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	<title>dhimmis &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/dhimmis/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "dhimmis"</description>
	<pubDate>Thu, 24 Dec 2009 03:47:03 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Cinéma: L'immigration comme perte de l'innocence (The much vaunted idyllic life of the Jews in Arab lands is a myth!)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/30/cinema-limmigration-comme-perte-de-linnocence-the-much-vaunted-idyllic-life-of-the-jews-in-arab-lands-is-a-myth/</link>
<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 21:27:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
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<description><![CDATA[Personne ne nous fera croire que l’appareil judiciaire d’un Etat moderne prend réellement pour objet]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://www.bergamofilmmeeting.it/2009/Foto/FILM2009/settimanali/settimanali_frontiera/lettre%20a%20la%20prison.jpg" alt="Lettre à la prison (Marc Scialom)" width="450" height="309" align="left" /><em>Personne ne nous fera croire que l’appareil judiciaire d’un Etat moderne prend réellement pour objet l’extermination des petits bureaucrates qui s’adonnent au café au lait, aux films de Fernandel et aux passades amoureuses avec la secrétaire du patron.</em> René Girard (Critiques dans un souterrain, 1976)</h5>
<h5><em>Le thème du poète maudit né dans une société marchande (…) s’est durci dans un préjugé qui finit par vouloir qu’on ne puisse être un grand artiste que contre la société de son temps, quelle qu’elle soit. Légitime à l’origine quand il affirmait qu’un artiste véritable ne pouvait composer avec le monde de l’argent, le principe est devenu faux lorsqu’on en a tiré qu’un artiste ne pouvait s’affirmer qu’en étant contre toute chose en général.</em> Albert Camus</h5>
<h5><em>Que pèse le rappel des vexations, des meurtres mêmes, devant la nécessité de  croire en une complémentarité judéo-musulmane?</em> Patrick Simon</h5>
<h5><em>Tahar est un jeune Tunisien envoyé par sa famille pour aller soutenir son frère, emprisonné à Paris pour meurtre. Mais quand il débarque à Marseille, Tahar ne prend pas le train. Il erre dans la ville frontière où se mêlent deux mondes, celui qu&#8217;il vient de quitter et celui qui a transformé son frère. Tel est le synopsis de » Lettre à la prison » , film réalisé par Marc Scialom. Un sujet qui aurait très bien pu être filmé en caméra numérique voici quelques semaines tant cette situation semble contemporaine.</em> <a href="http://www.rue89.com/marseille/une-lettre-a-la-prison-toujours-dactualite-trente-neuf-ans-apres">Rue 89</a></h5>
<h5><em>Nous sommes en 1969. La plupart font le voyage pour trouver du travail. Pas celui dont on entend la voix, en off : lui vient rendre visite à son frère, incarcéré à Paris, accusé d&#8217;un crime qu&#8217;il nie avoir commis. (…) Sur le mode du dérèglement sensoriel, du brouillage identitaire vertigineux, l&#8217;expérience de l&#8217;immigré est restituée ici comme une expérience de l&#8217;étrangeté absolue. Conduit à ruser avec des règles qui le limitent en tout, comme les barreaux d&#8217;une prison mentale, il en vient à se penser lui-même suspect. Ses certitudes vacillent. Après tout, peut-être son frère l&#8217;a-t-il bien tuée cette femme &#8220;trop blanche&#8221;, &#8220;trop riche&#8221;, cette femme &#8220;qui n&#8217;était pas pour lui&#8221;, comme le pense leur cousin. L&#8217;immigration comme perte de l&#8217;innocence, telle est la toile de fond de ce film magnifique, qui n&#8217;assène aucun message. Et c&#8217;est bien ce qui lui fut reproché. (…) A l&#8217;heure où &#8220;l&#8217;identité nationale&#8221; envahit le débat public, ce film réalisé par un immigré tunisien de culture juive sur un immigré tunisien de culture musulmane pose des questions essentielles, avec l&#8217;intelligence et le regard d&#8217;un grand artiste.</em> <a href="http://lemonde.fr/culture/article/2009/11/28/la-beaute-enfin-devoilee-de-lettre-a-la-prison_1273499_3246.html">Le Monde</a></h5>
<h5><em>En 1970, un jeune tunisien débarque pour la première fois de sa vie en France, où il est chargé par sa famille de porter secours à son frère aîné, accusé à tort d&#8217;un meurtre et emprisonné à Paris. Il fait d&#8217;abord halte à Marseille. Là, il rencontre des tunisiens étrangement différents de ceux qu&#8217;il croisait en Tunisie, des Français qui lui paraissent énigmatiques et une ambiance générale assez inquiétante à ses yeux pour le faire douter peu à peu de ce dont il était sûr, c&#8217;est-à-dire de l&#8217;innocence de son frère, de sa propre innocence, de sa propre intégrité mentale. Le thème développé dans ce film est celui d&#8217;une identité culturelle et personnelle mise en péril, sur fond de post-colonialisme.</em> <a href="http://www.commeaucinema.com/film/lettre-a-la-prison,159066">Résumé</a> du film Lettre à la prison</h5>
<h5><em>J’étais un exilé moi-même et je voulais montrer ce que je connaissais: la perte d’identité de la jeune génération qui débarquait en France. Une perte culturelle, mais aussi personnelle : &#8220;Je suis arrivé en un lieu où je ne suis plus moi. Qui suis-je alors ?&#8221; Cette perte d’identité se doublait souvent, pour les arrivants, d’un sentiment de culpabilité qu’on leur flanquait à la gueule et qu’ils intériorisaient au point de se sentir devenir &#8220;le salaud&#8221; (…) l’aspect onirique du film n’a pas plu à l’époque. Jean Rouch trouvait le film surréaliste. C’était un compliment, mais quand je l’ai montré à Chris Marker, il ne m’a rien dit. Nous étions amis et il n’a pas déserré les dents. J’en étais très choqué et, plus tard, ses amis m’ont dit : &#8220;Pas politique !&#8221; Ça voulait dire que, pour eux, je m’éloignais du militantisme pour faire un cinéma de petit-bourgeois nombriliste. Dans ce milieu, parler de ses rêves, exprimer sa subjectivité, était mal vu. La gauche, que je fréquentais, n’a donc pas aimé le film, et les autres non plus parce que ça n’était pas un film montrant les Arabes sous un jour exotique. Le film n’entrait dans aucun créneau. On me disait : &#8220;Qu‘est-ce que vous voulez qu’on fasse avec ça ?&#8221;</em> <a href="http://www.telerama.fr/cinema/aux-frontieres-du-documentaire-3,31179.php">Marc Scialom</a></h5>
<h5><em>Le film qui m’a touché et encouragé, c’est A bout de souffle. Quand je l’ai vu sur les Champs-Elysées, je suis aussitôt aller acheter une lampe de poche et un carnet de notes et je suis retourné le voir plusieurs fois. Je sentais que l’énergie se situait non pas à l’intérieur de chaque plan, mais dans le passage de l’un à l’autre, dans le choc de la &#8220;collure&#8221;. C’est cette énergie que j’ai essayé de trouver dans Lettre à la prison. J’ai tourné sans argent, avec les gens que je trouvais. L’interprète principal était un ami d’amis. Il était algérien, et son personnage tunisien. C’était un ouvrier qui logeait dans un foyer Sonacotra, qui vivait mal, et qui a fini par retourner en Algérie parce qu’il ne supportait plus la France.</em> <a href="http://www.telerama.fr/cinema/aux-frontieres-du-documentaire-3,31179.php">Marc Scialom</a></h5>
<h5><em>Quand on voit maintenant les relations qu’ont les juifs avec les arabes, c’est triste quand on pense à la cohabitation qu’ils avaient avant (…) Pour moi, Belleville c’est à peu près l’image que j’ai de Tunis. Pourtant c’est un quartier délabré, les immeubles tombent en ruine, mais quand je vois des juifs, des arabes, des noirs, des blancs, des chrétiens&#8230; je vois de tout à Belleville, et je vois rarement de bagarres. Je me dis que ça devait être comme ça à Tunis. Quand je vois des gens qui crient par la fenêtre pour appeler leurs enfants, qu’il y a plein de gens dans la rue, une foule incroyable, des gens à la terrasse des restaurants en été, je me dis : &#8220;vraiment, ça devait être ça à Tunis&#8221;</em>. Jeune fille d’origine tunisienne née à Paris en 1980 (entretien réalisé par l’historien Patrick Simon)</h5>
<h5><em>Quand j’étais jeune, on me disait : &#8220;le juif errant, celui qui était en Pologne, il a été en Allemagne, d’Allemagne il a été en Russie, de Russie il a été France, de France il a été&#8230;&#8221;. Heureusement que nous on n’est pas comme ça. On est bien, on vit bien, on travaille bien, on s’entend avec tout le monde. Et puis quand j’ai pris le bateau, j’ai dit : &#8220;bon Dieu, je deviens juif errant comme les autres&#8221;. Je quitte la Tunisie pour aller en France, je suis comme tous les juifs errants : d’un côté à l’autre, d’un côté à l’autre.</em> Juif tunisien (né en 1921 à Tunis, parti en 1961)</h5>
<h5><em>La fameuse vie idyllique des juifs dans les pays arabes, c’est un mythe ! La vérité [...] est que nous étions d’abord une minorité dans un milieu hostile ; comme tels, nous avions toutes les peurs, les angoisses, le sentiment constant de la fragilité des trop faibles. Aussi loin que remontent mes souvenirs d’enfant, dans les récits de mon père, de mes grands-parents, de mes tantes et oncles, la cohabitation avec les Arabes n’était pas seulement malaisée, elle était pleine de menaces, périodiquement mises à exécution. Il faut tout de même rappeler ce fait lourd de signification : la situation des juifs pendant la colonisation était plus sûre, parce que plus légalisée. Car sur la période qui a précédé la colonisation, la mémoire collective des juifs de Tunisie ne laisse aucun doute. Il suffit de reprendre les quelques récits, les quelques contes qui en restent : c&#8217;est une sombre histoire. Les communautés juives vivaient dans les ténèbres de l&#8217;histoire, l&#8217;arbitraire et la peur, sous des monarques tout-puissants, dont les décisions ne pouvaient être abolie ni même discutées. Tout le monde, direz vous, était soumis à ces monarques, sultans, beys ou deys. Oui, mais les juifs n&#8217;étaient pas seulement livrés au monarque, mais à l&#8217;homme de la rue. Mon grand-père portait encore des signes vestimentaires distinctifs, et il vivait à une époque où tout passant juif était susceptible de recevoir des coups sur la tête de tout musulman qu&#8217;il rencontrait. Cet aimable rituel avait même un nom : la chtaka, et comportait une formule sacramentelle, que j&#8217;ai oubliée. Un arabisant français m&#8217;a objecté, lors d&#8217;une réunion &#8221; En pays d&#8217;islam les chrétiens n&#8217;étaient pas mieux lotis&#8221;. C&#8217;est vrai, et alors ? C&#8217;est un argument à double tranchant : il signifie en somme que personne, aucun minoritaire, ne vivait en paix et dans la dignité dans un pays à majorité arabe ! &#8221; (…) C’est notre complaisance de déracinés qui ont tendance à embellir le passé, qui, dans leur regret de l’Orient natal, minimisent, ou effacent complètement le souvenir des persécutions.</em> Albert Memmi (&#8220;Juifs et Arabes&#8221;, 1974)</h5>
<h5><em>Cette représentation idyllique occupe une place d’autant plus importante dans la mémoire qu’elle propose une lecture optimiste des rapports judéo-musulmans, au moment où l’actualité est dominée par la tension constante en Israël. Bien entendu, la mémoire ment quand elle enjolive à l’excès la situation des juifs en Tunisie. Le besoin irrépressible de gommer les drames, de lisser les aspérités conflictuelles s’est manifesté très tôt. Il n’est du reste pas spécifique aux juifs tunisiens, mais a été constaté également pour le Maroc et l’Algérie. Albert Memmi attribue le succès de ce mythe à cinq facteurs, dont la propagande arabe qui aurait cherché, dans le cadre du conflit israélo-arabe, à opposer juifs maghrébins et européens. Mais la principale responsabilité serait portée par les juifs des pays arabes eux-mêmes que Memmi (auto)critique avec lucidité.</em> Patrick Simon</h5>
<div>Emeutes contre la Hara (janvier 1952, 1 mort), relations postales avec Israël supprimées et agressions nocturnes (1956), expropriations du vieux cimetière de Tunis (1957), suppression du statut juif (loi du 11 juillet 1958), tunisation de l’administration avec l’indépendance (1956), destruction de la grande synagogue de Tunis (1960), violences après l’affaire de Bizerte (1961), expropriations (1960-61 – argent emporté imité à un dinar = 2 euros), pillage du quartier juif de Tunis et synagogue saccagée (1967) …</div>
<div>.</div>
<div>&#8220;A l&#8217;heure où &#8220;l&#8217;identité nationale&#8221; envahit le débat public, ce film réalisé par un immigré tunisien de culture juive sur un immigré tunisien de culture musulmane&#8221; dixit Le Monde …</div>
<div>
<p>&#8220;Un sujet qui aurait très bien pu être filmé en caméra numérique voici quelques semaines tant cette situation semble contemporaine.&#8221; dixit Rue 89</p>
<p>A l’heure où, avec la sortie d’un film jusqu’ici inédit du réalisateur français d’origine judéo-italo-tunisienne Marc Scialom (&#8220;Lettre à la prison&#8221;, tourné à Marseille en 1969 mais jamais sorti faute de financements), nos médias nous ressortent l’équation immigré juif tunisien-immigré musulman tunisien …</p>
<p>Et où, près de 70 ans après L’Etranger et sur l’air de 40 ans plus tard rien n’a changé, on nous rejoue le numéro de l’immigré comme étrangeté absolue ou le thème, que Camus avait lui-même dénoncé dans la Chute, du meurtrier innocent (ou accidentel comme dans &#8220;A bout de souffle&#8221;) …</p>
<p>Retour, avec les extraits d’une étude de la communauté judéo-tunisienne de Belleville par l’historien <a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/remi_0765-0752_2000_num_16_2_1725">Patrick Simon</a>, sur <strong>ce qu’occulte cette fascination pour ces nouveaux &#8220;bons sauvages&#8221; que sont devenus les immigrés musulmans et la vision prétendument idyllique des rapports franco ou judéo-musulmans (y compris pour les juifs eux-mêmes)</strong>.</p>
<p>A savoir, le véritable arrière-plan historique de ce que fut <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/23/desinformation-attention-une-occupation-peut-en-cacher-une-autre-what-about-the-middle-east%e2%80%99s-forgotten-nakbas/">l’exil</a>, après 2000 ans d’histoire, des  juifs de Tunisie …</p>
<p><strong>Brutalement rappelés</strong>, notamment après la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_de_Bizerte">Crise de Bizerte</a> (dont Sciamon avait d’ailleurs tiré un court roman &#8211; &#8220;Loin de Bizerte&#8221;, 1967) et surtout la Guerre des Six-Jours, <strong>à leur destin de juifs errants</strong> &#8230;</p>
<p>(&#8230;)</p>
</div>
<p>Amorcée dès le début des années 50, l’émigration des juifs s’est précipitée avec l’accession à l’indépendance de la Tunisie en 1956. Pourtant, l’histoire et la situation de cette communauté ne se confondait pas avec l’expérience coloniale. La présence juive en Tunisie remonte aux premiers siècles de notre ère et si l’entrée en vigueur du protectorat français sur la Tunisie beylicale, après la signature du traité du Bardo en 1881, allait engager d’importantes transformations du statut des juifs, ceux-ci n’intégreront jamais la société des colons. Après la conquête française, les juifs de Tunisie ont continué à constituer une minorité distincte des musulmans, des Français et des nombreux Italiens ou Maltais venant compléter la mosaïque tunisienne. Le système de cohabitation reproduisait celui en vigueur dans l’empire ottoman, laissant une certaine autonomie aux minorités tout en leur attribuant des places subalternes6. Mais l’arrivée de la puissance coloniale française allait bouleverser la hiérarchie du pouvoir. Occupant les positions dominantes, les nouveaux maîtres du pays ont en quelque sorte contribué à atténuer les écarts entre les autres composantes de la société tunisienne qui sont devenus, par la force du pouvoir colonial, des « indigènes ».</p>
<p>La présence française favorise le mouvement d’occidentalisation de la communauté juive initié dès la seconde moitié du XIXe siècle. Cependant, la situation juridique du protectorat placera les juifs de Tunisie dans une position très différente de celle de leurs voisins d’Algérie. Placés sous l’autorité du Bey, ils ne bénéficieront d’aucune procédure de faveur pour accéder à la nationalité française qui leur reste pratiquement inaccessible jusqu’en 1927. Ce statut juridique aura, on s’en doute, des conséquences considérables pour l’avenir de la communauté, notamment lors de son départ hors de Tunisie. À la faveur de la redistribution du pouvoir politique, la communauté juive pu s’orienter vers de nouvelles activités économiques. L’essor du commerce et des échanges avec l’Europe (France et Italie essentiellement) favorise l’émergence d’une caste de négociants et de gros commerçants juifs, tandis que le développement d’une administration de type européen suscite la création d’une couche d’employés aux écritures travaillant dans les banques, assurances ou études d’avocat. Une classe moyenne se forme, dont le mode de vie se distinguera rapidement de celui des classes pauvres vivant dans la ‘Hara, le ghetto tunisien. Le développement urbain de la ville de Tunis autorise également une mobilité résidentielle hors du Ghetto, amplifiant la rupture socio-culturelle. Les familles juives en phase d’ascension sociale migrent vers les quartiers européens nouvellement construits, en commençant leur mouvement par les ruelles à la périphérie de la ‘Hara. En abandonnant la vie de misère du ghetto vétuste et insalubre, ces familles rompent également avec un environnement façonné par et pour la communauté. Elles entrent de plain-pied dans des territoires indifférenciés où elles s’exposent, mais c’est là leur désir, à une acculturation rapide (Tapia et Taïeb, 1975).</p>
<p>Le protectorat entre en crise dès 1950 et le conflit ira crescendo jusqu’à l’obtention de l’autonomie interne en juin 1955, puis la reconnaissance par la France de l’indépendance de la Tunisie le 20 mars 1956. La communauté juive n’a jamais été particulièrement visée par les attentats ou coups de main. Elle est apparue, tout au long du processus d’indépendance, partagée entre, d’une part, un soutien actif et militant au parti communiste tunisien et au néo-Destour de Bourguiba, et, principalement pour la frange occidentalisée, la défense de la présence française. Pour l’essentiel, les masses populaires resteront en retrait du débat et ne réagiront qu’aux secousses qui vont durcir les relations entre juifs et musulmans dans la jeune république tunisienne. La crise de Bizerte en 1961, au cours de laquelle les armées française et tunisienne s’affrontent au cours de combats meurtriers, provoque une montée de l’antisémitisme dans l’ensemble du pays, et tout particulièrement à Tunis où réside l’essentiel de la communauté juive7. Pour beaucoup de juifs de Tunisie, cette crise fournit le signal du départ. Elle est suivie en 1967 par l’épisode plus dramatique de la guerre des 6 jours en Israël. À l’annonce du conflit, des milliers de manifestants musulmans investissent les quartiers où réside la population juive. De nombreuses boutiques sont alors saccagées, tandis qu’on met le feu aux lieux de culte israélites, dont la Grande Synagogue de l’avenue de Paris.</p>
<p>Ces événements successifs ont précipité le rythme de l’émigration juive qui, indépendamment des crises politiques, avait discrètement commencé après la seconde guerre mondiale. Sous l’impulsion du mouvement sioniste bien implanté en Tunisie, que ce soit sous sa formulation révisionniste avec le Bétar ou l’obédience socialiste du mouvement Dror, l’Aliya touche un nombre croissant des juifs pauvres, mais également, particularité tunisienne, l’élite de la communauté8. P. Sebag estime à 25 000 personnes l’émigration de Tunisie vers Israël entre 1946 et 1956 et à 5 000 les flux vers la France à la même période (Sebag, 1991). Par ailleurs, de nombreux négociants juifs tunisiens entretiennent de fructueuses relations économiques avec la France. Au cours de leurs séjours, ils fréquentent les premières « colonies » juives tunisiennes et participent ainsi à leur formation. Le secteur de la rue Montmartre à Paris devient, au tournant des années 50, un point d’accueil et de rencontre de ces négociants. Dans le prolongement du développement du pôle juif tunisien du faubourg Montmartre, on relève également à Belleville l’ouverture, en 1952, d’une épicerie et d’un café-restaurant. Ces lieux de consommation attirent une clientèle juive tunisienne dans un quartier dominé par les juifs ashkénazes. Ils serviront par la suite de point d’appuis pour l’installation des grosses vagues de migrants, lorsque la situation se dégradera en Tunisie. Au moment de l’exode, les réseaux tissés entre Tunis et Paris seront mobilisés et les noms du faubourg Montmartre et de Belleville circuleront parmi les candidats au départ.</p>
<p>Après la crise de Bizerte, la décision de partir se prend dans l’urgence, tandis que les transferts de biens ou de liquidités hors de Tunisie sont strictement réglementés. Abandonnant leurs maigres possessions dans leur logement, les familles partent, avec, selon l’expression consacrée, « 20 kilos de bagages et un dinar en poche » (Touati, 1961). Elles quittent la Tunisie sans espoir de retour. Cet extrait de témoignage résume l’état d’esprit d’un départ qui s’inscrivait d’emblée dans une logique d’exil :</p>
<p>« Mes parents savaient qu’ils n’habiteraient plus la Tunisie. Qu’ils n’y retourneraient jamais ça non. Ne plus y habiter, oui, ils sont partis pour partir. Ils ne sont pas partis avec l’idée de retour. Pour eux, ils venaient s’installer en France ou alors ils venaient d’abord en France pour aller ensuite en Israël, ça pouvait n’être qu’une étape »9.</p>
<p>Même si rétrospectivement, le départ des juifs de Tunisie peut apparaître inéluctable, le pari du maintien et de la cohabitation a longtemps prévalu. La Tunisie n’a pas eu à connaître la terrible alternative algérienne de « la valise ou le cercueil » ; l’enracinement dans son quartier, l’absence de « communauté de destin » avec un autre espace, fut-il la France ou Israël, n’engagent pas à se couper de son univers familier. Le fait est que le départ s’impose à chaque fois comme une rupture dans les projets, une bifurcation subite et traumatisante dans les parcours. Quel que soit le milieu social, les témoignages indiquent le caractère brutal et irrémédiable de la migration. En quittant leur pays, les juifs de Tunisie mettaient fin à 2000 ans d’histoire et renouaient avec la malédiction du juif errant qu’ils s’étaient efforcés de conjurer :</p>
<p>« Quand j’étais jeune, on me disait : &#8220;le juif errant, celui qui était en Pologne, il a été en Allemagne, d’Allemagne il a été en Russie, de Russie il a été France, de France il a été&#8230;&#8221;. Heureusement que nous on n’est pas comme ça. On est bien, on vit bien, on travaille bien, on s’entend avec tout le monde. Et puis quand j’ai pris le bateau, j’ai dit : &#8220;bon Dieu, je deviens juif errant comme les autres&#8221;. Je quitte la Tunisie pour aller en France, je suis comme tous les juifs errants : d’un côté à l’autre, d’un côté à l’autre ».</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p>Marc Scialom a aujourd&#8217;hui 73 ans. Il en avait 18 quand il a quitté la Tunisie. » Je suis arrivé à Marseille, puis rapidement, je suis monté à Paris. Là-haut, j&#8217;étais en lien avec des gens du Parti. » Emigré, juif, intellectuel, communiste, Marc Scialom regarde passer les années Flower power avec la rage. Lui entend encore les bombardements français sur les villages tunisiens. Il en fera d&#8217;ailleurs l&#8217;objet d&#8217;un de ses premiers films, » Parole perdue » .</p>
<p>(…)</p>
<p>» Peut-être parce que mon film s&#8217;appelait initialement « Le Chien », dit le vieil homme. Alors, en 69, j&#8217;ai fini par tourner le film sur mes propres deniers. Ce n&#8217;était pas vraiment le film d&#8217;ailleurs, plutôt un travail préparatoire pour tenter de convaincre à nouveaux les financeurs.</p>
<p>(…)</p>
<p>» Toute cette histoire m&#8217;a donné envie de reprendre la caméra, conclut Marc Scialom. Alors, j&#8217;ai fait comme les jeunes, j&#8217;ai acheté une caméra numérique, j&#8217;ai écrit un synopsis à la limite entre le documentaire et la fiction qui parle des communautés juives et musulmanes à Marseille… et personne n&#8217;a accepté de financer mon projet. Comme il y a quarante ans, on me répond que ce n&#8217;est pas du cinéma. Alors, comme il y a quarante ans, j&#8217;ai commencé à le faire sans aide, seul.»</p>
<p><strong>Voir également:</strong></p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/culture/article/2009/11/28/la-beaute-enfin-devoilee-de-lettre-a-la-prison_1273499_3246.html"><strong>La beauté enfin dévoilée de &#8220;Lettre à la prison&#8221;</strong></a><br />
Isabelle Regnier<br />
Le Monde<br />
28.11.09</p>
<p>Le noir est charbonneux, le blanc éblouissant. L&#8217;image est abîmée, parfois striée. Assise sur un lit, dans des draps blancs froissés, une femme rejette ses cheveux en arrière, au ralenti. Image de rêve ? On comprendra plus tard que c&#8217;est celle d&#8217;un fantôme, le fantôme d&#8217;une femme française, retrouvée morte au pied d&#8217;une voiture, sauvagement assassinée.</p>
<p>D&#8217;abord, le film nous embarque sur le quai d&#8217;un paquebot, l&#8217;Avenir, qui transporte des Tunisiens jusqu&#8217;au Port autonome de Marseille. Nous sommes en 1969. La plupart font le voyage pour trouver du travail. Pas celui dont on entend la voix, en off : lui vient rendre visite à son frère, incarcéré à Paris, accusé d&#8217;un crime qu&#8217;il nie avoir commis.</p>
<p>Sur le bateau, l&#8217;homme ébauche mentalement le brouillon d&#8217;une lettre qu&#8217;il voudrait lui écrire. Mais il n&#8217;a jamais rédigé de lettres personnelles. Comment exprimer des sentiments intimes ? Alors pendant toute la durée du film, il ressasse, change de registre, s&#8217;interroge. Il raconte son voyage, parle de la famille, de l&#8217;impression qu&#8217;il a de ne plus connaître son frère, depuis que celui-ci vit en France&#8230;</p>
<p>Avant de monter dans le train pour Paris, le jeune homme reste quelques jours à Marseille, hume l&#8217;air de la ville, s&#8217;installe dans une chambre d&#8217;hôtel spartiate, entend fuser des propos racistes ordinaires&#8230; Il passe un après-midi chez un cousin, où il perçoit le déracinement de ces immigrés déjà coupés de leurs enfants nés sur place.</p>
<p>Rien de misérabiliste ici &#8211; le déjeuner est joyeux -, rien de trop explicite non plus : des bribes de phrases, des sensations, montées ensemble comme dans un rêve, des images mentales étranges, qui s&#8217;insèrent entre deux plans documentaires. Sur le mode du dérèglement sensoriel, du brouillage identitaire vertigineux, l&#8217;expérience de l&#8217;immigré est restituée ici comme une expérience de l&#8217;étrangeté absolue. Conduit à ruser avec des règles qui le limitent en tout, comme les barreaux d&#8217;une prison mentale, il en vient à se penser lui-même suspect. Ses certitudes vacillent.</p>
<p>&#8220;PAS POLITIQUE&#8221;</p>
<p>Après tout, peut-être son frère l&#8217;a-t-il bien tuée cette femme &#8220;trop blanche&#8221;, &#8220;trop riche&#8221;, cette femme &#8220;qui n&#8217;était pas pour lui&#8221;, comme le pense leur cousin. L&#8217;immigration comme perte de l&#8217;innocence, telle est la toile de fond de ce film magnifique, qui n&#8217;assène aucun message. Et c&#8217;est bien ce qui lui fut reproché.</p>
<p>Réalisé, en 1969, par Marc Scialom, un jeune apprenti cinéaste d&#8217;origine juive tunisienne, avec le soutien de Chris Marker qui lui a prêté du matériel, c&#8217;est un film inachevé. La version qui ressort mercredi en salles est une maquette, conçue par l&#8217;auteur dans l&#8217;espoir de convaincre un producteur de financer le film. Mais l&#8217;accueil que lui ont fait les amis de Chris Marker lui a coupé les ailes. &#8220;Pas politique&#8221;, lui a-t-on asséné, ce qui revenait, dans le contexte de l&#8217;époque, à une condamnation sans appel.</p>
<p>Malgré le soutien de Jean Rouch, qui a salué &#8220;un des rares films surréalistes de l&#8217;histoire du cinéma&#8221;, le jeune cinéaste l&#8217;a enterré et n&#8217;a pas tardé à abandonner le cinéma pour se consacrer à l&#8217;enseignement. C&#8217;est à sa fille, Chloé Scialom, qu&#8217;il doit d&#8217;avoir exhumé cette copie de travail, et à l&#8217;association marseillaise Film Flamme de l&#8217;avoir restaurée.</p>
<p>Lettre à la prison n&#8217;est pas un film militant, mais c&#8217;est un film politique, visionnaire, dont le sens s&#8217;est intensifié avec les années. La liberté de son écriture, la poésie de son montage le distinguent radicalement des films engagés des années 1970 dont la plupart ne peuvent plus s&#8217;apprécier autrement que replacés dans le contexte de leur époque.</p>
<p>A l&#8217;heure où &#8220;l&#8217;identité nationale&#8221; envahit le débat public, ce film réalisé par un immigré tunisien de culture juive sur un immigré tunisien de culture musulmane pose des questions essentielles, avec l&#8217;intelligence et le regard d&#8217;un grand artiste.</p>
<p><strong>Voir de même:</strong></p>
<p>Monday, November 30, 2009<br />
<a href="http://arabling.blogspot.com/2009/11/marc-scialom-lettre-la-prison.html"><strong>Marc Scialom. Lettre à la prison</strong></a></p>
<p>We can see what the city of Marseille was like – with its past and present marked by immigration, likewise on the border between reality and fiction – in Lettre à la prison, filmed 40 years ago in Marseille and Tunisia. The film has remained invisible since then because its director, Marc Scialom, a French Tunisian with Italian blood, ran out of money and had to stop filming before he could run off a copy. With voices out of field, it is an atemporal narration that instead follows the interior movements of the leading player, a Tunisian boy who has landed in Marseille and tries to get to Paris. He goes to the station every day but never manages to leave. The words, which are not always connected with the images, compose the story: the young man has come to France to help his brother, accused of killing a French girl with whom he had a relationship. Little does it matter that the accusation is false: back then – as is the case today – he is the perfect culprit.</p>
<p>But the story, the letters that one man writes to the other, are merely fragments, a starting point to reveal much more. The young man’s wanderings through Marseille, composed of harsh angles, diagonal shots with a “cubist” air, tell us about racism, ostracism and mistrust. Men and women view immigrants suspiciously, considering them savages: Arab equals disease and filth. It makes no difference that they were bled first by colonialism and then by post-colonialism: the slums in which they live are dirty, their children dishevelled, barefoot and naked &#8230; There is a compelling feeling of contemporary life, of today’s world, in this film. Indeed, its power lies in not “theorizing” about it but, rather, allowing the contradictions and ambiguity of widespread violence to emerge: the frustration of a horrible deed – the young man throws his dog from the train because a hysterical Frenchwoman is shocked that the animal is peeing – is something that introjects marginality without having processed it into rebellion, making it all the more frightening. Scialom revisits cinéma vérité, but the most surprising aspect is the representation of immigration. The director takes uncommon liberties and perhaps this is what frightened producers at the time. The scene of the young man and a French girl on the reef – she urinating in front of him, he being transformed into all of the men of an aggressive culture without distinction – is extraordinary. The “scandal” of the film is its unconventionality, the fact that it works within a reciprocal imagination, touching on eroticism, sexuality and fantasies. Something that is ever topical in history. (Cristina Piccino, il manifesto, 6 July 2008)</p>
<p>Personne ou presque ne connaît Marc Scialom. Juif italien né à Tunis en 1934, ce cinéaste autodidacte a pourtant gagné un Lion d&#8217;Argent à Venise en 1972, avec le court-métrage Exils. Mais son seul long-métrage, Lettre à la prison (1969), n&#8217;est jamais sorti dans les salles. Trop onirique pour l&#8217;époque (post 68), très demandeuse de Politique. Mêlant prises de vues en noir et blanc tournées à l&#8217;arrache dans les rues de Marseille, et extraits d&#8217;un court métrage en couleur, Lettre à la prison est un magnifique film-poème sur l&#8217;immigration maghrébine. 35 ans plus tard, sa puissance reste intacte.<br />
LETTRE A LA PRISON<br />
Un film de Marc Scialom<br />
Avec Tahar Aïbi, Marie-Christine Lefort, Myriam Tuil<br />
Durée : 1h39</p>
<p><strong>Voir enfin:</strong></p>
<p><a href="http://www.jimena.org/faq/memmi.htm"><strong>WHO IS AN ARAB JEW? *</strong></a><br />
Albert Memmi<br />
February, 1975</p>
<p>* The term &#8220;Arab Jews&#8221; is obviously not a good one. I have adopted it for convenience. I simply wish to underline that as natives of those countries called Arab and indigenous to those lands well before the arrival of the Arabs, we shared with them, to a great extent, languages, traditions and cultures. If one were to base oneself on this legitimacy, and not on force and numbers, then we have the same rights to our share in these lands &#8211; neither more nor less &#8211; than the Arab Moslems. But one should remember, at the same time, that the term &#8220;Arab&#8221; is not a happy one when applied to such diverse populations, including even those who call and believe themselves to be Arabs.</p>
<p>The head of an Arab state (Muammar Ghadaffi) recently made us a generous and novel offer. &#8220;Return,&#8221; he told us, &#8220;return to the land of your birth!&#8221; It seems that this impressed many people who, carried away by their emotions, believed that the problem was solved. So much so that they did not understand what was the price to be paid in exchange: once reinstalled in our former countries, Israel will no longer have any reason to exist. The other Jews, those &#8220;terrible European usurpers&#8221;, will also be sent back &#8220;home&#8221; &#8211; to clear up the remains of the crematoria, to rebuild their ruined quarters, I suppose. And if they do not choose to go with good grace, in spite of everything, then a final war will be waged against them. On this point, the Head of State was very frank. It also seems that one of his remarks deeply impressed those present: &#8220;Are you not Arabs like us &#8211; Arab Jews?&#8221;</p>
<p>What lovely words! We draw a secret nostalgia from them: yes, indeed, we were Arab Jews- in our habits, our culture, our music, our menu. I have written enough about it. But must one remain an Arab Jew if, in return, one has to tremble for one&#8217;s life and the future of one&#8217;s children and always be denied a normal existence? There are, it is true, the Arab Christians. What is not sufficiently known is the shamefully exorbitant price that they must pay for the right merely to survive. We would have liked to be Arab Jews. If we abandoned the idea, it is because over the centuries the Moslem Arabs systematically prevented its realization by their contempt and cruelty. It is now too late for us to become Arab Jews. Not only were the homes of Jews in Germany and Poland torn down, scattered to the four winds, demolished, but our homes as well. Objectively speaking, there are no longer any Jewish communities in any Arab country, and you will not find a single Arab Jew who will agree to return to his native land.</p>
<p>I must be clearer: the much vaunted idyllic life of the Jews in Arab lands is a myth! The truth, since I am obliged to return to it, is that from the outset we were a minority in a hostile environment; as such, we underwent all the fears, the agonies, and the constant sense of frailty of the underdog. As far back as my childhood memories go &#8211; in the tales of my father, my grandparents, my aunts and uncles &#8211; coexistence with the Arabs was not just uncomfortable, it was marked by threats periodically carried out. We must, nonetheless, remember a most significant fact: the situation of the Jews during the colonial period was more secure, because it was more legalized. This explains the prudence, the hesitation between political options of the majority of Jews in Arab lands. I have not always agreed with these choices, but one cannot reproach the responsible leaders of the communities for this ambivalence &#8211; they were only reflecting the inborn fear of their co-religionists.</p>
<p>As to the pre-colonial period, the collective memory of Tunisian Jewry leaves no doubt. It is enough to cite a few narratives and tales relating to that period: it was a gloomy one. The Jewish communities lived in the shadow of history, under arbitrary rule and the fear of all-powerful monarchs whose decisions could not be rescinded or even questioned. It can be said that everybody was governed by these absolute rulers: the sultans, beys and deys. But the Jews were at the mercy not only of the monarch but also of the man in the street. My grandfather still wore the obligatory and discriminatory Jewish garb, and in his time every Jew might expect to be hit on the head by any Moslem whom he happened to pass. This pleasant ritual even had a name &#8211; the chtaka; and with it went a sacramental formula which I have forgotten. A French orientalist once replied to me at a meeting: &#8220;In Islamic lands the Christians were no better off!&#8221; This is true &#8211; so what? This is a double-edged argument: it signifies, in effect, that no member of a minority lived in peace and dignity in countries with an Arab majority! Yet there was a marked difference all the same: the Christians were, as a rule, foreigners and as such protected by their mother-countries. If a Barbary pirate or an emir wanted to enslave a missionary, he had to take into account the government of the missionary&#8217;s land of origin &#8211; perhaps even the Vatican or the Order of the Knights of Malta. But no one came to the rescue of the Jews, because the Jews were natives and therefore victims of the will of &#8220;their&#8221; rulers. Never, I repeat, never &#8211; with the possible exception of two or three very specific intervals such as the Andalusian, and not even then &#8211; did the Jews in Arab lands live in other than a humiliated state, vulnerable and periodically mistreated and murdered, so that they should clearly remember their place.</p>
<p>During the colonial period, the life of Jews took on a certain measure of security, even among the poorest classes, whereas traditionally only the rich Jews, those from the European part of town, were able to live reasonably well. In these quarters the population was mixed, and the French and Italian Jews were, in general, less in contact with the Arab population. Even they remained second-class citizens, a prey from time to time to outbursts of popular anger, which the colonial power &#8211; French, English or Italian &#8211; did not always repress in time, either out of indifference or for tactical reasons.</p>
<p>I have lived through the alarms of the ghetto: the rapidly barred doors and windows, my father running home after hastily shutting his shop, because of rumours of an impending pogrom. My parents stocked food in expectation of a siege, which did not always materialize, but this gives the measure of our anguish, our permanent insecurity. We felt abandoned then by the whole world, including, alas, the French protectorate officials. Whether these officials knowingly exploited these happenings for internal political reasons, as a diversion of an eventual rising against the colonial regime, I have no proof. But certainly this was the feeling of us Jews of the poor quarters. My own father was convinced that when the Tunisian riflemen left for the front during the war, the Jewish population had been delivered into their hands. At the least, we thought that the French and Tunisian authorities had shut their eyes to the depredations of the soldiery or the malcontents who streamed into the ghetto. Like the carabinieri in the song, the police never came, or if they did it was only hours after it was all over.</p>
<p>Shortly before the end of the colonial period, we endured an ordeal in common with Europe: the German occupation.</p>
<p>I have described in Pillar of Salt how the French authorities coldly left us to the Germans. But I must add that we were also submerged in a hostile Arab population, which is why so few of us could cross the lines and join the Allies. Some got through in spite of everything, but in most cases they were denounced and caught.</p>
<p>Nevertheless, we were inclined to forget that dreadful period after Tunisia attained independence. It must be acknowledged that not many Jews took an active part in the struggle for independence, but neither did the mass of Tunisian non-Jews. On the other hand our intellectuals, including the communists, who were very numerous, took an active role in the fight for independence; some of them fought in the ranks of the &#8220;Destour&#8221;. I was myself a member of the small group which founded the newspaper Jeune Afrique in 1956, shortly before independence, for which I had to pay dearly later on.</p>
<p>At all events, after independence the Jewish bourgeoisie, which was an appreciable part of the Jewish population, believed that they could collaborate with the new regime, that it was possible to coexist with the Tunisian population. We were Tunisian citizens and decided in all sincerity to &#8220;play the game&#8221;. But what did the Tunisians do? Just like the Moroccans and Algerians, they liquidated their Jewish communities cunningly and intelligently. They did not indulge in open brutalities as in other Arab lands &#8211; that would anyhow have been difficult after the services which had been rendered, the help given by a large number of our intellectuals, because of world public opinion, which was following events in our region closely; and also because of American aid which they needed urgently. Nonetheless they strangled the Jewish population economically. This was easy with the merchants: it was enough not to renew their licences, to decline to grant them import permits and, at the same time, to give preference to their Moslem competitors. In the civil service it was hardly more complicated: Jews were not taken on, or veteran Jewish officials were confronted with insurmountable language difficulties, which were rarely imposed upon Moslems. Periodically, a Jewish engineer or a senior official would be put in jail on mysterious, Kafkaesque charges which panicked everyone else.</p>
<p>And this does not take into account the impact of the relative proximity of the Arab-Israel conflict. At each crisis, with every incident of the slightest importance, the mob would go wild, setting fire to Jewish shops. This even happened during the Yom Kippur War. Tunisia&#8217;s President, Habib Bourguiba, has in all probability never been hostile to the Jews, but there was always that notorious &#8220;delay&#8221;, which meant that the police arrived on the scene only after the shops had been pillaged and burnt. Is it any wonder that the exodus to France and Israel continued and even increased?</p>
<p>I myself left Tunisia for professional reasons, admittedly, because I wanted to get back into a literary circle, but also because I could not have lived much longer in that atmosphere of masked, and often open, discrimination.</p>
<p>It is not a question of regretting the position of historical justice we adopted in favour of the Arab peoples. I regret nothing, neither having written The Colonizer and the Colonized nor my applause for the independence of the peoples of the Maghreb. I continued to defend the Arabs even in Europe, in countless activities, communications, signatures, manifestos. But it must be stated unequivocally, once and for all: we defended the Arabs because they were oppressed. But now there are independent Arab states, with foreign policies, social classes, with rich and poor. And if they are no longer oppressed, if they are in their turn becoming oppressors, or possess unjust political regimes, I do not see why they should not be called upon to render accounts. Besides, unlike most people, I was never willing to believe (as the liberals naively, and the communists artfully, repeat) that after independence there would be no more problems, that our countries would become secular states where Europeans, Jews and Moslems would happily coexist.</p>
<p>I even knew that there would not be much of a place for us in the country after independence. Young nations are very exclusive; and anyhow, Arab constitutions are incompatible with a secular ideology. And this, by the way, has been recently underlined most appositely by Colonel Qadhafi. He only said aloud what others think to themselves. I was equally aware of the problem of the &#8220;small&#8221; Europeans, the poor Whites; but I thought that all this was the inevitable end of a state of affairs condemned by history. I thought, in spite of everything, that the effort was worth making. After all, we had never occupied a major place; it would have been enough had they allowed us to live in peace. This was a drama, but a historical drama &#8211; not a tragedy; modest solutions did exist for us. But even that was not possible. We were all obliged to go, each in his turn.</p>
<p>Thus I arrived in France, and found myself up against the legend which was current in left-wing Parisian salons: the Jews had always lived in perfect harmony with the Arabs. I was almost congratulated for having been born in such a land where racial discrimination and xenophobia were unknown. It made me laugh. I heard so much nonsense about North Africa, and from people of the best intentions that, honestly, I did not react to it at all. The chattering only began to worry me when it became a political argument that is, after 1967. The Arabs then made up their minds to use this travesty of the truth, which fell on willing ears once the reaction against Israel had set in after her victory. It is now time to denounce this absurdity.</p>
<p>If I had to explain the success of the myth, I would list five converging factors. The first is the product of Arab propaganda: &#8220;The Arabs never did the Jews any harm, so why do the Jews come to despoil them of their lands, when the responsibility for Jewish misfortune is altogether European? The whole responsibility for the Middle East conflict rests on the Jews of Europe. The Arab Jews never wanted to create a separate country and they are full of trust and friendship towards the Moslem Arabs.&#8221; This is a double lie: the Arab Jews are much more distrustful of the Moslems than are the European Jews, and they dreamed of the Land of Israel long before the Russian and Polish Jews did.</p>
<p>The second argument stems from the cogitations of a part of the European Left: the Arabs were oppressed, therefore they could not be anti-Semites. This is ridiculously manichaeistic &#8211; as though one could not be oppressed and also be a racist! As if workers have not been xenophobic! Actually the argument is not convincing: the real purpose is to be able with a clear conscience to fight Zionism and thus serve the Soviet Union.</p>
<p>The third argument is the doing of contemporary historians, among whom, curiously enough, are certain Western Jews. Having undergone the dreadful Nazi slaughter, they could not imagine a similar thing happening elsewhere. However, if we except the massacres of the twentieth century (the pogroms in Russia after Kishinev and later by Stalin, as well as the Nazi crematoria), the total number of Jewish victims from Christian pogroms over the centuries probably does not exceed the total of the victims of the smaller and larger periodic pogroms perpetrated in Arab lands under Islam over the past millennium. Jewish history has so far been written by Western Jews; there has been no great Oriental Jewish historian. This is why only the &#8220;Western&#8221; aspects of Jewish suffering are widely known. One is reminded of the absurd distinction drawn by Jules Isaac, usually better inspired, between &#8220;true&#8221; and &#8220;false&#8221; anti-Semitism, &#8220;true&#8221; anti-Semitism being the result of Christianity. The truth is that it is not only Christianity that creates anti-Semitism, but the fact that the Jew is a member of a minority &#8211; in Christendom or in Islam. In making of anti-Semitism a Christian creation, Isaac, I regret to say, has minimized the tragedy of the Jews from Arab lands and helped to confuse people.</p>
<p>The fourth factor is that many Israelis, perturbed by the issue of coexistence with their Arab neighbours, wish to believe that this existed in the past; otherwise the whole undertaking would have to be discarded in despair! But in order to survive, it would be far wiser to take a clear view of the actual environment.</p>
<p>The fifth and last factor is our own complicity, the more or less unwitting complacency of us Jews from Arab countries &#8211; the uprooted who tend to embellish the past, who in our longing for our native Orient minimize, or completely efface, the memory of persecutions. In our recollections, in our imagination, it was a wholly marvelous life, even though our own newspapers from that period attest the contrary.</p>
<p>How I wish that all this had been true &#8211; that we had enjoyed a singular existence in comparison with the usual Jewish condition! Unfortunately, it is all a huge lie: Jews lived most lamentably in Arab lands. The State of Israel is not the outcome only of the sufferings of European Jewry. It is certainly possible, contrary to the thinking &#8211; if there is any thinking at all &#8211; of a part of the European Left, to free oneself from oppression and in turn to become an oppressor towards, for example, one&#8217;s own minorities. Indeed, this happens very often with many new nations.</p>
<p>And now?</p>
<p>Now it is no longer a question of our returning to any Arab land, as we are so disingenuously invited to do. Such an idea would seem grotesque to all the Jews who fled their homes &#8211; from the gallows of Iraq, the rapes, the sodomy of the Egyptian prisons, from the political and cultural alienation and economic suffocation of the more moderate countries. The attitude of the Arabs towards us seems to me to be hardly different from what it has always been. The Arabs in the past merely tolerated the existence of Jewish minorities, no more. They have not yet recovered from the shock of seeing their former underlings raise up their heads, attempting even to gain their national independence! They know of only one rejoinder: off with their heads! The Arabs want to destroy Israel. They pinned great hopes on the summit meeting in Algiers. Now what did this meeting demand? Two points recur as a leitmotiv: the return of all the territories occupied by Israel, and the restoration of the legitimate national rights of the Palestinians. The first contention can still create an illusion, but not the second. What does it mean? Settling the Palestinians as rulers in Haifa or Jaffa? In other words, the end of Israel. And if not that, if it is only a matter of partition, why do they not say so? On the contrary, the Palestinians have never ceased to claim the whole of the region, and their succeeding &#8220;summits&#8221; change nothing. The summit meeting in Algiers is linked to that of Khartoum (1967), there is no basic difference. Even today the official position of the Arabs, implicit or avowed, brutal or tactical, is nothing but a perpetuation of that anti-Semitism which we have experienced. Today, as yesterday, our life is at stake. But there will come a day when the Moslem Arabs will have to admit that we, the &#8220;Arab Jews&#8221; as well &#8211; if that is how they wish to call us &#8211; have the right to existence and to dignity.</p>
<p>Source: Israel Academic Committee on the Middle East, February, 1975</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Art négrier: C'est le produit de ces pillages que l'on étudie avec tant d'intérêt (Quai Branly celebrates five centuries of slave trading art)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/28/art-negrier-cest-le-produit-de-ces-pillages-que-lon-etudie-avec-tant-dinteret-quai-branly-celebrates-five-centuries-of-slave-trading-art/</link>
<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 22:17:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
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<description><![CDATA[Qu&#8217;une exposition au Musée du quai Branly s&#8217;attache à nommer les créateurs de la cour ro]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://www.toutpourlesfemmes.com/conseil/local/cache-vignettes/L320xH480/abomey-f7146.jpg" alt="Branly celebrates slavetrading art" width="320" height="480" align="left" /><em>Qu&#8217;une exposition au Musée du quai Branly s&#8217;attache à nommer les créateurs de la cour royale d&#8217;Abomey est important du point de vue de la connaissance historique. Mais surtout d&#8217;un point de vue politique et moral, parce que c&#8217;est l&#8217;une des premières fois qu&#8217;une telle tentative est osée en France. Le temps de l&#8217;indistinction et de l&#8217;anonymat s&#8217;achèverait-il enfin? (…) Le temps de l&#8217;art &#8220;nègre&#8221; ou &#8220;africain&#8221; finit; celui des artistes africains commence.</em> Le Monde</h5>
<h5><em>Cette nouvelle et passionnante approche peut s&#8217;appliquer aux artistes d&#8217;Abomey, parce que les collections françaises sont d&#8217;une exceptionnelle richesse. Elles le sont parce que la France a envahi et détruit le royaume d&#8217;Abomey en deux guerres, en 1890 et en 1892, et forcé le roi Béhanzin à l&#8217;exil. Ses palais ont été pillés et c&#8217;est le produit de ces pillages que l&#8217;on étudie avec tant d&#8217;intérêt.</em> Le Monde</h5>
<h5><em>Les collections françaises conservent des objets arrivés dans des contextes variés, du cadeau diplomatique au don ou aux commandes en passant par le butin de guerre coloniale.  (…) Quatorze rois se sont succédés de 1625 à 1900 à Abomey, capitale du royaume du Danhomè. Ils ont rassemblé autour d’eux des artistes d’origines diverses : Yoruba, Fon, Mahi ou Haoussa régis par le même mécénat. Leurs noms se confondent avec l’histoire de l’agrandissement du royaume ; certains ont participé à sa fondation, d’autres y sont arrivés comme esclaves.</em> Gaëlle Beaujean (commissaire de l&#8217;exposition)</h5>
<h5><em>Guezo fut également un administrateur extrêmement avisé. Grâce aux revenus de la traite, il put abaisser les impôts, stimulant ainsi l’économie agricole et marchande (…) Il fut très aimé et sa mort subite dans une bataille contre les Yorubas fut une véritable tragédie.</em> <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ghezo">Wikipedia</a></h5>
<h5><em>Les chefs traditionnels n’ont pas à être reconnus par la Constitution tant qu’ils n’ont pas présenté leurs excuses aux familles des descendants des victimes de l’esclavage.</em> <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/14/esclavage-les-africains-aussi-african-slavery-apology-needed/">Shehu Sani</a> (président du Congrès des droits civiques nigérian)</h5>
<p><strong>&#8220;Le temps de l&#8217;art &#8216;nègre&#8217; ou &#8216;africain&#8217; finit; celui des artistes africains commence.&#8221; A quand celui de l’art… négrier?</strong></p>
<p>Alors que le pourtant (à moitié) noir et <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/04/22/presidence-obama-plus-repentant-que-moi-tu-meurs-world-deeply-humiliated-by-obama%e2%80%99s-america-sucks-tour/">même pas né</a> à l&#8217;époque <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/05/30/presidence-obama-obama-va-t-il-finir-par-demander-pardon-pour-la-2e-guerre-mondiale-will-obama-apologize-for-wwii/">Pleurnicheur en chef</a> demande pardon cinq fois par jour &#8230;</p>
<p>La perfide Albion <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/05/07/abolition-de-l%E2%80%99esclavage-et-l%E2%80%99islam-et-l%E2%80%99afrique-they-nearly-wiped-penny-lane-off-the-map/">débaptise</a> ses rues &#8230;</p>
<p>Notre propre Pays des droits de l&#8217;homme <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2007/02/13/nouvelles-menaces-sur-la-liberte-d%e2%80%99expression-le-parlement-aussi/">fait tourner la planche à billets législative</a> &#8230;</p>
<p>A l’heure où, du fond de son exil berlinois dument subventionnée par les deniers publics (avec <a href="http://www.centrenationaldulivre.fr/?Marie-NDiaye-et-Elena-Balzamo">50 000 euros</a>, t’as plus rien !), notre Goncourt franco-sénégalaise <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/11/identite-nationale-je-trouve-cette-france-la-monstrueuse-with-elections-looming-sarkozy-finally-gets-back-to-national-identity-debate/">&#8220;trouve la France monstrueuse&#8221;</a> …</p>
<p>Et où l’un de nos anciens ambassadeurs co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dénonce haut et fort <a href="http://www.bakchich.info/Accoyer-Vous-avez-compris-Je-ne,08940.html">&#8220;une société où on expulse les sans-papiers&#8221;</a> …</p>
<p>Etrange pudeur du Monde dans l’édiorial et le compte-rendu qu’il consacre à l’actuelle exposition du <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/06/21/musee-du-quai-branly-chirak-sanctuarise-le-statu-quo/">Musée Chirac</a> (pardon: du Quai Branly) sur les &#8220;artistes&#8221; du royaume africain du Dahomey (pardon: Danhomè) et actuel Bénin …</p>
<p>Qui, même s&#8217;il  fait allusion aux guerres et pillages de la France coloniale, ne mentionne même pas une fois, dans sa célébration de &#8220;l&#8217;Art de cour exceptionnel&#8221; et des &#8220;artistes de génie&#8221; des &#8220;Rois mécènes&#8221; de ce qui fut pourtant l’une des plus grandes plaques tournantes de la traite atlantique, le mot esclave!</p>
<p>Heureusement, la commissaire de l’exposition veille et rappelle, pour évoquer la place de l’esclavage dans la richesse dudit royaume, que la traite des esclaves avait &#8220;depuis plus d’un siècle&#8221; été &#8220;mise en place par les Européens&#8221;.</p>
<p>Que le Danhomè se contentait de faire des &#8220;prisonniers de guerre&#8221; que les acheteurs européens &#8220;revendaient comme esclaves en Amérique&#8221;.</p>
<p>Mais là où l&#8217;on ne comprend plus, c&#8217;est quand elle reconnait (certes du bout des lèvres) concernant le mode d&#8217;acquisition des &#8220;artistes&#8221;que &#8220;certaines familles d’artistes sont des prisonniers rescapés&#8221; dont la seule &#8220;qualité pouvait aussi motiver une guerre &#8220;ou que d’autres sont &#8220;arrivés comme esclaves&#8221;.</p>
<p>Encore un peu et elle nous ressortait les <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2007/02/23/bicentenaire-de-l%e2%80%99abolition-de-l%e2%80%99esclavage-retour-sur-l%e2%80%99omerta-africaine-we-dont-discuss-slavery-2/"><strong>mouvements anti-esclavagistes</strong></a> notamment anglais ayant contraint les rois dahoméens à exporter désormais moins ouvertement leurs esclaves et à se recentrer sur les produits agricoles.</p>
<p>Ou, pire encore, le fait que <strong>c’est la <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2005/12/31/histoire-c%e2%80%99est-la-colonisation-et-le-christianisme-qui-ont-mis-fin-a-lesclavage/">conquête coloniale</a> qui met finalement un terme au &#8220;commerce d’ébène</strong>&#8220;.</p>
<p>Voire, abomination des abominations, les <strong>actuels <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/14/esclavage-les-africains-aussi-african-slavery-apology-needed/">débuts de demandes de comptes en Afrique-même</a></strong><a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/14/esclavage-les-africains-aussi-african-slavery-apology-needed/"> </a>sur les descendants des &#8220;rois-traitres&#8221;, sans lesquels n’auraient été possibles ni le fameux commerce triangulaire ni les <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/05/08/histoire-quelques-verites-genantes-sur-la-traite-des-noirs-olivier-petre-grenouilleau/">traites interne et arabe</a>!</p>
<p><a href="http://lemonde.fr/culture/article/2009/11/28/enfin-les-artistes-africains-ne-sont-plus-anonymes_1273483_3246.html#ens_id=1273560">Edito du Monde<br />
</a><a href="http://lemonde.fr/culture/article/2009/11/28/artiste-africain_1273420_3246.html#ens_id=1273560"><strong>Artiste africain</strong></a><br />
LE MONDE<br />
28.11.09</p>
<p>Il était courant en Europe, il y a un siècle, d&#8217;affirmer qu&#8217;il n&#8217;y avait pas d&#8217;art en Afrique, rien que des &#8220;fétiches&#8221;. Picasso, Matisse, Apollinaire, Breton, peintres et poètes ont fait justice de cette absurdité. Ainsi est né &#8220;l&#8217;art nègre&#8221; &#8211; formule ambiguë. Elle reconnaît la qualité artistique des sculptures ou des masques. Mais elle confond tous les peuples, tous les styles, toutes les époques sous un seul terme, trop simple, trop vague. &#8220;Africain&#8221; vaut-il mieux ? Oserait-on parler d&#8217;art &#8220;européen&#8221; pour qualifier à la fois les sculpteurs romans et Rodin, Giotto et Poussin, Rembrandt et Cézanne ?</p>
<p>&#8220;Africain&#8221; n&#8217;en a pas moins pris la succession de &#8220;nègre&#8221;. Sans doute l&#8217;ethnologue, le spécialiste ou le collectionneur pratiquaient-ils déjà des distinctions subtiles entre des styles variables d&#8217;un village à un autre, d&#8217;une société à une autre, mais il manquait cette notion essentielle : les artistes, des individus identifiés, des noms, des mains, des manières particulières de travailler. Il n&#8217;y a pas si longtemps, un discours officiel croyait encore pouvoir interpeller &#8220;l&#8217;homme africain&#8221; : encore une généralité, encore un schématisme.</p>
<p>Qu&#8217;une exposition au Musée du quai Branly s&#8217;attache à nommer les créateurs de la cour royale d&#8217;Abomey est important du point de vue de la connaissance historique. Mais surtout d&#8217;un point de vue politique et moral, parce que c&#8217;est l&#8217;une des premières fois qu&#8217;une telle tentative est osée en France. Le temps de l&#8217;indistinction et de l&#8217;anonymat s&#8217;achèverait-il enfin ?</p>
<p>Les oeuvres présentées dans l&#8217;exposition sont à Paris depuis des décennies, depuis le pillage des palais du roi Béhanzin par les troupes coloniales françaises à la fin du XIXe siècle. Si elles sont montrées aujourd&#8217;hui d&#8217;une façon si neuve, ce n&#8217;est donc pas parce qu&#8217;elles seraient elles-mêmes nouvelles, mais parce que les regards et les esprits évoluent. Le temps de l&#8217;art &#8220;nègre&#8221; ou &#8220;africain&#8221; finit ; celui des artistes africains commence.</p>
<p>Sans doute faut-il voir également dans cette évolution un effet de l&#8217;art actuel : les artistes qui travaillent aujourd&#8217;hui au Bénin, au Cameroun ou au Nigeria sont de plus en plus connus. Ils signent des oeuvres singulières et individuelles. Ils exposent de plus en plus, y compris en Afrique, et la question de leur statut d&#8217;artistes ne se pose évidemment pas. C&#8217;est à la lumière de ce présent que le passé est considéré désormais. Il est profondément logique, et satisfaisant, que ce soit une fondation africaine spécialisée dans l&#8217;art actuel qui soit le mécène du catalogue de l&#8217;exposition des &#8220;Artistes d&#8217;Abomey&#8221;.</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p><a href="http://lemonde.fr/culture/article/2009/11/28/enfin-les-artistes-africains-ne-sont-plus-anonymes_1273483_3246.html#ens_id=1273560"><strong>Enfin les artistes africains ne sont plus anonymes</strong></a><br />
Philippe Dagen<br />
Le Monde<br />
28.11.09</p>
<p>Statue dogon&#8221;, &#8220;masque fang&#8221; : ainsi s&#8217;exprime-t-on en matière d&#8217;arts de l&#8217;Afrique. Il semble admis que les fonctions religieuses et sociales des objets étaient si déterminantes qu&#8217;il est logique de les classer par peuples, cultes, sociétés secrètes ou types. Il est tout aussi logique que le nom de leur auteur ait disparu, puisqu&#8217;il n&#8217;aurait été que l&#8217;exécutant d&#8217;un désir et d&#8217;un système collectifs.</p>
<p>L&#8217;absence de traces écrites jusqu&#8217;à une date assez récente et les conditions dans lesquelles les oeuvres ont été collectées par les Occidentaux ont contribué à cette situation : si nul ne conteste plus l&#8217;existence d&#8217;artistes africains, il semble tout aussi admis qu&#8217;ils ne peuvent que demeurer anonymes.</p>
<p>Nombreux en effet sont les artistes africains qui resteront anonymes : ceux des siècles antérieurs au XIXe, faute de témoignages écrits ; et tous ceux, plus récents, sur lesquels des informations auraient pu être sauvegardées mais ne l&#8217;ont pas été : ceux qui ont collecté les objets &#8211; ethnologues compris &#8211; n&#8217;ont pas pu ou su poser les bonnes questions.</p>
<p>Et pourtant on peut pratiquer avec les sculptures africaines ce qui se pratique avec l&#8217;art européen : les comparaisons stylistiques, la recherche du détail d&#8217;un individu, une marque de fabrique. Les efforts pour les identifier tendent à se multiplier, jusque dans les catalogues de vente. Après des tentatives pionnières, mais éparpillées, de chercheurs allemands, britanniques ou français, sont venus les premiers travaux marquants : une exposition sur les sculpteurs du Nigeria au Metropolitan Museum de New York en 1997, les essais de classification de l&#8217;ethnologue français Louis Perrois et, surtout, à Bruxelles, en 2001, l&#8217;exposition &#8220;Mains de maîtres&#8221;, conçue par l&#8217;historien et marchand belge Bernard de Grunne. En étudiant huit cas, elle essayait d&#8217;identifier des styles personnels et des maîtres, exactement comme le font les attributionnistes spécialistes des primitifs florentins ou siennois.</p>
<p>C&#8217;est à ces derniers que l&#8217;on pense dans l&#8217;exposition &#8220;Artistes d&#8217;Abomey&#8221; au Musée du quai Branly. A quoi comparer les ateliers de la cour d&#8217;Abomey, capitale du royaume du Danhomè &#8211; l&#8217;actuel Bénin &#8211; du XVIIe au XIXe siècle, sinon aux ateliers des cités toscanes de la Renaissance ? Dans les deux cas, la transmission et le perfectionnement d&#8217;un savoir-faire s&#8217;accomplissent au sein d&#8217;une famille, les fils les recevant en héritage des pères et des oncles.</p>
<p>A Abomey, ces familles et ateliers ont pour nom Hountondji, Alagbé, Yémadjé ou Akati. Actifs durant de longues périodes, ces ateliers exécutent les commandes des rois successifs du Danhomè, comme d&#8217;autres celles des Médicis. Leurs liens avec le pouvoir sont étroits, vitaux même.</p>
<p>De la faveur du roi dépendent ses commandes et celles que passent aux mêmes artistes les nobles de sa cour. Les sujets sont déterminés par les modes d&#8217;exercice du pouvoir, ses mythes fondateurs, sa rhétorique héroïque. Celle-ci veut des lions, des requins et des effigies effrayantes du dieu Gou, dieu du feu et de la guerre : les sculpteurs s&#8217;y emploient, en variant légèrement d&#8217;après des modèles stables.</p>
<p>Il faut des trônes et des spectres, les &#8220;récades&#8221;, spécialité de la famille Houndo, qui excelle aussi dans la sculpture des plateaux de divination. Il faut des armes de parade et d&#8217;autres pour les exécutions capitales, des vêtements de cérémonie, des tentures, des bracelets &#8211; et donc des dynasties d&#8217;armuriers, d&#8217;orfèvres et de tisseurs.</p>
<p>La généalogie des rois d&#8217;Abomey va donc de pair avec celle de leurs &#8220;fournisseurs&#8221;, dont noms et dates sont connus. Ainsi des deux statues de Gou : celle du Musée du quai Branly est l&#8217;oeuvre d&#8217;Ekplékendo Akati vers 1860 ; celle du Musée Dapper est sans doute le travail de Ganhu Hountondji, maître de la fonte, alors qu&#8217;Akati associe le bois et le fer.</p>
<p>PALAIS PILLÉS</p>
<p>Dans l&#8217;exposition, les données politiques nécessaires &#8211; structures et rites du pouvoir &#8211; sont indiquées par une longue chronologie murale et des bornes sonores qui diffusent de brèves explications. Une fois précisées ces conditions historiques et sociales, le regard peut s&#8217;attacher aux questions de styles et de maîtres. D&#8217;autant que le classement des objets par genre et par fonction favorise l&#8217;examen des différences stylistiques en proposant des comparaisons constantes. Tout cela est très bien réalisé.</p>
<p>Cette nouvelle et passionnante approche peut s&#8217;appliquer aux artistes d&#8217;Abomey, parce que les collections françaises sont d&#8217;une exceptionnelle richesse. Elles le sont parce que la France a envahi et détruit le royaume d&#8217;Abomey en deux guerres, en 1890 et en 1892, et forcé le roi Béhanzin à l&#8217;exil. Ses palais ont été pillés et c&#8217;est le produit de ces pillages que l&#8217;on étudie avec tant d&#8217;intérêt.</p>
<p>&#8220;Artistes d&#8217;Abomey&#8221;.</p>
<p>Musée du quai Branly, 37, quai Branly, Paris 7e. Tél. : 01-56-31-70-00. Du mardi au dimanche, de 11 heures à 19 heures ; jeudi, vendredi et samedi jusqu&#8217;à 21 heures. 7 €. Jusqu&#8217;au 31 janvier. Catalogue publié par la Fondation Zinsou, 250 p. 38 €.</p>
<p><strong>Voir enfin:</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.artistikrezo.com/actualites/Art/artistes-dabomey-dialogues-sur-un-royaume-africain-au-musee-du-quai-branly-du-10-novembre-2009-au-31-janvier-2010.html">Artistes d&#8217;Abomey &#8211; Dialogues sur un royaume africain au musée du Quai Branly</a> </strong><br />
Vendredi, 23 Octobre 2009 15:45 audrey laroque Actualités &#8211; Art</p>
<p>Du 10 Novembre 2009 au 31 Janvier 2010</p>
<p>Musée du Quai Branly</p>
<p>Art Africain</p>
<p>De 1600 à 1894, Abomey fut la vitrine du royaume du Danhomè, situé dans l’actuelle république du Bénin. Un art de cour exceptionnel s’y est développé, avec des artistes dont le génie, le talent et l’inspiration servaient avant tout la gloire du Roi. Grâce à d’importantes recherches menées par le commissaire et les deux conseillers scientifiques de l’exposition, il est aujourd’hui possible d’associer des artistes et familles d’artistes à chaque type d’objets présentés, fait rare dans l’art africain. A travers 82 objets et 8 documents graphiques anciens, Artistes d’Abomey, dialogue sur un royaume africain est l’occasion de découvrir ces dynasties d’artistes, et de comprendre leur rôle et statut au sein de la société danhoméenne</p>
<p>La ville d’Abomey est l’ancienne capitale du royaume du Danhomè (Bénin actuel), sur la côte Atlantique. Vers 1735, la ville portuaire de Ouidah entre en possession du Danhomè. Là, depuis plus d’un siècle s’organise la traite des esclaves mise en place par les Européens. Le lien entre le Danhomè et l’Europe remonte donc au XVIIIe siècle. La première des 41 lois du royaume impose au monarque d’accroître le territoire tout son règne durant. Le Danhomè s’est doté d’une organisation politique et militaire qui a favorisé son hégémonie. Les prisonniers de guerre connaissaient des sorts variables : vendus aux Européens qui les revendaient comme esclaves en Amérique ; future épouse du roi et peut-être mère du vidaho1 ; agriculteurs ou dotés d’un talent qui permettra au Danhomè de rayonner. Certaines familles d’artistes sont des prisonniers rescapés. La qualité d’un artiste pouvait aussi motiver une guerre afin qu’il soit au service du roi mécène. Chaque roi a doté le Danhomè d’artistes qui apportèrent des formes nouvelles dans la capitale.</p>
<p>La langue fon distingue l’artiste, homme inspiré, de l’artisan. Leurs productions exaltaient les regalia, honoraient les ancêtres, renforçaient la prestance sociale ou bien sublimaient la puissance militaire et divinatoire. Enfin, le défilé annuel des richesses et objets royaux dans la cité permettait à l’ensemble des sujets d’admirer cet art ostentatoire, riche en métal et en couleurs…</p>
<p>Les œuvres de cour témoignent aussi de l’histoire du contact entre la France et le Danhomè. Les collections françaises conservent des objets arrivés dans des contextes variés, du cadeau diplomatique au don ou aux commandes en passant par le butin de guerre coloniale. La rencontre avec les descendants d’artistes, de la famille royale, de dignitaires et de roturiers a permis de repérer quelles étaient ces familles d’artistes et de définir les caractéristiques de leurs styles à partir des photographies d’objets aujourd’hui conservés hors d’Abomey. L’iconographie catholique a inspiré les artistes de cour d’Abomey tout comme celle des Yoruba à l’est, des Ashanti à l’ouest, des Bariba ou des Haoussa au nord. Il est tout à fait certain que la circulation des œuvres a favorisé la créativité de ces acteurs pacifiques. La démarche globalisante des artistes d’Abomey, souhaitée par le roi, est une allégorie des choix politiques qui visent aussi à globaliser.</p>
