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	<title>inspirations-diverses &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/inspirations-diverses/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "inspirations-diverses"</description>
	<pubDate>Thu, 24 Dec 2009 14:30:49 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[La promenade du viel homme]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2009/10/25/la-promenade-du-viel-homme/</link>
<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 16:50:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
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<description><![CDATA[J’avais écrit toutes ces lignes et je marchais ce matin-là fort des mots étranges qui avaient envahi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-medium wp-image-554" title="Collage autour de Bergson" src="http://tikopia.wordpress.com/files/2009/10/bergson-a-la-porte.jpg?w=300" alt="Collage autour de Bergson" width="300" height="261" />J’avais écrit toutes ces  lignes et je marchais ce matin-là fort des mots étranges qui avaient  envahi mon esprit. La ville en devenait floue. Je ne voyais plus très  bien les gens autour de moi. Il me semblait qu’on me regardait comme  quelqu’un de suranné. Tout était vertige, sensation tortueuse d’être  loin de tout. Il y avait cette arcade soutenant un pont à jamais désert,  y compris par les animaux et les plantes. Le Pont Maudit était son  surnom…</p>
<p>J’entendais un peu la rumeur  du monde, ce malstrom de bruits et de voix, la symphonie d’un monde  hyperactif. Sortir ma montre à gousset semblait installer comme une  pause surréaliste. Je traversais avec indifférence brouhaha et hyperactivité  jusqu’à mon salon de thé. Je compris que c’était le début de  ma fin quand je vis, posé sur la vitrine : « Fermeture définitive »</p>
<div class="zemanta-pixie"><img class="zemanta-pixie-img" src="http://img.zemanta.com/pixy.gif?x-id=a049d53d-8e5e-8096-947c-0940d47a0791" alt="" /></div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Ivresse du repas]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2009/07/19/ivresse-du-repas/</link>
<pubDate>Sun, 19 Jul 2009 14:15:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
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<description><![CDATA[Sa langue caresse délicatement le fond du verre de vin doux, le zeste du citron vert pique sa bouche]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Sa langue caresse délicatement le fond du verre de vin doux, le zeste du citron vert pique sa bouche, ses yeux un fiévreux cherchent un réconfort dans mes mains qui apprêtent l&#8217;entrée, des beignets de crevettes sur une sauce blanche, nos dents croquent à l&#8217;unisson ces carapaces, le poulet respire de désir libéré de sa longue cuisson à l&#8217;étouffée, son jaune curry semble alangui sur le rouge, jaune et vert de la ratatouille, nos papilles frémissent en contrepoint avec les notes sucrées du Gewurztraminer, nous suçons les os de poulet jusqu&#8217;au dernier lambeau de peau et le dessert apporte les dernières promesses d&#8217;une glace au coco se lovant dans un coulis de mangue à la menthe.</p>
<p><em>d&#8217;après la proposition <a title="Proposition 296 de Marelle Wiki" href="http://www.marelle.cafewiki.org/index.php?Ecrit%20296" target="_blank">296</a> de la <a title="Zone d'Activités Poétiques Marelle" href="http://www.marelle.cafewiki.org/index.php" target="_blank">Zone d&#8217;Activités Poétiques Marelle</a> qui s&#8217;inspire de</em> <strong><em>Désir</em>, Frédérique Dolphijn, Loren Capelli, esperluète éditions, 2006. </strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pétrification]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2009/05/02/petrification/</link>
<pubDate>Sat, 02 May 2009 10:14:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
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<description><![CDATA[Tout mouvement est danger de mort L&#8217;oxygène ne manque pas mais le corps n&#8217;ose plus absor]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Tout mouvement est danger de mort<br />
L&#8217;oxygène ne manque pas<br />
mais le corps n&#8217;ose plus<br />
absorber l&#8217;extérieur<br />
bouger et ressentir<br />
même la parole<br />
les odeurs<br />
l&#8217;air</p>
<p>pétrifie</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Paperoles]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2009/03/22/paperoles/</link>
<pubDate>Sun, 22 Mar 2009 10:08:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2009/03/22/paperoles/</guid>
<description><![CDATA[Je lutte contre la sècheresse de mon corps en buvant sans arrêt du thé, jasmin, wu-long, lampsong-so]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Je lutte contre la sècheresse de mon corps en buvant sans arrêt du thé, jasmin, wu-long, lampsong-souchan, darjeling, assam et thé vert de toutes origines mais jamais le pur-ehr. Ce goût de purin écoeure mes papilles. J&#8217;ai peur de mourir déshydraté (12)</p>
