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	<title>elues &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/elues/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "elues"</description>
	<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 15:27:54 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Moins de femmes que d'hommes au parlement européen ]]></title>
<link>http://arretsurlesmots.wordpress.com/2009/06/08/moins-de-femmes-que-dhommes-au-parlement-europeen/</link>
<pubDate>Mon, 08 Jun 2009 06:00:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>arretsurlesmots</dc:creator>
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<description><![CDATA[La France enverra 72 députés au parlement européen dont 40 hommes et 32femmes. Cette forte présence ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>La France enverra 72 députés au parlement européen dont 40 hommes et 32femmes.</p>
<p>Cette forte présence féminine comparée au Parlement français est liée à la loi dite loi sur la parité homme/femme qui impose aux listes pour qu&#8217;elles soient valables d&#8217;alterner un homme et une femme. Benoît Hamon est une victime de ce type de liste, Bertrand Delanoë ayant souhaité que la tête de liste Île de France aille à Harlem Désir, Benoît Hamon ne pouvait être présent qu&#8217;en troisième place sur la liste, or le PS n&#8217;a eu que deux élus en Île de France&#8230;</p>
<p>Il est encore un peu tôt pour avoir la répartition par sexe dans tous les pays, mais pour une fois avec plus de 44% de femmes élues la France ne devrait pas pointer au fin fond du classement&#8230; Ce qui n&#8217;est pas non plus assez pour s&#8217;en réjouir&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[FHM: le Top 10 des femmes 2009 les plus sexy!]]></title>
<link>http://peoplernb.wordpress.com/2009/04/23/fhm-le-top-10-des-femmes-2009-les-plus-sexy/</link>
<pubDate>Thu, 23 Apr 2009 12:07:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>melopeoplernb</dc:creator>
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<description><![CDATA[4ème: Britney Spears Le célèbre magasine FHM a  révélé sa liste des 100 femmes élues : &#8220;Femmes]]></description>
<content:encoded><![CDATA[4ème: Britney Spears Le célèbre magasine FHM a  révélé sa liste des 100 femmes élues : &#8220;Femmes]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Eva Mendes et Megan Fox élues "Femmes les plus désirables 2009"!]]></title>
<link>http://peoplernb.wordpress.com/2009/01/22/eva-mendes-et-megan-fox-elues-femmes-les-plus-desirables-2009/</link>
<pubDate>Thu, 22 Jan 2009 12:49:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>PeopleRnB</dc:creator>
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<description><![CDATA[ Les actrices Eva Mendes  et Megan Fox (du film &#8220;Transformers&#8221;) ont été élues les femmes]]></description>
<content:encoded><![CDATA[ Les actrices Eva Mendes  et Megan Fox (du film &#8220;Transformers&#8221;) ont été élues les femmes]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Sénatoriales 2008 dans les Bouches-du-Rhône : duel sans merci entre Gaudin et Guérini]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/09/18/senatoriales-2008-dans-les-bouches-du-rhone-duel-sans-merci-entre-gaudin-et-guerini/</link>
<pubDate>Thu, 18 Sep 2008 13:05:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[La campagne des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône aura animé le marigot politico-médiatique plu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/09/gaudin-guerini.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-296" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="gaudin-guerini" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/09/gaudin-guerini.jpg" alt="" width="332" height="183" /></a><strong>La campagne des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône aura animé le marigot politico-médiatique plus que de mesure.</strong> Loin du rythme d&#8217;un sénateur. <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/06/19/gaudin-guerini-le-duel-se-poursuit-au-senat/" target="_blank">Remake des municipales oblige</a>. Dimanche, le verdict des 3061 (ou 62 selon les sources) grands électeurs du département tombera et nous saurons qui, de la droite ou de la gauche, emportera la majorité des 8 sièges de sénateurs.</p>
<p>Après un imbroglio dont seuls les Verts ont le secret, six listes seront finalement en lice (voir en fin d&#8217;article), dont les deux principales, conduites respectivement par <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net/v2_jcg/index.php?option=com_content&#38;task=view&#38;id=962&#38;Itemid=60" target="_blank">Jean-Claude GAUDIN</a> (U.M.P.), «Réussir nos villes et nos villages dans les Bouches-du-Rhône» et par <a href="http://www.jn-guerini.fr/" target="_blank">Jean-Noël GUERINI</a> (PS-PCF), « Faire gagner les Bouches-du-Rhône ».<!--more--></p>
<p><strong>Guérini ratisse </strong><strong>chirurgicalement</strong><strong> le terrain </strong><br />
Comme à l&#8217;accoutumée, Jean-Noël Guérini, bourreau de travail, s’est lancé très tôt dans l’arène. Fort de son poste présidentiel au Conseil général des Bouches-du-Rhône, où il règne sans partage depuis 10 ans, il connaît bien les spécificités et les attentes de chaque ville et village du département. Aussi, quand il arrive à l’ombre de tel ou tel clocher, il est reçu en homme providentiel. Depuis des mois, il arpente le terrain, tel un sportif infatigable. « J’ai un cœur neuf » dit-il à l’envi, rappelant son opération cardiaque de janvier 2007. Il n’aura pas compté son temps, toutes les municipalités du département auront été passées au peigne fin, souvent deux voire trois fois.</p>
<p>Toutes, sauf Istres, dont l’édile François Bernardini, son prédécesseur à la tête du Conseil général, a été condamné en 2000, à 18 mois de prison avec sursis, 200 000 francs d&#8217;amende et 2 ans d&#8217;inéligibilité pour ingérence, détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux. Bien que réélu maire, pas question pour Guérini de lui donner quitus pour le remettre en selle, il a donc décliné l’invite. Le Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, n’aura pas été si regardant. Le 5 septembre dernier, il se rendait dans la ville fleurie trop heureux de pouvoir ajouter les quelques dizaines de voix Istréennes dans son escarcelle. En vain&#8230;</p>
<p>Ainsi, en quadrillant le territoire, Guérini a sans nul doute donner le ton de la campagne, forçant son adversaire à mener bataille beaucoup plus activement qu’il ne l’avait prévu à l’origine. Plus encore, c’est lui qui a <a href="http://www.jn-guerini.fr/2008/09/12/senatoriales-2008-j-n-guerini-quand-je-mene-un-combat-je-le-fais-pour-gagner/" target="_blank">recentré le débat sur les seules Bouches-du-Rhône</a>, loin des clivages politiques nationaux dans lesquels le vice-président de l’UMP voulait le voir trébucher.</p>
