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	<title>freres-coen &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "freres-coen"</description>
	<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 00:19:03 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Burn After Reading]]></title>
<link>http://lalydo.wordpress.com/2009/10/22/burn-after-reading/</link>
<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 11:58:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>lalydo</dc:creator>
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<description><![CDATA[Et oui, pour l&#8217;instant nous nous tenons à ce que nous avons dit et nous avons de nouveau regar]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Et oui, pour l&#8217;instant nous nous tenons à ce que nous avons dit et nous avons de nouveau regardé un film.</p>
<p><strong>Burn After Reading</strong></p>
<p>L&#8217;histoire : Osbourne Cox (<a title="Bio Malkovich" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Malkovich" target="_blank">John Malkovich</a>) est un agent de la CIA qui se voit être changé de poste suite à des problèmes de boisson.<strong> </strong>Vexé, il annonce à sa femme (<a title="Bio Swinton" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tilda_Swinton" target="_blank">Tilda Swinton</a>)  qu&#8217;il a démissionné<strong> </strong>et qu&#8217;il va écrire ses mémoires. Cette dernière, sur conseil de son avocat, fouille dans les comptes bancaires de son mari avant de demander le divorce, afin que lorsque ce moment sera venu, il ne puisse pas lui cacher de l&#8217;argent. Elle veut divorcer pour vivre pleinement sa relation avec Harry (<a title="Bio Clooney" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Clooney" target="_blank">George Clooney</a>), un homme marié, qui lui même entretient une relation avec Linda (<a title="Bio McDormand" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Frances_McDormand" target="_blank">Frances McDormand</a>), qu&#8217;il a rencontré sur un site de rencontres. Celle-ci travaille dans une salle de gym et ne pense qu&#8217;à une chose : ses opérations de chirurgies esthétiques. Pour cela, il lui faut une forte somme d&#8217;argent qu&#8217;elle croit pouvoir gagner facilement lorsque Chad (<a title="Bio Pitt" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Brad_Pitt" target="_blank">Brad Pitt</a>), son collègue met la main sur un CD avec des informations cryptées, sur lequel apparait le nom de Cox. Ils tentent de revendre ces éléments aux russes. Ce CD, les mémoires d&#8217;Osbourne, est volé par sa femme qui pensait faire la main basse sur les économies de son mari! S&#8217;ensuivent un tas de quiproquos et de situations burlesques.</p>
<p>C&#8217;est le treizième film de <a title="Bio Frères Coen" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joel_et_Ethan_Coen#Longs_M.C3.A9trages" target="_blank">Joel et Ethan Coen</a>, juste après l&#8217;oscarisé <a title="No country For Old Men" href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=110096.html" target="_blank">No Country For Old Men</a>. Comme souvent dans leurs films, ils signent ici un film qui mêle le tragique et le comique. Nous nous retrouvons face à des crétins, gentils, mais qui sont pleinement égoîstes et qui agissent en ne pensant qu&#8217;à eux, d&#8217;où les catastrophes qui s&#8217;ensuivent.</p>
<p>Je ne peux pas dire ici ( bien que je n&#8217;ai pas tout vu d&#8217;eux et encore moins No Country&#8230;) que ce film restera dans les annales. Il est très long à ce mettre en route (au moins la moitié du film) et du coup, on a un peu de mal à accrocher. Il vrai que pour mettre l&#8217;action en place, le film est obligé de nous présenter tous les personnages et les liens qui les lient. Car, en effet, d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre, ils sont tous liés par un autre personnage, un lieu, un objet&#8230; De plus, on ne s&#8217;attache pas aux personnages malgré leur bêtise et leur arrogance. Les situations données sont cocasses entre la froideur et l&#8217;expérience de la CIA, qui n&#8217;hésite pas à faire disparaître des corps , et la chaleur et la bêtise des employés du club de gym, qui se lancent dans de l&#8217;espionnage de pacotille. Certaines scènes sont très drôles et très bien menées (surtout!) par des acteurs qui signent de magnifiques performances. Ils sont très bien dirigés et campent bien leurs personnages, notamment George Clooney (en parfait abruti qui entretient plusieurs relations mais qui s&#8217;effronde quand sa femme veut le quitter), Brad Pitt (en niais accro du sport qui se prend pour un super héros) et Frances McDormand (en femme un peu écervelée qui ne voit que par sa chirurgie esthétique pour refaire sa vie). Ils sont drôles, on rit de leurs niaiserie et on croit en leurs personnages. C&#8217;est vraiment pour eux qu&#8217;il faut voir le film!</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-136" title="burnafterreading_8" src="http://lalydo.wordpress.com/files/2009/10/burnafterreading_8.jpg?w=203" alt="burnafterreading_8" width="203" height="300" /><strong>Burn After Reading</strong></p>
<p><strong>Année de production</strong> : 2008</p>
<p><strong>Pays de production</strong> : Etats-Unis</p>
<p><strong>Réalisateurs</strong> : Joel et Ethan Coen</p>
<p><strong>Acteurs</strong> : John Malkovich (Osbourne Cox) &#8211; Tilda Swinton (Katie Cox) &#8211; George Clooney (Harry Pfaffer) &#8211; Brad Pitt (Chad Feldheimer) &#8211; Frances McDormand ( Linda Litzske)</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/m_VZ5up4U9g&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/m_VZ5up4U9g&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://lalydo.wordpress.com/files/2009/10/1-fleur1.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-506" title="1 fleur" src="http://lalydo.wordpress.com/files/2009/10/1-fleur1.jpg?w=150" alt="" width="105" height="27" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[O'Brother                  (Titre original : O Brother, Where Art Thou ? )]]></title>
<link>http://lescritiquesdeludovic.wordpress.com/2009/10/05/obrother-titre-original-o-brother-where-art-thou/</link>
<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 16:47:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>lescritiquesdeludovic</dc:creator>
<guid>http://lescritiquesdeludovic.wordpress.com/2009/10/05/obrother-titre-original-o-brother-where-art-thou/</guid>
<description><![CDATA[Dans le Mississippi profond, pendant la Grande Depression. Trois prisonniers enchainés s&#8217;évade]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:left;">Dans le Mississippi profond, pendant la Grande Depression. Trois prisonniers enchainés s&#8217;évadent du bagne : Ulysses Everett McGill, le gentil et simple Delmar et l&#8217;éternel râleur Pete. Ils tentent l&#8217;aventure de leur vie pour retrouver leur liberté et leur maison. N&#8217;ayant rien à perdre et unis par leurs chaînes, ils entreprennent un voyage semé d&#8217;embuches et riche en personnages hauts en couleur. Mais ils devront redoubler d&#8217;inventivité pour échapper au mysterieux et rusé shérif Cooley, lancé à leur poursuite&#8230;</p>
<p style="text-align:left;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/JvJ_5a6GHnE&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/JvJ_5a6GHnE&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<div>
<p><span style="text-decoration:underline;"><em>Et voici la critique tant attendu de Ludovic :</em></span></p>
<p>Pour ma première crtique de film sur ce blog, je tiens à présenter à ceux qui me liront (Et mon dieu, j&#8217;espère qu&#8217;il y en aura) un de mes films préférés : <strong>O&#8217;Brother</strong>.</p>
<p>Tout commence il y a maintenant 9 ans, mon père décide, suite à une des nombreuses boulettes qu&#8217;il a comises, de m&#8217;emmener dans le plus bel endroit du monde : <strong>Au cinéma</strong>.</p>
<p>Malheureusement, Il n&#8217;y avait pas forcément de grosses affiches ou de films à faire regarder à un adolescent mais voilà l&#8217;ami Georges Clooney a mit son grain de sel&#8230;En effet, l&#8217;homme qui arrive a donner un orgasme à une femme sans même la toucher jouait à l&#8217;époque dans la fabuleuse séries TV dont je suis fan &#8221; <strong>URGENCES</strong>&#8220;. Et me voilà parti à vendre le film à mon père dont je connaissais même pas le synopsis.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>- Papa tu connais pas George Clooney mais&#8230;c&#8217;est le Dr Doug Ross dans la série Urgences !!!</strong></p>
<p>Encore il aurait fallu qu&#8217;il connaisse Urgence&#8230;Dès les premieres minutes, ce film m&#8217;a conquit par son immense paysage qu&#8217;est le Mississippi. Nos trois protagonistes s&#8217;évadent de prison pour retrouver le fameux trésor caché de Ulysse Everrett McGill (Georges Clooney). Pour l&#8217;aider dans sa quête, Ulysse sera aidé du rebelle Pete (John Turturro : mais si vous connaissez : Transformer 1 et 2, The big Lebowski et Rien que pour vos cheveux) et du gentil Delmar (Tim Blake Nelson : Mon beau père, mes parents et moi / L&#8217;incroyable Hulk&#8230;).</p>
<p>Dans cette aventure tiré librement de l&#8217;Odyssé de Homer, les différentes péripéties ( les belles sirènes, le klux klux klang&#8230;) de nos héros se réveleront trés drôles et ce malgré que l&#8217;on touche à des points sensibles : le racisme ( Bah oui même Barack Obama n&#8217;aurait pas eu autant de succès à l&#8217;époque) et la pauvreté.</p>
<p>Au niveau du casting, de la réalisation et de l&#8217;écriture, je n&#8217;ose même pas critiquer ( Et là vous vous dîtes : Ludovic pourquoi nous parler de film alors ? Ou même : Pourquoi ouvrir un blog sur la critique si tu critiques pas ?). Les frères Coen ont reussis leur coup en adaptant un livre qui peut paraître pour certain pompeux voir soporyfique.</p>
