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	<title>memoire-antique &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "memoire-antique"</description>
	<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 18:50:29 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Tripartisme et décadence]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/11/18/tripartisme-et-decadence/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 09:11:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[Même si elle peut faire grincer des dents, c&#8217;est une thèse intéressante que celle de Pierre La]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Même si elle peut faire grincer des dents, c&#8217;est une thèse intéressante que celle de Pierre Lance (« Alésia. Un choc de civilisations ») sur les causes de la défaite gauloise devant les armées romaines. C&#8217;est tout simplement parce que, selon lui, la société gauloise était décadente : elle « n&#8217;était déjà plus tout à fait le type de société qui convenait à l&#8217;éthique des Celtes et à leur psychologie profonde (…) il manquait donc à ces hommes, lors de la conquête romaine, la foi et l&#8217;enthousiasme qu&#8217;il faut pour défendre la communauté avec toute la vaillance nécessaire ».</p>
<p>Pierre Lance voit dans l&#8217;organisation tripartite de la société (et dans  l&#8217;assimilation de la « fonction » à la « classe ») l&#8217;une des raisons à cette décadence. Au contraire de certains continuateurs de Georges Dumézil qui en font une sorte de « plan  selon lequel s&#8217;édifieraient toutes les sociétés indo-européennes », il remarque que les deux classes de druides et de chevaliers n&#8217;existaient pas à l&#8217;apogée de la civilisation de la Tène et que ce tripartisme est « l&#8217;ultime aboutissement d&#8217;une dégradation de la propriété foncière individuelle et tribale ».</p>
<p>« Au reste, ajoute-t-il, le terme « fonction » lui même doit être ramené à une nécessité vitale. Or, <em>aucune société saine n&#8217;a besoin de prêtres</em> mais elle a besoin de chercheurs, de médecins, de philosophes. Là est vraiment la<em> première fonction</em>. Mais que le médecin ou le philosophe devienne un sorcier puis un prêtre, et nous avons là un processus de <em>décadence de la fonction</em> parfaitement évident.</p>
<p><a href="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/11/druide10.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1559" title="druide10" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/11/druide10.jpg?w=269" alt="" width="269" height="300" /></a>De même, une société qui ne nourrit pas d&#8217;intentions prédatrices n&#8217;a nul besoin de guerriers spécialisés. Dans une société forte, tous les les hommes sont libres, responsables et prêts à prendre les armes pour la défense de la communauté si celle-ci est menacée. Mais dès lors que la guerre devient une affaire de spécialistes n&#8217;ayant aucune autre raison de vivre que le combat, il y a tout lieu de craindre que le peuple soit un jour réduit en esclavage, car la caste guerrière, logiquement constituée de casse-cous et de têtes brûlées, ne résistera sans doute pas longtemps à la tentation d&#8217;abuser de la force dont elle dispose sans partage. Ce dont en réalité une nation a besoin, c&#8217;est seulement d&#8217;une certaine proportion de citoyens expérimentés dans le maniement des armes et aptes à former et à encadrer le peuple en cas de nécessité. Là est véritablement la <em>deuxième fonction</em>, dont le pouvoir politique doit veiller à ce qu&#8217;en aucun cas elle n&#8217;outrepasse son rôle. Et pour en avoir la garantie, il est indispensable qu&#8217;une partie au moins du peuple puisse être rapidement appelée sous les drapeaux.</p>
<p>Mais toute société a, par contre, un impérieux besoin d&#8217;agriculteurs et d&#8217;artisans (aujourd&#8217;hui de techniciens, d&#8217;entrepreneurs et d&#8217;ouvriers) et ce sont là les deux autres fonctions (confondues en une seule) que devaient symboliser les mythes originels. Sur ce point, la mythologie celtique est particulièrement instructive, puisque tous ses principaux dieux sont agriculteurs, artisans, artistes, médecins, poètes mais qu&#8217;<em>aucun d&#8217;eux</em> ne représente une fonction religieuse ou militaire spécifique. Le Teutatès gaulois, que César  essaie d&#8217;assimiler au Mars romain, symbolise en fait la <em>patrie,</em> qui combat toute entière lorsqu&#8217;elle est en danger, et si Lug devient chef de guerre, c&#8217;est seulement parce qu&#8217;il est le dieu « polytechnicien » qui réunit le savoir-faire de tous les métiers.</p>
<p><a href="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/11/gaulois11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1560" title="gaulois1" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/11/gaulois11.jpg" alt="" width="284" height="301" /></a></p>
<p>(…)</p>
<p>[interprétation des objets symboliques et sacrés des légendes celtes] Au premier stade de civilisation, les trois fonctions sont tout simplement celles qui satisfont aux besoins essentiels des hommes, soit la <em>chasse</em> (lance, flèche ou épée), le <em>défrichement de la forêt</em> (la hache) et l&#8217;<em>agriculture </em>(charrue, pierre ou tailloir), immédiatement suivie de la<em> cuisine</em> (coupe ou chaudron). Dans un second stade de civilisation (dont nous avons déjà constaté l&#8217;évolution dans le passage du Dagda irlandais au Lug gaulois), le chasseur ou le défricheur devient l&#8217;<em>artisan</em>, puis l&#8217;artiste. Enfin le cuisinier (qui prépare aussi les herbes et les potions) devient le <em>médecin</em>, puis le chimiste, le chercheur scientifique, au bout du compte le philosophe. Nulle place dans tout ceci pour le prêtre ou le guerrier, éléments parasitaires des sociétés décadentes ».</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Offrandes]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/11/04/offrandes/</link>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 14:01:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[&#8220;J&#8217;accomplis à la lettre tous mes devoirs religieux, je sacrifie aux temps marqués, chaq]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-full wp-image-1547" title="laraire01" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/11/laraire01.jpg" alt="laraire01" width="500" height="374" /></p>
<p>&#8220;J&#8217;accomplis à la lettre tous mes devoirs religieux, je sacrifie aux temps marqués, chaque mois à la Nouvelle Lune, disposant les couronnes et faisant la toilette d&#8217;Hermès, d&#8217;Hécate et des autres images divines que mes ancêtres m&#8217;ont léguées, les honorant par une offrande d&#8217;encens, de grains d&#8217;orge et de petits gâteaux; je m&#8217;associe durant l&#8217;année aux sacrifices publics sans négliger aucune fête. Dans ces occasions, à vrai dire, je n&#8217;immole pas de boeufs ni de victimes sanglantes mais j&#8217;offre ce que j&#8217;ai dans la main, ayant seulement soin de toujours donner leur part aux dieux, comme prémices des fruits nouveaux que la saison m&#8217;apporte, soit que je les dépose à leurs pieds, soit que je les brûle en leur honneur, persuadé que les dieux, se suffisant à eux mêmes, n&#8217;ont que faire de ces immolations de boeufs&#8221;.</p>
<p>(cité dans le &#8220;Grand livre des pouvoirs de la Lune&#8221;, Marie Delclos)</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Wisigoths ...]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/10/30/wisigoths/</link>
<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 09:05:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[« Les Wisigoths étaient des gens impossibles. Certaines des plus belles filles de Toulouse, qui fut ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-full wp-image-1540" title="DSCF1639" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/10/dscf1639.jpg" alt="DSCF1639" width="500" height="375" /></p>
<p>« Les Wisigoths étaient des gens impossibles.</p>
<p>Certaines des plus belles filles de Toulouse, qui fut leur capitale en Gaule, leur doivent encore leur blondeur éclatante, leurs yeux clairs insolents, leur port de tête hautain et leur épouvantable caractère. Quand on sait l&#8217;abâtardissement de nos populations, on imagine, à ses derniers éclats, l&#8217;impétuosité du sang wisigoth.</p>
<p>Barbares d&#8217;élite, venus de Scandinavie après un séjour sur le Danube, une escale sanglante en Grèce et un sac de Rome bien torché, ils apparurent dans le midi de la France au début du Ve siècle. Ils faisaient un tapage épouvantable. D&#8217;abord des hordes de cavaliers aux casques encornés, puis d&#8217;interminables convois e chariots bruissants d&#8217;une marmaille blonde et sauvage, les femmes comme des gorgones érotiques et dépoitraillées pendues aux mors des chevaux hennissants, tandis que se vidaient alentour les plaines et les montagnes au passage de la nation wisigothe en marche. Race de seigneurs, née pour commander. Ils n&#8217;alignèrent jamais plus de dix mille guerriers, et, à leur apogée, sept fois seulement ce chiffre pour leur nation entière, race autant que nation, tirant sa force de son intégrité, sa puissance de son homogénéité. Pas de terroir qui leur collât plébéiennement aux talons, mais la fusion de la chair, la communion des cœurs, dans le fracas des chariots et des chevaux : une nation ! Le jeu simple et brutal d&#8217;Alaric, leur roi, n&#8217;avait pas d&#8217;autre signification.</p>
<p>Et en plus, des provocateurs ! On aurait dit qu&#8217;ils le faisaient exprès, s&#8217;habillant ostensiblement de peaux de bêtes, graissant abominablement leurs cheveux et traînant partout avec eux, dans un cliquetis ostentatoire, leurs armes de géants. Ils accumulaient les différences agressives et proclamèrent, dès leur établissement à Toulouse, l&#8217;interdiction des mariages entre Wisigoths et Gallo-Romains. Un défi permanent, et avec ça, haïs des notables et populaires chez les basses gens. Enfin, pour compléter le tableau et montrer qu&#8217;ils n&#8217;avaient peur de rien. Ils se mirent à dos l&#8217; Église traditionnelle établie, c&#8217;est à dire romaine, et se précipitèrent, tête baissée, dans le schisme arien. Ce qui les perdit.</p>
<p>Car le petit Clovis, plus malin, grenouillait et composait avec tout ce que vomissaient les Wisigoths, avec les notables, l&#8217;Église, le pape de Rome, l&#8217;empereur d&#8217;Orient, on serait même tenté de dire : avec les banquiers. Exactement le petit parvenu qui met tout le monde dans sa poche, on se souvient du célèbre marché : « Dieu de Clotilde ! Si tu me donnes la victoire&#8230; » La France, clefs en main ! On se serait cru dans l&#8217;immobilier, tout y respirait la combine. Les Wisigoths ne mangeaient pas de ce pain là. On leur fit le coup de la croisade, déjà ! Montségur, ce serait pour plus tard. Pour le moment, ce fut Vouillé. En 507, à Vouillé, Clovis, grâce à la supériorité numérique de son armée, régla leur compte aux Wisigoths. L&#8217; Occitanie, c&#8217;était raté, inutile d&#8217;y revenir. »</p>
<p>&#160;</p>
<p>Jean Raspail : Pêcheur de lunes.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Magie...]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/10/18/magie/</link>
<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 08:04:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
<guid>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/10/18/magie/</guid>
<description><![CDATA[&#8220;Il n&#8217;y a pas de frontière entre ce qui est magique et ce qui ne l&#8217;est pas. Et la ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-full wp-image-1487" title="brume" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/10/brume.jpg" alt="brume" width="500" height="344" /></p>
<p>&#8220;Il n&#8217;y a pas de frontière entre ce qui est magique et ce qui ne l&#8217;est pas. Et la raison en est que chacun de nous est à la fois Eau, Feu, Terre, Vent et Brume.. Sentez-vous dans votre bouche, dans votre urine, le gargouillis de l&#8217;Eau ? L&#8217; Eau qui coule dans vos veines est ce qui joint en vous toutes les extrémités; rendue vivante par le Feu qui l&#8217;anime, l&#8217;eau tient votre corps ainsi que fleuves et mers tiennent les extrémités de la Terre. Et le Feu qui chauffe votre cou sous le manteau ? Sentez vous sa chaleur ? Mais le Feu ne se limite pas à chauffer ; il donne à vos yeux la lumière qui leur permet de voir, ainsi qu&#8217;il l&#8217;offre au soleil, à la lune, aux étoiles. Et le Vent que vous soufflez par votre bouche ? Savez-vous qu&#8217;il transporte la voix ? Sans le Vent, point de respiration, point d&#8217;odeur, point d&#8217;audition, point non plus de paroles. Et la Terre ? Sentez-vous la Terre qui forme votre peau ainsi que vos organes ? Mouillée d&#8217;Eau, chauffée de Feu, elle devient limon qui engendre poils et cheveux comme autant de plantes, car ils sont en nous la part la plus végétale ; alors que, au-dedans du squelette, peu humide, elle est dure comme les minéraux. Quant à la Brume, elle est la matière de vos douleurs ainsi que de vos pensées. Elle est l&#8217;élément primitif qui contient tous les autres, en vous comme hors de vous.</p>
<p>La Brume est ce qui transporte les images, les agrandit,les rapetisse, les déforme. La Brume est maîtresse des images, elle crée l&#8217;empreinte des rêves. Tout ce qui est porte autour de lui un halo de Brume, à moins que ce halo de Brume, plus exactement, ne le porte.&#8221;</p>
<p>Cécile Guignard-Vanuxem : &#8220;Vercingétorix. Le défi des Druides&#8221;.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Robin des Bois, païen ...]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/10/16/robin-des-bois-paien/</link>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 15:53:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[J&#8217;ai regardé hier au soir &#8220;Robin des Bois, prince des voleurs&#8221;, avec le fabuleux A]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-full wp-image-1482" title="robin2" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/10/robin2.jpg" alt="robin2" width="500" height="281" /></p>
<p>J&#8217;ai regardé hier au soir &#8220;Robin des Bois, prince des voleurs&#8221;, avec le fabuleux Alan  Rickman dans le rôle du shérif de Nottingham.</p>
<p>On dit que les aventures de Robin des Bois sont une allégorie pour illustrer le combat entre paganisme et christianisme. En fait, plus précisément, on constate un parallèle entre Robin Hood, alias Robin des Bois et l&#8217;&#8221;Homme Vert&#8221; (Green Man) des fêtes païennes de Mai. Il semble bien en effet que la &#8220;légende de Robin&#8221; résulte d&#8217;un amalgame entre des faits historiques et des éléments mythiques incluant le personnage de Jack-in-the-Green.</p>
<p>Jack in the Green intervient dans le cycle des saisons : il représente la transition du printemps à l&#8217;été. Il s&#8217;agit d&#8217;un personnage disposant de pouvoirs de fertilité et de régénération. Dans les campagnes anglaises sa popularité est grande. C&#8217;est lui le &#8220;roi du mai&#8221; (May King) et à ce titre, il &#8220;épouse&#8221; chaque année la plus jolie fille du village, la &#8220;reine du Mai&#8221; (May Queen). Jack in the Green est invariablement  revêtu de feuilles et de branchages  et la tradition veut qu&#8217;il disparaisse complètement sous la verdure à l&#8217;exception de ses yeux. Au cours de la fête, Jack doit d&#8217;abord faire semblant d&#8217;être mort (à l&#8217;exemple de la terre qui parait morte pendant l&#8217;hiver). Puis il ressuscite brusquement et s&#8217;élance pour danser avec la reine du mai. On célèbre alors leur union en même temps que le retour annuel de la vie.</p>
<p>Le territoire de Robin des Bois est la célèbre forêt de Sherwood, dans le Nottinghamshire. C&#8217;est là, dans cette partie de l&#8217;Angleterre qui fut, au IXe siècle l&#8217;un des centres de la colonisation scandinave, même si de nombreux lieux-dits dans d&#8217;autres régions sont bâtis sur son nom, que Robin aurait défendu la veuve et l&#8217;orphelin contre le méchant shérif de Nottingham, sous le règne d&#8217;un souverain alternativement identifié à Richard Ier, Jean sans Terre, Edouard II ou Henri III.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1483" title="robin-hood-and-lady" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/10/robin-hood-and-lady.jpg" alt="robin-hood-and-lady" width="287" height="398" /></p>
<p>La première mention de Robin remonte à 1377 dans &#8220;the vision, of Piers the Plowman&#8221;. Mais à cette époque le héros est déjà connu par la tradition orale : le mythe de Robin semble être pleinement élaboré dès la première moitié du XIVe. Sa popularité ne fait que croître et Robin est le héros d&#8217;une quantité considérable d&#8217;aventures à l&#8217;époque élisabéthaine. Vers la fin du Moyen-Age, Robin Hood semble même avoir été le héros par excellence des paysans tout comme le roi Arthur était le héros des couches supérieures. Il est le &#8220;fermier idéal&#8221; tout comme Arthur est le chevalier idéal.</p>
<p>Il est très probable que le &#8220;mythe&#8221; de Robin des Bois ait eu une base historique et de nombreuses hypothèses ont été émises même si la version la plus courante en fait un grand seigneur dépossédé de ses terres par l&#8217;arbitraire royal.</p>
<p>Il semble que ce soit lors de la révolte paysanne de 1381 contre l&#8217;administration royale anglaise que la légende prit corps sous la forme qu&#8217;on lui connait. Robin est alors le héros ,populaire, qui joue &#8220;de bons tours&#8221; aux représentants du roi considérés comme des envahisseurs (à l&#8217;instar de Till l&#8217;Espiègle aux Pays Bas).</p>
<p>Mais parallèlement à ces &#8220;traits historiques&#8221;, Robin Hood possède bien une dimension mythique qui l&#8217;apparente directement à Jack in the Green.</p>
<p>Il est d&#8217;abord évident qu&#8217;il est lié à la végétation : son costume est traditionnellement vert, il est l&#8217;homme vert. Son terrain d&#8217;action, la forêt, joue plus qu&#8217;un  simple rôle géographique et il en apparait, par son nom même, comme la véritable incarnation : le génie de la forêt de Sherwood. Il est un archer, un chasseur, un ami des animaux, le protecteur de la végétation (= fertilité), le protecteur des faibles et notamment des femmes (= fécondité), le protecteur du peuple (= productivité). C&#8217;est grâce à ses interventions que les biens matériels sont redistribués et plus justement répartis. Tous ces traits situent bien Robin dans le prolongement d&#8217;une ancienne divinité de &#8220;troisième fonction&#8221; (qui président à presque toutes les fêtes rurales saisonnières).</p>
