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	<title>inde &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/inde/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "inde"</description>
	<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 16:11:13 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[chapati]]></title>
<link>http://tilopa3.wordpress.com/2009/12/29/chapati/</link>
<pubDate>Tue, 29 Dec 2009 09:07:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>tilopa2</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ingrédients Préparation]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Ingrédients</strong></p>
<blockquote></blockquote>
<p>Préparation</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Asie (Jean Follain)]]></title>
<link>http://arbrealettres.wordpress.com/2009/11/28/lasie-jean-follain/</link>
<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 19:28:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>arbrealettres</dc:creator>
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<description><![CDATA[&nbsp; Par la fenêtre de l&#8217;école on voyait la carte d&#8217;Asie la Sibérie y était aussi chau]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div style="text-align:center;"><span style="font-style:italic;font-weight:bold;font-size:17px;font-family:Comic sans-serif;color:blue;"><img class="aligncenter size-full wp-image-10012" title="albertelli-soupe" src="http://arbrealettres.wordpress.com/files/2009/11/albertelli-soupe.jpg" alt="" width="672" height="639" /></p>
<p>&#160;</p>
<p>Par la fenêtre de l&#8217;école<br />
on voyait la carte d&#8217;Asie<br />
la Sibérie y était aussi chaude que l&#8217;Inde<br />
les insectes y cheminaient<br />
de l&#8217;Indus au fleuve Amour;<br />
au pied du mur<br />
un homme mangeait sa soupe<br />
que les fèves rendaient mauve<br />
il était grave<br />
et seul au monde.</p>
<p>(Jean Follain)</p>
<p><a href="http://images.google.fr/images?hl=fr&#38;source=hp&#38;q=Dominique%20Albertelli&#38;um=1&#38;ie=UTF-8&#38;sa=N&#38;tab=wi">Illustration</a></p>
<p>&#160;</p>
<p></span></div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[McKay Tome III, Chapitre LXXXVI]]></title>
<link>http://lecatablog.wordpress.com/2009/11/28/alastair-lamb-situation-tibet-1914/</link>
<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 16:16:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Rincevent</dc:creator>
<guid>http://lecatablog.wordpress.com/2009/11/28/alastair-lamb-situation-tibet-1914/</guid>
<description><![CDATA[La situation en 1914 par Alastair Lamb Encore un chapitre sur le statut du Tibet à la veille de la P]]></description>
<content:encoded><![CDATA[La situation en 1914 par Alastair Lamb Encore un chapitre sur le statut du Tibet à la veille de la P]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[C'est un peu le bordel quand même !]]></title>
<link>http://gonetvmumbai.wordpress.com/2009/11/28/cest-un-peu-le-bordel-quand-meme/</link>
<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 14:02:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>gonetv</dc:creator>
<guid>http://gonetvmumbai.wordpress.com/2009/11/28/cest-un-peu-le-bordel-quand-meme/</guid>
<description><![CDATA[Et oui, il faut quand même le dire, c&#8217;est le bordel administratif en Inde ! En tout cas pour l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Et oui, il faut quand même le dire, c&#8217;est le bordel administratif en Inde ! En tout cas pour les étrangers !&#8230;<br />
Le problème ici, ce n&#8217;est même pas spécialement le nombre de documents supplémentaires à présenter parce que l&#8217;on est étranger. Le vrai problème, c&#8217;est que la liste de documents à présenter dépend de la personne qui s&#8217;occupe du dossier. Du coups, il faut sans cesse revenir plusieurs fois pour obtenir des permis, des cartes grises, &#8230; car forcément, l&#8217;officier aura précisément besoin du document que vous n&#8217;avez pas pensé à apporter. Je ne sais pas si c&#8217;est autant le bordel en France, mais j&#8217;ose espérer que c&#8217;est un peu plus carré.<br />
Ca avait déjà été long pour obtenir le permis de conduire, maintenant c&#8217;est l&#8217;obtention de la carte grise de ma moto qui s&#8217;éternise. Comme ça commence vraiment à me fatiguer, le concessionnaire (qui a tous les papiers possibles et imaginables qu&#8217;il m&#8217;est possible de fournir) et moi nous sommes fixé une semaine pour obtenir cette carte grise; passé ce délai, il me remboursera et je me passerai de véhicule en Inde <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_sad.gif' alt=':-(' class='wp-smiley' /> </p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Caritas Suisse - Aide de Caritas après le Tsunami: une nouvelle vie après la catastrophe ]]></title>
<link>http://nethumanitaires.wordpress.com/2009/11/27/caritas-suisse-aide-de-caritas-apres-le-tsunami-une-nouvelle-vie-apres-la-catastrophe/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 14:38:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>nethumanitaires</dc:creator>
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<description><![CDATA[Caritas Suisse a engagé près de 90 millions de francs jusqu’ici pour l’aide d’urgence et à la recons]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Caritas Suisse a engagé près de 90 millions de francs jusqu’ici pour l’aide d’urgence et à la recons]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Guerre Populaire en Inde, un poste avancé puissant pour la révolution]]></title>
<link>http://futurrouge.wordpress.com/2009/11/27/la-guerre-populaire-en-inde-un-poste-avance-puissant-pour-la-revolution/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 10:47:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Futur Rouge</dc:creator>
<guid>http://futurrouge.wordpress.com/2009/11/27/la-guerre-populaire-en-inde-un-poste-avance-puissant-pour-la-revolution/</guid>
<description><![CDATA[(source : http://www.revolucionobrera.com/ Numéro 283 Novembre 2009, traduction Futur Rouge) Le 17 O]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><span style="color:#ff0000;">(source : http://www.revolucionobrera.com/ Numéro 283 Novembre 2009, traduction Futur Rouge)</span></strong></p>
<h4 style="text-align:justify;"><span style="color:#808080;"><span style="font-size:12pt;font-family:Arial;"><br />
Le 17 Octobre a été publié dans les pages du journal &#8220;Open&#8221; la première interview donnée par le camarade Ganapathy, secrétaire général du Parti communiste d&#8217;Inde (maoïste), Dans laquelle il expose des approches importantes sur divers aspects de la lutte des classes à la fois nationale et internationale.</p>
<p>Ce camarade de presque 60 ans, et un combattant des années 70, et le secrétaire général du parti depuis 1991. Il parle du travail du Parti dans Lalgarh depuis les années 80, et exhorte à faire front face à l&#8217;offensive réactionnaire avec le mouvement de masse, le soutien des forces révolutionnaires et démocratiques dans le pays, et avec la guerre populaire dans laquelle agit l’Armée Populaire de Libération, l&#8217;interview souligne comment l&#8217;influence du parti s&#8217;est étendu à 15 états avec des racines profondes dans les classes de base, aboutissant à une grande mobilisation de masse ce qui fait trembler les classes réactionnaires, qui ont donc condamnée interdit et le parti au niveau national en le qualifiant d’organisation «terroriste», et ce afin de limiter son travail.</p>
<p>Entre autres le camarade fait part du fait qu’un&#8221;&#8230; Un budget de milliards de roupies a été approuvés pour la modernisation de la police et pour sa formation et pour accroître le commandement des forces additionnelles, pour augmenter les forces centrales, pour la formation centrale et les forces de Etat dans la guerre contre-insurrectionnelle, et la construction de routes, de réseaux de communication et autres infrastructures pour la circulation rapide de troupes dans notre zones de guérillas. L&#8217;État Indien a mis en place des gardes armés et a fourni un soutien complet à d’innombrables atrocités perpétrées par ces groupes armés contre le peuple. La guerre psychologique contre les maoïstes a atteint des niveaux sans précédent. Toutefois, nous avons continué à progresser encore, renforcé le parti et les comités populaires révolutionnaires, à différents niveaux, et renforcer l’EGPL [Armée Guérillero Populaire de Libération] qualitativement et quantitativement, rompu le réseau de renseignements de l&#8217;ennemi dans plusieurs domaines, pour lutter efficacement contre la sale guerre psychologique menée par l&#8217;ennemi, et mettre en échec toutes les tentatives visant à perturber et à détruire notre mouvement &#8230; »</p>
<p>«En général, l&#8217;influence de notre parti a été renforcée et est aujourd&#8217;hui reconnu comme la seule véritable alternative pour les masses.&#8221;</p>
<p>La guerre populaire en Inde est l&#8217;une des avancées révolutionnaires les plus importante dans le monde, elle s’est étendue à toute l&#8217;Inde, ce qui en fait un rempart du prolétariat et des masses combattantes partout contre l&#8217;impérialisme et l&#8217;exploitation capitaliste. La portée de la guerre populaire a prise de grandes proportions, de sorte que les réactionnaires ont concentré et rassembler leurs séides pour tenter de repousser et d&#8217;arrêter la force monumentale des masses dirigées par le Parti. Aujourd&#8217;hui, dans la région de Lalgarth les masses affrontent pas à pas des milliers de soldats et de policiers qui ont été dépêchés pour affronter les forces de la révolution et de même, les peuples du monde entier doivent lever leurs poing et leur voix pour encourager et soutenir fermement le peuple de l&#8217;Inde qui a décidé de stopper ses ennemis centenaire et de marcher vers le chemin de la révolution prolétarienne mondiale.</p>
<p>Le Parti communiste d&#8217;Inde (maoïste), dirigé par son Comité central et le camarade Ganapathy, savent l&#8217;immense responsabilité qu&#8217;ils ont en ce moment, et bien qu’ils sont conscient d’occuper un rôle d’avant-garde de la révolution prolétarienne mondiale. Leur expérience est certainement une mine d&#8217;enseignements pour les masses du monde entier, et de fait la meilleure réfutation et réponse contendante au révisionnisme de Prachanda qui précisément dans le pays voisin, a laissé la révolution et jetés à la mer 10 années d&#8217;effort révolutionnaire des masses népalaises.</p>
<p>Halte à la brutale agression réactionnaire à Lalgarth avec la lutte révolutionnaire des masses!</p>
<p>A bas le révisionnisme Prachanda, Vive la guerre populaire en Inde! </span></span></h4>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Agitation parmi les géants asiatiques à la veille du sommet de Copenhague ]]></title>
<link>http://nethumanitaires.wordpress.com/2009/11/27/agitation-parmi-les-geants-asiatiques-a-la-veille-du-sommet-de-copenhague/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 09:50:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>nethumanitaires</dc:creator>
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<description><![CDATA[Inde : à quelques jours de l&#8217;ouverture de la conférence sur le climat, on observe une certaine]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Inde : à quelques jours de l&#8217;ouverture de la conférence sur le climat, on observe une certaine]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Grand Paris ou grand écart ? La ville de l'après-Kyoto ne doit pas être celle de l'avant-Mumbai !, par Isabelle Baraud-Serfaty]]></title>
<link>http://patrick-guyennon.fr/2009/11/26/grand-paris-ou-grand-ecart-la-ville-de-lapres-kyoto-ne-doit-pas-etre-celle-de-lavant-mumbai-par-isabelle-baraud-serfaty/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 19:15:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrick</dc:creator>
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<description><![CDATA[Grand Paris ou grand écart ? La ville de l&#8217;après-Kyoto ne doit pas être celle de l&#8217;avant]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><blockquote>
<h3>Grand Paris ou grand écart ? La ville de l&#8217;après-Kyoto ne doit pas être celle de l&#8217;avant-Mumbai !, par Isabelle Baraud-Serfaty</h3>
<p>A force de controverses répétitives sur le Grand Paris et d&#8217;instrumentalisation politique, on finirait presque par se lasser de ces débats devenus finalement très parisiens. Et on se dit que les vrais défis urbains sont ceux de ces mégalopoles d&#8217;Amérique du Sud ou d&#8217;Asie qui, chaque année, doivent trouver les moyens d&#8217;accueillir plusieurs centaines de milliers d&#8217;habitants supplémentaires. Prenons le cas de l&#8217;Inde : l&#8217;agglomération de Mumbai, dont la population devrait passer de 19 à 27 millions d&#8217;habitants d&#8217;ici à 2025, est aujourd&#8217;hui écartelée entre deux extrêmes : d&#8217;un côté, son ambition de devenir une &#8220;ville globale&#8221; selon le modèle Shanghaï, de l&#8217;autre le poids de la pauvreté et de ses bidonvilles qui accueillent plus de la moitié de la population. Rien à voir ? Si justement, et c&#8217;est cela qui est passionnant. Car, avec ses enjeux urbains exacerbés, Mumbai fonctionne comme un miroir grossissant de l&#8217;évolution des plus grandes villes mondiales, et nous ramène à… Paris.</p></blockquote>
<p><a title="Grand Paris ou grand écart ? La ville de l'après-Kyoto ne doit pas être celle de l'avant-Mumbai !, par Isabelle Baraud-Serfaty" href="http://j.mp/5DVHSd" target="_blank">Le Monde.fr</a></p>
<h3>Précédemment</h3>
<ul>
<li><a href="http://patrick-guyennon.fr/2009/11/23/lambition-nationale-du-grand-paris-par-christian-blanc/" target="_self">Patrick Guyennon.fr</a> &#8211; L&#8217;ambition nationale du Grand Paris, par Christian Blanc</li>
<li><a title="L’architecte et urbaniste répond point par point aux récentes prises de position de ses confrères Paul Chemetov et Jean Nouvel au sujet du Grand Paris." href="http://patrick-guyennon.fr/2009/11/13/michel-bourdeau-lhorizon-de-la-ville-nest-pas-un-mirage-darchitecte/" target="_self">Patrick Guyennon.fr</a> &#8211; Michel Bourdeau : &#8220;L’horizon de la ville n’est pas un mirage d’architecte&#8221;</li>
<li><a title="Dans une tribune exclusive adressée au Moniteur, l’architecte et urbaniste Paul Chemetov réagit aux propos de Jean Nouvel sur “l’ensablement” de la consultation sur le Grand Paris." href="http://patrick-guyennon.fr/2009/11/05/paul-chemetov-les-mirages-annonces-du-grand-paris-se-sont-dissipes/" target="_self">Patrick Guyennon.fr</a> &#8211; Paul Chemetov : &#8220;Les mirages annoncés du Grand Paris se sont dissipés&#8221;</li>
<li><a title="Il est urgent de retrouver l’ambition initiale et l’imagination collective." href="http://patrick-guyennon.fr/2009/10/20/le-projet-du-grand-paris-est-menace-de-senliser-dans-la-confusion-par-jean-nouvel/" target="_self">Patrick Guyennon.fr</a> &#8211; Le projet du Grand Paris est menacé de s’enliser dans la confusion, par Jean Nouvel</li>
</ul>
<h3>A lire !</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070785114?ie=UTF8&#38;tag=inme-21&#38;linkCode=as2&#38;camp=1642&#38;creative=19458&#38;creativeASIN=2070785114">La globalisation, une sociologie</a><img style="border:none!important;margin:0!important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=inme-21&#38;l=as2&#38;o=8&#38;a=2070785114" border="0" alt="" width="1" height="1" />. Par Saskia Sassen (Gallimard, 2009)</li>
</ul>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["Inde Intime et Gourmande" dans Elle]]></title>
<link>http://tumefileraslarecette.com/2009/11/26/inde-intime-et-gourmande-dans-elle/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 06:47:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Beena</dc:creator>
<guid>http://tumefileraslarecette.com/2009/11/26/inde-intime-et-gourmande-dans-elle/</guid>
<description><![CDATA[&#8220;Inde Intime et Gourmande&#8221; a été sélectionné parmi les &#8220;bibles de la World Cuisine]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>&#8220;Inde Intime et Gourmande&#8221; a été sélectionné parmi les &#8220;bibles de la World Cuisine&#8221; par <a href="http://www.esterkitchen.com/" target="_blank">Estérelle Payany</a> dans Elle cette semaine. Trop chouette !</p>
<p><a href="http://tumefileraslarecette.wordpress.com/files/2009/11/elle-1109.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1004" title="Article Elle 1109" src="http://tumefileraslarecette.wordpress.com/files/2009/11/elle-1109.jpg" alt="" width="500" height="654" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Décrypter les mécanismes du « Nouvel Ordre Mondial »]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/decrypter-les-mecanismes-du-%c2%ab-nouvel-ordre-mondial-%c2%bb/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 23:03:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/decrypter-les-mecanismes-du-%c2%ab-nouvel-ordre-mondial-%c2%bb/</guid>
<description><![CDATA[Par Régis Mex, pour Mecanopolis article rédigé le 16 mars 2009 G20, sommet de l’OTAN… La crise écono]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Régis Mex, pour Mecanopolis</em></p>
<p>article rédigé le 16 mars 2009</p>
<p><strong>G20, sommet de l’OTAN… La crise économique mondiale accélère un processus entamé il y a déjà fort longtemps. La pression sur les États va encore s’accentuer, dans les prochaines semaines, afin qu’ils participent à de nouveaux « <em>plans de sauvetages</em> », aussi inutiles qu’onéreux. Lorsqu’ils crouleront sous le poids des dettes et seront menacé de faillite, le « <em>nouvel ordre mondial</em> » pourra s’imposer de lui même. L’histoire du monde nous démontre que les mécanismes de la manipulation sont toujours les mêmes et qu’ils s’étalent presque au grand jour, pour ceux qui se donnent la peine de garder les yeux ouverts.<br />
</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2644" title="nwo" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwo.jpg" alt="" width="445" height="336" /></a></p>
<p><strong>DIALOGUES AUX ENFERS ENTRE MACHIAVEL ET MONTESQUIEU</strong></p>
<p>Dans le Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu (1864), Maurice Joly (1829-1878) décrit – sous couvert d’une discussion philosophique entre Machiavel et Montesquieu, personnages qu’il a réuni de manière fictive, sur les fins de la politique – comment Napoléon III a manipulé les milieux économiques, la presse, l’opinion publique, les syndicats, les milieux ouvriers, le peuple, etc, pour établir les bases solides d’un pouvoir qu’on pourrait qualifier de totalitaire. Selon l’auteur, l’empereur a fait du peuple français un peuple d’esclaves, oublieux de sa liberté et consentant à tous les asservissements.</p>
<p>Puisque je trouve les caractéristiques d’un gouvernement totalitaire admirablement décrites dans cette oeuvre, je vous propose ce recueil d’extraits que j’ai commenté. Vous serez sans doute surpris de voir à quel point de nombreux critères correspondent à merveille avec notre société actuelle, et à quel point les mécanismes du despotisme sont intemporels et ne changent que par la forme à travers le temps, jamais en substance. D’où l’intérêt de connaître le passé pour comprendre le présent.</p>
<p><strong>Prologue:</strong></p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>L’instinct mauvais chez l’homme est plus puissant que le bon. L’homme a plus d’entraînement vers le mal que vers le bien ; la crainte et la force ont sur lui plus d’empire que la raison. Les hommes aspirent tous à la domination, et il n’en est point qui ne fût oppresseur, s’il le pouvait ; tous ou presque tous sont prêts à sacrifier les droits d’autrui à leurs intérêts. Qui contient entre eux ces animaux dévorants qu’on appelle les hommes ? A l’origine des sociétés, c’est la force brutale et sans frein ; plus tard, c’est la loi, c’est-à-dire encore la force, réglée par des formes.</p>
<p>Sous certaines latitudes de l’Europe, il y a des peuples incapables de modération dans l’exercice de la liberté. Si la liberté s’y prolonge, elle se transforme en licence ; la guerre civile ou sociale arrive, et l’État est perdu, soit qu’il se fractionne et se démembre par l’effet de ses propres convulsions, soit que ses divisions le rendent la proie de l’étranger. Dans des conditions pareilles, les peuples préfèrent le despotisme à l’anarchie ; ont-ils tort ? Les États une fois constitués ont deux sortes d’ennemis : les ennemis du dedans et les ennemis du dehors. Quelles armes emploieront-ils en guerre contre les étrangers ? Les deux généraux ennemis se communiqueront-ils réciproquement leurs plans de campagne pour se mettre mutuellement en état de se défendre ? S’interdiront-ils les attaques nocturnes, les pièges, les embuscades, les batailles en nombre de troupes inégal ? Non, sans doute, n’est-ce pas ? et de pareils combattants apprêteraient à rire. Et ces pièges, ces artifices, toute cette stratégie indispensable à la guerre, vous ne voulez pas qu’on l’emploie contre les ennemis du dedans, contre les factieux ?</p>
<p>Sans doute, on y mettra moins de rigueur ; mais, au fond, les règles seront les mêmes. Est-il possible de conduire par la raison pure des masses violentes qui ne se meuvent que par des sentiments, des passions et des préjugés ? Je vous l’ai dit tout à l’heure, et je le maintiens, même en présence de l’histoire contemporaine : tous les pouvoirs souverains ont eu la force pour origine, ou, ce qui est la même chose, la négation du droit. Ce mot de droit lui-même, d’ailleurs, ne voyez-vous pas qu’il est d’un vague infini ? Où commence-t-il, où finit-il ? Quand le droit existera-t-il, et quand n’existera-t-il pas ? Dans les États, le principe du droit est dominé par celui de l’intérêt. Abstraitement parlant, la violence et l’astuce sont-elles un mal ? Oui ; mais il faudra bien les employer pour gouverner les hommes, tant que les hommes ne seront pas des anges.</p>
<p>Tout est bon ou mauvais, suivant l’usage qu’on en fait et le fruit que l’on en tire ; la fin justifie les moyens : et maintenant si vous me demandez pourquoi, moi républicain, je donne partout la préférence au gouvernement absolu, je vous dirai que, témoin dans ma patrie de l’inconstance et de la lâcheté de la populace, de son goût inné pour la servitude, de son incapacité à concevoir et à respecter les conditions de la vie libre ; c’est à mes yeux une force aveugle qui se dissout tôt ou tard, si elle n’est dans la main d’un seul homme ; je réponds que le peuple, livré à lui-même, ne saura que se détruire ; qu’il ne saura jamais administrer, ni juger, ni faire la guerre. Je vous dirai que la Grèce n’a brillé que dans les éclipses de la liberté ; que sans le despotisme de l’aristocratie romaine, et que, plus tard, sans le despotisme des empereurs, l’éclatante civilisation de l’Europe ne se fût jamais développée.Chercherai-je mes exemples dans les États modernes ? Ils sont si frappants et si nombreux…</p>