<p>Mais le vrai succès du film réside dans la musique &#8221; I&#8217;am a man of constant sorrow &#8221; qui vaut rien que pour ça le visionnage.</p>
<p>Concernant George Clooney, mon père n&#8217;a pas su qui il était dans le film&#8230;Décidement Mr Nespresso est gardé en souvenir que par les femmes&#8230;</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les Oscars et Moi: 2007]]></title>
<link>http://lagene.wordpress.com/2009/08/25/les-oscars-et-moi-2007/</link>
<pubDate>Tue, 25 Aug 2009 11:57:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pédé</dc:creator>
<guid>http://lagene.wordpress.com/2009/08/25/les-oscars-et-moi-2007/</guid>
<description><![CDATA[En 2007, le meilleur film de l&#8217;année selon les Oscars: NO COUNTRY FOR OLD MEN Pourquoi ça a ga]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>En 2007, le <strong>meilleur film</strong> de l&#8217;année selon les Oscars:</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2069" title="nocountry" src="http://lagene.wordpress.com/files/2009/08/nocountry.jpg" alt="nocountry" width="500" height="334" /></p>
<p style="text-align:center;"><strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0477348/" target="_blank">NO COUNTRY FOR OLD MEN</a></strong></p>
<p><strong>Pourquoi ça a gagné: <span style="font-weight:normal;">Parce que c&#8217;est un chef-d&#8217;oeuvre. Parce que c&#8217;est un grand thriller qui nous fait nous cramponner à notre siège, mais qu&#8217;on sent bien aussi que ça raconte des CHOSES, même si on a pas du tout compris quoi. Du coup, pas de scrupules à voter pour. Parce que <a href="http://www.imdb.com/character/ch0027247/" target="_blank">Anton Chigurh</a>, <em>friendo</em>.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight:normal;"> </span></strong><strong><span style="font-weight:normal;"><strong>Mon choix:</strong></span></strong></p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2070" title="80_therewillbeblood" src="http://lagene.wordpress.com/files/2009/08/80_therewillbeblood.jpg" alt="80_therewillbeblood" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align:center;"><strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0469494/" target="_blank">THERE WILL BE BLOOD</a></strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong>Pourquoi:</strong> Parce que ça évoque <a href="http://www.imdb.com/name/nm0000040/" target="_blank">Kubrick</a>, <a href="http://www.imdb.com/name/nm0000517/" target="_blank">Terrence Malick</a>, et <a href="http://www.imdb.com/name/nm0000080/" target="_blank">Orson Welles</a> période <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Citizen_Kane" target="_blank">Citizen Kane</a>. Et que ça soutient sans problème la comparaison. ET CRAC!</p>
<p style="text-align:left;"><strong>Meilleur Réalisateur:</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-2071" title="1200681895_3537" src="http://lagene.wordpress.com/files/2009/08/1200681895_3537.jpg" alt="1200681895_3537" width="500" height="375" /></p>
<p></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><a href="http://www.imdb.com/name/nm0001054/" target="_blank">Joel</a></strong><strong> &#38; <a href="http://www.imdb.com/name/nm0001053/" target="_blank">Ethan</a></strong><strong> </strong><strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Coen_brothers" target="_blank">Coen</a><a href="http://www.imdb.com/name/nm0000142/" target="_blank"></p>
<p></a><span style="font-weight:normal;">pour </span><a href="http://www.imdb.com/title/tt0477348/" target="_blank">No Country for Old Men</a></strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong>Pourquoi il a gagné:</strong> Parce que l&#8217;Académie fait parfois les choses bien, et n&#8217;attend pas que les génies soient séniles pour les récompenser.</p>
<p style="text-align:left;"><strong>Mon choix:</strong></p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2072" title="pta2" src="http://lagene.wordpress.com/files/2009/08/pta2.jpg" alt="pta2" width="500" height="364" /></p>
<div style="text-align:center;"><strong><a href="http://www.imdb.com/name/nm0000759/" target="_blank">Paul Thomas Anderson</p>
<p></a><span style="font-weight:normal;">pour <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0469494/" target="_blank">There Will Be Blood</a></strong></span></strong></p>
<p style="text-align:left;"><span style="font-weight:normal;"><strong>Pourquoi: <span style="font-weight:normal;">Parce qu&#8217;il n&#8217;a même pas 40 ans, et que ses ambitions semblent sans limites. Parce qu&#8217;il a le génie nécessaire pour les réaliser. Parce qu&#8217;il est délicieusement imprévisible:</p>
<p><em>Boogie Nights</em> -&#62; <em>Magnolia</em>-&#62; <em>Punch</em>-<em>Drunk</em> <em>Love</em>-&#62; <em>There Will Be Blood</em></span></strong></span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="font-weight:normal;"><strong>Meilleur Acteur:</strong></span></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-2073" title="therewillbeblood-3" src="http://lagene.wordpress.com/files/2009/08/therewillbeblood-3.jpg" alt="therewillbeblood-3" width="500" height="333" /></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><a href="http://www.imdb.com/name/nm0000358/" target="_blank">Daniel Day-Lewis</a></p>
<p></strong>dans <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0469494/" target="_blank">There Will Be Blood</a></strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong>Pourquoi il a gagné: </strong>Parce que même avec les yeux à moitié en face des trous, il est impossible de ne pas réaliser qu&#8217;il s&#8217;agit là d&#8217;une des performances les plus spectaculaires de l&#8217;histoire du cinéma. Parce qu&#8217;il se fait tellement rare que chacune de ses apparitions est un événemnt.</p>
<p style="text-align:left;"><strong>Mon choix:</strong></p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2074" title="80_daylewis" src="http://lagene.wordpress.com/files/2009/08/80_daylewis.jpg" alt="80_daylewis" width="500" height="331" /></p>
<p style="text-align:center;"><strong><a href="http://www.imdb.com/name/nm0000358/" target="_blank">Daniel Day-Lewis</a></p>
<p><span style="font-weight:normal;">dans</span> <a href="http://www.imdb.com/title/tt0469494/" target="_blank">There Will Be Blood</a></strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0327056/" target="_blank"></a><span style="font-weight:normal;"><strong>Pourquoi: <span style="font-weight:normal;">Parce que la puissance qui émane de lui dans ce rôle, qu&#8217;elle soit souterraine ou en éruption, semble presque surnaturelle. Parce qu&#8217;après, tous les autres acteurs ont l&#8217;air d&#8217;insectes.</span></strong></span></strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong><span style="font-weight:normal;"><strong> </strong></span></strong><strong><span style="font-weight:normal;"><strong>Meilleure actrice:</strong></span></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-2075" title="18676737" src="http://lagene.wordpress.com/files/2009/08/18676737.jpg" alt="18676737" width="320" height="480" /></p>
<p></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><a href="http://www.imdb.com/name/nm0182839/" target="_blank">Marion Cotillard</a></strong></p>
<p>dans <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0450188/" target="_blank">La Môme</a></strong></p>
<p style="text-align:left;"><a href="http://www.imdb.com/title/tt0195685/" target="_blank"></a><strong>Pourquoi elle a gagné: </strong>Parce que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Film_biographique" target="_blank">BIOPIC</a>!  Personnage célèbre! Edith Piaf! Maquillage et grimaces à gogo! Elle est méconaissable! C&#8217;EST Edith Piaf! (ou <a href="http://www.youtube.com/watch?v=f7fhkuNvXek" target="_blank">pas</a>) Parce que <em>what</em>? Elle est jolie <em>in real life</em>? <em>How Surprising</em>! Quelle actrice! Parce que personne n&#8217;a semblé réaliser que derrière les chansons (en play-back) qui font pleurer tout le monde et la montagne de maquillage qui fait tout le travail de composition, l&#8217;actrice est complètement interchangeable, tellement occupée à <strong>singer </strong>Piaf, que son apport artistique est minimal.</p>
<p style="text-align:left;"><strong>Mon choix:</strong></p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2076" title="80_christie" src="http://lagene.wordpress.com/files/2009/08/80_christie.jpg" alt="80_christie" width="400" height="422" /></p>
<p style="text-align:center;"><strong><a href="http://www.imdb.com/name/nm0001046/" target="_blank">Julie Christie</a></p>
<p></strong>dans <strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0491747/" target="_blank">Away From Her</a> (Loin d&#8217;elle)</strong></p>
<p style="text-align:left;"><span><strong>Pourquoi: </strong></span><span style="font-weight:normal;">Parce que contrairement à la cruche susmentionnée, elle sait que le travail d&#8217;un acteur n&#8217;est pas que surface, et que parfois <em>less is more</em>. Parce que son jeu lumineusement sobre éclaire le film <strong>de l&#8217;interieur</strong>. Parce que sans sentimentalisme, sans scènes mélodramatiques, elle parvient tout de même à nous briser le coeur avec sa grâce évanescente. Parce que c&#8217;est Julie Christie, qu&#8217;elle est rare, et qu&#8217;on voudrait ne jamais être loin d&#8217;elle. </span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="font-weight:normal;"><strong>Meilleur second rôle masculin:</strong></span></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-2078" title="80_bardem" src="http://lagene.wordpress.com/files/2009/08/80_bardem.jpg" alt="80_bardem" width="500" height="331" /></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><a href="http://www.imdb.com/name/nm0000849/" target="_blank">Javier Bardem</a></p>