<p><strong>Rose, rouge et vert en demi teinte…</strong><br />
Présentant une liste de rassemblement qui «transcende tous les clivages politiques », c’est pourtant, au final, les seuls partis socialistes et communistes qui se présentent unis aux suffrages des grands électeurs. Nonobstant le soutien, à mots couverts mais sans présenter de liste concurrente, du MoDem.</p>
<p>Côté écologiste, la tentative de ralliement a en partie échouée. Si Marianne Moukomel, patronne des Verts dans les Bouches-du-Rhône, lui a <a href="http://www.jn-guerini.fr/2008/09/12/senatoriales-je-regrette-la-division-des-verts/" target="_blank">officiellement apporté son soutien</a> défendant qu’à « Marseille et dans notre département, le réalisme plaide pour un large rassemblement afin de ne pas courir le risque d’offrir un siège de sénateur supplémentaire à Jean-Claude Gaudin », la Direction nationale du parti ne l’a pas entendu de cette oreille.</p>
<p>Arguant du fait qu’aucun accord n’avait pas été trouvé au niveau national avec la rue de Solferino, elle a tôt fait, à quelques heures de la clôture du dépôt des listes en préfecture, de présenter, à l’arraché, une liste autonome très marseillo-marseillaise. Courageuse mais isolée, Marianne Moukomel a donc décidé de se mettre en retrait du mouvement écologiste. Lequel d’ailleurs, dès le lendemain, lui enlevait toute possibilité d’expression sur Internet, son webmestre étant aux ordres de la ligne nationale. Ambiance… Pourtant, elle réitérait le bien fondé de son soutien, hier soir au Parc Chanot devant les centaines de grands électeurs marseillais d’un Jean-Noël Guérini très offensif.</p>
<p>Au jeu des pronostics, la gauche part gagnante sur le papier. Certes, elle a perdu trois communes pourvoyeuses de grands électeurs depuis le dernier scrutin sénatorial comme Trets, Aix-en-Provence et La Ciotat, mais les observateurs la créditent au-dessus des trois sièges espérés par le patron du bateau bleu.</p>
<p><strong>Jean-Claude Gaudin sonne le tocsin partisan</strong><br />
En vieux loup de la politique, le maire de Marseille, sait tirer les enseignements des erreurs de la campagne municipale où il était parti, selon certains de ses fidèles, trop tard. Il n’est plus question non plus de revivre l’<a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/06/09/trahisons-surprises-et-cohabitation-la-saga-de-la-communaute-urbaine-de-marseille/" target="_blank">incroyable saga de la Communauté urbaine</a> où, faute de campagne, sa majorité s’est vu défaite par le socialiste Eugène Caselli.</p>
<p>Jean-Claude Gaudin s’est donc activé depuis un mois et demi. Il est encore loin du ratissage systématique de son adversaire, mais pas moins de 80 visites de terrain étaient inscrites dans son agenda. Un tour de force pour cet homme plutôt rompu aux us et coutumes d’un sénateur.</p>
<p>Pourtant, il n’a pas manqué d’originalité dans cet exercice. Son lancement de campagne sur Internet avec <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net/v2_jcg/index.php?option=com_content&#38;task=view&#38;id=962&#38;Itemid=60" target="_blank">un clip vidéo</a> sur fond de Bonne-Mère et de Vieux-Port était plutôt bien senti, même pour un enjeu politique dont la cible des grands électeurs se joue d’abord sur le terrain de l’extrême proximité et du rapport humain.</p>
<p>Là aussi, il use jusqu’à la corde les ficelles du charme et de l’affectif. Du Gaudin pur jus, joyeusement pagnoslesque, comme il sait faire. Ici, il raconte ses souvenirs d’enfance aux plus jeunes. Là, il livre aux plus anciens ses amitiés politiques, ses liens indéfectibles avec tel ou tel édile, mort ou vivant, qui a fait ou fera l’histoire du village visité.</p>
<p>Si l’orateur de talent, invariable, fait vibrer la sensibilité des élus, il sait aussi jouer du bâton pour rappeler au bercail UMP les moutons égarés, trop fascinés à son goût par l’herbe riche du socialiste Conseil général. Il ne manque donc aucune occasion pour resituer l’enjeu du scrutin au niveau politique et institutionnel. National s’entend. Certes, la Haute assemblée est le lieu de la représentation des territoires, c’est aussi et surtout l’endroit où l’on vote les lois.</p>
<p>Contrairement à son concurrent de gauche qui mise toute sa campagne sur la proximité et le local, Gaudin se positionne ici avec l’autorité du numéro 2 de l’UMP : « Si on est candidat, c&#8217;est qu&#8217;on est d&#8217;un bord. Nous soutenons la politique du président de la République ». Une mise au point sans appel, un brin menaçante… En a-t-il encore les moyens ? Rien n&#8217;est moins sûr.</p>
<p>C’est aussi pourquoi, tout au long de la campagne, il a laissé planer le doute sur son éventuelle mais perpétuelle candidature au « Plateau », la présidence du Sénat. Ladite candidature ne manquant pas de faire sourire à Paris face aux pointures Larcher et Raffarin. C’est peu dire qu’il brigue le poste depuis de longues années, non sans atouts…</p>
<p>Côté chiffres, Gaudin ambitionne un 4e siège de sénateur, faisant jeu égal avec la gauche. Plutôt confiant, son colistier, Bruno Gilles, susurrait sur La Chaîne Marseille (LCM), hors plateau et en &#8220;off&#8221;, que le compte était bon avec l’appui des voix Istréennes. Mauvaise pioche.</p>
<p>Aujourd’hui même, on apprend que les grands électeurs istréens issus de la majorité municipale soutiendront finalement Jean-Noël Guérini, &#8220;comme le suppose notre engagement politique&#8221; déclare le maire d&#8217;Istres à nos confrères de <a href="http://www.laprovence.com/articles/2008/09/17/566814-Region-en-direct-Le-maire-d-Istres-Francois-Bernardini-soutient-Jean-Noel-Guerini.php" target="_blank"><em>La Provence</em></a>… Les jeux restent donc très ouverts. Résultats dimanche en fin d’après-midi…</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>Sénatoriales 2008 dans les Bouches-du-Rhône : les listes candidates</strong></p>
<p><strong>« Faire gagner les Bouches-du-Rhône »</strong><br />
1°) Jean-Noël Guérini, 2°) Isabelle Pasquet, 3°) Roland Povinelli, 4°) Samia Ghali, 5°) Serge Andréoni, 6°) Janine Ecochard, 7°) Michel Amiel, 8°) Magali Giovannangeli, 9°) Jean-Pierre Maggi, 10°) Florence Masse.</p>
<p><strong>« Réussir nos villes et nos villages dans les Bouches-du-Rhône »</strong><br />
1°) Jean-Claude Gaudin, 2°) Sophie Joissains, 3°) Bruno Gilles, 4°) Anne-Marie Ayme-Bertrand, 5°) Patrick Boré, 6°) Carole Colombo-Seipelt, 7°) Roland Giberti, 8°) Muriel Mur-Boualem, 9°) Mathias Pétricoul, 10°) Amapola Ventron.</p>
<p><strong>« L’écologie Les Verts »</strong><br />
1°) Bruno Cogaign, 2°) Joëlle Boulay, 3°) Jean-Yves Petit, 4°) Annick Delhaye, 5°) Jean-Eudes Joffrin, 6°) Michèle Poncet-Ramade, 7°) Christian Noix, 8°) Andrée Reversat, 9°) Sébastien Barles, 10°) Flora Boulay.</p>
<p><strong>« Faire Front pour le Sénat »</strong><br />
1°) Bernard Marandat, 2°) Marie-Claude Aucoutourier, 3°) Stéphane Ravier, 4°) Viviane Ricard, 5°) Pierre-Louis Caussé, 6°) Mireille Barde, 7°) Laurent Comas, 8°) Marie-Odile Raye, 9°) Gérard David, 10°) Eléonore Bez.</p>
