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	<title>coree-du-nord &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "coree-du-nord"</description>
	<pubDate>Thu, 24 Dec 2009 14:04:01 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Crossing (Kim Tae-gyun, 2008): chronique preview]]></title>
<link>http://cineablog.wordpress.com/2009/11/25/crossing-kim-tae-gyun-2008-chronique-preview/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 10:50:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>cinéablog</dc:creator>
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<description><![CDATA[CROSSING (Keurosing) Un film de Kim Tae-gyun Avec Cha In-pyo, Jeong In-gi, Shin Myeong-cheol Genre: ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[CROSSING (Keurosing) Un film de Kim Tae-gyun Avec Cha In-pyo, Jeong In-gi, Shin Myeong-cheol Genre: ]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Talk Asia, l'émission des Asiatiques anglophones]]></title>
<link>http://celinetabou.wordpress.com/2009/11/24/talk-asia-lemission-des-asiatiques-anglophones/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 17:14:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>celinetabou</dc:creator>
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<description><![CDATA[Présenté par la journaliste Anjila Rao, Talk Asia est une émission américaine consacrée aux personna]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><a href="http://celinetabou.wordpress.com/files/2009/11/logo-talk-asia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1062" title="Logo Talk Asia" src="http://celinetabou.wordpress.com/files/2009/11/logo-talk-asia.jpg" alt="" width="135" height="69" /></a>Présenté par la journaliste Anjila Rao, Talk Asia est une émission américaine consacrée aux personnalités du moment liées à l&#8217;Asie. Créée par CNN (Cable News Network) International, le programme est destiné aux Asiatiques des États Unis.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Une émission culturelle</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Chaque semaine en prime-time, Anjila Rao reçoit une personnalité asiatique, qu&#8217;elle soit dans le monde artistique, politique ou humanitaire. De nombreux artistes chinois sont déjà passés dans l&#8217;émission, notamment Wang Leehom, Jay Chou, Jet Li, les stylistes Vivienne Tam et Anna Sui, l&#8217;ancien président taïwanais Chen Shui-bian ou encore le groupe F4, dont Vic Zhou fait parti.</p>
<p style="text-align:justify;">D&#8217;autres acteurs de la scène internationale ont eu droit à une émission d&#8217;une heure : Shigeru Miyamoto,  Sadako Ogata, Thaksin Shinawatra, le groupe anglais Franz Ferdinand, la chanteuse japonaise Ayumi Hamasaki et le rappeur américain Jay-Z.</p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;émission met l&#8217;accent sur la valorisation des personnalités asiatiques. Durant une heure, la vie de la personne est présentée. Entre chaque reportage, Anjila Rao pose des questions à son invité et lui demande son point de vue sur sa carrière, sur des évènements politiques ou sociaux.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Anjila Rao, une journaliste asiatique sur l&#8217;antenne de CNN</strong></p>
<p style="text-align:justify;">
<div style="text-align:justify;">Crédit : Site de l&#8217;émission, <a title="Talk Asia" href="http://edition.cnn.com/ASIA/talkasia/" target="_blank">ici&#8230;</a></div>
<p style="text-align:center;"><img title="Anjila Rao" src="http://www.icilachine.com/images/stories/anjilarao.jpg" border="0" alt="Anjila Rao" hspace="6" width="208" height="351" /></p>
<p style="text-align:justify;">Après des études à l&#8217;université de Londres, où elle est diplômée de Sociologie et Études des Médias, elle devient productrice et reporter sur la chaîne Hong Kong&#8217;s Waharf Cable Television. Elle quitte ensuite Hong Kong pour Melbourne, et y anime quelques temps une émission appelée &#8220;Today Tonight&#8221; sur Channel 7.</p>
<p style="text-align:justify;">En 2004, elle remporte le prix de la presse des Droits de l&#8217;Homme d&#8217;Amnesty International, pour son reportage «Toxique Trail», qui explique les effets de l&#8217;utilisation généralisée des pesticides sur les gens dans le sud de l&#8217;Inde. À l&#8217;été 2004, Rao déménage au Royaume-Uni et devient présentatrice  de la radiodiffusion terrestre britannique Five&#8217;s sur &#8220;Five News &#8220;et également sur la chaîne Sky News.</p>
<p style="text-align:justify;">Engagée par CNN International depuis janvier 2006, Anjali Rao est devenue la figure emblématique de l&#8217;émission Talk Asia.</p>
<p style="text-align:justify;">Site Officiel <a title="Talk Asia" href="http://edition.cnn.com/ASIA/talkasia/" target="_blank">CNN Talk Asia</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Menaces sur le siècle]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/menaces-sur-le-siecle/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 12:13:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/menaces-sur-le-siecle/</guid>
<description><![CDATA[Par Moisés Naim L&#8217;extension du crime, de l&#8217;insécurité et de la corruption; la perte d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Par Moisés Naim</p>
<p><strong>L&#8217;extension du crime, de l&#8217;insécurité et de la corruption; la perte d&#8217;efficacité politique des Etats-Unis et l&#8217;effacement de l&#8217;Europe menacent la planète.</strong></p>
<p><strong><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/saisie-darmes-au-mexique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2579" title="la plus grande saisie d'armes au Mexique" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/saisie-darmes-au-mexique.jpg" alt="" width="432" height="259" /></a></strong></p>
<p>Cette semaine, j&#8217;ai convié à Washington un groupe de personnes de divers horizons pour débattre des tendances mondiales dominantes. Y ont participé d&#8217;éminents analystes de l&#8217;économie et de la politique internationale, des hauts fonctionnaires du gouvernement américain, responsables politiques, présidents d&#8217;organismes multilatéraux et de cellules de réflexion (<em>think tanks</em>), rédacteurs en chef de quotidiens et de magazines européens, américains et latino-américains, des professeurs et patrons de grandes entreprises. Le but de la réunion n&#8217;était pas de fournir des recommandations, de publier un communiqué ou d&#8217;arriver à des accords, mais simplement de réfléchir à voix haute et d&#8217;échanger des idées. Etant donné la diversité du groupe et la formule ouverte du débat, sans discours planifié, ordre du jour prédéfini ou compte-rendu écrit, d&#8217;innombrables sujets ont été abordés.</p>
<p>Ce fut une réunion aussi fascinante qu&#8217;impossible à résumer. Chacun a pu tirer ses propres conclusions. Voici une sélection subjective, arbitraire et - évidemment - incomplète des trois principaux problèmes que j&#8217;ai retenus à la suite des échanges.</p>
<p><strong>Perte d&#8217;efficacité politique des Etats-Unis</strong></p>
<p>L&#8217;influence d&#8217;un grand nombre de lobbies, la hausse du nombre de problèmes et leur plus grande complexité, ainsi que la politisation extrême du débat autour des solutions sapent l&#8217;efficacité de l&#8217;action gouvernementale de la première puissance mondiale. Le <a href="http://www.slate.fr/story/13383/etats-unis-une-reforme-de-sante-la-decoupe" target="_blank">système de santé</a>, l&#8217;environnement ou l<a href="http://www.slate.fr/story/12501/afghanistan-corruption-karzai-perdre-guerre-allies" target="_blank">&#8216;Afghanistan</a> sont autant d&#8217;exemples parmi un millier de défis auxquels les pouvoirs publics répondent tardivement et avec médiocrité. Evidemment, ce problème n&#8217;est pas propre aux Etats-Unis; il concerne toutes les démocraties. Notons que la solution ne consiste pas à se réfugier dans l&#8217;autoritarisme, dont le prix et les dangers sont toujours supérieurs à ceux de la démocratie. Toutefois, l&#8217;efficacité diminuée des autorités gouvernementales dans les pays démocratiques est un vrai problème dont les conséquences risquent de s&#8217;aggraver ces prochaines années.</p>
<p><strong>Extension géographique du crime, de l&#8217;insécurité publique et de la corruption</strong></p>
<p>Dans de plus en plus de pays, la population se voit privée de son droit d&#8217;aller et venir en toute sécurité: on ne peut plus sortir de chez soi sans avoir peur de se faire voler ou enlever. Dans beaucoup d&#8217;autres pays, on ne peut même pas rester chez soi sans craindre d&#8217;être la proie de malfaiteurs. Or ce fléau criminel ne se cantonne plus aux pays pauvres, il frappe également les pays développés. Pire, non seulement le crime augmente dans la rue, mais il gagne aussi les sphères politiques. Je ne parle pas des petits délits, mais des crimes à grande échelle. Il ne s&#8217;agit pas de bureaucrates percevant des commissions illégales, mais bien de ministres, notables locaux, législateurs, militaires et parfois même de chefs d&#8217;Etat, impliqués dans des organisations criminelles qui opèrent à l&#8217;international. A titre d&#8217;exemple, la corruption et les conséquences du crime organisé au sein des gouvernements d&#8217;Afghanistan, du Mexique, du Venezuela, des Balkans ou de la Russie touchent bien plus que les citoyens de ces pays. Elles s&#8217;étendent au monde entier. Il y a longtemps que j&#8217;essaie de sensibiliser le monde à ce problème (<a href="http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_naim.htm" target="_blank">j&#8217;ai même écrit un livre là-dessus</a>). Cette fois, j&#8217;ai été surpris de constater que c&#8217;était l&#8217;une des principales préoccupations qui ressortait constamment des discussions. C&#8217;est donc un problème dont sont conscients des personnes travaillant dans divers secteurs et pays et dont les expériences et intérêts sont très différents.</p>
<p><strong>L&#8217;Europe, l&#8217;Atlantide du XXI ème siècle ?</strong></p>
<p>Selon <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Platon" target="_blank">Platon</a>, l<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Atlantide" target="_blank">&#8216;Atlantide</a> était une grande puissance qui, « <em>dans l&#8217;espace d&#8217;un seul jour et d&#8217;une nuit terribles</em> », a été balayé de la carte du monde. L&#8217;Europe disparaîtra-t-elle de la carte du monde politique et économique au cours de ce siècle? Certes, elle est confrontée à des défis de taille. Son intégration et la mise en place d&#8217;institutions communautaires plus efficaces, le chômage structurel et l&#8217;immigration, la compétitivité et ses difficultés à agir de façon cohérente et unie ne sont qu&#8217;un extrait de la longue liste des problèmes bien connus que les Européens doivent résoudre. Autre contrainte: le monde ne va pas s&#8217;arrêter de tourner en attendant que l&#8217;Europe remédie à ses problèmes.</p>
<p><strong>Pendant que les Européens se réunissent et débattent, le reste du monde travaille à la croissance économique, investit, innove, commerce et laisse le vieux continent à la traîne</strong>. Selon une étude récente d&#8217;<a href="http://www.carnegieendowment.org/experts/index.cfm?fa=expert_view&#38;expert_id=437" target="_blank">Uri Dadush</a>, directeur du programme économique à la Fondation Carnegie pour la paix internationale, <a href="http://www.carnegieendowment.org/publications/index.cfm?fa=view&#38;id=24195" target="_blank">en 2050</a>, les trois principales puissances économiques mondiales seront la Chine, l&#8217;Inde et les Etats-Unis. Face à elles, le poids économique et politique de l&#8217;Europe diminuera radicalement. Ce n&#8217;est pas une fatalité, mais si on n&#8217;opère pas des changements profonds en Europe ou dans le reste du monde, ce destin demeurera très probable.</p>
<p>A la réunion de Washington, nous avons parlé de beaucoup d&#8217;autres sujets. Tous n&#8217;étaient pas aussi négatifs que ceux que j&#8217;expose ici. Mais, hélas, les problèmes nous ont plus occupés que les bonnes nouvelles. C&#8217;est regrettable.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Slate <a href="http://www.slate.fr/story/13437/menaces-pour-le-xxieme-siecle-crime-etats-unis-europe">http://www.slate.fr/story/13437/menaces-pour-le-xxieme-siecle-crime-etats-unis-europe</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Procés douteux en Corée du nord, 04/06/2009]]></title>
<link>http://celinetabou.wordpress.com/2009/11/22/proces-douteux-en-coree-du-nord-04062009/</link>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 12:35:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>celinetabou</dc:creator>
<guid>http://celinetabou.wordpress.com/2009/11/22/proces-douteux-en-coree-du-nord-04062009/</guid>
<description><![CDATA[Deux journalistes américaines détenues à Pyongyang ont vu leur procès s’ouvrir le 4 juin 2009 pour e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Deux journalistes américaines détenues à Pyongyang ont vu leur procès s’ouvrir le 4 juin 2009 pour entrée illégale sur le territoire et &#8220;actes d’hostilités&#8221;. Ce procès prend des ampleurs politiques, car depuis le lancement d’une fusée par la Corée du Nord, les relations avec les Etats-Unis sont plus que tendues.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div id="attachment_964" class="wp-caption aligncenter" style="width: 449px"><a href="http://celinetabou.wordpress.com/files/2009/11/euna-lee-a-gauche-et-laura-ling-journalistes-americaines-condamnees-a-une-peine-de-douze-ans-de-travaux-forces-en-coree-du-nord-le-8-juin-2009.jpg"><img class="size-full wp-image-964" title="Euna Lee (à gauche) et Laura Ling, journalistes américaines condamnées à une peine de douze ans de travaux forcés en Corée du Nord le 8 juin 2009." src="http://celinetabou.wordpress.com/files/2009/11/euna-lee-a-gauche-et-laura-ling-journalistes-americaines-condamnees-a-une-peine-de-douze-ans-de-travaux-forces-en-coree-du-nord-le-8-juin-2009.jpg" alt="" width="439" height="313" /></a><p class="wp-caption-text">Euna Lee (à gauche) et Laura Ling, journalistes américaines condamnées à une peine de douze ans de travaux forcés en Corée du Nord le 8 juin 2009  © APGraphicsBank.</p></div>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;Américano-Coréenne Euna Lee et la Sino-Américaine Laura Ling travaillent pour la chaîne de télévision californienne Current TV, média fondé par l&#8217;ancien vice-président américain Al Gore. Les deux jeunes femmes ont été arrêtées le 17 mars près de la frontière Nord Coréenne, pour “<em>avoir commis des actes hostiles et être entrées illégalement sur le territoire nord-coréen</em>”, selon Pyongyang. Laura Ling et Euna Lee encourrent dix ans de travail forcé.</p>
<p style="text-align:justify;">L’agence de presse coréenne, Korean Central News Agency a indiqué que leur procès s&#8217;était ouvert dans un contexte particulier le jeudi 4 juin à 15h (06h GMT) devant la plus haute juridiction du pays. En effet, la relation entre Pyongyang et Washington n’est pas au beau fixe depuis que la Corée du nord a lancé la semaine dernière une fusée, fait des essais nucléaires et menacer son voisin du sud.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://celinetabou.wordpress.com/files/2009/11/logo_rsf.png"><img class="alignright size-full wp-image-963" title="logo_rsf" src="http://celinetabou.wordpress.com/files/2009/11/logo_rsf.png" alt="" width="247" height="79" /></a>L’association Reporters sans frontières a appelé &#8220;<em>les autorités judiciaires nord-coréennes à la plus grande clémence et espère pour les deux jeunes femmes l&#8217;acquittement et la libération&#8221;.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><a title="Amnesty International" href="Procés douteux en Corée du nord" target="_blank">Amnesty International </a><em><br />
</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Que deviennent les journalistes condamnées de PyongYang?, 09/07/2009]]></title>
<link>http://celinetabou.wordpress.com/2009/11/22/que-deviennent-les-journalistes-condamnees-de-pyongyang-09072009/</link>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 12:28:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>celinetabou</dc:creator>
<guid>http://celinetabou.wordpress.com/2009/11/22/que-deviennent-les-journalistes-condamnees-de-pyongyang-09072009/</guid>
<description><![CDATA[Les dernières nouvelles reçues des deux journalistes sino-américaines Laura Ling et Euna Lee viennen]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div>
<div style="text-align:justify;">Les dernières nouvelles reçues des deux journalistes sino-américaines Laura Ling et Euna Lee viennent de la soeur de Laura Ling, Lisa Ling. Elle a révélé avoir eu une entretien téléphonique avec sa soeur, mardi 7 juillet. Le journaliste de l&#8217;Agence France Presse reprend les propos de Lisa Ling, invitée sur la chaîne de télévision KOVR, filiale californienne de CNN, &#8220;<em>Quel soulagement extraordinaire d&#8217;écouter la voix de Laura</em>&#8220;.</div>
<div style="text-align:justify;"></div>
</div>
<div style="text-align:center;"><img src="http://ctetlemonde.blogs.courrierinternational.com/media/00/00/1760156691.jpg" alt="news007b.jpg" /></div>
<p style="text-align:center;">Les deux journalistes condamnées en Corée du Nord, Euna Lee (gh.) et Laura Ling (dr.), source de l&#8217;image <a title="New York Post" href="http://www.nypost.com/seven/03222009/news/worldnews/kims_gang_owns_up_to_kidnapping_160782.htm" target="_blank">NewYorkPost</a></p>
<p style="text-align:justify;">Laura Ling et Euna Lee ont été arrêtées le 17 mars 2009, par PyongYang pour entrée illégale dans le pays et &#8220;actes d&#8217;hostilité&#8221;. Condamnées à douze ans de travaux forcés, Laura Ling avoue lors de cet entretien téléphonique avoir violé les lois nord-coréenne. Selon Lisa, sa soeur a déclaré, &#8220;<em>Nous avons besoin de l&#8217;aide de notre gouvernement. Nous sommes désolées pour tout ce qui est arrivé, mais maintenant nous avons besoin d&#8217;une médiation diplomatique&#8221;</em>.</p>
