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	<title>lucidite &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/lucidite/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "lucidite"</description>
	<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 05:08:35 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[La lucidité est-elle une contrainte au bonheur ? ]]></title>
<link>http://ameliepinset.wordpress.com/2009/09/15/la-lucidite-est-elle-une-contrainte-au-bonheur/</link>
<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 20:48:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>ameliepinset</dc:creator>
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<description><![CDATA[Nature du devoir : dissertation Cours : Terminale ES, philosophie Note : 18/20 Le bonheur est consid]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Nature du devoir : dissertation Cours : Terminale ES, philosophie Note : 18/20 Le bonheur est consid]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[De l'Absurde quotidien]]></title>
<link>http://andreibreahna.wordpress.com/2009/07/27/de-labsurde-quotidien/</link>
<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 23:55:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>andreibreahna</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je comprends avec beaucoup d&#8217;humilité que mon travail n&#8217;a aucun sens. Dans l&#8217;Absol]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Je comprends avec beaucoup d&#8217;humilité que mon travail n&#8217;a aucun sens.</p>
<p>Dans l&#8217;Absolu, mon travail est si vide, que si j&#8217;essayais de l&#8217;objectiver, le résultat serait une méduse transparente et sans aucune forme.</p>
<p>Selon Charles Darwin, mon travail serait un animal bizarre qui vient de naître et qui est en voie de disparition. Ce serait impossible de comprendre son évolution, ni par une série de précises observations scientifiques, ni par un banal exercice de mysticisme.</p>
<p>Mais cela ne m&#8217;angoisse pas plus que ça&#8230; Je regarde autour de moi, cette absurdité est partout présente. Ce serait un gâchis d&#8217;énergie de donner du sens à quelque chose qui en manque un.</p>
<p>Je comprends aussi que si je ne performe pas, ma présence dans l&#8217;organisation n&#8217;a pas de sens. Comme la raison d&#8217;être d&#8217;une société c&#8217;est de gagner de l&#8217;argent &#8211; c&#8217;est bien pour cela qu&#8217;on l&#8217;appelle <strong>société commerciale</strong> et non pas <strong>hôpital de malades mentaux</strong> &#8211; je comprends que toute action menée contre cette raison d&#8217;être serait l&#8217;équivalent d&#8217;un suicide (commercial).</p>
<p>Une fois ces faits compris, je peux m&#8217;engager dans mon développement personnel avec beaucoup de sérénité. Cet exercice de lucidité me semble pourtant essentiel, car il nous rapproche de la vie même.</p>
<p>Voilà comment un mille feuilles à la closerie, un bon verre de bourgogne, une longue nuit dans un château médiéval ou une soirée de thé à Yokohama, deviennent des valeurs en soi, fondamentales pour la vie et pour notre santé intérieure.</p>
<p>Profitons-en.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-456" title="TOKYO 421" src="http://andreibreahna.wordpress.com/files/2009/07/tokyo-421.jpg?w=1024" alt="TOKYO 421" width="491" height="327" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["Vaches sacrées":  François Legault préparait-il sa sortie?]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/2009/06/24/vaches-sacrees-francois-legault-preparait-il-sa-sortie/</link>
<pubDate>Thu, 25 Jun 2009 00:31:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
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<description><![CDATA[Plusieurs péquistes sont tombés en-bas de leur chaise quand ils ont entendu les déclarations de Fran]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Plusieurs péquistes sont tombés en-bas de leur chaise quand ils ont entendu les déclarations de Fran]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["Le froid augmente avec la clarté"]]></title>
<link>http://coeos.wordpress.com/?p=5</link>
<pubDate>Tue, 12 May 2009 00:55:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>coeos</dc:creator>
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<description><![CDATA[L&#8217;air se fait rare aux altitudes élevées. Il y est plus difficile de respirer que lorsque vous]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>L&#8217;air se fait rare aux altitudes élevées.<br />
Il y est plus difficile de respirer que lorsque vous êtes en bas. <br />
Il vous faut faire  beaucoup d&#8217;efforts pour atteindre les hauteurs; car il vous faut lâcher vos repères habituels et accepter les risques et les dangers. <br />
Et même quand vous atteignez le sommet, vous nous pouvez y demeurer que quelques minutes.</p>
<p>Mais le spectacle vaut la peine. La clarté, loin des poussières des plaines, vous fait voir tout sous un autre angle. Vous comprenez, vous voyez.</p>
<p>Le froid augmente avec la clarté. Alors plus vous voyez clair, plus il fait froid. et vous ne pouvez pas supporter ce froid longtemps.</p>
<p>Vous redescendez, mais la vue là haut ne vous quitte plus. <br />
Vous êtes toujours prêts à recommencer l&#8217;ascencion.</p>
<p>NOTES:<br />
1- &#8220;le froid augmente avec la clarté&#8221; est un texte de Thomas Bernhard qui l&#8217; a utilisé pour un discours à l&#8217;occasion d&#8217;un prix littéraire. Il l&#8217;a utilisé pour d&#8217;autres fins, en l&#8217;occurrence le monde technico-scientifique qui voit de plus en plus clair dans l&#8217;homme et dans le monde mais oublie que cette clarté s&#8217;accompagne d&#8217;un froid qui gélera la création, les arts, les lettres, les relations et finira par tuer l&#8217;homme.<br />
j&#8217;ai aimé le titre et je l&#8217;ai utilisé pour exprimer une autre idée.</p>
<p>2- je n&#8217;ai jamais fait de montagne, je parle d&#8217;autre chose.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Stéphan Eicher : Déjeuner En Paix]]></title>
<link>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/stephan-eicher-dejeuner-en-paix/</link>
<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 17:50:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>androgena</dc:creator>
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<description><![CDATA[J&#8217;abandonne sur une chaise le journal du matin Les nouvelles sont mauvaises d&#8217;où qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><em>J&#8217;abandonne sur une chaise le journal du matin<br />
Les nouvelles sont mauvaises d&#8217;où qu&#8217;elles viennent<br />
J&#8217;attends qu&#8217;elle se réveille et qu&#8217;elle se lève enfin<br />
Je souffle sur les braises pour qu&#8217;elles prennent</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>Cette fois je ne lui annoncerai pas<br />
La dernière hécatombe<br />
Je garderai pour moi ce que m&#8217;inspire le monde<br />
Elle m&#8217;a dit qu&#8217;elle voulait si je le permettais<br />
Déjeuner en paix, déjeuner en paix</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>Je vais à la fenêtre et le ciel ce matin<br />
N&#8217;est ni rose ni honnête pour la peine<br />
&#8221; Est-ce que tout va si mal ? Est-ce que rien ne va bien ?<br />
L&#8217;homme est un animal &#8221; me dit-elle</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>Elle prend son café en riant<br />
Elle me regarde à peine<br />
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine<br />
C&#8217;est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets<br />
Déjeuner en paix, déjeuner en paix</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>Je regarde sur la chaise le journal du matin<br />
Les nouvelles sont mauvaises d&#8217;où qu&#8217;elles viennent<br />
&#8221; Crois-tu qu&#8217;il va neiger ? &#8221; me demande-t-elle soudain<br />
&#8221; Me feras-tu un bébé pour Noël ? &#8220;</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>Et elle prend son café en riant<br />
Elle me regarde à peine<br />
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine<br />
C&#8217;est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets<br />
Déjeuner en paix, déjeuner en paix</em>
</p>
<p style="text-align:center;">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'appel à la lucidité de David de Rothschild]]></title>
<link>http://lemfr.wordpress.com/2008/09/16/lappel-a-la-lucidite-de-david-de-rothschild/</link>
<pubDate>Tue, 16 Sep 2008 21:28:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>lemfr</dc:creator>
<guid>http://lemfr.wordpress.com/2008/09/16/lappel-a-la-lucidite-de-david-de-rothschild/</guid>
