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	<title>crampes &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/crampes/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "crampes"</description>
	<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 05:23:54 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Sport et huiles essentielles : le duo gagnant]]></title>
<link>http://cotenaturefrance.wordpress.com/2009/09/12/sport-et-huiles-essentielles-le-duo-gagnant/</link>
<pubDate>Sat, 12 Sep 2009 16:25:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>cotenaturefrance</dc:creator>
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<description><![CDATA[La rentrée sera tonique ou ne sera pas ! Vous vous remettez au sport ? Bravo ! Les bénéfices seront ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>La rentrée sera tonique ou ne sera pas !</strong></p>
<p>Vous vous remettez au sport ? Bravo ! Les bénéfices seront encore plus grands que vous ne l&#8217;imaginiez si vous suivez les conseils donnés par deux spécialistes Isabelle Pacchioni et Patrick Amsallem, coauteurs de 50 auto-massages aux huiles essentielles.</p>
<p><strong>D&#8217;abord s&#8217;échauffer</strong> : L&#8217;échauffement est indispensable, car il permet de préparer le muscle à l&#8217;effort. Rapide, superficiel, il n&#8217;a pas besoin de dépasser cinq à dix minutes.</p>
<p><strong>Des frictions rapides</strong> : Allongé sur le dos, procédez par frictions rapides et des pressions glissées avec ballottements du muscle. Commencez par les jambes et remontez vers le coeur.</p>
<p><strong>Une meilleure réponse musculaire</strong> : Les huiles essentielles comme la gaulthérie, la <a href="http://www.cotenaturefrance.com/catalog/product_info.php?cPath=35&#38;products_id=233" target="_self">menthe poivrée</a>, le romarin à camphre ou la <a href="http://www.cotenaturefrance.com/catalog/product_info.php?cPath=35&#38;products_id=224" target="_self">lavande</a> permet d&#8217;améliorer la souplesse du mouvement et de chauffer le muscle pour obtenir une meilleure réponse musculaire. On évite ainsi les claquages.</p>
<p><strong>Soulager les douleurs</strong> : Une huile essentielle comme la gaulthérie est aussi formidable pour soulager les <a href="http://www.cotenaturefrance.com/catalog/product_info.php?cPath=35&#38;products_id=736" target="_self">douleurs musculaires, articulaires et tendineuses</a>. Très active, elle aide également à prévenir les crampes et accélère la récupération musculaire. De toute façon, il est indispensable de prendre le temps de s&#8217;étirer après chaque séance.</p>
<p><strong>Si on devait acheter qu&#8217;un seul produit</strong>? : Difficile de n&#8217;acheter qu&#8217;une seule huile, car toutes se complètent et c&#8217;est leur action conjuguée qui donne les meilleurs résultats pour échauffer, soulager, prévenir les courbatures&#8230; Si vous ne devez en choisir qu&#8217;une, optez pour une huile de massage complète aux huiles essentielles et végétales (<a href="http://www.cotenaturefrance.com/catalog/product_info.php?cPath=35&#38;products_id=736" target="_self">gaulthérie</a>, arnica&#8230;) prête à l&#8217;emploi.</p>
<p>Article écrit par Anne Fontane</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Syndrome de fatigue chronique, spasmophilie, fibromyalgie: De vrais malades non reconnus]]></title>
<link>http://limpatient.wordpress.com/2009/06/10/syndrome-de-fatigue-chronique-spasmophilie-fibromyalgie-de-vrais-malades-non-reconnus/</link>
<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 13:38:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Impatient</dc:creator>
