une joint venture entre Kinross Gold &#60;<a href="http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/K/KinrossGold">http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/K/KinrossGold</a>&#62;       , George Forrest &#60;<a href="http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/G/GeorgeForrest">http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/G/GeorgeForrest</a>&#62;        et Tain Holdings. Elle a été acquise complètement par Katanga Mining       &#60;<a href="http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/K/KatangaMining">http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/K/KatangaMining</a>&#62;       , anciennement Balloch, en juin 2006. George Forrest &#60;<a href="http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/G/GeorgeForrest">http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/G/GeorgeForrest</a>&#62;        est l’actionnaire majoritaire dans Katanga Mining.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Nikanor :</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">NM Rothschild est le conseiller financier de Nikanor, une entreprise       minière opérationnelle en RDC. Nikanor possède les droits miniers sur       les sites de Kananga et Tilwezembe et gère le Concentrateur de Kolwezi.       La même entreprise cherche à réhabiliter KOV et construire une       raffinerie de cuivre et cobalt. Nikanor est listée à la bourse de       Londres depuis le 17 juillet 2006 avec un lever de fond de 434 millions de       dollars américains.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Phelps Dodge :</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Rothschild Inc. est aussi le conseiller financier de Phelps Dodge, une       entreprise américaine, plus spécifiquement sur le crédit de financement       du projet Tenke Fungurume Mining.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Umicore :</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Umicore est une entreprise minière belge qui forme un holding d’entreprises       de cuivre qui s’appellerait Cumerio, comprenant celles qui sont déjà       opérationnelle en RDC. NM Rothschild branche d’Australie est désignée       comme cabinet de conseil financier dans les transactions.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">5. La fédération des entreprises du Congo (Fec) devrait donner sa       position</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o La FEC, partenaire de l’Etat congolais, devrait dire un mot sur le       processus de révision des contrats, alors que l’opinion nationale se       fait une mauvaise impression des entreprises minières présentées à ce       jour comme étant dans la logique d’entretien de l’insécurité pour       mieux exploiter des ressources naturelles du pays.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Les investisseurs étrangers, les entrepreneurs congolais membres de       la FEC autant que les organisations de la société civile, devraient       contribuer à la recherche de la solution pour la bonne gouvernance des       richesses de l’Etat dans la transparence, suivant l’appel de l’ONU       fait aux acteurs non étatiques.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o A l’instar de l’église catholique qui a dénoncé les mauvaises       conditions d’exploitation minière au Katanga et au Kasaï, ainsi que l’insécurité       entretenue dans les provinces de l’Est de la RDC; la FEC devrait passer       à la population congolaise un message clair afin que le soutien de la       communauté internationale ait un sens.</font></p>
<p><font color="#000080">             </font><font color="#000080">6. Conclusion et recommandations</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Aux entreprises multinationales et la FEC</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Les ONG membres du FSC recommandent que les entreprises       multinationales collaborent totalement avec la commission gouvernementale       à rétablir les entreprises publiques, l’Etat et la population       congolais dans leurs droits.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Au gouvernement de la RDC</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Que le gouvernement manifeste la détermination à en finir avec le       pillage orchestré par l’élite congolaise en son sein, en prenant des       mesures coercitives, conformément à la loi pénale en rapport avec le       détournement des biens publics.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Au regard des limites de compétence professionnelle des personnes       qui négociaient les contrats miniers pour le compte des entreprises       minières congolaises en outrepassant leurs pouvoirs, les ONG membres du       FSC recommandent une mise à niveau du personnel et la sanction       correspondante.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Que les titres miniers obtenus sous contrat d’amodiation et cédés       aux tiers, soient récupérés conformément aux lois congolaises en       vigueur.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Que les concessions ou gisements ayant fait l’objet des contrats en       ignorant leurs valeurs réelles, soient réévaluées, afin de faciliter       la renégociation des parts des entreprises et l’Etat congolais.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Que les contrats dont les partenaires n’ont pas présenté leurs       moyens financiers propres soient révisés, afin de permettre aux       entreprises et l’Etat congolais de rentrer dans leurs droits respectifs.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Que les contrats consacrant des graves inégalités au détriment de       l’Etat et des entreprises congolais au profit des entreprises privées       soient rééquilibrés ou annulés.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Que les royalties payées soient identiques pour tous les       partenaires, toutes choses restant égales par ailleurs.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">A la Compagnie Benjamin de Rothschild et le gouvernement congolais</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Il se dégage de l’analyse des conflits d’intérêts que la       Compagnie Benjamin De Rothschild ne devrait pas en ce temps offrir ses       services comme expert au gouvernement de la RDC. Car, les entreprises       citées ci-haut en consultance financière à la Compagnie Benjamin de       Rothschild sont celles-là même qui ont le gros des contrats miniers en       RDC qui nécessitent une révision en priorité dans tous les       domaines : cuivre, cobalt, diamant et or. De ce fait, les Ong membres       du FSC recommandent que la Compagnie de Rothschild se récuse et que l’Etat       congolais décline son expertise.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">Aux ambassades accréditées à Kinshasa</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">o Il s’avère de même que les entreprises bénéficiaires de la plus       part des contrats miniers soient canadiennes, belges, américaines,       anglaises, chinoises et sud africaines, les pays qui avaient le plus d’influence       au sein de l’ancien CIAT et qui continuent à jouer un rôle clé dans       la vie politique interne de la RDC. Les ONG membres du FSC recommandent       que les chancelleries en poste à Kinshasa soient justes et jouent un       rôle plus transparent vis-à-vis du gouvernement congolais.</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">A la MONUC</font></p>
<p><font color="#000080">      </font><font color="#000080">L’ONU reconnaît le lien direct entre l’exploitation illégale des       ressources naturelles par les entreprises multinationales et l’élite       congolaise, et l’insécurité ainsi que le trafic d’armes en RDC. D’autant       qu’elle reconnaît que la situation est entretenue dans le but de       contrôler les richesses naturelles de la RDC. Les ONG membres du FSC lui       recommandent de redoubler ses efforts, suivant son mandat, afin de mettre       fin à la maffia internationale liée à l’exploitation illégale des       richesses; d’aider l’Etat congolais à étendre son autorité sur tout       le territoire; rétablir le contrôle effectif sur les ressources       naturelles et d’améliorer la gestion des dites ressources.</font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Behind the War on the Congo]]></title>
<link>http://matchafa.wordpress.com/2007/11/12/behind-the-war-on-the-congo/</link>
<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 06:04:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>matchafa</dc:creator>
<guid>http://matchafa.wordpress.com/2007/11/12/behind-the-war-on-the-congo/</guid>
<description><![CDATA[repris de ocnus.net et Zmagazine: (Photo: Uraguayan special forces MONUC hunting FDLR in Kahuzi Beig]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>repris de <a href="http://www.ocnus.net/cgi-bin/exec/view.cgi?archive=103&#38;num=26473&#38;printer=1">ocnus.net</a> et <a href="http://www.zmag.org/content/showarticle.cfm?ItemID=9832">Zmagazine:</a></p>
<p><font size="2"><img src="http://www.zmag.org/racewatch/Uraguay_Spec_ops_Monuc_East_DRC.jpg" /> </font></p>
<p><font size="2">(Photo: Uraguayan special forces MONUC hunting FDLR in Kahuzi Beiga National Park under Operation Falcon Sweep.)</font></p>