<p><strong>Montesquieu : </strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_remix_2_by_keepinschtum.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2646" title="illuminati by Keepinschtum" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_remix_2_by_keepinschtum.jpg?w=300" alt="" width="300" height="300" /></a>Vous conviendrez cependant que, quand il s’agit de gouvernement, il faut aboutir à des principes. Vous ne faites aucune place, dans votre politique, ni à la morale, ni à la religion, ni au droit ; vous n’avez à la bouche que deux mots : la force et l’astuce. Si votre système se réduit à dire que la force joue un grand rôle dans les affaires humaines, que l’habileté est une qualité nécessaire à l’homme d’État, vous comprenez bien que c’est là une vérité qui n’a pas besoin de démonstration ; mais ; si vous érigez la violence en principe, l’astuce en maxime de gouvernement ; si vous ne tenez compte dans vos calculs d’aucune des lois de l’humanité, le code de la tyrannie n’est plus que le code de la brute, car les animaux aussi sont adroits et forts, et il n’y a, en effet, parmi eux d’autre droit que celui de la force brutale. Ce n’est pas seulement au nom de l’intérêt, c’est au nom du devoir qu’agissent tous les oppresseurs. Ils le violent, mais ils l’invoquent ; la doctrine de l’intérêt est donc aussi impuissante à elle seule que les moyens qu’elle emploie. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Cet extrait des Dialogues issu du prologue met les choses à leur place d’une manière objective: si le gouvernement est coupable de bien des vices, ses fondations reflètent la nature de peuples. En effet, comme le dit le proverbe, « <em>on a les politiciens que l’on mérite</em> », et il me semble particulièrement intéressant de constater, lorsque l’on remonte aux sources des causes de la perversité de nos gouvernements, que beaucoup de mesures moralement contestables que ces derniers sont forcés de mettre en place sont dues à l’irresponsabilité et à la méchanceté des peuples. Il me semble, d’ailleurs, que l’extrait est suffisamment éloquent à ce sujet. Le problème est que, comme le souligne Montesquieu, les gouvernements auront tendance à s’égarer dans la force, à négliger le bien de ses sujets, et à ne favoriser que les intérêts du « <em>prince</em> » (souverain) et ses proches. La solution ne se trouverait donc pas dans un système, puisque tous devront user de moyens douteux à un instant ou à un autre de leur existence, mais bien dans l’attitude des dirigeants; il ne faut pas qu’ils s’égarent sur la voie de la facilité et estiment leurs citoyens comme un troupeau de bétail qui n’a d’autre utilité que celle d’être exploité. Ils doivent, au contraire, être conscients que si les peuples manquent de responsabilité, ils doivent être ceux qui les guideront pour les amener à s’améliorer, comme un parent bienveillant éduque son enfant. Hélas, nous savons tous que les gouvernements de notre temps (et ceux d’une écrasante majorité à travers l’histoire, d’ailleurs) empruntent la voie inverse, et ont bien peu de scrupules moraux et philosophiques. Mais il n’empêche que nous ne devons pas être aveugle et ne voir que leurs fautes; nous devons aussi avoir un regard introspectif et admettre la responsabilité de la collectivité, ce qui, je pense, se fait bien trop rarement de notre temps, alors que l’on ne peut arriver à un vision juste des choses en l’absence de la considération de ce point.</p>
<p>« <strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Ici, je vous arrête ; vous faites une part à l’intérêt, cela suffit pour justifier toutes les nécessités politiques qui ne sont pas d’accord avec le droit.</p>
<p><strong>Montesquieu:</strong></p>
<p>C’est la raison d’État que vous invoquez. Remarquez donc que je ne puis pas donner pour base aux sociétés précisément ce qui les détruit. Au nom de l’intérêt, les princes et les peuples, comme les citoyens, ne commettront que des crimes. L’intérêt de l’État, dites-vous ! Mais comment reconnaîtrai-je s’il lui est réellement profitable de commettre telle ou telle iniquité ? Ne savons-nous pas que l’intérêt de l’État, c’est le plus souvent l’intérêt du prince en particulier, ou celui des favoris corrompus qui l’entourent ?</p>
<p>Vous ne songez donc pas qu’avec des maximes pareilles, il n’y a pas de société qui puisse vivre ; vous croyez que le sujet tiendra longtemps ses serments quand il verra le souverain les trahir ; qu’il respectera les lois quand il saura que celui qui les lui a données les a violées, et qu’il les viole tous les jours ; vous croyez qu’il hésitera dans la voie de la violence, de la corruption et de la fraude, quand il y verra marcher sans cesse ceux qui sont chargés de le conduire ? Détrompez-vous ; sachez que chaque usurpation du prince dans le domaine de la chose publique autorise une infraction semblable dans la sphère du sujet ; que chaque perfidie politique engendre une perfidie sociale ; que chaque violence en haut légitime une violence en bas. Voilà pour ce qui regarde les citoyens entre eux.</p>
<p>Pour ce qui les regarde dans leurs rapports avec les gouvernants, je n’ai pas besoin de vous dire que c’est la guerre civile introduite à l’état de ferment, au sein de la société. Le silence du peuple n’est que la trêve du vaincu, pour qui la plainte est un crime. Attendez qu’il se réveille : vous avez inventé la théorie de la force ; soyez sûr qu’il l’a retenue. Au premier jour, il rompra ses chaînes ; il les rompra sous le prétexte le plus futile peut-être, et il reprendra par la force ce que la force lui a arraché.</p>
<p>La maxime du despotisme, c’est le perinde ac cadaver des jésuites ; tuer ou être tué : voilà sa loi ; c’est l’abrutissement aujourd’hui, la guerre civile demain.</p>
<p>Sans doute, les orages de la liberté existeront toujours, et il se commettra encore bien des crimes en son nom : mais le fatalisme politique n’existe plus. Si vous avez pu dire, dans votre temps, que le despotisme était un mal nécessaire, vous ne le pourriez pas aujourd’hui, car, dans l’état actuel des mœurs et des institutions politiques chez les principaux peuples de l’Europe, le despotisme est devenu impossible. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Ici, nous retrouvons ce que nous avons laissé entendre précédemment en plus approfondi; les citoyens créent une entité qui leur ressemble par sa nature, l’État, qui constitue l’autorité. Mais l’autorité influence toujours, voire façonne entièrement, le caractère de ce qui dépend d’elle. Donc, si l’autorité est vertueuse, la morale des citoyens aura tendance à s’améliorer, et inversément si elle est vicieuse. De là découle toute l’importance de ce que les dirigeants assument les mauvais aspects qui existent naturellement, et tentent d’améliorer la situation, plutôt que de se complaire égoïste dans l’état imparfait des choses, en ne se souciant guère du bien commun.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati-papercraft.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2657" title="presse-papier Illuminati" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati-papercraft.jpg?w=300" alt="" width="300" height="247" /></a>« <strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Impossible ?… Si vous parvenez à me prouver cela, je consens à faire un pas dans le sens de vos idées.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je vais vous le prouver très-facilement, si vous voulez bien me suivre encore.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Très-volontiers, mais prenez garde ; je crois que vous vous engagez beaucoup. Je me propose de démolir, pièce à pièce, toutes les belles choses que vous venez de dire, et de vous démontrer que ce sont mes doctrines seules qui l’emportent même aujourd’hui, malgré les nouvelles idées, malgré les nouvelles mœurs, malgré vos prétendus principes de droit public, malgré toutes les institutions dont vous venez de me parler.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>En écoutant vos théories sur la division des pouvoirs et sur les bienfaits que lui doivent les peuples de l’Europe, je ne pouvais m’empêcher d’admirer, Montesquieu, à quel point l’illusion des systèmes peut s’emparer des plus grands esprits. A la première occasion, le mouvement se produira par la rupture d’un des ressorts que vous avez si soigneusement forgés. Croyez-vous que les pouvoirs resteront longtemps dans les limites constitutionnelles que vous leur avez assignées, et qu’ils ne parviendront pas à les franchir ? Quelle est l’assemblée législative indépendante qui n’aspirera pas à la souveraineté ? Quelle est la magistrature qui ne fléchira pas au gré de l’opinion ? Quel est le prince, surtout, souverain d’un royaume ou chef d’une république, qui acceptera sans réserve le rôle passif auquel vous l’aurez condamné ; qui, dans le secret de sa pensée, ne méditera pas le renversement des pouvoirs rivaux qui gênent son action ? En réalité, vous aurez mis aux prises toutes les forces contraires, suscité toutes les entreprises, donné des armes à tous les partis. Vous aurez livré le pouvoir à l’assaut de toutes les ambitions, et fait de l’État une arène où se déchaîneront les factions. Dans peu de temps, ce sera le désordre partout ; d’intarissables rhéteurs transformeront en joutes oratoires les assemblées délibérantes ; d’audacieux journalistes, d’effrénés pamphlétaires attaqueront tous les jours la personne du souverain, discréditeront le gouvernement, les ministres, les hommes en place…</p>
<p>Dans vos calculs, vous n’avez compté qu’avec des minorités sociales. Il y a des populations gigantesques rivées au travail par la pauvreté, comme elles l’étaient autrefois par l’esclavage. Qu’importent, je vous le demande, à leur bonheur toutes vos fictions parlementaires ? Votre grand mouvement politique n’a abouti, en définitive, qu’au triomphe d’une minorité privilégiée par le hasard comme l’ancienne noblesse l’était par la naissance. Qu’importe au prolétaire courbé sur son labeur, accablé sous le poids de sa destinée, que quelques orateurs aient le droit de parler, que quelques journalistes aient le droit d’écrire ? Vous avez créé des droits qui resteront éternellement pour la masse du peuple à l’état de pure faculté, puisqu’il ne saurait s’en servir. Ces droits, dont la loi lui reconnaît la jouissance idéale et dont la nécessité lui refuse l’exercice réel, ne sont pour lui qu’une ironie amère de sa destinée. Je vous réponds qu’un jour il les prendra en haine, et qu’il les détruira de sa main pour se confier au despotisme. Le tempérament de vos institutions est de donner plus de force à l’aristocratie qu’au peuple, plus de force au prince qu’à l’aristocratie, proportionnant ainsi les pouvoirs à la capacité politique de ceux qui doivent les exercer.</p>
<p>Le peuple, par une conséquence absolument inévitable, s’emparera, un jour ou l’autre, de tous les pouvoirs dont on a reconnu que le principe était en lui. Sera-ce pour les garder ? Non. Après quelques jours de folie, il les jettera, par lassitude, au premier soldat de fortune qui se trouvera sur son chemin. Dans votre pays, vous avez vu, en 1793, comment les coupe-têtes français ont traité la monarchie représentative : le peuple souverain s’est affirmé par le supplice de son roi, puis il a fait litière de tous ses droits ; il s’est donné à Robespierre, à Barras, à Bonaparte.</p>
<p>Vous êtes un grand penseur, mais vous ne connaissez pas l’inépuisable lâcheté des peuples ; je ne dis pas de ceux de mon temps, mais de ceux du vôtre ; rampants devant la force, sans pitié devant la faiblesse, implacables pour des fautes, indulgents pour des crimes, incapables de supporter les contrariétés d’un régime libre, et patients jusqu’au martyre pour toutes les violences du despotisme audacieux, brisant les trônes dans des moments de colère, et se donnant des maîtres à qui ils pardonnent des attentats pour le moindre desquels ils auraient décapité vingt rois constitutionnels.</p>
<p>Cherchez donc la justice ; cherchez le droit, la stabilité, l’ordre, le respect des formes si compliquées de votre mécanisme parlementaire avec des masses violentes, indisciplinées, incultes, auxquelles vous avez dit : Vous êtes le droit, vous êtes les maîtres, vous êtes les arbitres de l’État !<a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/structure-franc-maconnerie.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2647" title="les 33 degrés de la Franc-Maçonnerie" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/structure-franc-maconnerie.jpg?w=206" alt="" width="206" height="300" /></a> Ce que vous savez, ainsi que moi, du passé, m’autorise, dès à présent, à dire que le principe de la souveraineté populaire est destructif de toute stabilité, qu’il consacre indéfiniment le droit des révolutions. Il met les sociétés en guerre ouverte contre tous les pouvoirs humains et même contre Dieu ; il est l’incarnation même de la force. Il fait du peuple une brute féroce qui s’endort quand elle est repue de sang, et qu’on enchaîne ; et voici la marche invariable que suivent alors les sociétés dont le mouvement est réglé sur ce principe : la souveraineté populaire engendre la démagogie, la démagogie engendre l’anarchie, l’anarchie ramène au despotisme. Le despotisme, pour vous, c’est la barbarie. Eh bien, vous voyez que les peuples retournent à la barbarie par le chemin de la civilisation.</p>
<p>Mais ce n’est pas tout, et je prétends qu’à d’autres points de vue encore le despotisme est la seule forme de gouvernement qui soit réellement appropriée à l’état social des peuples modernes, car, avec vos grands États, qui ne vivent plus que par l’industrie ; avec vos populations sans Dieu et sans foi, dans des temps où les peuples ne se satisfont plus par la guerre, et où leur activité violente se reporte nécessairement au dedans, la liberté, avec les principes qui lui servent de fondement, ne peut être qu’une cause de dissolution et de ruine. De la lassitude des idées et du choc des révolutions sont sorties des sociétés froides et désabusées qui sont arrivées à l’indifférence en politique comme en religion, qui n’ont plus d’autre stimulant que les jouissances matérielles, qui ne vivent plus que par l’intérêt, qui n’ont d’autre culte que l’or, dont les moeurs mercantiles le disputent à celles des juifs qu’ils ont pris pour modèles. Croyez-vous que ce soit par amour de la liberté en elle-même que les classes inférieures essayent de monter à l’assaut du pouvoir ? C’est par haine de ceux qui possèdent ; au fond, c’est pour leur arracher leurs richesses, instrument des jouissances qu’ils envient.</p>
<p>Ceux qui possèdent implorent de tous les côtés un bras énergique, un pouvoir fort ; ils ne lui demandent qu’une chose, c’est de protéger l’État contre des agitations auxquelles sa constitution débile ne pourrait résister, de leur donner à eux-mêmes la sécurité nécessaire pour qu’ils puissent jouir et faire leurs affaires. Quelles formes de gouvernement voulez vous appliquer à des sociétés où la corruption s’est glissée partout, où la fortune ne s’acquiert que par les surprises de la fraude, où la morale n’a plus de garantie que dans les lois répressives, où le sentiment de la patrie lui-même s’est éteint dans je ne sais quel cosmopolitisme universel ? Je ne vois de salut pour ces sociétés, véritables colosses aux pieds d’argile, que dans l’institution d’une centralisation à outrance, qui mette toute la force publique à la disposition de ceux qui gouvernent « </p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il y a peu à redire là-dessus, si ce n’est que, après 145 ans, ce texte reste d’une grande actualité. Il est effectivement saisissant de constater à quel point des passages tels que ceux qui sont surlignés restent valables, et sont sans doute même bien plus vrai qu’à l’époque; les masses de travaux qui ont continué à écraser bien des hommes malgré l’abolition de l’esclavage sont effectivement une poursuite de ce dernier dans une autre forme, surtout aujourd’hui où tout est si bien réglementé et où tant de personnes sont assommées par le crédit que l’on n’a d’autre choix que de suivre une route toute tracée et qui se présente en simulacre de liberté.</p>
<p>La propension qu’ont les hommes à se reposer sur la force de quelqu’un d’autre, et ainsi à leur confier tant de responsabilités qu’ils rendent pour ainsi dire quelqu’un d’autre maître de leur vie, est aussi très bien illustrée dans ce dernier extrait. Mais l’élément le plus frappant est encore, à mon sens, ces sociétés indifférentes aux valeurs essentielles et obsédées par les jouissances matérielles dont parle Maurice Joly, presque prophétiquement, lorsqu’on voit à quel point ces aspects se sont développés et empirés aujourd’hui. Les moeurs ont effectivement été très bousculées, au point que tout ce qui pourrait s’opposer vertueusement aux dérives matérialistes, comme l’idée même de Dieu, est systématiquement renié sans un semblant de réflexion, ce qui engendre un extrême avilissement des peuples occidentaux consommateurs, et les poussent dans l’acception systématique de leurs pulsions primaires et animales, ce qui ne les rend que bien plus simples à contrôler et manipuler, puisque leurs facultés intellectuelles tombent en désuétude.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Avec des sociétés nouvelles, il faut employer des procédés nouveaux. Il ne s’agit pas aujourd’hui, pour gouverner, de commettre des iniquités violentes, de décapiter ses ennemis, de dépouiller ses sujets de leurs biens, de prodiguer les supplices ; non, la mort, la spoliation et les tourments physiques ne peuvent jouer qu’un rôle assez secondaire dans la politique intérieure des États modernes. Il s’agit moins aujourd’hui de violenter les hommes que de les désarmer, de comprimer leurs passions politiques que de les effacer, de combattre leurs instincts que de les tromper, de proscrire leurs idées que de leur donner le change en se les appropriant.</p>
<p>Le principal secret du gouvernement consiste à affaiblir l’esprit public, au point de le désintéresser complétement des idées et des principes avec lesquels on fait aujourd’hui les révolutions. Dans tous les temps, les peuples comme les hommes se sont payés de mots. Les apparences leur suffisent presque toujours ; ils n’en demandent pas plus. On peut donc établir des institutions factices qui répondent à un langage et à des idées également factices ; il faut avoir le talent de ravir aux partis cette phraséologie libérale, dont ils s’arment contre le gouvernement. Il faut en saturer les peuples jusqu’à la lassitude, jusqu’au dégoût. On parle souvent aujourd’hui de la puissance de l’opinion, je vous montrerai qu’on lui fait exprimer ce qu’on veut quand on connaît bien les ressorts cachés du pouvoir. Mais avant de songer à la diriger, il faut l’étourdir, la frapper d’incertitude par d’étonnantes contradictions, opérer sur elle d’incessantes diversions, l’éblouir par toutes sortes de mouvements divers, l’égarer insensiblement dans ses voies. Un des grands secrets du jour est de savoir s’emparer des préjugés et des passions populaires, de manière à introduire une confusion de principes qui rend toute entente impossible entre ceux qui parlent la même langue et ont les mêmes intérêts.</p>
<p>Le prince devra s’attacher avant tout à détruire les partis, à dissoudre les forces collectives partout où elles existent, à paralyser dans toutes ses manifestations l’initiative individuelle ; ensuite le niveau des caractères descendra de lui-même, et tous les bras molliront bientôt contre la servitude. Le pouvoir absolu ne sera plus un accident, il deviendra un besoin. Les moyens d’action du despotisme, les plus puissants peut-être, seront précisément ceux que l’on aura le talent d’emprunter à ce même régime industriel qui fait votre admiration. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Nous retrouvons ici la concrétisation de ce que je laissais présager précédemment: l’esprit public est affaibli, malléable, et si désintéressé de la nature de son monde qu’il se contentera de croire ce que les autorités présenteront comme la vérité. Ainsi, le citoyen moyen d’aujourd’hui aime croire qu’il vit dans un système réellement démocratique et respectueux des valeurs humaines en s’extasiant devant les discours officiels incohérents et grossièrement simplistes relayés par son poste télévisé. Il serait si malheureux que l’on tente de le sortir de la béatitude qu’engendre son inconscience qu’il occultera sa réflexion encore plus qu’il ne le fait d’habitude si jamais il entend quelqu’un essayer de lui faire prendre conscience de la véritable réalité des choses; n’écoutant pas, se voilant derrière ses impressions et ses sentiments irrationnels, il continuera d’être un mouton trop occupé par les futilités de son existence et trop égoïste pour réfléchir aux problèmes que connait le monde. Il est alors effectivement extrêmement simple de le manier dans le sens où on l’entend, du moment que l’on lui promettre de pouvoir demeurer dans sa prison dorée d’inconscience. Outre cette actualisation de l’extrait, ce dernier s’exprime si bien de lui-même que je n’ai rien de plus à ajouter.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>A l’aide du seul pouvoir réglementaire, j’instituerais, par exemple, d’immenses monopoles financiers, réservoirs de la fortune publique, dont dépendrait si étroitement le sort de toutes les fortunes privées, qu’elles s’engloutiraient avec le crédit de l’État le lendemain de toute catastrophe politique. Vous êtes un économiste, Montesquieu, pesez la valeur de cette combinaison. Voici une autre combinaison empruntée a l’ordre industriel : Dans le temps actuel, l’aristocratie, en tant que force politique, a disparu ; mais la bourgeoisie territoriale est encore un élément de résistance dangereux pour les gouvernements, parce qu’elle est d’elle-même, indépendante ; il peut être nécessaire de l’appauvrir ou même de la ruiner complétement. Il suffit, pour cela, d’aggraver les charges qui pèsent sur la propriété foncière, de maintenir l’agriculture dans un état d’infériorité relative, de favoriser à outrance le commerce et l’industrie, mais principalement la spéculation ; car la trop grande prospérité de l’industrie peut elle-même devenir un danger, en créant un nombre trop considérable de fortunes indépendantes. Il faut arriver à ce qu’il n’y ait plus, dans l’État, que des prolétaires, quelques millionnaires et des soldats. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Quoi de plus actuel, à nouveau, que la mainmise des immenses monopoles financiers sur le système ? Il y a cependant ici une inversion; dans l’État imaginé par Machiavel, ces fortunes sont à la solde de l’État et le public domine le privé. Dans les temps actuels, c’est le contraire.</p>
