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	<title>hollande-pays &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/hollande-pays/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "hollande-pays"</description>
	<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 01:47:19 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Train et d'autres amours V]]></title>
<link>http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/07/23/train-et-dautres-amours-v/</link>
<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 12:04:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Maikon Augusto Delgado</dc:creator>
<guid>http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/07/23/train-et-dautres-amours-v/</guid>
<description><![CDATA[1ère partie, 2e partie, 3e partie et 4e partie Une fois à la ville-lumière, en arrivant à l&#8217;ap]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><a href="http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/06/30/train-et-dautres-amours-i/">1ère partie</a>, <a href="http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/07/07/train-et-dautres-amours-ii/">2e partie</a>, <a href="http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/07/09/train-et-dautres-amours-iii/">3e partie</a> et <a href="http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/07/18/train-et-dautres-amours-iv/">4e partie</a></p>
<p>Une fois à la ville-lumière, en arrivant à l&#8217;appartement où je m&#8217;hébergeais, à Belleville, la première chose que j&#8217;ai faite c&#8217;était l&#8217;appeler.</p>
<p><em>Bonjour, c&#8217;est moi !</em></p>
<p><em>Bonjour, t&#8217;es venu !</em></p>
<p><em>Oui. Tu pensais que j&#8217;allais pas venir ?</em></p>
<p><em>J&#8217;pas.</em></p>
<p><em>Je veux te voir.</em></p>
<p><em>Moi aussi je veux te voir, mais le seul problème c&#8217;est que mes horaires sont compliqués à cause de mon déménagement.</em></p>
<p><em>Dis-moi à quelle heure et où que j&#8217;y serai.</em></p>
<p><em>Écoute, moi je peux cet après-midi, vers 16h, à la petite place à Châtelet. Tu la connais ?</em></p>
<p><em>Oui.</em></p>
<p><em>Parfait.</em></p>
<p><em>On se rencontre là-bas alors.</em></p>
<p><em>On se rencontre&#8230;</em></p>
<p>J&#8217;étais là-bas à l&#8217;attente avant même 16h. De loin, je l&#8217;ai vu arriver. Par hasard, le même jeans de l&#8217;autre jour, mais une autre chemise. Pour ne pas en dire trop, elle était absolument étonnante. Ce fut l&#8217;avoir vu pour être sûr, à nouveau, que c&#8217;était elle la femme de ma vie.</p>
<p><em>Coucou.</em></p>
<p>Elle m&#8217;a embrassé sur la joue et m&#8217;a fait un <em>hug</em>.</p>
<p><em>Jourbon.</em></p>
<p>Moi, je souriais comme un con d&#8217;être à son coté une autre fois.</p>
<p>Elle a pris ma main dans la sienne et m&#8217;a poussé.</p>
<p><em>Je connais un petit coin sympa par là. On y pourra parler tranquillement.</em></p>
<p>En fait il y avait un coin très calme au milieu de la zizanie de Chatelet. On s&#8217;est jeté sur le gazon, s&#8217;est déchaussé et a bavardé pendant des heures. Parfois, elle se faisait caresser par moi, d&#8217;autres fois c&#8217;était moi.</p>
<p>Lis était toute ravissante. Enthousiasmée d&#8217;aller à Londres enregistrer son premier CD solo. Son souris s&#8217;épandait de l&#8217;un coté du visage à l&#8217;autre.</p>
<p>À cet instant-là, mon cœur sautait déjà par ma gorge. J&#8217;avais tellement envie de lui dire tout ce que je sentais (que c&#8217;était elle !), mais ou je n&#8217;avais pas de courage ou je ne trouvais pas d&#8217;opportunité. Jusqu&#8217;à ce que, son idée, on s&#8217;est levé et est allé prendre un café. On s&#8217;est assis vis-à-vis, de façon que je ne risquais pas de la suffoquer et lui donnais encore de l&#8217;espace pour courir. Je me suis donc déclaré. Sincère et ouvertement. Je n&#8217;ai rien caché et ai tout dit. Que je n&#8217;avais pas pu ne pas arrêter de penser à elle, que j&#8217;en étais amoureux, que je savais qu&#8217;elle était la femme, que je pouvais l&#8217;accompagner n&#8217;importe où elle aille.</p>
