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	<title>grasset &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/grasset/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "grasset"</description>
	<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 02:04:53 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA["Société où les enfants ont tous leur téléphone portable personnel..." in Cinquante ans dans la peau de Michael Jackson par Yann Moix (Grasset, 2009)]]></title>
<link>http://memoire2silence.wordpress.com/2009/11/18/societe-ou-les-enfants-ont-tous-leur-telephone-portable-personnel-in-cinquante-ans-dans-la-peau-de-michael-jackson-par-yann-moix-grasset-2009/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 13:05:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
<guid>http://memoire2silence.wordpress.com/2009/11/18/societe-ou-les-enfants-ont-tous-leur-telephone-portable-personnel-in-cinquante-ans-dans-la-peau-de-michael-jackson-par-yann-moix-grasset-2009/</guid>
<description><![CDATA[Tirée du dernier roman de Yann Moix : cinquante ans dans la peau de Michael Jackson (Grasset, 2009),]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Tirée du dernier roman de Yann Moix : cinquante ans dans la peau de Michael Jackson (Grasset, 2009), cette citation qui pose un certain nombre de questions :</p>
<p style="text-align:justify;">&#8220;Société où les enfants ont <em>tous</em> leur téléphone portable personnel. Ont <em>tous </em>leur ordinateur portable personnel. Comme des petits hommes d&#8217;affaires. Société dans laquelle on donne le bacalauréat à tout le monde, parce qu&#8217;on est prié de devenir adulte tout de suite, allez, du balai, quittez-moi cette enfance qui n&#8217;a que trop duré ; devenez des <em>hommes</em>. Entrez, approchez, n&#8217;ayez pas peur : voici le monde adulte (cher bachelier). Adulte, adulte, adulte. Le plus vite possible. Le plus possible d&#8217;adultes le plus vite possible.</p>
<p style="text-align:justify;">          Mélange des enfants et des adultes : sur Internet, enfants, adultes sont totalement <em>à égalité</em>. <em>Aucune différence</em>, dans la virtualité, entre un enfant et un adulte. La différence (pas seulement d&#8217;âge, mais ontologique) entre un enfant et un adulte est abolie sur la Toile. On est tous pareils sur Facebook ; on a tous le même âge moyen : on est tous identiquement adultes ; il y a une contamination de l&#8217;enfant par l&#8217;adulte, dans le monde virtuel, qui culmine avec la séduction d&#8217;adolescents ou d&#8217;enfants par des pervers et des pédophiles. Sur Internet, il n&#8217;y a plus que <em>deux sexes</em> face à face. Deux genres seulement, deux catégories uniquement : les hommes et les femmes. Qui veulent se rencontrer ; qui se cherchent. Parfois se trouvent. Abolition pure et simple de toute forme de dissemblance. Douze ans, trente ans, même combat : les mots n&#8217;ont pas d&#8217;âge, pas de tête, pas de rides, tout est aplani &#8211; les adultes n&#8217;ont plus qu&#8217;à attirer (et pas seulement sexuellement), qu&#8217;à tirer à eux, les enfants dans leur monde ; on traite d&#8217;égal à égal. Ce n&#8217;est plus une toile, mais un Filet. Le monde entier a le même âge (adulte) ; le monde entier est collègue. Enfants et adultes deviennent <em>complices</em>. &#8220;</p>
<p style="text-align:justify;">Ce texte me met mal à l&#8217;aise par ses rapprochements  et parfois ses raccourcis&#8230; sans pour autant penser que l&#8217;auteur a entièrement tort. L&#8217;enfant égal de l&#8217;adulte sur Internet ? Oui, jusqu&#8217;à un certain point&#8230; Cette <em>abolition de la dissemblance</em> me paraît excessive&#8230;  La toile comme Filet ? Vision très restrictive&#8230;</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://memoire2silence.wordpress.com/files/2009/11/rl09_jackson.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-554" title="rl09_jackson" src="http://memoire2silence.wordpress.com/files/2009/11/rl09_jackson.jpg" alt="" width="220" height="380" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Silence</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Entretiens avec Dany Laferrière, prix Médicis, par Thomas Spear ]]></title>
<link>http://modici.wordpress.com/2009/11/06/entretiens-avec-dany-laferriere-par-thomas-spear/</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 21:46:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>sibyllelh</dc:creator>
<guid>http://modici.wordpress.com/2009/11/06/entretiens-avec-dany-laferriere-par-thomas-spear/</guid>
<description><![CDATA[Transmis par Andrée Navarro Andrée Navarro, journaliste à RFI, artiste peintre et férue de littératu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { so-language: zxx } --> <!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --> <!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xb14rs"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xb14rs" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
Transmis par Andrée Navarro</p>
<p>Andrée Navarro, journaliste à RFI, <a href="http://monsite.wanadoo.fr/a.navarro/index.jhtml">artiste peintre</a> et férue de littérature du monde, se félicite que le <a href="http://www.prix-litteraires.net/medicis.php" target="_blank">prix Médicis</a> ait été attribué à Dany Laferrière, écrivain canadien d&#8217;origine haïtienne, pour son livre <a href="http://www.edition-grasset.fr/automne_romanesque_2009/Laferriere.htm">« L&#8217;énigme du retour » <span style="color:#000000;"> </span></a> chez Grasset. « <em>Cet auteur est génial, il méritait cette récompense. Depuis la parution de son livre «<a href="http://felix.cyberscol.qc.ca/LQ/auteurL/laferr_d/comme_dl.html" target="_blank"> </a></em><a href="http://felix.cyberscol.qc.ca/LQ/auteurL/laferr_d/comme_dl.html" target="_blank"><em><em>Comment faire l&#8217;amour avec un nègre sans se fatiguer</em></em></a><em><a href="http://felix.cyberscol.qc.ca/LQ/auteurL/laferr_d/comme_dl.html" target="_blank">»</a> </em> (Le Serpent à plumes) en 1999, j&#8217;ai lu tous ses bouquins ».  Une passion qu&#8217;elle partage avec un de ses  amis américains, <span style="color:#000000;">le professeur Thomas Spear<em>. </em>Et voici ce qu&#8217;il lui a confié quelques heures avant la décision du jury<em> : &#8220;j&#8217;ai parlé avec mon pote, l&#8217;immortel Fernandez (cf :<span style="color:#000000;"> </span></em><a href="http://http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=710" target="_blank"> </a><a href="http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=710" target="_blank">l&#8217;Académicien Dominique Fernandez</a><em> ) et il m&#8217;avait dit que Dany avait toujours une bonne chance. Alors&#8230; avec le peu de fric que mon doyen m&#8217;a offert pour faire les montages, j&#8217;ai réussi à convaincre <a href="http://www.flyingpancakes.net/" target="_blank">Virginie Danglades</a> de faire ce boulot de montage de mes vidéos, </em></span><em>alors&#8230; <a href="http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/media/5questions.html" target="_blank">pour ma série</a> je lui ai demandé de faire le montage de Dany, vidéo mise en ligne 6h avant la décision du jury Médicis&#8221;. </em>Voir l&#8217;interview de Dany Laferrière &#8211; 5 questions pour Ile en Ile<em>.</em></p>
<p>Sibylle Lhopiteau<em><br />
</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { so-language: zxx } --></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le néant]]></title>
<link>http://firstinjection.wordpress.com/2009/10/16/le-neant/</link>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 09:33:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>firstinjection</dc:creator>
<guid>http://firstinjection.wordpress.com/2009/10/16/le-neant/</guid>
<description><![CDATA[Pas celui de l&#8217;histoire sans fin mais presque. Ça fait déjà quelques semaines que je n&#8217;a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Pas celui de l&#8217;histoire sans fin mais presque. Ça fait déjà quelques semaines que je n&#8217;ai rien posté ici donc peut-être est-il temps de venir dégueuler un peu.</p>
<p>J&#8217;ai terminé le dernier Beigbeider récemment et j&#8217;ai du mal à savoir quoi en penser. C&#8217;était la première fois que je m&#8217;attaquais à l&#8217;auto-biographie d&#8217;un individu n&#8217;ayant pas encore été mis en bière, plus par coïncidence que par réel choix et ça m&#8217;a beaucoup plu.</p>
<p>Il alterne avec brio le récit de sa vie et sa récente épopée pénitencière, jouant avec ces deux mondes parallèles, les liant, les faisant s&#8217;affronter ce qui apporte un rythme assez soutenu à la lecture, m&#8217;ayant valu plusieurs courtes nuits.</p>
<p>On y retrouve son style, ses références, son &#8220;quelque peu too much&#8221; déballage de citations/culture mais après tout, ça fait partie du personnage et puisqu&#8217;en plus c&#8217;est son auto-biographie, je ne vois aucune raison de s&#8217;en plaindre. Beigbeder c&#8217;est de la masturbation mentale et solitaire. Pas une vulgaire partouze mondaine où l&#8217;on essaie de faire de son mieux.</p>
<p>Bon par contre je ne sais pas du tout s&#8217;il a été encensé par la critique. Je sais juste que plusieurs pages concernant le procureur de la république de Paris, Jean-Claude Marin ont été censurées, considérées comme trop trash par son éditeur et surtout motivées par la vengeance de Beigbeder, qui considèrent que c&#8217;est ce type qui a prolongé sa garde à vue à titre d&#8217;exemple. Personnalité, média, drogue, pas bien.</p>
<p>Pipe au miel. Ciao.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sur une autre façon de vivre la banlieue...]]></title>
<link>http://terredeslettres.wordpress.com/2009/09/04/sur-une-autre-facon-de-vivre-la-banlieue/</link>
<pubDate>Fri, 04 Sep 2009 13:42:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>RikMü</dc:creator>
<guid>http://terredeslettres.wordpress.com/2009/09/04/sur-une-autre-facon-de-vivre-la-banlieue/</guid>
<description><![CDATA[Le Coeur en dehors Samuel Benchetrit Éditions Grasset Rentrée Littéraire 2009 &nbsp; &nbsp; &nbsp; ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://terredeslettres.wordpress.com/files/2009/09/le-coeur-en-dehors.jpg" alt="le coeur en dehors" title="le coeur en dehors" width="240" height="240" class="alignleft size-full wp-image-135" /></p>
<p align="justify"><a href="http://www.wikio.fr/vote?url=http://terredeslettres.wordpress.com/2009/09/04/sur-une-autre-facon-de-vivre-la-banlieue/" target="_blank"><img src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio2.gif"/></a><br /><span style="color:#ff9900;"><strong>Le Coeur en dehors</strong></span><br />
<span style="color:#ff9900;">Samuel <strong>Benchetrit</strong></span></p>
<p><span style="font-size:small;">Éditions <strong>Grasset</strong></span><br />
<span style="color:#ff0000;"><span style="font-size:small;"><strong>Rentrée Littéraire 2009</strong></span></span></p>
<p><img src="http://terredeslettres.wordpress.com/files/2009/09/bon21.png" alt="bon2" title="bon2" width="86" height="18" class="alignnone size-full wp-image-136" />
</p>
<p>&#160; </p>
<p>&#160; </p>
<p>&#160; </p>
<p>&#160; </p>
<p>&#160; </p>
<p><span style="color:#31859C;"><span style="font-size:x-small;"><strong>Première phrase //</strong> Au début, je croyais que Rimbaud c&#8217;était une tour.</span></span><br />
<span style="color:#31859C;"><span style="font-size:x-small;"></p>
<p>&#160; </p>