<p>Pour ce qui est de ruiner toute force indépendante, il est aisé de constater à quel point les supermarchés et autres organismes de centralisations, véritables monopoles aux mains de l’État (et une centralisation aussi puissante de biens essentiels dans une seule paire de mains est toujours <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/2003817320.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2658" title="2003817320" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/2003817320.jpg?w=226" alt="" width="226" height="300" /></a>une des caractéristiques terribles du despotisme), ont aidé à rendre très difficile toute réussite magistrale dans le commerce ou l’artisanat indépendants. Le despotisme doit rendre ses citoyens dépendants de son gouvernement, et n’aura de cesse de les appauvrir, tant matériellement qu’intellectuellement et spirituellement, pour s’assurer la longévité. En effet, moins les citoyens sont riches, moins ils ont de possibilités de se révolter… Comme le dit Machiavel: « <em>Il faut arriver à ce qu’il n’y ait plus, dans l’État, que des prolétaires et quelques millionnaires</em> ». On devine de quel côté seront les millionnaires.</p>
<p>Remarquons également, à propos de la spéculation, à quel point cette dernière a explosé aujourd’hui et que le danger que voit Machiavel dans les fortunes indépendantes a eu raison des gouvernements, puisque la richesse du secteur privé dépasse de loin celle du public. Á titre d’exemple, les 500 plus grosses entreprises des États-Unis possèdent 80% du PIB du pays; le mot du gouvernement a donc bien moins à dire que celui des multinationales…</p>
<p>De plus, les plus puissantes personnes des secteurs de pouvoir, qui ne sont soumis à aucune censure démocratique, désignent le plus souvent leur successeur parmi leurs enfants ou leur entourage, ce qui est relativement conforme à la dynastie royale que voudrait imposer Machiavel après son coup d’État despotique.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Le pouvoir que je rêve, bien loin, comme vous le voyez, d’avoir des moeurs barbares, doit attirer à lui toutes les forces et tous les talents de la civilisation au sein de laquelle il vit. Il devra s’entourer de publicistes, d’avocats, de jurisconsultes, d’hommes de pratique et d’administration, de gens qui connaissent à fond tous les secrets, tous les ressorts de la vie sociale, qui parlent tous les langages, qui aient étudié l’homme dans tous les milieux. Il faut les prendre partout, n’importe où, car ces gens-là rendent des services étonnants par les procédés ingénieux qu’ils appliquent à la politique. Il faut, avec cela, tout un monde d’économistes, de banquiers, d’industriels, de capitalistes, d’hommes à projets, d’hommes à millions, car tout au fond se résoudra par une question de chiffres.</p>
<p>L’usurpateur d’un État est dans une situation analogue à celle d’un conquérant. Il est condamné à tout renouveler, à dissoudre l’État, à détruire la cité, à changer la face des moeurs.</p>
<p>C’est là le but, mais dans les temps actuels il n’y faut tendre que par des voies obliques, des moyens détournés, des combinaisons habiles, et, autant que possible, exemptes de violence. Je ne détruirai donc pas directement les institutions, mais je les toucherai une à une par un trait de main inaperçu qui en dérangera le mécanisme. Ainsi je toucherai tour à tour à l’organisation judiciaire, au suffrage, à la presse, à la liberté individuelle, à l’enseignement.</p>
<p>Je vous disais, il y a peu d’instants, que les peuples étaient comme les hommes, qu’ils tenaient plus aux apparences qu’à la réalité des choses ; c’est là, en politique, une règle dont je suivrais scrupuleusement les indications ; veuillez me rappeler les principes auxquels vous tenez le plus et vous verrez que je n’en suis pas aussi embarrassé que vous paraissez le croire. Vous ne manqueriez sans doute pas de me parler du principe de la séparation des pouvoirs, de la liberté de la parole et de la presse, de la liberté religieuse, de la liberté individuelle, du droit d’association, de l’égalité devant la loi, de l’inviolabilité de la propriété et du domicile, du droit de pétition, du libre consentement de l’impôt, de la proportionnalité des peines, de la non rétroactivité des lois. Je ne vois nul inconvénient à proclamer ces principes ; j’en ferai même, si vous le voulez, le préambule de ma constitution.</p>
<p>Les gouvernés seront toujours contents du prince, lorsqu’il ne touchera ni à leurs biens, ni à leur honneur, et dès lors il n’a plus à combattre que les prétentions d’un petit nombre de mécontents, dont il vient facilement à bout.</p>
<p><strong>Montesquieu : </strong></p>
<p>On pourrait vous répondre que les droits politiques aussi sont des biens ; qu’il importe aussi à l’honneur des peuples de les maintenir, et qu’en y touchant vous portez en réalité atteinte à leurs biens comme à leur honneur.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vous semblez toujours croire que les peuples modernes sont affamés de liberté. Avez-vous prévu le cas où ils n’en veulent plus, et pouvez-vous demander aux princes d’avoir pour elle plus de passion que n’en ont les peuples ? Or, dans vos sociétés si profondément relâchées, où l’individu ne vit plus que dans la sphère de son égoïsme et de ses intérêts matériels, interrogez le plus grand nombre, et vous verrez si, de tous côtés, on ne vous répond pas : Que me fait la politique ? Que m’importe la liberté ? Est-ce que tous les gouvernements ne sont pas les mêmes ? Est-ce qu’un gouvernement ne doit pas se défendre ?</p>
<p>Remarquez-le bien, d’ailleurs, ce n’est même pas le peuple qui tiendra ce langage ; ce seront les bourgeois, les industriels, les gens instruits, les riches, les lettrés, tous ceux qui sont en état d’apprécier vos belles doctrines de droit public. Ils me béniront, ils s’écrieront que je les ai sauvés, qu’ils sont en état de minorité, qu’ils sont incapables de se conduire. Tenez, les nations ont je ne sais quel secret amour pour les vigoureux génies de la force. A tous les actes violents marqués du talent de l’artifice, vous entendrez dire avec une admiration qui surmontera le blâme : Ce n’est pas bien, soit, mais c’est habile, c’est bien joué, c’est fort ! »</p>
<h2>La presse</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/21_illuminati.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2649" title="Divers logos de sociétés secrètes différentes allant tous vers le même objectif : le Nouvel Ordre Mondial" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/21_illuminati.jpg?w=225" alt="" width="225" height="300" /></a>Puisque c’est une si grande force que le journalisme, savez-vous ce que ferait mon gouvernement ? Il se ferait journaliste, ce serait le journalisme incarné. Je compterai le nombre de journaux qui représenteront ce que vous appelez l’opposition. S’il y en a dix pour l’opposition, j’en aurai vingt pour le gouvernement ; s’il y en a vingt, j’en aurai quarante ; s’il y en a quarante, j’en aurai quatre-vingts. Voilà à quoi me servira, vous le comprenez à merveille maintenant, la faculté que je me suis réservée d’autoriser la création de nouvelles feuilles politiques. Il ne faut pas que la masse du public puisse soupçonner cette tactique ; la combinaison serait manquée et l’opinion se détacherait d’elle-même des journaux qui défendraient ouvertement ma politique.</p>
<p>Je diviserai en trois ou quatre catégories les feuilles dévouées à mon pouvoir. Au premier rang je mettrai un certain nombre de journaux dont la nuance sera franchement officielle, et qui, en toutes rencontres, défendront mes actes à outrance. Ce ne sont pas ceux-là, je commence par vous le dire, qui auront le plus d’ascendant sur l’opinion. Au second rang je placerai une autre phalange de journaux dont le caractère ne sera déjà plus qu’officieux et dont la mission sera de rallier à mon pouvoir cette masse d’hommes tièdes et indifférents qui acceptent sans scrupule ce qui est constitué, mais ne vont pas au delà dans leur religion politique.</p>
<p>C’est dans les catégories de journaux qui vont suivre que se trouveront les leviers les plus puissants de mon pouvoir. Ici, la nuance officielle ou officieuse se dégrade complétement, en apparence, bien entendu, car les journaux dont je vais vous parler seront tous rattachés par la même chaîne à mon gouvernement, chaîne visible pour les uns, invisible à l’égard des autres. Je n’entreprends point de vous dire quel en sera le nombre, car je compterai un organe dévoué dans chaque opinion, dans chaque parti ; j’aurai un organe aristocratique dans le parti aristocratique, un organe républicain dans le parti républicain, un organe révolutionnaire dans le parti révolutionnaire, un organe anarchiste, au besoin, dans le parti anarchiste. Comme le dieu Wishnou, ma presse aura cent bras, et ces bras donneront la main à toutes les nuances d’opinion quelconque sur la surface entière du pays. On sera de mon parti sans le savoir. Ceux qui croiront parler leur langue parleront la mienne, ceux qui croiront agiter leur parti agiteront le mien, ceux qui croiront marcher sous leur drapeau marcheront sous le mien.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je me demande seulement, comment vous pourrez diriger et rallier toutes ces milices de publicité clandestinement embauchées par votre gouvernement.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Ce n’est là qu’une affaire d’organisation, vous devez le comprendre ; j’instituerai, par exemple, sous le titre de division de l’imprimerie et de la presse, un centre d’action commun où l’on viendra chercher la consigne et d’où partira le signal. Alors, pour ceux qui ne seront qu’à moitié dans le secret de cette combinaison, il se passera un spectacle bizarre ; on verra des feuilles, dévouées à mon gouvernement, qui m’attaqueront, qui crieront, qui me susciteront une foule de tracas.</p>
<p>Remarquez bien que jamais les bases ni les principes de mon gouvernement ne seront attaqués par les journaux dont je vous parle ; ils ne feront jamais qu’une polémique d’escarmouche, qu’une opposition dynastique dans les limites les plus étroites. Le résultat, vraiment considérable déjà, sera de faire dire, par le plus grand nombre : Mais vous voyez bien qu’on est libre, qu’on peut parler sous ce régime, qu’il est injustement attaqué, qu’au lieu de comprimer, comme il pourrait le faire, il souffre, il tolère ! Un autre résultat, non moins important, sera de provoquer, par exemple, des observations comme celles-ci : Voyez à quel point les bases de ce gouvernement, ses principes, s’imposent au respect de tous ; voilà des journaux qui se permettent les plus grandes libertés de langage, eh bien, jamais ils n’attaquent les institutions établies. Il faut qu’elles soient au-dessus des injustices des passions, puisque les ennemis mêmes du gouvernement ne peuvent s’empêcher de leur rendre hommage.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Voilà, je l’avoue, qui est vraiment machiavélique.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vous me faites beaucoup d’honneur, mais il y a mieux : A l’aide du dévouement occulte de ces feuilles publiques, je puis dire que je dirige à mon gré l’opinion dans toutes les questions de politique intérieure ou extérieure. J’excite ou j’endors les esprits, je les rassure ou je les déconcerte, je plaide le pour et le contre, le vrai et le faux. Je fais annoncer un fait et je le fais démentir suivant les circonstances ; je sonde ainsi la pensée publique, je recueille l’impression produite, j’essaie des combinaisons, des projets, des déterminations soudaines, enfin ce que vous appelez, en France, des ballons d’essai. Je combats à mon gré mes ennemis sans jamais compromettre mon pouvoir, car, après avoir fait parler ces feuilles, je puis leur infliger, au besoin, les désaveux les plus énergiques ; je sollicite l’opinion à de certaines résolutions, je la pousse ou je la retiens, j’ai toujours le doigt sur ses pulsations, elle reflète, sans le savoir, mes impressions personnelles, et elle s’émerveille parfois d’être si constamment d’accord avec son souverain. On dit alors que j’ai la fibre populaire, qu’il y a une sympathie secrète et mystérieuse qui m’unit aux mouvements de mon peuple. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il n’est pas aisé, au premier abord, de se douter de combien les médias d’aujourd’hui sont reliés aux intérêts des gouvernements et/ou des grands empires financiers. En effet, les chaînes de télévision, de radio, les journaux, les maisons d’édition de livres, etc., qui n’appartiennent pas directement au gouvernement sont les biens de grandes entreprises privées. Ainsi, Europe 1 et Hachette appartiennent à Lagardère, l’actionnaire principal de TF1 est Bouygues, RTL Group appartient à Bertelsmann, etc… Parce que toute entreprise de communication qui sera écoutée et popularisée ne pourra qu’être financée par un ou des puissants groupes qui ont tous de nombreux intérêts communs avec leurs semblables, il est toujours vital de rechercher qui donne les subsides de quelle entreprise ou de quel institut. C’est parce que l’on ignore souvent ces sources que l’on peut être leurré par tel moyen de communication d’opposition, qui en fait, pourrait très bien être relié aux intérêts du poivoir, tout comme dans le gouvernement imaginé par Machiavel. Il est alors aussi facile de diriger la pensée de ceux qui se laisseront tromper que de piéger ceux qui participeront à des manifestations ou autres activités d’opposition qui seraient, en fait, également liées au pouvoir. Dans ces cas-là, par exemple, quelques agitateurs infiltrés se débrouillent parfaitement bien pour discréditer toute l’optique de manifestants. De même, un candidat à une élection, quelle qu’elle soit, jouera peut-être le mécontent du système, le grand réformateur, mais s’avérera souvent être un pion d’intérêts financiers qui auront misé sur la confiance et l’enthousiasme qu’il aura suscités chez les gens pour mieux les tromper. Les vraies forces d’opposition indépendantes, les vrais hommes rebelles qui ne répondent pas d’intérêts oligarchiques, sont discrédités par une propagande abondante, dans le cas où ils auraient réussi à se rallier un certain nombre d’adeptes. Dans la plupart des cas, peu popularisés, ils ne constituent pas une menace digne d’être écartée.</p>
<p>En outre, les médias populaires, prétendument objectifs, qui font de la soi-disante opposition ne remettront jamais en question les bases du système. Comme le dit si bien Machiavel, les gens penseront alors que le fait qu’il y ait une critique signifiera qu’il y a de la liberté, mais que les fondations mêmes du système sont trop parfaites pour pouvoir être critiquées, infaillibles. Nous remarquons parfaitement la même chose lorsque nous sommes longuement bassinés par telle ou telle injure qu’aurait prononcée le président Sarkozy, appelés à s’indigner sur le prix exorbitant de ses dernières vacances, sur tel scandale de détournement de fonds qui pourtant, s’empresserait-on d’ajouter ou de sous-entendre, serait un cas isolé,… Ce ton critique, agressif, osé, donne l’impression d’une opposition, mais ces choses sont d’une frivolité telle qu’elles ne serviront qu’à en maintenir l’illusion, car jamais l’essentiel ne sera mis en cause; au contraire, la multitude des informations insignifiantes que l’on préférera dispenser massivement au lieu de cela empêcheront de s’en apercevoir.</p>
<p>« <strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Ces diverses combinaisons me paraissent d’une perfection idéale. Je vous soumets cependant encore une observation, mais très-timide cette fois : Si vous sortez du silence de la Chine, si vous permettez à la milice de vos journaux de faire, au profit de vos desseins, l’opposition postiche dont vous venez de me parler, je ne vois pas trop, en vérité, comment vous pourrez empêcher les journaux non affiliés de répondre, par de véritables coups, aux agaceries dont ils devineront le manége. Ne pensez-vous pas qu’ils finiront par lever quelques-uns des voiles qui couvrent tant de ressorts mystérieux ? Quand ils connaîtront le secret de cette comédie, pourrez-vous les empêcher d’en rire ? Le jeu me paraît bien scabreux.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Pas du tout ; je vous dirai que j’ai employé, ici, une grande partie de mon temps à examiner le fort et le faible de ces combinaisons, je me suis beaucoup renseigné sur ce qui touche aux conditions d’existence de la presse dans les pays parlementaires. Vous devez savoir que le journalisme est une sorte de franc-maçonnerie : ceux qui en vivent sont tous plus ou moins rattachés les uns aux autres par les liens de la discrétion professionnelle ; pareils aux anciens augures, ils ne divulguent pas aisément le secret de leurs oracles. Ils ne gagneraient rien à se trahir, car ils ont pour la plupart des plaies plus ou moins honteuses. Il est assez probable, j’en conviens, qu’au centre de la capitale, dans un certain rayon de personnes, ces choses ne seront pas un mystère ; mais, partout ailleurs, on ne s’en doutera pas, et la grande majorité de la nation marchera avec la confiance la plus entière sur la trace des guides que je lui aurai donnés.</p>
<p>Vous savez avec quelle discrétion et quels ménagements ingénieux doivent être rédigés les documents de l’autorité, dans les conjonctures importantes : le problème à résoudre en pareil cas est de donner une sorte de satisfaction à tous les partis. Eh bien, chacun de mes journaux, suivant sa nuance, s’efforcera de persuader à chaque parti que la résolution que l’on a prise est celle qui le favorise le plus. Ce qui ne sera pas écrit dans un document officiel, on l’en fera sortir par voie d’interprétation ; ce qui ne sera qu’indiqué, les journaux officieux le traduiront plus ouvertement, les journaux démocratiques et révolutionnaires le crieront par dessus les toits ; et tandis qu’on se disputera, qu’on donnera les interprétations les plus diverses à mes actes, mon gouvernement pourra toujours répondre à tous et à chacun : Vous vous trompez sur mes intentions, vous avez mal lu mes déclarations ; je n’ai jamais voulu dire que ceci ou que cela.</p>
<p>Ce sont les paroles bien plus que les actes qu’il s’agit de faire accorder. Comment voulez-vous que la grande masse d’une nation puisse juger si c’est la logique qui mène son gouvernement ? Il suffit de le lui dire. Je veux donc que les diverses phases de ma politique soient présentées comme le développement d’une pensée unique se rattachant à un but immuable. Chaque événement prévu ou imprévu sera un résultat sagement amené, les écarts de direction ne seront que les différentes faces de la même question, les voies diverses qui conduisent au même but, les moyens variés d’une solution identique poursuivie sans relâche à travers les obstacles. Le dernier événement sera donné comme la conclusion logique de tous les autres.</p>
<p>Je n’oublierais pas que je vis dans une époque où l’on croit pouvoir résoudre, par l’industrie, tous les problèmes de la société, où l’on s’occupe sans cesse de l’amélioration du sort des classes ouvrières. Je m’attacherais d’autant plus à ces questions, qu’elles sont un dérivatif très-heureux pour les préoccupations de la politique intérieure. Chez les peuples méridionaux, il faut que les gouvernements paraissent sans cesse occupés ; les masses consentent à être inactives, mais à une condition, c’est que ceux qui les gouvernent leur donnent le spectacle d’une activité incessante, d’une sorte de fièvre ; qu’ils attirent constamment leurs yeux par des nouveautés, par des surprises, par des coups de théâtre ; cela est bizarre peut-être, mais, encore une fois, cela est.</p>
<p>Je me conformerais de point en point à ces indications ; en conséquence, je ferais, en matière de commerce, d’industrie, d’arts et même d’administration, étudier toutes sortes de projets, de plans, de combinaisons, de changements, de remaniements, d’améliorations dont le retentissement dans la presse couvrirait la voix des publicistes les plus nombreux et les plus féconds. L’économie politique a, dit-on, fait fortune chez vous, eh bien, je ne laisserais rien à inventer, rien à publier, rien à dire même à vos théoriciens, à vos utopistes, aux déclamateurs les plus passionnés de vos écoles. Le bien-être du peuple serait l’objet unique, invariable, de mes confidences publiques. Soit que je parle moi-même, soit que je fasse parler par mes ministres ou mes écrivains, on ne tarirait jamais sur la grandeur du pays, sur la prospérité, sur la majesté de sa mission et de ses destinées ; on ne cesserait de l’entretenir des grands principes du droit moderne, des grands problèmes qui agitent l’humanité. Le libéralisme le plus enthousiaste, le plus universel, respirerait dans mes écrits. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/not_illuminati.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2650" title="I can't believe. It's not the Illuminati" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/not_illuminati.jpg?w=300" alt="" width="300" height="277" /></a>Á nouveau, Machiavel parle de la facilité avec laquelle il est facile de tromper l’opinion publique en arguant de bonnes intentions, et du peu d’importance qu’auront les quelques rares esprits, incompris et raillés, qui auront percé la ruse à jour. Il confirme également ce que nous avons dit précédemment lorsqu’il dit qu’il faut donner des préoccupations à l’opinion publique, occuper son esprit, par toute une foule de choses qui occulteront des informations plus essentielles. Pendant ce temps, il pourra continuer de régner tranquillement, voire même faire passer l’une ou l’autre mesure qui aurait soi-disant pour but d’aider à accomplir telle ou telle grande oeuvre sur laquelle la société s’échine. Il est effectivement facile de constater que lorsque l’esprit public est occupé ou choqué, comme cela s’est passé lors du 11 septembre ou de quelque grand autre événement comme un cataclysme naturel, des mesures passent en force et, si elles ne sont pas présentées comme garantes d’une amélioration de la situation, dans l’ignorance et l’indifférence générales.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Il serait très-important de mettre en relief les fautes de ceux qui m’ont précédé, de montrer que j’ai su les éviter toujours. On entretiendrait ainsi, contre les régimes auxquels mon pouvoir a succédé, une sorte d’antipathie, d’aversion même, qui finirait par devenir irréparable comme une expiation.</p>