<description><![CDATA[INTERVIEW &#8211; Le président du groupe bancaire du même nom, essentiellement présent sur le marché]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style="color:#000000;">INTERVIEW &#8211; Le président du groupe bancaire du même nom, essentiellement présent sur le marché du conseil, analyse les ressorts de la crise financière actuelle.</span></p>
<p><span style="color:#000000;">LE FIGARO. Êtes-vous surpris par la soudaine aggravation de la crise financière?<br />
David de ROTHSCHILD. &#8211; Je n&#8217;ai en tout cas jamais vu cela en quarante ans de vie professionnelle ! Les marchés réagissent aujourd&#8217;hui avec </span><a href="http://www.annoncevous.net/-1/posts/0/0/page4.html"><span style="color:#000000;">violence</span></a><span style="color:#000000;"> à la faillite de Lehman Brothers, à l&#8217;adossement de Merrill Lynch, aux grandes difficultés d&#8217;AIG. Ils sont sous le choc et c&#8217;est logique. Mon souci est que dès maintenant, chacun s&#8217;efforce de faire preuve de responsabilité et de lucidité et prenne du recul sur la situation. Plus on entrera dans une spirale de perte de con­fiance, plus on aggravera la crise. Je ne dis pas que cette crise est peu de chose. Ce serait se mettre la tête dans le sac ! Mais il est inexact et irresponsable de dire que c&#8217;est la fin du monde.</span></p>
<p><span style="color:#000000;">Vous ne pensez donc pas que le secteur bancaire soit confronté à un risque systémique?<br />
Non. Il faut avoir à l&#8217;esprit qu&#8217;une vaste majorité de banques dans le monde, et en particulier en Europe et en Asie, va bien. Ces banques-là sont bien gérées, elles sont bénéficiaires et ne présentent au­jourd&#8217;hui aucun risque particulier pour leurs actionnaires, ni pour leurs déposants. Je ne veux pas minimiser les difficultés auxquelles sont confrontés de grands établissements en ce moment. Mais je ne pense pas que l&#8217;on puisse parler de risque systémique.</span></p>
<p><span style="color:#000000;">Vous ne craignez pas de nouvelles défaillances, en particulier en Europe?<br />
Je n&#8217;ai évidemment aucune certitude. Mais il me paraît peu vraisemblable aujourd&#8217;hui qu&#8217;une grande institution financière européenne connaisse des difficultés insurmontables.</span></p>
<p><span style="color:#000000;">L&#8217;action actuelle des autorités, notamment américaines, conforte-t-elle votre optimisme relatif?<br />
Les banques centrales, voire les gouvernements, gèrent bien cette crise difficile et sévère. Dès l&#8217;été 2007, les banques centrales ont en effet massivement alimenté le système en liquidités face à la crise du marché interbancaire. Elles ont ainsi apporté une réponse appropriée à la crise de confiance qui affectait les marchés et qui a créé une situation dans laquelle les banques ne se prêtaient plus les unes aux autres.De plus, à ce jour, chaque fois qu&#8217;une situation de nature à créer un risque systémique est apparue, elle a été traitée avec les grands moyens. Freddie Mac et Fannie Mae ont été, sinon formellement, du moins de facto, nationalisées par le gouvernement américain. Bear Stearns a été repris par JPMorgan Chase avec le soutien actif de la Fed. Merrill Lynch a été adossée à une grande banque commerciale, Bank of America. En Grande-Bretagne, Northern Rock, dont les déposants n&#8217;avaient pas à être victimes de la défaillance, a aussi été nationalisée. Chacune de ces décisions est une manifestation encourageante de la volonté des pouvoirs publics de protéger le système.</span></p>
<p><span style="color:#000000;">Lehman Brothers n&#8217;a cependant pas été sauvée…<br />
Le Trésor américain a, selon moi, pris un risque calculé en permettant, faute de repreneur pour cette banque, que l&#8217;on procède à une liquidation ordonnée. Cet épisode prouve aussi que nous sommes encore dans un monde capitaliste qui sanctionne une trop gran­de prise de risque.</span></p>
<p><span style="color:#000000;">Dans le cas de Bear Stearns, de Merrill Lynch et peut-être d&#8217;AIG, on assiste à un mélange d&#8217;intervention publique et d&#8217;implication privée. Jusqu&#8217;où peut-on faire appel aux acteurs du marché?<br />
C&#8217;est par la coordination des ef­forts entre banques centrales, gouvernements et banques privées que l&#8217;on évitera le risque systémique. Je ne sais jusqu&#8217;où l&#8217;effort pourra être poussé, mais en tout cas je l&#8217;applaudis. Car les banques ont une forme de responsabilité collective, non seulement vis-à-vis de leurs déposants, mais également au regard de la société. Sans les transformer en service public indifférent au sort de leurs actionnaires, elles fonctionnent néanmoins dans un environnement complexe qui implique un engagement de leur part.</span></p>
<p><span style="color:#000000;">Quelles sont pour vous les causes principales de la crise actuelle?<br />
De 2005 à la mi-2007, nous avons connu une période faste de croissance continue, d&#8217;inflation modérée et de liquidités abondantes. Dans ce contexte, les banques ont voulu maximiser leur rentabilité pour leurs actionnaires, ce qui revient mécaniquement, dans ce métier, à prendre des risques plus élevés. Le financement étant à l&#8217;époque facile, il s&#8217;est produit une perte de repères, aboutissant à des analyses erronées des risques, à un manque de lucidité. De plus, les banques ont </span><a href="http://www.annoncevous.net/-1/posts/0/0/page6.html"><span style="color:#000000;">emprunté</span></a><span style="color:#000000;"> massivement et constitué des actifs très, très supérieurs à leurs fonds propres. On appelle cela l&#8217;effet de levier mais celui-ci n&#8217;est viable dans des proportions très élevées que dans la mesure où l&#8217;on ne rencontre pas le moindre problème… Enfin, les banques ont développé un modèle de distribution par lequel elles diffusaient les crédits sans les conserver. Modèle qui s&#8217;est révélé défaillant, puisqu&#8217;elles ont dû, in fine, reprendre les risques sur leurs propres bilans.</span></p>
<p><span style="color:#000000;">Pensez-vous que l&#8217;on tirera les leçons de cette crise?<br />
Cette crise aura fortement marqué les esprits, bien plus encore que l&#8217;explosion de la </span><a href="http://www.annoncevous.net/-1/posts/0/0/page8.html"><span style="color:#000000;">bulle Internet</span></a><span style="color:#000000;"> par exemple. Je crois qu&#8217;il </span><a href="http://wordpress.com/tag/faudra-longtemps/feed/"><span style="color:#000000;">faudra longtemps</span></a><span style="color:#000000;"> avant que l&#8217;on voit revenir un système fondé sur l&#8217;excès de levier. Le crédit sera sans doute, hélas, dans l&#8217;avenir immédiat moins abondant et plus coûteux.</span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les enfants nous sauveront]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/08/20/les-enfants-nous-sauveront/</link>
<pubDate>Wed, 20 Aug 2008 03:08:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2008/08/20/les-enfants-nous-sauveront/</guid>
<description><![CDATA[Severrine Suzuki, 13 ans, devant l&#8217;assemblée de l&#8217;ONU, en 1992, au sommet de Rio de Jane]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Severrine Suzuki, 13 ans, devant l&#8217;assemblée de l&#8217;ONU, en 1992, au sommet de Rio de Janeiro.</strong></p>
<p>1992&#8230; Cela fait 16 ans, petite Severrine va avoir 30 ans&#8230; Mais ce &#8220;discours&#8221; est plus que jamais d&#8217;actualité.<br />
Quel courage! Quelle ferveur, quelle détermination chez cette adolescente. Quelle clairvoyance déjà!<br />
Ce qui me frappe le plus c&#8217;est cette conviction, cette certitude d&#8217;être dans le vrai, dans le juste, ce ton si juste de &#8220;parler vrai&#8221; que Dolto et Nasio disent si efficace, si persuasif, si bien compris, même par des tout petits.<br />
Oui, cette merveilleuse enfant déjà si mûre, parle vrai à ces adultes si puissants, comme une analyste à des patients qui n&#8217;ont pas conscience de ce qui les fait souffrir, de ce qui menace la Terre et les civilisations qu&#8217;ils sont censés gérer.<br />
Je me suis permis de relever le texte du sous-titrage français de cette vidéo.</p>
<p>Regardez, admirez cette jeune fille, observez ses regard, au moins une fois sans vous préoccuper du texte que je vous place en dessous. Et vous sentirez l&#8217;essentiel de ce qu&#8217;elle veut nous &#8220;passer&#8221; dans ses attitudes, ses regards, dans les modulations, dans la ferveur de son discours.</p>
<p>Merci à Michel de m&#8217;avoir fait connaître ce précieux document.<br />
S&#8217;il vous plaît, faites le suivre à vos amis et relations en leur adressant ce lien: <a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/08/20/les-enfants-nous-sauveront/" target="_self">Les enfants nous sauveront</a></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/5JvVf1piHXg&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/5JvVf1piHXg&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:35.4pt;">Salut. <em>Je suis Severrine SUZUKI</em> et je représente <em>l’E.C.O. l’Organisation des Enfants en défense de l’Environnement.</em> <em>Nous sommes un groupe d’enfants canadiens, de l’âge de 12 à 13 ans</em> essayant de faire des efforts : Vanessa SUTTIE, Morgan GEISLER, Michelle QUIGG et moi.<br />