<p style="text-align:justify;">A lire: &#8221;<a title="Procès douteux en Corée du nord" href="http://ctetlemonde.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/04/proces-douteux-en-coree-du-nord.html" target="_blank">Procès douteux en Corée du nord</a>&#8221; sur ce blog et &#8220;<a title="Amnesty International, Corée du nord" href="http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/north-korea-unfairly-sentences-us-journalists-12-years-hard-labour-20090609" target="_blank">La Corée du nord condamne de manière inique deux journalistes américaines à une peine de douze ans de travaux forcés</a>&#8220;, Amnesty Internation, 9 juin 2009</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Retour sur les deux journalistes emprionnées en Corée du Nord, 30/07/2009]]></title>
<link>http://celinetabou.wordpress.com/2009/11/22/retour-sur-les-deux-journalistes-emprionnees-en-coree-du-nord-30072009/</link>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 12:23:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>celinetabou</dc:creator>
<guid>http://celinetabou.wordpress.com/2009/11/22/retour-sur-les-deux-journalistes-emprionnees-en-coree-du-nord-30072009/</guid>
<description><![CDATA[Corée du Nord: Ban Ki-moon tente de faire libérer 2 journalistes américaines Agence France Presse, l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><strong><a title="Ban Ki-moon et les deux journalistes coréennes" href="http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-39979138@7-37,0.html" target="_blank">Corée du Nord: Ban Ki-moon tente de faire libérer 2 journalistes américaines</a></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Agence France Presse, le 29.07.09</p>
<p style="text-align:justify;">Le secrétaire général de l&#8217;ONU, Ban Ki-moon, a indiqué mercredi 29 juillet qu&#8217;il avait lancé une initiative pour tenter d&#8217;obtenir la libération de deux journalistes américaines détenues en Corée du Nord. &#8221;J&#8217;ai lancé ma propre initiative, même si je ne suis pas en mesure d&#8217;en divulguer (les détails)&#8221;, a-t-il dit devant la presse. M. Ban a dit avoir appelé les autorités de Pyongyang à libérer Euna Lee et Laura Ling &#8220;pour raisons humanitaires&#8221; mais n&#8217;a pas donné plus d&#8217;explication. Les deux jeunes femmes, journalistes de la chaîne de télévision Current TV, ont été condamnées à 12 ans de travaux forcés par la justice nord-coréenne le 8 juin. Elles ont été reconnues coupables d&#8217;être illégalement entrées en Corée du Nord par la Chine alors qu&#8217;elles avaient l&#8217;intention de tourner un reportage sur les Nord-Coréens fuyant leur pays. Les juges nord-coréens ont alourdi l&#8217;acte d&#8217;accusation d&#8217;un &#8220;crime grave&#8221; dont ils n&#8217;ont toutefois pas précisé la teneur.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Laura Ling et Euna Lee sont de retour, 05/08/2009]]></title>
<link>http://celinetabou.wordpress.com/2009/11/22/laura-ling-et-euna-lee-sont-de-retour-05082009/</link>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 12:20:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>celinetabou</dc:creator>
<guid>http://celinetabou.wordpress.com/2009/11/22/laura-ling-et-euna-lee-sont-de-retour-05082009/</guid>
<description><![CDATA[Selon l&#8217;agence officielle nord-corénne KCN, c&#8217;est après avoir présenté ses excuses pour ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div style="text-align:justify;">
<p>Selon l&#8217;agence officielle nord-corénne KCN, c&#8217;est après avoir présenté ses excuses pour les agissements de Laura Ling et Euna Lee, que Bill Clinton est pu revenir de Pyongyang mercredi 5 août, en leur compagnie. Emprisonnées en Corée du nord pour être entrée illégalement en Corée du Nord via la Chine, elles avaient l&#8217;intention de tourner un reportage sur les Nord-Coréens fuyant leur pays. Le président Kim Jong-Il a gracié les deux jeunes femmes.</p>
</div>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://celinetabou.wordpress.com/files/2009/11/1760156691.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-951" title="1760156691" src="http://celinetabou.wordpress.com/files/2009/11/1760156691.jpg" alt="" width="162" height="240" /></a>Condamnées à 12 ans de travaux forcés, Laura Ling (à droite) et Euna Lee (à gauche) , qui travaillent pour une organisation dirigée par l&#8217;ancien vice-président Al Gore, avaient été arrêtées le 17 mars dernier entre la Chine et la Corée du nord pendant qu&#8217;elles enquêtaient sur les réfugiés nord-coréens. La visite de Bill Clinton (en arrière plan sur l&#8217;image d&#8217;en bas) avait été suggérée par Pyongyang, bien que celle-ci ait été une surprise. Les analystes estiment que la libération des deux journalistes ait une occasion pour les deux pays d&#8217;apaiser leur différent et d&#8217;envisager un dialogue direct.</p>
<p style="text-align:justify;">Le Secrétaire général de l&#8217;ONU, Ban Ki-moon (au centre de l&#8217;image en bas), a salué mercredi 5 août, la libération par la République populaire démocratique de Corée (RPDC) de deux journalistes américaines lors d&#8217;une visite à Pyongyang de l&#8217;ancien président américain Bill Clinton, d&#8217;après le communiqué de presse de l&#8217;Organisation des Nations Unies. La porte parole de Ban Ki-monn a annoncé que ce dernier &#8220;<em>apprécier la décision de la RPDC de les libérer pour des raisons humanitaires, en réponse aux appels répétés de la communauté internationale</em>&#8221; et féliciter Bill Clinton &#8220;<em>pour le succès de sa mission humanitaire&#8221;</em>.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://celinetabou.wordpress.com/files/2009/11/505540497.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-952" title="505540497" src="http://celinetabou.wordpress.com/files/2009/11/505540497.jpg" alt="" width="150" height="100" /></a>Le Secrétaire général Ban Ki-moon (à droite) avec l&#8217;ancien Président américain Bill Clinton lors d&#8217;une visite en Haïti en mars 2009</p>
<p style="text-align:justify;">A leur arrivée, les jeunes femmes et l&#8217;ancien président américain ont été accueillis par un parterre de journalistes à Burbank. A cette occasion, elles ont exprimé leur <em>&#8220;profonde gratitude&#8221;</em> à Bill Clinton. L&#8217;administration Obama a également salué le travail de Bill Clinton qui a transmis à Kim Jong-Il, <em>&#8220;un message verbal du président américain Barack Obama exprimant sa profonde gratitude pour cette (mesure) et évoquant les moyens d&#8217;améliorer les relations entre les deux pays&#8221;</em>, d&#8217;après la KCNA.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>A lire:</strong></p>
<ul style="text-align:justify;">
<li> &#8220;Vers la reprise du dialogue avec la Corée du nord?&#8221;, Nouvel Observateur, le 05 août 2009</li>
<li style="text-align:justify;"> &#8220;Libérées de Corée du Nord, les deux journalistes américaines retrouvent les USA&#8221;, de Rob WOOLLARD, AFP, le 05/08.09</li>
</ul>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Stratégie impériale pour un nouvel ordre mondial: les origines de la Troisième Guerre mondiale]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/20/strategie-imperiale-pour-un-nouvel-ordre-mondial-les-origines-de-la-troisieme-guerre-mondiale/</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 22:59:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Andrew Gavin Marshall Introduction Face à l’effondrement économique mondial, les perspectives d’]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Andrew Gavin Marshall</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/lanneau-dasie-centrale.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2488" title="l'anneau d'Asie Centrale" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/lanneau-dasie-centrale.jpg" alt="" width="450" height="300" /></a></p>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p>Face à l’effondrement économique mondial, les perspectives d’une guerre à l’échelle internationale s’intensifient. Historiquement, les périodes de déclin impérial et de crises économiques sont marquées par la guerre et une violence accrue. La chute des grands empires européens a été stigmatisée par les Première et Seconde Guerres mondiales, et par la Grande dépression qui a eu lieu entre ces deux guerres.</p>
<p>Le monde assiste actuellement au déclin de l’Empire étatsunien, en soi un produit de la Seconde Guerre mondiale. En tant que toute-puissance d’après-guerre, les États-Unis ont dirigé le système monétaire international et ont régné en champion et arbitre de l’économie politique mondiale.</p>
<p>Afin de gérer cette dernière, les États-Unis ont créé la plus grande et la plus puissante force militaire de l’histoire. Le contrôle permanent de l’économie mondiale nécessite une activité et une présence militaire permanentes.</p>
<p>Maintenant que l’empire étatsunien et l’économie politique mondiale sont en déclin et s’effondrent, les perspectives d’une fin violente de l’ère impériale étatsunienne augmentent dramatiquement.</p>
<p>Cet essai se divise en trois parties. La première couvre la stratégie géopolitique des États-Unis et de l’OTAN depuis la fin de la guerre froide, au début du nouvel ordre mondial, en dressant les grandes lignes de la stratégie impériale occidentale ayant mené à la guerre en Yougoslavie et à la « <em>guerre au terrorisme</em> ». La seconde partie est une analyse de la nature des « <em>révolutions des fleurs</em> » ou « <em>révolutions de couleur</em> » dans la stratégie impériale étatsunienne et met l’accent sur l’instauration d’une hégémonie en Europe de l’Est et en Asie centrale. La troisième partie examine l’aspect de la stratégie impériale qu’est la construction d’un nouvel ordre mondial, en se penchant sur les conflits grandissants en Afghanistan, au Pakistan en Iran, en Amérique latine, en Europe de l’Est et en Afrique, ainsi que le potentiel qu’ont ces conflits de déclencher une nouvelle guerre mondiale contre la Chine et la Russie.</p>
<h2>Définir une nouvelle stratégie impériale</h2>
<p>En 1991, avec la chute de l’Union soviétique, les États-Unis et l’OTAN on dû réinventer le rôle joué par leur politique étrangère dans le monde. La Guerre froide servait de justification à l’expansion impérialiste des États-Unis à travers le monde, ayant pour objectif d’« <em>endiguer</em> » la menace soviétique. L’OTAN a elle-même été créée et a existé uniquement dans les but de forger une alliance antisoviétique. Avec la disparition de l’URSS, l’OTAN n’avait plus de raisons d’exister et les États-Unis devaient trouver une nouvelle raison pour leur stratégie impérialiste dans le monde.</p>
<p>En 1992, le département de la Défense, sous la direction du secrétaire à la Défense Dick Cheney [futur vice-président sous George Bush Jr] a demandé au secrétaire adjoint à la Défense du Pentagone (Under Secretary of Defense for Policy) Paul Wolfowitz [futur secrétaire adjoint de George Bush Jr et président de la Banque mondiale] de rédiger un document sur la défense pour guider la politique étrangère du pays dans l’ère post-guerre froide, appelée communément « nouvel ordre mondial ».</p>
<p>Le document Defense Planning Guidance a été coulé en 1992 et a révélé ceci : « <em>Dans une nouvelle déclaration générale à l’étape finale d’écriture, le département de la Défense affirme que la mission politique et militaire des États-Unis dans l’ère post-guerre froide sera de s’assurer qu’aucune autre superpuissance rivale ne soit autorisée à émerger en Europe de l’Ouest, en Asie ou dans les territoires de l’ancienne Union Soviétique. Le document confidentiel défend un monde dominé par une superpuissance, dont la position peut être perpétuée par un comportement constructif et une force militaire suffisant à dissuader tout pays ou groupe de défier la primauté des États-Unis.</em> »</p>
<p>En outre, « <em>la nouvelle ébauche dépeint un monde dans lequel il y a une puissance militaire dominante, dont les leaders “doivent conserver les mécanismes visant même à décourager les compétiteurs potentiels d’aspirer à un rôle régional ou mondial supérieur”</em> ». Parmi les défis nécessaires à la suprématie étatsunienne, le texte « <em>réclamait des guerres régionales contre l’Irak et la Corée du Nord</em> » et identifiait la Chine et la Russie comme ses plus grandes menaces. Par ailleurs, il « suggère que les États-Unis pourraient aussi considérer l’élargissement des engagements de sécurité aux pays d’Europe de l’Est et de l’Ouest, semblablement à ceux de l’Arabie Saoudite, du Koweït et d’autres États arabes le long du Golfe persique ». [1]</p>
<h2>L’OTAN et la Yougoslavie</h2>
<p>Les guerres en Yougoslavie dans les années 1990 ont servi de justification au maintien de l’existence de l’OTAN dans le monde et à étendre les intérêts impériaux étatsuniens en Europe de l’Est.</p>
<p>La Banque mondiale et le FMI ont préparé le terrain pour la déstabilisation de la Yougoslavie. Après la mort de son dictateur de longue date, Josip Tito, en 1980, une crise de leadership s’est développée dans l’État. En 1982, des officiels de la politique étrangère étatsunienne ont organisé un ensemble de prêts du FMI et de la Banque mondiale, sous le nouveau Programme d’ajustement structurel (PAS), afin de faire face à la crise de la dette de 20 milliards de dollars US. Les prêts du PAS ont eu pour effet de « <em>dévaster l’économie et la politique […] La crise économique menaçait la stabilité politique […] et risquaient d’aggraver les tensions ethniques latentes</em> ». [2]</p>
<p>En 1989 Slobodan Milosevic est devenu président de la Serbie, la république la plus grande et la plus puissante des républiques yougoslaves. En 1989 toujours, le premier ministre yougoslave est allé aux États-Unis rencontrer le président George H.W. Bush afin de négocier un autre plan d’aide financière. En 1990, le programme de la Banque mondiale et du FMI est entré en vigueur et les dépense de l’État yougoslave allaient au paiement de la dette. En conséquence, les programmes sociaux ont été démantelés, la monnaie a été dévaluée, on a gelé les salaires et les prix ont augmenté. Les « <em>réformes ont attisé les tendances sécessionnistes nourris par les facteurs économiques aussi bien que par les divisions ethniques, assurant pratiquement la sécession de facto de la république</em> » et menant à la sécession de la Croatie et de la Slovénie en 1991. [3]</p>
<p>En 1990, la communauté du renseignement des États-Unis a publié un rapport de synthèse du renseignement (National Intelligence Estimate) prédisant le démantèlement de la Yougoslavie, l’éclatement d’une guerre civile, en rejetant par la suite le blâme de la future déstabilisation sur le président serbe Milosevic. [4]</p>
<p>En 1991, un conflit a éclaté entre le Yougoslavie et la Croatie lorsqu’elle a, elle-aussi, déclaré son indépendance. Un cessez-le-feu a été conclu en 1992. Pourtant, les Croates ont poursuivi de petites offensives militaires jusqu’en 1995 et ont également participé à la guerre en Bosnie. En 1995, la Croatie a entrepris l’opération Tempête dans le but de récupérer la région de Krajina. Un général croate a récemment été traduit en justice à La Haye pour crimes de guerre durant cette bataille, un affrontement clé dans l’expulsion des Serbes de la Croatie et qui a « <em>cimenté l’indépendance croate</em> ». Les États-Unis ont soutenu l’opération et la CIA a activement fourni des renseignements aux forces croates, ce qui a conduit au déplacement de 150 000 à 200 000 Serbes, en grande partie par le biais du meurtre, du pillage, de villages incendiés et du nettoyage ethnique. [5] L’armée croate a été entraînée par des conseillers étatsuniens et le général en procès a même été personnellement soutenu par la CIA. [6]</p>
<p>L’administration Clinton a donné le feu vert à l’Iran pour qu’il arme les musulmans bosniaques et « <em>de 1992 à janvier 1996, il y a eu un afflux d’armes et de conseillers iraniens en Bosnie</em> ». Qui plus est, « <em>l’Iran et d’autres États musulmans ont aidé à amener des moudjahidin en Bosnie pour livrer la bataille avec les musulmans contre les Serbes, des “saints combattants”  d’Afghanistan, de Tchétchénie, du Yémen et d’Algérie, parmi lesquels certains avaient des liens soupçonnés avec les camps d’entraînement d’Oussama ben Laden en Afghanistan</em> ».</p>
<p>C’est « <em>l’intervention occidentale dans les Balkans [qui] a exacerbé les tensions et a aidé à entretenir les hostilités. En reconnaissant les revendications des groupes et des républiques séparatistes en 1990-1991, les élites occidentales – étatsuniennes, britanniques, françaises et allemandes – ont sapé les structures gouvernementales en Yougoslavie, ont accru l’insécurité, ont attisé le conflit et amplifié les tensions ethniques. Et en offrant un soutien logistique aux différentes parties pendant la guerre, l’intervention occidentale a soutenu le conflit jusqu’au milieu des années 1990. On doit voir sous cet angle le choix qu’a fait M. Clinton de défendre les musulmans bosniaques pour se faire le champion sur la scène internationale, ainsi que les demandes de son administration pour que les Nations Unies lèvent l’embargo sur les armes afin d’armer les musulmans et les Croates contre les Serbes.</em> » [7]</p>
<p>Pendant la guerre en Bosnie, il y « <em>avait une vaste voie de passage secrète pour le trafic d’armes par la Croatie. Elle avait été constituée par les agences clandestines des États-Unis, de la Turquie et de l’Iran, avec la collaboration d’un éventail de groupes islamistes radicaux, incluant des moudjahidin afghans et le Hezbollah pro-iranien</em>. » De plus, « <em>les services secrets de l’Ukraine, de la Grèce et d’Israël s’affairaient à armer les Serbes bosniaques</em> ». [8] L’agence de renseignement allemande, la BND, a également envoyé des cargaisons d’armes aux musulmans bosniaques et à la Croatie pour la lutte contre les Serbes. [9]</p>
<p>Les États-Unis avaient influencé la guerre dans la région de diverses façons. Comme le rapportait <em>The Observer </em>en 1995, un pan important de leur implication se faisait par le biais de « <em>Military Professional Resources Inc (MPRI), une société privée étatsunienne de généraux et d’agents du renseignement à la retraite, située en Virginie. L’ambassade étatsunienne à Zagreb a admis que MPRI entraînait les Croates, avec la permission du gouvernement des États-Unis.</em> » Aussi, les Néerlandais « <em>étaient convaincus que les forces spéciales étatsuniennes étaient impliquées dans l’entraînement de l’armée bosniaque et de l’armée croate de Bosnie (HVO).</em> » [10]</p>