<p>Dans les pays les plus avancés de l’Europe en civilisation, l’invention de l’imprimerie a fini par donner naissance à une littérature folle, furieuse, effrénée, presque immonde, c’est un grand mal. Eh bien, cela est triste à dire, mais il suffira presque de ne pas la gêner, pour que cette rage d’écrire, qui possède vos pays parlementaires, soit à peu près satisfaite.</p>
<p>Cette littérature pestiférée dont on ne peut empêcher le cours, la platitude des écrivains et des hommes politiques qui seraient en possession du journalisme, ne manquerait pas de former un contraste repoussant avec la dignité du langage qui tomberait des marches du trône, avec la dialectique vivace et colorée dont on aurait soin d’appuyer toutes les manifestations du pouvoir. Vous comprenez, maintenant, pourquoi j’ai voulu environner le prince de cet essaim de publicistes, d’hommes d’administration, d’avocats, d’hommes d’affaires et de jurisconsultes qui sont essentiels à la rédaction de cette quantité de communications officielles dont je vous ai parlé, et dont l’impression serait toujours très-forte sur les esprits. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Encore une fois, on compte sur <em>l’effet</em> ménagé par toute cette panoplie « d’experts » dont regorge le gouvernement pour impressionner les gens, qui, espère t-on, seront plus tentés de remettre leur confiance en ces personnes qu’en qui que ce soit d’autre. L’apparence joue donc un grand rôle, à nouveau.</p>
<h2>Les sociétés secrètes</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Le monde souterrain des sociétés secrètes est rempli de cerveaux vides, dont je ne fais pas le moindre cas, mais il y a là des directions à donner, des forces à mouvoir. S’il s’y agite quelque chose, c’est ma main qui remue ; s’il s’y prépare un complot, le chef c’est moi : je suis le chef de la ligue.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Et vous croyez que ces cohortes de démocrates, ces républicains, ces anarchistes, ces terroristes vous laisseront approcher et rompre le pain avec eux ; vous pouvez croire que ceux qui ne veulent point de domination humaine accepteront un guide qui sera autant dire un maître !</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/salle-franc-maconnique.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2651" title="salle franc-maçonnique" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/salle-franc-maconnique.jpg?w=300" alt="" width="300" height="238" /></a>C’est que vous ne connaissez pas, ô Montesquieu, ce qu’il y a d’impuissance et même de niaiserie chez la plupart des hommes de la démagogie européenne. Ces tigres ont des âmes de mouton, des têtes pleines de vent ; il suffit de parler leur langage pour pénétrer dans leur rang. Leurs idées ont presque toutes, d’ailleurs, des affinités incroyables avec les doctrines du pouvoir absolu. Leur rêve est l’absorption des individus, dans une unité symbolique. Ils demandent la réalisation complète de l’égalité, par la vertu d’un pouvoir qui ne peut être en définitive que dans la main d’un seul homme. Vous voyez que je suis encore ici le chef de leur école ! Et puis il faut dire qu’ils n’ont pas le choix. Les sociétés secrètes existeront dans les conditions que je viens de dire ou elles n’existeront pas. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Peu de chose à ajouter par rapport à ce que nous avons déjà dit, mais cet extrait renforce la présence du gouvernement dans ce qui pourrait constituer une opposition potentielle, pour la dévier de son but et être au courant des éventuels complots qui se trament. Cela ne fait que rejoindre ce que j’ai dit à propos des gens qui penseront se diriger vers quelque forme d’opposition, et que l’on piégera.</p>
<h2>Législatif et judiciaire</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>La cour de cassation est plus qu’un corps judiciaire : c’est, en quelque sorte, un quatrième pouvoir dans l’État, parce qu’il lui appartient de fixer en dernier ressort le sens de la loi. Aussi vous répéterai-je ici ce que je crois vous avoir dit à propos du Sénat et de l’Assemblée législative : une semblable cour de justice qui serait complétement indépendante du gouvernement pourrait, en vertu de son pouvoir d’interprétation souverain et presque discrétionnaire, le renverser quand elle voudrait. Il lui suffirait pour cela de restreindre ou d’étendre systématiquement, dans le sens de la liberté, les dispositions de lois qui règlent l’exercice des droits politiques.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Et c’est apparemment le contraire que vous allez lui demander ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Je ne lui demanderai rien, elle fera d’elle-même ce qu’il conviendra de faire. Car c’est ici que concourront le plus puissamment les différentes causes d’influence dont je vous ai parlé plus haut. Plus le juge est près du pouvoir, plus il lui appartient. L’esprit conservateur du règne se développera là à un plus haut degré que partout ailleurs, et les lois de haute police politique recevront, dans le sein de cette grande assemblée, une interprétation si favorable à mon pouvoir, que je serai dispensé d’une foule de mesures restrictives qui, sans cela, deviendraient nécessaires.</p>
<p>Il faut maintenant donner au gouvernement le moyen de résister à l’influence de l’opposition, d’empêcher qu’elle ne fasse déserter les rangs de ceux qui veulent le défendre. Au moment des élections, les partis ont pour habitude de proclamer leurs candidats et de les poser en face du gouvernement ; je ferai comme eux, j’aurai des candidats déclarés et je les poserai en face des partis. J’irai jusqu’à fermer les yeux sur les agissements de quelques candidatures populaires qui s’agiteront bruyamment au nom de la liberté ; seulement, il est bon de vous dire que ceux qui crieront le plus fort seront des hommes à moi.</p>
<p>L’essentiel est bien moins de ne commettre aucune faute, que d’en supporter la responsabilité avec une attitude d’énergie qui impose aux détracteurs. Quand même l’opposition parviendrait à introduire dans ma chambre quelques déclamateurs, que m’importerait ? Je ne suis pas de ceux qui veulent compter sans les nécessités de leur temps.</p>
<p>Un de mes grands principes est d’opposer les semblables. De même que j’use la presse par la presse, j’userais la tribune par la tribune ; j’aurais autant qu’il en faudrait d’hommes dressés à la parole et capables de parler plusieurs heures sans s’arrêter. L’essentiel est d’avoir une majorité compacte et un président dont on soit sûr. Il y a un art particulier de conduire les débats et d’enlever le vote. Aurais-je besoin d’ailleurs des artifices de la stratégie parlementaire ? Les dix-neuf vingtièmes de la Chambre seraient des hommes à moi qui voteraient sur une consigne, tandis que je ferais mouvoir les fils d’une opposition factice et clandestinement embauchée ; après cela, qu’on vienne faire de beaux discours : ils entreront dans les oreilles de mes députés comme le vent entre dans le trou d’une serrure. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Bien qu’un bon nombre de précautions conseillées par Machiavel dans les Dialogues aux Enfers n’existent pas aujourd’hui (c’est pourquoi je ne les ai pas extraites), il semble que le même effet de domination du pouvoir sur des organes tels que l’Assemblée Nationale, le Sénat, et les institutions judiciaires, aient pu se faire avec nettement plus de facilité que ce qu’il imaginait. On peut effectivement se douter que le député, le juge et le sénateur, faisant partie d’un corps social privilégié, aient une tendance naturelle à aider les intérêts des « riches », de même que, pour accéder à leur fonction, ils doivent sans doute avoir assuré de jouer le jeu. En tout cas, il est clair que, dans la réalité des choses, ces forces sont bel et bien sous influence. Ainsi, l’UMP est censé faire opposition au PS en France, et inversément; mais il faudrait être bien dupe pour croire qu’il existe des différences réelles entre les deux partis. Il n’y a effectivement pas de ligne réellement définie; ils servent les mêmes intérêts. Le PS a souvent plus privatisé qu’il n’a nationalisé, et ses membres s’entendent généralement bien avec l’UMP pour faire avancer les intérêts d’un amour qu’ils ont le plus particulièrement en commun: celui de l’argent. Donc, aucune loi et aucune décision judiciaire ne pourront gêner réellement l’ordre établi.</p>
<h2>L’éducation</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>En ce qui touche l’Université, l’ordre de choses actuel me satisfait à peu près. Vous n’ignorez pas, en effet, que ces grands corps d’enseignement ne sont plus organisés, aujourd’hui, comme ils l’étaient autrefois. Ils ont presque partout, m’assure-t-on, perdu leur autonomie et<a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwogun.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2652" title="arme gravée du Nouvel Ordre Mondial" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwogun.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a> ne sont plus que des services publics à la charge de l’État. Or, ainsi que je vous l’ai dit plus d’une fois, là où est l’État, là est le prince ; la direction morale des établissements publics est entre ses mains ; ce sont ses agents qui inspirent l’esprit de la jeunesse. Les chefs comme les membres des corps enseignants de tous les degrés sont nommés par le gouvernement, ils y sont rattachés, ils en dépendent, cela suffit ; s’il reste çà et là quelques traces d’organisation indépendante dans quelque école publique ou Académie que ce soit, il est facile de la ramener au centre commun d’unité et de direction. C’est l’affaire d’un règlement ou même d’un simple arrêté ministériel. Il faut que les générations qui naissent sous mon règne soient élevées dans le respect des institutions établies, dans l’amour du prince ; aussi ferais-je un usage assez ingénieux du pouvoir de direction qui m’appartient sur l’enseignement : je crois qu’en général dans les écoles on a un grand tort, c’est de négliger l’histoire contemporaine. Il est au moins aussi essentiel de connaître son temps que celui de Périclès »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Voilà bien un secteur où l’ordre établi ne risquera pas non plus d’être remis sérieusement en cause, avec toute la sincérité des professeurs, si ce n’est l’une ou l’autre exception qui bénéficiera d’assez de lucidité et d’indépendance. Il est aussi intéressant de constater que comme le dit Machiavel, on y néglige à tort l’histoire comtemporaine. La tendance est plutôt dans la diabolisation des temps anciens et la vénération du système présent, ce que j’aime appeler le culte du présent. En effet, les régimes absolutistes d’autrefois n’étaient-ils pas si laids, et notre démocratie si merveilleuse d’aujourd’hui n’est-elle pas si belle ? Il n’y a malheureusement que trop peu de gens qui se rendent compte que ce que l’on fait aujourd’hui n’est que ce que l’on faisait hier dans une forme différente…</p>
<h2>Les complots</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Je voudrais avoir un prince de ma maison, assis sur les marches de mon trône, qui jouerait au mécontent. Sa mission consisterait à se poser en libéral, en détracteur de mon gouvernement et à rallier ainsi, pour les observer de plus près, ceux qui, dans les rangs les plus élevés de mon royaume, pourraient faire un peu de démagogie. A cheval sur les intrigues intérieures et extérieures, le prince auquel je confierais cette mission ferait ainsi jouer un jeu de dupe à ceux qui ne seraient pas dans le secret de la comédie.</p>
<p>Il y aura des complots sous mon règne : il faut qu’il y en ait.</p>
<p>Il y aura peut-être des complots vrais, je n’en réponds pas ; mais à coup sûr il y aura des complots simulés. A de certains moments, ce peut être un excellent moyen pour exciter la sympathie du peuple en faveur du prince, lorsque sa popularité décroît. En intimidant l’esprit public on obtient, au besoin, par là, les mesures de rigueur que l’on veut, ou l’on maintient celles qui existent. Les fausses conspirations, dont, bien entendu, il ne faut user qu’avec la plus grande mesure, ont encore un autre avantage : c’est qu’elles permettent de découvrir les complots réels, en donnant lieu à des perquisitions qui conduisent à rechercher partout la trace de ce qu’on soupçonne.</p>
<p>Avec le système que j’organiserai, je serai si complétement renseigné, que je pourrai tolérer même des agissements coupables, parce qu’à chaque minute du jour j’aurai le pouvoir de les arrêter. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>La meilleure preuve contemporaine que l’on peut prendre des mesures extraordinaires grâce à un complot simulé me semble être le 11 septembre; comme nous en avons déjà parlé, le choc de cet événement a permis de faire passer toute une série de mesures sous prétexte d’empêcher que cela se reproduise. Mais quoi de pire que la perspective que l’événement ait été créé de toute pièces ? Face à l’absurdité de la version officielle et aux analyses minutieuses qui ont été faites à ce sujet, nous savons malheureusement que cela a d’ailleurs bien été le cas…</p>
<p><strong>« Montesquieu :</strong></p>
<p>Les tolérer, et pourquoi ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Parce que dans les États européens le monarque absolu ne doit pas indiscrètement user de la force ; parce qu’il y a toujours, dans le fond de la société, des activités souterraines sur lesquelles on ne peut rien quand elles ne se formulent pas ; parce qu’il faut éviter avec grand soin d’alarmer l’opinion sur la sécurité du pouvoir ; parce que les partis se contentent de murmures, de taquineries inoffensives, quand ils sont réduits à l’impuissance et que prétendre désarmer jusqu’à leur mauvaise humeur, serait une folie. On les entendra donc se plaindre, çà et là, dans les journaux, dans les livres ; ils essaieront des allusions contre le gouvernement dans quelques discours ou dans quelques plaidoyers ; ils feront, sous divers prétextes, quelques petites manifestations d’existence ; tout cela sera bien timide, je vous le jure, et le public s’il en est informé, ne sera guère tenté que d’en rire. On me trouvera bien bon de supporter cela, je passerai pour trop débonnaire ; voilà pourquoi je tolérerai ce qui, bien entendu, me paraîtra pouvoir l’être sans aucun danger : je ne veux pas même que l’on puisse dire que mon gouvernement est ombrageux. »</p>
<h2>La manipulation de la religion</h2>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Il n’est que trop vrai que l’on peut prêter aux mesures les plus détestables, le langage de la raison ! Mais voyons, qu’allez-vous faire maintenant à <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_detail.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2653" title="symboles maçonniques de l'Ordre du Grand Orient" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_detail.jpg?w=299" alt="" width="299" height="300" /></a>l’égard du clergé ? Voilà une institution qui ne dépend de l’État que par un côté et qui relève d’une puissance spirituelle, dont le siége est ailleurs que chez vous. Je ne connais rien de plus dangereux pour votre pouvoir, je vous le déclare, que cette puissance qui parle au nom du ciel et dont les racines sont partout sur la terre : n’oubliez pas que la parole chrétienne est une parole de liberté. Sans doute, les lois de l’État ont établi une démarcation profonde entre l’autorité religieuse et l’autorité politique ; sans doute, la parole des ministres du culte ne se fera entendre qu’au nom de l’Évangile ; mais le spiritualisme divin qui s’en dégage est la pierre d’achoppement du matérialisme politique. C’est ce livre si humble et si doux qui a détruit, à lui seul, et l’empire Romain, et le césarisme, et sa puissance. Les nations franchement chrétiennes échapperont toujours au despotisme, car le christianisme élève la dignité de l’homme trop haut pour que le despotisme puisse l’atteindre, car il développe des forces morales sur lesquelles le pouvoir humain n’a pas de prise[10]. Prenez garde au prêtre : il ne dépend que de Dieu, et son influence est partout, dans le sanctuaire, dans la famille, dans l’école. Vous ne pouvez rien sur lui : sa hiérarchie n’est pas la vôtre, il obéit à une constitution qui ne se tranche ni par la loi, ni par l’épée. Si vous régnez sur une nation catholique et que vous ayez le clergé pour ennemi, vous périrez tôt ou tard, quand bien même le peuple entier serait pour vous.</p>
<p>[10] <em>Esp. des lois</em>, p. 371, liv. XXIV, ch. I et suiv.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Je ne sais pas trop pourquoi il vous plaît de faire du prêtre un apôtre de liberté. Je n’ai jamais vu cela, ni dans les temps anciens, ni dans les temps modernes ; j’ai toujours trouvé dans le sacerdoce un appui naturel du pouvoir absolu.</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>L’histoire démontre que Machiavel a amplement raison ; la religion a toujours été un prétexte à la mise en place d’un pouvoir temporel déguisé et despotique. Bien qu’elle joue un bien moindre rôle aujourd’hui, il n’empêche qu’il subsiste un bon nombre de « <em>fidèles</em> » loyaux à la parole du pape et des autres personnages haut placés du Vatican. À partir du moment où l’on contrôle l’opinion publique par tous les stratagèmes que nous avons abordés, il est logique de souhaiter dominer également le Vatican de sorte à ce que le pouvoir de manipulation des esprits soit complet. Malheureusement, cette vérité est elle aussi réalité, comme le démontrent les extraits suivants, qui utilisent honteusement le message religieux pour promouvoir, de façon plus ou moins subliminale, le mondialisme.</p>
<p>Le 24 décembre 2005, Benoît XVI a délivré son message de Noël<em> : « La force vivifiante de sa lumière (de Dieu) t’encourage à t’engager dans l’édification d’un Nouvel Ordre Mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques. Que son amour guide les peuples et éclaire leur conscience commune d’être une famille appelée à construire des relations de confiance et de soutien mutuel. L’humanité unie pourra affronter les problèmes nombreux et préoccupants du monde présent.</em> »</p>
<p>« Peter-Hans Kolvenbach, supérieur général de l’Ordre des Jésuites. Dans un discours tenu en 1997, ce prince de l’Église a réaffirmé la nécessité de l’unité dans des termes proches de l’Être suprême : « <em>L’homme de foi est intimement convaincu que l’histoire de l’union humaine peut être écrite en collaboration avec le Seigneur de l’Histoire. L’échec de la tour de Babel n’est pas fatal. Le monde se meut vers un nouveau phénomène pentecostal où chacun, avec ses particularités, se fait communion avec l’esprit.</em> »</p>
<p>« <em>Dès que possible, nous devons arriver à élaborer un gouvernement mondial et une religion mondiale dirigées par un leader mondial</em> » <strong>Robert Muller (ancien assistant au secrétaire général de l’ONU)</strong></p>
<p>Cette dernière citation montre que la religion n’a pas cessé d’être perçu comme un outil de manipulation utile et efficace par ceux qui se trouvent dans les plus hautes sphères du pouvoir.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Ce serait un coup de maître, si vous teniez à Rome une garnison perpétuelle, car vous disposeriez presque du Saint-Siége, comme s’il résidait dans quelque province de votre royaume. Mais enfin, si au lieu de trouver dans la chaire de Saint-Pierre un Borgia ou un Dubois, comme vous paraissez y compter, vous aviez en face de vous un pape qui résistât à vos intrigues et bravât votre colère, que feriez-vous ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Alors, il faudrait bien s’y résoudre, sous prétexte de défendre le pouvoir temporel, je déterminerais sa chute.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Vous avez ce que l’on appelle du génie !</p>
<h2>Les finances</h2>
<p> <strong>« Montesquieu:</strong></p>
<p>Oui, mais c’est ici que commence la difficulté. Je sais comment les gouvernements représentatifs pourvoient à leurs besoins financiers, mais je n’ai aucune idée des moyens d’existence du pouvoir absolu dans les sociétés modernes. Si j’interroge le passé, je vois très-clairement qu’il ne peut subsister qu’aux conditions suivantes : il faut, en premier lieu, que le monarque absolu soit un chef militaire, vous le reconnaissez sans doute.</p>
<p><strong>Machiavel:</strong></p>
<p>Oui.</p>
<p><strong>Montesquieu:</strong></p>
<p>Il faut, de plus, qu’il soit conquérant, car c’est à la guerre qu’il doit demander les principales ressources qui lui sont nécessaires pour entretenir son faste et ses armées. S’il les demandait à l’impôt, il écraserait ses sujets. Vous voyez par là que ce n’est pas, parce que le monarque absolu dépense moins, qu’il doit ménager les tributs, mais parce que la loi de sa subsistance est ailleurs. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il n’est pas utile de s’étendre sur ce point, car je pense que tout le monde aura fait le rapprochement avec le comportement belliqueux des États-Unis, plus grande « <em>démocratie absolutiste</em> » du monde, et qui, avec 400 milliards de $ attribués chaque année au secteur militaire, dépendent de guerres chroniques pour suivre la logique de leur économie. Outre les deux conflits mondiaux, quand ils ne sont pas en Corée (1951), au Vietnam (1964-1973), au Panama (1989), en Irak (1991), en Serbie (1999), en Afghanistan (2001), encore en Irak (2003), ils trouvent toujours bien l’un ou l’autre pays à qui vendre des armes, un camp à aider contre un autre, comme Taïwan ou plusieurs pays africains.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Il y a une manière particulière de présenter le budget, d’en dissimuler, au besoin, l’élévation croissante. Il n’est pas de gouvernement qui ne soit dans la nécessité d’en agir ainsi.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Puisque vos dépenses augmentent, il faut bien que vos ressources croissent dans la même proportion. Trouverez-vous, comme Jules César, une valeur de deux milliards de francs dans les coffres de l’État, ou découvrirez-vous les sources du Potose ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vos traits sont fort ingénieux ; je ferai ce que font tous les gouvernements possibles, j’emprunterai.</p>
<p>Quelquefois il y a, vous le savez, en finances des mots tout faits, des phrases stéréotypées, qui font beaucoup d’effet sur le public, le calment, le rassurent.</p>
<p>Ainsi, en présentant avec art telle ou telle dette passive, on dit : ce chiffre n’a rien d’exorbitant ; – il est normal, il est conforme aux antécédents budgétaires ; – le chiffre de la dette flottante n’a rien que de très-rassurant. Il y a une foule de locutions semblables dont je ne vous parle pas parce qu’il est d’autres artifices pratiques, plus importants, sur lesquels je dois appeler votre attention.</p>