<p>Gaëlle Beaujean, commissaire de l&#8217;exposition</p>
<p>PARCOURS DE L’EXPOSITION</p>
<p>Les artistes africains peuvent-ils tous rester anonymes ? L’absence de nom s’explique dans nombre de cas par le secret qui entoure la conception de l’objet. Mais la généralité n’est pas de règle, preuve en est pour l’art de cour d’Abomey. Trois complices, Léonard Ahonon, Gaëlle Beaujean et Joseph Adandé sont allés à la rencontre des descendants de rois, de dignitaires et d’artistes de cour. Ils restituent ici les résultats d’une enquête réalisée à Abomey en 2008 qui a permis d’attribuer plus finement les œuvres et de réunir des informations sur les artistes de cour.</p>
<p>Quatorze rois se sont succédés de 1625 à 1900 à Abomey, capitale du royaume du Danhomè. Ils ont rassemblé autour d’eux des artistes d’origines diverses : Yoruba, Fon, Mahi ou Haoussa régis par le même mécénat. Leurs noms se confondent avec l’histoire de<br />
l’agrandissement du royaume ; certains ont participé à sa fondation, d’autres y sont arrivés comme esclaves.</p>
<p>Après un espace introductif présentant une carte ancienne et une généalogie des rois d’Abomey, l’exposition explique en cinq séquences le statut et le rôle de l’artiste au sein de la société danhoméenne. Plusieurs multimédia ponctuent l’exposition et proposent aux visiteurs de découvrir, de plus près, une sélection d’œuvres choisies par le commissaire de l’exposition.</p>
<p>1. La mémoire des noms<br />
Dans les arts de cour d’Abomey, l’œuvre est associée immédiatement à son commanditaire : le roi. Mais le type d’objets, le matériau et la technique permettent d’identifier une signature et un savoir-faire maîtrisé par une famille. Les métaux précieux comme l’argent ou le cuivre sont travaillés par les Hountondji, les soies et cotons d’importation composent les tentures cousues par les Yémadjé. Certains noms restent en mémoire comme ont pu le montrer différentes sources, de terrain et littéraires, en dévoilant les noms de plusieurs artistes de la fin du 19e siècle.</p>
<p>2. L’artiste de cour, maître-servant<br />
Dans cette section, l’exposition s’intéresse à la place des artistes : comment devient-on artiste du roi ? Quels sont les avantages du maître et les indices de l’asservissement ? Pour le roi, il était important d’étendre son influence au-delà des frontières, d’afficher la puissance de son royaume, et selon la devise, « faire le Danhomè toujours plus grand ». Il lui fallait donc sans cesse innover et marquer son temps, y compris dans le domaine des arts, en perpétuelle transformation : la sculpture sur bois ou métal, l’appliqué sur tissu, le tissage et les danses cérémonielles et royales de cour. Les artistes, repérés parfois parmi les prisonniers de guerre et donc détenteurs d’un art d’une autre localité, se voyaient attribuer un espace sur prescription du roi. Il arrivait même que le roi motive une guerre pour leur capture.<br />
Ces créateurs dont le génie et le talent étaient reconnus par le roi bénéficiaient de privilèges : équipements, matériaux, domicile et soutiens divers. Leur implantation à proximité du palais facilitait le contact, discret ou non, avec le roi pour les commandes qu’ils devaient honorer.</p>
<p>3. Le palais, vitrine du monde<br />
Les rois du Danhomè entendaient faire des palais une vitrine du monde. Ils recevaient des présents de toutes sortes et de toutes provenances. Ils en offraient autant. Pour séduire leur peuple, ils organisaient chaque année un défilé de toutes leurs richesses et en redistribuaient une partie lors de ces cérémonies traditionnelles. L’ambition du roi Agadja (1711-1740) de faire affaire directement avec l’Occident, garant de cette richesse, l’a contraint à vaincre les<br />
royaumes cousins d’Allada et Sahè (ou Savi) pour prendre possession de Ouidah vers 1735. Dès lors, les rois du Danhomè ont pu intensifier leur commerce, échangeant les prisonniers de guerre (futurs esclaves) et les vivres contre des tissus industriels et de métaux rares qui ont donné un nouvel essor aux arts de cour.</p>
<p>4. La distinction par les arts<br />
Parures, vêtements, insignes, matériel divinatoire ou amulettes permettaient de distinguer chacun des acteurs politiques, religieux et militaires de la vie d’Abomey. La possession d’œuvres provenant des ateliers royaux constituait un privilège. Ainsi, les artistes d’Abomey concevaient des vêtements, protections magiques et armes spécialement pour le premier ministre ou migan, qui portait la lourde responsabilité d’exécuter des prisonniers par décapitation. Ces condamnés avaient la mission de remettre des messages aux ancêtres royaux. Différentes familles d’artistes se groupaient pour réaliser les récades de prêtres vodoun ou de chefs de bataillon ainsi que les vêtements, armes et amulettes des femmes soldats, les Amazones.</p>
<p>5. Sur les murs des palais<br />
Le développement du Danhomè s’est affirmé par l’expansion territoriale, humaine et l’acquisition de biens matériels et immatériels grâce aux conquêtes et aux échanges. Chaque<br />
nouveau roi faisait construire un nouveau palais près de celui de son prédécesseur. Sur les murs des palais royaux d’Abomey, des bas-reliefs sont modelés ; entre ces murs, des tentures sont conservées. L’histoire officielle se matérialisait sur ces supports par un ensemble d’images, parfois associées à des chants. Une image peut renvoyer à une sentence, un combat ou un événement marquant dans l’histoire du royaume, comme à une qualité, un ordre moral que les rois mettaient en valeur pour concilier la nation.</p>
<p>Artistes d&#8217;Abomey &#8211; Dialogues sur un Royaume Africain</p>
<p>10 Novembre 2009 &#8211; 31 Janvier 2010</p>
<p>Musée du Quai Branly</p>
<p>37, quai Branly<br />
75007 – Paris</p>
<p>Métro : Alma Marceau, Iena, Ecole Militaire, Bir Hakeim</p>
<p>Tél : 01 56 61 70 00<br />
mardi, mercredi et dimanche : de 11h à 19h<br />
jeudi, vendredi et samedi : de 11h à 21h</p>
<p>Tarifs : billet Exposition(s) temporaire(s)<br />
billet 7 € (plein tarif) / 5 € (tarif réduit)</p>
<p>billet jumelé (collections permanentes + expositions temporaires)<br />
billet 10 € (plein tarif) / 7 € (tarif réduit)</p>
<p>www.quaibranly.fr</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Anniversaires: Les sionistes ont même inventé l’Amérique! (Zionists even invented America!)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/26/anniversaires-les-sionistes-ont-meme-invente-l%e2%80%99amerique-the-zionists-even-invented-america/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 05:51:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/26/anniversaires-les-sionistes-ont-meme-invente-l%e2%80%99amerique-the-zionists-even-invented-america/</guid>
<description><![CDATA[Melting pot: Ce terme provient de la pièce de théâtre d&#8217;Israel Zangwill (1864-1926) The Meltin]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/82/TheMeltingpot1.jpg" alt="The Melting pot (Zanvill, 1908)" width="450" height="621" align="left" /><em>Melting pot: Ce terme provient de la pièce de théâtre d&#8217;Israel Zangwill (1864-1926) The Melting Pot, dont le message était que tous les immigrants arrivés aux États-Unis pouvaient devenir américains, un peuple formé dans un creuset de démocratie, de liberté et de responsabilité civique.</em> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Melting_pot">Wikipedia</a></h5>
<h5><em>Understand that America is God&#8217;s Crucible, the great Melting-Pot where all the races of Europe are melting and re-forming! Here you stand, good folk, think I, when I see them at Ellis Island, here you stand in your fifty groups, your fifty languages, and histories, and your fifty blood hatreds and rivalries. But you won&#8217;t be long like that, brothers, for these are the fires of God you&#8217;ve come to – these are fires of God. A fig for your feuds and vendettas! Germans and Frenchmen, Irishmen and Englishmen, Jews and Russians—into the Crucible with you all! God is making the American.&#8221;</em> <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Melting_pot">The Melting pot</a> (Israel Zangwill, 1908)</h5>
<h5><em>Shlomo Sand has written a remarkable book. In cool, scholarly prose he has, quite simply, normalized Jewish history. In place of the implausible myth of a unique nation with a special destiny – expelled, isolated, wandering and finally restored to its rightful home – he has reconstructed the history of the Jews and convincingly reintegrated that history into the general story of humankind. The self-serving and mostly imaginary Jewish past that has done so much to provoke conflict in the present is revealed, like the past of so many other nations, to be largely an invention.</em> <a href="http://inventionofthejewishpeople.com/reviews/">Tony Judt</a></h5>
<h5><em>Every nation cherishes its own myths and legends. Most Americans believe themselves to be anti-imperialists, though their ancestors colonised a continent, almost annihilating its native inhabitants. The French fancy themselves descended from ancient Gauls, though like the rest of us they are mongrels.</em> Max Hastings</h5>
<h5><em>Sand confuses ethnicity – which, in the case of the Jews, is indeed impure, heterogeneous and much travelled – with an identity that evolves as the product of common historical experience. Rabbinical arguments may rest on an imaginary definition of ethnicity, but the legitimacy of a Jewish homeland does not. Ultimately, Israel’s case is the remedy for atrocity, about which Sand has nothing to say.</em></h5>
<h5><em>Sand (…) argues there actually was no mass forced “exile” so there can be no legitimate “return”. (…) It is undoubtedly right to say that a popular version of this idea of the exile survives in most fundamentalist accounts of Jewish history. It may well be the image that many Jewish children still have. But it is a long time since any serious historian argued that following the destruction of the Second Temple, the Romans emptied Judea. But what the Romans did do, following the Jewish revolt of AD66-70 and even more exhaustively after a second rebellion in AD135, was every bit as traumatic: an act of cultural and social annihilation – mass slaughter and widespread enslavement. But there was also the mass extirpation of everything that constituted Jewish religion and culture; the renaming of Jerusalem as Aelia Capitolina, the obliteration of the Temple, the prohibition on rituals and prayers. Sand asserts, correctly, that an unknowable number of Jews remained in what the Romans called Palestina. The multitudes of Jews in Rome had already gone there, not as a response to disaster but because they wanted to and were busy proselytising.</em></h5>
<h5><em>(…) </em></h5>
<h5><em>But Sand appears not to notice that it undercuts his argument about the non-connection of Jews with the land of Palestine rather than supporting it. Put together, the possibility of leading a Jewish religious life outside Palestine, with the continued endurance of Jews in the country itself and you have the makings of that group yearning – the Israel-fixation, which Sand dismisses as imaginary. What the Romans did to the defeated Jews was dispossession, the severity of which was enough to account for the homeland-longing by both the population still there and those abroad. That yearning first appears, not in Zionist history, but in the writings of medieval Jewish teachers, and never goes away.</em> Simon Schama</h5>
<div><strong>Où l’on découvre que, dans leur mythomanie délirante, les Sionistes ont non seulement inventé l’Amérique, mais… leur propre Etat d’Israël!</strong></div>
<div>.</div>
<div>En ce jour où, via leur mythe de <strong>Thanksgiving Day</strong>, <strong>nos amis américains voudraient à nouveau nous faire croire que leurs ancêtres massacreurs d’Indiens étaient tous sur le Mayflower</strong> …</div>
<div>.</div>
<div>Et où, sous le coup des efforts conjugués d’une <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/24/terrorisme-la-france-vient-elle-d%e2%80%99eviter-son-propre-fort-hood-has-france-just-avoided-its-own-fort-hood/">immigration</a> et de nos belles âmes et <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/11/identite-nationale-je-trouve-cette-france-la-monstrueuse-with-elections-looming-sarkozy-finally-gets-back-to-national-identity-debate/">idiots utiles</a> qui tentent d’en nier chaque jour un peu plus la légitimité, <strong>les prétendus descendants des Gaulois s’interrogent sur leur propre identité</strong> …</div>
<div>.</div>
<div>Pendant que <a href="http://veroniquechemla.blogspot.com/2009/11/france-2-netablit-pas-toute-la-verite.html">France 2 </a>et son indéboulonnable faussaire <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2008/05/27/affaire-al-doura-charles-enderlin-peut-dautant-moins-se-soustraire-a-la-critique-quelle-le-vise-en-tant-que-professionnel-de-linformation-french-court-throws-the-book-at-france-2-reporter/">Charles Enderlin</a> comme l’acteur <a href="http://13h15-le-samedi.france2.fr/index-fr.php?page=accueil&#38;id_article=492">François Cluzet</a> nous refont le coup du <a href="http://www.primo-info.eu/showmedias.php?rub=3&#38;numdoc=Me-737949789">terroriste victime</a> (Salah Hamouri du FLP) et qu’une ville française (<a href="http://www.mairie-vitry94.fr/accueil/recherche/">Vitry-sur-Seine</a>)  se choisit comme citoyen d’honneur le créateur des Brigades des martyrs al-Aqsa du Fatah <span id="main" style="visibility:visible;"><span id="search" style="visibility:visible;">Marouane Barghouti </span></span>quand un soldat franco-israélien est toujours retenu comme otage depuis trois ans par le mouvement terroriste Hamas (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilad_Shalit">Gilad Shalit</a>) …</div>
<div>
<p>Ne voilà-t-il pas que l’on découvre que <strong>les mêmes <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Israel_Zangwill">sionistes</a> auxquels les Américains avaient eu recours pour leur inventer leur mythe fondateur du &#8220;creuset&#8221;</strong> (sans compter les &#8220;terre promise&#8221;, &#8220;ville sur la montagne&#8221;, &#8220;destinée manifeste&#8221; et tant d&#8217;autres), avaient fait la même chose pour leur propre Etat d’Israël!</p>
<p>Et ce naturellement sous la propre plume d’un historien israélien, <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/09/21/antifrancisme-le-peuple-francais-n%e2%80%99existe-pas-how-the-french-people-was-invented/">Shlomo Sand</a>, dont l’ouvrage vient d’être traduit en anglais (&#8220;The Invention of the Jewish People&#8221;).</p>
<p>Et qui, <strong>à l’heure où un Etat tout entier prépare activement sa bombe pour la <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/04/18/iran-telethon-pour-la-solution-finale/">Solution finale</a></strong>, démontre brillamment comment, sous le prétexte imaginaire que la totalité de leurs <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2008/04/19/israel-60e-israel-est-detruit-how-can-a-3000-year-old-country-be-now-celebrating-its-60th-birthday/">ancêtres</a> auraient été massivement déportés de leur pays par les Romains il y a près de 2000 ans, lesdits sionistes continuent non seulement à revendiquer un prétendu droit au retour en Israël.</p>
<p>Mais, scandale des scandales,… à <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2007/11/30/annapolis-qu%E2%80%99est-ce-que-c%E2%80%99est-que-ce-pays-qui-refuse-de-negocier-sa-propre-disparition-why-can%E2%80%99t-israel-just-negotiate-itself-out-of-existence/"><strong>refuser de collaborer à leur propre disparition</strong></a> !!!</p>
<p><a href="http://www.nytimes.com/2009/11/24/books/24jews.html?_r=1&#38;em"><strong>Book Calls Jewish People an ‘Invention’</strong></a><br />
Patricia Cohen<br />
The New York Times<br />
November 24, 2009</p>
<p>Despite the fragmented and incomplete historical record, experts pretty much agree that some popular beliefs about Jewish history simply don’t hold up: there was no sudden expulsion of all Jews from Jerusalem in A.D. 70, for instance. What’s more, modern Jews owe their ancestry as much to converts from the first millennium and early Middle Ages as to the Jews of antiquity.</p>
<p>Other theories, like the notion that many of today’s Palestinians can legitimately claim to be descended from the ancient Jews, are familiar and serious subjects of study, even if no definitive answer yet exists.</p>
<p>But while these ideas are commonplace among historians, they still manage to provoke controversy each time they surface in public, beyond the scholarly world. The latest example is the book “The Invention of the Jewish People,” which spent months on the best-seller list in Israel and is now available in English. Mixing respected scholarship with dubious theories, the author, Shlomo Sand, a professor at Tel Aviv University, frames the narrative as a startling exposure of suppressed historical facts. The translated version of his polemic has sparked a new wave of coverage in Britain and has provoked spirited debates online and in seminar rooms.</p>
<p>Professor Sand, a scholar of modern France, not Jewish history, candidly states his aim is to undercut the Jews’ claims to the land of Israel by demonstrating that they do not constitute “a people,” with a shared racial or biological past. The book has been extravagantly denounced and praised, often on the basis of whether or not the reader agrees with his politics.</p>
<p>The vehement response to these familiar arguments — both the reasonable and the outrageous — highlights the challenge of disentangling historical fact from the sticky web of religious and political myth and memory.</p>
<p>Consider, for instance, Professor Sand’s assertion that Palestinian Arab villagers are descended from the original Jewish farmers. Nearly a century ago, early Zionists and Arab nationalists touted the blood relationship as the basis of a potential alliance in their respective struggles for independence. Israel’s first prime minister, David Ben-Gurion, and Yitzhak Ben Zvi, Israel’s longest-serving president, made this very argument in a book they wrote together in 1918. The next year, Emir Feisal, who organized the Arab revolt against the Ottoman empire and tried to create a united Arab nation, signed a cooperation agreement with the Zionist leader Chaim Weizmann that declared the two were “mindful of the racial kinship and ancient bonds existing between the Arabs and the Jewish people.”</p>
<p>Both sides later dropped the subject when they realized it was not furthering their political goals.</p>
<p>(Though no final consensus has emerged on the ancestral link between Palestinians and Jews, Harry Ostrer, director of the Human Genetics Program at New York University Langone Medical Center, who has been studying the genetic organization of Jews, said, “The assumption of lineal descent seems reasonable.”)</p>
<p>Books challenging biblical and conventional history continually pop up, but what distinguishes the dispute over origins from debates about, say, the reality of the exodus from Egypt or the historical Jesus, is that it is so enmeshed in geopolitics. The Israeli Declaration of Independence states: “After being forcibly exiled from their Land, the People kept faith with it throughout their Dispersion and never ceased to pray and hope for their return to it.” The idea of unjust exile and rightful return undergirds both the Jews’ and the Palestinians’ conviction that each is entitled to the land.</p>
<p>Since Professor Sand’s mission is to discredit Jews’ historical claims to the territory, he is keen to show that their ancestry lines do not lead back to ancient Palestine. He resurrects a theory first raised by 19th-century historians, that the Jews of Central and Eastern Europe, to whom 90 percent of American Jews trace their roots, are descended from the Khazars, a Turkic people who apparently converted to Judaism and created an empire in the Caucasus in the eighth century. This idea has long intrigued writers and historians. In 1976, Arthur Koestler wrote “The Thirteenth Tribe” in the hopes it would combat anti-Semitism; if contemporary Jews were descended from the Khazars, he argued, they could not be held responsible for Jesus’ Crucifixion.</p>
<p>By now, experts who specialize in the subject have repeatedly rejected the theory, concluding that the shards of evidence are inconclusive or misleading, said Michael Terry, the chief librarian of the Jewish division of the New York Public Library. Dr. Ostrer said the genetics also did not support the Khazar theory.</p>
<p>That does not negate that conversion played a critical role in Jewish history — a proposition that many find surprising given that today’s Jews tend to discourage conversion and make it a difficult process. Lawrence H. Schiffman, chairman of the Skirball department of Hebrew and Judaic Studies at New York University, said most historians agree that over a period of centuries, Middle Eastern Jews — merchants, slaves and captives, religious and economic refugees — spread around the world. Many intermarried with people from local populations, who then converted.</p>
<p>There is also evidence that in antiquity and the first millennium Judaism was a proselytizing religion that even used force on occasion. From the genetic research so far, Dr. Ostrer said, “It’s pretty clear that most Jewish groups have Semitic ancestry, that they originated in the Middle East, and that they’re more closely related to each other than to non-Jewish groups.” But he added that it was also clear that many Jews are of mixed descent.</p>
<p>“The ancient admixed ancestry explains the blond hair and blue eyes of Ashkenazi Jews whose grandparents and great-grandparents all lived in shtetls two and three generations ago,” Dr. Ostrer said. They brought the genes for coloration with them to Eastern Europe. These genes were probably not contributed by their Cossack neighbors.”</p>
<p>What accounts for the grasp that some misconceptions maintain on popular consciousness, or the inability of historical truths to gain acceptance? Sometimes myths persist despite clear contradictory evidence because people feel the story embodies a deeper truth than the facts. Marie Antoinette never said “Let them eat cake,” but the fictional statement captured the sense of a regime that showed disdain for the public’s welfare.</p>
<p>A mingling of myth, memory, truth and aspiration similarly envelopes Jewish history, which is, to begin with, based on scarce and confusing archaeological and archival records.</p>
<p>Experts dismiss the popular notion that the Jews were expelled from Palestine in one fell swoop in A.D. 70. Yet while the destruction of Jerusalem and Second Temple by the Romans did not create the Diaspora, it caused a momentous change in the Jews’ sense of themselves and their position in the world. For later generations it encapsulates the essential truth about the Jews being an exiled and persecuted people for much of their history.</p>
<p>Professor Sand accuses Zionist historians from the 19th century onward — the very same scholars on whose work he bases his case — of hiding the truth and creating a myth of shared roots to strengthen their nationalist agenda. He explains that he has uncovered no new information, but has “organized the knowledge differently.” In other words, he is doing precisely what he accuses the Zionists of — shaping the material to fit a narrative.</p>
<p>In that sense, Professor Sand is operating within a long established tradition. As “The Illustrated History of the Jewish People,” edited by Nicholas Lange (Harcourt, 1997), notes, “Every generation of Jewish historians has faced the same task: to retell and adapt the story to meet the needs of its own situation.” The same could be said of all nations and religions.</p>
<p>Perhaps that is why — on both sides of the argument — some myths stubbornly persist no matter how often they are debunked while other indubitable facts continually fail to gain traction.</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p><a href="http://entertainment.timesonline.co.uk/tol/arts_and_entertainment/books/non-fiction/article6912556.ece"><strong>The Invention of the Jewish People by Shlomo Sand</strong></a><br />
Max Hastings<br />
The Sunday Times<br />
November 15, 2009</p>
<p>Every nation cherishes its own myths and legends. Most Americans believe themselves to be anti-imperialists, though their ancestors colonised a continent, almost annihilating its native inhabitants. The French fancy themselves descended from ancient Gauls, though like the rest of us they are mongrels.</p>
<p>But Israel’s favoured historical narrative possesses special significance, because it defines the states’ proclaimed right to existence. It holds that the world’s Jews are descended from the ancient tribes of Israel, evicted by the Romans following the fall of the temple in AD70, and today permitted to return to their rightful homeland after almost 2,000 years of foreign persecution.</p>
<p>Shlomo Sand, who teaches contemporary history at Tel Aviv University, rejects most of this as myth. He argues that the alleged history of the Jewish people has been distorted, reshaped or invented in modern times to fit the political requirements of Zionism.</p>
<p>His book, first published in Hebrew, has caused widespread outrage in his native land. But it represents, at the very least, a formidable polemic against claims that Israel has a moral right to define itself as an explicitly and exclusively Jewish society, in which non-Jews, such as Palestino-Israelis, are culturally and politically marginalised.</p>
<p>He disputes the claim that Israel existed for thousands of years as a nation. This, he says, relies chiefly on a willingness to believe that the Old Testament story is broadly valid, in defiance of archeological and other historical evidence. He refuses to believe that a unified Jewish nation occupied Canaan in the era of David and Solomon,or that the flight from Egypt occured as described. The Old Testament is not a narrative that can instruct us about the time it describes – centuries before ot was written – but is instead an impressive didactic theological discourse.</p>
<p>He rejects the assertion, dependent on the testimony of the 1st-century Hellenised Jewish historian Josephus, that Jews were forcibly deported from Jerusalem after the fall of the Temple. Rome behaved savagely to defeated rebels, but never expelled whole populations, not least because it required their services.</p>
<p>Historical evidence, says Sand, shows large Jewish communities living all over the Mediterranean, including Rome, before AD70. Cicero complained in 59BC: “You know how numerous that crowd is, how great is its unanimity, and of what weight it is in popular assemblies.”</p>
<p>The author suggests that there was steady economic migration from Palestine after the fall of the Temple, but most Jews remained, eventually to be converted to Islam following the Muslim conquest in the 7th century and afterwards. Some modern Palestinians are more likely to be descended from the ancient Israelites than are modern Israelis who have migrated from Russia.</p>
<p>Acknowledging uncertainty about much that happened in the last millennium before Christ and the first thereafter, Sand dismisses the proposition of Zionist historians that the Jewish communities that grew up all over Europe were descended from Jews driven out of Israel. Many, he says, were indigenous people converted by small numbers of wandering, literate Jews.</p>
<p>He focuses special attention on the Khazar empire, the Jewish society that flourished around the Volga and Caucasus between the 4th and 13th centuries, and provided seed for the large Jewish communities of eastern Europe. Zionists assert that those Jews had migrated east from Germany. Sand says there is no evidence for this, save that they spoke Yiddish.</p>
<p>He believes, instead, that these were locals who adopted the Jewish religion. He claims that modern Israeli historians refuse to study the Khazar empire honestly, lest they find themselves confronted by evidence that  might seem to deligitimise Israel. He writes scornfully of Zionists entirely caught up in the mythology of an eternal ethnic time.</p>
<p>Sand launches a further broaside at Israeli geneticists who have devoted much energy to identifying a common Jewish gene among diaspora communities  around the world. He is scornful of such research, perhaps because not least of the ghastly memory of Nazi scientists who  pursued alleged aryan identity.</p>
<p>Sand’s fundamental thesis is that the Jewish people are joined by bonds of religion, not race or ancient nationhood. He deplores the explicit racial basis of the Israeli state, in which the Arab minority are second-class citizens.  No Jew who lives today  in a western democracy would tolerate the discrimination and exclusion experienced by the Palestino-Israelis … The state’s ethnocentric foundation remains an obstacle to its [liberal democratic] development.</p>
<p>It is easy to see why Sand’s book has attracted fierce controversy. The legend of the ancient exile and modern return stands at the heart of Israel’s self-belief. It is no more surprising that its people enjoy supposing that Joshua’s trumpets blew down the walls of Jericho — at a time when, Sand says, Jericho was a small town with no walls — than that we cherish tales of King Alfred and his cakes.</p>
<p>The author rightly deplores the eagerness of fanatics to insist upon the historical truth of events convenient to modern politics, in defiance of evidence or probability. No modern British historian’s reputation could survive, for instance, claiming he factual accuracy of all the charming medieval stories in Froissart’s Chronicles, which nonetheless bear a closer relationship to events than does the Old Testament.</p>
<p>Yet Sand, whose title is foolishly provocative, displays a lack of compassion for the Jewish predicament. It is possible to accept his view that there is no common genetic link either between the world’s Jews or to the ancient tribes of Israel, while also trusting the evidence of one’s senses that there are remarkable common jewish characteristics- indeed  a Jewish genius – that cannot be explained merely by religion.</p>
<p>Jewish faith is visibly declining in Israel as much as anywhere else. There is much dismay among diaspora communities about the steady increase in the frequency of their members marrying out. Yet who can doubt that Jews possess an identity that transcends any narrow issue of belief? Sand produces some formidable arguments about what Jews may not be, but he fails to explain what it is they are.</p>
<p>His book serves notice on Zionist traditionalists: if an Israeli historian can display such plausible doubts about important aspects of the Israeli legend, any Arabs hostile to the state of Israel can exploit a fertile field indeed.</p>
<p>Yet whatever the rights and wrongs of the past,  Israel has established its existence. If the Middle east is to advance beyond perpetual conflict, all parties must abandon both claims and grievances rooted in history and address the now and the future.</p>
<p><strong>Voir enfin:</strong></p>
<p><a href="http://www.ft.com/cms/s/2/b74fdfd2-cfe1-11de-a36d-00144feabdc0.html"><strong>The Invention of the Jewish People</strong></a><br />
Review by Simon Schama<br />
The Financial Times<br />
November 13 2009</p>
<p>The Invention of the Jewish People<br />
By Shlomo Sand<br />
Translated by Yael Lotan<br />
Verso £18.99, 398 pages<br />
FT Bookshop price: £15.19</p>
<p>From its splashy title on, Shlomo Sand means his book to be provocative, which it certainly is, though possibly not in the way he intends. Its real challenge to the reader is separating the presentation of truisms as though they were revolutionary illuminations and the relentless beating on doors that have long been open, from passages of intellectual sharpness and learning.</p>
<p>Sand’s self-dramatising attack in The Invention of the Jewish People is directed against those who assume, uncritically, that all Jews are descended lineally from the single racial stock of ancient Hebrews – a position no one who has thought for a minute about the history of the Jews would dream of taking.</p>
<p>Sand’s sense of grievance against the myths on which the exclusively Jewish right to full Israeli immigration is grounded is one that many who want to see a more liberal and secular Israel wholeheartedly share. But his book prosecutes these aims through a sensationalist assertion that somehow, the truth about Jewish culture and history, especially the “exile which never happened”, has been suppressed in the interests of racially pure demands of Zionist orthodoxy. This, to put it mildly, is a stretch.</p>
<p>To take just one instance: the history of the Khazars, the central Asian kingdom which, around the 10th century, converted to Judaism and which Sand thinks has been excised from the master narrative because of the embarrassing implication that present day Jews might be descended from Turkic converts. But the Khazars were known by every Jewish girl and boy in my neck of Golders Greenery and further flung parts of the diaspora, and celebrated rather than evaded.</p>
<p>For Sand, a professor of history at Tel Aviv University, the antidote to a national identity based on what he argues are fables, is to shed the fancy that there is any such thing as a shared Jewish identity independent of religious practice.</p>
<p>By this narrow reckoning you are either devoutly orthodox or not Jewish at all if you imagine yourself to have any connection to Israel past or present. Sand confuses ethnicity – which, in the case of the Jews, is indeed impure, heterogeneous and much travelled – with an identity that evolves as the product of common historical experience. Rabbinical arguments may rest on an imaginary definition of ethnicity, but the legitimacy of a Jewish homeland does not. Ultimately, Israel’s case is the remedy for atrocity, about which Sand has nothing to say.</p>
<p>His book is a trip (and I use the word advisedly) through a landscape of illusions which Sand aims to explode, leaving the scenery freer for a Middle East built, as he supposes, from the hard bricks of truth. This turns out to require not just the abandonment of simplicities about race, but any shared sense of historical identity at all on the part of the Jews that might be taken as the basis of common allegiance, which is another matter entirely. En route, he marches the reader through a mind-numbingly laborious examination of the construction of national identities from imagined rather than actual histories. A whole literature has been devoted to the assumption that nations are invariably built from such stories, in which, nonetheless, grains of historical truth are usually embedded. The important issue, however, is whether the meta-narrative that arises from those stories is inclusive enough to accommodate the tales of those whose experience is something other than racially and culturally homogeneous.</p>
<p>Sand’s point is that a version of Jewish national identity was written in the 19th and early 20th centuries – by historians such as Heinrich Graetz and Simon Dubnow – which took as its central premise a forced dispersion of the Jews from Israel. But, he argues, there actually was no mass forced “exile” so there can be no legitimate “return”. This is the take-away headline that makes this book so contentious. It is undoubtedly right to say that a popular version of this idea of the exile survives in most fundamentalist accounts of Jewish history. It may well be the image that many Jewish children still have. But it is a long time since any serious historian argued that following the destruction of the Second Temple, the Romans emptied Judea. But what the Romans did do, following the Jewish revolt of AD66-70 and even more exhaustively after a second rebellion in AD135, was every bit as traumatic: an act of cultural and social annihilation – mass slaughter and widespread enslavement. But there was also the mass extirpation of everything that constituted Jewish religion and culture; the renaming of Jerusalem as Aelia Capitolina, the obliteration of the Temple, the prohibition on rituals and prayers. Sand asserts, correctly, that an unknowable number of Jews remained in what the Romans called Palestina. The multitudes of Jews in Rome had already gone there, not as a response to disaster but because they wanted to and were busy proselytising.</p>
<p>All this is true and has been acknowledged. But Sand appears not to notice that it undercuts his argument about the non-connection of Jews with the land of Palestine rather than supporting it. Put together, the possibility of leading a Jewish religious life outside Palestine, with the continued endurance of Jews in the country itself and you have the makings of that group yearning – the Israel-fixation, which Sand dismisses as imaginary. What the Romans did to the defeated Jews was dispossession, the severity of which was enough to account for the homeland-longing by both the population still there and those abroad. That yearning first appears, not in Zionist history, but in the writings of medieval Jewish teachers, and never goes away.</p>
<p>There are many such twists of historical logic and strategic evasions of modern research in this book. To list them all would try your patience. Scholarly consensus now places the creation of the earliest books of the Old Testament not in the 6th or 5th centuries BC, but in the 9th century BC, home-grown in a Judah which had been transformed, as Israel Finkelstein has written “into a developed nation state”. The post-David kingdom of the 10th century BC may have been a pastoral warrior citadel, but the most recent excavations by Amihai Mazar have revealed it capable of building monumental structures. And the Judah in which the bible was first forged, its population swollen with refugees from the hard-pressed northern kingdom of Israel, was a culture that needed a text to bring together territory, polity and religion. It was a moment of profound cultural genesis. And don’t get me started again on the Khazars. No one doubts the significance of their conversion, but to argue that the entirety of Ashkenazi Jewry must necessarily descend from them is to make precisely the uncritical claim of uninterrupted genealogy Sand is eager to dispute in the wider context of Jewish history.</p>
<p>His assumption that the Jewish state is an oxymoron built on illusions of homogeneity is belied by the country’s striking heterogeneity. How else to explain the acceptance of the Beta Israel Ethiopian Jews or the Bene Israel Indians as Israeli Jews? Certainly that acceptance has never been without obstacles, and egregious discrimination has been shown by those who think they know what “real jews” should look like. Sand is right in believing that a more inclusive and elastic version of entry and exit points into the Jewish experience should encourage a debate in Israel of who is and who is not a “true” Jew. I could hardly agree more, and for precisely the reason that Sand seems not to himself embrace: namely that the legitimacy of Israel both within and without the country depends not on some spurious notion of religious much less racial purity, but on the case made by a community of suffering, not just during the Holocaust but over centuries of expulsions and persecutions. Unlike the Roman deportations, these were not mythical.</p>
<p>Sand would counter that such a refuge for the victims could have been in China, or on the moon, for all that Palestine had to do with the Jews. But since his book fails to sever the remembered connection between the ancestral land and Jewish experience ever since, it seems a bit much to ask Jews to do their bit for the sorely needed peace of the region by replacing an ethnic mythology with an act of equally arbitrary cultural oblivion.</p>
<p>Simon Schama is an FT contributing editor</p>
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</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Terrorisme: La France vient-elle d’éviter son propre Fort Hood? (Has France just avoided its own Fort Hood?)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/24/terrorisme-la-france-vient-elle-d%e2%80%99eviter-son-propre-fort-hood-has-france-just-avoided-its-own-fort-hood/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 07:36:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je trouve cette France-là monstrueuse. (&#8230;) Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://img.timeinc.net/time/daily/2009/0910/cern_arrest_1013.jpg" alt="CERN" width="259" height="306" align="left" /><em>Je trouve cette France-là monstrueuse. (&#8230;) Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux.</em> <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/11/identite-nationale-je-trouve-cette-france-la-monstrueuse-with-elections-looming-sarkozy-finally-gets-back-to-national-identity-debate/">Marie Ndiaye</a> (prix Goncourt 2009)</h5>
<h5><em>Quand un jeune Français d’origine algérienne affiche un drapeau algérien, il y a cette dimension de renversement des anciennes dominations. Il se dit: “Je mets fin au rapport colonial, je montre clairement que l’ancienne colonie est indépendante.” Le message est aussi social: “On a été exploités dans les usines mais on joue au football aussi bien que les autres”.</em> <a href="http://aulnayradical.typepad.fr/radical/2009/11/soci%C3%A9t%C3%A9-michel-wieviorka-sociologue-lengouement-des-fran%C3%A7ais-dorigine-alg%C3%A9rienne-r%C3%A9pond-%C3%A0-une-logiqu-1.html">Michel Wieviorka</a> (Ecole des hautes études en sciences sociales)</h5>
<h5><em>Comme tous les virus, le terrorisme infecte les personnes à basse résistance. Et sûrement le major Hasan n’est pas le seul musulman américain qui, pour des raisons d’histoire personnelle, a perdu son équilibre et est ainsi devenu vulnérable. (…) C’est un rappel que, contrairement au stéréotype de droite, l’Islam n’est pas une religion intrinsèquement belligérante. (…) Plus les Américains dénigrent l’Islam et se montrent soupçonneux des musulmans sur leur lieu de travail, plus le virus a des chances de se propager – et chaque apparition du virus tente à son tour plus de gens à dénigrer l’Islam et à se montrer soupçonneux des musulmans. Chaque fois que vous avez un tel système de rétroaction positive comme ceci, un incident isolé peut vous entrainer sur une pente glissante.</em> <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/22/terrorisme-plus-les-americains-denigrent-lislam-plus-le-virus-a-des-chances-de-se-propager-bush-did-it-again-to-poor-hasan/">Robert Wright</a></h5>
<h5><em>S’ils peinent à étayer leurs convictions par des faits, plusieurs chercheurs, sous le couvert de l’anonymat, dénoncent un contexte de “délire sécuritaire”, accentué par le sentiment “antimusulman” du fonctionnaire de défense en poste au CNRS. Il se murmure par exemple que la jeune musulmane chercheuse en microbiologie sanctionnée à Toulouse l’a été “parce que, dans le cadre de ses recherches, elle avait accès à des virus”.</em> <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/16/recherche-cest-une-croisade-contre-lislam-french-academics-finally-discover-there%e2%80%99s-a-war-going-on/">Le Monde</a></h5>
<h5><em>Si les faits sont avérés, comment un ingénieur d’un si haut niveau a-t-il pu être conduit à soutenir une telle organisation terroriste?</em> <a href="http://www.temoust.org/halim-h-le-physicien-du-cern-qui,12036">Mathieu Guidère</a> (professeur de veille stratégique multilingue à l&#8217;Université de Genève)</h5>
<h5><em>La réplique des Musulmans qui consiste à dénoncer ces attitudes comme autant de préjugés, comme le “nouvel antisémitisme” ou encore comme une “islamophobie” est aussi mal fondée que d’accuser les antinazis de “germanophobie” ou les anticommunistes de “russophobie”. Au lieu de se présenter comme des victimes, les Musulmans feraient mieux de contrer ces craintes en développant une version modérée, moderne et fraternelle de l’Islam qui rejetterait l’Islam radical, le djihad et l’assujettissement des &#8220;infidèles&#8221;.</em> <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/15/terrorisme-la-jihadite-subite-a-encore-frappe-going-jihadal-arent-those-the-guys-that-always-go-crazy-and-shoot-everybody/">Daniel Pipes</a></h5>
<h5><em>Le terroriste isolé devient une menace de plus en plus sérieuse.</em> Spécialiste du pôle antiterroriste parisien</h5>
<h5><em>Ces nouveaux profils sont d&#8217;autant plus difficiles à détecter qu&#8217;ils peuvent correspondre à des individus parfaitement insérés.</em> Professionnel du renseignement à Paris</h5>
<p><strong>La France vient-elle d’éviter son propre Fort Hood?</strong></p>
<p>Après la fusillade du 5 novembre dernier qui a fait 13 morts et une trentaine de blessés sur la base militaire américaine de Fort Hood au Texas par l’un de ses propres employés, le psychiatre militaire de 39 ans Nidal Malik Hasan …</p>
<p>Pendant que <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/11/23/01011-20091123FILWWW00601-chavez-defend-le-terroriste-carlos.php">le bouffon préféré de nos belles âmes</a> dénonce &#8220;l&#8217;injuste condamnation&#8221; du &#8220;combattant révolutionnaire&#8221; vénézuélien Carlos IlichRamirez Sanchez et qu&#8217;au moindre prétexte nos chères têtes blondes des banlieues désoeuvrées fleurissent nos rues de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=4r_Z53xe-8Q">croissants rouges</a> et de <a href="http://info.sfr.fr/faits-divers/articles/Une-soiree-de-joie-et-de-voitures-brulees,122529/">voitures brulées</a> (qu&#8217;on imagine les conséquences d&#8217;une <a href="http://www.ripostelaique.com/POURQUOI-SUIS-JE-FRANCAIS.html">victoire frauduleuse de l&#8217;équipe de France</a> contre.. leur Algérie chérie!) …</p>
<p>Et pour nos <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/11/identite-nationale-je-trouve-cette-france-la-monstrueuse-with-elections-looming-sarkozy-finally-gets-back-to-national-identity-debate/">champions de la culture de l&#8217;excuse</a> et de la repentance à sens unique qui, n’ayant toujours pas compris qu’on est en guerre, n’ont de cesse de critiquer la surveillance policière sur internet ou dans nos établissements de <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/16/recherche-cest-une-croisade-contre-lislam-french-academics-finally-discover-there%e2%80%99s-a-war-going-on/">recherche</a> …</p>
<p>Retour sur l’arrestation, probablement déjà oubliée, d’un <strong>physicien franco-algérien du Cern</strong> le 12 octobre dernier en Isère qui projetait une attaque contre une caserne de chasseurs alpins d&#8217;Annecy <strong>pour &#8220;punir la France de son implication en Afghanistan&#8221;</strong>.</p>
<p>Qui confirme qu’avec la prolifération sur l’Internet des sites et forums islamistes et la religion et l’idéologie islamiste qui la motivent, &#8220;le terroriste isolé devient une menace de plus en plus sérieuse&#8221; et que &#8220;le terrorisme islamiste ne recrute pas que chez les chômeurs et les petits délinquants&#8221;.</p>
<p>Ou même les prétendument <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/22/terrorisme-plus-les-americains-denigrent-lislam-plus-le-virus-a-des-chances-de-se-propager-bush-did-it-again-to-poor-hasan/">&#8220;dérangés&#8221;</a> …</p>
<p><a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/23/01016-20091123ARTFIG00659-les-projets-fous-de-l-islamiste-du-cern-.php"><strong>Les projets fous de l&#8217;islamiste du Cern</strong></a><br />
Jean-Marc Leclerc<br />
Le Figaro<br />
23/11/2009<br />
Outre les chasseurs alpins d&#8217;Annecy, il cherchait des cibles parmi des personnalités en France.</p>
<p>Le mystère Adlène Hicheur commence à s&#8217;éclaircir. Ce physicien franco-algérien de 32 ans, employé sur le site du Cern à Genève et arrêté le 12 octobre dernier à Vienne (Isère), envisageait de s&#8217;en prendre au 27e bataillon de chasseurs alpins d&#8217;Annecy. Outre cet objectif, une source de haut niveau confie au Figaro qu&#8217;«il devait faire valider par l&#8217;échelon algérien d&#8217;autres projets», comme «l&#8217;élimination de personnes physiques à haute responsabilité , des hommes politiques ou autres. Tout cela devait être vu et discuté avec ses interlocuteurs.» Le chercheur était en lien depuis des mois, via Internet, avec un correspondant identifié comme un membre d&#8217;al-Qaida pour le Maghreb islamique (Aqmi).</p>
<p>Concernant le 27e BCA, Hicheur l&#8217;aurait désigné pour «punir l&#8217;armée, et plus généralement la France, de son implication en Afghanistan», assure un magistrat. Dans un courriel à ses contacts, le terroriste présumé aurait même fourni des indications sur la caserne afin de préparer l&#8217;action.</p>
<p>Au quartier Tom-Morel, siège du 27e BCA, le silence est de rigueur. Mais un militaire constate que ce bataillon était une «cible à double titre». D&#8217;abord, fait-il valoir, «parce que le 27 a envoyé trois compagnies en Afghanistan». Ensuite, poursuit-il, «parce qu&#8217;il célèbre l&#8217;anniversaire de Sidi-Brahim, en souvenir d&#8217;un combat héroïque des chasseurs alpins en Algérie contre l&#8217;émir Abd el-Kader». Un fait d&#8217;armes qui, selon cet officier, «n&#8217;aura pas échappé aux islamistes, férus de symboles».</p>
<p>Au pôle antiterroriste parisien, un spécialiste voit dans cette affaire la confirmation que «le terroriste isolé devient une menace de plus en plus sérieuse». Quelques contacts pris sur Internet peuvent ainsi faire basculer la vie d&#8217;individus jusqu&#8217;alors inconnus des services de police. «C&#8217;est pour nous le pire des scénarios», estime un cadre de la Direction générale de la police nationale. Ce commissaire constate notamment l&#8217;influence croissante de certains sites et forums islamistes sur des personnalités à l&#8217;esprit plus ou moins dérangé. Des électrons libres en somme, qui peuvent frapper à tout moment, après s&#8217;être imprégnés de la prose de prêcheurs qui les téléguident. L&#8217;Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat) a multiplié les alertes en ce sens au cours de ses dernières réunions. La police a déjà identifié plus de vingt sites «particulièrement nocifs». Elle s&#8217;étonne même de l&#8217;augmentation des consultations dont ils font l&#8217;objet depuis l&#8217;Hexagone. Beaucoup de ces sites sont nés après la fermeture de minbar.com, qui fut le point de ralliement de nombreux moudjahidins à travers l&#8217;Europe.</p>
<p>Le 5 novembre dernier, la fusillade de Fort Hood, aux États-Unis, où treize personnes ont trouvé la mort, n&#8217;a fait que confirmer les craintes des experts de la Place Beauvau. Car le psychiatre militaire de 39 ans, Nidal Malik Hasan, à l&#8217;origine de cette action, n&#8217;avait éveillé les soupçons de personne. Et pourtant, selon les enquêteurs, ce lone terrorist avait consulté plusieurs sites se réclamant de la mouvance islamiste radicale. Il avait aussi échangé des courriels avec des personnes appartenant à cette nébuleuse.</p>
<p>«Ces nouveaux profils sont d&#8217;autant plus difficiles à détecter qu&#8217;ils peuvent correspondre à des individus parfaitement insérés», assure un professionnel du renseignement à Paris. Leur amateurisme sur le plan criminel reste malgré tout leur faille, car ils laissent des traces. «De ce point de vue, Internet est devenu un facteur déterminant pour l&#8217;enquête», explique un policier spécialisé. La police a d&#8217;ailleurs intensifié sa veille pour détecter les «signes prédictifs d&#8217;un passage à l&#8217;acte», explique-t-on dans l&#8217;entourage du ministre de l&#8217;Intérieur, Brice Hortefeux.</p>
<p>Cette traque est conduite en coulisse par les hommes de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) du préfet Bernard Squarcini. À partir de mots-clés, grâce à des logiciels spécialement conçus. En infiltrant également les forums de discussion, pour appâter les éventuels candidats à la guerre sainte.</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p><a href="http://www.temoust.org/halim-h-le-physicien-du-cern-qui,12036"><strong>Halim H., le physicien du CERN qui aimait trop Al-Qaida</strong></a><br />
Ian Hamel<br />
Le Matin<br />
10 octobre 2009-<br />
Halim H., le physicien du CERN qui aimait trop Al-Qaida</p>
<p>Halim H., au CERN depuis 2003, avait manifesté son envie de commettre au moins un attentat. Il en était au stade « de souhait, d&#8217;envie », selon des sources proches du dossier.</p>
<p>Travaillant pour le CERN et à l&#8217;EPFL, Halim H., 32 ans, n&#8217;a absolument pas le profil des jeunes désoeuvrés des banlieues françaises attirés par Al-Qaida au pays du Maghreb islamique. La police française n&#8217;a pas encore sollicité la collaboration de la Suisse. A Lausanne, ses ordinateurs attendent d&#8217;être saisis</p>
<p>Jeudi dernier, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) arrêtait à Vienne, dans le département de l&#8217;Isère (France), deux frères soupçonnés d&#8217;être en relation par Internet avec Al-Qaida au pays du Maghreb islamique (AQMI). Le plus jeune d&#8217;entre eux a été remis en liberté hier soir, sans charge retenue contre lui.</p>
<p>Fin mai 2009, une cellule d&#8217;Al-Qaida basée au Mali avait annoncé sur un site islamique qu&#8217;elle avait décapité Edwin Dyer, un touriste britannique, enlevé quelques mois auparavant en même temps qu&#8217;un couple de Suisse et une Allemande.</p>
<p>L&#8217;aîné, Halim H., 32 ans, est un physicien travaillant pour le Centre européen de recherche nucléaire (CERN) de Genève et chargé de cours à l&#8217;EPFL (lire encadré). L&#8217;un des derniers travaux de Halim porte sur le « contrôle des faisceaux éjectés du synchrotron à protons du CERN au moyen d&#8217;un ordinateur en mode conversationnel ». « Si les faits sont avérés, comment un ingénieur d&#8217;un aussi haut niveau a-t-il pu être conduit à soutenir une telle organisation terroriste ? » s&#8217;interroge Mathieu Guidère, professeur de veille stratégique multilingue à l&#8217;Université de Genève. Agrégé d&#8217;arabe, il est l&#8217;un des meilleurs spécialistes d&#8217;Al-Qaida au Maghreb. Habituellement, le terrorisme islamiste recrute chez les chômeurs et les petits délinquants. Pas chez les diplômés de l&#8217;université Pierre et Marie Curie de Paris.</p>
<p>Intention de passer à l&#8217;action</p>
<p>Que reproche-t-on à Halim et à son jeune frère âgé de 25 ans ? Non seulement d&#8217;être allés sur des sites Internet djihadistes proches de la mouvance d&#8217;Al-Qaida, comme Al-Ekhlass, mais aussi d&#8217;avoir répertorié des cibles potentielles pour commettre des attentats. « Pour qu&#8217;un magistrat délivre une commission rogatoire, on peut penser que les suspects ne se contentaient pas de fanfaronner. Ils envisageaient clairement de passer à l&#8217;acte », estime Mathieu Guidère. Les services secrets ont ainsi saisi au quartier de l&#8217;Ile, une cité HLM à Vienne, au sud de Lyon, deux ordinateurs portables, trois disques durs et des clés USB. Les deux suspects ont été transférés dans les locaux de la DCRI à Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine.</p>
<p>« C&#8217;est une famille très nombreuse, installée à Vienne depuis une vingtaine d&#8217;années. Le plus jeune n&#8217;a apparemment pas d&#8217;occupation bien précise. Quant au physicien, il travaillait très souvent à son domicile », raconte Benjamin Boutier, journaliste du Dauphiné Libéré à Vienne. Halim H., en présentant sa thèse en 2006, se définit comme « un jeune garçon qui a tenté le pari de l&#8217;école ».</p>
<p>Frapper la mouvance islamiste</p>
<p>« Al-Qaida au pays du Maghreb est l&#8217;organisation la plus antifrançaise. Elle est intervenue récemment pour dénoncer les propos de Nicolas Sarkozy sur la burqa. Mais jusqu&#8217;à présent, elle n&#8217;a jamais réussi à recruter des opérationnels, susceptibles de commettre des attentats sur le territoire français », fait remarquer Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po Paris également spécialiste d&#8217;Al-Qaida. La stratégie des services secrets français consiste à « frapper la mouvance islamiste avant qu&#8217;elle ne nous frappe ».</p>
<p>En ce qui concerne Halim H., toute la question est de savoir si l&#8217;on peut juger les intentions avant le passage à l&#8217;acte. Selon nos sources, il n&#8217;aurait pas acheté d&#8217;explosifs, ce que l&#8217;on appelle dans le jargon antiterroriste des « actes matériels de préparation ». Le journaliste Jacques-Marie Bourget, spécialiste du renseignement, se montre dubitatif. « Sarkozy a créé un grand service de renseignement, en regroupant la DST et les RG. La DCRI se retrouve dans l&#8217;obligation de faire du « chiffre », d&#8217;arrêter des « terroristes » pour montre son efficacité. On a vu ce qu&#8217;a donné l&#8217;enquête sur les sabotages de la SNCF : un fiasco total. Tous les suspects ont été libérés. »</p>
<p>Les ordinateurs du suspect seraient toujours à l&#8217;EPFL</p>
<p>Halim H. serait entre autres chargé de cours à l&#8217;EPFL. « Il y a une personne qui correspond aux descriptions parues dans les médias, confirme le porte-parole Jérôme Grosse. Mais il n&#8217;y a pas de certitude à ce stade. » Ce physicien venait à Lausanne une fois par semaine. Contacté, le directeur du Laboratoire de physique des hautes énergies au sein duquel le présumé terroriste travaillerait ne souhaite pas s&#8217;exprimer. « D&#8217;après ses collègues, il n&#8217;y avait rien de suspect dans son comportement », rapporte Jérôme Grosse. L&#8217;EPFL s&#8217;est mise à disposition de la police fédérale (FedPol). « Pour l&#8217;instant, les ordinateurs qu&#8217;il utilisait sont toujours chez nous. » A Berne, on affirmait hier soir ne pas encore avoir reçu de demande d&#8217;entraide de France. « Nous avons été informés de l&#8217;arrestation, mais l&#8217;affaire est entre leurs mains », précise le porte-parole de la FedPol. A. H.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Terrorisme: Plus les Américains dénigrent l'Islam, plus le virus a des chances de se propager (Bush did it again to poor Hasan!)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/22/terrorisme-plus-les-americains-denigrent-lislam-plus-le-virus-a-des-chances-de-se-propager-bush-did-it-again-to-poor-hasan/</link>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 15:00:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il faut constamment se battre pour voir ce qui se trouve au bout de son nez. George Orwell Dès le dé]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://www.getliberty.org/content_images/Cartoon%20-%20Here%20in%20My%20Hands%20(600).jpg" alt="Radicalized right wing extremists" width="300" height="231" align="left" /><em>Il faut constamment se battre pour voir ce qui se trouve au bout de son nez.</em> George Orwell</h5>
<h5><em>Dès le début du procès … les frères doivent faire tout leur possible pour démontrer au juge qu’ils ont été torturés par la sécurité d&#8217;État.</em> Manuel d’al Qaeda</h5>
<h5><em>Le mensonge pour le Jihad est permis.</em> Moussaoui</h5>
<h5><em>Nous avons un réel problème quand une grande partie de l&#8217;establishment politique et journalistique n’hésite pas une seconde à imaginer que leurs tout ce qu’il y a de plus pacifiques adversaires politiques soient de mêche avec les extrémistes violents, mais est terrifié d’envisager la possibilité que les extrémistes violents soient vraiment des extrémistes violents par peur d’attirer l&#8217;attention sur le fait qu&#8217;il s’agit de musulmans.</em> Jonah Goldberg<br />
<em><br />
</em><em>Si seulement Hasan était un fan de Glenn Beck!</em> <a href="http://www.foxnews.com/story/0,2933,575066,00.html">Jonah Goldberg</a></h5>
<h5><em>Nous ne saurons peut-être jamais si la religion était un facteur à Fort Hood.</em> Chris Matthews (MSNBC)</h5>
<h5><em>Quant au suspect, Nadal Hasan, comme une femme d’officier me disait: &#8217;si seulement il avait pu s’appeler Smith&#8217;.</em> Martha Raddatz (ABC)</h5>
<h5><em>Comme tous les virus, le terrorisme infecte les personnes à basse résistance. Et sûrement le major Hasan n&#8217;est pas le seul musulman américain qui, pour des raisons d&#8217;histoire personnelle, a perdu son équilibre et est ainsi devenu vulnérable. (…) C&#8217;est un rappel que, contrairement au stéréotype de droite, l&#8217;Islam n&#8217;est pas une religion intrinsèquement belligérante. (…) Plus les Américains dénigrent l&#8217;Islam et se montrent soupçonneux des musulmans sur leur lieu de travail, plus le virus a des chances de se propager &#8211; et chaque apparition du virus tente à son tour plus de gens à dénigrer l&#8217;Islam et à se montrer soupçonneux des musulmans. Chaque fois que vous avez un tel système de rétroaction positive comme ceci, un incident isolé peut vous entrainer sur une pente glissante. (…) Bien que le 11 septembre 2001 a été un succès pour Oussama Ben Laden,  il n’était en réalité qu’un petit triomphe tactique; ses aspirations grandioses dépassent bien le massacre de quelques milliers personnes et la destruction de quelques bâtiments. Peut-être estime-t-il que notre descente dans le carnage de l&#8217;Irak et de l&#8217;Afghanistan l&#8217;a rapproché un peu plus de son but. Mais s&#8217;il réussit à déchirer notre pays sur le terrain religieux et ethnique, il pourra vraiment déclarer victoire.</em> Robert Wright</h5>
<p>Avant le nouveau cirque que promet d&#8217;être le procès civil d’un des cerveaux des attentats du WTC &#8230;</p>
<p>Pendant que la Secrétaire américaine à la sécurité intérieure Janet Napolitano agite la terrible  menace des groupes d&#8217;&#8221;<a href="http://www.fdesouche.com/articles/39365/comment-page-2">extrême droite&#8221;</a> &#8230;</p>
<p><strong>Voici, suite à la pire attaque terroriste sur le territoire américain depuis le 11/9 par un monsieur qui sur sa carte de visite avait inscrit <a href="http://atlasshrugs2000.typepad.com/atlas_shrugs/2009/11/major-muslims-calling-card-soa-soldier-of-allah.html">&#8220;soldat du jihad&#8221;</a> et avait poussé la compassion ou l’amour du travail bien fait jusqu’à achever ses victimes …</strong></p>
<p>Après la tentative de <a href="//www.foxnews.com/story/0,2933,575066,00.html">médicalisation</a> (le pauvre monsieur qui avait poussé la compassion avec ses frères agressés de par le monde jusqu’à une telle extrémité souffrait en fait de &#8220;syndrome pré-traumatique&#8221;)…</p>
<p><strong>La dernière variation en date du thème favori de la gauche américaine, à savoir la bonne vieille culture de l’excuse.</strong></p>
<p>En gros, si les pauvres terroristes en sont réduits à de telles extrémités, ce ne serait pas par pure compassion ou stress pré-traumatique mais <strong>tout simplement</strong>, comme pour les malheureux délinquants de nos ghettos,… <strong>notre faute</strong>!</p>
<p><a href="http://www.nytimes.com/2009/11/22/opinion/22wright.html?ref=global-home"><strong>Who Created Major Hasan?</strong></a><br />
Robert Wright<br />
The New York Times<br />
November 22, 2009</p>
<p>Princeton, N.J.</p>
<p>In the case of Maj. Nidal Malik Hasan and the Fort Hood massacre, the verdict has come in. The liberal news media have been found guilty — by the conservative news media — of coddling Major Hasan’s religion, Islam.</p>
<p>Liberals, according to the columnist Charles Krauthammer, wanted to medicalize Major Hasan’s crime — call it an act of insanity rather than of terrorism. They worked overtime, Mr. Krauthammer said on Fox News, to “avoid any implication that there was any connection between his Islamist beliefs &#8230; and his actions.” The columnist Jonah Goldberg agrees. Admit it, he wrote in The Los Angeles Times, Major Hasan is “a Muslim fanatic, motivated by other Muslim fanatics.”</p>
<p>The good news for Mr. Krauthammer and Mr. Goldberg is that there is truth in their indictment. The bad news is that their case against the left-wing news media is the case against right-wing foreign policy. Seeing the Fort Hood shooting as an act of Islamist terrorism is the first step toward seeing how misguided a hawkish approach to fighting terrorism has been.</p>
<p>The American right and left reacted to 9/11 differently. Their respective responses were, to oversimplify a bit: “kill the terrorists” and “kill the terrorism meme.”</p>
<p>Conservatives backed war in Iraq, and they’re now backing an escalation of the war in Afghanistan. Liberals (at least, dovish liberals) have warned in both cases that killing terrorists is counterproductive if in the process you create even more terrorists; the object of the game isn’t to wipe out every last Islamist radical but rather to contain the virus of Islamist radicalism.</p>
<p>One reason killing terrorists can spread terrorism is that various technologies — notably the Internet and increasingly pervasive video — help emotionally powerful messages reach receptive audiences. When American wars kill lots of Muslims, inevitably including some civilians, incendiary images magically find their way to the people who will be most inflamed by them.</p>
<p>This calls into question our nearly obsessive focus on Al Qaeda — the deployment of whole armies to uproot the organization and to finally harpoon America’s white whale, Osama bin Laden. If you’re a Muslim teetering toward radicalism and you have a modem, it doesn’t take Mr. bin Laden to push you over the edge. All it takes is selected battlefield footage and a little ad hoc encouragement: a jihadist chat group here, a radical imam there — whether in your local mosque or on a Web site in your local computer.</p>
<p>This, at least, is the view from the left.</p>
<p>Exhibit A in this argument is Nidal Hasan. By all accounts he was pushed over the edge by his perception of the Iraq and Afghanistan wars. He also drew inspiration from a radical imam, Anwar al-Awlaki. Notably, it had been eight years since Major Hasan actually saw Mr. Awlaki, who moved from America to Yemen after 9/11. And for most of those years the two men don’t seem to have communicated at all. But as Major Hasan got more radicalized by two American wars and God knows what else, the Internet made it easy to reconnect via e-mail.</p>
<p>The Fort Hood shooting, then, is an example of Islamist terrorism being spread partly by the war on terrorism — or, actually, by two wars on terrorism, in Iraq and Afghanistan. And Fort Hood is the biggest data point we have — the most lethal Islamist terrorist attack on American soil since 9/11. It’s only one piece of evidence, but it’s a salient piece, and it supports the liberal, not the conservative, war-on-terrorism paradigm.</p>
<p>When the argument is framed like this, don’t be surprised if conservatives, having insisted that we not medicalize Major Hasan’s crime by calling him crazy, start underscoring his craziness. The Iraq and Afghanistan wars, they’ll note, aren’t wars against Islam or against Muslims; Major Hasan must have been deluded to think that they are! Surely we can’t give veto power over our foreign policy to a crazy &#8230; well, not crazy, but, you know, not-entirely-sane person like Major Hasan.</p>
<p>It’s true that Major Hasan was unbalanced and alienated — and, by my lights, crazy. But what kind of people did conservatives think were susceptible to the terrorism meme? Like all viruses, terrorism infects people with low resistance. And surely Major Hasan isn’t the only American Muslim who, for reasons of personal history, has become unbalanced and thus vulnerable. Any religious or ethnic group includes people like that, and the post-9/11 environment hasn’t made it easier for American Muslims to keep their balance. That’s why the hawkish war-on-terrorism strategy — a global anti-jihad that creates nonstop imagery of Americans killing Muslims — is so dubious.</p>
<p>Central to the debate over Afghanistan is the question of whether terrorists need a “safe haven” from which to threaten America. If so, it is said, then we must work to keep every acre of Afghanistan (and Pakistan, Somalia, Sudan, etc.) out of the hands of groups like the Taliban. If not — if terrorists can orchestrate a 9/11 about as easily from apartments in Germany as from camps in Afghanistan — then maybe never-ending war isn’t essential.</p>
<p>However you come out on that argument, the case of Nidal Hasan shows one thing for sure: Homegrown American terrorists don’t need a safe haven. All they need is a place to buy a gun.</p>
<p>Concerns about homegrown terrorism may sound like wild extrapolation from limited data. After all, in the eight years since 9/11, none of America’s several million Muslims had committed violence on this scale.</p>
<p>That’s a reminder that, contrary to right-wing stereotype, Islam isn’t an intrinsically belligerent religion. Still, this sort of stereotyping won’t go away, and it’s among the factors that could make homegrown terrorism a slowly growing epidemic. The more Americans denigrate Islam and view Muslims in the workplace with suspicion, the more likely the virus is to spread — and each appearance of the virus in turn tempts more people to denigrate Islam and view Muslims with suspicion. Whenever you have a positive feedback system like this, an isolated incident can put you on a slippery slope.</p>
<p>And the Fort Hood shooting wasn’t the only recent step along that slope. Six months ago a 24-year-old American named Abdulhakim Mujahid Muhammad — Carlos Bledsoe before his teenage conversion to Islam — fatally shot a soldier outside a recruiting station in Little Rock, Ark. ABC News reported, “It was not known what path Muhammad &#8230; had followed to radicalization.” Well, here’s a clue: After being arrested he started babbling to the police about the killing of Muslims in Iraq and Afghanistan.</p>
<p>Both the Afghanistan and Iraq wars were supposed to reduce the number of anti-American terrorists abroad. It’s hardly clear that they’ve succeeded, and they may have had the opposite effect. Meanwhile, on the other side of the ledger, they’ve inspired homegrown terrorism — a small-scale incident in June, a larger-scale incident this month. That’s only two data points, but I don’t like the slope of the line connecting them.</p>
<p>Sept. 11, 2001, though a success for Osama bin Laden, was in the scheme of things only a small tactical triumph; his grandiose aspirations go well beyond the killing of a few thousand people and the destruction of some buildings. Maybe he feels that our descent into the carnage of Iraq and Afghanistan has moved him a bit closer to his goal. But if he succeeds in tearing our country apart along religious and ethnic lines, he will truly be able to declare victory.</p>
<p>Robert Wright, a senior fellow at the New America Foundation, is the author, most recently, of “The Evolution of God” and the editor in chief of the blog The Progressive Realist.</p>
<p><a href="http://www.nytimes.com/2009/11/22/us/22terror.html?_r=1&#38;adxnnl=1&#38;ref=global-home&#38;adxnnlx=1258866919-GET58QvQTkJcJbdYwcXaOQ"><strong>Voir aussi:</strong></a></p>
<p>A Terror Suspect With Feet in East and West<br />
Ginger Thompson<br />
The New York Times<br />
November 22, 2009</p>
<p>PHILADELPHIA — The trip from a strict Pakistani boarding school to a bohemian bar in Philadelphia has defined David Headley’s life, according to those who know the middle-age man at the center of a global terrorism investigation.</p>
<p>Raised by his father in Pakistan as a devout Muslim, Mr. Headley arrived back here at 17 to live with his American mother, a former socialite who ran a bar called the Khyber Pass.</p>
<p>Today, Mr. Headley is an Islamic fundamentalist who once liked to get high. He has a traditional Pakistani wife, who lives with their children in Chicago, but also an American girlfriend — a makeup artist in New York — according to a relative and friends. Depending on the setting, he alternates between the name he adopted in the United States, David Headley, and the Urdu one he was given at birth, Daood Gilani. Even his eyes — one brown, the other green — hint at roots in two places.</p>
<p>Mr. Headley, an American citizen, is accused of being the lead operative in a loose-knit group of militants plotting revenge against a Danish newspaper that published cartoons of the Prophet Muhammad. The indictment against him portrays a man who moved easily between different worlds. The profile that has emerged of him since his arrest, however, suggests that Mr. Headley felt pulled between two cultures and ultimately gravitated toward an extremist Islamic one.</p>
<p>“Some of us are saying that ‘Terrorism’ is the weapon of the cowardly,” Mr. Headley wrote in an e-mail message to his high school classmates last February. “I will say that you may call it barbaric or immoral or cruel, but never cowardly.”</p>
<p>He added, “Courage is, by and large, exclusive to the Muslim nation.”</p>
