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	<title>jean-noel-guerini &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "jean-noel-guerini"</description>
	<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 04:15:22 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Coup de coeur : flash back en images sur la campagne des municipales à Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/10/23/coup-de-coeur-flash-back-en-images-sur-la-campagne-des-municipales-a-marseille/</link>
<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 19:40:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Une campagne électorale est un moment à part dans la vie des citoyens. Il en va des acteurs politiqu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xamp46"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xamp46" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong><br />
Une campagne électorale est un moment à part dans la vie des citoyens.</strong> Il en va des acteurs politiques aux électeurs en passant par les observateurs plus ou moins éclairés.</p>
<p>L&#8217;adrénaline du pouvoir, la force des convictions, les rapports de force, la puissance d&#8217;une idée, l&#8217;argument qui porte, le symbole qui fait la différence, la quête du scoop, l&#8217;intérêt bien compris de chacun. Mais aussi les dazibaos antisémites, les permanences électorales qui brulent, les tracts en arabe pour fusiller l&#8217;adversaire, l&#8217;interdiction de meetings en public pour l&#8217;opposant, la lettre présidentielle pour sauver Marseille brandie dans l&#8217;entre deux-tour et aussi une web-campagne acharnée&#8230; Tout est porté à l&#8217;extrême.</p>
<p>A Marseille plus qu&#8217;ailleurs, les mottes du champ politique revêtent souvent les formes improbables et criardes des costumes de la commedia dell&#8217;arte. Pourtant, elles sont plus florentines que napolitaines, plus machiavéliques que bonapartistes. Fratricides et cruelles en public, poliment abrasives dans la coulisse.</p>
<p>Ce documentaire revient, comme un flash back lucide, sur ce moment historique de la campagne 2008 des municipales à Marseille où la plus vieille ville de France faillit basculer à gauche à quelque centaines de voix près dans un suspense intenable.</p>
<p>Rarement la cité phocéenne n&#8217;avait vu autant de journalistes internationaux. &#8220;Un défi certain pour le président Sarkozy&#8221;, fraîchement élu, nous avait alors confié un journaliste de la NHK japonaise&#8230; Alors qu&#8217;un confrère américain de CNN affirmait, avec le ton affirmatif et non négociable du Texan sûr de lui : &#8220;si la 2e ville de France bascule, Sarkozy est mort&#8221;. Tel était l&#8217;enjeu&#8230;</p>
<p>Ce que <em>&#8220;Marseille, un autre regard</em>&#8220;, vous a rapporté, minute après minute, en dehors des canaux officiels provençaux de l&#8217;information dont certains furent assurément manipulatoires, transgressant les règles basiques du journalisme, engoncés de certitudes, fiers, suffisants et faussement objectifs, parfois condamnés par le CSA (mais trop tard, après la campagne, bien entendu) ; ces images vous le donne à voir, ou à revoir&#8230;</p>
<p>Nous, nous sommes fans et attendons avec impatience la suite ! Trois épisodes nous dit-on.</p>
<p>Quelques questions néanmoins. Pourquoi :</p>
<p>1°) Jean-Claude Gaudin n&#8217;a pas voulu être interviewé ?</p>
<p>2°) Les producteurs n&#8217;ont trouvé aucun diffuseurs locaux ou nationaux ?</p>
<p>3°) Internet est le seul lieu de diffusion libre en dehors des contingences publicitaires qui bride la presse jusqu&#8217;à la moelle, voire la corrompt ?</p>
<p>4°) Les chiffres de confiance de la presse traditionnelle auprès du grand public fondent comme neige au soleil. Nous, on a une idée&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Valérie Boyer, (députée des Bouches-du-Rhône) : une ascension qui dérange. Surtout à l'UMP...]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/10/21/valerie-boyer-deputee-ump-des-bouches-du-rhone-une-ascension-qui-derange-portrait/</link>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 12:44:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Choisie en 2001 par l’équipe Gaudin pour redonner un coup de jeune à la droite marseillaise, Valérie]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-933" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="valerie boyer" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/10/valerie-boyer.jpg" alt="valerie boyer" width="261" height="382" /><strong>Choisie en 2001 par l’équipe Gaudin pour redonner un coup de jeune à la droite marseillaise</strong>, Valérie Boyer, ancien cadre hospitalier, a su profiter de cette belle opportunité pour devenir un personnage politique qui compte.</p>
<p>« <em>Enthousiaste et  plutôt sympathique, elle faisait partie d’un vivier qu’on regardait d’un œil bienveillant. C’était bien pour notre camp</em>. »  se souvient, entre nostalgie et paternalisme, Renaud Muselier. Sauf qu’aujourd’hui son ascension, quelque-fois comparée à Ségolène Royal pour ses prises de positions sociétales, fait grincer beaucoup de dents, à commencer par « celui qui l’a fait naître » en politique, Jean-Claude Gaudin.</p>
<p>Ayant, contre toute attente, mis fin à la dynastie de la famille Masse dans la 8<sup>ème</sup> circonscription de Marseille, la candidate UMP s’offrait six ans plus tard une belle victoire politique qui allait la conduire directement sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Le voyage initiatique en politique venait alors de commencer : Obésité infantile, lutte contre l’anorexie, proposition de loi sur les retouches photos dans la presse, allongement du congé maternité, l&#8217;achat des fruits et légumes avec les tickets repas, remboursement de la pilule contraceptive&#8230;</p>
<p>Autant de dossiers qui lui permettent d’occuper régulièrement le paysage médiatique. Plus rien ne semble devoir arrêter Valérie Boyer. Sauf, peut-être, les caciques UMP locaux&#8230;</p>
<p><strong>Victime du redécoupage électoral ?</strong><br />
A l’entendre certainement. Tandis qu’un consensus méridional sur le <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/01/22/redecoupage-des-cisconscriptions-legislatives-une-difficile-arithmetique/">redécoupage électoral</a> se mettait en place entre le préfet Michel Sappin, le sénateur-maire Jean-Claude Gaudin et le Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, la députée montait au créneau pour défendre sa circonscription.</p>
<p>Lors de la dernière réunion du groupe UMP, elle fit une entrée fort applaudie, en lançant : «<em>Je suis spoliée de la moitié de ma circonscription, et ce sont les bons bureaux». </em>Peut être parce que la dynamique députée ose dire tout haut ce que beaucoup pense tout bas dans les rangs silencieux de la Sarkozie.</p>
<p>Ne pouvant cacher sa colère après avoir découvert dans la presse le projet préfectoral de redécoupage, réalisé sans concertation avec les députés sortants, Valérie Boyer a vite fait les calculs et compris que ledit redécoupage se ferait au détriment de son avenir politique. Cette circonscription législative, arrachée de haute lutte en 2007, deviendra plus que compliquée à conserver en 2012 après les retouches du secrétaire d’État à l’Intérieur Alain Marleix.</p>
<p>Craignant que ce qui fut jadis son tremplin ne se transforme en un véritable guet-apens, la députée s’est alors largement épanchée, dans la presse notamment, sur son sort. Autant de confidences et de déclarations qui n’ont pas manqué d’envenimer des rapports déjà fort tendus avec le maire de Marseille, peu avare en menaces.<!--more--></p>
<p><strong>Une inimitié qui ne se cache plus</strong><br />
Lors de l’interview de rentrée donnée au magazine « Objectif Méditerranée », le 28 août 2009, Jean-Claude Gaudin n’y était pas allé par quatre chemins, &#8220;ce qui me déplaît, c&#8217;est que l&#8217;on parle en public&#8221;, à sa place en somme&#8230; Condamnant sans autre forme de procès les récentes déclarations de la députée, le Sénateur-Maire s’était montré très clair, réaffirmant son soutien sans faille à son ami Roland Blum, lancé aussi dans la bataille et pour lequel ce « remodelage » serait plus favorable.</p>
<p>Il se faisait même menaçant, &#8220;si Valérie Boyer ne veut pas affronter Sylvie Andrieux, Nora Preziozi s&#8217;y précipitera&#8230;&#8221; A l’évocation du nom de la fidèle Nora Preziozi comme possible remplaçante, le message se voulait, là aussi, sans ambages : &#8220;Ou nous gagnions la présidentielle et nos députés sont réélus ; ou nous perdons, et alors Valérie Boyer, mais aussi Renaud Muselier seront en grande difficulté.&#8221;</p>
<p>L&#8217;édile marseillais n&#8217;aurait-il pas goûté le soutien officiel de Valérie Boyer à la candidature aux régionales de Guy Teissier, son frère-ennemi juré ? Sûrement. Et de conclure, assassin : « <em>Elle jouera un grand rôle politique si elle est réélue. Pour ce, il faut se lever la peau. »</em></p>
<p>Dans un tel climat d’hostilité, la surmédiatisation de Valérie Boyer est la plus grande garantie de sa survie politique. Dans le duel de femmes qui l’oppose à Sylvie Andrieux, particulièrement bien implantée sur son territoire, elle sait combien la partie sera difficile. La députation lui a ouvert la porte d&#8217;une notoriété nationale rapide et efficace mais dont on pourrait tout aussi bien changer les serrures tant ses appuis sont faibles au niveau local.</p>
<p>Contrairement à nombre de ses collègues, Valérie Boyer a privilégié le travail parlementaire législatif, correspondant davantage à ses convictions et à sa forte personnalité au caractère bien trempé. Nul doute qu&#8217;elle a su faire sa place à l’UMP. Comme l’affirmait un des ses collaborateurs, <em>« Valérie est aujourd&#8217;hui très courtisée</em>. <em>Aussi bien chez Xavier Bertrand que du côté de Jean-François Copé. ». </em>Pourtant, il y a loin entre les fugaces courtisans parisiens, les rares amis politiques et le nécessaire adoubement des barons locaux&#8230; Loin, très loin&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sarko mise tout sur l’Internet. Ségo dévisse par le web. Les dangers de la communication politique 2.0. Quid à Marseille ?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/10/07/sarko-mise-tout-sur-l%e2%80%99internet-sego-devisse-par-le-web-les-dangers-de-la-communication-politique-sur-le-web-et-a-marseille/</link>
<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 21:57:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Internet, internet, internet ! L’Elysée mise tout, désormais, sur sa communication via le web. D’abo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-912" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="blogpolitique" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/10/blogpolitique.jpg" alt="blogpolitique" width="267" height="272" /><strong>Internet, internet, internet ! L’Elysée mise tout, désormais, sur sa communication via le web.</strong> D’abord en annonçant l’ouverture, à l&#8217;occasion du sommet climat de Copenhague prévu en décembre, d’un compte sur le site de socialisation en direct Twitter où sera détaillée &#8220;la démarche&#8221; du président Nicolas Sarkozy durant cette négociation, en direct. Ensuite par le lancement du blog de la première dame, Carla Bruni-Sarkozy. Enfin, par toute une stratégie de communication thématique sur Facebook nonobstant des exclusivités en &#8220;off&#8221; sur ledit site.</p>
<p>En baisse dans les sondages, le chef de l’Etat veut maîtriser entièrement sa communication « descendante ». L’Élysée se doit d’être à la pointe de la modernité en matière d’Internet et d’équipements audiovisuels, surtout dans la perspective de 2012…</p>
<p>Le détail du budget 2010 de la présidence de la République montre que Nicolas Sarkozy n’a pas l’intention de lésiner sur ces dépenses. “Afin de conforter l’action de la Présidence, les moyens techniques, notamment dans le domaine de la communication, devront être modernisés”, souligne le “bleu” budgétaire de la mission “pouvoirs publics” du projet de loi de finances.</p>
<p>Le chantier de remise à niveau du site Internet entrepris en 2009 “sera poursuivi en 2010”. “L’amélioration des moyens au service de l’audiovisuel sera recherchée”, indique le document budgétaire. Des objectifs qui viennent gonfler légèrement le poste consacré aux “équipements et travaux”. Ce dernier va passer de 1,395 million d’euros à 2,49 millions entre 2009 et 2010, soit un bond de 79 %.</p>
<p>“Une volonté de modernisation et d’amélioration des équipements doit accompagner les actions entreprises par les équipes de l’Élysée, justifie le document. À ce titre, figurent parmi les priorités les matériels et équipements propres à la communication : audiovisuel, Internet, télécommunication et informatique.” Le renouvellement d’une partie du matériel est programmé ainsi que le “développement des services nomades” et la “modernisation du parc de terminaux sécurisés”.</p>
<p>Au passage, on apprend que la rénovation de la chaîne TV/vidéo-diffusion est aussi “envisagée pour 2010”. Une “expertise” est aussi en cours quant à l’amélioration du studio de télévision installé à la Présidence.</p>
<p>Échaudé par les derniers couacs qui ont entaché l’image présidentielle, Nicolas Sarkozy entend ainsi reprendre la main en instaurant une palette d’outils destinés à véhiculer une information plus contrôlée et à contrer l’impact négatif des récents dérapages entre le « pauv’con » présidentiel et les « blagues » auvergnates d’Hortefeux.</p>
<p>Ainsi, sur le terrain du Net, le site de l&#8217;Élysée présente quelques nouveautés comme la diffusion de reportages et plus récemment la diffusion du « making off » de l&#8217;interview du chef de l&#8217;État depuis New York dans les journaux de 20H00 de France 2 et TF1 qui, par ailleurs, obtient un nombre très satisfaisant de visionnages depuis sa mise en ligne sur Dailymotion.<!--more--></p>
<p><strong>Le web c’est bien, le maîtriser c’est mieux</strong><br />
Si Ségolène Royal répète à l’envi qu’elle a servi de modèle aux équipes d’Obama sur le versant participatif de la campagne des présidentielles de 2007 (ce qui reste à être démontré mais qui fait toujours sourire les professionnels, surtout américains…), le candidat Sarkozy n’était pas en reste sur les plateformes communautaires, loin s’en faut.</p>
<p>Grâce à sa « web dream team », l’UMP s’était étendue comme une trainée de poudre sur tous réseaux sociaux et plus particulièrement sur Facebook où l’on dénombrait d’innombrables groupes de soutien au futur chef de l’Etat. De quoi en découdre avec les équipes structurées de « Désirs d’avenir » et avec la « Netscouade » (équipe web de campagne de Ségolène Royal).</p>
<p>Pourtant, une fois passé l’enthousiasme de la campagne, force est de constater que le suivi des bonnes intentions technologiques n’est pas toujours au rendez-vous. La vigilance s’estompe. Pour preuve, le groupe officiel de l’UMP sur Facebook comptant 3500 militants a été victime de pirates du Net.</p>
<p>Ces « Kamikazes » s’attaquent aux groupes en déshérence et dépourvus d’administrateurs. Ils ont ainsi pu ouvertement détourner le logo de l’UMP, écrire des insultes par mailing interne et écorcher l’image du parti de la majorité sans que les patrons de l’Internet du gouvernement ne réagissent, plus prompts à vendre leur professionnalisme sur les plateaux de télévisions.</p>
<p>De quoi provoquer la colère des militants qui avaient pourtant fait remonter l’information depuis plus de deux semaines : « je ne comprends pas ce que foutent les gens de l’Internet à l’UMP, qui fait quoi ? Que font ces types qui se pavanent sur Envoyé Spécial et dans les médias à longueur de journée ? » (source : INTELINK PRESS – juillet 2009).</p>
<p>Si aujourd’hui, tous les communicants et les acteurs politiques reconnaissent au web une puissance radicale des messages diffusés, ils ne sont pas encore totalement conscients de la réactivité immédiate et parfois ravageuse que les dits messages peuvent générer sur la toile.</p>
<p><strong>La démocratie sur la toile : un leurre !</strong><br />
L’interactivité revêt assurément des atours très démocratiques mais le « 2.0 » est souvent dangereux. C’est l’endroit idéal des critiques, du déversement de frustrations et des attentes populaires sans risque.</p>
<p>Sous pseudo, caché derrière un ordinateur, en pantoufle à la maison ou en costume au bureau, le citoyen se transforme très souvent en révolutionnaire, en syndicaliste, en journaliste satirique de la première heure. Chaque mot et chaque image, sont observés, disséqués et détournés selon l’argument ou le leader qu&#8217;il défend. La seule loi est celle du « buzz », c&#8217;est-à-dire du nombre de lecteurs que l’information aura recueillie. Peu importe la véracité des propos, de l’argument, de la posture ou de la sincérité de l’information initialement diffusée. Le web est un monde radical, impitoyable.</p>
<p>L’exemple du lancement du nouveau site Internet de Ségolène Royal est, à ce propos, très éloquent. En pointe sur la communication participative, l’échec à peine croyable de son site témoigne aussi du danger d’un excès de confiance de l’agence web en charge de ce projet : un suicide numérique en somme.</p>
<p>Ce raté invraisemblable était, bien entendu, relayé comme une traînée de poudre sur la toile et notamment dans un article impitoyable de 20minutes.fr : «Rassurez-moi, c&#8217;est un fake, un hoax, un bug, une blague?», s’interroge le webproducteur Nicolas Voisin, sur Twitter. La mise en ligne, mardi en fin d’après-midi, de la nouvelle version du site Désirs d’avenir (DA), de Ségolène Royal a semé la stupeur sur le site de micro-blogging.</p>
<p>Après un nombre incalculable d’erreurs, le site s’affiche finalement. Premier choc : le design. Un coucher de soleil &#8211; visiblement un fond d&#8217;écran d’ordinateur récupéré sur le net- sert d&#8217;image de fond en page d&#8217;accueil. Sur son blog politique, Marc Vasseur y voit un «revival des années 90». «On pourrait penser à un faux grossier, une blague de potaches&#8230; non ce truc hideux a coûté près de 40.000 euros&#8230;», poursuit-il. D&#8217;autres, à l&#8217;instar du blogueur Embruns, y trouve une ressemblance avec un site de secte: «Mon mari rentre du boulot, voit le site DA à l&#8217;écran : &#8220;C&#8217;est le site des Témoins de Jehovah?&#8221;».</p>
