<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>milice &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/milice/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "milice"</description>
	<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 06:59:38 +0000</pubDate>

	<generator>http://en.wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[La place qu’occupe le Liban dans le conflit du Moyen-Orient ]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/11/06/la-place-qu%e2%80%99occupe-le-liban-dans-le-conflit-du-moyen-orient/</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 18:19:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/11/06/la-place-qu%e2%80%99occupe-le-liban-dans-le-conflit-du-moyen-orient/</guid>
<description><![CDATA[Libnanews &#8211; Myrna Naoum &#8211; Ghazieff Peut-on tenir le pays des cèdres à l’écart, le soustr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://www.libnanews.com/index.php?option=com_content&#38;view=article&#38;id=586%3Ala-place-quoccupe-le-liban-dans-le-conflit-du-moyen-orient&#38;catid=52%3Alibanalyse&#38;Itemid=85" target="_blank"><strong>Libnanews &#8211; </strong><strong>Myrna Naoum &#8211; Ghazieff</strong></a></p>
<p><strong>Peut-on tenir le pays des cèdres à l’écart, le soustraire à son environnement?</strong></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/05/drapeau-liban.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-499" title="Drapeau Liban" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/05/drapeau-liban.gif?w=150" alt="Drapeau Liban" width="165" height="111" /></a><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/11/carte-monde.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-7010" title="Carte - Monde" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/11/carte-monde.jpg?w=150" alt="Carte - Monde" width="150" height="112" /></a>Même si nous le voulions, nous ne pouvons arracher le Liban à son appartenance régionale sans risquer d’en altérer les racines voire les endommager irrémédiablement.</p>
<p>Avant la défaite de l’ « homme malade » qu’était l’empire Ottoman et la création « du Grand Liban », nos villes faisaient partie des provinces de l’empire en question, au même titre que les villes syriennes et palestiniennes entre autres. Il n’est pas étonnant donc de retrouver, hors des frontières libanaises aujourd’hui, en Syrie, en Palestine, en Jordanie ou en Irak des personnes portant le même nom. A l’époque un commerçant beyrouthin père de six ou sept enfants et pour le développement de son entreprise envoyait ses fils s’établir à Haïfa, à Damas… Cet exemple, à priori anodin, prouve à lui seul l’existence d’un lien qu’on ne peut défaire, le lien de sang.</p>
<p>Advint ensuite l’époque glorieuse de la colonisation -que l’Europe associe trop au progrès civilisateur pour que l’on trouve quelque chose de répréhensible dans le fait d’aller coloniser  des provinces ottomanes- où les anglais et les français se partagèrent le gâteau, certains ont même été jusqu’à prétendre que la création du grand Liban dans ses frontières actuelles, la proclamation de son indépendance, avaient un but bien précis, celui de paver la route pour ce qui allait devenir quelques années plus tard Israël*. Malgré la partition de ce qui fut « la grande Syrie » subsistent aujourd’hui encore, des similitudes sociologiques, des intérêts politiques et vitaux communs aux anciennes provinces ottomanes. Le communautarisme et le confessionnalisme figurent en bonne place au « hit parade », au grand jour au Liban, tapis dans l’ombre en Syrie et en Irak par la force des régimes au pouvoir. (Suite à la chute du régime en Irak, nous assistons à l’émergence du confessionnalisme et à la guerre fratricide qui en découle. Les communautés palestiniennes sont elles, restées à l’abri, unies dans leur lutte, ne connaissant qu’un éclatement d’ordre politique pour l’instant).</p>
<p><strong>Quelles sont les menaces réelles qui pèsent sur le Liban?</strong></p>
<p>La première menace qui attend le Liban au tournant est bien une menace qui vient de l’intérieur. Dès la naissance, ce Liban indépendant a déjà développé un cancer congénital qui finira par l’anéantir ou à défaut le maintenir dans un statu quo qui le fragilise et l’empêche de s’élever au rang d’une nation. Le <!--more-->communautarisme ou plus spécifiquement le confessionnalisme joue un rôle néfaste quant à la fragile cohésion nationale et il est certes très étonnant que le pays n’ait pas sombré dans le chaos même s’il frise cela de très près à tout moment.</p>
<p>L’incapacité d’une réelle entente nationale, les déchirements que le Liban a connus et connaît encore depuis son accession à l’indépendance (les évènements de 1958 et de 1975 à nos jours avec leurs rebondissements à titre d’exemple), le regard de ses communautés vers un extérieur salvateur chaque fois que le pays traverse une crise interne sont autant de preuves du non fonctionnement du Liban en tant qu’Etat &#8211; Nation et qui l’exposent encore plus, indubitablement, à une autre menace qui vient de l’extérieur cette fois, la menace israélienne.</p>
<p><strong>La menace israélienne</strong></p>
<p>Les visées israéliennes sur le Liban sont bien antérieures à l’existence de l’OLP ou du Hezbollah. A une époque où aucun diplomate israélien n’était attaqué, où aucun « terrorisme » ne menaçait la Galilée, l’invasion du Liban était depuis longtemps programmée dans le calendrier des annexions sionistes (1). David Ben Gourion dit très clairement : « Il ne s’agit pas de maintenir le statu quo. Nous avons à créer un Etat dynamique, orienté vers l’expansion » (2). Moins de six ans après la fondation de l’Etat d’Israël en 1948 et comme pour confirmer les griefs arabes dénonçant un « expansionnisme congénital » du jeune état, apparut parmi les dirigeants israéliens une volonté farouche d’envahir le Liban pour y faire régner un « ordre nouveau » (cette démarche ressemble étrangement à la volonté de créer « un nouveau Moyen-Orient » planifié depuis longtemps par les Etats-Unis d’Amérique et proposé en 2006) et s’approprier les territoires situés au Sud du Litani. En 1937 déjà, Ben Gourion traçait les frontières d’Israël à coup de références bibliques. Selon lui la terre d’Israël devait regrouper cinq régions. Le Sud du Liban jusqu’au fleuve Litani, qu’il appelle « la partie Nord de l’Israël Occidental », le Sud de la Syrie, la Transjordanie (la Jordanie actuelle), la Palestine, qu’il appelle « le territoire du Mandat Britannique » et le Sinaï; la frontière Nord devait passer à la latitude de Homs en Syrie parce qu’il l’identifiait à la ville de Hama (toujours en Syrie), qui marque, dans les nombres (XXXIV, 1-2-8) la frontière Nord de Canaan (3).</p>
<p>Fait surprenant, survenu après la mort de Ben Gourion, c’est l’étrange « coïncidence » entre les révélations de Moshé Sharett (1) sur l’implication de Ben Gourion en 1954-1955 dans le « projet de l’invasion du Liban » et l’invasion effective de celui-ci en juin 1982, l’opération « Paix en Galilée », suivie la même année par le tristement célèbre massacre de Sabra et Chatila commis par les Forces Libanaises à l’instigation des forces israéliennes sur place et sous leur supervision. Sans oublier l’invasion du Sud Liban le 14 Mars 1978, nom de code « opération Litani », 1993, les bombardements intensifs durant sept jours de l’armée israélienne au Liban sud. 1996, l’opération « Raisins de la colère » contre le Liban, bilan : 98 civils réfugiés dans le camp de l’ONU de Cana sont tués et enfin l’agression du Liban de juillet 2006. Cette menace ne cesse de planer. Israël use de tous les stratagèmes afin de la mettre à exécution. Un réseau d’espionnage est maintenu au sein des terres libanaises et revendiqué avec fierté par les autorités israéliennes, des tirs d’obus disparates ne faisant jamais de victimes et que personne ne revendique, depuis le sud Liban visant des villages du Nord d’Israël, des accusations contre la résistance libanaise et une vaste campagne de propagande dans le but de lui ôter toute crédibilité et accélérer son effritement, et le plus spectaculaire est le tout récent acte de piraterie israélien dans les eaux internationales. Au regard de ces indicateurs, une nouvelle agression du Liban semble tout à fait probable et imminente. Une attaque éclair qui, malgré son impact, (elle ne manquera pas encore une fois d’être désastreuse pour le pays des cèdres) arrangerait « tout le monde ». La reprise des négociations pour la paix entre israéliens et palestiniens est au point mort. Les Etats-Unis et Israël semblent tergiverser quant à une éventuelle attaque contre  l’Iran. Un « exutoire libanais » viendrait à point pour les sortir de l’impasse.</p>
<p><strong>Les menaces syrienne et iranienne ?</strong></p>
<p>Au lendemain de l’attentat contre l’ancien premier ministre libanais, Rafik Hariri, la Syrie fut immédiatement pointée du doigt à l’intérieur du pays comme au niveau international, avant même que des preuves matérielles ne viennent étayer ces accusations, l’affaire étant toujours en cours d’étude. Diabolisée et mise au ban des nations, la Syrie fut contrainte de retirer ses troupes du Liban.  Les autorités syriennes sont actuellement fort occupées à se « refaire une image » sur le plan international et rien ne laisse entrevoir une volonté d’implication dans le bourbier libanais pour l’instant, si ce n’est la crainte de certaines parties libanaises exaspérées par le comportement des troupes syriennes pendant les vingt neuf dernières années de leur présence « intra muros » avant leur retrait.</p>
<p>Il n’existe pas de  précédent  annonciateur d’une quelconque volonté d’agression du Liban par l’Iran. La menace de ce dernier est perçue cependant  par les pays arabes, hormis la Syrie qui s’en est fait un allié ponctuel, comme prenant une envergure régionale. Les pays arabes dont le « rayonnement » est tragiquement en veilleuse, craignent en effet de voir leur rival perse devenir le seul défenseur de leurs causes.  Les autorités iraniennes ont actuellement « d’autres chats à fouetter » et sont aux prises avec la communauté internationale concernant le dossier nucléaire qui suscite une grande polémique mondiale.</p>
<p>Au regard de ce qui précède, il incombe au Liban la responsabilité de procéder dans l’urgence à la formation d’un gouvernement d’union nationale, de pacifier les esprits et les débats, la menace qui rôde est à prendre au sérieux.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Ku Klux Klan débarque en Italie]]></title>
<link>http://aglioecipolla.wordpress.com/2009/11/03/le-ku-klux-klan-debarque-en-italie/</link>
<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 07:43:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aglio E Cipolla</dc:creator>
<guid>http://aglioecipolla.wordpress.com/2009/11/03/le-ku-klux-klan-debarque-en-italie/</guid>
<description><![CDATA[Conséquence? aboutissement? logique? Il ne manquait plus que le KKK au panorama italien&#8230; Les c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignnone size-medium wp-image-3834" title="445px-KKK.svg" src="http://aglioecipolla.wordpress.com/files/2009/11/445px-kkk-svg.png?w=300" alt="445px-KKK.svg" width="300" height="300" /></p>
