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	<title>ecologie &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/ecologie/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "ecologie"</description>
	<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 12:02:48 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[consumam altfel - povestea produselor]]></title>
<link>http://panseuri.wordpress.com/2009/11/26/consumam-altfel-povestea-produselor/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 11:26:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Alexandra</dc:creator>
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<description><![CDATA[Reteaua Reperverde deruleaza un nou proiect &#8221;&#8230;Si produsele au o Poveste !&#8221; Iata ma]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Reteaua Reperverde deruleaza un nou proiect &#8221;&#8230;Si produsele au o Poveste !&#8221; Iata ma]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Brosura ECO iese la rampa]]></title>
<link>http://anamariahancu.wordpress.com/2009/11/26/brosura-eco-iese-la-rampa/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 09:14:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>dkanya</dc:creator>
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<description><![CDATA[Bucuresti- 25 Noiembrie 2009 &#8211; In cadrul proiectului Brosura ECO, joi, 26 noiembrie 2009, ora ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Bucuresti- 25 Noiembrie 2009 &#8211; In cadrul proiectului Brosura ECO, joi, 26 noiembrie 2009, ora ]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Verts de rage : les nouveaux militants écolos]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/26/verts-de-rage-les-nouveaux-militants-ecolos/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 07:20:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/26/verts-de-rage-les-nouveaux-militants-ecolos/</guid>
<description><![CDATA[naturavox.fr, Samia Ferjani &#8211; Ecofaubourgs, le 13 novembre 2009 Verts de rage : les nouveaux m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">naturavox.fr</a>, <a href="http://www.naturavox.fr/Samia-Ferjani-Ecofaubourgs">Samia Ferjani &#8211; Ecofaubourgs</a>, le 13 novembre 2009</p>
<p>Verts de rage : les nouveaux militants écolos</p>
<p>Les années 2000 ont vu l’émergence d’un activisme acéphale, festif, non-violent et capable de séduire les médias. Si le droit au logement et la guerre aux affiches publicitaires sont les chevaux de bataille de ce nouveau militantisme, l’écologie mobilise aussi&#8230;</p>
<p><strong>Quelle contestation possible dans une société qui se targue d’avoir vu la fin des idéologies ? Une contestation festive, répondent les nouveaux militants. Exit les manifestations et le syndicalisme à la papa, avec sa hiérarchie, ses rites et son formalisme. Pour les activistes nouvelle génération de Jeudi noir, Sauvons les riches ou la BAC (Brigade activiste des clowns), l’engagement doit être aussi léger que spectaculaire. Et pour cause : l’objectif est de frapper les esprits et d’interpeller l’opinion – ce qui revient à faire la une des médias. D’où des actions ponctuelles et à forte portée symbolique, où priment l’humour, la créativité ou l’émotion</strong>. L’occupation du Canal Saint-Martin par les tentes des enfants de Quichotte, les fêtes improvisées lors de visites d’appartements aux loyers abusifs et les manifs de droite en sont autant d’exemples.</p>
<p><strong>Comme le droit au logement ou la résistance à la publicité, l’écologie est un thème de prédilection pour ce nouveau militantisme. Ainsi, nombre de collectifs ont fleuri ces dernières années autour de la protection de l’environnement</strong>. Revue des troupes.</p>
<p><strong>La BAD, ou Brigade d’action contre la déforestation</strong></p>
<p><strong>Emanation informelle des Amis de la Terre (une association pionnière en matière d’écologie), la BAD s’est donné pour spécialité la lutte contre la déforestation</strong>. Son credo : <strong>mettre à jour les causalités à l’œuvre dans la destruction des forêts primaires. « Le problème est lié à la surconsommation</strong>, explique Sylvain Angerand, membre de l’association, dans Un nouvel art de militer. Il faudrait consommer moins de viande, moins de papier, s’approvisionner en bois local, prendre uniquement ce que la forêt nous donne. » D’où une série d’actions coup de poing : <strong>missions de sensibilisation des consommateurs dans les magasins de meubles de banlieue, plantations « sauvages » d’arbres sur la Butte Montmartre ou la Tour Eiffel, verbalisation d’une société importatrice de bois présumé illégal et apposition de scellés factices sur le stock saisi… L’enjeu est de sensibiliser l’opinion, mais sans la braquer.</strong></p>
<p><strong>Du Carré vert à la Vélorution</strong></p>
<p>Ces dernières années ont vu naître nombre de collectifs affairés à reconquérir l’espace public hypothéqué par la bagnole. Leur modèle : Reclaim the streets. Créée en 1995, cette association anglaise s’est rendue célèbre par l’organisation de street parties, ou fêtes de rue spontanées destinées à paralyser totalement le trafic routier.</p>
<p>Parmi les rejetons du collectif anglais,<a href="http://www.carrevert.net/spip.php?rubrique1" target="_blank"> le Carré vert</a>. Son haut fait d’armes : avoir bloqué le périphérique parisien pour y dérouler un tapis vert de 200 m2 planté d’arbustes afin d’en appeler à un nouveau partage de la voirie. Voir la vidéo ci-dessous (on conseille vivement de couper le son) :</p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/x4erun_carre-vert_politics">Carré Vert</a> envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/DESOBEIR">DESOBEIR</a>. -</p>
<p>La reconquête de l’espace public est la revendication phare d’un autre groupe de militants : Vélorution. « Nous ne bloquons pas la circulation, nous sommes<!--more--> la circulation, proclame ce collectif né en 2002. Pour s’en convaincre, il suffit d’aller à l’une de ses manifs : chaque année, pour promouvoir l’usage de la bicyclette comme alternative à la voiture, les « vélorutionnaires » circulent dans les rues de Paris… entièrement nus. Une façon de souligner la vulnérabilité des cyclistes en milieu urbain…</p>
<p>Le clan du néon</p>
<p>Autre cheval de bataille des nouveaux militants verts : la gabegie énergétique. D’où les actions menées par <a href="http://clanduneon.over-blog.com/" target="_blank">le Clan du néon</a>.</p>
<p>Depuis 2007, ce collectif arpente de nuit les rues des grandes villes françaises pour y éteindre les enseignes lumineuses. L’enjeu est multiple, puisqu’il s’agit à la fois de lutter contre le gaspillage d’électricité et la pollution lumineuse, tout en dénonçant l’omniprésence de la réclame en milieu urbain… Exemple à Lyon :</p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/x3xczb_clan-du-neon-sur-lyoncapitalefr_politics">Clan du néon sur lyoncapitale.fr</a> envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/ClanDuNeon">ClanDuNeon</a>. -</p>
<p>Pour en savoir plus :</p>
<p><a href="http://nouveauxmilitants.net/" target="_blank">Les nouveaux militants</a>, de Laurent Jeanneau et Sébastien Lernould. Editions Les Petits matins, Paris, 2008</p>
<p><a href="http://citoyensdanslaction.blogspot.com/" target="_blank">Un Nouvel art de militer</a>, Sébastien Porte et Cyril Cavalié, Editions Alternatives, Paris, 2009</p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Fietsen om televisie te kijken]]></title>
<link>http://skrivadur.wordpress.com/2009/11/26/een-vinding-uit-de-oude-doos/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 07:00:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>skrivadur</dc:creator>
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<description><![CDATA[Een vinding uit de oude doos, maar dan opgepoetst. Die gedachte schoot door me heen toen ik de ‘nieu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Een vinding uit de oude doos, maar dan opgepoetst. Die gedachte schoot door me heen toen ik de ‘nieuwe’ Pedal-A-Watt zag. De zoektocht van de mens naar schone en vernieuwbare energie is weer eens bij de fiets uitgekomen. Hang je vélo in de Pedal-A-Watt, trap er als een gek ventje op los, laat een soort van dynamo meelopen en zie daar: elektriciteit! Met elke trapbeweging produceer je stroom. En je krijgt er tegelijkertijd een goede conditie van. Omdat je het er ook warm van krijgt, gaat ook je gasrekening voor de verwarming omlaag!</p>
<div id="attachment_2744" class="wp-caption aligncenter" style="width: 277px"><a href="http://skrivadur.wordpress.com/files/2009/11/pedal2.jpg"><img class="size-full wp-image-2744" title="Ook tijdens de Tweede Wereldoorlog werd er met een fiets elektriciteit geproduceerd." src="http://skrivadur.wordpress.com/files/2009/11/pedal2.jpg" alt="Ook tijdens de Tweede Wereldoorlog werd er met een fiets elektriciteit geproduceerd." width="267" height="448" /></a><p class="wp-caption-text">Ook tijdens de Tweede Wereldoorlog werd er met een fiets elektriciteit geproduceerd.</p></div>
<p><strong>De oude fiets van opa</strong><br />
In de Tweede Wereldoorlog kenden ze het principe van de Pedal-A-Watt ook al. In die tijd werd zoon- of dochterlief op de oude fiets van opa gezet (denk aan de blokken op de pedalen!). De dynamo werd op de band gezet en fietsen maar! Via een stroomdraadje was de dynamo verbonden met een klein peertje aan het plafond. Elke trapbeweging zorgde voor een flikkerend lichtje. Zo werd het ’s avonds in oorlogstijd toch een beetje licht. Als zoon- of dochterlief moe werd, trad onmiddellijk de duisternis is.</p>
<div id="attachment_2745" class="wp-caption aligncenter" style="width: 416px"><a href="http://skrivadur.wordpress.com/files/2009/11/pedal1.jpg"><img class="size-full wp-image-2745" title="De Pedal-A-Watt is te bestellen in de Verenigde Staten. (c) Convergence Technologies." src="http://skrivadur.wordpress.com/files/2009/11/pedal1.jpg" alt="De Pedal-A-Watt is te bestellen in de Verenigde Staten. (c) Convergence Technologies." width="406" height="305" /></a><p class="wp-caption-text">De Pedal-A-Watt is te bestellen in de Verenigde Staten. (c) Convergence Technologies.</p></div>
<p><strong>Twee uur fietsen, twee uur televisie</strong><br />
De Pedal-A-Watt van het Amerikaanse <a title="Naar Convergence Technologies." href="http://www.econvergence.net/" target="_blank">Convergence Technologies</a> wijkt in dit laatste af van zijn voorganger. De met fietsen opgewekte elektriciteit kun je namelijk opslaan in een zogenoemd ‘power pack’. Deze accu geeft op het moment dat de gebruiker het wil zijn stroom af. Een uurtje fietsen zorgt er zo voor dat je acht uur lang een lampje kunt laten branden. Twee uur in de pedalen staat gelijk aan twee uur televisie. In die tijd kun je er ook voor zorgen dat je laptop twintig uur zonder netspanning kan functioneren. Je kunt er trouwens ook voor kiezen om – precies zoals in de oorlog – de energie meteen te gebruiken om een elektrisch apparaat aan te drijven.</p>
<p style="text-align:center;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Ssoq_nVaBQA&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/Ssoq_nVaBQA&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>In een oogwenk</strong><br />
Vrijwel elke fiets is geschikt om te gebruiken in combinatie met de Pedal-A-Watt. Je zet je tweewieler in een oogwenk in de standaard. En daarna kun je jezelf al in het zweet gaan werken. O ja, de Pedal-A-Watt is niet goedkoop. Je kunt ‘m bestellen in de Verenigde Staten. Inclusief transportkosten en een accu komt het ding op zo’n vijfhonderd euro.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Lumières de Noël]]></title>
<link>http://qbert72.com/2009/11/25/lumieres-de-noel/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 01:50:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>qbert72</dc:creator>
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<description><![CDATA[Cet article est composé d&#8217;ampoules non remplaçables. Ne les tordez pas. Lorsque ses ampoules s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><blockquote><p>Cet article est composé d&#8217;ampoules non remplaçables. Ne les tordez pas. Lorsque ses ampoules sont endommagées, mettez le cordon au rebut.</p></blockquote>
<p>Je n&#8217;ai pas réussi à convaincre ma mère de les retourner.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Conférence incontournable: Soral sur la Gouvernance globale]]></title>
<link>http://ripoublik.wordpress.com/2009/11/26/conference-incontournable-soral-sur-la-gouvernance-globale/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 01:03:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>fromdawu</dc:creator>
<guid>http://ripoublik.wordpress.com/2009/11/26/conference-incontournable-soral-sur-la-gouvernance-globale/</guid>
<description><![CDATA[Pour toute personne voulant comprendre les choix politiques de nos grands dirigeants mondiaux, mais ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Pour toute personne voulant comprendre les choix politiques de nos grands dirigeants mondiaux, mais ]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Il y a des raisons de se poser des questions à propos de l'écologie, ]]></title>
<link>http://lejourji.net/2009/11/26/il-y-a-des-raisons-de-se-poser-des-questions-a-propos-de-lecologie/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 00:12:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Samuel Zarka</dc:creator>
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<description><![CDATA[parce que le mot résonne tant de fois et sans cesse actuellement. - Sur quelles preuves s&#8217;appu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[parce que le mot résonne tant de fois et sans cesse actuellement. - Sur quelles preuves s&#8217;appu]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[La certitude du doute...]]></title>
<link>http://souklaye.wordpress.com/2009/11/25/la-certitude-du-doute-289/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 21:21:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>souklaye</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je n&#8217;arrive pas à choisir entre la fabrication d&#8217;une fiction et le tourisme écologique (]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://souklaye.wordpress.com/files/2009/11/fiction.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4113" title="fiction" src="http://souklaye.wordpress.com/files/2009/11/fiction.jpg" alt="" width="500" height="733" /></a></p>
<p style="text-align:center;">Je n&#8217;arrive pas à choisir entre la fabrication d&#8217;une fiction et le tourisme écologique<br />
(Tarnac 0 &#8211; Copenhague 1)<br />
<a href="http://souklaye.wordpress.com/files/2009/11/office-du-tourisme.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-4112" title="office du tourisme" src="http://souklaye.wordpress.com/files/2009/11/office-du-tourisme.gif" alt="" width="500" height="473" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La température monte au nez à Dijon]]></title>
<link>http://territoiresetmoi.wordpress.com/2009/11/25/la-temperature-monte-au-nez-a-dijon/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 17:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Olivier</dc:creator>
<guid>http://territoiresetmoi.wordpress.com/2009/11/25/la-temperature-monte-au-nez-a-dijon/</guid>
<description><![CDATA[Parler d&#8217;écologie c&#8217;est bien beau, mais agir pour l&#8217;écologie c&#8217;est bien mieu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Parler d&#8217;écologie c&#8217;est bien beau, mais agir pour l&#8217;écologie c&#8217;est bien mieux !</p>
<p>La ville de Dijon a pris conscience des enjeux liés à l’environnement, et a réalisé un bâtiment à énergie positive, c’est-à-dire qu’elle produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme.</p>
<p>Pour plus d’information, voir le communiqué de presse de la Ville de Dijon :<br />
http://www.dijon.fr/fiche/tour-elithis-energie-positive-et-innovations-multiples.art.1370.php</p>
<p><a href="http://www.dijon.fr/fiche/tour-elithis-energie-positive-et-innovations-multiples.art.1370.php"><img class="aligncenter size-medium wp-image-77" title="Tour Elithis Dijon" src="http://territoiresetmoi.wordpress.com/files/2009/11/99a3367b43.jpg?w=199" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ Eco-nomique, donc Eco-logique]]></title>
<link>http://oeildepub.wordpress.com/2009/11/25/eco-nomique-donc-eco-logique/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 14:53:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>oeildepub</dc:creator>
<guid>http://oeildepub.wordpress.com/2009/11/25/eco-nomique-donc-eco-logique/</guid>