<p>A cela s&#8217;ajoute les liens significatifs que le personnage entretient avec les éléments directement liés aux festivités du 1er mai : la &#8220;Morris Dance&#8221; et la &#8220;Maid Marian&#8221;.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1484" title="Morris-Dance-C.-1475" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/10/morris-dance-c-1475.jpg" alt="Morris-Dance-C.-1475" width="500" height="485" /></p>
<p>La Morris Dance est une vieille danse populaire qui, sous Henry VIII constitue l&#8217;un des éléments essentiels de la célébration rurale du Mai. Sous une forme quasi rituelle elle est dansée sous forme de spectacle par cinq hommes auxquels s&#8217;ajoute un garçon habillé en fille qu&#8217;on appelle Maid Marian.</p>
<p>Or cette &#8220;Maid Marian&#8221; (damoiselle Marion) est une des héroïnes principales de la légende de Robin Hood et le nom de ce dernier se trouva associé, concurremment à celui de Jack-in-the-Green en tant que partenaire de Maid Marian à la fête du Mai : Robin des Bois devient ainsi le Roi du Mai en face de la Maid Marian, le reine. Au XVI e et XVIIe siècles Maid Marian était devenue, en association tantôt avec Robin, tantôt avec frère Tuck, un personnage clé de la fête du mai.</p>
<p>Une légende plus tardive raconte comment Maid Marian, ayant cherché Robin déguisé en page dans la forêt, se bat avec lui pendant une heure avant de le reconnaitre à sa voix. Il y a là aussi déguisement et donc, comme le garçon déguisé en fille de la Morris Dance, quête d&#8217;un personnage par l&#8217;autre, travestissement, (re) découverte, qui sont courants dans les contes populaires.</p>
<p>Enfin, dernier détail : Robin Hood apparait comme foncièrement antireligieux dans les récits dont il est le héros.Il est en particulier l&#8217;ennemi juré des moines et des abbés (Frère Tuck étant un &#8220;transfuge&#8221;, ou, même, certaines théories le donnent comme représentant le paganisme ). Ce trait convient assez bien à une figure d&#8217;origine (au moins partiellement) païenne. En revanche, il est dit à plusieurs reprises que Robin honore grandement la Vierge Marie : on peut se demander si cette Vierge Marie n&#8217;est pas tout simplement la Maid Marian (Marion)&#8230;</p>
<p>(<strong>sources </strong>: &#8220;<em>Les Traditions d&#8217;Europe</em>&#8220;, sous la direction d&#8217;Alain de Benoist. Le Labyrinthe,</p>
<p>&#8220;<em>Fêtes païennes des quatre saisons</em>&#8220;, sous la direction de Pierre Vial. Editions de la Forêt)</p>
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</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Gargan, "Celui du Rocher" ...]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/10/05/gargan-celui-du-rocher/</link>
<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 14:09:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[A verser au dossier « Gargantua » cette hypothèse avancée par Gwenc&#8217;hlan Le Scouëzec (« Les Dr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-full wp-image-1446" title="Puy_de_dome_temple_mercure" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/10/puy_de_dome_temple_mercure.jpg" alt="Puy_de_dome_temple_mercure" width="500" height="375" /></p>
<p>A verser au dossier « Gargantua » cette hypothèse avancée par Gwenc&#8217;hlan Le Scouëzec (« Les Druides », ed. Beltan) qui est tout à fait séduisante:</p>
<p>« La planète Mercure porte le vocable d&#8217;un dieu totalement hellénisé. Ce serait un tort de croire qu&#8217;elle porte une appellation latine : la réalité est grecque, c&#8217;est Hermès. Il convient donc de chercher quel personnage celtique se cache sous le nom d&#8217;Hermès. Ce Mercure est important, c&#8217;est le principal dieu des Celtes nous dit César. Maître des chemins, commerçant, artisan et inventeur des arts, grand trésorier de l&#8217;argent, il est figuré sous la forme d&#8217;une statue ou une stèle aux différents carrefours.</p>
<p>Nous connaissons en Gaule un dieu des rochers sacrés, des mégalithes et des stèles. Cette figure qui est restée en dehors de l&#8217;écriture, mais a très largement survécu dans le folklore et la topographie s&#8217;appelle Gargan et Gargantua. Son nom vient peut-être de Karregan, « Celui du Rocher », d&#8217;un terme qui existait déjà en celtique. Gargantua viendrait alors d&#8217;un Gargan-Teutatès ou Gargan-Tuath, d&#8217;après l&#8217;irlandais, « le peuple de celui du rocher ».</p>
<p>Il correspond bien à l&#8217;Hermès des Grecs, l&#8217;être des monuments de pierre aux carrefours. Il a parsemé la terre de palets, de gravois et de gravelles, de menhirs et de pierres de toute sorte. Peut-être n&#8217;est-il pas sans rapport avec l&#8217;argent, dont le nom gaulois « argentos », pourrait venir de Gargantua.</p>
<p>Il règne notamment sur le Mont rocheux de Gargan au dessus de la ville de Rouen, sur le Mont Gargan du Limousin, sur celui de Moutiers, sur le Mont St Michel, ancien Gargan, sur le Grand Rocher, Roc&#8217;h Hir Laz, à St Michel en Grève, enfin sur les hauteurs du Monte Gargano en Italie. Il est manifestement la divinité des montagnes. Aussi le grand temple de Mercure qui se dressait sur le Puy de Dôme est-il sans doute le sanctuaire de Gargantua.</p>
<p>Il boit les rivières, il pisse les lacs, il règne sur les gués et cette dernière faculté ainsi que celle de construire des ponts, le rapproche des chemins et des voies de communication.</p>
<p>Le peuple n&#8217;a jamais oublié son grand dieu et partout les traditions se sont conservées qui le mettent en scène, jusqu&#8217;à nos jours. Rabelais a fait sa fortune au XVIe siècle, mais il n&#8217;a fait que reprendre un nom et des hauts-faits qui existaient avant lui ».</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Alésia : la défaite ...]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/09/27/alesia-la-defaite/</link>
<pubDate>Sun, 27 Sep 2009 07:52:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[Après deux mois de siège,52 ans avant notre ère, Vercingetorix capitule à Alésia le 27 septembre. Le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-full wp-image-1411" title="vercingetorix" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/09/vercingetorix.jpg" alt="vercingetorix" width="500" height="343" /></p>
<p>Après deux mois de siège,52 ans avant notre ère, Vercingetorix capitule à Alésia le 27 septembre. Les Gaulois sont vaincus et la Gaule est intégrée à l&#8217; empire romain.</p>
<p>Selon Pierre Lance (« Alésia, un choc de civilisations »), « la défaite d&#8217;Alésia est une allégorie qui restitue l&#8217;image de toutes les défaites gauloises, tant militaires qu&#8217;idéologiques, jusqu&#8217;à 1940 inclusivement, mais qui, plus encore, symbolise toutes les défaites du Celte de toujours devant une « civilisation de l&#8217;artifice » et une « religion du système » qui, depuis plus de vingt siècles, trahissent toute espèce de nature et de réalité.</p>
<p>C&#8217;est la défaite de l&#8217;individualiste devant le collectivisme, du régionaliste devant le centralisme, du panthéiste devant le monothéisme, du spiritualiste devant le matérialisme, de l&#8217;Occidental devant l&#8217;orientalisme, du villageois devant la mégapole, du citoyen devant la bureaucratie, du créateur devant le technocrate, de l&#8217;artisan devant le robotisme, de la maison individuelle devant le grand ensemble … Que sais-je encore ! Bref, c&#8217;est la défaite de l&#8217;homme libre devant toutes les formes de tyrannie : politique, économique, spirituelle. En un mot c&#8217;est la défaite de l&#8217;Esprit.</p>
<p>C&#8217;est dire que cette défaite est celle de tous les hommes. Et c&#8217;est pourquoi elle exige la<em> revanche</em> sans laquelle on pourrait désespérer de l&#8217;avenir de l&#8217;humanité. (…)</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, nous voyons s&#8217;élaborer  de grands blocs humains dont certains dirigeants rêvent manifestement d&#8217;imposer leur loi à toute la planète, soit au nom d&#8217;idéologies ou de religions totalitaires, soit pour le seul goût du pouvoir, ou bien encore mus par un mélange de tout cela. Les hommes libres doivent donc, plus que jamais, se préparer à défendre, envers et contre tous, <em>le droit sacré des individus et des peuples à disposer d&#8217;eux-mêmes</em>, et, dans toute l&#8217;Histoire, aucun peuple ne sut mieux en affirmer les principes et en jeter les bases que <em>nos ancêtres les Gaulois.</em> »</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Les guerriers de Finn]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/09/22/les-guerriers-de-finn/</link>
<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 13:01:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[En cherchant la description des épreuves d&#8217;admission au sein de la confrérie guerrière des Fia]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>En cherchant la description des épreuves d&#8217;admission au sein de la confrérie guerrière des Fianna, j&#8217;ai trouvé ces deux analyses particulièrement intéressantes et riches d&#8217;enseignement. Il serait dommage de simplement les résumer, je les livre donc in extenso&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1387" title="Poortvliet cerf" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/09/poortvliet-cerf.jpg" alt="Poortvliet cerf" width="500" height="367" /></p>
<p>« Les initiations guerrières prenant le cerf comme référence archétypale, bien que moins fréquentes que celles basées sur les carnassiers, sont attestées chez de nombreux peuples indo-européens et non indo-européens.</p>
<p>La mieux connue de ces initiations par le cerf est celle des Fianna celtes. La tradition et les mythes irlandais nous révèlent l&#8217;existence d&#8217;une sorte de confrérie ou « ordre » équestre composé d&#8217;hommes d&#8217;élite, les Fianna, commandés par Finn ou Demné « le Cerf », qui évoluait en marge des communautés tribales.</p>
<p>L&#8217;animal totem était le cerf, dont les membres acquéraient les particularités : vie en forêt, rapidité de déplacement, vigueur sexuelle, etc. Totem qui renvoie à un couple primordial d&#8217;opposés complémentaires mythiques qui structure une vision du monde précise : Finn le Cerf, en effet, rencontre toujours sur son chemin aventureux des sangliers ou des truies qu&#8217;il lui faut affronter et vaincre, imposant là une transposition de l&#8217;ancienne opposition préhistorique du cheval et du taureau, la dualité essentielle entre le masculin et le féminin, entre la vie et la mort.</p>
<p>Finn est lui même le fils de Cumall -le Camulos gaulois cité par César, l&#8217;équivalent du dieu Mars- et de Muirné, fille de Tagd, druide suprême d&#8217;Irlande. Il est l&#8217;incarnation de la fonction guerrière, mais aussi, par sa mère, du pouvoir spirituel et de la connaissance, entretenant des liens étroits avec le monde des morts. <img class="alignleft size-medium wp-image-1395" title="Finn saumon" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/09/finn-saumon2.jpg?w=174" alt="Finn saumon" width="174" height="300" />Ce que confirme un épisode relaté par le mythe. Alors qu&#8217;il étudiait l&#8217;art de la poésie auprès d&#8217;un vieux sage sur les rives de la Boyne, il mangea un saumon qui lui donna le don de voyance et de prophétie : il lui suffit de mettre son pouce dans la bouche et de chanter « l&#8217;illumination du chant » pour que lui soient révélées les vérités cachées de toute question. A l&#8217;évidence, nous sommes là en présence d&#8217;un rite chamanique antérieur à l&#8217;arrivée des Celtes en terre irlandaise et que ceux-ci intégrèrent dans leurs pratiques magiques.</p>
<p>Toutes les aventures des Fianna, de Finn, d&#8217;Oisin et de leurs compagnons s&#8217;articulent autour de ces thèmes. Des quêtes et des batailles prodigieuses précèdent des rencontres extraordinaires avec des fées ou des revenants issus de l&#8217;autre-monde, mais un autre-monde que les Celtes concevaient souterrain et dont les accès se faisaient par les collines et les  tertres, d&#8217;où une perpétuelle circulation entre les vivants et les défunts.</p>
<p>Lié à aucun territoire de l&#8217;Eire, bien qu&#8217;à l&#8217;origine il était relié au royaume de Leinster, et échappant aux règles de l&#8217;ordre établi, le groupe des Fianna parcourait l&#8217;Irlande de part en part, étant partout chez eux, se nourrissant chez l&#8217;habitant l&#8217;hiver et du produit de leur chasse l&#8217;été. Les récits indiquent leurs missions : garder les ports, faire régner la justice et l&#8217;ordre et collecter l&#8217;impôt, louant leur service aux rois, tout en se consacrant à la chasse et aux activités intellectuelles, comme l&#8217;art oratoire et la poésie.</p>
<p>Confrérie errante, versant parfois dans le brigandage, les Fianna étaient en rapport intime avec la nature, et d&#8217;abord avec la forêt. Leur recrutement était le résultat d&#8217;une sélection sévère et de nature initiatique dont la source première était Cernunnos, le maître du savoir suprême qui ordonne et commande aux forces de la nature, recevant de lui la puissance, la lumière supérieure, la fécondité et la révélation, grâce aux « voyages chamaniques », des secrets des trois mondes. En outre, il leur fallait être lettrés et connaître intégralement les douze livres de la poésie sacrée irlandaise qu&#8217;ils devaient réciter sans une faute.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-1389" title="Finn_Mac_Cumhal" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/09/finn_mac_cumhal.jpg" alt="Finn_Mac_Cumhal" width="203" height="360" /></p>
<p>Guerriers d&#8217;élite, ils devaient satisfaire à des épreuves précises et difficiles : placé à mi-corps dans un trou, le futur Fianna, armé seulement d&#8217;un  bouclier et d&#8217;une baguette, devait soutenir l&#8217;attaque de neuf guerriers -chiffre hautement symbolique et chamanique (la perfection, la fin et le commencement d&#8217;un cycle, c&#8217;est à dire la transposition sur un nouveau plan, un « monde neuf » auquel accède un « homme neuf »)- ; courir nu dans la forêt « comme un cerf » pour échapper à la poursuite de trois guerriers, sans recevoir une blessure, sans se faire rattraper, sans que la chevelure ordonnée en tresses, symboles des bois du cerf, ne soit dérangée et sans qu&#8217;une brindille n&#8217;ait craqué sous les pieds; sauter,à l&#8217;instar d&#8217;un cerf, par dessus une barre placée à la hauteur du front; arracher, sans ralentir sa course, une épine fichée dans le talon; « combattre comme un cerf », c&#8217;est à dire affronter d&#8217;autres guerriers à coups de tête. De plus, grâce au « feth faida » qui implique la connaissance suprême permettant la métamorphose animalière, le guerrier Fianna pouvait se rendre invisible, procédé sur lequel nous sommes mal renseigné. Versée à la fois dans l&#8217;art de la guerre et dans l&#8217;art de la poésie, celle-ci impliquant alors la connaissance des mystères divins, la confrérie des Fianna devait acquérir la renommée, la puissance, mais aussi la crainte auprès du peuple et des pouvoirs réguliers avec lesquels elle entrait souvent en conflit.</p>
<p>Le mythe nous révèle en effet que la Fianna entra en conflit ouvert avec l&#8217;un des plus grands rois d&#8217;Irlande, Cormac Mac Art (fin du IIe siècle-début du IIIe siècle), guerre d&#8217;où la confrérie sortit vaincue, mais dont la mémoire gaélique conserva la trace : les mythes firent des Fianna les génies de la forêt, des « génies cervidés de la sylve ».. Et c&#8217;est sans doute les restes de guerriers-cerfs de type Fianna, dont les têtes étaient couronnées de bois de cerf, qu&#8217;ont livré les sépultures découvertes à Téviec et à Hoëdic, près de Quiberon en Bretagne. Il faut voir dans l&#8217;histoire de Finn et de la Fianna, liée à l&#8217;idéologie pan-indo-européenne que constitue le phénomène des sociétés guerrières initiatiques, les prémices du mythe du roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde, mais aussi l&#8217;existence de guerriers d&#8217;élite entourant les chefs et les rois. »</p>
<p>Bernard Marillier : Le cerf : symboles, mythes, traditions, héraldique.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1390" title="finn" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/09/finn.jpg" alt="finn" width="368" height="540" /></p>
<p>&#8220;Les Fianna rentrent dans une autre typologie guerrière. Cu Chulainn et ses compagnons étaient les héros du clan, ils concentraient l&#8217;énergie totémique de leur lignée. Les combattants de Finn par contre, doivent se séparer de leurs familles et faire vœu de ne plus participer à la justice tribale (venger les morts de la famille ou être vengés par eux). Ils paraissent avoir constitué une confrérie initiatique militaire qui imposait à ses aspirants des épreuves autant guerrières que magiques.</p>
<p>Mais bien que la force et l&#8217;adresse dans le combat continuent de faire la différence entre les combattants mineurs et les grands héros, la nature du pouvoir martial n&#8217;est plus la même. Cu Chulainn surclassait ses ennemis par la « furor » belliqueuse qui le transformait en berserk. Finn, le fondateur mythique de la milice, et ses hommes font appel à une force à coloration spirituelle et druidique. A part les qualités physiques et athlétiques, les Fianna doivent apprendre les subtilités de la culture et de l&#8217;art, l&#8217;ordalie physique étant doublée de l&#8217;apprentissage des douze formes traditionnelles de poésie. La poésie était à l&#8217;époque une activité magique, le barde ayant des pouvoirs similaires au druide; une satire par exemple, était utilisée comme une malédiction qui liait les plus braves guerriers. Finn, l&#8217;homologue de Cu Chulainn, mais aussi d&#8217;Arthur, devient un héros, confond ses ennemis et fonde la confrérie des Fianna après avoir mangé « le saumon de la sagesse », poisson merveilleux qui lui permet de prévoir l&#8217;avenir et de manipuler psychiquement ses adversaires.&#8221;</p>
<p>Corin Braga : Le paradis interdit au Moyen Age</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Atlantide : l'empire englouti de la mer du Nord]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/09/20/atlantide-lempire-englouti-de-la-mer-du-nord/</link>
<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 09:00:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[« On a écrit tant de stupidités sur l&#8217;Atlantide que les gens sérieux ont fini par ranger le pr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>« On a écrit tant de stupidités sur l&#8217;Atlantide que les gens sérieux ont fini par ranger le problème dans la même catégorie que les extra-terrestres, les soucoupes volantes et la caverne d&#8217;Ali Baba. Il faut en finir avec ces élucubrations.</p>