<em> Nous avons réuni tout l’argent pour venir par nous-mêmes, pour faire 5000 miles afin de vous montrer que vous devez changer votre façon de faire</em>. En venant ici aujourd’hui, je n’ai pas besoin de déguiser mon objectif. <em>Je me bats pour mon futur</em>. Perdre mon futur n’est pas pareil que de perdre des élections ou quelques points de la Bourse.<br />
<em>Je suis ici pour parler au nom de toutes les générations à venir. Je suis ici pour parler au nom des enfants affamés de partout dans le monde dont les cris ne sont pas entendus. Je suis ici pour parler au nom des innombrables animaux qui meurent parce qu’ils n’ont pas d’autre endroit où aller.<br />
</em>J’ai peur d’aller au soleil dehors maintenant à cause du trou dans la couche d’ozone. J’ai peur de respirer l’air car je ne sais pas quelle substance chimique il contient. J’avais l’habitude d’aller pêcher à Vancouver, mon lieu de naissance, avec mon père, il y a de cela juste quelques années, jusqu’à ce qu’on trouve un poisson atteint du cancer. Et désormais nous entendons parler d’animaux et de plantes qui s’éteignent tous les jours, perdus à jamais. Dans ma vie, j’ai rêvé de voir de grands troupeaux sauvages, des jungles, des forêts pleines d’oiseaux et de papillons. Mais aujourd’hui je me demande si ces forêts existeront toujours <em>pour que mes enfants puissent les voir</em>.<br />
<strong><em>Vous préoccupiez-vos de ces choses lorsque vous aviez mon âge ?</em></strong> Toutes ces choses se passent devant nos yeux, et pourtant nous continuons à agir comme si nous avions tout le temps souhaité et toutes les solutions. <em>Je suis seulement une enfant et je n’ai pas toutes les solutions, mais j’aimerais que vous réalisiez que vous non plus !</em> Vous ne savez pas comment réparer la couche d’ozone. Vous ne savez pas comment ramener le saumon dans les eaux polluées. Vous ne savez pas comment ramener à la vie les animaux désormais éteints et vous ne pouvez pas ramener les arbres des zones qui sont maintenant des déserts.<br />
<strong><em>Si vous ne savez pas comment réparer tout ça, s’il vous plaît, arrêtez la casse !</em></strong> Ici il y a des délégués des gouvernements, des businessmen, des PDG, des journalistes et des politiciens, <em>mais réellement, vous êtes pères et mères, frères et sœurs, oncles et tantes, et vous avez tous été des enfants.<br />
Je ne suis qu’une enfant.</em> Pourtant je sais que nous faisons tous partie d’une famille forte de 5 milliards de personnes, en fait 30 millions d’espèces, et les gouvernements ne changeront jamais cela.<br />
<em>Je ne suis qu’une enfant, et pourtant je sais que le problème nous concerne tous et que nous devrions n’avoir tous unis qu’un seul but.<br />
</em>Malgré ma colère, je ne suis pas aveugle. Et malgré ma peur, je ne crains pas de changer le monde comme je le sens. Dans mon pays, nous faisons tant de gaspillage, achetant et jetant, achetant et jetant… et pourtant les pays du nord ne partagent pas; même quand nous avons plus que suffisamment, nous avons peur de partager, nous avons peur de perdre un petit peu de notre richesse.<br />
Au Canada, nous menons une vie privilégiée, avec de la nourriture, de l’eau et un abri ; nous avons des montres, des vélos, des ordinateurs et des télés.<br />
Il y a deux jours, ici au Brésil, nous avons été choqués en passant du temps avec les enfants qui habitent dans la rue. <em>Voici ce qu’un de ces enfants nous a dit : « J’aimerais être riche, et si je l’étais, je donnerais à tous ces enfants de la nourriture, des vêtements, un abri, <strong>de l’amour et de l’affection.</strong></em><br />
Si un enfant de la rue qui n’a rien est partant pour partager, pourquoi nous qui avons tout sommes-nous si avares ? <em>Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il est un enfant de mon âge, </em>et que ça fait une immense différence selon l’endroit où on naît, que je pourrais être un de ces enfants vivant dans les favelas de Rio. Je pourrais être un enfant mourant de faim en Somalie, ou victime de la guerre au Moyen-Orient, ou un mendiant en Inde.<br />
Je ne suis qu’un enfant, et pourtant je sais que si tout l’argent dépensé en guerres était utilisé pour trouver des réponses aux problèmes d’environnement, à en finir avec la pauvreté, quel endroit merveilleux serait cette Terre !</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:35.4pt;"><em>À l’école, même au jardin d’enfant</em>, on apprend comment se comporter dans le monde. Vous nous apprenez à ne pas nous battre entre nous, à travailler dur, à respecter les autres, à faire son lit, à ne pas blesser d’autres créatures, à partager sans avarice. <em>Alors pourquoi faites-vous mes choses que vous nous dites de ne pas faire ?!</em><br />
N’oubliez pas pourquoi vous assistez à ces conférences, pour qui vous le faites. Nous sommes vos propres enfants. Vous décidez dans quel genre de monde nous allons grandir.<br />
<em>Les parents devraient pouvoir consoler leurs enfants en disant : « Tout ira bien ! Ce n’est pas la fin du monde, et nous faisons du mieux que nous pouvons » <strong>Mais je ne pense pas que vous pouvez encore nous dire ça. Sommes-nous seulement dans vos listes de priorités ?<br />
Mon père disait : « Tu es ce que tu fais, pas ce que tu dis » Eh bien, ce que vous faites me fait pleurer la nuit. Vous continuez à nous dire que vous nous aimez, mais je vous mets au défi, s’il vous plaît, faites que vos actions reflètent vos mots. Merci.</strong></em><strong></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le sentiment de l'absurde]]></title>
<link>http://jean-nicolaslacoste.com/2008/02/11/le-sentiment-de-labsurde/</link>
<pubDate>Tue, 12 Feb 2008 00:54:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>njl</dc:creator>
<guid>http://jean-nicolaslacoste.com/2008/02/11/le-sentiment-de-labsurde/</guid>
<description><![CDATA[La vraie générosité envers l&#8217;avenir consiste à tout donner au présent. (A. Camus) Le jour de l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><font size="2"><font face="Verdana"></font></font><font size="2"><font face="Verdana"></font></font><font size="2"><font face="Verdana"></font></font><font size="2"><font face="Verdana"></font></font><font size="2"><font face="Verdana"></font></font><font size="2"><font face="Verdana"></font></font><font size="2"><font face="Verdana"></font></font><font size="2"><font face="Verdana"></font></font><font size="2"><font face="Verdana"></font></font><font size="2"><font face="Verdana"></p>
<blockquote>
<p align="justify">La vraie générosité envers l&#8217;avenir consiste à tout donner au présent. (A. Camus)</p>
</blockquote>
<p></font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana"><a target="_blank" href="http://imdb.com/title/tt0107048/">Le jour de la marmotte</a> est un excellent film. En fait, j&#8217;adore la prémisse du film, c&#8217;est-à-dire celle de mettre en scène les réactions d&#8217;un individu condamné à revivre éternellement la même journée. Plusieurs états psychologiques se succèdent dans la psyché de Phil Connors, personnifié par <a target="_blank" href="http://imdb.com/name/nm0000195/">Bill Murray,</a> lorsqu&#8217;il comprend que demain sera inévitablement comme aujourd&#8217;hui : déni ou incrédulité, révolte contre sa condition, nihiliste du tout est permis (manger démesurément, mentir, voler et même se suicider), exploiter la situation pour séduire les femmes et finalement l&#8217;acceptation.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Cette fable moderne n&#8217;est ni plus moins qu&#8217;une illustration du concept de <a target="_blank" href="http://insomniaque.wordpress.com/2005/07/04/leternel-retour/">l&#8217;éternel retour</a> : chaque acte que tu poses durant ton existence terrestre, pose-le comme si tu devais le revire éternellement. Contrairement à l&#8217;idée de Nietzsche, dans ce long-métrage, les gens qui côtoient Phil Connors n&#8217;ont pas conscience qu&#8217;ils vivent eux aussi la même journée. Ainsi, le dernier stade à franchir, celui de l&#8217;acceptation, en est un à double niveau : d&#8217;abord, c&#8217;est d&#8217;accepter sa condition comme inévitable et puis c&#8217;est aussi d&#8217;accepter que nos actes n&#8217;auront aucun sens aux yeux des autres. </font></font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Phil me fait un peu  penser à Sisyphe, héros absurde de la mythologie grecque. Sisyphe sait qu’il n’arrivera jamais au sommet de la montagne, mais juste le fait de lutter, de pouvoir exister, lui donne une raison de recommencer l’ascension. Il aurait pu se suicider, mais Sisyphe n&#8217;a pas perdu espoir, il lutte contre sa condition, il se révolte. </font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Est-ce que la vie vaut la peine d&#8217;être vécue? Le suicidé répond par la négative et embrasse dans sa totalité le non-sens de la vie humaine. Mais, l&#8217;absurde ne mène pas nécessairement au suicide puisque la plupart d&#8217;entre nous passons d&#8217;abord par le stade de la révolte. La révolte joue le même rôle que le cogito, elle est la première évidence : je pense donc je suis &#124; l&#8217;existence humaine est absurde, je me révolte. Et ma révolte face au non-sens de la vie témoigne que, paradoxalement, la vie humaine a finalement un sens.