<p><span style="font-weight:normal;">dans</span> <a href="http://www.imdb.com/title/tt0477348/" target="_blank">No Country for Old Men</a></strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong>Pourquoi il a gagné:</strong> Parce que plus mémorable, c&#8217;est difficile (cette coupe!). Parce que tout le monde aime les psychopathes (au cinéma, pas en vrai). Parce que <a href="http://www.imdb.com/title/tt0369702/" target="_blank"><em>Mar adentro</em></a> et <em><a href="http://www.imdb.com/title/tt0247196/" target="_blank">Before Night Falls</a></em>.</p>
<p style="text-align:left;"><strong>Mon Choix:</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-2079" title="no-country-for-old-men-wallpaper-2-1024.preview" src="http://lagene.wordpress.com/files/2009/08/no-country-for-old-men-wallpaper-2-1024-preview1.jpg" alt="no-country-for-old-men-wallpaper-2-1024.preview" width="500" height="321" /></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><a href="http://www.imdb.com/name/nm0000849/" target="_blank">Javier Bardem</a></p>
<p><span style="font-weight:normal;">dans</span> <a href="http://www.imdb.com/title/tt0477348/" target="_blank">No Country for Old Men</a></strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong>Pourquoi: </strong>Parce qu&#8217;on garde le souvenir d&#8217;un personnage complètement baroque alors qu&#8217;il ne fait presque rien. Minimalisme de génie!</p>
<p style="text-align:left;"><strong>Meilleur second rôle féminin:</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-2080" title="ENTER MOVIE-CLAYTON 1 MCT" src="http://lagene.wordpress.com/files/2009/08/i6zy72j5.jpg" alt="ENTER MOVIE-CLAYTON 1 MCT" width="500" height="334" /></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><a href="http://www.imdb.com/name/nm0842770/" target="_blank">Tilda Swinton</a></p>
<p><span style="font-weight:normal;">dans</span> <a href="http://www.imdb.com/title/tt0465538/" target="_blank">Michael Clayton</a></strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong>Pourquoi elle a gagné: </strong>Parce que les miracles existent et que parfois (rarement), une performance de génie sans trucs à Oscar, pas ostensiblement spectaculaire, nichée dans un film de genre, donnée par une actrice underground sans staritude <em>mainstream</em> et loin d&#8217;être un sex-<em><span style="font-style:normal;">symbole</span>,</em> GAGNE! Juste parce qu&#8217;elle le mérite.</p>
<p style="text-align:left;"><strong>Mon choix:</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-2081" title="80_swinton" src="http://lagene.wordpress.com/files/2009/08/80_swinton.jpg" alt="80_swinton" width="350" height="527" /></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><a href="http://www.imdb.com/name/nm0842770/" target="_blank">Tilda Swinton</a></p>
<p><span style="font-weight:normal;">dans</span> <a href="http://www.imdb.com/title/tt0465538/" target="_blank">Michael Clayton</a></strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong>Pourquoi: </strong>Parce qu&#8217;elle remanie un rôle potentiellement standard (la harpie <em>corporate</em>) pour le transformer en captivante exploration d&#8217;une femme en chute libre tentant désespérément de masquer son insécurité et cherchant par tous les moyens à maintenir sa position dans un univers qui la dépasse. Parce que pour une femme qui ressemble habituellement à <a href="http://musie.files.wordpress.com/2009/05/tilda_swinton_sandra_backlund.jpg" target="_blank">ça</a>, c&#8217;est le pic de la composition.</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Burn after reading]]></title>
<link>http://godschizo.wordpress.com/2009/07/11/burn-after-reading/</link>
<pubDate>Sat, 11 Jul 2009 01:49:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>godschizo</dc:creator>
<guid>http://godschizo.wordpress.com/2009/07/11/burn-after-reading/</guid>
<description><![CDATA[Je viens de visionner ce film des frères Coen : un délice ! Du scénario loufoque aux dialogues mitra]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Je viens de visionner ce film des frères Coen : un délice ! Du scénario loufoque aux dialogues mitraillette réglés au millimètre en passant par une réalisation efficace et des acteurs au top : à voir absolument pour une bonne tranche de rigolade.</p>
<p style="text-align:center;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/eMWu6i7l5ec&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/eMWu6i7l5ec&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Public enemies]]></title>
<link>http://neilt44.wordpress.com/2009/07/09/public-ennemies/</link>
<pubDate>Thu, 09 Jul 2009 06:35:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>neilt44</dc:creator>
<guid>http://neilt44.wordpress.com/2009/07/09/public-ennemies/</guid>
<description><![CDATA[Voilà, voilà. Pouvais-je faire autrement ? Hier, je suis allé voir le dernier film de Michael Mann a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Voilà, voilà.</p>
<p style="text-align:justify;">Pouvais-je faire autrement ?</p>
<p style="text-align:justify;">Hier, je suis allé voir le dernier film de <strong>Michael Mann</strong> avec <strong>Johnny Depp</strong> et <strong>Marion Cotillard</strong>, <em><strong>John Dillinger</strong></em>.</p>
<p style="text-align:justify;">J&#8217;ai déjà vu deux ou trois films de ce réalisateurs (dont le médiocre <em><strong>Miami Vice</strong></em>, adapatation de la série avec <strong>Colin Farell</strong> mais surtout <em><strong>Ali</strong></em>, le biopic consacré au boxeur <span style="text-decoration:underline;">Mohamed Ali</span> et que j&#8217;avais beaucoup aimé).</p>
<p style="text-align:justify;">Donc là, c&#8217;était un pour Johnny Depp mais aussi pour connaître cette légende John Dillinger, l&#8217;histoire vraie de ce braqueur de banques qui a sévi dans les années 30 avec notamment le fameux <span style="text-decoration:underline;">Baby Face Nelson</span> (personnage que l&#8217;on retrouve dans le film des frères Coen, <em><strong>O&#8217;Brother</strong></em>, un chef d&#8217;oeuvre en passant).</p>
<p style="text-align:justify;">Oh, je ne dévoilerai rien du film, laissant à chacun le gôut et le soin de faire son appréciation. Pour ma part, je reste surpris ; d&#8217;abord parce que l&#8217;histoire racontée n&#8217;est pas forcément ce à quoi je m&#8217;attendais même s&#8217;il y a ces grandes envolées &#8220;aériennes&#8221; du réalisateur, ces moments où le temps ralentit et l&#8217;on devine la psychologie des personnages mais aussi par la qualité de la réalisation, par la qualité des images. Il y a pas mal de scènes tournées en steadicam ou filmées caméra à l&#8217;épaule et très vite (on est au coeur de l&#8217;action, impossible de faire autrement), les scènes de shooting (je veux dire les scènes où ça canarde de toutes parts) deviennent presque des moments de reportages. On y est. Et le réalisme entre dans le cinéma.</p>
<p style="text-align:justify;">Pas mal de gros plans aussi sur le visage des personnages, on y lit leurs sentiments, leurs souffrances. C&#8217;est comme s&#8217;il n&#8217;y avait pas de maquillage.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Johnny Depp</strong> est d&#8217;une classe (comme d&#8217;hab&#8217; me direz-vous !) internationale et <strong>Marion Cotillard</strong> s&#8217;en sort plutôt bien, même très bien je trouve pour son 1er rôle à <span style="text-decoration:underline;">Hollywood</span> ! Quant à <strong>Christian Bale</strong> (sans la cape de <strong>Batman</strong>), je l&#8217;ai trouvé trop peu présent dans le film&#8230; dommage !</p>
<p style="text-align:justify;">Les seconds rôles me plaisient bien aussi, on sent le boulot quand même ! ces mecs semblent sortis de cette époque de la Prohibition ! Il y a même un des acteurs de la série TV des <em>Experts Miami (CSI)&#8230;</em></p>
<p style="text-align:justify;">Un film divertissant (j&#8217;adore cette époque, j&#8217;aime le blues et le jazz que l&#8217;on entend, notamment <span style="text-decoration:underline;">Billie Holiday</span>, j&#8217;aime les fringues, j&#8217;aime cette classe dans les fringues justement), un film où ça pétarade de partout, un film avec une couleur particulière.</p>
<p style="text-align:justify;">Voici la Bande-annonce :</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/wVzf4HW2zQQ&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/wVzf4HW2zQQ&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[- Dvd de la semaine : "Burn after reading" des Frères Coen]]></title>
<link>http://lamediabxl.wordpress.com/2009/06/24/dvd-de-la-semaine-burn-after-reading-des-freres-coen/</link>
<pubDate>Wed, 24 Jun 2009 16:06:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La média de bxl</dc:creator>
<guid>http://lamediabxl.wordpress.com/2009/06/24/dvd-de-la-semaine-burn-after-reading-des-freres-coen/</guid>
<description><![CDATA[Les frères Coen, on ne présente plus et c’est toujours une fête lorsqu’une nouvelle réalisation est ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin-left:20px;margin-right:20px;" src="http://i376.photobucket.com/albums/oo204/passage44/18991610.jpg" alt="" width="240" height="320" /></p>