<p>Je regarde le ciel, le temps de tourner la tête pour identifier un bruit et le soleil a disparu. Reste la crême des nuages imprimant un bleu éternité dans mes pupilles (20)</p>
<p>Je sèche devant l&#8217;impératif de Facebook: que faites-vous en ce moment? (21)</p>
<p>Finir un livre, Naufragée de S. Estibal et Y. Vigouroux. Suis désemparé face au destin des immigrés qui risquent leur vie pour un ailleurs incertain. L&#8217;accueil est trop injuste! (31)</p>
<p>Je me délecte des croutes du pain acheté à l&#8217;hypermarché (33)</p>
<p>Je ne sais pas me moucher. Tout le monde me regarde bizarrement à chaque fois que je le fais. (34)</p>
<p>J&#8217;ai trop dormi dans le train entre Strasbourg et Mulhouse. La lumière du jour était hypnotisante. (42)</p>
<p>Tous ces paysages ont une histoire. Faut-il chercher à la connaitre? (44)</p>
<p>J&#8217;ai perdu mes gants en banlieue. Ils étaient tout neuf. Dans la cohue de la gare RER, quelqu&#8217;un me les a peut-être dérobé? ou sont-ils bêtement tombé par terre? Gris asphalte, tentant de marcher dessus&#8230;(45)</p>
<p>Je ne me rase jamais le dimanche. Question de principe. (46)</p>
<p>Trop sensible, certaines taquineries me blessent plus que de raison. (47)</p>
<p>J&#8217;aime marcher pour repenser aux derniers évènements, chercher de nouvelles idées et m&#8217;emplir de sensations à écrire. Les mots circulent dans ma tête pas après pas. L&#8217;histoire se construit au fil de l&#8217;air respiré. (55)</p>
<p>Pour m&#8217;endormir, je me raconte moi-même des histoires où je suis espion, super-héro, homme politique, amoureux transis, sportif hors pair,&#8230; et parfois d&#8217;autres personnages dans des situations plus (hum) érotiques&#8230; (56)</p>
<p>je flotte dans ces matins brumeux, ces matins ni tout à fait les mêmes ni tout à fait différents, le goût amer du sempiternel café, toujours le même, chaque fois que je traverse le pont, je suis saisis par le fol espoir qu&#8217;il s&#8217;écroule ou qu&#8217;une grande vague l&#8217;emporte, moi avec, le fond sonore de la radio donne l&#8217;illusion que c&#8217;est un autre jour mais quand je rencontre un autre habitué du pont je perds encore mes repères (66)</p>
<p>Je me concentre mieux avec un fond sonore doux, comme un caresse pour les neurones. Donne l&#8217;impression de flotter dans un bain chaud d&#8217;idées sauf quand les acouphènes sont là lancinants. (69)</p>
<p>Il y a ces films qui m&#8217;émeuvent plus que de raison, je ne veux pas en parler. (70)</p>
<p><em>sur une proposition d&#8217;écriture de Marelle Wiki <a title="Marelle Wiki Ecrit 276" href="http://www.marelle.cafewiki.org/index.php?Ecrit%20276" target="_blank">Ecrit 276</a></em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Angoisse déferlante]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2009/03/22/angoisse-deferlante/</link>
<pubDate>Sun, 22 Mar 2009 09:35:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2009/03/22/angoisse-deferlante/</guid>
<description><![CDATA[Je voudrais ne pas trembler respirer avec quiétude sauf que mon corps oppressé sait mieux qui moi ce]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Je voudrais ne pas trembler<br />
respirer avec quiétude<br />
sauf que<br />
mon corps oppressé<br />
sait mieux qui moi<br />
ce qui écrase<br />
sauf que les doutes<br />
comprime ma voix<br />
faible filet de mot<br />
sauf qu&#8217;il n&#8217;en peut plus<br />
de ce flot d&#8217;inquiétude<br />
sauf que l&#8217;angoisse<br />
cette déferlante cherche<br />
à écraser les maigres mots<br />
sauvé à la gorge serrée<br />
sauf que l&#8217;oubli<br />
voudrait tout aspirer<br />
jusqu&#8217;à l&#8217;asphyxie.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[larmes du silence]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2009/03/02/larmes-du-silence/</link>
<pubDate>Mon, 02 Mar 2009 18:18:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2009/03/02/larmes-du-silence/</guid>
<description><![CDATA[Le silence a ses larmes cette pudeur grave des émotions quand tous les mots glissent sur la joue le ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le silence a ses larmes<br />
cette pudeur grave des émotions<br />
quand tous les mots glissent sur la joue</p>
<p>le silence a ses joies<br />
cette pudeur aigüe des émotions<br />
quand tous les mots sourient à des banalités</p>
<p>le silence a ses peurs<br />
cette pudeur paniquée des émotions<br />
quand tous les mots crispent la gorge</p>
<p>le silence est une paix<br />
cette pudeur joyeuse des convives<br />
qui n&#8217;ont plus besoin des mots</p>
<p>pour s&#8217;aimer</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Presque le printemps des sens]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2009/02/27/presque-le-printemps-des-sens/</link>
<pubDate>Fri, 27 Feb 2009 18:32:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2009/02/27/presque-le-printemps-des-sens/</guid>
