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	<title>le-gout-du-bruit &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "le-gout-du-bruit"</description>
	<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 03:50:46 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Massive Attack (Zénith, le 11 novembre 2009)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2009/11/13/massive-attack-zenith-le-11-novembre-2009/</link>
<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 15:54:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je me souviens du temps où les membres de Massive Attack avaient choisi de changer de nom pour deven]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Je me souviens du temps où les membres de Massive Attack avaient choisi de changer de nom pour devenir « Massive ». Nous étions alors en pleine première guerre du Golfe et les Anglais souhaitaient alors éviter tout amalgame avec les opérations militaires en cours. Cette épithète, un rien pompeuse, me paraît cependant appropriée pour qualifier la prestation du groupe au Zénith : celui-ci avait en effet sorti les grands moyens pour marquer d’une pierre blanche son retour sur scène à quelques mois de la parution du tout nouvel album « Weather Underground ». Souvent critiqués pour leur absence de densité en concert, Robert Del Naja et Grant Marshall ont proposé un spectacle total dans lequel les mélopées planantes et chaudes du trip hop se mélangeaient avec un jeu d’éclairages bruts à base de lignes vertes, <img class="alignright size-full wp-image-1639" title="4096902078_12025dcc85" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2009/11/4096902078_12025dcc85.jpg" alt="4096902078_12025dcc85" width="219" height="144" />rouges et blanches qui striaient la scène d’étroits faisceaux ou composaient, en arrière-fond, des sortes de messages subliminaux condamnant les excès de la société de consommation. Les deux compères de Bristol ne sont certes pas de grands musiciens et leurs possibilités vocales demeurent bien limitées, mais leur talent réside ailleurs, dans cette capacité à combiner les styles (rock, soul, hip hop et jazz) pour fabriquer un son, le plus souvent saturé en basses, et inventer des lignes mélodiques sur lesquelles se greffent, depuis presque vingt ans, les voix parmi les plus belles de la musique pop.</p>
<p>Certes, Liz Fraser et Sinead O’Connor étaient absentes, mais Martina Topley-Bird qui a délivré, en compagnie d’un ninja sautillant, une première partie de grande classe, et le fidèle Horace Andy, ce monument de la musique jamaïcaine au vibrato étrange, ont à proprement parler assuré comme des bêtes, dopant considérablement les morceaux sur lesquels ils chantaient. J’ai découvert, pour la plupart, les titres de « Splitting the Atom », tout comme ceux du futur album, qui semblent tous s’inscrire dans l’orientation musicale prise par le groupe depuis le cultissime « Mezzanine », à savoir celle d’un rock électronique, planant et répétitif, une musique faite de progressions qui lentement se déploie pour envelopper l’auditeur d’un voile sonore aussi chaud que confortable. J’ai été agréablement surpris par le niveau de la musique, plutôt raisonnable dans une enceinte habituée aux avalanches de décibels ainsi qu’au massacre acoustique. Ainsi, n’ai-je ressenti aucune gêne particulière à l’issue du spectacle. Un excellent concert qui m’a permis de découvrir en live des morceaux que j’écoute depuis des lustres comme Teardrop, Safe from Harm, Angel, Kamarcoma, ou encore Unfinished Sympathy. Deux petits regrets seulement : l’absence dans la playlist des deux joyaux que sont Protection et Man Next Door.</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Lionheart/Agnostic Front (Le nouveau Casino, le 4 août 2009)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2009/08/04/lionheartagnostic-front-le-nouveau-casino-le-4-aout-2009/</link>
<pubDate>Tue, 04 Aug 2009 23:02:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Plongée au coeur de la scène hardcore dans une salle que je découvrais, le Nouveau Casino, située ru]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Plongée au coeur de la scène hardcore dans une salle que je découvrais, le Nouveau Casino, située rue Oberkampf, à mi-chemin entre Ménilmontant et Parmentier. Impossible de rater l&#8217;endroit, étant donnée la concentration de crânes rasés occupés à vider bière sur bière devant la salle. Je me disais en arrivant que j&#8217;avais été bien inspiré, la semaine précédente, d&#8217;accepter la programmation de concerts qu&#8217;un grand noir distribuait aux passants non loin de Châtelet, dépliant qu&#8217;en première intention j&#8217;avais refusé, me ravisant ensuite, je ne sais pourquoi, pour m&#8217;attirer de la part de ce dernier la remarque suivante : &#8220;<em>j&#8217;en étais sûr</em>&#8220;. Comme si j&#8217;avais la tête à fréquenter ce genre d&#8217;endroit !</p>
<p>En lever de rideau, deux groupes français dont le style brouillon et lourd m&#8217;a vite ennuyé, truffé de breaks mosh plus malvenus les uns que les autres, qui n&#8217;était pas sans rappeler, les influences hip hop en moins, celui des très controversés Kickback, que j&#8217;avais vus dans les années 90 en première partie de Machine Head. Plus sérieuse, la prestation de Lionheart, groupe de la fameuse Bay Area en Californie qui a littéralement assomé le public en imposant son rythme hyper rapide et ses murs de guitare dans la plus pure tradition <em>old style</em>. J&#8217;avais dû entendre un ou deux de leurs titres auparavant, mais j&#8217;ai été totalement convaincu par la qualité de leur concert, notamment sur le dernier morceau &#8220;This is who I am&#8221; qui comporte un des breaks les plus efficaces et imprévus que j&#8217;ai jamais entendu. Bref, une excellente mise en bouche avant l&#8217;arrivée des vétérans d&#8217;Agnostic Front.</p>
<p>Je craignais que la limite d&#8217;âge n&#8217;eût atteint la formation new-yorkaise, pionnière du mouvement hardcore dans les années 80 au même titre que les Cro-Mags , Sick of it All ou Youth of Today. Je me souviens qu&#8217;à l&#8217;époque, <img class="alignleft size-full wp-image-1405" title="1" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2009/08/1.jpg" alt="1" width="264" height="191" />une rivalité sourde opposait Agnostic Front aux californiens des Dead Kennedys, rivalité qui révélait non seulement l&#8217;opposition entre les formations des deux rives des Etats-Unis dont l&#8217;enjeu était le leadership sur le mouvement lui-même, mais aussi des divergences de style notables, le hardcore de la côte ouest restant fidèle à l&#8217;inspiration punk des origines, les groupes de la côte est, notamment à New York, établissant des liens étroits avec la scène oï anglaise. Vinni Stigma et Roger Miret étaient en très grande forme et le groupe a délivré un concert d&#8217;une rare intensité, ponctué de titres très rapides, certains à la limite du grindcore, qui n&#8217;étaient pas sans rappeler la furia des origines, celle qu&#8217;on retrouve par exemple sur le célèbre &#8220;live au CBGB&#8217;s&#8221;, mais aussi des archi-classiques comme &#8220;Crucified&#8221; ou &#8220;Gotta go&#8221; repris en choeur par un public qui n&#8217;aura pas mis longtemps à entrer dans cette furieuse farandole, même si Miret n&#8217;est guère parvenu à lancer dans la petite salle le moindre &#8220;circle pit&#8221;. Un public homogène quant à son style, assez hétérogène quant à son âge : une fois encore, j&#8217;ai été surpris de découvrir dans la foule quelques spécimens très &#8220;old school&#8221; comme cette punkette de 50 printemps, plutôt jolie d&#8217;ailleurs, les cheveux coiffés en crête et le visage truffé de lourds piercings rien moins que discrets.</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Zeni Geva (Les instants chavirés, le 18 avril 2009)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2009/04/19/zeni-geva-les-instants-chavires-le-18-avril-2009/</link>
<pubDate>Sun, 19 Apr 2009 08:46:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[J’avais raté le groupe il y a cinq ans lors de son dernier passage et le concert de l’an passé avait]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>J’avais raté le groupe il y a cinq ans lors de son dernier passage et le concert de l’an passé avait été annulé à la dernière minute. Il me fallait remonter à plus d’une dizaine d’années pour pouvoir évoquer le souvenir d’un concert chaotique dans la même petite salle biscornue, prestation d’ailleurs émaillée d’incidents et passablement écourtée après que K.K. Null eut balancé un coup de guitare à un spectateur excité qui l’avait bousculé à plusieurs reprises. Zeni Geva était donc de retour aux Instants Chavirés, salle à la programmation éclectique et quelque peu avant-gardiste. Public nombreux et branché, dont les représentants incontournables de la presse magazine et des webzines pour qui l’inévitable tour de salle ressemblait à l’entrée en scène d’un homme politique lors d’un meeting électoral : serrage de mains et de pompes oblige !</p>
<p>En première partie, un groupe dont l’art premier consistait à ne faire strictement que du bruit, et ce pendant près de quarante minutes ininterrompues durant lesquelles deux guitares et une batterie délivrèrent une bouillie sonore largement inspirée – sans la maîtrise technique – du free jazz, mêlant moments intenses et brouillons à des plages plus intimistes durant lesquelles on entendait le batteur, qui conservait les yeux obstinément clos, grommeler des airs inaudibles. On eut dit que Stuckometer jouait en boucle le final, aussi fameux que bordélique, de « The End » des Doors. Beaucoup furent soulagés quand le trio cessa son vacarme.</p>
