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	<title>jeux-olympiques &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/jeux-olympiques/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "jeux-olympiques"</description>
	<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 15:44:25 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[On va rire]]></title>
<link>http://softeuropean.wordpress.com/2010/01/16/on-va-rire/</link>
<pubDate>Sat, 16 Jan 2010 10:59:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Grrrreg</dc:creator>
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<description><![CDATA[France Télévision, le groupe public de chaînes qui va diffuser les Jeux Olympiques de Vancouver en F]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">France Télévision, le groupe public de chaînes qui va diffuser les Jeux Olympiques de Vancouver en France, a annoncé qui allait être le spécialiste recruté pour commenter le tournoi de hockey.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.20minutes.fr/article/376402/Sport-Roch-Voisine-Je-vais-demystifier-le-hockey.php">Attention les yeux</a>&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Aaaahahahahahaahahhahahahaaahahhahahahahaaa! Oh mon dieu&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Alors là ça va être inoubliable.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Congrès de la FIE 2009 - Palerme - Italie - novembre 2009]]></title>
<link>http://escrimeliban.wordpress.com/2009/11/28/congres-de-la-fie-2009-palerme-italie-novembre-2009/</link>
<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 08:31:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>EscrimeLiban - ng</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le congrès de la Fédération Internationale d&#8217;Escrime s&#8217;est tenu les 21 et 22 novembre 20]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Le congrès de la Fédération Internationale d&#8217;Escrime s&#8217;est tenu les 21 et 22 novembre 20]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La flamme olympique à Québec, éteignons la.]]></title>
<link>http://lawgri.wordpress.com/2009/11/26/eteignons-la-flamme-olympique-a-quebec/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 16:26:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lawrence Griffin</dc:creator>
<guid>http://lawgri.wordpress.com/2009/11/26/eteignons-la-flamme-olympique-a-quebec/</guid>
<description><![CDATA[Qui ne se souvient pas de toutes les tentatives  d&#8217;éteindre la flamme olympique lors de son pé]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Qui ne se souvient pas de toutes les tentatives  d&#8217;éteindre la flamme olympique lors de son périple à travers le monde, et ce à quelques mois de l&#8217;ouverture des jeux olympiques de Pékin?</p>
<p>La même chose pourrait-elle arriver à Québec pour les jeux olympiques de Vancouver? Des activités officielles se tiendront à Québec les 2 et 3 décembre prochain et il y a  une activité appelée <a href="http://www.reseauforum.org/grille-calendrier/?q=node/3783">«ÉTEIGNONS LA FLAMME OLYMPIQUE À QUÉBEC!</a>» qui est organisée par le Réseau de Résistance anti-olympiques une organisation basée à Vancouver.</p>
<p>L&#8217;organisation dénonce que le caractère des jeux olympiques sont en fait: (&#8230;)«une affaire d&#8217;expulsions, de soif de profits»(&#8230;)etc.</p>
<p>On  va même à accuser les commanditaires, c&#8217;est-à-dire: la Banque Royale du Canada de contribuer à la pollution en étant le bailleur de fonds dans les projets de sables bitumineux de l&#8217;Alberta, alors que Coke Cola est accusée d&#8217;être responsable de la malbouffe, de détournement des eaux en Inde et d‘embaucher des paramilitaires en Colombie pour briser tout mouvement d‘ouvriers, et il ne faut surtout pas oublier bien entendu, de mentionner le vol des territoires amérindiens à Vancouver.</p>
<p>L&#8217;organisation  dit qu’il veut, en créant cette activité, passer un message  au monde entier «(&#8230;)que nous ne voulons &#8220;Pas d&#8217;olympiques sur des terres autochtones volées!&#8221;».</p>
<p>Bien que je reconnaisse le bien fondé de certaines manifestations pacifiques, je commence à avoir de plus en plus de difficulté  à appuyer certaines causes défendues par certains organismes ou les partis politiques, puisqu&#8217;ils utilisent des termes comme «nous» et «on», parce que ça fait tellement inclusif, et il arrive que je ne me retrouve même pas dans les valeurs défendues par les organisateurs d&#8217;événements ou encore des partis politiques comme le Bloc Québécois, comment peuvent-ils prétendre parler en mon nom.</p>
<p>En ce qui concerne l’activité du 2 décembre, j’ai hâte de voir si on va attirer bien des manifestants, où si les gens préféreront plutôt prendre part aux activités, parce qu’il ne faut pas oublier que Québec a déjà été candidate il y quelques années pour le jeux olympiques d’hiver, et beaucoup de québécois les veulent toujours, et la ville et le gouvernement du Québec  ont mis une organisation sur pied pour plancher sur un nouveau projet de jeux olympiques d’hiver.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ambroise Tézenas et les Hutongs de Pékin]]></title>
<link>http://citizenzoo.wordpress.com/2009/11/16/ambroise-tezenas-et-les-hutongs-de-pekin/</link>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 04:57:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>citizenzoo</dc:creator>
<guid>http://citizenzoo.wordpress.com/2009/11/16/ambroise-tezenas-et-les-hutongs-de-pekin/</guid>
<description><![CDATA[Que sont devenues les Hutongs ? Plus d&#8217;un demi-siècle après l&#8217;instauration du modèle com]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/parisart-15-ambroisetezenas7-g-63384.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5731" title="parisart-15-AmbroiseTezenas7-G-63384" src="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/parisart-15-ambroisetezenas7-g-63384.jpg" alt="" width="497" height="397" /></a></p>
<p><span style="color:#daa520;">Que sont devenues les Hutongs ?</span> Plus d&#8217;un demi-siècle après l&#8217;instauration du modèle communiste, les dirigeants de la Chine ont jeté les bases d&#8217;une nouvelle grande puissance remodelant à grande échelle le paysage urbain. En passant d&#8217;une économie étatique et planifiée à une économie de marché, d&#8217;une économie rurale à une économie industrielle urbaine, et enfin, de l&#8217;autarcie à l&#8217;ouverture au monde, la Chine est devenue l&#8217;eldorado des multinationales. Cette nouvelle ère impose la mise en chantier d&#8217;un nouveau décor.</p>
<p><a href="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/ambroise-tezenas.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5732" title="ambroise-tezenas" src="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/ambroise-tezenas.jpg" alt="" width="344" height="261" /></a></p>
<p><span style="color:#daa520;">En moins de dix ans, l&#8217;équivalent de Paris intra-muros</span> aura été rasé et reconstruit. Promue capitale de l&#8217;Empire en 1267, par la dynastie mongole des Yuan, Pékin connaît un tournant historique jusqu&#8217;alors inégalé. Cette capitale de 15 millions d&#8217;habitants était encore, il y a trente ans, un vaste village construit au ras du sol.</p>
<p><a href="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/parisart-15-ambroisetezenas5-g-97538.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5733" title="parisart-15-AmbroiseTezenas5-G-97538" src="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/parisart-15-ambroisetezenas5-g-97538.jpg" alt="" width="395" height="316" /></a></p>
<p><span style="color:#daa520;">Aujourd&#8217;hui, les ruelles étroites du vieux Pékin appelées Hutongs,</span> où s&#8217;alignent les traditionnelles maisons collectives bâties autour d&#8217;une cour carrée, sont détruites pour laisser place à de grands immeubles modernes ou à de larges avenues. Dès lors que le signe « chai », qui signifie détruire, estampille les façades des maisons, il reste deux semaines aux habitants pour organiser leur déménagement. Les expropriés doivent ainsi quitter le centre ville, à l&#8217;habitat jugé malsain, pour les banlieues lointaines.</p>
<p><a href="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/parisart-15-ambroisetezenas3-g-14666.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5734" title="parisart-15-AmbroiseTezenas3-G-14666" src="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/parisart-15-ambroisetezenas3-g-14666.jpg" alt="" width="445" height="356" /></a></p>
<p><span style="color:#daa520;">Ambroise Tézenas a photographié ce qu&#8217;il reste</span> de son coeur historique et populaire. Ses vues de nuit en saisissent l&#8217;âme. La lueur qui habite ces venelles est bien différente des néons fluorescents des nouveaux buildings qui envahissent leur territoire. Avec les Jeux Olympiques, c&#8217;est tout un pays qui s&#8217;est affairé à radicaliser son urbanisme. Nuit et jour des tours de bureaux, des complexes résidentiels et autres centres commerciaux sont sortis de terre comme pour donner à l&#8217;occident un gage de son développement. Mais, le théâtre du peuple n&#8217;est-il pas construit sur des sables mouvants ?</p>
<p><span style="color:#993300;">source: agendeo.fr</span></p>
<p><a href="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/ambroise_tezenas-69af7.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5735" title="Ambroise_tezenas-69af7" src="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/ambroise_tezenas-69af7.jpg" alt="" width="345" height="288" /></a></p>
<p><a href="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/hutong-no-1-2002.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5736" title="Hutong no 1, 2002" src="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/hutong-no-1-2002.jpg" alt="" width="417" height="334" /></a></p>
<p><a href="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/parisart-15-ambroisetezenas2-g-51195.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5737" title="parisart-15-AmbroiseTezenas2-G-51195" src="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/parisart-15-ambroisetezenas2-g-51195.jpg" alt="" width="436" height="349" /></a></p>
<p><a href="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/parisart-15-ambroisetezenas4-g-76710.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5738" title="parisart-15-AmbroiseTezenas4-G-76710" src="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/parisart-15-ambroisetezenas4-g-76710.jpg" alt="" width="394" height="314" /></a></p>
<p><a href="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/parisart-15-ambroisetezenas6-g-93188.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5739" title="parisart-15-AmbroiseTezenas6-G-93188" src="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/parisart-15-ambroisetezenas6-g-93188.jpg" alt="" width="347" height="278" /></a></p>
<p><a href="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/parisart-15-ambroisetezenas8-g-37346.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5740" title="parisart-15-AmbroiseTezenas8-G-37346" src="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/11/parisart-15-ambroisetezenas8-g-37346.jpg" alt="" width="403" height="323" /></a></p>
<p><span style="color:#993300;">toutes les photos sont d&#8217;Ambroise Tézenas</span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les balayeurs des glaces]]></title>
<link>http://ceciestunexercice.wordpress.com/2009/11/14/les-balayeurs-des-glaces/</link>
<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 14:25:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>ceci est un exercice</dc:creator>
<guid>http://ceciestunexercice.wordpress.com/2009/11/14/les-balayeurs-des-glaces/</guid>
<description><![CDATA[Considéré pour beaucoup comme le &#8220;sport officiel des agents d’entretien&#8221;, le curling est]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Considéré pour beaucoup comme le &#8220;sport officiel des agents d’entretien&#8221;, le curling est pourtant tout sauf une simple affaire de nettoyage. La France affiche même de très sérieuses ambitions sportives. A un peu moins de 3 mois du début des Jeux Olympiques de Vancouver au Canada, coup de projecteur sur ce sport méconnu en France où le balai est roi.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_3824" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><strong><strong><img class="size-full wp-image-3824" title="Curleurs russes frottant la glace" src="http://ceciestunexercice.wordpress.com/files/2009/11/2932445271_0cd7c081401.jpg" alt="Curleurs russes frottant la glace" width="500" height="498" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">Au curling, ce sont les hommes qui passent le balai. (crédit: inthebag.golf/flickr.com) </p></div>
<p><strong> </strong></p>
<p><!--more-->Eric Le Chanony, directeur technique national (DTN) en charge du curling est catégorique. L’équipe de France de curling vise une médaille aux J.O. de Vancouver en février prochain. <em>&#8220;Les Canadiens semblent intouchables, parce qu’ils sont techniquement trop forts, mais derrière&#8230; Lors des 3 derniers championnats du monde, l&#8217;équipe a affiché de belles promesses. On peut espérer.&#8221; </em> L’équipe de France va participer pour la 2<sup>ème</sup> fois aux J.O., après ceux de Salt Lake City en 2002, et à donc d’ors et déjà de l’ambition à revendre. Elle est intégralement constituée de l’équipe championne de France, Chamonix, autour de son capitaine Thomas Dufour.</p>
<p><strong>Un jeu simple, un balai omniprésent</strong></p>
<p>Pour expliquer les règles du jeu du curling, Alain Contat, président de la commission sportive nationale du curling français affirme que c’est <em>&#8220;surtout un jeu d’adresse, de stratégie et de glisse</em>.&#8221; 2 équipes de 4 curleurs s’affrontent. Le but du jeu est simple. Faire glisser une pierre de granit d’environ 20 kilos sur une piste de glace mesurant 42 mètres, de manière à ce qu’elle s’arrête au plus près d’une cible, appelée maison. Au terme de la manche, l’équipe qui compte une ou plusieurs pierres le plus proche du centre marque un nombre équivalent de points. Une rencontre se joue sur 8 voire 10 manches selon le type de compétition.</p>
<p>Et le balai dans tout cela? Il est utilisé pour chaque tir. 2 joueurs frottent vigoureusement la glace,  modifiant ainsi la trajectoire ou augmentant  la distance de la pierre. Un curleur ne peut pas jouer sans balai.</p>
<p>En France, le nombre de curleurs licenciés est de 300. Devant un chiffre si peu élevé, les perspectives de développement et de promotion semblent limitées. Alain Contat évoque ces difficultés : <em>&#8220;On a expliqué à la fédé (ndlr fédération française des sports de glace) qu’il nous fallait une halle dédiée au curling. Nos meilleurs représentants sont dans l’obligation d’aller s’entrainer à l’étranger, et notamment en Suisse. Une médaille aux Jeux nous permettrait, je crois, de faire avancer les choses.&#8221; </em>Il y a quand même un projet de construction d&#8217;une halle à Besançon qui part d&#8217;une initiative privée.</p>
<p><strong>Un sport souvent méprisé</strong></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } -->A la question <em>&#8220;comment réagissent les curleurs lorsqu’on leur dit qu’ils font le métier des agents d’entretien&#8221;</em>, Alain Contat répond et avec le sourire que c’est la mauvaise blague habituelle. <em>&#8220;De toute manière, on ne peut pas descendre plus bas depuis que l’on nous a dit que nous étions une bande de ménagères dégénérés sur congélateur géant.  On ne se préoccupe pas de cela.</em>&#8221; Emmener une équipe de France aux Jeux, avec simplement 300 licenciés, reste, à ses yeux une sacrée performance.  Pour la médaille, il faudra balayer. Vite et bien. C’est la dure loi du curling.</p>
<p style="text-align:right;"><strong>Valentin Gendrot</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Du ski de fond au Brésil]]></title>
<link>http://haroldguillemette.wordpress.com/2009/11/12/du-ski-de-fond-au-bresil/</link>
<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 02:33:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Harold Guillemette</dc:creator>
<guid>http://haroldguillemette.wordpress.com/2009/11/12/du-ski-de-fond-au-bresil/</guid>
<description><![CDATA[Jacqueline Mourão, athlète brésilienne mariée au coloré Guido Visser et première brésilienne à parti]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://www.jaquemtb.com/accueil.htm">Jacqueline Mourão</a>, athlète brésilienne mariée au coloré Guido Visser et première brésilienne à participer aux J.O. d&#8217;été et d&#8217;hiver est allée faire du ski de fond sur le sable au Brésil. Elle représentera son pays aux Jeux Olympiques de <a href="http://www.vancouver2010.com/f">Vancouver 2010</a> en ski de fond.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/jbSJvw7Vj38&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/jbSJvw7Vj38&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[JO: Un Nuage Artificiel sur Londres? ]]></title>
<link>http://leguardien.wordpress.com/2009/11/11/jo-un-nuage-artificiel-sur-londres/</link>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 16:12:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>manifestmagazine</dc:creator>
<guid>http://leguardien.wordpress.com/2009/11/11/jo-un-nuage-artificiel-sur-londres/</guid>
<description><![CDATA[&#8220;The Cloud&#8221; est le nom du projet qu&#8217;un groupe d&#8217;artistes et d&#8217;architec]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://raisethecloud.org/">&#8220;The Cloud&#8221;</a> est le nom du projet qu&#8217;un groupe d&#8217;artistes et d&#8217;architectes internationaux a présenté au maire de Londres pour les Jeux olympiques 2012.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/NmEBFWXMImM&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/NmEBFWXMImM&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>FLUX DE DONNEES </strong></p>
<p><strong></strong>La structure se compose d&#8217;une tour haute de 120 mètres sur laquelle sera suspendue un réseau de bulle de plastique géantes. Celles-ci constitueront le gigantesque nuage (The Cloud) sur lequel seront projetés des jeux de lumière ou des informations telles que la météo, résultats de match, et ainsi de suite).</p>
<p>Google pour sa part a proposé un &#8220;flux de recherche sur les Jeux olympiques, de façon à fournir un baromètre en temps réel de l&#8217;humeur dans la ville&#8221;. (Source: <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/8350770.stm">BBC</a>)</p>
<p>Une autre particularité du projet est le mode de financement: &#8220;Nous voulons inviter les gens à participer à la création de The Cloud&#8221;, déclare Carlo Ratti.&#8221; La flexibilité de la structure nous permet de décider de la taille en fonction du montant du financement reçu.&#8221; Pour cette raison, il a lancé un site sur lequel il sera prochainement possible de faire des micro-donations à partir de £ 1. De cette façon, vous pouvez devenir propriétaires d&#8217;un pixel, mais aussi d&#8217;une bulle intégral.</p>
