<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>daube &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/daube/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "daube"</description>
	<pubDate>Fri, 25 Dec 2009 06:36:54 +0000</pubDate>

	<generator>http://en.wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Je suis contente de finir le novembre avce Daube de jeux de porc.]]></title>
<link>http://cuisineairi.wordpress.com/2009/11/30/je-suis-contente-de-finir-le-novembre-avce-daube-de-jeux-de-porc/</link>
<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 21:06:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>cuisineairi</dc:creator>
<guid>http://cuisineairi.wordpress.com/2009/11/30/je-suis-contente-de-finir-le-novembre-avce-daube-de-jeux-de-porc/</guid>
<description><![CDATA[On a trouvé lors du voyage au sud, un épicerie régionale mais cantal( ?) à côté de la place du march]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1092" title="029-1" src="http://cuisineairi.wordpress.com/files/2009/11/029-1.jpg?w=119" alt="" width="119" height="180" /></p>
<p>On a trouvé lors du voyage au sud, un épicerie régionale mais cantal( ?) à côté de la place du marché Draguignan. Après avoir déçu la taille petite du marché, on a resté longuement dans ce magasin.Je préfère le daube de bœuf du sud-ouest en particulière chez le chef C ! Super top, mais je suis contente d’avoir goûté ce plat au commencement du vrai hiver à Paris.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Deux mille bouses]]></title>
<link>http://odieuxconnard.wordpress.com/2009/11/20/deux-mille-bouses/</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 13:52:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Un odieux connard</dc:creator>
<guid>http://odieuxconnard.wordpress.com/2009/11/20/deux-mille-bouses/</guid>
<description><![CDATA[C&#8217;est en passant devant mon salon que je remarquais cette lumière étrange, rougeoyante, filtra]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">C&#8217;est en passant devant mon salon que je remarquais cette lumière étrange, rougeoyante, filtrant au travers de sous la porte de cette pièce essentielle à tout bon hôte. Un incendie me dis-je en voyant la lumière danser sur les murs du couloir où je me situais ? Non&#8230; Non, cette absence de fumée, cette odeur de souffre, ces voix chuchotantes qui semblent s&#8217;évanouir pour peu que l&#8217;on essaie de distinguer leur charabia qui semblait araméen&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">J&#8217;ouvris la porte à toute volée pour découvrir qu&#8217;il n&#8217;était rien de cela. La pièce était aussi calme qu&#8217;à son habitude, et sur la table trônait encore le journal du jour, que j&#8217;étais persuadé d&#8217;avoir laissé ouvert en quittant la pièce quelques minutes auparavant. Étrange me dis-je en m&#8217;approchant du quotidien : effectivement, quelqu&#8217;un avait fermé l&#8217;imprimé et y avait soigneusement déposé, en guise de marque-page, un simple ticket de cinéma prêt à l&#8217;emploi. A la page qu&#8217;il indiquait, on pouvait trouver les horaires des salles obscures. Une heure de projection d&#8217;un film y avait été entourée d&#8217;un rouge assez sanglant qui ne semblait pas être de l&#8217;encre. Je tournais le verso du ticket que je venais de trouver et y lisais &#8220;<em>On se retrouve à la séance de tout à l&#8217;heure, bisous, Satan</em>&#8220;.</p>
<p style="text-align:justify;">C&#8217;est ainsi que je me retrouvais devant 2012. Satan est vraiment diabolique, me disais-je en une futile lapalissade. Il n&#8217;empêche, impossible de vous parler de ce film en le caricaturant : il est déjà caricatural.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 477px"><img title="Affiche" src="http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/68/10/09/19160170.jpg" alt="" width="467" height="622" /><p class="wp-caption-text">L&#39;affiche du film reprend le concept de &#34;fracture sociale&#34;, chère à Jacques Chirac</p></div>
<p style="text-align:justify;">2012, c&#8217;est un film d&#8217;un fort beau gabarit, puisque grâce aux informations de Laurent Weil, l&#8217;homme qui juge la qualité d&#8217;un film à son prix, je me permets de vous rappeler qu&#8217;avec un budget de 200 millions de dollars pour 148 minutes de film, nous dépassons tranquillement les 1,35 millions de dollar la minute. Visiblement, moins de 0,1% de ce budget a dû aller au scenario, qui se résume à cela :</p>
<p style="text-align:justify;">En 2012, la Terre se réchauffe tellement que ça décolle la croûte terrestre, qui se décide alors à organiser une compétition de curling entre plaques tectoniques. Au milieu de ce joyeux bordel, Jackson Curtis, écrivain raté, tente de sauver ses fesses et celles de sa famille.</p>
<p style="text-align:justify;">Passons au film en lui-même ; si vous ne voulez pas spoilers (ha ha, genre il y a des rebondissements, suis-je drôle), vous seriez bien urbain de vous en arrêter ici. Pour les autres, en route.</p>
<p style="text-align:justify;">En 2010, Adrian, scientifique américain de renom, s&#8217;en va en Inde visiter un ami (lui aussi scientifique, restons entre gens bien éduqués), qui l&#8217;informe que dis-donc, le soleil en ce moment, il pète quand même bien la forme. Plus que jamais, même. A tel point que ses éruptions provoquent un réchauffement du noyau terrestre, ce qui est assez moyen pour la santé de la planète. Ils décident donc d&#8217;agir vite et bien, et rédigent donc promptement un rapport avec force graphiques et word-art (ex : marquer &#8220;<em>Exposé sur le réchauffement planétaire</em>&#8221; écrit en simili 3D orange). Adrian attrape donc un avion et s&#8217;en va donc trouver le responsable de la Maison Blanche (ce n&#8217;est pas le président, attention), Carl Anheuser (appelons le Carl), qui est gros et vilain, pour lui présenter son joli dossier.</p>
<p style="text-align:justify;">Carl doit probablement être géologue de formation, puisqu&#8217;en moins de 15 secondes et en ne lisant que deux pages choisies au hasard en plein milieu d&#8217;un gros dossier scientifique, il s&#8217;exclame &#8220;<em>Nom d&#8217;une pipe mon petit Adrian, maintenant vous bossez pour le président, vite, venez avec moi.</em>&#8221; Et nos deux compères vont expliquer au président des Etats-Unis que voilà, ça se réchauffe à tel point qu&#8217;en 2012, la planète elle va prendre cher. Le président décide donc de profiter du G8 pour annoncer ça aux chefs d&#8217;Etats présents, les autres pouvant allégrement se faire foutre, tas de pauvres. Les chefs d&#8217;Etats étrangers s&#8217;exclament donc &#8220;<em>Ho !</em>&#8220;. Ils ne sont pas très expressifs, c&#8217;est comme ça, que voulez-vous.</p>
<p style="text-align:justify;">Quelques temps plus tard, en Chine, on réquisitionne tout plein de gens pour construire un mystérieux barrage dans l&#8217;Himalaya. Barrage que l&#8217;on demande de construire à un endroit où ne passe aucun fleuve à proximité, ce qui n&#8217;a pas l&#8217;air de poser question à beaucoup de monde. Mais qu&#8217;importe. On en profite juste pour découvrir que l&#8217;un des ouvriers a pour frère un moine bouddhiste. C&#8217;est important pour la suite. Vous vous en doutez, puisque sinon, ça n&#8217;apparaitrait pas dans le film.</p>
<p style="text-align:justify;">Deux années passent (comme le temps file !) ; nous sommes en 2012.</p>
<p style="text-align:justify;">En France, au Louvre, la fille du président des USA qui est aussi une scientifique (en quoi ? On ne le saura jamais, elle l&#8217;est voilà tout) procède à l&#8217;échange de la Joconde contre une copie parfaite, en présence du directeur des Musées de France. Elle lui explique que c&#8217;est pour mieux mettre à l&#8217;abri l&#8217;original en Suisse. Ni la fille du président ni le directeur ne savent pourquoi ils font ça, mais ils le font, on leur a demandé. Quelques jours plus tard, le directeur des musées de France (qui est le dernier français à rouler en DS en 2012) appelle la fille du président pour lui dire qu&#8217;ils ont été manipulés : la Joconde n&#8217;est jamais arrivée en Suisse, personne ne sait où elle est. Il a donc convoqué la presse pour le lendemain, histoire de révéler l&#8217;affaire. Alors qu&#8217;il téléphone, il note être suivi par une voiture mystérieuse (elle est noire, donc forcément mystérieuse), et au moment où il s&#8217;engage sous le pont de l&#8217;Alma, boum, sa voiture explose. Comme ça, hop.</p>
<p style="text-align:justify;">La presse conclue naturellement à un accident (c&#8217;est vrai, une voiture qui explose la veille d&#8217;une convocation de la presse par son conducteur pour faire des révélations, il n&#8217;y a rien de plus banal).</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 406px"><img title="DS" src="http://www.drive.ru/images/citroen/citroen-ds.jpg" alt="" width="396" height="235" /><p class="wp-caption-text">La France en 2012. Voilà voilà.</p></div>
<p style="text-align:justify;">Pendant ce temps, à la Maison Blanche, le Président, Adrian le scientifique et Carl le vilain politique papotent. Adrian explique qu&#8217;au vu des derniers relevés, ses calculs sur quand et comment la planète va partir en sucette sont faussés : tout arrive plus vite que prévu. Il va falloir se magner les miches, pour parler en vocabulaire hollywoodien. Le président lui fait les gros yeux (il n&#8217;aime pas qu&#8217;on se plante dans l&#8217;agenda qui indique la fin du monde, c&#8217;est fâcheux) mais est interrompu par sa fille qui rentre en gueulant que, tiens, elle a été manipulée, que dis donc, La Joconde qu&#8217;on lui a demandé de mettre en sécurité n&#8217;est jamais arrivée à destination, et que le directeur des musées de France est mort pendant qu&#8217;il lui en parlait au téléphone (en même temps, il ne faut pas téléphoner au volant). Alors elle veut une explication, bordel de bite (elle est colère, et quand elle est colère, son vocabulaire s&#8217;enrichit). Le président décide donc de tout lui dire : les continents, la dérive, le curling, la fin du monde, tout. En conséquence de quoi, les nations du monde sont en train de mettre en sécurité dans un lieu secret le patrimoine culturel du monde, comme La Joconde, des Picasso ou encore des DVDs de Cauet. Voilà, elle connait la terrible vérité.</p>
<p style="text-align:justify;">Au même moment, en Californie, nous découvrons Jackson Curtis, écrivain malchanceux et raté fini, qui est à la bourre pour aller chercher ses enfants chez son ex-femme pour aller camper (une activité visiblement incontournable dans de nombreux films &#38; séries). Accessoirement, il est aussi chauffeur de limousine pour un milliardaire russe, puisque ses livres ne se sont vendus qu&#8217;à moins de 500 exemplaires (bouh, le nul). En sortant de chez lui, il constate par ailleurs qu&#8217;une légère secousse sismique, comme la Californie en connait moult ces derniers temps, a un poil abîmé le bitume de la rue en bas de chez lui, mais rien de grave, rassurez-vous. Il s&#8217;en va donc dans la limousine du patron, sa voiture étant en rade (oui, tout y est, quel gros malchanceux alors).</p>
<p style="text-align:justify;">Arrivé chez sa femme il retrouve ses enfants, qui évidemment, eux aussi, le considèrent comme un raté. Sa fille (la plus jeune, 7 ans, qui pisse encore au lit), moins que son fils (11 ans ? Et qui a une tête à claques) qui lui montre bien son affection pour son nouveau papa, qu&#8217;on appellera Bopapa. Ce dernier est chirurgien esthétique, et c&#8217;est un winneur qui roule en voiture de sport et fait de beaux cadeaux aux enfants (tiens, on dirait l&#8217;exact opposé de Jackson, quelle formidable coïncidence). Et évidemment, il méprise notre héros, qu&#8217;il considère comme un raté. Seule Kate, l&#8217;ex-femme de Jackson (et donc la nouvelle femme de Bopapa) trouve que Jackson n&#8217;est pas une grosse merde. On sent bien qu&#8217;au fond de son petit cœur il y a encore de l&#8217;amour en veux tu en voilà pour son ex. Leur couple va t-il se reformer d&#8217;ici la fin du film ? Comme je suis impatient de le savoir !</p>
<p style="text-align:justify;">Jackson emmène donc dans sa belle limousine ses enfants vers le parc de Yellowstone pour aller camper. Sur place, ils vont se promener, mais diable, que découvrent ils au milieu du parc ? Diantre : des grillages avec des panneaux expliquant qu&#8217;il ne faut pas entrer, danger, tout ça, que c&#8217;est le gouvernement qui le dit. Jackson, qui est un père exemplaire et non un gros con irresponsable, propose donc tout naturellement à ses enfants d&#8217;escalader le grillage pour continuer leur promenade. Finalement, arrivés à l&#8217;endroit où se trouvait le lac où Jackson avait l&#8217;habitude de copuler avec Kate quand ils venaient à Yellowtone, ils ne découvrent juste que des animaux morts et un site asséché. Alors qu&#8217;ils sont encore bien étonnés de leur découverte (bien que les animaux morts excitent secrètement Jackson), ils voient débarquer l&#8217;armée qui leur explique que voilà, passer les grillages où c&#8217;est marqué qu&#8217;il ne faut pas entrer, c&#8217;est mal, et c&#8217;est surtout idiot. Dans le doute, ils sont emmenés au camp secret de l&#8217;armée au cœur du parc de Yellowstone.</p>
<p style="text-align:justify;">Et figurez-vous que, haha, c&#8217;est incroyable, qui dirige la base du parc ? Mais Adrian le scientifique, bien sûr ! Et devinez quel est le livre de chevet d&#8217;Adrian ? Mais le livre de Jackson (quelle incroyable coïncidence !) évidemment ! Oui, le mec vend 500 livres dans un pays de 300 millions d&#8217;habitants, et paf, voilà que ça tombe sur le bon gars, qui le lit pile au bon moment. Et en plus, figurez-vous que (oui, décidément !) le livre de Jackson parle de ce qu&#8217;il se passerait en cas de catastrophe type fin du monde avec les continents qui seraient engloutis (il est décidément très fort). Livre dans lequel il explique que les gens, face à la catastrophe, seraient plus gentils et solidaires que jamais. Oui, il est un peu con. Mais, c&#8217;est le gentil, alors il a forcément raison. Adrian trouve ça super de rencontrer ainsi son idole littéraire, et les fait raccompagner à leur camping.</p>
<p style="text-align:justify;">Camping où, figurez-vous, pendant que ses enfants continuent de le considérer comme une grosse merde, Jackson rencontre un passionné de complot : Charlie Frost, un excentrique qui tient la radio locale, et qui, incroyable, est persuadé que la fin du monde arrivera en 2012. Et que le gouvernement construit des vaisseaux. Même qu&#8217;il a eu, d&#8217;un ami commun à Jackson et lui (coïncidence, encore), un ancien ponte de la Nasa, une carte de l&#8217;endroit où les vaisseaux seraient situés. Le ponte de la Nasa en question a lui aussi mystérieusement trouvé la mort peu de temps après. Hmmm&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 498px"><img title="Pub" src="http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/68/10/09/19089051.jpg" alt="" width="488" height="325" /><p class="wp-caption-text">Jackson guette la prochaine merde qui va lui tomber sur la gueule</p></div>
<p style="text-align:justify;">Jackson a à peine le temps de réfléchir à tout cela qu&#8217;il est appellé par son ex-femme qui lui ordonne de rentrer à la maison : alors qu&#8217;elle était au supermarché à s&#8217;engueuler avec Bopapa (qui manquait de respect à Jackson), la supérette  a été littéralement coupée en deux par un tremblement de terre d&#8217;une rare précision (puisqu&#8217;il a créé une faille pile poile entre Kate et Bopapa, pour les séparer, il est fort ce tremblement de terre).  Elle flippe donc et veut retrouver toute sa petite famille sur le champ. Jackson s&#8217;exécute, et s&#8217;en va donc ensuite au travail aller chercher les enfants de son patron, Youri, qu&#8217;il doit amener à l&#8217;aéroport. Les deux insupportables trous du cul à l&#8217;accent stalinien lui font toutes les misères du monde, jusqu&#8217;au moment où montant dans leur avion, l&#8217;un d&#8217;entre eux dit &#8220;<em>Haha, Jackson, tu vas mourrrirrr comme une crrrrotte, et tu ne le sais pas encorrre ! Nous on a des tickets grrrâce à papa pour monter dans les vaisseaux, mais pas toi, hohoho, mais tu ne sais même pas ce dont je veux parrrler.</em> <em>Da</em>.&#8221;</p>
<p style="text-align:justify;">A noter que si les autorités sont arrivées jusqu&#8217;ici à garder tout le projet secret, quitte à tuer des gars trop bavards genre notre directeur des musées de France, elles font toute confiance à des trous du cul de 12 ans pour garder ce genre de secrets sans les abattre par prudence.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour Jackson, en tout cas, c&#8217;est le déclic : la fin du monde, les vaisseaux, tout ça, c&#8217;est pour bientôt ! Il file donc retrouver sa famille, et gesticule devant la table du petit déjeuner familial en hurlant &#8220;<em>fin du monde&#8221;, &#8220;tremblement de terre&#8221;, Steevy Boulay&#8221;</em> et &#8220;<em>J&#8217;ai réservé un avion&#8221;</em>. Personne ne le croit, jusqu&#8217;au moment où Thierry le tremblement de terre (oui, je lui donne un petit nom car comme nous allons le voir, il a une personnalité à part entière) décide de secouer la maison histoire de convaincre tout le monde de la véracité de cette histoire. Bopapa, Kate, le fils idiot et la fille pisseuse se ruent donc vers la limousine de Jackson et tout le monde démarre alors que tout le quartier, puis toute la ville commencent à s&#8217;effondrer.</p>
<p style="text-align:justify;">Thierry le tremblement de terre, lui, s&#8217;arrange pour être le plus cool possible avec la petite famille : d&#8217;abord, il crée une faille, oui, mais TOUJOURS juste derrière eux. Alors des fois, Jackson il se dit &#8220;<em>putain, il est lourd Thierry à me suivre, attend je vais le semer</em>&#8220;. Mais on ne sème pas un tremblement de terre comme ça ! Il a beau tourner à droite ou à gauche en mettant son clignotant du côté opposé pour feinter Thierry, ou faire plusieurs fois le tour du rond-point, ce dernier le colle toujours à 5 mètres de distance. Ho, le fourbe. Mais Thierry voulant faire quelques bonnes blagounettes à la famille, il en profite aussi de temps à autre pour créer un effondrement juste devant la voiture, mais alors soit il laisse juste la place pour passer, soit il crée un tremplin en soulevant le bitume pour que Jackson puisse faire des acrobaties dignes de K-2000 (sauter en l&#8217;air, traverser un immeuble de part en part, etc). Trop sympa ce Thierry.</p>
<p style="text-align:justify;">Arrivé à l&#8217;aéroport, l&#8217;avion est prêt, mais le pilote, lui, est mort écrasé sous un vieux bout de béton. Ca tombe bien, Bopapa a un peu piloté des avions de tourisme ; ni une ni deux, tout le monde à bord, et on s&#8217;envole pendant que Thierry poursuit cette fois l&#8217;avion en créant une grosse crevasse derrière lui. Par on ne sait quel phénomène paranormal, l&#8217;avion lorsqu&#8217;il décolle se retrouve finalement certes au dessus de la piste, mais bizarrement en plein milieu de la faille nouvellement créée (et donc sous le niveau du sol), avec des immeubles qui s&#8217;effondrent sur lui et qu&#8217;il évite de justesse et tout. Thierry a dû décider que ce n&#8217;était pas assez spectaculaire : tout ce qui s&#8217;effondre ne s&#8217;effondre jamais sur lui-même ou ailleurs, non, ça s&#8217;effondre <em>toujours</em> en direction de la famille Curtis, mais sans jamais la toucher. Très fort.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 469px"><img title="Avion" src="http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/68/10/09/19133320.jpg" alt="" width="459" height="306" /><p class="wp-caption-text">Regardez bien la direction dans laquelle chaque immeuble choit. </p></div>
<p style="text-align:justify;">Mais où aller maintenant qu&#8217;ils sont en sécurité en l&#8217;air, alors que toute la Californie vient de sombrer dans l&#8217;océan ? Et bien à Yellowstone, histoire de tenter de voir Adrian le scientifique et Frost l&#8217;animateur-radio-qui-a-une-carte-des-vaisseaux-à-prendre-pour-évacuer. Arrivés sur place, le camp d&#8217;Adrian a été déserté (il est reparti à Washington tenter de voir s&#8217;il pouvait mettre une cartouche à la fille du président). Jackson décide donc d&#8217;aller rendre visite à Frost. Ce dernier a abandonné son camping-car, et est en train de faire le zouave dans les collines alentours. Hop, Jackson prend le camping-car et tombe pile-poil sur la colline où Frost se situe (moi qui croyais que Jackson était malchanceux, en fait, non, pas vraiment). Frost lui indique où est la carte dont il a besoin, qui est rangée dans le camping-car, mais pile à ce moment là, le volcan de Yellowstone explose. Ha, c&#8217;est pas de bol, ça pouvait pas être 15 minutes après ? Non, c&#8217;est maintenant. Ha. Toutes ces coïncidences, c&#8217;est fou tout de même.</p>