<p>Je me rendis compte que j’avais échangé quelques mots avec Mitsuru Tabata lors de l’arrivée des musiciens sur scène. Ce dernier, en effet, était appointé hier soir au merchandising du groupe. Les morceaux de <em>10,000 Ligth Years</em>, excellent album produit par Steve Albini, formaient l’armature du set qui comportait aussi quelques inusables standard tels que « Dead Sun Rising » ou encore « Slam King » (au final heureusement raccourci !). Zeni Geva déchaîna l’enthousiasme de la petite salle remplie comme un œuf en enchaînant ses morceaux violents, baroques, truffés de breaks hallucinants qui caractérisent son style venimeux : ainsi, s’infiltre lentement le poison du rythme qui produit, nonobstant la claque du départ et un peu à la façon d’un psychotrope léger, des effets inattendus de légèreté et de bien être. Le jeu du batteur fut pour beaucoup dans la grande qualité du concert : Tatsuya Yoshida, sans sembler forcer le moins du monde, délivrait un jeu puissant et nuancé, techniquement précis, qui venait combler les interstices laissés libres par les riffs syncopés des compères Null et Tabata. Heureux d’avoir pu revoir ces monstres sacrés de l’underground japonais, aussi affables et gentils qu’inaccessible paraît leur musique.<img class="alignnone size-full wp-image-1207" title="zenigeva2009" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2009/04/zenigeva2009.jpg" alt="zenigeva2009" width="380" height="284" /></p>
<p><a href="http://www.instantschavires.com/">http://www.instantschavires.com/</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Manu Le Malin (dans la rue, 21 juin 2007)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2009/04/15/manu-le-malin-dans-la-rue-21-juin-2007/</link>
<pubDate>Wed, 15 Apr 2009 05:58:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Fête de la musique : par un coup de chance extraordinaire, alors que je fendais la foule amassée dan]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Fête de la musique : par un coup de chance extraordinaire, alors que je fendais la foule amassée dans une ruelle à quelques encablures de Beaubourg, j’ai assisté à l’un des événements importants de la soirée branchée, une prestation du plus mystérieux des DJ français, Manu le Malin. Un son sec, métallique, sur des tempos rapides qui s’enchaînaient à la perfection. Autour de moi, l’ambiance commençaient à s’échauffer, plusieurs jeunes danseurs ayant déplacé tables et bancs du bistrot voisin pour grimper dessus. Beaucoup de cris, une ferveur qui frisait l’hystérie, tant les habitués des raves et autres soirées techno attendaient du maître une sorte d’exploit surnaturel. Aussi furent-ils déçus, ceux qui attendaient un set hardcore frisant les 200 bpm ou encore une démonstration jungle truffée de breaks et d’accélérations : mêlant l’electro indus et ses percussions martiales presque rock, aux mélodies et aux voix afro de la house, MLM mixa sur des titres qui rappelaient davantage les excellents Franz &#38; Shape que ses compilations, désormais cultes, &#8220;Biomechanik&#8221;.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Ijeusznoxcc&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/Ijeusznoxcc&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Wolves in the Throne Room (la Boule Noire, le 3 février 2009)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2009/02/06/wolves-in-the-throne-room-la-boule-noire-le-3-fevrier-2009/</link>
<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 15:12:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les américains de Wolves in The Throne Room tentent, sans effet de manche (sic), ni réelle inspirati]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignnone size-full wp-image-1103" title="snn83m" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2009/02/snn83m.jpg" alt="snn83m" width="131" height="129" />Les américains de Wolves in The Throne Room tentent, sans effet de manche (sic), ni réelle inspiration, de « purifier » le Black Metal dont les avatars européens ont épuisé la veine depuis des lustres. En effet, le genre paraît aujourd’hui pétrifié, tournant à vide à l’exception, peut-être, des Anglais d’Anaal Nathrakh, exhibant ses monstres sacrés comme on le ferait avec les ossements d’un vieux reliquaire. Environ 150 à 200 personnes étaient venues assister au concert du quatuor bruitiste dont la réputation est assise sur des performances scéniques qui mêlent à la furie saturée du « true BM », les ambiances plombées propres au post-métal à la Isis ou Mastodon. Pascal et Stéphane ont particulièrement apprécié la puissance de jeu du groupe dont l’écran sonore, bâti à grand renfort d’amplification, tissait une sorte de cocon invisible et étanche autour de la scène. Certes, se sont-ils plaints par la suite de quelques bourdonnements d’oreille persistants&#8230; Pour ma part, si j’ai plutôt aimé les cris et autres vociférations gutturales qui accompagnaient des morceaux malheureusement interminables (frisant ou dépassant pour la plupart la dizaine de minutes), j’ai trouvé poussive la batterie qui fonctionnait ni plus ni moins comme une boîte de vitesse : 1ère en mode binaire agrémentée de cymbales, 3ème à base de double grosse caisse, 5ème aux blast-beats monotones. Sans nuances, techniquement approximatif, le jeu des musiciens m’a semblé rapidement tourner au plagiat. J’ai repensé alors à des groupes déjà anciens &#8211; la première facture de Blut Aus Nord par exemple &#8211; me disant que WITTR bégayait plus qu’il n’inventait son style, jouant de la posture et de la performance comme le feraient des peintres ou des sculpteurs en panne d’inspiration.</p>
<p>A noter, en première partie, plusieurs excellentes formations françaises dont Fiend composé de musiciens de Senser et de Treponem Pal et qui offre un savoureux cocktail à base de stoner et de metal psychédélique. Agréable découverte d’un groupe prometteur dont la prestation de qualité était truffée de breaks énormes et de changements de rythme époustouflants. Il m’a semblé, à l’intro syncopée d’un morceau, reconnaître le style si particulier des japonais de Zeni Geva.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pixies (Zenith, le 7 juin 2004)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/11/14/pixies-zenith-le-7-juin-2004/</link>
<pubDate>Fri, 14 Nov 2008 21:35:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Après 12 ans d’absence, le groupe devait à son public une performance exceptionnelle, ne serait-ce q]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Après 12 ans d’absence, le groupe devait à son public une performance exceptionnelle, ne serait-ce que pour faire taire les mauvais esprits qui ne voyaient dans cette énième reformation qu’une élégante façon d’actionner à nouveau le tiroir-caisse du show business pour assurer à des rockeurs usés jusqu’à la corde par une vie de débauche une retraite décente…</p>
<p>Rien de tout cela ! La set list, à elle seule, en dit long sur l’ambition des bostoniens de marquer d’une pierre blanche leur retour en scène : tous les meilleurs morceaux des quatre premiers albums ont été joués devant un public médusé par l’énergie et la fraîcheur dégagées par ces musiciens d’un autre âge. Des moments furieux, comme l’enchaînement de « Broken face », « Something against you » et « Isla de Encanta » ou encore le final, avec le mythique « Debaser » suivi de « Tame » interprété sauvagement. Etrangement, aucun titre de Trompe le Monde n’a été joué… Un seul regret : que la fête n’ait pas duré plus longtemps, que les Pixies n’aient pas cherché le KO alors que tout s’apprêtait à basculer, qu’ils n’aient pas joué au-delà de toute limite, ce dont ils étaient évidemment capables, vu l’intensité du concert, la puissance du son et l’enthousiasme de spectateurs affamés de son brut…</p>
<p>Bizarrement, nous sommes restés quelque peu sur notre faim, comme si la trop longue attente n’avait pas été totalement récompensée (et ce malgré un spectacle de presque deux heures !). Impression étrange, également, laissée par les musiciens qui ont quitté la scène rapidement, sans jeter un regard à la salle, sans prononcer une seule parole, à la façon de ceux dont on peut être sûr qu’ils seront encore là, même lieu, même heure, l’année suivante… Eux n’ont pas beaucoup changé, Franck Black éternellement bedonnant, la voix intacte et terrifiante, Kim Deal informe, vêtue d’un vieux jean et dont la basse, énorme, faisait trembler toute la salle, Santiago et Lovering inaltérables, sauf, peut-être, cette calvitie naissante… Groupe sans image, légende vivante dont les personnages débonnaires se fichent totalement de leur héroïque statut, les Pixies n’ont pas joué sur la corde sensible de la nostalgie, n’ont pas cherché à gagner les faveurs d’une foule déjà conquise, mais ont fait ce qu’ils savent faire le mieux, administrer une bonne dose de rock’n’roll aux joyeux freaks trentenaires que nous sommes pour quelque temps encore !</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/-7fyonKeZrQ&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/-7fyonKeZrQ&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p>Set List:</p>
<p>1-Bone machine<br />
2-Crackity Jones<br />
3-River Euphrates<br />
4-Wave of Mutilation<br />
5-Monkey gone to heaven<br />
6-I bleed<br />
7-Caribou<br />
8-Cactus<br />
9-Broken face<br />
10-Something against you<br />
11-Isla de Encanta<br />
12-Hey<br />
13-No13 baby<br />
14-Dead<br />
15-U-Mass<br />
16-Gigantic<br />
17-Velouria<br />
18-Ed is dead<br />
19-In heaven<br />
20-Where is my mind ?<br />
21-Mr. Grieves<br />
22-Here comes your man<br />
23-The Holiday Song<br />
24-Vamos<br />
25-Into the white<br />
26-Gouge away<br />
27-Debaser<br />
