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	<title>manipulation-mentale &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/manipulation-mentale/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "manipulation-mentale"</description>
	<pubDate>Tue, 29 Dec 2009 11:57:26 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[La médiocrité des Médias à #Madagascar]]></title>
<link>http://reflexiums.wordpress.com/2009/11/26/la-mediocrite-des-medias-a-madagascar/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 06:17:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>achille52</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il y a certains jours où on a envie de se jeter par la fenêtre quand on voit l&#8217;état des médias]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Il y a certains jours où on a envie de se jeter par la fenêtre quand on voit l&#8217;état des médias malgaches. Je sais que je reviens souvent sur le sujet, et qu&#8217;à chaque fois, je les descend en flamme, mais ils le méritent amplement. On croyait que la crise et les critiques qui leur ont été faites les auraient forcés à se remettre en question, mais non ! Ca continue et devient même pire.</p>
<p>Le fond est complètement oublié, <strong>la plupart ne reprennent que les dépêches officielles sans savoir si c&#8217;est vrai ou non</strong>. Ils considèrent la parole des personnes couvertes comme l&#8217;Evangile. En fait, il y a différents types de journalistes à Madagascar, il y a les incompétents, les partisans absolus d&#8217;une cause, et on a enfin les poules mouillés. Avant d&#8217;analyser un peu, listons un peu les médias de la presse écrite et de la télévision :</p>
<h3><span style="text-decoration:underline;"><span style="color:#000000;">Les médias de télévision</span></span></h3>
<p>&#160;</p>
<ul>
<li>TVM</li>
<li>MATV</li>
<li>RTA</li>
<li>TV Plus</li>
<li>VIVA</li>
<li>Record</li>
<li>OTV</li>
</ul>
<p>&#160;</p>
<h3><span style="text-decoration:underline;">Les médias de la presse écrite</span></h3>
<ul>
<li>Midi Madagascar</li>
<li>L&#8217;express de Madagascar</li>
<li>Madagascar Tribune</li>
<li>La Gazette de la Grande Ile</li>
<li>La Vérité</li>
<li>Taratra</li>
<li>Les Nouvelles</li>
</ul>
<p>J&#8217;en oublie surement certains, mais ils ne sont que des médias mineurs. Quand on regarde les télévisions, on note qu&#8217;au moins trois sont acquis au pouvoir actuel, à savoir, la TVM, VIVA et TV Plus. Ces trois lurons ne font que <strong>transmettre la propagande gouvernementale</strong>, et pire encore, ils font du zèle exprès pour exprimer leur fidélité comme un toutou à sa mémère ! Ma TV essait quand même de rester objectif, même s&#8217;il échoue la plupart du temps. A quoi cela sert de faire des débats de trois heures si c&#8217;est pour dire les mêmes conneries. Personnellement, je ne capte pas OTV et Record, mais d&#8217;après ce que j&#8217;ai vu autrefois, ils n&#8217;apportent rien de neuf.</p>
<p>Ce qui est intéressant avec ces médias est qu&#8217;ils sont bons dans d&#8217;autres sujets, par exemple, le documentaire touristique de la RTA est bien ficelé, même si c&#8217;est principalement destinés aux touristes étrangers. La TV Plus a également de bonnes initiatvies telles que ses reportages sur les campagne, et l&#8217;histoire des petites communes.</p>
<p>Mais tout ca coince au moment de sujets sensibles, ils ont <strong>la trouille de parler de politique</strong>, mais également d&#8217;autres sujets sensibles. Par exemple, à l&#8217;occasion de <strong>l&#8217;arrivée en grande pompe du cable Lion</strong>, TOUS les médias se sont extasiés en multipliant les interviews, mais personne n&#8217;a montré les déceptions des citoyens quand <strong><a href="http://trambo.blog.vectoris.fr/2009/11/11/les-offres-non-officielles-dorange-pour-le-cable-lion/">ils ont découvert les tarifs</a></strong>. En effet, cette affaire démontre l&#8217;emprise totale de la ligne éditoriale pour des motifs économiques. Deuxième exemple, <strong>l&#8217;affaire des travailleuses malgaches au Liban</strong>, tout le monde a montré les cadavres, mais personne n&#8217;a essayé de savoir ce qui se passait en profondeur. C&#8217;est vrai, un cadavre, ca fait de l&#8217;audience, et une analyse profonde et objective, c&#8217;est ce que fait des journalistes&#8230;</p>
<p>Parlons de la presse écrite, les mots me manquent tellement c&#8217;est la-men-ta-ble !! C&#8217;est toujours les mêmes histoires, seuls quelques efforts ont été faites dans <strong>l&#8217;accroche pour appater le pauvre pigeon qu&#8217;est le lecteur</strong>. Une mention spéciale pour <strong><a href="http://www.laverite.mg">La Vérité</a></strong> qui mérite qu&#8217;on le surnomme <strong><em>la feuille de choux des milles collines</em></strong>. Comme on dit, il forme la paire avec VIVA Tv, ben oui, faut bien mériter son salaire hein ?</p>
<p>En plus d&#8217;une auto-censure flagrante, il y a également l&#8217;incompétence, la plupart des animateurs à la télé sont <strong>des jeunes qui n&#8217;ont aucune expérience</strong>, et qui ont été engagés parce qu&#8217;il étaient passionnés par un sujet. La passion, c&#8217;est bien, mais pas pour informer le public. En fait, le passioné doit être un support pour le journaliste, ce dernier posant des questions que poserait le grand public. On note également qu&#8217;on compense le manque de professionnalisme par le physique, les présentatrice sont belles et&#8230;bonnes, sauf certaines de la TVM qui ressemblent à la belle-mère donnant la pomme à Blanche-Neige. Est-ce que le critère physique est essentielle au point qu&#8217;on néglige <strong>les aspects fondamentaux du journalisme</strong> ?</p>
<p>La publicité est omni-présente, déjà que l&#8217;espace dédié dure parfois une vingtaine de minutes, ils font également de la pub pour l&#8217;habillage et la coiffure pendant les journaux télévisés ! Franchement, qu&#8217;est-ce qu&#8217;on en a foutre ? Tous les médias malgaches pensent que l&#8217;économie est plus importante qu&#8217;une couverture objective, et la principale victime est <a href="http://reflexiums.wordpress.com/2009/02/18/manipulation-mediatique-pendant-la-crise-a-madagascar/"><strong>le citoyen qui est ploie sous la propagande</strong></a>.</p>
<p>On a perdu une dizaine de places au <a href="http://www.rsf.org/fr-classement1001-2009.html"><strong>classement de R.S.F</strong></a> (Reporters sans Frontières), et à part quelque vagues allusions dans la presse locale, Basta !! En fait, l&#8217;annonce du classement a forcé une certaine personne à autoriser la couverture médiatique des meetings au Magro, sans blague ! Nous sommes impressionnés par un geste aussi majestueux. Euh, combien de meeting vous avez vu à la TVM en sachant qu&#8217;il y a des réunions quasi quotidiennes ?</p>
<p>Je pense que le mal est fait, et que <strong>les citoyens ont perdus la confiance des médias</strong>, ils ne les regardent que quand ils sont obligés. C&#8217;est pourquoi la presse écrite mise sur <strong>le sensationnel et la provocation</strong> comme l&#8217;en témoigne les divers suppléments des grands titres. On pourrait dire que <strong>la solution peut venir des médias citoyens</strong> qui malgré leur manque d&#8217;expérience parlent avec leurs profondes convictions, mais il faudra des années avant qu&#8217;ils soient connus du grand public, et d&#8217;ici là, l&#8217;histoire du pays sera réécrite dans l&#8217;indifférence générale, que ce soit des médias ou de ceux qui les contrôle.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[De la manipulation mentale à la secte globale ?]]></title>
<link>http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/11/08/de-la-manipulation-mentale-a-la-secte-globale/</link>
<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 10:25:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Laurent l&#39;un</dc:creator>
<guid>http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/11/08/de-la-manipulation-mentale-a-la-secte-globale/</guid>
<description><![CDATA[Un article document &nbsp; Après vingt-cinq ans de controverses sur la meilleure façon de lutter con]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Un article document &nbsp; Après vingt-cinq ans de controverses sur la meilleure façon de lutter con]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Madagascar : Savoir se blinder]]></title>
<link>http://reflexiums.wordpress.com/2009/10/25/madagascar-savoir-se-blinder/</link>
<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 18:23:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>achille52</dc:creator>
<guid>http://reflexiums.wordpress.com/2009/10/25/madagascar-savoir-se-blinder/</guid>
<description><![CDATA[Non, ce n&#8217;est pas pour se protéger des balles bien que ca reste toujours d&#8217;actualité, ma]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Non, ce n&#8217;est pas pour se protéger des balles bien que ca reste toujours d&#8217;actualité, mais il faut blinder notre esprit contre les manipulations qui sont notre lot quotidien depuis quelques temps. Mais ils sont parfois si intenses qu&#8217;on a du mal à se protéger qu&#8217;on se pose parfois la question : &#8221; Et si nous avions tort ?&#8221;. Imaginons un seul instant que Rajoelina ait eu raison, que les TGVistes cherchent vraiment le développement, que Ravalomanana ait été un dictateur de la pire espèce. Difficile d&#8217;imaginer cette situation hein ? Est-ce que nous pourrions revenir en arrière et dire : &#8220;OK, Désolé mais on a eu tort, est-ce qu&#8217;on ne risque pas de s&#8217;enfoncer dans la même spirale de propagande et de jusqu&#8217;au boutisme que les TGVistes d&#8217;aujourd&#8217;hui ? Non, me direz-vous, car on a eu le blindage nécessaire pour voir clair dans cette crise. Ah oui ? Ou c&#8217;est simplement parce que que nous ne supportons pas le fait qu&#8217;un minus comme Rajoelina ait pu prendre le pouvoir. Peut-être que C&#8217;est plus en profondeur, et que c&#8217;est parce que nous savons qu&#8217;on n&#8217;a rien fait pendant les moments importants que nous essayons de compenser par ce débordement d&#8217;activités pour instaurer une soi-disante démocratie.</p>
<p>Je pense qu&#8217;il est inefficace de diaboliser Rajoelina, car il court lui-même à sa perte, et même s&#8217;il réussit. L&#8217;histoire nous a appris qu&#8217;aucun dirigeant n&#8217;a pu rester au pouvoir s&#8217;il a eu des adversaires en face de lui. La descente dans la rue est le seul moyen qu&#8217;a trouvé l&#8217;opposition pour mobiliser le peuple. Ce dernier est motivé plus par l&#8217;appat du gain qu&#8217;autre chose et les pillages de la dernière crise le démontrent parfaitement. Tout le monde veut se remplir les poches, et il est prêt à tout, même tuer ses compatriotes pour le faire. Je mentirais si je disait que je suis le bon samaritain de service qui aurait pu avoir la présence d&#8217;esprit de ne pas tomber cette spirale. La vérité cruelle et banale est que je me serais rempli les poches et même les chaussettes si j&#8217;en avais eu l&#8217;occasion. On ne peut pas lutter contre la nature humaine qui nous pousse vers l&#8217;égoisme extrême. Récemment, j&#8217;ai recu un mail me proposant une offre d&#8217;éditeur pour un site malgache (ils ont du lire que j&#8217;étais rédacteur Web. Le salaire n&#8217;était pas intéressant, il était phénoménal !! il avoisinait plus d&#8217;un millions d&#8217;ariary, plus quelques &#8220;avantages&#8221; qu&#8217;ils n&#8217;ont pas précisés. Evidemment, le mail était impossible à identifier, et il n&#8217;ont même pas donné le nom du blog, mais on peut avoir une idée de qui sont derrière. La directive d&#8217;édition était simple :&#8221; Vous aurez la charge de faire des articles portant sur le développement à Madagascar, et de sa marche vers une croissance sure et stable&#8221;. On a également ajouté que je serais libre de mes propos tant que cela ne portait pas atteinte aux organismes qui sont en charge de cette croissance. En clair, on me demandait de mentir sur la situation économique à Madagascar en disant que c&#8217;était le paradis sur terre. Le plus intéressant est qu&#8217;on me demandait d&#8217;écrire sur ce site, et de répercuter les articles sur le blog que vous lisez actuellement. Ainsi, on a le beurre et la crémière !</p>
<p>Je pourrais dire que j&#8217;ai refusé cette offre en prenant un air scandalisé, mais j&#8217;y ai réfléchi pendant quelques jours. Car le salaire aurait considérablement amélioré mon quotidien, et le cas échéant, j&#8217;aurais pu faire des projections vers l&#8217;avenir avec la fondation d&#8217;une famille et tout le reste. Je me suis dit qu&#8217;on se démène pour faire connaitre les injustices à Madagascar, et que personne ne nous écoute, et que puisque tout le monde pense à soi-même, pourquoi je ne ferais pas de même ? Mais ensuite j&#8217;ai pensé que j&#8217;allais trahir ma propre pensée en faisant une telle chose, et que tous les articles que j&#8217;ai écrit pour lutter contre les injustices n&#8217;auraient servis à rien. Aussi, j&#8217;ai poliment refusé, et croyez-moi, j&#8217;ai eu des regrets en cliquant sur le bouton Envoyer de mon mail.</p>
<p>Tout ca pour dire qu&#8217;on peut enfiler la cape du dénonceur, mais que la réalité nous rattrape à chaque fois, et qu&#8217;elle vous enterre à tout jamais au moindre faux pas. L&#8217;objectivité de l&#8217;esprit est essentielle pour s&#8217;engager dans une cause, et il faut se blinder en conséquence. La peur de la précarité et de l&#8217;avenir ont étés mes principaux motifs avant de refuser l&#8217;offre. Cette histoire m&#8217;a également permis de réfléchir sur le non-comportement de la majorité malgaches pendant cette crise. Nous avons été tellement choqués par l&#8217;intensité des violences que nous sommes restés tétanisés tel un lapin devant un serpent à sonnette. Cela a permis à de nombreuses personnes de profiter sans vergogne et de s&#8217;enrichir éhontément !! Ce sentiment de peur de l&#8217;inconnu est présent dans notre quotidien, et même dans notre propre famille, il suffit qu&#8217;un seul maillon déraille et tout notre monde s&#8217;écroule, et on se met à penser à des choses auxquels un être sensé ne devrait jamais penser&#8230;(ne vous inquiétez pas, je me comprend).</p>
<p>On parle souvent du lundi noir du 26 janvier, mais on omet parfois le dernier jour qui a vu le pillage de Jumbo et de France Pub dans la commune de Tanjombato. Pour tout vous dire, j&#8217;ai quasiment assisté à l&#8217;évènement en direct, le pillage de France Pub a commencé vers 18 heures et les forces de l&#8217;ordre sont venus&#8230;6 heures plus tard alors qu&#8217;ils n&#8217;étaient qu&#8217;à quelques kilomètres. Le lendemain, je suis sorti vers 9 heures, et j&#8217;ai vu des centaines de personnes du coté d&#8217;Ankadimbahoaka qui attendaient de piller Jumbo vers 11 heures. Il est clair que tout a été planifié, mais par qui ? Par les TGvistes, j&#8217;en doute fort, mais des rumeurs ont courus que c&#8217;était une lutte entre des opérateurs économiques issus des minorités, je parle souvent de ces dernières, et un ami m&#8217;a même dit que c&#8217;était de l&#8217;auto-flagellation, mais le fait est que cette minorité fait vivre la majorité, aussi leurs actes doivent être dénoncés si c&#8217;est nécessaire. Ce que je veut dire en radotant sur ces tristes évènements est qu&#8217;auparavant, la concurrence était restée loyale, mais certains ont dépassé les limites dans cette crise. Ils se sont apercus qu&#8217;ils pouvaient enfeindre les lois les plus fondamentales de la sécurité, et qui peut garantir s&#8217;il n&#8217;iront pas encore plus loin lors de la prochaine crise ? Et il ne faut pas se leurrer, car il y en aura toujours à cause du manque de maturité politique. C&#8217;est pourquoi, il faut se blinder sans cesse pour éviter de tomber dans la propagande et la manipulation. Mais comment faire ? je n&#8217;ai pas de réponse à cette question, mais une bonne piste est de se remettre sans cesse en question et de se dire : &#8221; Et si j&#8217;avais tort ?&#8221;. Cela permet d&#8217;avancer et d&#8217;y voir clair dans les injustices qui nous dévorent et qui sont présents dans tous les pays.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Madagascar : Quand votre serviteur lit les blogs pro-TGV]]></title>
<link>http://reflexiums.wordpress.com/2009/10/02/madagascar-quand-votre-serviteur-lit-les-blogs-pro-tgv/</link>
<pubDate>Fri, 02 Oct 2009 17:00:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>achille52</dc:creator>
<guid>http://reflexiums.wordpress.com/2009/10/02/madagascar-quand-votre-serviteur-lit-les-blogs-pro-tgv/</guid>
<description><![CDATA[Il y a parfois des jours comme ça où on ne trouve rien à faire sur le Net, les amis sur Twitter ont ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Il y a parfois des jours comme ça où on ne trouve rien à faire sur le Net, les amis sur Twitter ont d&#8217;autres choses à faires ( et ils ont bien raison), Facebook ennuie à mourir, et on a fait le tour de toutes les actualités intéressantes. Aussi, pour ne pas mourir d&#8217;ennui, et être obligé de regarder les séries idiotes de la TVM, hier, j&#8217;ai un peu fait le tour des blogs et des sites pro-TGV&#8230; On peut dire qu&#8217;ils savent parler, et selon eux tout va bien dans le meilleur des mondes. Ils sont tellement forts que j&#8217;ai failli les croire, c&#8217;est vous dire, mais j&#8217;ai des circonstances atténuantes que j&#8217;ai une journée fatigante, et qu&#8217;on est prêt à tout gober dans ces cas là. Ensuite, je les ai lu avec un peu de recul, et la seule chose qui m&#8217;est venu à l&#8217;esprit, c&#8217;est &#8221; HA HA HA HA HA HA HA HA HA !!&#8221;.</p>
<p>Oui, parce qu&#8217;on ne va quand même pleurer devant tant d&#8217;absurdités et de malhonnêté intellectuelle. J&#8217;ai remarqué à plusieurs reprises que certains d&#8217;entre eux ne permettent pas de commentaires, et c&#8217;est bien dommage, peut-être parce qu&#8217;ils ont peur de savoir ce que dit le vrai peuple, et non une bande de mercenaire scribouillard qui ne font rien d&#8217;autres de la journée. Aussi, sans plus attendre, je donne ici les meilleures perles que j&#8217;ai trouvé dans certains blogs et sites.</p>
<p>Commencons par le blog <a href="http://www.madagate.com">Madagate</a> qui est tenu par un prétendu journaliste appelé <em>Jeannot Ramambazafy</em>. Il réagit sur les propos d&#8217;Andry Rajoelina sur les prochaines élections qui doivent être rapides :</p>
<blockquote><p>A mon sens, cette décision, comme je l’avais déjà écrit dans un précédent article, va couper l’herbe au pied des calculateurs de tous bords dont le genre d’espoir fait vivre les imbéciles.  Comme les membres de ce GTT International subventionné par Marc Ravalomanana, qui s&#8217;efforce de faire un amalgame entre ce qui se passe en Guinée Konakry et à Antananarivo. Ils parlent de conflits armés. Quels conflits ? Les écoliers sont  déjà en classe et la vie continue  sans Dada ni heurts, sauf lorsque Zafy Albert parle de &#8220;grand rassemblement&#8221; les samedis où des jeunes désoeuvrés  maigrement payés, débarquent pour tout casser, pour leur plaisir de faire comme dans les films.</p></blockquote>