<h1>Behind the Numbers</h1>
<h2> Untold Suffering in the Congo</h2>
<p>By Keith Harmon Snow &#38; David Barouski, CCA 26/10/06<br />
Oct 30, 2006, 11:28</p>
<p><font size="2">The British medical journal Lancet recently took greater notice of the Democratic Republic of the Congo (DRC) than all western media outlets combined.  A group of physicians reported that about 4 million people have died since the “official” outbreak of the Congolese war in 1998 (1). The BBC reported the war in Congo has claimed more lives than any armed conflict since World War II (2).  However, experts working in the Congo, and Congolese survivors, count over 10 million dead since war began in 1996—not 1998—with the U.S.-backed invasion to overthrow Zaire’s President Joseph Mobutu.  While the western press quantifies African deaths all the time, no statistic can quantify the suffering of the Congolese.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Some people are aware that war in the Congo is driven by the desire to extract raw materials, including diamonds, gold, columbium tantalite (coltan), niobium, cobalt, copper, uranium and petroleum. Mining in the Congo by western companies proceeds at an unprecedented rate, and<br />
it is reported that some $6 million in raw cobalt alone—an element of superalloys essential for nuclear, chemical, aerospace and defense industries—exits DRC daily.  Any analysis of the geopolitics in the Congo requires an understanding of the organized crime perpetrated through multi-national businesses, in order to understand the reasons why the Congolese people have suffered a virtually unending war since 1996.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Some people have lauded great progress in the exposure of illegal mining in DRC, particularly by the group Human Rights Watch (HRW), whose 2005 report “The Curse of Gold” exposed Ugandan officials and multi-national corporations smuggling gold through local rebel militias. The cited rebel groups were the Nationalist and Integrationist Front (FNI) and the People’s Armed Forces of Congo (FAPC). The western companies targeted by HRW were Anglo-Ashanti Gold, a company headquartered in South Africa, and Metalor, a Swedish firm. The HRW report failed to mention that Anglo-Ashanti is partnered with Anglo-American, owned by the Oppenheimer family and partnered with Canada-based Barrick Gold described below (3).  London-based Anglo-American Plc. owns a 45% share in DeBeers, another Oppenheimer company that is infamous for its near monopoly of the international diamond industry (4).  Sir Mark Moody-Stuart, a director of Anglo-American, is a director of Royal Dutch/Shell and a member of U.N. Secretary General Kofi Annan’s Advisory Board (5).  The report also suppressed the most damning evidence discovered by HRW researchers—that Anglo-Ashanti sent its top lawyers into eastern DRC to aid rebel militia leaders arrested there.  </font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Several multi-national mining companies have rarely if ever been mentioned in any human rights report. One is Barrick Gold, who operates in the town of Watsa, northwest of the town of Bunia, located in the most violent corner of the Congo. The Ugandan People’s Defense Force (UPDF) controlled the mines intermittently during the war. Officials in Bunia claim that Barrick executives flew into the region, with UPDF and RPF (Rwanda Patriotic Front) escorts, to survey and inspect their mining interests (6).</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">George H.W. Bush served as a paid advisor for Barrick Gold.  Barrick directors include: Brian Mulroney, former PM of Canada; Edward Neys, former U.S. ambassador to Canada and chairman of the private PR firm Burston-Marsteller; former U.S. Senator Howard Baker; J. Trevor Eyton, a member of the Canadian Senate; and Vernon Jordan, one of Bill Clinton’s lawyers (7). </font></p>
<p><font size="2"><img src="http://www.zmag.org/racewatch/Mbk1girlUSA_Z.jpg" /> </font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(Photo: Rape has been used as a systematic means of instilling terror in the<br />
people all over DRC. This girl (20) fled Eastern DRC and crossed the<br />
country on foot to find some refuge in Western DRC.)</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Barrick Gold is one of the client companies of Andrew Young’s Goodworks International lobbying firm. Andrew Young is the former Mayor of Atlanta, and a key organizer of the U.S.-Uganda Friendship Council. Young was chosen by President Clinton to chair the Southern Africa Enterprise Development Fund in October 1994. Goodworks’ clients—or business partners in some cases—include Coke, Chevron-Texaco, Monsanto, and the governments of Angola and Nigeria (note weapons transfers from Nigeria cited below). Young is a director of Cox Communications and Archers Daniels Midland—the “supermarket to the world” and National Public Radio sponsor whose directors include Brian Mulroney (Barrick) and G. Allen Andreas, a member of the European Advisory Board of The Carlyle Group.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Barrick Gold’s mining partners have included Adastra Mining—formerly named America Mineral Fields (AMFI, AMX, other names), formerly based in Hope, Arkansas, Bill Clinton’s hometown. Adastra had close ties with Lazare Kaplan International Inc., the largest diamond brokerage firm in the U.S., whose president, Maurice Tempelsman, has been an advisor on African Affairs to the U.S. Government and has been the U.S. Honorary Consul General of the Congo since 1977 (8). </font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Maurice Tempelsman accompanied Bill Clinton during his African tour in 1998, and he sails with the Clintons off Martha’s Vineyard. He serves on the International Advisory Council of the American Stock Exchange, and is a director of the Woods Hole Oceanographic Institute, a<br />
”scientific” front for his offshore diamond mining—raking the seabed into oblivion. </font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Adastra also purchased a diamond concession on the Congolese-Angolan border from the Belgian mercenary firm International Defense and Security (1998), and currently has cobalt and copper concessions in Congo’s Katanga (Shaba) province (9).  Adastra is a member of the Corporate Council on Africa, along with Goodworks, Halliburton, Chevron-Texaco, Northrop Grumman, GE, Boeing, Raytheon, Bechtel and SAIC—the latter two being secretive intelligence and defense entities involved in classified and supra-governmental “black” projects.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">In April 1997, Jean-Ramon Boulle, a co-founder of Adastra (then AMFI), received a $1 billion dollar deal for mines in the Congo at Kolwezi (cobalt) and Kipushi (zinc) from Laurent Kabila’s Alliance of Democratic Forces for the Liberation of Zaire (ADFL) before they were even officially in power.  The ADFL were even allowed to use Boulle’s private jet (10).  Meanwhile, directors of Adastra are also former directors of Anglo-American (11).  Other Clinton-connected founders of Adastra include Michael McMurrough and Robert Friedland—both involved in shady, criminal, offshore businesses in Indonesia, Africa, Burma and the Americas (12).</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Barrick sub-contracts to Caleb International, who has also partnered with Adastra in the past.  Caleb is run by Ugandan President Yoweri Museveni’s half-brother Salim Saleh, the former acting General of the UPDF. When Uganda withdrew from the Congo in 2002 following a so-called “peace” agreement, Saleh began training paramilitary groups to act as Ugandan proxies to sustain the flow of minerals into Uganda (13).</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Salim Saleh is a shareholder in Catalyst Co. of Canada, who has a 100% interest in Uganda’s Kaabong gold fields (14).  He is a part owner of Saracen, a private military company created by the mercenaries-for-hire firm Executive Outcomes (15).  The U.N. Panel of Experts on Illegal Exploitation of Congo’s Mineral Resources recommended Salim Saleh be put on a travel ban and have his assets frozen, but nothing was done.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Recent interventions by the armed U.N. peacekeeping mission in the Congo (MONUC) have concentrated on disarming or eliminating the Forces for the Democratic Liberation of Rwanda (FDLR), a rebel group that opposes Rwanda, and the Allied Democratic Forces (ADF), a rebel group that opposes Uganda.  (Note that the Rwanda military has partnered with its erstwhile “enemies”—the FDLR—when necessary to secure resource plunder while Uganda has its own pattern of complicity with its “rebel” enemies.  Rebel alliances are to perpetually shifting.) The removal of these rebel groups will effectively clear the eastern Congo for large–scale multi-national mining. The Mai-Mai militia, whose stated goal is “to protect Congo from Rwandan and Ugandan invaders,” has committed documented human rights abuses, yet they appear to be off the agenda for MONUC.  The Mai-Mai operate in northern Katanga (Shaba) province and in the Kivus.  </font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Katanga’s militias and racketeering are connected to criminal networks of businessmen, including Zimbabwe President Robert Mugabe, Billy Rautenbach, John Bredenkamp, and Marc Rich. U.S. diamond magnate Maurice Tempelsman has profited from Katanga concessions since the Kennedy era.  Lawrence Devlin, the old CIA station chief of Lubumbashi under Eisenhower, maintained Tempelsman’s criminal rackets with direct ties to Zaire’s former President Mobutu, and was subsequently employed by Tempelsman (16).</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">The Forrest Group has the longest history of exploitation in the Congo, gaining its first mining concessions before the Congo declared independence from the Belgians. The group, which includes the Ohio-based OM Group, has numerous concessions in Katanga (Shaba).  Chairman George Forrest is the former chairman of the Congo’s state-owned mining firm GECAMINES, and owner of the New Lachaussee weapons manufacturing company.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Coltan ore is widely used in the aerospace and electronics industries for capacitors, superconductors and transistors after it is refined to tantalum.  The U.S. is entirely dependant on foreign sources for tantalum, an enabling technology for capacitors essential to aerospace weaponry and every pager, cell phone, computer, VCR, CD player, P.D.A. and TV.  U.S. import records show a dramatic jump of purchases from Rwanda and Uganda during the time they were smuggling tantalum and cobalt out of the Congo. </font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Sony dramatically increased their importation of coltan following the release of their Playstation 2, while Compaq, Microsoft, Dell, Ericsson, Hewlett-Packard, IBM, Nokia, Intel, Lucent, and Motorola are also large-scale consumers (17).  Sony’s current Executive Vice-President and General Counsel Nicole Seligman was a former legal adviser for Bill Clinton through the D.C. firm Williams and Connelly, LLP, whose clients included Bill Clinton and Oliver North (18).  Sony Executive Vice-President and Chief Financial Officer Robert Wiesenthal is a former banker with First Boston, a supporter of Refugees International’s “humanitarian” relief efforts at Rwandan refugee camps in Eastern Congo, just before the fall of Mobutu in 1995; Wiesenthal was also financial adviser to Cox Communications, OM Group, Time Warner and The New York Times (19).</font></p>
<p><font size="2"><img src="http://www.zmag.org/racewatch/FDLR_East_DRC_2.jpg" />   </font></p>
<p><font size="2">(Photo: FDLR &#8220;genocidaires&#8221; &#8212; children with guns &#8212; in eastern DRC.)</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Walter Kansteiner, the son of a coltan trader in Chicago, is the Assistant Secretary of State for Africa and former member of the Dept. of Defense Task Force on Strategic Minerals. Kansteiner’s speech at The Forum for International Policy in October of 1996 advocated partitioning the Congo (then Zaire) into smaller states based on ethnic lineage (20). Ironically, while the speech was given, Laurent Kabila and his ADFL were beginning their march to overthrow Mobutu with the aid of Rwanda, Uganda, and the U.S. (21). Kansteiner is a trustee of the Africa Wildlife Foundation—another euphemistic front for resource acquisition in Congo.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Bechtel, a U.S. aerospace &#38; construction company, provided satellite maps of reconnaissance photos of Mobutu’s troops for the ADFL invasion of Congo in 1996; they also created infrared maps of the Congo’s mineral deposits (22).  The Rwanda Patriotic Front (RPF), led by Paul Kagame, the current Rwandan President graduate of  the U.S. Army officers school at Fort Leavenworth, used Bechtel’s NASA maps to locate Rwandan Hutu civilians that fled the cataclysm in Rwanda in 1994.  An estimated 800,000 refugees were hunted down and killed in the Congo’s forests (23).  Bechtel’s friends in high places include former Secretary of State George Shultz (Board of Directors), former Secretary of Defense Casper Weinberger (Bechtel Counsel) and retired U.S.M.C. general Jack Sheehan (Senior Vice President), who is also a member of the Defense Policy Board at the Pentagon (24).  Riley P. Bechtel is on the Board of J.P. Morgan (25). Bechtel’s Nexant Company is the prime contractor on the Uganda-Kenya pipeline project, believed to ultimately facilitate petroleum transport out of the Semliki Basin of Lake Albert. </font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">The U.N. Panel of Experts named New England-based Cabot Co. for conducting unethical business practices (26).  Cabot is one of the largest tantalum processors in the world.  The current Deputy Director of the U.S. Treasury, Samuel Bodman, was CEO and chairman of the board for Cabot from 1997-2001 (27).  Current Director John H. McArthur is a Senior Advisor to Paul Wolfowitz at the World Bank (28).</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Private Military Contractors (PMCs) are also big business in Africa.  Brown &#38; Root, a subsidiary of Halliburton, helped build a military base near Cyangugu, Rwanda just next to the Congo-Rwandan border. ”Officially,” Brown and Root was there to clear land mines, but instead housed mercenaries from Military Professional Resources Inc. (MPRI) who trained the RPF and Laurent Kabila’s ADFL for invasion of the Congo in 1996, and the Rwandan army’s re-invasion in 1998, after<br />
Laurent Kabila threw out the Rwandans, Ugandans, Bechtel and the IMF (29).  The French intelligence service reported that U.S. Special Forces and mercenaries from MPRI participated in the murder of Rwandan Hutu refugees on the Oso River near Goma in 1996 and even claims to have turned over the bodies of two American soldiers killed in combat near Goma (30).  The circumstances surrounding the unofficial recovery of these two U.S. soldiers remain very mysterious (31).</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">MPRI is based in Arlington, Virginia and is staffed and run by 36 retired U.S. generals.  It is contracted by the Pentagon to fulfill the African Crisis Responsive Initiative (ACRI).  This program includes the Ugandan military, and it supplied military training in guerrilla warfare to Ugandan officers at Fort Bragg, North Carolina in July 1996.  During the invasion of the Congo in 1998, Ugandan soldiers were found with ACRI equipment while Human Rights Watch and Amnesty International have implicated Ugandan battalions trained by ACRI in rapes, murders, extortion, and beatings of Ugandan civilians (32).</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Executive Outcomes founder Tony Buckingham has established other Private Military Companies that operate around Africa. Buckingham’s Heritage Oil &#38; Gas works closely with his PMC Sandline International to manipulate the petroleum options around Lake Albert, and is believed to have signed concession deals with warring armies and governments on both sides of the Uganda-Congo border. Branch Energy is another Buckingham affiliated company operating in the Great Lakes region.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Investigations of illegal weapons sales to Rwanda last year, in violation of the U.N. arms embargo on the region, have been hampered by the Rwandan government’s refusal to provide a list of serial numbers of the 5000 AK-47s delivered there. The shipping country, Bulgaria, also refused to provide serial numbers, and would only confirm that the weapons were sold legally to a non-embargo country, Nigeria, en route to Rwanda and DRC.  The governments of Uganda, Congo, South Africa and Equatorial Guinea—a major U.S. petroleum protectorate—are equally culpable in supporting the clandestine arms sales to the region (33).</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Weapons shipments arriving by boat from Tanzania, and the Government of Tanzania’s role in supporting war in DRC, are never questioned. This may have something to do with Barrick Gold’s mining licenses in Tanzania’s Masaai territories. Aircraft flying between Tanzania, DRC, and from Kenya, are allowed to do so without proper documentation, record-keeping or customs oversight.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Another shady “untouchable” arms dealer operating behind the scenes in the region is an Indian-American named Mr. Kotecha. Kotecha’s interests in South Kivu are substantial, and he is openly fingered as dealing in money laundering, arms, coltan and diamonds. After the first U.S.-sponsored invasion of the Congo in 1996, Kotecha is known to have repeatedly boasted of being the “United States Consulate” in South Kivu. Kotecha holds a U.S. passport and owns a mansion in California.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">When an outspoken local defender of human rights working for a small NGO (Pascal Kabungulu of Heritiers de la Justice) was assassinated during the summer of 2005 in Bukavu, the alleged killers, including a local Congolese military commander, were identified but MONUC and the international “community” took no action. The killing revolved around his role in exposing the Congolese commanders’ involvement in contraband smuggling (which continues today).