28-Tame</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cranes/Mount Sims (La Locomotive, le 14 octobre 2008)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/10/15/cranesmount-sims-la-locomotive-le-14-octobre-2008/</link>
<pubDate>Wed, 15 Oct 2008 20:32:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[ Le concert des Cranes se profilait depuis quelques semaines. J’attendais avec plaisir mes retrouvai]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/10/cranes3.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-809" title="cranes3" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/10/cranes3.jpg" alt="" width="98" height="140" /></a> <a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/10/cranes81.jpg"></a>Le concert des Cranes se profilait depuis quelques semaines. J’attendais avec plaisir mes retrouvailles avec la vénérable formation venue de Portsmouth que M. m’avait faite découvrir en concert en 1994 dans un Elysée Montmartre alors comble… En froid avec leur ancienne maison de disque, auto-produits, distribués sporadiquement, les Cranes ont lentement glissé dans un anonymat quasi-complet : comme il y a quatre ans, c’est à peine si 150 à 200 personnes avaient fait le déplacement pour soutenir le groupe qui présentait son tout nouvel album.</p>
<p>Le premier morceau fut littéralement massacré en raison d’une balance déplorable qui a perturbé l’ensemble du concert. Dans l’ensemble, j’ai trouvé les musiciens peu à leur avantage à l’exception d’Allison qui semblait intouchable, comme une fleur délicate des sommets, légère et fluette, petite fille rêveuse de quarante-cinq printemps. Les autres, des comparses, paraissaient à la peine, peu <a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/10/cranes81.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-810" title="cranes81" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/10/cranes81.jpg" alt="" width="157" height="206" /></a>inspirés et desservi par des moyens techniques plus que limités, parfois en difficulté comme le nouveau batteur, bien trop brutal pour le style, souvent éthéré et minimaliste, du groupe anglais. Jim<a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/10/cranes81.jpg"></a> Shaw, quant à lui, est resté invisible toute la durée du concert, caché en bout de scène, assis derrière des barrières dont je ne sais si elles avaient été dressée là à dessein. Lui que j’avais pu aborder facilement par le passé s’était dérobé aux regards, assurant, invisible, le jeu de ses guitares. Quelques bons moments, comme les très bonnes versions de « future song » et de « adrift », et des morceaux inconnus qui auguraient bien de la qualité du nouvel opus. Mais je suis pourtant resté sur ma faim, un peu fatigué peut-être, omnubilé par l’heure du dernier métro, quittant la salle avant la fin du concert en me disant que je les voyais vraisemblablement pour la dernière fois.</p>
<p>L’excellente surprise est venue de la première partie assurée par Mount Sims que je découvrais à cette occasion. Signé à l’origine par DJ Hell, le trio américain propose une musique qui mélange des lignes électro résiduelles à du rock pur et dur hérité du post-punk. Certains sont joués uniquement sur le tandem basse-batterie en appui des vocalises hystériques de Matthew Sims dont la coupe de cheveux, proprette et courte, n’était pas sans rappeler celle des chanteurs noirs des années 50. Le groupe dégageait sur scène une puissance étonnante, arrimé au rythme dévastateur d’une immense bassiste, blonde et dégingandée, qui produisait un son digne du meilleur Motörhead. Après un début de concert très agressif, le groupe a proposé des compositions plus classiques qui trahissaient davantage le spectre large de leur inspiration située à mi-chemin entre la pop nerveuse de Franz Ferdinand et un rock gothique directement puisé à la source des Sisters of Mercy. J’ai apprécié, enfin, la simplicité du projet, simple collage d’éléments disparates et bruts de décoffrage qui rappelait à quel point le rock implique, pour être crédible, une forme d’urgence et d’immédiateté, et, pour générer un quelconque impact, le refus du principe contradictoire.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sepultura + Slayer (Zenith, le 10 novembre 1998)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/08/17/sepultura-slayer-zenith-le-10-novembre-1998/</link>
<pubDate>Sun, 17 Aug 2008 10:55:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[J’ai assisté seul, puisque Stéphane était indisponible, au concert parisien des trasheurs fous. J’ai]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/08/kerryking.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-649" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/08/kerryking.jpg?w=300" alt="" width="142" height="157" /></a>J’ai assisté seul, puisque Stéphane était indisponible, au concert parisien des trasheurs fous. J’ai ainsi réalisé un de mes vieux rêves de fan à l’instar de M. qui a vu dernièrement le concert des Bauhaus ressuscités (formidable moment, aux dires de tous ceux qui m’en ont parlé)… En première, partie jouait Sepultura, autre monstre du trash, avec un nouveau chanteur-brailleur black (Cavalera ayant quitté le groupe) : les Brésiliens surfent désormais sur la vague du néo-métal, assaisonnant leur musique de notes fusion, rap et roots… résultat peu convaincant, les morceaux laminoirs des premiers opus restant, pour le public bourrin des slameurs, insurpassables&#8230;</p>
<p>Quant à la prestation des Assassins, elle fut, comme je l’attendais, impitoyable et bruyante : la vitesse, la force des enchaînements, la sobriété de l’exécution, la technique des guitaristes ont laissé le public sans voix, sans force, saisi au corps par une tempête sonore, balayé comme un fétu de paille. Certes, Lombardo n’est plus là, certes, les survivants ne sont plus très jeunes et les nouveaux morceaux semblent plus complexes, plus nuancés, que les brûlots de la période <em>Reign in Blood &#8211; Seasons in the Abyss</em>. Qu’importent les flocons<a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/08/kerryking.jpg"></a> pourvu qu&#8217;advienne l’avalanche ! Vitesse et précipitation, tels étaient les mots d’ordre de la soirée, une série terrible venant illustrer la devise : &#8220;Evil has no boundaries&#8221;, &#8220;Hell awaits&#8221; et &#8220;War ensemble&#8221;. Epoustouflant, assommant, que dire ? Un moment magnifique qui a récompensé mes années de patience&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[The B-52's (Le Bataclan, le 18 juillet 2008) ]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/07/19/the-b-52s-le-bataclan-le-18-juillet-2008/</link>
<pubDate>Sat, 19 Jul 2008 13:17:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[C’est avec la face B d’un 45 tours qu’ils ont achevé un concert mené tambour battant… « Channel Z » ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/07/b52s.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-536" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/07/b52s.jpg?w=300" alt="" width="300" height="190" /></a>C’est avec la face B d’un 45 tours qu’ils ont achevé un concert mené tambour battant… « Channel Z » a retenti dans un Bataclan transformé en étuve tant la chaleur accablait les musiciens et le public, faisant ruisseler les visages et s’agiter, en vain, des mains portées en éventails. J’ai rarement vu une salle entière sautiller à ce point, se dévouant avec la régularité d’un métronome au rythme de la musique, et accueillir avec autant d’excitation chaque nouveau morceau.</p>
<p>Certes, les B-52’s forment une sorte d’institution du rock’n’roll, une antiquité diront les plus lucides, même si le groupe n’a en rien perdu de sa fraîcheur et de son enthousiasme. Les visages et les silhouettes se sont épaissis et les déhanchements n’ont plus la vigueur d’antan, mais Kate Pierson et Cindy Wilson, même dépourvues de leurs traditionnelles choucroutes capillaires, demeurent aussi jolies et charmantes qu’auparavant, délivrant au public de larges sourires et des œillades fort appuyées. Leurs deux voix puissantes, l’une rauque et agressive, l’autre sensuelle et chargée de vibrations, ont enflammé la salle qui chantonnait à leur suite, passant sur les fausses notes, ignorant cette sorte d’essoufflement qui, sur certaines chansons, m’ont fait craindre le pire. Quant à Fred Schneider et à Keith Strickland, qui ne sont certes pas les plus grands musiciens de leur génération, ils possèdent toujours, malgré l’usure du temps, une vigueur peu commune ainsi que ce sens de l’autodérision qui a fait la marque de fabrique des Athéniens de Géorgie…</p>
<p>Je ne connaissais pas les titres du dernier album, mais « Juliet of the spirit » (inspiré de Fellini à en croire les B-52’s) et « Love in the year 3000 » m’ont paru convaincant sur scène. Mais nous étions tous venus pour ces standards vifs et sautillants qui nous avaient fait danser dans les années 80 et 90 : « Strobe light », « Rock lobster », « Private Idaho » ou encore « Love shack » que j’ai écouté jusqu’à usure complète du vinyle. Le plus étrange, pour un groupe axé sur les textes et l’harmonie vocale, reste le succès phénoménal d’un titre qui dénote un peu dans leur production, l’indémodable et archi-connu « Planet Claire ». Bref, un excellent moment de défoulement, exempt de toute nostalgie, même si, au moment de quitter la salle, j’ai entendu quelqu’un dire à ses voisines qu’il avait vu le groupe trente ans auparavant. Me retournant à la volée, j’ai découvert un visage sec et raviné, le menton légèrement affaissé et les cheveux grisonnant&#8230; Je suis parti songeur.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Woven Hand (le Divan du Monde, le 13 juin 2007)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/07/07/woven-hand-le-divan-du-monde-le-13-juin-2007/</link>
