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	<title>islamistes &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/islamistes/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "islamistes"</description>
	<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 10:57:38 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Conflit(s) au Yémen]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/27/conflits-au-yemen/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 17:09:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Après la mort, le 3 novembre dernier, d’un garde-frontière et l’incursion de rebelles yéménites sur ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Après la mort, le 3 novembre dernier, d’un garde-frontière et l’incursion de rebelles yéménites sur son territoire, l’Arabie  saoudite est désormais impliquée militairement dans les problèmes sécuritaire du Yémen. Voici quelques éléments pour mieux en  comprendre les enjeux :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/les-forces-saoudiennes-aux-prises-avec-les-rebelles-yemenites.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2684" title="les forces saoudiennes aux prises avec les rebelles yéménites" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/les-forces-saoudiennes-aux-prises-avec-les-rebelles-yemenites.jpg" alt="" width="390" height="310" /></a></p>
<h2><em>Des divisions du passé qui ressurgissent</em></h2>
<p>L’existence du Yémen que l’on connaît actuellement est en fait toute récente. Au XIXe siècle, le pays était divisé en deux  parties, le Nord étant sous la domination de l’empire Ottoman et le Sud étant contrôlé par les Britanniques.</p>
<p>En 1918, la région septentrionale accède à l’indépendance et devient le royaume mutawakkilite du Yémen, gouverné par Yahya  Muhammad Hamid ed-Din, l’imam des zaïdites, une branche de l’islam chiite. En 1962, cette monarchie chiite est renversée par  un coup d’Etat mené par les sunnites et la province prend le nom de République arabe du Yémen (ou Yémen du Nord).</p>
<p>De son côté, la région méridoniale devient la République démocratique populaire du Yémen du Sud après le départ des  Britanniques en 1967 et adopte la doctrine marxiste.</p>
<p>En 1990, les deux entités finissent par fusionner pour former la République du Yémen, présidée par Ali Abdullah Saleh, qui  dirigeait auparavant le Yémen du Nord. Cependant, cette réunification n’est pas synonyme de stabilité. En 1994, le sud du  pays a tenté de faire sécession, sans succès. Puis, à partir de 2004, c’est un mouvement rebelle de la minorité chiite  zaïdite qui commence à faire parler de lui dans le nord, et plus précisement dans la province de Saada.</p>
<h2>
<em>La rebellion Houthiste</em></h2>
<p>Economiquement sous-développée, la province de Saada est un bastion des chiites d’obédience zaïdite. En 1997, Cheikh Hussein  Badr Eddine Al-Houthi fonde un mouvement appelé « <em>Jeunesses croyantes</em> » (shabab al-mu’min). S’estimant opprimés par le régime  du président Saleh, ceux qui se font appeler les « <em>houthistes</em> » prennent les armes en juin 2004.</p>
<p>La mort de son chef, trois mois plus tard, aurait pu porter un coup fatal à la rébellion. Or, il n’en a rien été, bien au  contraire : elle compterait quelques milliers de combattants actuellement, contre seulement 400 il y a cinq ans. Jusqu’à  présent, les combats avec les forces gouvernementales et les insurgés avaient été sporadiques. Mais depuis le mois d’août,  Sanaa est décidé à en finir avec les houthistes, en lançant une vaste offensive militaire.</p>
<p>Ainsi, soi-disant pour éviter d’être encerclés par l’armée yéménites, des rebelles zaïdites sont entrés en Arabie saoudite.  Au cours de cette incursion, un garde-frontière saoudien est tué. Et c’est cet incident qui va ainsi pousser Riadh à  s’impliquer dans ce conflit interne au Yémen, notamment en bombardant les positions houthistes.</p>
<h2><em>Le rôle de l’Iran</em></h2>
<p><a href="http://www.egeablog.net/dotclear/index.php?post/2009/10/27/Y%C3%A9men-%3A-ne-pas-se-laisser-abuser-par-la-g%C3%A9opolitique" target="_blank">Comme l’a souligné le géopolitologue Olivier Kempf,</a> il n’y a pas de preuves d’un éventuel soutien à la rébellion houthiste de la part de l’Iran  chiite. Seulement des présomptions, sur la base de la proximité confessionnelle entre les dirigeants iraniens et les insurgés  zaïdites. Encore que, le chiisme de ces derniers présentent quelques différences dogmatiques avec celui qui est pratiqué à  Téhéran.</p>
<p>Cependant, plusieurs déclarations de responsables du pays des mollahs montrent leur intérêt pour les opérations militaires en  cours contre les houthistes, comme celle du chef d’état-major iranien, le général Hassan Firouzabadi, qui a qualifié  l’intervention saoudienne de « <em>terrorisme d’Etat</em> » susceptible de mettre en danger la région et d’alimenter l’extrémisme dans  le monde musulman. Et même si Maouchehr Mottaki, le ministre iranien des Affaires étrangères a proposé, le 11 novembre, une  coopération avec Sanaa, cela n’a pas empêché un journal ultraconservateur de Téhéran d’assimiler le conflit yéménite à une  attaque « <em>des Arabes contre les chiites</em> ».</p>
<p>Reste que le Yémen et l’Arabie Saoudite accusent l’Iran de soutenir les rebelles. Le 28 octobre dernier, soit quelques jours  avant l’intervention saoudienne, les autorités yéménites avaient annoncé la prise, au large des côtes du nord du pays, d’un  bateau présenté comme étant iranien et chargé d’armes.</p>
<p>Mais si les preuves d’un soutien de Téhéran à la rébellion houthiste ne sont pas formellement établies, il n’en reste pas  moins que ce conflit sert les intérêts iraniens. Depuis la chute de Saddam Hussein et la venue au pouvoir de chiites à  Bagdad, l’Arabie Saoudite et d’autres monarchies du golfe Persique ont une obsession : l’émergence d’un « <em>Croissant chiite</em> »,  qui serait au service d’un possible hégémonie de l’Iran dans la région.</p>
<p>Cette crainte est d’autant plus justifiée qu’une forte minorité chiite (10% de la population) est présente dans la péninsule  arabique. Et l’on ne peut pas dire que les revendications de cette dernière aient souvent été prises en compte dans un pays  où le wahhabisme, c’est à dire l’interprétation rigoriste de l’islam sunnite, est la doctrine officielle. Et le conflit qui  oppose les houthistes au pouvoir central yéménite pourrait bien inspirer les chiites saoudiens, ou du moins. D’où un possible  effet de contagion.</p>
<p>Par ailleurs, il se trouve que les chiites représentent près de 30% de la population de la province saoudienne du Hasa. Or,  le sous-sol de cette dernière recèle une grande partie des réserves pétrolières du royaume… Par conséquent, des troubles  dans cette région affaibliraient Riyad, ce qui pourrait affecter la production d’or noir du pays , au grand bénéfice de l’Iran,  dont les exportations de bruts pourraient être menacées par d’éventuelles sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU en  fonction de son attitude sur la question de son programme nucléaire.</p>
<p>Cette menace de « <em>Croissant chiite</em> » fait que les membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Koweit, Bahreïn,  Oman et les Emirats arabes unis), ainsi que la Jordanie et l’Egypte, soutiennent le Yémen dans sa lutte contre les rebelles  houthistes.</p>
<h2><em>En toile de fond : al-Qaïda</em></h2>
<p>Le réseau al-Qaïda est très actif au Yémen. N’oublions pas que c’est dans le port d’Aden que le destroyer américain USS Cole  avait été la cible d’un attentat attribué à la nébuleuse terroriste, en octobre 2000. Plusieurs attaques et enlèvements  (notamment contre l’ambassade américaine en 2008) ont été revendiqués par les djihadistes locaux.</p>
<p>Récemment, les branches saoudiennes et yéménites d’al-Qaïda ont fusionné en un seul groupe, appelé « <em>Al Qaïda dans la  péninsule arabique</em> » (AQAP). En fait, il semblerait que les fidèles saoudiens d’Oussama ben Laden aient décidé de faire du  Yémen leur base arrière à partir de laquelle ils peuvent mener des actions contre Riyad. C’est de ce pays qu’est venu  l’auteur de la tentative d’attentat d’août dernier, contre le prince saoudien Mohammed Ben Nayef Al-Saoud, le chef de la  lutte antiterroriste.</p>
<p>Bien qu’engagé aux côtés des Etats-Unis dans ce qui est appelé « <em>la guerre contre le terrorisme</em> » depuis le 11 septembre 2001,  le Yémen n’a pas vraiment les moyens pour lutter contre al-Qaïda sur son sol. Et ceci est d’autant plus vrai que vient  s’ajouter le conflit contre les houthites. L’armée yéménite, qui bénéficie d’un budget qui représente 6% du PIB et 40% des  dépenses de l’Etat, ne dispose pas d’effectifs suffisants et d’armements assez modernes pour mener une lutte sur deux fronts. Aussi, c’est la raison pour laquelle les militants d’al-Qaïda sont relativement en sécurité au Yémen.</p>
<p>Par ailleurs, même si c’est pour des raisons différentes, le gouvernement central et les combattants islamistes partagent le  même combat contre les houthistes. C’est sans doute pour cela que le président Saleh aurait recruté des djihadistes  « <em>repentis</em> » pour mener des opérations contre les rebelles zaïdites, mais aussi contre les « <em>ennemis de l’Etat</em> », c’est à dire  les militants marxistes nostalgiques de la République démocratique populaire du Yémen Sud, dont le marxisme en fait des  athées.</p>
<p>Enfin, le 10 novembre, un des responsables de l’AQAP, Mohammed ben Abdel Rahman al-Rachid, s’en était pris aux chiites,  considérés comme hérétiques, et donc aux Iraniens. « <em>La menace (ndlr: des chiites) contre l’islam et son peuple est bien plus  importante que celle des juifs et des chrétiens</em> » avait-il affirmé dans un enregistrement sonore repéré par SITE Intelligence,  le groupe américain spécialisé dans la surveillance des activités islamistes sur Internet.</p>
<p>« <em>Nous appelons la nation à être aux côtés des (ndlr: sunnites) avec tous leurs moyens contre le danget de l’Iran et des  fidèles à la foi chiite dans la région</em> » avait-il poursuivi. « <em>Ne voyez-vous ni n’entendez-vous les aspirations des houthis au  Yémen et leur incursion contre les sunnites ?</em> » avait-il aussi demandé.</p>
<p>Cependant, al-Qaïda continue de s’en prendre aux autorités yéménites. En effet, Bassam Tarbush, un haut responsable  anti-terroriste, a été assassiné par des membres du réseau terroriste. Enlevé en juin dernier, il aurait payé son implication  dans l’élimination d’Ali Qaed Sunian al-Harithi, alias Abu Ali, lors d’une frappe aérienne réalisée par un drone américain en  2002. Enfin, le 5 novembre dernier, l’AQAP-Yémen a revendiqué une embuscade qui avait fait six tués parmi les forces de  sécurité yéménites.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : <a href="http://www.opex360.com/2009/11/27/conflits-au-yemen/">http://www.opex360.com/2009/11/27/conflits-au-yemen/</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un an après Bombay, un terrorisme de plus en plus global]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/23/un-an-apres-bombay-un-terrorisme-de-plus-en-plus-global/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 21:09:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Marie-France Calle Bombay commémore le premier anniversaire des attaques du 26 novembre 2008. D]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Marie-France Calle</em></p>
<p><strong>Bombay commémore le premier anniversaire des attaques du 26 novembre 2008. D&#8217;un caractère sans précédent, préparées avec minutie et d&#8217;une incroyable cruauté, elles ont coûté la vie à près de 200 personnes. A l&#8217;heure où la capitale économique et financière de l&#8217;Inde se souvient, les Etats-Unis viennent d&#8217;arrêter à Chicago deux hommes d&#8217;origine pakistanaise. Liés au Lashkar-e-Taiba, un groupe islamiste basé au Pakistan, ils auraient aidé à orchestrer les attentats de Bombay. Selon le FBI, ils étaient en train d&#8217;en préparer de nouveaux. En Inde, mais aussi au Danemark. Le terrorisme se fait de plus en plus global, et c&#8217;est loin d&#8217;être rassurant. </strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/affiche-de-l-hotel-the-taj-mahal-palace.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2571" title="affiche de l'hôtel The Taj Mahal Palace" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/affiche-de-l-hotel-the-taj-mahal-palace.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a> </p>
<p>L&#8217;arrestation, il y a trois semaines, de David Coleman Headley, Daood Gilani de son vrai nom, et de son comparse Tahawwur Hussain Rana, remet en perspective le modus operandi du terrorisme dans le sous-continent indien et, à vrai dire, dans le monde entier. Comme le soulignait récemment le Washington Post, nous sommes désormais en présence d&#8217;un &#8221; <em>terrorisme transatlantique </em>&#8220;. Non seulement les opérations visant à tuer le maximum de gens en des lieux très précis de la planète, peuvent être fomentées n&#8217;importe où, y compris en Amérique, mais elles deviennent de plus en plus sophistiquées. Effrayant, relève le quotidien. [1]</p>
<p>&#8221; <em>Headley et le businessman de Chicago Tahawwur Hussain Rana sont suspectés d&#8217;être des militants islamistes. Ils ne sont pas accusés d&#8217;avoir tenté d&#8217;attaquer les Etats-Unis, mais de monter des opérations à l&#8217;étranger, bénéficiant d&#8217;un relatif anonymat sur le territoire américain. Le profil des deux hommes a quelque chose de nouveau, et les autorités américaines observent cette évolution avec inquiétude</em><strong> </strong>&#8220;, relève le Post dans son édition du 20 novembre. Poursuivant : &#8221; <em>Un responsable (américain) du contre-terrorisme a qualifié de véritable révélation (&#8220;eye-opening&#8221;) les résultats de l&#8217;enquête, qui affirment que les deux hommes travaillaient avec deux organisations terroristes basées au Pakistan liées à Al-Qaïda, le Lashkar-e-Taiba et le Harkat-e-Jihad-e-Islami. Pour d&#8217;autres, cela rappelle qu&#8217;Al-Qaïda et ses émules continuent d&#8217;essayer de construire un réseau opérationnel aux Etats-Unis</em> &#8220;.</p>
<p>Une fois encore, hélas, <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/19/AR2009111900336.html">la filière remonte au Pakistan</a>. Le New York Times allant, pour sa part, jusqu&#8217;à affirmer que Headley et Rana avaient le <a href="http://www.samaylive.com/news/pakistans-former-military-officer-coconspirator-of-headley-nyt/668299.html">soutien d&#8217;une section de l&#8217;establishment militaire pakistanais</a>. Dans la foulée, des militaires à la retraite auraient d&#8217;ailleurs été arrêtés au Pakistan.</p>
<p>Selon les premières enquêtes menées en Inde, Headley aurait non seulement aidé à orchestrer les attentats du 26/11/2008 à Bombay, mais, au cours des derniers mois, il en aurait préparé d&#8217;autres. A Bombay, à Pune (150 kms au sud-est de Bombay), voire à Delhi. &#8221; <em>Nous passons au peigne fin toutes les villes indiennes où s&#8217;est rendu Headley, et enquêtons auprès de toutes les personnes qu&#8217;il a rencontrées</em> &#8220;, a déclaré Palaniappan Chidambaram, le ministre indien de l&#8217;Intérieur.</p>
<p><strong>Reste que pour Headley et Rana, l&#8217;Inde n&#8217;était pas la seule cible. Il y avait aussi le Danemark. </strong></p>
<p>&#8221; <em>David Coleman Headley, 49 ans, et Tahawwur Hussain Rana, 48 ans, sont accusés d&#8217;avoir prémédité un attentat contre le quotidien danois Jyllands-Posten. Le but était de tuer un rédacteur et un caricaturiste du journal pour avoir publié, en 2005, 12 caricatures du Prophète Mahommet, ce qui avait enflammé une bonne partie du monde musulman</em> &#8220;, relève l&#8217;agence <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/19/AR2009111900336.html">Associated Press</a>.</p>
<p>Ces révélations alarmantes ne manqueront pas de peser sur les commémorations du 26 novembre. A Pune, Headley se serait fait passer pour Juif afin d&#8217;infiltrer la Chabad House (le Centre Loubavitch) de la ville. Or, il y a un an, la Chabad House de Bombay a été prise d&#8217;assaut par les <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/impacts-de-balles-du-cafe-leopold.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2572" title="impacts de balles du Café Léopold" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/impacts-de-balles-du-cafe-leopold.jpg?w=300" alt="" width="300" height="224" /></a>terroristes. Le rabbin Gavriel Holtzberg et son épouse Rivka, ainsi que plusieurs hôtes, on été tués. Le petit Moshe, leur fils âgé de deux ans à l&#8217;époque, a été miraculeusement épargné grâce au courage de sa nourrice indienne, Sandra Samuel. J&#8217;y reviendrai dans une nouvelle note et dans Le Figaro. Pour l&#8217;heure, je vous livre une ou deux photos, prises à Bombay, où je me trouve actuellement. Outre celle de l&#8217;affiche placardée sur une palissade de l&#8217;Hôtel Taj Mahal (en haut), il y a celles des impacts de balles au Café Léopold, où les terroristes ont tiré à la cantonnade.</p>
<p>&#8230; Et où le garde de sécurité ne laisse entrer aucun client sans l&#8217;avoir soumis à son détecteur de métaux &#8221; <em>made in Israël</em> &#8220;. &#8221; <em>Super efficace !</em> &#8220; lance-t-il. Preuve de la coopération entre l&#8217;Inde et Israël dans la lutte contre le terrorisme.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/detecteur-de-metaux-israelien.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2574" title="détecteur de métaux israélien" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/detecteur-de-metaux-israelien.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a></p>
<p>Une chose est sûre, si tous mes interlocuteurs, ici, affirment qu&#8217;il faut aller de l&#8217;avant, ne pas se laisser intimider par &#8221; <em>une poignée de terroristes venus du Pakistan</em> &#8220;, selon les termes de l&#8217;un d&#8217;entre eux, tout le monde sait aussi que l&#8217;Inde n&#8217;est pas à l&#8217;abri de nouvelles attaques. L&#8217;affaire Headley-Rana vient de le mettre cruellement en lumière. A point nommé.</p>
<p>&#160;</p>
<p>[1] : <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/19/AR2009111904061.html">http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/19/AR2009111904061.html</a></p>
<p>Source : le Figaro <a href="http://blog.lefigaro.fr/inde/2009/11/un-terrorisme-de-plus-en-plus.html">http://blog.lefigaro.fr/inde/2009/11/un-terrorisme-de-plus-en-plus.html</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Stratégie impériale pour un nouvel ordre mondial: les origines de la Troisième Guerre mondiale]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/20/strategie-imperiale-pour-un-nouvel-ordre-mondial-les-origines-de-la-troisieme-guerre-mondiale/</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 22:59:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Andrew Gavin Marshall Introduction Face à l’effondrement économique mondial, les perspectives d’]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Andrew Gavin Marshall</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/lanneau-dasie-centrale.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2488" title="l'anneau d'Asie Centrale" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/lanneau-dasie-centrale.jpg" alt="" width="450" height="300" /></a></p>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p>Face à l’effondrement économique mondial, les perspectives d’une guerre à l’échelle internationale s’intensifient. Historiquement, les périodes de déclin impérial et de crises économiques sont marquées par la guerre et une violence accrue. La chute des grands empires européens a été stigmatisée par les Première et Seconde Guerres mondiales, et par la Grande dépression qui a eu lieu entre ces deux guerres.</p>
<p>Le monde assiste actuellement au déclin de l’Empire étatsunien, en soi un produit de la Seconde Guerre mondiale. En tant que toute-puissance d’après-guerre, les États-Unis ont dirigé le système monétaire international et ont régné en champion et arbitre de l’économie politique mondiale.</p>
<p>Afin de gérer cette dernière, les États-Unis ont créé la plus grande et la plus puissante force militaire de l’histoire. Le contrôle permanent de l’économie mondiale nécessite une activité et une présence militaire permanentes.</p>
<p>Maintenant que l’empire étatsunien et l’économie politique mondiale sont en déclin et s’effondrent, les perspectives d’une fin violente de l’ère impériale étatsunienne augmentent dramatiquement.</p>
<p>Cet essai se divise en trois parties. La première couvre la stratégie géopolitique des États-Unis et de l’OTAN depuis la fin de la guerre froide, au début du nouvel ordre mondial, en dressant les grandes lignes de la stratégie impériale occidentale ayant mené à la guerre en Yougoslavie et à la « <em>guerre au terrorisme</em> ». La seconde partie est une analyse de la nature des « <em>révolutions des fleurs</em> » ou « <em>révolutions de couleur</em> » dans la stratégie impériale étatsunienne et met l’accent sur l’instauration d’une hégémonie en Europe de l’Est et en Asie centrale. La troisième partie examine l’aspect de la stratégie impériale qu’est la construction d’un nouvel ordre mondial, en se penchant sur les conflits grandissants en Afghanistan, au Pakistan en Iran, en Amérique latine, en Europe de l’Est et en Afrique, ainsi que le potentiel qu’ont ces conflits de déclencher une nouvelle guerre mondiale contre la Chine et la Russie.</p>
<h2>Définir une nouvelle stratégie impériale</h2>
<p>En 1991, avec la chute de l’Union soviétique, les États-Unis et l’OTAN on dû réinventer le rôle joué par leur politique étrangère dans le monde. La Guerre froide servait de justification à l’expansion impérialiste des États-Unis à travers le monde, ayant pour objectif d’« <em>endiguer</em> » la menace soviétique. L’OTAN a elle-même été créée et a existé uniquement dans les but de forger une alliance antisoviétique. Avec la disparition de l’URSS, l’OTAN n’avait plus de raisons d’exister et les États-Unis devaient trouver une nouvelle raison pour leur stratégie impérialiste dans le monde.</p>
<p>En 1992, le département de la Défense, sous la direction du secrétaire à la Défense Dick Cheney [futur vice-président sous George Bush Jr] a demandé au secrétaire adjoint à la Défense du Pentagone (Under Secretary of Defense for Policy) Paul Wolfowitz [futur secrétaire adjoint de George Bush Jr et président de la Banque mondiale] de rédiger un document sur la défense pour guider la politique étrangère du pays dans l’ère post-guerre froide, appelée communément « nouvel ordre mondial ».</p>
<p>Le document Defense Planning Guidance a été coulé en 1992 et a révélé ceci : « <em>Dans une nouvelle déclaration générale à l’étape finale d’écriture, le département de la Défense affirme que la mission politique et militaire des États-Unis dans l’ère post-guerre froide sera de s’assurer qu’aucune autre superpuissance rivale ne soit autorisée à émerger en Europe de l’Ouest, en Asie ou dans les territoires de l’ancienne Union Soviétique. Le document confidentiel défend un monde dominé par une superpuissance, dont la position peut être perpétuée par un comportement constructif et une force militaire suffisant à dissuader tout pays ou groupe de défier la primauté des États-Unis.</em> »</p>
<p>En outre, « <em>la nouvelle ébauche dépeint un monde dans lequel il y a une puissance militaire dominante, dont les leaders “doivent conserver les mécanismes visant même à décourager les compétiteurs potentiels d’aspirer à un rôle régional ou mondial supérieur”</em> ». Parmi les défis nécessaires à la suprématie étatsunienne, le texte « <em>réclamait des guerres régionales contre l’Irak et la Corée du Nord</em> » et identifiait la Chine et la Russie comme ses plus grandes menaces. Par ailleurs, il « suggère que les États-Unis pourraient aussi considérer l’élargissement des engagements de sécurité aux pays d’Europe de l’Est et de l’Ouest, semblablement à ceux de l’Arabie Saoudite, du Koweït et d’autres États arabes le long du Golfe persique ». [1]</p>
<h2>L’OTAN et la Yougoslavie</h2>
<p>Les guerres en Yougoslavie dans les années 1990 ont servi de justification au maintien de l’existence de l’OTAN dans le monde et à étendre les intérêts impériaux étatsuniens en Europe de l’Est.</p>
<p>La Banque mondiale et le FMI ont préparé le terrain pour la déstabilisation de la Yougoslavie. Après la mort de son dictateur de longue date, Josip Tito, en 1980, une crise de leadership s’est développée dans l’État. En 1982, des officiels de la politique étrangère étatsunienne ont organisé un ensemble de prêts du FMI et de la Banque mondiale, sous le nouveau Programme d’ajustement structurel (PAS), afin de faire face à la crise de la dette de 20 milliards de dollars US. Les prêts du PAS ont eu pour effet de « <em>dévaster l’économie et la politique […] La crise économique menaçait la stabilité politique […] et risquaient d’aggraver les tensions ethniques latentes</em> ». [2]</p>
<p>En 1989 Slobodan Milosevic est devenu président de la Serbie, la république la plus grande et la plus puissante des républiques yougoslaves. En 1989 toujours, le premier ministre yougoslave est allé aux États-Unis rencontrer le président George H.W. Bush afin de négocier un autre plan d’aide financière. En 1990, le programme de la Banque mondiale et du FMI est entré en vigueur et les dépense de l’État yougoslave allaient au paiement de la dette. En conséquence, les programmes sociaux ont été démantelés, la monnaie a été dévaluée, on a gelé les salaires et les prix ont augmenté. Les « <em>réformes ont attisé les tendances sécessionnistes nourris par les facteurs économiques aussi bien que par les divisions ethniques, assurant pratiquement la sécession de facto de la république</em> » et menant à la sécession de la Croatie et de la Slovénie en 1991. [3]</p>
<p>En 1990, la communauté du renseignement des États-Unis a publié un rapport de synthèse du renseignement (National Intelligence Estimate) prédisant le démantèlement de la Yougoslavie, l’éclatement d’une guerre civile, en rejetant par la suite le blâme de la future déstabilisation sur le président serbe Milosevic. [4]</p>
<p>En 1991, un conflit a éclaté entre le Yougoslavie et la Croatie lorsqu’elle a, elle-aussi, déclaré son indépendance. Un cessez-le-feu a été conclu en 1992. Pourtant, les Croates ont poursuivi de petites offensives militaires jusqu’en 1995 et ont également participé à la guerre en Bosnie. En 1995, la Croatie a entrepris l’opération Tempête dans le but de récupérer la région de Krajina. Un général croate a récemment été traduit en justice à La Haye pour crimes de guerre durant cette bataille, un affrontement clé dans l’expulsion des Serbes de la Croatie et qui a « <em>cimenté l’indépendance croate</em> ». Les États-Unis ont soutenu l’opération et la CIA a activement fourni des renseignements aux forces croates, ce qui a conduit au déplacement de 150 000 à 200 000 Serbes, en grande partie par le biais du meurtre, du pillage, de villages incendiés et du nettoyage ethnique. [5] L’armée croate a été entraînée par des conseillers étatsuniens et le général en procès a même été personnellement soutenu par la CIA. [6]</p>
<p>L’administration Clinton a donné le feu vert à l’Iran pour qu’il arme les musulmans bosniaques et « <em>de 1992 à janvier 1996, il y a eu un afflux d’armes et de conseillers iraniens en Bosnie</em> ». Qui plus est, « <em>l’Iran et d’autres États musulmans ont aidé à amener des moudjahidin en Bosnie pour livrer la bataille avec les musulmans contre les Serbes, des “saints combattants”  d’Afghanistan, de Tchétchénie, du Yémen et d’Algérie, parmi lesquels certains avaient des liens soupçonnés avec les camps d’entraînement d’Oussama ben Laden en Afghanistan</em> ».</p>
<p>C’est « <em>l’intervention occidentale dans les Balkans [qui] a exacerbé les tensions et a aidé à entretenir les hostilités. En reconnaissant les revendications des groupes et des républiques séparatistes en 1990-1991, les élites occidentales – étatsuniennes, britanniques, françaises et allemandes – ont sapé les structures gouvernementales en Yougoslavie, ont accru l’insécurité, ont attisé le conflit et amplifié les tensions ethniques. Et en offrant un soutien logistique aux différentes parties pendant la guerre, l’intervention occidentale a soutenu le conflit jusqu’au milieu des années 1990. On doit voir sous cet angle le choix qu’a fait M. Clinton de défendre les musulmans bosniaques pour se faire le champion sur la scène internationale, ainsi que les demandes de son administration pour que les Nations Unies lèvent l’embargo sur les armes afin d’armer les musulmans et les Croates contre les Serbes.</em> » [7]</p>
<p>Pendant la guerre en Bosnie, il y « <em>avait une vaste voie de passage secrète pour le trafic d’armes par la Croatie. Elle avait été constituée par les agences clandestines des États-Unis, de la Turquie et de l’Iran, avec la collaboration d’un éventail de groupes islamistes radicaux, incluant des moudjahidin afghans et le Hezbollah pro-iranien</em>. » De plus, « <em>les services secrets de l’Ukraine, de la Grèce et d’Israël s’affairaient à armer les Serbes bosniaques</em> ». [8] L’agence de renseignement allemande, la BND, a également envoyé des cargaisons d’armes aux musulmans bosniaques et à la Croatie pour la lutte contre les Serbes. [9]</p>
<p>Les États-Unis avaient influencé la guerre dans la région de diverses façons. Comme le rapportait <em>The Observer </em>en 1995, un pan important de leur implication se faisait par le biais de « <em>Military Professional Resources Inc (MPRI), une société privée étatsunienne de généraux et d’agents du renseignement à la retraite, située en Virginie. L’ambassade étatsunienne à Zagreb a admis que MPRI entraînait les Croates, avec la permission du gouvernement des États-Unis.</em> » Aussi, les Néerlandais « <em>étaient convaincus que les forces spéciales étatsuniennes étaient impliquées dans l’entraînement de l’armée bosniaque et de l’armée croate de Bosnie (HVO).</em> » [10]</p>
<p>Dès 1988, le leader de la Croatie a rencontré le chancelier allemand Helmut Kohl afin de créer « <em>une politique conjointe pour désunir la Yougoslavie</em> » et amener la Slovénie et la Croatie dans la « <em>zone économique allemande</em> ». Des officiers de l’Armée étatsunienne ont donc été envoyés en Croatie, en Bosnie, en Albanie et en Macédoine en tant que « <em>conseillers</em> » et ont fait appel aux Forces spéciales des États-Unis pour les aider. [11] Durant le cessez-le-feu de neuf mois dans la guerre de Bosnie-Herzégovine, six généraux étatsuniens ont rencontré des dirigeants de l’armée bosniaque pour planifier l’offensive bosniaque qui a mis fin au cessez-le-feu. [12]</p>
<p>En 1996, la mafia albanaise, avec collaboration avec l’Armée de libération du Kosovo (ALK), une organisation de guérilleros militants, a pris le contrôle du gigantesque itinéraire de trafic de drogue des Balkans. L’ALK était liée à d’anciens moudjahidin en Afghanistan, dont Oussama ben Laden. [13]</p>
<p>En 1997, l’ALK a commencé à se battre contre les forces serbes, [14] et en 1998, le département d’État états-unien a enlevé l’ALK de sa liste d’organisations terroristes. [15] Avant et après 1998, l’ALK recevait des armes, de l’entraînement et du soutien des États-Unis et de l’OTAN, et la secrétaire d’État de M. Clinton, Madeleine Albright entretenait une relation  politique étroite avec Hashim Thaci, le dirigeant de l’ALK.</p>
<p>À la fois la CIA et le renseignement allemand, la BND, ont soutenu les terroristes de l’ALK en Yougoslavie avant et après qu’elle ne soit bombardée par l’OTAN en 1999. La BND avait des contacts avec l’ALK depuis le début des années 1990, au moment où l’ALK établissait des contacts avec Al-Qaïda. [17] Les membres de l’ALK étaient entraînés par Oussama ben Laden dans les camps d’entraînement en Afghanistan. Même l’ONU a affirmé que la violence provenait en majorité des membres de l’ALK « <em>particulièrement des alliés de Hashim Thaci</em> ». [18]</p>
<p>Le bombardement de l’OTAN au Kosovo en mars 1999 a été justifié par le faux-semblant suivant : mettre un terme à l’oppression des Albanais du Kosovo par les Serbes, qualifiée de génocide. L’administration Clinton a déclaré qu’au moins 100 000 Albanais du Kosovo étaient portés disparus et qu’ils avaient « <em>peut-être été tués</em> » par les Serbes. Bill Clinton a personnellement comparé les événements du Kosovo avec l’Holocauste. Le département d’État avait avoué craindre que près de 500 000 Albanais étaient mort. Finalement, l’évaluation officielle a réduit ce nombre à 10 000, toutefois, des enquêtes exhaustives ont révélé que moins de 2 500 des décès albanais pouvaient être attribués aux Serbes. Pendant la campagne de bombardements de l’OTAN, entre 400 et 1500 civils serbes ont été tués et l’OTAN a commis des crimes de guerres, dont le bombardement d’une station de télévision serbe et d’un hôpital. [19]</p>
<p>En 2000, le département d’État des États-Unis, en coopération avec la American Enterprise Institute, AEI, a tenu une conférence en Slovaquie sur l’intégration euro-atlantique. Parmi les participants, il y avait des chefs d’État, des officiels des Affaires étrangères et des ambassadeurs de divers États européens, ainsi que des représentants de l’ONU et de l’OTAN. [20] Un correspondance entre un politicien allemand présent à la rencontre et le chancelier allemand a révélé la vraie nature de la campagne de l’OTAN au Kosovo. On y apprenait que les conférenciers ont réclamé une déclaration hâtive de l’indépendance du Kosovo, que la guerre en Yougoslavie était menée dans le but d’élargir l’OTAN, que la Serbie serait exclue indéfiniment du développement européen afin de justifier une présence militaire états-unienne dans la région et que l’expansion était ultimement conçue pour endiguer la Russie. [21]</p>
<p>Élément important, « <em>la guerre créait une raison d’être pour la perpétuité de l’OTAN dans un monde d’après-guerre froide, alors que l’organisation tentait désespérément de justifier son existence et son désir d’expansion</em> ». En outre, « <em>les Russes avaient assumé que l’OTAN se dissoudrait à la fin de la Guerre froide. Au contraire, non seulement l’OTAN s’est élargie, elle est allée en guerre en raison d’une dispute interne dans un pays slave d’Europe de l’Est</em> ». Cela a été vu comme une grande menace. Ainsi, « <em>la guerre de 1999 contre la Yougoslavie est à l’origine de bien des tensions entre les États-Unis et la Russie au cours de la dernière décennie</em> ». [22]</p>
<h2>La guerre au terrorisme et le Project for the New American Century (PNAC)</h2>
<p>Lorsque Bill Clinton est devenu président, les faucons néoconservateurs de l’administration de George H.W. Bush on formé un cercle de réflexion appelée <em>Project for the New American Century</em> <strong>(Projet pour un nouveau siècle états-unien)</strong> ou PNAC. En 2000, ils ont publié un rapport intitulé Rebuilding America’s Defenses: Strategy, Forces, and Resources for a New Century. (Reconstruire la défense des États-Unis : stratégie, forces et ressources pour un nouveau siècle). En se basant sur le document Defense Policy Guidance (Guide de la politique de défense) ils ont déclaré que «<em> les États-Unis doivent conserver suffisamment de forces capables de se déployer rapidement et de gagner de multiples guerres de grande échelle à la fois</em> [23] ». On ajoute, qu’« <em>il est nécessaire de conserver suffisamment de forces de combat pour mener et gagner de nombreuses guerres de théâtre presque simultanées [et que] le Pentagone a besoin de commencer à calculer la force nécessaire pour protéger, indépendamment et en tout temps, les intérêts états-uniens en Europe, en Asie de l’Est et dans le Golfe</em> ». [25]</p>