<p>Mr. Headley’s e-mail messages, including many that defended beheadings and suicide bombings as heroic, are among the evidence in the government’s case against him and his accused co-conspirator, Tahawwur Hussain Rana, who was born in Pakistan, is a citizen of Canada and runs businesses in Chicago.</p>
<p>The men, who became close friends in a military academy outside Islamabad, were arrested last month in Chicago. They are charged with plotting an attack they labeled the Mickey Mouse Project against Jyllands-Posten, the Danish newspaper whose cartoons provoked outrage across the Muslim world.</p>
<p>Since then, the investigation has widened beyond Chicago and Copenhagen. The authorities have learned more, with cooperation from Mr. Headley, about the two men’s network of contacts with known terrorist groups, including Al Qaeda and Lashkar-e-Taiba, a Pakistani militant group, as well as officials in the Pakistani government and military. United States and Indian investigators are also looking into whether the two Chicago men, who traveled to Mumbai before the deadly assault there last November, may have been involved in the plot.</p>
<p>Mr. Headley, 49, and Mr. Rana, 48, stand out from the young, poor extremists from fundamentalist Islamic schools who strike targets in or close to their homelands. Instead, their privileged backgrounds, extensive travel and bouts of culture shock make them more like Khalid Shaikh Mohammed, the self-proclaimed architect of the Sept. 11 attacks, who attended college in the United States, and Mohammed Atta, one of the lead hijackers.</p>
<p>Mr. Rana’s father is a former principal of a high school outside Lahore. One of his brothers is a Pakistani military psychiatrist who has written several books, and another is a journalist at a Canadian political newspaper, The Hill Times.</p>
<p>Trained as a physician, Mr. Rana immigrated to Canada in 1997 and became a citizen a few years later. Then he moved his wife and three children to Chicago, where he opened a travel agency that also provided immigration services on Devon Avenue, which cuts through the heart of the city’s Pakistani community. In 2002, he started a Halal slaughterhouse that butchers goats, sheep and cows according to Islamic religious laws.</p>
<p>He and his family live in a small brick house on the North Side with a huge satellite dish on the roof. Neighbors described Mr. Rana as a recluse who rarely spoke to anyone and whose children never played with others on the street.</p>
<p>“He seemed very committed to his Islamic religion,” said William Rodosky, who once managed Mr. Rana’s slaughterhouse, in Kinsman, Ill., about 65 miles southwest of Chicago. “He said he wanted the business so he could provide meat to his people and make a little money.”</p>
<p>Mr. Rodosky echoed the views of several others who knew and did business with Mr. Rana when he said he was “shocked about the terrorism charges.”</p>
<p>“As far as I knew, he was very nice man and a very good businessman,” Mr. Rodosky said.</p>
<p>But Mr. Headley did not draw the same expressions of shock. Those who knew him paint a more troubled image.</p>
<p>“Most people have contradictions in their lives, but they learn to reconcile them,” said William Headley, an uncle who owns a day care center in Nottingham, Pa. “But Daood could never do that. The left side does not speak to the right side. And that’s the problem.”</p>
<p>Daood Sayed Gilani was born in Washington, where his parents worked at the Pakistani Embassy. Friends of the family said his father, Sayed Salim Gilani, a dashing diplomat and an avid musicologist and poet, charmed his way into the heart of Serrill Headley, who had left Philadelphia’s Main Line to work as a secretary at the embassy.</p>
<p>In 1960, the couple and their infant son, Daood, left the United States bound for England aboard the ship America, and from there went on to Lahore. But the marriage quickly soured, friends said, as Mr. Gilani immersed himself in the traditions of his homeland and his bride refused to submit to them.</p>
<p>After Ms. Headley left Mr. Gilani and her son and a daughter, Syedah, in Pakistan, friends say, the details of her life become lost in a jumble of fact and fiction. Ms. Headley, a red-haired, green-eyed woman, told friends she married an “Afghan prince” but then had to flee Kabul after he was murdered.</p>
<p>She arrived back in Philadelphia, friends said, in the early 1970s, taking different office jobs and dating wealthy suitors until one of them lent her money to buy an old bar. She turned it into the Khyber Pass, decorated with billowing Afghan wedding tents and stocked with exotic beers.</p>
<p>In 1977, Pakistan’s government was overthrown in a military coup, and Ms. Headley, friends said, feared for her children. She traveled to Pakistan, withdrew her son from the Hasan Abdal Cadet College and brought him to live with her, a move recorded by The Philadelphia Inquirer. (Her daughter, Syedah, stayed behind with her father for several years.)</p>
<p>“He has never been alone with, much less had a date with, a girl, except the servant girls of his household,” the article said, referring to the teenage Daood Gilani. “But he has just this day found a cricket team to join. And he has just this day, after watching American TV, said to his mother in his soft Urdu-English that she is to him like the Bionic Woman.”</p>
<p>According to family friends, the teenager soon rebelled against his mother’s heavy drinking and multiple sexual relationships by engaging in the same behavior.</p>
<p>“Those were the days when girls, weed, and whatever, were readily available,” Jay Wilson, who worked at the Khyber Pass, wrote in an e-mail message from England. “Daood was not immune to the pleasures of American adolescence.”</p>
<p>Later, said Lorenzo Lacovara, another former worker at the bar, Daood Gilani began expressing anger at all non-Muslims.</p>
<p>“He would clearly state he had contempt for infidels,” Mr. Lacovara said in a telephone interview from New Mexico. “He kept talking about the return of the 14th century, saying Islam was going to take over the world.”</p>
<p>Ms. Headley tried to help her son straighten out his life. In 1985, she put him in charge of the Khyber Pass, but he proved to be such a poor manager that they lost the bar a couple of years later, friends of the family said.</p>
<p>Ms. Headley embarked on her third marriage, and her son set off for New York, where he opened two video rental stores in Manhattan. It is unclear where he got the money to start the ventures. But court files suggest that the source may not have been entirely legal.</p>
<p>In 1998, Mr. Gilani, then 38, was convicted of conspiring to smuggle heroin into the country from Pakistan. Court records show that after his arrest, he provided so much information about his own involvement with drug trafficking, which stretched back more than a decade, and about his Pakistani suppliers, that he was sentenced to less than two years in jail and later went to Pakistan to conduct undercover surveillance operationsfor the Drug Enforcement Administration.</p>
<p>In 2006, he changed his name to David Headley, apparently to make border crossings between the United States and other countries easier, court documents say. About that time, his uncle said, he moved his family to Chicago because it had a large Muslim community and he wanted to send his four children to religious schools.</p>
<p>There, the family lived in a small second-floor apartment. Mr. Headley claimed to work for Mr. Rana’s immigration agency. The two men attended the Jame Masjid mosque on Fridays, then stopped at the nearby Zam Zamrestaurant to eat and talk politics. Cricket, neighbors said, was their passion.</p>
<p>But Mr. Headley never seemed to fully fit in. Masood Qadir, who sometimes watched cricket with him, said he was “different” and kept mostly to himself.</p>
<p>E-mail messages show, however, that Mr. Headley stayed in regular contact with classmates from the military high school he attended in Pakistan, often engaging in impassioned debates about politics and Islam.</p>
<p>Earlier this year, Mr. Headley complained about “NATO criminal vermin dropping 22,000 lbs bombs on unsuspecting, unarmed Afghan villagers” or “napalming southeast Asian farmers.” Writing about Pakistan’s chief enemy, he said, “We will retaliate against India.”</p>
<p>And in an e-mail message defending the beheading of a Polish engineer by the Taliban in Pakistan, he wrote, “The best way for a man to die is with the sword.”</p>
<p>Reporting was contributed by Puk Damsgard in Islamabad, Pakistan; Emma Graves Fitzsimmons in Chicago; Nate Schweber and John Eligon in New York; and Ian Austen in Ottawa. Research was contributed by Barclay Walsh in Washington.<br />
<strong><br />
Voir également:</strong><br />
<a href="http://www.latimes.com/news/opinion/la-oe-goldberg10-2009nov10,0,6189196.column"><strong><br />
Sometimes, an extremist really is an extremist</strong></a><br />
If we act as if &#8216;Islam is the problem,&#8217; we will guarantee that Islam will become the problem.<br />
Jonah Goldberg<br />
The LA Times<br />
November 10, 2009</p>
<p>Army Maj. Nidal Malik Hasan demonstrated many things when he allegedly committed treason in the war on terror. For starters, he showed &#8212; gratuitously alas &#8212; that evil is still thriving.</p>
<p>He demonstrated that being a trained psychiatrist provides no immunity to ancient hatreds and religious fanaticism, nor does psychiatric training provide much acuity in spotting such things in others. For example, the London Telegraph reports that, in what was supposed to be a medical lecture, Hassan instead gave an hourlong briefing on the Koran, explaining to colleagues at Walter Reed Army Medical Center that nonbelievers should be beheaded, have boiling oil poured down their throats and set on fire.</p>
<p>His fellow psychiatrists completely missed this &#8220;red flag&#8221; &#8212; a suddenly popular euphemism for incandescently obvious evidence this man had no place in the U.S. Army.</p>
<p>He proved how lacking our domestic security system is. According to ABC News, intelligence agencies were aware for months that Hasan had tried to contact Al Qaeda. His colleagues reportedly knew he sympathized with suicide bombings and attacks on U.S. troops abroad, and one colleague said Hasan was pleased by an attack on an Army recruiting office and suggested more of the same might be desirable. That&#8217;s treason, even if you&#8217;re a Muslim.</p>
<p>Which raises the most troubling revelation: For a very large number of people, the idea that he is a Muslim fanatic, motivated by other Muslim fanatics, was &#8212; at least initially &#8212; too terrible to contemplate. How else to explain the reflexive insistence after the attack that the real culprit was &#8220;post-traumatic stress disorder&#8221;? The fact that PTSD is usually diagnosed in people who&#8217;ve been through trauma (hence the word &#8220;post&#8221;), and that Hasan had never in fact seen combat, didn&#8217;t seem to matter much.</p>
<p>Apparently the &#8220;P&#8221; in PTSD can now stand for &#8220;pre.&#8221;</p>
<p>A few months ago, an anti-Semitic old nut named James von Brunn allegedly took a gun to the U.S. Holocaust Memorial Museum to get payback against &#8220;the Jews&#8221; and killed a black security guard in the process.</p>
<p>In response to this horrific crime, the leading lights of American liberalism knew who was to blame: Glenn Beck, Rush Limbaugh and the GOP. One writer for the Huffington Post put it succinctly: &#8220;Thank you very much Karl Rove and your minions.&#8221;</p>
<p>The fact that Von Brunn was a 9/11 &#8220;truther&#8221; who railed against capitalism, neocons and the Bush administration didn&#8217;t matter. Nor did the glaring lack of evidence that Rove</p>
<p>et al ever showed antipathy for the museum. It was simply obvious that Von Brunn was the offspring of the &#8220;right-wing extremism [that] is being systematically fed by the conservative media and political establishment,&#8221; wrote columnist Paul Krugman.</p>
<p>If only Hasan was a fan of Glenn Beck!</p>
<p>President Obama was right when he said, in the early hours after the shooting, that people shouldn&#8217;t &#8220;jump to conclusions&#8221; (a lesson he might have learned when he jumped to the wrong conclusion about a white cop who arrested Henry Louis Gates, a black Harvard professor). But just as we should not jump to conclusions, we shouldn&#8217;t jump away from them.</p>
<p>Despite reports that Hasan had shouted &#8220;Allahu Akbar&#8221; as he opened fire, MSNBC&#8217;s Chris Matthews insisted that &#8220;we may never know if religion was a factor at Ft. Hood.&#8221; Thursday night, NBC and CBS refrained from even reporting the man&#8217;s name. Meanwhile, ABC&#8217;s Martha Raddatz&#8217;s reporting on the subject reflected a yearning for denial: &#8220;As for the suspect, Nadal Hasan, as one officer&#8217;s wife told me, &#8216;I wish his name was Smith.&#8217; &#8220;</p>
<p>We have a real problem when much of the political and journalistic establishment is eager to jump to the conclusion that peaceful political opponents are in league with violent extremists, but is terrified to consider the possibility that violent extremists really are violent extremists if doing so means calling attention to the fact that they are Muslims.</p>
<p>I am more sympathetic toward this reluctance to state the truth of the matter than some of my colleagues on the right. There is a powerful case to be made that Islamic extremism is not some fringe phenomena but part of the mainstream of Islamic life around the world. And yet, to work from that assumption might make the assumption all the more self-fulfilling. If we act as if &#8220;Islam is the problem,&#8221; as some say, we will guarantee that Islam will become the problem. But outright denial, like we are seeing today, is surely not the beginning of wisdom either.</p>
<p>I have no remedy for the challenge we face. But I do take some solace in George Orwell&#8217;s observation that &#8220;to see what is in front of one&#8217;s nose needs a constant struggle.&#8221;</p>
<p><strong>Voir enfin:</strong></p>
<p><strong><a href="http://online.wsj.com/article_email/SB40001424052748704431804574539370097275800-lMyQjA0MDA5MDEwNzExNDcyWj.html">Two Ground Zeroes</a></strong><br />
Bret Stephens<br />
The Wall Street Journal<br />
November 18, 2009</p>
<p>I have long thought it would be a good idea to bring 9/11 mastermind Khalid Sheikh Mohammed and his accomplices to lower Manhattan. In my concept, the men would be taken by helicopter to a height of about 1,000 feet over Ground Zero and pushed out the door, so that they, too, could experience what so many of their victims did in the awful final flickering seconds of their lives.</p>
<p>And since al Qaeda intended the attacks as a spectacle for the benefit of its would-be recruits, I&#8217;d give al Jazeera the exclusive TV rights.</p>
<p>This, however, is not Eric Holder&#8217;s concept. In announcing his decision last week to send KSM and four other defendants to stand trial for their crimes in a federal courthouse just a few blocks from Ground Zero, the attorney general said the trial would offer the bereaved of 9/11 &#8220;the opportunity to see the alleged plotters of those attacks held accountable in court,&#8221; adding that he was &#8220;confident&#8221; the legal system would &#8220;rise to that challenge.&#8221;</p>
<p>We&#8217;ll see about that.</p>
<p>There are a few ways to predict the course of the trials. One is to consult what al Qaeda itself advises its members to do in the event that they are brought before a judge. &#8220;At the beginning of the trial . . . the brothers must insist on proving that torture was inflicted on them by state security before the judge,&#8221; goes a line in what is known as the Manchester Document, a 180-page al Qaeda how-to obtained by British police in 2000.</p>
<p>This is, of course, a prescription for lying, though it shouldn&#8217;t be a tough sell with the jury given that KSM was in fact waterboarded by the CIA some 183 times. If anything, it provides a perfect opening for him to turn the tables on his accusers and put the U.S. government on trial, while embellishing any which way he pleases. No small number of potential New York City jurors would find KSM a more credible witness than any number of Bush administration officials—think Alberto Gonzales or Dick Cheney—who might be called to the stand.</p>
<p>A second way to predict how the trials might go is to look back at the trial of al Qaeda&#8217;s Zacarias Moussaoui, often described as the &#8220;20th hijacker.&#8221; Moussaoui&#8217;s case has been cited by defenders of Mr. Holder&#8217;s decision as an example of how civilian courts have succeeded in dealing with some of the most hardened terrorists.</p>
<p>Really? Moussaoui was arrested in August 2001, and indicted that December. It would take until May 2006 before a jury would sentence him to life in prison, a single juror having spared him a death sentence. Assuming a similar time frame for the KSM trials, that means we can expect verdicts in 2015. That&#8217;s a long time to keep lower Manhattan in a perpetual state of red alert.</p>
<p>Yet the Moussaoui trial wasn&#8217;t merely interminable. It was also incompetent. Moussaoui did everything he could to turn it into a circus, at various times entering contradictory pleas on the view, as he put it, that &#8220;you&#8217;re allowed to lie for jihad.&#8221; Lawyers for the government were repeatedly accused of malfeasance, leading Judge Leonie Brinkema to observe at one point that &#8220;I have never seen such an egregious violation of a rule on witnesses.&#8221; The judge herself came close to dismissing the entire case, even as the Fourth Circuit had to step in to reverse one of her rulings.</p>
<p>And this was a comparatively clean case, unlike, say, those of El Sayyid Nosair, acquitted in 1991 of the murder of Jewish fanatic Meir Kahane; or of Omar Abdel Rahman, the blind sheikh at whose trial for the 1993 World Trade Center bombing critical intelligence information was disclosed that gave Osama bin Laden clues as to what the U.S. knew about his network.</p>
<p>The third way to consider the trials is to look at Ground Zero itself. After eight years of deliberation, planning, money and effort, what have we got? The picture nearby is the answer.</p>
<p>Let me be more precise. After eight years in which the views and interests of, inter alia, the Port Authority, NYPD, MTA and EPA, the several governors of New York and New Jersey, lease-holder Larry Silverstein, various star architects, the insurance companies, contractors, unions and lawyers, the families of the bereaved, their self-appointed spokespersons, the residents of lower Manhattan and, yes, even the fish of the Hudson river have all been duly consulted and considered, this is what we&#8217;ve got: a site of mourning turned into a symbol of defiance turned into a metaphor of American incompetence—of things not going forward. It is, in short, the story of our decade.</p>
<p>Barack Obama, energetic and smart, was elected largely to change all that. But the thrust of his presidency so far has been in the direction of bloated government, deficits and health-care bills; paralysis over Afghanistan and Iran; the convulsions over Gitmo and the CIA torture memos. And now this: An effort to demonstrate the purity of our methods and motives that is destined, as all these things have been, to wind up as the legal equivalent of Ground Zero. Khalid Sheikh Mohammed, for whom no real justice will ever be meted, understood his targets well.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chute du Mur/20e: Pour nous, tout a commencé à Prague le 17 novembre… (There is more to statesmanship than making speeches)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/17/chute-du-mur20e-pour-nous-tout-a-commence-a-prague-le-17-novembre%e2%80%a6-there-is-more-to-statesmanship-than-making-speeches/</link>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 22:06:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/17/chute-du-mur20e-pour-nous-tout-a-commence-a-prague-le-17-novembre%e2%80%a6-there-is-more-to-statesmanship-than-making-speeches/</guid>
<description><![CDATA[La destruction de l’URSS fut la plus grande catastrophe géopolitique du siècle. Poutine (le 25 avril]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><em><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/7/7f/International_Students_Day.JPG" alt="International Students Day" width="225" height="329" align="left" /></em></h5>
<h5><em>La destruction de l’URSS fut la plus grande catastrophe géopolitique du siècle.</em><em> </em><a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/4481455.stm"><strong>Poutine</strong></a><strong> (le 25 avril 2005)</strong></h5>
<h5><em>Nous avons besoin de nouveaux manuels qui rendent les jeunes fiers de leur pays. </em><a href="http://www.journaleuropa.info/FR_article/n159t3j0d0-russie-poutine-enseignement-russie-ideologie-histoire.html"><strong>Poutine</strong></a></h5>
<h5><em>La politique étrangère de l&#8217;Administration Obama a dirigé beaucoup d&#8217;optimisme et de bonne volonté vers les amis et les ennemis. Des perspectives si gaies sont louables tant qu’elles ne s&#8217;opposent pas à la réalité. (…) M. Poutine s’est servi des droits de l&#8217;homme et de la démocratie comme monnaies d’échange parce que ces choses importent à l&#8217;Occident et pas à lui. Jusqu&#8217;à ce que le jeu soit joué avec des enjeux de valeur pour le  Kremlin, ce sera une confrontation à sens unique. (…) la politique, c&#8217;est bien plus que d’imprimer de l&#8217;argent et de faire des beaux discours. L&#8217;inflation rhétorique peut, comme l’inflation monétaire, mener au désastre.</em> Garry Kasparov</h5>
<h5><em>En Russie, le régime est plus moderne, plus démocratique et plus sophistiqué que le stalinisme. Mais il faut être vigilant. L&#8217;action de Poutine doit au moins nous inviter à la prudence. Avec lui, la Russie veut restaurer sa zone d&#8217;influence, son « étranger proche », comme ils disent là-bas. Nous n&#8217;avons pas le droit de fermer les yeux et de le laisser faire.</em> Vaclav Havel</h5>
<div>Pendant qu’après avoir tout lâché (et d’abord ses alliés géorgiens, polonais ou tchèques) face au <a href="http://www.lematin.ch/flash-info/monde/poutine-nostalgique-allemagne">nostalgique de l&#8217;URSS</a> et accessoirement <a href="http://www.telos-eu.com/fr/article/poutine_demasque">l&#8217;une des probables plus grandes fortunes du monde</a> mais aussi <a href="http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,661678,00.html">trahi</a> (notamment sur le climat) ses thuriféraires européens, le <a href="http://thecaucus.blogs.nytimes.com/2009/11/17/presidential-bows-revisited/">Génuflexeur en chef </a> poursuit sa <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/04/22/presidence-obama-plus-repentant-que-moi-tu-meurs-world-deeply-humiliated-by-obama%e2%80%99s-america-sucks-tour/">tournée</a> mondiale de dénigrement de son propre pays  &#8230;</div>
<div>.</div>
<div>Retour, en cette <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/International_Students'_Day">Journée internationale des étudiants</a> commémorant l’assassinat par les nazis en 1939 de neufs étudiants de l’Université de Prague (comme l’envoi de 1200 dans les camps de concentration), sur <strong>un autre 17 novembre</strong> (suite à l&#8217;<a href="http://www.nytimes.com/2009/11/18/world/europe/18czech.html?_r=1&#38;ref=global-home">annonce</a>, celle-ci <a href="http://www.radio.cz/en/article/47271">infondée</a>, d&#8217;un nouveau <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jan_Opletal">Jan Opletal</a> tué par la police) qui, comme le rappelle Vaclav Havel, marqua 50 ans plus tard le début de la fin du communisme en Tchécoslovaquie.</div>
<div>
<p>Et surtout sur l’avertissement de l’ancien dissident tchèque sur le nouveau danger de la Russie de l’ex-cagébiste Poutine  …</p>
<p><a href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/31/01003-20091031ARTFIG00197--le-regime-s-effondrait-d-heure-en-heur-e-.php"><strong>Vaclav Havel : «Le régime s&#8217;effondrait d&#8217;heure en heure»</strong></a><br />
J.-M. G.<br />
Le Figaro<br />
30/10/2009</p>
<p>De passage à Paris pour recevoir un doctorat honoris causa de Sciences-Po, Vaclav Havel, l&#8217;ancien dissident tchèque devenu président revient sur la «révolution de velours».</p>
<p>Le Figaro Magazine &#8211; A quand remonte la véritable mort du communisme en Tchécoslovaquie, 1968 ou 1989 ?</p>
<p>Vaclav Havel &#8211; Certainement 1989. Le Printemps de Prague de 1968 était quelque chose d&#8217;ambigu. C&#8217;était un réveil, un sursaut qui s&#8217;est, malheureusement, arrêté à mi-chemin. Le pouvoir n&#8217;a pas compris ce que la société voulait exprimer. 1968, c&#8217;était une tentative de changement avortée qui s&#8217;est achevée par une brutale intervention militaire.</p>
<p>En 1989, nous avons commencé par suivre de près l&#8217;exode des Allemands de l&#8217;Est. C&#8217;était une fuite massive, notamment via Prague. Ils campaient dans le parc de l&#8217;ambassade d&#8217;Allemagne fédérale. Je m&#8217;étais rendu sur place pour voir ça de mes yeux. J&#8217;ai compris que le cours des choses avait changé. Les Tchèques leur témoignaient leur solidarité en apportant du thé, des couvertures&#8230; Le mouvement prenait de l&#8217;ampleur, y compris chez nous.</p>
<p>La «révolution de velours» naît-elle naturellement de la chute du Mur ?</p>
<p>En premier lieu, elle est partie de profonds changements dans la société. Dans chacun des pays socialistes, il a fallu lutter pour la liberté et la conquérir. Nulle part, il n&#8217;était garanti que cela allait se passer de manière pacifique et non-violente. Mais partout, on sentait quelque chose dans l&#8217;air. On devinait que l&#8217;Union soviétique ne pouvait plus intervenir sous peine d&#8217;ouvrir une crise internationale et de rompre toute la nouvelle politique de perestroïka. Mais personne ne savait où et comment l&#8217;avalanche partirait. Chez nous, tout a commencé à Prague le 17 novembre avec une manifestation d&#8217;étudiants que la police a brutalement réprimée.</p>
<p>Comment vous et vos amis dissidents avez pris les rênes du pouvoir ?</p>
<p>La dissidence n&#8217;était pas prête. Nous n&#8217;avions pas prévu de gouverner le pays. Le mouvement des dissidents disait seulement à haute voix ce qu&#8217;il se passait vraiment dans le pays. Nous répondions ainsi à la propagande monolithique du régime qui se faisait passer pour la voix de la société. Notre objectif consistait à promouvoir et exprimer une réflexion libre.</p>
<p>Nous n&#8217;avons eu qu&#8217;une influence minime sur les événements eux-mêmes. Mais quand le pouvoir a cherché à dialoguer, il a fait de nous ses interlocuteurs. Il n&#8217;existait pas de mouvement politique organisé auquel il pouvait parler. Nous avons alors fondé le Forum civique dans ce but. Rien n&#8217;était calculé. Et cela d&#8217;autant moins que l&#8217;effondrement du communisme s&#8217;est produit beaucoup plus tôt que nous le pensions.</p>
<p>Le communisme tchécoslovaque était au bout du rouleau&#8230;</p>
<p>Je sais qu&#8217;en France le Printemps de Prague a eu un grand retentissement. Mais ce qui l&#8217;a suivi a été terrible pour le pays. Des centaines de milliers de cadres ont été limogés et remplacés par les plus conservateurs. L&#8217;Etat a été placé entre les mains de gens de deuxième catégorie, des incompétents. L&#8217;intervention et l&#8217;occupation soviétiques ont produit une situation pire que dans tout le reste du bloc socialiste.</p>
<p>En 1989, pourtant, les choses se sont déroulées sans drame. Les Tchèques ont été conséquents. Mais ils n&#8217;ont pas cru un instant au communisme réformé, à une sorte de retour du Printemps de Prague vingt ans après.</p>
<p>Alexander Dubcek, figure de proue du Printemps, a tout de même été ressorti de l&#8217;oubli&#8230;</p>
<p>Il a fallu le tirer par la manche pour qu&#8217;il apparaisse au balcon face à la foule de Prague. Il avait préparé un long discours que nous lui avions demandé d&#8217;abréger. Les gens ne l&#8217;écoutaient pas, ils ne l&#8217;écoutaient plus. Ce qu&#8217;il disait n&#8217;était pas en phase avec la société de 1989. En plus, c&#8217;était un piètre orateur. Dans les jours qui ont suivi, il s&#8217;est révélé comme une sorte de pleurnichard qui versait des larmes sur chaque compromis passé entre le pouvoir et le Forum civique.</p>
<p>Pourquoi le communisme tchécoslovaque se réclamait-il d&#8217;une légitimité populaire ?</p>
<p>C&#8217;est une circonstance historique. Il n&#8217;avait pas d&#8217;ancrage particulier chez nous. Mais il est vrai qu&#8217;après la guerre le PC avait récolté 37 % des voix. C&#8217;était dû à l&#8217;atmosphère du moment. Les Soviétiques nous avaient libérés. Le nazisme était né d&#8217;une grave crise du capitalisme. Et le lâchage de Munich avait donné le sentiment aux gens que nous avions été abandonnés par l&#8217;Occident. Si l&#8217;on avait voté six mois plus tard, le PC n&#8217;aurait jamais récolté autant de voix. C&#8217;est pour ça que les communistes ont fait le coup de Prague en 1948.</p>
<p>Comment avez-vous conduit l&#8217;après-communisme ?</p>
<p>Nos idéaux étaient restés les mêmes. Les premières réformes se résumaient aux principes de la dissidence : élections libres, pluralisme, économie de marché, Etat de droit, respect des libertés individuelles. Ensuite, notre priorité a consisté à démettre et écarter tous les responsables des exactions du communisme.</p>
<p>Mais au-delà de ces bases établies très vite, il a fallu administrer le pays car le régime s&#8217;est effondré à une vitesse vertigineuse. Il s&#8217;écroulait d&#8217;heure en heure. Nous n&#8217;étions pas prêts à assumer ces responsabilités. Mais faute de classe politique de remplacement, nous avons pris le relais. Je me souviens que j&#8217;ai dû implorer un grand nombre d&#8217;amis pour qu&#8217;ils acceptent des fonctions ministérielles.</p>
<p>Quel regard portez-vous sur Gorbatchev ?</p>
<p>C&#8217;est une figure tragique de l&#8217;Histoire. Il a ouvert la chaudière du communisme pour faire baisser la pression. Elle lui a sauté au visage. Mais, d&#8217;un autre côté, sans la glasnost et la perestroïka, le communisme aurait chuté plus tard et Dieu sait dans quelles conditions et dans quel état.</p>
<p>Avec votre ami Milos Forman, vous voulez adapter le livre de Georges-Marc Benamou, « Le Fantôme de Munich ». Cet esprit a-t-il hanté votre pays après Yalta ?</p>
<p>Il est difficile de comparer Munich et Yalta. Mais on a exagéré la signification des accords de Yalta. C&#8217;était une répartition de zones militaires qu&#8217;on a transformées ensuite en sphères d&#8217;influence. En Crimée, on s&#8217;est distribué les rôles pour combattre le nazisme. Pas plus. Tandis qu&#8217;à Munich, on a passé un compromis avec le Mal.</p>
<p>Vous multipliez les mises en garde contre la Russie de Poutine. Le «fantôme» est-il de retour ?</p>
<p>En Russie, le régime est plus moderne, plus démocratique et plus sophistiqué que le stalinisme. Mais il faut être vigilant. L&#8217;action de Poutine doit au moins nous inviter à la prudence. Avec lui, la Russie veut restaurer sa zone d&#8217;influence, son « étranger proche », comme ils disent là-bas. Nous n&#8217;avons pas le droit de fermer les yeux et de le laisser faire.</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p><a href="http://online.wsj.com/article_email/SB10001424052748704322004574477693881144498-lMyQjAxMDA5MDIwODEyNDgyWj.html"><strong>Russia Worries About the Price of Oil, Not a Nuclear Iran</strong></a><br />
The Obama administration&#8217;s foreign-policy goodwill has yet to be repaid in kind.<br />
Garry Kasparov<br />
The Wall Street Journal<br />
October 18, 2009</p>
<p>Last Wednesday in Moscow, the remaining illusions the Obama administration held for cooperation with Russia on the Iranian nuclear program were thrown in Secretary of State Hillary Clinton&#8217;s face. Stronger sanctions against Iran would be &#8220;counterproductive,&#8221; said Russian Foreign Minister Sergei Lavrov, just days after President Dmitry Medvedev said sanctions were likely inevitable. This apparent inconsistency should remind us that Mr. Medvedev is little more than a well-placed spectator, and that Prime Minister Vladimir Putin, who discounted sanctions in a statement from Beijing, is still the voice that matters.</p>
<p>This slap comes after repeated concessions—canceling the deployment of missile defenses in Eastern Europe, muted criticism of Russia&#8217;s sham regional elections—from the White House. Washington&#8217;s conciliatory steps have given the Kremlin&#8217;s rulers confidence they have nothing to fear from Mr. Obama on anything that matters.</p>
<p>And nothing matters more to Mr. Putin and his oligarchs than the price of oil. Even with oil at $70 a barrel, Russia&#8217;s economy is in bad straits. Tension in the Middle East, even an outbreak of war, would push energy prices higher. A nuclear-armed Iran would, of course, be harmful to Russian national security, but prolonging the crisis is beneficial to the interests of the ruling elite: making money and staying in power.</p>
<p>The Obama administration&#8217;s foreign policy has directed a great deal of optimism and good will toward friends and foes. Such a cheery outlook is commendable as long as it does not clash with reality. Unfortunately, there were several clashes in the past week.</p>
<p>On Wednesday, a top Russian security chief, Nikolai Patrushev, said in an interview in Izvestia, one of the main Kremlin propaganda papers, that Russia was planning to reshape its policies on nuclear force to allow for pre-emptive strikes and use in regional conflicts. Since it cannot be a coincidence that this news leaked while Mrs. Clinton was still in Moscow, it can be considered a response to Mr. Obama&#8217;s talk of a world without nuclear weapons and rescinding the deployment of missile defenses.</p>
<p>Also last week, Lt. Gen. Vladimir Shamanov was cleared of wrongdoing for dispatching a squad of his paratroopers to interfere with the criminal investigation of a firm owned by his son-in-law. Transcripts of the general&#8217;s phone calls demonstrating his involvement were published in Novaya Gazeta newspaper, the last print outlet critical of the Kremlin. But this was not enough to cause trouble for this idol of the second Chechen war, where his forces were repeatedly accused by Human Rights Watch and other organizations of atrocities against civilians.</p>
<p>Then there was the spectacle of Russia&#8217;s regional elections. They were as fraudulent and superfluous as every election under Mr. Putin&#8217;s reign, with real opposition candidates barred and the ruling United Russia party receiving its predetermined majority. This time the fraud was too blatant even for Kremlin-allowed opposition party leaders Alexander Zhirinovsky and Gennady Zyuganov, who loudly protested results that have moved Russia to the verge of a one-party dictatorship. Mr. Medvedev asserted that the elections had gone perfectly well. Meanwhile, the U.S. statement expressed the usual concerns and quoted President Medvedev&#8217;s own words on the importance of free and fair elections—as if he would be shamed by them.</p>
<p>From the shameless expect no shame. And from a corrupt and criminal regime, expect no changes unless real consequences are put on the table. With Russia, this would mean going after Mr. Putin&#8217;s coterie of oligarchs and hitting them where it hurts: their privileges and their pocketbooks. If the European Union and the U.S. started canceling visas and prying into finances, they would find the Kremlin far more interested in sanctions against Iran. Mr. Putin has used human rights and democracy as bargaining chips because these things matter to the West and not to him. Until the game is played for stakes with value to the Kremlin, it&#8217;s a one-sided contest.</p>
<p>If the U.S. is serious about preventing Iran from getting a nuclear weapon, then Mr. Obama must get to the point and state the penalties unequivocally. Repeating over and over that it is &#8220;unacceptable&#8221; has become a joke. For more than 10 years a nuclear North Korea was also &#8220;unacceptable.&#8221; If Mr. Obama says the U.S. will do whatever it takes to prevent Iran from attaining a nuclear weapon, then we will see if Tehran blinks. At a minimum, the White House should publicly promise that any attack on Israel with weapons of mass destruction will be treated as an attack on American soil and urge NATO to make a similar commitment.</p>
<p>Like many Russians, I was encouraged by Mr. Obama&#8217;s inspirational speech in Moscow last July, but he must know there is more to statesmanship than printing money and making speeches. Inflated rhetoric, like inflated currency, can lead to disaster. The goodwill bubble Mr. Obama is creating will burst unless there are real results soon.</p>
<p>Mr. Kasparov, leader of The United Civil Front, is a contributing editor of The Wall Street Journal.</p>
<p><strong>Voir enfin:</strong></p>
<p><a href="http://www.journaleuropa.info/FR_article/n159t3j0d0-russie-poutine-enseignement-russie-ideologie-histoire.html"><strong>RUSSIE &#124; L’histoire selon Vladimir Poutine</strong></a><br />
Marin Coudreau<br />
Europa<br />
08/11/07</p>
<p>Depuis l’élection de Vladimir Poutine, une révolution idéologique s’est opérée en Russie, réhabilitant le passé soviétique, jusque dans les manuels d’histoire des écoliers.</p>
<p>« He who controls the past controls the future. And he who controls the present controls the past. » Vladimir Poutine semble bien avoir fait sienne cette maxime d&#8217;Orwell. Si le passé soviétique de la Russie a toujours été source d&#8217;embarras pour le Kremlin, le président russe, lui, ne se gêne pas pour réhabiliter certains aspects de l&#8217;histoire russe synonymes d&#8217;une puissance et d&#8217;un rayonnement aujourd&#8217;hui révolus, quitte à en occulter ses facettes les plus sombres. Avec l&#8217;éclatement de l&#8217;URSS en 1991, Boris Eltsine avait entamé une &#8220;désoviétisation&#8221; de la Russie dont l&#8217;aboutissement symbolique logique aurait dû être l&#8217;enterrement de Lénine &#8211; momifié à sa mort en 1924. Cependant, la dépouille de Vladimir Ilitch Oulianov repose toujours dans son écrin du mausolée de la Place Rouge, et comme elle, le fantôme de l&#8217;URSS ne cesse de planer sur la Russie. Aujourd&#8217;hui la page de l&#8217;autocritique semble définitivement tournée. Depuis son entrée en fonction en 2000, Vladimir Poutine a entamé une révolution idéologique. Au nom d&#8217;un certain relativisme historique et d&#8217;une approche &#8220;patriotique&#8221; du passé russe, l&#8217;ex-officier du KGB réhabilite nombre de personnages et d&#8217;évènements de sinistre mémoire. «Nos pages noires n&#8217;étaient pas si terribles&#8230;» a lâché dernièrement le président russe jugeant l&#8217;histoire américaine bien plus dramatique. Pour Poutine, l&#8217;éclatement de l&#8217;URSS en 1991 est «la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle». Étrangement, les manuels scolaires avaient jusqu&#8217;alors été épargnés. Mais depuis le printemps 2004, le Kremlin s&#8217;est affairé à &#8220;éliminer les distorsions de l&#8217;histoire dues au pseudo-libéralisme&#8221;. Aujourd&#8217;hui, dans les nouveaux manuels, beaucoup de crimes sont occultés par les litanies sur les victoires glorieuses de l&#8217;URSS. Le passé est désormais relu à la lumière des ambitions de retour à la puissance et à la grandeur de la Russie. On oublie le pacte germano-soviétique (union entre Berlin et Moscou en 1939), la police politique, et on encense la &#8220;Grande Guerre patriotique&#8221; &#8211; dont le mythe est extrêmement vivace &#8211; l&#8217;&#8221;antifascisme&#8221; et la victoire contre le nazisme, la conquête de l&#8217;espace, la puissance militaire et le rayonnement international de l&#8217;URSS d&#8217;après-guerre. Staline est moins dépeint comme le dictateur terrible des heures de la Grande Terreur et du Goulag que comme l&#8217;unique artisan de la victoire de 1945. Quant à Lénine, le créateur du système, il est perçu comme un grand chef et non comme le démiurge de l&#8217;État-parti soviétique et l&#8217;idéologue de la violence et de l&#8217;intolérance. Un ancien professeur de marxisme-léninisme travaille actuellement sur de nouveaux manuels visant l&#8217;&#8221;éducation national-patriotique&#8221; des élèves&#8230; « Nous avons besoin de nouveaux manuels qui rendent les jeunes fiers de leur pays » a déclaré Poutine.</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Recherche: C'est une croisade contre l'islam (French academics finally discover there’s a war on)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/16/recherche-cest-une-croisade-contre-lislam-french-academics-finally-discover-there%e2%80%99s-a-war-going-on/</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 11:29:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/16/recherche-cest-une-croisade-contre-lislam-french-academics-finally-discover-there%e2%80%99s-a-war-going-on/</guid>
<description><![CDATA[Par rapport aux collègues, on hésite à se mettre en avant, à prendre des risques sur le plan de la f]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://cyberlens.files.wordpress.com/2009/08/big_brother1.jpg?w=250&#038;h=359" alt="Big Bro is watching you" width="250" height="359" align="left" /><em>Par rapport aux collègues, on hésite à se mettre en avant, à prendre des risques sur le plan de la fiabilité professionnelle ou des relations personnelles, et aussi parce qu’on est pris dans tout un réseau de complicités. Le représentant du CNRS à Kaboul ne va quand même pas signer une pétition ni écrire un article sur l’Afghanistan, même s’il sait ce qui s’y passe. Son institution lui impose un devoir de réserve. Celui qui fait de l’archéologie ou l’ethnologie qui y a fait du terrain, même s’il n’en fait plus, ne va pas compromettre le travail de son collègue qui s’y trouve ou pourrait y retourner. (…) Qu’on le veuille ou non, l’ethnologue n’est pas seulement celui qui fait de l’observation participative avec des paysans et des nomades, c’est aussi celui qui a obtenu une autorisation de Kaboul et qui par cela est impliqué dans un réseau de complicités.</em> Pierre Centlivres, ethnologue suisse interrogé par Pierre Bourdieu in Et si on parlait de l’Afghanistan ?, ARSS, septembre 1980)</h5>
<h5><em>Entre le discours de l’intellectuel de service qui met sa compétence particulière au service d’une ligne, qui, connaissant le résultat, maquille les données jusqu’à ce que l’addition tombe juste (chose d’autant plus facile que la réalité considérée est plus complexe, plus ambiguë, plus rebelle aux modèles familiers) et le silence du spécialiste qui ne parle que pour ses pairs et qui trouve dans les limites imposées par les règles de la bienséance académique une raison ou une excuse pour s’abstenir, il y a place pour une analyse qui (…) tente de fournir au moins les éléments d’une vision critique.</em> Pierre Bourdieu (s’étonnant du silence des anthropologues lors de l’invasion soviétique de 1979)</h5>
<h5><em>Dans les circonstances actuelles, il est recommandé de surseoir à tout voyage non essentiel en Iran. Cette recommandation s’applique aussi bien aux voyages d’affaires qu’aux voyages touristiques. Les services de sécurité sont en effet très suspicieux à l’égard des contacts avec la population, notamment avec les milieux universitaires et étudiants, qu’ils observent avec attention, et à l’égard des prises de photographies.</em> <a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/iran_12262/index.html">Conseil aux voyageurs</a> (Affaires étrangères)</h5>
<h5><em>Même fonctionnaire, un intellectuel, un enseignant, un chercheur, doit bénéficier de la même liberté d’expression que celle de tous les autres citoyens de la République, y compris celui de dire et d’écrire des bêtises, pour autant qu’elles ne tombent pas sous le coup de la loi. A la différence des fonctionnaires d’autorité, comme les préfets, sous-préfets, ambassadeurs, etc., qui incarnent l’Etat dans les lieux où ils sont affectés, le discours des chercheurs n’engage qu’eux-mêmes. (…)Il est cependant savoureux de constater que parmi les pétitionnaires si attachés à la liberté d’expression de Vincent Geisser emmenés par Esther Benbassa, un bon nombre avait réclamé que l’on réduise au silence – et si possible au chômage – Sylvain Gouguenheim.</em> Luc Rosenzweig</h5>
<h5><em>Le fonctionnaire de défense [qui, selon le comité de soutien, est intervenu dans cette affaire] est un idéologue qui traque les musulmans et leurs «amis» comme, à une certaine époque, on traquait les juifs et les Justes.</em> Vincent  Gesser</h5>
<h5><em>C&#8217;est une croisade contre l&#8217;islam.</em> Olivier Roy</h5>
<h5><em>Les premières manifestations de ce fonctionnaire datent de quelques années. On a essayé de se renseigner, il semble qu’il ait le grade de général, mais on ne sait pas quelles sont ses prérogatives, ni ce qu’il fait au CNRS, ni en quoi il est qualifié pour valider nos travaux. Quand on part en mission à l’étranger dans des pays sensibles, on est obligés de lui communiquer nos plans de mission: qui on va rencontrer, où on va loger. Et on doit avoir son autorisation pour partir.</em> <a href="http://immigration.blogs.liberation.fr/coroller/2009/06/trop-islamophile-un-chercheur-sanctionn%C3%A9.html">Françoise Lorcerie</a></h5>
<h5><em>D’ailleurs, dans l’un de ses livres, notre « chercheur » avait dressé une belle liste de musulmans alimentant, de son point de vue, « l’islamophobie » et naturellement il me réservera une place de choix dans cette énumération digne justement de l’époque antidreyfusarde. Le « chercheur » me désigna, avec beaucoup d’autres, à la vindicte intégriste. Lui, l’homme intègre, honnête, neutre, universitaire froid adoptant une méthode scientifique avançant sous la couverture d’une prestigieuse demeure comme le CNRS décida alors, que nous étions bons pour la fatwa et l’excommunication.</em> <a href="http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2009/07/05/2190-est-ce-une-rumeur-ou-le-cnrs-brule-t-il-a-propos-de-vincent-geisser">Mohamed Sifaoui</a></h5>
<h5><em>Vincent Geisser, chercheur au CNRS, a entamé une enquête sur les enseignants issus des migrations maghrébines. En 2007, la direction administrative lui demande d&#8217;interrompre ses recherches ; on découvre à cette occasion qu&#8217;au CNRS un &#8220;fonctionnaire de sécurité et de défense&#8221; est chargé de surveiller toutes les recherches sociologiques et sociopolitiques jugées &#8220;sensibles&#8221;, et notamment celles concernant l&#8217;islam. On apprend aussi que ce type d&#8217;intervention n&#8217;est pas exceptionnel et que le même fonctionnaire a écrit à d&#8217;autres chercheurs pour exprimer sa désapprobation de leurs opinions ou études. Sur le fond, la décision du CNRS ne peut que laisser perplexe : faut-il interdire une recherche de peur que ses résultats ne déplaisent au pouvoir ? Autant casser tous les thermomètres pour s&#8217;assurer que la fièvre ne monte pas.</em> Tzvetan Todorov</h5>
<h5><em>S&#8217;ils peinent à étayer leurs convictions par des faits, plusieurs chercheurs, sous le couvert de l&#8217;anonymat, dénoncent un contexte de &#8220;délire sécuritaire&#8221;, accentué par le sentiment &#8220;antimusulman&#8221; du fonctionnaire de défense en poste au CNRS. Il se murmure par exemple que la jeune musulmane chercheuse en microbiologie sanctionnée à Toulouse l&#8217;a été &#8220;parce que, dans le cadre de ses recherches, elle avait accès à des virus&#8221;. (…) Selon lui, l’un de ses collègues du Cevipof (centre de recherches politiques de Sciences-Po) a même été consulté par le ministère de la Défense sur le &#8220;risque&#8221; que ses travaux ne cachent la constitution d’un &#8220;lobby arabo-musulman&#8221; au sein du CNRS.</em> Le Monde</h5>
<p>Jeune chercheuse en microbiologie ayant accès à des virus sanctionnée à Toulouse pour port du voile ostentatoire?</p>
<p>Travaux de recherche mis en question pour cause de &#8220;risque&#8221; de constitution d’un &#8220;lobby arabo-musulman&#8221; au sein du CNRS ?</p>
<p><strong>Comme d’habitude, l’intérêt des polémiques, c’est ce qu’elles révèlent sur ce qui passait jusque là pour la normalité.</strong></p>
<p>A l’heure où l’on reparle, en France et à tort et à travers, de <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/11/identite-nationale-je-trouve-cette-france-la-monstrueuse-with-elections-looming-sarkozy-finally-gets-back-to-national-identity-debate/">droit de réserve</a> &#8230;</p>
<p>Et, où à l’occasion d’un nouveau cas de<a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/15/terrorisme-la-jihadite-subite-a-encore-frappe-going-jihadal-arent-those-the-guys-that-always-go-crazy-and-shoot-everybody/"> crise de jihadite subite</a> aux Etats-Unis, l’on redécouvre la longue liste des cas précédents depuis les pirates de l’air du 11/9 …</p>
<p>Tandis que des mollahs condamnés à la provocation pour survivre nous ressortent, après l’Affaire <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2007/04/12/iran-apres-les-faux-opposants-et-les-faux-attentats-les-fausses-recherches-the-dudoignon-affair/">Dudoignon</a> il y a deux ans, le coup du <a href="http://www.iran-resist.org/article5681.html">procès</a> de la jeune chercheuse française Clotilde Reiss comme de trois touristes <a href="http://www.iran-resist.org/article5529.html">américains</a> d’origine juive …</p>
<p>Retour sur la polémique qui a déchiré le landerneau universitaire l’été dernier.</p>
<p>A savoir celle des sanctions administratives, pour propos insultants envers un haut fonctionnaire, contre le chercheur du CNRS très engagé et ouvertement islamophile Vincent Geisser.</p>
<p>Et qui, derrière la levée de boucliers et les pétitions habituelles de certains de ses collègues (dont nombre des mêmes, comme le rappelle malicieusement Luc Rosenzweig, qui avaient poussé un an plus tôt leur attachement à la liberté d’expression jusqu’à demander pour recherches non conformes l’exclusion de leur collègue <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2008/06/17/affaire-gouguenheim-ce-quon-diffuse-dans-le-public-est-tronque-sic-the-dogs-on-the-bean-spiller/">Sylvain Gouguenheim</a>), avait eu le mérite de rappeler ou faire découvrir au grand public l’existence, dans les domaines et pour les pays sensibles, d’une surveillance de la recherche française (qui vient d&#8217;ailleurs d&#8217;être classée <a href="http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/11/le-cnrs-premi%C3%A8re-institution-scientifique-mondiale-.html">1ère</a> par l&#8217;institut SCImago).</p>
<p>Et donc en gros que notre pays comme le reste de l’Occident, était, quoi qu’en disent nos savants distraits ou compagnons de route ou le tout fraichement nobélisé Apaiseur en chef à la tête du Monde libre, en guerre …</p>
<p><a href="http://lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=11ae949e7331438083a4a4ccd2a84ef476d318ebc0844697"><strong>CNRS: polémique autour d&#8217;une procédure disciplinaire</strong></a><br />
Stéphanie Le Bars<br />
Le Monde<br />
13.06.09</p>
<p>La convocation de M. Geisser, spécialiste de l&#8217;islam, par un fonctionnaire de défense, met en émoi les chercheurs</p>
<p>C&#8217;est une petite phrase qui a tout déclenché. Dans un courrier électronique envoyé en avril, en soutien à une allocataire de recherche toulousaine menacée de licenciement pour port du voile islamique, le chercheur Vincent Geisser, spécialiste de l&#8217;islam au CNRS, laisse éclater son exaspération : « Le fonctionnaire de défense [qui, selon le comité de soutien, est intervenu dans cette affaire] est un idéologue qui traque les musulmans et leurs «amis» comme, à une certaine époque, on traquait les juifs et les Justes. »</p>
<p>Le « fonctionnaire de défense » en question est Joseph Illand, un ingénieur-général, chargé au CNRS de la « sauvegarde du patrimoine scientifique ». S&#8217;estimant diffamé, il porte plainte au pénal ; dans la foulée, la direction du CNRS convoque M. Geisser devant la commission de discipline le 29 juin, estimant ses propos « calomnieux et injurieux », et de surcroît contraires à l&#8217;obligation de réserve qui s&#8217;applique à tout fonctionnaire.</p>
<p>Sans cautionner les propos, qu&#8217;ils jugent souvent « excessifs » du mail de M. Geisser, nombre de chercheurs ont été indignés par cette convocation : 2 800 d&#8217;entre eux ont à ce jour signé une pétition lancée à l&#8217;initiative d&#8217;Esther Benbassa, directrice d&#8217;études à l&#8217;Ecole pratique des hautes études, au nom d&#8217;un collectif pour « la sauvegarde de la liberté intellectuelle des chercheurs de la fonction publique ». Interpellée, Valérie Pécresse, ministre de l&#8217;enseignement supérieur, estime, dans une lettre datée du 10 juin, qu&#8217;elle ne peut s&#8217;exprimer sur « un litige qui donne lieu à une procédure ju diciaire », mais rappelle qu&#8217;il est de sa « responsabilité de garantir la liberté de pensée et d&#8217;opinion des chercheurs ». Mme Benbassa demande la suspension de la procédure disciplinaire contre M. Geisser.</p>
<p>Car, sur la forme et sur le fond, cette affaire fait visiblement écho à des inquiétudes partagées par nombre de chercheurs sur le respect de leur statut d&#8217;intellectuels indépendants et, plus généralement, sur l&#8217;état de la recherche française. Comme il l&#8217;explique dans un long texte, M. Geisser replace en effet cette affaire dans un contexte plus large.</p>
<p>Sur la forme, les écrits pour lesquels il est convoqué relèvent, assure-t-il, d&#8217;une correspondance « privée, voire intime », qui n&#8217;était pas destinée à être rendue publique sur le blog de soutien à la jeune chercheuse (il en a été retiré). Il n&#8217;y aurait donc, selon ses défenseurs, aucune raison d&#8217;invoquer une éventuelle « obligation de réserve » ou une quelconque « diffamation ». Le CNRS conteste le caractère « priv é » des propos. Sollicitée, l&#8217;avocate de M. Illand n&#8217;a pas souhaité répondre à nos questions.</p>
<p>Sur le fond, le chercheur, réputé pour ses recherches, mais aussi pour ses prises de position publiques parfois vives et ses chroniques sur le site d&#8217;information Oumma.com, a saisi l&#8217;occasion pour alerter ses collègues sur le « harcèlement » dont il estime être l&#8217;objet de la part du militaire depuis 2004, date à laquelle il a lancé une recherche sur « la contribution des chercheurs et universitaires maghrébins au rayonnement de la recherche française dans le monde ».</p>
<p>S&#8217;ensuit, selon M. Geisser, une série de convocations et « d &#8216;interrogatoires sur mes activités scientifiques, philosophiques et politiques », jusqu&#8217;à la demande « de destruction des éléments collectés dans le cadre de cette enquête » en 2007. « Il semblerait que l&#8217;action du fonctionnaire de défense durant ces quatre années n&#8217;avait nullement pour but de m&#8217;assister techniquement dans la procédure de légalisation de l&#8217;enquête [auprès de la CNIL] , mais tout simplement de l&#8217;enterrer sous prétexte que son auteur serait suspect «d&#8217;islamophilie» ou de relations de proximité avec les milieux musulmans. »</p>
<p>Citant des témoignages de ses collègues, qui l&#8217;auraient averti d&#8217;une enquête sur sa personne au motif qu&#8217;il était en train de constituer « un lobby ara bo-musulman » au sein du CNRS, il accrédite la thèse que « cette affaire traduit l&#8217;intrusion inquiétante de logiques policières et sécuritaires au sein même des milieux scientifiques et universitai res ». « Je confirme tout ce qu&#8217;écrit Vincent Geisser », nous déclare Marie-Françoise Courel, directrice sciences humaines et sociales du CNRS au moment des faits. « Et je garantis la qualité scientifique de ses travaux. »</p>
<p>S&#8217;ils peinent à étayer leurs convictions par des faits, plusieurs chercheurs, sous le couvert de l&#8217;anonymat, dénoncent un contexte de « délire sécuritaire », accentué par le sentiment « antimusulman » du fonctionnaire de défense en poste au CNRS. Il se murmure par exemple que la jeune musulmane chercheuse en microbiologie sanctionnée à Toulouse l&#8217;a été « parce que, dans le cadre de ses recherches, elle avait acc ès à des virus ». « Depuis quatre ans, un chercheur spécialiste de l&#8217;Afghanistan est empêché d&#8217;aller enquêter sur son terrain. Il fait quoi ? Il change de métier ? », s&#8217;interroge une chercheuse.</p>
<p>Seul Olivier Roy, également spécialiste de l&#8217;islam, témoigne avoir reçu il y a deux ans un courrier électronique de M. Illand lui reprochant « de mieux traiter l&#8217;islam que le christianisme ». Pour le chercheur, preuve est faite qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas « d&#8217;un conflit p ersonnel entre [le fonctionnaire de défense] et Vincent Geisser, mais bien d&#8217;une attaque systématique envers les chercheurs qui refusent les clichés sur l&#8217;is lam ». « C&#8217;est une croisade contre l&#8217;islam », nous assure-t-il, regrettant aujourd&#8217;hui d&#8217;avoir jeté le message en question et traité cette affaire « par le mépris ».</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p>CNRS: polémique autour d&#8217;une procédure disciplinaire<br />
<a href="http://lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=11ae949e733143802a8ca398f663edd91069ec5f9044554a"><strong>Chaque organisme de recherche dispose de son fonctionnaire de défense</strong></a><br />
Philippe Jacqué<br />
Le Monde<br />
13.06.09</p>
<p>C&#8217;EST PEUT-ÊTRE l&#8217;une des plus étonnantes découvertes des chercheurs engagés derrière le sociologue Vincent Geisser : le CNRS emploie un fonctionnaire de sécurité et de défense (FSD). « L&#8217;ensemble des organismes de recherche et des universités disposent aujourd&#8217;hui d&#8217;un tel fonctionnaire », explique Jean-Marie Durand, le haut fonctionnaire de défense et de sécurité de l&#8217;éducation nationale, de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche. « Au CNRS, il s&#8217;agit d&#8217;une personne à plein-temps, tandis que dans des structures plus petites, il peut s&#8217;agir du secrétaire général de l&#8217;université ou d&#8217;un chargé de mission sécurité », poursuit M. Durand.</p>
<p>Ce dernier donne son avis sur le recrutement du fonctionnaire de sécurité du CNRS. Cependant, celui-ci dépend directement de la direction générale de l&#8217;organisme.</p>
<p>Sa mission est avant tout de « protection », comme l&#8217;assurait Joseph Illand, l&#8217;actuel FSD, dans un entretien publié par le Journal du CNRS en 2004. Cette protection concerne, dans le périmètre d&#8217;activité de l&#8217;organisme, les « intérêts fondamentaux pour la nation » que sont la sauvegarde du patrimoine scientifique et technique, la sécurité de l&#8217;information, la défense et la sécurité publique.</p>
<p>Dans ce cadre, le FSD doit prévenir le CNRS contre des menaces qui vont « de la fuite de secret-défense à l&#8217;utilisation frauduleuse de moyens informatiques, en passant par le pillage technologique », expliquait M. Illand. Il doit ainsi assurer la sécurité des échanges internationaux, en contrôlant par exemple l&#8217;accueil des ressortissants étrangers dans les laboratoires de recherche et en donnant son avis sur les coopérations internationales et les missions dans les « pays à risques ». Théoriquement, il ne doit pas s&#8217;intéresser au traitement des sujets, quelle que soit leur sensibilité. Au CNRS, après cette affaire qui touche de fait à des travaux sur l&#8217;islam, une chercheuse s&#8217;indigne : « Nous n&#8217;avons pas besoin d&#8217;un fonctionnaire de défense qui s&#8217;arroge des compétences de déontologie. »</p>
<p><strong>Voir  également:</strong></p>
<p><strong>L&#8217;honneur d&#8217;un ingénieur-général</strong><br />
Joseph Illand<br />
Le Monde<br />
10.07.09<br />
Réponse aux accusations de Vincent Geisser</p>
<p>Vincent Geisser et son comité de soutien ont lancé une campagne médiatique visant à me présenter comme une sorte de barbouze infiltré au CNRS, en croisade contre l&#8217;islam. Jusqu&#8217;ici, je n&#8217;ai pas pu répondre à ces accusations, attendant que la commission consultative rende son délibéré. Ceci étant fait, il m&#8217;est possible de m&#8217;exprimer, à titre personnel, pour donner ma version des faits. Certaines contre-vérités lancées ces dernières semaines dans la presse portent atteinte à mon honneur professionnel, à celle de mon équipe, et, plus encore, à la vérité.</p>
<p>D&#8217;abord ma fonction: je conçois qu&#8217;elle soit mal connue du grand public, mais, contrairement aux fantasmes qu&#8217;elle semble susciter, il ne s&#8217;agit en rien d&#8217;un poste d&#8217;agent secret. J&#8217;ai un statut d&#8217;ingénieur général, d&#8217;un corps à statut interministériel, et, au CNRS, j&#8217;exerce depuis 2003 des fonctions de protection du «patrimoine scientifique». Je n&#8217;ai pas de pouvoir contraignant ou disciplinaire. En 2008, mon équipe et moi avons ainsi aidé à sécuriser plus de 1000 déplacements d&#8217;agents du CNRS à l&#8217;étranger. Il ne s&#8217;agit pas du tout de les contrôler, mais de conseiller et d&#8217;être réactif dans des situations qui peuvent être dramatiques&#8230; Une tâche qui nous tient à coeur et qu&#8217;il est dur de voir présenter comme une volonté d&#8217;espionner.</p>
<p>Ma seule autorité «décisionnelle» concerne mon habilitation à signer les dépôts de plainte pour intrusion dans les systèmes d&#8217;information. Les procédures que mon service gère se font sous forme d&#8217;avis, sans autorité pour autoriser ou interdire. Au titre de la protection du CNRS, il m&#8217;arrive aussi de signaler d&#8217;éventuelles utilisations abusives ou illégales de la marque «CNRS». Là non plus, pas de façon contraignante mais en tant que conseiller.</p>
<p>C&#8217;est en septembre 2005, à l&#8217;occasion d&#8217;une enquête lancée par Vincent Geisser, que j&#8217;ai fait sa connaissance. Son enquête sur les trajectoires de chercheurs issus des migrations rencontrait des oppositions. Il est vrai qu&#8217;elle posait de sérieux problèmes au regard de la loi informatique et libertés. Je suis intervenu alors, non pour le sanctionner (quelle idée?), mais pour lui éviter d&#8217;être épinglé par la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) et de courir, lui et son directeur, des risques pénaux! J&#8217;ai tenté de sauver son enquête sur la base d&#8217;une reformulation des questions. Nous avons tenu une réunion de travail à Aix-en-Provence, dans un esprit plutôt amical dont pourront témoigner les nombreux participants. J&#8217;avais aussi, en fin de réunion, évoqué le problème de l&#8217;appui explicite de l&#8217;autorité de chercheur du CNRS lorsque des propos relèvent, non de la recherche, mais d&#8217;engagements personnels. Il m&#8217;est arrivé de soumettre cette interrogation à la direction du CNRS, sans aucune prétention d&#8217;autorité et encore moins de sanctions.</p>
<p>Le 14 avril, pendant mes congés, des personnes du CNRS ont eu la surprise de trouver mon nom dans un courriel de Vincent Geisser mis en ligne sur un site. Il m&#8217;accusait d&#8217;être «un idéologue qui traque les musulmans et leurs «amis», comme à une certaine époque on traquait les juifs et les Justes». Il s&#8217;agissait d&#8217;un message envoyé à un comité de soutien, destiné à faire témoignage public. Le comité défendait une allocataire de recherche travaillant dans un laboratoire du CNRS, licenciée par l&#8217;université pour maintien du port de signes religieux ostensibles. Visiblement, Vincent Geisser me rend responsable de cette décision. Je ne suis pour rien dans cette décision, très ferme, de l&#8217;université.</p>
<p>Choqué par la violence du message, j&#8217;ai souhaité porter plainte à titre personnel. La direction du CNRS a engagé en parallèle une procédure administrative et convoqué M.Geisser en commission paritaire. Ce qui a déclenché une tempête médiatique et une campagne présentant Vincent Geisser comme étant la victime d&#8217;un complot digne d&#8217;un film d&#8217;espionnage. Quelque 5000 chercheurs l&#8217;ont soutenu, sincèrement persuadés d&#8217;une obscure barbouzerie, une version accréditée par le témoignage d&#8217;un chercheur, Olivier Roy, que je cite: «(&#8230;) Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un conflit personnel entre lui et Vincent Geisser, mais bien d&#8217;une attaque systématique envers les chercheurs qui refusent les clichés sur l&#8217;islam. En 2007-2008, j&#8217;ai reçu un mail signé du haut fonctionnaire de défense me reprochant de mieux traiter l&#8217;islam que le christianisme.»</p>
<p>J&#8217;avoue ne pas m&#8217;être remis de ces lignes. Il se trouve que contrairement à Olivier Roy j&#8217;ai conservé ce courriel. Il s&#8217;agissait d&#8217;une simple question qui ne portait pas du tout sur l&#8217;aspect religieux. Pourtant, ce vague souvenir a suffi pour censer prouver chez moi une inquisition obsessionnelle et islamophobe. Comment peut-on formuler des accusations aussi graves avec autant de légèreté? Ce procès d&#8217;intention est à la fois salissant et blessant. Je ne me reconnais ni dans ce portrait ni dans cette version des faits, reconstruite et fantasmagorique. Voilà pourquoi je tenais, malgré mon devoir de réserve, à rétablir une part de rationalité.</p>
<p><strong>Voir enfin:</strong></p>
<p><a href="http://www.causeur.fr/geisser-redeker-meme-combat,2560"><strong>Geisser, Redeker, même combat!</strong></a><br />
Islamophiles et islamophobes, le droit d’écrire des bêtises<br />
Luc Rosenzweig<br />
Causeur<br />
le 11 juin 2009</p>
<p>Nous voilà de nouveau avec une de ces affaires dont le landerneau intellectuel français raffole : le politologue Vincent Geisser est, paraît-il, “sommé” de se présenter devant le conseil de discipline du CNRS pour y répondre de “manquement à l’obligation de réserve”.</p>
<p>Que reproche-t-on à Vincent Geisser ? D’avoir, dans un courriel de soutien à une jeune femme privée d’allocation-recherche pour cause de voile islamique, mis en cause le fonctionnaire du ministère de la Défense détaché au CNRS, chargé de veiller à ce que les chercheurs ne mettent pas en danger la sécurité nationale.</p>
<p>Selon Geisser, la jeune femme sanctionnée, Sabrina Trojet, chercheuse en microbiologie, serait victime de ce fonctionnaire, Joseph Illand, qui se livrerait de surcroît à un harcèlement incessant de sa propre personne, en raison de ses prises de positions favorables aux musulmans. Il concluait son courriel en affirmant que Sabrina et lui-même étaient l’objet d’une persécution semblable à celle subie par “les Juifs et les Justes” pendant l’occupation nazie. Ce courriel s’est retrouvé, à l’insu de Vincent Geisser, sur le blog de Sabrina et quelques sites pro-islamistes.</p>
<p>Il n’en fallait pas plus pour que les signataires habituels de pétitions “progressistes” (entendez par-là les Etienne Balibar, Esther Benbassa et consorts à la compassion unilatérale) montent au créneau pour dénoncer cette atteinte intolérable à la liberté d’expression.</p>
<p>Vincent Geisser est l’auteur, entre autres, d’un livre paru en 2003 La nouvelle islamophobie, une riposte à La nouvelle judéophobie de Pierre-André Taguieff, qui prétend démontrer que les seules vraies victimes du racisme dans notre beau pays sont les musulmans en général et les Arabes en particulier. Vincent Geisser est un représentant de cette gauche universitaire islamophile qui a parfois du mal à distinguer clairement islamisme et islam. L’auteur de La nouvelle islamophobie expose une thèse aussi erronée qu’insupportable : la France, en raison du traumatisme hérité de son histoire coloniale, n’arriverait pas à appréhender le fait musulman comme un fait religieux national. Le discours islamophobe emprunterait de manière privilégiée au registre républicain ses arguments d’un islam incompatible avec l’universalisme issu des Lumières. Dans le prolongement du racisme néo-colonial, les “républicains” ne seraient toujours pas sortis d’un rapport civilisateur à l’islam et verraient l’identité française comme exclusive de l’identité musulmane, d’où l’hostilité des républicains au port du voile islamique à l’école !</p>
<p>Geisser ne se contente pas, d’ailleurs, de défendre ses positions dans de savants écrits destinés à ses pairs, mais il descend sur le terrain, à savoir dans les cités HLM où les immigrés maghrébins sont nombreux, pour les appeler à la révolte contre la situation injuste qui leur serait faite. Ainsi, il est arrivé jusqu’au pied des montagnes où je demeure, dans la petite ville industrielle de Scionzier, en Haute-Savoie, pour prêcher la bonne parole aux musulmans y résidant en compagnie d’Hani Ramadan, le frère de Tarik. Hani, responsable du Centre islamique de Genève a connu son quart d’heure de notoriété grâce à une tribune publiée dans Le Monde où il justifiait la lapidation des femmes adultères. Vincent Geisser est un compagnon de route des Frères musulmans, qui, en France, contrôlent l’UOIF, comme on était jadis compagnon de route du PCF et admirateur des réalisations grandioses de l’URSS.</p>
<p>Dès lors que Geisser ne se contente pas de faire de la politologie dans le silence studieux de son bureau, il est naturel que les “services” surveillent du coin de l’œil ses activités. Les Frères musulmans ont parfois quelque attirance pour des méthodes brutales pour faire progresser leurs idées, et ne se contentent pas de la rhétorique policée d’un Tarik Ramadan destinée à séduire les belles âmes occidentales.</p>
<p>Faut-il pour autant rappeler Geisser à ce “devoir de réserve”, dont tout fonctionnaire ne devrait jamais se départir ? Robert Redeker se vit, en 2006, lâché par les collègues du lycée où il enseignait à Toulouse pour avoir écrit une tribune violemment anti-islamique dans Le Figaro. Soutenu mollement par sa hiérarchie après qu’il eut reçu des menaces de mort, il finit par se retrouver chercheur au CNRS, comme Vincent Geisser.</p>
<p>Même fonctionnaire, un intellectuel, un enseignant, un chercheur, doit bénéficier de la même liberté d’expression que celle de tous les autres citoyens de la République, y compris celui de dire et d’écrire des bêtises, pour autant qu’elles ne tombent pas sous le coup de la loi. A la différence des fonctionnaires d’autorité, comme les préfets, sous-préfets, ambassadeurs, etc., qui incarnent l’Etat dans les lieux où ils sont affectés, le discours des chercheurs n’engage qu’eux-mêmes. Le limogeage, en 2007 du sous-préfet Bruno Guigue, pour cause de publication d’une tribune violemment anti-israélienne sur le site islamiste Oumma.com était donc parfaitement justifié, comme l’a tranché le conseil d’Etat. Il l’aurait été tout autant, d’ailleurs, s’il avait publié un texte violemment anti-islamiste dans Tribune Juive1. Qu’on lâche donc les babouches de Vincent Geisser, qui n’en pourrait plus de satisfaction narcissique d’être, enfin, une “victime” de l’arbitraire étatique à l’image de ceux qu’il s’efforce de faire passer pour tels.</p>
<p>1. Il est cependant savoureux de constater que parmi les pétitionnaires si attachés à la liberté d’expression de Vincent Geisser emmenés par Esther Benbassa, un bon nombre avait réclamé que l’on réduise au silence – et si possible au chômage – Sylvain Gouguenheim. EL.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Foot, émeutes et Algérie]]></title>
<link>http://winfrid.wordpress.com/2009/11/16/foot-emeutes-et-algerie/</link>
<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 23:17:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>winfrid</dc:creator>
<guid>http://winfrid.wordpress.com/2009/11/16/foot-emeutes-et-algerie/</guid>