<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 20:18:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Wovenhand au Divan du Monde… Très beau concert, malgré une entame ratée en raison d’une avarie techn]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Wovenhand au Divan du Monde… Très beau concert, malgré une entame ratée en raison d’une avarie technique et de récurrents soucis de son : celui-ci restera désespérément coincé sous les 90 décibels, soit très en dessous du niveau qu’infligent à leurs clients les boîtes de nuit.</p>
<p>Petit-fils d’un prêcheur évangéliste, natif du Colorado, David Eugene Edwards propose une folk sombre et froide, aussi étrange que torturée et qu’éclairent, par instant, la saturation des guitares et le claquement net et sans bavure des percussions, une musique qui inviterait à la prière, si ce n’était cette foi contrariée du maître de cérémonie, une foi marquée, comme il se doit, du sceau de la culpabilité et dont la quête de rédemption pourrait trouver une réponse par le seul truchement d’une nature animée, dans une forme de panthéisme qui réconcilie l’Homme et son Créateur, laissant loin derrière l’idée de pêché, celle de châtiment. Accompagnaient Edwards deux merveilleux musiciens : Ordy Garrison, batteur sorti de nulle part (Denver), imprimant à la musique du groupe un rythme quasi tribal, celui d’un véritable chaman indien, comme l’a relevé quelque pertinent critique ; Pascal Humbert, bassiste français parti tenter sa chance depuis des lustres, membre des légendaires Passion Fodder et co-fondateur du non moins prestigieux 16 Horsepower…</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=QwWHkRQRXR0">http://www.youtube.com/watch?v=QwWHkRQRXR0</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=0eW1XT6TzWI&#38;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=0eW1XT6TzWI&#38;feature=related</a></p>
<p>********<br />
Notice du jour : j&#8217;ai revu Woven Hand en novembre de la même année pour un concert tout aussi fantastique&#8230; Pas plus bégueule, finalement, que Jésus Christ en personne, je suis devenu au fil du temps un inconditionnel de ce groupe.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/F-EykLTHpF8&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/F-EykLTHpF8&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bloc Party/Interpol (Elysée Montmartre, le 19 novembre 2004)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/07/03/bloc-partyinterpol-elysee-montmarte-le-19-novembre-2004/</link>
<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 03:51:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[ Interpol n’a pas raté son rendez-vous parisien. Les New-Yorkais, dont on annonçait la venue jusque ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/07/interpol.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-488" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/07/interpol.jpg?w=192" alt="" width="131" height="172" /></a> Interpol n’a pas raté son rendez-vous parisien. Les New-Yorkais, dont on annonçait la venue jusque dans les colonnes de nos quotidiens nationaux, ont proposé une prestation digne de leur statut d’étoiles montantes du rock&#8217;n'roll : techniquement très sûrs, ils ont interprété leurs morceaux avec le même enthousiasme que celui qui se dégage de leurs deux premiers opus et de la kyrielle de EP qui jalonnent déjà leur courte carrière. J’ai apprécié et la précision et l’ampleur du jeu de la basse qui s’accordait parfaitement avec la voix profonde et grave du chanteur, conférant aux compositions sobres du groupe, puissance et chaleur. M. fut plus sensible à l’allure élancée et aux style gracieux du guitariste qui n’étaient pas sans rappeler celui de Russell Senior, ex-dandy de Pulp. Le batteur, quant à lui, a fait montre d’un certain courage : au beau milieu d’un morceau, le groupe cessa soudain de jouer ; les musiciens, partagés entre stupeur et désolation, annoncèrent bientôt que leur comparse avait abandonné ses fûts pour aller vomir en coulisse… Après quelques conciliabules, ils décidèrent, tous penauds, que le spectacle allait prendre fin, déclenchant immédiatement les sifflets et la bronca d’un public qui ne l’entendait pas de cette oreille ! J’imagine sans peine quelles eussent été les « suites médiatiques » d’un tel forfait, et ce après seulement une demi-heure de concert&#8230; Fort heureusement, notre malade vint rapidement nous annoncer qu’il reprenait sa place. Bien qu’écourtée, Interpol a donc pu poursuivre sans encombre sa très convaincante prestation.</p>
<p>Le groupe doit une partie de son succès foudroyant autant à l’élégance sobre de ses membres qu’aux réminiscences new wave qui émanent de sa musique. La critique invoque à l’appui de cette intéressante thèse de multiples sources d’inspiration ; aucune ne me semble aussi originale et pertinente que celle identifiée par M. à la première écoute de <em>Turn on the bright lights</em> : The Chameleons&#8230;</p>
<p>************</p>
<p>Notice du jour : ce soir là, Stéphane, M. et moi tombâmes littéralement sous le charme de Bloc Party qui à l&#8217;époque ne jouissait pas encore de l&#8217;énorme popularité qui allait suivre&#8230; Un moment distraits, nous fûmes comme aspirés vers la scène par la vivacité et l&#8217;énergie des musiciens anglais. Une affiche de rêve pourrait-on dire, un concert d&#8217;anthologie, sans nul doute !</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ministry (Le Bataclan, le 15 juin 2008)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/06/16/ministry-le-bataclan-le-15-juin-2008/</link>
<pubDate>Mon, 16 Jun 2008 09:28:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[ Une tournée d’adieu à ne pas rater… Ministry fait halte à Paris pour deux dates. Une fois encore, j]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/06/ministry-23.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-447" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/06/ministry-23.jpg?w=300" alt="" width="300" height="200" /></a> Une tournée d’adieu à ne pas rater… Ministry fait halte à Paris pour deux dates. Une fois encore, j’ai hésité, car j’ai longtemps trouvé que le groupe d’Al Jourgensen empruntait une voie plutôt… <em>mainstream </em>(je sais c’est idiot). Hier, devant le Bataclan, une foule composite où l’on retrouvait des fans de la première heure affichant, malgré quelques tatouages, de grosses boucles d’oreille et des t-shirts tout neuf, une bonne cinquantaine de printemps. Beaucoup de jeunes, des familles également qui avaient fait le déplacement en groupes bruyants et colorés. Le temps était à la pluie… aux décibels aussi !</p>
<p>Rarement j’ai assisté à une première partie aussi insignifiante. Un groupe de Brooklyn qui mêlait, dans une sorte de pot pourri de son cru, des ambiances lourdes et ratées à la Isis ou à la Mastodon avec quelques solos de guitare indignes des seventies. Bref, je me suis ennuyé ferme, même si le t-shirt Black Flag que portait le guitariste m’avait laissé espérer, un court instant, un set brutal et ravageur.</p>
<p>Il est vrai que la critique, peu amène, a affublé Al Jourgensen d’un sobriquet, il est vrai que le bonhomme a connu les bas-fonds, sombrant dans l’héroïne et l’oubli, mais tout « papy du métal indus » qu’il reste, le leader de Ministry a été à la hauteur de sa réputation : un concert excellent ! En ouverture, le très dansant « <em>I’m not gay</em> » des Revolting Cocks que n’a guère apprécié un public plutôt porté sur la grosse guitare. Il a été servi pendant plus d’une heure et demie, à un rythme défiant la résistance physique des plus audacieux qui tentaient d’approcher les grillages tendus devant la scène. Les morceaux défilaient sans interruption tout comme les images que projetait un gigantesque écran : une bonne sono réglée à un niveau raisonnable, même si, hier soir, au retour, je me ressentais encore de cette séance de forçage de tympans. De très bons musiciens, quoiqu’un peu statiques et empâtés, et surtout un batteur vraiment surpuissant qui tirait de ses fûts une mitraille de très gros calibre. Jourgensen a passé l’essentiel du concert accroché, comme de coutume, à son micro-béquille en forme de crucifix, orné de crânes d’ovins cornus à souhait ! Titubant, hurlant, grimaçant derrière ses lunettes noires et coiffé de son haut de forme, il a encouragé la foule comme un tribun décadent. Pour ma part, j’ai sauté, dansé à me fusiller les vertèbres, mais sans jamais ressentir la moindre fatigue, emporté par le rythme binaire et martial de la musique. Evidemment, nous avons eu droit en rappel, aux meilleurs titres de Psalm 69, «<em> N.W.O.</em> » et « <em>just one fix </em>» suivis d’une reprise sur-vitaminée et à prendre au 13ème degré de « <em>It’s a wonderful world </em>»… Un très bon moment que j’ai eu bien tort de différer.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Hooverphonic (La Maroquinerie, le 7 juin 2008)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/06/08/hooverphonic-la-maroquinerie-le-7-juin-2008/</link>
<pubDate>Sun, 08 Jun 2008 06:56:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[ Sortie de dernière minute pour entendre les Hooverphonic dont je ne connaissais finalement que l’al]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/06/hoover2654kl2.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-429" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/06/hoover2654kl2.jpg?w=300" alt="" width="300" height="199" /></a> Sortie de dernière minute pour entendre les Hooverphonic dont je ne connaissais finalement que l’album <em>No More Sweet Music</em>. Salle comble pour accueillir la formation belge qu’on aurait imaginé voir dans une enceinte plus vaste, si ce n’était le choix de ses musiciens de se produire désormais sur un label indépendant qui a également signé les excellents Soulwax.</p>