<p>A tel point que certains s&#8217;interrogent sur un possible piratage du site, même dans les médias: «Histoire de vérifier s&#8217;il ne s&#8217;agissait pas d&#8217;un piratage du véritable site, Rue89 a quand même contacté l&#8217;entourage de Ségolène Royal, qui nous a confirmé qu&#8217;il ne s&#8217;agissait pas d&#8217;une attaque malveillante, mais bien du nouveau site», peut-on lire. «Toutes les fautes ont été accumulées», estime pour sa part Net &#38; Sans détour, «design cheap, glauque et peu engageant, concept erroné, des liens vides et mal renseignés».</p>
<p>Et les fautes ne concernent pas que le design. L’architecture du site Internet est basique, note-on sur Internet, proche de celle d’un blog. Jambon buzz s’inquiète également d’un autre aspect : le référencement. «Ce nouveau site est une catastrophe pour un référencement qui n’avait pas l’air mauvais. (&#8230;) un site laid, illisible par les moteurs de recherches et fortement attaquable. Il conclut avec un «message au donneur d’ordre de ce site : vous vous êtes fait entuber bien profond.»</p>
<p><strong>L’heure du bilan, notamment à Marseille</strong><br />
Novices pour la plupart dans ce domaine, les hommes politiques ont été les premiers à s’être pris les pieds dans la Toile. Aujourd’hui, forts de leur expérience issue des précédentes campagnes électorales, ils entendent bien éviter les mêmes écueils quitte à, comme le Président Sarkozy, rectifier le tir et pallier les défaillances de ses conseillers Internet sans ménagement.</p>
<p>Car désormais, la recette du succès sur le Net tient dans un savant mélange d’anticipation, de proximité et du choix judicieux des équipes. On se souvient de la dernière campagne municipale menée dans la cité phocéenne et dont « Marseille, un autre regard » a été un observateur privilégié.</p>
<p>Tandis que Jean-Claude Gaudin fut difficile à convaincre sur l’opportunité du Web, son adversaire socialiste, Jean-Noël Guérini anticipait déjà, non sans perspicacité,  l’importance croissante des nouvelles technologies.</p>
<p>Ayant constitué ses équipes dès son entrée dans la bataille, en septembre 2007, il conserva ainsi une longueur d’avance sur sa stratégie de communication tout en misant sur la proximité et l’ouverture. Ainsi, une véritable armée d’internautes fut levée pour relayer les propos du candidat alors que le maire sortant, Jean-Claude Gaudin misait, 5 mois plus tard, sur une peopolisation de son site de campagne (avec des champions de sport, des stars de télés…), ce qui a failli lui couter la victoire. Il l’admet in petto aujourd’hui.</p>
<p>Conscient qu’un déni du Net peut être synonyme de défaite, l’édile marseillais a d’ores et déjà procédé à une refonte de son site officiel. Avec une bannière minimaliste offrant comme information la seule déclinaison des agendas de l’hyper actif patron qu’il est : maire, sénateur et président du comité de la majorité, entre autres… Toutefois, aucune possibilité pour les internautes de commenter. On donne à voir, pas à commenter! Silence ! Pas d’interactivité donc. Mais avec quelques vidéos, ce qui est une évolution notable et salutaire. Dommage de ne pas en faire plus car J.-C. Gaudin y excelle. vraiment.</p>
<p>Les citoyens devront aller voir ailleurs pour s’exprimer. Un site Internet très début des années 2000…Figé, on vous dit ! C’est un choix, respectable, mais difficile à accepter pour les internautes d’aujourd’hui… Nul doute qu’une fois encore Jean-Claude Gaudin s’inscrit pleinement dans la politique conduite par son parti, incitant ministres et autres élus locaux à suivre l’exemple présidentiel en se rappropriant leur communication et stratégie Web. Mais du côté de la mairie de Marseille, pour l’heure, on est encore loin du compte : pas de blog, pas de compte vidéo. Une offensive Facebook semble néanmoins se mettre en place. L’ensemble est plutôt bien référencé.</p>
<p>Jean-Noël Guérini, quant à lui, n’a pas à rougir. Il fut l’un des premiers à s’être doté d’un blog qui, selon les classements, arrivent dans le top 100 des sites politiques les plus consultés de France. Conscient de la puissance de tir de l’image. On ne compte plus ses vidéos sur le web. Son compte vidéo personnel Dailymotion (hors campagne) vient de dépasser les 15 000 visionnages&#8230; Et sa présence sur Facebook omniprésente : 4600 amis (le maximum étant 5000), et une dizaine de groupe de soutien comptant pas moins de 12 000 contacts.</p>
<p>Ainsi, tous les élus locaux l’ont compris, le web est désormais incontournable. Mais la règle du jeu est désormais claire pour eux : préférer la compétence technologique et la proximité aux stars surmédiatisées des agences web nationales, fort coûteuses et pas forcément très efficaces…</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Et s'il n'y avait pas d'infos ?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/09/08/et-sil-ny-avait-pas-dinfos/</link>
<pubDate>Tue, 08 Sep 2009 02:29:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/09/08/et-sil-ny-avait-pas-dinfos/</guid>
<description><![CDATA[Chers amis et fidèles lecteurs de &#8220;Marseille, un autre regard&#8220;, D&#8217;abord nous vous ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-857" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="presse crise" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/09/presse-crise2.gif" alt="presse crise" width="343" height="286" /><strong>Chers amis et fidèles lecteurs de &#8220;<em>Marseille, un autre regard</em>&#8220;,</strong></p>
<p><strong>D&#8217;abord nous vous devons des excuses. Oui des excuses, nous vous avons laissé filer vers les douces plages de la lassitude estivale, de celles qui nous régénèrent sans vous avoir dit au-revoir.</strong> Ensuite nos premiers propos de rentrée ne vous ont pas accueillis comme ils auraient dû. De tout ça et plus encore, mille excuses ! Nous sommes des moins que rien, pas encore très rompus au marketing direct, ni moins encore à la plus simple expression de la politesse&#8230; Honte à nous !</p>
<p>Vous qui nous suivez, vous savez que nous sommes, d&#8217;habitude, bien informés. Que nous publions, normalement, des informations qu&#8217;aucune autre publication n&#8217;ose diffuser parce qu&#8217;elle dérange ou heurte le système local. Du côté de la presse, on prie pour ne pas déplaire aux annonceurs institutionnels, seuls désormais à la faire vivre. Du côté des politiques, on sourit de son pouvoir en rognant sacrément sur le budget communication&#8230; Crise oblige&#8230;</p>
<p>Mais l&#8217;information du moment est qu&#8217;il n&#8217;y en a pas&#8230;</p>
<p>Nous voilà face à un maire, Jean-Claude Gaudin, assis sur un puits de dettes (45 ans de remboursement&#8230;) qui va inaugurer des chrysanthèmes low cost, et c&#8217;est heureux. Un Michel Vauzelle qui pense encore que la région peut se gagner à gauche et qui, malgré ses compétences indubitables, n&#8217;est pas un ferrailleur. Un Jean-Noël Guérini, le vrai patron, celui qui possède la capacité d&#8217;investissement, celle du Conseil général, l&#8217;argent en somme, qui lorgne vers le privé. Un Eugène Caselli, qui fait des miracles pour maintenir une cohésion impossible à la Communauté urbaine de Marseille, un vrai talent&#8230; Et les seconds couteaux, qui tentent l&#8217;impossible jusqu&#8217;à la corde pour apparaître quotidiennement dans <em>La Provence,</em> rien que de très compréhensible : Patrick Mennucci, Guy Teissier, Renaud Muselier&#8230;</p>
<p>Bref, rien de nouveau sous le soleil&#8230; Nous n&#8217;avons presque rien à vous dire&#8230;</p>
<p>Au fait, peut-être que si, mais l&#8217;info viendra entre le 17 et le 21 septembre&#8230; Vous nous suivez ?</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[PS : primaires et alliances, « L’esprit de Marseille » s’invite à La Rochelle]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/08/27/ps-primaires-et-alliances-au-centre-%c2%ab-l%e2%80%99esprit-de-marseille-%c2%bb-s%e2%80%99invite-a-la-rochelle/</link>
<pubDate>Thu, 27 Aug 2009 15:10:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[A la veille de l’ouverture des Universités socialistes d’été de la Rochelle, la pression sur les ins]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-845" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="ateliers dete marseille 2009 espoir a gauche" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/08/ateliers-dete-marseille-2009-espoir-a-gauche.jpg" alt="ateliers dete marseille 2009 espoir a gauche" width="351" height="234" /><strong>A la veille de l’ouverture des Universités socialistes d’été de la Rochelle, la pression sur les instances dirigeantes du parti est à son comble.</strong> Le succès de l’initiative prise par Vincent Peillon, du 21 au 22 août à Marseille, lors des « ateliers » du premier courant du Parti socialiste, « L’espoir à gauche », est loin d’y être étranger.</p>
<p>En rassemblant les plus emblématiques personnalités du moment, politiques, patrons de presse, sociologues…cette pré-rentrée phocéenne se voulait être avant tout le « commencement d’un rassemblement écologique, socialiste et démocratique » en vue de 2012. Force est de constater que le pari fut gagné. Du leader écologiste Daniel Cohn-Bendit, à la centriste Marielle de Sarnez, en passant par l’ancien secrétaire du Parti communiste, Robert Hue ; l’affiche ne manquait pas de panache.</p>
<p>Au niveau local, Patrick Mennucci, maire PS des 1er &#38; 7e arrondissements de Marseille et hôte de ces Ateliers d’été déclarait volontiers « Nous privilégions l&#8217;hypothèse du rassemblement au premier tour. C&#8217;est ce qui s&#8217;est passé ici la dernière fois, en 2004&#8243;, tandis que Michel Vauzelle, Président du Conseil régional PACA, principal concerné par l’échéance électorale à venir, marquait par sa seule présence une évolution voire une inflexion dans sa stratégie d’alliance jusqu’alors arc-boutée sur un étrange « tout à gauche » dans une région très ancrée à droite. Ce faisant, il semble se rapprocher des positions de Jean-Noël Guérini, Président du Conseil général et patron de la puissante fédération PS des Bouches-du-Rhône.</p>
<p>A l’aube des élections régionales de 2010, chaque camp est contraint de refaire ses comptes, cherchant à éviter coûte que coûte la débâcle des Européennes. Personne n’est dupe. Gagner les régionales et préparer le terrain de l’alternance présidentielle ne pourra se faire sans poser les bases d’un large rassemblement. Exit donc les querelles des dernières élections, les sujets clivants et les enjeux de partis. Hormis les Verts, les piètres résultats des Européennes ont obligé les acteurs politiques à tirer leçon de leurs erreurs passées afin de définir ensemble une stratégie d’avenir et créer un nouveau cycle politique. En ce sens, Marielle de Sarnez rappelait-elle opportunément à la tribune : « Nous venons d’horizons divers. Mais si nous croyons qu’il y a de l’insupportable dans ce qui se fait aujourd’hui (…), alors ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise. »</p>
<p><strong>Les primaires s’invitent dans les débats de la Rochelle</strong><br />
Rien d’étonnant donc à ce que la question des primaires refasse surface. Si pendant deux jours, le leitmotiv du rassemblement était de rigueur, l’épineuse problématique est désormais dans le choix de la personnalité politique qui saura rallier, fédérer et porter à nouveau l’espoir de l’alternance.<!--more--></p>
<p>Dans cette optique, la Fondation Terra Nova, proche du PS, a lancé mercredi 26 août en Une du journal <a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101586987-afin-de-choisir-leur-candidat" target="_blank"><em>Libération</em></a>, une pétition sur le site Internet <a href="http://www.primaire2012.fr/" target="_blank">primaire2012.fr</a>, en faveur d&#8217;une &#8220;primaire populaire à gauche&#8221;, afin de désigner le futur candidat aux présidentielles, avec le soutien de 100 personnalités politiques et de la société civile, qui en sont les premiers signataires.  Parmi elles figurent de nombreux intellectuels et artistes ainsi que des élus socialistes, notamment Jean-Noël Guérini, Bertrand Delanoë, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Gérard Collomb, Michel Rocard, Manuel Valls, Jack Lang, Najat Belkacem, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, ainsi que des personnalités d&#8217;autres partis: Jean Peyrelevade (MoDem), Jean-Michel Baylet (président du PRG), Christiane Taubira (PRG), Noël Mamère (Verts)…</p>
<p>L’université d&#8217;été du PS à La Rochelle devrait donc réserver son lot de surprise. Si les modalités d’une telle ouverture sont encore à discuter, reste que les primaires et la question des alliances se sont invitées dans les débats, ce que cherchait à éviter farouchement la direction nationale du PS. C’est-là un des succès, et non des moindres, de ces ateliers d’été, les premiers du genre.</p>
<p>En obligeant la première secrétaire du parti socialiste, Martine Aubry, à trancher positivement le sujet avant La Rochelle, les progressistes et réformateurs réunis le week end dernier dans le Palais du Pharo de Marseille auront eu le mérite de faire bouger les lignes et d’imposer en douceur cette nécessaire évolution politique.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Dichotomie à gauche*]]></title>
<link>http://gauchedecombat.wordpress.com/2009/08/04/dichotomie-a-gauche/</link>
<pubDate>Tue, 04 Aug 2009 00:32:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>gauchedecombat</dc:creator>
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<description><![CDATA[* Dichotomie : voir définition ci-après. … Ainsi, le mot « socialisme ». Pour Wikipédia, « Le social]]></description>
<content:encoded><![CDATA[* Dichotomie : voir définition ci-après. … Ainsi, le mot « socialisme ». Pour Wikipédia, « Le social]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? ]]></title>
<link>http://gauchedecombat.wordpress.com/2009/07/20/pourquoi-ont-ils-tue-jaures/</link>
<pubDate>Mon, 20 Jul 2009 17:25:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>gauchedecombat</dc:creator>
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<description><![CDATA[&#8220; Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mens]]></description>
<content:encoded><![CDATA[&#8220; Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mens]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La bérézina de la presse marseillaise : LCM et la Tribune du Sud se meurent !]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/06/29/la-berezina-de-la-presse-marseillaise-lcm-et-la-tribune-du-sud-se-meurent/</link>
<pubDate>Mon, 29 Jun 2009 20:18:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[&#8220;Rien ne va plus&#8221;, &#8220;c&#8217;est catastrophique&#8221;, &#8220;lamentable&#8221;, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-829" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="liberté de la presse" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/06/liberte-de-la-presse1.jpg" alt="liberté de la presse" width="328" height="246" />&#8220;Rien ne va plus&#8221;, &#8220;c&#8217;est catastrophique&#8221;, &#8220;lamentable&#8221;, &#8220;quel gâchis&#8221; , voilà quelques-unes des réactions de journalistes marseillais en apprenant la situation de la Chaîne télé locale, LCM, mais aussi de &#8220;La Tribune du Sud&#8221; dont, en exclusivité, nous vous révélons que le numéro de demain (mardi 30 juin) sera le dernier. </strong></p>
<p>Après quelques semaines d&#8217;existence, l&#8217;aventure du quotidien <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/05/18/marseille-la-tribune-du-sud-concurrence-le-groupe-la-provence-malgre-un-demarrage-en-dents-de-scie/" target="_blank">la Tribune du Sud</a> s&#8217;achève, telle une comète, aussi vite qu&#8217;elle est apparue. Tous les journalistes embauchés seront à la rue dès la fin de la semaine. Ceux, embauchés en Cdi ne seront pas mieux lotis que les Cdd, ils étaient toujours en période d&#8217;essai. Plus encore, les salaires de Juin ne seront pas versés aux salariés.</p>
<p>La Banque, le Crédit Mutuel, pourtant en guerre contre le groupe Hersant (<a href="http://www.laprovence.com/" target="_blank">La Provence</a>), les lâche en cours de route (nous reviendrons très précisément ultérieurement sur ce que nous savions de l&#8217;engagement de cette banque dans cette invraisemblable aventure&#8230;).</p>
<p>Triste situation pour la presse écrite et la liberté d&#8217;information à Marseille&#8230; Tout sera désormais concentré dans les mains du groupe Hersant, dont on connaît la ligne éditoriale&#8230; Et de <a href="http://www.lamarseillaise.fr/" target="_blank">La Marseillaise</a> qui, tel le dernier village d&#8217;irréductibles gaulois face à l&#8217;empire romain, résiste avec son faible, très faible, lectorat&#8230;</p>
<p>Il en va de la presse écrite comme de l&#8217;audiovisuel. Et, comme nous vous l&#8217;annoncions, là aussi en exclusivité ce matin dans nos &#8220;off&#8221;, les salariés de La Chaîne Marseille s&#8217;apprêtent demain à tenir leur premier piquet de grève. Guère plus tard nous recevions ce communiqué :</p>
<p><strong> &#8221; LCM va-t-elle fermer ?</strong></p>
<p>La chaîne de télévision présidée par Jean-Pierre Foucault ne passera peut-être pas l&#8217;été 2009. Le dernier conseil d&#8217;administration a été repoussé à fin juillet sans projet pour la rentrée, sans grille validée, sans avenir élaboré, et surtout sans explication aux équipes de LCM.</p>
<p>Nous, salariés de La Chaine Marseille, voulons savoir si le premier actionnaire de la chaîne, la Caisse d&#8217;Epargne, veut continuer l&#8217;aventure de la 3ème télévision locale de France*. D&#8217;après le président du conseil d&#8217;administration, des négociations sont en cours avec un grand groupe de médias.</p>
<p><strong>La Chaîne Marseille est-elle à vendre ?</strong><br />
Si c&#8217;est le cas, quelle télévision et quels programmes envisage le nouvel arrivant ? Avec combien de salariés ? Y a-t-il des projets concurrents ? La chaîne va-t-elle fermer en septembre ? A toutes ces questions et face aux craintes que la situation suscite, ni la direction ni le conseil d&#8217;administration ne donnent d&#8217;explication. Le dialogue social c&#8217;est le silence?</p>
<p><strong>Quelques éléments pour comprendre la situation :</strong></p>
<p>Mauvaises nouvelles pour l&#8217;emploi :<br />
Un tiers des postes supprimé en un an (salariés partis et non remplacés). Plus aucun cdd à partir du 1er juillet.</p>
<p>Mauvaises nouvelles pour les finances :<br />
Pas de budget en 2009, juste une ligne de crédit à la Caisse d&#8217;Epargne.<br />
Aucun projet de budget pour 2010.</p>
<p>Mauvaises nouvelles pour les téléspectateurs :<br />
