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	<title>fatma-ben-saidane &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "fatma-ben-saidane"</description>
	<pubDate>Thu, 31 Dec 2009 22:39:48 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Making off de Nouri Bouzid]]></title>
<link>http://moustaches.wordpress.com/2009/01/24/making-off-de-nouri-bouzid/</link>
<pubDate>Sat, 24 Jan 2009 18:28:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Un groupe de jeunes gens hilarants. Le décor signale une ville portuaire, le rythme saccadé d&#8217;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Un groupe de jeunes gens hilarants. Le décor signale une ville portuaire, le rythme saccadé d&#8217;une musique Rap, démonstration de danse, provocation et jeux de mots. </span>Bahta (24 ans) et ses amis danseurs prennent l’embarcadère pour se mesurer en break dance  à une équipe adverse.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">À bord, Bahta aperçoit Souad, la fille dont il est amoureux, accompagné de sa petite sœur zaineb, ils discutent ensemble et  il offre une petite figurine en fil de fer à la petite fille.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">En descendant du bac, Bahta abandonne Souad et s’en va avec ses amis danseurs pour s’exercer encore une fois à la danse. Dans le passage souterrain de la gare, ils dessinent des graffitis au mur, et commencent le spectacle. En pleine démonstration, les flics les traquent et les dispersent. Bahta  est sauvé par son cousin Rezgui agent de police en uniforme.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Une fois rentré, il retrouve sa mère entrain de préparer le déjeuner, il l’embrasse et la taquine (joue avec elle et la fait danser), son père arrive, il les surprend entrain de faire des pirouettes. Énervé, le père lui reproche sa frivolité et se plaint de son comportement enfantin et immature. Exaspéré, Bahta rejoint Monji le passeur, ils discutent  à propos de son départ clandestin « brûlure » pour l’Europe.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il va à la rencontre de Souad, énervée parce qu’il lui a interdit de venir avec lui et ses amis voir la démonstration de danse, elle le laisse tomber et repart avec ses copines, Bahta demande alors à son petit frère de la suivre et de la surveiller. </span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">La nuit tombée, Il se retrouve avec son groupe d’amis, l’un deux a volé un sac, une dispute éclate. Bahta rentre à la maison, une fois arrivé, sa mère lui demande de sortir la poubelle, il refuse de le faire et se dispute avec sa grande sœur. Il se faufile dans la chambre de son grand père, déjà endormi, et essaie de lui dérober ses économies cachées sous l’oreillette, son père le prend en flagrant délit et le bat à coups de ceinture, sous le regard réprobateur de sa mère.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Le lendemain matin Bahta se retrouve avec ses amis au café devant le poste de télévision, il vit avec ses amis la chute de Bagdad, réagit à l’escalade de la violence et s’emporte; c’est à ce moment-là que son petit frère l’informe qu’il a vu Souad avec un « type bien ». Hors de lui, Bahta sort dans la rue dénoncer avec violence la trahison de Souad, il se dirige vers la maison de cette dernière  pour s’expliquer avec elle, une foule se forme, les policiers arrivent, Bahta est arrêté et conduit au poste de police, seule la garantie de son cousin policier lui donne une dernière chance. Le jeune homme se réfugie chez son sauveur pour échapper à la colère de son père.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Le lendemain, Bahta déguisé en policier, surprend tout le monde au café, Il exploite leur peur de l’un   iforme pour les impressionner, sortit du café, il accoste une prostituée, la ramène chez lui et la présente à son grand père, là la fille essaye de séduire l’octogénaire, celui-ci s’emballe par la jeune blonde et Bahta profite de la situation et lui dérobe son argent caché. Scandalisée la maman chasse la fille de joie et réprimande son fils. Ce dernier récupère l’argent in extremis, et prend la fuite par la terrasse pour échapper aux flics qui frappent à la porte.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">La nuit tombée, dans le port de Rades, Bahta se saoule et commence à  chanter le rap et exprime son désir de partir pour étudier la danse dans l’autre monde, de l’autre coté de la mer. <span style="color:#000000;">Il passe la nuit dans le port.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify">