<description><![CDATA[Le beau temps après l&#8217;hiver est la paix des sens, le corps qui revit, les yeux s&#8217;élargis]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le beau temps après l&#8217;hiver est la paix des sens, le corps qui revit, les yeux s&#8217;élargissent d&#8217;horizons chaleureux (ou presque), le cerveau se détend et croque toutes les perles des sensations, laisser aller la sensualité des ses et le calme des ambiances, les passants sont plus légers, les discussions aussi et les lèvres cherchent à se rencontrer.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[quand la danse vient au corps]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2009/02/15/quand-la-danse-vient-au-corps/</link>
<pubDate>Sun, 15 Feb 2009 16:20:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2009/02/15/quand-la-danse-vient-au-corps/</guid>
<description><![CDATA[quand la danse vient au corps l&#8217;espoir de rire n&#8217;est plus en trop il s&#8217;amuse de ce]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>quand la danse vient au corps<br />
l&#8217;espoir de rire n&#8217;est plus en trop<br />
il s&#8217;amuse de cette scintillante jubilation<br />
les sens clairvoyants<br />
aimer bouger l&#8217;un contre l&#8217;autre<br />
plus qu&#8217;un prélude<br />
une vraie implosion insensée<br />
désir d&#8217;en finir avec la fragmentation<br />
être deux soi</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Entre les mots]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2008/04/28/entre-les-mots/</link>
<pubDate>Mon, 28 Apr 2008 16:22:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2008/04/28/entre-les-mots/</guid>
<description><![CDATA[Entre les mots des espaces Blanche parole qui C&#8217;est balbutier qui est Tout dire est ce que? da]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Entre les mots</p>
<p style="padding-left:30px;">des   espaces</p>
<p>Blanche parole  qui</p>
<p style="padding-left:30px;">C&#8217;est balbutier qui est</p>
<p>Tout dire   est   ce                     que?</p>
<p style="padding-left:60px;">dans un souffle, tout entendre qu&#8217;on ne voudrait</p>
<p>Silence     traces de phrases à dire</p>
<p style="padding-left:60px;">chercher, chercher,                   chercher,                                chercher,</p>
<p>Saisir la légère turbulence indicible que</p>
<p style="padding-left:30px;">
<p style="padding-left:60px;">Et s&#8217;arrêter quand trop d&#8217;écho envahit</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Micro-fictions]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2007/10/13/micro-fictions-7/</link>
<pubDate>Sat, 13 Oct 2007 16:42:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2007/10/13/micro-fictions-7/</guid>
<description><![CDATA[1/ Marcher dans la rue Comme le dit la chanson, je marche seul et anonyme dans cette grande ville. M]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>1/ Marcher dans la rue</strong></p>
<p>Comme le dit la chanson, je marche seul et anonyme dans cette grande ville. Mes pas appuient sans cesse sur le macadam et je marche au hasard. Les panneaux des rues guident à peine mon chemin. C&#8217;est dimanche et les passants s&#8217;enfuient eux aussi décidés et pressés vers des lieux précis. Les magasins sont fermés et les rues trop propres. On pourrait se croire dans un rêve. Je croise un homme mal fagoté qui parle seul, comme s&#8217;il s&#8217;engueulait avec sa femme. Un chien me fait sursauter en me dépassant comme un dératé. Au premier étage d&#8217;un immeuble, j&#8217;entends la mélodie mal assurée d&#8217;un piano. Soudain au détour d&#8217;une rue, la foule est là, écoutant au milieu d&#8217;une place un groupe de musique.</p>
<p><strong>2/ Dépression commerciale</strong></p>
<p>Une jeune femme seule traîne les pieds d&#8217;une boutique à l&#8217;autre. Le centre commercial semble une vaine distraction à sa légère tristesse. Sa chevelure cuivrée et son port altier intriguent tout autant qu&#8217;ils dissuadent les regards. J&#8217;attrape au vol les murmures d&#8217;un vieux: &#8220;si jeune et déjà fatiguée de vivre&#8221;. Il s&#8217;en suit une détonation. Tout le monde est saisis d&#8217;immobilité pendant une fraction de seconde. Chacun se fait son film pendant ce bref laps de temps: attaque à main armé, attentat,&#8230; Le vieux et moi nous regardons en pensant la même chose: suicide? Non, un énorme pétard qui a fait résonner son écho dans les méandres du centre. Quant à notre jeune femme, elle a disparu&#8230;</p>
<p><strong>3/ Étrange fin de journée</strong></p>
<p>Je quitte le travail plein de projets. La journée pleine de contrariétés aurait dû m&#8217;alerter. J&#8217;entends la sirène du SAMU. La circulation fuse autour de mon vélo. Je passe à côté d&#8217;une femme hurlant contre son enfant qui se débat. vlam, vlam,&#8230; vlam, vlam, le train me double à grande vitesse sans crier gare. L&#8217;ambiance de cette fin de journée ne me plaît pas du tout. La lumière si belle de ce coucher de soleil cligne soudain comme une fin du monde, contraste trop paisible avec la tension perceptible dans les rues. D&#8217;autres sirènes retentissent, la police et les pompiers, peut-être une autre ambulance. Dans lesembouteillages du soir, le calme n&#8217;est qu&#8217;une façade fragile, inquiétante. J&#8217;aimerais être déjà rentré et avoir échappé aux risques de cette étrange fin de journée.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Carte postale poétique]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2007/09/02/carte-postale-poetique/</link>