<p style="text-align:justify;">Frost décide de rester sur place, et Jackson conduit à fond les ballons pour tenter de semer Ondine, l&#8217;onde de choc du volcan. Ondine, comme Thierry, est farceuse : elle va très vite, mais elle ralentit pour ne pas aller plus vite qu&#8217;un camping car sur une route en terre. Ensuite, elle s&#8217;arrête un peu, le temps que Jackson fouille gentiment le camping-car pour trouver la carte dont il a besoin, puis elle reprend sa route au petit trot, le temps que tout le monde remonte dans l&#8217;avion familial, et accélère pour coller aux fesses de l&#8217;avion cette fois, sans jamais le doubler. Tout le monde s&#8217;en sort donc indemne.</p>
<p style="text-align:justify;">A noter que sachant que l&#8217;explosion du volcan de Yellowstone serait d&#8217;une ampleur de 22 bombes H modernes,  soit 27 millions de fois la bombe d&#8217;Hiroshima, on se dit que finalement, si ces feignasses de japonais avaient eu un camping car, ou même un simple vélo vu la faible puissance de leur explosion, ils auraient pu semer leur onde de choc sans soucis eux aussi. Fainéants.</p>
<p style="text-align:justify;">Où en étions nous ? Ah, oui, la carte. Oui, alors, cette dernière explique que le site où se trouvent les vaisseaux est en fait en Chine, dans l&#8217;Himalaya. Hmmm attendez, ne parlait on pas déjà de l&#8217;Himalaya au début de ce film ? Tout commence à s&#8217;assembler. Quel dommage que nos héros n&#8217;aient pas un avion assez gros pour aller en Chine. Tiens, maintenant que vous le dites, figurez-vous que notre petite famille, qui du coup, avait pris la route de l&#8217;Ouest, se pose à Las Vegas pour faire le plein. Et qui y rencontre t-elle au même endroit, dont l&#8217;avion est en rade ? Mais Youri, le patron de Jackson, bien sûr ! Accompagné de sa pouf et de son chien moche, de ses deux enfants, et de Sacha, son pilote. Que foutent-ils à Las Vegas alors qu&#8217;ils étaient en Californie et que ce n&#8217;est pas vraiment la route pour la Chine, vers laquelle ils se dirigeaient pour embarquer ? On ne le saura, là encore, jamais. Or, figurez-vous que dans tous les cas, Sacha a trouvé un nouvel avion assez gros pour aller en Chine, un antonov russe venu livrer des voitures de luxe, suffisamment gros pour aller jusqu&#8217;au pays des nouilles sautées et du communisme. Seulement, il faut un copilote pour le décoller ; merveilleux, puisque Bopapa est là pour ça. Youri et Jackson unissent donc leurs équipes pour quitter Las Vegas.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais attendez, ils viennent de mettre un pied par terre, là, non ? Du coup, qui revient à la charge ? Thierry le tremblement de terre, comme de bien entendu ! Il poursuit l&#8217;antonov au décollage, cette fois, et lui fait tomber plein d&#8217;immeubles près de lui, sans jamais le toucher. Ha, il est joueur ce Thierry ! Dans l&#8217;avion, le fils de Jackson, qui vient de voir mourir des millions de personnes, se dit qu&#8217;il est temps de poser les vraies questions : &#8220;<em>Papa, pourquoi tu l&#8217;aimes pas, Bopapa ?&#8221; ; &#8220;Ha euh, bin, on ne se connait pas assez lui et moi</em>&#8220;. Tout à fait le genre de dialogues que l&#8217;on a lorsque le monde est en train d&#8217;exploser. Je pense qu&#8217;on a coupé au montage la séquence <em>&#8220;Papa, pourquoi tu viens jamais à mes matchs de base-ball ?</em>&#8220;. Dans l&#8217;avion, la famille russe et la famille américaine surmontent leurs différences et une belle amitié semble naître entre eux. Oui, je dis &#8220;<em>semble</em>&#8220;, parce qu&#8217;ils ont un accent russe quand même ; ce qui est une allégorie sonore de la traîtrise dans le cinéma américain, rappelons le.</p>
<p style="text-align:justify;">Pendant ce temps, à la Maison Blanche, le président fait évacuer tout le monde par Air Force One (sa fille, Carl le vilain, Adrian le scientifique&#8230;) en direction de la Chine. Lui, il va rester avec son peuple, sa nation, jusqu&#8217;au bout, blablabla, contrairement à tous les autres dirigeants mondiaux, qui, eux, à l&#8217;exception de l&#8217;Italie (le 1er ministre reste prier et se prend par on ne sait quel effet de la gravité la coupole de la Basilique Saint-Pierre sur la gueule ; quand on vous dit qu&#8217;aucun bâtiment ne s&#8217;effondre sur lui-même ou dans une direction anodine), fuient, les couards.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 500px"><img title="Porte-avions" src="http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/68/10/09/19160171.jpg" alt="" width="490" height="653" /><p class="wp-caption-text">&#34;Ho non, il a coulé mon porte-avions !&#34;</p></div>
<p style="text-align:justify;">Le président des États-Unis finit héroïquement, évidemment (il ne meurt pas écrasé par une chute de plafond alors qu&#8217;il était aux toilettes, par exemple), puisqu&#8217;alors qu&#8217;il cherche le père d&#8217;une enfant abandonnée recueillie par ses soins à la Maison Blanche, alors qu&#8217;il est au milieu de la foule, sous les cendres volcaniques qui tombent sur la capitale, elle-même fraichement touchée par un tremblement de terre (ils endurent tout ce qui est possible), un tsunami géant vient lui coller sur la face le porte-avions USS Kennedy, ce qui lui pique un peu la gueule quand même. L&#8217;observateur averti notera que pour que la catastrophe soit encore plus catastrophique visuellement, le porte-avion arrive bien pile-poil sur la vague, avec encore tous ses avions bien rangés sur le pont (bin oui, faut qu&#8217;ils tombent dans l&#8217;océan au moment où ils apparaissent à l&#8217;écran ; avant, ça ne sert à rien) avant de tomber sur la Maison Blanche en semant ses aéronefs de-ci de-là.</p>
<p style="text-align:justify;">A noter que le film est entrecoupé de scènes où les gens appellent leurs parents/enfants pour leur dire qu&#8217;ils les aiment, tout ça, et évidemment, pile à ce moment là, Thierry le tremblement de terre, Ondine l&#8217;onde de choc ou Sony le Tsunami leurs mettent leurs mères. De l&#8217;émotion, de la pure.</p>
<p style="text-align:justify;">D&#8217;ailleurs, tout le long du film, malgré des éruptions solaires géantes, des continents engloutis par les eaux ou disparaissant totalement, le déplacement des pôles et tout, tout le monde a toujours du réseau pour passer des appels larmoyants. On ne doit pas avoir le même opérateur.</p>
<p style="text-align:justify;">A bord de l&#8217;antonov où cohabitent la famille russe et la famille américaine, pendant ce temps, on s&#8217;aperçoit qu&#8217;on va manquer de fioul, alors s&#8217;il y avait une station essence, ce serait bien. Sacha dit qu&#8217;il en connait une bien à Hawaii, et qu&#8217;en plus, le plein d&#8217;un gros avion, ça rapporte pleins de points Total pour s&#8217;acheter des tasses ou des sets de table.  Seulement voilà, Hawaii a été transformé en série d&#8217;îles volcaniques, et il n&#8217;y a plus grand chose là-bas. Flûte. Ce n&#8217;est pas grave, fait remarquer Bopapa, vu qu&#8217;on avait pété le train d&#8217;atterrissage en partant de Las Vegas. Bopapa est un peu con : sans train d&#8217;atterrissage, il comptait atterrir et redécoller comment de Hawaii ? En tout cas, maintenant que ça lui est revenu, il dit que bon, voilà, on ira amerrir en mer de Chine, hop, et on verra après.</p>
<p style="text-align:justify;">Sauf que, haha ! Coïncidence, quand tu nous tiens ! Figurez-vous que les continents se sont mis à dériver ! Et que, incroyable coup de bol, cela a amené la Chine pile en dessous de l&#8217;avion de nos héros (si tu ne viens pas à la Chine, c&#8217;est la Chine qui vient à toi). Doucement, cependant, ils commencent à manquer de jus (à noter que dans le film, quand un réacteur n&#8217;a plus d&#8217;essence, il se met à produire une grosse fumée noire, histoire de rendre ça plus dramatique), et ils finissent par tomber à sec&#8230; juste au-dessus des montagnes de l&#8217;Himalaya. Décidément, heureusement que Bopapa ravage régulièrement l&#8217;intérieur de Kate, sinon Jackson n&#8217;aurait jamais pu avoir une telle chance de cocu. Hop, alors que l&#8217;antonov atterrit sur un glacier tout le monde arrive à sortir de l&#8217;avion en utilisant l&#8217;une des nombreuses voitures qui y étaient stockées (ça tombe bien quand même) avant que celui-ci ne finisse sa course dans un ravin, alors que Sacha était aux commandes. Adieu, donc, Sacha le pilote.</p>
<p style="text-align:justify;">Sur place, incroyable coup de bol, ils sont survolés par l&#8217;armée chinoise, qui transportait des animaux par hélicoptère vers les vaisseaux (parce que voilà, en cas de déluge, c&#8217;est la règle, il faut sauver les girafes). L&#8217;armée chinoise descend et n&#8217;embarque que ceux qui avaient des tickets pour les vaisseaux à un milliard d&#8217;euros pièce : Youri et ses deux gosses (la construction des vaisseaux a ainsi été financée). Tout le monde crie au scandale, la pouf de Youri et son chien moche sont outrés d&#8217;être ainsi abandonnés, mais voilà, Youri avait un accent russe, c&#8217;était donc forcément un sale traître qui n&#8217;attendait qu&#8217;une occasion pour les abandonner et sauver sa peau. A peine l&#8217;armée chinoise est elle partie, que nos héros en marchant un peu tombent sur un moine bouddhiste en camion qui les embarque. C&#8217;est le frère de l&#8217;ouvrier que l&#8217;on voyait au début ! Halala, vraiment, ils en ont du bol, on ne le dira jamais assez. Ils se rendent aux vaisseaux (oui, il semblerait que les ouvriers chinois aient eu du mal à garder le secret, mais eux, on ne les a pas abattu, contrairement au directeur des musées de France) pour essayer d&#8217;y rentrer et d&#8217;échapper ainsi à la fin du monde.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 472px"><img title="Ouvrier chinois" src="http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/68/10/09/19198566.jpg" alt="" width="462" height="346" /><p class="wp-caption-text">Contrairement aux voitures françaises, les vêtements chinois ont beaucoup évolué</p></div>
<p style="text-align:justify;">Aux vaisseaux, on retrouve nos amis Carl et Adrian, qui s&#8217;engueulent fortement, parce que et d&#8217;une le 1er se déclare le nouveau patron des Etats-Unis puisqu&#8217;il n&#8217;y a plus ni président, ni vice-président, ni président de la chambre, et de deux parce qu&#8217;Adrian s&#8217;aperçoit que les gens que l&#8217;on sauve, ce sont juste les gens assez riches pour payer. Ce petit communiste crie donc au scandale. Remarquez, il n&#8217;a pas tort sur un point : s&#8217;ils n&#8217;ont pas pensé à sauver des prolos genre agriculteurs pédagogue et/ou maçons compétents, ils vont un peu en chier une fois dans le monde post-apocalyptique, les multimilliardaires en goguette.</p>
<p style="text-align:justify;">Par ailleurs, sur les 6 vaisseaux, seuls 5 sont en état de marche. Le numéro 3 s&#8217;est pris un plafond sur la gueule et fonctionne moins bien depuis. C&#8217;est dommage, c&#8217;est le vaisseau que Youri et ses gamins devaient prendre, les voilà donc bien punis pour leur méchanceté. Alors que dans le même temps, grâce à un plan génial de l&#8217;ouvrier chinois frère du bouddhiste, intitulé &#8220;<em>Tiens, si on courait au milieu de la base devant tout le monde avant de rentrer dans un vaisseau en passant par ses amarres au vu de tous</em>&#8220;, Le bouddhiste, son ouvrier de frère, leurs grands parents, la pouf russe et son chien, la famille Curtis et Bopapa s&#8217;infiltrent dans l&#8217;arche américaine.</p>
<p style="text-align:justify;">Adrian, qui a un coeur gros comme ça, lui, et qui voit tous les gens qui devaient embarquer dans le vaisseau numéro 3 abandonnés sur les quais alors qu&#8217;un tsunami géant arrive sur eux, décide de faire une vidéo-conférence avec tous les vaisseaux des autres pays du monde (contre l&#8217;avis du méchant Carl qui n&#8217;en a évidemment rien à battre) pour leur faire un discours sur &#8220;<em>Ce qui fait de nous des hommes, c&#8217;est la gentillesse, alors si on veut sauver l&#8217;humanité, commençons par sauver les pleupleus du quai numéro 3, et puis en plus, j&#8217;ai lu ça dans un livre génial d&#8217;un certain Jackson Curtis.</em>&#8221; ; ha, quel beau discours qui émeut instantanément les dirigeants du monde qui se mettent à pleurer devant les paroles d&#8217;un mec qui cite en référence un livre de SF vendu à 500 exemplaires dans le monde. Du coup, les vaisseaux ouvrent leurs portes, et accueillent toute la bande des gueulards du vaisseau numéro 3. Tout le monde, à part Youri, qui, suite à une petite acrobatie involontaire, arrive à faire monter ses enfants à bord, mais chute et meurt comme le vilain soviétique qu&#8217;il était. Non mais.</p>
<p style="text-align:justify;">Seul problème (car oui, il faut que le film dure encore un peu), nos héros &#8211; passagers clandestins &#8211; s&#8217;étaient réfugiés pile dans le système hydraulique d&#8217;ouverture de la porte. Qui du coup, tue Bopapa en s&#8217;activant (la célèbre séquence du &#8220;<em>Attrape ma main !&#8221; &#8220;Ha, je n&#8217;y arrive pas !&#8221;</em> est évidemment de la partie ; les spectateurs noteront que Jackson, qui est accroché à un câble, à encore deux bons mètres de mou à dérouler en arrière plan pour descendre et rattraper les 5 centimètres qui le séparent de la main de Bopapa, mais ne les utilise pas. Quel gros bâtard, en fait ce Jackson. Mais non, dixit le film, il a fait tout ce qu&#8217;il pouvait), ce qui est triste mais ne fait pleurer personne. Et arrange bien Kate qui du coup, n&#8217;aura plus à plaquer Bopapa avant de faire des bisous à Jackson.</p>
<p style="text-align:justify;">Pendant ce temps, le tsunami géant arrive sur l&#8217;Himalaya (une vague qui doit facilement faire 7 kilomètres de hauteur, donc) et sur la base des vaisseaux, dont le plan est &#8220;<em>On s&#8217;accroche quand la vague arrive, et ensuite, on se met à flotter quand ça s&#8217;est calmé, pour aller chercher de nouvelles terres émergées et s&#8217;y installer</em>&#8220;. Oui, plus que des vaisseaux, ce sont des arches. C&#8217;est beau. Sauf qu&#8217;évidemment, le vaisseau américain a un soucis : alors qu&#8217;il remonte sa porte qu&#8217;il a ouvert aux survivants, celle-ci se bloque car &#8220;<em>quelque chose s&#8217;est coincé dans le mécanisme</em>&#8220;. J&#8217;aurais parié mes billes sur le cadavre de Bopapa, mais non, en fait, il s&#8217;agit d&#8217;un outil oublié par l&#8217;ouvrier chinois qui était avec eux. Bon. Du coup, la porte ne se referme pas bien, et le tsunami arrivant, l&#8217;eau commence à rentrer. Ce qui panique les gens deux minutes, mais pas plus. A croire qu&#8217;ils oublient que leur vaisseau prend l&#8217;eau. D&#8217;ailleurs, l&#8217;eau apparait en des endroits mystérieux, puisque par exemple, les portes étanches se fermant, la pouf russe de Youri se retrouve isolée du reste du groupe. Elle a juste le temps de mettre son chien en sécurité. Sachant qu&#8217;elle était dans un film, elle aurait du garder son chien avec elle : même moche, on ne tue pas le chien dans un film catastrophe, donc rester avec lui est excellent pour sa sécurité personnelle. Bref, alors qu&#8217;elle est isolée entre deux portes étanches, l&#8217;eau continue à monter (d&#8217;où vient elle ? On l&#8217;ignore.) et la tue.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 454px"><img title="Bopapa meurt" src="http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/68/10/09/19198557.jpg" alt="" width="444" height="333" /><p class="wp-caption-text">&#34;Nooooon&#34; ; d&#39;accord Jackson, mais regarde, tu pouvais descendre plus bas sur le câble si tu avais vraiment voulu aider Bopapa</p></div>
<p style="text-align:justify;">Sur la passerelle, Adrian apprend qu&#8217;on ne peut démarrer le vaisseau tant que la porte n&#8217;est pas fermée. Ce qui ne serait pas trop grave si une vague géante arrivant ne leur avait pas fait atterrir sur la gueule Air Force One (oui, Sony le tsunami aime bien jeter des appareils américains sur d&#8217;autres américains), qui du coup avait pété une amarre et envoyé le vaisseau à la dérive, droit vers l&#8217;Everest, où il risque de s&#8217;échouer comme une daube. Adrian décide donc d&#8217;aller voir ce qui bloque le mécanisme de la porte, et grâce à une caméra, que découvre t-il ? Mais son idole bien sûr, Jackson Curtis, qui vient juste avec ses potes chinois de coincer la dite porte par erreur, donc. Mais Adrian ne les engueule pas, il leur demande juste gentiment s&#8217;ils ne peuvent pas aller débloquer le système qui est désormais sous l&#8217;eau. Jackson, accompagné de son crétin de fils, y vont donc. Adrian suit leurs prouesses grâce à une caméra qui filme bien Jackson de face quand il essaie de décoincer l&#8217;outil du chinois dans les rouages. Du coup, moi j&#8217;aurais tendance à croire que ce qui bloquait le mécanisme, c&#8217;était plutôt la dite caméra vu là où elle a l&#8217;air d&#8217;être placée, mais bon, on est plus à une incohérence près. Il finit évidemment par y arriver pile au dernier moment, ce qui permet au vaisseau d&#8217;éviter de s&#8217;échouer à une seconde près, donnant ainsi accès à la séquence obligatoire de tout film catastrophe américain :</p>
<address>Une salle de contrôle, silencieuse et anxieuse<br />
</address>
<address>&#8220;&#8230;&#8221;</address>
<address>&#8220;&#8230;&#8221;</address>
<address>&#8220;&#8230;&#8221;</address>
<address>&#8220;Catastrophe évitée&#8221; annonce l&#8217;ordinateur</address>
<address>&#8220;Ouaiiiiiis&#8221; fait tout le monde en agitant les bras et en jetant des papiers partout.</address>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Voilà, maintenant que c&#8217;est fait, on en arrive à la fin du film, 27 jours plus tard :</p>
<p style="text-align:justify;">Dans leur cabine, Adrian travaille pendant que la fille du président lui lit les dernières pages, particulièrement pertinentes, du livre de Jackson Curtis. Elle s&#8217;émerveille devant ce génie littéraire. Adrian tout autant. Ce qui les rapproche, et donne envie à Adrian de lui montrer comment on repeuple la planète. Mais ils sont interrompus par la première sortie sur le pont autorisée depuis l&#8217;apocalypse.</p>
<p style="text-align:justify;">Là, on retrouve Jackson, sa femme, ses gosses, les fils de Youri (qui sont devenus gentils) qui observent l&#8217;horizon en rêvant. On apprend qu&#8217;ils font cap vers l&#8217;Afrique, qui apparemment a réémergé (elle a plongé juste le temps de purger le pays de ses sombres habitants plutôt auvergnats) après le déluge, et en plus se trouve désormais en zone bien tempérée. Et on apprend aussi que la fille de Jackson ne fait plus pipi au lit car elle n&#8217;a &#8220;<em>plus peur</em>&#8220;.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 447px"><img title="Pampers" src="http://img.alibaba.com/photo/10929561/Pampers_Diaper.jpg" alt="" width="437" height="237" /><p class="wp-caption-text">Le mot de la fin, égal au film.</p></div>
<p style="text-align:justify;">Comme quoi, une bonne apocalypse, 6 milliards de morts, et hop, fini le pipi au lit. C&#8217;était si simple, en fait.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Lunch with Romane/Dinner with Brummel]]></title>
<link>http://eatingstamfordhill.wordpress.com/2009/11/20/lunch-with-romanedinner-with-brummel/</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 10:09:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>eatingoutinstamfordhill</dc:creator>
<guid>http://eatingstamfordhill.wordpress.com/2009/11/20/lunch-with-romanedinner-with-brummel/</guid>
<description><![CDATA[I stop off for two nights in Avignon en route for the Côte d&#8217;Azur. It&#8217;s a long journey f]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>I stop off for two nights in Avignon en route for the Côte d&#8217;Azur. It&#8217;s a long journey from Annecy, made all the longer by the cancellation of my planned train and thus a hiccup in subsequent connection. I begin to suspect reverse culture shock following Japan. There&#8217;s a connection I&#8217;m told twice doesn&#8217;t exist, but as the train pulls out of the relevant station, I can see it announced on the board. A three and a half hour journey takes seven. Oh well, the scenery is pleasant enough from Annecy down into Grenoble. Mountains, oh how pretty, then shanty towns around the edge of underpasses, people living in sheds, crap estates, actual France, not the picture postcard.</p>
<p>Avignon itself seems built in two parts. There&#8217;s the old walled part of the city and then there&#8217;s what is beyond it. I don&#8217;t enter the beyond during those two days. I go to the <a href="http://www.palais-des-papes.com/" target="_blank">Palais des Papes</a>, wander up and around Rocher des Domes, go for lunch at <a href="http://www.legrandcafe-avignon.com/" target="_blank">Le Grand Café</a>. I&#8217;m not sure this is the place that my friends in Haute-Savoie referred to, they suggested going for lunch in a place inside a modern art gallery. Is this it? Probably not.</p>