<p>Le maire de Londres, <a href="www.london.gov.uk/mayor/">Boris Johnson,</a> arrêtera prochainement son choix. Nous saurons alors si &#8220;The Cloud&#8221; ou un autre projet présenté par des artistes de renommée internationale, tels que Anish Kapoor et Antony Gormley, remportera la mise.</p>
<p><strong>Liens:</strong></p>
<p><a href="http://raisethecloud.org/">The Cloud site officiel</a></p>
<p><a href="http://twitter.com/raisethecloud">The Cloud sur Twitte</a><a href="http://www.london.gov.uk/">r</a></p>
<p><a href="http://www.london.gov.uk/">La Marie de Londres</a></p>
<p><a href="http://www.google.com/search?hl=en&#38;client=firefox-a&#38;rls=org.mozilla%3Aen-US%3Aofficial&#38;hs=CKF&#38;q=google+london+olympics+digital+cloud&#38;aq=f&#38;oq=&#38;aqi=">Articles</a> (Anglais)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Dans 100 jours : les JO de Vancouver]]></title>
<link>http://olivgraphic.wordpress.com/2009/11/05/dans-100-jours-les-jo-de-vancouver/</link>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 22:07:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>olivgraphic</dc:creator>
<guid>http://olivgraphic.wordpress.com/2009/11/05/dans-100-jours-les-jo-de-vancouver/</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;hiver arrive, et avec lui les prochains Jeux Olympiques, qui auront lieu à Vancouver, au Can]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>L&#8217;hiver arrive, et avec lui les prochains Jeux Olympiques, qui auront lieu à Vancouver, au Canada, du 12 au 28 février 2010. A 100 jours du début des compétitions, le design étonnant des médailles a été révélé.</p>
<p><a href="http://olivgraphic.wordpress.com/files/2009/11/vancouver-medailles-jo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-998" title="vancouver-medailles-jo" src="http://olivgraphic.wordpress.com/files/2009/11/vancouver-medailles-jo.jpg" alt="vancouver-medailles-jo" width="240" height="238" /></a></p>
<p>Extrait du communiqué du Comité National Olympique et Sportif : <em>&#8220;Chaque médaille est une œuvre d&#8217;art unique représentant les œuvres réalisées par des artistes autochtones contemporains. Ces médailles sont en outre en relief, une autre première dans l&#8217;histoire des Jeux.</em></p>
<p><em>La forme originale des médailles s&#8217;inspire des vagues de l’océan, de la neige soulevée par le vent et des paysages montagneux de la région accueillant les Jeux ainsi que du Canada.&#8221;</em></p>
<p><em><a href="http://olivgraphic.wordpress.com/files/2009/11/vancouver-olympic_gold_medal.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-999" title="vancouver-olympic_gold_medal" src="http://olivgraphic.wordpress.com/files/2009/11/vancouver-olympic_gold_medal.jpg" alt="vancouver-olympic_gold_medal" width="231" height="181" /></a></em></p>
<p>Chaque médaille fait 100 mm de diamètre, et pèse de 500 à 570 grammes.</p>
<p>Si l&#8217;événement est à l&#8217;image de ces médailles et de l&#8217;habillage graphique, ça promet une belle réussite. Plus d&#8217;infos sur <a href="http://www.vancouver2010.com/fr/nouvelles-olympiques/voici-les-m%C3%A9dailles_170520qw.html" target="_blank">le site des JO de Vancouver</a>.<em><br />
</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La princesse du patinage artistique : Yu-Na KIM]]></title>
<link>http://esadseinternational.wordpress.com/2009/10/26/la-princesse-du-patinage-artistique-yu-na-kim/</link>
<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 09:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>esadseautourdumonde</dc:creator>
<guid>http://esadseinternational.wordpress.com/2009/10/26/la-princesse-du-patinage-artistique-yu-na-kim/</guid>
<description><![CDATA[Le 18 octobre, la Coréenne Yu-Na Kim, championne du monde en titre, a pris la tête du Trophée Bompar]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le 18 octobre, la Coréenne Yu-Na Kim, championne du monde en titre, a pris la tête du Trophée Bompard, première épreuve du Grand Prix ISU, avec 76,08 points, devant les Japonaises Yukari Nakano (59.64) et Mao Masada, championne du monde 2008 (58.96), à Paris. Gwendoline Didier, seule Française engagée, s&#8217;est classé dixième et dernière (41.96).</p>
<p>Yu-Na Kim est née en 1990. A l&#8217;âge de 7ans, elle a commencé à apprendre le patinage artistique. Dans ce concours, elle s’est retrouvée première au classement mondial (pour les femmes). Son concept est celui de « James Bond girl », elle le joue merveilleusement, j&#8217;en ai la chair de poule. Avec son jeu, ses expressions faciales, j&#8217;ai l’impression qu&#8217;elle va sortir un pistolet pendant son numéro. A chaque fois, elle gagne plus de points pour la partie artistique que les autres concurrentes.</p>
<p>Avec son grand succès, elle a déjà gagné beaucoup d’argent grâce à la publicité et verse une contribution. Son but ultime est la médaille d&#8217;or aux Jeux Olympiques. C&#8217;est dommage que je sois à Saint-Etienne car si j&#8217;habitais à Paris, j&#8217;y serais allée pour l’applaudir. Elle est vraiment belle et ressemble à un ange, alors admirez son style !</p>
<p>So-Yong SHIN, étudiante coréenne, 1<sup>ère</sup> année</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/sn8zCr4jJkM&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/sn8zCr4jJkM&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/spH_5qkpJYo&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/spH_5qkpJYo&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[C'était l'an dernier à Pékin]]></title>
<link>http://citizenzoo.wordpress.com/2009/10/23/cetait-lan-dernier-a-pekin/</link>
<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 05:40:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>citizenzoo</dc:creator>
<guid>http://citizenzoo.wordpress.com/2009/10/23/cetait-lan-dernier-a-pekin/</guid>
<description><![CDATA[source: rsf.org]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-4839" href="http://citizenzoo.wordpress.com/2009/10/23/cetait-lan-dernier-a-pekin/rsf_pekin2008_1024/"><img class="aligncenter size-full wp-image-4839" title="rsf_pekin2008_1024" src="http://citizenzoo.wordpress.com/files/2009/10/rsf_pekin2008_1024.jpg" alt="rsf_pekin2008_1024" width="497" height="372" /></a><br />
<span style="color:#993300;">source: rsf.org</span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rio’s Paineiras Hotel to Receive Eco Renovation]]></title>
<link>http://dzigning.wordpress.com/2009/10/20/rio%e2%80%99s-paineiras-hotel-to-receive-eco-renovation/</link>
<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 21:45:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>enrimato</dc:creator>
<guid>http://dzigning.wordpress.com/2009/10/20/rio%e2%80%99s-paineiras-hotel-to-receive-eco-renovation/</guid>
<description><![CDATA[Complex Paineiras Hotel Avec la Coupe du Monde aura lieu au Brésil en 2014 et les Jeux olympiques d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Complex Paineiras Hotel Avec la Coupe du Monde aura lieu au Brésil en 2014 et les Jeux olympiques d]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Monsieur de Sainte-Clothilde]]></title>
<link>http://balsus28.wordpress.com/2009/10/20/monsieur-de-sainte-clothildes/</link>
<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 11:02:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>balsus28</dc:creator>
<guid>http://balsus28.wordpress.com/2009/10/20/monsieur-de-sainte-clothildes/</guid>
<description><![CDATA[Monsieur de Sainte-Clothilde Quarens quem devoret Cherchant quelqu’un à dévorer « Ne respirez plus, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p align="center"><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<h2>Monsieur de Sainte-Clothilde</h2>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p style="text-align:right;"><strong><em>Quarens quem devoret</em></strong></p>
<p align="right"><em>Cherchant quelqu’un à dévorer</em></p>
<p style="text-align:justify;">« Ne respirez plus, dit l’assistante.</p>
<p style="text-align:justify;">— (…)</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est terminé. Rhabillez-vous », conclut-elle avant de couper l’alimentation des cinq lampes au xénon orientées par des bras articulés.</p>
<p style="text-align:justify;">Sainte-Clothilde se releva pour s’asseoir sur le lit d’examen, à présent mal éclairé par deux néons bleu pâle dont l’un grésillait sans discontinuer. Accaparée par une paroi écran où elle déchiffrait sans mot dire des séries de chiffres et d’indicateurs, la jeune femme ne semblait pas devoir quitter les lieux. Sonné par les analgésiques et le traitement antirejet, Sainte-Clothilde renonça à lui demander de le laisser seul pour récupérer. Son opération était finie depuis trois bonnes heures. Il avait repris conscience dans cette petite salle de l’Institut des Performances Appliquées, cette jeune personne en blouse bleue penchée sur lui, brune élancée impassible, peau mate, geste raide.</p>
<p style="text-align:justify;">Le bas du dos endolori – endroit de la greffe, – il attrapa son pantalon et sa chemise suspendus à un portemanteau, les renfilant en essayant de maîtriser son vertige. Se chausser se révéla le plus délicat : il dut s’appuyer contre une armoire métallique où des rangées d’instruments chirurgicaux et de petits flacons étiquetés étaient alignées avec méthode. L’assistante finit par regarder avec indifférence sa silhouette courtaude qui reprenait vie. Le visage du coureur, joufflu à cause des substances dopantes, était plutôt ingrat, rond, avec deux grands yeux noirs enfoncés dans leurs cavités, le nez écrasé par un accident de course.</p>
<p style="text-align:justify;">« Vous êtes prêt ? (Il hocha la tête.) Le professeur Stakonov va vous recevoir. Elle désire préciser certaines précautions à respecter consécutives à la pose d’un ZT-32 en région lombaire. Ici, nous pensons que c’est important.</p>
<p style="text-align:justify;">— D’accord… (Il s’éclaircit la voix.) Pour moi, il y a autre chose de fondamental : quels sont vos nom et prénom ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais nous ne sommes pas dans un… Éphigie du Bosphore-sur-Rivage, soupira-t-elle.</p>
<p style="text-align:justify;">— Tiens, vous êtes du Bosphore. De quel fuseau planétaire ? Non, peu importe. J’aurais juré que vous veniez de l’Étoile Orientale de Constantinople.</p>
<p style="text-align:justify;">— Vous avez fini ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Quoi donc ?</p>
<p style="text-align:justify;">— De vous habiller.</p>
<p style="text-align:justify;">— Ma foi, oui, je crois bien. (Un sujet délicat continuait à le tarauder. Il s’interrogeait depuis qu’il l’avait vue, si méthodique, toujours inexpressive.) Au fait, ne le prenez pas mal, mais êtes-vous vraiment humaine, mademoiselle du Bosphore ? »</p>
<p style="text-align:justify;">Offusquée, elle cabra du sourcil, répliquant sèchement : « Monsieur de Sainte-Clothilde, cette question représente une grave entorse à la loi. Elle tombe sous le coup du titre 12 alinéa 83 de la XII<sup>e</sup> constitution galactique. En vertu de ce texte universel, toute discrimination notoire s’apparente à&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">— Bon, bon, ça va, s’inclina-t-il sans cesser pour autant de scruter la prunelle jaune et violette de l’assistante. (Sa réaction, facilement programmable, n’apportait pas d’éléments suffisamment déterminants. Difficile de se prononcer. Peut-être était-il effectivement confronté à une créature synthétique de la dernière génération, mais affecter une holog à une telle tâche de contrôle <em>a posteriori</em>, finalement peu spécialisée, aurait été un mauvais calcul financier – à moins que leur Institut des Performances Appliquées ne soit géré par des philanthropes. Dans son état normal, Philippo de Sainte-Clothilde eût probablement pu établir la vérité sur cette Éphigie. Avec les drogues dont on l’avait gavé, inutile d’y compter.) N’en parlons plus.</p>
<p style="text-align:justify;">— Suivez-moi », l’invita froidement l’assistante qui avait retrouvé tout son aplomb. Si elle n’était pas une holog, elle pouvait les imiter à la perfection.</p>
<p style="text-align:justify;">Stakonov : érigée derrière son bureau avec une dalle écran, femme tronc aux angles droits sévères, l’œil ocre suspicieux, la voix solennelle et cassante. De longs cheveux bruns entremêlés de minuscules fibres lumineuses s’enrubannaient en arbre de Noël au-dessus de sa tête. Fatigué, la tête bourdonnante, Philippo de Sainte-Clothilde souhaita vite la faire taire, mais il n’était toujours pas capable de s’insurger, d’autant que devant regagner seul sa chambre, il lui fallait ménager ses forces. Ahmed de Jérusalem – son entraîneur – s’était défilé pendant l’intervention, laissant un message griffonné sur un papier à en-tête de l’institut : « <em>Tiens bon, mon fils préféré ! Je vais guincher en éclaireur dans les meilleurs bouges de Solar-X. RV à partir de 23 heures à l’Élite Saturnin. Tu troues déjà le plafond, saligaud ! Gardes-en un peu pour les hologs ! Schuss !</em> »</p>
<p style="text-align:justify;">C’était la signature d’Ahmed de Jérusalem : directe, expressive, un peu vulgaire mais enjouée. Ahmed avait connu son jour de gloire, trente ans auparavant, atteignant les finales inter-ligues de demi-fond et raflant l’or aux olympiades de Kalioric. On l’avait hissé quelques mois au sommet, l’invitant à toutes les technoparty du gotha sportif et médiatique, devenant même la vedette d’un clip publicitaire pour Soda Milky Corporation, l’un des dix premiers mégatrusts alimentaires de la  galaxie. Après le tournage, Ahmed s’était emballé, sollicitant jusqu’à l’excès ses trop nombreux appendices transplants – plus d’une quinzaine. Aveuglé par sa soudaine célébrité, il était persuadé qu’il aurait toujours assez de crédits pour se faire reconstruire et poursuivre sa brillante carrière. Un peu plus tard – trop tard, – il avait dû constater qu’il avait lui-même définitivement gaspillé toute possibilité technique de rattraper ses frasques, pire, de rester un athlète susceptible d’appâter entraîneur et sponsor, ne serait-ce qu’en coupe de poule. Passé quelques mois – l’intermède de sa renommée, – il avait perdu tous ses nouveaux amis et hérité d’un corps diminué, usé jusqu’à la  corde. S’enchaînèrent six années en enfer, avant qu’il ne devînt entraîneur.</p>
<p style="text-align:justify;">Huit ans plus tôt, c’était lui qui avait remodelé Philippo de Sainte-Clothilde ; bien leur en avait pris à tous deux : sous sa conduite ferme et avisée, son poulain avait constamment progressé, allant de championnat planétaire en coupe confédérée, jusqu’à être retenu pour les jeux galactiques décennaux. Ceux-ci débutaient dans trois semaines à Munik, capitale de la planète Calypso ; une centaine de ligues et de confédérations interplanétaires venaient s’y mesurer dans deux cent trois disciplines après d’interminables éliminatoires étalées sur six années. Depuis la qualification de son athlète, Ahmed de Jérusalem s’emparait de chaque prétexte pour signifier à Sainte-Clothilde qu’il lui devait tout, l’intéressé rétorquant que ce n’était plus lui qui mettait sa vie en péril, manquant s’abîmer en vrille ou en chandelle dans chaque courbe un peu serrée.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce n’était pas non plus Ahmed qui avait décidé de recourir à cet institut en marge des circuits officiels, spécialisé dans l’ajout d’implants frôlant l’illégalité, a priori efficaces mais aussi risqués pour l’organisme. En ayant été autrefois la victime, l’ancien champion désap­prouvait toute surenchère technologique, mais il s’était résigné devant la ferme résolution de son sportif. Au moins étaient-ils tous deux en accord sur le danger d’implants comme le ZT-32, dernier-né de la gamme des processeurs de l’institut basé sur le principe (contesté) des protohormones de synthèse enrichies. Se doter de telles physiopuces était tout, sauf innocent et anodin.</p>
<p style="text-align:justify;">Épuisé par l’opération, agacé par son verbiage, il coupa la parole au professeur qui débitait tous les habituels effets organiques et psychiques dus aux processeurs de compétition. Son passé d’athlète et les dix implants – onze avec celui d’aujourd’hui – dont il était actuellement doté un peu partout lui avaient enseigné tout ce qu’il devait savoir sur le sujet. « Non, écoutez-moi, quelles sont désormais mes chances ? Les chances de réussite ? »</p>
<p style="text-align:justify;">Stakonov prit un air pincé : « Les premières mesures <em>in vivo</em> de cet après-midi avec le ZT sont positives.</p>
<p style="text-align:justify;">— D’accord. Quel est mon nouveau rendement ? Donnez-moi le rendement.</p>
<p style="text-align:justify;">— Pour votre profil, nous tablons sur un gain moyen de 3 % en reprise et de 4 % en résistance à décélération. »</p>
<p style="text-align:justify;">Il calcula mentalement. « Ce sera juste pour passer les dernières qualifications.</p>
<p style="text-align:justify;">— Oui, à moins… – elle parut hésiter – à moins que vous n’utilisiez notre botte secrète. (Le chignon lumineux du professeur émit un discret carillon ornemental à déclenchement aléatoire.)</p>
<p style="text-align:justify;">— Votre machine de guerre ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Le GSO4 : une nouvelle puce qui ne sera peut-être jamais commercialisée. Votre nouveau sponsor, la Fédération Autonome, n’a pas dû vous en faire part.</p>
<p style="text-align:justify;">— En effet.</p>
<p style="text-align:justify;">— En résumé, ce n’est que le prototype d’un processeur à génération dynamique et intelligente de molécules suroxygénées. Il faudrait y inclure la courbe de montée en charge optimale par rapport à votre masse musculaire et vos différents taux sanguins. Pour être franche, à cause d’un temps de latence important, nous ne sommes pas encore certains d’obtenir un avantage décisif dans des conditions de course.</p>
<p style="text-align:justify;">— Arrêtez. On discute entre spécialistes. Combien ? »</p>
<p style="text-align:justify;">Elle le dévisagea quelques instants, avant de lâcher, comme à contrecœur : « D’après nos derniers calculs, classe AAC, effet potentiel 18, <em>a</em><em> minima</em>.</p>
<p style="text-align:justify;">— <em>A minima</em> ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Oui.</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais alors, avec ça, je serais assuré de franchir la phase des dernières qualifications ?</p>
<p style="text-align:justify;">— D’un point de vue technique, et sous réserve d’une adaptation programmée à votre biotype, c’est probable.</p>
<p style="text-align:justify;">— Allez, qu’est-ce qui pourrait bien clocher ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Même si les meilleurs scientifiques reconnaissent qu’il s’agit là d’une voie promise à un bel avenir, la suroxygénation moléculaire n’en est encore qu’au stade expérimental. Nous manquons de recul.</p>