<p style="text-align:justify;">Les frères Coen, on ne présente plus et c’est toujours une fête lorsqu’une nouvelle réalisation est annoncée. <a href="http://www.lamediatheque.be/med/rech_n.php?ser=7&#38;titre=burn+after+reading&#38;ref=&#38;supa[1]=1&#38;supa[2]=1&#38;supa[3]=1&#38;supa[4]=1&#38;supa[5]=1&#38;supa[7]=1&#38;supa[6]=1&#38;supa[8]=1&#38;__utma=12944426.600859999523217900.1238579593.1245850651.1245858950.149&#38;__utmz=12944426.1238579593.1.1.utmcsr%3D%28direct%29%7Cutmccn%3D%28direct%29%7Cutmcmd%3D%28none%29&#38;__utmb=12944426.2.10.1245858950&#38;__utmc=12944426&#38;Mediatheque_choisie=7&#38;portail_sid=124585069013572&#38;s=a94395e6cbabb197db0910a53c2efcdd&#38;&#38;supports=&#38;details=&#38;ofs=1"><strong>Burn after reading</strong></a> n’échappe pas à cette règle, même si certains critiques ont un petit peu boudé ce dernier opus. Il faut dire que l’on se remettait à peine du foudroyant <a href="http://http://www.lamediatheque.be/med/rech_n.php?ser=7&#38;titre=burn+after+reading&#38;ref=&#38;supa[1]=1&#38;supa[2]=1&#38;supa[3]=1&#38;supa[4]=1&#38;supa[5]=1&#38;supa[7]=1&#38;supa[6]=1&#38;supa[8]=1&#38;__utma=12944426.600859999523217900.1238579593.1245850651.1245858950.149&#38;__utmz=12944426.1238579593.1.1.utmcsr%3D%28direct%29%7Cutmccn%3D%28direct%29%7Cutmcmd%3D%28none%29&#38;__utmb=12944426.2.10.1245858950&#38;__utmc=12944426&#38;Mediatheque_choisie=7&#38;portail_sid=124585069013572&#38;s=a94395e6cbabb197db0910a53c2efcdd&#38;&#38;supports=&#38;details=&#38;ofs=1"><strong>No country for old men</strong></a> et qu’il était (presque) difficile de passer à autre chose ou de pouvoir rire de bon cœur. En effet, ce <strong>Burn after reading</strong> est une franche comédie rehaussée par une sacrée brochette d’acteurs : Brad Pitt, George Clooney, Frances McDorman, John Malkovich, Tilda Swinton, Richard Jenkins, pour ne citer qu’eux.</p>
<p style="text-align:justify;">D’un côté, il y a Osbourne Cox (John Malkovich), analyste à la CIA, qui perd son boulot sans raison apparente. Prêt à se venger du système, il se met à rédiger ses mémoires. Sa femme (Tilda Swinton) ne le supporte plus, d’autant qu’il est maintenant sans emploi.</p>
<p style="text-align:justify;">De l’autre côté, il y a Linda Litzske (Frances McDorman), employée dans une salle de sport, qui passe ses journées au téléphone dans l’espoir de décrocher une intervention financière auprès de son assureur afin de subir une série d’opérations chirurgicales.</p>
<p style="text-align:justify;">Entre les deux, il y a un cd-rom, document appartenant à Osbourne Cox, sur lequel se trouvent des données importantes émanant de la CIA, et qui tombe dans les mains de Linda et de son collègue Chad (Brad Pitt). Nos deux loustics vont y voir une opportunité pour gagner un peu d’argent… et vont enclencher un processus qui va en dépasser plus d’un.</p>
<p style="text-align:justify;">Comédie d’espionnage intelligente et déjantée, <strong>Burn after reading</strong> se déguste de bout en bout comme autant de petits plats en plein festin. Déjà le treizième film des Frères Coen où l’on s’amuse à suivre leur ligne de conduite qui les a si bien mené à leur réputation : personnages satiriques et loosers à souhait (<a href="http://www.lamediatheque.be/med/rech_n.php?ser=7&#38;titre=fargo&#38;ref=&#38;supa[1]=1&#38;supa[2]=1&#38;supa[3]=1&#38;supa[4]=1&#38;supa[5]=1&#38;supa[7]=1&#38;supa[6]=1&#38;supa[8]=1&#38;__utma=12944426.600859999523217900.1238579593.1245850651.1245858950.149&#38;__utmz=12944426.1238579593.1.1.utmcsr%3D%28direct%29%7Cutmccn%3D%28direct%29%7Cutmcmd%3D%28none%29&#38;__utmb=12944426.7.10.1245858950&#38;__utmc=12944426&#38;Mediatheque_choisie=7&#38;portail_sid=124585069013572&#38;s=5648a07f821f5ff8493e87ce6b51e769&#38;&#38;supports=&#38;details=&#38;ofs=0"><strong>Fargo</strong></a>), intrigue embrouillée (<a href="http://www.lamediatheque.be/med/rech_n.php?ser=7&#38;titre=big+lebowski&#38;ref=&#38;supa[1]=1&#38;supa[2]=1&#38;supa[3]=1&#38;supa[4]=1&#38;supa[5]=1&#38;supa[7]=1&#38;supa[6]=1&#38;supa[8]=1&#38;__utma=12944426.600859999523217900.1238579593.1245850651.1245858950.149&#38;__utmz=12944426.1238579593.1.1.utmcsr%3D%28direct%29%7Cutmccn%3D%28direct%29%7Cutmcmd%3D%28none%29&#38;__utmb=12944426.9.10.1245858950&#38;__utmc=12944426&#38;Mediatheque_choisie=7&#38;portail_sid=124585069013572&#38;s=bd9e39789c9fe18ca4d2b76d8bf63fdf&#38;&#38;supports=&#38;details=&#38;ofs=1"><strong>Big Lebowski</strong></a>), humour noir, marivaudage … autant d’ingrédients qui font de ce film un vrai régal. Ajoutons que tout cela se fait en finesse grâce à des dialogues piquants et un jeu d’acteurs réjouissant.</p>
<p style="text-align:justify;">Lorsque j’ai été voir ce film à sa sortie au cinéma, j’ai beaucoup ri, et je n’étais pas la seule à prendre du bon temps puisque, tout autour de moi, les gens continuaient à rire lorsque la lumière est réapparue dans la salle, fait suffisamment rare que pour le souligner.</p>
<p style="text-align:justify;">Un succès de plus dans la filmographie quasi parfaite des Frères Coen… à quand leur prochain film ?</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Brigitte Segers</p>
<p style="text-align:justify;">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[The big lebowski]]></title>
<link>http://kinepolis.wordpress.com/2009/04/16/the-big-lebowski/</link>
<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 18:18:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>ivangalasso</dc:creator>
<guid>http://kinepolis.wordpress.com/2009/04/16/the-big-lebowski/</guid>
<description><![CDATA[Date de sortie :  22 Avril 1998 Réalisé par Joel Coen Avec Jeff Bridges, John Goodman, Steve Buscemi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-83" title="biglebowski" src="http://kinepolis.wordpress.com/files/2009/04/biglebowski.jpg?w=72" alt="biglebowski" width="72" height="96" />Date de sortie :  22 Avril 1998<br />
Réalisé par Joel Coen<br />
Avec Jeff Bridges, John Goodman, Steve Buscemi<br />
Durée : 1h 57min. Année de production : 1997 Référence: films-019</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Brisé]]></title>
<link>http://thevoyeurs.wordpress.com/2009/02/02/brise/</link>
<pubDate>Mon, 02 Feb 2009 11:15:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>thevoyeurs</dc:creator>
<guid>http://thevoyeurs.wordpress.com/2009/02/02/brise/</guid>
<description><![CDATA[No Country for Old Men de Ethan et Joel Coen]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" title="Brisé" src="http://img238.imageshack.us/img238/8851/nocountryforoldmenwallptd7.jpg" alt="" width="460" height="297" /><strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0477348/"><em>No Country for Old Men</em></a> de Ethan et Joel Coen</strong><em><br />
</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les Voyeurs #57 - Quand les enfants ont plus de pouvoir que prévu]]></title>
<link>http://thevoyeurs.wordpress.com/2008/12/26/les-voyeurs-57-quand-les-enfants-ont-plus-de-pouvoir-que-prevu/</link>
<pubDate>Fri, 26 Dec 2008 19:33:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>thevoyeurs</dc:creator>
<guid>http://thevoyeurs.wordpress.com/2008/12/26/les-voyeurs-57-quand-les-enfants-ont-plus-de-pouvoir-que-prevu/</guid>
<description><![CDATA[Les Voyeurs #57 &#8211; Quand les enfants ont plus de pouvoir que prévu Émission diffusée le jeudi 2]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:left;"><strong>Les Voyeurs #57 &#8211; Quand les enfants ont plus de pouvoir que prévu</strong></p>
<p>Émission diffusée le jeudi 25 décembre 2008 à 18h<br />
rediffusée le samedi 27 décembre 2008 à 10h</p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>Actualité</strong></span></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong><img class="size-thumbnail wp-image-1398 alignnone" title="il-divo" src="http://thevoyeurs.wordpress.com/files/2008/12/il-divo.jpg?w=66" alt="il-divo" width="66" height="96" /></strong></span><img class="size-thumbnail wp-image-1399 alignnone" title="home" src="http://thevoyeurs.wordpress.com/files/2008/12/home.jpg?w=71" alt="home" width="71" height="96" /><img class="size-thumbnail wp-image-1401 alignnone" title="australia1" src="http://thevoyeurs.wordpress.com/files/2008/12/australia1.jpg?w=72" alt="australia1" width="72" height="96" /><img class="size-thumbnail wp-image-1402 alignnone" title="largo_winch" src="http://thevoyeurs.wordpress.com/files/2008/12/largo_winch.jpg?w=70" alt="largo_winch" width="70" height="95" /><img class="size-thumbnail wp-image-1403 alignnone" title="madagascar_2_affiche_1" src="http://thevoyeurs.wordpress.com/files/2008/12/madagascar_2_affiche_1.jpg?w=64" alt="madagascar_2_affiche_1" width="64" height="96" /></p>
<p>- <strong><em>Il Divo</em></strong> de Paolo Sorrentino avec Toni Servillo, prix du jury au dernier festival de Cannes.<br />
- <em><strong>Home</strong></em> de Ursula Meier avec Isabelle Huppert et Olivier Gourmet.<br />
-  Aux Arcades en ce moment: <em><strong>Australia</strong></em> de Baz Lhurmann, <strong>Largo Winch </strong>de Jérome Salle<strong>,  Burn after reading </strong>des frères Coen, <strong>Madagascar 2</strong> de Eric Darnell et Tom McGrath, <strong>Les enfants de Timpelbach</strong> de Nicolas Bary.</p>
<p style="text-align:left;"><span style="text-decoration:underline;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Dossier</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong> : </strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong><strong>Quand les enfants ont plus de pouvoir que prévu</strong></p>
<p style="text-align:left;"><span style="text-decoration:underline;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><img class="size-medium wp-image-1404 alignnone" title="les_enfants_de_timpelbach_16" src="http://thevoyeurs.wordpress.com/files/2008/12/les_enfants_de_timpelbach_16.jpg?w=300" alt="les_enfants_de_timpelbach_16" width="300" height="199" /><br />
</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span></p>