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Ayant remarqué ses dérives, deux étudiants intégristes Ghazi et Bilel habitués du café du coin avaient poursuivi Bahta depuis un certain temps. Ils finissent par l’attirer dans leurs filets. Les deux hommes « engagés » le ramènent chez Abdou sculpteur de pierres tombales, quinquagénaire, qui l’emploie comme aide et le loge dans l’atelier attenant à la vieille petite maison où il vit avec sa jeune femme voilée et ses deux petite. </span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Abdou l’accueille, le paterne et le prend en charge mais impose un respect dont Bahta n’a pas l’habitude.  Il lui demande de corriger son langage ponctué d’injures et de gros mots.  Il commence par l’éloigner de la danse qu’il considère comme l’œuvre de Satan ensuite il lui apprend à se conduire comme un musulman modèle et respectueux.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il lui propose de l’argent, Bahta refuse, mais ce dernier réussit à le manipuler et lui donne l’argent dont il a besoin pour le passeur (el harka). </span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il se dirige vers Monji, ce dernier lui dit que tout est tombé à l’eau et refuse de lui rendre son argent. Bahta s’énerve et l’injure, Monji aidé par deux autres pécheurs le battent et le jettent à l’eau. </span></span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Bahta sombre dans la déprime en voyant ses rêves de danseur s’envoler quand il apprend que le projet de départ va tarder.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Ne sachant où aller, il retourne chez son parrain. Abdou exploite cette crise pour aiguiser la haine du jeune homme.  Il commence à l’endoctriner, et lui faire un lavage de cerveau, en lui promettant  un statut de martyre. Il s’attaque avec familiarité à tout ce qui fait la personnalité de Bahta.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Bahta entre petit à petit dans une sorte d’ascétisme. Aidé par les deux étudiants Ghazi et Bilel, Abdou l’initie à l’intolérance, au rejet des autres, ennemis de dieux. Il le met à l’épreuve. Bahta  y trouve une réponse à sa crise. Bahta suit Abdou partout. Il l’accompagne dans ses sorties de livraison dans les cimetières, Bahta s’habitue et commence à accepter la mort comme moyen d’accéder à la vie, ( à mériter cette mort, à sacrifier sa vie à « la cause de dieux »).</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">C’est à ce moment-là  que<span style="color:#ff0000;"> </span>Lotfi Ebdelli l’acteur qui joue Bahta s’arrête de jouer.  La caméra recule, pour découvrir l’équipe de tournage. Un conflit éclate entre le réalisateur et l’acteur. Le débat prend vite une forme de violence, Lotfi sort poursuivi de<span style="color:#ff0000;"> </span><span style="color:#000000;">Afef</span> Ben Mahmoud l’actrice qui joue Souad sa petite amie, toute l’équipe reste stupéfaite, le réalisateur en sort abattu, désespéré.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Ne supportant pas d’être considéré comme un dégonflé, Bahta retourne chez Abdou pour l’informer qu’il est prêt à tout. Bahta est transféré dans une ferme loin de Tunis. Les deux étudiants l’emprisonnent dans une ancienne  raffinerie de vin  délabrée et  filent.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il se retrouve seul, abandonné dans cette ferme et enfermé dans cet immense entrepôt. Plusieurs jours passent, Bahta ne supporte plus d’être enfermé, il se met à explorer tous les endroits pour trouver une sortie mais en vain. Après une crise violente, ses efforts multipliés aboutissent, il sort et s’enfuit en courant.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il rentre à la maison, Hlima, sa mère, désespérée, le prend dans ses bras et éclate en sanglot. Après avoir mangé, Bahta lui parle de son projet de martyre. Choquée, la mère laisse exploser ses sentiments dans un moment pathétique et traite de tous les noms ceux qui l’ont embrigadé. Il la laisse dans sa crise et prend la fuite par les terrasses. Il se dirige vers les anciennes ruines où il a caché un gilet d’explosifs. Souad le rejoint, elle découvre Bahta portant le gilet de bombe. Choquée à son tour, elle le regarde <span style="color:#000000;">désarçonnée</span>, et essaye de le raisonner mais en vain, il la laisse et s’enfuit, en détresse.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">De son côté, la mère affolée, alerte tous les voisins et s’effondre en pleurs devant la maison.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">La chasse de Bahta s’intensifie, La police  d’un côté, les intégristes de l’autre. Souad, le petit frère de Bahta et ses amis danseurs les rattrapent alors qu’ils se dirigent vers l’entrepôt des containers. Bahta est vite repéré, la police le prend en chasse. Il saute d’un container à l’autre, et échoue devant les armes qui le menacent. Bahta saute, la bombe éclate. Bahta est mort. Les visages des danseurs semblent porter une colère étrange, mal réprimée. </span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Comédiens à leurs risques et périls]]></title>
<link>http://moustaches.wordpress.com/2008/05/27/comediens-a-leurs-risques-et-perils/</link>
<pubDate>Tue, 27 May 2008 18:42:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le cinéma écrit Daniel Serceau « n’est pas seulement un spectacle, ni un discours qu’il suffirait d’]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="margin-bottom:0;"><span style="font-size:medium;">Le cinéma écrit Daniel Serceau « n’est pas seulement un spectacle, ni un discours qu’il suffirait d’expliciter, mais la mise en condition fictive d’une expérimentation s’opérant par le truchement du spectacle et au moyen d’une activité psychique au sein de laquelle l’émotion et la suggestion jouent un rôle essentiel. Nous pensons, continue t-il à dire que la fascination exercée par les « histoires » vient de ce que le sujet s’y saisit lui-même comme objet dans sa relation avec le monde extérieur et les difficultés