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	<title>livres-5-etoiles &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "livres-5-etoiles"</description>
	<pubDate>Wed, 06 Jan 2010 16:21:37 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Ernest et Rébecca, T.1]]></title>
<link>http://bibliinfinie.wordpress.com/2009/03/17/ernest-et-rebecca-t1/</link>
<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 03:38:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>kay</dc:creator>
<guid>http://bibliinfinie.wordpress.com/2009/03/17/ernest-et-rebecca-t1/</guid>
<description><![CDATA[Ernest et Rébecca, T.1 : Mon copain est un microbe par Guillaume Bianco et Antonello Dalena C&#8217;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Ernest et Rébecca, T.1 : Mon copain est un microbe</strong><br />
par Guillaume Bianco et Antonello Dalena</p>
<p><img class="alignleft" title="ernest_et_rebecca" src="http://img.photobucket.com/albums/v121/Zvaella/ablogbooks/rnestrebecca.jpg" alt="" width="219" height="290" />C&#8217;est un merveilleux hasard qui, lors de ma dernière visite en librairie, a guidé mon chemin vers cette bande dessinée mignonne à souhait! Je m&#8217;aventure rarement dans le rayon des bandes dessinées de la librairie, mais cette fin de semaine, en cherchant un livre sur la mythologie, je suis tombé nez à nez avec Ernest et Rébecca.</p>
<p>Et comment ne pas tomber en amour? Happant l&#8217;oeil par ses couleurs bonbon, la couverture tombait pile dans mes goûts.La couverture ne suffit pas à vous convaincre? Alors laissez-moi vous présenter plus en longueur ce petit bonheur. À l&#8217;arrière de la b.d., Rébecca, fillette de six ans aux cheveux rose, se présente avec simplicité en ces mots;</p>
<blockquote><p>Je m&#8217;appelle Rebecca. J&#8217;ai six ans bientôt et demi et je suis souvent malade. En plus, mon papa et ma maman veulent se séparer et ça me rend triste. Heureusement Ernest est là pour me remonter le moral. Ernest, c&#8217;est un super microbe et un super copain! Je l&#8217;ai attrapé un jour de pluie. Ensemble, on rigole bien&#8230;</p></blockquote>
<p>Entre humour et sérieux, <em>Ernest et Rebecca</em> aborde des sujets tels la maladie et le divorce du point de vue d&#8217;une enfant. Le tout est fait avec délicatesse, d&#8217;une façon touchante qui rejoindra, j&#8217;en suis certaine, autant les enfants que les adultes. Rebecca n&#8217;est pas hadicapée par les difficultés sur son parcours; plutôt, elle fait preuve d&#8217;ingéniosité et de débrouillardise. Que ce soit face à la séparation de ses parents ou au méchant Docteur Fakbert, elle retourne les situations les plus désagréables de la façon la plus rigolote!</p>
<p><img class="aligncenter" title="ernest_rebecca_strip" src="http://img.photobucket.com/albums/v121/Zvaella/ablogzothers/rnestrebecca_p2.jpg" alt="" width="467" height="234" /></p>
<p>J&#8217;ai trouvé qu&#8217;il y avait un très bon suivi dans l&#8217;histoire, avec une excellente alternance entre les scène plus touchantes et les scènes drôles. On est à la fois amusé par son histoire et touché par ce qu&#8217;elle vit. Il faut beaucoup d&#8217;habitleté pour parler de divorce et de maladie sans tomber dans le &#8220;sermon&#8221;, mais dans ce cas-ci, ça passe très bien!</p>
<p>J&#8217;ignore pour quand le tome 2 est prévu, mais je serai au rendez-vous, c&#8217;est certain.</p>
<p><img class="alignnone" title="5stars" src="http://img.photobucket.com/albums/v121/Zvaella/ablogstars/5stars.jpg" alt="" width="66" height="12" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Dans les bois éternels, de Fred Vargas]]></title>
<link>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2008/01/23/dans-les-bois-eternels-de-fred-vargas/</link>
<pubDate>Wed, 23 Jan 2008 08:48:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lilie</dc:creator>
<guid>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2008/01/23/dans-les-bois-eternels-de-fred-vargas/</guid>
<description><![CDATA[Deux malfrats assassinés à Paris. Des cerfs éventrés en Normandie. Une ombre errant dans les cimetiè]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/files/2008/03/fred-vargas-dans-les-bois-eternels.jpg" alt="fred-vargas-dans-les-bois-eternels.jpg" align="left" height="215" width="215" /></p>
<p align="justify"><img src="http://idata.over-blog.com/0/52/66/19/__toile_note_5.gif" height="13" width="67" /></p>
<p align="justify"><font color="#ca7190"><b>Deux malfrats assassinés à Paris.</b></font></p>
<p align="justify"><font color="#ca7190"><b>Des cerfs éventrés en Normandie.</b></font></p>
<p align="justify"><font color="#ca7190"><b>Une ombre errant dans les cimetières.</b></font></p>
<p align="justify"><font color="#ca7190"><b>&#8230;</b></font></p>
<p align="justify"><font color="#ca7190"> Si, si, il existe bien un lien entre tout cela, une explication, judicieusement trouvée.</font></p>
<p><font color="#ca7190">Une fois encore, <b>Fred Vargas ne m&#8217;a pas déçue</b>. Les dernières aventures du Commissaire Adamsberg et de sa brigade m&#8217;ont autant passionnée que celles de <a href="http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/06/01/pars-vite-et-reviens-tard-de-fred-vargas/" target="_blank"><i>Pars vite et reviens tard</i></a> (l&#8217;intrigue de <a href="http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/06/01/lhomme-aux-cercles-bleus-de-fred-vargas/" target="_blank"><i>L&#8217;homme aux cercles bleus</i></a> m&#8217;avait moins convaincue, un peu trop tirée par les cheveux à mon goût).</font></p>
<p align="justify"><font color="#ca7190">À nouveau, l&#8217;auteur écrit merveilleusement, <b>décrivant ses personnages avec générosité</b>. Des personnages <b>entiers, décalés, bourrés de défauts, mais terriblement attachants</b>. Adamsberg est un commissaire aux méthodes anticonformistes; Danglard son fidèle acolyte accro à la bouteille mais terriblement érudit; Veyrenc, nouveau venu mystérieux et fragile à la fois, dont la particularité est parler en vers de douze pieds&#8230; </font></p>
<p align="justify"><font color="#ca7190">Il faut le dire, Fred Vargas m&#8217;a eue. <b>Comme dans tout policier, on cherche le coupable. Et je ne l&#8217;ai pas vu venir, celui-là.</b> </font></p>
<p align="justify"><font color="#ca7190">L’auteur s&#8217;est permise toutes les audaces, tous les détours, à tel point que je me suis maintes fois demandée si elle parviendrait à faire retomber l&#8217;intrigue sur ses pieds. Eh bien, oui.</font></p>