<p>En cette période de Noël, les enfants ont une place toute particulière mais quelque fois ils en abusent, la preuve en image dans <em><strong>Les enfants de Timpelbach</strong></em> sorti ce 17 décembre.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Les enfants ont pris le pouvoir<br />
</span></p>
<p><strong><em>Les enfants de Timplebach</em></strong> de Nicolas Bary (2008)<br />
<em><strong>Big City</strong></em> de Djamel Bensalah (2007)<br />
<strong><em>Sa majesté des Mouches</em></strong> de Peter Brooke (1965)</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Les enfants abandonnés<br />
</span></p>
<p><strong><em><img class="alignnone size-medium wp-image-1405" title="chrissid" src="http://thevoyeurs.wordpress.com/files/2008/12/chrissid.jpg?w=300" alt="chrissid" width="161" height="120" /><img class="alignnone size-medium wp-image-1406" title="nobody-knows" src="http://thevoyeurs.wordpress.com/files/2008/12/nobody-knows.jpg?w=300" alt="nobody-knows" width="182" height="120" /></em></strong></p>
<p><strong><em>Skins </em></strong>série TV de Jamie Brittain &#38; Bryan Elsley<strong><br />
<em>Nobody Knows</em> </strong>de Kore Eda de Hirkazu (2004)<br />
<em><strong>Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire</strong></em> de Brad Silberling (2004)<br />
<em><strong>Maman, j&#8217;ai raté l&#8217;avion</strong></em> de Chris Columbus (1990)</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Les enfants sauvent le monde<br />
</span></p>
<p><strong><em>Harry Potter </em></strong>de Chris Columbus, Alfonso Cuaron, Mike Newell et David Yates (2001/2002/2004/2005/2009)<br />
<em><strong>Spy Kids</strong></em> de Robert Rodriguez (2001)<br />
<em><strong>A la croisée des mondes</strong></em> de Chris Weitz (2007)<br />
<em><strong>Le Monde de Narnia</strong></em> de Andrew Adamson (2005)<br />
<em><strong>L&#8217;histoire sans fin</strong></em> de Wolfgang Petersen (1984)<br />
<em><strong>Johnny Mad Dog</strong></em> de Jean-Stéphane Sauvaire (2008)<br />
<em><strong>La Guerre des boutons</strong></em> de Yves Robert (1962)</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Les jeux d&#8217;enfants<br />
</span></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><img class="alignnone size-full wp-image-1407" title="pfilm6650875049704" src="http://thevoyeurs.wordpress.com/files/2008/12/pfilm6650875049704.jpg" alt="pfilm6650875049704" width="183" height="175" /><br />
</span></p>
<p><em><strong>Les Valeurs de la famille Addams</strong></em> de Barry Sonnenfeld (1993)<strong><br />
<em>Jumanji </em></strong>de Joe Johnston (1995)<br />
<strong><em>Zathura</em> </strong>de Jon Favreau (2005)<br />
<em><strong>Les Goonies </strong></em>de Richard Donner (1985)</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">On ne contrôle plus les enfants<br />
</span></p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-1408" title="bon-fils" src="http://thevoyeurs.wordpress.com/files/2008/12/bon-fils.jpg?w=300" alt="bon-fils" width="184" height="121" /></p>
<p><em><strong>La Malédiction</strong></em> de Richard Donner (1976)<br />
<strong><em>Un jeu d&#8217;enfants </em></strong> de Laurent Tuel (2001)<br />
<strong><em>Le Bon fils</em></strong> de Joseph Ruben (1994)<br />
<em><strong></strong></em></p>
<p style="text-align:left;"><span style="text-decoration:underline;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Carte postale sétoise<br />
</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span></p>
<p style="text-align:left;"><img class="alignnone size-full wp-image-1409" title="affiche-les-revoltes-de-l-an-2000-iquien-puede-matar-a-un-nino-1975-1" src="http://thevoyeurs.wordpress.com/files/2008/12/affiche-les-revoltes-de-l-an-2000-iquien-puede-matar-a-un-nino-1975-1.jpg" alt="affiche-les-revoltes-de-l-an-2000-iquien-puede-matar-a-un-nino-1975-1" width="101" height="134" /></p>
<p style="text-align:left;"><strong><em>Les révoltés de l&#8217;an 2000</em></strong> de Narciso Ibanez Serrador (1977)</p>
<p style="text-align:left;"><span style="text-decoration:underline;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>La BO de la semaine</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="text-decoration:underline;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><img class="alignnone size-full wp-image-1410" title="etrange_noel_jack_cd1" src="http://thevoyeurs.wordpress.com/files/2008/12/etrange_noel_jack_cd1.jpg" alt="etrange_noel_jack_cd1" width="159" height="158" /><br />
</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span></p>
<p style="text-align:left;"><strong><em>Que vois-je?</em></strong> composée par Danny Elfman<strong><strong><strong><strong><strong><strong><br />
</strong></strong></strong></strong></strong></strong>Extrait du film <em><strong>L&#8217;étrange Noël de M. Jack </strong></em><strong><strong><strong><strong><strong><strong> </strong></strong></strong></strong></strong></strong>réalisé par Henri Selick (1994)</p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Musique<br />
</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span><em><strong>I feel just like a child </strong></em>de Devendra Banhart<em><strong><br />
</strong></em><em><strong>Happy Kid </strong></em>de Nada Surf<em><strong><br />
</strong></em><span style="text-decoration:underline;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><br />
Extraits<br />
</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></span><em><strong>Les Valeurs de la Famille Addams</strong><br />
</em></p>
<p style="text-align:left;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Présentation</strong> : </strong></strong></strong></strong></strong></strong> Julie Ezmiro, Jérôme Bauzon, Erik Antolin, Cédric Cance<strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><br />
Technique</strong> : </strong></strong></strong></strong></strong></strong>Jérémie Adrian<strong><strong><strong><strong><strong><strong><br />
</strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Burning after reading : immersion dans l'absurde]]></title>
<link>http://carnetsdeculture.wordpress.com/2008/12/21/burning-after-reading-immersion-dans-labsurde/</link>
<pubDate>Sun, 21 Dec 2008 21:09:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>carnetsdeculture</dc:creator>
<guid>http://carnetsdeculture.wordpress.com/2008/12/21/burning-after-reading-immersion-dans-labsurde/</guid>
<description><![CDATA[Au royaume de l’absurde les frères Coen sont rois, enfin tout du moins très bien placés sur l’échell]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div></div>
<div><span style="font-size:10pt;"></span></div>
<div><span style="font-size:10pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"></span></span></div>
<p><span style="font-size:10pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"><span style="font-size:10pt;"></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Au royaume de l’absurde les frères Coen sont rois, enfin tout du moins très bien placés sur l’échelle relativiste du dixième degrés.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;">Emporté par cette histoire, presque malgré nous, nous en venons logiquement à nous demander pourquoi ? </span><span style="font-size:10pt;">Sur quoi repose ces ressorts là ? Comment font-ils pour qu’un nom-événement, voire même une succession de non-évènements puisse nous tenir en haleine pendant près d’une heure trente-cinq ? </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;">En faisant un inventaire rapide, on relèvera, le casting impeccable, des personnages caricaturaux, pastiches comiques de leurs incarnations habituelles, notamment lorsque l’on pense à la figure crétine et affligeante de Brad Pitt (Chad), ou encore à la parure de serial lover que revêt Georges Clooney (Harry). </span><span style="font-size:10pt;">On y verra aussi une jolie satyre de l’Amérique, toute classe sociale confondue, dignitaire de la CIA inclus.<span>  <img class="alignleft size-full wp-image-509" title="Brad Pitt" src="http://carnetsdeculture.wordpress.com/files/2008/12/brad-pitt1.jpg" alt="Brad Pitt" width="129" height="130" /></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;">Il y a bien sur des plans irréprochables, une énergie qui vous emporte dans un tourbillon de non sens, de quiproquos et d’inepties, mais la même question revient encore, pourquoi ce film qui aurait pu être un ratage total fonctionne si bien…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;">Et bien, peut-être parce que l’on prend plaisir à jouir de ce nihilisme assumé, que l’on rit de leur bêtise teintée d’arrivisme, (peut-être de la nôtre) que l’on dépose à l’entrée de la salle ses bons sentiments pour goûter et se repaître des joies de la médiocrité et de la suffisance. Dans un monde où tout n’est que faux-semblant, profit, et apparence, les sentiments sont toujours de mauvais sentiments, et que l’un d’entre eux se mettent à cultiver un brin de sincérité, nul doute qu’il finisse lui aussi en amuse-gueules pour vermines mises en appétit. Jogger invétéré qui se rachète une mauvaise conscience, paranoïaque alcoolique sur qui le destin semble s’acharner, fashion victime inconsciente, dame de fer impitoyable, et jusqu’aux russes mêmes… Le film est une longue et incroyable série de clichés et de névroses.<img class="alignright size-full wp-image-510" title="At-the-movie-theatre " src="http://carnetsdeculture.wordpress.com/files/2008/12/at-the-movie-theatre1.jpg" alt="At-the-movie-theatre " width="128" height="77" /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;"> </span></p>