<description><![CDATA[Un certain nombre de supporters de foot algériens (d&#8217;ailleurs presque tous de nationalité fran]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><em><a href="http://winfrid.wordpress.com/files/2009/11/emeutes_1229345212.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-605" title="emeutes_1229345212" src="http://winfrid.wordpress.com/files/2009/11/emeutes_1229345212.jpg?w=300" alt="" width="300" height="200" /></a>Un certain nombre de supporters de foot algériens (d&#8217;ailleurs presque tous de nationalité française) ont pris, ces derniers temps, et pas plus tard qu&#8217;hier, la très fâcheuse habitude de tout casser et brûler sur leur passage lorsque l&#8217;équipe de foot d&#8217;Algérie joue un match de qualification pour la coupe du monde de footbal de 2010, que celle-ci perde ou gagne le match&#8230; !!! Les habitants des principales métropoles françaises sont devenus otages des pulsions violentes d&#8217;une partie de la jeunesse française d&#8217;origine algérienne. Vitrines et abribus brisés, voitures et poubelles incendiées, circulation automobile bloquée, tapage, jets de projectiles et de fumigènes contre les forces de l&#8217;ordre, &#8230; Tel est le spectacle auquel un nombre croissant de Français assiste désormais depuis maintenant quelques semaines. Une question cruciale pour l&#8217;avenir de la France se pose : jusqu&#8217;à quand les Français vont-ils tolérer cette situation quasi insurrectionnelle ? Faudra-t-il, désormais, avant de sortir de son domicile, se renseigner si l&#8217;équipe de foot d&#8217;Algérie joue aujourd&#8217;hui ? A Marseille, la situation devient très préoccupante, à tel point que le si xénophile maire Gaudin s&#8217;en est indigné&#8230; Il est plus que temps de mettre un coup d&#8217;arrêt à ce genre de &#8221; traditions &#8220;, avant que la France entière ne devienne une gigantesque zone de non-droit&#8230; </em></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Terrorisme: La jihadite subite a encore frappé (Going jihadal: Aren't those the guys that always go crazy and shoot everybody?)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/15/terrorisme-la-jihadite-subite-a-encore-frappe-going-jihadal-arent-those-the-guys-that-always-go-crazy-and-shoot-everybody/</link>
<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 11:57:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/15/terrorisme-la-jihadite-subite-a-encore-frappe-going-jihadal-arent-those-the-guys-that-always-go-crazy-and-shoot-everybody/</guid>
<description><![CDATA[C’est pas les types qui pètent tout le temps les plombs et reviennent avec un pistolet et tuent tout]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://www.thesharkguys.com/wp-content/uploads/2009/04/postalworker.gif" alt="Going postal" width="300" height="300" align="left" /></h5>
<h5><img src="http://pewglobal.org/reports/images/253-4.gif" alt="Support for suicide bombing (Pew, 2006) " width="300" height="472" align="left" /><em>C’est pas les types qui pètent tout le temps les plombs et reviennent avec un pistolet et tuent tout le monde?</em> George (Seinfeld)</h5>
<h5><em>L</em><em>a même force culturelle et spirituelle qui a joué un rôle si décisif dans la disparition du sacrifice humain est aujoud’hui en train de provoquer la disparition des rituels de sacrifice humain qui l’ont jadis remplacé. Tout cela semble être une bonne nouvelle, mais à condition que ceux qui comptaient sur ces ressources rituelles soient en mesure de les remplacer par des ressources religieuses durables d’un autre genre. Priver une société des ressources sacrificielles rudimentaires dont elle dépend sans lui proposer d’alternatives, c’est la plonger dans une crise qui la conduira presque certainement à la violence.</em> <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/02/17/imperialisme-occidental-les-analystes-demeurent-perplexes-analysts-are-stumped/">Gil Bailie</a></h5>
<h5><em>Si nous nous sommes penchés par le passé sur les conditions de travail et la sécurité de nos bureaux de poste quand les employés (entre 1986 et 1997) ont craqué sous le prétexte du stress au travail et si nous avons étudié la connexion jeux vidéo, drogues, cultes et aliénation de la contre-culture quand les jeunes de nos banlieues pavillonnaires ont été pris de crises de folie meurtrière, alors il semble légitime de rechercher des correlations quand quelqu&#8217;un se qualifie lui-même de musulman plutôt radical et ouvre le feu au cri d’&#8221;Allah Akbar! &#8221; &#8211; de la même manière que le conducteur fou de Caroline du Nord ou le tueur de Seattle ou le conducteur meurtrier de San Francisco ont dit après coup qu’ils avaient agi au nom de leur ferveur religieuse islamique contre les juifs ou les occidentaux. </em><a href="http://www.victorhanson.com/articles/hanson111209B.html">Victor Davis Hanson</a></h5>
<h5><em>Les gens partout dans le monde se font tuer dans des guerres et maintenant, c&#8217;est le tour des gens des États-Unis de se faire tuer.</em> Mohammed Reza Taheri-azar</h5>
<h5><em> Je suis un Américain musulman; je suis furieux contre Israël (…)Je veux voir nos armes retirées d&#8217;Israël (…) Je veux que ces Juifs s&#8217;en aillent. (…) Votre politique étrangère me rend malade. Ce sont des Juifs. Je n&#8217;en peux plus de me faire marcher sur les pieds, de voir les nôtres malmenés par la situation au Moyen-Orient. (…) Je suis un Américain aussi, mais je veux juste que les nôtres quittent l&#8217;Irak. </em><br />
<em><br />
Nous pensons (…) qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un individu solitaire exprimant son antagonisme. Rien n&#8217;indique que l&#8217;acte soit lié au terrorisme.</em> <a href="http://fr.danielpipes.org/3841/syndrome-du-djihad-subit-a-seattle">Police de Seattle</a></h5>
<h5><em>La réplique des Musulmans qui consiste à dénoncer ces attitudes comme autant de préjugés, comme le &#8220;nouvel antisémitisme&#8221; ou encore comme une &#8220;islamophobie&#8221; est aussi mal fondée que d&#8217;accuser les antinazis de &#8220;germanophobie&#8221; ou les anticommunistes de &#8220;russophobie&#8221;. Au lieu de se présenter comme des victimes, les Musulmans feraient mieux de contrer ces craintes en développant une version modérée, moderne et fraternelle de l&#8217;Islam qui rejetterait l&#8217;Islam radical, le djihad et l&#8217;assujettissement des «infidèles».</em> <a href="http://fr.danielpipes.org/3451/syndrome-du-djihad-subit-en-caroline-du-nord">Daniel Pipes</a></h5>
<h5><em>Certains islamistes peuvent se montrer respectueux des lois et raisonnables, mais ils font partie d&#8217;un mouvement totalitariste et, à ce titre, doivent être considérés comme des meurtriers potentiels.</em> <a href="http://www.danielpipes.org/79/fighting-militant-islam-without-bias">Daniel Pipes</a> (nov. 2001)</h5>
<p><strong>Après la <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Going_postal">poste</a>, l’<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/School_shooting">école</a>, le <a href="http://ergonomenon.com/?p=291">bureau</a>, la <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Road_rage_(phenomenon)">route</a>, l’<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Air_rage">air</a>, le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Bike_rage">vélo</a>, le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Trolley_rage">caddy</a>, l’<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Computer_rage">ordinateur</a>, les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Roid_Rage">anabolisants</a>, les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Wrap_rage">emballages</a> &#8230;</strong></p>
<p><strong>Faudra-t-il bientôt ajouter l’islam à la déjà longue liste des causes des crises de violence subites?</strong></p>
<p>Mohammed Reza Taheri-azar, Maher Hawash, Ryan Anderson, David Belfield, Clement Rodney Hampton-el, Mark Fidel Kools, John Muhammad, Randall Royer, membres de Jamaat ul Fuqra, Rashid Baz, Wadih el-Hage, John Samuel, Najibullah Zazi, Daniel Patrick Boyd, Hysen Sherifi, Hosam Maher Husein Smadi, Naveed Afzal Haq, Omeed Aziz Popal, Carlos Bledsoe, Nidal Hasan (Etats-Unis) &#8230;</p>
<p>Germaine Lindsay, Richard Reid, Andrew Rowe (Royaume-Uni) &#8230;</p>
<p>Muriel Degauque (Belgique) &#8230;</p>
<p>Jack Roche (Australie) &#8230;</p>
<p>David Courtailler, Pierre Richard Robert, Ruddy Teranova (France) &#8230;</p>
<p>Steven Smyrek (Allemagne) &#8230;</p>
<p>Domenico Quaranta (Italie) &#8230;</p>
<p>Jason Walters (Pays-Bas) &#8230;</p>
<p>Mouvement de convertis Rajah Solaiman (Philippines) …</p>
<p>Anti-dépresseur prescrit par ordonnance, cambriolage qui a mal tourné, violence de rue, beaucoup, beaucoup d&#8217;ennemis dans son esprit, accident de la circulation, dispute au travail, relation de famille orageuse, problème de comportement, maladie mentale, solitude et dépression, désaccord entre le suspect et un autre membre du personnel, animosité envers les femmes, stress du mariage arrangé, médicament contre l&#8217;acné, racisme, harcèlement subi en tant que musulman, sentiment de non-appartenance, syndrome de stress pré-traumatique, problèmes mentaux, problèmes émotionnels, quantité excessive de stress, crainte d&#8217;être envoyé en Afghanistan …</p>
<p>La liste est longue, au lendemain du <a href="http://thehill.com/homenews/senate/66859-lieberman-wants-probe-into-terrorist-attack-on-fort-hood">plus grave attentat islamiste depuis le 11/9</a> sur le territoire américain, des attaques réussies ou déjouées, en Occident ou ailleurs, de musulmans ou convertis pris soudain de jihadite subite et aigüe.</p>
<p>Comme est sans limite l&#8217;imagination de nos <a href="http://andrewsullivan.theatlantic.com/the_daily_dish/2009/11/nidal-hasan.html">belles âmes</a> pour  les faire oublier en en multipliant les raisons et les étiquettes pseudo-médicales.</p>
<p>Et surtout éluder, comme le rappelle Daniel Pipes, l<strong>a question non seulement de la surveillance et du profilage des membres d’une religion qui continue à inciter à la violence mais la place, dans une société civilisée, de ladite religion</strong> <strong>qui, entre ses </strong>mosquées, ses écoles, ses associations et ses médias islamistes<strong>, les motive</strong>.</p>
<p>Question certes difficile quand on sait que selon un récent <a href="http://pewglobal.org/reports/display.php?PageID=830">sondage</a>, les attentats suicides sont considérés comme &#8220;souvent, parfois ou exceptionnellement justifiés&#8221; pour défendre l’islam par 13 % des musulmans allemands, 15 % des musulmans britanniques, 25% des musulmans espagnols et 35% des musulmans français.</p>
<p>Et qu’entre son enfance musulmane et ses liens avec des organisations anti-américaines et subversives ou pro-islamistes, <strong>le président américain actuellement en place… ne répondrait pas lui-même aux critères de sécurité exigés pour l&#8217;engagement des employés du gouvernement fédéral</strong>!</p>
<p><a href="http://fr.danielpipes.org/7750/djihad-soudain-ou-syndrome-dextreme-stress-a-fort"><strong>Djihad soudain ou syndrome d&#8217;extrême stress à Fort Hood?</strong></a><br />
Daniel Pipes<br />
FrontPageMagazine.com<br />
9 novembre 2009</p>
<p>http://fr.danielpipes.org/7750/djihad-soudain-ou-syndrome-dextreme-stress-a-fort</p>
<p>Version originale anglaise: Sudden Jihad or &#8220;Inordinate Stress&#8221; at Ft. Hood?<br />
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert</p>
<p>Quand un musulman en Occident, sans raison apparente, attaque violemment des non-musulmans, il s&#8217;ensuit une discussion prévisible sur les raisons qui l&#8217;ont poussé à agir.</p>
<p>L&#8217;Establishment – Force de l&#8217;ordre, politiciens, médias et monde académique- se trouve d&#8217;un côté de ce débat, insistant sur le fait qu&#8217;une certaine forme d&#8217;oppression a poussé le Major Nidal Malik Hassan, âgé de 39 ans, à tuer 13 personnes et à en blesser 38, au camp militaire de Fort Hood [au Texas], le 5 novembre.</p>
<p>Toutefois il y a désaccord sur les détails [de l'oppression]. Hassan est présenté alternativement comme victime de « racisme », de « harcèlement subi en tant que musulman », de « sentiment de non-appartenance », du « syndrome de stress pré-traumatique », de « problèmes mentaux », de « problèmes émotionnels », de « quantité excessive de stress » ou [la crainte]d&#8217;être envoyé en Afghanistan comme étant son « pire cauchemar ». La conclusion peut se lire dans un en-tête typique d&#8217;un journal : « Ce qui s&#8217;est passé dans la tête du Major solitaire reste un mystère »</p>
<p>Les cas de violence de Musulmans contre les non-musulmans inspirent à ceux qui tiennent Hassan pour une victime de nouvelles excuses pleines d&#8217;imagination.</p>
<p>Voici quelques exemples pittoresques (inspirés par mon article [d'il y a quelques années] et du billet de mon blogue au sujet du refus du terrorisme islamiste)</p>
<p>* 1990 : (pour expliquer l&#8217;assassinat du rabbin Meir Kahane ) [on a estimé que le meurtrier aurait pris ] « un anti-dépresseur prescrit par ordonnance ».<br />
* 1991 : (l&#8217;assassinat à Sydney de Makin Morcos) [a été ainsi motivé] « un cambriolage qui a mal tourné ».<br />
* 1994 : (L&#8217;assassinat au hasard d&#8217;un Juif sur le pont de Brooklyn ) [est expliqué comme] « violence de la rue ».<br />
* 1997: (Les coups de feu qui ont tué des civils au sommet de l&#8217;Empire State Building) [ont été expliqués par] » beaucoup, beaucoup d&#8217;ennemis dans son esprit ».<br />
* 2000 : (L&#8217;attaque contre un bus scolaire d&#8217;écoliers juifs près de Paris)[a été expliquée comme un] « accident de la circulation ».<br />
* 2002 : ( le double meurtre de LAX [de los Angeles International Airport, a été expliqué comme] une « dispute au travail ».<br />
* 2002 : (&#8216;Les francs-tireurs embusqués de Beltway) [ont été expliqués comme ] une « relation de [famille] orageuse.<br />
* 2003 : (L&#8217;attaque de Hassan Karim Akbar sur des compagnons d&#8217;armes en en tuant deux) [a été expliquée comme ] un « problème de comportement. »<br />
* 2003 : (Le meurtre par mutilation de Sébastien Sellam) [a été qualifié de] « maladie mentale ».<br />
* 2004 : (Une explosion à Brescia en Italie devant un restaurant McDonald)[a été expliquée par ] la « solitude et dépression. »<br />
* 2005 : (Un massacre dans une maison de retraite en Virginie ) [ a été qualifié de ] « un désaccord entre le suspect et un autre membre du personnel » .<br />
* 2006 : (La tuerie qui a eu lieu au siège de la Fédération juive de Greater Seattle) [a été expliquée comme] une « animosité envers les femmes ».<br />
* 2006 : (Le meurtre avec un véhicule de sport en Caroline du Nord )[a été expliqué par] « son récent mariage arrangé peut l&#8217;avoir rendu stressé ».</p>
<p>Le sergent Karim Hassan Akbar , reconnu coupable du meurtre , en 2003, de deux autres soldats.<br />
En outre, quand un admirateur arabo- américain d&#8217;Oussama Ben Laden a écrasé son avion sur un immeuble à Tampa , le blâme retombait sur le médicament contre l&#8217;acné, l&#8217;Accutane.</p>
<p>En tant que membre fondateur de l&#8217;école d&#8217;interprétation du djihad, je rejette ces explications comme étant faibles, tentant de noyer le poisson et cherchant des excuses. L&#8217;école djihadiste, toujours minoritaire, perçoit l&#8217;attaque de Hassan comme l&#8217;un des nombreux efforts musulmans déployés pour vaincre les infidèles et imposer la loi islamique. Nous nous rappelons un épisode antérieur de syndrome de djihad soudain dans l&#8217;armée américaine, ainsi que les nombreux cas de complots non meurtriers du djihad au Pentagone et l&#8217;histoire de la violence musulmane sur le sol américain.</p>
<p>Loin d&#8217;être mystifiés par Hassan, nous voyons des preuves accablantes de ses intentions djihadistes. Il a distribué des exemplaires du Coran aux voisins juste avant de devenir fou et il criait « Allahu Akbar » (Dieu est le plus grand), le cri du djihadiste , tandis qu&#8217;il tirait plus de 100 coups provenant de deux pistolets.</p>
<p>Ses supérieurs l&#8217;auraient mis en probation pour prosélytisme de façon inappropriée sur l&#8217;islam.</p>
<p>Nous notons ce que ses anciens compagnons disent de lui : l&#8217;un, Val Finnel, se souvient de Hassan disant « Je suis musulman d&#8217;abord et Américain ensuite » et il se rappelle Hassan justifiant les attentats-suicide ; un autre, le Colonel Terry Lee, rappelle que Hassan « a revendiqué que les musulmans aient le droit de se soulever et d&#8217;attaquer les Américains ». Le troisième, un psychiatre qui avait travaillé très étroitement avec Hassan, le décrit comme « presque agressif pour décrire son attitude concernant le fait d&#8217;être musulman. »</p>
<p>Enfin, l&#8217;école de pensée du djihad attribue de l&#8217;importance à l&#8217;attitude des autorités musulmanes américaines encourageant les soldats musulmans à refuser de combattre leurs coreligionnaires, fournissant ainsi une base pour le djihad soudain. En 2001, par exemple, en réponse à l&#8217;attaque américaine contre les Talibans, le mufti d&#8217;Egypte, Ali Gum&#8217;a, a émis une fatwa affirmant que « le soldat musulman dans l&#8217;armée américaine doit éviter de [participer] à cette guerre ». Hassan lui-même, faisant écho à ce message, a conseillé à un jeune disciple musulman, Duane Reasoner Jr, de ne pas rejoindre l&#8217;armée américaine parce que « les musulmans ne doivent pas tuer des musulmans ».</p>
<p>Si l&#8217;explication [ se référant au] jihad est à une écrasante majorité plus convaincante que celle [qui argue ]de l&#8217;état d&#8217;esprit de la victime, elle est aussi plus difficile à présenter.</p>
<p>Tout le monde trouve que blâmer la folie au volant, l&#8217;Accutane ou un mariage arrangé est plus facile que de discuter les doctrines islamiques. Ainsi, une prédiction [peut être faite]: ce que Ralph Peters appelle le « politiquement correct impardonnable de l&#8217;armée » attribuera officiellement l&#8217;agression de Hassan à sa victimisation et se gardera bien de mentionner le djihad.</p>
<p>Et c&#8217;est ainsi que l&#8217;armée se cache la réalité et ne se prépare pas à affronter une prochaine attaque djihadiste.</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p><a href="http://fr.danielpipes.org/5988/obama-ne-repondrait-pas-aux-criteres-de-securite"><strong>Obama ne répondrait pas aux critères de sécurité</strong></a><br />
Daniel Pipes<br />
Philadelphia Bulletin<br />
21 octobre 2008</p>
<p>http://fr.danielpipes.org/5988/obama-ne-repondrait-pas-aux-criteres-de-securite</p>
<p>Version originale anglaise: Obama Would Fail Security Clearance</p>
<p>Colin Powell répétant désormais le mensonge selon lequel Barack Obama a toujours été chrétien, ce « en dépit des informations confirmant l&#8217;enfance musulmane d&#8217;Obama » (ainsi l&#8217;inscription à une école indonésienne le répertoriant comme musulman), on doit constater avec consternation que le candidat démocrate s&#8217;emploie à dissimuler la vérité sur cette question.</p>
<p>Portons notre attention, en ce contexte, sur un sujet connexe, les relations d&#8217;Obama tout au long de sa carrière avec l&#8217;islam extrémiste, et l&#8217;endettement moral impliqué. Sur un plan plus précis, Obama maintient des liens indirects, mais anciens et persistants, avec deux organisations, le Council on American Islamic Relations (CAIR), incriminé, sans mise en examen, par le gouvernement américain en 2007 comme complice de conspiration dans un procès concernant le financement du Hamas ; et The Nation of Islam, condamnée par l&#8217;Anti-Defamation League pour un passé marqué « de manière constante par le racisme et l&#8217;anti-sémitisme ».</p>
<p>Commençons par les liens d&#8217;Obama avec des islamistes :</p>
<p>*</p>
<p>Les relations à Khalid al-Mansour. Selon l&#8217;ancien président du quartier de Manhattan Percy Sutton, Al-Mansour a collecté de l&#8217;argent pour financer les « dépenses d&#8217;Obama à la Harvard Law School ». Al-Mansour un noir américain (nom de naissance Don Warden) est devenu un conseiller du prince saoudien Al-Walid bin Talal, le principal donateur du CAIR. Al-Mansour a des positions islamistes classiques : il nie que le gouvernement soudanais entérine l&#8217;esclavage, il nie les liens des Juifs à Jérusalem. Il a écrit une brochure appelée « Américains, prenez garde. Le complot sioniste contre l&#8217;Arabie saoudite ». (Obama et al-Mansour réfutent les déclarations de Sutton).<br />
*</p>
<p>Les relations avec Kenny Gamble (connu aussi sous le nom de Luqman Abdul-Haqq) : Gamble, un producteur de musique pop autrefois connu, a coupé le ruban lors de l&#8217;inauguration d&#8217;un quartier général de campagne d&#8217;Obama situé dans un immeuble du sud de Philadelphie dont il est propriétaire. Gamble est un islamiste qui achète de nombreuses propriétés dans Philadelphie aux fins de créer une zone résidentielle réservée aux Musulmans. En tant qu&#8217;émir autoproclamé du United Muslim Movement, il a aussi des liens nombreux avec des organisations islamistes, dont le CAIR et la Muslim Alliance in North America. (Siraj Wahhaj, l&#8217;émir du MANA a été impliqué, sans mise en examen, pour complicité de conspiration dans l&#8217;attaque contre le World Trade Center en 1993).<br />
*</p>
<p>Les relations avec Mazen Asbahi. Le premier coordinateur de la campagne d&#8217;Obama en direction des Musulmans a démissionné après des révélations montrant qu&#8217;il avait fait partie du bureau d&#8217;une organisation financée par l&#8217;Arabie saoudite, le North American Islamic Trust, position qu&#8217;il partageait avec Jamal Said, incriminé lui aussi, sans mise en examen, comme complice de conspiration dans le procès concernant le financement du Hamas en 2007. Asbahi a des liens avec les bureaux du CAIR à Detroit et à Chicago, avec l&#8217;Islamic Society of North America, incriminée elle-même, sans mise en examen, pour le financement du Hamas et d&#8217;autres organisations islamistes.<br />
*</p>
<p>Les relations avec Minha Husaini. Le second coordinateur de la campagne d&#8217;Obama en direction des Musulmans a un passé islamiste et a travaillé comme stagiaire au Muslim Public Service Network. Immédiatement après sa nomination par Obama, elle a rencontré un groupe dd&#8217;une trentaine de Musulmans incluant des gens aussi connus que Nihad Awad du CAIR, Mahdi Bray de la Muslim American Society, qui a soutenu publiquement des groupes terroristes tels le Hamas et le Hezbollah, et Johari Abdul Malik de la Dar Al-Hijrah Mosque de Falls Church en Virginie, qui a déclaré aux Musulmans Américains : « Vous pouvez faire sauter des ponts, mais vous ne pouvez pas tuer des gens innocents qui se rendent à leur travail ».</p>
<p>Passons aux liens d&#8217;Obama à The Nation of Islam :</p>
<p>Le donateur et l&#8217;allié de longue date d&#8217;Obama, Antoin « Tony » Rezko a été, trois décennies durant, le partenaire de Jabir Herbert Muhammad, fils d&#8217;Elijah Muhammad, dirigeant de The Nation of Islam, et dit qu&#8217;il a donné à Jabir et à sa famille des « millions de dollars au fil des ans ». Rezko a aussi été directeur exécutif de la Muhammad Ali Foundation, une organisation douteuse qui, sans l&#8217;autorisation d&#8217;Ali, a utilisé le nom de celui-ci qui, par ailleurs, a été récompensé par le CAIR.</p>
<p>Jeremiah Wright, le pasteur estimé d&#8217;Obama pendant vingt ans, a des liens passés avec The Nation of Islam, a accepté récemment la protection d&#8217;un détachement de sécurité de The Nation of Islam, et a parlé louangeusement de Louis Farrakhan comme de « l&#8217;un des géants de l&#8217;expérience religieuse des Afro-Américains ». L&#8217;église de Wright a célébré Farrakhan pour avoir été « la parfaite illustration de la grandeur ».</p>
<p>Farrakhan lui-même a annoncé son soutien à Obama, le qualifiant d&#8217; »espoir du monde entier », de « celui qui peut relever l&#8217;Amérique après sa chute », et même de « Messie ».</p>
<p>Le fait que la biographie d&#8217;Obama montre des liens si fréquents avec des organisations aussi peu recommandables que le CAIR et The Nation of Islam devrait donner à réfléchir. Combien de politiciens ont-ils eu des liens avec une organisation de ce genre, et combien en ont eu avec sept d&#8217;entre elles ? John McCain appelle charitablement Obama « une personne dont vous ne devez pas avoir peur si elle devenait Président des Etats-Unis ». mais les liens multiples d&#8217;Obama avec des organisations anti-Américaines et subversives, signifie qu&#8217;il ne répondrait pas aux critères de sécurité exigés pour l&#8217;engagement des employés du gouvernement fédéral.</p>
<p>L&#8217;agression islamique constitue l&#8217;ennemi stratégique de l&#8217;Amérique. Les nombreuses relations insalubres d&#8217;Obama suscitent des doutes graves concernant son aptitude à être Commandant en chef des Etats-Unis d&#8217;Amérique.</p>
<p><strong>Voir de même:</strong></p>
<p><a href="http://fr.danielpipes.org/3186/les-convertis-au-terrorisme"><strong>Les convertis au terrorisme</strong></a><br />
Daniel Pipes<br />
New York Sun<br />
6 décembre 2005</p>
<p>Version originale anglaise: Converts to Terrorism<br />
Adaptation française: Alain Jean-Mairet</p>
<p>Des convertis à l&#8217;Islam prennent en charge des opérations effectuées auparavant essentiellement par des immigrants musulmans de naissance et leurs enfants.</p>
<p>Cette évolution est tragiquement illustrée par l&#8217;attentat-suicide à la bombe commis le 9 novembre dernier près de Bagdad par une Belge convertie à l&#8217;Islam, Muriel Degauque, 38 ans, qui s&#8217;attaquait de la sorte à des soldats américains, devenant ainsi la première femme occidentale née chrétienne à se tuer volontairement pour une cause islamiste. Et sur les quatorze personnes arrêtées pour leurs liens avec Degauque, la moitié étaient des convertis à l&#8217;Islam. En Hollande voisine, un rapport gouvernemental publié tout récemment s&#8217;inquiète expressément des convertis radicalisés.</p>
<p>En effet, les organisations terroristes prisent tout particulièrement les convertis. Ils connaissent la culture locale et s&#8217;y fondent aisément. Ils ne peuvent pas être déportés. Ils peuvent dissimuler leur allégeance religieuse en évitant les mosquées, en gardant un profil bas, voire en consommant de l&#8217;alcool et des drogues pour maintenir leur couverture. Un guide conseille aux candidats à l&#8217;attentat-suicide en route pour l&#8217;Irak de «porter des jeans, manger des beignets et ne jamais quitter son baladeur».</p>
<p>Les convertis qui exécutèrent une opération terroriste ou furent emprisonnés dans ce contexte viennent de nombreux pays occidentaux. En voici une liste non exhaustive (les convertis encore seulement soupçonnés, arrêtés ou inculpés seront mentionnés dans un article séparé de mon site Web: http://fr.danielpipes.org).</p>
<p>*</p>
<p>Australie. Jack Roche, né en Grande-Bretagne, neuf ans d&#8217;emprisonnement pour tentative d&#8217;attentat à la bombe contre l&#8217;ambassade d&#8217;Israël à Canberra.<br />
*</p>
<p>France. David Courtailler, quatre ans pour assistance à des terroristes. Pierre Richard Robert, emprisonnement à vie pour avoir projeté des attentats terroristes au Maroc. Ruddy Teranova, trois ans pour avoir agressé physiquement un Musulman modéré.<br />
*</p>
<p>Allemagne. Steven Smyrek, sept ans pour avoir préparé une mission suicide pour le Hezbollah.<br />
*</p>
<p>Italie. Domenico Quaranta, 20 ans pour avoir bouté le feu à une station de métro de Milan et avoir tenté de s&#8217;attaquer à d&#8217;anciens temples grecs à Agrigente, en Sicile.<br />
*</p>
<p>Pays-Bas. Jason Walters, fils d&#8217;un Américain noir et d&#8217;une hollandaise, appartenait au réseau Hofstad et lança une grenade sur les forces de police; son procès débute cette semaine.<br />
*</p>
<p>Royaume-Uni. Germaine Lindsay, immigrant jamaïcain, un des auteurs des attentats-suicide perpétrés contre les transports publics londoniens en juillet 2005 qui tua 26 personnes. Richard Reid, emprisonnement à vie pour la «chaussure piégée» avec laquelle il tenta de détruire un avion de ligne reliant Paris à Miami. Andrew Rowe, 15 ans pour avoir projeté des attentats terroristes.<br />
*</p>
<p>Amérique. Ryan Anderson, emprisonnement à vie pour avoir tenté d&#8217;aider Al-Qaida alors qu&#8217;il servait dans la Garde nationale. David Belfield, assassina un ex-diplomate iranien près de Washington puis s&#8217;enfuit en Iran. Clement Rodney Hampton-el, 35 ans pour avoir participé à l&#8217;attentat à la bombe de 1993 contre le World Trade Center. Mark Fidel Kools, condamné à mort for avoir «tué à la grenade» deux officiers de l&#8217;armée. John Muhammad, condamné à mort pour son rôle de principal «tireur embusqué du Beltway». Randall Royer, 20 ans pour des armes et des explosifs «provenant de l&#8217;enquête sur un réseau djihadiste militant en Virginie du Nord». Cinq membres de Jamaat ul Fuqra, un groupe basé au Pakistan et suspecté d&#8217;avoir perpétré au moins treize meurtresaux États-Unis, peines d&#8217;emprisonnement allant jusqu&#8217;à 69 ans.</p>
<p>Dans «Al Qaeda in Europe» (Prometheus), Lorenzo Vidino cite les autorités affirmant que «des douzaines de convertis européens ont rejoint les groupes terroristes». Et le problème ne se limite pas aux convertis occidentaux à l&#8217;Islam.</p>
<p>*</p>
<p>Aux Philippines par exemple, un converti avoua avoir piégé un ferry en février 2004, causant ainsi la mort de plus de cent personnes, et d&#8217;autres sont liés à une tentative d&#8217;attentat à la bombe contre l&#8217;ambassade américaine à Manille. D&#8217;une manière plus générale, le gouvernement affirme qu&#8217;Al-Qaida et le Jemaah Islamiyah se servent du mouvement Rajah Solaiman, un groupe de convertis, pour perpétrer des attentats terroristes.<br />
*</p>
<p>Des convertis non occidentaux émigrent en Occident pour y commettre des actes de terrorisme. Voici trois cas américains: Rashid Baz, Druze libanais de naissance, 141 ans d&#8217;emprisonnement pour le meurtre d&#8217;un jeune Juif sur le pont de Brooklyn. Wadih el-Hage, Catholique libanais de naissance, emprisonnement à vie pour son travail avec Oussama Ben Laden. John Samuel, Chrétien éthiopien de naissance, accusé d&#8217;avoir pénétré aux États-Unis dans l&#8217;intention d&#8217;y mener des actions terroristes pour Al-Qaida, attend son procès à Guantánamo.</p>
<p>L&#8217;importance croissante que revêtent les convertis au terrorisme indique que les instruments de contre-terrorisme tels que la recherche de noms musulmans ou l&#8217;interdiction de terroristes potentiels aux frontières ne suffisent plus. Il est maintenant indispensable également de savoir qui, exactement, se convertit à l&#8217;Islam et de surveiller les convertis afin de constater lesquels d&#8217;entre eux sont radicalisés.</p>
<p>Certains des individus susmentionnés pourraient avoir commis des actes de terrorisme sans être devenus des Musulmans. Mais pour garantir la sécurité en Occident, aux Philippines et ailleurs, il faut désormais se pencher sérieusement sur un fait très fâcheux: la conversion à l&#8217;Islam augmente considérablement la probabilité qu&#8217;une personne soit impliquée dans le terrorisme.</p>
<p><strong>Voir enfin:</strong></p>
<p><a href="http://www.victorhanson.com/articles/hanson111209B.html"><strong>Sacrificing Americans</strong></a><br />
Victor Davis Hanson<br />
NRO’s The Corner<br />
November 12, 2009</p>
<p>Many in the media are arguing there is nothing more to the Major Hasan mass murder than derangement and the various personal &#8220;issues&#8221; that &#8220;set him off.&#8221;</p>
<p>But there are two considerations that argue against such an interpretation. First, we look for patterns in all cases of individuals&#8217; shooting others on a mass scale. Hasan gave every indication that he was channeling his own personal sense of frustration into a larger Islamic writ against the West — as have some 20 other killers since 9/11 who have shot, stabbed, or run over innocents at malls, airline counters, military facilities, and Jewish-affiliated centers.</p>
<p>If we once focused on postal conditions and security at post-office installations when workers (between 1986 and 1997) snapped under the thematic pretense of job stress, and if we investigated the nexus of video games, drugs, cults, and counter-culture alienation when suburban youths went on shooting sprees, then it seems legitimate to look for commonalities when someone self-identifies as a rather radical Muslim and shouts &#8220;Allahu Akbar!&#8221; as he fires — in the same manner that the mad driver in North Carolina, or the killer in Seattle, or the homicidal driver in San Francisco afterwards said they were acting out of Islamic religious fervor against Jews or Westerners.</p>
<p>Second, if we counted up the number of &#8220;lone wolf&#8221; incidents and added it to the number of Islamist terrorist plots that have been foiled since 9/11, we would arrive at more than 40 incidents of terrorist killings or efforts to kill on a wide scale. If anyone could find a comparable series of anti-abortion terrorist acts, backlash attacks on Muslims, anti-Semitic attacks perpetrated by non-Muslims, Jewish attacks on Middle Easterners, or radical environmentalist killings, then one could argue that the public was unduly focusing on Islam.</p>
<p>It seems, instead, that about every three to four months, either a single Muslim male will shoot or run over somebody and tie the violence to some sort of jihadist theme, or a group of Muslim males will be caught trying to blow up something or shoot someone, usually on a mass scale.</p>
<p>The general conclusions I would draw, based on the statements of the authorities, those in the military, the media, and the general public, are something like the following:</p>
<p>(1) Most people do not wish to be smeared as bigots, racists, or anti-Muslim, and therefore they will resist suggesting that such violence fits a pattern involving radical Islamic hatred.</p>
<p>(2) Most people assume either that the authorities will break up the plot before it reaches 9/11 proportions, or that the lone-wolf attacker will kill someone else far away, and therefore conclude that they are safe enough and it is a tolerable problem.</p>
<p>(3) Most also accept that (a) most Muslims in the U.S. are not violent, and therefore (b) we have no way in a free society to pick out in advance possible bad actors, and (c) the most likely preemptive strategies — screening imams, infiltrating &#8220;charities,&#8221; monitoring hate literature, reporting radicals at work, and screening web postings — are all fraught with civil-liberties and political-correctness land mines, and are as likely to boomerang on the authorities or well-intended citizens as they are to produce firm evidence that deters an Islamist killer before he acts.</p>
<p>Bottom line: The society at large, driven by the sermonizing of its elites, has come to an unstated conclusion that, unfortunately, a few Americans will have to be sacrificed from time to time, for the larger goal of establishing the fact that Americans in no way think Muslims are any more likely than any others to commit either random or premeditated terrorist violence. I think that is the initial lesson of Fort Hood. (I remember something similar from the 1980s and 1990s, when we accepted that to be a diplomat or a soldier stationed in the Middle East or Africa or anywhere in the Muslim world meant that there was some chance that your barracks, camp, hotel, embassy, or ship would be attacked — and very little chance that the U.S. government would do much in response other than launch an occasional ineffectual cruise missile or offer a bombastic &#8220;this will not stand&#8221; speech.)</p>
<p>If the lone-wolf incidents start happening ten times a year, rather than three or four, and if one or two terrorist plots succeed and result in several hundred killed, then attitudes may change (at least for a while).</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Identité nationale: Je trouve cette France-là monstrueuse (With elections looming Sarkozy finally gets back to national identity debate)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/11/identite-nationale-je-trouve-cette-france-la-monstrueuse-with-elections-looming-sarkozy-finally-gets-back-to-national-identity-debate/</link>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 09:10:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
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<description><![CDATA[La seule façon dont un musulman peut justifier auprès de l&#8217;islam de servir dans l&#8217;armée ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://images50.fotki.com/v1569/photos/5/1222605/7482072/0720niqabfrance-vi.jpg" alt="Niqab France" width="450" height="300" align="left" /><em>La seule façon dont un musulman peut justifier auprès de l&#8217;islam de servir dans l&#8217;armée américaine est si ses intentions suivent celles d&#8217;hommes comme Nidal.</em> <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/ameriques/20091109.OBS7356/le_tireur_de_fort_hood_a_commence_a_parler.html">Imam Aulaqui</a></h5>
<h5><em>D&#8217;ailleurs, à propos de l&#8217;exode rural, les Aveyronnais qui ont conquis les cafés de Paris continuaient à vivre en symbiose avec leurs terres d&#8217;origine, sur lesquelles ils ont construit des maisons pour leur retraite. Il en est de même aujourd&#8217;hui à l&#8217;aune de la globalisation. On sait aussi que les phénomènes d&#8217;appartenance ne sont pas nécessairement exclusifs les uns par rapport aux autres. On peut se sentir parfaitement Français et en symbiose avec son terroir d&#8217;origine. N&#8217;oublions pas qu&#8217;hier c&#8217;étaient les Juifs que l&#8217;on accusait d&#8217;être apatrides ou d&#8217;avoir d&#8217;autres allégeances que celle de la nation. (…) si 500 femmes menacent la République, c&#8217;est qu&#8217;elle est décidément bien malade! (…) Ce danger est d&#8217;autant plus grand qu&#8217;une nation repose souvent sur l&#8217;oubli, voire le mensonge, comme le disait Renan. En France, nous n&#8217;avons jamais vraiment voulu voir que notre République est ethno-confessionnelle. Même à l&#8217;époque de la séparation de l&#8217;Eglise et de l&#8217;Etat, les Français catholiques étaient un peu plus français que les autres, pourvu qu&#8217;ils ne fussent pas ultramontains. La République n&#8217;a pas eu de peine à coopter ses protestants. La République française a eu beaucoup de peine à admettre sa part juive, au point qu&#8217;elle l&#8217;a livrée à l&#8217;Holocauste lors de la seconde guerre mondiale. Et aujourd&#8217;hui nous entendons le ministre de l&#8217;intérieur parler de &#8220;prototype&#8221; de l&#8217;Arabe, pardon de l&#8217;Auvergnat! Il y a des démons d&#8217;exclusion dans l&#8217;histoire française.</em> <a href="http://lemonde.fr/politique/article/2009/11/06/jean-francois-bayart-il-n-y-a-pas-d-identite-francaise_1263548_823448.html">Jean-François Bayart</a> (CNRS)</h5>
<h5><em>Il nous appartient tous ensemble de veiller à ce que cette société reste une société dont nous pouvons être fiers, c&#8217;est à dire pas une société où on expulse les sans-papiers &#8230; </em><a href="http://www.bakchich.info/Accoyer-Vous-avez-compris-Je-ne,08940.html">Stéphane Hessel</a> (ancien ambassadeur, membre du comité de parrainage du <a title="Tribunal Russell sur la Palestine" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tribunal_Russell_sur_la_Palestine">Tribunal Russell sur la Palestine</a>)</h5>
<h5><em>Toutes nos bonnes soeurs portent le voile! Et n&#8217;oublions pas que, jusque dans les années 60, on ne mettait pas un pied dans une église sans se couvrir!</em> Cinquantenaire catholique</h5>
<h5><em>Il y a tellement de façons d&#8217;être français qu&#8217;il serait triste que le gouvernement nous dicte ce qu&#8217;est être français.</em> Pap Ndiaye (Ecole des hautes études en sciences sociales)</h5>
<h5><em>Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d&#8217;être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j&#8217;ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité&#8230; Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. Je me souviens d&#8217;une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j&#8217;aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : &#8220;La droite, c&#8217;est la mort&#8221;. Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d&#8217;abêtissement de la réflexion, un refus d&#8217;une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n&#8217;a rien à voir avec la droite de Sarkozy: elle a une morale que la droite française n&#8217;a plus.</em> Marie Ndiaye (prix Goncourt 2009, soeur du chercheur Pap NDiaye)</h5>
<h5><em>La seule chose qui ne me convienne pas, c&#8217;est le modèle de l&#8217;école publique. C&#8217;est incompatible avec nombre de mes principes religieux. Pour ma fille, j&#8217;ai déjà commencé l&#8217;école à la maison quelques heures par jour et l&#8217;apprentissage des quelques sourates de base. Plus tard, elle ira dans une école privée musulmane.</em> Jeune mère de famille malienne voilée intégrale</h5>
<h5><em>Je ne tiens à vous dire qu&#8217;une chose. Nous sommes dirigés dans ce pays par des gens qui travaillent pour Satan.</em> Jeune français de souche converti au salafisme</h5>
<h5><em>Nous sommes de plus en plus nombreux et bientôt nous vous laverons le cerveau!</em> Musulman (&#8220;sortant&#8221; d’une mosquée en plein air, Paris XVIIIe)</h5>
<h5><em>Depuis trois ans, tout a basculé ici. L&#8217;atmosphère devient très pesante pour les riverains et les passants. Tous les vendredis, la rue est fermée pour permettre aux fidèles de prier jusque sur le trottoir à cause du manque de place à l&#8217;intérieur. Je n&#8217;ai rien contre l&#8217;islam et les croyants, mais là, il s&#8217;agit d&#8217;autre chose, les comportements sont excessifs. Certains vont même jusqu&#8217;à empêcher les femmes de circuler dans la rue parce qu&#8217;il y a une mosquée et que l&#8217;espace doit être réservé à la seule gent masculine.</em> Habitante du quartier parisien du XVIIIe</h5>
<h5><em>L&#8217;identité nationale n&#8217;est pas en définitive un état de chose biologique &#8211; qui d&#8217;entre nous a pour ançêtre un Gaulois? &#8211; mais culturel : on est français par le fait qu&#8217;on s&#8217;exprime dans une certaine langue, qu&#8217;on intériorise une certaine culture, et qu&#8217;on participe à une vie politique et économique.</em> <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/interviews/20091028.OBS6110/michel_onfray__le_debat_de_lidentite_nationale_nest_pas.html">Dominique Schnapper</a></h5>
<h5><em>Nous sommes dans une période de transition où le visage de la France change. D’importants transferts démographiques vont se produire avec l’arrivée de nouveaux immigrés extra-européens. Le problème est de savoir si nous pourrons, avec eux, faire évoluer la nation française, en conservant un certain nombre d’éléments décisifs pour son identité.</em> <a href="http://www.leparisien.fr/abo-faitdujour/le-pire-c-est-le-communautarisme-01-11-2009-695064.php">Max Gallo</a></h5>
<p>10 personnes en trois semaines à l&#8217;automne 2002 à <strong><a href="http://lemonde.fr/ameriques/article/2009/11/11/le-sniper-de-washington-exetucte_1265519_3222.html">Washington</a> </strong> par un ancien tireur d’élite musulman converti, 12 morts et 42 blessés par un psychiatre de l’armée d’origine palestinienne de la base militaire de Fort Hood aujourd&#8217;hui &#8230;</p>
<p><strong>Alors que l’Amérique <a href="http://spectator.org/archives/2009/11/11/the-man-who-despises-america">bien-pensante</a> d’un président qui <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/09/chute-du-mur20e-attention-un-mur-peut-en-cacher-d%e2%80%99autres-what-about-vietnam/">n&#8217;a même pas daigné</a> se déplacer pour </strong><strong>fêter la victoire du monde libre sur le totalitarisme se réveille avec <a href="http://thehill.com/homenews/senate/66859-lieberman-wants-probe-into-terrorist-attack-on-fort-hood">le pire attentat islamiste sur son propre territoire depuis le 11/9</a> </strong> …</p>
<p>Retour, en cette fête patriotique du <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/11/11/11-novembre-une-histoire-de-coquelicots-in-flanders-fields-the-poppies-blow/">11 novembre</a> où l&#8217;on va encore entonner le <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2005/12/14/rwanda-quun-sang-impur%e2%80%a6-was-the-french-revolution-a-racial-war/">&#8220;Qu&#8217;un sang impur&#8221;</a> et où on a faillir entendre le <a href="http://blog.lefigaro.fr/berlin/2009/11/lelysee-confond-deutschland-uber-alles-avec-lhymne-allemand.html">&#8220;Deutschland über alles&#8221;</a> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Das_Lied_der_Deutschen">&#8220;avant tout&#8221;</a> en fait et non &#8220;avant tous&#8221;, comme voulaient le faire croire les nazis), sur la dernière <strong>lauréate de la principale récompense littéraire  de France </strong>(franco-sénégalaise actuellement <a href="http://lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40874463@7-37,0.html">&#8220;exilée&#8221;</a> en Allemagne &#8211; <a href="http://www.centrenationaldulivre.fr/?Marie-NDiaye-et-Elena-Balzamo">aux frais quand même de la princesse</a>! &#8211; et donc multiculturelle à souhait en cette nouvelle ère Obama) qui, du haut de ses privilèges et sous prétexte de débat sur l’identité nationale chez nous, laisse éclater sa rage contre la société qui vient de la récompenser …</p>
<p>Et, dans certains de nos quartiers, sur d’autres qui, <strong>entre voile intégral et imprécations salafistes</strong> mais aussi <a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/09/12/01016-20090912ARTFIG00195-comment-sevran-est-devenue-une-cite-de-la-drogue-.php">&#8220;cités de la drogue&#8221;</a>, <a href="http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/des-bus-sous-escorte-policiere-03-11-2009-697212.php">bus sous escorte policière</a> et <a href="http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/mobilisation-contre-les-agressions-de-medecins-08-11-2009-703735.php">agressions de médecins</a>, s’emmurent chaque jour un peu plus …</p>
<p><a href="http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/article/lecrivain-marie-ndiaye-aux-prises-avec-le-monde/?tx_ttnews%5BsViewPointer%5D=1&#38;tx_ttnews%5Btt_content%5D=138&#38;cHash=6c3672d57c"><strong>L&#8217;écrivain Marie Ndiaye aux prises avec le monde</strong></a><br />
Nelly Kaprielian<br />
Les Inrockuptibles<br />
Le 30 août 2009</p>
<p>Dans Trois femmes puissantes, Marie NDiaye raconte des vies déchirées entre l’Afrique et la France. Une interrogation sur la condition humaine la plus contemporaine : les migrations et les questions d’appartenance. Le livre le plus dérangeant et obsédant de cette rentrée. Decryptage et interview.</p>
<p>Pourquoi vous intéressez-vous autant à la cruauté ?</p>
<p>La cruauté est souvent source de souffrance, de difficultés… J’aime bien l’idée de faire dire à certains personnages tout ce qu’ils ont en tête, les personnages qui n’ont aucune sorte d’inhibition, qui disent leurs pensées, leurs arrière pensées, bref tout ce qui est normalement indicible car cruel et qui relèverait du trop profondément enfoui ou impoli pour qu’on puisse oser le dire. Ça déstabilise les autres autour d’eux et c’est cette déstabilisation qui est intéressante littérairement.</p>
<p>Pour chaque récit, c’est comme si vous posiez les bases de la complexité d’une situation. Développer ne vous intéresse plus ?</p>
<p>Il y a sans doute de ça, même si j’ai conscience que si on peut un peu frustrer le lecteur, on ne peut pas le frustrer indéfiniment. Il y a des limites, il y a une sorte de jeu que l’on doit jouer avec lui car il risque de laisser tomber le livre, et ce n’est pas ce que je souhaite. J’essaie davantage aujourd’hui de ne pas être radicalement et systématiquement déceptive : c’est trop cruel et facile pour un écrivain de tenir le lecteur puis de le laisser tomber sans apporter de réponse à une question. J’essaie de me tenir sur cette frange-là, c’est-à-dire de lancer toutes sortes de questions et de répondre peut-être pas à toutes mais à quelques-unes quand même, tout en ménageant un espace suffisamment narratif pour que demeure un plaisir très basique de lecture. Ce qui fait qu’on lâche un livre ou pas… L’idée, bien sûr, n’est pas de répondre à des attentes précises du lecteur, d’une part parce que je les ignore, d’autre part parce que sinon on fait du Marc Levy. Disons que j’essaie de produire un bel objet, littérairement esthétique, harmonieux, mais aussi accessible. C’est accessible, mais rien n’est donné. On doit se débrouiller avec ces trois histoires.</p>
<p>Vous avez cette volonté, quand vous écrivez, de ne pas trop en dire ?</p>
<p>En tant que lectrice, il me semble qu’on revient d’autant plus souvent vers un livre, soit réellement, soit en pensée, lorsqu’il reste après lecture une certaine incompréhension… Sinon ce serait trop simple. Et puis en écrivant j’ai moi aussi l’impression de ne pas avoir toutes les réponses. Je ne prémédite pas tout. Les personnages et même l’histoire se font un peu à mesure que je les écris, donc à la fin je suis moi-même surprise de ce qui est arrivé. Même si je n’aime pas trop les écrivains qui disent que les personnages les ont entraînés, surpris, etc. Il ne faut quand même pas exagérer, il y a un travail intellectuel dans l’écriture. Mais parfois, d’une certaine façon, c’est un peu vrai.</p>
<p>Dans les trois histoires, la seule que vous menez à une résolution c’est la dernière, et c’est une résolution radicale : la mort.</p>
<p>Je n’avais pas envie que chaque fin soit lugubre. Cela peut vous paraître curieux mais pour moi c’est un livre gai, joyeux. Si à la fin de la troisième histoire il y a la mort, cela ne jette pas un voile de tristesse sur l’histoire. Elle meurt certes, mais elle meurt dans la “gloire” – même si je me méfie de ce mot, trop empreint de catholicisme, et je ne suis pas du tout mystique. L’histoire malheureuse de cette femme n’est pas désespérée car c’est quelqu’un qui ne s’oublie jamais, qui n’oublie jamais qui elle est même si c’est un être assez simple, et même si cela ne tient qu’à un nom, son nom propre, Kadhy Demba, qu’elle se répète, mais un nom c’est beaucoup. Dans la situation que je décris – et qui est assez douce par rapport à la réalité que subissent ces gens –, le nom est ce qui la personnifie encore : ces gens sont considérés comme une grosse masse même plus humaine, même pas une masse de bétail car le bétail on en prend soin car il rapporte… Ils sont traités comme des êtres qui n’ont plus leur unicité, leur valeur, leurs sentiments, leur vie, tout ce qui fait qu’un être humain est unique. Et ici, on a le plus grand mal à voir ces gens comme nos semblables…</p>
<p>Pourquoi votre héroïne n’abandonne-telle jamais, ne décide-t-elle pas de rester finalement en Afrique ?</p>
<p>D’après ce que je sais maintenant, une fois qu’on est parti, il est quasiment impossible de revenir en arrière. On serait dans une position d’échec absolu, on rentre chez soi en ayant honte et pour beaucoup de gens mieux vaut prendre le risque de mourir que de rentrer honteux, misérable et rejeté. Le seul intérêt de revenir serait certes de rester en vie, mais pour beaucoup de ces gens ça n’est pas le plus important. Donc une fois que le grand départ a eu lieu avec ce que cela implique de frais engagés, le retour est impossible… J’ai lu beaucoup de choses, d’articles, de récits de gens enfermés dans les centres de détention en Italie ou à Malte, dont le livre du journaliste italien Fabrizio Gatti, qui a fait un périple en suivant le trajet de réfugiés du Sénégal jusqu’en Italie (Bilal sur la route des clandestins – ndlr). Ce n’était pas extrêmement important de lire tout ça, mais je l’ai fait pour ne pas risquer d’introduire des détails absurdes ou incongrus…</p>
<p>Qu’est-ce que la littérature apporte par rapport aux reportages de presse ?</p>
<p>Précisément la personnification. Si la matière littéraire est assez intéressante ou prenante, ces trajectoires restent mieux en mémoire que ce qu’on peut lire dans les articles ou voir en images. Les articles peuvent dépersonnifier, on lit vite – un article, ça passe, ça reste comme anonyme. Pas la littérature.</p>
<p>Vos personnages sont africains. Votre père est sénégalais. Vous revendiquez-vous d’une culture africaine ?</p>
<p>Je m’en revendiquerais, m’en sentirais proche, si j’avais effectivement eu une culture double. Je me sentirais différente, mais aussi différente que si j’avais eu un père allemand et une mère italienne. La seule chose qui change quand on a une origine africaine, c’est qu’on est noir, c’est visible. Mais c’est tout. J’ai été élevé uniquement par ma mère, avec mon frère, en France. Pas par mon père, avec qui je n’ai jamais vécu, et que je ne suis pas allée voir en Afrique avant l’âge de 22 ans. J’ai été élevée dans un univers 100 % français. Dans ma vie, l’origine africaine n’a pas vraiment de sens – sinon qu’on le sait à cause de mon nom et de la couleur de ma peau. Bien sûr, le fait d’avoir écrit des histoires où l’Afrique est présente peut paraître contradictoire. Je suis allée deux ou trois fois en Afrique, c’est un lieu qui m’intrigue, me fascine aussi, car je sens que j’y suis radicalement étrangère. Quand j’y suis et que les gens voient mon nom et la couleur de ma peau, ils pensent que je suis des leurs. Or, par mon histoire, c’est faux. J’ai souvent rencontré des Français qui ont été élevés en Afrique et qui sont plus africains que moi. Alors qu’eux, en Afrique, dans le regard des autres, ils restent étrangers… Ironiquement, c’est en France que je peux paraître étrangère.</p>
<p>Le fait de vous sentir étrangère en Afrique et française en France où vous pouvez être perçue comme étrangère, est-ce que cela a apporté quelque chose à votre écriture ?</p>
<p>Oui, ça apporte le sentiment d’être en décalage. C’est propice à l’écriture, cette impression d’être toujours légèrement à côté. On a l’impression alors de mieux voir les choses, de les voir sous un autre angle.</p>
<p>Vous souvenez-vous de votre premier voyage en Afrique ?</p>
<p>Je ne reconnaissais rien, vraiment rien. Il n’y a strictement aucune transmission dans les gènes qui fait que quand on se retrouve dans le pays d’où vient son père, on se dise “ah, oui, bien sûr, c’est chez moi !”. C’était au contraire profondément étrange, très autre, mais autre dans le sens attirant, pas déplaisant.</p>
<p>Vous êtes la soeur du chercheur Pap NDiaye. Vous sentez-vous proche de ses travaux comme La Condition noire, de 2008, et de la question de la place des Noirs dans la société française ?</p>
<p>Je ne m’étais jamais posée cette question avant de le lire et qu’il m’en parle. Oui, je m’y intéresse de plus en plus et en même temps je me sens un peu étrangère à cette problématique car je suis dans une situation tellement originale que je ne peux absolument pas me plaindre de quoi que ce soit. Jamais je n’ai eu à faire une demande d’emploi ou une recherche d’appartement à louer seule, donc jamais je n’ai pu ressentir la moindre méfiance. Je ne me sens pas du tout visée par les problèmes que de nombreux Noirs rencontrent, même si ces problèmes sont réels. Ce que je trouve intéressant dans cette question, c’est que c’est une communauté visible qui réclame l’invisibilité. Du coup, je me suis rendu compte que beaucoup de Noirs, antillais donc français, ou étrangers, ont l’impression d’être exclus, surtout à Paris où ils sont sans cesse contrôlés. Ils sentent que dès qu’ils vont dans un endroit où il n’y a pas forcément que des Noirs on les voit comme Noirs avec tout ce que ça peut impliquer dans l’esprit de certains comme méfiance…</p>
<p>Vous en parlez avec votre frère ?</p>
<p>Oui. Lui aussi a pris conscience de tout ça récemment. Quand il avait 20 ou 30 ans – il a deux ans de plus que moi –, c’était une question qui ne lui était pas proche, exactement comme pour moi. La couleur de la peau n’importait pas, ce qui comptait c’était l’école, les diplômes, une égalité entre tous les citoyens dès lors qu’ils sont à un même niveau d’études… En fait, ça ne marche pas tout à fait comme ça. Il a fini par s’en apercevoir. Il habite depuis quelque temps porte de la Chapelle et prend tous les jours le RER gare du Nord, et même s’il est toujours absolument correct dans sa mise, avec costume, etc., il est sans arrêt contrôlé par la police, qui le tutoie d’emblée. Ce qui n’arriverait jamais avec le même genre d’homme s’il était blanc. Lui il est agrégé, peut réfléchir à ça, prendre de la distance, mais qu’est-ce que ça doit être dans la tête d’un jeune de 20 ans ? Quelle violence cela doit être, quelle haine ça doit développer… C’est très troublant.</p>
<p>Vous sentez-vous bien dans la France de Sarkozy ?</p>
<p>Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous (avec son compagnon, l’écrivain Jean-Yves Cendrey, et leurs trois enfants – ndlr) ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d’être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j’ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. Je me souviens d’une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j’aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : “La droite, c’est la mort.” Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n’a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n’a plus.</p>
<p>Vous avez publié votre premier roman à l’âge de 18 ans. En vingt-quatre ans d’écriture, qu’avez-vous appris ?</p>
<p>Quand on est jeune, c’est plus facile d’écrire des histoires systématiquement horribles pour dramatiser. Maintenant je me sens suffisamment mûre pour ne pas être systématiquement décourageante. C’est ce que j’ai appris en plus de vingt ans d’écriture, qui sont indissociables de vingt ans de vie. Tout naturellement, la façon dont je ressens les choses a changé. Heureusement ! Je suis contente de ne plus être jeune. Les choses me semblent moins terribles dans la manière que j’ai de les transcrire : je peux le faire de façon plus joyeuse. Avant, il n’y avait qu’une seule facette qui m’apparaissait, la terrible. Maintenant je vois qu’il y en a d’autres, et je me sens davantage capable de les décrire. Le champ s’est ouvert. D’ailleurs, ce que je montre dans le livre n’est pas forcément la façon dont je vois les choses. Je suis d’une nature plutôt optimiste… malgré les apparences (rires).</p>
<p>Enfant, vous avez longtemps bégayé. Est-ce qu’il y a une connexion avec l’écriture ?</p>
<p>Je pense qu’il y a un lien. C’est plus facile à l’écrit. En même temps, enfant, j’étais très bavarde, pas du tout renfermée. Ce qui est curieux c’est que d’une façon il y a un lien avec l’Afrique. Ce qui m’a frappée au Sénégal, c’est que plein d’hommes sont bègues… Je ne sais pas à quoi c’est dû. Du reste, je crois que mon père est plus ou moins bègue. Et chez les filles c’est rare. Peut-être le fait d’avoir vécu un an avec mon père m’a laissé ça. Quand on parle, il faut être lent, sinon la nervosité empêche de parler. Dans le récit, on a d’ailleurs l’impression d’un ralentissement comme si vous preniez plaisir à faire durer l’écriture. Mon maître en la matière est William Faulkner. Surtout dans Lumière d’août, qui est un très gros livre qu’on peut résumer en trois phrases puisqu’il s’y passe très peu de choses. On est dans l’intériorité assez brute de gens frustres dans une région écrasée de chaleur. Ou aussi Au-dessous du volcan, de Malcom Lowry, l’histoire d’un homme qu’on suit sur moins d’une journée, et sur ce temps bref on a l’idée de son existence entière.</p>
<p>Dans votre livre, chaque histoire est problématique. Est-ce dû à la mixité entre Africains et Français, ou tout simplement à la famille ?</p>
<p>Dans la vie des gens en général, ce qui pose le plus gravement problème, ce sont les gens qui nous sont le plus proches, enfants, parents, maris ou femmes. Ce sont nécessairement des histoires de famille, mais pas seulement parce que ces familles ou ces couples seraient franco-africains. Je ne fais pas d’histoires vraiment liées à la société, je n’en ai pas la puissance. J’aime l’idée de fresques, qui donne l’idée d’une société, mais malheureusement je n’ai pas ce sens de l’histoire. J’aimerais, mais ce n’est pas ma main. Après vingt ans d’écriture, on connaît ses limites. Il y a des renoncements. Souvent, un écrivain fait ce qu’il fait parce qu’il ne peut pas faire autre chose. C’est difficile d’avoir à la fois le sens de l’intime et le sens de l’histoire. Tolstoï l’avait.</p>
<p>Vous venez d’écrire un scénario pour le film de Claire Denis, White Material, qui se déroule en Afrique. Comment avez-vous travaillé ?</p>
<p>Claire ne me l’a pas demandé du fait de mes origines africaines, elle n’a pas besoin de cela et elle est bien plus africaine que je ne le serai jamais car c’est elle qui a passé sa jeunesse en Afrique et pas moi. Elle avait une idée assez précise de l’histoire (une plantation de café, une guerre civile) et je me suis donc coulée dans cette idée. Nous avons fait un voyage de repérage ensemble au Ghana, il y a trois ans. Cette rencontre avec Claire et tout ce qu’elle m’a appris de l’Afrique ont eu une importance considérable pour moi, elle m’a apporté, entre autres, ce que je n’ai pas : peut-être une culture africaine, mais surtout un mode de penser.</p>
<p>On a l’impression que vous menez une vie paisible, que vous vivez une situation familiale heureuse contrairement à celles que vous décrivez dans vos textes, que certaines choses que vous auriez pu voir comme difficiles dans votre vie ont glissé sur vous. Où puisez-vous la monstruosité de vos livres ?</p>
<p>C’est vrai que je n’ai pas du tout une vie romanesque… J’ai lu récemment le journal de Joyce Carol Oates, et elle a la vie la plus régulière, régulière, simple, normale, bourgeoise qui soit, et elle écrit des livres de monstre. Il y a cette chose qu’on appelle l’imagination, et ce n’est pas rien. Une imagination qui se construit aussi sur le réel de faits ou de rencontres, d’histoires que j’ai lues dans la presse ou qu’on m’a racontées. Le lieu où je vis m’influence aussi. Il y aura Berlin dans mon prochain livre, car c’est mon nouveau lieu géographique, donc mon nouvel univers mental. En Angleterre ou aux Etats-Unis, beaucoup d’écrivains sont issus d’origines ethniques différentes comme Zadie Smith, Monica Ali, Hari Kunzru, etc.</p>
<p>En France, nous n’avons pas ce type d’écrivains. Comment l’expliquez-vous ?</p>
<p>Je crois que c’est une question d’éducation. En général, les écrivains sont des gens qui ont fait des études, savent manier la langue et peut-être que ça n’est pas encore le cas pour nos minorités, qui se sentent peut-être exclues d’un certain savoir. Lorsqu’on voit d’où viennent les écrivains en France, pour une grande majorité d’entre eux, ils viennent de milieux bourgeois et/ou intellectuels, alors qu’aux Etats-Unis, par exemple, c’est moins le cas, Russell Banks ou Joyce Carol Oates n’ont pas été élevés au milieu de livres. Les parents d’Oates étaient fermiers, le père de Banks était plombier. Bref, il semblerait que les écrivains français viennent tous d’une bourgeoisie éclairée, cultivée, qui est un milieu assez restreint. Ce n’est pas complètement mon milieu : ma mère était prof de sciences naturelles dans un collège, ma famille n’était pas un lieu de livres. Jusqu’à l’âge de 13 ans, j’ai vécu à Fresnes et ensuite ma mère a déménagé à Bourg-la-Reine. C’était une banlieue très modeste, je vivais dans une barre HLM et les HLM dans les années 70 c’était autre chose qu’aujourd’hui. C’était plutôt pas mal, on a eu une enfance dans la rue, d’une liberté totale, sans crainte, ce que les enfants d’aujourd’hui n’ont pas. Quant à mon père, je crois que c’est un homme qui n’a jamais lu un roman de sa vie. Il a fait des études mais il venait d’un milieu misérable au Sénégal. Ma mère lit mes livres. Mon père, je n’en ai aucune idée. J’ai arrêté mes études très jeune pour écrire. Parfois, en interviews, je sens que je n’ai pas les outils pour parler de littérature, n’ayant pas fait Normale sup ou de longues études. Alors je réponds le plus simplement possible.</p>
<p>Trois femmes puissantes (Gallimard), 316 pages, 19 €, parution le 20 août</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p><a href="http://lemonde.fr/societe/article/2009/11/03/le-debat-sur-l-identite-nationale-au-miroir-de-la-presse-etrangere_1261969_3224.html"><strong>Le débat sur l&#8217;identité nationale au miroir de la presse étrangère</strong></a><br />
Le Monde<br />
03.11.09</p>
<p>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;être français ? C&#8217;est la question posée par le site Internet dédié au &#8220;grand débat sur l&#8217;identité nationale&#8221; voulu par le gouvernement. Un sujet qui intéresse les médias étrangers, qui n&#8217;hésitent pas à donner leur propre définition de l&#8217;identité française. Prensa latina, agence d&#8217;information latino-américaine, ébauche ainsi un portrait des Français : &#8220;Fiers de leur nationalité, ils portent aux nues les apports de leur pays à l&#8217;humanité et se disent inégalables en matière d&#8217;art culinaire, de vins, de mode et de parfums. Mais ils sont pleins de contradictions, enclins à la grève, aiment le verbe polémique. L&#8217;intégration des immigrés a radicalement changé leurs goûts ; l&#8217;insatisfaction les caractérise.&#8221;</p>
<p>NOSTALGIE</p>
<p>Le Times ironise sur la vision passéiste proposée par le gouvernement, qui veut remettre au goût du jour la &#8220;douce France&#8221;. La référence à cette chanson de Charles Trenet vient du porte-parole de l&#8217;UMP, Frédéric Lefebvre (&#8220;La défense de notre modèle culturel et de la &#8220;douce France&#8221; chantée par Charles Trenet passe par la redéfinition de notre identité nationale&#8221;). The Times constate qu&#8217;&#8221;il n&#8217;y a clairement aucune place dans cette vision du pays pour les banlieues violentes, pour les conflits raciaux et pour les manifestations virulentes devant des usines décrépies&#8221;.</p>
<p>Mais c&#8217;est surtout la manœuvre électoraliste du gouvernement, à quelques mois d&#8217;un scrutin régional, que retiennent les médias étrangers, notamment le Guardian et La Vanguardia. &#8220;Les élections riment, selon le sarkozisme, avec identité nationale&#8221;, souligne cette dernière. Le quotidien catalan rappelle qu&#8217;à la veille des municipales de 2008, le ministre de l&#8217;éducation avait annoncé l&#8217;introduction dans les programmes scolaires de la connaissance de l&#8217;hymne national. &#8220;Ce thème était réapparu peu avant les européennes de 2009, lorsque Nicolas Sarkozy avait envoyé sa feuille de route au ministre de l&#8217;immigration et de l&#8217;identité nationale, dans laquelle figurait clairement le lancement d&#8217;un tel débat. Cette mission se traduit dans les faits aujourd&#8217;hui, à quatre mois des régionales…&#8221;, constate le quotidien.</p>
<p>LES RISQUES D&#8217;UNE DÉFINITION</p>
<p>Plusieurs journaux dénoncent l&#8217;objectif même d&#8217;un tel questionnement sur l&#8217;identité nationale. Le Christian Science Monitor cite ainsi le chercheur Pap NDiaye, de l&#8217;Ecole des hautes études en sciences sociales, qui craint une dérive &#8220;autoritariste&#8221; du débat : &#8220;Il y a tellement de façons d&#8217;être français qu&#8217;il serait triste que le gouvernement nous dicte ce qu&#8217;est être français.&#8221; Coïncidence relevée par le CSM : le jour même où était lancé le débat, la sœur de l&#8217;historien, la romancière Marie NDiaye, symbole de l&#8217;identité multiple française, obtenait le prix Goncourt, principale récompense littéraire en France. Un pied de nez aux tentatives de figer l&#8217;identité nationale dans une définition.</p>
<p>L&#8217;Observateur paalga (Ouagadougou) se demande s&#8217;il ne vaudrait pas mieux &#8220;laisser dormir&#8221; le débat car &#8220;il va être difficile de prouver qu&#8217;il n&#8217;y a pas de soupçon d&#8217;exclusion derrière cette [tentative de définition de la] &#8216;francité&#8217;&#8221;. Et le quotidien burkinabé de rappeler les dérives d&#8217;un autre débat sur l&#8217;identité nationale, en Côte d&#8217;Ivoire cette fois, où le concept d&#8217;&#8221;ivoirité&#8221; avait conduit à écarter le candidat musulman du nord du pays, Alassane Ouattara, de la présidentielle de 1995. La France &#8220;a mieux à faire que d’emprunter cette voie&#8221;, conclut L&#8217;Observateur.</p>
<p>Le débat dépasse en tout cas les clivages droite-gauche, note Charles Bremner, le correspondant à Paris du Times, sur son blog. Il divise particulièrement le Parti socialiste, tiraillé entre la &#8220;gauche traditionnelle&#8221;, qui invoque un argument moral et dénonce un retour au &#8220;pétainisme&#8221;, et la &#8220;gauche populiste, incarnée par Ségolène Royal, qui demande que les politiques s&#8217;adressent aux peurs publiques&#8221;. Autre élément de trouble pour la gauche française, relevé par Charles Bremner : l&#8217;initiateur de ce débat n&#8217;est autre que l&#8217;ancien socialiste Eric Besson.</p>
<p>Mathilde Gérard</p>
<p><strong>Voir enfin:</strong></p>
<p><a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/06/01016-20091106ARTFIG00587-enquete-sur-l-islam-radical-en-france-.php"><strong>Enquête sur l&#8217;islam radical en France</strong></a><br />
Dossier coordonné par Cyril Drouhet &#8211; Reportage Nadjet Cherigui (texte) et Axelle de Russé<br />
Le Figaro Magazine<br />
06/11/2009</p>
<p>La vision de ces silhouettes fantomatiques dans les rues dérange, surprend et effraie parfois. En France, le voile intégral est objet de polémiques. Pourtant, ces femmes ne sont que la partie la plus visible et la plus frappante de l&#8217;iceberg d&#8217;une mouvance appelée salafiste. Nous avons rencontré ces «puristes» de l&#8217;islam, pour qui les règles du quotidien ne peuvent se calquer que sur celles du prophète Mahomet. Quitte à faire fi des lois de la République&#8230;</p>
<p>Ce reportage est un document. Un témoignage exceptionnel. Pour la première fois, en plein débat sur l&#8217;identité française, au moment même où le port du voile divise l&#8217;ensemble de la communauté musulmane, des femmes salafistes ont accepté de s&#8217;expliquer. De se livrer comme jamais et d&#8217;ouvrir leurs portes à des journalistes. Pour aller aussi loin, pour plonger ainsi au cœur de l&#8217;islam radical de France et gagner la confiance de ces femmes qui ne sortent que très rarement de chez elles, Nadjet Cherigui et Axelle de Russé ont négocié des semaines. Pas à pas. Puis, elles se sont immergées en profondeur, enquêtant comme personne n&#8217;avait réussi à le faire avant elles, en se plongeant dans un monde, semble-t-il, irrationnel, mais totalement codifié. Si certains salafistes ont accepté de jouer le jeu de la transparence, les accueillant chez eux, d&#8217;autres, notamment à proximité des mosquées les plus dures, les ont reçues avec des injures et parfois des menaces, leur interdisant même de prendre des photos dans des rues où la liberté de mouvement se restreint lentement. Pour approfondir ce voyage en terre inconnue, Le Figaro Magazine s&#8217;est aussi adressé au journaliste et écrivain Mohamed Sifaoui, spécialiste des mouvements intégristes. L&#8217;occasion de comprendre la nature réelle du salafisme, ce mouvement en plein essor qui attire à lui chaque année toujours plus de «convertis».</p>
<p>Tout commence simplement par un rendez- vous à quelques kilomètres de Paris, dans une petite ville de banlieue de l&#8217;Essonne. La cité, certes, est populaire, mais proprette. Aucun pitbull ni rottweiller à l&#8217;horizon. Ceux qui «tiennent» les halls sont de gentils retraités discutant pétanque bien au chaud. Fatima * nous reçoit chez elle. La jeune femme a fait le choix du minhaj (le chemin) salafi. Elle porte le jilbab (voir encadré p. 53), mais se voile intégralement lorsqu&#8217;elle est maquillée ou pour ne pas laisser apparaître son visage en photo. Derrière la porte, point de voile ni d&#8217;austérité, mais un accueil chaleureux et le sourire d&#8217;une beauté d&#8217;ébène au corps de liane. Elégante et féminine, la jeune femme a pris le soin d&#8217;accorder la couleur de ses boucles d&#8217;oreilles au bleu de son piercing au nez. Fatima, 23 ans, mère d&#8217;un bébé de six mois, nous invite gentiment à nous déchausser avant d&#8217;entrer. L&#8217;intérieur est impeccablement tenu, la décoration, ultraminimaliste. Pas de photo ni de tableau, aucune référence à l&#8217;islam si ce n&#8217;est quelques livres religieux reliés de dorures et soigneusement rangés dans un meuble du salon. Un épais rideau beige sépare la pièce principale du reste de l&#8217;appartement. « Cela nous permet de diviser l&#8217;espace lorsque je reçois mes amies. La mixité nous est interdite. Quand mes copines viennent prendre le thé ici, je baisse les rideaux et mon mari s&#8217;éclipse toujours dans une autre pièce.»</p>
<p>«L&#8217;école publique est incompatible avec mes principes religieux»</p>