<p align="justify"><font color="#808000"><span style="font-size:small;"><i>&#8220;Tu sais Charly, il faut aimer dans la vie, beaucoup&#8230; Ne jamais avoir peur de trop aimer. C&#8217;est ça, le courage. Ne sois jamais égoïste avec ton cœur. S&#8217;il est rempli d&#8217;amour, alors montre-le. Sors-le de toi et montre-le au monde. Il n&#8217;y a pas assez de cœurs courageux. Il n&#8217;y a pas assez de cœurs en dehors&#8230;&#8221;</i></span></font></p>
<p align="justify"><i>Le Cœur en dehors</i> est l&#8217;histoire d&#8217;un jeune Malien de 10 ans vivant en banlieue parisienne, nommé Charles Traoré.</p>
<div align="justify"><font color="#996633"><i>&#8220;Je m&#8217;appelle Charly. Bon, OK. Je m&#8217;appelle Charles, mais je déteste qu&#8217;on m&#8217;appelle comme ça. Et celui qui essaie peut s&#8217;attendre à recevoir une sacrée raclée. C&#8217;est pourtant simple : Char-ly. Y a qu&#8217;à l&#8217;école où certains profs continuent de m&#8217;appeler comme je m&#8217;appelle vraiment. Je peux pas leur mettre de raclée mais je vous jure que ça me démange.<br />
Qu&#8217;est-ce que vous voulez, les gens sont cons parfois.<br />
De toute façon, je m&#8217;en fous, quand j&#8217;entends &#8220;Charles&#8221;, j&#8217;ai pas l&#8217;impression qu&#8217;on me parle.<br />
Mon nom c&#8217;est Traoré, et là y a rien à dire vu que c&#8217;est vraiment mon nom. Ça vient du Mali et c&#8217;est normal parce que mes parents sont de là-bas.&#8221;</i></font></div>
</p>
<p>&#160; </p>
<p align="justify">Son père les ayant quittés et étant retourné au Mali à sa naissance, il vit aujourd&#8217;hui avec sa mère, qui est la perfection personnifiée (comme toutes les mamans du monde) et son grand frère, Henry.</p>
<div align="justify"><font color="#996633"><i>&#8220;J&#8217;avais un mois, et je pensais sûrement plus à téter le sein de ma mère qu&#8217;à me demander ce que mon père glandait. Mais pour mon frère, ç&#8217;a été une autre histoire. Et ma Mère répète souvent que c&#8217;est à cause de ça qu&#8217;il est toujours à se droguer et à faire des conneries. Moi je crois aussi que mon frère est le pire des cons, et qu&#8217;il se drogue pour oublier sa connerie. Chacun son avis si vous voyez ce que je veux dire. Croyez pas qu&#8217;il me manque un coeur pour parler de mon frère comme ça. Mais je vous jure qu&#8217;à ma place vous seriez déjà en hôpital psychiatrique. Je crois que mon frère est né pour me faire chier. Pardon pour la grossièreté, mais là y a pas d&#8217;autre mot. Et si on devait me donner un euro à chaque fois que ce type me tape sur les nerfs, je serais déjà milliardaire. Mais on me donne rien, et je deviens dingue gratuitement.&#8221;</i></font></div>
</p>
<p>&#160; </p>
<p align="justify">La vie de Charly est comme celle de tous les garçons de son âge. Elle tourne autour de ses copains du quartier, du collège, du foot&#8230; Et surtout, Charly découvre l&#8217;amour, en la personne de la belle Mélanie Renoir&#8230;</p>
<div align="justify"><font color="#996633"><i>&#8220;Pour aller de mon collège à Berlioz, il faut se taper un tas de quartiers pavillonnaires. C&#8217;est la déprime de marcher dans ces rues. Ça sent la mort je vous jure. Le seul truc bien, c&#8217;est de savoir que Mélanie Renoir habite un de ces pavillons. C&#8217;est pas vraiment vraiment le chemin, mais ça fait pas un trop long détour. En tout cas, à chaque fois que je dois aller dans cette direction, je fais un détour pour passer devant chez Mélanie. Ce qui est bizarre, c&#8217;est que son pavillon n&#8217;a rien de différent des autres. Ni plus beau, ni plus grand. Mais je le trouve super parce que c&#8217;est le sien. Et tout ce qui la touche je le trouve incroyable.&#8221;</i></font></div>
</p>
<p>&#160; </p>
<p align="justify">Un matin, la mère de Charly, Malienne sans papiers, est arrêtée sous ses yeux&#8230; Il va passer sa journée à errer dans le quartier, voire au-delà. D&#8217;ailleurs, les chapitres défilent au diapason des heures de la journée qui s&#8217;égrènent.<br />
De la matinée à la nuit tombée, le lecteur se met dans les pas de Charly qui lui raconte des anecdotes de sa vie et, comme un enfant curieux de tout, lui livre ses réflexions sur le monde qui l&#8217;entoure.</p>
<div align="justify"><font color="#996633"><i>&#8220;Après la clinique, il y a les écoles. La maternelle Simone de Beauvoir. Et la primaire Jean-Paul Sartre. Je suis allé aux deux. [...] L&#8217;année dernière, en CM2, on a dû faire un exposé sur Jean-Paul Sartre. J&#8217;ai fait des recherches et j&#8217;ai vu qu&#8217;il était avec l&#8217;autre Simone de Beauvoir. Vous parlez d&#8217;une histoire. Je me suis demandé s&#8217;ils s&#8217;étaient mis ensemble à cause des écoles qui sont juste à côté. Mais en fait ils étaient carrément morts avant que ces écoles existent. Alors je me suis demandé si les types qui choisissent les noms avaient fait exprès de mettre Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre l&#8217;un à côté de l&#8217;autre rapport à leur couple et tout. Et ma maîtresse de l&#8217;époque m&#8217;a dit que oui. Je vous jure qu&#8217;il y a des types qui manquent d&#8217;imagination.&#8221;</i></font></div>
</p>
<p>&#160; </p>
<p align="justify">
Je n&#8217;avais rien lu de Samuel Benchetrit avant ce <i>Cœur en dehors</i> et je ne suis pas déçu ! J&#8217;ai eu droit à un véritable bain de fraicheur ! Ce texte nous livre une partition sans fausse note ; tout y est dit avec justesse, finesse et beaucoup d&#8217;humour et de poésie. </p>
<div align="justify">Il ne tombe à aucun moment dans l&#8217;excès ; la banlieue y est aimée sans pour autant y être magnifiée. J&#8217;ai vécu toute mon enfance en banlieue parisienne et je n&#8217;aurais jamais soupçonné que ce pouvait être si agréable de se balader dans ces rues ! Je me suis délecté à suivre, avec tendresse et naïveté, les déambulations de Charly dans cette ville&#8230;</div>
</p>
<p>&#160; </p>
<p align="center">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>&#160; </p>
<p><img src="http://terredeslettres.wordpress.com/files/2009/09/samuel-benchetrit.jpg?w=103" alt="Samuel Benchetrit" title="Samuel Benchetrit" width="103" height="150" class="alignright size-thumbnail wp-image-147" />
<div align="right"><span style="color:#31859C;"><span style="font-size:x-small;"><strong>Samuel Benchetrit</strong></span></span></p>
<div align="justify"><span style="font-size:x-small;">Né en 1973, il est écrivain, scénariste, acteur et réalisateur. À 33 ans, il entame un projet d’écrire sa biographie en 5 tomes sous le titre <i>Les Chroniques de l’Asphalte</i>, dont le 1er tome est paru en 2005 et le second en 2007.<br />
Son film, « J’ai toujours rêvé d’être un gangster », reçoit le prix du meilleur scénario au festival de Sundance.</span></div>
<p>&#160; </p>
<p>&#160; </p>
<div align="right"><span style="color:#31859C;"><span style="font-size:x-small;"><strong>Bibliographie</strong></span></span><br />
<span style="font-size:x-small;">2009 / Le Cœur en dehors<br />
2007 / Les Chroniques de l&#8217;asphalte t.2<br />
2005 / Les Chroniques de l&#8217;asphalte t.1<br />
2000 / Récit d&#8217;un branleur</span></div>
<p>&#160; </p>
<p>&#160; </p>
<div align="right"><span style="font-size:x-small;"><strong><i>Le Cœur en dehors</i></strong><br /><strong>Samuel Benchetrit</strong><br />Éditions <a href="http://www.edition-grasset.fr/textes/accueil.htm" target="_blank">Grasset</a>, 2009<br />
</span></div>
<p>&#160; </p>
<p>&#160; </p>
<div align="justify">
<span style="font-size:small;"><font color="#ff9900">▲▲</font> Si vous voulez, Grasset nous en offre le <a href="http://www.grasset.fr/chapitres/ch_benchetrit.htm" target="_blank"><font color="#ff9900"><b>premier chapitre</b></font></a>.</span><br />
<span style="font-size:small;"><font color="#ff9900">▲▲</font> Un autre avis ? <a href="http://legrandnullepart.over-blog.com/article-34436433.html" target="_blank"><font color="#ff9900"><b>Restling</b></font></a> est (presque) aussi enthousiaste !</span>
</div>
</div>
<p></span></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nothomb - Le Voyage d'Hiver / Beigbeder - Un Roman Français]]></title>
<link>http://intothegalaxy.wordpress.com/2009/09/03/nothomb-le-voyage-dhiver-beigbeder-un-roman-francais/</link>
<pubDate>Thu, 03 Sep 2009 17:00:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>fannyardentetmoi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Rentrée TV-littéraire pour deux auteurs habitués des plateaux TV et radio: Amélie Nothomb et Frédéri]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Rentrée TV-littéraire pour deux auteurs habitués des plateaux TV et radio: Amélie Nothomb et Frédéri]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rentrée litteraire 2009 Fayard et Grasset]]></title>
<link>http://liveroom.wordpress.com/2009/09/02/rentree-litteraire-2009-fayard-et-grasset/</link>
<pubDate>Wed, 02 Sep 2009 19:27:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>bloggerjeux</dc:creator>
<guid>http://liveroom.wordpress.com/2009/09/02/rentree-litteraire-2009-fayard-et-grasset/</guid>
<description><![CDATA[RENTREE LITTERAIRE FAYARD LE RAPT Follement épris de sa femme, Aziz n&#8217;en est pas moins un homm]]></description>
<content:encoded><![CDATA[RENTREE LITTERAIRE FAYARD LE RAPT Follement épris de sa femme, Aziz n&#8217;en est pas moins un homm]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Il faudrait pouvoir décider de notre histoire...]]></title>
<link>http://tarba.wordpress.com/2009/08/22/il-faudrait-pouvoir-decider-de-notre-histoire/</link>
<pubDate>Sat, 22 Aug 2009 12:28:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>BaRT</dc:creator>
<guid>http://tarba.wordpress.com/2009/08/22/il-faudrait-pouvoir-decider-de-notre-histoire/</guid>
<description><![CDATA[J&#8217;avais été convoqué par l&#8217;organe central, le &#8220;cerveau&#8221;, vieux requin veilla]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;">
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-100" title="les besoins de la cause" src="http://tarba.wordpress.com/files/2009/08/les-besoins-de-la-cause.jpg" alt="les besoins de la cause" width="434" height="454" /></p>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:justify;"><em>J&#8217;avais été convoqué par l&#8217;organe central, le &#8220;cerveau&#8221;, vieux requin veillant sur l&#8217;insatisfaction de tous, usant du refoulement comme instrument de contrôle de la masse des perdus que nous étions. Plus tôt dans l&#8217;Histoire, certains avaient pensé pouvoir faire leur choix de société&#8230; plus tôt, trop tôt. Les autres n&#8217;étaient pas prêts, pas encore. Le seraient-ils un jour ?</em></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-102" title="alvaro mutis" src="http://tarba.wordpress.com/files/2009/08/alvaro-mutis.jpg" alt="alvaro mutis" width="436" height="362" /></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Il fallait se rendre à l&#8217;évidence, la seconde révolution n&#8217;était pas pour aujourd&#8217;hui, pas même demain. Les No Future faisaient figure d&#8217;optimistes radicaux. Il n&#8217;y avait plus de mots pour dire l&#8217;avenir, plus de mots pour sortir nos regards collés sous nos semelles. Les rêves, nos utopies, étaient otages d&#8217;un cerveau qui les plongeait en clandestinité. Ensevelis en cet exil, nos songes parvenaient encore à échanger. Des rencontres d&#8217;un autre type œuvraient à la production d&#8217;une nouvelle parole. J&#8217;avais rencontré le Joker ainsi, dans les niches de connivences qui se maintenaient contre l&#8217;abrutissement généralisé et où était érigé le squelette du changement à venir.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-106" title="ce qui effraie" src="http://tarba.wordpress.com/files/2009/08/ce-qui-effraie.jpg" alt="ce qui effraie" width="450" height="358" /></p>