<description><![CDATA[Le Sommet de Copenhague approche, avec son lot d&#8217;espoirs et de mécontents. Parce que le market]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le Sommet de Copenhague approche, avec son lot d&#8217;espoirs et de mécontents. Parce que le marketing se doit de coller à l&#8217;actualité, le Green marketing fait un retour en force.<br />
Que ce soit en politique, pour des détergents, des ampoules, des sacs ou des voitures, &#8220;Ich bin ein Gründ konsommateur !&#8221; comme aurait pu le dire Kennedy.<br />
Longtemps considéré comme une béquille, l&#8217;ultime argument publicitaire pour agence en panne d&#8217;idée, voilà que les véhicules sont tous &#8220;les moins polluants de leur catégorie&#8221; ( notez l&#8217;importance de l&#8217;expressio de leur/sa catégorie, qui relativise l&#8217;argumentaire).<br />
Idem en politique (mais au fait, les affiches électorales sont elles en papier recyclé ? Hum&#8230;Question suivante ? )<br />
Côté détergents, voilà le retour d&#8217;animaux, pingouins, loutres, etc et une référence à l&#8217;actualité pour signaler que oui c&#8217;est écolo la preuve on les a lavé avec lors de marées noires&#8230; Ok, argument accepté, même si ça ne change pas l&#8217;état de mes mains après une vaisselle.<br />
Les sacs aussi font parler d&#8217;eux&#8230;Pas toujours en bien.<br />
Certains, entre autres des animateurs radiophoniques bien connus, s&#8217;offusquent de devoir les payer. Preuve que le marketing vert a encore de beaux jours devant lui.<br />
Et pour Noël&#8230;Un noël vert ? Le débat reste ou-vert</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Kempf - Une mesure écologique : réduire l'inégalité]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/25/kempf-une-mesure-ecologique-reduire-linegalite/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 13:22:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/25/kempf-une-mesure-ecologique-reduire-linegalite/</guid>
<description><![CDATA[lemonde.fr, Hervé Kempf, le 25 novembre 2009 Une mesure écologique : réduire l&#8217;inégalité Et le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">lemonde.fr</a>, Hervé Kempf, le 25 novembre 2009</p>
<p>Une mesure écologique : réduire l&#8217;inégalité</p>
<p><strong>Et le social ? C&#8217;est le troisième &#8220;pilier&#8221; du développement durable, avec l&#8217;environnement et l&#8217;économie, mais il semble toujours oublié du tableau. Sociologues et géographes rappellent cependant avec insistance que la question sociale s&#8217;articule fortement avec la crise écologique</strong>. L&#8217;université de Paris-X vient ainsi de tenir un colloque sur la justice environnementale, l&#8217;Agence française de sécurité sanitaire organise le 10 avril des débats sur le rapport entre inégalités environnementales et risques sanitaires, l&#8217;université de Bruxelles vient de publier un recueil sur Environnement et inégalités sociales&#8230;</p>
<p>Comme l&#8217;expliquent dans ce livre les sociologues <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/55ea/edwin-zaccai.html">Edwin Zaccaï</a> et <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/4c65/pierre-cornut.html">Pierre Cornut</a>, <strong>l&#8217;inégalité environnementale revêt plusieurs aspects : d&#8217;une part, &#8220;les impacts subis par les populations du fait d&#8217;une dégradation de l&#8217;environnement, et les inégalités sociales face à ces impacts&#8221; et, d&#8217;autre part, &#8220;les impacts générés sur l&#8217;environnement par les comportements humains et les inégalités sociales relatives à ces impacts&#8221;.</strong></p>
<p><strong>De longue date, il a été observé que les couches sociales les plus défavorisées sont les plus exposées aux nuisances environnementales, que ce soit par leur habitat, situé dans les zones les plus polluées, ou par leur incapacité à s&#8217;en prémunir, faute de moyens. Le phénomène a été le mieux quantifié à propos du bruit : &#8220;Un ménage à faible revenu a quatre à cinq fois plus de probabilité d&#8217;être exposé à un bruit très gênant qu&#8217;un ménage à revenu élevé</strong>&#8220;, écrit <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/92ce/jacques-theys.html">Jacques Theys</a>, chercheur au ministère de l&#8217;équipement.</p>
<p>L&#8217;impact environnemental des individus diffère par ailleurs selon leur degré de prospérité. Et <strong>de nombreuses études convergent pour conclure que les riches polluent plus que les pauvres, ou, pour le dire autrement, que l&#8217;ampleur de la nuisance environnementale des individus est liée à leur niveau de revenu. Par exemple, une note publiée en février par la direction des études économiques et de l&#8217;évaluation environnementale du ministère de l&#8217;écologie montre que 5 % seulement des Français contribuent à 50 % des émissions de gaz à effet de serre dus aux déplacements touristiques</strong>.</p>
<p><strong>Les riches ont un effet négatif d&#8217;une autre manière, du fait que &#8220;la consommation est tirée par le mode de consommation ostentatoire des plus riches, qui, érigé en modèle, engendre envie et frustration dans le reste de la population</strong>&#8220;, rappelle <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/7257/philippe-fremeaux.html">Philippe Frémeaux</a> dans L&#8217;Etat de l&#8217;économie 2008 (hors-série d&#8217;Alternatives économiques).</p>
<p>On redécouvre ainsi la pensée de l&#8217;économiste <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/a070/thorstein-veblen.html">Thorstein Veblen</a> qui, à la fin du XIXe siècle, avait analysé <strong>l&#8217;importance des phénomènes de rivalité ostentatoire et de consommation statutaire. Une leçon en est que réduire la surconsommation matérielle passe par un changement du modèle culturel dominant, donc par la réduction des inégalités.</strong></p>
<p>Dans la foulée du rapport officiel Reconsidérer la richesse, animé par <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/49e2/patrick-viveret.html">Patrick Viveret</a> en 2002, l&#8217;idée d&#8217;un revenu maximal admissible (RMA) fait ainsi son chemin. Aux Pays-Bas, une loi va limiter en 2009 <!--more-->les indemnités de départ des grands patrons.</p>
<p>Enfin, un troisième volet de l&#8217;inégalité écologique s&#8217;intéresse aux rapports Nord-Sud. D&#8217;une part, de nombreux auteurs considèrent que les pays riches du Nord ont contracté une importante &#8220;dette&#8221; écologique à l&#8217;égard des pays pauvres, que ce soit par leur prélèvement des ressources de la biosphère ou par leurs rejets de polluants, au premier rang desquels les gaz à effet de serre. D&#8217;autre part, les pays pauvres subissent, et vont subir, l&#8217;essentiel des impacts du changement climatique alors qu&#8217;ils en sont les moins responsables, comme l&#8217;a montré <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/242c/thara-srinivasan.html">Thara Srinivasan</a> dans la revue de l&#8217;Académie des sciences américaines (PNAS, 21 janvier). De même, en novembre 2007, le rapport annuel du Programme des Nation unies pour le développement avait conclu que &#8220;le changement climatique accentuerait encore les inégalités profondes entre les pays&#8221;.</p>
<p>La question écologique ne peut donc se résoudre si l&#8217;on oublie sa dimension sociale. L&#8217;idée qu&#8217;il faut réduire les inégalités à l&#8217;intérieur des pays et entre les pays s&#8217;impose progressivement. A l&#8217;échelle internationale, l&#8217;association Eco-Equity et l&#8217;Institut d&#8217;environnement de Stockholm proposent ainsi de définir un &#8220;seuil de développement&#8221; d&#8217;environ 6 000 euros par an et par individu. Les coûts pour faire face au changement climatique seraient ensuite partagés entre tous, les pays situés au-dessus de ce seuil de développement payant une part plus importante.</p>
<p>RMA, seuil de développement, équité, réduction des inégalités : ce sont les nouveaux gros mots du développement durable.</p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Super Méga Multitruck - Ultra compact et super polyvalent ]]></title>
<link>http://camions.wordpress.com/2009/11/25/super-mega-multitruck-ultra-compact-et-super-polyvalent/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 13:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>camions</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ultra compact et super polyvalent Avec son châssis poutre en aluminium, sa polyvalence d’adaptation ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><a href="http://camions.wordpress.com/files/2009/11/multitruck3.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-43" style="border:0 none;margin:2px;" title="multi Truck" src="http://camions.wordpress.com/files/2009/11/multitruck3.gif?w=300" alt="" width="300" height="213" /></a>Ultra compact et super polyvalent</strong><br />
Avec son châssis poutre en aluminium, sa polyvalence d’adaptation inégalée et un confort de cabine jusque-la inconnu sur ce type de véhicule, le Méga Multitruck a révolutionné la catégorie des utilitaires ultra compacts. Gros plan sur un véhicule et une entreprise qui ont su forger un avenir au transport léger, avec ou sans permis.</p>
<p>Lutte contre les émissions de CO2, acces aux centres-villes de plus en plus réglementés (en attendant qu’ils deviennent payants), environnement urbain congestionné… Voici quelques raisons qui expliquent le regain d’intéret pour les utilitaires légers, bien moins encombrants et souvent mieux adaptées a certaines tâches spécifiques qu’un 3,5 T classique, par définition plus encombrant et plus cher. Cette tendance, Méga l’a captée des l’orée des années 2000, avec pour résultat la sortie en 2003 de la premiere génération du Multitruck, profondément revue en 2006 sur le plan technique et stylistique en 2006.</p>
<p><strong>Aluminium, ABS et polyester</strong><br />
Le Méga a cependant gardé ce qui fait sa spécificité et son succes : son architecture composée d’un châssis poutre en aluminium, sur lequel vient se greffer une carrosserie composée d’élément en ABS ou polyester. Les avantages sont multiples : légereté, robustesse et facilité de réparation. Mais, la ou cet utilitaire se démarque encore plus, c’est dans la conception de la partie arriere : une benne en polyester standard pour toutes les versions, sur laquelle peuvent se greffer un grand nombre d’aménagements. De plus, précise David Charrier, Responsable Marché Méga Professionnel, « la conception astucieuse de la partie arriere et le choix qui a été fait de développer un véhicule traction avant a permis de dégager de la place a l’arriere pour d’aménager un coffre de rangement sous la benne ». C’est, en effet, la botte secrete du Méga, qui offre a ses utilisateurs un espace de rangement fermé et a l’abri des regards pour ranger les outils.</p>
<p><strong>Adaptations &#8220;métiers&#8221;</strong><br />
Méga propose, directement d’usine, des adaptations « Métiers » de type <a href="http://www.achat-vehicules.com/">camion fourgon</a> pour les livraisons en zone urbaine, rurale ou en site fermé, un plateau ridelles pour les collectivités, les artisans ou l’industrie, une benne basculante bien adaptée aux espaces verts ou la voierie, une benne a déchets, un pick-up, mais aussi un châssis cabine, pour des adaptations spécifiques. « Nous sommes attachés a pouvoir offrir des adaptations spécifiques en fonction de la demande. Par exemple, nous avons développé, avec un carrossier du nord de la France, une carrosserie conçue pour la vente ambulante. Le Méga se prete bien a ce genre d’habillage, car il est compact et d’un cout raisonnable ». Certains clients ont d’ailleurs trouvé qu’il était plus intéressant d’avoir deux Méga qu’un seul gros utilitaire ! « De plus, le Méga est en lui-meme un outil de communication, un véhicule sur lequel les gens se retournent ». Une version frigorifique a meme été développée, sur base diesel ou électrique, un choix rendu possible par le mode d’alimentation du bloc <a href="http://www.achat-vehicules.com/ventes-vehicules-camions/conteneurs-frigorifiques-maritime/">frigorifique</a>, par batterie additionnelle, capable de fournir l’énergie nécessaire a la production du froid entre 3 et 4 heures. Cette batterie se recharge le plus simplement du monde sur le secteur. A noter que la version Fourgon a la particularité de « cuber » 3 m3, soit le volume d’un Kangoo Express Génération ou d’un Peugeot Partner Origin. De plus, on peut y charger une europalette, car on dispose de 90 cm entre les passages de roues. La charge utile maximale ressort a environ 445 kg. Ce fourgon répond bien a la problématique de livraison urbaine, mais aussi a celle des sites industriels.</p>
<p><strong>Diesel ou électrique</strong><br />
Les différents modeles de la gamme Méga se déclinent en deux motorisations diesel (4 et 11,2 kW) et une motorisation électrique (4 kW). Tous sont équipés d’une transmission automatique. Les versions 4 kW répondent a la problématique « sans permis », tandis que la version 11,2 kW nécessite un permis. Cette derniere permet, entre autres avantages, de profiter de la charge utile maximale et de performances tres correctes (75 km/h maxi). Le choix de la traction électrique ne doit pas etre pris seulement sous l’aspect financier, meme si, dans les faits, il ne coute pas plus cher que le thermique a l’usage. C’est surtout un choix fort en termes d’environnement, notamment de baisse du bruit dans les centres villes. Le moteur diesel a une cylindrée de 600 cm3 et développe une puissance de 11 kW. Sa consommation est de l’ordre de 4 l/100 km, avec des rejets de CO2 limités a 117 g/km ; ce qui conforte le positionnement de ce véhicule en milieu urbain. Le moteur diesel de 400 cm3 répond a la problématique du « sans permis ». Il développe 4 kW et consomme de l’ordre de 3 l a 3,5 l aux 100 km, avec des rejets de CO2 limités a 77 g/km.<br />
<em><br />
source vehiculesutilitairesmag.com</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Et la terre donnera son fruit...]]></title>
<link>http://prieuresaintbenoit.wordpress.com/2009/11/25/et-la-terre-donnera-son-fruit/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 10:42:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>prieuresaintbenoit</dc:creator>
<guid>http://prieuresaintbenoit.wordpress.com/2009/11/25/et-la-terre-donnera-son-fruit/</guid>
<description><![CDATA[Suite à une première rencontre qui s&#8217;était déroulée à Paris le 6 juin dernier, le Centre Port ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Suite à une première rencontre qui s&#8217;était déroulée à Paris le 6 juin dernier, le Centre Port Royal accueillait <span style="color:#ff6600;">le 22 novembre une nouvelle rencontre rassemblant des personnes autour des questions de l&#8217;écologie et de la solidarité. </span>Dans une belle &#8220;biodiversité&#8221; d&#8217;origines et de parcours, la journée a permis aux uns et aux autres de rencontrer les acteurs actuels du trimestriel Les Cahiers de Saint Lambert, ainsi que de partager avec d&#8217;autres leurs questions, leurs convictions et surtout leurs propres cohérences de vie sur ces enjeux importants de l&#8217;environnement naturel et social.</p>

<p>Beaucoup sont repartis avec l&#8217;envie d&#8217;agir, localement ou plus large. Les organisateurs se sont engagés à leur faire quelques propositions rapidement. A suivre</p>
<p><em>DL</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Borloo - Climat : «Tout le monde est dans l’évitement»]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/25/borloo-climat-%c2%abtout-le-monde-est-dans-l%e2%80%99evitement%c2%bb/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 07:26:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
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<description><![CDATA[liberation.fr, Guillaume Launay, Christian Losson, le 24 novembre 2009 Climat : «Tout le monde est d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">liberation.fr</a>, Guillaume Launay, Christian Losson, le 24 novembre 2009</p>
<p>Climat : «Tout le monde est dans l’évitement»</p>
<p>A quinze jours de Copenhague, le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, confie ses doutes, ses espoirs et évoque son avenir.</p>
<p><strong>La réussite du sommet climat de Copenhague est menacée par la frilosité américaine</strong>, estime le ministre français de l&#8217;Ecologie Jean-Louis Borloo, qui juge <strong>indispensable de prévoir un dispositif &#8211; concret et chiffré &#8211; de solidarité envers les pays les plus vulnérables.</strong></p>
<p>A deux semaines du sommet climatique de Copenhague, beaucoup craignent un échec des négociations. Entre deux déplacements en Afrique et en Amérique du Sud, le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a répondu à Libération.</p>