</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Pour Phil, vivre est absurde; il se révolte. C&#8217;est sa révolte qui donne un sens à sa vie : je répète peut-être inlassablement les mêmes ving-quatre heures, mais je vais faire en sorte de jouir pleinement de ce moment. Je vais notamment esseyer d&#8217;apprendre à connaître les particularités des gens que je côtoie régulièrement.</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Nous sommes tous des êtres révoltés. L&#8217;absurde, disait Camus, naît de cette confrontation entre l&#8217;appel humain et le silence déraisonnable du monde. Deux forces qui s&#8217;opposent : l’appel humain à connaître sa raison d’être et l’absence de réponse du milieu où il se trouve. L’homme vivant dans un monde dont il ne comprend pas le sens, dont il ignore tout, jusqu’à sa raison d’être. L&#8217;absurde n&#8217;est pas dans l&#8217;homme, ni dans le monde, mais dans leur présence; l&#8217;absurde naît de l&#8217;antinomie entre ces deux entités.</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Vivre, c&#8217;est faire vivre l&#8217;absurde. La seule façon cohérente d&#8217;y arriver, c&#8217;est par la révolte. Si le suicidé consent à l&#8217;absurdité de la vie, le condamné à mort (voir <em>l&#8217;Étranger</em>), lui, a à la fois la conscience de sa mort imminente, et le refus d&#8217;y consentir. C&#8217;est la révolte qui donne la grandeur à la vie, qui nous permet de garder notre lucidité;</font><font size="2" face="Verdana"> elle n&#8217;est pas nihiliste, mais constructive puisque c&#8217;est après avoir connu la révolte que l&#8217;on décide de créer. Mais avant de créer, il faut saisir sa liberté.</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">La liberté, c&#8217;est de connaître lucidement sa condition, même si elle peut être sans espoir et sans lendemain (comme pour les condamnés de ce monde, qu&#8217;ils soient Sisyphe ou Phil Connors).</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Que ce soit le &#8220;projet&#8221; dans l&#8217;existentialisme sartrien ou la création sous sa forme artistique ou autre, la troisième étape d&#8217;un esprit libre et révolté, c&#8217;est la passion. Être passionné, c&#8217;est multiplier les expériences lucides : « Sentir sa vie, sa révolte, sa liberté, et le plus possible, c&#8217;est vivre et le plus possible. Là où la lucidité règne, l&#8217;échelle des valeurs devient inutile&#8230; Le présent et la succession des présents devant une âme sans cesse consciente, c&#8217;est l&#8217;idéal de l&#8217;homme absurde ».</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Vivre avec passion, c&#8217;est se dire comme le condamné à mort de Camus : j’avais vécu de telle façon et j’aurais pu vivre de telle autre; j’avais fait ceci et je n’avais pas fait cela; je n’avais pas fait telle chose alors que j’avais fait cette autre. Et après? C&#8217;est à l&#8217;intérieur du champ des possibles que s&#8217;exerce la liberté de l&#8217;homme absurde. </font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Une fois qu&#8217;il se délie des règles communes et stériles de la vie, l&#8217;homme peut finalement vivre sans appel et accepter la tendre indifférence du monde.</font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Quels horizons philosophiques pour le XXIeme siècle?]]></title>
<link>http://gillesbehnam.wordpress.com/2007/11/01/quelles-horizons-philosophiques-pour-le-xxeme-siecle/</link>
<pubDate>Thu, 01 Nov 2007 00:30:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>gillesbehnam</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les derniers siècles de la civilisation occidentale ont été chacun à leur manière définis et caracté]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p align="justify"><span style="white-space:pre;" class="Apple-tab-span">	</span>Les derniers siècles de la civilisation occidentale ont été chacun à leur manière définis et caractérisés en regard des apports philosophiques tant des savants, des penseurs, des littérateurs que des politiques ou des religieux.<!--more--></p>
<p align="justify">    Le XVIIeme siècle a pu être considéré comme le grand siècle du classicisme où les intellectuels étaient aussi bien des métaphysiciens que des mathématiciens, des historiens que des politiques (Pascal, Leibniz…).<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre;">	</span>Le XVIIIeme réputé siècle des Lumières et des philosophes a surtout brillé par son obstination à éclairer les peuples, et son triomphe appartient aussi bien à la morale Kantienne qu&#8217;à la révolution française.<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre;"> </span>Le XIXeme aura été comparativement assez pauvre tant la déperdition d&#8217;universalité de la pensée et la complémentarité des savoirs aura été grande. Le divorce entre la science et la pensée s&#8217;amorce inéluctablement, en même temps qu&#8217;une certaine alliance pragmatique entre politique, transformation du monde et philosophie s&#8217;affirme.<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre;">	</span>Tout près de nous le XXeme siècle aura surtout laissé l&#8217;image d&#8217;une longue errance, d&#8217;une désubjectivation, d&#8217;une mécanisation et d&#8217;une déconstruction tant des croyances que des pratiques… bref d&#8217;un délitement de la pensée réflexive et maîtrisée.</p>
<p align="justify">    Ces errances auront été d&#8217;autant plus spectaculaires qu&#8217;historiquement déclinées tout au long de conflits perpétrés pour la plupart au nom de grands principes idéologiques universels, qui bien souvent ne servaient qu&#8217;à masquer des intérêts et des passions particulières.</p>
<p align="justify">    Tout au long de ces premières années jalonant cette première décennie du XXIeme siècle, qu&#8217;advient-il donc du mouvement de la pensée qui globalement s&#8217;amorce. Quelle direction risquent probablement de prendre les principales forces de la pensée humaine, à l&#8217;heure de l&#8217;hyper technologicisation, de la mondialisation et de la globalisation?</p>
<p align="justify">    Il nous importera dans le présent Blog de suivre la plupart des pistes les plus prometteuses pour la dynamique des évolutions du monde contemporain, sans préjuger de valeurs préconçues et déterminantes, aussi bien en matière théorique que pratique. L&#8217;économie nous intéressera tout autant que la cuisine, y-compris celle électorale, la sexualité que la morale et la sécurité, le sport que l&#8217;art conceptuel, l&#8217;éducation que l&#8217;ignorance etc.</p>
<p align="justify">    Non pas dire ce que devrait être le siècle qui commence, mais beaucoup plutôt essayer de brosser son portrait dans toute sa complexité et sa variété, tel sera notre cap tout au long de ce Blog.</p>
<p align="justify">    Ce siècle nous voudrions en suivre le fil rouge, tel qu&#8217;il est en train de se faire, en essayant d&#8217;en révéler toutes ses intentions, ses plus belles promesses autant que ses risques les plus fous et que ses pires menaces. Que sommes nous en droit d&#8217;attendre du XXIeme siècle? Quels en seront les principaux enjeux et à quoi ne pourra-t-il pas éviter d&#8217;apporter SES réponses propres, qui d&#8217;une certaine manière, n&#8217;auront jamais manqué d&#8217;être d&#8217;abord les NÔTRES?</p>
<p style="text-align:center;"> <img src="http://gillesbehnam.wordpress.com/files/2007/11/g056_newman_jericho.thumbnail.jpg" alt="g056_newman_jericho.jpg" /></p>
<p style="text-align:center;"><span class="Apple-style-span" style="font-style:italic;">Barnet Newman, Jericho </span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Téquila]]></title>
<link>http://jean-nicolaslacoste.com/2007/05/23/tequila/</link>
<pubDate>Wed, 23 May 2007 23:33:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>njl</dc:creator>
<guid>http://jean-nicolaslacoste.com/2007/05/23/tequila/</guid>