<p>[Jurgen Spanuth a longtemps cru qu'il s'agissait d'un mythe] « et puis en 1933, alors que je travaillais sur l&#8217;antiquité du Proche Orient, j&#8217;ai découvert les inscriptions de Medinet Habou. »</p>
<p>Le temple royal de Medinet Habou a été retrouvé en 1927 sur le site de l&#8217;ancienne Thèbes. Il fut construit sur l&#8217;ordre du pharaon Ramsès III (1200-1168 av. notre ère), pour célébrer la victoire de l&#8217;Égypte sur les mystérieux envahisseurs que les historiens désignent sous le nom de « Peuples de la mer » (ou « Peuples de la mer du et du Nord »). Le texte des inscriptions murales qui rapportent l&#8217;évènement avec force détails, a été publié entre 1934 et 1954.</p>
<p>Spanuth eut alors la surprise de s&#8217;apercevoir que ce texte recoupait étroitement le récit de l&#8217;Atlantide transcrit par Platon dans deux de ses derniers dialogues, le Critias et le Timée.</p>
<p>Vers 570 av. notre ère, raconte Platon, le législateur Solon se rendit en Egypte pour « recueillir des informations sur les temps passés ». C&#8217;est alors qu&#8217;il apprit, de la bouche des prêtres, l&#8217;existence d&#8217;un très ancien royaume d&#8217;Atlantide, dont la capitale avait été submergée par les flots à la suite de grandes catastrophes naturelles, et dont les habitants, chassés de leur patrie, s&#8217;étaient lancés à l&#8217;assaut des pays méditerranéens.</p>
<p>« Solon fut surtout passionné par le rôle héroïque qu&#8217;avait joué Athènes, sa ville natale : elle avait été la seule, autrefois, à vaincre les habitants de l&#8217;Atlantide qui, partis d&#8217;Europe avec une armée très puissante, avait pénétré en Grèce et occupé bien d&#8217;autres Etats ».</p>
<p>Les « Peuples de la mer »</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1377" title="atlantide_ile" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/09/atlantide_ile.jpg" alt="atlantide_ile" width="393" height="262" /></p>
<p>Revenu à Athènes, Solon transmit ce récit à son ami Dropidès, arrière-grand-père d&#8217;un contemporain de Socrate, Critias le Jeune, mis en scène par Platon.</p>
<p>Les bas-reliefs de Medinet Habou sont en effet du plus grand intérêt. Ils décrivent les attaques des « Peuples de la mer », disent comment les assaillants furent repoussés et ce que les scribes apprirent de leurs prisonniers. Or Platon ignorait tout de Medinet Habou. Et ceux qui, après lui, localisèrent l&#8217;Atlantide dans tous les endroits de la planète en étaient encore plus ignorants.</p>
<p>Les Anciens attribuaient volontiers aux évènements de leur histoire une date d&#8217;autant plus reculée qu&#8217;ils les jugeaient plus importants. Platon, qui ne fait pas exception, place l&#8217;arrivée des Atlantes sur les côtes grecques à quelque 9000 ans avant son temps. Date qu&#8217;il est évidemment impossible de retenir puisqu&#8217;à cette époque, la ville d&#8217;Athènes était encore loin d&#8217;être fondée.</p>
<p>Par contre les archéologues savent que dans le dernier tiers du XIIIème siècle av. notre ère, Athènes subit effectivement l&#8217;attaque des « Peuples de la mer ». Le «mur des Pélasges », édifié en toute hâte, abritait alors la citadelle de l&#8217;Acropole. Les Grecs livrèrent bataille sous la conduite du roi Kodros, qui remporta la victoire, mais perdit la vie. « Cette action héroïque, écrit Platon, est restée ignorée parce qu&#8217;elle est très ancienne et que les hommes qui l&#8217;accomplirent ont disparu depuis très longtemps ». (Timée, 21 d).</p>
<p>Repoussés par les Athéniens, les « Peuples de la mer » occupèrent le Péloponnèse, la Crète, Chypre, Rhodes et une partie de l&#8217;Asie mineure. Enfin, ayant traversé la Palestine et la Syrie, ils arrivèrent aux frontières de l&#8217;Egypte, où ils affrontèrent, en 1192 av. notre ère, les troupes du pharaon. Le combat fut terrible. Ramsès finit par l&#8217;emporter.</p>
<p>Les envahisseurs refluèrent alors vers l&#8217;Europe et le Proche-Orient, qu&#8217;ils avaient traversés comme un ouragan.</p>
<p>« Une partie d&#8217;entre eux s&#8217;installa sur la côte palestinienne, écrit Spanuth. Il s&#8217;agissait de la tribu des « Pheres » que l&#8217;on connait sous le nom de philistins. Le papyrus wen-Amun indique que les « Saksar » se fixèrent sur la côte ouest de la Syreie, tandis que les « Dori » (les Doriens) colonisaient le Péloponnèse, la Crète, Rhodes et les îles de la mer Égée ».</p>
<p>Compte tenu de ce que nous savons des grandes migrations indo-européennes, Jürgen Spanuth s&#8217;est attaché à retrouver l&#8217;origine de ces peuples, que les papyrus égyptiens désignent sous le nom de « Haunebou » (terme que les Grecs traduisirent par « Atlantes »). Là encore, il s&#8217;est servi des « leçons » de Medinet Habou.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-1378" title="Medinet Habou 2" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/09/medinet-habou-21.jpg" alt="Medinet Habou 2" width="293" height="222" />Les bas-reliefs du temple royal dépeignent en effet, avec une grande précision, l&#8217;aspect physique des envahisseurs, les casques à cornes et les couronnes, les épées à soie en « langue de carpe », les boucliers ronds qu&#8217;ils utilisaient, les vaisseaux effilés, portant des têtes de cygnes ou de dragons à la proue comme à la poupe, avec lesquels ils combattaient. Ces traits, souligne Spanuth, ne correspondent ni à l&#8217;outillage, ni aux mœurs du Proche-Orient ancien. En revanche, ils évoquent irrésistiblement l&#8217;Europe et plus spécialement l&#8217;Europe du nord de l&#8217;âge du bronze.</p>
<p>« Il y a tout lieu de penser, écrit-il, que le point de départ des « Atlantes » a dû se situer en Allemagne du nord ou en Scandinavie méridionale, entre le 52e et le 58e degré de latitude nord. Cette région correspond d&#8217;ailleurs à la « neuvième courbe » de la cosmologie égyptienne, d&#8217;où les scribes faisaient venir les prisonniers dont ils recueillirent le témoignage ». Elle correspond aussi à l&#8217;endroit que les Grecs considéraient comme le « pilier du monde », ainsi qu&#8217;il est rappelé dans le mythe … d&#8217;Atlas.</p>
<p>Les trois tribus principales des « Peuples de la mer », les « Pheres », les « Saksar » &#8216;et les « Denens » seraient ainsi les lointains ancêtres des Frisons, des Saxons et des danois.</p>
<p>A la redécouverte de l&#8217;antique Basiléia</p>
<p>Les Atlantes, dit Platon, utilisaient une matière précieuse, l&#8217; »orichalque ». Il s&#8217;agissait très probablement de l&#8217;ambre jaune, dont l&#8217;Europe du nord faisait, deux mille ans av. notre ère, un commerce intensif. Le dieu Apollon, dont les Doriens apportèrent le culte en Grèce, n&#8217;était-il pas censé retourner tous les ans en Hyperborée, là où, sur les rives de l&#8217;Eridanos (l&#8217;Eider), ses sœurs pleuraient des larmes d&#8217;ambre ? « Or il n&#8217;y a qu&#8217;un endroit souligne Spanuth, où l&#8217;on extrayait l&#8217;ambre jaune dans l&#8217;Antiquité. Et c&#8217;est précisément sur le littoral du Schleswig-Holstein, entre la mer du Nord et la Baltique ».</p>
<p>C&#8217;est aussi là que confgluent l&#8217;Elbe, la Weser et l&#8217;Eider, fleuves dont le cours fut brutalement modifié par de grandes catastrophes naturelles survenues précisément au XIIIe siècle av. notre ère. Ces catastrophes qui causèrent l&#8217;affaissement des rives de la mer du Nord et de la Baltique sont à mettre en rapport avec celles qui provoquèrent la ruine de la civilisation crétoise et l&#8217;éruption du volcan de Théra-Santorin, ravagèrent l&#8217;Empire hittite en Asie et le royaume mycénien en Grèce.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1380" title="Atlantide helgoland" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/09/atlantide-helgoland1.jpg" alt="Atlantide helgoland" width="500" height="343" /></p>
<p>« Tout cela, poursuit Spanuth, nous amène au voisinage de l&#8217;île Héligoland, en mer du Nord, qui correspond exactement à la description donnée par Platon de la capitale sacrée des Atlantes, l&#8217;antique Basiléia ».</p>
<p>Étymologiquement, Héligoland (heiliges Land) signifie d&#8217;ailleurs « terre sacrée ». Dans l&#8217;Antiquité, elle porta le nom de Basileia, puis de Balcia et d&#8217;Abalcia. Aujourd&#8217;hui encore de vieilles légendes rapportent qu&#8217;un temple « de verre » ou un château « d&#8217;ambre jaune » est englouti dans une fosse marine au large de l&#8217;île, transformée en station balnéaire.</p>
<p>Il ne restait plus à Spanuth qu&#8217;à vérifier sa thèse. En 1953, deux campagnes de fouilles sous-marines ont été entreprises à l&#8217;est de Héligoland. A l&#8217;endroit qui leur avait été indiqué, les hommes-grenouilles ont retrouvé des plaques de bronze identiques à celles dont parle Platon, et les imposantes murailles d&#8217;une cité disparue. »</p>
<p>Alain de Benoist : Vu de droite</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
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<title><![CDATA[héritage gaulois]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/08/06/heritage-gaulois/</link>
<pubDate>Thu, 06 Aug 2009 12:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ces quelques lignes tirées de l&#8217;introduction au livre de Jean Paul Savignac (&#8220;Merde à Cé]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Ces quelques lignes tirées de l&#8217;introduction au livre de Jean Paul Savignac (&#8220;Merde à César&#8221;) sur les écrits retrouvés des Gaulois:</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-1310" title="Entrelacs" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/08/entrelacs.jpg" alt="Entrelacs" width="320" height="318" />&#8220;Ce que les Gaulois ont laissé en héritage, avant les Grecs et les Latins puisque l&#8217;Europe fut leur fief, c&#8217;est une certaine forme de jeu. Le jeu avec l&#8217;Univers, sa vénération attentive, son imitation en vue d&#8217;en épouser l&#8217;intime structure. Leur propos ne fut pas de corriger la Nature, pour l&#8217;idéaliser ou l&#8217;asservir, mais d&#8217;en cueillir religieusement les valeurs, d&#8217;en interpréter la force vitale par la reproduction ornementale de son fouillis fruité vibrant de rythmes, d&#8217;éclosions et de révérences, et de déboucher dans un autre monde, surnature obtenue par raffinement d&#8217;extase, dans laquelle la frontière entre rêve et réel est abolie. Cette intensification de la vie engendrait un bonheur trop âpre pour ce monde, qui n&#8217;en a pas voulu&#8221;.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
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<title><![CDATA[de la persistance des traditions gauloises...]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/07/29/de-la-persistance-des-traditions-gauloises/</link>
<pubDate>Wed, 29 Jul 2009 14:44:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les raisons avancées par Jean Jacques Hatt à la persistance des traditions gauloises sont intéressan]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-full wp-image-1299" title="DSCF1064" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/07/dscf1064.jpg" alt="DSCF1064" width="500" height="375" /></p>
<p>Les raisons avancées par Jean Jacques Hatt à la persistance des traditions gauloises sont intéressantes.</p>
<p>La première a été le maintien, envers et contre tout, et quoi qu&#8217;on en dise, de la classe sacerdotale des druides. Celle ci a été persécutée, certes, mais n&#8217;a pas disparu. Sans doute a-t-elle été amenée à composer peu ou prou avec les Romains dans le cadre de l&#8217;interpretatio romana des dieux gaulois. Mais il est probable que, parallèlement, elle a joué un rôle important dans l&#8217;interprétation gauloise des dieux et des mythes gréco-romains&#8230;</p>
<p>Si les druides surgissent de nouveau en pleine lumière à partir du III e et du IV e siècle, en même temps que les dieux gaulois eux mêmes, c&#8217;est parce qu&#8217;ils ont pu maintenir les traditions gauloises à l&#8217;ombre des grands sanctuaires, dont certains étaient des temples d&#8217;Apollon indigène/Belenos, et dont d&#8217;autres étaient des lieux de rassemblements et de pèlerinages dans le genre de celui du Donon, sanctuaire protohistorique  situé prés de Schirmeck dans le Bas-Rhin. Dans les temples d&#8217;Apollon, toujours placés à côté d&#8217;une source, étaient pratiqués, avec l&#8217;accord des Romains, les rites de la médecine prophétique et de la divination. Ce furent là les principaux bastions du druidisme et de la résistance religieuse gauloise, contre lesquels l&#8217;autorité romaine ne pouvait rien.</p>
<p>Autre raison des survivances de la religion et des usages gaulois : la persistance, en marge des zones romanisées, de régions au particularisme indigène développé, qui allaient devenir en fait, de véritables conservatoires des traditions gauloises. Ce sont tantôt des régions montagneuses comme les Vosges, le Palatinat, le massif rhénan, le Massif central, les Pyrénées, soit des régions agricoles comme la Normandie.</p>
<p>Pour que les traditions indigènes se maintiennent dans ces milieux gallo-romains « particularistes », il a d&#8217;abord fallu la permanence d&#8217;un système d&#8217;habitat et de culture différent des modes ordinaires d&#8217;occupation et d&#8217;exploitation du sol : au lieu du « fundus » (domaine, propriété), on a des hameaux dispersés. La seconde condition était l&#8217;existence et la persistance de petites communautés de villageois ou de gens de métier (en référence à un autre article du blog, je pense là aux charbonniers), librement associés, groupés étroitement autour d&#8217;un sanctuaire, d&#8217;un lieu de culte, d&#8217;une nécropole, d&#8217;un champ des morts, ou toute autre forme de lieu de culte.</p>
<p>Ces conditions se trouvent réalisées en Normandie,avec les « fana », petits sanctuaires gaulois, en Comminges (Haute Garonne) et en Couserans (Ariège), dans les Pyrénées centrale, avec les nécropoles, voisines des sanctuaires des dieux locaux, ainsi que dans les Vosges avec les cimetières placés côte à côte et en relation avec les temples de Mercure/Lug. Dans ces deux dernières régions, la conservation des croyances religieuses et celles des usages funéraires vont de pair, car les stèles-maisons, pyrénéennes et vosgiennes, sont héritières d&#8217;un long passé remontant aux constructions intérieures des tumulus de l&#8217;Age du Bronze.</p>
<p>Un autre signe de la survivance des usages indigènes est l&#8217;extrême fréquence, dans les sanctuaires campagnards et urbains, d&#8217;un type de statuettes exclusif mais aussi d&#8217;un temple particulier à la Gaule : sur plan carré, polygonal ou rond dont l&#8217;origine architecturale se perd dans la nuit des origines gauloises mais qui, selon certains chercheurs, se rattachent aux temples en bois des héros ou dieux chthoniens, associés aux enclos funéraires à partir de la période la Tène.</p>
<p>Certains de ces sanctuaires sont isolés dans les campagnes comme en Normandie, d&#8217;autres, en Rhénanie, sont groupés en de petites enceintes sacrées , d&#8217;autres sont associés en grand nombre dans de véritables quartiers religieux comme à Trèves, cité des Trévires (Gaule Belgique). D&#8217;autres enfin, comme à Autun ou à Périgueux , sont intégrés dans de grandes villes gallo-romaines et comptent parmi leurs monuments les plus importants.</p>
<p>On voit donc que c&#8217;est bien dans le domaine religieux que les survivances gauloises sont les plus apparentes et les plus remarquables au sein de la civilisation provinciale romanisée de la Gaule.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
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<title><![CDATA[Les dieux gaulois ne sont pas morts ...]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/07/28/les-dieux-gaulois-ne-sont-pas-morts/</link>
<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 13:09:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je commence à en avoir un peu ras le bol de voir si souvent affirmé sentencieusement que si le chris]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-full wp-image-1296" title="DSCF1080" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/07/dscf1080.jpg" alt="DSCF1080" width="500" height="375" /></p>
<p>Je commence à en avoir un peu ras le bol de voir si souvent affirmé sentencieusement que si le christianisme ne s&#8217;était pas imposé c&#8217;est Mithra qui l&#8217;aurait emporté. Alors que rien n&#8217;est moins sur puisqu&#8217;on notait en Gaule au III ème siècle un net retour aux croyances et aux traditions religieuses indigènes les plus anciennes.</p>
<p>Un exemple le confirme : en 1953 à Mackwiller dans le Bas Rhin en  Alsace, on découvrit les fondations d&#8217;un sanctuaire dédié à Mithra dont on a pu préciser l&#8217;histoire. Le site proche d&#8217;une source avait été consacré aux dieux dès l&#8217;époque gauloise. Un sanctuaire aux divinités topiques y était installé dès le Ier siècle. Vers le milieu du IIe siècle, le propriétaire du domaine fit construire un sanctuaire de Mithra, décoré de bas reliefs dont le plus grand représentait l&#8217;immolation du taureau. Sur le socle, et dans l&#8217;inscription, dont un morceau a été retrouvé, la divinité topique indigène, Narius Intarabus, était associée à Mithra.</p>
<p>Le sanctuaire fut en partie ruiné à la fin du III e siècle et à sa place fut alors aménagé, à l&#8217;aide des blocs subsistants, un <em>sanctuaire de source</em> construit sur un plan indigène, en forme de deux carrés concentriques, le centre de la cella interne étant constitué par une vasque d&#8217;où s&#8217;épandait la source. Il apparaît donc que dans l&#8217;histoire du sanctuaire, l&#8217;épisode mithriaque ne représente qu&#8217;un intermède de 120 à 130 ans. Après les invasions du III e siècle, Mithra a disparu et l&#8217;ancien dieu gaulois a repris toute la place en un lieu qu&#8217;il n&#8217;avait d&#8217;ailleurs jamais abandonné.</p>
<p>Pour Jean-Jacques Hatt (« Les celtes et les gallo-romains »), ce cas est exemplaire et symbolique:</p>
<p>«<em> les dieux gréco-romains et les divinités orientales ont pu temporairement s&#8217;associer aux divinités indigènes; il arrive qu&#8217;ils les aient éclipsées; ils ne les ont jamais supprimés totalement</em> ».</p>
