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	<title>decroissance &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/decroissance/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "decroissance"</description>
	<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 07:55:04 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Conférence Sur Le Climat A Copenhague : Le Piège A Eviter … ]]></title>
<link>http://lambertmbela.wordpress.com/2009/12/03/conference-sur-le-climat-a-copenhague-le-piege-a-eviter-%e2%80%a6/</link>
<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 21:49:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lambert Anoke Mbela</dc:creator>
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<description><![CDATA[]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://lambertmbela.wordpress.com/files/2009/12/cop15_logo_img.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-254" title="cop15_logo_img" src="http://lambertmbela.wordpress.com/files/2009/12/cop15_logo_img.gif" alt="" width="96" height="120" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Ultimatum climatique : CocliPau pousse sur le pavé palois]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/30/ultimatum-climatique-coclipau-pousse-sur-le-pave-palois/</link>
<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 09:45:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
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<description><![CDATA[sudouest.com, Sébastien Darsy, le 28 Novembre 2009 ÉCOLOGIE. Un collectif de 26 associations béarnai]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">sudouest.com</a>, Sébastien Darsy, le 28 Novembre 2009</p>
<p><strong>ÉCOLOGIE. Un collectif de 26 associations béarnaises organise un sit-in permanent au centre-ville, dans une yourte jusqu&#8217;au 18 décembre. Son but : faire signer aux élus et habitants un « Ultimatum climatique »</strong></p>
<p>CocliPau pousse sur le pavé palois</p>
<p>Une famille mongole aurait-elle décidé d&#8217;installer sa yourte cours Bosquet ? Que nenni. La tente, montée mercredi, est occupée depuis par des militants écologistes béarnais de tous poils. Leur objectif, par le biais de ce « symbole mongol signifiant le lien entre la terre et le paradis », est de relayer l&#8217;appel de l&#8217;Ultimatum climatique, lancé par un collectif d&#8217;associations écologistes de France et d&#8217;ailleurs (lire ci-contre) à l&#8217;intention des chefs d&#8217;État qui se réuniront du 7 au 18 décembre à Copenhague pour tenter d&#8217;endiguer le réchauffement climatique.</p>
<p><strong>Fait inédit, en Béarn, 26 associations (lire par ailleurs) ont décidé, pour l&#8217;occasion, de se regrouper au sein du collectif CocliPau. L&#8217;idée est partie de l&#8217;un de ses porte-parole, Éric Cazenave-Tapie, natif de Pau, géologue&#8230; et « simple citoyen ». « J&#8217;ai pris connaissance de l&#8217;Ultimatum climatique et j&#8217;ai décidé de fédérer plusieurs associations locales, résume-t-il. J&#8217;ai alors contacté Sébastien Lamy de Greenpeace Béarn qui a été séduit par l&#8217;idée ».</strong></p>
<p>Engagements drastiques</p>
<p><strong>Le collectif oloronais pour la décroissance, (Gédeol), le Comité catholique contre la faim, la Sepanso Béarn, la Maison de la nature et de l&#8217;environnement de Pau et bien d&#8217;autres appellent les citoyens à se rendre à la yourte pour signer la pétition en faveur d&#8217;engagements drastiques contre les rejets de gaz à effet de serre responsables des catastrophes naturelles à venir (sécheresses, canicules, tempêtes&#8230;).</strong></p>
<p>Des groupes de quatre personnes se relaieront en permanence pour les accueillir. Un sit-in rendu possible grâce à la yourte, copie quasi conforme de celle des habitants de Mongolie. Un habitacle relativement confortable, bien isolé et spacieux autour duquel des concerts et conférences sont prévues, histoire d&#8217;animer le lieu.</p>
<p>Cette occupation de l&#8217;espace public n&#8217;a rien d&#8217;illégale. Les militants ont traité avec les services techniques de la mairie qui leur a accordé cet emplacement, à côté du musée des Beaux-Arts. Au grand regret de Sébastien Lamy, de Greenpeace Béarn, qui aurait souhaité établir le « campement » sur la place Clemenceau, agora incontournable du centre-ville de Pau option « qui ne nous a pas été accordée ». « S&#8217;ils n&#8217;ont pas eu la place Clemenceau, se justifie de son côté la mairie, c&#8217;est parce qu&#8217;elle est occupée à partir du 4 décembre par les animations de Noël. »</p>
<p>Par ailleurs, le collectif regrette ne pas avoir traité directement avec la maire de Pau&#8230; élue qui ne fait, pourtant pas mystère au sein du Parti socialiste de ses préoccupations environnementales mais qui selon la mairie est fort occupée en ce moment.</p>
<p>Pain-bénit pour les élus ?</p>
<p>Les politiciens locaux, justement, sont concernés au premier chef par l&#8217;Ultimatum climatique relayé par CocliPau. « Pour porter haut et fort notre message en Béarn, spécifie Éric Cazenave-Tapie, le CocliPau transmettra par courrier ou en main propre un communiqué à l&#8217;ensemble des maires et des présidents de Communauté d&#8217;agglomération de Pau-Pyrénées, du Conseil général et du Conseil régional pour qu&#8217;ils signent la pétition de l&#8217;Ultimatum climatique. » Une initiative qui pourrait néanmoins se révélait être du pain béni pour les élus en mal de légitimité écologique. Ceux qui ont soutenu l&#8217;incinération, l&#8217;autoroute Pau-Bordeaux, le maintien du Grand Prix de Pau, l&#8217;agriculture productiviste, la création d&#8217;un nouvel axe Pau-Oloron seraient alors les mêmes qui appelleraient à limiter la pollution atmosphérique ? « C&#8217;est avant tout une question de <!--more-->valeur symbolique qui va faire évoluer l&#8217;opinion, se défend Éric Cazenave-Tapie. Et puis, l&#8217;engagement porté par l&#8217;Ultimatum est très contraignant : il s&#8217;agit de réduire de 40 % les rejets de gaz carbonique en 2020 par rapport aux émissions des années 90 ». Du coup, complète Xavier Bouchet, président de la nature et de l&#8217;environnement à Pau « ceux qui auront signé l&#8217;Ultimatum et qui feront par la suite le contraire seront facilement repérés ! ».</p>
<p>Mais « c&#8217;est sûr, il y a des disparités entre élus locaux, note cependant Jean-Marc Capdebosq, membre de Perseüs éco-énergie (association qui promeut l&#8217;habitat écolo). Il ne suffit pas de mettre quelques panneaux photovoltaïques sur le toit du Zénith, si d&#8217;un autre côté on promeut les autoroutes&#8230; »</p>
<p>L&#8217;Ultimatum climatique des 26 assos</p>
<p>Lancé notamment par WWF, Greenpeace, Action contre la Faim, la Fondation Nicolas Hulot et les Amis de la terre, l&#8217;Ultimatum climatique s&#8217;adresse aux chefs d&#8217;État qui se retrouveront à Copenhague le 7 décembre pour lutter contre le dérèglement climatique.</p>
<p>« Il faut impérativement stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d&#8217;ici à 2015 avant de les faire décroître, y est-il écrit. Pour ce faire, les pays industrialisés, doivent s&#8217;engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d&#8217;au moins 40 % d&#8217;ici à 2020 par rapport à 1990. » Les membres de CocliPau adhèrent à ce constat.</p>
<p>Le collectif béarnais est composé des associations suivantes : Greenpeace, Marché bio de Pau, Maison de la nature environnement, JurAMAPon, Gédéol, Santé &#38; écologie, Amap Pau Tiron, ATTAC 64, Association de sensibilisation aux problèmes de l&#8217;environnement, WAO (association humanitaire étudiante), Comité européen pour la protection des animaux, Comité catholique contre la faim, Bureau de développement durable, WWF, Eco Mission 64, Les Amis de la Terre 64, Ligue des droits de l&#8217;homme, Terra ma Terre, Terre et humanisme, Perseüs Eco Énergie, Emmaüs, Collectif 21, AKARID (Aider à rompre l&#8217;isolement), Asso-cje (Coteaux de Jurançon et environnement) et GFAM Béarn.</p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Flipo et Gaudillière : Inégalités écologiques, « croissance verte » et utopies technocratiques.]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/24/flipo-et-gaudilliere-inegalites-ecologiques-%c2%ab-croissance-verte-%c2%bb-et-utopies-technocratiques/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 10:51:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/24/flipo-et-gaudilliere-inegalites-ecologiques-%c2%ab-croissance-verte-%c2%bb-et-utopies-technocratiques/</guid>
<description><![CDATA[mediapart.fr, Fabrice Flipo, Jean-Paul Gaudillière, le 23 Novembre 2009 Première publication par Mou]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">mediapart.fr</a>, <a href="http://www.mouvements.info/+-Fabrice-Flipo-+.html">Fabrice Flipo</a>, <a href="http://www.mouvements.info/+-Jean-Paul-Gaudilliere-+.html">Jean-Paul Gaudillière</a>, le 23 Novembre 2009</p>
<p>Première publication par <a href="http://">Mouvements</a></p>
<p><a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/velveth/231109/inegalites-ecologiques-croissance-verte-et-utopies-technocratiques"><strong>Inégalités écologiques, « croissance verte » et utopies technocratiques.</strong></a></p>
<p>Les auteurs de ce texte, tout en définissant la notion de &#8220;décroissance&#8221;, déclinent trois priorités : <strong>reconnaître une « valeur » et non un prix à la nature ; redistribuer et réduire les inégalités tant celles sous-jacentes à la crise écologique que celle induites par les mesures imaginées pour y remédier ; relocaliser et resocialiser l&#8217;économie pour démocratiser les choix.</strong></p>
<p><strong>La crise écologique et financière oblige les décideurs à se pencher sur les scénarios de sortie de crise verte. Mais cette prise de conscience court le risque de s&#8217;arrêter à mi-chemin. « Capitalisme vert », « croissance verte », « keynésianisme vert » et « technologies propres » constituent autant de confortables mirages destinés à nous épargner les nécessaires remises en cause liées aux limites écologiques d&#8217;une planète aux ressources finies. La prise en compte conséquente de ces limites amène à aborder de front la question des inégalités écologiques et sociales et à changer les modes de production, de consommation et donc les modes de vie les plus prédateurs. Sans autre échappatoire, dans cette redistribution des richesses à opérer, que la redéfinition collective du sens de ces richesses elles-mêmes.</strong></p>
<p><strong>Grenelle de l&#8217;environnement, succès aux élections européennes, invitation des leaders écologistes à l&#8217;Élysée, débat (difficile) sur une loi créant une taxe carbone&#8230;L&#8217;écologie politique semble avoir gagné un statut nouveau sur la scène politique française. La crise écologique et la dégradation de notre environnement ont apparemment cessé d&#8217;exister comme cette chose dont il faut parler en fin de discours pour faire bonne mesure pour devenir un enjeu à propos duquel il est bon de réfléchir, voire même d&#8217;inventer des événements.</strong></p>
<p><strong>Cette nouvelle donne doit beaucoup à la conjonction des deux crises : la crise climatique et la crise financière</strong>. La visibilité de la première tient bien sûr à l&#8217;agenda des négociations internationales, aux discussions sur l&#8217;après Kyoto. <strong>Au-delà de la conjoncture, en matière de climat, tous les signaux sont en effet au rouge. Les organisations internationales, du GIEC aux grandes ONG environnementales en passant par le PNUD, multiplient les mises en garde sur l&#8217;accélération du réchauffement, sur l&#8217;ampleur de ses effets à relativement court terme</strong>, <strong>sur la vulnérabilité phénoménale des pays d&#8217;Afrique, d&#8217;Asie du Sud et d&#8217;Amérique Latine, sur les inégalités que le changement climatique va créer ou renforcer</strong>. Les médias européens et nord-américains relaient désormais<strong> le consensus des experts du climat sur la réalité du phénomène et font largement écho à la fonte des calottes glaciaires, aux migrations d&#8217;espèces ou encore aux nouvelles « guerres » de l&#8217;eau. </strong>Parallèlement, l&#8217;éclatement de la crise financière a rouvert un espace pour discuter des changements du capitalisme, du fonctionnement des marchés financiers, des effets « pervers » du déplacement de pouvoir vers l&#8217;actionnariat et les places boursières, des défauts de « l&#8217;auto-régulation » des marchés et du même coup signé le retour en grâce de l&#8217;intervention publique, ne serait-ce que pour sauver les banques et assurer la pérennité d&#8217;un régime d&#8217;accumulation (légèrement) amendé.</p>
<p><strong>À gauche, cette conjonction des deux crises a paradoxalement des effets délétères. En rendant la question écologique plus visible et urgente, elle rend encore plus patente la difficulté à proposer des réponses autres que cosmétiques</strong>. La vivacité et surtout la nature des dénonciations venant tant du parti socialiste que de la gauche de la gauche d&#8217;un projet de taxe carbone présenté comme « anti-sociale » alors qu&#8217;il s&#8217;agit au contraire de le configurer pour en faire un outil liant redistribution et changement des façons de produire en a été un bien triste révélateur.</p>
<p>On n&#8217;aurait toutefois tort de considérer que les discours sur la sortie de crise « verte » ou le Green Deal ne sont que des temporaires, de simple effet de couverture médiatique grâce auxquels on découvre ces exotiques décroissants du midi de la France.<strong> Bénéficiant des acquis de l&#8217;expertise économico-climatique poursuivie depuis une dizaine d&#8217;années dans et autour du GIEC et des institutions en charge des politiques énergétiques, les propositions &#8211; voire les scénarios &#8211; liant réponse à la crise financière, re-régulation et investissements écologiques massifs tendent à faire référence, y compris du côté de la présidence américaine</strong>. Les registres varient, depuis la simple mise en avant d&#8217;un recours significatif aux sources d&#8217;énergie renouvelables dans le « bouquet » énergétique jusqu&#8217;à des argumentations plus fondamentales sur la nécessité d&#8217;une politique écologique globale faisant intervenir des transferts importants de ressources vers les pays du Sud. Dans un ouvrage récent, Lester Brown évoquait ainsi <strong>la perspective d&#8217;une « éco-écologie</strong> » <!--more-->fondée non seulement sur des outils de régulation nouveaux destinés à prendre en compte inégalités et contraintes environnementales dans nos comptabilités économiques mais aussi sur un recours massif à l&#8217;innovation technique conçue comme principal vecteur de la transformation des pratiques de production. Ce « keynésianisme » vert peut-être tentant, ne serait-ce que pour faire converger écologie et critique sociale, donner une place à la question des inégalités écologiques tant à gauche qu&#8217;au sein de la mouvance environnementale. Encore faudrait-il que la convergence aide à penser sortie du capitalisme et sortie de l&#8217;économie de croissance, encore faudrait-il qu&#8217;elle ne se limite pas à l&#8217;idée d&#8217;une croissance « verte » permettant de faire l&#8217;économie d&#8217;une remise en cause du productivisme, de la course à la consommation et de la rationalité économique dominante en mettant sans cesse en avant l&#8217;invention technique et l&#8217;optimisation experte.</p>
<p><strong>La montée de l&#8217;éco-efficacité ou le rêve d&#8217;une convergence par le calcul.</strong></p>
<p>Le cas du climat est à bien des égards exemplaire. Parmi tous les acteurs institutionnels du débat climatique, le gouvernement allemand est l&#8217;un de ceux qui affichent des objectifs ambitieux, au moins tant qu&#8217;ils n&#8217;entrent pas en conflit avec la façon dont les industriels locaux de l&#8217;automobile comprennent leurs intérêts. Il est le seul pays européen à avoir adopté un projet de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d&#8217;ici à 2020 dont le moteur essentiel n&#8217;est pas la substitution du gaz et du pétrole par le nucléaire mais une diminution massive des consommations par le biais d&#8217;une efficacité accrue des usages de l&#8217;énergie (deux tiers dans le cadre de la production industrielle, un tiers dans le cadre des usages et consommations domestiques). </p>
<p>Un des effets de l&#8217;acceptation du changement climatique comme phénomène réel exigeant d&#8217;importantes adaptations de l&#8217;économie mondiale a non seulement été de multiplier les scénarios énergétiques mais aussi, depuis peu, de voir apparaître une convergence entre ceux émanant des États, des organisations internationales du système ONU et de certaines ONG très engagées dans l&#8217;expertise alternative. Le scénario officiel du gouvernement allemand est ainsi très proche des propositions du collectif d&#8217;experts « <a href="http://www.negawatt.org/"><strong>Negawattt</strong></a> » réunis à l&#8217;initiative d&#8217;associations françaises essayant de convaincre qu&#8217;il y a une alternative réaliste à la politique nucléaire d&#8217;EDF, une alternative qui impose d&#8217;en finir avec les mauvais usages de l&#8217;énergie mais pas avec les consommations finales ou du moins de façon acceptable par la majorité de la population.</p>
<p>La plupart de ces scénarios reposent sur deux idées forces de l&#8217;éco-écologie. La première est la chasse au « gaspi » autrement dit une prise en considération du fait que la façon dont sont aujourd&#8217;hui organisées la production et la distribution de biens repose sur de très profondes irrationalités écologiques : depuis la priorité à l&#8217;automobile individuelle jusqu&#8217;à la généralisation de l&#8217;agriculture d&#8217;exportation en passant par le non recyclage de vastes quantités de matières. La seconde est l&#8217;idée que ces gaspillages sont entretenus voire créé par les régulations marchandes aujourd&#8217;hui dominantes et les signaux prix qui les caractérisent. Dans cette perspective d&#8217;efficacité, notre économie est une économie productiviste et peu « économe » puisqu&#8217;elle ne prend en compte aucun des effets de long terme des activités humaines et de leurs coûts en termes de destruction de la nature et de l&#8217;environnement. Notre appareil productif est aussi un appareil destructif qui consomme sans contrepartie nombre des biens que la nature a lentement accumulés. Et cela dans la plus parfaite indifférence puisque le fait est rendu totalement invisible au consommateur. Le paradigme du recours aux sources d&#8217;énergie fossiles tient dans ce constat : les coûts réels sont cachés, les externalités négatives ne sont pas prises en compte. La conjonction de ces deux idées est à l&#8217;origine d&#8217;une réponse essentielle de la nouvelle économie « durable », de la promesse d&#8217;un New Deal vert : il faut compter autrement pour pouvoir réguler plus efficacement, pour pouvoir prendre en compte les biens écologiques et respecter les droits dont chacun dispose à ce sujet, en vertu du principe de res communis (propriété collective des dons de la nature) qui a été établi par Grotius, Locke, Kant et l&#8217;école du droit naturel. Autrement dit ce qui est en cours est une sorte de réouverture des enclosures menées à bien au cours des deux révolutions industrielles.</p>
<p>Compter autrement ne veut pas simplement dire remettre en cause l&#8217;usage du sacro-saint PIB comme indicateur d&#8217;efficacité économique, de progrès et de comparaison entre pays. La notion d&#8217;éco-efficacité vise bien plus que la production d&#8217;indicateurs adéquats à la comptabilité des inégalités, du bien-être social ou de « l&#8217;empreinte écologique ». Elle est par exemple au cœur du scénario Negawatt qui nous dit que nous pouvons maintenir le niveau de vie actuel avec deux fois moins d&#8217;énergie, en divisant par cinq les émissions de GES et en sortant du nucléaire. Dans cette perspective, la sortie de crise « verte » de même que la conversion à des régulations plus respectueuses de la nature repose sur de nouvelles formes d&#8217;allocation des ressources et d&#8217;optimisation de leurs usages qui visent à donner un prix aux effets de nos productions et de nos consommations sur les écosystèmes ; qui visent à faire voir l&#8217;empreinte écologique plus ou moins « lourde » des biens et services, que ceux-ci soient mis sur le marché ou produits dans un contexte de service public. Cette comptabilité peut être réalisée en monnaie ou en matière. Dans les deux cas, elle suppose la possibilité d&#8217;une forme de rationalité (par le calcul) dont les résultats s&#8217;imposeraient à tous du fait même de leur capacité à prendre en compte les contraintes objectives et c&#8217;est là que le bas blesse. L&#8217;archétype de ce nouveau calcul éco-écologique est la mise en place (fort controversée) du marché du carbone. L&#8217;enjeu d&#8217;importance est moins ici la question du droit à polluer pour les « riches » (on achète des tonnes de droits d&#8217;émission de CO2 pour continuer à produire comme avant) pris pour cible par la critique de gauche que celle de la nature politique de l&#8217;outil de régulation ainsi imaginé par les experts et la Commission européenne. Le pari du recours aux échanges marchands était de donner une valeur (un prix) de marché au carbone de façon à contraindre les grands utilisateurs à l&#8217;économie, à payer pour l&#8217;utiliser &#8211; et ainsi à décourager les émissions. Alors que la plupart des experts situent le niveau minimum d&#8217;un prix dissuasif autour de 100 euros la tonne, le marché européen du carbone a toujours opéré très en deçà de ce seuil et s&#8217;est même effondré à moins d&#8217;un euro la tonne de carbone en 2006. Le marché des permis d&#8217;émission est en fait un système qui n&#8217;a imposé aucune internalisation des coûts écologiques ni favorisé la moindre économie d&#8217;énergie. Et cela non pas parce qu&#8217;on a « marchandisé » mais parce qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un pseudo-marché sans « offreurs » et sans « demandeurs », un « marché » totalement politique où les quantités sont fixées par les autorités de régulation, sur la base de coûts anticipés par des modèles économétriques. Le mécanisme d&#8217;un marché des droits d&#8217;émission n&#8217;a été accepté que parce qu&#8217;il revenait à établir des coûts complètement prévisibles pour les acteurs. Or pour faciliter la transition les autorités ont toujours accepté de fixer des quotas qui ne pénalisaient pas les entreprises&#8230; Difficile ensuite de s&#8217;étonner de l&#8217;absence de compétition et de pression à la hausse des prix.</p>
<p>L&#8217;erreur de départ de tout ce mécanisme est en effet double. Avoir institué « le carbone » comme pseudomarchandise c&#8217;est d&#8217;une part avoir oublié que c&#8217;est un déchet et non un bien, et que dans ces conditions il ne saurait être question de lui appliquer les principes de l&#8217;économie des biens et services. C&#8217;est d&#8217;autre part d&#8217;avoir généré une usine à gaz (sans jeu de mots) en cherchant à comptabiliser avec certitude une substance dont la traçabilité est très difficile à établir car c&#8217;est un gaz inodore et invisible qui entre dans la composition de tout ce qui est autour de nous. Il eût été infiniment plus simple de partir de la comptabilité énergétique qui est déjà disponible, sachant que l&#8217;enjeu premier est la sobriété et non la décarbonisation. Toutes les études attestant des difficultés quasi-insurmontables qui se présentent sur le chemin d&#8217;un simple remplacement des énergies carbonées par d&#8217;autres sources énergies. Les renouvelables sont très très loin de pouvoir remplacer le fossile, et cela avant longtemps, tant qu&#8217;on en reste aux niveaux de consommation qui sont les nôtres aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Dans ces conditions, la différence entre le marché du carbone et un système de taxe tient de la discussion sur le sexe des anges et joue au bénéfice de ce dernier qui a au moins le mérite de rendre plus visible la nature politique des décisions comptables. De nombreux pays dont l&#8217;Inde ont ainsi une tarification de l&#8217;énergie en fonction de la quantité consommée, qui fonctionne par « tranches » progressives un peu comme notre impôt sur le revenu : si vous consommez une unité, vous payez un prix donné, si vous en consommez deux, vous payez trois fois plus. On peut facilement imaginer d&#8217;autres paliers. Très récemment les gros consommateurs indiens se sont vus imposer une hausse de leur prix du kWh de&#8230; 45 % ! Contre zéro pour les petits. C&#8217;est simple, plus favorable à des effets de redistribution de richesse et ça ne nécessite pas de bureaucratie supplémentaire.</p>