<description><![CDATA[Ça devait être un vendredi. C&#8217;est toujours un vendredi. Les mêmes personnes et les mêmes visag]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Ça devait être un vendredi. C&#8217;est toujours un vendredi. Les mêmes personnes et les mêmes visages; la même rengaine et la même routine. En excluant Pat et M. &#8211; qui, d&#8217;ailleurs, ne sont pas encore arrivés -, tous les gens avaient la caractéristique habituelle que je définis par « usage unique » (<em>single-serving friends</em>) – pour reprendre une expression bien connue du film <em><a target="_blank" href="http://imdb.com/title/tt0137523/">Fight Club</a></em>. </font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Peut-on dire que mon aversion pour mes semblables dénote une certaine misanthropie? Que voulez-vous, je ne ressens pas le besoin de parler outre mesure aux gens que je rencontre puisque je sais que la plupart ne font qu&#8217;entrer puis sortir de ma vie, dans un laps de temps indéterminé.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">« Je t&#8217;amène deux bières et une téquila comme chaque vendredi? »</font><font size="+0"><font face="Verdana"> </font></font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Je n&#8217;ai pas besoin de lui répondre. Elle comprend simplement par le sourire affiché sur mon visage. Andréeanne, quelle charmante jeune fille! </font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Les gens sont-ils gentils avec nous seulement lorsqu&#8217;ils peuvent en retirer des bénéfices, comme un bon pourboire dans ce cas ci? L&#8217;utilitarisme est une doctrine éthique qui prescrit d&#8217;agir (ou ne pas agir) de manière à maximiser le bien-être de l&#8217;ensemble des êtres sensibles. Au niveau personnel, nous sommes tous un peu égoïstes. Nous cherchons toujours à maximiser les chances d&#8217;atteindre un niveau élevé de satisfaction ou de plaisir personnel (à remplacer par un autre terme comme ça vous chante, tel que celui de bonheur). </font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Une gorgée de bière, un citron par terre et une téquila dans le corps : je suis prêt à faire face à la meute. Allez, sortez-moi vos théories de psychologie primaire : « Le fait que tu ressentes le besoin d’ingurgiter un stimulant avant de rencontrer des gens démontre bien que tu es une personne insécure ou qui manque de confiance en soi. »</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Comme si on pouvait résumer la personnalité d&#8217;un individu en se basant uniquement sur une action précise. Les premières impressions peuvent avoir un certain fondement. Mais, de là à baser notre opinion sur ce qu&#8217;on voit à la surface, c&#8217;est une ligne de démarcation que je ne veux pas franchir. Je suis toujours prêt à donner, comme on dit, la chance au coureur! </font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Souvent, c&#8217;est par paresse humaine que les gens se jugent au premier abord et n&#8217;arrivent pas à se connaître. C&#8217;est plus simple d&#8217;utiliser des phrases toutes faites et vides de sens au lieu de prendre réellement la peine de découvrir l&#8217;essence de chacun. Je ne m&#8217;exprime peut-être pas souvent sur mes émotions, mais ce n&#8217;est pas une raison d&#8217;en faire une déduction rapide.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Bon, ils arrivent finalement.</font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">« Hey Jn! Comment vas-tu? Ça fait longtemps qu’on ne t&#8217;a pas vu! » Me lancent-ils presque de façon simultanée.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">« Vous savez, mieux qu’hier et moins que demain! »</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">« Tu m’as dit la même chose il y a un mois… » C’est M. qui vient de parler.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">« Un mois c’est court, tu sais. Je n’ai pas changé d’idée : je tente de rester imperturbable aux aléas de la vie. »</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">J’écoute ce qu’ils me disent, j’interviens parfois, mais je ne suis pas attentif. On dirait que mon esprit est ailleurs. Qu’elle ait un nouveau copain, ça n’a pas d’importance. Elle fait bien; elle joue le « jeu », elle vit à nouveau. Mais moi je refuse de jouer le jeu,  je refuse de mentir. Être étranger : c’est parfois le prix à payer pour ne pas se laisser aveugler et ainsi faire preuve de lucidité.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Je les entends parler de leurs vies, de leur insignifiante vie; insignifiante puisque superficielle; superficielle puisqu’il croit vivre quelque chose d’unique, d’essentiel; alors que tout n’est qu&#8217;accidentel. Leur vécu et leur passé me donnent la nausée.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">J&#8217;interpelle alors Andréeanne :</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">« Je vais prendre une autre téquila s&#8217;il te plaît. » Et en voyant d&#8217;autres gens entrer dans la pièce avec eux aussi leur bagage de superficialité dont ils vont sûrement me balancer à la tête durant toute une soirée, je me ravise.</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">« Finalement, je vais en prendre trois! » Elle me sourit et me dit candidement :</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">« Je vais t&#8217;accompagner! »</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">L&#8217;alcool me monte progressivement au cerveau, mon regard est concentré sur Andréeanne et, momentanément, je me sens bien.</font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Tomber en amour]]></title>
<link>http://jean-nicolaslacoste.com/2007/05/08/tomber-en-amour/</link>
<pubDate>Tue, 08 May 2007 23:53:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>njl</dc:creator>
<guid>http://jean-nicolaslacoste.com/2007/05/08/tomber-en-amour/</guid>
<description><![CDATA[When my love swears that she is made of truth, I do believe her though I know she lies, That she mig]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p align="center"><font size="2"><font face="Verdana">When my love swears that she is made of truth,<br />
I do believe her though I know she lies,<br />
That she might think me some untutor&#8217;d youth,<br />
Unlearned in the world&#8217;s false subtleties</font></font></p>
<p align="center"><font size="2"><font face="Verdana">O! love&#8217;s best habit is in seeming trust,<br />
And age in love, loves not to have years told :</font></font></p>
<p align="center"><font size="2"><font face="Verdana">Therefore I lie with her, and she with me,<br />
And in our faults by lies we flatter&#8217;d be.</font></font></p>
<p align="center"><font size="2"><font face="Verdana">William Shakespeare – <em>The Sonnets</em> (CXXXVIII)</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana"><strong>« Tomber amoureux »</strong></font></font><font size="2"><font face="Verdana"> </font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">En revenant de travailler, je m’assis au fond de l’autobus afin de bien entendre les conversations des jeunes adolescents. J’adore faire le « voyeur » auditif lorsque je suis en présence d’individus qui me sont étrangers. Voici le résumé des paroles avec lesquelles je me suis délecté cette journée-là :</font></font></p>
<p><font size="2"><font face="Verdana">XX1 : « Je crois que je suis tombé en amour avec XY1. »</font></font><font size="2"><font face="Verdana"> </font></font><font size="2"></font><font size="2"><font face="Verdana"></p>
<p align="justify">XX2 : « Ça paraît dans ton regard et dans tes gestes, tu agis différemment. »</p>
<p align="justify">XX1 : « Es-tu déjà tombée en amour? »</p>
<p align="justify">XX2 : « Ça m’arrive souvent, hier c’était avec XY2 et la semaine passée avec XY1. »</p>
<p align="justify">XX1 : « Weird! Nous sommes tombés amoureux de la même personne. »</p>
<p align="justify">Depuis ce jour, l’expression « tomber en amour » (<em>to fall in love</em>) se promène dans mon esprit et j’ai enfin trouvé ce qui « m’importunait » et ce qui me faisait grincer des dents chaque fois que je l’entendais : c’est la juxtaposition de deux termes à connotation différente et contradictoire, l’un étant négatif et l’autre positif. Tomber dans les pommes (s’évanouir) et tomber en bas de sa chaise traduisent des situations négatives. Généralement, le verbe tomber n’est pas un terme positif; on devrait utiliser le terme « devenir amoureux » ou bien « s’éprendre de quelqu’un ».</p>
<p align="justify">Pourquoi l’expression « tomber en amour » est-elle couramment utilisée? Parce que c’est l’impression (l’émotion) que nous avons lorsque nous avons le béguin pour une personne et que ce béguin se transforme peu à peu en relation amoureuse. On dit que l’amour peut nous « rendre aveugle », mais moi je dis que l’amour peut aussi nous rendre « con ».</p>
<p align="justify"><strong>La perte de notre « cortex rationnel »</strong></p>