<p>Elle a écouté tout ce que j&#8217;avais à dire. Son silence, faut-il le dire, m&#8217;a laissé de plus en plus apréhensif. Lorsque j&#8217;ai terminé, je lui ai dit, si elle ansi le désirait, qu&#8217;elle pouvait partir tout simplement, sans avoir besoin de dire un seul mot. Lis s&#8217;est levée et est entrée au café. Je crois qu&#8217;elle est allée aux toilettes. Trois minutes après, comptées à la montre en extrème état d&#8217;afflition, est retournée, s&#8217;est assise, a regardé dans mes yeux et a dit :</p>
<p><em>Je veux pas partir.</em></p>
<p>J&#8217;ai dû brouillonner un sourire malin. Elle a continué :</p>
<p><em>Mais je vais t&#8217;avouer que j&#8217;ai failli partir. C&#8217;est pour ça que je suis allée aux toilettes, afin de voir si j&#8217;y réfléchissais un peu. C&#8217;est pas que je voulais partir parce que j&#8217;ai pas aimé ce que t&#8217;as dit. Tout au contraire. J&#8217;ai pensé partir parce que j&#8217;avais peur, et partir c&#8217;est toujours comment je finis par agir dans ces situations. Je vais être franche avec toi : j&#8217;ai peur des relations amoureuses. J&#8217;ai déjà essayé une fois, ça fait longtemps, mais ça n&#8217;a pas marché et je me suis faite blesser. Depuis lors, j&#8217;ai l&#8217;habitude d&#8217;échapper des gens que j&#8217;aime davantage et je finis par être avec ceux qui veulent rien de moi. Je t&#8217;aime bien, depuis le premier moment que je t&#8217;ai vu arriver à la gare. Pourtant, j&#8217;ai peur, trop peur d&#8217;être avec toi, spécialement parce que tu sembles être la personne parfaite pour moi. Tout serait parfait entre nous deux. C&#8217;est pas juste une croyance, c&#8217;est une certitude. Néanmoins, et je sais que je vais m&#8217;en repentir, j&#8217;arrive pas à faire face à mon peur. En plus, je sais que je plongerais de tête dans une histoire avec un mec comme toi, c&#8217;est bien moi ça, et je ne peux pas le faire pour l&#8217;instant. Je suis dans un moment déterminant de ma carrière, et d&#8217;une certaine façon c&#8217;est la seule chose que j&#8217;ai vraiment. Je peux pas te demander ça, mais je voudrais tu comprennes&#8230;</em></p>
<p>Moi, au contraire de ce que je pourrais imaginer, j&#8217;ai eu une épiphanie. C&#8217;est comme si tout, d&#8217;un seul coup, faisait du sens et s&#8217;organisait. Ce sont rares les moments où ça m&#8217;arrive. Celui-là en a été un.</p>
<p><em>Je te comprends. Vraiment. Je crois qu&#8217;il faut aller après ce que tu veux, t&#8217;y plonger complètement. Ça peut être fou, mais je sais qu&#8217;un jour on sera ensemble, tôt ou tard.</em></p>
<p>Elle a souri. Moi aussi, surtout parce que, dans ce moment-là, j&#8217;étais sûr qu&#8217;un jour on allait nous rencontrer (et qui dit que ça ne va jamais se passer ?). Elle a pris ma main, m&#8217;a caressé le visage et a failli m&#8217;embrasser.</p>
<p><em>Ce que je voulais davantage c&#8217;est t&#8217;embrasser, mas je peux pas. Je peux pas parce que je sais si jamais je le fais je vais pas réussir à suivre, parce que je ne ferais que penser au goût de ta bouche. Je te prie d&#8217;essayer de me comprendre. T&#8217;embrasser c&#8217;est tout ce que je désirais, mais je ne peux pas.</em></p>
<p><em>Quoique je te désire vachement, je te comprends.</em></p>
<p>Elle m&#8217;a pris de ses bras, a approché son visage du mien, presque lèvre sur lèvre (j&#8217;ai failli l&#8217;attaquer !), a touché son front sur le mien et a laissé tomber une larme.</p>
<p><em>Faut que je parte maintenant.</em></p>
<p><em>Je voudrais te revoir encore une fois.</em></p>
<p><em>Tu crois que ça va être bon pour nous ?</em></p>
<p><em>Aucune idée, mais je veux te revoir.</em></p>
