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	<title>economie-internationale &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/economie-internationale/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "economie-internationale"</description>
	<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 18:57:33 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Le coût du sauvetage est gigantesque]]></title>
<link>http://swayvill.wordpress.com/2009/10/07/le-cout-du-sauvetage-est-gigantesque/</link>
<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 12:50:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>swayvill</dc:creator>
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<description><![CDATA[Selon Nicolas Baverez, le sauvetage de l&#8217;économie par les états a permis d&#8217;éloigner le s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Selon Nicolas Baverez, le sauvetage de l&#8217;économie par les états a permis d&#8217;éloigner le spectre de la dépression, mais le coût du sauvetage est gigantesque. L&#8217;économiste français relève que le bilan de la Réserve fédérale américaine est passé de 850 à 4,500 milliards de dollars, dont trois cinquièmes d&#8217;actifs pourris. La dette publique des 10 plus grandes économies mondiales atteindra 150% du PIB en 2015. A un moment, il va bien falloir diminuer les dépenses ou augmenter les impôts. Afin d&#8217;éviter la dépression, on a créé du pouvoir d&#8217;achat fictif (via l&#8217;endettement), qu&#8217;il va bien falloir reprendre. Ce sujet est toutefois actuellement tabou de crainte  d&#8217;hypothéquer la fragile reprise. Un consensus semble exister pour ne pas le faire avant 2011. L&#8217;exercice sera particulièrement difficile pour la France qui est &#8220;dopée&#8221; à la dépense publique depuis 1973 (année de son dernier budget à l&#8217;équilibre).</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Source</span> : Le Temps, 6 octobre 2009</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Amnistie fiscale permanente en Belgique]]></title>
<link>http://swayvill.wordpress.com/2009/10/07/amnistie-fiscale-permanente-en-belgique/</link>
<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 08:06:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>swayvill</dc:creator>
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<description><![CDATA[La Belgique avait instauré en 2004 une amnistie fiscale répondant au doux nom de Déclaration libérat]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>La Belgique avait instauré en 2004 une amnistie fiscale répondant au doux nom de Déclaration libératoire unique (DLU). Les contribuables pouvaient à cette occasion rapatrier leurs fonds en Belgique moyennant une pénalité de 6 à 9%, à l&#8217;exclusion de toute autre sanction. On estime les rapatriements alors effectués à EUR 5.7 mias. En 2006, une nouvelle procédure de régularisation spontanée a été introduite, non limitée dans le temps (&#8220;DLUbis&#8221;). Dans ce cadre, le montant de l&#8217;impôt éludé doit être acquitté par le contribuable, majoré d&#8217;une pénalité de 10%.</p>
<p>Un tel rapatriement n&#8217;est cependant pas sans conséquence pour le contribuable compte tenu des mesures préparées par le fisc belge. Selon Me Daube du cabinet Afschrift, la mise en place d&#8217;un cadastre des fortunes assortie d&#8217;une taxation des plus-values boursières dans la fortune privée serait à l&#8217;ordre du jour.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Source</span> : L&#8217;AGEFI, 7 octobre 2009</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Les efforts réglementaires ne survivront pas]]></title>
<link>http://swayvill.wordpress.com/2009/10/05/les-efforts-reglementaires-ne-survivront-pas/</link>
<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 15:14:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>swayvill</dc:creator>
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<description><![CDATA[Selon Michael Walker, président de l&#8217;Institut Fraser au Canada, les efforts réglementaires et ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Selon Michael Walker, président de l&#8217;Institut Fraser au Canada, les efforts réglementaires et interventionnistes des Etats ne survivront pas à la logique de la liberté économique. Cette prévision, optimiste, est étayée par le fait que la réglementation fait le lit de la corrruption. Celle-ci prend la forme du lobbying dans les pays développés, pour finir, dans tous les cas, à protéger les acteurs établis en renforçant les barrières à l&#8217;entrée sur le marché.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Source</span> : L&#8217;AGEFI, 2 octobre 2009</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Simulations de crise pour UBS et Credit Suisse]]></title>
<link>http://swayvill.wordpress.com/2009/10/05/simulations-de-crise-pour-ubs-et-credit-suisse/</link>
<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 14:59:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>swayvill</dc:creator>
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<description><![CDATA[La FINMA a publié une information concernant les résultats des simulations de crise effectuées auprè]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>La FINMA a publié une information concernant les résultats des simulations de crise effectuées auprès de UBS et Credit Suisse, <a href="http://swayvill.wordpress.com/2009/10/01/objectifs-stratgiques-de-la-finma/" target="_blank">conformément à ses objectifs stratégiques</a>. En effet, étant donné que ces deux établissements ont une importance systémique de par leur taille et leur imbrication dans l&#8217;économie, la FINMA exige qu&#8217;ils soient en mesure de supporter une détérioration grave des conditions économiques tout en conservant une base de capital solide. Le Conseil des ministres des finances de l&#8217;UE (ECOFIN) ainsi que le Comité européen des contrôleurs bancaires (CEBS) ont publié <a href="http://www.c-ebs.org/News--Communications/Latest-news/CEBS-press-release-on-the-results-of-the-EU-wide-s.aspx" target="_blank">les résultats d&#8217;une simulation de crise </a>effectuée au sein de l&#8217;UE.</p>