<p>Dès 1988, le leader de la Croatie a rencontré le chancelier allemand Helmut Kohl afin de créer « <em>une politique conjointe pour désunir la Yougoslavie</em> » et amener la Slovénie et la Croatie dans la « <em>zone économique allemande</em> ». Des officiers de l’Armée étatsunienne ont donc été envoyés en Croatie, en Bosnie, en Albanie et en Macédoine en tant que « <em>conseillers</em> » et ont fait appel aux Forces spéciales des États-Unis pour les aider. [11] Durant le cessez-le-feu de neuf mois dans la guerre de Bosnie-Herzégovine, six généraux étatsuniens ont rencontré des dirigeants de l’armée bosniaque pour planifier l’offensive bosniaque qui a mis fin au cessez-le-feu. [12]</p>
<p>En 1996, la mafia albanaise, avec collaboration avec l’Armée de libération du Kosovo (ALK), une organisation de guérilleros militants, a pris le contrôle du gigantesque itinéraire de trafic de drogue des Balkans. L’ALK était liée à d’anciens moudjahidin en Afghanistan, dont Oussama ben Laden. [13]</p>
<p>En 1997, l’ALK a commencé à se battre contre les forces serbes, [14] et en 1998, le département d’État états-unien a enlevé l’ALK de sa liste d’organisations terroristes. [15] Avant et après 1998, l’ALK recevait des armes, de l’entraînement et du soutien des États-Unis et de l’OTAN, et la secrétaire d’État de M. Clinton, Madeleine Albright entretenait une relation  politique étroite avec Hashim Thaci, le dirigeant de l’ALK.</p>
<p>À la fois la CIA et le renseignement allemand, la BND, ont soutenu les terroristes de l’ALK en Yougoslavie avant et après qu’elle ne soit bombardée par l’OTAN en 1999. La BND avait des contacts avec l’ALK depuis le début des années 1990, au moment où l’ALK établissait des contacts avec Al-Qaïda. [17] Les membres de l’ALK étaient entraînés par Oussama ben Laden dans les camps d’entraînement en Afghanistan. Même l’ONU a affirmé que la violence provenait en majorité des membres de l’ALK « <em>particulièrement des alliés de Hashim Thaci</em> ». [18]</p>
<p>Le bombardement de l’OTAN au Kosovo en mars 1999 a été justifié par le faux-semblant suivant : mettre un terme à l’oppression des Albanais du Kosovo par les Serbes, qualifiée de génocide. L’administration Clinton a déclaré qu’au moins 100 000 Albanais du Kosovo étaient portés disparus et qu’ils avaient « <em>peut-être été tués</em> » par les Serbes. Bill Clinton a personnellement comparé les événements du Kosovo avec l’Holocauste. Le département d’État avait avoué craindre que près de 500 000 Albanais étaient mort. Finalement, l’évaluation officielle a réduit ce nombre à 10 000, toutefois, des enquêtes exhaustives ont révélé que moins de 2 500 des décès albanais pouvaient être attribués aux Serbes. Pendant la campagne de bombardements de l’OTAN, entre 400 et 1500 civils serbes ont été tués et l’OTAN a commis des crimes de guerres, dont le bombardement d’une station de télévision serbe et d’un hôpital. [19]</p>
<p>En 2000, le département d’État des États-Unis, en coopération avec la American Enterprise Institute, AEI, a tenu une conférence en Slovaquie sur l’intégration euro-atlantique. Parmi les participants, il y avait des chefs d’État, des officiels des Affaires étrangères et des ambassadeurs de divers États européens, ainsi que des représentants de l’ONU et de l’OTAN. [20] Un correspondance entre un politicien allemand présent à la rencontre et le chancelier allemand a révélé la vraie nature de la campagne de l’OTAN au Kosovo. On y apprenait que les conférenciers ont réclamé une déclaration hâtive de l’indépendance du Kosovo, que la guerre en Yougoslavie était menée dans le but d’élargir l’OTAN, que la Serbie serait exclue indéfiniment du développement européen afin de justifier une présence militaire états-unienne dans la région et que l’expansion était ultimement conçue pour endiguer la Russie. [21]</p>
<p>Élément important, « <em>la guerre créait une raison d’être pour la perpétuité de l’OTAN dans un monde d’après-guerre froide, alors que l’organisation tentait désespérément de justifier son existence et son désir d’expansion</em> ». En outre, « <em>les Russes avaient assumé que l’OTAN se dissoudrait à la fin de la Guerre froide. Au contraire, non seulement l’OTAN s’est élargie, elle est allée en guerre en raison d’une dispute interne dans un pays slave d’Europe de l’Est</em> ». Cela a été vu comme une grande menace. Ainsi, « <em>la guerre de 1999 contre la Yougoslavie est à l’origine de bien des tensions entre les États-Unis et la Russie au cours de la dernière décennie</em> ». [22]</p>
<h2>La guerre au terrorisme et le Project for the New American Century (PNAC)</h2>
<p>Lorsque Bill Clinton est devenu président, les faucons néoconservateurs de l’administration de George H.W. Bush on formé un cercle de réflexion appelée <em>Project for the New American Century</em> <strong>(Projet pour un nouveau siècle états-unien)</strong> ou PNAC. En 2000, ils ont publié un rapport intitulé Rebuilding America’s Defenses: Strategy, Forces, and Resources for a New Century. (Reconstruire la défense des États-Unis : stratégie, forces et ressources pour un nouveau siècle). En se basant sur le document Defense Policy Guidance (Guide de la politique de défense) ils ont déclaré que «<em> les États-Unis doivent conserver suffisamment de forces capables de se déployer rapidement et de gagner de multiples guerres de grande échelle à la fois</em> [23] ». On ajoute, qu’« <em>il est nécessaire de conserver suffisamment de forces de combat pour mener et gagner de nombreuses guerres de théâtre presque simultanées [et que] le Pentagone a besoin de commencer à calculer la force nécessaire pour protéger, indépendamment et en tout temps, les intérêts états-uniens en Europe, en Asie de l’Est et dans le Golfe</em> ». [25]</p>
<p>Fait intéressant, le document indiquait que « <em>depuis des décennies, les États-Unis ont cherché à jouer un rôle davantage permanent en matière de sécurité dans la région du Golfe. Alors que le conflit irrésolu avec l’Irak fournit une justification immédiate, la nécessité d’une force états-unienne substantielle dans le Golfe transcende la question du régime de Saddam Hussein</em> [26] ». Cependant, en préconisant une importante augmentation des dépenses en défense ainsi que l’expansion de l’empire états-unien autour du globe, incluant la puissante destruction de nombreux pays par de grandes guerres de théâtre, le rapport mentionnait qu’« <em>en outre, le processus de transformation, même s’il apporte des changements révolutionnaires, sera probablement de longue durée s’il ne se produit pas d’événement catastrophique et catalyseur, comme un nouveau Pearl Harbor</em> [27] ». Cet événement s’est produit un an plus tard, lors des attentats du 11 septembre. De nombreux auteurs du rapport et membres du PNAC étaient devenus des représentants de l’administration Bush et étaient en position convenable pour mettre leur « <em>projet</em> » à exécution après l’avènement de leur « <em>nouveau Pearl Harbor</em> ».</p>
<p>Les plans pour la guerre étaient « <em>déjà en développement par les boîtes de réflexion d’extrême-droite dans les années 1990, des organisations au sein desquelles des combattants de la Guerre froide issus du cénacle des services secrets, des églises évangéliques et des compagnies de pétrole et d’armement formulaient des plans consternants pour un nouvel ordre mondial</em> ». Afin d’y arriver, « <em>les États-Unis auraient besoin d’utiliser tous les moyens – diplomatiques, économiques et militaires, même des guerres d’agression – pour avoir le contrôle à long terme des ressources de la planète et la capacité d’assurer la faiblesse de tout rival potentiel</em> ».</p>
<p>Parmi les personnes impliquées dans le PNAC et les plans impériaux on trouve “Dick Cheney – vice-président; Lewis Libby – chef d’état-major de M. Cheney; Donald Rumsfeld – secrétaire à la Défense; Paul Wolfowitz – secrétaire de M. Rumsfeld; Peter Rodman – chargé des Affaires de Sécurité mondiale; John Bolton – secrétaire d’État pour le contrôle des armements; Richard Armitage – adjoint du secrétaire d’État; Richard Perle – ancien adjoint du secrétaire à la Défense sous Reagan, aujourd’hui à la tête du Defense Policy Board (conseil des politiques de Défense); William Kristol – directeur du PNAC et conseiller de M. Bush, connu comme le cerveau du président et Zalmay Khalilzad », qui est devenu ambassadeur et en Afghanistan et en Irak après les changements de régimes [28].</p>
<h2>Le « <em>grand échiquier</em> » de Brzezinski </h2>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/ancien-conseiller-a-la-securite-nationale-des-etats-unis-zbigniew-brzezinski.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2490" title="Ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis : Zbigniew Brzezinski" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/ancien-conseiller-a-la-securite-nationale-des-etats-unis-zbigniew-brzezinski.jpg?w=300" alt="" width="300" height="210" /></a>Le stratégiste faucon par excellence, Zbigniew Brzezinski, co-fondateur de la Commission trilatérale avec David Rockefeller, ancien conseiller à la Sécurité nationale et architecte clé de la politique étrangère sous Jimmy Carter, est également l’auteur d’un livre sur la géostratégie états-unienne. M. Brzezinski est par ailleurs membre du Council on Foreign Relations, du groupe Bilderberg et a aussi été membre du conseil d’administration d’Amnistie internationale, du Conseil de l&#8217;Atlantique et de National Endowment for Democracy (NED). À l’heure actuelle, il est administrateur et conseiller au Center for Strategic and International Studies (CSIS), un important cercle de réflexion états-unien.</p>
<p>Dans son livre <em>Le grand échiquier</em>, paru en 1997, Brzezinski a tracé les grandes lignes  d’une stratégie pour les États-Unis dans le monde. Il a écrit : « <em>Pour les États-Unis, le grand prix politique est l’Eurasie. Depuis un demi-millénaire, les affaires mondiales ont été dominées par les pouvoirs eurasiens et les peuples qui se sont battus entre eux pour la domination régionale et ont aspiré au pouvoir mondial.</em> » Il ajoute, « la façon dont les États-Unis “s’y prennent” avec l’Eurasie est critique. L’Eurasie constitue le plus grand continent du globe et représente un axe géopolitique. Un pouvoir dominant l’Eurasie contrôlerait deux des trois régions du monde les plus avancées et les plus productives sur le plan économique. Un simple coup d’œil sur la carte suggère également que la domination de l’Eurasie impliquerait presque systématiquement la subordination de l’Afrique [29].</p>
<p>Il poursuit l’élaboration d’une stratégie pour l’empire états-unien en affirmant qu’« il est impératif qu’aucun opposant eurasien n’émerge, et soit capable de dominer l’Eurasie et, par conséquent, de défier les États-Unis. L’objectif de ce livre est donc de formuler une géostratégie eurasienne approfondie et intégrée [30] ». Il explique : « <em>Deux étapes fondamentales sont donc requises : premièrement, identifier les États eurasiens dynamiques sur le plan géostratégique ayant le pouvoir de provoquer un changement potentiellement important dans la distribution internationale du pouvoir et de déchiffrer les principaux objectifs extérieurs de leurs élites politiques respectives et les conséquences probables de ces aspirations; deuxièmement, formuler des politiques spécifiquement états-uniennes pour compenser, coopter et/ou contrôler ce qui précède</em> [31]. »</p>
<p>Cela signifie qu’il est primordial d’identifier les États qui seraient de potentiels pivots sur lesquels l’équilibre des puissances de la région mettrait fin à la sphère d’influence états-unienne, et qu’il faut ensuite « <em>compenser, coopter et/ou contrôler</em> » de tels États et de telles circonstances. L’Iran serait un exemple : il est l’un des plus grands producteurs de pétrole du monde et détient une position stratégique significative dans l’axe de l’Europe, de l’Asie et du Moyen-Orient. L’Iran pourrait détenir la capacité de modifier l’équilibre des puissances en Eurasie s’il s’alliait étroitement à la Russie ou à la Chine, ou les deux, en leur offrant un important approvisionnement en pétrole de même qu’une sphère d’influence dans le Golfe, rivalisant ainsi l’hégémonie états-unienne dans la région.</p>
<p>M. Brzezinski a supprimé toute subtilité de ses penchants impérialistes et écrit : « <em>Afin de l’exprimer dans une terminologie rappelant l’âge davantage brutal des anciens empires, les trois grands impératifs de la géostratégie sont : prévenir la collusion et maintenir la dépendance sécuritaire entre les vassaux, préserver la protection des tributaires et leur caractère influençable, et finalement empêcher les barbares de s’unir</em> [32]. »</p>
<p>Brzezinski fait référence aux républiques d’Asie centrale sous le nom « <em>Balkans eurasiens</em> » en écrivant : « <em>De plus, d’un point de vue sécuritaire et sur le plan des ambitions historiques elles [républiques d’Asie centrale] sont importantes pour au moins trois de leurs voisins immédiats les plus puissants, à savoir, la Russie, la Turquie et l’Iran, ainsi que pour la Chine, qui démontre un intérêt politique accru envers la région. Mais les Balkans eurasiens constituent un trésor économique potentiel et sont infiniment plus importants pour cette raison : une énorme concentration de gaz naturel et de réserves de pétrole se trouve dans cette région, en plus d’importants minéraux, dont l’or</em> [33]. » Il ajoute :« <em>Il s’ensuit que l’intérêt principal des États-Unis est d’aider à s’assurer qu’aucun pouvoir à lui seul arrive à contrôler cet espace géopolitique et que la communauté internationale y ait accès économiquement et financièrement, sans entraves</em> [34] ». Voilà un illustre exemple du rôle des États-Unis en tant qu’engin impérial : le pays pratique une politique étrangère impériale conçue pour maintenir ses positions stratégiques, mais dont le but « <em>infiniment plus important</em> » est d’abord, de sécuriser le « <em>trésor économique</em> » pour la « <em>communauté internationale</em> ». En d’autres termes, les États-Unis constituent une hégémonie impériale œuvrant pour les intérêts financiers internationaux.</p>
<p>Brzezinski a également avertit que « <em>les États-Unis pourraient devoir déterminer la façon de composer avec les coalitions régionales qui cherchent à évincer le pays de l’Eurasie, menaçant ainsi son statut de puissance mondiale</em> [35] ». Il « <em>met au premier plan la tactique et la manipulation afin de prévenir l’émergence d’une coalition hostile qui pourrait tôt ou tard chercher à défier la primauté états-unienne</em> ». Ainsi, « <em>la tâche la plus urgente consiste à s’assurer qu’aucun État ou ensemble d’États acquière la capacité d’expulser les États-Unis de l’Eurasie ou même de diminuer de manière significative son rôle décisif d’arbitre</em> [36] ».</p>
<h2>La guerre au terrorisme et l’impérialisme excessif</h2>
<p>En 2000, le Pentagone a publié un document appelé Joint Vision 2020, qui expose brièvement un projet destiné à accomplir ce qu’ils nomment « <em>Full Spectrum Dominance</em> » (domination sous tous ses aspects), en tant que modèle pour le département de la Défense dans le futur. « <em>La domination sous tous ses aspects signifie la capacité des forces états-uniennes, agissant seules ou avec des alliés, de vaincre n’importe quel adversaire et de contrôler n’importe quelle situation pour l’ensemble des opérations militaires.</em> » Le rapport «  <em>aborde la domination sous tous ses aspects dans l’ensemble des conflits, de la guerre nucléaire aux grandes guerres de théâtre, en passant par les contingences de plus petite échelle. Il touche également aux situations imprécises comme le maintien de la paix et l’aide humanitaire n’impliquant pas de combat</em> ». On mentionne également «<em> le développement d’un réseau d’informations mondial offrant un environnement propice à la supériorité décisionnelle</em> [37] ».</p>
<p>Comme l’expliquait l’économiste politique Ellen Wood, « <em>la domination sans frontières de l’économie mondiale et des nombreux États qui l’administrent nécessite une action militaire sans fin, dans l’intention ou dans le temps</em> [38] ». Elle ajoute : « <em>La domination impériale dans une économie capitaliste mondiale requière un équilibre délicat et contradictoire entre l’abolition de la compétition et le maintien des conditions qui génèrent des marchés et des profits dans les économies en compétition. Il s’agit des contradictions les plus fondamentales du nouvel ordre mondial</em> [39]. »</p>
<p>Après le 11 septembre, la « <em>doctrine Bush</em> » a été mise en place. Elle réclamait « <em>un droit exclusif et unilatéral à l’attaque préventive, partout et en tout temps, libre de tout accord international, afin de s’assurer que</em> <em>leurs forces seront assez fortes pour dissuader des adversaires potentiels de se développer militairement dans l’espoir de surpasser ou d’égaler la puissance des États-Unis</em> [40] ».</p>
<p>L’OTAN a entrepris la première invasion terrestre de toute son histoire avec l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan en octobre 2001. En réalité, la guerre afghane avait été planifiée avant les événements du 11 septembre, avec la rupture d’un important marché de pipeline entre des compagnies pétrolières occidentales et les talibans. La guerre en soi a été orchestrée en été 2001, avec le plan fonctionnel pour aller en guerre à la mi-octobre [41].</p>
<p>D’un point de vu géopolitique, l’Afghanistan est extrêmement important, car « <em>le transport de tout le combustible fossile du bassin de la mer Caspienne à travers la Russie ou l’Azerbaïdjan accroîtrait énormément le contrôle politique et économique de la Russie sur les républiques d’Asie centrale, ce que l’Ouest a précisément tenté de prévenir pendant 10 ans. Le faire passer par l’Iran enrichirait un régime que les États-Unis cherchent à isoler. Envoyer le combustible par le long chemin de la Chine, en passant complètement à côté des considérations stratégiques, se ferait à un coût prohibitif. Si les pipelines passaient toutefois par l’Afghanistan, cela permettrait aux États-Unis de poursuivre à la fois son objectif de “diversification de l’approvisionnement énergétique” et de pénétrer les marchés les plus lucratifs du monde</em> [42] ».</p>