<p>« <em>Vous excuserez mon accent… Mais je me dis que c’est mieux que vous en flamand !</em> » a ainsi commenté Alex Callier dont l’humour n’avait d’égale que son intarissable faconde. Un long concert qui a permis de vérifier le talent du groupe classé par la critique dans la veine trip-hop mais qui distille une musique teintée de pop luxueuse, n’hésitant pas à revenir aux sources électriques du rock : ainsi, le dernier opus &#8211; <em>The President of the LSD Golf Club </em>– plonge ses racines dans la musique psychédélique des années 60, notamment par le son des claviers qui n’est pas sans rappeler celui des Doors. Une prestation convaincante qui a vu alterner les tempos rapides au rythme puissant et des plages plus douces, presque planantes. J’ai été enthousiasmé par l’énergie qui se dégageait de la scène, cette joie de vivre tout simple qu’exprimait chacun des musiciens derrière son instrument, comme s’il se fut agi d’un groupe d’amis jouant au fond d’un garage (la taille minuscule de la scène renforçait cette impression d’intimité). Basse et batterie se complétaient à la perfection, tandis que le synthétiseur égrainait ses notes aux sonorités étranges, proches de celles d’un tympanon, qui m’ont fait adhérer sans délai à cette musique délicate. Seul point faible, peut-être, le chant de Geike Arnaert qui manquait de nuance, surtout dans les aigus. La belle n’en a pas moins captivé le public, vêtue d’une robe noire aux larges décolletés qui laissaient voir et le dos finement musclé et les petits seins savamment rehaussés… Par instant, j’ai cru déceler chez cette jeune femme blonde des traits de ressemblance avec la désormais oubliée Patricia Kaas (cette dernière phrase est une infâme perfidie, mais je n’en ai cure !). Une prestation excellente, même si je regrette que le groupe n’ait pas joué mon titre favori, « Love Me to Death » à l’ironie ravageuse…</p>
<p><a href="http://fr.youtube.com/watch?v=AtYxaUwCkOo">http://fr.youtube.com/watch?v=AtYxaUwCkOo</a><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/06/hoover2654kl2.jpg"></a></p>
<p>En première partie, Jerboa, un DJ dont le set électro, bien que réussi, car techniquement maîtrisé et assez dansant, a été accueilli plutôt fraîchement par un public assis – vautré devrais-je dire ! – dont pas un muscle n’a tressailli, ancré dans une méfiance bien parisienne et certain d’être venu là pour autre chose. Je devais avoir l’air bien abruti à prêter un semblant d’attention à cette prestation plus qu’honnête&#8230;</p>
<p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/06/hooverphonic2.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-430" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/06/hooverphonic2.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Namas Pamos / La Ruda Salska (L'Aéronef, le 11 mars 2000)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/05/31/namas-pamos-la-ruda-salska-lareonef-le-11-mars-2000/</link>
<pubDate>Sat, 31 May 2008 11:23:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Samedi, concert à l’Aéronef de Lille en compagnie de Jennifer, Stephen et M. ayant choisi de rester ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/05/lipomgaliecd2.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-407" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/05/lipomgaliecd2.gif?w=276" alt="" width="121" height="109" /></a>Samedi, concert à l’Aéro<a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/05/namaspamos033.jpg"></a>nef de Lille en compagnie de Jennifer, Stephen et M. ayant choisi de rester à la maison. A l’affiche, un groupe français de ska-core (La Ruda Salska) dans la lignée des groupes punks du genre Ludwig von 88 ou La Mano Negra : musique binaire, discours primaire…</p>
<p>Plus intéressante, la première partie assurée par une formation déjantée et originale dont j’ai cru comprendre qu’elle était française, mais qui scandait ses slogans dans une langue aux accents rugueux du Caucase - selon les spécialistes le &#8220;Lipomgalien&#8221; &#8211; et abusait d’instruments aux sonorités barbares : Namas Pamos. Un des musiciens, notamment, attirait particulièrement l’attention : cheveux raides plaqués sur le front, costume pied de poule, barbiche en pointe à la façon des chamanes mongols, il extirpait des sons faux d’instruments baroques et tordus, vraisemblablement inventés de toutes pièces, ponctuant les morceaux de hurlements et de pas de danse aussi hallucinés que maniérés, croisement contre nature entre les Prodigy dancers et des poupées khmères.</p>
<p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/05/namaspamos033.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-409" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/05/namaspamos033.jpg?w=203" alt="" width="140" height="177" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Noir Désir (Cirque municipal d'Amiens, le 13 juin 1993)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/05/09/noir-desir-cirque-municipal-damiens-le-13-juin-1993/</link>
<pubDate>Fri, 09 May 2008 10:02:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Rarement vu un tel public&#8230; La fosse d&#8217;orchestre ondulait, parcourue par les vagues succe]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Rarement vu un tel public&#8230; La fosse d&#8217;orchestre ondulait, parcourue par les vagues successives d&#8217;une folie collective dont je suis bien incapable de qualifier les excès : à chaque instant frisait-on l&#8217;échauffourée, risquait-on le piétinement enragé de quelque spectateur par une foule inconsciente de sa force. Posté à l’abri dans les gradins, j’ai suivi, presque fasciné, ce ballet infernal qui a duré près de deux heures, en oubliant parfois que j’étais venu voir Noir Désir.</p>
<p>Il est vrai que les Bordelais nous ont servi une volée de décibels infâme non pas tant par sa puissance que par cette exécrable bouillie, hyper saturée, que déversait la sono et que n’aurait pas désavoué Sonic Youth par exemple. Vingt-quatre heures plus tard, j’ai encore mal aux tympans…. Les classiques – « Tostaky », « Du Ciment sous les Plaines », « The Holy economic War »,… &#8211; étaient rendus méconnaissables à tel point que plus d’une fois j’ai dû me faire confirmer par mon frère le titre d’un morceau. Les quatre musiciens, pourtant, semblaient se démener comme de beaux diables, tentant de démêler l’entrelacs électrique pour donner forme à leur ambition de rock stars… Rien n’y a fait, même si je n’ai senti au sein du public aucune réprobation, comme si cette agression constituait l’unique réponse possible à l’enthousiasme débridé de la jeunesse : vu à la sortie quelques visages en sang, résultat de frictions un peu trop viriles, sans que je susse, toutefois, si ces horions et ces bosses étaient la conséquence directe ou collatérale de cet étrange spectacle… Me dis aussi, que beaucoup venaient ici, comme l’on va dans nos lointaines provinces, au bal du samedi soir ou en boîte de nuit : pour s’abrutir, boire et en découdre…</p>
<p>Une bonne surprise tout de même. Cowboy Mouth qui ouvrait le concert : un excellent groupe de la Nouvelle-Orléans qui mélangeait country bouseuse et punk dévasté. Menait la bande Fred Leblanc (à croire qu&#8217;ils s’appellent tous comme cela dans le Bayou !!!!), un batteur déjanté qui fracassait littéralement ses cymbales en bondissant comme un ressort, hurlant plus qu’il ne les chantait ses complaintes surannées. J’apprécie cette sauvagerie simple du rock’n’roll qui allie une certaine maîtrise technique au défoulement total. J’envie la spontanéité de musiciens que l’on sent, indépendamment d’une attitude quelque peu « destructrice », irrigués, nourris par un héritage musical qui fonctionne en eux non pas comme la couche inerte d’un certain folklore, mais comme le surgeon vivace d’une tradition populaire.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Laibach (La Locomotive, le 3 octobre 2003)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/05/01/laibach-la-locomotive-le-3-octobre-2003/</link>
<pubDate>Thu, 01 May 2008 07:40:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
<guid>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/05/01/laibach-la-locomotive-le-3-octobre-2003/</guid>
<description><![CDATA[Lundi soir, la Locomotive accueillait un mythe de l’électro-indus : les Slovènes de Laibach ont enva]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/05/laibach01-copie1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-333" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/05/laibach01-copie1.jpg" alt="" width="109" height="112" /></a><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/05/laibach43-copie1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-334" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/05/laibach43-copie1.jpg" alt="" width="91" height="100" /></a>Lundi soir, la Locomotive accueillait un mythe de l’électro-indus : les Slovènes de Laibach ont envahi la scène peu avant minuit, à l’issue d’un long prélude musical, pot pourri de Brahms, Dvorak et Johann Strauss… Le public, tout acquis à la cause d’un groupe qu’il attendait depuis près de dix ans, a accueilli par une véritable ovation les demi-dieux de la scène underground. Sa patience et son engouement furent récompensés par une performance particulièrement médiocre, en raison, principalement, d’un playback omniprésent sur les vocaux. Beaucoup ont feint d’ignorer la supercherie, certains, comme moi-même, ont mis du temps à la repérer, fasciné par le spectacle grandiloquent qu’offraient les musiciens, notamment leur chanteur charismatique, Ivan Novak, coiffé de ses légendaires oreilles de Pluto en cuir noir (dixit Champo). Du même coup, le ballet martial des choristes, vêtues d’uniformes militaires et coiffées d’un fez kaki qui rappelait moins le couvre-chef ottoman que celui des soldats de la sinistre division Handshar, a sombré dans le ridicule absolu : marionnettes ineptes évoluant en cadence, celle-ci mimaient le chant, faisaient semblant de battre le tambour, et ce dans l’indifférence générale. Sur Tanz mit Laibach, je me suis surpris à penser que la vidéo qui défilait derrière la scène méritait davantage d’intérêt que les musiciens qui ne faisaient, ni plus ni moins, que parodier leur propre image…</p>