Pas de grille prête pour septembre. Pour la 1ère fois, fermeture de l&#8217;antenne pendant 4 semaines en août.</p>
<p>Mauvaises nouvelles pour l&#8217;avenir :<br />
Le conseil d?administration a gelé toute décision. La dernière réunion du CA a été repoussée à fin juillet sans aucune explication.</p>
<p>Et pourtant,<br />
LCM , c&#8217;est  <strong>87500 téléspectateurs</strong> chaque jour*, plus de 750 heures de direct par an, trois heures d&#8217;infos par jour, un média devenu incontournable à Marseille en 4 ans seulement !</p>
<p>(*source Médiamétrie janvier 2009) &#8220;</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Voilà dans quelle piteuse et triste situation se trouve notre télé locale.Voulue par Jean-Claude Gaudin en prévision des élections municipales, l&#8217;édile avait appelé ses amis banquiers, groupes de presse et star de la télé, nationale celle-là, à la rescousse pour former le tour de table financier de la chaîne et assurer une belle promotion de lancement. Gaudin avait lancé sa chaîne du temps de sa splendeur&#8230;</p>
<p>Mais voilà que ladite chaîne <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/04/16/lcm-lun-des-derniers-bastion-independant-de-la-presse-marseillaise-tombe-dans-lescarcelle-des-proches-de-jean-claude-gaudin/" target="_blank">avait été trop indépendante, à ses yeux, durant la campagne électorale</a>. Depuis, ses p.d-g avaient valsé aussi vite que les rotations à trois temps des  jeunes filles endimanchées lors du bal des débutantes.<!--more--></p>
<p>Depuis, les journalistes de LCM ont le plus grand mal à approcher le maire de Marseille. Depuis, malgré les succès d&#8217;audience incontestables de la télé marseillaise, la crise économique a lessivé les banquiers dont le maître d&#8217;oeuvre, Charles Milhaud, le patron de la Caisse d&#8217;Epargne. L&#8217;ami-conseiller de l&#8217;ombre était aussi celui de la funeste création de Natixis et du déficit abyssal de l&#8217;Ecureuil (touchée par la crise des <em><a title="Subprime" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Subprime">subprimes</a></em>, l&#8217;action Natixis ayant en moins de deux ans perdu près de 95% de sa valeur, Charles Milhaud est, le 19 octobre 2008, après un Conseil de surveillance des Caisses d&#8217;épargne, et à la suite d&#8217;une perte de 751 millions d&#8217;euros, contraint de quitter la présidence du directoire de la Caisse Nationale des Caisses d&#8217;Epargne). Pourtant, toujours protégé par Jean-Claude Gaudin qui lui renouvelle régulièrement sa confiance, il demeure <a href="http://www.marseilletv.fr/sitevideo/jsp/site/Portal.jsp?page_id=18&#38;page_index=4&#38;document_id=147" target="_blank">le conseiller municipal délégué aux relations économiques internationales</a> de Marseille. Soit .</p>
<p>Certes, le modèle économique de LCM, dès sa genèse, était incroyablement inadapté. Les bonnes fées financières prestigieuses, mais vieillissantes, ignoraient totalement la révolution technologique qui se tramait avec les Web TV et la puissance de feu d&#8217;Internet. Ils optèrent pour le très couteux hertzien (750 000 euros par an pour la chaîne, une hérésie !) qui ne couvrait en diffusion qu&#8217;un périmètre très restreint de Marseille et d&#8217;Aix, bien trop restreint pour les annonceurs.</p>
<p>Aucun accent n&#8217;a été mis sur le web et utilisant les moyens gratuits de diffusion pour faire buzzer les exclusivités journalistiques (Dailymotion ou Youtube). Certes, certes, certes&#8230; On peut relire l&#8217;histoire à l&#8217;infini, elle témoigne néanmoins d&#8217;une stupéfiante inadaptation de nos élus aux révolutions technologiques que n&#8217;importe quel gamin des quartiers maîtrise parfaitement. La fracture numérique n&#8217;est pas là où on la croit&#8230; Elle est surtout générationnelle.</p>
<p>Reste que le tuyau de diffusion de LCM est convoité par plusieurs chaînes thématiques de la TNT, dont NRJ qui désire décliner son succès national par de la proximité. En d&#8217;autres termes, la fin du journalisme, notamment politique&#8230; Amusons-nous jeunesse ! Dansons, buvons jusqu&#8217;à plus soif. Draguons la jeunesse à coups de télé achat, de télé réalité, d&#8217;&#8221;Hélène et les garçons&#8221; des années 80, de &#8220;friends&#8221; rediffusés mille fois, de &#8220;vis ma vie&#8221;&#8230; On s&#8217;en pourlèche déjà&#8230;</p>
<p>Ce soir à Marseille, la presse est moribonde, la nécessaire confrontation éditoriale de l&#8217;information, morte. Ce soir à &#8220;<em>Marseille, un autre regard</em>&#8220;, on se dit que notre démarche est salutaire&#8230; Tout ce que l&#8217;on ne vous dira pas ailleurs, parce que la pub finance la presse, n&#8217;est pas notre souci. Ici, pas de pub, pas de financements, pas de compromission, que de l&#8217;info.</p>
<p>&#8220;<em>Marseille, un autre regard</em>&#8221; est décidément le media d&#8217;avenir, avec notre minable petit blog informé, gratuit, fait à la maison un dimanche soir&#8230; Mais nous osons espérer tout de même que la citoyenneté se lèvera pour dire l&#8217;inacceptable !</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Municipales à Aix-en-Provence : Guérini met de l'ordre dans le marigot socialiste]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/06/12/municipales-a-aix-en-provence-guerini-met-de-lordre-dans-le-marigot-socialiste/</link>
<pubDate>Fri, 12 Jun 2009 14:24:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le téléphone de Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône et homme fort d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x9k2ix"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x9k2ix" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Le téléphone de Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône et homme fort du PS, doit chauffer</strong> depuis l&#8217;annulation, par le Conseil d&#8217;État, de l&#8217;élection municipale d&#8217;Aix-en-Provence (<a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/06/08/aix-en-provence-lelection-municipale-de-maryse-joissains-annulee-par-le-conseil-detat/" target="_blank">lire notre article</a>). Maryse Joissains (UMP) ne sera plus officiellement maire de la cité du Roy René dès ce soir minuit.</p>
<p>Voilà donc que le marigot politique aixois s&#8217;agite à nouveau avec son lot de complots, de réactions égotiques, de déclarations de candidatures, de réorganisation des états-majors, de petits et grands calculs&#8230; Tout le monde souhaite être sur l&#8217;affiche de la campagne électorale qui s&#8217;ouvre.</p>
<p>Le Parti socialiste n&#8217;échappe pas, bien entendu, à la règle. Au contraire, déjà deux candidats sont sortis du bois cette semaine,  Alexandre Medvedowsky et André Guinde quand d&#8217;autres caressent encore discrètement l&#8217;espoir de se lancer.</p>
<p>Une litanie d&#8217;ambitions qui a de quoi énerver le patron Guérini : &#8221; les responsables socialistes aixois ont atteint un niveau de stupidité extrême. Je siffle la fin de la récréation&#8221;, déclarait-il à <em>La Provence</em> en marge de la pose d&#8217;une première pierre d&#8217;un collège&#8230; à Aix.</p>
<p>Comme si ces élus n&#8217;avaient pas retenus la gifle infligée au PS par les électeurs aux européennes, Guérini prévient, menaçant &#8221; s&#8217;ils ne sont pas à la hauteur de l&#8217;événement politique, ce sera leur dernier combat, on fera le ménage et il y aura des parachutages. Ils n&#8217;ont pas intérêt à décevoir, ni la fédération, ni ma modeste personne !&#8221;. En d&#8217;autres termes : ce n&#8217;est pas tout de vouloir tous se présenter sans jouer collectif, encore faut-il gagner. A bon entendeur&#8230;</p>
<p>Le Président du Conseil général avait déjà tiré la leçon de l&#8217;échec socialiste aux municipales de l&#8217;an dernier. Pour éviter à nouveau la division (la candidature de Michel Pezet contre le candidat officiel, Medvedowski), il avait imposé la réunification des trois sections du PS aixois, au forceps.</p>
<p>Hier, il martelait encore, à l&#8217;Hôtel du Département, en des termes certes plus diplomatiques, le même message et le postait sur <a href="http://www.jn-guerini.fr/2009/06/11/municipales-a-aix-en-provence-le-candidat-socialiste-naura-pas-droit-a-lerreur/" target="_blank">son blog</a>, manière d&#8217;imposer sa règle du jeu. Si Guérini fait désormais &#8221; confiance aux socialistes aixois&#8221;, il les met sévèrement en garde, &#8220;attention !&#8221;, quel que soit le candidat désigné, &#8220;il n&#8217;aura pas droit à l&#8217;erreur !&#8221;. Entendez : l&#8217;union, l&#8217;ouverture au centre et la victoire sinon la disgrâce&#8230;</p>
<p>Les visites ont dû s&#8217;enchaîner aujourd&#8217;hui au 9e étage du bateau bleu, siège du Conseil général des Bouches-du-Rhône, pour faire allégeance et se présenter comme le meilleur socialiste d&#8217;entre tous.</p>
<p>Officiellement, la fumée blanche sortira de ce conclave ce soir à Aix les mille lors d&#8217;une assemblée générale exceptionnelle de la section socialiste locale, à moins que la décision ne soit déjà prise. &#8221; A conditions exceptionnelles, décision exceptionnelle &#8221; lâchait-il récemment&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[la Fiesta des suds respire avec l’abandon de la tour d’Icade]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/05/29/la-fiesta-des-suds-respire-avec-l%e2%80%99abandon-de-la-tour-d%e2%80%99icade/</link>
<pubDate>Fri, 29 May 2009 10:08:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[En novembre 2007, la nouvelle avait fait l’effet d’une bombe : le site du Dock des Suds, qui accueil]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-793" title="skyline marseille" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/05/skyline-marseille.jpg" alt="skyline marseille" width="466" height="145" /></p>
<p><strong>En novembre 2007, la nouvelle avait fait l’effet d’une bombe</strong> : le site du Dock des Suds, qui accueille chaque automne l’un des plus grands festivals de Marseille, La Fiesta des Suds (65 000 personnes en 2008), de nombreux concerts et des manifestations politiques, était menacé par un projet titanesque, celui du groupe immobilier Icade.</p>
<p>Sur les terrains du port autonome, le promoteur projetait d’aménager l’ilôt Peyssonnel, sur 2,5 hectares, envisageant de déplacer le hangar à sucre pour y construire, à la place, une tour de 130 mètres et des logements. Or, ce projet est abandonné, au moins jusqu’en 2013, au grand soulagement de Bernard Aubert et Florence Chastanier, les « parents » de la Fiesta.</p>
<p><strong>Flash back</strong><br />
Dans un article de <em>La Provence</em> du 28 novembre 2007, Florence Chastanier déclarait : «  On ne comprend plus rien. On a reçu des fonds publics pour des travaux à peine achevés. Et ce n’était pas pour du provisoire ». Après l’incendie qui avait ravagé en septembre 2005 les 4 800 m² de hangars, la Ville de Marseille et le Conseil général des Bouches-du-Rhône avaient alors chacun débloqué, pour transformer le hangar à sucre en salle de concerts, 800 000 euros, la région 400 000 € et le Feder (Fonds européen) 500 000 €.</p>
<p>De son côté, dans ce même article, Jean-Claude Gondard, secrétaire général de la municipalité marseillaise, répondait sans état d’âme: « Icade, avec ses 300 millions d’euros d’investissements, est un projet d’intérêt majeur. » Bref, un festival majeur était balayé d’un revers de la main par la municipalité de Jean-Claude Gaudin.</p>
<p>Entre temps, la crise économique n’a pas épargné Marseille, et la candidature de Marseille-Provence capitale de la culture en 2013 est passée par là. Autant dire que l’énorme coup de gueule de Jean-Noël Guérini, président du Conseil général 13, lancé fin novembre 2007 alors qu’il était en meeting justement au Dock des Suds, a eu son effet : il avait en effet menacé en ses termes les responsables d’alors d’Euroméditerranée (présidée jusqu’au printemps 2008 par Renaud Muselier) : « S’ils remettent en cause l’avenir de la Fiesta sur le lieu du Dock des Suds, je prends l’engagement solennel de retirer le Département d’Euromed ! »</p>
<p>La skyline à laquelle rêvait tout haut Renaud Muselier n’est donc pas prête de voir le jour sur le littoral marseillais : Jacques Saadé, qui a obtenu de son ami le maire de Marseille (à qui il prête son jet privé pour des voyages) que « sa » tour, construite par l’architecte-star  libanaise Zaha Hadid, soit la plus haute (147 mètres), va se sentir bien seul. Un peu normal à cette altitude…</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Marseille : La Tribune du Sud concurrence le groupe La Provence malgré un démarrage en dents de scie]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/05/18/marseille-la-tribune-du-sud-concurrence-le-groupe-la-provence-malgre-un-demarrage-en-dents-de-scie/</link>
<pubDate>Mon, 18 May 2009 14:41:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il en faut, du courage, de l’ambition, sans doute de l’inconscience et un brin d’arrogance pour lanc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-777" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="tribunedusud_logo" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/05/tribunedusud_logo.jpg" alt="tribunedusud_logo" width="300" height="69" />Il en faut, du courage, de l’ambition, sans doute de l’inconscience et un brin d’arrogance pour lancer, en 2009, un quotidien régional dans une région où, justement, le taux de lecture reste faible.</strong> A une époque où le lectorat captif déserte les kiosques pour leur préférer Internet. Un an à peine après le mercato impressionnant qui a agité Marseille et deux journaux du groupe Hersant, <em>La Provence</em> et <em>Marseille l’Hebdo</em>… Bref dans des circonstances unanimement reconnues comme défavorables !</p>
<p>Eh bien, ils l’ont fait, les journalistes de <em>Tribune du Sud</em>, Sébastien Laporte (officiellement unique actionnaire même si on peine à croire qu’il ne soit pas supporté dans une telle aventure au moins par une banque) et Jean-Michel Vergne en tête. Ils ont réalisé le rêve de tout journaliste qui se respecte : créer un journal in-dé-pen-dant !</p>
<p>Vendredi matin, enfin, l’objet était disponible pour 90 centimes. Dans la plupart des kiosques du centre-de-ville de Marseille, l’effet de curiosité a fonctionné. Format tabloïd, maquette vieillotte, et pas d’exclusivité. Un peu « pschitt » pour cette première où les dessous de l’OM étaient franchement réchauffés.</p>
<p>Samedi, bille en tête sur les sujets politiques : un bon sujet sur les députés locaux, et enfin un vrai angle pour traiter de l’actualité du sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Pour les observateurs attentifs, une sensation de déjà vu, comme si l’ex-<em>Marseille l’Hebdo</em> renaissait de ses cendres ou que le service politique de <em>La Provence</em> d’avant Didier Pillet (PDG du groupe <em>La Provence</em>) osait provoquer la colère de maire de Marseille. Les deux journaux s’en amusant même, pariant sur le coup de fil de Claude Bertrand, directeur de cabinet de J.-C. Gaudin à Stéphane Duhamel, ancien directeur de la publication du groupe <em>La Provence</em>. Bref, un samedi de bon augure !</p>
<p>Côté faits divers aussi, <em>Tribune du Sud</em> met le paquet, en racontant lundi la saga de la petite Elise avec une nouvelle approche ou en se rendant dimanche sur la terre Corse.  Le service faits divers-Justice de <em>La Provence</em>, endormi depuis des mois, va devoir réagir et, ce serait une idée, repartir sur le terrain pour ne plus se contenter de la parole sacrée des policiers de l’Evêché.</p>
<p>Autres bon points prometteurs : quelques belles plumes, comme celle d’Olivier Jourdan-Roulot, un ancien du Point notamment présent durant la campagne des municipales de 2008. Des noms de photographes connus (et appréciés dans le département), partageant tous un point commun : Patrick Gherdoussi et Patrice Magnien ont claqué la porte de <em>La Provence</em> et de <em>Marseille l’Hebdo</em> à l’automne avec un chèque et surtout toutes leurs archives photos, tandis que Vincent Beaume est en conflit avec son ancien employeur <em>La Provence</em>.</p>
<p>A <em>La Provence</em> justement, tout le monde affiche une sérénité de façade, un mépris déjà décrit dans <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/04/29/la-tribune-du-sud-naissance-dun-nouveau-quotidien-a-marseille/" target="_blank"><em>Marseille un autre regard</em></a>.  A quel moment les journalistes de ce dinosaure devront-ils trembler ? Sans doute quand <em>Tribune du Sud</em> publiera de vraies enquêtes, à Marseille du moins, sur la rue de la République, le tunnel Prado sud, la politique culturelle de la Ville de Marseille… A chacun de dresser sa liste de sujets non abordés dans la presse locale.</p>
<p>De sujets, il n’en manque pas : encore faudra-t-il que <em>Tribune du Sud</em> et Sébastien Laporte aient les reins suffisamment solides pour tenir dans la durée. Pour l’heure, malgré des kiosquiers plutôt heureux, toujours pas de pub et le jour de la sortie du numéro 1, vendredi donc, la gentille standardiste du service abonnement était dans l’incapacité de vous donner un tarif : « laissez-moi votre email, on vous fera parvenir nos offres dans quelques-jours ». Aujourd’hui, n°4, toujours pas d’offres d’abonnement page 18…</p>
<p>Pas de pub, pas d’abonnements, une vingtaine de journalistes embauchés, semble-t-il, avec un CDD d’un mois…  Rendez-vous le 16 juin alors ?</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[La Tribune du Sud : naissance d'un nouveau quotidien à Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/04/29/la-tribune-du-sud-naissance-dun-nouveau-quotidien-a-marseille/</link>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 13:17:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le petit monde médiatique marseillais est en ébullition depuis une dizaine de jours. Tout commence p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-751" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="offre-demloi-la-tribune-du-sud" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/04/offre-demloi-la-tribune-du-sud.jpg" alt="offre-demloi-la-tribune-du-sud" width="264" height="191" />Le petit monde médiatique marseillais est en ébullition depuis une dizaine de jours.</strong> Tout commence par la publication d&#8217;une offre sur le site du Pole Emploi (Ex ANPE) et sur le site Categorynet.com, le portail du journalisme. On recherche une vingtaine de journalistes, un/une secrétaire de rédaction, des pigistes, deux photographes pour le lancement d&#8217;un quotidien régional.</p>