<p>Comme le soulignait le San Francisco Chronicle, à peine deux semaines après les attaques du 11 septembre, « <em>au-delà de la détermination états-unienne de se venger des auteurs de l’attentat, au-delà de la probabilité de batailles interminables provoquant davantage de pertes civiles dans les mois et les années à venir, les enjeux cachés dans la guerre au terrorisme peuvent se résumer en un seul mot : pétrole</em> ». Le quotidien explique en outre que « <em>la carte des sanctuaires de terroristes et des cibles au Moyen-Orient et en Asie centrale est également, dans une mesure extraordinaire, la carte des principales sources d’énergie mondiales au 21<sup>e</sup> siècle. La défense de ces ressources énergétiques, au lieu d’être une simple confrontation entre l’Islam et l’Ouest – sera la première étincelle du conflit mondial qui perdurera dans les prochaines décennies</em> ».</p>
<p>Au nombre des multiples États notables où il y a un croisement entre le terrorisme, le pétrole et les réserves de gaz, et qui sont d’une importance capitale pour les États-Unis et l’Ouest, on trouve l’Arabie Saoudite, la Lybie, le Bahreïn, les Émirats du Golfe, l’Iran, l’Irak, l’Égypte, le Soudan, l’Algérie, le Turkménistan, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, la Tchétchénie, la Géorgie et l’est de la Turquie. Fait marquant, « <em>cette région compte plus de 65 % de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel</em> ». Aussi, « <em>inévitablement, bien des gens verront la guerre contre le terrorisme comme une guerre pour le compte des états-uniennes Chevron, ExxonMobil et Arco, de la française TotalFinaElf; de la britannique British Petroleum et de la et néerlandaise Royal Dutch Shell et d’autres géantes multinationales, lesquelles ont investi des centaines de milliards de dollars dans la région</em> [43] ».</p>
<p>Ce n’est pas un secret que la guerre en Irak était étroitement liée au pétrole. À l’été 2001, Dick Cheney a organisé une Energy Task Force (unité d’intervention sur l’énergie), qui constituait une série de rencontres extrêmement secrètes, où l’on déterminait la politique énergétique des États-Unis. Lors de ces rencontres, ainsi que par divers moyens de communication, M. Cheney et ses assistants se sont entretenus avec de hauts représentants et des dirigeants de Shell Oil, British Petroleum (BP), Exxon Mobil, Chevron, et Conoco [44]. Lors de la réunion qui s’est tenue avant le 11 septembre et avant que l’on ne mentionne une guerre en Irak, des documents traitant des champs pétrolifères, des pipelines, des raffineries et des terminaux ont été présentés et ont fait l’objet de discussions. « <em>Sur des documents saoudiens et émiratis figurait également une carte de tous les champs pétrolifères, pipelines, raffineries et terminaux pétroliers de chaque pays</em> [45]. » Depuis, Royal Dutch Shell et British Petroleum ont toutes deux reçu d’importants contrats pour développer les champs pétrolifères iraquiens [46]. </p>
<p>La guerre en Irak, tout comme la guerre en Afghanistan, servent des intérêts stratégiques dans cette région : en grande partie, des intérêts spécifiquement états-uniens, et, en général, des intérêts impériaux de l’Occident. Ces guerres ont été particulièrement conçues pour éliminer, menacer ou endiguer les pouvoirs régionaux, ainsi que pour y instaurer directement plusieurs douzaines de bases militaires, établissant ainsi, de manière ferme, une présence impériale. Le but de cette entreprise vise largement les joueurs important de la région et tend spécifiquement à encercler la Russie et la Chine et à menacer leur accès aux réserves régionales de pétrole et de gaz. L’Iran est désormais cerné, par l’Irak d’un côté et l’Afghanistan de l’autre.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>La première partie de cet essai a tracé les grandes lignes de la stratégie impériale des États-Unis et de l’OTAN visant à entrer dans le nouvel ordre mondial après le démantèlement de l’Union Soviétique. Le but principal visait à encercler la Russie et la Chine et à prévenir l’émergence d’une nouvelle superpuissance. Les États-Unis devaient agir à titre d’hégémonie impériale, servant les intérêts financiers internationaux dans l’imposition d’un nouvel ordre mondial. La prochaine partie de cet essai examine les « <em>révolutions de couleur</em> » à travers l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, lesquelles perpétuent la politique d’endiguement de la Russie et de la Chine, en contrôlant l’accès aux principales réserves de gaz naturel et leurs voies de transport. Les « <em>révolutions de couleur</em> » ont été une force cruciale de la stratégie géopolitique, et leur analyse est  essentielle à la compréhension du nouvel ordre mondial.</p>
<p><em><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x86fy4"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x86fy4" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object> </p>
<p></em>Article original en anglais: <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=15686" target="_new">An Imperial Strategy for a New World Order</a>, publié le 16 octobre 2009.</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>[1]           Tyler, Patrick E. U.S. Strategy Plan Calls for Insuring No Rivals Develop: A One Superpower World. The New York Times: March 8, 1992. <a href="http://work.colum.edu/~amiller/wolfowitz1992.htm">http://work.colum.edu/~amiller/wolfowitz1992.htm</a></p>
<p>[2]           Louis Sell, Slobodan Milosevic and the Destruction of Yugoslavia. Duke University Press, 2002: Page 28. Michel Chossudovsky, Dismantling Former Yugoslavia, Recolonizing Bosnia-Herzegovina. Global Research: February 19, 2002: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370</a></p>
<p>[3]           Michel Chossudovsky, Dismantling Former Yugoslavia, Recolonizing Bosnia-Herzegovina. Global Research: February 19, 2002: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370</a></p>
<p>[4]           David Binder, Yugoslavia Seen Breaking Up Soon. The New York Times: November 28, 1990</p>
<p>[5]           Ian Traynor, Croat general on trial for war crimes. The Guardian: March 12, 2008: <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2008/mar/12/warcrimes.balkans">http://www.guardian.co.uk/world/2008/mar/12/warcrimes.balkans</a></p>
<p>[6]           Adam LeBor, Croat general Ante Gotovina stands trial for war crimes. The Times Online: March 11, 2008: <a href="http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article3522828.ece">http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article3522828.ece</a></p>
<p>[7]           Brendan O’Neill, &#8216;You are only allowed to see Bosnia in black and white&#8217;. Spiked: January 23, 2004: <a href="http://www.spiked-online.com/Articles/0000000CA374.htm">http://www.spiked-online.com/Articles/0000000CA374.htm</a></p>
<p>[8]           Richard J. Aldrich, America used Islamists to arm the Bosnian Muslims. The Guardian: April 22, 2002: <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2002/apr/22/warcrimes.comment/print">http://www.guardian.co.uk/world/2002/apr/22/warcrimes.comment/print</a></p>
<p>[9]           Tim Judah, German spies accused of arming Bosnian Muslims. The Telegraph: April 20, 1997: <a href="http://www.serbianlinks.freehosting.net/german.htm">http://www.serbianlinks.freehosting.net/german.htm</a></p>
<p>[10]         Charlotte Eagar, Invisible US Army defeats Serbs. The Observer: November 5, 1995: <a href="http://charlotte-eagar.com/stories/balkans110595.shtml">http://charlotte-eagar.com/stories/balkans110595.shtml</a></p>
<p>[11]         Gary Wilson, New reports show secret U.S. role in Balkan war. Workers World News Service: 1996: <a href="http://www.workers.org/ww/1997/bosnia.html">http://www.workers.org/ww/1997/bosnia.html</a></p>
<p>[12]         IAC, The CIA Role in Bosnia. International Action Center: <a href="http://www.iacenter.org/bosnia/ciarole.htm">http://www.iacenter.org/bosnia/ciarole.htm</a></p>
<p>[13]         History Commons, Serbia and Montenegro: 1996-1999: Albanian Mafia and KLA Take Control of Balkan Heroin Trafficking Route. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[14]         History Commons, Serbia and Montenegro: 1997: KLA Surfaces to Resist Serbian Persecution of Albanians. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[15]         History Commons, Serbia and Montenegro: February 1998: State Department Removes KLA from Terrorism List. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[16]         Marcia Christoff Kurop, Al Qaeda&#8217;s Balkan Links. The Wall Street Journal: November 1, 2001: <a href="http://www.freerepublic.com/focus/fr/561291/posts">http://www.freerepublic.com/focus/fr/561291/posts</a></p>
<p>[17]         Global Research, German Intelligence and the CIA supported Al Qaeda sponsored Terrorists in Yugoslavia. Global Research: February 20, 2005: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=431">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=431</a></p>
<p>[18]         Michel Chossudovsky, Kosovo: The US and the EU support a Political Process linked to Organized Crime. Global Research: February 12, 2008: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8055">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8055</a></p>
<p>[19]         Andrew Gavin Marshall, Breaking Yugoslavia. Geopolitical Monitor: July 21, 2008: <a href="http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-07-21/breaking-yugoslavia/">http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-07-21/breaking-yugoslavia/</a></p>
<p>[20]         AEI, Is Euro-Atlantic Integration Still on Track? Participant List. American Enterprise Institute: April 28-30, 2000: <a href="http://www.aei.org/research/nai/events/pageID.440,projectID.11/default.asp">http://www.aei.org/research/nai/events/pageID.440,projectID.11/default.asp</a></p>
<p>[21]         Aleksandar Pavi, Correspondence between German Politicians Reveals the Hidden Agenda behind Kosovo&#8217;s &#8220;Independence&#8221;. Global Research: March 12, 2008: <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8304">http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8304</a></p>
<p>[22]         Stephen Zunes, The War on Yugoslavia, 10 Years Later. Foreign Policy in Focus: April 6, 2009: <a href="http://www.fpif.org/fpiftxt/6017">http://www.fpif.org/fpiftxt/6017</a></p>
<p>[23]         PNAC, Rebuilding America’s Defenses. Project for the New American Century: September 2000, page 6: <a href="http://www.newamericancentury.org/publicationsreports.htm">http://www.newamericancentury.org/publicationsreports.htm</a></p>
<p>[24]         Ibid. Page 8</p>
<p>[25]         Ibid. Page 9</p>
<p>[26]         Ibid. Page 14</p>
<p>[27]         Ibid. Page 51</p>
<p>[28]         Margo Kingston, A think tank war: Why old Europe says no. The Sydney Morning Herald: March 7, 2003: <a href="http://www.smh.com.au/articles/2003/03/07/1046826528748.html">http://www.smh.com.au/articles/2003/03/07/1046826528748.html</a></p>
<p>[29]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Pages 30-31</p>
<p>[30]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page xiv</p>
<p>[31]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 41</p>
<p>[32]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 40</p>
<p>[33]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 124</p>
<p>[34]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 148</p>
<p>[35]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 55</p>
<p>[36]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 198</p>
<p>[37]         Jim Garamone, Joint Vision 2020 Emphasizes Full-spectrum Dominance. American Forces Press Service: June 2, 2000:<br />
 <a href="http://www.defenselink.mil/news/newsarticle.aspx?id=45289">http://www.defenselink.mil/news/newsarticle.aspx?id=45289</a></p>
<p>[38]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 144</p>
<p>[39]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 157</p>
<p>[40]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 160</p>
<p>[41]         Andrew G. Marshall, Origins of Afghan War. Geopolitical Monitor: September 14, 2008:<br />
<a href="http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-09-14/origins-of-the-afghan-war/">http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-09-14/origins-of-the-afghan-war/</a></p>
<p>[42]         George Monbiot, America&#8217;s pipe dream. The Guardian: October 23, 2001:<br />
<a href="http://www.guardian.co.uk/world/2001/oct/23/afghanistan.terrorism11">http://www.guardian.co.uk/world/2001/oct/23/afghanistan.terrorism11</a></p>
<p>[43]         Frank Viviano, Energy future rides on U.S. war. San Francisco Chronicle: September 26, 2001:<br />
<a href="http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/chronicle/archive/2001/09/26/MN70983.DTL">http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/chronicle/archive/2001/09/26/MN70983.DTL</a></p>
<p>[44]         Dana Milbank and Justin Blum, Document Says Oil Chiefs Met With Cheney Task Force. Washington Post: November 16, 2005:<br />
<a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/11/15/AR2005111501842_pf.html">http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/11/15/AR2005111501842_pf.html</a></p>
<p>[45]         Judicial Watch, CHENEY ENERGY TASK FORCE DOCUMENTS FEATURE MAP OF IRAQI OILFIELDS. Commerce Department: July 17, 2003: <a href="http://www.judicialwatch.org/printer_iraqi-oilfield-pr.shtml">http://www.judicialwatch.org/printer_iraqi-oilfield-pr.shtml</a></p>
<p>[46]         TERRY MACALISTER, Criticism as Shell signs $4bn Iraq oil deal. Mail and Guardian: September 30, 2008: <a href="http://www.mg.co.za/article/2008-09-30-criticism-as-shell-signs-4bn-iraq-oil-deal">http://www.mg.co.za/article/2008-09-30-criticism-as-shell-signs-4bn-iraq-oil-deal</a></p>
<p> Al-Jazeera, BP group wins Iraq oil contract. Al Jazeera Online: June 30, 2009: <a href="http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/06/200963093615637434.html">http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/06/200963093615637434.html</a></p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
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<title><![CDATA[En Corée du Nord, la situation des droits de l’homme reste très alarmante]]></title>
<link>http://nethumanitaires.wordpress.com/2009/11/20/en-coree-du-nord-la-situation-des-droits-de-l%e2%80%99homme-reste-tres-alarmante/</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 11:28:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>nethumanitaires</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le non-respect des droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée (RPDC) était un s]]></description>
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<title><![CDATA[Première Urgence - Un Responsable Technique Médical, en Corée du Nord.]]></title>
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<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 15:39:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>nethumanitaires</dc:creator>
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<description><![CDATA[En étroite coordination avec le chef de mission, le Responsable Technique Médical veille au respect ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[En étroite coordination avec le chef de mission, le Responsable Technique Médical veille au respect ]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Il y a 20 ans, le Mur]]></title>
<link>http://seoulparis.com/2009/11/09/il-y-a-20-ans-le-mur/</link>
<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 22:35:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>yonggook</dc:creator>
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<description><![CDATA[Au moment où le monde entier célèbre le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, la réunific]]></description>
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<title><![CDATA[Le désarmement nucléaire et la politique]]></title>
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<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 14:40:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/le-desarmement-nucleaire-et-la-politique/</guid>
<description><![CDATA[Le désarmement nucléaire a refait surface ces derniers temps, pourtant les discussions donnent la dé]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Le désarmement nucléaire a refait surface ces derniers temps, pourtant les discussions donnent la désagréable impression d’isoler le nucléaire du contexte politique. De faire comme si le désarmement n’était qu’une question de contrôle, de vérifiabilité sans s’intéresser aux intérêts politiques des parties en présence.</strong></p>
<p><strong><a rel="attachment wp-att-2081" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/le-desarmement-nucleaire-et-la-politique/sous-marin-nucleaire/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2081" title="sous-marin nucléaire" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/sous-marin-nucleaire.jpg" alt="sous-marin nucléaire" width="450" height="360" /></a><br />
</strong></p>
<p>Dès la fin de la seconde guerre mondiale et la démonstration de l’efficacité dévastatrice de la bombe A, la question du contrôle des technologies nucléaires s’est posée. En 1946, les États-Unis proposèrent, avec <a href="http://www.state.gov/r/pa/ho/time/cwr/88100.htm" target="_blank">le plan Baruch</a>, de placer la technologie nucléaire sous le contrôle de l’ONU et de détruire toute les armes atomiques. Ce fut un échec entre autres attribuable au manque de crédibilité de l’ONU dominé par les Américains vis à vis des Soviétiques. <strong>Question éminemment politique s’il en est</strong>. Ces derniers se chargèrent bien vite de mettre fin au monopole américain. Trois ans après Hiroshima, le 29 août 1949, la première bombe atomique soviétique explose. La mécanique de la prolifération est en marche, si les soviétiques ont pu progresser si vite, c’est grâce à l’espionnage. A peine quelques années après sa naissance, la bête est déjà incontrôlable.</p>