<p><em>D&#8217;acc. Pourquoi tu ne viens pas chez moi demain? Appelle-moi avant pour savoir comment marche mon déménagement.</em></p>
<p><em>Ok.</em></p>
<p style="text-align:right;"><em>suite&#8230;</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Train et d'autres amours III]]></title>
<link>http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/07/09/train-et-dautres-amours-iii/</link>
<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 00:52:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Maikon Augusto Delgado</dc:creator>
<guid>http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/07/09/train-et-dautres-amours-iii/</guid>
<description><![CDATA[1ère partie et 2e partie Ce ne fut qu&#8217;après lui avoir parlé que je me suis souvenu de que j]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><a href="http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/07/07/train-et-dautres-amours-ii/">1ère partie</a> et <a href="http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/06/30/train-et-dautres-amours-i/">2e partie</a></p>
<p style="text-align:justify;">Ce ne fut qu&#8217;après lui avoir parlé que je me suis souvenu de que j&#8217;étais accompagné d&#8217;un ami, qui était allé à la plage et qui en retournait avec moi, toujours à mon coté. Je vous avoue qu&#8217;il avait été offusqué par elle.</p>
<p style="text-align:justify;">C&#8217;était quand il est arrivé, hébété et complètement surpris d&#8217;avoir eu courage de lui parler et de ne pas encore avoir reçu une gifle sur l&#8217;oreille.</p>
<p style="text-align:justify;">Putain, c&#8217;est que&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">J&#8217;ai même pas commencé à parler, il avait déjà tout compris.</p>
<p style="text-align:justify;">Pas de problème. Allez-y, mon vieux. Puis on se rencontre au hostel.</p>
<p style="text-align:justify;">Et il s&#8217;est éloigné.</p>
<p style="text-align:justify;">Elle, qui sera dorénavant appelée Lis, a trouvé tout ça un peu étrange, mais tout de suite a souri et dit :</p>
<p style="text-align:justify;">Moi aussi, je préfère comme ça.</p>
<p style="text-align:justify;">Hébété.</p>
<p style="text-align:justify;">Écoute, je connais très peu Amsterdam, mais j&#8217;ai vu un tas de cafés dans cette direction-là.</p>
<p style="text-align:justify;">Ne t&#8217;inquiète pas, moi je connais un tout petit peu. Près d&#8217;ici, y a un lieu qui est pas mal du tout. Si ça te gêne pas, on pourrait marcher.</p>
<p style="text-align:justify;">Pendant la marche, la conversation a déployé. Moi, dans ma petite expérience amoureuse, je sais que c&#8217;est quand la conversation se déploie que vous avez besoin de vous en préoccuper. Autre motif pour penser qu&#8217;elle était/est la femme de ma vie.</p>
<p style="text-align:justify;">Avant même d&#8217;être arrivés au café, elle savait déjà quelques choses intéressantes sur moi. Par exemple : il était mon anniversaire.</p>
<p style="text-align:justify;">Je te ferai un cadeau que tu n&#8217;oublieras jamais.</p>
<p style="text-align:justify;">Et je n&#8217;ai jamais oublié, surtout parce qu&#8217;elle m&#8217;a rattrapé par mon talon d&#8217;Achille : la nourriture (je dis et je répète ça souvent : mon péché préféré est la gourmandise). Elle m&#8217;a donné mon premier pot de Häagen Dazs. Du chocolat suisse avec des noix de cacao et des petits morceaux entiers de truffe&#8230; Repas des dieux. Je me suis senti jadis avec un pied dans le paradis.</p>
<p style="text-align:justify;">Mon cadeau n&#8217;a été pourtant donné qu&#8217;après.</p>
<p style="text-align:justify;">Toujours au café, ambiance réservée, on s&#8217;est assis dans un coin, loin de tous. Au contraire de ce que j&#8217;ai l&#8217;habitude de faire, j&#8217;ai pris la place d&#8217;à son coté. La première fois je m&#8217;assois toujours en face de la fille par plusieurs motifs particuliers. M&#8217;assoir à coté prescinde déjà un peu de confiance, choses qu&#8217;on acquiért après avoir eu une bonne conversation. Avec elle, j&#8217;en étais déjà sûr.</p>