<p align="justify"><font color="#ca7190">Dorénavant, Fred Vargas fait partie de mes valeurs sûres.</font></p>
<p align="justify"><font color="#ca7190"><b><u>Extrait:</u></b></font></p>
<blockquote>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>Calé sur une banquette usée avec une bière, le commissaire examinait le groupe qui venait d&#8217;investir bruyamment la salle, l&#8217;arrachant à un demi-sommeil.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Veux-tu que je te dise? demanda un grand homme blond en repoussant sa casquette d&#8217;un coup de pouce.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>Que l&#8217;autre le veuille ou non, pensa Adamsberg, il le dirait.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Des trucs comme cela, veux-tu que je te dise? répéta l&#8217;homme.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Cela donne soif.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Exactement, Robert, approuva son voisin en emplissant les six verres d&#8217;un geste ample.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>Donc, le grand blond taillé comme une bûche s&#8217;appelait Robert. Et il avait soif. Le temps de l&#8217;apéritif commençait, têtes rentrées dans les épaules, bras fermés autour des verres, mentons offensifs. L&#8217;heure du rassemblement majestueux des hommes quand sonne l&#8217;angélus du village, l&#8217;heure des sentences et des hochements de tête, l&#8217;heure de la rhétorique rurale, auguste et dérisoire. Adamsberg la savait sur le bout des doigts. Il était né dans son refrain, avait grandi dans sa musique solennelle, il connaissait son rythme et ses thèmes, ses variations et contrepoints, il connaissait ses protagonistes. Robert venait de donner le premier coup d&#8217;archet, et chaque instrument se mettait aussitôt en place selon un ordre immuable.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Et je vais te dire mieux, annonça l&#8217;homme à sa gauche. Cela ne donne pas seulement soif. Cela donne le tournis.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Exactement.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>Adamsberg tourna la tête pour mieux voir celui qui avait la charge humble mais nécessaire de ponctuer, comme par un coup de basse, chaque tournant de la conversation. Petit et maigre, c&#8217;était le plus faible d&#8217;entre eux. Comme de juste, et ici comme ailleurs.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Celui qui a fait ça, énonça un grand voûté en bout de table, ce n&#8217;est pas un homme.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- C&#8217;est une bête.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Pire qu&#8217;une bête.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Exactement.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>Introduction du thème. Adamsberg, sortit son carnet, encore gondolé par l&#8217;humidité, et entreprit de dessiner les visages de chacun des acteurs. Têtes de Normands, à n&#8217;en pas douter.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>[...]</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Pour moi, reprit Robert, c&#8217;est un jeune. Un obsédé.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Un obsédé, c&#8217;est pas forcément jeune.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>Contrepoint, lancé par le plus vieux de tous, celui qui tenait le haut bout de la table. Les visages se tournèrent, passionnés, vers l&#8217;aïeul.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Parce qu&#8217;un jeune obsédé, quand ça vieillit, cela donne un vieil obsédé.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Ça se discute, grogna Robert.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>Robert avait donc le rôle difficile, mais indispensable, du contradicteur de l&#8217;aïeul.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Ça ne se discute pas, répliqua le vieux. Mais ce qui est vrai, c&#8217;est que celui a fait ça, c&#8217;est un obsédé.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Un sauvage.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#a95e78"><i>- Exactement.</i></font></p>
<p align="left"><font color="#ca7190"><i>[...]<br />
</i><br />
</font></p></blockquote>
<p align="left"><font color="#ca7190"><img src="http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/files/2008/01/challengeabc.gif" alt="challengeabc.gif" /> <font color="#808080">1er livre lu pour le Challenge ABC 2008. </font></font></p>
<p align="left"><font color="#808080"><i>Dans les bois éternels</i> de Fred Vargas, Editions Viviane Hamy, 2006. 18€.</font></p>
<p align="left"><font color="#f09dcf"> </font></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><font color="#806074">Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur l&#8217;auteur, je vous invite à lire ce très intéressant <a href="http://www.lire.fr/enquete.asp/idC=51134/idR=200/idG=" target="_blank">papier du magazine Lire</a>, publié en avril dernier. </font></p>
<p align="justify"><font color="#806074"><b><u>Mise en bouche :</u></b></font></p>
<p align="justify"><img src="http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/files/2008/03/fred-vargas.jpg" alt="fred-vargas.jpg" align="right" /><font color="#806074"><i>Un beau jour, pourtant, Fred rentre à la maison un manuscrit sous le bras. «Tu as écrit une connerie?» interroge ce père qui méprise la Série noire. «Oui», répond-elle avec sa franchise habituelle. La «connerie» s&#8217;appelle <u>Les jeux de l&#8217;amour et de la mort</u>, une histoire de meurtre dans les milieux de la peinture. Poussée par une amie, elle va le présenter au Festival du film policier de Cognac, en 1986. Miracle, il décroche le prix du roman policier. La récompense lui est remise sur scène par Léo Malet et Andréa Ferréol. «Allez, il faut dire un petit mot», lui souffle le père de Nestor Burma. Pétrifiée de timidité, littéralement soutenue par les épaules, d&#8217;un côté par Ferréol, de l&#8217;autre par Malet, Fred aperçoit, au premier rang, Robert Mitchum, invité d&#8217;honneur du Festival. Le grand «Mitch», son idole. Celui dont elle collectionne même les mauvais films. Alors, elle se lance: «Eh bien, s&#8217;il suffit de signer un roman policier pour voir Robert Mitchum en vrai, je crois que je vais en écrire une douzaine&#8230;» </i></font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Leur histoire, de Dominique Mainard]]></title>