<p><a href="http://eatingstamfordhill.wordpress.com/files/2009/11/romane.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-226" src="http://eatingstamfordhill.wordpress.com/files/2009/11/romane.jpg" alt="" width="480" height="640" /></a></p>
<p>My great pleasure upon sitting down is that I&#8217;m facing a large portrait photograph of Romane Bohringer. Now, Romane and myself have something of a history. Not an actual history, a quite imagined history. Romane first came to my attention in 1992  with <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nuits_fauves" target="_blank"><em>Les Nuits Fauves</em></a>, one of the first French films that had HIV/AIDS as a central theme. The subject matter was quite French, the chief protagonist (played by writer/director Cyril Collard who died of an AIDS-related condition in &#8216;93) was apparently torn between his gay and straight natures as well as his irrepressible desires. Not to mention his impending death. Basically, it meant for most of the film he shagged whomever he wanted and didn&#8217;t take any responsibility for how his actions might affect others, in particular the entirely passionate and smitten Romane.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/nFld_T_6c5Q&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/nFld_T_6c5Q&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p>It&#8217;s alright for some, I possibly thought, here I am in bleak loveless London, whereas in an imagined France a man can act like an utter bastard and have no problem finding women of such calibre. Years passed and Romane would pop up in other French films from time to time. Since these were blissful times before the internet saturated us with information, when facts about French actresses were dependent on magazine and newspaper articles (and you might well miss an issue and the relevant mention), I knew very little about her.</p>
<p>Romane&#8217;s star was possibly most ascendant in the UK around the time of <a href="http://www.youtube.com/watch?v=GwapQhrZ-D0" target="_blank"><em>L&#8217;appartement</em></a> in &#8216;96, a film in which Vincent Cassel makes the idiotic mistake of choosing Monica Bellucci over Romane Bohringer. Oh, but Monica Bellucci, you say… I imagine a life with Monica would be very demanding. Aside from maintaining her in the custom to which she is accustomed, every single day of life would mark some slight decline in her appearance. Let&#8217;s face it, she looks great (a supermarket melon perfection) but her acting isn&#8217;t up to much. Whereas Romane seem to me to be much more of an artist, she worked with Peter Brook at a young age and, what I&#8217;m quite fond of, is that she has some mole on the side of her nose that has remained throughout her career, unlike the airbrushed lad&#8217;s mag perfection of Bellucci.</p>
<p>My idealised attachment with Romane was at its strongest around this time. I was living in the countryside in Japan and the local video shop had a surprisingly well-stocked back catalogue of French cinema. Rural isolation encouraged a quite wholesome and teenage fascination with Romane and eventually I wrote a short story on my return to London in which she played the role of a guardian angel, whilst the main story was about a resurrected Mithraic cult that was attempting to gain absolute power. I haven&#8217;t read it in ages, if you&#8217;re lucky, which might not be that much, it would probably read like Dan Brown reworking Iain Sinclair.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/7HHNcHaKCBA&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/7HHNcHaKCBA&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p>So, trying to get back to food here, as I sat down opposite the photo of Romane, I was reminded of all this. Romane and myself started with a simple olive tart and then treated outselves to an ox-cheek daube. It&#8217;s possibly a bit ambitious, I think, we&#8217;re (no, hang on, I am…) booked in for dinner in the hotel restaurant. But ox-cheek daube is one of the few French dishes I cook with any regularity and I&#8217;m keen to gauge my efforts against this local version. Well, the restaurant&#8217;s is good, but my mine is better. Phew. I don&#8217;t grudge the dish we&#8217;re eating though. It&#8217;s quite delicious and everything is swimming along with a 50cl carafe of local Côtes du Rhône.</p>
<p>Romane doesn&#8217;t say much. She looks great though. She&#8217;s been positioned next to another portrait of Catherine Deneuve. There&#8217;s a contrast. The restaurant is fairly quiet, some 70&#8217;s French hits play in the background, the waiting staff are fairly underemployed, there&#8217;s a relaxed laziness to the place, although I presume it would be quite busy in the summer months outside. Romane particularly appreciates dessert. I&#8217;m fond of women who eat food and she wolfs down the rest while my attention is distracted by an outburst of birdsong. I take my coffee out on the terrace.</p>
<p><a href="http://eatingstamfordhill.wordpress.com/files/2009/11/scarf.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-227" title="scarf" src="http://eatingstamfordhill.wordpress.com/files/2009/11/scarf.jpg" alt="" width="480" height="473" /></a></p>
<p>I wander back towards the hotel, buy a winter cap, three books (the catalogue for the 1992 Fassbinder <em>werkschau</em>, <a href="http://revueformules.blogspot.com/2009/03/anthologie-de-la-revue-bizarre-1953.html" target="_blank">an anthology of <em>Bizarre</em></a> &#8211; a review produced the Collège de &#8216;Pataphysique in the 50&#8217;s and 60&#8217;s &#8211; and the <a href="http://dogramagra.shunkin.net/" target="_blank">French translation</a> of Yumeno Kyusaku&#8217;s classic <em>Dogra Magra</em>. Back at the hotel, I snooze off and wake up to a retrospective on tv of Marina Abramovic. I must be in France, I think, to be watching this at 4pm. I loll around, take another walk and pop into second-hand bookshop where I pick up two English books: one about Victorian women travellers and the other what appears to be a small selection of writings about Beau Brummel. I can read that over dinner I think…</p>
<p>Dinner is at <em>La Vieille Fontaine</em> where the chef is Bruno d&#8217;Angelis. I look for hotels when I&#8217;m in England, there&#8217;s an inclusive offer of dinner in the online package. Oh, why not, I think. I don&#8217;t often stay in fancy hotels, I don&#8217;t want more than a clean room, a bath and an internet connection. Bruno has his star. I am only realising now on searching that in fact this is the restaurant where Keith Floyd lunches (and then snoozes) in the recent Keith Allen documentary!</p>
<p>I&#8217;m feeling a bit jaded myself after lunch. Dinner should probably be a cheese sandwich and an early night. Instead, I&#8217;ve a four course seasonal mushroom tasting menu. Here&#8217;s what I ate:</p>
<p><a href="http://eatingstamfordhill.wordpress.com/files/2009/11/dsc00480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-230" title="DSC00480" src="http://eatingstamfordhill.wordpress.com/files/2009/11/dsc00480.jpg" alt="" width="480" height="360" /></a></p>
<p>Well, that&#8217;s no good, you say. I have to squint quite severely to read a word of that. It&#8217;s not a consciously bad photo. It is a photo I take as I&#8217;m standing waiting for a taxi to take me to the station the following morning. Like the other photos in this entry, it&#8217;s taken with a slightly aged mobile phone at all of 2.0 megapixels. But then, given my comments before, I wonder whether there isn&#8217;t a space left for &#8220;bad&#8221; photography when it comes to food, or perhaps no photography at all. But then, surely the writing needs to be up to par, make the food come alive. My notes of the evening don&#8217;t really help here. They are mostly concerned with:</p>
<p>1. Disappointment over Brummel book. It occurs to me upon reading that Brummel didn&#8217;t spend his time in Paris buying automobiles. The book in question, whilst enjoyable in its own ephemeral way, is a 1930&#8217;s guide to Paris for rich Americans with pertinent suggestions as to where they should spend there dollars on perfumes, shirts, hats and such. It&#8217;s not enough of a book to sustain me through dinner. The only available conversation in the otherwise empty restaurant is in Danish from the couple sat next to me. She dissects her lobster with the enthusiasms of a forensic gynaecologist.</p>
<p>2. The chairs. Chairs that are neither high-backed or armchairs. Narrow enough to grasp you around the waist, arms not quite high enough to rest your limbs upon, but quite capable of crushing your jacket. Brummel wouldn&#8217;t approve. You try leaning back, no, not much support there. They probably cost a bit. They prevent any form of relaxation. Or escape.</p>
<p>3. Darkness. The restaurant is excessively dark. There&#8217;s a chandelier that could be turned on but isn&#8217;t. How much of this darkness is because of Europe&#8217;s recent proscription on incandescent lightbulbs? A dimming of the day. A vision of our own decline. Time, gentlemen please&#8230;</p>
<p>4. The food is good, but for a mushroom themed menu, I&#8217;d like to see more mushrooms! At €90, there seems to be a need to tick certain ingredients to justify the price. In order: mushroom themselves, scallops, lobster, beef. I&#8217;d have preferred to eat rare and expensive mushrooms and forget about the rest. The scallops remind me just how badly they were cooked at Chez Didi, the <em>tisane des carapaces</em> with the lobster is rather astonishing, but I&#8217;m not sure it&#8217;s exactly food. The one thing that I don&#8217;t like is the <em>jus au Merlot</em> with the beef. It&#8217;s reduced beyond necessity, or more pertinently, beyond the point where it&#8217;s enjoyable to eat, rather than just admire as a potential oil painting medium.</p>
<p>When I get to my friends the next day, he asks about the meal. In conversational shorthand, I say that it was like an expensive call-girl. You could admire the technical prowess, the sheen of the stockings, the scent, the bag of tricks and moves designed to get the punter off just enough to get them keen to pay for extras. But, as I said, sometimes you probably really want Cheeky Mary down by the harbour. She has a humanity to her I couldn&#8217;t grasp in this meal. No kissing. Catherine Deneuve, possibly. Had I not eaten a large lunch earlier in the day, it probably would have sat better with me. The meal concluded, I walked upstairs to my room and lay down on the bed where I passed a fairly sleepless night, digesting, digesting&#8230;</p>
<p>It&#8217;s the sort of restaurant I can remember visiting with my father during childhood. We&#8217;d go on these family holidays to France that would often include a few meals at places that he&#8217;d chosen from a French Michelin guide. I don&#8217;t remember enjoying them then. The ghost of my father haunts me vaguely at such times and he certainly inhabits me when I look at myself in the mirror. Not so much the face, the stomach, whether larger or smaller. Just as I watched his girth expand and contract many times over the years.</p>
<p>At around 4am, I awake to <a href="http://www.youtube.com/watch?v=vJ42SqtLlLE" target="_blank">an overly long psychedelic sequence</a> in a Western called <em>Blueberry</em> (with Vincent Cassel, natch) and make a spectacular and profound evacuation. I feel much better after that.</p>
<p>When I get home to the UK, there&#8217;s an email from Lastminute.com. Here&#8217;s the picture:</p>
<p><a href="http://eatingstamfordhill.wordpress.com/files/2009/11/600x190_michstar.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-231" title="600x190_michstar" src="http://eatingstamfordhill.wordpress.com/files/2009/11/600x190_michstar.jpg" alt="" width="480" height="152" /></a></p>
<p>What on earth is that? They look like wind-up false teeth. They march across the plate, snap at your fingers, extrude a beetroot maw. Turn up the saturation. Only £19. Where are we eating? It&#8217;s a <em>michelin star</em> place, lower case, you get food that looks, well, it looks very clever. It&#8217;s £19. Do you want to go or not? Well, what&#8217;s it all about? It&#8217;s <em>fucking michelin star</em>, what more do you need to know? That means it&#8217;s proper. I don&#8217;t know, I quite fancied the Turkish down the road. What is your problem? Thierry Henry doesn&#8217;t eat at the Turkish, Peaches Geldof doesn&#8217;t eat at the Turkish. They eat <em>michelin star</em>. Do they? Yes and it&#8217;s only £19. It&#8217;s also very pink. Come on, £19! What can you get at the Turkish for that? Well, a meal for two for a start. Or, you could have the mixed grill and a couple of beers. But I don&#8217;t see how anyone ever manages the mixed grill, it&#8217;s enough meat for a family of four. There&#8217;s a photo of Patsy out of EastEnders. She must have eaten there. And Martin Jol. They&#8217;re friendly in there, they even know our names now. That time we forgot the wallet, they let us come back and pay the next day. Still gave us baklava to take home. Do they do baklava at <em>michelin star</em>? They do petty fours, which are a bit like chocolates, except they&#8217;re not always. Not always like chocolates? Yes, they&#8217;re like dreams and aspirations spun from sugar and culinary talent that tell us that we have arrived. Where have we arrived? We have arrived in the world and are here and looking at people and people are looking at us and all is well with ourselves reflecting through and around other people. Blimey. And so on.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Australia]]></title>
<link>http://listerique.wordpress.com/2009/11/07/australia/</link>
<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 14:31:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lucile</dc:creator>
<guid>http://listerique.wordpress.com/2009/11/07/australia/</guid>
<description><![CDATA[Pour commencer, une bonne grosse daube de deux heures trente-cinq avec un casting pourtant assez pro]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Pour commencer, une bonne grosse daube de deux heures trente-cinq avec un casting pourtant assez prometteur.<br />
Rien à redire aux décors et costumes, mais le film en lui-même, et surtout le jeu des acteurs m&#8217;a laissée perplexe. Une Nicole Kidman anglaise super &#8216;touchy&#8217;, un Hugh Jackman genre gros bras sauvage bof, et un (voire des) méchant qui rate toujours son coup et qui au final n&#8217;aura zigouillé qu&#8217;une personne, qui, de toute manière aurait gêné l&#8217;histoire d&#8217;amour (pas si) torride entre nos deux têtes d&#8217;affiche.</p>
<p>Vingt et une heures. Je glisse le DVD dans le lecteur. Certes, les critiques presse ne me font pas espérer un grand Baz Luhrmann (Moulin Rouge, Romeo+Juliette&#8230; ), mais avec de pareils acteurs, je n&#8217;ai presque pas peur &#8211; j&#8217;aurais du.<br />
C&#8217;est la voix d&#8217;un petit garçon qui ouvre les premières scènes, dans un pseudo-délire mystique (pseudo-aborigène). Et c&#8217;est parti pour une première partie.</p>
<p>&#8220;<em>Fin des années 30.<br />
Lady Sarah Ashley, une aristocrate anglaise hautaine et renfermée, arrive au coeur des paysages sauvages du Nord de l&#8217;Australie pour y rejoindre son mari qu&#8217;elle soupçonne d&#8217;adultère, et qui tente &#8211; sans succès &#8211; de vendre l&#8217;immense domaine qu&#8217;ils possèdent sur place : Faraway Downs.<br />
Elle ne tarde pas à découvrir que l&#8217;exploitation est au bord de la ruine et menacée par son propre contremaître, Neil Fletcher, un homme sans scrupules de mèche avec un puissant éleveur, prêt à tout pour précipiter la chute du domaine et s&#8217;en emparer.<br />
Pour sauver Faraway Downs, Sarah n&#8217;a pas d&#8217;autre choix que de s&#8217;allier à un &#8220;cow-boy&#8221; local un peu rustre connu sous le seul nom de &#8220;Drover&#8221;, et de parcourir avec lui des milliers de kilomètres à travers les terres aussi magnifiques qu&#8217;inhospitalières du pays afin de mener jusqu&#8217;à Darwin 1500 têtes de bétail.</em> &#8221; (allocine.fr)</p>
<p>Comme ils sont beaux, intelligents et forts, ils y arrivent sans trop d&#8217;encombres. Là je m&#8217;éponge le front, je pense ouf, pousse un soupir de soulagement, et attend le baiser final qui annoncera mon brossage de dents et le début de la nuit. Erreur : ça continue. Encore une heure trente cinq à endurer, avec un topic totalement différent, basé cette fois sur les enfants métis déportés dans le but de leur &#8220;éducation&#8221; (catholique). Et la fin de la seconde guerre mondiale. Et là, on voit que le réalisateur s&#8217;est dûrement creusé la tête pour relier les deux.</p>
<p>Au final, et malgré de bonnes prises de vue sur les paysages australiens : des baillements, un jeu d&#8217;acteur forcé et me paraissant un tantinet anachronique, une histoire sans véritable action ni relief, et un script bien trop gai à mon goût pour une histoire que j&#8217;aurais vue plus sombre et engagée. On n&#8217;y retrouve pas les grands acteurs promis et le réalisateur paraît avoir été partagé quant au ton à adopter, et n&#8217;en a finallement pas vraiment choisi. Différents genres y sont abordés, mais entre comédie, romantisme, aventure&#8230; aucun n&#8217;est complet, ce qui nous laisse sur notre faim.</p>
<p>Critique <a href="http://www.telerama.fr/cinema/films/australia,367209,critique.php">Télérama</a><br />
Critique <a href="http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-6860-17143.php">écran large</a><br />
Critique<a href="http://www.lecinema.ca/critique/1501/"> LeCinéma</a></p>
<p>Synopsis, B.A, etc. <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=124529.html">Allociné<br />
</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Evolution]]></title>
<link>http://chezcrayonne.wordpress.com/2009/11/04/evolution/</link>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 17:00:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Crayonne</dc:creator>
<guid>http://chezcrayonne.wordpress.com/2009/11/04/evolution/</guid>
<description><![CDATA[]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignnone size-full wp-image-27" title="008" src="http://chezcrayonne.wordpress.com/files/2009/11/008.png" alt="008" width="450" height="456" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Elektra, non merci madame]]></title>
<link>http://odieuxconnard.wordpress.com/2009/10/12/elektra-non-merci-madame/</link>
<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 20:13:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Un odieux connard</dc:creator>
<guid>http://odieuxconnard.wordpress.com/2009/10/12/elektra-non-merci-madame/</guid>
<description><![CDATA[Malgré mon manque de temps chronique de ce mois-ci, je vous propose une fois encore une grande soiré]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Malgré mon manque de temps chronique de ce mois-ci, je vous propose une fois encore une grande soirée cinéma. Cette fois-ci, nous allons nous intéresser à une de ces petites perles du cinéma d&#8217;auteur : Elektra.</p>
<p style="text-align:justify;">Je ne lis pas de Comics. Non pas que je n&#8217;aime pas, je n&#8217;ai simplement jamais trop eu l&#8217;occasion d&#8217;en lire. En tout cas, je connaissais cette sombre daube de Daredevil (un autre grand film), et j&#8217;avais découvert son spin off, Elektra par hasard.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais attendez, Elektra, de quoi ça parle en fait ? Et bien je vous propose le pitch officiel :</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Après la mort sanglante de ses parents, Elektra découvre qu&#8217;elle est ressuscitée</em> (ndla : ce qui est quand même peu banal, reconnaissons-le). <em>Dès lors, elle n&#8217;aspire plus qu&#8217;à se venger et se condamne à l&#8217;exil</em>. <em>Elle s&#8217;entraîne dans la plus pure tradition du ninjitsu et devient une tueuse professionnelle, la meilleure du circuit, une véritable légende. Mais elle découvre bien vite que donner la mort ne suffit pas à justifier son action</em>. <em>A bout de nerfs, elle sait que sa prochaine mission sera la dernière.</em> <em>Il s&#8217;agit d&#8217;éliminer ses nouveaux voisins</em> (ndla : scénariste, es-tu là ?)<span style="font-style:italic;"> </span>, <em>Mark et sa fille de 13 ans, Abby</em><span style="font-style:italic;"> </span>. <em>Au moment de passer à l&#8217;acte, elle comprend qu&#8217;elle n&#8217;y arrivera pas. Elle décide alors de changer de camp et de les sauver&#8230;</em></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;"><em> </em></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 431px"><em><em><img title="Jaquette Elektra" src="http://www.comicbookmovie.com/images/news/elektra/elektra-poster-large.jpg" alt="La jaquette parle delle-même." width="421" height="609" /></em></em><p class="wp-caption-text">La jaquette parle d&#39;elle-même.</p></div>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align:justify;">Mon dieu, c&#8217;est incroyable ! Que va t-il arriver après cela ? Et bien mes chers lecteurs, découvrons le ensemble.</p>