<p style="text-align:justify;">— Je me fous du recul. Je vais de l’avant, je veux gagner, c’est tout. C’est bien pour ça que je suis ici, non ? (Elle approuva du bout des lèvres.) Et c’est aussi pour ça que la Fédéra­tion Autonome vous rémunère, exact ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Oui.</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais alors, pourquoi ce n’est pas cette puce que vous m’avez greffée tout à l’heure ? Je ne comprends pas. C’est la fédé qui était contre ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Votre sponsor – je reprends leurs termes – ne souhaite pas vous faire courir de risques inconsidérés.</p>
<p style="text-align:justify;">— Merde, ce n’est pas à eux de décider ! C’est moi qui cours, bon sang !</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est exact.</p>
<p style="text-align:justify;">— Alors, vous cherchez un cobaye, pas vrai ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Ce n’est pas le terme que j’emploierais. Nous sommes déjà passés par toutes les étapes habituelles de pré-validation humaine. Elles n’ont rien révélé de négatif, mis à part, avec un usage intensif, une dégradation temporaire et limitée du système immunitaire. En fait, il nous manque seulement une série d’essais en contexte compétitif pour boucler le long pro­cessus d’homologation, à supposer que les laboratoires intergouvernementaux se résignent à se laisser devancer par notre institut, ce qui me surprendrait. Vous devez savoir que nous sommes aujourd’hui pratiquement les seuls à nous être engagés sur le chemin de la suroxygé­nation, ce qui contrarie au plus haut point le puissant lobby des implants.</p>
<p style="text-align:justify;">— Vous feriez de l’ombre à trop de monde, c’est ça ?</p>
<p style="text-align:justify;">— En quelque sorte.</p>
<p style="text-align:justify;">— Si j’acceptais de me faire greffer là, tout de suite, le GSO4 et que je sorte médaillé des olympiades, ce ne serait pas la fin de vos ennuis ?</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est-à-dire ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Je veux dire, quelle preuve plus éloquente pour l’efficacité de votre nouvelle technique ? Avec ma victoire et l’annonce <em>a posteriori</em> de la pose du GSO4, vous couperiez l’herbe sous le pied à tous vos détracteurs. Plus personne ne pourrait s’opposer à la mise sur le marché de vos puces à suroxygénation. Vous disposez de combien d’années d’avance sur vos concurrents ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Au moins quatre.</p>
<p style="text-align:justify;">— Alors, vous marchez ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Dans quoi ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Posez-moi gratuitement le GSO4. Je m’occupe de convaincre la Fédération Autonome du bien-fondé de cette dernière greffe qu’ils révéleront après coup uniquement en cas de succès. Si je l’emporte, c’est le jackpot pour votre institut et la gloire pour la Fédéra­tion Autonome. Je n’ai pas raison ? »</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:center;">***</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Ahmed de Jérusalem avait les yeux injectés de sang – effet le plus visible d’un sniff de dadoïne. Assis face à son poulain, il articulait avec difficulté, tout en malaxant nerveusement la cuisse nue et dorée d’une grande femme attirante au corps ferme, splendide blonde aux pupilles dilatées, à l’expression vide, harponnée sur la piste de l’Élite Saturnin.</p>
<p style="text-align:justify;">« Ouais, tu comprends, fils chéri, je… je me faisais du souci pour toi avec leur ZT-32. J’espère que ces connards de l’institut ont bien fait les choses. Ils ont mauvaise réputation… dans le coin. Leur mi… minable antenne locale a trempé dans des affaires de bricolage avec des greffons de seconde main.</p>
<p style="text-align:justify;">— Pas possible ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais oui. Demande-le donc, demande-le à Renée da Manitou !</p>
<p style="text-align:justify;">— Qui c’est ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais elle, cet…te question ! Je te l’ai dit, c’est… c’est bien elle ! » cria-t-il avant d’empoigner son accompagnatrice pour l’embrasser avec sauvagerie.</p>
<p style="text-align:justify;">Philippo de Sainte-Clothilde dut patienter qu’il se lasse de fourrager dans la bouche de la jeune femme stoïque. La petite silhouette décharnée d’Ahmed sautillait sur la banquette quand il s’adressa de nouveau à son champion : « Je te le dis, tu veux la baiser aussi, toi… toi aussi ? (Son visage, creusé de rides, au cheveu gris, rare et court, s’éclaira, hilare.)</p>
<p style="text-align:justify;">— Non.</p>
<p style="text-align:justify;">— Quoi ? T’en veux pas ? se fâcha-t-il aussitôt. C’est pourtant une holog du tonnerre, catégorie 3C, c’est le top sur cette planète de bicots ! C’est le top down !</p>
<p style="text-align:justify;">— Je m’en fous.</p>
<p style="text-align:justify;">— Si c’est pour les crédits, t’en fais pas. Je te le dis, je fréquente le boss du Saturnin.</p>
<p style="text-align:justify;">— Inutile.</p>
<p style="text-align:justify;">— Hein ? C’est pas ça ? Ah ouais, O.K., O.K., petit fils, excuse ! Tu me le dis : tu préfères les femmes au naturel ! Moôssieu se balance des synthes ! C’est pas assez bien pour sa gueule ! Écoute-moi donc, qu’est-ce que tu vas foutre avec cette Daphné de Colorado, la poule de la Fédération Autonome ? Je suis sûr qu’elle te serine toutes les heures <em>« est-ce que tu m’aimes ?</em> », j’ai tort ? Quelle pitié ! Roule comme moi, mon enfant, comme moi, comme daddy ! Profite de ce qui n’apporte jamais de problèmes supplémentaires. Tu la définis à ta sauce au niveau physio et psy, t’en fais ce que tu veux, ta mère, ta putain, ta fille et ta confidente, les quatre à la fois, ouais … et, là, cette nuit même, on peut faire sauter tous les verrouillages de bienséance que ces putains de moralisateurs de la  ligue New-Yorkaise ont fini par imposer. Hé, tu connais ça, les cofellations ? Un nouveau machin à te brûler la cervelle par les deux couilles, pas vrai, chérie ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Je t’adore, toi ! repartit la créature, sourire incendiaire et voix suave, avant de lui chatouiller la joue d’un doigt brûlant.</p>
<p style="text-align:justify;">— Waouhh, waouhh ! s’excita-t-il en lissant fébrilement son bouc poivre et sel. Mon fils, ça va jerker ce soir ! Mate, je te le dis, ça <em>pullule</em> de créatures ici ! (Se déhanchant énergi­quement avec goût sur la piste martelée par une musique binaire, une bonne cinquantaine de synthés mâles et femelles s’ingéniaient à aguicher des humains souvent en plein trip avec des stimulants illicites. Le regard absent des hologs les trahissait ; le reste de leur anatomie provocante était plus chatoyant que nature, avec – trouvaille techno de l’année – des formes redessinées par des arcs électriques colorés encastrés, sillonnant leur peau satinée.) C’est un must ! Leurs ventouses, je te raconte pas ! À l’entraînement, y aura plus une seule holog, et fils, l’entraînement, ça démarre dans quarante-huit heures !</p>
<p style="text-align:justify;">— Non.</p>
<p style="text-align:justify;">— Quoi ? Qu’est-ce que tu viens de dire ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Désolé. J’ai une autre intervention dimanche. On reprendra mardi ou mercredi. »</p>
<p style="text-align:justify;">Ahmed de Jérusalem repoussa sans ménagement l’holog et se leva pour se pencher vers Sainte-Clothilde, l’œil mauvais : « Qu’est-ce que c’est que cette putain d’embrouille ? Je te l’ai dit, on t’a déjà planté ton nouvel ISO, ouais ? Alors, pourquoi un autre Implant Sportif Optimisant ? Je pige pas, je suis pas d’accord. C’est les séparatistes qui l’ont décidé ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Je t’expliquerai ça demain. Je m’en vais. Je suis vanné.</p>
<p style="text-align:justify;">— Non, mon fils, je te le dis ! Tu bougeras pas d’ici avant de m’avoir tout balancé ! » Deux défauts d’Ahmed : jalousie et esprit possessif.</p>
<p style="text-align:justify;">Sainte-Clothilde se releva et toisa Ahmed, répliquant calmement : « Tu m’emmerdes, Ahmed.</p>
<p style="text-align:justify;">— Ah ouais ! Je t’emmerde, t’entends ça, Renée chérie ? Je te l’ai dit, ce mec qui me doit tout, il me répond que je l’emmerde !</p>
<p style="text-align:justify;">— Te fâche pas », lança gentiment la synthe. Ahmed pivota vers elle et lui décocha une gifle qui aurait assommé n’importe quelle femme. Renée resta bien droite, puis déclencha ses larmes. Du coup, Ahmed la frappa de nouveau, cette fois-ci avec ses poings. Il fallut cinq minutes mouvementées et trois videurs pour parvenir à le neutraliser. Au moment où on l’éloignait, il réussit à envoyer à Renée un fulgurant coup de pied derrière la  nuque. Le crâne étincela, grésilla, et une petite colonne de fumée blanche marqua l’arrêt de la créature pour quelques semaines. Sainte-Clothilde attendit que l’entraîneur fût maîtrisé devant des clients hilares et sous le regard circonspect des autres synthés. Le sportif avait soupé de ses accès de violence. Passé les jeux, quand il aurait conquis la médaille du demi-fond, il lui remettrait un beau pactole et lui tirerait sa révérence. Après tout, avoir été le coach du nouveau champion galactique ouvrait en grand l’opportunité d’une nouvelle carrière. Ils seraient quittes.</p>
<p style="text-align:justify;">Il le salua vaguement de la main et avança vers la sortie. Dans son dos, Ahmed, cein­turé, se démenait : « Reviens, mon enfant, je t’aime ! Je te l’ai dit, tu me dois tout, enfoiré de marmot ! Je te vannais ! Tu sais bien que je te vannais, allez ! Où tu vas ? Ne reste pas seul, écoute-moi ! Reviens ici ! C’est trop dangereux ! »</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:center;">***</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">En dépit de tous ses efforts, il dodelinait, somnolent. Sous la table, Daphné le sollicita d’un petit coup de la pointe de sa bottine sur le tibia. Il se redressa, écarquillant les yeux. Dans le vaste local de la Fédération Autonome, le tribun continuait son laïus, sans grand intérêt pour Philippo de Sainte-Clothilde. On y évoquait délivrance, répression et espoir – ou désespoir : au vu du sportif, réfractaire à tout questionnement politique, ce n’était pas limpide. Les militants suivaient attentivement des propos qui auraient justifié leur arrestation à tous sur pratiquement n’importe quel autre monde. Sur Calypso, grâce au statut particulier de planète d’accueil des jeux où un amendement temporaire dérogeait à la constitution universelle, la liberté d’expression était sacrée, et on s’y donnait ici à cœur joie, applaudissant à des temps forts selon une logique étrangère au coureur.</p>
<p style="text-align:justify;">Il parvint à ne pas s’endormir. Juste avant de clôturer son discours, l’orateur – l’emblématique Augustin du Pompadour, élégamment habillé d’un costume beige et d’une chemise blanche à large col – le désigna d’un index victorieux : « Chers amis, je ne peux finir sans célébrer notre nouveau porte-parole : Philippo de Sainte-Clothilde. Il sera notre étendard, notre digne représentant dans les olympiades de Munik ! (Daphné lui murmura de se lever, ce qu’il fit. L’assemblée réunie autour de la grande table l’ovationna sagement.) Sachez que cet athlète renommé a rallié notre cause, corps et âme ! Il incarne, avec ô combien de vérité, le triomphe de l’individu face à la multitude, l’exception par rapport à la règle ! Délaissant cou­rageusement la Troisième Ligue Nordiste, cet homme libre et intègre a su reconnaître dans notre mouvement l’élan des justes, les pionniers de l’émancipation et du libre-arbitre face aux toutes-puissantes entités centralisatrices de la galaxie. Nous existons et nous revendiquons ouvertement ce droit à exister, autonomes, indépendants ! Qui d’autre que monsieur de Sainte-Clothilde pourrait délivrer haut et fort notre message d’espérance aux milliards d’hommes et de femmes oppressés par les ligues galactiques ? »</p>
<p style="text-align:justify;">L’intéressé hocha la tête, s’apprêta à parler, mais Augustin du Pompadour, grand cin­quantenaire énergique aux longs cheveux gris, huilés et coiffés vers l’arrière, à la stature imposante, le félicita solennellement et termina seul son allocution avant l’acclamation générale.</p>
<p style="text-align:justify;">Pendant le cocktail, lui et Augustin se partagèrent les honneurs de l’auditoire. Il fut l’objet de nombreux encouragements et interrogations sur sa méthode de préparation. Beaucoup de ses contemporains enviaient ce curieux mariage entre un être humain et un engin de compétition, ne gardant de cette union que les côtés positifs, le dépassement exaltant des capacités physiques, l’extraordinaire élargissement du champ de vision, une vue avec zoom huit fois plus perçante que celle de n’importe quel rapace et l’allégresse schizophrénique de se transformer en fusée croisant à plus de six cents kilomètre/heure. Nul n’évoquait l’épuisement mental et physique après la course, le kickdown, comparable à la descente après une prise d’héroïne, sans compter les examens médicaux incessants, les délicates recharges des subs­tances perfusées, la nécessité de changer les piles à hydrogène et de maintenir les ISO à leur niveau d’efficacité maximale, ce qui nécessitait de fréquentes et pénibles interventions chirurgicales. Une telle symbiose de l’homme et de la machine se payait au prix fort, et plus d’un coureur, qu’il fût sprinter, de demi-fond – comme Sainte-Clothilde – ou de fond, jetait l’éponge, rebuté ou effrayé par sa transformation. Depuis un siècle, plus aucun athlète ne courait sur ses deux jambes ; la distance la plus courte était le quinze mille mètres sur de complexes circuits aériens empilant de huit à seize étages, tracés par de monumentales balises à ultrasons. De chez lui, le public – hormis les fans massés dans les stades pour des départs et des arrivées souvent spectaculaires – assistait aux épreuves en direct avec des caméras embar­quées, placées depuis peu sur le nerf optique des coureurs.</p>
<p style="text-align:justify;">Sainte-Clothilde aurait apprécié de remémorer à tous la contrepartie à endurer, mais ce n’était ni l’endroit ni le moment. Un peu gauche dans ses nouveaux smoking et souliers vernis, il répondait laconiquement aux questions des hommes, plus longuement aux femmes de tout âge qui fantasmaient sur sa singularité et la promesse de performances physiques hors norme – ce qui, sur ce point précis, correspondait à une certaine réalité, même si elle restait moins éclatante que la rumeur.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans sa cuisse droite, le GSO4 l’élançait à nouveau ; il dut s’asseoir quelques instants. Daphné de Colorado demeura à ses côtés. Chaussée de petites bottines de cuir jaune mettant en valeur la finesse de ses jambes à moitié découvertes, la svelte jeune femme avait belle prestance. Sa longue et ample chevelure brune, bouclée à ses extrémités, ondulait avec souplesse autour de son visage harmonieux aux fines lèvres orangées, aux narines délicates, à l’œil vert vif ourlé de longs cils bleus et coiffé d’un sourcil à peine visible. Les attaches de son lamé inox aux boutons iridescents barraient ses minces épaules nues s’évasant de part et d’autre de son long cou effilé. Splendidement désirable, elle lui roucoula dans l’oreille, la voix enjôleuse : « Ne t’en fais pas, mon chéri. Ils seront tous partis dans moins d’une heure. » Ce furent pourtant eux deux qui s’éclipsèrent avant les militants. Daphné l’avait provisoirement délaissé pour s’entretenir avec Augustin qui avait adressé à Philippo un signe amical.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce dernier était flatté et encore étonné qu’une femme de la classe de Daphné, aussi attirante, aussi ambitieuse – n’était-elle pas une proche du président Pompadour ? – eût jeté son dévolu sur un athlète comme lui, peut-être promis à un bel avenir, mais sans grâce physique ou intelligence particulière. Pouvoir s’afficher aux côtés de Daphné lui procurait une satisfaction revancharde ; d’une certaine façon, la présence de la jeune femme justifiait ses longues et obscures années d’entraînement acharné ; à elle seule, outre les sentiments qu’il lui vouait, elle symbolisait une importante victoire. Il craignait que leur idylle ne tournât court ; s’il ne rapportait pas une médaille, resterait-elle ? Il redoutait la question, et plus encore sa réponse. D’ailleurs, l’aimait-elle seulement pour lui ou bien d’abord pour l’espoir de médaille qu’il constituait ? Il ne parvenait pas à refouler ce genre d’interrogation. Il fallait attendre les jeux. Après, il saurait.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans le véhicule taxi qui les ramenait à l’hôtel de Daphné, Sainte-Clothilde pesta contre sa jambe. Son lamé tintant joliment, Daphné se rapprocha de lui pour le rassurer : « Ne t’inquiète pas, ils ne t’ont opéré qu’hier. Nous sommes lundi. Il faut au moins deux jours, non ? »</p>
<p style="text-align:justify;">Il ôta sa veste noire, la jeta sur le siège et desserra son col de chemise avec soulagement. « Je sais, mais cette saloperie de GSO4 fait un mal de chien. C’est pareil que d’avoir fiché dans la jambe un fer rouge qui remonterait dans le dos. »</p>
<p style="text-align:justify;">Elle cajola la cuisse du coureur de ses longs doigts aux ongles soigneusement dorés et vernis. « Mon pauvre chou, lui susurra-t-elle, je suis si fière de toi, si tu savais. Quand nous aurons gagné, ce sera en grande partie grâce à toi.</p>
<p style="text-align:justify;">— Pour ça, maugréa-t-il, il faudrait d’abord que j’atteigne la finale, et qu’ensuite, je grimpe sur le podium. Comme le public, tu ne te rends pas compte de ce que ça implique. Il m’a fallu quatorze années d’efforts quotidiens et de sacrifices pour me hisser où je suis, c’est-à-dire ici, avec toi dans cette berline, mais nous sommes encore potentiellement quarante pour la finale, et il n’y aura que trois médaillés. Les recalés disparaîtront dans les oubliettes de l’anonymat. Comme destin, on peut rêver mieux, non ? »</p>
<p style="text-align:justify;">Elle retira sa main, soupirant. « Tu cherches encore à me rappeler que tu n’es pas sûr de l’emporter ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Personne ne peut être certain de décrocher sa médaille aux olympiades.</p>
<p style="text-align:justify;">— Il faut que tu aies confiance, plaida-t-elle.</p>
<p style="text-align:justify;">— J’ai confiance en toi. Sinon je ne serais pas là, mais vos utopies politiques, je m’en balance. Nul n’a un jour défié les ligues sans s’en être ensuite mordu les doigts.</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu penses toujours que notre lutte est inutile ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Elle ne servira à rien, elle est… elle est conclue d’avance, décida-t-il. Ils ne vont pas tarder à salement vous moucher.</p>
<p style="text-align:justify;">— Évite de dire ça devant Augustin.</p>
<p style="text-align:justify;">— Pourquoi ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Je l’ai persuadé que tu épousais notre cause.</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est toi que j’ai épousée, répliqua-t-il, pas lui, ni les autres. »</p>