<p>Le scénario utilisé dans ce cadre suppose une sévère récession mondiale accompagnée d&#8217;une dégradation majeure des marchés financiers et immobiliers. Selon cette analyse, les deux grandes banques suisses conservent une couverture en fonds propres de base (ratio Tier 1) supérieure à 8%. La FINMA continuera à effectuer ces analyses, et exigera que les deux grandes banques continuent à réduire leurs risques et leur degré d&#8217;endettement malgré le résultat positif de ce test.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Source</span> : Communiqué de presse FINMA, 2 octobre 2009</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Vid&eacute;o du parti lib&eacute;ral genevois sur le secret bancaire]]></title>
<link>http://swayvill.wordpress.com/2009/09/27/vido-du-parti-libral-genevois-sur-le-secret-bancaire/</link>
<pubDate>Sun, 27 Sep 2009 16:22:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>swayvill</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le Parti libéral genevois a publié une vidéo concernant la problématique actuelle du secret bancaire]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le Parti libéral genevois a publié une vidéo concernant la problématique actuelle du secret bancaire. Elle ne contient pas d’élément nouveau mais expose très bien la situation.</p>
<p><a title="http://www.dailymotion.com/related/x9qmhe/video/x9lbcr_le-saviezvousy-secret-bancaire_news" href="http://www.dailymotion.com/related/x9qmhe/video/x9lbcr_le-saviezvousy-secret-bancaire_news">http://www.dailymotion.com/related/x9qmhe/video/x9lbcr_le-saviezvousy-secret-bancaire_news</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le G20 met l'accent sur les bonus et les paradis fiscaux]]></title>
<link>http://swayvill.wordpress.com/2009/09/23/le-g20-met-laccent-sur-les-bonus-et-les-paradis-fiscaux/</link>
<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 07:24:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>swayvill</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le G20, qui se réunit à la fin de cette semaine à Pittsburgh, Pennsylvanie, va continuer à mettre l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le G20, qui se réunit à la fin de cette semaine à Pittsburgh, Pennsylvanie, va continuer à mettre l&#8217;accent sur les bonus et les paradis fiscaux, selon Thierry de Montbrial de l&#8217;IFRI (Institut français des relations internationales). Et ce quand bien même des divisions apparaissent au sein du G20, les pays émergents ne partageant pas ces priorités. Pour ces derniers, le G20 devrait s&#8217;attaquer aux déséquilibres financiers mondiaux, à la réforme des institutions financières internationales, ainsi qu&#8217;à la lutte contre le protectionnisme.</p>
<p>Il est à craindre que les &#8220;paradis fiscaux&#8221; et les bonus continuent à jouer le rôle de boucs émissaires de la crise financière, bien qu&#8217;ils ne l&#8217;aient pas causée, et que les enjeux véritables ne soient une fois de plus pas sérieusement abordés lors de ce sommet du G20.</p>
<p>Source: Le Temps. 23 septembre 2009</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Remise en cause du paradigme des march&eacute;s financiers]]></title>
<link>http://swayvill.wordpress.com/2009/09/17/remise-en-cause-du-paradigme-des-marchs-financiers/</link>
<pubDate>Thu, 17 Sep 2009 16:33:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>swayvill</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dans son dernier livre, le célèbre investisseur George Soros remet en cause le paradigme pour les ma]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Dans son dernier livre, le célèbre investisseur George Soros remet en cause le paradigme pour les marchés financiers généralement admis. Selon lui, les investisseurs ne poursuivent par leurs meilleurs intérêts, mais leur perception de leurs intérêts. Or cette perception est systématiquement biaisée par notre incapacité à appréhender complètement cette réalité. En effet, l’observateur est dans une relation réciproque avec le système observé et dont il fait lui-même partie : les conceptions des observateurs (investisseurs) influencent la réalité observée (l’évolution des marchés), et l’évolution des marchés influence les conceptions des observateurs. Il en résulte une incertitude pour les observateurs et une indétermination pour les marchés financiers dont l’évolution ne peut pas être prédite par des règles scientifiques : comme dans le cas d’une équation avec deux inconnues.</p>
<p>En conséquence, selon George Soros, les marchés financiers ne tendent pas vers un équilibre, avec des déviations aléatoires autour de cet équilibre, comme cela est généralement admis, mais sont au contraire systématiquement biaisés par les conceptions inexactes des acteurs. Ces erreurs de conceptions se corrigent souvent d’elles-mêmes lorsque l’erreur devient évidente. Mais il existe des circonstances dans lesquelles ces biais génèrent une dynamique d’auto-renforcement qui est à la base des mécanisme de bulle/éclatement. Ces circonstances se présentent lorsque le biais qui prévaut parvient à affecter les fondamentaux que les prix du marché sont censé refléter. Par exemple, dans une bulle immobilière, le biais (conviction que les prix de l’immobilier vont continuer à augmenter) a pour conséquence une extension du crédit qui va elle-même nourrir la hausse des prix.</p>