</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">A U.N. Panel of Experts in a forthcoming report will challenge many airlines and companies for undertaking illicit flights (illegal, secret, unregistered or falsely registered) into and out of DRC.  One of many notable companies apparently connected to Victor Bout’s arms trafficking networks is Simax, an Oregon-based company using an address in Sierra Leone. However, the U.N. Panel of Experts has once again ignored certain western agencies—with histories of illicit activities—whose flights remain equally surreptitious and unaccountable. At the top of the list is the International Rescue Committee (IRC)—directors include Henry Kissinger —whose flights in and out of Congo, and internal flights to and from isolated airports in eastern DRC, are completely unmonitored by MONUC arms embargo inspectors. In Bukavu, for example, all light aircraft are subject to MONUC arms embargo inspections, but IRC flights are not within the MONUC mandate. As one MONUC Military Observer admitted, “The IRC should be subject to the same standards as everyone else; otherwise we have to assume they are shipping weapons, because they do not let us confirm they are not.” </font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">Similarly, while the U.N. Panel of Experts have investigated and reported on certain illegal criminal networks and activities in Congo, they never attend to the top-level deals brokered behind closed doors by executives from Adastra, Anglo-American, the companies of Sweden’s Adolph Lundin (a close friend of George H.W. Bush), who have control of mining concessions in Lubumbashi, Kolwezi and Mbuji Mayi areas in the Katanga (Shaba) and Kasai provinces. U.S.-based Phelps Dodge is partnered in Katanga copper/cobalt mining projects with Lundin’s Tenke Mining.  Phelps Dodge director Douglas C. Yearly is also a director of Lockheed Martin, and the World Wildlife Fund—partnered with USAID and CARE in “conservation”—read: acquisition—projects all over Congo while CARE’s “humanitarian” agenda is also funded by Lockheed Martin.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">“Conservation” interests provide the vanguard of western penetration in Central Africa: USAID, WWF, AWF, and Conservation International lead the charge. Evidence from USAID cases all over Congo quickly contradicts all fanfare about USAID bringing “sustainable” or “community development” projects.  Most notable are the Central Africa Region Partnership for the Environment (CARPE) and Congo Basin Forest Partnership (CBFP), two programs pressing hidden military, intelligence and economic agendas. Notably, National Geographic is involved in furthering the mythologies of conservation, democracy, community development, or the lip service paid to respecting and supporting indigenous people. </font></p>
<p><font size="2"><font size="2">Some people have suggested the reason that there isn’t greater awareness and equitable intervention in the Congo is because “we simply don’t know what to do” to remedy the situation.  However, it is fairly clear what needs to be done, the West is just unwilling to do it because of powerful economic and geopolitical reasons.</font> </font><font size="2">  </font></p>
<p><font size="2">1. U.S. Military Training programs must have an oversight committee and total transparency. Western governments must end their hypocritical stance and ensure they don’t train any “rebel” or ”dissident” groups, especially if they are against a democratically elected government (provided the elections weren’t fraudulent), even if the elected government isn’t politically aligned with the western ideology and/or economic ideals.  To do otherwise would refute claims that the west is intervening to “spread democracy.”</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">2. In parallel with number 1, a committee must be set up to ensure the same doesn’t occur for the private military companies.  As multinational corporations, these firms aren’t subject to obey laws of warfare as an established country’s armed forces are supposed to.  The U.N. must pass resolutions mandating the World Court and International Criminal Court (ICC) to prosecute such corporations.  Lastly, when such companies are exposed for conducting illegal activities, such as aiding coups or trafficking human slaves, the corporations who conduct these activities must be blacklisted from receiving government contracts, domestic or international, and the guilty individuals must be prosecuted (34).</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">3. In the arms arena, more substantial efforts must be created to intercept and prosecute “embargo busters,” illegal brokers, and arms sellers.  Furthermore, those selling, transporting, brokering, funding, or wiring arms transactions for weapons specifically intended for children should receive the harshest of the penalties (certain ”small weapons” are modified to reduce their weight to make it easier for a child to carry).  Firms that participate in arms shipments, transport and/or the movement of the flow of the money generated from these sales with countries, people or organizations that are embargoed or act against national or international law should be held accountable for their crimes.  Assets can be frozen, travel bans imposed, and all government and economic business ties with such firms severed.  These penalties must also have an assurance of enforcement.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">4. Debt relief is essential, but ways must be found to protect IMF and World Bank loans from being used for military expenditures.  The motivations of World Bank President Paul Wolfowitz are suspect.  Dr. Wolfowitz is a former Deputy Secretary of Defense under George W. Bush, a former ambassador to Indonesia under Ronald Reagan, a PNAC member, and dual citizen in Israel.  Likewise, the World Bank and IMF must shift their policy of privatization as a stipulation for loan approval in order to stimulate business growth within the state instead of having the business sector growth be almost entirely from multinational corporations.  The World Bank and IMF must also provide debt relief to the counties that need it most according to economic indicators.  Some countries receiving debt relief, like Uganda and Rwanda, are among the biggest spenders of their loans in the military sector (35).  It must be ensured that a majority of spending occurs on infrastructure and public services, and that this does not benefit the standard set of “embedded” western corporations.  It must also be ensured the loan money is used in areas that need development the most.  For example, in Uganda, the loan money Museveni has used for development has focused in the south in Kampala, the capital, and in Mbarra, his hometown.  Meanwhile, the Acholi people, who always vote against Museveni’s party in the polls, are ignored and the situation in the Lira, Gulu, and Kitgum districts continues to deteriorate.  In addition, individual countries must examine the aid they give to countries that spend a high percentage of capital on military, as well as commit human rights abuses. Lastly, debt relief doesn’t harm banks that gave the loans in the first place and collect on some of the interest rates, not to mention the American businesses that make profit on the privatized businesses as part of the loan deal.  The debt is transferred to the taxpayers, so transparency is needed to insure that costs are also incurred by the firms granting the loans (if they want credit for their “humanitarian” debt relief).</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">5. Western countries must end the impunity for those responsible for looting minerals from Congo.  Firms that purchase smuggled minerals, and/or purchase concessions from illegitimate rebel groups must be prosecuted.  The World Court recently made a start by convicting Uganda and fining the government, but Rwanda, Burundi, Zambia, and Zimbabwe remain unaccountable for their direct pirating, as are the Western firms that purchased the minerals, and Western individuals supporting them. (The Kimberly Process, established with the support of academic and intelligence experts at Harvard University, is a perfect example of the gatekeepers policing their own gates: the huge, entrenched, but secretive interests like the Oppenheimer/DeBeers and Maurice Tempelsman owned companies are legitimized as dealers of “clean” diamonds; while the other, far less connected competitors and challengers of the status quo, including Congolese children sneaking into mines and being shot for “stealing” the diamonds off their own starving families’ former lands, are demonized as dealers of “blood” diamonds.)</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">6. The World Court and International Criminal Court must hold all military and civilian leaders—African, U.S., European—that are guilty of war crimes and crimes against humanity accountable for their actions.  The West must not be allowed to shield criminals from prosecution by virtue of their economic and political alliances with Western governments.  