<pubDate>Sun, 02 Sep 2007 08:12:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2007/09/02/carte-postale-poetique/</guid>
<description><![CDATA[Contre la gangue du quotidien métallique Danser légère dans l&#8217;hiver comme un rêve de plage azu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://tikopia.wordpress.com/files/2007/09/collage-poetique.jpg" title="Collage poétique Recto"><img src="http://tikopia.wordpress.com/files/2007/09/collage-poetique.thumbnail.jpg" alt="Collage poétique Recto" /></a></p>
<p><a href="http://tikopia.wordpress.com/files/2007/09/collagepoetique_2.jpg" title="Collage poétique Verso"><img src="http://tikopia.wordpress.com/files/2007/09/collagepoetique_2.thumbnail.jpg" alt="Collage poétique Verso" /></a></p>
<p>Contre la gangue du quotidien métallique<br />
Danser légère dans l&#8217;hiver<br />
comme un rêve de plage azur<br />
et dans le murmure d&#8217;un chat<br />
Enflammer le brouillard<br />
pour qu&#8217;il devienne embruns<br />
sur mon visage heureux</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Micro-fictions]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2007/08/24/micro-fictions-6/</link>
<pubDate>Fri, 24 Aug 2007 18:47:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2007/08/24/micro-fictions-6/</guid>
<description><![CDATA[1/ La confiture La confiture bouillonne dans le chaudron. Je perds la notion du temps avec cette mét]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>1/ La confiture</strong></p>
<p>La confiture bouillonne dans le chaudron. Je perds la notion du temps avec cette météo uniformément pluvieuse. Je suis enfermée dans la gangrène poisseuse de cette maison vieillissante. Plus goût à rien. Je pourrais laisser s&#8217;embraser la mixture de fruits et de sucre s&#8217;il n&#8217;y avait cette petite musique. A peine audible. Je cherche sans relâche à la situer. C&#8217;est le mystère qui me tient encore debout.</p>
<p><strong>2/ &#8220;Si j&#8217;avais su&#8230; &#8220;</strong><br />
Elle marche avec sa meilleure amie dans le parc. Ses bras moulinant dans tous les sens trahissent un énervement, une colère, un désarroi,&#8230;? Son amie écoute, tantôt hochant la tête affirmativement, tantôt figeant sa tête dans une expression de réprobation, tantôt levant les yeux au ciel, tantôt faisant la moue,&#8230; parfois cherchant vainement à placer une phrase&#8230; Les joggeurs à contre-courant sont obligés de contourner les deux importunes enfermées dans leur bulle. Les mains décrivent et dénombrent sans que cela puisse être compréhensible. La tension monte avec des mots méchants qui volent à droite et à gauche. Certains coureurs arborent une mine réprobatrice. Quand elles passent près de moi, l&#8217;agitée semble effondrée et déclame péremptoire: &#8220;si j&#8217;avais su, j&#8217;aurais fait autrement&#8221;</p>
<p><strong>3/ L&#8217;exposition</strong><br />
Me voici à nouveau en train de déambuler dans une exposition photo. C&#8217;est pour lui faire plaisir. Je déambule en souriant plus attentif aux visiteurs qu&#8217;aux images. Je supporte ce moment d&#8217;ennui en la voyant détailler chaque photo et lire les explications parsemées dans les salles. Je me distrais en écoutant les conversations savantes ou banales et en observant les tenues vestimentaires. Vers la fin, je me décide à jeter un oeil afin de pouvoir dire deux ou trois phrases bien senties à la sortie et aussi à nos amis communs. Soudain une photo me glace. Je pourrais être de papier, ce papier, dans cette image.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Palimpseste Souchon]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2007/08/14/palimpseste-souchon/</link>
<pubDate>Tue, 14 Aug 2007 17:51:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2007/08/14/palimpseste-souchon/</guid>
<description><![CDATA[Les mots sont là au ras des pâquerettes, tel un baiser sur le pont des arts qui s&#8217;enfuit Rive ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Les mots sont là au ras des pâquerettes, tel un baiser sur le pont des arts qui s&#8217;enfuit Rive gauche pour éviter le mépris des Foules sentimentales, la musique swingue comme un carterpillar , danse folle pour regarder Sous les jupes des filles, atroce bye-bye à l&#8217;été, regret des maillots transparents, s&#8217;éclabousser dans la mer houleuse, rire c&#8217;est déjà ça, oublier l&#8217;icône James Bond qui tue tout le monde, fuir c&#8217;est déjà ça, et surtout ne pas passer notre amour à la machine, écrire c&#8217;est lancer des balles aux oreilles profanes, les délices de l&#8217;amour, c&#8217;est la vie montgolfière avec les filles électriques qui ne riment pas avec Arlette mais marmonnent avec toutes les stars crinolines, celles qui nous ont menti comme de vieux mots maudits hurlant le bonheur sans raison.</p>