<p>Ce rythme d&#8217;évolution des croyances religieuses gauloises -recul progressif au Ier et II e siècles des divinités indigènes sous leur forme primitive; assimilation du panthéon gréco-romain mais survivance réelle des traditions anciennes; puis brusque résurgence à partir du III e siècle- se retrouve pour le sacerdoce gaulois. En effet, les druides ont été tolérés sous Auguste à condition de n&#8217;être pas citoyens romains, mais persécutés sous Tibère et pourchassés sous Claude. Ils font une réapparition lors de la crise de l&#8217;Empire Romain en l&#8217;an 70. Il n&#8217;en est plus question au cours du II e siècle mais on les retrouve au III e alors que les Empereurs romains eux mêmes adressent leurs dévotions aux dieux gaulois : Caracalla au dieu des sources de Baden-Baden, Dioclétien et Maximien au dieu Belenus d&#8217;Aquilée.</p>
<p>Les druides, cités par Ausone,  reparaissent officiellement dans la société gauloise au IV e siècle. Force est donc de constater que, persécutés au I er siècle, puis relégués dans l&#8217;ombre par l&#8217;héllénisation et l&#8217;orientalisation, ils reviennent en pleine lumière au III e siècle, précisément à l&#8217;époque où les dieux gaulois de leur côté, surgissent à nouveau sous leurs noms indigènes et leur aspect primitif. Ce qui nous éloigne quand même assez sensiblement de l&#8217;opinion selon laquelle à cette époque, les dieux agonisaient déjà comme je l&#8217;ai lu récemment, et qu&#8217;il ne s&#8217;agissait plus que d&#8217;une histoire de concurrence entre le christianisme et le mithriacisme&#8230;</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
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<title><![CDATA[Individualisme gaulois et parole bien charpentée]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/07/17/individualisme-gaulois-et-parole-bien-charpentee/</link>
<pubDate>Fri, 17 Jul 2009 13:57:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[Après avoir vu les dangers de l&#8217;hyper-individualisme et l&#8217;importance de l&#8217; individ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Après avoir vu les dangers de l&#8217;hyper-individualisme et l&#8217;importance de l&#8217; individuité dans les sociétés païennes, grecque surtout, voyons maintenant l&#8217;individualisme à la gauloise qui vient complètement conforter tout ce que je pense de l&#8217;indispensable connaissance de la langue et de son emploi juste et correct : la fameuse idéologie indo-européenne du « uek os tek », de la parole charpentée, élaborée, construite , contrairement à tous ces connards qui font dire n&#8217;importe quoi aux mots du moment que ça va dans le sens de leur poil &#8230;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1269" title="ogmios_apianus" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/07/ogmios_apianus.jpg" alt="ogmios_apianus" width="500" height="466" /></p>
<p>&#8220;Dès avant Rome, mais avec Rome surtout, le monde s&#8217;est orienté vers l&#8217;étatisme, et l&#8217;étatisme tend de toutes ses forces à rendre le discours inutile, même s&#8217;il doit plus ou moins s&#8217;en servir en attendant de parvenir à ses fins. L&#8217;État idéal est celui où chaque citoyen est devenu un rouage bien huilé de la machine collective, nul n&#8217;a plus besoin de convaincre ni d&#8217;être convaincu. Dans la civilisation sur-étatisante qu&#8217;on s&#8217;applique à instaurer, il est hors de doute que la parole est un élément perturbateur, un facteur d&#8217;instabilité, un handicap enfin pour celui qui s&#8217;entête à ne rien faire sans elle (…) Or, un comportement ne peut se juger qu&#8217;en fonction du but poursuivi. Si le but est l&#8217;État, le Gaulois, c&#8217;est certain, ne vaut pas tripette. Mais si le but est l&#8217;Homme, ce sont tous les autres, il me semble, qui ont perdu le nord.</p>
<p>Qu&#8217;on le veuille ou non, un peu plus tôt, un peu plus tard, il faut toujours choisir entre l&#8217;État et l&#8217;Homme. Le drame des Celtes, mais aussi leur insigne honneur, c&#8217;est d&#8217;avoir, voici trente siècles, délibérément choisi l&#8217;Homme dans un monde qui s&#8217;apprêtait à choisir l&#8217;État. L&#8217;avenir contraindra peut être le monde à reconsidérer cette option.</p>
<p>Lorsqu&#8217;une communauté humaine fait un tel choix, qui consiste à faire passer l&#8217;homme avant la société -c&#8217;est à dire l&#8217;essentiel avant l&#8217;accessoire, le contenu social avant l&#8217;enveloppe, la promesse d&#8217;avenir avant la facilité immédiate- il ne peut pas ne pas mettre le verbe au dessus de tout. Car dès lors que chacun entend cultiver son individualité, son originalité, sa vocation  propre, aucune construction collective n&#8217;est possible sans un constant effort de compréhension mutuelle, nécessitant les meilleurs instruments de communication et leur plus fréquente et plus subtile utilisation.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-1270" title="foule" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/07/foule.jpg?w=300" alt="foule" width="300" height="196" />Plus nous nous différencions et plus nous avons besoin de nous re-connaître et de ré-accorder sans cesse nos motivations pour œuvrer de concert. La différenciation ne conduit à la séparation que si le langage est insuffisant ou mal utilisé. Ainsi la propension du Celte au discours, si elle témoigne de son désir d&#8217;originalité, et par conséquent d&#8217;expression de cette originalité, témoigne tout aussi fortement de son désir de solidarité. L&#8217;usage et la qualité du verbe sont l&#8217;antidote naturel à ce qu&#8217;il peut y avoir d&#8217;asocial dans l&#8217;individualisme.</p>
<p>Ainsi dira l&#8217;individualiste social : plus je me réalise moi même et plus je m&#8217;éloigne d&#8217;autrui. Mais en exprimant toujours mieux ce que je deviens, outre que je consolide mon être propre en donnant forme à ses prolongements, je fournis à autrui nourriture et chaleur pour son propre foyer; je lui done l&#8217;occasion de mieux s&#8217;aimer lui même là où il diffère de moi, en même temps que celle de m&#8217;aimer et de me soutenir là où nos vues se révèlent communes. Quand il n&#8217;existerait qu&#8217;un point sur mille où nous pourrions vibrer en accord, sur ce point là, nous ferons des prodiges et ils suffiront pour la « société ».</p>
<p>De l&#8217;individualisme à l&#8217;amour du verbe, nous voyons donc le chemin gaulois tout tracé. De ce personnalisme actif, sans cesse conforté par sa propre expression verbale, nous voyons découler une extraordinaire confiance en soi (souvent téméraire, parfois chimérique), une formidable curiosité de l&#8217;avenir (étrangement accompagnée de la certitude d&#8217;obtenir ses faveurs), une continuelle volonté de chercher ses limites (avec le ferme espoir de ne pas les trouver), enfin le refus d&#8217;admettre toute espèce de mort, celle ci considérée comme un insupportable défi à la volonté de s&#8217;élever sans cesse par delà toutes les bornes&#8221;.</p>
<p>Pierre Lance : « Alésia, un choc de civilisations ».</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Individualisme et paganisme]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/07/14/individualisme-et-paganisme/</link>
<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 21:26:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[On l&#8217;a vu : l&#8217;individualisme exacerbé s&#8217;oppose à la cohérence de toute communauté ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>On l&#8217;a vu : l&#8217;individualisme exacerbé s&#8217;oppose à la cohérence de toute communauté constituée de vivants et de morts et structurée par le principe de filiation, ou de lignée&#8230; Alors quoi, peut-on se demander, faut-il donc le proscrire ?</p>
<p>Il  semble bien évident que le paganisme est une religion d&#8217;abord et avant tout  communautaire, dans laquelle un individualisme forcené n&#8217;a pas vraiment sa place. Mais la question reste de savoir si l&#8217;on doit s&#8217;effacer devant la masse ? Le paganisme, comme je l&#8217;ai lu parfois, est-il rigoureusement incompatible avec l&#8217;individualisme ? Aussi loin que je me souvienne, je suis païen … mais aussi loin que je me souvienne, aussi, je suis plus que méfiant devant la notion de collectif&#8230; C&#8217;est simple, à mes yeux, l&#8217;effacement d&#8221; un individu  devant la collectivité, est la définition même du collectivisme … que je refuse au profit du « solidaire »&#8230;</p>
<p>En définitive, et paradoxalement, l&#8217;individualisme exacerbé et l&#8217;absolue primauté du groupe produisent les mêmes effets pervers &#8230; Faire primer le collectif (l&#8217;Un) sur les individualités , c&#8217;est prôner le monothéisme religieux  comme ses petits frères le marxisme et le capitalisme : le multiple s&#8217;efface devant l&#8217;Un et les individus ne sont plus que les éléments anonymes d&#8217;un ensemble, interchangeables, où le fameux « aime ton prochain comme toi même » prend tout son sens puisque les deux sont le même …</p>
<p>Pourtant je suis convaincu que l&#8217;individualisme pourrait bien être le fondement du paganisme et de notre démarche identitaire&#8230; mais cet individualisme là n&#8217;exclut en aucune manière la pleine appartenance au groupe … devant lequel on peut choisir de s&#8217;effacer : sacrifice et devoir, valeurs héroïques et  aristocratiques  …</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1266" title="iliade" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/07/iliade.jpg" alt="iliade" width="500" height="700" /></p>
<p>En fait, «<em> une mise au point est nécessaire sur les équivoques de ce que l&#8217;on appelle individualisme.</em></p>
<p><em>La reconnaissance et l&#8217;exaltation de l&#8217;individuité (le fait d&#8217;être porteur d&#8217;une individualité) sont consubstantielles à l&#8217;Europe de toujours, alors que la plupart des autres grandes cultures ignorent l&#8217;individu et ne connaissent que le groupe. Les poèmes fondateurs de la tradition européenne, l&#8217;Iliade et l&#8217;Odyssée, exaltent tous les deux l&#8217;individuité des héros aux prises avec le destin. Ces poèmes n&#8217;ont d&#8217;équivalent dans aucune autre civilisation. Ils chantent les héros sur le mode épique (l&#8217;Iliade est la première des épopées) et sur celui du roman (l&#8217;Odyssée est le premier de tous les romans). Par définition, les héros sont l&#8217;expression d&#8217;une forte individuité. Ce sont des personnes au sens grec du mot. Non des personnes de naissance (à sa naissance, le petit individu n&#8217;est rien, sinon à l&#8217;état potentiel). Devenir une personne se mérite par effort continu et formation de soi (se donner une forme intérieure). Avant d&#8217;avoir des droits, la personne a d&#8217;abord des devoirs à l&#8217;égard d&#8217; elle même, de sa lignée, de son clan, de sa cité, de son idéal de vie. Les Européens qui portent en eux l&#8217;héritage grec par atavisme et par imprégnation culturelle, ont reçu en partage ce legs. Il fut ultérieurement dénaturé pour devenir l&#8217;individualisme exacerbé des sociétés occidentales contemporaines, une sorte de narcissisme hégémonique.</em></p>
<p><em>Historiquement, l&#8217;expression première de l&#8217;individualisme moderne date de la Réforme calviniste qui est elle même à l&#8217;origine de ce que Max Weber a défini comme l&#8217;essence du capitalisme. Cette forme d&#8217;individualisme fut ensuite célébrée de multiples façons à l&#8217;époque des Lumières. Elle reçut une consécration idéologique avec la déclaration des droits de l&#8217;homme de la révolution américaine et de la Révolution française, tandis que le Code civil (code Napoléon) lui donnait une consécration juridique. Le mouvement des idées s&#8217;était associé à l&#8217;évolution de la société, à l&#8217;affirmation sociale et politique de la bourgeoisie et de son individualisme intrinsèque, pour produire la grande révolution des comportements qui ne triompha vraiment en Europe qu&#8217;après les catastrophes de 1914-1945</em> ».</p>
<p>Dominique Venner : « Le Siècle de 1914 »</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Christianisme et culte des Ancêtres]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/07/12/christianisme-et-culte-des-ancetres/</link>
<pubDate>Sun, 12 Jul 2009 20:33:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[&#8220;Au XIX e l’individualisme a atteint en Occident un point d’exacerbation extrême. Cet individu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-1263" title="Art-Celtique" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/07/art-celtique.jpg" alt="Art-Celtique" width="380" height="357" />&#8220;Au XIX e l’individualisme a atteint en Occident un point d’exacerbation extrême. Cet individualisme forcené est indissociable de l’idéologie économiste et consumériste qui infantilise les adultes par des fantasmes de toute puissance normalement propres à l’adolescence, et qui favorise l’éclatement des systèmes familiaux en individus déracinés. L’individu moderne, dont l’orgueil est constamment flatté par le matraquage commercial, voudrait s’être fait tout seul. Il a perdu le sens de sa redevance aux ancêtres, qui était l’attitude sociale et religieuse fondamentale de toutes les anciennes sociétés.</p>
<p>La valeur à laquelle s’oppose fondamentalement l’individualisme, ce n’est pas la famille mais le clan, compris comme une communauté humaine constituée de vivants et de morts et structurée par le principe de filiation, ou de lignée. Selon cette ancienne idéologie holiste, l’individu n’ est qu’un individu du tissu social relié horizontalement au clan et verticalement à ses ancêtres, et son éternité individuelle importe moins que sa participation à la continuité des générations.</p>
<p>Telles étaient les anciennes sociétés indo-européennes. Selon Régis Boyer, l’essence de leur religion tenait au culte des ancêtres. Le lignage ancestral constituait l’axe autour duquel s’organisait la vie sociale. Cette idéologie communautaire du sang, précise Boyer, n’était pas refermée sur le biologique; elle prenait en compte “la notion de pacte, de contrat passé entre puissances adverses et donc celle, corollaire, du serment qui scelle ce contrat” de sorte que des liens de sang pouvaient être créés, non seulement par le mariage, mais par des “pactes de sang”.</p>
<p>L’individualisme exacerbé qui prévaut maintenant chez nous est en fait le fils naturel du christianisme.</p>
<p>En effet, dès sa naissance -dans les paroles mêmes de Jésus- la christianisme s’en est pris à l’idéologie du sang. Dans son système de pensée, l’âme est issue directement de Dieu et ne doit rien aux parents ou à leurs ancêtres. En même temps, de manière quelque peu contradictoire, l’âme est réputée entachée du péché originel, qui, lui, est transmis par la lignée issue du premier ancêtre, l’Adam déchu. Le salut consiste donc à s’extraire de cette lignée déchue pour renaître par le sang du Christ, devenir sa chair, se greffer sur sa nouvelle humanité. De sorte que le christianisme est doublement anti-lignage, puisque non seulement la filiation ne transmet rien de divin, mais qu’en plus elle transmet l’essence du diabolique.</p>
<p>De fait, partout où il a missionné, le christianisme a diabolisé le culte des Ancêtres et éradiqué le profond sentiment de solidarité qui liait les vivants aux morts.</p>
<p>Paradoxalement, l’idéologie révolutionnaire, puis républicaine et laïque, qui s’est forgée en France contre le christianisme, en a conservé et même exacerbé l’hostilité à toute valorisation spirituelle du lignage, réputé source des inégalités sociales. Aujourd’hui, l’idée que l’individu hérite du bagage spirituel, positif ou négatif, de ses ancêtres, heurte de front l’idéologie démocratique qui a pratiquement fait de l’égalité des chances un postulat métaphysique.</p>
<p>Mais que valent ces idéologies universalistes qui prétendent relier l’ individu à l’humanité entière tout en sapant son milieu social naturel, la famille élargie ? Que valent, surtout, une idéologie qui, sous prétexte que “tous les hommes naissent égaux”, cultive l’oubli et le mépris de cette valeur ancestrale ajoutée qui fonde la richesse de chacun ?&#8221;</p>
<p>Laurent Guyénot : &#8220;Las avatars de la réincarnation&#8221;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Paganisme et culte des Ancêtres]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/07/11/paganisme-et-culte-des-ancetres/</link>
<pubDate>Sat, 11 Jul 2009 16:07:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le culte des Ancêtres est l&#8217; une des principales composantes du paganisme . Les groupes d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-full wp-image-1260" title="dolmens" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/07/dolmens1.jpg" alt="dolmens" width="500" height="205" /></p>
<p>Le culte des Ancêtres est l&#8217; une des principales composantes du  paganisme .</p>
<p>Les groupes d&#8217;Européens du Sud ont commencé très tôt à se sédentariser et à pratiquer l&#8217;élevage, puis l&#8217;agriculture. Ils ont compris le cycle enfouissement des semences- pousse- maturation et mort, ils révèrent la Déesse Mère Rigantona et leur animal fétiche est la vache (ou le taureau). Ils considèrent la Terre comme une Mère providentielle et divine, Ils ont également compris que la cohésion sociale du groupe dépend de la présence perçue des Ancêtres qui veillent sur leur lignée et ils pratiquent leur culte en érigeant en leur honneur des pierres levées, des menhirs , dont la taille est proportionnelle à la « valeur » de l’individu, et des figures taillées dans le bois. Les pierres levées, ces monuments de pierre sur lesquels les âmes des morts sont censées s’asseoir ou dans lesquels elles se réfugient ou se réincarnent, conservent indéfiniment les qualités de ces morts et assurent la fertilité des hommes, comme celle des troupeaux et celle des terres. Les monuments que les hommes élèvent en l’honneur de leur chef défunt devient souvent le centre culturel et social du village et c’est autour de lui qu’on danse et qu’on assiste aux rituels publics.</p>
<p>Avant de devenir, eux aussi, éleveurs, les Européens du nord, ou Boréens, qu’on appelle aussi les « Hommes du Renne », vivent, eux , à la frontière des glaces nordiques et suivent, dans leurs migrations les troupeaux de rennes, de bisons et d’aurochs. Ce sont des chasseurs nomades et ils assimilent le Dieu- Père qu’ils vénèrent à leur animal fétiche en le coiffant souvent des ramures de rennes.</p>
<p>En ce qui les concerne, ils pratiquent un culte des Ancêtres qui se rattache pour l’essentiel à l’Ancêtre mythique, c’est à dire «<em> un personnage considéré dès l’origine comme surhumain ou semi- divin, révéré sous la forme d’un totem en bois sculpté, plus facile à emporter par la tribu </em>» (Mircéa Eliade) qu’ils considèrent comme leur créateur et celui qui leur a appris tout ce qu’ils avaient besoin de savoir pour assurer leur survie. Ces Ancêtres veillent sur la tribu et se réincarnent perpétuellement dans ses membres puisque la particule de Vie qui a été insufflée lors de la « création » des hommes constitue une sorte d&#8217;âme immortelle.</p>