<h1 style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:x-small;">De la médiocrité avant toute chose </span></h1>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;">Il n’y a bien sûr aucune morale, aucune vérité, aucun remord, rien que sa petite personne à soigner, à redimensionner, à vendre ou monnayer. Troublant, troublant se dit-on. Et à regarder encore de plus prés ces personnages, on les trouve d’une incroyable naïveté, presque touchant dans leur manière simpliste, incapable de prendre ne serait-ce qu’une seconde un brin de hauteur. </span><span style="font-size:10pt;">Justement, la hauteur ne pourra qu’être l’apanage de la caméra qui depuis un satellite<span>  </span>se rapproche lentement vers la terre, puis un pays, et enfin une ville avant que de s’échouer ras le sol, filmant les chaussures noires d’un employé de la CIA. Visiblement, il paraissait impossible de pouvoir tomber plus bas. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;">Les frères Cohen ont filmé le côté de plus terrien de l’humanité, puisque nous caressons ici toutes les aspérités de la petitesse humaine, surtout lorsqu’elle se prend aussi sérieux. Et dés lors, de ce point de vue là, l’on se dit qu’il serait bon en effet de reprendre un peu de hauteur, pour ne plus voir ces milliers de fourmis humaines s&#8217;ébrouer et se corrompre absurdement sur la terre, heureusement, c’est aussi le choix que fait la caméra, le dossier est classé. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;" lang="EN-GB">Burn After Reading, film américain de Joel et Ethan Coen</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;" lang="EN-GB">Avec George Clooney, Frances McDormand, John Malkovich, Tilda Swinton, Brad Pitt. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> <img class="alignleft size-full wp-image-508" title="Affiche du film" src="http://carnetsdeculture.wordpress.com/files/2008/12/affiche2.jpg" alt="Affiche du film" width="93" height="137" /></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></span></span></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Désolation de l'absurde]]></title>
<link>http://krotchka.wordpress.com/2008/12/17/desolation-de-labsurde/</link>
<pubDate>Wed, 17 Dec 2008 08:00:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>krotchka</dc:creator>
<guid>http://krotchka.wordpress.com/2008/12/17/desolation-de-labsurde/</guid>
<description><![CDATA[Comment devenir une cible? Le regard est extérieur, latent. Tel Œdipe, aveugle avant même de s’être ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Comment devenir une cible? Le regard est extérieur, latent. Tel Œdipe, aveugle avant même de s’être crevé les yeux, on ne décrypte pas la réalité &#8211; il n’y a rien à y lire &#8211; des gens, des objets disposés dans l’espace qui, lorsqu’ils indiquent une direction, nous perdent. Des traces, des indices, toujours trop tard. Mais le regard d’autrui ne nous lâche pas. Vivre, agir, dès lors, revient à focaliser des forces extérieures qui nous désignent par hasard et nous rivent à notre tragique identité. Dans la splendeur aride des plaines texanes, <em>No  Country for Old Men</em> dévide le fil de son pessimisme et décline en trois  silhouettes absurdes l’errance de l’être déstructuré.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:center;"><strong>Configuration</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter" src="http://i286.photobucket.com/albums/ll116/krotchka/nocountry.jpg" alt="" width="400" height="245" />Transposé au cinéma, un livre essentiellement visuel génère un film très écrit. De l’un à l’autre, dans une belle continuité, il s’agit moins de duplication que de complémentarité. Parfois, il est nécessaire de répéter certaines scènes avec des moyens différents pour les comprendre mieux, et c’est ainsi également que fonctionne l’inconscient qui, par de subtiles variations, finit par imposer des pensées bien précises. Entre le roman de Cormac McCarthy et le film des frères Coen, suivant le principe d’un rêve, des éléments disparates se présentent à l’esprit avec la limpide et trompeuse linéarité d’un récit chronologique et discursif. Ils semblent raconter l’histoire de Moss, jeune ouvrier texan assez ordinaire, qui, au hasard d’une partie de chasse, découvre le théâtre horrifique d’un règlement de compte entre dealers. Il s’empare de l’argent, laissant agoniser un Mexicain moribond, qui le supplie de lui donner de l’eau. Une fois rentré chez lui, les gémissements du mourant taraudent sa conscience: il faut qu’il y revienne. Bien sûr, ce retour sur la scène du crime est l’acte insensé, irrépressible, qui le trahit. Désormais dans la ligne de mire des dealers, mais surtout du dénommé Chigurh, psychopathe incontesté de la région, Moss doit prendre la fuite, croyant pouvoir préserver sa vie, celle de son épouse et l’argent. De loin, un shérif désillusionné suit la piste du fugitif et de son tueur. C’est la «voix» du livre. Ses propos, inscrits en italique, qui forment des chapitres isolés, commentent amèrement l’action, sans y prendre part. En italiques, et donc à contretemps, ou hors du temps… Car pour en revenir à l’hypothèse initiale, si l’histoire n’en est pas une, mais un rêve reconstitué a posteriori, on comprend pourquoi les trois personnages ne se rencontrent jamais et tout à la fois renvoient les uns aux autres par un jeu de miroirs qui déstructure pareillement l’espace et le temps.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Espace</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter" src="http://i286.photobucket.com/albums/ll116/krotchka/nocountry1.jpg" alt="" width="462" height="301" /></p>
<p style="text-align:justify;">Aux italiques du discours correspond l’étendue du Sud américain. La scène d’ouverture est grandiose: une succession de paysages infinis, une lumière qui porte à elle seule toute la densité d’une terre déserte, sèche et dépeuplée, dont l’inconsistance s’anéantit dans le lointain. Cet espace, peut-être, contient tous les autres, mais comme une fine membrane souverainement extérieure. Tel n’est pas le lieu du film. Les actions le découpent, le géométrisent: routes rectilignes barrées en leur milieu, coupées brusquement par des carrefours mortels, motels bas rectangulaires, chambres exiguës striées par l’éclairage artificiel. Suivant cette fragmentation du réel, les corps se décomposent en reflets sur les vitres, écrans de télévision éteints, parebrises éclatés, avant que l’entame ne plonge dans la chair même, blessures, fractures, opérations chirurgicales improvisées. L’effet de brouillage agit sournoisement, par injection de parallélismes, assemblages de plans, rimes d’images. Tout au long, la structure intime du film dénonce sa lisibilité. Par moments, on remarque une attention maniaque portée aux objets, lesquels acquièrent une importance démesurée, grotesque – on y reviendra. C’est la valeur symbolique (chiffrée en dollars) d’un vêtement, d’une bouteille de bière à moitié vide, la propreté relative d’une paire de bottes, mais surtout, le poids ridiculeusement prophétique d’une pièce de monnaie. De l’infini à l’infiniment petit, tel est l’itinéraire de l’homme. Illustration à l’appui, sans métaphore: le film traduit littéralement ce rapetissement par un minutieux découpage de l’espace.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Temps</strong></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://i286.photobucket.com/albums/ll116/krotchka/nocountry2.jpg" alt="" width="445" height="296" /></p>
<p style="text-align:justify;">L’ordre chronologique des actions  est une construction mentale que <em>No Country for Old Men</em> feint de respecter pour en dénoncer le mécanisme. Ainsi, la progression est marquée par une succession de traces, et non, comme on serait tenté de le croire, par les événements eux-mêmes. Toujours trop tard, le shérif comprend chaque scène sur base des nombreux indices que personne ne prend la peine d’effacer. Chigurh, de son côté, opère un peu de la même manière, guidé par son émetteur ou par divers signes qu’il collecte soigneusement. La scène inaugurale, l’entrée de Moss dans l’arène, engage deux temps différents: le passé, figuré par les cadavres figés, le bourdonnement des mouches, et l’avenir, son avenir à lui, dès qu’il décide de s’emparer de l’argent. Le présent, devenu transitoire, perd toute valeur: c’est l’engagement d’une fuite, le trait de vide entre deux pointillés. La véritable tragédie s’inscrit dans le récit dès le commencement. La mécanique se déroule à la perfection, chacun remplit son rôle, tous privés de liberté. La voix du shérif, qui ouvre et referme la narration, ne cesse de se référer au passé: «…<em>il y a un peu partout une autre vision du monde et d’autres yeux pour le voir et on y va tout droit. Ça m’a amené à un moment de ma vie auquel j’aurais jamais pensé que j’arriverais un jour. Y a quelque part un prophète de la destruction bien réel et vivant et je ne veux pas avoir à l’affronter. Je sais qu’il existe, j’ai vu son œuvre</em>».  Faut-il ajouter que l’histoire se déroule dans les années quatre-vingt, comme  cet autre film, tout aussi déceptif, <em><a href="http://www.lamediatheque.be/med/rech_n.php?ser=&#38;intervenant=fincher&#38;titre=zodiac&#38;morceau=&#38;descripteur=&#38;label=&#38;ref=&#38;supa%5B7%5D=1">Zodiac</a></em>, de David Fincher. Choisir cette époque-là, antérieure au 11septembre 2001, revient à nier l’état d’innocence dont l’Amérique ravagée s’est prévalu au moment des attentats. C’est affirmer que, depuis vingt ans déjà, le Mal est là, mais à l’intérieur. Telle est la teneur du discours du shérif et cela s’adresse bien sûr aux Américains d’aujourd’hui…</p>
<p style="text-align:center;"><strong><em>La lumière sur le visage grotesque qui recule</em></strong></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://i286.photobucket.com/albums/ll116/krotchka/nocountry3.jpg" alt="" width="450" height="260" /></p>