<p>Don reprenons un peu car on s&#8217;y perd vite, premièrement il accuse Ravalomanana de payer le GTT, intéressante théorie mais où sont les preuves. Et le GTT pourrait lui retourner le compliment, donc match nul. De plus, c&#8217;est une bonne tactique de la part du GTT d&#8217;occuper le terrain international, car le débat politique est encore inexistant à Madagascar, où il existe mais c&#8217;est entre des lancers de pierres et de balles réelles. Ensuite, ce cher Jeannot Lapin s&#8217;en prend à Zafy Albert qu&#8217;il accuse de payer &#8221; <em>des jeunes désoeuvrés maigrement payés </em>?&#8221; Mais mister, c&#8217;est votre chef le lapinou qui lui a appris, ah mais je suis bête, la différence est que lui, il les &#8220;payait grassement&#8221;. donc, mr Zafy Albert, la prochaine fois, il faut leur donner des liasses de 10 000 ar, et non de 1 000 ariary !!! C&#8217;est vrai quoi ! On ne fait pas un coup d&#8217;état avec des clopinettes !! On continue sur Jeannot qui critique également l&#8217;apparition des médias citoyens et du débat sur le Net:</p>
<blockquote><p>Mais je leur accorde la palme dans leur façon d&#8217;occuper le terrain au niveau de l&#8217;Internet. L&#8217;argent de Ravalomanana est-il intarissable ?</p></blockquote>
<p>Donc, puisque je suis un opposant de Rajoelina, cela signifie que Ravalomanana me donne de l&#8217;argent ?? Ah oui, je vais de ce pas partir pour la Suisse, où j&#8217;ai caché des millions d&#8217;euros !!! Eh les mecs ! Cachez votre fric, car Jeannot est sur vos traces, ca va décoiffer !! Il accuse ensuite Ravalomanana de crime contre l&#8217;humanité :</p>
<blockquote><p>Tiens, combien a du gagner le congolais Thwambe-Mwamba, spécialiste des coups fourrés, à l&#8217;abri de son immunité de ministre des Affaires étrangères de Josepk Kabila ? On le saura au moment du règlement des comptes. Comme du temps de la fin du règne du dictateur Mobutu Sese Seko. Car tout a une fin et le temps na jamais effacé les crimes (contre l&#8217;humanité) commis. Remember Saddam Hussein.</p></blockquote>
<p>Ahn, la dernière réplique qui tue, je parle angliche pas vrai ? So your definition of Crime against humanity is quite different that from international standard ! En bref, si c&#8217;est de la tuerie du 7 février que vous parlez, les évènements sont flous et ne permettent pas une responsabilité unique. Ravalomanana est responsable, mais les agissements inconscients des TGVistes le sont également, aussi à qui la faute ? On ne peut pas donner de jugements tranchés sur un sujet aussi sensible, et c&#8217;est dégeulasse de l&#8217;utiliser pour séparer les malgaches !! Et ne me sortez pas votre argument à la con que c&#8217;est le peuple qui a voulu aller au palais, les partisants suivent leur leaders, aussi il est le premier responsable.</p>
<p>Et finalement, cet expert des élections nous donne sa vision de son organisation :</p>
<blockquote><p>Et puisque j’ai parlé de calcul, voici comment devraient se présenter les choses. D’ici à mi-octobre, il faudra réunir un minimum de 2 euros fois 7 millions d’électeurs (c’est le nombre exact sur 20 millions d’habitants). En un mois, toutes les listes électorales devront être réactualisées et informatisées. Constatant une réelle volonté, d’autres bailleurs de fonds nous appuieront encore plus. Entre-temps, les spécialistes se pencheront sur la révision du code électoral qui intègrera l’utilisation inédite du fameux bulletin unique. Celui-ci sera à la charge de l’administration. Par contre, l’organisation des élections sera confiée à une entité indépendante du «Fanjakana ». Deux mois serviront à actualiser la constitution qui devra être conforme aux réalités. Afin que ne se reproduisent plus les descentes dans la rue, les trois points suivants devront être prioritaires : la durée du mandat présidentiel ; la mise en place effective de la Haute Cour de Justice ; l’impossibilité des présidents à venir de retoucher la loi fondamentale comme ils l’entendent</p></blockquote>
<p>Il faut téléphoner Obama, car il doit immédiatement engager ce conseiller génial ! Selon lui, 30 jours pour informatiser les listes électorales, alors que 30 % des fonctionnaires ne connaissent pas l&#8217;informatique ? Et si on ajoute qu&#8217;une grande partie du monde rural ne posséde même de carte d&#8217;identité ? Ou vous voulez simplement organiser cette élection à la con pour la capitale ?? Confier l&#8217;election à une entité indépendante ? je ne sais pas si vous l&#8217;avez remarqué, mister, mais l&#8217;indépendance est un mot inconnu des politiciens malgaches. Reformer la constitution pour que votre lapinou puisse se présenter ? si c&#8217;est ça votre réalité alors laissez-moi vivre dans le mensonge !</p>
<p>Et dire qu&#8217;un tel personnage prétend être journaliste ou historien selon les jours, je sais maintenant pourquoi j&#8217;ai vomi partout l&#8217;autre jour&#8230; C&#8217;était parce que j&#8217;ai lu ces articles, oui parce que ma digestion intellectuelle est hostile à tout forme de manipulation et propagande !!</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Production de la déviance, de la marginalité et de l'exclusion sociale]]></title>
<link>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/production-deviance-exclusion/</link>
<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 17:44:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>androgena</dc:creator>
<guid>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/production-deviance-exclusion/</guid>
<description><![CDATA[Nous abordons ici les concepts de socialisation, de lien social, capital social, d&#8217;interaction]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Nous abordons ici les concepts <strong>de socialisation</strong>, de <strong>lien social</strong>, capital social, d&#8217;<strong>interaction sociale</strong>, de <strong>contrôle social</strong>, de <strong>tissu social</strong>, et enfin d&#8217;<strong>exclusion sociale</strong>.</p>
<p>La <strong>socialisation</strong> est un processus d&#8217;apprentissage qui permet à un individu d&#8217;acquérir les modèles culturels de la société dans laquelle il vit et agit. Elle est le résultat à la fois d&#8217;une contrainte imposée par certains <strong>agents sociaux </strong>(<strong>agents de socialisation</strong>), mais aussi et surtout d&#8217;une <strong>interaction </strong>entre l&#8217;individu et son environnement. Si elle favorise la reproduction sociale, elle n&#8217;élimine pas pour autant les possibilités de changement social.</p>
<p>Le terme <strong>socialisation </strong>désigne l&#8217;ensemble des mécanismes par lesquels l&#8217;individu intériorise peu à peu les normes et valeurs de son groupe d&#8217;appartenance et construit son <strong>identité sociale</strong>. C&#8217;est de ce processus que dépend son intégration au sein du groupe, et plus largement de la société toute entière.</p>
<p>Les <strong>rôles </strong>correspondent aux attitudes qui sont attendues d&#8217;un individu, compte tenu de son statut. À chaque statut correspond un rôle.</p>
<p>Le <strong>statut </strong>est la position occupée par un individu dans un cadre social donné (famille, entreprise…). Il est essentiellement normatif et fait qu&#8217;un individu peut s&#8217;attendre de la part d&#8217;un autre à tel ou tel comportement.</p>
<p>La <strong>socialisation </strong>s&#8217;établit par l&#8217;intermédiaire d&#8217;<strong>agents de socialisations</strong> divers : la famille, l&#8217;école ( professeurs/ éducateurs), les pairs (amis) et groupes de pairs, les institutions, l&#8217;église, le milieu éducatif au sens large, agences de placements, le milieu professionnel, mais aussi les associations, groupes communautaires, les services sociaux, la télévision et les médias, et même la police communautaire, qui exercent une influence variée sur les individus en fonction de leur âge. L&#8217;<strong>agent de socialisation</strong> affecte  un comportement de <strong>socialisation </strong>et d&#8217;<strong>intériorisation </strong>de <strong>schémas comportementaux</strong> dictés par les valeurs, les normes et les coutumes de la société chez l&#8217;individu.</p>
<p>L&#8217;<strong>habitus </strong>est en fait la manière d&#8217;intérioriser (ou d&#8217; incorporer) des normes et des valeurs propres à son environnement, à son <strong>groupe social </strong>de référence constitué par la famille, les amis, le lieu de travail&#8230; L&#8217;<strong>habitus </strong>produit de la conduite et du rapport social.</p>
<p>Les <strong>interactions </strong>sont des actions réciproques porteuses d&#8217;influences mutuelles entre les êtres sociaux. À la faveur de ces <strong>interactions </strong>se construisent, se confortent, se défont et se reconfigurent des manières d&#8217;être ensemble, des modes de coexistence, mais aussi des systèmes d&#8217;attitudes. Les individus se comportent comme des « acteurs sociaux » qui participent à la construction de la réalité sociale. la réalité sociale ne s’impose pas telle qu’elle aux individus mais qu’elle est modelée et reconstruite par les individus dans leur relations sociales (interactions).</p>
<p>La <strong>socialisation </strong>apparaît donc comme un <strong>processus d&#8217;interaction</strong> entre un individu et son environnement et le fait de développer des relations sociales, de s’adapter et de s’intégrer à la vie sociale. La socialisation désigne le processus par lequel les individus apprennent et intériorisent les valeurs et les normes du groupe auquel ils appartiennent. L’individu intègre ainsi à sa propre personnalité les traits culturels du milieu où il vit et s’adapte à son environnement social.</p>
<p>Toute <strong>socialisation </strong>est le résultat de deux processus différents : <strong>assimilation </strong>et <strong>accommodation</strong>. Par l&#8217;<strong>assimilation</strong>, le sujet chercherait à modifier son environnement pour le rendre plus conforme à ses désirs et diminuer ses sentiments d&#8217;anxiété et d&#8217;intensité. Par l&#8217;<strong>accommodation</strong>, au contraire, le sujet tendrait à se modifier pour répondre aux pressions et aux contraintes de son environnement.</p>
<p>L&#8217;<strong>intégration sociale </strong>est le processus par lequel une société incorpore ses membres et par lequel l’individu s’insère dans la société. Elle repose sur l’acceptation commune des valeurs et des normes propres à une collectivité et s’effectue donc par la <strong>socialisation </strong>et par le <strong>contrôle social</strong>.</p>
<p>Le<strong> contrôle social</strong> est l’ensemble des sanctions positives ou négatives, plus ou moins formelles, auxquelles une collectivité recourt pour assurer la conformité des conduites individuelles aux modèles établis.</p>
<p>La <strong>socialisation </strong>et le <strong>contrôle social</strong> contribuent à transmettre, voire à imposer une culture (ensemble des valeurs, normes et pratiques sociales propres à une collectivité). Les valeurs sont des principes et des idéaux partagés par les membres d’un groupe ou d’une société ; elles orientent les normes qui sont des règles plus ou moins formalisées et institutionnalisées (normes juridiques, prescrites par la loi). Dans les sociétés modernes, les individus occupent chacun des fonctions spécifiques au sein de différents groupes sociaux, fonctions qui leur procurent un certain statut social ; on désigne alors par la notion de “<strong>rôle social</strong>” l’ensemble des normes associées à un <strong>statut social</strong> donné.</p>
<p>Les défenseurs du modèle de l&#8217;interaction mettent l&#8217;individu socialisé au centre du processus de sa socialisation. La socialisation n&#8217;est pas alors un simple conditionnement imposé à un être passif, mais elle résulte des contacts inter-individuels au sein de la société, l&#8217;ajustement des comportements va donc résulter de la volonté de coopération entre des acteurs recherchant des échanges à somme positive, elle implique aussi une tendance à vouloir éviter les conflits.</p>
<p>La <strong>solidarité sociale</strong> désigne l’existence de liens de mutuelle dépendance et d’obligations réciproques entre les membres d’une même collectivité.</p>
<p>Rappelons que la <strong>cohésion sociale </strong>correspond à  la situation d&#8217;un groupe fortement solidaire et intégré par une <strong>culture groupale</strong>; en découlent l&#8217;existence de buts communs, l&#8217;attraction des individus les uns par rapport aux autres et enfin l&#8217;attachement des individus au groupe. Cette <strong>cohésion </strong>favorise donc l&#8217;intégration des individus, c&#8217;est à  dire la <strong>participation</strong> à  un réseau de <strong>relations sociales</strong> qui confère aussi une <strong>identité </strong>propre. La <strong>cohésion sociale </strong>est l’état d’une collectivité ou société dans laquelle le <strong>lien social </strong>est fort, résultat d’une forte <strong>intégration sociale</strong>.</p>
<p>La <strong>cohésion sociale </strong>appelle à un respect des valeurs et normes communes ; mais est-ce possible dans une société individualiste valorisant la liberté et l&#8217;autonomie des individus ? Le multiculturalisme, ou l&#8217;interculturalisme est-elle la réonse à nos souffrances sociétales ? Et comment maintenir la <strong>cohésion sociale </strong>sans laquelle il n&#8217;y a pas de société dans une société marquée par la montée de l&#8217;individualisme ?</p>
<p>Vouloir décrire la société comme un ensemble cohérent, intégré, n&#8217;est-ce pas minorer le rôle des conflits sociaux qui existent dans toute société, et celé la nécessite d&#8217;instance de <strong>médiation sociale </strong>? Dans une société multipolaire, où les références culturelles sont multiples et où l&#8217;accès au travail n&#8217;est pas garanti, le travail, sur lequel reposait l&#8217;intégration et la <strong>cohésion sociale</strong>, peut-il encore assurer cette fonction, comme c&#8217;était le cas depuis 2 siècles ?</p>
<p>La notion de <strong>lien social </strong>est souvent utilisée de manière floue ce qui amène à  déboucher sur des analyses parfois réductionniste, dogmatique, et radicales de l&#8217;évolution de la société.</p>
<p>La <strong>solitude </strong>se définit comme étant la situation d’une personne qui est seule de façon momentanée ou durable. Le <strong>sentiment de solitude</strong> résulte d’un vécu subjectif positif ou négatif lié à une vie sociale et affective, à l&#8217;interaction sociale.</p>
<p><strong>L’isolement social</strong> est une <strong>solitude relative</strong>, il est indicatif du manque d’intensité quantitatif et qualitatif de la vie sociale d’un individu, c’est une situation objective.</p>
<p>Le <strong>lien social </strong>désigne l&#8217;ensemble des <strong>relations </strong>et <strong>interactions </strong>qui unissent des individus faisant partie d&#8217;un même groupe social (<em>entité groupale</em>) et/ou qui établissent des <strong>règles sociales </strong>entre individus ou <strong>groupes sociaux </strong> différents (entitées groupales différents).</p>
<p>Le <strong>lien social</strong> est essentiel tout au long du parcours de vie de la naissance à la mort. L’être humain se développe et se construit grâce aux liens réels et imaginaires qu’ils tissent au fil du temps : besoin d’appartenance à une famille, à un groupe social, à une communauté d’idées, des liens se nouent et se dénouent créant tour à tour dépendance, interdépendance et exclusion. Le lien permet la reconnaissance sociale mais il est aussi contraignant et oblige à des limites en terme de liberté individuelle ; il est cependant vecteur d’identité mais peut réduire l’individualité par la nécessité de se conformer à des obligations pour maintenir le lien. Dans tous les cas et pour tous les liens vont se modifier, se transformer, disparaître ou réapparaître.</p>
<p>Le <strong>lien social</strong> est pour une société donnée, l’ensemble des <strong>relations sociales</strong> qui lient les individus entre eux et à la société. Ce <strong>lien social</strong> a une dimension sociale, économique, politique et culturelle. Quand on utilise l&#8217;expression <strong>liens sociales</strong>, on  pense donc aux <strong>relations sociales </strong>concrètes dont le <strong>lien social </strong>est <strong>tissé</strong> ; on parle alors de tissu sociale.</p>
<p>Remarques :</p>
<ul>
<li>les <strong>liens sociaux </strong>permettent d&#8217;assurer la <strong>cohésion sociale</strong> et l&#8217;intégration des individus, soit par le partage de valeurs communes soit par la <strong>reconnaissance sociale</strong> des différences lors de l&#8217;établissement des <strong>règles sociales</strong>.</li>
<li>les <strong>liens sociaux </strong>permettent aux individus d&#8217;acquérir une <strong>identité sociale</strong>.</li>
</ul>
<p>On parlera alors de phénomène de la <strong>crise du lien social e</strong>t/ou du phénomène de<strong> </strong>la <strong>dégradation du tissu social</strong>, et cela pour trois raisons au moins :</p>
<ul>
<li>le déclin de l&#8217;autorité (policiers, parents, enseignants, etc);</li>
<li>l&#8217;existence de « ratés » lors du processus de socialisation (faiblesse des liens familiaux, des liens de voisinage etc);</li>
<li>la difficulté à  établir de nouvelles règles de vie commune du fait de l&#8217;individualisme croissant (monde du travail par exemple).</li>
</ul>
<p>Cependant, de nouvelles formes de <strong>liens sociaux</strong>, <strong>moins verticaux et plus horizontaux</strong> (entre individus se considérant comme égaux, par des relations interpersonnelles), d&#8217;où des règles plus souples, moins institutionnalisées mais qui existent néanmoins, apparaissent cependant et peuvent être efficaces.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas d&#8217;indicateurs permettant de mesurer directement la présence ou la force des liens sociaux. Cepedant, votre signataire travailler sur ces aspects.</p>
<p>Une erreur fréquente serait de confondre &#8220;le&#8221; <strong>lien social </strong>et &#8220;les&#8221; <strong>liens sociaux </strong>: certains liens sociaux peuvent être affaiblis ou rompus, sans que le <strong>lien social </strong>n&#8217;ait complètement disparu. Rappelont que le <strong>lien interpersonnel</strong>, que le sociologue et philosophe allemand Georg Simmel appelle la « <strong>sociabilité </strong>», renvoie aux relations familiales, amicales ou de voisinage et à toute autre forme de relation basée sur le <strong>contact de proximité</strong>. Le <strong>lien sociale </strong>appelle donc aux <strong>liens </strong>qui existe entre l&#8217;individu ou les groupes d&#8217;individus et la société civile.</p>
<p>A ce titre, rappelons le <strong>logement social </strong>est utilisé comme <strong>vecteur </strong>de <strong>lien social </strong>!!!</p>
<p>Le <strong>capital social </strong>est un terme utilisé pour décrire les caractéristiques particulière des <strong>relations sociales </strong>au sein d&#8217;un groupe ou une communauté. Ceci inclut des choses tel que l&#8217;étendue de la confiance entre les personnes; si elle ont une compréhension commune sur la manière dont elle devraient se comporter entre elles, et de prendre soin l&#8217;un pour l&#8217;autre; et l&#8217;étendue de la perticipation dans les organisation civiques et communautaire.</p>
<p>Le <strong>capital social</strong>, en lui même, ne sera pas suffisant pour résoudre les problèmes auxquels se heurtent de nombreuses communautés. Cependant, il existe un  large consensus sur le fait qu&#8217;elle peut avoir des avantages pour les individus ; qu&#8217;elle est une ressource importante dans le support des communités pour entreprendre des actions concernant leurs préoccupations; et peuvent contribué à la croissance sociale et économique de la communauté.</p>
<p>On observe trois type de capital social :</p>