<p>En terme de réglementation bancaire, cette approche remet en cause la détermination des capitaux propres requis des banques au moyen des systèmes de gestion des risques des banques (modèles internes). En effet, si l’on admet que les marchés ne tendent pas vers un équilibre avec des déviations aléatoires, alors l’utilisation de la <em>Value at risk</em> (VaR) pour déterminer les exigences de fonds propres n’est plus défendable. D’ailleurs, il semble que les régulateurs eux-mêmes ne croient plus à cette façon de faire, ce qui explique leur <a href="http://swayvill.wordpress.com/2009/09/07/rponse-du-comit-de-ble-la-crise-financire-globale/" target="_blank">résolution d’introduire un leverage ratio en sus des exigences de fonds propres</a> de Bâle II. Ceci ressemble à un aveu qu’ils ne croient plus en ce modèle. En effet, si Bâle II permettait réellement de déterminer des exigences de fonds propres en fonction des risques encourus par l’établissement, alors un <em>leverage ratio </em>serait parfaitement inutile.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Source</span> : George Soros, The Crash Of 2008 and What It Means, publicaffairs, 2008-2009</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Attractivit&eacute; des investissements aux Etats-Unis]]></title>
<link>http://swayvill.wordpress.com/2009/09/07/attractivit-des-investissements-aux-etats-unis/</link>
<pubDate>Mon, 07 Sep 2009 15:11:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>swayvill</dc:creator>
<guid>http://swayvill.wordpress.com/2009/09/07/attractivit-des-investissements-aux-etats-unis/</guid>
<description><![CDATA[Les investisseurs suisses n’ont globalement rien gagné de leurs investissements aux Etats-Unis depui]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Les investisseurs suisses n’ont globalement rien gagné de leurs investissements aux Etats-Unis depuis 200 ans, selon Beat Kappeler. L’économiste tient compte dans cette estimation des pertes causées par la baisse du dollar, des amendes record infligées dans le cadre de procès à répétition, et des pertes subies par le secteur financier lors de la crise actuelle. </p>
<p>Les perspectives d’avenir sont-elles plus prometteuses ? Il n’en est rien selon l’auteur de cet article, et ce pour les raisons suivantes :</p>
<p>- La tendance baissière du dollar va se poursuivre.</p>
<p>- L’endettement énorme des Etats-Unis va augmenter la pression fiscale sur les entreprises et investissements aux Etats-Unis.</p>
<p>- L’incertitude juridique liée à des accusations portant sur des sommes faramineuses et parfois traitées à la légère par le système judiciaire américain ne vas pas se réduire.</p>
<p>- L’attractivité relative de l’économie américaine se réduit à mesure que le dynamisme et la stabilité institutionnelle des pays émergents s’améliorent. L’économie américaine n’est dès lors plus incontournable lors de décisions d’investissements. </p>
<p><u>Source</u> : Beat Kappeler, Le Temps, 29 août 2009</p>
<p>Selon Emmanuel Garessus, le plan de relance américain accélérera le déclin des Etats-Unis à cause de l’explosion de l’endettement ainsi provoquée. Si le gouvernement essaie de doubler les impôts, il risque des déconvenues politiques. S’il n’essaie pas, il encourt une sérieuse crise de solvabilité, selon James Hamilton. </p>
<p><u>Sources</u> : Emmanuel Garessus, Le Temps, 2 septembre 2009     <br />&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; James Hamilton, econbrowser.com</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[KARL MARX ET LA CRISE DU CAPITALISME(2)]]></title>
<link>http://bulletindelinternational.wordpress.com/2008/10/11/karl-marx-et-la-crise-du-capitalisme2/</link>
<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 16:13:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>elmirfaouzi</dc:creator>
<guid>http://bulletindelinternational.wordpress.com/2008/10/11/karl-marx-et-la-crise-du-capitalisme2/</guid>
<description><![CDATA[KARL MARX ET LA CRISE DU CAPITALISME (TEXTES ET DOCUMENTS)(2) Les premières explications de la crise]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>KARL MARX ET LA CRISE DU CAPITALISME<br />
(TEXTES ET DOCUMENTS)(2)<br />
Les premières explications de la crise du capitalisme chez Marx remontent au Manifeste du parti communiste rédigé en collaboration avec Engels dans les années 1847-1848. Mais la théorie marxiste de la crise se trouve dans le Capital. qu’est-ce qu’une crise chez Marx ? Une crise économique est provoquée par la surproduction de marchandise qui, sur le marché, conduit à la mévente et à la chute des prix(en réalité il faudra dire la valeur des marchandises, c’est-à-dire la quantité de travail incorporée dans la marchandise et qui est la source de la valeur).  La crise, et comme les microbes, reste invisible à l’œil nu dans le sens où il n’y a pas quelque chose de matérielle en soi qui s’appelle crise. Un premier symptôme de la crise est l’arrêt dans l’augmentation de l’indice de la production industrielle, son fléchissement puis sa chute brutale. Le deuxième symptôme de la crise est le licenciement massif de salariés et la faillite de capitalistes qui ferment leurs usines en délocalisant les lieux de production dans des pays où la main-d’œuvre est bon marché. Le troisième symptôme de la crise est la crise financière et monétaire. Ceux qui s’agitent actuellement pour trouver une issue à la crise financière actuelle se trompent de diagnostic, car ils prennent le symptôme pour la cause du mal et c’est pourquoi leurs milliards dilapidés n’auront aucun effet sur la crise actuelle qui est au fond une crise économique structurelle, celle du capitalisme, c’est-à-dire la surproduction d’un côté et la sous-consommation de l’autre. Soigner la cause du mal, ce n’est pas dépenser des milliards pour sauver des banquiers, c’est donner du pouvoir d’achat aux salariés pour pour pouvoir acheter toute la déchetterie produite par l’industrie.<br />
MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE<br />
Rédigé par Marx et Engels de décembre 1847 à janvier 1848. Paru en brochure séparée en langue allemande en février 1848<br />
… L&#8217;ancien mode d&#8217;exploitation féodal ou corporatif de l&#8217;industrie ne suffisait plus aux besoins qui croissaient sans cesse à mesure que s&#8217;ouvraient de nouveaux marchés. La manufacture prit sa place. La moyenne bourgeoisie industrielle supplanta les maîtres de jurande; la division du travail entre les différentes corporations céda la place à la division du travail au sein de l’atelier même.</p>
<p>Mais les marchés s&#8217;agrandissaient sans cesse: la demande croissait toujours. La manufacture, à son tour, devint insuffisante. Alors, la vapeur et la machine révolutionnèrent la production industrielle. La grande industrie moderne supplanta la manufacture; la moyenne bourgeoisie industrielle céda la place aux millionnaires de l&#8217;industrie, aux chefs de véritables armées industrielles, aux bourgeois modernes.</p>
<p>La grande industrie a créé le marché mondial, préparé par la découverte de l&#8217;Amérique. Le marché mondial accéléra prodigieusement le développement du commerce, de la navigation, des voies de communication. Ce développement réagit à son tour sur l&#8217;extension de l&#8217;industrie; et, au fur et à mesure que l&#8217;industrie, le commerce, la navigation, les chemins de fer se développaient, la bourgeoisie grandissait, décuplant ses capitaux et refoulant à l&#8217;arrière-plan les classes léguées par le moyen âge.</p>
<p>La bourgeoisie, nous le voyons, est elle-même le produit d&#8217;un long développement, d&#8217;une série de révolutions dans le mode de production et les moyens de communication&#8230;</p>
<p>La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les rapports de production, c&#8217;est-à-dire l&#8217;ensemble des rapports sociaux, Le maintien sans changement de l&#8217;ancien mode de production était, au contraire, pour toutes les classes industrielles antérieures, la condition première de leur existence. Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tout le système social,  cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l&#8217;époque bourgeoise de toutes les précédentes. Tous les rapports sociaux, figés et couverts de rouille, avec leur cortège de conceptions et d&#8217;idées antiques et vénérables, se dissolvent; ceux qui les remplacent vieillissent avant d&#8217;avoir pu s&#8217;ossifier. Tout ce qui avait solidité et permanence s&#8217;en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont forcés enfin d’envisager leurs conditions d&#8217;existence et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés.</p>
<p>Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s&#8217;implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations.</p>
<p>Par l&#8217;exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l&#8217;industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont supplantées par de nouvelles industries, dont l&#8217;adoption devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées. industries qui n&#8217;emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe. A la place des anciens besoins, satisfaits par les produits nationaux, naissent des besoins nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les produits des contrées et des climats les plus lointains. A la place de l&#8217;ancien isolement des provinces et des nations se suffisant â elles-mêmes se développent des relations universelle, une interdépendance universelle des nations. Et ce qui est vrai de la production matérielle ne l&#8217;est pas moins des productions de l&#8217;esprit. Les oeuvres intellectuelles d&#8217;une nation deviennent propriété commune de toutes. L&#8217;étroitesse et 1&#8242;exclusivisme nationaux deviennent de jour en jour plus impossibles; multiplicité des littératures nationales et locales naît une littérature universelle.</p>
<p>Par le rapide perfectionnement des instruments de production et l’amélioration infinie des moyens de communication, la bourgeoisie entraîne dans le courant de la civilisation jusqu&#8217;aux nations les plus barbares. Le bon marché de ses produits est la grosse artillerie qui bat en brèche toutes les murailles de Chine et contraint à la capitulation les barbares les plus opiniâtrement hostiles aux étrangers. Sous peine de mort, elle force toutes les nations à adopter le mode bourgeois de production ; elle les force à introduire chez elles la prétendue civilisation. c&#8217;est-à-dire à devenir bourgeoises. En un mot, elle se façonne un monde à son image…</p>
<p>…La bourgeoisie supprime de plus en plus l&#8217;émiettement des moyens de production, de la propriété et de la population. Elle â aggloméré la population, centralisé les moyens de production et concentré la propriété dans un petit nombre de mains. La conséquence fatale de ces changements a été la centralisation politique. Des provinces indépendantes, tout juste fédérées entre elles, ayant des intérêts, des lois, des gouvernements, des tarifs douaniers différents, ont été réunies en une seule nation, avec un seul gouvernement, une seule loi, un seul intérêt national de classe, derrière un seul cordon douanier.</p>