<p style="text-align:center;">«<em>Être ébloui par la  vérité, c’est là tout notre art; seule est vraie la lumière sur le visage  grotesque qui recule</em>.» Franz Kafka, <em>Journal</em></p>
<p style="text-align:justify;">On connaît l’humour des frères Coen et ce film distille un grotesque particulièrement jouissif. Chigurh, diablement bien joué par un Javier Bardem qui crée, sur mesure, un personnage &#8211; voire un archétype que l’on retrouve, par exemple, dans le Joker du dernier Batman &#8211; est affublé d’une coiffure mi-Beatles mi-Mireille Matthieu; son arme de prédilection est un fusil à air comprimé du plus comique effet. Surtout, il a cette façon unique de s’exprimer avec un très grand sérieux, sans le moindre sens de l’humour, qui provoque involontairement le rire. Cette attitude, de même que la ridicule désinvolture de ses crimes, dévie significativement sa monstruosité. Le grotesque, par sa valeur toute relative, dénonce le caractère dont il s’affuble. Chigurh présente à la société son reflet honteux. Une telle folie, sous-entend-il, naît du terreau même de l’humanité, golem moderne façonné d’argile, animé par le Verbe. La société? Le trait d’humour ne l’épargne pas, qui contraint Moss, couvert de sang et visiblement mal en point, à marchander une veste pour passer la frontière, tandis que Chigurh, dans des circonstances similaires, s’en voit offrir une généreusement. De façon générale, les Texans ont une drôle d’allure; on sent l’intention de produire des caricatures, figures gogoliennes de l’Amérique profonde, suant la perversion inhibée et la bêtise, face au tueur, qui, avec son bon sourire tranquille, son flegme (cruel, certes), témoigne d’une certaine forme d’ingéniosité, de cohérence dans le mal: «<em>Si la loi que tu as suivie t’a mené à ceci </em>[comprendre:  la mort]<em>, dis-moi, à quoi sert, la loi?</em>» Et c’est là que réside la plus délicieuse ironie, dans le fait que désormais, seul celui qui n’a pas d’âme, selon les mots de McCarthy, est en paix avec lui-même. Il lui suffit de régler sa vie dans ses détails matériels.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>La  réalité par le cauchemar</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Le film progresse lentement, sur une route que la chaleur fait trembler, mirage, effet d’optique, pour raconter ce qui tient davantage du rêve (du cauchemar) que de la narration traditionnelle. Ces éléments, grotesque compris, donnent une vérité au contenu qu’il n’aurait pas eue s’il avait été d’emblée pensé en récit. McCarthy conçoit ses livres comme une succession de tableaux visionnaires (ce qu’atteste son dernier livre, <em>La Route</em>, qui fera, lui aussi, l’objet d’une adaptation cinématographique), et ce trait s’accorde naturellement à la façon de procéder des frères Coen. Leur cinéma a priori populaire transpose avec précision la langue vernaculaire de l’écrivain. Un rapide coup d’œil laisserait penser que <em>No Country for Old Men</em> est un western, un film d’aventures. Mais le ton n’y est pas. L’arythmie temporelle, la poésie de malaise et d’effroi éloignent le spectateur d’un premier degré trop vacillant et l’engagent sur une autre voie où la conscience n’est pas forcément requise, parce que ses codes sont dorénavant symboliques. <em>«Et dans le rêve je savais qu’il allait plus loin et qu’il voulait allumer un feu quelque part là-bas dans tout ce noir et dans tout ce froid et je savais que n’importe quand j’y arriverais il y serait.</em> <em>Et alors, je me suis  réveillé.</em>»</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.lamediatheque.be/med/rech_n.php?ser=&#38;intervenant=&#38;titre=no+country+for+old+men&#38;morceau=&#38;descripteur=&#38;label=&#38;ref=VN0178&#38;supa[1]=1&#38;supa[2]=1&#38;supa[3]=1&#38;supa[4]=1&#38;supa[5]=1&#38;supa[7]=1&#38;supa[6]=1&#38;supa[8]=1"><em>No Country for Old Men</em>, Joel &#38; Ethan Coen</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les Coen's Bro ont encore frappé]]></title>
<link>http://lecinematographe.wordpress.com/2008/12/12/les-coens-bro-ont-encore-frappe/</link>
<pubDate>Fri, 12 Dec 2008 19:17:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecinematographe</dc:creator>
<guid>http://lecinematographe.wordpress.com/2008/12/12/les-coens-bro-ont-encore-frappe/</guid>
<description><![CDATA[Burn after reading, Joel et Ethan Coen, 10 décembre 2008 Osborne Cox, analyste à la CIA est convoqué]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h3><span style="color:#808080;"><strong>Burn after reading, Joel et Ethan Coen, 10 décembre 2008</strong></span></h3>
<p><strong></strong><img class="aligncenter size-full wp-image-424" title="brad-moron" src="http://lecinematographe.wordpress.com/files/2008/12/brad-moron.jpg" alt="brad-moron" width="426" height="284" /></p>
<h3><span style="color:#888888;">Osborne Cox, analyste à la CIA est convoqué à une réunion qui s&#8217;avérera fort désagréable pour sa petite personne : il est renvoyé. D&#8217;un tempérament impétueux &#8211; lié partiellement aux substances alcoolisées qu&#8217;il consomme sans vergogne &#8211; il est prit du désir de se venger et débute alors la rédaction de ses mémoires dont le but premier est d&#8217;attaquer et discréditer l&#8217;Agence. Un cd destiné à la rédaction de cet ouvrage est égaré au sein d&#8217;une salle de sport : « hard bodies », où travaillent Chad (B.Pitt) et Linda (F.Mcdormand).  A partir de là, laissez les Coen, leur brochette d&#8217;acteurs et leur scénario inimaginable vous décrocher le grand et le petit zygomatiques.</span></h3>
<h3><span style="color:#888888;">Il y a d&#8217;abord, comme toujours chez ces types, cette capacité à donner consistance et crédit à des personnages en une mimique, une coupe de cheveux, un détail invraisemblable. Brad Pitt en prof de sport ahuri, mâchouillant du chew gum, casque de vélo ridicule sur le crâne, jogging rouge stretch, agité et frétillant, semble tout droit sorti d&#8217;un Tex Avery. Lorsqu&#8217;il décide de faire chanter Osborne et qu&#8217;il adopte une voix d&#8217;agent secret « comme dans les films », plissant les yeux pour se donner un air énigmatique, il est à s&#8217;étrangler de rire. Les rôles de dummies et de losers ne manquent pas chez les Coen. Le big Lebowski : the dude, Nicolas cage dans Arizona junior, Clooney dans O&#8217;Brother &#8230; Des abrutis finis mais attachants et qui, surtout, nous rendent hilares.</span></h3>
<h3><span style="color:#888888;">A propos de ces personnages justement, chacun d&#8217;entre eux enferme un monde. De manière générale, dans le cinéma des Coen, les personnages sont des archétypes. Ils incarnent une classe sociale (Frances Mcdormand qui, ici, symbolise la femme de banlieu populaire), une époque (Tommy lee Jones, old school, dans no country), une valeur (Javier Bardem dans le même film qui incarnait le mal absolu). Par ce parti pris du personnage-métaphore, ils élaborent une critique grinçante d&#8217;une Amérique obsédée par le physique (avec une Linda prête à tout pour se payer ses multiples opérations de chirurgie esthétique), diffusant des émissions télévisées vide de sens (avec des présentateurs aux dents excessivement blanches &#8230;), des films abrutissant la masse (Push my Daisy adapté d&#8217;une nouvelle de Mc Carthy, clin d&#8217;œil à No country). L&#8217;humour est plus que noir, le cynisme est affiché.</span></h3>
<h3><span style="color:#888888;">Les dialogues incisifs, l&#8217;insolence du scénario distille une forme de violence sur la pellicule. Une violence qui s&#8217;épanche dans ce film « comique » : elle est verbale (&#8220;MOROOOOOOOOOON&#8221;), symbolique, psychique et physique. La violence est un des leitmotive des Coen&#8217;s. Ils l&#8217;utilisent pour mettre en scène une société tout aussi violente. Bien sur, on ne trucide pas tous les jours des types à la hache, la violence concrète et physique du cinéma des Coen photographie une violence plus insidieuse, plus psychologique : violence des canons de beauté imposés pour la pauvre Linda qui même après 10 opérations ne ressemblera pas à Gisèle Bundchen,  violence d&#8217;une société qui pousse à la consommation les classes moyennes et populaires (tiens, ça me fait penser à une certaine crise des subprimes), puis, il y a aussi la violence des rapports entre strates sociales différentes. Burn after reading, c&#8217;est avant tout, selon moi, la rencontre de deux mondes. Deux sphères sociales hermétiques qui, par la force du hasard, via une disquette égarée dans un centre de remise en forme, vont se percuter. Et de ce téléscopage naissent les ressorts du comique. Néanmoins, sous couvert de comédie, Les Coen illustrent le fossé infranchissable et extrêmement tranchant entre deux classes :  Les gens de Washington d&#8217;un côté et le « peuple » de la banlieue environnante de l&#8217;autre. Osborne parle de Chad et Linda comme des « clowns », des « morons » : crétins en langue française. Il y a une agressivité folle dans ce dénigrement affiché, ce dégoût. Ce schisme de classe est très souvent affiché chez les Coen. On le retrouve également dans Arizona Junior notamment avec la famille bourgeoise chez qui Nicolas Cage « empruntera » un bambin.</span></h3>