<p style="text-align:justify;">Le film s&#8217;ouvre sur une sorte de petit résumé historique, expliquant que depuis des millénaires, les gentils (qui sont gentils) se battent contre les terribles méchants (qui sont méchants) qui se rassemblent dans une organisation nommée &#8220;La Main&#8221; ; d&#8217;où l&#8217;expression avoir La Main au cul, mais c&#8217;est une autre histoire. Et discrètement, on nous glisse aussi que les gentils peuvent potentiellement maîtriser un art qui permet de ressusciter les morts, ce qui leur permet de faire de bons calembours à leurs amis nécrophiles. Sur ces quelques informations, on en arrive à la première scène.</p>
<p style="text-align:justify;">Un méchant (il est habillé en noir et dit être au service de La Main, juste pour qu&#8217;on soit sûr) est assis dans un grand fauteuil en cuir et discute avec son chef de la sécurité, qui, juste derrière, surveille ses petits écrans. Le premier explique au second qu&#8217;il est poursuivi par Elektra, la célèbre assassin, et qu&#8217;il sait déjà que tous ses gardes du corps ne le sauveront pas. Il les paie quand même, dans le doute. Le chef de la sécurité, lui, fait le coup du &#8220;<em>Haha, ce n&#8217;est qu&#8217;une légende, tout le monde sait qu&#8217;Elektra n&#8217;existe pas</em>&#8220;.  Qu&#8217;il est bête. C&#8217;est le titre du film, andouille, évidemment qu&#8217;elle existe !</p>
<p style="text-align:justify;">Au même moment, alors que comme d&#8217;habitude, les caméras de sécurité se font feinter (c&#8217;est à se demander pourquoi on en met), tous les gardes du coin se font étriper par une mystérieuse ninja. Vous vous demandez qui ça peut bien être, hein ? Et bien je vous le donne en mille : c&#8217;est Elektra (je sais, vous êtes surpris). Elle retire alors sa tenue de ninja pour montrer sa vraie tenue : bustier rouge pétard, pantalon moulant de la même couleur et talons aiguilles. Oui, c&#8217;est super pratique comme tenue pour les soirées assassinats. On l&#8217;oublie trop souvent. Dans tous les cas, ça ne l&#8217;empêche pas de coller sa tannée à toute la horde des méchants et de se farcir leur chef avant de s&#8217;en aller parce que son string commence à l&#8217;irriter.</p>
<p style="text-align:justify;">Elle retourne donc dans son appartement personnel, où l&#8217;attend son agent, que nous appellerons Bob. Ce dernier a un nouveau contrat pour Elektra, mais houlala, elle est fatiguée la petite, c&#8217;est fatiguant physiquement et moralement d&#8217;étriper des gens. Elle veut raccrocher. Cependant, elle accepte un dernier contrat donné par un mystérieux commanditaire, qui propose à Elektra de prendre deux jours pour aller &#8220;<em>reconnaitre les lieux</em>&#8220;. Il est comme ça, il est trop sympa le commanditaire.</p>
<p style="text-align:justify;">Elektra se rend donc dans un joli manoir près d&#8217;un joli lac, aux frais de la princesse. Là, comme elle ne sait pas trop quoi faire, elle se dit &#8220;<em>Tiens, si j&#8217;avais des flashbacks ?</em>&#8220;. Et c&#8217;est parti pour &#8220;<em>Papa, maman, leur assassinat, mon appendicite, mes insomnies</em>&#8220;. Mais elle finit par en avoir marre et se dit qu&#8217;elle ferait aussi bien d&#8217;aller nager en bikini (plans serrés, attention) pour se détendre. Mais alors qu&#8217;elle revient chez elle pour se sécher et regarder le Bigdil, elle trouve Abby, une petite merdeuse, en train de fouiller dans ses affaires (elle l&#8217;interrompt alors que cette dernière escaladait l&#8217;étagère à slips).</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 434px"><img title="Kirsten Prout" src="http://a.media.community.abcfamily.go.com/images/six-questions-with-kirsten-prout.blog.jpg" alt="Giflez-moi, pitié !" width="424" height="260" /><p class="wp-caption-text">Giflez-moi, pitié !</p></div>
<p style="text-align:justify;">Pour la petite histoire, Abby est jouée par Kirsten Prout. Un nom qui fait rêver, et une carrière qui l&#8217;est tout autant, puisque notre actrice phare a aussi un grand rôle dans la série &#8220;Kyle XY&#8221;, ou encore &#8220;Hannah Montana&#8221;. D&#8217;ailleurs, il faut encore que je finisse le tournage de ma version porno de ce dernier sobrement intitulé &#8220;Anna monte Anna&#8221;, un film sur des jumelles homozygotes, homophones et évidemment homosexuelles. Mais je m&#8217;égare sur des sentiers tortueux, revenons sur l&#8217;autoroute de la vertu. Kirsten Prout a en effet, outre son nom et une carrière également regrettables, une tête qui donne envie de la gifler à coup de de pioche. Mais ce n&#8217;est pas sa faute ; après tout, dans tout bon film, le personnage &#8220;espiègle&#8221; a toujours une tête à claque.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans tous les cas, après avoir choppé la dite Abby, Elektra lui fait la morale et la menace de mille morts si elle ne fout pas le camp, mais comme Abby est &#8220;espiègle&#8221; (tête à claques, donc), elle se contente de répondre &#8220;<em>Ouaiiiis trop cool tes menaces</em>&#8221; ou &#8220;<em>Ouah trop fort quand tu t&#8217;énerves</em>&#8220;. Elle finit cependant par quitter les lieux, au grand soulagement de notre héroïne et du spectateur qui veut lui baffer sa gueule.</p>
<p style="text-align:justify;">Bref. après cet incident, Elektra rencontre le père de Abby, Mark qui s&#8217;excuse de l&#8217;attitude de sa fille. Abby revient un peu plus tard en gueulant que &#8220;<em>Ouah trop nul de dire à mon père que j&#8217;ai fouillé chez toi, t&#8217;es trop pas cool, je croyais qu&#8217;on était amies</em>&#8221; (oui, apparemment, chez Abby, il suffit de rentrer chez les gens pour les cambrioler pour devenir leurs amis).</p>
<p style="text-align:justify;">A la grande déception du public, Elektra ne profite pas de cette attitude pour lui enfoncer très fort son poing dans la gueule, et se contente de la regarder en faisant une tête d&#8217;associale chronique qui n&#8217;est pas sans rappeler le jeu d&#8217;acteur de Nicolas Cage. Finalement, pour réconcilier tout le monde, Elektra est invitée à manger chez Mark et Abby pour un repas de Noël (car oui, c&#8217;est Noël figurez-vous). Et lors de ce repas, évidemment, notre pauvre assassin solitaire découvre un père et une fille qui s&#8217;aiment, elle qui n&#8217;a personne à aimer&#8230;  C&#8217;est tellement triste et original à la fois.</p>
<p style="text-align:justify;">Après une séance dragouille (Mark s&#8217;emboiterait bien avec Elektra), notre héroïne rentre à son manoir voisin pour y découvrir qu&#8217;on lui a livré le nom de ses cibles : fait rocambolesque, il s&#8217;agit évidemment de Mark et d&#8217;Abby. Comme finalement, le plan emboitement la tente pas trop mal, elle décide de ne pas accepter et passe donc un coup de bigot à son agent, Bob, pour lui dire que non, elle ne tuera personne, ha mais.</p>
<p style="text-align:justify;">A ce moment de l&#8217;histoire, on note la chose suivante : Elektra refuse de tuer des gentils. Il faut croire qu&#8217;elle n&#8217;est devenue une légende du monde du meurtre qu&#8217;en exterminant des méchants. D&#8217;ailleurs, c&#8217;est très connu : les gentils adorent avoir recours à des assassins pour se débarrasser des méchants. Passons.</p>
<p style="text-align:justify;">Bref, notre gentille Elektra (qui a flairé que Mark et Abby étaient fichtrement gentils) décide que non seulement elle ne va pas les buter, mais qu&#8217;en plus, elle va les protéger dis donc. Elle se rend donc chez nos deux larrons pour leur dire qu&#8217;ils courent un grand danger. Et pile à ce moment là débarquent évidemment deux assassins ninja démons que notre bonne Elektra a tôt fait de claquer. Elle s&#8217;enfuit donc en emmenant nos deux andouilles avec elle pour aller les cacher.</p>
<p style="text-align:justify;">Cut-scène : au milieu des grattes ciels d&#8217;une ville inconnue, le QG de &#8220;La Main&#8221;. Comment sait-on que c&#8217;est là ? Facile, c&#8217;est le seul gratte-ciel avec une toiture de temple japonais (discret). Il est évidemment peuplé de gens plutôt jaunes et bridés qui se parlent en intercalant &#8220;sensei&#8221; ici ou &#8220;katana&#8221; là-bas. Et tout ce beau monde (évidemment fourbe et méchant) explique qu&#8217;il est grand temps de récupérer &#8220;Le Cristal&#8221;, une arme qui leur permettra de faire triompher le Mal sur le Bien, comme ça, hop, au pied levé. Mais apprenant que leurs deux assassins démons se sont fait latter alors qu&#8217;ils étaient en mission, justement concernant le dit Cristal, ils décident de faire appel&#8230; à leur super escouade !</p>
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 370px"><img title="Tatouages" src="http://l.yimg.com/eb/ymv/us/img/hv/photo/movie_pix/twentieth_century_fox/elektra/chris_ackerman/elektra1.jpg" alt="Evidemment, le mec nanime pas ses tatouages de canari ou de hamster" width="360" height="304" /><p class="wp-caption-text">Evidemment, le mec n&#39;anime pas ses tatouages de canari ou de hamster</p></div>
<p style="text-align:justify;">Mais qui constitue cette fameuse escouade :</p>
<p style="text-align:justify;">
<ul>
<li> A, le type à deux katanas qui prend des poses kitschs (il confond &#8220;kitsch&#8221; et &#8220;cool&#8221;), c&#8217;est le chef des méchants</li>
<li> B, le type plein de tatouages d&#8217;animaux (et pas de petits lapins) qui peut donner vie à ces derniers</li>
<li> C, la grosse brute noire</li>
<li> D, la poupouffe qui fait pourrir les objets et refile des maladies (probablement la chtouille)</li>
<li> Jean-Jacques, dont on ne sait guère quelle est sa spécificité.</li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Pendant ce temps, Elektra a retrouvé Bob dans une petite maison calme à la campagne pour y planquer Abby et Mark. Elektra s&#8217;y montre être une super maman de substitution pour Abby (&#8220;<em>Ho oui, jouons ensemble, hihihi, tiens, j&#8217;étais pas associale il y a encore 10 minutes moi ?</em>&#8220;) et une copine avec un joli cul pour Mark. Ils se font donc des bisous.</p>
<p style="text-align:justify;">Erreur ! Car les méchants déteeeestent les bisous ! Ils arrivent donc en force pour arrêter ce joyeux bordel. Bob, armé de son fidèle fusil à pompe, décide de faire gagner du temps pendant qu&#8217;Elektra, Abby &#38; Mark s&#8217;enfuient en courant dans la forêt (c&#8217;est un peu un passage obligatoire quand il y a des gens dangereux dans ce genre de films). Seulement Bob ne fait gagner guère de temps, puisqu&#8217;accueillant le gros black à coup de chevrotine, il découvre que celui-ci l&#8217;arrête avec ses pectoraux, probablement dopés au banania. Il est plein de désarroi lorsqu&#8217;il se fait donc sauvagement taper sur la gueule. Ses souffrances s&#8217;arrêtent lorsque A les abrège d&#8217;un coup de katana bien senti (suivi d&#8217;une pose kootsch, un mix entre kitsch et cool).</p>
<p style="text-align:justify;">Les méchant embrayent donc vite sur la suite et poursuivent nos trois pleutres à travers les hêtres, boulots et autres chênes. Et finissent même par les rattraper. Le gros noir tombe sur Elektra, qui découvre que s&#8217;il résiste aux balles, il résiste vachement moins bien aux chutes de troncs d&#8217;arbres sur la gueule, et ce faisant s&#8217;en débarrasse. Mais sa victoire est hélas vite interrompue par l&#8217;arrivée de D, qui après les références à des comics (le thème du film) et au Japon (les méchants du film) décide d&#8217;ajouter la dernière touche qui manque pour attirer la geekerie internationale : une scène lesbienne ; en effet, pour refiler ses maladies, D ne trouve rien de mieux que de rouler une pelle sensuelle à Elektra. Cette dernière est donc au tapis, puisqu&#8217;on vient de lui refiler la grippe A. Ce qui leur vaudra une récompense du &#8220;plus beau baiser&#8221; aux MTV Awards 2005. Non, je ne blague pas, hélas.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 327px"><img title="Bisou bisou" src="http://z.about.com/d/movies/1/0/G/z/5/elektrapubn.jpg" alt="Je vais te refiler une chaude pisse, Elektra !" width="317" height="420" /><p class="wp-caption-text">&#34;Je vais te refiler une chaude pisse, Elektra !&#34;</p></div>
<p style="text-align:justify;">Mais, revenons au sujet :  tout est perdu sans Elektra ! Comment nos héros vont ils s&#8217;en sortir ?</p>
<p style="text-align:justify;">Oui, puisque Jean-Jacques, le vilain qu&#8217;on sait pas trop ce qu&#8217;il fait, décide d&#8217;attaquer Abby mais&#8230; En fait, elle est super balaise car c&#8217;est elle, &#8220;Le Cristal&#8221; ! Elle pète donc la gueule au méchant en le lattant avec sa chaîne médaillon qu&#8217;elle a autour du cou (probablement obtenu dans un numéro hors-série de Hit Machine Girls). Incroyable ! Mais là, nouveau rebondissement (tu n&#8217;en puis plus cher lecteur ) ! Le chef méchant arrive, choppe le médaillon de Kirsten Prout et s&#8217;apprête à lui bourrer les molaires, mais est interrompu par&#8230; Une armée de ninjas blancs ! Menés par le vieux maître aveugle d&#8217;Elektra (qu&#8217;on avait vu vite fait dans un flash back), habillé en ninja lui aussi mais avec une casquette de l&#8217;armée américaine (parce que bon, si on peut pas caser un US Marines dans un film, il faut caser un US Marines Ninja). Et il met tout le monde en déroute, soigne les blessés, récupère Elektra qui ne se remet pas de son bisou homosexuel (elle vote républicain), etc.</p>
<p style="text-align:justify;">Elektra, une fois remise de ses aventures,décide de boucler le film parce qu&#8217;on va bientôt manquer de budget. Grâce à ses puissants pouvoirs de vision dans l&#8217;avenir (qu&#8217;elle n&#8217;avait pas 5 minutes avant), elle rentre en contact avec l&#8217;esprit du grand méchant (moi non plus, je n&#8217;ai pas vu le rapport avec lire dans l&#8217;avenir), et le défie de venir se tataner contre elle dans sa maison natale, là où ses parents furent tués&#8230; Justement par ce chef méchant (elle ne s&#8217;en souvient qu&#8217;à ce moment là, belle coïncidence) ; &#8220;<em>Finissons en là où tout a commencé</em>&#8220;. Suspens.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Elektra y va donc (dans son incroyable tenue rouge pétarde moulante, évidemment), mais le méchant a décidé de venir avec les restes de sa super escouade ainsi qu&#8217;une armée de ninjas noirs (leur tenue, par leur peau cette fois). Grâce à ses puissants pouvoirs de vision dans l&#8217;avenir décidément sans limites, Elektra découvre que tous les ninjas noirs vont rentrer dans la fameuse maison en passant au même moment par la même fenêtre (c&#8217;est une très grande fenêtre, ils sont très petits, biffer la/les mentions inutiles). Elle piège donc la pièce en ouvrant le gaz, et hop, elle fait flamber les ninjas en question. Quant aux compères de la super escouade de méchants, il n&#8217;en reste, en plus du chef qui vient défier Elektra, plus que deux : B et ses tatouages, ainsi que D et ses maladies. B se fait laminer par Elektra, puis celle-ci engage le combat final avec A. Ça dure, ça dure, mais elle finit par le vaincre et c&#8217;est grave la fête. Mais évidemment, D, qui s&#8217;était planquée, sort de derrière un bosquet et refile une maladie mortelle à Abby, qui meurt comme une petite crotte.</p>
<p style="text-align:justify;">Attendez ! Abby meurt ? Impossible vous dites vous !</p>
<p style="text-align:justify;">Et vous avez raison : souvenez-vous du début du film, où l&#8217;on parlait des gentils qui pouvaient avoir le pouvoir de ressusciter les gens. La seule condition était &#8220;<em>qu&#8217;ils aient le cœur pur</em>&#8220;. Mais comme on le sait, les assassins sont des gens au cœur très pur en général, tout comme les Kirsten Prout. La première ressuscite donc la seconde, comme ça, hop. Mark arrive (il était dans une boîte d&#8217;Ibiza en attendant la fin du film), fait des bisous à Elektra, tout le monde est content, le Mal est vaincu, et envoyez le générique.</p>
<p style="text-align:justify;">C&#8217;était super. Par contre, pour ma part, je crois que rien qu&#8217;avoir vu ce film m&#8217;empêche d&#8217;avoir le cœur pur. Ho, je m&#8217;en fous, j&#8217;étais pas gentil à la base, de toute manière.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Daube à la Provençale]]></title>
<link>http://griskindspatrik.wordpress.com/2009/10/05/daube-a-la-provencale/</link>
<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 21:28:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrik</dc:creator>
<guid>http://griskindspatrik.wordpress.com/2009/10/05/daube-a-la-provencale/</guid>
<description><![CDATA[Jag försöker hämta mig efter årets match (okej årets allsvenska match då) efter årets upplösning (ok]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/pcgZUavN7IY&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/pcgZUavN7IY&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p>Jag försöker hämta mig efter årets match (okej årets allsvenska match då) efter årets upplösning (okej årets allsvenska upplösning <a href="http://blogg.aftonbladet.se/laul/2009/10/zlatan-93-07--selakovic-93-02">då</a>), en sån där upplösning som man faktiskt oftast bara drömmer om. Så får man uppleva det två gånger på en månad typ. Nåja, nu har jag skrikit färdigt. Och nu ska jag ge mig på att beskriva en till köttgryta, den här gången en så kallad daube. En del tycks tro att de petat ihop en boeuf bourguignon eller boeuf à la bourguignonne bara de kokar lite kött i vin i ett par timmar, men se, det är ju fel. En boeuf på burgundiskt vis måste ha det ena och det andra och mer om det på annat <a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/2009/10/02/typ-burgundisk-kottgryta/">håll</a> och inte ens där är man traditionen trogen, men envisas med att peta i fänkålsfrön). En annan rätt där kött tillagas i vin är dauben, ordet tycks komma från det provencalska ordet &#8220;adobar&#8221; vilket lär betyda nåt i stil med, tillaga eller arrangera. Möjligen har det samma bakgrund som ordet för dubba, adouber, vilket är lite märkligt. (Jag bortser från att daube tydligen också är slang för skräp.) Nåja, när jag lagade min provencalska daube i torsdags inför lördagsmiddagen (herregud, det är en köttgryta, den ska tillagas god tid i förväg) arragerade jag faktiskt ingredienserna både för och under tillagningen, så arrangera/tillaga är inget namn. Dauberecept finns det mängder av, och man kan kolla <a href="http://fr.wikibooks.org/wiki/Livre_de_cuisine/Daube_proven%C3%A7ale">här</a>, <a href="http://a-la-recherche-du-vin.typepad.com/french_wine_a_day/files/provenal_daube_recipe.doc">här</a> för att inte tala om <a href="http://fxcuisine.com/default.asp?language=2&#38;Display=132&#38;resolution=high">här</a>. Nån slags koppling tycks ju finnas till Provence, men ordet tycks även finnas i det närbesläktade katalanska språket (nu börjar det bli mycket av det här språktjafset, googla själva, jag kan egentligen ingenting om det här). Hursomhelst, jag valde <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Elizabeth_David">Elizabeth Davids</a> version som beskrivs på sidan 340 i hennes bok <a href="http://books.google.se/books?id=5PbUYzYe-xMC&#38;printsec=frontcover&#38;dq=elizabeth+david+french+provincial+cooking&#38;ei=pE7KSsugHZPuygSXtLzYDA#v=onepage&#38;q=&#38;f=false">French Provincial Cooking</a> och det utgör just en provencalsk daube. En sorts provencalsk daube, för det här är en hemma-på-gården-rätt så det lär ju förekomma ett gäng varianter. Gemensamt för dem verkar vara nötkött, sidfläsk, vin, lök, typiska provencalska kryddor som timjan och persilja och lagerblad och skal från nån citrusfrukt (i Davids fall apelsin, i Escouffiers citron). Ibland ska man marinera, ibland inte, ibland ska man bryna köttet, ibland inte. Jag varken marinerade eller brynte köttet. Det var inget politiskt, estetiskt, ekonomiskt eller dietiskt beslut. Det var bara så att jag följde Davids recept som och jag tog inte del av de andra förrän efteråt. Möjligen återkommer jag till dauben framöver, det lär exemplvis finnas en kreolsk variant där man använder rom i stället för vin (det du <a href="http://husmoderns.blogspot.com/">Husmodern</a>, sidan 341 Davids bok). Nåt mer? Jo det blir gott och det blir godare efter någon dag i kylen. Och så skulle jag nog skära ner på morotsmängden om jag gjort allt igen. Jag hatar inte morötter, men de trivs inte efter för lång tid och de blir lite väl jolmiga. Då kör vi:</p>
<p><strong>Du behöver tid och följande ingredienser till en rejäl gryta:</strong></p>
<ul>
<li>2,5 kg märgpipa med ben och märg kvar</li>
<li>0,5 kg sidfläsk (färskt eller rimmat)</li>
<li>0,3 kg grissvål</li>
<li>5 gula lökar</li>
<li>1 burk hela muttitomater</li>
<li>4 morötter</li>
<li>5 vitlöksklyftor</li>
<li>ett par remsor skal från apelsin</li>
<li>bukett med timjan, persilja och lagerblad</li>
<li>4 dl rött vin</li>
</ul>
<div id="attachment_2460" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0051.jpg"><img src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0051.jpg" alt="Ingredienserna (förutom tomaterna)" title="005" width="600" height="450" class="size-full wp-image-2460" /></a><p class="wp-caption-text">Ingredienserna (förutom tomaterna)</p></div>