<p>Si Washington ne pouvait empêcher les soviétiques d’avoir la bombe, alors il fallait au moins garder le monopole à l’ouest. En fait, il était d’autant plus important de garder le monopole à l’ouest que l’URSS serait, au cours des années 50, à même de frapper les États-Unis directement. Il faut garder le contrôle de l’escalade et accepter des puissances nucléaires autonomes en Europe, ce qui va à l’encontre de cet objectif. Encore une fois, ce fut un échec: les États-Unis devront s’accommoder des bombes britanniques et surtout françaises. Le problème devient de plus en plus difficile avec le développement des applications civiles du nucléaire, qui encore plus complexe, pose le problème de la diffusion des technologies. En 1964, la Chine rejoint le club des puissances nucléaires.</p>
<p>Pourquoi tant d’intérêts pour ces armes? Pourquoi ces investissements colossaux? Parce que l’arme nucléaire apporte une rupture quantitative sans précédent. Là où les alliés devaient utiliser plusieurs milliers de bombardiers et déverser des tonnes de bombes, un seul avion, une seule arme suffit désormais. En rendant possible et économique la destruction totale d’un pays, l’anéantissement instantanée d’une armée, la « bombe » altère radicalement tout les calculs politiques et militaire. Désormais, comme le démontrera la crise de Suez en 1956, il y a les puissances nucléaires et les autres. Le prestige attaché à la possession de ces armes, l’assurance qu’elles donnent contre une attaque mettant en cause la survie même de l’État, justifient leur acquisition.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2083" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/le-desarmement-nucleaire-et-la-politique/les-corees-situation-geostrategique-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2083" title="les Corées situation géostratégique" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/les-corees-situation-geostrategique1.jpg" alt="les Corées situation géostratégique" width="450" height="864" /></a></p>
<p>Pourtant, alors que la prolifération incontrôlée pouvait sembler inévitable, le traité de non-prolifération signé en 1968 vient freiner le mouvement. Il limite à cinq le nombre de puissances nucléaires officielles et organise un régime de contrôle de la technologie nucléaire. Malgré ses faiblesses, il a plus ou moins réussi, la plupart des signataires n’ayant pas franchie le seuil nucléaire. Mais aujourd’hui, le monde doit tout de même compter avec 8 puissances nucléaires certaines plus le cas ambigu de la Corée du Nord. Le traité a été violé par trois États: la Corée du Nord, l’Iran et la Lybie.</p>
<p>Alors que 189 États ont signés le traité de non-prolifération, pourquoi d’autres trouvent-ils intérêt à acquérir des armes nucléaires?</p>
<p><strong>Premier constat.</strong> c’est évidemment le contexte politique qui joue un rôle primordial. Il peut être intéressant pour les Etats de jouer la carte de la coopération. Pourquoi en effet se lancer dans une ruineuse aventure s’il n’existe pas de menaces immédiates, qu’aucun autre pays n’est doté de ces armes dans la région considérée, qu’il n’y a pas d’aspiration au leadership régional et que la puissance économique et militaire relative du pays dans le monde exclue l’entrée dans le club des grandes puissances globales? Dans ces conditions, signer le traité et s’engager avec ses voisins devient intéressant. L’adhésion permet à la fois de bénéficier de transferts de technologies, de développer les applications civiles et de garantir que les voisins feront de même.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2084" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/le-desarmement-nucleaire-et-la-politique/iran_atome-5-d280e/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2084" title="Iran : les sites nucléaires civils, militaires et paramilitaires" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/iran_atome-5-d280e.jpg" alt="Iran : les sites nucléaires" width="450" height="557" /></a>A l’inverse, si comme le gouvernement de la République Islamique d’Iran, vous vous sentez menacés aux frontières et entourés d’ennemis, que vous aspirez à devenir la puissance dominante dans votre région où il existe déjà une puissance nucléaire hostile, et qu’en bonus le programme nucléaire renforce le prestige du régime à l’extérieur comme à l’intérieur, l’équation change. Si comme l’Afrique du Sud durant l’apartheid, vous êtes isolés au niveau international, entouré d’adversaires en Afrique australe, il est intéressant d’acheter une assurance. Si les conditions politiques changent, ce calcul coût/bénéfice change aussi et le programme est abandonné.</p>
<p><strong>Deuxième constat.</strong> si la Chine en 1964 pouvait obtenir la Bombe, si la Corée du nord peut aujourd’hui faire du chantage avec cette arme, <a href="http://www.fas.org/nuke/guide/rsa/nuke/index.html" target="_blank">si l’Afrique du Sud soumis à un embargo international</a> pouvait tout de même arriver à un stade avancé dans son programme, il est douteux qu’on puisse véritablement empêcher un Etat qui le désire d’acquérir l’arme nucléaire. Il est possible d’en augmenter le coût en mettant des obstacles, en sanctionnant les comportements jugés répréhensibles (mais par qui?) et donc d’altérer un peu le calcul coût/bénéfice. Mais ces cinquantes dernières années ont amplement démontré qu’il était possible de persévérer sur le chemin du nucléaire dans les pires conditions.</p>
<p>Par conséquent, il paraît assez vain de discuter du désarmement nucléaire en vase clos, en refusant de considérer le contexte politique plus large. Un véritable désarmement ne peut s’obtenir qu’en altérant les variables fondamentales du calcul politique. Il n’est guère surprenant que le pays disposant de la force militaire la plus écrasante entame le refrain du désarmement nucléaire; en toute logique, ce n’est point l’intérêt de ces rivaux qui eux modernisent leurs arsenaux pour faire face à cette supériorité. Les grandes puissances craignent le pouvoir égalisateur de l’atome; au contraire de tous celles insatisfaites ou placées dans une situation qu’elles jugent intolérables, veulent ce pouvoir.</p>
<p><strong>Pour avoir une chance d’aboutir,</strong> l<strong>e désarmement nucléaire doit donc nécessairement s’intégrer dans une architecture globale de la sécurité mondiale prenant en compte les intérêts des uns et des autres. L’actualité le confirme avec les allusions périodiques à un « <em>grand bargain</em> » entre les États-Unis et l’Iran qui redéfinirait intégralement les relations entre les deux pays. Le nucléaire ne cessera jamais d’être politique.</strong></p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Nihil novi sub sole</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Trois jours de sursis …]]></title>
<link>http://ulicecaroandco.wordpress.com/2009/11/02/trois-jours-de-sursis-%e2%80%a6/</link>
<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 18:25:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ulice, Caro &#38; Co ...</dc:creator>
<guid>http://ulicecaroandco.wordpress.com/2009/11/02/trois-jours-de-sursis-%e2%80%a6/</guid>
<description><![CDATA[Presque 60 ans qu’ils ne s’étaient pas revus, appelés ou même écrits. Presque 60 ans que leur pays e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Presque 60 ans</strong> qu’ils ne s’étaient pas revus, appelés ou même écrits.</p>
<p><strong>Presque 60 ans</strong> que leur pays est coupé en deux sans aucune communication possible entre les populations du Nord et celles du Sud.</p>
<p><strong>Presque 60 ans</strong> qu’une frontière infranchissable sépare, vous l’aurez compris, la Corée du Nord de la Corée du Sud.</p>
<p><strong>Ces faits et dates en tête,</strong> vous pouvez alors facilement imaginer l’émotion qu’ont ressenti 97 sud-coréens fin septembre lorsqu’ils ont été autorisés à retrouver leurs proches pendant 3 jours et 2 nuits !!!</p>
<p><strong>Ces retrouvailles familiales</strong> ne sont cependant pas les 1ères en date puisqu’elles ont commencé à être organisées en 2000 après un sommet inter-coréen historique, avant d’être gelées par le Nord après l’arrivée aux commandes à Séoul du président Lee Myung-bak, plus dur avec le gouvernement nord-coréen, notamment sur le nucléaire.</p>
<p><strong>Les dernières réunions entre familles</strong> dataient d’octobre 2007 et si la Corée du Nord a accepté de les reprendre, c’est que la pression internationale s’accroît sur Pyongyang pour qu’elle revienne à la table des discussions sur son désarmement. </p>
<p>                                                                                    <img class="alignnone size-full wp-image-174" title="Foto Trois jours de sursis" src="http://ulicecaroandco.wordpress.com/files/2009/11/foto-trois-jours-de-sursis.jpg" alt="Foto Trois jours de sursis" width="130" height="82" /></p>
<p><strong>Vous vous en doutez,</strong> les histoires de ces 97 retrouvailles sont toutes dures et touchantes mais c’est celle de Lee Seung-doo qui m’a le plus marquée. Jeune militaire engagé dans l’armée nord-coréenne, il pense retrouver les siens à la fin de la guerre de Corée, en 1953.</p>
<p><strong>C’est sans compter sur</strong> son arrestation par l’armée américaine (soutien des voisins du Sud) et ses 2 années d’incarcération dans un camp. A sa sortie, il est déjà devenu impossible de traverser la « frontière », cette zone militarisée qui coupe en deux la péninsule coréenne depuis 1945.</p>
<p><strong>Jusqu’ici,</strong> l’histoire de Lee Seung-doo ressemble malheureusement à celle de bien d’autres de ses compatriotes. Il essaye tant bien que mal de se reconstruire une vie en Corée du Sud, sans jamais oublier sa famille du Nord.</p>
<p><strong>Simplement voilà,</strong> la déception est grande quand, après ces 3 jours et 2 nuits passés avec sa fille, il décrit aux journalistes la violence de ces retrouvailles. Et de conclure : « peut-être aurait-il mieux valu que je ne la revoie pas ».</p>
<p><strong>Lee</strong> a en effet été extrêmement choqué par le « lavage de cerveau » infligé par le gouvernement de Kim Jong-il à sa fille.</p>
<p><strong>« Elle était habillée avec</strong> des vêtements traditionnels fournis par le gouvernement nord-coréen », ajoute-t-il. « J’espérais comprendre comment ils vivent au Nord. Mais elle n’a fait que parler de Kim Jong-il, de sa grandeur, de tout ce qu’il fait pour son peuple […]. Elle m’a même fait part de son inquiétude, pour nous qui vivons au Sud, dans une prétendue pauvreté. Pour elle, s’il existe un paradis, il est en Corée du Nord ».</p>
<p><strong>Et malgré les efforts de Lee</strong> pour faire comprendre à sa fille que le gouvernement de Pyongyang est une dictature, qu’elle est l’objet d’un endoctrinement implacable et méthodique, rien à faire, elle ne changera pas d’avis …</p>
<p><strong>Les retrouvailles vont continuer.</strong> La prochaine fois, ce sera au tour de 99 Nord-Coréens de rencontrer leurs familles du Sud. Mon cœur aurait tendance à suivre l’avis de Lee Seung-doo et à penser que ces réunions éphémères ne sont peut-être pas une bonne idée … Qu’elles sont surtout cause de douleurs, voire même de déceptions.</p>
<p><strong>Mais cela reviendrait à dire</strong> qu’après l’endoctrinement réussi de son peuple, Pyongyang gagnerait également cette bataille sur le peuple Sud-Coréen et sur la liberté et ça, ce n’est pas envisageable …</p>
<p><strong>Caro.</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[L’enfer du désarmement nucléaire]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/01/l%e2%80%99enfer-du-desarmement-nucleaire/</link>
<pubDate>Sun, 01 Nov 2009 22:13:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/01/l%e2%80%99enfer-du-desarmement-nucleaire/</guid>
<description><![CDATA[Par Charles Bwele À eux seuls, les États-Unis et la Russie détiennent environ 10 600 têtes nucléaire]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Charles Bwele</em></p>
<p><strong>À eux seuls, les États-Unis et la Russie détiennent environ 10 600 têtes nucléaires soit environ 60 000 à 70 000 fois la puissance d’un Hiroshima. Une telle puissance de feu est-elle réellement utile ou agréable, camarades terriens ? <em>Homo sapiens</em> ferait bien de se débarrasser plus tôt que tard de ce péril, de loin plus menaçant pour sa survie que le réchauffement climatique. Malheureusement, au-delà des vœux ardents et des multiples traités de non-prolifération, l’humanité devra longtemps composer avec ses démons nucléaires, pour de bonnes et de mauvaises raisons.</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1935" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/01/l%e2%80%99enfer-du-desarmement-nucleaire/la-bete-nucleaire/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1935" title="la bête nucléaire" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/la-bete-nucleaire.jpg" alt="la bête nucléaire" width="450" height="310" /></a></p>
<p>&#160;</p>
<h2><strong>Paix, Atome, Patrie</strong></h2>
<p>Toutes les nations directement ou indirectement impliquées dans la guerre de 1914-1918 s’étaient promises et jurées que « <em>cette fois, c’est la dernière ! </em>». La seconde guerre mondiale qui éclata 21 années plus tard fut encore plus dévastatrice et plus meurtrière. Guerre de sécession en Amérique, guerres napoléoniennes en Europe et guerres mondiales ne furent séparées que d’une vingtaine à une quarantaine d’années. Or, de 1945 à aujourd’hui, le monde a traversé 65 années avec les armes nucléaires, sans conflits directs et durables d’envergure continentale ou intercontinentale.</p>
<p>Comment aurait évolué la guerre froide en l’absence d’armes nucléaires au sein des blocs adverses: à la 14-18 ou à la 39-45 ?</p>
<p>Cette confrontation est restée glaciale parce qu’elle impliquait des acteurs plus ou moins rationnels (États-Unis, France et Royaume-Uni vs URSS), parfaitement conscients des risques encourus &#8211; comme brièvement modélisé par le blog allié <a href="http://karkemish.wordpress.com/" target="_blank">Nihil Novi Sub Sole</a> dans ses <a href="http://karkemish.wordpress.com/2009/04/07/reflexions-rapides-sur-le-nucleaire/" target="_blank"><em>Réflexions rapides sur le nucléaire</em></a><em>. </em>La fameuse « destruction mutuelle assurée » a donc incité les blocs est et ouest à constamment réfléchir plutôt qu’agir et a de facto<em> </em>empêché un « réchauffement » de cette guerre froide, alors restreinte à d’intestins délires idéologiques (le stalinisme, le maccarthysme), à des jeux d’espionnage, à des postures diplomatiques et à des externalisations sur de lointains théâtres.</p>
<p>Entre perpétuelles instabilités politiques et <em>proxy wars</em> endémiques, maintes régions du sud (Asie méridionale-centrale, Moyen-Orient, Amérique latine, Afrique centrale, orientale et australe) souffrirent des sulfureuses instrumentalisations d’une guerre glaciale au nord. Pour quelque vietnamien ou pour quelque angolaise des années 70-80, l’expression « <em>guerre froide</em> » évoque d’abord la mine terrestre qui lui a arraché un bras ou une jambe. Pour un américain ou pour une néerlandaise de la même époque, cette fameuse guerre froide évoque surtout une mission de l’agent 007 en Europe de l’est ou l’expulsion d’un attaché diplomatique travaillant pour le bloc communiste.</p>
<p>Sans toutefois empêcher des tensions politiques et des conflits limités, hybrides ou irréguliers, la détention de l’arme atomique par deux ou plusieurs acteurs rationnels impose un plafond commun de létalité.</p>
<p>En développant leurs propres forces de frappe dans les années 1960, la France et le Royaume-Uni sanctuarisèrent leurs territoires respectifs et toute l’Europe occidentale face au Pacte de Varsovie. Au Moyen-Orient, les capacités nucléaires de l’état hébreu poussèrent celui-ci et ses voisins arabes à « <em>calmer le jeu</em> » en mettant fin à leurs réguliers échanges de missiles et d’obus. Depuis qu’ils détiennent tous deux l’arme atomique, l’Inde et le Pakistan évitent les frictions militaires autrefois rituelles et s’en tiennent à de pures invectives. On peut parier qu’Israël et l’Iran, tous deux nucléarisés, normaliseront tant bien que mal leurs rapports volcaniques car si les provocations verbales sont une chose, les attaques et ripostes nucléaires en sont une toute autre.</p>
<p>Cependant, des nations apparemment rationnelles ont régulièrement eu recours aux gaz de guerre en 1914-1918. À l’époque, ces substances n’étaient guère considérées comme des armes de destruction massive mais comme des armes supplémentaires parmi tant d’autres. Dans les années 80, l’état irakien usa fréquemment de l’arme chimique contre ses administrés kurdes et contre les troupes iraniennes. Forts de leur exclusivité mondiale sur l’atome de guerre dans les années 1940, les États-Unis usèrent ouvertement du feu nucléaire contre le Japon et ouvrirent aussitôt la porte à des paradigmes stratégiques et philosophiques sans précédents. Les bombardements de Hiroshima et de Nagasaki auraient-ils été envisageables cinq à dix ans plus tard, au voisinage d’une Chine et d’une Russie également nucléarisées ? Probablement pas.</p>
<p>On le voit, un acteur irrationnel ou a priori rationnel disposant du monopole régional/mondial sur une arme de destruction massive est fortement tenté d’en user contre un ennemi « <em>au moins une fois, juste pour voir</em> ».</p>
<h2><strong>Horreur conventionnelle et cauchemar dénucléarisé</strong></h2>
<p>&#160;</p>
<p>Une arme stratégique (comme celle nucléaire) repose sur la dissuasion et ne doit donc jamais être utilisée en temps normal par un esprit rationnel, une arme tactique (comme un fusil d’assaut ou un missile de croisière) peut être utilisée en temps normal par quiconque. La preuve par les actualités: raids aériens/terrestres et opérations spéciales en temps de paix comme de guerre sont légion; chars d’assauts, avions de combat et lance-missiles se vendent comme des petits pains. À ce jour, les raids atomiques relèvent encore d’une éventualité et les réacteurs nucléaires sont suffisamment rares, coûteux et complexes pour être aisément soupçonnés ou remarqués par les agences de renseignement.</p>