<p>Fait intéressant, le document indiquait que « <em>depuis des décennies, les États-Unis ont cherché à jouer un rôle davantage permanent en matière de sécurité dans la région du Golfe. Alors que le conflit irrésolu avec l’Irak fournit une justification immédiate, la nécessité d’une force états-unienne substantielle dans le Golfe transcende la question du régime de Saddam Hussein</em> [26] ». Cependant, en préconisant une importante augmentation des dépenses en défense ainsi que l’expansion de l’empire états-unien autour du globe, incluant la puissante destruction de nombreux pays par de grandes guerres de théâtre, le rapport mentionnait qu’« <em>en outre, le processus de transformation, même s’il apporte des changements révolutionnaires, sera probablement de longue durée s’il ne se produit pas d’événement catastrophique et catalyseur, comme un nouveau Pearl Harbor</em> [27] ». Cet événement s’est produit un an plus tard, lors des attentats du 11 septembre. De nombreux auteurs du rapport et membres du PNAC étaient devenus des représentants de l’administration Bush et étaient en position convenable pour mettre leur « <em>projet</em> » à exécution après l’avènement de leur « <em>nouveau Pearl Harbor</em> ».</p>
<p>Les plans pour la guerre étaient « <em>déjà en développement par les boîtes de réflexion d’extrême-droite dans les années 1990, des organisations au sein desquelles des combattants de la Guerre froide issus du cénacle des services secrets, des églises évangéliques et des compagnies de pétrole et d’armement formulaient des plans consternants pour un nouvel ordre mondial</em> ». Afin d’y arriver, « <em>les États-Unis auraient besoin d’utiliser tous les moyens – diplomatiques, économiques et militaires, même des guerres d’agression – pour avoir le contrôle à long terme des ressources de la planète et la capacité d’assurer la faiblesse de tout rival potentiel</em> ».</p>
<p>Parmi les personnes impliquées dans le PNAC et les plans impériaux on trouve “Dick Cheney – vice-président; Lewis Libby – chef d’état-major de M. Cheney; Donald Rumsfeld – secrétaire à la Défense; Paul Wolfowitz – secrétaire de M. Rumsfeld; Peter Rodman – chargé des Affaires de Sécurité mondiale; John Bolton – secrétaire d’État pour le contrôle des armements; Richard Armitage – adjoint du secrétaire d’État; Richard Perle – ancien adjoint du secrétaire à la Défense sous Reagan, aujourd’hui à la tête du Defense Policy Board (conseil des politiques de Défense); William Kristol – directeur du PNAC et conseiller de M. Bush, connu comme le cerveau du président et Zalmay Khalilzad », qui est devenu ambassadeur et en Afghanistan et en Irak après les changements de régimes [28].</p>
<h2>Le « <em>grand échiquier</em> » de Brzezinski </h2>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/ancien-conseiller-a-la-securite-nationale-des-etats-unis-zbigniew-brzezinski.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2490" title="Ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis : Zbigniew Brzezinski" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/ancien-conseiller-a-la-securite-nationale-des-etats-unis-zbigniew-brzezinski.jpg?w=300" alt="" width="300" height="210" /></a>Le stratégiste faucon par excellence, Zbigniew Brzezinski, co-fondateur de la Commission trilatérale avec David Rockefeller, ancien conseiller à la Sécurité nationale et architecte clé de la politique étrangère sous Jimmy Carter, est également l’auteur d’un livre sur la géostratégie états-unienne. M. Brzezinski est par ailleurs membre du Council on Foreign Relations, du groupe Bilderberg et a aussi été membre du conseil d’administration d’Amnistie internationale, du Conseil de l&#8217;Atlantique et de National Endowment for Democracy (NED). À l’heure actuelle, il est administrateur et conseiller au Center for Strategic and International Studies (CSIS), un important cercle de réflexion états-unien.</p>
<p>Dans son livre <em>Le grand échiquier</em>, paru en 1997, Brzezinski a tracé les grandes lignes  d’une stratégie pour les États-Unis dans le monde. Il a écrit : « <em>Pour les États-Unis, le grand prix politique est l’Eurasie. Depuis un demi-millénaire, les affaires mondiales ont été dominées par les pouvoirs eurasiens et les peuples qui se sont battus entre eux pour la domination régionale et ont aspiré au pouvoir mondial.</em> » Il ajoute, « la façon dont les États-Unis “s’y prennent” avec l’Eurasie est critique. L’Eurasie constitue le plus grand continent du globe et représente un axe géopolitique. Un pouvoir dominant l’Eurasie contrôlerait deux des trois régions du monde les plus avancées et les plus productives sur le plan économique. Un simple coup d’œil sur la carte suggère également que la domination de l’Eurasie impliquerait presque systématiquement la subordination de l’Afrique [29].</p>
<p>Il poursuit l’élaboration d’une stratégie pour l’empire états-unien en affirmant qu’« il est impératif qu’aucun opposant eurasien n’émerge, et soit capable de dominer l’Eurasie et, par conséquent, de défier les États-Unis. L’objectif de ce livre est donc de formuler une géostratégie eurasienne approfondie et intégrée [30] ». Il explique : « <em>Deux étapes fondamentales sont donc requises : premièrement, identifier les États eurasiens dynamiques sur le plan géostratégique ayant le pouvoir de provoquer un changement potentiellement important dans la distribution internationale du pouvoir et de déchiffrer les principaux objectifs extérieurs de leurs élites politiques respectives et les conséquences probables de ces aspirations; deuxièmement, formuler des politiques spécifiquement états-uniennes pour compenser, coopter et/ou contrôler ce qui précède</em> [31]. »</p>
<p>Cela signifie qu’il est primordial d’identifier les États qui seraient de potentiels pivots sur lesquels l’équilibre des puissances de la région mettrait fin à la sphère d’influence états-unienne, et qu’il faut ensuite « <em>compenser, coopter et/ou contrôler</em> » de tels États et de telles circonstances. L’Iran serait un exemple : il est l’un des plus grands producteurs de pétrole du monde et détient une position stratégique significative dans l’axe de l’Europe, de l’Asie et du Moyen-Orient. L’Iran pourrait détenir la capacité de modifier l’équilibre des puissances en Eurasie s’il s’alliait étroitement à la Russie ou à la Chine, ou les deux, en leur offrant un important approvisionnement en pétrole de même qu’une sphère d’influence dans le Golfe, rivalisant ainsi l’hégémonie états-unienne dans la région.</p>
<p>M. Brzezinski a supprimé toute subtilité de ses penchants impérialistes et écrit : « <em>Afin de l’exprimer dans une terminologie rappelant l’âge davantage brutal des anciens empires, les trois grands impératifs de la géostratégie sont : prévenir la collusion et maintenir la dépendance sécuritaire entre les vassaux, préserver la protection des tributaires et leur caractère influençable, et finalement empêcher les barbares de s’unir</em> [32]. »</p>
<p>Brzezinski fait référence aux républiques d’Asie centrale sous le nom « <em>Balkans eurasiens</em> » en écrivant : « <em>De plus, d’un point de vue sécuritaire et sur le plan des ambitions historiques elles [républiques d’Asie centrale] sont importantes pour au moins trois de leurs voisins immédiats les plus puissants, à savoir, la Russie, la Turquie et l’Iran, ainsi que pour la Chine, qui démontre un intérêt politique accru envers la région. Mais les Balkans eurasiens constituent un trésor économique potentiel et sont infiniment plus importants pour cette raison : une énorme concentration de gaz naturel et de réserves de pétrole se trouve dans cette région, en plus d’importants minéraux, dont l’or</em> [33]. » Il ajoute :« <em>Il s’ensuit que l’intérêt principal des États-Unis est d’aider à s’assurer qu’aucun pouvoir à lui seul arrive à contrôler cet espace géopolitique et que la communauté internationale y ait accès économiquement et financièrement, sans entraves</em> [34] ». Voilà un illustre exemple du rôle des États-Unis en tant qu’engin impérial : le pays pratique une politique étrangère impériale conçue pour maintenir ses positions stratégiques, mais dont le but « <em>infiniment plus important</em> » est d’abord, de sécuriser le « <em>trésor économique</em> » pour la « <em>communauté internationale</em> ». En d’autres termes, les États-Unis constituent une hégémonie impériale œuvrant pour les intérêts financiers internationaux.</p>
<p>Brzezinski a également avertit que « <em>les États-Unis pourraient devoir déterminer la façon de composer avec les coalitions régionales qui cherchent à évincer le pays de l’Eurasie, menaçant ainsi son statut de puissance mondiale</em> [35] ». Il « <em>met au premier plan la tactique et la manipulation afin de prévenir l’émergence d’une coalition hostile qui pourrait tôt ou tard chercher à défier la primauté états-unienne</em> ». Ainsi, « <em>la tâche la plus urgente consiste à s’assurer qu’aucun État ou ensemble d’États acquière la capacité d’expulser les États-Unis de l’Eurasie ou même de diminuer de manière significative son rôle décisif d’arbitre</em> [36] ».</p>
<h2>La guerre au terrorisme et l’impérialisme excessif</h2>
<p>En 2000, le Pentagone a publié un document appelé Joint Vision 2020, qui expose brièvement un projet destiné à accomplir ce qu’ils nomment « <em>Full Spectrum Dominance</em> » (domination sous tous ses aspects), en tant que modèle pour le département de la Défense dans le futur. « <em>La domination sous tous ses aspects signifie la capacité des forces états-uniennes, agissant seules ou avec des alliés, de vaincre n’importe quel adversaire et de contrôler n’importe quelle situation pour l’ensemble des opérations militaires.</em> » Le rapport «  <em>aborde la domination sous tous ses aspects dans l’ensemble des conflits, de la guerre nucléaire aux grandes guerres de théâtre, en passant par les contingences de plus petite échelle. Il touche également aux situations imprécises comme le maintien de la paix et l’aide humanitaire n’impliquant pas de combat</em> ». On mentionne également «<em> le développement d’un réseau d’informations mondial offrant un environnement propice à la supériorité décisionnelle</em> [37] ».</p>
<p>Comme l’expliquait l’économiste politique Ellen Wood, « <em>la domination sans frontières de l’économie mondiale et des nombreux États qui l’administrent nécessite une action militaire sans fin, dans l’intention ou dans le temps</em> [38] ». Elle ajoute : « <em>La domination impériale dans une économie capitaliste mondiale requière un équilibre délicat et contradictoire entre l’abolition de la compétition et le maintien des conditions qui génèrent des marchés et des profits dans les économies en compétition. Il s’agit des contradictions les plus fondamentales du nouvel ordre mondial</em> [39]. »</p>
<p>Après le 11 septembre, la « <em>doctrine Bush</em> » a été mise en place. Elle réclamait « <em>un droit exclusif et unilatéral à l’attaque préventive, partout et en tout temps, libre de tout accord international, afin de s’assurer que</em> <em>leurs forces seront assez fortes pour dissuader des adversaires potentiels de se développer militairement dans l’espoir de surpasser ou d’égaler la puissance des États-Unis</em> [40] ».</p>
<p>L’OTAN a entrepris la première invasion terrestre de toute son histoire avec l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan en octobre 2001. En réalité, la guerre afghane avait été planifiée avant les événements du 11 septembre, avec la rupture d’un important marché de pipeline entre des compagnies pétrolières occidentales et les talibans. La guerre en soi a été orchestrée en été 2001, avec le plan fonctionnel pour aller en guerre à la mi-octobre [41].</p>
<p>D’un point de vu géopolitique, l’Afghanistan est extrêmement important, car « <em>le transport de tout le combustible fossile du bassin de la mer Caspienne à travers la Russie ou l’Azerbaïdjan accroîtrait énormément le contrôle politique et économique de la Russie sur les républiques d’Asie centrale, ce que l’Ouest a précisément tenté de prévenir pendant 10 ans. Le faire passer par l’Iran enrichirait un régime que les États-Unis cherchent à isoler. Envoyer le combustible par le long chemin de la Chine, en passant complètement à côté des considérations stratégiques, se ferait à un coût prohibitif. Si les pipelines passaient toutefois par l’Afghanistan, cela permettrait aux États-Unis de poursuivre à la fois son objectif de “diversification de l’approvisionnement énergétique” et de pénétrer les marchés les plus lucratifs du monde</em> [42] ».</p>
<p>Comme le soulignait le San Francisco Chronicle, à peine deux semaines après les attaques du 11 septembre, « <em>au-delà de la détermination états-unienne de se venger des auteurs de l’attentat, au-delà de la probabilité de batailles interminables provoquant davantage de pertes civiles dans les mois et les années à venir, les enjeux cachés dans la guerre au terrorisme peuvent se résumer en un seul mot : pétrole</em> ». Le quotidien explique en outre que « <em>la carte des sanctuaires de terroristes et des cibles au Moyen-Orient et en Asie centrale est également, dans une mesure extraordinaire, la carte des principales sources d’énergie mondiales au 21<sup>e</sup> siècle. La défense de ces ressources énergétiques, au lieu d’être une simple confrontation entre l’Islam et l’Ouest – sera la première étincelle du conflit mondial qui perdurera dans les prochaines décennies</em> ».</p>
<p>Au nombre des multiples États notables où il y a un croisement entre le terrorisme, le pétrole et les réserves de gaz, et qui sont d’une importance capitale pour les États-Unis et l’Ouest, on trouve l’Arabie Saoudite, la Lybie, le Bahreïn, les Émirats du Golfe, l’Iran, l’Irak, l’Égypte, le Soudan, l’Algérie, le Turkménistan, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, la Tchétchénie, la Géorgie et l’est de la Turquie. Fait marquant, « <em>cette région compte plus de 65 % de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel</em> ». Aussi, « <em>inévitablement, bien des gens verront la guerre contre le terrorisme comme une guerre pour le compte des états-uniennes Chevron, ExxonMobil et Arco, de la française TotalFinaElf; de la britannique British Petroleum et de la et néerlandaise Royal Dutch Shell et d’autres géantes multinationales, lesquelles ont investi des centaines de milliards de dollars dans la région</em> [43] ».</p>
<p>Ce n’est pas un secret que la guerre en Irak était étroitement liée au pétrole. À l’été 2001, Dick Cheney a organisé une Energy Task Force (unité d’intervention sur l’énergie), qui constituait une série de rencontres extrêmement secrètes, où l’on déterminait la politique énergétique des États-Unis. Lors de ces rencontres, ainsi que par divers moyens de communication, M. Cheney et ses assistants se sont entretenus avec de hauts représentants et des dirigeants de Shell Oil, British Petroleum (BP), Exxon Mobil, Chevron, et Conoco [44]. Lors de la réunion qui s’est tenue avant le 11 septembre et avant que l’on ne mentionne une guerre en Irak, des documents traitant des champs pétrolifères, des pipelines, des raffineries et des terminaux ont été présentés et ont fait l’objet de discussions. « <em>Sur des documents saoudiens et émiratis figurait également une carte de tous les champs pétrolifères, pipelines, raffineries et terminaux pétroliers de chaque pays</em> [45]. » Depuis, Royal Dutch Shell et British Petroleum ont toutes deux reçu d’importants contrats pour développer les champs pétrolifères iraquiens [46]. </p>
<p>La guerre en Irak, tout comme la guerre en Afghanistan, servent des intérêts stratégiques dans cette région : en grande partie, des intérêts spécifiquement états-uniens, et, en général, des intérêts impériaux de l’Occident. Ces guerres ont été particulièrement conçues pour éliminer, menacer ou endiguer les pouvoirs régionaux, ainsi que pour y instaurer directement plusieurs douzaines de bases militaires, établissant ainsi, de manière ferme, une présence impériale. Le but de cette entreprise vise largement les joueurs important de la région et tend spécifiquement à encercler la Russie et la Chine et à menacer leur accès aux réserves régionales de pétrole et de gaz. L’Iran est désormais cerné, par l’Irak d’un côté et l’Afghanistan de l’autre.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>La première partie de cet essai a tracé les grandes lignes de la stratégie impériale des États-Unis et de l’OTAN visant à entrer dans le nouvel ordre mondial après le démantèlement de l’Union Soviétique. Le but principal visait à encercler la Russie et la Chine et à prévenir l’émergence d’une nouvelle superpuissance. Les États-Unis devaient agir à titre d’hégémonie impériale, servant les intérêts financiers internationaux dans l’imposition d’un nouvel ordre mondial. La prochaine partie de cet essai examine les « <em>révolutions de couleur</em> » à travers l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, lesquelles perpétuent la politique d’endiguement de la Russie et de la Chine, en contrôlant l’accès aux principales réserves de gaz naturel et leurs voies de transport. Les « <em>révolutions de couleur</em> » ont été une force cruciale de la stratégie géopolitique, et leur analyse est  essentielle à la compréhension du nouvel ordre mondial.</p>
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<p></em>Article original en anglais: <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=15686" target="_new">An Imperial Strategy for a New World Order</a>, publié le 16 octobre 2009.</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>[1]           Tyler, Patrick E. U.S. Strategy Plan Calls for Insuring No Rivals Develop: A One Superpower World. The New York Times: March 8, 1992. <a href="http://work.colum.edu/~amiller/wolfowitz1992.htm">http://work.colum.edu/~amiller/wolfowitz1992.htm</a></p>
<p>[2]           Louis Sell, Slobodan Milosevic and the Destruction of Yugoslavia. Duke University Press, 2002: Page 28. Michel Chossudovsky, Dismantling Former Yugoslavia, Recolonizing Bosnia-Herzegovina. Global Research: February 19, 2002: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370</a></p>
<p>[3]           Michel Chossudovsky, Dismantling Former Yugoslavia, Recolonizing Bosnia-Herzegovina. Global Research: February 19, 2002: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370</a></p>
<p>[4]           David Binder, Yugoslavia Seen Breaking Up Soon. The New York Times: November 28, 1990</p>
<p>[5]           Ian Traynor, Croat general on trial for war crimes. The Guardian: March 12, 2008: <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2008/mar/12/warcrimes.balkans">http://www.guardian.co.uk/world/2008/mar/12/warcrimes.balkans</a></p>
<p>[6]           Adam LeBor, Croat general Ante Gotovina stands trial for war crimes. The Times Online: March 11, 2008: <a href="http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article3522828.ece">http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article3522828.ece</a></p>
<p>[7]           Brendan O’Neill, &#8216;You are only allowed to see Bosnia in black and white&#8217;. Spiked: January 23, 2004: <a href="http://www.spiked-online.com/Articles/0000000CA374.htm">http://www.spiked-online.com/Articles/0000000CA374.htm</a></p>
<p>[8]           Richard J. Aldrich, America used Islamists to arm the Bosnian Muslims. The Guardian: April 22, 2002: <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2002/apr/22/warcrimes.comment/print">http://www.guardian.co.uk/world/2002/apr/22/warcrimes.comment/print</a></p>
<p>[9]           Tim Judah, German spies accused of arming Bosnian Muslims. The Telegraph: April 20, 1997: <a href="http://www.serbianlinks.freehosting.net/german.htm">http://www.serbianlinks.freehosting.net/german.htm</a></p>
<p>[10]         Charlotte Eagar, Invisible US Army defeats Serbs. The Observer: November 5, 1995: <a href="http://charlotte-eagar.com/stories/balkans110595.shtml">http://charlotte-eagar.com/stories/balkans110595.shtml</a></p>
<p>[11]         Gary Wilson, New reports show secret U.S. role in Balkan war. Workers World News Service: 1996: <a href="http://www.workers.org/ww/1997/bosnia.html">http://www.workers.org/ww/1997/bosnia.html</a></p>
<p>[12]         IAC, The CIA Role in Bosnia. International Action Center: <a href="http://www.iacenter.org/bosnia/ciarole.htm">http://www.iacenter.org/bosnia/ciarole.htm</a></p>
<p>[13]         History Commons, Serbia and Montenegro: 1996-1999: Albanian Mafia and KLA Take Control of Balkan Heroin Trafficking Route. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[14]         History Commons, Serbia and Montenegro: 1997: KLA Surfaces to Resist Serbian Persecution of Albanians. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[15]         History Commons, Serbia and Montenegro: February 1998: State Department Removes KLA from Terrorism List. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[16]         Marcia Christoff Kurop, Al Qaeda&#8217;s Balkan Links. The Wall Street Journal: November 1, 2001: <a href="http://www.freerepublic.com/focus/fr/561291/posts">http://www.freerepublic.com/focus/fr/561291/posts</a></p>
<p>[17]         Global Research, German Intelligence and the CIA supported Al Qaeda sponsored Terrorists in Yugoslavia. Global Research: February 20, 2005: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=431">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=431</a></p>
<p>[18]         Michel Chossudovsky, Kosovo: The US and the EU support a Political Process linked to Organized Crime. Global Research: February 12, 2008: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8055">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8055</a></p>
<p>[19]         Andrew Gavin Marshall, Breaking Yugoslavia. Geopolitical Monitor: July 21, 2008: <a href="http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-07-21/breaking-yugoslavia/">http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-07-21/breaking-yugoslavia/</a></p>
<p>[20]         AEI, Is Euro-Atlantic Integration Still on Track? Participant List. American Enterprise Institute: April 28-30, 2000: <a href="http://www.aei.org/research/nai/events/pageID.440,projectID.11/default.asp">http://www.aei.org/research/nai/events/pageID.440,projectID.11/default.asp</a></p>
<p>[21]         Aleksandar Pavi, Correspondence between German Politicians Reveals the Hidden Agenda behind Kosovo&#8217;s &#8220;Independence&#8221;. Global Research: March 12, 2008: <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8304">http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8304</a></p>
<p>[22]         Stephen Zunes, The War on Yugoslavia, 10 Years Later. Foreign Policy in Focus: April 6, 2009: <a href="http://www.fpif.org/fpiftxt/6017">http://www.fpif.org/fpiftxt/6017</a></p>
<p>[23]         PNAC, Rebuilding America’s Defenses. Project for the New American Century: September 2000, page 6: <a href="http://www.newamericancentury.org/publicationsreports.htm">http://www.newamericancentury.org/publicationsreports.htm</a></p>
<p>[24]         Ibid. Page 8</p>
<p>[25]         Ibid. Page 9</p>
<p>[26]         Ibid. Page 14</p>
<p>[27]         Ibid. Page 51</p>
<p>[28]         Margo Kingston, A think tank war: Why old Europe says no. The Sydney Morning Herald: March 7, 2003: <a href="http://www.smh.com.au/articles/2003/03/07/1046826528748.html">http://www.smh.com.au/articles/2003/03/07/1046826528748.html</a></p>
<p>[29]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Pages 30-31</p>
<p>[30]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page xiv</p>
<p>[31]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 41</p>
<p>[32]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 40</p>
<p>[33]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 124</p>
<p>[34]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 148</p>
<p>[35]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 55</p>
<p>[36]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 198</p>
<p>[37]         Jim Garamone, Joint Vision 2020 Emphasizes Full-spectrum Dominance. American Forces Press Service: June 2, 2000:<br />
 <a href="http://www.defenselink.mil/news/newsarticle.aspx?id=45289">http://www.defenselink.mil/news/newsarticle.aspx?id=45289</a></p>
<p>[38]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 144</p>
<p>[39]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 157</p>
<p>[40]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 160</p>
<p>[41]         Andrew G. Marshall, Origins of Afghan War. Geopolitical Monitor: September 14, 2008:<br />
<a href="http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-09-14/origins-of-the-afghan-war/">http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-09-14/origins-of-the-afghan-war/</a></p>
<p>[42]         George Monbiot, America&#8217;s pipe dream. The Guardian: October 23, 2001:<br />
<a href="http://www.guardian.co.uk/world/2001/oct/23/afghanistan.terrorism11">http://www.guardian.co.uk/world/2001/oct/23/afghanistan.terrorism11</a></p>
<p>[43]         Frank Viviano, Energy future rides on U.S. war. San Francisco Chronicle: September 26, 2001:<br />
<a href="http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/chronicle/archive/2001/09/26/MN70983.DTL">http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/chronicle/archive/2001/09/26/MN70983.DTL</a></p>
<p>[44]         Dana Milbank and Justin Blum, Document Says Oil Chiefs Met With Cheney Task Force. Washington Post: November 16, 2005:<br />
<a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/11/15/AR2005111501842_pf.html">http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/11/15/AR2005111501842_pf.html</a></p>
<p>[45]         Judicial Watch, CHENEY ENERGY TASK FORCE DOCUMENTS FEATURE MAP OF IRAQI OILFIELDS. Commerce Department: July 17, 2003: <a href="http://www.judicialwatch.org/printer_iraqi-oilfield-pr.shtml">http://www.judicialwatch.org/printer_iraqi-oilfield-pr.shtml</a></p>
<p>[46]         TERRY MACALISTER, Criticism as Shell signs $4bn Iraq oil deal. Mail and Guardian: September 30, 2008: <a href="http://www.mg.co.za/article/2008-09-30-criticism-as-shell-signs-4bn-iraq-oil-deal">http://www.mg.co.za/article/2008-09-30-criticism-as-shell-signs-4bn-iraq-oil-deal</a></p>
<p> Al-Jazeera, BP group wins Iraq oil contract. Al Jazeera Online: June 30, 2009: <a href="http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/06/200963093615637434.html">http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/06/200963093615637434.html</a></p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Irak est encore loin d'une normalisation, selon Denis Bauchard]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/20/lirak-est-encore-loin-dune-normalisation-selon-denis-bauchard/</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 20:36:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/20/lirak-est-encore-loin-dune-normalisation-selon-denis-bauchard/</guid>
<description><![CDATA[Par George Malbrunot Le Figaro s’est procuré le « papier » que Denis Bauchard, ancien diplomate et s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par George Malbrunot</em></p>
<p><strong>Le Figaro s’est procuré le « <em>papier</em> » que Denis Bauchard, ancien diplomate et spécialiste du Moyen-Orient à l’Institut français des relations internationales, vient de rédiger à l’issue de son séjour à Bagdad, pour le compte, notamment, des autorités françaises. Il m’a paru intéressant de vous livrer les conclusions tirées par cet analyste, bon connaisseur de l’Irak.</strong></p>
<p> <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/un-jeune-garcon-apprend-le-violon-pres-de-bagdad.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2485" title="un jeune garçon apprend le violon près de Bagdad" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/un-jeune-garcon-apprend-le-violon-pres-de-bagdad.jpg" alt="" width="450" height="315" /></a></p>
<p><strong>Bagdad est méconnaissable</strong> avec ses multiples check points gardés conjointement par des militaires irakiens et des forces de protection fournies par les contractors et ses murs anti-déflagration qui enlaidissent encore une ville ingrate.</p>
<p>Chaque bâtiment officiel est une forteresse fortement gardée et protégée. Ainsi Bagdad a toutes les apparences d’une ville en état de guerre même si l’ennemi reste invisible.</p>
<p>Cependant derrière ce quadrillage pesant, la vie continue, le pays recommence à retrouver une certaine normalité, la réalité irakienne apparaît dans toute sa complexité.</p>
<p>Après plus de trente ans de régime baathiste, huit ans de guerre meurtrière ave l’Iran et treize ans de sanctions internationales particulièrement rudes, l’Irak reste encore un pays sinistré même si, l’optimisme aidant, il a touché le fond de la détresse et apparaît de nouveau sur une pente ascendante de réconciliation politique et de reconstruction économique.</p>
<div id="more-more">
<div><strong>1 &#8211; Une situation sécuritaire en voie d’amélioration.</strong></div>
<div>
<p>Après l’enfer des années 2006 et 2007, la combinaison du &#8220;<em>surge</em>&#8221; (sursaut), une certaine lassitude chez les insurgents, et l’affirmation de l’autorité du premier ministre, Nouri al-Maliki, ont permis d’améliorer les conditions de sécurité. Selon les chiffres officiels, le nombre d’incidents, qui a atteint son niveau le plus élevé entre juin 2006 et septembre 2007, a été ramené en septembre 2009 au niveau mensuel le plus bas enregistré depuis l’intervention américaine en 2003.</p>
<p>Cependant les chiffres pour ce même mois &#8211; 125 morts civils et 198 hostile incidents – montrent que cette sécurité est relative et que le risque présenté par les IED – improvised explosive device – reste présent. Les deux attentats spectaculaires du 19 août et du 25 octobre derniers à Bagdad ont touché sciemment des bâtiments publics, symboles du pouvoir, et les personnes qui se trouvaient à proximité : le bilan dans chaque cas &#8211; plus de cent morts et près de six cents blessés- remet-il en cause les progrès constatés par ailleurs ?</p>
<p>Officiellement on veut croire que ces attentats meurtriers, dont les auteurs n’ont pas été identifiés, ne sont que les derniers soubresauts de mouvements terroristes sur la défensive, voire en voie d’éradication. Le &#8220;<em>surge</em>&#8221; en combinant des actions militaires avec des mesures à caractère politique visant notamment à la réconciliation entre les communautés chiites et sunnites a permis de réduire de façon spectaculaire le niveau des violences et a contribué à démanteler le réseau d’Al Qaïda dont la capacité de nuisance a fortement diminuée.</p>
<p>Il n’en reste pas moins que d’autres groupes hostiles existent encore : des insurgés baathistes irréductibles, certaines milices chiites hostiles au gouvernement, des groupes liés à la brigade Al Qods, troupe d’élite des Gardiens de la Révolution, ou aux services de renseignements iraniens.</p>
<p>L’Iran a joué dans les derniers mois un rôle d’apaisement, notamment auprès des partisans de Moqtada al Sadr, comme du Conseil supérieur islamique en Irak. Il n’est pas impossible qu’il modifie son attitude dans la perspective de sauver d’une défaite électorale ces mouvements, voire pour répondre à de nouvelles menaces de sanctions qui seraient suscitées par les Etats-Unis dans le cadre de l’ONU.</p>
<p>Les mois qui viennent verront à la fois l’accélération du retrait des troupes américaines – en août 2010, il ne restera plus que 50.000 hommes &#8211; et la tenue des élections législatives. Ils représentent une période très sensible pour le gouvernement irakien. En toute hypothèse l’agglomération de Bagdad et la région de Kirkouk sont deux zones où les risques de violences demeurent. Comme l’a déclaré à plusieurs reprises le général Petraeus, les progrès constatés restent encore « <em>fragiles et réversibles</em> ».</p>
<p><strong> 2- Une normalisation de la vie politique.</strong></p>
<p>Les Irakiens semblent s’adapter aux règles du jeu très nouveau pour eux de la démocratie, même si son fonctionnement reste quelque peu chaotique et relève d’un régime d’assemblée, méfiante à l’égard de l’exécutif.</p>
<p>La perspective des prochaines élections législatives, qui devraient déboucher sur la formation d’un nouveau gouvernement, se prête aux grandes manœuvres politiques. Le premier ministre Maliki bénéficie d’une réelle popularité auprès de la population, qui lui sait gré d’avoir rétabli la souveraineté du pays vis à vis des Etats-Unis en signant le SOFA, accord sur le retrait des troupes américaines, et d’avoir contribué à rétablir une certaine sécurité. Aux yeux de l’opinion, son bilan est positif. Il ne cache pas sa volonté de se succéder à lui-même. La coalition qu’il met en place, bien nommée « <em>Etat de droit</em> », vise à élargir son assise électorale en y incluant des notables sunnites influents et à marginaliser les partis ou factions les plus proches de l’Iran, comme les Sadristes et le Conseil supérieur islamique d’Irak.</p>
<p>En fait, le jeu est encore très ouvert entre plusieurs coalitions qui essaient d’émerger. Il est probable qu’aucune d’entre elles n’aura la majorité au parlement et qu’il faudra mettre sur pied un gouvernement multipartite ou une multi-coalition. Dans ce contexte les grands dossiers en suspens ne seront pas réglés avant les élections (de janvier), et devront l’être par le futur gouvernement. Il en est ainsi notamment de la révision de la Constitution, réclamée par les sunnites, de la création d’une compagnie pétrolière nationale et de la répartition des revenus du pétrole entre le gouvernement fédéral et les provinces, du statut de la région de Kirkuk revendiquée par les Kurdes qui remettent en cause la politique d’arabisation menée par Saddam Hussein.</p>
<p>Le système politique irakien, avec un parlement élu à la représentation proportionnelle intégrale, relève donc d’un régime d’assemblée avec lequel le gouvernement est en perpétuel dialogue. La longueur des débats, leur caractère confus, la défense des intérêts communautaires et claniques, et la volonté de tout contrôler témoignent du rôle grandissant du parlement et des difficultés du gouvernement à faire prévaloir des solutions de compromis.</p>
<p>Cependant, par delà ses divisions, l’objectif de la majorité chiite de la population reste de conserver un pouvoir dont elle était écartée depuis la création de l’Irak. C’est un acquis qu’elle entend préserver avec détermination.</p>
<p><strong>3 – Une économie en cours de reconstruction.</strong></p>
<p>L’économie irakienne et les infrastructures publiques sont à reconstruire. Six ans après la chute du régime baathiste, le pays reste sinistré, comme en témoigne l’ampleur des besoins : à titre d’exemples, seulement 11 % de la population a accès à l’eau potable ; plus de la moitié de la population n’a d’électricité que de façon intermittente ; plus de deux millions de logements sont nécessaires pour répondre à l’afflux de la population dans les grands centres urbains.</p>
<p>A l’ampleur des besoins en équipements, il faut ajouter la désorganisation des services publics, et la fuite des élites essentiellement vers la Jordanie et la Syrie. On évalue à trois cent mille le nombre de cadres dont le retour est souhaité par les autorités.</p>
<p>Certes l’Irak, qui a bénéficié d’une annulation de sa dette à l’égard du Club de Paris à hauteur de 80 %, dispose de ressources financières importantes et connaît actuellement une phase de croissance soutenue. Malgré la crise mondiale, l’Irak aura en 2009 un taux de croissance de l’ordre de 8 % ; sa balance des paiements dégage un large excédent, de l’ordre de 15 Mds/$ en 2008, lui permettant d’accumuler des réserves de change (plus de 15 mois d’importations).</p>
<p>Cependant la forte dépendance de l’Irak à l’égard des hydrocarbures, qui représentent la quasi-totalité des recettes d’exportation comme des recettes budgétaires, rend cette économie très sensible à l’évolution des quantités produites et à celle des prix du pétrole sur le marché mondial. La production de pétrole continue de stagner à 2 M/bj, soit au niveau atteint avant 2003. L’objectif est de la tripler sur une période de six ans, pour qu’elle atteigne 6 M/bj.</p>