<p><strong>Och så gör du såhär:</strong></p>
<p>Skär ingredienserna i bitar.</p>
<div id="attachment_2462" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0071.jpg"><img class="size-full wp-image-2462" title="007" src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0071.jpg" alt="Ingredienserna, uppskurna" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Ingredienserna, uppskurna</p></div>
<p>Häll olivolja i en stor gryta.</p>
<div id="attachment_2463" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0081.jpg"><img class="size-full wp-image-2463" title="008" src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0081.jpg" alt="olja" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">olja</p></div>
<p>Täck botten med tärnat sidfläsk.</p>
<div id="attachment_2464" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0091.jpg"><img class="size-full wp-image-2464" title="009" src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0091.jpg" alt="sidfläsk" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">sidfläsk</p></div>
<p>Fortsätt med grönsakerna och hälften av den uppskurna svålen.</p>
<div id="attachment_2465" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0101.jpg"><img class="size-full wp-image-2465" title="010" src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0101.jpg" alt="grönt och rött" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">grönt och rött</p></div>
<p>I med köttet. Gegga ner örterna och benet med märg i mitten.</p>
<div id="attachment_2466" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0111.jpg"><img class="size-full wp-image-2466" title="011" src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0111.jpg" alt="märgpipa" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">märgpipa</p></div>
<p>Toppa med resten av svålen. Ställ på medelvärme och fräs i 10 minuter.</p>
<div id="attachment_2467" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0121.jpg"><img class="size-full wp-image-2467" title="012" src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0121.jpg" alt="småbitar svål utan fett" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">småbitar svål utan fett</p></div>
<p>Häll vinet i varm panna.</p>
<div id="attachment_2468" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0131.jpg"><img class="size-full wp-image-2468" title="013" src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0131.jpg" alt="koka vin" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">koka vin</p></div>
<p>Elda.</p>
<div id="attachment_2469" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0141.jpg"><img class="size-full wp-image-2469" title="014" src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0141.jpg" alt="elda vin" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">elda vin</p></div>
<p>Häll vinet i grytan.</p>
<div id="attachment_2470" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0151.jpg"><img class="size-full wp-image-2470" title="015" src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0151.jpg" alt="klart för ugnen" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">klart för ugnen</p></div>
<p>Täck med bakplåtspaper, eller kleta in kanten med deg.</p>
<div id="attachment_2471" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0161.jpg"><img class="size-full wp-image-2471" title="016" src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0161.jpg" alt="men först..." width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">men först...</p></div>
<p>På med locket.</p>
<div id="attachment_2472" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0171.jpg"><img class="size-full wp-image-2472" title="017" src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0171.jpg" alt="tätning" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">tätning</p></div>
<p>In i ugnen och låt stå där i 4 eller fler timmar på 125 grader eller lägre. Därefter kan du låta det hela svalna en aning och ställa i kylen till dagen för måltiden.</p>
<div id="attachment_2473" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0181.jpg"><img class="size-full wp-image-2473" title="018" src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0181.jpg" alt="ugnen" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">ugnen</p></div>
<p>Då ställer du in grytan i ugnen igen och låter den stå där mint 2 timmar. Smaka av med salt om och känn på köttet om det är klart. Det beror rätt mycket på vilket kött du valde. Högrev tar kortare tid än exempelvis märgpipa tror jag. Nåja plocka ut.</p>
<div id="attachment_2484" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0142.jpg"><img class="size-full wp-image-2484" title="014" src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0142.jpg" alt="Färdigt med paper på." width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Färdigt med paper på.</p></div>
<div id="attachment_2485" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0152.jpg"><img class="size-full wp-image-2485" title="015" src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0152.jpg" alt="Och utan." width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Och utan.</p></div>
<p>Servera med tagliatelle eller annan pasta, det gör man tydligen ofta i Provence, eller med potatis, kokt eller mosad. Drick Bandol eller Gigondas eller nåt annat gott till.</p>
<p>Tillägg: Det finns ett samlingsrecept för daube, estouffade och terrine de boeuf i Julia Child-boken. Där sägs det att ordet daube kommer från ordet daubière som ska betyda övertäckt gryta. Bakvänt tycker jag det låter, men det motsäger egentligen inte ovanstående etymologiska resonemang. Vidare beskriver Child en provencalsk variant men den innehåller sardeller och kapris, inget fel i sig, men rätt annorlunda mot övriga dauberecept jag sett. Samlingsreceptet är också rätt annorlunda men åt andra hållet, färre ingredienser. JAg menar: varför har de tagit bort svålen?</p>
<p>En tanke om apelsin i grytan: vid första den första smakbiten blev apelsinsmaken väl framträdande och jag fick märkliga vibbar av tidigt 80-tal. För varje uppvärmning tonade dock citrusen bort aningen. För den kräsmagade föreslår jag att man är försiktig med apelsinskalet eller byter det mot citron.Eller låter grytan stå 5 dagar. Jag inbillar mig att det inte blir samma resultat som att undvika apelsinen helt. Annars tycker jag det är jättegott. Och så en bild på hur grytan ser ut 5 dagar senare på en tallrik nära mig:</p>
<div id="attachment_2499" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0011.jpg"><img src="http://griskindspatrik.wordpress.com/files/2009/10/0011.jpg" alt="daube och pasta" title="001" width="600" height="450" class="size-full wp-image-2499" /></a><p class="wp-caption-text">daube och pasta</p></div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Flyboys, fly high]]></title>
<link>http://odieuxconnard.wordpress.com/2009/09/21/flyboys-fly-high/</link>
<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 16:55:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Un odieux connard</dc:creator>
<guid>http://odieuxconnard.wordpress.com/2009/09/21/flyboys-fly-high/</guid>
<description><![CDATA[On a beaucoup parlé cinéma en ces lieux ces derniers temps. Mais on a parlé de films récents, et plu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">On a beaucoup parlé cinéma en ces lieux ces derniers temps. Mais on a parlé de films récents, et plus ou moins connus (si, même GI Joe). Mais vraiment, je m&#8217;en voudrais de ne pas vous parler d&#8217;un film culte à mes yeux :</p>
<h1 style="text-align:center;">Flyboys</h1>
<p style="text-align:justify;">Comment vous parler de Flyboys ? Chef d&#8217;oeuvre ? Pilier du 7e Art ? Orgasme cinématographique ?</p>
<p style="text-align:justify;">Ha, je ne sais comment le formuler. Le mieux, c&#8217;est peut-être de vous le raconter. Gare aux spoilers, donc !</p>
<p style="text-align:justify;">Flyboys, c&#8217;est &#8220;<em>tiré de faits historiques</em>&#8220;, attention, ça rigole pas. En effet, durant la première guerre mondiale, avant l&#8217;entrée en guerre des Etats-Unis, une escadrille de volontaires américains avait été formée pour botter le cul de tout ce qui portait casque à pointe : l&#8217;escadrille Lafayette, portant uniforme français. Le film propose donc de suivre le destin de ces jeunes pilotes américains lors de l&#8217;année 1917, alors que nos amis teutons folâtrent gaiement dans les cieux du pays du bon pain. Pour des informations plus techniques, sachez que le film date de 2006, doit être vu en VO pour savourer les figurants supposément français, et dure 135 minutes, soit 135 de trop.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:justify;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><img title="Le DVD de Flyboys" src="http://www.ksadvd.com/images/23005f.jpg" alt="La Mafia de Québec est connue pour offrir ce DVD à ses futures victimes" width="365" height="500" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Si on vous offre ce DVD, c&#8217;est que l&#8217;on vous hait </dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align:justify;">Bref, tout commence aux Etats-Unis d&#8217;Amérique, un pays merveilleux en ce début de XXe siècle, quand Blaine Rawlings, sympathique héros à mèches blondes (un classique à l&#8217;époque) vit le drame de sa vie. Oui, lui, le gentil garçon, le bon ami, le facétieux cow-boy voit de vilains banquiers venir lui saisir son ranch. Ha, les canailles, venir ainsi dépouiller un vrai héros des vraies valeurs de la vraie vie, c&#8217;est vraiment immonde. Du coup, notre bon héros se dit que merde, qu&#8217;est-ce qu&#8217;il va bien pouvoir faire pour s&#8217;occuper ? De la crapette ? Du squash ? Tiens, et s&#8217;il partait pour l&#8217;Europe, histoire de devenir pilote de chasse ? Allez, hop, vendu, en avant Guingamp. Et évidemment, si notre bon Blaine s&#8217;embarque pour la France, c&#8217;est flanqué de toute une horde d&#8217;aventuriers qui, comme lui, ont une fâcheuse envie de devenir pilote de chasse : le fils de bonne famille qui tente de redorer son blason auprès de son père, le bellâtre qui veut être un héros et embarque avec lui une photo de sa copine, le black qui veut être respecté parce que ça suffit de discriminer maintenant tas de racistes, et enfin un jeune tout niais et tout fragile qui devait vouloir aller à la Japan Expo mais s&#8217;est visiblement planté de RER.</p>
<p style="text-align:justify;">A peine mettent-ils un pied en France qu&#8217;ils découvrent ce beau pays, couvert de figurants français. La VO est intéressante car on peut y découvrir tout ce que les Etats-Unis comptent justement de figurants parlant plus ou moins français ; du coup, on entend en bruit de fond du yaourt de Molière histoire de mettre dans l&#8217;ambiance. En tout cas, nos vaillants héros sont amenés au super camp de l&#8217;escadrille Lafayette où ils sont accueillis par Jean Reno et sa moustache d&#8217;époque.</p>
<p style="text-align:justify;">C&#8217;est donc parti pour se poser de vraies questions sur la folle épopée qui attend nos vaillants héros :</p>
<ul style="text-align:justify;">
<li>Notre héros est beau, gentil, courageux, et va t-il réussir à briser sa solitude avec la petite française qu&#8217;il a croisé en arrivant ?</li>
<li>Le fils de bonne famille n&#8217;aime pas trop les noirs ; pourtant, vont-ils réussir à se comprendre et à trouver la voie de l&#8217;amitié ? Houlala, quel suspens, j&#8217;en suis fou.</li>
<li>Le bellâtre qui a une photo de bibiche dans son coucou arrivera t-il à surmonter sa peur de la guerre (car il a peur, oui) pour sauver ses amis au moment opportun ?</li>
<li>Le jeune gentil et niais qui aurait préféré acheter des DVDs de Naruto mais qui se retrouve là va t-il rester aussi gentil, niais et pourquoi pas vivant ?</li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Mais ne déflorons pas l&#8217;intrigue de suite. Découvrons plutôt les autres personnages qui sont déjà présents sur la base outre Jean Reno, comme par exemple Cassidy, le chef d&#8217;escadrille super mystérieux. Alors, quand je dis super mystérieux, c&#8217;est parce que le grand hobby de notre homme consiste à se cacher dans toute zone d&#8217;ombre affichée à l&#8217;écran et à en sortir à un moment choisi pour asséner une lapalissade du genre &#8220;<em>La guerre, c&#8217;est moche</em>&#8221; ou &#8220;<em>Attendez d&#8217;être en l&#8217;air, blancs-becs</em>&#8220;. Mais des fois, pas de bol, il n&#8217;y a pas de coins obscurs où se cacher pour faire ses effets de scène, flûte. Heureusement, Cassidy a appris à compenser en pratiquant quelques savants exercices comme lire un gros livre (&#8220;<em>Patapon va aux putes&#8221;</em>) ou jouer aux échecs tout seul (c&#8217;est plus facile) pour se donner un petit côté &#8220;baroudeur philosophe&#8221;.</p>
<p style="text-align:justify;">Cependant, il est de bon conseil, le Cassidy quand même, parce que la guerre, il connait, il en a vu des zincs descendre en flammes, des amis mourir, et toutes sortes de choses. C&#8217;est pourquoi il décide de remettre à deux de nos héros (Blaine et le fils de bonne famille,) un revolver chacun. Il leur explique que si leur biplan se fait transformer en réplique d&#8217;un vol Rio-Paris, plutôt que de brûler dans leur engin, ils peuvent toujours se tirer une balle, ça les aidera. Les deux larrons disent merci à ce héros des airs pour son aide, et l&#8217;affaire est close. A noter que Cassidy n&#8217;arme que ces deux andouilles (qui ont remercié Cassidy alors que celui-ci aurait pu leur filer un parachute, disponible à l&#8217;époque et un poil plus intéressant), et pas le reste de l&#8217;escadrille, ce qui veut dire deux choses :</p>
<ul style="text-align:justify;">
<li>Soit Cassidy emmerde le reste de l&#8217;escadrille, ha mais</li>
<li>Soit le scénariste a prévu que seuls deux des héros se servent de leurs armes, donc pourquoi en filer aux autres ?</li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Je ne vous donne pas la réponse, je ne veux pas tuer le suspens insoutenable qui doit vous étreindre en cet endroit du récit. Toujours est-il que c&#8217;est parti pour l&#8217;entrainement de nos héros, puisque bon, ils n&#8217;avaient jamais foutu les pieds dans un avion avant. Et une fois cela fait, alors qu&#8217;ils sont prêt à aller bouter toute l&#8217;armée prussienne à eux seuls, on leur confie leur première mission : le bombardement d&#8217;un entrepôt.</p>
<p style="text-align:justify;">Nos héros apprêtent leurs appareils, vérifient trois fois tous leurs instruments et s&#8217;envolent vers la gloire. L&#8217;observateur attentif notera par ailleurs que si nos champions ont pensé à tout, aucun d&#8217;entre eux ne décolle avec des bombes. Comme si ça servait à quelque chose lors d&#8217;une mission de bombardement.</p>
<p style="text-align:justify;">Nonobstant ce détail sans intérêt, nous retrouvons nos fiers guerriers appréciant la douceur de la campagne française qui se dévoile en dessous d&#8217;eux, quand soudain, oui soudain, paf : des allemands, planqués entre deux terriers de lapins, décident de faire tirer leurs gros canons, ces farceurs. Nos beaux aviateurs sont tout déroutés par cette manifestation d&#8217;hostilité germanique et froncent les sourcils en tentant de ne pas se ramasser un obus perdu. Chose qu&#8217;ils réussissent avec brio, les tirs se calment mais&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 370px"><img title="Triplans" src="http://homepage.mac.com/merussell/iblog/B835531044/C969231614/E20060922083610/Media/flyboys.jpg" alt="Chez Midas, pour lachat dun biplan, la troisième aile est gratuite. Et on vous le peint en rouge pour un euro de plus" width="360" height="231" /><p class="wp-caption-text">Blaine découvre avec surprise qu&#39;il y a des promos sur la peinture rouge et les ailes chez Fokker</p></div>
<p style="text-align:justify;">&#8230; ce n&#8217;est que pour mieux laisser place à toute une horde de vrombissants allemands volants. Par ailleurs, le réalisateur ayant probablement entendu parler une fois d&#8217;un certain Baron Rouge, il a été décidé que tous les avions du pays de la saucisse seraient d&#8217;énormes triplans rouge pétard. Le Haut Quartier Général allemand ayant probablement déclaré que les biplans, c&#8217;était vraiment un truc de tapettes, alors zou, tous au triplan, et en rouge tuning s&#8217;il-vous-plait. En tout cas, la bataille s&#8217;engage. Et on ne pige pas grand chose, car comme tous nos pilotes portent un gros casque et des lunettes d&#8217;aviateur, on ne les distingue pas toujours les uns des autres. Personnellement, j&#8217;ai eu l&#8217;impression que le même mec mourrait trois fois. Passons.</p>
<p style="text-align:justify;">De manière générale, nos héros procèdent tous de la même manière : si jamais un germain leur tire dessus, ils se mettent à faire &#8220;<em>Ho !</em>&#8221; la bouche en cœur avant de chercher d&#8217;où les tirs peuvent venir (tout en volant en ligne droite), ou le plus souvent, simplement fermer les yeux en priant très fort genre &#8220;<em>Petit Jésus, vite !</em>&#8221; ; dès lors, on voit le pilote allemand derrière qui ajuste son tir (avec un sourire sadique, évidemment), et au dernier moment, le teuton en question est évidemment balayé par une rafale d&#8217;un pilote allié qui sauve ainsi son copain à la dernière seconde. Retenez bien ce principe, il servira de nombreuses fois tout au long du film.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais, il est grand temps de lancer l&#8217;intrigue, car oui, intrigue il y a. Au milieu des triplans rouges qui virevoltent, on aperçoit un gros triplan noir, celui du gros et méchant allemand (on l&#8217;appellera &#8220;Knut&#8221;). Knut est donc un gros farceur, un Keiser du Kalembour, comme on dit chez lui.</p>
<p style="text-align:justify;">Or, la bataille tourne mal pour nos vaillants héros, dont la plupart des petits copains commencent à tomber. Parmi eux, le héros gentil, niais et vaguement paumé dont je parlais plus haut s&#8217;est pris toute une série de cacahuètes et a réussi à poser son appareil dans un champ un peu plus bas. Une fois au sol il s&#8217;est dit &#8220;<em>Tiens, si je me mettais à découvert au milieu d&#8217;un champ et que je faisais coucou à mes copains qui sont encore en l&#8217;air en agitant très fort les bras ?</em>&#8221; ; et ce qui fut dit fut fait. Seulement, c&#8217;est Knut qui le voit le premier et se dit &#8220;<em>Ach, il y a une große andouille qui fait koukou plus bas ; ché fé aller lui mettre une ou deux kartouches chuste pour foir</em>&#8221; (je vous l&#8217;ai dit, il aime la marrade le bougre) ; et Knut mitraille donc notre pauvre gentillet qui meurt. Pile au moment où Blaine, en pleine bataille, regardait dans la même direction. Il est donc un peu colère, notre cow-boy, et jure de lui coller une branlée au vil Knut le moment venu. Mais hélas, suite à un trop grand nombre de pertes, c&#8217;est toute l&#8217;escadrille Lafayette qui est rappelée à la maison, sans avoir pu atteindre son objectif (pour lequel ils avaient oublié les bombes, donc dans tous les cas c&#8217;eut été un échec).</p>
<p style="text-align:justify;">Rentré à la base, et après moult discussions philosophiques sur &#8220;<em>les cieux sont si beaux quand on nous tire pas dessus</em>&#8220;, on apprend que l&#8217;avion de Knut s&#8217;appelle le &#8220;<em>Faucon Noir</em>&#8221; (le Kolibri Kouillu sonnait pourtant mieux). Et comme par hasard, Cassidy, le chef d&#8217;escadrille a lui un avion avec un aigle blanc dessus, sobrement baptisé l&#8217;<em>&#8220;Aigle Blanc&#8221;</em> (ha, trouvaille narrative !). Et lui aussi a juré d&#8217;abattre le &#8220;<em>Faucon Noir</em>&#8221; qui a massacré tous ses amis (oui, lui et pas un autre pilote : c&#8217;est à supposer que pendant que Knut tire sur tout ce qui vole, les autres allemands font un ballet aérien). De son côté, le bellâtre et la photo de sa copine ont eu si peur qu&#8217;ils ne veulent plus faire la guerre, ho non. Remontera t-il dans son avion ?</p>
<p style="text-align:justify;">Halala. Quelle intrigue mes enfants, je me demande si Knut paiera un jour pour ses crimes.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais, malgré ce massacre, Blaine se dit que ça fait un petit moment qu&#8217;il n&#8217;est pas aller courir la gueuse. Il se dit donc qu&#8217;il devrait recontacter la petite française qu&#8217;il a croisé en arrivant sur la base au début du film. Mais comment ? Le destin (ou le scénariste) réunissant toujours les gens qui s&#8217;aiment (dans les mauvais films en tout cas), il met sur le chemin de Blaine tout un tas de personnages soit disant français parlant un anglais parfait (mais un français déjà beaucoup plus limité), et lui indiquent que Lucienne (puisque c&#8217;est son nom) n&#8217;habite pas bien loin. Blaine décide donc tout naturellement de prendre son avion pour aller la voir (c&#8217;est tout à fait logique).</p>