<p align="justify">Quand nous « tombons en amour », c’est comme si une nouvelle entité émergeait subitement de notre esprit. Nous sommes dans les vapes (ou dans la lune), le centre de gravité de notre univers vient de basculer subitement. Nous changeons aussi nos habitudes, nous pensons parfois différemment pour ne pas heurter les valeurs ou le mode de pensée de l’autre et toute notre attention est portée vers ce nouvel individu qui vient d&#8217;entrer dans notre vie. Nos buts et nos priorités dans la vie vont peut-être progressivement changer; en terme informatique, on dirait que l’on a installé un nouveau système d’exploitation (Linux a été remplacé par Windows!)</p>
<p align="justify">Voici une liste de cinq expressions qui semblent être, a priori, positives :</p>
<ol>
<li>
<p align="justify">Merveilleux. Indescriptible.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Je ne peux penser à rien d’autre lorsque je la vois.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Incroyable. Parfait.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Je ne perçois aucun défaut chez elle.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Il n’y a rien que je ne ferais pas pour elle.</p>
</li>
</ol>
<p align="justify">Mais lorsque nous traduisons cette expression en langage sensé ou rationnel cela donne quelque chose comme :</p>
<ol>
<li>
<p align="justify">Je ne suis pas capable de décrire ce qui me plaît chez cette personne.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Mon esprit a arrêté de fonctionner.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La perfection n’existe pas et je camoufle la réalité devant un voile qui l’embellit.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">J’ai perdu ma capacité de sens critique.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">J’ai abandonné tous mes objectifs ou mes buts dans la vie.</p>
</li>
</ol>
<p align="justify"><strong>L’amour au temps de romantiques</strong></p>
<p align="justify">Si l’humanisme est une attitude qui met l’Homme et les valeurs humaines au centre de son raisonnement, le romantisme, quant à lui, revendique un retour au « je » et au « moi » en mettant toute l’emphase sur les expériences personnelles. Le premier valorise l’Homme dans son ensemble et le second l’homme dans ses particularités.</p>
<p align="justify">Certes, il n’est pas facile de trouver un terme rassembleur pour le romantisme puisqu’il a influencé autant la peinture, la poésie et la littérature. On s’entend, par contre, pour dire que c’est un rejet de la période classique jugée trop rigide et du rationalisme philosophique; le sentiment et l’émotion prévalent et vivifient l’âme humaine tandis que le raisonnement et l’abstraction la dessèchent</p>
<p align="justify">Le romantisme c’est de l’égoïsme. Un je, me moi primaire. Aime-moi, pense à moi, fais ceci ou cela pour moi… je me délecte de son penchant pour moi et non de son contact réciproque; c’est son regard admiratif qui m’importe. « Un être humain doit être aimé, voulu, courtisé, flatté, choyé; il a besoin d’affection, de dévotion, de tendresse… » Bien que je ne sois pas contre tous ces qualificatifs, je trouve qu’il tourne tous autour du même objet celui du besoin. Nous focalisons notre attention sur un individu particulier et nous attendons tout de lui; qu’li soit la source de notre bonheur et de notre bien-être. Ce n&#8217;est, ni plus ni moins, une philosophie du « j’aime être aimé, je suis en amour avec l’amour » et non avec l’autre qui n’est pas si important que ça tant qu’il peut apporter ce dont nous recherchons (besoins).</p>
<p align="justify">Penser à l’autre avant soi, amour et restriction, rêver pour deux, faire des projets communs en mettant de côté les nôtres, s’oublier… La littérature est remplie d’histoire d’amour déchirante comme celle de Roméo et Juliette, des amours impossibles, de mariages arrangés, d’amour rempli de pudeur et d’élégance.</p>
<p align="justify">Moi, ça me donne la nausée…</p>
<p align="justify"><strong>Un amour nommé castor</strong></p>
<p align="justify">Peu d&#8217;histoires d&#8217;amour furent, au XXe siècle, si singulières que celle entre Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir (son castor, surnom affectif) : Amour et liberté. Transparence sans volonté de pureté. Rêver chacun pour soi, écrire chacun pour l&#8217;autre. Ne pas céder sur son désir, ne pas céder sur celui de l&#8217;aimé. Connivence absolue. Extrême intimité et, pourtant, grande dissemblance. Telle est la description du couple Sartre-Beauvoir rédigée par le philosophe français Bernard-Henri Lévy dans son livre <em>Le siècle de Sartre</em>.</p>
<p align="justify"><strong>Mariage d’âmes et libertinage</strong></p>
<p align="justify">Sartre baise avec d’autres femmes, mais il jouit avec Castor. Chacun avait sa propre vie, son propre combat, ses propres désirs… Pourtant, comme Lévy le dit, leur histoire fait peur; elle est non conventionnelle. Sartre tutoie la plupart des gens qu’il côtoie, mais il vouvoie Beauvoir. Distance ou méfiance? C’est plutôt une preuve « d’élection » pour celle qu’il considère comme son étoile fixe, celle qui donne de la « consistance à son être ».</p>
<p align="justify">Peut-être est-il insupportable de voir un homme et une femme libres inventer leurs mots de passe, leurs mots tout court, leurs types d&#8217;échanges symboliques, leur monnaie vivante, leurs codes, leur manière de ne dire la vérité que dans leur propre langue mystérieuse et déjouer ainsi, et ensemble, les règles. L’art du libertinage, un maximum de lucidité et de liberté et une façon d’entrevoir les relations homme/femme qui, encore aujourd’hui, va à l’encontre des usages habituels, telles sont les caractéristiques de l’amour Sartre/Beauvoir.</p>
<p></font></font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[I want it painted black]]></title>
<link>http://jean-nicolaslacoste.com/2007/04/30/i-want-it-painted-black/</link>
<pubDate>Tue, 01 May 2007 03:31:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>njl</dc:creator>
<guid>http://jean-nicolaslacoste.com/2007/04/30/i-want-it-painted-black/</guid>
<description><![CDATA[Il est 3h30 du matin. Je viens de débarquer de l’autobus de nuit et je m’en retourne vers mon chez-m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Il est 3h30 du matin. Je viens de débarquer de l’autobus de nuit et je m’en retourne vers mon chez-moi. <em>Paint in black</em> joue dans mes oreilles et je suis encore enivré par l’alcool que j’ai absorbé en grande quantité. Je déambule difficilement sur la chaussée glacée. Mars, c’est le mois des amours, dit-on. Une autre soirée qui se termine et un amour passager qui s’envole; et encore une nuit à dormir seul.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Je suis le seul à blâmer me dira-t-on. Ou, on me sortira le cliché du « tu préfères sans doute la légèreté de l’être ».</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Comme si tout pouvait se résumer en une seule phrase. Je suis tanné des gens qui me disent ne pas comprendre que je ne suis plus avec M., que l’on formait un si beau couple; des mots vides de sens. Et s’ils m’ont vu avec deux filles différentes ces derniers mois, ils se croient permis de me demander comment ça je suis seul ce soir.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Arrivé enfin devant la porte de ma maison. Je cherche les clefs dans mes poches et j’ouvre la porte de mon domicile. Je me déshabille, je ferme la lumière et je me couche sur le dos. Les yeux grands ouverts qui tentent de trouver une réponse dans ce ciel emmuré. Je me tourne sur le côté, je me mets en position fœtale et je pleure.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Dur qu’est la vie d’un <a target="_blank" href="http://insomniaque.wordpress.com/2007/02/04/24/">philosophe affectif</a>. Dur qu’est l’idée qu’il se fait parfois de n’être pas à sa place et de vouloir « <a target="_blank" href="http://dlazurevieira.blogspot.com/2007/04/disparatre-ici.html">disparaître d’ici </a>». Mais, malgré les pleurs et malgré les souffrances, il persiste à croire que sa lucidité va lui servir et que ce cri dans la nuit, cet appel sans réponse va un jour trouver sa rédemption.</font></font></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Il interview, et un autre surprend ]]></title>
<link>http://renartleveille.wordpress.com/2009/03/26/interview-il-blogue-mistral-martineau/</link>
<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 17:37:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>renartleveille</dc:creator>
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<description><![CDATA[Vous allez croire que c&#8217;est mon chouchou, mais je vous parle encore d&#8217;Il Blogue. Le bill]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Vous allez croire que c&#8217;est mon chouchou, mais je vous parle encore d&#8217;Il Blogue. Le bill]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Le Québec est en faillite, selon Jean-Marc Léger]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/2009/03/25/le-quebec-est-en-faillite-selon-jean-marc-leger/</link>