<p>Fatima, d&#8217;origine malienne, est née et a grandi en France dans une famille musulmane de huit enfants. Son cheminement vers plus de religion s&#8217;est fait naturellement, explique-t-elle. «Je suis la seule de la famille à avoir fait le choix du voile. J&#8217;ai lu le Coran, étudié la vie du Prophète et de ses femmes, qui sont pour moi des modèles à suivre. C&#8217;est ainsi qu&#8217;elles se couvraient, je fais de même. J&#8217;ai trouvé en l&#8217;islam les réponses à mes questions, le din (la religion) est simple et les interdictions sont claires. Il n&#8217;y a qu&#8217;à suivre ce que disent les textes.» Pour le reste, Fatima raconte une vie de jeune femme comme les autres. Elle surfe sur le net, apprécie le shopping et les sorties au resto avec les copines. « Mes amies sont de toutes origines et confessions. On parle de tout et n&#8217;importe quoi, même de sexe ! Tant que cela se passe entre filles, il n&#8217;y a pas de tabou », précise-t-elle. Convaincue de son choix, Fatima n&#8217;émet aucun doute. Sa voie est certaine, c&#8217;est celle des salafis et de la sunna (la tradition du Prophète). Elle n&#8217;osera exprimer qu&#8217;un regret : l&#8217;exclusion du monde du travail. Mais aussi une douleur : les regards pesants, les sarcasmes cruels et les insultes blessantes. « Je ne comprends pas un tel déferlement de haine, je ne suis en aucun cas en dehors des lois de la République, se persuade-t- elle. Chaque fois que je suis sortie en sitar (voir encadré), j&#8217;ai accepté de me dévoiler pour les contrôles. La seule chose qui ne me convienne pas, c&#8217;est le modèle de l&#8217;école publique. C&#8217;est incompatible avec nombre de mes principes religieux. Pour ma fille, j&#8217;ai déjà commencé l&#8217;école à la maison quelques heures par jour et l&#8217;apprentissage des quelques sourates de base. Plus tard, elle ira dans une école privée musulmane. » Dans la République, point de salut !</p>
<p>La règle est claire : on baisse les yeux quand on s&#8217;adresse à son mari</p>
<p>Un bruit de serrure. Sur le pas de la porte, Yvon (son époux), accompagné de Bertrand, son frère jumeau, rentrent du travail. Aujourd&#8217;hui, Yvon a consenti une entorse à l&#8217;interdiction de la mixité afin d&#8217;échanger avec nous. Son épouse accepte également, mais rappelle que si la parole est libre, les règles, elles, sont claires : on doit baisser les yeux lorsque l&#8217;on s&#8217;adresse à son mari.</p>
<p>Rapidement, Yvon, en tenue de boulanger (c&#8217;est son métier), se retire pour réapparaître en kamis. Ce grand gaillard athlétique porte le cheveu court, la barbe longue et fournie comme il est de rigueur chez les « salafs ». Les deux frères «Français de souche, avec quelques origines juives», tiennent- ils à préciser se sont tous deux convertis à l&#8217;islam il y a huit ans. Une enfance difficile, le chômage, l&#8217;alcoolisme des parents, et puis très vite la délinquance. Vulnérables économiquement autant que socialement et psychologiquement, les jumeaux ont trouvé refuge dans les écrits salafs. Si eux s&#8217;en défendent, nombre de nouveaux convertis peuvent être la proie de ceux qui cherchent à attirer les plus égarés. «Nous étions des cas sociaux, l&#8217;islam nous a sauvés. Aujourd&#8217;hui, je ne me dégoûte plus. Si Dieu accueille le repenti et pardonne, je peux aussi me pardonner à moi-même.»</p>
<p>Yvon et Fatima sont mariés depuis quatre ans, après une seule et unique rencontre bien codifiée et surveillée. La moukabala, «un genre de speed dating à la musulmane », confie Fatima en souriant. Dans le milieu, pas question de se fréquenter hors mariage. Ceux qui sont désireux de convoler en justes noces le font savoir à l&#8217;entourage. Le réseau s&#8217;active et les propositions arrivent. «Il s&#8217;agit d&#8217;être précis quant aux critères physiques, d&#8217;âge, de couleur de peau, etc., explique Fatima. Ensuite on se rencontre, toujours en présence d&#8217;un tuteur pour la femme (un père, un oncle, un frère&#8230;).»</p>
<p>Loin d&#8217;être un rendez-vous galant romantique, la moukabala est un moment important. Pas de place au coup de foudre ! La priorité : partager les mêmes valeurs. On parle donc éducation des futurs enfants, vie de couple, pratique de la religion. Chacun prend alors «librement» nous dit-on la décision de poursuivre ou non et peut renouveler l&#8217;expérience tant que l&#8217;âme soeur n&#8217;est pas trouvée. Beaucoup plus au sud, à quelques centaines de kilomètres, dans les rues d&#8217;un quartier populaire d&#8217;Avignon, Kenza, 29 ans, s&#8217;avance entièrement couverte de noir. Son niqab ne laisse apparaître que des yeux que l&#8217;on devine rieurs. Babouches aux pieds, la jeune femme marche d&#8217;un pas énergique. Drapée de noir, elle surprend par son enthousiasme et sa spontanéité. «Je n&#8217;ai aucun problème avec mon niqab dans la rue, s&#8217;exclame- t-elle. Moi, j&#8217;ai le voile dans la peau !» Kenza presse le pas, elle est attendue chez sa meilleure amie, Marie-France, pour une leçon culinaire autour du couscous. Marie-France est une quinqua coquette, dynamique et enjouée, mais aussi une très fervente catholique. «C&#8217;est notre amour de Dieu qui nous a réunies. La seule différence, c&#8217;est que je mange du porc contrairement à Kenza. Pour le reste nous avons les mêmes valeurs et la même façon de pratiquer : ils ont le ramadan, nous avons le carême&#8230; Quarante jours, en plus ! J&#8217;ai un bon coup de fourchette et je peux vous dire que j&#8217;en souffre !» s&#8217;exclame-t-elle avec l&#8217;accent parfumé de la Provence. Dans le salon, Sainte-Thérèse, la Vierge Marie, Jésus, les flacons d&#8217;eau bénite et autres crucifix partagent très naturellement l&#8217;espace avec le poster d&#8217;une bimbo à moitié nue. «Cela ne vous choque pas tout de même&#8230; ? se moque Marie-France. Je la trouve belle tout simplement&#8230;»</p>
<p>La polémique autour du voile intégral, elle la refuse et défend son amie. «Toutes nos bonnes soeurs portent le voile ! Et n&#8217;oublions pas que, jusque dans les années 60, on ne mettait pas un pied dans une église sans se couvrir !» Etrange alliance de ces deux religions que bien des points opposent.</p>
<p>Le temps passe. Kenza doit aller chercher ses enfants à la sortie de l&#8217;école. Puis c&#8217;est la prière en famille avec Allal, le père, sur le tapis du salon. Sereinement, Allal et Kenza racontent leur choix de vie. « Je n&#8217;ai jamais forcé ma femme à porter le voile. C&#8217;est en lisant les textes qu&#8217;elle a pris seule sa décision.» La jeune femme acquiesce : «D&#8217;ailleurs, quand on s&#8217;est connus je ne portais rien&#8230; ; ah si, une culotte ! lâche-t-elle dans un éclat de rire. En tant que musulmans, nous sommes tous salafs. Notre devoir est de suivre les pratiques du Prophète à la lettre et c&#8217;est ce que je fais.» L&#8217;heure tourne et les enfants se pressent autour de leur mère pour le jeu du soir. Près d&#8217;une heure de questions-réponses autour de l&#8217;islam, du Coran et du prophète Mahomet. « Il n&#8217;y a pas pire péché que d&#8217;obéir par obligation, explique Allal. Il est essentiel pour nous d&#8217;éduquer nos enfants à la religion et cela peut être aussi ludique, la preuve !»</p>
<p>Quelques semaines plus tard en banlieue parisienne, à Gennevilliers. Le ton change. C&#8217;est jour de fête pour la communauté musulmane. La sublime mosquée tant attendue est enfin inaugurée. Dans la foule, Nadia, 40 ans. Cette mère de quatre enfants ne cache pas son émotion. « Cela fait près de dix ans que l&#8217;on attendait une mosquée plutôt que ces salles de prière aussi obscures que douteuses qui sont devenus des nids à salafs. Mes enfants viendront y suivre les cours de Coran donnés par l&#8217;association El Nour (La Lumière). Les éduquer, c&#8217;est le seul moyen de les protéger de toute manipulation idéologique.» Derrière l&#8217;inquiétude de cette mère de famille, il y a la colère d&#8217;une femme blessée. Mariée pendant près de quinze ans, Nadia a vu l&#8217;homme qu&#8217;elle aimait se transformer au point de ne plus le reconnaître. «Mon mari aimait la vie et sa famille jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il commence à fréquenter des groupes de prière suspects et des forums de discussions salafistes. Très vite, il m&#8217;a reproché de travailler et d&#8217;être en contact avec d&#8217;autres hommes à l&#8217;extérieur. J&#8217;étais devenue sheitan (le diable). Il m&#8217;a quittée pour épouser le salafisme.»</p>
<p>Sur ses conseils, nous nous rendons dans l&#8217;une de ces mosquées qu&#8217;elle qualifie d&#8217;obscures. Au rez-de-chaussée, l&#8217;accueil des hommes est tout juste poli. L&#8217;étage réservé aux femmes est un espace exigu. L&#8217;atmosphère âpre, presque irrespirable, n&#8217;a rien à envier à l&#8217;ambiance. Au fond de la pièce, une femme voilée de noir fait les cent pas, récitant frénétiquement des versets du Coran. Trois jeunes filles, respectivement en niqab, sitar et jilbab (voir encadré) étudient à voix haute des passages du livre saint. Elles expriment des doutes quant à notre identité : «Vous pourriez être envoyées par les renseignements généraux», explique très sérieusement Salima du haut de ses 20 ans. Avec le même sérieux et un sourire glacial, elle dit ses certitudes quant à notre destinée de mécréants ou de catholiques (peu importe). L&#8217;issue sera forcément cruelle, douloureuse et inéluctable. «Vous brûlerez en enfer&#8230; à moins de vous convertir.» La jeune fille se ferme. L&#8217;échange s&#8217;arrête net. En sortant, quelques jeunes de la cité voisine nous interpellent, nous provoquent mais se ravisent très vite lorsque l&#8217;un d&#8217;entre eux lâche : «Laisse-les tranquilles, elles sortent de la mosquée !»</p>
<p>Un petit peu plus loin, aux abords de cette même mosquée, un très jeune couple s&#8217;avance. Lui est français et converti. Quant à son épouse, nous ne verrons d&#8217;elle que des mains délicates et soigneusement manucurées. Les échanges sont vifs, il n&#8217;est pas question «d&#8217;avoir à se justifier», «nous ne sommes pas des animaux», «laissez-nous vivre en paix». Bien plus virulente que son mari, la jeune femme n&#8217;a de cesse de répéter «excuse-moi, chéri», chaque fois qu&#8217;elle hausse le ton (les femmes n&#8217;ont pas le droit d&#8217;élever la voix). L&#8217;homme insiste sur un point : «Je ne tiens à vous dire qu&#8217;une chose. Nous sommes dirigés dans ce pays par des gens qui travaillent pour Satan.» Là encore, impossible de poursuivre, ils se sont déjà éloignés. Quand la doctrine est extrême, le dialogue devient impossible. Dans une librairie accolée à la mosquée, Thomas, derrière son comptoir, ne lève les yeux de son Coran que pour répondre à une cliente en quête d&#8217;un jilbab à sa taille. «J&#8217;ai un gros arrivage en provenance d&#8217;Arabie saoudite prévu la semaine prochaine, il y aura plus de choix.» Tenues islamiques et onguents au parfum d&#8217;Orient côtoient nombre de livres. Beaucoup de Coran de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Pour le reste, l&#8217;essentiel des ouvrages proposés sont signés par les références de la pensée salafiste. Dans les rayons, des jeunes hommes barbus s&#8217;installent, plus pour lire qu&#8217;acheter. Thomas, le gérant, 26 ans, est né et a grandi dans un presbytère. Elevé dans une famille aux valeurs très catholiques (son frère a fait le séminaire), il a lu la Bible, la Torah, puis le Coran. Aucun doute pour lui : la vérité ne se trouve que dans ce dernier. Un choix et une conversion qu&#8217;il a payés le prix fort. Sa famille n&#8217;accepte pas et a rompu tout lien avec lui. «Je ne suis pas en colère, mon coeur ne leur sera jamais fermé s&#8217;ils veulent m&#8217;accepter comme je suis. Mais jamais je ne renoncerai à ma foi.» Thomas s&#8217;arrête, fait évacuer le magasin et baisse les rideaux pour quelques minutes. C&#8217;est l&#8217;heure de la prière.</p>
<p>Après la banlieue, retour à Paris dans une mosquée du XVIIIe arrondissement. Le lieu est un fief ostensiblement salafiste. Notre seule présence et nos questions provoquent une réaction en chaîne. D&#8217;abord quelques protestations, des invectives, et très vite viennent les menaces. L&#8217;argument ? La rue appartient aux fidèles et la loi, c&#8217;est eux. Francine n&#8217;est pas musulmane. Habitante du quartier, elle ne cache pas son exaspération et son inquiétude. «Depuis trois ans, tout a basculé ici. L&#8217;atmosphère devient très pesante pour les riverains et les passants. Tous les vendredis, la rue est fermée pour permettre aux fidèles de prier jusque sur le trottoir à cause du manque de place à l&#8217;intérieur. Je n&#8217;ai rien contre l&#8217;islam et les croyants, mais là, il s&#8217;agit d&#8217;autre chose, les comportements sont excessifs. Certains vont même jusqu&#8217;à empêcher les femmes de circuler dans la rue parce qu&#8217;il y a une mosquée et que l&#8217;espace doit être réservé à la seule gent masculine.» Dehors, l&#8217;ambiance est électrique. Sortant de la salle de prière, un homme nous interpelle. Complètement exalté, il confirme. «Nous sommes de plus en plus nombreux et bientôt nous vous laverons le cerveau !»</p>
<p>Le salafisme en dix questions<br />
Mohamed Sifaoui *<br />
Le Figaro magazine<br />
06/11/2009</p>
<p>Dans Paris et dans toute la France, de nombreuses échoppes communautaires fleurissent et offrent la possibilité de se fournir en vêtements islamiques autant qu’en produits de beauté orientaux et livres saints.  Crédits photo : (Axelle de Russé/Le Figaro Magazine)<br />
Au moment où l&#8217;on parle du voile intégral, du salafisme, des religions et de l&#8217;identité nationale, faut-il s&#8217;inquiéter de la présence en France d&#8217;un mouvement fondamentaliste musulman que beaucoup qualifient d&#8217;extrémiste ? Décryptage&#8230;</p>
<p>1. Qui sont les salafistes ?</p>
<p>Le salafisme puise sa racine dans le mot arabe salaf, qui veut littéralement dire « les prédécesseurs ». On parle d&#8217;essalaf essalah, ou des « pieux prédécesseurs », pour désigner les premiers compagnons du prophète Mahomet. Aujourd&#8217;hui, les salafistes les prennent pour exemple et appellent à un retour à « l&#8217;islam des origines », expurgé de la bidaa ou des « innovations blâmables » qui, de leur point de vue, pervertissent la religion. Ainsi, toutes les influences occidentales, toutes les idées humanistes et les principes philosophiques, comme la démocratie ou la laïcité, sont-ils rejetés. C&#8217;est l&#8217;école de pensée hanbalite, fondée par l&#8217;imam Ahmed ibn Hanbal (780-855) au IXe siècle, qui a forgé les racines de l&#8217;idéologie salafiste. Deux disciples de cette doctrine, l&#8217;imam ibn Taymiya (1263-1328) et Mohamed ibn Abdelwahab (1703-1792), en deviendront ensuite les deux principales références idéologiques. Abdelwahab, fondateur du dogme wahhabite et néanmoins cofondateur de la monarchie saoudienne, donnera naissance à ce « salafisme missionnaire » (sujet de notre enquête) véhiculé de nos jours : inégalité entre les hommes et les femmes ; droit pénal reposant sur les châtiments corporels ; rigorisme dans les rapports sociaux ; rejet des droits de l&#8217;homme. Dopé à coups de pétrodollars, ce salafisme s&#8217;est progressivement propagé à travers le monde.</p>
<p>Au XXe siècle, cette pensée salafiste se politise également en se « réformant » sous l&#8217;impulsion des Frères musulmans, une confrérie intégriste fondée en Egypte, en 1928, par Hasan al-Banna (1906-1949). Les Frères n&#8217;hésitent pas à créer des partis et à s&#8217;engager dans la vie politique et associative. Néanmoins, leurs divergences doctrinales avec les tenants du wahhabisme ne font pas d&#8217;eux pour autant des « progressistes » : eux aussi prônent l&#8217;application de la charia (la loi coranique) et l&#8217;instauration de républiques islamistes. Les Frères musulmans, qu&#8217;on affuble parfois du qualificatif de « salafistes en costard-cravate », sont représentés en France par l&#8217;Union des organisations islamiques de France (UOIF). Partisans d&#8217;une réislamisation « en douceur », ils sont en apparence plus « ouverts » que les « salafistes en barbe et djellaba ».</p>
<p>D&#8217;autres salafistes, dits djihadistes, préfèrent la confrontation. Leur doctrine est suivie aujourd&#8217;hui par une nébuleuse comme al-Qaida. Qualifiés également de takfiris (ceux qui pratiquent l&#8217;excommunication), ces adeptes de la guerre sainte ont les mêmes références idéologiques que les autres.</p>
<p>2. Que veulent-ils ?</p>
<p>Bien que minoritaires dans le monde musulman, les salafistes occupent le devant de la scène grâce à l&#8217;activisme effréné de leurs militants et autres idéologues. La pensée salafiste contrôle aujourd&#8217;hui plusieurs mosquées et une grande partie de la littérature musulmane. S&#8217;agissant de l&#8217;Occident, ils appellent aussi au communautarisme, espérant réislamiser les membres de la communauté musulmane et convertir autant que faire se peut des personnes séduites par une idéologie politico-religieuse incompatible avec les valeurs universelles. Pour autant, contrairement à certains fantasmes entretenus par des milieux d&#8217;extrême droite, l&#8217;objectif principal des salafistes n&#8217;est pas l&#8217;islamisation de l&#8217;Europe, mais la mise en place de conditions qui leur permettraient de pratiquer leur vision de l&#8217;islam comme ils l&#8217;entendent, même si celle-ci est contradictoire avec l&#8217;esprit des Lumières. De leur côté, les Frères musulmans souhaitent ériger un groupe de pression à même de peser sur les débats nationaux et internationaux, et veulent constituer une force lobbyiste susceptible de faire naître un « vote musulman ».</p>
<p>3. Combien sont-ils en France ?</p>
<p>Il est difficile de connaître avec exactitude le nombre de salafistes présents en France (et en Europe). Il serait possible néanmoins d&#8217;avoir une estimation quand on sait que seuls 10 % des 5 millions de musulmans de France sont des pratiquants réguliers qui fréquentent les 1 900 mosquées et salles de prière avec assiduité. Ayant centré leur vie autour du lieu de culte et de la pratique, ils représentent une forte minorité de ces pratiquants. Mais ils donnent l&#8217;impression d&#8217;être majoritaires grâce à leur activisme, leur excitation militante, leur présence sur le net, leur accoutrement ostensiblement prosélyte, et à travers leur engagement dans l&#8217;action sociale au sein des quartiers. Les salafistes ont ainsi montré leur poids réel lors des manifestations contre la loi interdisant les signes religieux à l&#8217;école. A analyser également, les rencontres annuelles du Bourget qu&#8217;organise l&#8217;UOIF, cette filiale française de la pensée des Frères musulmans, qui peine à rassembler plus de 20 000 personnes, même si elle prétend le contraire.</p>
<p>Il existerait une cinquantaine de mosquées ou de lieux de prière tenus par les partisans du wahhabisme saoudien et de la pensée salafiste prosélyte, et beaucoup plus dirigés par l&#8217;UOIF, qui ne représente cependant qu&#8217;un tiers des musulmans pratiquants dans les instances du Conseil français du culte musulman (CFCM).</p>
<p>Les mosquées salafistes wahhabites sont souvent implantées au cœur des cités populaires. Il en existe en région parisienne &#8211; à Sartrouville, Argenteuil ou Gennevilliers notamment -, dans la région lyonnaise, dans le Nord, ainsi qu&#8217;à Marseille ou Besançon. Mais on en trouve aussi dans Paris intra-muros, au cœur des quartiers de Belleville et de Barbès.</p>
<p>4. Qui finance la propagation du salafisme ?</p>
<p>Outre l&#8217;Etat saoudien qui, au travers de la Ligue islamique mondiale, a longtemps financé cette idéologie, de nombreux mécènes arabes du golfe Persique accordent des millions d&#8217;euros par an pour faire rayonner à travers le monde le « vrai islam », comme ils aiment qualifier le salafisme. En France, plusieurs mosquées ont été construites grâce à des fonds provenant des monarchies arabes et de la Ligue islamique mondiale : les mosquées d&#8217;Evry et de Mantes-la-Jolie, par exemple. L&#8217;Arabie saoudite propage le salafisme en formant dans ses universités de Riyad, de La Mecque et de Médine des milliers d&#8217;étudiants saoudiens ou étrangers. Ce salafisme « missionnaire » a été véhiculé aussi par les écoles coraniques pakistanaises, notamment celle de Karachi, qui enseigne la pensée dite deobandie, une version indo-pakistanaise du salafisme ayant donné naissance aux fameux talibans. Les Frères musulmans ont, quant à eux, longtemps bénéficié de l&#8217;aide des Saoudiens, qui ont permis l&#8217;ouverture en Europe du Centre islamique de Genève, fondé par Saïd Ramadan (père de Tariq Ramadan et gendre de Hasan al-Banna). Et, lorsque l&#8217;UOIF est créée, au début des années 80, par des islamistes tunisiens et par l&#8217;activiste libanais Fayçal Mawlawi, l&#8217;organisation profitera de nombreux soutiens émanant des Emirats arabes unis. Aujourd&#8217;hui, l&#8217;UOIF recevrait, selon les différentes estimations, entre 30 et 60 % de son financement de pays ou de personnalités arabes. Les associations qui sont liées à l&#8217;UOIF tirent également une partie de leur argent de la certification halal, un commerce communautaire qu&#8217;ils ne cessent de promouvoir tant il est lucratif.</p>
<p>5. Qui sont leurs idéologues ?</p>
<p>Parmi les contemporains, on peut compter des Egyptiens issus des Frères musulmans comme Sayyid Qutb (1906-1966) ou Youssouf al-Qaradawi, qui ne cesse de justifier les attentats suicides et l&#8217;instauration de la charia. Bien qu&#8217;il s&#8217;en défende, Tariq Ramadan, qui se laisse complaisamment affubler parfois du titre de théologien, est en réalité un idéologue de la pensée salafiste des Frères musulmans. Il n&#8217;hésite pas à fustiger le wahhabisme saoudien, mais cela ne fait pas de lui un progressiste ou un libéral ni un réformateur. Ses références idéologiques demeurent les fondateurs de la pensée des Frères et les théoriciens qui l&#8217;ont sophistiquée pour en faire un instrument de lutte politico-idéologique, en l&#8217;occurrence son propre grand-père Hasan al-Banna, auquel il voue une admiration sans pareille, ou encore le Pakistanais Abu al-Ala al-Mawdoudi (1903-1979). Tariq Ramadan s&#8217;est singularisé en utilisant des codes de langage et d&#8217;écriture occidentaux pour propager une pensée frériste qui a su adapter son discours aux opinions publiques européennes. Il ne propose qu&#8217;une version d&#8217;un salafisme en apparence plus « doux ».</p>
<p>D&#8217;autres « penseurs », des Saoudiens, ont assuré le rayonnement du salafisme wahhabite à travers le monde. C&#8217;est le cas du cheikh Ibn Baz (1909-1999), qui a toujours prêché un islam pur et dur. Salih bin Fawzan al-Fawzan, un Saoudien, est « apprécié » par les salafistes européens : il recommande à ses adeptes de ne pas «ressembler aux mécréants dans ce qui leur est spécifique». Il est de ceux qui incitent les femmes à porter le voile intégral, refusant même le voile classique qui permet de laisser le visage des femmes visible. Autre gourou très écouté par les salafistes : le cheikh Mohamed ibn Saleh al-Otheimine. Il interdit, entre autres, de «féliciter les mécréants [juifs et chrétiens notamment] durant leurs fêtes religieuses». Enfin le cheikh Nacereddine al-Albani (1914-1999), un idéologue albano-syrien, a produit une floraison de fatwas (édits religieux) tout aussi intégristes les unes que les autres et a notamment prohibé l&#8217;usage de la télévision et de la radio.</p>
<p>6. Quels sont leurs relais médiatiques ?</p>
<p>Bien que certains idéologues interdisent la télévision, d&#8217;autres appellent à ce que l&#8217;utilisation de ce média soit exclusivement réservée à la propagation de l&#8217;islam. C&#8217;est le cas par exemple de plusieurs chaînes satellitaires arabes, qui accordent une large place à ces salafiste prêchant « la bonne parole » tant en direction des sociétés musulmanes que de l&#8217;Occident. Les prêcheurs se succèdent sur des chaînes qui, du Qatar à l&#8217;Egypte en passant par les Emirats, font de la surenchère en jouant sur les notions du licite et de l&#8217;illicite très chères à Youssouf al-Qaradawi. Une fois par semaine, celui-ci anime l&#8217;émission phare « Al-Sharia oua Al-Hayat » (la charia et la vie) sur les plateaux de la chaîne al-Jezira, au cours de laquelle il traite de toutes les questions d&#8217;actualité, parfois avec une violence inouïe. Cela dit, internet est devenu le moyen principal pour véhiculer les idées salafistes, que ce soient celles des Frères musulmans ou celles des wahhabites et même celles des djihadistes. Les sites et les forums se comptent par centaines et, là aussi, tous les sujets sont abordés. Actuellement, plusieurs salafistes tentent de se mobiliser sur le net contre une éventuelle loi sur le voile intégral. Mobilisation qui voit son prolongement sur le web 2.0 et notamment sur des réseaux sociaux tels que Facebook, qui recèle des dizaines de profils se revendiquant clairement de cette idéologie. Enfin, les nombreuses librairies dites musulmanes propagent en réalité l&#8217;idéologie salafiste. C&#8217;est le cas d&#8217;al-Tawhid à Lyon, qui diffuse la littérature des frères Ramadan et celle des penseurs fréristes, ou d&#8217;autres échoppes qui proposent, quant à elles, les ouvrages des idéologues saoudiens.</p>
<p>7. Le salafisme est-il compatible avec la République ?</p>
<p>Les salafistes sont contre la mixité, ils rejettent les minorités religieuses et sexuelles, encouragent le communautarisme, ne reconnaissent pas les valeurs de fraternité en dehors de l&#8217;oumma (la nation islamique) et refusent toutes les notions de liberté qui contredisent leur vision de l&#8217;islam. Les textes salafistes montrent l&#8217;étendue qui sépare cette idéologie totalitaire des principes républicains. Ainsi, le cheikh Otheimine, par exemple, appelle-t-il les femmes musulmanes à ne quitter leur domicile qu&#8217;en cas de nécessité et qu&#8217;avec «l&#8217;autorisation du mari ou du tuteur». Il précise : «La femme est libre chez elle, elle se rend dans toutes les pièces de la maison et travaille en accomplissant les tâches ménagères.» Et d&#8217;ajouter à leur intention : «Que ces femmes craignent Allah et délaissent les propagandes occidentales corruptrices!» Un autre cheikh, Salih bin Fawzan al-Fawzan, défenseur du voile intégral, affirmait dans l&#8217;une de ses fatwas que «le visage de la femme est une awrah (partie à dissimuler) et qu&#8217;il est obligatoire de le couvrir». Pour lui, «c&#8217;est la partie la plus forte en tentation». Et il en va de même pour d&#8217;autres principes fondamentaux qui forgent l&#8217;identité républicaine et laïque de la France. Le salafisme, par exemple, n&#8217;accepte pas la liberté de conscience. S&#8217;il cherche à endoctriner et à convertir des non-musulmans, il refuse catégoriquement qu&#8217;un musulman puisse renier l&#8217;islam pour une autre religion. L&#8217;auteur d&#8217;une telle apostasie doit être, selon eux, condamné à mort. De même que la liberté d&#8217;expression et d&#8217;opinion, la critique des dogmes et des religions est prohibée.</p>
<p>8. Le salafisme est-il violent ?</p>
<p>Les multiples courants salafistes représentent différents niveaux de dangerosité. Les djihadistes ou les takfiris prônent le djihad et donc les actions terroristes. Durant ces dernières années, plusieurs d&#8217;entre eux ont été arrêtés et condamnés dans des affaires «d&#8217;associations de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste».</p>
<p>Le courant objet de notre enquête se veut, lui, beaucoup plus réservé sur la question de la violence. Ces fondamentalistes missionnaires préfèrent généralement raffermir leur foi et considèrent parfois qu&#8217;étant donné les divergences qui existent entre les « théologiens » au sujet du djihad, il n&#8217;est pas permis de s&#8217;engager dans cette voie. Néanmoins, ils représentent un danger pour le vivre ensemble, et leur vision de l&#8217;islam est incompatible avec les règles d&#8217;une société laïque et démocratique. En effet, tous les salafistes, y compris ceux qui prétendent le contraire, rejettent la laïcité. Il ne peut y avoir, selon leurs idéologues, de séparation entre les Eglises et l&#8217;Etat puisque, pour eux, «l&#8217;islam est un englobant qui doit régir toute la vie du musulman». Idem pour la démocratie, qu&#8217;ils considèrent comme une mécréance dans la mesure où celle-ci consacre le principe de la souveraineté du peuple alors qu&#8217;ils estiment que «la souveraineté ne doit revenir qu&#8217;à Dieu et à Dieu seul».</p>
<p>Les Frères musulmans prétendent officiellement accepter ces deux valeurs. Le salafisme dit réformiste qu&#8217;ils incarnent prend part, en effet, au jeu démocratique lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;élections. C&#8217;est le cas des Frères musulmans égyptiens ou du Hamas palestinien. Cela étant dit, ils instrumentalisent la démocratie dans l&#8217;espoir de s&#8217;approprier le pouvoir et ne la considèrent certainement pas comme un système consacrant toutes les égalités et toutes les libertés.</p>
<p>9. Le voile est-il une obligation de l&#8217;islam ?</p>
<p>Au lendemain de la révolution iranienne en 1979, le voile est devenu, dans l&#8217;imaginaire collectif, le signe de l&#8217;oppression de la femme et notamment du militantisme politique. D&#8217;un point de vue théologique, les salafistes en font une véritable obsession, bien qu&#8217;il n&#8217;existe que deux versets coraniques qui évoquent, de manière peu explicite, le voile sans en déterminer sa forme exacte : «Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d&#8217;être offensées. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.» (sourate 33, verset 59) ; et «Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu&#8217;elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu&#8217;elles ne montrent leurs atours qu&#8217;à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu&#8217;elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu&#8217;elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l&#8217;on sache ce qu&#8217;elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Dieu, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès.» (sourate 24, verset 31).</p>
<p>Pour les littéralistes, ces versets seraient « clairs » et exigeraient le port du voile voire du niqab, mais pour beaucoup de penseurs et de rationalistes musulmans, le port du voile n&#8217;est pas une obligation. Gamal al-Banna, frère du fondateur des Frères musulmans, pense, lui, que le voile n&#8217;est plus valable de nos jours étant donné que ces versets s&#8217;adressaient à des femmes qui vivaient à une période précise où, de Médine à Athènes, toutes les femmes étaient voilées. D&#8217;ailleurs, nombre de musulmanes, en Tunisie ou en Turquie, y compris de ferventes pratiquantes, ne le mettent que lors de l&#8217;accomplissement des prières ; d&#8217;autres, plus âgées, le portent par tradition ou par pudeur. Récemment, le cheikh d&#8217;al-Azhar, le grand institut de théologie du Caire, a déclaré que le port du voile intégral relevait d&#8217;une «tradition et non pas du culte». Le cheikh Khaled Bentounès, guide spirituel du soufisme maghrébin, a affirmé pour sa part qu&#8217;«on a fait du voile un instrument idéologique pour avoir un stéréotype de femme modèle», dénonçant ainsi cet uniforme de l&#8217;idéologie salafiste. En tout état de cause, le retour du voile, sous ses différents aspects, coïncide avec l&#8217;avènement du salafisme contemporain.</p>
<p>10. Une loi contre le voile intégral est-elle applicable?</p>
<p>La question est actuellement en débat. La commission d&#8217;enquête parlementaire rendra son avis en janvier 2010. Pour l&#8217;heure, de nombreuses associations et des personnalités de la société civile sont auditionnées par les députés. Il aurait sans doute été préférable de créer une véritable commission d&#8217;enquête pour mieux connaître l&#8217;idéologie salafiste et son ancrage dans la société française.</p>
<p>Dans le cas de la mise en place d&#8217;une loi, il faudrait réfléchir dès à présent à son application. Nous sommes là devant une situation sensiblement différente de celle qui avait prévalu durant la polémique sur le voile à l&#8217;école, puisque l&#8217;interdiction de cet autre « signe » de l&#8217;islamisme fut appliquée par les responsables des établissements scolaires. Le respect d&#8217;une mesure visant à interdire le voile intégral devra cette fois être assuré par la force publique, qui devra verbaliser ou emmener au poste les éventuelles récalcitrantes. Et il y en aura ! Il faudrait en outre avoir l&#8217;assurance que cette loi, si elle venait à être promulguée, s&#8217;appliquera également l&#8217;été, lorsque les femmes et les filles ainsi que les servantes des riches princes saoudiens ou qataris déambuleront sur les Champs-Elysées.</p>
<p>* Journaliste, Mohamed Sifaoui est le coauteur avec Philippe Bercovici de «Ben Laden<br />
dévoilé, la BD-attentat contre Al-Qaïda», Editions 12 Bis. Il est aussi l’auteur de «Pourquoi l’islamisme séduit-il ?», Editions Armand Colin, à paraître le 27 janvier 2010.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Religion of Tolerance watch]]></title>
<link>http://pubsecrets.wordpress.com/2009/11/01/religion-of-tolerance-watch-7/</link>
<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 00:00:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phineas Fahrquar</dc:creator>
<guid>http://pubsecrets.wordpress.com/2009/11/01/religion-of-tolerance-watch-7/</guid>
<description><![CDATA[Funny, I would have sworn I&#8217;d been assured that Islam was a religion of peace and tolerance: E]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Funny, I would have sworn I&#8217;d been assured that Islam was a religion of <a href="http://www.aina.org/news/20091101024442.htm" target="_blank">peace and tolerance</a>:</p>
<blockquote><p><em>Egyptian security forces have intensified their presence in the Upper Egyptian town of Dairout, in anticipation of a recurrence of Muslim violence against Christians. Copts expressed their fear over leaflets entitled &#8220;These have to Die!&#8221; which are being distributed to all Muslims in Dairout and neighborhoods, enticing them to &#8220;burn, vandalize and clean the country of these evil immoral infidels.&#8221; </em></p>
<p><em>Reports from Dairout, 313 km south of Cairo, confirm that Christian Copts are afraid to leave their homes and have stayed indoors since violence against them erupted on October 24, 2009. This collective punishment of Copts was caused by an illicit sexual relationship between a Muslim girl, Hagger Hassouna, and the Christian Romany Farouk Attallah. It was rumored that he sent videos of them intimately together to cell phones in Dairout before fleeing. This prompted the Hassouna family to kill his father, Farouk Attallah, on October 19, 2009, in revenge. Four of the Hassouna killers were detained by prosecution, leading to Muslim riots against the Copts (AINA <a href="http://www.aina.org/news/20091027174911.htm"> 10-27-2009</a>) .</em></p>
<p><em>According to Wagih Yacoub of the Middle East Christian Assosiation (MECA), Muslim-owned businesses are now displaying stickers with &#8216;Allah Akbar&#8217; (Allah is Great) to differentiate between them and Coptic-owned businesses, as a form of pre-planning for a forthcoming wave of Muslim violence.</em></p>
<p><em>Handwritten <a href="http://www.aina.org/images/dairoutflyer.jpg">leaflets</a> (Arabic) have been circulated among Muslims in Dairout for the last two days; they call on Muslims to unite to take revenge for their religion and honor, claiming that Hagger Hassouna is innocent and that she was forced into vice, and &#8220;all Jews and Christians should come to learn that Muslim honor is precious.&#8221; <strong>The fliers state that Muslims are the masters of the world since beginning of times until the present day, and entices them to &#8220;burn and vandalize and clean the country of the evil immoral infidels</strong>.&#8221;</em></p></blockquote>
<p>Granted, if the rumors about Attallah are true, then he&#8217;s a swine. (And I hate to think what the poor girl&#8217;s family did to her, given Islam&#8217;s notorious treatment of women.) But is it a justification for punishment of an entire community? Maybe that&#8217;s easy to accept, when your religion tells you that Believers are supreme and all others are to be <a href="http://pubsecrets.wordpress.com/2009/09/01/religious-freedom-for-me-but-not-for-thee/" target="_blank">submissive, humble and humiliated</a>.</p>
<p>(hat tip: <a href="http://www.jihadwatch.org/2009/11/egypt-christians-hide-in-homes-after-muslims-distribute-leaflets-saying-burn-vandalize-and-clean-the.html" target="_blank">Jihad Watch</a>)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nobel 2009: La mise en cause de George Bush ne divise plus le Comité Nobel (Nobel Committee Honors Obama, Disses Bush)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/30/nobel-2009-la-mise-en-cause-de-george-bush-ne-divise-plus-le-comite-nobel-nobel-committee-honors-obama-disses-bush/</link>
<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 05:32:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je pense que nous ne pouvons pas nous soustraire à l&#8217;obligation de travailler au Conseil de sé]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://obamaisamonkey.files.wordpress.com/2009/10/barack-obama-nobel-peace-prize-for-nothing.jpg?w=450&#038;h=368" alt="Just for changing the bumper sticker" width="450" height="368" align="left" /><em>Je pense que nous ne pouvons pas nous soustraire à l&#8217;obligation de travailler au Conseil de sécurité des Nations unies, d&#8217;attendre que nous y obtenions la condamnation de Saddam Hussein, de le forcer, à travers les Nations unies, à se plier à des inspections illimitées et de nous assurer qu&#8217;il détruise toutes ses armes de destruction massive, ainsi que ses capacités de production d&#8217;armes nucléaires, dans l&#8217;avenir</em>. Carter (CNN)</h5>
<h5><em>Il est clair que, compte tenu de la position prise par M. Carter sur cette question, cela peut aussi être pris comme une critique de la ligne adoptée par l&#8217;administration américaine actuelle vis-à-vis de l&#8217;Irak.</em> Gunnar Berge (président du Comité Nobel, octobre 2002)</h5>
<h5><em>Faut-il voir dans le choix du Comité Nobel norvégien d&#8217;attribuer le prix Nobel de la paix à l&#8217;ancien président américain Jimmy Carter une critique explicite de la politique de son successeur, George W. Bush, en ces temps de préparation de guerre contre l&#8217;Irak ? La question agite le Tout Oslo après les propos controversés tenus vendredi 11 septembre par le président du Comité, Gunnar Berge.</em> Le Monde (octobre 2002)</h5>
<h5><em>L&#8217;homme que le jury d&#8217;Oslo a choisi pour le Nobel de la paix 2002 incarne autant l&#8217;Amérique que George W. Bush. Il symbolise à merveille l&#8217;une des facettes de l&#8217;Amérique: l&#8217;engagement militant, la générosité, l&#8217;optimisme humaniste, l&#8217;ouverture à l&#8217;Autre &#8211; le contraire d&#8217;un hyper-patriotisme un tantinet paranoïaque, dont certains des tenants disent leur fierté de ne pas posséder de passeport et ignorent superbement une scène internationale à laquelle, jurent-ils, les Etats-Unis n&#8217;auraient pas à rendre de comptes. (…) Jimmy Carter incarne une autre Amérique que l&#8217;officielle. Et cette Amérique-là méritait le Nobel de la paix.</em> Le Monde (éditorial, octobre 2002)</h5>
<p>Pour ceux qui n&#8217;ont toujours compris qu&#8217;Obama était le <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2008/11/07/election-americaine-oui-on-peut-faire-pire-que-carter-yes-we-can-outcarter-carter/">nouveau Carter</a> &#8230;</p>
<div><strong>Faut-il voir dans le choix du Comité Nobel norvégien d&#8217;attribuer le prix Nobel de la paix à l&#8217;actuel président américain une critique explicite de la politique de son prédécesseur, George W. Bush?</strong></div>
<div><strong>.</strong></div>
<div>Nouvelle <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/29/nobel-nous-avons-besoin-dun-candidat-qui-nest-pas-pour-bush-bush-did-it-again/">confirmation</a>, à la relecture de ces articles du Monde de 2002 (dont on apprécié au passage la leçon d’antiaméricanisme à la Frédo sur <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/02/affaire-polanski-une-certaine-amerique-qui-fait-peur-a-scary-america-that-has-just-shown-its-face/">&#8220;l’autre Amérique&#8221;</a>), que l’attribution du prix à <strong>l’actuelle &#8220;incarnation même de la naïveté et de l’impuissance sur la scène internationale&#8221;</strong> est bien à nouveau le <strong>contre-prix destiné en fait à l’ancien président américain Bush</strong> qu’il avait déjà été il y a sept ans face à Carter (qui lui aussi, autre redécouverte, semblait croire à la présence d’ADM en Irak).</div>
<div>
<p>Sauf bien sûr que cette année la question ne semble <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/09/nobel-chamberlain-enfin-recompense-70-ans-apres-norwegian-quislings-repair-one-of-historys-greatest-injustices/">plus agiter grand monde</a> à <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/20/oslodecryptage-d%e2%80%99un-nobel-michel-gurfinkiel-the-nobel-committee-has-always-put-ideology-before-facts/">Oslo</a> ou <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/29/nobel-nous-avons-besoin-dun-candidat-qui-nest-pas-pour-bush-bush-did-it-again/">ailleurs</a> …</p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=ebec01e4fe0cebb433b24b571e95af4d73b88821340b0ce5"><strong>La mise en cause de George Bush divise le Comité Nobel</strong></a><br />
Antoine Jacob<br />
Le Monde<br />
13.10.02</p>
<p>Faut-il voir dans le choix du Comité Nobel norvégien d&#8217;attribuer le prix Nobel de la paix à l&#8217;ancien président américain Jimmy Carter une critique explicite de la politique de son successeur, George W. Bush, en ces temps de préparation de guerre contre l&#8217;Irak ? La question agite le Tout Oslo après les propos controversés tenus vendredi 11 septembre par le président du Comité, Gunnar Berge.</p>
<p>Comme le veut la tradition, celui-ci a lu devant la presse les attendus motivant le choix de l&#8217;institution qu&#8217;il préside, avant de répondre aux questions des journalistes. Interrogé sur le fait de savoir si le choix de Jimmy Carter pouvait être interprété comme une critique de la politique irakienne de l&#8217;actuel président américain, l&#8217;ancien ministre et député travailliste a répondu par l&#8217;affirmative : « Il est clair que, compte tenu de la position prise par M. Carter sur cette question, cela peut aussi être pris comme une critique de la ligne adoptée par l&#8217;administration américaine actuelle vis-à-vis de l&#8217;Irak. »</p>
<p>Dans ses attendus, le Comité Nobel s&#8217;est bien gardé de donner une telle dimension polémique à son choix. Seul le dernier paragraphe évoque la tension à propos de l&#8217;Irak : « Dans une situation actuellement marquée par des menaces d&#8217;utilisation de la force, peut-on lire, M. Carter s&#8217;en est tenu aux principes selon lesquels les conflits doivent, autant que possible, être résolus par la médiation et la coopération internationale, fondées sur le droit international, le respect des droits de l&#8217;homme et le développement économique. »</p>
<p>Les propos de M. Berge ont surpris deux des quatre autres membres du Comité Nobel, avec lesquels il avait pourtant longuement discuté, ces dernières semaines, de la désignation du lauréat du prix 2002. Une critique de la politique américaine « n&#8217;était pas un thème de discussion lors des réunions du Comité, a assuré Inger Marie Ytterhorn. Nous sommes tous unis derrière l&#8217;attribution du prix et sa justification, mais M. Berge n&#8217;avait pas pour mandat d&#8217;aller plus loin que cela ». Mme Ytterhorn, qui est conseillère auprès du Parti du progrès, une formation populiste et xénophobe représentée au parlement norvégien, a été épaulée dans ses critiques par un autre membre du Comité, Hanna Kvanmo, du bord politique opposé puisqu&#8217;elle est une ancienne députée des Socialistes de gauche. M. Berge a toutefois reçu le soutien public d&#8217;un autre membre, l&#8217;évêque Gunnar Johan Staalsett, et du secrétaire du Comité Nobel.</p>
<p>Divergences internes</p>
<p>Les cinq membres de cette institution sont élus par le Parlement norvégien pour une période de six ans renouvelable. Durant leur mandat, ils sont censés mettre leurs opinions politiques de côté, ce qu&#8217;ils parviennent généralement à faire. Les divergences internes, s&#8217;il y en a, ne sont que rarement étalées en public, ce qui rend plus étonnant encore la polémique suscitée par les déclarations de M. Berge. Ce n&#8217;est toutefois pas la première fois que le Comité Nobel prend des risques dans le choix des lauréats. La décision de récompenser Yasser Arafat, Yitzhak Rabin et Shimon Pérès, en 1994, avait été considérée comme prématurée et lourde de sens politique. Un des membres du Comité avait d&#8217;ailleurs démissionné pour protester contre l&#8217;attribution du prix au dirigeant palestinien &#8211; l&#8217;un des rares autres éclats à avoir entaché le choix du Comité.</p>
<p>La Norvège, qui siège actuellement parmi les membres non permanents du Conseil de sécurité de l&#8217;ONU, y appuie Washington et Londres à propos de l&#8217;Irak. Le ministre norvégien des affaires étrangères, le conservateur Jan Petersen, s&#8217;est dit « un peu surpris » par les propos de M. Berge. Mais la plupart des autres responsables norvégiens, ainsi que de nombreuses capitales de par le monde, de Tel Aviv à La Havane, ont choisi de ne pas évoquer la controverse, préférant se féliciter du choix de M. Carter et rappeler ses initiatives multiples en faveur de la paix.</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=ebec01e4fe0cebb4bca007e8a0b59a7759588ee39c469962"><strong>L&#8217;attribution du prix Nobel de la paix à Jimmy Carter irrite Washington</strong></a><br />
Patrick Jarreau<br />
Le Monde<br />
13.10.02</p>
<p>Selon l&#8217;ancien président, il appartient à l&#8217;ONU de gérer la crise avec l&#8217;Irak</p>
<p>Commençant sa journée, comme d&#8217;habitude, à 7 heures du matin, George W. Bush a téléphoné à Jimmy Carter pour le féliciter de s&#8217;être vu attribuer le prix Nobel de la paix. « Il m&#8217;a dit que ç&#8217;aurait dû être fait depuis longtemps », a raconté M. Carter, quelques heures plus tard, sur CNN.</p>
<p>M. Bush a profité de l&#8217;occasion pour remercier l&#8217;ancien président démocrate du travail qu&#8217;il avait fait, avec le républicain Gerald Ford, à la tête d&#8217;une commission chargée de proposer une réforme des opérations électorales après le long contentieux de l&#8217;élection présidentielle de 2000 en Floride. M. Carter a fait observer à M. Bush que la réforme avait certes progressé au Congrès, mais qu&#8217;elle n&#8217;était toujours pas financée. « Il m&#8217;a assuré qu&#8217;il allait faire en sorte qu&#8217;elle le soit. Ce fut donc une conversation très agréable », a résumé M. Carter avec son insoupçonnable sourire.</p>
<p>Le ton était moins amène à la Maison Blanche. Interrogé sur les propos du président du comité Nobel, qui avait opposé les accords de Camp David entre l&#8217;Egypte et Israël, patronnés par M. Carter, à la politique de l&#8217;administration Bush au Proche-Orient, le porte-parole de la présidence, Ari Fleischer, a répété plusieurs fois : « Le président pense que c&#8217;est un grand jour pour Jimmy Carter. Il s&#8217;est concentré là-dessus. » « N&#8217;est-ce pas un grand jour pour le peuple américain ? », a lancé Helen Thomas, la très impulsive doyenne des journalistes de la Maison Blanche, qu&#8217;elle suit depuis Kennedy. « La conversation a été amicale. Elle a aussi été courte », a répondu M. Fleischer.</p>
<p>En dehors de l&#8217;importance qu&#8217;a pour eux la religion, tout oppose M. Bush et M. Carter. Celui-ci a déclaré que s&#8217;il avait siégé au Congrès il aurait voté contre la résolution soutenant la politique du président au sujet de l&#8217;Irak. « Je pense, a-t-il dit sur CNN, que nous ne pouvons pas nous soustraire à l&#8217;obligation de travailler au Conseil de sécurité des Nations unies, d&#8217;attendre que nous y obtenions la condamnation de Saddam Hussein, de le forcer, à travers les Nations unies, à se plier à des inspections illimitées et de nous assurer qu&#8217;il détruise toutes ses armes de destruction massive, ainsi que ses capacités de production d&#8217;armes nucléaires, dans l&#8217;avenir. »</p>
<p>Le voyage à la havane</p>
<p>Pour M. Carter, « tout cela doit être fait à travers les Nations unies et non pas, unilatéralement, par les Etats-Unis ». Il s&#8217;est félicité des choix que M. Bush a faits contre « le secrétaire à la défense et le vice-président », Donald Rumsfeld et Richard Cheney, « qui appelaient à agir unilatéralement et à contourner les Nations unies » d&#8217;emblée.</p>
<p>Le président a décidé d&#8217;aller devant les Nations unies, le 12 septembre, mais la résolution qu&#8217;il a obtenue du Congrès l&#8217;autorise à agir hors du cadre de l&#8217;ONU s&#8217;il le juge nécessaire.</p>
<p>M. Bush ne pouvait manquer de féliciter M. Carter, mais il avait certainement présente à l&#8217;esprit l&#8217;initiative récente de l&#8217;ancien président démocrate de se rendre à La Havane, en mai, pour appuyer ceux qui plaident en faveur de l&#8217;abandon de l&#8217;embargo américain sur les échanges avec Cuba. M. Bush a décidé, au contraire, de maintenir cet embargo, toute autre attitude ne pouvant que profiter, selon lui, à Fidel Castro. Le gouvernement cubain a d&#8217;ailleurs exprimé sa « grande satisfaction » de l&#8217;attribution du prix Nobel à M. Carter.</p>
<p>L&#8217;ancien président Bill Clinton a salué le prix Nobel de M. Carter avec une chaleur très politique. « Personne n&#8217;en est plus digne », a-t-il déclaré, voyant dans cette distinction « un hommage à l&#8217;Amérique, à la cause de la paix dans le monde et, spécialement, au président Carter pour une vie au service de l&#8217;intérêt commun ».</p>
<p>L&#8217;exécutif s&#8217;est gardé de polémiquer avec le comité Nobel et de répondre aux propos de M. Carter sur l&#8217;Irak, mais l&#8217;honneur fait à l&#8217;ancien président démocrate ne peut qu&#8217;irriter une administration républicaine aux yeux de laquelle il est l&#8217;incarnation même de la naïveté et de l&#8217;impuissance sur la scène internationale.</p>
<p><strong>Voir enfin:</strong></p>
<p>EDITORIAL</p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=28b6635f4c210cf5d3d3370186fe233fc97468583c18646f"><strong>L&#8217;autre Amérique</strong></a><br />
Le Monde<br />
13.10.02</p>
<p>LA LEÇON S&#8217;ADRESSE, peut-être involontairement, aux antiAméricains. Elle vise ceux d&#8217;entre eux qui « démonisent » en réduisant, en simplifiant, en gommant la pluralité et la diversité d&#8217;un pays comme les Etats-Unis. Car, en distinguant Jimmy Carter, vendredi 11 octobre, ce sont bien les Etats-Unis que le comité Nobel a décidé d&#8217;honorer. L&#8217;homme que le jury d&#8217;Oslo a choisi pour le Nobel de la paix 2002 incarne autant l&#8217;Amérique que George W. Bush. Il symbolise à merveille l&#8217;une des facettes de l&#8217;Amérique : l&#8217;engagement militant, la générosité, l&#8217;optimisme humaniste, l&#8217;ouverture à l&#8217;Autre &#8211; le contraire d&#8217;un hyper-patriotisme un tantinet paranoïaque, dont certains des tenants disent leur fierté de ne pas posséder de passeport et ignorent superbement une scène internationale à laquelle, jurent-ils, les Etats-Unis n&#8217;auraient pas à rendre de comptes.</p>
<p>Le jugement que l&#8217;Histoire portera sur le mandat de Jimmy Carter à la Maison Blanche (1976-1980) peut être divers. Pour certains, il est l&#8217;homme dont les hésitations ont conduit à l&#8217;humiliation de l&#8217;Amérique en Iran ; celui dont la préoccupation pour les droits de l&#8217;homme a laissé le champ libre à l&#8217;expansionnisme soviétique ; le président qui a donné du pays une image de faiblesse, qu&#8217;il reviendra au flamboyant Ronald Reagan de corriger. Pour d&#8217;autres, il restera le bâtisseur de la paix israélo-égyptienne &#8211; qui a changé la face du Proche-Orient ; celui qui, réglant l&#8217;épineuse question du canal de Panama, a contribué à des relations plus confiantes avec le sud du continent. Ce n&#8217;est pas rien ; c&#8217;est même beaucoup.</p>
<p>Mais son action politique ne s&#8217;est pas arrêtée à sa sortie de la Maison Blanche. L&#8217;homme ne sera pas l&#8217;un de ses ex-présidents courant le cachet sur les circuits des conférences (façon George Bush père et Bill Clinton). Il va se battre pour la paix et le développement ; il va montrer l&#8217;importance que peut prendre une ONG dans la vie publique ; il va tenter de promouvoir une éthique du règlement des conflits par la négociation. Exaspérant d&#8217;angélisme et de bonne conscience ? Peut-être. Mais l&#8217;Amérique est bien là, aussi, dans cette part de rêve d&#8217;un monde moins cruel, dans la conviction que les problèmes ont des solutions, dans l&#8217;utopie entretenue que le meilleur de l&#8217;homme peut, parfois, prendre le dessus. Jimmy Carter ou le progressisme version baptiste.</p>
<p>Il n&#8217;est pas indifférent que l&#8217;attribution du Nobel attire l&#8217;attention sur son opposition à la politique irakienne de George W. Bush. Mais elle manifeste aussi la pluralité d&#8217;une Amérique trop souvent caricaturée en Europe, et particulièrement en France. Parce que Jimmy Carter est très « américain », ce Nobel brouille l&#8217;image d&#8217;une Amérique en proie à une crise aiguë d&#8217;unilatéralisme belliqueux. Les Etats-Unis sont un lieu de pouvoirs &#8211; et de contre-pouvoirs ; un pays qui cultive institutionnellement la contradiction ; une nation qui hésite, débat et doute, irréductible à une administration ou à une politique.</p>
<p>Jimmy Carter incarne une autre Amérique que l&#8217;officielle. Et cette Amérique-là méritait le Nobel de la paix.</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nobel: Nous avons besoin d'un candidat qui n'est pas pour Bush (Bush did it again!)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/29/nobel-nous-avons-besoin-dun-candidat-qui-nest-pas-pour-bush-bush-did-it-again/</link>
<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 18:43:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
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<description><![CDATA[Nous avons besoin d&#8217;un candidat qui n&#8217;est pas pour Bush, mais pour Obama. Werner Faymann]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://jeffreyhill.typepad.com/.a/6a00d8341d417153ef0120a631700b970c-pi" alt="Nobel for not being Bush" width="450" height="309" align="left" /><em>Nous avons besoin d&#8217;un candidat qui n&#8217;est pas pour Bush, mais pour Obama. </em><a href="http://www.liberation.fr/monde/0101598589-ue-la-presidence-blair-fait-pschitt">Werner Faymann</a> (chancelier autrichien)</h5>
<h5><em>En vous décernant son prix le plus prestigieux, le Comité (…) consacre (…) le retour de l&#8217;Amérique dans le cœur de tous les peuples du monde.</em> Nicolas Sarkozy</h5>
<h5><em>En tournant le dos à la politique de George Bush et son horrible choc des civilisations, en défendant une approche multilatérale des relations internationales, en menant le difficile combat pour les Droits de l&#8217;Homme partout dans le monde, en s&#8217;engageant dans le processus de paix israélo-palestinien et en pesant de tout son poids pour le désarmement nucléaire, Barack Obama oeuvre de manière déterminante pour la construction d&#8217;une paix durable dans le monde.</em> Martine Aubry</h5>
<h5><em>Barack Obama n&#8217;a pas attendu la fin de son mandat pour engager les efforts de paix au Proche-Orient. Ses discours ont affirmé avec force la volonté de tourner une page obscure. Les prétentions impériales d&#8217;une Amérique ivre de puissance ont laissé place à une politique de coopération, fondée sur le respect et l&#8217;intérêt mutuels, sur la compréhension lucide de l&#8217;autre et le dépassement des antagonismes.</em> Ségolène Royal</h5>
<h5><em>Nous désirons voir dans cette décision, plus qu&#8217;un prix au président des Etats-Unis, une critique contre la politique génocidaire qu&#8217;ont suivie nombre de présidents de ce pays, une exhortation à la paix et à la recherche de solutions conduisant à la survie de l&#8217;espèce.</em> Castro</h5>
<h5><em>Après la période sombre de la présidence Bush marquée par la doctrine du choc des civilisations Obama s’évertue à restaurer des bases plus saines pour les relations internationales.</em> SOS Racisme</h5>
<h5><em>Le prix Nobel de la Paix est désormais une illustration de l&#8217;inversion des valeurs qui caractérise le monde de Big Brother. Il est attribué cette année au dirigeant qui mène les guerres les plus importantes du moment et les plus onéreuses de l&#8217;histoire, et qu&#8217;aucune considération morale ou de droit international ne peut justifier.</em> Jean-Marie Le Pen</h5>
<h5><em>Ce prix suscite de l&#8217;étonnement et de l&#8217;incompréhension.</em> Parti communiste français</h5>
<h5><em>Ce n’est pas tous les jours qu’une belle âme est à la tête de la première puissance militaire mondiale. Cela aurait valu que, le lendemain même de son investiture, les jurés norvégiens se réunissent pour lui décerner le Nobel de la Paix. Il le méritait.</em> François Miclo</h5>
<p>A l&#8217;heure où, pour cause de canicherie bushienne, <a href="http://www.liberation.fr/monde/0101598589-ue-la-presidence-blair-fait-pschitt">Tony Blair</a> pourrait se voir privé de présidence de l&#8217;Europe &#8230;</p>
<p>Retour de l&#8217;Amérique dans le cœur de tous les peuples du monde, réconciliation, échec au choc des civilisations, tournant le dos à la politique de George Bush et son horrible choc des civilisations, tourner une page obscure, les prétentions impériales d&#8217;une Amérique ivre de puissance, critique contre la politique génocidaire, Après la période sombre de la présidence Bush marquée par la doctrine du choc des civilisations …</p>
<p><a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/20/oslodecryptage-d%e2%80%99un-nobel-michel-gurfinkiel-the-nobel-committee-has-always-put-ideology-before-facts/">Confirmation</a>, dans la belle unanimité qui, de Sarkozy à Castro et d’Aubry à SOS racisme, a salué la récente nobélisation du <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/26/presidence-obama-vous-avez-dit-magie-du-verbe-eat-your-heart-out-harry-potter/">Prince au sang mêlé</a>, que celui-ci n&#8217;était pas tant une récompense destinée à l&#8217;actuel président américain qu&#8217;un contre-prix pour son prédécesseur &#8230;</p>
<p>A croire qu’il n’y a que la haine d’un Le Pen ou la marginalité d’un PCF pour oser dire que le roi est nu …</p>
<p>Ou, fort heureusement sur Causeur, ce remarquable et réjouissant commentaire du philosophe et éditeur François Miclo …<br />
<a href="http://www.causeur.fr/nobel-le-bonjour-dalfred,3159"><strong><br />
Nobel: t’as le bonjour d’Alfred!</strong></a><br />
Les pacifistes tentent la blitzkrieg<br />
François Miclo<br />
Causeur<br />
le 16 octobre 2009</p>
<p>Il était temps. Le monde se languissait d’attendre. Barack Obama était installé à la Maison Blanche depuis neuf longs mois déjà et il n’avait toujours pas de Nobel à poser sur la cheminée du bureau ovale. Lorsque, dans deux ou trois semaines, le temps aura fait son œuvre, les historiens nous expliqueront pourquoi cette distinction a été décernée aussi tardivement au président américain.</p>
<p>Ce n’est pas tous les jours qu’une belle âme est à la tête de la première puissance militaire mondiale. Cela aurait valu que, le lendemain même de son investiture, les jurés norvégiens se réunissent pour lui décerner le Nobel de la Paix. Il le méritait.</p>
<p>Certes, Barack Obama n’a rien fait. Mais il n’en pense pas moins. Son âme est emplie de bons sentiments, sa bouche de vœux pieux et son cœur de louables intentions.</p>
<p>Barack Obama l’a dit lui-même : il est pour la paix. Il est favorable au désarmement. Ce qui le révulse le plus, c’est la guerre et l’injustice sous toutes ses formes : les inégalités, le racisme, la mort, les maladies (y compris la grippe A).</p>
<p>S’il a renvoyé récemment 13 000 soldats en Afghanistan et qu’il s’apprête à y expédier de nouveaux renforts, s’il augmente de 30 % le budget 2010 des opérations extérieures, s’il poursuit la modernisation de l’armée américaine entamée sous George W. Bush, s’il continue à assumer presque la moitié des dépenses mondiales de défense, s’il ne reçoit pas le Dalaï Lama pour ne pas mettre en rogne les Chinois, c’est à son corps défendant qu’il le fait.</p>
<p>Pour le reste, c’est-à-dire pour ce qui ne concerne pas la réalité de son action politique, Obama est nickel avec son Nobel. Et le comité norvégien n’a pas besoin de se fendre de longues explications pour justifier son choix : il a décidé d’attribuer le prix à Barack Obama pour “ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationale entre les peuples”.</p>
<p>En langage clair, cela signifie que Barack Obama est le cador incontesté de la paix dans le monde, car il n’a encore déclaré la guerre à personne et sait se tenir à table lorsqu’il est invité à l’étranger.</p>
<p>C’est un peu court pourtant. Les bonnes intentions et les lettres au Père Noël ne valent rien face à la réalité. Et la réalité est que le président américain n’est pas tant attaché à s’illustrer dans un irénisme sans frein qu’à faire honorablement sortir son pays de la pétaudière irakienne, tout en trouvant une solution militaire à l’ornière afghane. Il est vrai qu’il a peut-être trouvé la voie de la paix… avec l’Iran, en décidant de laisser les mollahs faire leur omelette nucléaire en regardant ailleurs.</p>
<p>Lorsque le comité norvégien décerna, en 1926, le prix Nobel de la paix à Gustav Stresemann et Aristide Briand, c’était pour encourager les “efforts extraordinaires” des deux hommes d’Etat en faveur du rapprochement franco-allemand. On connaît la suite : le succès du rapprochement fut tel que nos voisins nous occupèrent cinq ans durant. En matière de guerre et de paix, ce n’est pas l’intention ni l’effort qui comptent, mais l’action et la volonté.</p>
<p>Et si ces sottes histoires de guerre et de paix n’intéressaient pas le comité Nobel ? Composé de parlementaires norvégiens, dont les compétences en géopolitique sont aussi certaines que celles de Jean Sarkozy en aménagement urbain, le comité Nobel semble s’être résolu à sacrifier à l’obamania ambiante, sans se poser d’autres questions.</p>
<p>Mais qui trop embrasse peu étreint : il se pourrait bien que ce prix Nobel de la Paix soit très difficile à porter par le chef d’un Etat engagé dans deux opérations extérieures délicates et que la couronne faite aujourd’hui de lauriers se révèle être, dans les mois qui viennent, tressée entièrement d’épines. Bien loin d’encourager les “efforts extraordinaires” de Barack Obama, le comité Nobel lui a peut-être lié, définitivement, les mains.</p>
<p>Soyons pourtant optimistes : un autre prix Nobel attend bientôt Barack Obama. Celui de littérature, qu’on lui décernera en 2010 pour son œuvre littéraire en général et son discours de réception du prix Nobel de la paix 2009 en particulier.</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p>OBAMA PRIX NOBEL<br />
<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/ameriques/20091009.OBS4064/les_reactions_mitigees_au_nobel_de_la_paix_de_barack_ob.html"><strong>Les réactions mitigées au Nobel de la Paix de Barack Obama</strong></a><br />
NOUVELOBS<br />
12.10.2009</p>
<p>Voici les réactions, en France et dans le monde, à l&#8217;attribution du prix Nobel de la Paix au président américain Barack Obama, vendredi 9 octobre :</p>
<p>Les réactions en France</p>
<p>Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l&#8217;UMP<br />
&#8220;Je me réjouis qu’Obama ait reçu ce titre. Je le félicite. C’est pour moi une surprise. Personne ne s’y attendait. C’est un prix d’encouragement car dans le domaine de la paix, il n’a pas encore obtenu de résultats tangibles&#8221;.&#8221;Je note simplement qu’il s’agissait de récompenser un politique. Il y avait d’autres personnes qui auraient pu être récompensées, comme Nicolas Sarkozy qui à la tête de l’Union européenne a mis fin au conflit en Géorgie. Il s’est illustré contre la prolifération nucléaire en Iran avec fermeté. Il y a aussi les mesures admises par tous au G20. Or si le plan de relance n’avait pas été arrêté, cela aurait été déstabilisant pour la paix internationale.&#8221;</p>
<p>Nicolas Sarkozy<br />
Le président de la République a adressé vendredi ses &#8220;plus chaleureuses félicitations&#8221; à Barack Obama, saluant les &#8220;efforts extraordinaires&#8221; du président américain &#8220;en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationale&#8221;. &#8220;En vous décernant son prix le plus prestigieux, le Comité récompense votre engagement déterminé pour les droits de l&#8217;Homme, pour la justice et pour la propagation de la paix à travers le monde, selon les volontés de son fondateur, Alfred Nobel&#8221;, écrit Nicolas Sarkozy à Barack Obama. &#8220;Il rend aussi justice à votre vision en faveur de la tolérance et du dialogue entre les Etats, les cultures et les civilisations. Il consacre, enfin, le retour de l&#8217;Amérique dans le cœur de tous les peuples du monde&#8221;, poursuit le chef de l&#8217;Etat.<br />
&#8220;Si je me réjouis autant que ce prix vous soit aujourd&#8217;hui attribué, c&#8217;est aussi parce que je sais qu&#8217;il confortera votre détermination à agir pour la justice, pour la paix et pour préserver les grands équilibres de notre planète. Je suis convaincu que chacun, partout dans le monde, y puisera une volonté encore plus forte de coopérer avec vous-même et avec l&#8217;Amérique pour atteindre ces objectifs communs&#8221;, ajoute Nicolas Sarkozy.<br />
&#8220;Sachez que sur ce chemin, vous pourrez compter sur mon soutien résolu et sur celui de la France&#8221;, conclut le président. (Courrier, vendredi 9 octobre)</p>
<p>François Fillon, Premier ministre<br />
&#8220;Une personnalité dont le parcours exceptionnel constitue un symbole d&#8217;espoir et de renouveau&#8221;.<br />
&#8220;Cette récompense illustre le message d&#8217;ouverture et de réconciliation qu&#8217;a représenté son élection à la présidence des Etats-Unis&#8221;. &#8220;Depuis son élection, le président Obama a œuvré en faveur de la réconciliation et de la paix. Il a prononcé au Caire un discours majeur qui vise à faire échec au choc des civilisations&#8221;.&#8221;Barack Obama a aussi su faire évoluer en profondeur le message que les Etats-Unis adressent au monde. Qu&#8217;il s&#8217;agisse du désarmement, de l&#8217;environnement ou de la fermeture du camp de Guantanamo, il a pris des positions courageuses qui sont autant de messages d&#8217;ouverture&#8221;.&#8221;Au-delà de la personnalité du président Obama, ce prix Nobel de la Paix consacre la force des idéaux qu&#8217;incarnent les Etats-Unis, la force de l&#8217;engagement collectif, la force du rêve américain. Il nous encourage, plus que jamais, à oeuvrer avec les Etats-Unis pour la justice et pour la paix&#8221;.(Communiqué)</p>
<p>Les députées Aurélie Filippetti (PS) et Marie-Georges Buffet (PCF) ont interrompu les débats à l&#8217;Assemblée. Aurélie Filippetti s&#8217;est levée pour annoncer à l&#8217;hémicycle l&#8217;attribution du prix Nobel. Marie-Georges Buffet, qui devait intervenir à ce moment, a renchéri en félicitant le président américain. (Déclarations à l&#8217;Assemblée nationale, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Martine Aubry, première secrétaire du PS<br />
&#8220;Avec audace, force et courage, Barack Obama est parvenu à créer un nouveau climat dans les relations politiques internationales. En tournant le dos à la politique de George Bush et son horrible choc des civilisations, en défendant une approche multilatérale des relations internationales, en menant le difficile combat pour les Droits de l&#8217;Homme partout dans le monde, en s&#8217;engageant dans le processus de paix israélo-palestinien et en pesant de tout son poids pour le désarmement nucléaire, Barack Obama oeuvre de manière déterminante pour la construction d&#8217;une paix durable dans le monde&#8221;. (Communiqué, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Xavier Bertrand, secrétaire général de l&#8217;UMP<br />
&#8220;Son élection et ses actions au quotidien sensibilisent déjà le monde à la paix, et cela est essentiel pour pacifier les relations entre les pays, les communautés, les cultures et les civilisations. Ses efforts en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationale sont ainsi récompensés. Ce Prix Nobel est un véritable encouragement à la réalisation de grands projets diplomatiques et une incitation à promouvoir la paix dans le monde&#8221;. (Communiqué, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Parti communiste français (PCF)<br />
&#8220;Ce prix suscite de l&#8217;étonnement et de l&#8217;incompréhension. On comprend que son engagement déclaré pour le désarmement nucléaire puisse soulever un espoir, comme ses déclarations en faveur d&#8217;une solution politique au Proche Orient. Mais pour l&#8217;instant, malgré les engagements pris et les grands discours, rien de positif n&#8217;est intervenu (&#8230;) Les crises du Moyen Orient ont atteint un degré de gravité inquiétant et des impasses dramatiques (&#8230;) Barack Obama est devant des choix urgents et cruciaux, et ceux qui viennent de le couronner le rappellent finalement à ses engagements et donc à sa responsabilité&#8221;. (Communiqué, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Axel Poniatowski, député UMP du Val-d&#8217;Oise<br />
&#8220;Ce choix peut paraître surprenant mais il est assez compréhensible. C&#8217;est une façon de délivrer un satisfecit et un encouragement à une nouvelle politique. Vu l&#8217;action qui a été la sienne depuis 24 mois, Nicolas Sarkozy aurait tout autant pu prétendre avoir le Nobel. Il faisait d&#8217;ailleurs partie des nominés. Mais on voit là une différence de puissance entre nos pays (Etats-Unis et France) et de poids à travers le monde&#8221; (Entretien au JDD.fr vendredi 9 octobre).</p>
<p>Ségolène Royal, présidente (PS) de la région Poitou-Charentes<br />
&#8220;C&#8217;est la juste récompense d&#8217;un courage politique exceptionnel, mis au service d&#8217;une volonté ardente de réconciliation de l&#8217;Amérique. Barack Obama n&#8217;a pas attendu la fin de son mandat pour engager les efforts de paix au Proche-Orient. Ses discours ont affirmé avec force la volonté de tourner une page obscure. Les prétentions impériales d&#8217;une Amérique ivre de puissance ont laissé place à une politique de coopération, fondée sur le respect et l&#8217;intérêt mutuels, sur la compréhension lucide de l&#8217;autre et le dépassement des antagonismes. C&#8217;est l&#8217;espérance d&#8217;une histoire dans laquelle l&#8217;humanité montrera enfin le meilleur d&#8217;elle-même&#8221;. (Communiqué vendredi 9 octobre)</p>
<p>Jean-Marie Le Pen, président du Front national<br />
&#8220;Le prix Nobel de la Paix est désormais une illustration de l&#8217;inversion des valeurs qui caractérise le monde de Big Brother. Il est attribué cette année au dirigeant qui mène les guerres les plus importantes du moment et les plus onéreuses de l&#8217;histoire, et qu&#8217;aucune considération morale ou de droit international ne peut justifier. Le comité Nobel devrait maintenant créer un prix Nobel de la Vérité pour l&#8217;attribuer au plus grand menteur, mais là il aura beaucoup de mal à départager les candidats&#8221;. (Communiqué, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Hervé Morin, ministre de la Défense<br />
&#8220;Aujourd&#8217;hui, à travers ce prix Nobel de la paix, c&#8217;est plus de 6 milliards de personnes qui adressent un message de confiance, d&#8217;optimisme et d&#8217;espoir à un homme qui, par son action contribuera à l&#8217;avenir de notre planète. Barack Obama symbolise, au-delà des frontières, la réconciliation des hommes et donne l&#8217;espoir qu&#8217;un autre monde est possible. Car l&#8217;heure des décisions importantes est venue pour faire face aux nouveaux défis environnementaux, pour installer durablement la paix dans les régions instables, pour ériger en lois universelles la liberté et l&#8217;égalité&#8221;. (Communiqué, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Les réactions en Europe</p>
<p>Angela Merkel, chancelière allemande<br />
Angela Merkel félicite Barack Obama pour son Prix Nobel de la paix qui constitue &#8220;une incitation pour le président et pour nous tous&#8221; à faire encore plus pour la paix.<br />
Barack Obama &#8220;a réussi en peu de temps à instaurer un nouveau ton et à permettre une ouverture au dialogue&#8221;. Ce prix constitue une &#8220;incitation pour le président et pour nous tous&#8221; à &#8220;œuvrer encore mieux pour la paix dans le monde&#8221;, a souligné la chancelière conservatrice. (Déclaration à la presse, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Lech Walesa, Nobel de la Paix en 1983 et ancien président polonais<br />