<p><strong>Conséquence? aboutissement? logique? Il ne manquait plus que le <a title="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ku_Klux_Klan" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ku_Klux_Klan" target="_blank">KKK</a> au panorama italien&#8230; Les capuches en pointe de la &#8220;fierté blanche&#8221; ont ouvert un portail sur le web italien, leur nouveau &#8220;royaume&#8221;&#8230; méridional.<br />
</strong></p>
<blockquote><p>&#8220;Le 16 aout 2009 le KKK avait déjà fait connaître son adhésion &#8220;raisonnée&#8221; à la Constitution italienne (&#8230;) : &#8220;<em>Tu te sens offensé par l&#8217;occultation permanente de nos symboles chrétiens et de ceux de nos institutions gouvernementales? (&#8230;) Tu penses que chacune de ces créatures a un destin plus grand dans sa vie qu&#8217;une simple recherche de la luxure et du plaisir personnel</em>?&#8221;. Ce n&#8217;est pas un sermon de Radio Maria (radio vaticane, ndr) mais le questionnaire pour établir si vous êtes alignés avec les grands commandements du KKK&#8221; (<a title="http://www.lastampa.it" href="http://www.lastampa.it" target="_blank">La Stampa</a>, édition papier 03.11.2009)</p></blockquote>
<p>Évidemment le lien politique est de mise. L&#8217;homme s&#8217;appelle cette fois <strong>Roberto Nicolick</strong> : ex-conseiller communal et provincial pour la LIGUE DU NORD puis le PEUPLE DE LA LIBERTÉ berlusconien, mais aussi &#8220;<em>journaliste publicitaire collaborant avec IL GIORNALE de Gênes</em>&#8221; selon le quotidien Il Fatto. Interrogé hier par ce même journal, Nicolick s&#8217;étonnait du lien existant vers son blog présent sur le nouveau site italien du KKK. Il Fatto s&#8217;étonnait lui de la présence de l&#8217;échange de link sur&#8230; son site! Il s&#8217;en excuse, ou plutôt se défausse sur <a title="http://nicolickblog.blogspot.com/" href="http://nicolickblog.blogspot.com/" target="_blank">son blog</a> depuis quelques heures&#8230;</p>
<p>&#8220;<em>Ne nous suffisaient pas d&#8217;avoir les rondes noires&#8230;</em>&#8221; a été l&#8217;amorce du reportage (Tg3) de RAI 3 annonçant la nouvelle :</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/u9sXqI2lWos&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/u9sXqI2lWos&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p>Effectivement. une pensée va à <a title="http://www.google.com/search?q=gaetano+saya&#38;ie=utf-8&#38;oe=utf-8&#38;aq=t&#38;rls=org.mozilla:fr:official&#38;client=firefox-a" href="http://www.google.com/search?q=gaetano+saya&#38;ie=utf-8&#38;oe=utf-8&#38;aq=t&#38;rls=org.mozilla:fr:official&#38;client=firefox-a" target="_blank">Gaetano Saya</a>, promoteur de la <a title="http://aglioecipolla.com/2009/06/15/guardia-nazionale-italiana-les-chemises-noires-sont-de-retour/" href="http://aglioecipolla.com/2009/06/15/guardia-nazionale-italiana-les-chemises-noires-sont-de-retour/" target="_blank">Guardia Nazionale Italiana</a> (rondes &#8220;noires&#8221; miliciennes) dont on a beaucoup parlé en mai et juin 2009. Autour des élections administratives et européennes donc. Le site G.N.I. a été nettoyé plusieurs fois par ses administrateurs. On peut visiter directement &#8220;l&#8217;url partenaire&#8221; du Parti Nationaliste Italien (<a title="http://www.partitonazionalistaitaliano.org/" href="http://www.partitonazionalistaitaliano.org/" target="_blank"><em>Partito Nazionalista Italiano </em></a>en italien) pour se faire meilleure idée.</p>
<p>Saya, revendiquant son appartenance à Gladio et considéré par certains comme un fou ou un guignol -ce qui semble trop commode- avait pu lancer sa G.N.I. en s&#8217;appuyant sur le &#8220;paquet sécurité&#8221; du ministre de l&#8217;Intérieur léghiste Maroni, se déclarant au passage plus légitime à le faire que les rondes padanes (Lega Nord), puisque lui reconnaissait la constitution et l&#8217;Italie, au contraire des fédéralistes léghistes (le site de la GNI se consacre actuellement à marquer sa différence avec les &#8220;verts&#8221; italiens et rappeler aux ex-néo-post fascistes qui ils ont été). Et Saya soutient, ou soutenait, Berlusconi pour lequel il appelait à voter sur son propre site.</p>
<p>On ne peut lire la biographie de Saya sur wikipédia qu&#8217;en anglais (<a title="http://it.wikipedia.org/wiki/Gaetano_Saya" href="http://it.wikipedia.org/wiki/Gaetano_Saya" target="_blank">sa page italienne</a> est bloquée pour procès intenté par lui-même semble-t-il&#8230;). Saya est, toujours selon <em>en.Wikipedia</em>, &#8220;chargé en 2004 du <strong>discours de la haine de la suprématie blanche</strong>&#8221; :</p>
<blockquote><p><strong>Gaetano Saya</strong> <a title="http://en.wikipedia.org/wiki/Gaetano_Saya" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gaetano_Saya" target="_blank">(Messina, Italy, 1956) is a far right Italian politician, leader of the National Right neo-fascist party. Saya has claimed he was a former member of Gladio, NATO&#8217;s stay-behind anti-Communist network during the Cold War, involved in Italy&#8217;s strategy of tension during the &#8220;Years of Lead.&#8221; <strong>Gaetano Saya was charged in November 2004 of white supremacist hate speech diffused through his party website</strong>. He was arrested in 2005 by the prosecutor of Genova on charges of having constituted a &#8220;parallel police,&#8221; named DSSA (Department of Anti-terrorism Strategic Studies) <sup>[1]</sup>. According to judicial sources, <em>Il Messaggero</em>, quoted by <em>The Independent</em>, declared that wiretaps suggested DSSA members had been planning to kidnap Cesare Battisti, former member of the Armed Proletarians for Communism (PAC).</a></p></blockquote>
<p>Ce matin, le site du KKK italiano &#8211; <em>http://unskkkk-europe.blogspot.com</em> &#8211; est réservé aux lecteurs &#8220;invités&#8221; : carré blanc sur les fous encapuchonnés, c&#8217;est très bien.</p>
<p>aEc<br />
<a href="http://www.wikio.fr/vote" target="_blank"><img style="border:none;vertical-align:middle;" src="http://www.wikio.fr/shared/img/vote/wikio5.gif" alt="voter cet article" /></a></p>
<p>Liens:<br />
(it) <a title="http://dilatua.libero.it/attualita/il-ku-klux-klan-sbarca-in-italia-bl8413.phtml" href="http://dilatua.libero.it/attualita/il-ku-klux-klan-sbarca-in-italia-bl8413.phtml" target="_blank">&#8220;Il KKK sbarca in Italia&#8221;</a><br />
(it) site officiel de <a title="http://www.gaetanosaya.org/" href="http://www.gaetanosaya.org/" target="_blank">Gaetano Saya</a><br />
(it) site officiel <a title="http://www.guardianazionaleitaliana.org/" href="http://www.guardianazionaleitaliana.org/" target="_blank">GNI</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[M. Hariri, revenez au Liban, l’histoire vous attend]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/11/02/m-hariri-revenez-au-liban-l%e2%80%99histoire-vous-attend/</link>
<pubDate>Sun, 01 Nov 2009 23:13:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/11/02/m-hariri-revenez-au-liban-l%e2%80%99histoire-vous-attend/</guid>
<description><![CDATA[Bernard Mikael La formation du nouveau cabinet est plus qu’un jeu de chiffres, de proportions ou enc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://rplfrance.org/index.php?content=tribune/091031bernardmikael1-bm.htm" target="_blank">Bernard Mikael</a></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/07/saad-hariri-ap.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-5889" title="Saad Hariri - AP" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/07/saad-hariri-ap.jpg?w=121" alt="Saad Hariri - AP" width="121" height="150" /></a>La formation du nouveau cabinet est plus qu’un jeu de chiffres, de proportions ou encore, de pouvoir. Depuis 1990 la cible est la même, le Général Aoun et son courant. Il ne s’agit certainement pas de la personne du Général mais du projet qu’il incarne et le peuple qui adhère à ce projet.</p>
<p>La paix « made in Lebanon » et l’unité nationale ne font pas partie des options des gouvernements américain et son allié israélien. Seuls le Grand Moyen-Orient, l’implantation des palestiniens et la route du « Qods passe par Jounieh » et par Beyrouth sont sur leur menu.</p>
<p>L’objectif est le même, les acteurs locaux sont aussi les mêmes. Depuis l’appel de John MacCarthy en 1990 aux milices chrétiennes de Geagea pour mettre terme au gouvernement militaire, passant par la « fin du cauchemar » du Patriarche maronite Sfeir, l’occupation syrienne et ses pions locaux, les appels de M. Filtman, de Mme. Rice, de Mme. Sisson… la « guerre universelle » contre le courant aouniste est sans relâche.</p>
<p>Tout a été essayé dans cette guerre continue et sans merci, le sang, l’argent, les pressions, la falsification même de l’histoire, l’occupation, l’oppression… Il est temps de s’arrêter et de tirer les conclusions.</p>
<p>Patriarche Sfeir, comment vous permettez-vous, au nom de toutes les valeurs chrétiennes que vous incarnez, au nom de l’histoire de cette église maronite qui était à l’origine de notre Liban d’aujourd’hui, comment pourriez-vous avoir toute cette haine dans votre cœur? Comment l’expliquer au Seigneur le jour du Jugement dernier? Vous avez hérité de la « Gloire du Liban », pensez-vous pouvoir passer cet héritage à votre successeur ?</p>
<p>M. Geagea, le sang que vous avez coulé et les milliers de mères qui ne savent toujours pas dans quelle mer vous avez coulé leurs fils ne vous suffisent<!--more--> pas ? Les erreurs stratégiques que vous avez faites ne vous ont rien appris ? L’isolement géographique et culturel que vous nous avez imposés par les armes et l’intimidation ? Je ne vous demande même pas de revenir au Liban. « Vous avez votre Liban et nous avons le nôtre » et ce n’est certainement pas le même.</p>
<p>M. Gemayel, vous partagez certainement les mêmes objectifs et les mêmes erreurs stratégiques que votre allié d’aujourd’hui, ennemi d’hier et de demain, vous ne voyez pas au-delà de votre parti en réanimation depuis des années.</p>
<p>M. Hariri, vous êtes aujourd’hui en charge de former un nouveau gouvernement. Vous-êtes devant un choix qui ne se présentera plus à vous dans le futur: soit vous entrez dans l’histoire comme celui qui a pu unifier le pays autour d’une stratégie et d’une vision, soit vous allez rester pour toujours le leader d’une partie de la communauté sunnite libanaise. Ça sera alors tant d’argent et d’énergie perdues.</p>
<p>Il y a aujourd’hui deux grands courants qui ne vous aiment pas, oui, qui ne vous aiment pas. Deux courants qui constituent plus de la moitié de la population libanaise. N’attendez pas à ce qu’ils viennent vers vous. Vous êtes le leader, et c’est bien à vous d’aller vers eux. Vous avez un long voyage à faire, et dans les longs voyages, on ne porte que le bagage nécessaire.</p>
<p>M. Hariri, la voie du salut est bien tracée aujourd’hui, vous n’avez qu’à la suivre et au point ou vous êtes, votre population ne peut qu’augmenter. Il est temps de revenir au Liban, ni le « Sine-Sine » de M. Berry, ni l’axe du mal de M. Bush, ni le Grand Moyen Orient de Mme. Rice ne feront de vous le Zaïm libanais. Seuls les libanais peuvent le faire pour vous.<br />
Vous n’avez donc qu’à éteindre votre téléphone mobile entre deux réunions et les portes de l’histoire vous seront ouvertes.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ les Etats-Unis comptent 223 000 emplois de moins qu’il y a dix ans, pour 33,5 millions d’habitants supplémentaires. Que certains puissent appeler cela autrement qu’une grande dépression me dépasse.]]></title>
