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	<title>cognitif &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/cognitif/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "cognitif"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Dec 2009 11:50:10 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Connaissez-Vous les Causes de Votre Dépression ? (2ème partie)]]></title>
<link>http://psychotherapeute.wordpress.com/2009/09/01/connaissez-vous-les-causes-de-votre-depression-2eme-partie/</link>
<pubDate>Tue, 01 Sep 2009 13:29:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Frédéric Duval-Levesque, psychothérapeute</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les mécanismes biologiques précis de la dépression sont encore incertains. L&#8217;hérédité semblera]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Les mécanismes biologiques précis de la dépression sont encore incertains. L&#8217;hérédité semblera]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Le capitalisme cognitif - phase trois du grand dessein]]></title>
<link>http://electronx.wordpress.com/2009/08/18/le-capitalisme-cognitif-phase-trois-du-grand-dessein/</link>
<pubDate>Tue, 18 Aug 2009 19:08:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>electronx</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le capitalisme mercantile, c&#8217;est fait. Le capitalisme industriel, c&#8217;est fait. La product]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Le capitalisme mercantile, c&#8217;est fait. Le capitalisme industriel, c&#8217;est fait. La product]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Faire grossir sa poitrine avec son téléphone portable]]></title>
<link>http://disputonsnous.wordpress.com/2009/03/06/faire-grossir-sa-poitrine-avec-son-telephone-portable/</link>
<pubDate>Fri, 06 Mar 2009 12:02:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>CAE</dc:creator>
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<description><![CDATA[Un scientifique cognitif japonais, du nom de Tomabechi, est convaincu que les sons ont une influence]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Un scientifique cognitif japonais, du nom de Tomabechi, est convaincu que les sons ont une influence sur l&#8217;esprit. Son expérience consiste à faire grossir les seins des femmes avec des sonneries de portables où des sons subliminaux de bébés qui crient ont été incorporés.<!--more--></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/z30Z4iZSnJk&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/z30Z4iZSnJk&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le nomadisme pédagogique]]></title>
<link>http://buzzemarketing.wordpress.com/2009/02/26/le-nomadisme-pedagogique/</link>
<pubDate>Thu, 26 Feb 2009 21:17:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>kynaly</dc:creator>
<guid>http://buzzemarketing.wordpress.com/2009/02/26/le-nomadisme-pedagogique/</guid>
<description><![CDATA[Le m-learning via les MP3 offre une alternative intéressante ( comme complément il va de soi!) aux e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le <strong>m-learning</strong> via les MP3 offre une alternative intéressante ( comme complément il va de soi!) aux enseignements présentiels tels que nous le connaissons tous. Les podcasts sont des contenus intéressants qui permettent:</p>
<p style="text-align:left;">•<strong> Écouter ou réécouter un cours/ Voir ou revoir un cours</strong> .Il s’agit de permettre aux étudiants de réécouter un cours ou la prise de notes parfois aléatoire, de réviser en vue des examens et bien entendu de pouvoir suivre à son propre rythme des cours parfois très longs et riches en informations. Ce cas est particulièrement bien adapté pour les handicapés ou les étudiants étrangers.</p>
<p style="text-align:left;"><strong>• Écouter ou réécouter une conférence/ Voir ou revoir une conférence</strong> .La diffusion de conférences à un public plus large que les simples étudiants de la promotion d’un master spécifique d’une université ou école de commerce grâce aux moyes différés peuvent accroitre le rayonnement de l’établissement . La seconde fonction est de proposer la conférence comme un autre support de cours, en variant les formats et stimulant l’intérêt de l’étudiant.</p>
<p style="text-align:left;"><strong>• Remplacer ou compléter une partie du cours. </strong>En liibérant du temps pour développer d’autres aspects du cours, les étudiants développent les débats participatifs. Les établissements ayant adopté la méthode du podcasting ont constaté une baisse notoire dans la passivité des étudiants avec qui se sentent rassurés par un contenu en parallèle. Les relations<br />
professeurs et élèves se développent davantage rendant les cours plus interactifs.</p>
<p style="text-align:left;"><strong>• Proposer des exercices d&#8217;aide à la compréhension orale</strong>. Pour améliorer la compréhension, étoffer les connaissances de l’étudiant, notamment dans les langues étrangères. Cela permettrait également d’assurer un tutorat la ou il n’en existe pas actuellement sachant que les personnes ressources sont de plus en plus difficiles à trouver sur des créneaux horaires étudiants. <strong></strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong>Faire face aux difficultés</strong>.Une meilleure assimilation est perçue pour les étudiants qui peuvent écouter le cours autant de fois qu’ils le souhaitent.  Typiquement, cet aspect pratique est mis en avant par les 215 000  étudiants étrangers comptabilisés dans les universités françaises afin de réaliser un complément sur leurs prises de notes incomplètes. <strong></strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong>Le développement des multitâches</strong> Avec leurs aspect pratique car petits et aisément transportables, les MP3 permettent aux utilisateurs d’écouter leurs cours tout en effectuant une autre tache tout en optimisant leur temps. Les étudiants peuvent par exemple rentabiliser leur temps de transport dans le bus ou métro, parfois long et pénible en revoyant le cour de la veille  podcasté sur son MP3.</p>
<ul style="text-align:left;"></ul>
<ul></ul>
<p style="text-align:left;">Les podcasts supportent les aspects organisationnels de l’apprentissage, apportent l’informatlité et le “fun” aux cours formels , développent des capacités d’autonomie et d’e-learning et les pousse à devenir moins passif, beaucoup plus mobiles.</p>
<p style="text-align:left;">Voici une petite vidéo ou des élèves de collège se sont vus confiés des iPod dans le cadre de leurs enseignements</p>
<p style="text-align:left;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/FQTCo4LOpWA&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/FQTCo4LOpWA&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[- Expérimentez la puissance du psychisme.]]></title>
<link>http://osezdevenir.wordpress.com/2009/01/21/experimentez-la-puissance-du-psychisme/</link>
<pubDate>Wed, 21 Jan 2009 18:06:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Isabelle Voidey</dc:creator>
<guid>http://osezdevenir.wordpress.com/2009/01/21/experimentez-la-puissance-du-psychisme/</guid>
<description><![CDATA[Le psychisme, au sens où je l&#8217;entend et où je le met en oeuvre, n&#8217;est pas, surtout pas, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le psychisme, au sens où je l&#8217;entend et où je le met en oeuvre, n&#8217;est pas, surtout pas, de la psychologie.</p>
<p>Cette faculté, une fois découverte, mobilisée et développée, peut modifier le fonctionnement électrique du cerveau, adapter la production des substances, diminuer voire stopper celles qui sont nocives, et déclencher celles que la situation requiert. Elle peut générer aussi d&#8217;autres phénomènes naturels méconnus, dont l&#8217;action sur le corps est très puissante. Notamment en termes de stimulation de l&#8217;organisme pour vaincre une maladie. Mais les effets du psychisme vont bien au-delà d&#8217;une simple stimulation, ils mettent en oeuvre des processus supplémentaires inhabituels.</p>