<p>Les enjeux de ces calculs ne sont donc pas purement écologiques au sens technique, ils sont toujours aussi politiques et sociaux, favorables ou non à la réduction des inégalités et à la démocratie, à la prise en compte de certains intérêts et pas d&#8217;autres, à la perpétuation ou non des rapports de dominations. De ce point de vue, la réification des outils tend à obscurcir les choix. Plus la quête d&#8217;une optimisation écologique fondée sur la seule comptabilité des « externalités négatives » par la généralisation de prix des biens et des dommages environnementaux entretient souvent d&#8217;étroites parentés avec la fiction de l&#8217;acteur rationnel égoïste mais utilitariste de l&#8217;économie politique néoclassique. La recherche d&#8217;un « optimum » passe alors par une réduction des actions et des intérêts au jeu des échanges marchands entre des acteurs individuels en compétition dont on peut moduler le comportement si « on » choisit les bonnes incitations. Que cela contribue à évacuer la question des inégalités sous-jacentes ou créées par ces incitations n&#8217;est guère surprenant.</p>
<p>Ceci n&#8217;est évidemment pas intrinsèque au recours aux indicateurs et outils économiques. La discussion française sur la taxe carbone et les expertises qui l&#8217;ont nourrie ont &#8211; au contraire &#8211; largement porté sur les conséquences sociales, les effets de redistribution et l&#8217;impact sur l&#8217;économie globale de la nouvelle contribution. Jusqu&#8217;à en noyer la signification. La quête d&#8217;une solution indolore augurant du miracle de la croissance « verte » combinée à la vulgate de l&#8217;économie politique néo-libérale (sous la forme du « pas question d&#8217;augmenter les prélèvements obligatoires ») ont progressivement conduit à des options réduisant fortement l&#8217;impact de la taxe carbone sur les consommations énergétiques. Ainsi en est-il de l&#8217;exemption des industries bénéficiant des permis européens (gratuits), du montant très bas, de l&#8217;abandon d&#8217;une affectation de son produit à l&#8217;investissement écologique, de la compensation intégrale pour tous. Vu de gauche le bilan n&#8217;est pas beaucoup plus favorable à une convergence éco-socialiste puisque la critique du caractère « anti-social » de la taxe carbone sarkozyenne n&#8217;a pas eu pour effet de nourrir la réflexion sur des modalités de compensation alliant réforme fiscale, redistribution et soutien à des formes alternatives de consommation énergétique (par exemple une combinaison d&#8217;aides à la rénovation de l&#8217;habitat ET à l&#8217;usage des transports collectifs ou à l&#8217;accès au logement dans les zones bien desservies, dotées en commerces, écoles etc.) mais à voir dans la taxe carbone un outil pour stimuler croissance et consommation (par une réduction des charges salariales ou par la distribution de chèques « verts ») au bénéfice des classes moyennes et populaires. Dans cette version, les investissements dits « verts » ne se différencient en rien du très classique keynésianisme social basé sur la redistribution des fruits de la croissance et les politiques contra-cycliques dont les effets de « durabilité » sont encore à prouver puisqu&#8217;elles n&#8217;ont fait jusqu&#8217;ici que socialiser les risques&#8230; pour leur permettre de grandir. Il y a donc lieu d&#8217;infléchir cette dynamique dans deux directions. Tout d&#8217;abord il s&#8217;agit de décider collectivement du contenu des chèques « verts » &#8211; ce qu&#8217;ils permettent d&#8217;acheter ou pas &#8211; ainsi que de ce qu&#8217;on doit attendre de leur effet agrégé. Ensuite, il s&#8217;agit d&#8217;infléchir les dynamiques d&#8217;enrichissement matériel et d&#8217;accumulation en favorisant de moindres écarts de revenu, d&#8217;autres formes de production et de propriété que la grande entreprise capitaliste.</p>
<p>Mais l&#8217;éco-efficacité ne se décline pas seulement en revendications de monétarisation des coûts écologiques. Elle opère aussi à partir de comptabilités « matière » qui posent des questions spécifiques mais rejoignent les apories du prix du carbone en ce qu&#8217;elles tendent à transformer des rapports de pouvoir en questions justiciables d&#8217;une expertise et d&#8217;une optimisation technique. On ne compte désormais plus seulement en euros mais aussi en kilogrammes de CO2 ou de déchets toxiques. Issue de l&#8217;étude des écosystèmes, la pratique des analyses de cycle-matière devenus éco-bilans et « analyses de cycle de vie » (ACV) tend ainsi à se répandre pour « quantifier les flux de matière et d&#8217;énergie entrant et sortant aux frontières d&#8217;un système représentatif du cycle de vie d&#8217;un produit ou d&#8217;un service ». Du point de vue de l&#8217;éco-efficacité, l&#8217;enjeu est d&#8217;objectiver les solutions les plus efficaces pour ensuite définir les incitations favorables à leur généralisation. Malheureusement, cette évidence s&#8217;obscurcit dès qu&#8217;on remet les ACV en contexte.</p>
<p>Quand le Wuppertal Institut en Allemagne montre que le téléchargement a moins d&#8217;impact écologique que l&#8217;achat de CD, il y a là une solution apparemment simple à généraliser. Mais rien n&#8217;est moins sûr, l&#8217;impact écologique n&#8217;est favorable que si l&#8217;usager ne grave pas chez lui. Le choix est donc autre : entre le téléchargement à volonté avec interdiction de graver les CD ou l&#8217;achat limité de CD en magasin, ce qui pose évidemment des problèmes plus difficiles que la seule promotion du téléchargement ! Les ACV ont d&#8217;autres faiblesses . Les ACV basent par exemple souvent leurs comparaisons sur des unités fonctionnelles stables. Dans l&#8217;exemple précédent : la fonction « écouter de la musique ». Mais ces fonctions sont rarement équivalentes, la comparaison entre travail et télétravail en est un exemple frappant. Si les bénéfices écologiques de l&#8217;absence de déplacement ne sont pas toujours évidents, les dégâts sociaux sont eux fréquents avec des télé-travailleurs bien plus sujets au surtravail. </p>
<p>Surtout les ACV sont effectuées à détour de production similaire alors que des différences d&#8217;impact écologique bien plus grandes peuvent souvent être observées en modifiant les détours de production eux-mêmes. Ainsi pour le même approvisionnement des ménages, le détour par un supermarché de proximité donne &#8211; selon la direction des transports elle-même &#8211; un bilan énergétique et de production de nuisances entre trente et cin-quante fois plus faible que le recours à un supermarché de périphérie. En-fin les ACV donnent rarement la possibilité de comparer les impacts car ceux-ci sont noyés dans des « éco-points » dont l&#8217;arbitrage est opaque et technocratique. De plus, parce qu&#8217;elles sont coûteuses, ces ACV peuvent fonctionner comme des barrières à l&#8217;entrée sur les marchés, renforcer des positions de monopole et allonger les détours de production qui sont justement à l&#8217;origine des impacts que l&#8217;on voulait justement limiter. Idem pour la « carte carbone » actuellement à l&#8217;étude au Royaume-Uni : la base informationnelle requise est unanimement décrite comme gigantesque.</p>
<p>Certains y voient une sorte de nouvelle frontière, nous n&#8217;y voyons que l&#8217;actualisation réelle, cette fois, de Big Brother.</p>
<p>L&#8217;enjeu n&#8217;est pas ici l&#8217;inutilité intrinsèque des indicateurs. Au contraire : l&#8217;invention d&#8217;indicateurs « alternatifs » au PIB en particulier l&#8217;indice de développement humain de l&#8217;ONU ou l&#8217;empreinte écologique ont beaucoup fait pour rendre visible non seulement la crise écologique mais aussi ses dimensions inégalitaires. L&#8217;enjeu est ici &#8211; comme pour le pseudo-marché du carbone &#8211; de ne pas prendre l&#8217;arbre pour la forêt, d&#8217;inscrire les indicateurs dans une démarche d&#8217;économie politique qui ne réifie pas l&#8217;outil pour en faire une boîte noire masquant les multiples choix et décisions concernant qui bénéficie de quoi et pour quoi faire.</p>
<p>La société dématérialisée ou le rêve d&#8217;une sortie de crise par l&#8217;innovation</p>
<p>La comptabilité et l&#8217;internalisation des coûts écologiques ne sont pas les seules pistes d&#8217;une sortie de crise « verte ». L&#8217;ampleur des conséquences du réchauffement climatique ont en particulier contribué à l&#8217;émergence d&#8217;un discours parallèle et complémentaire centré sur le recours aux innovations. La forme caricaturale de ces utopies technologiques est le rêve d&#8217;une neutralisation du changement climatique grâce aux technologies (futures) de séquestration du CO2 par stockage souterrain, par ensemencement des océans en fer pour favoriser la croissance du phyto-plancton ou encore de réduction du rayonnement solaire par injections de soufre dans l&#8217;atmosphère. La discussion sur l&#8217;économie « hydrogène » a d&#8217;autres implications que celle suscitée par ces « RANAP » (recherches appliquées non applicables) dans la mesure où elle est conçue par nombre d&#8217;éco-écologistes (par exemple Jeremy Rifkin ou le même Lester Brown) comme une alternative crédible à l&#8217;économie « carbone » basée sur l&#8217;utilisation des sources d&#8217;énergies fossiles.  Dans les scénarios « hydrogène » le recours à l&#8217;électricité devient général, y compris pour préserver le transport automobile individuel. Les moteurs à combustion classique seraient à terme remplacés par des systèmes de traction faisant appel à la combustion de l&#8217;hydrogène pour produire de l&#8217;eau. Pour obtenir ce carburant hydrogène il n&#8217;existe pas de perspective autre que sa production par hydrolyse à partir de l&#8217;eau. Toute la question devient alors celle des sources de cette électricité qui seule permettrait d&#8217;échapper à une tautologie matérielle. Le nucléaire étant écarté comme recours principal, il ne reste que la mise au point de cellules énergétiques permettant à la fois d&#8217;améliorer considérablement le rendement des dispositifs solaires et d&#8217;en généraliser l&#8217;usage. Les scénarios « hydrogène » sont le plus souvent critiqués comme illustrations d&#8217;une économie de la promesse valorisant des innovations qui sont non seulement encore à venir mais dont les principes mêmes sont problématiques et qui pourraient bien connaître le sort de la fusion nucléaire ou des thérapies géniques. Mais le principal problème de ces scénarios est politique : à savoir de proposer une sortie de crise par investissements massifs dans la recherche et l&#8217;innovation, dans les technologies « propres » contre nos techniques « sales » de façon à contourner la question de l&#8217;empreinte écologique globale, du niveau et des formes de nos activités de consommation. Les utopies énergétiques ont ainsi été largement mobilisées dans les négociations climatiques pour relativiser voire remettre en cause l&#8217;idée selon laquelle limiter le réchauffement à deux degrés suppose une réduction de la consommation énergétique.</p>
<p>Une autre forme, plus radicale, du recours à l&#8217;innovation comme moteur de la reconversion économique « verte » est l&#8217;idée d&#8217;une dématérialisation croissante de la production. L&#8217;« autre » croissance s&#8217;appuierait sur la substitution des emplois de service aux emplois de production matérielle. La société « tertiarisée » serait ainsi de façon quais-naturelle une société durable car beaucoup moins gourmande en biens. Le problème est que cette tertiarisation &#8211; déjà bien avancée en Europe et aux États-Unis &#8211; n&#8217;a jusqu&#8217;ici impliqué aucune réduction de l&#8217;empreinte écologique. Plus de professeurs, d&#8217;assistantes maternelles, de spécialistes du « care » et de l&#8217;aide aux personnes ne veut pas nécessairement dire moins de production matérielle. Au contraire, dans une société productiviste cela peut vouloir dire plus de travailleurs du tertiaire avec plus de voitures, habitant dans des maisons plus grandes dans des banlieues pavillonnaires lointaines. Les bilans des trente dernières années sont clairs : la tertiarisation des sociétés « européennes » n&#8217;a pas entraîné une réduction de leur empreinte écologique. Globalement parce que les activités productives ont été délocalisées vers les pays « émergents » mais aussi parce que leur consommation spécifique ont continué à augmenter avec surtout des effets de substitution : les biens électroniques et « informationnels » remplaçant les biens mécaniques. Plus fondamentalement, la perspective de dématérialisation est une forme renouvelée du pari sur les conséquences sociales des hausses de productivité qui était déjà au cœur de la dialectique entre forces productives et rapports de production caractéristique du marxisme classique et de sa croyance en l&#8217;équation science = technique = progrès &#8211; et inversement critique de la technique = irrationalisme = obscurantisme et retour à l&#8217;âge de pierre. Les écologistes, s&#8217;opposant à la vérité des experts de profession, appartenant aux institutions publiques ou privées, cherchant à clarifier les enjeux politiques sous-jacents à leur discours et pratiques sont souvent taxés d&#8217;obscurantisme et de relativisme et pas seulement par l&#8217;élite scientifico-industrielle&#8230;Paradoxalement, ces obscurantistes ne font que reprendre le diagnostic que Marx appliquait déjà en son temps au productivisme : « Celui qui dévoile ce qu&#8217;il en est dans la réalité de l&#8217;utilisation capitaliste de la machinerie est accusé de ne pas vouloir du tout qu&#8217;on l&#8217;emploie : c&#8217;est un ennemi du progrès social ! » . Le fond commun est ce schéma selon lequel l&#8217;innovation technologique augmente de façon radicale la productivité, libère du temps et économise les matières. À terme l&#8217;automation, la miniaturisation, le recours massif aux NTIC seraient les vecteurs d&#8217;une sortie des logiques productivistes de l&#8217;accumulation. C&#8217;est cette thèse que l&#8217;on retrouve par exemple dans les discussions sur le capitalisme informationnel auxquelles l&#8217;éclatement de la crise financière ont redonné une certaine actualité. </p>
<p>En son temps Illich avait longuement insisté sur l&#8217;absence de miracle technologique : toute innovation a son prix, ses conséquences négatives, ses externalités négatives.  De plus dans une société productiviste les scénarios économes peuvent facilement se retourner en leur contraire comme en a témoigné l&#8217;histoire de l&#8217;automobile &#8211; instrument pour gagner du temps et de la mobilité qui nous a amené à en perdre- ou même celle de certains médicaments &#8211; sources d&#8217;effets indésirables voire de nouvelles pathologies.  L&#8217;infrastructure numérique supposément dématérialisée et propre est ainsi devenue une source majeure de dégâts écologiques, consommant 5 à 10 % de la facture énergétique des pays développés et produisant des millions de tonnes de déchets &#8211; qui vont croissant. </p>
<p>Le problème tient ici au caractère très relatif si ce n&#8217;est fallacieux de la dématérialisation. Le capitalisme « informationnel » a délocalisé les productions. Il ne les a pas supprimées, au contraire leur niveau a considérablement augmenté. Ceci est évidemment vrai des productions « numériques » qui font la fortune (relative) de la Chine ou de l&#8217;Inde mais c&#8217;est aussi le cas des productions classiques (les automobiles sont non seulement fabriquées en Amérique Latine, en Europe Centrale ou en Asie mais on en a jamais produit autant et la ville-voiture s&#8217;étend aux grandes cités du Sud). La mondialisation des dernières décennies a radicalement changé la division internationale du travail. Nous sommes devenus des pays hébergeant les holdings et dirigeants d&#8217;entreprises, les centres de recherche et d&#8217;innovation, accumulant la valeur ajoutée et usant les produits venant des « ateliers » délocalisés et délocalisables. Non seulement &#8211; contrairement à la formule de la croissance dématérialisée donc verte &#8211; les gains de productivité ont été obtenus par des coûts écologiques croissants, mais ils l&#8217;ont été aussi au prix d&#8217;inégalités sociales et mondiales croissantes.</p>
<p>Repenser l&#8217;économie des besoins : décroissance sélective, inégalités et rapports Nord-Sud.</p>
<p>La sobriété est donc indispensable. Mais contrairement à ce qu&#8217;une partie de la littérature éco-écologique laisse parfois entendre, en s&#8217;indignant &#8211; souvent à raison &#8211; de la consommation de tel ou tel appareil « Nous demandons solennellement, dans le seul but d&#8217;éviter le pire à la Planète, que les écrans de 15 , voire moins, soient remis sur le marché » , son caractère indispensable n&#8217;est pas une donnée technique. Ce n&#8217;est pas le résultat inévitable de la seconde loi de la thermodynamique, l&#8217;effet du caractère physiquement limité des ressources naturelles, la traduction de principes écologiques rendant scientifiquement impossible la croissance illimitée. Un changement radical de nos façons de produire et de consommer conduisant à réduire nos prélèvements sur la nature est indispensable au sens éco-politique. Seule la sobriété peut répondre à l&#8217;effet « rebond » mis en exergue par les économistes. Celui qui fait que dans un système valorisant toute production et toute consommation matérielle comme bonnes et témoignant de la capacité des personnes à vivre bien, les économies réalisées ici se traduisent par de nouvelles dépenses là. Les voitures consomment moins mais roulent plus, les maisons sont moins énergivores mais elles sont individuelles et plus grandes, etc. Consommer mieux signifie consommer moins. Le fait de ne pas reconnaître cette équation est le talon d&#8217;Achille des propositions de New Deal vert. L&#8217;enjeu de la sobriété est un enjeu majeur, y compris sur un plan « purement » politique car en l&#8217;absence de sobriété la montée des conflits touchant à l&#8217;accès et aux usages des ressources pourraient bien menacer nombre des acquis de la démocratie &#8211; sociale ou tout court.</p>
<p>La sobriété n&#8217;a rien de « malthusienne ». Il ne s&#8217;agit pas de réduire la consommation matérielle parce que nous manquerions de ressources, parce qu&#8217;il existerait quelque chose comme des « contraintes écologiques ». Cette lecturelà, oui, est malthusienne &#8211; et c&#8217;est celle de la plupart des économistes, progressistes compris. La sobriété se structure sur le « trop » et non sur le manque. Si nous devons cesser de produire autant, et vivre plus simplement, c&#8217;est parce que nous serons d&#8217;autant plus riches &#8211; mais d&#8217;une richesse qui est fort différente de celle préconisée par les économistes. On conçoit que cette proposition sonne comme un cataclysme pour l&#8217;économie classique puisque toute la justification de sa « neutralité » repose sur la « Pareto-optimalité », c&#8217;est-à-dire l&#8217;idée que si tout le monde possède plus alors le bien-être en sera objectivement &#8211; c&#8217;est-à-dire sans jugement de valeur &#8211; augmenté. C&#8217;est cette idée qu&#8217;il faut combattre en premier lieu. Elle porte évidemment en elle une interprétation assez nouvelle des inégalités, qui ne peuvent plus être comprises comme la seule volonté de rattraper celui qui a le plus.</p>
<p>Le grand mérite de la notion de décroissance est d&#8217;insister sur cette composante d&#8217;une politique écologiste conséquente et sur la difficulté à la rendre légitime dans une perspective de convergence avec la critique sociale. Les &#8220;décroissantistes&#8221; utilisent le terme pour évoquer un changement de valeurs, un changement radical du point de vue porté sur nos économies pour pouvoir penser hors de la croissance. Mais il s&#8217;agit aussi de pointer moins des outils techniques à tout faire qu&#8217;une série de mesures destinées à incarner ou mettre en œuvre des priorités nouvelles, des mesures organisant la rupture avec le cercle vicieux production élargie &#8211; consommation pour « redistribuer, relocaliser, réutiliser ».</p>
<p>Le grand problème d&#8217;un tel renversement est le comment de son avènement, les modalités de construction d&#8217;un rapport de forces politique rendant acceptables en démocratie des « taxes écologiques » radicales. Pour cela, la convergence éco-socialiste doit fonctionner dans les deux sens. La sobriété d&#8217;une éco-économie est inimaginable, c&#8217;est-à-dire illégitime et socialement inacceptable, si les politiques qui la portent ne sont pas capables d&#8217;une part d&#8217;élargir la question de l&#8217;emploi à celle du travail et de son utilité ou de sens et d&#8217;autre part &#8211; et c&#8217;est ce qui nous occupe ici &#8211; de faire avancer l&#8217;égalité, de répondre à la question des inégalités, de leur creusement, y compris lorsque celui-ci est le fait de mesures écologiques.</p>
<p>Le problème est d&#8217;une acuité particulière lorsqu&#8217;il s&#8217;agit des pays du Sud, de leur place dans la distribution des richesses mondiales et surtout de la situation faite à leurs habitants les plus pauvres. L&#8217;impasse de la gauche est de sans cesse oublier que si l&#8217;on admet (ce qui est grossier mais pratique et de toute manière vrai sur le long terme) que le revenu est proportionnel à l&#8217;empreinte écologique, le SMIC représente 50 % de l&#8217;empreinte moyenne française laquelle correspond à l&#8217;équivalent de trois planètes ! L&#8217;erreur symétrique consiste à oublier que si l&#8217;empreinte écologique d&#8217;un Africain n&#8217;est qu&#8217;une fraction de celle d&#8217;un Américain, nombre des besoins dont personne ne viendrait contester le caractère essentiel (ce qui ne préjuge absolument de leur nature biologique ou physiologique comme en témoigne la question de l&#8217;accès à l&#8217;information) ont été totalement négligés par la société de croissance.</p>
<p>En dépit de la réussite industrielle et commerciale récente de quelques pays émergeants dont l&#8217;Inde, la Chine et le Brésil les inégalités sociales et écologiques « Nord-Sud » restent tout aussi massives et brutales que durant les Trente Glorieuses lorsque la dénonciation de « l&#8217;échange inégal » du « pillage des ressources » et de l&#8217;agriculture néocoloniale appartenaient au discours de base de la gauche et à l&#8217;horizon fondateur de l&#8217;écologie politique. La conjonction entre crise écologique globale et mondialisation néolibérale a renforcé l&#8217;inégalité pour rendre les populations d&#8217;Afrique, d&#8217;Asie et d&#8217;Amérique latine encore plus vulnérables. Les inégalités écologiques conjuguent ainsi une exposition accrue aux pollutions du fait des conditions de l&#8217;industrialisation et du transfert des déchets venus du Nord ; l&#8217;exportation massive des ressources naturelles conduisant à leur disparition rapide ; un accès restreint aux ressources de base, alimentaire comprises ; une sensibilité particulière aux effets du réchauffement climatique. De fait, ce dernier enjeu est devenu l&#8217;étalon à partir duquel sont réévalués d&#8217;anciennes questions comme les questions de production agricole ou d&#8217;accès à une eau de qualité.</p>