<ol>
<li>la <strong>capital de fraternisation</strong>, qui réfère aux relations et aux forts liens entre menbres de la famille, les amis et les voisins;</li>
<li>le <strong>capital de rapprochement</strong>, qui rèfére aus liens plus faible qui sont formé entre les amis plus distant, les connaissances, les collèques, les associations et les groupes communautaire; et</li>
<li>la <strong>capital de liens</strong>, qui réfère auxl iens entre les institutions et les membres d&#8217;une communauté, ou entre groupes de différents niveau de pouvoir et différents statu social (Putnam, 2000; Woolcock, 2001).</li>
</ol>
<p>L&#8217;<strong>exclusion sociale</strong> s&#8217;opère selon la <strong>rupture </strong>des <strong>liens sociaux </strong>menant à une perte de l&#8217;<strong>identité sociale</strong>.</p>
<p><strong>L&#8217;exclusion sociale</strong> relève du processus de <span style="text-decoration:underline;">fragilisation</span> du <strong>lien social avec les agents de socialisation</strong>, de <strong>désaffiliation</strong>, une <strong>relégation</strong> (peine qui frappait les récidivistes et consistait en un éloignement hors du territoire métropolitain), au cours duquel l&#8217;individu perd peu à  peu les liens installés avec d&#8217;autres individus, des groupes d&#8217;individus, des institutions, et pouvant aboutir à  la mise à  l&#8217;écart de la société d&#8217;un individu ou d&#8217;un groupe d&#8217;individus.  L&#8217;<strong>exclusion </strong>se construit par des <strong>ruptures successives</strong>. Elle serait rarement totale.</p>
<p>La participation à l&#8217;éducation est un moyen clef dans la réduction des riques l&#8217;exclusion sociale et de la pauvreté (BSL, 2004, Anglicare, 2004). Cependant, les personnes de statut et de milieux socio-économique plus faible  sont plus susceptibles de quitter prématurément l&#8217;école, ont de plus faibles taux de « littératie » et de « numératie » et comprennent une diminution des inscriptions dans l&#8217;enseignement supérieur (Anglicare 2003).</p>
<p>Une étude Finlandaise sur 2000 personnes a montré que le <strong>soutien social </strong> aurait renforcé la santé mentale dans tous les répondants (Sohlman, 2004).</p>
<p>Les jeunes rapportant une pauvre connectivité sociale (qui n&#8217; sans personne à qui parler, personne à qui faire confiance, personne à qui se fier, et personne qui les connaissent bien) sont entre deux et trois fois plus susceptibles de faire l&#8217;expérience de symptômes dépressifs en comparaison avec des pairs qui ont signalé l&#8217;existence de relations avec des confidants (Glover et al, 1998).</p>
<p>Des évidences de corrélations significatives et persistante ont été trouvé entre un pauvre réseau social (faible lien social, faible connteticivé social, faible intégration social, faible activité social, et faible enchassement social) et la mortalité de presque tous les la cause du décès (Seeman 2000; Berkman et Glass 2000; Eng et al. 2002) ; reéduisant l&#8217;expérence de vie.</p>
<p>L&#8217;appartenance à un <strong>réseau social de communication </strong>et de l&#8217;obligation mutuelle procure un sentiment d&#8217;être soigné, aimé, estimé et valorisé. Cela à un puissant effet protecteur sur la santé. Les relations de support peut également encourager des modèles de comportement saines (Marmot et Wilkinson, 2003).</p>
<p>Deux mécanismes différents,  mais potentiellement complémentaires, ont été proposés pour expliquer comment les réseaux sociaux  influence la santé mentale. Les réseaux sociaux ont un effet bénéfique sur la santé mentale, indépendamment de l&#8217;existence ou non de stress<br />
clez les individus, et les réseaux sociaux peuvent aussi améliorer le bien-être des personnes en situation de stress en agissant comme  un tampon ou un modérateur de ce stress (Kawachi et Berkman, 2001).</p>
<p>En fournissant un soutien affectif, de la compagnie et les occasions de l&#8217;engagement social, les réseaux sociaux ont une influence sur l&#8217;estime de soi, l&#8217;efficacité d&#8217;adaptation, la dépression, la détresse et le sentiment de bien-être (Berkman et Glass, 2000).</p>
<p>Les <strong>réseaux sociaux </strong>et les <strong>liens sociaux </strong>ont un effet bénéfique sur la santé mentale, y compris les réactions de stress, le bien-être psychologique, et les symptômes de détresse psychologique, y compris la dépression et l&#8217;anxiété (Kawachi et Berkman, 2001).</p>
<p>Avoir des <strong>relations sociales </strong>peut avoir des effets en faveur et des effets domageables sur la santé. Les effets positifs sur la santé mentale et physique sont associés à des interactions sociales parmis les personnes plus âgées, y compris une meilleure récupération après l&#8217;apparition de la maladie. des liens sociaux trop critiques et / ou trop exigeant ont cependant été corrélée à une augmentation du stress et le risque de dépression chez les personnes âgées (Seeman, 2000).</p>
<p>La quantité de support social émotionnele et pratique que les gens obtiennent varient selon le statu social et économique. La pauvreté peut contribuer à l&#8217;exclusion sociale et l&#8217;isolement. Les personnes qui reçoivent moins de soutien social et affectif sont plus susceptibles de faire l&#8217;expérience de plus de dépression (Marmot et Wilkinson, 2003).</p>
<p>Les personnes qui participent et ceux qui peuvent obtenir de l&#8217;aide en cas de besoin sont en meilleure santé et sont plus positif a propos de leurs communautés dans lesquelles ils vivent. Cependant, les inégalités entre les groupes de population, notamment entre les groupes socio-économiques et les groupes ethniques, sont plus saillante (Department of Victorian Communities, 2004).</p>
<p>Il est de plus en plus évident que des corrélations existent entre les différentes dimensions du capital social et les aspects de la santé mentale, tels que:  les maladies mentales (Pevalin, 2002; Pevalin &#38; Rose, 2002), le bonheur et le bien-être (Saguaro Séminaire, 2001, Putnam, 2001), l&#8217;auto-évaluation de l&#8217;état de santé mentale (Baum et al, 2000), les symptômes dépressifs (OSTIR et al, 2003); les sentiments d&#8217;insécurité liés à la criminalité (Lindstrom et al, 2003), la détresse psychologique (Berry &#38; Rickwood, 2000; Berry &#38; Rogers, 2003), la santé émotionnelle (Rose, 2000), et les beuveries (Weitzman &#38; Kawachi,  2000).</p>
<p>Bien que de faibles niveaux de capital social ont été corrélées avec une plus pauvres état de santé, y compris la santé mentale, une étude britannique a constaté que le capital social ne modère pas ou n&#8217;atténue pas les effets négatifs de la structure des facteurs socio-économiques sur la santé ou de maladie mentale (Pevalin et Rose , 2002). Des niveaux plus élevés de la participation de la communauté, le soutien social et la confiance dans les autres au sein de la communauté ont été associées à une réduction de l&#8217;expérience de la <strong>détresse psychologique</strong> (Berry &#38; Rickwood, 2000).</p>
<p>Cependant, 40% des montréalais vivent une <strong>détresse psychologique</strong> <strong>élevé</strong>. Au moins 45% des montréalais font une&#8217;auto-évaluation négative de l&#8217;état de santé mental. incidamment, les gens sont de plus en plus nombreux à vivre seuls et passent beaucoup plus de temps seuls avec eux-mêmes, dans la solitude.</p>
<p>Pour en savoir plus :</p>
<ul>
<li>Pour en savoir plus sur <a title="La production de l'exclusion sociale et la déviance" href="http://androgena.wordpress.com/production-deviance-exclusionproduction-deviance-exclusion/" target="_blank">La production de l&#8217;exclusion sociale et la déviance</a>;</li>
</ul>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La persuasion coercitive]]></title>
<link>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/la-persuasion-coercitive/</link>
<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 17:41:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>androgena</dc:creator>
<guid>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/la-persuasion-coercitive/</guid>
<description><![CDATA[La manipulation mentale est l&#8217;ensemble des manœuvres visant à modifier les processus décisionn]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>La <strong>manipulation mentale </strong>est l&#8217;ensemble des manœuvres visant à modifier les processus décisionnels d&#8217;un individu ou d&#8217;un groupe social par utilisation de techniques individuelles ou groupales physiques ou psychiques afin de le (ou les) placer sous contrôle partiel ou total de l&#8217;auteur de la manipulation. Face à cette définition se pose le problème du degré de manipulation &#8211; socialement acceptable ou moralement et éthiquement condamnable.</p>
<p>La <strong>coercition </strong>est définie comme étant le fait de « retenir ou de contraindre par la force ». Légalement cela implique souvent l&#8217;utilisation de la force physique ou de menaces physiques ou légales. Les concepts techniques de la &#8220;<strong>persuasion coercitive</strong>&#8220;, lesquels sont efficacement contraignants, affaiblissants ou restreignants par l&#8217;application graduelle des <strong>forces psychologiques</strong>.</p>
<p>La <strong>persuasion coercitive </strong>est une techniques d&#8217;<strong>influence sociale </strong>capable de prosuire des changements substentielle de comportements et d&#8217;attitudes appliquée pour provoquer « l&#8217;apprentissage » et « la normalisation sociale » au oyens de tactiques coercitives, de persuation et/ou d&#8217;influence manipulative groupale ou interpersonnelle. Elle se dintingue par les conditions sous lesquelles elle est pratiquée et par les techniques de manipulation environnementales et interpersonnelles employées pour supprimer des comportements ou coyances particuliers et en entraîner d&#8217;autres. La <strong>persuasion coercitive </strong>ou « <strong>réforme de la pensée </strong>» peut être définie comme un système coordonné <strong>d&#8217;influence coercitive </strong>et de <strong>contrôle du comportement </strong>conçu pour <strong>manipuler </strong>et <strong>tromper </strong>un individu dans l&#8217;intérêt de l&#8217;auteur.</p>
<p>On définira la <strong>réforme de la pensée </strong>comme un changement de croyance dans <strong>l&#8217;adaptation à la situation </strong>; technique utilisant un continuum de recoupement de l&#8217;influence sociale basée sur les descriptions de la structure sociale des environnements de réforme de la pensée eux-mêmes. Les éléments qui permettent la distinction d&#8217;autres schémas de socialisation qui promeuvent l&#8217;observation sont l&#8217;<strong>attaque psychologique </strong>et <strong>interpersonnelle </strong>pour troubler la notion <strong>d&#8217;identité personnelle </strong>et du <strong>Soi</strong>,  l&#8217;utilisation d&#8217;un groupe de paires organisé et la pression interpersonnelle, laquelle rehausse la valeur de la conformité ; la manipulation de la totalité de l&#8217;environnement social du sujet, qui vise à stabiliser les modifications du comportement.</p>
<p>Le <strong>contrôle social</strong> se caractérise par le contrôle de la communication, la manipulation émotionnelle et comportementale ; la conformité au comportement dérivé ou déviante; les sollicitations d&#8217;aveux ; la manipulation du langage par les clichés ; enfin, la réinterprétation de l&#8217;émotion et de l&#8217;expérience humaine et le sentiment d&#8217;infériorité qu&#8217;éprouvent ceux soumis à cette technique.</p>
<p>Pour en savoir plus, consultez la page sur <a title="La persuasion coercitive" href="http://androgena.wordpress.com/production-deviance-exclusion/la-persuasion-coercitive/" target="_blank">la persuation coercitives</a></p>
<p>Pour en savoir plus sur, consultez la page sur <a href="http://androgena.wordpress.com/violence-psychologique-et-morale/">la violence psychologique et morale</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[De la maltraitance perverse]]></title>
<link>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/maltraitance-perverse/</link>
<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 17:40:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>androgena</dc:creator>
<guid>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/maltraitance-perverse/</guid>
<description><![CDATA[« Nous avons de bonnes raisons de considérer l’agression intra- espèce, dans la situation culturelle]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="font-size:7pt;">« <em>Nous avons de bonnes raisons de considérer l’agression intra- espèce, dans la situation culturelle historique et technologique actuelle, comme le plus grave de tous les dangers de l’humanité. Mais notre chance d’y faire face ne s’améliore guère, si nous l’acceptons comme quelque chose de métaphysique et d’inéluctable. Il vaut mieux suivre l’enchaînement des causes naturelles. Car c’est toujours grâce à la compréhension de cet enchaînement des causes naturelles que l’homme a pu maîtriser les phénomènes naturels</em> » (Karl Lorenz).</p>
<p>On constate que quand viens le temps de dénoncer une chose, il est possible de se trouver dans une situation, ou selon le type de dénonciation, il y a une psychologisation, médicalisation ou psychiatrisation du Sujet dénonciateur.</p>
<p>Il est donc possible de soumettre un individu à une situation ou la dénonciation devient impossible. D&#8217;abord, notons la notion, entre autre, de « labeling », de preuve sociale, de violence psychologique et morale, d&#8217;assujetion, de manipulation mentale, de catégorisation, de l&#8217;exclusion, de culpabilisation, de stigmatisation, de oersuation coercitive, de « conditionnement aversif », dont l&#8217;objectif vise essentiellement à miner la dénonciation, et/ou le dénonciateur, par différentes stratégies.</p>
<p>D&#8217;autre part, notons également la maitrise de l&#8217;environnement par la personne dénoncé. La personne dénonciatrice peut donc également être soumis à des situations &#8220;exceptionnelles&#8221;, par le dénonciateur, dont les avenues comportementaux de la réaction sont connu, ce qui permet d&#8217;utiliser la prophécie auto-réalisante, et donc prévoir la réaction du dénonciateur. Cependant, même si cette prophécie ne se réalise pas, le dénoncer peut miser sur le fait qu&#8217;habituellement elle se réalise. De plus, compte tenu des circonstances artificieuses, les observateurs extérieurs sont influencer par une perception biaisé de la situation et fonder leurs jugements sur une situation qui est en fait illusoire. Ainsi, les observateurs extérieurs ne peuvent porter un jugement éclairer puisqu&#8217;en fait, à la base, les situations &#8220;artificieuses&#8221; sont provoquer, peut-être même mis en scène.</p>
<p>On peut retrouver ce type de dynamique relationnelle perverse entre les protagonistes d&#8217;une situations, elle aussi, devenu perverse. Les observateurs extérieures, pour eux, analyse et font lecture de la situation sans toutefois pouvoir saisir les subtilités perverse de la dynamique relationnelle tout en se basant sur des stéréotypes, par exemple .</p>
<p>Dans la situation artificieuse,  on attribue donc un rôle à la personne dénonciatrice tout en la soumettant à une ou plusieurs situations exceptionnelles. Ses situations artificieuses sont &#8220;mis en scène&#8221; dans le but de faire croire en quelque chose qui n&#8217;existe pas, ou afin de produire un événements significatif, en fonction par exemple, de la prophécie auto-réalisante.</p>
<p>On utilisera les réactions de la personnes dénonciatrice issues des &#8220;situations exceptionnelles&#8221; en tant que preuve sociale afin de produire une démontration pseudo-scientifique. On soumettra la personne &#8220;à une épée de démocles&#8221;, résultat de la preuve sociale, afin de justifier le comportement et les actions du dénoncé.</p>
<p>On parle donc d&#8217;une situation inniquitable, ou le dénonceur ne peut s&#8217;exprimer et se faire entendre. Ces situations ne sont pas exclusives aux relations franchement pathologiques, tel que la harcèlement ou la violence congugale. On pensera à ces personnes qui se sentent obligés de placer un micro, ou une caméra, afin de percer à jour un maltraitement d&#8217;une personne agée, ou d&#8217;un enfant lors du gardiennage. Dans ces cas, est-ce seulement une démarche de vérification, ou une démarche à la suite d&#8217;impressions, d&#8217;intuitions, ou on décide carrément de produire une preuve légale. La personne dénonciatrice de la situation de maltraitance, ne pouvant se défendre, sare affubler et étiquetter un &#8220;diagnostique&#8221; de paranoïaque ou de paranoïde.</p>
<p>Dans le cas de Nathalie Simard, compte tenu de sa crédibilité au moment de la dénonciation, il aurait été fort innoportun de ne pas utiliser une stratégie afin d&#8217;obtenir un aveu. Une dénonciation, sans un aveu, aurait été excessivement difficultueuse, peut-être même impossible.</p>
<p>Notons qu&#8217;il existe également un phénomène reconnu au Québec de harcèlement psycholgique et morale dans les entreprises et en milieu de travail <sup>[<a href="http://www.cnt.gouv.qc.ca/en-cas-de/harcelement-psychologique/index.html" target="_blank">1</a>,<a href="http://www.safety-council.org/CCS/sujet/SST/harcel.html" target="_blank">2</a>,<a href="http://www.barreau.qc.ca/publications/journal/vol36/no13/harcelement.html" target="_blank">3</a>]</sup>.</p>
<p>Malgré le succès du thème de la violence psychologique et moral, du harcèlement moral, nous constatons que, dans la plupart des cas, les victimes perdent leur travail, présentent des séquelles traumatiques et n’obtiennent pas réparation devant les tribunaux.</p>
<p>Notons également, que la violence psychologique et morale peut être  produite autant par les femmes que par les hommes, autant en contexte relationnelle, familiale, organisationnelle, institutionnelle, professionnelle ou sociétale.</p>
<p>Pour rendre compte de l&#8217;existence de violences perverses, il est nécessaire d&#8217;identifier des facteurs favorisants de nature individuelle, situationnelle, organisationnelle et sociétale. Toutefois, seule une perspective holistique intégrant et prenant en considération tous ces facteurs et leur interaction dynamique, permettrait d&#8217;expliquer pleinement et donc de prévoir, l&#8217;existence de harcèlement et de violence dans un contexte donné. Il est donc improbable qu&#8217;un cadre théorique unique puisse pleinement rendre compte de toutes les formes de violence.</p>
<p>De plus en plus d&#8217;éléments tendent à démontrer l&#8217;existence de liens entre l&#8217;incidence de harcèlements et de violences, et des facteurs organisationnels tels que le leadership, le changement d&#8217;organisation, les tensions organisationnelles, la qualité de l&#8217;environnement de travail et des facteurs en relation avec la culture organisationnelle.</p>
<p>Pour en savoir plus sur <a href="http://androgena.wordpress.com/violence-psych…ique-et-moraleviolence-psychologique-et-morale/" target="_blank">la violence psychologique et morale</a></p>
<p>Pour en savoir plus sur <a href="http://androgena.wordpress.com/production-deviance-exclusion/formes-de-maltraitance-institutionnalisees/" target="_blank">les formes de maltraitances et de violences institutionnelle</a></p>
<p>Pour en savoir plus sur <a href="http://androgena.wordpress.com/violence-psychologique-et-morale/la-culpabilisation/" target="_blank">la culpabilisation</a></p>
<p>Pour en savoir plus sur <a href="http://androgena.wordpress.com/violence-psychologique-et-morale/les-formes-de-maltraitance/" target="_blank">les formes et les typologies de la maltraitance</a></p>