<p>Je l&#8217;ai expérimentée à plusieurs reprises, dans des situations pour certaines extrêmes. Je suis absolument convaincue de la réalité de ces processus et de leurs résultats sur l&#8217;organisme et le mental. Réparation suite à accident, guérison de maladie grave, restauration de fonctionnement d&#8217;organes, situations traumatisantes, danger de mort, douleurs intenses, arrêt du tabac, préparations d&#8217;examens,  tous les domaines sont  concernés. Vous ne subissez plus, vous devenez acteur, vous vous battez. Mais attention, c&#8217;est une méthode, un processus, pas un miracle non plus <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  .</p>
<p>Il ne s&#8217;agit pas de gestion de stress pour libérer le système nerveux central et les organes qui en dépendent, ni d&#8217;effet placebo. Bien sûr, le psychisme agira sur eux et en partie par aussi. Mais ce n&#8217;est que la partie émergée de l&#8217;iceberg.</p>
<p>Le cerveau fonctionne en mode &#8220;marche&#8221; , c&#8217;est le quotidien éveillé. Des automatismes, des habitudes, des réflexes, de l&#8217;autogestion, de la pensée, du relationnel, et malheureusement beaucoup de conditionnement très néfastes qui le sclérosent et entravent son bon fonctionnement. Conditionnements éducatifs, scolaires, professionnels, sociaux, institutionnels et psychologiques imposés, quitte à les considérer comme dangereux quelques années plus tard d&#8217;ailleurs.</p>
<p>Il fonctionne également en mode &#8220;sommeil&#8221;, phase de récupération, de réorganisation de la pensée, des vécus. Les ondes élèctro-magnétiques produites par l&#8217;activité cérébrale sont très différentes ( élèctro-encéphalogrammes), les sécrétions de substances également, ainsi que d&#8217;autres phénomènes.</p>
<p>Le cerveau peut aussi parfois tomber en panne, disfonctionner, suite à un choc, une intoxication, un problème sur l&#8217;alimentation de ses besoins en oxygène et éléments, une maladie, un dérèglement dans la fabrication de ses substances, des neurotransmetteurs,  un traumatisme émotionnel (qui innonde le cerveau de substances neuro entre autre). Il peut connaitre divers troubles de la conscience; dont le coma.</p>
<p>Ces niveaux de fonctionnement cérébral semblent échapper à notre volonté, et pourtant&#8230;</p>
<p>J&#8217;ai développé la méthode au cours des souffrances et dévastations que j&#8217;ai supportées depuis mon enfance (voir article suivant).</p>
<p>Je suis sortie de l&#8217;enfer: c&#8217;est mon adaptation, ma survie, ma méthode pour garder sourire et joie de vivre en toutes circonstances, même s&#8217;il y a eu des moments où j&#8217;ai pu me retrouver à terre, terrassée (momentanément). Elle m&#8217;a permis de me battre, de relever des défis, et du coup, ma vie n&#8217;est plus une suite d&#8217;épreuves atroces, j&#8217;en ai fait un destin peu banal, car j&#8217;ai ainsi accompli ce que je n&#8217;aurais jamais oser imaginer sans cette méthode. (voir l&#8217;article suivant et ma <a href="http://www.violence-conjugale-aider-victimes-et-violents.com/">biographie</a>).</p>
<p>Lorsque je modifie mon état de conscience, je descend très en-dessous de l&#8217;éveil normal, mais dans une direction différente de celle qui conduit au sommeil. C&#8217;est une autre branche. Je parviens à  rendre le cerveau à son fonctionnement naturel, libre, celui qui met en oeuvre depuis des millions d&#8217;années les &#8220;intelligences naturelles&#8221; qui président par exemple à la différenciation et l&#8217;organisation  des cellules pendant la grossesse, ou l&#8217;élaboration d&#8217;une coquille compliquée de coquillage rare, selon des formules mathématiques complexes. Le cerveau est alors sur un mode particulier, un peu comme le mode &#8220;sans échec&#8221; d&#8217;un ordinateur, qui lui permet, tout seul, librement, en faisant appel à mère nature, qui a largement fait ses preuves sur la planète depuis la création, de scanner l&#8217;organisme, les vécus, et de s&#8217;auto-réparer. Un peu comme lorsque votre système s&#8217;organise pour colmater la brèche après une coupure à votre doigt : votre organisme et mère nature se débrouillent très bien tout seuls et souvent mieux en tout cas qu&#8217;au temps où on mettait de l&#8217;alcool à 90, qui brûlait, où on cauterisait au fer rouge, ou, encore dans certaines régions du monde, on met de la terre pour cicatriser, refilant ainsi infections et tétanos.</p>
<p>Dans ce mode de fonctionnement, il est possible, avec un peu d&#8217;entraînement, de se &#8220;reprogrammer&#8221;. Je suis absolument convaincue que &#8220;l&#8217;esprit domine la matière&#8221; : je fais entrer cette conviction et cette certitude comme données, et c&#8217;est ainsi, avec quelques actions supplémentaires, que je peux contrôler la douleur, maîtriser l&#8217;évolution d&#8217;une maladie grave (en plus des soins médicaux bien sûr) et ses effets, gérer des situations difficiles voire dangereuses. Car cette programmation peut agir sur du long terme, et permet d&#8217;anticiper des situations futures en étant mieux préparé, dans le corps et l&#8217;esprit. Attention, je répète qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas de psychologie, mais de forces naturelles. C&#8217;est accessible à tous, pour toutes applications. (en plus de vos soins et examens médicaux, qui ne doivent en aucun cas être retardés. La méthode peut aider, jamais se substituer).</p>
<p>Je propose ma méthode, <a href="http://www.violence-conjugale-aider-victimes-et-violents.com/">disponible en mp3</a>.</p>
<p><strong>To B Com : Osez devenir !</strong></p>
<p><strong>A vous de jouer : welcome back to the life !<br />
</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Synthèse de lectures liées à l’enseignement à distance]]></title>
<link>http://cinematice.wordpress.com/2008/04/04/53/</link>
<pubDate>Fri, 04 Apr 2008 14:08:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>ajarnbruno</dc:creator>
<guid>http://cinematice.wordpress.com/2008/04/04/53/</guid>
<description><![CDATA[DÉFINITION DES « USAGES » Concepts-clés basés sur les expressions courantes et sur la définition don]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div class="entry">
<p><strong>DÉFINITION DES « USAGES »</strong> Concepts-clés basés sur les expressions courantes et sur la définition donnée par le Petit Larousse (1996) : notion d&#8217;utilisation, de temps, de fonction, de groupe, de règles et interdits, d&#8217;activité et de créativité. <em>Nous retiendrons de ces définitions les éléments-clés suivants : un usage correspond à une <strong>certaine manière </strong>(ensemble de règles) d&#8217;utiliser quelque chose (objet matériel ou symbolique), manière <strong>socialement partagée </strong>par un <strong>groupe de référence</strong>, et qui <strong>se construit</strong> avec le <strong>temps</strong>.</em> Le “processus d&#8217;instrumentation”, défini au niveau individuel par Rabardel, équivaut, pour un usage collectif d&#8217;un même objet, à la construction partagée d&#8217;un “cadre d&#8217;usage” (différentes manières possibles d&#8217;utiliser les outils). La genèse instrumentale correspondrait alors à la construction de représentations partagées concernant la manière d&#8217;atteindre les objectif<em>s </em>de l&#8217;activité par la médiation des instruments. Cette genèse instrumentale étant orienté par l&#8217;activité poursuivie (et non par le souhait d&#8217;utiliser l&#8217;outil de manière conforme au mode d&#8217;emploi), il est possible que des usages informels des outils apparaissent, si l&#8217;usage prévu n&#8217;est ni le plus efficace ni le plus économique pour les utilisateurs.</p>