<p>Certes, l’Irak est une éponge imbibée d’hydrocarbures et les réserves prouvées sont considérables.Ceci suppose cependant à la fois une rénovation des installations existantes qui sont vétustes et des investissements massifs dans ce secteur. Cet objectif paraît très ambitieux compte tenu de la lourdeur des procédures d’appel d’offre, des conditions de sécurité encore précaires et de l’évolution du marché pétrolier.</p>
<p>En fait, le principal point de blocage reste un système économique obsolète, encore fortement étatisé et qui est resté à l’écart de la mondialisation. Le programme de privatisation régulièrement annoncé n’est toujours pas mis en œuvre à quelques exceptions près, notamment dans le secteur bancaire. Un programme de modernisation de l’Etat, débouchant sur une bonne gouvernance est en cours.</p>
<p>On peut s’interroger toutefois sur la bonne volonté des ministres qui entendent gérer leur administration de façon autonome pour leur propre bénéfice ou celui de leur clan. Parmi les handicaps, il convient également de souligner l’ampleur de la corruption, à tous les niveaux, qui a conduit Transparency International à inscrire l’Irak parmi les pays les plus corrompus du monde.</p>
<p>S’agissant de la reconstruction du pays, un premier programme de l’ordre de 400 Mds/$ est en cours d’élaboration, avec comme secteur prioritaire : celui des ressources hydrauliques (eau potable, irrigation) et les infrastructures de transport (Port d’Oumm Qasr, chemin de fer, métro de Bagdad). L’impression demeure cependant qu’il s’agit plus d’une shopping list que d’un véritable plan de reconstruction dérivant d’une stratégie à moyen terme.</p>
<p>Face à des ministres très jaloux de leur domaine de compétences et d’un ministère du Plan à faible autorité, il n’est pas sûr que le Higher Monitoring Committee présidé par un proche collaborateur du Premier ministre, qui doit assurer la coordination de l’ensemble de projets d’équipement, puisse imposer son autorité.</p>
<p>Ainsi l’évolution, qui devrait conduire l’Etat failli actuel à un Etat fonctionnant normalement en bonne gouvernance, sera-t-elle très lente. Ce constat contribue à expliquer une réelle prudence des entreprises et des investisseurs étrangers.</p>
<p><strong>4- Un pays qui entretient des relations difficiles avec ses voisins.</strong></p>
<p>La normalisation des relations de l’Irak avec les pays du Moyen-Orient, notamment ses voisins, est lente et assortie de nombreuses crispations.</p>
<p>L’Arabie saoudite, qui a du mal à accepter l’apparition dans son voisinage immédiat d’un pays à gouvernement chiite, n’a pas normalisé ses relations avec l’Irak : elle n’a toujours pas nommé d’ambassadeur à Bagdad. Les brimades dont est victime l’importante communauté chiite des provinces orientales de l’Arabie, la suspicion que Riyad apporte non seulement son soutien à la minorité sunnite irakienne mais apporte aussi aux insurgents un appui politique et financier voire en armements, entretiennent un contentieux et un climat de méfiance.</p>
<p>Quant à la Syrie, le gouvernement Maliki reste persuadé qu’elle continue à appuyer et à servir de base arrière à des groupes sunnites armés et hostiles au gouvernement légal.</p>
<p>La relation avec l’Iran est placée sous le signe de l’ambiguïté. Même si les principaux responsables du nouvel Irak sont chiites et ont vécu en exil en Iran, une certaine distance existe également. Certes la personnalité de l’ayatollah Sistani, qui a la nationalité iranienne, est respectée : sa volonté de calmer le jeu et son opposition passée à l’égard de l’ayatollah Khomeiny et au velayat-e-faqi sont connues. Mais l’influence pour ne pas dire l’ingérence iranienne en Irak est à la fois économique, politique et humaine. A l’évidence la brigade Al Qods, est active en Irak. Ses liens avec des milices ou groupes hostiles au gouvernement sont avérés. Officiellement, l’Iran est un pays ami et le président Talabani comme le premier ministre Maliki ont mis en garde les Etats-Unis contre toute intervention militaire en Iran. Mais la méfiance prévaut ne serait-ce que pour des raisons historiques. La solidarité entre chiites est contrebalancée par la relation conflictuelle qu’Arabes et Persans ont entretenue au cours des siècles. On observe que l’Iran joue un jeu subtil, ménageant un gouvernement ami mais entretenant des relations étroites avec des groupes qui entendent affaiblir un gouvernement jugé trop fort ou trop proche des Etats-Unis.</p>
<p>Il n’y a guère que la Turquie avec laquelle les relations politiques sont bonnes. La raison en est simple : les deux pays ont une approche très convergente du problème kurde et entendent brider toute velléité de création d’un Kurdistan indépendant. C’est pourquoi la coopération notamment militaire entre les deux pays est étroite, comme est forte la présence économique et commerciale de la Turquie qui est de fait le premier fournisseur de l’Irak.</p>
<p>En définitive, le contexte dans lequel évolue l’Irak restera difficile encore pendant plusieurs années, même si on peut espérer que la normalisation des conditions de sécurité s’affirmera progressivement. Ce pays aura encore besoin de l’appui des Etats-Unis pour se reconstruire comme pour lutter contre la violence, y compris après le retrait des troupes américaines prévu normalement pour fin 2011. Les Américains sont là et, pour reprendre les termes d’un de nos interlocuteurs, « <em>ils ne sont pas près de partir</em> ». La construction d’une ambassade-forteresse dans la zone verte où travaillent plus de 1.400 personnes en est le témoignage.</p>
</div>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Baloutchistan, fragile et explosif]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/le-baloutchistan-fragile-et-explosif/</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 21:38:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/le-baloutchistan-fragile-et-explosif/</guid>
<description><![CDATA[Par Françoise Chipaux La province pakistanaise est un terrain de jeu pour islamistes, militaires pak]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Françoise Chipaux</em></p>
<p><strong>La province pakistanaise est un terrain de jeu pour islamistes, militaires pakistanais, talibans, Américains, Indiens&#8230;</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/quetta-la-capitale-de-la-province-pakistanaise-du-balouchistan.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2424" title="Quetta, la capitale de la province pakistanaise du Balouchistan" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/quetta-la-capitale-de-la-province-pakistanaise-du-balouchistan.jpg" alt="" width="450" height="198" /></a></p>
<p>Dans la violence qui embrase le Pakistan, c&#8217;est une guerre oubliée qui ne fait la une de la presse que sporadiquement. L&#8217;assassinat récent du ministre de l&#8217;Education de la province pakistanaise du Baloutchistan est un de ces événements qui brièvement projette un peu de lumière sur une situation «alarmante et qui se détériore chaque jour», affirme dans un compte rendu de mission Asma Jehangir, présidente très respectée de la Commission des Droits de l&#8217;Homme du Pakistan. Plus grande province du pays (40% de sa superficie) mais la moins peuplée (6% de ses 170 millions d&#8217;habitants), le Baloutchistan est en rébellion depuis de nombreuses années. Les Baloutches accusent non sans raison le pouvoir central d&#8217;Islamabad de piller les ressources de la province — notamment riche en minerais et gaz — et de leur dénier leurs droits.</p>
<p>Province la moins développée du pays, longtemps ignorée du pouvoir central, le <a href="http://media.artevod.com/4466_baloutchistan%2001.jpg" target="_blank">Baloutchistan</a>, frontalier de l&#8217;Iran et de l&#8217;Afghanistan a toutefois une importance stratégique non négligeable. Washington accuse Islamabad de fermer les yeux sur la présence, selon les renseignements américains dans la capitale de la province Quetta, des principaux chefs talibans afghans dont Mollah <a href="http://www.france24.com/fr/20090919-mollah-omar-sort-silence-fin-ramadan-aid-afghanistan-obama" target="_blank">Mohammad Omar</a>. Téhéran accuse aussi Islamabad d&#8217;abriter au Baloutchistan les militants du mouvement Jundollah récemment accusés du meurtre près de la frontière pakistanaise de plusieurs responsables des gardiens de la révolution iraniens.</p>
<p>L&#8217;inertie des autorités malgré les promesses qui avaient suivies le retour d&#8217;un gouvernement civil en février 2008, la féroce répression menée par l&#8217;armée et les services de sécurité contre tout baloutche soupçonné de velléité d&#8217;opposition a radicalisé la jeunesse qui pour une part a pris les armes.</p>
<p>L&#8217;assassinat du ministre de l&#8217;Education du gouvernement provincial — le deuxième ministre tué en deux mois — a été revendiqué par le BLUF (Front Uni de Libération du Baloutchistan). Ce mouvement s&#8217;était fait connaître en février en revendiquant l&#8217;enlèvement à Quetta d&#8217;un haut responsable des Nations-Unies, l&#8217;Américain John Solecki, directeur du bureau du haut Commissariat aux Réfugiés. Le BLUF réclamait contre sa libération, la remise en liberté de centaines de baloutches «<em>disparus</em>» dans les geôles des organes de sécurité. <a href="http://www.20minutes.fr/article/317875/Monde-John-Solecki-libere.php" target="_blank">John Solecki a été libéré en avril</a> après intervention de nationalistes baloutches auprès du BLUF. Mais trois de ces nationalistes ont ensuite été enlevés, torturés et tués, par les agences de sécurité, accusent les baloutches.</p>
<p>Malgré le retour d&#8217;un gouvernement démocratiquement élu, «<em>c&#8217;est toujours l&#8217;armée qui dicte sa loi au Baloutchistan</em>», affirme Asma Jahangir qui souligne «<em>la poursuite des disparitions, des arrestations arbitraires et des tortures  qui poussent un grand nombre de Baloutches au désespoir</em>». Les nationalistes armés se livrent pour leur part depuis plusieurs mois à des assassinats de personnalités d&#8217;ethnie non baloutche, pendjabie en majorité. Une cinquantaine de personnes — professeurs, hommes d&#8217;affaires, responsables politiques — ont été tués depuis le début 2009 dans des attentats ciblés visant à faire partir de la province les non baloutches.</p>
<p>Cette situation explosive menace l&#8217;intégrité du Pakistan à un moment où les attentats des militants extrémistes islamistes fragilisent le gouvernement. La tentation de l&#8217;indépendance, opposée à l&#8217;autonomie réclamée par leurs pères, est celle d&#8217;une grande partie d&#8217;une jeunesse baloutche qui estime n&#8217;avoir plus rien à perdre. Ignorer plus longtemps les griefs des Baloutches est d&#8217;autant plus dangereux pour Islamabad que le Baloutchistan est devenu un terrain d&#8217;intervention à la fois de l&#8217;Inde qui aide financièrement les nationalistes, des services afghans et iraniens sans compter les menaces américaines d&#8217;employer les avions sans pilotes drones pour «<em>éliminer</em>» les chefs talibans.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Slate.fr</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Massoud l'Afghan (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/massoud-lafghan-video/</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 18:52:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/massoud-lafghan-video/</guid>
<description><![CDATA[Huit ans après sa disparition à la veille des attentats du 11 septembre 2001, Mecanoblog vous propos]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-2414" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/massoud-lafghan-video/massoud/"><img class="alignleft size-medium wp-image-2414" title="Massoud" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/massoud.jpg?w=220" alt="Massoud" width="220" height="300" /></a>Huit ans après sa disparition à la veille des attentats du 11 septembre 2001, Mecanoblog vous propose de revenir sur la vie du commandant des Moudjahidins de l&#8217;Armée Islamique et de l&#8217;Alliance du Nord, <strong>Ahmad Shah Massoud</strong> dit le Lion du Panjshir, à travers le documentaire réalisé en 1998 par Christophe de Ponfilly, réalisateur d&#8217;une quarantaine de reportages sur l&#8217;Afghanistan. Héros charismatique pour certains, traître à la solde des occidentaux pour les autres, la bête noire des Russes et l&#8217;ennemi juré des Taliban, Massoud demeure une figure emblématique de la longue et interminable histoire des guerres afghanes qui durent depuis près de 30 ans. « <em>L’Afghanistan, pays lointain en guerre dont tout le monde se fiche ou presque. Dans le flot d’images du monde moderne, le témoignage audiovisuel a-t-il encore un sens ? Lorsque Christophe de Ponfilly a commencé ce film il y a 28 ans il ne se posait pas cette question. Il ne pensait qu’au fait qu’il allait rencontrer des hommes remarquables dont le commandant Massoud. Pas des héros de pacotille, ni des produits de marketing comme il s’en fabrique tant aujourd’hui. Il essaye dans ce film de rassembler les traces de cette aventure afin de se sentir survivre à tout ce bluff qui l’entoure et aussi pour quelque chose de plus précieux qu’il a gardé pour lui. Ce film a commencé en 1981, dans la clandestinité de la Guerre d&#8217;Afghanistan. Il y raconte l’histoire de deux solitudes et de deux combats : celle d’un chef de guerre, héros charismatique de la résistance afghane lorsqu’elle tenait tête à l’armée soviétique et celle de Christophe de Ponfilly, celui qui filme et s’interroge, celui qui témoigne. Au fil des 90 minutes que dur cette aventure tragique, l’histoire se raconte égrenant les étapes du destin d’un “héros” et d’un cinéaste dont le regard parvient sans doute à plus de maturité.</em> » Wikipedia.</p>
<p><strong>Première partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/ededkdC99a0&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/ededkdC99a0&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Deuxième partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/l3RLXnJHXSI&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/l3RLXnJHXSI&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Troisième partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Q1jRBBd5uGw&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/Q1jRBBd5uGw&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Quatrième partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Vd-b4jYA3DQ&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/Vd-b4jYA3DQ&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Cinquième partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/DoP8_dlEYjc&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/DoP8_dlEYjc&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Sixième partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/rCdwhs88OEM&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/rCdwhs88OEM&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Septième partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/lgfouVQxwic&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/lgfouVQxwic&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Huitième partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Qu8DqgVzsKY&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/Qu8DqgVzsKY&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Neuvième partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/XBgJRwUjp3c&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/XBgJRwUjp3c&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Afghanistan : Portrait de trois idéalistes]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/15/afghanistan-portrait-de-trois-idealistes/</link>
<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 17:21:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/15/afghanistan-portrait-de-trois-idealistes/</guid>
<description><![CDATA[Par Emmanuel Duparcq Abdul le taliban Abdul est revenu faire la guerre sainte aux &#8221; pillards ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Emmanuel Duparcq</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2385" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/15/afghanistan-portrait-de-trois-idealistes/la-mosquee-bleue-de-mazar-e-sharif/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2385" title="la Mosquée Bleue de Mazar-e-Sharif" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/la-mosquee-bleue-de-mazar-e-sharif.jpg" alt="la Mosquée Bleue de Mazar-e-Sharif" width="450" height="299" /></a></p>
<h2>Abdul le taliban</h2>
<p><em>Abdul est revenu faire la guerre sainte aux &#8221; pillards &#8221; Américains.</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2378" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/15/afghanistan-portrait-de-trois-idealistes/abdul-shafiq/"><img class="alignleft size-full wp-image-2378" title="Abdul Shafiq" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/abdul-shafiq.jpg" alt="Abdul Shafiq" width="320" height="256" /></a>Abdul Shafiq a 30 ans et deux activités dans la vie : lire le Coran et faire la guerre. Exilé en 2001, ce chef taliban a, depuis, repris du service dans ses montagnes afghanes, sacrifiant sa famille pour mieux accomplir sa mission : chasser les &#8221; <em>infidèles</em> &#8221; américains.</p>
<div>
<p>Il aura fallu plusieurs tasses de thé pour que l’homme mince au visage fin typique des Pachtounes du sud afghan commence à livrer son histoire dans une maison familiale posée sur un flanc de colline enneigé quelque part au sud de Kaboul.</p>
<p>Abdul Shafiq (un nom d’emprunt) porte une longue chemise crème et une veste de cuir discrète. Il a la peau très mate, le cheveu et la barbe noirs et épais, et des yeux marrons clairs brillants, comme les pierreries en toc brodées qui scintillent sur son petit chapeau noir plat.</p>
<p>De son récit se dégage une impression persistante : jamais cet homme n’a semblé aussi malheureux et démuni qu’en période de paix. Né &#8221; <em>un an avant l’invasion soviétique</em> &#8221; de décembre 1979, il passe son enfance dans son Wardak natal, une province située au sud-ouest de Kaboul. Après l’école publique, jusqu’à 13 ans, il passe six ans dans une école coranique (madrasa) où des professeurs &#8221; <em>arabes</em> &#8221; enseignent un islam rigoriste.</p>
<p>Il en sort à 18 ans en 1994, mûr pour rejoindre le mouvement taliban qui entame sa progression vers Kaboul. En 1996, les talibans prennent Kaboul. Abdul se rappelle l’entrée dans la capitale, &#8221; <em>tous des gens qui étaient heureux de voir les talibans, des bons musulmans, mettre fin aux tueries, aux vols et aux viols des moujahidines</em> &#8220;.</p>
<p>Le jeune homme, 18 ans dont déjà deux années à leurs côtés, est éduqué et peut prétendre travailler dans la nouvelle administration. Mais il préfère aller se battre dans le nord contre les partisans du commandant Ahmad Shah Massoud, l’ennemi juré des talibans. &#8221; <em>De bons combattants. On se respectait</em> &#8220;, souligne-t-il.</p>
<p>Le 11 septembre 2001, dans les montagnes du nord afghan, la radio des combattants talibans annonce que des avions détournés par Al-Qaïda ont frappé les Etats-Unis en plein coeur. &#8221; <em>C’était très beau, délicieux à entendre, tout le monde était heureux</em> &#8220;, se rappelle-t-il en souriant.</p>
<p>&#8221; <em>Mais nous ne nous attendions pas à ce qu’ils nous attaquent</em> &#8220;, ajoute-t-il. Et face au déluge de bombes américaines, &#8221; <em>on a vite vu qu’on ne pouvait pas faire face</em> &#8220;. Nombre de talibans prennent la fuite, certains au Pakistan, d’autres en Iran comme Abdul.</p>
<p>Le régime iranien avait bien peu d’atomes crochus avec les talibans, si ce n’est une aversion commune pour les Etats-Unis. Il en accueille pourtant des milliers, raconte Abdul Shafiq, tous regroupés ensemble dans des camps, organisés par des &#8221; <em>hommes d’affaires</em> &#8220;. &#8221; <em>On ne sait pas qui ils étaient, mais c’étaient des amis des talibans</em> &#8220;, explique-t-il.</p>
<p>Il y restera quatre ans, privé d’armes, de combats, de vie. &#8221; <em>Je ne voulais rien faire, et de toutes façons je ne sais rien faire d’autre que combattre. On lisait le Coran, mais la vie n’était pas très intéressante</em> &#8220;. Début 2006, l’Afghanistan vient d’élire son parlement. A Kaboul, l’armée américaine, sûre d’elle, décrit les talibans comme &#8221; <em>finis</em> &#8220;. A la même époque, Abdul Shafiq revient discrètement dans sa province du Wardak, proche du Kaboul.</p>
<p>&#8221; <em>On nous a dit que les Américains arrêtaient beaucoup moins les talibans</em> &#8220;, dit-il. Il prend la tête d’un groupe d’une trentaine de combattants très mobiles qui vont &#8221; <em>de maison d’accueil en maison d’accueil</em> &#8220;.</p>
<p>Cela fait déjà quelques années que les talibans ont commencé à se reconstituer, poussés par leur bases à l’étranger. &#8221; <em>Tout est structuré. Les ordres viennent de nos leaders au Pakistan</em> &#8220;. Il est moins disert sur les armes et l’argent, qui empruntent les même circuits selon des sources concordantes.</p>
<p>Dans les villages désoeuvrés, las des bombardements américains et déçus par l’aide internationale qui ne vient pas, le discours des talibans contre l’&#8221; <em>envahisseur</em> &#8221; américain qui &#8221; <em>pille la terre musulmane</em> &#8221; fait mouche. D’autres les suivent pour améliorer leur maigre ordinaire avec le butin des convois de marchandises. &#8221; <em>Anciens</em> &#8221; et &#8221; <em>nouveaux</em> &#8221; talibans s’autorisent quelques libertés avec le dogme de la &#8221; <em>guerre islamique</em> &#8221; qui interdit en principe de s’en prendre aux civils, aux prisonniers, les enlèvements sans raison&#8230;.</p>
<p>Abdul Shafiq justifie ainsi les attentats suicide, &#8221; <em>une bonne arme</em> &#8221; qui doit &#8221; <em>éviter de tuer des civils</em> &#8220;, ce qui est rarement le cas. Le trentenaire taliban, dont l’AFP a recoupé les propos auprès de sources locales, passe son temps à se cacher, &#8221; <em>rarement deux nuits au même endroit</em> &#8220;.</p>
<p>Dans ses montagnes, on lui a parlé de Barack Obama, &#8221; <em>qui ne changera rien</em> &#8220;, et de la Palestine, &#8221; <em>où il se passe quelque chose</em> &#8220;. Il dénonce la télévision, &#8221; <em>contraire à l’islam</em> &#8220;, et n’a jamais utilisé internet. Aujourd’hui, selon des sources locales, plusieurs districts du Wardak sont contrôlés ou très fortement sous influence de la rébellion. Son avenir semble tout tracé : &#8221; <em>Tant que les Américains seront là, nous seront face à eux</em> &#8220;. Une guerre sainte qui passe avant tout : Abdul Shafiq a une femme et trois enfants de moins de cinq ans, qu’il ne voit presque jamais.</p>
<p>Il prend congé et reprend la route au milieu des flocons de l’hiver afghan. Son année 2009 s’annonce chargée : plus de 20.000 renforts militaires américains sont annoncés, dont plusieurs milliers dans sa province du Wardak.</p>
</div>
<h2>Shahir l’espion</h2>
<p><em>Démasqué par un taliban, Shahir l’espion sera-t-il abattu, pendu ou lapidé ?</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2381" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/15/afghanistan-portrait-de-trois-idealistes/shahir-lespion/"><img class="alignleft size-full wp-image-2381" title="Shahir l'espion" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/shahir-lespion.jpg" alt="Shahir l'espion" width="166" height="220" /></a>Dans la voiture qui l’emmenait dans les montagnes du Wardak, Shahir l’espion afghan se savait perdu. Il venait d’être démasqué par les talibans et n’avait aucun doute sur son sort. A un détail près : allait-il être abattu par balle, pendu ou lapidé ?</p>
<div>
<p>En ce soir de novembre, une seconde d’inattention a suffi pour mettre fin à la carrière de cet homme chargé depuis 2004 par les Américains ou le gouvernement afghan de surveiller les mouvements des talibans, selon un récit recueilli par l’AFP.</p>
<p>Chaque fois qu’il repérait une de leurs cachettes, Shahir Khan (un nom d’emprunt), muni d’un discret GPS ressemblant à un téléphone portable, en notait la latitude et la longitude précises. Il s’éclipsait alors discrètement pour les transmettre à ses employeurs, lesquels, lorsqu’ils étaient Américains, bombardaient parfois aussitôt la zone.</p>
<p>Payé un peu plus de 1.000 dollars par mois, il opère d’abord dans le sud du pays, avant de retourner en 2006 chez lui, dans le Wardak, au sud-ouest de Kaboul. Il infiltre alors un groupe de talibans mené par un certain Timur, déterminé à aider les autorités à chasser ces &#8221; <em>voleurs</em> &#8221; qui &#8221; <em>n’ont plus rien à voir avec les talibans d’autrefois</em> &#8221; et sont en passe de contrôler son district de Jaratu.</p>
<p>Pendant plus d’un an, il les voit terroriser les populations, tuer &#8220;<em>des dizaines de gens</em>&#8220;, chefs tribaux, chauffeurs de camions interceptés sur la route, otages dont la famille ne peut payer la rançon. Un jour, il voit passer &#8220;<em>21 motos bourrées d’explosifs</em>&#8221; destinées à des attentats dans plusieurs villes. Le soir même, le groupe taliban doit se retrouver chez lui pour discuter de ce plan d’attaque. Après le dîner, il laisse ses invités et sort discrètement de la maison.</p>
<p>Il appelle alors le gouverneur de la province pour le prévenir. Quelques secondes qui le perdent : un des gardes talibans, venu se soulager derrière la maison, surprend la conversation.</p>
<p>&#8220;<em>Ils m’ont ordonné de me mettre au volant de ma voiture, dans laquelle ils sont montés. Je me demandais juste comment j’allais mourir, si ce serait d’une balle dans la tête, la pendaison, ou la lapidation</em>&#8220;, dit Shahir dans son récit.</p>
<p>Toute l’histoire a été confirmée à l’AFP par plusieurs sources, dont le chef du district de l’époque, Mohammed Naïm, qui se rappelle que &#8220;<em>l’espion a été emmené par les talibans pour être exécuté</em>&#8220;. Plus d’un an a passé depuis cette funeste soirée. Mais l’homme massif à la barbe touffue rencontré en ce début d’année dans un restaurant de Kaboul en rit désormais à gorge déployée. &#8220;<em>Tout ça parce qu’un taliban a eu une envie pressante, et qu’il faisait noir ! C’est fou !</em>&#8220;, pouffe Shahir Khan.</p>
<p>Car il a survécu. Au terme d’une évasion rocambolesque confirmée par plusieurs témoignages. Shahir évoque juste un &#8220;<em>accident de voiture</em>&#8221; qui lui aurait permis de s’échapper, sans en dire plus.</p>
<p>Mohammed Naïm est plus précis : &#8220;<em>Dans un virage, il a précipité sa voiture dans un fossé. Plusieurs talibans ont été blessés. L’espion a crié qu’il s’était cassé le pied, les talibans ne se sont donc pas souciés de lui et se sont occupés de leurs blessés. Et quand ils ont eu le dos tourné, il s’est échappé</em>&#8220;. Puis a dû passer deux jours et une nuit glaciale planqué dans ses montagnes natales.</p>
<p>Il dit aujourd’hui n’avoir reçu &#8220;<em>aucune aide des Américains</em>&#8220;, qui lui avaient pourtant &#8220;<em>promis</em>&#8221; de s’occuper de lui &#8220;<em>en cas de pépin</em>&#8220;. Le gouverneur du Wardak a été plus reconnaissant, et lui a trouvé un emploi de chauffeur à Kaboul.</p>
<p>Shahir Khan a aujourd’hui 46 ans et gagne 7.000 afghanis (140 dollars) par mois. Pas de quoi faire venir sa femme, ses six fils et deux filles à Kaboul. Il espère bientôt mieux mais rêve d’avoir un jour assez de pouvoir et d’armes pour aller chasser les &#8220;<em>voleurs</em>&#8221; de &#8220;s<em>on</em>&#8221; Wardak.</p>
</div>
<h2>Elaha, chanteuse et femme rebelle</h2>
<p><em>Un inconnu l’a menacée de lui &#8221; jeter de l’acide au visage &#8221; &#8230;</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2382" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/15/afghanistan-portrait-de-trois-idealistes/elaha/"><img class="alignleft size-medium wp-image-2382" title="Elaha" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/elaha.jpg?w=300" alt="Elaha" width="300" height="199" /></a>Elaha ne gagnera pas la &#8220;<em>Star academy</em>&#8221; afghane cette année. Mais la jolie chanteuse de 20 ans jure qu’elle n’abandonnera jamais la scène, malgré des menaces venues parfois de sa propre famille, et au nom de la liberté des femmes afghanes à décider de leur sort.</p>
<div>
<p>Elle est assise à même le sol, le corps hoquetant de sanglots, la tête enfouie dans les bras, effondrée dans un recoin gris et oublié des coulisses. La caméra, impudique, la filme en gros plan. Le son, poussé au maximum, fait résonner sans grande finesse les pleurs désespérés de la favorite déchue.</p>
<p>Quelques minutes plus tôt, la populaire Elaha Sorur venait d’être éliminée de la quatrième saison d’&#8221;<em>Afghan star</em>&#8220;. Un coup de théâtre auquel la seule femme parmi les huit derniers candidats en lice ne s’attendait pas. Depuis le début de la saison, il y a trois mois, la longue silhouette et le joli minois de la petite hazara (une minorité afghane de type mongol) avait pourtant largement séduit les fans de l’émission, cette &#8220;<em>génération internet</em>&#8221; urbaine, éduquée et occidentalisée qui a émergé depuis 2001.</p>
<p>Une semaine avant, elle faisait encore chavirer les 400 spectateurs du grand hall où la chaîne Tolo TV enregistre ces deux émissions hebdomadaires. Elaha, en veste et jupe de jean et bottines rouges, une écharpe multicolore en guise de foulard sur les cheveux, se produit sur les paroles épicuriennes du célèbre chanteur afghan Farhad Darya, invité du jour.</p>
<p>&#8220;<em>Le temps passe, la saison des fleurs aussi/Le temps passe, il reviendra/ Mais le jeune aura vieilli</em>&#8220;, fredonne-t-elle, ondulante et souriante. Succès garanti, et hommage remarqué du &#8220;<em>maître</em>&#8221; Darya : &#8220;<em>J’admire ton courage, dans un pays où les traditions confinent les femmes au foyer. Elaha, tous les musiciens afghans sont avec toi !</em> &#8221;</p>
<p>Au bord de la scène, Sona, une étudiante de 20 ans, maquillage, paillettes et sac à main, votera Elaha &#8220;<em>parce qu’elle a besoin de soutien</em>&#8220;. La beauté asiatique de la chanteuse, pommettes hautes, yeux noirs en amandes et longs cheveux de jais parsemés de petites mèches blondes, n’est pas étrangère à son succès. &#8220;<em>J’aime, euh&#8230; son style</em>&#8220;, sourit Abdul Tarim, 22 ans.</p>
<p>Juges et fans sont unanimes : jamais une candidate d’&#8221;<em>Afghan Star</em>&#8221; n’avait montré un tel talent sur scène. Née à Kaboul, sous le prénom de Mariam, elle a passé ses 14 premières années en Iran, une &#8220;<em>vie normale</em>&#8221; entre un père ancien pilote de l’armée afghane reconverti dans les affaires, et une mère au foyer avec ses six enfants.</p>
<p>Elle a raconté à l’AFP son retour difficile en Afghanistan, où elle souffre d’un double handicap : être une femme, et vouloir faire de la chanson, une activité déviante aux yeux des radicaux islamistes. &#8220;<em>Mais, je me suis accrochée</em>&#8220;, dit-elle. En 2004, elle rejoint un groupe de musiciens. Quatre ans plus tard, elle est retenue au casting d’&#8221;<em>Afghan Star</em>&#8220;, prenant au passage le nom de scène d’Elaha (&#8220;<em>déesse</em>&#8220;, en persan).</p>
<p>Elle admet que sa vie a &#8220;<em>beaucoup changé en trois mois</em>&#8220;. Les messages d’amour, les demandes en mariage ? Elle éclate de rire : &#8220;<em>Oui, cela arrive</em>&#8220;. Mais tous ne lui veulent pas du bien. Un inconnu l’a menacée au téléphone de venir lui &#8220;<em>jeter de l’acide</em>&#8221; au visage. &#8220;<em>Un de mes oncles a même menacé de me tuer</em>&#8220;, dit-elle.</p>
<p>Elle n’en a cure. &#8220;<em>Rien ne pourra m’empêcher d’offrir ma musique aux gens. La musique leur ouvre l’esprit, les fait évoluer. Et je veux que les Afghanes n’aient plus honte d’être des femmes</em>&#8220;, assène-t-elle. Jusqu’au bout, elle se disait &#8220;<em>sûre de gagner</em>&#8220;.</p>
<p>Las ! Le rêve ne s’est pas réalisé. Plusieurs hypothèses sont évoquées : campagne de vote (par SMS) mieux organisée chez ses rivaux, démobilisation de ses supporters trop sûrs d’eux, pressions conservatrices&#8230; L’annonce du verdict l’a laissée sidérée. Mais elle a lancé au public : &#8220;<em>Vous verrez bien qui sera la star plus tard. Vous entendrez mes chansons</em> !&#8221;*</p>
<p>&#160;</p>
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<p>Source : Grands Reporters</p>
<p>&#160;</p>
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<title><![CDATA[Le président des seigneurs de guerre]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/11/le-president-des-seigneurs-de-guerre/</link>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 17:19:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/11/le-president-des-seigneurs-de-guerre/</guid>
<description><![CDATA[Par Erik Ruder À l&#8217;Encontre Hamid Karzai s’est assuré un deuxième mandat en tant que président]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Erik Ruder</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2277" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/11/le-president-des-seigneurs-de-guerre/hamid-karzai-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2277" title="Hamid Karzaï" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/hamid-karzai1.jpg" alt="Hamid Karzaï" width="450" height="356" /></a></p>
<div><a href="http://www.alencontre.org/">À l&#8217;Encontre</a></div>
<div>
<p>Hamid Karzai s’est assuré un deuxième mandat en tant que président de l’Afghanistan. Au début novembre le président sortant Hamid Karzai a été déclaré vainqueur, après que son rival, Abdullah Abdullah se soit retiré d’un deuxième tour fixé au 7 novembre 2009, mettant ainsi un terme grotesque à la farce électorale afghane.</p>
<p>Karzai a tenté de voler le résultat des élections qui se sont tenues en août 2009 et cela au moyen d’une fraude massive des suffrages. Cette fraude était tellement grossière – plus d’un million de votes en sa faveur au cours du premier tour ont été disqualifiés – que les observateurs internationaux ont fait pression pour qu’il admette qu’il n’avait pas la majorité requise. Le deuxième tour devait se tenir début novembre, mais Abdullah s’est retiré une semaine avant cette échéance.</p>
<p>Il semble que dans un premier temps Karzai ait voulu s’opposer à l’annulation du deuxième tour, dans l’espoir qu’une victoire, même dans une élection sans opposant, aiderait à redonner un semblant de légitimité à son règne soutenu par les Etats-Unis.</p>
<p>Mais les officiels états-uniens se sont rapidement déclarés satisfaits du résultat, apparemment dans l’espoir d’éviter une nouvelle opération de fraude électorale et d’échapper à la difficile tâche d’assurer la sécurité pour les électeurs et observateurs dans les lointaines provinces afghanes. Karzai a finalement cédé et a accepté la victoire.</p>
<p>Dans un discours larmoyant, Abdullah a expliqué que sa décision de se retirer était dictée par des raisons personnelles en lien avec sa préoccupation au sujet de la fraude. Mais ce vernis émotionnel cachait un froid calcul politique.</p>
<p>Abdullah avait exigé le remplacement d’Azizullah Ludin, le président de la Commission Indépendante électorale choisi par Karzai ainsi qu’une série de réformes électorales que Karzai a catégoriquement refusé d’appliquer. Mais Abdullah a sans doute estimé qu’il conserverait mieux ses chances pour une prise de pouvoir ultérieure en se retirant qu’en perdant le deuxième tour.</p>