<p><strong>Le sommet de Copenhague sera-t-il le fiasco annoncé ?</strong></p>
<p><strong>Bien sûr que non. L’enjeu est de taille. Il s’agit de convaincre les pays industrialisés de réduire leurs émissions de gaz à effets de serre de 25% à 40% d’ici 2020 par rapport à leurs émissions de 1990, et de 80% d’ici 2050</strong>. Il faut aussi que les pays émergents s’engagent sur des cibles concrètes de maîtrise de leurs émissions de CO2 et les fassent accepter par leur population. C’est énorme, difficile, mais essentiel. Mais on ne peut pas demander à des pays qui ont un fort taux de pauvreté de choisir entre réduction de CO2 et croissance. Ce serait irréaliste.</p>
<p><strong>Un texte fort avec des chiffres et des dates d’engagement est-il possible ?</strong></p>
<p><strong>Plus le texte sera emphatique, plus il sera vide. Plus les chiffres seront globaux et lointains, plus on voudra repousser une décision ou un traité, à six mois ou davantage, plus on cherchera à gagner du temps inutilement</strong>. Je le dis à ceux qui parlent déjà d’un Copenhague bis dans six mois : «De quelle information disposera-t-on dans six mois qu’on ne connaît pas déjà aujourd’hui ?»</p>
<p>Pourquoi est-ce si délicat alors que les opinions publiques sont volontaristes ?</p>
<p>Parce que cela engage de vraies révolutions. Or la réalité, c’est que tous les gouvernements réfléchissent et hésitent. Que<strong> tout le monde est dans l’évitement</strong>. Mais que <strong>sans initiative forte, on va dans le mur</strong>. <strong>Or il faut que l’on parvienne à un texte clair, avec des objectifs précis, et des mesures opérationnelles. Que les chefs d’Etat s’impliquent et soient là, sinon, on fera du surplace malgré tous les efforts déjà accomplis depuis deux ans</strong>. A l’image du pas réalisé par l’Europe il y a un an, quand elle a fait voter son paquet énergie climat, avec 20% de baisse des gaz à effet de serre, 20% d’économie d’énergie, 20% d’énergies renouvelables…</p>
<p>La contribution française, «Justice climat», vise-t-elle à court-circuiter le processus de l’ONU ?</p>
<p>Non, elle cherche juste à infuser des idées complémentaires et on l’affine tous les jours. On essaye de tenir compte de la vérité de chacun, dans la droite ligne de ce que veut l’ONU. L’idée, c’est de créer quatre catégories de pays en fonction de leurs émissions de CO2 et de leur PIB par habitant. Et pour les plus pauvres et vulnérables, <!--more-->notamment africains, nous souhaitons leur garantir dorénavant une aide minimum publique d’environ 450 milliards de dollars [300 milliards d’euros, ndlr] sur vingt ans dès la fin de 2010, pour faciliter un accès aux énergies renouvelables, tout comme à l’eau, à la forêt, et à l’agriculture.</p>
<p>Financée par le serpent de mer d’une taxe sur les transactions financières ?</p>
<p>Mais elle avance comme jamais ça n’a été le cas auparavant ! Oui, on sait que les budgets ne suffisent pas. Oui, la crise financière est passée par là, les G20 aussi. La plupart des pays européens y sont favorables. Ce n’est plus un point bloquant !</p>
<p>Copenhague sera-t-il un moment décisif du XXIe siècle ?</p>
<p>Il ne faut ni surdimensionner ni éviter le rendez-vous. Mais on rentre dans les deux années les plus belles ou les plus dures de l’histoire récente. Au fond, va-t-on vers une humanité de la mesure et du respect ou traite-t-on le respect comme une valeur individuelle mais pas collective ? La croissance s’est trop souvent faite au détriment de l’autre. On peut parvenir à une croissance qui se partage. La crise climatique oblige à sortir des chemins encombrés de l’indifférence…</p>
<p>On a dit cela sur les réfugiés, la faim…</p>
<p>Oui, mais j’espère que la somme des échecs antérieurs nous permettra de comprendre que l’enjeu, là, est vraiment universel, pas dans la conscience, mais dans la réalité.</p>
<p>Les Etats-Unis semblent tétanisés… Faut-il les aider ou les menacer ?</p>
<p>Ils sont en effet au pied du mur. Il faut les aider à prendre ce tournant. Il ne faut surtout pas que la position américaine soit le prétexte de la débandade générale. Je ne mets pas en cause les convictions d’Obama. L’admiration que j’ai pour l’homme et le processus qui l’a amené au pouvoir fait qu’on va finir par être coupable d’affection. Il faut le renforcer vis-à-vis de son Congrès. Les Etats-Unis sont sortis du déni, ils sont en marche. Mais il ne faut pas exagérer non plus : tous les gouvernements de la planète doivent faire des efforts. C’est aussi dur pour les Etats-Unis que pour l’Inde ou les pays européens.</p>
<p>Mieux vaut pas d’accord à Copenhague qu’un accord tiède ?</p>
<p>Non, mais mieux vaut pas d’accord qu’un accord faux. Après, on peut toujours discuter des modalités. Certaines grandes puissances essayent de faire passer un message : «Ne venez pas, il ne se passera rien.» Nous, on dit : «Venez quand même, ce sera crucial.»</p>
<p>Au-delà du scepticisme de certains Etats, êtes-vous surpris par la montée en puissance des climato-sceptiques ?</p>
<p>Il s’agit de faire la part des choses entre les inquiétudes de bonne foi et le déni systématique. Il y a des lobbies puissants, comme le lobby pétrolier ou charbonnier américain, qui s’expriment.</p>
<p>Sur ces questions, les angoisses françaises sont-elles réglées ?</p>
<p>La France est dans un consensus de fond sur le fait que l’avenir se joue là, positivement. Que se jouent à Copenhague et ailleurs nos emplois de demain, notre compétitivité. Et qu’on a des atouts dans ce domaine. Au début du Grenelle, les professionnels du bâtiment s’inquiétaient : «Vous allez bloquer le marché.» Notre premier soutien aujourd’hui ? Les mêmes. C’est bien la preuve que la mutation est en route.</p>
<p>La France profite du nucléaire et de ses industries de services : le beau rôle, finalement…</p>
<p>On l’avait avant et on ne s’engageait pas fortement pour autant. Ce n’est pas seulement le gouvernement français qui est en avance ou admirable. C’est la France et tous les Français.</p>
<p>Quelle part vous attribuez-vous dans ce changement ?</p>
<p>Il y a eu un processus, avec le Pacte écologique, acte très fondateur de la démocratie française. Nous, on a honoré le projet sérieusement, professionnellement, sans tricher. Et puis c’est une question de moment. Il y a eu du respect, un travail colossal. On a fait le job.</p>
<p>Ce serait ça, une «écologie de droite» ?</p>
<p>Quand l’écologie est perçue comme de l’imprécation, on ne peut pas faire la mutation. Je suis pour l’emploi de demain et pour qu’il y ait toujours des ressources. Je ne crois pas que la désignation des coupables a fait beaucoup avancer la société. L’écologie politique traditionnelle doit faire attention à ne pas retourner dans cette espèce de critique permanente. L’écologie, c’est un projet positif. Il n’y a pas un camp qui a le monopole de cette problématique. Je note juste que je suis le ministre de l’Environnement le plus confortable et puissant, par rapport à mes prédécesseurs et par rapport aux autres pays du monde. Et c’est bien Nicolas Sarkozy qui l’a souhaité ainsi.</p>
<p>Les arbitrages se font vraiment facilement au sein du gouvernement ?</p>
<p>Ce sont plus les symboles idéologiques qui peuvent faire blocage : taxe pique-nique, etc. On aligne les anathèmes, on multiplie les raccourcis. Sur le bonus-malus, certains ont crié au retour des prix régulés. La bataille a été rude mais aujourd’hui, ça marche.</p>
<p>Ministre de l’Energie, quel est votre rôle après les récents incidents sur plusieurs sites nucléaires français ?</p>
<p>Je n’ai pas à dire qui a tort ou raison, mais m’assurer que chacun a les moyens nécessaires pour mener à bien sa mission. J’ai mis en place la Haute autorité de la transparence, je m’assure que l’Autorité de sûreté nucléaire a tous les moyens d’investigation. Rien ne serait pire qu’un système ou notre rôle serait d’étouffer l’information.</p>
<p>On vous entend peu sur le nucléaire…</p>
<p>Ma position est très claire : il y a un savoir-faire et une qualité française dans le nucléaire. Même si ce n’est pas la réponse universelle, je suis là pour défendre cette filière technologique. Et assurer transparence et contre-pouvoirs.</p>
<p>Henri Proglio, nouveau patron d’EDF, plaide pour une réorganisation de la filière nucléaire, sous l’égide d’EDF…</p>
<p>C’est mon rôle de réfléchir au fonctionnement de la filière française, de savoir s’il doit y avoir un chef de file ou pas. Il y aura dans quelques semaines une réunion sur le sujet, pour remettre les choses sur la table en terme de fonds propres, d’organisation. Le nucléaire n’est pas un produit comme un autre.</p>
<p>La double casquette de Proglio (qui reste président du conseil d’administration de Veolia) ne vous pose pas problème ?</p>
<p>Ça m’en aurait posé un s’il avait occupé un poste exécutif dans les deux sociétés ; ce n’est pas le cas. Dans les grands marchés mondiaux, les rapprochements de vision sur l’énergie, l’eau et les déchets sont plutôt une bonne chose. Il faut organiser un peu mieux le club France, dans ces batailles mondiales. Evidemment, le président exécutif d’EDF doit consacrer tout son temps à EDF.</p>
<p>Même symboliquement, après la question de la moralisation du capitalisme ?</p>
<p>Je partage cet avis. Il faut faire attention. Mais ne m’en veuillez pas d’être cohérent avec mon regard sur le monde. Les sujets du XXIe siècle, c’est l’énergie, et pas seulement la production, les transports. Le «génie français», c’est la jonction des arts et métiers et de la délégation de service public, ce rapport public-privé. Le marché seul ne peut pas répondre aux mutations qui sont devant nous.</p>
<p>La France va-t-elle passer l’hiver électrique, en cas de vague de froid ?</p>
<p>Je l’espère, nous nous organisons. On a une réunion dans quinze jours avec tous les acteurs, pour réfléchir à ce problème de disponibilité des centrales.</p>
<p>Des regrets de n’avoir pas intégré l’électricité dans la taxe carbone, comme le préconisait la commission Rocard ?</p>
<p>Je suis Grenelle, tout Grenelle, que Grenelle. La loi dit : une taxe progressive donnant un signal prix sur l’énergie fossile, à l’exclusion de l’électricité. Je ne repose pas à chaque fois les questions qui ont été tranchées. Je suis le notaire de ce qui a été décidé ensemble.</p>
<p>Et si vous devez changer de poste dans six mois, vous serez frustré ?</p>
<p>On est dans des sujets qui nous dépassent. Il n’y a jamais un moment où on se dit : «C’est fait, je suis content, je peux partir.» On est au début d’une mutation tellement puissante… Le seul regret qu’il ne faut pas avoir, c’est le sentiment d’avoir distrait une once d’attention, d’énergie, de l’objectif final.</p>
<p>Après Copenhague, est-ce que vous pourriez considérer que c’est le moment de passer à autre chose ?</p>
<p>Je ne me projette pas, ce serait une perte de temps. Je suis séquentiel. Le jour où je passerai le ballon, est-ce que j’aurai le sentiment d’avoir épuisé toutes mes ressources physiques, intellectuelles, est-ce que je serai à peu près apaisé ? Je veux pouvoir me dire : «Voilà, tu as honoré la mission qui t’a été confiée.»</p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Eco(il)logique]]></title>
<link>http://diegosan.wordpress.com/2009/11/25/ecoillogique/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 23:45:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>diegosan</dc:creator>
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<description><![CDATA[Hier, à la télé, j&#8217;ai vu ça : Et le journaliste qui le présentait de commenter : &#8220;c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Hier, à la télé, j&#8217;ai vu ça :</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/fxis7Y1ikIQ&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/fxis7Y1ikIQ&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p>Et le journaliste qui le présentait de commenter : &#8220;c&#8217;est beau&#8221;. Merci pour ton intervention pleine de sens critique et de conscience du monde, pleine de journalisme, quoi, ami journaliste.</p>
<p>Alors oui, c&#8217;est bien fait, mais ça me pose un problème. C&#8217;est comme quand on dit que 2012, c&#8217;est bien fait. A quoi bon être bien fait, si on est inepte en même temps ?</p>
<p>Parce que ce petit clip, qui défend une noble cause, est quand même d&#8217;une <strong>malhonnêteté intellectuelle</strong> <strong>incroyable</strong>, faisant le rapprochement entre les <em>&#8220;400 kg de CO2 rejeté par chaque passager de chaque vol&#8221;</em> et le <em>&#8220;poids d&#8217;un ours polaire adulte</em>&#8220;, avec à l&#8217;image une pluie d&#8217;ours polaires morts. Message (pas très) subliminal et (très très) exagéré : <strong>à chaque fois que tu prends l&#8217;avion, tu tues un ours polaire.</strong></p>
<p>Alors, oui, le transport aérien pollue et est loin d&#8217;être le mode le plus efficient. Mais :</p>
<ul>
<li>il représente <strong>2 à 3% des émissions de CO2</strong> de l&#8217;activité humaine. C&#8217;est en croissance rapide, mais c&#8217;est beaucoup moins que la plupart des activités humaines (élevage, industrie&#8230;). C&#8217;est un peu rapide de lui attribuer LE symbole ultime des conséquences du réchauffement, la fonte de la banquise.</li>
<li>contrairement à ce que ces gens prétendent, <strong>il fait des efforts</strong>, ne serait-ce parce qu&#8217;il n&#8217;a pas le choix sur le plan économique (allègement des avions et des cargaisons, développement de moteurs moins gourmands, renouvellement des flottes&#8230;)</li>
<li>comme toute activité humaine (à part la connerie et le racisme), il présente des limites, mais <strong>il est aussi bénéfique</strong>. Il a même, de mon point de vue à moi que j&#8217;ai, un apport considérable au monde. Sans le transport aérien, que serait le monde moderne ? Où en serait l&#8217;échange entre les cultures ? Comment les pays riches déverseraient-ils la manne du pognon du tourisme sur les pays en développement ? Comment Nora partirait-elle se dorer la pilule samedi ?</li>
<li>l&#8217;aviation d&#8217;aujourd&#8217;hui, c&#8217;est <strong>la base de l&#8217;aviation de demain</strong>. Un jour, sûrement, on volera sans pétrole. Mais pour ça, il faut une continuité dans l&#8217;exploitation pour alimenter une continuité dans la recherche.</li>
</ul>
<p>Et puis surtout, monsieur &#8220;Planestupid&#8221;, superbe nom tout en nuance, c&#8217;est bien joli de décréter que l&#8217;avion c&#8217;est con, mais c&#8217;est quoi, l&#8217;<strong>alternative</strong> que tu proposes ?</p>
<p>Je te laisse, j&#8217;ai un A380 à choper. Mais je voulais juste te dire : défendre une cause, fût-elle la plus belle, de manière malhonnête, ça finit toujours par la desservir.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L.A.K.I. Série insectes et forêt ]]></title>
<link>http://designfromparis.wordpress.com/2009/11/24/l-a-k-i-serie-insectes-et-foret/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 20:17:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>designfromparis</dc:creator>
<guid>http://designfromparis.wordpress.com/2009/11/24/l-a-k-i-serie-insectes-et-foret/</guid>
<description><![CDATA[Collection exclusive de L.A.K.I. sur Design from Paris ! La toute première collection de art dolls d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div id="attachment_220" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://www.designfromparis.com/sous_categorie.php?sscat=109"><img class="size-full wp-image-220" title="LAKIsurDesignfromParis" src="http://designfromparis.wordpress.com/files/2009/11/lakisurdesignfromparis.jpg" alt="" width="500" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Collection exclusive de L.A.K.I. sur Design from Paris !</p></div>
<p>La toute première collection de art dolls de Miss PlusH PlusH se nomme les L.A.K.I, pour « Little Animal Kissing (the) Icebergs ». Ce nom évoque l’Islande, son volcan bien sûr, mais aussi son univers elfique et la beauté de sa nature.</p>
<p>Chaque L.A.K.I porte un prénom issu d’un mot islandais, qui résume sa personnalité. Les premiers L.AK.I étaient déjà très inspirés par les défis écologiques, thème cher à la créatrice. Avec la série « insectes et forêt », elle évoque avec poésie et humour l’univers de cette classe animale particulière qui régule la forêt, son éco-système favori.</p>
<p>Rencontrez donc sans tarder Haust, Gladur, Black Fiorildi et Hunang !</p>
<p>Haust (« automne ») : est le grand manager de la forêt. Il dirige et coordonne les différentes équipes d’insectes (suceurs de sève, pollinisateurs, défoliateurs…). C’est un L.A.K.I-clé et il recherche un stagiaire pour l’automne 2010. Pour postuler envoyez votre CV à haust@laki.com</p>
<p>Gladur (« magie ») : est le magicien de Lakiland, le pays des L.A.K.I. Il aime voler sur le dos de son corbeau ou d’un papillon (selon son poids du moment). Comme il adore les spaghettis à la carbonara, il doit souvent se contenter d’un vol en balais.</p>