<link>http://fonzibrain.wordpress.com/2009/09/22/les-etats-unis-comptent-223-000-emplois-de-moins-qu%e2%80%99il-y-a-dix-ans-pour-335-millions-d%e2%80%99habitants-supplementaires-que-certains-puissent-appeler-cela-autrement-qu%e2%80%99une-grande/</link>
<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 18:31:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>fonzibrain</dc:creator>
<guid>http://fonzibrain.wordpress.com/2009/09/22/les-etats-unis-comptent-223-000-emplois-de-moins-qu%e2%80%99il-y-a-dix-ans-pour-335-millions-d%e2%80%99habitants-supplementaires-que-certains-puissent-appeler-cela-autrement-qu%e2%80%99une-grande/</guid>
<description><![CDATA[Grâce à ces manipulations statistiques, on a décrété que les Etats-Unis avaient créé 116 000 emplois]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://fonzibrain.wordpress.com/files/2009/09/chomage_us_2009_alternate_m.jpg"><img src="http://fonzibrain.wordpress.com/files/2009/09/chomage_us_2009_alternate_m.jpg" alt="chomage_US_2009_alternate_m" title="chomage_US_2009_alternate_m" width="450" height="288" class="alignnone size-full wp-image-963" /></a></p>
<p>Grâce à ces manipulations statistiques, on a décrété que les Etats-Unis avaient créé 116 000 emplois au mois d’août, c’est-à-dire 26 000 de plus qu’en juillet. Je tiens à souligner que ces emplois n’existent pas et qu’il ne s’agit que d’une projection théorique.</p>
<p>Il y a ensuite les « ajustements saisonniers ». Ici, il faut examiner le nombre de personnes sorties des statistiques (…) Or, si vous examinez les chiffres réels, hors ajustement saisonniers, vous constatez que le nombre de ceux qui ne sont plus considérés comme membres de la population active (donc sortis des statistiques) a augmenté de 1 578 000 : c’est un chiffre énorme !</p>
<p>Quant aux suppressions de postes, notre étude montre une perte de 392 000 le mois dernier, suivant les statistiques officielles. En même temps, on a assisté à une forte hausse du nombre de personnes travaillant à leur compte. Pourtant, on peut se demander si ces personnes, qui s’intronisent parfois du jour au lendemain « consultant » ou « décorateur d’intérieur », gagnent réellement leur vie… Le nombre de chômeurs de longue durée s’est accru de 220 000 en août, atteignant de nouveaux records. En fait, cette catégorie représente 8,1 millions d’individus, soit environ 54% de tous les chômeurs. Il s’agit là, pratiquement, de chômeurs permanents.</p>
<p>Maintenant, on est obligé de faire un autre constat. Aujourd’hui, les Etats-Unis comptent 223 000 emplois de moins qu’il y a dix ans, pour 33,5 millions d’habitants supplémentaires. Que certains puissent appeler cela autrement qu’une grande dépression me dépasse. Le taux de chômage pour les hommes en âge de travailler dépasse de loin les 10%, y compris dans les chiffres officiels. Pour les moins de 25 ans, il atteint le chiffre record de 27%. La durée du chômage n’a jamais été aussi longue depuis qu’on a commencé à établir des statistiques sur le sujet. (…)</p>
<p>A ces chiffres déprimants s’en ajoutent deux autres. Le premier est : 1,3 million, et c’est le nombre de personnes dont l’allocation chômage s’arrêtera d’ici la fin de l’année. Pour 500 000 d’entre eux, cela se produira avant la fin septembre. Ces gens perdront le dernier fil de leur filet, déjà mince, de sécurité sociale.</p>
<p>(…) Les Etats se trouvent dans la même situation. 18 d’entre eux n’ont tout simplement plus d’argent pour honorer ces allocations et sont obligés d’emprunter à Washington. Ils ont déjà emprunté plus de 8 milliards de dollars ces deux derniers mois et ce chiffre va exploser au fur et à mesure que d’autres Etats toucheront le fond ; à l’heure actuelle, les mieux lotis sont dans l’incapacité de rembourser cet argent avant 2011. La plupart des autres ne le pourront pas et encourront donc des centaines de millions de dollars d’intérêts sur ces sommes. Depuis des années, bien avant l’arrivée de cette crise, la plupart des Etats ont vu leurs réserves de liquidités approcher de zéro.</p>
<p>Le deuxième chiffre déprimant est 40%, et c’est la proportion d’Américains qui ont un emploi mais doivent recourir à des food stamps (aide alimentaire). Cette proportion n’était que de 25 % il y a deux ans. Ce sont des gens dont le nombre d’heures de travail se réduit à tel point qu’ils ne peuvent plus joindre les deux bouts. Les conditions pour bénéficier de ces aides étant très sévères, cela révèle une grande précarité. Pourtant, ils apparaissent dans les statistiques de l’emploi comme occupant de vrais emplois. Ajoutez à cela que 35 % des travailleurs disposent d’une épargne dépassant à peine une semaine de salaire…<br />
<a href='http://www.solidariteetprogres.org/article5829.html'>article intégral</a></p>
<p>Une fois encore,les chiffres donnent le tournis,il y a moins d&#8217;emplois qu&#8217;il y a dix ans alors que vivent 33 millions d&#8217;habitants de plus,c&#8217;est tellement délirant d&#8217;entendre ça,c&#8217;est comme si il y avait la guerre.<br />
Toutes les données sur l&#8217;économie US sont flippantes,le jours ou Goldman Sachs arrêtera de spéculer ce sera la chute libre.<br />
Et il vaudra mieux pas se trouver aux États-Unis à ce moment la !</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les USA continuent à s'attendre au pire,les policiers de Boston vont être dotés d'armes de guerre.]]></title>
<link>http://fonzibrain.wordpress.com/2009/08/21/les-usa-continuent-a-sattendre-au-pireles-policiers-de-boston-vont-etre-dotes-darmes-de-guerre/</link>
<pubDate>Fri, 21 Aug 2009 12:36:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>fonzibrain</dc:creator>
<guid>http://fonzibrain.wordpress.com/2009/08/21/les-usa-continuent-a-sattendre-au-pireles-policiers-de-boston-vont-etre-dotes-darmes-de-guerre/</guid>
<description><![CDATA[Bien entendu l&#8217;épouvantail est le terrorisme: &#8220;An FBI official said Boston police office]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://fonzibrain.wordpress.com/files/2009/08/change4th_dees.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-411" title="change4th_dees" src="http://fonzibrain.wordpress.com/files/2009/08/change4th_dees.jpg" alt="change4th_dees" width="450" height="400" /></a></p>
<p>Bien entendu l&#8217;épouvantail est le terrorisme:</p>
<p>&#8220;An FBI official said Boston police officers should be armed with assault rifles to make the city more prepared for a terrorist attack.</p>
<p>Warren Bamford, the special agent in charge of the FBI in Boston, said Tuesday that he is baffled by opposition to a proposal to give some neighborhood police officers the semiautomatic weapons.</p>
<p style="font:normal normal normal 15px/normal Georgia, Times, serif;">
<p>In May, Boston Mayor Tom Menino criticized a proposal to arm up to 200 officers with M-16s that the police department had ordered from the U.S. military. Menino said only specially trained units should have the guns.</p>
<p style="font:normal normal normal 15px/normal Georgia, Times, serif;">
<p>Bamford said he believes more officers should have access to the guns in the event Boston becomes the target of a terrorist attack like the one that killed 166 people in Mumbai, India in November.&#8221;</p>
<p><a href="http://www.thebostonchannel.com/news/20451561/detail.html">article boston channel</a></p>
<p>Personnellement je ne vois pas le rapport,les terroristes font exploser des bombes,les attaques comme nous avons pu les voir à Mumbaï,ne sont possible que dans des États qui ont de profonds déficits sécuritaires,et avec toutes les unités d&#8217;élites présente aux USA,il n&#8217;est en aucun cas nécessaire de donner des armes de guerres aux policiers municipaux.</p>
<p>Cela sent mauvais,une fois de plus et démontre le très dangeureux virage pris par les USA,la militarisation de la société continue chaque jour un peu plus.</p>
<p>Le gouvernement sait que la Révolution est à leur porte,le pays se décompose si rapidement que l&#8217;effondrement complet du système est imminent.</p>
<p>Les prochains mois risquent d&#8217;être surprenant.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Italie s'enfonce dans le racisme le plus vil,le burkini est INTERDIT par un maire membre de la ligue du nord.]]></title>
<link>http://fonzibrain.wordpress.com/2009/08/20/litalie-senfonce-dans-le-racisme-le-plus-ville-burkini-est-interdit-par-un-maire-membre-de-la-ligue-du-nord/</link>
<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 22:01:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>fonzibrain</dc:creator>
<guid>http://fonzibrain.wordpress.com/2009/08/20/litalie-senfonce-dans-le-racisme-le-plus-ville-burkini-est-interdit-par-un-maire-membre-de-la-ligue-du-nord/</guid>
<description><![CDATA[Voila le type de maillot que ce maire dégénéré raciste au possible a réussi à interdire dans les pis]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://fonzibrain.wordpress.com/files/2009/08/burkini230607mos-468x8101.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-389" title="burkini230607mos-468x810" src="http://fonzibrain.wordpress.com/files/2009/08/burkini230607mos-468x8101.jpg" alt="burkini230607mos-468x810" width="450" height="778" /></a></p>
<p>Voila le type de maillot que ce maire dégénéré raciste au possible a réussi à interdire dans les piscines et le long des cours d’eau de sa commune.</p>
<p>C&#8217;est tellement grave et significatif à la fois de la dérive raciste de l&#8217;Italie de Berlusconi.Ces femmes ont de la pudeur et nous devons les respecter.</p>
<p>Regarder comment ce maire nous prend pour des mongoliens sans cerveaux,d&#8221;ailleurs ce n&#8217;est pas le seul,beaucoup sorte le même genre d&#8217;argument,c&#8217;est à dire :</p>
<h2 style="font-size:12px;font-weight:normal;line-height:18px;font-family:Verdana, sans-serif;color:#666666;margin:0 0 15px;padding:0;">Nous ne devons pas être obligatoirement toujours tolérants. Imaginons le bain d&#8217;une femme occidentale en bikini dans un pays musulman. Les conséquences pourraient être la décapitation, la prison ou l&#8217;expulsion. Nous nous limitons à interdire l&#8217;utilisation du burkini et si cette décision gêne quelqu&#8217;un, cette personne pourra toujours prendre un bain dans sa baignoire&#8221;.</h2>
<p>Je ne parle même pas du ton de cette phrase,mais de cette fameuse comparaison &#8220;nos femmes ne peuvent pas mettre en bikini chez eux&#8221;,c&#8217;est un raisonnement par l&#8217;absurde,et qui INVERSE la notion de pudeur cher aux musulmans,et puis ce n&#8217;est pas parceque les femmes en occident s&#8217;en foutent de montrer leurs culs(ce que je comprends,les femmes sont libres de se mettre en string comme elles sont libres de mettre un burkini) que l&#8217;on doit OBLIGER les étrangères à faire pareil.Quand on dit à une femme occidentale de ne pas être trop dévétue c&#8217;est pour respecter la culture,pour ne pas offenser les moeurs ,en quoi la photo ci dessus offense les moeurs des Italiens,ou est le manque de respect?En quoi une femme qui se respecte profondément manque t-elle de respect à qui que ce soit?</p>
<p>C&#8217;est du racisme pure et dure,et c&#8217;est revendiqué en tant que tel,un rejet spécifique des musulmans.</p>