<p>Abdullah, qui avait été ministre des affaires étrangères après le gouvernement afghan «intérimaire» en décembre 2001 et qui est resté à ce<a rel="attachment wp-att-2278" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/11/le-president-des-seigneurs-de-guerre/dostom/"><img class="alignright size-medium wp-image-2278" title="Dostom" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/dostom.jpg?w=300" alt="Dostom" width="300" height="207" /></a> poste après la première élection de Karzai en 2004, n’a pas jugé utile d’appeler ses partisans à boycotter l’élection ni à protester.</p>
<p>Abdullah a également annoncé qu’il ne se joindrait pas au gouvernement de Karzai, mais dans un système politique marqué par des allégeances très mouvantes parmi les seigneurs de guerre, les trafiquants de drogue et les différents dirigeants ethniques et religieux, les ennemis sont rarement irréconciliable à jamais.</p>
<p>Par exemple: les différents seigneurs de la guerre qui formaient l’Alliance du Nord ont servi d’opposition parlementaire à Karzai jusqu’à ce qu’ils fassent la paix avec lui – et lui aident à réunir les votes, à la fois réels et faux – le 20 août.</p>
<p>Il est possible qu’Abdullah tente de remplir le vide d’opposition laissé par les seigneurs de la guerre. Ou peut-être devra-t-il conclure un accord avec Karzai ou avec les Etats-Unis, même s’il insiste sur le fait qu’il n’a rien reçu de leur part pour sa décision de ne pas contester l’élection.</p>
<p>*****</p>
<p>Les nouvelles des derniers rebondissements de l’élection présidentielle sont  arrivées au moment où la guerre que mènent les Etats-Unis en Afghanistan s’intensifiait: le mois d’octobre a amené le bilan le plus élevé de militaires états-uniens tués, entraîné notamment par des attentats à la voiture piégée et deux accidents d’hélicoptère qui ont coûté la vie à 22 membres du personnel états-unien dans les derniers jours du mois.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2279" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/11/le-president-des-seigneurs-de-guerre/ismael-khan-le-lion-dherat/"><img class="alignleft size-medium wp-image-2279" title="Ismaël Khan, le Lion d'Hérat" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/ismael-khan-le-lion-dherat.jpg?w=235" alt="Ismaël Khan, le Lion d'Hérat" width="235" height="300" /></a>L’intensification de la lutte entre les forces états-uniennes et de l’OTAN d’une part et les rebelles insurgés d’autre part a entraîné non seulement un pic dans le nombre des troupes tuées au cours des combats mais également une forte augmentation du nombre des militaires blessées. Selon le <em>Washington Post:</em> «<em>Plus de 1000 troupes américaines ont été blessées au combat au cours des trois derniers mois en Afghanistan, et ce nombre correspond à un quart des blessés au combat depuis l’invasion de 2001 dirigée par les Etats-Unis»</em>.</p>
<p>Les engins explosifs improvisés (Improvised Explosive Device – IED) sont actuellement l’arme de choix pour les combattants talibans, et certains sont tellement puissants qu’ils peuvent détruire des véhicules ultra-modernes censés pouvoir résister aux mines que le Pentagone avait déployées pour protéger les troupes. Le <em>Washington Post</em> rapporte que:«<em>L’unité 57 du Centre Médical Walter Reed (du Centre Médical de l’Armée) fournit une preuve déchirante de l’efficacité dévastatrice des bombes, avec des patients souffrant d’amputations, de lésions de la moelle épinière, des traumatismes du cerveau et des fractures»</em>.</p>
<p>Or, le Président Barack Obama est en train d’examiner une demande du Général Stanley McChrystal, le plus haut gradé du Pentagone responsable en Afghanistan, d’envoyer entre 40&#8242;000 et 80&#8242;000 troupes états-uniennes supplémentaires qui viendraient s’ajouter aux 68&#8242;000 hommes déjà sur place. On peut donc s’attendre à ce que le nombre de victimes augmente encore davantage.</p>
<p>En même temps, la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN continue à infliger un nombre fort grand de victimes afghanes, mais ce n’est que rarement que les grands médias s’intéressent à cette réalité.</p>
<p>David Kilcullen, un ex-officier de l’armée australienne – qui est actuellement un consultant pour les Etats-Unis et d’autres pays de l’OTAN sur les questions des tactiques contre-insurrectionnelles – a indiqué que dans les attaques aériennes récentes, les Etats-Unis avaient tué 98 civils pour deux «insurgés». Des enquêtes fondées sur un ensemble d’indicateurs donnent des résultats différents.</p>
<p>Une enquête par sur la base d’indicateurs multiples effectuée pour les neuf premiers mois de l’invasion et de l’occupation a estimé que 10&#8242;000 civils avaient été tués, dont la plupart au cours d’attaques aériennes. Si une enquête similaire était effectuée aujourd’hui, elle montrerait les effets réels (élevés) d’une campagne aérienne beaucoup plus intense au cours d’une guerre qui dure maintenant depuis huit ans. Il paraît évident que l’utilisation en forte hausse de bombes à fragmentation, de «<em>daisy cutters</em>» [littéralement: faucheuse de marguerites], des missiles «intelligents» dirigés contre des rassemblements lors de mariages, l’artillerie dirigée par des drones et les habituelles munitions non-explosées, auront moissonné davantage qu’un nombre négligeable de victimes ?</p>
<p>*****</p>
<p>Le nombre croissant de victimes de sa guerre, ainsi que la crédibilité ternie du gouvernement Karzai a mis le gouvernement états-unien d’Obama dans une situation difficile.</p>
<p>Il avait misé sur la capacité de Karzai de construire un gouvernement central viable qui soit capable de commander une armée pour obtenir un<a rel="attachment wp-att-2280" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/11/le-president-des-seigneurs-de-guerre/gulbuddin-hekmatyar/"><img class="alignright size-medium wp-image-2280" title="Gulbuddin Hekmatyar" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/gulbuddin-hekmatyar.jpg?w=199" alt="Gulbuddin Hekmatyar" width="199" height="300" /></a> Afghanistan stable, amical envers les Etats-Unis. Mais la dépendance de Karzai par rapport aux seigneurs de la guerre, honnis par la population, pour cimenter son règne, a fait que la mise en place d’un gouvernement central légitime est devenue au mieux une hypothèse lointaine.</p>
<p>Comme si la situation n’était pas déjà suffisamment mauvaise, <em>le New York Times</em> a révélé à la fin octobre que le frère de Karzai – Ahmed Wali Karzai, qui est connu pour avoir largement profité du commerce et de la distribution d’opium qu’il dirigeait d’une main de fer dans une vaste région au Dud de l’Afghanistan, autour de Kandahar – avait été à la solde de la CIA pour une bonne partie des huit dernières années.</p>
<p>Le frère de Karzai non seulement fournit des renseignements aux Etats-Unis mais aide aussi la CIA à diriger la Kandahar Strike Force, un groupe paramilitaire. Il est également propriétaire d’un grand local dans les environs de Kandahar ­ l’ancienne maison du mollah Mohammed Omar, le fondateur des Talibans – qu’il loue aux forces spéciales états-uniennes. «<em>Il est notre propriétaire»</em> a expliqué un officiel américain.</p>
<p>Les liens de Karzai avec la CIA aident [son frère] à éviter les raids et les arrestations qui menacent les autres barons de la drogue afghans, et cela a presque certainement renforcé son contrôle sur le lucratif trafic de drogue.</p>
<p>Ces révélations arrivent à un très mauvais moment pour les forces états-uniennes qui auraient espéré apparaître comme des protecteurs des civils en Afghanistan. Le major général Michael Flynn, responsable des renseignements militaires états-uniens en Afghanistan a noté: «<em>Si nous voulons mener une stratégie centrée sur la population civile en Afghanistan et que nous sommes perçus comme donnant notre soutien à des voyous, nous sommes simplement en train de nous déconsidérer</em>».</p>
<p>L’administration Obama insiste sur le fait que les Etats-Unis sont en train de mener «une guerre nécessaire» en Afghanistan. Toutes sortes de justifications ont été mises en avant: la protection des Américains, la protection des civils afghans, la libération des femmes afghanes, l’écrasement de l’insurrection talibane, le fait d’empêcher al-Qaida d’utiliser l’Afghanistan comme base d’opérations.</p>
<p>Mais la collaboration entre les militaires états-uniens et les services de renseignements d’une part et les seigneurs de la guerre, les trafiquants de drogue et les groupes paramilitaires d’autre part, montre bien que ces justifications servent qu’à dissimuler la vraie raison pour laquelle les Etats-Unis ne vont pas retirer leurs troupes d’un pays qui a pourtant rejeté leur présence.</p>
<p>Les Etats-Unis voulaient la guerre en Afghanistan parce qu’ils ont vu les attaques du 11 septembre comme une possibilité de poursuivre leurs ambitions impériales en Asie Centrale. L’objectif premier de Washington n’a jamais été d’abord de vaincre les Talibans. D’ailleurs, avant le 11 septembre les Etats-Unis considéraient la montée des Talibans en Afghanistan &#8211; avec leur focalisation sur la loi et l’ordre et l’éradication du trafic de drogue – comme une aubaine pour la stabilité régionale.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2281" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/11/le-president-des-seigneurs-de-guerre/mohammad-fahim/"><img class="alignleft size-medium wp-image-2281" title="Mohammad Fahim" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/mohammad-fahim.jpg?w=232" alt="Mohammad Fahim" width="232" height="300" /></a>Si les Etats-Unis avaient vraiment voulu capturer les membres d’al-Qaida responsables du 11 septembre, pourquoi les officiels états-uniens ont-ils rejeté – d’après le Rapport de la Commission du 11 septembre – l’offre de Mullah Omar qui proposait de livrer Osama Ben Laden si les Etats-Unis renonçaient à l’invasion ?</p>
<p>La réponse est que le projet d’établir une occupation militaire dans une région riche en pétrole et en gaz naturel était plus important pour les décideurs de la politique étrangère états-unienne que le fait de capturer les dirigeants d’al-Qaida.</p>
<p>Maintenant que les Etats-Unis ont dépensé des milliers de milliards de dollars dans des efforts futiles pour occuper à la fois l’Irak et l’Afghanistan, ces décisions apparaissent comme stupides. Mais au début des années 2000, la vision néoconservatrice du remodelage du Moyen-Orient selon les souhaits des Etats-Unis était soutenue de manière écrasante aussi bien par les Démocrates que les Républicains au Congrès. Et aujourd’hui, l’administration Obama reste dans le même registre que Bush en ce qui concerne l’Afghanistan.</p>
<p>Il est temps d’en finir avec ce gaspillage tragique de vies et d’argent en Afghanistan, et de retirer nos troupes maintenant.</p>
<p>&#160;</p>
<p><em><strong>Erik Ruder</strong> a écrit cet article dans l’hebdomadaire de l’ISO (International Socialist Organization), Chicago.</em></p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[L’Amérique sous la coupe de son armée]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/10/l%e2%80%99amerique-sous-la-coupe-de-son-armee/</link>
<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 16:07:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/10/l%e2%80%99amerique-sous-la-coupe-de-son-armee/</guid>
<description><![CDATA[Par William Pfaff L’analogie entre Afghanistan et Vietnam et devenue un lieu commun. Même type de co]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Par William Pfaff</p>
<p><strong>L’analogie entre Afghanistan et Vietnam et devenue un lieu commun. Même type de conflit ingagnable, mêmes demandes répétées de renforts censés assurer la victoire, même tentation de porter le feu au-delà de la frontière pour casser la logistique et détruire les sanctuaires de l’ennemi. Selon le chroniqueur et historien William Pfaff, le Pentagone reprendrait également à son compte ce parallèle, à une différence &#8211; de taille &#8211; près. Pour la plupart des militaires américains &#8211; réécrivant aujourd’hui l’histoire contre toute vraisemblance &#8211; le Vietnam n’est plus l’archétype du conflit sans espoir mais est désormais considéré comme une campagne qui aurait été finalement victorieuse si l’armée n’avait été trahie par les « <em>défaitistes de l’arrière</em>. » Obama aura-t-il le courage &#8211; ou la simple possibilité &#8211; de s’opposer à cet un outil militaire qui veut sa revanche sur l’histoire et qui est désormais privé du contrepoids qu’apportait la société civile par le biais de la conscription ? William Pfaff en doute.</strong></p>
<p><strong><a rel="attachment wp-att-2239" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/10/l%e2%80%99amerique-sous-la-coupe-de-son-armee/afghanistan-le-nouveau-vietnam/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2239" title="l'Afghanistan, un nouveau Vietnam" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/afghanistan-le-nouveau-vietnam.jpg" alt="l'Afghanistan, un nouveau Vietnam" width="450" height="252" /></a></strong></p>
<p><a href="http://www.informationclearinghouse.info/article23916.htm">ICH</a></p>
<p>La création d’une armée de métier aux Etats-Unis pourrait bien avoir été la décision la plus dangereuse jamais prise par le Congrès. La nation fait face aujourd’hui à une crise politique dont l’enjeu non déclaré est celui d’une confrontation entre le pouvoir du Pentagone et celui du président nouvellement élu.</p>
<p>Barack Obama n’a pas encore annoncé sa décision concernant la guerre en Afghanistan, mais il y a tout lieu de penser qu’il va se ranger à l’avis des militaires. De fait, soumis à l’intense pression de ses adversaires républicains, il s’apprête à renoncer à son pouvoir présidentiel, et à rester à l’écart des décisions stratégiques fondamentales pour la nation.</p>
<p>Stanley Mc Chrystal, le général qu’il a nommé au commandement des opérations en Afghanistan, demande un renfort de 40 mille soldats, portant l’engagement total des États-Unis à plus de 100 mille hommes (ou plus, dans le futur). Il déclare qu’il ne saurait réussir sa mission sans eux, et même dans ce cas, ne sera peut-être pas capable de gagner la guerre en une décennie. Mais l’opinion publique américaine ressent généralement des doutes au sujet de cette guerre, particulièrement dans l’électorat du Président.</p>
<p>Le Président Obama va presque certainement faire ce que ses généraux lui demandent, ou décidera de quelque chose de très semblable. Il comprend quels sont les enjeux politiques en temps de guerre.</p>
<p>La guerre du Vietnam a été contestée par l’opinion dans les années 1970, alors que le gouvernement lui-même savait que la victoire était peu probable, selon les documents du Pentagone. Aujourd’hui, l’opinion doute de la victoire dans la guerre en Afghanistan. Cependant, désormais la plupart des Américains &#8211; qui n’étaient pas là à l’époque ! &#8211; lisent une version de l’histoire de la guerre du Vietnam qui prétend que ce n’était pas une défaite.</p>
<p>On affirme qu’il y a simplement eu un effondrement du soutien des civils pour la guerre, provoqué par la presse de gauche, qui aurait produit une désaffection de l’opinion tant dans le pays qu’à l’intérieur de l’armée de conscription, entrainant un effondrement de la discipline militaire, des assassinats (« <em>fraggings</em> ») d’officiers trop agressifs au combat, et une démoralisation dans les rangs. Telle est la version à laquelle adhèrent aujourd’hui la plupart des officiers dans l’armée.</p>
<p>Il s’agit de la version américaine du mythe du « <em>coup de poignard dans le dos</em> » auquel ont cru les militaires allemands et les cercles politiques de droite, après la première guerre mondiale.</p>
<p>Dans le cas des États-Unis, la défaite au Vietnam était à l’époque douloureusement évidente, et peu de personnes croyaient que le Congrès des États-Unis ou l’administration Nixon (qui a signé l’accord de paix avec le Nord Vietnam) étaient en train de trahir le pays.</p>
<p>Aujourd’hui, cette interprétation révisée de la guerre du Vietnam, affirmant qu’elle était en réalité une « <em>victoire perdue</em> », est devenue une question sensible car la plupart des dirigeants du Pentagone sont partisans d’une « <em>longue guerre</em> » contre le « <em>terrorisme musulman</em> ». Un ordre de retrait de l’Afghanistan, de l’Irak (ou au Pakistan) donné par l’administration Obama, subirait de nombreuses attaques en provenance du Congrès, des médias, et provoquerait des manifestations d’insubordination implicites de l’appareil militaire, dirigées contre la « <em>reddition</em> » d’un gouvernement Obama accusé de manquer de patriotisme et d’être inapte à gouverner.</p>
<p>Les conservateurs sont convaincus que toute politique qui ne se traduirait pas par une victoire totale pour les Etats-Unis en Irak, en Afghanistan, au Pakistan &#8211; et dans les prochains mois, peut-être en Somalie, au Yémen, ou, éventuellement, en Palestine ou dans l’Afrique subsaharienne, (ou même contre un Iran déterminé à poursuivre ses ambitions nucléaires) &#8211; serait une humiliation et une défaite américaine.</p>
<p>Après le Vietnam, le Congrès a mis fin à la conscription, qui durant cette guerre était profondément injuste : les pauvres et les classes laborieuses ont été appelés sous les drapeaux, alors que nombre de privilégiés provenant de familles influentes trouvaient des médecins complaisants ou des doyens de collèges prêts à fournir des dérogations injustifiées à ceux — tel le futur Vice Président Richard Cheney &#8211; qui avaient d’« <em>autres priorités</em> » que le patriotisme et le service national.</p>
<p>Le Congrès a créé une nouvelle armée composée uniquement d’engagés volontaires. La sociologie de cette nouvelle armée est très différente de l’ancienne armée de citoyens. Elle est désormais faite de gens qui voulaient être des soldats, ou souhaitaient bénéficier de l’enseignement universitaire dispensé aux engagés, ou étaient souvent des diplômés du secondaire qui n’avaient guère d’autres choix. Mais depuis le 11 septembre, et l’invasion de l’Irak, cette armée nouvelle fait de plus en en plus appel aux immigrants ou aux jeunes étrangers qui peuvent obtenir un permis de séjour permanent aux États-Unis en s’enrôlant dans l’armée américaine. Les États-Unis utilisent également de plus en plus de mercenaires étrangers recrutés par des entreprises privées.</p>
<p>Son caractère d’armée professionnelle est fondamentalement différent de celui de l’ancienne armée. Auparavant, les officiers de carrière de West Point étaient en temps de guerre largement dépassés en nombre par ceux en provenance de la conscription, qui étaient diplômés des écoles des aspirants-officiers ou des officiers de réserve formés dans les universités (où une grande partie du coût de l’enseignement supérieur pouvait être prise en charge en échange d’une durée d’engagement).</p>
<p>Ainsi, l’armée américaine depuis le début de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à la fin du Vietnam était en fait une armée démocratique, avec des conscrits civils, et une majorité de sous-officiers et officiers qui étaient des civils en temps de paix, solidement enracinés dans la société civile, ayant souvent une famille à la maison, et qui accomplissaient leur devoir patriotique de façon temporaire (ou « <em>pour la durée de la guerre</em> »).</p>
<p>Les armées professionnelles ont souvent été considérées comme une menace pour leurs propres sociétés. L’un des officiers de Frédéric le Grand décrivait la Prusse, comme « <em>une armée dotée d’un Etat, dans lequel elle était temporairement casernée, pour ainsi dire.</em> » Mirabeau, l’homme d’Etat de la révolution française, avait affirmé que « <em>la guerre est l’industrie nationale de la Prusse.</em> » Considérant la partie du budget national des États-Unis qui est maintenant consommée par le Pentagone, le même raisonnement vaudrait pratiquement pour les USA.</p>
<p>Cette nouvelle armée a également des ambitions politiques. Elle domine aujourd’hui la politique étrangère américaine, disposant d’un millier de bases à travers le monde, avec des commandants régionaux qui sont autant de proconsuls impériaux. Le général Mc Chrystal et son supérieur, le général David H. Petraeus, ont été mentionnés comme de possibles futurs candidats à la présidence. Le dernier général à être devenu président était Dwight Eisenhower. C’est l’homme qui a mis en garde les Américains contre « <em>le complexe militaro-industriel.</em> »</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Contre Info</p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[L'attentat de Fort Hood, ou comment les islamistes infiltrent l'armée américaine ]]></title>
<link>http://leblogdenoach.wordpress.com/2009/11/08/lattentat-de-fort-hood-ou-comment-les-islamistes-infiltrent-larmee-americaine/</link>
<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 22:14:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>leblogdenoach</dc:creator>
<guid>http://leblogdenoach.wordpress.com/2009/11/08/lattentat-de-fort-hood-ou-comment-les-islamistes-infiltrent-larmee-americaine/</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;attentat commis par un militaire musulman sur la base américaine de Fort Hood a choqué l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>L&#8217;attentat commis par un militaire musulman sur la base américaine de Fort Hood a choqué l&#8217;opinion américaine. 12 mort, 31 blessés. C&#8217;est la première fois que l&#8217;armée américaine est attaquée par l&#8217;islamisme sur son sol depuis le complot &#8211; avorté &#8211; de Fort Dix, dans le New Jersey, il y a deux ans.</p>
<p>Pourtant, l&#8217;intérêt des fanatiques musulmans pour l&#8217;armée américaine n&#8217;a jamais faibli. En fait, peu de gens savent que l&#8217;attentat le plus meurtrier de l&#8217;histoire américaine, le 11 septembre 2001, a été préparé&#8230; par un ancien militaire américain.</p>
<p>Officier des services secrets égyptiens, licencié par son pays et recruté par la CIA, le capitaine Ali Abouelseoud Mohamed arrive aux Etats-Unis en 1984. Il  se marie et obtient la nationalité américaine très rapidement - grâce à Langley. Après quelques mois en Californie, ses agents traitants l&#8217;envoient en Caroline du Nord, à Fort Bragg, où il apprend les techniques de close-combat, d&#8217;infiltration en milieu urbain et de guérilla. L&#8217;une des techniques enseignées à Fort Bragg consiste à prendre d&#8217;assaut des avions de transport en environnement hostile. <br />
 <br />
Sur ordre de la CIA, Ali Mohamed rejoint l&#8217;Afghanistan pour faire le jihad contre les Soviétiques. Après la victoire de 1989, il continue à entretenir des relations ambigües avec les terroristes afghans, et finit par devenir instructeur dans les camps de Ben Laden. A l&#8217;insu de la CIA. Pour Langley, l&#8217;URSS a perdu sur le front afghan, l&#8217;homme n&#8217;est plus utile.</p>
<p>Pourtant, Ali Mohamed est entretemps revenu au pays, et travaille comme lieutenant de Ben laden aux Etats-Unis : on le surnomme al-Amriki (&#8220;l&#8217;Américain&#8221;). Après avoir installé sa base en Californie, l&#8217;homme voyage beaucoup, de continent en continent. C&#8217;est lui qui forme l&#8217;assassin du rabbin Meir Kahane à New York. En Afrique, il organise la rencontre entre le légendaire Imad Mughniyeh du Hezbollah et Oussama Ben Laden au Soudan, en 1992. Six ans plus tard, en 1998, c&#8217;est encore lui qui prépare les attentats contre les ambassades américaines à Dar-es-Salaam et Nairobi.</p>
<p>Est-il recherché par les Etats-Unis ? En fait, Ali Mohamed connaît les autorités, il a offert ses services comme informateur au FBI, qui l&#8217;a engagé. L&#8217;Egyptien va trahir les Fédéraux aussi facilement que les autres agences. Son parcours tourne même au burlesque en 1998 : alors qu&#8217;il revient d&#8217;Afrique où ses hommes ont frappé les ambassades américaines, il est interrogé à Vancouver par le CSIS, les services secrets canadiens. Mais il se voit finalement relâcher sur intervention du FBI, qui se porte garant de lui !</p>
<p>Voyageant entre le Moyen Orient et les Etats-Unis, Ali Mohamed est finalement arrêté à l&#8217;automne 1998 grâce à la ténacité du Département de la Justice américain. Devant la Commission d&#8217;Enquête de 2004, emplis de honte d&#8217;avoir été aussi gravement infiltrés, la CIA, l&#8217;armée et le FBI se gardent bien de détailler leurs liens avec Ali Mohamed, dont le nom revient rarement dans l&#8217;histoire connue du 11 septembre.<br />
 <br />
Combien de personnes savent que Ali Mohamed a conçu les chapitres pratiques du &#8221;manuel de terrorisme d&#8217;Al-Qaeda&#8221;, retrouvé dans les bagages de Mohamed Atta le 11 septembre, en copiant en secret les pages des livrets d&#8217;instruction du <em>JFK Special Warfare Center</em>, l&#8217;école des forces spéciales américaines de Fort Bragg ? Plus fort qu&#8217;Aldrich Ames ou Robert Hanssen, Ali Mohamed est l&#8217;agent double le plus destructeur que les Etats-Unis aient accueilli en leur sein.</p>
<p>Le massacre de Fort Hood leur rappelle cette triste réalité : depuis hier, et partout en Occident, la chasse aux taupes est lancée dans la Grande Muette.</p>
<p>source : <strong><em><a href="http://www.drzz.info/article-l-attentat-de-fort-hood-ou-comment-les-islamistes-attaquent-l-armee-americaine-38914543.html">drzz</a></em></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/les-etats-unis-la-%c2%abpuissance-intelligente-%c2%bb-au-service-de-la-guerre/</link>
<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 21:05:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/les-etats-unis-la-%c2%abpuissance-intelligente-%c2%bb-au-service-de-la-guerre/</guid>
<description><![CDATA[Par Jules Dufour Les derniers événements entourant le déroulement des guerres d’invasion en Asie cen]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Jules Dufour</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2098" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/les-etats-unis-la-%c2%abpuissance-intelligente-%c2%bb-au-service-de-la-guerre/american-eagle-and-flag-ii/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2098" title="american-eagle-and-flag-ii" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/american-eagle-and-flag-ii.jpg" alt="american-eagle-and-flag-ii" width="359" height="450" /></a></p>
<p>Les derniers événements entourant le déroulement des guerres d’invasion en Asie centrale nous permettent de saisir quelques-uns des éléments de la stratégie des États-Unis et les différentes manœuvres diplomatiques et médiatiques visant à faire basculer l’opinion des Étatsuniens en faveur d’une poursuite de leurs opérations guerrières dans cette région.</p>
<p>La &#8220;réintronisation&#8221; de Hamid Karzaï à la tête du gouvernement fantoche de Kaboul a été orchestrée pour que le climat politique qui a prévalu depuis 2001 se maintienne avec la présence d’un allié acquis aux intérêts des conquérants. Les mots sont difficiles à trouver pour qualifier le caractère légitime de la «<em>victoire</em>» de H. Karzaï. On s’évertue à essayer de rendre maintenant son élection valide alors que la plupart des intervenants, depuis le 20 août dernier, ont discrédité le processus électoral et mis en doute ses résultats.</p>
<p>En même temps, l’administration Obama et les stratèges du Pentagone ont fait semblant de tergiverser concernant l’envoi ou non de renforts alors que cette manœuvre avait vraisemblablement un double objectif. Le premier celui de jauger le potentiel de troupes additionnelles pouvant être offert par les membres de la coalition et le second, celui de disposer du temps nécessaire pour mesurer le degré de résistance des insurgés et des Talibans au Pakistan. Ainsi, elle a ordonné à l’armée nationale pakistanaise de livrer une guerre sans merci contre les Talibans et les insurgés dans le territoire du Sud-Waziristan. Ce faisant, les États-Unis pourraient peu à peu faire valoir que les efforts de guerre du Pakistan devraient être confortés par des forces militaires additionnelles en Afghanistan afin de faire face à la résistance pouvant éventuellement trouver refuge dans ce territoire. L’administration Obama serait ainsi en mesure de justifier les renforts qu’elle se propose de déployer.</p>
<p>Il est primordial pour cette administration qu’elle donne suite aux pressions exercées par la droite américaine qui réclame une intensification de l’effort de guerre en Afghanistan tout en emmenant l’opinion publique à accepter la décision d’ajouter un contingent important de soldats (on a mentionné des chiffres allant de 40 000 à 60 000). Peu à peu les guerres de l’Afghanistan et du Pakistan pourraient se fondre en un seul et même conflit et il serait alors plus facile de démontrer qu’il est crucial d’augmenter globalement les forces militaires dans cet ensemble, étant donné les menaces grandissantes posées par la résistance tant en Afghanistan qu’au Pakistan. Les États-Unis feront valoir qu’après huit années de guerre un «<em>petit</em>» effort supplémentaire serait nécessaire afin de ne pas revivre un autre Viêtnam.</p>
<p><strong>Obama, une diplomatie de ralliement pour la conquête du monde par la guerre ? </strong></p>
<p>Depuis leur arrivée à la Maison-Blanche le président Obama et sa secrétaire d’État, Hillary Clinton, ont parcouru le monde pour faire entendre le message renouvelé de l’Empire américain. Une rhétorique nouvelle faisant la promotion du modèle bien connu de domination et d’intervention sur tous les continents, modèle basé sur le plan du commandement unifié des États-Unis (pour voir la carte, cliquez sur le lien :  <a href="http://www.defenselink.mil/home/features/2009/0109_unifiedcommand/images/unified-command_world-map.jpg" target="_new">Le Plan du commandement unifié des États-Unis</a>). Ce plan de commandement «<em>a été mis à jour par le Département de la Défense et s’avère un document stratégique clé qui définit les missions, les responsabilités et les aires géographiques de responsabilité pour les commandants en charge des commandements de combattants</em>» étatsuniens et alliés à travers le monde. La totalité de la surface terrestre est encore, dans les faits, le champ de bataille des Étatsuniens et, sous la nouvelle administration, aucune modification substantielle n’a été apportée à ce plan en vue d’en réduire la portée sur l’ensemble des pays du monde.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2097" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/les-etats-unis-la-%c2%abpuissance-intelligente-%c2%bb-au-service-de-la-guerre/le-plan-de-commandement-unifie-des-etats-unis/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2097" title="Le plan de commandement unifié des Etats-Unis" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/le-plan-de-commandement-unifie-des-etats-unis.jpg" alt="Le plan de commandement unifié des Etats-Unis" width="450" height="336" /></a></p>
<p>Les itinéraires suivis par les responsables de la diplomatie étatsusienne leur ont permis de vérifier sur le terrain le taux de solidité de leurs alliances et le degré de fidélité de leurs partenaires et alliés traditionnels et aussi d’identifier et circonscrire les éléments discordants et hostiles. Ainsi, il leur est permis ensuite d’ajuster les orientations de même que l’intensité des opérations qui s’imposent.</p>
<p>La secrétaire d’État s’est même permis de se faire la protectrice des droits humains lors de son séjour à Moscou : «<em>Toutes ces questions &#8211; emprisonnements, détentions, coups, meurtres &#8211; sont douloureuses à regarder de l&#8217;extérieur&#8221;, a déclaré Mme Clinton, au deuxième jour de sa visite en Russie, <a href="http://www.rtbf.be/info/economie/hillary-clinton-avocate-des-droits-de-lhomme-a-moscou-150876" target="_new">sur la radio Echo de Moscou</a></em> ». Il est difficile de croire que de tels propos puissent être tenus par la responsable de la diplomatie américaine quand on se rappelle les menaces d’oblitération totale qu’elle a proférées contre l’Iran <a href="http://www.alterinfo.net/Hillary-Clinton-menace-d-effacer-l-Iran-de-la-carte%21_a19103.html" target="_new">au cours de la campagne présidentielle </a>. Il importe aussi de rappeler que son pays détenait en 2005 la population carcérale la plus élevée au monde avec 2 186 230 prisonniers (25% du total mondial) et que <a href="http://www.populationdata.net/chiffres/monde-prisonniers-2006.php" target="_new">le taux de détention par 100 000 habitants était également le plus élevé avec 737.6 résidents</a>. De plus, «<em>la Peine de mort aux États-Unis est appliquée au niveau fédéral et dans trente-cinq États fédérés sur cinquante que comptent les États-Unis. Aujourd&#8217;hui les États-Unis font partie du cercle restreint des démocraties libérales qui appliquent la peine de mort</em>» (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort_aux_%C3%89tats-Unis" target="_new">Wikipedia</a>). Il est à espérer que la secrétaire d’État trouve aussi douloureuse cette situation qui prévaut dans son pays.</p>
<p><strong>Mes intentions profondes sont les mêmes </strong></p>
<p>Enfin, il convient d’ajouter que les guerres de l’Asie centrale se poursuivent dans la plus grande impunité et que la torture continue d’être pratiquée dans les prisons «<em>secrètes</em>». S’il s’agit là des manifestations des nouveaux concepts proposés en janvier dernier de la «<em>puissance intelligente</em>» et de la «<em>responsabilité</em>» il y a lieu de s’interroger, car il nous semble plutôt que les propos de la diplomatie étasunienne viennent tout simplement voiler le visage de l’impérialisme. Je suis un acteur qui pense maintenant autrement, mais mes intentions profondes sont les mêmes. En réalité, le concept de la «<em>guerre permanente</em>» reste le guide suprême de mon approche diplomatique qui se veut à géométrie variable en fonction des intérêts qu’il me faut sauvegarder. (<a href="http://www.ilovepolitics.info/Les-deux-piliers-de-la-nouvelle-diplomatie-americaine_a1371.htm" target="_new">Les deux pilliers de la nouvelle diplomatie américaine</a>).</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Pour la diplomatie étatsunienne il importe de conserver l’appui des plus puissants malgré certains irritants majeurs, car elle pourrait avoir besoin d’eux quand se produira l’effondrement annoncé de l’économie et l’implosion sociale qui en sera la résultante inéluctable. Faire la guerre pourrait devenir trop lourd pour la société et des mandataires capables de le faire seront alors invités à «<em>donner</em>» davantage pour permettre à l’Empire de survivre encore un certain temps. Cette consigne est sans doute celle qui a été transmise aux pays alliés. Ceux-ci, cependant, bien malgré eux, pourraient être entraînés éventuellement avec lui dans sa chute.</p>
<p>&#160;</p>
<p><strong>Références </strong></p>
<p>AFP. 2009. Hillary Clinton avocate des droits de l&#8217;Homme à Moscou. RTBF Info. Le 14 octobre 2009. En ligne :<br />
<a href="http://www.rtbf.be/info/economie/hillary-clinton-avocate-des-droits-de-lhomme-a-moscou-150876">http://www.rtbf.be/info/economie/hillary-clinton-avocate-des-droits-de-lhomme-a-moscou-150876</a></p>
<p>AFP. 2009. L&#8217;OTAN adopte une nouvelle stratégie en Afghanistan. Cyberpresse. Le 23 octobre 2009.<br />
En ligne : <a href="http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200910/23/01-914285-lotan-adopte-une-nouvelle-strategie-en-afghanistan.php">http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200910/23/01-914285-lotan-adopte-une-nouvelle-strategie-en-afghanistan.php</a></p>
<p>BEAUCHEMIN, Malorie. 2009. Obama lance un ultimatum à l&#8217;Iran. La Presse. Le 25 septembre 2009. En ligne : <a href="http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200909/25/01-905686-obama-lance-un-ultimatum-a-liran.php">http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200909/25/01-905686-obama-lance-un-ultimatum-a-liran.php</a></p>
<p>COURMONT, Barthélémy et contre-feux.com. 2009. Les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine. ilovepolitics. Le 19 mars 2009.<br />
