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	<title>lvhm &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/lvhm/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "lvhm"</description>
	<pubDate>Sat, 02 Jan 2010 01:24:53 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Gucci Fall/Winter 2009 collection of women accessories]]></title>
<link>http://premiumgoodstelevision.wordpress.com/2009/11/18/gucci-fallwinter-2009-collection-of-women-accessories/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 12:59:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Premium Goods Television</dc:creator>
<guid>http://premiumgoodstelevision.wordpress.com/2009/11/18/gucci-fallwinter-2009-collection-of-women-accessories/</guid>
<description><![CDATA[The latest Gucci Fall/Winter collection of women accessories proves why this brand is a favorite wit]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://premiumgoodstelevision.wordpress.com/files/2009/11/gucci-fall-winter-2009-collection.jpg"><img src="http://premiumgoodstelevision.wordpress.com/files/2009/11/gucci-fall-winter-2009-collection.jpg?w=397" border="0" alt="" /></a>The latest Gucci Fall/Winter collection of women accessories proves why this brand is a favorite with every woman. The Fall/Winter 2009 collection captures the nightclubbing life in its designs. Some of the most amazing pieces in this collection include the New Jackie large shoulder bag. This bag is also probably the most expensive piece in this collection. Priced at a whopping $33,000, this dark grey croco with hand stitching, tassels and bamboo details is one luxurious accessory. The $3100 wallet in dark grey croco with bamboo piston closure detail and the $2100 clutch in grey python with tassel and bamboo closure. This collection also includes beautiful shoulder bags in various sizes and designs as well as handle bags and hobo’s in different sizes and shapes. If not bags, you can definitely go for the wide range of belts, necklaces, shoes including boots and other accessories that this collection features.</p>
<p>Source: BrainiacNYC.com</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Entre tasas está el asunto]]></title>
<link>http://entrama2.wordpress.com/2008/07/02/entre-tasas-esta-el-asunto/</link>
<pubDate>Wed, 02 Jul 2008 12:42:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Dani</dc:creator>
<guid>http://entrama2.wordpress.com/2008/07/02/entre-tasas-esta-el-asunto/</guid>
<description><![CDATA[Después de varios dias sin escribir, os traigo información decentemente fresca, y nooo, no es que Es]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Después de varios dias sin escribir, os traigo información decentemente fresca, y nooo, no es que Es]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[LVMH wins $61 Million Judgement Against eBay]]></title>
<link>http://streetknowledge.wordpress.com/2008/07/01/lvmh-wins-61-million-judgement-against-ebay/</link>
<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 05:44:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>streetknowledge</dc:creator>
<guid>http://streetknowledge.wordpress.com/2008/07/01/lvmh-wins-61-million-judgement-against-ebay/</guid>
<description><![CDATA[via Reuters PARIS (Reuters) &#8211; A French court ordered eBay Inc to pay 38.6 million euros ($61 m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[via Reuters PARIS (Reuters) &#8211; A French court ordered eBay Inc to pay 38.6 million euros ($61 m]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[La crise aux Echos : Rencontre avec... Vincent de Féligonde (l'intégrale)]]></title>
<link>http://offtherecords.wordpress.com/2008/03/05/rencontre_vdf2/</link>
<pubDate>Wed, 05 Mar 2008 17:17:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Off The Records</dc:creator>
<guid>http://offtherecords.wordpress.com/2008/03/05/rencontre_vdf2/</guid>
<description><![CDATA[Retrouvez l&#8217;intégralité de l&#8217;entretien avec Vincent de Féligonde, président de la Sociét]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div align="justify">
<div style="text-align:center;"><img src="http://offtherecords.wordpress.com/files/2008/03/rencontre_vdf.jpg" alt="Vincent de Féligonde" /><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><i><span></span></i></font></font></div>
<div style="text-align:center;"><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><i><span>Retrouvez l&#8217;intégralité de l&#8217;entretien avec Vincent de Féligonde, président de la Société des Journalistes des Echos&#8230;</span></i></font></font></div>
</div>
<div style="text-align:center;" align="left">
</div>
<p><!--more--></p>
<div>
<div style="text-align:center;" align="justify">