<p style="text-align:justify;">Elle eut à son intention un merveilleux sourire. « Merci, mon chéri. Chuutt ! maintenant. Plus tard, tu comprendras que nous avions raison… (Elle se pelotonna confortablement contre lui.) Tu as remarqué comme Augustin t’apprécie, reprit-elle d’une voix songeuse. Je suis prête à parier qu’il te prépare une place de premier choix dans les ministères de la Fédération, peut-être même celle de premier délégué aux sports nouveaux, nous en avons discuté une fois.</p>
<p style="text-align:justify;">— Ça m’étonnerait.</p>
<p style="text-align:justify;">— Pourquoi dis-tu cela ? Tu ne le connais pas encore assez. Tu verras, conclut-elle, tu ne regretteras pas de t’être engagé avec nous. »</p>
<p style="text-align:justify;">Il se demanda jusqu’à quel point elle était sérieuse. Pouvait-elle un instant supposer qu’il les avait rejoints à cause de leur combat politique ou dans l’attente d’une nomination dans leurs instances ? Était-elle naïve à ce point ? Philippo ne tenait pas à épiloguer sur les mérites ou les intentions de leur Pompadour, ni même à épiloguer tout court ; il approuva mollement, préférant caresser l’épaule découverte de l’admirable Daphné. Il espérait que le GSO4 logé dans sa cuisse droite lui laisserait un peu de répit pour sa nuit avec elle. Son regard dériva sur les artères grouillantes. Une faune bigarrée déambulait devant les magasins en tout genre, restaurants et salles de spectacle de toutes catégories, ouverts nuit et jour. Les olympiades, qui duraient trois mois pleins, attireraient plus de trois cents millions de touristes affluant de toute la  galaxie. En prévision de ce déferlement, Calypso avait fait dresser dans la grande banlieue de Munik des tours hôtels par centaines. Seuls les plus fortunés auraient le privilège d’une chambre individuelle ou d’un appartement dans le centre-ville. Les multiples retombées financières étaient colossales, à la mesure de l’événement décennal qui braquait pendant six bons mois tous les projecteurs médiatiques sur une seule planète parmi six mille.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans Munik, la turbulente mégacité qui enflait jusqu’à soixante millions d’habitants, frayaient de multiples ethnies, ailleurs incompatibles ou antagonistes, ici détournées, racolées par les distractions et les invites qui pleuvaient de tous côtés. Sainte-Clothilde parcourait les trottoirs des yeux avec flegme et rancœur mêlés. Tolérant de plus en plus mal la foule et ses bousculades, ses exigences et ses caprices, il se faisait l’effet d’une bête captive qu’on s’apprêtait à lâcher dans un cirque surpeuplé et hostile. Avant de connaître Daphné, il ne se sentait jamais mieux que lors de ses échappées aériennes en solitaire, fusionnant avec sa cabine de course. Plus tard, il emmènerait Daphné avec lui ; ils s’y évaderaient de longues heures, plus profondément réunis que n’importe où ailleurs. Une fois, sur un ton badin, il l’avait évoqué devant elle ; ses grands yeux incrédules l’avaient déçu.</p>
<p style="text-align:justify;">Libérant progressivement un interstice entre deux boutons de sa chemise, Daphné posa ses lèvres humides sur un bout de sa peau pour le taquiner habilement de la pointe de sa langue. Il ferma les yeux et se laissa bercer, essayant de se représenter qu’ils fendaient une mer de nuages blancs. Un jour, tout serait parfait. Pour de vrai.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:center;">***</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">La voix d’Ahmed se brisait. Naturellement talentueux pour donner mauvaise conscience, quand il s’agissait de son protégé, il se surpassait. Sainte-Clothilde, vêtu d’un chandail blanc où était apposé le logo des olympiades, soupira et avança vers lui. Levant précipitamment le bras comme pour parer un méchant coup, Ahmed recula de deux pas et commença à sangloter, en se voûtant – l’effet était saisissant :</p>
<p style="text-align:justify;">« Pourquoi tu te conduis comme ça ? se lamenta l’entraîneur en polo et pantalon de toile écru. Ne t’ai-je pas déjà tout sacrifié ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Écoute, il y a quand…</p>
<p style="text-align:justify;">— Ose me soutenir le contraire ? <em>Toi</em> ? Je te le dis, je ne comprends plus… Tu es pareil à mon fils, mon propre fils ! (Ahmed entretenant exclusivement des relations avec des synthes, difficile pour lui d’envisager une quelconque descendance.) Je ne mérite pas ça… (Il s’assit pitoyablement dans le salon de sa chambre d’hôtel, les traits défaits.) Constater que tu refuses encore de m’avouer ce qui s’est passé dimanche à l’institut. Qui suis-je pour être ainsi bafoué ? Mon fils, je vous l’ai dit, mon propre fils, qui se tait devant moi.</p>
<p style="text-align:justify;">— Bon, arrête un peu, il n’y a rien de grave, je t’assure. »</p>
<p style="text-align:justify;">L’entraîneur pointa sur lui un regard misérable : « Et comment veux-tu que je le sache, si tu me racontes rien ? Comment, hein, dis-moi un peu <em>comment</em> ? »</p>
<p style="text-align:justify;">Le remords finissait par assaillir Sainte-Clothilde. La détresse d’Ahmed lui serrait le cœur. Il avait juré à Daphné de ne rien révéler sur la pose du GSO4 que la Fédération Autonome avait approuvé sans trop rechigner, rapidement convaincu par sa propre conviction sur ses nouvelles capacités. Selon la jeune militante, cinq personnes étaient dans la confi­dence, pas une de plus : elle et lui, le professeur Stakonov, sa glaciale assistante Éphigie et bien sûr le beau parleur Augustin du Pompadour. Même si Daphné n’en avait rien laissé entendre, l’athlète estimait que du Pompadour, et lui seul, était à l’origine du montage politico-médiaco-sportif dont lui, Philippo, restait l’élément central. Toute l’opération reposait sur sa victoire.</p>
<p style="text-align:justify;">S’il l’emportait grâce au GSO4 comme lui et l’institut le prévoyaient, la Fédération Autonome, ce minuscule et irritant ensemble de quatre planètes, qui entendait défier les grandes ligues interplanétaires, monterait une marche décisive dans sa lutte pour son indépen­dance. Même si, économiquement et militairement, la fédération était une simple touffe d’herbe dans la prairie du cosmos, son influence politique, grâce à son passé historique et culturel, s’entêtait à scintiller dans le paysage galactique. Les autonomistes de Solanté, la planète capitale des séparatistes, étaient les premiers depuis des décennies à oser revendiquer leur liberté ; d’autres cartels isolés faisaient bien mine de s’agiter, mais ils attendaient d’analyser comment ces pionniers s’en sortaient avant de s’engager franchement sur la pente hasardeuse de la sécession. En vertu d’un ancien protectorat violemment contesté par la fédération, une escadre de guerre de la toute-puissante ligue Oméga faisait route depuis un mois vers Solanté. En quelques jours, ses missiles thermonucléaires pouvaient la pulvériser. La supériorité militaire d’Oméga était écrasante. Compter contrebalancer la répression qui se préparait avec la renommée d’un médaillé de fraîche date apparaissait de plus en plus à Sainte-Clothilde sinon comme une erreur, du moins comme un coup d’épée dans l’eau, une gesticulation de politicien. Sans ses sentiments pour la militante, même avec une proposition de pose du ZT-32, il aurait ri au nez d’autonomistes venus le solliciter. Face à Daphné, si parfaite, si séduisante, il n’avait pas su refuser ; de quelle manière s’achèverait cette aventure rocambolesque ? Chaque fois qu’il s’en inquiétait, il s’empressait de refouler un sombre pressentiment.</p>
<p style="text-align:justify;">« Il y a eu cette… » entama-t-il avant de s’interrompre, maussade.</p>
<p style="text-align:justify;">Ahmed cessa de geindre sur-le-champ : « Oui, mon fils. Vas-y, je t’écoute, tu te sentiras bien mieux après, crois-moi… »</p>
<p style="text-align:justify;">Sainte-Clothilde s’en voulait de se laisser ainsi manœuvrer, mais c’était plus fort que lui. Pour se consoler de sa faiblesse, il songea à nouveau qu’après les jeux, il mettrait un terme à cette équipée de bas étage. Plus que quelques semaines de patience. Paradoxalement, le souvenir de l’étreinte de Daphné lui procura le courage qui lui faisait défaut pour tout révéler. Pourtant, ne s’apprêtait-il pas à faire capoter la machination par des confidences inutiles ?</p>
<p style="text-align:justify;">Il ne cacha rien à Ahmed qui se mit, ainsi qu’il s’y attendait, à pousser des cris d’orfraie. « Pourquoi tu m’as planqué ce GSO4 ? Je te le dis : pourquoi ? Qu’ai-je fait pour connaître pareil destin ? Tu m’entends ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Ahmed, je viens de t’en parler, je ne te dissimule rien.</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est cette Daphné qui t’a bourré le mou ? s’excita-t-il. Hein ! essaye un peu de prétendre le contraire ? Elle te mène à ta perte, voilà ce que je vois !</p>
<p style="text-align:justify;">— Daphné n’y est pour rien, précisa Sainte-Clothilde. C’est l’institut qui me l’a proposé.</p>
<p style="text-align:justify;">— Bougre de Dieu ! Et tu les as crus ? Mais qu’est-ce que je t’ai appris durant toutes ces années ? Je te le dis : qu’est-ce que je t’ai répété ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Je ne sais pas, fit l’athlète. (Tout à coup, sa certitude vacillait.)</p>
<p style="text-align:justify;">— Ne jamais penser qu’on te fait un cadeau ! Jamais !</p>
<p style="text-align:justify;">— Cette fois, ce n’est pas la même chose. »</p>
<p style="text-align:justify;">La colère de son entraîneur se mua en rage froide : « Combien t’ont-ils demandé pour le GSO4 ? interrogea-t-il. Qu’ont-ils exigé ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais rien… ils m’ont seulement garanti que….</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu saisis à présent ? Tout était préparé. Même si je ne vois pas encore en quoi il consiste, tu es tombé dans un piège tendu par l’institut et la fédération. C’est trop beau pour être vrai. La suroxygénation est loin d’être au point. Il n’y a aucun doute là-dessus !</p>
<p style="text-align:justify;">— Non, tu fais fausse route. Comme tout le monde, tu te fies à la propagande fédérale. Avec le GSO4, ils me veulent seulement au maximum de mes possibilités pour leur publicité. Je vais leur servir de démonstration. Ce sera imparable : après ma victoire, ils équiperont tous les coureurs de leur nouvelle puce. Plus personne ne pourra interdire sa mise sur le marché. C’est leur seul calcul. Pour une fois, c’est limpide.</p>
<p style="text-align:justify;">— <em>Limpide</em> ? s’écria l’entraîneur. Où est-il ce putain d’ISO ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais je ne…</p>
<p style="text-align:justify;">— Où te l’ont-ils fourré, merde !</p>
<p style="text-align:justify;">— Là… (Il montra du doigt sa cuisse droite.)</p>
<p style="text-align:justify;">— On va être fixé sur ce GSO4, en le faisant scanner. Je te le dis, je contacte Michel di Caramba du centre technique olympique. Il ne pourra pas me refuser ce service. Personne n’en saura rien. Si ça se trouve, ils vont te faire crever à la tâche avec un surdosage à je ne sais quoi. Ils te font triompher, et tu t’écroules, une semaine ou deux après, une fois qu’on t’aura oublié.</p>
<p style="text-align:justify;">— Ça ne tient pas debout. Ils ont besoin de moi vivant. Pourquoi risquer de me perdre ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Il y a différentes façons d’être vivant, je suis bien placé pour le savoir. Ce qui importe pour eux, c’est ton triomphe. Pour ces empaffés, tu n’es qu’une marchandise à jeter après usage. »</p>
<p style="text-align:justify;">Ahmed se dirigea vers la borne flottante et pianota sur les touches. Sainte-Clothilde prit une profonde inspiration, empoigna l’entraîneur qui résista quelques instants avant de capituler.</p>
<p style="text-align:justify;">Ils se dévisagèrent en silence, le souffle court. Ahmed se massa le poignet.</p>
<p style="text-align:justify;">« Tu m’as sans doute bousillé une articulation.</p>
<p style="text-align:justify;">— Je suis désolé, ce n’était pas mon intention.</p>
<p style="text-align:justify;">— Je sais bien.</p>
<p style="text-align:justify;">— Que fait-on maintenant ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Non, que fais-<em>tu</em> maintenant. »</p>
<p style="text-align:justify;">Sainte-Clothilde devint livide. « Comment ça ?</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est simple : soit tu reviens à la raison et tu passes le scanning, soit tu persistes dans ton erreur et…</p>
<p style="text-align:justify;">— Et ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Et c’est la fin de notre collaboration. Je ne peux pas accepter qu’on t’envoie à l’abattoir pour une médaille hypothétique. Je préfère te quitter avant. Tout ça pue l’arnaque. Les autonomistes préparent un mauvais coup. Et tu fais partie de leur plan, tout ça pour quelques séances de jambes en l’air ! En te dopant à mort, ces enculés de terroristes en culottes courtes sont en train de nous baiser tous les deux.</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu dramatises, Ahmed, comme toujours.</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu crois ? Je te le dis : tu le crois réellement ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Bien sûr, répondit-il en détournant les yeux.</p>
<p style="text-align:justify;">— Quel gâchis, quelle naïveté… Mais merde ! tu n’as pas besoin d’eux pour triompher ! Cette Daphné est un désastre. Sans elle, on aurait été les princes d’une nouvelle ère. Au lieu de ça…</p>
<p style="text-align:justify;">— Des princes comme toi, quand tu t’étais distingué. »</p>
<p style="text-align:justify;">Le visage d’Ahmed se figea : « Non, pas comme moi, j’aurais été là pour t’empêcher de faire les mêmes conneries que moi.</p>
<p style="text-align:justify;">— Il n’y a pas de coup tordu, et l’histoire ne se répète pas, Ahmed.</p>
<p style="text-align:justify;">— Oh ! que si… je le dis, on peut le regretter, mais c’est ainsi.</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu es resté trop longtemps éloigné de la gloire, ton jugement est…</p>
<p style="text-align:justify;">— Oui, quoi, qu’est-ce qu’il a, mon jugement ? Vas-y !</p>
<p style="text-align:justify;">— Il est faussé, il s’est… perverti.</p>
<p style="text-align:justify;">— Pourquoi ? Vas-y, continue, mon fils, jusqu’au bout…</p>
<p style="text-align:justify;">— Il est perverti par ton propre échec. Ce simple implant, il symbolise pour toi tes erreurs passées. En me le faisant retirer, tu crois pouvoir m’éviter ce que tu as connu.</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est cette petite salope de Daphné qui s’occupe des stages de psychanalyse appliquée ? Ça aussi, c’est gratuit ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Pas du tout, personne ne me dicte mes paroles.</p>
<p style="text-align:justify;">— Très bien. Je te l’aurai redit : en ce cas, nous n’avons plus rien à faire ensemble.</p>
<p style="text-align:justify;">— Ahmed, quand même, ce n’est pas si terrible. On parle d’un malheureux ISO de plus, pas de révolutionner les stades, seulement de donner à ces autonomistes une icône sportive pour exposer leurs idées. Eux et l’institut, ils veulent un porte-drapeau. Où est le mal ? »</p>
<p style="text-align:justify;">L’ancien champion, secouant la tête de dépit, vitupéra : « Tu es prêt à tout pour lui plaire, hein ? Même à sacrifier ta carrière, ta <em>vie</em> ? Je te le dis : tu n’es pas un symbole politique ou une publicité, tu es un athlète, et c’est beaucoup plus respectable ! Chacune de tes courses est un exploit dont tu es l’unique responsable. Ils te suceront la moelle jusqu’à l’os, exactement comme ta maudite Daphné !</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu ne comprends rien. Tu mélanges tout.</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est <em>moi</em> qui mélange tout ? explosa-t-il. Alors je perds les pédales, sauf qu’elle t’a transformé en mouton ! Bon Dieu, comme tu étais conquérant et fier avant de la rencontrer ! J’aurais tout parié sur toi, tout !</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu es seulement envieux, Ahmed. »</p>
<p style="text-align:justify;">La critique blessa l’entraîneur qui accusa le coup. « Oui, mon fils, c’est vrai que je suis jaloux. Je viens… je viens de te perdre, et tu aimerais que je continue à sourire ?… Non, désolé, c’est impossible, je t’aime trop.</p>
<p style="text-align:justify;">— Daphné, c’est une femme, tu m’entends, Ahmed, une <em>femme</em>, pas une holog qui réchauffe sa peau uniquement quand tu la touches.</p>
<p style="text-align:justify;">— D’après toi, je ne sais plus faire la différence ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Je me le demande.</p>
<p style="text-align:justify;">— Je te l’ai dit, c’est justement parce que je sais la faire que je me contente des hologs. (À travers la vitre, du haut de leur tour hôtelière, il contempla d’un air abattu les rivières de lumières mobiles scintillant sur les avenues encombrées. Sa rancœur et sa colère l’avaient quitté. Il ne ressentait plus qu’un profond et angoissant sentiment de vacuité.) Je vais m’en aller. Laisse-moi une demi-heure pour rassembler mes affaires.</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu peux rester. Rien ne te force à partir aussi vite.</p>
<p style="text-align:justify;">— Exact, mais c’est mon choix. Accorde-moi ce droit-là.</p>
<p style="text-align:justify;">— Où comptes-tu aller ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Au spatioport interstellaire. Je te le dis, je prendrai le premier vol disponible.</p>
<p style="text-align:justify;">— Attends les jeux ici. Tu verras que tu t’es fourvoyé.</p>
<p style="text-align:justify;">— Non, je ne veux pas assister à ta chute en direct… (Il marcha jusqu’au bar, en sortit un carafon de whisky et se servit un verre qu’il but lentement.) Tu en veux un ? C’est du douze ans d’âge, pur malt, lança-t-il sans le regarder.</p>
<p style="text-align:justify;">— Non. Merci.</p>
<p style="text-align:justify;">— Pas de quoi, mon fils. Crois-moi, c’était de bon cœur. »</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:center;"><strong>***</strong></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Il se dégagea, incommodé par sa jambe qui le malmenait toujours. Elle vint s’appuyer contre lui. Leurs deux corps nus transpiraient sur le lit en bataille. Les petits serpentins collés autour de la poitrine de Daphné pulsaient insensiblement, rougeoyant dans l’obscurité.</p>
<p style="text-align:justify;">« Qu’y a-t-il, Philippo ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Rien. Je réfléchis.</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu n’es pas heureux d’être là, avec moi ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Si. »</p>
<p style="text-align:justify;">Il souffrait de la chaleur, mais la télécommande vocale de la chambre ne fonctionnait plus, et à cause de l’élancement dans sa cuisse, se lever pour mettre en route la climatisation eût été trop douloureux.</p>
<p style="text-align:justify;">« Philippo ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Mmmh ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Est-ce que tu m’aimes ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Oui, Daphné, bien sûr que je t’aime.</p>