En ligne : <a href="http://www.ilovepolitics.info/Les-deux-piliers-de-la-nouvelle-diplomatie-americaine_a1371.html">http://www.ilovepolitics.info/Les-deux-piliers-de-la-nouvelle-diplomatie-americaine_a1371.html</a></p>
<p>DUFOUR, Jules. 2007. Le réseau mondial des bases militaires américaines. Les fondements de la terreur des peuples ou les maillons d&#8217;un filet qui emprisonne l&#8217;humanité. Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 10 avril 2007.<br />
En ligne: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&#38;code=DUF20070409&#38;articleId=5314">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&#38;code=DUF20070409&#38;articleId=5314</a></p>
<p>DUFOUR, Jules. 2009. Le grand réarmement planétaire. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 5 mai 2009. En ligne: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=13162">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=13162</a></p>
<p>DUFOUR, Jules. 2009. Pakistan: un territoire stratégique pour les guerres de l’Occident en Asie Centrale. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 10 août 2009. En ligne:<br />
<a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=14719">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=14719</a></p>
<p>DUFOUR, Jules. 2009. Afghanistan: des élections pour l&#8217;imposition de la «démocratie»? Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 21 août 2009. En ligne: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=14871">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=14871</a></p>
<p>KAY, Joe. 2008. Hillary Clinton menace d’ ‘effacer&#8217; l&#8217;Iran de la carte! Alter Info. Le 24 avril 2008.<br />
En ligne : <a href="http://www.alterinfo.net/Hillary-Clinton-menace-d-effacer-l-Iran-de-la-carte%21_a19103.html">http://www.alterinfo.net/Hillary-Clinton-menace-d-effacer-l-Iran-de-la-carte!_a19103.html</a></p>
<p>Nombre de prisonniers dans le monde, par pays. PopulationData.net: <a href="http://www.populationdata.net/chiffres/monde-prisonniers-2006.php">http://www.populationdata.net/chiffres/monde-prisonniers-2006.php</a></p>
<p>Peine de mort aux États-Unis : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort_aux_%C3%89tats-Unis">http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort_aux_%C3%89tats-Unis</a></p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
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<title><![CDATA[La France et la politique de l’OTAN en Afghanistan]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/la-france-et-la-politique-de-l%e2%80%99otan-en-afghanistan/</link>
<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 13:10:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/la-france-et-la-politique-de-l%e2%80%99otan-en-afghanistan/</guid>
<description><![CDATA[Par Jacques Sapir Au vu de l’enlisement de l’OTAN, « il est clair désormais qu’il nous faut repenser]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Jacques Sapir</em></p>
<p><strong>Au vu de l’enlisement de l’OTAN, « <em>il est clair désormais qu’il nous faut repenser la question des buts comme celle des alliances,</em> » constate Jacques Sapir, qui suggère de rechercher une implication des puissances voisines, la Russie, la Chine et l’Iran, dans la résolution du conflit, mouvement qui selon lui pourrait préfigurer un rapprochement entre l’Alliance Atlantique et l’Organisation de Coopération de Shanghaï. Cette redéfinition des objectifs et de la stratégie requiert que le « <em>scénario de cette guerre ne [soit] écrit uniquement, ou même principalement, par les États-Unis</em> ». « <em>La principale faute du gouvernement français et de son Président actuel ne fut pas de rejoindre le commandement intégré de l’OTAN mais de ne pas avoir usé de ce prétexte pour forcer les Américains à discuter de ces questions, dans notre intérêt comme dans le leur</em> », estime Jacques Sapir, qui s’interroge : la France fera-t-elle preuve du courage nécessaire pour impulser ces remises en cause ?</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2073" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/la-france-et-la-politique-de-l%e2%80%99otan-en-afghanistan/les-fronts-de-linsurrection/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2073" title="Afghanistan : les fronts de l'insurrection" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/les-fronts-de-linsurrection.jpg" alt="Afghanistan : les fronts de l'insurrection" width="450" height="364" /></a></p>
<p>La seconde guerre d’Afghanistan dure maintenant depuis plus de sept ans. C’est l’age de la maturité, mais c’est aussi celui des bilans. C’est une guerre discrète, qui a le bon goût de ne pas venir envahir la une de nos quotidiens ni des journaux télévisés, sauf en cas de pertes importantes, comme en 2008. C’est une guerre que l’on pourrait presque oublier. D’ailleurs, à ne voir que les images que l’on veut bien nous montrer, l’Afghanistan n’est présent dans notre quotidien que très épisodiquement, et sous la forme d’un hôpital que l’on inaugure un jour en présence de personnalités du monde des arts et du spectacle, d’une ferme modèle ou d’une école un autre jour.</p>
<p>Qui croirait que dans cette guerre se jouent des équilibres internationaux ? Le retour de la France au sein du commandement intégré de l’OTAN a pourtant été justifié par ce conflit. C’est dire tout le mérite de ce livre et de ses auteurs, qui ont remis sur le devant de la scène cette guerre pour tenter d’en tirer les leçons avant qu’il ne soit trop tard. Car, cette guerre, nous pourrions bien la perdre, et avec elle l’ensemble de notre crédibilité de « <em>démocratie occidentale</em> ».</p>
<p>Qui parle de guerre dit les morts et les blessés, les estropiés et les victimes civiles, ici bien plus nombreuses que les victimes militaires. Il n’est pas de guerre sans victimes, en dépit de ce que l’on veut nous faire croire. Faire la guerre implique de tuer, souvent, et de mourir, parfois. On ne fait donc pas la guerre innocemment, et l’on ne la fait pas par hasard ; du moins ne le devrait-on pas.</p>
<p>Pourtant, cette guerre a quelque chose de clandestin. C’est une guerre faite en fraude, par une alliance, l’OTAN, dont ce n’était ni le but ni la fonction, et qui a été véritablement détournée de son objectif premier. Elle ne devait pas prendre d’ailleurs la figure d’une guerre initialement, tout au plus d’une mission de maintien de l’ordre faisant suite à l’offensive américaine de l’hiver 2001-2002.</p>
<p>Alors, nous l’oublions, jusqu’à ce qu’un événement, en général tragique, la propulse pour un instant à la première page. Nous avons alors droit à des discours, mi-ronflants mi-larmoyants, sur la nécessité de cette guerre et sur l’indispensable union nationale qu’elle devrait impliquer. Puis, toute cette émotion retombe et l’on oublie l’Afghanistan jusqu’au prochain incident, à la prochaine catastrophe. Est-ce parce que nous ne savons pas vraiment pourquoi sommes-nous en Afghanistan ? Est-ce par ce que notre présence est inadéquate ? Est-ce enfin parce que cette guerre que nous menons sans la diriger, et dont nous avons honte dans certains milieux, est une guerre que nous sommes en train de perdre ?</p>
<p>Ces questions dérangent, mais il faut les poser.</p>
<p>Les interventions militaires des puissances occidentales semblent aujourd’hui provoquer plus de chaos que d’ordre. Il faut s’interroger sur ce paradoxe. L’application de la force armée devait nous donner plus de sécurité. Elle n’a réussi qu’à étendre l’insécurité, à contaminer un autre pays (le Pakistan), tout comme il y a quelques années de cela une autre intervention contre le pouvoir des « <em>tribunaux islamiques</em> » de Somalie a donné un nouveau développement à la Piraterie sur la façade est de l’Afrique. Est-ce parce que ces guerres sont inutiles ou parce qu’elles sont mal menées ?</p>
<p>Plus profondément, c’est la question de la « <em>guerre à distance</em> » qui est posée. Cette théorie de la guerre est en train de gagner progressivement tous les pays occidentaux, à l’imitation des États-Unis. Mais, la « <em>guerre à distance</em> », avec sa promesse de pertes nulles (du moins pour celui qui la pratique&#8230;), s’avère un piège redoutable qui se referme sur celui qui s’y abandonne.</p>
<p>Dans le même temps, on assiste à un retour du concept de guerre « <em>anti-insurrectionnelle</em> ». Ce dernier, plus réaliste en apparence, n’est pas non plus sans défauts. Il oblige dans tous les cas à repenser l’articulation des moyens militaires et des moyens civils (parfois mis en oeuvre par des militaires ou d’anciens militaires) nécessaire pour que ces opérations apportent une sécurité durable.</p>
<p>Enfin, se pose la question de l’ordre que nous voulons établir. Comment créer un Etat alors que nous sommes en train, au nom de l’idéologie néo-libérale, partout de les affaiblir et de les démanteler ? Cela est vrai aussi en Afghanistan où des sociétés de sécurité privées, avec leurs propres règles d’engagement, se développent et prolifèrent en parallèle à l’action publique, et où l’on a voulu imposer de toutes forces la privatisation d’une agriculture aux dépens des structures collectives qui existaient dans les villages.</p>
<p>On aboutit à reformuler le paradoxe par lequel nous avons commencé. Cherchons-nous réellement à produire de l’ordre ou, au contraire, sommes nous engagés, volens nolens, dans une production de chaos à grande échelle ? Peut-il y avoir un ordre néo-libéral ou bien ce dernier concept est-il si radicalement étranger à la notion d’ordre qu’il ne peut que produire du chaos ? Cette question est loin d’être académique. De la réponse que nous lui apporterons dépendra le sort de l’Afghanistan mais aussi, d’une certaine manière, le nôtre.</p>
<h2>Sommes-nous en train de répéter les erreurs des Soviétiques ?</h2>
<p>Ce n’est pas un mystère que la guerre a pris pour les forces de l’OTAN une mauvaise tournure. Ceci nous est confirmé de manière quasiment quotidienne par l’allongement sinistre de la liste des pertes humaines. Encore faut-il signaler que, dans ces pertes, nos ministres et nos journalistes ont le bon goût de ne pas ajouter celles de la population civile qui sont, et de loin, nettement plus considérables.</p>
<p>La montée en puissance des Talibans, l’insécurité qui règne dans les villes, et ce alors que, au départ, elles étaient relativement sures, sont ici autant de signes indéniables d’une dégradation de la situation sur le terrain. Il faut y ajouter la déstabilisation du Pakistan, dont les « <em>zones tribales</em> » ont été un refuge pour ces mêmes Talibans et qui, aujourd’hui doit faire face à une double offensive de ces derniers, la première sur le terrain directement militaire et la seconde, peut-être plus dangereuse encore, qui a pris la forme d’une pénétration des administrations et des forces de sécurité. Dans un pays brutalement fragilisé par la crise économique depuis 2008, et confronté au reflux des capitaux en provenance du Golfe, la combinaison de l’insécurité économique et de l’insécurité politique pose un redoutable double défi.</p>
<p>L’OTAN est entrée en Afghanistan, à la suite des Américains, escomptant une guerre courte qui serait suivie d’une période d’opérations de maintien de l’ordre. Si, effectivement, les forces des Talibans n’ont pu empêcher les Américains et les Forces de l’OTAN de se saisir des principales villes, c’est dès ce moment qu’une grave erreur a été commise. En poussant Hamid Karzaï au pouvoir, les Américains se sont peut-être assurés de la fiabilité du gouvernement de Kaboul, mais certainement pas de sa légitimité. Les accords passés avec divers chefs de guerre ont certes permis une avancée rapide des troupes de la coalition, mais au prix d’une fragmentation du pouvoir. Confiant dans des accords qu’ils ont signés avec le commandement militaire, ces chefs de guerre n’ont pas perdu de temps pour renforcer leur pouvoir en leurs fiefs. La corruption éhontée du gouvernement central, qui trouve son origine dans la famille du Président et qui a été favorisée au départ par les Américains qui y ont vu un moyen simple de s’assurer des fidélités, n’a fait que renforcer le manque de légitimité du gouvernement en place à Kaboul. La consternante mascarade de l’élection présidentielle, qui a vu Hamid Karzaï déclaré vainqueur par défaut, son concurrent s’étant retiré devant l’ampleur des fraudes, ne vient pas redorer le blason de ce pouvoir.</p>
<p>On connaît la suite des événements. La corruption est donc devenue endémique, aboutissant à une dilution de l’aide et à son inefficacité. On estime aujourd’hui que 20% de l’aide internationale atteint ses destinataires. Les infrastructures, à l’exception de celles qui ont un intérêt militaire, sont toujours en ruines. La politique de la Banque Mondiale, qui a poussé à la privatisation de terres en propriété collective villageoise (car dépendant des systèmes d’irrigation) a provoqué un effondrement des cultures tant vivrières que commerciales. Cette catastrophe s’est accompagnée de la reprise de la culture du pavot, qui avait été sérieusement limitée par les Talibans. Ce qui avait d’ailleurs été un des très rares gestes positifs qu’ils aient faits durant leur période au pouvoir.</p>
<p>Dès lors s’est mis en place un cercle vicieux infernal. L’appauvrissement de la majorité de la population conduit au recours aux cultures anciennement interdites, ce que favorisent les pouvoirs locaux. Ces derniers reprennent alors le cycle des exactions et du trafic qui leur avaient valu d’être supplantés par les commandants Talibans. La nostalgie pour l’ancien ordre ne fait que croître et entraîne une répression largement aveugle de la part des troupes de l’OTAN, tandis qu’à Kaboul se développe une économie de la rente et de la prédation. Tout cela contribue alors à faire à nouveau le jeu des Talibans, et entraîne de nouvelles attaques des troupes de l’OTAN avec des dommages importants dans les populations civiles. Par ailleurs, poussée au désespoir par les conditions matérielles et l’absence totale de perspectives, la fraction « <em>moderne</em> » de la population ne voit pas d’autres solutions que l’exil et vient grossir le flot qui s’accumule à Calais.</p>
<p>Le fait est que si le régime des Talibans était incroyablement arriéré et sanguinaire, les puissances occidentales ont plongé l’Afghanistan dans un chaos qui s’est avéré, à certains égards, pire encore pour la population, à l’exception de quelques rares microrégions et de quelques privilégiés. La puissance de feu des troupes de l’OTAN s’avère dès lors incapable de gagner la guerre. Dans un certain nombre de cas, elle contribue même aux problèmes évoqués plus haut.</p>
<p>On peut ici faire la comparaison avec la guerre que menèrent les forces soviétiques. L’inadaptation des moyens et des forces a été patente durant toute la première période du conflit. Ceci avait conduit à de lourdes pertes. Le processus d’apprentissage qui s’est alors produit a conduit à accorder une importance particulière aux progrès sociaux de la population civile, du moins dans les parties que les Soviétiques considéraient comme utiles, et à appliquer une politique de la terre brûlée et du combat à outrance dans le reste de l’Afghanistan. On oublie un peu vite que le gouvernement, que les Soviétiques avaient mis en place sur la base d’une partie de leurs partisans locaux, a réussi à survivre trois ans au départ de leurs troupes. Combien de semaines le gouvernement Karzaï tiendrait-il si les Américains et l’OTAN devait quitter soudainement le pays ?</p>
<p>Or, il faut être bien conscient que c’est à cette aune-là qu’il nous faudra mesurer le succès ou l’échec de notre présence. Les conditions de notre départ seront aussi les conditions de notre succès.</p>
<p>Pour l’instant, non seulement avons-nous été dans l’incapacité de sécuriser ne serait-ce qu’une partie de l’Afghanistan, mais nos méthodes de guerre, qui sont en train de ruiner la société afghane ont profondément déstabilisé le Pakistan voisin. Nous voici confrontés à une crise de sécurité globale dans la région, et dans laquelle est impliqué un pays qui dispose de l’arme nucléaire. Ce problème est en réalité bien plus important que celui de l’Iran. Il fait réellement de l’Afghanistan un enjeu stratégique et politique majeur.</p>
<h2>La nature et les buts de la guerre.</h2>
<p>Cette guerre est aussi déterminée par ce que furent, et ce que sont, ses buts. La décision de « <em>libérer</em> » l’Afghanistan de la domination cruelle des talibans a été présentée au monde occidental comme une évidence, que renforçait la complicité de ses derniers dans les attentats du 11 septembre 2001. Mais, rapidement, la réalité de la guerre a divergé de ce qu’elle était censée être.</p>
<p>Si les talibans ont été chassés de Kaboul dans les provinces nombreux sont les chefs de guerre qui furent leurs alliés et qui survivent aujourd’hui, sur la base d’accords passés soit directement avec les Américains soit indirectement par le biais du gouvernement Karzaï. La population de l’Afghanistan a par ailleurs fort peu profité de cette « <em>libération</em> ». Aussi est-on est en droit de se demander si l’on n’a pas sacrifié l’avenir dans la manière dont ont installé un nouveau pouvoir. Au-delà, c’est bien l’esprit même de cette guerre que l’on a trahi en tolérant au mieux une version molle de la dictature des talibans, au pire (dans certaines régions) une reprise à l’identique de cette même dictature, pourvu qu’elle soutienne les forces de l’OTAN. Ainsi peut s’expliquer le manque de vigueur des protestations des pays occidentaux face au trucage des élections présidentielles de 2009. Il contraste fortement avec ce à quoi l’on est habitué par ailleurs, et en particulier quand ces élections se déroulent dans des pays dont les politiques sont contradictoires aux nôtres. Mais, ce faisant, on enfonce encore un peu plus le clou dans le sentiment, aujourd’hui très répandu, que la « <em>démocratie</em> » et les « <em>valeurs occidentales</em> » ne sont que des prétextes. Nous participons ici à une instrumentalisation des valeurs démocratiques dont nous serons, à terme, les premières victimes.</p>
<p>Au-delà, cette politique révèle un dangereux paradoxe : pour protéger nos soldats, nous sommes désormais conduits à pactiser, ou à chercher à pactiser, avec les néo-talibans. Mais nos soldats sont en théorie en Afghanistan pour se défaire de ce régime. Ainsi se révèle une stratégie doublement perdante. Pour les ultras, tout gouvernement ayant l’aval des occidentaux sera illégitime. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les talibans ont rejeté la main tendue par le gouvernement Karzaï. Pour les autres, et qui devraient être nos alliés, à quoi bon s’engager derrière les occidentaux si ces derniers sont prêts à passer des compromis pour obtenir le ralliement des talibans ?</p>
<p>Qui donc aujourd’hui peut croire que nous sommes réellement en Afghanistan pour y défendre les « <em>droits de l’homme</em> » (et ceux des femmes en particulier) ? Ainsi s’inscrit le cercle de la désespérance qui pousse une partie de l’élite intellectuelle afghane dans l’émigration. La politique stupide de notre Ministre de l’Intégration, Éric Besson, vient alors conforter la politique absurde de notre Ministre des Affaires Étrangères, Bernard Kouchner. Le premier veut renvoyer dans leur pays ceux qui ont fuit la situation mise en place par le second. Il leur dénie, contre toute évidence, le statut de réfugiés. Quant au second, l’aveuglement criminel dont il fait preuve quant à la politique américaine, et dont il a déjà donné des exemples que ce soit au Kosovo ou au sujet de l’Irak, le conduit à apporter la caution de la France à une situation chaque jour plus désastreuse.</p>
<p>Cependant, cet écart désormais palpable entre les buts proclamés et la réalité nous révèle aussi la possibilité qu’il y ait des buts de guerre inavoués car inavouables. On peut en dresser une courte liste.</p>
<p>Il y a tout d’abord la volonté américaine de trouver aux hydrocarbures d’Asie Centrale une voie de sortie qui ne soit dépendante ni du bon vouloir des Russes ni des Iraniens. Tel fut, ne l’oublions pas, le sens de la diplomatie américaine du temps du Président Clinton.</p>
<p>Il y a ensuite la volonté de s’installer dans ce qui est l’un des pivots géostratégiques d’une région à haut risque.</p>
<p>Il y a enfin la volonté délibérée de faire une démonstration de puissance à l’usage des voisins, qu’il s’agisse de la Chine ou de l’Iran, et de s’attirer les bonnes grâces de l’Inde.</p>
<p>Disons le tout net, si telles étaient les raisons de la présence de l’OTAN, c’est bien à un échec tout aussi patent que l’on est confronté. La démonstration de force a tourné court. La présence géostratégique est d’ailleurs dépendante largement de cette démonstration de force. Elle est au mieux contestable dans les circonstances actuelles. Quant aux intérêts pétroliers, il est clair aujourd’hui que pour au moins une décennie, si ce n’est plus, nulle compagnie n’investira dans la région, sauf peut-être une compagnie Russe&#8230;</p>
<p>Reste donc l’argument qui nous est aujourd’hui présenté. L’Afghanistan est l’un des foyers du terrorisme et cela exige notre présence pour combattre ce dernier. Mais, il n’y a rien de terroriste par nature dans un peuple, et le pouvoir des talibans d’ailleurs ne fut pas la seule source de ce dit terrorisme. La meilleure des réponses au terrorisme serait de permettre à l’Afghanistan d’évoluer vers une situation, si ce n’est de liberté, du moins de progrès social. Il faut alors noter qu’une telle stratégie implique une rupture nette à la fois avec tout ce que compte l’Afghanistan de néo-talibans et aussi avec ce que charrie l’idéologie néo-libérale. Nous n’en prenons pas le chemin.</p>
<p>Faudra-t-il alors s’accommoder de la litanie des pertes, et ce jusqu’au moment où les opinions publiques, à juste titre lassées, nous obligerons à nous retirer ?</p>
<p>Nous voici donc dans une guerre qui ne dit pas son nom, dont les buts sont aujourd’hui suffisamment brouillés et obscurcis pour devenir indéchiffrables, et dont le coût, humain et matériel, ne cesse de monter. Les options qui nous sont offertes ne sont pas illimitées et le temps qui nous est imparti n’est pas indéfiniment extensible. C’est pourquoi les problèmes des alliances, et du fonctionnement de l’Alliance atlantique, sont aujourd’hui posés, même si peu nombreux sont ceux de nos dirigeants politiques qui veulent bien l’admettre.</p>
<h2>Les alliances.</h2>
<p>Il est donc clair désormais qu’il nous faut repenser la question des buts comme celle des alliances. La principale faute du gouvernement français et de son Président actuel ne fut pas de rejoindre le commandement intégré de l’OTAN mais de ne pas avoir usé de ce prétexte pour forcer les Américains à discuter de ces questions, dans notre intérêt comme dans le leur. Nous ne saurons jamais qu’elle eut été la réaction américaine à un ultimatum de Paris : soit nous quittons l’Afghanistan, soit nous rentrons dans le commandement intégré, mais pour cela nous exigeons que soit posée à nouveau la question des alliances et qu’un bilan soit tiré des errements passés. Nous ne le saurons jamais parce qu’une telle alternative n’a pas été présentée à Washington. Pourtant, nul n’est obligé de suivre les bêtises d’autrui. Cette faute, nous la payons au prix du sang.</p>
<p>La première question qu’il nous faudra trancher, et ce dans un proche avenir, est celle d’un élargissement de l’alliance. Pour dire les choses crûment, faut-il pousser encore plus loin l’internationalisation de la guerre, et y intégrer la Russie et la Chine, et peut-être l’Iran ?</p>
<p>Ceci est moins absurde qu’il n’y paraît. La Russie est directement préoccupée par le devenir de l’Afghanistan, que ce soit de manière indirecte pour la sécurité de l’Asie Centrale ou même de manière directe en raison du développement du trafic de drogue sur son territoire en provenance d’Afghanistan. Elle participe dès aujourd’hui à la formation de la police afghane. Elle pourrait contribuer à celle de l’Armée dans les mois à venir. S’il est pour l’heure exclu que la Russie déploie des troupes en Afghanistan (hors les unités de SpetsNaz qui opèrent le long de la frontière du Tadjikistan), sa contribution économique pourrait être relativement importante dans le domaine des infrastructures publiques.</p>
<p>La Chine est, elle aussi, inquiète du développement de l’activisme religieux issu d’Afghanistan, et aujourd’hui du Pakistan, qui se manifeste sur son territoire. Si la Chine a pour l’instant une politique de non-intervention, en particulier dans le domaine militaire, elle pourrait participer plus largement aux opérations de sécurité par le biais de l’Organisation de Coopération et de Sécurité. Quant à l’Iran, son contentieux avec les Talibans est ancien, et avait laissé planer la possibilité d’une intervention iranienne dans ce pays en 1999/2000. On mesure ici toute l’absurdité qu’il y a à vouloir à tout prix construire ce pays en ennemi alors qu’il détient en partie l’une des clés de la sécurité au niveau régional.</p>
<p>Mais, pour élargir l’alliance, il faut alors résoudre d’autres problèmes d’ordre géopolitique. Ils concernent la Russie en premier lieu mais aussi la Chine et surtout l’Iran. Il n’est donc pas possible de traiter la question de l’élargissement de l’alliance en dehors d’une révision de la politique américaine au Moyen-orient pris dans son sens le plus large. Or, si l’arrivée du Président Obama a bien mis fin aux excès de l’administration précédente, nous sommes néanmoins très loin d’une révision globale. Sous la férule d’Hillary Clinton, c’est plus à une adaptation qu’a un véritable changement que les Etats-Unis ont consenti pour ce qui concerne leur politique étrangère.</p>
<p>Pourtant, l’Afghanistan pourrait être l’occasion d’un rapprochement entre l’OTAN et l’OCS, dont la Russie et la Chine sont parties prenantes et où l’Iran a le statut d’observateur. Cette « <em>alliance des Alliances</em> » est très certainement de toutes les possibilités celle qui possède le plus gros potentiel pour une stabilisation de l’ensemble de la région.</p>
<p>Une seconde question qui sera elle aussi à trancher dans un très proche avenir concerne les équilibres dans l’alliance actuelle. Elle est à l’évidence liée à la première, mais elle possède aussi sa dynamique propre. Pour dire les choses brutalement, le scénario de cette guerre ne peut être écrit uniquement, ou même principalement, par les Etats-Unis. Soit ces derniers acceptent que leurs partenaires aient leur mot à dire au plus haut niveau et que la question des buts de guerre soit à nouveau posée, soit l’alliance connaîtra des jours sombres. Comment pourrions-nous rester dans une alliance où notre voix ne serait pas entendue ? Les combats de l’été 2009 ne font en réalité que préfigurer ce qui nous attend en Afghanistan et l’hiver s’annonce sous de biens sombres augures. Ce n’est donc pas faire preuve d’un chauvinisme cocardier que d’affirmer que le débat doit avoir lieu au sein de l’OTAN, et ce pour le bien de tous. Ce n’est pas, non plus, faire preuve du même chauvinisme cocardier que de penser que, si cela ne pouvait être, si les Etats-Unis et leurs clients traditionnels (Grande-Bretagne, Canada) se refusaient à des révisions générales, il nous faudrait en tirer les conséquences quant à notre présence dans l’OTAN.</p>
<p>On peut, à partir de ces deux questions, imaginer trois scénarios pour le futur.</p>
<p>Le premier est donc celui d’un élargissement de l’alliance accompagné d’une révision profonde des buts de guerre. À une montée des effectifs présents sur le terrain répondrait alors un programme beaucoup plus volontariste (et réellement appliqué) de reconstruction de l’Afghanistan faisant la part belle à l’action publique. Ce programme prendrait en charge les infrastructures, mais aussi l’équipement des zones rurales en respectant les logiques collectives qui prédominent dans les villages. Il s’appuierait sur une politique de prix garantis pour les ressources agricoles rendant immédiatement tangibles les effets positifs de cette politique. Il s’agirait alors de rallier les franges de la population afghane qui sont porteuses de modernité à la fois par le développement d’une économie urbaine qui ne soit pas basée sur les rentes de toutes sortes et par une opposition claire aux « <em>ultras</em> » et aux « <em>neo-Talibans</em> ». Le processus de démocratisation serait relancé, ce qui implique très probablement le remplacement d’Hamid Karzaï et de certains de ses alliés. Un tel scénario implique nécessairement une présence durable en Afghanistan, que pourrait garantir « <em>l’alliance des Alliances</em> », mais il offre en définitive le plus de chances de transformer en profondeur les structures sociales de ce pays et de lui fournir le cadre économique et politique d’un gouvernement stable.</p>
<p>Le second scénario est celui de l’enlisement, marqué par la prédominance américaine dans l’alliance et les pathologies qui lui sont liées, que ce soit en matière opérationnelle ou dans le domaine de l’action civile. Les opérations de contre-guérilla ne peuvent aboutir ici qu’à des succès limités et transitoires. Elles sont porteuses d’un lourd passif avec les populations civiles qui, le plus souvent, sont les plus touchées. La structure politique du pays resterait inchangée, et avec elle la corruption et les trafics divers qui découragent une large partie de la population urbaine. L’élargissement, ou l’escalade horizontale, de la guerre apparaît alors comme extrêmement probable. La question de la stabilité du Pakistan sera posée de manière de plus en plus visible, et avec elle celle des armes nucléaires que ce pays détient. Il s’agit, ici, d’un problème bien plus réel et bien plus immédiat que la très hypothétique bombe iranienne.</p>
<p>Le troisième scénario est celui du retrait, opéré soit dans le désordre le plus total soit à la suite d’accords passés avec les « <em>neo-Talibans</em> ». Cette dernière option perd cependant chaque jour de sa crédibilité. Il y a fort à parier que ce retrait se ferait dans la confusion la plus totale, exposant par ailleurs les quelques fractions de la population qui ont exprimé des sympathies pour le nouveau régime à des représailles sanglantes qui feraient gonfler le flot des réfugiés.</p>
<p>Il est d’ailleurs parfaitement possible que l’on passe du second au troisième scénario. Dans le cas d’un retrait qui serait le produit d’un accord passé avec les « <em>neo-Talibans</em> », il faut bien mesurer ce qu’il coûterait aux pays de l’alliance, à la fois sur le plan interne et externe. Le reniement des buts de guerre tels qu’ils ont été formulés pour nos populations s’accompagnerait alors d’une « <em>perte de face</em> » durable et prolongée dans la région. L’intégrisme islamique aurait alors remporté sa première victoire indiscutable, redonnant à ce mouvement toute son agressivité à la fois en Orient et en Europe.</p>
<p>Nous sommes aujourd’hui, il faut bien le dire, calé sur le second scénario. C’est en partie par la faute du gouvernement français qui n’a pas voulu se saisir de l’opportunité que représentait le possible retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN pour obtenir une réouverture du débat sur les buts de guerre. Il est cependant possible que nous évoluions dans le futur vers une variante du premier. On peut espérer que les pressions pour une révision globale de la stratégie de l’OTAN se fassent jour chez les différents membres de cette alliance. On peut même souhaiter, à défaut de pouvoir raisonnablement l’espérer, que ce mouvement soit impulsé à partir de notre pays.</p>
<p>Mais, la probabilité la plus forte reste l’enlisement dans la durée et le basculement, toute honte bue, vers le troisième scénario.</p>
<p>Nul ne peut se satisfaire d’une telle solution. Outre le prix à payer, qui sera considérable tant du point de vue matériel que politique, il y a, bien entendu, le prix moral. Lui aussi sera élevé, qu’il s’agisse des soldats, qui pourront demander à juste titre pourquoi ont-ils combattus et au nom de quoi sont morts leurs camarades, ou des populations des pays du sud confrontés une nouvelle fois aux incohérences de notre action. Qui pourra croire désormais en notre engagement pour la démocratie ?</p>
<p>Pourtant, les seuls malheurs inévitables sont bien ceux que l’on n’a pas voulu éviter et auxquels on s’est résigné. Il n’est pas trop tard pour se donner les moyens, plus politiques que militaires d’ailleurs, de « <em>gagner</em> » la guerre en Afghanistan. Mais, ceci impose que l’on remette en débat et les buts de la guerre, et la méthode que l’on utilise, pour ne pas parler du système d’alliances. Alors que se prépare un hiver dramatique sur le terrain, en aurons-nous le courage ?</p>
<p>&#160;</p>
<p><em>Ce texte correspond à la version mise à jour de la postface écrite en juillet dernier au livre du Chef de bataillon (TA) Olivier Entraygues (édit.) Afghanistan 1979-2009, publié avec une préface du Général Druart, commandant la Task-Force Lafayette et un avant-propos du Colonel Baulain, chef de corps du CEPC de l’Armée Française.</em></p>
<p><em>Cet ouvrage, qui résulte d’un réel travail collectif mené sous la direction d’Olivier Entraygues, résume l’expérience des différentes forces, y compris l’Armée soviétique, qui ont eu à combattre en Afghanistan. De cet ouvrage, deux tirages ont déjà été faits, pour un total de 2000 exemplaires, et l’on peut espérer qu’il sera bientôt disponible sous une forme révisée pour toutes et tous qui veulent comprendre la situation.</em></p>
<p><em>Je veux ici remercier le coordinateur de cet ouvrage de m’avoir donné la liberté de publier cette version améliorée de mon premier texte. Les analyses contenues dans ce livre et dans ma postface ont été tragiquement confirmées par les évolutions, tant militaires que politiques, du début de cet automne. C’est pourquoi il m’a semblé nécessaire de publier une version mise à jour, et de la mettre à la disposition du grand public.</em></p>
<p><em>Il va sans dire que j’assume seul la responsabilité des opinions contenues dans le présent texte.</em></p>
<p>&#160;</p>
<p><em>Source : Contre Info</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le nouveau désordre mondial (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/03/le-nouveau-desordre-mondial-video/</link>
<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 19:35:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/03/le-nouveau-desordre-mondial-video/</guid>
<description><![CDATA[« L&#8217;idéal des Nations Unies est un idéal Juif. » David Ben Gourion, Time, le 16 août 1948. L]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-2004" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/03/le-nouveau-desordre-mondial-video/drapeau-israel-armes/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2004" title="Israël, l'état d'apartheid" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/drapeau-israel-armes.jpg" alt="Israël, l'état d'apartheid" width="420" height="278" /></a></p>
<p style="text-align:center;">« <strong>L&#8217;idéal des Nations Unies est un idéal Juif.</strong> » David Ben Gourion, Time, le 16 août 1948.</p>
<p>L&#8217;éminent Roger Garaudy nous présente dans ce documentaire de Néant Prod intitulé <strong>Le nouveau désordre mondial</strong> (2006) une vaste fresque historique de la menace omniprésente du lobby sioniste internationale à travers diverses époques allant de la Déclaration de Balfour en 1917 aux nombreuses guerres énergétiques américaines du Moyen-Orient, &#8221; <em>le lieu stratégique le plus important du monde</em> &#8221; selon le général Eisenhower, jusqu&#8217;au lancement par le 43ième président des États-Unis et criminel de guerre George W. Bush de leur dernière croisade contre la terreur des groupes islamistes, officiellement.</p>