<p>Public hétérogène dans les rangs duquel on retrouvait les bras tendus d’une poignée de nazillons, dont certains auraient pu défendre la fierté homosexuelle en même temps que la race blanche, ainsi que les inévitables goths, de noirs vêtus, hérissés de clous et de lames d’acier, comme autant de tortures mentales ici extériorisées, ou encore une frange non négligeable d’adeptes du métal extrême aisément reconnaissables à leurs longs cheveux lisses et leurs manteaux de cuir. A la sortie du concert, Stéphane et Pascal étaient furieux, Champo content et moi-même amusé : tous étions d’accord pour reconnaître, au delà de la querelle des symboles, en faisant abstraction d’une esthétique douteuse et racoleuse, que Laibach n’avait rien d’un groupe de scène et que sa musique trahissait rapidement des faiblesses intrinsèques…</p>
<p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/05/38.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-335" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/05/38.jpg" alt="" width="85" height="114" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[The Sparks (L'Elysée Montmartre, le 27 septembre 2006)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/04/17/the-sparks-lelysee-montmartre-le-27-septembre-2006/</link>
<pubDate>Thu, 17 Apr 2008 05:47:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Concert des Sparks pour la sortie de leur dernier album &#8211; un petit chef d’œuvre &#8211; Hello ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/04/sparks.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-303" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/04/sparks.jpg" alt="" width="97" height="126" /></a>Concert des Sparks pour <a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/04/sparks021.jpg"></a>la sortie de leur dernier album &#8211; un petit chef d’œuvre &#8211; <em>Hello young lovers</em>, truffé, comme le dit avec justesse un article récent de Libération, de « <em>mélodies à tiroir et d’acrobaties sonores </em>»… Ron et Russell Mael tels qu’en eux-mêmes, baroques, décalés, géniaux et professionnels jusqu’au bout des ongles : pour preuve, un excellent son dans une salle qui sert généralement de la bouillie inaudible aux &#8220;mélomanes&#8221; qui la fréquentent… Les fans du groupe étaient aux anges car, en effet, la dernière prestation parisienne du duo californien remontait à 1981 ! D’où un public d’âge mur, quelque peu statique et difficile à réchauffer, mais rempli de nostalgie et prêt à s’enflammer dès que les classiques du répertoire furent abordés !</p>
<p>Les frères Mael, quinquagénaires fringants, nous firent l’offrande d’un spectacle de très grande qualité, scindé en deux moments : d’abord l’intégrale du dernier opus, accompagnée de la projection de vidéos et d’une mise en scène théâtrale, puis la longue liste des standards, succès incontournables de ces trente dernières années, joués, sans qu’un seul fût oublié, dans une ambiance survoltée : des antiquités glam comme « <em>this town</em>…» ou « <em>never turn your back on mother Earth </em>», aux titres électroniques qui agitèrent les dancefloors comme « <em>when I’m with you </em>» ou encore ma petite préférée : « <em>When do I get to sing my way </em>»…</p>
<p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/04/sparks021.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-306" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/04/sparks021.jpg" alt="" width="100" height="122" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Tokyo Sex Destruction (La Maroquinerie, le 9 avril 2007)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/04/11/tokyo-sex-destruction-la-maroquinerie-le-9-avril-2007/</link>
<pubDate>Fri, 11 Apr 2008 21:16:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Excellente découverte : Tokyo Sex Destruction qui a proposé un spectacle d’une extrême intensité, un]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/04/60369834_00480642b2_b2.jpg"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-289" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/04/60369834_00480642b2_b2.jpg?w=128" alt="" width="128" height="96" /></a>Excellente découverte : Tokyo Sex Destruction qui a proposé un spectacle d’une extrême intensité, un son garage puissant, un rock déstructuré, mais parfaitement maîtrisé. La musique du groupe catalan s’inspire certes des Stooges ou du génial MC5, fer de lance de l’avant-garde de Detroit qui créa le hard rock à la fin des années 60, mais possède aussi des accointances marquées avec la vague néo-hardcore propulsée par Converge ou Dillinger Escape Plan, notamment à travers cet assemblage judicieux de séquences dures, saturées de guitares, et d’ambiances plus jazzy où la batterie et la basse dominent. Quant au chanteur, imitant sans doute l’attitude dégingandée du meneur charismatique des Hives, il n’a cessé de se déhancher et de faire virevolter son micro comme un lasso… Malgré ce déploiement d’énergie vitale, la petite salle est demeurée glaciale, incapable de se départir de sa réserve toute française qu’expliquait peut-être la proximité des musiciens et du public. Un contraste étonnant que n’ont pas estompé les quelques incursions des musiciens parmi nous…</p>
<p><a href="http://laviedesbetes.files.wordpress.com/2008/04/54845275_a5ac082266_b1.jpg"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-287" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/04/54845275_a5ac082266_b1.jpg?w=128" alt="" width="128" height="96" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Alela Diane + Brisa Roché (La Laiterie, le 27 mars 2008) ]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/03/28/alena-diane-brisa-roche-la-laiterie-le-27-mars-2008/</link>
<pubDate>Fri, 28 Mar 2008 11:52:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Concert surprise. Je voulais surtout découvrir la célèbre salle strasbourgeoise, sans trop me soucie]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/03/1-mysterieuse.jpg" title="1-mysterieuse.jpg"></a><a href="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/03/alela_diane01.jpg" title="alela_diane01.jpg"><img src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/03/alela_diane01.thumbnail.jpg" alt="alela_diane01.jpg" /></a>Concert surprise. Je voulais surtout découvrir la célèbre salle strasbourgeoise, sans trop me soucier de l’affiche. Quelque peu frustré aussi, car les groupes ou les musiciens que je souhaitais voir ici (Laibach, The Dillinger Escape Plan, Manu le Malin) se produisent le weekend. Me suis consolé en me disant que je les avais déjà tous vus… que le hasard, aussi, avait du bon. Agréable soirée, en effet, au milieu d’un public d’étudiants nonchalants et de vieux babas cool qui a attendu debout, dans un relatif silence et sans la moindre trace suspecte de fumée, qu’arrivent les musiciens. Pour je-ne-sais quelle raison, la tête d’affiche, la chanteuse folk californienne, Alena Diane, s’est produite la première, laissant le soin à Brisa Roché, la petite fée des boîtes de jazz parisiennes &#8211; je l’ai appris depuis – de conclure la soirée.</p>
<p>Accompagnée de deux musiciens au style et au look typiquement « roots » ainsi que d’une choriste qui ressemblait à Pocahontas, Alela Diane a égrainé ses ballades mélancoliques d’une voix douce et grave, riant comme une enfant entre chaque morceau, visiblement ravie de se retrouver parmi nous. J’ai aimé la fraîcheur de ses compositions, la simplicité des arrangements et la réelle poésie des textes. Je suis toujours impressionné par la richesse de la musique folk, par le fait que ses auteurs n’hésitent jamais à puiser dans un fonds plus que centenaire pour l’enrichir, l’irriguer d’apports et d’influences diverses. Les liens de parenté entre la folk, la country américaines et les musiques populaires anglaises ou irlandaises demeurent très fort, même s’il est aisé au profane d’identifier chacun de ces différents styles. Leur modernité, aussi, ne laisse de me surprendre, peut-être parce que les artistes restent en prise directe avec les enjeux sociaux et politiques du pays. J’ai découvert ce matin que la belle choriste aux longues nattes brunes, à la voix légère et flutée, avait, elle aussi, enregistré un disque sous le nom délicieux de Marie Sioux. En fin de concert, nous avons eu droit à une très jolie berceuse qui je l’avoue m’a fait un peu frissonner… Au delà de tous les accidents de notre vie, il est un ordre qui n’a rien d’immuable, certes, mais vers lequel tend notre être intime, quand cessent le chahut des ambitions concurrentes et le pénible bavardage des faux prophètes.</p>