<p>La bourgeoisie, au cours de sa domination de classe à peine séculaire, a créé des forces productives plus nombreuses et plus colossales que l&#8217;avaient fait toutes les générations passées prises ensemble. La domestication des forces de la nature, les machines. l&#8217;application de la chimie à l&#8217;industrie et à l&#8217;agriculture, la navigation à vapeur, les chemins de fer, les télégraphes électriques, le défrichement de continents entiers, la régularisation des fleuves, des populations entières jaillies du sol &#8211; quel siècle antérieur aurait soupçonné que de pareilles forces productives dorment au sein du travail social?&#8230;</p>
<p>À la place s&#8217;éleva la libre concurrence, avec une constitution politique appropriée, avec la suprématie économique de la classe bourgeoise.</p>
<p>Nous assistons aujourd&#8217;hui à un processus analogue. Les conditions bourgeoises de production et d&#8217;échange, le régime bourgeois de la propriété, la société bourgeoise moderne, qui a fait surgir de si puissants moyens de production et d&#8217;échange, ressemble au magicien qui ne sait plus dominer les puissances infernales qu&#8217;il a évoquées. Depuis des dizaines d&#8217;années, l&#8217;histoire de l’industrie et du commerce n&#8217;est autre chose que l&#8217;histoire de la révolte des forces productives modernes contre les rapports modernes de production, contre le régime de propriété qui conditionnent l&#8217;existence de la bourgeoisie et sa domination. Il suffit de mentionner les crises commerciales qui, par leur retour périodique, menacent de plus en plus l&#8217;existence de la société bourgeoise. Chaque crise détruit régulièrement une masse de produits déjà créés, mais encore une grande partie des forces productives déjà existantes elles-mêmes. Une épidémie qui, à tout autre époque, eût semblé une absurdité, s&#8217;abat sur la société- l&#8217;épidémie de la surproduction. La société ses trouve subitement ramenée à un état de barbarie momentanée; on dirait qu’une famine, une guerre d&#8217;extermination lui ont coupé tous ses moyens de subsistance ; l&#8217;industrie et le commerce semblent anéantis. Et pourquoi ? Parce que la société a trop de civilisation, trop de moyens de subsistance, trop d&#8217;industrie, trop de commerce. Les forces productives dont elle dispose ne favorisent plus le régime de la propriété bourgeoise; au contraire, elles sont devenues trop puissantes pour ce régime qui alors leur fait obstacle ; et toutes les fois que les forces productives sociales triomphent de cet obstacle, elles précipitent dans le désordre la société bourgeoise tout entière et menacent l&#8217;existence de la propriété bourgeoise. Le système bourgeois est devenu trop étroit pour contenir les richesses créées dans son sein. Comment la bourgeoisie surmonte-t-elle ces crises? D&#8217;un côté, en détruisant par la violence une masse de forces productives; de l’autre, en conquérant de nouveaux marchés et en exploitant plus les anciens. À quoi cela aboutit-il? A préparer des crises générales et plus formidables et à diminuer les moyens de les prevenir.</p>
<p>Les armes dont la bourgeoisie s&#8217;est servie pour abattre la féodalité se retournent aujourd&#8217;hui contre la bourgeoisie elle-même.</p>
<p>Mais la bourgeoisie n&#8217;a pas seulement forgé les armes qui la mettront à mort; elle a produit aussi les hommes qui manieront ces armes &#8211; les ouvriers modernes, les prolétaires…</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[LE DOGME LIBERAL ET LA NATIONALISATION DE FANNIE ET DE FREDDIE]]></title>
<link>http://bulletindelinternational.wordpress.com/2008/09/11/le-dogme-liberal-et-la-nationalisation-de-fannie-et-de-freddie/</link>
<pubDate>Thu, 11 Sep 2008 13:09:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>elmirfaouzi</dc:creator>
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<description><![CDATA[LE DOGME LIBÉRAL ET LA NATIONALISATION DE FANNIE ET DE FREDDIE     La nationalisation des deux géant]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0;" align="center"><strong><span style="font-size:18pt;font-family:Verdana;">LE DOGME LIBÉRAL ET LA NATIONALISATION DE FANNIE ET DE FREDDIE <span> </span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><strong><span style="font-size:18pt;font-family:Verdana;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;">La nationalisation des deux géants américains de refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac, met à rude épreuve le dogme libéral. L’intervention du trésor américain pour sauver d’une faillite annoncée ces deux sociétés financières privées montre la sénilité du capitalisme qui ne doit sa survie qu’à l’État qui devient le dernier recours quand les intérêts du capital sont en jeu. Cette nationalisation de Fannie et de Freddie serait passée inaperçue si elle n’avait pas lieu, aux Etats-Unis, ce temple du libéralisme économique et la patrie de la libre entreprise. Si l’on suit les enseignements de la doctrine du laisser-faire, l’annonce de la nationalisation de Fannie et Freddie aurait dû susciter un tollé général et une réprobation mondiale pour atteinte aux sacro-saintes lois du marché. Or, la décision du trésor américain de nationaliser Fannie et Freddie a été accueillie avec soulagement et euphorie par les capitalistes du monde entier à juger par la remontée spectaculaire des principales bourses mondiales (à la bourse de New York, le Dow Jones + 2,58% ; bourse de