<p style="text-align:justify;"><em>On s&#8217;y racontait, on fabulait, et nos langues multiples étaient la condition d&#8217;une pensée nouvelle qui s&#8217;échapperait de dessous la terre où nos espoirs avaient un jour été ensevelis. Pour autant, tout n&#8217;était pas simple. Sorti de nos niches, nous étions seuls. Amant isolé de nos pensées bannies.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-107" title="paul éluard" src="http://tarba.wordpress.com/files/2009/08/paul-eluard.jpg" alt="paul éluard" width="450" height="441" /></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Ils avaient tout interdit. Marcher dans les rues avec une cigarette à la main était devenu un acte de rébellion.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-108" title="clope" src="http://tarba.wordpress.com/files/2009/08/clope.jpg" alt="clope" width="450" height="491" /></p>
<p style="text-align:justify;"><em>La nudité avait pris la couleur de l&#8217;oubli. Les amours, présences anciennes, étaient avortées au seuil du petit jour. On ne s&#8217;aimait plus. Le soleil brillait pour aveugler. Nos corps et leurs ombres étaient de pierre, silhouettes immobiles et terrifiantes.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-109" title="nu" src="http://tarba.wordpress.com/files/2009/08/nu.jpg" alt="nu" width="450" height="477" /></p>
<p style="text-align:justify;"><em>En certains détours, un mince espoir jaillissait de nouveau. Trop mince&#8230;</em></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-110" title="la fille du rer" src="http://tarba.wordpress.com/files/2009/08/la-fille-du-rer.jpg" alt="la fille du rer" width="450" height="390" /></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Ici, les souvenirs crevaient dans l&#8217;oubli. Là-bas, la terre promise prenait la forme d&#8217;une grotte sans plaisir. L&#8217;impossibilité d&#8217;y survivre Homme, poussait de plus en plus à s&#8217;extraire de ce monde. Les moins résistants filaient en déraison, jetaient une balle entre leurs yeux éteints. La voix de leur maître avait eu raison de leurs fragiles velléités de changement. Il avait fallu en aider certains dont les forces manquaient. Leur souffrance était davantage un poids pour nous autres. L&#8217;effort de séparation, coûteux, n&#8217;en était pas moins indispensable. Joker me l&#8217;avait raconté plus d&#8217;une fois, il fallait faire disparaître les faux espoirs pour goûter le vrai.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-111" title="une balle traverse" src="http://tarba.wordpress.com/files/2009/08/une-balle-traverse.jpg" alt="une balle traverse" width="450" height="421" /></p>
<p style="text-align:justify;"><em>J&#8217;étais revenu sur l&#8217;un de nos lieux ensoleillés. L&#8217;eau s&#8217;écoulait encore en torrent sous le pont de nos complots. Joker avait été pris par l&#8217;oubli à son tour, police intraitable d&#8217;un cerveau prônant les ténèbres.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-113" title="eau" src="http://tarba.wordpress.com/files/2009/08/eau.jpg" alt="eau" width="450" height="412" /></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Au fond de moi, je savais que la révolution approchait. Je tenais bon.</em></p>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:center;"> </p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[508 – Book Review 80]]></title>
<link>http://thebestplace.fr/2009/08/19/508-%e2%80%93-book-review-80/</link>
<pubDate>Wed, 19 Aug 2009 00:00:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Matthias "BenReilly" Jambon-Puillet</dc:creator>
<guid>http://thebestplace.fr/2009/08/19/508-%e2%80%93-book-review-80/</guid>
<description><![CDATA[Way ! C’est la branlée rentrée littéraire ! Kro bieng, en plus y’a un nouveau Beigbeder ! Sentant qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Way ! C’est la <span style="text-decoration:line-through;">branlée</span> rentrée littéraire ! <strong>Kro bieng, en plus y’a un nouveau Beigbeder !</strong> Sentant que ça valait pas forcément 18€, j’ai feinté en demandant un exemplaire gratos au service presse de Grasset, qui ne m’a jamais répondu. Je dois pas l’avoir encore assez grosse. Ce fut <a href="http://thebestplace.fr/2009/05/27/424-%e2%80%93-book-review-62/">Dahlia</a>, qui n’écoutant que son courage, m’aura envoyé in-extremis hier son propre exemplaire presse d’Un Roman Français. Sorti aujourd’hui dans les bacs, j’ai donc rushé la lecture en une journée pour pouvoir vous en parler en même temps que tout le monde. Ca alors Le Reilly, tu t’es boulotté 280 pages en un aprem’ ! Ca devait être vachement bien comme bouquin ! Ce à quoi j’aurais envie de répondre que c’était surtout écrit gros. <strong>Autant spoiler la fin de la critique tout de suite pour les feignasses, Un Roman Français, comme tous les romans de Beigbeder, est bancal. </strong>Sauf que celui-ci n’est pas bancal pareil, ce qui est une évolution sans pour autant être une qualité. Mais j’y reviendrai.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone" title="Couv" src="http://img268.imageshack.us/img268/9232/508couv.jpg" alt="" width="300" height="461" /></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Reprenons du début.<strong> Beig est pris en flag en train de sniffer de la coke en compagnie de sa mastercard gold à couper la farine et d’un ami écrivaillon. </strong>Passage à la case prison, ne touchez pas plein de thunes. Frédo est vénère et décide d’entamer une introspection, à la poursuite de ses origines oubliées. Car notre héros n’a prétendument aucun souvenir d’enfance. Logique, donc, qu’il en fasse un livre. Nous voilà parti sur un double récit, les deux jours trop horriblement pas cools pour Beigbeder du présent et les 42 ans précédents du Beigbeder du passé. La narration alterne donc les deux points de vue, mais les trois quarts du bouquin sont dévolus à l’histoire de la famille de Frédo, en commençant par la rencontre des grands parents durant l’entre deux guerres. <strong>Si comme votre serviteur, l’histoire de France avec un F majuscule vous vous en carrez pas mal, pas de chance.</strong> Il faudra bouffer des considérations sur la résistance et l’influence de Mai 68 sur la cellule familiale pendant des dizaines de pages avant quoi que ce soit d’autre.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone" title="One" src="http://img22.imageshack.us/img22/2708/5081lettr.jpg" alt="" width="500" height="235" /></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Aussi, durant le premier tiers du bouquin, <strong>j’étais plus intéressé par les déboires cocaïno-judiciaires de Frédo que par le long et laborieux historique menant à sa naissance</strong>, multiplication de dates, noms propres et lieux à la clef. Puis la vapeur s’inverse. Beigbeder parle de son enfance, ses premiers amours, son complexe d’infériorité vis-à-vis de son frère. Là ça devient intéressant, on tiendrait presque un début d’un truc. Pendant ce temps, le récit présent s’embourbe dans des dialogues de boulevard et des considérations d’une banalité affligeante. Oh noes, la prison c’est grave pas cool quoi ! En définitive, les seuls passages flamboyants concernent sa petite fille Chloé, pour qui il a les mots d’un père pourvu de la plus douce des plumes. On touche à quelque chose de l’homme, de l’amour. Quel dommage que ce soit si fugace. Putain de dommage. Au moins le livre se referme sur une dernière (belle) anecdote le liant à Chloé. <strong>En réussissant sa sortie, Beigbeder réchappe à la malédiction qui plombe ses fictions, son incapacité à conclure de manière satisfaisante.</strong> Ici, l’épilogue est peut-être le meilleur chapitre.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone" title="Two" src="http://img34.imageshack.us/img34/1391/5082lettr.jpg" alt="" width="480" height="217" /></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Le style aussi a évolué, en partie. <strong>On trouve moins de bling-bling, une écriture plus posée, plus serrée. </strong>Ce qu’on gagne en efficacité, on le perd en fun, si je puis dire. C’était marrant de voir un type écrire des romans a coup de phrases publicitaires mises bout à bout. L’ensemble dégagerait tout de même une impression de maturité si l’on ne trébuchait pas régulièrement sur des catastrophes d’indigence, des bouts de phrases mal branlées, tout simplement. Sans parler du syndrome St Germain. Ca ne pose aucun problème à l’auteur d’asséner des mots multisyllabiques incompréhensibles, mais il tient absolument à préciser qu’une DeLorean est une machine à voyager dans le temps. L’homme qui murmurait à l’oreille des lettrés refuse d’admettre la légitimité de la pop culture. Pas très glorieux. Toujours moins pire que de citer Bret Easton Ellis au moins dix fois sur tout le bouquin, à se fantasmer en héros de Lunar Park. On savait Frédo admiratif, mais à ce point, c’est un peu triste. Bien sûr il ne peut s’empêcher, en bon premier de la classe, de citer à intervalles réguliers la moitié des auteurs Français morts. Pénible. <strong>Ultime moment de solitude, quand il se compare nommément à <a href="http://thebestplace.fr/2008/12/24/268-%E2%80%93-everyone%E2%80%99s-a-critic-30/">Haulden Caulfied</a></strong><strong> errant dans New-York. </strong>Le lecteur, ayant honte pour l’écrivain, préférera détourner les yeux.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone" title="Three" src="http://img188.imageshack.us/img188/4492/5083lettr.jpg" alt="" width="500" height="238" /></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;"><strong>On aura beaucoup parlé des pages censurées concernant l’infâme procureur de la république qui aurait forcé Frédo à croupir en taule</strong> pendant, oh my gawd, 24 heures de plus. On sait depuis 99 Francs que l’auteur se rêve en redresseur de torts et rebelle face à la bien-pensance et l’immobilisme général. Suffit de voir le fantasme de 99F, le film, où le héros saborde son patron, son job, ses clients. Tout le long d’Un Roman Français, on sent la frustration d’un bonhomme qui n’appuiera jamais sur l’interrupteur, un narrateur dépourvu de Tyler Durden pour appuyer à sa place. Alors il pose sa démission avant de publier 99 Francs, vire les pages problématiques avant de risquer l’amende pour outrage/diffamation et continue à sucer des peoples sans talent au Grand Journal. Alors qu’avec une simple de note de blog un adolescent un peu paumé arrive à perturber le transit intestinal d’une centaine de personnes le temps d’une journée. Jouer à l’anarchiste, foutre la merde, c’est pas si dur. <strong>Mais Beig n’appuiera jamais sur la détente, et à force de menacer de le faire par romans interposés, on n’y croit plus.</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="alignnone" title="Four" src="http://img34.imageshack.us/img34/1026/5084lettr.jpg" alt="" width="500" height="233" /></strong></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">A un moment du livre, <strong>Frédo nous assène que peu importe l’histoire, c’est le style qui compte, ou tout du moins, ce que l’auteur arrive à transmettre de lui par le texte</strong>. Le fait est qu’Un Roman Français et 280 pages plus tard, je n’ai pas l’impression d’avoir appris grand-chose que j’ignorais sur le personnage Beigbeder. Bien sûr, je ressors avec quelques nouveaux détails, mais de ses obsessions, son fonctionnement, les raisons qui l’ont poussé à devenir ce qu’il est, rien ne m’aura surpris, étonné ou tout simplement ému. Quand j’ai traité le bouquin de bancal, c’est à ce niveau. Il m’aura laissé globalement indifférent, non tenu en haleine par une intrigue, pas passionné par la place de sa famille dans l’histoire. <strong>Restent les petits détails d’une enfance, les joies d’un adolescent et l’amour d’un homme pour les femmes, d’un père pour son enfant.</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Je ne pense pas que cela aurait suffit à ne pas regretter mes 18€. Eventuellement en poche, un jour. Le pire dans tout ça, c’est que c’était le seul bouquin de la rentrée littéraire qui m’excitait un minimum. Va falloir que je fasse moult efforts pour trouver quelque chose pour me motiver. Je vous tiendrai au courant.</p>