<p>Pour ces différents peuples européens qui ont fini par constituer une synthèse des deux civilisations, le culte des morts  tient une grande place dans la vie quotidienne et religieuse puisqu’ils considèrent que ces derniers sont encore présents parmi les vivants et qu’ils sont les dépositaires d’une force bien supérieure à la leur. Ce culte est essentiellement déterminé par la croyance selon laquelle toutes les formes d’existence, des hommes, des animaux et même des produits de la terre sont, d’une manière ou d’une autre, influencées par les ancêtres défunts. Si les chrétiens plus tard, prieront <span style="text-decoration:underline;"><em>pour</em></span> les morts, nos ancêtres païens priaient<span style="text-decoration:underline;"><em> directement</em></span> les morts, ce que leur reprochera avec force Saint Augustin.</p>
<p>Lors des enterrements, en général collectifs, on offrait habituellement aux défunts des biens d’usage courant que l’on disposait dans les tombes avec les cadavres. Puis, au cours du rituel funéraire, on brûlait d’autres biens qui allaient suivre l’âme du défunt dans le royaume des morts.</p>
<p>Ce culte des défunts et des ancêtres prend de l’importance au mésolithique, car il faut entrer en contact avec eux  pour s’assurer leur protection, et ce sont les sorciers prêtres de ces tribus, les Chamans qui servent d’intermédiaire entre les hommes et les âmes des ancêtres.</p>
<p>Il acquiert une importance fondamentale au néolithique avec l’affirmation de l’agriculture et de la sédentarisation. En effet l’observation  du mystère du cycle mort et renaissance de la végétation influence les croyances sur la vie post mortem et les croyances en une vie après la mort et l’idée selon laquelle les défunts ont un moyen d’exercer une influence sur le monde des vivants se renforcent.</p>
<p>Le développement et la diffusion de l’agriculture au néolithique a fait glisser un rapport qui prédominait au temps des chasseurs du paléolithique et qui reliait l’homme à l’animal à un rapport reliant l’homme à la végétation. C’est de cette époque que datent les fêtes saisonnières liées au cycle de la végétation et les mythes qui intègrent la mort, puis la renaissance d’une divinité. La liaison entre la fécondité féminine et la fertilité de la terre devient alors un élément fondamental et l’association  qui apparaît primordiale est celle de la Mère et de la Terre. Il faut souligner le fait que l’essentiel des mythes du néolithique dérive de l’agriculture. Les cultes de la fertilité, de la femme comme de la terre, les mystères de la naissance, de la mort et de la renaissance qui s&#8217;illustrent grâce aux rythmes des saisons et de la végétation sont des valeurs qui s’articulent progressivement.</p>
<p>L’hommage à la Grande Déesse et sa célébration privilégiait la vie féconde et toujours renaissante par le biais du culte des morts que l’on réintégrait dans les matrices telluriques qu’étaient les sépultures mégalithiques. Car les menhirs et les ensembles mégalithiques  sont des centres cérémoniels en liaison avec le culte des morts en même temps que/ou des observatoires astronomiques. Les dolmens, eux, et les tumulus qui sont des reconstitutions des grottes initiatiques magdaléniennes, sont des sépultures funéraires et les constructions mégalithiques des sites religieux et funéraires.</p>
<p>La Terre mère est la Grande mère, la Déesse mère, qui personnifie l’énergie féminine et terrestre distribuant la vie en abondance, qu’elle soit humaine ou végétale, et  à son culte s’associe celui rendu aussi à l’eau, à la lune, à la femme et à la fécondité.</p>
<p>La religion des Mégalithiens serait donc une religion cosmique centrée sur la rénovation périodique du monde, et à coté de ce symbolisme féminin apparaît aussi un élément masculin très souvent assimilé au taureau qui permettra progressivement au culte du Ciel protecteur d’être associé à celui de la Terre mère.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sol et Sang : profession de foi]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/06/29/sol-et-sang-profession-de-foi/</link>
<pubDate>Mon, 29 Jun 2009 12:45:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[Bon je sais, je me répète, mais je veux, une fois de plus, préciser : Ma religion est celle de mes A]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom:0;">Bon je sais, je me répète, mais je veux, une fois de plus, préciser :</p>
<p style="margin-bottom:0;">Ma religion est celle de mes Ancêtres, qui sont établis ici, sur cette Terre, depuis des générations. Et je suis certain, chaque jour un peu plus, que ces hommes , ces paysages et cette terre qui sont liés, se modèlent les uns les autres .</p>
<p style="margin-bottom:0;">Mes ancêtres, ce n&#8217;est pas seulement la chaîne familiale des générations (les ancêtres de sang qui peuvent aussi être des ancêtres du Lieu si la « famille » n&#8217;a pas trop bougé), ce sont aussi les Ancêtres spirituels : comme  les proto-druides et chamans de la préhistoire .</p>
<p style="margin-bottom:0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1213" title="DSCF1065" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/06/dscf1065.jpg" alt="DSCF1065" width="500" height="375" /></p>
<p style="margin-bottom:0;">Ma religion est donc une religion du Sol et du Sang : du sol parce qu&#8217;étroitement liée à la terre sur laquelle je vis et ont vécu mes Ancêtres, et du sang parce que ce sont les corps, le sang et l&#8217;esprit de ces ancêtres qui, physiquement et spirituellement, « sont » et « font » cette Terre. Littéralement, la Terre est la chair de mes Ancêtres&#8230;</p>
<p style="margin-bottom:0;">Si je me dis druidisant, c&#8217;est avant tout par commodité .. parce que ça « dit » tout de suite quelque chose aux gens, alors que je me considère plutôt comme un adepte du paganisme celte, ou, mieux encore, adepte de la religion des Gaulois. J&#8217;aime bien aussi « ceux de Gargan » parce que j&#8217;ai lu que <span style="font-size:small;">les Bénédictins, dès le Haut Moyen Age, ont forgé le mot latin « </span><strong><span style="font-size:small;">gargantuates</span></strong><span style="font-size:small;"> » = « </span><strong><span style="font-size:small;">ceux de Gargan</span></strong><span style="font-size:small;"> » = «</span><strong><span style="font-size:small;"> la bande à Gargan </span></strong><span style="font-size:small;">» pour désigner les païens.</span> J&#8217;aime bien le côté « bande » de la chose, le côté Clan mais il faut avouer que si je dis à mon voisin que je suis un gargantuate, il y a des chances pour qu&#8217;il me regarde bizarrement. En fait, comme le « druidisme » était « assuré », au plan sacerdotal par les druides , le problème sémantique que je peux avoir n&#8217;est pas rédhibitoire … druidisant, pour les païens celtes c&#8217;est un peu l&#8217;équivalent de papiste pour les cathos … le principal est qu&#8217;on se comprenne.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Cette religion est mienne parce qu&#8217;elle parle à mon sang. Et mon sang est le même que celui qui coulait dans les  veines de mes  ancêtres gaulois qui étaient déjà  ses adeptes. Aujourd&#8217;hui, le druidisme est sans doute ce qui se rapproche le plus de cette religion  vécue par les Gaulois antiques qu&#8217;on commence à connaître mieux. Et pour ce qu&#8217;on connait moins, il est possible d&#8217; établir des concordances avec les autres religions des peuples voisins et issus de la même famille indo-européenne (germains et scandinaves, grecs et romains …).</p>
<p style="margin-bottom:0;">Et puisqu&#8217;on m&#8217;a posé la question, avoir expliqué pourquoi je me considère comme un druidisant, explique à contrario pourquoi je ne suis pas wiccan.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Je me suis intéressé intellectuellement à la wicca mais je ne la sens pas rouler dans mes veines si je puis dire, sans doute parce que, s&#8217;accorde-t-on, elle a été inventée il y a quelques dizaines d&#8217;années&#8230; je ne la sens pas comme faisant partie de mon héritage biologique ou culturel : j&#8217;ai du mal avec la prépondérance accordée au « sacré féminin » , j&#8217;ai du mal avec les tendances matriarcales  qui  se dégagent avec peine  de l&#8217;esprit de revanche sur un patriarcat affaibli et qui flirtent bien souvent avec une sorte de néo-monothéisme tout autant haïssable, j&#8217;ai du mal avec l&#8217;androgynie originelle soutenue par certains wiccans, j&#8217;ai du mal avec son universalisme aujourd&#8217;hui affiché (me semble pourtant que ce n&#8217;était pas le cas avec Gardner ?&#8230;) qui semble aller de pair avec une mièvre notion d&#8217;amour tous azimuts qui me donne tout autant de mal, pour tout dire carrément envie de gerber &#8230;</p>
<p style="margin-bottom:0;">On pourra me rétorquer qu&#8217;il n&#8217;y avait pas seulement des druides « importants », gardiens de l&#8217;orthodoxie « druidique » mais aussi des sorciers de villages, des « sages-femmes » dont les croyances et les pratiques se rapprochaient plus des croyances et pratiques wiccanes … je me suis aussi longtemps posé la question parce que j&#8217;ai toujours eu tendance à me sentir moi même plus proche de ces sorciers et de ces femmes sages que des druides se déplaçant entourés de leurs cours, de leurs  courtisans et de leurs guerriers (surtout en Irlande il faut bien le dire, parce qu&#8217;en Gaule on ne sait pas trop)&#8230; pour finalement me persuader que non, que les uns et les autres pratiquaient le même paganisme gaulois, chacun à son niveau, comme le curé de campagne et l&#8217;archevêque chez les cathos &#8230;</p>
<p style="margin-bottom:0;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p style="margin-bottom:0;">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Saisons après saisons (3 -fêtes celtiques)]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/05/18/saisons-apres-saisons-3-fetes-celtiques/</link>
<pubDate>Mon, 18 May 2009 14:02:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
<guid>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/05/18/saisons-apres-saisons-3-fetes-celtiques/</guid>
<description><![CDATA[Correspondances pour les 4 fêtes celtiques : Imbolc : correspondance au niveau de la saison : début ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Correspondances pour les 4 fêtes celtiques :<br />
<img src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/05/wickermanorig1b.jpg" alt="wickermanorig1b" title="wickermanorig1b" width="500" height="328" class="aligncenter size-full wp-image-1111" /><br />
<strong>Imbolc</strong> :<br />
correspondance au niveau de la saison :  début du printemps. Cœur de la période sombre,<br />
du calendrier agraire : naissance des agneaux, les jours s&#8217;allongent,<br />
du vent : aquilo,<br />
de l&#8217;arbre/plante associé : bouleau, houx,<br />
de l&#8217;animal tutélaire : sanglier,<br />
du règne :  végétal,<br />
de la justification : fête de la purification et du retour de la Lumière (fête des Chandelles)<br />
de l&#8217;étymologie/symbolisme : « lustration ». Fête initiatique d&#8217;un passage primodial (éveil initiatique et préparation),<br />
de l&#8217;âge de l&#8217;humanité : âge d&#8217;Or<br />
de l&#8217;âge humain : enfance (0-7 ans), période lunaire,<br />
de la situation ou degré familial : les enfants<br />
de la caractéristique éventuelle :<br />
de l&#8217;anniversaire éventuel : </p>
<p>.<br />
<strong>Beltaine</strong> :<br />
correspondance au niveau de la saison : début de l&#8217;été, début de la période claire (Gam),<br />
du calendrier agraire : on sort le bétail, saison des amours, croissance de la plante,<br />
du vent : Eurus (ou Volturnus)<br />
de l&#8217;arbre/plante associé : chêne, bruyère,<br />
de l&#8217;animal tutélaire : taureau,<br />
du règne : animal,<br />
de la justification : retour et plénitude de la fertilité, célébration de la vie, de la croissance, de l&#8217;amour et de la sexualité,<br />
de l&#8217;étymologie/symbolisme : &#8220;feu de Bel&#8221;, Fête de la passion charnelle et de la semence (renaissance)<br />
de l&#8217;âge de l&#8217;humanité : âge d&#8217;argent,<br />
de l&#8217;âge humain : jeunesse (14-21 ans), période vénusienne,<br />
de la situation ou degré familial : les amoureux,<br />
de la caractéristique éventuelle : ouverture de la saison militaire,<br />
de l&#8217;anniversaire éventuel : arrivée des Tuatha en Irlande.<br />
.<br />
<strong>Lugnasad</strong> :<br />
correspondance au niveau de la saison :  début de l&#8217;automne. Cœur de la période claire,<br />
du calendrier agraire : moissons et stocks. Fruits mûrs,<br />
du vent : Africus,<br />
de l&#8217;arbre/plante associé : blé, peuplier blanc,<br />
de l&#8217;animal tutélaire : l&#8217;ours<br />
du règne :  humain,<br />
de la justification : récolte et action de grâce,<br />
de l&#8217;étymologie/symbolisme : « réunion de Lug ». Le Roi rassure le peuple quant à la paix, la prospérité et l&#8217;éternité des cycles de la vie (récolte et distribution des richesses)<br />
de l&#8217;âge de l&#8217;humanité : âge du Bronze,<br />
de l&#8217;âge humain : adulte (30-50 ans), période solaire,<br />
de la situation ou degré familial : la famille<br />
de la caractéristique éventuelle :<br />
de l&#8217;anniversaire éventuel : Mort de Tailtiu, mère ou nourrice de Lug, après avoir rendu la terre fertile.</p>
<p>.<br />
<strong>Samain</strong> :<br />
correspondance au niveau de la saison :  fin de l&#8217;été. Début de la période sombre (Sam) et début de la nouvelle année,<br />
du calendrier agraire : bétail abattu et stocks,<br />
du vent : cautus (ou Corus)<br />
de l&#8217;arbre/plante associé : if, gui,<br />
de l&#8217;animal tutélaire : le cheval,<br />
du règne :  minéral,<br />
de la justification : fin de l&#8217;été. Hommage aux Ancêtres. Saison du gel et du feu de bois,<br />
de l&#8217;étymologie/symbolisme : « réunion, assemblée ». Hors du Temps, permet contact avec l&#8217;Autre Monde (Mort),<br />
de l&#8217;âge de l&#8217;humanité : âge du Fer,<br />
de l&#8217;âge humain : vieillesse, période saturnienne,<br />
de la situation ou degré familial : les Ancêtres<br />
de la caractéristique éventuelle : clôture de la saison militaire,<br />
de l&#8217;anniversaire éventuel : bataille de Mag Tured.<br />
_____________________________________________________________________</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Saisons après saisons (2 -fêtes solaires)]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/05/18/saisons-apres-saisons-2-fetes-solaires/</link>
<pubDate>Mon, 18 May 2009 08:31:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
<guid>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/05/18/saisons-apres-saisons-2-fetes-solaires/</guid>
<description><![CDATA[Correspondances pour les 4 fêtes solaires (équinoxes, solstices) . Équinoxe de Printemps : correspon]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Correspondances pour les 4 fêtes solaires (équinoxes, solstices)<br />
<img src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/05/stonehedge.jpg" alt="stonehedge" title="stonehedge" width="500" height="375" class="aligncenter size-full wp-image-1106" /><br />
.<br />
<strong>Équinoxe de Printemps </strong>:<br />
correspondances au niveau du calendrier : point culminant printemps,<br />
de l&#8217;élément : air -humide et chaud =jaune,<br />
du gardien : sylphe<br />
et des offrandes  : fleurs ,<br />
du symbole : corbeau &#8211; genêt,<br />
du calendrier agraire : semailles,<br />
de l&#8217;heure : aurore,<br />
de la situation : jour égal à la nuit,<br />
du vent : solanus,<br />
des arbres/plantes : trèfle,<br />
des animaux : merle, oiseaux en général,<br />
du thème de célébration : réveil,<br />
de l&#8217;âge humain : adolescence (7-14 ans), période mercurienne<br />
du comportement : raisonnement,<br />
de la psychologie : réceptivité à la sagesse,<br />
de l&#8217;organe/physiologie : l&#8217;esprit,<br />
de la fonction corporelle : souffle, respiration,<br />
du symbole druidique :  l&#8217;Épée, apportée de l&#8217;île de Findias par le druide Uscias<br />
.<br />
<strong>Solstice d&#8217;Été</strong> :<br />
correspondances au niveau du calendrier : point culminant été,<br />
de l&#8217;élément  : feu -sec et chaud = rouge,<br />
du gardien : salamandre<br />
et des offrandes : encens ,<br />
du symbole  : dragon, bruyère,<br />
du calendrier agraire : sommet agraire,<br />
de l&#8217;heure  : midi<br />
de la situation  : jour le plus long, nuit la plus courte,<br />
du vent  : auster,<br />
des arbres/plantes : chêne, mélisse, verveine,<br />
des animaux : cerf, lièvre, aigle,<br />
du thème de célébration :célébration de la générosité de la terre. Pouvoir intense et magique,<br />
de la caractéristique : herbes de la saint-Jean,<br />
de l&#8217;âge humain : jeunesse/adulte (20-30 ans), période martienne,<br />
du comportement : intuition et enthousiasme,<br />
de la psychologie : expression &#8212;&#62; réalisation,<br />
de l&#8217;organe/physiologie  : l&#8217;intellect,<br />
de la fonction corporelle : chaleur corporelle,<br />
du symbole druidique : la Lance apportée de l&#8217;île de Gorias par le druide Escras.<br />
.<br />
<strong>Équinoxe d&#8217;Automne</strong> :<br />
correspondances au niveau du calendrier : point culminant automne,<br />
de l&#8217;élément  : eau -humide et froid = bleu<br />
du gardien : ondines<br />
et des offrandes : vin, ,<br />
du symbole  : saumon, peuplier,<br />
du calendrier agraire : fin des moissons,<br />
de l&#8217;heure  : soir,<br />
de la situation  : jour = nuit,<br />
du vent  : favonius,<br />
des arbres/plantes  : chêne,<br />
des animaux : grue, grenouille, saumon, cygne, chien,<br />
du thème de célébration : seconde récolte et Mystères,<br />
de l&#8217;âge humain : maturité (50-70 ans), période jupitérienne,<br />
du comportement : affectivité,<br />
de la psychologie : évocation/réflexion,<br />
de l&#8217;organe/physiologie  : l&#8217;émotion,<br />
de la fonction corporelle : le sang,<br />
du symbole druidique : le Chaudron, apporté de l&#8217;île de Murias par le druide Semias.<br />
.<br />
<strong>Solstice d&#8217;Hiver</strong>:<br />
correspondances au niveau du calendrier : point culminant hiver,<br />
de l&#8217;élément  : terre -sec et froid = vert,<br />
du gardien : gnomes<br />
et des offrandes : pain ,<br />
du symbole  : pin argenté, serpent,<br />