<p style="text-align:justify;">Si la conversation, lors de l&#8217;allée au café, avait déjá déploié, les deux  assis c&#8217;était encore mieux. Lis m&#8217;a raconté toute sa vie. De parents cubains, elle est née à Havanne, d&#8217;où ils se sont échappés lors de son infance, vu qu&#8217;ils étaient des anticastristes. Ils ont pris deux kayaks ouverts, l&#8217;un pour la famille et l&#8217;autre pour leurs biens, et se sont dirigés en haute mer vers les États Unis. Ont débarqué à Floride et ont fini par s&#8217;installer à Miami, où, par hasard, elle est dans cet instant-là.</p>
<p style="text-align:justify;">Elle y est passée sa jeunesse et aux 16, 17 ans est allée vivre à New York pour étudier. Est entrée au conservatoire de musique de la ville (dont le nom je me souviens plus). Avec des amis, a monté un groupe, qui peu à peu a eu du succès. Il y a eu quelques concerts à New York et à d&#8217;autres villes importantes de la région jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ils ont signé avec un label musical hollandais (voilà la Hollande qui commence à se faire expliquer). Ils sont allés en Europe, y ont fait quelques concerts et, pour enregistrer leur premier CD, ont déménagé à Amterdam. Lis y a habité à peu près deux ans.</p>
<p style="text-align:justify;">CD enregistré, ils ont continué à faire du succès et, par des motifs de désaccord parmi les participants du groupe, elle est partie. Est allée habiter Paris, où a essayé de se faire une carrière solo. Ce fut quand, grâce à une rencontre des anciens amis, elle est allée leur rendre visite à Amstelveen. Le 9 septembre 2004, lors de mon anniversaire de 23 ans, elle a décidé de passer le jour tout seule pour réfléchir. Beaucoup de choses se passaient dans sa vie, lesquelles vont finir par postérieurement influencer mon histoire avec elle.</p>
<p style="text-align:justify;">Les deux étions allés à Zandevoort aan Zee pour réfléchir. Elle à cause de tous ces motifs ; moi parce que je faisais 23 ans, j&#8217;habitais hors du Brésil pour la première fois et je décidais, comme je le fais presque tous les jours, quoi faire de ma vie.</p>
<p style="text-align:justify;">Au café, le temps est passé en un clin d&#8217;oeil. Du coup, il était 20h (il faut ne pas oublier qu&#8217;en Europe, en été, le coucher du soleil n&#8217;est qu&#8217;à 22h).</p>
<p style="text-align:justify;">Pourquoi on ne paie pas et ne profite pas qu&#8217;il y a encore de soleil pour nous promener.</p>
<p style="text-align:justify;">Pas mal comme idée.</p>
<p style="text-align:justify;">Elle m&#8217;a pris de la main et m&#8217;a conduit vers la rue. J&#8217;ai cru qu&#8217;on allait nous embrasser, mais c&#8217;était évident qu&#8217;elle était encore craintive. Peut-être parce qu&#8217;elle en avait peur, peut-être parce qu&#8217;elle avait été blessée d&#8217;une histoire du passé. J&#8217;ai décidé ne pas la pousser.</p>
<p style="text-align:justify;">Elle m&#8217;a conduit par les rues d&#8217;Amsterdam, en me montrant ses lieux préférés et me racontant des histoires. Notre conversation semblait ne jamais avoir fin, ce qui, pour moi, était parfait. Même aujourd&#8217;hui, si la fille n&#8217;est pas bavardeuse (pas dans le sense de trop parler, mais dans celui de savoir bien parler), je finis par ne pas en vouloir plus.</p>
<p style="text-align:justify;">Lorsqu&#8217;on est passé devant un supermarché, elle m&#8217;a pris de la main et on est entré.</p>
<p style="text-align:justify;">C&#8217;est là que je vais t&#8217;acheter le cadeau dont tu n&#8217;oublieras jamais.</p>
<p style="text-align:justify;">Häagen Dazs. Pas de commentaires.</p>