<p>La discussion sur les effets de la révolution verte et ses alternatives est un bon exemple de la complexité du problème. Au risque du schématisme, on peut dire que si la mobilisation technologique de la modernisation agricole des années 1960 et 1970 (monoculture, engrais, irrigation, semences industrielles génétiquement sélectionnées) a, pour les cultures commerciales, permis une augmentation des quantités produites. Elle l&#8217;a fait au prix d&#8217;une réduction drastique de la diversité des cultures locales et de l&#8217;autonomie des communautés, jetant des millions de paysans dans les bidonvilles ; elle l&#8217;a fait aussi au prix d&#8217;une fragilisation des systèmes de production que ce soit du fait de la sensibilité aux aléas techniques (sensibilité des espèces à haut rendement, développement des résistances aux pesticides, etc) ou des aléas financiers (effondrement périodique des prix à l&#8217;exportation). C&#8217;est ainsi que dans un conteste de changement climatique marqué par la fonte des couvertures glaciaires, le changement du régime des précipitations en zone tropicale et subtropicale, l&#8217;agriculture irriguée qui a &#8211; par exemple &#8211; fait le succès de la production indienne de riz est directement menacée. Quelles que soient leurs limites les cartes de vulnérabilité au changement climatique produite par les agences de l&#8217;ONU ou les cabinets d&#8217;experts spécialisés sont sans ambiguïtés sur l&#8217;ampleur de cette vulnérabilité. Parallèlement, des formes nouvelles de domination émergent dans le contexte des politiques écologiques globales par exemple en matière de conservation, de création de réserves ou de lutte contre la destruction de la forêt tropicale primaire. </p>
<p>Ce constat justifie totalement l&#8217;idée d&#8217;une décroissance sélective entre Nord et Sud pour assurer non seulement une redistribution significative des biens et moyens d&#8217;activité mais aussi prendre au sérieux les besoins « négligés », mettre en œuvre un autre « développement » au sens d&#8217;invention et de mise à disposition de biens spécifiques. La sélection peut notamment se faire en reconnaissant l&#8217;apport des pays du Sud dans la préservation de l&#8217;environnement global, mais pas seulement : ils ont aussi des techniques à proposer, notamment des techniques économes en ressources.</p>
<p>La critique du développement tel que les politiques des Trente Glorieuses l&#8217;ont mise en œuvre n&#8217;est plus à faire. Les réalignements de la mondialisation néolibérale se sont chargés de tordre le cou aux interventions massives de l&#8217;État, aux grands projets, aux investissements dans les infrastructures (énergie, routes, irrigation, etc.) comme moteurs de l&#8217;essor économique. Cette critique a d&#8217;ailleurs largement bénéficié de la critique des Etats-nations du Sud, de leurs grands projets bureaucratiques et de leur corruption. La mondialisation néolibérale a aidé l&#8217;émergence d&#8217;un discours mettant en avant besoins locaux, usage raisonné des ressources et accès aux marchés. Même la Banque mondiale s&#8217;est aujourd&#8217;hui convertie à des formes d&#8217;intervention et un discours qui conjuguent exportations et marchés locaux, respect des cultures indigènes et mondialisation des normes, investissements nationaux et évaluation environnementale. Face à la fin du développement et aux tournants « durables » des acteurs de la mondialisation la seule mise en avant du respect de la nature et des bienfaits de la relocalisation n&#8217;est donc pas sans ambiguïté et conflits. Surtout elle ne peut à elle seule donner des réponses à la question des besoins négligés et fonder une économie politique « écologique » attractive pour ceux qui doivent en priorité la concrétiser. On en prendra ici pour indicateur non pas les négociations climatiques (voir Dahan dans ce numéro) mais les enjeux sanitaires. Ceux-ci sont en effet révélateurs de pratiques de remise en cause de l&#8217;économie politique néolibérale et d&#8217;innovation « alternative » portées par les acteurs du Sud. La question de l&#8217;accès aux trithérapies du Sida a été largement médiatisée. Elle a joué un rôle décisif en ce qu&#8217;elle a non seulement reposé la question de la propriété intellectuelle, du système des brevets de médicament généralisé par l&#8217;OMC mais significativement changé les normes d&#8217;action. Les accords de Doha ont effet sanctionné une règle d&#8217;exception au système des brevets pour urgence de santé publique permettant &#8211; avec certaines restrictions &#8211; aux pays fortement touchés par l&#8217;épidémie de suspendre les brevets et d&#8217;engager la producton de trithérapies génériques. Le Brésil a profité de cet « accès » facilité de façon particulièrement intéressante en combinant production publique de générique, distribution gratuite et mise en place d&#8217;une infrastructure de recherche fondée sur la copie.  L&#8217;invention par la copie et le recours à des politiques publiques offensives ne sont pas les seules formes d&#8217;innovation alternative rendue possible par la fin de la quête obsessionnelle des transferts de technologies. Les usages des plantes médicinales dans les médecines traditionnelles sont ainsi devenues la cible d&#8217;intervention contradictoires associées à la valorisation de la biodiversité. Les alliances entre ONG et laboratoires -firmes locales (indiennes tout particulièrement) ne se limitent pas toujours à vouloir profiter du marché des médecines « douces » mais cherchent à « scientificiser » des formes de prise en charge des maladies tropicales différentes du paradigme de la grande industrie pharmaceutique identifiant la médecine à la distribution de molécules synthétisées en Europe ou aux États-Unis.</p>
<p>Prendre au mot le keynésianisme vert pour aborder les vrais enjeux.</p>
<p>Dans Eco-economy, le livre évoqué en introduction à cet article, L. Brown propose une stratégie économique de prise en compte des contraintes écologiques dont les deux piliers relèvent de l&#8217;intervention financière publique : introduire des écotaxes intelligentes et subventionner les activités jugées utiles du point de vue du développement durable ou plutôt des « contenus » de l&#8217;activité économique. La recette est typiquement « keynésienne » en ce qu&#8217;elle ne pose pas la question des formes de propriété, de leur diversité et de leurs rapports mais identifie la régulation aux actions monétaires de l&#8217;État et parie sur un effet « multiplicateur » de ces incitations financières par le relais des entreprises industrielles. La tentative présente aussi des éléments de politique postkeynésienne dans la mesure où l&#8217;enjeu n&#8217;est plus la recherche des grands équilibres pour maximiser la croissance et &#8211; dans les variantes socialistes &#8211; lier cette optimisation à la défense de l&#8217;emploi, plus rarement encore à la réduction des inégalités, mais bien de prendre en compte la « nature » des matériaux de la production et des activités humaines, leurs effets sur la nature. Ce changement d&#8217;objectif impose l&#8217;introduction dans l&#8217;éco-économie tant des relations entre humains et objets, vivants ou non que des inégalités résultant de l&#8217;organisation de ces rapports, en d&#8217;autres termes d&#8217;un ensemble de biens que les comptabilités « matières » et le chiffrage des externalités environnementales tentent d&#8217;objectiver. Ces déplacements sont un élément d&#8217;importance de la nouvelle donne « éco-écologique ». Malgré leurs limites, tant la gauche critique du capitalisme que la mouvance écologique ont tout intérêt à les prendre à sérieux pour les radicaliser et aborder les vrais enjeux. Au final l&#8217;argument que nous défendons est que ceux-ci se déclinent autour de trois priorités : reconnaître une « valeur » et non un prix à la nature ; redistribuer et réduire les inégalités tant celles sous-jacentes à la crise écologique que celle induites par les mesures imaginées pour y remédier ; relocaliser et resocialiser l&#8217;économie pour démocratiser les choix.</p>
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<title><![CDATA[La fête de la Saint-Jean-Baptiste]]></title>
<link>http://philomontreal.wordpress.com/2009/11/17/la-fete-de-la-saint-jean-baptiste/</link>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 02:57:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>namontreal</dc:creator>
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<description><![CDATA[La Saint-Jean-Baptiste était autrefois une fête religieuse de grande importance au Québec. On célébr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style="font-size:x-small;font-family:Verdana;">La Saint-Jean-Baptiste était autrefois une fête religieuse de grande importance au Québec. On célébrait alors le &#8220;saint patron&#8221; des québécois. Les temps ont changé, mais la fête est restée. C&#8217;est qu&#8217;au-delà de l&#8217;aspect religieux, la date de la Saint-Jean a toujours été reliée au cycle solaire.</p>
<p>C&#8217;est en effet pour l&#8217;hémisphère nord le moment du solstice d&#8217;été, c&#8217;est-à-dire le jour de l&#8217;année où l&#8217;ensoleillement est maximal. Cette date était célébrée dans toutes les traditions spirituelles depuis des temps immémoriaux. Pensons à Stonehenge où aujourd&#8217;hui encore, des milliers de personnes se rassemblent chaque année aux solstices.</p>
<p>Au 24 juin correspond l&#8217;autre solstice, celui célébré dans la tradition chrétienne le 25 décembre, et qui a toujours été une date cardinale dans le calendrier des civilisations spirituelles. Une relation dynamique basée sur le cycle solaire s&#8217;établit donc entre le baptiste et l&#8217; &#8220;enfant-lumière&#8221;, cette lumière qui va croître pendant 6 mois. </span></p>
<p> <span style="font-size:x-small;font-family:Verdana;">La période entourant le solstice d&#8217;hiver est le moment de la vie intérieure, du regard intérieur, un moment pour l&#8217;âme. Le sens même du mot solstice, en latin &#8220;solstare&#8221;, signifie l&#8217; &#8220;arrêt du soleil&#8221; avant qu&#8217;il ne reprenne sa course en sens inverse, comme un immense yo-yo arrivé au bout de sa corde.</p>
<p>La période qui commence maintenant, celle qui va du 24 juin au 25 décembre, est marquée par la décroissance de la lumière visible, au début imperceptible, puis très évidente après l&#8217;équinoxe d&#8217;automne. Au solstice d&#8217;hiver, la lumière doit exister dans l&#8217;âme des humains parce qu&#8217;elle est minimale à l&#8217;extérieur. </span></p>
<p> <span style="font-size:x-small;font-family:Verdana;">Ainsi l&#8217;exhortation de Saint-Jean à &#8220;se préparer&#8221; est compréhensible parce que celui qui ne l&#8217;aura pas fait, celui qui pense l&#8217;été durera toujours, se retrouvera démuni quand viendra l&#8217;obscurité. Il ne pourra pas &#8220;re-naître&#8221;.</p>
<p>Au 24 juin, la tradition veut que l&#8217;on allume un feu de joie, une sorte de pyramide de lumière autour de laquelle on danse et on chante, en un rituel qui célèbre la lumière dans la nuit. La forme conique de ce feu de joie rappelle celle du sapin de Noël. Là où le feu monte vers le ciel à la Saint-Jean, à Noël c&#8217;est l&#8217;étoile des bergers qui descend pour féconder la terre.</p>
<p>Avec le rythme de la vie moderne et le style de vie &#8220;24h / 7 jours&#8221;, peu de gens ont conscience de ces moments clés de l&#8217;année que sont les solstices et les équinoxes. Ce sont pourtant des opportunités pour se relier aux cycles de la vie et en tirer des enseignements.</span></p>
<p> <span style="font-size:x-small;font-family:Verdana;">-Charles Goyette</span></p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Le mouvement politique des Objecteurs de Croissance vient officiellement de voir le jour en Belgique : « Les réalistes, c’est nous ! »]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/16/le-mouvement-politique-des-objecteurs-de-croissance-vient-officiellement-de-voir-le-jour-en-belgique-%c2%ab-les-realistes-c%e2%80%99est-nous-%c2%bb/</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 22:57:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
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<description><![CDATA[mondequibouge.be, Céline Teret, le 16 novembre 2009 Interview réalisée dans le cadre du dossier « Mo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">mondequibouge.be</a>, Céline Teret, le 16 novembre 2009</p>
<p>Interview réalisée dans le cadre du dossier « Moins de biens, plus de liens », de <a href="http://www.symbioses.be/">Symbioses</a> (n°84 – automne 2009), magazine d’éducation à l’environnement du <a href="http://www.reseau-idee.be/">Réseau IDée</a></p>
<p><a title="Lien permanent pour l'article : « Les réalistes, c’est nous ! »" href="http://www.mondequibouge.be/index.php/2009/11/les-realistes-c-est-nous/">« Les réalistes, c’est nous ! »</a></p>
<p>Le mouvement politique des Objecteurs de Croissance vient officiellement de voir le jour en Belgique. Bernard Legros, l’un de ses membres, revient sur le parcours du mouvement, ses réflexions, ses actions à venir… et fustige ceux qui accusent les objecteurs de croissance d’être des rêveurs.</p>
<p><strong>Le mouvement politique des Objecteurs de Croissance vient d’être lancé. Quel est son parcours ?</strong></p>
<p><strong>Au départ il y a une initiative du Grappe, Groupe d’action pour une politique écologique, en 2006, qui désirait rassembler les associations ayant pour objectif commun de trouver des alternatives au système économique actuel. Donc, des associations qui se reconnaissaient dans une démarche d’écologie politique, et même d’objection de croissance. De ces 20 associations, des points communs ont été dégagés. La phase d’incubation avançant, on s’est retrouvé à une dizaine d’associations. Il y a eu des perspectives sans lendemain, puis l’idée est venue de fonder un mouvement politique d’objecteurs de croissance en Belgique. Nous avons décidé de commencer par une journée de réflexion et d’information sur ce qu’est la décroissance « soutenable » et l’objection de croissance</strong>. Cette journée s’est tenue le 21 février 2009, avec deux prestigieux conférenciers, Serge Latouche et Marie-Dominique Perrot, avec un panel d’associations liées à l’objection de croissance, et avec la présence d’intellectuels qui ont donné leur avis sur la décroissance (voir les actes de cette journée sur <a href="http://www.objecteursdecroissance.be/doc/journee21fev09/actes.htm">www.objecteursdecroissance.be</a>).</p>
<p><strong>Une journée qui a rencontré un vif succès… Comment expliquez-vous cet engouement ?</strong></p>
<p>En effet, nous nous attendions à avoir 200 ou 300 personnes, nous en avons eu 800. Ca a été un succès inattendu. Ca s’explique peut-être parce que l’idée de la décroissance a fait son chemin dans les têtes, dans les consciences. Suffisamment de monde a entendu parler de décroissance pour se décider à venir à une séance d’information afin d’en savoir plus. Le fait, évidemment, qu’on ait eu un nom aussi connu que Serge Latouche, a également beaucoup joué. Nous avons été grisé par notre succès, nous n’en revenions pas !</p>
<p><strong>Cette journée marquait le premier pas vers la création du mouvement politique…</strong></p>
<p><strong>L’un des objectifs de cette journée était de « prendre la température », de voir comment était perçue l’objection de croissance et quel est le public que ce courant rassemble. La journée a été un succès, et elle s’est donc clôturée par un appel à nous rejoindre pour fonder un mouvement politique nouveau basé sur l’objection de croissance. Parmi les 800 personnes qui étaient présentes à la journée, une bonne centaine étaient intéressées par l’idée</strong>. Nous avons fait une première plénière en mai, où nous avons commencé à mettre en place les étapes qui mènent à la fondation d’un mouvement. Pendant ce temps-là, il y a toujours un groupe de pilotage, appelé AdOC pour Association d’Objecteurs de Croissance, qui continue à fixer le cadre et la marche à suivre pour y aller par étapes. Nous avons rédigé un manifeste et les statuts du mouvement. Le 18 octobre a été lancé officiellement le mouvement politique des Objecteurs de Croissance.</p>
<p>Pourquoi un « mouvement politique » ?</p>
<p><strong>Il n’a jamais été question de faire un parti politique et de foncer aux élections. Et en même temps, on voulait aussi éviter la dépolitisation, c’est-à-dire penser qu’on peut changer la société uniquement par l’activité associative ou par la transformation personnelle, via la simplicité volontaire. Nous ne pensons pas que ce soit suffisant</strong>. Il faut <!--more-->absolument une action politique et collective. C’est comme ça que nous avons lancé le mouvement. Il n’est pas totalement exclu que nous présentions une liste aux élections, ça doit se décider démocratiquement. Mais ça ne sera en aucun cas en tant que parti.</p>
<p>Qui constitue ce mouvement ?</p>
<p>Des citoyens issus de diverses associations. Il y a des militants anti-pub, des gens qui font partie de groupes d’achats solidaires, d’autres des Amis de la Terre, des enseignants, des gens qui pratiquent la simplicité volontaire mais qui ont envie d’aller vers une action collective… Actuellement un peu moins de 200 personnes sont devenues membres après avoir adhéré à la charte et aux statuts.</p>
<p>Ce mouvement, c’est surtout une manière pour des citoyens de se faire entendre?</p>
<p>Nous sommes un mouvement d’écologie politique, c’est-à-dire redonner du pouvoir aux citoyens, aux collectifs politiques de base, qui se réapproprient les conditions de production et de consommation. C’est un peu le pari de refaire de la politique autrement. Ce sont des nouvelles formes de collectifs politiques. Quel poids réel nous allons avoir sur la société, je n’en sais rien… Le plus important possible, j’espère. Pour cela, on espère que beaucoup de citoyens nous rejoignent. Nous devons être un mouvement fort et actif. Il faut qu’on déborde la politique traditionnelle sur ses pratiques. Il n’est, par exemple, pas question de côtoyer les multinationales. Nous voulons reprendre du pouvoir aux multinationales pour nous le redonner. Et tout ce capitalisme vert, cet écoblanchiment, c’est notre pire ennemi. Nous rejetons aussi la notion de développement durable, qui espère que les solutions techniciennes décidées par les experts et les politiciens professionnels seront suffisantes pour éviter les dangers qu’affronte la société actuellement : changements climatiques, pic pétrolier, biodiversité menacée… Le développement durable, c’est une manière de soi-disant protéger l’environnement en ne bouleversant surtout pas le mode de production capitaliste. Nous sommes persuadés que si nous allons vers où nous mène la société actuelle, c’est la catastrophe pour tout le monde, mais d’abord pour les pauvres. Ceux qui vont morfler en dernier lieu, ce sont les riches qui se mettront à l’abri jusqu’au dernier moment.</p>
<p>Concrètement, quelles actions allez-vous mener ?</p>
<p>Dans un premier temps, il s’agit de poursuivre les groupes de travail existants et d’en constituer de nouveaux, autour de la mobilité, de la santé, de la sécurité sociale, etc., pour montrer qu’on peut reprendre le pouvoir en tant que citoyens. Et écrire un programme politique en bonnes et dues formes, pour mettre sur papier notre vision de transition vers une société soutenable, établir nos priorités d’actions et nos moyens d’action. On y parlera sans doute des pensions, de l’enseignement, et des petites et moyennes entreprises, par exemple, entre autres choses. Pour l’instant, nous avons des pistes de réflexion. Nous savons ce dont nous ne voulons plus. Nous voyons bien ce que nous voudrions comme type de société. Mais alors la grande inconnue, c’est la transition entre cet ancien monde et ce nouveau monde. Comment opérer la transition avec des gens qui ne seront pas d’accord avec nous et qui ne se laisseront pas faire ? Je ne crois pas du tout à une transformation harmonieuse et consensuelle de la société. Il y aura des résistances. Ceux qui jouissent de privilèges économiques n’accepteront pas le paradigme de l’objection de croissance. Nous avons aussi l’intention de peser sur les partis traditionnels, puisque nous avons un nouveau paradigme qui est complètement différent du leur qui est la croissance. Tout le monde prie le Dieu Croissance, même Ecolo, peut-être avec un peu moins de ferveur que le MR, le PS ou le CDH. C’est un nouveau paradigme qui éclot et qui, souhaitons-le, va percoler toutes les couches de la société et tous les décideurs politiques. C’est un pari sur l’avenir. Est-ce qu’on va percoler cette idée là dans les partis traditionnels ou est-ce que les partis traditionnels vont se cabrer sur leur ancien paradigme et continuer à brûler des cierges à la croissance durant les décennies qui viennent, c’est difficile à dire. C’est une question de rapport de forces. Si nous créons un rapport de force politique et citoyen suffisamment important, les partis ne pourront plus nous ignorer.</p>
<p>Que répondez-vous à ceux qui accusent les tenants de la décroissance d’être sur leur nuage ?</p>
<p>Je leur renvoie exactement le même reproche en disant que ce sont eux qui sont sur leur nuage de croire qu’un système basé sur la croissance économique infinie est possible dans un monde aux ressources finies. Les réalistes, c’est nous ! Les irréalistes, les « durs rêveurs », ce sont les fanatiques de la croissance, qui pensent que ce n’est pas possible ni souhaitable de fonctionner dans un autre paradigme. Ce qui se passe actuellement dans l’histoire de l’humanité est une « première ». Il n’y a rien de plus faux que de prétendre que nous sommes pris dans un cycle historique classique, que l’humanité a déjà connu des crises et qu’elle s’en sortira. La crise économique, le choc démographique, l’épuisement des terres agricoles, le réchauffement climatique, la crise énergétique, etc., tout cela arrive en même temps et va converger vers le même point. Ca va être tout à fait inédit.</p>
<p>En savoir plus :</p>
<p>Association belge des Objecteurs de Croissance (AdOC): <a href="http://www.objecteursdecroissance.be/">www.objecteursdecroissance.be</a></p>
<p>Lisez les autres articles classés dans <a href="http://www.mondequibouge.be/index.php/category/theme/environnement-generalite/">Environnement généralité</a>,</p>
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<title><![CDATA[La crise relance le thème de la décroissance]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/14/la-crise-relance-le-theme-de-la-decroissance/</link>
<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 18:29:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
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<description><![CDATA[lemonde.fr, Sylvia Zappi, le 14 novembre 2009 La crise relance le thème de la décroissance Jusqu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">lemonde.fr</a>, Sylvia Zappi, le 14 novembre 2009</p>
<p>La crise relance le thème de la décroissance</p>
<p><strong>Jusqu&#8217;alors cantonnées à des économistes en marge ou d&#8217;écologistes radicaux, les théories des décroissants (remise en cause de l&#8217;accumulation matérielle comme source d&#8217;épanouissement et de la croissance économique à tout prix) progressent. Des Verts à la gauche radicale, elles font des adeptes.</strong></p>
<p><strong>Il y a deux ans à peine, la thématique effrayait. Parler de sobriété économique était synonyme de limitation du progrès, un nouveau jansénisme triste. On raillait ceux qui voulaient revenir à la bougie comme on avait moqué les premiers écologistes et leur lait de brebis bio</strong>. Même les Verts se méfiaient du mot, le jugeant trop &#8220;raide&#8221;. A l&#8217;automne 2006, <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/897f/yves-cochet.html">Yves Cochet</a>, alors candidat à la candidature pour la présidentielle, avait perdu la primaire interne ; son discours ouvertement décroissant avait fait peur à ses camarades.</p>