&#8220;Qui, Obama ? Si vite? Trop vite ! Il n&#8217;a pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Pour le moment il ne fait que proposer&#8221;, affirme Lech Walesa.<br />
&#8220;Parfois, le Comité Nobel donne son prix pour encourager une action responsable. Alors, donnons-lui une chance, à Obama&#8221;. (Déclaration à l&#8217;AFP, vendredi 9 octobre)</p>
<p>José Manuel Barroso, président de la Commission européenne<br />
&#8220;L&#8217;attribution du prix au président Obama, leader de la puissance militaire la plus importante dans le monde, au début de son mandat, est le reflet des espoirs qu&#8217;il a soulevés au niveau mondial avec sa vision d&#8217;un monde sans armes nucléaires&#8221;. &#8220;Ce prix est un encouragement pour l&#8217;engagement de tous ceux qui peuvent contribuer à faire naître un monde plus sûr&#8221;. Le prix constitue également &#8220;une reconnaissance des attentes créées partout par la volonté du président Obama de travailler en étroite collaboration avec les partenaires des Etats-Unis pour façonner des réponses mondiales aux défis internationaux auxquels nous sommes confrontés aujourd&#8217;hui&#8221;, a estimé le chef de l&#8217;exécutif européen. (Communiqué vendredi 9 octobre)</p>
<p>Silvio Berlusconi, chef du gouvernement italien<br />
&#8220;Nous avons entendu au cours du Conseil des ministres que le (Prix) Nobel de la paix a été attribué à Barack Obama et nous avons applaudi avec conviction&#8221;, raconte Silvio Berlusconi. Le président américain devra observer désormais &#8220;un comportement oecuménique&#8221; à l&#8217;égard du monde entier, estime-t-il. Il y a deux semaines Silvio Berlusconi avait de nouveau qualifié Barack Obama et sa femme Michelle de &#8220;bronzés&#8221;. (Déclaration, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Le Vatican<br />
&#8220;L&#8217;attribution du Nobel de la paix au président Obama est accueillie favorablement au Vatican à la lumière de l&#8217;engagement démontré du président en faveur de la promotion de la paix au niveau international et en particulier, tout à fait récemment, en faveur du désarmement nucléaire&#8221;, a déclaré le porte-parole du Vatican, père Federico Lombardi. &#8220;Nous espérons que ce prix très important encouragera davantage encore cet engagement difficile mais fondamental pour l&#8217;avenir de l&#8217;humanité&#8221;. (Déclaration à la presse, vendredi 9 octobre)</p>
<p>José Luis Zapatero, chef du gouvernement espagnol<br />
Ce prix Nobel, à l&#8217;&#8221;intérêt hautement stratégique&#8221;, est une &#8220;incitation, un soutien au président pour qu&#8217;il remporte des succès dans la recherche de la paix&#8221;. &#8220;Les objectifs de Barack Obama sont des objectifs positifs pour le monde entier et nous devons réfléchir à ce que nous devons faire pour les mettre en pratique&#8221;. (Conférence de presse, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Javier Solana, diplomate en chef de l&#8217;UE<br />
&#8220;Ce prix est un hommage mérité à l&#8217;extraordinaire leadership du président Obama, son dévouement à la cause de la paix et son engagement sans faille à l&#8217;égard de la diplomatie internationale&#8221;. (Communiqué, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l&#8217;Otan<br />
&#8220;Comme le comité Nobel l&#8217;a déclaré, le président Obama a fait des efforts extraordinaires pour renforcer la diplomatie et la coopération internationale entre les peuples&#8221;. Le président américain &#8220;a également démontré son engagement résolu à aider à bâtir la paix et défendre les droits humains fondamentaux, y compris par l&#8217;Alliance atlantique. Cet honneur est bien mérité&#8221;. (Communiqué, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Mairead Corrigan Maguire, lauréate du prix Nobel de la paix 1976<br />
L&#8217;Irlandaise du nord, récompensée avec Betty Williams pour une campagne de marches pour la paix dans la province britannique alors minée par les violences interreligieuses, critique l&#8217;attribution du prix au président américain estimant qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une décision &#8220;très triste&#8221;. &#8220;Le président Obama doit encore prouver qu&#8217;il va faire sérieusement bouger les choses au Moyen-Orient, et qu&#8217;il mettra fin à la guerre en Afghanistan et à beaucoup d&#8217;autres problèmes&#8221;. &#8220;Le comité Nobel n&#8217;a pas rempli les critères indiqués dans le testament d&#8217;Alfred Nobel, puisqu&#8217;il avait stipulé que le prix devait être donné aux gens qui mettent fin au militarisme et sont pour le désarmement&#8221;. (Déclaration, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Les réactions dans le reste du monde</p>
<p>La famille kényane de Barack Obama<br />
&#8220;C&#8217;est un honneur pour la famille&#8230; nous sommes très contents que l&#8217;un d&#8217;entre nous ait été consacré. Nous félicitons Barack&#8221;, déclare le demi-frère du président, Saïd Obama, depuis le village de Kogelo. Ce prix &#8220;touche beaucoup de monde&#8221; car le président représente &#8220;des gens d&#8217;horizons très divers&#8221;.<br />
Le président américain, dont le père kényan aujourd&#8217;hui décédé est né à Kogelo, est considéré au Kenya comme un enfant du pays où il jouit d&#8217;une grande popularité. (Déclaration, vendredi 9 octobre</p>
<p>Hamid Karzaï, président de l&#8217;Afghanistan<br />
Le président américain Barack Obama est la &#8220;bonne personne&#8221; pour une telle distinction, a estimé Hamid Karzaï, le président de l&#8217;Afghanistan, où Barack Obama doit décider de l&#8217;envoi ou non de soldats en renfort contre les talibans. &#8220;Nous félicitons M. Obama pour avoir remporté le Prix Nobel&#8221;, déclare Siamak Hiraï, porte-parole de la présidence afghane. &#8220;Son travail acharné et son projet pour de nouvelles relations internationales, sa volonté et ses efforts pour créer une atmosphère d&#8217;amitié et de bonnes relations, ainsi que pour la paix dans le monde, en faisaient la bonne personne pour recevoir le Prix Nobel de la paix.&#8221; (Déclaration, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Fidel Castro, leader cubain<br />
&#8220;Je ne partage pas toujours les positions de cette institution mais je me dois de reconnaître que cette fois cela a été une mesure positive. Cela compense l&#8217;échec qu&#8217;a subi Obama à Copenhague alors que Rio de Janeiro et non Chicago a été désigné pour accueillir les Jeux Olympiques de 2016, ce qui a provoqué les attaques de ses adversaires de l&#8217;extrême droite&#8221;. &#8220;Plusieurs pensent qu&#8217;il n&#8217;avait pas encore gagné le droit de recevoir une telle distinction. Nous désirons voir dans cette décision, plus qu&#8217;un prix au président des Etats-Unis, une critique contre la politique génocidaire qu&#8217;ont suivie nombre de présidents de ce pays, une exhortation à la paix et à la recherche de solutions conduisant à la survie de l&#8217;espèce&#8221;. (Billet sur le site cubadebate.cu)</p>
<p>Dmitri Medvedev, président russe<br />
&#8220;Je considère que cette décision du Comité Nobel est l&#8217;évidence d&#8217;une vision réaliste des dynamiques du développement mondial&#8221;.&#8221;J&#8217;espère que cette décision sera un encouragement supplémentaire à joindre les efforts pour créer un nouveau climat dans les relations internationales et promouvoir des initiatives d&#8217;une importance cruciale pour la sécurité globale&#8221;. (Déclaration à la presse)</p>
<p>Les Talibans<br />
&#8220;Nous n&#8217;avons perçu aucun changement de stratégie pour la paix, il n&#8217;a rien fait pour la paix en Afghanistan, il n&#8217;a pas pris une seule mesure pour cela ou pour rendre le pays plus stable&#8221;, commente Zabihullah Mujahid, le porte-parole des talibans. &#8220;Nous condamnons l&#8217;attribution du Nobel de la paix à Obama.&#8221; (Déclaration, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Rebiya Kadeer, dissidente ouïghoure en exil<br />
Je suis très heureuse qu&#8217;il (Barack Obama) ait reçu le prix. Maintenant il doit en faire quelque chose. Cela augmente les attentes de le voir défendre les nations opprimées&#8221;. Le nom de la dissidente ouïghoure avait été cité comme lauréate possible du Nobel de la Paix. &#8220;Des Ouïghours sont tués en ce moment même. Avec le prix, il (Obama) doit savoir comment parler aux dictatures du genre de la Chine&#8221;, a dit Rebiya Kadeer, qui réside dans la région de Washington. (Déclaration, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Mahmoud Ahmadinejad, président de l&#8217;Iran<br />
&#8220;Nous espérons que cela l&#8217;incitera à emprunter la voie qui apportera la justice dans le monde&#8221;, a indiqué Ali Akbar Javanfekr, son porte-parole. &#8220;Nous ne sommes pas contrariés et nous espérons qu&#8217;en recevant ce prix, il commencera à entreprendre des démarches concrètes en vue de mettre fin à l&#8217;injustice dans le monde.&#8221; (déclaration, vendredi 9 octobre)</p>
<p>La fondation Nelson Mandela<br />
&#8220;La Fondation Nelson Mandela, au nom de son fondateur Nelson Mandela, salue l&#8217;attribution du Prix Nobel de la Paix au président Barack Obama&#8221;, écrit le directeur de la fondation Verne Harris dans un communiqué. &#8220;Nous sommes certains que ce prix va lui permettre de renforcer son engagement, en tant que leader de la nation la plus puissante du monde, pour continuer de promouvoir la paix et la fin de la pauvreté&#8221;, poursuit-il. Nelson Mandela, premier président noir d&#8217;Afrique du Sud avait également reçu en 1993 cette distinction du comité Nobel. (Communiqué, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Le dalaï lama<br />
&#8220;Je continue à affirmer que les pères fondateurs des Etats-Unis ont fait de ce pays la plus grande démocratie du monde et le défenseur de la liberté&#8221;. &#8220;Il est donc important que les leaders américains fondent leur influence sur ces idéaux. Une telle approche ne va pas seulement mettre en valeur la réputation des Etats-Unis, mais va aussi formidablement contribuer à réduire les tensions dans le monde&#8221;. (Communiqué)</p>
<p>Mohamed ElBaradei<br />
Barack Obama, apporte &#8220;l&#8217;espoir d&#8217;un monde en paix avec lui-même&#8221;, a déclaré le directeur général de l&#8217;Agence internationale de l&#8217;énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei. Il s&#8217;est dit &#8220;absolument enchanté&#8221; du choix du président américain, qui, &#8220;au pouvoir depuis moins d&#8217;un an&#8221;, &#8220;a transformé notre façon de nous voir nous-mêmes et de voir le monde dans lequel nous vivons&#8221;. &#8220;Il a ravivé l&#8217;espoir pour un monde en paix avec lui-même&#8221;. Le chef de l&#8217;Etat américain &#8220;a fait preuve d&#8217;un leadership extraordinaire&#8221; en prônant un monde dénucléarisé et &#8220;d&#8217;un engagement inébranlable pour la diplomatie, le respect mutuel et le dialogue comme étant les meilleurs moyens de résoudre les conflits&#8221;. (Communiqué, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Ban Ki-moon, secrétaire général de l&#8217;ONU<br />
Ban Ki-moon &#8220;félicite de tout cœur&#8221; Barack Obama. &#8220;Le président Obama personnifie un nouvel esprit de dialogue et d&#8217;engagement personnel sur les plus grands problèmes mondiaux comme le réchauffement climatique, le désarmement nucléaire et une grande variété de menaces à la paix et à la sécurité internationale&#8221;. (Communiqué, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Michael Steele, président du parti républicain américain<br />
&#8220;Une chose est sûre : le président Obama ne recevra pas de récompense des Américains pour les créations d&#8217;emplois, la responsabilité budgétaire, ou pour avoir lié ses paroles à des actes&#8221;. &#8220;Qu&#8217;a donc accompli le président Obama ?&#8221;.<br />
&#8220;Il est fâcheux que le vedettariat du président ait éclipsé d&#8217;inlassables militants qui ont obtenu des résultats en matière de paix et de droits de l&#8217;homme&#8221;, a-t-il ajouté. (Communiqué, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Manuel Zelaya, président déchu du Honduras<br />
&#8220;Je veux féliciter le président Barack Obama pour le Prix Nobel. Je considère que c&#8217;est un défi pour le président des Etats-Unis en personne d&#8217;assumer la responsabilité du symbole de la paix&#8221;. (Déclaration à l&#8217;AFP)</p>
<p>Luiz Inacio Lula da Silva, président brésilien<br />
&#8220;J&#8217;ai déjà envoyé un télégramme de félicitations à Obama, et il est possible que je lui parle sous peu. Je pense que le prix est en de bonnes mains et j&#8217;espère que la paix mondiale deviendra une réalité et que nous n&#8217;aurons plus de bombes nucléaires&#8221;. &#8220;Je n&#8217;y ai vraiment pas pensé (à avoir le prix, ndlr) Le jour où je voudrais être candidat à ce prix, je m&#8217;inscrirai moi-même&#8221;. (Déclaration à la presse)</p>
<p>Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien<br />
&#8220;Je me réjouis d&#8217;avance d&#8217;œuvrer en étroite collaboration avec vous pendant les prochaines années pour faire avancer la paix et donner l&#8217;espoir aux peuples de la région qui méritent de vivre en paix, en sécurité et dans la dignité&#8221;. &#8220;Vous avez déjà inspiré tellement de gens à travers le monde, et je sais que cette récompense exprime aussi l&#8217;espoir que votre présidence sera annonciatrice d&#8217;une nouvelle ère de paix et réconciliation&#8221;. &#8220;Nulle part ailleurs qu&#8217;au Moyen-Orient, une région longtemps endeuillée par le terrorisme et les effusions de sang, la paix est à ce point nécessaire&#8221;, a également plaidé Benjamin Netanyahu. (Communiqué, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Shimon Peres, président israélien et lauréat du prix en 1994<br />
&#8220;Vous avez apporté à l&#8217;humanité toute entière un nouvel espoir (&#8230;). Sous votre leadership, la paix est devenue une vraie priorité&#8221;. &#8220;Très peu de leaders sont parvenus à changer l&#8217;état d&#8217;esprit du monde en si peu de temps et avec un tel impact&#8221;. (Message à Barack Obama, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Le roi du Maroc Mohammed VI salue (son) &#8220;engagement personnel résolu, (son) action continue et (ses) efforts sincères, en faveur de la paix et de la sécurité internationales&#8221;. Cette récompense est une &#8220;reconnaissance à vos décisions judicieuses et vos initiatives constructives sur la voie de la réalisation de la paix mondiale, notamment au Proche-Orient, ainsi qu&#8217;aux efforts soutenus que vous ne cessez de déployer pour limiter la prolifération des armes nucléaires&#8221;. &#8220;Cette consécration internationale ne manquera pas de renforcer votre détermination à poursuivre vos nobles actions en faveur d&#8217;un climat de confiance, de rapprochement et de compréhension entre les différents peuples, civilisations et religions, en particulier votre vision positive des relations entre l&#8217;Occident et le monde islamique, et d&#8217;un avenir meilleur pour l&#8217;humanité et notre planète&#8221;. (Message au président des Etats Unis)</p>
<p>Adolfo Perez Esquivel, Prix Nobel de la Paix argentin<br />
&#8220;Je suis surpris par l&#8217;attribution du Prix à Obama, qui est le président du pays qui commet le plus d&#8217;agressions au monde, et qui impose les choses du point de vue du complexe militaro-industriel, les guerres et les conflits&#8221;.<br />
Il espère qu&#8217;Obama &#8220;utilise (le Prix) au service des peuples, pour résoudre les graves conflits dans lesquels les Etats-Unis sont impliqués, les guerres en Irak et en Afghanistan, et les graves violations des droits de l&#8217;Homme dans ces pays&#8221;. (Déclaration à la presse)</p>
<p>Alvaro Garci, vice-président bolivien<br />
&#8220;Nous saluons et nous nous réjouissons de cette nomination, sans aucun doute pour un président qui a beaucoup fait pour les droits du peuple américain&#8221;, a dit le vice-président bolivien Alvaro Garcia, au cours d&#8217;une conférence de presse. Il &#8220;a des difficultés, nous le sentons prisonniers d&#8217;un réseau impérial qui bouge de façon presque indépendante au dessus de lui&#8221;. &#8220;Au-delà du fait que le président Obama soit prisonnier de l&#8217;empire, disons, de la machine impériale, nous saluons sa nomination&#8221;. (Déclaration à la presse)</p>
<p>Les associations et organisations humanitaires</p>
<p>SOS Racisme<br />
&#8220;Barack Obama qui a su transformer profondément l’image des Etats-Unis dans le monde. (…) Après la période sombre de la présidence Bush marquée par la doctrine du choc des civilisations Obama s’évertue à restaurer des bases plus saines pour les relations internationales&#8221;, écrit l&#8217;association dans un communiqué. &#8220;Nous nous réjouissons que ce prix Nobel viennent récompenser un homme qui a redonné au dialogue ses lettre de noblesse sur le plan international&#8221;. (Communiqué, vendredi 9 octobre)</p>
<p>La FIDH<br />
&#8220;Le Prix Nobel de la Paix à Obama, c&#8217;est aussi une incitation méritée à ne pas revenir sur les principes universels qu&#8217;il a remis à l&#8217;honneur. C&#8217;est une reconnaissance et une nouvelle légitimité pour qu&#8217;il fasse preuve de plus de fermeté sur les principes&#8221;, a déclaré la Fédération internationale des ligues des Droits de l&#8217;Homme (FIDH).<br />
&#8220;On l&#8217;a entendu sur les principes. Aujourd&#8217;hui, il faut le passage à l&#8217;acte: le prix Nobel peut l&#8217;encourager&#8221;, a dit Souhayr Belhassen.<br />
&#8220;Nous aurions préféré voir un défenseur des droits de l&#8217;homme comme Oleg Orlov, de Memorial, en Russie, ou à titre posthume Natalia Estemirova&#8221;, militante des droits de l&#8217;homme assassinée en juillet dernier en Tchétchénie. (Déclaration, vendredi 9 octobre)</p>
<p>Handicap International<br />
L&#8217;organisation invite Barack Obama &#8220;à renforcer le contrôle des armes conventionnelles, en signant les deux traités d&#8217;interdiction des mines antipersonnel et des bombes à sous-munition&#8221;. L&#8217;ONG rappelle que les Etats-Unis refusent depuis 1997 &#8220;de signer le Traité d&#8217;Ottawa interdisant les mines antipersonnel, adopté par 156 Etats&#8221;, et n&#8217;envisagent &#8220;toujours pas de signer le Traité d&#8217;Oslo de décembre 2008&#8243; interdisant les bombes à sous-munition. (Communiqué, vendredi 9 octobre)</p>
<p>(Nouvelobs.com avec AFP, AP et Reuters)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Guantanamo: Vous avez dit goulag? (Anyone for vastly more draconian conditions than Gitmo?) ]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/28/guantanamo-vous-avez-dit-goulag-anyone-for-vastly-more-draconian-conditions-than-gitmo/</link>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 07:33:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/28/guantanamo-vous-avez-dit-goulag-anyone-for-vastly-more-draconian-conditions-than-gitmo/</guid>
<description><![CDATA[Sinn Fein ne voulait pas que la grève de la faim s&#8217;arrête. C’est terrible. On est bien obligés]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://www.moonbattery.com/archives/breakfast-club-gitmo.jpg" alt="Gitmo Breakfast Club" width="450" height="331" align="left" /><em> Sinn Fein ne voulait pas que la grève de la faim s&#8217;arrête. C’est terrible. On est bien obligés de se demander pourquoi toutes ces personnes sont mortes après Bobby Sands. (…) Je ne pense pas que cela aura un effet sur la jeune génération parce que les grèves de la faim sont portées aux nues comme élément fondateur du mythe de Sinn Fein et des choses merveilleuses qu&#8217;ils ont faites. </em> <a href="http://www.irishnews.com/appnews/540/5860/2009/9/29/628755_395332849026SinnFein.html">Brid Rogers</a> (ancienne ministre de l’Agriculture irlandaise, 22.10.09)</h5>
<h5><em>Devenu un goulag moderne, Guantánamo confirme l’idée qu’une personne peut être détenue sans bénéficier d’aucune voie de recours</em>. <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/06/07/guantanamo-attention-un-goulag-peut-en-cacher-un-autre-the-gulag-of-our-times/">Rapport Amnesty international</a> (mai 2005)</h5>
<h5><em>Ce n’est pas tous les jours qu’une belle âme est à la tête de la première puissance militaire mondiale. </em><a href="http://www.causeur.fr/nobel-le-bonjour-dalfred,3159">François Miclo</a></h5>
<h5><em>Il sera difficile de fermer le centre de détention le 22 janvier 2010.</em> Robert Gates (ministre de la Défense, le 27 septembre)</h5>
<h5><em>Le gouvernement ne fait pas une fixation en ce qui concerne la date de l’échéance.</em> Robert Gibbs<em> </em>(porte-parole de la Maison-Blanche, le 28 septembre)<em><br />
</em></h5>
<h5><em>Il va être difficile de respecter la date butoir.</em> <a href="http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/22/guantanamo-le-casse-tete-d-obama">Eric Holder</a> (ministre de la Justice, le 6 octobre)</h5>
<h5><em>Guantanamo présente aujourd’hui les standards les plus élevés en matière de sécurité et d’humanité des conditions de détention des terroristes. A moins que le gouvernement n’ait l’intention de dépenser des millions de dollars pour améliorer les conditions de détention dans les établissements de sécurité maximale, transférer les détenus de Guantanamo aux Etats-Unis signifiera automatiquement des conditions moins humaines pour les détenus et une sécurité amoindrie pour les Américains.</em> Kirk S. Lippold (ancien commandant du destroyer USS Cole, militant d’un groupe de défense des droits des familles de militaires)</h5>
<p>A l&#8217;heure où, contre la légende dorée de nos belles âmes, <a href="http://www.longkesh.info/2009/09/28/garret-had-mole-among-h-block-hunger-strikers/">se confirme</a> pour la énième fois que <a href="http://www.longkesh.info/2009/09/28/irish-news-special-issue-richard-orawe/">l’IRA</a> avait bien, pour susciter l&#8217;indignation du monde contre l&#8217;épouvantail du moment Mme Thatcher il y a près de 30 ans, délibérément sacrifié ses grévistes de la faim de la <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2008/03/17/irlande-du-nord-quand-la-paix-a-change-le-camp-maze-still-divides-northern-ireland/">prison de Maze</a> …</p>
<p>Et au moment où, devant la mauvaise volonté tant du Congrès et du peuple américain que de ses alliés européens, une Administration Obama de plus en plus embarrassée commence à discrètement préparer son public pour une énième promesse non tenue, à savoir (sans parler de <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/01/23/presidence-obama-attention-un-guantanamo-peut-en-cacher-un-autre-what-about-your-second-afghan-gitmo-mr-obama/">Bagram</a> et des <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/04/04/presidence-obama-quelles-eliminations-ciblees-target-killings-are-wrong-except-for-obama/">éliminations ciblées</a>: <a href="http://article.nationalreview.com/print/?q=ZGY2ZjViOTYyMmEwOGRkMGJkMTBmNzNiNTBmYWNlZmY=">plus en 9 mois que Bush en 3 ans</a>!) celle de la fermeture de Guantanamo avant janvier 2010 …</p>
<p>Voici qu&#8217;on apprend que, contrairement à ce que nous rabâchent les mêmes belles âmes depuis huit ans, le président Bush avait non seulement parlé de fermer Guantanamo 18 fois mais libéré plus de ses prisonniers pendant les derniers mois de son mandat que son successeur en une année &#8230;</p>
<p>Et que, si d&#8217;aventure ils y étaient transférés, la <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/06/11/gitmo-ces-combattants-qui-voudraient-quon-leur-fasse-la-guerre-avec-les-regles-de-la-paix/">prétendue</a> barbarie du <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/06/07/guantanamo-attention-un-goulag-peut-en-cacher-un-autre-the-gulag-of-our-times/">goulag</a> tropical de Guantanamo ne serait rien, &#8230; face aux terriblement plus draconiennes conditions des prisons fédérales à sécurité maximale qui les attendent (isolement strict jusqu’à 23h par jour)!</p>
<p><a href="http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/22/des-conditions-de-detention-plus-dures"><strong>Des conditions de détention plus dures</strong></a><br />
Peter Finn<br />
<a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/10/03/AR2009100303028.html"> The Washington Post</a><br />
22.10.2009</p>
<p>traduit par Courrier international</p>
<p>Dans le centre de détention de Guantanamo, celui qui se présente comme le cerveau des attentats du 11 septembre 2001, Khaled Cheikh Mohammed, peut rester assis jusqu’à quatre heures par jour au soleil des Caraïbes et bavarder à travers un grillage avec le détenu occupant la cour de promenade voisine. Il peut également profiter de ces quatre heures pour regarder un film, lire des journaux et des livres ou encore jouer à des jeux électroniques. Comme les autres détenus, il a également à sa disposition des tapis de course et des vélos d’appartement.</p>
<p>Selon un rapport du Pentagone sur les conditions de vie au Camp 7, qui abrite 16 détenus de haute valeur, ces activités rompent le rythme d’une existence par ailleurs monotone. Pourtant, ces prisonniers pourraient bientôt ne plus bénéficier de ces avantages. Le ministère de la Justice a en effet laissé entendre que plusieurs des accusés dans le dossier des attentats du 11 septembre, ainsi qu’un certain nombre d’autres suspects, pourraient être transférés dans des établissements pénitentiaires fédéraux aux Etats-Unis. Pendant que législateurs et associations se querellent sur l’opportunité d’un tel transfèrement, personne n’accorde d’attention aux conditions d’incarcération auxquelles Mohammed et les autres détenus seront confrontés une fois aux Etats-Unis. Or ces conditions seront beaucoup plus draconiennes que celles de Guantanamo.</p>
<p>D’après ce que l’on sait des restrictions imposées dans les prisons fédérales à sécurité maximale, Mohammed et les autres suspects y seraient soumis à un strict régime d’isolement. S’ils se retrouvaient, par exemple, à la prison fédérale de Florence, dans le Colorado, ils seraient enfermés vingt-trois heures par jour dans des cellules dotées pour tout mobilier d’un lit en béton. En cas de bonne conduite, on ne les autoriserait à se dégourdir les jambes qu’une heure par jour dans une cour minuscule. Ils n’auraient pas ou peu de contacts humains en dehors du personnel pénitentiaire. Et le Comité international de la Croix-Rouge, seul organisme disposant d’un droit d’accès au Camp 7, ne pourrait plus les rencontrer. La prison de Florence, dotée de 490 places, abrite quelques-uns des criminels les plus endurcis du pays, parmi lesquels le Français Zacarias Moussaoui, Ramzi Yousef, condamné après le premier attentat contre le World Trade Center en 1993, ou encore Theodore J. Kaczynski, dit “Unabomber”.</p>
<p>Partisans comme adversaires de la fermeture de Guantanamo soulignent que les conditions sévères qui attendent les détenus à Florence ou dans d’autres prisons fédérales ne représentent qu’un aspect mineur de tous les problèmes soulevés par la décision du président de fermer Guantanamo. Le centre de détention situé sur l’île de Cuba “présente aujourd’hui les standards les plus élevés en matière de sécurité et d’humanité des conditions de détention des terroristes”, souligne Kirk S. Lippold, ancien commandant du destroyer USS Cole, qui milite aujourd’hui dans les Military Families United, un groupe de défense des droits des familles de militaires. “A moins que le gouvernement n’ait l’intention de dépenser des millions de dollars pour améliorer les conditions de détention dans les établissements de sécurité maximale, transférer les détenus de Guantanamo aux Etats-Unis signifiera automatiquement des conditions moins humaines pour les détenus et une sécurité amoindrie pour les Américains.”</p>
<p>L’American Civil Liberties Union (ACLU), principale association américaine de défense des libertés civiles, déclare que son objectif prioritaire est d’obtenir que les détenus de Guantanamo soient jugés devant un tribunal fédéral. “Les protections sont bien plus grandes dans le système fédéral”, souligne Anthony D. Romero, directeur de l’ACLU. “L’absence de tout fondement juridique à Guantanamo en fait un trou plus noir encore que la prison de Florence.”</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p><a href="http://www.politico.com/news/stories/1009/27940.html#"><strong>Obama&#8217;s Gitmo blame game</strong></a><br />
Josh Gerstein<br />
Politico<br />
October 6, 2009</p>
<p>Greg Craig, the top in-house lawyer for President Barack Obama, is getting the blame for botching the strategy to shut down Guantanamo Bay prison by January — so much so that he’s expected to leave the White House in short order.</p>
<p>But sources familiar with the process believe Craig is being set-up as the fall guy and say the blame for missing the deadline extends well beyond him.</p>
<p>Instead, it was a widespread breakdown on the political, legislative, policy and planning fronts that contributed to what is shaping up as one of Obama’s most high-profile setbacks, these people say.</p>
<p>The White House misread the congressional mood – as it found out abruptly in May, when the Senate voted 90-6 against funds for closing the base after Republicans stoked fears about bringing prisoners to the U.S. The House also went on record last week opposing bringing Gitmo detainees here.</p>
<p>The White House misread the public mood – as roughly half of Americans surveyed say they disagree with Obama’s approach. A strong element of NIMBY-ism permeates those results, as Americans say they don’t want the prisoners in their backyards.</p>
<p>But most of all Obama’s aides mistook that political consensus from the campaign trail for a deep commitment in Washington to do whatever it takes to close the prison.</p>
<p>“The administration came in reading there to be wide support for closing Guantanamo at home and abroad, and I think it misread that attitude,” said Matthew Waxman, a Columbia law professor who held Defense and State Department positions on detainee policy. “In general, they were right….but there was very little willingness to accept the costs and risks of getting it done.”</p>
<p>The White House declined to make Craig available for an interview, or discuss the Gitmo deliberations in detail, but several allies and even some critics scoffed at suggestions that Craig bears the main responsibility for the missteps.</p>
<p>“This clearly was a decision that had the full support of the entire national security team,” said Ken Gude, who tracks Guantanamo issues for the liberal Center for American Progress think tank. “It’s typical Washington that someone has their head on the chopping block, but it’s ridiculous that it’s Craig.”</p>
<p>“The implication that this was the brainchild of the White House counsel is not really credible,” said Elisa Massimino of Human Rights First.</p>
<p>When Obama signed a series of executive orders on Guantanamo during his second full day in office, what grabbed attention was not his promise to close the prison but his pledge to do it within one year.</p>
<p>During the presidential campaign, Obama talked almost daily about closing Guantanamo, but he rarely offered a timeline. His Republican rival, Sen. John McCain (R-Ariz.), spoke in a far greater specificity, proposing to move the Gitmo prisoners to Ft. Leavenworth in Kansas.</p>
<p>However, back in July 2007, Obama co-sponsored an amendment offered by Sen. Dianne Feinstein (D-Calif.) and Sen. Tom Harkin (D-Iowa) that called for Guantanamo to close within a year. Obama’s primary rival, Sen. Hillary Clinton (D-N.Y.) was also a co-sponsor.</p>
<p>Some Bush administration officials contend that the one-year timeline was driven by a naïveté on the part of Obama’s aides.</p>
<p>“To a certain extent, they had drunk a lot of the far-left Kool-aid: that everybody, or most people, at Guantanamo were innocent and shouldn’t be there, and the Bush administration was not working very hard to resolve these issues, and that the issues were fairly easy to resolve once adults who were really committed to doing something about it in charge,” said one Bush official who met with Obama’s aides during the transition on Gitmo. “It became clear to me they had not really done their homework on the details.”</p>
<p>But even back on Jan. 22, 2009, the same day Obama signed the orders, Craig acknowledged some of the difficulties involved – including that some of the detainees can never be tried, a problem Craig called “difficult” and “most controversial.”</p>
<p>Now Obama’s decision to set a one-year deadline is being widely second-guessed. Craig supported the idea – and Craig’s allies say that a deadline was needed to persuade foreign governments that Obama was serious. They note that President George W. Bush talked on at least eight occasions about his desire to close Guantanamo – and left office with 250 prisoners there.</p>
<p>“Simply reasserting the intention to close Guantanamo would not have been sufficient in the international community,” Gude said. “They had to have a firm date and they had to have a timeline.”</p>
<p>Gude had advocated an 18-month timeline to “build in a cushion” but he said the only real mistakes the White House made involved failing to anticipate the resistance in Congress – particularly surrounding the Senate’s sharp rejection of Obama’s $80 million request to close Gitmo.</p>
<p>“They made that request without much supporting information and opened the door for Republicans in Congress to make it a Congressional issue and they did it very successfully,” Gude said. “The White House didn’t have a plan to support Democrats who were willing to back up their proposal and it all fell apart.”</p>
<p>Craig’s backers contend that, if that was the White House’s key misjudgment, other top officials share responsibility for the breakdown.</p>
<p>“It seems very unlikely to me that Greg Craig, by himself, engineered a DOD appropriations request,” one lawyer close to Craig said.</p>
<p>In retrospect, there were early signs of possible trouble ahead. Within hours of Obama signing the orders, McCain warned of a backlash and said the time frame the president set out would be “very difficult” to achieve.</p>
<p>A McCain adviser said the Obama team should have known. “I don’t think they realized how much heat McCain took from conservatives” during the GOP primary, said the aide, who asked not to be named. “Had they been aware of that I don’t think they would have handled it this way…..It shouldn’t have surprised anybody.”</p>
<p>Today, the National Security Council and Obama senior adviser Pete Rouse are effectively in charge of closing Gitmo, though Press Secretary Robert Gibbs denied Craig had been stripped of his responsibilities on the prison. “There are number of people that are working on it, Greg being one of them,” Gibbs said.</p>
<p>A review of Guantanamo prisoners is also nearly complete, with about 80 detainees up for release and State Department envoy Dan Fried lining up places to receive them.</p>
<p>“Our friends and allies have accepted or agreed to accept more than 30 of the remaining detainees at Guantanamo who cannot be sent home due to humane treatment concerns, and are seriously considering taking others,” said a White House official who asked not to be named.</p>
<p>But it’s been slow. Obama’s administration has transferred 17 Guantanamo prisoners to other countries so far – compared to 19 by the Bush administration in the first nine months of 2008.</p>
<p>Obama aides have blamed the delays on disarray in government files about the detainees, but several former officials said that is not directly linked to the thorniest questions such as where to locate detainees in the U.S. “Those issues that have been kicked down the road are by far the hardest,” Waxman said.</p>
<p><strong>Voir par ailleurs:</strong></p>
<p><a href="http://www.longkesh.info/2009/09/28/irish-news-special-issue-the-hunger-strike-special-investigation/"><strong>THE HUNGER STRIKE: Special Investigation</strong></a><br />
By Staff Reporters<br />
Irish News<br />
28/09/09</p>
<p>THE LIVES of six of the 10 1981 hunger strikers could have been saved in a deal which was acceptable to the prisoners, according to former taoiseach Garret FitzGerald, left.</p>
<p>In an interview in today’s Irish News, the architect of the Anglo-Irish Agreement also reveals for the first time that the Irish government had a mole within the Maze prison.</p>
<p>The then Fine Gael leader says he believes a deal proposed by the British after the death of the fourth hunger striker in 1981 was vetoed by the Sinn Fein leadership – a claim rejected by Martin McGuinness.</p>
<p>“[The prisoners] were keen to accept [the deal] – we had our sources within the prison,” Dr FitzGerald says.</p>
<p>However, he did not elaborate on the status of the mole and whether he/she was a prisoner or a member of staff.</p>
<p>In today’s special investigation, Mr McGuinness also reveals for the first time that he was the conduit for the offer from the British government which he says was passed to him from the intermediary Brendan Duddy.</p>
<p>Mr McGuinness, who has never previously confirmed if he played a role during the hunger Strike, reveals that the message was then passed to Gerry Adams in a phone call and on to Danny Morrison who took it to the prisoners.</p>
<p>However, Mr McGuinness disputes claims that there was a deal on the table that was acceptable to the prisoners and accuses Sinn Fein’s political opponents of attempting to portray Margaret Thatcher as being someone who was anxious to solve the dispute when she was “a ruthless, hypocritical enemy”.</p>
<p><strong>A bitter divide has developed within republicanism since the publication of the book Blanketmen by former IRA prisoner Richard O’Rawe, in which he suggested that the Sinn Fein leadership blocked the deal for political reasons.</strong></p>
<p><strong>The strike resulted in not only the death of 10 IRA and INLA prisoners, but led to serious street violence which caused dozens of deaths.</strong></p>
<p>Sourced from The Irish News</p>
<p><strong>Voir enfin: </strong></p>
<p><a href="http://www.longkesh.info/2009/09/28/irish-news-special-issue-deal-with-british-government-vetoed-by-ira-says-fitzgerald/"><strong>Deal with British government vetoed by IRA says FitzGerald</strong></a><br />
THE HUNGER STRIKE<br />
Seamus McKinney<br />
Longkesh.info<br />
28/09/09</p>
<p>Dr Garrett FitzGerald is convinced that, if the IRA had allowed them, the 1981 hunger strikers would have accepted either of two deals on offer to them in the days and hours before Joe McDonnell became the fifth man to die.</p>
<p>The former taoiseach bases this belief on, among other things, intelligence supplied to him by a heretofore-undisclosed Irish government source in the Maze prison in 1981.</p>
<p>Now 83 years old, Dr FitzGerald admits the 1981 Hunger Strike changed his view of relations with Northern Ireland in a way that ultimately led to the Anglo-Irish Agreement of 1985.</p>
<p>Elected to the Dail in 1969, the future taoiseach was already the intellectual driver of Fine Gael when he first took his seat.</p>
<p>His two major areas of expertise were the Irish economy and foreign affairs through which he had a special interest in the north.</p>
<p>He served two periods as taoiseach, leading coalition governments from July 1981 to February 1982 and later from December 1982 until March 1987.</p>
<p>On his first day as taoiseach he was thrown into the maelstrom of northern politics and one of the defining periods in Irish republicanism.</p>
<p>After receiving his seal of office from President Patrick Hillary on June 30 1981 Dr Fitzgerald and his Labour tanaiste Michael O’Leary were faced with the prospect of further hunger strike deaths.</p>
<p>At the time the Catholic Church’s Irish Justice and Peace Commission was working towards a possible solution to the standoff between republican prisoners in the Maze and the British government.</p>
<p>“Despite an IRA statement [describing a British response to an Irish government statement as arrogant] the prisoners wanted the commission to continue its involvement,” Dr FitzGerald said.</p>
<p>While there was contact between the British government and the republican movement, Dr FitzGerald is adamant that his government never spoke to the IRA.</p>
<p>“The only contact ever with the IRA was at the Europa hotel when one of the IRA stopped one of our officials and talked to him, looking for us to let them run free – they were having some negotiations about a ceasefire – to let them do what they want and not arrest them to which we paid no attention,” he said.</p>
<p>Dr FitzGerald believed it was a mistake by the British government to maintain contacts with the IRA.</p>
<p>He believed that any contact with government encouraged the IRA to believe that its campaign of violence would eventually lead to negotiations.</p>
<p>“Unless they were willing to have a settlement they should not have been involved,” he said.</p>
<p>On taking up the position of taoiseach Dr FitzGerald was briefed about the situation in the north.</p>
<p>He believed the efforts by the Irish Justice and Peace Commission (IJPC) would lead to a solution before the next death – that of McDonnell.</p>
<p>At Dr FitzGerald’s request the IJPC was granted a meeting with NIO minister of state Michael Allison who gave the impression that he wished to be conciliatory.</p>
<p>Mr Allison cleared the way for the IJPC to visit the prisoners who afterwards issued a more conciliatory statement than the messages coming from Sinn Fein outside the prison.</p>
<p>The prisoners said they were not seeking special privileges over other inmates.</p>
<p>Dr FitzGerald said at this stage on July 3 he believed events were moving towards a solution to the Hunger Strike without any more loss of life.</p>
<p>Around this time Dr FitzGerald said Sinn Fein president Gerry Adams was contacted by Britain’s MI6 and a deal parallel to the IJPC was worked out.</p>
<p>“He was delighted the British were running to him and he did get an additional offer to the IJPC offer. It is my recollection that he got an offer on [access for prisoners to] the Open University which wasn’t in the IJPC offer,” he said.</p>
<p>Mr Adams contacted the IJPC to notify it of his talks and urge that it contact the NIO to cancel a planned meeting, clearing the way for him to continue negotiations. The commission refused to do this, believing they could achieve a protest-ending deal, Dr FitzGerald said.</p>
<p>“I felt that the deal which had been worked out [by the IJPC] we were talking about finishing – and which the prisoners accepted – that should go ahead and I kept on to the British about that,” he said.</p>
<p>“But [the British] had interfered with that and I didn’t trust the IRA about it.</p>
<p>“The fact was once the prisoners had a separate position from the IRA and were not pressing for the fulfilment of all five demands there was clearly a chance of moving.</p>
<p>“If the British had not intervened and brought the IRA back in again a deal could have been done.”</p>
<p>Even after the IJPC pulled out, the former taoiseach believed the prisoners were ready to accept the new deal if they had been allowed to do so by Sinn Fein.</p>
<p>“They were keen to accept that. We knew that. We had our sources within the prison,” he said.</p>
<p>“As well as from the commission, we knew something was happening in the prison from other sources.”</p>
<p>Dr FitzGeral added: “[Richard] O’Rawe’s account seems to me to be, within his framework of knowledge, honest and accurate.”</p>
<p>Dr FitzGerald said he would co-operate with any official inquiry although he felt it was pointless as he believed the leadership of the IRA would not provide an accurate account of what happened.</p>
<p>Following the death of McDonnell, Dr FitzGerald still believed a solution could be found because the prisoners had indicated a willingness to accept the ICJP deal.</p>
<p>For 10 days he pursued the ICJP deal with Britain but no agreement was reached. All negotiations over a possible solution ended and in total 10 men died before the Hunger Strike was ended.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Présidence Obama: Vous avez dit magie du verbe? (Harry Potter and the Half-Blood Prince)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/26/presidence-obama-vous-avez-dit-magie-du-verbe-eat-your-heart-out-harry-potter/</link>
<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 17:39:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je veux que chaque laboureur de mon royaume puisse mettre la poule au pot le dimanche. Henri IV Un p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://3.bp.blogspot.com/_1pz4QhT8qgo/Sf7Iw1gbDLI/AAAAAAAACSs/htx9KUqofwg/s400/obama-magic.jpg" alt="Obama magic" width="350" height="264" align="left" /></h5>
<h5><em>Je veux que chaque laboureur de mon royaume puisse mettre la poule au pot le dimanche.</em> Henri IV</h5>
<h5><em>Un poulet dans chaque casserole, une voiture dans chaque garage</em> Herbert Hoover (1928)</h5>
<h5><em>Ensemble tout devient possible.</em> Nicolas Sarkozy (2007)</h5>
<h5><em>&#8220;Yes we can&#8221;  est tout le contraire d’un slogan politique. Il ne dit rien. Il ne condense aucun programme, aucune vision politique, ne fixe aucun horizon. Il n’a pas de contenu assignable, il est entièrement indéterminé. Il ne désigne ni adversaire ni ennemi. Il est difficile, dans l’histoire des démocraties, de trouver un mot d’ordre plus inconsistant que celui qui a rythmé la victoire d’Obama. (…) Ce logo sonore est une monade sans portes ni fenêtres. Il frappe par son indétermination.</em> Robert Redeker</h5>
<p align="justify">&#8220;Transcendance&#8221;, &#8220;extériorité à son énonciation&#8221;, &#8220;monde linguistique clos sur lui-même&#8221;, &#8220;réel et Eros&#8221;, &#8220;opposition freudienne&#8221;, &#8220;monade sans portes ni fenêtres&#8221; …</p>
<p>A l’heure où, face à la dure réalité et après les fiascos en série de sa réforme du service de santé, de la candidature de Chicago pour les JO de 2016, de sa <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/24/liberte-de-la-presse-vous-avez-dit-effet-obama-obama-gets-his-own-war-on-the-press/">guerre contre Fox</a> ou, autrement plus grave, celle de l’<a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/25/guerre-d%e2%80%99obama-l%e2%80%99histoire-est-decidement-cruelle-fouad-ajami%e2%80%99s-unequalled-appreciation-of-historical-irony/">Afghanistan</a>, la pure <a href="http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/1557929/Barack-Obama-under-the-Harry-Potter-spell.html">magie</a> du verbe obamien commence, malgré sa toute récente nobélisation, à sérieusement montrer ses limites …</p>
<p>Et où l&#8217;on découvre (via Fox news <a href="http://www.huffingtonpost.com/2009/09/06/glenn-beck-gets-first-sca_n_278281.html">à nouveau</a>) qu&#8217;entre deux attaques contre la chaine de Rupert Murdoch, la <a href="http://serumdeliberte.blogspot.com/2009/10/anita-dunn-admire-mao.html">directrice de la communication de la Maison blanche</a>, louait dernièrement devant des étudiants les mérites (au côté – je vous le donne en mille &#8211; de… Mère Teresa!) d’un des plus grands <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/05/28/chine-decrochez-ce-monstrueux-portrait-de-tienanmen-take-down-that-monster-portrait-from-tiananmen-square/">bouchers</a> de l’histoire …</p>
<p>Retour sur un article de janvier dernier du philosophe Robert Redeker dont il vient de sortir un petit livre (<a href="http://www.nonfiction.fr/article-2823-a_la_recherche_du_slogan_politique.htm">&#8220;Yes we can: slogan politique&#8221;</a>), sur la remarquable &#8220;vacuité&#8221; du &#8220;logo sonore planétaire Yes we can&#8221; …</p>
<p>Et chapeau bas devant la perspicacité d&#8217;un philosophe dont on se souvient de la courageuse <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/09/19/liberte-dexpression-comme-aux-temps-de-la-guerre-froide-lislam-est-une-ideologie-a-vocation-hegemonique-robert-redeker-from-moscows-eye-to-meccas-eye/">critique de l’islam</a> il y a quelques années.</p>
<p align="justify">Tant d&#8217;ingéniosité critique et conceptuelle déployée pour pointer, chez le <a href="http://www.amazon.com/Americas-Half-Blood-Prince-Barack-Inheritance/dp/0578000377">Prince de sang-mêlé de l&#8217;Amérique</a>,&#8230; si peu de consistance!</p>
<p><strong><br />
<a href="http://robertredeker.fr/mcobamapotter.html">Barack Obama Harry Potter</a></strong><br />
Robert Redeker<br />
La Dépêche du Midi<br />
le 4 janvier 2009</p>
<p>2008 fut l’année Obama, l’année du « yes we can ». L’Amérique a donné ces derniers temps au monde au monde deux icones médiatiques que l’on aurait tort de croire éloignées l’une de l’autre : Barack Obama et Harry Potter. Le slogan de la campagne électorale de Barack Obama – « yes we can » &#8211; a fait, entre mars et novembre, le tour de la terre. Dépassant le cadre américain, il  s’est élargi aux dimensions de l’humanité. Il a pénétré le cœur d’une foule d’humains. Il s’est infiltré dans leur paysage intime. A la façon d’une chanson de Madonna ou des Beatles, à la façon de « We are the champions » naguère.  A la façon, surtout, d’Harry Potter.</p>
<p>« Yes we can «  est tout le contraire d’un slogan politique. Il ne dit rien. Il ne condense aucun programme, aucune vision politique, ne fixe aucun horizon. Il n’a pas de contenu assignable, il est entièrement indéterminé. Il ne désigne ni adversaire ni ennemi. Il est difficile, dans l’histoire des démocraties, de trouver un mot d’ordre plus inconsistant que celui qui a rythmé la victoire d’Obama.</p>
<p>Semblable à de la publicité, « Yes we can » est devenu malgré son inconsistance un logo sonore planétaire. Un logo sonore n’a rien à voir avec ce que naguère on appelait mot d’ordre politique. Tous, nous avons dans l’oreille des logos sonores : « Hollywood chewing-gum » par exemple, ou, en France « C’est la MAAF que je préfère ». La campagne présidentielle de Barack Obama a réussi le coup de génie  d’imposer son slogan, supposé passer pour un slogan politique, comme un logo sonore venant se placer aux côtés des logos sonores publicitaires que tous les hommes, même dans les endroits déshérités de la planète, connaissent.  Pourtant, il se trouve que « yes we can » se révèle encore plus vide qu’un slogan publicitaire. Qu’il en dit moins que  « Mars et ça repart », ou « Parce que vous le valez bien ».  Bref, qu’il en dit moins que la plupart des slogans publicitaires – du type « Mars et ça repart » ou « Parce que vous le valez bien »  -, cantonnés pourtant du fait de leur nature à un impératif de vacuité. Ce logo sonore est une monade sans portes ni fenêtres. Il frappe par son indétermination.</p>
<p>« Yes we can » a été conçu comme un produit, vendable mondialement. Ce logo sonore est devenu une marque, comme Coca-Cola, comme Mc Donald, ou l’appel, la sonnerie d’une marque comme « Holywood chewing-gum ». De fait, il est encore plus vide que la publicité « Hollywood chewing-gum », dans la mesure où celle-ci présentait un style de vie, joyeux et acéphale, teen-ager et écervelé, qui pouvait entrer en opposition avec d’autres styles, plus consistants et répartis un peu partout sur la planète, de vie. « Hollywood chewing-gum » figure un cliché publicitaire à la fois universel (on le rencontre sur les écrans du monde entier) et implicitement conflictuel. « Yes we can » n’entre en contradiction ni en conflit avec rien. Il ne possède pas de transcendance, d’extériorité à son énonciation. Il est un monde linguistique clos sur lui-même. Son  universalité ne s’ancre pas ailleurs que dans son abstraction vide.  Ainsi, « Yes we can » fusionne-t-il ce que la politique doit disjoindre : le principe de réalité et le principe de plaisir. Le réel et Eros – les deux instances qui se mêlent dans le bouillon des sorcières pour cuisiner une potion magique.</p>
<p>La magie est cette pratique qui suppose le pouvoir des mots. Pour elle, les mots sont plus forts que les lois de la nature (ou de l’économie, ou de la politique) ; ils sont, contre le principe de réalité, les soldats efficaces et invincibles, du principe de plaisir, du désir. Le credo de toute magie se ramasse dans cet énoncé : je peux, nous pouvons. Pouvoir des mots : il  suffit de répéter certaines formules idoines, dans le rythme d’une diction appropriée,  pour que le désir se réalise. Le désir que la magie veut réaliser est un désir impossible. Prononcer certains mots dans certaines conditions et dans un certain état d’esprit est censé rendre possible la réalisation d’un désir impossible dans les circonstances normales de la nature, de l’histoire ou de la politique. N’est-ce pas ce qui se passe avec le « yes we can » ?</p>
<p>« Yes we can », psalmodié tout autour de la terre, ne manque pas de ressembler à une formule magique. Harry Potter a façonné l’imaginaire des années 2000. Est-ce un nouveau  « Sésame , ouvre-toi » ? La formule suppose ceci : à force de répéter litaniquement et en chœur « yes we can », la réalité prendra la couleur de nos rêves, elle deviendra une réalité selon nos rêves. Réalité, rêve – une opposition freudienne. « Yes we can » se veut une formule politique. C’est en fait une formule magique infantile, refusant l’opposition entre principe et plaisir et principe de réalité (refus qui définit l’enfant) qui place Obama dans le rôle d’Harry Potter.</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p><a href="http://corner.nationalreview.com/post/?q=MzI0Mjc1NGNiNmZiNGExMGRjYjQ2M2YzMzczYjE3N2U="><strong>Anita Dunn and Mao Zedong</strong></a><br />
Hans von Spakovsky<br />
The NRO<br />
Friday, October 16, 2009</p>
<p>Glenn Beck showed an absolutely damning video of Anita Dunn on his show yesterday. As everyone knows, she is the White House communications director who has declared war on Fox News. The video shows Dunn giving a speech in which she highlights the two most important political philosophers shaping her outlook on politics: Mao Zedong and Mother Teresa. The first “political philosopher” Dunn is praising was a tyrannical dictator who imprisoned, tortured, and killed millions of his own people. In fact, it is estimated that the Chinese Communists — led, inspired, and controlled by Mao — have killed 65 million Chinese citizens since 1949 through the Great Leap Forward, the Cultural Revolution, and the Gulag system of slave-labor prisons (the “Laogai” system) that Mao implemented.</p>
<p>Imagine what would happen if a White House communications director cited Adolf Hitler as one of her favorite political philosophers. Not only would it be an above-the-fold, front-page story in every major newspaper in the country, but there would also be outraged howls in the editorial pages. Mao killed more people than Hitler — they were two of the three worst mass murderers of the 20th century (the third being Joseph Stalin). However, the revelation of Dunn’s comments will probably be greeted by the mainstream media with a big collective yawn.</p>
<p><strong>Voir enfin:</strong></p>
<p><a href="http://www.victorhanson.com/articles/hanson102209B.html"><strong>Now We Know Why He Passed on the Dalai Lama</strong></a><br />
Victor Davis Hanson<br />
NRO’s The Corner<br />
October 22, 2009</p>
<p>I am not a big fan of saying that officials should resign for stupid remarks. But interim White House communications director Anita Dunn&#8217;s praise of Mao Zedong as a &#8220;political philosopher&#8221; is so unhinged and morally repugnant, that she should hang it up, pronto.</p>
<p>Mao killed anywhere from 50 million to 70 million innocents in the initial cleansing of Nationalists, the scouring of the countryside, the failed Great Leap Forward and Cultural Revolution, Tibet, and the internal Chinese gulag. Dunn&#8217;s praise of a genocidal monster was no inadvertent slip: She was reading from a written text and went into great detail to give the full context of the remark. Moreover, her comments were not some student outburst from 30 years ago; they were delivered on June 5, 2009. Her praise of Mao&#8217;s insight and courage in defeating the Nationalists was offered long after the full extent of Mao&#8217;s mass-murdering had been well documented. Mao killed more people than any other single mass killer in the history of civilization.</p>
<p>So where do all these people, so intimate with our president (Dunn is the wife of his personal lawyer), come from? A right-wing attack machine could not make up such statements as those tossed off by a Dunn or a Van Jones. There seems to be neither a moral compass nor even a casual knowledge of history in this administration. And now we have the avatars of the &#8220;new politics&#8221; claiming it&#8217;s okay to praise Mao&#8217;s political and philosophical insight and his supposed determination (&#8220;You fight your war, and I&#8217;ll fight mine.&#8221;) because Lee Atwater supposedly once evoked Mao too.</p>
<p>Ms. Dunn should simply duck out of her D.C. suburb and ask any Tibetan or Chinese immigrant in his 70s and 80s what life was really like in Mao&#8217;s China.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Prix Nobel: Obama ou l’anti-Churchill (Will Obama now send back the Statue of Liberty, too?)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/23/prix-nobel-obama-ou-l%e2%80%99anti-churchill-will-obama-now-send-back-the-statue-of-liberty-too/</link>
<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 20:43:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/23/prix-nobel-obama-ou-l%e2%80%99anti-churchill-will-obama-now-send-back-the-statue-of-liberty-too/</guid>
<description><![CDATA[La presse américaine du jour, y compris celle qui est favorable au Président, constate que Barack Ob]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://ryskindsketchbook.files.wordpress.com/2009/02/diplomacy-100.jpg?w=450&#038;h=331" alt="Obama sends back Churchill's bust)" width="450" height="331" align="left" /><em>La presse américaine du jour, y compris celle qui est favorable au Président, constate que Barack Obama n&#8217;a encore  rien réalisé  de ce qu&#8217;il a promis: Guantanamo toujours ouvert, deux guerres qui s&#8217;éternisent, toujours pas d&#8217;assurance maladie, les bonus à Wall street mirobolants, les relances publiques sans effet sur l&#8217;emploi, les relations avec l&#8217;islam toujours médiocres, le Proche Orient en panne. C&#8217;est donc la littérature, les discours d&#8217;Obama, que le jury Nobel célébrait: une erreur de forme.</em> <a href="http://gsorman.typepad.com/guy_sorman/2009/10/obama-prix-nobel-de-litt%C3%A9rature.html">Guy Sorman</a></h5>
<h5><em>En ces jours présents, nous vivons curieusement sous le signe, on pourrait dire sous la protection, de la bombe atomique. La bombe atomique est toujours aux mains d’un État et d’une nation dont nous savons qu’ils ne l’utiliseront jamais autrement que pour la cause du droit et de la liberté. Mais il se peut aussi que d’ici quelques années, cette énorme puissance de destruction soit largement connue et répandue, et alors la catastrophe engendrée par l’emploi de la bombe atomique par des peuples en guerre, signifierait non seulement la fin de tout ce que nous nous représentons sous le mot de civilisation, mais aussi peut-être la dislocation de notre globe.</em> <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2007/02/09/prix-nobel-pinter-ou-l%e2%80%99anti-churchill-what-a-difference-50-years-make/">Winston Churchill</a> (1946)</h5>
<h5><em>La résolution historique que nous venons d’adopter incarne notre engagement collectif envers l’objectif d’un monde débarrassé des armes nucléaires.</em> <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/03/presidence-obama-quand-le-wsj-felicite-un-president-francais-pour-son-courage-we-thought-wed-never-see-the-day/">Barack Obama</a> (présidence du Conseil de sécurité de l’ONU, 24.09.09)</h5>
<h5><em>Nous devons continuer à insister auprès d&#8217;eux (sur les droits de l&#8217;homme). Mais notre insistance sur ces questions ne peut interférer avec la crise économique mondiale, avec la crise du changement climatique et avec la crise sécuritaire. Nous devons avoir un dialogue qui mène à une compréhension et à une coopération dans chacun de ces domaines.</em> <a href="http://blog.lefigaro.fr/geopolitique/2009/02/lecons-de-la-visite-en-chine-d.html">Hillary Clinton</a> (Pékin, mars 2009)</h5>
<h5><em>Le referendum a eu lieu dans le cadre d&#8217;un processus totalement démocratique&#8230; Ce fut un processus pleinement consistant avec les pratiques démocratiques.</em> <a href="http://www.voanews.com/english/archive/2009-02/2009-02-17-voa50.cfm?CFID=306319213&#38;CFTOKEN=12494323&#38;jsessionid=00309401f87ef64c691f63595031797d45b2">Gordon Duguid</a> (porte-parole du Département d&#8217;Etat, sur le referendum permettant la réélection à vie de Hugo Chavez, février 2009)</h5>
<h5><em>Il faut une présomption remarquable de bonne foi, ou peut-être de stupidité, pour imaginer que les Birmans ou les Soudanais du monde répondraient à l’engagement de M. Obama sinon en y cherchant leur propre avantage. Il faut également un degré remarquable de cynisme -ou peut-être de lâcheté – pour traiter les droits fondamentaux comme quelque chose qui interfère avec les objectifs de l’Amérique dans le monde, plutôt que comme la chose qui devrait précisément les définir. Pourtant c&#8217;est exactement jusqu’ici le bilan de ce début de mandat de M. Obama.</em> Bret Stephens</h5>
<p align="justify"><strong>Après le <a href="http://www.solidariteetprogres.org/article5090.html">buste</a> de Churchill, le tout nouveau <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/09/nobel-chamberlain-enfin-recompense-70-ans-apres-norwegian-quislings-repair-one-of-historys-greatest-injustices/">prix Nobel de la paix</a> va-t-il aussi renvoyer la Statue de la Liberté?</strong></p>
<p align="justify">Sourdine, pour cause de crise économique, climatique et sécuritaire, sur les droits fondamentaux en Chine …</p>
<p>Refus de rencontrer le dalai lama …</p>
<p>Mesures incitatives et désincitatives pour le criminel de guerre soudanais Omar Bashir …</p>
<p>Long silence assourdissant pendant la répression des manifestants de Téhéran en juin dernier et prise de distance maximale face aux groupes de défense des droits fondamentaux iraniens …</p>
<p>Refus de subvention pour un Centre iranien de documentation pour les droits fondamentaux dans le Connecticut et coupure des fonds pour un forum politique en farsi et en anglais …</p>
<p>Abandon des sanctions et nouvelle politique de réengagement face aux tortionnaires et affameurs birmans…</p>
<p>Au lendemain de l’attribution, sur ses seules belles paroles, du prix  <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/20/oslodecryptage-d%e2%80%99un-nobel-michel-gurfinkiel-the-nobel-committee-has-always-put-ideology-before-facts/">Nobel</a> de la paix au maitre-discoureur au bilan vide de la Maison-Blanche …</p>
<p><strong>Comment ne pas repenser justement à une autre <a href="http://gsorman.typepad.com/guy_sorman/2009/10/obama-prix-nobel-de-litt%C3%A9rature.html">erreur de casting</a> célèbre il y a près de 60 ans quand le prix Nobel de <a href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/1953/">littérature</a> cette fois fut attribué à… <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2007/02/09/prix-nobel-pinter-ou-l%e2%80%99anti-churchill-what-a-difference-50-years-make/">Churchill</a>?</strong></p>
<p align="justify">Et comment ne pas voir, en regard du prestigieux bilan d’un des principaux architectes de la victoire alliée sur le totalitarisme nazi et de la défense de la démocratie en Europe et dans le monde doublé, de plus, d’un <a href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/1953/press.html">talent</a> hors pair d’<a href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/1953/churchill-speech.html">orateur</a> et d’historien et de mémorialiste …</p>
<p>Le bilan désespérément vide, comme le rappelle le WSJ (et en témoigne son traitement cavalier tant du <a href="http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/us_and_americas/article5622197.ece#">buste</a> que des <a href="http://neoneocon.com/2009/05/01/obamas-churchill-torture-quote/">propos</a> du Lion britannique), du moulin à belles paroles  de la Maison-Blanche?</p>
<p><a href="http://online.wsj.com/article_email/SB40001424052748704500604574481341183751038-lMyQjA0MDA5MDIwMDEyNDAyWj.html"><strong>Does Obama Believe In Human Rights?</strong></a><br />
Bret Stephens<br />
The Wall Street Journal<br />
October 21, 2009</p>
<p>Nobody should get too hung up over President Obama&#8217;s decision, reported by Der Spiegel over the weekend, to cancel plans to attend next month&#8217;s 20th anniversary celebration of the fall of the Berlin Wall. Germany&#8217;s reunited capital has already served his purposes; why should he serve its?</p>
<p>To this day, the fall of the Berlin Wall on the night of Nov. 9, 1989, remains a high-water mark in the march of human freedom. It&#8217;s a march to which candidate Obama paid rich (if solipsistic) tribute in last year&#8217;s big Berlin speech. &#8220;At the height of the Cold War, my father decided, like so many others in the forgotten corners of the world, that his yearning—his dream—required the freedom and opportunity promised by the West,&#8221; waxed Mr. Obama to the assembled thousands. &#8220;This city, of all cities, knows the dream of freedom.&#8221;</p>
<p>Those were the words. What&#8217;s been the record?</p>
<p>China: In February, Secretary of State Hillary Clinton landed in Beijing with a conciliating message about the country&#8217;s human-rights record. &#8220;Our pressing on those [human-rights] issues can&#8217;t interfere on the global economic crisis, the global climate change crisis and the security crisis,&#8221; she said.</p>
<p>In fact, there has been no pressing whatsoever on human rights. President Obama refused to meet with the Dalai Lama last month, presumably so as not to ruffle feathers with the people who will now be financing his debts. In June, Liu Xiaobo, a leading signatory of the pro-democracy Charter 08 movement, was charged with &#8220;inciting subversion of state power.&#8221; But as a U.S. Embassy spokesman in Beijing admitted to the Journal, &#8220;neither the White House nor Secretary Clinton have made any public comments on Liu Xiaobo.&#8221;</p>
<p>Sudan: In 2008, candidate Obama issued a statement insisting that &#8220;there must be real pressure placed on the Sudanese government. We know from past experience that it will take a great deal to get them to do the right thing. . . . The U.N. Security Council should impose tough sanctions on the Khartoum government immediately.&#8221;</p>
<p>Exactly right. So what should Mr. Obama do as president? Yesterday, the State Department rolled out its new policy toward Sudan, based on &#8220;a menu of incentives and disincentives&#8221; for the genocidal Sudanese government of Omar Bashir. It&#8217;s the kind of menu Mr. Bashir will languidly pick his way through till he dies comfortably in his bed.</p>
<p>Iran: Mr. Obama&#8217;s week-long silence on Iran&#8217;s &#8220;internal affairs&#8221; following June&#8217;s fraudulent re-election was widely noted. Not so widely noted are the administration&#8217;s attempts to put maximum distance between itself and human-rights groups working the Iran beat.</p>
<p>Earlier this year, the State Department denied a grant request for New Haven, Conn.-based Iran Human Rights Documentation Center. The Center maintains perhaps the most extensive record anywhere of Iran&#8217;s 30-year history of brutality. The grant denial was part of a pattern: The administration also abruptly ended funding for Freedom House&#8217;s Gozaar project, an online Farsi- and English-language forum for discussing political issues.</p>
<p>It&#8217;s easy to see why Tehran would want these groups de-funded and shut down. But why should the administration, except as a form of pre-emptive appeasement?</p>
<p>Burma: In July, Mr. Obama renewed sanctions on Burma. In August, he called the conviction of opposition leader (and fellow Nobel Peace Prize winner) Aung San Suu Kyi a violation of &#8220;the universal principle of human rights.&#8221;</p>
<p>Yet as with Sudan, the administration&#8217;s new policy is &#8220;engagement,&#8221; on the theory that sanctions haven&#8217;t worked. Maybe so. But what evidence is there that engagement will fare any better? In May 2008, the Burmese junta prevented delivery of humanitarian aid to the victims of Cyclone Nargis. Some 150,000 people died in plain view of &#8220;world opinion,&#8221; in what amounted to a policy of forced starvation.</p>
<p>Leave aside the nausea factor of dealing with the authors of that policy. The real question is what good purpose can possibly be served in negotiations that the junta will pursue only (and exactly) to the extent it believes will strengthen its grip on power. It takes a remarkable presumption of good faith, or perhaps stupidity, to imagine that the Burmas or Sudans of the world would reciprocate Mr. Obama&#8217;s engagement except to seek their own advantage.</p>
<p>It also takes a remarkable degree of cynicism—or perhaps cowardice—to treat human rights as something that &#8220;interferes&#8221; with America&#8217;s purposes in the world, rather than as the very thing that ought to define them. Yet that is exactly the record of Mr. Obama&#8217;s time thus far in office.</p>
<p>In Massachusetts not long ago, I found myself driving behind a car with &#8220;Free Tibet,&#8221; &#8220;Save Darfur,&#8221; and &#8220;Obama 08&#8243; bumper stickers. I wonder if it will ever dawn on the owner of that car that at least one of those stickers doesn&#8217;t belong.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Documenteurs: J'ai tourné les séquences à Rafah par téléphone (What about the other Rachels?)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/21/documenteurs-jai-tourne-les-sequences-a-rafah-par-telephone-what-about-the-other-rachels/</link>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 18:14:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/21/documenteurs-jai-tourne-les-sequences-a-rafah-par-telephone-what-about-the-other-rachels/</guid>
<description><![CDATA[Les Palestiniens sont en ce moment, pour autant que je sache, engagés dans une résistance non-violen]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://palestine33.free.fr/IMG/arton154.jpg" alt="Rachel (Simone Botton, 2008)" width="350" height="467" align="left" /><em>Les Palestiniens sont en ce moment, pour autant que je sache, engagés dans une résistance non-violente gandhienne.</em> <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/11/10/idiots-utiles-nous-aussi-on-sappelait-rachel-our-names-were-rachel-too-2/">Rachel Corrie</a></h5>
<h5><em>Un faux documentaire (ou encore le mot-valise documenteur) est un canular qui tout en ayant l&#8217;apparence d&#8217;un vrai documentaire présente une histoire fictive ou défend une thèse farfelue. En anglais, on a recours au néologisme <span class="extiw">mockumentary</span>. À ne pas confondre avec le <span class="mw-redirect">docu fiction</span> qui est un documentaire relatant des événements réels mais utilisant des <span class="mw-redirect">reconstitutions</span> avec comédiens. pour illustrer ce genre cinématographique marginal.</em> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Faux_documentaire">Wikipedia</a></h5>
<h5><em> Le correspondant de France 2 à Gaza, Talal, qui a filmé la scène (&#8230;) travaille en toute confiance pour notre chaîne depuis 1988.</em> <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/01/08/desinformationlimposture-du-petit-mohamed-al-doura-turning-a-battle-scene-into-a-crime-zone/">Charles Enderlin</a></h5>
<h5><em>J&#8217;ai tourné les séquences à Rafah, en donnant mes indications de mise en scène par téléphone.</em> <a href="http://www.telerama.fr/divers/simone-bitton-a-l-assaut-de-tsahal,48444.php">Simone Bitton</a></h5>
<h5><em>Ecrasée sciemment ou non?</em> Le Canard enchainé</h5>
<h5><em>Ménageant ainsi la raison des uns et des autres, le film ne se prononce pas explicitement en faveur d&#8217;une version ou de l&#8217;autre, mais induit par leur juxtaposition l&#8217;hypothèse du mensonge israélien. Ce faisant, il privilégie un débat dont la pertinence est toute théorique, tant il est clair que ce bulldozer est la cause directe de la mort de la jeune femme, et tant il semble que la mort de civils, du moins palestiniens, n&#8217;est pas toujours un facteur discriminant dans les actions menées par Tsahal.</em> Le Monde</h5>