du calendrier agraire : la graine commence à germer, elle devient lumière au sein de la terre,<br />
de l&#8217;heure  : nuit,<br />
de la situation  : jour le plus court, nuit la plus longue,<br />
du vent  : septentrio (ou Borée)<br />
des arbres/plantes  : houx, gui,<br />
des animaux : serpent, ours, bœuf, taureau,<br />
du thème de célébration : renouveau et renaissance au cœur de l&#8217;hiver,<br />
de l&#8217;âge humain : mort et renaissance,<br />
du comportement : pratique, sensualité,<br />
de la psychologie : inspiration (écoute de l&#8217;intuition),<br />
de l&#8217;organe/physiologie  : le corps,<br />
de la fonction corporelle : la chair,<br />
du symbole druidique : la Pierre, apportée de l&#8217;île de Falias par le druide Morfessa.<br />
_____________________________________________________________________________</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Saisons après saisons : la roue de la vie]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/05/15/saisons-apres-saisons-la-roue-de-la-vie/</link>
<pubDate>Fri, 15 May 2009 17:12:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
<guid>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/05/15/saisons-apres-saisons-la-roue-de-la-vie/</guid>
<description><![CDATA[En célébrant les cycles de la vie animale et végétale, les différentes fêtes païennes font apparaitr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>En célébrant les cycles de la vie animale et végétale, les différentes fêtes païennes font apparaitre une profonde interdépendance entre la vie du corps et de la psyché et celle de la planète, du soleil et de la lune car chacun d&#8217;eux signale la puissante conjonction du temps et de l&#8217;espace.</p>
<p>Ces 8 Fêtes permettent d’accorder notre rythme personnel au rythme de la nature et du cosmos.</p>
<p>.</p>
<p><img src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/05/rouesaisons2.jpg?w=300" alt="rouesaisons" title="rouesaisons" width="300" height="290" class="alignleft size-medium wp-image-1093" />  En plus de la succession des saisons, la Roue offre aussi un tissu complexe de corrélations qui recouvre des niveaux de significations très divers. Aux phénomènes naturels annuels viennent s’ajouter des événements, des qualités et des faits d’ordre intérieur pour tisser une trame d’ensemble très complexe. La Roue renvoie à des significations en nombre presque infini : dates importantes, éléments, couleurs, vents, arbres, plantes, animaux, totems, etc.<br />
 La Roue devient alors le lieu magique dont la circonférence représente les parcours quotidiens et annuels de toute notre vie, inextricablement liés aux cycles quotidiens et annuels de la Terre ainsi qu’aux huit directions chargées de leurs significations et de leurs associations psychologiques et spirituelles. Elle est le symbole central qui matérialise une compréhension de la vie humaine, de la vie naturelle et de la relation entre les deux. Cette compréhension se traduit par une pratique spirituelle qui honore les saisons comme elle honore les étapes de notre croissance et de notre évolution.(source : John Matthews : « Le Chaman Celtique »)</p>
<p>.</p>
<p>Le paganisme en général, et donc le druidisme peut se définir comme intégrant un certain animisme, le culte des Ancêtres, le culte des Divinités et la magie naturelle.</p>
<p>C’est pourquoi, pour revenir à la Roue, il faut se tourner vers chacune des directions, leurs significations, leurs symboles et leurs associations, en acceptant l’influence qu’ils peuvent exercer sur notre vie. En voir les limites et les effets négatifs comme la richesse et les bienfaits, et les envisager comme des réserves d’énergie. C’est se rattacher ainsi au courant vital des Ancêtres, au courant vital culturel de la Tribu, à la puissance du sol à travers l’esprit du Lieu, et à celle de son époque à travers l’esprit du Temps.</p>
<p>.</p>
<p>Animaux associés</p>
<p>Les animaux associés aux diverses fêtes peuvent être classés en trois familles. Ce n&#8217;est qu&#8217;en les &#8220;fréquentant&#8221;, en travaillantsur eux, en prenant contact avec eux (méditation, évocation,observation en milieu naturel quand c&#8217;est possible) que peut s&#8217;établir ce classement. Et ce n&#8217;est qu&#8217;après un tel classement qu&#8217;ils pourront aider à progresser dans la connaissance de nous-même et de l&#8217;Univers (source : Philip Carr-Gomm : &#8220;l&#8217;Oracle des Druides&#8221;)</p>
<p>Les animaux intérieurs : ce sont les symboles et les images de nos peurs et de nos besoins les plus profonds ou qui hantent les parties de notre psyché négligées, réprimées ou reniées.</p>
<p>Les animaux-puissance : ce sont les esprits qui nous visitent le temps de nous dynamiser, nous guérir, nous donner une inspiration ou un conseil.</p>
<p>Les animaux-totems : ce sont des animaux-puissance avec lesquels nous établissons un lien privilégié, dont nous pouvons avoir une conscience accrue de leur présence à nos côtés comme guides, maîtres et aides.</p>
<p>Il en va de même pour les Oiseaux, les Plantes et les Arbres associés.</p>
<p>.</p>
<p>PSYCHOLOGIE :</p>
<p>Le Solstice d’Hiver représente l’époque d’ouverture aux forces de l’inspiration. L’intuition naît dans le silence immobile de la nuit. L’Equinoxe de Printemps représente le temps de la réceptivité à la sagesse et aux pouvoirs porteurs de lucidité (y naît la lumière). Le Solstice d’Eté est le temps de l’expression, de la réalisation de nos rêves et du travail dans le monde extérieur. L’Equinoxe d’Automne est le temps d’une énergie qui favorise l’évocation, la réflexion qui opère la synthèse des expériences.</p>
<p>.</p>
<p>L’ESPRIT DES ANCETRES est placé au Nord Ouest, place de Samain et du soleil couchant en plein été. Il nous relie sur le plan génétique et c’est par lui que nous nous percevons comme un maillon de la chaîne qui, issue d’un passé lointain, se projette indéfiniment vers l’avenir.</p>
<p>L’ESPRIT DE LA TRIBU est situé sur l’axe Imbolc-Lugnasad car c’est en premier lieu entre l’enfant et sa famille que s’exercent les influences tribales et environnementales. Lors du Solstice d’Hiver, l’influence génétique due aux Ancêtres imprègne l’enfant qui naît avec cet héritage.</p>
<p>L’ESPRIT DU LIEU (puissante influence sur notre identité de notre lieu de naissance. En outre, certains points de la Terre considérée comme sacrée sont particulièrement reliés à divers aspects de la puissance divine). Il correspond à la ligne Est-Ouest car dans une certaine mesure, notre sens de l’espace est gouverné par la conscience du lever et du coucher du soleil. L’Est représente les terres lointaines d’où vient la Lumière, et l’Ouest, les « Iles des Bienheureux », refuge et lieu de repos et de plénitude.</p>
<p>L’ESPRIT DU TEMPS (de l’époque mais aussi du temps qui se déroule) est associé à la verticale Sud-Nord traversant la ligne horizontale de l’Espace et reliant les deux solstices. A leur interaction se situe l’instant de transformation de l’Infini et de l’Eternité car les esprits du temps et du lieu sont respectivement, dans le monde physique, des manifestations des esprits de l’Eternité et de l’Infini. (source : Philip CARR GOMM).C&#8217;est l&#8217;endroit où se trouve l&#8217;Axis Mundi, le Chêne de la Tradition Celtique ou l&#8217;Yggdrasil des nordisants, le lien qui relie le ciel à la terre, et qui nous relie aux dieux.</p>
<p>.</p>
<p>ASTROLOGIE -SYMBOLIQUE</p>
<p><img src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/05/astrologie.png?w=300" alt="astrologie" title="astrologie" width="300" height="235" class="alignleft size-medium wp-image-1099" />Les signes astrologiques du Zodiaque qui influent sur le caractère de chacun des natifs d’entre eux, peuvent aussi, quand on voyage chronologiquement de l’un à l’autre, constituer symboliquement un véritable « chemin de vie »(source pour les caractéristiques de chaque signe:  André Barbault « Traité pratique d’astrologie ») :</p>
<p>Le SCORPION :</p>
<p>Il symbolise le glas de la végétation, la chute et la décomposition des feuilles, expression de la destruction des valeurs objectives et des formes extérieures à la faveur d’un processus de fermentation, de putréfaction, de désagrégation. Ce signe d’Eau Fixe est celui de l’eau immobile, fétide des marais, comme celui de l’eau de vie ou de la lave volcanique. Ce signe est sous la tutelle de Mars et de Pluton, « le Prince des Ténèbres » symbole des profondeurs et des ténèbres de notre nuit originelle, surtout de nos régions infernales.</p>
<p>Le SAGITTAIRE :</p>
<p>Depuis l’épreuve du Scorpion, la végétation n’est plus. Le signe est sous les auspices planétaires de Jupiter, principe de cohésion, de coordination, de globalisation.</p>
<p>Le CAPRICORNE :</p>
<p>Il est le dépouillement, le recroquevillement, le silence, la concentration de l’hiver dans sa sévère grandeur. Signe de Terre Cardinal, il marque le stade de la graine enfouie au sol, amorce d’une lente maturation sans éclat en vue d’une ultime conquête à lointaine échéance. Symbole d’un minuit céleste, le Solstice d’Hiver se présente comme un stade de conception, de racine, de souche. Le Capricorne tend à l’impersonnel, à la dématérialisation, à la délivrance du terrestre. En cela, il est le signe de Saturne auquel s’adjoint (exaltation) Mars.</p>
<p>Le VERSEAU :</p>
<p>Il est la première assimilation de la graine nouvellement semée qui s’intègre au milieu terrestre. Ce signe d’Air Fixe ne représente ni le lien de l’esprit des Gémeaux, ni le lien du cœur de la Balance, mais celui de l’âme, révélé par le monde des affinités électives dont l’aboutissement est celui de la fraternité universelle. Il représente l’accès au stade supérieur de la Personne par l’acceptation d’autrui et jusqu’à la destination à l’appartenance universelle. La Tradition a fait de Saturne la planète directrice de ce signe.</p>
<p>Les POISSONS :</p>
<p>Etat transitoire entre l’hiver qui finit et le printemps qui se prépare, monde de l’imprécision où tout demeure dans l’informe, sans frontières bien tracées. L’Eau Mutable qu’elle représente est aussi bien ces crues hivernales, déluge purificateur où les liens sont déliés, les forces de cohésion effacées, que la masse mouvante et anonyme des eaux marines dans quoi tout se jette. Eau dissolvante mais aussi eau fécondante dont les fonds inépuisables du milieu marin sont l’exemple. Les Poissons apparaissent comme le monde de l’ensemble, du global, de l’illimité, de l’infini, du virtuel, du latent, de l’insaisissable où l’irrationnel et le sur-rationnel règnent sans partage. Les astres de fécondité y règnent : Jupiter y trône et Vénus y est exaltée. Archétype de la dissolution et de l’intégration universelles, Neptune y figure comme nouveau maître.</p>
<p>Le BELIER :</p>
<p>Il symbolise le Feu originel qui se manifeste à l’entrée du Printemps, le jaillissement des forces brutes de la vie (éclatement des bourgeons, sortie des pousses de la terre, rut des animaux…) Le rythme vital, sous ce signe, est celui d’un bond en avant, d’une accélération : commencement, renouvellement, propulsion, impulsion, jet, éclatement, explosion…C’est le souffle du feu prométhéen, à la fois créateur et destructeur, aveugle et généreux, chaotique et sublime, capables de fuser dans toutes les directions. C’est la décharge irruptive, fulgurante, indomptable de la foudre, une libération de forces nouvelles, inclassables et inadaptées, aux généreuses promesses, portées vers leur essor. Cette nature est d’essence martienne, mais apparaît aussi l’exaltation solaire, symbolisée par la victoire des jours sur les nuits, de la chaleur et de la lumière.</p>
<p>Le TAUREAU :</p>
<p>Dans la nature, c’est la condensation de l’élan du bélier, la matérialisation des forces créatrices qui se concrétisent dans l’abondance des formes, cette seconde tranche du printemps étant celle de la végétation massive et de l’apparition des premiers fruits. A l’image du bovidé, le rythme nouveau est à la lenteur, et à la stabilité par la lourdeur, l’épaisseur et la densité de la matière. Mais cette incarnation est riche : elle s’assimile à la Terre nourricière, à la mère-nature, féconde par excellence. Sa nature est d’essence vénusienne : c’est la paix, la joie de vivre dans l’enivrement des sens, les valeurs d’une Vénus charnelle, toute pleine et vibrante d’émotions terrestres.</p>
<p>Les GEMEAUX :</p>
<p>Symbole dans la nature après l’éclosion du Bélier (éclatement des bourgeons) et l’incarnation du Taureau (la plante s’est enfoncée au sol pour s’enraciner) de la conquête aérienne de la végétation par le branchage et le feuillage, cette troisième tranche printanière étant celle de la plénitude de la fonction chlorophylienne. Sa nature est de l’essence adolescente , hermaphrodite de Mercure, principe de liaison, d’échanges, de mouvement, d’adaptation, de communication, d’interpénétration, de cérébralisation.</p>
<p>Le CANCER :</p>
<p>Le premier stade de l’été qui correspond à la formation des graines et marque le triomphe des forces génératrices maternelles. Conception, gestation, maternité, tel est le processus cancérien. Symbolise aussi l’eau originelle, les eaux mères au moment de l’année où la sève végétale gonfle les tissus de la nature en pleine fécondité. Cette nature est d’essence lunaire, la Lune étant le symbole de la Mère et de l’enfant, de l’eau, de la croissance, de l’alimentation, de la fécondité, de la vie végétative, instinctive, crépusculaire, inconsciente.</p>
<p>Le LION :</p>
<p>La culmination végétale, la plénitude du fruit, toute magnificence ou maturité sous le plus éclatant soleil de l’année. Il est le signe de la pleine affirmation de l’individualité, de la volonté et de la conscience du « Je ».Le Feu Fixe du Lion est l’expression d’une force maîtrisée, d’une énergie lumière disciplinée, d’un feu individualisé, consacré aux puissances du Moi, de la volonté dirigée, force centrale régulatrice et irradiante de vie, de chaleur, de lumière et d’éclat. C’est un signe solaire.</p>
<p>La VIERGE :</p>
<p>C’est l’aboutissement d’un lent processus : semé au Capricorne, le grain donne ici l’épi mûr, prêt à être fauché ; c’est la moisson, l’engrangement. Sous ce signe de Terre Mutable, pour un temps stérile, tout, dans la nature se dessèche (le grain se détache de l’épi en se détachant de sa graine), se différencie, se sélectionne, se particularise, se réduit, s’assigne des limites précises. L’élan vital est à son déclin, les forces s’amenuisent, les formes s’amincissent, mais l’appauvrissement de la vie brute est compensé par un ordre de l’esprit : c’est l’apparition de la raison, l’homme cherchant sa mesure dans la logique. Signe de Mercure, il est en affinité avec l’astre dans la répression de la vie sensible, dans l’intellectualisation et la socialisation au profit des usages et des conventions soumis aux règles du bon sens.</p>
<p>La BALANCE :</p>
<p>C’est l’équilibre des jours et des nuits marqué par la remontée du monde nocturne, égalisé par le déclin du monde diurne, de la lumière et de la chaleur (chute du Soleil). Les derniers fruits mûrs se détachent des arbres ; c’est la préfiguration d’une ère de repos, de détente, de paix, où les formes extérieures s’effacent progressivement devant la vie intérieure. Signe de la moyenne, de la mesure, des demi-tons, des nuances, il est un signe d’Air à la nature subtile et éthérée, sous la tutelle de Vénus l’apaisante, la Vénus-Aphrodite des roses de l’automne, ordonnatrice céleste de l’amour, du beau, du juste, inspiratrice des arts.</p>
<p>.</p>
<p>la triple déesse de la lune</p>
<p><img src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/05/triple-deesse1.jpg?w=200" alt="triple déesse" title="triple déesse" width="200" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-1095" />La Déesse jeune (Brigantia) correspond à la Lune croissante : elle symbolise la naissance et l’expansion (période de préparation)</p>
<p>La Déesse femme (Bélisama) correspond à la Pleine Lune : elle symbolise la maturité et l’épanouissement (période de développement « extérieur » de la personnalité et de l’individualité)</p>
<p>La Déesse vieille (aspect « clair » : Rosmerta ; aspect « sombre » : Rigantona) correspond à la Lune décroissante et à la Lune Noire : elle symbolise l’enseignement ou la révélation de la sagesse acquise (période de développement « intérieur » et des réalités universelles). </p>
<p>.</p>
<p>LES ELEMENTAUX :</p>
<p>LES SYLPHES (Air) représentent l’intellectualité, la vitesse, la communication, le détachement et l’adaptabilité.</p>
<p>LES ONDINES (Eau) représentent les émotions, la sensation, la réceptivité, la compréhension et la sympathie.</p>
<p>LES SALAMANDRES (Feu) représentent la créativité, l’ardeur, la valeur, la loyauté et l’énergie brute.</p>
<p>LES GNOMES (Terre) représentent la cérémonie, les acquisitions et les biens de toutes sortes et sous toutes formes, la conservation et le sens pratique.</p>
<p>LE PETIT PEUPLE ET LES FEES, qui ne sont pas vraiment des élémentaux, sont actifs à l’occasion de chacune des 8 fêtes mais plus particulièrement au retour du Printemps, au Solstice d’Eté ainsi que les nuits de pleine lune.</p>
<p>.</p>
<p>LES VENTS :</p>
<p>Le Vent est synonyme du Souffle et, en conséquence, de l’Esprit, de l’influx spirituel d’origine céleste. Les vents sont une manifestation d’un divin qui veut communiquer ses émotions, de la douceur la plus tendre aux courroux les plus impétueux (dictionnaire des Symboles) : ils trahissent donc les intentions des dieux (pour comprendre les messages de Zeus il fallait interpréter les bruissements du vent dans les feuilles d’un chêne). Par ailleurs on croit souvent à la campagne que l’air est rempli d’esprits. On comprend alors pourquoi les Vents sont associés aux diverses directions et à leur symbolisme ainsi qu’à leurs autres associations.. </p>
<p>.</p>
<p>LES DIVINITES :</p>
<p>À part les associations traditionnelles (Brigantia à Imbolc, Belenos à Beltaine, Lug à Lugnasad) un grand nombre de combinaisons sont possibles.</p>
<p>On peut par exemple les associer systématiquement en couples pour démontrer la dualité des principes divins (Cernunnos et Rosmerta à Samain, Esus et Brigantia à Imbolc, Belen et Belisama à Beltaine et Lug et Rigani à Lugnasad).</p>