<ul>
<li>Les usages d&#8217;un nouvel outil se <strong>stabilisent </strong>à l&#8217;issue d&#8217;un <strong>processus de genèse instrumentale</strong></li>
</ul>
<ul>
<li>Qui consiste en la <strong>construction collective </strong>de schèmes d&#8217;utilisation (correspondant à des usages formels et/ou informels) cette construction dépendant de recherche <strong>d&#8217;efficacité </strong>+ souci <strong>d&#8217;économie </strong>+ <strong>représentations</strong> <strong>partagées </strong>par la communauté des utilisateurs à propos des usages possibles de l&#8217;outil</li>
</ul>
<ul>
<li>Qui feront de l&#8217;outil un <strong>instrument </strong>au service de <strong>l&#8217;activité </strong>proposée.</li>
</ul>
<p>Ce processus de genèse instrumentale se déroulant au sein d&#8217;un groupe de référence (groupe d&#8217;étudiants) partageant le même objectif et les mêmes outils, nous partageons l&#8217;hypothèse de Blandin (1997) : « En tant qu&#8217;ils sont le produit d&#8217;activités cognitives, le “cadre d&#8217;usage”, les “schèmes d&#8217;utilisation” aussi bien que les “genèses instrumentales” n&#8217;auront qu&#8217;une validité locale, et seront donc susceptibles de variation d&#8217;un groupe de travail à l&#8217;autre, y compris au sein d&#8217;une même organisation. » Après avoir présenté les concepts de base de ces différentes approches théoriques, nous sommes maintenant équipés d&#8217;une série d&#8217;instruments qui vont nous permettre d&#8217;analyser et de donner du sens à l&#8217;observation des usages qui ont été faits de notre campus virtuel. En effet, en suivant la réflexion de Bardram (1998), on peut remarquer que les théories scientifiques sont elles-mêmes des artefacts [1] <a title="_ftnref1" name="_ftnref1" href="http://ajarnbruno.unblog.fr/wp-admin/#_ftn1"></a>, des objets construits artificiellement par l&#8217;homme. Elles deviennent des instruments au service d&#8217;une activité (la compréhension d&#8217;une réalité), après un processus socialement partagé de construction d&#8217;un cadre d&#8217;usage, ce que nous venons de faire. <strong>IMPLICATIONS PRATIQUES : CE QU&#8217;ON PEUT RETIRER DES OBSERVATIONS</strong></p>
<ul>
<li>Les      observations menées dans le cadre du dispositif Learn-Nett confirment <strong>l&#8217;importance      de la communauté dans la construction de l&#8217;usage d&#8217;un nouvel outil</strong>. <strong>(1)</strong></li>
<li>Les groupes d&#8217;étudiants se sont construit des règles (implicites mais parfois aussi explicites) à propos de l&#8217;usage des outils, de ceux à privilégier et à ne pas utiliser, de ceux à utiliser différemment que l&#8217;usage prévu.</li>
<li><strong>Les      règles établies pour l&#8217;organisation et la</strong><strong> </strong><strong>division du travail entre les      étudiants du</strong><strong> </strong><strong>groupe      influencent les usages des outils. (2)</strong> Mais<strong> </strong>le      groupe qui organise son travail est aussi<strong> </strong>influencé par les représentations      des<strong> </strong>possibilités      d&#8217;organisation (offertes par les<strong> </strong>outils      médiateurs) qu&#8217;il a à sa disposition.<strong> </strong></li>
<li>Lors      d&#8217;un travail collaboratif à distance,<strong> </strong>organisation du travail et outils      sont<strong> </strong>intimement      liés. Il est important que les<strong> </strong>étudiants      aient une représentation correcte et<strong> </strong>complète des possibilités      d&#8217;organisation que<strong> </strong>les      outils leur offrent, et des nécessités<strong> </strong>d&#8217;organisation que l&#8217;activité à réaliser va requérir. Encore une fois, une formation préalable orientée vers l&#8217;activité et vers les outils en tant qu&#8217;instruments de cette activité rencontre cet enjeu.</li>
<li><strong>L&#8217;individu      utilise les outils comme médiateurs (3)</strong> pour atteindre un but d&#8217;action, ou un objectif d&#8217;activité. Les nombreux commentaires citant l&#8217;inutilité de tel ou tel outil le confirment. Dès lors, il est important, dans la conception d&#8217;un dispositif technologique d&#8217;apprentissage, de penser les outils en lien avec l&#8217;activité qui sera à réaliser. Les étudiants l&#8217;ont montré : des outils pas directement utiles pour les tâches à mener ne sont même pas remarqués dans le dispositif.</li>
<li>Par ailleurs, la formation technique à l&#8217;utilisation des outils doit elle aussi être directement liée à l&#8217;activité à réaliser ; sans cela, l&#8217;individu ne pourra pas entrer dans le processus de genèse instrumentale qui transformera les outils en instruments au service de son action.</li>
</ul>
<p>Deux points -clé à retenir donc :</p>
<ol>
<li>Mettre      à disposition les bons outils au bon moment, en fonction de la tâche à      réaliser (<em>task/media fit hypothesis</em>, voir page 9) : il faut que      l&#8217;outil apparaisse comme le moyen le plus efficace d&#8217;atteindre l&#8217;objectif      visé.</li>
<li>Ce choix judicieux de l&#8217;outil ne suffit pas : il est nécessaire de prévoir une formation préalable à l&#8217;utilisation des outils, suffisamment longue et bien conçue pour aider les individus à transformer un outil technologique en réel instrument d&#8217;action. Toutes ces réflexions convergent vers la constatation de Lewis (1998) : “The challenge is the design of learning tasks”. Construire des dispositifs d&#8217;apprentissage dans lesquels les individus collaborant, les instruments médiateurs, les règles d&#8217;organisation du travail forment un système <strong>orienté vers l&#8217;activité</strong>.</li>
</ol>
<p><strong>LE CAMPUS VIRTUEL</strong></p>
<ul>
<li><span>Définition</span> : Le LICEF est le centre de recherche de la Télé-université. Il a pour mission de faire avancer la connaissance en informatique cognitive, en particulier dans ses applications et à travers trois axes : la modélisation cognitive des transactions d&#8217;apprentissage, les méthodes d&#8217;ingénierie des systèmes d&#8217;apprentissage et le développement des systèmes informatisés de télé-apprentissage.</li>
<li>Le      concept de campus virtuel est devenu le projet fédérateur des recherches      au sein du LICEF [Paquette 1995]</li>
<li>Il vise à offrir aux apprenants un accès, en direct ou en différé, à diverses ressources d&#8217;apprentissage: formateurs et tuteurs (pédagogie, animation, évaluation pédagogique, conseil, monitoring), experts de contenu (connaissances), gestionnaires (organisation, coordination, accréditation), professeurs-concepteurs (mise à jour continue des ressources d&#8217;apprentissage).</li>
</ul>
<p>On peut les regrouper les modèles techno-pédagogiques de formation à distance en six paradigmes principaux :</p>
<ul>
<li><strong>la      classe enrichie</strong> où les technologies sont utilisées dans une classe traditionnelle pour fins de présentation, de démonstration ou d&#8217;expérimentation</li>
<li><strong>la      classe virtuelle</strong> [Wilson et Mosher 1994; Hiltz 1990]. où l&#8217;on fait appel principalement à la vidéoconférence pour supporter les interventions des apprenants ou des personnes ressources distantes, recréant ainsi une classe par télé-présence</li>
<li><strong>le      média enseignant</strong> [Pea et Gomez 1992; Bourdeau et al. 1994]. qui est centré sur le poste de travail de l&#8217;apprenant pour l&#8217;accès à des contenus de cours préfabriqués et multimédiatisés, sur DOC (disque optique compact), expédiés par la poste ou rendus disponibles sur un serveur multimédia situé à distance</li>