<p>Pour en savoir plus sur <a href="http://androgena.wordpress.com/violence-psychologique-et-morale/la-gestion-de-la-perception/" target="_blank">la gestion de la perception</a></p>
<p>Pour en savoir plus sur <a href="http://androgena.wordpress.com/violence-psychologique-et-morale/violence-managerialeviolence-manageriale/" target="_blank">la maltraitance managériale</a></p>
<p>Pour en savoir plus sur <a href="http://androgena.wordpress.com/violence-psychologique-et-morale/du-systeme-familiale-et-du-bouc-emissaire/" target="_blank">le bouc émissaire et la violence familiale</a></p>
<p>Pour en savoir plus sur  <a href="http://androgena.wordpress.com/violence-psych…ique-et-moraleviolence-psychologique-et-morale/" target="_blank">l&#8217;agent de la violence psychologique et moral : le pervers narcissique</a></p>
<p>Pour en savoir plus sur la communication et la  violence psychologique et moral : <a href="les-pervers-narcissiques-et-la-communication" target="_blank">le pervers narcissique et la communication</a></p>
<p>Pour en savoir plus sur la <a href="http://androgena.wordpress.com/production-deviance-exclusion/la-persuasion-coercitive/" target="_blank">persuasion coercitive</a></p>
<p>Pour en savoir plus, télécharger le document sur <a href="https://share.acrobat.com/adc/document.do?docid=929af279-9118-46d3-85a6-0899e45b109b" target="_blank">l&#8217;agression et la violence</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[personnalité anti-sociale et toxicomanie chez Hubbard]]></title>
<link>http://arturmary.wordpress.com/?p=355</link>
<pubDate>Sun, 09 Nov 2008 21:21:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Gomboc Artur</dc:creator>
<guid>http://arturmary.wordpress.com/?p=355</guid>
<description><![CDATA[Nous essayons de comprendre ici les théories psychologiques que l&#8217;idéologie scientologue véhic]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Nous essayons de comprendre ici les théories psychologiques que l&#8217;idéologie scientologue véhicule : aujourd&#8217;hui, 1) la personnalité anti-sociale ; 2) la toxicomanie.<!--more--></p>
<p><img class="aligncenter" title="20% antisocial" src="http://www.scientologyhandbook.org/img/pg414_1.jpg" alt="" width="300" height="213" /></p>
<p><strong><span style="color:#000080;">1. <span style="text-decoration:underline;">la personnalité anti-sociale selon la scientologie</span></span></strong></p>
<p>Comme l&#8217;illustre cette image scientologue, 20% de la population présente une personnalité anti-sociale. Cette personnalité se caractérise par les attributs suivant (et d&#8217;autres, selon le site <a href="http://www.scientologyhandbook.org/SH11_1.HTM">scientologyhandbook.org</a>):<!--more--></p>
<ul>
<li><strong>La personnalité anti-sociale s&#8217;occupe essentiellement de mauvaises nouvelles, de critiques ou remarques hostiles, d&#8217;invalidation et de suppression généralisée</strong>. On remarque avec intérêt que la scientologie à travers différentes de ses associations se fait pourtant l&#8217;énonciatrice d&#8217;un canal continu de mauvaises nouvelles, d&#8217;attaques acharnées contre la psychiatrie, d&#8217;invalidations systématiques de théories scientifiques&#8230; En définitive, une oeuvre anti-sociale selon les critères mêmes de la scientologie. Par ailleurs, cet item fait écho pour moi à une étude que j&#8217;avais lue (j&#8217;ai malheureusement perdu les références) où était <em>prouvé statistiquement</em> que les gens d&#8217;extrême gauche, généralement critiques envers la société, l&#8217;injustice sociale etc&#8230;, étaient moins heureux que les gens d&#8217;autres convictions politiques. En somme, l&#8217;ordre établi comme la scientologie vise le même objectif : évacuer l&#8217;excès d&#8217;activité critique&#8230; C&#8217;est le paradoxe que soulève Jacques Rancière (<em>La haine de la démocratie</em>, La Fabrique, 2005) : la démocratie lutte contre la dictature de l&#8217;arbitraire <em>et </em>contre l&#8217;excès de vie démocratique génératrice d&#8217;instabilités et de risques. &#8220;<em>A way to happiness&#8230;</em>&#8220;</li>
<li><strong>La personnalité anti-sociale choisit généralement la mauvaise cible</strong>&#8230; à replacer dans la division binaire du monde : où se trouve le Mal et quelles sont les frontières très strictes du Bien&#8230; selon l&#8217;Eglise de Scientologie ? L&#8217;ambiguïté est telle que chaque groupe suivant ce critère et suivant sa délimitation du Bien et du Mal peut dire que les membres du camp adverse sont anti-sociaux.</li>
<li>&#8230;Un dernier : <strong>La personnalité anti-sociale supporte uniquement des groupes destructifs et attaque tout groupe constructif ou d&#8217;amélioration</strong>. Même ambiguïté qui veut que le critère &#8220;anti-social&#8221; peut encore une fois s&#8217;appliquer à la Scientologie qui l&#8217;énonce. D&#8217;une part, elle supporte des groupes destructifs : le programme Narconon, par exemple, contre la toxicomanie mettant en place une thérapie pratiquée par des gens non-formés et dont les résultats selon les critères même de la scientologie sont plus bas que les autres formes de prise en charge de la toxicomanie. D&#8217;autre part, elle attaque de façon violente les groupes de soutien des victimes de sectes (objectivement, si des gens se disent victimes, c&#8217;est qu&#8217;il y a eu préjudice) ou la médecine (et la psychiatrie en particulier) ainsi que toute critique objective et scientifique (l&#8217;approche zététique en particulier) de ses pratiques.</li>
</ul>
<p>Le concept de &#8220;personnalité anti-sociale&#8221; selon la scientologie semble donc pouvoir s&#8217;appliquer à tous&#8230; et à personne. Ou plus précisément, ce concept s&#8217;adresse exclusivement à l&#8217;autre, à tout ce qui n&#8217;est pas la scientologie. Les figures classiques de l&#8217;autre peuvent être employé à supporter le Mal à mettre à distance : &#8220;<em>Sur vingt-et-une personnes qu&#8217;on a vues en train d&#8217;attaquer la scientologie ou la dianétique avec des rumeurs ou de l&#8217;enthéta, on a constaté après enquête que dix-huit d&#8217;entre elles étaient criminelles ou membres du Parti Communiste, généralement les deux.</em>&#8221; (Hubbard, <em>Manuel de Justice Confidentielle</em>, 1959)</p>
<blockquote><p>On tient la une définition de la pensée totalitaire, laquelle est beaucoup plus répandue que les Etats totalitaires : c&#8217;est celle qui ne laisse aucune place légitime à l&#8217;altérité et à la pluralité. Son emblême pourrait être cette perle de Simone de Beauvoir qu&#8217;on ne se lasse pas de citer : &#8220;la vérité est une, l&#8217;erreur est multiple. Ce n&#8217;est pas un hasard si la droite professe le pluralisme&#8221;. (Tzvetan Todorov, <em>Mémoire du mal, tentation du bien</em>, 2000)</p></blockquote>
<p>A quoi, l&#8217;on rétorquera que la Scientologie (comme beaucoup des autres &#8220;nouveaux mouvements religieux&#8221;) prône un droit à la différence culturelle, religieuse et se réjouit dans de magnifiques vidéos de la diversité des figures de l&#8217;autre &#8211; <em>manifestement</em> un hommage à l&#8217;altérité.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/93sXXA5pNIU&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/93sXXA5pNIU&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p>Le fait est qu&#8217;une telle vidéo passe sous silence la véritable altérité, le vrai point qui diffère radicalement de notre culture. Pour paraphraser Slavoj Zizek, on ne voit ici que l&#8217;autre sous un visage sympathique dansant son exotisme et le plus important a été omis : la représentation de la modalité collective de régulation de la jouissance que l&#8217;autre mobilise (peine de mort, excision, système de castes, endogamie stricte/polygamie/mariages arrangés, pédérastie, théocratie&#8230;). Etre vraiment tolérant, ne serait-ce pas être capable de tolérer l&#8217;intolérable autre ? Le message peut être renvoyé aux associations anti-sectes : <em>si vraiment nous sommes tolérants, alors nous devrions être capable de tolérer l&#8217;intolérable scientologie</em>&#8230; Si l&#8217;on en croit le nom de la campagne d&#8217;où est extrait cette vidéo (<em>way to hapiness</em>), alors il semble bien que maintenir l&#8217;autre à une certaine distance (&#8220;je tolère l&#8217;autre à condition qu&#8217;il ne soit pas trop autre !&#8221;) nous assure un certain &#8220;bonheur&#8221; &#8211; <em>way to happiness</em>, en route vers une <em>jouissance toute pas phallique</em>&#8230; Si l&#8217;on voulait tourner le revers latent de cette vidéo, il faudrait filmer la tolérance culturelle pour l&#8217;Autre véritable : Amazones matriarcales, les anciens Grecs pédérastes, les Talibans, les excisions rituelles, les parias intouchables, hututs, turcs ou chinois génocides&#8230; la séquence pourrait se conclure sur l&#8217;Occident et sa colonisation globale.</p>
<p style="padding-left:60px;"><em>Voir enfin cette autre vidéo dite non-sectaire toute aussi magnifique dans le message de tolérance et d&#8217;ouverture qu&#8217;elle véhicule. Là encore, où est passé l&#8217;autre ? On ouvrira une piste en disant que depuis Lévinas, nous savons que l&#8217;éthique ne peut être une éthique du Même, mais est nécessairement éthique de l&#8217;Autre. (A ce sujet, lire Alain Badiou, </em>Ethique, essai sur la conscience du mal<em>, 2003)</em></p>
<p style="text-align:right;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/d262BfXK1zc&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/d262BfXK1zc&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong><span style="text-decoration:underline;"><span style="color:#000080;">2. La toxicomanie selon la scientologie</span></span></strong></p>
<p>Sans trop entrer dans les détails, le programme <em>Narconon</em> (<em>Non à la drog, oui à la vie </em>; <em>Drug Rehab</em>) de la Scientologie est basée sur l&#8217;idée d&#8217;un <strong>sevrage immédiat</strong> parallèlement à une prise massive de vitamines et d&#8217;acide nicotinique ainsi qu&#8217;à une activité sportive (course) et des séances de sauna (quatre heures par jour !)</p>
<p>Passons la critique de la méthode et de ses risques (<span style="text-decoration:underline;">le postulat sera pris ici, qu&#8217;aucune raison scientifique n&#8217;explique son efficacité</span>), et notons plutôt que selon les critères de réussite données par la scientologie elle-même (le participant n&#8217;a pas consommé de drogue dans l&#8217;année qui suit le traitement) alors seulement 6.6% des participants répondent à ce critère (selon <a href="http://www.cs.cmu.edu/~dst/Narconon/studies.htm#swedish">l&#8217;étude menée par Gerdman</a> en Suède, tandis que l&#8217;institution annonce une efficacité de plus de 70%).</p>
<p>Qu&#8217;en est-il de ces 6.6% pour qui la méthode Narconon a été un véritable succès ? (Pour ces 6.6% le programme semble avoir fonctionné à 100%&#8230;). Il semble que si la méthode Narconon est moins efficiente que les autres thérapies, elle a singulièrement eu les effets souhaités chez ces quelques sujets. Malheureusement, je n&#8217;ai pas trouvé de récits détaillés du parcours de ces ex-toxicomanes &#8220;diplômés [graduated] de Narconon&#8221;. Pourtant, on peut être certain que ces sujets y ont trouvé du sens à donner à leur symptôme addictif, grâce par exemple au système explicatif de leur mal (expliqué je suppose en termes d&#8217;engrammes, de thetans, de science éthique etc&#8230;). De même qu&#8217;il est étonnant que des sujets abandonnent la drogue pendant leur psychanalyse (contre toute logique de la dépendance biologique et psychologique !), il est également supprenant que la méthode Narconon ait fonctionné !</p>
<blockquote><p>La sortie de la toxicomanie ne s’obtient pas par l’exercice d’un pouvoir mais par l’obtention du consentement du sujet : la rencontre de sujets gravement intoxiqués qui, quel que soit le produit incriminé, ont arrêté les prises toxiques du jour au lendemain – malgré les théories psychobiologiques qui décrètent ce type de sevrage impossible – ont arrêté parce qu’ils ont trouvé, souvent dans un transfert sur une personne concrète, analyste ou non, un moyen différent de nouer leur corps et leur représentation du monde (l’imaginaire), leur habitat langagier (le symbolique) et leur jouissance (le réel), qui rend caduc le nouage par la drogue. (Berger &#38; al., <em>clinique du sujet et du lien social contemporain</em>, p. 93)</p></blockquote>
<p>Si comme le conçoit la psychanalyse depuis Lacan, le symptôme opère le nouage du <em>réel</em> au <em>symbolique</em> et à l&#8217;<em>imaginaire</em> et qu&#8217;il est affaire de jouissance, alors les succès de Narconon sont les histoires singulières de sujets ayant subverti leur symptôme, défis de la norme (les 93.4% de &#8220;non-succès&#8221; &#8211; selon les critères de narconon, s&#8217;entend). L&#8217;impasse sera donc bien pour nous l&#8217;absence de matériel clinique&#8230;</p>
<p>Mais le débat autour des taux de réussites de la prise en charge par la scientologie d&#8217;une des &#8220;modalités problématiques de jouissance de nos contemporains&#8221; (Berger &#38; al.) qu&#8217;est la toxicomanie a le mérite de poser pour nous la question de l&#8217;<strong>efficacité thérapeutique</strong>.</p>
<blockquote><p>Du moins le dictionnaire est-il clair : est dit « efficace » ce « qui produit l’effet qu’on en attend ». Ainsi dit-on d’un traitement ou d’un médicament qu’il est efficace ou d’une aide qu’elle s’est révélée efficace, dans la mesure où elle a engendré l’effet escompté.Nous sommes dans une logique de l’action. On parlera par extension d’une personne efficace, soit celle dont la volonté et l’activité produisent l’effet adéquat. Déplacement de l’effet de l’agir à la « qualité » de l’agent.</p>
<p>Un pas de plus et l’on parlera d’« efficacité », par où l’on entend certes le caractère de ce qui est efficace – au sens sus-mentionné –, mais aussi la « capacité de produire le maximum de résultats avec le minimum d’effort et de dépense ». Cela renvoie donc naturellement à la notion de rendement. Il y va en effet du produit effectif d’un travail, voire de sa « plus-value ». Notion originairement agricole : production de la terre, évaluée par rapport à l’unité de surface cultivée. (Assoun., <em>Du métier impossible à l&#8217;acte nécessaire</em>, P. 17)</p></blockquote>
<p>(Cette précision sémantique faite, la position d&#8217;un militantisme en faveur d&#8217;une inefficacité thérapeutique devient même soutenable !) Ainsi, le <em>Drug Rehab </em>a montré une faible efficacité, mais parfois s&#8217;est révélé être néanmoins efficace. Cette institution s&#8217;est donc montré l&#8217;<em>occasion agissante</em> (Kierkegaard) d&#8217;un remaniement, point de réel qui s&#8217;impose au sujet et avec lequel il lui aura fallu composer ou recomposer. Le renversement se fait dans la rencontre avec l&#8217;Autre où vient s&#8217;inscrire le nouveau pliage du symptôme (matérialisé, justement, par un <em>diplôme</em> &#8211; étymologiquement, &#8220;plié deux fois&#8221;) : Narconon, selon sa statistique publicitaire, est bien un <em>sujet </em><em>supposé savoir</em>&#8230;</p>
<p><strong><span style="color:#000080;">Bien conscient que le développement ci-dessus est assez rapide et n&#8217;a pas obtenu toutes les précisions requises, ni suivi les pistes qu&#8217;il ouvrait, voici toutefois les quelques références bibliographiques qui en nourrissent la réflexion :</span></strong></p>
<p>Assoun, P.-L., <em>Du métier impossible à l&#8217;acte nécessaire. L&#8217;effet analytique</em>, Figures de la psychanalyse, 2005/1, n°11.<br />
Badiou, A., <em>Ethique, essai sur la conscience du mal</em>, Nous, 2003.<br />
Berger, F.F., Lemouzy-Sauret, B., Sauret, M.-J., <em>Clinique du sujet et du lien social contemporain</em>, Cliniques méditerranéennes, 2008/2, n°78.<br />
Rancière, J., <em>La haine de la démocratie</em>, La Fabrique, 2005.<br />
Sauret, M.-J., <em>Psychanalyse et politique. Huit questions de la psychanalyse au politique</em>, Presse Universitaire du Mirail, 2005 (en particulier, le chapitre &#8220;biologisme&#8221;)<br />
Terral, F., <em>Sur le lien social capitaliste</em>, L&#8217;en-je lacanien, 2003/1, n°1.<br />
Todorov, T., <em>Mémoire du mal, tentation du bien</em>, Robert Laffont, 2000.<br />
Zizek, S., <em>Passion du réel, passion du semblant</em>, Savoirs et clinique, 2003/2, n°3.<br />
Zizek, S., <em>Les spectres de l&#8217;idéologie</em>, Savoirs et clinique, 2002/1, n°1.<br />
Zizek, S., <em>Against human rights</em>, New Left Review 34, July-Augst, 2005.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[une demande problématique : l'évaluation de la "sujétion psychologique"]]></title>
<link>http://arturmary.wordpress.com/2008/09/01/une-notion-problematique-la-sujetion-psychologique/</link>
<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 09:21:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Gomboc Artur</dc:creator>
<guid>http://arturmary.wordpress.com/2008/09/01/une-notion-problematique-la-sujetion-psychologique/</guid>
<description><![CDATA[En parcourant la littérature qui couvre le thème de la sujétion psychologique en contexte sectaire, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">En parcourant la littérature qui couvre le thème de la sujétion psychologique en contexte sectaire, il apparaît que l’évaluation de cette sujétion est problématique. On relève que cette question fait l’objet d’une réflexion complexe de la part des chercheurs en psychologie dans le but d’intégrer un nouvel item à la prochaine édition du <span style="font-variant:small-caps;">DSM</span> (« <em>cult and ritual abuse</em> »). En France, exprimée dans la loi dite About-Picard du 12 juin 2001 qui sanctionne l’« abus frauduleux de l&#8217;état d&#8217;ignorance et de faiblesse d’une personne en état de sujétion physique et psychologique », cette notion mérite d’être examinée en profondeur. En effet, le psychologue-expert est appelé à évaluer l’état de sujétion psychologique, évaluation qui trouvera ses effets dans le jugement rendu. Cette loi est perçue en France, rappelons-le, comme le premier instrument juridique au service d’une « lutte contre le sectarisme ».</p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:27pt;line-height:150%;text-align:justify;margin:0;"><!--more--></p>
<div style="text-align:justify;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></span></div>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<div style="text-align:justify;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></div>