existentielles qui en naissent. »(</span><sup><span style="font-size:medium;"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></span></sup><span style="font-size:medium;">). Et si le sujet (le spectateur du cinéma mais aussi du théâtre) s’y retrouve ainsi saisi ce n’est pas uniquement grâce au système spectatoriel, qui -nous le savons tous- est construit à cette fin, mais surtout parce que toute histoire, tout récit est incarné par des personnages en situation. Finalement ce qui permet de mettre le spectateur dans un procès d’expérimentation, où ses propres structures mentales, ses ressources affectives sont sollicitées jusqu’au bouleversement, c’est la présence de ces comédiens et acteurs qui incarnent, en chair et en os, toue expérience et tout sentiment. Cette assertion, j&#8217;en conviens n’est pas plus qu’une vérité élémentaire. Pourtant pas suffisamment affirmée sous nos cieux !  Avons -nous, en effet,  suffisamment dit, tant bien que mal, que ce sont les comédiens et acteurs tunisiens qui ont fait le succès et la qualité de ces nombreuses pièces théâtrales, de ces nombreux films que nous avons tant aimés ? Avons -nous suffisamment mesuré l’ampleur de la générosité de nos comédiens et acteurs, ceux -là même qui pour une pièce de Jaibi ou un film de Bouzid répètent inlassablement des mois et des mois, voire plus. Bien sur ils font leur métiers, mais dans quelles conditions, pour quelle rémunération, et pour quelle considération ? Quelle est la juste valeur, matérielle et morale, qui revient à ces hommes et ces femmes qui osent incarner nos désirs, nos fantasmes, mais surtout nos douleurs et nos failles ? Ma pensée se penche  surtout sur ces comédiens qui incarnent des personnages extrêmes et pour prendre un exemple récent, je pense à Salha Nasraoui, Besma El Ech et Mohamed Ali Jemaa qui prêtent leur corps, leur voix et leur âme aux marginaux de Jounoun (la fille de joie, l&#8217;handicapée et le fou). <span style="font-size:medium;">Et puis cette merveilleuse actrice de <em>Tendresse des Loups</em> de Jilani Saâdi, Anissa Daoud, qui ose, dans ce contexte arabo-musulman fort crispé, incarner une entraîneuse de cabaret qui de surcroit se fait violer! </span>Leur performance les fait-elle accéder, comme ailleurs, en Europe mais aussi en Égypte, à un statut privilégié qui les met à l’abri du besoin matériel et de la médisance des petites mentalités ? C’est  que, il faudrait qu’on se le dise, en Amérique, en Europe, ou en Égypte, les comédiens, ceux qui incarnent les personnages les plus emblématiques et symptomatiques de leur société ne sont pas exposés aux aléas du risque de la confusion entre ce qu’ils jouent sur les planches ou à l’écran avec ce qu’ils sont dans la réalité. Et pour pousser le raisonnement jusqu’au bout, si la Jodie Foster de « The accused » voyageait, non pas dans la première classe des plus prestigieuses compagnies aériennes, mais en faisant de l’auto-stop aux camionneurs, il y ait de forte chance qu’elle se fasse agressée !    C’est dire qu’ailleurs ce métier fort exigent et qui expose tant ses adeptes, nourrie dans ses mécanismes internes et ses rouages fonctionnelles les conditions nécessaires pour la protection des siens. Mais qu’en est-il chez nous ? L’exemple des aînés ne me rassure guère, et le sort réservé à tous ces diplômés de l’ISAD ( Institut Supérieur des Arts Dramatiques) est préoccupant ! </span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-size:medium;">Le fait que le comédien de théâtre recommence sans cesse à zéro, que sa compétence, sauf exception, ne lui fait pas accéder à une échelle plus élevée, que le chômage, les cachets dérisoires le guettent, sont autant de motifs de préoccupations. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-size:medium;">Le comédien tunisien se voue à cette profession/passion à son corps défendant, à ses risques et périls. Comédiens sur les planches, pour que nous autres s’y retrouvons, ils incarnent dans leur propre existence leur déraisonnable amour de la vie ( c’est-à-dire de l’émotion) et  l&#8217;ingratitude quasi généralisée d&#8217;une société tunisienne si peu soucieuse de la chose de l&#8217;art et de l&#8217;esprit. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="font-size:medium;">Ayant, moi-même réalisé deux courts métrages, j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de connaître de plus près quelques -uns de ces acteurs exceptionnels que sont Fatma Ben Saîdane, Jamel Madani, Slah M&#8217;Saddek, Hassen Hermess ou encore Sondos Belhassen et de côtoyer également quelques jeunes à l&#8217;instar de Néjoua Souhir et de Hager Hamouda. Et je garde de cette collaboration une immense joie et une grande gratitude. Ces acteurs incarnent à mes yeux le talent, la sensibilité et la générosité et ils appartiennent à cette grande famille des comédiens tunisiens  dont le parcours pourrait à lui seul esquisser une poétique du sacrifice et faire réfléchir à l’éthique de l’art et de la vie.</span></p>
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<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a> ) Daniel Serceau, Le désir de Fictions, ed. Dis, Voir, 1987</p>
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</div>]]></content:encoded>
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