<li><strong>la      formation sur les inforoutes</strong> qui est aussi centrée sur le poste de travail individuel de l&#8217;apprenant considéré comme un instrument de navigation sur les inforoutes, et par lequel on obtient des informations utiles à l&#8217;apprentissage</li>
<li><strong>le      réseau de communication</strong> [Henri et Rigault 1993; Rigault et Henri 1990]. qui utilise le poste de travail, non seulement comme support médiatique ou moyen d&#8217;accès à l&#8217;information, mais aussi comme outil de communication synchrone (vidéoconference sur le poste de travail, partage d&#8217;écran, etc.) ou asynchrone (courrier électronique, téléconférence assistée, etc.)</li>
<li><strong>le      système de support à la performance</strong> (EPSS) [Gery 1997]. qui ajoute aux systèmes intégrés de support en milieu de travail, des modules de formation centrés sur la tâche</li>
</ul>
<p>Les deux premiers sont très populaires actuellement mais ils exigent un équipement coûteux en plus de la présence physique des apprenants et de l&#8217;enseignant, au même moment. De plus, trop souvent, il réduit l&#8217;interaction et l&#8217;initiative de l&#8217;apprenant à un niveau qui n&#8217;est en rien supérieur à la présentation d&#8217;un cours traditionnel dans un auditorium. Avec l&#8217;arrivée des technologies de l&#8217;Internet et du multimédia, l&#8217;apprenant est soumis à de multiples sources d&#8217;information entre lesquelles il doit pouvoir choisir. Le nouveau paradigme (figure 1), où l&#8217;apprenant, au centre de son processus d&#8217;apprentissage, fait appel à plusieurs sources d&#8217;expertise, est mieux représenté par les quatre derniers modèles présentés plus haut que par les deux premiers. <strong>Les principes régissant les processus d&#8217;apprentissage :</strong> Le processus d&#8217;apprentissage est régi par un acteur appelé « apprenant » dont la tâche est de transformer un ensemble d&#8217;informationn [2] en connaissances. [3] Les informations sont mises à la disposition de l&#8217;apprenant par un autre acteur appelé « informateur » qui rend disponible une perte du savoir [4] sous formes d&#8217;informations utilisables. Dix principes suivants qui devraient guider l&#8217;ingénierie et l&#8217;utilisation des systèmes d&#8217;apprentissage dans le contexte du Campus Virtuel :</p>
<ol>
<li>Un système d&#8217;apprentissage est centré sur l&#8217;apprenant. Les activités des autres acteurs (formateurs, gestionnaires, informateurs ou concepteurs) sont définies par rapport aux activités de l&#8217;apprenant.</li>
<li>Un      système d&#8217;apprentissage doit être disponible en tout temps, ainsi qu&#8217;en      tout lieu.</li>
<li>Un système d&#8217;apprentissage propose une pédagogie constructiviste, en misant sur l&#8217;activité de l&#8217;apprenant dans la construction des connaissances. Il transforme l&#8217;information en connaissance.</li>
<li>Un système d&#8217;apprentissage construit ses connaissances en résolvant des problèmes, en accomplissant des tâches, en réalisant des projets.</li>
<li>Un      système d&#8217;apprentissage propose des apprentissages      « juste-à-temps »</li>
<li>Un système d&#8217;apprentissage doit permettre de chercher, de trouver et d&#8217;effectuer divers traitements de l&#8217;information pertinente ; il doit favoriser chez l&#8217;apprenant le développement d&#8217;habiletés de transfert, ainsi qu&#8217;un large degré d&#8217;autonomie.</li>
<li>Un      système d&#8217;apprentissage vise à développer des habiletés sociales et des      attitudes positives face à l&#8217;apprentissage.</li>
<li>Un système d&#8217;apprentissage propose aux différents acteurs divers moyens d&#8217;accès et de traitement de l&#8217;information, pour la collaboration entre les apprenants.</li>
<li>Un système d&#8217;apprentissage supporte la démarche d&#8217;apprentissage par des moyens variés et intégrés en un ensemble cohérent d&#8217;objectifs, de moyens et de méthodes.</li>
<li>Un système d&#8217;apprentissage est ouvert, en ce sens qu&#8217;il peut être adapté par les apprenants ou les formateurs aux besoins particuliers des apprenants.</li>
</ol>
<p><strong>Espaces virtuels des acteurs :</strong> Dans une perpective orientée &#8211; objet [Rumbaugh et al, 1991], l&#8217;examen des processus régis par les différents acteurs permet d&#8217;induire les objets technologiques qui leur seront utiles pour remplir leurs rôles dans un système de téléapprentissage. Quel que soit l&#8217;acteur, on peut ainsi découvrir cinq espaces virtuels, dans lesquels chacun des acteurs évolue d&#8217;une façon qui lui est propre. <strong>HyperGuide</strong> = configuration en cinq espaces : navigation-gestion, information, production, communication-collaboration, assistance-conseil. Chacun de ces environnements HyperGuides donne ainsi accès à divers services dont le Navigateur de scénario qui permet à l&#8217;acteur de naviguer dans son scénario et qui lui donne accès aux autres outils rendus disponibles, notamment les outils de gestion (carnet, agenda, plan de travail, navigateur du modèle de connaissances). Chaque acteur dispose également</p>
<ul>
<li>d&#8217;un espace d&#8217;information où sont regroupés les divers types de documents ou de données dont il a besoin pour exercer sa fonction ;</li>
<li>d&#8217;un espace de production, regroupant les outils nécessaires pour produire des travaux ou intervenir dans le système d&#8217;apprentissage ;</li>
<li>d&#8217;un espace de communication et de collaboration, regroupant les outils lui permettant d&#8217;échanger avec d&#8217;autres intervenants, de réaliser des travaux en équipes, de participer à des télé-discussions ou à des conférences ou séminaires à distance;</li>
<li>d&#8217;un espace d&#8217;assistance où il peut obtenir de l&#8217;aide, des conseils ou une adaptation de son environnement, de la part d&#8217;une personne-ressource en ligne ou du système informatique.</li>
</ul>
<p><strong>QU&#8217;EST-CE QUE L&#8217;INNOVATION ? </strong> C&#8217;est<strong> </strong>un changement qui, dans le but d&#8217;améliorer une situation, peut porter sur une pratique, une méthode, une façon d&#8217;enseigner certains contenus disciplinaires, une procédure, un outil ou de nouvelles clientèles, etc. C&#8217;est est un processus de changement complexe, dynamique, qui s&#8217;inscrit dans la durée.</p>
<ul>
<li>Elle peut permettre d&#8217;atteindre de nouveaux objectifs ou objets qui n&#8217;auraient pu être abordés sans un changement de la situation.</li>
<li>L&#8217;innovation est une action qui s&#8217;identifie à un processus bien plus qu&#8217;à un produit (Cros, 1996).</li>
<li>Cros l&#8217;indique dans sa définition, l&#8217;innovation, relève moins d&#8217;une vision sociétale que d&#8217;une conception que nous dirions réparatrice ce que confirme par exemple Le Guen : il s&#8217;agit toujours d&#8217;« une action intentionnelle développée pour faire face à une difficulté » (2002).</li>
<li>Répondre à ce qui semble identifié comme un dysfonctionnement ou éventuellement à un besoin ramène l&#8217;innovation à un contexte plus local, celui de l&#8217;établissement scolaire où souvent naît l&#8217;innovation même si dans certains cas elle peut avoir été impulsée par un organisme central (Garant, <em>op. cit</em>.)</li>
<li>Elle se développe entre des tensions et des enjeux liés à deux pôles souvent antagonistes : l&#8217;institutionnel et le local, chacun possédant ses objectifs, ses motivations et ses intérêts, sa culture, ses temporalités et ses contraintes propres.</li>