<p>En l’absence complète d’armes nucléaires, pourquoi se priver d’user massivement d’ armes tactiques en cas de simple menace ou de conflit direct comme autrefois ? Assistera-t-on au développement forcené d’armes bactériologiques, chimiques, nanotechnologiques et/ou robotiques en vue de l’emporter au « <em>finish </em>» ? Affranchies des vertus diaboliques de l’arme atomique, les nations deviendront-elles plus enclines à l’aventurisme militaire et s’enliseront-elles dans de longues guerres régionales ou intercontinentales ? Ces conflits seront-ils plus meurtriers que les deux guerres mondiales du fait de la cybernétisation croissante des systèmes d’armes: informatique, réseaux, robotique, intelligence artificielle ?</p>
<p>La dénucléarisation récemment prônée avec ferveur par le président américain Barack Obama – d’où peut-être son surprenant Prix Nobel de la Paix &#8211; ne deviendrait effective et totale qu’à trois conditions:</p>
<ul>
<li>le 	démantèlement irrémédiable de toutes les installations 	nucléaires militaires,</li>
<li>la 	cessation définitive de tous les programmes nucléaires à 	orientation militaire,</li>
<li>et 	ce, sous le contrôle zélé à l’échelle planétaire d’une 	redoutable police multinationale de l’atome.</li>
</ul>
<p>Il ne reste plus qu’à espérer que ce scénario ne relève plus de la science-fiction dans les trente à cinquante prochaines années.</p>
<p>Soyons fous: trempons un orteil dans ce monde parallèle projetant sérieusement sa dénucléarisation.</p>
<p>Toutes les nations déclareront d’emblée leur bonne volonté pour peu que chacune soit la dernière à s’y mettre. Les nombreuses et inéluctables erreurs, omissions ou cachotteries dans ce processus global de désarmement nucléaire engendreront spéculation, suspicion, paranoïa et peut-être réarmement de plusieurs nations. Comment convaincre des puissances émergentes soucieuses de sanctuariser leurs territoires – souvent mais pas toujours à juste titre &#8211; du fait d’un environnement politique surplombé par les haines ethniques/religieuses ou les délires idéologiques ?</p>
<p>Comment agiront des états-voyous en quête d’un atout stratégique décisif et enchantés par ce désarmement mondial ? Que faire des non-états terroristes ou criminels recherchant activement un outil rudimentaire de chantage ou de représailles comme une bombe sale ? Comment déployer et maintenir une logistique de désarmement efficace, sûre et sécurisée pour un stock mondial d’armes nucléaires aussi volumineux que le Mont Everest ? <em>Last but not least</em>: comment garantir le bannissement définitif de l’arme nucléaire et réglementer drastiquement la science de l’atome à l’ère des réseaux et de la « <em>mondialisation noire</em> » (<em>black globalization</em>) ?</p>
<h2><strong>Intrications stratégiques et prolifération en chaîne</strong></h2>
<p>Depuis le projet Manhattan, la prolifération des savoirs et des armes nucléaires est mue d’abord par des motivations politico-stratégiques et par l’universalité des lois de la physique, puis par l’espionnage militaire et industriel, la coopération scientifique, le transfert de technologie, des « <em>copinages en douce</em> » et une ingénierie de l’atome pluri-nationale, nomade et très discrète. En effet, aucune puissance nucléaire confirmée ou émergente n’a acquis ou développé l’arme atomique en solitaire.</p>
<p>Dès lors, un pays soumis à des conditions politico-stratégiques particulièrement hostiles et/ou doté d’une masse critique <em>militech</em> suffisante finit très souvent par obtenir la bombe tant convoitée. La preuve par Israël, l’Inde, le Pakistan et la Corée du nord dans les années 1970-2000… Et par L’Iran, l’Arabie Saoudite, la Syrie, la Lybie et l’Algérie dans les années 2010-2020 ?</p>
<p>Néanmoins, des nations comme la Suisse, la Suède, l’Argentine et le Brésil ont flirté avec des programmes nucléaires militaires avant de les abandonner. Ces exemples démontrent une certaine efficacité de la non-prolifération lorsque des conditions stratégiques favorables et des incitations politiques adéquates sont réunies. Une donne plutôt rare.</p>
<p>Des années 1950 à nos jours, le «<em> club des cinq</em> » a savamment investi matière grise et argent dans ses arsenaux nucléaires, «<em> vecteurs de dissuasion stratégique et facteurs de crédibilité sur la scène internationale</em> ». Ce club, classé dans le top 5 des ventes d’armes conventionnelles, ne mesure toujours pas la profonde iniquité de sa posture anti-prolifération vis-à-vis de puissances nucléaires émergentes ou aspirantes, qui voient surtout une tentative d’abus de position dominante masquée par une police et une éthique autoproclamées de l’atome… Et aimeraient disposer des mêmes vecteurs de dissuasion stratégique et facteurs de crédibilité sur la scène internationale.</p>
<p>Très peu dupe sur la portée et l’efficacité du Traité de Non-Prolifération, le Général de Gaulle affirma « <em>qu’un concile avait bien condamné l’arbalète mais sans résultat</em> ».</p>
<p>D’une certaine façon, la science de l’atome comporte une dimension prométhéenne comparable à celle de la maîtrise du feu. De la combustion à la fission, l’humanité ne fantasme-t-elle pas une innocence à jamais perdue ?</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Alliance Géostratégique</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une guerre contre nous tous]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/01/une-guerre-contre-nous-tous/</link>
<pubDate>Sun, 01 Nov 2009 01:07:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/01/une-guerre-contre-nous-tous/</guid>
<description><![CDATA[Pour une meilleure définition des sous-titres sélectionner la définition HQ (au dessus de SD) &nbsp;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xazg62"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xazg62" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Pour une meilleure définition des sous-titres sélectionner la définition HQ (au dessus de SD)</p>
<p>&#160;</p>
<p>groupe Mecanopolis : http://www.dailymotion.com/Mecanopolis</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Corée du nord, un État d'un autre âge ?]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/27/la-coree-du-nord-un-etat-dun-autre-age/</link>
<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 12:48:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/27/la-coree-du-nord-un-etat-dun-autre-age/</guid>
<description><![CDATA[La Corée du nord apparaît souvent comme un Etat d’un autre âge, atypique dans le monde actuel. Pourt]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>La Corée du nord apparaît souvent comme un Etat d’un autre âge, atypique dans le monde actuel. Pourtant, au-delà de son archaïsme, ce régime autoritaire se maintient grâce une politique alliant le <em>soft</em> et le <em>hard power</em>. En quelques mots, je propose de mettre en relief certains points de la stratégie de cette Corée du nord, peu connue et souvent agressive.</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1816" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/27/la-coree-du-nord-un-etat-dun-autre-age/coree-du-nord/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1816" title="Corée du Nord" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/coree-du-nord.jpg" alt="Corée du Nord" width="400" height="286" /></a></p>
<p><strong>La Corée du nord, un héritage anachronique du XXème siècle</strong></p>
<p>La Corée du nord est tout d’abord le dernier régime stalinien de la planète. Chose plus cocasse, le régime, sensé être une émanation du peuple, est devenu héréditaire. Pourtant, selon sa constitution, la République populaire démocratique de Corée (RPDC) est un État socialiste souverain qui représente les intérêts de tout le peuple coréen &#8211; y compris au sud.  Début 2009, Kim Jong-Il, le numéro un nord-coréen qui a succédé à son père Kim Il-Sung en 1994, aurait désigné Jong-Un, son troisième fils pour prendre sa succession. Il serait sous l’influence de Jang Song-Taek, son beau-frère et responsable du parti communiste qui contrôle l’armée et la police depuis 2007. A 26 ans, Kim Jong-un, le troisième fils de Kim Jong-Il, d’ores et déjà été promu à la tête des puissants services secrets. Le hasard ou la vertu ne sont pas pour grand-chose dans cette nomination.</p>
<p>Face à sa sœur ennemie du sud avec laquelle elle est toujours en guerre, la Corée du nord entretient une armée pléthorique et imposante, sur le papier. L’Armée populaire de Corée, cinquième armée du monde en effectif &#8211; et non en efficacité, disposerait de 1.100.000 militaires d’active et de 4.700.000 réservistes. Cette armée s’étend sur l’ensemble du territoire et en particulier le long de la zone démilitarisée qui la sépare de la Corée du sud. La marine alignerait 650 navires dont 3 frégates et 23 sous-marins et l’armée de l’air disposerait de 1.600 appareils, peu modernes pour la plupart. Ce pays disposerait, depuis 50 ans, d’un programme d’armes chimiques. Selon des députés sud-coréens, il aurait entre 2.500 et 5.000 tonnes d’agents chimiques militaires. En outre, il posséderait 13 sortes de virus et de bactéries, à utiliser dans le cadre d’une guerre bactériologique, dont des souches du choléra, de la fièvre jaune, du typhus ou de la dysenterie.</p>
<p>Par ailleurs, la Corée du nord a oublié les droits les plus élémentaires de ses habitants. Elle entretiendrait toujours des camps de prisonniers politiques. Selon un député sud-coréen, M. Yoon Sang-Hyun, la Corée du nord détiendrait environ 154.000 prisonniers politiques, retenus dans six camps de travail, répartis sur son territoire. Ils n’auraient pas eu de procès et pour la grande majorité, ils purgeraient des peines de prison à perpétuité. Le régime de travail serait très éprouvant et la nourriture serait plus que comptée. Le crime « <em>contre le régime</em> » resterait donc traité dans des camps, version locale du goulag, dans lesquels la torture, le viol ou l’exécution publique ne seraient pas exceptionnels. Récemment, des soupçons <a href="http://www.courrierinternational.com/breve/2009/04/29/l-enfer-n-est-pas-loin" target="_blank">d’eugénisme</a> pesaient également sur ce pays. Selon Amnesty international, près d’un million de personnes seraient décédées des suites de graves pénuries alimentaires, depuis le milieu des années 1990. Des millions d’autres habitants souffriraient de malnutrition chronique en raison d’une économie en faillite et de la fermeture du pays aux organisations internationales et non-gouvernementales. Malgré le risque de peine capitale, par milliers, les Nord-Coréens continuent donc de gagner la Chine voisine qui fait figure d’Eldorado.</p>
<p>La Corée du nord apparaît comme une dictature surannée et surréaliste mais il ne faut pas s’y tromper. Les politiques nord-coréens ont une véritable stratégie, adaptée au monde actuel, à leurs objectifs et à leurs moyens.<strong> </strong></p>
<p><strong>La Corée du nord, un Etat « voyou » qui développe une stratégie efficace (</strong><em><strong>smart power</strong></em><strong>)</strong></p>
<p>La RPDC cherche des attributs de puissance qui lui permettent de faire perdurer le régime et surtout ses dirigeants. Le développement de l’arme nucléaire et de technologies de missiles balistiques illustrent la volonté de puissance de cet Etat. Elle a effectué de nombreux tirs de missiles au printemps 2009 et, le 25 mai, a procédé à son deuxième essai nucléaire. Condamnée par les résolutions 1718 (2006) et 1874 (2009) du Conseil de sécurité des Nations unies, la Corée du nord reste hermétique aux injonctions de la communauté internationale. Les pourparlers diplomatiques à six &#8211; Chine, Russie, Corée du sud, Corée du nord, Japon et Etats-Unis – sont presque au point mort. Cette stratégie lui permet de peser sur la sécurité de la région et d’échanger cette sécurité contre des avantages politiques ou plus prosaïquement une aide humanitaire.</p>
<p>Pyongyang semble avoir investi des « <em>nouvelles formes de guerre</em> ». Les sites Internet de la présidence sud-coréenne, du ministère de la Défense, du ministère des Affaires étrangères, de certaines banques et de plusieurs portails ont subi le 6 juillet d’importantes perturbations simultanées. Vingt-cinq sites dont ceux de la <em>Shinhan Bank</em> et de la <em>Korea Exchange Bank</em> ont été touchés. Ils auraient subi une attaque informatique coordonnée, pendant de nombreuses heures. La KISA, l’Agence coréenne de la sécurité de l’information, a affirmé qu’il semblait s’agir d’attaques massives et ciblées de type dit de DDoS, ou « <em>déni de service distribué</em> ». Le NIS, service de renseignement sud-coréen, a aussi laissé entendre que cette attaque aurait pu être orchestrée par la Corée du Nord ou certains de ses partisans, selon député sud-coréen. La cyber-attaque permet de mettre la pression sans être forcément un <em>casus belli</em>. La RDPC a également utilisé l’arme environnementale contre son voisin du sud. Selon le ministre de l’Unification, le 6 septembre 2009, M. Hyun In-Taek, la RDPC aurait lâché intentionnellement 40 millions de mètres cube d’eau et provoqué une crue sur le fleuve Imjin, en Corée du sud. Le bilan fut de six morts et de trois disparus. La Corée du nord a mis plus d’un mois pour exprimer ses « <em>regrets</em> ».</p>
<p>Pyongyang s’appuie sur la force, plus ou moins brutale, mais aussi sur un réseau d’alliances et des actions diplomatiques. Depuis la signature du Traité d’Amitié, de Coopération et d’Assistance Mutuelle, en 1961, la Chine soutient le régime nord-coréen, au plan économique mais aussi politique. C’est un des rares pays à avoir une réelle influence sur les dirigeants de la RDPC. La Russie a également resserré ses liens avec la Corée du nord depuis 2000. Elle adopte, sur nombre de sujets, une neutralité bienveillante. La RDPC entretient des relations étroites avec des pays « <em>marxistes</em> » : Laos, Vietnam et Cuba. Par ailleurs, le développement du dialogue intercoréen, crée en 1972 et intensifiée depuis 2000, permet de disposer d’un levier politique envers la Corée du sud, bien plus puissante économiquement et militairement. Des officiels de haut rang des deux Corées se seraient rencontrés récemment à Singapour, dans le plus grand secret. M. Kim Yang-gon, chef du département du Front uni du Parti des travailleurs et M. Won Dong-Yeon, directeur du comité pour la paix de l’Asie-Pacifique, auraient représenté Pyongyang pour la préparation d’un sommet avec Séoul. Néanmoins, la question de la réunification demeure entière.</p>
<p>En définitive, la RDPC survit grâce à une stratégie diversifiée, s’appuyant sur des facteurs de puissance et d’influence militaires, diplomatiques et politiques plutôt classiques. Elle ne semble pas négliger des formes d’actions plus asymétriques, comme les cyber-attaques ou l’utilisation de « <em>l’arme environnementale</em> ».</p>
<p>Il convient tout de même de noter que ce régime est fragile et que la succession de Kim Jong-Il pourrait être problématique, au plan sécuritaire. Vingt ans après la chute du mur de Berlin, il reste à espérer que le peuple nord-coréen puisse bientôt vivre correctement et que la réunification coréenne se déroule pacifiquement, à l’instar de l’exemple allemand.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Alliance Stratégique</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Affreux: Kang Dong-rim choisit de fuir en Corée du Nord]]></title>
<link>http://allainjules.wordpress.com/2009/10/27/affreux-kang-dong-rim-choisit-de-fuir-en-coree-du-nord/</link>
<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 10:10:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Allain Jules</dc:creator>
<guid>http://allainjules.wordpress.com/2009/10/27/affreux-kang-dong-rim-choisit-de-fuir-en-coree-du-nord/</guid>
<description><![CDATA[C&#8217;est le Figaro.fr qui rapporte ce cas de défection d&#8217;un sud-coréen chez le voisin nord-]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><img src="http://coreedunordecjs.c.o.pic.centerblog.net/31l7rl1y.gif" alt="http://coreedunordecjs.c.o.pic.centerblog.net/31l7rl1y.gif" /></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>C&#8217;est le Figaro.fr qui rapporte ce cas de défection d&#8217;un sud-coréen chez le voisin nord-coréen. On croit rêver. Que va-t-il faire au Nord ? Comment peut-il se jeter dans la gueule du loup, accepter la dictature, la famine bref, tout ce que le monde dit moderne rejette ?</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Les faits divers nous gratifient parfois d&#8217;histoires rocambolesques mais toujours spectaculaires qui surviennent entre la Corée du Sud et la Corée du Nord. Les histoires tristes comme heureuses s&#8217;enchaînent et s&#8217;imbriquent. S&#8217;entremêlent et parsèment d&#8217;embûches et de joies, comme des cheveux dans un peigne. La vie des habitants de ces deux pays diffère de la perception qu&#8217;ont les dirigeants politiques.</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Apparemment, d&#8217;autres cas ont existé par le passé. En revanche, de nombreux Nord-Coréens tentent de se rendre au Sud. Le Figaro parle d&#8217;environ 17.000 Nord-Coréens qui ont choisi, eux, le sud. Depuis 1953 et la séparation de la Corée en deux états distincts, j&#8217;avoue qu&#8217;il ne fait pas bon vivre du côté du Nord. Actuellement d&#8217;ailleurs, ils sont à l&#8217;index, avec leur nucléaire.</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Le cas de Kang Dong-rim, 30 ans, est assez pathétique ? C&#8217;est son choix. J&#8217;avoue ne pas être d&#8217;accord avec lui mais, libre à lui de s&#8217;embarquer ans cette galère. Enfin, je suppose. L&#8217;histoire raconte même que le quidam avait déjà fait plusieurs tentatives. Ne fallait-il pas le laisser partir ?<br />
</strong></p>
<p style="text-align:justify;">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Corée du Nord, &quot;Cher leader&quot; et carrie dentaire.]]></title>
<link>http://cbhg.wordpress.com/2009/10/24/coree-du-nord-cher-leader-et-carrie-dentaire/</link>
<pubDate>Sat, 24 Oct 2009 09:03:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>cbhg</dc:creator>
<guid>http://cbhg.wordpress.com/2009/10/24/coree-du-nord-cher-leader-et-carrie-dentaire/</guid>
<description><![CDATA[]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/7cPb45tzgdQ&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/7cPb45tzgdQ&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Aujourd'hui la Corée et le successeur de Kim Jong-Il.]]></title>