<p><strong>Depuis, la crise a sévi, la récession est là. La critique d&#8217;un système économique fondé sur la seule croissance des biens et de la consommation est générale. L&#8217;opinion n&#8217;y croit plus et d&#8217;aucuns découvrent la théorie de la tempérance. Selon un sondage IFOP-Sud-Ouest (réalisé les 8 et 9 octobre auprès de 955 personnes), 27 % des Français se disent &#8220;prêts à changer en profondeur leur mode de vie et à restreindre leur consommation de manière significative</strong>&#8220;. 53 %, en revanche, concèdent n&#8217;être prêts qu&#8217;à &#8220;des efforts limités&#8221;.</p>
<p>&#8220;<strong>On sent la montée en puissance de comportements écocitoyens et d&#8217;une consommation plus sobre mais ce n&#8217;est pas encore la décroissance</strong>&#8220;, tempère Jérome Fourquet, directeur de l&#8217;IFOP. &#8220;<strong>Plutôt que de décroissance, il s&#8217;agit d&#8217;une autre croissance. Les Français ont envie d&#8217;un mode de consommation en harmonie entre ce qu&#8217;ils estiment bénéfique pour la société et ce dont ils ont besoin</strong>&#8220;, complète <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/89ea/jean-daniel-levy.html">Jean-Daniel Lévy</a>, directeur de CSA-opinions. Le succès des Associations pour le maintien d&#8217;une agriculture paysanne (AMAP, un réseau d&#8217;achat du producteur au consommateur) le confirme.</p>
<p>Les Verts l&#8217;ont compris mais essaient de présenter leur projet décroissant sans endosser les habits de Cassandre. Ils prônent désormais une &#8220;<strong>décroissance sélective et équitable</strong>&#8221; pour &#8220;<strong>diminuer l&#8217;empreinte écologique et améliorer le niveau de vie pour le plus grand nombre</strong>&#8220;, selon les termes de <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/cafa/pascal-canfin.html">Pascal Canfin</a>, député européen. &#8220;<strong>La décroissance du PIB, avec la crise, on y est et cela va continuer. Il faut un projet plus sobre, plus délocalisé et plus démocratique</strong>&#8220;, plaide M. Cochet. Pour lui, cela passe par des jardins partagés, des énergies écologistes de proximité, de l&#8217;achat &#8220;local&#8221; ou la limitation drastique de la vitesse sur autoroutes. Voire, la limitation des naissances&#8230;</p>
<p>&#8220;ÇA BOUGE&#8221;</p>
<p>Les autres partis politiques ont plus de mal à interroger leur doxa héritée du siècle du progrès et de la croyance dans l&#8217;inépuisable &#8220;croissance des forces productives&#8221; comme horizon humain. La droite préfère parler de &#8220;croissance verte&#8221;, slogan repris par <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/bbc1/chantal-jouanno.html">Chantal Jouanno</a>, secrétaire d&#8217;Etat à l&#8217;écologie.</p>
<p>A gauche, on interroge plus profondément le modèle. Les think tanks s&#8217;y mettent. Terra Nova a <!--more-->ouvert un cycle de séminaires sur le sujet et la <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/46e1/fondation-jean-jaures.html">Fondation Jean-Jaurès</a> un groupe de travail. La gauche politique tâtonne encore mais amorce sa mue.</p>
<p>Le PS avance ainsi son concept de &#8220;croissance sélective&#8221;, selon les termes de <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/ee15/martine-aubry.html">Martine Aubry</a>. &#8220;Les plus durs continuent à penser que sans croissance il n&#8217;y a pas de redistribution possible. Mais , même si les idées ne sont pas fixées, on commence à le remettre en cause &#8220;, note <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/3e51/christophe-caresche.html">Christophe Caresche</a>, député de Paris et fondateur du Pôle écologique au PS. Comment prôner la croissance des &#8220;biens essentiels&#8221; mais inciter à la décroissance des &#8220;biens superflus&#8221;, s&#8217;interroge la direction.</p>
<p>L&#8217;interrogation est la même à Attac où les avis ne sont pas encore tranchés. &#8220;On a besoin d&#8217;une baisse de la consommation matérielle et énergétique, mais il faut encore développer des secteurs comme l&#8217;éducation ou la santé, sinon c&#8217;en est fini d&#8217;espérer gommer les inégalités sociales&#8221;, prévient <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/e709/aurelie-trouve.html">Aurélie Trouvé</a>, présidente de l&#8217;association.</p>
<p>Au Parti de gauche, des décroissants ont adhéré, comme la députée de Paris, <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/4ce9/martine-billard.html">Martine Billard</a>, et le politologue <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/e9bc/paul-aries.html">Paul Ariès</a>. &#8220;Ils ont compris qu&#8217;on ne pouvait avoir une croissance infinie&#8221;, assure Mme Billard. Les réticences sont plus grandes au PCF, où, comme l&#8217;explique son porte-parole <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/44ed/patrice-bessac.html">Patrice Bessac</a>, on est &#8220;pour la décroissance des activités inutiles et polluantes&#8221;&#8230; à l&#8217;exception du nucléaire.</p>
<p>Et la priorité reste, comme à l&#8217;extrême gauche, la question du pouvoir d&#8217;achat. Les Verts, eux, n&#8217;ont plus cette pudeur : &#8220;Notre univers mental doit changer. On n&#8217;y arrivera pas avec des petites réformes mais avec la reconversion complète de notre économie&#8221;, martèle M. Cochet.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Jean-Marc Jancovici : A quoi sert le développement durable ?]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/14/jean-marc-jancovici-a-quoi-sert-le-developpement-durable/</link>
<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 18:04:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/14/jean-marc-jancovici-a-quoi-sert-le-developpement-durable/</guid>
<description><![CDATA[manicore.com, Jean-Marc Jancovici, décembre 2002 A quoi sert le développement durable ? Les modes so]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">manicore.com</a>, Jean-Marc Jancovici, décembre 2002</p>
<p>A quoi sert le développement durable ?</p>
<p><strong>Les modes sont des facteurs puissants pour guider le comportement des représentants de notre espèce. Que les résultats en aient été heureux ou malheureux, le propre de la mode a toujours été de substituer l&#8217;émotion à la réflexion, et de remplacer l&#8217;analyse par le mimétisme. Cela a bien sûr valu pour les idées encore plus que pour les objets.</strong></p>
<p>Aujourd&#8217;hui, l&#8217;unes des idées très à la mode est la notion de &#8220;développement durable&#8221;, imparfaite traduction du terme anglais &#8220;sustainable development&#8221; (développement &#8220;soutenable&#8221;), et qui se définit comme &#8220;<strong>un développement qui satisfait les besoins de la génération actuelle sans compromettre ceux des générations futures</strong>&#8220;.</p>
<p>Cela part assurément d&#8217;un bon sentiment de souhaiter l&#8217;épanouissement de tout le genre humain, présent et à venir, partout et tout le temps, mais <strong>l&#8217;existence d&#8217;un tel concept est-il d&#8217;un quelconque intérêt pratique pour mieux y parvenir ? Permet-il de déboucher sur un projet de société particulier, ou de tracer des voies particulières pour l&#8217;avenir ? A bien y regarder, cela n&#8217;est hélas pas le cas : cette définition n&#8217;a malheureusement aucune portée opérationnelle, en ce sens qu&#8217;elle ne fournit de réponse objective ou d&#8217;aide à la décision pour aucune des deux questions précédentes.</strong></p>
<p>Parlons environnement, tout d&#8217;abord : <strong>le développement durable nous aide-t-il à fixer des limites à notre empreinte sur la planète ? Non : il est parfaitement impossible de faire correspondre à la définition du &#8220;développement durable&#8221; un état particulier du monde physique, car personne ne sait définir les besoins des générations présentes de manière univoque, et donc la quantité de ressources nécessaires qui y correspond. Avons nous &#8220;satisfait nos besoins&#8221; depuis que notre espérance de vie a dépassé 40 ans ? Où faudra-t-il attendre que chacun d&#8217;entre nous vive 120 ans pour que nous nous estimions repus ? Avons nous &#8220;satisfait nos besoins&#8221; lorsque nous disposons de 10 m2 chauffés par personne, ou cela sera-t-il le cas uniquement quand tout terrien disposera de 150 m2 chauffés, plus un jacuzzi et un sauna privé par personne ? Avons nous satisfait nos besoins</strong> <a href="http://www.manicore.com/documentation/articles/palais_mai2001.html">lorsque chaque terrien dispose de 0,5 tonne équivalent pétrole d&#8217;énergie (niveau d&#8217;un Indien, en gros), ou est-ce 7 tonnes équivalent pétrole par habitant de la planète (niveau d&#8217;un Américain) qui correspond à cet état de plénitude</a> ?</p>
<p><strong>Avons nous &#8220;besoin&#8221; de prendre l&#8217;avion 1, 50, ou zéro fois au cours de notre existence ? Avons nous &#8220;besoin&#8221; de manger 20, ou 100 kg de viande par an ? Avons nous &#8220;besoin&#8221; d&#8217;avoir 1, ou 10 cadeaux à chaque anniversaire ? Avons nous &#8220;besoin&#8221; de zéro, une ou deux voiture(s) par ménage ? Il faut bien admettre que c&#8217;est la notion même de &#8220;besoin&#8221; qui, passés les besoins vitaux (boire, manger, dormir, se protéger du froid et des prédateurs, perpétuer l&#8217;espèce) sur lesquels il est à la rigueur possible de s&#8217;accorder, ne correspond à aucune consommation de ressources précise : aucune aide pour fixer un objectif ou une limite n&#8217;est donc fournie par l&#8217;énoncé du développement durable, or gérer c&#8217;est souvent fixer des objectifs et des limites.</strong></p>
<p>Enfin &#8220;besoins&#8221; individuels et &#8220;besoins&#8221; collectifs peuvent être parfaitement antagonistes, et le &#8220;développement durable&#8221; ne nous fournit alors pas non plus l&#8217;ombre d&#8217;une solution pour arbitrer entre les deux : au nom de considérations sociales et économiques, nous avons &#8220;besoin&#8221; de garantir à tout le monde le droit de rouler en voiture, mais au nom de considérations environnementales nous avons aussi &#8220;besoin&#8221; d&#8217;émettre de moins en moins de gaz à effet de serre, ce qui est <a href="http://www.x-environnement.org/Jaune_Rouge/JR97/martin.html">difficile à envisager avec la mobilité actuelle</a>. Où est la solution pour choisir entre les deux dans l&#8217;énoncé du développement durable ?</p>
<p>***</p>
<p>Voilà pour le présent, mais il est tout aussi impossible de faire correspondre à cette définition du développement durable un état particulier du monde futur. D&#8217;abord, quel horizon de temps <!--more-->associe-t-on au &#8220;futur&#8221; ? Le &#8220;développement&#8221; actuel, c&#8217;est à dire, en clair, la prolongation des tendances, doit-il être &#8220;durable&#8221; (ou soutenable, peu importe) pendant au moins 10 ans ? 50 ? 2 siècles ? 3 millénaires ?</p>
<p>Ensuite il est tout aussi ardu de définir de manière univoque un monde permettant à nos descendants de &#8220;satisfaire leurs besoins&#8221;. Si l&#8217;on avait demandé aux Français de 1600, qui étaient, pour l&#8217;immense majorité, des paysans vivant dans une chaumière à une ou deux pièces, ne se reposant qu&#8217;un jour par semaine au mieux, n&#8217;ayant jamais de vacances, mourrant deux fois plus jeunes qu&#8217;aujourd&#8217;hui, ayant souvent faim et froid tout l&#8217;hiver, à partir de quand les &#8220;besoins&#8221; étaient satisfaits, je doute que nous aurions obtenu la même réponse que ce qu&#8217;un Français &#8220;moyen&#8221; proposerait aujourd&#8217;hui&#8230;.</p>
<p>Ainsi, non seulement il n&#8217;existe pas de réponse unique à ce que sont les besoins des générations présentes, mais encore savoir ce que seront les &#8220;besoins&#8221; des générations futures me paraît être un exercice assez proche de la divination ou de la lecture dans le marc de café : si nous avons suffisamment détérioré le monde d&#8217;ici là, peut-être que de mourir à 40 ans après avoir mangé à sa faim sera le seul niveau d&#8217;exigence de nos descendants en 2150, mais si le miracle énergétique est arrivé, peut-être que chacun ne sera pas satisfait à moins d&#8217;avoir fait le tour du Soleil en navette spatiale pour ses 20 ans&#8230;.</p>
<p>***</p>
<p>Toutefois, ce qui me chagrine le plus, dans cette affaire, c&#8217;est le nombre de personnes qui semblent persuadées que l&#8217;existence de ce concept permettra de violer les lois de la physique, et de faire en sorte que l&#8217;infini devienne de ce monde. La définition même du développement durable y incite : laisser croire que l&#8217;on pourra satisfaire les besoins de tout le monde, partout et tout le temps, sans mentionner aucune limite à cette &#8220;satisfaction des besoins&#8221;, c&#8217;est assurément inciter à penser qu&#8217;il est possible d&#8217;avoir la croissance matérielle perpétuelle, ou que demain on rasera gratis, c&#8217;est à dire que l&#8217;infini est à notre portée.</p>
<p>La confusion ne s&#8217;arrête pas là : nombre de personnes considèrent que telle évolution négative sur le plan environnemental est compensée par telle évolution positive sur le plan économique, pour parvenir à quelque chose de neutre. En gros, après que mes instituteurs m&#8217;aient, toute mon enfance durant, défendu d&#8217;ajouter des cacahuètes et des choux-fleurs, voici que le &#8220;développement durable&#8221; me propose d&#8217;additionner des émissions de CO2 en hausse mais aucun enfant de moins de 10 ans au travail, de multiplier cela par l&#8217;éradication des métaux lourds dans les sols et la croissance du bénéfice de Renault, de diviser ensuite par l&#8217;augmentation de l&#8217;espérance de vie des Africains et l&#8217;arrêt de la déforestation en Asie du Sud Est ? C&#8217;est cela, le développement durable : la négation des règles élémentaires de raisonnement, apprises à l&#8217;école du même nom ?</p>
<p>Après que mes professeurs de sciences aient tant insisté sur la vertu des ordres de grandeur, le &#8220;développement durable&#8221; me propose d&#8217;accepter que des solutions qui sont du 3è ordre permettront d&#8217;occulter les inconvénients qui sont du premier avec nos modes de vie présents ? Tout ou presque de ce qui est présenté aujourd&#8217;hui comme permettant le &#8220;développement durable&#8221; pèche par l&#8217;ignorance du nombre de zéros avant la virgule : au niveau actuel de consommation, il est physiquement impossible de <a href="http://www.manicore.com/documentation/carb_agri.html">remplacer le pétrole par du biocarburant</a>, les centrales électriques classiques <a href="http://www.manicore.com/documentation/eolien.html">par des éoliennes</a>, la pêche par l&#8217;aquaculture de carnivores (que sont les bars, les turbots et les saumons, pour ne citer qu&#8217;eux), le charbon par du bois, le plastique par des fibres de lin ou des résidus de culture&#8230;</p>
<p>C&#8217;est encore le &#8220;développement durable&#8221; qui sera volontiers invoqué, aussi, pour expliquer que l&#8217;on peut ne changer les modes de pêche qu&#8217;à la marge mais néanmoins reconstituer les stocks de poisson (ce qui est hélas un doux rêve ; voir ici un <a href="http://www.x-environnement.org/Jaune_Rouge/JR02/troadec.html">excellent article sur ce sujet</a>), que l&#8217;on peut construire aéroports et autoroutes mais faire baisser le trafic routier et aérien de manière volontaire, que l&#8217;on peut émettre des quantités massives de CO2 au titre de son activité économique mais être quand même un grand préservateur de l&#8217;environnement (authentique), que les pays en voie de développement ont le droit de se développer mais le devoir d&#8217;émettre moins de CO2 (ce qui est <a href="http://www.manicore.com/documentation/serre/croissance.html">aujourd&#8217;hui impossible</a>), etc. Schizophrènes de tous les pays, unissez-vous !</p>
<p>***</p>
<p>En matière environnementale, les chiffres peuvent être difficiles à établir, mais ils ont une signification objective : les occupations d&#8217;espace, consommations d&#8217;eau et d&#8217;énergie, nombre de mammifères supérieurs existants, ou jours de pluie par an se mesurent, et un hectare représente la même superficie pour tout le monde. Il est possible de se doter d&#8217;un langage commun, et éventuellement de définir un objectif de manière univoque, par exemple pas plus de tant de tonnes de CO2 émis dans l&#8217;année par personne, ou pas plus de tant de tonnes de poisson pêché par pays. Et surtout, en matière d&#8217;interactions entre l&#8217;humanité et le monde physique, il est envisageable de définir ce qui est &#8220;durable&#8221;, ou plus exactement tout ce qui ne l&#8217;est pas : est manifestement &#8220;non-durable&#8221; tout comportement étroitement dépendant de ressources ou d&#8217;une capacité d&#8217;épuration qui seront indisponibles dans moins de quelques décennies !</p>
<p>Mais en matière sociale, comment mesure-t-on ce qui est &#8220;durable&#8221;, ou soutenable ? On peut très bien faire perdurer les inégalités sociales indéfiniment, comme l&#8217;histoire en atteste : il en existe depuis l&#8217;origine de l&#8217;humanité ; je ne connais pas un exemple d&#8217;égalité parfaite entre membres d&#8217;une communauté animale ou humaine dans le monde, mais cela n&#8217;a jamais empêché la &#8220;durabilité&#8221;. Si c&#8217;est d&#8217;équité qu&#8217;il s&#8217;agit, nous ne sommes pas beaucoup plus avancés : une société équitable peut signifier ici qu&#8217;aucun enfant de moins de 8 ans ne travaille, mais là simplement qu&#8217;il n&#8217;effectuera pas de travail pénible, ici que l&#8217;écart salarial entre ouvrier et PDG est de 1 à 10, quand là on se contentera de 1 à 100, etc. Où est la norme ?</p>
<p>Enfin en matière économique il y a encore moins de définition objective de la durabilité : qu&#8217;est-ce qu&#8217;un PIB ou un chiffre d&#8217;affaires durable (ou soutenable) ???</p>
<p>Le principal intérêt de ce concept, et je me demande dans quelle mesure il n&#8217;a pas été inventé pour cela, parfois, est que tout un chacun d&#8217;un peu habile peut toujours y piocher la justification &#8211; sociale ou économique &#8211; de n&#8217;importe quel comportement qui, au regard de critères purement environnementaux, c&#8217;est à dire objectivement mesurables, est manifestement &#8220;non durable&#8221;. L&#8217;existence d&#8217;un rapport &#8220;développement durable&#8221;, en 2002, n&#8217;est pas la garantie que son rédacteur a une activité &#8220;durable&#8221;, quand bien même il peut exister au sein de l&#8217;entreprise concernée des individus qui espèrent sincèrement que tel puisse être le cas.</p>
<p>Mais il ne faut pas se voiler la face : la traduction concrète la plus fréquente du développement durable, aujourd&#8217;hui, est selon les cas de figure, une auberge espagnole, où chacun met très exactement ce qui l&#8217;arrange, un vœu pieu, une escroquerie intellectuelle, un parfait exemple de schizophrénie, ou&#8230;un dialogue de sourds.</p>
<p>Cette absence d&#8217;intérêt pratique de la définition de ce concept signifie-t-elle qu&#8217;il faille se désintéresser des limites ? Sûrement pas, car dans un monde fini les arbres ne grimpent pas jusqu&#8217;au ciel, et contrairement à ce que l&#8217;on a l&#8217;habitude de présenter comme alternatives, le choix n&#8217;est pas entre &#8220;se priver pour toujours&#8221; et &#8220;se goberger pour toujours&#8221; : pour toute ressource limitée &#8211; ou capacité d&#8217;épuration ou de recyclage limitée &#8211; dont nous sommes actuellement dépendants, le choix est hélas uniquement entre gérer nous mêmes une inéluctable décroissance, dont nous pouvons éventuellement choisir le rythme pour que cela soit le plus agréable possible, ou attendre que la régulation arrive &#8220;toute seule&#8221;, l&#8217;histoire nous enseignant que le deuxième cas de figure est généralement fort peu plaisant.</p>
<p>La bonne question n&#8217;est malheureusement pas de savoir si la décroissance d&#8217;une consommation d&#8217;une ressource finie arrivera, mais <a href="http://www.manicore.com/documentation/club_rome.html">juste quand</a>. Je ne suis pas sur que le &#8220;développement durable&#8221; soit d&#8217;une quelconque aide pour se faire à cette idée.</p>
<p>On peut lire un <a href="http://www.manicore.com/documentation/articles/gladwin.html">article intéressant</a> publié par un professeur de management sur le développement durable</p>
<p>Site de l&#8217;auteur : <a href="http://www.manicore.com/index.html">www.manicore.com</a> &#8211; Contacter l&#8217;auteur : <a href="http://www.manicore.com/contact.html">jean-marc@manicore.com</a></p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Etes-vous prêts à voter décroissant ?]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/12/etes-vous-prets-a-voter-decroissant/</link>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 09:35:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/12/etes-vous-prets-a-voter-decroissant/</guid>
<description><![CDATA[terra-economica.info, Karine Le Loët, le 9 novembre 2009 Etes-vous prêts à voter décroissant ? Habit]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">terra-economica.info</a>, Karine Le Loët, le 9 novembre 2009</p>
<p>Etes-vous prêts à voter décroissant ?</p>
<p><strong>Habitués aux caricatures, les décroissants s’efforcent de se montrer sous un jour plus sexy. A quelques mois des élections régionales, les voilà qui donnent de la voix. Mais qui sont-ils et que veulent-ils vraiment ? Ont-ils une chance, enfin, de rassembler des voix autour de leur projet ? Zoom sur un mouvement politique qui se cherche encore.</strong></p>
<p>“<strong>La force du capitalisme c’est de s’être rendu désirable grâce à la publicité et à des mensonges. Il a donné l’illusion que l’accumulation des biens apportait le bonheur. La décroissance aura gagné quand elle sera devenue désirable</strong>”, martèle Vincent Liegey. Avec Rocca Simon, il est porte-parole de l’association des objecteurs de croissance. Dans l’ombre d’un café parisien, devant un thé à la menthe, ces deux-là rembobinent l’histoire de leur mouvement. “Les gens pensaient qu’on ne se lavait pas, qu’on n’utilisait pas de coupe-ongles, qu’on communiquait par pigeons voyageurs ou signaux de fumée”, énumèrent les deux compères. De grossières caricatures qui, pendant des années, ont “savonné la planche” sous leur pied.</p>
<p>Mais depuis leur image a changé. <strong>Grâce à la crise et à l’effondrement des valeurs capitalistes notamment. “Les gens ont pris conscience de l’impasse dans laquelle on se trouve. Aujourd’hui, les médias et les partis politiques nous écoutent. Ils nous disent qu’ils ont besoin de nos idées</strong>”, souligne Vincent Liegey. Du coup, ils ont dépoussiéré leurs slogans. Loin de l’image austère et castratrice des premiers jours, les voilà marchands de bonheur et distributeurs d’optimisme. “<strong>Il faut une décroissance sereine, conviviale</strong>, souligne Rocca Simon. <strong>Aujourd’hui avec la récession, les gens sont malheureux, frustrés de ne pas pouvoir s’acheter une nouvelle télé. Il faut leur montrer qu’on peut adhérer à un autre modèle de société. Décoloniser son imaginaire</strong>.”</p>
<p>Occuper le terrain politique</p>
<p><strong>Et pour ça, les décroissants ont des idées plein la caboche. D’abord réduire le temps de travail, donc la production et la consommation, fixer un revenu maximum ou instituer la gratuité du bon usage. “Est-ce que c’est vraiment normal que l’eau ait le même prix quand elle est utilisée pour boire ou pour remplir une piscine ?”,</strong> s’interroge Vincent Liegey qui prône l’idée d’une eau essentielle gratuite à la consommation et d’une eau superficielle payable par un travail à la communauté.</p>