<li>Les choix épistémologiques et méthodologiques des acteurs de la régulation du dispositif de l&#8217;innovation, sont donc essentiels.</li>
</ul>
<p><strong>ECONOMIE GENERALE DU MODELE</strong> Le but est que tous les différents acteurs &#8211; des responsables institutionnels aux professeurs et aux étudiants &#8211; puissent rendre leurs projets d&#8217;innovation technopédagogique durables et pérennes. Mais ce n&#8217;est pas facile car l&#8217;innovation apparaît toujours comme un processus créateur de désordres, de tensions, d&#8217;inconforts pour les acteurs à qui l&#8217;on montre souvent les avantages et la valeur ajoutée de l&#8217;innovation, sans parler de ce qu&#8217;ils risquent d&#8217;y perdre, comme par exemple la maîtrise de procédures routinières, le sentiment de compétence et d&#8217;auto-efficacité, etc. [cf. Graphe conceptuel - texte <em>Les enseignants en première ligne</em>] Question : comment rendre l&#8217;innovation confortable pour les différents acteurs ? 3 axes de choix épistémologiques [5] 1. <strong>Axe 1 : Le modèle descriptif du dispositif technopédagogique</strong> Un dispositif, c&#8217;est « une instance, un lieu social d&#8217;interaction et de coopération possédant ses intentions, son fonctionnement matériel et symbolique enfin, ses modes d&#8217;interactions propres. L&#8217;économie d&#8217;un dispositif &#8211; son fonctionnement &#8211; déterminée par les intentions, s&#8217;appuie sur l&#8217;organisation structurée de moyens matériels, technologiques, symboliques et relationnels qui modélisent, à partir de leurs caractéristiques propres, les comportements et les conduites sociales (affectives et relationnelles), cognitives, communicatives des sujets » (Peraya, 1999: 153). Quatre variables : a. <em>Les variables structurelles</em> : la théorie de l&#8217;innovation d&#8217;inspiration systémique s&#8217;est largement référée à ces trois niveaux d&#8217;analyse : micro, meso et macro.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="86" valign="top"></td>
<td width="147" valign="top"><strong>Jacquinot et Chopin (2002)</strong></td>
<td width="151" valign="top"><strong>Viens (2003)</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="86" valign="top"><strong>Micro</strong></td>
<td width="147" valign="top">aspects   motivationnels cognitifs et affectifs des acteurs</td>
<td width="151" valign="top">dispositif de formation</td>
</tr>
<tr>
<td width="86" valign="top"><strong>Meso</strong></td>
<td width="147" valign="top">relations entre les acteurs et les   normes et valeurs des collectifs impliqués</td>
<td width="151" valign="top">institution de   formation dans lequel s&#8217;insère le dispositif innovant</td>
</tr>
<tr>
<td width="86" valign="top"><strong>Macro</strong></td>
<td width="147" valign="top">monde social dans lequel s&#8217;insère l&#8217;innovation</td>
<td width="151" valign="top">niveau sociétal   au sens large.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Pour Peeraya et Jaccaz (TECFA), c&#8217;est plutôt 3 niveaux articulés et de granularité [01] différente. Il s&#8217;agirait donc plutôt d&#8217;un principe méthodologique réglant la description et l&#8217;observation des phénomènes étudiés. On peut cependant identifier les niveaux suivants : les niveaux suivants : ministère, agences gouvernementales, différentes organisations nationales, institutions, facultés, départements, unités d&#8217;enseignement, cours, classe, individu. b. <em>Les variables actancielles</em> : elles concernent les acteurs du dispositif mais plus directement leur fonction, leurs tâches et leur rôle. La fonction (deux familles principales de fonctions dans un dispositif de formation à distance identifiées par Henri et Kaye : les fonctions pédagogiques et non pédagogiques, administratives, technologiques et logistiques (1985) constitue la facette strictement professionnelle de l&#8217;acteur (ce qu&#8217;il doit faire, ses tâches, son cahier des charges). Le rôle désignerait des aspects psychosociaux et comportementaux qui relèvent de la place et de la posture de l&#8217;acteur dans le dispositif. Chaque acteur doit avoir une perception claire de son rôle et de ses tâches. Pour Paquette, cinq acteurs (l&#8217;apprenant, le présentateur, le concepteur, le formateur et le gestionnaire) ayant chacun un rôle générique et des rôles secondaires (2002 : 76 et svt). [Cf. Le Campus Virtuel : un réseau d'acteurs et de moyens diversifiés<strong> </strong>G. Paquette, C. Ricciardi-Rigault, I. de la Teja et C. Paquin - Centre de recherche LICEF]. EXEMPLE : projet Learn Nett qui rassemble plusieurs universités européennes (belges, suisses et française) ; les différents acteurs et rôles ont été strictement définis dans le Guide pédagogique (Learn Nett, 2004) en fonction du scénario pédagogique. c. <em>Les variables individuelles</em> : elles concernent plus directement les individus concrètement engagés dans le projet. Pour chaque acteur, on doit prendre en considération différents aspects :</p>
<ul>
<li>des caractéristiques personnelles : sexe, âge, niveau d&#8217;études et/ou de qualification.</li>
<li>des représentations, des visions : le contexte culturel.</li>
<li>des compétences et des ressources ; parmi ces compétences la dimension réflexive et la compétence métacognitive occupent une place importante.</li>
<li>des attitudes, des motivations, des besoins ; L&#8217;existence ou non d&#8217;un projet personnel est donc un facteur important.</li>
<li>des pratiques personnelles</li>
<li>l&#8217;expérience professionnelle de chacun.</li>
</ul>
<p>d.      <em>Les variables des domaines</em> :</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="132" valign="top">La pédagogie</td>
<td width="410" valign="top">les positions épistémologiques, les théories et les modèles d&#8217;apprentissage, les courants pédagogiques, les approches et les méthodologies, les objectifs d&#8217;apprentissage, etc.</td>
</tr>
<tr>
<td width="132" valign="top">Les disciplines</td>
<td width="410" valign="top">contenus et didactique</td>
</tr>
<tr>
<td width="132" valign="top">Les   technologies</td>
<td width="410" valign="top"></td>
</tr>
<tr>
<td width="132" valign="top">La médiatisation  la médiation</td>
<td width="410" valign="top">qui relève de l&#8217;ingénierie de la formation qui relève de l&#8217;analyse des outils cognitifs, des registres sémiocognitifs, des formats de présentation, etc.)</td>
</tr>
<tr>
<td width="132" valign="top">L&#8217;organisationnel</td>
<td width="410" valign="top">formes et modèles d&#8217;organisation de la formation</td>
</tr>
<tr>
<td width="132" valign="top">L&#8217;économique</td>
<td width="410" valign="top">contraintes et besoins du marché</td>
</tr>
<tr>
<td width="132" valign="top">Le politique</td>
<td width="410" valign="top">valeurs et idéologies ; organisation de la société</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>2.      <strong>Axe 2 : La dimension temporelle</strong> Ce deuxième axe est celui du développement et du déploiement de l&#8217;innovation depuis son émergence jusqu&#8217;à sa pérennisation. Le pilotage prendra donc en compte ces deux aspects de la dimension temporelle : d&#8217;une part, la chronologie stricte des étapes de développement d&#8217;un projet et d&#8217;autre part les moments qui paraissent critiques au regard de sa dynamique de changement propre. 3. <strong>Axe 3 : La démarche de pilotage</strong> On peut distinguer deux visions principales de l&#8217;innovation, ainsi que deux approches du pilotage, du soutien et de l&#8217;accompagnement. La première approche considère le pilotage comme une prise de données régulière sur le système en évolution par des chercheurs/analystes qui demeurent non impliqués par rapport au projet lui-même et à son développement. <em>Méthode</em> : recherche conventionnelle et résultats réinvestis afin de corriger les dysfonctionnements. C&#8217;est une méthode objectivante qui s&#8217;accorde assez bien avec la définition du dispositif de formation. La seconde s&#8217;apparente aux démarches de type recherche-action-formation et font des acteurs et des chercheurs des partenaires d&#8217;un processus partagé. <em>Méthode</em> : formation mené par Charlier et Charlier (1996: 50), concernent :</p>