<p style="text-align:justify;">Demain, justement, je taperai sur les médias à la bourre. Vu la taille de la note du jour, les résultats du concours 4 seront pour demain (ou samedi, je me tâte), ça vous fait 24h de plus pour jouer.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>SRSLY STAGE !!!</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Lu 300 pages et critiqué sur 1000 mots en moins de 12h. Sans déconner, pourquoi je suis pas encore payé pour ce taf&#8217; déjà ?</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[POUR MON PLAISIR ET MA DELECTATION CHARNELLE – Pierre Combescot]]></title>
<link>http://thevioletteroll.wordpress.com/2009/07/29/pour-mon-plaisir-et-ma-delectation-charnelle-%e2%80%93-pierre-combescot/</link>
<pubDate>Wed, 29 Jul 2009 14:16:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Violette Roll</dc:creator>
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<description><![CDATA[Auteur français / Roman historique / Grasset / 188 pages Avec un titre aguicheur et une trame histor]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><strong><em>Auteur français / Roman historique / Grasset / 188 pages</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="alignleft" title="Couverture Combescot" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/1/0/9782246631019.jpg" alt="" width="144" height="227" />Avec un titre aguicheur et une trame historique des plus alléchantes – 1415, la guerre de Cent ans fait rage, la Grande Peste et les famines également et tout les petits et grands seigneurs ne trouvent rien de mieux que de s’entre-assassiner – je fondais beaucoup d’espoirs dans ce court roman de <strong>Pierre Combescot</strong> qui osait enfin s’attaquer aux fondements du mythe de <em>Barbe Bleue</em> – non que <em>la Petite Sirène</em> ou <em>Cendrillon</em> me gonflent, mais reconnaissons que le personnage de Barbe Bleue est bien plus palpitant. Un opus heureusement court car très décevant.</p>
<p style="text-align:justify;">Le problème majeur des romans historiques est qu’ils sont en général très/trop long, leurs auteurs voulant trop en faire, caser un maximum de détails prouvant la supériorité de leur ouvrage sur les autres, etc… Pierre Combescot réussit ce petit exploit d’être à la fois ennuyeux et d’étaler sa science en moins de 200 pages.</p>
<p style="text-align:justify;">Pierre Combescot balaye une période allant de l’avant à l’après mort de Gilles de Rais, son personnage censé être le principal. Dans sa volonté de vouloir en replacer le plus possible avec le moins de paragraphe, on ne comprend plus rien à moins de connaître tous les protagonistes des conflits et enjeux. Un arbre généalogique n’aurait pas été superflu. Se recentrer sur le personnage était de rigueur, qu&#8217;importe de savoir quelles alliances se faisaient et se défaisaient, elles ne servent en rien la narration. Rien non plus sur une tentative de traduire la complexité psychologique d&#8217;un homme qui a reconnu tous ses crimes (viols, meurtres, pédophilie&#8230;), reconnaissant qu&#8217;il avait agi <em>pour son plaisir et sa délectation charnelle,</em> tout simplement.</p>
<p style="text-align:justify;">« Mon plaisir et ma délectation » personnelle eurent été d’avoir une fiction aussi passionnante et vivante que mes cours d’histoire d’Hypokhâgne : du sang, des descriptions précises des sévices infligés aux jeunes victimes de Gilles de Rais, les pieux des gardes suisses transperçant les chairs des cavaliers, les cadavres et gémissements des blessés…  Aucune odeur n’est retranscrite, aucun frémissement de poitrine, pas de bruit de couloirs non plus… rien dans ce roman n’est vivant et stimulant, on ne <em>vit</em> pas ce livre. Et de ce fait cela devient plus rébarbatif qu’un mauvais manuel d’histoire.</p>
<p style="text-align:justify;">Déception donc que de voir un écrivain ne pas être capable d’assumer d’inclure une part de fiction dans son récit. Il ne sait donc plus imaginer ? Il est pourtant précisé &#8220;roman&#8221; sur la couverture du livre, c&#8217;est bien que l&#8217;auteur devrait se sentir libre de créer. C’est alors qu’il n’est pas fait pour parler de ce troublant et fascinant personnage qu’a pu être Gilles de Rais, un homme qui tout en étant homme de culture et de goût (intérêt pour la musique, l’art ou dévotion chrétienne) su se révéler être le plus grand pédophile et assassin de son siècle, peut-être même de l’histoire française (on évoque plus de cent victimes).</p>
<p style="text-align:justify;">Préférer les ouvrages historiques de Claude Gauvard sur le sujet (<em>Violence et ordre public au Moyen-Age</em>, <em>Pratiques sociales et politiques judiciaires dans les villes de l&#8217;Occident à la fin du Moyen Âge</em>).</p>
<p style="text-align:justify;">Note : 3/10</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[12e réponse]]></title>
<link>http://neilt44.wordpress.com/2009/07/27/12e-reponse/</link>
<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 06:54:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>neilt44</dc:creator>
<guid>http://neilt44.wordpress.com/2009/07/27/12e-reponse/</guid>
<description><![CDATA[Parfois, un lundi ressemble à un autre lundi et les lettres qui me parviennent se teintent du même t]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Parfois, un lundi ressemble à un autre lundi et les lettres qui me parviennent se teintent du même ton, celui de la négation.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce sont les éditions <strong>Grasset</strong> qui répondent :</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Monsieur, </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Le manuscrit que vous nous avez adressé a été lu avec attention. Il nous a semblé qu&#8217;il ne correspondait pas à nos choix éditoriaux. Nous ne sommes donc pas en mesure de la publier.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Nous le regrettons. Recevez, Monsieur, l&#8217;assurance de notre considération.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Le directeur littéraire.</em></p>
<p style="text-align:justify;">Voilà. Ni plus, ni moins.</p>
<p style="text-align:justify;">Là, c&#8217;est clair, le manuscrit n&#8217;a même pas a été parcour(l)u !</p>
<p style="text-align:justify;">Certains diront que je vise peut-être trop haut, et alors ?</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>18 envois, 12 refus</strong>. Tout reste à faire, le doute s&#8217;insinuant.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Golden Gate de Vikram Seth]]></title>
<link>http://pagesapages.wordpress.com/2009/06/28/golden-gate-de-vikram-seth/</link>
<pubDate>Sun, 28 Jun 2009 19:28:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>cjeanney</dc:creator>
<guid>http://pagesapages.wordpress.com/2009/06/28/golden-gate-de-vikram-seth/</guid>
<description><![CDATA[« La semaine dernière, après avoir écrit Le chapitre que vous venez juste de lire, Alors que j’ébauc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div style="font-size:16pt;font-family:Times New Roman;text-align:left;"><strong><span style="color:#000000;"><span style="color:#800080;"><br />
</span><span style="color:#ff6600;"></span></span></strong></div>
<div style="font-size:16pt;font-family:Times New Roman;text-align:left;"><strong><span style="color:#000000;"><span style="color:#ff6600;"><br />
</span></span></strong></div>
<div style="font-size:12pt;font-family:Times New Roman;text-align:left;"><span style="color:#000000;"><img class="alignleft size-full wp-image-4300" title="Vikram Seth" src="http://pagesapages.wordpress.com/files/2009/06/vikram_seth.jpg" alt="vikram_seth" width="120" height="169" /></span></div>
<div style="font-size:12pt;font-family:Times New Roman;text-align:right;"><span style="color:#000080;">« La semaine dernière, après avoir écrit<br />
Le chapitre que vous venez juste de lire,<br />
Alors que j’ébauchais d’autres péripéties<br />
Avec une énergie qu’on ne saurait décrire<br />
Un éditeur – au cours d’une soirée mondaine<br />
(Riche en vins et en mets, d’une classe certaine)<br />
Donnée par Thomas Cook (souhaitons-lui longue vie !)<br />
À l’occasion de la sortie de mon récit<br />
De voyage au Tibet – me prit le bras : &#8220;Amis,<br />
Sur quoi travaillez-vous ?&#8221;  &#8220;Un roman…&#8221; &#8220;Épatant !<br />
Sachez, Vikram, que nous sommes tous impatients…&#8221;<br />
&#8220;… En vers&#8221;, ajoutai-je aussitôt, et il blêmit.<br />
&#8220;Ma foi, c’est pittoresque en diable&#8221;, conclut-il<br />
Avant de s’éclipser, d’un pas plutôt fébrile. »</span></div>
<div style="font-size:16pt;font-family:Times New Roman;text-align:right;">
<p style="text-align:left;line-height:1em;padding-left:30px;"><span style="color:#000000;">Cet éditeur a bien tort d’avoir peur. Eh oui, on peut écrire un roman contemporain, une histoire d’amour, de mort, de mariage et d’enterrement, de séparations et de retrouvailles, vivante, joyeuse et triste, prenante et efficace, le tout en sonnets et alexandrins.</span></p>
<p style="text-align:left;line-height:1em;"><span style="color:#000000;">John, personnage central, est au centre de cette intrigue. Il va tournoyer, d’amour en désillusion, s’approchant ou s’éloignant de ses amis trentenaires, le <span style="color:#000080;"><strong>Golden Gate</strong></span> en toile de fond. <strong>Vikram Seth</strong> décrit une génération de Californiens en proie au doute, confrontés à l’écologie, au libéralisme, à la religion et aux affres de vies sentimentales chaotiques, le tout au milieu des années quatre-vingt.</span></p>
<p style="text-align:left;line-height:1em;padding-left:30px;"><span style="color:#000000;">La structure, sonnets et alexandrins, pourrait n’être qu’un habillage, un exercice de style, une coquetterie. Ce n’est pas le cas. Si pendant la lecture des premières pages, on est soufflé par l’ambition de l’entreprise (et par la véritable prouesse qu’est la traduction de <strong>Claro</strong>), on constate rapidement que la forme joue sur le fond et lui imprime plus qu&#8217;une simple musique.<br />
</span></p>
<p style="text-align:left;line-height:1em;"><span style="color:#000000;">La mise en vers exerce une étrange alchimie et donne aux multiples rebondissements de la trame de <span style="color:#000080;"><strong>Golden Gate</strong></span> une coloration singulière. Elle magnifie les passages descriptifs, aussitôt poétisés par le rythme. Elle accentue l’humour et la drôlerie de certaines réparties. Et elle exacerbe le sens, car pour mettre en vers les enjeux mis en place, il faut les saisir, les ciseler et en extraire le suc. Le tout dans une forme chantante, légère autant qu&#8217;incisive.</span></p>
</div>
<div style="font-size:14pt;font-family:Times New Roman;text-align:left;">