<link>http://celinetabou.wordpress.com/2009/10/21/aujourdhui-la-coree-et-le-successeur-de-kim-jong-il/</link>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 15:37:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>celinetabou</dc:creator>
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<description><![CDATA[Voici un article du site &#8220;Aujourd&#8217;hui la Corée&#8221; qui relate la vie durant deux ans ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div>
<p style="text-align:justify;">Voici un article du site &#8220;<a title="Aujourd'hui la Corée" href="http://www.aujourdhuilacoree.com/home.asp" target="_blank">Aujourd&#8217;hui la Corée</a>&#8221; qui relate la vie durant deux ans du  successeur de Kin Jong-Il, actuel président de la Corée du Nord. Basé sur un  article du &#8220;<a title="Washington Post" href="http://www.washingtonpost.com/" target="_blank">Washington Post</a>&#8220;, article payant intitulé &#8220;<a title="Kim Jong-Un" href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/07/15/AR2009071503930.html" target="_blank">Who Will Succeed Kim Jong Il?: Recollections of teachers and  former students at a&#8230;</a>&#8220;, les journalistes mettent à jour le caractère du  futur successeur du dictateur nord-coréen.</p>
<p style="text-align:justify;">Source: &#8220;<a title="Kim Jong Un" href="http://www.aujourdhuilacoree.com/actualites-coree-qui-se-cache-derriere-le-futur-successeur-de-kim-jong-il--1663.asp?1=1" target="_blank"><strong>Qui se cache derrière le futur successeur de Kim Jong  Il?</strong></a>&#8220;<strong>, </strong>le 20/7/2009 à 12h56  par Carole Hamont et Mathilde Bonnassieux  (Aujourd&#8217;hui la Corée)</p>
<p style="text-align:justify;">Ces petits camarades de Suisse se souviennent d&#8217;un jeune homme renfermé et fan de basket. En interrogeant les quelques personnes qui ont vécu sans le savoir dans l&#8217;entourage du futur chef de l&#8217;État le plus fermé au Monde, Le Washington Post a levé un petit coin du voile sur la personnalité de l&#8217;énigmatique Kim Jong-un.</p>
</div>
<p><span style="font-size:11px;font-weight:normal;"><a href="http://www.aujourdhuilacoree.com/actualites-coree-qui-se-cache-derriere-le-futur-successeur-de-kim-jong-il--1663.asp?1=1"><img src="http://img.aujourdhuilacoree.com/media/photo/kim%20jong%20un%20jeune.jpg" alt="Afficher l'image Une des rares photos de Kim Jong-Un" width="250" /></a> <a href="http://www.aujourdhuilacoree.com/actualites-coree-qui-se-cache-derriere-le-futur-successeur-de-kim-jong-il--1663.asp?1=1"><strong>Une  des rares photos de Kim Jong-Un</strong></a></span></p>
<p style="text-align:justify;">En août 1998, alors que la Corée du Nord est  frappée par une terrible famine, l&#8217;Ecole Liebefeld-Steinhölzli, dans la petite  ville de Liebefeld, en Suisse allemande, accueille parmi ses effectifs un nouvel  élève, un jeune garçon timide d&#8217;origine asiatique.</p>
<p style="text-align:justify;">Enregistré comme le fils d&#8217;un employé de  l&#8217;ambassade nord-coréenne située à Berne, &#8220;<em>Pak Un</em>&#8220;, 17 ans, arrive sous un nom  d&#8217;emprunt, avec dans son sac toute une collection de paires d&#8217;authentiques  Nike.</p>
<p style="text-align:justify;">Curieusement, de 1998 à 2000, période pendant laquelle le jeune  homme a effectué sa scolarité dans cette école de langue allemande, ses  professeurs n&#8217;ont jamais eu l&#8217;occasion de rencontrer ses parents lors des  conseils de classe&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Depuis, &#8220;Pak Un&#8221; a quitté la Suisse, et plusieurs  indices obtenus par les services de renseignements suisse et américains laissent  penser que son père ne travaillait pas à Berne mais vivait plutôt à des milliers  de kilomètres d&#8217;ici, à Pyongyang.</p>
<div style="text-align:justify;"><strong>Le basket avant la  politique</strong></div>
<p style="text-align:justify;">Ceux qui connaissaient « <em>Pak Un</em> » disent qu&#8217;il se  montrait indifférent à la politique, et n&#8217;a jamais tenu de propos  anti-américains. En revanche, il était un grand fan des joueurs de la  NBA.</p>
<p style="text-align:justify;">Un de ses camarades qui a visité son appartement situé au 10  Kirchstrasse à Liebefeld, se rappelle que sa chambre était truffée de souvenirs  de la NBA.  Très fier, son copain nord-coréen lui avait montré à l&#8217;époque des  photos de lui avec Toni Kukoc des Chicago Bulls, ou avec Kobe Bryant des Los  Angeles Lakers.</p>
<p style="text-align:justify;">«<em> Au moins à une occasion, une voiture de l&#8217;ambassade de  Corée du Nord a emmené Pak Un à Paris pour voir un match de la NBA </em>», détaille  le Washington Post.</p>
<p style="text-align:justify;">En classe, Pak Un était assez timide et peu à l&#8217;aise  avec les filles. Mais sur un terrain de basket, c&#8217;était la métamorphose, selon  ses camarades. Nikola Kovacevic, un de ses amis, parle de lui comme d&#8217; « <em>un  joueur féroce et compétent ». « Il était très explosif, il pouvait changer le  cours des choses. Il dominait le match.</em> »</p>
<p style="text-align:justify;">En Suisse, l&#8217;héritier  présomptif de Kim Jong-Il menait une vie aisée. Il avait par exemple une  collection de Nike Sneakers. « <em>Nous, on rêvait tous de ce genre de chaussures,  et lui il les portait </em>», poursuit Kovacevic. Des chaussures dont chaque paire  valait bien 200<span style="color:#000000;"> dollars, précise-t-il.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Marco Imhof qui jouait au basket  avec Pak Un se rappelle que deux femmes nord-coréennes les observaient souvent  et filmaient les matchs.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">A l&#8217;époque, il jugeait ce &#8220;<em>truc coréen&#8221;</em> un peu  &#8220;<em>étrange</em>&#8220;&#8230; Maintenant, il sait que ce n&#8217;était qu&#8217;un dixièm</span>e du mystère.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Voyage hors du temps en Corée du Nord]]></title>
<link>http://leonidpetrov.wordpress.com/2009/10/20/voyage-hors-du-temps-en-coree-du-nord/</link>
<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 07:57:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Leonid Petrov</dc:creator>
<guid>http://leonidpetrov.wordpress.com/2009/10/20/voyage-hors-du-temps-en-coree-du-nord/</guid>
<description><![CDATA[Par Arnaud de la Grange, envoyé spécial à Pyongyang, (Le Figaro 20/10/2009) Parcourir la campagne no]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Par Arnaud de la Grange, envoyé spécial à Pyongyang, (Le Figaro 20/10/2009) Parcourir la campagne no]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Corée du Sud financera des projets d'aide humanitaire pour la RPDC]]></title>
<link>http://nethumanitaires.wordpress.com/2009/10/19/la-coree-du-sud-financera-des-projets-daide-humanitaire-pour-la-rpdc/</link>
<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 13:52:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>nethumanitaires</dc:creator>
<guid>http://nethumanitaires.wordpress.com/2009/10/19/la-coree-du-sud-financera-des-projets-daide-humanitaire-pour-la-rpdc/</guid>
<description><![CDATA[Le gouvernement sud-coréen s&#8217;apprête à contribuer pour près d&#8217;un milliard de wons (envir]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Le gouvernement sud-coréen s&#8217;apprête à contribuer pour près d&#8217;un milliard de wons (envir]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Stocks nucléaires mondiaux]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/10/stocks-nucleaires-mondiaux/</link>
<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 15:39:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/10/stocks-nucleaires-mondiaux/</guid>
<description><![CDATA[Par Robert S. Hans et M. Kristensen article paru le 16 octobre 2006 Atomic Scientists vol 62, n°4, P]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div>Par Robert S. Hans et M. Kristensen</div>
<div>article paru le 16 octobre 2006</div>
<div><a rel="attachment wp-att-1436" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/10/stocks-nucleaires-mondiaux/missiles-balistiques-chinois/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1436" title="missiles balistiques chinois" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/missiles-balistiques-chinois.jpg" alt="missiles balistiques chinois" width="450" height="267" /></a></div>
<div>
<div><a href="http://www.thebulletin.org/article_nn.php?art_ofn=ja06norris">Atomic Scientists vol 62, n°4, Planète non-violence (version française)</a></div>
<div>
<p align="justify">Le secret excessif qui entoure le nucléaire militaire empêche le public de connaître le nombre exact d&#8217;armes nucléaires dans le monde. Chaque nation protège les détails de son propre arsenal nucléaire, et ne connaît généralement qu&#8217;un minimum de détails précis sur la taille et la composition des stocks nucléaires des autres pays.</p>
<p align="justify">Malgré les incertitudes, nous savons que le total mondial des armes nucléaires entreposées est considérablement inférieur à ce qu&#8217;il était pendant le pic de la Guerre Froide en 1986 avec 70 000 têtes nucléaires. Par le biais de toute une série d&#8217;accords sur le contrôle des armes et des décisions unilatérales, les états possédant des armes nucléaires ont réduit le stock mondial à son niveau le plus bas en 45 ans. Au cours de la même période, le nombre d&#8217;états puissances nucléaires est passé de 3 à 9.</p>
<p align="justify">Nous estimons que 9 états possèdent environ 27 000 têtes nucléaires intactes, dont 97% font partie des stocks des Etats-Unis et de la Russie. Environ 12 500 de ces têtes nucléaires sont considérées comme étant opérationnelles, le reste étant en réserve ou en attente d&#8217;être démantelée parce que plus opérationnelles. Nous sommes à même de faire nos évaluations en surveillant tous les développements sur les armes nucléaires, en étudiant les tendances à long terme et en traquant la mise en application des traités de contrôle des armes.</p>
<p align="justify">Cela pose des difficultés spécifiques pour évaluer la taille des arsenaux des plus petites puissances nucléaires – Israël, l&#8217;Inde, le Pakistan et la Corée du Nord – du fait de leur petitesse comparée aux stocks de la Russie et des Etats-Unis. L&#8217;Inde et le Pakistan ont à eux deux environ 110 têtes nucléaires, moins que le nombre de têtes nucléaires transportées sur un seul sous marin US Trident, et les nord coréens pourraient en avoir environ 10. Bien qu&#8217;Israël n&#8217;ait pas reconnu être en possession d&#8217;armes nucléaires, la DIA (Défense Intelligence Agency – Agence de Défense du Renseignement) estime qu&#8217;il a entre 60 et 85 têtes nucléaires.</p>
<p align="justify">Depuis 1945, plus de 128 000 têtes nucléaires ont été construites selon nos propres calculs, et toutes sauf environ 3% ont été fabriquées par les Etats-Unis (environ 55%) et l&#8217;Union soviétique/Russie (environ 43 %). Depuis la fin de la guerre froide, les Etats-Unis et la Russie ont changé le statut d&#8217;un pourcentage croissant de leur têtes nucléaires de celui d&#8217;opérationnel à tout une gamme de statuts tels que, en réserve, inactif, ou de secours, car les accords sur le contrôle des armes n&#8217;ont traditionnellement pas obligé les parties contractantes à détruire leurs têtes nucléaires. Par exemple, le « Traité de Moscou » ( Strategic Offensive Reduction Treaty – Traité de Reduction d&#8217;Offensive Stratégique) ne contient aucune provision portant sur la vérification et ignore à la fois les têtes nucléaires non opérationnelles et celles non stratégiques. Avec un certain nombre de têtes nucléaires ayant un statut indéterminé, les stocks d&#8217;armes nucléaires deviennent plus opaques et difficiles à décrire avec précision. C&#8217;est une situation qui ne fera qu&#8217;empirer après 2009 si les Etats-Unis et la Russie ne prolongent pas le Traité I Stratégique de Réduction d&#8217;Armement, qui exige un rapport bi annuel sur le statut des missiles balistiques intercontinentaux, les missiles balistiques lancés à partir de sous marins et de bombardiers.</p>
<p align="justify"><a rel="attachment wp-att-1439" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/10/stocks-nucleaires-mondiaux/800pxlocalisationnuclearr3/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1439" title="800pxlocalisationnuclearr3" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/800pxlocalisationnuclearr3.png" alt="800pxlocalisationnuclearr3" width="450" height="208" /></a></p>
<p align="justify"><strong>Etats-Unis</strong></p>
<p align="justify">Le Pentagon a la responsabilité d&#8217;approximativement 10 000 têtes nucléaires stockées, dont environ 5735 sont considérées comme actives ou opérationnelles. Le reste est catalogué comme étant en réserve ou inactives. Des détails d&#8217;un plan du Département à l&#8217;Energie de 2004 portant sur les stocks indique que quelque 4000 têtes nucléaires seront probablement retirées du circuit, renvoyée, et placées sous contrôle de ce Département et démantelées à l&#8217;usine de Pantex près d&#8217;Amarillo au Texas, bien que cette tâche pourrait prendre de nombreuses années. La rénovation et l&#8217;actualisation des têtes nucléaires existantes auront la priorité sur le travail de désassemblage en terme d&#8217;heures de travail et de main d&#8217;œuvre dans le futur immédiat.</p>
<p align="justify">Dés plus de 70 000 têtes nucléaires fabriquées par les Etats-Unis depuis 1945, plus de 60 000 ont été démantelées à la mi 2006. Plus de 13 000 ont été démontées depuis 1990, mais le Département de l&#8217;Energie conserve plus de 12 000 bâtons de plutonium intacts provenant de têtes nucléaires démantelées et les stockent à Pantex.</p>
<p align="justify"><strong>Russie</strong></p>
<p align="justify">Moscou a livré peu d&#8217;information concernant la taille de ses stocks et ses plans futurs ne sont pas non connus avec certitude. Nous estimons que depuis 1949 l&#8217;Union Soviétique/Russie a produit quelque 55 000 têtes nucléaires et qu&#8217;environ 30 000 existaient en 1991 à la fin de la Guerre Froide. Quelques rares communiqués de fonctionnaires russes fournissent un occasionnel point de référence pour aider à calculer approximativement la taille des stocks et leurs types. Mais ces communiqués manquent typiquement de détails et les dates de références sont souvent ambiguës. En 1993, Victor Mikhailov alors ministre à l&#8217;énergie atomique a révélé qu&#8217;en 1986 l&#8217;Union Soviétique avait 45 000 têtes nucléaires en stock. Une décennie plus tard, Mikhailov a dit que près de la moitié de ces têtes nucléaires avaient été démantelées. (1)</p>
<p align="justify">Le Département de la Défense et la CIA ont estimé que la Russie a démantelé un peu plus de 1000 têtes nucléaires par an pendant les années 90, bien que la fiabilité de ces estimations n&#8217;est pas certaine. Des 16 000 têtes nucléaires intactes que nous estimons que de la Russie possède aujourd&#8217;hui, environ 5830 sont considérées comme opérationnelles. Parce que la Russie a retiré des têtes nucléaires de ses forces déployées et opérationnelles plus rapidement qu&#8217;elle ne pouvait les démanteler, il y a un surplus de têtes nucléaires qui attendent d&#8217;être démantelées. Le Traité de Moscou limite la Russie a n&#8217;avoir pas plus de 2200 « têtes nucléaires stratégiques opérationnellement déployées » mais son arsenal pourrait chuter en dessous de cette limite car la production russe de nouveaux systèmes a été lente et ce n&#8217;est pas sûr que la Russie puisse maintenir une telle quantité de têtes nucléaires à cause des limites en matière de financement. La Russie avait auparavant fait pression pour que la limite soit de 1500 têtes nucléaires stratégiques et opérationnelles comme partie du traité, mais les Etats-Unis ont rejeté cette limite.</p>
<p align="justify"><strong>Grande-Bretagne</strong></p>
<p align="justify">Depuis 1953, la Grande-Bretagne a produit environ 1200 têtes nucléaires, selon nos estimations. L&#8217;arsenal britannique a atteint son maximum dans les années 70 avec 350 têtes nucléaires et depuis a en grande partie diminué. L&#8217;actuel stock comprend environ 200 têtes nucléaires stratégiques et « sub – stratégiques » délivrables avec le Trident II SLBMs, à bord de sous marins de type Vangard pouvant lancer des missiles balistiques nucléaires (SSBNs). Le gouvernement travailliste a déclaré en juillet 1998 qu&#8217;il maintiendrait « un peu moins de 200 têtes nucléaires opérationnelles à disposition » dont 48 seraient à tout moment à bord d&#8217;un seul SSBN en patrouille.</p>
<p align="justify"><strong>France</strong></p>
<p align="justify">Les stocks actuels français comprennent environ 350 têtes nucléaires moins qu&#8217;en 1992 où il y en avait 540. Nous estimons que la France a produit plus de 1260 têtes nucléaires depuis 1964. La dernière décennie, la France a démantelé ses missiles balistiques terrestres et enlevé ses bombes nucléaires prévues pour être larguées par des avions de combat de portes avions. La France avait au début prévu d&#8217;armer ses missiles balistiques M51 lancés par des bateaux de guerre , prévus pour être déployés en 2010, avec une nouvelle tête nucléaire (TNO &#8212; Tête Nucléaire Océanique) mais le missile sera équipé avec une tête plus robuste existant déjà probablement du type TN -75.*</p>
<p align="justify"><strong>Chine</strong></p>
<p align="justify">Nous estimons que la Chine a un arsenal de quelque 200 têtes nucléaires, alors qu&#8217;elle en avait 435 en 1993. Ce changement est du à une nouvelle information sur l&#8217;arsenal. On pense que la Chine a produit quelque 600 têtes nucléaires depuis 1964. Les renseignements américains et des agences de la Défense prédisent que dans la prochaine décennie la Chine augmentera le nombre de têtes nucléaires dirigées principalement contre les Etats-Unis de 20 à 70-100.</p>
<p align="justify"><strong>Inde et Pakistan</strong></p>