<p style="text-align:justify;">— Nous allons gagner. Quand nous sommes réunis, personne ne peut nous arrêter.</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est vrai. »</p>
<p style="text-align:justify;">Elle immisça une main délicate sur sa jambe, palpant gentiment l’ISO GSO4 sous ses doigts.</p>
<p style="text-align:justify;">« Je regrette pour Ahmed. Il était trop jaloux.</p>
<p style="text-align:justify;">— Je sais.</p>
<p style="text-align:justify;">— Oublie-le, déclara-t-elle en remontant doucement sa main sur son ventre. Nous sommes les plus forts, amour de toujours. Désormais, plus rien ne nous gêne. »</p>
<p style="text-align:justify;">Sa voix acheva de le tirer de sa torpeur somnolente. Son mal de jambe l’empêchait de s’endormir. Au moment où il voulut lui demander avec qui elle parlait ainsi en pleine nuit, une brusque contracture au bas des reins le fit gémir de souffrance.</p>
<p style="text-align:justify;">« Non, murmurait-elle dans le silence de la cuisine d’à côté, j’en suis sûre. Il ne se doute de rien…. Oui, oui, il dort. Après le dîner, je lui ai donné ces calmants qui assommeraient n’importe quel étalon… Humain ou pas, oui, pfftt ! (Elle réprima un éclat de rire. Philippo bloqua sa respiration. Il avait fait semblant de prendre les gélules, craignant de ne pas se montrer à la hauteur pour sa nouvelle nuit avec Daphné.) Le GSO4 ? Oui, il va bien, merci pour lui. S’il se doutait de ce qu’il contient en réalité, tu imagines ? Suroxygéné, non mais, quelle blague ! Il faudrait dire sur… surdosé, oui, c’est ça… Demain, pour la nuit ? Oui, on se verra demain soir. Je m’arrangerai. J’inventerai quelque chose… Au siège, oui, comme d’habitude… D’accord, pour 22 h. Je raccroche maintenant. On ne sait jamais. »</p>
<p style="text-align:justify;">Il l’entendit ouvrir le réfrigérateur et y saisir une bouteille de verre. Quand son pied droit toucha le parquet, il étouffa un cri de douleur, se mordant la lèvre. En boitillant, il rejoi­gnit Daphné. Assise près de la table, elle sursauta en le voyant pénétrer dans la cuisine aux murs laqués en jaune. Les longs cheveux bruns de la jeune femme s’écoulaient sur ses épaules nues. En dessous, ses seins fermes et ronds débordaient de ses bras croisés sur son ventre plat. Découvrir la beauté de la nudité de Daphné en même temps que sa duplicité lui donnait à la fois envie de pleurer et de la serrer contre lui. Il dut se satisfaire d’un sourire et d’un silence contraints. Après une seconde d’indécision, elle aussi réagit par un sourire gêné : « J’étais venue récupérer quelques forces. Mmmmh, tu m’as éreintée… Approche-toi, bourreau de mon corps. C’était si bon… (Il obéit. Elle lui tendit la main.) Toi non plus, tu ne dormais pas ?… (Leurs doigts s’entremêlèrent.)</p>
<p style="text-align:justify;">— Si. Je me réveille à l’instant. J’ai vu la lumière.</p>
<p style="text-align:justify;">— Comment va ta jambe, chéri pain d’épice ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Mieux. Beaucoup mieux. Tes satanés médocs sont du tonnerre.</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est vrai ? Je suis si contente.</p>
<p style="text-align:justify;">— J’envisage même de reprendre l’entraînement après-demain. »</p>
<p style="text-align:justify;">Elle le regarda fixement : « Je suis d’accord. Nous devons vaincre, chéri de mon cœur.</p>
<p style="text-align:justify;">— Pour qui, Daphné ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais… (elle rougit imperceptiblement) pour nous, mon amour. Pour nous deux.</p>
<p style="text-align:justify;">— Parfois – tu vas rire ,– je me demande si nous sommes tout à fait seuls.</p>
<p style="text-align:justify;">— Qu’est-ce que tu veux dire ? »</p>
<p style="text-align:justify;">Il attendit avant de répondre : « Je préférerais qu’on soit juste tous les deux, sans les autonomistes et toute la clique.</p>
<p style="text-align:justify;">— Oui, moi aussi, j’aimerais cela, mais nous avons encore besoin d’eux. Ensuite, on partira et on les laissera se débrouiller avec leur politique. Je te l’ai promis. Est-ce que tu me crois capable de ne pas respecter une promesse que je t’aurais faite ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Jamais de la vie.</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu as soif ? fit-elle en désignant le litre de lait.</p>
<p style="text-align:justify;">— Oui. »</p>
<p style="text-align:justify;">Il la regarda remplir le verre qu’elle lui offrît en souriant. Il se crut revenu en arrière, deux mois plus tôt, au bar de la cité olympique, quand cette élégante inconnue l’avait abordée. Elle prétendait s’être égarée dans cette ruche en périphérie de Munik qui abritait les trente-deux mille athlètes présélectionnés et leurs soixante mille personnels d’assistance et d’encadrement. Il but en serrant les dents. Il songea à Ahmed, déjà ailleurs, quelque part dans le cosmos. Ainsi, les craintes de son entraîneur étaient fondées. Daphné mentait, tout comme l’institut et la fédération. Dans quel but ? Que cachait le GSO4 niché dans sa cuisse ? Son sentiment de solitude, celui qu’il avait cru devoir s’évanouir avec Daphné, réapparut, le submergeant.</p>
<p style="text-align:justify;">« Philippo chéri, ça va ? »</p>
<p style="text-align:justify;">Il rouvrit les yeux. « Oui, très bien. Je repensais à nous, à… à ce qui avait changé depuis que je te connais. Le hasard, oui, il sait quelquefois se montrer si généreux.</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est si vrai. Es-tu heureux ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Oui, je crois que oui. Je dois l’être, mais c’est… c’est si nouveau que, parfois, je me demande si ce n’est pas un fantasme de plus, le GSO4 et tout le reste.</p>
<p style="text-align:justify;">— Quel idiot, susurra-t-elle doucereusement avant de repousser sa chaise et de venir coller contre lui son corps tiède. Contemplez ce grand benêt qui ose me traiter, moi, de fantasme. Non, non, monsieur, minauda-t-elle, je regrette, nous sommes bien au paradis. Comme preuve, – elle prit sa main pour la poser sur sa poitrine – entends nos deux cœurs qui battent à l’unisson ; eux, ils n’ont pas appris à mentir. »</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:center;"><strong>***</strong></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Le résultat clignotait lentement, comme pour mieux l’exaspérer. Il eut beau le relire plu­sieurs fois, il ne changeait pas :</p>
<p style="text-align:center;"><em>Enveloppe titanium &#8211; Composition aveugle</em></p>
<p style="text-align:justify;">Un furieux désir de secouer l’appareil l’envahit ; il aurait voulu le fracasser contre un mur. Non seulement la connectique du GSO4 était inhabituelle, mais en plus, pas moyen de le scanner : l’enveloppe en titane déjouait toute analyse.</p>
<p style="text-align:justify;">« Bon, ça y est ? Tu as terminé ? questionna-t-on dans son dos. (Il s’empressa de réini­tialiser la machine et d’affecter une mine dégagée. Ils avaient bien préparé leur coup : le dernier implant garderait son secret.) Quel est le verdict ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Celui que j’attendais, lâcha-t-il à Michel di Caramba, médecin de la fédération olym­pique de course, qui parut déçu de ne rien devoir apprendre sur l’écran de contrôle.</p>
<p style="text-align:justify;">— Dépêche-toi, s’inquiéta celui-ci, grand brun moustachu au teint hâlé, en blazer et pantalon noir, quelqu’un peut débarquer à tout moment. (Sainte-Clothilde retira sa jambe droite du berceau d’examen.) Ça confirme ce que tu voulais ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Oui. C’est une banale puce overboost à injection lente. Tout ça reste très classique. C’est seulement le dosage qui diffère.</p>
<p style="text-align:justify;">— Bon, rien de méchant, alors ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Non, non.</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu sais, s’enthousiasma le médecin, ici, on suit tous tes résultats : six minutes quarante, chapeau ! Tu tires la meilleure perf’ du circuit, et de loin !</p>
<p style="text-align:justify;">— Ce qui compte, ce sont les résultats en finale.</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est dans huit jours et je n’ai aucun souci là-dessus. Dis-moi, on raconte que tu roules pour la  Fédération Autonome, c’est vrai ? Tu les représentes ? Tu as vraiment lâché ta Ligue Nordiste ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Ce n’est pas une nouveauté. Ça fait bien un mois.</p>
<p style="text-align:justify;">— Excuse-moi si je deviens indiscret, mais pourquoi diable as-tu rallié ces épouvantails qui ne font qu’agiter leur chiffon rouge ? Tu crois qu’ils peuvent offrir une alternative valable au système des ligues ?</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est possible.</p>
<p style="text-align:justify;">— Je comprends… (Michel di Caramba regarda le sol en silence.)</p>
<p style="text-align:justify;">— Si tu as quelque chose à ajouter, vas-y.</p>
<p style="text-align:justify;">— Non, écoute, je repensais à Ahmed. Comment voyait-il tout ça ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Le mieux serait encore de l’interroger. Tu le connais : à la fin des jeux, il se fera un plaisir de donner son opinion. »</p>
<p style="text-align:justify;">Son interlocuteur se figea, étonné et interdit : « Mais… tu…</p>
<p style="text-align:justify;">— Quoi ? Où que tu sois dans la galaxie, même dans une station de dernière catégorie, il y a un satellite pour une retransmission, au moins en différé.</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu ne sais donc rien ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Je ne sais pas <em>quoi</em> ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Il… non, c’est qu’on l’a retrouvé sur les berges.</p>
<p style="text-align:justify;">— Quelles berges ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais celles du Nankin, le fleuve qui traverse Munik. Tu vois, il m’avait appelé après votre dispute. En fait, ça l’avait secoué. Il hésitait à partir. Il avait encore l’intention de te parler, pour « te faire entendre raison », ce sont ses propres termes. Il parlait d’enquêter sur un institut, je n’ai pas bien saisi.</p>
<p style="text-align:justify;">— Où est-il maintenant ? Je le fais chercher partout depuis dix jours.</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais c’est… non, il est à la morgue centrale.</p>
<p style="text-align:justify;">— À la morgue ? (La respiration lui manqua.) Que… qu’est-il arrivé ?</p>
<p style="text-align:justify;">— On l’a tué.</p>
<p style="text-align:justify;">— Qui ?</p>
<p style="text-align:justify;">— On l’ignore. Ce qu’on dit, c’est qu’il a été…</p>
<p style="text-align:justify;">— Il a été quoi ?</p>
<p style="text-align:justify;">— On l’a poignardé. Six fois. Je suis désolé. »</p>
<p style="text-align:justify;">Un nœud se bloqua dans sa gorge. Le médecin marmonna piteusement une excuse et le laissa seul.</p>
<p style="text-align:justify;">Il revêtit sa combinaison de course, tel un automate, au ralenti. Parcouru de fais­ceaux optiques de transmission, son vêtement était fait dans un épais tissu ignifugé aux reflets brillants, percé, découpé selon la localisation des puces sous-cutanées. Ensuite, il chaussa et laça – en s’y reprenant à trois fois – ses bottines à semelles matelassées. Quand il sortit à l’air libre sur le stade, son pouls battait à 120 pulsations par minute. À un tel rythme, même pour un entraînement, les appareils de contrôle ne le laisseraient jamais filer. Tout en marchant, il effectua automatiquement des exercices respiratoires de relaxation.</p>
<p style="text-align:justify;">Près des tribunes couvertes où une poignée de médialistes et d’aficionados s’étaient regroupés, quelques gymnastes, en débardeur malgré le froid, s’étaient lancés dans des mou­vements d’assouplissement. L’entraîneur de substitution, mis à sa disposition par la fédération olympique de course, l’attendait, immobile sous le ciel gris : un holog de type caucasien, au visage sévère, la mèche gominée. À moins que l’athlète ne l’y invitât explicitement, la machine s’exprimait seulement pour communiquer les principales informations techniques ; le coureur avait exigé ce bridage. Truffé d’électronique, l’holog servait également de calcu­lateur. Toutes les données de mesures lui étaient envoyées en temps réel afin qu’il reprogramme immédiatement du bord de la piste les ISO dûment répertoriés, ajustant leurs réglages en fonction du résultat recherché dans le contexte de l’entraînement. En course – c’était la règle, – Sainte-Clothilde serait seul maître à bord pour ces décisions délicates et complexes. Pour le ZT-32 et le GSO4, deux implants dont les autorités ignoraient la présence, il disposerait d’une mini centrale autonome de commandes dont il se servait déjà clandesti­nement lors des entraînements.</p>
<p style="text-align:justify;">En redécouvrant cet holog si éloigné des contingences des hommes, debout près de la station de départ de course, Sainte-Clothilde faillit rebrousser chemin pour dériver dans les pires bouges de la mégacité Munik, en quête – même s’il lui fallait payer pour y avoir droit – d’une étreinte humaine consolatrice dans des arrière-bars d’infortune. Contenant son émotion, il ouvrit le cockpit de la cabine aux couleurs verte et jaune de la Fédération Autonome, les deux épaisses flèches orange de son logo s’entrecroisant sur ses flancs. Il refusa le concours de l’entraîneur pour se sangler dans l’arceau métallique. Les attaches magnétiques déver­rouillèrent les implants d’initialisation qui commencèrent aussitôt à préparer son organisme à l’effort tout proche, perfusant un savant mélange de substances qui facilitaient et para­chevaient sa symbiose avec le véhicule de course en forme de comète. Après l’annonce de l’assassinat d’Ahmed, ce serait encore là où il s’occuperait le mieux, enchaînant tour sur tour pour tromper sa détresse et son dégoût de lui-même pour sa stupidité et son inconscience.</p>
<p style="text-align:justify;">Camouflé sous un lourd casque intégral à visière plexiglas panoramique, il enclencha le dispositif de démarrage et demanda dans le micro intégré d’une voix sourde : « Quel est le programme ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Monsieur de Sainte-Clothilde, Isaac 360, à votre service exclusif. Comme convenu, il s’agit de la phase 6-2.</p>
<p style="text-align:justify;">— Explique. (Le feulement rauque des deux moteurs en queue d’appareil le forçait à élever la voix. Il vérifiait d’une main tremblante ses propres connexions avec les mini-broches de l’habitacle en fibre de verre.)</p>
<p style="text-align:justify;">— Parfaitement, monsieur. Nous prévoyons cinq boucles du circuit delta, à l’étage 3, suivant les configurations successives préformées selon les résultats de ce ma…</p>
<p style="text-align:justify;">— L’objectif ! cria-t-il. (Ainsi harnaché, il avait l’impression d’étouffer dans une étuve. Une goutte de sueur salée s’insinua entre ses lèvres. Le vertige dû à l’action des implants lui paraissait plus fort qu’à l’accoutumée.) Donne-moi l’objectif, la feuille de route, saloperie de créature !</p>
<p style="text-align:justify;">— Parfaitement, monsieur. Durée de l’entraînement entre 72 et 75 minutes, pas unitaire de 152 km, distance totale : 760 km.</p>
<p style="text-align:justify;">— Balance trente kilomètres de mieux, tu m’as compris !</p>
<p style="text-align:justify;">— Entendu, monsieur. Monsieur, il est de mon devoir de vous signaler que votre rythme cardiaque atteint sensiblement la limite autorisée par ce centre de compétition. Ne préférez-vous…</p>
<p style="text-align:justify;">— Boucle-la ! Check-up ! »</p>
<p style="text-align:justify;">L’entraîneur commença à réciter d’une voix monocorde les contrôles à effectuer, prenant bonne note de chaque réponse de Philippo pour vérifier sa lucidité – les effets des implants pouvant se montrer imprévisibles. Sans cette procédure exaspérante, impossible de décoller.</p>
<p style="text-align:justify;">Le coureur l’interrompit : « Attends ! Est-ce que Fernando a fait les réglages que j’ai réclamés hier soir ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Le chef ingénieur motoriste monsieur Fernando dé Zuza a scrupuleusement respecté vos souhaits sur le véhicule d’entraînement que vous occupez actuellement. Préalablement à votre venue, j’ai vérifié moi-même ses travaux de mise en point, et il…</p>
<p style="text-align:justify;">— Ferme-la. Suite du check-up et file-moi le cap ! Dépêche ! »</p>
<p style="text-align:justify;">Le synthé s’exécuta. Le coureur put enfin s’élever trente mètres au-dessus du sol, en 3<sup>e</sup> étage de piste. Si cela avait été possible, il aurait grimpé dans les nuages. Son matériel lui auto­risait un plafond de 5000 pieds. Dès qu’il le pouvait, – ailleurs, car c’était interdit au-dessus de Munik et de ses environs en raison du trafic aérien – il s’évadait pour de longues virées loin de tout.</p>
<p style="text-align:justify;">« Décompte », lança l’athlète, calant au mieux ses jambes sous le pupitre central.</p>
<p style="text-align:justify;">Au chiffre zéro, Sainte-Clothilde, pratiquement allongé dans le cockpit, pieds en avant, nuque calée dans un trois-quarts cercle de mousse semi-rigide, encaissa l’explosion simultanée des trois turbines turbocompressées air-air ; il se sentit bondir plein nord tel un boulet de canon. Six secondes plus tard, dans un sifflement assourdissant, il atteignait 260 km/h. À dix secondes, il dépassa 530 km/h. La première courbe à gauche l’obligeait à ralentir. Il hésita, pensant continuer tout droit, pour conclure dans l’instant, heurtant de plein fouet les collines boisées qui longeaient le circuit. Il freina et imprima un léger coup de manette, virant au dernier moment. Son regard se brouilla sous l’effet d’une décélération trop brusque. Au kilomètre 26, quand il récupéra une vision grand angle acceptable, les chiffres de mesure zig­zaguaient devant lui sur des curseurs orangés. Ahmed s’y superposa, ou plutôt son corps, son empreinte, ballotté par les vagues ardoise d’un fleuve sale. Jusqu’où avaient-ils été dans leur complot ? Jusqu’où Daphné irait-elle ?</p>
<p style="text-align:justify;">Et lui, jusqu’où irait-il avant de se décider à réagir ?</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:center;"><strong>***</strong></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Le cœur palpitant, soucieuse, l’intérieur des cuisses marqué de son assaut brutal, elle reprenait sa respiration. Fier de son gros œuvre, il quitta le lit pour la salle de bains en sifflotant. Sous la douche, il appela pour qu’on lui savonne le dos. Désemparée par ce qu’elle venait d’apprendre, elle feignit de ne pas entendre et remonta les draps sur elle.</p>
<p style="text-align:justify;">Trônant dans un peignoir entrouvert, brodé sur la poitrine des deux flèches orange de la fédération, Augustin du Pompadour, le nabab des séparatistes, ne tarda pas à réapparaître. Éclairé de côté par l’unique applique de la chambre, l’air satisfait, de ses doigts écartés, il lissait vers l’arrière son épaisse chevelure grise encore mouillée.</p>