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">« Je suis jeune, ambitieux, en parfaite santé </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">Autonome et sensé, solvable et sûr de moi. </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">Mais mes symptômes sont une calamité, </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">Et le Dow Jones de mon cœur est au plus bas ; </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">Le tournesol de ma jeunesse est tout fané. </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">Mes rêves d’autrefois sont gris et cabossés.</span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;"> Le zoom de mon ardeur est complètement flou. </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">Ma vie est un roman rédigé par un fou. »</span></p>
</div>
<div style="font-size:16pt;font-family:Times New Roman;text-align:left;"><span style="color:#000000;">Le tableau brossé est multiple : parfois cynique, sociologique, drolatique, philosophique… artistique, pour résumer ce qui n’est pas résumable.</span>
<p>&#160;</p>
<p style="text-align:left;line-height:1em;padding-left:30px;"><span style="color:#000000;"><strong>Vikram Seth</strong> s’est amusé très sérieusement à ces portraits en pied de caractères. Et <strong>Claro</strong> s’est infiltré dans le projet, modulant la cadence, transformant les octosyllabes de la version originale en alexandrins  pour en restituer toute la saveur en langue française, comme il le dit lui-même dans une note :</span></p>
</div>
<div style="font-size:14pt;font-family:Times New Roman;text-align:left;">
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#008000;">« Mais j’ai dû convenir que pour chausser huit pieds </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#008000;">Il fallait trop souvent tordre le chausse-pied </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#008000;">Du tempo et insérer, de force, la forme, </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#008000;">Au risque de causer une allure difforme. »</span></p>
</div>
<div style="font-size:16pt;font-family:Times New Roman;text-align:left;">
<p style="text-align:left;line-height:1em;"><span style="color:#000000;">Le résultat est brillant et efficace, pétillant :</span></p>
</div>
<div style="font-size:14pt;font-family:Times New Roman;text-align:left;">
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">« &#8220;Et je gage que John est dans tous ses états </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">De te savoir embringuée dans cette fiesta. </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">Cela m’étonnerait fort que cette excursion </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">Ait reçu sa bénédiction.&#8221; &#8220;Tu fais erreur. </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">Il se trouve que John s’est montré d’une humeur </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">Plus que compréhensive eu égard à l’action </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">Entreprise aujourd’hui. &#8220;Je t’en prie, casse-toi ! </span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000080;">A-t-il dit. Et n’oublie pas ton connard de chat !&#8221; »</span></p>
</div>
<div style="font-size:16pt;font-family:Times New Roman;text-align:left;">
<p style="text-align:left;line-height:1em;"><span style="color:#000000;"><img class="alignleft size-full wp-image-4304" title="Golden Gate, chez Grasset" src="http://pagesapages.wordpress.com/files/2009/06/golden-gate-vickram.jpg" alt="golden-gate-vickram" width="120" height="179" />Roman moderne en vers, <span style="color:#000080;">« c’est pittoresque en diable »</span>, effectivement. Mais plus encore. Au-delà de sa singularité, <span style="color:#000080;"><strong>Golden Gate</strong></span> raconte, et raconte bien. </span></p>
<p style="text-align:left;line-height:1em;"><span style="color:#000000;">Une histoire émouvante, emblématique, personnelle, &#8220;humaine en diable&#8221;… au pied d’un des plus grands ponts <span style="color:#000080;"> </span></span></p>
<p style="text-align:right;"><span style="color:#000000;"><span style="color:#000080;">« jamais édifié – </span></span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000000;"><span style="color:#000080;">Dont les câbles d’acier, sous une pluie battante </span></span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000000;"><span style="color:#000080;">Ou sous le fier soleil, dans les tempêtes vives, </span></span></p>
<p style="text-align:right;line-height:1em;"><span style="color:#000000;"><span style="color:#000080;">Enjambent le détroit et unissent les rives. »</span>…</span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="color:#000000;"><strong><span style="color:#800080;">Golden Gate</span> de Vikram Seth</strong></span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="color:#008000;">Traduit de l’anglais (Inde) </span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="color:#000000;"><strong>par <a href="http://towardgrace.blogspot.com/" target="_blank">Claro</a></strong></span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="color:#000000;"><strong>Aux <a href="http://www.edition-grasset.fr/textes/accueil.htm" target="_blank">éditions Grasset</a></strong></span></p>
<div><strong><span style="color:#800080;">Catégorie Littérature étrangère</span> <span style="color:#0000ff;">-Roman en vers-</span><br />
<span style="color:#ff6600;">Parution en mars 2009</span></strong></div>
<p style="text-align:left;"><span style="color:#000000;"><strong><br />
</strong></span></p>
</div>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Quinzaine n°993, du 1er au 15 juin 2009]]></title>
<link>http://laquinzaine.wordpress.com/2009/06/03/la-quinzaine-n%c2%b0993-du-1er-au-15-juin-2009/</link>
<pubDate>Wed, 03 Jun 2009 23:17:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>capucinebordet</dc:creator>
<guid>http://laquinzaine.wordpress.com/2009/06/03/la-quinzaine-n%c2%b0993-du-1er-au-15-juin-2009/</guid>
<description><![CDATA[&#8220;Pierre Michon et les Représentants&#8221;, un article de Georges Raillard PIERRE MICHON LES O]]></description>
<content:encoded><![CDATA[&#8220;Pierre Michon et les Représentants&#8221;, un article de Georges Raillard PIERRE MICHON LES O]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Quinzaine n°992, du 16 au 31 mai 2009]]></title>
<link>http://laquinzaine.wordpress.com/2009/05/20/la-quinzaine-n%c2%b0992-du-16-au-31-mai-2009/</link>
<pubDate>Wed, 20 May 2009 16:18:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>capucinebordet</dc:creator>
<guid>http://laquinzaine.wordpress.com/2009/05/20/la-quinzaine-n%c2%b0992-du-16-au-31-mai-2009/</guid>
<description><![CDATA[&#8220;Redécouvrir Jean Guéhenno&#8221;, un article de Maryse Arrigoni JEAN GUÉHENNO LA JEUNESSE MOR]]></description>
<content:encoded><![CDATA[&#8220;Redécouvrir Jean Guéhenno&#8221;, un article de Maryse Arrigoni JEAN GUÉHENNO LA JEUNESSE MOR]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Juste avant l’hiver de Françoise Henry]]></title>
<link>http://pagesapages.wordpress.com/2009/04/04/juste-avant-l%e2%80%99hiver-de-francoise-henry/</link>
<pubDate>Sat, 04 Apr 2009 07:32:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>cjeanney</dc:creator>
<guid>http://pagesapages.wordpress.com/2009/04/04/juste-avant-l%e2%80%99hiver-de-francoise-henry/</guid>
<description><![CDATA[&nbsp; Extrait : « Je vous ai toujours observée, Anna. Comme j’ai toujours observé mes serveuses. D’]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><!--[if gte mso 9]&#62;  Normal 0   21   false false false  FR X-NONE X-NONE                           &#60;![endif]--><!--[if gte mso 9]&#62;                                                                                                                                            &#60;![endif]--></p>
<p>&#160;</p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="color:#666699;"><span style="text-decoration:underline;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;"><img class="alignleft size-full wp-image-1850" title="Françoise Henry" src="http://pagesapages.wordpress.com/files/2009/04/francoise_henry.jpg" alt="francoise_henry" width="120" height="163" />Extrait</span></span></span><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;"><span style="color:#666699;"> </span>: <span style="color:#000080;">« Je vous ai toujours observée, Anna. Comme j’ai toujours observé mes serveuses. D’abord parce qu’elles sont jeunes et jolies (plus ou moins). Tout ce que je ne suis plus (ou n’ai jamais été). Évidemment, nous sommes obligés de les garder comme telles. C’est pour ça qu’elles ne durent pas. »</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;">Celle qui parle est la patronne d’un café situé à Prague, au bord de la Vltava. Elle s’adresse à Anna, serveuse. Et son monologue va nous tenir en haleine jusqu’à la fin de <span style="color:#000080;"><strong>Juste avant l’hiver</strong></span>.</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;">Quelques touristes s’attablent dans ce café :</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;"><span style="color:#000080;">« Ils riaient presque. Ils avaient voulu cela, les touristes. Venir dans ce pays en état de choc. Eh bien, ils voyaient. Ils retrouveraient dans quelques jours, leur pays riche, ils rempliraient leur ventre de tout ce qui s’était creusé ici, à Prague, et le ventre à nouveau plein et satisfait ils raconteraient : &#8220;On vous tend une carte dans les restaurants, mais on commence par vous dire non pas ce qu’il n’y a pas – ce serait trop long – mais ce qu’il y a. Du concombre ! De la soupe ! C’est tout !&#8221; »</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;">Les voyageurs de passage ne verront dans ce café qu’une serveuse gracieuse, Anna, à l’anglais hésitant, et rien de ce qui se noue derrière les pans blancs de son tablier. La patronne, elle, voit tout. Elle traque jusqu’au plus minuscule indice, passant des semaines à l’observer sans lui adresser la parole.</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;">Elle se souvient dans les moindres détails du jour où elle a assisté à la rencontre entre Anna et Pavel, <span style="color:#000080;">« l’étudiant » </span>:</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;">« Cette première approche n’a duré qu’une minute au plus, vous vous êtes éloignée, le regard tranquille comme vous l’êtes toujours, je n’ai rien noté d’extraordinaire à ce moment-là.</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;"><span style="color:#000080;">Mais soudain, vous avez tout lâché.</span> […] <span style="color:#000080;">Vous mouriez subitement, je crois que vous mouriez votre plateau sur le bras. »</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;">La narratrice raconte la fulgurance de cet amour. Elle n’est pas protectrice pourtant, et ses mots trahissent souvent aigreur et jalousie. Douleur aussi, et frustration. Car dans cette histoire d’amour, elle n’est qu’un témoin, un objet du décor.</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;">Pavel est en danger. Il ne va pas échapper à une arrestation, à la torture.</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;"><span style="color:#000080;">« Vous aimiez un homme, vous retrouvez un enfant qui a mal.</span> […] <span style="color:#000080;">vous prenez sa main qu’il vous cachait. Vous avez dix ans de plus, Anna. Ou cent ans de plus. C’est à cela qu’ils voulaient arriver – ce gouvernement de vieillards qui n’estiment que la vieillesse : à vous vieillir.