<p>Dans le même registre je vous invite à lire cet <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/19/01011-20090819FILWWW00348-un-maire-d-italie-interdit-le-burkini.php">article </a>du figaro qui relate cette histoire,vous n&#8217;y verrez aucune espèce de condamnation,c&#8217;est gravissime,ils reprennent juste la dépèche AFP,sans aucune analyse,comme d&#8217;habitude.</p>
<p>L&#8217;Islamophobie est la norme,il y a plusieurs facteurs structurels et d&#8217;autres aujourd&#8217;hui conjoncturels qui s&#8217;y rajoute,la situation en europe est potentiellement explosive,le jour ou les élites dégénérés décideront de mettre le feu aux poudres,toutes les banlieues s&#8217;enflammeront en un rien de temps.Mais cela sera provoqué,la société est profondément divisée et il faut que vous comprenniez que les élites sont des spécialistes de la guerre civile.Comprennez aussi que naturellement,les gens ne s&#8217;entre tuent pas,nous ne sommes pas faits pour cela,pour que des gens s&#8217;entre tuent il est impératif de les manipuler,sinon il n&#8217;y a rien.Chaque pays a son propre seuil à partir duquel la population s&#8217;auto-détruit,ainsi que ses propres raisons,mais aucun pays n&#8217;est à l&#8217;abri.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[En Italie,l'immigration illégal est un délit,les milices sont légalisées et la délation devient obligatoire.]]></title>
<link>http://fonzibrain.wordpress.com/2009/08/08/en-italielimmigration-illegal-est-un-delitles-milices-sont-legalisees-et-la-delation-devient-obligatoire/</link>
<pubDate>Sat, 08 Aug 2009 18:09:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>fonzibrain</dc:creator>
<guid>http://fonzibrain.wordpress.com/2009/08/08/en-italielimmigration-illegal-est-un-delitles-milices-sont-legalisees-et-la-delation-devient-obligatoire/</guid>
<description><![CDATA[Par 157 voix pour, 124 contre et 3 abstentions, la Chambre a donné son feu vert à la loi 733-B conce]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignnone size-full wp-image-198" title="berlusconi-mussolini" src="http://fonzibrain.wordpress.com/files/2009/08/berlusconi-mussolini.jpg" alt="berlusconi-mussolini" width="396" height="270" /></p>
<p>Par 157 voix pour, 124 contre et 3 abstentions, la Chambre a donné son feu vert à la loi 733-B concernant les &#8220;Dispositions relatives à la sécurité publique&#8221;, pour laquelle le gouvernement avait introduit la &#8220;question de confiance&#8221;. Ce projet de loi, dit « paquet sécurité », avait été approuvé par les députés le 14 mai dernier.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">L&#8217;immigration clandestine est désormais un crime. Avec par exemple l&#8217;article 21 &#8220;entrée illégale et de séjour dans l&#8217;Etat italien&#8221; qui est assorti d&#8217;une amende de 5 à 10.000 euros, avec expulsion immédiate.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">Il devient obligatoire de signaler les immigrants illégaux, sauf quelques exceptions (médecins). La détention dans les CIE (centres d&#8217;identification et d&#8217;expulsion) est amenée à 180 jours. Jusqu&#8217;à présent, la période était de deux mois.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">Introduction d&#8217;une taxe à la demande de citoyenneté de 200 euro&#8230; Pour le permis de séjour, les frais seront déterminés par les ministères de l&#8217;intérieur et de l&#8217;économie entre 80 et 200 euros.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">Les avocats et les hommes politiques sont divisés sur la question du statut des enfants nés de parents illégaux en Italie.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">Peine de prison en cas de location à des clandestins : jusqu&#8217;à 3 ans en matière de logement offert à des étrangers qui sont illégaux au moment de la conclusion ou le renouvellement du bail.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">Légalisation des &#8220;milices populaires&#8221; et des vigiles citoyens de quartiers : des groupes de citoyens auront le droit de patrouiller certaines zones. Ces groupes seront inscrits dans des listes et devront être formés par d&#8217;anciens agents de sécurité.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">Instauration d&#8217;un registre sanitaire obligatoire afin de recenser et d&#8217;aider les sans-abris.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">Peine de prison pour outrage à agent : Qui insulte un agent public est passible de 3 ans de prison.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">Durcissement des lois anti mafia.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">Législation sur les &#8220;videurs&#8221; et agents de sécurité du monde de la nuit avec l&#8217;instauration d&#8217;un registre obligatoire géré par des fonctionnaires.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;"><a href="http://cozop.com/synthese_nationale/creation_un_delit_immigration_clandestine_en_italie">article cozop</a> (très à droite mais il y a des exemples que je n&#8217;ai pas trouvé sur les sites &#8220;normaux&#8221;,voila par exemple l&#8217;article du <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-05-14/immigration-clandestine-l-italie-reprime-dans-les-regles-de-l-europe/924/0/343607">Point</a> qui semble très très heureux de la nouvelle,et l&#8217;espère pour toute l&#8217;Europe).</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">Berlusconi et ses alliés sont les dignes héritiers de Mussolini,sauf qu&#8217;au moins lui et son prefet Cesare Mori ont laminé la mafia,alors que berlusconi l&#8217;a laissé <a href="http://www.bakchich.info/Quand-les-hommes-de-Berlusconi,08363.html">prospér</a>er et en a profité.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">Cette ensemble de loi nous projete en arrière,les milices,soyons serieux,c&#8217;est pas possible,délation obligatoire,c&#8217;est bien ce que lis,ho,ho,les italiens sont devenu fou,totalement fou,C&#8217;EST DU FASCISME PURE ET DURE,ET LÉGAL QUI  PLUS EST.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">J&#8217;en reviens pas,les temps changent,lorsque Haïder est arrivé,l&#8217;Europe s&#8217;est soulevé,mais là rien,alors que c&#8217;est sans commune mesure.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">C&#8217;est très très grave,une fois de plus,nous tolérons l&#8217;intolérable,une amie me disait que souvent la France suit l&#8217;Italie sur ce genre de législation,en même temps avec ce délit de solidarité,nous sommes déja sur la même longueur d&#8217;onde.</p>
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;">
<p style="outline-width:0;outline-style:initial;outline-color:initial;font-weight:inherit;font-style:inherit;font-size:1em;font-family:Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align:baseline;line-height:1.5em;color:#000000;border:0 initial initial;margin:.2em 0 .8em;padding:0;"><img class="alignnone size-full wp-image-197" src="http://fonzibrain.wordpress.com/files/2009/08/resf_71_solidarite_30-480x360-1239140313.jpg" alt="" width="450" height="337" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Réfugiés palestiniens et Droit inaliénable au Retour]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/07/17/refugies-palestiniens-et-droit-inalienable-au-retour/</link>
<pubDate>Fri, 17 Jul 2009 10:53:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/07/17/refugies-palestiniens-et-droit-inalienable-au-retour/</guid>
<description><![CDATA[Houria TAÏK « Je m&#8217;adresse à notre sour palestinienne et je dis : ô sour palestinienne, mère d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6947" target="_blank">Houria TAÏK</a></p>
<p><strong><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/01/israel-palestine.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-3231" title="Israel - Palestine" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/01/israel-palestine.gif?w=150" alt="Israel - Palestine" width="150" height="139" /></a>« Je m&#8217;adresse à notre sour palestinienne et je dis : ô sour palestinienne, mère de martyr, mère de captif, mère d&#8217;orphelin, mère de résistant, si tu as mis ton premier enfant sur une terre étrangère, je suis sûr que le deuxième, tu le mettras au monde sur la terre de Palestine</strong> », Cheikh Raïd Salah, Conférence des Palestiniens d&#8217;Europe, le 2 mai 2009.</p>
<p>Les réfugiés palestiniens comme réalité humaine et historique sont, par le seul fait d&#8217;exister, la preuve irréfragable que les drames de la Nakba et de l&#8217;expulsion de tout un peuple de sa terre natale ont bien eu lieu. Poser la question des réfugiés palestiniens c&#8217;est redonner à l&#8217;Histoire objective sa place entière, c&#8217;est à la fois démentir les discours négationnistes mais aussi réhabiliter un vécu, rappeler un traumatisme et démontrer le colonialisme inhérent à l&#8217;entité sioniste déclarée en 1948.</p>
<p>Les réfugiés palestiniens &#8211; avant d&#8217;être « un problème » à liquider dans les « négociations », « processus de paix » et autres tentatives de submersion des droits élémentaires des Palestiniens &#8211; sont garants, avant tout, de la continuité de l&#8217;identité palestinienne par delà des frontières de la Palestine historique. Ils sont les garants de la langue, de la culture et de la dimension multiconfessionnelle de tout un peuple.</p>
<p>La nécessité d&#8217;évoquer les réfugiés palestiniens est d&#8217;autant plus impérieuse que le discours dominant, sioniste et occidental, tente de faire oublier cette réalité pour sauvegarder les intérêts colonialistes. Mais depuis 61 ans cette tentative continue d&#8217;échouer dans les consciences palestiniennes, tout simplement parce qu&#8217;à partir du moment où il y a un déracinement forcé il y a immanquablement une volonté de « Retour ». Et c&#8217;est ce droit  au Retour qui constitue aujourd&#8217;hui la substance de la Cause palestinienne.</p>
<p>Nous allons dans un premier temps rappeler rapidement l&#8217;Expulsion progressive du peuple palestinien de sa Terre depuis 47 (I), puis exposer la façon dont la « question » des réfugiés a été traitée par les sionistes dans les différents accords et « processus de paix » (II) Enfin, nous décrirons ce que revêt aujourd&#8217;hui la revendication du « droit  au retour » en particulier à l&#8217;aune des récents <!--more-->massacres de Ghaza et nous montrerons comment elle est portée, aujourd&#8217;hui, par le Mouvement de Soutien en France.(III)</p>
<p><strong>1.  « Israël » ou l&#8217;artefact colonial bâti sur une idéologie de « transfert »</strong></p>
<p>On peut dire que l&#8217;idéologie de transfert des populations palestiniennes s&#8217;illustre avec les préconisations de la « commission » Britannique Peel créée en 1937 et chargée de trouver, entre autres, des mesures de « pacification » à la grande révolte palestinienne de 1936 <strong>(1)</strong>. Ben Gourion <strong>(2)</strong> comprend alors qu&#8217;un Etat juif serait impossible sans que la population palestinienne ne soit expulsée. Les sionistes fomentent donc un plan de nettoyage ethnique détaillé pour procéder à cette expulsion et mettent au point le « Plan Daleth »<strong>(3)</strong>. Les commandants de la Hagannah, milice sioniste, se chargent de le mettre en ouvre.</p>