<p>Et voilà que l&#8217;on prend connaissance du lancement sur Marseille, d&#8217;un nouveau quotidien &#8220;Tribune du Sud&#8221; sous l&#8217;impulsion du journaliste Sébastien Laporte.  Dans notre équipe, personne ne connaissait ce confrère. A 34 ans, il provoque d&#8217;ailleurs beaucoup d&#8217;interrogations dans le paysage de la presse et de communication. Sa prime jeunesse, il  l’a passée entre le Niger, la Guyane, Mayotte et le Maroc. Après avoir été pigiste au Midi Libre, il signe son premier CDI à l&#8217;Ile de la Réunion. A la faveur d&#8217;une opportunité de mobilité au sein du groupe Hersant, il revient en métropole, sur l&#8217;Ile de Guérande pour assurer la rédaction en chef adjointe du quotidien local, puis à Var Matin, où il retrouvera Guy Philip (ancien directeur de la communication de Jean-Claude Gaudin). Après les élections municipales de 2008, il quittera le groupe Hersant, non sans avoir négocié sa prime de départ.</p>
<p>Dans le plus grand secret, le projet de Sébastien Laporte se met en concurrence frontale avec <em>La Provence</em> (Groupe Hersant) et <em>La Marseillaise</em>. Selon nos informations, <em>La Tribune du Sud</em> devrait compter, dès le vendredi 15 mai, entre 28 et 32 pages dont une quinzaine locale et régionale, imprimé à Vitrolles chez Méditerranée Offset Presse (imprimeur d&#8217;une bonne partie des quotidiens nationaux) et offrir ses colonnes à quelques grandes plumes nationales, pour des chroniques, on parle du <em>Nouvel Obs</em>&#8230;</p>
<p>Sébastien Laporte envisage un tirage de 25000 exemplaires et le prix de vente au numéro à 0,90 centimes.  Pour la rédaction en chef, plusieurs noms circulent dont celui d&#8217;Olivier Jourdan Roulot correspondant du <em>Point</em> à Marseille et celui, récurrent, de Jean-Michel Verne, correspondant de <em>Valeurs actuelles</em>. Pour mémoire, le journaliste Jean-Michel Verne s&#8217;est retrouvé à la fin des années 90, au coeur d&#8217;un scandale politico-judiciaire. La parution d&#8217;un livre co-écrit avec son confrère du <em>Canard enchaîné</em>, André Rougeot, sur l&#8217;assassinat de la députée Yann Piat et le suicide des frères Saincené en 1994. Cet événement et sa couverture médiatique déchaînent les passions, provoquant la censure du livre et la condamnation des auteurs pour diffamation. On reproche à ces derniers d&#8217;avoir mis en cause sous couvert de pseudonymes &#8211; rapidement éventés &#8211; deux anciens ministres : Jean-Claude Gaudin et François Léotard.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, plusieurs questions se posent :</p>
<p>- comment va réagir le groupe Hersant ( <em>La Provence</em>, <em>Var</em> et <em>Nice-Matin</em>, entre autres ) ?</p>
<p>- comment va réagir la régie publicitaire de <em>La Provence</em>/<em>L&#8217;hebdo</em>/<em>Marseille Plus</em> (Eurosud) alors qu&#8217;elle n&#8217;atteint pas ses objectifs prévisionnels ?</p>
<p>- qui sont les véritables financiers du projet ?</p>
<p>- quel sera la politique de Sébatien Laporte avec les annonceurs publics (Mairie, Conseil général, MPM, Région) qu&#8217;il prétend refuser pour l&#8217;heure ?</p>
<p>Si la naissance d&#8217;un nouveau quotidien est un bonne nouvelle pour la démocratie locale, la seule question qui vaille, elle traverse tous les esprits, est l&#8217;incroyable défi proposé par cette nouvelle publication : dans une conjoncture économique affreuse pour la Presse quotidienne (baisse des ventes et recettes publicitaires en lambeaux) ce projet est-il viable et sérieux ?</p>
<p>&#8220;<em><strong>Marseille, un autre regard</strong></em>&#8221; sera toujours-là pour vous dire ce qu&#8217;on vous cache ailleurs&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Hausse des impôts : Gaudin pioche à nouveau dans le porte-monnaie des Marseillais ]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/03/26/hausse-des-impots-gaudin-pioche-a-nouveau-dans-le-porte-monnaie-des-marseillais/</link>
<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 10:10:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il ne s’agit pas d’un poisson d’avril avant l’heure et pourtant, nul doute que les Marseillais aurai]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-721" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="impots-locaux" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/03/impots-locaux.jpg" alt="impots-locaux" width="207" height="132" /><strong>Il ne s’agit pas d’un poisson d’avril avant l’heure et pourtant, nul doute que les Marseillais auraient mieux accueilli la nouvelle.</strong> Lundi 30 mars, la question tant redoutée de la hausse de la fiscalité communale (taxes d’habitation et foncière) s’invitera dans les débats d’un Conseil municipal, qui s’annonce d’ores et déjà mouvementé. En effet, le budget 2009 de la Mairie de Marseille prévoit une flambée des impôts locaux de +4,9% avec pour conséquence, un prélèvement supplémentaire de plus de 30€ par habitant.</p>
<p>Déjà détentrice du triste record de la pus forte augmentation des impôts entre 2001 et 2007 (+22% pour la taxe d’habitation et +23,3% pour la taxe foncière), la cité phocéenne, l’une des plus endettées de France, souhaite visiblement maintenir un fort taux d’investissements. Pourtant, en période de vaches maigres, n’est-il pas temps de songer à faire des économies ?</p>
<p>A l’Hôtel de Ville, <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net" target="_blank">Jean-Claude Gaudin</a> justifie son choix politique. Entre pragmatisme et prudence de circonstance, le Maire de Marseille explique que la révision à la hausse de la fiscalité locale est la seule issue envisageable pour contrer les conséquences néfastes de la crise économique, se traduisant par une chute des recettes fiscales de la municipalité et une baisse prévisible des droits de mutation de 9 millions d’euros.</p>
<p><strong>La crise économique : un prétexte </strong><br />
Il oublie pourtant de préciser que cette chute des ressources touche l’ensemble des collectivités territoriales. Si l’on suit l’argument de l’édile marseillais, le Département aurait dû son tour, augmenter ses prélèvements obligatoires.</p>
<p>Or, dans le budget adopté à l’unanimité cette semaine par les conseillers généraux, aucune hausse n’est à déplorer. De même pour le Président de la Communauté urbaine marseillaise, <a href="http://www.e-caselli.fr/" target="_blank">Eugène Caselli</a>, qui vient de réussir le tour de force de boucler son budget sans toutefois augmenter la fiscalité des ménages et la taxe des ordures ménagères. L’aide du plan anti-crise de <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">Jean-Noël Guérini</a>, président du <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">Conseil général des Bouches-du-Rhône</a> (250 millions d’euros sur 5 ans) y aide grandement il est vrai.</p>
<p>Mais le vrai sujet n’est pas là. La hausse des impôts à Marseille cache en réalité les résultats de la gestion calamiteuse des équipes de Gaudin pendant des années, laissant courir au fil de l’eau, sans anticiper, une dette invraisemblable tant à la Mairie qu’à la <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">Communauté urbaine</a> (1,1 milliards d’euros de dette selon l’audit réalisé par la nouvelle équipe de Caselli).</p>
<p>Ainsi, si la crise n’épargne certes aucune collectivité locale, le patron phocéen omet cependant de préciser que le cas marseillais n’a pas attendu la propagation de la récession pour montrer des signes évidents d’asphyxie. Après 14 années de mandat, la Ville est étouffée par une dette colossale de 2250€ par habitant, l’équipe Gaudin n’ayant jamais réussi à mettre en place <a href="http://boulesteix.blog.lemonde.fr/2008/01/27/marseille-une-dette-colossale/" target="_blank">une gestion saine et un mode de fonctionnement économiquement vertueux</a>. Plus de 48% des emprunts réalisés par la Mairie l’ont été à taux variables pour 17% au Département. On connaît la suite…</p>
<p>Plusieurs fois épinglé par la Cour des comptes, à la tête d’une ville qu’il a lui-même laissée exsangue, Jean-Claude Gaudin n’avait plus d’autre choix que de jouer sur la marge fiscale pour bénéficier d’une relative autonomie pendant que son adversaire des municipales est aujourd’hui à la tête de tous les projets structurants de l’aire métropolitaine marseillaise.</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Marseille 2013 capitale européenne de la culture : sacré Muselier ou l'art de confirmer la machine à perdre !]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/03/19/marseille-2013-capitale-europeenne-de-la-culture-sacre-muselier-ou-lart-de-confirmer-la-machine-a-perdre/</link>
<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 23:31:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Renaud Muselier, conseiller municipal (UMP) délégué à la préparation municipale de Marseille 2013, a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-701" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="muselier" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/03/muselier.jpg" alt="muselier" width="181" height="188" />Renaud Muselier, conseiller municipal (UMP) délégué à la préparation municipale de Marseille 2013, a annoncé la création d&#8217;un « guichet unique » au sein de la mairie</strong>, pour déposer des projets candidats à une labellisation « capitale européenne de la culture ».</p>
<p>Si l&#8217;on est accoutumé à Marseille aux méthodes cavalières de l&#8217;ancien dauphin de Jean-Claude Gaudin, cette décision est très surprenante quant on sait que, selon le cahier des charges retenu par Bruxelles, c&#8217;est l&#8217;association Marseille Provence 2013, dirigée par Bernard Latarjet, qui doit collecter les demandes.</p>
<p>« Aujourd&#8217;hui, on ne sait pas où aller, on ne sait pas qui fait quoi », estime celui qui devait abandonner la vie politique il y a quelques semaines à peine. Pourtant, depuis le 29 janvier dernier, l&#8217;association a mis en ligne sur son site <a href="http://www.marseille-provence2013.fr/index.php?option=com_content&#38;task=view&#38;id=190&#38;Itemid=495" target="_blank">une note de méthodologie</a> qui explique comment déposer un projet. Il n&#8217;y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre&#8230; Plus encore, le candidat éconduit par les siens à la présidence de la Communauté urbaine de Marseille et sauvé par l&#8217;ami Sarkozy, crée de son propre chef ce qu&#8217;il stigmatise : la confusion.</p>
<p>Et l&#8217;on comprend très bien pourquoi : Muselier souhaite se positionner en patron qu&#8217;il n&#8217;est pas (<a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/les-off/" target="_blank">encore?</a>) de ce grand projet collectif une fois la candidature de Marseille retenue à l&#8217;unanimité par un jury international portée par Bernard Latarjet, avec le soutien de l&#8217;ensemble des collectivités territoriales du département, de droite comme de gauche.</p>
<p>Nul doute que la sortie impromptue et inopinée de &#8220;Muso&#8221; ne soit pas tout à fait au goût du pragmatique Jean-Noël Guérini, patron du Conseil général des Bouches-du-Rhône, l&#8217;un des principaux financeurs de l&#8217;opération. Au regard de l&#8217;état, exsangue, des finances de la Mairie de Marseille, Renaud Muselier nous  joue-t-il, une fois de plus, la sempiternelle ritournelle, par presse interposée, du rapport de force ? Mais dont on connait le sempiternel résultat : l&#8217;échec !</p>
<p>Avec son guichet, la mairie veut présélectionner les dossiers avant de les soumettre à Marseille Provence 2013. La majorité municipale se réserve cependant le droit de labelliser seule, sous l&#8217;appellation « Objectif Marseille 2013 », les projets retoqués ou suscitant son intérêt !</p>
<p>Du côté de l&#8217;Hôtel de ville, on ne change décidément pas la machine à perdre. L&#8217;art de subventionner les copains avec des méthodes de margoulins&#8230; Pas sûr que les temps modernes y résistent !</p>
<h6><em>Sources : La lettre du cadre</em>, Par Bruno Cohen-bacrie &#8211; 18/03/2009 -</h6>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Européennes : les socialistes marseillais révulsés par la fronde de Gérard Collomb (maire de Lyon) et heureux de l'arrivée de Vincent Peillon]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/03/07/europeennes-les-socialistes-marseillais-revulses-par-la-fronde-de-gerard-collomb-maire-de-lyon-et-heureux-de-larrivee-de-vincent-peillon/</link>
<pubDate>Sat, 07 Mar 2009 20:05:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Trop c&#8217;est trop ! Que le maire de Lyon ait tout fait pour imposer ses figures locales lors de ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8kqct"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8kqct" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Trop c&#8217;est trop ! Que le maire de Lyon ait tout fait pour imposer ses figures locales lors de la constitution des listes dans le grand Sud-Est pour les européennes, dont Thierry Philip, par ailleurs très peu connu en dehors de son 3e arrondissement lyonnais, rien que de très compréhensible.</strong> Qu&#8217;il ait échoué, malgré des crises de calcaire sévères, passe encore. Mais l&#8217;édile de la capitale des Gaules commence sévèrement a chatouiller les oreilles des socialistes marseillais. Aux premiers rangs desquels un Patrick Mennucci &#8220;consterné&#8221; par la fronde organisée par un Gérard Collomb qui n&#8217;en démord pas et lance une pétition à voter non à la liste présentée aux militants PS jeudi prochain, sur son <a href="http://www.facebook.com/friends/?mutual=&#38;id=1431761771&#38;sid=80ad95481715a0d39ea7b2f43cfd3da8#/profile.php?id=636244583&#38;ref=ts" target="_blank">profil facebook</a> et sur <a href="http://gerardcollomb.blogspot.com/" target="_blank">son blog</a>.</p>
<p>Le maire royaliste des 1er et 7e arrondissements de Marseille, directeur de campagne de Vincent Peillon après avoir renoncé à sa propre candidature, lance : &#8220;On n&#8217;est pas en train de désigner un conseiller général d&#8217;un canton ! Martine Aubry n&#8217;a fait que respecter les règles du Parti ! On a tous voté pour répartir à la proportionnelle&#8221;. Du grabuge en somme, surtout entre ceux qui voulaient vraiment réformer le PS à travers leur motion &#8220;la ligne claire&#8221; qui s&#8217;assombrit inutilement pour des questions purement électoralistes.</p>
<p>Enfin, on sourit du côté du bateau bleu, siège du <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">Conseil général des Bouches-du-Rhône</a>, État-major des décisions politiques, de la rébellion de l&#8217;intransigeant lyonnais, quant on sait qu&#8217;il a lui-même parachuté un grand nombre de ses élus pour gagner ses élections municipales à Lyon. Si l&#8217;ami de <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">Jean-Noël Guérini</a> demeure intouchable &#8220;officiellement&#8221;, il commence a perdre du crédit.</p>
<p><strong>Peillon : &#8220;le meilleur d&#8217;entre-nous !&#8221;</strong><br />
Reste que Vincent Peillon, le leader PS des élections européennes n&#8217;a pas vraiment réussi à s&#8217;imposer encore dans le grand Sud-Est et pour cause&#8230; Se présenter dans une région allant de Lyon à Ajaccio, de Nice à Marseille, pour celui qui regrettent ses copains picards, est &#8220;un crêve-coeur&#8221; après toutes ces années de travail. Ce qui n&#8217;est pas sans heurter la sensibilité latine et méditerranéenne de nos contrées.</p>
<p>Au moment où <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/03/06/les-blogs-info-ou-influence_1164435_651865.html#ens_id=1164541" target="_blank"><em>Le Monde</em></a> publie justement un long article aujourd&#8217;hui sur la définition du journalisme entre ces fieffés blogueurs et ces purs croiseurs de vérité, nous osons dire que nous avons adoré cette phrase peillonesque : &#8220;La vie est mêlée de corps et d’âme, de vivants et de morts. Il me semblait normal de dire ce que je pensais &#8220;. C&#8217;est si rare chez un homme politique que nous aimons à le souligner&#8230; De la vérité, de la sensibilité. Oui, politique ou non, nous sommes tous dotés de sensations et sommes tous libres de pouvoir les exprimer. C&#8217;est bref, ça paraît tarte, c&#8217;est pourtant juste&#8230; Heureuse vie que celle des blogueurs&#8230; Sans le sésame des cocktails, des cadeaux, des amis qui n&#8217;en sont pas ou qui pourraient l&#8217;être et des &#8220;rubis sur l&#8217;ongle &#8220;&#8230; (no comment!)</p>
<p>L&#8217;animateur du courant réformateur &#8220;l&#8217;espoir à gauche&#8221; est assurément le plus brillant des socialistes du moment. Philosophe de formation, il fut la plume de Lionel Jospin, c&#8217;est un intellectuel pragmatique, brillant orateur, de ceux qui ont tenu tête face à une salle hostile au Congrès de Reims, en renversant l&#8217;auditoire. L&#8217;unique au fait&#8230; Nous y étions (sans faire parti du faible quota de blogueurs accrédités&#8230;).</p>
<p>Peillon est aussi le grand gaillard affable à même de rester, après la présentation de &#8220;la ligne claire&#8221; à Allauch le 13 octobre dernier, discuter pendant 3 heures avec les militants marseillais, alors que tous les ténors avaient disparu. On s&#8217;en souvient encore dans les travées, pourtant si prompte à la critique, de la fédération PS des Bouches-du-Rhône.<!--more--></p>
<p><strong>&#8220;La loyauté de Guérini!&#8221;</strong><br />
Le Sud-Est &#8220;est la seule région où je souhaitais et où j&#8217;ai accepté d&#8217;aller&#8221;, a-t-il déclaré lundi à <em>La Provence</em>. &#8220;On m&#8217;avait proposé l&#8217;Est et le Centre, mais le Sud-Est est la seule région où je souhaitais et où j&#8217;ai accepté d&#8217;aller&#8221;, renchérit-il, précisant qu&#8217;il serait &#8220;très présent à Marseille&#8221; où il compte faire &#8220;un grand meeting national.&#8221;</p>
<p>&#8220;Pendant quinze ans, j&#8217;ai travaillé dans le Nord-Ouest, où j&#8217;ai tissé des liens importants&#8221;, livre-t-il au quotidien régional, &#8220;j&#8217;ai utilisé le mot &#8220;crève-cœur&#8221;, oui, mais il y a une deuxième partie à cette phrase :  &#8220;j&#8217;avais envie de passer à autre chose&#8221;.</p>
<p>Interrogé sur les raisons qui l&#8217;ont poussé à accepter, il répond avoir trouvé dans le Sud-Est &#8220;des gens sincères&#8221; et se dit &#8220;très heureux de l&#8217;accueil et de la loyauté de personnes telles que Jean-Noël Guérini&#8221;. Le président du <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">conseil général des Bouches-du-Rhône</a> &#8220;a montré qu&#8217;il était aussi un grand dirigeant national&#8221;, ajoute-t-il charmeur, soulignant faire &#8220;une totale confiance&#8221; à Patrick Mennucci qui sera son directeur de campagne.</p>