<guid>http://limpatient.wordpress.com/2009/06/10/syndrome-de-fatigue-chronique-spasmophilie-fibromyalgie-de-vrais-malades-non-reconnus/</guid>
<description><![CDATA[Syndrome de fatigue chronique, spasmophilie, fibromyalgie…, ces maladies ne sont pas faciles à ident]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Syndrome de fatigue chronique, spasmophilie, fibromyalgie…, ces maladies ne sont pas faciles à identifier et à traiter. Des victimes en témoignent.</p>
<p><span style="font-family:Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size:x-small;"><img src="http://www.medecines-douces.com/impatient/286fev02/21.jpg" alt="" hspace="10" vspace="10" width="300" height="203" align="left" /></span></p>
<p>Syndrome de fatigue chronique</p>
<p>Joël, 29 ans<br />
&#8220;À la suite d&#8217;une mononucléose infectieuse avec complication hépatique contractée en 1993, j&#8217;étais très abattu. La fatigue s&#8217;installait : 3 mois, 6 mois, 2 ans… Je finissais par m&#8217;y habituer.&#8221; Bien que diplômé en ingénierie électronique, Joël ne peut pas poursuivre dans cette voie, il se consacre alors à sa passion : la musique. En 1998, son état s&#8217;aggrave brutalement. Des douleurs musculaires paralysantes viennent s&#8217;ajouter à sa fatigue. &#8220;Je n&#8217;avais pas l&#8217;air malade, ni même fatigué, mais je n&#8217;arrivais plus à marcher plus de 25 minutes. Les médecins étaient désemparés. Je ne savais pas ce que j&#8217;avais. J&#8217;étais à cette époque dans le plus grand isolement social, moral et affectif. Je ne parlais plus aux autres de ma fatigue, car ils ne pouvaient pas me comprendre. Et puis j&#8217;avais honte de mes trous de mémoire…&#8221;</p>
<p>En 1999, il tombe sur le témoignage d&#8217;une personne atteinte du syndrome de fatigue chronique et reconnaît ses symptômes. Il apprend enfin de quoi il est atteint grâce à l&#8217;Association française du syndrome de fatigue chronique et de fibromyalgie. Aujourd&#8217;hui, son état physique continue de s&#8217;aggraver car on ne sait toujours pas traiter cette maladie. &#8220;J&#8217;ai des périodes d&#8217;épuisement total où je dois rester alité 10 jours durant. Je ne récupère pas après l&#8217;effort. Par exemple, si je marche plus de 100 mètres par jour, je suis ensuite obligé de me reposer 4 jours. J&#8217;ai parfois recours à un fauteuil roulant, mais je garde espoir. La vie est pleine de joies, de victoires: réussir à aller à un concert, retrouver un emploi de professeur de guitare… Et puis grâce à l&#8217;association, en janvier 2002, a eu lieu la première journée scientifique consacrée au syndrome de fatigue chronique… J&#8217;ai la foi et ma vie spirituelle est de plus en plus intense. Je me sens riche de ça. Et puis ça m&#8217;amuse de penser que si je guéris, je vais gagner en force alors que les autres eux vont vieillir et être de plus en plus fatigués !&#8221;</p>
<p>Spasmophilie</p>
<p>Marie-Josée, 46 ans<br />
&#8220;En 1970, à l&#8217;âge de 15 ans, en apprenant la mort brutale de mon petit ami, j&#8217;ai fait ma première crise. Dès lors, ma qualité de vie s&#8217;est dégradée. Sans raison, j&#8217;étais de plus en plus souvent sujette à des attaques de panique, des chutes de vitalité, des tachycardies, des pertes de mémoire, des crampes, des troubles digestifs…&#8221; En 1975, un médecin met enfin un nom sur ses symptômes : spasmophilie. &#8220;Pour moi, ce n&#8217;est pas vraiment une maladie, c&#8217;est davantage un mal-être. Bien sûr, il y a un terrain: une hypersensibilité, des carences en oligoéléments et métaux, mais c&#8217;est surtout un carcan qui étouffe notre &#8220;moi&#8221; profond. L&#8217;aide ne peut pas venir que de l&#8217;extérieur : il ne suffit pas d&#8217;absorber un médicament.