<p>Les expulsions eurent lieu dès le mois de décembre 1947 &#8211; juste après le partage de la Palestine le 29 novembre 1947. La stratégie de la Hagannah était celle de la « défense agressive » : pour chaque attaque arabe il faut une réponse décisive par la destruction des lieux ou par l&#8217;expulsion des habitants en prenant leur place. Dès le partage, la Haganah débute ses exaction (villages arabes détruits et brûlés puis occupation). Les massacres et exécutions sommaires n&#8217;étaient pas en reste : le massacre le plus connu demeure celui de Deir Yassin le 09 avril 1948.</p>
<p>Menachem Begin, qui allait plus tard devenir Premier Ministre du Likoud, était en 1948, le chef de la milice de l&#8217;Irgoun et a mené ses membres dans le village palestinien de Deir Yassine où ils ont massacré plus de 100 habitants, dont des femmes et des enfants.</p>
<p>La première expulsion massive se situe entre la date du partage de la Palestine et la proclamation de l&#8217;entité sioniste par Ben Gourion le 14 mai 1948. Une deuxième vague d&#8217;expulsion va intervenir après le 14 mai 1948. Puis interviendront diverses petites vagues d&#8217;expulsions jusqu&#8217;en 1951. Au total on peut constater le déracinement de plus de 900 000 habitants de Palestine.</p>
<p>S&#8217;ajoutent à ces expulsions, des massacres ainsi que des destructions de quartiers entiers de villes, de villages et de hameaux. Se sont au total 531 villes et 300 hameaux qui seront totalement détruits, et la grande majorité d&#8217;entre eux avant le 14 mai 1948. La destruction des villages et la construction de colonies à leur place ou à coté ont été réalisées afin d&#8217;empêcher tout retour définitif des expulsés sur leur terre.</p>
<p>Le fait que la grande majorité l&#8217;ait été avant le 14 mai 1948 est révélateur que sans cette expulsion massive, jamais l&#8217;entité sioniste n&#8217;aurait vue le jour.</p>
<p>La deuxième grande phase de l&#8217;expulsion commence le 5 juin 1967 avec la guerre qui donnera l&#8217;occasion aux sionistes d&#8217;occuper la Cisjordanie, la Bande de Gaza, le Sinaï en Egypte, le Golan en Syrie. Par le contrôle de ces territoires, un autre aspect du sionisme va se développer avec la politique du « fait accompli » qui permettra de mettre en place une colonisation progressive. C&#8217;est ainsi que de Cisjordanie 300 000 Palestiniens seront à leur tour transformés en réfugiés et iront pour la plupart sur d&#8217;autres territoires de la Palestine.</p>
<p>Depuis 1948, cette politique de grignotage et de colonisation des terres palestiniennes se poursuit inexorablement. Chaque semaines des procédures d&#8217;appels d&#8217;offre pour la construction de logements dans les territoires palestiniens non occupés sont lancés et des Palestiniens sont expulsés de leurs demeures notamment récemment des quartiers anciens d&#8217;Al Quods. L&#8217;idéologie du transfert en tant que politique raciste  sioniste n&#8217;est pas enterrée, Sharon en 2001 a même proclamé que « les Palestiniens avaient déjà un pays : la Jordanie » et qu&#8217;il conviendrait de tous les y transférer. Et on ne peut rien espérer de meilleur avec l&#8217;actuelle élite politique sioniste.</p>
<p>Les réfugiés palestiniens sont aujourd&#8217;hui les plus anciens parmi les réfugiés de l&#8217;histoire politique contemporaine et les plus nombreux proportionnellement à la part totale des réfugiés dans le monde. Ils sont au nombre actuellement de 6.5 millions sur une population totale de 10 millions.</p>
<p>C&#8217;est en cela que le droit au retour est incompatible avec le sionisme et l&#8217;existence de l&#8217;entité sioniste. L&#8217;un se réalisera par la destruction de l&#8217;autre.</p>
<p><strong>2. Le « problème » des réfugiés palestiniens dans les différentes « politiques de règlement »</strong></p>
<p>Nous l&#8217;avons dit la question des réfugiés palestiniens  a toujours constitué la substance de la Cause Palestinienne. C&#8217;est parce qu&#8217;elle revêt ce caractère qu&#8217;elle a été traité « avec des pincettes » par les uns et les autres dans les différentes phases de la guerre sioniste en Palestine.</p>
<p>Le droit au retour des réfugiés palestiniens est reconnu par diverses dispositions du droit international, la résolution 194 des Nations Unies, adoptée le 11 décembre 1948, affirme notamment « qu&#8217;il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible&#8230; ».</p>
<p>Mais c&#8217;est en tant « qu&#8217;élément de négociation » qu&#8217;il est intéressant de voir la question des réfugiés. En effet les sionistes ont concentré leurs efforts à faire miroiter aux Palestiniens et à chaque étape du conflit, l&#8217;éventualité de résoudre la question des frontière et donc la création d&#8217;un Etat palestinien indépendant mais sans jamais intégrer la question du Retour dans un « plan de règlement ». Les accords d&#8217;Oslo illustrent parfaitement cette démarche, la question du retour des réfugiés étant différé à des « négociations finales » c&#8217;est-à-dire des négociations hypothétique car complètement absorbée par les autres questions : Jérusalem et les frontières</p>
<p>C&#8217;est ainsi que les sionistes ont noyé systématiquement la question du Retour et son application car c&#8217;est en vérité le nerf de la guerre. Lors du dernier processus de paix d&#8217;Annapolis à l&#8217;initiative de Bush en 2007, le sujet était  introduit dans le projet sous l&#8217;expression d&#8217; « une solution juste pour les réfugiés ». Or non seulement le processus a été avorté sans surprise,  mais en plus la notion de « justice » chez les sionistes est difficilement compréhensible quand la solution proposée ne peut être qu&#8217;inacceptable pour la diaspora palestinienne.</p>
<p>On peut citer Ramadan Shallah Dirigeant du Jihad Islamique lorsqu&#8217;il décrit en ces termes la « solution juste » : « <strong>Concernant les réfugiés, pour eux, il n&#8217;y a pas de Retour. Il y a un mensonge grossier officiel, arabe et palestinien. Cent mille Palestiniens seront autorisés à retourner, dans un laps de plusieurs années, Israël définira leur âge, leur appartenance, leur poids, leur hauteur, ce qu&#8217;ils doivent manger et ce qu&#8217;ils doivent boire. Ils ont dédouané Israël de la question des réfugiés, qui ne se sentira plus obligé, moralement, de considérer ce qui se passe hors des frontières de ce qui s&#8217;appelle Israël.</strong> »</p>
<p>Le nouveau gouvernement sioniste ne change pas de politique, et pour cause, Netanyahu dans sa récente allocution de ce même mois a clairement exclu l&#8217;éventualité du Retour pour les Palestiniens mais a introduit la possibilité d&#8217;un Etat palestinien démilitarisé. La stratégie décrite précédemment reste inchangée, mettre l&#8217;accent et négocier sur les problèmes frontaliers c&#8217;est faire l&#8217;impasse sur la question des réfugiés et du Retour.</p>
<p>Dans son discours au monde musulman Obama a souligné son « attachement » à voir la création d&#8217;un Etat palestinien mais il a également refusé d&#8217;envisager le Retour. S&#8217;adressant aux réfugiés palestiniens il les a clairement encouragés à prendre la voie de la résignation.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui on veut vider la question des réfugiés et plus généralement la question palestinienne de sa substance politique et la transformer en « problème humanitaire ». On parle de leurs conditions de vie dans les camps, des tensions avec la population et les institutions des pays d&#8217;accueil.</p>
<p>Mais on élude la question du Retour comme facteur politique de résistance dans ces mêmes camps et dans les consciences de ces mêmes réfugiés.</p>
<p><strong>3. Le Retour : fin d&#8217;une Utopie, début d&#8217;une culture de la Victoire</strong></p>
<p>Malgré toutes les manouvres sionistes, et dès l&#8217;instant où les réfugiés ont été dépossédés, la volonté du retour s&#8217;est faite irrépressible dans l&#8217;esprit de chacun d&#8217;entre eux. Ils ont refusé d&#8217;être niés dans leur histoire, ont cultivé le sentiment de colère et en ont fait une dynamique collective pour atteindre l&#8217;objectif final.</p>
<p>Le rapport d&#8217;une commission d&#8217;enquête parlementaire britannique publié au terme d&#8217;une visite des camps de réfugiés de Syrie, du Liban, de Jordanie, de Cisjordanie et de Gaza (septembre 2000) rapporte : « <strong>Partout où nous sommes passés, les réfugiés affirment que le droit au retour s&#8217;applique à tous les réfugiés, quelle que soit leur situation matérielle ou financière actuelle et où qu&#8217;ils demeurent aujourd&#8217;hui</strong> »</p>
<p>En effet, cette volonté de retour chez les Palestiniens a cette particularité unique de se transmettre de génération en génération sans perdre de sa vigueur, bien au contraire.. Les descendants des réfugiés palestiniens nés au Liban en Syrie ou encore en Jordanie, parlent de rentrer « chez eux » alors même qu&#8217;ils n&#8217;ont pour la plupart d&#8217;entre eux jamais foulé la Terre de Palestine. Les réfugiés de «67 » quant à eux gardent précieusement les clés de leurs demeures.</p>
<p>Les accords d&#8217;Oslo ont porté un coup certain à cette conscience collective chez les réfugiés. Tout a été mené pour pousser les réfugiés à s&#8217;implanter durablement sur leur terre d&#8217;accueil, pour saper toute volonté de retour, toute perception d&#8217;une situation qui serait « temporaire ». Mais le fait de voir le but se transformer de plus en plus en utopie n&#8217;a pas pour autant eu pour conséquence de l&#8217;annihiler.</p>
<p>Les récents massacres de Ghaza de Décembre 2008-Janvier 2009 ont clairement changé la donne. On est passé de l&#8217;Utopie et à une nette culture de la Résistance puis de la Victoire menant au Retour. La mobilisation des réfugiés dans les camps du Liban et de Jordanie en solidarité avec leurs frères pendant les bombardements a été exceptionnelle. Le Peuple palestinien ne faisait plus qu&#8217;Un, sa conscience et sa volonté sont indivisible.</p>
<p>Les sionistes ayant échoué dans leur volonté d&#8217;annihiler l&#8217;esprit de Résistance, les Palestiniens sont ressorti victorieux des évènements et ceci n&#8217;a fait que raviver la flamme chez tous les Palestiniens, ceux des territoires de 48 tout comme ceux de l&#8217;extérieur. Le Retour est à nouveau perçu comme un fait inéluctable, avec une réalisation du but dans un avenir qui semble de plus en plus proche.</p>
<p>Comme un écho à cette nouvelle dynamique sur le terrain le mouvement de soutien en France s&#8217;achemine de plus en plus vers la défense de ce droit inaliénable et imprescriptible alors que les plateformes et mouvements étaient jusqu&#8217;alors minoritaires à se prononcer clairement en faveur du retour intégral. Les revendications militantes dans le mouvement de Solidarité étaient réticentes à ce sujet car il porte en lui même tout le positionnement sur le conflit. Les intérêts de uns et des autres qui dépassaient le plus souvent le cadre national et qui étaient en lien direct avec les partisans de la « liquidation » n&#8217;ont fait que favoriser l&#8217;abandon du Retour. C&#8217;est ainsi que beaucoup reprenait le mot d&#8217;ordre d&#8217;une « solution juste pour les réfugiés » ou encore revendiquaient un Etat dans les « frontières de 67 » excluant par là même toute éventualité d&#8217;un droit au retour intégral.</p>