Paris, +3,42% ; Bourse de Londres,<span>  </span>4% ; Bourse de Francfort, 2,22% ; Bourse de Madrid, 3,72% ; Bourse de Bruxelles, +4,40%. L’indice SP de Milan + 3,13% ; Bourse d’Amsterdam, +2,46%). </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;">Pour rafraîchir la mémoire de nos archéo-libéraux atteints de cette maladie incurable qu’est l’amnésie, la nationalisation de Fannie et de Freddie intervient quelques jours avant le 35<sup>ème</sup> anniversaire du coup d’Etat d’Augusto Pinochet au Chili et l’assassinat de Salvador Allende le 11 septembre 1973 au palais de la Moneda. L’évocation de cette date anniversaire n’est guère fortuite, car ce sont la réforme agraire et la nationalisation du secteur bancaire et financier qui ont incité les Etats-Unis à renverser le gouvernement socialiste démocratiquement élu par le peuple chilien et à assassiner Salvador Allende. La réforme agraire confiée alors au ministre de l’Agriculture Jacques Chonchol avait pour but de redistribuer des terres à des paysans pauvres et la nationalisation du secteur bancaire était destinée à juguler une inflation galopante. Politiquement, en agissant ainsi, le gouvernement socialiste d’Allende a heurté de plein fouet les intérêts des multinationales américaines dans les mines de cuivre et dans le secteur bancaire et financier sans parler de l’opposition des grands propriétaires terriens notamment les éleveurs à la réforme agraire de Chonchol. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;">Pour sauver les intérêts capitalistes de Fannie et de Freddie, les contribuables américains devraient débourser quelques 200 milliards de dollars(100 milliards pour chacun des deux établissements). Alors que ce même gouvernement américain n’a rien fait pour empêcher l’expulsion de leurs logements, des millions de propriétaires insolvables à qui les banques avaient généreusement consenti des prêts tout en sachant qu’ils seraient incapables de faire face à leurs engagements du fait de la précarité de leur situation sociale et économique. Ces nouveaux spoliés viendront grossir encore un peu plus la déchetterie sociale produite par la loi de la jungle capitaliste. Car, souvenons-nous, si l’on remonte à l’origine des problèmes de Fannie et Freddie, on trouve d’abord la crise immobilière du sub-prime due à l’incapacité des emprunteurs à rembourser leurs dettes. L’insolvabilité des propriétaires est elle—même la conséquence de la précarisation des conditions du travail aux Etats-Unis (travaux précaires et sous-payés) entraînant un phénomène de paupérisation généralisé qui frappe de plein fouet non seulement les couches inférieures de la société américaine mais les classes moyennes. Mais cette précarisation du travail et cette paupérisation ne sont pas des phénomènes tombés du ciel du jour au lendemain; elles sont le produit d’une volonté politique et des orientations économiques inspirées par des considérations idéologiques, le libéralisme économique et le libre jeu du marché, notamment la thèse républicaine classique dite « trickle down theory » selon laquelle il faut aider les riches à s’enrichir car la relance de l’activité économique dépend intrinsèquement de l’enrichissement des plus riches dans la société. C’est ce qu’a fait le républicain et le père de la révolution conservatrice américaine, Ronald Reagan en arrivant au pouvoir en 1981. La crise immobilière du sub prime et la faillite de Fannie et de Freddie sont en réalité les conséquences directes d’une idéologie et d’une politique mise en œuvre depuis plus d’un quart de siècle. Ce qui empêche les Américains de voir réellement l’étendue des dégâts provoqués par les orientations ultralibérales de leurs gouvernements successifs, ce sont les cartes de crédit qu’ils ont en poche que ils sont le peuple le plus endetté de la planète. <span> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;">La nouvelle politique économique d’inspiration libérale ne date pas de l’ère Reagan, elle remonte au début des années 1960 quand les dictatures militaires d’Amérique latine, Brésil, Argentine, Uruguay, Chili après 1973 avaient mis en place des politiques économiques inspirées par les idées des nouveaux économistes américains et par le monétarisme de Milton Friedman (voir notre article, berceau du libéralisme, les dictatures militaires d’Amérique latine). Les dictatures militaires d’Amérique allaient servir de modèle pour les Etats capitalistes d’Europe et des Etats-unis. C’est l’arrivée au pouvoir en 1979 en Grande Bretagne de Madame Thatcher qui annonce le déferlement libéral dans le monde occidental. Malgré sa réputation de dame de fer et de ses méthodes répressives et brutales contre les mineurs grévistes, des libéraux s’étaient élevés contre Madame Thatcher pour lui reprocher son manque de fermeté. C’est le cas de Friedrick von Hayek qui a critiqué le premier ministre britannique pour sa « mollesse » et pour n’avoir pas été assez répressif à l’égard des syndicats ouvriers anglais. En 1981, bousculé par l’affaire des otages américains à Téhéran, Jimmy Carter perd les élections au profit du républicain Ronald Reagan qui met en place une nouvelle politique économique d’inspiration ultra-libérale. <span> </span><span> </span><span>  </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;">L’année 1981, c’est l’année de l’arrivée du Républicain Ronald Reagan au pouvoir aux Etats-Unis et pour mémoire celle du socialiste Mitterrand en France. Le point commun entre Reagan et Mitterrand, c’est que les deux voulaient rompre avec le passé et avec les politiques économiques de leurs prédécesseurs. Reagan et son équipe ont tenu leurs promesses alors que la mitterandie