<p>Et là de combler son auditoire de projets européens, car il est député sortant du parlement de Strasbourg, certes pas très actif, plutôt absent même, mais toujours aussi convaincu. &#8220;Il faut que les choses changent ici &#8221; affirmait Jean-Paul II arrivant en Amérique latine en 1988, là où il savait qu&#8217;e 50% des catholiques planétaires vivaient et où les normes réformistes lui échappaient dangereusement. Une leçon historique de chose ?</p>
<p>Philosophe ou non, tous les candidats socialistes auraient pu dire la même chose&#8230; Lui le fait, donnons-lui crédit et voyons&#8230; Plus encore, au regard des lectures pitoyables des commentaires sur son cas postés sur le site de la &#8220;provence.com&#8221; &#8216; (et non &#8220;.fr&#8221; !), osons le risque de l&#8217;élévation de l&#8217;esprit ! Il part mal certes, il est brillant pour sûr, une chance ou une lacune ? Nous verrons&#8230;</p>
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</item>
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<title><![CDATA[Elections européennes : le socialiste Vincent Peillon passe par le Sud-Est, la discorde dans ses bagages]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/03/05/elections-europeennes-le-socialiste-vincent-peillon-passe-par-le-sud-est-la-discorde-dans-ses-bagages/</link>
<pubDate>Thu, 05 Mar 2009 22:56:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Pour Vincent Peillon, probablement désigné tête de liste pour le Sud-Est par les militants socialist]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-658" title="vincent-peillon-1" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/03/vincent-peillon-1.jpg" alt="vincent-peillon-1" width="348" height="251" /><strong>Pour Vincent Peillon,</strong> probablement désigné tête de liste pour le Sud-Est par les militants socialistes le 12 mars prochain, ces élections européennes serviront aussi de base de lancement à son courant « L’espoir à gauche. »</p>
<p>Un bel et tout neuf hôtel du centre-ville de Marseille, un vent à décorner les bœufs qui soulève à peine une mèche de cheveux du beau philosophe et eurodéputé sortant, un aréopage d’élus venus de toute la région Sud-Est… Et une drôle de conférence de presse organisée une semaine avant le vote des militants. Voilà le menu proposé par l’équipe de campagne de Vincent Peillon, tête de liste pour le Parti socialiste aux élections européennes du 7 juin prochain.</p>
<p>Il vient de passer deux jours à Marseille, tentant d’effacer des mémoires son acte manqué réalisé en direct, dimanche dernier, lors du Grand rendez-vous <em>Europe 1-Le Parisien Aujourd’hui en France</em> : « C&#8217;est un crève-coeur pour moi », déclarait-il alors au micro en parlant de sa désignation dans le Sud-Est alors qu’il réclamait le Nord-Ouest. « Ce n&#8217;était pas le choix que j&#8217;ai fait, c&#8217;est un choix qui résulte du Congrès de Reims. »</p>
<p>Avec distance, Vincent Peillon a justifié jeudi cette confidence par une jolie phrase : « La vie est mêlée de corps et d’âme, de vivants et de morts. Il me semblait normal de dire ce que je pensais ». Reste que l’aveu est rare en politique et qu’il surprend quand les communiqués les plus insipides, à droite comme à gauche, se succèdent.</p>
<p>D’ailleurs, ce jeudi à l’hôtel Radisson, un vent de confidences a soufflé. Ainsi celle de Jean-Noël Guérini, président du Conseil général 13 et leader aujourd’hui incontesté du PS local, à l’encontre de Patrick Mennucci : « Un jour, Patrick sera député, si le peuple le veut. Il y a des gestes qui ne s’oublient pas. Merci Patrick. » Un cadeau anticipé et une promesse pour le maire du 1er secteur de Marseille qui, officiellement, a renoncé de lui-même à être numéro 1 de la liste PS pour ce scrutin européen. Un cadeau empoisonné pour celui qui, dans ses rêves, se verrait peut-être calife à la place du calife ? <!--more--></p>
<p><strong>Gérard Collomb lance une pétition !</strong><br />
Officiellement toujours, la paix des ménages semble revenue entre Jean-Noël Guérini et Gérard Collomb, le maire de Lyon. Ces deux barons, comme on les surnomme avec condescendance depuis Paris, battent pourtant froid depuis quelques jours. Objet de la dispute : la liste, encore elle. « On ne peut pas montrer autant de désinvolture, en parachutant dans des régions des gens qui n&#8217;ont jamais eu aucun contact avec les populations, qui ne connaissaient pas les problèmes, c&#8217;est totalement inadmissible », avait notamment commenté le week-end dernier l’édile de Lyon. « Vincent a fait une déclaration dimanche, a explicité M. Guérini. Il fallait la comprendre dans les détails. Ca lui arrachait le cœur de quitter sa région. Mais on ne peut pas faire plaisir à tout le monde quand on constitue une liste. » Alors, c’est un « message d’amitié, de fraternité, de respect » qu’a envoyé Marseille vers sa sœur lyonnaise. « Ses responsabilités prendront le pas sur sa déception. »</p>
<p>Gérard Collomb a pourtant lancé une pétition appelant les adhérents du PS à « rejeter » la constitution des listes européennes fondées « sur l&#8217;unique appréciation de dirigeants nationaux ». Le texte dénonce « l&#8217;absence de concertation réelle avec les territoires », « un choix des candidats sans analyse du bilan réel » et « un effarant mépris de toute considération européenne ». Pourtant, Gérard Collomb pourrait aussi se satisfaire d’avoir obtenu une deuxième place pour une lyonnaise, là où les socialistes marseillais doivent aller jusqu’à la 5e place, celle de Jean-David Ciot, pour dénicher un compatriote du Lacydon (et encore, Jean-David Ciot est maire du Puy Sainte-Réparade, ce qui était sur le papier, inconcevable par Martine Aubry elle-même : pas de cumul entre fonctions exécutives avait-elle martelé !).</p>
<p>Ils se consoleront donc avec la &#8220;grande gueule&#8221; non socialiste, très société civile, le tonitruant patron de la RTM, Karim Zeribi, étrangement calme voire absent jeudi. Ce dernier fut, il est vrai, le porte-parole de Jean-Noël Guérini lors des dernières élections municipales de Marseille après avoir été très longuement courtisé par Jean-Claude Gaudin en personne&#8230; Ceci expliquant probablement cela&#8230;</p>
<p>Et l’Europe dans tout ça ? « Un besoin absolu, a exprimé M. Peillon, encore plus en raison de la gravité de la crise internationale. » Et d’appeler de ses vœux à « l’alternance politique à l’Union européenne », insistant sur cette élection à un seul tour : « On ne doit pas disperser ses voix. Notre ennemi numéro 1, c’est l’abstention.»</p>
<p>Pour l’heure, l’ennemi interne, la discorde donc, continue, telle le Phénix, à renaître de ses cendres. Au PS, on ne parvient toujours pas à se défaire de ses démons exacerbés lors du dernier congrès, à Reims en novembre 2008. D’ailleurs, la question a-t-elle été tranchée ? Qui, de Martine Aubry, première secrétaire, ou de Ségolène Royal, viendra soutenir la tête de liste Vincent Peillon ?</p>
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</item>
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<title><![CDATA[A la communauté urbaine Marseille Provence, Eugène Caselli assume la patate chaude qu’est l’incinérateur de Fos]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/02/19/a-la-communaute-urbaine-marseille-provence-eugene-caselli-assume-la-patate-chaude-qu%e2%80%99est-l%e2%80%99incinerateur-de-fos/</link>
<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 22:21:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les élus de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) ont voté jeudi la mise en servi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8gsua"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8gsua" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong>Les élus de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) ont voté jeudi la mise en service en 2010 de la partie incinération de l&#8217;usine de traitement des déchets actuellement en cours de construction à Fos-sur-Mer</strong>. Sur les 157 conseillers communautaires, huit élus s&#8217;y sont opposés, sept se sont abstenus : une écrasante majorité donc.</p>
<p>La politique est-elle l’art du <a href="http://www.dailymotion.com/search/ecaselli/video/x8gsh6_eugene-caselli-bonne-gouvernance-a_news" target="_blank">meilleur compromis</a> ? La séance de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole a montré à quel point les lignes ont bougé depuis la victoire surprise du socialiste Eugène Caselli à la présidence de MPM, grâce notamment à la trahison d’élus de droite.</p>
<p>« Que s’est-il passé lors de cette séance historique de la communauté urbaine ? », se demandaient <a href="http://www.dailymotion.com/search/manifestation%252Bincin%2525C3%2525A9rateur%252Bmarseille/video/x8fakb_manifestation-contre-lincinerateur_news" target="_blank">les manifestants de l’Ouest du département</a> parqués sur les belles avenues entourant le Pharo : un magnifique jeu de rôles où chacun, gauche, droite, Verts, MoDem, a tenu promesse. A défaut de tenir parole.</p>
<p>Après l’exposé didactique rondement mené du président Caselli, agrémenté de diapositives, de colonnes et de chiffres, de camemberts et de tableaux, c’est le crooner de la droite Robert Assante qui a lancé le show. Élégance racée, micro tenu à la Julio Iglesias, l’élu communautaire, anciennement UMP passé au Nouveau centre sur les ordres tactiques de Jean-Claude Gaudin, a décliné sa tirade la main sur le cœur. « C’est une journée très particulière pour moi », a-t-il exposé en se remémorant les débats « rugueux » du passé et en témoignant sa douleur au souvenir des « Assante assassin, Gaudin assassin », taggés sur des ponts d’autoroute autour de l’Etang de Berre. Il ne suffit pourtant pas en politique d’avoir le verbe haut et facile pour convaincre.</p>
<p>Ainsi, avec le refus d’employer les codes politiciens, le militant associatif devenu conseiller communautaire, Victor Hugo Espinosa, petite souris face à ces mammouths politiques, a choisi de rester fidèle à ses convictions et à ses combats de toujours. Invoquant « son droit de s’exprimer au cœur du groupe Faire gagner Marseille », malgré son opposition au vote proposé par le président socialiste Caselli,  il ne s’est pourtant attiré que railleries de la part de la droite. Là où cet homme juste parle de santé publique, ses adversaires politiques répondent par des invectives. Une certaine idée de la politique dépassée.</p>
<p>Christophe Madrolle, transfuge des Verts au MoDem, a trouvé là un allié, quand il a sévèrement interpellé l’ex-Monsieur incinérateur, Robert Assante. « Vous avez été sourd, autiste », a-t-il attaqué. « Vous savez très bien que votre choix de l’incinération a bloqué tous les autres process. Si nous devons nourrir le four, on mettra à mal tous les process de valorisation, de méthanisation et de tri sélectif. »</p>
<p>Eric Diard pour la droite, saisissant au bond le refus de Renaud Muselier de s‘exprimer sur un sujet aussi délicat qu’explosif, passant une nouvelle fois à côté de son désir d’être le futur leader de la droite, a tenu à rassurer les opposants au principe de l’incinération : « Toutes les études sont unanimes, les normes européennes sont aujourd’hui draconiennes. Je comprends l’inquiétude des riverains. Mais en matière de qualité de l’air, ne vous trompez pas de bataille. »<!--more--></p>
<p><strong>L&#8217;incinérateur ou la mise sous tutelle de MPM ?</strong><br />
Finalement, ce sont Eugène Caselli et par voie de conséquence, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, qui ont récupéré la patate chaude. Une sacrée purée même. Lors de la bataille des municipales, le leader de la gauche avait, très vite, dès son entrée en campagne, réclamé un moratoire et un audit sur la question. De fait, le moratoire a eu lieu durant l’audit. Face à une situation financière de MPM au bord de l’abîme, le tandem Caselli-Guérini n’avait guère d’autre choix que ce pis-aller. Ils ne manquent d’ailleurs pas de rappeler qu’ils sont, tous deux, opposés à l’incinération.</p>
<p>Autour de Etang de Berre, le maire de Fos-sur-Mer, René Raimondi, agitateur devenu professionnel, poussé délicatement dans les tranchées par le revenant maire d’Istres, François Bernadini, ennemi intime de Guérini, doit lui aussi répondre de sa détermination face à ses électeurs qui vivent, respirent, bouffent de la pollution atmosphérique depuis des décennies.</p>
<p>Des deux camps issus pourtant des mêmes rangs, ce sont probablement Caselli et Guérini qui agissent en élus responsables et redevables de l’argent public. D’autant plus que les propositions qu’ils ont annoncées vont dans le sens de la prudence : avec la création d’un syndicat mixte des déchets et la mise en place d’un comité de suivi sanitaire des populations, ils répondent notamment à l’une des exigences faites par WWF  France auprès de Jean-Claude Gaudin quand celui-ci était encore président de MPM. Proposition balayée d’ailleurs d’un revers de main.</p>
<p>Alors sans doute des riverains de la future usine de traitement des déchets et quelques élus de SAN Provence auraient accordé du panache à Eugène Caselli et Jean-Noël Guérini s’ils s’étaient arc-boutés. Il n’en demeure pas moins que la politique est d’abord l’école du pragmatisme et du principe de réalité. En « héritant » d’une <a href="http://www.dailymotion.com/search/ecaselli/video/x8gsoi_eugene-caselli-determine-a-reduire_news" target="_blank">communauté urbaine exsangue</a>, de dossiers trop avancés, la gauche rappelle les erreurs, les errances de gouvernance de la présidence Gaudin.</p>
<p>Jeudi, lors de la séance, Jean-Claude Gaudin a d’ailleurs bu du petit lait en observant la tension vécue par son successeur. Et à la naïve question d’un élu vert (« Pourquoi n’avoir pas construit un incinérateur dans chacun de 16 arrondissements de Marseille ? »), le maire a répondu, avec son sens de la répartie inégalable : « Parce que j’avais envie de rester maire ! »</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><strong>Le dossier en 4 points :</strong></p>
<p><strong>-1- La construction de l’incinérateur était-elle trop avancée pour pouvoir stopper les travaux ?</strong><br />
<strong>Oui :</strong> élu en avril 2008, Eugène Caselli n’a réellement pris ses fonctions que fin juin. « A ce moment, assure-t-il, la partie incinération de l’usine, la plus importante,  était terminée à 95%. » Ce qui signifie que dès fin 2007, le processus était irréversible : « l’ancienne mandature avait fait en sorte d’accélérer les travaux. »</p>
<p><strong>-2- Un audit était-il absolument nécessaire ?</strong><br />
<strong>Oui et non : </strong>oui pour avoir la certitude qu’aucune faute grave et rédhibitoire n’avait été commise par la société Urbaser Valorge en charge de la construction de l’usine. Oui encore pour fouiller et trouver un moyen de stopper l’incinérateur. Oui enfin pour calculer le dédit en cas d’arrêt unilatéral de MPM. Un dédit estimé à la bagatelle de 500 millions d’euros.</p>
<p>Non, en revanche car tout le monde savait que l’annulation du projet aurait à l’évidence un coût financier pour la collectivité, puisque l’incinérateur était largement construit au moment des municipales.</p>
<p><strong>-3- Y a-t-il à terme une autre solution que l’incinération ?</strong><br />
<strong>Oui :</strong> Eugène Caselli l’a parfaitement expliqué, tout comme Jean-Noël Guérini. Ils sont opposés au process de l’incinération. De fait, Eugène Caselli a choisi une position médiane, en réduisant de 25% la partie incinération (en passant de 360 000 tonnes à 250 000 t) et en doublant la partie méthanisée, soit 220 000 t.</p>
<p>Pour les opposants à l’usine, les commentaires sont évidemment plus tranchés : en élaborant un nouveau plan départemental (sur lequel travaille notamment le Conseil général), en planifiant dans le temps les techniques de valorisation des déchets et leur réduction à la source, en maintenant la décharge d’Entressen aujourd’hui aux normes, et enfin en conservant la partie du projet de Fos qui comprend la méthanisation, il est tout à fait possible de se passer de l’incinération.</p>
<p><strong>-4- L’incinération est-elle dangereuse pour la santé ?</strong><br />
<strong>Oui et non :</strong> Les anciennes normes établies pour les vieux incinérateurs (construits jusqu’en 1999) ont été largement défaillantes, provoquant autour des usines de taux de cancer en augmentation, des infertilités et des malformations chez les nouveaux-nés. L’impact sur la santé est le principal moteur de la contestation chez les riverains et les associations. Reste que si les nouvelles normes européennes sont draconiennes, les conclusions de l’audit sur le sujet laisse planer le doute : « Les nouvelles normes de l’incinération, en ne portant que sur les polluants les plus connus, n’offrent pas de garanties suffisantes sur l’innocuité des rejets. »</p>
<p>Eugène Caselli a, pour sa part, choisi de se placer dans le cadre de la loi, qui n’interdit pas en France l’incinération. Plus encore, il a bien pris garde de faire les choix les plus respectueux du Grenelle de l’Environnement. Il les dépasse même en créant un comité de suivi sanitaire des populations composé d’experts indépendants sous l’égide de l’incontesté InVS (Institut national de veille sanitaire). Il borde donc autant que faire se peut&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[A la Provence, quotidien marseillais : Pillet, ce drôle de patron.]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/02/15/a-la-provence-quotidien-marseillais-pillet-ce-drole-de-patron/</link>
<pubDate>Sun, 15 Feb 2009 15:06:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Nous pourrions, à Marseille Un Autre Regard, ouvrir une rubrique sur ce drôle de patron dont ont hér]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-623" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="didier-pillet5" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/02/didier-pillet5.jpg" alt="didier-pillet5" width="286" height="191" /><strong>Nous pourrions, à <em>Marseille Un Autre Regard</em>, ouvrir une rubrique sur ce drôle de patron dont ont hérité les journalistes du groupe <em>La Provence</em></strong> il y a un peu plus d’un an. Après <a href="Pillet, ce drôle de patron." target="_blank">ses décisions au couteau dans l’année 2008</a>, Didier Pillet, qui cumule la fonction de directeur de publication, directeur de rédaction, directeur de <em>Marseille L&#8217;Hebdo</em> et l’on en oublie sans doute tant l’homme est multi-fonctions, en a rajouté une couche dans <em>le Ravi</em> de février.</p>