&#8221; Pourtant, les premiers traitements qu&#8217;on lui propose sont des cures de calcium, de magnésium et des anxiolytiques. Devant leur inefficacité, elle essaie l&#8217;homéopathie, l&#8217;ostéopathie… &#8220;C&#8217;est grâce à un naturopathe, rencontré en avril 2001, par le biais de l&#8217;association &#8220;Spasmophilie et sérénité&#8221; que je suis sur la voie de la guérison.&#8221; Doublée d&#8217;une psychothérapie, que Marie-Josée conseille à tout spasmophile, la naturopathie lui apprend à suivre une nouvelle hygiène de vie, tant alimentaire que sportive, et à s&#8217;ouvrir à la créativité pour retrouver la pleine possession de son &#8220;moi&#8221; profond. &#8220;La solution était en moi. Mais c&#8217;est difficile d&#8217;aller se chercher soi-même, c&#8217;est pourquoi il est dur de sortir de la spasmophilie. Mais quand on y arrive, la vie n&#8217;a plus le même goût : hier, j&#8217;avais peur d&#8217;aller chercher mon pain. Aujourd&#8217;hui, je prends seule les transports en commun.&#8221;</p>
<p>Fibromyalgie</p>
<p>Maurice, 49 ans<br />
&#8220;Je ne peux plus exercer mon métier de mécanicien normalement, parce que je me réveille souvent plus fatigué que la veille et que je souffre de violentes douleurs musculaires.&#8221; Fibromyalgique depuis 1990, il est d&#8217;abord l&#8217;objet de nombreux examens, prélèvements musculaires, ponctions lombaires et autres analyses. En 1998, un neurologue met enfin un nom sur sa souffrance. Soulagé de savoir ce qu&#8217;il a, il déchante vite lorsqu&#8217;il apprend que sa maladie est encore mal connue et, surtout ni reconnue, ni prise en charge par la Sécurité sociale. &#8220;Aucun traitement efficace n&#8217;est, à ce jour, connu, alors on se débrouille avec des antalgiques et autres antidouleurs. Le pire, c&#8217;est que cette maladie est invisible. En me voyant, avec ma bonne carrure, personne n&#8217;arrive à imaginer que je suis malade. Alors, les conseils fusent: &#8220;Mais non tu n&#8217;as rien, c&#8217;est dans ta tête ! On pense que vous êtes un &#8220;tire-au-flan&#8221;.&#8221; D&#8217;arrêt maladie en arrêt maladie, Maurice souffre également de la pression d&#8217;une société qui demande toujours davantage de compétitivité. &#8220;C&#8217;est dur d&#8217;être atteint d&#8217;une maladie sans symptôme apparent, sans trace dans les analyses, que seul le patient ressent et dont les médecins ignorent tout. On se sent très seul.&#8221; En colère de ne plus pouvoir être aussi actif qu&#8217;avant et de ne pas pouvoir être identifié comme malade, Maurice met tous ses espoirs dans l&#8217;Association des fibromyalgiques de Bourgogne-Franche-Comté qui a pour but d&#8217;informer sur la maladie et de la faire reconnaître auprès du ministère de la Santé : &#8220;Ça serait déjà ça!&#8221;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[C'est jeudi, c'est feuilleton : Et Fanette commença à réviser ses examens.]]></title>
<link>http://fanette.wordpress.com/2008/03/13/cest-jeudi-cest-feuilleton-et-fanette-commenca-a-reviser-ses-examens/</link>
<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 07:48:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Joséphine</dc:creator>
<guid>http://fanette.wordpress.com/2008/03/13/cest-jeudi-cest-feuilleton-et-fanette-commenca-a-reviser-ses-examens/</guid>