<p style="text-align:justify;">On s&#8217;est assis sur l&#8217;escalier de la place d&#8217;en face et, avec les petites cuillères de plastiques offertes par la cassière du supermarché, on a dévoré le pot tout entier. Il faut que je dise que Häagen Dazs a finit par être vaincu par Persicco, d&#8217;Argentine, mais ça ne veut pas dire que ce premier pot-là, aux 23 ans, a perdu tout le symbolisme qu&#8217;il a pour moi. Tout au contraire.</p>
<p style="text-align:justify;">Nos mains se sont touchés plusieurs fois. Nos regards se sont entre-croisés et se sont congélés l&#8217;un dans l&#8217;autre pas mal de fois, mais quand même j&#8217;ai senti qu&#8217;elle avait peur. J&#8217;ai continué à ne pas vouloir la forcer. D&#8217;autre part, j&#8217;ai perdu la compte de combien de fois elle a passé la main sur mon visage en geste de caresse.</p>
<p style="text-align:justify;">Vers 23h, juste quand on était devant la catédrale de Amsterdam, avec les cloches sonnant les 23h, on a su qu&#8217;allait se passer quelque chose. Il y a eu entre nous, la première fois depuis qu&#8217;on s&#8217;est parlé, un silence. On s&#8217;est regardé fond dans les yeux, s&#8217;est approché et a évité d&#8217;avoir besoin de décider.</p>
<p style="text-align:justify;">Tu viens avec moi jusqu&#8217;à la gare pour acheter mon billet ?</p>
<p style="text-align:justify;">Bien sûr, quoi.</p>
<p style="text-align:justify;">Chaque minute de plus avec elle était, pour moi, un plaisir.</p>
<p style="text-align:justify;">Il y avait encore beaucoup de places dans le train. Elle a acheté le billet, a payé et, en me poussant d&#8217;à coté, m&#8217;a demandé :</p>
<p style="text-align:justify;">Pourquoi tu ne viens pas avec moi à Amestelveen ? Tu pourrais rester chez mes amis sans aucun problème.</p>
<p style="text-align:justify;">Quoi ? Quoi ? Quoi ? Je n&#8217;arrivais pas à croire à ce que j&#8217;avais écouté. Au même temps et par contre, un tourbillon de pensées, qui listaient pas mal de problèmes l&#8217;un après l&#8217;autre, a commencé de passer par ma tête. Argent : je n&#8217;avais que deux euros ; il fallait lui en prêter pour le billet et pour n&#8217;importe quoi d&#8217;autre chez ses amis. Vêtements : ceux que je portais, qui étaient sales. Vêtements : mes choses étaient restées cachées au Vondelpark, au milieu du bois, où j&#8217;avais dormi le soir pour ne pas avoir/vouloir épargner de l&#8217;argent. Passeport : dans le cabinet du hostel où j&#8217;allais dormir ce soir-là, une fois que j&#8217;y avais fait la réservation le jour avant. Amstelveen : c&#8217;est où ça exactement ? Amis : qui ? Mon ami : comment l&#8217;avertir ? Est-ce qu&#8217;il se préoccuperait de moi ? J&#8217;ai fort hésité.</p>
<p style="text-align:justify;">D&#8217;un coté, j&#8217;avais trop d&#8217;envie d&#8217;y aller.</p>
<p style="text-align:justify;">D&#8217;autre coté, je n&#8217;arrivais à voir que des tracas.</p>
<p style="text-align:justify;">J&#8217;ai hésité. J&#8217;ai hésité. Et elle s&#8217;est rendue compte de que j&#8217;hésitais.</p>
<p style="text-align:justify;">Aï, j&#8217;pas. J&#8217;ai pas d&#8217;argent, toutes mes choses sont là, mon ami va devenir fou pour savoir où je suis.</p>
<p style="text-align:justify;">Écoute, c&#8217;est pas grave ça. Si tu crois qu&#8217;aujourd&#8217;hui c&#8217;est pas bon pour toi, tu peux y aller demain. Je te donne mon numéro de portable et tu m&#8217;appelles.</p>
<p style="text-align:justify;">Ah bon ?</p>
<p style="text-align:justify;">Bien sûr.</p>
<p style="text-align:justify;">Elle m&#8217;a donc donné son numéro et j&#8217;ai décidé que ce serait mieux d&#8217;aller la rencontrer le lendemain.</p>
<p style="text-align:justify;">Ma joie a été sans mésure. Pourtant, je ne savais même pas qu&#8217;avoir hésité et ne pas être allé a été une des plus grandes bêtises amoureuses que j&#8217;ai déjà faites dans ma vie, sinon la plus grande.</p>