<p>Appuyant sa thèse à l&#8217;aide notamment d&#8217;ouvrages de référence mondialement célèbres tels que <strong>La Fin de l&#8217;Histoire et le Dernier Homme</strong> de Francis Fukuyama ou <strong>le Choc des Civilisations</strong> de Samuel Huntington, le philosophe et écrivain français Roger Garaudy, catalogué parmi les négationnistes de la Shoah, passe en revue <strong></strong> l&#8217;expansionnisme israélien dans le monde depuis la création de l&#8217;État juif en Palestine demeurant à ce jour comme étant le plus grave scandale politique de l&#8217;ONU.</p>
<p><strong>Première partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8g9rq"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8g9rq" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Deuxième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8ga4x"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8ga4x" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Dans quel but meurent les soldats américains en Afghanistan ?]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/31/dans-quel-but-meurent-les-soldats-americains-en-afghanistan/</link>
<pubDate>Sat, 31 Oct 2009 17:22:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/31/dans-quel-but-meurent-les-soldats-americains-en-afghanistan/</guid>
<description><![CDATA[Par Bill Van Auken WSWS Au moins 21 soldats et Marines ont été tués en Afghanistan depuis le week-en]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Bill Van Auken</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1916" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/31/dans-quel-but-meurent-les-soldats-americains-en-afghanistan/us-bodies-of-fiv/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1916" title="rapatriement d'un soldat tué en Afghanistan" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/soldat-tue-en-afghanistan.jpg" alt="rapatriement d'un soldat tué en Afghanistan" width="450" height="297" /></a></p>
<p><a href="http://www.wsws.org/">WSWS</a></p>
<p>Au moins 21 soldats et Marines ont été tués en Afghanistan depuis le week-end dernier, faisant d’octobre le mois le plus meurtrier pour les forces américaines depuis l’invasion du pays huit ans plus tôt. Davantage ont été blessés par des bombes artisanales, des grenades offensives et des tirs de pistolets.</p>
<p>Parmi les victimes des derniers jours se trouvait une femme de la Californie, âgée de 24 ans et mère de deux jeunes filles, le sergent Eduviges Wolf. Elle a succombé à ses blessures subies lorsque son véhicule a été attaqué par un tir de grenade dans la province de Kunar.</p>
<p>Devin Michel, un simple soldat de 19 ans qui avait complété le lycée depuis à peine plus d’un an à Stockton en Illinois, a été tué par une bombe artisanale dans la province de Zhari.</p>
<p>Gregory Fleury, brigadier des Marines âgé de 23 ans, a perdu la vie dans l’un des trois écrasements d’hélicoptères survenus dimanche. Le quotidien <em>Anchorage Daily News</em> a rapporté les paroles de son grand-père qui a affirmé que, après avoir servi lors de deux affectations en Irak, Fleury était prêt à mettre fin à son service actif mais « le gouvernement a prolongé son service » pour un déploiement en Afghanistan. Il devait revenir chez lui début novembre.</p>
<p>L’escalade de la guerre, qui devrait être annoncée bientôt par le président Barack Obama, ne fera qu’augmenter le nombre de victimes, alors que seront envoyés des dizaines de milliers de soldats et de Marines additionnels en Afghanistan afin de réprimer la résistance populaire à l’occupation étrangère.</p>
<p>A quoi servent ces sacrifices ? Pourquoi de jeunes Américains sont-ils envoyés à 12.000 kilomètres des Etats-Unis pour connaître une mort horrible et réprimer violemment une population qui ne veut pas d’eux ?</p>
<p>Ces questions deviennent encore plus importantes alors que l’on apprend que la Central Intelligence Agency (CIA) américaine maintient à sa solde, et ce durant les huit dernières années, le frère du président Hamid Karzaï, un réputé pilier du narcotrafic afghan.</p>
<p>Les liens de la CIA avec Ahmed Wali Karzaï soulèvent « d’importantes questions quant à la stratégie de guerre des Etats-Unis, qui est présentement sous étude à la Maison-Blanche », a affirmé mercredi le <em>New York Times</em> en rapportant ces liens.</p>
<p>C’est décrire la chose d’une manière plutôt gentille. Les liens entre les frères Karzaï et la CIA sont une autre preuve que « la stratégie de guerre des Etats-Unis » est une entreprise criminelle menée à l’aide de méthodes criminelles.</p>
<p>Le journal a décrit une relation très étroite entre la CIA et Ahmed Wali Karzaï, qui a aidé à constituer une bande de paramilitaires connue sous le nom de Kandahar Strike Force qui « opère sous la direction de la CIA » en assassinant les « insurgés » suspects.</p>
<p>En même temps, les agents pour les opérations spéciales de la CIA utilisent des installations fournies par Karzaï comme bases pour leurs propres opérations dans le sud du pays.</p>
<p>Selon le <em>Times</em>, des responsables militaires et d’autres officiels américains ont dit que « le rôle suspect de M. Karzaï dans le trafic de drogue ainsi que ce qu’ils décrivent comme la façon mafieuse par laquelle il règne sur le sud de l’Afghanistan, font de lui une force malveillante ». Néanmoins, il demeure un des atouts principaux de Washington dans le pays.</p>
<p>L’Afghanistan fournit actuellement 90 pour cent de l’héroïne mondiale. Depuis l’invasion américaine du pays, la production d’opium a augmenté de plus de 300 pour cent.</p>
<p>Les liens de la CIA avec le trafic de drogue remontent à longtemps. Avant 1979, il n’y avait pas de culture d’opium à grande échelle ou de toute autre production d’héroïne en Afghanistan et au Pakistan. Ces pays sont devenus le centre de la production mondiale d’héroïne comme un sous-produit de la guerre, fomentée par la CIA, des moudjahidines islamistes contre le gouvernement appuyé par les soviétiques à Kaboul. Alors que les Etats-Unis versaient des milliards de dollars en argent et en armes pour alimenter cette guerre, la drogue fournissait une source majeure de financement supplémentaire pour les guérillas appuyées par la CIA.</p>
<p>Dans la guerre des années 1980 contre le Nicaragua, l’envoi de cocaïne aux Etats-Unis a fourni les ressources pour les contras, appuyés par la CIA, à un moment où le Congrès américain avait bloqué le financement. Au Viêtnam, la CIA s’était alliée à des seigneurs de guerre trafiquant l’héroïne au Laos qui exploitaient les troupes américaines comme marché.</p>
<p>Dans toutes ces guerres, l’intervention américaine a produit la mort, la destruction et la dégradation sociale, incluant la prolifération de la production et de la consommation de drogue. Un sous-produit inévitable de la présente intervention en Afghanistan sera la hausse constante de la dépendance à l’héroïne aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.</p>
<p>Est-ce que les troupes américaines meurent pour maintenir au pouvoir un gouvernement dominé par les seigneurs de guerre qui trafiquent l’héroïne ? Est-ce que d’autres individus mourront dans les mois prochains pour protéger une autre élection frauduleuse destinée à donner une façade de légitimité à ce régime ?</p>
<p>C’est ce que l’on pourrait croire. Mais les Karzaï et les alliés seigneurs de guerre sont des jouets de la politique américaine, qu’utilise Washington pour arriver à ses fins.</p>
<p>Ces fins ne sont évidemment pas de faire avancer la « démocratie ». Et les 100.000 soldats des Etats-Unis et de l’OTAN en Afghanistan n’y combattent pas le terrorisme. Les hauts responsables de l’armée ont admis que l’on n’y trouvait pas plus de 100 membres d’al-Qaïda.</p>
<p>Les véritables buts de cette guerre ont été énoncés de façon plutôt candide dans un article publié l’an dernier dans une revue du Collège militaire de l’armée américaine. L’auteur de l’article est Dr Stephen Blank, le professeur du collège sur la sécurité nationale.</p>
<p>Intitulé « L’importance stratégique de l’Asie centrale : un point de vue américain », l’article ne perd pas beaucoup de temps sur les prétextes de la guerre à al-Qaïda ou de la construction de la démocratie.</p>
<p>Blank explique que les Etats-Unis mettent en œuvre la politique de la « porte ouverte » en Asie centrale « pour les compagnies américaines oeuvrant dans le domaine de l’exploration, de la raffinerie et de la distribution des produits énergétiques ». La politique américaine, écrit-il, vise à « briser le monopole énergétique de la Russie » en Asie centrale ou empêcher que la Chine ne domine la région. Cette politique a aussi pour but d’isoler l’Iran, un autre rival potentiel dans la région.</p>
<p>« Il n’est pas surprenant, continue Blank<em>, </em>que le leitmotiv de la politique énergétique américaine soit de nourrir le développement de plusieurs pipelines et autres moyens de lier les consommateurs et les producteurs étrangers dans le domaine de l’énergie » qui ne seront pas soumis au contrôle de ces rivaux régionaux. Parmi les plus importants de ces projets, écrit-il, on trouve le pipeline du Turkmenistan-Afghanistan-Pakistan (TAP), qui pourrait transporter le pétrole et le gaz naturel hors de l’Asie centrale en passant sur le territoire aujourd’hui occupé par les troupes américaines.</p>
<p>A la lecture de cet article, il semble qu’alors que les soldats et les Marines se font dire qu’ils combattent et meurent pour la démocratie ou pour mettre un terme au terrorisme, les hauts officiers de l’armée américaine ont un objectif plus concret.</p>
<p>Le déploiement de l’armée américaine en Afghanistan fait partie de la version du 21e siècle du « Grand Jeu », dans lequel l’impérialisme américain cherche à dominer l’Asie centrale et ses ressources énergétiques aux dépens de ses rivaux stratégiques.</p>
<p>Il n’y a pas de doute que l’administration Obama continuera à chercher à réaliser ces objectifs au moyen d’une escalade de la guerre en Afghanistan.</p>
<p>Le coût de la guerre, actuellement de 3,6 milliards par mois, augmentera encore alors que d’autres soldats seront déployés en Afghanistan, et ce montant sera payé par les travailleurs américains par des attaques sur leur niveau de vie et leurs avantages sociaux de base. Le nombre des morts et des blessés augmentera au sein des soldats et des Marines, tout autant que l’ampleur du massacre des civils afghans et pakistanais.</p>
<p>Les intérêts de la classe ouvrière aux Etats-Unis et internationalement sont en complète opposition à ceux mis de l’avant au moyen des assassinats de masse de la guerre en Afghanistan et au Pakistan. Les travailleurs doivent exiger le retrait immédiat et inconditionnel de toutes les troupes américaines et étrangères de la région et la fin de la lutte pour la domination impérialiste de l’Asie centrale.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La réalité derrière le « succès » américain en Irak]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/29/la-realite-derriere-le-%c2%ab-succes-%c2%bb-americain-en-irak/</link>
<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 13:56:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/29/la-realite-derriere-le-%c2%ab-succes-%c2%bb-americain-en-irak/</guid>
<description><![CDATA[Par James Cogan WSWS Les explosions massives qui ont dévasté le ministère de la Justice et le siège ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par James Cogan</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1879" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/29/la-realite-derriere-le-%c2%ab-succes-%c2%bb-americain-en-irak/afp_081002irak-bagdad-attentat_8/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1879" title="AFP_081002irak-bagdad-attentat_8" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/afp_081002irak-bagdad-attentat_8.jpg" alt="AFP_081002irak-bagdad-attentat_8" width="450" height="253" /></a></p>
<p><a href="http://www.wsws.org/">WSWS</a></p>
<p>Les explosions massives qui ont dévasté le ministère de la Justice et le siège du gouvernement provincial dans le centre-ville de Bagdad dimanche, tuant plus de 140 personnes et en blessant au moins 520, sont un rappel particulièrement sanglant des conflits politiques, ethniques et sectaires générés en Irak par l&#8217;occupation américaine qui dure depuis six ans et demi.</p>
<p>Les attentats à la bombe du week-end représentent la seconde attaque majeure sur des bâtiments gouvernementaux en l&#8217;espace de deux mois. Le 19 août, des voitures piégées avaient explosé devant les ministères des Finances et des Affaires étrangères, tuant 102 personnes et en blessant 600. Dans les deux cas, ceux qui ont perpétré ces attentats ont réussi à franchir avec des véhicules bourrés d&#8217;explosifs toute une série de postes de contrôle de sécurité.</p>
<p>En moyenne, entre 10 à 15 attentats à la bombe, attentats kamikazes ou attaques d&#8217;insurgés se produisent chaque jour en Irak contre des représentants du gouvernement ou des forces de sécurité. Dans certains cas, les explosions ciblent aveuglément des civils d&#8217;un milieu ethnique ou religieux. Moins spectaculaires que l&#8217;attentat de dimanche, c&#8217;est à peine si les médias en parlent.</p>
<p>A chaque fois qu&#8217;une occasion se présente, les insurgés s&#8217;attaquent aux 120.000 soldats américains encore en Irak. Les forces américaines occupent à présent le pays à partir de bases massivement gardées, en dehors des centres urbains. Le gouvernement fantoche du Premier ministre Nouri al-Maliki a accusé les fidèles de l&#8217;ancien régime de Saddam Hussein d&#8217;être responsables de ces attentats. On ne peut écarter cette éventualité. Des sections importantes de l&#8217;<em>establishment</em> principalement<strong> </strong>d&#8217;origine arabe sunnite et baasiste<strong> </strong>ont quasiment perdu tous les avantages dont ils jouissaient à une époque, en terme de propriété, de poste et de privilèges, à la faveur des factions chiites et kurdes qui ont collaboré à l&#8217;invasion américaine.</p>
<p>De nombreux Irakiens, de diverses obédiences religieuses et politiques, ont suffisamment de griefs pour se porter volontaires pour perpétrer ces attentats contre le régime crée par l&#8217;occupation américaine. Plus d&#8217;un million de personnes ont perdu la vie depuis 2003, dont des centaines de milliers tuées directement par les forces américaines. Des dizaines de milliers d&#8217;autres ont subi des détentions arbitraires et des sévices terribles dans les camps de détention du gouvernement irakien et américain. Plus de quatre millions de personnes ont été contraintes de quitter leur foyer ou carrément forcées de fuir le pays. La haine des Irakiens devant l&#8217;occupation ne mollit pas.</p>
<p>Ces attentats contre les ministères du gouvernement coïncident avec les querelles acerbes qui vont croissant entre les factions irakiennes soutenant l&#8217;occupation, à quelques mois des élections qui doivent, selon la Constitution, se tenir le 31 janvier 2010. Washington exerce une pression énorme sur Maliki pour qu&#8217;il revienne sur sa promesse d&#8217;organiser un référendum populaire en même temps que les élections sur l&#8217;accord de statut des forces (dit SOFA<strong>) </strong>conclu entre le gouvernement et les Etats-Unis. Les analystes américains reconnaissent ouvertement qu&#8217;il est très probable qu&#8217;un tel référendum produise un vote majoritaire contre cet accord, conduit par des Irakiens qui veulent le retrait immédiat des forces militaires américaines.</p>
<p>Le Parti Da&#8217;wa de Maliki, très certainement avec des encouragements en coulisse de la part du gouvernement Obama, a quitté l&#8217;alliance chiite intégriste dominée par le pro-iranien Conseil supérieur islamique d&#8217;Irak (CSII), et va se présenter à l&#8217;élection contre lui. La hiérarchie du CSII que Maliki, qui n&#8217;est pas moins intégriste, qualifie cyniquement de « <em>sectaire</em> » et « <em>d&#8217;antidémocratique</em> » risque de perdre bon nombre des postes lucratifs qu&#8217;il occupe actuellement dans l&#8217;État irakien si la nouvelle alliance « <em>nationaliste</em> » de Da&#8217;wa obtient une majorité nette. D&#8217;un autre côté, il se peut que Maliki perde son poste si sa perspective de mettre sur la touche le CSII ne réussit pas.</p>
<p>Le gouvernement de Maliki a aussi crée un face à face tendu avec les forces nationalistes kurdes en refusant d&#8217;honorer la promesse qu&#8217;il leur avait faite en 2003 qu&#8217;elles gagneraient le contrôle de la ville de Kirkouk et d&#8217;autres régions du nord de l&#8217;Irak, riches en pétrole, en échange d&#8217;un soutien actif à l&#8217;invasion américaine. Les Kurdes exigent que toute élection comprenne un vote à Kirkouk,<strong> </strong>en dépit d&#8217;une opposition furieuse de la part de factions d&#8217;ethnie arabe et turkmène dans les régions du nord réclamées par la région autonome kurde. Il y a eu cette année plusieurs occasions où des troupes du gouvernement et des unités militaires kurdes en sont presque venues à se tirer dessus.</p>
<p>L&#8217;étendue de ces tensions concernant la manière dont seront partagés les postes de pouvoir et les privilèges entre élites sunnite et chiite, entre groupes chiites rivaux et entre la région kurde et le gouvernement de Bagdad, est telle qu&#8217;aucun accord n&#8217;a été conclu au parlement irakien sur la façon même dont les élections seront organisées. Il est quasiment certain que toute campagne électorale quelle qu&#8217;elle soit engendrera des violences et des fraudes significatives et pourrait déclencher une guerre civile ouverte.</p>
<p>Cette situation est en contraste criant avec les déclarations répétées de l&#8217;<em>establishment </em>américain selon lesquelles la forte augmentation des troupes (« <em>surge</em> ») opérée par le gouvernement Bush a été une réussite et que l&#8217;Irak est à présent sur la voie de la stabilité. Un exemple clair de cet aveuglement et de cette tromperie délibérée qui dominent a été publié dimanche par Thomas Friedman, chroniqueur au <em>New York Times </em>et partisan de l&#8217;invasion de l&#8217;Irak.</p>
<p>Dans sa chronique Friedman rêve d&#8217;un Barack Obama s&#8217;envolant pour Bagdad en 2012 pour « <em>s&#8217;attribuer le mérite d&#8217;aider l&#8217;Irak à réussir à mettre un terme décent, bien que fort onéreux, à la guerre</em> », si seulement les élections de janvier se passent sans heurt et mettent en place un gouvernement engagé dans « <em>une réelle démocratie multi-confessionnelle</em> ». Mais quelle est la réalité ? Pendant toute l&#8217;occupation, la tactique du diviser pour mieux régner, y compris le recours à la corruption des forces ethno-religieuses les plus vénales et corrompues ont été le moyen par lequel la résistance irakienne a été brisée et noyée dans le sang.</p>
<p>En 2003, le gouvernement Bush a consolidé le petit Etat kurde autonome du nord et a élevé les intégristes chiites à des postes de contrôle dans le gouvernement de Bagdad afin de gagner des collaborateurs locaux. Durant le « <em>surge</em> », des commandants de l&#8217;insurrection sunnite ont obtenu le contrôle de divers districts du pays ainsi que des dizaines de millions de dollars afin de faire cesser les attaques contre les soldats américains et de dénoncer ceux qui continuaient à résister. Dans les régions chiites, les dirigeants de l&#8217;Armée du Mahdi du religieux Moqtada al-Sadr ont aussi accepté de se laisser acheter et ont contribué à la destruction d&#8217;insurgés.</p>
<p>Le <em>Wall Street Journal</em> a ainsi carrément décrit la caractéristique du « <em>surge</em> » le 26 octobre: « Des forces conventionnelles américaines assignées à des quartiers et villages irakiens précis ont finalement réussi à développer des informations détaillées sur des leaders d&#8217;insurgés, de financiers et de combattants locaux. Ces informations ont ensuite été transmises aux unités de commando, tels les Navy Seals et la Force Delta de l&#8217;armée, qui ont éliminé des centaines de militants chiites et sunnites. »</p>
<p>Les opérations en Irak des escadrons américains de la mort ont été dirigées par le général Stanley McChrystal qu&#8217;Obama a nommé pour superviser le « <em>surge</em> » et d&#8217;autres programmes similaires de massacre de masse en Afghanistan. Il n&#8217;émergera aucune « <em>démocratie multi-confessionnelle</em><strong> </strong>» de ces individus bourgeois qui ont contribué, pour leur propre avantage et intérêt matériels, à un bain de sang contre le peuple irakien. Au contraire, leur mise en avant de divisions ethno-religieuses seront exacerbées par le cauchemar social confrontant la population.</p>
<p>L&#8217;Irak, qui était jadis une société relativement développée, a été détruit et appauvri. 50 pour cent au moins de la population active n&#8217;a pas d&#8217;emploi régulier. La moitié seulement de la population a accès à de l&#8217;eau potable. Dans les quartiers pauvres de Bagdad et d&#8217;autres villes, les gens vivent au milieu des eaux d&#8217;égouts non traitées dans la rue avec accès à  peine à 10 heures d&#8217;électricité par jour. Selon les Nations unies, 60 pour cent des Irakiens vivent dans des habitations qui nécessitent « <em>des restaurations majeures</em> » du fait d&#8217;années de guerre.</p>
<p>La révolte politique contre cette situation couve, comme l&#8217;impérialisme américain ni aucun de ses collaborateurs locaux n&#8217;ont les moyens ni la moindre intention de les améliorer. Ces faits seront soulignés lors d&#8217;une élection au cours de laquelle on entendra des promesses démagogiques et fausses et rien de plus. Pendant ce temps, Maliki s&#8217;est rendu à Washington la semaine dernière pour participer à une « <em>conférence d&#8217;investisseurs</em> » où le principal ordre du jour était de proposer à la vente les vastes réserves de pétrole du pays à des entreprises étrangères pour qu&#8217;elles les exploitent et en tirent des profits.</p>
<p>Étant donné les tensions sous-jacentes et la volatilité de l&#8217;Irak, et la catastrophe en train de se dérouler en Afghanistan, aucun observateur sérieux ne peut exclure la possibilité que les attentats du week-end ne participent d&#8217;un effort, de la part des éléments les plus en faveur des États-Unis, de créer une « <em>crise sécuritaire</em> » qui pourrait servir à justifier le report, voire même l&#8217;annulation des élections.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Mondialisation.ca<em><br />
</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des guérillas " accidentelles " ?]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/28/des-guerillas-accidentelles/</link>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 17:02:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/28/des-guerillas-accidentelles/</guid>
<description><![CDATA[Par Stéphane Taillat Dans l’imbroglio décisionnel que représente l’actuel débat sur la stratégie à a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par<em><a href="http://coinenirak.wordpress.com/"> Stéphane Taillat</a></em></em></p>
<p><strong>Dans l’imbroglio décisionnel que représente l’actuel débat sur la stratégie à adopter en Afghanistan au sein de l’Administration de Barack Obama, il semble que certains aspects soient peu ou pas discutés. C’est le cas surtout de la question des causes des insurrections dans le pays.</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1866" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/28/des-guerillas-accidentelles/taliban-guerrilla-leader/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1866" title="taliban-guerrilla-leader" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/taliban-guerrilla-leader.jpg" alt="taliban-guerrilla-leader" width="450" height="500" /></a></p>
<p><strong>Une nouvelle stratégie se dessinerait-elle?</strong></p>
<p>Hier, des officiels proches du président américain ont décrit <a href="http://www.nytimes.com/2009/10/28/world/asia/28policy.html?_r=1&#38;hp">la nouvelle approche que pourrait prendre l’implication occidentale en Afghanistan dans les mois à venir</a>. Rappelons en effet que depuis début Septembre et un rapport controversé du général McChrystal, l’Administration envisage plusieurs options pour poursuivre l’éradication des extrémistes d’Al Qaeda.</p>
<p>La première est la recommandation du général McChrystal d’augmenter les effectifs de 40 000 militaires américains afin de mettre en oeuvre une stratégie de contre-insurrection visant à séparer, par une présence permanente et des actions économiques et diplomatiques, la population des insurgés taliban. Plus précisément, il s’agirait de s’installer au coeur des zones contestés de la vallée de Helmand et des grandes villes afghanes, tout en accélérant la formation de l’Armée Nationale Afghane en la confiant à une brigade spécialement taillée à cet effet. Tactiquement, l’accent mis sur la protection de la population permettrait d’éviter les actions indiscriminées souvent commises lors des opérations visant la destruction des bandes rebelles.</p>
<p>La seconde vient du Vice-Président Joseph Biden qui propose une stratégie ciblée de contre-terrorisme visant l’arrestation ou la neutralisation des principaux responsables d’Al Qaeda et des mouvements taliban. Cette option reviendrait à n’accroître les forces sur place que de 13 000 militaires, essentiellement des forces spéciales. Son présupposé principal tient dans l’idée que les Taliban ne sauraient réellement revenir au pouvoir ou que, du moins, cela ne signifierait pas forcément le retour d’Al Qaeda. Par ailleurs, elle s’apparente beaucoup à la “<em>doctrine de l’anticorps</em>” développée par les généraux Abizaid et Casey au sujet de l’Irak en 2004-2006.</p>
<p>L’approche révélée hier ressemble à s’y méprendre à une option mixte: “<em>du McChrystal pour les cités, du Biden pour le reste du pays</em>“, comme le résume un des officiels anonymes cité par le <em>New York Times</em>. Le gouvernement entreprendrait de protéger 10 villes du pays par une présence permanente au plus près des populations, tout en maintenant <a href="http://coinenirak.wordpress.com/2008/10/02/la-pression-dissuasive-procede-tactique-de-contre-rebellion/">une pression dissuasive</a> sur la hiérarchie insurgée par des raids SF/Drones. Plusieurs interrogations demeurent. Tout d’abord, le général McChrystal n’a pas fait mystère qu’il emploierait les brigades supplémentaires dans le Sud et dans le Sud Est (Kandahar, “<em>fief spirituel</em>” des Taliban). Ensuite, il reste la question des zones agricoles d’Helmand et des axes de communication majeurs: s’agira-t-il d’un contrôle des axes ou d’un véritable “<em>contrôle de surface de l’Afghanistan utile</em>”? Bref, il s’agirait d’une stratégie qui avantagerait quand même l’option McChrystal (ou “<em>contre-insurrectionnelle</em>”) par rapport à celle du VP Biden (ou “<em>contre-terroriste</em>”), tout en poursuivant l’abandon de <a href="http://coinenirak.wordpress.com/2009/05/18/cop-ou-fob-la-contre-rebellion-francaise-en-afghanistan/">la politique couteuse et contre-productive </a>des avant-postes (trop) isolés comme celui de <a href="http://ricks.foreignpolicy.com/posts/2009/01/28/inside_an_afghan_battle_what_happened_at_wanat_last_july_i">Wanat</a>.</p>
<p><strong>Infection-contagion-intervention-rejet: le cycle vicieux des “guérillas accidentelles”</strong></p>
<p>Toutefois, ces options ont un défaut majeur: elles sont avant tout des réponses techniques et non le fruit d’une véritable réflexion politique. Certes, on peut accorder à Stanley McChrystal de vouloir changer la manière dont les Américains conçoivent leur présence depuis 2001 (non plus une chasse à Al Qaeda mais une stabilisation de l’Afghanistan) et, par ailleurs, l’option de Joseph Biden contient en soi une réflexion sur le “pourquoi” de la présence américaine, la réduisant à une approche indirecte.</p>
<p>Cependant, si la seconde option est clairement marquée par ce que les Américains appellent le <em>wishful thinking</em> (puisqu’en effet l’approche “<em>indirecte</em>” repose sur des substituts afghans crédibles, légitimes et efficaces), la première est problématique car elle néglige un peu trop rapidement (du moins pour ce qui ressort du débat public bien sur) les causes des insurrections.</p>
<p>Un détour par la théorisation effectuée par <a href="http://www.amazon.fr/Accidental-Guerrilla-Fighting-Small-Midst/dp/0195368347/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#38;s=english-books&#38;qid=1256742504&#38;sr=8-1">David Kilcullen </a>me semble utile à ce point de la réflexion. L’officier australien-anthropologue-conseillers spécial COIN y bâtit une réflexion qui a le mérite de la clarté à défaut d’avoir celle de la réelle originalité (même si on peut penser qu’il fait œuvre de sédimentation quand on voit le foisonnement et la dispersion de la littérature sur le sujet des “<em>nouvelles guerres</em>”). Il voit dans les guérillas d’Irak et d’Afghanistan la combinaison de 2 facteurs:</p>
<p>-une insurrection globale menée par une minorité d’extrémiste au sein d’Al Qaeda. Elle prône une vision théologico-politique (dans laquelle la religion est instrumentalisée à des fins politiques) que l’on pourrait qualifier “<em>d’altermondialiste</em>” car contestant la globalisation “<em>occidentalo-centrée</em>” qui serait en cours actuellement, touchant le monde arabo-musulman de plein fouet.</p>
<p>-des guérillas locales (parfois à l’échelle du patriotisme au sein d’une vallée) rejetant toute intrusion étrangère vue comme une perturbation grave des coutumes, des traditions et de l’ordre social. Ce sont les fameuses “<em>guérillas accidentelles</em>”.</p>
<p>Cette association fonctionne selon un cycle infection (cellules jihadistes)-contagion (attentats, montée en puissance, contestation des structures informelles de l’autorité)-intervention (occidentale ou menée par des alliés objectifs des Occidentaux)-rejet (car cette intervention suscite lesdites “<em>guérillas accidentelles</em>”). Selon ce modèle, la solution reviendrait à réconcilier les guérillas locales et à pourchasser les minorités extrémistes. Il s’agirait donc de nuancer entre les groupes insurgés et de mener une politique sélective d’alliances reposant soit sur la construction de la légitimité de la présence de la force, soit sur la conjonction ponctuelle d’intérêts communs entre les sociétés locales et les forces intervenantes.</p>
<p>Bien entendu, ce modèle mérite d’être passé au crible falsificateur des études de cas pour être affiné, modifié ou bien rejeté.</p>
<p><strong>L’Afghanistan est-elle “<em>gagnable</em>”?</strong></p>
<p>Dans l’option McChrystal, le modèle est ignoré en partie et repose sur un autre postulat: les populations locales cherchent aussi la sécurité, le bien-être matériel et une gouvernance légitime. Notons dès l’abord que ce n’est pas forcément incompatible avec un bien-être spirituel (respect des coutumes et des modes de vie). Par ailleurs, l’idée selon laquelle les populations seraient aliénées par les actions indiscriminées des forces occidentales est assez similaire à celle qui assimile lesdites forces à des corps étrangers. Mais elle s’en distingue par l’accent mis sur la <strong>qualité de la présence</strong> des militaires occidentaux au sein des population.</p>
<p>En réalité, l’option McChrystal semble donner une importance moindre au facteur du patriotisme local. C’est du moins ce qu’illustre <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/10/26/AR2009102603394.html?hpid=topnews&#38;sid=ST2009102804746">la récente publicité donnée à la démission de l’administrateur civil américain de la province de Zabul</a>. L’homme, un officier des Marines ayant combattu en Irak puis ayant été versé dans le corps des fonctionnaires du Département d’État -au sein  duquel il a dirigé des opérations de reconstruction en Irak comme en Afghanistan-, pose la question des objectifs politiques du président Obama. Bien plus, il insiste sur le facteur du patriotisme local pour dénoncer ce qu’il voit comme l’inanité d’une intervention aggravant encore plus le syndrome des “<em>guérillas accidentelles</em>”. Son évaluation, peut-être en partie influencée par une expérience traumatisante en Irak (c’est du moins ce que suggère l’article du <em>Washington Post</em>), repose sur les difficultés rencontrées dans cette province dans laquelle la centaine de groupes insurgés se bat pour des raisons micro-locales tout en étant financée par les Talibans. Pour faire court: <strong>comment protéger une population… contre elle-même</strong>?</p>
<p>Plusieurs conséquences découlent de ce qui précède:</p>
<p>-il est certainement plus efficace de nouer des alliances d’intérêts avec les détenteurs locaux du pouvoir plutôt que de chercher à “<em>gagner les esprits et les coeurs des populations</em>”. Cependant, c’est une solution éphémère qui nécessite de faire le lien avec le gouvernement afghan, qu’il s’agit de légitimer.</p>
<p>-s’interroger sur les causes des insurrections revient non seulement à identifier des griefs originaux mais aussi à retracer toutes les évolutions de ces derniers à partir des actions et réactions des multiples acteurs impliqués. Autant dire que cela demande du temps et beaucoup de renseignements.</p>
<p>-la question de l’option à suivre en Afghanistan est certainement essentielle, mais elle doit être relativisée. En effet, tout ceci apparaît plutôt comme une querelle interne complexe entre les divers acteurs américains concernés par le processus décisionnel. A tout prendre l’option McChrystal est plus réaliste sur le court terme mais ne résout pas le moyen ou le long terme. Le principal intéressé le reconnaît lui-même: ce n’est qu’une solution technique. Au fond, elles est certainement la plus compatible avec le modèle des “guérillas accidentelles”…. même si elle laisser courir le risque, en cas d’échec y compris local, d’une recrudescence de ces dernières.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Allaince Géostratégique</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Somalie : on est inquiet]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/28/la-somalie-on-est-inquiet/</link>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 14:56:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Après plus de seize ans d’oubli international, le territoire somalien est l’objet de toutes les inte]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Après plus de seize ans d’oubli international, le territoire somalien est l’objet de toutes les interrogations. Une situation humanitaire et sécuritaire désastreuse y règne depuis le départ des troupes de l’ONU en 1993, mais ce n’est que depuis les menaces de création d’un sanctuaire pour Al Qaida et des pirates que l’attention des États occidentaux s’est porté une nouvelle fois sur cet État oublié.</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1860" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/28/la-somalie-on-est-inquiet/la-somalie-le-no-mans-land/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1860" title="la Somalie le no man's land" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/la-somalie-le-no-mans-land.jpg" alt="la Somalie le no man's land" width="450" height="337" /></a></p>
<p>La situation a commencé à se détériorer avec une sécheresse et une crise alimentaire durant l’année 1992. Une des dernières décisions de l’administration de Bush père a alors été d’y envoyer une expédition militaro-humanitaire, dénommée « <em>Restore Hope</em> ». La résultat de cette opération a été le désengagement total de la communauté des Etats de la région après la mort de plusieurs dizaines de soldats de l’ONU, dont, point culminant et décisif, la bataille ayant mené à la mort de 18 soldats américains dans une embuscade des combattants du clan Aidid.</p>
<p>Depuis cette période, et jusqu’en 2006, une situation chaotique, où des seigneurs de la guerre se partageaient le pouvoir, les armes, les (rares) rentes humanitaires et le contrôle de la population, des islamistes ont imposé des tribunaux islamiques, rétablissant l’ordre avec la Sharia, gagnant en popularité et , finalement prenant le contrôle d’une partie significative de la Somalie « italophone ».</p>