<div style="text-align:justify;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Que demande-t-on précisément au psychologue lorsque son expertise est appelée à rendre compte de l’assujettissement d’une personne, de l’aliénation sectaire, des effets d’un « lavage de cerveau » (<em>brainwashing</em>) ou de techniques de manipulations mentales ? Il faut reconnaître que la mission est des plus ambitieuses dès lors qu’elle touche au concept philosophique de <em>liberté</em>. C’est en somme le niveau de liberté, d’autonomie et d’indépendance à une tierce personne ou à un groupe qui est interrogé. La question est d’autant plus compliquée qu’elle viendra s’inscrire par ailleurs dans une recherche d’objectivité. C’est tout le débat autour de l’instrument de mesure : est-il possible de réaliser un outil au service du psychologue qui objectivement le renseignera sur la sujétion psychologique d’une personne ? Ou bien, le clinicien devra-t-il s’en remettre à un jugement <em>malgré tout </em>subjectif ?</span></span></div>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:27pt;line-height:150%;text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">On le voit, ce concept de <em>sujétion psychologique</em>, introduit dans l’appareil législatif, est doublement problématique – et invite ainsi doublement la profession des psychologues à une réflexion sur l’éthique de leurs pratiques. Premièrement, pour des raisons théoriques : la sujétion, l’assujettissement, l’aliénation ou la manipulation mentale font l’objet de débats particulièrement bien argumentés. Pour résumer les deux positions les plus extrêmes, la psychanalyse ne considèreraient le sujet qu’en tant qu’il s’aliène dans l’Autre (autrement dit, il n’est pas de sujet qui ne soit assujetti</span><a name="_ftnref1"></a><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">) ; tandis que la psychologie sociale conçoit un individu autonome devenu victime privée de son libre-arbitre par un ensemble de mécanismes socio-psychologiques (allant de l’influence groupale, à la soumission librement consentie). Deuxièmement, problématique pour des raisons méthodologiques : il s’agit d’un débat qui sous-tend toutes les démarches méthodologiques en sciences humaines, celui de l’objectivité des observations. Là encore, les extrêmes vont d’une position comportementaliste qui entend mesurer les seuls faits observables – façon de se rapprocher de l’objectivité de l’observation scientifique</span><a name="_ftnref2"></a><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> –, à la position opposée : ce qui fait le sujet réside précisément dans ce qu’il est d’indétermination – précisément, la ψύχη des psychologues, c’est-à-dire l’âme des traditions philosophico-religieuses. D’où découle de cette seconde position qu’il ne serait pas d’objectivité en sciences humaines.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:27pt;line-height:150%;text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Ainsi, la sujétion psychologique est un concept déjà positionné dans cette double discussion, déjà chargé d’un contenu idéologique : <em>a priori</em>,<em> </em>il sous-entend qu’il <em>existe</em> un phénomène de sujétion psychologique (avec comme corolaire que le sujet est normalement non-assujetti) et que celle-ci est <em>mesurable</em>. Que signifie l’introduction dans le droit positif d’un délit de « sujétion » quand la psychanalyse conçoit que ce qu’il y a de plus essentiel chez une personne, c’est justement qu’elle est un <em>sujet</em>. Entendons-nous bien : être sujet – ce n’est pas autrement que la loi About-Picard l’entend – c’est être <em>soumis</em> (<em>subiectus</em> dit précisément « jeté sous »). Il faut bien admettre avec nombre d’auteurs que ce débat entre les différents courants de la psychologie s’inscrit dans la postpolitique (Rancière) caractéristique de notre société néolibérale</span><a name="_ftnref3"></a><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:27pt;line-height:150%;text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">La position qui est la mienne – car il me semble que le psychologue (et le futur psychologue) <em>doit</em> se positionner – est celle d’une psychologie humaniste empruntant à la psychanalyse son ontologie. Je ne conçois donc pas la possibilité de l’élaboration d’un instrument <em>a priori</em> capable d’évaluer objectivement un degré de <em>sujétion psychologique</em>. Toutefois, l’expérience de mes rencontres avec les adeptes (dans le cadre de mon mémoire) et avec les sortants (dans le cadre de mon stage) de divers mouvements sectaires m’a permis de me confronter au phénomène d’emprise à l’œuvre dans ce contexte. Arnaud Esquerre résume ainsi l’impasse :</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:9.05pt;text-align:justify;margin:6pt 30.6pt 6pt 53.85pt;"><span style="font-size:10pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Il est impossible de prouver l’existence d’éléments psychologiques attestant d’une sujétion psychique. Seuls les témoignages de celui qui s’en dit victime, de ceux qui la dénoncent et l’avis d’un expert seront à la disposition d’un juge qui appréciera arbitrairement la réalité d’un assujettissement psychique bien mystérieux et impénétrable.</span><a name="_ftnref4"></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:27pt;line-height:150%;text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Pour conclure ces quelques éléments de réflexion, notons que de façon intéressante le concept de « manipulation mentale » (initialement proposé dans le projet de loi puis remplacé par « sujétion psychologique ») renvoie à une emprise qui, par définition, n’est pas visible par celui qui en est la victime. Autrement dit, il n’y a de manipulation mentale que précisément quand le sujet ne le sait pas. Freud écrivait en 1900 dans son <em>Interprétation des rêves </em>que le sujet « n’est pas même son propre maître en sa demeure » en se référant à l’inconscient. N’est-ce pas ce que vise également ce concept de manipulation mentale ? – une maîtrise par l’Autre, à notre insu</span><a name="_ftnref5"></a><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">.</span></span></p>
<div style="text-align:justify;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">
<p>&#160;</p>
<hr size="1" /></span></div>
<div id="ftn1" style="text-align:justify;">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify;margin:0;"><a name="_ftn1"></a><span style="font-size:x-small;font-family:Times New Roman;"> L’aliénation du sujet au langage est d’ailleurs une aliénation <em>de structure</em> d’où découle l’ontologie lacanienne. Ou, suivant le sentiment rimbaldien : « je est un autre ».</span></p>
</div>
<div id="ftn2" style="text-align:justify;">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify;margin:0;"><a name="_ftn2"></a><span style="font-size:x-small;font-family:Times New Roman;"> Encore ne faut-il pas oublier que malgré l’instrument le plus objectif, le regard de l’observateur n’en garde pas moins sa subjectivité. Dit autrement : les résultats d’une observation, même délivrés par un ordinateur, n’en demeurent pas moins l’objet d’une interprétation subjective de l’observateur.</span></p>
</div>
<div id="ftn3" style="text-align:justify;">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify;margin:0;"><a name="_ftn3"></a><span style="font-size:x-small;font-family:Times New Roman;"> Je renvoie à la lecture de Slavoj Žižek et notamment, <em>Plaidoyer en faveur de l’intolérance</em>, Flammarion, 2005. Remarquons que la postpolitique, en tant qu’elle entend se débarrasser des vieilles divisions idéologiques, est <em>per se</em> une position idéologique qui ne dit pas son nom.</span></p>
</div>
<div id="ftn4" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><a name="_ftn4"></a><span style="font-size:10pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> Arnaud Esquerre, La psychique affaire de l’Etat, in <em>« Malaise dans la réglementation », Che vuoi ?</em>, n°22, L’Harmattan, 2004. L’auteur pointe ici l’irréductible arbitraire du jugement. Il n’existe pas d’instrument parfaitement objectif capable de faire la preuve ainsi que les tests ADN qui visent l’élémination l’arbitraire du jugement.</span></span></p>
</div>
<div id="ftn5" style="text-align:justify;">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align:justify;margin:0;"><a name="_ftn5"></a><span style="font-size:x-small;font-family:Times New Roman;"> N’est-ce pas ce que proposait Žižek dans une interview : « réintroduire de l’aliénation » (dans un sens marxiste, précisa-t-il) ? </span></p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["Ballotté, manipulé, automatisé, l'homme perd peu à peu la notion de son être."]]></title>
<link>http://observatoiredufigaro.wordpress.com/2008/04/22/ballotte-manipule-automatise-lhomme-perd-peu-a-peu-la-notion-de-son-etre/</link>
<pubDate>Tue, 22 Apr 2008 12:54:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>observatoiredufigaro</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Ambra Dyorne Aujourd’hui mon ami serveur, nous allons apprendre le principe de la manipulation d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal"><em><strong>Par Ambra Dyorne</strong></em></p>
<p class="MsoNormal">Aujourd’hui mon ami serveur, nous allons apprendre le principe de la manipulation de l’inconscient par des suggestions d’idées.</p>
<p class="MsoNormal">Mon serveur ne répond pas. Il vient de renverser un café et nettoie. Je tourne à grandes envolées mon journal devant lui pour attirer son attention.</p>
<p class="MsoNormal">Regardons page 3 le titre du <a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/22/01002-20080422ARTFIG00002-sarkozy-veut-reformeret-ignorer-les-sondages.php" target="_blank">premier article </a>:</p>
<p class="MsoNormal"><em>Un an après, Sarkozy veut réformer et ignorer les sondages.</em></p>
<p class="MsoNormal">Donc un homme combatif qui avance, qui défend ses idées, qui ne pense pas à la popularité, par nature si volatile.</p>
<p class="MsoNormal">Regardons maintenant le titre du <a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/22/01002-20080422ARTFIG00003-royal-et-bayroupensent-deja-a-.php" target="_blank">deuxième article</a>.</p>
<p class="MsoNormal"><em>Ségolène Royal et François Bayrou pensent déjà à 2012.</em></p>
<p class="MsoNormal">Donc deux personnes ambitieuses, focalisées sur la prochaine élection présidentielle, qui ne se soucient pas de l’intérêt des Français.</p>
<p class="MsoNormal"><!--more--><strong> Conclusion</strong> :Heureusement que Nicolas Sarkozy est président, lui, il travaille. Imaginez la catastrophe si les deux autres rigolos avaient gagné. Il fut une époque où je le pensais aussi.</p>
<p class="MsoNormal">Regardons maintenant la double page 4/5</p>
<p class="MsoNormal"><span><em></em></span>Sur la page 4, <em>Delanoë irrite Pékin en soutenant le dalaï-lama :</em></p>
<p class="MsoNormal">Quel irresponsable !</p>
<p class="MsoNormal">Sur la page 5,<em> Nicolas Sarkozy prend soin de la « sensibilité chinoise »</em></p>
<p class="MsoNormal">Quel diplomate avisé !</p>
<p class="MsoNormal">Conclusion : la page 4 arrive après la page 5 dans le sens de lecture, donc, ouf, nous sommes sauvés, Nicolas Sarkozy est là !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:35.4pt;">Le Figaro comprendra-t-il un jour qu’il n’a pas besoin de jouer sur des manipulations grossières pour que l’on reste de droite ?</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><!--more--><strong> La définition du jour :</strong></p>
<p><strong>Manipulation mentale </strong>: On parle de manipulation mentale<strong> </strong>lorsqu&#8217;un individu ou qu&#8217;un groupe d&#8217;individus exerce une tentative de prise de contrôle de l&#8217;esprit et du comportement d&#8217;une personne ou d&#8217;un groupe, en usant <span style="color:#000000;">de techniques dites de persuasion <a title="Persuasion" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Persuasion"></a>ou de « <em>suggestion mentale</em> », en cherchant ou non à contourner les capacités critiques et/ou d&#8217;auto-critique de la personne, c&#8217;est-à-dire sa capacité à juger ou à refuser des informations ou des injonctions.<br />
Certaines formes de manipulations pourraient être altruistes, mais la notion de manipulation mentale est généralement négativement connotée, évoquant les manipulateurs aux comportements égoïstes ou malveillants.<br />
Des formes extrêmes en seraient par exemple le lavage de cerveau, ou des manipulations conduisant au suicide, ou à des comportements collectifs de type totalitaire et génocidaire.</span></p>
<p><em>&#8220;Ballotté, manipulé, automatisé, l&#8217;homme perd peu à peu la notion de son être.&#8221;</em> Vaclav Havel</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La famille, le lieu de tous les dangers]]></title>
<link>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/la-famille-lieu-de-tous-les-dangers/</link>
<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 17:39:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>androgena</dc:creator>
<guid>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/la-famille-lieu-de-tous-les-dangers/</guid>
<description><![CDATA[Lorsque nous entendons les mots « violence conjugale», la plupart d’entre nous avons spontanément en]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Lorsque nous entendons les mots « violence conjugale», la plupart d’entre nous avons spontanément en tête la représentation d’un homme en train de battre sa conjointe. La perspective féministe, dans le cadre d’une lutte légitime pour dénoncer la violence faite aux femmes, a contribué à forger notre représentation sociale de la violence conjugale. Cependant, les résultats de plusieurs recherches, tant sur le continent européen qu&#8217;américain, semble confirmer certains doutes à l’égard du bien- fondé de notre représentation sociale. On se souviendra de la représentation sociale montrant une femme attendant son mari avec un « rouleau à pate ».</p>
<p>C’est le nouveau mouvement féministe qui, à la fin des années 1960, a soulevé le problème de la violence intrafamiliale exercée contre les femmes et les enfants. Des recherches statistiques au cours des années 1990 ont permis de lever le voile sur le tabou de la violence intrafamiliale. Les recherches et les entretiens menés dans ce cadre avec les victimes de violences révélèrent alors une réalité effrayante (Wetzels et collab.1995 : 120). Quant à la criminologie, la violence intrafamiliale en était la tache aveugle jusqu’à un passé récent (Wetzels et collab.1995 : 120).</p>
<p>Avant de traiter plus en détail de ce phénomène, il faut opérer une distinction entre la <strong>violence active</strong> et la <strong>violence passive</strong> (négligence, incurie). La <strong>violence active</strong> peut prendre plusieurs formes comme la violence physique, l&#8217;abus psychologique et morale (humiliation, menace, infantilisation, privation, marginalisation, stigmatisation, coercition, manipulation mentale), l&#8217;exploitation financière et matérielle (usage abusif des biens) et la violence à connotation sexuelle. Quant à la violence passive, elle consiste à refuser à la personne des soins nécessaires, de la nourriture ou d&#8217;autres articles nécessaires. Même passive, la négligence peut avoir des effets néfastes.</p>
<p>« <em>La notion de violence domestique englobe la violence physique, sexuelle, psychique, sociale et émotionnelle entre des adultes vivants ou ayant vécu une relation proche. Il s’agit en priorité de couples unis par les liens du mariage ou du concubinage ou encore par d’autres liens de parenté</em> » (cité dans Kavemann 2002, trad.).</p>
<p>Une autre définition intègre la violence contre les enfants et les personnes âgées, entre frères et soeurs, ainsi que celle des enfants contre leurs parents : « <em>par violence domestique, nous entendons toute forme de violence ou de menaces de violence physique, psychique ou sexuelle exercée par des personnes partageant ou ayant partagé une relation familiale, conjugale ou similaire</em> » (Schwander 2003).</p>
<p>Ces quelques exemples illustrent la pluralité des approches de la violence domestique, qui n’est pas sans conséquence sur les statistiques, car plus large est la définition, plus vaste est l’ampleur du phénomène (Seith 2003 : 24).</p>
<p>La maltraitance désigne les relations entre personnes entretenant des rapports de force inégaux dans lesquelles la personne dominante recourt régulièrement à ces moyens pour imposer sa volonté et nuit ainsi à la personne dominée (violence et contrôle systématiques).</p>
<p>La maltraitance est souvent associée à des problèmes du système familial et ceux-ci étant tous liés dans une certaine mesure à des conséquences au plan du développement. Ainsi, la perspective des sciences sociales se fonde sur des observations, incluant les antécédents et les conséquences de la maltraitance, et ce, dans leur contexte écologique et celle du développement de l&#8217;enfant. On classifie généralement la maltraitance à l&#8217;égard des enfants en quatre grandes catégories : la violence physique, la négligence, l&#8217;abus sexuel et la violence émotive. Le signataire ajoute la violence psychologique et morale, qui recoupe certaines catégories mentionnées précédemment.</p>
<p>La recherche a établi une typologie des conflits relationnels en contexte des systèmes familiale. On fait la distinction entre violence situationnelle et violence et contrôle systématique d’un des deux partenaires (Gloor/Meier 2003: 535s).</p>
<p>Dans le cas des <strong>actes situationnels</strong> ou <strong>spontanés</strong>, le conflit peut déboucher sur la violence et même parfois la violence grave. Ce type de violence se caractérise par le fait, entre autres, qu’il peut être exercé aussi bien par l’homme que par la femme.</p>
<p>À suivre&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Syndrome d’Aliénation Parentale]]></title>
<link>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/syndrome-alienation-parentale/</link>
<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 17:38:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>androgena</dc:creator>
<guid>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/syndrome-alienation-parentale/</guid>
<description><![CDATA[Lorsqu&#8217;un parent aliénant dévalorise l’autre parent qui devient aliéné, et vice versa. Le synd]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h4>Lorsqu&#8217;un parent aliénant dévalorise l’autre parent qui devient aliéné, et vice versa.</h4>
<p>Le <strong>syndrome d’aliénation parentale </strong>(SAP) est un concept contreversé qui aurait été défini et décrit en 1986 par Richard Gardner, professeur de pédopsychiatrie à l&#8217;université de Columbia. Selon lui, il s’agit d’un désordre psychologique qui atteindrait l&#8217;enfant lorsque l’un des parents, ou les deux – sorte de chassé croisé -, effectue sur cet enfant, une pratique d&#8217;aliénation systématique de l&#8217;autre parent, et causé par l&#8217;un ou plusieurs de ces facteurs : 1) la programmation consciente par l&#8217;autre parent (brainwashing), ou les deux; 2) la programmation inconsciente ou la manipulaton de l&#8217;autre parent, ou les deux; 3) certains facteur au sein de l&#8217;enfant; 4) et certains fecteurs situationnelle et environnementales.</p>
<p>Pour en savoir plus sur <a href="http://androgena.wordpress.com/syndrome-alienation-parentale/" target="_blank">le syndrome d&#8217;aliénation parentale</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La violence psychologique a-t-il un sexe ?]]></title>
<link>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/violence-indirecte/</link>
<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 17:37:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>androgena</dc:creator>
<guid>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/violence-indirecte/</guid>
<description><![CDATA[« L’agressivité est une donnée fondamentale de la force des humains et un monde sans agression physi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="font-size:7pt;margin-left:30px;">« <em>L’agressivité est une donnée fondamentale de la force des humains et un monde sans agression physique ne serait pas forcément le paradis</em> » (Richard Tremblay).</p>
<p>LA VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE ET MORALE : DE L&#8217;AGRESSIVITÉ INDIRECTE</p>