<p style="text-align:justify;">Néanmoins, de l&#8217;avenir je ne savais rien. Pour moi, on irait se rencontrer le lendemain et, qui le sait, notre passion en attente ébouillirait finalement.</p>
<p style="text-align:justify;">On a pris congé l&#8217;un de l&#8217;autre sans nous être embrassé. Pas encore. Son regard, pendant le départ, n&#8217;a que certifié plus encore la certitude de que c&#8217;était elle. Quoique nous nous soyons pas embrassés (je sentais qu&#8217;elle le voulait mais ne le voulait pas à la fois), nous nous sommes touchés les mains l&#8217;un de l&#8217;autre jusqu&#8217;à ce qu&#8217;elle est montée dans le train.</p>
<p style="text-align:right;">suite&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Train et d'autres amours I]]></title>
<link>http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/06/30/train-et-dautres-amours-i/</link>
<pubDate>Mon, 30 Jun 2008 17:52:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Maikon Augusto Delgado</dc:creator>
<guid>http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/06/30/train-et-dautres-amours-i/</guid>
<description><![CDATA[C&#8217;est quoi voyager ? Moi, je me demande ça souvent. Les réponses clichées s&#8217;accumulent :]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><!--[if gte mso 9]&#62; Normal   0   21         false   false   false                             MicrosoftInternetExplorer4 &#60;![endif]--><!--[if gte mso 9]&#62; &#60;![endif]--><!--  --><!--[if gte mso 10]&#62; &#60;!   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tabela normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ansi-language:#0400; 	mso-fareast-language:#0400; 	mso-bidi-language:#0400;} --> <!--[endif]--></p>
<p style="text-align:justify;"><em>C&#8217;est quoi voyager ? Moi, je me demande ça souvent. Les réponses clichées s&#8217;accumulent : visiter les lieux, faire connaissance de gens, la liberté, les idiomes&#8230; Dans la catégorie « faire connaissance de gens », le sexe opposé y est compris. Jetez-moi une pierre celui qui n&#8217;a jamais voulu trouver la femme/l&#8217;homme de sa vie pendant un voyage (M. Dulctateur, tu es officiellement exclus de cette enquête parce que tu l&#8217;as déjà trouvée) ? Sinon, jetez-moi un pierre celui qui n&#8217;a jamais failli trouver mais qui l&#8217;a laissé s&#8217;échapper ? </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>En y réfléchissant, j&#8217;ai dû me dire que voyager peut être aussi, parmi beaucoup d&#8217;autres choses, une recherche de l&#8217;amour platonique perdu ou jamais trouvé. Je me suis convaincu qu&#8217;il faut, pour parler de voyages, traiter de l&#8217;amour, des rencontres et de non rencontres. Voilà donc la première de sept parties de mon histoire la plus mal/heureuse à ce sujet.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Première partie</strong></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Avant tout, il faut que je dise qu&#8217;elle est la femme de ma vie.</p>
<p style="text-align:justify;">La première fois que je l&#8217;ai vue, ç&#8217;a été de coin d&#8217;œil en entrant dans un train. On était à Zandvoort aan Zee, en Hollande. Moi, je venais de la plage, sale de sable, où j&#8217;avais dormi une bonne partie de la journée. C&#8217;était aussi mon anniversaire.</p>
<p style="text-align:justify;">Elle était seule, marchait vers le quai en jeans, hautes bottes au suède marron et lunettes de soleil. C&#8217;est quand j&#8217;étais en train d&#8217;entrer au wagon que j&#8217;ai tourné la tête pour dire adieu à cette plage où probablement je ne retournerais plus jamais. Quoique solitaire, il avait été mon meilleur anniversaire.</p>
<p style="text-align:justify;">Je l&#8217;ai découverte de coin d&#8217;œil à entrer par la porte à ma droite. Belle, charmante, merveilleuse, ai-je pensé.</p>