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;"><span style="color:#000080;">Ternir votre insolente jeunesse… »</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;">Entre Printemps de Prague et chute du Mur de Berlin, les paroles de cette femme, sont d&#8217;abord teintées de fiel, de mépris. Peu à peu, sa carapace se fendille, et l’on réalise que, derrière la femme acariâtre, c’est la femme blessée qui s’exprime. Ses mots résonnent alors comme une ode à l’amour. Ode à son commencement, à sa perte, au champ des possibles qu’il ouvre… ou qui se referme.</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;">La fin de <strong><span style="color:#000080;">Juste avant l’hiver</span></strong> est superbe, et clôt magnifiquement ce roman hors du commun.</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;">On imagine bien une lecture publique de ce texte, ou une mise en scène, même basique, les mots étant assez forts pour porter une lectrice comme une actrice.<br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;"><strong><span style="color:#000080;">Juste avant l’hiver</span></strong> est une prouesse. Pas simple de garder l’attention du lecteur avec un unique monologue. Pas simple de lui faire écouter, sans jamais qu’il se lasse, une seule voix, qui plus est une voix si antipathique au départ. Pas évident de doser avec justesse la présence de parties narratives sans enlever la force de cette voix qui parle et tient la note jusqu’au bout. Difficile d’évoquer dans un décor flou mais inquiétant les rouages politiques qui grincent et broient les protagonistes. La réussite de <strong><img class="alignleft size-full wp-image-1914" title="Juste avant l’hiver aux éditions Grasset" src="http://pagesapages.wordpress.com/files/2009/04/couv_hiver_henry.jpg" alt="couv_hiver_henry" width="130" height="204" />Françoise Henry</strong> dans cet exercice délicat est totale, l’émotion réelle. </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;">Avec l&#8217;amour au centre de ce tout :<br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;"><span style="color:#000080;">« Je voudrais ne parler que d’amour. C’est ça, seulement, qui me fait frémir. Le reste c’est du mensonge. »</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;"><span style="color:#800080;">Juste avant l’hiver</span> de Françoise Henry</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;"><strong><span style="color:#000000;">Aux éditions <a href="http://www.edition-grasset.fr/textes/accueil.htm">Grasset </a></span></strong></span></p>
<p><strong><span style="color:#800080;">Catégorie Littérature française</span> <span style="color:#0000ff;">-Roman-</span></strong></p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>Parution en mars 2009</strong></span></p>
<p>&#160;</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#38;"><strong><span style="color:#000000;"><br />
</span></strong></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La chanson de Nell de Patrick Souchon]]></title>
<link>http://pagesapages.wordpress.com/2009/04/01/la-chanson-de-nell-de-patrick-souchon/</link>
<pubDate>Wed, 01 Apr 2009 17:35:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>cjeanney</dc:creator>
<guid>http://pagesapages.wordpress.com/2009/04/01/la-chanson-de-nell-de-patrick-souchon/</guid>
<description><![CDATA[Catégorie Littérature française –Roman- Parution en mars 2009 Extrait : « Six ans, l’épaule et le br]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal"><strong><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><span style="color:#800080;">Catégorie Littérature française </span>–Roman-</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><span style="color:#ff6600;"><strong>Parution en mars 2009</strong></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><img class="alignleft size-full wp-image-1800" title="patrick_souchon" src="http://pagesapages.wordpress.com/files/2009/04/patrick_souchon.jpg" alt="patrick_souchon" width="103" height="125" /><span style="color:#000080;"><span style="color:#888888;"><span style="color:#808080;"><span style="text-decoration:underline;">Extrait</span> :</span> </span>« Six ans, l’épaule et le bras dans le plâtre, je me déplace difficilement, la station debout m’est pénible. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><span style="color:#000080;">Comme toi j’éprouve l’angoisse des gestes limités, de l’avenir plus qu’incertain qui s’ouvre à nous et que tu résumes soudain alors que le train entre en gare : je ne pourrai jamais, c’est impossible, les marches sont trop hautes, impossible d’avancer, de plier le genou.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">Seuls au monde et très près des voies, dans la stupeur et la raideur de ce genou que tu ne peux pas plier, de ce bras, le mien, maintenu prisonnier dans un corset. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><span style="color:#000000;">Quelques semaines plus tôt, ce petit garçon et sa mère vivent un drame</span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"> : sur une route de Haute Savoie roule une <span style="color:#000080;">« traction avant bleu marine, chromes étincelants sous le soleil »</span>. À l’intérieur, un couple et ses enfants qui rentrent de vacances. En face, un chauffeur dans un camion <span style="color:#000080;">« aux pneus lisses »</span>, brume et chaussée glissante, et rien ne sera plus comme avant. </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">Bien des années plus tard, après la mort du père dans cet accident, la mère, âgée et malade, meurt à son tour. Et <strong>Patrick Souchon</strong> écrit<strong> <span style="color:#800080;">La chanson de Nell</span></strong>. </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">Il écrit pour remplir le blanc, le néant, le trou immense, <span style="color:#000080;">« trou dans le pare-brise et dans le temps, la poitrine du père, trou d’aiguille dans le bras de la mère devenu bleu, tant l’infirmière était venue piquer ». </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><span style="color:#000080;"><span style="color:#000000;">Il</span></span> écrit pour dire la vie qui <span style="color:#000080;">« creuse ses lignes et traits d’arbalète dans la paume des mains »</span>.</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">On entend la voix du « je » narrateur, et la voix de Nell vivante que le « je » nous transmet, intacte. </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><strong>Patrick Souchon</strong> réussit à joindre ces voix dans une sorte de tresse, chœur à tonalité unique, un chant, la chanson du titre. C’est une chanson d’amour bien sûr, mais plus encore. </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">C’est l’étonnement d’un fils devant la vitalité et les rêves de sa mère. C’est son désir de l&#8217;atteindre, au plus près, à travers les dialogues chaotiques que la maladie lui fait tenir, et dans lesquels se mêlent poésie et effroi. C’est le constat de sa perte d&#8217;elle, de sa perte à elle :</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">« Partir est une obsession comme marcher, se lever, tenir debout, faire un tour, entrer dans une chambre, en ressortir, dans un sens, puis dans l’autre, et ainsi de suite, toute la journée. </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">Chaque couloir compose un angle, un angle droit. Tu tournes à droite, puis à droite, encore une fois, tu tournes en rond, et le monde suit, qui se vide.</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">Toujours tu espères recevoir des nouvelles mais tu ne vois rien venir, à cause des angles. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">C’est le rappel d’un enchantement devant celle qui a toujours voulu qu’il écrive.</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">« Tu disais, facile : il suffit d’un papier et d’un crayon, c’est simple. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">&#8220;Nell&#8221; est son nom de plume. Nell Pierlain écrit des livres &#8220;sentimentaux&#8221; pour subsister. Elle connaît l’aptitude incroyable des mots :</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><span style="color:#000080;">« Puisque le monde n’est qu’une illusion d’optique,</span> […] <span style="color:#000080;">allons-y, reprenons tout à la base, réécrivons la scène initiale, manière de déjouer le réel</span> […] <span style="color:#000080;">»</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><strong>Patrick Souchon </strong>écrit pour garder, pour faire perdurer. Dans des extraits de livres qu&#8217;elle a écrit, il la retrouve, cachée derrière la romance.<span style="color:#800080;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><span style="color:#800080;"><strong>La chanson de Nell</strong> </span>est plus qu’un hommage. Sans trace de pathos ni d’apitoiement, c’est </span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">travail de deuil, travail de vie,</span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"> traversé par un élan, une quête :<br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><span style="color:#0000ff;"><span style="color:#000080;">« Je l’entends chantonner. Je sens qu’elle veut que je chante avec elle, plus haut, plus près, que j’aille chercher de l’autre côté, au-delà des crêtes, ailleurs,</span> </span>[…] <span style="color:#000080;">les couplets oubliés de la chanson de Nell, et que je lui rapporte les paroles manquantes. »</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><img class="alignleft size-full wp-image-1801" title="chanson_de_nell" src="http://pagesapages.wordpress.com/files/2009/04/chanson_de_nell.jpg" alt="chanson_de_nell" width="120" height="191" /> <span style="color:#800080;"><span style="color:#000000;">Dans une très belle écriture, à la fois fouillée, sincère et en réflexion d&#8217;elle-même, </span><span style="color:#000000;"><strong>Patrick Souchon</strong> offre le  portrait d&#8217;une mère aimée, et plus largement celui d&#8217;une famille.</span></span> Et bien sûr, son autoportrait aussi en filigrane. </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">Pour ma part, je garde l&#8217;image de ce petit garçon au bras plâtré, impuissant à aider sa mère immobilisée devant une marche trop haute (<span style="color:#000080;">« je ne pourrai jamais, c’est impossible »</span>). Dans mon esprit, c&#8217;est ce petit garçon qui chante <span style="color:#800080;"><strong>La chanson de Nell,</strong></span> et ses paroles disent que sa mère a réussi à monter.<br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><span style="color:#800080;">La chanson de Nell</span> de Patrick Souchon</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><strong>Aux éditions <a href="http://www.edition-grasset.fr/textes/accueil.htm">Grasset</a></strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;"><strong><br />
</strong></span></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Autopsie d’un fait divers]]></title>
<link>http://bullesdinfos.fr/2009/03/11/autopsie-dun-fait-divers/</link>
<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 17:41:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>bullesdinfos</dc:creator>
<guid>http://bullesdinfos.fr/2009/03/11/autopsie-dun-fait-divers/</guid>
<description><![CDATA[New York, quartier du Queens, mars 1964. Kitty Genovese, jeune italo-américaine de 29 ans, est assas]]></description>
<content:encoded><![CDATA[New York, quartier du Queens, mars 1964. Kitty Genovese, jeune italo-américaine de 29 ans, est assas]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Voyage dans le passé de Stephan Zweig]]></title>
<link>http://pagesapages.wordpress.com/2009/03/11/le-voyage-dans-le-passe-de-stephan-zweig/</link>
<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 16:40:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>cjeanney</dc:creator>