<p><em>inspiré des paroles ou des titres des chansons d&#8217;Alain Souchon</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[micro-fictions]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2007/06/27/micro-fictions-5/</link>
<pubDate>Wed, 27 Jun 2007 08:32:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2007/06/27/micro-fictions-5/</guid>
<description><![CDATA[1/ C&#8217;est dimanche. C&#8217;est dimanche! La radio crépite sa musique au lieu des habituelles i]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>1/ C&#8217;est dimanche.</p>
<p>C&#8217;est dimanche! La radio crépite sa musique au lieu des habituelles informations. Germaine découvre parfois de nouveaux airs de classique. Perdue dans ses pensées musicales, elle laisse refroidir son bol de café posé tristement sur le napperon du dimanche. Qu&#8217;importe! Elle goûte le calme d&#8217;une rue vidée de ses voitures. Germaine aère sa chambre à coucher. Chouette! Pas de ménage aujourd&#8217;hui. Elle laissera sa couette toute la journée sur le rebord de la fenêtre. De loin, on a l&#8217;impression d&#8217;un balcon fleurie. Germaine fait minutieusement sa toilette et s&#8217;habille avec son tailleur clair. Chic! Elle adore être chic. Elle se parfume et vérifie son chignon avant de sortir. Aujourd&#8217;hui sa promenade sera différente, elle passera devant l&#8217;église qu&#8217;elle évite soigneusement tous les jours, pour se rendre à la Mairie. Germaine en rate jamais une élection même si elle ne comprend plus très bien la politique. Depuis plusieurs années, elle applique la même méthode: elle fixe intensément les photographies de chaque candidat ou candidate. Elle cherche celui ou celle qui lui paraît le plus franc et le plus honnête, quand elle n&#8217;arrive pas à se décider elle vote blanc. Devant la Mairie, elle a un petit coup de fatigue cette fois. Germaine s&#8217;assoie sur le banc et regarde passer les gens, les voitures, les oiseaux, les enfants et les nuages. C&#8217;est dimanche et pourtant tout semble si différent et soudain si pesant.</p>
<p>2/ 320 km/heure</p>
<p>Doucement plaqué contre le siège, je sens l&#8217;accélération. Le TGV Est fonce sans décoller. C&#8217;est mon premier voyage en train. Je devrais faire un voeu. C&#8217;est la première fois que je quitte l&#8217;Alsace. Je devrais faire un voeu. Je n&#8217;ai pas le coeur à faire des voeux. Je pars me soigner à la capitale. Mes yeux vivant s&#8217;imprègne des multiples reflets des paysages qui passent très vite, trop vite, comme la vie&#8230; Je découvre un ailleurs incertain, comme ma vie. Deux petits enfants sautent sur leur siège, cours dans les allés, dessinent trente seconde, avalent leursmarties et font une bise à leur père. Indifférents à la vitesse et à ce qui les entoure, les enfants sont tout à leur bouillonnement vital. Mon frère vit à Paris depuis qu&#8217;on s&#8217;est fâché après la guerre. On ne supportait pas de voir en l&#8217;autre notre propre lâcheté. Je ne sais pas quelle peur sera la plus forte, celle de son rejet, celle de mourir sans lui avoir parlé.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[mélo profondeur]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2007/06/23/melo-profondeur/</link>
<pubDate>Sat, 23 Jun 2007 09:36:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2007/06/23/melo-profondeur/</guid>
<description><![CDATA[La voix frissonne sa douce tristesse elle cherche l&#8217;assurance des instruments la mélodie blues]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><font size="2"><span style="font-family:Arial;">La voix frissonne sa douce tristesse</span><br />
<span style="font-family:Arial;">elle cherche l&#8217;assurance des instruments</span><br />
<span style="font-family:Arial;">la mélodie blues percute sur les doigts du guitariste</span><br />
<span style="font-family:Arial;">mélo mélancolie mélodrame mélo mélancolie mélodrame etc&#8230;</span><br />
<span style="font-family:Arial;">(air folk)    (air rock)</span><br />
<span style="font-family:Arial;">la voix cherche note après note la joie d&#8217;avant</span><br />
<span style="font-family:Arial;">le disque danse sur la platine</span><br />
<span style="font-family:Arial;">course autour des mots à peine feuler</span><br />
<span style="font-family:Arial;">trop difficile à dire</span><br />
<span style="font-family:Arial;">trop peur</span><br />
<span style="font-family:Arial;">la voix se cache derrière les autres sons,</span><br />
<span style="font-family:Arial;">les guitares dévoreuses,</span><br />
<span style="font-family:Arial;">la percussion à peine présente,</span></font></p>
<p><font size="2"> <span style="font-family:Arial;">trop</span><br />
<span style="font-family:Arial;">trop difficile</span><br />
<span style="font-family:Arial;">dire</span><br />