<p>Black Fiorildi (« papillon noir ») : est L.A.K.I éleveur de papillons. Il utilise ses protégés pour évaluer la santé de la planète. Leur disparition accélérée ces dernières décennies lui cause beaucoup de stress. Heureusement, il s’est mis au yoga.</p>
<p>Hunang (« miel ») : est un L.A.K.I apiculteur. Depuis qu’il élève des abeilles, un ours brun s’est pris d’amitié pour lui et ils vivent ensemble dans la forêt de Lakiland. Les oursons au miel de Hunang sont des bonbons très célèbres auprès des chats, qui en ont toujours un paquet sous la patte, au cas où ils seraient coincés dans une gorge.</p>
<p>De 90 à 180 € en vente exclusivement <a href="http://www.designfromparis.com" target="_blank">ici</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Jacques Rivard nommé chef adjoint du Parti vert du Canada]]></title>
<link>http://vertstoutdesuite.wordpress.com/2009/11/24/jacques-rivard-nomme-chef-adjoint-du-parti-vert-du-canada/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 16:44:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Line M.</dc:creator>
<guid>http://vertstoutdesuite.wordpress.com/2009/11/24/jacques-rivard-nomme-chef-adjoint-du-parti-vert-du-canada/</guid>
<description><![CDATA[24 Novembre 2009 &#8211; 10:00am Montréal – La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, nomme Ja]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div><a href="http://vertstoutdesuite.wordpress.com/files/2009/11/091124jacques_rivard_6.jpg"></a></div>
<p style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-519" title="091124jacques_rivard_6" src="http://vertstoutdesuite.wordpress.com/files/2009/11/091124jacques_rivard_6.jpg" alt="" width="352" height="198" /></p>
<div>24 Novembre 2009 &#8211; 10:00am</div>
<div>
<p>Montréal – La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, nomme Jacques Rivard, ancien journaliste à Radio-Canada, chef adjoint du Parti vert du Canada. Jacques Rivard se joint dans ses fonctions à Adriane Carr, chef adjointe pour le Parti vert du Canada.</p>
<p>« Je suis extrêmement heureuse de pouvoir compter sur un homme comme Jacques Rivard pour représenter le Parti vert du Canada, affirme Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada. Jacques Rivard a fait de l’environnement un dossier prioritaire pendant plus de 20 ans alors qu’il était journaliste à Radio-Canada. Les questions environnementales lui tiennent à cœur. C’est pour cette raison que j’ai demandé à Jacques de se joindre à notre équipe. »</p>
<p>L’arrivée de Jacques Rivard comme chef adjoint au Parti vert du Canada s’inscrit dans la continuité pour ce passionné de l’environnement. « J’ai commencé à m’intéresser à l’environnement lorsque je suis arrivé à Montréal, explique le nouveau chef adjoint du Parti vert du Canada. Étant originaire de Rivière-du-Loup, j’ai constaté un niveau de pollution beaucoup plus important que ce que j’avais connu dans le Bas-du-Fleuve. Je voulais savoir ce qui en était la cause et quel effet ça pouvait avoir sur l’air, l’eau et les gens. Ma curiosité naturelle a fait le reste. Pendant plus d’une vingtaine d’années, en tant que journaliste, l’environnement a été mon sujet de prédilection. Je continue à m’intéresser à l’environnement, mais cette fois, dans l’arène politique. »</p>
<p>La feuille de route de Jacques Rivard est impressionnante. En plus de ses années comme journaliste à Radio-Canada, il a collaboré avec le réseau américain CNN relativement à des dossiers environnementaux touchant l’Arctique. Il a été membre de la Society of Environmental Journalists. Il a été récipiendaire de la bourse Nieman et d’une bourse de la Fondation Rasmussen permettant à un journaliste en environnement de parfaire ses connaissances à l’Université Harvard. Depuis 10 ans, il a été invité à titre de conférencier sur des questions environnementales au Honduras, au Mexique et en France.</p>
<p>« La nomination de Jacques Rivard ajoutera une vaste expérience à la direction du Parti vert du Canada, ajoute Adriane Carr, chef adjointe du Parti vert du Canada et candidate dans la circonscription de Vancouver Centre. Les électeurs québécois ont soif d’une alternative réellement verte qui va représenter leurs aspirations environnementales à la Chambre des Communes et je crois que Jacques Rivard sera le porte-étendard idéal pour le Parti vert du Canada au Québec. »</p>
<p>Jacques Rivard bio : <a href="http://www.partivert.ca/fr/party/jacques-rivard">www.partivert.ca/fr/party/jacques-rivard</a></p>
<p>-30-</p>
<p>Source :</p>
<p>Patrick Mahony<br />
Directeur des communications au Québec<br />
Parti vert du Canada<br />
(514) 677-6682<br />
www.partivert.ca</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Revue EcoRev' : numéro spécial André Gorz "Penser l’après capitalisme" ]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/24/revue-ecorev-numero-special-andre-gorz-penser-l%e2%80%99apres-capitalisme/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 16:16:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/24/revue-ecorev-numero-special-andre-gorz-penser-l%e2%80%99apres-capitalisme/</guid>
<description><![CDATA[Ecorev, communiqué, le 23 novembre 2009 Je ne dis pas que ces transformations radicales se réalisero]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">Ecorev</a>, communiqué, le 23 novembre 2009</p>
<p><strong>Je ne dis pas que ces transformations radicales se réaliseront. Je dis seulement que, pour la première fois, nous pouvons vouloir qu’elles se réalisent. Les moyens en existent ainsi que les gens qui s’y emploient méthodiquement.&#8221; André Gorz</strong> (2007).</p>
<p>Il y a deux ans nous recevions <a title="http://ecorev.org/spip.php?article641" href="http://ecorev.org/spip.php?article641" target="_blank">le dernier texte de notre parrain André Gorz</a>, seulement quelques jours avant que sa femme et lui ne nous quittent.</p>
<p><strong>Le présent numéro d’EcoRev’ rend hommage à ce penseur de l’écologie politique et prend une forme particulière puisqu’il parait dix ans après notre premier numéro : Survivre au capitalisme. Mais ce n’est pas un hommage qui tenterait de sacraliser &#8220;une pensée gorzienne&#8221;, c’est plutôt &#8211; dans un contexte de crises systémiques globales &#8211; une réflexion qui vient interroger et prolonger l’idée centrale de son dernier texte : La sortie du capitalisme a déjà commencé.</strong></p>
<p><strong>Ce numéro a également pour objet de montrer combien ses intuitions sont plus que jamais actuelles et capables de contribuer à la construction, certes complexe mais nécessaire, d’une écologie politique alternative au capitalisme</strong>.</p>
<p><a title="http://ecorev.org/spip.php?rubrique86" href="http://ecorev.org/spip.php?rubrique86" target="_blank">Une revue ne vit que par ses abonnements, alors n&#8217;hésitez pas !</a></p>
<p><strong>Penser l’après capitalisme avec André Gorz</strong></p>
<p>Dossier coordonné par Anita Rozenholc et Emmanuel Dessendier</p>
<p>Editorial par la rédaction</p>
<p>Classique : Les limites de l’adaptabilité du capitalisme par Ernest Mendel</p>
<p>La sortie du capitalisme a bien commencé par Yann Moulier-Boutang</p>
<p>Transformation/révolution/transition revisitées au tranchant de l’écologie politique par Yann Moulier-Boutang</p>
<p>La crise de l’immatériel, la production entre pairs (P2P) et l’économie éthique à venir par Michel Bauwens</p>
<p>Pour une science écologique par Marc Robert</p>
<p>L&#8217;après consumerisme par Emmanuel Dessendier &#38; Anita Rozenholc</p>
<p>Autoproduction et numérique par Daniel Kaplan/Rémi Sussan</p>
<p>De la transformation des modes de vie. Quartiers populaires et écologie par Élise Lowy</p>
<p>Changer de système de production par <!--more-->Jean Zin</p>
<p>Quelle transformation écologique de l’économie ? par Jérôme Gleizes</p>
<p>Quelques principes d’organisation pour une gouvernance bioéconomique par René Passet</p>
<p>Pensez la question des outils avec André Gorz par Françoise Gollain</p>
<p>Les vraies causes de la récession et les raisons qui la convertiront en dépression par Yves Cochet</p>
<p>Peut-on penser un au-delà du capitalisme ? par Bernard Maris</p>
<p>L’au-delà de la crise financière par Geneviève Azam</p>
<p>André Gorz, &#8220;dérangeur&#8221; ou constructeur d’une nouvelle utopie éco-socialiste ? par Arno Münster</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ecologie en sociale strijd in tijden van crisis]]></title>
<link>http://datapanik.wordpress.com/2009/11/24/ecologie-en-sociale-strijd-in-tijden-van-crisis/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 15:53:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>datapanik</dc:creator>
<guid>http://datapanik.wordpress.com/2009/11/24/ecologie-en-sociale-strijd-in-tijden-van-crisis/</guid>
<description><![CDATA[In de aanloop naar de klimaattop in Kopenhagen schreef Alex Foti een tekst onder de titel &#8220;The]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignnone" style="border:1px solid black;" src="http://www.digicult.it/digimag_eng/articoli/img/hacktivism_alexfoti03.jpg" alt="" width="400" height="266" /></p>
<p>In de aanloop naar de klimaattop in Kopenhagen schreef Alex Foti een tekst onder de titel <a href="http://www.greatrecession.info/2009/11/03/the-precarious-question-and-the-climate-struggle/" target="_blank"><strong>&#8220;The Precariat and Climate Justice in the Great Recession&#8221;</strong></a>.  Daarin koppelt hij de sociale strijd van het &#8216;precariaat&#8217; (iedereen die in de geglobaliseerde economie moet zien te overleven met onzeker, onvoldoende, slecht betaald of ronduit slecht, dus precair werk) aan de noodzaak van een doorgedreven ecologische strijd.</p>
<p>De tekst werd ook verspreid via Nettime, waar reacties te vinden zijn van onder meer Brian Holmes (<a href="http://www.nettime.org/Lists-Archives/nettime-l-0911/msg00009.html" target="_blank"><strong>klik hier</strong></a>) en Felix Stalder (<a href="http://www.nettime.org/Lists-Archives/nettime-l-0911/msg00012.html" target="_blank"><strong>klik hier</strong></a>). Alex Foti maakte op zijn beurt een aantal zaken duidelijker (<a href="http://www.nettime.org/Lists-Archives/nettime-l-0911/msg00023.html" target="_blank"><strong>klik hier</strong></a>).</p>
<p>Voor het Italiaanse digimag schreef Foti <a href="http://www.digicult.it/digimag/article.asp?id=1602" target="_blank"><strong>een lichtjes aangepaste versie</strong></a>.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ Surfrider Foundation : Soirée cinéma mêlant glisse et écologie le 3 décembre à Bordeaux]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/24/surfrider-foundation-soiree-cinema-melant-glisse-et-ecologie-le-3-decembre-a-bordeaux/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 14:25:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/24/surfrider-foundation-soiree-cinema-melant-glisse-et-ecologie-le-3-decembre-a-bordeaux/</guid>
<description><![CDATA[Surfrider Foundation Europe &#8211; Gironde, communiqué, le 23 novembre 209 L&#8217;antenne Gironde ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">Surfrider Foundation Europe &#8211; Gironde</a>, communiqué, le 23 novembre 209</p>
<p>L&#8217;antenne Gironde de Surfrider Foundation Europe s&#8217;invite à nouveau au Cinéma Jean Eustache à Pessac (Gironde) en partenariat avec l&#8217;association Mandora (<a title="http://www.asso-mandora.com/" href="http://www.asso-mandora.com/">www.asso-mandora.com</a>).</p>
<p><strong>Jeudi 03 décembre 2009 à 20h00</strong></p>
<p><strong>L&#8217;antenne Gironde de Surfrider Foundation Europe se joint à l&#8217;association Mandora pour proposer une soirée cinéma mêlant glisse et écologie afin de sensibiliser à la nécessité de préserver notre environnement et notamment notre littoral.</strong></p>
<p><strong>Ugo Benghozi nous fera l&#8217;honneur de présenter 3 épisodes de la saga Riddim qu&#8217;il a réalisé (Maroc, Ecosse et Timor).</strong></p>
<p><strong>L&#8217;antenne Gironde de Surfrider a souhaité également inviter Pierre Troquereau artiste peintre bordelais qui nous présentera ses toiles sur le thème de la pollution</strong> (<a title="http://surfridergironde.free.fr/blog/www.pierretroquereau.fr" href="http://surfridergironde.free.fr/blog/www.pierretroquereau.fr">www.pierretroquereau.fr</a>) et <strong>Jérémy Ferrara shaper qui exposera des planches uniques qu&#8217;il a réalisé entièrement à la main en utilisant différentes techniques de résines teintées</strong> (<a title="http://surfridergironde.free.fr/blog/www.ferrara-surfboards.com" href="http://surfridergironde.free.fr/blog/www.ferrara-surfboards.com">www.ferrara-surfboards.com</a>)</p>
<p>Le tarif pour cette soirée est de 6 Euros par personne ou <strong>5 Euros pour les personnes venues en vélo, tram ou bus !</strong></p>
<p>En fin de soirée l&#8217;association Mandora vous convie à un apéritif qui vous permettra de rencontrer les bénévoles de l&#8217;antenne Gironde de Surfrider ainsi que les artistes présents, venez nombreux !</p>
<p>Plus d’infos : <!--more-->Stéphane Vézignol, 06.33.36.07.87 <a title="mailto:stephane.surfrider33@gmail.com" href="mailto:stephane.surfrider33@gmail.com">stephane.surfrider33@gmail.com</a><br />
<a title="http://surfridergironde.free.fr/" href="http://surfridergironde.free.fr/">http://surfridergironde.free.fr</a>, <a title="http://www.sufrider.eu/" href="http://www.sufrider.eu/">www.sufrider.eu</a>, <a title="http://www.initiativesoceanes.org/" href="http://www.initiativesoceanes.org/">www.initiativesoceanes.org</a></p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[]]></title>
<link>http://ciorna.wordpress.com/2009/11/24/234/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 11:49:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>little black dress</dc:creator>
<guid>http://ciorna.wordpress.com/2009/11/24/234/</guid>
<description><![CDATA[www.goodplanet.info]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://www.goodplanet.info">www.goodplanet.info</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Patrick Viveret : La démesure est au cœur de la crise systémique que nous traversons]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/24/patrick-viveret-la-demesure-est-au-coeur-de-la-crise-systemique-que-nous-traversons/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 11:28:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
<guid>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/24/patrick-viveret-la-demesure-est-au-coeur-de-la-crise-systemique-que-nous-traversons/</guid>
<description><![CDATA[bloguez.com, Patrick Viveret, le 23 novembre 2009 La démesure est au cœur de la crise systémique que]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">bloguez.com</a>, Patrick Viveret, le 23 novembre 2009</p>
<p><a href="http://marsidees.blogspot.com/2009/11/la-demesure-est-au-cur-de-la-crise.html"><strong>La démesure est au cœur de la crise systémique que nous traversons</strong></a></p>
<p>Dans l’entretien qu’il a accepté de nous accorder, l’essayiste et militant altermondialiste Patrick Viveret revient sur la nature et les origines de la crise. Il insiste sur l’illégitimité de certaines rémunérations dans l’entreprise et sur la nécessité d’un débat autour de la redéfinition des indicateurs de richesse. Et surtout il évoque la question de l’institution, à l’échelle mondiale, de nouveaux rapports de pouvoir, à laquelle l’Europe, forte de son héritage historique, pourrait contribuer.</p>
<p>L’Elysée et le gouvernement expliquent aujourd’hui que la sortie de crise est proche et que la récession est dernière nous. Quelle a été, à votre sens, ici nature de cette crise et qu’a-t-elle révélé ? Peut-on aujourd’hui considérer que les racines du mai ont été traitées ?</p>
<p>Patrick Viveret : Absolument pas. <strong>La sortie de crise n’est pas du tout proche, même s’il y a des éléments conjoncturels de reprise. Il faut d’ailleurs mettre le mot reprise entre guillemets. Il convient en effet de regarder l’ensemble de la crise et de repérer ce qui la rend systémique, et identifier par conséquent ce qui est commun aussi bien à la crise écologique, qu’à la crise sociale ou à la crise financière. On observe des éléments structurels et aucun ne semble à court terme en voie d’amélioration. Prenons la crise écologique et les grands défis auxquels nous sommes confrontés : c’est bien sûr la question du dérèglement climatique qui est l’enjeu de la conférence de Copenhague. Ce sont aussi les risques sur la biodiversité</strong>. On évoque même des hypothèses de sixième grande extinction qui concernerait, cette fois, l’espèce humaine. Il faut rappeler que 2010 sera l’année de la biodiversité.<br />