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 402px"><img title="Lucienne" src="http://www.moviesharkdeblore.com/assets/images/Flyboys_1.jpg" alt="Blaine explique à Lucienne comment il va passer dans ses six heures" width="392" height="258" /><p class="wp-caption-text">Blaine explique à Lucienne comment il va passer dans ses six heures</p></div>
<p style="text-align:justify;">Ca tombe bien, Lucienne a un champ bien plat juste à côté de sa maison parfait pour garer son biplan, ce qui est toujours pratique quand on a envie de coucher avec toute l&#8217;armée de l&#8217;air. Elle vit avec son neveu et sa nièce, car en effet, sa petite maison est jumelée avec une autre qui s&#8217;est visiblement prise un gros obus sur le coin de la gueule. C&#8217;était la maison de son frère et de sa femme, tués dans un bombardement d&#8217;artillerie allemand. L&#8217;observateur notera cette fois que vu le paysage parfait environnant, le bombardement a dû consister en un seul tir d&#8217;un unique obus, qui est tombé pile sur la maison du frangin. Plus efficace que Julien Courbet pour vos problèmes de voisinages : l&#8217;armée allemande.</p>
<p style="text-align:justify;">Par ailleurs, le même tir n&#8217;a pas retiré une seule tuile du toît de Lucienne, en faisant un nid parfait pour se faire des bisous sans voisins gênants. De retour à la base, personne ne fait remarquer à Blaine qu&#8217;utiliser le matériel militaire pour aller conter fleurette, c&#8217;était pas terrible. Ha, l&#8217;amour.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais hélas, la guerre, elle, ne s&#8217;arrête pas et appelle nos pilotes pour de nouvelles batailles. Cette fois, nos bons héros se retrouvent à livrer combat au-dessus des tranchées des vulgaires piou-pious. C&#8217;est à ce moment précis que l&#8217;un des comparses du héros s&#8217;écrase dans le No Man&#8217;s Land, entre les tranchées des deux camps, au milieu des cratères, ruines et barbelés. Ni une ni deux, notre Blaine favori pose sa bécane au milieu de tout ça (non, les tranchées, cratères, ruines et barbelés ne gênent en rien son atterrissage ) et vole au secours de son ami qui se trouve bêtement prisonnier de son épave, puisque son bras est coincé sous une aile. Et là, attention :</p>
<p style="text-align:justify;">Notre héros doit se débrouiller pour sortir son ami, dont la main est coincée entre un bout d&#8217;avion et de la terre fraichement retournée (puisque régulièrement bombardée), le tout au milieu des tirs. Il dispose, comme seul ustensile, d&#8217;une pelle, trouvée sur un soldat mort pas loin.</p>
<p style="text-align:justify;">Crois-tu vraiment que Blaine va comprendre que tiens, en creusant 30s sous la main de son copain, il va pouvoir le dégager ? Évidemment que non, il choisit plutôt de s&#8217;en servir comme couteau et coupe la main du bonhomme. C&#8217;est plus spectaculaire. Plus con, aussi.</p>
<p style="text-align:justify;">Blaine retourne à son avion qui n&#8217;a pas bougé (il avait mis l&#8217;antivol) et sur lequel personne ne tire, et décolle à fond les ballons (malgré le terrain accidenté une fois encore). Quel homme. Tu m&#8217;étonnes que Lucienne en soit folle.</p>
<p style="text-align:justify;">Pendant qu&#8217;il s&#8217;occupait ainsi, à noter que le fils de bonne famille s&#8217;est retrouvé avec un avion allemand aux fesses à faire &#8220;<em>Ho non, on me tire dessus, sauve moi petit Jésus !</em>&#8221; et a été sauvé in-extremis (original, donc) par le noir de la bande. Incroyable surprise, ils deviennent donc amis et surmontent leurs différences. On ne l&#8217;avait pas vu venir.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 535px"><img title="Virage" src="http://thecia.com.au/reviews/f/images/flyboys-6.jpg" alt="Dans cette scène, le pilote semble tourner au lieu de prier en volant en ligne droite. Probablement une erreur de script" width="525" height="347" /><p class="wp-caption-text">Une scène incroyable : un pilote allié tourne au lieu de voler tout en droit en priant</p></div>
<p style="text-align:justify;">Pourtant, de tristes évènements se déroulent au même moment. En effet, au sol, l&#8217;armée allemande a décidé d&#8217;avancer, et ce droit vers la maison de Lucienne (l&#8217;état major a dû décider que s&#8217;emparer du cul de Lulu briserait le moral ennemi) avec moult unités dont quelques chars (que les allemands n&#8217;avaient pas à l&#8217;époque, mais soit). Apprenant cela à son retour à la base, Blaine n&#8217;écoutant que son <span style="text-decoration:line-through;">manque de filles</span> courage s&#8217;en va retourne promptement à son appareil pour aller tirer de ce mauvais pas Lulu et ses neveux &#38; nièces. Son biplan ne disposant cependant pas d&#8217;assez de place sur la banquette arrière, il lui faudra donc deux aller-retour pour mener à bien sa mission humanitaire.</p>
<p style="text-align:justify;">C&#8217;est d&#8217;autant plus fort que dans le champ où monsieur a ses habitudes, les allemands ont eu l&#8217;idée géniale de placer une sentinelle (ils adorent placer un mec en rase-campagne, des fois qu&#8217;une taupe surgisse sur leurs arrières). Pourtant, à aucun moment, celle-ci n&#8217;entend ni ne voit un avion se poser devant elle en pétaradant. Il faut dire que par un incroyable timing, à chaque fois que l&#8217;avion passe, les copains de la sentinelle, occupés à piller la maison de Lucienne font du bruit (en pétant la vaisselle ou en faisant tomber une chaise), ce qui produit évidemment bien plus de son qu&#8217;un moteur d&#8217;avion, c&#8217;est bien logique. Notre sentinelle est donc bien feintée, car ses copains Fritz et Hans font plus de bruit à eux deux dans une maison de paysan qu&#8217;un avion de 1917. Dans leur Bavière natale, ils doivent être les cauchemars de leur voisinage.</p>
<p style="text-align:justify;">De retour à la base, Jean Reno et sa moustache sont très désappointés, puisque bon, merde alors, Blaine a encore utilisé le matériel de la glorieuse armée française pour aller voir sa mie, et ça, Jean Reno et sa moustache ne peuvent le tolérer (alors que ça dure depuis un moment, quelle patience). Cependant, en voyant notre bon cow-boy revenir avec des enfants dans les bras, il décide que plutôt de le passer au peloton, il va le décorer. Le résultat sera le même après tout, puisque sa chemise sera trouée dans les deux cas. Bravo.</p>
<p style="text-align:justify;">Lucienne, elle, a aussi eu le droit à un trou dans son chemisier, puisque lors du dernier redécollage, figurez-vous que la sentinelle allemande a repéré qu&#8217;elle avait un avion de chasse à 10 mètres d&#8217;elle en train de s&#8217;envoler. Elle a utilisé son fusil en conséquence et c&#8217;est bien évidemment Lucienne qui a pris. Elle est donc à l&#8217;infirmerie en attendant. Heureusement, Lucienne ayant probablement du sang de footballeur pour guérir aussi vite de ses blessures, en un coup d&#8217;éponge magique et de bombe froide, ainsi qu&#8217;après une nuit de sommeil, la revoilà pétant la forme. Même son médecin français semble surpris, c&#8217;est dire. D&#8217;ailleurs, je soupçonne l&#8217;acteur qui joue le médecin d&#8217;avoir fait le cours Florent, mais n&#8217;épiloguons pas puisque vous êtes fort impatient de connaître la suite, j&#8217;en suis certain.</p>
<p style="text-align:justify;">Quelques jours plus tard, après avoir bien discuté avec ce vieux baroudeur de Cassidy (qui considère notre héros comme le fils qu&#8217;il n&#8217;a jamais eu, comme c&#8217;est original), Blaine apprend que l&#8217;escadrille doit partir pour une nouvelle mission : un zeppelin germain est en route pour aller larguer des kilos de choucroute sur Paris.  Nos vaillants guerriers s&#8217;envolent donc sur leurs monture pour aller empêcher cette oktoberfest sauvage de se dérouler. La bataille s&#8217;engage donc avec une horde de triplans rouges escortant l&#8217;appareil (avec profusion de <em>tacatac &#8211; ho non, d&#8217;où viennent les tirs, vite, Jésus à mon aide &#8211; Ho, merci de m&#8217;avoir sauvé au dernier moment mon copain</em>), quand soudain surgissent&#8230; Knut et son Faucon Noir ! Celui-ci attaque Cassidy et son Aigle Blanc, et là où les autres avions tombaient en 10 cartouches, il en faut à peu près 400 à 500 pour avoir raison de Cassidy. Mais plutôt que de mourir gentiment, notre bon vieux baroudeur (qui cherche désespérément un coin d&#8217;ombre pour disparaître comme il sait si bien le faire au sol) décide de crasher son appareil contre le zeppelin, ce qui fait crier et pleurer très fort tout le reste de l&#8217;escadrille. Devant cet échec, Knut et ses copains décident de rentrer à la maison ; s&#8217;ils se dépêchent, ils peuvent même arriver avant l&#8217;heure du goûter.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><img title="Zeppelin explosant" src="http://www.cinoche.com/images/actualites/2006/13flyboys_03.jpg" alt="Pas de choucroute pour Paris ce soir !" width="530" height="298" /><p class="wp-caption-text">Pas de choucroute pour Paris ce soir !</p></div>
<p style="text-align:justify;">A noter qu&#8217;un de nos héros a trouvé la mort : le fils de bonne famille s&#8217;est, ô, surprise, retrouvé dans son avion en feu et a donc décidé d&#8217;utiliser la pétoire qu&#8217;on lui avait filé au début du film pour abréger ses souffrances (la guerre, c&#8217;est sale). Il respecte ainsi la vieille théorie scénaristique : &#8220;<em>Si on te dit où qu&#8217;on te donne un truc, ça te servira à un moment ou à un autre du film</em>&#8220;. Le lecteur attentif se dit alors &#8220;<em>Mais alors, il reste un pistolet à Blaine ! Va t-il s&#8217;en servir ?</em>&#8221; Patience, patience.</p>
<p style="text-align:justify;">Rentrés à la base, nos héros se retrouvent au mess des officiers pour boire des pintes en pensant fort au vieux Cassidy avec les yeux mouillés. Ils philosophent encore un peu &#8220;<em>La guerre, c&#8217;est vraiment moche</em>&#8221; , &#8220;<em>La paix, c&#8217;est vraiment cool</em>&#8221; , &#8220;<em>Moi après la guerre j&#8217;ouvrirai un bar</em>&#8221; et autres tirades que personne ne pouvait prévoir depuis la première minute du film. En hommage à l&#8217;ancien chef d&#8217;escadrille (alors qu&#8217;on s&#8217;en fout un peu du fils de bonne famille, lui on l&#8217;a déjà oublié, il avait qu&#8217;à savoir jouer aux échecs tout seul pour se faire remarquer), l&#8217;avion de Blaine est redécoré en Aigle Blanc et il est promu patron de la troupe.</p>
<p style="text-align:justify;">Dès lors, nouvelle et dernière mission : on propose à nos héros de retourner bombarder l&#8217;entrepôt qu&#8217;ils devaient raser au début du film. Pour s&#8217;assurer qu&#8217;ils n&#8217;oublient pas les bombes cette fois-ci, on leur propose de se contenter d&#8217;escorter des bombardiers. En tout cas, sur leur route, ils trouvent à nouveau une quantité improbable de triplans rouges, et une fois encore, il y a du sauvetage in-extremis alors qu&#8217;un pilote priait pour une intervention divine. D&#8217;ailleurs, alors que cela arrive à Blaine, il est sauvé par&#8230; notre bellâtre toujours équipé de la photo de sa copine ! Il s&#8217;est probablement dit que comme la fin du film approchait ce serait bien qu&#8217;il surmonte sa peur de la guerre pour se rendre utile. Ce qu&#8217;il fait donc ainsi.</p>
<p style="text-align:justify;">Enfin, Knut surgit, Blaine l&#8217;engage, et hop, voilà le combat final Faucon Noir contre Aigle Blanc. Et le Faucon Noir a le dessus et applique donc sa technique préférée (qu&#8217;il a utilisé à moult reprises depuis le début du film) : il mitraille l&#8217;avion français, une fois que celui-ci est bien entamé (et se contente mystérieusement de voler en ligne droite), il vient voler à ses côtés, salue le pilote, retourne derrière lui et l&#8217;achève. Il tire incroyablement bien ce Knut pour réussir un coup pareil à chaque fois. Sauf que cette fois-ci, alors que Knut vient saluer notre Blaine qui est dans un sale état, ce dernier sort&#8230; son revolver ! Hé oui, objet donné, objet utilisé ! Il colle donc un gros pruneau dans l&#8217;aryen visage de Knut, et c&#8217;est ainsi que s&#8217;achève la carrière du Faucon Noir, jour de deuil pour tous les amateurs de kalembours.</p>
<p style="text-align:justify;">D&#8217;ailleurs, maintenant que c&#8217;est fait, on aperçoit les bombardiers arriver à destination et bombarder l&#8217;entrepôt qui aura quand même résisté presque 130 minutes à nos héros. Ces derniers sont donc contents lorsqu&#8217;ils reviennent zouker à la base avec Jean Reno (mais pas sa moustache, elle n&#8217;est pas très branchée teuf, elle), Blaine se remet de ses blessures (éponge magique &#8211; bombe à froid) et tout notre petit monde finit par accomplir ses rêves après la guerre.</p>
<p style="text-align:justify;">FIN.</p>
<p style="text-align:justify;">Diantre ? Mais ? Rendez-moi 135 minutes de ma vie bande de voleurs !</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Grosse anatomie]]></title>
<link>http://odieuxconnard.wordpress.com/2009/09/03/grosse-anatomie/</link>
<pubDate>Wed, 02 Sep 2009 23:31:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Un odieux connard</dc:creator>
<guid>http://odieuxconnard.wordpress.com/2009/09/03/grosse-anatomie/</guid>
<description><![CDATA[La scène se déroule en 2004 à Chicago, dans un petit bar de banlieue à l&#8217;ambiance enfumée. Un ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">La scène se déroule en 2004 à Chicago, dans un petit bar de banlieue à l&#8217;ambiance enfumée. Un jukebox joue <em>Baby Bash</em>, le tube de l&#8217;été, sans pour autant parvenir à faire remuer qui que ce soit ; dans la pénombre où seules les lampes de quelques tables de billard éclairent d&#8217;une lumière blafarde les rares joueurs, on peut tout de même distinguer un vieux zinc. Celui-ci peine à cacher l&#8217;imposante bedaine du barman dont l&#8217;odeur puissante de sueur se mélange à celle du tabac ambiant. Devant lui, sur un tabouret, une femme à demi-couchée sur le comptoir marmonne quelques injures en réclamant un autre scotch.</span></p>
<address><span style="color:#333333;">&#8220;Ca suffit comme ça, Shonda, tu as assez bu pour ce soir, dégages de mon bar.</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- J&#8217;vais m&#8217;casser d&#8217;toute façon ! Il puuuue, ton rade, Joe&#8230; Et toi aussi, tu pues&#8230; beuuuh&#8230;</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- Tu ne sais plus ce que tu dis. Barres-toi, et vas gagner un peu de fric pour payer ton ardoise.</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- J&#8217;saiiiiis comment j&#8217;vais l&#8217;gagner, ton puuuutain d&#8217;fric&#8230; J&#8217;vais créer une série. Une puuuuutain d&#8217;sér&#8230; d&#8217;série. Et je vais me couvrir de thunes, je pourrai me le payer, ton taudis, et toi avec !</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- Ha ouais ? Je serais curieux de savoir ce que c&#8217;est, ta série.</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- Tuuuu sais c&#8217;qui marche ? Les machins à &#8230;  &#8211; elle étouffe un rot &#8211; à l&#8217;eau de rose. Les gens qui se bécotent ! Paaarce que tu vois&#8230;. les gens&#8230; y &#8230; Y z&#8217;aiment ! </span></address>
<address><span style="color:#333333;">- C&#8217;est drôlement original, Shonda. Tu as trouvé ça toute seule ?</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- J&#8217;ai des diplômes, connard ! Littérature anglaise, écriture créative, maîtrise de cinéma et de télévision&#8230; J&#8217;ai même eu une bourse !  Aaaa&#8230; Alors j&#8217;m'y connais, môssieur !</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- C&#8217;est vrai qu&#8217;avec ça, pondre une série à l&#8217;eau de rose, ça valait le coup de faire des études. Et ta série, ça se passera où ?</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- Dans&#8230; Heuuu&#8230; Qu&#8217;eeeesse qui marche&#8230; Ha heuuu biiiiin, comme dans l&#8217;autre série là, leeeee truc des urgences, là &#8220;Urgences&#8221;, ouais, c&#8217;est ça.</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- Une série à l&#8217;eau de rose dans un hôpital ? Misère, quelle révolution. Et les héros ?</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- Ce&#8230; Ce sera l&#8217;histoire de héroooos heuuu&#8230; des fois&#8230; ils sont contents, pis des fois, y sont pas contents&#8230; c&#8217;est la vie, tu vois.</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- Okay, c&#8217;est vraiment trop con ton truc. Casses toi de mon bar.&#8221;</span></address>
<address><span style="color:#333333;"><span style="color:#ffffff;">0</span><br />
</span></address>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Et pourtant, ce que Joe ne savait pas, c&#8217;est que ce soir là, il venait de virer de son auguste établissement Shonda Rhimes, qui allait devenir la créatrice de la série à succès &#8220;<em>Grey&#8217;s Anatomy</em>&#8220;, série qui relate les aventures hospitalières à l&#8217;eau de rose de héros qui des fois sont contents, pis des fois, y sont pas contents. Mais c&#8217;est la vie, tu vois.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"> </span></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:justify;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><span style="color:#333333;"><img title="Affiche" src="http://www.winload.de/bilder/screenshots/52470/GreysAnatomy.gif" alt="Même laffiche est originale, cest dire." width="420" height="275" /></span></dt>
<dd class="wp-caption-dd"><span style="color:#333333;">Même l&#8217;affiche est originale, c&#8217;est dire.</span></dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">J&#8217;aimerais pouvoir vous dire que le pitch est moins navrant que ce que je viens de vous soumettre, mais hélas non. Alors, d&#8217;où peut venir le succès de cette série ? De ses héros ? Parlons-en.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"><strong>Mérédith Grey </strong>(<em>au 1er plan</em>) : le personnage principal de la série, elle se pose plein de questions existentielles. Du coup, elle fait même la voix off de la série qui donne le ton en début et fin d&#8217;épisode, avec des dialogues probablement issus d&#8217;un skyblog (&#8220;<em>Il faut vivre au jour le jour, carpe diem&#8221;</em> ou &#8220;<em>Des fois, on a pas confiance en soi, mais c&#8217;est pas grave, il faut foncer quand même</em>&#8220;).  Cependant, bien que les scénaristes n&#8217;en parlent jamais, on voit bien que Meredith Grey a un terrible problème aux muscles faciaux : en effet, elle passe le plus clair de son temps avec la bouche légèrement entrouverte et l&#8217;air triste. Elle peut changer l&#8217;angle d&#8217;inclinaison de ses sourcils ou de sa tête pour tenter de s&#8217;exprimer, mais c&#8217;est à peu près tout.</span></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:justify;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><span style="color:#333333;"><img title="Meredith" src="http://www.greysanatomyinsider.com/wp-content/uploads/2006/10/Meredith-Grey.jpg" alt="Meredith Grey, position 7  la penseuse : tête penchée, sourcils au repos " width="347" height="273" /></span></dt>
<dd class="wp-caption-dd"><span style="color:#333333;">Meredith Grey, position 7 &#8221; la penseuse&#8221; : tête penchée, sourcils au repos </span></dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"><strong>Miranda Bailey</strong> (<em>à gauche de Meredith Grey</em>) : La chef black, surnommée &#8220;<em>le dictateur</em>&#8221; en français, &#8220;<em>le nazi</em>&#8221; en anglais. Certains programmes télés en déduisirent que bon, si on avait pas traduit, c&#8217;est parce que la série était trop géniale et trop osée pour les français, que c&#8217;était vraiment trop top, et que ça montrait bien que nos amis américains avaient bien de l&#8217;avance sur la France en terme d&#8217;inventivité télévisuelle (je vous raconterai une autre fois comment j&#8217;ai bricolé dans mon garage un générateur à série française, à partir d&#8217;une liste des concours de la fonction publique et de celle des inscrits au cours Florent). Elle a le rôle là encore incroyablement original de la dure qui a quand même un fond gentil. C&#8217;est recherché.</span></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:justify;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><span style="color:#333333;"><img title="Miranda" src="http://static.greysanatomyinsider.com/images/gallery/addison-shepherd-and-miranda-bailey.jpg" alt="En hommage à son surnom de nazi, Miranda Bailey tente de reproduire le casque fétiche de nos amis teutons avec sa capilosité peu banale" width="400" height="315" /></span></dt>