<ul>
<li>l&#8217;explicitation des apprentissages,</li>
<li>l&#8217;explicitation des pratiques,</li>
<li>le rapport entre savoirs et techniques,</li>
<li>la liaison entre la pratique professionnelle et l&#8217;objet de formation,</li>
<li>une alternance entre théorie et pratique</li>
</ul>
<p>C&#8217;est une démarche participative qui tend à effacer la frontière entre milieu professionnel, et l&#8217;apprentissage de nouvelles compétences professionnelles. Le modèle ASPI et la vision qui l&#8217;inspire ont opté pour une démarche qui relève directement de cette seconde orientation. Les modes d&#8217;action à privilégier sont ceux que recommandent Garant (2000) sur la base d&#8217;études de cas réalisées dans le cadre de mémoires universitaires :</p>
<ol>
<li>un pilotage proactif plutôt que réactif ;</li>
<li>un pilotage flexible et évolutif intégrant une dimension adhocratique [02] ;</li>
<li>un soutien à l&#8217;action et une garantie des ressources nécessaires à celles-ci (le cas d&#8217;IntersTICES est de ce point de vue exemplaire) ;</li>
<li>une facilitation de l&#8217;articulation entre projets individuels et organisationnels ;</li>
<li>une réorganisation du travail en termes de temps et de lieux de concertation.</li>
</ol>
<p>Pour ce faire, de nombreux outils existent qui ont pu être validés par la pratique. L&#8217;analyse des aspects confortables et inconfortables du projet à chacune de ses étapes, les outils de verbalisation et d&#8217;explicitation des pratiques, les outils de passage. (Charlier, Peraya : 2003).</p>
<ol>
<li>Les campus virtuels présentent le dispositif prototypique_ technologique, pédagogique et communicationnel de tout système de formation exclusivement ou partiellement à distance.</li>
<li>La formation à distance nécessite des dispositifs de formation et de communication médiatisés.</li>
<li>De même l&#8217;imprimé reste toujours le principal vecteur d&#8217;enseignement et de tutorat, c&#8217;est la base des cours par correspondance.</li>
<li>Autrefois l&#8217;imprimé vainc la distance géographique, il présente le discours verbal éventuellement illustré dans le scénario pédagogique.</li>
<li>Le multimédia présente le concept de médiatisation dans l&#8217;enseignement à distance ainsi que son évolution.</li>
<li>Le multimédia complète les ressources audio-visuelles dans le scénario pédagogique et focalise progressivement sur l&#8217;apprentissage et l&#8217;apprenant.</li>
</ol>
<p><strong>La complémentarité des systèmes de formation présentielle et à distance</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="307" align="center" valign="top"><strong>Enseignement présentiel classique</strong></td>
<td width="307" align="center" valign="top"><strong>Formation à distance</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="307" valign="top">Présence + Homework</td>
<td width="307" valign="top">Présence + distance</td>
</tr>
<tr>
<td width="307" valign="top">Elaboration des conceptions et des modèles   pédagogiques</td>
<td width="307" valign="top">Elaboration des conceptions et des modèles   pédagogiques</td>
</tr>
<tr>
<td width="307" valign="top">Elaboration des dispositifs technologiques   et des médias</td>
<td width="307" valign="top">Elaboration des dispositifs technologiques   et des médias</td>
</tr>
<tr>
<td width="307" valign="top">Elaboration des technologies (recherches sur   internet, utilisation des web,…)</td>
<td width="307" valign="top">Elaboration des technologies (recherches sur   internet, utilisation des web,…)</td>
</tr>
<tr>
<td width="307" valign="top">Intégration de l&#8217;informatique scolaire,   usage des logiciels éducatifs</td>
<td width="307" valign="top">Les campus virtuels répondent à la demande   de flexibilité et de téléprésence</td>
</tr>
<tr>
<td width="307" valign="top">l&#8217;apprenant a commencé a résoudre des   problèmes seuls, il devient autonome</td>
<td width="307" valign="top">L&#8217;apprenant a besoin d&#8217;être encadré pour ne   pas sentir la solitude et abandonner</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le travail en réseau et la téléprésence se sont donc mis à côtoyer l&#8217;enseignement présentiel dans sa propre structure. La pédagogie de la formation à distance et celle de la formation présentielle commencent à se ressembler à partir de l&#8217;adoption de technologies identiques. <strong>Qu&#8217;est ce qu&#8217;un campus virtuel ?</strong></p>
<ul>
<li>un dispositif intégrateur géré dynamiquement</li>
<li>se présente comme un environnement- une plateforme- unique intégrant différentes fonctionnalités ou dimensions ainsi que les outils correspondants</li>
<li>intègre les différents outils : sites éducatifs, messagerie, forum, ressources pédagogiques, etc., dans un dispositif médiatique unique</li>
<li>d&#8217;après les recherches est de l&#8217;ordre du réel</li>
<li>est une conséquence naturelle de la numérisation</li>
<li>trouve ses fondements dans la nature de nos représentations mentales et dans le statut analogique de nos connaissances</li>
<li>la compréhension, l&#8217;interprétation et la représentation de ces environnements d&#8217;enseignement sont des conséquences de leur nature virtuelle</li>
</ul>
<p><strong>Les diverses représentations métaphoriques du campus</strong> : Cette représentation peut prendre une forme verbale, une simple table de matière hiérarchisée, ou une représentation topologique, cartographie, diagrammes relationnels et enfin les représentations les plus réalistes sont celles qui intègrent la dimension perspective.</p>
<hr size="1" /><strong><em>Notes</em></strong> [1] <em>Artefact</em>, tout document identifié au sein d&#8217;une gestion de processus [2] toute donnée, concrète ou abstraite, perceptible par les sens et susceptible d&#8217;être transformée en connaissance. [3] informations assimilées par une entité cognitive et intégrée par cette dernière à son système cognitif dans un contexte et dans un usage. [4] corps de connaissances reconnu socialement. Ce peut être un domaine général de connaissances ou un savoir spécialisé concernant l&#8217;utilisation d&#8217;un logiciel ou une méthode de travail particulière à une organisation. [5] Histoire, méthode et principes</p>
<hr size="1" /><strong>[01] </strong><em><strong>Granule ou grain pédagogique</strong> “</em>Le granule ou le grain est un objet pédagogique. Ce nom générique désigne la plus petite unité pédagogique d&#8217;un parcours pédagogique. Ces objets pédagogiques microscopiques, ces unités élémentaires d&#8217;apprentissage seront associés pour constituer les parcours individuels de formation.” <em>Granularisation “</em>Granulariser la formation, c&#8217;est découper le contenu d&#8217;une matière en de nombreux items afin de pouvoir les combiner dans des parcours pédagogiques différents en fonction du niveau et des attentes de chaque apprenant; Elle permet la génération de parcours individualisés.” <em>Granularité </em>Niveau de découpage, restant cohérent et compatible, d&#8217;un contenu pédagogique en une série d&#8217;items élémentaires, appelés grains, que l&#8217;on peut re-combiner dans le déroulement de parcours pour répondre aux besoins individuels de formation.” CIRAD : glossaire <a href="http://elearning.cirad.fr/intro/glossaire.php#lettreg" target="_blank">http://elearning.cirad.fr/intro/glossaire.php#lettreg</a></p>