Or les évaluations qui ont été conduites montrent qu’en matière de biodiversité, on est très loin de remplir les objectifs qui avaient été fixés aux niveaux national et international. Ainsi la crise écologique est structurelle. Pour s’en sortir, il faudra assurément beaucoup plus que des mesures conjoncturelles. La crise sociale mondiale est due au creusement des inégalités qui conduisent, comme l’avait montré le programme des Nations unies pour le développement, à ce que trois personnes au monde aient le revenu cumulé des 48 pays les plus pauvres, que 225 personnes aient l’équivalent du revenu de 2 milliards et demi d’êtres humains. <strong>Cette crise sociale se trouve aussi à l’origine des crises alimentaires et atteint la substance même du vivre ensemble de la communauté humaine. Cette crise est structurelle et elle est loin d’être terminée, tout comme la crise financière.</strong></p>
<p>En réalité, nous allons certainement vers des répliques — au sens sismique du terme — de ce qui s’est produit avec la crise des subprimes et la faillite de Lehman Brothers, dans la mesure où perdurent les éléments structurels qui ont conduit à cette crise, et en particulier le décalage entre l’économie spéculative et l’économie réelle. Un des anciens responsable de la banque centrale de Belgique, Bernard Liétaer, mettait en évidence que sur les 3 200 milliards de dollars qui s’échangeaient quotidiennement sur les marchés financiers, seulement 2,7 % correspondaient à des biens et des services effectifs, donc à de l’économie réelle. Le problème structurel auquel on est confronté est la sous-monétarisation dans l’économie réelle. Les chiffres du rapport du PNUD s’agissant des 2 milliards et demi d’êtres humains qui vivent avec 1 ou 2 dollars par jour, montrent bien que nous sommes dans une situation de sous-monétarisation. Même avec une théorie tout à fait classique de la monnaie, la monnaie est supposée faciliter l’échange et la création de richesses. Au plan économique, les capacités (les « capabilités » au sens de Aniartya Sen) de ces 2 milliards d’êtres humains se trouvent « stérilisées » par le fait que la monnaie en leur possession n’est pas à la hauteur de leur potentiel d’échanges et de richesses. Inversement, dans l’économie spéculative et dans le monde (les 225 personnes qui disposent de l’équivalent du revenu des 2 milliards et demi d’êtres humains, on assiste à un phénomène de sur-monétarisation.</p>
<p>Quel que soit leur degré de luxe, qui est pourtant élevé, ces personnes n’ont en effet pas la possibilité de recycler dans l’économie réelle des avoirs absolument colossaux. Le résultat, c’est l’économie spéculative qui tourne en boucle sur elle-même, et c’est l’hyper-inflation dans l’économie spéculative. Pour toutes ces raisons, la démesure est au coeur de la crise systémique que nous traversons. On est loin d’en avoir tiré toutes les conséquences. On le voit aussi avec <!--more-->les histoires de bonus qui posent également la question du rôle des traders. Tous ces éléments montrent que l’on n’a pas en profondeur compris la nature de cette crise systémique.</p>
<p>Vous évoquez la question des revenus des traders et des très hautes rémunérations. Comment mettre en place un système d’écart de salaires qui soit acceptable dans l’entreprise ? Faut-il légiférer pour encadrer la pratique des bonus ? Dans quels cas l’attribution de stock-options vous paraît-elle adaptée du point de vue économique ?</p>
<p>P.V. : D’abord il faut repartir à la racine de la question: le rapport entre un revenu et une activité contributive. Nous observons aujourd’hui des niveaux de revenu qui, même en prenant des critères conservateurs, tel que l’effort, le mérite, le travail etc. ne peuvent correspondre à aucune réalité. Le magazine Capital, qui n’est pas particulièrement alternatif, avait calculé un jour que les 180 millions d’euros que constituaient la première fortune de France — à l’époque il s’agissait de la fortune évaluée de Liliane Bettancourt, fille du fondateur de L’Oréal — représentaient l’équivalent d&#8217;un revenu de plusieurs centaines de milliers d’euros par mois et plusieurs dizaines (le millier d’euros y compris par jour. Même en travaillant 24 heures sur 24, ce qui n’est évidemment pas conseillé d’un point de vue de l’hygiène de vie, il était absolument impossible de justifier de tels montants, et ce même en admettant des inégalités très importantes de revenus qu’ils soient sous formes de stock-options, de retraites chapeaux, de bonus.</p>
<p>Quelles que soient les formes qu’a inventé le capitalisme financier, on aboutit à des niveaux de revenus qui ne correspondent à aucune réalité et donc à aucune légitimité. Il faut rappeler que sous l’administration Eisenhower, c’est-à-dire une administration républicaine, le taux d’imposition des plus hauts revenus s’élevait à 91 %. Aucune société ne peut vivre durablement avec un taux d’inégalités insupportable et avec des revenus qui n’ont aucune légitimité. C’est la raison pour laquelle lorsque j’avais écrit le rapport Reconsidérer la richesse2, j’avais proposé un plafond de rémunération devant être indexé sur les minima sociaux. L’idée est que le Parlement doit débattre préalablement de la fourchette d’inégalités maximales possibles. Cette fourchette d’inégalités maximales permet de définir le rapport entre les minima sociaux et les maxima de revenus. On voit bien que pour avancer structurellement dans cette direction, qui est fondamentale pour la cohésion sociale, la notion de plafond de revenus est absolument déterminante. Ce plafonnement existe pour 98 % de la population, puisqu’il existe désormais des plafonds partout. Lorsque vous êtes embauché quelque part, il est rare qu’on vous laisse déterminer seul le niveau de votre revenu. Il s’agit de s’attaquer à la démesure qui concerne aujourd’hui une infime minorité de la population pour laquelle la notion de revenu devient infinie.</p>
<p>On peut certes opérer grâce à l’instrument de la fiscalité, mais on peut le faire aussi en donnant au principe des fondations une force beaucoup plus importante. On pourrait tout à fait concevoir qu’au-dessus d’un certain plafond de revenus, les revenus additionnels peuvent être acceptés dès lors que la démonstration est faite qu’ils servent effectivement à du bien commun. Ainsi il pourrait être utile de respecter des formes libérales au bon sens du terme pour mettre en place une mesure radicale telle que le plafonnement des hauts revenus.<br />
Vous proposez une remise en question des critères d’évaluation de la richesse, comme le PIB ou le taux de croissance, qui ne prennent pas en compte le bien-être social ou l’impératif écologique. Quels pourraient être, selon vous, les bons critères de mesure de la richesse ?</p>
<p>P.V. : Il est important, tout d’abord, de montrer que derrière des questions qui peuvent paraître techniques, telles que les indicateurs ou les systèmes comptables, il y a en réalité des choix de société qui appellent à un débat démocratique. Au moment de la mission que j’avais réalisée sur les nouveaux facteurs de richesse, dans mon rapport, j’avais utilisé une formule volontairement provocatrice qui était « derrière les comptes, il y a des contes », c’est-à-dire ce que le philosophe Paul Ricoeur appelait les « identités narratives ». Il s’agit des récits que se forgent les sociétés et qui, à un moment donné de leur histoire, leur donnent de l’énergie. La comptabilité nationale représente un grand récit formalisé dans l’après-guerre: après le chaos de la guerre, il s’agit d’un récit fondé sur l’instinct de survie, qui est tout entier élaboré autour de la nécessité de la reconstruction et de la modernisation industrielle. Il s’agit également d’un récit d’évitement; penser à la reconstruction industrielle, c’est-à-dire se focaliser sur les enjeux de nature matérielle, permet aussi d’éviter de se poser la question de savoir « comment la barbarie a pu naître au cœur des grandes civilisations ».</p>
<p>La comptabilité nationale a rempli cette double fonction et nous nous trouvons actuellement dans une situation où les choix de société qui étaient présents au moment de l’élaboration de cette comptabilité ne sont plus adaptés, voire sont contreproductifs, par rapport aux enjeux du XXIème siècle. Contreproductifs parce que, par exemple, ils ne prennent pas en compte le défi écologique et ils intègrent très malles enjeux liés à des services non marchands tels que l’éducation et la santé qui sont pourtant déterminants. Les règles actuelles induisent même parfois des effets aberrants, comme le fait de compter positivement un certain nombre de destructions écologiques, sanitaires ou sociales. Toutes les transactions monétaires, même générées par une catastrophe ou un accident, sont comptabilisées positivement dans le PIB. À l’époque où j’avais mené les travaux de la mission précitée, ces questions étaient encore considérées comme marginales, minoritaires, voire utopistes, même si déjà nous avions pu organiser en 2002, lors de la remise du rapport, une rencontre internationale avec le PNUD sur ces sujets.</p>
<p>Aussi bien Jacques Chirac que Lionel Jospin avaient envoyé des messages pour dire l’importance qu’ils accordaient à cette question dans le cadre de la préparation du sommet de Johannesburg. Mais ce qui est évidemment aujourd’hui très important est que cette question est désormais installée dans le débat public international. Il y a eu trois conférences internationales sur la remise en cause du PIB dont une grande très intéressante au Parlement européen co-organisée avec des acteurs de la société civile qui s’est appelée « au-delà du PIB ». La commission Stiglitz qui vient de rendre son rapport s’inscrit dans la foulée. Pour élaborer les indicateurs pertinents, il faut d’abord se poser la question « à quoi nous servent les indicateurs? », notamment par rapport aux grands défis écologiques et sociétaux auxquels nous sommes confrontés. Il convient d’avoir des indicateurs d’alerte qui nous renseignent à la fois sur le fait que des seuils de soutenabilité écologiques, sanitaires et sociaux sont en voie d’être atteints ou même dépassés et qui nous permettent de savoir si nous allons ou non dans la bonne direction. Si nous n’avons pas ce type d’indicateurs, nous sommes dans la situation d’un marin qui déciderait un changement de cap mais dont les instruments de bord resteraient réglés sur le cap antérieur. Le choix des « bons » indicateurs ne peut se faire que grâce à un débat démocratique qui articule la question des nouveaux indicateurs avec la question des choix de société ; il ne faut pas confier aux seuls économistes et statisticiens le soin d’élaborer ces nouveaux outils.</p>
<p>Pour éclairer ces débats et trancher dans le bon sens, vous considérez donc que le retour du politique et de l’Etat s&#8217;impose. Selon quelles modalités faudrait-il, selon vous, envisager ce retour de l’Etat ? Est-ce que la politique menée par Nicolas Sarkozy depuis 2007 vous paraît pertinente de ce point de vue ?</p>
<p>P.V. : Il y a deux aspects. Il y a un aspect franco-français lié à Nicolas Sarkozy lui-même et il y a un aspect plus fondamental. Sur le premier aspect, on peut dire qu’il y a beaucoup d’incohérence du côté de Nicolas Sarkozy lui-même. D’ailleurs s’il prenait véritablement au sérieux les conclusions du rapport Stiglitz, quantité d’éléments de sa politique seraient remise en question, à commencer par des mesures telles que le bouclier fiscal ou la remise en cause de plus en plus dramatique des budgets consacrés par exemple à l’éducation nationale ou dans le secteur de la santé. Plus fondamentalement, la crise, comme cela s’est d’ailleurs passé dans les années 1930, crée les conditions d’un retour du politique et même des États, ce qui est en soi une bonne chose après plusieurs décennies de dérégulation et d’abandon par le politique d’une grande partie de ses responsabilités. Mais la crise des années trente nous renseigne sur le fait qu’il peut y avoir un retour du politique autoritaire, guerrier, voire, à terme, totalitaire.</p>
<p>Par conséquent, il ne faut pas plaider pour n’importe quel retour du politique; nous avons besoin d’un retour du politique démocratique et pas d’un retour du politique autoritaire. Karl Polanyi avait bien montré que ce qu’il appelait les « sociétés de marché » ne sauraient être confondues avec les économies de marchés. La société de marché, c’est lorsque la marchandisation envahit d’autres ordres et notamment l’ordre politique. Orle lien politique fut partie des fondamentaux de toute communauté humaine. Ce politique qu’on a expulsé finit par revenir, mais souvent de façon régressive. La forme de régression par excellence du politique, c’est la forme autoritaire et guerrière, et on voit bien que la montée des formes autoritaires est préoccupante en Europe. On constate en France aussi que le pouvoir peut parfois prendre des mesures attentatoires à des libertés fondamentales. Nous avons besoin d’un autre rapport au pouvoir, un pouvoir qui se définisse non pas par une logique de domination, mais par ce qui est son sens étymologique et grammatical, par un pouvoir de création. Le verbe «pouvoir » est un verbe auxiliaire qu’on doit écrire en minuscule et qui n’a de sens qu’avec des compléments. Le politique, dont nous avons besoin, est un politique qui est à la fois capable de visions dans le moyen et long terme — ce qui n’est pas le cas du marché — et qui est un ensemblier, un fédérateur d’énergies qui remet les sociétés à l’œuvre et qui par conséquent privilégie des fonctions d’écoute et de service. Cela est tout le contraire de ce que l’on pourrait appeler le néo-bonapartisnie qui est centré sur l’exacerbation de positions de dominations parfois liberticides. On s’éloigne alors de la notion de services au sens étymologique. Le mot « ministériel » par exemple est intéressant : le ministère est une fonction de service. Je crois que ce nouveau rapport au pouvoir est encore plus important du côté des forces de gauche parce qu&#8217;il y a une différence entre un pouvoir dominateur et un pouvoir créateur.</p>
<p>Cette différence se joue notamment dans le rapport aux émotions et aux passions, comme Albert Hirschman l’avait montré dans son livre Bonheur privé, action publique. De ce point de vue, l’écart entre les discours et les actes est émotionnellement ravageur. Or la gauche, sur ce terrain-là, a une vision de l’humanité qui est beaucoup moins noire que celle que porte la droite. Ainsi lorsque la gauche émet des promesses qui se situent justement sur le registre de la générosité, du service, de l’écoute. de la solidarité et que le comportement de ses dirigeants apparaît en contradiction avec les valeurs qu’elle affiche, le prix à payer pour elle est à ce moment-là beaucoup plus fort. L’obligation pour l’ensemble de la gauche, et là je parle de la gauche au sens large y compris dans ses composantes écologistes et alternatives, de travailler sur elle-même, cette dimension comportementale, constitue une exigence politique absolument fondamentale, en particulier pour ses responsables.</p>
<p>L. R. S. Le nouveau rapport au pouvoir se décline au niveau européen également. L’Union européenne peut-elle être le moteur des transformations que vous appelez de vos vœux, et si oui, dans quelles conditions ?</p>
<p>P.V. : Elle peut l’être si elle se souvient que sa principale contribution s’intègre dans la communauté mondiale parce qu’aucun projet ne peut se penser s’il n’intègre pas la question planétaire dans son champ. Par conséquent, la question que l’Europe doit se poser, est celle de la nature de sa contribution à la résolution des grands défis de l’humanité. Cela doit permettre à l’Europe d’être du côté de la puissance créatrice, et non pas de la puissance dominatrice. En matière de puissance dominatrice, avec le colonialisme, l’impérialisme, l’Europe a dans l’histoire, montré son visage le plus noir. Elle a vécu la naissance de la barbarie et a payé très cher pour apprendre que le barbare n’est pas l’autre, mais bien souvent l’excès d’identité et de puissance dominatrice. L’Europe peut donc apporter une contribution extrêmement forte à la communauté mondiale sur les deux grands défis auxquels nous sommes confrontés: le défi écologique bien sûr, mais aussi le défi relatif à la façon dont l’humanité construit son rapport à elle-même, son auto-gouvernance. L’humanité est menacée certes, mais pour l’essentiel, en dehors de quelques chutes d’astéroïdes, elle n’est pas menacée de l’extérieur; elle est menacée de l’intérieur par sa propre inhumanité. Quand Daniel Cohen dans son ouvrage La Prospérité du vice met en évidence que « l’Europe a fini dans la barbarie de la Seconde Guerre mondiale, le bref espace de temps au cours duquel, à compter du XVIe siècle, elle fut l’épicentre de l’histoire humaine », il pose une question fondamentale et qui renvoie d’ailleurs à la fonction de dénégation du PIB et de la comptabilité nationale que j’évoquais tout à l’heure. Si la barbarie n’est pas une barbarie extérieure mais une barbarie intérieure, la capacité des sociétés humaines à construire un vivre-ensemble sur des rapports de coopérations plutôt que sur des rapports guerriers ou de compétitions, devient la grande affaire des rendez-vous critiques de l’humanité avec elle-même. Alors si l’Europe exprime le meilleur de son message, elle peut le faire. Si c’est une Europe forteresse qui agit simplement pour préserver un certain nombre de ses acquis et qui se ferme aux grands enjeux mondiaux, elle ne le fera pas. C’est ce travail de l’Europe sur elle-même qui est aujourd’hui devenu un enjeu déterminant.</p>