n’a fait que renforcer le capitalisme en France et en Europe. Fermons cette courte parenthèse. Quand Reagan prend possession du bureau ovale de la Miaon Blanche, il avait emmené dans ses bagages, à l’instar de Pinochet au Chili, une équipe de jeunes théoriciens adeptes de l’archéo-libéralisme de l’Ecole de Chicago et du monétarisme de Milton Friedman. La nouvelle politique économique de l’ère Reagan s’inspire de la théorie de l’offre(Supply side economics). qui repose sur quelques idées simples pour ne pas dire simplistes. Pour relancer l’activité économique, il faut stimuler la production (l’offre) en encourageant les particuliers et les entreprises à produire et à investir par le biais d’une réduction d’impôts (l’équivalent français, le bouclier fiscal de Sarkozy). Les pertes des recettes fiscales de l’État sont compensées par la réduction de son train de vie et de ses interventions de toute nature, ce qui a pour effet d’accélérer la croissance. Le maître d’œuvre de cette politique fut un jeune archéo-libéral nommé directeur de budget, David Stockman. Prélude à la mise en œuvre de sa politique économique, Reagan annonce une réduction de la fiscalité car, croyait-il, que la charge fiscale était trop lourde aux Etats-Unis.( Sarkozy et Fillon ont dit et disent la même chose aujourd’hui en France). Les nouvelles dispositions fiscales relatives aux entreprises et aux particuliers ont été signées le 13 août 1981 comportant des allègements d’impôts pour les personnes physiques et pour les entreprises. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;">Pour compenser les pertes des recettes fiscales de l’État, la première mesure prise par l’administration Ronald Reagan est une réduction drastique dans les dépenses sociales en posant des règles d’attribution beaucoup plus contraignantes qu’à l’époque du New Deal notamment pour obtenir des: bons alimentaires, des repas gratuits à certains écoliers, des prêts aux étudiants, une retraite complémentaire, et des subventions médicales. D’autres réductions substantielles ont été décidées dans d’autres domaines comme le transport, la poste, la recherche scientifique(à l’exception de la recherche militaire), l’infrastructure routière etc. Passée l’euphorie du début, l’équipe gouvernementale a dû déchanter car le déficit budgétaire n’a cessé de se creuser et le premier à critiquer les limites de la nouvelle politique économique de Reagan n’était autre que le directeur du budget en personne, David Stockman qui avait suggéré dans un article que le programme gouvernemental n’était pas de nature à réduire le déficit budgétaire mais seulement à enrichir les plus riches. Finalement, l’histoire lui a donné raison à juger par les inégalités sociales qui se sont amplifiées depuis 25 ans et d’après les études réalisées sur la pauvreté aux Etats-Unis, le nombre de pauvres au augmenté de 26% entre 2000 et 2005, ce qui représente un pourcentage assez élevé pour un Etat aussi riche et aussi développée que les Etats-Unis. Les conditions de vie d’un pauvre américain, noir ou blanc, habitant à Harlem ou à Chicago sont pratiquement les mêmes que celles d’un habitant du Bangladesh, le pays le plus pauvre du monde.<span>  </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;">Comme les années précédentes, l’année 1981 se termine aux Etats-Unis par une récession frappant notamment les deux secteurs clés de l’économie américaine, l’automobile et le bâtiment. Profitant de la récession et de la politique de réduction des dépenses sociales, l’administration Reagan et le patronat ont saisi une occasion en or pour frapper un grand coup et pour modérer les revendications salariales marquant ainsi le commencement du démantèlement de tous les acquis sociaux obtenus notamment en matière de protection sociale et droits sociaux depuis la période du New Deal. La crise était alors une chance à saisir et une aubaine pour les capitalistes du monde entier qui ont trouvé la parade pour mener une offensive idéologique d’une grande ampleur avec à la clé la réhabilitation de la loi du profit, la restauration d’un capitalisme discrédité et des hiérarchies contestées et l’envoi aux oubliettes de l’histoire toutes ces sources d’intolérables ponctions sur les profits et sur le capital et qui entravent le bon fonctionnement de la sainte loi du marché : le droit au travail(en le remplaçant par le droit du travail dans le projet du traité constitutionnel européen), la priorité au plein emploi, la croissance régulière du pouvoir d’achat des salariés, la protection contre les licenciements, le salaire minimum, l’essor des services publics et des garanties sociales. Grâce à Ronald Reagan et ses huit ans de pouvoir aux Etats-Unis, l’archéo-libéralisme de l’école de Chicago a trouvé un puissant levier médiatique et politique pour inoculer son venin dans le monde entier en réussissant à convaincre la terre entière que le salut des hommes passe désormais par l’enrichissement des plus riches et par l’appauvrissement de l’écrasante majorité de la population. Il ne suffit pas de convaincre les récalcitrants, c’est-à-dire les communistes et les marxistes, il fallait passer à l’acte et mettre en place les mesures nécessaires pour l’épanouissement du grand capital. Pour ce faire, en même temps que l’offensive idéologique des archéo-libéraux, faire sauter des verrous et le premier verrou à faire sauter était le démantèlement de l’Etat-providence. Les boîtes de communication et les instituts de marketing politique ont forgé le mot réforme. Ainsi le mot réforme est-il devenu la nouvelle symphonie du monde politico médiatique. mais que signifie au juste le mot réforme dans la