<p><a href="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/03/1-mysterieuse.jpg" title="1-mysterieuse.jpg"><img src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/03/1-mysterieuse.thumbnail.jpg" alt="1-mysterieuse.jpg" /></a>Moins convaincu, en revanche, par la performance de Brisa Roché et son orchestre. Plastique impeccable, chevelure en choucroute &#8211; comme je les aime &#8211; nez refait, silhouette mise en valeur par une veste courte et cintrée, jambes fines et fuselées, la belle américaine parle un excellent français, mais n’en finit plus d’imiter son modèle putatif, la folle islandaise, Björk. Certes, j’apprécie la pop déstructurée, quelque peu bruitiste, mais le parallèle est trop frappant pour qu’on ne finisse par comparer entre elles les deux chanteuses. Brisa, outre des textes parfois très drôles et son corps parfait, possède une voix puissante et juste, mais elle ne module pas, ne fait jamais vibrer ses cordes vocales, au point que j’ai trouvé sa prestation finalement moins excitante que celle de ses musiciens, tous très doués. Les critiques la comparent aussi à PJ Harvey : je ne comprends pas bien pourquoi, n’ayant rien retrouvé hier de la fureur primale de la chanteuse anglaise. Un court instant j’ai douté de la pertinence de mon impression, n’étant plus très à la page en matière de musique pop, mais autour de moi les rangs s’étaient petit à petit clairsemés : mon avis semblait partagé par une large fraction du public (ce qui ne prouve rien au demeurant !)</p>
<p>**********</p>
<p>Oh My Mama (Alela Diane)</p>
<p>Oh my Mama<br />
She gave me these feathered breaths<br />
Oh my Mama<br />
She told me use your voice,<br />
My little bird</p>
<p>She said sing sing sing sing sing sing melodies<br />
And she sang sang sang sang sang sang melodies</p>
<p>Oh my Mama<br />
She did give me fancy feet<br />
I&#8217;ll be dancing on<br />
And I&#8217;ll tap tap tap my toes<br />
Into those creaking floorboards</p>
<p>Oh my Mama<br />
She took my little hand and held on tight<br />
Oh the Mamas<br />
Give the waters of their wells<br />
Oh the Mamas<br />
Give the babies this very dirt we&#8217;re walking on<br />
Oh my Mama<br />
She gave me these feathered breaths<br />
And your Mama<br />
She gave you those feathered breaths too</p>
<p>And when the sky drops all those feathers<br />
And when the birds sing in the morning<br />
I&#8217;ll be a mama<br />
I&#8217;ll have a daughter<br />
I&#8217;ll be a mama<br />
I&#8217;ll have a daughter</p>
<p>And I&#8217;ll give her melodies<br />
I&#8217;ll give her melodies</p>
<p>And I&#8217;ll give her melodies<br />
I&#8217;ll give her melodies</p>
<p>And she&#8217;ll be<br />
My little bird<br />
And then she&#8217;ll fly<br />
She&#8217;ll fly</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Marduk (la Loco, le 10 décembre 2002)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/03/15/228/</link>
<pubDate>Sat, 15 Mar 2008 19:27:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Bain de métal à la Locomotive : une pléiade de groupes, tous aussi ravagés, a occupé la scène durant]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Bain de métal à la Locomotive : une pléiade de groupes, tous aussi ravagés, a occupé la scène durant près de cinq heures délivrant aux deux mille personnes tassées dans la fosse, l’escalier et la mezzanine une musique d’une rare violence… Hate Eternal, Immolation, Impaled Nazarene ont offert des concerts aussi denses que convaincants ; toutefois, nous étions pour la plupart venus pour les Suédois de Marduk, toujours aussi intraitables et extrêmes. Legion a su, comme de coutume, galvaniser sa troupe de headbangers et de slammeurs fous en se jetant à deux ou trois reprises au milieu du public ou en invitant quelques fans déchaînés à hurler dans son micro… Un très bon set qui a jeté de l’ombre sur la prestation en demi-teinte de la tête d’affiche, Six Feet Under dont le death sans imagination n’apportait rien à cette excellente soirée que nous avons quittée vers les trois heures du matin.</p>
<p>***********<br />
Notice du jour :<br />
Un petit extrait de ce concert pour restituer l&#8217;ambiance particulièrement intense des concerts de Marduk qui reste aujourd&#8217;hui encore un de mes groupes cultes, même si nous sommes loin de la folie de Panzer Division Marduk, Nightwing ou encore World Funeral&#8230; Legion est un putain de malade !</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/ks45Jadu6_I&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/ks45Jadu6_I&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p> <a href="http://www.myspace.com/truemarduk">http://www.myspace.com/truemarduk</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gorgoroth (La Loco, le 27 mars 2005)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/03/08/gorgoroth-la-loco-le-27-mars-2005/</link>
<pubDate>Sat, 08 Mar 2008 09:54:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[A la Loco pour le No Mercy Festival : j’escomptais la visite des suédois de Dark Funeral pour lesque]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/03/peter-beste-10-gorgoroth-gaahl.jpg" title="peter-beste-10-gorgoroth-gaahl.jpg"><img width="2094" src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/03/peter-beste-10-gorgoroth-gaahl.jpg" alt="peter-beste-10-gorgoroth-gaahl.jpg" height="2791" style="width:90px;height:121px;" /></a>A la Loco pour le No Mercy Festival : j’escomptais la visite des suédois de Dark Funeral pour lesquels j’avais fait le déplacement, mais j&#8217;ai été fort marri d’apprendre leur forfait de dernière minute, une fois à l’intérieur de la petite salle chauffée à blanc par le public des grands jours. Le groupe, paraît-il, aurait annulé sa tournée de printemps pour cause de maladie : « <em>the flu struck our tour bus real hard </em>» (sic) annonce presque benoîtement leur site Internet… Des satanistes grippés, on croit rêver !</p>
<p>Heureusement, une surprise de taille m’attendait : partageait l’affiche avec des groupes « death » très solides (Dew Sented, Dying Fetus, Six Feet Under,…), une formation culte, fer de lance du <em>true norwegian black metal</em>, dont les membres, après dix ans de démêlés nombreux avec la justice, continuent de défrayer la chronique, Gorgoroth ! Le plus sale, le plus affreux, le plus chaotique des groupes norvégiens nous a offert un concert extrêmement court (45 minutes), mais bourré d’énergie et de violence : un son atroce, une sono gonflée à bloc, des musiciens teigneux qui déblayaient la scène dès qu’un audacieux osait s’y accrocher pour tenter un plongeon dans la fosse, bref, une performance qui renouait avec une tradition aujourd’hui sur le déclin. Certes, nous n’avons pas eu droit à la rangée de têtes de mouton empalées, ni à la jeune femme encapuchonnée et crucifiée (Wasp pratiquait l’exercice au début des années 80) qui firent couler beaucoup d’encre lors du concert de Cracovie (« <em>the infamous gig </em>» comme le rapporte le groupe lui-même, avec une pointe de fierté bien naïve), mais la sobriété du décorum contrastait « diablement » avec la mise patibulaire des musiciens : ainsi, le chanteur, l’étrange Gaahl au visage oblong, maquillé pâle, qui n’est pas sans rappeler l’empreinte du saint Suaire, n’était-il pas sous le coup d’une condamnation pour avoir molesté un homme lors d’une soirée et menacé de boire son sang ? La sentence initiale de quatorze mois de prison vient, est-il vrai, d’être ramenée à quatre&#8230; Le personnage n’en continue pas moins de traîner une réputation plus que douteuse (il s’agissait d’une récidive paraît-il) qui fascine autant qu’elle exaspère : ainsi, une large frange du public a témoigné durant tout le concert une franche hostilité à l’égard de Gorgoroth et de sa musique, au point que des huées se sont faites parfois entendre, et ce malgré le bruit assourdissant que dégageait la scène…</p>
<p>**********<br />
Note du jour : la photo est de Peter Beste, je crois&#8230;</p>
<p><a href="http://www.peterbeste.com/">http://www.peterbeste.com/</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Dead Can Dance (Salle Pleyel, le 15 juin 1996)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/03/01/dead-can-dance-salle-pleyel-le-15-juin-1996/</link>
<pubDate>Sat, 01 Mar 2008 22:58:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le concert de DCD fut d’une beauté à couper le souffle. Même si le dernier album Spiritchaser est fr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le concert de DCD fut d’une beauté à couper le souffle. Même si le dernier album <em>Spiritchaser </em>est franchement décevant, nous n’avons pas hésité longtemps avant de nous procurer des places. Ce groupe, comme pour beaucoup d’<em>aficionados</em>, occupe une place à part dans notre panthéon musical : à la croisée du gothic, de la musique médiévale et des chants tribaux, Lisa Gerrard et Brendan Perry ont fabriqué du purs joyaux, le fleuron de ce que le label 4AD a sorti depuis 15 ans.</p>
<p>Lors du concert de Lisa Gerrard, l’an passé, il m’avait semblé que l’ombre de son comparse planait sur la scène où la cantatrice vespérale officiait. Il y a deux jours, il était bien là, près du rideau de scène, couvant du regard l’ensemble des musiciens. La formation semblait être la même que celle de la tournée de l’album <em>Towards the Within</em>, avec notamment cet extraordinaire percussionniste bondissant, Ronan O’Snodaigh, ainsi que Robert Perry, le frère de Brendan, au look plus que babacool. Lisa Gerrad, vêtue de son habituelle robe de soie blanche occupait le centre de la scène, placée derrière son lutrin où était posé le petit tympanon. Le concert débuta avec le superbe « Rakim », morceau sur lequel, de façon tout à fait exceptionnelle, leurs deux voix se croisent et se mêlent. Deux heures durant, elles retentirent puissamment à nos oreilles, couvrant l’écho tonitruant des percussions qui donnent aujourd&#8217;hui à leur musique un tour ethnique, loin de l’ambiance indus des débuts ou des accents moyenâgeux d’<em>Aïon</em>. Lisa chanta &#8220;The Wind That Shakes the Barley&#8221; et &#8220;Sanvean&#8221;, Brendan, “Don’t Fade Away” que j’adore.</p>