<div align="justify"> <font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><span><b>Off the Records : Tout d&#8217;abord, pouvez-vous nous expliquer ce qu&#8217;est une SDJ ?</b><br />
<i>Vincent de Féligonde :</i></span><span> Chaque entreprise est composée de plusieurs instances légales : comité d&#8217;entreprise, délégués du personnel, délégués syndicaux&#8230; Dans la presse, il n&#8217;existe pas d&#8217;instance représentative spécifique aux journalistes. Une société des journaliste est donc une association pour défendre les conditions nécessaires au journalisme : être indépendant par rapport à tous les pouvoirs et aussi par rapport au patron de l&#8217;entreprise et à ses préoccupations commerciales. Le service publicité ne doit ainsi pas influer sur le contenu. La définition de la déontologie journalistique est centrale. Il existe des conditions strictes pour obtenir la carte de journaliste, délivrée par une commission de la carte de journaliste, composée par des patrons et des salariés. La loi impose ce qu&#8217;on appelle une clause de session, de conscience : quand on vend un journal les journalistes ont le droit de démissionner avec indemnités et s&#8217;inscrire au chômage en arguant que le changement de propriétaire va à l&#8217;encontre de leur conscience. C&#8217;est la même chose pour les médecins ou les avocats. Des chartes (1918, 1971) définissent les devoirs du journaliste : il s&#8217;interdit de faire des articles de complaisance, il respecte son lecteur&#8230; Les Sociétés des Journalistes sont dans le droit fil de ça. Il n&#8217;existe aucune règle légale les encadrant. Pour les Échos, elle a été créée il y a un an, l&#8217;adhésion est volontaire (98% des journalistes y ont adhéré).</span></font></font></div>
<div align="justify"></div>
<div></div>
<div>
<div align="justify"><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><span><span style="font-style:normal;"><b>OtR : </b></span></span><span><b>Quelle est la situation aux Échos aujourd&#8217;hui ?</b></span></font></font></div>
<div align="justify"><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><span><i>VdF :</i></span><span> Pearson, actuel propriétaire des Échos, souhaite vendre à LMVH sous réserve de l&#8217;autorisation de la direction de la concurrence (DGCCRF) qui examine le dossier compte tenu du fait que LVMH possède La Tribune, deuxième quotidien économique français. Les Échos n&#8217;ont pas encore été acheté : la DGCCRF instruit le dossier pendant 5 semaines donc pour l&#8217;instant, Pearson est toujours propriétaire du journal. En ce qui concerne l&#8217;indépendance, Pearson a mis trois conditions à la vente du journal : prix, l&#8217;absence de licenciements et l&#8217;indépendance des journalistes. Au départ, selon les termes de l&#8217;accord, l&#8217;actionnaire pouvait procéder à des pressions. La position de LVMH a évolué mais est restée insatisfaisante pour la SDJ : un journaliste pourrait subir trois pressions en moins de 18 mois avant de passer devant une commission mixte où il peut faire valoir sa clause de conscience et ainsi peut-être démissionner. Le point positif est le droit de veto sur le choix du directeur de la rédaction par la rédaction elle-même. Mais ce système peut être modifié si est obtenu l&#8217;accord de 2/3 des administrateurs indépendants du journal or, on ne peut pas avoir de confiance sur le long terme.</span></font></font></div>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><span><span style="font-style:normal;"><b>OtR 		: </b></span></span><span><b>Pourquoi 		ces craintes ? De pressions ont-elles été exercées 		sur les journalistes de La Tribune ?</b><br />
<i>VdF :</i></span><span> Oui, bien sûr. Un sondage sur les intentions de vote entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal n&#8217;a pas été publié par exemple, à cause de diverses pressions.</span></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><span><span style="font-style:normal;"><b>OtR : </b></span></span><span><b>Comment réagissez-vous à l&#8217;annonce de la nomination de Nicolas Beytout aux Échos par Nicolas Sarkozy lui-même ?</b><br />
<i>VdF :</i></span><span> Nicolas Sarkozy ne l&#8217;a pas annoncé, il y a fait référence mais c&#8217;est assez anormal que le chef de l&#8217;État évoque des choses non publiques avec les gens concernés qui n&#8217;étaient pas au courant, c&#8217;est même scandaleux. Cela fait partie du caractère de Nicolas Sarkozy, on peut se souvenir notamment de l&#8217;annonce de l&#8217;arrivée d&#8217;Harry Roselmack à TF1. C&#8217;est le mode de fonctionnement de la république sarkozyenne.</span></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><span><span style="font-style:normal;"><b>OtR : </b></span></span><span><b>Êtes-vous en faveur d&#8217;une loi comme celle proposée par François Bayrou durant la campagne présidentielle, qui empêcherait les grands groupes privés en affaire avec l&#8217;État de posséder des groupes de presse ?</b><br />