<p style="text-align:justify;">« Ma chérie, qu’est-ce que tu prendras ? Vodka, martini, scotch ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Scotch, murmura-t-elle.</p>
<p style="text-align:justify;">— Comme d’habitude, avec deux glaçons ?</p>
<p style="text-align:justify;">Elle ne répondit pas. Il s’approcha et lui présenta un verre. « Voilà, petite duchesse. »</p>
<p style="text-align:justify;">« Merci. Pose-le par terre. »</p>
<p style="text-align:justify;">Elle se redressa et s’adossa contre le cadre du lit. Il vint s’asseoir sur le bord. Dans un réflexe à peine conscient, elle se décala pour éviter tout contact. « Je crois que je vais encore devoir faire régler ce nouvel implant. Je le trouve trop mou, peut-être aussi un peu long, tu ne crois pas ? ironisa-t-il.</p>
<p style="text-align:justify;">— Sans doute. (Intérieurement, elle comparait, sans l’avoir voulu, avec Philippo qui, lui, ne recourait pas au pénis artificiel adopté par une bonne part des hommes – et aussi une poignée de femmes.)</p>
<p style="text-align:justify;">— Sans doute ? Laisse-moi te rappeler que tu es la première concernée. Si tu t’en fous, moi aussi, Daphné.</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais je suis fatiguée, dit-elle d’une voix lasse, tous ces préparatifs, cette tension… »</p>
<p style="text-align:justify;">Après l’avoir observée silencieusement, il reprit : « J’espère qu’il n’est question que de ça, Daphné mon amour.</p>
<p style="text-align:justify;">— Quoi ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu m’as très bien entendu. Tu ne serais pas en train de nous ruminer une crise de remords, une sorte de caprice après ce que je viens de te confier ? Si c’est le cas, autant m’en informer tout de suite. Tu n’es pas obligée de venir ici. Je peux te renvoyer à la permanence avec les braves militants qui planchent sur les prochaines interventions publiques du comité directif, mais ce serait dommage. Si je t’ai tout révélé de notre plan, c’est parce que je consi­dère que tu es désormais capable de te ranger à cette solution.</p>
<p style="text-align:justify;">— C’était mon dernier examen de passage ? le défia-t-elle d’une voix mal assurée.</p>
<p style="text-align:justify;">— On peut le voir comme ça. Si tu veux jouer sur le parvis, en pleine lumière, et non pas dans l’arrière-cour, oublie tes scrupules. Tu es une grande fille, à présent, non ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais il était juste convenu de doper Philippo un peu plus que nécessaire, pas de le condamner comme ça, aussi brutalement.</p>
<p style="text-align:justify;">— Où est la différence ? Qu’il y passe dans quelques mois à cause d’un surdosage à je ne sais quoi ou tout de suite de cette manière, le résultat est le même.</p>
<p style="text-align:justify;">— Non.</p>
<p style="text-align:justify;">— Si. Seulement, dans le premier cas, tu pouvais te voiler la face, ce qui n’est désormais plus possible. (Il se gratta un testicule en lui souriant d’un air malin.) Bienvenue dans le monde des adultes, ma chérie.</p>
<p style="text-align:justify;">— Pourquoi tu ne m’avais rien dit ? Pourquoi m’as-tu entretenue dans ce mensonge ? lui reprocha-t-elle, indignée.</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu connais déjà la réponse : si j’avais été, disons, plus précis, tu n’aurais probable­ment pas marché dans la combine. Dès le début, j’avais besoin de ton entière coopération, pas de tes états d’âme.</p>
<p style="text-align:justify;">— Je peux encore tout lui raconter. Il s’enfuira.</p>
<p style="text-align:justify;">— On lui ferait la peau avant, et franchement, tu penses qu’il croirait à ton innocence ? Réfléchis : pour le GSO4, personne n’avalerait que tu n’étais pas au courant dès l’origine. D’ailleurs, tu savais que la suroxygénation n’était qu’un leurre.</p>
<p style="text-align:justify;">— Je pensais qu’il s’agissait seulement d’un implant supplémentaire dosant un nouveau produit non agréé, mais que c’était risqué pour lui, uniquement <em>risqué</em>. »</p>
<p style="text-align:justify;">Il secoua la tête d’un air ironique et désolé. « Tss, tss, non, tu te mens à toi-même, Daphné. C’est <em>toi</em> qui voyais les choses comme ça, seulement toi. Je ne t’ai jamais caché qu’il y passerait tôt ou tard, précisément à cause de ce soi-disant nouveau dopant. En fait, je te préparais déjà à la vérité. Plutôt prévenant comme démarche, non ? (Elle ne trouva rien à répondre. Serrant les dents, elle attrapa son chemisier de satin rose pour l’enfiler. Ils l’avaient piégée, tout comme Philippo.) Daphné, reprit-il, songe à notre victoire. Oublie un peu ce Philippo. Ce n’est qu’un pion. L’écho de l’attentat dans tout le cosmos nous conférera la noto­riété qui nous fait encore défaut. Nous démontrerons notre opportunisme et notre capacité à frapper n’importe où, n’importe quand. Ce sera un acte politique fort et fondateur. De nom­breuses planètes qui tergiversent sur leur avenir politique viendront nous rejoindre, cela ne fait pas un pli… (Après s’être éloigné pour se servir un verre de vodka et en boire une gorgée, il revint sur le lit avec un grognement satisfait. Son ventre flasque enrobait ses hanches, lais­sant pointer le prépuce de son faux pénis qu’il avait volontairement omis de rétracter dans son étui de latex. Il l’avait fait coiffer d’une micro-hélice caoutchouteuse censée encourager sa partenaire.) C’est une occasion unique, à finalement bien peu de frais. Quand je pense, pérora-t-il, que ce va-nu-pieds a été jusqu’à proposer lui-même la dernière pose, exactement comme l’avait prédit Stakonov ! Le meilleur calcul était effectivement de l’amener à le réclamer. Il croit sincèrement que c’est le grand plus qui fera la différence contre les autres minables, ces sportifs synthétisés, perclus de circuits intégrés et de nanoprocesseurs. C’est à peine si ces demeurés restent humains ! (Il eut un rictus de mépris.) Je dois néanmoins reconnaître que je craignais qu’il refuse la seconde opération. Stakonov a bien manœuvré, en deux temps, comme prévu et comme c’était techniquement requis, car on ne peut poser qu&#8217;un seul implant à la fois. D’abord, l’appâter avec le ZT-32, qui le dopera de toute façon efficacement, ensuite, lui faire miroiter le nec plus ultra avec le GSO4, une arme secrète qui n’existe que dans ses rêves. La suroxygénation, c’est une théorie fumeuse réfutée par tous les vrais spécialistes. Ça ne sera jamais que sur le papier. Non, mais rends-toi compte, quel hurluberlu, quel con, ce Sainte-Clothilde !</p>
<p style="text-align:justify;">— Alors le terrorisme, c’est ça qui nous manquait ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Daphné, je le déplore sûrement autant que toi, mais c’est le moyen le plus commode pour asseoir une fois pour toutes notre renommée dans l’univers, sans compter que, par la même occasion, de nombreux dirigeants des ligues fascistes passeront l’arme à gauche. Ce n’est pas pour nous rebuter. Que veux-tu : un attentat frappe les esprits beaucoup mieux et beaucoup plus durablement qu’une simple victoire sportive, les peuples sont ainsi faits. Et puis, si Clothilde ne gagne pas, on aura quand même un beau petit lot de consolation.</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est une déclaration de guerre.</p>
<p style="text-align:justify;">— Exactement, sauf que le conflit a déjà commencé depuis un paquet d’années, et que trop peu de planètes en ont conscience pour oser s’insurger. Il faut remédier à cette lacune. C’est un devoir devant les six cents millions de citoyens de la F.A. qui nous honorent de leur confiance.</p>
<p style="text-align:justify;">— Sur notre capitale Solanté, que connaissent-ils de cet attentat ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Quelle question ! Ce qu’on en sait là-bas n’a pas grande importance, tu ne crois pas ? Ma tâche, ô combien ardue mais si exaltante, se rengorgea-t-il, est de servir au mieux la cause séparatiste, pas de solliciter les avis des uns ou des autres. Chacun son rôle. Le leur est…</p>
<p style="text-align:justify;">— Le leur, le coupa-t-elle, est de te réélire premier secrétaire l’an prochain, je me trompe ? »</p>
<p style="text-align:justify;">Il émit un chuintement déplaisant entre ses dents. « J’hésite toujours à penser que c’est moi qui t’ai chauffée au fer rouge, mais tu es décidément bien en verve. (Il réfléchit, plissant le front, les yeux scotchés sur le drap blanc recouvrant la courbe de la hanche de la jeune femme.) Bien, je vais mettre ça sur le compte d’une émotion qui ne durera pas.</p>
<p style="text-align:justify;">— Mets-le sur le compte que tu veux, mais je n’en ai pas à te rendre, répliqua-t-elle.</p>
<p style="text-align:justify;">— Ah non, tu fais fausse route, petite Daphné aux généreuses mamelles rehaussées. Nous rendons tous compte à l’un ou à l’autre, à un moment ou à un autre. »</p>
<p style="text-align:justify;">Ils s’observèrent quelques instants sans mot dire. Il eut une moue contrariée : « Cette soirée prend un tour inattendu et désagréable, aussi bien pour toi que pour moi. Tu tiens abso­lument à ce que nous nous fâchions, si près du but ? Tout ce que tu as dû faire n’aurait servi à rien ? Crois-tu vraiment qu’il vaudrait mieux tout divulguer à ton Philippo ? (Elle se détourna, la gorge serrée, résistant à la pulsion de bondir et de le frapper au visage pour le forcer à se taire.) Que préfères-tu : le laisser partir avec l’idée qu’il te sert et qu’accessoirement, il sert la cause autonomiste, même s’il s’en contrefout, ou bien lui avouer que tu le bafoues depuis le début, entre autres avec moi, que tout ça n’est qu’un coup monté dont il n’est qu’un instrument ? Comment ton chevalier réagirait-il ? Sans parler du meurtre de ce foutu entraî­neur, Ahmed… Ahmed de Jérusalem, c’est bien ça, cette vieille raclure qui se faisait mettre par les hologs et qui s’était improvisé espion en entreprenant un baroud suicide sur l’institut. Tu ne dis rien, Daphné mon amour ? Pourquoi ça ?… Oh ! alors c’est donc que tu nourrirais des sentiments à son égard ! Ma parole, Daphné, notre gente dame au cœur de pierre, Daphné la manipulatrice qui se mue en teenager aux basques d’un pâle sportif un tiers humain, aux pectoraux saillants ! Je pariais sur moins enfantin, chérie chérie ! »</p>
<p style="text-align:justify;">Elle déglutit et se redressa en ôtant le drap, faisant mine de se lever. Il s’interposa en lui saisissant l’avant-bras : « On ne saborde pas un navire en haute mer, sinon on se noie, la tête la première, pour toujours, tu comprends ? »</p>
<p style="text-align:justify;">Elle frémit de colère, sur le point d’éclater.</p>
<p style="text-align:justify;">« Jeune fille, si tu désertes ce lit, tu n’assisteras même pas au début des olympiades. (Elle tressaillit, raidissant le dos. Il raffermit sa prise sur son poignet, jusqu’à lui faire mal.) Avant, tu profiteras du martyre de ton bien-aimé : je le ferai démembrer sous tes yeux. Qu’importe l’attentat. J’ai toujours été convaincu que les anciennes méthodes avaient fait leurs preuves. On dégottera bien dans le coin quelques chevaux de trait pour le supplice et un autre grand guignol.</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu n’oserais pas. »</p>
<p style="text-align:justify;">Il éclata de rire et la  libéra. Elle fit deux pas en avant, puis s’immobilisa, incertaine.</p>
<p style="text-align:justify;">« Qu’est-ce que tu nous interprètes là, Daphné mon bel amour : la pucelle moralisante, la vierge implorante, indignée par un vilain ogre ? Maintenant, tâche un peu de te souvenir du nombre de prétendantes que tu as dû écarter pour atterrir dans mon lit. La liste est longue, non ? (Il s’esclaffa derechef.) Franchement, tu m’amuses. Allez, vas-y, balance-toi à la mer. (Il se leva et partit ouvrir la porte qui communiquait avec le salon. Faisant mine d’inspecter les lieux, il jeta à voix basse avec l’air louche du conspirateur : ) Allez, dépêche-toi, personne en vue. Méfie-toi, l’eau sera peut-être ensanglantée, mais ce n’est pas pour te décourager, n’est-ce pas, amour de toujours ? »</p>
<p style="text-align:justify;">Elle se figea. Ramassant le verre de scotch au pied du lit, il le vida d’un trait avec un claquement de langue jubilatoire : « Bon Dieu, pavoisa-t-il, qu’est-ce que tu as raison : un pur malt noyé dans deux glaçons, c’est un tel régal pour le palais ! »</p>
<p style="text-align:justify;">Elle frissonna, luttant quelques secondes, puis se rassit, enfouissant son visage entre des mains crispées. « Un conseil, bébé Daphné, évite de pleurer : ça jure avec ton teint de petite poupée bandante. » Il eut un éclat de rire qui lui donna envie de le tuer.</p>
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<p style="text-align:center;"><strong>***</strong></p>
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<p style="text-align:justify;">Ils auraient presque pu s’en divertir tant la situation pouvait paraître comique ; l’un comme l’autre se jouaient la comédie : lui, celle de l’amant passionné, prêt à tout pour conquérir encore et toujours sa douce, Daphné, celle de l’amoureuse résolue et fière de son champion qui les propulserait, à n’en pas douter, aux cimaises galactiques. La réalité était différente, gangrenée par le mensonge et la trahison.</p>
<p style="text-align:justify;">Du restaurant réputé du centrecité de Munik, accroché au dernier étage d’une tour vitrail, ils surplombaient une large avenue à plusieurs niveaux. Les théâtres palaces et les casinos à baldaquins s’y disputaient les meilleures places à coup d’immenses enseignes flottantes et de racoleurs slogans 3D mobiles. Le serveur humain en livrée rouge et noire rem­plissait à demi, avec un soin tout professionnel, le verre à vin de Daphné.</p>
<p style="text-align:justify;">La tête de Philippo lui tournait un peu ; c’était préférable. Quelques gorgées de plus, et il se sentirait plus léger, moins bouleversé par l’approche, irrémédiable, de la conclusion de leur épopée ; car, quoi qu’on eût pu en dire, nul ne pouvait le nier : ils vivaient ensemble une aventure authentique, un épisode qui resterait gravé dans l’histoire galactique. Peut-être même l’amorce d’une révolution politique qui aurait de profondes répercussions des années, des siècles durant ; en tout cas, il se plaisait à l’imaginer.</p>
<p style="text-align:justify;">Sainte-Clothilde observa les tables autour d’eux : des couples habillés avec aisance, détendus, certains riant avec retenue, quelques-uns se dédiant des œillades, autant de muettes invites à en venir aux mains. Les lueurs des bougies sur chandelier, l’éclairage tamisé adou­cissaient les visages et les paroles qui se chuchotaient. De spacieux fauteuils bleu roy, des tentures vermeilles chamarrées et d’anciennes tapisseries aux scènes rupestres invitaient à s’alanguir, à jouir de la quiétude d’un luxe suranné.</p>
<p style="text-align:justify;">Superbe dans sa longue robe luminescente jaune pâle qui soulignait les rondeurs de sa gorge bronzée aux ultraviolets, Daphné de Colorado leva son verre à pied de cristal. Elle avait tressé ses cheveux bruns en corolle mouchetée de points lumineux pulsant de dégradés d’oranges et de jaunes. À présent, elle se montrait nerveuse, comme inquiétée par une menace invisible.</p>
<p style="text-align:justify;">« Philippo, je veux trinquer à notre succès… »</p>
<p style="text-align:justify;">Sa voix manquait d’assurance. Il la contempla d’abord sans réagir, avant d’accepter le toast. Les verres de cristal tintèrent.</p>
<p style="text-align:justify;">« À ceux qui suivront ! » lança-t-il.</p>
<p style="text-align:justify;">Si elle parut un instant mal à l’aise, elle se ressaisit très vite. Sur la nappe blanche et soyeuse, le plat suivant avait déjà tout son mordant : filet grillé de bœuf austral, saupoudré d’épices de Nuremberg. Dans de larges assiettes de porcelaine, décorées pour l’occasion de silhouettes de gymnastes stylisées, l’assortiment de légumes cuits à la vapeur, parfumés au citron de Taurus, était aussi spectacle pour les yeux. Dans son costume bleu nuit flambant neuf, fait d’un tissu irisé très léger, Sainte-Clothilde, dos contracté, nuque roide, éprouvait de plus en plus de difficultés à avaler quoi que ce fût. Un haut-le-cœur le contraignit à boire de l’eau minérale hâtivement versée par le préposé aux bons offices qui veillait.</p>
<p style="text-align:justify;">« Mon chéri, tout va bien ? »</p>
<p style="text-align:justify;">Il reprit son souffle. « Désolé, c’est l’énervement des préparatifs.</p>
<p style="text-align:justify;">— Oui, plus qu’un jour. (Il acquiesça.) Tu es certain de l’emporter, cerf d’amour. Les chroniqueurs te jouent vainqueur, tout comme les parieurs. C’est effarant la somme de crédits que tu peux valoir pour des millions de gens dans la galaxie. Il y a deux heures, tu étais donné à deux et demi contre un. Nous suivons cela de très près.</p>
<p style="text-align:justify;">— Je ferai de mon mieux. (Baissant la voix :) Tout à fait entre nous, je suis persuadé que ma performance est principalement due au GSO4. Quelle chance j’ai eue qu’ils acceptent de me le poser ! Tu n’es pas de mon avis ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Si, si… (Elle sourit hâtivement et s’empressa de découper sa viande, tête baissée. Elle aussi devait se faire violence pour manger.)</p>
<p style="text-align:justify;">— Alors, ma Daphné, qu’as-tu concocté après la compétition et la remise des médailles ? C’est bien toi qui devais t’en charger, non ? Les entraînements m’accaparent tellement.</p>
<p style="text-align:justify;">— Oui. Il… je dois encore consulter quelques sites de tourisme. (Elle se força à em­prunter un ton enjoué.) Dix jours sur les plages d’or de Mexicana, ça te tenterait, non ? Là-bas – ce n’est qu’à trois parsecs, – le contrat garantit l’ensoleillement, comme la couleur de l’eau, outremer diaphane, et sa température : 29 °C.</p>
<p style="text-align:justify;">— Seulement dix jours ? Pourquoi pas quinze ou vingt ? – ou zéro, rajouta-t-il intérieurement.</p>
<p style="text-align:justify;">— Je ne sais pas. Tu as entièrement raison. Oui, mettons trois semaines, cela te conviendrait ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Et comment, ma chérie ! Et comment que ça me dirait ! Avec toi, je pousserais même jusqu’en enfer. »</p>
<p style="text-align:justify;">Elle reposa sa fourchette d’un mouvement précipité. « Je t’en… p… prie, s’étrangla-t-elle, ne sois pas aussi puéril.</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est juste, oui, une manière de te dire que je suis prêt à tout, vraiment à tout pour toi. Tu es ce qui m’est arrivé de mieux depuis mon apparition dans ce foutu univers. Tu es comme mon phare dans la tourmente, et je ne t’en serai jamais, oui, jamais assez reconnaissant.</p>
<p style="text-align:justify;">— Tais-toi, je t’en conjure. »</p>
<p style="text-align:justify;">Elle pâlit, toussa, dissimulant son visage derrière sa serviette. À cette minute, elle n’avait qu’une idée : lâcher ses couverts, se précipiter vers la sortie, tout laisser tomber, lui, Augustin et la fédération.</p>