<p>Les accusations de l’administration de G.W. Bush ont alors fusé, basées sur des liens supposés avec Al Qaida , le tout nié par Sharif Mohamed, chef des tribunaux islamiques. Une attaque des troupes éthiopiennes, soutenues logistiquement par l’OTAN a alors envoyé les chefs des tribunaux islamiques en exil, leurs soldats dans une quasi-clandestinité dans le Sud de la Somalie.</p>
<p>Après un embourbement éthiopien relatif et une intervention militaire timide de l’Union Africaine, Sharif Mohamed et une partie de ses alliés ont alors décidé de négocier le fin de l’occupation éthiopienne et un retour à un Etat e, bonne et due forme. Une partie de la résistance, nommément le groupe islamique radical d’Al Shabab et le parti islamique ont refusé cet accord et ont décidé de lutter contre Sharif Mohamed malgré le départ des troupes éthiopiennes.</p>
<p>Tandis que les données médiatiques indiquent qu’Al shabab est lié à Al Qaida, le parti islamique a pour condition dans des négociation récentes le départ des troupes de l’UA afin de se rallier à Sharif Mohamed. Pendant ce temps, dans le Puntland (au nord de Mogadishio), des groupes de pirates de plus en plus audacieux attaquent les navires et les relâchent contre rançon, dans l’une des régions maritimes les plus fréquentées au monde (trafic Asie-Europe et trafic pétrolier vers l’Europe et les Etats-Unis).</p>
<p>Les liens entre pirates et Al Shabab semblent inexistant, les pirates étant dans une logique monétaire, dans le nord de Mogadishio et Al Shaba étant dans une logique politico-religieuse au Sud de la capitale.</p>
<p>Les perspectives de l’évolution de la situation vont du retour à un Etat accepté internationalement à une division en quatre (en incluant le Somaliland indépendant de fait depuis plus de dix à la pointe nord du pays, la région contrôlée par le gouvernement, les régions en lutte contre ce gouvernement et le Puntland sous contrôle des pirates) tandis que le scenario pessimiste est la prise de contrôle du pays par Al Qaida.</p>
<p>Deux questions toutefois : pourquoi absolument rien n’a été fait pour ce pays depuis 1993 ? Pourquoi avoir attaqué Sharif Mohamed en 2006 ?</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Guerre de l'information: Officiellement, il n'y a plus de guerre... Comment les citoyens sont bernés]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/guerre-de-linformation-officiellement-il-ny-a-plus-de-guerre-comment-les-citoyens-sont-bernes/</link>
<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 12:21:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Eva R-sistons &#8220;La France n&#8217;est pas en guerre&#8221;, déclarait effrontément, récemme]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p align="justify"><em>Par Eva R-sistons</em></p>
<p align="justify"><a rel="attachment wp-att-1770" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/guerre-de-linformation-officiellement-il-ny-a-plus-de-guerre-comment-les-citoyens-sont-bernes/afghanistan-propagande-americaine/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1770" title="afghanistan-propagande" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/afghanistan-propagande-americaine.jpg" alt="afghanistan-propagande" width="430" height="286" /></a></p>
<p align="justify">&#8220;La France n&#8217;est pas en guerre&#8221;, déclarait effrontément, récemment, le gouvernement (1). Mensonge ! La France a déclaré la guerre, une sale guerre impérialiste et offensive, à l&#8217;Afghanistan &#8211; et au Pakistan, dans la foulée. Aujourd&#8217;hui, les frontières sont vite franchies ! Dans le plus assourdissant des silences. Car le silence est aussi une stratégie !</p>
<p align="justify">Figurez-vous que j&#8217;ai chez moi une vidéothèque très importante, et que je suis en train de faire le &#8220;ménage&#8221;, le tri, bref de séparer le nécessaire de l&#8217;inutile. Or, il se trouve que j&#8217;écoute à nouveau, actuellement, tout ce qui concerne la guerre d&#8217;Irak. Edifiant ! Je viens par exemple d&#8217;entendre que l&#8217;Irak comptait quelque trente millions d&#8217;habitants, au début de la guerre. Et aujourd&#8217;hui, quel bilan ? Peut-être jusqu&#8217;à un million et demi de morts, des millions de blessés (sans parler des dommages collatéraux), quatre à cinq millions de déplacés, de réfugiés (2). Et combien de drames humains, de familles disloquées, meurtries à jamais ? Les Médias se gardent de nous dire que l&#8217;Irak, habituel soutien de la cause palestinienne &#8211; et donc bête noire d&#8217;Israël &#8211; était un pays laïc, moderne, avec une médecine de pointe, un pays certes artificiellement soudé par un Dictateur, mais enfin un pays souverain, puissant, nationaliste &#8211; et que ce pays est aujourd&#8217;hui éclaté, morcellé en zones, divisé, affaibli &#8211; et bien sûr sous la domination de l&#8217;occupant.</p>
<p align="justify">Or, les vidéos que j&#8217;écoute en ce moment même font état des péripéties de la guerre, des souffrances des populations, et de la résistance croissante des opinions internationales à cette guerre inique et d&#8217;une sauvagerie rare. Voici ce que j&#8217;ai entendu il y a un instant : &#8220;Les &#8220;pacifistes&#8221; (comprenez les citoyens, tout simplement) se réunissent pour dénoncer les offensives militaires&#8221;. Le sous-titre de toutes ces informations, données en boucle, est en lui-même explicite: &#8220;Edition spéciale Irak&#8221;. En d&#8217;autres termes, la couverture médiatique, même aseptisée, mais très ample, rendait compte de la colère des peuples, de leur refus de l&#8217;agression contre l&#8217;Etat irakien, et plus généralement, des guerres néo-coloniales.</p>
<p align="justify">De toutes façons, il y a quelques années encore, la guerre était un événement, abondamment couvert, nous en connaissions les grandes péripéties. J&#8217;ose le dire: C&#8217;était une sorte de spectacle, et chaque soir le télespectateur avait un compte-rendu détaillé, surtout officiel d&#8217;ailleurs (3), des événements. Il fallait aller sur des chaînes comme Al Jezirah (4) pour avoir une autre version de la guerre, plus proche de la réalité &#8211; une indépendance, d&#8217;ailleurs, qui valut à la chaîne du Quatar d&#8217;être bombardée (5). La guerre de l&#8217;information est une réalité ! (6) Et en particulier, l&#8217;opinion n&#8217;aime pas voir ses soldats mourir, et encore moins les populations civiles du pays attaqué ! (7)</p>
<p align="justify">
<strong>Des guerres &#8220;propres&#8221; de plus en plus sales</strong></p>
<p>En dépit des vertueuses allégations, les guerres &#8220;propres&#8221; sont de plus en plus sales, les frappes chirurgicales sont un mythe, et la réalité des conflits récents ou actuels nous montre au contraire une population civile touchée de plein fouet, sans doute comme jamais, avec des armes de destruction massive qui ne sont l&#8217;apanage ni de l&#8217;Irak, ni de l&#8217;Iran, mais bien de l&#8217;Occident, aux mains soi-disant propres. Il suffit de songer aux mères de Gaza qui, aujourd&#8217;hui, n&#8217;en déplaise au gouvernement français qui s&#8217;en lave les mains, mettent au monde des enfants malformés (8). Une extermination qui ne dit pas son nom ! (9)</p>
<p align="justify">Et justement, l&#8217;Occident qui se donne en modèle de vertu partout dans le monde, excelle surtout par son hypocrisie. Lorsque l&#8217;Irak a été attaqué, les USA sont entrés, officiellement, en guerre. Et le monde a suivi, certes de loin et avec des images triées sur le volet, les péripéties de cette guerre ignoble.</p>
<p align="justify">Aujourd&#8217;hui, le Prix Nobel de la Paix Obama se prépare sans doute, et tant pis pour les promesses électorales, à envoyer des renforts en Irak (9), pour mater la résistance de la population. En Agfhanistan, la présence américaine se renforce. Et comme le Pakistan est voisin de l&#8217;Afghanistan, la guerre s&#8217;est déplacée: Dans un Etat souverain, islamique, disposant de l&#8217;arme atomique. Aux Informations, on glisse ici ou là un mot, une phrase, en passant, une petite parenthèse sans importance, en quelque sorte, entre deux faits divers ou deux scandales qui détourneront l&#8217;attention du public.</p>
<p align="justify">La guerre a été déclarée contre l&#8217;Irak. Mais pas contre l&#8217;Afghanistan, bourbier rappelant celui du Vietnam ! Ni aussi, dans la foulée, contre le Pakistan. Oui, on savait qu&#8217;il y avait une guerre contre l&#8217;Irak, on la craignait, on la dénonçait &#8211; mais on ne sait pas vraiment que la guerre a été déclarée, par exemple, aux Pakistanais: Pour contrôler cette région hautement stratégique et l&#8217;arme atomique, et afin d&#8217;empêcher d&#8217;autres puissances rivales de s&#8217;intéresser de trop près au Pakistan.</p>
<p align="justify"><strong>Propagande de guerre<br />
</strong><br />
Mais la propagande de guerre, d&#8217;ailleurs, bat son plein. Avec Marie Drucker sur FR3, par exemple, avec son &#8220;Mourir pour la France, est-ce encore un idéal ?&#8221; (10), pour Israël, en réalité, si la guerre est déclarée à l&#8217;Iran, et à l&#8217;instant j&#8217;apprends que la Chaîne Public Sénat propose une série &#8220;coulisses de la croissance chinoise&#8221;, car tout est fait, en réalité, pour nous préparer aux futurs conflits décrétés par l&#8217;Occident impérialiste, contre les ennemis qu&#8217;il s&#8217;invente, l&#8217;Iran, la Russie ou la Chine, peut-être un jour le Vénézuela, pour ne citer que ces exemples. Avant d&#8217;attaquer l&#8217;adversaire, il faut le déconsidérer !</p>
<p align="justify">En France, il existe une chaîne de télévision dirigée par des ultra-sionistes, c&#8217;est FR2. Elle est devenue plus que toute autre, &#8220;la voix de son maître&#8221;. Et c&#8217;est ainsi que la propagande, certainement décrétée par l&#8217;Elysée lui-même, nous a valu lundi dernier un &#8220;Pakistan, pays de tous les dangers ?&#8221; (11). Voici ce que j&#8217;écrivais récemment sur mon blog r-sistons à l&#8217;intolérable: &#8220;Décryptons l&#8217;émission: Le Pakistan est votre ennemi, on vous prépare à son attaque et à son anéantissement. Vous remarquerez d&#8217;ailleurs qu&#8217;on ne parle plus de guerre, finis les conflits comme en Irak, avec suspense, suivi, etc. Aujourd&#8217;hui, on tue discrètement. La France n&#8217;est pas en guerre, officiellement. Mais la réalité du terrain est toute autre. Et on entre &#8220;doucement&#8221; en guerre, pas après pas, sans bruit en quelque sorte, pour ne pas alerter l&#8217;opinion. L&#8217;horreur est la même, mais plus sournoise, hypocrite. Et tout repose sur la communication. A ce petit jeu sordide, Obama excelle&#8230;. Avec des hommes comme lui, le pire est apprivoisé, et rendu présentable. Tactique différente, objectifs identiques&#8230;&#8221;</p>
<p align="justify">Oui, la réalité est la même, mais la stratégie est changée. On ne déclare plus la guerre, on y entre progressivement, sans alerter l&#8217;opinion, sans faire de bruit, sans provoquer de vagues, et donc de contestation, tout au plus les Médias font-ils état de bavures quand elles sont trop grosses, comme lorsque des bombes tombent en pleines noces villageoises (12) &#8230;</p>
<p align="justify">Le cynisme de l&#8217;Occident est tel que la guerre devient abstraite, lointaine, désincarnée, comme si elle n&#8217;existait pas&#8230; Et elle &#8220;n&#8217;existe plus&#8221; ! D&#8217;ailleurs, le lavage des cerveaux contre attentats souvent sous faux drapeaux, &#8220;terroristes&#8221; ou Talibans machistes est tel, que l&#8217;opinion ne s&#8217;inquiète même plus de ce que font nos armées dans ces régions&#8230; Et tandis que les bons peuples s&#8217;amusent d&#8217;apprendre que la photo de Carla nue va être vendue aux enchères (13), ou s&#8217;indignent de savoir que le fils Sarkozy n&#8217;a même pas besoin de faire d&#8217;études pour décrocher le fruit de diplômes reconnus (14), on bombarde, on détruit, on occupe des territoires entiers, on provoque des exodes massifs de populations, on déloge les habitants ou on les anéantit&#8230; Qui s&#8217;en émeut ? Plus personne, puisque la guerre &#8220;n&#8217;existe pas&#8221;, puisque &#8220;la France n&#8217;est pas en guerre&#8221;&#8230;</p>
<p align="justify">L&#8217;imposture va-t-elle éclater ? Quand dira-t-on aux peuples la vérité, à savoir que l&#8217;Afghanistan et maintenant le Pakistan, connaissent le même sort que l&#8217;Irak ? Faudra-t-il attendre que l&#8217;Iran soit, lui, &#8220;rayé de la carte&#8221;, pour qu&#8217;enfin les citoyens dénoncent l&#8217;intolérable ?</p>
<p align="justify">Le cynisme de l&#8217;Occident dépasse tout ce que le monde a connu&#8230;</p>
<p align="justify">Il appartient à ceux qui savent, de dénoncer l&#8217;imposture et de demander que Justice soit rendue aux peuples spoliés.</p>
<p align="justify">Paradoxalement, c&#8217;est peut-être l&#8217;imposture de la pandémie qui alertera les peuples sur la manière dont on les traite&#8230; l&#8217;imposture de trop !</p>
<p align="justify"><strong><br />
Notes<br />
</strong><br />
(1) : Dans une tribune commune, publiée par Le Monde daté de samedi 30 août, Bernard Kouchner et Hervé Morin se sont mis d&#8217;accord pour dire que les soldats engagés en Afghanistan ne sont pas en guerre (..) &#8220;Là-bas, nous ne sommes pas en guerre contre quiconque : nous construisons la paix&#8221;.<br />
<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/asiepacifique/20080829.OBS9333/kouchner">http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/asiepacifique/20080829.OBS9333/kouchner</a> _et_morin__nous_ne_sommes_pas_en_guerre.html  </p>
<p align="left">(2) : 21 mars 2008: &#8220;Le bilan de la guerre pour les arabes, ce sont des souffrances et des destructions : 1 million de morts et 4,5 millions de déplacés et réfugiés ; des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants détenus sans jugement dans des prisons US ou irakiennes ; des régions entières irradiées et polluées jusqu’à en devenir inhabitables ; les vestiges des plus anciennes civilisations urbaines pillés, rasés, voire ensevelis sous l’asphalte. Pour les occidentaux, le bilan c’est le renversement des démocraties par le mensonge et l’obscurantisme, le retour des crimes coloniaux et de la barbarie, la transformation complète de l’économie des États-Unis en économie de guerre&#8221; <a href="http://www.voltairenet.org/article156085.html">http://www.voltairenet.org/article156085.html</a>  </p>
<p align="left">(3) : (..) Un plan politique de grande envergure de désinformation: de la préparation de l&#8217;opinion par les &#8220;think tanks&#8221; des neo-cons a la calomnie contre la France (rebelle a l&#8217;époque), en passant par le contournement des vrais renseignements que fournissait la CIA, le contrôle des medias par la fourniture d&#8217;un flot constant d&#8217;informations (les journalistes embarqués dans les unités militaires sont une première de génie!) et le discrédit frappant les &#8220;récalcitrants&#8221;, ou encore l&#8217;assurance d&#8217;un monopole américain de l&#8217;information par les attaques de hackers contre la chaîne qatarie Al Jezirah, tout y est. On se croirait revenu aux grandes heures du KGB (..) in La guerre de l&#8217;information, 4.9.2007. Sur la désinformation et la guerre, un livre qui présente surtout des faits concernant le Kosovo, l&#8217;Afghanistan et le déclenchement de la dernière guerre d&#8217;Irak : Serge Halimi et Dominique Vidal, « L&#8217;opinion, ça se travaille… », Agone, 2006.</p>
<p align="left">(4) : En Occident, Al Jazeera est considérée par certains comme « la voix des islamistes », car elle offre d&#8217;autres vues sur l&#8217;actualité du monde arabe que celles des grands médias européens ou nord-américains. Il s&#8217;agit surtout d&#8217;une chaîne d&#8217;information internationale (..) <a rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Al_Jazeera" target="_blank"><span style="font-size:10pt;"><span style="font-family:book antiqua, palatino;"><strong>http://fr.wikipedia.org/wiki/Al_Jazeera</strong></span></span></a></p>
<p align="left">(5) : Les locaux de la chaine ont été bombardés par les États-Unis à deux reprises : la première fois en Afghanistan et la deuxième fois en Irak. Un journaliste, Tarik Ayyoub, est mort à Bagdad à cause du bombardement. The Daily Mirror a annoncé le 22 novembre 2005 à la une que le Président des États-Unis George W. Bush aurait voulu bombarder les locaux de la chaine à Doha, mais le Premier ministre du Royaume-Uni Tony Blair l&#8217;en aurait dissuadé. http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Jezira. Voir aussi : <a href="http://pascasher.blogspot.com/2009_04_01_archive.html">http://pascasher.blogspot.com/2009_04_01_archive.html</a> </p>
<p align="left">(6) : 29.4.2009: Des attaques militaires prévues contre les Médias. Le journal des Sages de Sion du Jewish Institue for National Security Affairs (JINSA) nous dit ouvertement leur programme d&#8217;attaque contre la presse et pas seulement la presse libre. Toute la presse. <a href="http://pascasher.blogspot.com/2009_04_01_archive">http://pascasher.blogspot.com/2009_04_01_archive</a> ,<br />
<a rel="nofollow" href="http://pascasher.blogspot.com/2009_04_01_archive.html" target="_blank"><span id="lw_1256521405_2"><span style="font-family:Book Antiqua;">http://pascasher.blogspot.com/2009_04_01_archive.html</span></span></a><span style="font-family:Book Antiqua;"> </span></p>
<p>Même si cela peut paraître impensable aujourd&#8217;hui, les guerres de l&#8217;avenir pourront nécessiter la censure, le blackout de nouvelles, et ultimement, des attaques militaires contre les médias partisans. Se percevant eux-mêmes comme des êtres supérieurs, les journalistes se sont mis dans la position d&#8217;une espèce protégée de combattants. Mais la liberté de la presse s&#8217;arrête lorsque ses abus tuent nos soldats et renforcent nos ennemis. <a href="http://www.securityaffairs.org/issues/2009/16/peters.php">http://www.securityaffairs.org/issues/2009/16/peters.php</a><br />
Journal of International Security Affairs, Spring 2009 <a href="http://pascasher.blogspot.com/2009_04_01_archive.html">http://pascasher.blogspot.com/2009_04_01_archive.html</a> </p>
<p align="left">(7) De l’intérieur de la cité assiégée, les émetteurs d’Al-Jezirah diffusaient des images au monde entier.. En direct, la chaîne a donné l’évidence documentaire visible qui invalidait les dénégations des Américains quant au fait qu’ils tuaient des civils. Ce fut un désastre en matière de relations publiques et la réponse des USA a été d’attaquer le porteur de nouvelles <a href="http://pascasher.blogspot.com/2009_04_01_archive.html">http://pascasher.blogspot.com/2009_04_01_archive.html</a> </p>
<p align="left">(8) <a href="http://www.silviacattori.net/article974.html">http://www.silviacattori.net/article974.html</a>  </p>
<p align="left">(9) <a href="http://r-sistons.over-blog.com/article-l-horreur-absolue-qu-on-vous-cache-naissance-de-malformes-a-gaza-37127382.html">http://r-sistons.over-blog.com/article-l-horreur-absolue-qu-on-vous-cache-naissance-de-malformes-a-gaza-37127382.html</a>  &#8220;extermine quotidennement, sans Tribunal de Nuremberg&#8230;&#8221;</p>
<p align="left">(9) Le quotidien &#8220;Washington Post&#8221; a affirmé lundi que le président américain Barack Obama avait décidé d&#8217;envoyer en Afghanistan, sans l&#8217;annoncer, 13&#8242;000 soldats américains en plus des 21&#8242;000 renforts qu&#8217;il a rendus publics en mars, après sa prise de fonction. <a href="http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200002&#38;sid=11343618&#38;cKey=1255423270000">http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200002&#38;sid=11343618&#38;cKey=1255423270000</a> </p>
<p align="left">(10) http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-25474704.html, http://r-sistons.over-blog.com/article-25426833.html, <a href="http://r-sistons.over-blog.com/article-25362305.html">http://r-sistons.over-blog.com/article-25362305.html</a> </p>
<p align="left">(11) Un Oeil sur la planète, magazine présenté par Etienne Leenhardt: Pakistan, le pays de tous les dangers ? 12 octobre 2009</p>
<p align="left">(12) <a href="http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?t=6232&#38;sid=e3ffe8622aba3411ade6541341fd8200">http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?t=6232&#38;sid=e3ffe8622aba3411ade6541341fd8200</a>  &#8220;le 6 juillet dernier l&#8217;aviation de l&#8217;OTAN a bombardé des noces afghanes dans la province de Nangarhar, tuant 47 civils, dans leur majorité des femmes et des enfants.&#8221; (7 mars 2008) &#8211; Une commission accuse l&#8217;OTAN de massacrer les civils afghans; ou http://www.alterinter.org/article1747.html,<br />
<a href="http://forums.france3.fr/france3/Les-Pieds-Noirs-Le-documentaire/bakchich-info-sujet_394_1.htm">http://forums.france3.fr/france3/Les-Pieds-Noirs-Le-documentaire/bakchich-info-sujet_394_1.htm</a>  etc </p>
<p align="left">(13) <a href="http://fr.news.yahoo.com/45/20091015/ten-carla-bruni-une-photo-nue-vendue-aux-a4307fe_1.html">http://fr.news.yahoo.com/45/20091015/ten-carla-bruni-une-photo-nue-vendue-aux-a4307fe_1.html</a> </p>
<p align="left">(14) <a href="http://www.20minutes.fr/article/355511/France-Jean-Sarkozy-a-l-Epad-une-mauvaise-chose-pour-deux-tiers-des-Francais.php">http://www.20minutes.fr/article/355511/France-Jean-Sarkozy-a-l-Epad-une-mauvaise-chose-pour-deux-tiers-des-Francais.php</a> </p>
<p align="justify">
<em><strong>Eva R-sistons</strong>, pseudo. Carrière de journaliste (0RTF entre autres) et d&#8217;écrivain, auteur d&#8217;ouvrages édités par des Maisons comme Hachette. Lauréate de l&#8217;Académie française. Administratrice de R-sistons à l&#8217;intolérable, </em><a href="http://r-sistons.over-blog.com/"><em>http://r-sistons.over-blog.com</em></a><em>.</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La guerre d'Obama]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/24/la-guerre-dobama/</link>
<pubDate>Sat, 24 Oct 2009 21:50:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/24/la-guerre-dobama/</guid>
<description><![CDATA[Par Hugues Poulin Le président des États-Unis, Barack Obama, doit annoncer dans les prochaines semai]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Hugues Poulin</em></p>
<p><em><a rel="attachment wp-att-1763" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/24/la-guerre-dobama/obama_afghanistan_vietnam/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1763" title="obama_afghanistan_vietnam" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/obama_afghanistan_vietnam.jpg" alt="obama_afghanistan_vietnam" width="450" height="299" /></a></em></p>
<p>Le président des États-Unis, Barack Obama, doit annoncer dans les prochaines semaines la nouvelle stratégie américaine en Afghanistan. Ce conflit, commencé sous George W. Bush dans la foulée des attentats du 11 septembre, dure depuis maintenant huit ans sans certitude sur son issue. <br />
 <br />
C&#8217;est maintenant la guerre de Barack Obama. Durant la campagne électorale, le candidat Obama avait beaucoup critiqué l&#8217;intervention américaine en Irak, et il avait promis de faire du conflit afghan sa grande priorité. Devenu président, Barack Obama fait face à des choix redoutables. <br />
 <br />
Il a multiplié les consultations avec son conseil national de sécurité, ses principaux ministres et ses généraux. Le fiasco frauduleux de la dernière élection présidentielle afghane est venu compliquer encore davantage la réflexion du chef de la Maison-Blanche. <br />
 <br />
Avant de dévoiler sa starégie, le président Obama devrait normalement attendre après le second tour de scrutin du 7 novembre entre le président sortant Hamid Karzaï et l&#8217;ancien ministre des Affaires Étrangères Abdullah Abdullah. <br />
 <br />
La Maison-Blanche exige que le futur gouvernement afghan commence enfin à combattre la corruption et soit perçu comme une administration légitime et crédible pour les Afghans et le reste du monde.  <br />
 <br />
<strong>Renforts demandés</strong> <br />
 <br />
Dans un document secret qui a filtré, le chef des forces américaines en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, voudrait obtenir des renforts de 80 000 soldats, même s&#8217;il s&#8217;est dit prêt à un compromis de 40 000 militaires supplémentaires. <br />
 <br />
Selon le général McChrystal, sans ces renforts qui porteraient le contingent américain à 108 000 soldats, la coalition armée risque de perdre la guerre d&#8217;ici un an. <br />
 <br />
Mais dans ce même document secret, le général McChrystal reconnaît que si la corruption actuelle du gouvernement Karzaï continue, il sera impossible d&#8217;envisager une victoire militaire contre les talibans et Al-Qaïda. <br />
 <br />
L&#8217;impopularité du gouvernement Karzaï, miné par la corruption, est du grain à moudre pour les insurgés. <br />
 <br />
<strong>Des talibans modérés</strong> <br />
 <br />
Serait-on, du côté américain, déjà à la recherche de « talibans modérés » pour former un gouvernement de coalition, voire éventuellement prendre le pouvoir en Afghanistan? <br />
 <br />
Certains commentateurs américains soulignent que les talibans n&#8217;ont jamais attaqué les États-Unis; ce sont plutôt les disciples d&#8217;Oussama ben Laden qui avaient fait de l&#8217;Afghanistan leur sanctuaire. <br />
 <br />
Peu avant les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis négociaient secrètement avec les talibans en vue de la construction d&#8217;un oléoduc pour transporter le pétrole de la mer Caspienne jusqu&#8217;à l&#8217;océan Indien, via l&#8217;Afghanistan et le Pakistan. <br />
 <br />
<strong>Le Pakistan, un allié inquiétant</strong> <br />
 <br />
D&#8217;autres voix, comme celle du vice-président Joe Biden, commencent aussi à s&#8217;interroger sur l&#8217;implication américaine en Afghanistan. Le vice-président préconise de cibler davantage le réseau Al-Qaïda, plutôt que les talibans. Cependant, les membres d&#8217;Al-Qaïda se trouvent surtout dans les zones tribales du Pakistan. <br />
 <br />
Mais l&#8217;allié pakistanais n&#8217;est guère plus fiable que le gouvernement afghan actuel pour l&#8217;administration Obama. On soupçonne toujours les services secrets pakistanais d&#8217;avoir des liens privilégiés avec les talibans et Al-Qaïda. <br />
 <br />
L&#8217;armée pakistanaise, sous pression américaine, et après de nombreux attentats meurtriers de la mouvance Al-Qaïda sur son sol, a entrepris une grande opération dans les zones tribales. <br />
 <br />
Cette offensive sera-t-elle vraiment efficace et soutenue longtemps par les autorités d&#8217;Islamabad ? <br />
 <br />
Le président Obama a donc des décisions extrêmement difficiles à prendre, et aucune <em>a priori</em> ne semble garantie de succès. Le chef de la Maison-Blanche est aussi confronté à une opposition grandissante de l&#8217;opinion publique devant une guerre sans fin, alors que des soldats américains continuent de mourir. <br />
 <br />
Quelle devrait être la stratégie du président Obama en Afghanistan ?  <br />
 <br />
L&#8217;envoi de nouveaux renforts, le <em>statu quo</em> ou l&#8217;amorce d&#8217;un retrait des forces de l&#8217;OTAN et des États-Unis ?</p>
<p> </p>
<p>Source : Radio-Canada</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Missing Links (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/23/missing-links-video/</link>
<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 16:32:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/23/missing-links-video/</guid>
<description><![CDATA[De l&#8217;opération Susannah dans les années 1950 aux attentats du 11 septembre 2001, Missing Links]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>De l&#8217;opération Susannah dans les années 1950 aux attentats du 11 septembre 2001, <strong>Missing Links</strong> (Chainons Manquants) est un long documentaire sous-titré qui aborde notamment l&#8217;organisation du terrorisme international à travers des opérations <em>false flag </em>(sous fausse bannière) impliquant principalement les réseaux juifs criminels pro-sionistes d&#8217;Israël, des États-Unis et d&#8217;Europe tirant les ficelles dans les coulisses du pouvoir socio-politico-économique, les lobbys d&#8217;armement et du pétrole ainsi que les think tanks.</p>
<p><strong>Première partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xaf9o2"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xaf9o2" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p> </p>
<p><strong>Deuxième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xafacf"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xafacf" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p> </p>
<p><strong>Troisième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xapbdc"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xapbdc" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p> </p>
<p><strong>Quatrième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xafymd"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xafymd" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p> </p>
<p><strong>Cinquième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xahhot"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xahhot" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p> </p>
<p><strong>Sixième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xakrod"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xakrod" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p> </p>
<p><strong>Septième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xalu4k"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xalu4k" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p> </p>
<p><strong>Huitième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xapahl"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xapahl" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p> </p>
<p><strong>Neuvième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xapbtr"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xapbtr" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Filip Dewinter menacé de mort sur un site islamique]]></title>
<link>http://islamovigilance.wordpress.com/2009/10/21/filip-dewinter-menace-de-mort-sur-un-site-islamique/</link>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 05:01:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>sophie4230</dc:creator>
<guid>http://islamovigilance.wordpress.com/2009/10/21/filip-dewinter-menace-de-mort-sur-un-site-islamique/</guid>
<description><![CDATA[Menacé de mort sur un site internet islamique, la figure de proue du Vlaams Belang exige des autorit]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-203" href="http://islamovigilance.wordpress.com/2009/10/21/filip-dewinter-menace-de-mort-sur-un-site-islamique/media_xl_2279100-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-203" title="media_xl_2279100" src="http://islamovigilance.wordpress.com/files/2009/10/media_xl_22791001.jpg" alt="media_xl_2279100" width="467" height="264" /></a></p>
<p>Menacé de mort sur un site internet islamique, la figure de proue du Vlaams Belang exige des autorités néerlandaises qu&#8217;elles prennent des mesures contre ces dérives sur la Toile.</p>
<p>Des textes appelant à décapiter Filip Dewinter figurent sur le site www.ansaar.nl. &#8220;Mort à ce crétin&#8221;, peut-on y lire. Un texte arabe stipule qu&#8217;il doit se répentir, sinon il mourra.</p>
<p>Lettre au gouvernement néerlandais<br />
Le leader du parti d&#8217;extrême droite a adressé une lettre au Ministre de la Justice néerlandaise dans laquelle il somme le gouvernement des Pays-Bas d&#8217;interdire ces propos.</p>
<p>&#8220;Je présume que ces textes sont tout aussi punissables qu&#8217;en Flandre. Nous appelons donc la justice néerlandaise à prendre des mesures. Nous prenons ces menaces très au sérieux. Hélas, chez vous, des personnalités ont déjà été victimes de la terreur islamique. C&#8217;est pour cela qu&#8217;il faut sévir le plus rapidement possible contre ces allégations&#8221;, affirme le porte-parole de Dewinter.</p>
<p>Lettre avec de la poudre blanche<br />
Le Ministre de la Justice néerlandais Hirsch Ballin a promis de répondre à la missive envoyée par Dewinter. Ce n&#8217;est pas la première fois que le leader du VB est la cible d&#8217;intimidations à cause de ses positions radicales sur l&#8217;immigration et l&#8217;islamisation de la société. La semaine dernière, une lettre contenant de la poudre blanche était parvenue au secrétariat du parti. (mb)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Oussama Ben Laden est-il mort il y a sept ans – et la Grande-Bretagne et les USA ne cachent-ils pas ce fait pour continuer la guerre contre la terreur ?]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/20/oussama-ben-laden-est-il-mort-il-y-a-sept-ans-%e2%80%93-et-la-grande-bretagne-et-les-usa-ne-cachent-ils-pas-ce-fait-pour-continuer-la-guerre-contre-la-terreur/</link>
<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 18:29:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/20/oussama-ben-laden-est-il-mort-il-y-a-sept-ans-%e2%80%93-et-la-grande-bretagne-et-les-usa-ne-cachent-ils-pas-ce-fait-pour-continuer-la-guerre-contre-la-terreur/</guid>
<description><![CDATA[Par Sue Reid, Daily Mail (UK) 11 septembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri (son blog) La dern]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Sue Reid, <a href="http://www.dailymail.co.uk/news/article-1212851/Has-Osama-Bin-Laden-dead-seven-years--U-S-Britain-covering-continue-war-terror.html" target="_blank">Daily Mail</a> (UK) 11 septembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri <em>(son </em><a href="http://mounadil.blogspot.com/2009/09/elvis-presley-est-plus-vivant.html" target="_blank"><em>blog</em></a>)</em></p>
<p><em><a rel="attachment wp-att-1654" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/20/oussama-ben-laden-est-il-mort-il-y-a-sept-ans-%e2%80%93-et-la-grande-bretagne-et-les-usa-ne-cachent-ils-pas-ce-fait-pour-continuer-la-guerre-contre-la-terreur/ben-laden/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1654" title="Ben Laden" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/ben-laden.jpg" alt="Ben Laden" width="350" height="300" /></a></em></p>
<p>La dernière fois que nous l’avons entendu grincer des dents, c’était le 3 juin de cette année.</p>
<p>Le plus célèbre des terroristes internationaux avait damé le pion à l’Amérique en diffusant un message de menaces au moment où <em>Air Force One</em> atterrissait sur le sol d’Arabie Saoudite pour le début de la première tournée tant applaudie de Barack Obama au Moyen-Orient.</p>
<p>Avant même que le nouveau président ne pose le pied sur l’aéroport de Riad pour serrer la main du Prince Abdullah, les paroles de Ben Laden étaient retransmises à la radio, à la télévision et par internet sur tous les continents.</p>
<p>C’était un nouvel effet de propagande pour le chef d’al-Qaïda, âgé de 52 ans. Dans la bande audio transmise à la chaîne d’informations arabe Al Jazeera, Ben Laden expliquait que l’Amérique et ses alliés occidentaux étaient en train de semer les germes de la haine dans le monde musulman et méritaient d’en subir les conséquences désastreuses.</p>
<p>C’est le genre de diatribe que nous avions déjà entendue de sa part, et la réponse des services de renseignements britanniques et étatsuniens était tout aussi prévisible.</p>
<p>Ils mettaient l’accent sur le fait que des détails de l’enregistrement, sur la visite présidentielle et d’autres événements contemporains, prouvaient que le cerveau du 11 Septembre, la pire atrocité terroriste jamais subie par les USA, était encore vivant – et que sa traque devait continuer.</p>