bouche d’un archéo-libéral ? Réformer quoi ? Réformer l’Etat pour rendre plus de services aux citoyens ? Ou plutôt démanteler un type d’Etat qui a trop gâté les pauvres et les chômeurs en leur donnant de temps en temps quelques miettes pour calmer la tension haineuse de la déchetterie sociale qui regarde impuissante tous ces objets crachés par l’industrie, alignés à perte de vue dans les magasins sans pouvoir les acquérir faute de salaire suffisant ou de revenu ? </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;">A vrai dire, la bête noire de l’archéo-libéral n’est pas l’État lui-même avec sa police, son armée et ses écoles, car la classe capitaliste a toujours besoin de ces appareils répressifs et idéologiques pour maintenir et perpétuer sa domination sur l’ensemble de la société. L’archéo-libéral a donc toujours besoin de l’Etat-gendarme pour bien protéger les privilèges de la propriété capitaliste. Pour la circulation des hommes et des marchandises, un archéo-libéral a aussi besoin d’un Etat-entrepreneur chargé de la construction des voies de communication entre les différents points des territoires. Mais le vrai cauchemar de l’archéo-libéral, c’est l’Etat appelé l’Etat-providence qui distribuait jadis périodiquement quelques subsides aux pauvres et qui donnait de temps en temps des miettes à la déchetterie sociale que l’on peut comparer sans hésitation à la déchetterie des produits radioactifs rejetés par les centrales nucléaires. Il ne faut pas rêver si l’Etat distribue de l’argent aux pauvres et aux chômeurs, c’est tout simplement pour acheter la paix sociale et pour empêcher au bout du compte l’intolérable atteinte aux droits de la propriété capitaliste. Si notre archéo-libéral manifeste tant de haine à l’égard de l’Etat-providence, c’est parce qu’il pense à juste titre que ce sont ses impôts qui servent à entretenir le « niveau de vie » des pauvres et des spoliés par la loi de la jungle capitaliste. Mais là où notre archéo-libéral se trompe et il ne voit pas plus loin que son nez, ce n’est la maudite somme qu’il verse tous les ans au fisc qu’il faudra payer pour empêcher la horde des « délinquants » pour reprendre un jargon médiatique à la mode mais mille fois la somme acquittée. Que notre archéo-libéral fasse bien ses calculs s’il avait à payer lui-même des milices privées pour protéger ses biens et sa précieuse propriété, il ne tardera pas sans doute à se faire raison et à trouver finalement dans la politique de redistribution( des miettes) de l’Etat-providence à la fois son compte et son compte bancaire. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;">Dans la ligne de mire de l’offensive idéologique menée par les archéo-libéraux depuis le début des années 1980, ce n’est donc pas l’État en tant tel avec sa police, son armée, ses écoles d’endoctrinement des enfants dès l’âge de deux ans et sa politique d’aménagement des territoires, mais seulement l’Etat qui prodigue de l’assistance aux classes exploitées de la société. C’est Milton Friedman lui-même qui confirme que le problème le plus délicat pour un libéral (mais pour nous pour un archéo-libéral) est celui de l’assistance. Pour un autre grand nom de l’archéo-libéralisme, Clement Colson, l’assistance a des effets pervers pour trois raisons : 1) elle favorise une croissance exagérée de la population ; 2) elle contrarie la loi de la sélection naturelle ; 3) elle représente une charge trop lourde pour la partie aisée de la population due à une fiscalité trop lourde. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;">En définitive, en suivant le raisonnement de nos archéo-libéraux, la nationalisation de Fannie et de Freddie n’est guère une aberration idéologique, car l’ennemi à abattre n’est ni l’État répressif qui utilise l’armée et la police pour protéger les privilèges de la propriété capitaliste ni l’Etat qui intervient pour protéger les intérêts capitalistes malmenés par les contradictions du mode de production capitaliste. Les archéo-libéraux sont seulement contre un certain <strong><em>type d’Etat, </em></strong>en l’occurrence l’Etat-providence qui donnait de temps en temps des miettes et des subsides à la déchetterie sociale. L’euphorie des bourses mondiales provoquée par l’annonce de la nationalisation de Fannie et de Freddie confirme l’idée que l’archéo-libéral n’est pas hostile à l’intervention de l’Etat quand il vient au secours des intérêts capitalistes. Rêvons un peu et imaginons ce que seraient les réactions des bourses mondiales si le Secrétaire d’État au trésor annonçait la décision du gouvernement fédéral de distribuer 200 milliards de dollars(la somme affectée à Fannie et Freddie) aux 80 millions d’américains vivant au dessous du seuil de la pauvreté. Sans doute, le champagne coulera-t-il à flot dans les rues pauvres de Harlem et de Chicago et les habitants de ces quartiers sauront sûrement apprécier ce cadeau tombé du ciel. Mais en attendant ce miracle, ils vont pouvoir continuer à vivre dans la dure réalité que leur impose la loi de la jungle capitaliste.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Verdana;">FAOUZI ELMIR</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Verdana;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Verdana;">Mots-clés : nationalisation Fannie et Freddie, libéralisme, politique économique, Ronald Reagan, </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Verdana;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Verdana;">Prochain article ; Elections américaines, LES DEUX PARTIS UNIQUES<span>    </span></span></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
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