<link>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/12/04/leur-histoire-de-dominique-mainard/</link>
<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 11:10:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lilie</dc:creator>
<guid>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/12/04/leur-histoire-de-dominique-mainard/</guid>
<description><![CDATA[&#8220;Anna a six ans. Elle n&#8217;a jamais parlé. Une crainte étrange court tel un fil dans sa fam]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p> <a href="http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/files/2007/12/dominique-mainard-leur-histoire.jpg" title="dominique-mainard-leur-histoire.jpg"><img src="http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/files/2007/12/dominique-mainard-leur-histoire.jpg" alt="dominique-mainard-leur-histoire.jpg" align="left" height="199" width="199" /></a><br />
<img src="http://idata.over-blog.com/0/52/66/19/__toile_note_5.gif" height="13" width="67" /></p>
<blockquote>
<p align="justify"><font color="#946b7c"><i>&#8220;Anna a six ans. Elle n&#8217;a jamais parlé. Une crainte étrange court tel un fil dans sa famille depuis trois générations, la crainte que les mots ne soient &#8220;des traîtres, des voleurs&#8221;, une menace insidieuse capable de vous ôter le vie et l&#8217;amour des êtres qui vous sont chers.</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#946b7c"><i>Nadèjda, sa mère &#8211; la narratrice &#8211; a refusé d&#8217;apprendre à lire et à écrire. A l&#8217;âge d&#8217;Anna, elle a insisté impuissante à la mort de sa grand-mère, provoquée, s&#8217;est-elle imaginée, par l&#8217;un des mots du conte que la vieille femme lui lisait alors&#8230;&#8221;</i></font></p>
<p align="justify"><font color="#946b7c"><u><i>(Extrait de la 4è de couverture)</i></u></font></p>
</blockquote>
<p align="justify"><font color="#946b7c"> </font></p>
<p align="justify"><font color="#946b7c"><b>Un véritable bonheur</b>. Ce livre est un gros coup de coeur, un coup de poing, tant il m&#8217;a saisie, émue, émerveillée.</font></p>
<p align="justify"><font color="#946b7c">Les mots sont de la dentelle, les phrases sculptées, tout est fragilité et douceur, mais une douceur parfois acide tout de même.</font></p>
<p align="justify"><font color="#946b7c">Ce roman est un conte, il touche sans être larmoyant, il est tout en finesse. Le thème (le poids de l&#8217;histoire familiale, l&#8217;illettrisme, la différence, l&#8217;amour d&#8217;une mère pour son enfant, leur solitude, l&#8217;angoisse maternelle&#8230;) est délicat, et l&#8217;écriture est délicatesse.</font></p>
<p align="justify"><font color="#946b7c">Une chose est sûre: <b>J&#8217;ai refermé ce livre toute retournée, heureuse mais bouleversée</b>: Il m&#8217;a fait toucher le sublime.</font></p>
<p align="justify"><font color="#946b7c"> </font></p>
<blockquote>
<p align="justify"><font color="#946b7c"><i>&#8220;Puis le temps a passé. J&#8217;ai oublié, l&#8217;album, les cartes postales, la pliure du papier, l&#8217;ongle qui meurtrit le grain de la feuille. J&#8217;ai presque oublié Baba la Douce et mon grand-père qui avait réchauffé les poules rousses sous son pardessus contre sa poitrine et qui conduisait sa bicyclette avec une délicatesse infinie, les bras tendus, maniant le guidon du bout des doigts de crainte de faire mal aux poules, c&#8217;était cela disait-on qui avait attiré l&#8217;attention des hommes en armes, intrigués par façon dont il pédalait sur sa bicyclette, c&#8217;était cela, c&#8217;était la gentillesse naturelle de mon grand-père.&#8221;</i></font></p>
</blockquote>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><font color="#808080"><i>Leur histoire</i> de Dominique Mainard, 2002 (Prix Fnac, Prix Alain Fournier).</font></p>
<p align="justify"><font color="#808080">Editions Joëlle Losfeld, 183 pages, 8.50€ (pour l&#8217;édition 2006).</font></p>
<p align="justify"><font color="#808080">Alain Corneau a réalisé une adaptation cinématographique de <i>Leur histoire</i>: Les Mots bleus, sorti en 2005.</font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ensemble c'est tout, d'Anna Gavalda]]></title>
<link>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/09/14/ensemble-cest-tout-danna-gavalda/</link>
<pubDate>Fri, 14 Sep 2007 14:28:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lilie</dc:creator>
<guid>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/09/14/ensemble-cest-tout-danna-gavalda/</guid>
<description><![CDATA[&nbsp; C’est drôle, il y a des moments où tous les livres me font réagir. Je suis enthousiaste, ou é]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="entry">&#160;</p>
<p class="snap_preview"><img src="http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/files/2007/09/gavalda-ensemble-c-tout.thumbnail.jpg" alt="gavalda-ensemble-c-tout.jpg" /></p>
<p align="justify"> <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/66/19/__toile_note_5.gif" height="13" width="67" /></p>
<p align="justify"><font color="#af9bbf"> C’est drôle, il y a des moments où tous les livres me font réagir.</font></p>
<p align="justify"><font color="#af9bbf">Je suis enthousiaste, ou énervée, lassée, prise par la mélodie, agacée par le style, sur ma faim ou enjouée par l’histoire qui m’est contée, déçue, ravie ou dubitative… Mais je réagis. Et là, depuis quelques temps, pfffff………… plus rien.</font></p>
<p align="justify"><font color="#af9bbf">Plus rien depuis <u>Ensemble c’est tout</u>. Je l’ai lu il y a deux ou trois mois. Ben oui je sais, je vis dans ma bulle, j&#8217;étais jusque là passée à côté. J’ai enfin saisi l’occasion quand j’ai trouvé cette petite merveille en édition Le Dilettante, à prix dérisoire.. Elles sont si jolies ces petites craies que je m’étais toujours refusée à acheter la version poche, mmmm comme c’est futile!</font></p>
<p align="justify"><font color="#af9bbf">Toute fière de mon acquisition, je lis donc ce livre, faisant l’unanimité de &#8211; presque tous &#8211; et, j’avoue, je suis une quidam guère originale… Je le dévore. Et j’aime tant, que je me refuse alors à en parler ici, ça ne vaut pas la peine, je ne trouverai pas les bons mots, et j’ai trop peur d’écorcher cette merveille avec mes gros sabots. Je me dis, celui-là Lilie, garde-le pour toi. Tu critiqueras les prochains, ne l’abîme pas celui-là.</font></p>