<p>Ni M. ni moi n’avions vu jusqu’alors un public aussi enthousiaste : les vivas et les applaudissements crépitaient longuement à la fin de chaque morceau et cessaient instantanément dès que Brendan Perry esquissait de la main les premières mesures du suivant. A la fin du concert, quelqu’un au premier rang offrit à Lisa Gerrard un gros bouquet de fleurs ainsi qu’une… baguette magique ! Le fée, d’un petit geste élégant, nous transforma en preuses et en paladins juste avant de partir pour la dernière fois. Que tout cela fut beau&#8230;</p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x13woi"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x13woi" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>*********<br />
Notice du jour : je considère comme un privilège de les avoir vus lors de leur dernière tournée (ils se sont, comme beaucoup d&#8217;autres, reformés pour quelques dates en Europe et aux Etats-Unis en 2005). Lisa est devenu, depuis, une super star de la pop (la musique de Gladiator, c&#8217;est elle et Hans Zimmer) tandis que Brendan, après un premier album solo en demi teinte, est tombé dans l&#8217;oubli&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Yann-Fañch Kemener (Théâtre des Abbesses, le 11 mars 2007)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/02/29/yann-fanch-kemener-theatre-des-abbesses-le-11-mars-2007/</link>
<pubDate>Fri, 29 Feb 2008 20:56:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
<guid>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/02/29/yann-fanch-kemener-theatre-des-abbesses-le-11-mars-2007/</guid>
<description><![CDATA[Spectacle somptueux offert par un artiste capable de renouveler sans cesse un genre qui pourrait con]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/02/yf-kemener.jpg" title="yf-kemener.jpg"><img src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/02/yf-kemener.thumbnail.jpg" alt="yf-kemener.jpg" /></a>Spectacle somptueux offert par un artiste capable de renouveler sans cesse un genre qui pourrait confiner au folklore rabâché ou à la démonstration d’érudition stérile. Grâce à lui, le chant breton confine à la poésie pure, celle des gwerziou mélancoliques qui vous serrent le cœur, celle de ces airs à danser qui feraient lever les morts… Accompagné d’un violoncelliste – Aldo Ripoche – qui, du pied, frappait lourdement la mesure, parfois à contretemps comme pour de vieux airs baroques, et d’une pianiste inspirée – Florence Pavie – capable de répondre aux défis et aux improvisations qu’impose le chant breton, Kemener a fait sonner sa voix aigrelette et sûre, bardée d’énergie telle une bombarde, fine et subtile comme une clarinette. Mélange de tradition populaire et de morceaux plus récents, alternance de chansons et de pièces instrumentales, le spectacle n’a connu aucun temps faible, captivant l’auditoire de bout en bout, un auditoire dont je me demande finalement s’il entendait grand chose à la langue de ses ancêtres, si ce monde dur comme la pierre des églises, humide et froid comme les chemins de tourbe, celui des grandes noces ou des fêtes de nuit à la lueur des lanternes, ce monde de vies paysannes aux moissons triomphales dont parle Xavier Gral, lui était encore accessible, fut-ce en imagination…</p>
<p>Je l’avais déjà vu en concert il y a plus de dix ans, à la Mission Bretonne de la rue Delambre, en compagnie de Jordane… Nous nous trouvions au premier rang dans la toute petite salle où avaient été disposée une centaine de chaises d’école… A capella, un livre de chant entre les mains, Yann-Fañch Kemener égrainait la longue litanie des complaintes, quand je vis perler une grosse larme au coin de l’œil de mon amie. Nous sortîmes rapidement prendre l’air laissant le maître à son tour de chant : Jordane me confia alors qu’elle venait de perdre son père…</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Philippe Katerine (quelque part sur la Seine, 22 février 1995)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/02/26/philippe-katerine-quelque-part-sur-la-seine-22-fevrier-1995/</link>
<pubDate>Tue, 26 Feb 2008 08:11:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Nous devons à Morvan l&#8217;information : Katerine, en concert, mérite le détour. C&#8217;est M. qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/02/ea.jpg" title="ea.jpg"><img src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/02/ea.thumbnail.jpg" alt="ea.jpg" /></a>Nous devons à Morvan l&#8217;information : Katerine, en concert, mérite le détour. C&#8217;est M. qui m&#8217;a fait découvrir il y a quelques mois &#8220;l&#8217;éducation anglaise&#8221; et &#8220;les mariages chinois&#8221; que nous écoutons en riant : chansonnettes surannées, bourrées de dérision, qui me délassent et auxquelles on s’attache facilement. </p>
<p>La péniche, amarrée à deux pas du musée d’Orsay, est minuscule et ne contient guère plus d’une centaine de personnes. Pas de scène, quelques micros, un tabouret et le piano derrière lequel on retrouve l’ami de toujours, Monsieur de Foursaings, dans son costume un tantinet ringard. Durant le tour de chant, je remarque que l’embarcation tangue un peu sans que je sache vraiment pourquoi, car le public reste sage. M. me jette un regard de biais, chargé de reproche, car elle a vu que l’opulente poitrine d’Anne, la chanteuse, ne m’a pas échappé… Je ris sous cape : elle n’a sans doute rien perçu des avances, à peine discrètes, de la petite blonde qui se trouve juste devant moi.</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[The Dillinger Escape Plan (La Locomotive, le 30 juin 2004)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/2008/02/24/the-dillinger-escape-plan-la-locomotive-le-30-juin-2004/</link>
<pubDate>Sun, 24 Feb 2008 12:38:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Concert de Dillinger Escape Plan à la Locomotive avec mes habituels compères Stéphane et Pascal. Nou]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/02/75244158_0cea2fd3da.jpg" title="75244158_0cea2fd3da.jpg"><img src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/02/75244158_0cea2fd3da.thumbnail.jpg" alt="75244158_0cea2fd3da.jpg" /></a><a href="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/02/132120384_6c90ecd8e8.jpg" title="132120384_6c90ecd8e8.jpg"><img src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/02/132120384_6c90ecd8e8.thumbnail.jpg" alt="132120384_6c90ecd8e8.jpg" /></a>Concert de Dillinger Escape Plan à la Locomotive avec mes habituels compères Stéphane et Pascal. Nous sommes restés muets et sans réaction, incapables du moindre commentaire, totalement sous le choc d’une prestation surréelle, à la limite du supportable.</p>
<p>Jusqu’à l’entrée sur scène du quintette, tout semblait rouler sur des bases solides autant que convenues. Comity, groupe français, nous a proposé d’interminables morceaux de vingt minutes empruntant largement aux grands groupes du moment que sont Neurosis, Isis ou Mastodon. Ensuite, les anglais de J.R. Ewing, au punk rock mâtiné de glam, qui n’ont pas convaincu un public avide de gros décibels et reprochant au chanteur-dandy tant ses poses affectées qu’une extinction de voix dont je ne sais si elle était due à la faiblesse de l’organe ou à l’incompétence totale de l’ingénieur du son. Terror, enfin, digne représentant de l’ <em>old school </em>new-yorkaise (Youth of today, Sick of it all, Warzone…) a provoqué l’enthousiasme de la fosse et déclenché des mouvements de foule aussi violents qu’incontrôlables par des morceaux surpuissants qui enchaînaient, de façon classique et éprouvée, parties rapides et breaks mosh…</p>
<p>Mais tout ceci n’était qu’amuse-gueule en comparaison de l’avalanche sonique à laquelle nous avons été soumis : The Dillinger Escape Plan fait exploser les frontières du hardcore et de ses dérivés grind et crust en travaillant les rythmiques à la façon des musiciens de jazz, le tout sans jamais réduire l’impact des guitares et du chant, bien au contraire… Rien de plus furieux, aujourd’hui, que la musique de ce groupe qui semble annoncer, comme l’a dit fort justement Stéphane, une nouvelle déferlante à laquelle participent des groupes hier encore totalement inconnus (Converge, Breach, Nostromo, Burnt by the sun,…) qui risque d’ensevelir, sans coup férir, les moribonds d’un genre essoufflé, pris entre les pitreries de formations qui se plagient les unes les autres et la simple routine bruitiste. L’énergie du groupe, qu’illustraient les sauts et les vrilles incessants d’un guitariste qui, à une ou deux reprises, a manqué s’échouer dans la fosse d’orchestre, était parfaitement maîtrisée, servie par une technique impeccable et une qualité sonore rarement atteintes. Le chanteur, une sorte de « Big Jim bodybuldé » (dixit Stéphane) n’a pas hésité à plonger dans la foule après une heure entière de vocalises brutales. Rarement balance m’aura paru aussi équilibrée, au service d’une musique atypique jouée par des musiciens déjantés et sans complexes, conscients de leur supériorité technique et de l’originalité de leur projet. Le public, quant à lui, a globalement paru réceptif à ce qu’on lui infligeait : aussi, à mesure que s&#8217;enchaînanient les morceaux, un calme étrange s’est instauré, mélange de fascination et d’impuissance, qui vouait à l’échec les rares tentatives de pogo dont les auteurs, aussi abrutis que bouchés, ne semblaient rien entendre à ce qui se déroulait devant eux.</p>
<p><a href="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/02/228505267_c1ee088ca9.jpg" title="228505267_c1ee088ca9.jpg"><img src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/02/228505267_c1ee088ca9.thumbnail.jpg" alt="228505267_c1ee088ca9.jpg" /></a><a href="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/02/228505020_0e5a1cb4d3.jpg" title="228505020_0e5a1cb4d3.jpg"><img src="http://laviedesbetes.wordpress.com/files/2008/02/228505020_0e5a1cb4d3.thumbnail.jpg" alt="228505020_0e5a1cb4d3.jpg" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
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