Governments that harbor these criminals should be subject to prosecution.  Economic sanctions may not be proper, as poor nations generally suffer severe civilian casualties as a result; specific involved individuals in government and the military must be held accountable.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">7. “Peacekeeping” forces, in particular MONUC, must be examined to ensure that the mission is being conducted with the interests of promoting stability in the country.  As illustrated, elements of MONUC have used the mission as a cover to further the agenda of the West and its corporate sponsors under the banner of “peacekeeping,” causing the death of civilians in the process: those responsible should be tried and prosecuted.  It must also be ensured that the investigations don’t stop at individual soldiers or brigades committing crimes, but to examine the chain of command and their allegiances to uncover the motivations behind MONUC operations. There have been reports of MONUC troops looting ivory, gold, and animal skins in National Parks.  Villagers say that they have seen murders occur right in front of MONUC soldiers and they didn’t act to prevent the killings (36).  MONUC soldiers have raped Congolese women (37).  When pro-Rwandan rebel leaders Laurent Nkunda and Jules Mutibusi, both war criminals wanted by the U.N., took over Bukavu by force in May 2004, MONUC provided them with weapons and vehicles. Nkunda himself has stated the head of MONUC, William Swing, personally gave him a telephone to use during the raid. (38)</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">8. The international media is completely silent on virtually every major issue of significance with respect to war in DRC—and the international and criminal networks behind it.  Misinformation about Africa prevails due to a concerted effort by the mainstream media to blackout the truth.  A boycott of key publications is imperative, and must include the most offensive: Boston Globe, Washington Post, Newsweek, Time, US News &#38; World Report, USA Today, New York Times, the New Yorker (Conde Nast Publications), Harper’s, Atlantic Monthly (highly subsidized by Lockheed Martin and Northrup Grumman) and, especially, National Geographic. </font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">9. The fog of war needs to be cleared away from so-called ”humanitarian” and “human rights” programs, organizations and individuals currently aligned with the Western corporate enterprise. Notables in this category include: Human Rights Watch, Amnesty International, CARE, USAID, Norwegian People’s Aid, International Crises Group, International Rescue Committee, Refugees International, the Genocide Intervention Fund, and many U.N. bodies, but especially UNHCR. Most of these agencies appear to exist merely to perpetuate their own survival.  Doctors Without Borders also deserves scrutiny for their recent actions in DRC.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">10. The peace and justice community remains unaccountable for its failure to take any significant actions to mitigate war in Congo and expose the true reasons behind it.  A first step should be open up the spaces to alternative voices currently excluded by major social justice media venues. Second is to declare a total boycott on diamonds and gold, and an organized campaign to protest and economically castigate diamond stores where Lazare diamonds are sold. A third action is the commitment of meaningful funds—both from individuals and from organizations—to support the vibrant grass roots organizations and individuals working for human rights, women’s health, disarmament, education, food security, rainforest and environmental defense in Congo.  Fourth, people need to break through their fear (inculcated by the western media) of taking action to help people in the Congo: there is no reason—except the unacceptable—that westerners cannot establish a “Witness for Peace” program situated in the Congo.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">11. Rights groups with missions pertinent to Congo’s need must expand their missions to include Congo.  Rape is endemic in the Congo: a source of psychological and physical trauma, it contributes to the spread of HIV, Ebola and other sexually transmitted diseases.  Survivors often give birth to HIV positive children with no prospects for medical or financial help.  This has lead to an insurmountable need for aid to care for the orphans.  Mothers of children conceived of rape are often disowned by their village and families.  Western feminist and women’s rights activists and organizations must get involved and provide resources for the victims of rape in Congo. Those responsible for rapes must be tried and punished as per the law if guilty. Indeed, evidence from rape cases in rural DRC shows that sexual violence is significantly reduced simply by holding military officers accountable for their troops’ actions, but this is not happening.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">12. MONUC’s Radio Okapi is the lifeline of news in DRC today, but programming is largely comprised of U.N. programming.  The United Nations needs to be pressured to open up the Radio Okapi network, eliminate the “fluff” pieces, and diversify and deepen its programming and reportage. As a simple example of how things could easily be improved in DRC, programs that sensitize the public o the issue of rape, and sensitize the military to the punishment for it, could easily be implemented; such programming is never considered. </font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">13. The transitional government in Congo is comprised of military leaders and government officials who must be held accountable for their crimes. Like the individuals, organizations, corporations and governments that have supported them, all are responsible for crimes against humanity. The current profiteering in DRC is enabled by these key players, who hold the highest levels of the DRC government, and whose crimes remain hidden by the western press.  The transitional government must not be allowed to appoint war criminals to cabinet or parliamentary positions, as well as local governor positions in the provinces.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2"><br />
</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">References</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(1) “Mortality in the Democratic Republic of the Congo: A Nationwide<br />
Survey.”  Benjamin Coghlan, Richard J. Brennan, Pascal Ngoy, David<br />
Dofara, Brad Otto, Mark Clements, and Tony Steward.  The Lancet, 7<br />
Jan. 2006. Number 367 pp. 44-51</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(2) “Thousands’ dying in DR Congo war,”  BBC News, 6, Jan. 2006:<br />
<a href="http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/africa/4586832.stm">http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/africa/4586832.stm</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(3) “Depopulation &#38; Perception Management Part 2: Central Africa,”<br />
keith harmon snow.  Pioneer Valley VOICE, Feb. 2001:<br />
<a href="http://www.allthingspass.com/uploads/html-32Depop&#38;PercepMan.htm">http://www.allthingspass.com/uploads/html-32Depop&#38;PercepMan.htm</a> ;”Congo: Capitalist Mineral Lust Fuels Bloodshed,”  Direct Action:<a href="http://www.directa.force9.co.uk/back%20issues/DA%2028/regulars3_1.html">http://www.directa.force9.co.uk/back%20issues/DA%2028/regulars3_1.html</a><br />
.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(4) “The Lost World War,” Erik Vilwar, Corporation Watch Newsletter,<br />
Issue 13, March-April 2003:<br />
<a href="http://www.corporatewatch.org.uk/newsletter/issue13">http://www.corporatewatch.org.uk/newsletter/issue13</a></font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(5) “Depopulation As Policy, or, How the Despair and Death of Millions<br />
of African People is Daily Determined by the Lifestyle of Ordinary<br />
Americans, in Small Town USA, With Nary a Word of Truth In the US<br />
Press, If Anything At All, And Why Most of Us Know Nothing About It,<br />
And Do Nothing To Stop It When We Do Know,” keith harmon snow, 2003: <a href="http://www.allthingspass.com/uploads/html-52Depopulation%20As%20Policy.htm">http://www.allthingspass.com/uploads/html-52Depopulation%20As%20Policy.htm</a><br />
.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(6) Private interview, keith harmon snow, Bunia, 2005.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(7) “Central Africa: Hidden Agendas and the Western Press,” Pioneer<br />
Valley Voice, keith harmon snow: <a href="http://www.audarya-fellowship.com/showflat/cat/WorldNews/48471/0/collapsed/5/o/1">http://www.audarya-fellowship.com/showflat/cat/WorldNews/48471/0/collapsed/5/o/1</a></font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(8)  “Genocide and Covert Operations In Africa 1993-1999,” United<br />
States One Hundred Seventh Congress.  Subcommittee on International Operations and Human Rights.  First Session.  17 May 2001.  comp. Centre for Research on Globalization.<br />
