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	<title>jean-pierre-faye &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/jean-pierre-faye/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "jean-pierre-faye"</description>
	<pubDate>Wed, 06 Jan 2010 07:51:41 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[L’Écluse de Jean-Pierre Faye]]></title>
<link>http://pagesapages.wordpress.com/2009/04/15/l%e2%80%99ecluse-de-jean-pierre-faye/</link>
<pubDate>Wed, 15 Apr 2009 08:26:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>cjeanney</dc:creator>
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<description><![CDATA[Parution en avril 2009 En janvier 1963, Jean-Pierre Faye conçoit les premières pages de L’Écluse de ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><!--[if gte mso 9]&#62;  Normal 0   21   false false false  FR X-NONE X-NONE                           &#60;![endif]--><!--[if gte mso 9]&#62;                                                                                                                                            &#60;![endif]--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span style="color:#ff6600;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">Parution en avril 2009</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><img class="alignleft size-full wp-image-827" title="jean_pierre_faye" src="http://pagesapages.wordpress.com/files/2009/03/jean_pierre_faye.jpg" alt="jean_pierre_faye" width="110" height="140" /></span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">En janvier 1963, </span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><strong>Jean-Pierre Faye</strong> conçoit les premières pages de <span style="color:#000000;">L’<strong>Écluse</strong> </span>de nuit, à la gare de Friedrichstrasse, à Berlin, entre le train souterrain de Berlin-Est et le train aérien de Berlin-Ouest. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">Ce livre, <span style="color:#808000;">Prix Renaudot 1964</span>, est réédité en ce moment (avril 2009) chez Hermann Littérature. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">L&#8217;occasion pour nous de découvrir ou de redécouvrir cet écrivain, poète, philosophe et penseur de la langue qu&#8217;est <strong>Jean-Pierre Faye</strong>. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">Créateur de la revue <a href="http://www.imec-archives.com/fonds/fiche.php?ind=CHG">Change,</a> il a initié le <span style="color:#000000;">« Mouvement du change des formes »</span>, travaillant autour de la formule <span style="color:#000000;">« La langue, en se changeant, change les choses »</span>.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">Autant le dire tout de suite, lire l’<span style="color:#000000;"><strong>Écluse</strong></span> est une expérience.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">Les mots cherchent leur chemin et roulent à travers la conscience. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">Dès les premières pages, l&#8217;immersion dans cette </span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">« </span><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">eau enfermée </span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><span style="color:#000000;"><span style="color:#000000;">»</span> </span></span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">qu&#8217;est l&#8217;</span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><strong><span style="color:#000000;">Écluse</span> </strong>est faite. Nous sommes dans un train, à côté d&#8217;</span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">«</span><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"> elle </span><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">»</span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">, nous voyons ce <span style="color:#000080;">qu&#8217;</span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">elle</span></span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"> voit, rien de plus,  son angle de vision est le nôtre. Nous lisons ses pensées les plus nettes comme les plus vaporeuses, celles qui  s&#8217;imposent comme celles qui surprennent au milieu de la somnolence&#8230; roulis du wagon, défilement du paysage&#8230;<strong><br />
</strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">Elle – parfois <span style="color:#000000;">« je »</span>, parfois<span style="color:#000000;"> « elle »</span>, parfois Vanna – vient d’une ville, d’une <span style="color:#000000;">« &#8220;île&#8221; tout en haut »</span>.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">« C’est comment de vivre là-bas ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">Tu n’avais pas l’air de savoir à l’époque grand-chose là-dessus, je te rappelais que la ville avait eu une longue et violente maladie, et personne n’avait su comment la soigner ; et que par hasard, ou faute de mieux et de savoir mieux faire, elle avait été coupée en deux. Et que le front, pour ainsi dire, ou le devant de la tête et du cerveau en avait été sectionné, rien que pour voir les effets qui suivraient – et qu’il vivait ainsi isolé et, si l’on veut, dans l’air tout à fait. Et il se trouvait que je vivais ainsi dans la moitié suspendue, dans &#8220;l’île&#8221; qui tenait toute seule en l’air. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">Les phrases longues s&#8217;enroulent, se déroulent, formant une musique complexe, simple ou énigmatique, et c’est comme prendre une succession d’escaliers, certains retors, d’autres raides, d’autres s’ouvrant sur des passages dérobés. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">La musique de l’écriture de l&#8217;<span style="color:#000000;"><strong>Écluse</strong></span> n&#8217;est pas mélodieuse au sens commun. Elle plane, plaçant le lecteur entre sensation et intellect. Elle interroge les mots et leur conscience. Elle s&#8217;approche d&#8217;une musique contemporaine que l’on sent construite par-delà ou en deçà ou à côté de la musique traditionnelle de cette langue entendue depuis les dictées de l’enfance.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">Il faut savoir accepter de se laisser porter, et faire silence pour écouter. Il faut s’autoriser à relâcher les mécanismes simples qui filtrent d’habitude l’écoulement des mots jusqu’à nous.