<i>VdF :</i></span><span> Bien sûr. En Allemagne il est culturellement inconcevable que des industriels possèdent la presse. En France, cela ne choque personne et c&#8217;est dommage pour une démocratie française qui fonctionne mal. La seule solution est un texte de loi pour créer une situation. C&#8217;est un peu comme la parité dans les pays du Nord. Sans industriels, le prix de la presse serait moins élevé. On regrette par exemple que Ouest France n&#8217;ait pas acheté Les Échos, mais le groupe ne peut l&#8217;acheter qu&#8217;au juste prix, sinon cela engendrerait des pertes, ce dont un industriel ne se soucie pas. Une telle révolution serait complexe, on peut penser notamment au cas de TF1, détenue par Bouygues. Malheureusement, je pense qu&#8217;elle est impossible : l&#8217;opinion publique doit comprendre l&#8217;enjeu, et elle n&#8217;est pas encore prête. Il existe un désintérêt significatif pour l&#8217;État démocratique en France.</span></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><span><span style="font-style:normal;"><b>OtR : </b></span></span><span><b>Est-il nécessaire de généraliser des chartes qui existent comme au New York Times, qui encadrent le travail des journalistes ?</b><br />
<i>VdF :</i></span><span> Nous avons eu la même réflexion par rapport à une charte aux Échos. C&#8217;est une bonne chose que les journalistes respectent eux-mêmes des valeurs durant leur travail. Il faut à la fois définir les droits et devoirs des journalistes et ceux des actionnaires. Les actionnaires ne doivent pas intervenir et il faut séparer la publicité du rédactionnel. En contrepartie, les journalistes doivent respecter les faits, ne pas écrire sur une entreprise avec laquelle ils ont des liens personnels, les voyages de presse doivent être payés et non offerts, une invitation ne doit pas être traduite systématiquement par un article, les cadeaux ne doivent pas être acceptés&#8230;</span></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><span><span style="font-style:normal;"><b>OtR : </b></span></span><span><b>Quel est votre jugement sur les nouvelles formes d&#8217;informations comme Rue 89 qui se développent actuellement sur Internet ?</b><br />
<i>VdF :</i></span><span> Internet permet de faire sortir rapidement beaucoup de choses, comme des atteintes à la liberté de la presse ou autres. On a connu ainsi l&#8217;exemple de la vidéo de Ségolène Royal concernant les professeurs qui a fait le tour du web. La floraison de ces sites d&#8217;information est une bonne chose mais je reste inquiet face au financement : est-ce viable à long terme ? C&#8217;est un grand espoir pour le renouvèlement de la presse. Les petits sites sont une bénédiction dans ce cadre, d&#8217;autant plus que Rue 89 par exemple est réalisé par d&#8217;excellents journalistes. Les articles peuvent y être écrits avec une très grande liberté mais le problème est que tout et n&#8217;importe quoi est possible sur le net : on pourrait ainsi voir apparaître de faux sites d&#8217;informations nés de partis politiques, de groupes de pressions ou d&#8217;entreprises, se proclamant indépendants. Mais on peut garder espoir car des initiatives de ce type seraient probablement rapidement démasquées.</span></font></font></div>
</div>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La crise aux Echos : Rencontre avec... Vincent de Féligonde]]></title>
<link>http://offtherecords.wordpress.com/2008/03/05/vdf/</link>
<pubDate>Wed, 05 Mar 2008 16:45:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Thomas B.</dc:creator>
<guid>http://offtherecords.wordpress.com/2008/03/05/vdf/</guid>
<description><![CDATA[14 Décembre 2007. Nous avons rendez-vous avec Vincent de Féligonde, président de la société de journ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div style="text-align:center;"><img src="http://offtherecords.wordpress.com/files/2008/03/rencontre_vdf.jpg" alt="Vincent de Féligonde" /></div>
<div align="justify">