<p>Ghaza a là aussi changé la donne, et a permis de décomplexer beaucoup de monde. Même s&#8217;il n&#8217;est jamais trop tard, ce positionnement tardif est à déplorer car la question du Retour doit  être portée sans ambiguïté et avec fermeté par tout mouvement qui se dit de « soutien ».  Par ailleurs, certaines organisations persistent à évacuer la question des réfugiés ou ne l&#8217;abordent que sous l&#8217;angle humanitaire ou social.</p>
<p>Au Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien nous revendiquons clairement le droit au retour intégral des Réfugiés en Palestine et dans leurs demeures ainsi que le démantèlement de l&#8217;entité coloniale raciste « d&#8217;Israël ». En coordination avec les militants de la Cause en Palestine et dans les Camps nous ne voyons d&#8217;autre issue pour les Palestiniens que celle de la reconquête de leurs droits inaliénables pour une réhabilitation complète d&#8217;un peuple dans son entièreté et dans sa dignité.</p>
<p>Houria TAÏK</p>
<p><strong>(1)  Grande Révolte arabe de 1936-1939</strong> : rébellion des Arabes palestiniens pour la création d&#8217;un État indépendant en Palestine mandataire et contre l&#8217;autorité mandataire britannique qui avait par ailleurs promis aux sionistes l&#8217;instauration d&#8217;un Foyer National Juif dans la Déclaration de Balfour.<br />
<strong>(2)  David Ben Gourion</strong> : homme politique et militant sioniste. Premier ministre « d&#8217;Israel » de 1948 à 1953.<br />
<strong>(3)  Plan Daleth</strong> : Plan établi par la Haganah en mars 1948. Il vise à spolier les arabes palestiniens de leurs terres.</p>
<p><span style="color:#008000;"><strong>Secrétariat MSRPP<br />
Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien</strong></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La coïncidence des homonymes et du ciment]]></title>
<link>http://madaspy.wordpress.com/2009/07/03/la-coincidence-des-homonymes-et-du-ciment/</link>
<pubDate>Fri, 03 Jul 2009 10:48:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>madaspy</dc:creator>
<guid>http://madaspy.wordpress.com/2009/07/03/la-coincidence-des-homonymes-et-du-ciment/</guid>
<description><![CDATA[Coïncidence ou fait avéré? toujours est-il que deux homonymes sont liés par une question de ciment. ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Coïncidence ou fait avéré? toujours est-il que deux homonymes sont liés par une question de ciment.</p>
<p>Le premier, membre influent de la HAT et chef de la milice, est désigné comme le commanditaire de la &#8220;perquisition&#8221; de la société ALMA, dans laquelle des tonnes de ciment et quelques autres matérieux de construction ont été &#8220;réquisitionnés&#8221; selon le terme officiel qui désigne en fait un vol pur et simple.</p>
<p>Le second, propriétaire d&#8217;une savonnerie de la capitale, était en train de construire laborieusement un mur de cloture (enfin!) en dur. Ce mur restait donc en brique pendant une longue période, en fait jusqu&#8217;à l&#8217;attaque de l&#8217;ALMA, quand les travaux reprennaient et toute la construction désormais cimentée.</p>
<p>Vue de l&#8217;esprit? Pas forcément!</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Enquête sur le port]]></title>
<link>http://gorundia.wordpress.com/2009/07/02/enquete-sur-le-port/</link>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 22:03:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arsenus</dc:creator>
<guid>http://gorundia.wordpress.com/2009/07/02/enquete-sur-le-port/</guid>
<description><![CDATA[Quelqu’un frappa à la porte du bureau de Sarsa Taluud, sergent de la milice du quartier du port de F]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Quelqu’un frappa à la porte du bureau de Sarsa Taluud, sergent de la milice du quartier du port de F]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Liban: échanges de tirs entre factions politiques rivales à Beyrouth]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/06/28/liban-echanges-de-tirs-entre-factions-politiques-rivales-a-beyrouth/</link>
<pubDate>Sun, 28 Jun 2009 22:06:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/06/28/liban-echanges-de-tirs-entre-factions-politiques-rivales-a-beyrouth/</guid>
<description><![CDATA[AP Des échanges de tirs ont éclaté dimanche dans les rues de Beyrouth entre des partisans du Premier]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/proche_moyenorient/20090628.FAP1138/proche_moyenorient/" target="_blank">AP</a></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/03/courant-futur-drapeau.png"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-4347" title="courant du futur - drapeau" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/03/courant-futur-drapeau.png?w=150" alt="courant du futur - drapeau" width="150" height="100" /></a>Des échanges de tirs ont éclaté dimanche dans les rues de Beyrouth entre des partisans du Premier ministre désigné Saad Hariri et ceux soutenant le président du Parlement Nabih Berri, selon des responsables des services de sécurité.</p>
<p>Ils ont précisé qu&#8217;ils ne disposaient d&#8217;aucune information concernant d&#8217;éventuelles victimes, mais la chaîne de télévision Al-Arabiya a rapporté qu&#8217;une femme avait été tuée et que trois autres personnes avaient été blessées.</p>
<p>D&#8217;après les responsables des services de sécurité qui ont requis l&#8217;anonymat, l&#8217;armée libanaise a envoyé des soldats dans le secteur pour tenter de rétablir le calme.</p>
<p>Le président libanais Michel Sleimane a désigné samedi le chef de la majorité parlementaire au Liban Saad Hariri au poste de Premier ministre et l&#8217;a chargé de former le nouveau gouvernement. La nomination du fils de l&#8217;ex-Premier ministre Rafic Hariri, tué dans un attentat en février 2005 à Beyrouth, fait suite à la victoire de sa coalition pro-occidentale le 7 juin.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Snowbay pour la sécession du Texas]]></title>
<link>http://snowbay.wordpress.com/2009/05/16/le-snowbay-pour-la-secession-du-texas/</link>
<pubDate>Sat, 16 May 2009 15:40:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>macadoum</dc:creator>
<guid>http://snowbay.wordpress.com/2009/05/16/le-snowbay-pour-la-secession-du-texas/</guid>
<description><![CDATA[Peut-être avez vous déjà entendu parler du gouvernneur Perry et de l&#8217;acteur Chuck Norris qui m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Peut-être avez vous déjà entendu parler du gouvernneur Perry et de l&#8217;acteur Chuck Norris qui milite pour la séparation du Texas du reste des États-Unis. Ils pensent que le Texas devrait utiliser son argent à développer son propre territoire, vivre en autarcie et ne pas trop s&#8217;occuper de guerres lointaines ou d&#8217;aides vaines envers d&#8217;autres pays. Inutile de vous dire que le Snowbay soutient totalement cet état d&#8217;esprit qui vise à rétablir des États à taille humaine!</p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><a href="http://www.alterinfo.net/Le-gouverneur-Perry-envisage-la-secession-du-Texas_a31665.html">Perry et Chuck</a></span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><a href="http://www.20minutes.fr/article/309919/Monde-Chuck-Norris-veut-etre-president-du-Texas.php">Chuck Président !</a></span></h2>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Où en est le Hezbollah ?]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/05/06/ou-en-est-le-hezbollah/</link>
<pubDate>Wed, 06 May 2009 19:04:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>dodzi</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/05/06/ou-en-est-le-hezbollah/</guid>
<description><![CDATA[Al Oufok par Dominique Avon Eitan Azani, Hezbollah : The Story of the Party of God, New York, Palgra]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://www.aloufok.net/spip.php?article484" target="_blank">Al Oufok</a></p>
<p>par  <span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.aloufok.net/spip.php?auteur83">Dominique Avon</a></span></p>
<div class="surlignable">
<div class="texte entry-content">
<p><img class="alignleft size-full wp-image-4972" title="hezbollah-august-richard-norton" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/05/hezbollah-august-richard-norton.jpg" alt="hezbollah-august-richard-norton" width="200" height="304" />Eitan Azani, <em>Hezbollah : The Story of the Party of God</em>, New York, Palgrave Macmillan, « Middle East in Focus », 2009, 293 p.</p>
<p>Augustus Richard Norton, <em>Hezbollah</em>, Princeton University Press, 2009 [2007], 199 p. (5e édition avec postface de 2009).</p>
<p>***</p>
<p>Ici dénoncé comme composante majeure d’une « vague islamique », là présenté comme parti révolutionnaire en voie de normalisation politique, le Hezbollah est au centre d’études controversées dans le monde anglophone. Deux livres tentent, inégalement, de faire le point sur l’histoire et l’évolution du « parti de Dieu ».</p>
<p>Eitan Azani et Augustus R. Norton ont une longue expérience du terrain et des acteurs libanais, le premier comme officier de l’armée israélienne occupante, le deuxième comme observateur militaire non armé des Nations Unies ayant coopéré avec la FINUL [1] au printemps 1980. Leurs études sont nourries de références en langues anglaise et arabe (ponctuellement française) auxquelles s’ajoute, dans le premier cas, l’hébreu. Azani est un haut responsable de l’International Policy Institute for Counter-Terrorism au sein du Interdisciplinary Center (IDC) situé à Herzlia, au nord de Tel-Aviv ; Norton est professeur de relations internationales et d’anthropologie à Boston University. Leurs travaux n’ont pas la même facture : l’ouvrage d’Azani est une composition de type universitaire fondée sur le dépouillement de nombreuses sources ; celui de Norton se présente comme une synthèse de recherches alimentées par ses contacts et son vécu dans des milieux chiites à l’attachement confessionnel variable.</p>
<p>Azani adopte comme clé de lecture le binôme terrorisme/contre-terrorisme. L’ensemble des événements, depuis l’invasion israélienne du sud Liban en 1978 jusqu’à la tentative échouée de réoccupation lors de la guerre de 2006, en passant par la seconde invasion de 1982 ou les bombardements massifs de 1993 et 1996, sont présentés comme des actes défensifs de « contrôle » face à des « terroristes », qu’ils soient palestiniens ou libanais. La thèse défendue consiste à dire que le monde contemporain est marqué par la montée d’une vague menaçante contre une citadelle. Derrière les remparts campent les représentants de l’« ordre » auxquels sont associées les notions de « démocratie », de « sécularité », de « nationalité », de « modernité ». Dans cet affrontement aux dimensions universelles, Israël est le poste avancé sur le terrain miné du « Moyen-Orient », bénéficiant avec peine de quelques alliés locaux de faible consistance. Quant au Hezbollah, il est inscrit une fois pour toutes dans une nébuleuse « islamique », sans qu’une identité claire n’émerge de traits liés à son inspiration chiite et au contexte social et institutionnel libanais. Il est accusé de mener une « activité terroriste secrète et violente » derrière le rideau d’une façade légale. Les attentats-suicides perpétrés contre la Force multinationale en 1983, les « attaques terroristes » qui ont visé Tsahal dans le Liban occupé, les prises d’otages, les bombardements de civils du nord d’Israël, les attentats qui ont visé la communauté juive en Argentine (en 1992 et 1994) sont englobés dans un même concept et attribués au même acteur.</p>