<p>Des idées certes mais peu nouvelles, avance Yves Frémion, député européen Vert. &#8220;Nous déjà, en mai 68, on avait un discours contre la consommation, un de frugalité. On roulait dans de vieille 2CVs et on se faisait traiter de petits bourgeois&#8221;. Bien sûr, la décroissance ne date pas d’hier. <strong>Né dans les années 70, après la publication d’un texte de Nicholas Georgescu – Roegen (1), mathématicien et économiste roumain, le courant a ressuscité dans les années 2000, autour de quelques intellectuels comme Paul Ariès ou Serge Latouche</strong>.</p>
<p>La nouveauté se trouve plutôt du côté de la politisation du mouvement. Celle-là date de 2006 quand Vincent Cheynet, le leader des Casseurs de pub, lance le parti pour la Décroissance (PPLD). Celui-là vacille assez vite. Problème de “fonds, de personnes aussi”, confie Vincent Liegey. Un an plus tard, c’est <!--more-->le mouvement des objecteurs de croissance (MOC) qui voit le jour. Les deux entités se retrouve en 2008 pour créer l’Association des objecteurs de croissance (Adoc) et former la liste Europe Décroissance. Des structures multiformes nourries à l’aune de plusieurs revues : La Décroissance, Silence et Entropia. Il y a de quoi en perdre son latin. “C’est une grande auberge espagnole,, concède Vincent Liegey. Et rien n’est encore très fixé. La prochaine assemblée générale du parti pour la décroissance doit avoir lieu en janvier. Et devra définir un nouveau statut avec une “structure plus en cohérence avec le mouvement”.</p>
<p>La preuve des Décroissants ?</p>
<p>Une mutation politique qui, pour l’instant, ne séduit pas grand monde. Aux dernières européennes, la liste des Décroissants n’avaient écopé que 0,04 % des voix. Pourtant, ceux-là comptent bien se présenter aux régionales. “Si on a des élus on sera très contents mais l’objectif est avant tout d’ouvrir certains débats ”, précise Vincent Liegey. Impossible pour eux de faire un gros score, estime Daniel Boy, chercheur au Cevipof et spécialiste de l’écologie politique. “C’est vrai, les gens changent petit à petit leur comportement. Ils comprennent qu’il faut vivre simplement, réduire sa consommation, polluer un peu moins. Mais adhérer au mouvement radical de la décroissance, c’est plus difficile. Il faut déjà avoir un engagement assez fort. S’ils font 1, 2 ou 3% ce sera déjà beaucoup.&#8221;</p>
<p>&#8220;Il faut distinguer le concept de la décroissance qui peut séduire des gens avec une traduction politique, opine Yves Frémion qui compare l’ambition des Décroissants avec celle de José Bové, candidat à la dernière présidentielle. &#8220;Vu le nombre de gens qui se disent altermondialistes, il pensait qu’il y avait un créneau. Mais le mouvement de sympathie ne suffit pas. Il faut vingt ans pour monter quelque chose. Il s’est cassé le nez.&#8221; Les décroissants, eux, iront quand même au front.</p>
<p>A lire aussi dans Terra eco :</p>
<p> <a href="http://www.planete-terra.fr/Hulot-est-une-honte-pour-l,1700.html">Claude Allègre : Hulot est une honte pour l’écologie française</a></p>
<p> <a href="http://www.terra-economica.info/Decroissance-aux-deux-extremes.html">Décroissance aux deux extrêmes</a></p>
<p> <a href="http://www.terra-economica.info/Croissance-pour-tous.html">Croissance pour tous ?</a></p>
<p> <a href="http://www.ladecroissance.net/">Journal la Décroissance</a></p>
<p> <a href="http://www.revuesilence.net/">Revue Silence</a></p>
<p> <a href="http://www.entropia-la-revue.org/">Entropia</a><br />
 <a href="http://www.les-oc.info/">Le Mouvement des objecteurs de croissance</a></p>
<p> <a href="http://www.partipourladecroissance.net/">Le parti pour la Décroissance</a></p>
<p> <a href="http://actu.adoc-france.org/">L’association des objecteurs de croissance</a></p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[La convivialité d'Ivan Illich]]></title>
<link>http://jyelka.wordpress.com/2009/11/10/la-convivialite-divan-illich/</link>
<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 23:19:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>jyelka</dc:creator>
<guid>http://jyelka.wordpress.com/2009/11/10/la-convivialite-divan-illich/</guid>
<description><![CDATA[Un des fondements de la pensée de « l’écologie politique » se trouve dans ce livre. La critique du p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Un des fondements de la pensée de « l’écologie politique » se trouve dans ce livre. La critique du progrès technique comme une contrainte sur l’autonomie de l’homme s’y trouve pleinement exprimé. L’originalité de ce livre sorti en 1973 est d’axer la critique de la société non pas sur l’égalité et la justice, mais sur l’aliénation de l’individu induite par le mode de production industrielle. En ce sens Illich renvoie dos-à-dos marxisme et capitalisme. Le fond de sa pensée est de critiquer dans le même temps les destructions causées à l’environnement par la production de masse, ainsi que celles causées à la société et à l’individu. <img class="alignleft" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/410PGNSARNL._SS500_.jpg" alt="" width="500" height="500" /></p>
<p><!--more--></p>
<p>Dénoncer la sur sophistication, la trop grande spécialisation, la contreproductivité de l’usage abusif d’une technique constituent le propos central de l’œuvre d’Ilich. Il démontre en effet que de nombreux procédés censés améliorer nos conditions de vie se retournent rapidement contre nous. Plutôt que de guérir, la médecine entretien la souffrance, plutôt que de nous faire aller plus vite l’automobile nous fait avancer à la même vitesse et ajoute de nouvelles contraintes à notre vie (travailler plus pour rouler, les embouteillages, l’éloignement font que le temps théoriquement gagné en vitesse se perd en travail forcé).  Cette surpuissance du système technique conduit non plus à s’attaquer aux causes d’un problème, mais à répondre avec des moyens techniques aux symptômes.</p>
<p>Ce constat pousse Illich à plaider pour un autre modèle de développement qui redonne sa place à l’individu et à la collectivité. La technique n’est pas un nécessairement un mal, c’est le fait que l’individu soit démuni face à elle qui constitue une menace d’asservissement. Car n’industrie traduit une surpuissance de l’homme sur son environnement qui met en péril tant la nature que l’homme qui dépend de cette dernière pour survivre. Et, par ailleurs, le système de production conditionne dans le même mouvement l’être humain à devenir dépendant, à ne plus savoir être autonome, à dépendre du jugement des spécialistes. Dans cette critique se trouve le cœur de la convivialité défendue par Illich, celle-ci va inspirer les décroissants, qui vise à (re)créer une société où tout le monde peut se débrouiller seul, ou bien se faire aider à son échelle par d’autres membres de la communauté. De sorte à ce que chacun puisse à tout moment être autonome, ne pas travailler plus que nécessaire et donc disposer de temps pour son développement personnel ou au sein de la collectivité plutôt que de le passe à s’épuiser au boulot pour consommer. La consommation ne saurait être une fin en soi, car elle n’offre pas autant de libertés qu’on voudrait le croire étant donné qu’elle soumet l’individu à une recherche de l’argent d’abord en temps que moyen puis en tant que fin, tant ce dernier devient indispensable dans tous les échanges. Surtout si le système industriel est parvenu à un tel niveau d’aboutissement qu’il régit l’organisation matérielle de la société.</p>
<p>Illich parle de convivialité dans la mesure où le modèle qu&#8217;il prône vise à affranchir l&#8217;homme de sa dépendance à l&#8217;outil. L&#8217;homme autonome ne se trouve plus en position de faiblesse face aux monopoles institutionnels qui conduisent le plus souvent à édicter des dictats.  L&#8217;imprécation la plus forte de la société de production industrielle étant un appel sans cesse renouvelé à consommer plus pour permettre au système de s&#8217;auto-entretenir, sans nécessairement accroitre le bien-être individuel et collectif, malgré un accroissement de la richesse matérielle. Ce type de société tend à réduire le rôle des échange et de la solidarité pour les remplacer par des mécanismes marchands.</p>
<p>Pour en sortir, il convient de repenser donc l’organisation économique et sociale pour l’orienter vers plus de convivialité. Cela peut passer par le remplacement de la propriété par une logique de service, par une diminution du temps travaillé, une remise en cause du toujours plus, privilégier la qualité à la quantité, tenter d’instaurer plus d’égalité et ainsi de suite. C’est aussi permettre à chacun d’apprendre, de disposer des moyens d’utiliser, d’entretenir et de confectionner les outils de sa subsistance. Par conséquence, tout le monde peut s’approprier telle ou telle technique.</p>
<p>Cependant, Illich n’a pas encore conscience de la crise énergétique et climatique. Il propose un modèle de société où les services jouent un rôle majeur, mais le développement des technologies de l’information et de la communication va doper la demande en énergie, avec elle utilisé pour les bâtiments. De plus, Illich a bien conscience que son modèle de société conviviale se trouve dans une impasse s’il est placé en présences d’autres sociétés concurrentes. En effet, le risque de conflits violents s’en trouve accru et pour se prémunir une société conviviale doit donc se maintenir à la pointe en matière de technologies militaire. Or, d’une part c’est incompatible avec les valeurs de la convivialité, d’autre part la plupart des sociétés qui investissent dans ce secteur de la recherche miliaire le font certes pour des objectifs de sécurité, mais de telles dépenses ne sont possibles que si des applications civiles se développement pour amortir une part des coûts. Illich pose donc une impasse de la société convivilae qui est celle de sa survie dans un monde qui n’est pas celui des bisounours.</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Yves Cochet - Copenhague : trois certitudes et une crainte]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/09/yves-cochet-copenhague-trois-certitudes-et-une-crainte/</link>
<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 14:10:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/09/yves-cochet-copenhague-trois-certitudes-et-une-crainte/</guid>
<description><![CDATA[actu-environnement.com, Yves Cochet, Mathématicien, ancien Ministre de l&#8217;Environnement, Député]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">actu-environnement.com</a>, Yves Cochet, Mathématicien, ancien Ministre de l&#8217;Environnement, Député de la 11e circonscription de Paris, le 28 octobre 2009</p>
<p>Copenhague : trois certitudes et une crainte</p>
<p>Si l&#8217;objectif de la conférence de Copenhague est clair &#8211; aboutir à un accord pour lutter contre le réchauffement climatique &#8211; une inquiétude demeure cependant car <strong>toute manoeuvre échappatoire à l&#8217;affrontement direct de la réalité climatique et énergétique mènera au chaos.</strong></p>
<p><strong>Nous avons trois certitudes. La modification de la composition de l&#8217;atmosphère en gaz à effet de serre (GES) est rapide et importante depuis cinquante ans. Le réchauffement global est sans équivoque lorsqu&#8217;on observe l&#8217;évolution des températures moyennes, mais aussi l&#8217;élévation du niveau des mers par dilatation, l&#8217;accroissement de la vapeur d&#8217;eau, la fonte des glaciers et d&#8217;autres facteurs. Enfin, l&#8217;essentiel de ce changement est dû aux activités humaines, même si certaines activités naturelles telles que les cycles du soleil et le volcanisme peuvent parfois amplifier ou contrecarrer ce changement. Parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas, dans le passé, l&#8217;analogue de ce qui se passe actuellement, il est nécessaire de réduire drastiquement et rapidement nos émissions de GES et de mettre en œuvre des politiques d&#8217;adaptation, notamment pour la protection des populations de certains pays du Sud.</strong></p>
<p>Il y a une autre raison d&#8217;agir vite et fort à Copenhague. <strong>Nous n&#8217;avons plus que quelques années pour profiter de notre capacité de faire, de notre puissance disponible, de notre relative prospérité avant que l&#8217;énergie ne devienne rare et beaucoup plus chère qu&#8217;aujourd&#8217;hui, tandis que la récession concomitante nous empêchera d&#8217;agir efficacement. Si un bon accord juridique n&#8217;est pas conclu à Copenhague, nous n&#8217;aurons plus le temps de nous en tirer, faute de moyens physiques économiquement disponibles. Nous ne sommes plus dans le rêve essentialiste d&#8217;une bienheureuse société post-carbone en 2050, nous sommes dans le compte à rebours pour éviter le pire</strong>, pour réduire les souffrances de nos enfants et petits-enfants, pour sauver le plus grand nombre de nos frères et sœurs du Sud. Pratiquement, le point le plus important de Copenhague est un accord contraignant sur la décroissance réelle et forte des émissions de GES à partir de 2015.</p>
<p>Moins connu que les autres arguments en faveur de la réduction des GES, cette raison d&#8217;agir basée sur la raréfaction et le renchérissement imminents de l&#8217;énergie doit être expliquée plus avant. Essentiellement : <strong>le modèle économique dominant &#8211; que l&#8217;on peut qualifier de « libéral-productiviste » &#8211; nécessite une croissance sans fin et une création d&#8217;emplois continuelle, ce qui est physiquement impossible. Plus explicitement : l&#8217;économie actuelle s&#8217;appuie sur les marchés et les emplois pour distribuer les biens et les services ; la croissance du PIB et des emplois exige la croissance de l&#8217;énergie nette disponible ; cette dernière est liée au pic de production de pétrole qui arrive aujourd&#8217;hui et sera donc suivi &#8211; dès la décennie 2010-2020 &#8211; d&#8217;une décroissance longue et définitive du PIB, la récession actuelle se transformant en dépression puis en chaos si nos dirigeants ne décillent pas les yeux. Bref, lorsque l&#8217;énergie nette disponible décroît, tout décroît. Cette décroissance n&#8217;est même plus un choix politique issue d&#8217;un débat politique sur les meilleures orientations pour une planète soutenable, cette décroissance est notre destin</strong>.</p>
<p>De ce point de vue, les débats préparatoires à Copenhague sont souvent affligeants. Les sujets qui occupent le devant de la scène ne <!--more-->permettant pas du tout de faire face à l&#8217;avenir tel que décrit ci-dessus. On organise ici de vastes conférences sur la création d&#8217;un marché mondial du carbone, à l&#8217;image de l&#8217;European Trading Scheme (ETS) qui a montré son inefficacité depuis trois ans. On réunit là des experts actionnés par les lobbies pour débattre gravement de la capture et séquestration du carbone. On rassemble ailleurs des responsables économiques pour chanter les vertus des Mécanismes de développement propre (MDP), c&#8217;est-à-dire l&#8217;achat, par les entreprises du Nord, de crédits d&#8217;émissions dégagés par des projets de dépollution au Sud. Au lieu d&#8217;exiger un effort national en faveur de la baisse réelle des émissions dans chaque pays riche, le « paquet énergie-climat » de l&#8217;Union européenne, adopté en décembre 2008 sous présidence française, autorise les Etats de l&#8217;Union à externaliser leur vertu en instaurant ainsi un marché mondial d&#8217;indulgences au profit du Nord. Toutes ces manœuvres ne sont qu&#8217;échappatoires à l&#8217;affrontement direct de la réalité climatique et énergétique.</p>
<p>A Copenhague, tout texte dilatoire inspiré par le nationalisme économique ou l&#8217;ignorance de la hauteur des enjeux nous conduirait vers un désastre global. Je crains que les chefs d&#8217;Etats et de gouvernements, faute d&#8217;accepter un accord juridique contraignant, s&#8217;en tirent par une déclaration politique commune, d&#8217;autant plus magnifique qu&#8217;elle sera vide de décisions.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Crise climatique et fin du pétrole : Démarrer une initiative de transition]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/08/crise-climatique-et-fin-du-petrole-demarrer-une-initiative-de-transition/</link>
<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 23:21:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/08/crise-climatique-et-fin-du-petrole-demarrer-une-initiative-de-transition/</guid>
<description><![CDATA[Démarrer une initiative de transition Worldies, Pierre, Trièves après pétrole, le 5 novembre 2009 Sc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a title="plus de détails sur  Démarrer une initiative de transition" href="http://aprespetrole.unblog.fr/2009/10/12/demarrer-une-initiative-de-transition/">Démarrer une initiative de transition</a></p>
<p><a href="http://">Worldies</a>, Pierre, <a title="Voir tous les articles dans Trièves après pétrole" href="http://www.worldies.com/category/ailleurs/trieves-apres-petrole/">Trièves après pétrole</a>, le 5 novembre 2009</p>
<p>Schématiquement, lancer une initiative de transition peut se découper en trois phases :</p>
<p>- <strong>préparation</strong>, à l&#8217;issue ou pendant laquelle se créer le groupe de départ ;</p>
<p>- <strong>sensibilisatio</strong>n, à l&#8217;issue de laquelle le groupe de départ se dissout pour laisser place à un groupe de pilotage plus large et plus représentatif de la population ;</p>
<p>- <strong>action</strong>.</p>
<p>À Trièves Après-Pétrole, nous en sommes à la fin de la préparation, aussi nous ne parlerons que de cette étape pour le moment.</p>
<p><strong>Un peu d&#8217;histoire…</strong></p>
<p><strong>L&#8217;initiative Trièves Après-Pétrole a été relativement facile à démarrer : le Trièves est un territoire rural relativement petit, très dynamique, où il est facile de rencontrer les gens et les élus. Les initiatives écologiques et alternatives sont nombreuses, les élus sont sensibles à ces thèmes, les collectivités expérimentent, tout le monde se connaît dans ces réseaux et en dehors. Il n&#8217;a donc pas été complexe de rassembler un premier groupe de personnes prêtes à soutenir l&#8217;initiative.</strong></p>
<p><strong>Néanmoins, l&#8217;incrédulité à laquelle on se heurte quand on aborde le pic pétrolier, le choc que cela représente généralement pour les gens et l&#8217;ampleur du travail nous ont amené à procéder par étapes. Un principe nous guide depuis le début : ne pas s&#8217;adresser au public avant d&#8217;être prêts, c&#8217;est-à-dire ne pas précipiter les chose au risque de rencontrer un échec. De fait, nous avons réfléchi un an avant de lancer l&#8217;initiative en septembre 2008, et depuis nous réunissons informations et outils pédagogiques en vue de la phase de sensibilisation du public, qui débutera début avril 2009.</strong></p>
<p><strong>… et quelques conseils</strong></p>
<p>- <strong>Soyez sûr(e) de votre motivation</strong> : <strong>c&#8217;est un travail de longue haleine qui vous amènera à côtoyer beaucoup de gens, avec tous les hauts et les bas des relations humaines. Un goût pour la pédagogie, l&#8217;écoute des autres et les réalisations concrètes est crucial.</strong> Une approche purement intellectuelle risque de ne pas aller bien loin. Soyez prêt(e) à partager l&#8217;aventure avec des gens très différents de vous par leurs histoires, leurs sensibilités et leurs motivations.</p>
<p>- <strong>Choisissez une échelle d&#8217;action cohérente et à votre mesure</strong> (commune, terroir, canton, quartier) ; commencer trop grand risque de vous épuiser et de vous éloigner du terrain.</p>
<p>- <strong>Commencez par rencontrer les gens qui agissent et qui ont une expérience dans l&#8217;écologie, les alternatives, la décroissance, la sensibilisation du public, la démocratie participative, l&#8217;éducation populaire</strong>. Faites-leur connaissance et faites-vous connaître. sachez ce qu&#8217;ils font.</p>
<p>- La crédibilité est un facteur important : il est plus facile d&#8217;être écouté et de convaincre si <!--more-->l&#8217;on est reconnu ou si l&#8217;on représente une structure reconnue. À défaut de l&#8217;être soi-même, trouver un ou des porte-parole en qui les gens peuvent avoir confiance. N&#8217;hésitez pas à aller chercher ailleurs des personnes compétentes.</p>
<p>- Informez-vous bien sur le pic pétrolier et ses conséquences, sur les facteurs économiques et sur les différents concepts de la transition : vous aurez à vaincre l&#8217;incrédulité et à répondre à de nombreuses questions, soyez sûr(e) de vous. Il vaut mieux agir sur la base d&#8217;un bonne compréhension que sur une simple conviction.</p>
<p>- Quand vous sentez les choses mûres, entourez-vous de quelques personnes (au moins 3) aussi déterminées que vous à travailler sur le long terme. Soyez clair(e) sur les objectifs et l&#8217;engagement que l&#8217;initiative implique. Mettez-vous en relation avec des groupes existants pour bénéficier de leur expérience.</p>
<p>- Avant de vous adresser au public, mettez au point votre organisation et votre communication : de quoi allez-vous parler, comment, avec quels supports (films, diaporamas, schémas, jeux, etc.), par quels canaux (réunions, projections, articles dans les journaux, émissions de radio, etc.). Les différents publics (grands public, jeunesse, élus, entreprises) demandent des communications différentes.</p>
<p>- Plusieurs séances d&#8217;information, dans différents lieux et auprès de différents publics seront nécessaire avant que votre initiative commence à faire parler d&#8217;elle. Il est important de bien toucher un large public et pas seulement les convaincus.</p>
<p>- Armez-vous de confiance, d&#8217;ouverture et de compréhension, soyez apte à la remise en question (demandez-vous ce qui n&#8217;a pas fonctionné avant de considérer que les “autres” ne comprennent rien), n&#8217;ayez pas peur de remettre l&#8217;ouvrage sur le métier. Rappelez-vous que tout le monde est invité et que “les personnes qui viennent sont les bonnes personnes”, comme le dit Rob Hopkins. Tous les points de vue sont valables, il ne s&#8217;agit pas de convaincre les autres d&#8217;une vérité, mais de créer une dynamique dans l&#8217;ensemble de la population.</p>
<p>- Expérimentez. Vous trouverez certainement des choses que nous n&#8217;avons pas trouvées.</p>
<p><a title="plus de détails sur  Démarrer une initiative de transition" href="http://aprespetrole.unblog.fr/2009/10/12/demarrer-une-initiative-de-transition/">Plus d&#8217;info</a></p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Prendre le temps et la Bastille]]></title>
<link>http://jardinons.wordpress.com/2009/11/01/prendre-le-temps-et-la-bastille/</link>
<pubDate>Sun, 01 Nov 2009 22:06:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>karmai</dc:creator>
<guid>http://jardinons.wordpress.com/2009/11/01/prendre-le-temps-et-la-bastille/</guid>
<description><![CDATA[Il y a une guerre contre une vision du temps à mener. La domination d&#8217;une temporalité métro-bo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Il y a une guerre contre une vision du temps à mener. La domination d&#8217;une temporalité métro-boulot-dodoesque où semble s&#8217;évanouir l&#8217;essentiel. L&#8217;anthropologie d&#8217;une société où le temps est de l&#8217;argent, est celle de l&#8217;homme pressé. Celle du travailleur-consommateur qui se soumet aux exigences toujours plus dures du consommateur travailleur, en bref celle de l&#8217;auto-exploitation. Le temps &#8220;libre&#8221;, supposé échapper à cette logique, est colonisé par les divers spectacles propagandistes.  L&#8217;extension sans limites des désirs requiert des consommateurs-travailleurs une disponibilité de tous les instants pour tenter de les combler. En vain. Fatigue, stress, dépression, maladie, parcourent la vie de ces  Hommes qui tentent de satisfaire par le travail la double exigence de l&#8217;épanouissement par une tâche au sens hyper-fractionné et de la satisfaction de tous leurs désirs.  Le souci de son activité professionnelle et de la consommation colonise le temps &#8220;libre&#8221; parce qu&#8217;il est en négatif du temps du travail. Ce temps &#8220;libre&#8221; a peu à voir avec la liberté et est en fait une condition <em>sine qua none</em> de la conservation de l&#8217;équilibre psychique et physique du travailleur.  Le temps libre mis au pas par la société de consommation, il ne reste que les rêves, temps encore disponible afin de purger les soucis du quotidien. Lorsque les remparts de ce dernier univers cèdent et que le sommeil réparateur n&#8217;arrive plus à compenser les tensions du monde réel, le corps doit alors être chimiquement et psychologiquement assisté. Le système médical prend alors désormais en charge le monde onirique devenu le champ de bataille de l&#8217;enthousiasmante trilogie des publicitaires, du management et de la psychanalyse. Bienvenu dans la société sans rêves.</p>