<pubDate>Wed, 25 Mar 2009 20:37:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le sondeur Jean-Marc Léger, big boss de la firme Léger Marketing, effectue un petit sondage, hebdoma]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Le sondeur Jean-Marc Léger, big boss de la firme Léger Marketing, effectue un petit sondage, hebdoma]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Il m'arrive vraiment n'importe quoi!]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/2009/02/18/il-marrive-vraiment-nimporte-quoi/</link>
<pubDate>Wed, 18 Feb 2009 06:06:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
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<description><![CDATA[Vous n&#8217;en croirez probablement pas vos yeux, mais bon, je vous raconte. En ce mardi (17 févrie]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Vous n&#8217;en croirez probablement pas vos yeux, mais bon, je vous raconte. En ce mardi (17 févrie]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mais qu'est-il donc arrivé à Petit-Bout?]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2009/02/07/mais-quest-il-donc-arrive-a-petit-bout/</link>
<pubDate>Sat, 07 Feb 2009 06:04:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
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<description><![CDATA[Tristesse, sourire et bonne figure Petit-Bout était devenu soudain bien triste. Triste, mais triste]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal"><strong>Tristesse, sourire et bonne figure</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Petit-Bout était devenu soudain bien triste.<br />
<span style="font-style:normal;font-weight:normal;">Triste, mais triste&#8230;<br />
Cela ne se voyait pas bien nettement. Petit-Bout continuait à sourire bien gentiment, bien poliment, à bien s’intéresser à la conversation des autres, son regard droit sur leurs lèvres comme pour guetter leurs paroles, dans leurs yeux s’il était bien en confiance.<br />
Ses yeux, son regard souriaient, comme s’il était bien gai, tout content, tout heureux.<br />
Comme avant.<br />
Avant quand? Avant quoi?<br />
Petit-Bout ne savait pas bien.</span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><em>Maintenant qu’il se sentait triste, il avait l’impression d’avoir toujours eu cette grisaille au fond de l’âme, cette buée sur ses yeux</em> qui estompait la clarté du plus ardent soleil, les couleurs des plus belles fleurs.</span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong><em>Petit-Bout souriait. Encore.</em></strong><br />
Il lui arrivait même de rire. Oui de rire. Aux éclats, même.<br />
On devrait se méfier du rire et de son petit frère le sourire. Ce sont souvent comme des diplomates en pays étranger.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span>« </span><a href="http://wikilivres.info/wiki/Le_Bonheur_des_tristes"><span>Le </span>bonheur des tristes </a>» de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Luc_Dietrich">Luc Die<span>trich</span></a><span>, c’est peut-être cela, cette illusion, cette apparence de bonheur, ce réflexe qui vous tire les lèvres et qui vous plisse les yeux, qui sauve les apparences et affirme « mais oui, ça va bien&#8230; tout </span>va bien. V<span>oyez comme je fais bonne figure ». La politesse a toujours le masque avenant<span>  </span>des<span>  </span>convenances.</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em>La politesse est de la famille mensonge.<br />
<span style="font-style:normal;font-weight:normal;">Dans la famille mensonge, vous demandez la fille ? La voilà, bien souriante, bien gracieuse. Tout le monde ou presque l’a dans son jeu.<br />
Le sourire est un réflexe poli, une défense très convenable.</span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><strong>Apparences</strong></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><strong><span style="font-weight:normal;"><strong><em>Petit-Bout semble toujours content, heureux, en paix avec lui-même, le monde et les autres.</em></strong> Les nuages passent si vite et voilent si peu son regard que personne ne se doute qu’il fuit si loin, si souvent.<br />
Petit-Bout sourit, rit, se fait aussi gentil qu’il peut. Toute sa physionomie, tout son corps, ses attitudes, son comportement, tout dit, proclame même : “Voyez comme je suis gentil, doux, innocent et inoffensif. Vous n’avez vraiment rien à craindre de moi.”<br />
<strong><em>Tous les Petit-Bout de la terre sont ainsi, inquiets et vigilants face à la toute-puissance de l&#8217;adulte inconnu</em></strong>, <em>terrorisés parfois, derrière le masque, le bouclier de la douceur souriante</em> : “Tu ne vas tout de même pas agresser un gentil Petit-Bout comme moi qui déclenche encore son beau et gentil sourire dès que tu lui parles, dès que tu croises son regard.”<br />
<strong><em><span>Le sourire de Petit-Bout, c’est son drapeau blanc, c’est sa bannière des pacifistes, des poètes</span></em></strong><span>, qui voudraient que toujours on soit ensemble à se soutenir mutuellement, à s’aimer de toutes les variantes douces de l’amour, l’amour neutre et désintéressé, ce que M. Curé appelle l’amour de son prochain et que M. Maître appelle la philanthropie.<br />
<em>Petit-Bout ne sait pas tenir rigueur du mal qu’on lui a fait</em>. Il oublie vite et, comme conseille M. Curé, il pardonne les offenses. En fait, il oublie le mal enduré, car il guérit vite, il sait se guérir lui-même, il a ses simples, ses remèdes pour l’âme et le cœur.</span></span></strong></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><strong><span style="font-weight:normal;"><span><strong>Tristesse</strong></span></span></strong></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><strong><span style="font-weight:normal;"><span><strong><span style="font-weight:normal;"><span><span><strong><em><span>Et puis un jour la lumière se fait. Les impitoyables projecteurs de la lucidité, de la clairvoyance</span></em></strong></span></span><span><span><span> lui révèlent la laideur, la méchanceté, les aspérités contondantes et coupantes d’une humanité pressée qui ne peut s’attarder à materner les éclopés.<br />
<em>Alors Petit-Bout devient triste, vigilant et méfiant</em>. Il ne cherche même plus à accrocher un regard, à essayer de lire un improbable effort d’empathie.</span></span></span></span></strong></span></span></strong></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><strong><span style="font-weight:normal;"><span><strong><span style="font-weight:normal;"><span><span><span><em>Le regard est dangereux. Regarder c’est dégainer. Etre regardé, c’est être visé.</em> Petit-Bout pense que regarder l’Autre, c’est le provoquer, lui montrer qu’il est armé. Et Petit-Bout n’a que le drapeau blanc de son humilité.<br />
<span><span><span>Petit-Bout a toujours cherché à adoucir son regard, </span>à en faire </span></span><span><span><span>un regard pacifique, bienveillant, comme il aimerait tant en croiser.<br />
Mais le plus souvent, Petit-Bout lit dans le regard de l’Autre sarcasmes et investigations.<em>Petit-Bout se sent touillé, fouillé par l’Autre du bout de son regard pointu.</em> Alors Petit-Bout évite de croiser le fer, il ne regarde pas droit dans les yeux. Il se concentre sur les lèvres qui semblent en remuant fabriquer les mots, ces armes souvent si dangereuses qui sortent de la bouche de l’Autre.</span></span></span></span></span></span></span></strong></span></span></strong></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><strong><span style="font-weight:normal;"><span><strong><span style="font-weight:normal;"><span><span><span><span><span><span><strong>Lucidité et clairvoyance</strong></span></span></span></span></span></span></span></strong></span></span></strong></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><em><span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><strong><span style="font-weight:normal;"><span><strong><span style="font-weight:normal;"><span><span><span><span><span><span><strong><em>Maintenant, Petit-Bout est installé dans la clairvoyance triste, dans la lucidité navrée, dans l’indignation résignée, dans l’impuissance acceptée.</p>
<p><em>Il est comme au-delà de la tristesse, loin, bien loin, comme détaché.<br />
<span style="font-style:normal;">Détaché et pourtant toujours présent à ce monde si dur.<br />
<em>Détaché, mais pas replié, pas recroquevillé. Pas encore.<br />
<span style="font-style:normal;">Non, il n’est pas redevenu le fœtus qu’il fut, qui sans doute était si heureux, si bien dans son bain de douceur, de tiédeur, de sécurité.</span></em></span></em></em></strong></span></span></span></span></span></span></span></strong></span></span></strong></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><em>Petit-Bout est lucide maintenant</em>. Et cette lucidité qui lui fait regarder dans les yeux Dame Tristesse le rend plus fort, et même peut-être inaccessible.</span><br />