<p>Ben Laden a toujours été accusé d’avoir orchestré l’horrible attentat – qui a coûté la vie à près de 3000 personnes – depuis huit années cette semaine. Le président George W. Bush avait fait de sa capture une priorité nationale, promettant honteusement comme à la belle époque du &#8220;Far West&#8221; de le prendre « mort ou vif. »</p>
<p>Le Département d’État US offrait une récompense de 50 millions de dollars pour connaître son repaire. Le FBI l’avait désigné comme un des dix fugitifs les « plus recherchés », demandant à la population de faire attention à un homme à la barbe grisonnante, gaucher et qui marche avec une canne.</p>
<p>Ce maître du terrorisme reste pourtant insaisissable. Il a échappé à la plus vaste et coûteuse chasse à l’homme de l’histoire, qui s’est déroulée à travers tou le Waziristan, ces 1500 miles de terres montagneuses inhospitalières aux confins de l’Afghanistan et du Pakistan.</p>
<p>Sans se décourager, Barack Obama a lancé une nouvelle opération pour le trouver. Travaillant avec l’armée pakistanaise, des unités d’élite étatsuniennes et des forces spéciales britanniques ont été envoyées au Waziristan cet été pour « traquer et tuer » ce personnage flou que ces agents du Renseignement désignent toujours comme « le principal objectif » de la guerre contre la terreur.</p>
<p>Cette nouvelle offensive est basée, bien entendu, sur le postulat que le terroriste du 11 Septembre est bien vivant. Après tout, il y pléthore « d’enregistrements de Ben Laden» pour le prouver.</p>
<p><strong>Et si ce n’était pas le cas ? S’il était mort depuis des années et que les services secrets britanniques et étasuniens nous jouaient en réalité un double bluff ?</strong></p>
<p>Et si tout ce que nous avons vu ou entendu de lui sur des bandes sonores ou vidéos depuis les premiers jours d’après le 11 Septembre était faux – et que les alliés occidentaux le maintenaient en « vie » pour encourager le soutien à la guerre contre la terreur ?</p>
<p>C’est incroyable, mais c’est la théorie ahurissante qui gagne du terrain parmi les commentateurs politiques, chez de respectables universitaires et même auprès de spécialistes du terrorisme.</p>
<p>Certes, il y a eu plusieurs théories conspirationnistes au sujet du 11 septembre, et cela pourrait bien en être une de plus.</p>
<p>Mais le poids des opinions qui penchent maintenant pour l’hypothèse que Ben Laden soit mort – et l’accumulation des indices qui la soutiennent – rend cette hypothèse digne d’examen.</p>
<p>La théorie avait d’abord été rendue publique au début de cette année par le magazine <em>American Spectator </em>et l’affirmation sans appel d’Angelo M. Codevilla, le rédacteur en chef, professeur de relations internationales à l’université de Boston et ancien officier du Renseignement : « <em>Tout suggère qu’Elvis Presley est plus vivant aujourd’hui qu’Oussama Ben Laden</em>. »</p>
<p>Le professeur Codevilla soulignait des incohérences dans les vidéos et affirmait qu’il n’existait aucun élément d’observation fiable sur Ben Laden depuis des années (par exemple, toutes les interceptions de communications du chef d’al-Qaïda ont soudainement cessé en 2001).</p>
<p>Le professeur Codevilla assurait : « Les bandes sonores et vidéos attribuées à Oussama n’ont jamais convaincu l’observateur impartial. Le type [sur les vidéos, NdT] ne ressemble tout simplement pas à Oussama. Certaines vidéos le montrent avec un nez sémitique, aquilin, tandis que d’autres le montrent avec un nez plus court et plus large. À côté de ça, les différences de couleurs et de styles de barbes ne sont que des broutilles. »</p>
<p>Il y a d’autres sceptiques. Le professeur Bruce Lawrence Head, chef du département d’études religieuses de l’université Duke et plus grand spécialiste de Ben Laden, soutient que le langage de plus en plus profane dans les bandes sonores et vidéos d’Oussama (ses premières étaient truffées de références à Dieu et au prophète Mohamed) ne cadre pas avec le caractère strict de son Islam, le Wahhabisme.</p>
<p>Il note que, dans une vidéo, Ben Laden porte des bagues en or sur les doigts, un ornement prohibé chez les adeptes du wahhabisme.</p>
<p>De nouvelles questions ont été soulevées cette semaine avec la publication aux États-Unis et en Grande-Bretagne d’un livre intitulé <em>Oussama Ben Laden : mort ou vivant ?</em></p>
<p>Écrit par le professeur David Ray Griffin (1), philosophe et essayiste politique, ancien professeur émérite à la faculté de théologie de Claremont en Californie, il provoque une onde de choc – car il examine dans tous ses détails la mort supposée de Ben Laden et suggère qu’il y a eu dissimulation par l’Occident.</p>
<p>Le livre affirme que Ben Laden est mort d’une défaillance rénale ou d’une affection en rapport avec cette défaillance, le 13 décembre 2001 alors qu’il vivait dans les montagnes afghanes de Tora Bora près de la frontière avec le Waziristan.</p>
<p>Son enterrement a eu lieu dans les 24 heures, conformément au rite musulman, dans une tombe anonyme, comme le veut la coutume wahhabite.</p>
<p>L’auteur insiste pour dire que de nombreux enregistrements de Ben Laden réalisés depuis cette date ont été concoctés par l’Occident pour que le monde croie que Ben Laden est vivant. Le but ? Relancer un soutien déclinant à la guerre contre la terreur en Irak et en Afghanistan.</p>
<p>Pour comprendre la thèse de Griffin, nous devons nous remémorer la réaction de l’Occident au 11 Septembre, cette fatidique journée ensoleillée de 2001. En l’espace d’un mois, les USA et le Royaume-Uni avaient lancé des représailles aériennes massives dans la région de Tora Bora où, selon eux, ben Laden vivait en tant qu’« invité de l’Afghanistan ».</p>
<p>Cette offensive militaire ignorait le fait que Ben Laden avait auparavant dit nettement et à quatre reprises dans des déclarations officielles d’al-Qaïda à la presse arabe qu’il n’avait joué aucun rôle dans le 11 Septembre.</p>
<p>En fait, à la quatrième occasion, le 28 septembre, une quinzaine de jours après cette événement atroce, il avait déclaré avec force : « <em>J’ai déjà dit ne pas être impliqué. En tant que musulman, je fais de mon mieux pour éviter de dire un mensonge. Je n’en ai pas eu connaissance… je ne considère pas non plus le fait de tuer des enfants, des femmes et d’autres humains innocents comme un acte digne d’estime.</em> »</p>
<p>Dans les heures du 7 octobre marquées par les bombardements US sur Tora Bora, Ben Laden fit, pour la première fois, son apparition sur une bande vidéo. Habillé en treillis militaire et portant une coiffe islamique, un fusil d’assaut était posé derrière lui, dans une cache montagnarde bien éclairée. Fait significatif, il avait l’air pâle et amaigri.</p>
<p>Même s’il avait qualifié le président George W. Bush de « chef des infidèles » et avait vilipendé les États-Unis, il avait une fois encore rejeté toute responsabilité pour le 11 Septembre.</p>
<p>« <em>L’Amérique a été frappée par Dieu dans un de ses points les plus sensibles. L’Amérique est emplie de crainte, du nord au sud, d’est en ouest. Dieu en soit remercié</em> »</p>
<p>puis vint une nouvelle bande vidéo le 3 novembre 2001. À nouveau, un Ben Laden affaibli fustigeait les États-Unis. Il demandait instamment aux vrais musulmans de célébrer les attentats – mais ne reconnaissait à aucun moment avoir été impliqué dans cette atrocité.</p>
<p>Puis ce fut le silence jusqu’au 13 décembre 2001 – date à laquelle Ben Laden est décédé selon Griffin. Le même jour, le gouvernement US diffusait une nouvelle vidéo du chef terroriste. Dans l’enregistrement, Ben Laden contredisait ses dénégations précédentes et admettait soudain son implication dans les atrocités du 11 Septembre.</p>
<p>On rapporte que l’enregistrement avait été trouvé par des soldats US au domicile d’un particulier à Jalalabad en Afghanistan après la prise de la ville par des forces anti talibans. Une étiquette fixée dessus la datait du 9 novembre 2001.</p>
<p>La bande montre Ben Laden en conversation avec un cheikh de passage. Il y affirme clairement que non seulement il était au courant à l’avance des atrocités du 11 Septembre, mais qu’il en avait planifié les moindres détails personnellement.</p>
<p>Quelle aubaine pour les autorités occidentales ! Le terroriste se repositionnait dans le schéma du 11 Septembre. Le <em>Washington Post</em> citait des officiels étatsuniens qui affirmaient que la vidéo « <em>apporte la preuve la plus convaincante d’un lien entre Ben Laden et les attentats du 11 septembre.</em> »</p>
<p>Un président Bush euphorique ajoutait : « <em>Quant à ceux qui voient cet enregistrement, ils réalisent que non seulement il est coupable d’un meurtre incroyable, mais qu’il est dépourvu de conscience et d’âme</em>. »</p>
<p>À Londres, Downing Street affirmait que la vidéo était une « preuve concluante de son implication. » Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Jack Straw, ajoutait : « <em>Nul doute que c’est la pure vérité. Les gens peuvent y voir Ben Laden reconnaître absolument froidement sa culpabilité pour l’organisation des atrocités du 11 Septembre </em>».</p>
<p>Pourtant, le professeur Griffin affirme que cette vidéo « confession » pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Pour commencer, Ben Laden dans ce témoignage filmé capital a l’air différent.</p>
<p>C’est un homme corpulent à la barbe noire, pas grisonnante. Son teint pâle est devenu tout à coup plus mat, et son nez a une forme différente. Ses mains d’artiste aux doigts effilés se sont transformées en celles d’un boxeur. Il a l’air en trop bonne santé.</p>
<p>En outre, on peut y voir Ben Laden écrire un mot de la main droite alors qu’il est gaucher. Tout aussi bizarre, il fait des déclarations sur le 11 Septembre qui, selon Griffin, n’auraient jamais pu sortir de la bouche du véritable Ben Laden – un homme diplôme en ingénierie qui a fait fortune (avant d’évoluer vers le terrorisme) dans l’industrie du bâtiment au Moyen-Orient.</p>
<p>Par exemple, le chef d’al-Qaïda claironne que beaucoup plus de personnes ont péri le 11 Septembre qu’il ne l’avait prévu. Il poursuit : « A la lumière de mon expérience dans ce domaine, je pensais que l’explosion du carburant de l’avion ferait fondre la structure de fer de l’immeuble et s’effondrer seulement la zone d’impact de l’avion et les étages situés au dessus. C’était tout ce que nous espérions. » (En réalité, les Tours Jumelles se sont complètement effondrées).</p>
<p>Des paroles du vrai Ben Laden ? Non, déclare Griffin. « <em>Compte tenu de son expérience dans le BTP, il aurait dû savoir que les Tours Jumelles avaient une structure en acier, pas en fer</em> », dit-il.</p>
<p>« <em>Il aurait dû aussi savoir que l’acier et le fer ne fondent pas à moins de 1538 degrés Celsius. Et encore qu’un incendie d’immeuble alimenté par du carburant d’avion est un feu hydrocarbonique qui ne pourrait pas atteindre plus de 982 degrés Celsius.</em> »</p>
<p>Dans son livre explosif, Griffin affirme que cet enregistrement est un faux, et il va encore plus loin.</p>
<p>« U<em>ne raison pour soupçonner que tous les enregistrements post-2001 de Ben Laden sont des fabrications est qu’elles sont souvent apparues à des moments qui redonnaient du tonus à la présidence de Bush ou renforçaient une déclaration du premier Ministre britannique Tony Blair, son allié dans la guerre contre le terrorisme</em> ».</p>
<p>« <em>L’enregistrement-confession était arrivé juste au moment où Bush et Blair avaient échoué à prouver la responsabilité de Ben Laden pour le 11 septembre alors que les deux hommes tentaient de rallier le soutien de l’opinion publique internationale, notamment dans le monde musulman, à la campagne anti-terroriste </em>».</p>
<p>Griffin suggère que les gouvernements occidentaux ont utilisé des technologies d’effets spéciaux très sophistiqués pour mettre en séquences des images et des enregistrements sonores de Ben Laden.</p>
<p>Mais alors, si ce sont des faux, pourquoi al-Qaïda est-elle restée silencieuse à ce sujet ? Et qu’est-il arrivé exactement au véritable Ben Laden ?</p>
<p>La réponse à la première question peut être que l’organisation terroriste informe est heureuse de mener sa propre guerre de propagande alors que ses soutiens déclinent – et profite du mythe selon lequel son dirigeant charismatique est encore vivant pour encourager des ralliements à sa cause.</p>
<p>Quant à ce qu’il est advenu de lui, des allusions à l’insuffisance rénale de ben Laden ou à l’éventualité qu’il soit mort apparurent le 19 janvier 2002, quatre mois après le 11 Septembre.</p>
<p>C’était quand le président pakistanais Pervez Musharraf a déclaré sur la chaîne américaine d’informations CNN : « <em>Franchement, je pense maintenant qu’il est mort, car il est malade des reins. Les images le montrent extrêmement affaibli.</em> »</p>
<p>Dans son livre, le professeur Griffin approuve également cette théorie. Il explique que Ben Laden avait été soigné pour une infection urinaire, souvent associée à une maladie rénale, à l’hôpital américain de Dubaï en juillet 2001, deux mois avant le 11 Septembre. Dans le même temps, il avait commandé une machine de dialyse à livrer en Afghanistan.</p>
<p>Comment Ben Laden, en fuite dans des grottes au milieu de montagnes enneigées, aurait-il pu utiliser la machine que beaucoup s’accordent à considérer comme essentielle pour le maintenir en vie ? Des médecins cités par Griffin sur ce sujet pensent que ce devait être impossible.</p>
<p>Il aurait fallu qu’il reste dans un lieu avec une équipe médicale, des conditions d’hygiène et un programme de maintenance régulier pour l’unité de dialyse elle-même.</p>
<p>Et quid de cette information, une brève parue le 26 décembre 2001 dans le journal égyptien Al-Wafd ? Elle disait qu’un haut responsable du gouvernement taliban afghan avait annoncé qu’Oussama Ben Laden avait été enterré le 13 décembre ou vers cette date.</p>
<p>« I<em>l souffrait de graves complications et il est décédé d’une mort naturelle et paisible. Il a été enterré à Tora Bora, en présence de trente miliciens d’al-Qaïda, de proches parents et d’amis talibans. Selon la coutume wahhabite, aucun signe distinctif n’a été laissé sur la tombe, </em>» disait l’article.</p>
<p>Le responsable taliban, dont le nom n’était pas cité, déclarait triomphalement avoir vu le visage de Ben Laden dans son linceul. « <em>Il avait l’air pâle, mais calme, détendu et confiant. </em>»</p>
<p>C’était Noël à Washington et à Londres et l’article fut à peine mentionné. Depuis, des enregistrements de ben Laden sont sortis avec la régularité d’un métronome et des centaines de millions de dollars ont été dépensés et beaucoup de sang versé dans la traque dont il fait l’objet.</p>
<p>Ben Laden a été l’élément central de la &#8221; <em>guerre [de l'occident] contre la terreur </em>&#8220;. Serait-il possible que, depuis des années, il n’ait été qu’un écran de fumée ?</p>
<p> </p>
<p><strong>Notes ReOpenNews : </strong></p>
<p>(1) L’article du <em>Daily Mail</em> cite et s’appuie largement le nouvel ouvrage de David Ray Griffin consacré à Ben Laden, sans pour autant préciser à ses lecteurs que Griffin est l’un des fers de lance du &#8220;Mouvement pour la Vérité sur le 11 Septembre&#8221;. Griffin a notamment écrit de nombreux ouvrages de référence sur le 11 Septembre (dont certains <a href="http://www.editionsdemilune.com/resistances-c-3.html?zenid=9ae84492450692affa39d5da975b7c54" target="_blank">disponibles en français</a>), qui lui ont valu d’être <a href="http://www.reopen911.info/News/2009/09/27/new-statesman-reconnait-limportance-du-mouvement-pour-la-verite-sur-le-11-septembre/" target="_blank">désigné par le magazine <em>New Statesman</em></a> comme faisant partie des 50 personnalités les plus influentes dans le monde.</p>
<p>(2) L’article d’Angelo M. Codevilla a été traduit et publié dans une <a href="http://www.reopen911.info/News/2009/05/31/oussama-ben-elvis/" target="_blank">précédente ReOpenNews</a></p>
<p>Source : ReOpen911</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Trois questions sur la situation au Pakistan]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/20/trois-questions-sur-la-situation-au-pakistan/</link>
<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 16:46:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/20/trois-questions-sur-la-situation-au-pakistan/</guid>
<description><![CDATA[Géopolintel – Le Pakistan subit actuellement une vague d’attentats d’une ampleur inouïe. Cette vague]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><a rel="attachment wp-att-1648" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/20/trois-questions-sur-la-situation-au-pakistan/talibans-pakistanais/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1648" title="talibans pakistanais" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/talibans-pakistanais.jpg" alt="talibans pakistanais" width="413" height="310" /></a></strong></p>
<p><strong>Géopolintel – Le Pakistan subit actuellement une vague d’attentats d’une ampleur inouïe. Cette vague de violence peut-elle aboutir à une déstabilisation du pouvoir. À première vue, le gouvernement pakistanais se trouve engagé dans une mauvaise passe. Cette vague d’attentats – sans précédent par son intensité – précédait l’offensive lancée aujourd’hui samedi 17 octobre 2009 contre les positions des Taliban au Waziristân Sud. N’inversons pas la relation de causalité : cette opération n’est pas une « <em>réponse</em> » aux attentats, c’en est l’exact contraire.</strong></p>
<p><em>Jean-Michel Vernochet</em> : La plus marquante de ces actions est intervenue le 10 octobre à Rawalpindi, au cœur de la capitale historique du Pakistan où la dissidence islamiste a frappé un symbole fort : un bâtiment situé dans la proximité immédiate du Quartier général des forces armées pakistanaises. Quant au dernier épisode, hier, il a fait treize morts à Peshawar… Cela, soit dit en passant, après une semaine particulièrement sanglante : jeudi une série d’attaques à Lahore visait la police et avait causé quelque 39 morts et 11 autres dans un attentat-suicide dans le nord-ouest. Ces attentats constituaient évidemment de sortes d’actions de rétorsion par anticipation selon l’intéressante formule inventée par l’état-major américain au Vietnam à l’occasion de ses frappes préventives sur le Nord.</p>
<p>Alors que dire de la situation actuelle ? Visiblement l’offensive pakistanaise de l’été dernier dans la Vallée de Swat, à 160 Km d’Islamabad, n’a pas porté ses fruits. Nous assistons donc à une ultime tentative avant la pause hivernale, en vue de réduire les capacités des Taliban et soulager la pression croissante qui s’exerce maintenant un peu partout en Afghanistan sur forces de la coalition… Autant dire que le gouvernement légal pakistanais est à présent pris entre le marteau américain et l’enclume Taleb. Cela ne rend pas particulièrement optimiste pour l’avenir d’un pays où la population – forte de 165 millions d’âmes sur un espace géographique représentant environ une fois et demie la France – et l’armée sont de plus en plus remontées contre la soumission du pouvoir politique aux oukases de Washington. Cela entre autres en raison d’une aide votée par le Congrès américain de 7,5 milliards de $ sur cinq ans qui impose en contrepartie de la part du Pakistan un complet alignement sur les desiderata de Washington…</p>
<p>N’oublions pas que l’armée pakistanaise – de surcroît titulaire de l’arme nucléaire et des vecteurs ad hoc – est travaillée en profondeur par un national-islamisme qui pourrait bien, un jour pas très lointain, opérer le cas échéant un nouveau coup d’État militaire à Islamabad. Une possibilité que nul ne peut exclure.</p>
<p><strong>Géopolintel – Le Pakistan est connu pour avoir, par le truchement de l’ISI, aidé et financé Al Qaïda pendant la guerre djihadiste russo-afghane. Qui se cache derrière ces derniers attentats ou qui en sont les bénéficiaires directs ou indirects ?<br />
Une partie de l’armée pakistanaise reste effectivement fort proche, non pas d’une Al Qaïda en partie mythique – ce que disent mezzo voce la plupart des spécialistes – mais des Taliban eux-mêmes qui ne sont en vérité, à l’origine, qu’une extension de l’armée pakistanaise. Car avant le 11 septembre 2001, Islamabad tenait l’Afghanistan plus ou moins sous sa coupe par le truchement du régime Taleb au pouvoir à Kaboul. Sur place c’était un secret de polichinelle, vu d’ici, bien sûr, à travers le prisme déformant du strabisme divergent de nos chers « <em>spécialistes</em> » de la pensée unique, la version des faits était toute autre. Partant de cela, on peut émettre l’hypothèse qu’en partie des services pakistanais ou même certaines factions au sein de l’armée pakistanaise instrumentent ou apportent un soutien logistique – des renseignements par exemple – suivant divers degré de « <em>complicité</em> » avec les groupes d’activistes et de kamikazes. </strong></p>
<p><em>Jean-Michel Vernochet</em> : Pour le reste, accordons-nous la licence d’un peu de politique-fiction… Cette montée de la violence contre le gouvernement d’Ali Zardari est indirectement dirigée contre les intérêts américains au Pakistan. Sans dire que la déstabilisation du régime qui s’amorce indéniablement dans un contexte de surtension politico-militaire pourrait avoir reçu le feu vert de Pékin allié de longue date du Pakistan contre sa rivale indienne soutenue elle, tout aussi traditionnellement par Moscou, serait peut-être un peu hâtif. Il faudrait alors considérer ce « <em>signal</em> » envoyé à l’Amérique dont les ingérences au Xinjiang par exemple (par le truchement des services turcs ?), au Tibet ou en Birmanie sont un poil à gratter de plus en plus irritant pour le Politburo pékinois. Une réponse du berger à la bergère en quelque sorte. Mais nous sommes ici, bien sûr, dans le domaine de la pure spéculation !</p>
<p><strong>Géopolintel – Obama ont eu l’occasion de désigner le Pakistan comme un État voyou, “ <em>a rogue state</em>”, il était allé jusqu’à le menacer en 2008 de bombardement. À votre avis, c’était une menace gratuite ou pourrait-elle s’actualiser un jour prochain ?<br />
JMV – L’objectif du Président Obama est fixé depuis belle lurette. Le 15 juillet 2008, dans un discours tenu à Washington, un discours relatif à la guerre et au terrorisme, juste avant un voyage d’intronisation finale à Tel-Aviv, le candidat à la présidence des É-U et futur prix Nobel de la paix 2009, Barak Obama affirmait en effet haut et fort que l’urgence se situait sur le front afghano-pakistanais… dénigrant au passage la politique de l’équipe encore aux mannettes : « <em>Comme le président Bush et le sénateur John McCain auraient dû s’en rendre compte, le front central de la guerre contre le terrorisme n’est pas en Irak, et ne l’a jamais été… la base d’Al Qaïda est en train de s’étendre au Pakistan</em> », tout en ajoutant pour mieux jouer électoralement sur la peur : « <em>s’il y un nouvel attentat contre notre patrie, cela viendra probablement de la même région d’où le 11-Septembre avait été préparé</em> ».</strong></p>
<p><em>Jean-Michel Vernochet</em> : Or, même si à cette occasion le candidat Obama s’est dit vouloir « <em>sécuriser les armes et matériaux nucléaires des terroristes et des Etats voyous</em> », il n’a pas alors désigné explicitement le Pakistan comme tel. Ç’eut été d’ailleurs passablement maladroit. Il est cependant tout à fait exact que quelques mois plus tôt, en févier 2008, en plein cœur de la bataille des primaires démocrates, la postulante à l’investiture Hillary Clinton accusait encore son chalengeur d’avoir au cours de l’été précédent « <em>menacé de bombarder le Pakistan</em> », ce à quoi celui-ci rétorqua qu’il entendait « <em>le cas échéant bombarder des cibles d’Al Qaïda au Pakistan, cela même sans l’accord préalable d’Islamabad</em> ». Ce qui, au fond, est du pareil au même.</p>
<p>Et c’est exactement ce qui se passe depuis plusieurs mois, les forces américaines envoient leurs drones tueurs – les Predators et les Reapers guidés depuis des bases du Nevada à vingt mille kilomètres des zones tribales du Pakistan – frapper à qui mieux mieux combattants et civils confondus. De facto la guerre s’est étendue à bas-bruit au Pakistan. Le Président Obama n’a d’ailleurs fait qu’emboîter le pas à George Walker Bush (qui lui, le pauvre, n’a pas été nobélisé), qui avait autorisé dès juillet 2008 des opérations terrestres et aériennes à l’intérieur des frontières du Pakistan et sans accord préalable d’Islamabad pourtant allié des États-Unis. Aujourd’hui l’armée américaine intervient au Waziristân et demain où ? Au Penjab où des signes d’embrasement général se manifestent de plus en plus ?</p>
<p>À bien y regarder, la situation à l’ouest du Pakistan commence à ressembler furieusement à d la guerre du Vietnam et à son extension périphérique au Laos et surtout au Cambodge à partir de 1969… Enlisé, l’état-major américain est convaincu que les bases arrières dont les insurgés disposent au Cambodge sont coupables de l’échec américain. Le président Lyndon Jonhson ordonne alors des campagnes de frappes aériennes sur le Cambodge. Une extension de la guerre à un pays où le conflit s’est finalement prolongé pendant les dix-sept ans qui ont suivi la débâcle américaine au Vietnam. Une guerre qui a en fin de compte cessé faute de combattants avec le retrait des troupes vietnamiennes du Cambodge, un retrait qui démarre seulement le 30 juin 1988, précédant de quelques mois l’effondrement total de l’Empire soviétique…</p>
<p>Christopher Hitchens, Américain et intellectuel de gauche passé avec armes et bagages en 2003 dans le camp de George W. Bush à l’occasion de la guerre d’Irak, expliquait encore il y a peu que « <em>le Pakistan est Le Problème</em> », jugeant dans la foulée que Barak Obama est l’homme idoine pour conduire « <em>la Bonne Guerre</em> », une guerre totale, « <em>une guerre plus âpre et plus prolongée</em> », celle qu’il appelle, avec beaucoup de ses semblables, de tous ses vœux. C’est au fond également la position du plan Kerry-Lugar – John Kerry candidat démocrate malheureux à la présidence en 2004 – qui vise en quelque sorte sous couvert d’aide, à mettre le Pakistan sous tutelle étatsuninenne. Ann Patterson, représentante américaine au Pakistan, n’affirmait-elle pas récemment que si Mollah Omar a réellement trouvé refuge à Quetta, ville du Baloutchistan pakistanais, il ne fallait pas exclure de bombarder la ville afin de l’en déloger… !</p>
<p> </p>
<p>Source : http://www.geopolintel.fr/</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Iran, Pakistan et Baloutchistan ]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/20/iran-pakistan-et-baloutchistan/</link>
<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 12:25:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/20/iran-pakistan-et-baloutchistan/</guid>
<description><![CDATA[Par Gilles Bonafi Le blog de Gilles Bonafi Notre société du spectacle est basée sur un pilier fondam]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Gilles Bonafi</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1638" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/20/iran-pakistan-et-baloutchistan/iran-pakistan-le-balouchistan/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1638" title="Iran-Pakistan  le Balouchistan" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/iran-pakistan-le-balouchistan.jpg" alt="Iran-Pakistan  le Balouchistan" width="450" height="337" /></a></p>
<p><a href="http://gillesbonafi.skyrock.com/">Le blog de Gilles Bonafi</a></p>
<p>Notre société du spectacle est basée sur un pilier fondamental: les médias. Le net démontre de jours en jours que la soi disant information que nous recevons n&#8217;a rien à voir avec la réalité. Le moment est venu de se pencher sur un cas particulier, celui de l&#8217;Iran.</p>
<p>J&#8217;ai affirmé il y a quelques jours que la guerre aura lieu bientôt et il convient ici d&#8217;effectuer une analyse précise (et sourcée) des tenants et aboutissants de cette future troisième guerre mondiale.</p>
<p>Tout d&#8217;abord, sachez que la réalité s&#8217;apparente aux poupées russes. En effet, derrière un &#8221; <em>secret</em> &#8221; se cache souvent un autre, bien plus important. Ainsi, comprendre le problème de l&#8217;Iran doit s&#8217;effectuer selon 2 axes, celui que l&#8217;on perçoit : le problème du pétrole, mais aussi celui, plus secret, du planning du Nouvel Ordre Mondial.</p>
<p>Pour commencer, il convient de préciser que l&#8217;Iran détient 10% des réserves pétrolières mondiales prouvées (3ème mondial) mais aussi 15 % des réserves mondiales de gaz (2ème mondial). Pour mieux cerner le problème, je vous conseille de visionner la vidéo &#8221; <em>Réfléchir sur le 11 septembre</em> &#8221; sur mon blog. Cette vidéo est une conférence de Daniele Ganser, un historien (réputé) spécialiste des questions de terrorisme et de pétrole.</p>
<p>Démocratie ou pas, l&#8217;Iran est ainsi condamné à passer sous le joug de l&#8217;empire US. Pour mieux comprendre la politique américaine dans le monde je vous conseille aussi de visionner l&#8217;excellente vidéo d&#8217;Omar Aktouf (sur mon blog également). Pour visualiser le problème, il convient de regarder les cartes. J&#8217;ai en effet publié en ligne la carte du Armed forces journal de juin 2006 qui n&#8217;est pas sortie de l&#8217;imagination d&#8217;un illuminé (quoi que&#8230;), mais bien une réalité que j&#8217;entends démontrer ici.</p>
<p>Tout d&#8217;abord il convient de bien l&#8217;observer (sur mon blog: Iran, l&#8217;heure est arrivée! Ci-dessous ) et vous constaterez que l&#8217;Irak est divisé en 3 régions distinctes:</p>
<p>- Kurdistan libre<br />
- Irak sunnite<br />
- Irak chiite</p>
<p>Le plus intéressant concerne ce dernier, qui, vous pouvez le constater, occupe la partie ouest de l&#8217;Iran actuel. Or, pour comprendre, il suffit de regarder l&#8217;emplacement des réserves pétrolières de l&#8217;Iran (Carte de l&#8217;Iran : pétrole et gaz ci-dessous) qui sont presque toutes situées dans cette zone. La carte de l&#8217;Irak chiite se superpose de façon incroyable avec celle des emplacements de pétrole et de gaz Iranien. Ainsi, en amputant l&#8217;Iran de ses richesses naturelles, on réduit à néant sa volonté de puissance. Pour résumer, on le vole et on le détruit en même temps!</p>
<p>Mais il existe un autre secret et vous comprendrez par la même occasion ce que nous faisons en Afghanistan. Il existe en effet un projet de gazoduc (oléoduc) nommé TAP reliant le Turkménistan au Pakistan en passant par l&#8217;Afghanistan afin de faire transiter le pétrole et le gaz de la Caspienne vers l&#8217;Océan Indien. Un gazoduc (oléoduc)Iran-Pakistan passant par Gwadar est aussi en projet. Vous pouvez trouver la preuve de ceci (une carte) sur le site de l&#8217;assemblée nationale (source: <a href="http://www.debats-parlementaires.fr/12/rap-dian/dian99-2006.asp">http://www.debats-parlementaires.fr/12/rap-dian/dian99-2006.asp</a> ) ou ci-dessous : Projet TAP et Baloutchistan. Pour ceux qui croient encore que je parle dans le vent, voici une petite remise à niveau.</p>
<p>Or, vous pouvez le constater, ce projet passe par le Pakistan, zone très instable qui va devenir totalement explosive bientôt. Là aussi, la carte du Armed Force journal de 2006 nous aide. En effet, nous remarquons qu&#8217;un nouvel état est créé: le Baloutchistan libre (free Baluchistan). Et, comme &#8221; <em>par hasard</em> &#8220;, de nombreux attentats ont lieu actuellement dans cette province (dans la province Iranienne du Sistan-Baloutchistan pour être plus précis).</p>
<p>Ces attentats provoqués par les Jundollah (groupe armé Baloutche sunnite) ont commencé il y a 5 ans avec l&#8217;assassinat d&#8217;un officier des gardiens de la révolution et surtout la tentative d&#8217;assassinat de Mahmoud Ahmadinejad le 14 décembre 2005. Le 14 février 2007 ils avaient attaqué un car des gardiens de la révolution faisant 11 morts, suivi de l&#8217;attentat suicide contre le quartier général de l&#8217;armée à Zaravan en décembre 2008. L&#8217;attaque de mosquées chiites est devenu leur spécialité, comme celle de Zahedan le 28 mai 2009.<br />
Source: Le point, Les Jundollah, des sunnites qui combattent Téhéran depuis 2005 &#8230;</p>
<p>Un article sérieux a d&#8217;ailleurs été effectué à ce niveau-là que vous pouvez retrouver ici : <a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=569">http://contreinfo.info/article.php3?id_article=569</a> .<br />
Vous avez aussi l&#8217;excellent article de Jean-Michel Vernochet, un spécialiste des relations internationales qui informe vraiment (c&#8217;est très rare !), intitulé &#8221; <em>Attentat au Sistan-Balouchistan&#8230; un acte de guerre décisif &#8230;</em> &#8221; que vous trouverez sur geostrategie.com &#8211; <a href="http://www.geostrategie.com/">http://www.geostrategie.com/</a> .</p>
<p>En effet, les Baloutches sont des musulmans sunnites au sentiment anti-perse et anti-chiite exacerbé et qui représentent les trois quarts de la population du Sistan-Baloutchistan. La doctrine de Sun Tzu (L&#8217;art de la guerre) est donc appliquée à la lettre et la division se fait toujours selon 2 axes : l&#8217;axe religieux et ethnique. L&#8217;agence Stratfor, un think-tank américain (institution privée) spécialisée dans les études stratégiques a bien étudié le problème ainsi que la société Hicks and Associates chargée par l&#8217;armée américaine d&#8217;effectuer des recherches sur le problème ethnique de la région afin de pouvoir organiser l&#8217;indépendance du Baloutchistan. C&#8217;est ainsi que cela se passe !</p>
<p>Le Sistan-Balouchistan est la plus vaste province de l&#8217;Iran ( 11% du pays), mais surtout, elle est la clé de l&#8217;accès à l&#8217;océan Indien avec le port de Gwadar qui est situé au Pakistan. N&#8217;oublions pas que Gwadar possède aussi un aéroport international, un port en eau profonde et un terminal pétrolier. Cette ville deviendra donc la plus importante de ce nouvel état et sera le terminal pétrolier du projet TAP qu&#8217;il faudra rebaptiser TAB (Turkménistan-Afghanistan-Baloutchistan).</p>
<p>Pourtant, ces objectifs de main mise sur le pétrole du Moyen-Orient masquent un autre but : la &#8221; régionalisation du monde &#8220;. En effet, et je l&#8217;ai déjà démontré dans mon article &#8221; Crise systémique – Les solutions (n°4 : régions et monnaies complémentaires)&#8221;, la construction du Nouvel Ordre Mondial passe par l&#8217;étape fondamentale de la destruction des nations et donc, le glocal (voir article &#8221; régions et monnaies complémentaires &#8221; sur mon blog). Le monde arabe n&#8217;y coupera pas lui aussi et &#8221; le découpage&#8221; de l&#8217;Irak, et bientôt du Pakistan et de l&#8217;Iran relève de cette stratégie majeure.</p>
<p>Le hiatus entre l&#8217;information sur le net et celle des médias officiels devient flagrant. Alain Finkielkraut peut toujours traiter le net de poubelle, je propose pour ma part une autre théorie: les médias officiels ne sont-ils pas une vaste machine à formater les esprits ? Tous ces hommes soi-disant libres n&#8217;étant que les laquais d&#8217;un système dont ils ne comprennent ni les tenants ni les aboutissants, une lâcheté banale, ordinaire qui amusait le Général de Gaulle : &#8221; <em>en général, les gens intelligents ne sont pas courageux et les gens courageux ne sont pas intelligents.</em> &#8220;</p>
<p>Zola avait tout résumé dans &#8221; son excellence Eugène Rougon &#8221; publié en 1876 : &#8221; <em>La presse est le réceptacle de tous les ferments nauséabonds. Elle fomente les révolutions, elle reste le foyer toujours ardent où s&#8217;allument les incendies. Elle deviendra seulement utile le jour où l&#8217;on aura pu la dompter et employer sa puissance comme un instrument gouvernemental !</em> &#8220;</p>
<p>La presse est désormais &#8221; <em>domptée</em> &#8220;, le net est là, mais pour combien de temps encore ?</p>
</div>]]></content:encoded>
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