<p style="text-align:center;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/LZGCcMmkQrk&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/LZGCcMmkQrk&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p style="text-align:center;"><em>Waking Life (2001) &#8211; Richard Linklater</em></p>
<p style="text-align:justify;">Cette soumission du temps a une source: le capitalisme industriel. Le capitalisme, c&#8217;est la démocratisation de l&#8217;horloge et de la montre en permettant l&#8217;intégration par tous les travailleurs d&#8217;une mesure objective des minutes qui s&#8217;écoulent en une journée. Le temps standardisé rend alors possible l&#8217;augmentation scientifique de la productivité horaire et un meilleur contrôle sur le profit. Le rendement par unité de temps soumet le travailleur à une référence productive. Son temps est directement mesurable en création de valeur. Le temps devient de l&#8217;argent. (Voir <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Landes">Landes</a>)</p>
<p style="text-align:center;"><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x3mqsl"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x3mqsl" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align:center;"><em>La classe operaia va in paradiso (1971) &#8211; Elio Petri</em></p>
<p style="text-align:justify;">Alors que les gains de productivité auraient du permettre progressivement de libérer les hommes du travail puisqu&#8217;il faut moins de temps pour produire un même objet ils sont en fait captés par les détenteurs du capital (aujourd&#8217;hui les actionnaires) pour entretenir une richesse démesurée et servir à créer de faux-besoins, conditions nécessaires du moteur de l&#8217;exploitation future. En travaillent plus vite, et faute de rapport de force favorable pour obliger les détenteurs du capital à partager comme on a pu le voir dans les trentes glorieuses, on ne travaille pas moins mais on met des gens au chômage en augmentant le taux de profit. Toute ressemblance avec une société existant actuellement serait completement fortuite&#8230;A la faillite du système financier international, les états ne s&#8217;y trompent pas et peuvent donc parier sur l&#8217;inertie de cette quête imposée aux masses de satisfaire d&#8217;innombrables faux-besoins, d&#8217;autant plus assurément inatteignables que les inégalités sont fortes et d&#8217;autant plus désirables que le spectacle du luxe les met en valeur (voir <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Veblen">Veblen</a>). Sans autres alternatives que le goulag, sans autre univers à créer que notre petit individu, la lutte politique collective pour changer ce monde inacceptable semble une hypothèse désespérée digne de Donquichotte.</p>
<p style="text-align:center;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/aYZMsGx1Acs&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/aYZMsGx1Acs&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p style="text-align:center;"><em>Waking Life (2001) &#8211; Richard Linklater</em></p>
<p style="text-align:justify;">Sur ce constat, la tentative qui consiste pour chaque être humain de détruire les structures de domination (l&#8217;état, la publicité, les médias, le spectacle, la croissance, la police, la hiérarchie) qui oppressent le développement de soi n&#8217;ont mené au final qu&#8217;à un approfondissement de la société de consommation par la diffusion de l&#8217;illusion de la consommation personnalisée et tolérante.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-703" title="McDonald-Ads-33" src="http://jardinons.wordpress.com/files/2009/11/mcdonald-ads-33.jpg" alt="McDonald-Ads-33" width="500" height="353" /></p>
<p style="text-align:center;"><em>Venez comme vous êtes &#8211; Campagne publicitaire de Mac Donald</em></p>
<p style="text-align:justify;">On peut lire sur <a href="http://www.marketingpleinlesdoigts.com/2008/11/17/venez-comme-vous-etes/">un blog</a> comme parmi d&#8217;autres: &#8220;J’adore la nouvelle campagne <a href="http://www.mcdonalds.fr/">McDonald </a>et pourtant je ne supporte pas cette chaîne et ses produits !&#8221;. cqfd Critiqués de tous bord pour leurs propagande normative, les publicitaires s&#8217;adaptent et proposent de valoriser des minorités à fort pouvoir d&#8217;achat comme les <span style="text-decoration:line-through;">vieux</span> seniors, les <span style="text-decoration:line-through;">gros</span> personnes de forte corpulence, les <span style="text-decoration:line-through;">noirs</span> blacks, etc.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-696" title="dove-real-beauty-5" src="http://jardinons.wordpress.com/files/2009/11/dove-real-beauty-5.jpg" alt="dove-real-beauty-5" width="435" height="412" /><em> </em></p>
<p style="text-align:center;"><em>&#8220;Trop vieille pour être dans une publicité contre le vieillissement&#8221; &#8211; Publicité pour Dove</em></p>
<p style="text-align:justify;">Approfondissement raté de la subversion de la société de consommation, la &#8220;consom&#8217;action&#8221;, qui consiste à acheter des produits soutenant la défense d&#8217;un autre modèle de société: Zapatiste, écologique, équitable, etc. Là encore, le potentiel subversif est anesthésié par le lissage idéologique du marketing. Les dérives <em>récupérationnistes</em> deviennent totales lorsque les pires multinationales s&#8217;accaparent les atours de la lutte sociale et de la défense des citoyens. Ce dernier réduit en consommateur devient alors un allier &#8220;objectif&#8221; de l&#8217;exploitation des travailleurs faite par ses entreprises prédatrices au nom de ses droits à consommer sans entraves.</p>

<p style="text-align:justify;">L&#8217;action politique collective et individuelle, qu&#8217;elle passe par la mobilisation ou la consommation concertée est soit discréditée soit assimilée. Seule la désertion de la société de consommation peut ne pas être récupérée. Seul le couplage d&#8217;une réduction du temps de travail salarié et une ascèse consommatrice progressive permet de pouvoir détruire les fondements de ce modèle de société.</p>
<p style="text-align:justify;">Marc Aurele dit qu&#8217;il y a égalité de temps présent entre tous les êtres et que la vie la plus longue et la plus courte reviennent au même. Mozart du haut de ses 34 ans de vie n&#8217;a probablement rien à envier à Hitler qui en a vécu 56 ans. Ainsi, la qualité d&#8217;une vie n&#8217;est pas mesurable et le succès d&#8217;un modèle de société ne peut sûrement pas se mesurer par l&#8217;espérance de vie.  Je me rend compte que pour le capitalisme c&#8217;est pourtant <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_d%C3%A9veloppement_humain">le cas</a>. C&#8217;est donc l&#8217;instant qui compte au delà de l&#8217;accumulation de moments présents à venir potentiellement. Il faut arrêter essayer d&#8217;<em>avoir </em>du temps, pour <em>être </em>dans le temps.</p>
<p style="text-align:center;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/noBaKP89mYc&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/noBaKP89mYc&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p style="text-align:center;"><em>L&#8217;an 01 &#8211; Jacques Doillon (1973)</em></p>
<p style="text-align:justify;">Au final la richesse d&#8217;une vie ne se mesure pas en or mais aux moments où l&#8217;on se sent vivant. L&#8217;autonomie apprise par la nécessité matérielle de cette ascèse provoquera la remise en cause nécessaire des institutions qui exercent un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Monopole_radical">monopole radical</a> tout en prétendant nous décharger de fardeaux comme se soigner, communiquer, se nourir, se loger, penser, jouer, s&#8217;organiser, se vétir, se déplacer, etc.</p>
<p style="text-align:center;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/ePbihCnnOdE&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/ePbihCnnOdE&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p style="text-align:center;"><em>Le sens de la vie (1982) &#8211; Monty Python</em></p>
<p style="text-align:justify;">La pratique de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Autonomie">autonomie</a> (qu&#8217;il ne fait surtout pas confondre avec l&#8217;auto-suffisance et encore moins avec le repli sur soi) nous amènera à repenser la production, nos institutions, nos entreprises, l&#8217;urbanisme et l&#8217;agriculture parce que ce sera le temps et non l&#8217;argent qui sera la mesure de toutes choses. Il faudra notamment repenser tous nos outils pour en faire des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Outil_convivial">outils conviviaux</a>. Changer par exemple la voiture comme mode de transport dont la &#8220;vitesse généralisée&#8221; est celle d&#8217;un vélo<em>.</em></p>
<p style="text-align:center;"><em><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/OqDRJfwQ56M&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/OqDRJfwQ56M&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></em></p>
<p style="text-align:center;"><em>L&#8217;an 01 &#8211; l&#8217;outil convivial<br />
</em></p>
<p style="text-align:justify;">Certains penseurs comme Bertrand Russell ou encore Paul Lafargue, avaient bien compris le potentiel corosif de l&#8217;oisiveté, de la paresse, c&#8217;est à dire d&#8217;avoir le contrôle sur le temps, quitte même parfois oser symboliquement cet extreme affront de le gaspiller en toute libetré et en pure perte. Jamais <em>prendre</em> le temps ne m&#8217;a semblé aussi proche de la <em>prise </em>d&#8217;une Bastille. La fin du travail et de la consommation ne signifie pas la fin ni de l&#8217;activité, ni la précarité. Ce n&#8217;est donc pas la pauvreté pour chacun, mais bien la richesse vitale pour tous. Libérons le temps, libérons le rêve, et le reste suivra.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Edgar Morin : Pour une politique de l'humanité]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/10/29/edgar-morin-pour-une-politique-de-lhumanite/</link>
<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 21:00:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
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<description><![CDATA[futurchaos.blogs.nouvelobs.com, liberation.fr, Edgar MORIN, Johannesburg 2002, le 28 octobre 2009, l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">futurchaos.blogs.nouvelobs.com</a>, <a href="http://">liberation.fr</a>, Edgar MORIN, Johannesburg 2002, le 28 octobre 2009, le 26 août 2002</p>
<p>Pour une politique de l&#8217;humanité</p>
<p><strong>Moteur d&#8217;occidentalisation, le développement est un mythe qu&#8217;il faut aujourd&#8217;hui abandonner au profit d&#8217;une politique de l&#8217;homme et de la civilisation</strong>.</p>
<p>Ne faut-il pas nous défaire du terme de développement, même amendé ou amadoué en développement durable, soutenable ou humain ?</p>
<p>L&#8217;idée de développement a toujours comporté une base technique-économique, mesurable par les indicateurs de croissance et ceux du revenu. Elle suppose de façon implicite que le développement techno-économique est la locomotive qui entraîne naturellement à sa suite un «développement humain» dont le modèle accompli et réussi est celui des pays réputés développés, autrement dit occidentaux. Cette vision suppose que l&#8217;état actuel des sociétés occidentales constitue le but et la finalité de l&#8217;histoire humaine.</p>
<p> Le développement «durable» ne fait que tempérer le développement par considération du contexte écologique, mais sans mettre en cause ses principes ; dans le développement «humain», le mot humain est vide de toute substance, à moins qu&#8217;il ne renvoie au modèle humain occidental, qui certes comporte des traits essentiellement positifs, mais aussi, répétons-le, des traits essentiellement négatifs.</p>
<p><strong>Aussi le développement, notion apparemment universaliste, constitue un mythe typique du sociocentrisme occidental, un moteur d&#8217;occidentalisation forcenée, un instrument de colonisation des «sous-développés» (le Sud) par le Nord. Comme dit justement Serge Latouche, «ces valeurs occidentales [du développement] sont précisément celles qu&#8217;il faut remettre en question pour trouver solution aux problèmes du monde contemporain» (le Monde diplomatique, mai 2001).</strong></p>
<p>Le développement sans qualités</p>
<p>Le développement ignore ce qui n&#8217;est ni calculable ni mesurable, c&#8217;est-à-dire la vie, la souffrance, la joie, l&#8217;amour, et sa seule mesure de satisfaction est dans la croissance (de la production, de la productivité, du revenu monétaire). <strong>Conçu uniquement en termes quantitatifs, il ignore les qualités : les qualités de l&#8217;existence, les qualités de solidarité, les qualités du milieu, la qualité de la vie, les richesses humaines non calculables et non monnayables ; il ignore le don, la magnanimité, l&#8217;honneur, la conscience. Sa démarche balaie les trésors culturels et les connaissances des civilisations archaïques et traditionnelles ; le concept aveugle et grossier de sous-développement désintègre les arts de vie et sagesses de cultures millénaires.</strong></p>
<p>Sa rationalité quantifiante en est irrationnelle lorsque le <!--more-->PIB (produit intérieur brut) comptabilise comme positive toute activité génératrice de flux monétaires, y compris les catastrophes comme le naufrage de l&#8217;Erika ou la tempête de 1999, et lorsqu&#8217;il méconnaît les activités bénéfiques gratuites.</p>
<p> Le développement ignore que la croissance techno-économique produit aussi du sous-développement moral et psychique : l&#8217;hyperspécialisation généralisée, les compartimentations en tous domaines, l&#8217;hyperindividualisme, l&#8217;esprit de lucre entraînent la perte des solidarités. L&#8217;éducation disciplinaire du monde développé apporte bien des connaissances, mais elle engendre une connaissance spécialisée qui est incapable de saisir les problèmes multidimensionnels et elle détermine une incapacité intellectuelle de reconnaître les problèmes fondamentaux et globaux.</p>
<p>Le développement considère comme bénéfique et positif tout ce qui est problématique, néfaste et funeste dans la civilisation occidentale sans pour autant comporter nécessairement en lui ce qu&#8217;il y a de fécond (droits humains, responsabilité individuelle, culture humaniste, démocratie).</p>
<p>Une menace d&#8217;anéantissement</p>
<p>Le développement apporte certes des progrès scientifiques, techniques, médicaux, sociaux, mais il apporte aussi des destructions dans la biosphère, des destructions culturelles, de nouvelles inégalités, de nouvelles servitudes se substituant aux anciens asservissements. Le développement déchaîné de la science et de la technique apporte en lui-même une menace d&#8217;anéantissement (nucléaire, écologique) et des redoutables pouvoirs de manipulation. Le terme de développement durable ou soutenable peut ralentir ou atténuer, mais non modifier ce cours destructeur. Il s&#8217;agit dès lors, non tant de ralentir ou d&#8217;atténuer, mais de concevoir un nouveau départ.</p>
<p> Enfin, le développement, dont le modèle, l&#8217;idéal, la finalité sont la civilisation occidentale, ignore que cette civilisation est en crise, que son bien-être comporte du mal-être, que son individualisme comporte clôtures égocentriques et solitudes, que ses épanouissements urbains techniques et industriels comportent stress et nuisances et que les forces qu&#8217;a déchaînées son «développement» conduisent à la mort nucléaire et à la mort écologique. Nous avons besoin, non de continuer, mais d&#8217;un nouveau commencement.</p>
<p>Solidariser la planète</p>
<p> Le développement ignore qu&#8217;un véritable progrès humain ne peut partir de l&#8217;aujourd&#8217;hui, mais qu&#8217;il nécessite un retour aux potentialités humaines génériques, c&#8217;est-à-dire une re-génération. De même qu&#8217;un individu porte en son organisme les cellules souches totipotentes qui peuvent le régénérer, de même l&#8217;humanité porte en elle les principes de sa propre régénération, mais endormis, enfermés dans les spécialisations et les scléroses sociales. Ce sont ces principes qui permettraient de substituer à la notion de développement celle d&#8217;une politique de l&#8217;humanité (anthropolitique) que j&#8217;ai depuis longtemps suggérée et celle d&#8217;une politique de civilisation.</p>
<p> La politique de l&#8217;humain aurait pour mission la plus urgente de solidariser la planète. Ainsi une agence ad hoc des Nations unies devrait disposer de fonds propres pour l&#8217;humanité défavorisée, souffrante, misérable. Elle devrait comporter un office mondial de médicaments gratuits pour le sida et les maladies infectieuses, un office mondial d&#8217;alimentation pour les populations dénuées ou frappées de famine, une aide substantielle aux ONG humanitaires. Les nations riches devraient procéder à une mobilisation massive de leur jeunesse en un service civique planétaire partout où les besoins s&#8217;en font sentir (sécheresse, inondation, épidémies). Le problème de la pauvreté est mal estimé en termes de revenus ; c&#8217;est surtout celui de l&#8217;injustice dont souffrent les indigents, miséreux, nécessiteux, les subalternes, les prolétaires, non seulement devant la malnutrition ou la maladie, mais dans tous les aspects de l&#8217;existence où ils sont dépourvus de respect et de considération. Le problème des démunis, c&#8217;est leur impuissance devant le mépris, l&#8217;ignorance, les coups du sort. La pauvreté est beaucoup plus que la pauvreté. C&#8217;est dire que, pour l&#8217;essentiel, elle ne se calcule ni ne se mesure en termes monétaires.</p>
<p> La politique de l&#8217;humanité serait corrélativement une politique de justice pour tous ceux qui, non occidentaux, subissent le déni des droits reconnus par l&#8217;Occident pour lui-même.</p>
<p> La politique de l&#8217;humanité serait en même temps une politique pour constituer, sauvegarder et contrôler les biens planétaires communs. Alors que ceux-ci sont actuellement limités et excentriques (l&#8217;Antarctique, la Lune), il faudrait y introduire le contrôle de l&#8217;eau, ses rétentions et ses détournements, ainsi que les gisements pétroliers.</p>
<p>Une gouvernance pour la Terre-patrie</p>
<p>La politique de civilisation aurait pour mission de développer le meilleur de la civilisation occidentale, d&#8217;en rejeter le pire, et d&#8217;opérer une symbiose de civilisations intégrant les apports fondamentaux de l&#8217;Orient et du Sud. Cette politique de civilisation serait nécessaire à l&#8217;Occident lui-même. Celui-ci souffre de plus en plus de la domination du calcul, de la technique, du profit sur tous les aspects de la vie humaine, de la domination de la quantité sur la qualité, de la dégradation de la qualité de la vie dans les mégapoles, de la désertification de campagnes livrées à l&#8217;agriculture et à l&#8217;élevage industriels qui ont déjà produit bien des catastrophes alimentaires. Le paradoxe est que cette civilisation occidentale qui triomphe dans le monde est en crise en son coeur même, et son accomplissement est la révélation de ses propres carences. La politique de l&#8217;homme et la politique de civilisation doivent converger sur les problèmes vitaux de la planète. Le vaisseau spatial Terre est propulsé par quatre moteurs associés et en même temps incontrôlés : science, technique, industrie, capitalisme (profit). Le problème est d&#8217;établir un contrôle sur ces moteurs. Les pouvoirs de la science, ceux de la technique, ceux de l&#8217;industrie doivent être contrôlés par l&#8217;éthique, qui ne peut imposer son contrôle que par la politique ; l&#8217;économie doit non seulement être régulée, mais elle doit devenir plurielle en comportant les mutuelles, associations, coopératives, échanges de services.</p>
<p> Ainsi, la planète a besoin à la fois d&#8217;une politique de l&#8217;homme et d&#8217;une politique de civilisation. Mais elle a pour cela besoin de gouvernance. Une gouvernance démocratique mondiale est actuellement hors de portée ; toutefois, les sociétés démocratiques se préparent par des moyens non démocratiques, c&#8217;est-à-dire par des réformes imposées.</p>
<p> Il serait souhaitable que cette gouvernance s&#8217;effectue à partir des Nations unies qui ainsi se confédéreraient, en créant des instances planétaires dotées de pouvoir sur les problèmes vitaux et les périls extrêmes (armes nucléaires et biologiques, terrorismes, écologie, économie, culture). Mais l&#8217;exemple de l&#8217;Europe nous montre la lenteur d&#8217;un cheminement qui exige un consensus de tous les partenaires. Il faudrait une montée soudaine et terrible de périls, la venue d&#8217;une catastrophe pour constituer l&#8217;électrochoc nécessaire aux prises de conscience et aux prises de décision.</p>
<p> A travers régression, dislocation, chaos, désastres, la Terre-patrie pourrait surgir d&#8217;un civisme planétaire, d&#8217;une émergence de société civile mondiale, d&#8217;une amplification des Nations unies, non se substituant aux patries, mais les enveloppant.</p>
<p>L&#8217;obstacle énorme: l&#8217;humanité elle-même</p>
<p> Mais l&#8217;on ne saurait se masquer plus longtemps les obstacles énormes qui s&#8217;y opposent. Il y a tout d&#8217;abord le fait que la tendance à l&#8217;unification de la société-monde suscite des résistances nationales, ethniques, religieuses, qui tendent à la balkanisation de la planète, et que l&#8217;élimination de ces résistances supposerait une domination implacable.</p>
<p> Il y a surtout l&#8217;immaturité des Etats-nations, des esprits, des consciences, c&#8217;est-à-dire fondamentalement l&#8217;immaturité de l&#8217;humanité à s&#8217;accomplir elle-même.</p>
<p> C&#8217;est dire du même coup que loin de se forger une société-monde civilisée, il se forgera, si elle réussit à se forger, une société-monde grossière et barbare. Elle n&#8217;abolirait pas d&#8217;elle-même les exploitations, les dominations, les dénis, les inégalités existantes. La société-monde ne va pas résoudre ipso facto les graves problèmes présents dans nos sociétés et dans notre monde, mais c&#8217;est la seule voie par laquelle l&#8217;humanité pourrait éventuellement progresser.</p>
<p> Si les aspects les plus pervers, barbares et vicieux de l&#8217;être humain ne peuvent être inhibés, au moins régulés, s&#8217;il n&#8217;advient pas non seulement une réforme de la pensée mais aussi une réforme de l&#8217;être humain lui-même, la société-monde subira tout ce qui a jusqu&#8217;à présent ensanglanté et rendu cruelle l&#8217;histoire de l&#8217;humanité, des empires, des nations. Comment adviendrait une telle réforme, qui suppose une réforme radicale des systèmes d&#8217;éducation, qui suppose un grand courant de compréhension et de compassion dans le monde, un nouvel évangile, de nouvelles mentalités ?</p>