<p>Disons même, aux dires de certains journalistes de <em>La Provence</em>, que quand il y en a une à faire, Pillet fonce dedans tête baissée. Extraits : A la pique d’un journaliste de <em>La Provence</em>, « S’il n’y avait pas eu Hersant, Gaudin n’aurait pas été réélu », Pillet réplique, sans rire : « J’ai une déontologie et une étique professionnelle. Je n’ai jamais fauté. »</p>
<p>A la question sur le remplacement des deux journalistes politiques qui suivaient la campagne des municipales, soupçonnés de refuser de servir la soupe du maire de Marseille,  le PDG fait ses comptes : « J’en ai mis quatre à la place ! » Une façon d’admettre que les méchants journalistes dont se plaignaient Gaudin comptaient double ? Sacré compliment a posteriori !</p>
<p>A la remarque sur « les accusations de rouler pour l’UMP lancées par Jean-Noël Guérini, président PS du Conseil général ? », la réponse est on ne peut plus politique : « Une incompréhension mais pas de vrai problème. » Une incompréhension qui s’est soldée par une colère de Guérini et le boycott, pendant des mois, des conséquents budgets publicitaires.</p>
<p>Enfin, cerise sur le gâteau, le « massacre » de l’excellentissime <em>Marseille l’Hebdo</em>, amputé de toutes ses plumes ? « Un nouveau projet qui permet aux anciens journalistes de se renouveler et de sortir de la routine. » Concrètement, Gilles Rof travaille aujourd’hui en indépendant, Fred Guilledoux est cantonné au site Internet de <em>La Provence</em> et ne signe pratiquement plus dans le quotidien, Nicolas Rey turbine à Aix-en-Provence, et Jean-Michel Gardanne, qui n’était pourtant pas le plus irrévérencieux de la bande, a trouvé refuge chez Caselli !</p>
<p>Moins drôle, les ventes de <em>La Provence</em> et de <em>Marseille l’Hebdo</em> sont catastrophiques, sauvées  par les ventes à compte fermes et le bon boulot, paradoxalement, d’un sacrifié par le duo Gaudin-Pillet, Philippe Schmit. Moins drôle, la probable fusion de l’équipe de <em>Marseille +</em> et de celle d’Internet. Travailler plus pour vendre moins ? Merci patron…</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Plan anti-crise de Sarkozy, le compte n’y est pas !]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/01/19/plan-anti-crise-de-sarkozy-le-compte-n%e2%80%99y-est-pas/</link>
<pubDate>Mon, 19 Jan 2009 15:52:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/01/19/plan-anti-crise-de-sarkozy-le-compte-n%e2%80%99y-est-pas/</guid>
<description><![CDATA[On l’avait annoncé, proclamé, affirmé avec force ambition, biceps gonflés, comme on le fait d’une id]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-550" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="sarkozy-crise-caricature" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/01/sarkozy-crise-caricature.jpg" alt="sarkozy-crise-caricature" width="268" height="226" /><strong>On l’avait annoncé, proclamé, affirmé avec force ambition, biceps gonflés,</strong> comme on le fait d’une idée dont on connaît les faiblesses mais dont on sait que son seul objet est de convaincre, rassurer coûte que coûte, au moyen indubitablement efficace d’une communication soignée. Transiger sur le fond mais soigner la forme, telle est la norme élyséenne désormais.</p>
<p>Ainsi fait le 13 janvier dernier, alors que le chef de l’Etat plantait son plan de relance à la vox populi, chiffré à 26 milliards d&#8217;euros. Adopté avec 316 voix pour et 212 contre par les députés, ledit plan piloté par le fraîchement nommé ministre chargé de la relance, Patrick Devedjian, se voulait fédérateur : «Les élus ont un rôle capital dans la mise en œuvre des projets » avait-t-il alors déclaré. « Je compte sur vous. Notre pays doit nous trouver rassemblés face à cette crise injuste que nous affrontons avec courage.»</p>
<p>Malgré les différentes mesures prévues par le gouvernement, les partis d’opposition et les économistes restent dubitatifs sur le réel impact de ce texte. L’heure est aujourd’hui au bilan des mesures prises pour l’hexagone. En plein cœur de la crise, celui qui exhortait à un déblocage massif de fonds lors de sa présidence à l’Union Européenne semble plutôt avoir accouché d’une souris. Une fois de plus, il y a long de la parole aux actes et le compte n’y est pas… Loin s’en faut. Analyse.<!--more--></p>
<p><strong>Décryptage du plan anti-crise de Sarkozy</strong><br />
Le plan du président de la République a de quoi surprendre et ce, pour plusieurs raisons. D’abord, il n’est pas aussi massif ni aussi global que celui promis au sortir du dernier sommet européen des 15 et 16 octobre 2007, ni même celui décliné dans l’urgence <a href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Bdouai/video/x7lyoz_sarkozy-plan-de-relance-en-3-minute_news" target="_blank">lors du discours de Douai</a>, en décembre dernier. Il privilégie l&#8217;investissement mais, contrairement à ses homologues de la zone euro, néglige la consommation en dépit de l’effet immédiat de ce levier de croissance sur l’économie. Pendant que nos voisins britanniques abaissent de 2,5 points le taux de TVA, que l’Espagne fait du soutien des classes moyennes et populaires une priorité, les 200 euros alloués aux bénéficiaires du RSA dans le cadre du plan de relance font pâle figure.</p>
<p>Le « président du pouvoir d’achat » semble très éloigné des difficultés qui frappent aujourd’hui les ménages français. Pourtant, la consommation accusant déjà un recul de 0,1% au premier trimestre 2008 avait entraîné une baisse de 0,3% du PIB. Ajouté à cela, un taux de chômage en nette augmentation, on imagine mal comment ce plan de relance pourrait s’ériger en rempart contre la crise.</p>
<p>Aucun effort, en effet, ne doit être épargné face aux très graves dangers que la récession fait planer sur l’emploi. A commencer par les secteurs les plus touchés, comme l’automobile ou le bâtiment. D’ailleurs, sur les 1.8 milliards annoncés pour le logement, seuls 700 millions seront réellement alloués à ce secteur, la première copie budgétaire du gouvernement enregistrant une baisse de 1,1 milliards. En ce qui concerne l’automobile, le seul plan ambitieux incarné par la prime à la casse de 1000€ aura pour principal effet d’écouler les stocks de véhicules invendus sans pour autant relancer la production ou inciter à la consommation.</p>
<p>Concernant les projets d’investissement, le président Sarkozy annonce un effort de près de 10,5 milliards d’euros pour mener à bien de grands chantiers comme la construction de nouvelles lignes de TGV ou encore le Canal Seine-Nord pour lesquels l’Etat ne participe qu’à hauteur de 4 milliards, le reste étant à la charge des entreprises publiques ou des collectivités territoriales.</p>
<p>Cependant, ces dernières durement frappées par la crise (restrictions des crédits) et les difficiles compensations financières d’Etat dues à la décentralisation « Raffarin », risquent d’avoir bien du mal à honorer leurs engagements. Au final, après décompte et autres soustractions, seuls 4 à 5 milliards d’argent frais sortira vraiment des caisses de l’Etat.</p>
<p><strong>Les collectivités territoriales réagissent</strong><br />
L’agitation présidentielle suffira-elle pour autant à camoufler l’inadéquation entre les moyens dispensés et la sévérité de cette crise économique ? Assurément non à l’échelle nationale. Tous les experts reconnaissent que ce plan est l’un des moins ambitieux des pays développés et que son impact sur la croissance sera très faible.</p>
<p>Le gouvernement laisse donc à la charge des collectivités territoriales le choix des dispositifs pour réduire l’impact de la récession sur leur territoire, à l’image des Bouches-du-Rhône qui à lui seul prévoit dans son budget plus d’un milliard d’euros pour soutenir le tissu économique départemental.</p>
<p>Premier donneur d’ordres de tous les Départements avec près de 460 millions d’euros d’investissements productifs en 2008, le <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">Conseil général 13</a> contribue par sa politique volontariste, au maintien de dizaines de milliers d’emplois dans le secteur privé.</p>
<p>En guise de soutien à ce secteur, le gouvernement propose quant à lui, de régler ses dettes qui représentent la coquette somme de 11,5 milliards d’euros. Ces mouvements de trésorerie viendront-ils à bout des difficultés des entreprises alors que le secteur bancaire n’a jamais été aussi frileux pour dispenser ses crédits ? C’est certes une bouffée d’air frais mais qui ne les protègera pas d’une asphyxie due à une  consommation en berne.</p>
<p>La répartition des compétences dans le système français est ainsi faite. Seul l’Etat a le pouvoir d’agir directement sur le porte monnaie des citoyens. Les collectivités territoriales, quant à elles, ne disposent pas des mêmes outils et missions.</p>
<p>On se demande alors pourquoi Nicolas Sarkozy, sous couvert d’un plan de relance présenté comme audacieux, accroît davantage les difficultés desdites collectivités. Ce choix est presque suicidaire au moment où elles vivent de plein fouet le goulet d’étranglement des crédits bancaires. Certaines sont en quasi faillites désormais, et ce n’est qu’un début !</p>
<p>Pour <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">Jean-Noël Guérini</a> (Conseil général) et <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">Eugène Caselli</a> (MPM) comme pour <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net/v2_jcg/" target="_blank">Jean-Claude Gaudin</a> (Mairie de Marseille) et <a href="http://www.michel-vauzelle.fr/" target="_blank">Michel Vauzelle</a> (Conseil régional), le choix est fait. Il est unanime. Les taux d’investissement seront, au pire, reconduits, au mieux, augmentés. Pas question pour eux de réduire la voilure au moment où la crise va porter ses premiers effets négatifs au premier semestre 2009 en Provence, comme partout en France.</p>
<p>Si cela ne fait pas de difficultés pour le Conseil général des Bouches-du-Rhône, peu endetté, ce choix aura un prix coûteux pour les autres collectivités, notamment la Mairie et la Communauté urbaine de Marseille, dont les finances sont dans le rouge « sang » depuis des lustres. Pas d’autres choix que d’augmenter les impôts ou de revoir drastiquement à la baisse les projets en cours, pourtant mirifiques : <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/09/23/marseille-est-le-nouvel-ecrin-europeen-de-la-culture-aubaine-ou-danger-budgetaire/" target="_blank">Marseille-Provence 2013</a>, capitale européenne de la culture, entre autres.</p>
<p>L’investissement, c’est soutenir l’emploi sans pour autant perdre de vue la nécessaire solidarité publique, surtout lorsque les effets dévastateurs de la crise toucheront directement les foyers des milliers de nouveaux chômeurs.</p>
<p>Les élus locaux, en prise directe avec leurs administrés, ont certainement analysés plus concrètement les turbulences économiques de la crise en gardant fixe le regard dans le viseur humain.</p>
<p>Les annulations successives de vœux aux corps constitués font œuvre symbolique certes, <a href="http://www.dailymotion.com/jnguerini/video/x7p14q_jeannol-gurini-annule-les-voeux-aux_news" target="_blank">le choix de reverser les 250 000 euros nécessaires à son organisation, par Jean-Noël Guérini</a> (nonobstant une enveloppe supplémentaire &#8220;exceptionnelle&#8221; de 600 000 euros), en faveur des associations caritatives montrent néanmoins le caractère urgent de pallier les défaillances de l’Etat qui, exsangue, tend à faire croire qu’un tour de passe-passe a valeur de réelles actions. Ceci n’est que pure illusion…</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Neige à Marseille : A qui la faute ? ]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/01/13/neige-a-marseille-a-qui-la-faute/</link>
<pubDate>Tue, 13 Jan 2009 14:04:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Mercredi 07 janvier 2009, la cité phocéenne découvre un paysage auquel elle n’était pas habituée : e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-543" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="bonhomme-de-neige-vieux-port" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/01/bonhomme-de-neige-vieux-port.jpg" alt="bonhomme-de-neige-vieux-port" width="303" height="243" />Mercredi 07 janvier 2009, la cité phocéenne découvre un paysage auquel elle n’était pas habituée : en ce début de saison hivernale, la neige s’est improvisée en hôte exceptionnel pour le plus grand bonheur des uns et le désespoir des autres. En seulement quelques heures, pas moins de 20 cm de neige ont recouvert la ville, qui, de mémoire de Marseillais, n’avait plus connu pareille intempérie depuis 1987.</p>
<p>Si l’offensive météorologique fut rapide, les conséquences de cet enneigement inédit ne se sont pas fait attendre : axes routiers bloqués, transports en commun quasi-inexistants, établissements scolaires fermés, marins-pompiers débordés, services des urgences surchargés…</p>
<p>Face au spectacle surréaliste d’une ville en proie à la paralysie totale, une interrogation subsiste : comment les pouvoirs publics ont-ils pu, à ce point, se laisser surprendre par les pièges de la poudreuse ? En effet, la surprise passée, les critiques ont fusé de toute part sur l’épineux sujet de la gestion de l’événement par les acteurs locaux.</p>
<p>Du laxisme de l’Hôtel de Ville au manque de réactivité de la Communauté Urbaine, personne n’est épargné. Pas étonnant donc que dès le lendemain, le Premier Ministre, François Fillon, peinant à contenir sa colère, taclera ouvertement Jean-Claude Gaudin et le Préfet des Bouches-du-Rhône, Michel Sappin, tenus pour responsables du blocage inacceptable de la seconde ville de France.</p>
<p>Cependant, si l’épisode marseillais a résonné jusqu’à la capitale, c’est surtout parce qu’il révèle une incapacité plus nationale que locale à surmonter cette crise, caractérisée par un manque flagrant de moyens et de coordination. La neige fondue, le calme revenu, le moment de l’analyse des dysfonctionnements est venu. Analyse.<!--more--></p>
<p><strong>Marseille : un manque logique de moyens </strong></p>
<p>Avec un taux d’enneigement moyen de 0.014%, il serait utopique de croire que la cité phocéenne se dote des équipements derniers cris de déneigement et de salage. « Nous ne sommes pas à Chamonix ou à Montréal », ironisait le Maire de Marseille à l’annonce de l’ouverture d’une enquête par les services de l’Etat, et, à juste titre, il serait ridicule de dépenser le moindre centime pour acheter des engins utilisables tous les 20 ans. Dans un département où le feu sévit chaque année, l’investissement en canadair ne serait-il pas plus opportun ?</p>
<p>Malgré tout, des moyens moins onéreux, sans parler d’investissement pharaonique, auraient permis de traverser l’épisode neigeux sans bloquer toute en ville pendant près de trois jours. Salage et sablage ont toujours prouvé leur efficacité pour faire face à la neige mais, encore faut-il le faire de manière suffisamment abondante et répétée afin que les caprices de la météo ne viennent pas anéantir les maigres initiatives préventives de la municipalité. Sans attendre les directives du Représentant de l’Etat, les collectivités territoriales marseillaises ont pris l’initiative de procéder à un salage préventif tôt dans la nuit et ce malgré un bulletin d’alerte météo donné uniquement pour le Nord du département. Cependant, les pluies nocturnes ont réduit à néant tous les efforts des acteurs locaux, qui ont constaté à leur réveil le scénario imprévisible d’une ville recouverte d’un manteau blanc.</p>
<p>Les dégâts étaient déjà irréversibles au regard des moyens humains, principaux absents de ce dispositif. Car au beau milieu de cette pagaille géante, une question récurrente, caractéristique de l’opinion publique, se pose : Où se trouvaient les hommes en jaune ce Mercredi 7 janvier ? Si l’Hôtel de Ville et la Communauté urbaine, dans une position commune, se défendent d’une quelconque sous-représentation de leurs effectifs, force est de constater l’inadéquation entre les moyens humains alloués et l’ampleur du problème. Curieuse défaillance quand on sait que sur les routes départementales, 40 camions commençaient à tourner depuis le mardi soir et que 300 agents du Conseil général étaient exceptionnellement dépêchés pour déverser plus de 360 tonnes de sel, en provenance des Salins-de-Giraud.</p>
<p><strong>L’Etat patine et enquête</strong></p>
<p>Faut-il en déduire pour autant que les pouvoirs publics locaux sont les uniques responsables de la gestion catastrophique de l’événement ?<br />
Si la caricature et le sensationnel dopent les ventes des médias, une réflexion plus en profondeur s’impose afin de relativiser la part de responsabilité de chacun des acteurs présents.</p>
<p>L’Etat, si prompt à critiquer, ne l’a pas tant été à déneiger devant sa porte ; en effet, n’est-il pas du ressort du Préfet, comme représentant de l’Etat, de coordonner les missions et actions de chacun sur un même territoire ? Au-delà des désagréments supportés par les Marseillais, c’est surtout l’accumulation de véhicules bloqués, privés de l’aide et de l’assistance des agents de l’Etat, sur les autoroutes qui a posé le plus de problème. La critique faite aux uns est tout aussi valable pour les autres et soulève la question de la réactivité de l’Etat dans une région, placée depuis le début de la semaine en alerte orange.</p>
<p>L’absence de positionnement clair de Michel Sappin a entraîné l’inertie de bon nombre de services publics. Le cas des écoles est un exemple révélateur de la période de flottement et d’immobilisme dont le Département a souffert, contraignant chacun à prendre des décisions dans l’urgence. Ainsi, Jean-Claude Gaudin a du annoncer dans la précipitation la fermeture des écoles primaires, dont il a la charge, faute d’arrêté préfectoral.</p>
<p>Il en a été de même pour la capacité de l’Etat à fédérer rapidement les différents services compétents sur une mission commune et unique d’intérêt public. L’administration hospitalière, qui ne souffre pas des hésitations conjoncturelles, dispose de son Plan Blanc pour rappeler les personnels en cas de nécessité. Tous ces dysfonctionnements doivent conduire à une réflexion sur la mobilisation rapide des différents moyens à mettre en œuvre en cas de crise météorologique ou autre. M. Fillon peut se mettre en colère sans pour autant stigmatiser les collectivités territoriales en les isolant davantage et en les tenant pour uniques responsables d’une déficience pourtant collective.</p>