<p align="justify"><font color="#af9bbf">Ben oui, et depuis, je lis à droite à gauche et je n’ai plus trop envie de raconter mes impressions. Presque trois mois sans rien dire.. Je pense que je n&#8217;ai pas choisi les bons livres, mais tout de même, c&#8217;est étrange..<br />
</font></p>
<p align="justify"><font color="#af9bbf">Je ne raconterai pas ce livre, d&#8217;autres l&#8217;ont déjà fait d&#8217;une bien jolie façon. Je dirai juste que, s&#8217;il est souvent dit que Vian a sa musique, Gavalda en a elle aussi une bien belle, toute simple et toute légère, mais de celles qui nous manque drôlement une fois que l&#8217;on a refermé ce tout petit roman de 600 pages.. Allez voilà, c&#8217;est dit, maintenant je vais peut-être retrouver l&#8217;envie de parler des autres..</font></p>
<p align="justify"><font color="#af9bbf">Tout de même cette histoire, c&#8217;est assez perturbant.</font></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><font color="#99cc00">Les autres avis:</font></p>
<p align="justify"><font color="#778899"><a href="http://www.leblogdeslivres.com/?2007/01/14/19-ensemble-c-est-tout-anna-gavalda">Celui de Bernard, de l&#8217;excellent Blog des livres </a></font></p>
<p align="justify"><font color="#778899"><a href="http://conjurationdeslivres.com/taxonomy/term/25"> Celui de So, dans La conjuration des livres</a></font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les fleurs du mal, de Charles Baudelaire]]></title>
<link>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/06/10/les-fleurs-du-mal-de-charles-baudelaire/</link>
<pubDate>Sun, 10 Jun 2007 14:55:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lilie</dc:creator>
<guid>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/06/10/les-fleurs-du-mal-de-charles-baudelaire/</guid>
<description><![CDATA[Baudelaire est le premier poète à m&#8217;avoir fait aimer la poésie, et, bien qu&#8217;ayant essayé]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/files/2008/03/baudelaire-fleurs-du-mal.jpg" alt="baudelaire-fleurs-du-mal.jpg" align="left" /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/66/19/__toile_note_5.gif" height="13" width="67" /></p>
<p align="justify"><font color="#c53a6e">Baudelaire est le premier poète à m&#8217;avoir fait aimer la poésie, et, bien qu&#8217;ayant essayé depuis de me frotter à nombres d&#8217;autres auteurs, j&#8217;y suis toujours revenue. Pas de mièvrerie, que du beau. <b>&#8220;Remords posthumes&#8221;</b> est tout simplement magnifique. Si vous êtes réfractaire à la poésie, si pour vous ce mot est synonyme d&#8217;eau de rose, essayez Baudelaire et vous réviserez votre copie.</font></p>
<p align="center"><font color="#ad5172"><u><b>Remords posthumes</b></u></font></p>
<p align="center"><font color="#ad5172">Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse,<br />
Au fond d&#8217;un monument construit en marbre noir,<br />
Et lorsque tu n&#8217;auras pour alcôve et manoir<br />
Qu&#8217;un caveau pluvieux et qu&#8217;une fosse creuse ;</font></p>
<p align="center"><font color="#ad5172">Quand la pierre, opprimant ta poitrine peureuse<br />
Et tes flancs qu&#8217;assouplit un charmant nonchaloir,<br />
Empêchera ton coeur de battre et de vouloir,<br />
Et tes pieds de courir leur course aventureuse,</font></p>
<p align="center"><font color="#ad5172">Le tombeau, confident de mon rêve infini<br />
(Car le tombeau toujours comprendra le poète),<br />
Durant ces grandes nuits d&#8217;où le somme est banni,</font></p>
<p align="center"><font color="#ad5172">Te dira : &#8221; Que vous sert, courtisane imparfaite,<br />
De n&#8217;avoir pas connu ce que pleurent les morts ? &#8220;<br />
- Et le ver rongera ta peau comme un remords.</font></p>
<div align="center"><font color="#ad5172"><b>Charles Baudelaire</b></font></div>
<p align="center">&#160;</p>
<p align="justify"><font color="#c53a6e">Le poème &#8220;Remords posthumes&#8221; a été publié dans le recueil <i>Les fleurs du mal</i> en 1861.</font></p>
<p align="justify"><font color="#c53a6e">Ce recueil est parfaitement organisé, on y trace la quête d&#8217;un homme qui cherche à sortir du spleen (l&#8217;ennui, la souffrance). Il essaie d&#8217;abord de trouver un idéal, mais celui-ci est toujours éphémère, volatile. Il essaie donc la débauche, puis se révolte. Finalement, la seule issue sera la Mort. En plus de nous offir un recueil magnifique, Baudelaire révolutionne la poésie! Ainsi le sujet ne compte plus, un sujet laid ou amoral devient beau par le langage et le pouvoir du poète. On retrouve cette alchimie dans le titre <i>Les Fleurs du Mal</i> (ou extraire la beauté du mal). C&#8217;est notament visible dans <i>&#8220;La Charogne&#8221;</i>. Ce poème est tout simplement majestueux: faire une oeuvre aussi belle sur un sujet aussi indécent est prodigieux et tout à fait inédit à l&#8217;époque.<br />
Révolution aussi, dans le sens où Baudelaire reprend la sensibilité de la poésie romantique, mais lui donne ce qui lui manque, une perfection formelle.<br />
Révolution enfin par un nouveau système d&#8217;écriture, les correspondances. C&#8217;est par les figures d&#8217;analogie que Baudelaire écrit (tout à fait visible dans le poème &#8220;La Chevelure&#8221;): Un objet, une chose éveille une sensation qui en rappelle une autre, puis une autre&#8230; magnifique!<br />
<b> Baudelaire, c&#8217;est le début de la poésie moderne</b>, Hugo l&#8217;avait deviné, Verlaine, Rimbaud et Apollinaire sont ses héritiers.</font></p>
<p align="left">&#160;</p>
<p align="left"><font color="#808080">Disponible en poche chez LGF à 3.00€.</font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[SOS Bonheur, de Van Hamme et Griffo]]></title>
<link>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/06/01/sos-bonheur-de-van-hamme-et-griffo/</link>
<pubDate>Fri, 01 Jun 2007 18:49:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lilie</dc:creator>
<guid>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/06/01/sos-bonheur-de-van-hamme-et-griffo/</guid>
<description><![CDATA[Autant parler franchement, je n&#8217;y connais rien en BD. J&#8217;ai bien lu tous les Tintin, Asté]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://latetedanslesbouquins.hautetfort.com/images/thumb_-griffo-sos_bonheur.jpg" alt="medium_-griffo-sos_bonheur.jpg" style="float:left;border-width:0;margin:0.2em 1.4em 0.7em 0;" /><font color="#993399"><u></u></font> <font color="#996699"> </font></p>