<h5><em>Ces militaires sont serviables et efficaces, lorsque vous vous intéressez à quelque chose dont ils veulent parler, mais lorsque vous arrivez avec un sujet qui leur déplaît ils sont très forts pour vous mettre des bâtons dans les roues. Je les ai tellement harcelés que finalement, pour se débarrasser de moi, ils m&#8217;ont accordé trente minutes d&#8217;entretien avec le Major Avital Leibovitch, qui est la propagandiste en chef de l&#8217;armée israélienne pour la presse étrangère. (…) Aujourd&#8217;hui, il y a des caméras presque partout. Les manifestants et les militants dans les zones de conflit savent que l&#8217;image de leur cadavre sera médiatisée s&#8217;ils sont tués ; non seulement ils ne s&#8217;y opposent pas, mais cela fait partie de leur démarche. (…) C&#8217;est une enquête cinématographique sur la mort d&#8217;une jeune fille, écrasée par un engin militaire dans un pays malade. Cette jeune fille était américaine, l&#8217;engin était un bulldozer israélien, et le pays, c&#8217;est la Palestine et Israël. Un lieu dont je ne cesse, film après film, de documenter le malheur et parfois la beauté. Mon enquête est rigoureuse. Comme l&#8217;affaire n&#8217;a jamais été jugée, je joue un peu le rôle d&#8217;un juge d&#8217;instruction, je &#8221; cuisine &#8221; les témoins, je relis les dépositions, j&#8217;examine les pièces à conviction, etc. Je détricote une montagne de versions et je laisse la vérité affleurer d&#8217;elle-même, sans commentaire. Cette rigueur est essentielle, car elle me permet d&#8217;aller plus loin, de transcender le sujet. Au cinéma, le résultat de l&#8217;enquête compte moins que le fait même d&#8217;enquêter. Il s&#8217;agit de filmer et d&#8217;observer des lieux, des gens, des objets ; de recueillir des paroles, des gestes et des silences. De faire jaillir l&#8217;émotion des matières les plus froides et les plus dures, comme les images d&#8217;une caméra de surveillance ou le métal lisse d&#8217;une table d&#8217;autopsie.</em> <a href="http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=128748.html">Simone Bitton</a></h5>
<h5><em>J’ai du mal à croire que des soldats israéliens aient tué délibérément des civils palestiniens (…) Nous savons tous comment l’armée palestinienne opère à Gaza. Nous savons bien que ce n’est pas le cas. (…) Demander à Israël un gel intégral de la colonisation, c’est certes conforme au droit international (…) mais est-ce vraiment réaliste? C’est la logique du tout ou rien (…) Si la colonisation était le principal problème, on n&#8217;aurait pas attendu 2009 pour le traiter.</em> Christophe Bigot (ambassadeur de France en Israël, cité par Le Canard enchainé, 21.10.09)</h5>
<p><strong>Vous avez aimé <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/21/ong-human-rights-watch-fait-le-jeu-de-ceux-qui-veulent-faire-disrael-un-etat-paria-founder-condemns-hrws-use-of-indiscriminate-fire/">Human Rights Watch</a>, <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/19/rapport-goldstone-le-hamas-tout-comme-le-hezbollah-sont-passes-maitres-dans-l%e2%80%99art-d%e2%80%99utiliser-et-tromper-les-medias-former-commander-of-the-british-forces-in-afghanistan-hamas-like/">Goldstone</a>, les <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2007/11/20/affaire-enderlin-oh-ils-font-toujours-ca-cest-une-question-de-culture-journalism-as-war-by-other-means/">soldats tueurs d’enfants</a>, les <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2008/03/31/veille-mediatique-pour-un-wikiscanner-journalistique-looking-back-on-sara-daniel%e2%80%99s-half-redressed-fault/">soldats violeurs</a>, les <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/17/desinformation-apres-les-soldats-tueurs-d%e2%80%99enfants-et-violeurs-voici%e2%80%a6-les-soldats-depeceurs-sweden%e2%80%99s-own-charles-enderlin-accuses-israeli-army-of-organ-theft/">soldats dépeceurs</a>? </strong></p>
<p><strong>Vous aimerez aussi&#8230; les soldats équarisseurs!</strong></p>
<p>&#8220;Négligences de l&#8217;enquête officielle&#8221;, &#8220;mensonges de l&#8217;armée&#8221;, &#8220;déshumanisation galopante&#8221;, &#8220;soldats lobotomisés par la propagande&#8221;, &#8220;civils impuissants&#8221;, &#8220;élégante manière de retrouver sa propre jeunesse militante&#8221;, &#8220;jeune Américaine refusant qu&#8217;à l&#8217;autre bout de la terre on tue en son nom&#8221;, &#8220;inexpérience des soldats perchés sur les chars et contraints d&#8217;obéir aux ordres&#8221; …</p>
<div>
<p><strong> </strong></p>
</div>
<p>Pour ceux qui se souviennent des fameuses images de la &#8220;mort en direct du <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/01/08/desinformationlimposture-du-petit-mohamed-al-doura-turning-a-battle-scene-into-a-crime-zone/">petit Mohamed</a>&#8221; tournées à portée de téléphone par notre Enderlin national &#8230;</p>
<p>Parmi les films recommandés par le Canard très enchainé cette semaine …</p>
<p>Qui fustige au passage le porte-voix de l’Elysée à Tel Aviv, le nouvel ambassadeur de France Christophe Bigot …</p>
<p>L’enquête poétique (&#8220;Rachel&#8221;), après  le <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/11/10/idiots-utiles-nous-aussi-on-sappelait-rachel-our-names-were-rachel-too-2/">triomphe</a> des scènes de Londres et de Broadway il y a quatre ans, de la documentariste franco-israélienne Simone Bitton, déjà auteure d’une dénonciation d’une barrière de sécurité israélienne qui empêche non seulement aux Palestiniens de s’éclater au soleil mais les contraint de lancer des roquettes par dessus (&#8220;Mur&#8221;, 2004) …</p>
<p>Adapté du journal intime de la jeune pacifiste américaine Rachel Corrie, écrasée en 2003 par un bulldozer de l&#8217;armée israélienne dans la bande de Gaza alors qu’elle tentait d&#8217;empêcher la destruction d&#8217;une maison palestinienne dans le cadre de la construction d&#8217;un mur de séparation dans la zone frontalière avec l&#8217;Egypte …</p>
<p>Télérama revient, <strong>sans jamais (véritable tour de force partagé apparemment par l’ensemble de ses <a href="http://www.allocine.fr/film/revuedepresse_gen_cfilm=128748.html">confrères</a>!) évoquer une seconde les tunnels de contrebande de terroristes et d’armes – sans parler des autres morts de Rachel &#8211; que ladite barrière était censée arrêter</strong>), sur les difficiles conditions de cette &#8220;minutieuse reconstitution&#8221; tournée à des moments par téléphone …</p>
<p><a href="http://www.telerama.fr/divers/simone-bitton-a-l-assaut-de-tsahal,48444.php"><strong>A l&#8217;assaut de Tsahal</strong></a></p>
<p><strong>Rachel</strong><br />
Film français de Simone Bitton<br />
Mathilde Blottière<br />
Télérama<br />
Samedi 24 octobre 2009</p>
<p>&#8220;Juive arabe&#8221;, comme elle aime à se présenter, Simone Bitton n&#8217;en a pas fini avec Israël. Dans Mur, son précédent documentaire, la cinéaste démontait un à un les arguments des promoteurs de la « barrière de sécurité » qui, depuis 2002, sépare Israël des territoires palestiniens. Avec la même rigueur et une sensibilité toujours à vif, elle revient, cette fois, sur la mort d&#8217;une militante pacifiste américaine. Le 16 mars 2003, Rachel Corrie, 23 ans, membre de l&#8217;ISM (International Solidarity Movement), a été écrasée par un bulldozer de l&#8217;armée israélienne, alors qu&#8217;elle tentait de protéger la maison d&#8217;un Palestinien, à Rafah, dans la bande de Gaza.</p>
<p>Simone Bitton enquête. Elle passe au crible les multiples témoignages, les dépositions, les documents officiels et officieux. Elle reconstitue la chronologie des faits, repère les négligences de l&#8217;enquête officielle, pointe les mensonges de l&#8217;armée. Plus le film progresse, plus la réalisatrice révèle une déshumanisation galopante : dans ce pays, des soldats, lobotomisés par la propagande, détruisent des quartiers entiers sous les yeux de civils impuissants&#8230;</p>
<p>Filmer les amis de Rachel (« Bien plus courageux que moi au même âge », avoue-t-elle) est pour Simone Bitton une élégante manière de retrouver sa propre jeunesse militante. En eux, elle salue une nouvelle génération d&#8217;activistes prêts à défendre leurs convictions contre les idées de leur milieu. Et l&#8217;on devine l&#8217;admiration de la documentariste pour cette jeune Américaine, refusant qu&#8217;à l&#8217;autre bout de la terre on tue en son nom.</p>
<p>Lus par ses proches quatre ans après le drame, les mots de Rachel résonnent longtemps en nous. Des mots simples et bouleversants, extraits de mails ou de lettres, qui dévoilent une personnalité étonnamment mûre. Convaincue de la justesse de sa cause, mais émue par l&#8217;inexpérience des soldats perchés sur les chars et contraints d&#8217;obéir aux ordres.</p>
<p>Simone Bitton refuse l&#8217;émotion facile autant que le discours militant. Précis, dense, complexe, son film s&#8217;impose comme une réflexion passionnante sur la jeunesse et la résistance. Au-delà du conflit israélo-palestinien.</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p>Critique<br />
<a href="http://abonnes.lemonde.fr/cinema/article/2009/10/20/rachel-autopsie-d-une-disparition-a-gaza_1256310_3476.html"><strong>&#8220;Rachel&#8221; : autopsie d&#8217;une disparition à Gaza</strong></a><br />
Le Monde<br />
20.10.09</p>
<p>Dans la bande de Gaza, le 16 mars 2003, Rachel Corrie, une Américaine de 23 ans, trouve la mort en s&#8217;interposant devant un bulldozer israélien affecté au déblaiement de la zone frontalière avec l&#8217;Egypte. La jeune femme faisait partie d&#8217;une organisation non violente, l&#8217;International Solidarity Movement (ISM), et était venue, comme d&#8217;autres jeunes gens de tous pays, pour s&#8217;opposer aux destructions menées par l&#8217;armée israélienne dans le cadre officiel de la lutte antiterroriste. Plus précisément, l&#8217;armée opérait dans la zone de Raffah pour y créer un no man&#8217;s land destiné à faciliter la construction d&#8217;un mur de séparation.</p>
<p>La réalisatrice Simone Bitton, qui tourne des films dans la région et sur ce conflit depuis une quinzaine d&#8217;années, s&#8217;empare de ce drame pour tenter de lever le voile sur les circonstances qui l&#8217;ont permis, voire en comprendre les raisons. Elle a retrouvé les principaux témoins de l&#8217;accident, s&#8217;est procuré les rapports de l&#8217;armée israélienne, le journal intime de la défunte, s&#8217;est entretenue avec un nombre considérable de gens, a retrouvé un reportage d&#8217;une télévision privée qui a recueilli anonymement le point de vue des deux conducteurs du bulldozer, a même mis la main sur une vidéo de surveillance de Tsahal, expurgée du moment fatal.</p>
<p>Le film est construit comme une enquête indépendante, qui entend aller plus loin que le classement de l&#8217;affaire par la commission d&#8217;enquête officielle israélienne, qui a conclu à un accident. Ce point de vue, repris dans le film par la porte-parole de Tsahal, qui se fonde sur le témoignage des conducteurs de l&#8217;engin et le rapport d&#8217;autopsie, fait état de la vision très réduite à bord du bulldozer, et de l&#8217;absence de contusions graves sur le corps de la victime, qui, selon le rapport d&#8217;autopsie, aurait péri par asphyxie.</p>
<p>Juxtaposition</p>
<p>Les compagnons de la jeune femme, comme les témoins palestiniens alentour, réfutent quant à eux cette thèse et prétendent avoir vu le bulldozer venir de loin et bel et bien renverser Rachel Corrie. Ils en concluent, d&#8217;une part, que les conducteurs de l&#8217;engin avaient eu tout loisir de voir la jeune femme, d&#8217;autre part et conséquemment qu&#8217;il y a donc eu volonté de tuer. Ménageant ainsi la raison des uns et des autres, le film ne se prononce pas explicitement en faveur d&#8217;une version ou de l&#8217;autre, mais induit par leur juxtaposition l&#8217;hypothèse du mensonge israélien.</p>
<p>Ce faisant, il privilégie un débat dont la pertinence est toute théorique, tant il est clair que ce bulldozer est la cause directe de la mort de la jeune femme, et tant il semble que la mort de civils, du moins palestiniens, n&#8217;est pas toujours un facteur discriminant dans les actions menées par Tsahal. Cette approche affaiblit en outre la puissance documentaire du film, en instrumentalisant ses personnages au profit du débat qu&#8217;il entend illustrer.</p>
<p>LA BANDE-ANNONCE (avec Preview Networks)<br />
Bande-annonce fournie par Filmtrailer.com</p>
<p>Documentaire français de Simone Bitton. (1 h 40.)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ONG: Human Rights Watch fait le jeu de  ceux qui veulent faire d'Israël un état paria (Founder condemns HRW's use of indiscriminate fire)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/21/ong-human-rights-watch-fait-le-jeu-de-ceux-qui-veulent-faire-disrael-un-etat-paria-founder-condemns-hrws-use-of-indiscriminate-fire/</link>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 05:58:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/21/ong-human-rights-watch-fait-le-jeu-de-ceux-qui-veulent-faire-disrael-un-etat-paria-founder-condemns-hrws-use-of-indiscriminate-fire/</guid>
<description><![CDATA[Je suis convaincu qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un obus israélien. Marc Garlasco Une des fill]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://www.diakonia.se/images/IHL/publication/HRWreportcover.jpg" alt="HRW's indiscriminate fire" width="300" height="380" align="left" /></h5>
<h5><em> Je suis convaincu qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un obus israélien.</em> <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20060615.OBS1818/explosion_a_gaza__israel_mis_en_cause.html">Marc Garlasco</a></h5>
<h5><em>Une des filles de la famille, Ilham Ghalia, qui a été hospitalisée à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv a raconté une histoire bien différente de ce que la propagande palestinienne voudrait nous faire croire: son père avait causé l&#8217;explosion mortelle en manipulant une pièce d’artillerie non explosée abandonnée lors d&#8217;un incident précédent. </em><a href="http://www.haaretz.com/hasen/spages/1052622.html">Haaretz</a></h5>
<h5><em>Selon Human Rights Watch, les vingt années de règne de Saddam Hussein auraient coûté la vie de 250 000 à 290 000 civils irakiens, victimes des guerres non comprises. </em><a href="http://abonnes.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-1029068,0.html">Le Monde</a> (23.03.08<strong> </strong>)</h5>
<h5><em>En Irak, le CRED a évalué le bilan, jusqu’en juin 2006, entre 120 000 et 130 000 morts </em>(…) <a href="http://abonnes.lemonde.fr/archives/article/2008/04/11/les-bilans-des-morts-de-guerres-enjeux-politiques_1033471_0.html">Le Monde</a> (11.04.08<strong> </strong>)</h5>
<h5><em>Une délégation d’Human Rights Watch était récemment en Arabie Saoudite. Pour étudier le traitement des femmes par la loi saoudienne ? Pour faire campagne pour les droits des homosexuels, passibles de peine de mort en Arabie Saoudite ? Pour protester contre le manque de liberté religieuse dans le royaume saoudien? Pour publier un rapport sur les prisonniers politiques saoudiens? Non, non, non et non. La délégation est venue solliciter des fonds auprès de riches Saoudiens en mettant en avant la diabolisation d’Israël par l’organisation [dans sa] (…) lutte avec les groupes de pression &#8220;pro-Israel aux Etats-Unis, dans l’Union européenne et aux Nations unies&#8221;.</em> <a href="http://online.wsj.com/article/SB124528343805525561.html">Robert Bernstein</a></h5>
<div>Pour les inconditionnels des intermittents du spectacle à la <a href="http://www.israpundit.com/2006/?p=1480">Marc Garlasco</a> qui ont donné au monde les mémorables <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/01/13/gaza-calomniez-calomniez-il-en-restera-toujours-quelque-chose-collective-punishment-of-israel-trademark-of-world-media/">bidonnages</a> de <a href="http://news.bbc.co.uk/newswatch/ukfs/hi/newsid_4390000/newsid_4396600/4396641.stm">Falloujah</a> (2004), du <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2008/04/15/irak-le-monde-avoue-discretement-qu%e2%80%99il-publie-des-chiffres-bidonnes-how-to-lie-with-numbers-a-short-guide-by-le-monde/">Lancet</a> (2005), de la <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/06/16/desinformation-le-faussaire-enderlin-recidive-sur-la-plage-cette-fois/">plage de Gaza</a> (2006), du <a href="http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=13185&#38;Cr=PNUE&#38;Cr1=Liban">Liban</a> (2007) …</div>
<div>.</div>
<div>Au lendemain d’une nouvelle farce onusienne qui a vu l’approbation, par un Comité des droits de l’homme dirigé par des modèles de vertu démocratique tels que l’Iran ou Cuba, d’un <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/19/rapport-goldstone-le-hamas-tout-comme-le-hezbollah-sont-passes-maitres-dans-l%e2%80%99art-d%e2%80%99utiliser-et-tromper-les-medias-former-commander-of-the-british-forces-in-afghanistan-hamas-like/">rapport</a> ouvertement biaisé contre Israël …</div>
<div>
<p>Nouvelle confirmation de la sérieuse dérive de nombre d’associations humanitaires (à l’image de leurs <a href="http://www.ngo-monitor.org/article.php?id=2127">nouvelles recrues</a> et <a href="http://online.wsj.com/article/SB124528343805525561.html">sources de financement</a>) avec, dans une tribune du NYT d’hier, la montée au créneau du propre fondateur de l&#8217;ONG Human Rights Watch, Robert Bernstein.</p>
<p>Dénonçant la perte de sens critique et des proportions de l&#8217;organisation qu&#8217;il a dirigée pendant 20 ans dans ses rapports sur les conflits d&#8217;Israël contre le Hamas et le Hezbollah, il rappelle comment celle-ci, en s&#8217;appuyant sur la pire sorte d’équivalence morale  et &#8220;des témoins dont les récits ne peuvent être vérifiés&#8221;, finit par faire le jeu de &#8220;ceux qui veulent faire d&#8217;Israël un état paria&#8221; …</p>
</div>
<div><strong><a href="http://www.nytimes.com/2009/10/20/opinion/20bernstein.html?_r=3&#38;adxnnl=1&#38;ref=opinion&#38;adxnnlx=1256044193-B4cpGjANaEVcMo3h14Wpsw">Rights Watchdog, Lost in the Mideast</a></strong><br />
Robert L. Bernstein<br />
The New York Times<br />
October 20, 2009</p>
<p>AS the founder of Human Rights Watch, its active chairman for 20 years and now founding chairman emeritus, I must do something that I never anticipated: I must publicly join the group’s critics. Human Rights Watch had as its original mission to pry open closed societies, advocate basic freedoms and support dissenters. But recently it has been issuing reports on the Israeli-Arab conflict that are helping those who wish to turn Israel into a pariah state.</p>
<p>At Human Rights Watch, we always recognized that open, democratic societies have faults and commit abuses. But we saw that they have the ability to correct them — through vigorous public debate, an adversarial press and many other mechanisms that encourage reform.</p>
<p>That is why we sought to draw a sharp line between the democratic and nondemocratic worlds, in an effort to create clarity in human rights. We wanted to prevent the Soviet Union and its followers from playing a moral equivalence game with the West and to encourage liberalization by drawing attention to dissidents like Andrei Sakharov, Natan Sharansky and those in the Soviet gulag — and the millions in China’s laogai, or labor camps.</p>
<p>When I stepped aside in 1998, Human Rights Watch was active in 70 countries, most of them closed societies. Now the organization, with increasing frequency, casts aside its important distinction between open and closed societies.</p>
<p>Nowhere is this more evident than in its work in the Middle East. The region is populated by authoritarian regimes with appalling human rights records. Yet in recent years Human Rights Watch has written far more condemnations of Israel for violations of international law than of any other country in the region.</p>
<p>Israel, with a population of 7.4 million, is home to at least 80 human rights organizations, a vibrant free press, a democratically elected government, a judiciary that frequently rules against the government, a politically active academia, multiple political parties and, judging by the amount of news coverage, probably more journalists per capita than any other country in the world — many of whom are there expressly to cover the Israeli-Palestinian conflict.</p>
<p>Meanwhile, the Arab and Iranian regimes rule over some 350 million people, and most remain brutal, closed and autocratic, permitting little or no internal dissent. The plight of their citizens who would most benefit from the kind of attention a large and well-financed international human rights organization can provide is being ignored as Human Rights Watch’s Middle East division prepares report after report on Israel.</p>
<p>Human Rights Watch has lost critical perspective on a conflict in which Israel has been repeatedly attacked by Hamas and Hezbollah, organizations that go after Israeli citizens and use their own people as human shields. These groups are supported by the government of Iran, which has openly declared its intention not just to destroy Israel but to murder Jews everywhere. This incitement to genocide is a violation of the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide.</p>
<p>Leaders of Human Rights Watch know that Hamas and Hezbollah chose to wage war from densely populated areas, deliberately transforming neighborhoods into battlefields. They know that more and better arms are flowing into both Gaza and Lebanon and are poised to strike again. And they know that this militancy continues to deprive Palestinians of any chance for the peaceful and productive life they deserve. Yet Israel, the repeated victim of aggression, faces the brunt of Human Rights Watch’s criticism.</p>
<p>The organization is expressly concerned mainly with how wars are fought, not with motivations. To be sure, even victims of aggression are bound by the laws of war and must do their utmost to minimize civilian casualties. Nevertheless, there is a difference between wrongs committed in self-defense and those perpetrated intentionally.</p>
<p>But how does Human Rights Watch know that these laws have been violated? In Gaza and elsewhere where there is no access to the battlefield or to the military and political leaders who make strategic decisions, it is extremely difficult to make definitive judgments about war crimes. Reporting often relies on witnesses whose stories cannot be verified and who may testify for political advantage or because they fear retaliation from their own rulers. Significantly, Col. Richard Kemp, the former commander of British forces in Afghanistan and an expert on warfare, has said that the Israel Defense Forces in Gaza “did more to safeguard the rights of civilians in a combat zone than any other army in the history of warfare.”</p>
<p>Only by returning to its founding mission and the spirit of humility that animated it can Human Rights Watch resurrect itself as a moral force in the Middle East and throughout the world. If it fails to do that, its credibility will be seriously undermined and its important role in the world significantly diminished.</p>
<p>Robert L. Bernstein, the former president and chief executive of Random House, was the chairman of Human Rights Watch from 1978 to 1998.</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p><a href="http://online.wsj.com/article/SB124528343805525561.html"><strong>Human Rights Watch Goes to Saudi Arabia</strong></a><br />
Seeking Saudi Money to Counterbalance &#8220;Pro-Israel Pressure Groups&#8221;<br />
David Bernstein<br />
The Wall Street Journal<br />
July 15, 2009</p>
<p>A delegation from Human Rights Watch was recently in Saudi Arabia. To investigate the mistreatment of women under Saudi Law? To campaign for the rights of homosexuals, subject to the death penalty in Saudi Arabia? To protest the lack of religious freedom in the Saudi Kingdom? To issue a report on Saudi political prisoners?</p>
<p>No, no, no, and no. The delegation arrived to raise money from wealthy Saudis by highlighting HRW&#8217;s demonization of Israel. An HRW spokesperson, Sarah Leah Whitson, highlighted HRW&#8217;s battles with &#8220;pro-Israel pressure groups in the US, the European Union and the United Nations.&#8221; (Was Ms. Whitson required to wear a burkha, or are exceptions made for visiting anti-Israel &#8220;human rights&#8221; activists&#8221;? Driving a car, no doubt, was out of the question.)</p>
<p>Apparently, Ms. Whitson found no time to criticize Saudi Arabia&#8217;s abysmal human rights record. But never fear, HRW &#8220;recently called on the Kingdom to do more to protect the human rights of domestic workers.</p>
<p>There is nothing wrong with a human rights organization worrying about maltreatment of domestic workers. But there is something wrong when a human rights organization goes to one of the worst countries in the world for human rights to raise money to wage lawfare against Israel, and says not a word during the trip about the status of human rights in that country. In fact, it&#8217;s a virtual certainty that everyone in Whitson&#8217;s audience employs domestic servants, giving her a perfect, untaken opportunity to boast about HRW&#8217;s work in improving the servants&#8217; status. But Whitson wasn&#8217;t raising money for human rights, she was raising money for HRW&#8217;s propaganda campaign against Israel.</p>
<p>Someone who claims to have worked for HRW wrote to me, &#8220;I can tell you that the people on the research and policy side of the organization have little, if any, contacts with people on the donor side.&#8221; If that&#8217;s true, apparently this is yet another exception HRW makes for Israel: Ms. Whitson, who gave the presentation to potential Saudi donors, is director of HRW&#8217;s Middle East and North Africa Division.</p>
<p>Also, as a Nathan Wagner comments at Opinio Juris: &#8220;Surely there is a moral difference between raising funds in free nations through appeals to ideals of universal human rights and raising money in repressive nations through appeals highlighting pressure brought against their enemies. [Moreover], the former type of fundraising does not imperil the organization&#8217;s mission, but fundraising Bernstein highlights does, since any significant reliance on such funds will necessarily mute criticism of the repressive government.&#8221;</p>
<p>Finally, some would defend HRW by pointing it that it has criticized Saudi Arabia&#8217;s human rights record rather severely in the past. The point of my post, though, is not that HRW is pro-Saudi, but that it is maniacally anti-Israel. The most recent manifestation is that its officers see nothing unseemly about raising funds among the elite of one of the most totalitarian nations on earth, with a pitch about how the money is needed to fight &#8220;pro-Israel forces,&#8221; without the felt need to discuss any of the Saudis&#8217; manifold human rights violations, and without apparent concern that becoming dependent on funds emanating from a brutal dictatorship leaves you vulnerable to that brutal dictatorship later cutting off the flow of funds, if you don&#8217;t &#8220;behave.&#8221;</p>
<p>Mr. Bernstein is a professor of law at George Mason University and the author of &#8220;You Can&#8217;t Say That! The Growing Threat to Civil Liberties from Anti-Discrimination Laws.&#8221; This article first appeared on the Volokh Conspiracy web site.</p>
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<title><![CDATA[Oslo/Décryptage d’un Nobel (Michel Gurfinkiel: The Nobel committee has always put ideology before facts)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/20/oslodecryptage-d%e2%80%99un-nobel-michel-gurfinkiel-the-nobel-committee-has-always-put-ideology-before-facts/</link>
<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 03:00:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
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<description><![CDATA[C’est un terrible avantage de n’avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser. Rivarol. Quand Alfre]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://www.harhoma.com/images/arafat_peres_rabin.jpg" alt="Arafat Nobel disgrace (1994)" width="350" height="239" align="left" /><em>C’est un terrible avantage de n’avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser.</em> Rivarol.</h5>
<h5><em>Quand Alfred Nobel créa ses prix, à la fin du XIXe siècle, la Suède et la Norvège étaient confédérés sous un seul et même monarque. L’inventeur de la dynamite, Suédois, voulut confier aux Norvégiens l’une de ses distinctions. Ce fut le prix de la paix. Mais Oslo n’ayant pas d’Académie prestigieuse, analogue à l’Institut Karolinska de Stockholm, le choix des lauréats fut confié à un comité de cinq membres élu par le parlement local. A parlement de gauche, comité de gauche, et inversement : il en va ainsi depuis plus d’un siècle. Et le Nobel de la paix s’en ressent. Le comité actuel est dirigé par Thorbjorn Jagland, ancien premier ministre socialiste et ancien ministre des Affaires étrangères, dont les passages au pouvoir ont tous été entachés de scandales, de gaffes diverses et de prises de position anti-américaines ou anti-israéliennes. On sait également aujourd’hui qu’il était considéré par le KGB, tout au long des années 1970 et 1980, comme un &#8220;contact confidentiel&#8221;. Voilà qui explique beaucoup de choses, on en conviendra.</em> Michel Gurfinkiel</h5>
<div><strong>Combien de Sakharov ou de Mère Térésa pour faire passer les Le Duc Tho et les Arafat? </strong></p>
<p>29 sur 52 personnalités ou organisations liées au tiers-monde; 16 à des ONG de gauche ou d’extrême-gauche; 6 à l’Onu ou à des Etats ou organisations totalitaires; 4 à des pays musulmans ou à des organisations terroristes; 3 à des militants ou organisations écologistes; 17 seulement pour avoir défendu les valeurs démocratiques dont 5 (Kissinger, Sato, Begin, Peres, Rabin comme faire-valoir à des colauréats &#8220;mieux-disants&#8221; (Le Duc Tho &#8211; qui <a href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/nobelprize_facts.html">seul</a> avec Sartre a eu la décence de le refuser! -, McBride, Sadate, Arafat &#8211; qui provoqua la seule démission à ce jour d&#8217;un membre du comité, l&#8217;honoralissime démocrate-chrétien <a href="http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1132475690029&#38;pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull">Kaare Kristiansen</a>); 12 lauréats occidentaux ou pro-occidentaux honorés en fait en tant que tels (Sakharov, Mère Térésa, Walesa, Wiesel, le Dalai-Lama, Hume, Trimble, Kim, Ximenes Belo, Ramos-Horta, Yunus, Ahtissari) &#8230;</p>
<p>Pour ceux qui s’étonneraient encore, après les <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2005/12/08/onufrance-boidevaixmerimee-larbre-qui-cache-la-foret-oil-for-food-scandal-the-french-media-blackout-continues/">Annan</a>, <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/12/08/idiots-utiles-le-pire-ex-president-des-etats-unis-a-encore-frappe-guy-milliere/">Carter</a>, <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2007/04/02/iranshirin-ebadi-dune-operation-de-diversion-a-une-autre-eurabia-nobelizes-mollahss-token-dissident/">Ebadi</a>, <a href="http://www.aegis.com/news/afp/2004/AF041029_FR.html">Maathai</a>, <a href="http://www.iran-resist.org/article581">ElBaradei</a> et <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2007/10/13/environnement-des-mensonges-qui-derangent-did-gore%e2%80%99s-lying-for-the-truth-deserve-to-be-nobelized/">Gore</a> des sept dernières années, du prix attribué sur la foi de ses seuls discours au Pleurnicheur en chef …</p>
<p>Magistral décryptage, par Michel Gurfinkiel, de la longue tradition derrière l’apparence de rupture (au moins <a href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/">depuis 35 ans</a> et sans compter le <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/15/presidence-obama-aucune-nation-ne-peut-ni-ne-doit-essayer-d%e2%80%99en-dominer-une-autre-no-balance-of-power-among-nations-will-hold/">brillant</a> duo de <a href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/1926/index.html">1926</a>), de choix en fait idéologiques du comité norvégien …</p>
<p><a href="http://www.michelgurfinkiel.com/articles/249-Oslo-Decryptage-dun-Nobel.html"><strong>Oslo/Décryptage d’un Nobel</strong></a><br />
Michel Gurfinkiel<br />
Mercredi 14 octobre 2009<br />
Le comité Nobel norvégien a toujours fait passer l&#8217;idéologie avant les faits. Et il est dirigé par un ancien &#8220;contact&#8221; soviétique. Deux raisons de couronner Obama.</p>
<p>« En distinguant le président américain sur la foi de ses discours, le jury d’Oslo rompt avec sa tradition ». C’est ainsi que Le Monde, le 9 octobre, commente l’attribution du prix Nobel de la paix à Barack Obama. Jusqu’à présent, le prix avait toujours récompensé des actes, plutôt que de simples intentions. Désormais, les intentions priment les actes. Obama, installé à la Maison Blanche depuis neuf mois seulement, s’est hâté d’associer à ses honneurs une lauréate plus ancienne, la militante démocrate birmane Aung San Suu Kyi. Pour échapper, au moins en partie, au ridicule de la situation : « C’est un terrible avantage de n’avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser », disait Antoine de Rivarol.</p>
<p>Mais le jury d’Oslo a-il réellement rompu avec une « tradition », comme l’affirme le Monde ? Voire. Il avait pris l’habitude d’attribuer le Nobel de la paix en fonction d’une idéologie plutôt que de faits. De là à couronner l’idéologie elle-même, il n’y avait qu’un pas.</p>
<p>La liste des lauréats sur les trente-cinq dernières années, de 1973 à 2008, est révélatrice. Au total, cinquante-deux personnalités ou organisations ont reçu le prix pendant cette période. Vingt-neuf sont liées à des pays du tiers-monde ; seize à des ONG de gauche ou d’extrême-gauche ; six à l’Onu ; six à des Etats ou organisations totalitaires ; quatre à des pays musulmans ; quatre à des organisations terroristes ; trois à des militants ou organisations écologistes. En regard, dix-sept lauréats seulement, toutes origines confondues, ont été explicitement honorés pour avoir défendu les valeurs d’une société démocratique et humaniste de type occidental. Encore faudrait-il en retrancher cinq (Henry Kissinger, Eisaku Sato, Menahem Begin, Shimon Peres, Yitzhak Rabin), qui servent de faire-valoir à des colauréats « mieux-disants » (Le Duc Tho, Sean McBride, Anouar el-Sadate, Yasser Arafat). Ce qui ramène les lauréats occidentaux ou pro-occidentaux honorés en tant que tels à douze seulement (Andréi Sakharov, Mère Thérésa, Lech Walesa, Elie Wiesel, le Dalai-Lama, John Hume, David Trimble, Kim Dae Jung, Carlos Felipe Ximenes Belo, Jose Ramos-Horta, Muhamad Yunus, Marrti Ahtissari).</p>
<p>Derrière de tels choix, on retrouve sans cesse l’illusion de l’ « arbitrage », que partageait assurément Alfred Nobel, selon lequel la paix est une affaire de bons sentiments, le produit d’une « conversion des cœurs », plutôt que le résultat d’un rapport de forces ; mais aussi le sophisme infiniment plus pervers des « pacifistes » qui, avant 1939, se proposaient de coexister avec le IIIe Reich, et qui plus tard, pendant la guerre froide, ne se souciaient de désarmer l’Ouest, selon le mot de François Mitterrand, que pour mieux armer l’Est ;  et surtout le fantasme antinomiste – dont un Alain Badiou, en France, est le pyrotechnicien quasi-officiel &#8211; selon laquelle le Mal serait porteur de Bien, le Bien un Mal déguisé, la liberté un leurre, la tyrannie une liberté, le droit une imposture, la progression du niveau de vie une paupérisation, la civilisation une barbarie et les Barbares de vrais civilisés.</p>
<p>Ces rêves ou ces délires se nourrissent de leur inassouvissement. Là encore, il convient de relire la liste des lauréats. L’Américain Ralph Bunche obtint le Nobel de la paix, en 1950, pour sa médiation dans le conflit israélo-palestinien et israélo-arabe. Sadate et Begin, en 1978, Arafat, Rabin et Peres, en 1994, Obama en 2009, l’ont obtenu pour les mêmes raisons. Mais la guerre continue : ce qui signifie, au minimum, que cinq prix sur six n’ont servi à rien. Kissinger et Le Duc Tho ont été couronnés en 1973 pour leurs accords de paix en Indochine : deux ans plus tard, la guerre reprenait, et le communisme massacrait ou expulsait des millions d’êtres humains au Vietnam et au Cambodge. Kofi Annan et l’Onu ont été honorés en 2001 : au moment où les médias commençaient à évoquer le scandale « Pétrole contre nourriture ». L’Agence internationale de l’Energie atomique, dirigée par l’Egyptien Mohamed El-Baradei, a été distinguée en 2005 pour sa lutte contre la prolifération des armes nucléaires : elle n’avait pourtant rien fait pour empêcher l’accession de l’Inde et du Pakistan, en 1998, à ce type d’armements ; et ne fera rien pour freiner la Corée du Nord, puissance déclarée en 2008, ou l’Iran.</p>
<p>Tous les jurés d’Oslo n’ont pas perdu le sens commun. Tous ne sont pas restés passifs devant un tel bilan. Kaare Kristiansen démissionna du Comité Nobel en 1994 plutôt que de cautionner la remise du prix de la paix à Arafat. Mais ce ne sont là que des exceptions qui confirment la règle. Pourquoi ?</p>
<p>Quand Alfred Nobel créa ses prix, à la fin du XIXe siècle, la Suède et la Norvège étaient confédérés sous un seul et même monarque. L’inventeur de la dynamite, Suédois, voulut confier aux Norvégiens l’une de ses distinctions. Ce fut le prix de la paix. Mais Oslo n’ayant pas d’Académie prestigieuse, analogue à l’Institut Karolinska de Stockholm, le choix des lauréats fut confié à un comité de cinq membres élu par le parlement local. A parlement de gauche, comité de gauche, et inversement : il en va ainsi depuis plus d’un siècle. Et le Nobel de la paix s’en ressent.</p>
<p>Le comité actuel est dirigé par Thorbjorn Jagland, ancien premier ministre socialiste et ancien ministre des Affaires étrangères, dont les passages au pouvoir ont tous été entachés de scandales, de gaffes diverses et de prises de position anti-américaines ou anti-israéliennes. On sait également aujourd’hui qu’il était considéré par le KGB, tout au long des années 1970 et 1980, comme un « contact confidentiel ». Voilà qui explique beaucoup de choses, on en conviendra.</p>
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<title><![CDATA[Présidence Obama: Et si la vieille Europe n’était plus où on la croyait? (Caught in the headlights: Will freshly nobelized Bambi ever learn what it takes to be a US president?)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/18/presidence-obama-et-si-la-vieille-europe-n%e2%80%99etait-plus-ou-on-la-croyait-caught-in-the-headlights-will-freshly-nobelized-bambi-ever-learn-what-it-takes-to-be-a-us-president/</link>
<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 20:16:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
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<description><![CDATA[Cette rhétorique messianique, qui justifie tous les raccourcis et tous les accommodements avec la ré]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://www.hunt101.com/data/500/deer_in_the_headlights_look.jpg" alt="Bambi caught in the headlights" width="450" height="423" align="left" /><em>Cette rhétorique messianique, qui justifie tous les raccourcis et tous les accommodements avec la réalité pour atteindre l’hagiographie, est (…) le syndrome inverse de la diabolisation de Bush et consorts. Il lui succède de façon logique : pour tirer un trait définitif sur un Mal épouvantable, il fallait un Bien hors du commun – et peu importe que ce dernier doive beaucoup à l’imaginaire et s’applique à un homme dont finalement on ne sait pas grand chose. Le délire anti-Bush a mené à l’adoration pro-Obama. </em><a href="http://mondesfrancophones.com/chroniques/la-chronique-de-ludovic-monnerat/le-prix-nobel-de-lapaisement/">Ludovic Monnerat</a></h5>
<h5><em>Nous pensions que nous ne verrions jamais le jour où un président français montrerait plus de résolution que le commandant en chef de l’Amérique pour affronter un des plus graves défis posés à la sécurité mondiale. Eh bien, nous y sommes.</em> <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/03/presidence-obama-quand-le-wsj-felicite-un-president-francais-pour-son-courage-we-thought-wed-never-see-the-day/">Le WSJ</a></h5>
<h5><em>Quand il se retrouve à côté d’un Sarkozy plus peitit en taille mais plus grand en stature, Obama  a presque maintenant des airs de pré-adolescent.</em> <a href="http://www.victorhanson.com/articles/hanson101209B.html">Victor Davis Hanson</a></h5>
<h5><em>La vieille Europe vit dans un monde de retraites publiques qui ne sont plus finançables, de trop peu d’emplois créés pour ses plus jeunes travailleurs, de taux de natalité insuffisants pour le remplacement des générations, de grasses subventions pour des fermes datant du Moyen-Age, d’impôts élevés pour payer la grande vie du secteur public et, la preuve historique la plus cruciale du déclin, l’incapacité à financer ses propres armées. Seuls cinq des 28 pays membres de l’OTAN (le Royaume-Uni, la France, la Turquie, la Grèce et l’Espagne) atteignent le seuil minimum de 2% du PNB consacré à la défense.</em></h5>
<h5><em>Peut-être que le témoin le plus intrigant de cette éducation est l’Européen Nicolas Sarkozy. Dans ses bons jours, le président français semble avoir pris conscience du déclin politique et économique dont il a hérité. Ainsi était-il frappant aux Nations Unies le mois dernier quand M. Sarkozy a dit que &#8220;M. Obama rêve d&#8217;un monde sans armes nucléaires&#8221;. Puis, décrivant la menace nucléaire iranienne, il a ajouté : &#8220;A un certain moment des évènements graves nous forceront à prendre des décisions&#8221;. Par &#8220;nous&#8221;, il voulait dire que c’était aux États-Unis de prendre l’initiative. En Occident, seul le président des États-Unis peut encore transformer des décisions basées sur la dure réalité au lieu de se réfugier dans le moralisme mou. Le jour où cela ne sera plus vrai, les États-Unis mériteront enfin leur Nobel décadent.</em> Daniel Henninger</h5>
<div><strong>Quand les éditorialistes du WSJ félicitent un président français</strong> pour son réalisme et sa détermination face à la pusillanimité de leur fraichement <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/09/nobel-chamberlain-enfin-recompense-70-ans-apres-norwegian-quislings-repair-one-of-historys-greatest-injustices/">nobélisé</a> président… <strong>pas une mais deux fois en à peine deux semaines!</strong></p>
<p>Et un historien militaire américain en vient à lui trouver plus de stature face aux airs pré-adolescents du Pleurnicheur en chef …</p>
<p><a href="http://online.wsj.com/article_email/SB10001424052748704107204574473543586270418-lMyQjAxMDA5MDEwNjExNDYyWj.html"><strong>A Decadent Nobel</strong></a><br />
A prize for soft moralism.<br />
Daniel Henninger<br />
The Wall Street Journal<br />
Thursday, October 15, 2009</p>
<p>So Donald Rumsfeld was right about Old Europe.</p>
<p>The Norwegian Nobel Committee has taken it in the neck for awarding this year&#8217;s Peace Prize to a nine-month old American presidency. There&#8217;s been much mockery of pencil-necked Norwegian academics in faraway Oslo. This is unfair.</p>
<p>The committee said it chose Barack Obama for his &#8220;vision of . . . a world without nuclear weapons&#8221; and for &#8220;meeting the great climatic challenges the world is confronting.&#8221; I&#8217;d say that completes the argument over old and new Europe. This is a Nobel of decadence.</p>
<p>Let&#8217;s be clear. This decadence isn&#8217;t primarily about Roman Polanski or Silvio Berlusconi&#8217;s playboy club or French culture minister Frederic Mitterrand&#8217;s adventures in Thailand. Though these are not irrelevant.</p>
<p>This Nobel is about political decadence.</p>
<p>&#8220;Decadence,&#8221; an enduring word, emerged from the Latin &#8220;de-cadere,&#8221; which means &#8220;to fall down.&#8221; Decadence stripped bare means decay.</p>
<p>The unanswered question at the center of this odd Nobel is whether Barack Obama admires Old Europe for the same reasons it admires him.</p>
<p>When it was a vibrant garden of ideas, Europe gave the world more good things than one can count. Then it discovered the pleasures of the welfare state.</p>
<p>Old Europe now lives in a world of unpayable public pension obligations, weak job creation for its youngest workers, below-replacement birth rates, fat agricultural subsidies for farms dating to the Middle Ages, high taxes to pay for the public high-life, and history&#8217;s most crucial proof of decay—the inability to finance one&#8217;s armies. Only five of the 28 nations in NATO (the U.K., France, Turkey, Greece and Spain) achieve the minimum defense-spending benchmark of 2% of GDP.</p>
<p>The effect of arriving at a state of political decadence, of no longer being able to rise in the world, is that many people increasingly discover that soft moralism is a more congenial pastime than producing answers for the hard questions. As when David Cameron, the Tory leader and likely next British prime minister wonders: &#8220;The insatiable consumption and materialism of the past decade; has it made us happier or more fulfilled?&#8221;</p>
<p>This isn&#8217;t to say that soft moralism is about nothing. But when matters such as climate change become life&#8217;s primary concerns, it means one is going to spend more time preaching, which is easy, than doing, which is hard. One thinks of Nobelist Al Gore&#8217;s unstoppable sermons.</p>
<p>Among the hardest questions Europe faced after World War II was the placement of anti-Soviet Pershing missiles on Europe&#8217;s soil in 1983. Led by Helmut Kohl and Maggie Thatcher, Europe did something hard: It overcame its pacifists. A decade later, with the siege of Sarajevo, old Europe came to understand that making the hardest decisions was now beyond its reach.</p>
<p>Current hard questions include Pakistan and Afghanistan. Darfur is a hard question. Where to hold captured terrorists is a hard question.</p>
<p>Americans heard often the past four years how much Europe &#8220;hated&#8221; us because of that most complex of hard questions, the Iraq war. Unpopular wars cause bad feelings to be sure, but past some point Europe&#8217;s antipathy toward the U.S. over Iraq began to sound a lot like moralistic decadence. It is a neurotic resentment of a superpower merely because it possesses the resources to do something Europe can no longer do, for good or ill.</p>
<p>What we are in the process of discovering is just how much President Obama&#8217;s worldview coincides with that of the continent that claims to have seen itself reflected in him and its Peace Prize.</p>
<p>Mr. Obama is at a crossroads in his presidency. As George W. Bush departed the White House, he said his successor would one day arrive at the need to make a decision that made clear the reality of being the American president. That moment has arrived. It is the pending troop-deployment for Afghanistan, a very hard decision.</p>
<p>After that, Mr. Obama will go to Oslo Dec. 10 to receive the Prize itself. That will occur in the middle of the Dec. 7-18 United Nations Climate Conference in Copenhagen, whose goal is among the explicit reasons why Mr. Obama was given the Nobel Peace Prize.</p>
<p>Between Afghanistan and Oslo, we&#8217;re going to get some clarity about the Obama presidency.</p>
<p>Perhaps the most intriguing onlooker to this education is European Nicolas Sarkozy. On his good days, France&#8217;s president seems aware of the political and economic decay he has inherited. So it was striking at the United Nations last month when Mr. Sarkozy said that Mr. Obama &#8220;dreams of a world without nuclear arms.&#8221; Then, describing Iran&#8217;s nuclear threat, he said, &#8220;At a certain moment hard facts will force us to make decisions.&#8221;</p>
<p>By &#8220;us&#8221; he means that the U.S. must lead. In the West, only the U.S. president can still make decisions based on hard facts rather than recede into soft moralism. The day that is no longer true, the U.S. will finally deserve a decadent Nobel.</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p><a href="http://www.nypost.com/p/news/opinion/editorials/the_naif_in_chief_AwM7RyxcOE1p7U0FIjGogM"><strong>The naif-in-chief</strong></a><br />
New York Post<br />
September 24, 2009</p>
<p>Who wrote President Obama&#8217;s speech for the start of the UN General As sembly yesterday &#8212; Rodney King? You know, the guy whose videotaped run-in with cops sparked the 1992 LA riots, leading King to ask: &#8220;Can&#8217;t we all just get along?&#8221;</p>
<p>Today that question is used derisively, to mock naive &#8220;solutions&#8221; for social ills. But it essentially sums up Obama&#8217;s 38-minute UN plea, as Washington&#8217;s former UN envoy John Bolton noted.</p>
<p>Except that Obama is supposed to be the wise leader of the Free World.</p>
<p>What a truly pathetic performance.</p>
<p>Not only because of the president&#8217;s stunning cluelessness about the world&#8217;s nature. But also because of his repeated insults to America. And his back-stabbing of Washington&#8217;s top Mideast ally, Israel.</p>
<p>Obama, yet again, focused on the world&#8217;s &#8220;distrust&#8221; of this nation, thanks to the &#8220;belief . . . that America has acted unilaterally, without regard for the interest of others&#8221; &#8212; presumably, under George W. Bush&#8217;s presidency.</p>
<p>Not to fear, though; Obama&#8217;s here: He&#8217;s closing Gitmo, he said, banning torture, quitting Iraq, scrapping nukes . . .</p>
<p>What about protecting America?</p>
<p>Obama believes &#8220;deeply,&#8221; he said, that &#8220;the interests of nations and peoples are shared.&#8221; (Cue the Kumbaya singers.)</p>
<p>Indeed, he practically begged world leaders to take their &#8220;share of responsibility&#8221; in responding to global challenges.</p>
<p>Did no one brief him about who&#8217;d be at the event? Like lunatic Libyan murderer-in-chief Moammar Khadafy (who ranted for 95 minutes)? And Holocaust-denying, terror-sponsoring, nuke-building, election-stealing Iranian President Mahmoud Ahmadinejad?</p>
<p>Obama can&#8217;t truly believe these guys will do their &#8220;share&#8221; to make the world safe, however much he pleads.</p>
<p>And what&#8217;s up with those gratuitous slams at Jerusalem? &#8220;America does not accept the legitimacy of continued Israeli settlements,&#8221; Obama hissed. He insisted that &#8220;Israel respect the legitimate claims . . . of the Palestinians.&#8221;</p>
<p>Memo to POTUS: Israel has always respected legitimate Palestinian claims.</p>
<p>Indeed, it is neither Israeli disrespect nor settlements that stand in the way of peace there &#8212; but the Palestinian fantasy (fueled by folks like Ahmadinejad) of wiping the Jewish state off the map.</p>
<p>Obama can wish all he wants for everyone to &#8220;just get along.&#8221;</p>
<p>But wishing won&#8217;t make it happen.</p>
<p>He&#8217;s got some serious learning to do.</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La France est-elle condamnée à disparaître ?]]></title>
<link>http://winfrid.wordpress.com/2009/10/16/la-france-est-elle-condamnee-a-disparaitre/</link>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 21:22:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>winfrid</dc:creator>
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<description><![CDATA[La plupart des Français s&#8217;accordent sur le fait que leur situation se dégrade d&#8217;année en]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><em>La plupart des Français s&#8217;accordent sur le fait que leur situation se dégrade d&#8217;année en année, que leur pays décline de manière constante et exponentielle, que l&#8217;avenir s&#8217;annonce sombre et qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un phénomène inéluctable.</em></strong></p>
<p><strong><em>Les conséquences de plus de 30 ans de politique migratoire laxiste se font, jour après jour, de plus en plus cruellement sentir. La poursuite d&#8217;une telle politique et son accentuation sont désormais érigées en dogme. Quiconque ose remettre en cause celui-ci est automatiquement diabolisé et discrédité. </em></strong></p>
<p><strong><em>L&#8217;insécurité semble étendre son emprise, inexorablement, sur l&#8217;ensemble du territoire français. Désormais, les petites villes de province, ainsi que les zones rurales, ne sont plus épargnées par la montée de la délinquance, de la criminalité, de l&#8217;incivisme, de la violence gratuite, du vandalisme. Les zones de non droit, dorénavant enracinées dans les banlieues des principales grandes agglomérations françaises, deviennent de plus en plus criminogènes et hostiles aux autochtones.</em></strong></p>
<p><strong><em>La montée en puissance des revendications communautaristes agressives, en particulier musulmanes, met en cause la laïcité républicaine et la cohésion nationale.</em></strong></p>
<p><strong><em>La promotion de comportements déviants, amoraux, par une caste médiatique, (cul)turelle, politique, économique détruit les fondements de notre civilisation. Les valeurs, la morale, les traditions, la famille sont constamment mis en accusation, raillées, vilipendées. Tout se juge désormais à l&#8217;aune de la réussite matérielle, de la satisfaction des plus bas instincts, du politiquement correct, de la conformité à l&#8217;idéologie totalitaire antiraciste et à la promotion de la diversité, de la &#8221; mixité sociale &#8221; (sic) et du sacro-saint métissage.</em></strong></p>
<p><strong><em>Une majorité de Français se retrouve complètement déboussolée par cette marche forcée de la France vers l&#8217;avènement du projet mondialiste destructeur des équilibres anciens, des identités, des cultures des peuples. A tel point qu&#8217;ils semblent complètement anesthésiés et résignés à cet état de fait. Jusqu&#8217;à ne susciter chez eux quasiment plus aucune résistance au destin chaotique qui les mène un peu plus chaque jour à la disparition de ce qu&#8217;ils représentent en tant que peuple, nation, histoire, identité, culture&#8230; bref, à la destruction criminelle d&#8217;une civilisation parmi les plus brillantes de l&#8217;histoire de l&#8217;humanité.</em></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Présidence Obama: Aucune nation ne peut ni ne doit tenter d’en dominer une autre (No balance of power among nations will hold)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/15/presidence-obama-aucune-nation-ne-peut-ni-ne-doit-essayer-d%e2%80%99en-dominer-une-autre-no-balance-of-power-among-nations-will-hold/</link>
<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 19:28:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/15/presidence-obama-aucune-nation-ne-peut-ni-ne-doit-essayer-d%e2%80%99en-dominer-une-autre-no-balance-of-power-among-nations-will-hold/</guid>
<description><![CDATA[Les Etats sont perdus quand ils ne savent plus distinguer les bons des mauvais hommes. Antisthène Le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://3.bp.blogspot.com/_CIcrV3eDFWo/SkoxPzMDhVI/AAAAAAAAAQ8/AQlbT2y6tPA/s400/Cartoon%2520-%2520Seen%2520as%2520Meddling%2520%2528600%2529.jpg" alt="No meddling Obama doctrine" width="450" height="343" align="left" /></h5>
<h5><em>Les Etats sont perdus quand ils ne savent plus distinguer les bons des mauvais hommes.</em> <a href="http://www.victorhanson.com/articles/thornton101409.html">Antisthène</a></h5>
<h5><em>Les Hautes Parties contractantes déclarent solennellement au nom de leurs peuples respectifs qu’elles condamnent le recours à la guerre pour le règlement des différends internationaux, et y renoncent en tant qu’instrument de la politique nationale dans leurs relations mutuelles.</em></h5>
<h5><em>Les Hautes Parties contractantes reconnaissent que le règlement ou la solution de tous les différends ou conflits, de quelque nature ou de quelque origine qu’ils puissent être, qui pourront surgir entre elles, ne devra jamais être recherché que par des moyens pacifiques.</em></h5>
<h5>Le Président du Reich allemand, le Président des Etats-Unis d’Amérique, Sa Majesté le Roi des Belges, le Président de la République française, Sa Majesté le Roi de Grande-Bretagne, d’Irlande et des territoires britanniques au-delà des mers, Empereur des Indes, Sa Majesté le Roi d’Italie, Sa Majesté l’Empereur du Japon, le Président de la République de Pologne, le Président de la République tchécoslovaque (<a href="http://bruxelles2.over-blog.com/pages/Pacte_KellogBriand_1928_renonciation_a_la_guerre-837025.html">Pacte Kellog-Briand</a> , article I et II, Paris, le 27 août 1928)</h5>
<h5><em>Aucune nation ne peut ni ne doit tenter d&#8217;en dominer une autre. Aucun ordre mondial qui place un pays ou un groupe de pays au-dessus d&#8217;un autre ne réussira. Aucun équilibre des forces entre les pays ne tiendra.</em> <a href="http://www.america.gov/st/peacesec-french/2009/September/20090923154223eaifas0.4488031.html">Barack Obama</a></h5>
<h5><em>Pas de paix sans hégémonie et équilibre des forces. </em>Henry Kissinger</h5>
<div>
<h5><em>Plus Obama brouille la différence entre alliés et ennemis, plus il démoralise les premiers et encourage les derniers.</em> <a href="http://www.victorhanson.com/articles/hanson101209.html">Victor Davis Hanson</a></h5>
</div>
<p align="justify">Conseil de sécurité, G-20, alliance occidentale, OTAN, alliance avec le Japon et la Corée du sud, Union européenne?</p>
<p>Omaha beach, Iwo Jima, Buchenwald, Europe de la Guerre froide, Irak, Corée, tremblements de terre, tsunamis, famines, Désert du Sinai, voies maritimes du Pacifique et de l’Atlantique?</p>
<p>Au lendemain, après Carter en 2002 et Gore en 2007, d’une nouvelle attribution – ô combien prématurée après seulement 9 mois de mandat! &#8211; du prix Nobel de la paix à un Américain au seul titre de son opposition à l’ancien président George W. Bush …</p>
<p>Et, après le renvoi d’un premier commandant du théâtre afghan, les <a href="http://www.america.gov/st/peacesec-french/2009/September/20090909124327dmslahrellek0.6381342.html">remises en cause</a> de plus en plus ouvertes <a href="http://www.america.gov/st/peacesec-french/2009/October/20091008155206dmslahrellek0.6512567.html">au sein même de l’Administration</a> au pouvoir, de la stratégie pour une guerre censée être celle de la nécessité …</p>
<p>Retour, avec l’éditorialiste Charles Krauthammer et le politologue Robert Kaplan, sur l’incroyable naïveté de la nouvelle Doctrine Obama.</p>
<p>Qui, dans son obsession du multilatéralisme et de l’auto-flagellation en vient à condamner, au mépris de toute l’histoire américaine comme mondiale récente et contre tout principe de réalité, non seulement le principe de la dissuasion nucléaire mais tout rapport de force et toute espèce d’alliances.</p>
<p>Oubliant même, comme est obligé de le rappeler l’éditorialiste du NYT Thomas Friedman, qu&#8217;il n’y a en fait &#8220;pas de paix sans soldats de la paix&#8221; …</p>
<p><a href="http://online.wsj.com/article_email/SB10001424052748703746604574461293823826308-lMyQjAxMDA5MDEwMzExNDMyWj.html"><strong>Charles Krauthammer on the loss of American hegemony.</strong></a><br />
The Wall Street Journal<br />
October 11, 2009</p>
<p>Washington Post columnist Charles Krauthammer in the Manhattan Institute&#8217;s Wriston Lecture, delivered last week in New York:</p>
<p>Henry Kissinger once noted that the only way to achieve peace is through hegemony or balance of power.</p>
<p>Well, hegemony is out. As Obama said in his General Assembly address, &#8220;No one nation can or should try to dominate another nation.&#8221; (The &#8220;can&#8221; in that declaration is priceless.) And if hegemony is out, so is balance of power: &#8220;No balance of power among nations will hold.&#8221;</p>
<p>The president then denounced the idea of elevating any group of nations above others—which takes care, I suppose, of the Security Council, the G-20, and the Western alliance. And just to make the point unmistakable, he denounced &#8220;alignments of nations rooted in the cleavages of a long-gone Cold War&#8221; as &#8220;making no sense in an interconnected world.&#8221;</p>
<p>What does that say about NATO? Of our alliances with Japan and South Korea? Or even of the European Union?</p>
<p>Surely this is nonsense. But it is not harmless nonsense. It&#8217;s nonsense with a point. It reflects a fundamental view that the only legitimate authority in the international system is that which emanates from the &#8220;community of nations&#8221; as a whole. Which means, I suppose, acting through its most universal organs such as, again I suppose, the U.N. and its various agencies. . . .</p>
<p>To be sure, the idea of the international community acting through the U.N.—a fiction and a farce respectively—as enforcer of norms and maintainer of stability is absurd. . . .</p>
<p>But whatever bizarre form of multilateral or universal structures are envisioned for keeping world order, certainly hegemony—and specifically American hegemony—is to be retired.</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p>Obama needs to get behind his chosen general and put the spectacle of indecisiveness behind him. Otherwise, in the coming months, the Democrats may be seen as having lost a war. And if that happens, not even the Nobel Peace Prize will rescue his reputation.</p>
<p><a href="http://www.theatlantic.com/doc/200910u/obama-afghanistan#"><strong>Time for Decisiveness on Afghanistan</strong></a><br />
Robert D. Kaplan<br />
The Atlantic<br />
October 12, 2009</p>
<p align="justify">When it comes to foreign policy, Republicans and Democrats are each suspect in their own way. Republicans used to be the party of competence in world affairs. They lost that aura during President George W. Bush&#8217;s first six years in office, when he mismanaged the wars both in Iraq and in Afghanistan. The Democrats, for their part, are often accused of being wobbly on national security, lacking both toughness and gumption. Unfortunately, President Barack Obama&#8217;s recent handling of the war in Afghanistan plays to those charges. Being awarded the Nobel Peace Prize will only intensify the perception that he is a weak war leader.</p>
<p>It&#8217;s perfectly legitimate for Obama to review Afghanistan strategy and troop numbers. But by calling into question the very strategy that he put into place earlier in the year, when he called Afghanistan the &#8220;necessary war,&#8221; and promised to properly resource it, Obama is courting charges from the right that he is another ineffectual Jimmy Carter—that other Nobel Peace Prize winner.</p>
<p>But what Obama&#8217;s second-guessing of his own strategy in fact suggests is poor policy coordination at the White House. There&#8217;s more than a passing similarity between the White House&#8217;s hiccups on health care and its confusion on Afghanistan. In each case, the executive branch went forward on an issue without being fully staffed out, or in agreement on the specifics.</p>
<p>Furthermore, in this highly networked media age you only get to fire a general once. It&#8217;s not like the Civil War era, when Abraham Lincoln could quietly relieve one commander after another until he found Ulysses Grant. Last May, the Obama Administration fired Army Gen. David McKiernan, then the commander in Afghanistan, in a particularly humiliating manner. McKiernan wasn&#8217;t a failed general; he simply wasn&#8217;t the best man for the job. Yet he&#8217;ll forever be known as the first wartime commander to have been relieved of his duties since President Harry Truman fired Army Gen. Douglas MacArthur in Korea. The Administration chose Army Gen. Stanley McChrystal to take his place. It was during the selection process for the new general that a policy review would have made sense—though only behind closed doors. And the time to roll out a new or adjusted strategy would have been when McChrystal&#8217;s selection was announced, so that he could become the face of the new policy.</p>
<p>The Administration had many months, beginning the moment Obama was elected, to recalibrate Afghan strategy. Yet it&#8217;s now in the position of publicly questioning the fundamental wisdom of the general it has chosen. The position Obama&#8217;s now in is similar to that of former Defense Secretary Donald Rumsfeld some years back—appearing not to be listening to his generals. If the president doesn&#8217;t agree with his field commander, that&#8217;s fine. Just don&#8217;t make a public spectacle of it.</p>
<p>Even if Obama does end up making the correct decision on Afghanistan strategy (by which I mean adding troops, since counterinsurgency is manpower-intensive), the public agony over his deliberations may already have done incalculable damage. The Afghan people have survived three decades of war by hedging their bets. Now, watching a young and inexperienced American president appear to waiver on his commitment to their country, they are deciding, at the level of both the individual and the mass, whether to make their peace with the Taliban—even as the Taliban itself can only take solace and encouragement from Obama&#8217;s public agonizing. Meanwhile, fundamentalist elements of the Pakistani military, opposed to the recent crackdown against local Taliban, are also taking heart from developments in Washington. This is how coups and revolutions get started, by the middle ranks sensing weakness in foreign support for their superiors.</p>
<p>Obama&#8217;s wobbliness also has a corrosive effect on the Indians and the Iranians. India desperately needs a relatively secular Afghan regime in place to bolster Hindu India&#8217;s geopolitical position against radical Islamdom, and while the country enjoyed an excellent relationship with bush, Obama&#8217;s dithering is making it nervous. And Iran, in observing Washington&#8217;s indecision, can only feel more secure in its creeping economic annexation of western Afghanistan. So, too, other allies far and wide—from the Middle East to East Asia, and Israel to Japan—will start to make decisions based on their understanding that Washington under Obama may not have their backs in a crisis. Again, the awarding of the Nobel Peace Prize to Obama only plays to such fears.</p>
<p>What to do? Obama needs to get behind his chosen general as soon as possible and put this spectacle of indecisiveness behind him. Gen. McChrystal must become the face of a policy that is supported at every level of the Administration, just as Army Gen. David Petraeus was the face of the surge in Iraq during Bush&#8217;s last two years of his presidency. Obama must capture the toughness and competence that Bush displayed as a war leader at the end of his term. Otherwise, in the coming months, the Democrats may be seen as having lost a war. And if that happens, not even the Nobel Peace Prize will rescue Obama&#8217;s reputation.</p>
<p><strong>Voir enfin:</strong></p>
<p align="justify"><a href="http://www.nytimes.com/2009/10/11/opinion/11friedman.html?_r=2&#38;em"><strong>The Peace (Keepers) Prize</strong></a><br />
Thomas L. Friedman<br />
The NYT<br />
October 11, 200</p>
<p align="justify">(&#8230;)</p>
<p>I will accept this award on behalf of the American soldiers who landed on Omaha Beach on June 6, 1944, to liberate Europe from the grip of Nazi fascism. I will accept this award on behalf of the American soldiers and sailors who fought on the high seas and forlorn islands in the Pacific to free East Asia from Japanese tyranny in the Second World War.</p>
<p>“I will accept this award on behalf of the American airmen who in June 1948 broke the Soviet blockade of Berlin with an airlift of food and fuel so that West Berliners could continue to live free. I will accept this award on behalf of the tens of thousands of American soldiers who protected Europe from Communist dictatorship throughout the 50 years of the cold war.</p>
<p>“I will accept this award on behalf of the American soldiers who stand guard today at outposts in the mountains and deserts of Afghanistan to give that country, and particularly its women and girls, a chance to live a decent life free from the Taliban’s religious totalitarianism.</p>
<p>“I will accept this award on behalf of the American men and women who are still on patrol today in Iraq, helping to protect Baghdad’s fledgling government as it tries to organize the rarest of things in that country and that region — another free and fair election.</p>
<p>“I will accept this award on behalf of the thousands of American soldiers who today help protect a free and Democratic South Korea from an unfree and Communist North Korea.</p>
<p>“I will accept this award on behalf of all the American men and women soldiers who have gone on repeated humanitarian rescue missions after earthquakes and floods from the mountains of Pakistan to the coasts of Indonesia. I will accept this award on behalf of American soldiers who serve in the peacekeeping force in the Sinai desert that has kept relations between Egypt and Israel stable ever since the Camp David treaty was signed.</p>
<p>“I will accept this award on behalf of all the American airmen and sailors today who keep the sea lanes open and free in the Pacific and Atlantic so world trade can flow unhindered between nations.</p>
<p>“Finally, I will accept this award on behalf of my grandfather, Stanley Dunham, who arrived at Normandy six weeks after D-Day, and on behalf of my great-uncle, Charlie Payne, who was among those soldiers who liberated part of the Nazi concentration camp of Buchenwald.</p>
<p>“Members of the Nobel committee, I accept this award on behalf of all these American men and women soldiers, past and present, because I know — and I want you to know — that there is no peace without peacekeepers.</p>
<p>“Until the words of Isaiah are made true and lasting — and nations never again lift up swords against nations and never learn war anymore — we will need peacekeepers. Lord knows, ours are not perfect, and I have already moved to remedy inexcusable excesses we’ve perpetrated in the war on terrorism.</p>
<p>“But have no doubt, those are the exception. If you want to see the true essence of America, visit any U.S. military outpost in Iraq or Afghanistan. You will meet young men and women of every race and religion who work together as one, far from their families, motivated chiefly by their mission to keep the peace and expand the borders of freedom.</p>
<p>“So for all these reasons — and so you understand that I will never hesitate to call on American soldiers where necessary to take the field against the enemies of peace, tolerance and liberty — I accept this peace prize on behalf of the men and women of the U.S. military: the world’s most important peacekeepers.”</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Immigration: Du dernier soupir au retour du Maure (We may carry their nationalities, but we belong to our religion)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/14/immigration-du-dernier-soupir-au-retour-du-maure-we-may-carry-their-nationalities-but-we-belong-to-our-religion/</link>
<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 11:01:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/14/immigration-du-dernier-soupir-au-retour-du-maure-we-may-carry-their-nationalities-but-we-belong-to-our-religion/</guid>
<description><![CDATA[Tu pleures comme une femme ce que tu n&#8217;as pas su défendre comme un homme. Aicha (mère de Boabd]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div>
<h5><img src="http://www.heritage-history.com/books/abbottjc/spanish/zpage188.gif" alt="The Moor’s Last Sigh (Jan. 2, 1492)" width="225" height="343" align="left" /><em>Tu pleures comme une femme ce que tu n&#8217;as pas su défendre comme un homme.</em> Aicha (mère de Boabdil, ultime souverain nasride censé avoir pleuré sur son Alhambra perdu)</h5>
<h5><em>Nous pouvons porter leurs nationalités, mais nous appartenons à notre religion.</em> Sayyid Qutb</h5>
<h5><em>Le thème évangélique du born again, d’une renaissance à la foi – où l’appartenance à la communauté par le baptême ne suffit pas –, se retrouve ainsi aussi bien dans le salafisme, qui prône un retour à un islam d’origine, que dans le judaïsme orthodoxe. Et ces nouveaux mouvements fonctionnent sur les mêmes principes : rejet d’une culture ambiante perçue comme païenne, accent mis sur l’individu et la réalisation de soi, construction d’une communauté de foi volontariste. Comme les autres, le marché du religieux engendre à la fois une standardisation et une exacerbation de la compétition : plus elles sont semblables dans leur fonctionnement, plus les religions cherchent à affirmer leurs différences. (…) Il est ainsi absurde de craindre un heurt entre une civilisation arabo-musulmane et un Occident chrétien, puisque la mondialisation fait se brasser cultures et religions d’un bout à l’autre du globe. En revanche, les bouffées de violence religieuse vont certainement s’accentuer, comme autour de la mosquée d’al-Aqsa à Jérusalem ou du temple d’Ayodhya en Inde.</em> Olivier Roy</h5>