<dd class="wp-caption-dd"><span style="color:#333333;">En hommage à son surnom de nazi, Miranda Bailey tente de ressembler le plus possible au sergent Hans Schultz, casque compris</span></dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"><strong>Derek Shepherd</strong> (<em>à droite de Meredith Gray</em>) : le médecin bellâtre mais rebelle (sa pilosité faciale est là pour en témoigner) qui tente sans cesse de couchailler avec l&#8217;héroïne de la série, et avec qui il a une histoire très compliquée (comme dans &#8220;<em>On peut pas avoir une histoire simple sinon il n&#8217;y a pas de série&#8221;</em>). Il porte le doux surnom de Docteur Mamour (quelle incroyable trouvaille scenaristique qui nous prouve bien que tout cela n&#8217;a pas été écrit pour des gamines de 12 ans) et possède le pouvoir spécial &#8220;<em>Air cool</em>&#8220;. Par exemple, il a l&#8217;air cool quand il court. Il a l&#8217;air cool quand il est en colère. Il a aussi l&#8217;air cool quand il fait une greffe de coeur à une petite fille uniquement armé d&#8217;un bic. Un personnage beau et cool qui entretient une relation complexe avec l&#8217;héroïne ? Là encore, trop d&#8217;originalité, c&#8217;est terrible.</span></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:justify;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><span style="color:#333333;"><img title="Derek" src="http://bf.img.v4.skyrock.net/bf7/greysanatomy3101/pics/553923126.jpg" alt="Hmmm, quest-ce que jai lair cool avec un dossier..." width="240" height="360" /></span></dt>
<dd class="wp-caption-dd"><span style="color:#333333;">Hmmm, qu&#8217;est-ce que j&#8217;ai l&#8217;air cool avec un dossier&#8230;</span></dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"><strong>Preston Burke</strong> (<em>tout à droite</em>) : C&#8217;est le meilleur. Mais sous sa carapace, lui aussi a un petit coeur tout mou (ho ?). Evidemment, il est confronté au doute, mais ne veut pas devenir autre chose que le meilleur, donc quitte à tricher, il &#8230; oui, non, je m&#8217;arrête là, vous avez saisi, c&#8217;est caricatural.</span></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:justify;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><span style="color:#333333;"><img title="Preston" src="http://static.greysanatomyinsider.com/images/gallery/preston-burke-wins-award_335x253.jpg" alt="Dans une série américaine, quand tu es le meilleur, ça se voit parce que tu as forcément des articles de toi-même au mur. Le meilleur nest jamais modeste." width="335" height="253" /></span></dt>
<dd class="wp-caption-dd"><span style="color:#333333;">Dans une série américaine, quand tu es le meilleur, ça se voit parce que tu as forcément des articles de toi-même au mur.<br />
</span></dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"><span style="font-size:8.5pt;font-family:Arial;" lang="EN-GB"><span style="font-size:11pt;" lang="EN-GB"><strong>George          O&#8217;Malley</strong> (<em>tout à gauche</em>) : C&#8217;est le petit gros de la bande. A ce titre, il a donc le droit d&#8217;être le compagnon comique de la troupe, qui n&#8217;est là que pour les conneries (même si sous sa carapace de rigolo bat un cœur gros comme ça, vous êtes surpris, hein ?). Quand je dis comique, je parle de comique de série américaine : le gars qui bégaie quand il ne faut pas, qui glisse sur la seule peau de banane de l&#8217;hôpital, qui se retrouve toujours là où il ne faut pas quand il ne faut pas&#8230; Heureusement que </span></span>Shonda Rhimes était diplômée en &#8220;écriture créative&#8221;, pas vrai ?<br />
</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"> </span></p>
<p class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:justify;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><span style="color:#333333;"><img title="George" src="http://2.bp.blogspot.com/_1SBqFueoJQo/SdZeF_lqdgI/AAAAAAAAA_s/r_Tb32nZsw8/s320/George+O%27Malley.jpg" alt="Moi aussi, un jour, jaurais lair cool" width="240" height="320" /></span></dt>
<dd class="wp-caption-dd"><span style="color:#333333;">Moi aussi, un jour, j&#8217;aurai l&#8217;air cool</span></dd>
</dl>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"><strong> </strong><span style="font-size:11pt;" lang="EN-GB"><strong>Isobel      &#8220;Izzie&#8221; Stevens</strong> (<em>la seule blonde, il y avait déjà une brune et une châtain</em>) : La blonde de service. Évidemment, elle a un passé de mannequin (comme beaucoup de médecins), fait tourner les têtes mais est toute gentille et dynamique bien qu&#8217;elle cache sous cette apparence trompeuse un cœ&#8230;  Attendez, qui a dit redondant ? Apparemment, vu le succès de la série, personne n&#8217;a dû le remarquer. Ou alors il y a un nombre improbable de jeunes filles de douze ans dans ce pays.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"><span style="font-size:11pt;" lang="EN-GB"> </span></span></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:justify;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><span style="color:#333333;"><img title="Izzie" src="http://dvdtoile.com/ARTISTES/5/5714.jpg" alt="Noubliez pas de bien choisir votre médecin traitant" width="200" height="300" /></span></dt>
<dd class="wp-caption-dd"><span style="color:#333333;">N&#8217;oubliez pas de bien choisir votre médecin traitant</span></dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;" lang="EN-GB"><strong>Cristina          Yang</strong> (<em>la seule asiatique, au centre, en haut</em>) : pour compléter les minorités visibles, voici l&#8217;amie asiatique. Évidemment, elle a hérité de toute la fourberie de son peuple, et se bat pour réussir. Elle tente évidemment de couchailler avec le meilleur (celui qui a des articles et des photos de lui-même sur son mur), mais ça lui pose plein de questions existentielles. Trop dure, la vie. A noter que son pouvoir spécial est d&#8217;être incroyablement moche, puisque ses yeux sont espacés d&#8217;un bon mètre, lui permettant de nager avec les mérous sans que ceux-ci la considèrent comme une étrangère.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"><span style="font-size:11pt;font-family:Arial;" lang="EN-GB"> </span></span></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:justify;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><span style="color:#333333;"><img title="Cristina" src="http://www.dependablerenegade.com/photos/dr_pix/admiral_ackbar.jpg" alt="Je vous laisse les garçons, on mattend en chirurgie." width="250" height="375" /></span></dt>
<dd class="wp-caption-dd"><span style="color:#333333;">Je vous laisse les garçons, on m&#8217;attend en chirurgie.</span></dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"><strong>Richard Webbe</strong>r (<em>plutôt noir et plutôt tout en haut</em>) : c&#8217;est lui le grand chef. Évidemment, il commande mais est le père de substitution de notre héroïne qui vient lui compter ses malheurs (&#8220;<em>Hoooo non, Derek m&#8217;a encore repoussé, il dit n&#8217;être pas encore prêt</em>&#8221; &#8211; &#8220;<em>Tiens Meredith, je te donne ta journée pour te remettre de cette déception, vas manger de la crème glacée devant la télé pendant que tes patients se noient dans leur vomi</em>&#8220;.) ; bref, il es à la fois chef et confident&#8230; Il est un peu à Meredith ce que Moncolonel est à Rambo. Et ce n&#8217;est pas peu dire.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"> </span></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:justify;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><img title="Richard" src="http://www.greysanatomy.eu/Characters_files/recorte_2.jpg" alt="Approches petite fille... Oui, contes moi tes malheurs. Tu nes pas bien, là, sur mes genoux ? Tu as déjà vu un trilili ?" width="198" height="287" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Approche petite fille&#8230; Oui, conte moi tes malheurs. Tu n&#8217;es pas bien, là, sur mes genoux ? Tu as déjà vu un trilili ?</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Bref, je ne vais pas tous vous les faire, parce que bon, faut pas déconner quand même. Mais vous avez compris le topo : mieux vaut ne pas aller chercher à comprendre le succès de cette série auprès de ses personnages. Le scenario alors ?</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Ha, malheureux, naïfs que vous êtes !</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Non. Pour être clair, chaque épisode fonctionne de la même manière. Vous savez, c&#8217;est un peu comme <em>Dr House</em> : on sait bien qu&#8217;au bout de 15 minutes, il a pas trouvé le bon diagnostic ; on a envie de lui dire &#8220;l<em>&#8216;épisode fait 45mn, attends encore 20 minutes et ça va tomber tout seul</em>&#8220;, mais non. Il attendra la 35e minutes pour s&#8217;apercevoir en regardant une petite fille passer avec une sucette que &#8220;<em>Nom d&#8217;une pipe, faites une radio des reins à mon patient !</em>&#8220;. Et hop, il trouve.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"><em>Grey&#8217;s Anatomy</em>, c&#8217;est donc ça : en début d&#8217;épisode, la voix off de Meredith (voix qui donne envie de se jeter du haut d&#8217;une falaise tant elle est joyeuse) parle d&#8217;un thème donné, comme par exemple, la superstition. Et là, tout l&#8217;épisode, pouf pouf, tous les personnages deviennent soudainement superstitieux. Et l&#8217;épisode d&#8217;après, ne le sont plus du tout, car le thème de l&#8217;épisode est &#8220;la dépression&#8221;, et ils sont donc tous dépressifs. Malgré toutes ces gargantuesques incohérences, ça marche, donc. Heureusement, la série repose sur des ficelles grosses comme Carlos pour ne pas trop perturber le spectateur :</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">- Si un mec finit dans le coma, on hésitera à le débrancher, mais s&#8217;il n&#8217;a pas une importance suffisante pour rendre sa mort dramatique, il se réveillera frais comme un gardon pour aller pleurer dans les bras de sa famille retrouvée histoire de faire chialer dans les chaumières.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">- Si un patient dit &#8220;<em>Vous êtes le meilleur médecin, j&#8217;ai confiance en vous</em>&#8221; , il meurt obligatoirement. Hélas, je ne rigole pas, et ça arrive un paquet de fois d&#8217;après ce que j&#8217;ai vu (et je suis loin d&#8217;avoir tout vu, heureusement). Ca permet juste de faire que le médecin en question se remette en cause comme une vulgaire lycéenne qui vient de se faire jeter par Brandon malgré sa nouvelle jupe spécial rencard.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">- Si quelqu&#8217;un dit &#8220;<em>Pourvu que X n&#8217;arrive pas</em>&#8220;, X franchit immédiatement la porte ; si X est un évènement, X se produit aussitôt.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Et autres ficelles que je vous passe.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"> </span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">N&#8217;empêche, mon conseil si vous vous retrouvez un jour propulsé dans <em>Grey&#8217;s Anatomy</em> (façon de parler, bien sûr) : évitez de prendre trop d&#8217;importance, des fois que vous tombiez dans le coma, dites à votre médecin qu&#8217;il est une sombre merde, et enfin, n&#8217;hésitez pas à crier très fort &#8220;<em>Pourvu qu&#8217;Ewa Sonnet top less n&#8217;entre pas dans ma chambre !</em>&#8221; (vous pouvez remplacer par Brad Pitt si ça vous chante)</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Et là, c&#8217;est dans la poche.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">En tout cas, si vous arrivez jusqu&#8217;à la fin de l&#8217;épisode en supportant l&#8217;idée générale, les personnages, le scenario et le philosophie pourrie de l&#8217;héroïne en voix-off, vous tomberez sur la scène finale, elle aussi fort originale à l&#8217;heure actuelle : un bon morceau de musique US avec des personnages qui se parlent, se font des câlins sous la pluie, etc&#8230;</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Ce qui me permet de soulever un point important : en France, on imagine mal une série française se finir avec un morceau de chanson française en fond sonore pour rythmer le tout. Ça semblerait perturbant. Mais aux Etats-Unis, c&#8217;est devenu un rite quasi-obligatoire (là encore, la série innove donc). </span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Alors pour un français moyen qui n&#8217;écoute et ne comprend guère les paroles, ça donne :</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"><em>Une rue de Seattle ; un couple en blouse s&#8217;embrasse sous une pluie torrentielle (il n&#8217;y a pas de demi-mesure dans la pluie dans Grey&#8217;s Anatomy ; soit il fait beau, soit la moitié de la Méditerranée tombe sur la gueule des passants) :</em></span></p>
<address><span style="color:#333333;">&#8220;Je t&#8217;aime Mérédith. Depuis toujours et pour toujours</span></address>
<address><span style="color:#808080;">Tanana shalalala tanana shalalala tananana&#8230;.</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- Moi aussi Derek, je t&#8217;aime, plus que ma vie.</span></address>
<address><span style="color:#999999;">Tananana shalalala tananana shalalala tananana</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- Viens, il fait froid, allons prendre un café</span></address>
<address><span style="color:#333333;"><span style="color:#999999;">TADADADA</span>&#8220;</span></address>
<address><span style="color:#333333;"><span style="color:#ffffff;">0</span><br />
</span></address>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">C&#8217;est pas romantique, ça ?</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Pour un américain ou un français avec une bonne oreille ça pourrait donner :<br />
</span></p>
<address><span style="color:#333333;">&#8220;Je t&#8217;aime Mérédith. Depuis toujours et pour toujours</span></address>
<address><span style="color:#808080;">I put my balls in the fridge&#8230; But I still have the hots<br />
</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- Moi aussi Derek, je t&#8217;aime, plus que ma vie.</span></address>
<address><span style="color:#999999;">Tonight, I&#8217;m gonna shot my load&#8230; On your G-spots<br />
</span></address>
<address><span style="color:#333333;">- Viens, il fait froid, allons prendre un café</span></address>
<address><span style="color:#333333;"><span style="color:#999999;">GET YOUR ASS READY BITCH</span>&#8220;</span></address>
<address><span style="color:#333333;"><span style="color:#ffffff;">0</span><br />
</span></address>
<address> </address>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Il n&#8217;y a pas à dire, ça rendrait quand même autrement. Finalement, il y aurait peut-être de bonnes choses à faire avec cette série.<br />
</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;"><br />
</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">En tout cas, une nouvelle fois, et tout comme dans le cadre de l&#8217;affaire Harry Potter (allez chercher dans les vieux articles, tas de branlotins), on me demandera comment je peux en savoir autant sur le sujet. Et une fois encore, je vous ferai la même réponse : si vous voulez approcher une jeune ingénue, ça vous aidera toujours de connaitre ce grand moment de télévision. Et si elle est vraiment fan, n&#8217;oubliez pas de crier &#8220;<em>Pourvu que tu ne viennes pas nue dans ma chambre !</em>&#8220;</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Amusez-vous bien.<br />
</span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nouvelles de ma carte UGC illimité]]></title>
<link>http://fraizochocolat.wordpress.com/2009/08/19/nouvelles-de-ma-carte-ugc-illimite/</link>
<pubDate>Wed, 19 Aug 2009 21:28:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>elicad</dc:creator>
<guid>http://fraizochocolat.wordpress.com/2009/08/19/nouvelles-de-ma-carte-ugc-illimite/</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;acteur de Darth Maul, Toad (XMen) L&#8217;Homme sans tête (Sleepy Hollow)&#8230; Un chic typ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://i23.photobucket.com/albums/b375/klowitz/gi-joe-snake-eyes2-782033.jpg" alt="" width="350" height="550" /><em>L&#8217;acteur de Darth Maul, Toad (XMen) L&#8217;Homme sans tête (Sleepy Hollow)&#8230;<br />
Un chic type&#8230; </em></p>
<p><strong>G.I. Joe</strong>, Une expérience proche de la septième dimension de l&#8217;extase suprême.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Daube --- French Tradition, Braised]]></title>
<link>http://alaycook.wordpress.com/2009/02/25/daube-tradition-in-a-pot/</link>
<pubDate>Wed, 25 Feb 2009 16:51:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>alaycook</dc:creator>
<guid>http://alaycook.wordpress.com/2009/02/25/daube-tradition-in-a-pot/</guid>
<description><![CDATA[Daube is a sublime, rustic meal brimming with aromatics. Daube actually refers to both a method of c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em><strong>Daube</strong></em> is a sublime, rustic meal brimming with aromatics.  <em>Daube</em> actually refers to both a method of cooking and a type of dish (much like <em>tajine</em>).  The original <em>daube</em> referred to a food preparation in which meat and other foodstuffs, wines, vinegars and herbs were slowly cooked in a terrine or pot.  The ingredients are layered inside the pot, with slow cooking meats — usually beef or lamb — at the bottom, vegetables and aromatics on top. It&#8217;s not surprising to learn, then, that the word <em>&#8220;daube&#8221;</em> comes from <em>adobar</em>, which in the <em>langue d&#8217;oc </em> (language of the <em>Occitan</em>) means &#8220;to arrange&#8221; or &#8220;to accommodate.&#8221;</p>
<p>The recipe allegedly originated in 18th century <em>Saint-Malo</em>, (<em>Breton: Sant-Maloù</em>), a walled port city on the coast of <em>Bretagne</em> in northwestern France.  Then, they were a speciality that included artichokes, celery, pork, goose and beef&#8230;once cooked, the meat and vegetables were removed to be eaten without the sauce and often cold, in jellied form.  Pots of <em>daube</em> were sent all over France, and the dish ultimately migrated to herb plentiful Provence where scores of these farmhouse recipes abound. </p>
<p><strong>BEEF <em>DAUBE</em> WITH ORANGES &#38; OLIVES</strong></p>
<p>4  lbs boneless beef (different cuts&#8212;round, chuck, shoulder), excess fat trimmed, meat cut into 2-3&#8243; cubes</p>
<p>1 bottle of dry red wine<br />
3 medium carrots, peeled, roughly cut<br />
1 large onion, peeled and sliced<br />
8 fresh thyme sprigs<br />
6 garlic cloves, peeled and smashed<br />
3 bay leaves<br />
4 whole cloves<br />
1 cinnamon stick<br />
1/2 t freshly grated nutmeg<br />
1 large fresh rosemary sprig<br />
1 strip orange peel </p>
<p>2 ounces <em>pancetta</em>, diced<br />
1 large onion, peeled and chopped or a similar amount of shallots, peeled and chopped<br />
2 garlic cloves, peeled and finely minced<br />
Grated zest of 4 oranges<br />
2 C pitted green and black olives<br />
Sea salt and freshly ground pepper<br />
1 T extra virgin olive oil</p>
<p>1/4 C capers, rinsed and drained </p>
<p>Combine first 12 ingredients (beef &#38; marinade) in large bowl. Cover and let stand at room temperature 2 hours or refrigerate overnight. </p>
<p>If refrigeratered, bring marinade to room temperature and remove beef; pat dry. Reserve marinade. Cook <em>pancetta</em> in a heavy pot or dutch oven over medium low heat until fat is rendered, 5 minutes. Add chopped onion and garlic. Sauté until onion is translucent, 6 minutes. Transfer to large bowl. </p>
<p>Heat olive oil in same pot over moderately high heat. Sprinkle beef with salt and pepper. Working in batches, add beef to pot; cook until beginning to brown, about 5 minutes per batch. Do not crowd the pan and remain patient so the meat retains its flavor and moistness.  Transfer to bowl with pancetta mixture. </p>
<p>Reduce heat to medium-high. Gradually whisk in reserved marinade. Bring to a boil, scraping up browned bits. </p>
<p>Add beef mixture and any accumulated juices to pot. Cover tightly; simmer until meat is tender, about 2-3 hours. Stir occasionally to evenly coat the pieces of meat with the liquid.  During the last 30 minutes, add the orange zest and olives.  The sauce should be glossy and slightly thick.  </p>
<p>With a slotted spoon or tongs, remove and discard the herb sprigs, bay leaves, cinnamon stick, garlic cloves, cloves and orange peel. </p>
<p>Skim fat off surface. Bring to a simmer, stirring frequently. Season with salt and pepper and strew capers over the top.</p>
<p>Serve over buttered noodles or other pasta with a red <em>Gigondas</em> or <em>Cotes du Rhone</em>.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[250 – Top Three Saturdays # 5]]></title>
<link>http://thebestplace.fr/2008/12/06/250-%e2%80%93-top-three-saturdays-5/</link>
<pubDate>Sat, 06 Dec 2008 00:00:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Matthias "BenReilly" Jambon-Puillet</dc:creator>
<guid>http://thebestplace.fr/2008/12/06/250-%e2%80%93-top-three-saturdays-5/</guid>