<p><font color="#996699"><img src="http://idata.over-blog.com/0/52/66/19/__toile_note_5.gif" height="13" width="67" /></font></p>
<p><font color="#996699"> </font></p>
<p align="justify"><font color="#537cca"> Autant parler franchement, je n&#8217;y connais rien en BD. J&#8217;ai bien lu tous les Tintin, Astérix et autres Boule et Bill quand j&#8217;étais jeune (et je les relirais avec plaisir), mais à part ça, pas grand chose. Oh si, je me souviens d&#8217;une super BD pour minettes adolescentes: Julie, Claire et Cécile, dont j&#8217;avais emprunté tous les tomes à la bibliothèque parce qu&#8217;elle faisait rêver la demoiselle désespérément à la recherche de petits flirts que j&#8217;étais. Pour être sincère, je crois bien que celle-là aussi je la relirais avec plaisir.</font></p>
<p align="justify"><font color="#537cca">Mais depuis plusieurs années, je m&#8217;étais complètement désintéressée de la BD. Il faut dire que c&#8217;est un univers dans lequel on ne se plonge pas facilement, bien qu&#8217;il soit extrêment riche et varié. Non, il faut un petit coup de pouce, sinon on ne sait pas où donner de la tête. Et puis les célèbres XIII et autres (autres quoi? Merde, rien ne vient à l&#8217;esprit, décidément je suis vraiment inculte..) ne me tentaient pas vraiment. Du coup je ne me suis jamais vraiment demandée s&#8217;il existait des bandes dessinées susceptibles de me plaire. Et puis un beau jour le coup de pouce arrive, en la personne de Rozenn (je te remercie Rozenn) qui, elle, est connaisseuse et me choisit dans sa bédéthèque quelques unes de ses préférées. Un choix assez varié d&#8217;ailleurs, entre policiers, histoires de fugitifs sous fond de Seconde Guerre Mondiale et aventures amazoniennes&#8230; Je les ai toutes aimées, particulièrement <em>SOS Bonheur</em> (C&#8217;était donc là où je voulais en venir).</font></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p><font color="#537cca"><u><strong>L &#8216;histoire</strong></u> (je pique la 4è de couverture, désolée de ne pas faire preuve de plus de créativité):<img src="http://latetedanslesbouquins.hautetfort.com/images/thumb_sos_bonheur_2.2.jpg" alt="medium_sos_bonheur_2.2.jpg" align="right" /></font></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<blockquote><p><font color="#537cca">&#8220;Tout fonctionne à merveille. L&#8217;État providence veille sur le bonheur de chacun de nous. Bonheur officiel. Bonheur programmé. Comme toujours, Louis aurait pu feindre d&#8217;ignorer la réalité des déregs, ces rebelles systématiquement déregistrés du Grand Fichier Central et condamnés à la mort civile. Comme toujours, il aurait pu fermer les yeux sur l&#8217;existence des illegs, ces gosses nés illégalement depuis la loi sur la limitation des naissances. Seulement voilà, après trente-cinq ans de trop loyaux services dans la police, il prend à Louis l&#8217;envie de redresser la tête et de voir enfin la réalité en face. Et quand Johnny, un illegs, glisse sa petite menotte dans sa grosse paluche, il se laisse guider, sans hâte, à travers le miroir de ses illusions. De nos illusions.&#8221;</font></p></blockquote>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><font color="#537cca"><u><strong>Mon avis:</strong></u> Une histoire comme je les aime, celle d&#8217;un état qui contrôle tout, et qui pose la question de la relation entre bonheur et liberté.. Un peu comme dans Fahrenheit 451 de Bradbury ou encore de Globalia de Rufin. Ca fait réfléchir, et puis un peu flipper aussi, comme dans toutes ces fictions pas si fictionnelles que ça (enfin, je me comprends).</font></p>
<p align="justify"><font color="#537cca">Pour ne rien gâcher, le coup de crayon de Griffo est remarquable, réaliste, le dessin n&#8217;est ni trop saturé ni trop simple (là aussi je me comprends, c&#8217;est déjà ça).</font></p>
<p align="justify"><font color="#537cca">&#8220;SOS Bonheur&#8221; est dispo en version intégrale (celle que j&#8217;ai lue, qui regroupe trois tomes édités auparavant) chez Dupuis au prix de 24.50€ (Ben oui, les BD coûtent cher, et celle-ci est longue).</font></p>
<p align="justify"><font color="#537cca">Si vous avez d&#8217;autres BD à conseiller à la novice que je suis, je suis toute ouïe..</font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[J'irai cracher sur vos tombes, de Boris Vian]]></title>
<link>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/06/01/jirai-cracher-sur-vos-tombes-de-boris-vian/</link>
<pubDate>Fri, 01 Jun 2007 13:54:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lilie</dc:creator>
<guid>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/06/01/jirai-cracher-sur-vos-tombes-de-boris-vian/</guid>
<description><![CDATA[En farfouillant à droite à gauche, on s&#8217;aperçoit vite que ce roman crée bien des polémiques. J]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://latetedanslesbouquins.hautetfort.com/images/thumb_--vian_-_j_iai_cracher.jpg" alt="medium_--vian_-_j_iai_cracher.jpg" style="float:left;border-width:0;margin:0.2em 1.4em 0.7em 0;" /><br />
<img src="http://idata.over-blog.com/0/52/66/19/__toile_note_5.gif" height="13" width="67" /></p>
<p align="justify"><font color="#8d727f">En farfouillant à droite à gauche, on s&#8217;aperçoit vite que ce roman crée bien des polémiques. Je vous jette pêle-mêle quelques opinions de lecteurs:</font></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p><font color="#8d727f">&#8220;Un de ces petits chefs-d&#8217;oeuvre comme je les aime, c&#8217;est-à-dire qui allient intelligence, provocation et sens de l&#8217;humour.&#8221;</font></p>
<p align="justify"><font color="#8d727f">&#8220;Tristement vulgaire et franchement sans intéret&#8221;</font></p>
<p><font color="#8d727f"> &#8220;Loin d&#8217;être un sommet de l&#8217;art&#8221;</font></p>
<p><font color="#8d727f">&#8220;Ce livre plaît car il percute, il harponne notre conscience&#8221;</font></p>
<p align="justify"><font color="#8d727f">&#8220;Percutant. C&#8217;est le seul mot que j&#8217;ai trouvé pour décrire l&#8217;effet que m&#8217;a fait ce livre.&#8221;</font></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<blockquote><p><font color="#8d727f"><u><b>L&#8217;histoire:</b></u> Un bibliothécaire s&#8221;installe dans une petite ville des Etats-Unis. Petit à petit, de par ses offrandes alcoolisées, il parvient à devenir le play-boy du coin. Ensuite, il passe vite aux petites bourgeoises&#8230;pourquoi les séduit-il? Par envie sexuelle, oui certainement&#8230; mais il cache aussi un lourd secret, que je vous laisse découvrir&#8230;</font></p></blockquote>