<p>En dépit de la polémique, on retiendra surtout les vertus de la neige sur le moral d’un grand nombre de Marseillais, ravis de chausser les skis sur les pentes de la Bonne Mère. Partout dans la ville, une ambiance bon-enfant flottait malgré les éternels râleurs et mécontents. Sans pour autant oublier que certains ont fait les frais de cet enneigement exceptionnel, il est important de noter qu’aucune victime n’est à déplorer sur l’ensemble du département.</p>
<p>Marseille, la singulière, s’est une fois de plus démarquée en faisant parler d’elle à tort ou à raison. Comme le soulignait <a href="http://www.jn-guerini.fr/2009/01/12/jean-noel-guerini-revient-sur-lenneignement-exceptionnel-de-marseille/" target="_blank">Jean-Noël Guérini, lors de la présentation de ses vœux à la presse</a> hier, il y aura toujours à l’égard de Marseille deux poids, deux mesures.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[De divisions politiques en polémiques à répétition, le Parc national des Calanques peine à voir le jour.]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/12/18/de-divisions-politiques-en-polemiques-a-repetition-le-parc-national-des-calanques-peine-a-voir-le-jour/</link>
<pubDate>Thu, 18 Dec 2008 16:29:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Lundi 15 décembre, l’Espace Bargemon a été secoué par un Conseil municipal pour le moins mouvementé ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-526" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="calanque-port-miou" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/12/calanque-port-miou.jpg" alt="calanque-port-miou" width="227" height="172" /><strong>Lundi 15 décembre, l’Espace Bargemon a été secoué par un Conseil municipal pour le moins mouvementé :</strong> durant toute la matinée, l’hémicycle a été le théâtre de débats politiques à couteaux tirés.</p>
<p>La question du vote de l’avant projet de création du Parc national des Calanques n’a pas échappé à la tension ambiante, à l’image de la vive altercation entre Jean-Claude Gaudin et Patrick Menucci, plus en verve que jamais, sur la question de la délimitation du périmètre du cœur du Parc.</p>
<p>Rappelons que depuis 1999, date de la création du Groupe d’intérêt public des Calanques (GIP), chargé d’élaborer les grandes orientations de ce projet, son Président, Guy Teissier, tente tant bien que mal de porter un dossier particulièrement sensible, aux enjeux plus politiques qu’environnementaux, comme en témoignent les interminables concertations publiques entre les acteurs de la vie des calanques et  les collectivités locales.</p>
<p>En effet, en dépit de dix longues années d’études de faisabilité et d’expertises en tout genre, force est de constater que le Parc national des Calanques s’apparente davantage à un vaste chantier en construction qu’à un projet finalisé et abouti. La prise de bec entre le maire des 1er et 7ème arrondissements et Jean-Claude Gaudin, n’en est ni plus ni moins que l’éclatante démonstration.</p>
<p>Dès lors, une question se pose : comment expliquer un tel immobilisme? Si pour beaucoup, l’explication se veut avant tout politique, en raison des divisions non dissimulées entre les élus locaux impliqués, d’autres n’hésitent plus à pointer du doigt la complexité et l’opacité d’un dossier à l’instruction tortueuse.</p>
<p><strong>Gaudin plombe-t-il le projet?</strong><!--more--><br />
Les Calanques constituent un écrin de verdure, à la fois atypique et fragile en raison de l’interpénétration des milieux naturel et urbain. Ainsi, lorsque l’idée de créer un Parc national des Calanques émerge, c’est la population marseillaise toute entière qui encense le projet. Et pour cause, ledit parc a pour objectif de mettre en place une structure pérenne jugulant un financement national à même de pouvoir recevoir la manne des Fonds européens.</p>
<p>Pourtant, en coulisses, les choses s’avèrent plus compliquées qu’il n’y paraît. La municipalité tient d’abord un discours pour le moins ambiguë, à l’image des atermoiements du maire Jean-Claude Gaudin. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce dernier, cabannonier à ses heures du côté de Sormiou, ne s’est jamais positionné comme un fervent défenseur du projet, provoquant ainsi l’incompréhension d’un Guy Teissier, désireux de « tout changer », comme il aimait le confier au moment de la création du GIP.</p>
<p>L’attitude contradictoire de l’édile marseillais atteindra son paroxysme lorsque le 25 juin 2007, le Conseil Municipal adopte une délibération destinée à l’aménagement de l’ancienne batterie militaire du Mont-Rose, implantée à l’entrée du site classé des Calanques, aux fins de construction d’un projet hôtelier de grande envergure.</p>
<p>Cependant, face au tollé général provoqué par cette annonce, Jean-Claude Gaudin, passé expert dans l’art de la volte-face, sera contraint d’abandonner l’idée d’un quelconque grignotage immobilier et, plus avant, officialisera pour la première fois son soutien à la création du Parc, début octobre 2007 !</p>
<p>Il est vrai que nous étions entré, in fine, dans la campagne des municipales et que le candidat Jean-Noël Guérini, toujours patron du riche département des Bouches-du-Rhône, avait montré les dents en organisant une conférence de presse sur place avec le soutien des riverains et de toutes les associations écolos de Marseille, menaçant même de préempter les lieux si d’aventure le maire de Marseille persistait dans ses funestes projets…</p>
<p>Du côté de l’Hôtel de Ville, le revirement à 180° du maire fera également grincer des dents, à l’instar de Guy Teissier qui, loin de l’optimisme arboré à ses débuts, confiait ne « pas saisir en quoi ce qui était difficile hier l’est moins aujourd’hui » (Rue89 – 09/08/2008). Ambiance…</p>
<p><strong>Un projet sensible et complexe</strong><br />
Si le dossier du Parc contient son lot de querelles politiques, il regorge également d’impératifs écologiques, scientifiques et démographiques que le GIP des calanques peine à gérer.</p>
<p>Le premier point noir du projet concerne la délimitation du Parc. En théorie, deux zones doivent être dessinées : d’une part, « le cœur », espace soumis à une réglementation particulièrement restrictive, et d’autre part, « le périmètre d’adhésion », correspondant au territoire des communes qui adhèrent volontairement à l’objectif de protection environnementale.</p>
<p>Cependant, en pratique, la définition du périmètre est un véritable casse-tête, en raison des spécificités de certains territoires des Calanques, tels que Sormiou et Morgiou, habités toute l’année, ou Port-Miou, donnant lieu à des autorisations d’occupation temporaire (AOT) qui n’auraient plus lieu d’être accordées en cas d’incorporation dans le cœur du Parc.</p>
<p>La situation est d’autant plus complexe qu’elle présuppose la question du financement dans la mesure où seule la zone du cœur du Parc peut ouvrir droit à une subvention étatique, et non des moindres, « environ 7 millions d’euros par an », comme le fait remarquer Guy Teissier .</p>
<p>La deuxième difficulté concerne la nécessaire conciliation entre les différents usages du massif des Calanques et la réglementation applicable au sein du Parc.</p>
<p>Alors que le président du GIP concède qu’ « il y a encore beaucoup de pédagogie à faire » (La Provence – 3/12/08), son bras droit, Lionel Royer-Perreault, préfère parler de « compromis naturel » dans un discours, dénué de réponses concrètes et révélateur de la lente avancée du dossier : « La chasse ? elle fait partie d’une culture et d’une histoire, de manière raisonnée, elle a sa place dans le parc. La pêche ? les pêcheurs répertoriés pourront continuer à pêcher. Quant aux amarrages, un groupe de travail spécifique se penchera sur la question ».</p>
<p>Toujours est-il que le mois dernier, lors de l’annonce officielle de sa démission du groupement, Michel Villeneuve, directeur de recherche au CNRS à Marseille, ne partageait visiblement pas l’optimisme démesuré de certains élus dirigeants. Las, il n’hésite pas à dénoncer la politique du GIP, peu enclin à suivre les recommandations scientifiques des géologues vis-à-vis de la gestion des Calanques, et à critiquer la complexité d’un dossier, empreint de contradictions.</p>
<p>Pour les plus fins observateurs, cet énième rebondissement, à l’élan contestataire, renvoie à un problème bien plus profond que la simple divergence d’opinions : en ces temps de fortes préoccupations environnementales, pourquoi un projet aussi louable que la création d’un Parc national ne parvient-il pas à fédérer les différents partenaires impliqués, comme ce fut pourtant le cas lors de la course au titre de capitale européenne de la culture ?</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Plan anti-crise économique : unanimité pour Guérini]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/12/17/plan-anti-crise-economique-unanimite-pour-guerini/</link>
<pubDate>Wed, 17 Dec 2008 10:47:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Un vote historique s’est tenu ce 12 décembre dans l’enceinte du « vaisseau bleu ». Le budget 2009 du]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-521" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="guerini-avec-une-mamie" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/12/guerini-avec-une-mamie.jpg" alt="guerini-avec-une-mamie" width="197" height="262" />Un vote historique s’est tenu ce 12 décembre dans l’enceinte du « vaisseau bleu ».</strong> Le budget 2009 du Conseil général des Bouches-du-Rhône adopté à l’unanimité est un bel exemple de rassemblement des forces politiques. Fait unique depuis la libération. Certes, tous ces élus ne partagent pas les mêmes visions mais ils peuvent cependant, et ils le prouvent dans ce vote, trouver un consensus quand la crise frappe à leur porte. Au delà des convergences, la réalité s’impose avec force et brutalité.</p>
<p>Les indicateurs virent au rouge et les prévisions, accordées avec celles de la météo, n’indiquent pas le retour des éclaircies dans le ciel économique français. Ainsi, les mesures annoncées par le chef de l’Etat et la difficile entente avec nos voisins européens laissent planer le doute quant à l’efficacité des plans de relance et leur impact sur les territoires.</p>
<p>Dans cette folle course aux actions de soutien pour l’économie et l’emploi, le Département joue ici une carte majeure plébiscitée par l’ensemble de la classe politique marseillaise. Mais qui seront les grands bénéficiaires de ce plan anti-crise et comment s’articulent ses mesures inédites pour contrer cette onde de choc ?<!--more--></p>
<p><strong>Agir uni face à l’urgence sociale</strong><br />
Dans un département où 20% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, (près de 30% pour la ville de Marseille), le moindre ralentissement de l’activité économique a des conséquences sociales préoccupantes. Depuis des mois, les associations caritatives voient leurs files d’attentes grossir et les visages de la précarité changer.</p>
<p>Chômeurs, familles monoparentales, retraités aux pensions modestes ne parviennent plus à faire face. Les smicards et autres travailleurs pauvres font leur entrée dans une sémantique sociale qui ne provoque guère plus qu’un sursaut. Le risque de contamination est pourtant bien là. La conséquence d’une situation sociale dégradée qui s’étend inexorablement sur les plus faibles.</p>
<p>Faire face à l’urgence sociale, parer au plus pressé, c’est l’action entreprise par le président Guérini en augmentant à hauteur de 1,5 M€ le Fonds de Solidarité Logement et en proposant un plan d’aide exceptionnel de 600 000 €. Une aide substantielle pour permettre aux grandes associations caritatives de continuer à accueillir, héberger, aider et accompagner tous ceux et celles qui en ont besoin.</p>
<p>Les banquiers ne sont pas les seuls à rencontrer des problèmes de trésorerie. L’association jeunes errants a dû mettre les clefs sous la porte pour n’avoir reçu à temps une subvention à laquelle elle avait droit. Ce soutien supplémentaire et exceptionnel en complément des politiques publiques de solidarité est une bouffée d’air frais pour tous ceux qui œuvrent aux côtés des plus démunis.</p>
<p>C’est aussi un aveu, une prise de conscience : cette crise sera brutale. Les élus le savent bien. Leurs permanences sont désormais prises d’assaut et  la valeur refuge en ces temps de disette reste une fois de plus la solidarité.</p>
<p>Resserrer les rangs pour former un remparts, loin des mesures dogmatiques et des querelles de clochers que chacun jugerait stérile face à l’ampleur de la situation. Jean-Noël Guérini repris par Renaud Muselier sur ses promesses de campagne a cherché l’apaisement au cours du dernier conseil municipal « la polémique n’est plus d’actualité. Ce sont les Marseillaises et les Marseillais qui comptent. » car il s’agit maintenant de limiter la casse et, à l’échelle d’un département, il reste encore un levier possible, l’investissement.</p>
<p><strong>Le plan anti-crise de Guérini</strong><br />
Si Renaud Muselier se permet encore quelques remarques déplacées dont il a le secret, il n’en est pas moins réduit à tirer ses dernières salves faute d’avoir su conserver quelques cartouches pour l’ouverture de la chasse. La gestion de la Ville de Marseille et de la Communauté urbaine, épinglée par la besogneuse Chambre régionale des comptes, n’a certes pas les moyens de la relance.</p>
<p>Côté Conseil général, la situation est nettement plus confortable. Depuis plus de 10 ans, par sa politique rigoureuse et une gestion très serrée des coûts, le Département a pu dégager les marges de manœuvres aujourd’hui nécessaires à la poursuite des grands projets départementaux. Avec un budget total de plus de 2,2 milliards d’euros, un endettement à minima (160 millions d&#8217;euros soit 87 euros par habitant contre 320 euros en moyenne nationale) et une forte capacité d’autofinancement, l’argent mis sur la table a pour vocation de maintenir et de préserver des dizaines de milliers d’emploi dans les Bouches-du-Rhône.</p>
<p>La nette dégradation de l’activité notamment dans le BTP (23% de permis de construire en moins pour le 3ème trimestre), l’industrie avec une baisse de production annoncée chez ArcelorMittal, deuxième employeur privé de la région avec plus de 3 300 salariés ou encore Naphtachimie a de quoi faire vaciller le plus optimiste des économistes.</p>
<p>Investir pour limiter la crise est le choix opéré par le patron du Cg 13 qui gère en « bon père de famille », un portefeuille bien garni en ces temps de crise. Il conforte ainsi sa place de premier donneur d’ordre des départements réalisant à lui tout seul 1/8ème du total national. Difficile pour les élus de l’opposition de voter contre un tel déploiement de moyens.</p>
<p>L’épisode du changement de majorité à la CUM laissait déjà entrevoir un positionnement plus pragmatique des élus de droite, las de renflouer les caisses au profit de Marseille sans toutefois voir aboutir les projets promis à leurs administrés.</p>
<p>Aujourd’hui encore, Jean-Noël Guérini enfonce le clou en débloquant 119 millions d’aide aux communes et en officialisant la signature d’un partenariat avec Marseille Provence Métropole à hauteur de 250 millions.  Le cadre de vie à Marseille ne sera pas oublié et les objectifs laissés en bout de course par l’ancienne direction comme l’amélioration de la propreté de la ville pourront ainsi aboutir.</p>
<p>Gagnant peu à peu du terrain et réussissant là ou d’autres ont échoué, le Président du Conseil général assoie sa position de leader dans le paysage politique méridional.</p>
<p>Même si pour la conseillère générale UMP Martine Vassal, &#8220;nous n&#8217;avons pas signé un blanc-seing&#8221; avec la gauche marseillaise, on imagine difficilement comment la droite pourrait faire jeu égal.  Il y a des erreurs qui peuvent coûter cher en politique et les railleries des dernières campagnes sur le pactole du département ont un effet tragico-comique sous l’éclairage du plan anti-crise proposé.</p>
<p>Que pourrait-on demander de plus à un élu ? Une gestion saine de l’argent public par la maîtrise des dépenses et une intervention réfléchie en cas de coup dur. C’est ce qui vient précisément d’être fait. Jean-Noël Guérini montre ainsi ses qualités de gestionnaire avisé et sa capacité de rassembler autour de lui. De quoi préparer les prochaines échéances électorales sous de bons auspices…</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Parti socialiste après Reims : petits meurtres entre amis ou démocratie vivace ?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/11/19/parti-socialiste-apres-reims-petits-meurtres-entre-amis-ou-democratie-vivace/</link>
<pubDate>Wed, 19 Nov 2008 15:05:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/11/19/parti-socialiste-apres-reims-petits-meurtres-entre-amis-ou-democratie-vivace/</guid>
<description><![CDATA[Le congrès de Reims fut une tuerie. Il s&#8217;est achevé sur un échec cinglant : pas de synthèse, p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/11/aubry-royal.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-485" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="aubry-royal" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/11/aubry-royal.jpg" alt="aubry-royal" width="298" height="191" /></a>Le congrès de Reims fut une tuerie.</strong> Il s&#8217;est achevé sur un échec cinglant : pas de synthèse, pas de négociations, pas de rassemblement et de vrais clivages sur la forme et le fond entre les partisans de Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon.</p>
<p>Si tout dans le congrès avait été soigneusement préparé pour anesthésier voire ridiculiser &#8220;Ségo&#8221;, celle qui tenait la corde au sortir des élections internes au parti, de la claque à la disposition des délégations devant la scène, toutes hostiles, elle ne s&#8217;est pas privé pour prêter le flanc à ses détracteurs, abusant des provocations subtiles dont elle a le secret.</p>
<p>Reste qu&#8217;elle a honnêtement tenté, dans la nuit de samedi à dimanche, de parvenir à un accord, même minimal, non-amendé par ses camarades aubryistes, hamoniens ou delanoïstes. Rien, rien, ils n&#8217;ont rien voulu savoir. Les dés étaient pipés, elle l&#8217;a vite compris. Ils voulaient tous sa chute. Engoncés dans des costumes sur mesure à la taille du pouvoir, celui du statu quo, sans respecter les suffrages des militants, comme il est de tradition au PS.</p>