<p>1 Reconsidérer la richesse, L’Aube, Paris, 2002, réalisé à la demande de Guy Hascoët, secrétaire d’État à l’Économie solidaire.</p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Attention : chute d'ours polaire]]></title>
<link>http://mralexpierre.wordpress.com/2009/11/24/attention-chute-dours-polaire/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 11:22:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>mralexpierre</dc:creator>
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<description><![CDATA[Afin d&#8217;alerter la population quant à l&#8217;impact des avions sur le climat, l&#8217;organisa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Afin d&#8217;alerter la population quant à l&#8217;impact des avions sur le climat, l&#8217;organisa]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Flipo et Gaudillière : Inégalités écologiques, « croissance verte » et utopies technocratiques.]]></title>
<link>http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/11/24/flipo-et-gaudilliere-inegalites-ecologiques-%c2%ab-croissance-verte-%c2%bb-et-utopies-technocratiques/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 10:51:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>pascalbourgois2</dc:creator>
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<description><![CDATA[mediapart.fr, Fabrice Flipo, Jean-Paul Gaudillière, le 23 Novembre 2009 Première publication par Mou]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://">mediapart.fr</a>, <a href="http://www.mouvements.info/+-Fabrice-Flipo-+.html">Fabrice Flipo</a>, <a href="http://www.mouvements.info/+-Jean-Paul-Gaudilliere-+.html">Jean-Paul Gaudillière</a>, le 23 Novembre 2009</p>
<p>Première publication par <a href="http://">Mouvements</a></p>
<p><a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/velveth/231109/inegalites-ecologiques-croissance-verte-et-utopies-technocratiques"><strong>Inégalités écologiques, « croissance verte » et utopies technocratiques.</strong></a></p>
<p>Les auteurs de ce texte, tout en définissant la notion de &#8220;décroissance&#8221;, déclinent trois priorités : <strong>reconnaître une « valeur » et non un prix à la nature ; redistribuer et réduire les inégalités tant celles sous-jacentes à la crise écologique que celle induites par les mesures imaginées pour y remédier ; relocaliser et resocialiser l&#8217;économie pour démocratiser les choix.</strong></p>
<p><strong>La crise écologique et financière oblige les décideurs à se pencher sur les scénarios de sortie de crise verte. Mais cette prise de conscience court le risque de s&#8217;arrêter à mi-chemin. « Capitalisme vert », « croissance verte », « keynésianisme vert » et « technologies propres » constituent autant de confortables mirages destinés à nous épargner les nécessaires remises en cause liées aux limites écologiques d&#8217;une planète aux ressources finies. La prise en compte conséquente de ces limites amène à aborder de front la question des inégalités écologiques et sociales et à changer les modes de production, de consommation et donc les modes de vie les plus prédateurs. Sans autre échappatoire, dans cette redistribution des richesses à opérer, que la redéfinition collective du sens de ces richesses elles-mêmes.</strong></p>
<p><strong>Grenelle de l&#8217;environnement, succès aux élections européennes, invitation des leaders écologistes à l&#8217;Élysée, débat (difficile) sur une loi créant une taxe carbone&#8230;L&#8217;écologie politique semble avoir gagné un statut nouveau sur la scène politique française. La crise écologique et la dégradation de notre environnement ont apparemment cessé d&#8217;exister comme cette chose dont il faut parler en fin de discours pour faire bonne mesure pour devenir un enjeu à propos duquel il est bon de réfléchir, voire même d&#8217;inventer des événements.</strong></p>
<p><strong>Cette nouvelle donne doit beaucoup à la conjonction des deux crises : la crise climatique et la crise financière</strong>. La visibilité de la première tient bien sûr à l&#8217;agenda des négociations internationales, aux discussions sur l&#8217;après Kyoto. <strong>Au-delà de la conjoncture, en matière de climat, tous les signaux sont en effet au rouge. Les organisations internationales, du GIEC aux grandes ONG environnementales en passant par le PNUD, multiplient les mises en garde sur l&#8217;accélération du réchauffement, sur l&#8217;ampleur de ses effets à relativement court terme</strong>, <strong>sur la vulnérabilité phénoménale des pays d&#8217;Afrique, d&#8217;Asie du Sud et d&#8217;Amérique Latine, sur les inégalités que le changement climatique va créer ou renforcer</strong>. Les médias européens et nord-américains relaient désormais<strong> le consensus des experts du climat sur la réalité du phénomène et font largement écho à la fonte des calottes glaciaires, aux migrations d&#8217;espèces ou encore aux nouvelles « guerres » de l&#8217;eau. </strong>Parallèlement, l&#8217;éclatement de la crise financière a rouvert un espace pour discuter des changements du capitalisme, du fonctionnement des marchés financiers, des effets « pervers » du déplacement de pouvoir vers l&#8217;actionnariat et les places boursières, des défauts de « l&#8217;auto-régulation » des marchés et du même coup signé le retour en grâce de l&#8217;intervention publique, ne serait-ce que pour sauver les banques et assurer la pérennité d&#8217;un régime d&#8217;accumulation (légèrement) amendé.</p>
<p><strong>À gauche, cette conjonction des deux crises a paradoxalement des effets délétères. En rendant la question écologique plus visible et urgente, elle rend encore plus patente la difficulté à proposer des réponses autres que cosmétiques</strong>. La vivacité et surtout la nature des dénonciations venant tant du parti socialiste que de la gauche de la gauche d&#8217;un projet de taxe carbone présenté comme « anti-sociale » alors qu&#8217;il s&#8217;agit au contraire de le configurer pour en faire un outil liant redistribution et changement des façons de produire en a été un bien triste révélateur.</p>
<p>On n&#8217;aurait toutefois tort de considérer que les discours sur la sortie de crise « verte » ou le Green Deal ne sont que des temporaires, de simple effet de couverture médiatique grâce auxquels on découvre ces exotiques décroissants du midi de la France.<strong> Bénéficiant des acquis de l&#8217;expertise économico-climatique poursuivie depuis une dizaine d&#8217;années dans et autour du GIEC et des institutions en charge des politiques énergétiques, les propositions &#8211; voire les scénarios &#8211; liant réponse à la crise financière, re-régulation et investissements écologiques massifs tendent à faire référence, y compris du côté de la présidence américaine</strong>. Les registres varient, depuis la simple mise en avant d&#8217;un recours significatif aux sources d&#8217;énergie renouvelables dans le « bouquet » énergétique jusqu&#8217;à des argumentations plus fondamentales sur la nécessité d&#8217;une politique écologique globale faisant intervenir des transferts importants de ressources vers les pays du Sud. Dans un ouvrage récent, Lester Brown évoquait ainsi <strong>la perspective d&#8217;une « éco-écologie</strong> » <!--more-->fondée non seulement sur des outils de régulation nouveaux destinés à prendre en compte inégalités et contraintes environnementales dans nos comptabilités économiques mais aussi sur un recours massif à l&#8217;innovation technique conçue comme principal vecteur de la transformation des pratiques de production. Ce « keynésianisme » vert peut-être tentant, ne serait-ce que pour faire converger écologie et critique sociale, donner une place à la question des inégalités écologiques tant à gauche qu&#8217;au sein de la mouvance environnementale. Encore faudrait-il que la convergence aide à penser sortie du capitalisme et sortie de l&#8217;économie de croissance, encore faudrait-il qu&#8217;elle ne se limite pas à l&#8217;idée d&#8217;une croissance « verte » permettant de faire l&#8217;économie d&#8217;une remise en cause du productivisme, de la course à la consommation et de la rationalité économique dominante en mettant sans cesse en avant l&#8217;invention technique et l&#8217;optimisation experte.</p>
<p><strong>La montée de l&#8217;éco-efficacité ou le rêve d&#8217;une convergence par le calcul.</strong></p>
<p>Le cas du climat est à bien des égards exemplaire. Parmi tous les acteurs institutionnels du débat climatique, le gouvernement allemand est l&#8217;un de ceux qui affichent des objectifs ambitieux, au moins tant qu&#8217;ils n&#8217;entrent pas en conflit avec la façon dont les industriels locaux de l&#8217;automobile comprennent leurs intérêts. Il est le seul pays européen à avoir adopté un projet de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d&#8217;ici à 2020 dont le moteur essentiel n&#8217;est pas la substitution du gaz et du pétrole par le nucléaire mais une diminution massive des consommations par le biais d&#8217;une efficacité accrue des usages de l&#8217;énergie (deux tiers dans le cadre de la production industrielle, un tiers dans le cadre des usages et consommations domestiques). </p>
<p>Un des effets de l&#8217;acceptation du changement climatique comme phénomène réel exigeant d&#8217;importantes adaptations de l&#8217;économie mondiale a non seulement été de multiplier les scénarios énergétiques mais aussi, depuis peu, de voir apparaître une convergence entre ceux émanant des États, des organisations internationales du système ONU et de certaines ONG très engagées dans l&#8217;expertise alternative. Le scénario officiel du gouvernement allemand est ainsi très proche des propositions du collectif d&#8217;experts « <a href="http://www.negawatt.org/"><strong>Negawattt</strong></a> » réunis à l&#8217;initiative d&#8217;associations françaises essayant de convaincre qu&#8217;il y a une alternative réaliste à la politique nucléaire d&#8217;EDF, une alternative qui impose d&#8217;en finir avec les mauvais usages de l&#8217;énergie mais pas avec les consommations finales ou du moins de façon acceptable par la majorité de la population.</p>
<p>La plupart de ces scénarios reposent sur deux idées forces de l&#8217;éco-écologie. La première est la chasse au « gaspi » autrement dit une prise en considération du fait que la façon dont sont aujourd&#8217;hui organisées la production et la distribution de biens repose sur de très profondes irrationalités écologiques : depuis la priorité à l&#8217;automobile individuelle jusqu&#8217;à la généralisation de l&#8217;agriculture d&#8217;exportation en passant par le non recyclage de vastes quantités de matières. La seconde est l&#8217;idée que ces gaspillages sont entretenus voire créé par les régulations marchandes aujourd&#8217;hui dominantes et les signaux prix qui les caractérisent. Dans cette perspective d&#8217;efficacité, notre économie est une économie productiviste et peu « économe » puisqu&#8217;elle ne prend en compte aucun des effets de long terme des activités humaines et de leurs coûts en termes de destruction de la nature et de l&#8217;environnement. Notre appareil productif est aussi un appareil destructif qui consomme sans contrepartie nombre des biens que la nature a lentement accumulés. Et cela dans la plus parfaite indifférence puisque le fait est rendu totalement invisible au consommateur. Le paradigme du recours aux sources d&#8217;énergie fossiles tient dans ce constat : les coûts réels sont cachés, les externalités négatives ne sont pas prises en compte. La conjonction de ces deux idées est à l&#8217;origine d&#8217;une réponse essentielle de la nouvelle économie « durable », de la promesse d&#8217;un New Deal vert : il faut compter autrement pour pouvoir réguler plus efficacement, pour pouvoir prendre en compte les biens écologiques et respecter les droits dont chacun dispose à ce sujet, en vertu du principe de res communis (propriété collective des dons de la nature) qui a été établi par Grotius, Locke, Kant et l&#8217;école du droit naturel. Autrement dit ce qui est en cours est une sorte de réouverture des enclosures menées à bien au cours des deux révolutions industrielles.</p>
<p>Compter autrement ne veut pas simplement dire remettre en cause l&#8217;usage du sacro-saint PIB comme indicateur d&#8217;efficacité économique, de progrès et de comparaison entre pays. La notion d&#8217;éco-efficacité vise bien plus que la production d&#8217;indicateurs adéquats à la comptabilité des inégalités, du bien-être social ou de « l&#8217;empreinte écologique ». Elle est par exemple au cœur du scénario Negawatt qui nous dit que nous pouvons maintenir le niveau de vie actuel avec deux fois moins d&#8217;énergie, en divisant par cinq les émissions de GES et en sortant du nucléaire. Dans cette perspective, la sortie de crise « verte » de même que la conversion à des régulations plus respectueuses de la nature repose sur de nouvelles formes d&#8217;allocation des ressources et d&#8217;optimisation de leurs usages qui visent à donner un prix aux effets de nos productions et de nos consommations sur les écosystèmes ; qui visent à faire voir l&#8217;empreinte écologique plus ou moins « lourde » des biens et services, que ceux-ci soient mis sur le marché ou produits dans un contexte de service public. Cette comptabilité peut être réalisée en monnaie ou en matière. Dans les deux cas, elle suppose la possibilité d&#8217;une forme de rationalité (par le calcul) dont les résultats s&#8217;imposeraient à tous du fait même de leur capacité à prendre en compte les contraintes objectives et c&#8217;est là que le bas blesse. L&#8217;archétype de ce nouveau calcul éco-écologique est la mise en place (fort controversée) du marché du carbone. L&#8217;enjeu d&#8217;importance est moins ici la question du droit à polluer pour les « riches » (on achète des tonnes de droits d&#8217;émission de CO2 pour continuer à produire comme avant) pris pour cible par la critique de gauche que celle de la nature politique de l&#8217;outil de régulation ainsi imaginé par les experts et la Commission européenne. Le pari du recours aux échanges marchands était de donner une valeur (un prix) de marché au carbone de façon à contraindre les grands utilisateurs à l&#8217;économie, à payer pour l&#8217;utiliser &#8211; et ainsi à décourager les émissions. Alors que la plupart des experts situent le niveau minimum d&#8217;un prix dissuasif autour de 100 euros la tonne, le marché européen du carbone a toujours opéré très en deçà de ce seuil et s&#8217;est même effondré à moins d&#8217;un euro la tonne de carbone en 2006. Le marché des permis d&#8217;émission est en fait un système qui n&#8217;a imposé aucune internalisation des coûts écologiques ni favorisé la moindre économie d&#8217;énergie. Et cela non pas parce qu&#8217;on a « marchandisé » mais parce qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un pseudo-marché sans « offreurs » et sans « demandeurs », un « marché » totalement politique où les quantités sont fixées par les autorités de régulation, sur la base de coûts anticipés par des modèles économétriques. Le mécanisme d&#8217;un marché des droits d&#8217;émission n&#8217;a été accepté que parce qu&#8217;il revenait à établir des coûts complètement prévisibles pour les acteurs. Or pour faciliter la transition les autorités ont toujours accepté de fixer des quotas qui ne pénalisaient pas les entreprises&#8230; Difficile ensuite de s&#8217;étonner de l&#8217;absence de compétition et de pression à la hausse des prix.</p>