<h3><span style="color:#888888;">Généralement, chez les Coen, on a soit le film noir, soit le film comique. Le film comique façon Screwballs des années 30 et 40 : rythme effréné, quiproquo, fast talking, personnages déjantés. Arizona Junior, The big Lebowski ou O&#8217;brother répondent à ce format. De l&#8217;autre côté du spectre, le film noir : meurtre, infidélité, mœurs déviantes. Dans cette lignée, il faut absolument voir Barton Fink ou No country. Dans Burn after reading, les deux genres sont intimement mêlés et les frères passent d&#8217;un registre à l&#8217;autre avec une aisance déconcertante. La scène la plus probante est celle où Brad Pitt (Chad) se fait tuer par erreur par Clooney. Il est entré par effraction chez les Cox et se trouve surpris par la venue de Clooney, amant de Mrs Cox. Il se dissimule alors dans une armoire persienne, bouche ouverte, grimaçant, pantelant. En ouvrant l&#8217;armoire, Clooney tombe nez à nez avec Brad Pitt et par un concours de circonstances obscur lui tire involontairement une balle dans la tête. On a donc un plan sur le visage déluré, cartoonesque  de Brad et le plan d&#8217;après, ce même visage assorti d&#8217;une balle entre les deux yeux. Cette dissonance, ce changement de ton brutal laisse le spectateur pantois. Il rit, dans la continuité de la scène comique, mais ce rire est devenu nerveux, il exorcise une scène qui sidère. Un peu comme les rires provoqués par Chighurt dans No country for old man. Le rire mêlé à l&#8217;effroi. Une autre scène opère cette sensation, celle où le pauvre Ted, gérant du club de gym, amoureux transi de Linda, se fait trucider à coup de hache sur le crâne par un Osborne Cox en pleine crise de démence.</span></h3>
<h3><span style="color:#888888;">Les frères Coen ne s&#8217;encombrent pas d&#8217;une quelconque pitié pour leurs personnages. Les plus innocents et naïfs trépassent : Chad et Ted.  Cela Symbolise la violence d&#8217;une société carnassière qui s&#8217;abat sur les plus faibles. En guise de conclusion, Linda obtiendra l&#8217;argent qui financera ses opérations de la part de la CIA. Mais à quel prix, finalement &#8230; Pas de moralité, de conscience quelconque, un film débridé et insensé. Les Coen sont des surdoués. Voilà tout.</span></h3>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Critique Burn After Reading]]></title>
<link>http://savoirs.wordpress.com/2008/12/05/critique-burn-after-reading/</link>
<pubDate>Fri, 05 Dec 2008 11:44:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>admin</dc:creator>
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<description><![CDATA[Une comédie légère et amusante, caractérisée par le sceau très personnel des deux réalisateurs améri]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"><a href="http://savoirs.files.wordpress.com/2008/12/burn-after-reading-poster.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-217" title="burn-after-reading-poster" src="http://savoirs.wordpress.com/files/2008/12/burn-after-reading-poster.jpg" alt="burn-after-reading-poster" width="315" height="465" /></a>Une comédie légère et amusante, caractérisée par le sceau très personnel des deux réalisateurs américains, et qui marque le retour des frères Coen après l’écrasant succès de <em>No country for old men.</em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Comme ils l’avaient déjà fait après <em>The Barber</em>, les cinéastes offrent ici au public un changement de genre radical avec <em>Burn after reading</em>, une parodique histoire d’espionnage dont ils ont écrit le scénario au même moment qu’ils adaptaient à l’écran le livre de Cormac McCarthy.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"><br />
Le résultat peut se résumer, sans trop de pertes, à la rencontre malheureuse entre un agent de la CIA, un mystérieux CD contenant des informations confidentielles et deux employés de gymnase. Le tout dans une ambiance de fond qui mélange des références volontairement évidentes aux films d’espionnages et aux comédies classiques de l’âge d’or de Hollywood.<br />
Le rôle principal est tenu dans ce cas par John Malkovich qui joue Osborne Cox, un analyste qui travaille pour la CIA, et qui se retrouve subitement au chômage. Comme un malheur n’arrive jamais seul, dès son retour chez lui, il tombe en dépression et décide de rédiger ses mémoires pour mieux s’en sortir. Mais les relations avec sa femme (Tilda Swinton) sont houleuses, et celle-ci décide de divorcer pour pouvoir vivre librement avec son amant (Georges Clooney). Pour cela, elle enregistre secrètement un CD contenant les comptes de son mari qui va, par hasard, se retrouver entre les mains de deux pauvres employés d’un gymnase de banlieue, Chad (Brad Pitt) et Linda (Frances McDormand). Les choses s’enveniment alors quand ceux-ci décident de faire chanter Cox pour financer la chirurgie esthétique de Linda… Dès lors, le film va devenir une suite de quiproquos et de situations hilarantes où les frères Coen jouent avec toutes les dimensions de l’humour: de la satyre sociale à la farce sexuelle, en passant par l’humour noir le plus fin. Une bonne synthèse de la noirceur de <em>Fargo </em>et de l’insouciance de <em>Intolérable Cruauté</em>.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"><span> </span><br />
Comme dans tous leurs films, l’ironie et le second degré sont les armes principales qui servent à désorienter le spectateur et à maintenir le suspense tout au long de cette histoire sans queue ni tête. Une visite osée et incompréhensible à l’ambassade de Russie pour vendre les informations du CD, comme aux temps de la guerre froide, ou les explications vaseuses et surréalistes de la chaotique situation au chef de la CIA sont des purs moments de plaisir. Sans oublier cette scène où Clooney présente à son amante sa «chaise balançoire», version originale et sophistiquée d’un banal godemiché, et que les frères Coen s’amusent à filmer comme le prélude d’un drame (une cave sombre, musique angoissante, attente de l’objet…). Le spectateur jouit donc des extravagantes situations dans lesquelles se retrouvent cette belle panoplie de simplets qui traversent tous une crise personnelle, professionnelle, sentimentale ou sexuelle. Joel Coen a trouvé la meilleure manière de définir son OVNI cinématographique en soulignant que l’histoire se résume à la «CIA et au monde des gymnases; et à ce qui se passe quand ces deux mondes se croisent et collisionnent».    </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Si la bonne fusion entre le personnage et l’acteur était déjà essentielle dans les plus grands films des frères Coen (on pense notamment à <em>The Big Lebowski</em> et à <em>Barton Fink</em>), l’interprétation devient ici le cœur de toute l’œuvre. Ce n’est pas un hasard si les cinéastes assurent «qu’ils ont tout de suite pensé à écrire des rôles pour des acteurs que l’on connaissait et qui pouvaient aller bien ensemble». Le pari est réussi et l’alchimie est palpable, surtout dans les nombreuses scènes humoristiques.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Les dons comiques de Clooney, que l’on connaissait notamment à travers les deux précédents films qu’il avait faits avec les Coen, ainsi que la froideur et le machiavélisme de Tilda Swinton (toujours excellente dans ce genre de rôles…), servent parfaitement à caractériser les personnages et l’ambiance. Il en va de même avec John Malkovich et Frances McDormand, qui poussent à l’extrême les possibilités dramatiques et satiriques de deux personnages perdus, mais dont les actions vont alimenter l’imbroglio. Toutefois, c’est surtout l’excellente performance de Brad Pitt qui déclenche les plus grands fous rires et les sourires les plus moqueurs.<a href="http://savoirs.files.wordpress.com/2008/12/burn_after_reading_movie_image_brad_pitt.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-218" title="burn_after_reading_movie_image_brad_pitt" src="http://savoirs.wordpress.com/files/2008/12/burn_after_reading_movie_image_brad_pitt.jpg" alt="burn_after_reading_movie_image_brad_pitt" width="298" height="301" /></a></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Qui a dit que Pitt n’était pas un grand acteur? Il est vrai que ses meilleures performances se limitaient essentiellement à des rôles sombres et torturés où il est plus difficile d’exceller vraiment. Mais sa prestation talentueuse était en grande partie responsable du surplus qualitatif de films remarquables comme <em>L’armée des 12 singes</em>, <em>Fight Club</em>, <em>Sleepers </em>ou <em>L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford</em>. Il ne faut pas oublier non plus que Pitt a toujours montré un intéressant recul sur lui-même avec des performances plus risquées, comme dans <em>Snatch</em>, la Trilogie <em>Ocean’s </em>ou l’épisode de <em>Friends </em>où il s’autoparodie. Il suffit de voir les réalisateurs avec lesquels il a tourné (Fincher, Spike Jonze, Soderbergh, Pakula, Gilliam, Redfort, Scoot et bientôt Terrence Malick et Darren Aronofsky), pour comprendre que l’on est devant un acteur qui apporte plus qu’un physique enviable.<br />
Risque, donc, que Pitt s’amuse à dénigrer en affirmant que «ce rôle peut détruire une carrière». C’est le contraire qui peut arriver et, comme l’affirme Georges Clooney, «Brad dans le rôle d’un crétin va enchanter le public». Et il est vrai que son interprétation «d’un écervelé qui marche du chewing-gum, boit du Gatorate et reste collé à son i-Pod» (Pitt dixit) est jouissive et pourrait bien être l’amorce de rôles plus osés.<br />
Rajoutons à cela Georges Clooney effectuant son jogging (offrant finalement une image où il est dénué de tout charme…), Malkovich son fitness et Pitt dansant de manière ridicule dans une voiture, et l’on obtient un tableau représentatif de l’univers disparate et anarchique du film.<br />
A la question de savoir ce que l’on tire de toute cette affaire, que lui pose à la fin du film un agent de la CIA, le chef du service (seul personnage dont le cerveau semble fonctionner correctement), répond désabusé «Peut-être rien». Il a sûrement raison, mais pendant ce temps on s’est bien amusé…</span></span></p>
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