<p>D’abord, dans tous les documents officiels il est nécessaire d’insister sur le développement de la prospérité, de l’activité commerciale et du progrès toujours croissant de la consommation.</p>
<p>Le contribuable s’émeut moins de la disproportion des budgets, quand on lui répète ces choses, et on peut les lui répéter à satiété, sans que jamais il s’en défie, tant les écritures authentiques produisent un effet magique sur l’esprit des sots bourgeois. Lorsque l’équilibre des budgets est rompu et que l’on veut, pour l’année suivante, préparer l’esprit public à quelque mécompte, on dit à l’avance, dans un rapport, l’année prochaine le découvert ne sera que de tant.</p>
<p>Si le découvert est inférieur aux prévisions, c’est un véritable triomphe ; s’il est supérieur, on dit : « <em>le déficit a été plus grand qu’on ne l’avait prévu, mais il s’était élevé à un chiffre supérieur l’année précédente ; de compte fait, la situation est meilleure, car on a dépensé moins et cependant on a traversé des circonstances exceptionnellement difficiles : la guerre, la disette, les épidémies, des crises de subsistances imprévues, etc.</em> »</p>
<p>« <em>Mais, l’année prochaine, l’augmentation des recettes permettra, suivant toute probabilité, d’atteindre un équilibre depuis si longtemps désiré : la dette sera réduite, le budget convenablement balancé. Ce progrès continuera, on peut l’espérer, et, sauf des événements extraordinaires, l’équilibre deviendra l’habitude de nos finances, comme il en est la règle.</em> »</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais ne vous préoccuperez-vous pas de payer enfin ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>A cet égard les moyens sont très-variés : il y a d’abord l’impôt.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Il y a d’autres moyens : il y a ce que l’on appelle la conversion. Ceci est relatif à la dette que l’on appelle consolidée, c’est-à-dire à celle qui provient de l’émission des emprunts. On dit aux rentiers de l’État, par exemple : jusqu’à ce jour je vous ai payé 5 p.c. de votre argent ; c’était le taux de votre rente. J’entends ne plus vous payer que le 4 1/2 ou le 4 p.c. Consentez à cette réduction ou recevez le remboursement du capital que vous m’avez prêté.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais si l’on rend réellement l’argent, je trouve le procédé encore assez honnête.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Sans doute on le rend, si on le réclame ; mais très-peu s’en soucient ; les rentiers ont leurs habitudes ; leurs fonds sont placés ; ils ont confiance dans l’État ; ils aiment mieux un revenu moindre et un placement sûr. Si tout le monde demandait son argent il est évident que le Trésor serait pris au lacet. Cela n’arrive jamais et l’on se débarrasse par ce moyen d’un passif de plusieurs centaines de millions. Voici une autre combinaison relative à un autre genre de dette. Je vous disais tout à l’heure que l’État avait à sa disposition les fonds des caisses de prévoyance et qu’il s’en servait en payant le loyer, sauf à les rendre à première réquisition. Si, après les avoir longtemps maniés, il n’est plus en mesure de les rendre, il consolide la dette qui flotte dans ses mains.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je sais ce que cela signifie ; l’État dit aux déposants : Vous voulez votre argent, je ne l’ai plus ; voilà de la rente.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Précisément, et il consolide de la même manière toutes les dettes auxquelles il ne peut plus suffire. Il consolide les bons du Trésor, les dettes contractées envers les villes, envers les banques, enfin toutes celles qui forment ce que l’on appelle très-pittoresquement la dette flottante, parce qu’elle se compose de créances qui n’ont point d’assiette déterminée et qui sont à une échéance plus ou moins rapprochée. Je ne vous indique seulement pas la millième partie des combinaisons que l’on peut employer. Loin de redouter l’accroissement des rentes perpétuelles, je voudrais que la fortune publique entière fût en rentes ; je ferais en sorte que les villes, les communes, les établissements publics convertissent en rentes leurs immeubles ou leurs capitaux mobiliers. C’est l’intérêt même de ma dynastie qui me commanderait ces mesures financières. Il n’y aurait pas dans mon royaume un écu qui ne tînt par un fil à mon existence.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais à ce point de vue même, à ce point de vue fatal, atteindrez-vous votre but ? Ne marchez-vous pas, de la manière la plus directe, à votre ruine à travers la ruine de l’État ? Ne savez-vous pas que chez toutes les nations de l’Europe il y a de vastes marchés de fonds publics, où la prudence, la sagesse, la probité des gouvernements est mise à l’enchère ? A la manière dont vous dirigez vos finances, vos fonds seraient repoussés avec perte des marchés étrangers et ils tomberaient aux plus bas cours, même à la Bourse de votre royaume.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>C’est une erreur flagrante. Un gouvernement glorieux, comme serait le mien, ne peut que jouir d’un grand crédit à l’extérieur. A l’intérieur, sa vigueur dominerait les appréhensions. Au surplus je ne voudrais pas que le crédit de mon État dépendît des transes de quelques marchands de suif ; je dominerais la Bourse par la Bourse.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Qu’est-ce encore ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>J’aurais de gigantesques établissements de crédit institués en apparence pour prêter à l’industrie, mais dont la fonction la plus réelle consisterait à soutenir la rente. Capables de jeter pour 400 ou 500 millions de titres sur la place, ou de raréfier le marché dans les mêmes proportions, ces monopoles financiers seraient toujours maîtres des cours.</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Outre les discours visant à rassurer le public sur la situation des finances, et les méthodes visant à cacher cette même situation, nous connaissons tous à quel point la situation de la dette est catastrophique et Ô combien son montant est exponentiel. Cette dette permet au gouvernement de vivre au-dessus de ses moyens, et condamne le contribuable à être pris dans un système d’esclavage où il devra toujours s’échiner à rembourser une dette qui ne fera qu’augmenter, paradoxalement.</p>
<p>Quant aux gigantesques établissements de crédits, maîtres des cours, le plus frappant est sans doute la Réserve Fédérale des États-Unis (La FED, banque centrale), qui, par la gestion de la masse monétaire et donc des cours de l’argent, détermine également la valeur de ce dernier.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p><strong>« Montesquieu :</strong></p>
<p>La souveraineté du pouvoir humain correspond à une idée profondément subversive, la souveraineté du droit humain ; c’est cette doctrine matérialiste et athée, qui a précipité la Révolution française dans le sang, et lui a infligé l’opprobre du despotisme après le délire de l’indépendance. Il n’est pas exact de dire que les nations sont maîtresses absolues de leurs destinées, car leur souverain maître c’est Dieu lui-même, et elles ne seront jamais hors de sa puissance. Si elles possédaient la souveraineté absolue, elles pourraient tout, même contre la justice éternelle, même contre Dieu ; qui oserait aller jusque-là ? Mais le principe du droit divin, avec la signification qui s’y trouve communément attachée, n’est pas un principe moins funeste, car il voue les peuples à l’obscurantisme, à l’arbitraire, au néant, il reconstitue logiquement le régime des castes, il fait des peuples un troupeau d’esclaves, conduits, comme dans l’Inde, par la main des prêtres, et tremblant sous la verge du maître. Comment en serait-il autrement ? Si le souverain est l’envoyé de Dieu, s’il est le représentant même de la Divinité sur la terre, il a tout pouvoir sur les créatures humaines soumises à son empire, et ce pouvoir n’aura de frein que dans des règles générales d’équité, dont il sera toujours facile de s’affranchir.</p>
<p>C’est dans le champ qui sépare ces deux opinions extrêmes, que se sont livrées les furieuses batailles de l’esprit de parti ; les uns s’écrient : Point d’autorité divine ! les autres : Point d’autorité humaine ! O Providence suprême, ma raison se refuse à accepter l’une ou l’autre de ces alternatives ; elles me paraissent toutes deux un égal blasphème contre ta sagesse ! Entre le droit divin qui exclut l’homme et le droit humain qui exclut Dieu, il y a la vérité, Machiavel ; les nations comme les individus sont libres entre les mains de Dieu. Elles ont tous les droits, tous les pouvoirs, à la charge d’en user suivant les règles de la justice éternelle. La souveraineté est humaine en ce sens qu’elle est donnée par les hommes, et que ce sont les hommes qui l’exercent ; elle est divine en ce sens qu’elle est instituée par Dieu, et qu’elle ne peut s’exercer que suivant les préceptes qu’il a établis. »</p>
<p>Cette formule de Maurice Joly me semble parfaitement synthétiser ce qui a toujours prévalu au cours de l’histoire des civilisations : « <em>Il ne s’agit que de mettre le despotisme en harmonie avec les mœurs modernes.</em> »</p>
<p>En outre, la politique du juste milieu est la seule qui puisse être valable; écoeurés par les abus d’un clergé ecclésiastique, nous avons sombré dans l’autre extrême, les abus d’un groupe privilégié de matérialistes. Nous sommes passés de l’obscurantisme religieux à l’obscurantisme matériel. Espérons qu’un jour, les peuples seront capables de la maturité qui leur permettra d’établir un système qui puisse enfin être subtil et nuancé, ce qui le rendra juste.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/obey-giant-hostile-takeover.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2655" title="obey-giant-hostile-takeover" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/obey-giant-hostile-takeover.jpg" alt="" width="400" height="400" /></a></p>
<p>Les Dialogues aux enfers entre Machiavel et Montesquieu peuvent être consultés en lecture sur <a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu" target="_blank">Wikisource</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La certitude du doute...]]></title>
<link>http://souklaye.wordpress.com/2009/11/25/la-certitude-du-doute-289/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 21:21:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>souklaye</dc:creator>
<guid>http://souklaye.wordpress.com/2009/11/25/la-certitude-du-doute-289/</guid>
<description><![CDATA[Je n&#8217;arrive pas à choisir entre la fabrication d&#8217;une fiction et le tourisme écologique (]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://souklaye.wordpress.com/files/2009/11/fiction.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4113" title="fiction" src="http://souklaye.wordpress.com/files/2009/11/fiction.jpg" alt="" width="500" height="733" /></a></p>
<p style="text-align:center;">Je n&#8217;arrive pas à choisir entre la fabrication d&#8217;une fiction et le tourisme écologique<br />
(Tarnac 0 &#8211; Copenhague 1)<br />
<a href="http://souklaye.wordpress.com/files/2009/11/office-du-tourisme.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-4112" title="office du tourisme" src="http://souklaye.wordpress.com/files/2009/11/office-du-tourisme.gif" alt="" width="500" height="473" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[The Environmental Issues - Appropriate conservation and sustainable development strategies attempt to recognize this as being integral to any approach.]]></title>
<link>http://werichanel.wordpress.com/2009/11/25/the-environmental-issues-appropriate-conservation-and-sustainable-development-strategies-attempt-to-recognize-this-as-being-integral-to-any-approach/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 20:56:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>werievents</dc:creator>
<guid>http://werichanel.wordpress.com/2009/11/25/the-environmental-issues-appropriate-conservation-and-sustainable-development-strategies-attempt-to-recognize-this-as-being-integral-to-any-approach/</guid>
<description><![CDATA[Nature and Animal Conservation        Preserving species and their habitats is important for ecosyst]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/5SWWkp3r5bg&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/5SWWkp3r5bg&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<blockquote>
<div><span style="color:#3366ff;"><strong>Nature and Animal Conservation</strong> </span></div>
<div><span style="color:#3366ff;"> </span></div>
<div>     Preserving species and their habitats is important for ecosystems to self-sustain themselves. Yet, the pressures to destroy habitat for logging, illegal hunting, and other challenges are making conservation a struggle.</div>
<p>Visit : <a title="http://www.globalissues.org/article/177/nature-and-animal-conservation" rel="nofollow" href="http://www.globalissues.org/article/177/nature-and-animal-conservation" target="_blank">http://www.globalissues.org/article/1&#8230;</a></p>
<p> <span style="color:#ffffff;"><strong>What is Biodiversity ?</strong></span></p>
<div> </div>
<div>    The variety of life on Earth, its biological diversity is commonly referred to as biodiversity. The number of species of plants, animals, and microorganisms, the enormous diversity of genes in these species, the different ecosystems on the planet, such as deserts, rainforests and coral reefs are all part of a biologically diverse Earth.</div>
<div>   </div>
<div>    Appropriate conservation and sustainable development strategies attempt to recognize this as being integral to any approach. Almost all cultures have in some way or form recognized the importance that nature, and its biological diversity has had upon them and the need to maintain it. Yet, power, greed and politics have affected the precarious balance.</div>
<div><strong><span style="color:#ffffff;">Does it really matter if there arent so many species?</span></strong></div>
<p>Biodiversity boosts ecosystem productivity where each species, no matter how small, all have an important role to play.</p>
<p>For example, a larger number of plant species means a greater variety of crops; greater species diversity ensures natural sustainability for all life forms; and healthy ecosystems can better withstand and recover from a variety of disasters.</p>
<p>And so, while we dominate this planet, we still need to preserve the diversity in wildlife.</p>
<p><span style="color:#ffffff;"><strong>Who Cares?</strong></span></p>
<p>  Biodiversity boosts ecosystem productivity where each species, no matter how small, all have an important role to play. For example, a larger number of plant species means a greater variety of crops; greater species diversity ensures natural sustainability for all life forms; and healthy ecosystems can better withstand and recover from a variety of disasters.</p>
<p>And so, while we dominate this planet, we still need to preserve the diversity in wildlife.</p>
<p><span style="color:#3366ff;"><strong>Loss of Biodiversity and Extinctions </strong></span></p>
<p>It is feared that human activity is causing massive extinctions. From various animal species, forests and the ecosystems that forests support, marine life. The costs associated with deteriorating or vanishing ecosystems will be high. However, sustainable development and consumption would help avert ecological problems.</p>
<div style="text-align:center;"> </div>
</blockquote>
<div style="text-align:center;"><strong><span style="color:#ffffff;">FOLLOW US</span></strong></div>
<div style="text-align:center;"><a href="http://twitter.com/PARMIONOVA"><img class="aligncenter size-full wp-image-4801" title="WERI twitter" src="http://werichanel.wordpress.com/files/2009/11/twitter.png" alt="PARMIONOVA" width="28" height="33" /></a></div>
<div style="text-align:center;"> </div>
<div style="text-align:center;"><a href="http://www.facebook.com/groups.php?id=840124264#/group.php?gid=183023212979"><img class="aligncenter size-full wp-image-4799" title="Facebook Icon" src="http://werichanel.wordpress.com/files/2009/11/facebook-icon.gif" alt="Let's Preserve Human Dignity " width="16" height="16" /></a>  </div>
<div style="text-align:center;"><a href="http://www.youtube.com/PARMIONOVA"><img class="aligncenter size-full wp-image-4800" title="Youtube Icon" src="http://werichanel.wordpress.com/files/2009/11/youtube-icon.png" alt="" width="16" height="16" /></a></div>
<div style="text-align:center;"><a title="PROTECT ENDANGERED SPECIES" href="http://www.dailymotion.com/group/protectingendangeredspecies" target="_blank">PROTECT ENDANGERED SPECIES</a></div>
<div style="text-align:center;"><a href="http://flightoceanic815.wordpress.com/the-orchidee-station/about/faq-for-lost/lost-quiz/highly-informative-and-completely-fascinating-documentary-about-the-elephant/"><img class="aligncenter size-full wp-image-4798" title="Elephants spreads - Highly informative and completely fascinating documentary " src="http://werichanel.wordpress.com/files/2009/11/elephants-spreads.jpg" alt="MOTHER EARTH" width="431" height="287" /></a></div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[International Day for the Elimination of Violence Against Women - November 25th ]]></title>
<link>http://werichanel.wordpress.com/2009/11/25/international-day-for-the-elimination-of-violence-against-women-november-25th/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 19:55:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>werievents</dc:creator>
<guid>http://werichanel.wordpress.com/2009/11/25/international-day-for-the-elimination-of-violence-against-women-november-25th/</guid>
<description><![CDATA[November 25 is the International Day for the Elimination of Violence Against Women. The white ribbon]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><blockquote>
<p style="text-align:left;">November 25 is the International Day for the Elimination of Violence Against Women. The white ribbon has become the symbol for the day.</p>
<p style="text-align:left;"><a title="Click on the picture to join the Community" href="http://www.facebook.com/groups.php?id=840124264#/group.php?gid=183735736607&#38;ref=mf" target="_blank">Click on the picture to join the Community<br />
</a></p>
</blockquote>
<p style="text-align:center;"><a href="http://www.facebook.com/groups.php?id=840124264#/group.php?gid=183735736607&#38;ref=mf"><img class="size-full wp-image-4793  aligncenter" title="About The Domestic Abuses - Supporting White Ribon Day on November 25" src="http://werichanel.wordpress.com/files/2009/11/about-the-domestic-abuses-supporting-white-ribon-day-on-november-251.jpg" alt="Effects on Reproductive Health" width="196" height="449" /></a><a href="http://www.facebook.com/groups.php?id=840124264#/group.php?gid=183735736607&#38;ref=mf"></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bombay : pourquoi le Pakistan n'est pas près de punir les coupables]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/bombay-pourquoi-le-pakistan-nest-pas-pres-de-punir-les-coupables/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 14:48:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/bombay-pourquoi-le-pakistan-nest-pas-pres-de-punir-les-coupables/</guid>
<description><![CDATA[Par Marie-France Calle Un an après les massacres de novembre 2008, les Indiens s&#8217;interrogent. ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Marie-France Calle</em></p>
<p><strong>Un an après les massacres de novembre 2008, les Indiens s&#8217;interrogent. Certains se demandent comment dix terroristes ont pu envahir la capitale économique et financière du pays, la prendre en otage trois jours durant et y tuer près de 200 personnes. La presse regorge d&#8217;analyses sur la capacité des gouvernements, central et régionaux, à éviter une nouvelle tragédie de cette ampleur. Enfin, quelques-uns s&#8217;inquiètent de voir qu&#8217;en un an, le Pakistan n&#8217;a toujours rien fait pour mettre un terme aux activités du Lashkar-e-Taiba (LeT). Il y a de bonnes raisons à cela.</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/jouets-representant-les-commandos-indiens-lors-des-attaques-de-lan-dernier-ils-sont-vendu-devant-lhotel-taj-mahal.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2629" title="Jouets représentant les commandos indiens lors des attaques de l'an dernier. Ils sont vendu devant l'hôtel Taj Mahal" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/jouets-representant-les-commandos-indiens-lors-des-attaques-de-lan-dernier-ils-sont-vendu-devant-lhotel-taj-mahal.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a></p>
<p>Au lendemain des attentats de Bombay, l&#8217;Inde a certes bénéficié de la sympathie de la communauté internationale. Pas pour longtemps. Bien que montré du doigt en raison des groupes djihadistes qu&#8217;il héberge, <strong>le Pakistan s&#8217;est vite posé en victime potentielle de l&#8217;Inde,</strong> criant haut et fort qu&#8217;il redoutait des frappes de l&#8217;armée indienne sur son territoire. Le message s&#8217;adressait bien évidemment aux Etats-Unis. A Delhi, les partisans d&#8217;une action militaire contre le Pakistan étaient loin de faire l&#8217;unanimité. Cela n&#8217;a pas empêché les médias pakistanais de relayer les informations les plus alarmistes, ravivant auprès de l&#8217;opinion publique pakistanaise un fort sentiment anti-indien. Rien de plus facile.</p>
<p><strong>La réaction des Etats-Unis est plus alarmante.</strong>  Même si l&#8217;on peut parler de &#8221; <em>realpolitik</em> &#8220;. Engluée dans la guerre afghane, la nouvelle administration Obama n&#8217;avait aucune envie de voir le Pakistan déplacer ses troupes des régions frontalières de l&#8217;Afghanistan, où elles sont supposées combattre les rebelles islamistes, pour les positionner le long de la frontière indienne. C&#8217;est pourtant ce qu&#8217;a fait l&#8217;armée pakistanaise. Washington n&#8217;avait plus qu&#8217;une solution : pousser Delhi à reprendre le dialogue avec le Pakistan, gelé au lendemain des attaques de Bombay, et lui demander de relâcher la pression sur Islamabad.</p>
<p>Il est intéressant, un an après Bombay, de faire le point de la situation sur l&#8217;axe Inde-Pakistan-Afghanistan-USA.</p>
<ul>
<li><strong>Au Pakistan,</strong> sept personnes suspectées d&#8217;avoir participé à l&#8217;organisation des attentats de Bombay ont été arrêtées. <a href="http://www.hindu.com/2009/11/23/stories/2009112354991100.htm">Leur procès </a>est remis de jour en jour. <strong>Hafiz Saeed</strong>, le fondateur du Jamaat-ud-Dawa, l&#8217;avatar humanitaire derrière lequel se cache le Lashkar-e-Taiba depuis qu&#8217;il a été officiellement interdit, <strong>a été relâché, faute de preuves</strong>. Islamabad accuse régulièrement l&#8217;Inde de financer et de soutenir les talibans, dans la Vallée de Swat et au Sud-Waziristan (ceux qui organisent des attentats au Pakistan). Il l&#8217;accuse aussi de fomenter la rébellion au Baloutchistan. Enfin, le Pakistan se plaint de l&#8217;influence grandissante de Delhi en Afghanistan, se jugeant menacé.</li>