<p><strong>« S.P.Q.R.13 »</strong><br />
1°) Georges Grolleau, 2°) Patricia Glineur, 3°) Lucien Fevriero, 4°) Charlotte Chantron, 5°) Jean-Claude Franquin, 6°) Aline Megier, 7°) Pierre Grolleau, 8°) Yvonne Maurel, 9°) Claude Gros, 10°) Jocelyne Gamus.</p>
<p><strong>« Parlement du handicap »</strong><br />
1°) Alain Comoli, 2°) Nelly Bossé, 3°) Jean-Marie Girardeau, 4°) Marcelle Sanson, 5°) Jacques Berthelot, 6°) Catherine Flayol, 7°) Pierre-Marie Sanson, 8°) Catherine Malleret, 9°) Abderrahman Bataoui, 10°) Martine Brochen.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gaudin - Guérini : le duel se poursuit pour le Sénat]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/06/19/gaudin-guerini-le-duel-se-poursuit-au-senat/</link>
<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 17:21:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/06/19/gaudin-guerini-le-duel-se-poursuit-au-senat/</guid>
<description><![CDATA[Discrètement mais sûrement, les élections sénatoriales battent leur plein. Le vote, prévu le 21 sept]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/06/gaudin-guerini.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-234" style="float:left;border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/06/gaudin-guerini.jpg" alt="" width="341" height="116" /></a><strong>Discrètement mais sûrement, les élections sénatoriales battent leur plein.</strong> Le vote, prévu le 21 septembre prochain, verra s&#8217;opposer les deux ténors de la dernière municipale de Marseille, Jean-Claude Gaudin pour la liste UMP et Jean-Noël Guérini pour la liste socialiste unie, probablement, au parti communiste.</p>
<p>Avec un scrutin au suffrage indirect, l&#8217;intérêt du grand public paraît faible. Pourtant, cette élection cache des enjeux importants et différents pour les deux rivaux.</p>
<p>Pour le maire de Marseille, l&#8217;élection au &#8220;plateau&#8221;, c&#8217;est à dire  à la présidence du Sénat, est un rêve de longue date, souvent déçu. L&#8217;enjeu n&#8217;est pas moindre pour le président socialiste du Conseil général.</p>
<p>Jamais en effet il n&#8217;aura été si bien placé pour emporter un ou deux sièges supplémentaires dans les Bouches-du-Rhône. Une revanche ? De quoi poursuivre assurément sa montée en puissance pour l&#8217;avenir et se positionner en incontournable faiseur de roi lors du congrès socialiste de Reims, en novembre prochain.</p>
<p>Sitôt l&#8217;accord de cogestion entre la droite et la gauche signé à la Communauté urbaine de Marseille (MPM), les deux &#8220;G&#8221; se sont donc mis au travail d&#8217;arrache-pied.<!--more--></p>
<p>Le sénateur-Maire de Marseille, fragilisé par la défaite de la droite à la présidence de MPM, s&#8217;est rapidement mis en campagne, multipliant visites, rencontres ciblées, discrètes et appels téléphoniques aux différents élus et Maire du département.</p>
<p>Jean-Noël Guérini n&#8217;est pas en reste. Fort du succès de l&#8217;élection d&#8217;Eugène Caselli à la Communauté urbaine, qui avait aussi pour but de conforter sa position et son influence dans la métropole marseillaise, il ratisse discrètement et consciencieusement le département. Conforté, il est vrai, par le basculement de plusieurs communes à gauche et sa victoire écrasante aux cantonales.</p>
<p>Les calculettes s&#8217;activent donc dans les états-majors. Sur les 8 sièges à pourvoir, la gauche se verrait bien en gagner 5 à 6, ne laissant que le strict minimum à Jean-Claude Gaudin, soit 2 à 3 sièges. Pourtant, le maire de Marseille prétend dans les colonnes de <em>La Provence</em> : &#8220;je devrais arriver à décrocher trois sièges sans problème. Je peux même en espérer un quatrième&#8221;.</p>
<p>Même si ce dernier reconnaît que depuis qu&#8217;il siège au Sénat (1989), &#8220;c&#8217;est la liste la plus facile à préparer que j&#8217;ai connue&#8221;, il doit quand même transiger avec les désirs de Maryse Joissains, l&#8217;édile d&#8217;Aix-en-Provence, d&#8217;habitude peu affable à son encontre, mais très soucieuse d&#8217;obtenir l&#8217;investiture de sa fille Sophie en deuxième place de sa liste&#8230; Autre épine, Renaud Muselier. Mais, par bonheur, ce dernier préfère le Palais Bourbon laissant à son député suppléant, Bruno Gilles, le soin de prendre la 3° place.</p>
<p><strong>Une élection peut en cacher une autre</strong><br />
Le &#8220;plateau&#8221; du Sénat fait donc figure, pour Jean-Claude Gaudin, d&#8217;ultime défi, de derniers lauriers, un triomphe de fin de carrière. Quelque-chose de très personnel, une reconnaissance finale. Ce désir, toujours inavoué et dont il ne parle qu&#8217;à ses plus proches amis tel que Claude Bertrand ou Dominique Vlasto pourrait enfin revêtir les habits de la réalité lors de ce dernier round électoral.</p>
<p>Pour réussir son pari, le vice-président de l&#8217;UMP cultive plus que jamais son réseau et conforte ses amitiés. Tous les mardis, généralement à l&#8217;Elysée, Jean-Claude Gaudin participe à la réunion hebdomadaire de la majorité aux côtés du Premier ministre Fillon, de Patrick Devedjian (patron exécutif de l&#8217;UMP), Jean-Pierre Raffarin (patron honorifique de l&#8217;UMP), Christian Poncelet (président du Sénat), Bernard Accoyer (président de l&#8217;Assemblée nationale) ou encore Henri de Raincourt (sénateur de l&#8217;Yonne, président du groupe UMP du Sénat). L&#8217;occasion pour lui de peaufiner sa stratégie et de jauger son principal adversaire à la présidence de la Haute-Assemblée, l&#8217;ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin.</p>
<p>Plus encore, il entretient comme jamais ses amitiés, notamment au sein des anciens Républicains &#38; indépendants, comme Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski, sénateurs de l&#8217;Eure ou Jean-Paul Emin, sénateur de l&#8217;Ain, envoyés en émissaires auprès de leurs collègues pour &#8220;tâter&#8221; le terrain.</p>
<p>Président du groupe UDF à l&#8217;Assemblée nationale de 1981 à 1989, Jean-Claude Gaudin a surtout été pendant dix-huit ans président de la commission des investitures de son ancien parti et occupe, aujourd&#8217;hui encore, le même poste à l&#8217;UMP. Autant dire que de nombreux élus lui sont &#8211; ou se sentent &#8211; redevables de leur élection.</p>
<p>Le candidat Gaudin ne manquera pas de le leur rappeler lorsque les candidatures émergeront publiquement. Pour l&#8217;heure, hormis lui-même et Raffarin, on compte d&#8217;autres prétendants comme l&#8217;UMP Gérard Larcher ou le centriste Jean Arthuis.</p>
<p>Si Jean-Claude gaudin est assuré d&#8217;être élu sénateur par le truchement des 3062 grands électeurs du département, sa victoire doit être éclatante s&#8217;il veut devenir le troisième homme de l&#8217;Etat. Un succès à même de faire oublier ses déconvenues municipales et, surtout, son échec à la Communauté urbaine de Marseille. Là est l&#8217;enjeu. Ses adversaires ne manqueront pas d&#8217;utiliser cet argument en cas de victoire à la Pyrrhus, Renaud Muselier non plus.</p>