<p align="justify"><font color="#8d727f"> Que vous aimiez ou que vous détestiez, une chose est sûre: ce petit bouquin là ne vous laissera pas indifférent.</font></p>
<p><font color="#8d727f"><i>J&#8217;irai cracher sur vos tombes</i> a été publié sous le nom de Vernon Sullivan: Boris Vian a inventé ce personnage car certains de ses écrits étaient et sont toujours trop sulfureux, c&#8217;est le cas de ce roman. C&#8217;est un roman maudit, qui a empoisonné la vie de l&#8217;auteur, en lui collant sur le dos un procès qui l&#8217;épuisera physiquement et mentalement. Il dérange encore aujourd&#8217;hui, imaginez donc son impact dans l&#8217;après-guerre encore puritaine. Ecrit à la suite d&#8217;un pari en 1946, ce pastiche de roman noir américain, best-seller, fut jugé à l&#8217;époque immoral et pornographique, ce qui amena d&#8217;ailleurs son interdiction en 1949 et la condamnation de Vian pour outrage aux bonnes moeurs. Violence, sadisme, pédophilie, le bouquin est à la fois choquant, brutal et dérangeant. Pour ma part, je l&#8217;ai trouvé foudroyant et terriblement efficace. Il met mal à l&#8217;aise. Il sort des sentiers battus. D&#8217;un style que vous ne retrouverez que chez Boris Vian.<br />
J&#8217;ai adoré. Mais je peux comprendre qu&#8217;on le déteste.</font></p>
<p><font color="#8d727f">J&#8217;irai cracher sur vos tombes est disponible en poche chez LGF au prix de 5.00€.</font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pars vite et reviens tard, de Fred Vargas]]></title>
<link>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/06/01/pars-vite-et-reviens-tard-de-fred-vargas/</link>
<pubDate>Fri, 01 Jun 2007 13:48:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lilie</dc:creator>
<guid>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/06/01/pars-vite-et-reviens-tard-de-fred-vargas/</guid>
<description><![CDATA[Voilà, je viens de terminer &#8220;Pars vite et reviens tard&#8221;, mon premier Vargas, et je n]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://latetedanslesbouquins.hautetfort.com/images/thumb_pars_vite_de_vargas.jpg" alt="medium_pars_vite_de_vargas.jpg" style="float:left;border-width:0;margin:0.2em 1.4em 0.7em 0;" /></p>
<p><img src="http://idata.over-blog.com/0/52/66/19/__toile_note_5.gif" height="13" width="67" /></p>
<p align="justify"><font color="#14a364">Voilà, je viens de terminer &#8220;Pars vite et reviens tard&#8221;, mon premier Vargas, et je n&#8217;ai pas du tout été déçue!</font></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<blockquote><p><font color="#14a364"><u><b>L&#8217;histoire:</b></u> Joss Le guern est crieur: une vieille profession qu&#8217;il a remise au goût du jour en clamant sur la place publique des messages aussi variés que farfelus contre quelques pièces. Mais depuis quelques temps, parmi les missives glissées dans son urne s&#8217;en trouvent cetaines pour le moins incompréhensibles et de plus en plus inquiétantes.<br />
Le commissaire Adamsberg est quant à lui chargé d&#8217;une affaire tout aussi étrange: Chaque jour, un inconnu peint de grands 4 noirs inversés sur les portes d&#8217;immeubles parisiens. Oeuvre d&#8217;un illuminé ou menace? Une chose retient particulièrement l&#8217;attention du commissaire: Dans chacun de ces immeubles, toutes les portes ont été marquées, à l&#8217;exception d&#8217;une seule.</font></p></blockquote>
<p align="justify"> <font color="#14a364"><u><b>Mon avis:</b></u> Nous voilà plongés dans une aventure palpitante et pour le moins originale. On suit avec plaisir les doutes et intuitions d&#8217;Adamsberg et de son adjoint Danglard, aux personnalités radicalement différentes mais profondément attachantes. On découvre peu à peu le pourquoi de ces évènements étranges, et on touche un peu à notre histoire collective (Vargas est archéologue et spécialiste du Moyen-Age, elle nous en fait profiter dans son roman mais chuuuuut! Je ne vous en dis pas plus, je ne veux pas vous mettre la puce à l&#8217;oreille!) L&#8217;intrigue est complexe mais passionnante, d&#8217;autant plus que Vargas possède un véritable talent d&#8217;écriture. Je suis impatiente de découvrir d&#8217;autres aventures d&#8217;Adamsberg, qu&#8217;elle relate depuis &#8220;L&#8217;homme aux cercles bleus&#8221; (1996).</font></p>
<p align="justify"><font color="#14a364">&#8220;Pars vite et reviens tard&#8221; est dispo en poche chez J&#8217;ai Lu au prix de 6.70€.</font></p>
<p align="justify"><font color="#14a364">L&#8217;adaptation du bouquin est sorti le 24 janvier 2007, avec José Garcia dans le rôle du commissaire Adamsberg.</font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pardonnez nos offenses, de Romain Sardou]]></title>
<link>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/06/01/pardonnez-nos-offenses-de-romain-sardou/</link>
<pubDate>Fri, 01 Jun 2007 13:39:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lilie</dc:creator>
<guid>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/06/01/pardonnez-nos-offenses-de-romain-sardou/</guid>
<description><![CDATA[Un thriller médiéval ensorcelant! &nbsp; &nbsp; 1284. Les « froidures du Diable » isolent Draguan, p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://latetedanslesbouquins.hautetfort.com/images/thumb_Pardonnez_nos_offenses.jpg" alt="medium_Pardonnez_nos_offenses.jpg" />  <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/66/19/__toile_note_5.gif" height="13" width="67" /></p>
<p><font color="#93716c">Un thriller médiéval ensorcelant!</font></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<blockquote><p><font color="#93716c">1284.<br />
Les « froidures du Diable » isolent Draguan, petit diocèse du comté de Toulouse, du reste du monde. Romée de Haquin, son évêque, devant le spectacle de la statue de la Vierge brisée par le froid, n’est pas loin de penser qu’une malédiction s’abat sur ses paroisses. Tout a commencé lorsque deux fillettes ont découvert les restes de corps suppliciés dans la rivière…</font></p></blockquote>
<p align="justify"> <font color="#93716c"><u><b>Mon avis:</b></u> Ce voyage passionnant au cœur du Moyen Âge n’est pas sans rappeler la mystérieuse atmosphère du Nom de la rose. Pour ma part, j&#8217;ai dévoré ce bouquin. Pari osé pour Romain Sardou, que je préfère de loin au papa chanteur, qui s&#8217;est lancé dans le médiéval, tandis que bon nombre d&#8217;écrivains du moment préfèrent la mode plus vendeuse du roman bobo.<br />