<p>L&#8217;erreur de départ de tout ce mécanisme est en effet double. Avoir institué « le carbone » comme pseudomarchandise c&#8217;est d&#8217;une part avoir oublié que c&#8217;est un déchet et non un bien, et que dans ces conditions il ne saurait être question de lui appliquer les principes de l&#8217;économie des biens et services. C&#8217;est d&#8217;autre part d&#8217;avoir généré une usine à gaz (sans jeu de mots) en cherchant à comptabiliser avec certitude une substance dont la traçabilité est très difficile à établir car c&#8217;est un gaz inodore et invisible qui entre dans la composition de tout ce qui est autour de nous. Il eût été infiniment plus simple de partir de la comptabilité énergétique qui est déjà disponible, sachant que l&#8217;enjeu premier est la sobriété et non la décarbonisation. Toutes les études attestant des difficultés quasi-insurmontables qui se présentent sur le chemin d&#8217;un simple remplacement des énergies carbonées par d&#8217;autres sources énergies. Les renouvelables sont très très loin de pouvoir remplacer le fossile, et cela avant longtemps, tant qu&#8217;on en reste aux niveaux de consommation qui sont les nôtres aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Dans ces conditions, la différence entre le marché du carbone et un système de taxe tient de la discussion sur le sexe des anges et joue au bénéfice de ce dernier qui a au moins le mérite de rendre plus visible la nature politique des décisions comptables. De nombreux pays dont l&#8217;Inde ont ainsi une tarification de l&#8217;énergie en fonction de la quantité consommée, qui fonctionne par « tranches » progressives un peu comme notre impôt sur le revenu : si vous consommez une unité, vous payez un prix donné, si vous en consommez deux, vous payez trois fois plus. On peut facilement imaginer d&#8217;autres paliers. Très récemment les gros consommateurs indiens se sont vus imposer une hausse de leur prix du kWh de&#8230; 45 % ! Contre zéro pour les petits. C&#8217;est simple, plus favorable à des effets de redistribution de richesse et ça ne nécessite pas de bureaucratie supplémentaire.</p>
<p>Les enjeux de ces calculs ne sont donc pas purement écologiques au sens technique, ils sont toujours aussi politiques et sociaux, favorables ou non à la réduction des inégalités et à la démocratie, à la prise en compte de certains intérêts et pas d&#8217;autres, à la perpétuation ou non des rapports de dominations. De ce point de vue, la réification des outils tend à obscurcir les choix. Plus la quête d&#8217;une optimisation écologique fondée sur la seule comptabilité des « externalités négatives » par la généralisation de prix des biens et des dommages environnementaux entretient souvent d&#8217;étroites parentés avec la fiction de l&#8217;acteur rationnel égoïste mais utilitariste de l&#8217;économie politique néoclassique. La recherche d&#8217;un « optimum » passe alors par une réduction des actions et des intérêts au jeu des échanges marchands entre des acteurs individuels en compétition dont on peut moduler le comportement si « on » choisit les bonnes incitations. Que cela contribue à évacuer la question des inégalités sous-jacentes ou créées par ces incitations n&#8217;est guère surprenant.</p>
<p>Ceci n&#8217;est évidemment pas intrinsèque au recours aux indicateurs et outils économiques. La discussion française sur la taxe carbone et les expertises qui l&#8217;ont nourrie ont &#8211; au contraire &#8211; largement porté sur les conséquences sociales, les effets de redistribution et l&#8217;impact sur l&#8217;économie globale de la nouvelle contribution. Jusqu&#8217;à en noyer la signification. La quête d&#8217;une solution indolore augurant du miracle de la croissance « verte » combinée à la vulgate de l&#8217;économie politique néo-libérale (sous la forme du « pas question d&#8217;augmenter les prélèvements obligatoires ») ont progressivement conduit à des options réduisant fortement l&#8217;impact de la taxe carbone sur les consommations énergétiques. Ainsi en est-il de l&#8217;exemption des industries bénéficiant des permis européens (gratuits), du montant très bas, de l&#8217;abandon d&#8217;une affectation de son produit à l&#8217;investissement écologique, de la compensation intégrale pour tous. Vu de gauche le bilan n&#8217;est pas beaucoup plus favorable à une convergence éco-socialiste puisque la critique du caractère « anti-social » de la taxe carbone sarkozyenne n&#8217;a pas eu pour effet de nourrir la réflexion sur des modalités de compensation alliant réforme fiscale, redistribution et soutien à des formes alternatives de consommation énergétique (par exemple une combinaison d&#8217;aides à la rénovation de l&#8217;habitat ET à l&#8217;usage des transports collectifs ou à l&#8217;accès au logement dans les zones bien desservies, dotées en commerces, écoles etc.) mais à voir dans la taxe carbone un outil pour stimuler croissance et consommation (par une réduction des charges salariales ou par la distribution de chèques « verts ») au bénéfice des classes moyennes et populaires. Dans cette version, les investissements dits « verts » ne se différencient en rien du très classique keynésianisme social basé sur la redistribution des fruits de la croissance et les politiques contra-cycliques dont les effets de « durabilité » sont encore à prouver puisqu&#8217;elles n&#8217;ont fait jusqu&#8217;ici que socialiser les risques&#8230; pour leur permettre de grandir. Il y a donc lieu d&#8217;infléchir cette dynamique dans deux directions. Tout d&#8217;abord il s&#8217;agit de décider collectivement du contenu des chèques « verts » &#8211; ce qu&#8217;ils permettent d&#8217;acheter ou pas &#8211; ainsi que de ce qu&#8217;on doit attendre de leur effet agrégé. Ensuite, il s&#8217;agit d&#8217;infléchir les dynamiques d&#8217;enrichissement matériel et d&#8217;accumulation en favorisant de moindres écarts de revenu, d&#8217;autres formes de production et de propriété que la grande entreprise capitaliste.</p>
<p>Mais l&#8217;éco-efficacité ne se décline pas seulement en revendications de monétarisation des coûts écologiques. Elle opère aussi à partir de comptabilités « matière » qui posent des questions spécifiques mais rejoignent les apories du prix du carbone en ce qu&#8217;elles tendent à transformer des rapports de pouvoir en questions justiciables d&#8217;une expertise et d&#8217;une optimisation technique. On ne compte désormais plus seulement en euros mais aussi en kilogrammes de CO2 ou de déchets toxiques. Issue de l&#8217;étude des écosystèmes, la pratique des analyses de cycle-matière devenus éco-bilans et « analyses de cycle de vie » (ACV) tend ainsi à se répandre pour « quantifier les flux de matière et d&#8217;énergie entrant et sortant aux frontières d&#8217;un système représentatif du cycle de vie d&#8217;un produit ou d&#8217;un service ». Du point de vue de l&#8217;éco-efficacité, l&#8217;enjeu est d&#8217;objectiver les solutions les plus efficaces pour ensuite définir les incitations favorables à leur généralisation. Malheureusement, cette évidence s&#8217;obscurcit dès qu&#8217;on remet les ACV en contexte.</p>
<p>Quand le Wuppertal Institut en Allemagne montre que le téléchargement a moins d&#8217;impact écologique que l&#8217;achat de CD, il y a là une solution apparemment simple à généraliser. Mais rien n&#8217;est moins sûr, l&#8217;impact écologique n&#8217;est favorable que si l&#8217;usager ne grave pas chez lui. Le choix est donc autre : entre le téléchargement à volonté avec interdiction de graver les CD ou l&#8217;achat limité de CD en magasin, ce qui pose évidemment des problèmes plus difficiles que la seule promotion du téléchargement ! Les ACV ont d&#8217;autres faiblesses . Les ACV basent par exemple souvent leurs comparaisons sur des unités fonctionnelles stables. Dans l&#8217;exemple précédent : la fonction « écouter de la musique ». Mais ces fonctions sont rarement équivalentes, la comparaison entre travail et télétravail en est un exemple frappant. Si les bénéfices écologiques de l&#8217;absence de déplacement ne sont pas toujours évidents, les dégâts sociaux sont eux fréquents avec des télé-travailleurs bien plus sujets au surtravail. </p>
<p>Surtout les ACV sont effectuées à détour de production similaire alors que des différences d&#8217;impact écologique bien plus grandes peuvent souvent être observées en modifiant les détours de production eux-mêmes. Ainsi pour le même approvisionnement des ménages, le détour par un supermarché de proximité donne &#8211; selon la direction des transports elle-même &#8211; un bilan énergétique et de production de nuisances entre trente et cin-quante fois plus faible que le recours à un supermarché de périphérie. En-fin les ACV donnent rarement la possibilité de comparer les impacts car ceux-ci sont noyés dans des « éco-points » dont l&#8217;arbitrage est opaque et technocratique. De plus, parce qu&#8217;elles sont coûteuses, ces ACV peuvent fonctionner comme des barrières à l&#8217;entrée sur les marchés, renforcer des positions de monopole et allonger les détours de production qui sont justement à l&#8217;origine des impacts que l&#8217;on voulait justement limiter. Idem pour la « carte carbone » actuellement à l&#8217;étude au Royaume-Uni : la base informationnelle requise est unanimement décrite comme gigantesque.</p>
<p>Certains y voient une sorte de nouvelle frontière, nous n&#8217;y voyons que l&#8217;actualisation réelle, cette fois, de Big Brother.</p>
<p>L&#8217;enjeu n&#8217;est pas ici l&#8217;inutilité intrinsèque des indicateurs. Au contraire : l&#8217;invention d&#8217;indicateurs « alternatifs » au PIB en particulier l&#8217;indice de développement humain de l&#8217;ONU ou l&#8217;empreinte écologique ont beaucoup fait pour rendre visible non seulement la crise écologique mais aussi ses dimensions inégalitaires. L&#8217;enjeu est ici &#8211; comme pour le pseudo-marché du carbone &#8211; de ne pas prendre l&#8217;arbre pour la forêt, d&#8217;inscrire les indicateurs dans une démarche d&#8217;économie politique qui ne réifie pas l&#8217;outil pour en faire une boîte noire masquant les multiples choix et décisions concernant qui bénéficie de quoi et pour quoi faire.</p>
<p>La société dématérialisée ou le rêve d&#8217;une sortie de crise par l&#8217;innovation</p>
<p>La comptabilité et l&#8217;internalisation des coûts écologiques ne sont pas les seules pistes d&#8217;une sortie de crise « verte ». L&#8217;ampleur des conséquences du réchauffement climatique ont en particulier contribué à l&#8217;émergence d&#8217;un discours parallèle et complémentaire centré sur le recours aux innovations. La forme caricaturale de ces utopies technologiques est le rêve d&#8217;une neutralisation du changement climatique grâce aux technologies (futures) de séquestration du CO2 par stockage souterrain, par ensemencement des océans en fer pour favoriser la croissance du phyto-plancton ou encore de réduction du rayonnement solaire par injections de soufre dans l&#8217;atmosphère. La discussion sur l&#8217;économie « hydrogène » a d&#8217;autres implications que celle suscitée par ces « RANAP » (recherches appliquées non applicables) dans la mesure où elle est conçue par nombre d&#8217;éco-écologistes (par exemple Jeremy Rifkin ou le même Lester Brown) comme une alternative crédible à l&#8217;économie « carbone » basée sur l&#8217;utilisation des sources d&#8217;énergies fossiles.  Dans les scénarios « hydrogène » le recours à l&#8217;électricité devient général, y compris pour préserver le transport automobile individuel. Les moteurs à combustion classique seraient à terme remplacés par des systèmes de traction faisant appel à la combustion de l&#8217;hydrogène pour produire de l&#8217;eau. Pour obtenir ce carburant hydrogène il n&#8217;existe pas de perspective autre que sa production par hydrolyse à partir de l&#8217;eau. Toute la question devient alors celle des sources de cette électricité qui seule permettrait d&#8217;échapper à une tautologie matérielle. Le nucléaire étant écarté comme recours principal, il ne reste que la mise au point de cellules énergétiques permettant à la fois d&#8217;améliorer considérablement le rendement des dispositifs solaires et d&#8217;en généraliser l&#8217;usage. Les scénarios « hydrogène » sont le plus souvent critiqués comme illustrations d&#8217;une économie de la promesse valorisant des innovations qui sont non seulement encore à venir mais dont les principes mêmes sont problématiques et qui pourraient bien connaître le sort de la fusion nucléaire ou des thérapies géniques. Mais le principal problème de ces scénarios est politique : à savoir de proposer une sortie de crise par investissements massifs dans la recherche et l&#8217;innovation, dans les technologies « propres » contre nos techniques « sales » de façon à contourner la question de l&#8217;empreinte écologique globale, du niveau et des formes de nos activités de consommation. Les utopies énergétiques ont ainsi été largement mobilisées dans les négociations climatiques pour relativiser voire remettre en cause l&#8217;idée selon laquelle limiter le réchauffement à deux degrés suppose une réduction de la consommation énergétique.</p>
<p>Une autre forme, plus radicale, du recours à l&#8217;innovation comme moteur de la reconversion économique « verte » est l&#8217;idée d&#8217;une dématérialisation croissante de la production. L&#8217;« autre » croissance s&#8217;appuierait sur la substitution des emplois de service aux emplois de production matérielle. La société « tertiarisée » serait ainsi de façon quais-naturelle une société durable car beaucoup moins gourmande en biens. Le problème est que cette tertiarisation &#8211; déjà bien avancée en Europe et aux États-Unis &#8211; n&#8217;a jusqu&#8217;ici impliqué aucune réduction de l&#8217;empreinte écologique. Plus de professeurs, d&#8217;assistantes maternelles, de spécialistes du « care » et de l&#8217;aide aux personnes ne veut pas nécessairement dire moins de production matérielle. Au contraire, dans une société productiviste cela peut vouloir dire plus de travailleurs du tertiaire avec plus de voitures, habitant dans des maisons plus grandes dans des banlieues pavillonnaires lointaines. Les bilans des trente dernières années sont clairs : la tertiarisation des sociétés « européennes » n&#8217;a pas entraîné une réduction de leur empreinte écologique. Globalement parce que les activités productives ont été délocalisées vers les pays « émergents » mais aussi parce que leur consommation spécifique ont continué à augmenter avec surtout des effets de substitution : les biens électroniques et « informationnels » remplaçant les biens mécaniques. Plus fondamentalement, la perspective de dématérialisation est une forme renouvelée du pari sur les conséquences sociales des hausses de productivité qui était déjà au cœur de la dialectique entre forces productives et rapports de production caractéristique du marxisme classique et de sa croyance en l&#8217;équation science = technique = progrès &#8211; et inversement critique de la technique = irrationalisme = obscurantisme et retour à l&#8217;âge de pierre. Les écologistes, s&#8217;opposant à la vérité des experts de profession, appartenant aux institutions publiques ou privées, cherchant à clarifier les enjeux politiques sous-jacents à leur discours et pratiques sont souvent taxés d&#8217;obscurantisme et de relativisme et pas seulement par l&#8217;élite scientifico-industrielle&#8230;Paradoxalement, ces obscurantistes ne font que reprendre le diagnostic que Marx appliquait déjà en son temps au productivisme : « Celui qui dévoile ce qu&#8217;il en est dans la réalité de l&#8217;utilisation capitaliste de la machinerie est accusé de ne pas vouloir du tout qu&#8217;on l&#8217;emploie : c&#8217;est un ennemi du progrès social ! » . Le fond commun est ce schéma selon lequel l&#8217;innovation technologique augmente de façon radicale la productivité, libère du temps et économise les matières. À terme l&#8217;automation, la miniaturisation, le recours massif aux NTIC seraient les vecteurs d&#8217;une sortie des logiques productivistes de l&#8217;accumulation. C&#8217;est cette thèse que l&#8217;on retrouve par exemple dans les discussions sur le capitalisme informationnel auxquelles l&#8217;éclatement de la crise financière ont redonné une certaine actualité. </p>
<p>En son temps Illich avait longuement insisté sur l&#8217;absence de miracle technologique : toute innovation a son prix, ses conséquences négatives, ses externalités négatives.  De plus dans une société productiviste les scénarios économes peuvent facilement se retourner en leur contraire comme en a témoigné l&#8217;histoire de l&#8217;automobile &#8211; instrument pour gagner du temps et de la mobilité qui nous a amené à en perdre- ou même celle de certains médicaments &#8211; sources d&#8217;effets indésirables voire de nouvelles pathologies.  L&#8217;infrastructure numérique supposément dématérialisée et propre est ainsi devenue une source majeure de dégâts écologiques, consommant 5 à 10 % de la facture énergétique des pays développés et produisant des millions de tonnes de déchets &#8211; qui vont croissant. </p>