<p>Vengeur, son ex-dauphin, toujours à la chasse aux traîtres, ne lui a pas pardonné sa mort politique prématurée et pourrait se sentir prêt à activer contre lui ses réseaux UMP-canal gaulliste avec l&#8217;aide probable de la ministre de la défense Michèle Alliot-Marie, dont la visite est prévue dans quelques jours à Marseille et qui a annoncé hier dans les colonnes du quotidien catholique <em>La Croix</em> la relance de son mouvement gaulliste &#8220;Le chêne.&#8221;</p>
<p><strong>Comme en 1998, PS et PCF unis ?</strong><br />
De l&#8217;autre côté de l&#8217;échiquier politique, la gauche s&#8217;organise. Le sénateur communiste Robert Bret, en désaccord avec son parti, ne se représente pas. Un temps, Jean-Marc Coppola, secrétaire fédéral du PCF 13, a imaginé former une liste autonome. Idée vite oubliée après avoir fait le décompte de ses amis dans le département.</p>
<p>D&#8217;autant que la proposition d&#8217;union de Jean-Noël Guérini offrant la 3° place,  éligible, n&#8217;a pas laissé les communistes de marbre. Problème pour le PCF et pour son leader départemental, parité oblige, il faut chercher &#8220;la&#8221; femme en question, Annick Boët ayant quitté l&#8217;esquif rouge depuis belle lurette. Qu&#8217;importe, la solution devrait être rapidement trouvée&#8230;</p>
<p>A la troisième place, les fidèles du président du Conseil général des Bouches-du-Rhône ne manquent pas. Au choix, Roland Povinelli, maire d&#8217;Allauch ou Serge Andréoni, maire de Berre l&#8217;Etang. Samia Ghali, vice-présidente de la Région Paca, fraîchement élue maire des 15° et 16° arrondissements de Marseille, pourrait occuper la 4° place.</p>
<p>Avant la trêve estivale, les listes se peaufinent, les rencontres s&#8217;intensifient, les déjeuners se multiplient et les stratégies s&#8217;aiguisent. Si la position de force est acquise à la gauche dans le département et devrait se concrétiser, pour Jean-Noël Guérini, par au moins un siège supplémentaire, il faudra sans nul doute compter sur la ténacité de Jean-Claude Gaudin qui joue là son baroud d&#8217;honneur.</p>
<p>Ce qui est écrit sur le papier prend quelque-fois, dans les Bouches-du-Rhône, des tournures étonnantes, bien loin des rapports de force politiques établis. L&#8217;élection d&#8217;Eugène Caselli à la présidence de la Communauté urbaine de Marseille en est le meilleur exemple&#8230;</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<br />
<strong></strong></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>Règles du jeu :</strong></span><br />
Le renouvellement triennal du 21 septembre 2008 concerne les 7 sièges de sénateurs des Bouches-du-Rhône. Un siège supplémentaire est à pourvoir en septembre en raison de l’évolution de la démographie. Les sénateurs seront élus pour un mandat de 6 ans, par un corps de grands électeurs au scrutin proportionnel plurinominal (par liste).</p>
<p>Les grands électeurs sont au nombre de 3062. Parmi eux : les 16 parlementaires, les 51 conseillers régionaux, les 57 conseillers généraux et 2 938 délégués des 119 communes du département.</p>
<p><strong>Ils sont renouvelables, à gauche :</strong><br />
GUÉRINI Jean-Noël (PS)<br />
BRET Robert (PCF)<br />
PICHERAL Jean-François (PS)<br />
SIFFRE Jacques (PS)</p>
<p><strong>à droite :</strong><br />
GAUDIN Jean-Claude (UMP)<br />
GIRAUD Francis (UMP)<br />
VALLET André (Union centriste-UDF)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Trahisons, surprises et cohabitation : la saga de la Communauté urbaine de Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/06/09/trahisons-surprises-et-cohabitation-la-saga-de-la-communaute-urbaine-de-marseille/</link>
<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 09:46:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[La politique c’est comme les saisons, ça ne s’arrête jamais. Chaque jour égrène son lot d’informatio]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x55nrm"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x55nrm" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>La politique c’est comme les saisons, ça ne s’arrête jamais.</strong> Chaque jour égrène son lot d’informations plus ou moins importantes, anecdotiques ou essentielles. Pourtant, la torpeur du mois de mai a nettement ralenti le rythme de l’information et le pluvieux mois de juin qui s’ouvre ne change guère la donne. Pas grand chose à se mettre sous la dent. Nous en avons profité pour prendre du recul et nous recentrer : « celui qui disperse ses regards sur tout ne voit rien ou voit mal » disait Diderot. Moment de grâce où l’écume des choses prend un relief particulier, la sensation d’être maître de son temps.</p>
<p>Le Président Sarkozy semblait s’être résolu, lui aussi, à ralentir la frénésie de sa praxis politique. Il se recentrait, paraît-il, sur l’ordre « spirituel » de la fonction, se retaillait un costume plus traditionnel, pas moins humble mais plus distant. Même l’anniversaire de sa première année présidentielle, très contrastée, fut fêté en toute discrétion, dévissage dans les sondages oblige. Rien de passionnant…</p>
<p>Alors, peut-être est-il temps de revenir à ce qui a marqué l’histoire politique récente de Marseille. L’élection, contre toute attente, d’Eugène Caselli (PS) à la tête de la <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">Communauté urbaine de Marseille</a> (MPM) et donc de l’étouffement politique et financier de <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net/v2_jcg/" target="_blank">Jean-Claude Gaudin</a> (UMP), réélu pour un 3e mandat, maire de Marseille. Récit.</p>
<p>Après les dernières élections municipales le premier président de la troisième agglomération de France, Jean-Claude Gaudin, avait décidé de laisser sa place à un autre… Son ex-premier adjoint <a href="http://cap-avenir-13.org/blog/" target="_blank">Renaud Muselier</a> était alors naturellement désigné. Le deal avait été conclu pendant la campagne, « tu restes fidèle, tu fais campagne et je te donne l’agglomération » avait probablement lancé l’édile marseillais à l’éternel dauphin. C’était sans compter sur une règle d’or en politique : après moi le déluge ! Face à lui, Eugène Caselli, 61 ans, discret patron de la fédération du Parti socialiste et fidèle de <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">Jean-Noël Guérini</a>, le président du puissant <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">Conseil général des Bouches-du-Rhône</a>.<!--more--></p>
<p><strong>Un ultime round électoral</strong><br />
« Ce n’est pas un héritage mais l’illustration d’une réelle confiance à l’issue de treize ans de loyauté » expliquait « Muso », le candidat naturel de la droite. Le vote à la présidence si convoitée de la CUM devait donc se dérouler comme l’ultime round électoral marseillais, c&#8217;était écrit, plié, assuré. Pourtant, quelques heures avant l’issue du scrutin, le candidat de gauche annonçait la couleur  « lorsque l’on est candidat, ce n’est pas pour faire de la figuration, c’est pour gagner. »</p>