En bref, Sardou nous plonge dans un monde moyenâgeux intrigant, envoûtant, dépaysant..<br />
Un pur moment de plaisir.</font></p>
<p><font color="#93716c">Lisez-le!!</font></p>
<p><font color="#93716c"> Dispo en poche chez Pocket, 7.00€.</font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Matin brun, de Franck Pavloff]]></title>
<link>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/06/01/matin-brun-de-franck-pavloff/</link>
<pubDate>Fri, 01 Jun 2007 12:20:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lilie</dc:creator>
<guid>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/06/01/matin-brun-de-franck-pavloff/</guid>
<description><![CDATA[Ce n&#8217;est pas un livre, juste une nouvelle, et encore, une très courte nouvelle. Onze pages seu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://latetedanslesbouquins.files.wordpress.com/2007/06/matin-brun.jpg" title="matin-brun.jpg"><img src="/files/2007/06/matin-brun.thumbnail.jpg" alt="matin-brun.jpg" /></a><img src="http://idata.over-blog.com/0/52/66/19/__toile_note_5.gif" height="13" width="67" /></p>
<p align="justify"><font color="#7289e8"> Ce n&#8217;est pas un livre, juste une nouvelle, et encore, une très courte nouvelle. Onze pages seulement, mais parfois il n&#8217;est pas besoin de faire long pour transmettre un message et donner quelques instants de plaisir&#8230; et de réflexion.</font></p>
<p align="justify"><font color="#7289e8">Car cette histoire est de celles qui, au-delà d&#8217;un simple récit, posent des questions.</font></p>
<blockquote><p><font color="#7289e8"><u><b>L&#8217;histoire:</b></u> Charlie et son copain vivent une époque trouble, celle de la montée d&#8217;un régime politique extrême: L&#8217;Etat brun.</font></p></blockquote>
<blockquote><p><font color="#7289e8">Dans la vie, ils vont d&#8217;une façon bien ordinaire: entre bière et belote. Ni des héros ni des purs salauds. Simplement, pour éviter les ennuis, ils détournent les yeux.</font></p>
<p><font color="#7289e8">Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d&#8217;entre nous?</font></p></blockquote>
<p align="justify"><font color="#7289e8"><u><b>Mon avis:</b></u> Dans l&#8217;Etat brun, la surpopulation canine pose problème. La solution est simple: Désormais, seuls les chiens de couleur brune sont tolérés, les autres doivent être exterminés.</font></p>
<p align="justify"><font color="#7289e8">Il s&#8217;agit là d&#8217;une parabole, une évocation évidente du nazisme et de ses interdits, mais aussi de ces quidams qui, par leurs petites lâchetés, n&#8217;ont pas voulu en voir les dangers.</font></p>
<p align="justify"><font color="#7289e8">La Fontaine avait bien compris l&#8217;impact que peuvent avoir les courtes fables au ton innocent; Franck Pavloff nous en livre une puissante et efficace, faite de ces petites phrases qui dévoilent peu à peu l&#8217;absurdité des hommes.</font></p>
<p align="justify"><font color="#7289e8">A lire d&#8217;urgence!</font></p>
<blockquote><p><font color="#7289e8"><b>NB</b>: </font><font color="#7289e8">Matin brun est disponible aux Editions Cheyne pour 1€. </font></p></blockquote>
<blockquote><p><font color="#7289e8">Pour la petite histoire, cette nouvelle, éditée en 1998, avait déjà connu un petit succès. Petit succès qui est devenu véritable phénomène après le 21 avril 2002. Pas étonnant. A diffuser largement, donc!</font></p>
<p><font color="#7289e8">Ah oui! Si vous l&#8217;avez lu, j&#8217;espère vos avis.. Je sais que certains considèrent Pavloff comme un banal écrivain qui a su surfer sur la vague du politiquement correct et sur un thème très vendeur pour tous les bien-pensants que nous sommes. Ca n&#8217;est pas mon avis, mais on peut toujours en discuter. D&#8217;ailleurs, aucune envie de pondre un texte lucratif chez Pavloff: il a renoncé à ses droits d&#8217;auteurs..</font></p>
<p><font color="#7289e8">Pour plus d&#8217;infos, voir <a href="http://www.cheyne-editeur.com/pdf/matin_brun.pdf" target="_blank">l&#8217;article du Monde du 7 mars 2003.</a></font></p></blockquote>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cul-de-sac, de Douglas Kennedy]]></title>
<link>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/05/31/cul-de-sac-de-douglas-kennedy/</link>
<pubDate>Thu, 31 May 2007 14:24:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lilie</dc:creator>
<guid>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/05/31/cul-de-sac-de-douglas-kennedy/</guid>
<description><![CDATA[MAGNIFIQUE!! L&#8217;histoire: Un américain décide sur un coup de tête de tout quitter pour aller va]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://latetedanslesbouquins.hautetfort.com/images/thumb_-kennedy-cul_de_sac.jpg" alt="medium_-kennedy-cul_de_sac.jpg" style="float:left;border-width:0;margin:0.2em 1.4em 0.7em 0;" /></p>
<p><img src="http://idata.over-blog.com/0/52/66/19/__toile_note_5.gif" height="13" width="67" /><font color="#901d5b">MAGNIFIQUE!!</font></p>
<p align="justify"><font color="#901d5b"><u><b>L&#8217;histoire:</b></u> Un américain décide sur un coup de tête de tout quitter pour aller vadrouiller dans le bush australien, histoire de mettre enfin un peu de piment à sa vie bien rangée et sans histoires. Il achète une camionnette puis part à l&#8217;aventure dans le désert australien en pleine nuit. Pourtant, on l&#8217;en avait bien dissuadé, à raison, du reste. En effet, l&#8217;inimaginable (enfin pour les non-Australiens) se produit: un kangourou se rue sur son véhicule. Le voilà légèrement blessé, dans une camionnette en sale état, avec le désert à perte de vue et le prochain resto à 300 km. Et ce n&#8217;est, excusez-moi du terme, que le début des emmerdes.</font></p>
<p align="justify"><font color="#901d5b"><u><b>Mon avis:</b></u> Un roman haletant, très original, une intrigue surprenante, dépaysante, et un ton et une écriture franchement singuliers. Certaines scènes sont aussi hilarantes que d&#8217;autres sont angoissantes. A conseiller vivement; pour ma part ce roman a fait partie de mes cadeaux de noël, pour que d&#8217;autres découvrent cet auteur assez décalé. J&#8217;attends impatiemment de lire Une relation dangereuse dont on m&#8217;a dit beaucoup de bien.</font></p>
<p align="justify"><font color="#901d5b">Lancez-vous! Ce bijou se dévore, si si, mais évitez les steacks de kangourous tout de même!</font></p>