<description><![CDATA[Résumé de l’épisode précédent : Fanette, étudiante débarquée de province, sympathise avec un groupe ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p> <a href="http://fanette.wordpress.com/files/2008/03/p7170071.jpg" title="p7170071.jpg"><img src="http://fanette.wordpress.com/files/2008/03/p7170071.jpg" alt="p7170071.jpg" /></a></p>
<p><i>Résumé de l’épisode précédent : Fanette, étudiante débarquée de province, sympathise avec un groupe de jeunes gens farfelus. Parmi eux, <a href="http://fanette.wordpress.com/2008/02/21/les-questionnaires-sexo-amoureux-darnaud-leena-et-les-autres/">Arnaud</a>, <a href="http://fanette.wordpress.com/2008/02/14/la-reponse-a-la-grande-question-sur-la-vie-lunivers-et-le-reste/">Laurent</a>, <a href="http://fanette.wordpress.com/2008/02/21/les-questionnaires-sexo-amoureux-darnaud-leena-et-les-autres/">Leena</a>. Et <a href="http://fanette.wordpress.com/2008/02/28/franck/">d’autres</a>.</i></p>
<p>(Ce billet est le cent unième.)</p>
<p>C&#8217;est bien beau de glandouiller en buvant des machins et en perdant son temps, mais le mois d&#8217;avril arrive. Et quand le mois d&#8217;avril arrive, on se dit : &#8220;Aaaaaaaah le mois prochain c&#8217;est le exams aaaaah j&#8217;ai rien foutu pas cool&#8221;.</p>
<p>Et là, deux stratégies : soit on s&#8217;enferme chez soi pour bosser, soit on ne le fait pas et on continue de glandouiller, en relisant ses cours pensivement sur son canapé, en pyj&#8217; à trois heures de l&#8217;après-midi.</p>
<p>Il y a aussi ma stratégie à moi : je m&#8217;enferme en bibliothèque de 10 heures (midi si je vais à Beaubourg sauf le week end) et je sors à 5 heures en voyant double (d&#8217;avoir lu), le dos et la nuque raides, les fesses et les reins douloureux.</p>
<p>Le groupe se disloqua progressivement.  Je ne sais trop ce que firent les autres, mais je sais ce que je fis moi : biblio, donc, seule, ou avec Philippe, ou Laurent, mais pas très souvent car ils bossaient mieux chez eux.</p>
<p>Durant cette période, je vis cependant beaucoup Ophélie,  qui habitait à deux stations de métro de chez moi. Elle révisait chez elle, mais je savais qu&#8217;elle se levait vers 1o heures, était habillée à midi et se mettait au boulot dans l’après-midi. Sa stratégie de révision me paraissait le signe d’un esprit supérieur : il fallait être drôlement sûr de soi pour réviser aussi inefficacement en apparence. Vers six heures, en revenant de bibliothèque, je passais parfois chez elle, et nous buvions un verre ensemble. Cela durait moins longtemps que dans les mois précédents, mais nous avions le poids pénible de nos révisions qui pesait sur nous, donc cela nous rendait plus philosophes, sur le thème &#8220;le poids de la vie qui pèse sur nous&#8221;. Donc, si les moments que nous passions ensemble étaient plus courts, ils étaient plus intimes et plus intenses. Après avoir discuté, toutes pleines du poids de la vie, je faisais à pied les deux stations qui  me séparaient de chez moi, dans la douceur parfois fraîche de mai, pour détendre et faire fonctionner les muscles de mes jambes et de mes cuisses endoloris par tant de station assise et d&#8217;immobilisme.</p>
<p>Parmi ceux qui révisaient, il y avait  Mirabelle. Mirabelle était une fille blonde, avec des cheveux dorés, un visage rond, enfantin, simple, et qui, un peu comme moi, avait adhéré au groupe avec candeur. Elle avait deux frères plus vieux qu&#8217;elle, et dans le groupe, c&#8217;était une sorte d&#8217;éternelle petite soeur. Elle suivait ce que nous faisions, écoutait, riait, parlait peu, mais dès l&#8217;approche des examens elle disparut, engloutie par les révisions.</p>