<p>Depuis plusieurs semaines déjà, les rumeurs d’une candidature d’Eugène Caselli étaient au menu des discussions du marigot politique marseillais. Au détour d’un café, <a href="http://madrolle.over-blog.com/" target="_blank">Christophe Madrolle</a> (Modem), livrait quinze jour avant l’élection, son pronostic :  la possible victoire du patron de la <a href="http://www.ps13.fr/" target="_blank">fédération du parti socialiste</a>, même s’il était loin de pouvoir obtenir une majorité, du moins sur le papier. Les discrets coups de fil s’enchaînaient alors pour séduire les maires divers droite de la Communauté urbaine, tenter de les débaucher, de les rallier à la cause d’un homme de consensus en jouant sur la piètre image de Renaud Muselier dans son camp.</p>
<p>Toujours aussi sûr de lui et de son affaire, l’ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, feignant de ne rien entendre à ces agitations n’a pas vraiment daigné faire campagne auprès des élus communautaires de la métropole marseillaise ; occupé qu’il était à choisir ses futurs collaborateurs et visiter les bureaux vides et sans ordinateurs du siège de MPM. Un conseiller communautaire, très proche de Jean-Claude Gaudin, confiait alors qu’il n’avait même pas été convié à une entrevue avec le Maire de sa commune. « Inadmissible » dira-t-il à la sortie de l’hémicycle en assommant son collègue UMP d’un cinglant « ça lui apprendra ».</p>
<p><strong>Le compte n’est pas bon</strong><br />
En ce Jeudi 17 avril 2008, la droite a le sourire et plaisante en entrant dans l’hémicycle de la Communauté urbaine. La séance est ouverte et le vote débute. C’est au tour de Jean-Claude Gaudin qui, d’un pas décidé et assuré, glisse son bulletin dans l’urne avec un grand sourire avant d’aller saluer d’une solide poignée de main celui qui est encore officiellement son dauphin pour quelques minutes, le candidat Renaud Muselier. Ce dernier, cherche régulièrement du regard sa famille, présente dans le public et observe la fin du vote avec impatience, tout comme les nombreux journalistes présents, entassés dans un coin.</p>
<p>Pourtant, certains de nos confrères avaient préféré la visite de la Ministre Valérie Pécresse à Marseille mais, alertés par la rumeur d’une improbable victoire de la gauche, elle-même alimentée par une dépêche de l&#8217;Afp, les voilà se pressant pour recoller à l’actualité. Heureuse inspiration.</p>
<p>Le dépouillement des 10 derniers bulletins de vote a donné lieu à l&#8217;un de ces moments historiques qu&#8217;offre quelque-fois le jeu politique. Le temps était suspendu, le silence de mort, chacun tentant de refaire ses comptes, qui dans sa tête qui, plus organisé, griffonnant des carrés sur une feuille de papier. Quelle que fût la méthode, lentement mais sûrement, Eugène Caselli gardait ses quelques voix d’avance. De droite à gauche de l’hémicycle, les maxillaires travaillaient, les regards se perdaient, s’intériorisaient et l’évidence inattendue s’imposait.</p>
<p>Le verdict démocratique tombait : 79 voix pour Caselli et 77 pour Muselier. Les trois secondes qui s’en suivirent furent d’une rare intensité. La droite cherchait encore d’impossible bulletins et la gauche n’arrivait pas à réaliser la victoire. Tous les élus se regardaient sans mot dire. Peu à peu, les applaudissements, d’abord timides, laissaient place à une standing ovation. On aura beau recompter, le vote fut sans appel. La droite n’a donc pas fait le plein de ses voix. Eugène Caselli est élu Président.</p>
<p>Abattu et livide, Renaud Muselier s’enfonce dans son fauteuil. Il prend conscience avec violence de l’arrêt brutal de sa carrière politique. Momentanément ? Digne, Eugène Caselli reçoit avec élégance les félicitations des uns et des autres, souriant mais sans ostentation, humble.</p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x56dz6"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x56dz6" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Discussions et accord de gouvernance</strong><br />
Le coup était si inattendu que l’organisation de la séance fut quelque peu chaotique. A la demande du socialiste François-Noël Bernardi, une suspension de séance fut accordée. A la reprise, la nouvelle opposition UMP semblait avoir fait ses comptes et organisait une bronca aux slogans de « votes à mains levées ! », « trahisons ! ». Caselli céda et, au deuxième dossier, sans majorité, se voyait contraint de suspendre, sine die, la séance. Certains de pouvoir bloquer l’institution les élus de droite hurlèrent alors à la « démission, démission ! ».</p>
<p>Rencontres, réunions, études des textes législatifs et du règlement intérieur de la CUM, analyses des constitutionnalistes, articles et contre-articles, on aura tout vu durant les jours qui ont suivi cette élection.</p>
<p>L’amorce d’une solution sera amenée par celui qui est désormais le candidat le plus sérieux à la succession de Jean-Claude Gaudin, le Maire des 9e et 10e arrondissements de Marseille, l’influent président de la commission de la Défense à l’Assemblée Nationale, <a href="http://www.guyteissier.com/" target="_blank">Guy Teissier</a>. Dans un texte de 4 pages, distribué lors d’une conférence de presse dans sa mairie de secteur, il propose les pistes concrètes d’une solution, sous la forme d’un contrat de mandature et d’une conférence de cohésion.</p>
<p>Le vendredi 24 mai, à l’issue d’une ultime réunion, l’UMP et le PS parviennent à un accord sur la gestion de la CUM. Cet accord porte sur la répartition des vice-présidences et des délégations ainsi que sur un texte commun pour la nouvelle mandature. 16 postes de vice-présidents sont attribués à la droite (Muselier aura la palme des vices-présidences, ultime laurier d&#8217;honneur à l&#8217;homme défait), quinze à la gauche et deux à des élus indépendants. Une sorte de cohabitation à la mode marseillaise.</p>
<p><strong>Un dauphin et des traîtres</strong><br />
Pour Renaud Muselier, il ne fait aucun doute qu’il a été trahi par les siens. Il se répand alors chez son ami Thierry Ardisson sur Canal +, se fend d’un entretien au vitriol dans Marseille l’Hebdo : « Ils m’ont fait payer cash d’avoir sauvé Marseille » interprète-t-il. « Il ne peut y avoir eu autant de votes pour notre adversaire socialiste sans une organisation concertée. Et on ne s’est pas gêné ensuite de tirer sur l’ambulance. Je n’oublierai rien… » lance-t-il écœuré.</p>