<p> Le dépassement de la situation nécessiterait une métamorphose tout à fait inconcevable. Toutefois cette constatation désespérante comporte un principe d&#8217;espérance ; on sait que les grandes mutations sont invisibles et logiquement impossibles avant qu&#8217;elles apparaissent ; on sait aussi qu&#8217;elles apparaissent quand les moyens dont dispose un système sont devenus incapables de résoudre ses problèmes. Ainsi, pour un éventuel observateur extraterrestre, l&#8217;apparition de la vie, c&#8217;est-à-dire d&#8217;une nouvelle organisation plus complexe de la matière physico-chimique et dotée de qualités nouvelles, aurait été d&#8217;autant moins concevable qu&#8217;elle se serait produite dans les tourbillons, les tempêtes, les orages, les éruptions, les tremblements de terre.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'écologie sera rentable ou ne sera pas !]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/10/23/lecologie-sera-rentable-ou-ne-sera-pas/</link>
<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 07:12:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/10/23/lecologie-sera-rentable-ou-ne-sera-pas/</guid>
<description><![CDATA[latribube.fr, Charles Beigbeder, vice-président de la Fondation pour l&#8217;innovation politique (F]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">latribube.fr</a>, Charles Beigbeder, vice-président de la Fondation pour l&#8217;innovation politique (FIP), coordinateur du pôle &#8220;Ecologie&#8221;, président de Poweo, et Dominique Reynié, directeur général de la FIP, professeur à Sciences Po, le 21 octobre 2009</p>
<p>L&#8217;écologie sera rentable ou ne sera pas !</p>
<p>Nous n&#8217;avons pas à choisir entre la croissance et la planète parce que cela reviendrait à choisir entre l&#8217;homme et la nature. La cause de l&#8217;environnement ne vaut que parce qu&#8217;elle sert la cause de l&#8217;humanité et l&#8217;écologie sera progressiste ou ne sera pas. Tel est l&#8217;objet du colloque que la Fondation pour l&#8217;innovation politique consacre ce jeudi à la question sur le thème: &#8220;réussir la croissance verte&#8221;.</p>
<p><strong>Plus personne ne conteste l&#8217;importance de l&#8217;enjeu écologique. La cause de l&#8217;environnement est définitivement installée au cœur du débat et de l&#8217;action politiques. Mais il y a deux conceptions de l&#8217;écologie : l&#8217;une prétend changer l&#8217;homme en contraignant sa capacité d&#8217;action, quand l&#8217;autre propose d&#8217;agir sur les conséquences de cette action. La première est culpabilisante et régressive. L&#8217;autre se veut incitative, rationnelle et progressiste : elle parie sur la croissance verte.</strong></p>
<p><strong>L&#8217;écologie régressive oppose, de façon plus ou moins assumée, la production de richesses à la protection de l&#8217;environnement. Le marché, l&#8217;activité économique, l&#8217;industrie ou les entrepreneurs sont désignés comme les ennemis de la nature. De cette condamnation a priori peut naître la tentation de réduire l&#8217;activité économique, de limiter, voire d&#8217;empêcher, les progrès de la connaissance. Certains fondamentalistes de l&#8217;écologie vont jusqu&#8217;à prôner la décroissance, nous sommant de choisir entre le progrès économique et la planète</strong>. Ce discours bénéficie d&#8217;un certain écho parce qu&#8217;il prend en charge une partie de l&#8217;hostilité à l&#8217;économie de marché dans un monde désormais sans communisme. Il jouit aussi d&#8217;un authentique privilège médiatique parce que le ton sur lequel il est tenu est volontiers alarmiste et qu&#8217;il permet des mises en scène spectaculaires. C&#8217;est le syndrome du tétanisé !</p>
<p>Nous nous inscrivons en faux contre cette vision rétrograde de l&#8217;écologie. La cause de l&#8217;environnement ne vaut en effet que parce qu&#8217;elle sert le développement humain et ne peut être invoquée pour empêcher l&#8217;homme d&#8217;avancer, d&#8217;innover, d&#8217;améliorer son sort. Comment expliquer aux pays en développement qu&#8217;ils doivent ralentir leur croissance pour préserver notre environnement ? Et comment prétendre maîtriser les dangers qui menacent la planète en renonçant à la science et au progrès technique ? Ouvrons les yeux : l&#8217;écologie sera donc progressiste ou ne sera pas. C&#8217;est par l&#8217;innovation et l&#8217;investissement que nous relèverons ces défis. L&#8217;écologie est une formidable promesse de prospérité pour nos universités et notre recherche. De même, la protection de l&#8217;environnement ouvre des opportunités de marché considérables. Ils contribueront à l&#8217;avènement d&#8217;une croissance durable.</p>
<p>Tous les domaines d&#8217;activité sont concernés. Il s&#8217;agit de rendre l&#8217;ensemble de notre économie moins émettrice de carbone, plus sobre en énergie, plus respectueuse de la biosphère. Quelques secteurs clés sont en pointe de cette révolution verte. C&#8217;est le cas des procédés d&#8217;efficacité énergétique. En changeant nos comportements, en améliorant nos installations, nous sommes dès aujourd&#8217;hui capables de réduire de moitié nos émissions de gaz à effet de serre. Et ce n&#8217;est qu&#8217;un début : <!--more-->des compteurs communicants aux réseaux intelligents, en passant par l&#8217;isolation et la domotique, les innovations laissent espérer des économies d&#8217;énergie toujours plus importantes chez les particuliers comme dans les entreprises.</p>
<p>Dans l&#8217;éco-industrie, de nouveaux procédés de gestion des déchets, d&#8217;assainissement de l&#8217;eau et de l&#8217;air sont en train d&#8217;apparaître. Nous savons désormais que les ressources naturelles ne sont pas abondantes et qu&#8217;il nous faut apprendre à consommer moins tout en limitant au maximum notre empreinte environnementale. Des solutions innovantes existent. Pensons par exemple à la désalinisation, à la récupération de la pluie, de la rosée, et des eaux usées, autant de sources que nous pourrions exploiter.</p>
<p>Les énergies renouvelables, de plus en plus performantes, nous permettent de nous désintoxiquer progressivement du pétrole. Dynamisés par les progrès formidables en matière de recherche et développement, l&#8217;éolien, le photovoltaïque s&#8217;imposent à grande vitesse et gagnent en rentabilité, en attendant la production d&#8217;électricité à partir de biomasse ou d&#8217;énergies marines.</p>
<p>Ces avancées nous montrent que ce ne sont pas les restrictions mais l&#8217;évolution des comportements et l&#8217;innovation qui nous permettent d&#8217;affronter le défi écologique. La croissance verte offre des opportunités de marché considérables. De l&#8217;Agence internationale pour l&#8217;énergie (AIE) à l&#8217;OCDE, en passant par le Programme des nations unies pour l&#8217;environnement (PNUE), les organismes internationaux publient des chiffres impressionnants sur l&#8217;estimation de la richesse créée par le défi écologique. Le PNUE estime ainsi que le marché mondial des produits et services liés à l&#8217;environnement devrait passer de 1.370 milliards de dollars par an actuellement à 2.740 milliards de dollars vers 2020.</p>
<p>La France doit saisir au plus vite cette occasion de renouer avec la croissance. L&#8217;économie verte est l&#8217;enjeu d&#8217;une âpre compétition internationale. Cette bataille n&#8217;aura pas lieu dans un avenir lointain. Elle a déjà commencé. L&#8217;Allemagne, le Japon, les Etats-Unis, la Corée du Sud, l&#8217;Espagne et même la Chine ont compris avant nous que de la croissance verte dépend leur survie, et dominent aujourd&#8217;hui le secteur des énergies propres. Q-Cells en Allemagne, <a href="http://www.latribune.fr/bourse/fiches-entreprises/first-solar.html">First Solar</a> aux Etats-Unis ou Suntech Power en Chine, les groupes étrangers sont nombreux à produire en masse des panneaux solaires toujours plus performants, toujours plus fiables. Ce sont ces mêmes panneaux que nous utilisons pour équiper les toits de nos maisons, de nos entrepôts ou de nos supermarchés. Ne nous laissons pas déprimer, ne nous laissons pas distancer : réussissons la croissance verte !</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Culture FOR What Culture OF  Development? ]]></title>
<link>http://culturefordevelopment.wordpress.com/2009/10/21/culture-for-what-culture-of-development/</link>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 17:20:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>C4D</dc:creator>
<guid>http://culturefordevelopment.wordpress.com/2009/10/21/culture-for-what-culture-of-development/</guid>
<description><![CDATA[For the past nine years, my passion has been promoting culture FOR development, specifically, econom]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>For the past nine years, my passion has been promoting culture FOR development, specifically, economic development.  However, now, this formula is starting to lose its magic for me. While I still believe that it is the case, I am not sure I would like to singly follow the same trajectory that I have been taking.</p>
<p>While the idea is promoting a development that is more culturally based, socially considerate of specificities of localities, it still follows a development framework that is capitalistic and still pursues the western idea of material development. (<em>To give credit to where credit is due, Alessandro first pointed this out to me</em>) Culture has just become a resource from which products are mined and are made to fit the needs and preferences of the global market. How is it then different from the other products that have been marketed before? The only thing is, we have just expanded our market for maximum profit.</p>
<p>This idea was confirmed upon reading Hawkes (2001), who writes about Culture as the fourth pillar of sustainable development. He says: “ <em>“the main focus of cultural development, as a government instrument, has been economic and ‘industrial’. The main thrust has been on expanding the consumption of arts products and of arts production within an industrial model. This has had the effect of transforming culture-making into a market driven commodity consumption activity thereby marginalizing (indeed making invisible) its true function.”  (Hawkes, 2001)</em> However, one could think that this is a very strategic move to get support for culture, as more than anything else, government policies and priorities are more economically based and driven. Hence, in order to ensure, validate and justify its place in national policies and more importantly, in national budget, the cultural sector had to demonstrate that it is an active economic contributor instead of a liability to the society.</p>
<p>As I develop my own ideas in this field, I try to go beyond this very simplistic view of Culture and Development. I see culture now not as a resource for development, but the <strong>basis of development.</strong> It is the blueprint by which we base the structure of our economy. In the same paper, Culture: Fourth Pillar of Sustainability, Hawkes also puts forwards this idea that development goals are based on the values, the culture of the people. And the strategies to reach these development goals are also based on these values embodied on the goals.</p>
<p><em> </em></p>
<p>The prevailing development concept is based on a culture that has been shaped by centuries of capitalism, focused on economic development, based on a culture of consumption and production. The need for economic prosperity has gone beyond survival needs but is now based on a need to amass wealth to limitless heights. Nurse (2006), another author of a paper on culture as a fourth pillar of sustainability mentions Haque (1999) who echoes this view of the current culture of consumption:<em>“…the dominant mode of development thinking that emphasizes a growth-oriented industrialization…related to this profit-driven production and growth, there is also the diffusion of consumerist values and life-styles”. (Nurse, 2006)</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>If we look around, though, there are now various development frameworks that has sprung forth from a different set of values, a different culture. The concept of “<em>Decroissance</em>,” I believe, reflects this. It is not about going against development but instead, about having a different concept, direction of Development. The philosophy of Sufficiency Economy, authored by the King of Thailand, His Royal Highness, King Bhumibol Adulyadej, is based on a philosophy that stresses the “middle path” or culture of moderation combined with the values of patience, perseverance, diligence, wisdom and prudence. We can also mention Solidarity Economy where human welfare is of high value instead of the maximum profit.</p>
<p>And so, going deeper on the theme of Culture and Development, we must examine our culture first, that which dictates the kind of development we are aiming for. This hopefully, will lead us to real development.</p>
<p><em>Culture shapes what we mean by development and determines how people act in the world</em>.” (Nurse, 2006)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Serge Latouche : « Nous devons sortir de la toxico-dépendance de la société de consommation »]]></title>
<link>http://rannemarie.wordpress.com/2009/10/20/serge-latouche-%c2%ab-nous-devons-sortir-de-la-toxico-dependance-de-la-societe-de-consommation-%c2%bb/</link>
<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 08:46:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>raannemari</dc:creator>
<guid>http://rannemarie.wordpress.com/2009/10/20/serge-latouche-%c2%ab-nous-devons-sortir-de-la-toxico-dependance-de-la-societe-de-consommation-%c2%bb/</guid>
<description><![CDATA[Par Agnès Rousseaux, Sophie Chapelle. En cette période de crise économique où beaucoup prophétisent ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Par Agnès Rousseaux, Sophie Chapelle.</strong></p>
<p>En cette période de crise économique où beaucoup prophétisent impatiemment le &#8220;retour de la croissance&#8221;, Serge Latouche défend à contre-courant une société de sobriété choisie. Ce professeur émérite de l’université Paris-Sud invite à contrer la propagande du marketing, pour inventer de nouveaux modes de vie. Pour lui, la crise doit être une occasion pour réinterroger les comportements individuels et collectifs, afin peut-être d’éviter à notre société le &#8220;crash&#8221;. Entretien avec l’un des plus fervents partisans de la théorie de la décroissance.</p>
<p>Lire la suite : <a href="http://bastamag.net/spip.php?article698">http://bastamag.net/spip.php?article698</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Non, mais, quelle croissance!]]></title>
<link>http://bryxelles.wordpress.com/2009/10/09/nonmaisquellecroissance/</link>
<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 14:17:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Herr K.</dc:creator>
<guid>http://bryxelles.wordpress.com/2009/10/09/nonmaisquellecroissance/</guid>
<description><![CDATA[&#8221; La presse a rendu public le contenu d’une lettre adressée au président de la Commission euro]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>&#8221; La presse a rendu public le contenu d’une lettre adressée au président de la Commission européenne par son vice président ; on y lit entre autres : « &#8230;Il faut se demander si nous ne devrions pas adopter des mesures beaucoup plus radicales [...]. À ce moment se pose avec acuité la question de savoir si une telle opération est possible dans le cadre de l’ordre social établi et si, par exemple, le système actuel de production peut être maintenu au niveau des entreprises. À mon avis, poser la question équivaut à y répondre par la négative »</p>
<p>Il ne s’agit pas d&#8217;une discussion sur la crise qui s’est amorcée en 2008. Nous sommes en 1972 ; l&#8217; auteur de la lettre est Sicco Mansholt, le commissaire chargé de la Politique agricole commune. Un peu après, S. Mansholt précisera sa pensée dans un entretien au Nouvel Observateur. À la journaliste qui lui demande s’il était partisan d’une « croissance zéro », il répondra : « J’ai été très mal compris sur ce point. [...] Est-il possible de maintenir le taux de croissance sans modifi er profondément la société ? En étudiant lucidement le problème, on voit bien que la réponse est non. Alors il ne s’agit même plus de croissance zéro, mais d’une croissance en dessous de zéro. Disons le carrément : il faut réduire notre croissance économique, pour y substituer la notion d’une autre culture, du bonheur, du bien-être ».</p>
<p>En 1972 le choc pétrolier et la crise de l’énergie sont encore à venir. On observe les premiers indices de la désindustrialisation relative d’une partie de l’Europe et du transfert d’une partie de la production vers d’autres pays à la main-d’oeuvre peu coûteuse, prémisses d’une nouvelle organisation internationale de la production qui inaugurera, dans les faits et bien avant les discours, la mondialisation.</p>
<p>[...] L’idée de limite qui était au coeur des critiques des modes de développement ou la proposition de revoir les mesures du succès économique n’ont plus été jugées pertinentes en dehors de cénacles intellectuels ; les dirigeants économiques et politiques n’ont pas estimé devoir les mettre au coeur de leur action.</p>
<p>[...] Une nouvelle crise économique s’est annoncée avec brutalité fin 2008 dans le sillage d’une crise financière qui a démontré l’absurdité et les dangers d’un système construit sur une spéculation folle, miroir d’une gestion insensée (au sens de « contraire à toute raison ») d’une croissance économique privée de tout contrôle culturel ou social. Comme il y a trente ans, le risque sera grand de voir se concentrer tous les efforts sur une remise en marche de la machine.&#8221;</p>
<p>SOURCE: Extraits de l&#8217;article de M. Molitor, <a href="http://www.revuenouvelle.be/IMG/pdf/028-032_Intro_dossierMolitor.indd.pdf">La croissance en panne de sens</a> (2009)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[le pacte contre Hulot, la décroissance et Stéphane Guillon.]]></title>
<link>http://lecolporteur.wordpress.com/2009/10/08/le-pacte-contre-hulot-la-decroissance-et-stephane-guillon/</link>
<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 21:09:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le colporteur</dc:creator>
<guid>http://lecolporteur.wordpress.com/2009/10/08/le-pacte-contre-hulot-la-decroissance-et-stephane-guillon/</guid>
<description><![CDATA[Nicolas Hulot au lieu de vous débilisez à allez voir son film, allez plutôt faire un tour sur le sit]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div id="attachment_3471" class="wp-caption aligncenter" style="width: 306px"><a rel="attachment wp-att-3471" href="http://lecolporteur.wordpress.com/2009/10/08/le-pacte-contre-hulot-la-decroissance-et-stephane-guillon/nicolas-hulot-2/"><img class="size-full wp-image-3471" title="Nicolas Hulot" src="http://lecolporteur.wordpress.com/files/2009/10/nicolas-hulot.jpg" alt="Nicolas Hulot" width="296" height="322" /></a><p class="wp-caption-text">Nicolas Hulot</p></div>
<p>au lieu de vous débilisez à allez voir son film, allez plutôt faire un tour sur le site du<a href="http://www.pacte-contre-hulot.info/?chemin=textes/bede" target="_blank"> pacte <span style="text-decoration:underline;">contre</span> Hulot</a>.</p>
<p>vous y trouverez une sympathique BD.</p>
<div id="attachment_3469" class="wp-caption aligncenter" style="width: 430px"><a rel="attachment wp-att-3469" href="http://lecolporteur.wordpress.com/2009/10/08/le-pacte-contre-hulot-la-decroissance-et-stephane-guillon/nicolasb-lefilm/"><img class="size-full wp-image-3469" title="Nicolas Bertrand: le film!" src="http://lecolporteur.wordpress.com/files/2009/10/nicolasb-lefilm.jpg" alt="Nicolas Bertrand: le film!" width="420" height="1203" /></a><p class="wp-caption-text">Nicolas Bertrand: le film!</p></div>
<p>et puis ça, par exemple.</p>
<blockquote>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 225px"><img title="Serge Dassault à la rescousse de Nicolas Hulot!" src="http://www.pacte-contre-hulot.info/images/serge-dassault1.jpg" alt="Dassault" width="215" height="240" /><p class="wp-caption-text">Serge Dassault à la rescousse de Nicolas Hulot!</p></div>
<p>Le journal de Serge Dassault vole au secours de Nicolas Hulot contre <em>La Décroissance</em>.</p>
<p align="left">Quelques voix isolées s’élèvent face au matraquage médiatique de Nicolas Hulot et ses multinationales sponsors, s’en est déjà trop pour le <em>Figaro</em> de Serge Dassault. Dans son édition du 7 octobre, une salariée de l’avionneur s’en prend courageusement au mensuel <em>La Décroissance</em> initiateur du Pacte contre Hulot (non cité) pour défendre l’animateur de TF1 (<a href="http://www.lefigaro.fr/environnement/2009/10/07/01029-20091007ARTFIG00058-nicolas-hulot-le-funambule-de-l-ecologie-.php" target="_blank">ici</a>).<br />
Passons les propos nauséabonds : <em>« pour les tenants français du courant de la décroissance, Nicolas Hulot est d&#8217;ailleurs l&#8217;ennemi à abattre »</em> : parole d’expert de la part d’un quotidien dirigé par un marchand d’armes. L&#8217;animateur de TF1 n&#8217;est pas notre ennemi mais notre adversaire ; nous ne désespérons pas de le convaincre de renoncer à ses impasses. Il est de toutes façons aujourd&#8217;hui engagé dans des contradictions insurmontables. Pas seulement avec ses multinationales sponsors : Nicolas Hulot invoque la réduction des inégalités et loue dans le même temps l&#8217;action de Nicolas Sarkozy, l&#8217;auteur du bouclier fiscal.<br />
Nicolas Hulot ne serait pas un naïf mais un <em>« faux naïf »</em> (sic). <em>« Il [Nicolas Hulot] est pour le nucléaire par lucidité »</em> (re-sic) rien à voir, bien sûr, avec son sponsoring par EDF. L’animateur de TF1 est <em>« pour le dialogue avec les grandes entreprises plutôt que pour le “grand soir” »</em>. C’est bien connu : c’est le capitalisme ou le goulag. Ses méchants critiques sont des <em>« “purs” qui refusent de se salir les mains »</em> (mais qui se présentent aux élections, eux, et sans le soutien des multinationales). Le reste est à l’avenant c’est-à-dire pétri d’idées « saines » et d’une totale confusion. Suivant la petite musique contemporaine qui fait des ravages, on amalgame compromis et compromissions, on rejette les démocrates dans l’extrémisme.<br />
Rappelons simplement que les objecteurs de croissance tentent de faire exister une condition élémentaire de la crédibilité des contrepouvoirs. Elle est exprimée par une association qui a pourtant bien mis de l’eau dans son vin : <em>« Greenpeace France est financée à 100 % par ses donateurs privés. Nous refusons les subventions d&#8217;État et les contributions d&#8217;entreprises, ce qui nous permet de garder une totale liberté de parole et d&#8217;action en tout lieu et en toute circonstance. »</em><br />
La rédactrice de l’article est Natacha Polony, ex <em>Marianne</em>. On l&#8217;a connue meilleure, y compris dans les colonnes de <em>La Décroissance </em>(n° 28, 9-2005). Mais il faut bien vivre.</p>
<p align="left">
</blockquote>
<p align="left">et aussi ça, via France Inter et Dailymotion évidemment.</p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xapuzj"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xapuzj" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>merveilleux, Stéphane Guillon!</p>
<p align="left">ne croyons pas tout ce qu&#8217;on nous dit.</p>
<p align="left">bien @ vous,</p>
<p align="left">nicogé le colporteur</p>
<p align="left">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La décroissance : idées fortes, terme ambigu]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/10/08/la-decroissance-idees-fortes-terme-ambigu/</link>
<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 13:08:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/10/08/la-decroissance-idees-fortes-terme-ambigu/</guid>
<description><![CDATA[alternatives-economiques.fr, Jean Gadray, octobre 2009 La décroissance : idées fortes, terme ambigu ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">alternatives-economiques.fr</a>, Jean Gadray, octobre 2009</p>