<p>Mirabelle, en mars, avait beaucoup sympathisé avec Ophélie, qui vécut les révisions de Mirabelle un peu comme une trahison. Certes, elle ne s&#8217;opposait pas à ce que Mirabelle révisât, me dit-elle un jour. Et même, elle comprenait très bien. Mais, après tout ce qu&#8217;il y avait eu entre elles, elle ne comprenait pas ce silence.</p>
<p>Après avril, et ses révisions, il y eu mai et son stress. Les révisions augmentèrent de rythme.  Je ne voyais plus personne, ou quasi. Quand j&#8217;en avais marre de réviser, j&#8217;appelais des copines perdues de vue que je redécouvrais, avec un léger sentiment de culpabilité, et nous faisons des pauses ciné ou papotages dans nos révisions.</p>
<p>Puis les exams commencèrent ; en période d&#8217;exam, je suis fatiguée car je dors très mal. Je passe des nuits semi blanches, en dormant éveillée, en quelque sorte, dans un sommeil pas très réparateur, peuplé de rêves, mais qui me laisse la sensation de ne pas avoir dormi. Mes muscles se tétanisent facilement, j&#8217;ai des crampes dans les mollets, les cuisses, sans oublier la crampe de l&#8217;écrivain. Après chaque examen, j&#8217;avais à nouveau envie de dormir,  mais les siestes me faisaient passer de vraies nuits blanches, dont je sortais le cerveau ébouillanté. Donc, il me fallait me contenter de mes nuits,  telles qu&#8217;elles se déroulaient, et ne pas trop forcer sur les jours.</p>
<p>Les écrits s&#8217;étalaient sur douze jours,  et une semaine après commençaient les oraux. Je redormis normalement après le dernier écrit. Mais durant ces 12 jours je n&#8217;avais plus ni vu ni appelé personne  ; nous ne nous étions guère que croisés, lors des examens. Le lendemain du dernier écrit, après avoir dormi, je rappelai Ophélie.</p>
<p>Quelque chose avait changé. Elle était encore plus lymphatique. Elle ne semblait pas pressée de me voir, alors que j&#8217;avais hâte de sortir de cette période de torpeur et d&#8217;abrutissement crispé. je passai la voir, pour forcer un peu le destin et passer une bonne soirée, mais elle était éteinte, fatiguée, trainaillant d&#8217;un air mou, parlant de révision. Je me sentis mise dehors.</p>
<p>Cette sensation se poursuivit les jours suivants. Je retournai au café, morne, avec seulement Arnaud et Franck. Nous passâmes un très bon moment, mais sans les autres, je me sentais orpheline. Tout le monde révisait, et c&#8217;était comme si tout avait changé. Moi aussi, du coup, je me lançai dans la révision des oraux, mais avec perplexité. Les oraux eurent lieu sans que je revois personne. Je n&#8217;eus, d&#8217;agréable et d&#8217;inchangé, que Mirabelle, au téléphone, qui, de sa voix gaie et enjouée habituelle, m&#8217;avoua avoir encore trop de révisions pour qu&#8217;on se voit. Au moins n&#8217;avait-elle pas l&#8217;air de se demander qui j&#8217;étais.</p>
<p>Les oraux s&#8217;achevèrent et je me sentis perplexe. N&#8217;allai-je revoir personne avant les résultats? N&#8217;étions-nous plus amis? fallait-il attendre septembre? Mirabelle m&#8217;appela pour me demander pourquoi Ophélie ne répondait pas. J&#8217;avouai mon ignorance. J&#8217;étais agacée, et je revis, derechef, d&#8217;autres amis : après l&#8217;intensité des examens, mes journées me semblaient vides, il fallait que je les remplisse. Ce qui était étrange, c&#8217;est que j&#8217;avais eu une vie jusqu&#8217;en mars et avril, et que celle-ci semblait s&#8217;être évaporée sans laisser aucune trace, comme un songe. Mes amis du printemps étaient devenus des fantômes.</p>
</div>]]></content:encoded>
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