<span style="font-family:Arial;">la voix suspendue suggère avant que</span><br />
</font></p>
<p><em>d&#8217;après la <font size="2"><a href="http://www.marelle.cafewiki.org/index.php?Ecrit%20188" title="Proposition 188 de Marelle" target="_blank">proposition 188</a> de l&#8217;atelier d&#8217;écriture sur Marelle (08/06/2007):</font></em></p>
<dl> </dl>
<dl>
<dd><font size="2"><em> L&#8217;espace d&#8217;un instant. La traduction la plus sensible, la plus immédiate d&#8217;une expérience, celle du quotidien, de la sensualité, de l&#8217;amour, de l&#8217;approche de la mort, de l&#8217;Invisible. L&#8217;expérience d&#8217;une écriture des profondeurs, dans une fragilité du poème.</em></font><font size="2">     </font></dd>
</dl>
<dl> </dl>
<p style="font-family:Arial;"> <font size="2"><strong><em>(Appareils)</em>, Frédérique Guétat-Liviani, Farrago / Léo Scheer, 2002.</strong></font></p>
<p><font size="2"><br />
</font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[micro-fictions 3]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2007/03/27/micro-fictions-3/</link>
<pubDate>Tue, 27 Mar 2007 20:14:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2007/03/27/micro-fictions-3/</guid>
<description><![CDATA[1/ Chez le dentiste Impossible de tenir en place. J&#8217;imagine ce que le dentiste est en train de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style="font-weight:bold;">1/ Chez le dentiste</span></p>
<p>Impossible de tenir en place. J&#8217;imagine ce que le dentiste est en train de faire à la jolie jeune fille avant moi. Elle n&#8217;est restée que quelques instants mais j&#8217;ai aimé sa mèche en bataille devant son visage penché sur une revue people. Elle était calme et souriait dans sa lecture. Puis l&#8217;assistante est venue la chercher. Son mouvement était léger et gracieux comme un oiseau qui s&#8217;envole. Je n&#8217;arrive pas à me concentrer ni sur Les Bienveillantes -que je dois absolument finir pour donner mon avis à mon beau-père- ni sur les hebdomadaires d&#8217;informations ni sur les magazines féminins. Je pense à ce boucher qui doit lui charcuter la bouche. J&#8217;ai mal pour elle, j&#8217;ai déjà mal pour moi. En plus, c&#8217;est long. J&#8217;entends d&#8217;ici le bruit de la fraise. Je sens que je vais me sentir mal. Le temps passe. Je regarde la pluie par la fenêtre. J&#8217;en ai marre. Je vais partir. J&#8217;ai trop peur. Je me lève. La porte s&#8217;ouvre. L&#8217;assistante entre accompagnée de la jeune fille en tenue d&#8217;assistante. &#8220;Désolé pour ce petit retard, le docteur et moi devions présenter le cabinet à notre nouvelle stagiaire. Nous sommes tout à vous maintenant.&#8221;</p>
<p><span style="font-weight:bold;">2/ Concert improvisé</span></p>
<p>Je suis bien assis. La guitare commence sur fond léger de batterie. Je regarde la basse se préparer en suivant la partition. La trompette détourne mon regard et emballe le morceau suivi de près par les cymbales. Le thème s&#8217;installe quelques mesures avant de commencer à se déconstruire. Le bassiste frotte et triture ses cordes grinçant une tension sourde à ce moment musical. La batterie se met à hésiter entre deux rythmes alors que la trompette s&#8217;étouffe. On se croirait en plein polar avec la guitare qui s&#8217;acharne sur deux accords. Silence. Puis la trompette reprend crescendo s&#8217;essoufflant toute seule. Tout doucement les autres instruments replacent le thème qui s&#8217;amplifie pour faire gronder les voûtes de ce petit caveau. Tout repars en vrille jusqu&#8217;à l&#8217;assassinat en règle par une batterie tenace et démultiplié. Silence. Je me lève après les applaudissements pour annoncer le titre: &#8220;mort du chanteur de jazz&#8221;.</p>
<p><span style="font-weight:bold;">3/ Mamie voyage</span></p>
<p>- Je vais être en retard. Ne m&#8217;attendez pas.<br />
-&#8230;<br />
- C&#8217;est la SNCF qui fait des siennes.<br />
- &#8230;<br />
- Cette fois-ci&#8230; et bien, ils n&#8217;ont pas trop précisé&#8230; si&#8230; c&#8217;est la locomotive qui est en panne.<br />
-&#8230;<br />
- Comme tu dis, je n&#8217;ai pas de chance. A chaque fois cela tombe sur moi!<br />
- &#8230;<br />
- Oui, je vais dormir à Lyon pour attendre ma correspondance de demain matin.<br />
- &#8230;<br />
- Non, ce n&#8217;est pas la peine que tu rappelles. Je vais me débrouiller. Non! J&#8217;ai l&#8217;habitude&#8230; puisque je te dis NON!<br />
- &#8230;<br />
- Excuse-moi, c&#8217;est l&#8217;énervement du retard&#8230; Tu trouves que c&#8217;est bruyant pour un train&#8230; comme un restaurant&#8230; et&#8230;bien&#8230; c&#8217;est la solidarité entre retardataires&#8230; La SNCF a distribué un casse-croûte et des boissons, cela discute dans une bonne ambiance&#8230; oui avec du vin, d&#8217;où le bruit de bouchon&#8230; la musique, un téléphone qui joue&#8230; un air de classique&#8230; tout le monde n&#8217;écoute pas du rap ou de la techno&#8230; écoutes, je te laisse, je n&#8217;ai plus beaucoup de batterie&#8230; c&#8217;est cela à demain.<br />