<p style="text-align:justify;">Quand elle croisa à nouveau le regard attentif de Philippo, elle se sentit prête à dévoiler la vérité, au moins une partie pour lui permettre de sauver sa vie. Sainte-Clothilde la devança : « Nous sommes sur les nerfs, moi à cause de la finale de demain soir, toi à cause de la prépa­ration de votre congrès. Il est temps de mettre un terme à ce dîner… (Il se leva sous ses yeux stupéfaits.) On se retrouvera la nuit prochaine, pour le meilleur ou pour le pire.</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais, tu… que fais-tu ? Nous… (sa voix se mettait à trembler) en fait, je comptais…</p>
<p style="text-align:justify;">— Non, trancha-t-il, je sais mieux que toi ce que tu veux, ce que tu veux réellement, et ce n’est pas ce que tu crois maintenant désirer. Ce soir, oui, il est préférable que chacun rentre chez soi… (Il se tut, puis confia d’une voix sourde:  ) Tous les jeux sont faits ; le mien, le tien, celui de l’institut et de la fédération, celui des olympiades. »</p>
<p style="text-align:justify;">Il contourna la table ronde, se pencha pour l’embrasser rapidement sur les lèvres, l’empêchant de protester, et quitta les lieux à grands pas, sans se retourner.</p>
<p style="text-align:justify;">Quand elle parvint enfin à articuler quelques mots, il avait disparu. Sans qu’elle s’en rendît compte, ses doigts froissaient convulsivement sa robe sur sa cuisse. Tétanisée par le bouillonnement de sentiments contradictoires, elle s’adressa d’une voix blanche au grand bouquet d’orchidées roses et jaunes, suspendu derrière la chaise qu’il venait de libérer : « Mais non… je t’aime, Philippo. Je n’en étais tout simplement pas certaine… Est-ce que tu me pardonnerais ? Philippo, si je te le demandais, tu pourrais ? »</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:center;"><strong>***</strong></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Étendue sur le lit défait, nue, les bras en croix, elle fixait des yeux le plafonnier bleu cobalt. Une crampe au bras harcelait son corps endolori. Quand le poussah des séparatistes avait à nouveau exigé de profiter d’une nuit, elle n’avait pas pu ni su s’y soustraire ; pas encore. Insidieux, avec une hostilité à peine voilée, il exigeait sans cesse plus d’elle dans des ébats poussifs et vulgaires. À présent, le moindre de ses attouchements la  répugnait. Délibé­rément, il la souillait, et sa propre attitude soumise, son incapacité à lui résister étaient un calvaire. Au fond d’elle-même, elle réalisait qu’elle subissait son vice pour se punir, se flageller d’avoir livré Philippo à Augustin, de l’avoir berné en jouant ignoblement de ses sentiments. Comment s’infliger pire pénitence ? À travers le regard d’Augustin, être sans scrupule, avide de tout, amoureux de lui-même et d’un pouvoir qu’il n’avait de cesse d’affermir, elle se découvrait telle qu’elle était. Briller seule aux côtés du président de la Fédération Autonome : combien de fois n’en avait-elle pas rêvé depuis sept ans, depuis qu’elle avait franchi la porte d’une antenne du mouvement sur Gipsy, sa planète natale ? Combien ? En se vendant corps et âme, elle y était parvenue, renonçant du même coup à toute estime d’elle-même, d’autant plus qu’elle reconnaissait maintenant qu’Augustin avait vu juste : depuis le début, elle s’était menti à elle-même. GSO4 ou pas, surdosage ou pas, Philippo était condamné, dès l’instant où elle avait entrepris de le séduire pour en faire son pantin.</p>
<p style="text-align:justify;">Trois jours auparavant, Philippo de Sainte-Clothilde avait décroché l’argent à la finale de demi-fond, ratant l’or à cause d’une hésitation dans le quinzième virage : presque deux secondes de perdues sur 6 min 35 s 8’’. Il n’avait battu aucun record. Au diable les records. Ce qui importait à ses commanditaires, c’était d’abord sa participation à la cérémonie des médailles. Les trois quarts des personnalités politiques cosmiques de premier plan y seraient serrées en rang d’oignons, sourire de façade devant les caméras. On prévoyait huit mille milliards de spectateurs – une bonne moitié de la population humaine qui avait essaimé dans l’espace au fil des siècles. Aucun autre événement ne bénéficiait d’une telle portée, aucune autre manifestation ne réunissait au même instant autant de présidents et de dirigeants.</p>
<p style="text-align:justify;">Quand un administrateur d’une ligue quelconque s’était approché pour l’accolade, Philippo avait senti une chaleur inhabituelle dans sa cuisse droite – signal que l’institut ou quelqu’un agissait à distance. Deux secondes plus tard, Philippo éclatait en lambeaux. La puissance de l’explosion pulvérisa la tribune, tuant sur-le-champ deux cent quatre-vingts person­nalités, en blessant grièvement quatre cents. Même si son enveloppe de titane garan­tissait l’inviolabilité du GSO4 au scanning, on avait désactivé les portiques de contrôle au moment du passage de l’athlète. Les séparatistes avaient soudoyé au prix fort trois officiers de sécurité assassinés dès le matin suivant l’attentat.</p>
<p style="text-align:justify;">Son retentissement, la stupeur, le désordre étaient gigantesques ; Augustin du Pompadour frappait au-delà de ses espérances. Même si cette envie le démangeait, il n’avait pas encore revendiqué l’événement ; il attendrait son retour sur Solanté. De chez lui, il défierait tranquillement des ligues aux abois, décapitées et gravement désorganisées, toutes en lutte interne de succession, désormais incapables – et pour longtemps – de faire front commun contre un adversaire, même mineur comme la Fédération Autonome. On avait déjà rappelé l’escadre de guerre de la ligue Oméga croisant vers le fief des autonomistes. Le cerveau du complot dégustait son succès, ne gâchant ni ne retenant sa joie. Daphné, cible de sa gourman­dise lubrique, s’y trouvait honteusement mêlée.</p>
<p style="text-align:justify;">Abandonné sur la moquette, le pendentif de celle-ci bipa, signalant un appel. Il était près de deux heures du matin. « Sans doute une erreur », lâcha-t-elle en passant une courte tunique de soie bleue.</p>
<p style="text-align:justify;">Augustin du Pompadour monta le dos de sa main devant sa bouche, rota, puis continua à dépouiller sa grappe de raisin blanc, enchaînant grain sur grain, comme pour combler coûte que coûte un vide intérieur. « Daphné ma fille, je vous en prie, faites donc », la railla-t-il entre deux bouchées.</p>
<p style="text-align:justify;">Elle rejoignit le salon et demanda vocalement à visualiser le message en format réduit. L’image se matérialisa, petit rectangle plat coloré, suspendu devant elle. Elle ne put retenir un cri de stupéfaction.</p>
<p style="text-align:justify;">« Oui, Daphné, c’est moi… au petit matin de cette fameuse finale que tout le monde réclame. Hier soir, je t’ai quittée au restaurant français. (Dans la clarté de l’aube, Philippo se tenait debout près du fleuve Nankin. À l’arrière-plan, au travers d’une rangée de peupliers, on apercevait les arches d’un pont métallique.) Quand tu m’entendras, je ne sais pas où tu seras, ni avec qui – même si j’ai quand même une petite idée. Je vais programmer cette missive pour qu’elle t’arrive dans quatre jours. D’ici là, je ne serai plus de ce monde. À qui la faute ?<em> </em>(Il tenta un sourire, puis renonça.) Tu sais, quand je t’ai entendue dans la cuisine, c’est là que tout s’est éclairé… Un coup de massue. Parce que j’y ai cru. Je t’ai crue. Peut-être t’a t-on forcée à me séduire ? Non, c’est peu probable… (Il se tut en s’asseyant sur un banc. Le soleil levant scintilla de paillettes rose et feu sur les flots gris du Nankin. Un vol criaillant de mouettes bleues et blanches traversa derrière lui un ciel pâle. Sainte-Clothilde gardait les yeux fixés sur quelque chose hors champ.)</p>
<p style="text-align:justify;">» Être la maîtresse attitrée du Pompadour comporte certaines obligations ; c’est une évidence, même pour un sportif tel que moi. Ahmed avait raison : éviter de confondre les genres. À la fédération, il ne doit pas souvent être question de sentiments, en tout cas, pas d’amour. Je me trompe ?… Non, je ne me trompe pas. (Il se tourna vers la caméra, l’œil inquiet :) Pourquoi ai-je accepté de te servir de kamikaze ? J’aurais pu essayer de vous piéger, de te piéger. J’y ai songé. Des heures durant. Que se serait-il passé ? Pour vous, la prison, peut-être la peine capitale, quand bien même les faits se seraient déroulés pendant les olympiades. Et après ? Au mieux, tu aurais vieilli dans un bagne intersidéral, ou bien on t’aurait assignée à vie sur un subcargo minier, servant de paillasse au premier venu, là où des années séparent les escales. Pas compliqué de prédire sous quel genre de pauvres types tu te serais retrouvée, avant qu’on te laisse pourrir dans une soute. Alors je me suis dit : est-ce que c’est ma volonté ? Non, malgré ce que vous me réservez, je ne le supporte pas. Écoute-moi, c’est aussi simple que ça : cette idée, je ne la supporte pas. Un moment, je pensais détenir une solution : négocier avec vous. Vous me retiriez le GSO4 et je cachais tout aux autorités. Mais quelle garantie aurais-je pu obtenir ? Vous pouvez me faire sauter n’importe quand, car je suis sûr de ne plus être qu’une bombe téléguidée, placée, d’une manière ou d’une autre, sous votre surveillance permanente. Je n’ai pas le choix. Puisque je dois y passer, autant que ce soit comme vous l’avez organisé. Voilà ma conclusion : mourir comme tu me l’ordonnes.<em> </em>(Il eut un sourire pénible.) Je mentirais en disant que c’est mon seul calcul. Car je vais aussi me venger. Une vengeance, oui. J’ai la pauvre, la détestable vanité de me figurer que ma dispari­tion t’affectera plus que tu ne saurais l’admettre. À un moment, peu importe quand, tu vas mesurer ta bassesse et ta lâcheté. Malheureusement pour toi, tu n’es pas celle que tu crois, que tu veux faire croire aux autres, au Pompadour en particulier. J’ai un mal fou à t’imaginer entre ses bras et à jouir avec lui. Ça ne colle pas. Ça ne peut pas coller, n’est-ce pas, Daphné ? (Il se leva du banc et descendit rapidement jusqu’au fleuve. La caméra, automatiquement réglée sur lui, le suivait docilement.)</p>
<p style="text-align:justify;">» C’est là, sur cette rive, que vous avez assassiné Ahmed. Je me suis renseigné. Il posait trop de questions. Mon ami avait presque tout deviné. C’est aussi pour lui que je vais courir la finale de ce soir. (Ses traits se durcirent.) Je dois vaincre. Il le faut. Je ne veux pas mourir pour rien. Hier soir, au restaurant, quand je t’ai vue déroutée, aussi indécise, je ne t’ai ja… – sa voix se défit – je ne t’ai jamais plus aimée et désirée qu’à cette minute. Il fallait que tu l’entendes. Je voulais, oui, tellement te rassurer, t’embrasser. Au lieu de ça, je me suis enfui. J’avais tellement peur de te condamner si je te laissais parler…<em> </em>Daphné, si nous sommes devenus amants, c’est parce qu’on l’a choisi pour nous. Sans ce complot, on ne se serait jamais connus, tu te rends compte ? Et maintenant, à cause de vous, je sais presque tout de ma mort, comment, quand et même pourquoi elle va arriver. Peu de gens pourraient se vanter d’un tel privilège… C’est vrai, oui, si peu de gens, à part les condamnés à mort. Et je suis unique, Daphné, comme toi. N’oublie pas : tous les deux, nous sommes uniques… Nous l’étions et nous le resterons… Adieu. »</p>
<p style="text-align:justify;">Il avança la main vers la  caméra. Un déclic, avant un fond gris piqué de blanc et une voix synthétique signalant la fin du message, demandant s’il fallait le conserver.</p>
<p style="text-align:justify;">Daphné, incapable de bouger, avait tout écouté à genoux, comme prostrée. Revoir Philippo, l’entendre lui révéler qu’il avait tout compris en se résignant était le châtiment le plus terrible. La réalité réapparaissait, lacérant son âme et sa conscience. Lui l’avait vraiment aimée, dix fois, cent fois plus qu’elle. Il en était mort, sacrifié, empalé sur ses sentiments, par leurs calculs, leurs ambitions à tous. Elle se vit comme une traîtresse de la pire espèce, inapte à assumer un choix, quel qu’il fût. Quel avenir menaçant et désolant augurait-elle avec un acte aussi sordide et misérable !</p>
<p style="text-align:justify;">La main froide d’Augustin se posa sur son épaule. « Ma chérie, j’ai tout entendu. Quelle fin enivrante ! C’est tellement merveilleux : tu t’imaginais avoir affaire à un crétin, et tu te retrouves avec un amant exalté qui se résout à mourir pour toi. Ça change tout, n’est-ce pas ? Un <em>romantique</em>, à notre époque, mon Dieu ! C’est admirable ! (Il cracha avec conviction quelques pépins de raisin sur le sol, devant elle.) Remarque, en y songeant, je me dis que ça ne change pas tant que ça. Il meurt, certes, en sachant, mais il meurt quand même. C’est bien ce que nous voulions, non ? Ma chérie, je te félicite.</p>
<p style="text-align:justify;">» Autre bonne nouvelle : le jeu s’achève aujourd’hui. J’avais décidé que ce poignant monologue de ton champion – par nos mouchards, nous avions assisté en direct à son enregistrement, – servirait d’épilogue. Tu as fini de m’amuser. Que veux-tu ? Tu n’es qu’une gamine sans avenir, une conne qui a bêtement raté sa chance quand j’ai voulu la faire grandir en lui dévoilant l’intégralité du plan. Je n’ai pas besoin d’une marmaille qui gémisse à mes basques. Terminé. Rideau, petite… (Il s’éloigna de quelques pas, puis revint vers elle.) Tiens, je ne bande plus, constata-t-il avec entrain en baissant les yeux sur son pénis artificiel. Proba­blement un mauvais contact. Alors, tu échapperas à ma dernière bénédiction. Quel dommage ! (Il la contemplait en souriant.) Ah ! évidemment, tu n’appartiens plus à la fédération. Et si tu essayes de nuire à moi-même ou à mon organisation par des révélations, quelle qu’elles soient, tu t’exposes à de sé…. Pourquoi aborder ce sujet ? Tu sais bien quel sort je réserve aux récalcitrants. (Il se caressa le menton, l’air préoccupé.) Bon, je vais descendre au bar. Je me prendrai une synthe. Oui, ces créatures sans intelligence ont fait d’énormes progrès dernière­ment, tu le savais ? Leur texture vaginale se rapproche de celle des meilleures femmes ; désormais, elles méritent bien ce surnom de canal à jouir. On ne peut que s’en féliciter – je parle pour les hommes. Allez, je reviens, disons, dans une heure, et tu devras avoir débarrassé les lieux… (Il se dirigea vers la chambre, avant de se retourner :) J’allais oublier : procure-toi un billet interplanétaire pour n’importe où, classe luxe. C’est la fédération qui régale. Unique condition : tu t’en occupes maintenant pour un décollage à l’aube. Tu vois, je sais encore me montrer bon prince. J’espère que tu apprécies. »</p>
<p style="text-align:justify;">Il siffla joyeusement en rejoignant la salle de bains où elle l’entendit se brosser les dents et se gargariser au milieu de vocalises.</p>
<p style="text-align:justify;">Ses larmes avaient séché. Le souffle court, le sang battant à ses tempes, elle avança, rampant à demi, jusqu’à la baie vitrée, projetant de se laisser glisser par un trou pour choir dans le vide ; impossible avec la vitre blindée et l’absence de tout système d’ouverture. Elle s’assit, se replia sur elle-même, serrant ses jambes nues entre ses bras. La température avait brutalement chuté. Elle surprit quelqu’un qui claquait des dents, chercha autour d’elle avant de comprendre que c’était elle la fautive.</p>
<p style="text-align:justify;">Quand Augustin, parfumé et habillé d’un costume de lin blanc, repassa près d’elle, il lui rappela sereinement : « Souviens-toi, ma chérie, une heure. Davantage, ce serait une faute de goût. »</p>
<p style="text-align:justify;">
<h4 style="text-align:center;">FIN</h4>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gwladys Epangue remporte le titre de première championne du monde française de taekwondo. ]]></title>
<link>http://gido0909.wordpress.com/2009/10/16/gwladys-epangue-remporte-le-titre-de-premiere-championne-du-monde-francaise-de-taekwondo/</link>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 13:33:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>gido0909</dc:creator>
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<description><![CDATA[Glwadys Epangue est une championne Française qui possède un palmarès impressionnant. En 2005 et 2007]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Glwadys Epangue est une championne Française qui possède un palmarès impressionnant. En 2005 et 2007 elle est triple championne d&#8217;Europe et double-vice championne du monde. Mais c&#8217;est cette année , le 14 octobre, qu&#8217;elle remporte le tite de championne du monde de Taekwondo , en catégorie moins de 67 kilos à Copenhague.</p>
<p>Malgrè la médaille d&#8217;or , Gwladys Epangue déclare ne pas être &#8221; euphorique &#8221; , elle s&#8217;entraîne dure (25 heures par semaine) , elle n&#8217;envisage plus les championnats comme des rêves mais, plutôt comme des objectifs. Elle éprouve une grosse satisfaction. Elle avoue tout de même posséder un rêve , les jeux olympiques de Londres 2012.</p>
<p>Elle n&#8217;as pas remporté le titre de championne du monde de taekwondo sans efforts, certains combats ont été plus difficile que d&#8217;autres , mais avec son ambition et son talent , elle est parvenu à son objectif.</p>
<p><span style="color:#888888;"><em>Sources : </em></span><a href="http://www.lemonde.fr/sport/article/2009/10/15/gwladys-epangue-championne-du-monde-de-taekwondo-une-grosse-satisfaction_1254277_3242.html"><span style="color:#888888;"><em>http://www.lemonde.fr/sport/article/2009/10/15/gwladys-epangue-championne-du-monde-de-taekwondo-une-grosse-satisfaction_1254277_3242.html</em></span></a></p>
<p><span style="color:#888888;"><em>http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/sports/20091015.REU6130/taekwondo_gwladys_epangue_frappe_un_grand_coup_a_copenh.html</em></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Eviter à tout prix le dopage !]]></title>
<link>http://gido0906.wordpress.com/2009/10/16/eviter-a-tout-prix-le-dopage/</link>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 13:26:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>luckycasillas</dc:creator>
<guid>http://gido0906.wordpress.com/2009/10/16/eviter-a-tout-prix-le-dopage/</guid>
<description><![CDATA[Lors des JO de 2012 de Londres, la vigilance sera très forte contre le dopage. En effet,  on annonce]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Lors des JO de 2012 de Londres, la vigilance sera très forte contre le dopage.</p>
<p>En effet,  on annonce de possibles contrôles dans le village olympique ! C’est ce qu’annonce Gerry Sutcliffe, le ministre des Sports britannique, au quotidien anglais <em>The Daily Telegraph.</em> Il souhaite également que les chambres <span style="text-decoration:line-through;">ses</span> <span style="color:#ff0000;">des </span>sportifs dans le village puisse<span style="color:#ff0000;">nt</span> être fouillées à tout moment lors des Jeux Olympiques. Il laissera une grande liberté aux inspecteurs des instances de lutte au dopage.</p>
<p>« <em>On en parle avec le Locog (ndlr : Comité d’organisation) et le CIO. Dans d’autres pays, on peut voir la police faire brutalement irruption dans les chambres des gens, mais s’il y a une condition fixée au départ, les athlètes s’y attendront et ce sera une dissuasion efficace</em> »</p>