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><i>14 Décembre 2007. Nous avons rendez-vous avec Vincent de Féligonde, président de la société de journalisme des Echos</i></font></font><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><i>, au siège du journal, 16 rue du 4 septembre, à deux pas de l&#8217;Opéra. Après avoir montré nos papiers d&#8217;identité – on ne rigole pas avec la sécurité ici – nous patientons dans le hall. Le lieu est plutôt impressionnant: nous nous trouvons sous une grande verrière, au milieu d&#8217;un groupe de costumes trois pièces-serviettes</i></font></font><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><i> – le bâtiment abrite également le siège du crédit lyonnais- qui nous jettent un oeil étonné: il faut dire que nous faisons un peu tâche.</i></font></font></p>
</div>
<p><!--more--></p>
<div align="justify"></div>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;" align="justify"><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><i>Notre hôte arrive, nous traversons la salle de rédactions où les affiches « Not Wanted » de Bernard Arnault, patron de LVMH et propriétaire des Echos, nous rappellent la raison de notre venue. Ici, on est en lutte, lutte contre les logiques économiques qui régissent le quotidien de la presse française et qui en fait le jouet des caprices des grands industriels, lutte pour l&#8217;indépendance éditoriale des rédactions, lutte pour la liberté de la presse tout simplement. Petit rappel d&#8217;une saga médiatique mouvementée: 21 juin 2007, LVMH, propriété de Bernard Arnault, annonce être en négociations exclusives avec le groupe Pearson pour le rachat des Echos. A cette annonce, la rédaction du 1er quotidien économique français se mobilise: grèves, pétitions de personnalités, lettre au premier ministre, recours juridiques. Les garanties offertes par LVMH et Pearson sont jugées insuffisantes. Annoncée le 5 novembre, la vente parait inéluctable au moment où nous rencontrons M. de Féligonde. [Elle sera finalisée le 24 décembre après la vente par LVMH de l'autre quotidien économique – La Tribune – qu'il détenait depuis 1993.  Mais la situation aux Echos n'est pas pour autant apaisée puisque  le directeur de la rédaction, Erik Izraelewicz, a annoncé son départ du journal le 12 f</i></font></font><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><i>évrier 2008,  « dégouté » par les méthodes de Nicolas Beytout, responsable média chez LVMH]</i></font></font></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><b>La Presse: un « produit » pas comme les autres.</b><br />
<span>Au cours de cet entretien, notre interlocuteur s&#8217;est attaché à expliquer le caractère spécifique de la presse et pourquoi elle ne devrait pas être le jouet de tractations économiques comme n&#8217;importe quel autre produit. Le métier de journaliste implique nécessairement un certain nombre de conditions: le respect de leurs droits comme l&#8217;indépendance vis-à-vis de tous les pouvoirs et particulièrement vis-à-vis des actionnaires du journal et de leurs préoccupations commerciales. Ils ont néanmoins des devoirs comme le respect des faits, la distance avec le sujet (« <span>ne pas écrire sur une entreprise avec laquelle ils [les journalistes] ont des liens personnels ») et le refus de cadeaux, services ou invitations de la part d&#8217;entité externe (entreprise, association, parti politique ..). Ces droits et devoirs, officialisés par les différentes chartes du journalisme (la charte des devoirs professionnels des journalistes français de 1918,  la déclaration des droits et devoirs des journalistes de 1971), se traduisent  notamment par l&#8217;existence d&#8217;une clause de conscience: lors de la vente d&#8217;un titre, les journalistes ont le droit de démissionner « en arguant que le changement de propriétaire va à l&#8217;encontre de leur conscience ». Dans ce cas-là, ils bénéficient d&#8217;indemnités. Au niveau de l&#8217;entreprise, ces spécificités sont défendues par ce que l&#8217;on appelle une société de journalistes, organe similaire aux comités d&#8217;entreprises et autres délégations syndicales. Cependant, leur multiplication est un phénomène récent – celle des Echos a été créée en 2006 – et il n&#8217;existe donc pas de lois encadrant leur fonctionnement. </span></span></font></font></p>
<div align="justify"></div>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;" align="justify"> <font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2">	</font></font></p>
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<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;" align="justify"><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><b>L&#8217;affaire des Echos</b><br />