- Il va falloir trouver une autre excuse pour la prochaine fois, mon amour. La SNCF a bon dos. A la tienne!</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[micro-fictions]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2007/03/11/micro-fictions-2/</link>
<pubDate>Sun, 11 Mar 2007 14:29:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2007/03/11/micro-fictions-2/</guid>
<description><![CDATA[1/ Indigestion Dans la joie presque dansante de l&#8217;apéritif, je bois et je picore. Je parle et ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>1/ Indigestion</p>
<p>Dans la joie presque dansante de l&#8217;apéritif, je bois et je picore. Je parle et j&#8217;écoute. Les convives virevoltent. Je souris d&#8217;aise. Mes pensées vagabondent ici ou là. Mes yeux parcourent rieur l&#8217;assemblée. Le soulagement est sensible quand lesfêtards s&#8217;attablent. Les conversations se font feutrées et intimes. Le bruit des couverts est à peine perceptible. Les enfants tournent sans cesse les yeux vers la scène sans musiciens et l&#8217;étalage de cadeaux. J&#8217;empile les entrées et les plats principaux ne me résistent pas. Le buffet de fromage est un délice. J&#8217;engouffre les desserts plus par gourmandise que par appétit. La fatigue arrive soudain. L&#8217;alcool fait son effet. J&#8217;ai mal au ventre. Mon crâne devient lourd et brumeux. Encore une fois, je suis bon pour une digestion longue et pénible.</p>
<p>2/ Le café</p>
<p>Je tapote en rythme sur la table ronde du café. La tasse est à moitié vide. J&#8217;attends. Le livre de poche est posé avec le marque page qui dépasse. J&#8217;hésite. La lecture au milieu de toute cette agitation est un voyage plus doux que seul à la maison. J&#8217;ai l&#8217;impression de vivre deux vies en même temps. L&#8217;intensité du bar et des ses clients, la vibration des aventures du livres. Je ne lis que des histoires rocambolesques, de la science-fiction ou des romans d&#8217;aventures. Je suis le héros qui sauve tout le monde et brille de mille éclats. Seulement, j&#8217;attends que le café se remplisse. Pour l&#8217;instant c&#8217;est bien trop calme et cela gâche le plaisir de la lecture. Je ne comprends pas, d&#8217;habitude. La une du journal me rappelle soudain qu&#8217;aujourd&#8217;hui c&#8217;est férié.</p>
<p>3/ Amours métropolitains</p>
<p>Ils s&#8217;embrassent sans que les passages incessants du métro ne les troublent. A 8h00 du matin, ils prolongent la joie nocturne. Le couple frémit d&#8217;aise de voir le regard intrigué des passants courant après le métro. Ils ont l&#8217;allure d&#8217;un couple adultérin se faisant de dernières papouilles avant de retrouver la banalité du quotidien. Il est vrai que l&#8217;état de grâce dure. C&#8217;est sûrement parce qu&#8217;ils forment un couple recomposé. Ils dégustent leur amour avec le goût de l&#8217;expérience. Ils s&#8217;admirent sans illusions. Ils s&#8217;acceptent mutuellement mais sans concession. Depuis plus d&#8217;un an, le couple joue ce petit théâtre de leur bonheur donnant une raison d&#8217;y croire à une adolescente dont les parents se haïssent silencieusement.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[micro-fictions]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2007/02/22/micro-fictions/</link>
<pubDate>Thu, 22 Feb 2007 13:01:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2007/02/22/micro-fictions/</guid>
<description><![CDATA[1/ La gare J&#8217;attends devant le panneau d&#8217;affichage. Le brouhaha du retard résonne autour]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>1/ La gare<br />
J&#8217;attends devant le panneau d&#8217;affichage. Le brouhaha du retard résonne autour de moi. La foule est tendue d&#8217;impatience. Le ballet des hommes-valises s&#8217;est suspendu plein de menaces. Une petite fille rieuse serpente avec sa poupée, chatouillant les pantalons, les robes, les bagages et les murs. Elle sarabande une petite danse avec sa poupée en chiffon. L&#8217;annonce micro crée un raz de marée engloutissant l&#8217;enfant dans les escaliers. J&#8217;attends maintenant pour lui rendre sa poupée.</p>
<p>2/ Le train-1<br />
Ses yeux ouverts ne regardent pas le paysage. Son visage est découpé de rides horizontales. Ses rêves ne sont que des soucis. La jeune femme noire ne voulait pas partir. Elle a pris très peu de bagages. Cela ne va pas duré longtemps. Elle repartira très vite. Forcement. Juste accomplir son devoir. Juste quelques euros pour la belle vie. Décidément elle est ailleurs. Son coeur et son âme ne sont pas partis. C&#8217;est tout juste si son corps traîne dans ce train. Bien rester refermer sur soi. Ne pas prendre le risque de ne pas pouvoir revenir. Son chez soi est malheureux mais c&#8217;est son chez soi.</p>
<p>3/ le train-2<br />