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><strong>Jean-Pierre Faye</strong> semble saisir la pensée à sa source et dans son instantanéité. Il passe par la description de choses diffuses, par une voie qui n’est jamais formulée d’ordinaire, comme s’il cherchait à attraper l’idée de ces choses juste au moment où elles naissent et s’échappent du cerveau :</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">« Il touchait lentement de la main ce qu’il voyait, avec la paume plus qu’avec les doigts : Ici alors, c’est curieux, la lumière jette des grains que l’on ne voit pas et qui se changent dans la peau, et deviennent une très légère matière que je peux toucher, et qui changent la couleur et te mettent avec ton visage presque à égalité, et quand je te vois de très près je ne vois pas comment ils pourraient entrer, parce que tu es toute lisse et fermée, et cela veut dire alors qu’ils se changent en ce qu’ils étaient déjà, ou bien que tu es de la même étoffe qu’eux ? »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">Une ville morcelée et un mur (celui de Berlin) sont au centre de l’<span style="color:#000000;"><strong>Écluse</strong></span>. Un mur concret qui délimite, mais aussi un mur impalpable qui cerne chacun dans ses finitudes. L’écriture tente d’ignorer ce mur, puis s’y heurte, veut l’éviter, l’aplanir, le contourner, en constater les conséquences, l’expliquer… ? Il en appelle d’autres, d’autres murs dans d’autres villes, comme lorsque Vanna rencontre une femme née à Haïfa.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">« C’est une capitale coupée en deux comme ici, avec des tranchées.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">−J’aimerais bien aller là-bas.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">−Pour voir les tranchées ? Mais attention, là-bas, il y en a des deux côtés.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">Elle trace une double ligne au milieu de l’assiette, dans les trainées de crème et de sucre.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">−Non, pas pour les tranchées, pour voir la ville et le pays.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">[…]</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">−C’est loin, mais on peut y aller.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><span style="color:#000000;">Elle remarque aussi : D’ailleurs si nous étions domiciliés là-bas pour de bon, il nous serait permis, ici, de passer de l’autre côté, c’est curieux.<br />
Elle remarque aussi, presque tout bas : C’est quand même logique, mais c’est une logique qu’il faudrait inventer. »<br />
</span> <!--[if !supportLineBreakNewLine]--><br />
<!--[endif]--></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><img class="alignleft size-full wp-image-849" title="couv_ecluse" src="http://pagesapages.wordpress.com/files/2009/03/couv_ecluse.jpg" alt="couv_ecluse" width="120" height="182" />Lire l’<span style="color:#000000;"><strong>Écluse</strong></span> ne laisse pas indifférent, et je serais bien prétentieuse si je pensais être capable de retranscrire mon expérience. La</span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"> dernière page tournée, des sensations perdurent, peut-être insaisissables, à cause des chemins de traverse empruntés, à cause aussi de cette intimité forte avec le personnage de Vanna.  Tant de fois, nous avons été elle, sans la cloison des mots, mais au contraire à travers elle, avec le lien que ces mots ont lancé à travers les phrases. Nous l&#8217;avons habité&#8230;C’est un voyage dans la conscience de l’instant et dans la traduction de celui-ci, comme dans le travail d’englobement d’un paysage plus vaste, dans ses tensions, ses divisions, ses attentes et ses renoncements. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">Il ne pouvait en être autrement. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><span style="color:#000000;">« Augmenter l’espace respirable »</span>, telle est la superbe formulation qui qualifie le travail de <strong>Jean-Pierre Faye</strong>. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">Le temps de lire l&#8217;</span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><strong>Écluse</strong></span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">, le </span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><span style="color:#000000;">« réseau de l&#8217;eau s&#8217;est indéfiniment élargi </span></span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><span style="color:#000000;">» <span style="color:#000080;">et nous avons renversé </span></span></span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><span style="color:#000000;">« la tête vers le ciel, capitonné de blanc et quadrillé </span></span></span><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><span style="color:#000000;">».<span style="color:#000080;"> Nous avons respiré plus largement, en nous et dans cet ailleurs&#8230;</span><br />
</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#008000;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;">L&#8217;</span><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><strong>Écluse de <a href="http://www.jean-pierre-faye.com/">Jean-Pierre Faye</a></strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><strong><span style="color:#008000;">chez <a href="http://www.editions-hermann.fr/index.php">Hermann Littérature</a></span></strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000080;"><span style="font-size:14pt;font-family:&#34;"><strong><span style="color:#008000;"><br />
</span></strong></span></span></p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Naissance de l'Union des Écrivains]]></title>
<link>http://laquinzaine.wordpress.com/2008/05/12/naissance-de-lunion-des-ecrivains-mai-68/</link>
<pubDate>Mon, 12 May 2008 15:22:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>paulinethomas</dc:creator>
<guid>http://laquinzaine.wordpress.com/2008/05/12/naissance-de-lunion-des-ecrivains-mai-68/</guid>
<description><![CDATA[Michel Butor Archive Naissance de l&#8217;Union des écrivains par Bernard Pingaud Le 21 mai 1968, à ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Michel Butor Archive Naissance de l&#8217;Union des écrivains par Bernard Pingaud Le 21 mai 1968, à ]]></content:encoded>
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