<p>Le problème tient ici au caractère très relatif si ce n&#8217;est fallacieux de la dématérialisation. Le capitalisme « informationnel » a délocalisé les productions. Il ne les a pas supprimées, au contraire leur niveau a considérablement augmenté. Ceci est évidemment vrai des productions « numériques » qui font la fortune (relative) de la Chine ou de l&#8217;Inde mais c&#8217;est aussi le cas des productions classiques (les automobiles sont non seulement fabriquées en Amérique Latine, en Europe Centrale ou en Asie mais on en a jamais produit autant et la ville-voiture s&#8217;étend aux grandes cités du Sud). La mondialisation des dernières décennies a radicalement changé la division internationale du travail. Nous sommes devenus des pays hébergeant les holdings et dirigeants d&#8217;entreprises, les centres de recherche et d&#8217;innovation, accumulant la valeur ajoutée et usant les produits venant des « ateliers » délocalisés et délocalisables. Non seulement &#8211; contrairement à la formule de la croissance dématérialisée donc verte &#8211; les gains de productivité ont été obtenus par des coûts écologiques croissants, mais ils l&#8217;ont été aussi au prix d&#8217;inégalités sociales et mondiales croissantes.</p>
<p>Repenser l&#8217;économie des besoins : décroissance sélective, inégalités et rapports Nord-Sud.</p>
<p>La sobriété est donc indispensable. Mais contrairement à ce qu&#8217;une partie de la littérature éco-écologique laisse parfois entendre, en s&#8217;indignant &#8211; souvent à raison &#8211; de la consommation de tel ou tel appareil « Nous demandons solennellement, dans le seul but d&#8217;éviter le pire à la Planète, que les écrans de 15 , voire moins, soient remis sur le marché » , son caractère indispensable n&#8217;est pas une donnée technique. Ce n&#8217;est pas le résultat inévitable de la seconde loi de la thermodynamique, l&#8217;effet du caractère physiquement limité des ressources naturelles, la traduction de principes écologiques rendant scientifiquement impossible la croissance illimitée. Un changement radical de nos façons de produire et de consommer conduisant à réduire nos prélèvements sur la nature est indispensable au sens éco-politique. Seule la sobriété peut répondre à l&#8217;effet « rebond » mis en exergue par les économistes. Celui qui fait que dans un système valorisant toute production et toute consommation matérielle comme bonnes et témoignant de la capacité des personnes à vivre bien, les économies réalisées ici se traduisent par de nouvelles dépenses là. Les voitures consomment moins mais roulent plus, les maisons sont moins énergivores mais elles sont individuelles et plus grandes, etc. Consommer mieux signifie consommer moins. Le fait de ne pas reconnaître cette équation est le talon d&#8217;Achille des propositions de New Deal vert. L&#8217;enjeu de la sobriété est un enjeu majeur, y compris sur un plan « purement » politique car en l&#8217;absence de sobriété la montée des conflits touchant à l&#8217;accès et aux usages des ressources pourraient bien menacer nombre des acquis de la démocratie &#8211; sociale ou tout court.</p>
<p>La sobriété n&#8217;a rien de « malthusienne ». Il ne s&#8217;agit pas de réduire la consommation matérielle parce que nous manquerions de ressources, parce qu&#8217;il existerait quelque chose comme des « contraintes écologiques ». Cette lecturelà, oui, est malthusienne &#8211; et c&#8217;est celle de la plupart des économistes, progressistes compris. La sobriété se structure sur le « trop » et non sur le manque. Si nous devons cesser de produire autant, et vivre plus simplement, c&#8217;est parce que nous serons d&#8217;autant plus riches &#8211; mais d&#8217;une richesse qui est fort différente de celle préconisée par les économistes. On conçoit que cette proposition sonne comme un cataclysme pour l&#8217;économie classique puisque toute la justification de sa « neutralité » repose sur la « Pareto-optimalité », c&#8217;est-à-dire l&#8217;idée que si tout le monde possède plus alors le bien-être en sera objectivement &#8211; c&#8217;est-à-dire sans jugement de valeur &#8211; augmenté. C&#8217;est cette idée qu&#8217;il faut combattre en premier lieu. Elle porte évidemment en elle une interprétation assez nouvelle des inégalités, qui ne peuvent plus être comprises comme la seule volonté de rattraper celui qui a le plus.</p>
<p>Le grand mérite de la notion de décroissance est d&#8217;insister sur cette composante d&#8217;une politique écologiste conséquente et sur la difficulté à la rendre légitime dans une perspective de convergence avec la critique sociale. Les &#8220;décroissantistes&#8221; utilisent le terme pour évoquer un changement de valeurs, un changement radical du point de vue porté sur nos économies pour pouvoir penser hors de la croissance. Mais il s&#8217;agit aussi de pointer moins des outils techniques à tout faire qu&#8217;une série de mesures destinées à incarner ou mettre en œuvre des priorités nouvelles, des mesures organisant la rupture avec le cercle vicieux production élargie &#8211; consommation pour « redistribuer, relocaliser, réutiliser ».</p>
<p>Le grand problème d&#8217;un tel renversement est le comment de son avènement, les modalités de construction d&#8217;un rapport de forces politique rendant acceptables en démocratie des « taxes écologiques » radicales. Pour cela, la convergence éco-socialiste doit fonctionner dans les deux sens. La sobriété d&#8217;une éco-économie est inimaginable, c&#8217;est-à-dire illégitime et socialement inacceptable, si les politiques qui la portent ne sont pas capables d&#8217;une part d&#8217;élargir la question de l&#8217;emploi à celle du travail et de son utilité ou de sens et d&#8217;autre part &#8211; et c&#8217;est ce qui nous occupe ici &#8211; de faire avancer l&#8217;égalité, de répondre à la question des inégalités, de leur creusement, y compris lorsque celui-ci est le fait de mesures écologiques.</p>
<p>Le problème est d&#8217;une acuité particulière lorsqu&#8217;il s&#8217;agit des pays du Sud, de leur place dans la distribution des richesses mondiales et surtout de la situation faite à leurs habitants les plus pauvres. L&#8217;impasse de la gauche est de sans cesse oublier que si l&#8217;on admet (ce qui est grossier mais pratique et de toute manière vrai sur le long terme) que le revenu est proportionnel à l&#8217;empreinte écologique, le SMIC représente 50 % de l&#8217;empreinte moyenne française laquelle correspond à l&#8217;équivalent de trois planètes ! L&#8217;erreur symétrique consiste à oublier que si l&#8217;empreinte écologique d&#8217;un Africain n&#8217;est qu&#8217;une fraction de celle d&#8217;un Américain, nombre des besoins dont personne ne viendrait contester le caractère essentiel (ce qui ne préjuge absolument de leur nature biologique ou physiologique comme en témoigne la question de l&#8217;accès à l&#8217;information) ont été totalement négligés par la société de croissance.</p>
<p>En dépit de la réussite industrielle et commerciale récente de quelques pays émergeants dont l&#8217;Inde, la Chine et le Brésil les inégalités sociales et écologiques « Nord-Sud » restent tout aussi massives et brutales que durant les Trente Glorieuses lorsque la dénonciation de « l&#8217;échange inégal » du « pillage des ressources » et de l&#8217;agriculture néocoloniale appartenaient au discours de base de la gauche et à l&#8217;horizon fondateur de l&#8217;écologie politique. La conjonction entre crise écologique globale et mondialisation néolibérale a renforcé l&#8217;inégalité pour rendre les populations d&#8217;Afrique, d&#8217;Asie et d&#8217;Amérique latine encore plus vulnérables. Les inégalités écologiques conjuguent ainsi une exposition accrue aux pollutions du fait des conditions de l&#8217;industrialisation et du transfert des déchets venus du Nord ; l&#8217;exportation massive des ressources naturelles conduisant à leur disparition rapide ; un accès restreint aux ressources de base, alimentaire comprises ; une sensibilité particulière aux effets du réchauffement climatique. De fait, ce dernier enjeu est devenu l&#8217;étalon à partir duquel sont réévalués d&#8217;anciennes questions comme les questions de production agricole ou d&#8217;accès à une eau de qualité.</p>
<p>La discussion sur les effets de la révolution verte et ses alternatives est un bon exemple de la complexité du problème. Au risque du schématisme, on peut dire que si la mobilisation technologique de la modernisation agricole des années 1960 et 1970 (monoculture, engrais, irrigation, semences industrielles génétiquement sélectionnées) a, pour les cultures commerciales, permis une augmentation des quantités produites. Elle l&#8217;a fait au prix d&#8217;une réduction drastique de la diversité des cultures locales et de l&#8217;autonomie des communautés, jetant des millions de paysans dans les bidonvilles ; elle l&#8217;a fait aussi au prix d&#8217;une fragilisation des systèmes de production que ce soit du fait de la sensibilité aux aléas techniques (sensibilité des espèces à haut rendement, développement des résistances aux pesticides, etc) ou des aléas financiers (effondrement périodique des prix à l&#8217;exportation). C&#8217;est ainsi que dans un conteste de changement climatique marqué par la fonte des couvertures glaciaires, le changement du régime des précipitations en zone tropicale et subtropicale, l&#8217;agriculture irriguée qui a &#8211; par exemple &#8211; fait le succès de la production indienne de riz est directement menacée. Quelles que soient leurs limites les cartes de vulnérabilité au changement climatique produite par les agences de l&#8217;ONU ou les cabinets d&#8217;experts spécialisés sont sans ambiguïtés sur l&#8217;ampleur de cette vulnérabilité. Parallèlement, des formes nouvelles de domination émergent dans le contexte des politiques écologiques globales par exemple en matière de conservation, de création de réserves ou de lutte contre la destruction de la forêt tropicale primaire. </p>
<p>Ce constat justifie totalement l&#8217;idée d&#8217;une décroissance sélective entre Nord et Sud pour assurer non seulement une redistribution significative des biens et moyens d&#8217;activité mais aussi prendre au sérieux les besoins « négligés », mettre en œuvre un autre « développement » au sens d&#8217;invention et de mise à disposition de biens spécifiques. La sélection peut notamment se faire en reconnaissant l&#8217;apport des pays du Sud dans la préservation de l&#8217;environnement global, mais pas seulement : ils ont aussi des techniques à proposer, notamment des techniques économes en ressources.</p>
<p>La critique du développement tel que les politiques des Trente Glorieuses l&#8217;ont mise en œuvre n&#8217;est plus à faire. Les réalignements de la mondialisation néolibérale se sont chargés de tordre le cou aux interventions massives de l&#8217;État, aux grands projets, aux investissements dans les infrastructures (énergie, routes, irrigation, etc.) comme moteurs de l&#8217;essor économique. Cette critique a d&#8217;ailleurs largement bénéficié de la critique des Etats-nations du Sud, de leurs grands projets bureaucratiques et de leur corruption. La mondialisation néolibérale a aidé l&#8217;émergence d&#8217;un discours mettant en avant besoins locaux, usage raisonné des ressources et accès aux marchés. Même la Banque mondiale s&#8217;est aujourd&#8217;hui convertie à des formes d&#8217;intervention et un discours qui conjuguent exportations et marchés locaux, respect des cultures indigènes et mondialisation des normes, investissements nationaux et évaluation environnementale. Face à la fin du développement et aux tournants « durables » des acteurs de la mondialisation la seule mise en avant du respect de la nature et des bienfaits de la relocalisation n&#8217;est donc pas sans ambiguïté et conflits. Surtout elle ne peut à elle seule donner des réponses à la question des besoins négligés et fonder une économie politique « écologique » attractive pour ceux qui doivent en priorité la concrétiser. On en prendra ici pour indicateur non pas les négociations climatiques (voir Dahan dans ce numéro) mais les enjeux sanitaires. Ceux-ci sont en effet révélateurs de pratiques de remise en cause de l&#8217;économie politique néolibérale et d&#8217;innovation « alternative » portées par les acteurs du Sud. La question de l&#8217;accès aux trithérapies du Sida a été largement médiatisée. Elle a joué un rôle décisif en ce qu&#8217;elle a non seulement reposé la question de la propriété intellectuelle, du système des brevets de médicament généralisé par l&#8217;OMC mais significativement changé les normes d&#8217;action. Les accords de Doha ont effet sanctionné une règle d&#8217;exception au système des brevets pour urgence de santé publique permettant &#8211; avec certaines restrictions &#8211; aux pays fortement touchés par l&#8217;épidémie de suspendre les brevets et d&#8217;engager la producton de trithérapies génériques. Le Brésil a profité de cet « accès » facilité de façon particulièrement intéressante en combinant production publique de générique, distribution gratuite et mise en place d&#8217;une infrastructure de recherche fondée sur la copie.  L&#8217;invention par la copie et le recours à des politiques publiques offensives ne sont pas les seules formes d&#8217;innovation alternative rendue possible par la fin de la quête obsessionnelle des transferts de technologies. Les usages des plantes médicinales dans les médecines traditionnelles sont ainsi devenues la cible d&#8217;intervention contradictoires associées à la valorisation de la biodiversité. Les alliances entre ONG et laboratoires -firmes locales (indiennes tout particulièrement) ne se limitent pas toujours à vouloir profiter du marché des médecines « douces » mais cherchent à « scientificiser » des formes de prise en charge des maladies tropicales différentes du paradigme de la grande industrie pharmaceutique identifiant la médecine à la distribution de molécules synthétisées en Europe ou aux États-Unis.</p>
<p>Prendre au mot le keynésianisme vert pour aborder les vrais enjeux.</p>
<p>Dans Eco-economy, le livre évoqué en introduction à cet article, L. Brown propose une stratégie économique de prise en compte des contraintes écologiques dont les deux piliers relèvent de l&#8217;intervention financière publique : introduire des écotaxes intelligentes et subventionner les activités jugées utiles du point de vue du développement durable ou plutôt des « contenus » de l&#8217;activité économique. La recette est typiquement « keynésienne » en ce qu&#8217;elle ne pose pas la question des formes de propriété, de leur diversité et de leurs rapports mais identifie la régulation aux actions monétaires de l&#8217;État et parie sur un effet « multiplicateur » de ces incitations financières par le relais des entreprises industrielles. La tentative présente aussi des éléments de politique postkeynésienne dans la mesure où l&#8217;enjeu n&#8217;est plus la recherche des grands équilibres pour maximiser la croissance et &#8211; dans les variantes socialistes &#8211; lier cette optimisation à la défense de l&#8217;emploi, plus rarement encore à la réduction des inégalités, mais bien de prendre en compte la « nature » des matériaux de la production et des activités humaines, leurs effets sur la nature. Ce changement d&#8217;objectif impose l&#8217;introduction dans l&#8217;éco-économie tant des relations entre humains et objets, vivants ou non que des inégalités résultant de l&#8217;organisation de ces rapports, en d&#8217;autres termes d&#8217;un ensemble de biens que les comptabilités « matières » et le chiffrage des externalités environnementales tentent d&#8217;objectiver. Ces déplacements sont un élément d&#8217;importance de la nouvelle donne « éco-écologique ». Malgré leurs limites, tant la gauche critique du capitalisme que la mouvance écologique ont tout intérêt à les prendre à sérieux pour les radicaliser et aborder les vrais enjeux. Au final l&#8217;argument que nous défendons est que ceux-ci se déclinent autour de trois priorités : reconnaître une « valeur » et non un prix à la nature ; redistribuer et réduire les inégalités tant celles sous-jacentes à la crise écologique que celle induites par les mesures imaginées pour y remédier ; relocaliser et resocialiser l&#8217;économie pour démocratiser les choix.</p>
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<title><![CDATA[Ecolokid]]></title>
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<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 10:50:06 +0000</pubDate>
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<p>Un site pour apprendre à protéger et respecter la nature</p>
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