Travailleur fatigué aux odeurs de chantier, il expie sa condition dans un sommeil sans repos. Il est affalé sans retenu sur les deux places de son côté. Quand le train s&#8217;arrête en gare, il sursaute d&#8217;angoisse et demande si c&#8217;est Strasbourg. On le rassure. Il marmonne un merci dans un accent difficile à déterminer. Son sac est grand et gonflé de protubérances. Démarrage sans avoir bouger d&#8217;un iota. Son corps ballote d&#8217;épuisement. La nuit tombe et le train continue. Il sursaute et demande Strasbourg. Toutes les dénégations le rassurent. Il tremble encore quand le sommeil le rattrape à nouveau. Le froid nocturne gagne le wagon. Il est le seul à ne pas se couvrir. Le train ralentit. Il sursaute. Strasbourg? Je lui fais signe que non. Prochaine? Non! Encore deux arrêts. Il respire. En montant les escaliers avec ma lourde valise, je regarde disparaître le train. J&#8217;ai peur pour lui.</p>
<p>4/l&#8217;arrêt de bus<br />
Énervement et piétinement. Le bus n&#8217;est pas en retard mais il me tarde. La musique ouate mon cerveau de basses répétitives. J&#8217;oublie l&#8217;ennui sur les bancs de l&#8217;amphi. Mais il y a ces voitures, toutes ces phares qui passent et repassent devant. J&#8217;ai l&#8217;impression que tout le monde m&#8217;observe. Je piétine. Aucunes connaissances dans le flot automobile. Impossible de pleurer ma douleur, mon humiliation, ma haine. Les boucles électro de mon baladeur abritent ma rage. Je reste hypnotisé par le mouvement incessant des voitures qui entre en résonance avec la musique. Une portière s&#8217;ouvre devant moi et sans réfléchir, je monte.</p>
<p>5/le film<br />
Mal assis devant ce maelström d&#8217;images, je suis fasciné. Laura Dern et son expression suspendue dans un malaise. Ce plateau de cinéma devient un lien incertain entre le tournage et une autre réalité. Est-ce la réalité ou un fantasme en trompe-l&#8217;oeil? Laura Dern est un spectre facétieux qui se cherche et se démultiplie d&#8217;identités en identités. Son visage n&#8217;est qu&#8217;une ampoule instable qui disparaît parfois dans le noir de la pellicule. Je me noie dans une mise en abîme impossible, rêve de cinéma qui rêve d&#8217;un cinéma qui regarde lui-même disparaître ses fantasmes dans un téléviseur qui montre Laura Dern essayant de sortir de son film ou du fantasme de film. Toutes ces images animées et sonores sont un kaléidoscope d&#8217;énigmes dont seul notre inconscient peut faire son miel, à notre insu. Nous ne sommes qu&#8217;un rêve de cinéaste.</p>
<p><em> d&#8217;après la contrainte <a href="http://www.marelle.cafewiki.org/index.php?Ecrit%20169" title="micro-fictions" target="_blank">169</a> (ci-après) de l&#8217;atelier proposé sur la <a href="http://www.marelle.cafewiki.org/index.php" title="Zone d'Activité Poétique" target="_blank">Zone d&#8217;Activité Poétique</a> de <a href="http://blog.liminaire.fr/" title="Bloc-notes de Pierre Menard" target="_blank">Pierre Ménard</a>.</em></p>
<p><em>&#8220;Ecrire une suite de courtes nouvelles, gouffres et bonheurs simples sous forme de micro-fictions, où s’enchaînent événements absurdes, souvenirs infimes, portraits savoureux, récits insouciants s&#8217;inscrivant dans les interstices d&#8217;un quotidien que l&#8217;on observe avec gravité et légèreté.&#8221; </em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[D'après photo]]></title>
<link>http://tikopia.wordpress.com/2006/10/12/dapres-photo/</link>
<pubDate>Thu, 12 Oct 2006 16:10:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Xavier G.</dc:creator>
<guid>http://tikopia.wordpress.com/2006/10/12/dapres-photo/</guid>
<description><![CDATA[recommence le regard blasé ballade sa flemme, l&#8217;image déstabilise l&#8217;indifférence, stupeu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>    recommence le regard blasé ballade sa flemme, l&#8217;image déstabilise l&#8217;indifférence, stupeurs et saisissements, les neurones dissolvent l&#8217;idée, la main frémit sur la peau de l&#8217;appareil, tourne tourne, tourne, genoux à terre, courses et sauts sur les bancs publics, sur les marches, sur les épaules, l&#8217;angle est la tempête du regard, le ravissement de l&#8217;intime, capture d&#8217;une plénitude quifait sens seulement pour soi, le clic relâche la parenthèse, le monde redevient chewing-gum, le corps laissé haletant tremble déjà des photos révélées dans le bain liquide, l&#8217;impatienceà faire battre le coeur, sarabande des rêves à achever</p>
<p>D&#8217;après la proposition d&#8217;écriture:</p>
<p><em>Expliquer son rapport à l&#8217;acte photographique, cette opération de la photographie, les interrogations qu&#8217;elle implique, et dans cette captation du réel, saisir ce qui fait face à l&#8217;objectif et le mettre en liaison avec le travail de la langue, dans un texte dont le rythme trépidant de la phrase qui se cherche, sinueuse, envahit l&#8217;espace et le révèle. </em><br />
Plus d&#8217;explication et d&#8217;autres textes sur <a href="http://www.marelle.cafewiki.org/index.php" title="Marellewiki">marellewiki</a> à la page <a href="http://marelle.cafewiki.org/index.php?PhotoPoeme" title="PhotoPoeme">PhotoPoem</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
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