<li><strong>Aux Etats-Unis</strong>, l&#8217;idée que l&#8217;Inde est devenue &#8221; <em>encombrante </em>&#8221; dans la guerre contre le terrorisme version américaine fait son chemin. Au point que dans son rapport d&#8217;évaluation sur la situation en Afghanistan, le général Stanley <a href="http://blog.lefigaro.fr/inde/2009/09/linfluence-de-linde-en-afghani.html">McChrystal</a>, commandant des troupes de la coalition en Afghanistan, relève : <strong>&#8221; <em>l&#8217;influence croissante de l&#8217;Inde dans ce pays ne manquera pas d&#8217;exacerber les tensions régionales</em> &#8220;</strong>&#8230;. Obama ne vient-il pas de demander à la Chine de veiller à ce que l&#8217;Inde et le Pakistan reprennent langue ? Une sacrée bourde quelques jours avant la visite du Premier ministre indien, Manmohan Singh, à Washington, où il se trouve actuellement.</li>
</ul>
<p>Bref, comme le souligne l&#8217;analyste politique <a href="http://www.hindu.com/2009/11/23/stories/2009112354850900.htm">Frédéric Grare </a>dans une libre opinion publiée par The Hindu, &#8221; <em>il est triste de constater que l&#8217;incapacité de la communauté internationale à répondre de manière appropriée aux attaques de Bombay a concédé </em><strong><em>la victoire, même par défaut, aux terroristes qui ont attaqué la ville </em>&#8220;</strong>.</p>
<p>&#8221; <em>S&#8217;il est un mot pour qualifier la réponse internationale aux attaques de Bombay, c&#8217;est bien celui de confusion. D&#8217;un côté, tous les principaux protagonistes ont compris la nature du problème. Beaucoup reconnaissent la responsabilité, au bas mot indirecte, que le Pakistan assume dans les brutales attaques terroristes contre l&#8217;Inde. De surcroît, toutes les grandes puissances ont fait pression sur le Pakistan pour qu&#8217;il sévisse contre les groupes de militants qui opèrent de son territoire. Dans le même temps, cependant, les objectifs antiterroristes internationaux se heurtaient aux objectifs plus larges de la contre-insurrection dans la guerre en Afghanistan. Certains acteurs de la communauté internationale, et pas des moindres, ont commencé à demander à l&#8217;Inde de faire preuve de retenue dans sa réaction. Il a été demandé à l&#8217;Inde de faire des concessions, notamment en acceptant de reprendre au plus tôt le dialogue avec le Pakistan </em>&#8220;, explique Grare.</p>
<p>à lire également : <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/23/un-an-apres-bombay-un-terrorisme-de-plus-en-plus-global/">http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/23/un-an-apres-bombay-un-terrorisme-de-plus-en-plus-global/</a></p>
<p>Source : <a href="http://blog.lefigaro.fr/inde/2009/11/bombay-pourquoi-le-pakistan-ne.html?xtor=RSS-24">http://blog.lefigaro.fr/inde/2009/11/bombay-pourquoi-le-pakistan-ne.html?xtor=RSS-24</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[C'est un âne ? alors on l'envoie à l'armée]]></title>
<link>http://zappeuse.wordpress.com/2009/11/25/cest-un-ane-alors-on-lenvoie-a-larmee/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 12:57:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>zappeuse</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le baudet du Poitou est sexy comme un hippie qui ne se serait pas brossé les cheveux depuis les anné]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1671" title="0" src="http://zappeuse.wordpress.com/files/2009/11/07.jpg?w=300" alt="" width="300" height="217" />Le baudet du Poitou est sexy comme un hippie qui ne se serait pas brossé les cheveux depuis les années 70. Cela le rend peut ragoutant aux yeux des Indiens qui viennent pourtant d&#8217;en embaucher trois à des fins militaires, mais qui ont illico tondu la toison fort velue des bestiaux. Le baudet du Poitou est par ailleurs un animal sympathique et robuste, c&#8217;est en cela qu&#8217;il peut être fort utile dans un cadre de Défense Nationale très éloigné des armes et engins hautement sophistiqués qui sortent de nos usines.<br />
Mais qu&#8217;est-ce que des baudets poitevins peuvent bien apporter à une armée indienne par ailleurs fort moderne ? A la frontière toujours chaude avec la Chine, l&#8217;Inde a disposé 10 000 charmantes mules aux longs cils et à la croupe aguichante. Si. Et nos baudets ont pour mission de faire crac-crac avec les futures mères de la relève qu&#8217;il faut bien assurer : 360 juments autrichiennes, ce qui fait 120 femelles par âne. Y&#8217;a du boulôt, les gars ! Qu&#8217;on ne dise plus que les ânes rechignent à travailler !</p>
<p style="text-align:justify;"><em><strong>Source :</strong></em> Sylvain COTTIN, <a href="http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/783855/mil/5402937.html" target="_blank">Des ânes-soldats du Poitou en Inde</a>, <em>Sud-Ouest</em>, 25 novembre 2009.</p>
<p style="text-align:justify;"><em><strong>Illustration :</strong></em> un baudet du Poitou broutant l&#8217;herbe tendre de la citadelle du Château d&#8217;Oléron en juillet 2008.</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[McKay Tome III, Chapitre LXXXV]]></title>
<link>http://lecatablog.wordpress.com/2009/11/25/alastair-lamb-ligne-mcmahon-nefa-inde/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 12:55:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Rincevent</dc:creator>
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<description><![CDATA[La ligne McMahon par Alastair Lamb Encore un gros chapitre. Ici, nous découvrons comment l&#8217;Ind]]></description>
<content:encoded><![CDATA[La ligne McMahon par Alastair Lamb Encore un gros chapitre. Ici, nous découvrons comment l&#8217;Ind]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rekha, 12 ans, emblème de la lutte contre les mariages forcés en Inde]]></title>
<link>http://kiosquemedias.wordpress.com/2009/11/24/rekha-12-ans-embleme-de-la-lutte-contre-les-mariages-forces-en-inde/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 15:02:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Équipe du Kiosque</dc:creator>
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<description><![CDATA[Un reportage de France 24 Comme 60 millions d&#8217;Indiennes de moins de 25 ans, Rekha Kalindi étai]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Un reportage de France 24 Comme 60 millions d&#8217;Indiennes de moins de 25 ans, Rekha Kalindi étai]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Menaces sur le siècle]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/menaces-sur-le-siecle/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 12:13:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/menaces-sur-le-siecle/</guid>
<description><![CDATA[Par Moisés Naim L&#8217;extension du crime, de l&#8217;insécurité et de la corruption; la perte d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Par Moisés Naim</p>
<p><strong>L&#8217;extension du crime, de l&#8217;insécurité et de la corruption; la perte d&#8217;efficacité politique des Etats-Unis et l&#8217;effacement de l&#8217;Europe menacent la planète.</strong></p>
<p><strong><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/saisie-darmes-au-mexique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2579" title="la plus grande saisie d'armes au Mexique" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/saisie-darmes-au-mexique.jpg" alt="" width="432" height="259" /></a></strong></p>
<p>Cette semaine, j&#8217;ai convié à Washington un groupe de personnes de divers horizons pour débattre des tendances mondiales dominantes. Y ont participé d&#8217;éminents analystes de l&#8217;économie et de la politique internationale, des hauts fonctionnaires du gouvernement américain, responsables politiques, présidents d&#8217;organismes multilatéraux et de cellules de réflexion (<em>think tanks</em>), rédacteurs en chef de quotidiens et de magazines européens, américains et latino-américains, des professeurs et patrons de grandes entreprises. Le but de la réunion n&#8217;était pas de fournir des recommandations, de publier un communiqué ou d&#8217;arriver à des accords, mais simplement de réfléchir à voix haute et d&#8217;échanger des idées. Etant donné la diversité du groupe et la formule ouverte du débat, sans discours planifié, ordre du jour prédéfini ou compte-rendu écrit, d&#8217;innombrables sujets ont été abordés.</p>
<p>Ce fut une réunion aussi fascinante qu&#8217;impossible à résumer. Chacun a pu tirer ses propres conclusions. Voici une sélection subjective, arbitraire et - évidemment - incomplète des trois principaux problèmes que j&#8217;ai retenus à la suite des échanges.</p>
<p><strong>Perte d&#8217;efficacité politique des Etats-Unis</strong></p>
<p>L&#8217;influence d&#8217;un grand nombre de lobbies, la hausse du nombre de problèmes et leur plus grande complexité, ainsi que la politisation extrême du débat autour des solutions sapent l&#8217;efficacité de l&#8217;action gouvernementale de la première puissance mondiale. Le <a href="http://www.slate.fr/story/13383/etats-unis-une-reforme-de-sante-la-decoupe" target="_blank">système de santé</a>, l&#8217;environnement ou l<a href="http://www.slate.fr/story/12501/afghanistan-corruption-karzai-perdre-guerre-allies" target="_blank">&#8216;Afghanistan</a> sont autant d&#8217;exemples parmi un millier de défis auxquels les pouvoirs publics répondent tardivement et avec médiocrité. Evidemment, ce problème n&#8217;est pas propre aux Etats-Unis; il concerne toutes les démocraties. Notons que la solution ne consiste pas à se réfugier dans l&#8217;autoritarisme, dont le prix et les dangers sont toujours supérieurs à ceux de la démocratie. Toutefois, l&#8217;efficacité diminuée des autorités gouvernementales dans les pays démocratiques est un vrai problème dont les conséquences risquent de s&#8217;aggraver ces prochaines années.</p>
<p><strong>Extension géographique du crime, de l&#8217;insécurité publique et de la corruption</strong></p>
<p>Dans de plus en plus de pays, la population se voit privée de son droit d&#8217;aller et venir en toute sécurité: on ne peut plus sortir de chez soi sans avoir peur de se faire voler ou enlever. Dans beaucoup d&#8217;autres pays, on ne peut même pas rester chez soi sans craindre d&#8217;être la proie de malfaiteurs. Or ce fléau criminel ne se cantonne plus aux pays pauvres, il frappe également les pays développés. Pire, non seulement le crime augmente dans la rue, mais il gagne aussi les sphères politiques. Je ne parle pas des petits délits, mais des crimes à grande échelle. Il ne s&#8217;agit pas de bureaucrates percevant des commissions illégales, mais bien de ministres, notables locaux, législateurs, militaires et parfois même de chefs d&#8217;Etat, impliqués dans des organisations criminelles qui opèrent à l&#8217;international. A titre d&#8217;exemple, la corruption et les conséquences du crime organisé au sein des gouvernements d&#8217;Afghanistan, du Mexique, du Venezuela, des Balkans ou de la Russie touchent bien plus que les citoyens de ces pays. Elles s&#8217;étendent au monde entier. Il y a longtemps que j&#8217;essaie de sensibiliser le monde à ce problème (<a href="http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_naim.htm" target="_blank">j&#8217;ai même écrit un livre là-dessus</a>). Cette fois, j&#8217;ai été surpris de constater que c&#8217;était l&#8217;une des principales préoccupations qui ressortait constamment des discussions. C&#8217;est donc un problème dont sont conscients des personnes travaillant dans divers secteurs et pays et dont les expériences et intérêts sont très différents.</p>
<p><strong>L&#8217;Europe, l&#8217;Atlantide du XXI ème siècle ?</strong></p>
<p>Selon <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Platon" target="_blank">Platon</a>, l<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Atlantide" target="_blank">&#8216;Atlantide</a> était une grande puissance qui, « <em>dans l&#8217;espace d&#8217;un seul jour et d&#8217;une nuit terribles</em> », a été balayé de la carte du monde. L&#8217;Europe disparaîtra-t-elle de la carte du monde politique et économique au cours de ce siècle? Certes, elle est confrontée à des défis de taille. Son intégration et la mise en place d&#8217;institutions communautaires plus efficaces, le chômage structurel et l&#8217;immigration, la compétitivité et ses difficultés à agir de façon cohérente et unie ne sont qu&#8217;un extrait de la longue liste des problèmes bien connus que les Européens doivent résoudre. Autre contrainte: le monde ne va pas s&#8217;arrêter de tourner en attendant que l&#8217;Europe remédie à ses problèmes.</p>
<p><strong>Pendant que les Européens se réunissent et débattent, le reste du monde travaille à la croissance économique, investit, innove, commerce et laisse le vieux continent à la traîne</strong>. Selon une étude récente d&#8217;<a href="http://www.carnegieendowment.org/experts/index.cfm?fa=expert_view&#38;expert_id=437" target="_blank">Uri Dadush</a>, directeur du programme économique à la Fondation Carnegie pour la paix internationale, <a href="http://www.carnegieendowment.org/publications/index.cfm?fa=view&#38;id=24195" target="_blank">en 2050</a>, les trois principales puissances économiques mondiales seront la Chine, l&#8217;Inde et les Etats-Unis. Face à elles, le poids économique et politique de l&#8217;Europe diminuera radicalement. Ce n&#8217;est pas une fatalité, mais si on n&#8217;opère pas des changements profonds en Europe ou dans le reste du monde, ce destin demeurera très probable.</p>
<p>A la réunion de Washington, nous avons parlé de beaucoup d&#8217;autres sujets. Tous n&#8217;étaient pas aussi négatifs que ceux que j&#8217;expose ici. Mais, hélas, les problèmes nous ont plus occupés que les bonnes nouvelles. C&#8217;est regrettable.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Slate <a href="http://www.slate.fr/story/13437/menaces-pour-le-xxieme-siecle-crime-etats-unis-europe">http://www.slate.fr/story/13437/menaces-pour-le-xxieme-siecle-crime-etats-unis-europe</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Un week-end aux airs de fête]]></title>
<link>http://29may2008.wordpress.com/2009/11/23/un-week-end-aux-airs-de-fete/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 05:59:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>brunoinnerg</dc:creator>
<guid>http://29may2008.wordpress.com/2009/11/23/un-week-end-aux-airs-de-fete/</guid>
<description><![CDATA[Nous voici fin Novembre, et déjà le fond de l&#8217;air se fait plus frais, les décorations de fêtes]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Nous voici fin Novembre, et déjà le fond de l&#8217;air se fait plus frais, les décorations de fêtes apparaissent dans les rues, et les denrées hivernales abondent sur les étals.</p>
<p>Ce petit week-end hivernal a commencé vendredi soir avec un bon repas chez Ti-Couz, crêperie bretonne de SF. Au menu, Soupe à l&#8217;oignon, crêpe et cidre. Miam ! L&#8217;occasion pour notre ami JC, habituellement localise en Inde, de nous rendre une petite visite et de&#8230; découvrir les specialités locales <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /><br />
Puis petit tour à l&#8217;Elbo Room, bar sympa de SF sur Valencia St, pour finir tranquillement la soirée.</p>
<p>Le samedi était prévu de longue date le repas de pre-thanksgiving, avec mes amis Gilles et Delphine, ainsi que des connaissances dans et hors Yahoo!. L&#8217;occasion pour moi de déguster un vrai repas traditionnel, avec dinde de 18 livres (!) cuite 4h30 au four, sauce aux canneberges (cranberries), purée de pommes de terre au jus (mashed potatoes and gravy), gratin de haricots verts (green beans casserole), maïs, corn bread, j&#8217;en passe et des meilleurs. Et tout ça, fait maison ! Avec toutes ces denrées et malgré une petite marche digestive nocturne sur les hauteurs de Bernal Heights, je n&#8217;ai pas réussi à aller au-delà du gâteau au chocolat pour tester la pecan pie (tarte aux noix de pécan) et la pumpkin pie, gâteaux traditionnels !<br />
<div id="attachment_376" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://29may2008.wordpress.com/files/2009/11/2009_11_22_foie_gras_jurancon-2.jpg"><img src="http://29may2008.wordpress.com/files/2009/11/2009_11_22_foie_gras_jurancon-2.jpg?w=300" alt="Foie Gras et Jurançon" title="Foie Gras et Jurançon" width="300" height="200" class="size-medium wp-image-376" /></a><p class="wp-caption-text">Foie Gras et Jurançon</p></div><br />
Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil et quelques courses supplémentaires, me voici de nouveau aux fourneaux puis à table en compagnie de mes amis Julien et Cécile, alors que Lohan se prélasse sur mon canapé&#8230; <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /><br />
Au menu de ce dimanche soir, foie gras de canard et Jurançon, gratin dauphinois et plateau de fromages de France entre autres mets&#8230;<br />
<div id="attachment_373" class="wp-caption aligncenter" style="width: 210px"><a href="http://29may2008.wordpress.com/files/2009/11/2009_10_25_julien_lohan.jpg"><img src="http://29may2008.wordpress.com/files/2009/11/2009_10_25_julien_lohan.jpg?w=200" alt="Julien - Lohan" title="Julien - Lohan" width="200" height="300" class="size-medium wp-image-373" /></a><p class="wp-caption-text">Julien &#38; Lohan</p></div><br />
Décidement, ce week-end sentait bon les fêtes, et ce n&#8217;est pas la semaine de trois jours qui suit qui me fera dire le contraire&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un an après Bombay, un terrorisme de plus en plus global]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/23/un-an-apres-bombay-un-terrorisme-de-plus-en-plus-global/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 21:09:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/23/un-an-apres-bombay-un-terrorisme-de-plus-en-plus-global/</guid>
<description><![CDATA[Par Marie-France Calle Bombay commémore le premier anniversaire des attaques du 26 novembre 2008. D]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Marie-France Calle</em></p>
<p><strong>Bombay commémore le premier anniversaire des attaques du 26 novembre 2008. D&#8217;un caractère sans précédent, préparées avec minutie et d&#8217;une incroyable cruauté, elles ont coûté la vie à près de 200 personnes. A l&#8217;heure où la capitale économique et financière de l&#8217;Inde se souvient, les Etats-Unis viennent d&#8217;arrêter à Chicago deux hommes d&#8217;origine pakistanaise. Liés au Lashkar-e-Taiba, un groupe islamiste basé au Pakistan, ils auraient aidé à orchestrer les attentats de Bombay. Selon le FBI, ils étaient en train d&#8217;en préparer de nouveaux. En Inde, mais aussi au Danemark. Le terrorisme se fait de plus en plus global, et c&#8217;est loin d&#8217;être rassurant. </strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/affiche-de-l-hotel-the-taj-mahal-palace.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2571" title="affiche de l'hôtel The Taj Mahal Palace" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/affiche-de-l-hotel-the-taj-mahal-palace.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a> </p>
<p>L&#8217;arrestation, il y a trois semaines, de David Coleman Headley, Daood Gilani de son vrai nom, et de son comparse Tahawwur Hussain Rana, remet en perspective le modus operandi du terrorisme dans le sous-continent indien et, à vrai dire, dans le monde entier. Comme le soulignait récemment le Washington Post, nous sommes désormais en présence d&#8217;un &#8221; <em>terrorisme transatlantique </em>&#8220;. Non seulement les opérations visant à tuer le maximum de gens en des lieux très précis de la planète, peuvent être fomentées n&#8217;importe où, y compris en Amérique, mais elles deviennent de plus en plus sophistiquées. Effrayant, relève le quotidien. [1]</p>
<p>&#8221; <em>Headley et le businessman de Chicago Tahawwur Hussain Rana sont suspectés d&#8217;être des militants islamistes. Ils ne sont pas accusés d&#8217;avoir tenté d&#8217;attaquer les Etats-Unis, mais de monter des opérations à l&#8217;étranger, bénéficiant d&#8217;un relatif anonymat sur le territoire américain. Le profil des deux hommes a quelque chose de nouveau, et les autorités américaines observent cette évolution avec inquiétude</em><strong> </strong>&#8220;, relève le Post dans son édition du 20 novembre. Poursuivant : &#8221; <em>Un responsable (américain) du contre-terrorisme a qualifié de véritable révélation (&#8220;eye-opening&#8221;) les résultats de l&#8217;enquête, qui affirment que les deux hommes travaillaient avec deux organisations terroristes basées au Pakistan liées à Al-Qaïda, le Lashkar-e-Taiba et le Harkat-e-Jihad-e-Islami. Pour d&#8217;autres, cela rappelle qu&#8217;Al-Qaïda et ses émules continuent d&#8217;essayer de construire un réseau opérationnel aux Etats-Unis</em> &#8220;.</p>
<p>Une fois encore, hélas, <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/19/AR2009111900336.html">la filière remonte au Pakistan</a>. Le New York Times allant, pour sa part, jusqu&#8217;à affirmer que Headley et Rana avaient le <a href="http://www.samaylive.com/news/pakistans-former-military-officer-coconspirator-of-headley-nyt/668299.html">soutien d&#8217;une section de l&#8217;establishment militaire pakistanais</a>. Dans la foulée, des militaires à la retraite auraient d&#8217;ailleurs été arrêtés au Pakistan.</p>
<p>Selon les premières enquêtes menées en Inde, Headley aurait non seulement aidé à orchestrer les attentats du 26/11/2008 à Bombay, mais, au cours des derniers mois, il en aurait préparé d&#8217;autres. A Bombay, à Pune (150 kms au sud-est de Bombay), voire à Delhi. &#8221; <em>Nous passons au peigne fin toutes les villes indiennes où s&#8217;est rendu Headley, et enquêtons auprès de toutes les personnes qu&#8217;il a rencontrées</em> &#8220;, a déclaré Palaniappan Chidambaram, le ministre indien de l&#8217;Intérieur.</p>
<p><strong>Reste que pour Headley et Rana, l&#8217;Inde n&#8217;était pas la seule cible. Il y avait aussi le Danemark. </strong></p>
<p>&#8221; <em>David Coleman Headley, 49 ans, et Tahawwur Hussain Rana, 48 ans, sont accusés d&#8217;avoir prémédité un attentat contre le quotidien danois Jyllands-Posten. Le but était de tuer un rédacteur et un caricaturiste du journal pour avoir publié, en 2005, 12 caricatures du Prophète Mahommet, ce qui avait enflammé une bonne partie du monde musulman</em> &#8220;, relève l&#8217;agence <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/19/AR2009111900336.html">Associated Press</a>.</p>