<p><img src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/05/chaudron-de-gundestrup1.jpg?w=300" alt="chaudron de Gundestrup" title="chaudron de Gundestrup" width="300" height="245" class="alignleft size-medium wp-image-1097" />  Une divinité peut également apparaître plusieurs fois sur la Roue si on l’honore dans tout ou partie des trois modes cultuels grâce à son triple aspect : Sagesse, Force et Prospérité. Et si l’on suit l’interprétation du chaudron de Gundestrup par J.J.Hatt, la distribution des divinités autour de la Roue est encore différente : Esus pour Imbolc quand il peut réapparaitre sur la terre, dépouillé des bois de Cernunnos grâce au sacrifice du cerf par Smertrios, Rigantona pour l’Equinoxe de Printemps qui peut reprendre sa forme de déesse (de ce monde ci cette fois) grâce au sacrifice du taureau, Esus et Rigani pour leur mariage lors de la fête de Beltaine, Rigani abandonnant Esus à la Lugnasad pour rejoindre son amant céleste Taranis, Esus alors redevenu Cernunnos, dieu de la Nature, de la terre et de ses productions et redescendant dans l’Autre Monde à la Samain car chaque hiver la vie de la nature se réfugie sous terre, bientôt rejoint par Rigantona, grande Reine de l’Autre Monde et fêtée lors de la Modra Necht .</p>
<p>Cernunnos est également un cas particulier : il peut être honoré pour Beltaine dans son aspect abondance, fécondité, beauté de la nature et puissance sexuelle, mais aussi, on l’a vu, à Samain quand il redescend pendre possession de son Autre Monde. Mais en tant que « lumière nouvelle », on le fête aussi lors du Solstice d’Hiver et lors du Solstice d’Eté en tant que « lumière renouvelée » : il représente ici symboliquement l’homme cherchant à s’élever à l’image du cycle du blé : le grain enfoui dans la terre et devant mourir en Hiver pour renaître au Printemps et porter les épis de l’Eté. Rappelons aussi que la chèvre cornue escaladant une montagne est l’image astrologique du Capricorne ce qui renforce encore l’analogie.</p>
<p>De leur côté, Lug et Ana, lors de la Lugnasad, illustrent l’union des deux grands principes originels : la Création provient de l’union du principe lumineux et du principe sombre. On assiste ici à une hiérogamie du ciel et de la terre dont les récoltes étaient le fruit. La Terre, alors, épuisée après son accouchement (les moissons) redevient « vierge » et il faudra attendre la fête opposée, Imbolc, après la longue période de stérilité de l’hiver, pour que la Terre et la Déesse redeviennent fécondables. Car c’est un trait caractéristique : chacune des fêtes a son opposé symétrique, son vis à vis qui vient l’équilibrer 6 mois plus tard. L’union de Lug et d’Ana vient aussi illustrer l’élection ou la confirmation du Roi terrestre qui tire sa souveraineté de son mariage avec la Reine, image de la Déesse.</p>
<p>On peut aussi penser qu’il y avait un autre cycle entre Cernunnos (apparence mi-homme mi-animal) Esus (aspect humain terrestre), peut être Lug (aspect sur-humain céleste) et le Dagda/Dagodevos/Sucellos (vieux dieu incapable de féconder la terre) associé au cycle de la Déesse pour expliquer symboliquement l’évolution du grain de blé .</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les gaulois et la réincarnation ]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/04/19/les-gaulois-et-la-reincarnation/</link>
<pubDate>Sun, 19 Apr 2009 17:56:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[César a écrit : « ce dont ils [les druides] cherchent surtout à persuader, c&#8217;est que les âmes ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1015" title="dscf1148" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/04/dscf1148.jpg" alt="dscf1148" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align:justify;">César a écrit :<br />
« <em>ce dont ils [les druides] cherchent surtout à persuader, c&#8217;est que les âmes ne périssent pas, mais passent après la mort d&#8217;un corps dans un autre : cela leur semble particulièrement propre à exciter le courage en supprimant la peur de la mort </em>»(la Guerre des Gaules).<br />
Ce qui m&#8217;agace toujours autant c&#8217;est qu&#8217;on argue de cette citation pour affirmer que les Gaulois, et par extension les Celtes croyaient en, et ne croyaient qu&#8217;en la réincarnation. Les textes antiques, sur le sujet, sont nombreux et contradictoires. N&#8217;en prendre qu&#8217;un et négliger les autres pour étayer une hypothèse ressort de l&#8217;à priori et ne démontre en fait qu&#8217;une profonde incompréhension du monde celte. Je ferais probablement un piètre enseignant car je crois que je ne pourrais pas m&#8217;empêcher de flanquer des coups de pied dans la tête à qui me resservirait l&#8217;antienne&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">.<br />
Pourtant, on sait que César était peu enclin à la spiritualité -ses conceptions se limitaient au dualisme âme/corps- et l&#8217;on a donc quelques raisons de se méfier de son témoignage en matière de religions. Ne prête-t-il pas un seul calcul purement utilitaire aux druides et n&#8217;a-t-on pas le tort d&#8217;interpréter stricto sensu un texte déjà imprécis ? Dans cette optique, les druides auraient donc enseigné cette doctrine dans le seul but d&#8217;insuffler à leurs ouailles un grand courage guerrier ?&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">.<br />
Mais, quand on confronte le témoignage de César à d&#8217;autres, la doctrine druidique semble se préciser. Pomponius Mela écrit:<br />
« <em>Une de leurs doctrines s&#8217;est répandue dans le peuple, à savoir que les âmes sont immortelles et qu&#8217;il y a une autre vie chez les morts, ce qui les rend plus courageux à la guerre</em> ».(Géographie)<br />
On aurait donc là une simple croyance survivaliste classique. Et le poète Lucain écrit à la même époque que selon les druides<br />
« <em>le même esprit anime un corps dans un autre monde, et, si leurs [enseignements] sont exacts, la mort est le milieu d&#8217;une longue vie, et non pas la fin »</em>. (La Pharsale)<br />
Le corps d&#8217;après la mort n&#8217;est donc pas un autre corps physique acquis par réincarnation, mais bien plutôt un « double » corporel (avéré dans nombre de cultures) qui survit à la mort physique pour entamer une vie nouvelle dans une autre dimension.</p>
<p style="text-align:justify;">.<br />
D&#8217;ailleurs l&#8217;interprétation « réincarnationniste » du texte de César est largement abusive et s&#8217;appuie sur un malentendu au sujet du sens du mot « corps » : que les âmes « <em>passent d&#8217;un corps dans un autre</em> » peut simplement vouloir dire qu&#8217;elles revêtent un corps spirituel dans l&#8217;Autre Monde.</p>
<p style="text-align:justify;">.<br />
La coutume des Celtes était d&#8217;enterrer les morts avec toutes sortes d&#8217;objets ce qui tendrait à témoigner aussi d&#8217;une croyance dans la vie corporelle des morts. Dans cette optique, César, encore, sans aucune ambiguité cette fois :<br />
« <em>les funérailles des Gaulois sont magnifiques et somptueuses eu égard à leur degré de civilisation. Tout ce que, dans leur opinion, le mort aimait est jeté au bûcher, même les animaux, et il y a peu de temps encore, il était d&#8217;usage dans une cérémonie funèbre complète, de brûler les esclaves et les clients qui lui avaient été chers en même temps que lui</em> ».(Guerre des gaules)<br />
A quoi, Pomponius Mela ajoute:<br />
« <em>c&#8217;est pour cette raison aussi qu&#8217;ils brûlent ou enterrent avec leurs morts tout ce qui est nécessaire à la vie</em> » et «<em> jadis, ils remettaient à l&#8217;Autre Monde le règlement des comptes et le paiement des dettes. Il y en avait même qui se jetaient sur le bûcher de leurs proches comme s&#8217;ils allaient vivre avec eux</em> ».</p>
<p style="text-align:justify;">.<br />
Diodore de Sicile, quant à lui, évoque l&#8217;immortalité de l&#8217;âme et nous apprend :<br />
«<em>c&#8217;est pourquoi aussi, pendant les funérailles, il en est qui jettent dans le bûcher des lettres écrites à leurs morts, comme si les morts devaient les lire</em> ».<br />
D&#8217;ailleurs, cette coutume de confier aux mourants des lettres ou des messages pour les morts est signalée encore en Irlande à la fin du XIXème siècle et elle est aussi présente dans la pratique magique des tablettes d&#8217;éxécration (plomb du Larzac et de Rom et Tablettes de Chamalières notamment : <a href="http://lamainrouge.wordpress.com/2007/11/11/la-tablette-de-plomb-de-rom-79/">http://lamainrouge.wordpress.com/2007/11/11/la-tablette-de-plomb-de-rom-79/ </a>)</p>
<p style="text-align:justify;">.<br />
Valère Maxime, de son côté, précise:<br />
« <em>on raconte qu&#8217;ils [les Gaulois] se prêtent les uns aux autres des sommes qu&#8217;ils se rendent aux Enfers, parce qu&#8217;ils sont convaincus que les âmes des hommes sont immortelles. Je dirais qu&#8217;ils sont stupides si les idées de ces barbares vêtus de braies n&#8217;étaient pas celles auxquelles a cru Pythagore vêtu du pallium </em>».(Faits et dits mémorables)<br />
Il est malheureusement évident que c&#8217;est Valère Maxime, dans son mépris inné des « barbares » qui est stupide et qu&#8217;il n&#8217;a absolument rien compris à la mentalité des Gaulois. Et qu&#8217;il n&#8217;y a là encore aucun argument en faveur de la réincarnation puisque les morts sont sensés se rembourser des sommes une fois dans les Enfers (qui d&#8217;ailleurs, n&#8217;existent pas chez les Celtes). La remarque semble uniquement indiquer une simple croyance survivaliste, sans retour ici-bas.</p>
<p style="text-align:justify;">.<br />
La prudence étant ce qui doit être la caractéristique principale du travail du chercheur&#8230; il est certainement plus prudent d&#8217;être moins affirmatif en l&#8217;absence de témoignages directs sur les croyances celtes. Pourtant,  Guyonvarc&#8217;h et Le Roux, à plusieurs reprises, sont catégoriques : «<em> la métempsychose est absente du monde celtique </em>»<strong>*</strong>, ou encore « <em>il faut affirmer avec force malgré quelques auteurs anciens et beaucoup trop de modernes, qu&#8217;elle est absente des doctrines druidiques </em>». Et pour être tout à fait clair : «<em> Nous n&#8217;avons aucune raison de douter -qui plus est nous devons affirmer- que la seule doctrine traditionnelle à l&#8217;usage du commun des hommes a été celle de l&#8217;immortalité de l&#8217;âme et de la vie continuée indéfiniment dans l&#8217;Autre Monde. Ce que montrent les textes insulaires, c&#8217;est que l&#8217;immortalité de l&#8217;âme et la métempsychose ont eu deux sphères d&#8217;application distinctes : l&#8217;immortalité était le destin normal et général de l&#8217;âme humaine, tandis que la métempsychose était le sort d&#8217;un ou deux individus exceptionnels, mythiques et « missionnés »</em> ».<br />
.<br />
<strong>*</strong><em> métempsychose</em> : certains auteurs anciens et beaucoup d&#8217;auteurs modernes ont confondu, en un même concept vague l&#8217;immortalité de l&#8217;âme et la métempsychose, confondant encore sous ce nom la transmigration, la métamorphose et la réincarnation&#8230; Nos auteurs entendent ici métempsychose en son sens strict : « <em>passage d&#8217;éléments psychiques d&#8217;un corps dans un autre</em> ».<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<br />
<strong>Pour en savoir plus:</strong><br />
Laurent Guyénot : Les avatars de la réincarnation. Ed. Exergue<br />
F. Le Roux/ C.J. Guyonvarc&#8217;h : Les druides. Ouest France</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[des bardes, des vates et des druides ...]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/04/13/des-bardes-des-vates-et-des-druides/</link>
<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 07:02:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il est absurde d&#8217;affirmer que le Druide était membre de la classe guerrière comme je l&#8217;a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Il est absurde d&#8217;affirmer que le Druide était membre de la classe guerrière comme je l&#8217;ai lu récemment car c&#8217;est faux, comme d&#8217; utiliser le mot en terme générique et de définir le barde et l&#8217;ovate comme deux de ses spécialisations, ce qui n&#8217;est qu&#8217;une hypothèse.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1008" title="druide-3" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/04/druide-3.jpg" alt="druide-3" width="357" height="472" /></p>
<p style="text-align:justify;">C&#8217;est en partie à cause de Jules César que nous faisons une fixation sur le Druide, le barde et le vate ne devenant donc que les deux spécialités d&#8217;un même grand prêtre omnipotent et omniscient. Pourtant les autres auteurs comme César compilateurs de Poséidonios, et qui parlent des druides, Diodore de Sicile, Strabon et Ammien Marcellin laissent bien à penser que ces différentes fonctions correspondent bel et bien à des personnages différents et que les druides ne constituent pas, à eux seuls, l&#8217;ensemble du personnel religieux. Strabon, par exemple : « chez tous les peuples gaulois d&#8217;une manière générale, il y a trois catégories d&#8217;hommes qui sont exceptionnellement honorés : les bardes, les vates et les druides ».</p>
<p style="text-align:justify;">.<br />
D&#8217;ailleurs les trois auteurs qui font cette distinction vont même jusqu&#8217;à respecter cet ordre précis&#8230; est-ce à dire que le druide serait le moins honoré d&#8217;entre eux ? Georges Dumézil affirme : «  [les bardes] forment à côté des druides une corporation non moins prestigieuse et souvent rivale ». Il est fort probable que le barde faisait partie intégrante de la société celtique depuis la nuit des temps pour la simple raison qu&#8217;il remplissait là une mission primordiale dans une société guerrière bien plus que le simple rôle de gentil troubadour qu&#8217;on veut bien d&#8217;ordinaire lui accorder : « vanter les vertus guerrières des vivants et des morts et prôner les valeurs héroïques » face aux hommes et face aux dieux. Le vate, selon Strabon, s&#8217;occupait  des cérémonies religieuses et pratiquait les sciences de la nature (incluse celle de la médecine) tandis que Diodore, plus précis, en fait un sacrificateur et un devin, doué sans doute du don de prophétie, ce qui permet là encore de situer sa présence quelque part dans la nuit des temps, auprès des rois quand ils perdirent à son profit, la pratique cultuelle.</p>
<p style="text-align:justify;">.<br />
D&#8217;habitude si précis dans les détails, César semble, là, vouloir expédier le sujet en vitesse et cumule ces différentes fonctions dans les seules mains du druide. Ce qu&#8217;on appellera procéder par simplification&#8230; En revanche, il leur octroie le droit et la justice (et par extension les pouvoirs de « légitimité » et de « caution morale »)qui n&#8217;ont pas l&#8217;air de trouver leur place dans les attributions des bardes et des vates, tout ce qui concerne la vie publique et politique ainsi que l&#8217;enseignement et tout ce qui fait intervenir l&#8217;écriture &#8230;et il semble bien que là soient les attributions effectives du druide&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">.<br />
Le druide n&#8217;est pas membre de la classe guerrière : c&#8217;est méconnaitre complètement le modèle tri-fonctionnel sur lequel fonctionne la société celtique que de le croire. Le roi et le druide se partagent les honneurs et les devoirs de la première fonction (« administration mystérieuse et régulière du monde, souveraineté, puissance sacerdotale, magie droit, politique, science, sagesse, qualités de l&#8217;homme mûr »), mais le druide n&#8217;est pas le premier personnage de la société celtique, c&#8217;est le roi, même si ce dernier ne parle qu&#8217;en second lieu et s&#8217;il a impérativement besoin de la présence du premier. Tandis que les membres de la classe guerrière sont &#8230;.. les guerriers&#8230; C&#8217;est là un fonctionnement typiquement indo-européen.</p>
<p style="text-align:justify;">.<br />
De son côté, César est formel : les druides ne vont pas à la guerre, ils sont exempts du service militaire&#8230; mais rien n&#8217;indique que se battre leur est interdit. On sait qu&#8217;ils pouvaient, entre eux, en venir aux armes en cas de désaccord sur la désignation du Grand Druide. Mais  pour ce qui est  des guerres, il est probable, au contraire,  qu&#8217;ils intervenaient avant la bataille pour essayer de réconcilier les parties (sauf peut être dans des conditions extrêmes comme la révolte des Gaulois derrière Vercingetorix où il est usuel de présenter l&#8217;Arverne comme « l&#8217;homme des druides »: pourtant César écrit qu&#8217;il se fait livrer Gutuater comme « principal coupable et auteur responsable de la guerre » en l&#8217;employant comme si c&#8217;était un patronyme alors qu&#8217;il semble bien que  « Gutuater » désignait le personnage procédant aux sacrifices). S&#8217;ils n&#8217;y parvenaient pas, les bardes, endossaient alors le rôle qui était le leur dans la coutume pour un combattant de se mettre en valeur par rapport à son adversaire, et, à côté des insultes des belligérants, devaient réciter les arbres généalogiques glorieux et chanter les louanges de leurs « maîtres »&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">.</p>
<p style="text-align:justify;">Le druide se devait quand même de porter une arme s&#8217;il était une personnalité publique et Diviciacos, le seul druide cité par César, et donc le seul druide de l&#8217;Antiquité dont l&#8217;existence est avérée, n&#8217;y manque pas quand il se présente devant le Sénat romain : c&#8217;est parce qu&#8217;il est en même temps le chef politique des Eduens et qu&#8217;une coutume veut que les Gaulois traitent des affaires publiques en armes &#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Burgondes...]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/04/12/burgondes/</link>
<pubDate>Sun, 12 Apr 2009 12:54:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[&#8220;Barbares nourris d’hellénisme, Burgondes, nous gardons une double nostalgie : celle du Nord e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">&#8220;Barbares nourris d’hellénisme, Burgondes, nous gardons une double nostalgie : celle du Nord et celle du Sud. Nous aimons d’un égal et mélancolique amour et les eaux sombres du Rhin et les eaux claires du Rhône. Notre cœur cherche   la patrie primitive, hyperboréenne, et nos yeux quêtent la patrie promise, vers la Méditerranée. Ainsi nous attirent les <img class="alignleft size-full wp-image-1002" title="batons-bourgogne2" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/04/batons-bourgogne2.jpg" alt="batons-bourgogne2" width="130" height="170" />hommes du Nord et les choses du Sud. C’est pourquoi nous aimons si fort le soleil et si profondément nous pensons aux choses de Germanie. Fervents de l’azur, nous sommes inconsolables des brumes. Mais nous savons unir ces contrastes : Nous faisons du soleil avec le vin et notre tristesse nous est un brouillard plus précieux et plus fort que celui des rives scandinaves. Ainsi placés sur l’axe du monde, entre la mer divine et les saintes forêts, nous portons l’inquiétude des pensées qui oscillent entre deux certitudes.  Nostalgie des âmes du Nord, des mers vêtues de brumes, de la neige nue des montagnes, des sommets aux tombantes épaules de glace, des forêts humides, de la lèvre froide des étangs. Espoir du soleil méridional, de la chair blanche des rochers, de la nudité divine des mers, des vibrantes cigales, du rude torrent de la lumière. Tout à tour nous charment les mélèzes, les bouleaux, les oliviers et les pins, la neige pure et la mer éclatante. Et nous suivons avec une égale mélancolie et le Rhin brumeux et le Rhône bruissant.&#8221;</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">&#8212;  &#8212;  &#8212;</p>