<p><a title="Permanent Link: La décroissance : idées fortes, terme ambigu" href="http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2009/10/08/la-decroissance-idees-fortes-terme-ambigu/">La décroissance : idées fortes, terme ambigu</a></p>
<p>J’ai été invité le 6 octobre par les amis du Monde Diplomatique et Attac à débattre avec Serge Latouche de la croissance et de la décroissance. Théâtre bondé dans la banlieue lilloise, 450 personnes. Nous sommes l’un et l’autre des « objecteurs de croissance ». Mais pour ma part, je n’utilise pas le terme de décroissance. Résumé de mon intervention initiale.</p>
<p>Pourquoi suis-je devenu, comme d’autres dont le nombre grossit, un objecteur de croissance ? Pour au moins trois séries de raisons.</p>
<p><strong>La première est que, sur le plan social, celui du bien-être individuel et collectif, on peut montrer, statistiques à l’appui, qu’à partir d’un certain niveau d’abondance matérielle que nous avons nettement dépassé en France, depuis environ 20 ans, il n’y a plus aucune relation entre d’un côté les grandes variables sociales et humaines et, de l’autre, le niveau d’abondance mesuré par le PIB par habitant. On peut par exemple être de loin le pays le plus riche du monde dit développé (les Etats-Unis), et avoir pourtant une espérance de vie bien plus faible que des pays nettement moins riches, des performances éducatives moins bonnes, bien plus de pauvreté et d’inégalités (y compris entre les hommes et les femmes), six ou sept fois plus de violences, d’homicides et de personnes en prison, etc</strong>. <a href="http://dialoguesenhumanite.free.fr/?q=336-croissance-de-la-richesse-economique-ou-bien-etre-durable-pour-tous">Voir mon diaporama</a>.</p>
<p>La croissance des 20-30 dernières années s’est plutôt faite contre le social, en tout cas elle n’a pas produit d’effet positif sur ce plan. Et, même dans certains pays pauvres, l’obligation de croissance à tout prix a fait des dégâts.</p>
<p><strong>La seconde raison est plus philosophique, et elle puise aussi bien dans certaines convictions religieuses sur l’importance relative de l’être et de l’avoir, que dans des philosophies athées dont André Gorz, influencé par le marxisme, est un bon représentant. Cette seconde raison met par exemple en avant la façon dont nous sommes piégés par l’injonction du toujours plus matériel, par la consommation ostentatoire, par la production de l’avidité permanente organisée par un capitalisme de la démesure à la recherche incessante de nouvelles sources de profit</strong>. Par les 500 milliards de dollars de publicité mondiale annuelle sans laquelle nombre d’innovations ne trouveraient pas preneur et dont le rôle est de nous faire prendre le futile pour l’utile, de pousser à l’endettement à risques, en renforçant le sentiment de privation de ceux qui ne peuvent pas se payer ce qu’on voit à la télé.</p>
<p><strong>Enfin, la troisième raison, qui a accéléré ma conversion et celle de beaucoup d’autres, c’est l’ampleur de la crise écologique, dont les manifestations sont multiples, et dont le réchauffement climatique inexorable constitue le risque humain majeur</strong>, bien analysé dans le rapport 2007-2008 du PNUD.</p>
<p>On débouche alors sur la question posée par les organisateurs de ce débat : croissance verte, arrêt de la croissance ou décroissance ? Je mentionne pour mémoire une conviction des avocats de la décroissance, conviction que je partage : même s’il n’y avait pas de crise écologique, il y aurait de bonnes raisons de refuser la perspective d’une croissance indéfinie. Mais l’essentiel pour convaincre aujourd’hui n’est pas là. L’essentiel, c’est qu’il n’y aura pas de croissance durable, parce que je crois impossible de concilier la poursuite de la croissance avec l’impératif de division par 5 ou 6 des émissions de GES (gaz à effet de serre) en France d’ici 2050 (et par plus de 2 dans le monde), soit une réduction de 4 % par an.</p>
<p>Je m’en suis expliqué dans une <a href="http://www.politis.fr/Le-chiffon-rouge-de-la-croissance,6891.html">tribune</a> de Politis « Le chiffon rouge de la croissance verte », dont je ne retiens qu’un argument, parmi d’autres. Supposons <!--more-->une croissance économique permanente de 2 % par an. Cela veut dire en résumé qu’on produit chaque année 2 % de biens et de services de plus que l’année précédente. En passant, cela veut dire que nos descendants auraient, en 2100, six fois plus de biens et de services à consommer… Sans croissance, il faudrait déjà réduire de 4 % par an les émissions PAR UNITE PRODUITE, CE QUI EST ENORME. Avec une croissance de 2 % par an, il faudrait les réduire de 6 % par an, soit trois fois plus vite qu’au cours des dernières années. On fait comment ? On laisse les savants fous type Allègre nous assurer des lendemains qui chantent grâce à la science ?</p>
<p>Vouloir prolonger la croissance quantitative, même réorientée, c’est comme si vous mettiez un coup d’accélérateur d’émissions au moment où il faut freiner très fort. Le tête-à-queue n’est pas loin.</p>
<p>Passons aux deux autres options qui me sont proposées : arrêt de la croissance, et décroissance. Aucune des deux ne me convient, et surtout pas l’arrêt de la croissance ou la croissance négative. Je rejoins sur ce point Serge Latouche : tant que nous sommes dans une « société de croissance », une société productiviste de fuite en avant dans le « toujours plus », où tout semble dépendre de la réalisation de cet objectif, y compris l’emploi et la protection sociale, la panne de croissance ou la récession conduisent à des désastres sociaux, dont le chômage. Une société droguée qui n’a plus accès à ses doses souffre. C’est comme un avion à réaction à qui l’on imposerait le sur place. Il tombe, parce que ces avions sont dépendants de la poussée des réacteurs, ils ne peuvent pas planer. C’est seulement dans une société où l’on cesserait de faire tout dépendre de la croissance que l’on pourrait se passer de ce réacteur et du kérosène, pour apprendre à planer. Mais il faut changer de modèle d’avion et de forces motrices. J’arrête cette analogie limitée, mais dont l’intérêt est de nous pousser à réfléchir à d’autres possibles, sans régression sociale, à une « société soutenable ». J’y reviendrai en conclusion.</p>
<p>Et la décroissance ? Bien que je rejoigne ses avocats sur bien des plans, je n’utilise pas ce terme. Ma principale réticence est la suivante : pour le commun des mortels, décroître c’est le contraire de croître et il est vraiment très difficile de comprendre que la décroissance n’est pas la croissance négative. Bien entendu, quand on lit Latouche, Ariès ou Cheynet, on voit bien que ce qu’ils veulent dire concerne une critique radicale de la religion de la croissance, à laquelle j’adhère. On pourrait parler de post-croissance, ou d’anti-croissance, comme il y a l’anti-pub. Mais choisir un mot slogan qui exige ces lectures pour comprendre qu’il veut dire autre chose que ce qu’il dit, c’est une sérieuse limite à la popularisation des idées ! N’est-ce pas un peu une démarche intellectuelle d’un collectif d’avant-garde doté d’un signe de reconnaissance clair pour ses membres et pas pour les autres ? Voilà pourquoi, dans le souci d’éducation populaire qui est le mien, j’ai des réticences avec ce mot-slogan.</p>
<p>Mais pour comprendre pourquoi décroissance a été préféré à anti-croissance ou à objection de croissance, il faut pousser plus loin l’examen. En réalité, les avocats de la décroissance ne sont pas très clairs et il y a bien une dimension de croissance négative dans leur discours. Dans le « Petit traité de la décroissance sereine » de Serge Latouche, au demeurant un excellent bréviaire, il est par exemple écrit (p. 90) que le retour à une empreinte écologique soutenable en France pourrait se faire, entre autres mesures, par une réduction du volume de la consommation finale (« réduction de moins de 50 % »). Bien que le slogan d’André Gorz « moins, mais mieux » me convienne (sauf quand même pour les 30 à 40 % de personnes qui vivent déjà avec pas grand-chose), on a bien là une stratégie qui emprunte à la croissance négative. Pourquoi pas d’ailleurs, il faut en débattre et voir comment la majorité pourrait vivre mieux avec moins de quantités et plus de qualité dans une société post-croissance, mais il vaudrait mieux être clair.</p>
<p>Mais si les tenants de la décroissance clarifiaient leur analyse sur ce point, cela les amènerait à creuser une question où ils restent légers selon moi : l’avenir de l’emploi et de la protection sociale dans la « grande transformation » vers une société soutenable. Je crois en fait que l’avenir de l’objection de croissance tient essentiellement à la possibilité de convaincre les gens qu’on peut créer des emplois utiles, réduire le chômage et préserver la protection sociale sans le moteur à réaction de la croissance. Or que répondent les avocats de la décroissance, pour l’essentiel ? « Réduction drastique du temps de travail », prise de distance avec la « société travailliste » et partage des richesses.</p>
<p>Cela ne peut me suffire. J’ai souvent insisté (voir sur ce blog mes textes du 20 mai et du 30 juin) sur le point suivant : dans les prochaines décennies, il faudra mobiliser beaucoup de travail pour produire, sans progression globale des quantités (sans croissance), des biens et services « propres », verts, répondant à des besoins sociaux mis en délibération, selon des processus économes en ressources naturelles. Et cela d’autant plus qu’il faudra beaucoup réparer parce qu’on a beaucoup endommagé. La sobriété et la durabilité ne sont pas des ennemis de l’emploi, contrairement au productivisme. Les nouveaux gisements d’emploi utile de la durabilité, de la proximité et des activités de soins aux personnes, aux biens, au lien social et à la nature, pourraient compenser les réductions parfois fortes dans les secteurs les plus polluants, réductions dont il faudrait anticiper l’évolution et les conversions en préservant le potentiel humain. Cela n’exclut nullement la RTT, car le temps vraiment libéré a une valeur émancipatrice en soi, mais seulement après avoir fait le bilan des besoins et des contraintes collectives de la société à (re)construire.</p>
<p>En résumé, défendre le projet d’une société soutenable de sobriété et de plein emploi, débarrassée de l’obligation de croissance et impliquant une forte réduction des inégalités, c’est sans doute moins fun et moins radical que de parler de décroissance, mais l’attente des citoyens est désormais sur le « comment réorienter, et avec quels effets sur nos vies » et je doute que le « mot-obus » qu’est la décroissance réponde à cette attente. Il est rare que les obus aident à soigner et guérir. Mais je peux me tromper.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les n'importequois.]]></title>
<link>http://faitchiermeditpasquilexisteaussi.wordpress.com/2009/10/06/les-nimportequois/</link>
<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 16:58:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>striketeam5</dc:creator>
<guid>http://faitchiermeditpasquilexisteaussi.wordpress.com/2009/10/06/les-nimportequois/</guid>
<description><![CDATA[  Je crois que je vais entamer une nouvelle rubrique. Je vais la nommer « les n’importequois ». Que ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-full wp-image-46" title="vic" src="http://faitchiermeditpasquilexisteaussi.wordpress.com/files/2009/08/vic1.jpg" alt="vic" width="143" height="104" /></p>
<p> </p>
<p>Je crois que je vais entamer une nouvelle rubrique. Je vais la nommer <strong><span style="color:#ff6600;">« les n’importequois ».</span></strong></p>
<p>Que vont être les <strong><span style="color:#ff6600;">n’importequois</span></strong> ? C’est très simple:toutes les choses que j’entendrais à la radio et qui me paraîtront complètement connes!!</p>
<p>Comme je l’ai déjà dit,<strong><span style="color:#ffff00;">j’ai un avis sur tout</span></strong>. Et c’est probablement pour cela que j’ai commencé à écrire et à faire un blogue.</p>
<p>Bon je vais commencer à dériver un peu…alors suis moi un petit moment <strong><span style="color:#ff00ff;">ma </span></strong>lectrice. Je reviendrais après à mon idée initiale des <strong><span style="color:#ff6600;">n’importequois</span></strong>.</p>
<p>Tu vois,l’autre jour avec Martine,nous avons organisé une soirée (enfin,je dois rendre à Martine ce qui est à martine,c’est surtout elle qui l’a organisée) sur le thème de la relation médecin/patient. C’est un thème très intéressant qui se rapproche de la psychologie. Il s’agit d’une approche qui s’appelle la Process Com et qui peut s’appliquer à différents domaines. En gros,il y a 6 profils psychologiques chez les gens qui sont :</p>
<p>-l’empathique.</p>
<p>-le travaillomane.</p>
<p>-le persévérant.</p>
<p>-le rebelle.</p>
<p>-le rêveur.</p>
<p>-le promoteur.</p>
<p> </p>
<p>Nous avons tous un peu de tout. Mais nous avons des traits prédominants. C’est un peu comme un immeuble avec des étages qui ne seraient pas tous de la même importance. Le premier étage est la base de notre personnalité. Le second étage est un peu moins large et grand,mais il est presque aussi important chez certains que le premier. Le troisième étage est un peu moins large et grand que le précédent. Et ainsi de suite…Si tu as suivi,<strong><span style="color:#ff00ff;">ma</span></strong> lectrice,tu dois constater,comme moi,que la personnalité,dans cette théorie,ressemble vaguement à une pyramide.</p>
<p>Il faut savoir aussi,que quand on est sous stress,on retombe dans son état de base,voire dans le deuxième étage,au mieux !! Le reste devient pratiquement inaccessible.</p>
<p>Ne décroche pas,j’en arrive au but.</p>
<p>Cette soirée était animée par une intervenante parisienne très sympa et très pointue sur le sujet. Franchement,elle maîtrisait bien. Connaissant un peu le sujet d’avance (j’avais déjà eu une présentation à un congrès), je lui demande comment elle me voit.</p>
<p>Elle me regarde,m’analyse un peu du regard. Et elle commence à me parler. Là dans ses premiers mots,je m’aperçois qu’elle m’avait en fait analysé depuis le début,puisqu’elle me parle de mon arrivée,de mon attitude à ce moment avec les médecins,de ma manière de m’habiller. Et elle en arrive à la conclusion que je ne suis pas évident à cerner. Elle pense que je suis empathique…mais pas de manière franche comme peut l’être Martine. Elle me dit qu’il y a autre chose…mais elle ne voit pas trop ce que c’est.</p>
<p>Le repas se passe et tous les médecins sont passés au crible de l’intervenante,avec leur joyeux accord !!!</p>
<p>Moi pendant le repas,j’avais été assez dissipé avec le médecin juste à côté de moi…et j’avais un peu bu,histoire de me détendre. A la fin du repas,nous nous retrouvons dehors,avec l’intervenante et deux médecins. Et moi,je me mets à discuter avec une femme médecin que je trouve bien sympa et l’autre de nous observer pendant la discussion. Comme j’ai un peu bu,je suis le <strong><span style="color:#ff0000;">DEXTER5 </span></strong>avec beaucoup moins de vernis social qu’en début de soirée !!! Et d’un coup elle me dit : </p>
<p>« j’ai trouvé !!! Tu es empathique et persévérant,je ne sais pas trop dans quel ordre,mais persévérant c’est sûr !! Hé bien bon courage,car ce n’est vraiment pas facile de concilier les deux. »</p>
<p>Empathique,c’est sûr,je le suis.</p>
<p>Persévérant,je ne le savais pas….mais maintenant j’en suis convaincu.</p>
<p> </p>
<p>Voilà le profil de l’empathique:</p>
<p>&#8220;Il est chaleureux sensible,compatissant,sensible. Il perçoit les situations au travers du filtre de ses émotions. Il intègre les événements et les gens par le ressenti et il a généralement des difficultés à expliquer rationnellement l’origine de ses intuitions (je ne trouve pas les mots,je ne sais pas pourquoi,c’est comme cela que je ressens…). Il a besoin d’un style de relations bienveillant et d’une communication basée sur l’attention personnalisée. Il est en général doté d’une grande qualité d’écoute et il a à cœur la satisfaction de son interlocuteur. Il a un bon feeling concernant les personnes et pressent facilement les sentiments des autres.&#8221;</p>
<p> </p>
<p>Voilà le profil du persévérant :</p>
<p>&#8220;Il est observateur,consciencieux ,engagé,respectueux des règles,fortement attaché à ses valeurs. Il perçoit le monde au travers du filtre de ses opinions. Il évalue,juge les choses et les gens en fonction de ses propres convictions. Il veut aller au bout de ce qu’il entreprend et possède un haut niveau d’exigence.</p>
<p> Ses mots préférés: croire,vouloir,confiance,bien,mal,fidélité,juste,faux&#8230;&#8221;</p>
<p>Bon,tu vois là je n’ai mis que les grands traits,c’est plus détaillé…mais c’est vrai que j’ai les deux profils,c’est clair…et c’est vraiment contradictoire !!! Il y a de quoi être paumé par moment,non ?</p>
<p> </p>
<p>Et maintenant,hop je reviens au début….</p>
<p>Et bien tu vois,je comprends mieux pourquoi j’ai fait un blogue….c’est parce que je suis persévérant. Et c’est aussi pourquoi,<span style="color:#ffff00;"><strong>j’ai un avis sur tout</strong> </span>!!!</p>
<p> </p>
<p>Tiens,je vais faire un nouveau détour. Hier,j’étais avec ma DR,pour faire des visites à deux chez les médecins&#8230;une sorte d&#8217;évaluation,quoi. Un truc dont j’ai horreur….cela me stresse car je suis obligé de faire des choses que je ne fais pas d’habitude,de jouer un rôle pour essayer laborieusement de rentrer dans les normes voulues par le laboratoire !!!</p>
<p>Et au « débrief » (hé oui,ils parlent comme ça les DR) elle me dit :</p>
<p>« <strong><span style="color:#ff0000;">DEXTER5</span></strong> tu dis trop….je pense….je suis persuadé…il me semble que…j’ai la certitude…,</p>
<p>il faut laisser le médecin s’exprimer et ne pas imposer son avis…. »</p>
<p>Ouais et bien moi,maintenant,je sais d’où ça vient !!! Je suis persévérant. J’ai des points de vue et je les défends. C’est peut-être anti-commercial mais je ne m’en rends pas compte….et puis j’ai fait comme ça parce que j’étais en état de stress et que je suis revenu sur ma base !!! Quand je suis seul et détendu,je ne suis pas forcément comme cela….je m’adapte car j’ai le cerveau libéré !! Alors qu’elle,elle me pollue la tête avec ses conneries !!! D’ailleurs,je peux te dire que les médecins m’aiment bien en général et que là,ils nous suivent super bien avec Martine !!! Nous avons deux nouveaux produits à lancer et pour l’instant les résultats sont tops !! Cela fait du bien !!! Car pendant deux ans,nous en avons pris plein la tronche,à tel point que je pensais être devenu mauvais !!! Ce qui manifestement n’est pas le cas !! Ouf !!!</p>
<p> </p>
<p>Comme tu le disais si bien,tout se tient !!! La soirée Process Com…le persévérant,l’empathique….la tournée désastreuse avec ma DR…les résultas…mon blogue….le tout et le n’importequoi,en somme…..</p>
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<p>A propos de <strong><span style="color:#ff6600;">n’importequois</span></strong>,j’en reviens au point de départ !!!</p>
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<p>Ce matin sur France Info,j’ai entendu deux choses :</p>
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<p>-la première c’est Luc Chatel qui parlait de la revalorisation des enseignants</p>
<p>- le seconde c’est que certains lycées professionnels vont presque payer les élèves pour qu’ils viennent simplement en cours !!!</p>
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<p>Abordons d’abord le premier n’importequoi.</p>
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<p>Sa majesté Nicolas Sarkozy avait dit qu’il fallait qu’il y ait moins de fonctionnaires. C’est vrai c’est chiant les fonctionnaires,c’est fainéant,c’est toujours entre deux arrêts maladies ou grèves et surtout,surtout c’est improductif !!! Donc moins de fonctionnaires !!! Alors on vire dans l’Education Nationale et on privatise France Telecom et la Poste et on « suicide » les gens !!! La belle contrepartie,sauf pour les suicidés qui s’en tapent,c’était une revalorisation des salaires. Normal :moins de fonctionnaires,mais mieux payés !!! Pourquoi pas…même si je ne suis pas d’accord !!!</p>
<p>Et Luc Chatel,il nous dit quoi ?</p>
<p>Il dit :</p>
<p>« les enseignants débutants seront payés 100 euros de plus par mois. »</p>
<p>Il faut savoir que tu débutes à 1400 euros par mois pour un niveau Licence,plus deux années d’études en IUFM. Une misère. Et apparemment au bout de 3 mois,on passe de 1400 à 1500 euros !!</p>
<p>Et Luc Chatel,il te « vend » (j’emploie ce terme à dessein) le concept en disant :</p>
<p>« Passer de 1400 euros à 1500 euros,c’est l’équivalent pour ces personnes d’un treizième mois. Quelle entreprise publique ou privée peut aujourd’hui se targuer d’une telle augmentation de salaire ? Hein quelle entreprise ??? »</p>
<p>Et Luc Ducon,si comme le syndicaliste,l’a précisé juste derrière,on passe à 1500 euros après 3 mois,les débutants ne vont finalement gagner que 300 euros de plus à l’année !! Et en plus,on va bientôt relever le niveau de recrutement… Franchement,pour moi les professeurs d’école sont payés comme des chinois !!! C’est-à-dire mal !! En avril 2009,j’ai tenté le coup de rentrer à l’IUFM…et je n’ai pas été pris !! Mais si j’avais été pris,je divisais mon salaire par deux….et je ne sais pas comment j’aurais fait !! Et plus de Prius de fonction gratos,ni de téléphone portable gratos,ni de remboursement de mes factures téléphoniques,ni 16,60 euros par jour que je mange ou non,ect,etc….A mon avis,je serais sûrement déjà divorcé,tu vois !!!</p>
<p>Et quand je vois le peu d’intérêt de ce que je fais,mis à part le fait de produire de la croissance pour mon laboratoire,et de me rendre malade,je me dis que je suis bien trop payé par rapport à un enseignant !!! Parce que lui,s’il ne produit pas de biens,s’il ne participe pas à la croissance économique de manière directe….et bien il forme des esprits,il inculque des valeurs (du moins il essaie….).</p>
<p>Alors je dis,et je dis ce que je veux car tu es la seule à me lire,Luc Chatel ferme ta gueule de bonimenteur et retourne lécher les bottes de ton maître Sarkozy. Je sais c’est vulgaire…mais ça m’énerve !!!!!!!</p>
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<p>En ce qui concerne la seconde information,là je reste coi comme tu dirais !!! Penser à payer des lycéens pour simplement qu’ils viennent au lycée !!!!! Mais c’est incroyable !!!! C’est quand même la moindre des choses d’aller au lycée quand tu es lycéen,non ??? Franchement je crois que je deviens trop vieux….je n’arrive plus à m’adapter aux changements !! Introduire une relation de rémunération pour quelque chose qui est…normal. Franchement,mon père va faire des bonds dans son fauteuil roulant !!! P’ting,franchement Laure,nous aurons beau discuter tous les deux dans notre coin sur les bienfaits de la décroissance,comment veux-tu que des gamins que tu vas,en gros,payer pour venir à l’école,soient un jour décroissants !!! Des croissants peut-être,mais décroissants sûrement pas !!! Franchement ces gamins n’ont plus ni Dieu,ni maître….enfin si ils ont UN maître ou même plus UN Dieu :le fric !!!</p>
<p>Et ça,tu vois <strong><span style="color:#ff00ff;">ma</span></strong> lectrice,ça me laisse comme un goût amer dans la bouche….mais vraiment très amer !!!</p>
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<p>En espérant n’avoir pas été trop confus,ma lectrice car aujourd’hui j’ai été,comment dire….arborescent….</p>
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<h1><span style="color:#ff6600;">Voilà.</span></h1>
<h1><span style="color:#ff6600;"> </span></h1>
<h1><span style="color:#ff6600;"> <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_cool.gif' alt='8-)' class='wp-smiley' /> </span></h1>
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<p> <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_cool.gif' alt='8-)' class='wp-smiley' /> </p>
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