<p>Ces révélations alarmantes ne manqueront pas de peser sur les commémorations du 26 novembre. A Pune, Headley se serait fait passer pour Juif afin d&#8217;infiltrer la Chabad House (le Centre Loubavitch) de la ville. Or, il y a un an, la Chabad House de Bombay a été prise d&#8217;assaut par les <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/impacts-de-balles-du-cafe-leopold.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2572" title="impacts de balles du Café Léopold" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/impacts-de-balles-du-cafe-leopold.jpg?w=300" alt="" width="300" height="224" /></a>terroristes. Le rabbin Gavriel Holtzberg et son épouse Rivka, ainsi que plusieurs hôtes, on été tués. Le petit Moshe, leur fils âgé de deux ans à l&#8217;époque, a été miraculeusement épargné grâce au courage de sa nourrice indienne, Sandra Samuel. J&#8217;y reviendrai dans une nouvelle note et dans Le Figaro. Pour l&#8217;heure, je vous livre une ou deux photos, prises à Bombay, où je me trouve actuellement. Outre celle de l&#8217;affiche placardée sur une palissade de l&#8217;Hôtel Taj Mahal (en haut), il y a celles des impacts de balles au Café Léopold, où les terroristes ont tiré à la cantonnade.</p>
<p>&#8230; Et où le garde de sécurité ne laisse entrer aucun client sans l&#8217;avoir soumis à son détecteur de métaux &#8221; <em>made in Israël</em> &#8220;. &#8221; <em>Super efficace !</em> &#8220; lance-t-il. Preuve de la coopération entre l&#8217;Inde et Israël dans la lutte contre le terrorisme.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/detecteur-de-metaux-israelien.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2574" title="détecteur de métaux israélien" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/detecteur-de-metaux-israelien.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a></p>
<p>Une chose est sûre, si tous mes interlocuteurs, ici, affirment qu&#8217;il faut aller de l&#8217;avant, ne pas se laisser intimider par &#8221; <em>une poignée de terroristes venus du Pakistan</em> &#8220;, selon les termes de l&#8217;un d&#8217;entre eux, tout le monde sait aussi que l&#8217;Inde n&#8217;est pas à l&#8217;abri de nouvelles attaques. L&#8217;affaire Headley-Rana vient de le mettre cruellement en lumière. A point nommé.</p>
<p>&#160;</p>
<p>[1] : <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/19/AR2009111904061.html">http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/19/AR2009111904061.html</a></p>
<p>Source : le Figaro <a href="http://blog.lefigaro.fr/inde/2009/11/un-terrorisme-de-plus-en-plus.html">http://blog.lefigaro.fr/inde/2009/11/un-terrorisme-de-plus-en-plus.html</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La certitude du doute...]]></title>
<link>http://souklaye.wordpress.com/2009/11/23/la-certitude-du-doute-287/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 19:22:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>souklaye</dc:creator>
<guid>http://souklaye.wordpress.com/2009/11/23/la-certitude-du-doute-287/</guid>
<description><![CDATA[Je n&#8217;arrive pas à choisir entre le réducteur de natalité et les explications du caniche (Yves ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><a href="http://souklaye.wordpress.com/files/2009/11/yves-cochet.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4099" title="yves cochet" src="http://souklaye.wordpress.com/files/2009/11/yves-cochet.jpg" alt="" width="454" height="454" /></a></p>
<p style="text-align:center;">Je n&#8217;arrive pas à choisir entre le réducteur de natalité et les explications du caniche<br />
(Yves Cochet 0 &#8211; Tony Blair 1)<br />
<a href="http://souklaye.wordpress.com/files/2009/11/tony-blair.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4098" title="tony blair" src="http://souklaye.wordpress.com/files/2009/11/tony-blair.jpg" alt="" width="499" height="777" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[[INDE] : Sur les Maoïstes d’Inde et leur travail (Mais qui sont les maoïstes d’Inde, et que veulent-ils ?)]]></title>
<link>http://futurrouge.wordpress.com/2009/11/23/inde-sur-les-maoistes-d%e2%80%99inde-et-leur-travail-mais-qui-sont-les-maoistes-d%e2%80%99inde-et-que-veulent-ils/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 15:25:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Futur Rouge</dc:creator>
<guid>http://futurrouge.wordpress.com/2009/11/23/inde-sur-les-maoistes-d%e2%80%99inde-et-leur-travail-mais-qui-sont-les-maoistes-d%e2%80%99inde-et-que-veulent-ils/</guid>
<description><![CDATA[(source : http://southasiarev.wordpress.com/ 21/11/09 par Rita Khanna, traduction Futur Rouge) Guerr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><span style="color:#ff0000;">(source : http://southasiarev.wordpress.com/ 21/11/09 par Rita Khanna, traduction Futur Rouge)</span></strong></p>
<h4 style="text-align:justify;"><span style="color:#808080;"><span style="font-size:12pt;font-family:Arial;"></p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">Guerre contre les maoïstes: Mais qui sont-ils et que veulent-ils </span></strong></p>
<p>Note de l&#8217;auteur: Ceci est censé être un exposé simple et bref des objectifs et des stratégies du mouvement maoïste en Inde pour les personnes qui ne sont pas beaucoup sensibiliser à ce sujet et sont désorientés par la propagande dans les médias grand public. Cela n’entre pas dans le cadre d’un débat sur le mode les arcanes de la production en Inde, les débats entre les révolutionnaires communistes sur la stratégie et les tactiques etc cela s&#8217;adresse à ceux qui, par exemple, sont perplexes sur des faits comme : pourquoi les maoïstes, au lieu d&#8217;essayer de garantir une eau potable comme une ONG, ont souvent recours à des actions violentes contre le gouvernement.</p>
<p>Le gouvernement indien a lancé une guerre totale contre les rebelles maoïstes et le peuple qui les suit dans différentes régions du pays. Les premières batailles, sans aucune annonce officielle, ont déjà commencé. À cette fin, ils ont l&#8217;intention de déployer environ 75.000 agents de sécurité dans certaines parties d&#8217;Europe centrale et orientale, de l’Inde, y compris le Chhattisgarh, Orissa et de Jharkhand. Le gouvernement va organiser sa force aérienne régulière- en plus des forces paramilitaires et des forces spéciales COBRA. L&#8217;armée de l’air a commencé à étendre son soutien logistique.</p>
<p>– Le Premier ministre Manmohan Singh et son ministre de l&#8217;Intérieur P. Chidambaram ont déclaré que les rebelles maoïstes sont «la plus grande menace pour la sécurité intérieure» de l&#8217;Inde et une entrave au «développement». Les grands médias semblent les avoir pris pour argent comptant. Leurs publications et programmes de télévision semblent être la construction d&#8217;une hystérie de guerre contre les rebelles maoïstes, indépendamment du fait que cette attaque par le gouvernement sera dirigé contre certains des plus défavorisées de la population indienne. En effet, cela se transforme en une guerre de l&#8217;Etat contre son propre peuple!</p>
<p>Alors que parfois est chuchoter du bout des lèvres, que parfois l&#8217;insurrection du peuple en cours menée par les rebelles maoïstes a sa racine dans des décennies d&#8217;exploitation vicieuse des pauvres, en particulier les dalits et les populations tribales, la sonnerie de la propagande du gouvernement essaie de nous convaincre que les rebelles maoïstes sont dangereux, des terroristes assoiffés de sang déterminée à établir leurs zones d&#8217;influence. Le gouvernement prêche que les maoïstes veulent aller contre toute mesure pour maintenir leur influence dans ces domaines &#8211; soit en empêchant le gouvernement d&#8217;entreprendre des activités de développement ou en utilisant la puissance de leurs armes, tuant des personnes désobéissants. Leur idéologie est de terroriser le peuple, d’arracher le pouvoir des gouvernements démocratiquement élus et de détruire l&#8217;ensemble du tissu de la société.</p>
<p>Le gouvernement et les médias veulent nous faire croire que les seules personnes, en dehors de quelques intellectuels romantiques égarés, qui soutiennent volontiers les maoïstes sont les pauvres, ignorants, illettrés, mal informée des populations tribales. Ils ont l&#8217;air de revendiquer qu&#8217;aucune personne sensible, intelligente vivant dans une société comme la nôtre ne puisse les soutenir volontairement. Mais est-ce un vrai tableau?</p>
<p>Se pourrait-il que les rebelles maoïstes soutiennent et organise les pauvres, les personnes exploitées pour lutter contre l&#8217;oppression, pour établir une société plus égalitaire où la richesse de notre économie en croissance serait réparti entre tous, non seulement parmi une très petite minorité? Serait-ce qu&#8217;au nom de supprimer les maoïstes, l&#8217;Etat va tout faire pour briser la colonne vertébrale de la lutte de ces peuples pauvres &#8220;? Serait-ce possible que le gouvernement prévoit de mener une guerre, en notre nom, contre nos propres sœurs et frères pour aider à remplir les poches des riches?</p>
<p>En ces temps de crise, nous devons poser ces questions que le gouvernement cherche à dissimuler.</p>
<p>Que savons-nous vraiment sur les rebelles maoïstes, leur idéologie, leurs plans et leurs programmes? Pourquoi le gouvernement a besoin d&#8217;entrer en guerre contre son propre peuple et à l&#8217;intérieur de son propre territoire? Les maoïstes bloquent-ils vraiment le développement? Qui sont ces maoïstes de toute façon et que veulent-ils?</p>
<p>une question à la fois.</p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">Qui sont ces maoïstes? </span></strong></p>
<p>Les maoïstes sont des révolutionnaires qui sont principalement des personnes extrêmement pauvres, y compris un grand nombre de dalits et tribaaux. Ils proviennent principalement des masses laborieuses de l&#8217;Inde et ils essaient d&#8217;organiser la vaste population, les masses de ce pays. Ils cherchent à les armer et à les former afin que ces masses puissent résister à l&#8217;assaut des riches. Dans cet effort, ils vont au-delà de l&#8217;idée que les mouvements de masse doit se concentrer sur certaines questions spécifiques comme l&#8217;augmentation des salaires, de meilleurs soins de santé, plus d&#8217;honnêteté des fonctionnaires et ainsi de suite.</p>
<p>Le point de vue des rebelles maoïstes est que les pauvres et les exploités doivent d&#8217;abord et avant tout établir leur propre pouvoir politique démocratique et leur propre pouvoir en divers lieux. C&#8217;est parce que sans contrôler le pouvoir d&#8217;Etat, les pauvres et les exploités peuvent tout au plus espérer que des améliorations limitées dans leurs conditions de vie, c&#8217;est à dire, tant que cela ne gêne pas les riches qui contrôlent habituellement le pouvoir d&#8217;Etat. Ainsi, les maoïstes mobilisent les pauvres pour lutter contre l&#8217;état existant, même la lutte armée est nécessaire, car ils considèrent l&#8217;état actuel comme un ensemble d&#8217;agents agissant pour le compte de grandes sociétés multinationales, les propriétaires riches et les riches en général.</p>
<p>La lutte est extrêmement difficile et inégale car les riches sont aidés par les bureaucrates du gouvernement, la police et même l&#8217;armée. Aussi, contrairement à ce que le gouvernement et les médias dominants affirment, les rebelles maoïstes sont en fait complètement opposées aux assassinats individuels, ils dénigrent ouvertement le terrorisme errants comme tels actes. Ce qu&#8217;ils ont tenté de construire est un mouvement de masse, même armés, pour répondre à la violence des classes dominantes et de ses représentants de l’appareil d&#8217;Etat.</p>
<p>Le mouvement maoïste est né en Inde dans les années 1960, après une section radicale d’ouvriers politisés ait rompu avec le du Parti communiste indien (marxiste) (CPIM), car ils sentaient que le CPIM et d&#8217;autres partis telles comme l&#8217;IPC, RER, etc étaient eux-mêmes discréditées avec leur politique opportuniste d&#8217;apaisement et de compromission avec les riches. Le mouvement a une longue histoire de développement. Le parti présent, le CPI (maoïste), a été créée en 2004 par la fusion d&#8217;un certain nombre d&#8217;organisations fraternelles.</p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">Est-que les maoïstes bloquent le développement en Inde ? </span></strong></p>
<p>Quel est l&#8217;état de la population de l&#8217;Inde à l&#8217;heure actuelle? Avec son taux élevé de croissance actuel, c&#8217;est aussi un pays de misère et d’inégalités extrêmes. Dans le pays il y a 24 milliardaires (le second pays en Asie selon Forbes), l&#8217;Inde peut aussi se vanter de 230 millions de personnes qui n’ont pas de quoi se nourir (World Hunger Report).</p>
<p>Un pays dont l&#8217;économie croît de 9% ne peuvent pas nourrir sa propre population &#8211; au moins 50% de la population vit en dessous du seuil officiel de pauvreté et 47% des enfants de moins de trois ans souffrent d&#8217;insuffisance pondérale (rapport de la Banque mondiale, des enfants sous-alimentés: Un appel de réformes et d&#8217;actions). Dans ce qu&#8217;on appelle «la plaque tournante de l&#8217;économie de la connaissance», seulement 11% de la population totale ne peut se permettre l&#8217;enseignement supérieur et 50% des élèves abandonnent très tôt leurs études et commencent à vivre comme travailleurs occasionnels (Education Statistics, Ministry of Human Resource Development). Cela est vrai de la plupart de l&#8217;Inde non seulement les zones où l&#8217;influence maoïste et le contrôle est élevé. Alors, comment pouvons-nous dire que le développement de l&#8217;Inde est bloqué par les maoïstes?</p>
<p>Les Maoïstes ne s&#8217;opposent pas «développement» de tous, ils s&#8217;opposent seulement au «développement en faveur des riches» au détriment de la misère ou la destruction souvent totale des pauvres. Par exemple, dans la région de Chhattisgarh Dandakaranya ils s&#8217;opposent à la mise en place des hélistations, mais là, les pauvres eux-mêmes, conduits par les rebelles maoïstes, ont construit des réservoirs d&#8217;irrigation et de puits pour aider à l&#8217;agriculture, le gouvernement indien n&#8217;a pas pris la peine de le faire. Le gouvernement indien accuse systématiquement les rebelles maoïstes qui font sauter les écoles! Mais ce que le gouvernement tente de cacher, c&#8217;est que ces agrandissements de bâtiments scolaires ont été effectivement utilisés ou réquisitionnés pour devenir des camps pour le personnel de sécurité!</p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">Et quels changements veulent-ils ? Pourquoi veulent-ils ces changements? </span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">(1) Suppression de la structure entière de l&#8217;oppression au lieu de réformes fragmentaires </span></strong></p>
<p>En plus de tous les maux décrits ci-dessus, l&#8217;Inde est aussi un pays où des milliers de musulmans peuvent être massacrés en plein jour par les forces fascistes hindous (le pogrom le plus connu et horrible, ces derniers temps s&#8217;est passé au Gujarat en 2002), tandis que les ministres et de la police regardent de l&#8217;autre côté. Et ces caractéristiques ne sont pas des faits isolés. Les disparités socio-politique de l&#8217;Inde dispose d&#8217;un mécanisme intégré qui garantit que les masses communes seraient opprimés par une riche et puissante années. La violence systémique à grande échelle est nécessaire et est systématiquement appliqué par l&#8217;État indien afin que les gens ordinaires restent disciplinés et ne se révolte pas face à l&#8217;oppression.</p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">(2) la terre aux paysans et la destruction de la classe des propriétaires </span></strong></p>
<p>Environ 60% de la population indienne est encore tributaire de l&#8217;agriculture. Toutefois, la terre, est principalement concentrée dans les mains de quelques propriétaires terriens et des gros agriculteurs. Près de 60 % des ménages ruraux sont effectivement sans terre [NSS rapport]. L&#8217;élite dans les villages, par leur collusion avec les politiciens et bureaucrates corrompus a bloqué toute réforme agraire significative. Au cours des quatre dernières décennies, la proportion de ménages disposant de peu de terre ou non (sans terre et marginaux ménages agricoles) a augmenté régulièrement, passant de 66% à 80%. D&#8217;autre part les ménages les 10% des terres rurales possèdent plus aujourd&#8217;hui qu&#8217;en 1951 (Source: NSS rapport). Les révolutionnaires maoïstes veulent changer cela pour assurer une distribution équitable des terres. Ils ne dissuadent pas d’utiliser la lutte armée collective des paysans sans terre et les pauvres et les travailleurs pauvres des zones rurales contre le pouvoir d&#8217;État existantes pour atteindre cet objectif.</p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">(3) Disparition des usuriers et des commerçants </span></strong></p>
<p>L&#8217;endettement de l&#8217;Inde rurale a augmenté à pas de géant en particulier dans les dernières décennies. Les banques rurales Publiques sont forcées de fermer en raison de l’assouplissement de la réglementation gouvernementale. Par conséquent, au lieu d&#8217;obtention de crédits auprès de sources publiques institutionnelles, les gens des campagnes, sont maintenant contraints de se tourner vers des prêteurs d&#8217;argent des propriétaires du village (qui sont souvent ainsi de gros ou de riches fermiers) sur une échelle toujours plus importants. Les professionnels sans scrupules viennent ajouter à la misère des paysans pauvres. Ils vendent des mauvaises terres aux petits paysans à des prix exorbitants. Ils font aussi d&#8217;énormes profits en achetant leur récolte à des prix insignifiants et les vendent dans les zones urbaines avec un haut bénéfice.<br />
Les paysans pauvres, dans cette situation impossible, finissent naturellement par avoir besoin d’importants crédits. Les prêteurs privés et les diverses compagnies financières prennent avantage de cette situation par l&#8217;extraction de sommes énormes sur les paysans. Les taux d&#8217;intérêt a pu atteindre 5% par mois. La BBC a rapporté que plus de 200.000 paysans se sont suicidés en Inde depuis 1997, sous la pression de ces dettes. Les rebelles maoïstes veulent changer cette situation.</p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">(4) Fin du système des castes et l&#8217;éradication de l&#8217;intouchabilité </span></strong></p>
<p>Il est bien connu que le système des castes est toujours florissant en Inde.</p>
<p>Économiquement, il conserve la majorité écrasante de la population dans une pauvreté extrême et politiquement il supprime leurs droits démocratiques fondamentaux. Souvent, les castes inférieures sont dépouillées de leur dignité humaine. Il leur est même refuser l&#8217;accès aux installations publiques, comme certaines sources d&#8217;eau potable, écoles, etc Un groupe d&#8217;experts des rapports des commissions de planification établie que dans 70% des villages les gens de caste inférieure ne peuvent pénétrer dans les lieux de culte et dans les villages et plus de 50%, ne peuvent avoir accès à des sources d&#8217;eau commune (rapport du comité d&#8217;experts de la Commission de planification).</p>
<p>Selon un rapport de NCDHR, en moyenne, 27 atrocités (y compris les assassinats, l&#8217;enlèvement et le viol) à l&#8217;encontre des Dalits ont lieu chaque jour. Le bien-off débarqué sections dans les villages encore proviennent essentiellement des castes supérieures. Ils utilisent l&#8217;idéologie brahmanique afin d&#8217;essayer de conserver toutes les autres couches de la population sous domination. Cela est aussi vrai pour les usuriers, les marchands, les accapareurs, les propriétaires de carrière, les entrepreneurs, tous proviennent essentiellement des castes supérieures. En bref, les castes supérieures sont encore aux commandes dans tous les aspects de la vie rurale. Souvent avec leur propre armée privée de goondas ils dirigent un Empire parallèle. Les maoïstes veulent briser cette mainmise des castes supérieures et garantir des droits égaux pour les dalits et les adivasis.</p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">(5) La suppression de l&#8217;exploitation par des multinationales étrangères et leurss partenaires locaux </span></strong></p>
<p>Depuis 1991, les capitaux étrangers, en alliance avec les grands capitalistes comme Reliance, Tata et des bureaucrates de l&#8217;Etat, ont pénétrés dans de vastes secteurs de l&#8217;économie indienne. Toutes les sphères de notre vie, à partir de la construction de routes, la production d&#8217;électricité, les réseaux de communication pour la distribution alimentaire, la santé et l&#8217;éducation sont sous contrôle direct de ce groupe. Au nom du «développement&#8221; des milliers d&#8217;hectares de terres sont cédées aux grandes entreprises et multinationales. Par exemple, dans Bastar, Chattisgarh, au nom de Bodh barrage Ghat, des dizaines de milliers de Adivasis sont expulsées de leur «Jal-jangal-Zameen&#8221; (eau-forest-terre). En Niyamgiri, Orissa la terre qui est la demeure de plusieurs tribus Dongria a été remis au groupe multinational Vedanta, qui va complètement détruire les moyens de subsistance de ces tribus et cela touche plus de 20.000 personnes. Le gouvernement de l&#8217;Etat et les principaux partis d&#8217;opposition de l&#8217;Etat soutiennent activement ces activités. Les maoïstes, au fil des ans, ont résisté au pillage.</p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">(6) Garantir les droits démocratiques du peuples </span></strong></p>
<p>Il est bien connu que les élections sont souvent une farce en Inde. Le parlement, comme nous l&#8217;avons vu à plusieurs reprises, est un bazar où les riches et les super-riches peuvent acheter les députés. Selon l&#8217;ADR (Association de la réforme démocratique), l&#8217;actif moyen d&#8217;un député est passé à 5.12 crore en 2009 de Rs 1,8 crore en 2004. Dans notre démocratie les rajas d&#8217;antan et Maharajas, comme Scindias, se multiplient encore contrôlent l&#8217;économie locale et le système politique dans bien des endroits.</p>
<p>Et nous savons aussi l&#8217;état du système judiciaire dans notre pays. Salman Khans et Sanjeev Nandas peuvent tuer en lançant des voitures sur les gens ordinaires et ils peuvent encore échapper à la loi pendant très longtemps, peut-être pour toujours. BN Kirpal, le juge qui, a arbitrairement donné l&#8217;ordre que les rivières indiennes soient liés entre elles, ignorant le désastre écologique qui en découle ainsi que la catastrophe humaine, est entré au conseil de l&#8217;environnement de Coca-Cola après sa retraite. Les maoïstes veulent établir un tribunal populaire où les pauvres peuvent obtenir la vraie justice. En fait, ces tribunaux existent dans de nombreux endroits où le mouvement maoïste est fort.</p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">(7) L&#8217;auto-détermination pour les nationalité s </span></strong></p>