<p align="justify">Ni l&#8217;Inde ni le Pakistan n&#8217;ont divulgué d&#8217;information officielle au public sur la taille de leur arsenal nucléaire. Ensemble, on pense qu&#8217;ils possèdent au moins 110 têtes nucléaires, dont certaines ne sont peut être pas opérationnellement déployées. Des experts indépendants estiment que l&#8217;Inde a produit suffisamment de matériau fissile pour la fabrication de 60 à 105 têtes nucléaires mais n&#8217;en a peut être assemblées que 50 à 60. Par contraste, ces experts croient que le Pakistan a produit suffisamment de matériau fissile pour fabriquer entre 55 et 90 têtes nucléaires et qu&#8217;il en a assemblées 40 à 50. (2) On pense que ces deux pays sont entrain d&#8217;augmenter leurs stocks de têtes nucléaires.</p>
<p align="justify"><strong>Israël</strong></p>
<p align="justify">Bien qu&#8217;Israël n&#8217;ait jamais confirmé ou nié posséder des armes nucléaires, le DIA a conclu en 1999 qu&#8217;Israël avait produit 60 à 80 têtes nucléaires. On estime qu&#8217;Israël a produit suffisamment de matériau fissile pour assembler de 110 à 190 têtes nucléaires (concernant Israël le chiffre couramment avancé est de 200 têtes nucléaires dont certaines seraient en kit ndlt). Le DIA a prévu une faible augmentation d&#8217;ici à 2020.</p>
<p align="justify"><strong>Corée du Nord</strong></p>
<p align="justify">La Corée du Nord a un réacteur électrique régulé au graphite de 5 mégawatts (MWs) et refroidit au gaz qui a commencé à être opérationnel en 1986. Des experts indépendants estiment qu&#8217;elle a produit environ 43 kgs de plutonium séparé, donnant ou prenant 10 kg. (3) Selon les capacités techniques des nords coréens, et le désir de produire une bombe, Pyongyang pourrait avoir un minimum de 6 têtes nucléaires ou un maximum de 15. 10 têtes semblent être une estimation raisonnable, auxquelles s&#8217;ajoute une tête par an. On ne sait pas par exemple si la Corée du Nord a transformé ses capacités nucléaires en armes, si elle a fabriqué une arme pouvant être fixée sur un missile capable de les délivrer. Si la Corée du Nord complète dans quelques années son réacteur de 50MWs en construction, elle pourrait produire 60 kg de plutonium par an lui permettant potentiellement d&#8217;augmenter ses stocks de 10 à 15 têtes nucléaires par an.</p>
<p align="justify"><strong>Le Futur</strong></p>
<p align="justify">L&#8217;ensemble des cinq puissances nucléaires du début ;continuent d&#8217;insister sur le fait que les armes nucléaires sont essentielles à leur sécurité, ce qui se traduit en stocks mondiaux importants d&#8217;armes nucléaires pour le futur immédiat, et la possibilité que plus de nations veuillent aussi la bombe. L&#8217;Inde s&#8217;est orientée vers la possession d&#8217;une triade de forces nucléaires comprenant des missiles balistiques terrestres, des avions de combat pouvant transporter des armes nucléaires, et des missiles transportés par mer, ce qui équivaut probablement à un arsenal de 100 à 150 têtes nucléaires. Pour ne pas se laisser distancer, le Pakistan probablement se maintiendra au même niveau avec un arsenal équivalent. Est-ce que l&#8217;arsenal israélien restera opaque, cela dépend du développement du programme nucléaire iranien, l&#8217;Iran semblant avoir de 3 à 10 ans avant de rejoindre le club des puissances nucléaires. Malgré le progrès fait par les états pour réduire les stocks de têtes nucléaires, convaincre les nations d&#8217;abandonner leurs arsenaux nucléaires reste une tâche formidable, une tâche qui restera probablement impossible à accomplir jusqu&#8217;à ce que les puissances nucléaires elles –mêmes renoncent à leurs armements.</p>
<p align="justify"><em>Source et copyright : un article de Robert S. Hans M. Kristensen paru dans le bulletin Atomic Scientists de juillet août 2006 (pp64-66 vol 62, n°4) http://www.thebulletin.org/article_nn.php?art_ofn=ja06norris</em></p>
<p align="justify">
<strong>Notes<br />
</strong><br />
1. Interfax, &#8220;Country Dismantles Nearly Half Its Nuclear Arsenal,&#8221; April 27, 1997 (transcribed in FBIS-TAC-97-117).</p>
<p align="justify">2. Estimates of fissile material production are from David Albright, Institute for Science and International Security, &#8220;Global Stocks of Nuclear Explosive Materials: Summary Tables and Charts,&#8221; revised September 7, 2005 (http://www.isisonline.org/global_stocks/end2003/tableofcontents.html).</p>
<p align="justify">3. Siegfried S. Hecker, &#8220;Technical Summary of DPRK Nuclear Program,&#8221; presentation at Carnegie Non-Proliferation Conference, November 8, 2005.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Source : Mondialisation.ca</p>
</div>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Barack Obama reçoit le Prix Nobel de la Paix]]></title>
<link>http://russiactuprime.com/2009/10/09/barack-obama-recoit-le-prix-nobel-de-la-paix/</link>
<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 10:53:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jérémy Felkowski</dc:creator>
<guid>http://russiactuprime.com/2009/10/09/barack-obama-recoit-le-prix-nobel-de-la-paix/</guid>
<description><![CDATA[A la surprise générale, le Prix Nobel de la Paix vient d&#8217;être décerné au Président des Etats U]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><strong><em><img class="aligncenter" title="Barack Obama, nouveau Prix Nobel de la Paix" src="http://openlasource.files.wordpress.com/2009/01/barack-obama-14.jpg?w=400&#038;h=295" alt="" width="400" height="295" /></em></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>A la surprise générale, le Prix Nobel de la Paix vient d&#8217;être décerné au Président des Etats Unis Barack Obama. Récompensé pour son action et ses efforts répétés en faveur du dialogue entre les peuples, il succède à l&#8217;ancien chef de l&#8217;Etat finlandais Martii Ahtisaari, récompensé en 2008 pour un combat de trente ans pour la paix dans le monde.</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Le Jury de l&#8217;Académie Nobel déclarait ce matin que ce prix était motivé par <em>&#8220;ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples&#8221;. </em>Si le Président américain devait porter les espoirs d&#8217;un monde déçu, voire, meurtri, par huit ans d&#8217;administration Bush, Barack Obama a grandement occupé l&#8217;espace médiatico diplomatique. Face aux défis incarnés par deux guerres (Irak et Afghanistan), au désaveu des valeurs relayées par les Etats Unis (Guantanamo, Abu Ghraib), l&#8217;ancien sénateur de l&#8217;Illinois a multiplié les initiatives et les décisions choc. Une prison spéciale en cours de fermeture, un retrait progressif des GI&#8217;s du sol irakien, une omniprésente politique &#8220;de la main tendue&#8221; et le retour du dialogue avec l&#8217;Iran, la Russie et la Corée du Nord&#8230; le smart power défendu lors de la campagne de 2008 est en passe de devenir une marque de fabrique. Obama avait même présidé une session du Conseil de sécurité de l&#8217;ONU en septembre dernier, faisant voter à l&#8217;unanimité une résolution voulue et rédigée par son gouvernement pour démanteler les arsenaux nucléaires des grandes puissances.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais au delà du mérite diplomatique du premier Président métisse de l&#8217;histoire américaine, d&#8217;autres candidats se trouvaient dans une position plus favorable pour prétendre à une telle distinction. Morgan Tsvangirai, Premier ministre du Zimbabwe, opposant farouche au vieux dictateur Robert Mugabe, la sénatrice colombienne Piedad Cordobà, militante acharnée pour une résolution pacifique des conflits qui ravagent son pays et l&#8217;afghane Sima Samar, qui plaide depuis des années la cause féminine à Kaboul, autant de noms, autant de trajectoires que l&#8217;Académie aurait pu récompenser.  Les médias avaient d&#8217;autre part mis en avant la candidature d&#8217;Ingrid Bétancourt ou de Hu Jia, dissident et prisonnier politique chinois. Mais ces derniers auraient constitué un choix moins consensuel. L&#8217;une représente une menace politique à long terme pour le Président colombien Alvaro Uribe et pour la junte marxiste des FARC et le second est l&#8217;otage du puissant et susceptible régime chinois.</p>
<p style="text-align:justify;">Quelle opposition entre un Georges W Bush sur lequel est jetée l&#8217;opprobe d&#8217;un déséquilibre mondial, archétype de l&#8217;unilatéralisme, d&#8217;une diplomatie brutale et malhonnête et Barack Obama, ainsi récompensé après quelques mois de mandat. S&#8217;il n&#8217;a pas encore satisfait toutes les attentes placées en lui, le nouveau locataire de la Maison Blanche semble emporter les suffrages de la plus prestigieuse des académies.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[pixels humains]]></title>
<link>http://seoulparis.com/2009/10/05/pixels-humains/</link>
<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 20:54:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>yonggook</dc:creator>
<guid>http://seoulparis.com/2009/10/05/pixels-humains/</guid>
<description><![CDATA[Peut-être ne l&#8217;avez vous pas encore vue? Une vidéo buzze en ce moment sur un club de supporter]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Peut-être ne l&#8217;avez vous pas encore vue? Une vidéo buzze en ce moment sur un club de supporter]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Réformer ou dissoudre l'ONU ?]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/05/reformer-ou-dissoudre-lonu/</link>
<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 14:57:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/05/reformer-ou-dissoudre-lonu/</guid>
<description><![CDATA[Par Elmir Faouzi     Malgré son illuminisme et son extravagance, le dirigeant libyen, le colonel Kad]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Par Elmir Faouzi</p>
<p> </p>
<p><strong><a rel="attachment wp-att-1310" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/05/reformer-ou-dissoudre-lonu/onu0-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1310" title="onu0" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/onu01.jpg" alt="onu0" width="403" height="297" /></a> </strong></p>
<p>Malgré son illuminisme et son extravagance, le dirigeant libyen, le colonel Kadhafi ne manque pas de bon sens quand il déchire la Charte des Nations Unies. Pour aller au bout de sa logique, en pensant à la chaussure de Khrouchtchev devant la même assemblée, le bouillant colonel aurait dû aller au bout de sa logique et essuyer ses chaussures avec les bribes de la Charte déchirée. Il ne l’a pas fait mais son discours musclé devant la session annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies en dit long sur le ressentiment de certains dirigeants des pays du tiers monde à l’égard d’une organisation considérée comme une machine de guerre utilise par quelques Etats qui se nomment communauté internationale pour maquiller leurs croisades impérialistes planétaires. Dans son discours, le colonel Kadhafi met d’emblée en cause le rôle de l’ONU en l’accusant d’avoir couvert et cautionné 47 guerres depuis sa fondation en 1945 et demande des réformes profondes de l’ONU en conférant plus de pouvoirs à l’Assemblée Générale et moins de pouvoirs au Conseil de sécurité. Le colonel Kadhafi, « le roi de l’Afrique » réclame également aux anciennes puissances colonisatrices le paiement de 777 trillions de dollars de dédommagement pour avoir pillé les richesses des pays colonisés et il propose le transfert du siège de l’ONU de New York à la ville libyenne, Syrte.  </p>
<p> </p>
<p>La requête du colonel Kadhafi pour la réforme de l’ONU n’est pas nouvelle et elle devient une question récurrente à toutes les sessions annuelles de l’Assemblée Générale. Faut-il réformer l’ONU ? Sur la réforme de l’ONU, tout le monde est d’accord, mais quoi réformer au juste ? Pour être plus précis, peut-on réellement réformer l’ONU ? La réponse est sans détour : la réforme de l’ONU est impossible et cela pour deux raisons principales. La première, l’ONU a été créée par la Charte de San Francisco signée le 26 juin 1945 sous l’impulsion des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale en leur ferme volonté  de devenir le nouveau gendarme du monde et de maintenir par la force et non par le droit le statu quo dans les nouvelles relations internationales . Avec l’ONU, c’en est donc fini avec l’angélisme et le juridisme de la SDN qui était plutôt une association ou un club d’États souverains et égaux paralysé par la règle de l’unanimité. En 1945, l’heure n’était plus à l’utopisme et aux rêveries stériles mais au réalisme, à l’action et au volontarisme.</p>
<p> </p>
<p>La deuxième raison, c’est l’impossible réforme des dispositions de relatives à l’Assemblée générale. L’Assemblée Générale est certes composée d’États souverains d’Etats souverains et indépendants faisant croire à une sorte de « démocratie mondiale ou de gouvernement mondial » Mais les Etats du tiers monde qui y siègent sont des Etats croupions créés artificiellement de toutes pièces par les puissances impérialistes en légalisant le partage du monde par des accords et des traités, traité de Versailles, Sykes Picot etc. L’Asemblée Générale ressemble plutôt à une coquille vide, car elle est dépourvue de tout pouvoir réel et son domaine de compétence qui, théoriquement très vaste, est somme toute superficiel. D’abord, l’Assemblée ne peut entreprendre aucune action sur une question tant que le Conseil de Sécurité sen trouve saisi, car elle doit renvoyer au Conseil toute affaire qui « appelle une action ». En réalité, c’est le secrétaire général, un homme lige et une marionnette entre les mains des Grands, qui consacre la suprématie du Conseil sur l’Assemblée en matière de maintien de paix. Car, pour toute action militaire, c’est le Comité d’Etat-Major composé des représentants des États membres permanents du Conseil de sécurité, qui sera chargé de son exécution technique. De même, dans l’attente de la conclusion des accords militaires qui définissent les conditions et limites de la fourniture des forces par les Etats membres, ce sont les membres permanents du Conseil qui « pourront entreprendre en commun au nom des Nations Unies, toute action qui pourrait être nécessaire pour maintenir la paix et la sécurité internationales ». Il est vrai que les articles 43 et 106 de la Charte des Nations unies, qui énoncent  ces dispositions essentielles pour le maintien de l’ordre international, ne seront jamais appliquées et par conséquent, ce sont une fois encore les Grands qui décident librement et qui imposent leur loi et leur hégémonie politique.   </p>
<p> </p>
<p>Un moment paralysée par le vélo de l’union soviétique, l’ONU s’est révélée, après la disparition du bloc communiste et la fin de la guerre froide, comme le marchepied des Etats capitalistes. Grâce au soutien des anciens États communistes devenus désormais des États satellites des Etats-Unis et de l’Union européenne, des tribunaux pénaux spéciaux et une Cour pénale internationale ont été créés pour juger et punir les Chefs d’État récalcitrants comme Milosevic. Quand on parle aujourd’hui de l’ONU, on pense immédiatement comme le chien de Pavlov à la communauté internationale. Cette soi-disant communauté internationale, composée de six pays, membres permanents du Conseil de Sécurité, évoque le chapitre VII de la Charte et prend des résolutions d’envahir tel pays ou tel autre sous prétexte de maintien de la paix et de la sécurité internationales. Parfois, en cas de dissensions au sein du Conseil de sécurité, comme ce fut le cas avec la guerre en Irak, les États impérialistes envoient leurs troupes pour occuper les pays convoités quitte à faire appel à l’ONU pour couvrir et redonner légitimité à leurs occupations militaires comme en Irak et en Afghanistan. Alors que l’État sioniste représente depuis plus de 60 ans une menace permanente et sérieuse dans la région du Moyen Orient, jamais le chapitre VII de la Charte des Nations Unies n’a été brandi contre Israël dont les crimes en Palestine ont été, bien au contraire, récompensés et légitimés par le veto américain au sein du Conseil de sécurité. C’est encore le cas, il y a quelques jours, avec Suzanne Rice, et comme ce fut le cas jadis avec John Bolton, Jeanne Kirpatrick et Madeleine Albright qui, d’ailleurs, n’ont jamais fait mystère de leur haine et de leur profond mépris à l’égard de l’ONU et de ses institutions. Le désaccord au sein des membres du Conseil de sécurité n’a pas empêché George Bush d’envahir l’Irak aidé par quelques pantins européens, l’anglais Blair, l’Espagnol José Maria Aznar, l’italien Berlusconi, le Portugais José manuel Barroso, le tchèque Vaclav Havel, le hongrois Peter Mijissai, le Polonais Lack Miller et le danois Andreas Rasmussen.  </p>
<p> </p>
<p>Les dirigeants du tiers-monde qui prônent la réforme de l’ONU pèchent soit par naïveté soit par ignorance car ils n’ont pas compris que les relations internationales sont régies par la force et la violence et une organisation internationale comme l’ONU n’a aucun pouvoir dans le maintien de la paix et de la sécurité. Le naïf ministre égyptien de la culture découvre après coup, suite à son échec face à Irena Bokova dans la course à la présidence de l’Unesco, que celle-ci était une institution politisée et sous influence du lobby sioniste français et américain. Depuis sa création en 1945, l’ONU a été conçue comme un instrument docile entre les mains des États impérialistes pour faire main basse sur les ressources naturelles en Afrique, en Amérique latine et au Moyen-Orient. Ceux qui exigent aujourd’hui sur la tribune de l’Assemblée Générale une simple réforme de l’ONU sont des rêveurs et des utopistes, car ce n’est pas la réforme de l’ONU qu’il faut exiger mais son abolition, sa dissolution et sa disparition pure et simple de la vie internationale. Au lieu de faire de la figuration et avec un peu de courage, les dirigeants des pays du tiers monde feraient mieux de franchir le Rubicon en se retirant purement et simplement de l’ONU. Mais que l’on se rassure, avec ou sans l’ONU, les relations internationales seront toujours dominées par les puissances impérialistes qui continueront leurs croisades et leurs guerres partout où il y a des puits de pétrole et des matières premières à piller et à exploiter.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1307" title="à quoi sert l'ONU ?" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/onu_m1.jpg" alt="à quoi sert l'ONU ?" width="428" height="448" /></p>
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