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	<title>les-silences-du-palais &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/les-silences-du-palais/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "les-silences-du-palais"</description>
	<pubDate>Thu, 31 Dec 2009 22:00:43 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[LES SILENCES DU PALAIS  de Moufida Tlatli]]></title>
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<pubDate>Wed, 26 Mar 2008 23:09:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Durant une cérémonie de mariage, célébrée par une famille bourgeoise de Tunis, Alia, 25 ans, interpr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000">Durant une cérémonie de mariage, célébrée par une famille bourgeoise de Tunis, Alia, 25 ans, interprète une chanson (<i>Lissa faker? &#8221; T’en souviens-tu encore?&#8221;</i>) de la célèbre chanteuse égyptienne Omm Kalthoum. Elle vient de terminer son tour de chant. A la sortie, Lotfi, qui vit maritalement avec elle depuis dix ans, l&#8217;attend dans une petite voiture. Il  la raccompagne chez eux. Dans l&#8217; appartement, Alia exprime à Lotfi son désir de garder l&#8217;enfant qu&#8217;elle porte. Lotfi refuse pour la énième fois et lui apprend la mort du prince Sidi (Messire) Ali, un ancien Bey.</font></font></font></span></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Le lendemain, Alia se rend au Palais, pour présenter ses condoléances à la famille du défunt. Dans la salle de séjour du palais, elle retrouve les femmes de la famille beylicale :  Jneina la femme de Sidi Ali, Mémia l&#8217;épouse de Sidi Béchir, frère de Sidi Ali et leur fille Sarah, ainsi que des cousines et des parentes lointaines. Reçue avec une froideur glaciale, Alia les quitte après avoir présenté ses condoléances et s&#8217;en va rendre visite à Khalti (tante) Hadda, une vieille servante en chef, devenue aveugle. Khalti Hadda évoque le 7ème jour qui suivit la naissance de Alia, dans une chambre contiguë à la sienne, voilà de cela 25 ans, en 1945. Alia est née d&#8217;une mère servante, Khédija et d&#8217;un père inconnu. Khalti Hadda lui décrit les derniers jours du prince Sidi Ali, devenu solitaire et sénile. Elle lui raconte la peine qui a habité Sidi Ali et ne l&#8217; a plus quitté depuis ce soir de malheur, où Alia a quitté le palais.   Alia prend congé de Khalti Hadda et s&#8217; en va visiter la chambre ou elle est née et a vécu jusqu&#8217;à l&#8217;âge de 15 ans. La porte de la chambre est fermée.  Une autre servante Manoubia, lui donne la clé. A l&#8217;intérieur de la chambre, Alia se souvient.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR">&#160;</p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">En flash back défilent les moments les plus marquants de son adolescence : son amitié avec Sarah, la fille du prince Sidi Ali qui l’a initiée au luth, les journées de corvées de sa mère, l&#8217;hostilité des princesses. L&#8217;histoire se resserre avec la puberté de Alia. Celle-ci découvre, avec sa féminité naissante, l&#8217;univers cruel de sa mère et des femmes. Elle se met alors à parcourir les couloirs du palais, en remontant les escaliers qui séparent le bas (sous-sol réservé aux domestiques et surtout aux servantes) du haut (étage des beys). Seule sa mère et une deuxième servante, Fella, sont autorisées, à y accéder pour servir les Beys. Alia finit par découvrir que sa mère, ainsi que Fella, ne servent pas seulement les princes à table mais  égayent aussi leurs soirées ( sa mère danse durant les fêtes et  rejoint les princes à la demande dans leurs lits).   Sa mère est la maîtresse de Sidi Ali, tandis que Fella est la maîtresse de Sidi Béchir.  Jalouse de Khédija, Fella souhaite obtenir également les faveurs de Sidi Ali. De son  côté, Sidi Béchir convoite Khédija.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Alia se sent très proche de Sarah. Elle lui emprunte son luth pour accompagner tant bien que mal les chansons qu&#8217;elle aime interpréter. Un jour, Sidi Ali la surprend entrain de chanter et l&#8217;invite, malgré la réprobation de sa mère, à interpréter des chants à l’étage des beys. Alia est transformée. </font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Un jour Alia est trouvée par Si Béchir évanouie dans le jardin du palais. Il la ramène dans une chambre. Khédija alertée court rejoindre sa fille.  Sidi Béchir se retrouvant seul avec Khédija et croyant Alia inconsciente, l’oblige à subir un rapport sexuel.  Retrouvant petit à petit ses esprits, Alia assiste, silencieuse et meurtrie au viol de sa mère. Elle tombe malade et perd la voix. Pendant une longue période, Alia restera alitée et muette, refusant de se nourrir et rejetant les marques d’affection de sa mère qu’elle repousse. Seule une brève visite de Sarah, qui lui joue du Luth, lui arrache un petit sourire.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Avec le concours de Khalti Hadda, Khédija achète un luth pour Alia. L’instrument sera à l&#8217;origine de son rétablissement.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Désormais un nouveau &#8220;locataire&#8221; loge chez Khalti Hadda. Il s’agit de Lotfi, un jeune instituteur engagé dans la résistance contre le protectorat français et ami  de Houcine le fils unique de Khalti Hadda.  Alia se rapproche secrètement  de Lotfi.  Il lui apprend à écrire et évoque devant elle, qui est complètement coupée du monde, l’ occupation et la volonté du peuple de reconquérir l’indépendance du pays.    </font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Un jour, Alia surprend sa mère en train de vomir. De nouveau enceinte, Khédija organise secrètement son  énième avortement.  Malgré son état et son accablement, khédija s’active à la préparation du mariage arrangé de Sarah avec l’un de ses cousins.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000">Le soir de la fête, Sarah demande à Alia de chanter.  Celle-ci monte sur l’estrade et entame une chanson de Omm Kalthoum  <i>( Ghanili chouwaya  « chante pour moi »)</i>.   Entre temps, prise d’un malaise, Khédija s’est retirée dans sa chambre.  Des servantes l’entourent.  L’avortement s’annonce mal.  Khédija  perd beaucoup de  sang.</font></font></font></span></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">En même temps et de l’autre côté, Alia voyant Lotfi rentrer dans la salle interrompt la chanson de Omm Kalthoum, et s’élance dans l’interprétation d’une chanson patriotique, une sorte d’hymne à la liberté et à l’indépendance, sévèrement interdite par les Beys, les princes et les  régnants.   </font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Indignés les notables, les Beys, les princes, les représentants du protectorat français et les invités quittent la salle de cérémonie. Entre temps et à la suite d’une hémorragie,  Khédija  meurt dans la  douleur et en poussant des cris stridents. Alia accourt au chevet de sa mère.  Les servantes tentent en vain de l’en empêcher.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Alia revient à son présent.  Aujourd’hui adulte, profondément blessée et seule, elle se promet de garder son enfant et de le nommer Khédija, comme sa mère, si jamais elle accouche d’une fille. </font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR">&#160;</p>
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