<guid>http://pagesapages.wordpress.com/2009/03/11/le-voyage-dans-le-passe-de-stephan-zweig/</guid>
<description><![CDATA[Catégorie Littérature étrangère -Roman- Parution en octobre 2008 Le Voyage dans le passé était un te]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal" style="text-align:left;line-height:normal;"><span style="color:#800080;"><strong><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Catégorie </span></strong></span><strong><span style="color:#993300;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;"><span style="color:#800080;">Littérature étrangère </span><span style="color:#0000ff;">-Roman-</span></span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span style="color:#993300;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Parution en octobre 2008<br />
</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-573" title="stefan-zweig1" src="http://pagesapages.wordpress.com/files/2009/03/stefan-zweig1.jpg" alt="stefan-zweig1" width="110" height="152" />Le Voyage dans le passé</strong> était un texte perdu. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Quarante et une pages annotées de la main de Stephan Zweig, classées dans les archives d’<span style="color:#008080;">Atrium Press</span>, à Londres, leur titre raturé. Un <span style="text-decoration:line-through;">Voyage</span> <span style="text-decoration:line-through;">dans</span> <span style="text-decoration:line-through;">le</span> <span style="text-decoration:line-through;">passé</span>, donc.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Des années plus tard, à l’occasion d’un travail de thèse, le tapuscrit sort de l&#8217;oubli et voyage, dans le présent cette fois, jusqu’aux imprimeries des éditions Grasset qui en tirent ce volume court, bilingue, et empli de l’idée que se faisait Zweig de la littérature : <span style="color:#000000;">« pas la vie »</span> mais un <span style="color:#000000;">« moyen d&#8217;exaltation de la vie, un moyen d&#8217;en saisir le drame de façon plus claire et plus intelligible »</span>.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Lui est pauvre, mais mû par <span style="color:#000000;">« une volonté fanatique » </span>de sortir de sa condition. Elle n’est pas sa femme mais celle de son riche bienfaiteur…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Neuf ans après, ils se retrouvent, et se donnent rendez-vous dans la gare de Francfort :</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">« “Te voilà !”, dit-il en venant à sa rencontre les bras ouverts, presque déployés. “Te voilà”, répéta-t-il et sa voix grimpa dans les aigus, passant de la surprise au ravissement, tandis qu’il embrassait tendrement du regard la silhouette aimée. “Je craignais tant que tu ne viennes pas !” »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Ainsi débute <strong>Le Voyage dans le passé</strong>.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">À leur première rencontre, il n&#8217;avait que vingt trois ans, et elle <span style="color:#000000;">« ressemblait à une madone bourgeoise, avec des airs de nonne dans sa robe fermée jusqu’au cou, et la bonté donnait à chacun de ses mouvements une aura de maternité »</span>.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Il s’éprend d’elle, de façon aussi fulgurante que platonique. Car elle est pour lui <span style="color:#000000;">« l’Inaccessible »</span>. Puis, une mission le force à s’exiler au Mexique pour quelques mois. Au moment de l’au-revoir, c’est une déchirure lorsqu’il comprend qu’elle aussi l’aime en retour.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">« […] un ciel se déployait, baigné de lumière et infini, l’irradiant midi de sa vie, mais déjà il s’effondrait dans les secondes qui suivirent, en mille morceaux blessants. Car cette prise de conscience était aussi un adieu. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Les mois de séparation se transforment en années.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;"><span style="color:#000000;">« Des télégrammes étaient arrivés de la côte : l’Europe était en guerre, l’Allemagne contre la France, l’Autriche contre la Russie. </span>[…] <span style="color:#000000;">Un rideau de fer entre les deux continents s’était abaissé, tranchant, pour un temps incalculable. »</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Il tente de garder vivant son souvenir, lisant et relisant ses lettres. Enfin vient la fin de l’exil, le retour en Europe, le retour vers elle. Ont-ils changés ? Que sont-ils aujourd’hui l’un pour l’autre ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">C’est tout le propos de Zweig d’évoquer l’impossibilité de l&#8217;homme à garder le présent comme le passé intacts. L&#8217;obstination est vaine. Vouloir conserver des fragments de ce qui fuit, c&#8217;est regarder couler du sable entre ses doigts.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Les bruits des bottes résonnent à nouveau, car le passé se recouvre de lui-même : <span style="color:#000000;">« des drapeaux gigantesques, têtes de mort, croix gammées, vieilles bannières de l’Empire »</span> attendent le couple enfin réuni sur le quai d’Heidelberg.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Un éclair déchire <span style="color:#000000;">« l’obscurité du souvenir »</span>, celui de mots <span style="color:#000000;">« prononcés par sa voix à elle, ces vers oubliés d’un poème étranger :</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Dans le vieux parc solitaire et glacé</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Deux spectres cherchent le passé ».</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-574" title="couv_voyage_dans_le_passe_1" src="http://pagesapages.wordpress.com/files/2009/03/couv_voyage_dans_le_passe_1.jpg" alt="couv_voyage_dans_le_passe_1" width="130" height="180" />Le Voyage dans le passé</strong> traduit l’impuissance de deux êtres à se rejoindre, malgré la force vive de leur passion, et la nostalgie implacable qui les entrave et les force à faire le deuil d&#8217;eux-mêmes.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Une autre façon, peut-être, de dire ce qu’exprimait Verlaine</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#003300;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Qu&#8217;il était bleu, le ciel, et grand, l&#8217;espoir !</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#003300;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">L&#8217;espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Ce <strong>Voyage dans le passé</strong> avance, inéluctablement, dans un halo sombre. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">C&#8217;est, comme le voulait Stephan Zweig,  un </span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">« </span><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">drame</span><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;"> »</span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;"><span style="color:#000000;"><span style="color:#000080;"> saisi de façon </span></span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">« </span><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">claire</span><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">»</span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;"><span style="color:#000000;"><span style="color:#000080;"> et </span></span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">« i</span><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">ntelligible </span><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">»</span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;"><span style="color:#000000;"><span style="color:#000080;">. </span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;"><span style="color:#000000;"><span style="color:#000080;">C&#8217;est aussi une possibilité offerte d&#8217;entendre, encore une fois, par le hasard d&#8217;un manuscrit retrouvé, cet homme,  si </span></span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">« impatient</span><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;"> </span><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">» <span style="color:#000080;">de voir l&#8217;aurore après </span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">« l</span><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">a longue nuit </span><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">»</span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;"><span style="color:#000000;"><span style="color:#000080;"> </span></span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;"><span style="color:#000080;">qu&#8217;il décida de s&#8217;y plonger un jour de février 1942.</span><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#993300;"><strong><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Le Voyage dans le passé de Stephan Zweig</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#008080;"><strong><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;">Aux <a href="http://www.edition-grasset.fr/textes/accueil.htm">éditions Grasset</a></span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#008080;"><strong><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;"><br />
</span></strong></span></p>
<p><!--[if gte mso 9]&#62;  Normal 0   21   false false false  FR X-NONE X-NONE              MicrosoftInternetExplorer4              &#60;![endif]--><!--[if gte mso 9]&#62;                                                                                                                                            &#60;![endif]--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[298 – Everyone’s A Critic # 35]]></title>
<link>http://thebestplace.fr/2009/01/23/298-%e2%80%93-everyone%e2%80%99s-a-critic-35/</link>
<pubDate>Fri, 23 Jan 2009 00:00:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Matthias "BenReilly" Jambon-Puillet</dc:creator>
<guid>http://thebestplace.fr/2009/01/23/298-%e2%80%93-everyone%e2%80%99s-a-critic-35/</guid>
<description><![CDATA[- Mais t’as pas honte de lire ça ?!! LeReilly abaisse son exemplaire poche de Bubble Gum par Lolita ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><blockquote>
<p style="text-align:justify;"><strong>- Mais t’as pas honte de lire ça ?!!</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">LeReilly abaisse son exemplaire poche de Bubble Gum par Lolita Pille, afin de mieux regarder sa camarade de classe qui a l’ignoble impudence de l’interrompre dans sa lecture.</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">-	Bah quoi…<br />
<strong> -	De toute façon c’est même pas elle qui les écrits, c’est trop connu.</strong><br />
-	Ah.</p></blockquote>
<p style="text-align:justify;">Moi qui pensait que lire Twilight en public était l’offense du moment. J’avais tort. Visiblement lire un Lolita Pille c’est presque plus la honte. C’est à peine si j’ai pas eu à essuyer des salves de caillasses. Pourtant moi j’étais ressorti de Hell <a href="http://thebestplace.fr/2008/09/03/156-everyones-a-critic-5/">pas trop deg’</a>. J’ai pas kiffé à mort mais y’avait des bonnes fulgurances lyriques, et des ébauches de thématiques pas dégueus. Or, il se trouve que Bubble Gum correspond pile à l’image que je me fais d’un second roman. C&#8217;est-à-dire qu’on refait le premier, mais on le refait mieux !</p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone" title="Bubble" src="http://img119.imageshack.us/img119/694/298couv3et3.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align:justify;">Manon est une midinette un peu trop belle pour sa province. Sur un coup de tête elle décide de tout plaquer pour monter sur Paris. Elle accepte un travail ingrat dans un restaurant pour tenir jusqu’à ce qu’elle devienne enfin une star de cinéma. <strong>Pendant ce temps là, à Vera Cruz, Ibiza et accessoirement Paris, Derek se fait chier.</strong> Derek c’est un héritier pété de thune quasi trentenaire pour qui même la coke et les orgies, c’est chiant. Du coup, comme c’est un personnage de roman, il décide de briser une âme innocente dans l’espoir de faire remonter un peu sa tension.<br />