<p>A la chasse aux traîtres, Renaud Muselier désigne ensuite les responsables de sa défaite, celles et ceux qui &#8220;ont menti à leurs électeurs&#8221; et &#8220;volé treize ans de travail aux Marseillais et six ans d&#8217;ambitions pour eux&#8221; et d’ajouter, &#8220;pour en venir, par déduction, comme au jeu de Mastermind, à la conclusion qu&#8217;il m&#8217;avait manqué la voix de quatre à huit élus marseillais de notre majorité, et plutôt pas de mes proches.&#8221; Sans citer Jean-Claude Gaudin, la cible est désormais claire pour lui. Plus question de fidélité à l’édile en place, il devra sa survie politique à une opposition interne à L’UMP, réactivant les forts clivages politiques entre les anciennes formations UDF et RPR. Cette déroute et ces trahisons sonnent néanmoins comme un échec personnel pour ce quadra de l’UMP locale.</p>
<p>De son côté, Jean-Claude Gaudin observe ce coup dur avec un certain recul, presque une satisfaction. En visite à Bruxelles pour soutenir la candidature de <a href="http://www.marseille-provence2013.fr/" target="_blank">Marseille comme capitale européenne de la culture</a> en 2013, le Maire de Marseille, loin des rives du Lacydon, accompagné de son secrétaire général, Jean-Claude Gondard, se serait laissé aller à critiquer l’attitude de Renaud Muselier pendant et après les élections municipales.</p>
<p>D’ailleurs, trois jours après l’élection municipale, un <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-politique/marseille-histoire-d-un-miracle/917/0/230985" target="_blank">article du Point</a> avait particulièrement remonté les fidèles de Jean-Claude Gaudin, irrités de se voir voler une victoire si difficilement acquise. En privé, son directeur de cabinet, ami et stratège de toujours, Claude Bertrand, se frottant les mains, ne cachait pas sa joie d’avoir écarté pour un temps, l’héritier autoproclamé…<br />
<strong><br />
MPM : une coquille vide à reconstruire</strong><br />
Après moultes négociations, la gouvernance de la CUM, fondée sur un accord droite/gauche, est désormais assurée. La tâche sera dure pour Eugène Caselli qui devra faire preuve d’un sens aigu de la négociation, de la diplomatie pour faire naître concrètement ce qui fut jusqu’alors une coquille vide pilotée de l’Hôtel-de-ville de Marseille : MPM.</p>
<p>En ouvrant chacun des dossiers, le nouveau président prendra conscience de la nature même de l’institution créée par Jean-Claude Gaudin. MPM n&#8217;existe que pour financer le déficit abyssal de Marseille par les municipalités environnantes, plus riches en taxes professionnelles. C’est bien grâce à cela aussi qu’il a été élu.</p>
<p>Le fait est d&#8217;ailleurs souligné par le récent rapport d&#8217;observations de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de MPM (2001-2006). Il sera à l’ordre du jour du prochain Conseil communautaire fin juin. Ce rapport évoque en effet des problèmes « d&#8217;engagements financiers » et de coût de collecte des déchets. Absentéisme, fini-parti sont notamment stigmatisés. « L&#8217;organisation du service de collecte sur le territoire de la ville de Marseille connaît un certain nombre de dysfonctionnements », résume la Chambre qui précise que certains agents « ont une moyenne de temps de travail de 3h30 par jour ».</p>
<p>Laissant Jean-Claude Gaudin se justifier de sa gestion à MPM, Renaud Muselier veut maintenant se consacrer à son mandat de député. Il pourrait aussi faire volte-face quant à son entrée dans un prochain gouvernement. il ne sera donc pas candidat aux prochaines sénatoriales laissant à son député suppléant, <a href="http://brunogilles.typepad.fr/" target="_blank">Bruno Gilles</a>, sa 3e place sur la liste UMP.</p>
<p>Ainsi, les cartes politiques ont été redistribuées à Marseille, avec son lot de surprises : l’incroyable campagne de Jean-Noël Guérini aux municipales et ses 49 élus au Conseil municipal (pour 51 à  J.-C. Gaudin), la victoire d’Eugène Caselli à la Communauté urbaine avec une majorité de droite et de centre-droit.</p>
<p>Il en ressort que la gauche possède désormais pratiquement tous les leviers du pouvoir dans les Bouches-du-Rhône et, singulièrement, à Marseille. Jean-Claude Gaudin n’a désormais quasiment plus aucune marge de manœuvre financière, étouffé qu’il est entre <a href="http://www.regionpaca.fr/" target="_blank">la Région</a> (<a href="http://www.michel-vauzelle.fr/" target="_blank">M. Vauzelle</a>), <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">le Département</a> (<a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">J.-N. Guérini)</a> et <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">MPM</a> (E. Caselli).</p>
<p>De cette cohabitation forcée, qu’en ressortira-t-il ? Du bon sens et de l’intérêt public ou des manœuvres politiques à même de faire émerger de futurs leaders ? Probablement tout ça. Pour l&#8217;heure, l&#8217;homme fort est plus que jamais Jean-Noël Guérini qui, a la tête du Conseil général, pilotera sans nul doute toutes les opérations à venir.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<br />
<strong>Marseille Provence Metropole :</strong><br />
La Communauté Urbaine de Marseille (Marseille Provence Métropole) est née il y a huit ans. Regroupant 18 communes et disposant d’un budget de 1,5 milliard d’euros, l’assemblée communautaire est composée de 157 élus. Elle est présidée par Eugène Caselli.<br />
<strong><br />
Les 33 vice-présidents :</strong><br />
1 Renaud MUSELIER<br />
2 Pierre PENE<br />
3 Georges ROSSO<br />
4 Françis GIRAUD<br />
5 André ESSAYAN<br />
6 Jean-Claude GAUDIN<br />
7 Roland POVINELLI<br />
8 Claude PICCIRILLO<br />
9 Jean-Pierre GIORGI<br />
10 Danielle MILON<br />
11 André MOLINO<br />
12 Vincent BURRONI<br />
13 Jean-Pierre BERTRAND<br />
14 Roland GIBERTI<br />
15 Christian AMIRATY<br />
16 Eric LE DISSES<br />
17 Patrick BORÉ<br />
18 Michel ILLAC<br />
19 Eric DIARD<br />
20 François-Noël BERNARDI<br />
21 Marie-Louise LOTA<br />
22 Bernard MOREL<br />
23 Philippe SAN MARCO<br />
24 Gérard CHENOZ<br />
25 Jean VIARD<br />
26 Philippe MAGRO<br />
27 Jean-Louis TIXIER<br />
28 Patrick MENNUCCI<br />
29 Pierre SÉMÉRIVA<br />
30 Christophe MADROLLE<br />
31 Samia GHALI<br />
32 Antoine ROUZAUD<br />
33 Sabine BERNASCONI</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[LCM : l'un des derniers bastions indépendants de la presse marseillaise tombe dans l'escarcelle des proches de Jean-Claude Gaudin]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/04/16/lcm-lun-des-derniers-bastion-independant-de-la-presse-marseillaise-tombe-dans-lescarcelle-des-proches-de-jean-claude-gaudin/</link>