<p>[<em>La Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône était très bien représentée autour de Ségolène lors de cette nuit des longs couteaux. Pas moins de 3 représentants : Jean-Noël Guérini, Eugène Caselli et Patrick Mennucci.</em>]</p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x7g24p"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x7g24p" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Le lendemain matin, les visages épuisés, les voilà tous grimés en parangon de vertu. Le désaccord est sur le fond déclare Martine Aubry en déposant sa candidature à 9 heures 27, soit trois minute avant la clôture des dépôts. Le maire de Paris, quant à lui, s&#8217;enveloppe, quelques minutes plus tard, des atours de la morale en faisant don de son corps au reste de la tribu socialiste mais, de retour à Paris, opère une volte-face pour soutenir Martine Aubry. Le coup était prémédité, il est tordu. Ah&#8230; ces socialistes&#8230;</p>
<p><strong>L&#8217;enjeu politique est d&#8217;abord un combat de personnes depuis la nuit des temps</strong><br />
Pourtant, nonobstant l&#8217;hypocrisie des propos (rassemblement, respect, famille socialiste, camarades, fraternité&#8230;), dans une terminologie très calibrée, un rien désuète, il y a comme une fraîcheur dans cet affrontement de personnes. Comme un débat permanent, un jeu de go tactique, une quête résolue d&#8217;arriver en tête lors des prochaines échéances électorales. Il n&#8217;y a rien-là que de très normal en somme, ni de très nouveau d&#8217;ailleurs. On s&#8217;étonne des cris d&#8217;orfraie, &#8220;univoce&#8221; de la presse.</p>
<p>N&#8217;est-ce pas, après tout, le fondement même de la démocratie ? Nos ancêtres grecs ou romains furent bien plus violents dans leurs échanges et la rhétorique ne fut sûrement pas l&#8217;arme la plus redoutable en l&#8217;occurrence. Les couteaux se plantaient profondément dans des chairs bien humaines, le matin venu. Ce temps-là n&#8217;est pas regrettable, loin s&#8217;en faut.</p>
<p>Pourtant, la modernité fait que nous sommes entré dans une ère où les mots doivent être polis sur la pierre du politiquement correct, fades, acceptés de tous, dans un verbiage rassembleur et creux. Il ne fait aucun doute que le combat politique est enjeu de personnes, lourdement égotique, duquel ressort vainqueur soit le plus fort soit le plus malin. C&#8217;est même plutôt salutaire. Mitterrand, en son temps, l&#8217;avait parfaitement intégré au point où il triomphait du brillant Michel Rocard.</p>
<p>Vendredi nous saurons qui, dans ce duel acharné de femmes, deviendra la première &#8220;premier&#8221; secrétaire national du PS. La tâche qui lui incombera, sûrement la plus redoutable, sera de colmater les brèches de la division et des coteries. Mais le Parti socialiste est rompu à l&#8217;exercice depuis sa création. Il a connu d&#8217;autres combats, bien plus sanglants encore. Calmons l&#8217;encre facile d&#8217;une presse déchainée qui a vu là un bon moyen de vendre du papier ou de l&#8217;espace, c&#8217;est bien naturel. Mais il faut raison garder, ce que le PS traverse est loin d&#8217;être un drame homérique, c&#8217;est un exercice de style, hautement politique en effet. Ni plus ni moins.</p>
<p>Le patron des socialistes des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, décidément très au fait de la communication multimedia numérique durant ce congrès (pas moins de 6 vidéos!), le résume assez bien :</p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x7fmx5"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x7fmx5" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><strong>MINUTE PAR MINUTE, la journée du 18 novembre :</strong></p>
<p>Alors que Royal dénonce un front contre elle et la perte du «sens de l&#8217;honneur» des socialistes après le ralliement de Delanoë à Aubry, Benoît Hamon est inquiet pour l&#8217;avenir du parti.<!--more--></p>
<p>15h50. Filippetti ne craint pas «l&#8217;implosion» du PS. La députée de Moselle, membre de la garde rapprochée de Ségolène Royal, juge qu&#8217;il «n&#8217;y a pas de risque d&#8217;implosion» du PS. Pour elle, «la question, c&#8217;est comment on choisit un leader». Le camp Royal, selon elle, a «toujours dit» vouloir «travailler à l&#8217;unité du PS».</p>
<p>13h37. Pour Hamon, «ca dégénère». Benoît Hamon s&#8217;inquiète après les paroles de Ségolène Royal sur «l&#8217;honneur perdu» des dirigeants du PS. «J&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;on a désormais plus de colère contre d&#8217;autres socialistes que contre la droite», estime le jeune candidat au poste de 1er secrétaire, qui n&#8217;est «pas très confiant dans ce que sera l&#8217;avenir de ce parti si cet esprit de revanche (&#8230;) continue à irriguer ce congrès». Et Benoît Hamon, qui a d&#8217;ailleurs «dit» à Bertrand Delanoë qu&#8217;il était «déçu» de sa décision de soutenir Martine Aubry, d&#8217;insister sur ces dirigeants qui «se connaissent depuis vingt ans, ressassent leurs vieilles querelles et nous proposent d&#8217;en reprendre pour trois ans».</p>
<p>13h00. Ayrault refuse de choisir un camp. Le chef de file des députés PS, qui soutenait Bertrand Delanoë, l&#8217;annonce : «je n&#8217;exprimerai pas publiquement de préférence» pour l&#8217;un des trois candidats, pour lesquels il éprouve «le même respect». Pour Jean-Marc Ayrault , ««la situation impose que nous maintenions un pôle de stabilité autour du groupe socialiste à l&#8217;Assemblée nationale». Et de promettre : «Nous nous mettrons au service de ce premier secrétaire et nous l&#8217;aiderons dans sa mission de rénovation du Parti socialiste».</p>
<p>12h25. Le Guen choisit Aubry. Le député de Paris, qui n&#8217;avait choisi personne avant le congrès, a tranché : ce sera Martine Aubry. Pour Jean-Marie Le Guen, proche de Dominique Strauss-Kahn, il serait «dangereux de précipiter le PS sur la voie de la présidentialisation». Dès lors, estime-t-il, Martine Aubry est «la plus à même de remettre collectivement le PS au travail, d&#8217;élaborer un projet de gouvernement alternatif à Nicolas Sarkozy et de permettre au Parti socialiste d&#8217;incarner l&#8217;espoir que les Français mettent en lui».</p>
<p>11h45. Les explications de Delanoë. Le maire de Paris, dont le revirement &#8211; après avoir laissé aux partisans de sa motion une liberté de vote, il a appelé lundi à «voter massivement» pour Martine Aubry &#8211; a surpris, y compris dans son camp, tente de s&#8217;expliquer. Dans un communiqué, Bertrand Delanoë précise que la liberté de vote qu&#8217;il a proposé «vaut évidemment aussi pour» lui. Quant aux critiques de Ségolène Royal, qui a jugé lundi que le PS avait «perdu le sens de l&#8217;honneur», le maire de Paris, estime au contraire qu&#8217;«avoir le sens de l&#8217;honneur, en démocratie, c&#8217;est défendre avec constance des convictions sincères». Et il ajoute qu&#8217; «entre deux conceptions de la politique et du socialisme», il choisit celle «que porte Martine Aubry».</p>
<p>11h30 : Emmanuelli pour une «nouvelle tête». «Je conjure les militantes et les militants socialistes de mettre un terme à toutes ces affaires de personnes, et je demande à tous ces gens qui sont en politique depuis plus de 25 ans, de faire de la place à une nouvelle tête», a insisté le député des Landes, soutien de Benoît Hamon. Quant à Ségolène Royal, «Je voudrais lui faire remarquer que Laurent Fabius, moi-même et elle nous sommes de la même génération.Il faut avoir un sursaut, il faut créer une rupture», a-t-il conclu.</p>
<p>9h15 : les sympathisants socialistes ne veulent pas de Royal. A en croire un sondage BVA- «Les Echos»-France-Inter, 48 % des sympathisants socialistes préféreraient «une autre personnalité» que Ségolène Royal au poste de premier secrétaire. L&#8217;ensemble des Français, selon cette enquête, préfèrent «une autre personnalité» à 59%, contre 29% pour Ségolène Royal et privilégient toujours Bertrand Delanoë qui recueille 60% des suffrages des sondés.</p>
<p>9h00 : Jack Lang appelle à faire front contre Royal. L&#8217;ex ministre de la culture exhorte les militants à «faire bloc» autour de la maire de Lille dès le premier tour du scrutin, pour empêcher «les dérives à l&#8217;américaine» du parti qu&#8217;entraînerait, selon lui, une victoire de Ségolène Royal. Le député du Pas-de-Calais a salué sur RTL «le geste de Bertrand Delanoë» qui a apporté son soutien à la maire de Lille faisant preuve d&#8217; «un esprit de sacrifice au service du parti». «Chacun doit balayer devant sa porte», a répliqué Jack Lang à Ségolène Royal qui a dénoncé les «changements de pied» de certains au PS. L&#8217;ancienne candidate à l&#8217;Elysée avait annoncé «il y a quelques semaines qu&#8217;elle mettait sa candidature au Frigidaire» pour la ressortir ensuite, a-t-il redit.</p>
<p>8h50: Royal soutient Frêche : La présidente de Poitou-Charentes a dû justifier son soutien au très polémique Georges Frêche, chassé du PS suite à des propos hostiles. «C&#8217;est un élu important, c&#8217;est un maire qui a transformé la ville de Montpellier, c&#8217;est un homme cultivé, c&#8217;est un homme intelligent», a expliqué Ségolène Royal à propos de l&#8217;ex-maire de Montpellier et homme fort de la fédération PS de l&#8217;Hérault, l&#8217;une des clés de la victoire de Royal lors du vote des militants. Certes, il a fait «beaucoup de maladresses mais s&#8217;il fallait exclure du Parti socialiste tous ceux qui ont fait des maladresses et qui ont dit des choses, notamment sur la candidate à l&#8217;élection présidentielle, bien plus répréhensibles (&#8230;), eh bien il y aurait beaucoup d&#8217;exclusions à prononcer», estime la candidate.</p>
<p>8h40 : Royal dénonce le «Tout-sauf-elle». «Ce front existe. On le voit bien», a regretté la présidente de la Région Poitou-Charentes sur France-Inter. «Je ne sais pas quelles sont les manouvres d&#8217;appareil qui sont derrière cette évolution. Ce n&#8217;est pas la première fois que le vote des militants n&#8217;est pas respecté. Or les militants m&#8217;ont placée devant», a-t-elle rappelé avant d&#8217;admettre que le ralliement du maire de Paris à celle de Lille pour le poste de premier secrétaire, «compliquait arithmétiquement» la donne. «Ma conviction profonde c&#8217;est que les militants sont en avance sur bien des responsables au PS. Si je suis désignée, c&#8217;est pour pousser en avant une nouvelle génération. Je retendrai à nouveau la main à mes concurrents», a-t-elle assuré.</p>
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<title><![CDATA[Les collectivités territoriales sont touchées de plein fouet par la crise financière. La gestion hasardeuse de la ville de Marseille n'y échappe pas. Exemple : l'immobilier de la rue de la République]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/10/30/les-collectivites-territoriales-sont-touchees-de-plein-fouet-par-la-crise-financiere-la-gestion-hasardeuse-de-la-ville-de-marseille-ny-echappe-pas-exemple-limmobilier-de-la-rue-de-la-republiqu/</link>
<pubDate>Thu, 30 Oct 2008 14:07:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[De L&#8217;Elysée à Matignon, en passant par Bercy, le même refrain rythmait, il y a peu, la sérénit]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/10/rue-de-la-republique.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-446" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="rue-de-la-republique" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/10/rue-de-la-republique.jpg" alt="" width="365" height="263" /></a><strong>De L&#8217;Elysée à Matignon, en passant par Bercy, le même refrain rythmait, il y a peu, la sérénité feinte, rassurante et trompeuse, qui sied en période de crise</strong>. Celle-là même dont l’objet, salutaire, ne fait que nourrir les interstices du doute, début et fin d’un système économique fondé sur la confiance. Pourtant, en dépit de l’optimisme affiché, il n’aura fallu que quelques semaines pour que les pouvoirs publics dévoilent leur embarras face à la vitesse de propagation de la « Big depression » qui touche désormais les collectivités territoriales et leurs besoins exponentiels en matière d&#8217;emprunts.</p>
<p>Pour parer à cette énorme secousse budgétaire publique, le 21 octobre dernier, au terme d’une réunion de suivi du plan de refinancement des établissements en difficulté, le gouvernement décide discrètement de débloquer une enveloppe de 5 milliards d’euros pour garantir les prêts aux collectivités locales et couvrir leur gestion très souvent hasardeuse. Claude Bartolone, fraîchement élu à la tête du Département de Seine-Saint-Denis fustige la gestion de son prédécesseur communiste en découvrant un passif de 808 millions d’euros, généré par les seuls produits financiers toxiques. Dans les Bouches-du-Rhône, le bilan est moins morose grâce à la prudence budgétaire, prônée par le Président du Conseil général, Jean-Noël Guérini, et à un recours à l’emprunt composé à 83% de taux fixes. L&#8217;exemple est si rare qu&#8217;il convient de le saluer.</p>
<p>Néanmoins, nombre d’économistes prédisent désormais que les collectivités locales succomberont toutes à l’effet boule de neige de la crise selon le volume des montages bancaires &#8220;exotiques&#8221; réalisés. Problème : au jeu des disparités territoriales, la ville de Marseille ne s’en sort pas avec les honneurs (48% d&#8217;emprunts à taux variables), à l’image de la préoccupation grandissante entourant le projet de réhabilitation du centre ville, et plus particulièrement de la rue de la République, laissée entre les mains d’investisseurs privés, en proie à la spirale faillitaire.<!--more--><br />
<strong><br />
La rue de la République en faillite ?</strong><br />
Depuis 2004 en effet, la rue de la République, artère marseillaise emblématique, est le théâtre d’un Mic-Mac immobilier, sur fond de spéculations douteuses et de carence des pouvoirs publics.</p>
<p>A cette époque, la Société P2C décide de vendre l’intégralité de son patrimoine immobilier au fonds de pension américain, Lone Star-Fund IV. Bercés par le symbole de « l’American Dream », les élus locaux encensent ce transfert de propriété et goûtent au triomphalisme, en qualifiant l’opération de « véritable aubaine pour les habitants». Les travaux qui s’ensuivent, ne laissent planer aucun doute sur les prétentions de la mairie : le visage du quartier sera haut de gamme ou ne sera pas ! Nouvelles enseignes commerciales, rénovation des façades, remise à neuf des immeubles dans le plus pur style haussmannien, envolée des prix du mètre carré …</p>
<p>En 2007-2008, Lone Star revend son bébé à deux sociétés, Buildinvest, groupe immobilier français, et Atemi, filiale à 80% de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers, en réalisant au passage une plus-value de 94 millions d’euros. Là encore, la Ville n’est pas avare de félicitations, à l’instar de Jean-Claude Gondard, Secrétaire général de la Ville, obnubilé par « le moyen de redorer l’image de Marseille ».</p>
<p>Cependant, les réjouissances ne sont que de courte durée. Le 15 septembre 2008, la nouvelle tombe : Lehman Brothers est placé en situation de liquidation judiciaire, emportant dans la tourmente son fonds d’investissement, Lehman Brothers Real Estate Partners. Sa solide réputation sur la place new-yorkaise relayée au rang de  vague souvenir, la banque devient le symbole du marasme économique mondial. A des milliers de kilomètres de Wall Street, la faillite du géant américain fait l’effet d’une bombe en plein cœur de la rue de la République.</p>
<p>Riverains, politiques, associations se succèdent afin de briser le silence de la mairie de Marseille, quant au devenir d’un quartier fortement imprégné de « l’esprit lehmanien ». Comme à l’accoutumée, entre l’optimisme des cadres financiers en perte de crédibilité et l’excès de confiance de la droite locale, les premières réactions se veulent rassurantes. Pourtant, en coulisses, la rumeur enfle qu’Atemi souhaiterait se débarrasser de son cadeau empoisonné. Seul hic, les acquéreurs potentiels ne se bousculent pas au portillon et pour cause : qui serait assez téméraire pour lâcher 200 millions d’euros dans un projet d’investissement sentant le souffre ?</p>
<p><strong>Le  logement social trouble la mairie de Marseille</strong><br />
Face à ce dilemme, les dirigeants de la filiale ne tardent pas à trouver la solution miracle, en la personne des bailleurs sociaux. Début octobre, Jean-Claude Aznavour, directeur général d’Atemi, confirme officiellement l’intention du groupe de céder un quart de son patrimoine immobilier afin de favoriser la mixité sociale. Autant le dire franchement, cette initiative n’a pas été du goût de tous à l’Hôtel de Ville, peu enclin à verser dans le mélange des genres entre le haut standing et le locatif abordable.</p>
<p>Déjà, à l’origine du projet de réhabilitation urbaine, Danièle Servant, adjointe à l’urbanisme, n’avait pas caché sa volonté de lutter contre la prolifération des logements sociaux au sein de la Rue de la République. L’Association « <a href="http://www.centrevillepourtous.asso.fr/" target="_blank">Un centre ville pour tous</a> », œuvrant pour une meilleure représentativité des couches populaires en zone urbaine, a dû apprécier…</p>
<p>Toujours est-il que pour certains observateurs, la réticence municipale sous-tend un malaise plus politique qu’il n’y paraît. En effet, parmi les prétendants à l’appel d’offre, le positionnement ferme de l’OPAC-Sud, premier bailleur social du département, a jeté un froid dans l’équipe du Maire, Jean-Claude Gaudin, convaincue d’essuyer un revers de fortune cinglant en cas d’acquisition du futur ex-patrimoine d’Atemi par l’OPAC ou un quelconque bailleur social proche de la gauche. Rappelons que depuis presque dix ans, la droite locale porte à bout de bras le projet de réhabilitation du Centre ville, afin d’insuffler un nouvel élan à l’urbanisme marseillais.</p>
<p>Quoiqu’il en soit, le prochain rendez-vous aura lieu  le 4 novembre, date à laquelle seront déposées les candidatures et les offres indicatives d’achat. Aucun prix plancher n’étant fixé pour le moment, la bataille entre les prétendants au titre s’annonce d’ores et déjà serrée. Face à ce nouveau rebondissement, la mairie de Marseille, quant à elle, préfère jouer la carte du « Tout va bien dans le meilleur des mondes », à l’image de la conférence de presse du 23 octobre 2008, pendant laquelle Guy Teyssier a réaffirmé la poursuite des travaux de réhabilitation de la rue de la République… Sans piper mot sur la future venue de l’habitat social dans le quartier! Si le haut de gamme est acquis, la mixité sociale a encore du chemin à parcourir avant d’embellir le visage du centre ville de Marseille&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
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