<p>La violence psychologique et morale (VPM) n’est pas propre aux adultes. Les enfants aussi peuvent utiliser les mots et l’intimidation plutôt que leurs poings. L’<strong>agression indirecte</strong>, par exemple, davantage présente chez les filles que chez les garçons, consiste à blesser quelqu’un psychologiquement en détruisant ses relations interpersonnelles et son environnement social. Les conséquences de l’<strong>agression indirecte </strong>sont dévastatrices et peut agir sur le devenir de la progéniture. Elles s’apparentent d’ailleurs à celles que vivent les personnes victimes de harcèlement psychologique et morale au travail (HPMT). On peut donc présumer que la violence psychologique et morale existe chez les femmes.</p>
<p>On remarquera que certains hommes aiment bien se constituer une ostensatoire musculature (sélection sexuelle et dimorphisme sexuel) aussi imposante qu&#8217;inutile (de nos jours), et à ce titre, tout homme vivant dans la nature possède une musculature plus tôt filiforme que volumineuse; l&#8217;expression québécoise exprimant cette particularité : « il a les muscles raides ».</p>
<p>Cependant, les représentations sociales gardent encore ce stéréotype que la musculature est un signe de santé, de bien-être, d&#8217;autorité, et d&#8217;attirance auprès des femmes. Ainsi, à notre époque, le choix d&#8217;un homme à la musculature volumineuse sert-il réellement l&#8217;évolution humaine. Certe, certaines femmes aiment bien une musculature bien garnis, puisque la plupart des acteurs charismatiques en ont une, mais nous sommes à l&#8217;époque de la féminisation masculine; je me garde d&#8217;élaborer plus à fond pour le moment.Incidemement et incidamment, avec l&#8217;émergence de l&#8217;homme rose et de l&#8217;homme objet, nous sommes devant une véritable dévirilisation des roles sociaux: &#8220;<em>Soit beau et tait-toi</em>&#8220;, ou &#8220;<em>Soit serviable et tais-to</em>i&#8221; ou &#8220;<em>prend ton trou, et tais-toi, c&#8217;est à notre tour</em>&#8220;.</p>
<p>Cependant, la musculature est-elle vraiment l&#8217;appanage de la virilité (1- ensemble des caractéristiques physiques de l’homme adulte ; 2- ensemble des caractères moraux que l’on considère traditionnellement comme spécifiquement masculins).</p>
<p>Cependant, la musculature évoque-t-elle toujours la capacité à contraindre, par la force brute, ou rapelle-t-elle la capacité d&#8217;utiliser la force dans un environnement naturel hostile, procurant protection ? Ou est-ce que la musculature prend une valeur plutôt esthétique (relative aux moyens développés pour maintenir ou améliorer l’apparence physique) ? Somme nous-dons dans une culture de l&#8217;esthétisme.</p>
<p>De nos jours, la violence et la <strong>violence psychologique et morale </strong>n&#8217;a pas de monopoles. Certe, l&#8217;Image de la femme battue, phénomène d&#8217;<strong>agression directe</strong>, peut certes toujours avoir court.</p>
<p>Cependant, nous noterons que nous pouvons certainement admettre qu&#8217;elle puisse subir une violence psychologique et morale dite féminine, et nous pourrons donc imaginer un homme déconfit (vaincu, anéantit) par la violence indirecte sur un divant, avec une progéniture en état de choc.</p>
<p>Or chez la femme, il en est autrement. Celle-ci n&#8217;a jamais pu, historiquement et évolutivement, bénéficier de la musculature imposante (autant psychologiquement que physiquement), ni celle de la force brute. Certes, il peut exister des femmes suffisamment fortes et robustes pour sacrer une « bonne volée  »à sa douce moitié. Mais nous pouvons également et facilement admettre que la femme utilise la violence psychologique et morale, et ce, depuis des lustres.</p>
<p>Ici, je me garde bien de généraliser, et d&#8217;affirmer que toute femme est capable de violence psychologique et moral. Mais, de la force physique brute, il y a la force psychologique brute. Ainsi, j&#8217;ose émettre l&#8217;hypothèse qu&#8217;il y a eu émergence et prolifération des formes de violences féminine au cours des dernières 25 années.</p>
<p>Ainsi, il m&#8217;apparaît clairement qu&#8217;il existe plusieurs formes de violence psychologique et morales, et les femmes en possèdent bien une forme particulière : la <strong>violence psychologique et morale</strong> relevant de l&#8217;<strong>agression indirecte</strong>. Eh oui, on pourra même émettre l&#8217;hypothèse qu&#8217;il existe un type de violence psychologique et moral pour chaque sexe, et même en fonctin de l&#8217;âge. Nous avons donc affaire à une forme de violence multidimensionnelle qui appelle à une analyse muldimodale.</p>
<p>Cependant, chez l&#8217;homme, la violence psychologique et morale était bien liée à l&#8217;exercice du pouvoir, de la coercition et de la guerre, alors que chez la femme, elle est liée à d&#8217;autres caractéristiques ; l&#8217;<strong>agressivité indirecte</strong>. Cependant, l&#8217;évolution sociétale, et la transformation des rôles sociaux, ont certes permis l&#8217;émergence et la transformation des formes de violences psychologiques : disons une féminisation des formes de la violence ou une virilisation de la femme (valorisation des comportements traditionnellement considérés comme typiquement masculins.) .</p>
<p>Il faut donc admettre qu&#8217;il existe des <strong>formes de violence exclusivement féminine</strong>. Le pouvoir corrompt, et le pouvoir absolue corrompt absoluemment. Il en est de même autant pour les hommes que pour les femmes.</p>
<p>L&#8217;AGRESSIVITÉ INDIRECTE</p>
<p>Certains théoriciens soutiennent que les indicateurs les plus souvent utilisés pour désigner les enfants à risque de développer des conduites antisociales, soit les conduites d’agression directe, ne sont pas nécessairement appropriés pour les filles, dont les conduites agressives se manifestent plutôt sous un autre mode (Feshback, 1969 ; Crick, et al., 1997 ; Craig et Pepler, 1999 ; Ostrov et Keating, 2004). Partir des ragots, raconter les secrets des autres, dégrader, ridiculiser, isoler ou exclure une personne du groupe d’amis, porter atteinte à la réputation, constituent autant de manifestations de ce mode d’agression connu sous le nom d’agression indirecte (Verlaan, 1995 ; Bjorkqvist et al., 1992 ; Owens et al., 2000), relationnelle (Crick et Grotpeter, 1995 ; Tomada et Schneider, 1997) ou sociale (Cairns et Cairns, 1994 ; Galen et Underwood, 1997). Cet ensemble de termes dont les définitions varient légèrement d’un auteur à l’autre, font sensiblement référence au même phénomène (Bjorkqvist, 2001 ; Vaillancourt et al., 2003 ; Verlaan, 2005).</p>
<p>Les chiffres et les risques évoqués précédemment passent toutefois sous silence que, contrairement à ce que l’on observe chez les garçons, proportionnellement moins de filles ont recours de manière répétitive et persistante à l’agression directe, et ce, particulièrement durant l’enfance.</p>
<p>La connaissance des facteurs expliquant le développement de ces conduites chez les filles entre l’enfance et l’adolescence est importante afin de reconnaître précocement les filles les plus à risque de développer ce type de problème et de prévenir son apparition.</p>
<p>Les recherches récentes suggèrent également que les conduites d’agression directe chez les filles, c’est-à-dire les conduites de confrontation avec agression physique ou verbale (Little et al., 2003), lorsque manifestées durant l’enfance, constituent des indicateurs d’inadaptation sociale tout comme chez les garçons. Les filles qui présentent ce type de problèmes sont plus à risque de connaître un ensemble de difficultés ultérieures, dont des conduites antisociales et des troubles mentaux (somatisation, anxiété, dépression) (Serbin et al.,1991 ; Zoccolillo, 1993 ; Loeber et Keenan, 1994 ; Farrington, 1995 ; Pepler et Sedighdeilam,1998). Elles sont plus susceptibles de vivre le rejet des pairs et des difficultés scolaires (Lancellotta et Vaughn, 1989 ; Serbin et al., 1991 ; Coie et Dodge, 1998), des grossesses précoces, des stress parentaux et de la violence conjugale (Underwood et al., 1996 ; Pepler et Sedighdeilam,1998 ; Serbin et al., 1998). De tels résultats viennent donc largement justifier l’attention récente que l’on porte aux conduites agressives des filles.<br />
L’attention particulière que les chercheurs portent aux conduites agressives des filles est relativement nouvelle.</p>
<p>Un tel constat apparaît peu surprenant puisque les actes agressifs sont surtout reconnus pour être le fait des garçons.</p>
<p>De récents travaux sur les différences entre l’agression indirecte et l’agression directe ont révélé d’importantes différences dans la façon dont chacun de ces types de conduites agressives se manifeste selon l’âge et le sexe.<br />
Au plan du développement, on peut observer des gestes d’agression physique chez un enfant dès la fin de la première année de vie (Tremblay et al., 1999 ; Archer, 2004), tandis que l’agression indirecte est plus apparente lorsque les enfants auront commencé à comprendre la complexité des interactions sociales et les façons (habituellement verbales) de les manipuler. Dès l’âge de 4 ans, il est possible d’observer la manifestation rudimentaire de comportements d’agression indirecte chez les enfants (Crick et al., 1999).</p>
<p>Les filles qui utilisent l’agression indirecte désirent infliger des blessures émotives et sociales aux autres (Galen et Underwood, 1997 ; Owens et al., 2000). Les comportements de diffamation et d’exclusion servent, en outre, à renforcer leur propre statut social dans le groupe d’affiliation (Merten, 1997).</p>
<p>Les besoins féminins de rapprochement, d’intimité et d’acceptation s’expriment au moyen de confidences et d’échanges d’informations sur les autres, ce qui joue en faveur du maintien de la solidarité du groupe ou de la clarification de ses normes. Cette solidarité peut en revanche aller jusqu’à trouver le plus grand plaisir à discréditer autrui. Plus que les garçons, les filles perçoivent le tort causé par la rupture des relations interpersonnelles comme étant cruel et particulièrement blessant (Galen et Underwood, 1997). C’est peut-être la raison pour laquelle l’agression indirecte des filles est surtout dirigée vers d’autres filles (Owens et al., 2000).</p>
<p>Si, par leur nature, les conduites d’agression indirecte passent souvent inaperçues, les effets de ce mode d’agression peuvent être percutants. Pour plusieurs victimes, en effet, la souffrance et l’humiliation engendrées par l’agression indirecte ne sont pas épisodiques et peuvent persister au fil des années : la victime n’a pas seulement à composer avec des ragots et des mensonges, mais aussi avec l’isolement, la solitude et le rejet (Underwood, 2003).</p>
<p>Plusieurs travaux restent néanmoins à faire avant de déterminer si les conduites répétitives et persistantes d’agression indirecte constituent un indicateur d’inadaptation psychosociale future, comme peut l’être l’<strong>agression directe</strong>.</p>
<p>Marie-France hirigoyen parle du <strong>pevers narcissique </strong>en ces termes : Le <strong>bourreau </strong>ou <strong>pervers narcissique</strong>, peut être un homme ou une femme ; la <strong>violence morale </strong>n&#8217;est pas l&#8217;apanage des seuls hommes, bon nombre de femmes sont des tyrans domestiques ; les représentations sociales donnent trop souvent l&#8217;impression que les harceleurs sont tous des hommes et nous devons bannir ce jugement erroné, car les hommes victimes ont tout simplement plus de mal à parler de leurs souffrances.</p>
<hr />
<p style="font-size:7pt;">Source</p>
<p style="font-size:7pt;">Arcand, S., Lanctôt, N., Landreville, P. (2005).« Filles et déviance : perspective développementales », Les presses de l&#8217;Université de Montréal, Volume 38, numéro 1, Printemps 2005, p. 9-37.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Subir la manipulation perverse : les symptômes et les parades]]></title>
<link>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/subir-perversite-manipulation-les-symptomes-et-parades/</link>
<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 17:36:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>androgena</dc:creator>
<guid>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/subir-perversite-manipulation-les-symptomes-et-parades/</guid>
<description><![CDATA[Sommaire Notion de manipulation; Subir la manipulation perverse : l&#8217;emprise; Les parades à la ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Sommaire</strong></p>
<ul style="padding-bottom:10px;">
<li><a href="#notion-manipulation">Notion de manipulation;</a></li>
<li><a href="#subir-manipulation">Subir la manipulation perverse : l&#8217;emprise;</a></li>
<li><a href="#parades-manipulations">Les parades à la manipulation;</a></li>
<li><a href="#contre-manipulations">La contre-manipulation;</a></li>
<li><a href="#confrontation-manipulations">Confronter le manipulateur.</a></li>
</ul>
<p style="font-family:verdana;font-size:8pt;"><a name="notion-manipulation">NOTION DE MANIPULATION</a></p>
<p style="padding-left:30px;padding-right:30px;font-family:verdana;font-size:7pt;">« <em>La manipulation peut revêtir de nombreux masques. En être la cible peut être   excessivement dommageable. Il est donc précieux de pouvoir s&#8217;en rendre compte   le plus tôt possible et de disposer des outils utiles pour y parer.</em> »</p>
<p style="padding-left:30px;padding-right:30px;font-family:verdana;font-size:7pt;">« <em>La procédure en effet n’est pas seulement secrète pour le public, elle l’est aussi pour l’accusé</em> » Kafka, le procès.</p>
<p>Le Petit Robert définit le verbe manipuler comme étant « <em>influencer habilement (un groupe ou un individu) pour le faire penser et agir comme on le souhaite</em> ». Quelle que soit la forme que prend la manipulation (flatterie, pleurs, incitation, bouderie, séduction, etc.), elle comporte toujours une série d’attitudes et de propos qui visent à faire faire à l’autre certaines choses qu’il ne souhaite pas, et ce, si possible, sans qu’il s’en rende compte. La manipulation est donc une manœuvre consciente ou inconsciente qui vise à dominer une autre personne pour en retirer certains avantages. Elle implique un rapport de pouvoir de dominant à dominé et un rapport d’exploitation. C’est donc une relation coercitive et intéressée qui passe par des actes et des comportements.</p>
<p>Personne n’est à l’abri de subir des manigances manipulatrices et chacun peut, à certains moments, utiliser des paroles, des attitudes ou des gestes visant à manipuler autrui. Ceci étant dit, il est très légitime de tenter d’obtenir ce que l’on souhaite et de répondre à ses besoins, mais cette recherche de satisfaction ne doit pas se faire au détriment de l’autre, car on risque de glisser vers l&#8217;irrespect et la violence psychologique et morale. Lorsque le comportement manipulateur est dénoncé par la personne qui le subit et lorsqu&#8217;il est reconnu par l’auteur de la manipulation; celui-ci peut s’excuser de son attitude et saisir l’occasion pour exprimer ouvertement ce qu’il désire. Cela peut s’avérer une expérience blessante et décevante mais elle peut, à la limite, permettre de clarifier les besoins de chacun. Toutefois, précisons qu’il y a une grande différence entre utiliser à l’occasion certaines ruses pour obtenir quelque chose et être un manipulateur , qui relève de <em>modus operendis</em> !</p>
<p>Ce qui devient particulièrement pathologique,destructeur et inadmissible c’est lorsque la manipulation est répétitive, qu’elle est niée ou devient une façon d’être en relation plutôt que de demeurer une astuce de « dernier recours » ou un accident de parcours. Pour le manipulateur, les manœuvres perverses sont devenues une façon d’être et un système de défense souvent inconscient.</p>
<p><em>Isabelle Nazare-Aga</em>, psychomotricienne et thérapeute comportementaliste, dresse brièvement dans son livre <em>Les manipulateurs et l&#8217;amour</em>, le profil du <strong>pervers de caractère </strong>en le comparant à celui du manipulateur dit « <em>classique </em>», dit le « <em>pervers narcissique </em>» <strong>car il convient de ne pas les confondre. </strong>Environ 20% des manipulateurs seraient de vrais pervers de caractère.</p>
<p>« La manipulation est une manoeuvre qui vise à dominer une autre personne pour en retirer certains avantages. » L’acte manipulatoire: ‹‹ une action violente et contraignante, qui prive de liberté ceux qui y sont soumis. Dans ce sens, elle est déshonorante et disqualifiante pour celui qui met en œuvre de telles ressources, quelle que soit la cause défendue ›› (Breto, L’argumentation dans la communication, p. 23).  Son objectif est de réduire le plus possible ‹‹ la liberté de l’auditoire de discuter ou de résister à ce qu’on lui propose ›› (<em>Idem</em>, p.24). Elle repose donc sur une stratégie qui ne fonctionne que lorsqu’elle est masquée, dissimulée; la manipulation passe nécessairement par un message fait pour tromper. La manipulation n’a de sens que lorsque le récepteur offre une certaine résistance que l’on veut vaincre. Manipuler est une façon de convaincre.</p>
<p>La manipulation ‹‹ consiste à entrer par effraction dans l’esprit de quelqu’un pour y déposer une opinion ou provoquer un comportement sans que ce quelqu’un sache qu’il y a eu effraction. Tout est là, dans ce geste qui se cache à lui-même comme manipulatoire ›› (<em>Idem</em>, p.26). Ce serait sur ce point qu’on peut voir la différence fondamentale avec l’argumentation, qui est une autre façon de convaincre. En effet, argumenter pour convaincre consiste à donner à l’auditoire de bonnes raisons d’adhérer à l’opinion proposée ou d’adopter un comportement. A contrario, une personne manipulée ne sait pas pour quelles raisons elle est convaincue.</p>
<p>Construire un message manipulatoire passe donc par une double préoccupation : ‹‹ identifier la résistance qui pourrait lui être opposée et masquer la démarche elle-même ›› (<em>Idem</em>, p.27).</p>
<p>La <strong>manipulation </strong>peut susciter un état émotionnel chez le récepteur afin de paralyser son jugement, de lui faire accepter le message sans discussion. Citons :</p>
<ul>
<li>la séduction : ‹‹ la raison qui est donnée pour adhérer au message, en l’occurrence le charme, n’a rien à voir avec le contenu du message lui-même ›› (p.80). La manipulation commence quand le charme se substitue aux arguments;</li>
<li> la relation d’identification : on réfère souvent à se phénoméne sous l&#8217;expression &#8220;Il faut qu&#8217;il s&#8217;identifie à&#8221;. La manipulation commence lorsque l&#8217;on croit à un message parce que l&#8217;on sidentifie à l&#8217;émetteur, l&#8217;identification se substituant aux arguments ;</li>
<li> la séduction par le style : le discours est plus convaincant quand il est exprimé avec un style particulièrement subtil ou élégant. La manipulation commence quand la force d’une formule, du style d’un message se substitue aux arguments;</li>
<li> la manipulation par la peur et l’autorité : La manipulation commence quand la peur, la menace, l&#8217;intimidation, se substitue aux arguments. De plus, l&#8217;expérience en psychosociologie menée par Stanley Milgram, montrant la soumission de la plupart des sujets à l’autorité de scientifiques, malgré des demandes extrêmes (administrer à un humain des décharges électriques fortes en cas d’erreur).<br />
La manipulation par l’autorité est particulièrement préoccupante dans le cas des innombrables messages commerciaux destinés aux enfants. ;</li>
<li> l’amalgame affectif : on associe des éléments affectifs à l&#8217;argumentaire, le message sera augmenté d’une valeur supplémentaire, d’une sensation “programmée”, même si on finit par en oublier l’origine. La manipulation commence quand les éléments affectifs se substitue aux arguments ;</li>