<p style="margin-bottom:0;">Johannès Thomasset (cité in Saint Loup : « les SS à la Toison d&#8217;Or « . PC)</p>
<p style="margin-bottom:0;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p style="margin-bottom:0;">je me sens bien leur frère en Europe, à ces Burgondes là, moi &#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gargantua et les divinités celtiques]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/04/09/gargantua-et-les-divinites-celtiques/</link>
<pubDate>Thu, 09 Apr 2009 08:51:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[texte “reproduit de DRUVIDIA organe du C.D.L.” &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>texte “reproduit de DRUVIDIA organe du C.D.L.”</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="text-align:justify;">“Jusqu’à ce jour, la tradition Gauloise ne nous était connue que par quatre séries de documents.<br />
1) Quelques textes de l’Antiquité émanant d’étrangers, nous relatent ce que géographes et historiens Gréco-romains ont cru comprendre des conceptions des Celtes continentaux .<br />
2) De nombreux monuments Gallo-romains (autels, stèles, laraires, etc…) qui sont malheureusement muets le plus souvent, le nom même de la divinité représentée y apparaissant rarement.<br />
3) Les monnaies Gauloises sur lesquelles figurent fréquemment des symboles “Druidiques” mais qui n’ont été que peu étudiés du point de vue traditionnel.<br />
4) Quelques décisions des premiers conciles d’évêques Gallo-romains contiennent, parmi les défenses qu’elles formulent, des allusions précises à certains rites encore pratiqués à basse époque par la population Gauloise “païenne”.</p>
<p style="text-align:justify;">.</p>
<p style="text-align:justify;">Le Géant Gargantua</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-983" title="gargantua-3" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/04/gargantua-3.jpg" alt="gargantua-3" width="300" height="419" /></p>
<p style="text-align:justify;">Son nom apparait dans la toponymie et le folklore en plus de 300 lieux. C’est un héros civilisateur qui défriche le pays: il se rattache ainsi aux plus anciennes races (Partholon et Nemed de la tradition irlandaise). Il est tour à tour bûcheron (comme Esus) et faucheur. Il règne:<br />
a) sur les montagnes qu’il a élévées en transportant les matériaux dans sa hotte (dont les bretelles se sont souvent cassées); ce sont quelquefois ses tombeaux.<br />
b) sur les buttes, Tumuli et Oppida, qui sont les “décrottures” de ses sabots; de même les tertres irlandais appartiennent aux Tuatha de Danann.<br />
c) sur les eaux, car il a creusé des lacs, bu ou alimenté des rivières et des marais.<br />
d) sur les blocs erratiques et les mégalithes, qui sont ses excréments ou des graviers sortis de son sabot; les menhirs sont aussi des pierres pour aiguiser sa faux, ou les quilles avec lesquelles il joue, les tables des dolmens lui servant de palets.<br />
Le Gargantua picard est fils d’un ours (ce qui pourrait faire supposer un rapport avec le Mythe Arthurien) et nait dans un baume (au centre du Cosmos)<br />
Dans sa jeunesse, Gargantua est invité à creuser un puits: il semble bien qu’il s’agisse là d’un rite d’initiation, et la légende wallonne précise que gargantua “meurt”; il ne s’agit que d’une mort symbolique, ainsi que le montre la suite du mythe.<br />
Il fonde des villes de même que l’ Hercule Gaulois a fondé Alésia. Repoussé de Quantilly (Cher), le géant lance son marteau dans les airs et construit à l’endroit où tombe ce marteau, la forteresse d’Avaricum (Bourges). Ce geste rituel se retrouve dans le légendaire chrétien: M. Varennes mentionne une source sacrée du Bourbonnais, jaillissant à l’endroit où saint Mazeran a lancé son marteau .<br />
Un statère des Baïocasses représente un chevalier, brandissant une épée, qui vient de lancer un marteau dont la trajectoire est figurée par une ligne brisée; sous le cheval se trouve une sorte de chaudron. De même le géant de Guérande (Loire Atlantique), outre sa faux et son fléau, est armé de trois marteaux.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-984" title="dagda1" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/04/dagda1.jpg" alt="dagda1" width="500" height="457" /></p>
<p style="text-align:justify;">Gargantua est une figure riche et complexe qui parait avoir hérité des traits particuliers à plusieurs divinités Celtiques. Il n’est pas méchant, mais glouton et habillé comme un rustre, et les paysans ont complaisamment retenu certains aspects obscènes de son mythe. Par tous ces traits, il évoque Eochaid “Oll-Athair” (le père de tous) dit “Dag-Da” (le Dieu Bon), le Dieu-Druide de “l’Etat Major” des Tuatha De Danann.</p>
<p style="text-align:justify;">.<br />
Gargantua s’appuie sur un gourdin (qui est le plus souvent un Chêne déraciné, d’où son surnom de “Tord-Quêne”, “Teurd-Quêne”, etc.) et porte une hotte. Ces deux attributs sont symboliquement équivalents à la Massue de Chêne et au Chaudron du Dagda.<br />
De même que la trace d’une seule des roues du chariot servant au transport de la massue du dagda est un fossé aussi large que la frontière de deux provinces, Gargantua trace derrière Quantilly un fossé de 10 km de long sur 3 km de large. Une fois par an, l’écuelle de pierre du géant versait le vin aux pauvres de Bourges, de même nul ne quittait le chaudron du Dagda sans être rassasié.<br />
Eochaid Ollathir s’accouple rituellement, au bord d’une rivière, à certaines périodes de l’année, avec les divinités féminines du pays, &#8211; et nous voyons Gargantua traverser la Loire pour aller “voir les filles de Saint Genouph”, sur les rives du fleuve médian de la gaule. Rappelons brièvement les conclusions d’une étude sur le Dagda qui semble valables pour Gargantua: “Dieu-Chef, il est en tant que tel considéré comme le père de son peuple dont il est, par sa science, le premier magicien, -par sa masse, le défenseur, -par son chaudron, le nourricier. Ses orgies de nourriture sont à la fois démonstrations de vitalité et rites d’abondance, (outre le sens spirituel qu’elles ont, la nourriture pouvant être symboliquement “Spirituelle”). Par ses accouplements périodiques avec les divinités du sol, il assure à son peuple la protection de celles ci et consacre en sa personne l’union de la tette et de l’homme”.</p>
<p style="text-align:justify;">.</p>
<p>Par ailleurs le Gargantua d’Avranches (Manche) est accompagné d’un blaireau qui lui sert de chien, de même que Sukellos, le dieu au maillet à la coupe est représenté avec un chien à sa droite. Ce Dieu Gaulois a été assimilé au Dis-Pater de césar, père de la race Celtique, Maître de la vie et de la mort.<br />
Or <img class="alignleft size-full wp-image-985" title="00637CDT69" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/04/sucellus.jpg" alt="00637CDT69" width="160" height="200" />Gargantua possède un marteau, et règne sur les Tumuli, séjour des morts.. Comme le dieu au maillet, il est barbu et son juron “Par ma barbe !” évoque le caractère sacré et magique à la fois de l’ ornement mâle par excellence, comme le “Honte sur nos barbes” des Gallois.<br />
La plupart des sites à légendes et toponymes se rapportant au mythe gargantuin jalonnent d’anciennes voies romaines et préromaines. Gargantua facilité le “passage”, il boit aux gués, “pontifie” et établit la communication entre la terre et le ciel, entre le monde sensible et le monde suprasensible. On retrouve d’ailleurs le même symbolisme, lorsque Gargantua inscrit dans le firmament Bressan un magnifique arc-en-ciel.<br />
Non seulement il construit des ponts mais dans plusieurs légendes, il “est” lui même le pont, suivant la formule galloise (”Que le Chef soit Pont”) et le mortel présomptueux qui emprunte ce pont est précipité dans la rivière. Gargantua apparait comme le Chef, le Roi du Monde (Bitu-Rix) de la tradition Gauloise et cela explique pourquoi il fonde Avaricum (Bourges), capitale des Bituriges et pourquoi la population de cette ville communiait une fois par an en une beuverie rituelle.</p>
<p>.</p>
<p style="text-align:justify;">Le protecteur des voies de communication est dans la mythologie romaine, Mercure, substitut de Lug “grianainech” (au visage de soleil). Or nous voyons Gargantua en action près du “dun” de Lug: il joue au palet près de Lyon et construit l’oppidum de Laon (Aisne).<br />
Henri Dontenville a insisté sur la course d’ Est en Ouest que mène Gargantua du Donon (Lorraine) au Mont-Tombe (Mont Saint Michel- Manche). St Christophe, substitut chrétien du géant fait le tour de la terre en 24 enjambées et dans le Vexin, les rayons du soleil qui filtrent entre les nuages sont les “jambes de Gargantua”.<br />
Si le nom de Gargantua n’apparait pas dans la tradition Irlandaise, les chroniques Galloises mentionnent un Gurgunt, “roi” doux et ferme, fils de Belinus le fondateur de Caerleon (<strong>ndlr</strong>. ville ruinée du Pays de Galles, une des principales places fortes d’Arthur) et l’effigie de ce Gurgunt processionnait encore sur les remparts de Norwich (Norfolk. Angleterre) en 1578.<br />
“Les Grandes et Inestimables Chroniques” qui représentent des réminiscences folkloriques rapportent que les parents de Gargantua ont été “fabriqués”, sur la plus haute montagne de l’Orient avec les ossements d’une baleine mâle et d’une baleine femelle, dans lesquelles M. Dontenville a reconnu les divinités gauloises Belenos et Belisama.<br />
Toutefois il convient de noter que les os de la baleine sont mentionnés dans les Textes Gallois: c’est un pont d’os de baleine qui permet à Maxen d’ embarquer à bord du navire merveilleux. De même, la relique que les Angevins, en pélerinage au mont Saint Michel, rapportent dans leur pays est également un os de baleine. Le Mont Saint Michel porte d’ailleurs dans ses armoiries des coquilles Saint Jacques qui, en bas normand, sont appelées “godefiches” (du vieux norrois gudh-fiskr: de poisson de Dieu) et les stries régulières de ce coquillage, qui servit d’insigne aux pélerins chrétiens, symbolisent les rayons du soleil se couchant sur l’horizon marin.<br />
Remarquons que Gargantua est parfois décrit à cheval sur sa Grande Jument, qui est l’équivalent exact du nom de la déesse gauloise Epona. Le nom du dieu irlandais auquel nous avons comparé Gargantua est, dans le Livre de Ballymote, Eochaid (génitif Eochado) que l’on explique par le vieux celtique iuo-katus, “qui combat avec l’ If”, c’est à dire avec le javelot en bois d’If, arbre des morts; mais dans le Livre de Leinster, antérieur de deux siècles, on trouve la forme “Eocho” (génitif Echach) qui représente un vieux gaëlique Eqôs (gaulois et vieux-britonnique Epôx) “cavalier, chevalier”.</p>
<p style="text-align:justify;">.</p>
<p style="text-align:justify;">Gargantua unit donc ainsi l’autorité spirituelle au pouvoir temporel; il est donc bien le Roi Pontife, ainsi que nous l’avons déjà montré précédemment.<br />
M. Dontenville a rapporté les nombreuses étymologies par lesquelles on a tenté d’expliquer le nom rocailleux de Gargantua; on pourrait également mentionner Gargenos, nom d’un roi Gaulois de Cisalpine, où l’on reconnait la racine du mot irlandais “garg”: “farouche”. Le cycle épique irlandais mentionne d’ailleurs un Muinremur Mac Gergend, personnage épisodique qui joue un rôle peu reluisant dans le ” Festin de Bricriu” et dans “l’Histoire du porc de Mac Dâthô”, mais Gergend n’est pour nous qu’un nom.<br />
(…)<br />
Les quelques exemples cités suffisent à montrer la valeur de la documentation recueillie par M. Dontenville et l’intérêt que présentent ses recherches pour l’étude de la Tradition Celtique Continentale et prouvent la régularité et l’orthodoxie traditionnelle des légendes relatives aux Grands Etres du terroir; ces légendes sont d’ailleurs localisées autour des sites remarquables.”</p>
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<p>(François Rabelais est mort à Paris le 9 avril 1553)</p>
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<title><![CDATA[des Rameaux pour la fertilité ...]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/04/05/des-rameaux-pour-la-fertilite/</link>
<pubDate>Sun, 05 Apr 2009 07:00:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[Avec la fête des Rameaux, les chrétiens fêtent le retour du Christ à Jérusalem mais il est bien évid]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">Avec la fête des Rameaux, les chrétiens fêtent le retour du Christ à Jérusalem mais il est bien évident qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un nouveau détournement d&#8217;un rite d&#8217;origine païenne tendant à célébrer le renouveau de la végétation et à faciliter sa fécondité. Plutarque rapporte qu&#8217;à Athènes lors des Pyanepsies (fête de la récolte des fruits) des enfants conduisaient une procession jusqu&#8217;au temple d&#8217;Apollon pour y déposer un rameau d&#8217;olivier enveloppé de laine auquel étaient suspendus des pains, des gâteaux ronds, des figues et des godets de miel, d&#8217;huile et de vin. Or dans les régions méditerranéennes, les enfants, lors de la messe du dimanche des Rameaux, élèvent encore des rameaux chargés de fruits confits, de gâteaux ronds et autres friandises afin qu&#8217;ils soient bénis. Par ailleurs, une valeur prophylactique fut facilement dérivée de la promesse de prospérité offerte par les rameaux. Ainsi, les Athéniens fixaient sur la façade de leur demeure un rameau d&#8217;olivier et Ovide rapporte qu&#8217;aux calendes de Mars on changeait les rameaux de laurier suspendus dans les maisons des flamines. La même croyance anime ceux qui conservent des rameaux de buis bénis et les changent chaque année.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><img class="aligncenter size-full wp-image-965" title="buis1" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/04/buis1.jpg" alt="buis1" width="420" height="280" /></p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">Souvent en Europe occidentale, ce sont les branches de buis qui font office de rameaux. Consacré dans l&#8217;Antiquité à Hadès et Cybèle, cette plante évoque toujours l&#8217;immortalité, comme c&#8217;est la plupart du temps le cas avec les arbres à feuillage persistant (l&#8217;if notamment).</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">Les gaulois avaient divinisé le buis, en faisant un symbole d&#8217;éternité.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">Mais aussi, considéré comme une plante infernale, le buis était associé à la stérilité dans l&#8217;Antiquité et les hommes ne manquaient pas d&#8217;en déposer quelques branches sur les autels de Vénus, déesse de l&#8217;amour et de la vigueur sexuelle, pour conserver leur virilité.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">Par endroits le houx alterne avec le buis, ou, même, le remplace. Il est de coutume d&#8217;en confectionner des bouquets que l&#8217;on accroche au bout d&#8217;une perche, garnis de friandises, de gâteaux en forme d&#8217;oiseaux, etc. à l&#8217;attention des enfants.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">Les « verbos » (verges) des pays baltes utilisés comme rameaux méritent une mention. Il s&#8217;agit de bâtons décorés de <img class="alignright size-full wp-image-962" title="verbos-pays-baltes" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/04/verbos-pays-baltes.jpeg" alt="verbos-pays-baltes" width="197" height="295" />fleurs sèches, de céréales, etc. véritables chefs-d&#8217;œuvre où se combinent les couleurs et les dessins, qui sont conservés d&#8217;année en année comme porte bonheur de la maison.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">Au nord de l&#8217;Europe, où les froids de l&#8217;hiver ne finissent pas de partir, ce sont les branches de saule qui servent de palmes et le dimanche des Rameaux est ici appelé dimanche des Saules car les  chatons du saule sont le premier signe du printemps. Dans une grande aire septentrionale allant de la Pologne à la Russie, le jour des Rameaux, on avalait les chatons et on se frappait avec les branches de saule en prononçant des formules magiques destinées à assurer la santé. Selon les croyances populaires, pour éviter les fièvres d&#8217;été, il était recommandé de manger les chatons neuf par neuf et les femmes stériles utilisaient le même remède.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">Observées en Europe centrale, dans certaines régions d&#8217;Allemagne et d&#8217;Autriche, les fustigations pascales de lointaine origine païenne et que les chrétiens, ne pouvant les éradiquer ont voulu rapprocher de la flagellation du Christ, se pratiquent surtout dans les populations slaves du Grand Nord jusqu&#8217;aux bords de la mer Adriatique, en Slavonie et en Croatie. Pendant la semaine sainte, on accumule des verges dans un coin de l&#8217;église et à la fin de la messe de la mise au tombeau, les fidèles se flagellent les uns les autres en disant « <em>Vigueur ! Santé ! </em>». Les fustigations avec des branches vertes bénies continuent le lundi de Pâques où les hommes vont de maison en maison pour « battre » les amis mais surtout les femmes qui leur offrent des œufs décorés. Par endroits, le mardi après Pâques, ce sont les femmes qui flagellent les hommes. Ces coups sont réputés porter chance et protéger des douleurs musculaires ou articulaires toute l&#8217;année. Mais leur caractère sexuel est particulièrement mis en évidence, soit par le décor des verges, soit par les vœux énoncés ayant trait à la fécondité.</p>
<p style="margin-bottom:0;">.</p>
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<p style="margin-bottom:0;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>Sources :</strong></span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>dir. Alain de Benoist</strong> :<em> les Traditions d&#8217;Europe</em></p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>Yvonne de Sike</strong> :<em> Fêtes et croyances populaires en Europe</em></p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>André Neyton</strong> : <em>Les clefs païennes du christianisme</em></p>
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