<p style="text-align:justify;">Elle s&#8217;est assise à l&#8217;opposée du wagon, jambes croisées, et me regardait. Regard dans regard. Œil avec œil. Plus rien.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans un premier moment, je n&#8217;ai pas pu croire que c&#8217;était avec moi. J&#8217;ai regardé autour de moi à la recherche de n&#8217;importe quel autre homme, et rien. Cette très jolie femme-là me regardait ? Ça pourrait être vrai ? Un peu intimidé, j&#8217;ai dévié le regard. Mais la tentation et la curiosité ont été plus fortes. Lorsque j&#8217;ai tourné la tête de nouveau, elle était là en train de m&#8217;observer. Sans préjugés. Qu&#8217;en m&#8217;observant. À ce moment-là j&#8217;étais déjà fasciné et passionné par elle. <em>Coup de foudre</em> absolu. Amour à première vue. En une fraction de secondes je me suis imaginé avec elle, en voyageant par le monde, les deux vivant ensemble.</p>
<p style="text-align:justify;">Notre train est parti de Zandvoort aan Zee avec destination de Haarlem. Pendant le trajet, pas plus de 40 minutes, on n&#8217;a pas décollé le regard l&#8217;un de l&#8217;autre. Et ce fut dans cette demi-heure que j&#8217;ai su qu&#8217;elle était la femme de ma vie. Si elle s&#8217;en avait rendu compte aussi, je ne sais pas. Le fait c&#8217;est que j&#8217;en étais sûr.</p>
<p style="text-align:justify;">En arrivant à la gare de Haarlem, je suis descendu du train pour en prendre un autre. C&#8217;était ma connexion pour Amsterdam. Les pas que j&#8217;ai eus besoin de faire ont été terribles. Dans ma tête, je ne réussissais pas à penser à autre chose qu&#8217;à la perspective de ne plus la voir. Mais le monde, ce jour-là, était pour moi. Elle allait à Amsterdam aussi. Et dans le même train, même wagon et même disposition de places. Nos regards, comme avant, se sont rencontrés et ne se sont plus décollés.</p>
<p style="text-align:justify;">Pendant ce parcours vers la capitale hollandaise, je l&#8217;ai savourée au maximum. Brune, cheveux brillants, des yeux verts-clairs, bouche charnue, souris parfait, environ 1,70m, des très beaux seins, belles jambes, fabuleuses cuisses et d&#8217;un charme simplement irrésistible. Au-delà du jeans et des bottes, elle portait un blouson rouge. Ses mains, à quoi je fais toujours attention, étaient fortes et de longs doigts. Ongles bien dessinées, pas de cuticule. À la main droite, au doigt annulaire, une grande bague d&#8217;argent.</p>
<p style="text-align:justify;">Absolument parfaite.</p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;amour fait des choses comme ça.</p>
<p style="text-align:justify;">Avant même d&#8217;arriver à la gare d&#8217;Amsterdam, mon cœur battait déjà à mille par heure, désespéré de ne pas savoir si je la verrais une autre fois. J&#8217;avais besoin de lui parler. À n&#8217;importe quel coût. Ma main suait. Moi, je bégayais déjà dans mes pensées.</p>
<p style="text-align:justify;">Quand le train a commencé à freiner, je suis entré dans un état de désespoir total. Gros mal à la poitrine. Je ne pouvais pas perdre cette opportunité. Je ne pouvais point ! Elle était la femme de ma vie. Elle l&#8217;est.</p>
<p style="text-align:justify;">Une fois le train arrêté, tous sont sortis. Sauf moi. Je suis resté en la regardant s&#8217;éloigner. Pas mal de choses sont passés par ma tête. Devais-je lui parler ou pas ? Je ne savais même pas hollandais. Je dirais quoi ? Peu m&#8217;importait. Le fait c&#8217;est que j&#8217;avais besoin de lui parler. J&#8217;ai pris du courage et je suis allé après elle. Au moment de sortir du wagon, je l&#8217;avais déjà presque perdue de vue. En me sentant un con, j&#8217;ai couru.</p>
<p style="text-align:justify;">Sale, sué, déchevelé et sans pouvoir bien respirer, j&#8217;ai touché sur son épaule gauche. Elle a tourné vers moi sans peur. Ses yeux verts m&#8217;ont perscruté et m&#8217;ont paralysé.</p>
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<p style="text-align:right;">suite&#8230;</p>
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