<pubDate>Wed, 16 Apr 2008 21:43:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ça continue de tanguer ferme dans le marigot journalistique marseillais. On est à l&#8217;heure des ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/04/lcm_logo.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-224" style="border:1px solid black;float:left;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/lcm_logo.jpg" alt="" width="184" height="184" /></a><strong>Ça continue de tanguer ferme dans le marigot journalistique marseillais</strong>. On est à l&#8217;heure des règlements de compte. Si, officiellement, Jean-Claude Gaudin joue la politique de la main tendue avec son opposition, forcé par une très courte majorité (51 élus pour 49 à Jean-Noël Guérini et 1 élu FN), force est de constater que sous le boisseau, la main est ferme, elle se resserre même. Durant la campagne, nous avions fortement insisté sur <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/05/municipales-2008-marseille-la-presse-marseillaise-muselee-a-l%e2%80%99heure-du-non-debat-acrobatique-selon-stephane-menu/" target="_blank">les dérives et le contrôle de la presse locale</a> par des proches de l&#8217;Hôtel de ville. Il y a une quinzaine de jours encore, nous abordions déjà <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/04/03/la-gauche-a-marseille-apres-les-municipales-de-2008-oui-il-y-a-une-vie-apres-la-defaite/" target="_blank">des mouvements à <em>La Provence</em></a> avec le départ de nombreux journalistes profitant de la clause de conscience et de cession.</p>
<p>Cette fois-ci c&#8217;est la jeune chaîne de télé marseillaise, L.C.M., qui est reprise en main manu militari, estimée trop proche de Guérini pendant la campagne. Lors de la réunion de son Conseil d&#8217;administration qui s&#8217;est tenue aujourd&#8217;hui, c&#8217;est la direction de la chaine locale qui est dans la tourmente. Et, pour l&#8217;occasion, les proches du Maire UMP de Marseille ont décidé de faire le ménage. Il faut dire que ladite chaîne est détenue à 35% par la Caisse d&#8217;Epargne Provence-Alpes Corse, 10% par la Caisse nationale d&#8217;Epargne, dont l&#8217;ancien président n&#8217;est autre que Charles Milhaud, un proche de Jean-Claude Gaudin, élu sur ses listes dans le 5e secteur et fraîchement nommé Délégué aux relations économiques internationales&#8230; Reste aussi 15 % à <em>La Provence</em> du Groupe Hersant dans le capital de L.C.M., la messe est dite !</p>
<p>Ainsi donc, Pierre Boucaud est débarqué sans ménagement, malgré ses relations privilégiées avec le fils Lagardère.<!--more--></p>
<p>Hervé Schlosser, directeur général de TéléToulouse et actuel directeur adjoint de LCM a été un temps envisagé pour le remplacer. Plus simple et plus efficace, dans la grande famille de mes soutiens : je demande un ami qui m&#8217;a soutenu durant la campagne électorale, je demande le plus populaire, je demande le plus fidèle, je demande un ancien élève de la rue des Bons-Garçons&#8230; C&#8217;est votre dernier mot ? Allez, le préféré des ménagères de moins de 50 ans sur TF1 ?  Jean-Pierre Foucault lui même, qui de président devient Président Directeur-Général !</p>
<p>L&#8217;actuel directeur de l&#8217;information et des programmes, Donat Vidal-Revel, deviendrait directeur général délégué.</p>
<p>Ce jeudi matin, le nouveau P D-G doit rencontrer la rédaction, mais l&#8217;annonce de ses changements a<br />
provoqué une certaine effervescence chez les jeunes journalistes de la rédaction en fin d&#8217;après-midi.</p>
<p>Par ailleurs, on peut noter que la vidéo de soutien que Jean-Pierre Foucault a enregistré durant la campagne électorale pour soutenir Jean-Claude Gaudin a été judicieusement et soigneusement supprimé de Dailymotion. La preuve :</p>
<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/04/dailymotion-foucault.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-223" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/dailymotion-foucault.jpg?w=400" alt="" width="400" height="310" /></a></p>
<p>Vous pouvez aussi <a href="http://www.lepost.fr/video/2008/02/25/1103751_jean-pierre-foucault-gaudin-n-a-qu-un-seul-moteur-c-est-marseille.html" target="_blank">cliquer sur ce lien</a>.</p>
<p>Faisons donc les comptes : Guy Philip, ancien directeur de la communication de Jean-Claude Gaudin à la Région et à la Ville, est confirmé comme directeur général du Groupe Hersant Media dans le sud, nouveau propriétaire de La <em>Provence</em>, <em>Nice </em>et <em>Var-Matin</em>, entre autres. Hedi Dahmani, directeur des rédactions marseillaises de <em>La Provence</em>, fier d’avoir permis au directeur de la Société des Eaux, fervent supporter du maire U.M.P. de jouer les rédacteurs en chef d’un jour se prend à rêver <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/04/03/la-gauche-a-marseille-apres-les-municipales-de-2008-oui-il-y-a-une-vie-apres-la-defaite/" target="_blank">(lire l&#8217;article)</a>.</p>
<p><em>Marseille l’Hebdo</em> , qui est dans le collimateur de l’Hôtel de Ville sera assurément la prochaine cible. On parle de le transformer en supplément féminin de <em>La Provence</em>, manière de vérouiller ses journalistes trop politiquement indépendants.</p>
<p><em>L.C.M.</em> qui vient de tomber dans l&#8217;escarcelle des proches et fidèles de Jean-Claude Gaudin.</p>
<p><em>France 3 Mediterranée</em>, qui a reçu pendant la campagne une mise en demeure du CSA, après avoir diffusé un reportage injurieux sur Jean-Noël Guérini et organisé un débat, sur l&#8217;insistance du maire UMP sortant, dont le tirage au sort de l&#8217;ordre de passage des candidats était si secret que jean-Noël Guérini à quitté le plateau avant même la prise d&#8217;antenne&#8230;</p>
<p>Le compte est bon ! Hormis <em>La Marseillaise</em>, la quasi totalité de la presse locale est donc passée presque officiellement sous la férule de l&#8217;Hôtel de ville. Et dire que la Presse écrite est, dit-on, dans un piteux état, perdant chaque jour un peu plus de lecteurs, l&#8217;information sur Internet a de beaux jours devant elle&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La gauche à Marseille après les municipales de 2008. Oui, il y a une vie après la défaite.]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/04/03/la-gauche-a-marseille-apres-les-municipales-de-2008-oui-il-y-a-une-vie-apres-la-defaite/</link>
<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 10:35:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/04/03/la-gauche-a-marseille-apres-les-municipales-de-2008-oui-il-y-a-une-vie-apres-la-defaite/</guid>
<description><![CDATA[Les faits sont têtus, disait l’autre. Concédons lui alors le mot et appelons un chat un chat : le 16]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a title="bulletins-de-vote.jpg" href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/bulletins-de-vote.jpg"><img class="alignleft" style="border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/bulletins-de-vote.jpg" border="1" alt="bulletins-de-vote.jpg" hspace="12" vspace="12" width="237" height="286" align="left" /></a><strong>Les faits sont têtus, disait l’autre. </strong>Concédons lui alors le mot et appelons un chat un chat : le 16 mars, malgré un score inespéré il y a six mois, la gauche marseillaise a été défaite.</p>
<p>Qu’un secteur bascule, avec un score bien plus maigre que ne laissaient espérer les chiffres du premier tour, ne change rien à l’affaire. Quatre a quatre, cela ne fait pas un match nul, car au Conseil municipal, il y a bien 51 élus de droite et 49 de gauche.</p>