<p>L’éclairage donné à ces faits par Augustus Norton est différent. Un indice en dit long sur l’engagement diplomatique de cet ancien professeur à West Point : l’emploi du terme « invasion anglo-américaine » pour évoquer la guerre en Irak de 2003. Norton tente de régler la question du concept de « terrorisme » de deux manières. D’une part, il montre la relativité de l’acception suivant le contexte d’énonciation : les mentions relatives à l’OLP dans les discours de nombreux États étaient quasiment toutes accompagnées du terme « terroriste » dans les années 1970 et 1980, qualificatif abandonné après les accords d’Oslo (1993) ; le rôle de groupes de pression comme l’American-Israel Public Affairs Committee est démontré pour la qualification du Hezbollah comme groupe ennemi dans la « guerre contre le terrorisme » après 2001, alors qu’il figure déjà dans la liste du Département d’État labellisée « foreign terrorist organization » (1997). D’autre part, il affirme que « le Hezbollah et d’autres groupes libanais étaient pleinement dans leurs droits pour résister aux forces d’occupation et recourir pour ce faire à une violence mortelle », tout en précisant que nombre d’activités du Hezbollah, en matière de santé ou d’éducation, n’ont rien à voir avec l’usage de la violence contre des civils. Quant aux deux attentats en Argentine, son propos laisse à penser que le Hezbollah n’a pas été directement impliqué, contrairement aux services secrets iraniens. Cependant, beaucoup de questions restent en suspens, en particulier celle de l’implication d’Imad Mughniyeh, aujourd’hui présenté comme un des grands « martyrs » par le Hezbollah et les autorités iraniennes (une rue de Téhéran porte son nom).<!--more--></p>
<p><strong>« Chiites ! chiites ! »</strong></p>
<p>Des modèles élaborés par croisement d’« approche structurale » et « psychologique » servent de matrice initiale pour penser l’objet étudié par Eitan Azani. Il illustre, de ce fait, des lieux communs : un système gouvernemental faible, comme c’est le cas au Liban, « facilite la croissance de milices locales sur la base de facteurs communs » ; un mouvement de protestation passe par quatre ou cinq phases – établissement, consolidation, expansion, bureaucratisation (institutionnalisation), déclin lié à la réussite des objectifs (par l’exercice ou non du pouvoir) ou, au contraire, à la contestation interne ou la mise en cause externe. Le rappel des interprétations qui tournent autour de la notion d’« islam radical » n’est pas davantage opératoire. La mise en évidence de l’élément religieux dans l’engagement et le fonctionnement de ce type de mouvement, dont rendent compte les termes de jihâd, dawa (prédication), Umma (communauté des musulmans), istishhâd (martyre), signifie-t-elle que nous sommes en présence d’un phénomène exceptionnel, propre aux sociétés majoritairement musulmanes ? La prise en main d’une communauté par une génération de religieux, mieux formée et plus massive que la précédente, dont les plus éminents ont pour nom Mûsâ al-Sadr, fondateur du Conseil supérieur islamique chiite au Liban et du mouvement Amal, Muhammad Husayn Fadlallah et Muhammad Mahdi Chams al-Dîn (auquel Norton accorde deux pages dignes d’intérêt), est-elle l’expression particulière d’un mouvement universel de « retour aux origines religieuses » ? La mobilisation des chiites de modeste extraction et la nouvelle élite en voie de constitution contre les chefs de file de la communauté agissant comme des seigneurs féodaux, rendue possible par la croissance démographique et l’exode rural vers la banlieue de Beyrouth, est-elle la manifestation d’un combat de classes ? Ce fait est-il de nature plus idéologique que sociale ? Norton évite ces considérations, mais l’emploi de concepts comme secularism, liberation, Islamism et reformism, pour distinguer diverses tendances au sein de la communauté chiite, ne s’appuie pas sur une étude – dans la durée et dans tous ses aspects – de la doctrine du Hezbollah.</p>
<p>L’« islam fondamentaliste » marqué par l’« identité jihadiste », dans sa version « réformiste » ou dans sa version « révolutionnaire », sert de cadre global d’analyse à Azani pour saisir l’itinéraire du Hezbollah. Le nom de l’islam sert effectivement de couverture pour mener combat, verbal ou armé, « au nom de Dieu » en vue de la disparition de l’État d’Israël présentée comme une nécessité : l’alliance, objective et effective, entre Hamas (sunnite) et le Hezbollah (chiite) pour la « libération d’al-Quds » (Jérusalem) vient à l’appui de cette observation. Plus largement, il existe chez certains chefs de file de mouvements ou groupes se réclamant de l’islam une réelle propension à envisager la religion musulmane comme « solution holistique », projet englobant tous les aspects de la vie à l’encontre même des principes de distinction ou de séparation qui ont été historiquement formulés en Europe et en Amérique du Nord avant d’être repris dans la plupart des États de ce monde.</p>
<p>Mais une telle approche (qui n’est pas celle de Norton) a des limites. Expliquer le jihâd selon le Hezbollah par des références à Qutb ou al-Zawahiri empêche le lecteur peu informé de saisir l’acception de cette notion dans l’esprit des responsables du parti. Azani minore la différence entre ce qu’il appelle la « branche révolutionnaire sunnite » et celle du chiisme. Il rend invisible la fracture de plus en plus large entre sunnites et chiites au Liban, sans parler de la situation interne à l’Irak, au Pakistan ou des tensions entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Son propos ne permet pas non plus de rendre compte de la variété des positions au sein du chiisme, même s’il évoque les prises de position d’Ibrahim Chams al-Dîn et celles d’Ahmad al-Assad, en pointe dans la contestation intra-communautaire contre le Hezbollah. Il ne permet pas de décoder le cri d’opprobre – « chiites ! chiites ! » – lancé par des partisans de Mahmoud Abbas contre le Hamas, à l’occasion d’une des rares manifestations d’opposition dans la bande de Gaza depuis juin 2007.</p>
<p>Un jeu d’échelles à trois niveaux : libanais, régional et international De son côté, Norton ne prend pas en compte le fait que les responsables du Hezbollah n’ont jamais écrit (depuis 1985) que l’établissement d’un État islamique n’était plus leur ligne d’horizon, par-delà l’intégration choisie dans le jeu politique libanais. Cette structure nouvelle doit être fondée sur un « gouvernement musulman » dont la pièce centrale a été définie par Khomeini comme étant le wilâyat al-faqîh (« autorité du juriste théologien »). Un tel projet, appuyé sur une structure particulière, distingue le Hezbollah de l’autre grand mouvement chiite libanais, Amal, dirigé par Nabih Berri. L’indéboulonnable président du Parlement libanais, loin de remettre en question le système libanais, en fait profiter un réseau clientéliste inscrit au sein de sa communauté ; plus encore, il a montré qu’il était prêt à reconnaître l’existence d’Israël en participant à un processus de négociation au sein du Front national libanais du salut en juillet 1982. Il y a là quelque chose de l’ordre d’un péché originel pour les membres du Hezbollah qui, à l’image de Hassan Nasrallah (mais pas de son frère Hussein, comme l’indique Norton), ont quitté Amal pour cette raison.</p>
<p>La faute a été renforcée par la guerre fratricide sanglante (1988-1990), qualifiée de fitna en référence à la première grande rupture entre musulmans après la mort du quatrième calife, Ali. Ce conflit valut à Berri le surnom de « massacreur de chiites » et au Hezbollah une fatwa (bien oubliée depuis) de Kabalan interdisant aux chiites de rejoindre les rangs de ce parti. Azani restitue ces données, mais il commet des erreurs. Expliquer qu’Amal est seulement un mouvement de protestation sociale « modéré » et « sécularisé » pour l’opposer au Hezbollah, c’est méconnaître la pensée de Mûsâ al-Sadr mystérieusement disparu en Libye en 1978. Tracer des proximités entre le projet de Mawdûdî pour le Pakistan et celui de Khomeini pour l’Iran, sans mettre en évidence l’incompatibilité fondamentale des deux, c’est refuser de comprendre pourquoi un sunnite libanais, a fortiori un disciple de Mawdûdî, n’acceptera jamais que la clé de l’autorité de l’« État musulman » envisagé réside dans les mains d’un savant chiite doté du pouvoir de trancher dans des matières aussi essentielles que la désignation de l’ennemi et le choix de faire la guerre ou de négocier une paix.</p>
<p>L’approche du phénomène selon un jeu d’échelles à trois niveaux, national (libanais), régional et international, est éclairant. Des informations, mal connues parfois, permettent de mieux rendre compte des tensions entre le régime syrien et le Hezbollah, le premier n’ayant, selon la formule concise de Norton, « ni alliés éternels ni ennemis perpétuels au Liban ». La complexité du positionnement des différents responsables chiites à l’égard de la « cause palestinienne » est assez bien restituée dans les deux cas, mais l’affirmation de Norton selon laquelle le Hezbollah aurait soutenu les combattants palestiniens contre Amal lors de la « guerre des camps » (1985-1987) reste discutée. Le même Norton évoque aussi l’assassinat de douzaines (voire bien davantage) de membres du Parti communiste en 1984-1985. La rupture pratique des années 1990-1992, qui fait passer le Hezbollah d’une logique révolutionnaire pan-chiite à une attitude pragmatique, est analysée de manière claire, tout comme la difficulté des relations entre le Hezbollah et le premier ministre Hariri – relations présentées aujourd’hui comme une référence à imiter par le secrétaire général Hassan Nasrallah. L’épisode de la guerre de l’été 2006 n’est qu’effleuré par Azani, pour le restituer dans un ensemble d’événements qui commencent avec l’Intifada al-Aqsa (octobre 2000) et se poursuivent avec les attentats du 11 septembre 2001, la guerre en Irak et le retrait syrien du Liban en avril 2005. La lecture de Norton est très différente, dans la mesure où il démontre la capacité de l’État israélien à agir de son propre chef puis à « entraîner » ses alliés comme garants de son existence et de sa sécurité.</p>
<p>Quant au bilan, Norton refuse d’attribuer la victoire à l’un des deux ennemis qui se sont laissé entraîner dans une guerre non maîtrisée. Il observe avec justesse la popularité du Hezbollah et de son chef, Hassan Nasrallah, dans le monde arabe. Il souligne le fait que l’opinion libanaise n’est pas sur la même longueur d’onde mais sous-estime, dans un premier temps, la profondeur de l’antagonisme entre sunnites et chiites, avant de la reconnaître dans une nouvelle postface rédigée après les affrontements de mai 2008. Les relations entre chiites et maronites sont plus complexes et leur présentation, par l’un ou l’autre des auteurs, n’est pas tout à fait satisfaisante : expulsion par les Phalanges des habitants non chrétiens du quartier de Nabaa (1976), un « événement traumatisant et humiliant dans la conscience collective chiite » (Azani) ; composition de l’Armée du Liban Sud, force supplétive de Tsahal ; accusations de collusion entre le général Aoun et les responsables du Hezbollah opposés – pour des raisons différentes – aux accords de Taëf qui ont fixé les nouvelles règles du jeu constitutionnel libanais (1989-1990) ; « document d’entente » signé entre Aoun et Nasrallah (2006). Quant aux acteurs internationaux, États ou ONU, leur rôle est, chez Azani, mesuré à l’aune de leur capacité à s’opposer aux « terroristes » (les désaccords entre Israël et les États-Unis, en 1982, sont tus). Certains sont accusés à mots couverts d’avoir fait preuve de faiblesse et d’autres, tel Kofi Annan, sont critiqués pour avoir osé rencontrer des membres du Hezbollah. Du fait de ses responsabilités passées, comprenant sa participation à une tentative infructueuse de contrôle international du premier scrutin électoral d’après guerre, Norton ne partage pas ce point de vue.</p>