Là vous vous dites que vous avez grosso modo pigé le reste du bouquin. Et vous avez presque raison. Non parce qu’en fait y’a un twist ! Et là tu crois que t’es tranquille mais y’a un second twist ! <strong>A cinq pages de la fin tu penses enfin pouvoir souffler mais non y’a un twist du twist du twist !!! </strong>Y’a pas à dire elle est trop forte Lolita !</p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone" title="Mnight" src="http://img141.imageshack.us/img141/3229/298biatchlettrno9.jpg" alt="" width="500" height="263" /></p>
<p style="text-align:justify;">Bon, en gros après un départ en mode rebelz (10 pages de ce que l’héroïne déteste), ça part de plus en plus en sucette narrativement parlant. Si l’on n’a pas la crédibilité élastique on peut crier au n’importe quoi. Perso j’ai fait fi des quelques incohérences et trous scénaristiques et <strong>j’ai bien aimé ce final complètement bordélique</strong>. Si j’ai un regret c’est plutôt la bifurcation du roman sur le terrain de la starification et de la real TV. J’attendais plus Pille sur le mal être des vingtenaires, la lucidité du dépressif dans un monde vide de sens. Au moins on note une sévère réduction sur name dropping, et ça c’est bien. Niveau style y’a des trucs qui tuent, et des trucs qui sont too much. Des pages entières sans point, ponctuées seulement de virgules, c’est drôle cinq minutes mais pas bien plus. <strong>Bubble Gum est clairement meilleur que Hell</strong>. Une histoire qui m’aura plus séduit, une narration plus efficace et toujours le bling bling des bons mots. Pas encore Ze Book qui ferait que j’aurais plus à me justifier de mes lectures, pas encore…</p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone" title="Rock" src="http://img222.imageshack.us/img222/9930/298stonelettrom5.jpg" alt="" width="500" height="259" /></p>
<p style="text-align:justify;">Sinon j’ai pas d’avis sur qui écrit les bouquins de Pille. Je croise que je m’en branle un peu en fait. Je développerai là-dessus quand je parlerai de Crépuscule Ville. A savoir le jour où il coûtera moins que les 20 keuss que j’ai pas.<br />
Demain, Top 3 !</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[272 - Pauper Paper]]></title>
<link>http://thebestplace.fr/2008/12/29/272-pauper-paper/</link>
<pubDate>Mon, 29 Dec 2008 00:00:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Matthias "BenReilly" Jambon-Puillet</dc:creator>
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<description><![CDATA[Mes amis l’heure est grave, c’est la crise économique ! Mode Apathie ON : on va tous crevay !!! Rass]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><strong> Mes amis l’heure est grave, c’est la crise économique ! </strong>Mode Apathie ON : on va tous crevay !!! Rassurez-vous-même si on va parler pauvreté et tiers-monde, on va parler d’écriture. En fait la semaine dernière quelques chiffres sur l’industrie US du livre sont tombés. Pour rien vous cacher, c’est la merde. Les ventes de bouquins ont chutés de 20% (o_O) sur l’année et de 6% sur le mois de décembre par rapport à la même période l’année dernière. Vous me direz c’est qu’aux US of A. Mais si j’avais les chiffres Français à dispo je pense que ce serait pas bien plus glorieux. Vous vous attendez à ce que je dise que tout ça c’est la faute de la loi Lang et <strong>des éditeurs qui se gavent genre Grasset qui aura vendu le dernier Pille tout pourri de 200 pages pour 20 reuros</strong>. Je prends cet exemple parce que je le veux, mais je sais qu’il est pas bien, donc je peux pas mettre un billet bleu dedans.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone" title="Pille" src="http://img229.imageshack.us/img229/2/272pillelettrfq0.jpg" alt="" width="500" height="258" /></p>
<p style="text-align:justify;">Non en fait je vais plutôt dire du mal d’Universal (facile, je sais), qui est une des boîtes chelous ayant rachetés la plupart des gros éditeurs ricains sans rien connaître au bizness du papier. Dans un scénario on ne peut plus prévisible, les fonds de placement et autres entités maléfiques ont exigés des éditions des bénefs surréalistes. Au final les résultats ne sont pas au rendez-vous, <strong>les investisseurs sont frustrés</strong>, ça licencie pour garder du pognon et on coupe dans les jeunes auteurs ou ceux qui ne vendent pas leur quota d’exemplaires. La crise engendre donc une baisse des ventes qui engendre une baisse de la diversité et de la qualité de la production littéraire qui entraîne elle-même une baisse des ventes. Pendant ce temps là, dans notre beau pays, on avance tout doucement vers ce scénario, mais on y va quand même !<strong> C’est d’une tristesse à pleurer</strong> (et aussi mon nouvel alibi pour tous les refus de mon magnifique et flamboyant manuscrit).</p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone" title="Hache" src="http://img145.imageshack.us/img145/3571/272hachelettrhd1.jpg" alt="" width="500" height="269" /></p>
<p style="text-align:justify;">Quand je discute avec mes potes auteurs de BD, passé minuit, à l’heure où ils sont bien chargés, ils me disent que de toute façon on va changer d’ère ! Entre la lecture épisodique chapitre par chapitre sur les terminaux mobiles genre iPhone et les versions numériques sur E-Paper,<strong> on va pouvoir sauver le monde</strong> ! En vendant directement à ceux qui n’en veulent, on baisse le prix de vente tout en augmentant la marge de l’auteur ! Pi comme ça tout le monde il pourra exister avec son manuscrit trop bieng parce que c’est aussi ça l’interweb ! Enfin sauf qu’entre temps de grosses maisons d’édition numériques avec une maouss force de frappe médiatique auront apparus pour recréer des best-sellers. Ouais, <strong>en gros ça sera pareil que maintenant</strong>. J’ai du mal à partager l’enthousiasme de mes amis sous éthanol. Ceci étant dit je ne demande que ça, qu’ils aient raison. Que les négligés des grosses maisons apathiques (rien à voir avec Jean-Michel cité plus haut) se soulèvent et niquent leurs mères aux gros.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone" title="Kratos" src="http://img229.imageshack.us/img229/963/272kratoslettrib0.jpg" alt="" width="500" height="262" /></p>
<p style="text-align:justify;">Enfin, pendant que je me plains, je ne bosse pas. Comme d’hab’ me direz vous, et vous auriez raison. Mais ce blog n’est-il pas mon alibi ultime ?</p>
<p style="text-align:justify;">Demain je parlerai bien ciné, mais je sais pas trop pour quoi dire&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Le Voyage dans le Passé]]></title>
<link>http://56epage.wordpress.com/2008/12/23/le-voyage-dans-le-passe/</link>
<pubDate>Tue, 23 Dec 2008 07:58:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>François Houste</dc:creator>
<guid>http://56epage.wordpress.com/2008/12/23/le-voyage-dans-le-passe/</guid>
<description><![CDATA[&#8220;Là-bas, ils apprirent de l&#8217;administration une nouvelle qu&#8217;ils n&#8217;auraient ja]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2246748216?ie=UTF8&#38;tag=discoblog-21&#38;linkCode=as2&#38;camp=1642&#38;creative=6746&#38;creativeASIN=2246748216" target="_blank"><img src="http://56epage.wordpress.com/files/2008/12/le-voyage-dans-le-passe.jpg" alt="Le Voyage dans le Passé" title="Le Voyage dans le Passé" width="150" height="228" class="alignright size-full wp-image-94" /></a><br />
<em>&#8220;Là-bas, ils apprirent de l&#8217;administration une nouvelle qu&#8217;ils n&#8217;auraient jamais soupçonnée.&#8221;</em></p>
<p>Ecrit en 1929, traduit en 2008, <strong>Le Voyage dans le Passé</strong> était jusqu&#8217;ici une nouvelle inédite. Un homme et une femme se retrouvent après 9 ans de séparation&#8230; Avec toujours ce talent incroyable pour dépeindre les sentiments, <strong>Stephan Zweig</strong> répond à cette simple question : La Passion résiste-t-elle au temps ? </p>
<p><strong>1929</strong>,<strong> </strong><strong>Stephan Zweig</strong>, disponible chez <strong><a href="http://www.edition-grasset.fr" target="_blank">Grasset</strong></a>.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2246748216?ie=UTF8&#38;tag=discoblog-21&#38;linkCode=as2&#38;camp=1642&#38;creative=6746&#38;creativeASIN=2246748216" target="_blank">Acheter <strong>Le Voyage dans le Passé</strong> sur Amazon France.</a></p>
<p><img style="border:none!important;margin:0!important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=discoblog-21&#38;l=as2&#38;o=8&#38;a=2246748216" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[218 Bis - Strike One]]></title>
<link>http://thebestplace.fr/2008/11/04/218-bis-strike-one/</link>
<pubDate>Tue, 04 Nov 2008 13:19:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Matthias "BenReilly" Jambon-Puillet</dc:creator>
<guid>http://thebestplace.fr/2008/11/04/218-bis-strike-one/</guid>
<description><![CDATA[Ce sera Grasset qui aura été le plus rapide, avec une lettre datée du 23 octobre, me parvenant pile ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Ce sera Grasset qui aura été le plus rapide, avec une lettre datée du 23 octobre, me parvenant pile trois semaines après la remise de mon manuscrit.</p>
<blockquote><p>Monsieur,</p>
<p>Le manuscrit que vous nous avez adressé a été lu avec attention. Il nous a semblé qu&#8217;il ne correspondait pas à nos choix éditoriaux. Nous ne sommes donc pas en mesure de publier votre texte.</p>
<p>Nous le regrettons. Recevez, Monsieur, l&#8217;assurance de notre considération.</p>
<p>La Direction Littéraire.</p></blockquote>
<p style="text-align:justify;">Le tout signé au bic. Y&#8217;a pas à dire, niveau tact, ils gèrent chez Grasset.</p>
<p style="text-align:justify;">A suivre&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Prix Fémina Etranger pour Chaos calme]]></title>
<link>http://schampagne.wordpress.com/2008/11/03/prix-femina-etranger-pour-chaos-calme/</link>
<pubDate>Mon, 03 Nov 2008 22:04:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sylvie Champagne</dc:creator>
<guid>http://schampagne.wordpress.com/2008/11/03/prix-femina-etranger-pour-chaos-calme/</guid>
<description><![CDATA[Je suis heureuse de vous annoncer que le prix Fémina Etranger à été attribué ce jour à Sandro Vérone]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Je suis heureuse de vous annoncer que le prix <strong>Fémina Etranger</strong> à été attribué ce jour à <strong>Sandro Véronesi</strong> pour son roman <strong><em>Chaos calme</em></strong> paru au printemps dernier aux <em>Editions Grasset</em>.</p>
<p>Je vous avais présenté ce livre le 10 juillet dernier, voir l&#8217;article &#8230; <a href="http://schampagne.wordpress.com/2008/07/10/chaos-calme/">http://schampagne.wordpress.com/2008/07/10/chaos-calme/</a></p>
<p>Il est encore temps de le découvrir !<a href="http://schampagne.files.wordpress.com/2008/11/couv-chaos-calme.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-255" title="couv-chaos-calme" src="http://schampagne.wordpress.com/files/2008/11/couv-chaos-calme.jpg?w=207" alt="" width="207" height="300" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

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