<a href="http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html">http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(9) Ibid.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(10) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of<br />
the Congo,”  Dena Montague, SAIS Review, vol. XXII no. 1<br />
(Winter-Spring 2002); “Congo: Capitalist Mineral Lust Fuels<br />
Bloodshed,” Direct Action:<br />
<a href="http://www.directa.force9.co.uk/back%20issues/DA%2028/regulars3_1.html">http://www.directa.force9.co.uk/back%20issues/DA%2028/regulars3_1.html</a>;  “Congo: The Western Heart of Darkness,”  Asad Ismi, The Canadian<br />
Centre for Policy Alternatives Monitor, October 2001.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(11)  “Depopulation &#38; Perception Management Part 2: Central Africa,”<br />
keith harmon snow, Pioneer Valley VOICE, Feb. 2001:<br />
<a href="http://www.allthingspass.com/uploads/html-32Depop&#38;PercepMan.htm">http://www.allthingspass.com/uploads/html-32Depop&#38;PercepMan.htm</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(12) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury<br />
Goods for the White World—Pacification, Rape, and Slavery for the<br />
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, Issue No. 100, 19 July 2004: <a href="http://ww3report.com/proxy.html">http://ww3report.com/proxy.html</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(13) “Named and Shamed,” Ruud Leeuw:  <a href="http://www.ruudleeuw.com/vbout17.htm">http://www.ruudleeuw.com/vbout17.htm</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(14) “Uganda, Sanctions, and Congo-K: Who is Who in Uganda Mining,”<br />
Africa Analysis, 5 June 2001:<br />
<a href="http://www.globalpolicy.org/security/issues/congo/2001/0606uga.htm">http://www.globalpolicy.org/security/issues/congo/2001/0606uga.htm</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(15) “Corporate Soldiers: The U.S. Government Privatizes Force,” Daniel<br />
Burton and Wayne Madsen:<br />
<a href="http://www.totse.com/en/politics/us_military/162741.html">http://www.totse.com/en/politics/us_military/162741.html</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(16) David Gibbs, “The Political Economy of Third World<br />
Interventions,” University of Arizona Press; and Wayne Madsen,<br />
”Genocide and Covert Operations in Africa, 1993-1999,” Mellen Press,<br />
1999.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(17) “The Lost World War,” Erik Vilwar, Corporation Watch Newsletter,<br />
Issue 13, March-April 2003:<br />
<a href="http://www.corporatewatch.org.uk/newsletter/issue13">http://www.corporatewatch.org.uk/newsletter/issue13</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(18) “Sony Corporation of America: Executive Biographies,”  Jan. 2006.<br />
<a href="http://www.sony.com.sca/">http://www.sony.com.SCA/</a></font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(19) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury<br />
Goods for the White World – Pacification, Rape, and Slavery for the<br />
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, Issue No. 100, 19 Jul. 2004: <a href="http://ww3report.com/proxy.html">http://ww3report.com/proxy.html</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(20) “Genocide and Covert Operations In Africa, 1993-1999,” United<br />
States One Hundred Seventh Congress, Subcommittee on International<br />
Operations and Human Rights, First Session, 17 May 2001, comp. Centre<br />
for Research on Globalization:<br />
<a href="http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html">http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(21) “The U.S. (Under)mining Job of Africa,” :<br />
<a href="http://cryptome.org/us-africa.wm.htm">http://cryptome.org/us-africa.wm.htm</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(22) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of<br />
the Congo,” Dena Montague, SAIS Review, Vol. XXII, No. 1,<br />
(Winter-Spring 2002).</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(23) “A Continent for the Taking: The Tragedy and Hope of Africa,”<br />
Howard French, 12 April 2005, Vintage, New York, NY.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(24) “The Exception to the Rulers: Exposing Oily Polititians, War<br />
Profiteers, and the Media That Love Them,” Amy Goodman, David Goodman,<br />
2004, Hyperion Press, New York, NY.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(25) See: “Friends in High Places: The Bechtel Story.”</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(26) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of<br />
the Congo,” Dena Montague, SAIS Review, Vol. XXII, No. 1,<br />
(Winter-Spring 2002); Named and Shamed, Ruud Leeuw:<br />
<a href="http://www.ruudleeuw.com/vbout17.htm">http://www.ruudleeuw.com/vbout17.htm</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(27) “Rwanda’s Secret War: U.S.-Backed Destabilization of Central<br />
Africa,” keith harmon snow, 12 December 2004:<br />
<a href="http://traprockpeace.org/keith_snow_rwanda.html">http://traprockpeace.org/keith_snow_rwanda.html</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(28)  “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury<br />
Goods for the White World – Pacification, Rape, and Slavery for the<br />
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, Issue No. 100, 19 Jul. 2004: <a href="http://ww3report.com/proxy.html">http://ww3report.com/proxy.html</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(29) “The U.S. (Under)mining Job of Africa,”<br />
<a href="http://cryptome.org/us-africa.wm.htm">http://cryptome.org/us-africa.wm.htm</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(30) “Genocide and Covert Operations in Africa, 1993-1999,”  United<br />
States One Hundred Seventh Congress.  Subcommittee on International Operations and Human Rights.  First Session.  17 May 2001.  comp. Centre for Research on Globalization.<br />
<a href="http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html">http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(31) Private interview, keith harmon snow, eastern DRC, July 2005.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(32) “Corporate Soldiers: The U.S. Government Privatizes Force,” Daniel Burton and Wayne Madsen:<br />
<a href="http://www.totse.com/en/politics/us_military/162741.html">http://www.totse.com/en/politics/us_military/162741.html</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(33) Confidential report, received, February 2006.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(34) “The Controversial Commando,” Pratap Chatterjee, 14 Jun. 2004:<br />
<a href="http://www.guerrillanews.com/human_rights/doc4644.html">http://www.guerrillanews.com/human_rights/doc4644.html</a> ;<br />
”CSC/DynCorp.”  Corporation Watch:<br />
<a href="http://www.corpwatch.org/print_article.php?list=type&#38;type=18">http://www.corpwatch.org/print_article.php?list=type&#38;type=18</a> ;<br />
”Crossing the Rubicon,”  Michael Ruppert, 2004, New Society<br />
Publishers, Gabriola Island, BC, Canada: p. 79-80.</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(35) “The Use of Rwanda’s External Debt (1990-1994): The<br />
Responsibility of Donors and Creditors,” Michel Chossudovsky, Pierre<br />
Galand, 30 March 2004:<br />
<a href="http://www.globalresearch.ca/PrintArticle.php?articleId=364">http://www.globalresearch.ca/PrintArticle.php?articleId=364</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(36) “Rwanda’s Secret War: U.S.-Backed Destabilization of Central<br />
Africa,” keith harmon snow, World War Four Report, 12 Dec. 2004:<br />
<a href="http://www.worldwar4report.com/">www.WorldWar4Report.com</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(37) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury<br />
Goods for the White World—Pacification, Rape, and Slavery for the<br />
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, No. 100, 19 Jul. 2004:<br />
<a href="http://ww3report.com/proxy.html">http://ww3report.com/proxy.html</a> .</font></p>
<p><font size="2">  </font><font size="2">(38) “Report on Events in Bukavu, South Kivu: May 26 to June 9, 2004,” Network of Women for the Defense of Rights and of Peace,</font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Corruption flagrante de la Banque Mondiale aux Comores, qui est derrière?]]></title>
<link>http://matchafa.wordpress.com/2007/11/05/corruption-flagrante-de-la-banque-mondiale-aux-comores-qui-est-derriere/</link>
<pubDate>Mon, 05 Nov 2007 05:01:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>matchafa</dc:creator>
<guid>http://matchafa.wordpress.com/2007/11/05/corruption-flagrante-de-la-banque-mondiale-aux-comores-qui-est-derriere/</guid>
<description><![CDATA[(Gauche: la Mission d’assistance électorale et sécuritaire aux Comores de l’Union Africaine (MAES) d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://www.alwatwan.net/Conf%20UA%202.jpg" alt="MAES" height="166" width="216" /><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/5d/Comores_carte.gif/300px-Comores_carte.gif" /></p>
<p>(Gauche: la Mission d’assistance électorale et sécuritaire aux Comores de l’Union Africaine (MAES)  dirigée par Francisco Madeira du Mozambique; Droite: carte des Comores)</p>