Dès lors, l&#8217;acquisition du titre par LVMH pose plusieurs problèmes de taille. Tout d&#8217;abord, LVMH était le propriétaire du second quotidien économique français, La Tribune, ce qui signifie que le groupe a choisi l&#8217;acquéreur – en l&#8217;occurrence Alain Weill – de son nouveau concurrent&#8230; Cela pose également un problème de distance: comment écrire sur son employeur ? Quelle crédibilité pour les Echos face à ses lecteurs sur l&#8217;un des fleurons de l&#8217;industrie française et, à contrario, sur les concurrents de ce dernier ? Enfin, se pose tout simplement la question de l&#8217;indépendance éditoriale de la rédaction: Bernard Arnault est un proche des hautes sphères du pouvoir (témoin du mariage de Nicolas Sarkozy et Cécilia Ciganer-Albéniz)<b>,</b> un acteur majeur de l&#8217;économie française et sa gestion de la Tribune ne plaide pas en sa faveur. M. De Feligonde note par exemple le cas d&#8217;un sondage sur les intentions de vote entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, favorable à cette dernière, non publié, « à cause de diverses pressions ». La SDJ réclame donc des garanties solides et au moment où nous rencontrons son président, celles-ci sont jugées insuffisantes – droit de veto de la rédaction sur la nomination de son directeur, mise en place d&#8217;un système de 3 pressions en moins de 18 mois qui conduirait le journaliste en question devant un comité mixte où il pourrait faire valoir sa clause de conscience –  notamment parce que les règles du jeu seraient modifiables avec l&#8217;accord de 2/3 des administrateurs indépendants (ni LVMH, ni la SDJ). Sur le long terme, « on ne peut pas avoir confiance » plaide notre interlocuteur. Dans cette affaire, M. de Feligonde fustige également « le fonctionnement de la république sarkozyenne ». Lors d&#8217;une rencontre avec les journalistes des Echos, Nicolas Sarkozy a fait référence à l&#8217;arrivée de Nicolas Beytout, ex-directeur de la rédaction du Figaro, à la tête du pôle média LVMH; arrivée dont n&#8217;étaient pas informés ses interlocuteurs.</font></font></p>
<div align="justify"></div>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;" align="justify"><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><b>L&#8217;exception culturelle française</b><br />
Pour M. de Feligonde, l&#8217;affaire des Echos est symptomatique de la situation de la presse française.  Ancien correspondant du journal en Allemagne, il remarque qu&#8217;outre-Rhin, « il est culturellement inconcevable que des industriels possèdent la presse ». Selon lui, le noeud du probléme est là: sans industriels, la presse ne serait pas sur-valorisée comme elle l&#8217;est aujourd&#8217;hui et des groupes de presse comme Ouest-France aurait pu se porter acquéreur des Echos. Contrairement à ces groupes, un industriel « ne se soucie pas » des pertes engendrées par cette survalorisation<span>. Pourtant, la solution est simple: il suffirait de légiférer sur le sujet. Mais, si cette idée est défendu dans l&#8217;opposition – notamment par François Bayrou pendant la campagne présidentielle &#8211; , elle a peu de chance d&#8217;être mise en oeuvre par l&#8217;actuelle majorité lorsque l&#8217;on note, comme M. de Feligonde, que l&#8217;industriel propriétaire du plus grand des médias français – TF1 – n&#8217;est autre que le meilleur ami du président de la République. Ajouté à cela la passivité de l&#8217;opinion publique, pas « encore prête » selon lui à comprendre l&#8217;enjeu, et le problème reste entier.  « Il existe un désintérêt significatif pour l&#8217;État démocratique en France » regrette-t-il.</span></font></font></p>
<div align="justify"></div>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;" align="justify"><font color="#000000" face="Rockwell, serif"><font size="2"><b>L&#8217;espoir</b><br />
Interrogés sur le développement des webmédias, M. de Feligonde juge qu&#8217;ils sont « un grand espoir pour le renouvellement de la presse » car ils permettent « de faire sortir rapidement beaucoup de chose, comme des atteintes à la liberté de la presse ». Cependant, il se montre « inquiet » sur leur viabilité financière à long terme. S&#8217;il note que certains de ces sites, comme Rue89, sont réalisés par « d&#8217;excellents journalistes », il reconnaît que « tout et n&#8217;importe quoi est possible sur le net: <span>on pourrait ainsi voir apparaître de faux sites d&#8217;informations nés de partis politiques, de groupes de pressions ou d&#8217;entreprises, se proclamant indépendants ». Toutefois, cela reste globalement positif puisqu&#8217;on peut espèrer que ces initiatives « seraient rapidement démasquées ».</span></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;" align="justify"><b><a href="http://offtherecords.wordpress.com/2008/03/05/rencontre_vdf2/" title="Rencontre avec… Vincent de Féligonde">Télécharger la version intégrale de notre rencontre avec… Vincent de Féligonde</a></b></p>
</div>]]></content:encoded>
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