<p><font color="#901d5b">Dispo en poche chez Folio Policier, 6.00€.</font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Fahrenheit 451, de Ray Bradbury]]></title>
<link>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/05/31/fahrenheit-451-de-ray-bradbury/</link>
<pubDate>Thu, 31 May 2007 11:14:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lilie</dc:creator>
<guid>http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/2007/05/31/fahrenheit-451-de-ray-bradbury/</guid>
<description><![CDATA[451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s&#8217;enflamme et se consume]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="posttext"><a href="http://latetedanslesbouquins.files.wordpress.com/2007/06/fahrenheit-451.gif" title="fahrenheit-451.gif"> </a></p>
<p class="posttext"><a href="http://latetedanslesbouquins.files.wordpress.com/2007/06/fahrenheit-451.gif" title="fahrenheit-451.gif"><img src="http://latetedanslesbouquins.wordpress.com/files/2007/06/fahrenheit-451.thumbnail.gif" alt="fahrenheit-451.gif" align="left" /></a><a href="http://latetedanslesbouquins.files.wordpress.com/2007/06/fahrenheit-451.gif" title="fahrenheit-451.gif"> </a></p>
<p><font color="#996699"><img src="http://idata.over-blog.com/0/52/66/19/__toile_note_5.gif" height="13" width="67" /></font></p>
<p align="justify"> <font color="#689096">451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s&#8217;enflamme et se consume.</font></p>
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<p align="justify"><font color="#689096">Amateurs de science-fiction bardée de lasers et de vaisseaux intergalactiques, passez votre chemin. Réfractaires de principe à la SF, comme j&#8217;ai pu l&#8217;être, attendez donc un peu. Ce livre est le petit bijou qui vous fera changer d&#8217;avis.</font></p>
<p style="margin-bottom:12pt;text-align:justify;color:#996699;" class="MsoNormal" align="justify"><font color="#689096"><b><u>L&#8217;histoire:</u></b> Ray Bradbury nous présente une société à venir, dans laquelle la lecture, source de connaissance, de questionnement et de réflexion est désormais considérée comme un acte antisocial. Les pompiers traquent les anticonformistes et brûlent tous les livres existant encore et dont la détention est interdite pour le bien collectif.<br />
Montag, l&#8217;un des pompiers pyromanes, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, pourchassé par une société qui désavoue son passé.</font></p>
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<p align="justify"><font color="#689096"><b><u>Mon avis:</u></b> Dans cette société, tout le monde regarde inlassablement la télévision, tout le monde suit l&#8217;avis commun, personne ne réfléchit, tout le monde dénonce ceux jugés en dehors de la ligne de pensée correcte.<br />
Drôle d&#8217;ironie, ce bouquin qui se voulait d&#8217;anticipation dans les années 50 se retrouve aujourd&#8217;hui curieusement proche de la réalité.<br />
Bradbury porte un regard visionnaire sur la technologie, la société et l’évolution des mentalités. La télévision rentre dans les chaumières et Bradbury parle déjà d’écrans géants sur les murs, d&#8217;écouteurs dans les oreilles; les programmes télévisés sont absurdes et abrutissants, bref, singulièrement semblables aux nôtres. Le livre traite de l’individualisme, du manque de communication entre individus (les contacts se font souvent par l’intermédiaire de ces écrans géants).<br />
Avec une subtilité et une justesse sidérantes, le futur décrit par Bradbury est troublant, car si proche de notre quotidien, où l&#8217;individu est broyé par la société, abruti et jeté dans une surenchère de loisirs idiots et de plaisirs violents.</font></p>
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<blockquote>
<p style="margin-bottom:12pt;text-align:justify;color:#996699;" class="MsoNormal"><font color="#689096"><u><b>Quelques extraits:<br />
</b></u><br />
&#8220;Je bazarde les enfants à l’école neuf jours sur dix . Je n’ai à les supporter que trois jours par mois à la maison ; ce n’est pas la mer à boire. On les fourre dans le salon et on appuie sur le bouton. C’est comme une lessive ; on enfourne le linge dans la machine et on claque le couvercle.&#8221;</font></p>
<p><font color="#689096">&#8220;Ce que vous recherchez, Montag, se trouve dans le monde, mais le seul moyen, pour l&#8217;homme de la rue, d&#8217;en connaître quatre-vingt-dix-neuf pour cent, ce sont les livres. Ne demandez pas de garanties. Et n&#8217;attendez pas le salut d&#8217;une seule source, individu, machine ou bibliothèque. Contribuez à votre propre sauvetage, et si vous vous noyez, au moins mourez en sachant que vous vous dirigez vers le rivage.&#8221;</font></p>
<p><font color="#689096"> </font></p></blockquote>
<p style="text-align:justify;color:#996699;" class="MsoNormal" align="justify"><font color="#689096">Fahrenheit 451 est un roman de science-fiction conceptuelle. Il nous pousse à une vraie réflexion sur la liberté d&#8217;expression, les dérives auroritaires de notre société, l&#8217;endoctrinement (télévisuel notamment), le conformisme. C&#8217;est un régal qui fait froid dans le dos. Une mise en garde contre le cynisme du temps, l&#8217;uniformisation et la pauvreté intellectuelle du &#8220;mass media&#8221;.</font></p>
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<p align="justify"><font color="#689096">Inversion des valeurs (les pompiers mettent le feu), abrutissement des masses par la consommation, démocratie bidon, chasse aux &#8220;subversifs&#8221;, révocation des profs dont l&#8217;enseignement dérange, discours uniformisé par le biais de la télévision&#8230; Bradbury avait vu juste. Son cauchemar tend à devenir notre réalité.</font></p>
<p align="justify"><font color="#689096"> </font></p>
<p align="justify"><font color="#689096">Mais, au-delà de cet aspect, qui à lui seul justifie la nécessité de lire ce livre, il faut dire aussi que Bradbury écrit remarquablement, sait nous tenir en haleine et nous passionner jusqu&#8217;au bout!</font></p>
<p align="justify"><font color="#689096">Vous voilà convaincus?<br />
</font></p>
<p style="text-align:justify;color:#996699;" class="MsoNormal" align="justify"><font color="#689096"><br />
Fahrenheit 451, de Ray Bradbury. 1953<br />
Disponible en poche chez Folio SF, 4.60€.<br />
Porté à l&#8217;écran par François Truffaut en 1966.</font></p>
</div>]]></content:encoded>
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