<p>Le gouvernement indien réprime impitoyablement les aspirations nationales d&#8217;un certain nombre de personnes. Ces personnes et leurs terres sont devenues partie de l&#8217;Inde par accident &#8211; parce que l&#8217;empire britannique aux Indes britannique a annexé leur patrie ou un roi despotique a voulu que leur terre soit une partie de l&#8217;Inde. Les Lakhs troupes indiennes ont été déployés dans les états du nord-est pour limiter de telles luttes des peuples dans ces états pour leur autodétermination nationale. Depuis 1958, l’AFSPA a été imposée dans les états du nord-Est, ce qui permet aux forces armées de mener des perquisitions et de saisir sans mandat d&#8217;arrestation, et de détruire une maison sans aucune vérification et de tirer pour tuer en toute impunité. Au Cachemire, il y a 1 militaire pour 15 civils. Les Meurtres de sang froid, comme ceux de Thangjam Manorama Devi, Chungkham Sanjit, Neelofar et Asiya Jan, sont fréquents au nom de la «lutte contre le terrorisme». Les rebelles maoïstes cherchent à établir le droit à l’autodétermination pour toutes les nationalités.</p>
<p>Donc, pour résumer, la nouvelle société que les maoïstes veulent établir aura les éléments suivants:</p>
<p>–La terre pour les pauvres et sans terre. Ultérieurement une agriculture coopérative doit être établi sur base volontaire.</p>
<p>–La forêt pour les populations tribales.</p>
<p>-Fin de la domination des riches et de la caste supérieure dans les villages et le démantèlement du système de castes. Mettre fin à toutes les discriminations fondées sur le sexe et la religion.</p>
<p>-La saisie des biens mal acquis aux indiens et des actifs de sociétés multinationales et de leurs partenaires locaux</p>
<p>-Auto-détermination pour les nationalités, autonomie politique pour les tribus.</p>
<p>-Mettre en place un État pour les pauvres et par les pauvres, où les exploiteurs d’aujourd&#8217;hui, seront exproprié.<br />
-Participation des personnes aux tâches administratives et aux prises de décision. La démocratie à un vrai niveau populaire avec des gens ayant le pouvoir de rappeler leurs représentants démocratiques.</p>
<p>En résumé: assurer tous les types de liberté, les droits et la démocratie pour toutes les couches des masses laborieuses.</p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">Quels ont été les maoïstes dirigée par les luttes des peuples atteints jusqu&#8217;ici? </span></strong></p>
<p>Les informations contenues dans le présent article sont prises, à dessein, à partir du rapport du groupe d&#8217;experts à la Commission de planification, qui est disponible sur le web.</p>
<p>Contrairement à ce que les médias essaient de nous faire croire, le propre rapport du gouvernement indique que le mouvement dirigé par les rebelles maoïstes ne peut pas être considérée comme simplement des attentats contre des postes de police et ou le meurtre d’individus. Il englobe l&#8217;organisation des masses. La participation massive à la protestation militante a toujours été une caractéristique de cette mobilisation.</p>
<p>Bien que les maoïstes de leur propre aveu soient engagés à long terme dans la lutte d&#8217;un peuple contre l&#8217;oppression, dans l&#8217;état actuel de l&#8217;Inde, leur mouvement a déjà remporté quelques succès à court terme dans l&#8217;amélioration de la condition des personnes pauvres.</p>
<p>Le Mouvement maoïste en Inde a été construit autour de l&#8217;exigence de «la terre aux paysans». De nombreuses luttes, dirigé par les maoïstes, ont été menées dans tout le pays, en particulier dans l&#8217;Andhra Pradesh, Bihar, Bengale occidental, pour reprendre les terres aux grandes familles propriétaires foncière. Dans de tels cas de nombreux propriétaires ont été chassés des villages et leurs terres ont été mises à la disposition des pauvres sans terre. Mais la police et les paramilitaires ne permettent pas aux pauvres à cultiver ces terres. Au Bihar, les Musahars sans terre, le plus bas parmi les Dalits ont lutté et ont pris possession des terres en friche du gouvernement. Avec le soutien des maoïstes.</p>
<p>Sous la direction du mouvement maoïste les adivasis ont récupéré des terres forestières sur une grande échelle dans l&#8217;Andhra Pradesh, Chhattisgarh, la région de Vidarbha du Maharashtra, Orissa et de Jharkhand. Les adivasis déplacées par des projets d&#8217;irrigation dans l&#8217;Orissa ont dû émigrer vers les forêts du district de Visakhapatnam de l&#8217;Andhra Pradesh en grand nombre. Les représentants du service forestier les ont harcelés et expulsés de façon régulière. Le mouvement dirigé par les maoïstes à mis un terme à cela.</p>
<p>Dans l&#8217;Inde rurale la Loi sur le salaire minimum reste un acte sur papier seulement. Dans les zones forestières de l&#8217;Andhra Pradesh, Chhattisgarh, Orissa, Maharashtra et du Jharkhand, le non-paiement des salaires obligatoires a été une source majeure de l&#8217;exploitation de l&#8217;ouvrier adivasis. Les Maoïstes qui ont dirigés la lutte ont mis un terme effectif à cela. Ces luttes ont permis d’obtenir des augmentations du taux de paiement pour la cueillette des feuilles de tendu (utilisé pour le laminage beedies), la lessive, faire des pots, soigner les bovins, la réparation d’outils, etc implémente L&#8217;exploitation avait été sévère si auparavant qu&#8217;à la suite du mouvement soutenu et mené par les Maoïstes les taux de paie de collection de feuilles de tendu ont augmenté au cours des ans de cinquante fois.</p>
<p>Le mouvement a donné confiance aux opprimés pour faire valoir leurs droits et exiger le respect et la dignité des castes dominantes et les classes. L&#8217;humiliation quotidienne et l&#8217;exploitation sexuelle des femmes au travail des communautés dalits et tribaux par des hommes de caste supérieure a été combattu avec succès. Le travail forcé, Begari, par lequel les castes laborieuses ont dû fournir un service obligatoire gratuitement à des castes supérieures a été également supprimé dans de nombreuses régions du pays.</p>
<p>Dans l&#8217;Inde rurale, les conflits se déroulent souvent entre les riches et puissants du village (qui sont généralement les propriétaires) et la caste panchayats, où l&#8217;administration de la justice est en faveur des riches et des puissants. Le mouvement maoïste a fourni un mécanisme, généralement décrit comme le «tribunal populaire» par lequel ces conflits sont réglés dans l&#8217;intérêt de la partie lésée.</p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">Pourquoi alors, ne le gouvernement doit entrer en guerre contre son propre peuple mené par ces rebelles au lieu de les considérer comme de véritables patriotes? </span></strong></p>
<p>Il ya une réponse simple. Chattisgarh, Orissa sont riches en ressources minérales qui peuvent être vendus aux multinationales les plus offrantes. Le seul obstacle permanent pour les politiciens corrompus sont les pauvres, privés de leurs droits et les populations tribales (et les maoïstes à leur tête). Donc, cette guerre. Ce n&#8217;est pas quelque chose de nouveau en Inde ou d&#8217;ailleurs dans d&#8217;autres parties du monde. Le régime corrompu de Mobutu, la vente pièce par pièce du Congo belge aux États-Unis, la Belgique et autres pays vient à l&#8217;esprit. Dans les années soixante et de l&#8217;indépendance de la domination coloniale directe, l&#8217;Etat indien a fait de même. Il a systématiquement appauvri la majorité écrasante pour servir les intérêts de quelques puissants, et leurs amis étrangers.</p>
<p>La guerre imminente qui consiste à expulser les populations tribales de leurs villages, au prétexte d&#8217;éliminer les maoïstes, se jouera à la demande des grandes entreprises, qui veulent contrôler et piller nos ressources comme les minéraux, l&#8217;eau et la forêt. Il est grand temps Nous reconnaissons que ce modèle de guerre qui sera combattue par les pauvres des deux côtés, mais ne bénéficiera qu&#8217;aux grands capitalistes à leurs marionnettes dans le gouvernement.</p>
<p>Remarque: Pour les lecteurs/trices intéressé/Es, la page web: bannedthought.net contient de nombreuses informations sur les rebelles maoïstes, et notamment leurs propres documents.</p>
<p></span></span></h4>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[J.P. Chevènement : "Ceux qui nient la Nation ne comprennent rien"]]></title>
<link>http://lagauchecivique.wordpress.com/2009/11/23/j-p-chevenement-ceux-qui-nient-la-nation-ne-comprennent-rien/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 14:58:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>gaelpb</dc:creator>
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<description><![CDATA[Pascale Fourier s&#8217;entretient avec Jean-Pierre Chevènement. L&#8217;ancien ministre explique qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Pascale Fourier s&#8217;entretient avec Jean-Pierre Chevènement. L&#8217;ancien ministre explique que les problèmes politiques et écologiques internationaux restent, quoi qu&#8217;en disent certains, du ressort des nations.<br />
</strong></p>
<p>Pascale Fourier : Quand j’ai parlé à mes amis du fait que j’allais vous rencontrer, ils m’ont dit: « Mais tu vas voir quelqu’un qui professe des idées complètement obsolètes et en particulier l’idée de nation ! Chevènement est complètement déconnecté de la réalité ! » Est-ce que vraiment on peut dire que l’idée de nation est obsolète ?</p>
<p>Jean-Pierre Chevènement : Je ne crois pas. D’abord parce que, dans le monde tel qu’il va, je ne vois pas que la nation ait disparu ni aux États-Unis, ni en Chine, ni en Russie, ni au Brésil, ni en Inde. Et je vois même que de très petites nations par la taille peuvent jouer un rôle très important: je pense à Singapour, à Israël, à Cuba, au Venezuela. Le monde reste fait de nations et ce n’est pas par hasard qu’il y a une Organisation des Nations Unies. C’est que les hommes se définissent aussi par une appartenance nationale et que la nation est le cadre de l’expression démocratique parce que, naturellement, le sentiment d’appartenance permet à la démocratie de fonctionner. La démocratie, c’est l’acceptation de la loi de la majorité. Ça ne va pas de soi. On accepte la loi de la majorité dans un certain cadre, loi de la majorité qu’on n’accepterait pas dans un autre cadre. Donc la nation, c’est la démocratie.</p>
<p>Deuxièmement, la nation, c’est la solidarité. Vous remarquerez que la Sécurité sociale est nationale. C’est un budget considérable. Sans la Sécurité sociale, quelle serait la réalité de l’État-providence ?</p>
<p>Enfin troisième argument, la nation est le levier de notre responsabilité par rapport au monde. Je sais bien que la mode était à l’humanitaire, mais rien ne vaut une politique étrangère vigoureuse qui s’exprime avec force sur des sujets déterminants pour l’avenir de la paix dans le monde. Je ne citerai que le problème israélo-palestinien; la question de l’Irak,qui a, je dirais, entraîné plusieurs guerres et des millions de morts; la question du Pakistan, nation récente, à certains égards artificielle puisque constituée à partir  de la volonté des musulmans de l’Inde de se doter d’un État: nous devons aider ce pays à affermir sa vocation nationale et à devenir une nation comme les autres, coopérant avec ses voisins, je pense en particulier à l’Inde. C’est une dimension tout à fait essentielle: il faut que le Pakistan passe d’une géopolitique passionnelle à une géo-économie rationnelle. Je pourrais prendre un exemple en Europe&#8230;. Croyez-vous que l’unification allemande n’est pas dû quelque part au sentiment national allemand? Quand les manifestants de Dresde ou de Berlin ont commencé a crier non plus « wir sind das Volk », c’est-à-dire « nous sommes le peuple »,  mais « wir sind ein Volk », « nous sommes un peuple », on a assisté à un changement qualitatif de la revendication: c’était une revendication nationale. Et le chancelier Kohl a bousculé le jeu pour imposer une réunification qui correspondait d’ailleurs naturellement à l’aspiration des Allemands. Je pourrais multiplier les exemples.</p>
<p>Ceux qui ne sont pas dans le coup, c’est à mon avis ceux qui surfent sur la mode et qui ont oublié que le sentiment d’appartenance nationale s’est forgé au long des siècles, pour ne pas dire des millénaires, qu’il y a là quelque chose d’extrêmement fort qu’on ne peut pas faire disparaître d’un coup de gomme. Certains y ont cru dans le passé. En France dans les années 30, on était très anti-national&#8230; Les gens regardaient vers Rome, Moscou, Berlin, pas vers Paris. A Paris, on était pacifiste, puis ça a donné la défaite de 1940, l’Occupation. Et on a vu des gens comme Aragon qui «conchiait» le drapeau français qui, ensuite, ont chanté la France dans leur poésie &#8211; très bien d’ailleurs&#8230;<br />
Donc, vous voyez, c’est quand même tout à fait significatif : il y a des gens qui ont changé d’avis, qui étaient très hostiles à l’idée-même de nation dans laquelle ils voyaient le synonyme de la grande boucherie de la guerre de 1914 1918, qui ont fini par redécouvrir la vertu démocratique et libératrice de la nation.</p>
<p>Pascale Fourier : Mais certains pourraient vous dire que maintenant les problèmes ont vraiment une dimension internationale, en particulier les problèmes liés aux changements climatiques, à la crise, et que donc il faut savoir dépasser le cadre national&#8230;</p>
<p>Jean-Pierre Chevènement : Mais les problèmes ont toujours eu une dimension internationale ! Ca ne date pas d’hier. Et la nation, comme je vous l’ai dit, est un levier à partir duquel on peut agir dans l’ordre international. Jaurès disait déjà:« Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène ». Il n’y a donc rien de nouveau sous le soleil.<br />
S’agissant de la crise, je vous fais observer que la réaction a été d’abord nationale. C’est Messieurs Sarkozy et Gordon Brown qui ont fait des propositions que Madame Merkel d’abord ne voulait pas accepter et qu’elle a fini par entériner quand on s’est aperçu que les banques allemandes étaient au bord de la faillite. Et puis, de proche en proche, on a réuni  le G 14 qui est devenu le G 20, à Washington, et par conséquent, à partir d’initiatives nationales, on a entériné les choses au niveau de plusieurs cercles de solidarité, au niveau de l’Union Européenne &#8211; et ce n’est pas allé sans mal-, et puis au niveau des vingt pays qui représentent 85 % du PIB mondial &#8211; vous me direz que le PIB n’est plus à la mode&#8230;, certes&#8230; Mais je dirais qu’il vaut mieux avoir des idées claires et qui résistent que de chevaucher des coquecigrues&#8230;. Vous connaissez ce mot ?</p>
<p>Pascale Fourier :  Non&#8230;</p>
<p>Jean-Pierre Chevènement : C’est dans Rabelais. Ce sont des animaux volant en haute altitude avec mille pattes, des mille-pattes volants. On appelle ça des coquecigrues. Alors il y a beaucoup de gens qui courent après les coquecigrues&#8230;</p>
<p>Pascale Fourier : Certains vous diraient : « Certes,  ce que vous dites jusque-là est valide. Mais il faut mettre tous nos espoirs dans la construction d’une Europe dans laquelle un peuple européen pourrait se reconnaître »&#8230;</p>
<p>Jean-Pierre Chevènement : Mais vous savez, on n’a pas fait le peuple français d’un seul coup. On a mis au moins mille ans, peut-être même deux mille. Et je ne sais pas ce que c’est le peuple européen. Où s’arrête-t-il ? Est-ce que vous allez rejeter les Russes par exemple &#8211; je ne parle pas des Ukrainiens, des Biélorusses, etc.. Quid de la Turquie ? Qu’est-ce que l’Europe, enfin, où s’arrête-t-elle ? À l’Oural, à Vladivostok, avant ? Tout ça est une idée encore imprécise qui est liée à un cercle de solidarité entre les nations européennes parce qu’elles sont situées à l’extrémité du petit cap eurasiatique. C’est vrai, mais prenons par exemple le commerce extérieur. L’Allemagne a une politique de déflation salariale depuis 2000 qui lui donne une compétitivité très grande au détriment de ses voisins européens. Donc on ne peut pas dire qu’elle ait une stratégie véritablement coopérative l’échelle européenne. Elle a une stratégie dont je ne sais d’ailleurs pas à quel mobile profond elle obéit, parce qu’elle pèse aussi lourdement sur la croissance allemande. Certes, l’Allemagne a un fort excédent commercial, qui vient d’ailleurs d’être dépassé par l’excédent chinois. Mais cet excédent se réalise pratiquement aux deux tiers sur l’Europe. Il serait peut-être plus intelligent d’avoir une politique keynésienne à l’échelle d’un espace européen protégé. Mais qui est d’accord pour cela ? À ma connaissance, pas l’Allemagne, mais l’Allemagne est le pays le plus puissant d’Europe. Et à partir du moment où l’Allemagne ne veut pas d’un gouvernement économique de la zone euro, par exemple, comment le lui imposer ?<br />
J’ai pris cet exemple. Je pourrais en prendre un autre. En matière nucléaire, l’Europe s’en est remis pour le choix de sa défense aux États-Unis. Si vous allez dans les pays de l’Europe centrale et orientale, vous verrez qu’ils préfèrent être protégés par Washington plutôt que par Bruxelles. On les comprend. Mais ils préfèrent même Washington à Paris ou à Londres. Et d’une certaine manière on peut comprendre aussi parce qu’il y a le souvenir de 1940. Les Britanniques considèrent que leur sécurité est fondée sur une relation spéciale avec les États-Unis, qui leur fournissent leurs missiles Trident. L’Allemagne? Son Ministre des Affaires étrangères est pour une Europe dénucléarisée. Mais ce n’est pas la position de la France. Et vous comprenez bien qu’on peut parler d’Europe sans savoir, mais la réalité, c’est que l’Europe se fait sur certains sujets à géométrie variable, qu’elle est une dimension importante, essentielle même de notre politique, mais elle ne s’y résume  pas. Si on comptait sur l’Europe pour vendre des Rafales, nous n’aurions encore rien vendu. Parce que, par exemple aux Pays-Bas, les Américains sont suffisamment influents pour avoir imposé l’achat de F16 ou F18, et  demain de JFS 35. Par contre, au Brésil, on a réussi à vendre trente-six Rafales.</p>
<p>Donc la France a une vocation non seulement européenne, mais mondiale, et il ne faut pas l’oublier. Nous sommes le plus important des pays francophones: ça représente quand même une des grandes langues des civilisations. Et elle sera bientôt plus parlée en Afrique qu’en Europe. La France est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce n’est pas rien. Cela nous donne des responsabilités et des devoirs particuliers. Nous sommes un des pays membres du club très restreint des Etats dotés nucléairement, d’après les traités &#8211; il y a en 5, d’abord le TNP, et puis 3 autres s’y sont rajoutés en contravention avec le TNP.</p>
<p>Voilà, tout ça, ce sont des réalités nationales. On ne peut pas comprendre que l’Inde et le Pakistan aient voulu accéder à l’arme nucléaire si on ne parle pas du conflit indo-pakistanais qui dure depuis cinquante ans, un peu plus même. Et Israël? Est-ce qu’on peut comprendre qu’Israël se soit dotée d’armes nucléaires indépendamment du contexte du Proche-Orient ?</p>
<p>Vouloir faire l’impasse sur la réalité nationale, c’est se condamner à ne rien comprendre au monde dans lequel nous vivons. Ceux qui sont modernes ne sont pas ceux qui le croient.</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { so-language: zxx } --><strong>&#62; vos commentaires : <a href="mailto:courriel.lgc@laposte.net">courriel.lgc@laposte.net</a> </strong></p>
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<title><![CDATA[Amnesty International Belgique - Bhopal (Inde) : 25 ans après, la catastrophe est toujours là]]></title>
<link>http://nethumanitaires.wordpress.com/2009/11/23/amnesty-international-belgique-bhopal-inde-25-ans-apres-la-catastrophe-est-toujours-la/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 11:00:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>nethumanitaires</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le 2 décembre 1984, peu avant minuit, une fuite de plusieurs milliers de tonnes de produits chimique]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Le 2 décembre 1984, peu avant minuit, une fuite de plusieurs milliers de tonnes de produits chimique]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Fallait y passer !!]]></title>
<link>http://toidismoi.wordpress.com/2009/11/29/fallait-y-passer/</link>
<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 12:09:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>toidismoi</dc:creator>
<guid>http://toidismoi.wordpress.com/2009/11/29/fallait-y-passer/</guid>
<description><![CDATA[Ce post aurait du commencer avec cette photo et aurait fièrement du porter le titre &#8220;On prend ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Ce post aurait du commencer avec cette photo et aurait fièrement du porter le titre &#8220;On prend des risques&#8221; (sous entendus alimentaires) puisque nous nous sommes essayés à la foodstreet : ce que vous voyez au premier plan sur la photo est une dosa préparée dans la rue, au second plan les enfants qui font la vaisselle (dans la rue aussi hein).</p>
<p><a href="http://toidismoi.wordpress.com/files/2009/11/img_0849.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-213" title="IMG_0849" src="http://toidismoi.wordpress.com/files/2009/11/img_0849.jpg" alt="" width="500" height="666" /></a></p>
<p>On n&#8217;a malheureusement pas eu le temps de frimer sur notre résistance stomacale puisque les risques pris ont eu des conséquences et notre arrivée au Népal en a été affectée! <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Petite description du voyage qui nous a amené jusqu&#8217;à Kathmandou :<br />
Départ de Varanasi, Inde, vers 19h.<br />
12h de bus plus tard, arrivée à Sunali, la ville frontière avec le Népal. Réveil du douanier pour les papiers et passage de la frontière à pied, les sacs de couchage sur le dos, à 5h du matin. Achat du visa, puis nouveau bus, plus grand, pour les 13 prochaines heures qui nous séparent de Kathmandou.<br />
1 heure de taxi bloqué dans les bouchons plus tard, nous voilà enfin arrivés à la guest house.</p>
<p>S&#8217;en suit 4 jours de tourista ou plutôt TOURISTA, tout en majuscule (avec un passage éclair à la clinique histoire de soigner tout ça). Et voilà.</p>
<p>De Kathmandou, nous n&#8217;avons pour l&#8217;instant pu qu&#8217;apprécier la chambre de notre guest house (avec TV, heureusement&#8230;).</p>
<p>Tout commence à aller mieux et nous nous lançons dans une prochaine expédition demain !</p>
</div>]]></content:encoded>
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