<h4>[02] La configuration adhocratique</h4>
<p>Le terme adhocratique provient du latin « ad hoc » : les travailleurs travaillent en groupes de <em>projet</em> pour répondre aux besoins spécifiques des clients. Ce genre d&#8217;organisation fonctionne par ajustement mutuel : les opérateurs, même s&#8217;ils sont très qualifiés, se réfèrent plus aux formations complémentaires et aux capacités développées dans le cadre de leur travail, notamment par échange entre professionnels. La coordination entre unités fonctionne par des mécanismes de liaison. La division du travail est faible tant au niveau vertical (les projets exigent une autonomie des opérateurs) qu&#8217;horizontal (importance d&#8217;une polyvalence puisque les tâches varient selon les projets). Le marché de ce genre d&#8217;organisation est complexe pour répondre aux demandes des clients qui nécessitent des savoir-faire élevés, et instable puisque les demandes de la clientèle sont très variables, exigeant des professionnels des compétences variées et mises en œuvre simultanément. Au vu de la complexité des tâches des travailleurs et de l&#8217;imprévisibilité du marché, les buts seront assez peu opérationnels. Le pouvoir se localise dans les équipes de projets, entraînant une certaine décentralisation. Mais la direction doit cependant assurer la coordination des différents unités et détient les prises de décision stratégiques. <em>in </em>SOCIOLOGIE des ORGANISATIONS  <em><a href="http://www.legrainasbl.org/article.php3?id_article=43">http://www.legrainasbl.org/article.php3?id_article=43</a> </em></div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Perception et construction d'un nouveau monde - R. Descartes]]></title>
<link>http://pimmel.wordpress.com/2008/03/13/perception-et-construction/</link>
<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 14:14:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>zarath</dc:creator>
<guid>http://pimmel.wordpress.com/2008/03/13/perception-et-construction/</guid>
<description><![CDATA[Après avoir, pendant le Renaissance, vanté les mérité de la culture et de la science antique, en par]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Après avoir, pendant le Renaissance, vanté les mérité de la culture et de la science antique, en particulier celle d’Aristote, les philosophes du XVIIe vont s’attacher à renverser complètement cette vision du monde, pour bâtir un science nouvelle et solide. En 1633, la condamnation de Galilée par l’inquisition illustre parfaitement cet affrontement. La démarche de Descartes se comprend dans cette optique. Il cherche à s’éloigner de la vision théologique du monde, pour construire une physique nouvelle. La parution en 1637 des Essais, dont le discours de la Méthode en est l’introduction, est une tentative d’éclairer le peuple et l’homme dans son universalité. En quoi la méthode cartésienne est elle si « révolutionnaire » ? Descartes propose d’abord à ses lecteurs une nouvelle façon de penser tout à fait inédite, qui va permettre la création d’un Nouveau Monde. Quel rôle va jouer le discours de la méthode dans la construction de cette vision originale du monde ? Comment cette vision se met elle en place, et d’où tire t’elle sa source ?I – Une nouvelle perception du monde</p>
<p>Pour Descartes, cette révolution dans la manière de voir le monde doit commencer par renverser l’édifice scolastique fournit par Aristote et Thomas d’Aquin. Aristote va mettre en place une méthode empiriste, en opposition à la philosophie de Platon. En partant du sensible, c’est à dire de la perception de l’être par les sens, le philosophe va chercher à mieux connaître l’objet pour parvenir à une connaissance la plus approfondie possible. En réponse à la 7e objection, Descartes va énoncer « du connaître à l’être la conséquence est bonne ». On ne peut donc connaître que si il existe l’être. Ainsi, puisque toute connaissance inclus l’être, il ne faut pas partir de l’être du connaître. Et c’est en connaissant clairement et distinctement une chose que l’on va pouvoir être certain de son existence. ( Méditations Métaphysiques, II). Cette nouvelle méthode renverse donc celle, empiriste, des scolastiques. Or on ne peut connaître que cette méthode si l’on suit l’enseignement des doctes dans les universités : « il est presque impossible que nos jugements soient si purs, ni si solides qu’ils auraient été, si nous avions eu l’usage entier de notre raison dès le point de notre naissance, et que nous eussions jamais été conduit que par elle » (Discours de la Méthode, II). La méthode proposée par Descartes est donc totalement originale, c’est une nouvelle manière de voir le monde et de philosopher, qui va renverser les théories scolastiques. C’est un nouveau départ, car elle va encourager à « ne recevoir jamais une chose comme vrai, que je ne la connusse évidemment ».</p>
<p>La perception ne part donc pas du sensible. Ce ne sont pas les organes sensitifs qui permettent de sentir, mais l’âme, car sentir est une modalité de la pensée : « Toutefois, à tout le moins, il est très certain qu’il me semble que je vois de la lumière, que j’entends du bruit, et que je sens de la chaleur ; cela ne peut être faux : et c’est proprement ce qui en moi s’appelle sentir ; et cela précisément n’est rien autre chose que penser » ( Méditations Métaphysiques, II, 9). Comment comprendre cela ? Dans la IVe partie de sa Dioptrique, il énoncera : « on sait déjà que c’est l’âme qui sent, et non le corps ». La perception d’une chose va passer par les organes, puis atteindre l’âme : c’est là que va se former la sensation (la chaleur, l’odeur, etc.). Un organe perçoit, mais ne peut le faire en lui même, car il a besoin de l’âme pour exprimer ce qu’il perçoit. Par exemple, une main coupé jetée dans le feu n’aura pas chaud : elle brûlera, mais ne sentira pas qu’elle brûle. Descartes énonce un autre argument, toujours dans la IV partie de la Dioptrique : « Lorsque l’âme est divertie par une extase ou une forte contemplation, tout le corps demeure sans sentiment, encore qu’il y ait divers objet qui le touche ». Comment la perception passe des organes à l’âme ? Celle-ci, située dans le cerveau, reçoit les données par les nerfs. Le cerveau est donc le siège de l’âme : celle ci n’épouse pas comme le disait Aristote la totalité du corps, mais seulement le cerveau. C’est donc une toute nouvelle façon de percevoir que met en place le système cognitif de Descartes.</p>
<p>Il reste encore une étape à franchir pour faire sortir la pensée de l’emprise scolastique : mettre en place une nouvelle relation entre l’homme et le monde. La sensation prend place à l’extérieur du sensible, en l’homme, dans lui-même. Le principale préjugé que combat Descartes consiste en la croyance que le monde est tel que nous le voyons. Or la chose, dans son essence, n’est pas la chose qui se forme en notre esprit. Le monde existe en dehors de nous, et sans nous. Descartes est le premier à énoncer cette distinction de l’homme et du monde aussi clairement. Dans le premier chapitre du Monde, Descartes énonce : « car encore que chacun se persuade communément que les idées que nous avons en notre pensée sont entièrement semblables aux objets dont elle procède, je ne vois point toutefois de raison qui nous assure de cela ; mais je remarque, au contraire, plusieurs expériences qui nous en doivent faire douter ». Ainsi, le langage nous fait concevoir dans notre esprit des choses qui n’ont rien de commun avec l’objet pensé : il n’y a rien de commun entre le mot « table », et une table réel. Ou entre une fourchette et le mot « fourchette ». Il n’y a ici rien de commun entre le mot, c’est à dire la perception, et l’objet que nous imaginons intuitivement dans notre esprit. La sensation que nous avons en nous du monde n’est donc pas le monde tel qu’il est. Et c’est là que Descartes se fait le créateur d’une nouvelle science, d’une nouvelle vision du monde : sa méthode a remise à plat tout le système empiriste scolastique, qui lui part du sensible perçu pour aller vers la connaissance. Mais cette perception ne correspond pas au monde réel !</p>