<p>Vous avez-peut-être remarqué dans  le fil rss de la Lettre de l&#8217;Océan indien dans la barre de droite de ce blogue,  il y une semaine environs, une nouvelle à propos des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_des_Comores">Comores</a>. La lettre de l&#8217;Océan indien (<a href="http://matchafa.quebecblogue.com/anciennes-nouvelles/nouvelles-des-comores/">cliquez ici pour voir l&#8217;article, c&#8217;est le premier</a>) rapporte entres autres que la compagnie de construction, Modiaco, du président nouvellement élu en juin dernier, Mohamed Ali Saïd, de l&#8217;île de Mohéli (Mwali) «a raflé la plupart des marchés dans l’île financés par la Banque mondiale via le Fonds d’appui au développement communautaire (FADC) dont la directrice régionale pour Mohéli n’est autre que sa cousine Mme Rainati». La Lettre continue pour dire: «Fin septembre, le président Mohamed Ali Saïd est parvenu à confisquer pour sa société le marché de la construction du siège de Comores Telecom à Mohéli, lequel avait pourtant été remporté sur appel d’offres par une firme concurrente, propriété d’un certain Ahmal Maka. Ce dernier a tout d’abord porté le litige devant le tribunal correctionnel de l’île avant de se déjuger. Suite aux pressions du gouvernement local, assorties de menaces précises sur sa société et son emploi (Maka est le représentant local de la compagnie privée Comores Aviation), il a fini par retirer sa plainte à la veille de l’audience et a demandé à son avocat, maître Mohamed, de ne pas effectuer le déplacement à Mohéli.»</p>
<p>De la corruption aussi flagrante ne peut pas avoir lieu sans que les responsables de la BM le sache.  Et s&#8217;ils le savent et le tolère c&#8217;est qu&#8217;ils sont complices.  Mohamed Ali Saïd serait-il donc l&#8217;agent corrompu d&#8217;une puissance étrangère qui l&#8217;enrichit avec les fonds de la Banque Mondiale (qui ultimement est l&#8217;argent des contribuables des pays «riches»)? Pour y voir plus claire, revenons en arrière un peu.</p>
<p><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4e/LocationComoros.svg/250px-LocationComoros.svg.png" alt="carte des Comores" height="125" width="250" /></p>
<p>Les Comores sont un pays composé des trois îles très stratégiquement situées dans l&#8217;Océan indien entre le Mozambique et le Madagascar  qui était une colonie française jusqu&#8217;en  1975.  Mais même après leur indépendance officielle, les Comores ne sont jamais devenu indépendant de la France qui a gradé un contrôle financier, économique, militaire et politique sur les îles.  Le contrôle financier s&#8217;opère à partir de la  Banque centrale des Comores qui n&#8217;est qu&#8217;un appendice de la Banque de France.  En effet, les Comores n&#8217;ont aucun contrôle sur leur propre monnaie, la valeur du franc comorien est fixé au franc français (et donc maintenant à l&#8217;euro) par la Banque de France à un taux décidé par cette dernière. Par ailleurs, la Banque centrale des Comores (qui d&#8217;ailleurs siège Place de France) n&#8217;exerce même pas de contrôle sur les taux qui sont basés sur l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Eonia">EONIA</a> qui reflète l&#8217;économie européenne et non l&#8217;économie comorienne et n&#8217;exerce qu&#8217;un contrôle nominal sur les plafonds d&#8217;avance et de refinancement (c&#8217;est-à-dire la quantité maximale d&#8217;argent qu&#8217;elle va prêter) et n&#8217;a qu&#8217;un contrôle partagé des <a href="http://matchafa.quebecblogue.com/2007/08/09/le-systeme-bancaire-a-reserve-fractionnelle-la-privatisation-de-largent-partie-i/">taux de réserves minimales</a>. Notons par ailleurs que la seule banque commerciale des Comores, la Banque pour                                              l’Industrie et pour le Commerces                                              &#8211; Comores, est possédée à 51% par BNP-Paribas.  Ce système de contrôle financier, la France l&#8217;applique à travers le monde à ses anciennes colonie: les États d&#8217;Afrique de l&#8217;ouest ont la BCEAO, les États d&#8217;Afrique centrale ont la BEAC et les îles du pacifique ont l&#8217;Institut d&#8217;émission d&#8217;outre-mer. La France, qui rafle 28% des exportations comoriennes et qui est responsable de 20% de ses importations exerce un grand contrôle sur l&#8217;économie comorienne.  Militairement, les <a href="http://matchafa.quebecblogue.com/2007/09/09/larmee-francaise-se-masse-aux-frontiere-du-soudan/">Comores ont signé une pacte de défense</a> qui les subordonne militairement à cette dernière. Politiquement, la France, à l&#8217;aide de ses services secrets, a constamment appuyé des coups d&#8217;États contre les politiciens comoriens qui ne lui plaisaient pas.  Voici un petit apérçu:</p>
<p>Bob Denard, «<a href="http://matchafa.quebecblogue.com/anciennes-nouvelles/nouvelles-des-comores/">la mains des services secrets français en Afrique</a>» est la personne clée dans la vie politique comorienne de son indépendance à <a href="http://matchafa.quebecblogue.com/anciennes-nouvelles/nouvelles-des-comores/">la mort de Denard le mois dernier</a>.  Les deux paragraphes qui suivent sont, sauf pour quelque phrases et modifications,  directement repris de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Comores_%28pays%29">Wikipédia</a>.</p>
<p>L&#8217;indépendance fut déclarée unilatéralement par la <strong>République fédérale islamique des Comores</strong>, le 6 juillet 1975, par la voix de l’Anjouanais <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Abdallah" title="Ahmed Abdallah">Ahmed Abdallah</a>. Quelques jours après l&#8217;indépendance, le 3 août <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1975" title="1975">1975</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bob_Denard" title="Bob Denard">Bob Denard</a>, très sûrement sous les ordres de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Foccart" title="Jacques Foccart">Jacques Foccart</a>, envahit la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Comore" title="Grande Comore">Grande Comore</a>, organise un coup d&#8217;État avec 50 hommes et place <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ali_Soilih" title="Ali Soilih">Ali Soilih</a> au pouvoir. Ahmed Abdallah est délogé de l&#8217;île d&#8217;Anjouan par une centaine de <em>mapinduzi</em> (militaires militants) encadrés par des mercenaires. Il part alors en exil en France.  Les trois îles sont sous la responsabilité d&#8217;Ali Soilih, un révolutionnaire qui instaure un régime socialiste et indépendantiste. Les relations entre la jeune république et l&#8217;ancienne puissance coloniale se tendent rapidement. Le 3 mai <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1978" title="1978">1978</a>, Denard renverse le président Ali Soilih et Ahmed Abdallah accède au pouvoir le 21 mai. Ali Soilih est exécuté dans son bureau. Abdallah est accueilli de façon triomphale et proclame à des journalistes occidentaux médusés : « Il faut que je me refasse ». Il est élu le 23 octobre 1978 président de la <strong>République fédérale islamique des Comores</strong>. Il est le seul candidat. Denard crée pour lui la &#8220;garde présidentielle&#8221;, force de police et militaire de près de 600 hommes dont 17 officiers français. En <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1981" title="1981">1981</a>, avec l&#8217;élection de François Mitterrand (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Mend%C3%A8s_France#IVe_R.C3.A9publique">qui avait été ministre de l&#8217;Intérieur de Pierre Mendès-France</a>), Denard perd le soutien de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/France" title="France">France</a> et crée la <a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=SOGECOM&#38;action=edit" class="new" title="SOGECOM">SOGECOM</a>. En 1982, Abdallah dissout tous les partis politiques et créé le parti unique <a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Union_Comorienne_pour_le_Progr%C3%A8s&#38;action=edit" class="new" title="Union Comorienne pour le Progrès">Union Comorienne pour le Progrès</a> (Parti bleu). Peu à peu, le régime devient dictatorial, encadré par les mercenaires de Denard qui contrôlent le pays et évitent plusieurs tentatives de coup d&#8217;État. Le <a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Front_d%C3%A9mocratique&#38;action=edit" class="new" title="Front démocratique">Front démocratique</a> de <a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Moustoifa_Cheikh&#38;action=edit" class="new" title="Moustoifa Cheikh">Moustoifa Cheikh</a> tente pourtant d&#8217;exister. Le parti sera démantelé, accusé d&#8217;activités subversives. Ses militants sont jetés en prison et torturés. Réélu le 30 septembre <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1984" title="1984">1984</a> le parti bleu remporte la totalité des sièges à l&#8217;Assemblée fédérales le 22 mai <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1987" title="1987">1987</a>. Il ouvre son pays aux investisseurs étrangers, surtout sud-africains, dans les domaines du tourisme et de la pêche, mais aussi d&#8217;arme, contournant les embargos. En échange <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Moroni" title="Moroni">Moroni</a> devient une base arrière pour des opérations