<p>Ceux qui souhaitaient –le mot est faible—tourner la page Gaudin en seront pour leurs espoirs déçus. Alors, au moment où l’on s’aperçoit que la vague est venue mourir à quelques encablures du succès, revenons un peu sur ce qui s’est passé. Déjà, les commentateurs zélés posent leurs caméras vers d’autres horizons, zappant la bataille de Marseille.</p>
<p>Bonjour tristesse journalistique ! On célèbre le joli mois de mai avec des semaines d’avance, on s’extasie devant Sainte Carla qui ressuscite le petit Nicolas, on joue le congrès P.S. avant même qu’il n’ait commencé, on découvre la crise bancaire et les déficits pour ne pas parler pouvoir d’achat… Le train–train, quoi…</p>
<p><strong> Presse locale : vous avez dit routine ?</strong><br />
Pendant ce temps là, 41 journalistes ont décidé de quitter <em>La Provence</em>, profitant de cette merveille qu’est la clause de cession. Et le chiffre pourrait encore augmenter…</p>
<p>Dans le même temps, un certain Guy Philip, ancien dir-com’ de Jean Claude Gaudin à la Région et à la Ville, est confirmé comme directeur général du Groupe Hersant Media dans le sud, nouveau propriétaire de ladite <em>Provence</em>, <em>Nice </em>et <em>Var-Matin</em>, entre autres. Vous avez dit influence ? Non, routine, répond l’écho…<!--more--></p>
<p>Et un certain Hedi Dahmani, directeur des rédactions marseillaises de <em>La Provence</em>, fier d’avoir permis au directeur de la Société des Eaux, fervent supporter du maire U.M.P. de jouer les rédacteurs en chef d’un jour se prend à rêver. Ce rescapé de la presse people mais aussi compagnon d’infortune de Michel Butel, qui lança, naguère, « <em>L’autre journal</em> » où Marguerite Duras faisait des gammes, se fait fort, grâce à ses relations parisiennes, d’avoir de vraies pointures pour endosser le costume de red’ chef occasionnel. Ainsi, il pensait inviter Jean–Claude Izzo. Silence de mort parmi les journalistes. Il est vrai qu’au moment où Izzo s’en est allé, Dahmani ne savait peut-être pas réellement où était Marseille.</p>
<p>Autre sujet d’affrontement à venir, dans la petite cour locale du journalisme, attendons de voir comment les fiers à bras qui entourent le maire de Marseille réagiront face à la petite chaîne Marseille, <em>L.C.M.</em>, accusée d’avoir roulé contre le pouvoir local.</p>
<p>La question se posera aussi pour « <em>Marseille l’Hebdo</em> », qui n’est pas réellement en odeur de sainteté à l’Hôtel de Ville. L’astuce sera de dire qu’il faut renforcer le journal en lui donnant un orientation plus féminine… C’est du moins ce que suggère le PDG pour forcer une nouvelle vision…</p>
<p>Et hop… ! <em>France 3 Mediterranée</em>, qui a eu l’insigne privilège de recevoir une mise en demeure du CSA, après la diffusion d’un reportage injurieux sur Jean-Noël Guérini n’aura pas ce genre de souci… Vous avez dit routine, commentera l’observateur pressé d’un univers médiatique fatigué… Non, influence, répond l’écho…</p>
<p><strong> Questions en vrac</strong><br />
Il est temps de tourner d’autres pages. Celle de cet autre regard, par exemple. Qui a quand même laissé glissé trop d’encre affective au cours des derniers mois. Marseille, cap 2014, c’est l’objectif. Il faut néanmoins revenir sur certains détails du scénario qui s’achève en ce mois de mars 2008.</p>
<p>Tout n’a quand même pas été parfait dans la « belle campagne » de la gauche. De coup en coup, la machine a avancé.</p>
<p>Ce n’était pas que du bluff. La preuve ? La gauche est majoritaire dans huit arrondissements (1er, 2e, 3e, 5e, 11e, 13e, 14e, 15e).  Avec des scores allant de 50,51 dans le 5e, fatal à la victoire du champion de la gauche, à 60% dans le 1er. On pourrait ajouter dans le paquet cadeau de la défaite le 15e, où l’élection de Samia Ghali le 9 mars, laisse une gauche rassemblée à 49,74% des voix. Comptez ! Avec ça, à Lyon ou Paris, sans secteurs mais  avec les seuls arrondissements, la gauche l’aurait emporté. Sacré Pasqua ! Il reste le maître du découpage électoral sur mesure…</p>
<p>Dessinez une carte, et vous verrez là une ville coupée en deux, avec ses poches de pauvreté, ses lambeaux de mémoire ouvrière, ses zones d’influence socialiste et ses beaux quartiers, fiefs des jupes plissées et des costards qui tombent à la perfection.</p>
<p>Car il faut aussi regarder autre chose dans cet ébahissement qui a saisi certains hommes et femmes de gauche au terme de six mois de campagne…</p>
<p>Le piteux 33% (Franceschi plus Bennahmias) dans le 8e, avec une extrême gauche à 5,54%. Le piètre 39,91% du 12e, tombé à droite pour une poignée de voix en 1995 et désormais bastion de l’U.M.P. Robert Assante.</p>
<p>Ou encore l’inexplicable 53,10% de la droite dans le 4e ? Enfin, inexplicable… Façon de parler. Sans doute trop facilement compréhensible, le truc… Des quartiers dont Bruno Gilles a fait son pré carré et où les élus de gauche n’ont visiblement pas assez fait montre de leur présence depuis des décennies.</p>
<p>La remarque vaut aussi pour le 10e, où la droite est à 54% ! Fermons les yeux d’effroi face aux 62% de Teissier dans le 9e, pour maudire ceux qui, au P.S., jouent depuis des années avec les candidats et désespèrent les électeurs. Hier, un neveu de Charles-Emile Loo, un jour une femme, le lendemain, une femme verte, le surlendemain, une candidate de la diversité, pour arriver, en bout de course, à l&#8217;ex-tête de liste de 2001… Quelle audace ! Quelle imagination ! Quel gâchis !</p>
<p>Ensuite, additionnez les talents de conseillers généraux brillamment élus en 2004. Ecochard, Olmeta, Zeitoun, Rouzaud, Carlotti… Et cela vous offre une mairie à la droite dans les 4/5&#8230;Vous avez dit bizarre ? Qu’ils nous rassurent, qu’ils usent leurs semelles, pas seulement lors des rituelles campagnes électorales. Qu’ils nous prouvent que la présence sur le terrain, l’écoute, le dialogue, c’est eux, rien qu’eux, nul autre qu’eux…</p>
<p>Il faudra aussi que la gauche, qui s’est démenée en agitant beaucoup d’idées et en agitant les symboles – un intello à Euromed, que c’est audacieux ! Une beurette 1ere adjointe, que c’est gonflé ! -, mais l’agitation est-elle une politique ? C’est en ayant prise sur le réel, au quotidien, que l’on fait bouger les choses. Pas en distribuant des images pieuses pour le bon peuple laïc. Il veut qu’on lui parle, qu’on lui dise, qu’on l’entende ! Car ces élus, qui sont de bons gestionnaires, cumulent sûrement trop les mandats et oublient un peu, souvent, qu’ils sont la grâce de la volonté du peuple, et qu’il est facile, même ingrat, que l’usage du bulletin les congédie à la moindre contrariété.</p>
<p>D’accord, tout cela a fait bouger les lignes. C’est bien. Qu’en restera-t-il une fois les promesses d’un introuvable printemps laminées par le temps qui passe ?</p>
<p>Il y a une vie après le défaite.<br />
Il y a même un espoir.<br />
Jean-Noël Guérini a eu l’immense mérite de le faire vivre.</p>
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