<description><![CDATA[Fun fact : je ne suis jamais sorti d’une salle de cinéma en plein milieu d’un film. Pourtant je paie]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><strong> Fun fact : je ne suis jamais sorti d’une salle de cinéma en plein milieu d’un film.</strong> Pourtant je paie l’impôt illimité, donc j’ai plus ou moins tous les droits (y compris celui de dormir au ciné cité si j’ai plus de maison). Mais dans mon esprit malade sortir en pleine séance <strong>c’est un peu comme brûler un livre, c’est sale</strong>. Cependant, des fois c’est pas passé loin du tout. Voilà donc le top 3 des films où j’ai failli m’enfuir au Panama plutôt que de rester jusqu’au bout mais que finalement non.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Number Three – L’esquive</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="alignnone" title="Esquive" src="http://img401.imageshack.us/img401/8716/250esquivegk6.jpg" alt="" width="400" height="533" /></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Ressortie nationale post César, je m’étais dit que c’était le moment ou jamais de voir au ciné ce sur quoi le tout Paris se branlait depuis deux semaines. J’y suis allé en bande, et c’est ce qui m’a sauvé.<strong> Je ne pouvais pas laisser mes camarades derrière</strong>, agoniser pendant que moi seul sauvait ma peau. Alors j’ai subi les deux heures d’enfer, à voir une histoire vide sur des handicapés sociaux et grammaticaux et leur potentielle histoire love dont j’ai rien à branler. Si le message c’est « les banlieusards ils savent même plus comment on fait pour s’aimer », au secours quoi ! Sans parler de la scène avec les flics, plus caricaturale tu meurs. Quelque part je suis persuadé que pour l’intelligencia téléramienne c’est un reflet de son époque, une étude sociologique toussa toussa. <strong>C’e</strong><strong>st surtout un film de merde, le genre de trucs qui en huit bobines te donne envie de voter LePen</strong>, de nuker toutes les banlieues pour plus jamais avoir à subir ça.</p>
<p style="text-align:center;"><strong> Number Two – Les Daltons</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="alignnone" title="Daltons" src="http://img401.imageshack.us/img401/9792/250daltonsvr9.jpg" alt="" width="400" height="533" /></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Un indice pour savoir si tu vas voir un film de merde lors d’une avant-première, c’est si les acteurs viennent avant la séance. C’était le cas pour les Daltons, et déjà que ça sentait pas super bon à l’entrée, à ce moment là Pollux et moi on a su. Tout comme <strong>on aurait préféré savoir que l’histoire tournerait autour d’un chapeau mexicain magique en 3D</strong> et que Lucky Luke était joué par un Allemand doublé en Français. Chaque minute qui passait ne nous rapprochait pas de la délivrance mais du seuil limite de notre consternation, le moment où le cerveau finirait par abandonner, se suicidant dans une overdose chimique. Le truc drôle, c’est que ce jour là on a littéralement vu des gens se lever pour ne plus jamais revenir. Et nous sommes restés, comme des hommes. Pollux et moi avons fait face à l’agonie ce jour là, <strong>depuis nous n’avons plus peur de la mort</strong>, nous attendons sa douce étreinte, celle qui nous libérera de notre agonie.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Number One – 2046</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="alignnone" title="2046" src="http://img100.imageshack.us/img100/2285/2502046ul5.jpg" alt="" width="400" height="533" /></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Y’a des jours comme ça on se réveille avec une idée à la con</strong>, genre aller voir un film intello pour se prouver qu’on est pas une merde intellectuelle (corollaire : acheter Belle du Seigneur). J’étais heureux en rentrant dans la salle, à me dire que je pourrais moi aussi me branler au fond de mon lit en disant que j’avais apprécié un Wong Kar Wai à sa juste valeur. Erreur, fatale erreur ! La salle était blindée, je me suis retrouvé au premier rang.<strong> Il me semble que j’ai fini le film allongé par terre en position fœtale, le visage taché de larmes</strong>. Plus de deux heures de gros plans au ralenti, d’une histoire sans queue ni tête entrecoupée d’intermèdes futuristes avec deux euros cinquante de budget. Sans oublier cette musique, le truc mélancolique qui fait l’effet d’une râpe à fromage rouillée contre le cœur. My god j’en porte encore les séquelles de ce truc ! D’ailleurs chaque fois que je change de psy (souvent parce que j’ai tranché la carotide du précédent), je commence par lui parler de 2046. Je suis sûr que si Œdipe avait dû subir ce truc, il se serait tapé son père et aurait tué sa mère, au moins.</p>
<p style="text-align:justify;">Ah tiens finalement j’aurais fait une grosse note, peut être pour fêter la 250, ou peut être parce que y’a des top 3 qui me font bien marrer des fois. Demain, debrief sur Pineapple Express. On y parlera aussi de l’état du cinéma hexagonal un peu. Enfin, vous verrez.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[κανει κρυο, καιρος για daube provençale]]></title>
<link>http://despinarion.wordpress.com/2008/11/17/daube/</link>
<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 00:36:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>despinarion</dc:creator>
<guid>http://despinarion.wordpress.com/2008/11/17/daube/</guid>
<description><![CDATA[update: Εξω απο το φιλοξενο σπιτι του Ζαν Μαρι και της Μονικ, εκει που η ντωμπ μπηκε στην ζωη μας, ο]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5 style="text-align:center;">update:</h5>
<p style="text-align:center;">Εξω απο το φιλοξενο σπιτι του Ζαν Μαρι και της Μονικ, εκει που η ντωμπ μπηκε στην ζωη μας, ο Ερρικος κοιταει το φωτογραφιζον Δεσποιναριον και κατι του λεει, αλλα τι;</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://despinarion.wordpress.com/files/2008/11/peymeinade1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2892" title="peymeinade1" src="http://despinarion.wordpress.com/files/2008/11/peymeinade1.jpg" alt="peymeinade1" width="510" height="382" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Κανει κρυο στην πρωτευουσα σημερα.  Χειμωνιασε αποτομα και μερικοι λενε οτι αυριο ισως να δουμε μερικες νιφαδες χιονιου.  Ετσι πιστευω οτι η σημερινη αναρτηση ειναι ακρως επικαιρη.</p>
<p style="text-align:justify;">Ειχα αρχισει προχτες κι ελεγα για μια υπεροχη βραδυα που περασα στην Peymeinade στο υπεροχο σπιτι της Monique στην Προβηνγκια! Η daube σιγοεβραζε ακομα μεσα στην καφετια της κοκοττα κι εμεις χαλαρωναμε με ενα ουϊσκακι ξαπλωμενοι σε αναπαυτικες πολυθρονες. Η μικρη χαριτωμενη της κορουλα η Μαγκελί πηγαινοερχοταν και χαρουμενα μας διεκοπτε για να πει κατι δικο της, ετσι οπως μονο τα κοριτσοπουλα και τα παλληκαροπουλα μπορουν και επεμβαινουν, κανοντας πιο χαρουμενη μια συγκεντρωση ωριμων παρεων.</p>
<p><a href="http://despinarion.wordpress.com/files/2008/11/daube16.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2796" title="daube16" src="http://despinarion.wordpress.com/files/2008/11/daube16.jpg" alt="daube16" width="509" height="382" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Η daube provencale παρ&#8217; ολο που ειναι η σπεσιαλιτε της περιοχης, φιαχνεται διαφορετικα σε καθε σπιτι, σε καθε χωριο και αναλογα με τις προτιμησεις του μαγειρα. Πριν γραψω αυτο το ποστ κανω μια μικρη ερευνα στα μαγειρικα μου βιβλια αλλα και στο ιντερνετ. Και ανακαλυπτω οτι καμια μα καμια συνταγη δεν ειναι ιδια με την αλλη.  Υπαρχει ενας γενικος καταλογος υλικων αλλα οταν φτασει καποιος στη λεπτομερεια ανακαλυπτει την παλεττα του γραφοντος και καλειται να διαλεξει τι του ταιριαζει περισσοτερο.  Διαβαζω λοιπον προσεκτικα για τα υλικα και για τις μεθοδους και μετα κλεινω τα βιβλια και μπαινω στην κουζινα.</p>

<h5>Τα υλικα για μια deadly daube:</h5>
<p style="text-align:justify;">Εναμισυ κιλο  κρεας μοσχαρισιο που το κοβω  σε μεγαλους κυβους.</p>
<p style="text-align:justify;">Πεντε λωριδες μπεϊκον κομμενο σε χονρες φετες και μετα σε τεσσερα κομματια εγκαρσια.</p>
<p style="text-align:justify;">Διακοσια γραμμαρια μανιταρια cèpes η (και) chanterelles.</p>
<p style="text-align:justify;">Καμια δεκαρια μαυρες ελιες χωρις το κουκουτσι τους.  Οι ελιες θα δωσουν στο φαγητο το μεσογειακο αγγιγμα.</p>
<p style="text-align:justify;">Δυο φυλλαρακια δαφνης</p>
<p style="text-align:justify;">6-7 ντοματες τυπου πομοντορο (κομοντορια κατα μαμα Αννα) ξεφλουδισμενες και χοντροκομμενες.</p>
<p style="text-align:justify;">αλατι</p>
<p><a href="http://despinarion.wordpress.com/files/2008/11/daube21.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2801" title="daube21" src="http://despinarion.wordpress.com/files/2008/11/daube21.jpg" alt="daube21" width="509" height="504" /></a></p>
<h5>Για τη μαριναδα και τη σαλτσα.</h5>
<p style="text-align:justify;">Μισο μπουκαλι ξηρο κοκκινο κρασι.  Καλο θα ειναι να χρησιμοποιησετε γαλλικο κοκκινο της περιοχης του Ρηνου.  Το αλκοολ μπορει να εξατμιζεται στο μαγειρεμα, αλλα το κρασι θα αφησει τη σφραγιδα του στη σαλτσα. Γι αυτο ποτε μη βαζετε στο φαγητο κρασι που δε θα πινατε ευχαριστως σε ενα κολωνατο κρυσταλλινο μπαλουν ποτηρι.</p>
<p style="text-align:justify;">Δυο καροττα καθαρισμενα και κομμενα σε χοντρα κομματια.</p>
<p style="text-align:justify;">Μερικα κομματια σελινοριζα για την μαριναδα. Αν σας προκυψουν και φυλλαρακια σελινο στη ριζα βαλτε τα κι αυτα για περισσοτερη γευση.  Πολλοι μεταφερουν τα κομματια της σελινοριζας και μετα στην κατσαρολα με το κρεας.  Το δεσποιναριον ενδιαφερεται για το αρωμα αλλα οχι και για τη γευση της σελινοριζας στη σουπα. Ετσι λοιπον τα χρησιμοποιει μονο για να αρωματισει το κρεας.</p>
<p style="text-align:justify;">Δυο κρεμμυδια κομμενα σε λεπτες ροδελλες</p>
<p style="text-align:justify;">Τρεις σκελιδες σκορδο σε λεπτες φετουλες.</p>
<p style="text-align:justify;">Φλουδι απο ενα πορτοκαλι</p>
<p style="text-align:justify;">8-10 κοκκοι μαυρο πιπερι</p>
<p style="text-align:justify;">μπουκε γκαρνι δεμενο σε σπαγκακι η μπαγλαρωμενο σε τουλπανι για να αφαιρεθει ευκολα.</p>
<p><a href="http://despinarion.wordpress.com/files/2008/11/daube6.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2786" title="daube6" src="http://despinarion.wordpress.com/files/2008/11/daube6.jpg" alt="daube6" width="509" height="388" /></a></p>
<h5>Και τωρα δουλεια:</h5>
<p style="text-align:justify;">Σε ενα γυαλινο η κεραμεικο σκευος με καπακι αναμιγνυω το κρεας με ολα τα υλικα για τη μαριναδα.  Ανακατευω καλα και τα αφηνω να ανακατευτουν τα αρωματα για δωδεκα ωρες περιπου. Το δεσποιναριον τα αφησε ολη τη νυχτα, και μετα σηκωθηκε νωρις νωρις το πρωι για να τελειωσει πριν φυγει για το γραφειο.</p>
<p><a href="http://despinarion.wordpress.com/files/2008/11/daube10.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2790" title="daube10" src="http://despinarion.wordpress.com/files/2008/11/daube10.jpg" alt="daube10" width="509" height="382" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Σουρωνω το μιγμα κρεατος και λαχανικων σε μια λεκανη και κραταω την καθαρη μαριναδα. Πεταω το παπαριασμενο μπουκε γκαρνι, και το σελινο. Οτι ειχαν να μας δωσουν το δωσανε (πω πω αυτο που ειπα ειναι τελειως κυνικο!). ξεχωριζω τα κομματια κρεατος και τα κανω πατ πατ με μια καθαρη πετσετα να φυγουν τα πολλα ζουμια. Τσιγαριζω το μπεϊκον σε λιγο ελαιολαδο μεσα στην κοκοττα μεχρι να κατσαρωσει και να γινει λιγο τραγανο. Με τρυπητη κουταλα το βγαζω σε ενα πιατο.  Σο παχος που εβγαλε το μπεϊκον τσιγαριζω το κρεατακι για να κρατησει μεσα το ζουμακι του.  Μολις καφετισει κι αυτο το βαζω να κανει παρεα στο μπεϊκον για να γνωριστουνε πριν ερθουν σε στενωτερη επαφη.</p>
<p style="text-align:justify;">Στην αδεια πλεον κοκοττα ριχνω την μαριναδα, στη συνεχεια τα λαχανικα της, τις ντοματες χοντροκομμενες, τα μανιταρια, τις ελιες και τη δαφνη.  Μολις παρουν βραση ριχνω και τα κρεατακια που ηδη εχουν αρχισει το πιτσι πιτσι. Καπακωνω την κοκοττα, χαμηλωνω τη φωτια μολις να σιγοβραζει και ξεχναω ολη την ιστορια για τρεις ωρες.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://despinarion.wordpress.com/files/2008/11/daube18.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2798" title="daube18" src="http://despinarion.wordpress.com/files/2008/11/daube18.jpg" alt="daube18" width="509" height="382" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Πολλοι συνιστουν μακαρονικο για συνοδεια στην Ντωμπ.  Προτιμησα το λευκο σπειρωτο ρυζι για δυο λογους. Πρωτον αρεσει πιο πολυ στα παιδια και δευτερον τα παιδια το προτιμανε ετσι! Να το φιαξετε μια κρυα νυχτα του χειμωνα και να πο απολαυσετε με τις αγαπες σας!</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[let's ruin something with advertising]]></title>
<link>http://proximiteux.wordpress.com/2008/10/13/lets-ruin-something-with-advertising/</link>
<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 15:54:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>proximiteux</dc:creator>
<guid>http://proximiteux.wordpress.com/2008/10/13/lets-ruin-something-with-advertising/</guid>
<description><![CDATA[En ce moment sur TF1 : Seconde chance. Une agence de pub + des clichés à la pelle (les créas sont to]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>En ce moment sur TF1 : Seconde chance.</p>
<p>Une agence de pub + des clichés à la pelle (les créas sont tous super mal fringués genre artistes de seconde zone ou faux djeunz) + de la moustache + un script à la française + des acteurs à la française + Sébastien de Hélène et les Garçons + des bureaux et des secrétaires à la Ugly Betty (mais sans les moyens) + une grosse bande son + des gros plans sur des mouettes à Paris.</p>
<p>Tout ce que j&#8217;aime quoi.</p>
<p>Ho-Ho-Ho, juste pour donner le niveau, un extrait en live : &#8220;c&#8217;est de la drogue Adrien, de la drooooogue !&#8221;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["bombastic" terms in the menus and recipes..]]></title>
<link>http://emotionsfly.wordpress.com/2008/01/04/bombastic-terms-in-the-menus-and-recipes/</link>
<pubDate>Fri, 04 Jan 2008 02:22:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>emotionsfly</dc:creator>
<guid>http://emotionsfly.wordpress.com/2008/01/04/bombastic-terms-in-the-menus-and-recipes/</guid>
<description><![CDATA[french..italian&#8230;spanish&#8230;.german&#8230;. you name it..they have it..all the nicely decora]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>french..italian&#8230;spanish&#8230;.german&#8230;.</p>
<p>you name it..they have it..all the nicely decorated  &#8220;è&#8221;&#8230;&#8221;á&#8221;&#8230;&#8221;ö&#8221;&#8230;&#8221;ś&#8221;&#8230;.The beautiful words for the &#8220;haute&#8221; cuisine&#8230;</p>
<p>Beside the usual &#8220;fois gras&#8221; and &#8220;souflè&#8221;&#8230;This is something i came by in the recent issue of Reader&#8217;s Digest which definitely &#8220;extend my culinary reprtoire&#8221;.</p>
<p><i><font color="#3366ff">Giblets</font></i> &#8211; innards of a bird, specifically liver, heart, gizzard and neck, used to make a stock; as, giblet stock. Old french gibeket (game-bird stew)</p>
<p><i><font color="#3366ff">Goujons</font></i> &#8211; strips of fish or chicken that are deep-fried. French.</p>
<p><i><font color="#3366ff">Daube</font></i> &#8211; Meat stew, often a joint of beef braised in wine. French again.</p>
<p><i><font color="#3366ff">Kasha</font></i> &#8211; Buckwheat. Also, in Russia and Poland, a porridge made from buckwheat or simmilar grain. Russian.</p>
<p><i><font color="#3366ff">Compote</font></i> &#8211; Fruit cooked or preserved in syrup. &#8220;She gave us home made craneberry and apple <i><font color="#3366ff">compote</font></i> with pork.&#8221;</p>
<p><font color="#3366ff"><i>Entrecôte</i></font><i><font color="#3366ff"></font></i> &#8211; Steak cut from between the ribs. French again. <i><font color="#3366ff">entre</font></i> &#8211; between, <font color="#3366ff"><i>côte</i></font> &#8211; rib.</p>
<p><font color="#3366ff"><i>Pesto</i></font> &#8211; A sauce of crushed basil leaves mixed with Parmesan, pine nuts, garlic and olive oil. Italian.</p>
<p><font color="#3366ff"><i>Calamari</i></font> &#8211; Squid. Italian.</p>
<p><font color="#3366ff"><i>Confit</i></font> &#8211; Preserved meat. French.</p>
<p><font color="#3366ff"><i>Filo</i></font> &#8211; Thin, layered pastry. Greek?</p>
<p><font color="#3366ff"><i>Spatchcock</i></font> &#8211; A chicken or game bird split open and partly boned, then grilled or roasted. 18th century English.</p>
<p><font color="#3366ff"><i>Paella</i></font> &#8211; Rice dish, originally from Spain, with chicken or seafood and vegetables, cooked and served in large, shallow pan.</p>
<p><font color="#3366ff"><i>Rillettes</i></font> &#8211; Smooth pâté of minced pork or other light meat. French again, but Old French.</p>
<p><font color="#3366ff"><i>Tartare</i></font> &#8211; Steak or fish that is served raw. French again and again.</p>
<p><font color="#3366ff"><i>Terrine</i></font> &#8211; Meat, fish or vegetable mixture that is puréed or minced and then put in a container to cool or set.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[D-War - 2007]]></title>
<link>http://aloha3.wordpress.com/2007/12/21/d-war-2007/</link>
<pubDate>Fri, 21 Dec 2007 08:54:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>raindrop</dc:creator>
<guid>http://aloha3.wordpress.com/2007/12/21/d-war-2007/</guid>
<description><![CDATA[pitch: Selon une légende coréenne, des serpents se livrent bataille pour prendre possession d&#8217;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[pitch: Selon une légende coréenne, des serpents se livrent bataille pour prendre possession d&#8217;]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Je suis un cyborg - 2007]]></title>
<link>http://aloha3.wordpress.com/2007/12/10/je-suis-un-cyborg-2007/</link>
<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 21:32:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>raindrop</dc:creator>
<guid>http://aloha3.wordpress.com/2007/12/10/je-suis-un-cyborg-2007/</guid>
<description><![CDATA[Synopsis: Young Goon suce des piles pour se maintenir en vie et refuse tout autre alimentation. Il s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Synopsis: Young Goon suce des piles pour se maintenir en vie et refuse tout autre alimentation. Il s]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[The Simpson - the movie]]></title>
<link>http://aloha3.wordpress.com/2007/11/30/the-simpson-the-movie/</link>
<pubDate>Fri, 30 Nov 2007 11:07:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>raindrop</dc:creator>
<guid>http://aloha3.wordpress.com/2007/11/30/the-simpson-the-movie/</guid>
<description><![CDATA[Synopsis: La famille Simpson se rend à l&#8217;église comme tous les dimanches quand le grand père A]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Synopsis: La famille Simpson se rend à l&#8217;église comme tous les dimanches quand le grand père A]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Death Note, the last name - 2007]]></title>
<link>http://aloha3.wordpress.com/2007/09/17/death-note-the-last-name-2007/</link>
<pubDate>Mon, 17 Sep 2007 15:10:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>raindrop</dc:creator>
<guid>http://aloha3.wordpress.com/2007/09/17/death-note-the-last-name-2007/</guid>
<description><![CDATA[Synopsis: La ruse de Raïto pour déjouer l&#8217;enquête des forces secrètes japonaises continue. Kir]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Synopsis: La ruse de Raïto pour déjouer l&#8217;enquête des forces secrètes japonaises continue. Kir]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sakuran - 2006]]></title>
<link>http://aloha3.wordpress.com/2007/09/10/sakuran-2006/</link>
<pubDate>Mon, 10 Sep 2007 15:47:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>raindrop</dc:creator>
<guid>http://aloha3.wordpress.com/2007/09/10/sakuran-2006/</guid>
<description><![CDATA[synopsis: Japan, époque indéterminée. Une petite fille est vendue à une maison de Geisha. Son nom: K]]></description>
<content:encoded><![CDATA[synopsis: Japan, époque indéterminée. Une petite fille est vendue à une maison de Geisha. Son nom: K]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Hitman [trailer]]]></title>
<link>http://aloha3.wordpress.com/2007/08/29/hitman-trailer/</link>
<pubDate>Wed, 29 Aug 2007 10:54:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>raindrop</dc:creator>
<guid>http://aloha3.wordpress.com/2007/08/29/hitman-trailer/</guid>
<description><![CDATA[Le jeu Hitman possède surement le moteur physique le plus moisi que j&#8217;aie connu. La bande anno]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Le jeu Hitman possède surement le moteur physique le plus moisi que j&#8217;aie connu. La bande anno]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Invisible Waves - 2007]]></title>
<link>http://aloha3.wordpress.com/2007/08/28/invisible-waves-2007/</link>
<pubDate>Tue, 28 Aug 2007 11:24:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>raindrop</dc:creator>
<guid>http://aloha3.wordpress.com/2007/08/28/invisible-waves-2007/</guid>
<description><![CDATA[Synopsis: Macau, Kyoji supprime son amante. Dans sa fuite, il prend le bateau, direction la thaïland]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Synopsis: Macau, Kyoji supprime son amante. Dans sa fuite, il prend le bateau, direction la thaïland]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