<h5><em>Dans la légende de l&#8217;Espagne maure, on dit que Boabdil, le dernier souverain musulman de Grenade, fit une pause sur une crête pour jeter un ultime regard sur le royaume qu&#8217;il venait juste de rendre aux Castillans. Dorénavant, l&#8217;occasion, et l&#8217;endroit, seraient connus comme EL Último Suspiro del Moro, le Dernier soupir du Maure. La date était le 2 janvier 1492. </em></h5>
<h5><em>Plus de cinq siècles plus tard, le 11 mars 2004, il y aurait un retour du « Maure ». En pleine heure de pointe matinale, 10 bombes déchirèrent quatre rames de train à Madrid, tuant plus de 200 personnes et en blessant quelque 1.500, dans l&#8217;attaque terroriste la plus meurtrière de l’histoire européenne depuis la deuxième guerre mondiale. Ce n&#8217;était pas tout à fait une reconquista musulmane de la péninsule ibérique, mais une boucle se bouclait, et l&#8217;Islam revenait à l’ordre du jour pour l’Europe occidentale.</em> Fouad Ajami</h5>
<p>Retour en ce lendemain du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jour_de_Christophe_Colomb">&#8220;Jour de Christophe Colomb</a>&#8221; (&#8220;Columbus Day&#8221; pour nos amis américains, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jour_de_la_Race">&#8220;Jour de la Race&#8221;</a> pour les hispaniques) qui célèbre un événement sans doute passé largement inaperçu en cette année 1492 pour une couronne espagnole ayant alors bien d’autres chats à fouetter &#8230;</p>
<p>Sur la Reconquête (au prix plus tard de l’expulsion ou de la conversion forcée de nombre de juifs et musulmans et de la création de la redoutable Inquisition) de toute l’Espagne sur les Arabes musulmans, concrétisée dès le 2 janvier par la prise de Grenade, dernier Etat musulman d’Espagne au sud de l’Andalousie qui, moyennant finances et profitant des divisions des royaumes chrétiens du pays, avait réussi à maintenir son joug sur ce dernier bout de la péninsule depuis près de huit siècles &#8230;</p>
<p>Qui, en ces temps cinq siècles plus tard de circulation quasi-instantanée des idées et des personnes (pratiquement aucun musulman en Europe occidentale au milieu du siècle dernier, 15 millions aujourd’hui, dont 5 en France, 4 en Allemagne, 2 en Grande-Bretagne) comme de culpabilisation politiquement correcte, semble étrangement redevenir d’actualité &#8230;</p>
<p>Le fameux <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Soupir_du_Maure">“dernier soupir du Maure”</a> s&#8217;étant peu à peu transformé, comme le rappelle le spécialiste libano-américain du moyent-orient Foud Ajami commentant l’ouvrage de Christopher Caldwell (”Reflections On The Revolution In Europe Immigration, Islam, and the West”), en véritable volonté, au moins pour une minorité radicalisée, de reconquête.</p>
<p>Entre une immigration économique muée en obligation morale par des élites économiques ou intellectuelles qui en ont largement profité et imposée à une population locale à qui on n’a jamais demandé son avis …</p>
<p>Et des immigrés au départ reconnaissants de quitter leur misère qui, à présent dument subventionnés par un Etat-Providence (deux tiers des imams français vivraient aux frais de la princesse), eulent à présent l’imposer à leurs hôtes, y compris au besoin par la force ou la terreur.</p>
<p>Le tout, des <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/09/27/iran-a-quoi-joue-obama-new-dog-old-tricks/">mollahs</a> aux <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2008/07/08/prix-de-l%E2%80%99energie-le-petrole-ca-sert-d%E2%80%99abord-a-faire-la-guerre-oil-firstly-serves-to-make-war/">émirs du pétrole</a>, sur fond de chantage nucléaire ou terroriste comme de <a href="http://www.nytimes.com/2009/10/14/business/energy-environment/14oil.html?ref=global-home">prise en otage</a> énergétique du reste du monde …</p>
<p><a href="http://www.nytimes.com/2009/08/02/books/review/Ajami-t.html?_r=2"><strong>Strangers in the Land</strong></a><br />
Fouad Ajami<br />
The New York Times<br />
August 2, 2009</p>
<p>REFLECTIONS ON THE REVOLUTION IN EUROPE</p>
<p>Immigration, Islam, and the West</p>
<p>By Christopher Caldwell</p>
<p>422 pp. Doubleday. $30</p>
<p>A departure and a return: In the legend of Moorish Spain, Boabdil, the last Muslim ruler of Granada, is said to have paused on a ridge for a final glimpse of the realm he had just surrendered to the Castilians. Henceforth, the occasion, and the place, would be known as El Último Suspiro del Moro, The Moor’s Last Sigh. The date was Jan. 2, 1492.</p>
<p>More than five centuries later, on March 11, 2004, there would be a “Moorish” return. In the morning rush hour, 10 bombs tore through four commuter trains in Madrid, killing more than 200 people and wounding some 1,500, in the deadliest terror attack in Europe since World War II. This was not quite a Muslim reconquista of the Iberian peninsula, but a circle was closed, and Islam was, once again, a matter of Western Europe.</p>
<p>In his “Reflections on the Revolution in Europe,” Christopher Caldwell, a meticulous journalist who writes for The New York Times Magazine and other publications, gives this subject its most sustained and thoughtful treatment to date. The question of Islam in Europe has occasioned calls of alarm about “Eurabia,” as well as works of evasion and apology by those who insist Islam is making its peace with European norms. Caldwell’s account is subtle, but quite honest and forthright in its reading of this history. “Islam is a magnificent religion that has also been, at times over the centuries, a glorious and generous culture. But, all cant to the contrary, it is in no sense Europe’s religion and it is in no sense Europe’s culture,” he writes.</p>
<p>It hadn’t taken long for Islam to make its new claim on Europe. Caldwell’s numbers give away the problem: “In the middle of the 20th century,” he tells us, “there were virtually no Muslims in Western Europe.” Now there are more than 15 million, including 5 million in France, 4 million in Germany and 2 million in Britain.</p>
<p>The native populations in Western Europe hadn’t voted to have the Turks and the Moroccans in Amsterdam, the Kurds in Sweden, the Arabs in London and the Pakistanis and Indians in Bradford and West Yorkshire. The post-World War II economic boom, and labor shortages, brought the immigrants, and they put down roots in their surroundings. In time, labor immigration “gave way to refugee immigration and to immigration aimed at reunifying (and forming) families. . . . Admitting immigrants changed from an economic program to a moral duty.”</p>
<p>A fault line opened in European society. On one side were those keen to keep their world whole and theirs; on the other was elite opinion, insisting on the inevitability and legitimacy of the new immigration. For their part, the new arrivals, timid at first, grew expansive in the claims they made. This was odd: they had fled the fire, and the failure, of their ancestral lands, but they brought the fire with them. Political Islam had risen on its home turf in the Middle East and North Africa, in South Asia, but a young generation in Europe gave its allegiance to the new Islamist radicalism. Emancipated women had shed the veil in Egypt and Turkey and Iran in the 1920s; there are Muslim women now asserting their right to wear the burqa in Paris.</p>
<p>The European welfare state tempted and aided the new Islamism. Two-thirds of the French imams are on welfare. It was hard for Europeans, Caldwell writes, to know whether these bold immigrants were desperate wards or determined invaders, keen on imposing their will on societies given to moral relativism and tolerance. In Caldwell’s apt summation, the flood of migration brought with it “militants, freeloaders and opportunists.”</p>
<p>The militants took the liberties of Europe as a sign of moral and political abdication. They included “activists” now dreaming of imposing the Shariah on Denmark and Britain. There were also warriors of the faith, in storefront mosques in Amsterdam and London, openly sympathizing with the enemies of the West. And there were second-generation immigrants who owed no allegiance to the societies of Europe.</p>
<p>A study by Britain’s House of Commons of the July 7, 2005, bombings against London’s Underground caught the hostility of the new Islamism to the idea of assimilation, to the principle of nationality itself. Three of the four bombers were second-generation British citizens born in West Yorkshire. The fourth, who was born in Jamaica and brought to England as an infant, was a convert to Islam. Mohammad Sidique Khan, age 30, was the oldest of the group. He “appeared to others,” the report notes, “as a role model to young people.” Shehzad Tanweer, age 22, was said to have led a “balanced life.” He owned a red Mercedes, and enjoyed fashionable hairstyles and designer clothing. The evening before the bombings, he had played cricket in a local park.</p>
<p>Years earlier, the legendary theorist of the Islamists, the Egyptian Sayyid Qutb, had written of the primacy of Islam: we may carry their nationalities, he observed, but we belong to our religion. The assailants from West Yorkshire, and the radical Muslims from Denmark who, after a Danish newspaper published cartoons of Muhammad in 2005, traveled through Islamic lands agitating against the country that had given them home and asylum, were witnesses to the truth of Qutb’s dictum.</p>
<p>“The guest is sacred, but he may not tarry,” Hans Magnus Enzensberger writes in a set of remarks that Caldwell cites with approval. Many of Europe’s “guests” have overstayed their welcome. They live on the seam: the old world of Islam is irretrievable and can no longer contain their lives; the new world of modernity is not fully theirs. They agitate against the secular civilization of the West, but they are drawn to its glamour and its success.</p>
<p>In the way of exiles, once on safe ground they tell stories about the old lands. The telling speaks of Damascus as bathed with light, and the sea by Tunis and Algiers and Agadir as a piece of singular beauty. In its original habitat, there could be an honest reckoning with Islam. Men and women could wrestle with the limits it places on them; they would weigh, in that timeless manner, the balance between fidelity to the faith and the yearning for freedom. But it isn’t easy in Amsterdam or Stockholm. There, the faith is identity, and the faith is complete and sharpened like a weapon.</p>
<p>It wasn’t always so. Little more than four decades ago, when I left Lebanon for the United States, I, and others like me, accepted the rupture in our lives. I knew there would be no imams and no mosques awaiting me in the New World. I was not traveling in quest of all that. I was in my late teens, I accepted the “differentness” of the new country. News of Lebanon rarely reached me, air travel was infrequent and costly, I lost years of my family’s life. I needed no tales of the old country.</p>
<p>Nowadays, air travel is commonplace, satellite television channels from Dubai and Qatar reach the immigrants in their new countries, preachers and prayer leaders are on the move, carrying a portable version of the faith. We are to celebrate this new movement of peoples, even as it strips nations of what is unique to them. It goes by the name of globalization. It makes those who oppose it seem like nativists at odds with the new order of things.</p>
<p>It is a tribute to Caldwell that he has not oversold this story, that he does not see the Muslim immigrants conquering the old continent and running away with it. There is poignancy enough in what he tells us. It is neither wholly pretty, nor banal, this new tale of Islam in the West.</p>
<p>Fouad Ajami teaches at the School of Advanced International Studies at Johns Hopkins University and is a fellow at the Hoover Institution. He is the author of “The Foreigner’s Gift.”</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p><a href="http://www.sezamemag.net/Les-religions-en-libre-service,-Entretien-avec-Olivier-Roy_a2032.html"><strong>Les religions en libre-service, Entretien avec Olivier Roy</strong></a><br />
interview par Marion Cocquet<br />
À l’heure de la mondialisation, les sociétés se sécularisent à grande vitesse. En réaction, certains courants religieux, tentés par la crispation et la « pureté originelle », prônent une rupture culturelle et politique. Explications d&#8217;Olivier Roy, chercheur, philosophe et politologue.</p>
<p>Les religions en libre-service, Entretien avec Olivier Roy<br />
Le XXIe siècle sera-t-il religieux ? De la montée des tensions intercommunautaires au succès des radicalismes, tout porte à croire qu’en effet les religions seront au coeur des enjeux sociaux et internationaux de demain. Pas de choc des civilisations en vue, pour autant, assure Olivier Roy dans la Sainte Ignorance (Seuil). Politologue spécialiste de l’islam et directeur de recherches au CNRS, il suit l’émergence des mouvements religieux de demain. Et nous invite à comprendre leur nature plutôt que de les redouter.</p>
<p>Vous vous inscrivez en faux contre l’idée d’un retour du religieux amené à dominer les années à venir. Pourquoi ?</p>
<p>On appelle « retour » ce qui est en fait une visibilité plus grande du religieux liée, paradoxalement, à un succès global de la sécularisation. Dans le christianisme, les Églises traditionnelles sont partout en perte de vitesse. Mais quand le religieux se maintient, c’est sous une forme particulièrement frappante : au spectacle de 4 000 personnes réunies dans un stade pour prier, on a le sentiment d’une nouvelle vitalité de la religion. Mais on ne voit pas que, derrière ces 4 000, il y a les 10 000 autres qui ne fréquentent plus leur église. Dans le judaïsme et l’islam, on observe également l’émergence de nouvelles pratiques au sein d’un marché du religieux globalisé.</p>
<p>Qu’entendez-vous par marché ?</p>
<p>Traditionnellement, les religions étaient inséparables d’une culture : soit on acculturait (on exportait avec la religion sa culture d’origine, comme le catholicisme européen vers l’Amérique latine), soit on inculturait (on adaptait le message religieux à la culture locale, c’est le tam-tam dans les messes africaines). À présent, le religieux circule détaché d’une culture, d’un territoire ou d’une langue donnée. Par des biais modernes et standardisés : Internet, télévision, marketing, mobilité du missionnaire&#8230; On peut n’avoir jamais quitté la Bretagne et être disciple de Hare Krishna, Bouddha…</p>
<p>On a pourtant le sentiment que certains croyants cherchent à revenir à une tradition culturelle.</p>
<p>Oui, mais à une tradition culturelle moins réelle que fantasmée, et qui justement s’oppose à la culture ambiante. Les marqueurs religieux sont alors extraits de leur véritable origine ethnico-culturelle. Dans le succès des messes en latin, c’est l’effet magique et presque exotique de la parole originelle qui prime, et non une fascination pour Virgile ou Cicéron. De même, il faut rappeler que la burqa, présentée comme authentique par ceux qui la prescrivent, n’a jamais été un habit traditionnel. Les disciples de ces nouveaux fondamentalismes vont donc bien parler de « culture ». Mais, en exhibant des signes religieux forts, c’est l’absolu de leur foi contre la culture dominante qu’ils manifestent.</p>
<p>Ce sont pourtant ces expressions religieuses qui connaissent aujourd’hui le plus de succès ?</p>
<p>Celles qui s’exportent le mieux, en effet, revendiquent explicitement cette rupture culturelle. Le thème évangélique du born again, d’une renaissance à la foi – où l’appartenance à la communauté par le baptême ne suffit pas –, se retrouve ainsi aussi bien dans le salafisme, qui prône un retour à un islam d’origine, que dans le judaïsme orthodoxe. Et ces nouveaux mouvements fonctionnent sur les mêmes principes : rejet d’une culture ambiante perçue comme païenne, accent mis sur l’individu et la réalisation de soi, construction d’une communauté de foi volontariste. Comme les autres, le marché du religieux engendre à la fois une standardisation et une exacerbation de la compétition : plus elles sont semblables dans leur fonctionnement, plus les religions cherchent à affirmer leurs différences.</p>
<p>Cela laisse-t-il présager une montée des fondamentalismes ?</p>
<p>Elle est déjà là : le fondamentalisme repose justement sur l’idée d’une pureté, d’un absolu de la foi, et va dans le sens du refus de la culture ambiante, du roman, de la télévision. On va alors sacraliser chaque aspect de la vie quotidienne, par des incantations et des prières, des interdits alimentaires, une manière de se vêtir.</p>
<p>Doit-on redouter alors un choc des civilisations ?</p>
<p>Non, car il n’y a plus de « civilisations », justement, si on entend par là l’intégration d’une culture et d’une religion sur un territoire donné : les termes du problème changent. Il est ainsi absurde de craindre un heurt entre une civilisation arabo-musulmane et un Occident chrétien, puisque la mondialisation fait se brasser cultures et religions d’un bout à l’autre du globe. En revanche, les bouffées de violence religieuse vont certainement s’accentuer, comme autour de la mosquée d’al-Aqsa à Jérusalem ou du temple d’Ayodhya en Inde.</p>
<p>Mais ne doit-on pas craindre pour l’avenir une récupération politique de ces mouvements ?</p>
<p>Ces tentatives existent, bien sûr, mais elles ne fonctionnent pas. L’alliance entre religion et politique est toujours un marché de dupes. Qu’on observe la droite chrétienne aux États- Unis ou la République islamique d’Iran : quand ils entrent dans l’arène politique, les mouvements de renouveau religieux perdent leur nature spécifique. Et, de son côté, le politique se montre incapable de capter leur dynamique et n’en retient du coup qu’une idéologie et des interdits. Que les religions le reconnaissent ou non, toutes les sociétés sont engagées dans un processus de sécularisation.</p>
<p>N’est-ce pas contradictoire avec la poussée de mouvements fondamentalistes prosélytes ?</p>
<p>Non, car ils admettent implicitement la sécularisation en se vivant comme des groupes minoritaires assiégés. Même quand ils sont majoritaires ! Les évangéliques américains déplorent l’athéisme de la société. Et les religions demandent à bénéficier d’une protection au nom de l’antiracisme et des droits des minorités. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que tous les mouvements prosélytes connaissent un plafonnement. Pourquoi ? Il est difficile d’être évangélique toute sa vie : l’obligation de vivre selon des standards moraux très stricts finit par « refroidir » certains. De même, un salafiste à 18 ans ne le reste pas forcément quand il en a 40, trois enfants, et qu’il se pose des questions d’éducation.</p>
<p>Se pose aussi par là la question de la transmission. Le système est-il viable ?</p>
<p>C’est la question centrale, car la rupture ne se transmet pas. Comment être born d’un born again, comment être né de quelqu’un qui est (re) né ? C’est tout le problème. Pour les enfants d’un ancien hippie américain converti au protestantisme évangélique, cette façon de pratiquer n’est plus une rupture, mais une culture. Cette dimension générationnelle rend donc le système profondément instable.</p>
<p>Justement, quels seront demain les enjeux pour les grandes religions traditionnelles ?</p>
<p>Pour le catholicisme, la relation culture-foi est aujourd’hui le débat central. Le problème est que, par culture, Rome entend encore trop souvent « culture européenne » et ignore du coup les particularités africaine et latino-américaine, où sont pourtant ses forces vives. Il y a aujourd’hui une crise de la pensée sur l’inculturation, qui avait été un des grands apports de l’Église catholique dans les années 1960. Mais, pour elle comme pour les autres, l’enjeu est aujourd’hui d’assumer la déconnexion d’avec la culture. Celles qui n’y parviennent pas traversent d’ailleurs des crises graves. Comme l’orthodoxie grecque, par exemple, qui se définissait jusqu’à maintenant comme l’âme de l’hellénisme.</p>
<p>N’y a-t-il pas de culture globale à laquelle ces religions globalisées pourraient s’acculturer ?</p>
<p>C’est tout le débat : une culture commune peut-elle se dessiner, ou va-t-on vivre une crise permanente de la référence culturelle ? Je me rangerais plutôt au premier avis. Aujourd’hui, il faudrait parler d’une juxtaposition de sous-cultures plutôt que d’une culture englobante. Ce sont elles que les mouvements religieux vont chercher quand ils tentent de se reculturer. On propose, par exemple, une pastorale des jeunes en tentant de reconnecter des marqueurs religieux (la prière, l’eucharistie) à des marqueurs culturels. Ça donne un rap islamique, ou un rock chrétien. Mais cela reste très fragile, car ces souscultures sont très largement générationnelles, leur public vieillit.</p>
<p>Dans ce contexte, quelles seront les relations des religions avec leurs sociétés d’appartenance ?</p>
<p>Pour moi, nous sommes déjà dans une deuxième phase, de repositionnement du religieux, due à l’évolution des générations et aux changements sociaux. L’émergence de classes moyennes musulmanes dans les pays occidentaux fait ainsi bouger les lignes, surtout au plan local. Les maires français ne peuvent plus refuser la création d’une mosquée. Mais ils cherchent le « bon imam », modéré. Qui, une fois intégré à la vie locale, est amené à discuter et à tempérer ses propos. Des personnes qui étaient sur des positions incompatibles interagissent et leurs positions changent. Alors qu’au plan national on est dans le psychodrame régulier, comme dernièrement avec la burqa, au niveau local, les débats sont passionnants, car les acteurs sont obligés de trouver une solution. C’est ici que se constitue le vivre ensemble.</p>
<p>La religion a-t-elle encore des réponses à apporter sur les grandes questions de l’avenir ?</p>
<p>Elle a toute sa place dans les grands débats futurs. On vit ainsi aujourd’hui un paradoxe total entre liberté et déterminisme : on exacerbe l’idée de liberté individuelle, tout en affirmant que nos comportements s’expliquent intégralement par l’évolution et la biologie : la violence, les rapports hommes-femmes, etc. De même sur les problèmes de filiation et de maternité. Sur ces grandes questions, le religieux a une voix à apporter, avec les notions très fortes de transcendance et de dignité, en particulier. Mais il lui faut sortir de sa nouvelle crispation identitaire.</p>
<p>source : la vie du 21.08.09 &#8211; n° 3337-38 / Où va l&#8217;homme</p>
<p>Dimanche 30 Août 2009</p>
<p>Source :</p>
<p>http://www.sezamemag.net</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Présidence Obama: La Confusion des genres (We live in an age of ideologically transgendered leaders)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/12/presidence-obama-la-confusion-des-genres-we-live-in-an-age-of-ideologically-transgendered-leaders/</link>
<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 16:57:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
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<description><![CDATA[Une personne multi-genre, dont le genre d&#8217;assignation est masculin, mais vivant socialement de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://z.about.com/d/politicalhumor/1/0/M/y/2/obama-nobel.gif" alt="Obama Nobel" width="450" height="399" align="left" /><img src="http://z.hubpages.com/u/123568_f260.jpg" alt="gender confusion" width="125" height="129" align="left" /><em>Une personne multi-genre, dont le genre d&#8217;assignation est masculin, mais vivant socialement de manière équilibrée entre plusieurs genres, peut-elle être qualifiée d&#8217;hétérosexuelle si elle est exclusivement attirée par les femmes?</em> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Transgenre">Wikipedia</a></h5>
<div>
<h5><em>Ceci révèle parfaitement l’illusion qu’est Barack Obama. Avec ce prix, les élites mondiales poussent Obama, l’homme de paix, à ne pas envoyer plus de troupes en Afghanistan, à ne pas s’en prendre à l’Iran et son programme nucléaire et en somme à continuer à émasculer les Etats-Unis. Ce qu’ils aiment par dessus tout, c’est des Etats-Unis affaiblis et castrés et c’est leur manière de promouvoir ce concept.</em> <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/09/nobel-chamberlain-enfin-recompense-70-ans-apres-norwegian-quislings-repair-one-of-historys-greatest-injustices/">Rush Limbaugh</a></h5>
<p>En ces temps étranges où un prix <a href="http://www.victorhanson.com/articles/hanson101109.html">Nobel</a> récompense un homme juste pour ses belles paroles ou le fait qu’il ne soit pas George Bush …</p>
<p>Et où le choix, pour les prochains JO, de la principale ville d’un pays émergent et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(nominal)">10e</a> PIB mondial contre la ville natale de Capone, Daley et <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/07/presidence-obama-a-quand-les-excuses-publiques-du-david-letterman-de-la-maison-blanche-bush-is-still-doing-it/">Qui-vous-savez</a> est présenté comme <a href="http://thehill.com/blogs/blog-briefing-room/news/61551-congressman-blames-bush-for-chicagos-olympics-defeat">la faute à George Bush</a> …</p>
<p>Alors qu&#8217;en dépit des pires dénonciations y compris de la part de son actuel président,  le pays dudit Bush pendant 8 des 9 dernières années continue justement à truster tant les récompenses que les <a href="http://www.ncpa.org/pub/ba649#_ednref13">innovations</a> dans les domaines qui comptent le plus pour une économie (<a href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/lists/all/">10 Nobels sur 11</a> possibles cette année entre physique, chimie, médecine et économie) &#8230;</p>
<p>Et que comme vient de le confirmer après la Justice britannique le tout récent film de l&#8217;ancien journaliste du Financial Times ( <a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704107204574469310880671246.html?mod=googlenews_wsj">&#8220;Not Evil, Just Wrong&#8221;</a>, Phelim McAleer &#8211; merci Sylvain), les thèses du prédécesseur d&#8217;Obama pour le <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2007/10/13/environnement-des-mensonges-qui-derangent-did-gore%e2%80%99s-lying-for-the-truth-deserve-to-be-nobelized/">Nobel de la paix d&#8217;il y a deux ans</a> (opposant américain lui aussi par hasard à Bush comme le Dhimmi Carter de 2002) ne valent guère plus que la célèbre réputation de bonimenteur de leur auteur &#8230;</p>
<p>Retour, avec la critique du dernier film de Michael Moore par l&#8217;éditorialiste du WSJ Daniel Henninger, sur ces non-leaders en mal d’identité idéologique qui nous servent de dirigeants et dont le premier président américain postracial et multiculturel est l’incarnation la plus parfaite …</p>
<p><strong>Extraits:</strong></p>
<p><em>Nous vivons dans un âge de leaders idéologiquement travestis. Le Français Nicolas Sarkozy ridiculise le rêve de désarmement&#8221; de M. Obama&#8217; un jour et le lendemain appelle à la redéfinition du PIB en termes de bonheur. L’Allemande Angela Merkel fait un petit pas à droite ou un petit pas à gauche selon l’humeur du moment. Le Britannique  Gordon Brown est sur le point de disparaître parmi un brouillard idéologique, pour être remplacé par le Conservateur brumeux David Cameron. Les Conservateurs américains ne peuvent citer un seul responsable politique à qui ils confieraient leurs idées. </em></p>
<p><em>Si M. Moore et sa galerie de victimes pleurantes y regardaient à deux fois, ils verraient que leur problème n&#8217;est pas le capitalisme mais la politique. Une fois élus, pratiquement tous les politiciens aux États-Unis ou en Europe occidentale joignent le Parti Pas beaucoup de grand chose, et cela inclut Barack Obama ou l’inclura bientôt. </em></p>
<p><em>Aux États-Unis, les politiques définissent le capitalisme comme le système dont l&#8217;activité économique est suffisante pour produire des contributions électorales. Mais cela assure la stagnation de revenu pour les masses de M. Moore. </em></p>
<p><em>Le problème le plus immédiat pour les États-Unis n&#8217;est pas que nous ayons trop de capitalisme, mais que nous n’en ayons pas assez. </em></p>
<p><em>Le rejet de Chicago par le Comité olympique a été perçu ici comme une histoire d&#8217;Obama de plus. Le véritable et moins gratifiant message est que du point de vue des membres du comité qui connaissent le monde, Chicago est un has-been. Rio est l’avenir. </em></p>
<p><em>La différence importante entre le &#8220;socialiste&#8221; Barack Obama et les Républicains est qu’il se contenterait d’une croissance annuelle de 2% (faut bien payer les rêveries vertes) et qu’eux pourraient obtenir 3%. Dans le monde de la Chine, de l&#8217;Inde et du Brésil qui croissent entre entre 5% et 9% annuels, il nous faut davantage. Pour moi, un futur président qui remettrait les États-Unis dans la course avec ces cracks-là pourrait même s&#8217;appeler communiste si ça lui fait plaisir.</em></p>
<p><a href="http://online.wsj.com/article_email/SB10001424052748703298004574458943044664778-lMyQjAxMDA5MDAwODEwNDgyWj.html"><strong>Michael Moore&#8217;s &#8216;Socialist&#8217; President</strong></a><br />
The most immediate problem facing the U.S. is not that we have too much capitalism, but that we don&#8217;t have enough of it.<br />
Daniel Henninger<br />
The Wall Street Journal<br />
October 9, 2009</p>
<p>Barack Obama has an identity problem. When this column has suggested that Barack Obama is not a standard-brand socialist, some readers have attached nuclear warheads to their emails, which scream of course Obama is a socialist (you idiot).</p>
<p>The White House itself appears to be getting some of this same email, judging from Mr. Obama&#8217;s plaintive defense when insisting to George Stephanopoulos that his health-care tax isn&#8217;t a tax: &#8220;My critics say everything is a tax increase. My critics say that I&#8217;m taking over every sector of the economy.&#8221; Which if true, would be socialism.</p>
<p>Daniel Henninger discusses Michael Moore&#8217;s new film &#8220;Capitalism: A Love Story&#8221; and President Obama&#8217;s ideological confusion.</p>
<p>With friends like Michael Moore, Barack Obama doesn&#8217;t need imaginary enemies. Michael Moore&#8217;s &#8220;Capitalism: A Love Story&#8221; has opened and is doing poorly at the box office. Feeling sorry for the old Catholic socialist, I spent 12 after-tax dollars to see it.</p>
<p>Don&#8217;t expect &#8220;Capitalism&#8221; to make the White House theater.</p>
<p>The movie is largely a paean to plaintiffs lawyers and unions, who alas depend on evil capitalism for their incomes. Still, it&#8217;s been noted that &#8220;Capitalism&#8221; slams Democratic Sen. Chris Dodd for being one of the unseemliest friends of Angelo Mozilo, the former CEO of Countrywide Financial, the famous subprime toxic waste site.</p>
<p>In fact, Mr. Moore holds up to ridicule a Who&#8217;s Who of notable Democrats for selling out to the bankers: Tim Geithner, Larry Summers and Robert Rubin. At this point in Mr. Moore&#8217;s narrative, all hope is lost, sinking beneath satanic capitalism.</p>
<p>But something happened, the movie says, that no one saw coming. &#8220;Change is what&#8217;s happening.&#8221; We are introduced to the presidential candidacy of Barack Obama (whose post-election supervisory link to the unseemly Geithner and Summers goes unremarked).</p>
<p>Of all the issues raised in the two-year campaign, Mr. Moore picks one, the famous charge that will not die: &#8220;Obama is a socialist.&#8221;</p>
<p>Unlike the president, Mr. Moore doesn&#8217;t duck. &#8220;The more they called Obama a socialist,&#8221; he says, &#8220;the more he rose in the polls.&#8221;</p>
<p>Michael Moore is a progressive saint. If he believes Barack Obama is a socialist camouflaged inside a Brioni suit, so must many of his fellow progressives.</p>
<p>This matters because the president&#8217;s confused ideological identity has become an impediment to passing his agenda.</p>
<p>He says his health-care bill is not a Trojan horse for a Canadian-style single-payer system, but then feels forced to appear on five Sunday talk shows to prove otherwise; or he plants white-coated docs like plastic flamingos on the White House lawn.</p>
<p>On the first September anniversary of the end of Wall Street as we know it, Mr. Obama stood in the Federal Hall on Wall Street to say, &#8220;I&#8217;ve always been a strong believer in the power of the free market.&#8221; Only a therapist could explain why some people say, &#8220;I&#8217;ve always been . . .&#8221;</p>
<p>We live in an age of ideologically transgendered leaders. France&#8217;s Nicolas Sarkozy ridicules Mr. Obama&#8217;s &#8220;dream of disarmament&#8221; one day and the next calls for redefining GDP in terms of happiness. Germany&#8217;s Angela Merkel hops a little bit right or a little bit left as the moment requires. The U.K.&#8217;s Gordon Brown is about to disappear amid an ideological fog, to be replaced by the foggy Tory David Cameron. American conservatives can&#8217;t name one politician they would trust with their ideas.</p>
<p>Michael Moore&#8217;s &#8220;Capitalism,&#8221; however awful, should not be passed off as irrelevant. Beyond the agitprop lie individuals screaming at political and economic institutions that are manifestly bogged down.</p>
<p>Congress&#8217;s approval rating is dead in the water at 22%. California is being described as America&#8217;s first failed state. Voters in New Jersey, which may already be a failed state, must choose soon between the ineffectual Democratic Gov. Jon Corzine and his hapless GOP opponent Chris Christie.</p>
<p>If Mr. Moore and his gallery of weeping victims took a closer look, they&#8217;d see their problem is not capitalism but politics. Once elected, virtually all politicians in the U.S. or Western Europe join the Not Much of Anything Party, and that includes Barack Obama, or soon will.</p>
<p>In the U.S., both Republican and Democratic pols define capitalism as a system with economic activity sufficient to produce campaign contributions. But that ensures income stagnation for Mr. Moore&#8217;s masses.</p>
<p>The most immediate problem facing the U.S. is not that we have too much capitalism, but that we don&#8217;t have enough of it.</p>
<p>In a recent visit to the Journal&#8217;s offices, New Zealand Prime Minister John Key suggested Americans and Europeans don&#8217;t quite comprehend the enormous &#8220;wealth&#8221; rising in Asia. Add to that Brazil. This isn&#8217;t just fat cats but the wealth of billions rising on commerce—on crude, potent capitalism.</p>
<p>The Olympic Committee&#8217;s rejection of Chicago played here as yet another Obama story. The real, less entertaining message is that from where the well-traveled committee members sit, Chicago is a has-been. Rio is the future.</p>
<p>The important difference between the &#8220;socialist&#8221; Barack Obama and the Republicans is he&#8217;d settle for 2% annual growth (gotta pay for the green dreams) and they might get 3%. In a world of China, India and Brazil, growing at rates between 5% and 9%, we need more. A future president who puts the U.S. back in the race with these fast runners could call himself a communist for all I care.</p>
<p>Write to henninger@wsj.com</p>
<p>About Daniel Henninger</p>
<p>Daniel Henninger is deputy editor of The Wall Street Journal&#8217;s editorial page. Mr. Henninger joined Dow Jones in 1971 as a staff writer for the National Observer. He became an editorial-page writer for the Journal in 1977, arts editor in 1978 and editorial features editor in 1980. He was appointed assistant editor of the editorial page in 1983 and chief editorial writer and senior assistant editor in October 1986, with daily responsibility for the &#8220;Review &#38; Outlook&#8221; columns. In November 1989 he became deputy editor of the editorial page.</p>
<p>Mr. Henninger was a finalist for a Pulitzer Prize in editorial writing in 1987 and 1996, and shared in the Journal&#8217;s Pulitzer Prize in 2002 for the paper&#8217;s coverage of the attacks on September 11. In 2004, he won the Eric Breindel Journalism Award for his &#8220;Wonder Land&#8221; column. He won the Gerald Loeb Award for commentary in 1985. In 1998 he received the Scripps Howard Foundation&#8217;s Walker Stone Award for editorial writing, for editorials on a range of issues, including the International Monetary Fund, presidential politics and cloning. He won the 1995 American Society of Newspaper Editors&#8217; Distinguished Writing Award for editorial writing, and he was a finalist in that award in 1985, 1986 and 1993. A native of Cleveland, Mr. Henninger graduated from Georgetown University with a bachelor&#8217;s degree from the School of Foreign Service</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<div><a href="http://www.ncpa.org/pub/ba649#_ednref13"><strong>10 Surprising Facts about American Health Care</strong></a><br />
NScott Atlas<br />
National Center for Policy Analysis (NCPA)<br />
March 24, 2009</p>
<p>Medical care in the United States is derided as miserable compared to health care systems in the rest of the developed world.  Economists, government officials, insurers and academics alike are beating the drum for a far larger government rôle in health care.  Much of the public assumes their arguments are sound because the calls for change are so ubiquitous and the topic so complex.  However, before turning to government as the solution, some unheralded facts about America&#8217;s health care system should be considered.</p>
<p>Fact No. 1:  Americans have better survival rates than Europeans for common cancers.[1]  Breast cancer mortality is 52 percent higher in Germany than in the United States, and 88 percent higher in the United Kingdom.  Prostate cancer mortality is 604 percent higher in the U.K. and 457 percent higher in Norway.  The mortality rate for colorectal cancer among British men and women is about 40 percent higher.</p>
<p>Fact No. 2:  Americans have lower cancer mortality rates than Canadians.[2]  Breast cancer mortality is 9 percent higher, prostate cancer is 184 percent higher and colon cancer mortality among men is about 10 percent higher than in the United States.</p>
<p>Fact No. 3:  Americans have better access to treatment for chronic diseases than patients in other developed countries.[3]  Some 56 percent of Americans who could benefit are taking statins, which reduce cholesterol and protect against heart disease.  By comparison, of those patients who could benefit from these drugs, only 36 percent of the Dutch, 29 percent of the Swiss, 26 percent of Germans, 23 percent of Britons and 17 percent of Italians receive them.</p>
<p>Fact No. 4:  Americans have better access to preventive cancer screening than Canadians.[4]  Take the proportion of the appropriate-age population groups who have received recommended tests for breast, cervical, prostate and colon cancer:</p>
<p>* Nine of 10 middle-aged American women (89 percent) have had a mammogram, compared to less than three-fourths of Canadians (72 percent).<br />
* Nearly all American women (96 percent) have had a pap smear, compared to less than 90 percent of Canadians.<br />
* More than half of American men (54 percent) have had a PSA test, compared to less than 1 in 6 Canadians (16 percent).<br />
* Nearly one-third of Americans (30 percent) have had a colonoscopy, compared with less than 1 in 20 Canadians (5 percent).</p>
<p>Fact No. 5:  Lower income Americans are in better health than comparable Canadians.  Twice as many American seniors with below-median incomes self-report &#8220;excellent&#8221; health compared to Canadian seniors (11.7 percent versus 5.8 percent).  Conversely, white Canadian young adults with below-median incomes are 20 percent more likely than lower income Americans to describe their health as &#8220;fair or poor.&#8221;[5]</p>
<p>Fact No. 6:  Americans spend less time waiting for care than patients in Canada and the U.K.  Canadian and British patients wait about twice as long &#8211; sometimes more than a year &#8211; to see a specialist, to have elective surgery like hip replacements or to get radiation treatment for cancer.[6]  All told, 827,429 people are waiting for some type of procedure in Canada.[7]  In England, nearly 1.8 million people are waiting for a hospital admission or outpatient treatment.[8]</p>
<p>Fact No. 7:  People in countries with more government control of health care are highly dissatisfied and believe reform is needed.   More than 70 percent of German, Canadian, Australian, New Zealand and British adults say their health system needs either &#8220;fundamental change&#8221; or &#8220;complete rebuilding.&#8221;[9]</p>
<p>Fact No. 8:  Americans are more satisfied with the care they receive than Canadians.  When asked about their own health care instead of the &#8220;health care system,&#8221; more than half of Americans (51.3 percent) are very satisfied with their health care services, compared to only 41.5 percent of Canadians; a lower proportion of Americans are dissatisfied (6.8 percent) than Canadians (8.5 percent).[10]</p>
<p>Fact No. 9:  Americans have much better access to important new technologies like medical imaging than patients in Canada or the U.K.  Maligned as a waste by economists and policymakers naïve to actual medical practice, an overwhelming majority of leading American physicians identified computerized tomography (CT) and magnetic resonance imaging (MRI) as the most important medical innovations for improving patient care during the previous decade.[11]  [See the table.]  The United States has 34 CT scanners per million Americans, compared to 12 in Canada and eight in Britain.  The United States has nearly 27 MRI machines per million compared to about 6 per million in Canada and Britain.[12]</p>
<p>Fact No. 10:  Americans are responsible for the vast majority of all health care innovations.[13]  The top five U.S. hospitals conduct more clinical trials than all the hospitals in any other single developed country.[14]  Since the mid-1970s, the Nobel Prize in medicine or physiology has gone to American residents more often than recipients from all other countries combined.[15]  In only five of the past 34 years did a scientist living in America not win or share in the prize.   Most important recent medical innovations were developed in the United States.[16]  [See the table.]</p>
<p>Conclusion.  Despite serious challenges, such as escalating costs and the uninsured, the U.S. health care system compares favorably to those in other developed countries.</p>
<p>Scott W. Atlas, M.D., is a senior fellow at the Hoover Institution and a professor at the Stanford University Medical Center.  A version of this article appeared previously in the February 18, 2009, Washington Times.</p>
<p>[1] Concord Working Group, &#8220;Cancer survival in five continents: a worldwide population-based study,.S. abe at  responsible for theountries, in s chnologies, &#8221; Lancet Oncology, Vol. 9, No. 8, August 2008, pages 730 &#8211; 756; Arduino Verdecchia et al., &#8220;Recent Cancer Survival in Europe: A 2000-02 Period Analysis of EUROCARE-4 Data,&#8221; Lancet Oncology, Vol. 8, No. 9, September 2007, pages 784 &#8211; 796.</p>
<p>[2] U.S. Cancer Statistics, National Program of Cancer Registries, U.S. Centers for Disease Control; Canadian Cancer Society/National Cancer Institute of Canada; also see June O&#8217;Neill and Dave M. O&#8217;Neill, &#8220;Health Status, Health Care and Inequality: Canada vs. the U.S.,&#8221; National Bureau of Economic Research, Working Paper No. 13429, September 2007.  Available at http://www.nber.org/papers/w13429.</p>
<p>[3] Oliver Schoffski (University of Erlangen-Nuremberg), &#8220;Diffusion of Medicines in Europe,&#8221; European Federation of Pharmaceutical Industries and Associations, 2002.  Available at http://www.amchampc.org/showFile.asp?FID=126.  See also Michael Tanner, &#8220;The Grass is Not Always Greener: A Look at National Health Care Systems around the World,&#8221; Cato Institute, Policy Analysis No. 613, March 18, 2008.  Available at http://www.cato.org/pub_display.php?pub_id=9272.</p>
<p>[4] June O&#8217;Neill and Dave M. O&#8217;Neill, &#8220;Health Status, Health Care and Inequality: Canada vs. the U.S.&#8221;</p>
<p>[5] Ibid.</p>
<p>[6] Nadeem Esmail, Michael A. Walker with Margaret Bank, &#8220;Waiting Your Turn, (17th edition) Hospital Waiting Lists In Canada,&#8221; Fraser Institute, Critical Issues Bulletin 2007, Studies in Health Care Policy, August 2008; Nadeem Esmail and Dominika Wrona &#8220;Medical Technology in Canada,&#8221; Fraser Institute, August 21, 2008 ; Sharon Willcox et al., &#8220;Measuring and Reducing Waiting Times: A Cross-National Comparison Of Strategies,&#8221; Health Affairs, Vol. 26, No. 4, July/August 2007, pages 1,078-87; June O&#8217;Neill and Dave M. O&#8217;Neill, &#8220;Health Status, Health Care and Inequality: Canada vs. the U.S.&#8221;; M.V. Williams et al., &#8220;Radiotherapy Dose Fractionation, Access and Waiting Times in the Countries of the U.K.. in 2005,&#8221; Royal College of Radiologists, Clinical Oncology, Vol. 19, No. 5, June 2007, pages 273-286.</p>
<p>[7] Nadeem Esmail and Michael A. Walker with Margaret Bank, &#8220;Waiting Your Turn 17th Edition: Hospital Waiting Lists In Canada 2007.&#8221;</p>
<p>[8] &#8220;Hospital Waiting Times and List Statistics,&#8221; Department of Health, England.  Available at http://www.dh.gov.uk/en/Publicationsandstatistics/Statistics/Performancedataandstatistics/HospitalWaitingTimesandListStatistics/index.htm?IdcService=GET_FILE&#38;dID=186979&#38;Rendition=Web.</p>
<p>[9] Cathy Schoen et al., &#8220;Toward Higher-Performance Health Systems: Adults&#8217; Health Care Experiences In Seven Countries, 2007,&#8221; Health Affairs, Web Exclusive, Vol. 26, No. 6, October 31, 2007, pages w717-w734.  Available at http://content.healthaffairs.org/cgi/reprint/26/6/w717.</p>
<p>[10] June O&#8217;Neill and Dave M. O&#8217;Neill, &#8220;Health Status, Health Care and Inequality: Canada vs. the U.S.&#8221;</p>
<p>[11] Victor R. Fuchs and Harold C. Sox Jr., &#8220;Physicians&#8217; Views of the Relative Importance of 30 Medical Innovations,&#8221; Health Affairs, Vol. 20, No. 5, September /October 2001, pages 30-42.  Available at http://content.healthaffairs.org/cgi/reprint/20/5/30.pdf.</p>
<p>[12] OECD Health Data 2008, Organization for Economic Cooperation and Development.  Available at http://www.oecd.org/document/30/0,3343,en_2649_34631_12968734_1_1_1_37407,00.html.</p>
<p>[13] &#8220;The U.S. Health Care System as an Engine of Innovation,&#8221; Economic Report of the President (Washington, D.C.: Government Printing Office, 2004), 108th Congress, 2nd Session H. Doc. 108-145, February 2004, Chapter 10, pages 190-193, available at http://www.gpoaccess.gov/usbudget/fy05/pdf/2004_erp.pdf; Tyler Cowen, New York Times, Oct. 5, 2006; Tom Coburn, Joseph Antos and Grace-Marie Turner, &#8220;Competition: A Prescription for Health Care Transformation,&#8221; Heritage Foundation, Lecture No. 1030, April 2007; Thomas Boehm, &#8220;How can we explain the American dominance in biomedical research and development?&#8221; Journal of Medical Marketing, Vol. 5, No. 2, 2005, pages 158-66, U.S. Department of Health and Human Services, July 2002.  Available at http://fraser.stlouisfed.org/publications/erp/page/8649/download/47455/8649_ERP.pdf .</p>
<p>[14] Nicholas D. Kristof, &#8220;Franklin Delano Obama,&#8221; New York Times, February 28, 2009.  Available at http://www.nytimes.com/2009/03/01/opinion/01Kristof.html.</p>
<p>[15] The Nobel Prize Internet Archive.  Available at http://almaz.com/nobel/medicine/medicine.html.</p>
<p>[16] &#8220;The U.S. Health Care System as an Engine of Innovation,&#8221; 2004 Economic Report of the President.</p>
<p align="justify"><strong>Voir enfin:</strong></p>
<p align="justify"><a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704107204574469310880671246.html?mod=googlenews_wsj"><strong>Al Gore&#8217;s First (and Probably Last) Q&#38;A</strong></a><br />
A Nobel Prize winner takes a few questions.<br />
John Fund<br />
The Wall Street Journal<br />
October 12, 2009</p>
<p>Before President Obama won his Nobel Peace Prize, the real signal that the Norwegian Nobel committee had become politicized was its 2007 prize to Al Gore, largely for his global warming film &#8220;An Inconvenient Truth.&#8221;</p>
<p>For a public figure, Mr. Gore has been strangely reluctant to answer questions or debate the more controversial parts of his work. But over the weekend, he deigned to take a few questions during a meeting of the Society of Environmental Journalists in Madison, Wisconsin.</p>
<p>Irish documentary filmmaker Phelim McAleer was in the line. A former Financial Times journalist, his new film, &#8220;Not Evil, Just Wrong,&#8221; is a direct refutation of Mr. Gore&#8217;s thesis and warns that rushing to judgment in combating climate change would threaten the world&#8217;s poor. When his turn came, Mr. McAleer asked Mr. Gore about a court case in Britain in which a parent had objected to &#8220;An Inconvenient Truth&#8221; being shown to British schoolchildren because it was largely propaganda, not science.</p>
<p>Mr. Gore swatted away the question by claiming the judge had found in favor of his film. He also briefly addressed one of the objections to his film by scoffing at claims that polar bears weren&#8217;t an endangered species. Mr. McAleer tried to follow up by pointing out that polar bear populations were increasing, but his microphone was quickly cut off. Organizers insisted that several other people were waiting with questions and they had to move on.</p>
<p>In fact, Mr. Gore didn&#8217;t answer Mr. McAleer&#8217;s question and was wrong on the facts. The British court found that An Inconvenient Truth &#8220;is a political film&#8221; riddled with scientific errors. The judge also held that requiring the film to be shown in schools would be a violation of law, unless accompanied by &#8220;guidance&#8221; pointing out its errors. The judge concluded that the claimant who objected to the film &#8220;substantially won this case by virtue of my finding that, but for the new guidance note, the film would have been distributed in breach of sections 406 and 407 of the 1996 Education Act.&#8221;</p>
<p>As for polar bears, Mr. McAleer was correct: Surveys show their numbers are increasing.</p>
<p>Mr. McAleer, whose film premiers this weekend, says he&#8217;s more disappointed in the environmental journalists who give Mr. Gore cover than in the former vice president. Mr. Gore is simply doing what any propagandist with a weak case would do &#8212; avoiding serious debate or exchange. To quote the late William F. Buckley, &#8220;There is a reason that baloney rejects the grinder.&#8221;</p>
</div>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nobel: Chamberlain enfin récompensé 70 ans après! (Norwegian quislings repair one of History's greatest injustices)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/09/nobel-chamberlain-enfin-recompense-70-ans-apres-norwegian-quislings-repair-one-of-historys-greatest-injustices/</link>
<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 15:00:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/09/nobel-chamberlain-enfin-recompense-70-ans-apres-norwegian-quislings-repair-one-of-historys-greatest-injustices/</guid>
<description><![CDATA[Nous avons subi une défaite totale et sans mélange (&#8230;). Notre peuple doit savoir que nous avon]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://ivarfjeld.files.wordpress.com/2009/09/neville-chamberlain-adolf-hitler-barack-obama-mahmoud-ahmadinejad2.jpg?w=450&#038;h=286" alt="Chamberlain-Obama" width="450" height="286" align="left" /></h5>
<h5><em>Nous avons subi une défaite totale et sans mélange (&#8230;). Notre peuple doit savoir que nous avons subi une défaite sans guerre, dont les conséquences nous accompagneront longtemps sur notre chemin. (&#8230;) Ils ont accepté le déshonneur pour avoir la paix. Ils auront le déshonneur et la guerre.</em> <a href="http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19380930&#38;resume=1">Churchill</a> (1938)</h5>
<h5><em>Le pacifisme multiplie quelquefois les guerres et l’indulgence, la criminalité.</em> <a href="http://www.cnrtl.fr/definition/pacifisme">Marcel Proust</a> (1918)</h5>
<h5><em>‘Avoir la paix’, le grand mot de toutes les lâchetés civiques et intellectuelles.</em> <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/05/16/antiamericanisme-ce-qui-reste-du-communisme-quand-on-a-tout-oublie/">Péguy</a></h5>
<h5><em>Quand je me suis réveillé, je suis allé sur le site du New York Times et j&#8217;ai cru que j&#8217;étais sur la page de l’Onion</em>. <a href="http://www.thenation.com/blogs/notion/482445/the_aspirational_nobel">Richard Kim</a> (The Nation)</h5>
<h5><em>Il y a un léger relent de condescendance dans l’annonce de l’attribution du prix Nobel de la paix à Barack Obama. Une impression qu&#8217;Obama a gagné juste parce qu&#8217;il n&#8217;était pas George Bush. Une Europe décadente félicite une Amérique turbulente de s’être assagie et de ne pas avoir amené de flingues au dîner.</em> <a href="http://swampland.blogs.time.com/2009/10/09/no-peace-no-prize/">Joe Klein</a> (Time)</h5>
<h5><em>Beaucoup pensaient qu&#8217;Obama aurait dû attendre un an ou deux pour décrocher le prix. Mais maintenant que c’est fait, le Comité du prix Nobel a dégagé la piste pour l&#8217;an prochain. Vous ne voyez pas ? &#8216;À Mahmoud Ahmadinejad &#8211; pour être venu à la table des négociations!&#8217; Vous riez. Rendez-vous dans un an.</em> <a href="http://www.commentarymagazine.com/blogs/index.php/rubin/120821">Jennifer Rubin</a> (Commentary)</h5>
<h5><em>Ainsi, du point de vue norvégien de gauche, c&#8217;est un coup double: dénigrer Bush et en même temps museler Obama.</em> <a href="http://corner.nationalreview.com/post/?q=ZDgzZGQxNjkzNzBkZDBmY2ZkYmVkZDFkMGRlMjFkMjI=">Daniel Pipes</a></h5>
<h5><em>Ceci révèle parfaitement l&#8217;illusion qu&#8217;est Barack Obama. Avec ce prix, les élites mondiales poussent Obama, l&#8217;homme de paix, à ne pas envoyer plus de troupes en Afghanistan, à ne pas s&#8217;en prendre à l&#8217;Iran et son programme nucléaire et en somme à continuer à émasculer les Etats-Unis. Ce qu’ils aiment par dessus tout, c’est des Etats-Unis affaiblis et castrés et c’est leur manière de promouvoir ce concept.</em> <a href="http://www.politico.com/news/stories/1009/28124.html#ixzz0TRwchWMX">Rush Limbaugh</a></h5>
<h5><em>Cela peut et doit aussi être interprété comme une critique de la politique de l&#8217;administration actuellement au pouvoir aux Etats-Unis vis-à-vis de l&#8217;Irak. (…) Elle constitue en outre une critique à tous les pays qui ont adopté la même position que les Etats-Unis.</em> <a href="http://forum.aufeminin.com/forum/actu1/__f7410_actu1-Le-nobel-de-la-paix-a-jimmy-carter-critique-de-la-politique-de-bush.html">Gunnar Berge</a> (président du Comité Nobel, sur l&#8217;attribution du prix à Carter, 2002)</h5>
<p align="justify">Après <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vidkun_Quisling">Quisling</a>, <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2006/12/08/idiots-utiles-le-pire-ex-president-des-etats-unis-a-encore-frappe-guy-milliere/">Carter</a>, <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/03/21/conflit-israelo-palestinien-et-si-on-relisait-la-charte-de-l%e2%80%99olp-plo-charter-was-never-changed/">Arafat</a>, le bon <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/01/26/gaza-pleurez-pleurez-il-en-restera-toujours-quelque-chose-a-red-green-brown-alliance-where-green-stands-both-for-islamism-and-environmentalism/">Dr. Mads Gilbert</a> &#8230;</p>
<p>Un grand bravo à nos amis norvégiens pour avoir réparé l&#8217;une des plus grandes injustices de l&#8217;Histoire &#8230;</p>
<p align="justify">Et d&#8217;avoir enfin reconnu, 70 ans après et via son dernier avatar,&#8230; les incommensurables mérites de <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2009/02/10/presidence-obama-bienvenue-a-dhimmiland-peace-in-our-time-all-over-again/">Chamberlain</a>!</p>
<p><a href="http://blogs.ft.com/rachmanblog/2009/10/what-is-the-point-of-the-nobel-peace-prize/"><strong>What did Obama do to win the Nobel Peace Prize?</strong></a><br />
Gideon Rachman<br />
Financial Times<br />
October 8, 2009</p>
<p align="justify">In an earlier version of this article, posted late last night (see post below this one), I expressed some scepticism about the Nobel Peace Prize, even suggesting that it might be pointless. Now that Barack Obama has been awarded the peace prize, I would like to withdraw this criticism. The prize is clearly an award of huge significance, awarded after only the deepest reflection, and won only by demi-Gods. (See reactions further down.)</p>
<p>I am a genuine admirer of Obama. And I am very pleased that George W Bush is no longer president. But I doubt that I am alone in wondering whether this award is slightly premature. It is hard to point to a single place where Obama’s efforts have actually brought about peace &#8211; Gaza, Iran, Sri Lanka? The peace prize committee say that he is being rewarded for his “extraordinary efforts to strengthen international diplomacy”. But while it is OK to give school children prizes for “effort” &#8211; my kids get them all the time &#8211; I think international statesmen should probably be held to a higher standard.</p>
<p>It is also very odd timing. In the next couple of weeks, Obama is likely to yield to the wishes of his generals and to send many thousands more troops to Afghanistan. That will mean he is a wartime president, just as much as Bush or Lyndon Johnson. If Afghanistan ends up being Obama’s Vietnam, giving him the Nobel Peace Prize will look even sillier in a few years time.</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p><a href="http://blogs.wsj.com/iainmartin/2009/10/09/barack-obama-wins-nobel-peace-prize-for-what/"><strong>Barack Obama Wins Nobel Peace Prize. For What?</strong></a><br />
Iain Martin<br />
WSJ blogs<br />
October 9, 2009</p>
<p>This is completely bizarre. President Barack Obama has just won the Nobel Peace Prize. It is unclear why. For making peace, of a kind, with Hillary Clinton? For giving up the missile shield and cheering up the Iranians? For preparing a surge of troops and weaponry in Afghanistan?</p>
<p>Of course, traditionally it has been standard procedure that winners of the prize do their peacemaking first and are only given the prize after they have achieved something. But this innovation sweeps aside such old-fashioned notions of reward following effort.</p>
<p>Think about it, it’s so post-modern: a leader can now win the peace prize for saying that he hopes to bring about peace at some point in the future. He doesn’t actually have to do it, he just has to have aspirations. Brilliant.</p>
<p><strong>Voir également:</strong></p>
<p><a href="http://www.huffingtonpost.com/michael-russnow/barack-obama-nobel-peace_b_314899.html"><strong>Barack Obama, Nobel Peace Laureate: Whatever Happened to Awarding for Deeds Actually Done?<br />
</strong></a>Michael Russnow<br />
The Huffington Post<br />
October 9, 2009<a href="http://www.huffingtonpost.com/michael-russnow/barack-obama-nobel-peace_b_314899.html"><strong><br />
</strong></a></p>
<p>I am generally a supporter of Barack Obama. I voted for him and campaigned in print for his election. However, as I turned on CNN early this morning and saw the news that he&#8217;d been awarded the Nobel Peace Prize, I actually gasped in disbelief. Twitter, Facebook and YouTube videos were destined to be in overdrive, not to mention the texts on millions of BlackBerrys.</p>
<p>As the 2 a.m. PDT CNN commentator interviewed Norwegian experts and past Peace Laureates, just about all of them repeated the obvious: Obama was being honored for the hope of what he might accomplish as opposed to what he has actually achieved.</p>
<p>The Nobel Peace Committee has been accused in the past of trying to make a political statement, and perhaps, because they admire Obama and his groundbreaking presidency, in addition to his earlier anti-war statements and recent speech to the Muslim world, they are, by this action, hoping to jump start his ending the wars in Iraq and Afghanistan.</p>
<p>Why else give him the honor now? Whatever one might feel about Obama, he has not earned this singular award. Few American presidents have received it and of those who have it was bestowed after they&#8217;d been engaged in something special. Theodore Roosevelt had helped to negotiate peace in the Russo-Japanese War. Woodrow Wilson had tirelessly worked for the creation of the League of Nations &#8212; a struggle that was blamed for causing the serious stroke he suffered, which left him disengaged in the last years of his presidency.</p>
<p>Jimmy Carter received the Peace Prize after he left office, but in the wake of huge achievements monitoring worldwide elections and in his efforts with Habitat for Humanity, building homes for the poor.</p>
<p>Former Vice President Al Gore got the prize after years of working for the environment. And whether you appreciated Henry Kissinger&#8217;s getting the award it was in response to his efforts to effect a peace in the Vietnam War.</p>
<p>So, at the moment, I believe it is enormously premature for Obama to be getting this great tribute, which to a certain extent cheapens the prior recipients and the work all of them performed over so many years.</p>
<p>It is traditional for Nobel honorees to be named a long time after their achievements in the sciences and literature. Indeed, the winners announced this week in other categories performed their amazing work and discoveries decades ago. Obama&#8217;s designation is akin to giving an Oscar to a young director for films we hope that he or she will produce or for a first-time published author getting a Pulitzer for a book he is destined to write some day.</p>
<p>The time has not yet arrived and circumstances have not yet evolved where Barack Obama is anywhere near the point where he has earned this prize. I don&#8217;t blame him for this capricious action; it was the Nobel Peace Committee which committed the offense, which no doubt has Alfred Nobel thumping his head against his casket.</p>
<p>I only hope that President Obama takes this honor to heart to the extent that his policies and statements and deeds will someday make him deserving of this singular trophy. However, that time has not yet arrived, and I fear there will be a backlash to this announcement that may well lessen the significance this award has generally meant for well over a century.</p>
<p>Michael Russnow&#8217;s website is www.ramproductionsinternational.com.</p>
<p><strong>Voir de même:</strong><br />
<a href="http://blogs.telegraph.co.uk/news/benedictbrogan/100013071/nobel-prize-for-president-obama-is-a-shocker-he-should-turn-it-down/"><strong><br />
Nobel prize for President Obama is a shocker. He should turn it down.</strong></a><br />
Benedict Brogan<br />
The Telegraph<br />
October 9th, 2009</p>
<p>They could have awarded it to Kylie Minogue and I wouldn’t have been half as surprised as I am watching the television screens around me proclaiming that Barack Obama has been awarded the 2009 Nobel peace prize. The whole business of a bunch of Scandinavian worthies doling out the profits of a long-gone dynamite maker’s fortune has always smacked of the worst sort of self-satisfied plutocratic worthiness. But this takes the biscuit. President Obama remains the barely man of world politics, barely a senator now barely a president, yet in the land of the Euro-weenies (copyright PJ O’Rourke) the great and the good remain in his thrall. To reward him for a blank results sheet, to inflate him when he has no achievements to his name, makes a mockery of what, let’s face it, is an already fairly discredited process (remember Rigoberta Menchu in 1992? Ha!). That’s not the point. What this does is accelerate the elevation of President Obama to a comedy confection, which he does not deserve, and gives his critics yet another bat to whack him with. Shame on the Swedes Norwegians*. He should turn it down, even if he does look great in white tie and tails.</p>
<p>*Thank you to Morten Josefsen for reminding me that it is in fact the Norwegians who award the peace prize.</p>
<p><strong>Voir de plus:</strong></p>
<p><strong>Barack Obama and the Nobel peace prize</strong><a href="http://www.economist.com/world/international/displayStory.cfm?story_id=14626903&#38;source=features_box_main"><strong><br />
Even greater expectations<br />
</strong></a>The Economist<br />
Oct 9th 2009</p>
<p>Is it premature to give Barack Obama the Nobel peace prize, less than a year into his presidency?</p>
<p>BARACK OBAMA, who has been America&#8217;s president for just nine months, has won the 2009 Nobel peace prize. Perhaps the Nordic judges felt it was a suitable consolation after Chicago lost out to Rio de Janeiro in its bid to host the 2016 Olympic games. Or the prizegivers might have felt moved by Mr Obama’s personal story: that a mixed-race man is president says much about the peaceful progress on race relations in America. Instead they emphasised Mr Obama’s aspirations and his commitment to diplomacy, even if, so far, he has achieved little that is concrete.</p>
<p>Most broadly, he has sought to engage with opponents, saying that America would “extend a hand, if you unclench your fist”, for example to those who were earlier dismissed as an “axis of evil”. Somewhat to the discomfort of Iran’s president, Mahmoud Ahmadinejad, who had bolstered his domestic support by vilifying America as an aggressor, Mr Obama has proposed holding talks about nuclear affairs, removing a precondition that Iran first abandon enrichment of uranium. Mr Obama made withdrawal of American forces from Iraq one of the main pledges of his election campaign and has since overseen a slightly quicker run down of troops than was envisaged by Mr Bush. Towards North Korea, too, Mr Obama has dangled the prospect of bilateral talks and closer engagement.</p>
<p>Regarding Russia Mr Obama has developed a policy of notably warmer ties, dubbed “hitting the reset button”. Relations had become especially frosty towards the end of Mr Bush’s presidency when war broke out between Georgia, an ally of America, and Russia. Since coming to office Mr Obama has also overseen talks aimed at reducing the nuclear arsenals of Russia and America, while speaking of his ultimate wish to “get to zero”—somehow ridding the world of all nuclear weapons. Most substantially (and to the dismay of the Polish and Czech governments), he has scrapped an earlier plan to deploy a missile-defence shield on land in eastern Europe, which had been seen as a provocation by Russia.</p>
<p>Yet Mr Obama’s main achievement is a change of tone in foreign policy. A speech given in Egypt in June was an eloquent call for a new understanding between America and Islam. It was designed both to assure Muslims, now thought to number 1.6 billion around the world, that America is not set on a crusade. Similarly it was intended to convey to any Americans (and others) who believe in the notion of a “clash of civilisations” that friendly ties between religions is eminently possible.</p>
<p>Similarly, American policy towards small and repressive regimes, ranging from Myanmar to Cuba, has shifted in mood, if not yet substance, by offering the prospect of engagement if governments demonstrate progress towards democracy. Some may also see Mr Obama’s push for more action to tackle climate change as a factor—he is urging Congress to pass a cap-and-trade bill and has said that his administration would decree new environmental rules if Congress fails to do so. (Al Gore, another Democratic figure, also won the Nobel prize, for his campaigns against climate change.)</p>
<p>Yet critics will have plenty to complain about. The prize-giving committee was at pains to emphasise Mr Obama’s “extraordinary efforts to strengthen international diplomacy and co-operation between peoples”. In the citation, the committee argued that his “diplomacy is founded in the concept that those who are to lead the world must do so on the basis of values and attitudes that are shared by the majority of the world&#8217;s population.” But is the award premature? Although the prize may be given in the spirit of encouraging Mr Obama’s government, it might have been better to wait for more solid achievements. With so many good intentions, and so many initiatives scattered around the world (and an immensely busy domestic agenda, including health-care reform and averting economic collapse), Mr Obama appears to be racing around trying everything without yet achieving much.</p>
<p>One might point to Mr Obama’s lauded decision to close the military prison for terrorist suspects in Guantánamo Bay, and his explicit rejection of the use of torture by American spies and interrogators. Both are welcome, but for now Guantánamo Bay remains open. Carrying through on promises is proving far harder than making them. Similarly Mr Obama made progress in encouraging Israeli and Palestinian leaders to hold talks about peace earlier this year, but as he is distracted by other concerns both parties have since drifted away from negotiations. And so far North Korea, Iran, Cuba and Russia—among others—have offered nothing of substance to demonstrate that a policy of engagement will bring more results than Mr Bush’s tough line.</p>
<p>More troubling is Afghanistan. Although the Nobel committee has now rewarded Mr Obama with a title of peacemaker (plus $1.4m or so), he remains a war president. He must shortly decide whether to deploy an additional 40,000 soldiers to fight against Taliban and other insurgents in a conflict that has lasted for eight years. With no obvious means of ending that war, there is a serious possibility that Mr Obama&#8217;s presidency will become dominated by worsening conditions there.</p>
<p>Mr Obama’s aspirations may be laudable, but he has several tough years ahead. The Nobel committee evidently wants to encourage him but it might have been wiser to hold judgment until he has achieved more. In America itself, the decision has already infuriated conservative commentators, ensuring there will be no peace on the home front, at least.</p>
<div><strong>Voir enfin:</strong></p>
<p><a href="http://www.weeklystandard.com/weblogs/TWSFP/2009/10/meet_the_people_who_were_passe_1.asp"><strong>Meet the People Who Were Passed Over for Obama</strong></a><br />
Mary Katharine Ham<br />
The Weekly Standard<br />
October 9, 2009</p>
<p>Sima Samar, women&#8217;s rights activist in Afghanistan: &#8220;With dogged persistence and at great personal risk, she kept her schools and clinics open in Afghanistan even during the most repressive days of the Taliban regime, whose laws prohibited the education of girls past the age of eight. When the Taliban fell, Samar returned to Kabul and accepted the post of Minister for Women&#8217;s Affairs.&#8221;</p>
<p>Ingrid Betancourt: French-Colombian ex-hostage held for six years.</p>
<p>Handicap International and Cluster Munition Coalition: &#8220;These organizations are recognized for their consistently serious efforts to clean up cluster bombs, also known as land mines. Innocent civilians are regularly killed worldwide because the unseen bombs explode when stepped upon.&#8221;</p>
<p>&#8220;Hu Jia, a human rights activist and an outspoken critic of the Chinese government, who was sentenced last year to a three-and-a-half-year prison term for &#8216;inciting subversion of state power.&#8217;&#8221;</p>
<p>&#8220;Wei Jingsheng, who spent 17 years in Chinese prisons for urging reforms of China&#8217;s communist system. He now lives in the United States.&#8221;</p>
<p>&#8220;Dr. Denis Mukwege: Doctor, founder and head of Panzi Hospital in Bukavu, Democratic Republic of Congo. He has dedicated his life to helping Congolese women and girls who are victims of gang rape and brutal sexual violence.&#8221;</p>
<p>Video of Denis Mukwege:</p>
<p>Update: Flashback to 2007, and you&#8217;ll find some remarkable people passed over for Al Gore:</p>
<p>Irena Sendlerowa (also known as Irena Sendler): &#8220;A Roman Catholic who created a network of rescuers in Poland who smuggled about 2,500 Jewish children out of the Warsaw ghetto in World War II, some of them in coffins.&#8221; She died in 2008. Read the entire obituary for the extent of her heroism. She smuggled children through underground tunnels, with fake documents, under ambulance floorboards, all at the risk of her own life.</p>
<p>She once said of her work: &#8220;Every child saved with my help and the help of all the wonderful secret messengers, who today are no longer living, is the justification of my existence on this earth, and not a title to glory.&#8221;</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
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