<li>l’effet fusionnel : Le message ne nous arrive pas seul, il passe à travers une relation. C’est à ce niveau qu’on trouve <strong>le procédé de répétition</strong>. S’il existe une résistance à se laisser convaincre au départ, celle-ci s’émousse vite au fil des répétitions, d’autant plus que le message est simple et utilise d’autres techniques de manipulation.‹‹ Ce qui nous paraît étrange et sans fondement la première fois — parce que non argumenté — finit par paraître acceptable, puis normal, au fil des répétitions. Cette technique crée l’impression que ce qui est dit et répété a quelque part, très en amont, été argumenté. La répétition fonctionne sur l’oubli que l’on a jamais expliqué ce qu’on répète. ›› (<em>Idem</em>, p.94) ;</li>
<li>l’hypnose et la synchronisation : s’utilisent davantage dans les relations interpersonnelles. Il s’agit d’adapter son comportement, son attitude corporelle, le rythme de sa respiration en miroir par rapport à celui que l’on veut convaincre. On lui donne l’impression d’être “comme lui”, si bien qu’il se laisse convaincre sans réelle discussion.</li>
<li>Le cadrage : proposer un cadrage de la réalité fait partie de toutes nos discussions: nous cherchons à expliquer notre point de vue aux autres, en ordonnant les faits d’une certaine façon, en mettant en avant ceux qui nous touchent le plus ou correspondent à nos priorités. Ainsi on se donne une certaine image du monde, avec des repères stables, qui sont nécessaires pour vivre. Mais ce qu’on appelle la désinformation correspond à un “cadrage menteur”. C’est un recadrage faussé du réel, imposé en connaissance de cause par le manipulateur, afin d’induire en erreur et d’en tirer un avantage. Il s’agit de ‹‹ faire passer pour faits bruts et totalement crédibles ce qui n’est que pures inventions, destinées à cacher les vraies informations ›› (<em>Idem</em>, p.102). Le recadrage abusif est une façon déformée de présenter les faits, quand on sait qu’une présentation honnête ne suffirait pas à convaincre. Concrètement, on peut utiliser des mots “piégés”, tendancieux. ais il serait intéressant de chercher dans nos propres façons de parler de ces expressions, qui enferment l’esprit, en attribuant à une personne ou une réalité une “étiquette” réductrice. Breton attire spécialement notre attention sur la tendance à présenter des réalités sociales comme des événements naturels, occultant ainsi leurs causes véritables. Le cadrage contraignant est une véritable stratégie manipulatoire qui fonctionne en deux temps. D’abord faire accepter une opinion ou un comportement qui ne pose pas problème et constitue un détour par rapport au but véritable. Puis se servir de ce premier consentement pour en entraîner un deuxième avec une escalade dans l’exigence.</li>
</ul>
<p>Il existe au moins trois forme de <strong>manipulation </strong>:</p>
<ol>
<li>La <strong>manipulation positive </strong>ou altruiste;</li>
<li>La <strong>manipulation égocentrique </strong>: le <strong>manipulateur égocentrique </strong>n’est qu’à la recherche de son bénéfice personnel, de ses intérêts, sans se préoccuper du désagrément qu’il cause à autrui. Il agit de façon très égoïste. i) Il est très malin, voire rusé, trompeur, c’est un excellent parleur, il « anesthésie » par sa brillance intellectuelle; ii) Il est guidé par le pouvoir, le gain , la reconnaissance personnelle, la renommée;</li>
<li>La <strong>manipulation classique</strong>;</li>
<li>La <strong>manipulation destructrice </strong>: il s&#8217;agit du « <em>pervers de caractère </em>» à ne pas confondre avec le « <em>pervers narcissique </em>», terme issu du jargon psychopathologique pour désigner le <strong>manipulateur classique</strong>;</li>
</ol>
<p>Selon <em>Isabelle Nazare-Aga</em>, la <strong>manipulation </strong>consiste à contrôler quelqu&#8217;un à son insu et l&#8217;amener à agir comme on l&#8217;entend. Tout cela en utilisant une stratégie qui passe par les sentiments.</p>
<p>Selon “le Chantage affectif” (InterEditions, 1998) de Susan Forward et “Les manipulateurs sont parmi nous” (Les Editions de l’Homme, 1997) d’Isabelle Nazare-Aga, on décline le chantage affectif :</p>
<ul>
<li>le maître chanteur :  Susan Forward distingue quatre types de « maîtres chanteurs » : 1) le boureau; 2) le flagellant; 3) le martyr; 4) le marchand de faux espoirs ;</li>
<li>Le cadeau piégé ou le faux cadeau : « Par une utilisation abusive du principe de réciprocité – par ailleurs indispensable à une bonne cohésion sociale –, le “donneur” maintient le “receveur” dans une position de débiteur. « Le problème est que le donneur choisit quand et comment le receveur doit lui rendre la monnaie de sa pièce », explique Isabelle Nazare-Aga.  ;</li>
<li>Les fausses croyances : le manipulateur utilise des croyances familiales et sociales afin d’induire chez sa cible un lourd sentiment de faute morale, explique Isabelle Nazare-Aga.</li>
</ul>
<p>« <em>La culpabilité qu’instille le maître chanteur dans l’esprit de ses victimes mine l’image positive d’elles-mêmes que celles-ci cherchent à construire </em>», explique Susan Forward. Abandon, égoïsme, injustice, trahison sont les points sensibles sur lesquels le manipulateur appuie dans l’intention de faire mal. Il procède souvent par insinuation. Il n’exprime jamais une demande claire et vous réduit à l’impuissance.</p>
<p>Voici un texte intéressant : « <em>Sans vouloir trop généraliser voir stigmatiser, les narcissiques manipulateurs semblent être surreprésentés dans certaines professions (avocats, chirurgiens, vendeurs de tout poil, acteurs, hommes politiques, managers, dans les médias, le showbiz, le commerce, le marketing, la communication, la finance et la publicité).Ces personnes sont attirées par ces fonctions car elles savent qu’elles obtiendront ‘une scène’ à leur mesure et le statut social qui flattera leur ego. Notons que beaucoup d’entre eux font métier de diriger une équipe, d’attirer l’attention d’un publique, de le séduire, le conditionner pour mieux le gérer et le manipuler…Ils aiment particulièrement les postes de pouvoir dans lesquels ils ont peu de compte à rendre, être entourés d&#8217;assistants chez qui ils aiment créer une dépendance malsaine en soufflant le chaud et le froid. Se sentir envié, admiré et craint par des subalternes corvéables et déférents, guettant leurs moindres changements d&#8217;humeur avec effroi, les comblent de bonheur. Pour ceux qui auraient besoin de perfectionner et d’optimiser leurs fonctionnements manipulatoires intrinsèques, des coaches enseignent aux manageurs et cadres dirigeants la communication influente (le terme politiquement correct pour l’art de la manipulation.</em></p>
<p><em>Quelle meilleur couverture qu&#8217;une profession offrant une garantie de respectabilité? Quel meillleur statut que celui du médecin, prêtre, gourou de tout poil, psychologue, policier, enseignant pour nous sentir en confiance ? Ces professions cachent aussi de nombreux pervers narcissiques qui utilisent leur position de pouvoir que nous respectons selon un schéma social établi depuis l&#8217;enfance pour nous duper et nous abuser.</em></p>
<p><em>Vendre, c&#8217;est être persuasif. Ce n&#8217;est donc pas très surprenant de constater que les meilleurs commerciaux sont clairement narcissiques. Sûrs d’eux, soignant particulièrement leur apparence, assez manipulateurs et séducteurs, ayant moins de scrupules dans la compétition et moins peur d’échouer, ils peuvent faire face à des situations difficiles, se battant sans états d’âme, au besoin en écrasant les autres étant sans foi ni loi et en s’attribuant les idées de collaborateurs et tout le mérite en cas de réussite, guère atteints en cas d’échec, c’est pas de leur faute ! Après une phase d’ascension sociale en grande partie due à leur manque de scrupules, leur énorme ambition et l’indifférence à autrui, ils essuient souvent des revers qui parfois les amènent à rabattre de leur superbe et vieillissent assez mal. Le regard neuf des nouvelles générations n’est pas assez admiratif. Leur publique habituel se lasse de n’être convié qu’à célébrer leur propre gloire sans contrepartie. Ils s’alarment alors de leur santé dont l’altération vient à point nommé pour justifier leurs défaillances. L’échec de leur vie privée et affective contraste en effet avec leurs illusions de succès.</em> » (Article publié le vendredi 3 août 2007, sur ce <a href="http://pervers-narcissiques.blogspot.com/2007/08/des-mtiers-qui-en-disent-long.html">blog</a>).</p>
<p>Le manipulateur manque d&#8217;assurance en lui et donc son seul moyen d&#8217;exister est d&#8217;écraser les autres pour se sentir supérieur. Très souvent, il a lui-même eu un parent manipulateur, donc pour lui la manipulation est le seul moyen de communication qu&#8217;il connaisse, et la contre manipulation est le seul moyen de s&#8217;en sortir. On observe un environnement propice à cela : souvent, ils ont quelque chose de plus. Ils peuvent être plus grand, plus beau, plus bavard, précoces au niveau du langage. Cela crée une fascination de la part de l&#8217;entourage et l&#8217;enfant va alors réaliser qu&#8217;il a un pouvoir sur les adultes et il va s&#8217;en servir en essayant de les manipuler.  Certains manipulateurs peuvent être pervers dans la mesure où la manipulation va jusqu&#8217;à la destruction de l&#8217;autre.</p>
<p>On évoque généralement la manipulation  pour parler d’individus ou de groupes de personnes qui par jeu ou sur la base de fondements personnels précis, constructifs  ou non selon leur propre point de vue, essaient de contrôler avec plus ou moins de succès l’esprit d’une personne ou d’un groupe  en les persuadant d’un fait, d’une situation,  d’un comportement individuel ou collectif, d’une orchestration d’actes à priori déstructurés mais pourtant liés par une même volonté de générer dans l’esprit de la ou des personnes visées un avis ou un comportement bien précis. La manipulation s’articule le plus souvent autour d’un objectif précis qui est poursuivi par celui ou ceux qui l’exerce afin d’en retirer un bénéfice immédiat ou décalé dans le temps.</p>
<p>Pour cela, “le manipulateur”, appelons le ainsi, essaie de prendre plus ou moins le contrôle de l’esprit de sa ou de ses victimes, il essaie de générer des comportements précis en utilisant différentes techniques de persuasion en essayant de créer un halo concordant de faits, mêmes imaginaires ou déstructurés entre-eux. Le manipulateur doit pour cela contrecarrer le sens critique de la ou des personnes visées afin de diminuer ou d’altérer sa capacité d’analyse, de jugement ou de comportement. S’il peut exister certaines formes de manipulations positives ou altruistes,  la notion de manipulation est le plus  souvent fondée sur des intentions négatives et pratiquée par des personnes au tempérament égoïste ou malveillant.</p>
<p>La manipulation est très utilisée dans les structures de groupe, dans les entreprises,  dans les associations, groupes communautaires ou en politique. Dès que l’on détecte le mensonge, l’omission ou la déformation volontaire d’une vérité ou d’une réalité, on peut légitimement se poser la question d’une éventuelle tentative de manipulation.</p>
<p>Le talent suprême du manipulateur se trouve souvent dans sa capacité à apparaître aux yeux du plus grand nombre comme une personne sympathique dont tout le monde louera le côté avenant. Elle excelle dont dans les <strong>habiletés sociales</strong>. Le manipulateur prendrait selon elle souvent prétexte de la norme, du  <em>« bon comportement »</em> à adopter en société ou en groupe. Isabelle Nazare-Aga précise d’ailleurs que le manipulateur sait trouver les erreurs ou même les provoquer ou les créer, les défauts également (réels ou fictifs) pour le plaisir de les mettre au grand jour afin que sa victime se sente coupable d’avoir agi autrement qu’elle aurait dû le faire selon le manipulateur et que l’entourage adhère à la démarche pour donner encore davantage de corps à la manipulation-déstabilisation. Le manipulateur, plus que tout autre, ne laisse généralement voir en société que ce qu’il souhaite, puisque son comportement est un véritable rôle de composition. Il est en représentation, à la manière d’un acteur, la plupart du temps. Ceci est destiné probablement à rehausser son image narcissique. Mais plus simplement cela lui permet que ses victimes se sentent dans l’impossibilité de se faire aider pour échapper à son influence ; comment révéler certaines turpitudes à des amis ou parents qui ne peuvent en croire le premier mot ? <span style="font-family:verdana,arial;color:black;font-size:x-small;">Remarquons d&#8217;ailleurs que pour les sociologues, le harcèlement moral peut souvent s&#8217;assimiler au contrôle 						social qui maintient l&#8217;individu dans la norme (ce qui est considéré comme<br />
&#8220;normal&#8221; en particulier dans le cadre du travail).</span></p>
<p>Dans les rangs des manipulateurs, on peut assez aisément distinguer plusieurs catégories : le manipulateur utilisant autrui sans état d’âme à des fins narcissiques, de pouvoir ou de pure malveillance ; le manipulateur s’appuyant sur le mensonge,  la séduction, la contrainte ou la force par un effet de contraintes multiples. Dans ce dernier cas, la manipulation peut probablement recéler un goût pour la torture psychique qui peut cacher un trouble psychologique réel et parfois grave.</p>
<p>Le manipulateur cache souvent un tempérament déviant, pervers, rancunier ou envieux dont les origines remontent à l’enfance, à un sentiment de frustration ou à une situation personnelle vécue comme une difficulté insurmontable. Les psychologues sont très fréquemment confrontés à des comportements manipulateurs dans les systèmes familiaux ou socio-professionnels.</p>
<p>Le manipulateur pourrait aisément être de ceux qui s’approprient les idées des autres, de ceux qui font tentative de faire porter par d’autres leurs propres responsabilités, de ceux qui aiment à entretenir le doute ou le soupçon sur des situations ou des personnes, de ceux dont les arguments semblent en toute situation logiques.</p>
<p style="font-family:verdana;font-size:8pt;"><a name="subir-manipulation">SUBIR LA MANIPULATION PERVERSE : L&#8217;EMPRISE<br />
</a></p>
<p>À la suite d’une manœuvre de manipulation, on peut éprouver toutes sortes de sentiments : colère, confusion, tristesse, doute, surprise, incompréhension, irritation, etc. Lorsque la manipulation perdure, les effets sont dévastateurs pour la personne qui la subit. La cible n’arrive pas à comprendre qu’un individu puisse à ce point lui manquer de respect et elle développe un sentiment d’irréalité. La personne manipulée commence à douter de ses perceptions, de son jugement, de ses compétences et de ses qualités personnelles, ce qui mine grandement son estime et sa confiance en elle. Le doute répété engendre de la confusion : un sentiment d’inadéquation s’installe alors et contribue ainsi à dévaloriser davantage la cible. Elle a l’impression de ne plus savoir communiquer correctement, se sent coupable, honteuse et a tendance à s’isoler. Les personnes ciblés peuvent développer, en outre, toutes sortes de malaises physiques (somatisation &#8211; maux de tête, de ventre, de dos, des problèmes de peau, etc.) et même sombrer dans le désespoir et la dépression.</p>
<p>Être <em>systématiquement </em>et <em>régulièrement </em>confronté à un ou plusieurs <strong>manipulateurs </strong>ou à une ou plusieurs <strong>manipulatrices </strong>et au harcèlement psychologique et moral génère une souffrance dont atteste la présence   d&#8217;un ou de plusieurs des symptômes suivants :</p>
<ul>
<li>un manque croissant de confiance en soi;</li>
<li>un sentiment d&#8217;infériorité en présence du manipulateur;</li>
<li>une perte des repères;</li>
<li>une tendance à la rumination mentale des échanges avec lui;</li>
<li>des problèmes de sommeil : insomnie, cauchemar;</li>
<li>des troubles de l&#8217;appétit;</li>
<li>la somatisation : maux de tête, douleur abdominale, réactions cutanées, &#8230;;</li>
<li>état de stress, anxiété, irritabilité, fatigue, états dépressifs;</li>
</ul>
<p>La <strong>somatisation </strong>est le processus   par lequel un conflit qui ne peut trouver d’issue mentale ou comportementale,  déclenche dans le corps des désordres endocrino-métaboliques, point  de départ d’une maladie organique (Dejours, 1989). Dans la situation de harcèlement psychologique et morale, la répétition  pluriquotidienne des brimades, vexations et injonctions paradoxales à valeur d’effraction psychique et suspend tout travail durable de  la pensée ; nous travaillons de manière incessante à  mettre en images, en représentations, en rêvesnocturnes nos idées,  nos sentiments, nos émotions. L&#8217;autoguérison devient impossible, l&#8217;esprit est subjugués. Si penser et  agir sont mis en impasse, la somatisation est inexorablement convoquée  à plus ou moins long terme. La  décompensation est inévitable dans cette situation d’isolement.  Car une analyse fine de la situation d’impasse décrite par les patients  harcelés met à jour <em>l’isolement du sujet.<br />
</em></p>
<p>« <em>La somatisation est le processus par lequel un conflit qui ne peut trouver d’issue mentale va déclencher dans le corps des désordres endocrino-métaboliques, point de départ d’une maladie organique</em> » (Dejours, 1993).</p>
<p>La <strong>peur </strong>induit des conduites de domination ou de soumission. Force est de constater que la manipulation délibérée de la menace, du chantage, du harcèlement psychologique et morale sont désormais érigés en méthode de management et de stratégies coercitives pour pousser à l’erreur et à la faute, déstabiliser et pousser au passage à l&#8217;acte.</p>
<p>La pratique instituée de la violence morale, verbale, de l’humiliation transforme la cible en objet de satisfaction des pulsions sadiques de l&#8217;auteur du harcèlement dont la position de supériorité est utilisée pour autoriser l’abus de pouvoir. La <strong>peur</strong>, affect majeur chez les harcelés, ne la quitte plus.</p>
<p>La manipulation mentale s’appuierait selon nombre d’experts sur différents mécanismes entre autre : dans le registre émotionnel, la peur, l’angoisse, le besoin de reconnaissance,  l’amitié désirée ou enviée, le besoin d’amour, le désir, la jalousie conséquence d’une projection du manipulateur en sa ou ses victimes ; des pressions répétées ou continues, individuelles ou dans une dynamique de groupe que le manipulateur cherche à contrôler ; l’entretien de rôles de type bouc émissaires où un groupe devient persécuteur d’une victime que le manipulateur veut isoler ou maintenir isolée avec l’appui plus ou moins inconscient ou conscient du groupe, etc.</p>
<p>Une mauvaise estime de soi, le sentiment de culpabilité et d’infériorité rendent les individus beaucoup plus vulnérables à la manipulation ou déclencher l’apparition de comportements refoulés qui transforment l’individu en manipulateur ainsi que d’autres facteurs ou contextes tels que : la dépression, un choc traumatique et les situations de perte de repères (perte des parents, mort d’un ou plusieurs proches, maladie, rupture, divorce, perte d’emploi,  accusations graves et injustes), une schizophrénie apparaissant, la consommation de certaines substances chimiques, drogues, médicaments, incluant l’alcool atténuant la lucidité semblent pouvoir rendre les individus, au moins provisoirement, plus vulnérables à la <strong>manipulation mentale</strong> ou encore déclencheurs de procédés de manipulation.