contre le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mozambique" title="Mozambique">Mozambique</a> notamment qui essaie de se libérer du joug colonial portugais. Entretenant des rapports ambigus avec les mercenaires, à la fois fidèle serviteur et maître, la corruption se développe de façon considérable.En <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1989" title="1989">1989</a>, pressentant un nouveau coup d&#8217;État, Abdallah demande à Denard de désarmer. Abdallah est tué, dans son bureau par un militaire de la garde. Denard est blessé. Denard, impopulaire et soupçonné de meurtre dans le pays, est évacué quelques jours plus tard par les troupes parachutistes françaises. Le 27 novembre <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1989" title="1989">1989</a>, Djohar, alors président de la Cour Suprême et le demi-frère de Soilih, devient Président par intérim et est ensuite élu le 11 mars <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1990" title="1990">1990</a> Président, dans des élections contestées face à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Taki_Abdulkarim" title="Mohamed Taki Abdulkarim">Mohamed Taki Abdulkarim</a>. Il chasse les mercenaires mais est finalement renversé par Denard avec l&#8217;appui de la France et exilé de force à la Réunion, présenté comme fou (de façon très semblable à la façon dont Aristide a été contrait à l&#8217;exile par la France, les ÉU et le Canada en 2004). L&#8217;intérim est exercé par <a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Ibrahim_Ahmed_Alidi&#38;action=edit" class="new" title="Ibrahim Ahmed Alidi">Ibrahim Ahmed Alidi</a>, puis il revient au pouvoir. Le 11 janvier 1994, la France essaie de déstabiliser le pays économiquement en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_comorien#Historique">dévaluant le franc comorien  d&#8217;un tier</a> (rappelons nous que la Banque de France a le contrôle absolu de la valeur du franc comorien) en  espérant que cela provoque la chute de Djohar. Les Comores étant grandement dépendant des importations pour la nourriture entre autre, la chute de la valeur du FC augmente considérablement le coût des importations des Comores et donc le coût de la vie. L&#8217;économie comorienne chute, la dette croît, les salaires ne sont pas payés, &#8230; Dans la nuit du 27 au 28 septembre <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1995" title="1995">1995</a> se déroule <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Azal%C3%A9e" title="Opération Azalée">opération <em>Azalée</em></a>, Denard renverse Said Mohamed Djohar avec une trentaine d&#8217;hommes débarqués de Zodiacs. Une fois la mission terminée, ce dernier est ensuite rapatrié vers la métropole par le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/SDECE" title="SDECE">Service de documentation extérieure et de contre-espionnage</a>, service secret français.  Après un court intérim, les premières élections libres sont organisées et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Taki_Abdulkarim" title="Mohamed Taki Abdulkarim">Mohamed Taki Abdulkarim</a>, candidat qui semble avoir le soutien de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/France" title="France">France</a>, est élu en mars <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1996" title="1996">1996</a>.</p>
<p>Fait intéressant à noter, en 1954, Denard a été reconnu coupable de complot pour assassiner contre le chef du gouvernement français, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Mend%C3%A8s_France">Pierre Mendès-France</a>,  et condamné à 14 mois de prison.  Mendès-France dénonce très vivement, à partir d&#8217;octobre 1950, l&#8217;engagement militaire français dans la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Indochine" title="Guerre d'Indochine">guerre d&#8217;Indochine</a> et devient l&#8217;un des principaux opposants au conflit.  Après une première tentative infructueuse pour former un gouvernement en 1953, Mendès-France est finalement investi <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9sident_du_Conseil" title="Président du Conseil">président du Conseil</a> avec une forte majorité le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/18_juin" title="18 juin">18 juin</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1954" title="1954">1954</a>, quelques semaines après la défaite française à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Dien_Bien_Phu" title="Bataille de Dien Bien Phu">Bataille de Dien Bien Phu</a>, pour faire la paix en Indochine. Il assume en même temps que la présidence du Gouvernement, la direction de la diplomatie et aboutit finalement le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/20_juillet" title="20 juillet">20 juillet</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1954" title="1954">1954</a> à la conclusion des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Gen%C3%A8ve" title="Accords de Genève">Accords de Genève</a> qui mettent fin au conflit. Sitôt le dénouement de la crise indochinoise, il engage des pourparlers qui prépareront l&#8217;émancipation de la Tunisie. En voyage à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tunis" title="Tunis">Tunis</a>, il promet unilatéralement l’autonomie interne à la Tunisie dans un discours le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/31_juillet" title="31 juillet">31 juillet</a>.  Si Denard travaillait aussi pour les services secrets français à ce moment on est face d&#8217;une situation particulière ou les services secrets français ne sont pas aux ordre du gouvernement français mais préfèrent éliminer ce dernier afin de préserver la mainmise de la France sur ses colonies!</p>
<p>Mais retournons aux Comores. Mohamed Bacar président de l&#8217;île Anjouan (Nzwani) qui était à la tête d&#8217;une junte militaire qui avait pris le pouvoir de l&#8217;île et qui a depuis été élu dans des élections organisées par lui-même que le gouvernement central des Comores, et l&#8217;Union Africaine ne reconnaissent pas, veut plus d&#8217;indépendance pour son île.  En fait il semblerait qu&#8217;il veuille se séparé des Comore et se rattacher à la France (<a href="http://matchafa.quebecblogue.com/anciennes-nouvelles/nouvelles-des-comores/">il aurait affiché des banderoles disant: &#8221;Anjouan française au sein de la République française&#8221;</a>). Il dit avoir reçu le soutient de la France ce qui est fort crédible vu qu&#8217;<a href="http://matchafa.quebecblogue.com/anciennes-nouvelles/nouvelles-des-comores/">il a reçu sont matériel pour faire ses élections de l&#8217;île Mayotte (Maore)</a> qui est sous administration française et que l&#8217;Union des Comores a essayer de reprendre militairement Anjouan sans succès, or l&#8217;Union a un accord militaire avec la France qui aurait donc dû l&#8217;aider à reprendre Anjouan mais qui évidemment ne l&#8217;a pas fait.</p>
<p>Mohamed Ali Saïd est par contre un de ceux qui prennent des gestes des plus concrets contre Bacar: il a imposé une taxe de 14% sur les produits venant de Anjouan est empêche les gens de se rendre à Anjouan.  Par ailleurs, les États-Unis ont été très présents lors des élections, avec entre autres, <a href="http://matchafa.quebecblogue.com/anciennes-nouvelles/nouvelles-des-comores/">l&#8217;ambassadeur des ÉU qui exhorta les Comores à l&#8217;Union (i.e. exhorta Anjouan de ne pas se séparer) et de procéder à des éléctions libres et transparentes (i.e. contre les élections qui ont eu lieu à Anjouan) dans les journaux. </a> Les États-Unis sont aussi le pays qui ont largement le plus d&#8217;influence au sein de la Banque Mondiale. Se pourrait-il qu&#8217;à cette heure où les États-Unis cherche à s&#8217;implanter beaucoup plus fortement en Afrique à la fois économiquement et militairement comme en témoigne <a href="http://matchafa.quebecblogue.com/anciennes-nouvelles/nouvelles-des-comores/">leur nouvelle base militaire au Djibouti qui aura 1500 soldats</a> pour venir concurrencer les<a href="http://matchafa.quebecblogue.com/2007/09/09/larmee-francaise-se-masse-aux-frontiere-du-soudan/"> 2900 soldats français dans ce même pays</a>. Se pourrait-il que  Mohamed Ali Saïd soit l&#8217;agent des ÉU pour leur implantation dans ce pays stratégique historiquement dominé par la France?</p>
<p><strong>sources:</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.bancecom.com/">Banque Centrale des Comores</a></li>
<li><a href="http://www.operationspaix.net/-MAES-">Université de Montréal</a></li>
<li>Wikipédia: <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_comorien">1</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_des_Comores">2</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_des_Comores">3</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Comores_%28pays%29">4</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bob_Denard">5</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_des_Comores_%28pays%29">6</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ali_Soilih">7</a></li>
<li>Plusieurs articles de nouvelles recopiés <a href="http://matchafa.quebecblogue.com/anciennes-nouvelles/nouvelles-des-comores/">ici</a></li>
</ul>
</div>]]></content:encoded>
</item>

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