<p>A noter qu’en conclusion de tout cela, les décisions sur les modalités d’un tel dispositif reviendront au CIO, le Comité International Olympique, qui de son côté, organisera entièrement les conditions des luttes anti-dopage pendant les Jeux Olympiques. Ceci dit, l’organisation de<span style="text-decoration:line-through;">s</span> ces luttes peu<span style="text-decoration:line-through;">ven</span>t être combiné<span style="color:#ff0000;">e</span><span style="text-decoration:line-through;">s</span> avec les forces intérieures et de défense de l’Angleterre.</p>
<p>Aurons-nous des Jeux Olympiques totalement privé de dopage?</p>
<p>Sources: <a href="http://www.lequipe.fr/Aussi/breves2009/20091016_120535_des-controles-dans-le-village.html">http://www.lequipe.fr/Aussi/breves2009/20091016_120535_des-controles-dans-le-village.html</a> du 16/10/09</p>
<p>et le quotidien anglais THE DAILY TELEGRAPH pour le même jour.</p>
<p>Correcteur: Gido0907</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Operação Rio 2016]]></title>
<link>http://misterrugby.wordpress.com/2009/10/13/operacao-rio-2016/</link>
<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 07:41:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>misterrugby</dc:creator>
<guid>http://misterrugby.wordpress.com/2009/10/13/operacao-rio-2016/</guid>
<description><![CDATA[    Clip promotionnel pour les JO de Rio de Janeiro 2016. Ça y est ! C’est acquis ! Le rugby est red]]></description>
<content:encoded><![CDATA[    Clip promotionnel pour les JO de Rio de Janeiro 2016. Ça y est ! C’est acquis ! Le rugby est red]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Tout sur les Jeux Olympiques 2016.]]></title>
<link>http://gido0909.wordpress.com/2009/10/09/tout-sur-les-jeux-olympiques-2016/</link>
<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 12:22:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>gido0909</dc:creator>
<guid>http://gido0909.wordpress.com/2009/10/09/tout-sur-les-jeux-olympiques-2016/</guid>
<description><![CDATA[Depuis plusieurs jours , nous savons que c&#8217;est Rio de Janeiro qui recevra les Jeux Olympiques ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Depuis plusieurs jours , nous savons que c&#8217;est Rio de Janeiro qui recevra les Jeux Olympiques , en 2016. C&#8217;est une grande victoire pour le Brésil , il montre qu&#8217;il fait partie des Pays puissants , en battant Chicago , Tokyo et Madrid. La ville a cependant tout à faire , les travaux commencent dès maintenant ( piscine olympique, amélioration des transports&#8230; )</p>
<p>Une nouveauté est prévu pour les jeux de 2016, le golf et le rugby sont réintégrés , après un vote du Comité international olympique , tenu vendredi à Copenhague.</p>
<p>Le rugby est accepté sous forme sa forme à 7, il avait disparu des J.O depuis 1924, il sera présent en 2016 et en 2020.</p>
<p><em><span style="color:#888888;"> Sources : </span></em><a href="http://www.rugbyrama.fr/rugby/jo-le-rugby-accepte_sto2087204/flashnews.shtml" target="_blank"><em><span style="color:#888888;">Eurosport &#8211; rugby</span></em></a><em><span style="color:#888888;"><span style="color:#888888;"> , </span></span></em><a href="http://www.eurosport.fr/golf/le-golf-aux-jo_sto2087379/flashnews.shtml" target="_blank"><em><span style="color:#888888;">Eurosport &#8211; golf</span></em></a><em><span style="color:#888888;"><span style="color:#888888;"> , </span></span></em><a href="http://www.lequipe.fr/Aussi/breves2009/20091009_134936_le-golf-et-le-rugby-reintegres.html" target="_blank"><em><span style="color:#888888;">l&#8217;équipe</span></em></a></p>
<p><!-- google_ad_section_end() --></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[- Difang - Voice of life]]></title>
<link>http://lamediabxl.wordpress.com/2009/10/06/difang-voice-of-life/</link>
<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 12:28:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>La média de bxl</dc:creator>
<guid>http://lamediabxl.wordpress.com/2009/10/06/difang-voice-of-life/</guid>
<description><![CDATA[Connaissez-vous Les Amis, non pas vos amis mais les Aborigènes de Taïwan qui font partie de la famil]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Connaissez-vous Les Amis, non pas vos amis mais les Aborigènes de Taïwan qui font partie de la famille des Austronésiens et vivent dans l&#8217;Est et le Sud de l&#8217;île. Ils parlent l&#8217;amis, une des langues austronésiennes. Ce groupe compte plus de 1200 langues parlées dans une vaste étendue géographique qui s&#8217;étend de Taïwan à la Nouvelle-Zélande et de Hawaïi à l&#8217;île de Pâques jusqu&#8217;à Madagascar. Bien qu&#8217;ils soient principalement connus sous ce nom, Amis, leur véritable nom est Pangcah, &#8220;les nôtres&#8221;.  Amis, qui signifie &#8220;Nord&#8221;, est le nom donné aux groupes descendus vers le Sud de l&#8217;île. Ils semblent liés génétiquement aux philippins et forment le plus grand des 14 groupes aborigènes officiellement reconnus par la République de Chine.</p>
<p style="text-align:justify;">Vous ne le savez peut-être pas encore, mais vous connaissez déjà Difang Duana et sa femme Igay Duana. Décédés tous les deux en 2002, c&#8217;était un couple d&#8217;Amis qui formait un duo et chantaient les chants traditionnels Amis.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 260px"><a href="http://www.lamediatheque.be/med/rech_n.php?ser=7&#38;intervenant=&#38;titre=&#38;morceau=&#38;descripteur=&#38;label=&#38;ref=my7240&#38;supa[]=1supa[]=1supa[]=1supa[]=1supa[]=1supa[]=1supa[]=1supa[]=1&#38;reset=1&#38;secured="><img title="Polyphonies vocales des Aborigènes de Taîwan" src="http://i376.photobucket.com/albums/oo204/passage44/cd260011.jpg" alt="Polyphonies vocales des Aborigènes de Taîwan" width="250" height="250" /></a><p class="wp-caption-text">Polyphonies vocales des Aborigènes de Taîwan</p></div>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">C&#8217;est en 1988, qu&#8217;ils participent au spectacle <em><a href="http://mcm.base-alexandrie.fr:8080/Record.htm?idlist=1&#38;record=792012451029">&#8220;Les aborigènes de Taïwan. Chants, danse et rituel des tribus Bunun, Ami et Paiwan&#8221;</a></em><strong><span style="color:#ff020b;"><strong> </strong></span></strong>à &#8220;<a href="http://www.mcm.asso.fr/site02/accueil.htm">La Maison des Cultures du Monde</a>&#8221; à Paris. Un cd est sorti dans la collection Inédit, sous le titre <em><a href="http://www.lamediatheque.be/med/rech_n.php?ser=7&#38;intervenant=&#38;titre=&#38;morceau=&#38;descripteur=&#38;label=&#38;ref=my7240&#38;supa[]=1supa[]=1supa[]=1supa[]=1supa[]=1supa[]=1supa[]=1supa[]=1&#38;reset=1&#38;secured=">&#8220;Polyphonies vocales des aborigènes de Taïwan&#8221;</a></em>.<!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">Voici un extrait de chant Amis interprété par Difang et sa femme Igay.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/EbsTtL8BNmI&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/EbsTtL8BNmI&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p style="text-align:justify;">C&#8217;est en 1994 que sort l&#8217;album du groupe allemand Enigma <a href="http://www.lamediatheque.be/med/rech_n.php?ser=7&#38;morceau=return+to+innocence&#38;ref=&#38;supa[1]=1&#38;supa[2]=1&#38;supa[3]=1&#38;supa[4]=1&#38;supa[5]=1&#38;supa[7]=1&#38;supa[6]=1&#38;supa[8]=1&#38;Mediatheque_choisie=7&#38;__utmz=12944426.1253195185.34.3.utmcsr%3Dimages.google.be&#124;utmccn%3D(referral)&#124;utmcmd%3Dreferral&#124;utmcct%3D%2Fimgres&#38;__utma=12944426.4553319195313355000.1248940546.1254382078.1254388857.64&#38;sessionid=2d91ca021dc7916b91afe6269f708f85&#38;s=344c2fbe9dc7c322f210fc99350df488&#38;__utmc=12944426&#38;portail_sid=125438207124652&#38;__utmb=12944426.4.10.1254388857&#38;&#38;supports=&#38;details=&#38;ofs=0"><em>&#8220;The cross of change&#8221;</em></a> dont le titre phare est <em>&#8220;the return to innocence&#8221;</em>.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/-JpJjsHgYHA&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/-JpJjsHgYHA&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p style="text-align:justify;">Ce titre à eu un tel effet et un tel succès qu&#8217;il a aussi servi de thème pour les jeux olympiques d&#8217;Atlanta en 1996.</p>
<p style="text-align:justify;">Je vous passe toutes les poursuites et procès qu&#8217;il y a eu pour faire reconnaître les droits de Difang et son épouse ainsi que ceux de la tribu aborigène des Amis. Cette invraisemblable querelle de droits d&#8217;auteur a finalement été résolue en faveur du chanteur. Toujours est-il que maintenant, suite à toutes ces péripéties, les traditions aborigènes de Taïwan ont acquis la reconnaissance tant d&#8217;un point de vue local, de la République de Chine, qu&#8217;au niveau mondial. De même, l’industrie du disque taïwanaise, jusqu’ici sceptique et dominée par la chanson en mandarin, a enfin réalisé que la musique aborigène avait un réel potentiel commercial.</p>
<p style="text-align:justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 260px"><a href="http://www.lamediatheque.be/med/rech_n.php?ser=7&#38;intervenant=Difang&#38;ref=&#38;supa[1]=1&#38;supa[2]=1&#38;supa[3]=1&#38;supa[4]=1&#38;supa[5]=1&#38;supa[7]=1&#38;supa[6]=1&#38;supa[8]=1&#38;Mediatheque_choisie=7&#38;__utmz=12944426.1255615649.96.7.utmcsr%3Dlamediabxl.wordpress.com&#124;utmccn%3D(referral)&#124;utmcmd%3Dreferral&#124;utmcct%3D%2F&#38;__utma=12944426.4553319195313355000.1248940546.1255678030.1255687518.98&#38;portail_sid=125561266011561&#38;__utmc=12944426&#38;s=39e4fdb7423a98cc4c2e8c8c71ea3469&#38;__utmb=12944426.3.10.1255687518&#38;&#38;supports=&#38;details=&#38;ofs=0"><img title="Voice of life - Difang" src="http://i376.photobucket.com/albums/oo204/passage44/4516192112279.jpg" alt="Voice of life - Difang" width="250" height="250" /></a><p class="wp-caption-text">Voice of life - Difang</p></div>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.lamediatheque.be/med/rech_n.php?ser=7&#38;intervenant=Difang&#38;ref=&#38;supa[1]=1&#38;supa[2]=1&#38;supa[3]=1&#38;supa[4]=1&#38;supa[5]=1&#38;supa[7]=1&#38;supa[6]=1&#38;supa[8]=1&#38;Mediatheque_choisie=7&#38;__utmz=12944426.1255615649.96.7.utmcsr%3Dlamediabxl.wordpress.com&#124;utmccn%3D(referral)&#124;utmcmd%3Dreferral&#124;utmcct%3D%2F&#38;__utma=12944426.4553319195313355000.1248940546.1255678030.1255687518.98&#38;portail_sid=125561266011561&#38;__utmc=12944426&#38;s=39e4fdb7423a98cc4c2e8c8c71ea3469&#38;__utmb=12944426.3.10.1255687518&#38;&#38;supports=&#38;details=&#38;ofs=0"><em>&#8220;Voice of life&#8221; &#8211; Difang</em></a> comprend un cd et un dvd. Le cd est une compilation des quatre albums que Difang avait enregistrés pour Magic Stone, branche du label indépendant <a href="http://www.rockrecords.co.jp/artist/difang/rcca2200/rcca2200.html">Rock Record</a>, les deux derniers morceaux sont des remix avec de l&#8217;électronique.</p>
<p style="text-align:justify;">Anne Lecomte</p>
<p style="text-align:justify;">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rendez-vous à Rio pour les Jeux Olympiques de 2016.]]></title>
<link>http://gido0907.wordpress.com/2009/10/04/rendez-vous-a-rio-pour-les-jeux-olympiques-de-2016/</link>
<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 21:58:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>marielaureg09</dc:creator>
<guid>http://gido0907.wordpress.com/2009/10/04/rendez-vous-a-rio-pour-les-jeux-olympiques-de-2016/</guid>
<description><![CDATA[Les JO, le mystère dévoilé! C&#8217;est depuis le vendredi 02 octobre, qu&#8217;enfin, on connaît la]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Les JO, le mystère dévoilé!</p>
<p>C&#8217;est depuis le vendredi 02 octobre, qu&#8217;enfin, on connaît la ville qui accueille les Jeux Olympiques en 2016. Et la gagnante se trouve être Rio. Une victoire tant espéré par son président, Luiz Inacio Lula da Silva qui rêvait d&#8217;acceuillir dans son pays pour la 1ère fois, les Jeux Olympiques. Pour donner un nouveau dynamisme à son pays, l&#8217;Amérique du Sud. Deux villes avaient la côte, notamment Chicago pour les Etats-Unis et Rio de Janeiro pour l&#8217;Amérique Latine.<br />
On pouvait croire que l&#8217;immense popularité de <span style="color:#ff0000;"><span style="color:#000000;">B</span>a<span style="color:#000000;">rack</span></span> Obama, le président des Etats-Unis, aurait fait gagner Chicago mais non!<br />
Madrid et Tokyo, quant à elles, sont un peu mis de côté par une mauvaise impression faite aux jurys lors de la commission d&#8217;évaluation. Les nombreux efforts de l&#8217;Amérique Latine et son immense volonté ont fait de Rio de Janeiro, la grande gagnante!</p>
<p>http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/actualite/sport/rio-a-les-jeux_792021.html</p>
<p><a href="http://www.lefigaro.fr/sport/2009/10/02/02001-20091002ARTFIG00605-les-jeux-vont-a-rio-.php">http://www.lefigaro.fr/sport/2009/10/02/02001-20091002ARTFIG00605-les-jeux-vont-a-rio-.php</a></p>
<p><span style="color:#ff0000;">(Pas de dates pour les sources)</span></p>
<p>Créateur: Gido0907</p>
<p>Correcteur:Gido0908</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Jeux Olympiques : rétrospective de 1968, poings levés et mains gantées à Mexico]]></title>
<link>http://kairosmosaique.wordpress.com/2009/10/04/jeux-olympiques-retrospective-de-1968-poings-leves-et-mains-gantees-a-mexico/</link>
<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 08:38:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>kairosmosaique</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le 3 Octobre dernier à Copenhague, la ville de Rio De Janeiro fut désignée par le Comité Internation]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le 3 Octobre dernier à Copenhague, la ville de Rio De Janeiro fut désignée par le Comité International Olympique (CIO) pour accueillir les Jeux Olympiques de 2016. La bataille entre les villes prétendantes – Madrid, Tokyo, Chicago et Rio De Janeiro – fut rude, la diplomatie de chaque pays essayant de peser de tout son poids.</p>
<p>Une des raisons pour lesquelles les délégations du CIO ont choisi Rio De Janeiro fut pour sa dimension symbolique : ce sera la première fois que la plus grande et la plus prestigieuse démonstration sportive du monde s’organise en Amérique du Sud. Le choix de Rio est donc éminemment politique malgré la volonté de Pierre De Coubertin &#8211; fondateur des Jeux Olympiques modernes &#8211; de ne pas associer cette compétition à cela.</p>
<p>En effectuant une rétrospective de l’histoire des Jeux Olympiques, je suis tombé sur LA photographie illustrant à merveille cette intrusion politique dans la vie olympique&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-187" title="jeux olympique" src="http://kairosmosaique.wordpress.com/files/2009/10/jeux-olympique.jpg" alt="jeux olympique" width="443" height="593" /><!--more--></p>
<p>Ce qui est plus surprenant est que cet acte politique vienne… non pas d’un politique faisant de la récupération médiatique sur le dos des Jeux Olympiques ; mais d’un athlète se déclarant avant toute chose comme un citoyen engagé de son pays. Le geste est d’autant plus symbolique et la photographie d’autant plus historique!</p>
<p>Flash back aux JO de Mexico le 21 Octobre 1968. Tommie Smith et John Carlos, athlètes noirs américains respectivement médaillés d’or et d’argent du 200 mètres, atteignent avec la souffrance de leurs muscles et les douleurs de leur leurs cœurs la plus belle tribune dont puisse rêver un athlète.</p>
<p>A travers cette tribune s’immisce alors aux JO la bataille des noirs américains pour l’égalité des droits civiques.</p>
<p>Au moment de passer l’hymne national américain, les deux athlètes entrent dans l’Histoire en décidant d’y joindre un geste fort en faveur de la lutte des noirs américains.</p>
<p>Poings levés, mains gantées, déchaussés… Tout a valeur de symbole sur ce cliché (pris par John Dominis, reporter pour Life) qui entre dans l’histoire de la photo du XX siècle grâce à la noblesse du combat mené par ces jeunes hommes qui dépasse le cadre des JO.</p>
<p>Les gants noirs représentent la solidarité du peuple noir ; le foulard autour du cou les lynchages perpetrés dans le Sud ; les pieds nus, la pauvreté de la communauté noire américaine ; dans sa main, en signe de paix, Tommie Smith conserve le rameau d’olivier remis avec sa médaile d’or… Ce message dénonciateur se veut aussi porteur d’espoir.</p>
<p>L’aspect historique de ce geste politique méritait que je m’attarde sur ce cliché qui fait date dans l’histoire des Jeux Olympiques, mais aussi au-delà, dans l’histoire du XX siècle.</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Rio 2016]]></title>
<link>http://certainregard.wordpress.com/2009/10/03/rio-2016/</link>
<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 23:21:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Helena</dc:creator>
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<description><![CDATA[Soyez les bienvenus chez nous en 2016!]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Soyez les bienvenus chez nous en 2016!</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Z00jjc-WtZI&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/Z00jjc-WtZI&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Rio recevra les Jeux olympiques d'été en 2016.]]></title>
<link>http://elleenparle.wordpress.com/2009/10/03/rio-recevra-les-jeux-olympiques-dete-en-2016/</link>
<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 13:06:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>elleenparle</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les premiers Jeux olympiques débutent, selon les auteurs grecques, en 776 avant Jésus Christ. Au pro]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Les premiers Jeux olympiques débutent, selon les auteurs grecques, en 776 avant Jésus Christ. Au programme : Course à pied, lancer de disque, pentathlon, lutte, pugilat&#8230; Des compétitions sportives semblables à nos jours.</p>
<p>Sauf que maintenant les Jeux olympiques, symbole de puissance, ont des enjeux diplomatiques. On vient d&#8217;apprendre que la ville de Rio aura l&#8217;honneur de recevoir les Jeux olympiques d&#8217;été en 2016. Ce sera la première fois qu&#8217;un pays d&#8217;Amérique latine accueille les Jeux olympiques. La désignation de Rio est évidemment un événement symbolique fort, puisque le Brésil est un pays  qui monte en puissance sur la scène mondiale.</p>
<p>Notre monde changerait-il d&#8217;horizon ?</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Émission du 2 octobre]]></title>
<link>http://jaseetcompte.wordpress.com/2009/10/02/emission-du-2-octobre/</link>
<pubDate>Fri, 02 Oct 2009 15:48:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>jaseetcompte</dc:creator>
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<description><![CDATA[En ce vendredi 2 octobre qui sent l&#8217;automne : -Personne ne parle du premier match du Canadien;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[En ce vendredi 2 octobre qui sent l&#8217;automne : -Personne ne parle du premier match du Canadien;]]></content:encoded>
</item>

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