</p>
<p style="font-family:verdana;font-size:8pt;"><a name="parades-manipulations">LES PARADES À LA MANIPULATION</a></p>
<p>Quelles que soient l’origine et les intentions derrière la manipulation, il importe d’apprendre à s’en protéger. Pour ce faire, il faut d’abord repérer et reconnaître les comportements qui visent à nous manipuler. Prendre conscience et mieux comprendre le narcissisme et les mécanismes pervers qu’utilise le manipulateur aident parfois à prendre du recul et à mieux se défendre.</p>
<p style="text-align:justify;">Comprendre les stratégies du manipulateur permettrait de développer des stratégies de contre-manipulation, sans avoir l’air de se défendre émotivement, ce qui place en position vulnérable. Paraître indifférent, ne pas répondre plus aux flatteries qu’aux critiques du manipulateur (autrement que par un simple : « merci » ou bien : « c’est toi qui le dis »), plaisanter et montrer une joie de vivre éloigne généralement les manipulateurs. Lorsque l’on doit se défendre contre les assauts d’un supposé manipulateur dans ses relations, il peut être proposé d’agir envers cette personne et seulement avec cette personne, comme elle le fait avec les autres, ce qui peut désamorcer ses tentatives d’influence.</p>
<p style="text-align:justify;">Si l’on est menacé, il peut être recommandé d’éviter d’entrer en discussion avec un individu manipulateur, ne lui révéler de soi-même que le strict minimum, sans parler de sa vie personnelle et en restant flou quand on change ses habitudes, en ne parlant de ses changements qu’à la dernière minute ou mieux en n’en disant rien. Ne pas réagir avant que le manipulateur ne se soit exprimé clairement ; faire ressortir justement que sa demande est ambiguë, désamorce volontiers une tentative d’influence. Accumuler des éléments de preuve de ses demandes ou réponses, par exemple écrire et dater ce qu’il dit, ou bien demander une confirmation par courriel d’une demande téléphonique, peut permettre de le confondre quand il se contredira lui-même. Évidemment si le manipulateur se sent acculé ou démasqué, il sait souvent prendre un masque ne permettant pas de le confondre définitivement. Comme le révèle certains experts, le manipulateur vit aux dépends de ses victimes, tout comme le flatteur vit aux dépends de ceux qui l’écoutent.</p>
<p style="text-align:justify;">Il est cependant difficile d’échapper à un parent, un conjoint, patron manipulateur ou un manipulateur chevronné. Chercher à s’en faire un ami est inutile et ne serait que lui donner d’autres occasions de manipuler. Il est parfois nécessaire de lui mentir (ou plutôt : ne pas lui donner des moyens plus efficaces encore pour manipuler) pour éviter les conflits inutiles ou dangereux, de ne pas répondre à ses attentes, d’être imprécis.</p>
<p>Pour se protéger, il devient impératif de ne plus accepter de telles attitudes, de ne plus tolérer le manque de respect et le contrôle de l’autre. Très souvent, la victime doit faire le deuil d’une communication saine et authentique avec l’autre.</p>
<p>Les attitudes qui contrecarrent le manipulateur:</p>
<ul>
<li>l&#8217;esprit critique;</li>
<li>l&#8217;écoute de ses propres besoins et ressentis;</li>
<li>l&#8217;analyse d&#8217;un malaise et l&#8217;identification des causes;</li>
<li>la capacité de dire « non » et de s&#8217;affirmer;</li>
<li>conscience de soi;</li>
<li>connaissance de soi;</li>
<li>le respect de soi;</li>
<li>le sens de la répartie;</li>
<li>le maintien de la confiance aux personnes qui ont fait leurs preuves dans le   passé;<br />
la méfiance à l&#8217;égard de ceux qui critiquent d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre   vos proches ou qui instiguent contre eux;</li>
<li>la recherche d&#8217;informations directement auprès des personnes incriminées   par les propos du manipulateur;</li>
<li>la force de refuser d&#8217;assumer les engagements et les responsabilités   d&#8217;autrui;<br />
la colère face à des reproches injustifiés;</li>
<li>la persévérance pour obtenir toutes les clarifications jugées   nécessaires;</li>
</ul>
<p>Les   attitudes qui mettent fin à la manipulation:</p>
<ul>
<li>regarder la réalité en face et chasser la honte de s&#8217;être laissé(e)   manipuler;</li>
<li>agir pour mettre fin au piège;</li>
<li>tenir à distance le manipulateur, si possible, ou prendre de la distance   vis-à-vis de ses manigances;</li>
<li>afficher l&#8217;indifférence face à ses tentatives de dévalorisation,   culpabilisation ou déstabilisation;</li>
<li>travailler à l&#8217;affirmation de soi;</li>
<li>arrêter de se justifier et utiliser une phrase du type : &#8220;si cela me   plaît à moi&#8230; &#8220;;<br />
lister mentalement les contre-arguments lorsque les insinuations du   manipulateur vous affectent plus que de raison;</li>
<li>se souvenir que les vrais amis agissent pour notre bien, au contraire du   manipulateur qui dit mais ne fait pas;</li>
<li>rire de l&#8217;humour mais rejeter l&#8217;ironie pernicieuse;</li>
<li>distinguer la critique constructive de la critique dévalorisante et, face   à la seconde, demander à l&#8217;interlocuteur s&#8217;il a mieux à proposer;</li>
<li>prendre la liberté de refuser un service demandé, surtout si vous vous   sentez contraint(e) ; la phrase suivante peut aider : &#8220;lorsqu&#8217;on pose une   question, il faut être capable d&#8217;accepter un &#8220;oui&#8221; comme un   &#8220;non&#8221; sans quoi il faut s&#8217;abstenir&#8221;;</li>
<li>faire respecter ses limites, ses besoins, ses désirs, &#8230;;</li>
<li>s&#8217;opposer au chantage affectif en disant que : &#8220;chacun est libre de   penser et de ressentir ce qu&#8217;il veut&#8221;;</li>
<li>répondre brièvement;</li>
<li>renoncer à vouloir changer une personnalité manipulatrice (vos arguments   ou votre amour n&#8217;y pourront rien changer).</li>
</ul>
<p>À cause de cette souplesse défensive qui enlève au sadique la jouissance de la souffrance de l’autre, la pression morale s’intensifira. Classiquement, plus l’objet se refuse, plus la pulsion d’emprise s’exacerbe. Cependant, le dégagement de la situation d’emprise va résorber le tableau traumatique en quelques semaines.</p>
<p>Le but ultime est de ne plus répondre, d’éviter de trop réagir de façon émotive et de cesser d’argumenter et de se justifier. Graduellement, la personne qui est manipulée doit reconstruire et consolider sa valeur personnelle. Elle doit travailler sur son sentiment de culpabilité, apprendre à s’affirmer et à faire des activités plaisantes pour elle. Il peut être très pertinent d’aller chercher de l’aide et du support afin de briser l’isolement et d’y voir plus clair.</p>
<p>Pour sortir de relations nuisibles et destructrices, il n’y a qu’un mot à retenir : le Respect, le respect de soi et de l’autre, dans la réciprocité.</p>
<p>Une des difficultés à confondre les manipulateurs réside dans le fait qu’ils n’ont que très rarement toutes les caractéristiques des manipulateurs et contrairement aux personnes de leur environnement ou à leurs cibles, ils sont rompus à “l’Art du Masque”. Le vrai manipulateur est souvent atteint d’un problème de personnalité constant qui modifie en permanence sa façon de penser et de se constituer des socles de valeurs nouveaux tout autant que de ne pas être pour partie conscient de son problème. Ces personnes veulent obtenir à chaque fois qu’une occasion se présente, le maximum des autres.</p>
<p>Avec les manipulateurs il n’y que deux types de relations possible : celle de dominant ou de dominé. L’une comme l’autre étant désagréable à la plupart des personnes il serait conseillé de les fuir.</p>
<p>L&#8217;objectif de la stratégie c&#8217;est apprendre à être un être non influençable en même temps que rester disponible aux autres. C&#8217;est également savoir analyser les messages reçus ou bien rester prisonnier de leurs effets, ce qui constitue peut-être une des sources principales d’inégalité sociale aujourd’hui. Face aux messages, nous pouvons adopter une attitude de récepteur actif.</p>
<p style="font-family:verdana;font-size:8pt;"><a name="contre-manipulations">PARADE : LA CONTRE-MANIPULATION</a></p>
<p>Pour ne pas donner prise au manipulateur, ne cherchez surtout pas à vous justifier, car cela ne ferait que vous fragiliser encore plus.</p>
<p style="font-family:verdana;font-size:8pt;"><a name="confrontation">PARADE : CONFRONTER LE MANIPULATEUR</a></p>
<p>Ici, il s’agit de renvoyer l’autre à son besoin, donc à sa responsabilité. Plus impliquante, la confrontation risque de vous amener à vous positionner sur la nature du lien que vous souhaitez entretenir avec celui ou celle qui vous manipule.</p>
<p>« <em>Tout reproche exprime une demande indirecte </em>», note Jacques Salomé, auteur de “Pour ne plus vivre sur la planète Taire” (Albin Michel, 1997).</p>
<p>Refuser la manipulation, c’est accepter de passer pour une « mauvaise fille », un « mari égoïste », un « collègue difficile ». Donc renoncer à une image idéale de soi. Vous y parviendrez en prenant conscience de votre valeur. Et cela se travaille. Vous deviendrez peut-être moins « aimable » aux yeux du manipulateur, mais, en vous libérant de ce regard extérieur, vous gagnerez un bien précieux : votre liberté.</p>
<p>Ne tolérez rien qui risque de nuire à votre santé Pas question d’accepter des demandes qui mettraient en péril votre équilibre physique ou psychique.</p>
<hr />
<p style="font-family:verdana;font-size:7pt;">HIRIGOYEN, Marie-France. « <em>Le harcèlement moral</em> », Fidion, 1999.</p>
<p style="font-family:verdana;font-size:7pt;">NAZARE-AGA, Isabelle. « <em>Les manipulateurs sont parmi nous</em> », Les Éditions de l’Homme, 1997.</p>
<p style="font-family:verdana;font-size:7pt;">NAZARE-AGA, Isabelle. « <em>Les manipulateurs et l’amour</em> », Les Éditions de l’Homme, 2000.</p>
<p style="font-family:verdana;font-size:7pt;">Poudrette, pascal (2002). « <em>La manipulation : une agression sournoise</em> », Vies à vies, Volume 14, numéro 3, ISSN 1705-0588.</p>
<p style="font-family:verdana;font-size:7pt;">Serrano, Yanick (2009).«  <em>L’art subtil et dangereux de la manipulation</em> », http://www.yannickserrano.fr/2009/02/23/lart-subtil-et-dangereux-de-la-manipulation/comment-page-1/.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[De la résistance à la manipulation et la persuation coercitive]]></title>
<link>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/resistance-manipulation-et-persuation-coercitive/</link>
<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 17:35:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>androgena</dc:creator>
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<description><![CDATA[Au regard de la multiplicité des approches de la résistance Knowles et Linn (2004) soulignent que « ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Au regard de la multiplicité des approches de la résistance Knowles et Linn (2004) soulignent que « <em>la résistance est un concept avec un noyau net et des frontières floues</em> ». Ils identifient quatre éléments pour appréhender la résistance : la réactance, la méfiance, la vigilance et l’inertie qu’ils relient à la sphère affective, cognitive ou motivationnelle de la résistance.</p>
<ol>
<li>La <strong>réactance</strong>, qui est « l’état motivationnel d’une personne dont la liberté est supprimée ou menacée de l’être » (Brehm 1966 cité dans Clee et Wicklund 1980) est activée quand l’influence est directement perçue. Elle est associée à la dimension affective et motivationnelle de la résistance;</li>
<li>La <strong>méfiance </strong>a trait au soupçon engendré par un message destiné à modifier les attitudes initiales. Les réactions sont ici de nature affective et cognitive;</li>
<li>La <strong>vigilance </strong>survient lorsque les individus sont conscients d’être la cible d’une tentative d’influence. Ils deviennent alors beaucoup plus sensibles à la qualité des arguments. Cette vigilance renvoie principalement à l’aspect cognitif;</li>
<li>Enfin, l’<strong>inertie </strong>apparaît quand un message persuasif incite au changement et que l’individu résiste à ce changement;</li>
</ol>
<p>Pour Sherman et al. (2004) la <strong>résistance </strong>se définit comme une réponse d’un individu qui tente d’éliminer ou de réduire l’impact d’une communication persuasive. La définition de Poster (1992) qui est la façon dont les individus ou les groupes pratiquent des stratégies d’appropriation en réponse aux structures de domination.</p>
<p>Le signataire rappelle la simplicité, du moins dans son énonciation, de la finalité de toute manipulation et la persuation coercitive : modifier des attitudes et des comportements. Pour atteindre cet objectif les messages doivent persuader le récepteur. On utilise alors divers stratégies.</p>
<p>Notons que la résistance à la persuation relève de l&#8217;investigation des caractéristiques d&#8217;un stimulus et des représentations préalables du récepteur, celle-ci étant plus ou moins stables.</p>
<p>Parmi les premiers travaux reliés à la résistance à la persuasion, stricto sensu, on trouve McGuire (1964 dans Eagly et Chaiken 1993) et sa théorie de l’inoculation. Le principe repose sur l’analogie biologique de la vaccination. Un message négatif de faible impact à l’encontre d’une opinion immunise l’individu contre des actions de persuasion plus intense et développe sa résistance.</p>
<p>Deux grandes catégories sont sources de résistance à la persuasion. La première dite motivationnelle recouvre les menaces contre son image de soi, la menace de perte de sa liberté ou la remise en cause de ses attitudes. La seconde dite cognitive repose sur le lien entre ses attitudes et ses autres cognitions. Toute tentative de persuasion qui est décodée comme pouvant déstabiliser l’équilibre du système entraîne une résistance (Eagly et Chaiken 1993).</p>
<p>Les travaux de Albarracin et Mitchell (2002 cité par Briñol et al., 2004) mesurent la « confiance défensive » des individus. Le principe est que les personnes confiantes dans leurs capacités d’argumentation (forte confiance défensive) ne cherchent pas à éviter les communications perturbantes à l’inverse des individus peu confiants dans leurs aptitudes (faible confiance défensive). Toutefois l’effet contextuel peut atténuer momentanément une forte capacité à résister ; une pression sociale jugée comme valorisante (recherche de consensus dans une assemblée, image dans un groupe) peut conduire à être plus perméable aux tentatives de persuasion.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La manipulation perverse, le contact physique et la technique du toucher]]></title>
<link>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/manipulation-contact-physique-et-technique-du-toucher/</link>
<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 17:34:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>androgena</dc:creator>
<guid>http://androgena.wordpress.com/2009/04/14/manipulation-contact-physique-et-technique-du-toucher/</guid>
<description><![CDATA[Les techniques de manipulation qui en créant le contexte interpersonnel requis, permettent d&#8217;a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Les <strong>techniques de manipulation </strong>qui en créant le contexte interpersonnel requis, permettent d&#8217;augmenter l&#8217;efficacité de la demande et par là d&#8217;accroître l&#8217;engagement du sujet, pour le rendre plus suceptible aux suggestions et aux injonctions qui permettront de le manipuler.</p>
<p>Communiquer pour demander quelque chose à quelqu&#8217;un, a   priori, c&#8217;est avant tout parler, s&#8217;exprimer d&#8217;une manière   claire pour inciter l&#8217;autre à nous accorder ce que nous   lui demandons. Si les mots choisis, le ton employé, la   tournure de phrase sont importants, le langage non verbal ou   langage corporel joue aussi un rôle très   important.</p>
<p>Les recherches sur le toucher ne datent pas d&#8217;hier. Les chercheurs s&#8217;intéressent sérieusement aux effets du toucher depuis au moins le milieu des années 70. Dans l&#8217;une de leurs recherches les personnes qui pénétraient dans une cabine téléphonique avaient la bonne surprise de trouver sur la tablette quelques pièces de monnaie.</p>
<p>Évidemment, comme l&#8217;aurait fait n&#8217;importe qui, elles utilisaient les pièces pour téléphoner ou, à tout le moins, les glissaient dans leurs poches en partant. Un peu plus loin un inconnu les interceptait : « <em>N&#8217;auriez-vous pas trouvé quelques pièces de monnaie sur la tablette ?</em> » L&#8217;inconnu n&#8217;est autre, on s&#8217;en doute, qu&#8217;un expérimentateur. Une fois sur deux, il ne se contentait pas de cette sollicitation, purement verbale. Il touchait, en outre, le bras de son interlocuteur pendant une ou deux secondes. Ce contact physique lui permit d&#8217;augmenter significativement le taux de restitution des pièces oubliées. Qu&#8217;un simple contact puisse rendre les gens plus honnêtes pourra étonner. Il ne s&#8217;agit pourtant pas là d&#8217;une bizarrerie expérimentale. Ce phénomène a été observé dans des situations très différentes et à propos de comportements très variés. La célèbre université de Miami abrite, d&#8217;ailleurs, un institut de recherche qui lui est exclusivement consacré. Dans le seul domaine médical, des centaines de recherches attestent de l&#8217;intérêt qu&#8217;il y a à toucher celles et ceux dont on souhaite infléchir les comportements. Ainsi, les pensionnaires touchés se nourrissent mieux que ceux qui ne le sont pas, les patients touchés respectent mieux les prescriptions médicales que les autres, etc. Initialement mis en évidence aux Etats unis, dans une culture de « non-contact », le phénomène de toucher ne perd rien de sa vigueur en France, un des pays latins où les gens se touchent le plus. Un chercheur français a, par exemple, constaté qu&#8217;on avait deux fois plus de chance d&#8217;obtenir d&#8217;un quidam une pièce de monnaie en lui touchant le bras au moment de notre requête. Dans une autre recherche, il a pu observer que le même contact physique (toucher du bras), durant une séance de travaux pratiques, permettait à un enseignant de pratiquement tripler la probabilité que ses élèves se rendent volontairement au tableau pour corriger un exercice. Cette dernière recherche s&#8217;inscrit dans la tradition des recherches américaines qui montrent qu&#8217;un enseignant peut aider un élève à améliorer ses performances scolaires en recourant à un simple contact physique.</p>
<p>Il est maintenant démontré que le fait que   quelqu&#8217;un vous touche physiquement augmente votre   réceptivité à la demande qu&#8217;il peut   formuler. C&#8217;est comme si ce contact ouvrait une voie de   communication positive. Et au-delà d&#8217;accéder   à votre demande plus facilement, la personne que vous   touchez vous juge d&#8217;une manière plus positive.</p>
<p>Le toucher permet d&#8217;établir un contact physique avec le sujet. Les études scientifiques ont montré que la technique du toucher affecte favorablement les jugements esthétiques (Silverthorne et al., 1972), conduit les clients à trouver plus agréable le commerce (Hormik, 1992), modifie positivement la perception d&#8217;un inconnu (Wycoo and Holley, 1990), induit à faire plus confiance (Patterson, 1973), etc. Les yeux-dans-les-yeux n&#8217;est qu&#8217;une variante de la technique du toucher, moins efficace peut-être.</p>
<p>Donc, le toucher favorise l&#8217;élicitation émotionnelle, une réponse émotive, dans certains cas favorable. Car, le touché n&#8217;est pas toujours approprié et ne génère par toujours une réponse émotionnelle positive. Le contact physique est très peu courant quand on rencontre quelqu’un pour la première fois. Néanmoins, serrer la main des hommes et des femmes au moment de les saluer est tout à fait courant. Les hommes ne se touchent pas à moins qu’ils ne se connaissent très bien ou qu’ils soient parents. En Occident, le toucher a reçu une connotation négative, ce qui a fait régresser le contact physique entre les personnes. Elle est surtout réserver lors des contact intimes, entre amis, entre membres familiales, entre amoureux.</p>
<p>Les normes de communication : règles sociales souvent inconscientes, acceptées<br />
par un groupe. Parmi les risques inhérents à la communication, l’intrusion d’autrui dans notre territoire intime (physique et psychique) et les mécanismes de défense que l’individu met en œuvre nous ramènent à nos origines. Communiquer, c’est mettre en commun, ouvrir une partie de ce territoire symbolique aux autres, au risque d’être envahi. On distingue 2 types de territoires &#8211; physique et symbolique :</p>
<ul>
<li>L’espace physique : Selon l’anthropologue américain E.T. Hall, l’individu est entouré d’une « sphère » invisible qui le sépare d’autrui et qui définit son territoire intime En Occident, le limite de ce territoire est à environ 45 cm autour du corps Seuls les intimes sont admis dans cette sphère La limite est franchie dans 2 cas seulement : relation amoureuse / lutte ou agression physique. E.T. Hall (La Dimension cachée, 1971, Seuil) distingue 4 distances de communication, variables en fonction des cultures : 1) La distance intime,  &#60;= 45 cm [relation amoureuse/lutte] 2) la distance personnelle, 45 à 125 cm [conversation entre amis]; 3) la distance sociale, 1,20 m à 3,60 m [communication professionnelles, communication de groupe]; 4) la distance publique, &#62;= 3,60 m [Communication uniquement collective];</li>
<li>L’espace symbolique : Correspond au moi intime : ce que l’on ne veut pas rendre public, communiquer. L’indiscrétion est la forme la plus courante de<br />
violation de l’espace symbolique. Différents comportements (verbaux et non verbaux), notamment les rituels d’évitement, permettent de délimiter ce territoire aux yeux des autres. Faire preuve de tact n’est pas toujours suffisant : un longue fréquentation de l’autre est souvent indispensable.</li>
</ul>
<p>Ainsi, le contact physique peut-être utiliser afin de créer un rapport de domination/soumission au sein d&#8217;une relation, un rapport innégalitaire, un rapport perdant/gagnant. Le contact physique innaproprié et innoportun indispose, elle crée un malaise.</p>
<hr />
<p style="font-family:verdana;font-size:7pt;">Références</p>
<p style="font-family:verdana;font-size:7pt;">Kleinke, C. (1973). Compliance to requests made by gazing and touching experimentaters in fielf settings. Journal of Experimental Social Psychology, 13, 218-223. 2</p>
<p style="font-family:verdana;font-size:7pt;">Guéguen, N. (2002a). King of touch, gender and compliance to a request : A pilot study. Studia Psychologica, 44, 167- 172. 3</p>
<p style="font-family:verdana;font-size:7pt;">Guéguen, (2002b). Encouragement non verbal à participer en cours : l’effet du toucher. Psychologie et Education, 51, 95-107. 4</p>
<p style="font-family:verdana;font-size:7pt;">Steward, L. et Lupfer, M. (1987). Touching as teaching : The effect of touch on students&#8217; perceptions and performance. Journal of Applied Social Psychology, 17, 800-809.</p>
</div>]]></content:encoded>
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