<span>Petit-Bout aura mal, sans aucun doute encore bien mal, la souffrance n’est pas finie.<br />
<em>Mais la douleur est désormais acceptée. Et du coup mieux supportable.</em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span><span><strong><span>Détachement</span></strong></span></span></span><strong></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong><em>Petit-Bout sait que désormais sans doute, il sera toujours triste, toujours un peu désespéré, en tout cas bien déçu, de cette imperfection, de cette navrante bassesse, de ce bug </em></strong></span><strong><em>désolant</em></strong><span><strong><em> qui pousse l’homme à faire souffrir ses semblables.</em></strong></span><br />
<span><em>Maintenant, Petit-Bout est plus loin que la tristesse, il se réfugie quelque part dans un au-delà, une autre contrée qu’il sait peupler d’êtres meilleurs, différents, qu’il se forge de toutes pièces, comme sur mesure</em>, ou qu’il fait revivre et ressuscite, un monde &#8211; <strong><em>sa planète Utop</em></strong> -, où les bons, les gentils, les doux qui lui ont fait du bien, qui ne sont plus là, ont repris<span>  </span>vie et sont à nouveau proches et tout puissants contre le malheur et le désespoir toujours aux aguets.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Survivre :</strong><strong><span> stratégies</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em><span>Petit-Bout serait peut-être mort s’il n’avait découvert tout seul des stratégies pour survivre, s’il n’avait eu en lui des zones de repli où se ressourcer, où reprendre force et espoir.</span></em></strong><br />
<em>Des stratégies ? U</em><em><span>n bien grand mot. Dans le cas de Petit-Bout, de tous les Petit-Bout, il ne s’agit que d’une sorte d’instinct de survie</span></em><span> qui le fait s’adapter aux circonstances, s’y plier sans trop résister le plus souvent.</span><br />
<em><span>En fait, d’instinct, Petit-Bout est un roseau, un Petit-Bout de Roseau, une sorte de flûte de Pan douce et fragile, éternelle et de toutes les contrées, tantôt roseau, tantôt écorce, os ou poterie parfois, toujours simple et rustique mais qui sait si bien chanter les choses douces et modestes.</span><br />
</em><span>Petit-Bout n’a rien du chêne qu’il n’envie même pas d’ailleurs.</span><br />
<em><span>Oui, Petit-Bout plie sous les rafales, Petit-Bout esquive puisqu’il sent bien qu’un rien de raideur, de résistance le briserait.</span></em><br />
<span>Petit-Bout courbe l’échine, Petit-Bout tombe même, souvent. Il se laisse aller en roulades arrière, en dérobades, en glissés, parti-plus là, qui désarçonnent les Mauvais</span>.<br />
<em><span>Petit-Bout a le « bonheur des tristes », la force des faibles,<span>  </span>l’audace des timides parfois</span></em><span>. Il sait regarder ailleurs, penser à autre chose, se taire, se faire petit, encore plus petit, tout petit.</span><br />
<span>Petit-Bout sait se faire judoka face au malheur, </span>et <span>profiter de la force brutale des Mauvais.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong>La planète Utop</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong><span style="font-weight:normal;"><strong><em>Cette contrée imaginaire, ce monde virtuel, où Petit-Bout sait aller se ressourcer c’est sa planète Utop</em></strong>.<br />
<em><span>Utop, l’Utop de Petit-Bout<span>  </span>est peuplée d’êtres bien réels pour lui, réels comme le sont les créations de l’imaginaire, comme le sont les fantômes de la mémoire, tous ces êtres que l’on croit inexistants et qui meublent si bien les songes, les rêves et plus encore les rêveries, ces rêves éveillés</span></em><span>. Tous ceux que l’on croit morts, disparus à jamais et qui sont là si présents sous le regard intérieur.</span></span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong><em>Personne n’est jamais tout à fait mort tant que quelqu’un le fait vivre dans son cœur, dans ses souvenirs</em></strong>. Tant que quelqu’un peut le lire. Tant que la tradition orale colporte ses exploits, ses hauts-faits, ses bienfaits, sesnexploits, sescmérites exceptio</span>nnels.</p>
<p class="MsoNormal"><span><em><strong>Chacun a ses dieux, ses héros</strong></em>.<br />
Petit-Bout en a toute une armée, une armée de bons, de gentils, de puissants. Bons, gentils, puissants à son idée.<br />
Et quand il est en manque de surhommes, de déesses et de demi-dieux, ou quand l’un d’eux faiblit ou fait défaut, Petit-Bout sait bien s’en </span>invent<span>er de nouveaux qui vont résoudre le problème qui se présente, qui sauront faire face avec lui, qui seront en tout cas de bon conseil, de bon soutien, ou qui tout simplement sauront le consoler, le materner, le rassurer, lui redonner force et espoir.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong>Le Pays Là-Bas<br />
<span style="font-weight:normal;"><span><strong><em>La forge de Petit-Bout-Vulcain où il crée ses amis bienveillants et tout-puissants</em></strong>, <em>c’est ce que M. Curé appelle son Âme, ce que M. Maître appelle son Esprit, ce que Maman appelle</em></span><em> son bon petit Cœur, sa grande,</em><span><em> trop grande</em></span><em>,</em><span><span><em>  </em></span><em>Sensibilité, ce que lui Petit-Bout appelle son</em><span><em>  </em></span><em>Pays-Là-Bas où il fait si doux vivre, où Méchanceté, Violence, Mensonge sont proscrits, interdits de séjour.</em></span></span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Petit-Bout s’est toujours demandé d’où lui venait cette énergie qui lui permettait de peupler ainsi mentalement tout cet Olympe où se côtoient ses créations pures, ses dieux, ses amis disparus, ses héros préférés.</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span><strong>Si Petit-Bout est si heureux dans son Pays-Là-Bas, s’il en revient si réconforté, c’est que là-bas, il peut aimer, aimer de toute la force, de tout l’élan de son cœur, se laisser aller à l’admiration, à l’émotion</strong></span></em><span>. Et Petit-Bout sent bien que ces héros, ces amis aiment Petit-Bout comme Petit-Bout les aime. Et Petit-Bout, rasséréné par cette fréquentation insoupçonnée de son entourage retrouve si vite un visage si avenant qu’on ne saurait imaginer qu’il puisse être triste ou même avoir été triste quelque temps.</span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mensonge romantique et vérité romanesque (citations)]]></title>
<link>http://renegirard.wordpress.com/2008/03/08/mensonge-romantique-cit/</link>
<pubDate>Sat, 08 Mar 2008 17:23:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>grandpressigny</dc:creator>
<guid>http://renegirard.wordpress.com/2008/03/08/mensonge-romantique-cit/</guid>
<description><![CDATA[« Il y a totalitarisme lorsqu&#8217;on parvient, de désir en désir, à la mobilisation générale de l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><em>« Il y a <a href="http://renegirard.wordpress.com/2008/03/19/quest-ce-que-le-totalitarisme/">totalitarisme</a> lorsqu&#8217;on parvient, de désir en désir, à la mobilisation générale de l&#8217;être au service du néant.</em><em>»</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>« La <em>haine est individualiste.</em> »</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>« La <em>lucidité</em> de notre époque sait reconnaître la présence du sacré dans les désirs qui paraissent les plus naturels. La réflexion contemporaine découvre des « mythes » et de la « mythologie » dans chacun de nos désirs. Le XVIIIe siècle démystifiait la religion, le XIXe siècle démystifiait l’histoire et la philologie, notre époque démystifie la vie quotidienne. Pas un désir n’échappe au démystificateur patiemment occupé à construire sur tous ces cadavres de mythes le plus grand mythe de tous, celui de son propre détachement. Lui seul semble-t-il, ne désire jamais. Il s’agit toujours, en somme de convaincre les<em> Autres</em> et surtout de se convaincre soi-même que l’on est parfaitement et divinement autonome. »<br />
</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>«Le secret de la réussite, en affaires comme en amour, est la dissimulation. Il faut dissimuler le désir qu&#8217;on éprouve, il faut simuler le désir qu&#8217;on n&#8217;éprouve pas.»</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>«L’homme du souterrain n’est jamais plus proche des Autres que lorsqu’il se croit totalement séparé d’eux </em><em>»</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>«</em><em>Chacun de nous est à lui-même son propre tonneau des Danaïdes qu’il s’efforce en vain de remplir. »</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>«Le romancier n&#8217;est pas un réaliste de l&#8217;objet mais il est un réaliste du désir.</em><em> »</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>«</em><em>Chacun se croit seul en enfer et c&#8217;est cela l&#8217;enfer. »</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