<p>La méthode de Descartes va donc consister à faire passer toute perception par la grille de l’entendement, de façon à concevoir clairement et distinctement dans mon esprit la réalité du monde extérieur. Il s’agit de prendre conscience de l’extériorité du monde, et de la différence qui s’opère entre la création de la sensation en mon esprit par la perception de la chose, et la chose elle même. Descartes va donc se lancer à la recherche de l’essence du monde, de ce qui reste lorsque l’on a gommé tous les accidents, c’est à dire les altérations, d’une chose. La méthode joue donc un rôle primordiale et essentiel : il s’agit en fait de construire un monde en ne partant que de la raison, en gommant l’action des sens sur toute les choses que l’on cherche à connaître. Or qu’est ce qui est commun à toute chose, après avoir supprimé les qualités subjectives perçues par les sens : la matière.</p>
<p>II – Un Nouveau Monde,</p>
<p>La première chose à laquelle va s’attaquer la physique de Descartes va être la physique scolastique, héritée d’Aristote. La principale originalité de la physique cartésienne va être la réduction de la totalité du monde à une seule et même entité : la matière. Cette homogénéité de l’être va être l’argument qui va contrer la physique aristotéliciennce. Les scolastiques en effet imaginent l’univers comme constitué de plusieurs niveaux qui n’ont pas la même structure physique. L’étage le plus haut est le plus noble est celui du feu. Suit ensuite celui de l’air, puis de l’eau et enfin de la terre. Ainsi la réalité d’une chose est désigné par sa place, dans sa localité. Il existerait deux mondes parallèles, un monde haut, divin, celui de la perfection, et un monde bas, celui de la corruption, des hommes. Ainsi pour Platon, le philosophe va devoir chercher à atteindre des niveau les plus élevés : cette tradition va se retrouver dans la doctrine chrétienne, avec le notion de salut. Le monde scolastique est alors un cosmos, c’est à dire une nature organisé, où chaque élément est sa place et se définie par celle-ci. On se rend compte que la physique de Descartes, avec l’homogénité de la matière, rend complètement obsolète cette vision du monde. Si la matière est la même partout, il ne peut exister de monde parallèle, ou de niveaux plus ou moins nobles.</p>
<p>Mais qu’est ce que la matière ? Elle est en fait une matérialisation d’une chose dans l’espace. La matière va être tout ce qui va prendre un certain espace. Descartes va alors la nommer « l’étendue ». Partout où il y aura une spacialité, il y aura de l’étendue, donc de la matière. Tout espace est donc mtière, et il n’existe pas d’espace vide. Mais cela ne va pas l’obliger à renier sa métaphysique : en effet, ni l’âme, ni dieu n’est matériel. Ce sont des entités qui ne prennent aucun espace, qui sont en quelques sortes exclus du monde physique. Cela n’empêche pas les deux sciences d’être en étroite relation, car sans la métaphysique, on ne peut prouver l’existance du monde extérieur, et sans la physique, on ne peut connaître ce monde : or ce sont des deux préceptes que Descartes a besoin de prouver pour mettre en place sa science. Néanmoins, cette matière ne fonctionne pas en elle même comme les moteurs immobiles d’Aristote : c’est donc dieu qui a crée le mouvement. La matière est gouvernée par des lois, qui lui donne son mouvement et assure sa conservation. Car il s’agit de conserver la matière et le mouvement qui a été mit dans le monde par dieu au moment de sa création, pour permettre au monde de perdurer. Par exemple, on sait depuis Galilée en 1933 que la Terre tourne autour du Soleil. Imaginons qu’elle s’arrête de tourner : le monde tel qu’il est s’arrêterait immédiatement d’être comme il est : car les lois du mouvements ne seraient plus actives. Quelles sont donc ces lois ? Descartes en formule trois dans son ouvrage Le Monde : La première est le principe d’inertie : « chaque chose demeure en l’état où elle est pendant que rien ne change ». Ainsi, chaque chose ne tend pas à se rendre en un lieu précis qui lui aurait été assigné, comme c’est le cas dans la physique d’Aristote, où le mouvement serait le moyen de révéler à la matière sa potentialité, sa puissance. Par exemple, le mouvement pourrait donner au bois sa forme qui lui est propre (un meuble par exemple). Avec Descartes, le mouvement ne signifie pas la destruction de la matière. Celle ci reste la même, et si sa forme change, cela ne détruit en rien la quantité de matière qu’il y avait en elle a la base. La seconde loi est que « quand un corps en pousse un autre, il ne saurait lui donner aucun mouvement, qu’il n’en perde en même temps autant du sien ; ni lui en ôter, que le sien ne s’augmente d’autant. ». Il ne peut donc y avoir une altération dans la quantité de mouvement, mais bien un changement de place, de localité d’une certaine quantité de matière. La troisième loi est la suivante : « tout corps qui se meut, tend à continuer son mouvement en ligne droite ». Celle-ci est prouvée dans le Dioptrique, où « toutes les parties de la matière subtile, que touche le côté du soleil qui nous regarde (c’est à dire les rayons), tendent en ligne droite vers nos yeux ».</p>
<p>Néanmoins, Descartes s’est bien que ces lois ne peuvent se produire telle qu’elle dans la nature : ce qu’il cherche, c’est à trouver les éléments invisibles qui gouvernent la matière. Or celle ci, à l’expérience, ne présente pas comme telle, car il existe des mouvements spécifiques dans la nature, et que les corps ne sont pas tous égaux. Il manque aussi notament la loi sur la gravité que Newton découvrira en 1967 pour comprendre de façon plus claire les mouvements. Mais Descartes a ouvert la voie (avec d’autres, comme Galilée ou Hyugens&#8230;) à une physique de la quantité, à une science nouvelle. Il a réussi à mettre à la nature à la portée de l’homme, à nous rendre, comme il le dit dans la VIe partie du Discours de la Méthode, « maitres et possesseurs de la Nature ». Cette maitrise va alors permettre à l’homme de se servir du monde à son avantage. Par exemple, l’analyse de la vision, dans la dioptrique, va permettre à l’homme de construire des lunettes plus précises, et donc de voir bien mieux. Ou encore, dans la Ve partie du Discours de la Méthode, d’encourager la Médecine, et qu’est ce qui peut être plus bénéfique que d’être en bonne santé ? Enfin, la morale que va tenter de mettre en place Descartes, est un exemple de la prise de l’homme sur le monde : car c’est lui qui va ériger ses propres lois, et non pas dieu qui va lui imposer. En proposant une morale, il va s’écarter de la morale institutionnalisée par l’Eglise ; il va encourager les hommes à sortir du dogmatisme chrétien, pour les pousser vers la science et la rationnalité.</p>
<p>Pour terminer, nous pouvons rappeler que c’est par la Méthode qui va proposer une nouvelle perception du monde et distinguer clairement l’homme et le monde, que va pouvoir se mettre en place un monde nouveau. Le Discours de la Méthode, et sa suite, constituée des Essais ( les Dioptriques, les Météores, la Géométrie), est donc un manuel d’enseignement, écrit en langue vulgaire, destiné à placer le monde à la porté de l’homme, et à écarter le dogmatisme religieux des sciences, sur lesquels il a pris possession.</p>
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