<p>Inscrit dans une visée belliqueuse, Azani met à la disposition du lecteur une riche documentation moins pour donner à penser que pour pousser à combattre : le tableau d’une société libanaise en « deux groupes ethniques : Chrétiens et Musulmans », en est l’illustration la plus caricaturale. À l’inverse, Norton constate qu’une solution militaire visant à la disparition du Hezbollah est inefficace, voire contre-productive. Il présente un tableau plus nuancé de cette organisation dans son histoire (on retiendra notamment la description de l’enthousiasme national qui accompagne le retrait unilatéral décidé par Israël au sud Liban en 2000, ainsi que la relation des événements qui suivent l’assassinat de Rafic Hariri), mais un tableau marqué par des zones d’ombre lorsqu’il s’agit d’analyser le discours (insuffisamment confronté aux faits ou aux écrits) des responsables du « parti de Dieu ».</p>
<p><strong>( Par Dominique Avon, la vie des idées &#8211; 6 mai 2009 )</strong></p>
<p>Professeur d’histoire à l’université du Maine, chercheur au sein du laboratoire CERHIO-LHAMANS.<br />
Dernier ouvrage paru : La Fragilité des clercs, Éditions de Corlevour, 2007.</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>(1) Force intérimaire des Nations Unies pour le Liban, constituée lors de l’invasion israélienne de 1978 et renforcée à la suite de la guerre de 2006.</p></div>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Raciste, tueur, voleur, collaborateur, sans dignité… féodal]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/21/raciste-tueur-voleur-collaborateur-sans-dignite%e2%80%a6-feodal/</link>
<pubDate>Tue, 21 Apr 2009 16:17:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/21/raciste-tueur-voleur-collaborateur-sans-dignite%e2%80%a6-feodal/</guid>
<description><![CDATA[Bernard Mikael &#8211; RPLFrance.org Il ne savait pas (probablement) que la caméra tournait, c’était]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://rplfrance.org/index.php?content=eclairages/090421bernardmikael2-bm.htm" target="_blank">Bernard Mikael &#8211; RPLFrance.org</a></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/07/joumblatt_1.jpg"><img class="size-full wp-image-780 alignleft" title="Walid Joumblatt" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/07/joumblatt_1.jpg" alt="Walid Joumblatt" width="255" height="187" /></a></p>
<p>Il ne savait pas (probablement) que la caméra tournait, c’était lors d’une réunion avec la référence spirituelle druze Sheikh Abu Muhammad Jawad Wali Al-Din. Joumblatt dit : « Au sujet des chiites, la Grande-Bretagne s’ouvre sur le Hezbollah et les Etats-Unis discutent avec l’Iran. D’où est ce que vous voulez que je ramène les armes, de la mer ? La Syrie ? Israël ? Israël, ce n’est plus possible, je n’ai plus le contrôle de la mer… nous sommes encerclés. Et quand je négociais le 50+1 (au sujet de sa proposition d’élire le président à la majorité absolue des députés), constitutionnellement parlant, c’était possible d’élire Nassib Lahoud, n’est-ce pas ? Mais à l’époque, comment s’appelle-t-il, Samir Geagea, il voulait voir les druzes en guerre avec les chiites, même certains sunnites le souhaitait. On a vu les sunnites à Beyrouth… il a ramené 1000 combattants de Akkar, ils n’ont pas résisté un quart d’heure (allusion au conflit armé qui a éclaté à Beyrouth le 7 mai 2008), ils souhaitent aussi un conflit interne druze, pour le plaisir de nous regarder ».<br />
A la question d’un sympathisant, Joumblatt répond : « Nous avons gardé la tête haute, nous ne sommes pas vaincus, mais nous ne pouvions pas assumer une guerre ouverte, morale, politique et communautaire contre les chiites ».</p>
<p>Joumblatt s’étend et dit : « les prochaines élections ne feront aucun changement fondamental, mais le problème du Chouf, c’est que nous ne maîtrisons plus la liste avec le retour de l’isolationnisme (chrétien), (et continue sur les chrétiens) la mauvaise race maronite <!--more-->restera mauvaise, malheureusement. Quant à Saad Hariri, il nous utilise en laboratoire, avec son avidité pour Ghattas Khoury… on va essayer de régler ça dans les prochains jours, sinon, je fermerai la liste contre Dory Chamoun et Ghattas Khoury ». Fin de l’enregistrement…</p>
<p>Si le titre paraît violent, cet article se contente de mettre des qualificatifs à des aveux faits par M. Joumblatt lui-même.</p>
<p><strong>Raciste : </strong>les propos traduits parlent d’eux-mêmes, pas besoin d’en rajouter. Dans toute son intervention, M. Joumblatt tient des propos communautaires, racistes, il n’écarte pas un réarmement de sa milice pour combattre les chiites et les maronites et refaire la purge communautaire qu’il a fait en 1977 et 1983 à 1984. L’arrêt de la purge est alors une question de moyen et d’accès aux armes, plutôt qu’une question de principe.</p>
<p><strong>Tueur : </strong>Après la fin des confrontations armées en 1990, et quand le dossier des libanais disparus a été ouvert, M. Joumblatt s’est défendu en confirmant qu’il a liquidé tous les blessés et prisonniers de guerre qui étaient détenus par sa milice. A cela s’ajoute :<br />
• Le massacre de Damour en 1976, avec ses alliés palestiniens de l’époque, qui a fait des centaines de civils tués en sang froid, par des méthodes très barbares (hache, mutilations, égorgement…)<br />
• Les massacres du Chouf, 107 villages chrétiens rasés en 1984 et 1985 et leurs populations massacrées. Par ailleurs, à ce jour, seuls 17% des déplacés ont pu revenir à leurs villages.</p>
<p><strong>Voleur :</strong> là aussi M. Joumblatt se défend en disant « Oui j’ai volé, j’ai mis les mains dans les caisses de l’état, j’avais besoin d’argent et je m’en suis servi ».<br />
A cela s’ajoute le pillage par sa milice des villages chrétiens du Chouf et de Aley, mais aussi, le pillage de la Caisse des Déplacés, dédiée au financement du retour des déplacés de la guerre du Liban, dont M. Joumblatt était en charge de les massacrer durant la guerre et de leur retour après la guerre.</p>
<p><strong>Collaborateur : </strong>Encore une fois, rien de nouveau, M. Joumblatt admet avoir collaboré avec les Syriens. De toute façon, il aura du mal à cacher ses 29 années de collaboration avec les armées d’occupation, soient-elles syriennes, israéliennes ou même palestinienne.<br />
En plus, dans ses propos traduits dans cet article, Joumblatt écarte le réarmement de sa milice par Israël parce qu’il ne contrôle plus la mer, et non pas parce qu’il considère Israël comme son ennemi !</p>
<p><strong>Sans dignité :</strong> (Bala Karaméh) est un qualificatif attribué à M. Joumblatt suite à sa déclaration après le retrait des troupes syriennes en avril 2005. Il a dit être passé durant 28 ans à côté de la tombe de son père Kamal Joumblatt, assassiné par les syriens, sans oser regarder la tombe. Il n’y a pas d’autres adjectifs pour qualifier quelqu’un qui collabore avec l’assassin de son père (selon lui) pour toutes ses années… Par ailleurs, le lendemain de cet assassinat, la milice de M. Joumblatt massacre 177 chrétiens ! Pourquoi a-t-il accepté ces massacres alors qu’il savait que ce sont ses alliés les syriens qui l’ont commis ?<br />
<strong><br />
Féodal :</strong> Etre féodal dans cette région n’est pas une exception, mais être féodal et socialiste, habitant un palais et ayant toutes ses fortunes « volées », la question doit se poser au socialisme international sur les critères d’acceptation d’un nouveau membre au groupe socialiste, et la participation du « féodal socialiste » aux séminaires des socialistes, et les rencontres des socialistes en visite au Liban avec ce « féodal socialiste assassin affiché ».</p>
<p><strong>La question qui se pose : </strong>comment est-ce qu’une personne ayant commis tous ses horreurs peut rester dans ses responsabilités ?<br />
En effet, le Liban est probablement le seul pays dans l’histoire moderne dans lequel les collaborateurs d’hier sont les gouverneurs aujourd’hui. Un petit tour sur le panorama des politiciens libanais le confirme : Saad Hariri, Amine Gemayel, Samir Geagea, Ahmad Fatfat, Marwan Hamadé, Boutros Harb… Après tout, il est peut-être excusé M. Joumblatt, quand on regarde ses alliés chrétiens l’entourant, ses propos racistes se relativisent.</p>
<p>De toute façon, comme l’a dit le général Aoun le 14 mars dernier : « Si la corruption de l’état libanais est la responsabilité des dirigeants, leur maintien au pouvoir est la responsabilité du peuple ».</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[1990 - Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne (Chapitre 5)]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/14/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-chapitre-5/</link>
<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 23:05:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/14/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-chapitre-5/</guid>
<description><![CDATA[(Livre Blanc du conflit Armée Libanaise &#8211; Forces Libanaises) Ce texte entre dans le cadre plus]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>(Livre Blanc du conflit Armée Libanaise &#8211; Forces Libanaises)</em></p>
<p>Ce texte entre dans le cadre plus large de la publication du Livre Blanc, regroupant les témoignages de la population lors de la guerre civile libanaise en 1990. Vous pouvez suivre l&#8217;intégralité de ce document sur cette page:<br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/08/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne/" target="_blank">1990 &#8211; Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne</a></p>
<p>- Parce que les politiques ont voulu effacer de notre mémoire, à travers une loi d&#8217;amnistie, toutes les exactions qu&#8217;ils ont commises durant la guerre civile,<br />
- Parce que les médias n&#8217;assurent pas leur rôle de conscientisation de la population,</p>
<p>Le Livre Blanc reste encore aujourd&#8217;hui une référence pour rappeler à la population, de tous ages, les malheurs que peuvent engendrer tout conflit opposant un Libanais à son propre frère libanais. En attendant que l&#8217;état assure un jour pleinement ce rôle de mémoire au niveau de ses institutions, nous vous publions en plusieurs parties le Livre Blanc, rédigé à la fin de la guerre civile par de jeunes étudiants français, extérieurs au conflit, venus au Liban dans le seul but de comprendre. Pour cela, ils partent à la rencontre de la population témoin des exactions de la milice des Forces Libanaises dans le conflit l’opposant à l’Armée Libanaise.</p>
<p style="text-align:left;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>Chapitre 5 : Les prisonniers</strong></span></p>
<p><strong>Exécution sommaire de prisonniers</strong></p>
<p>Les Forces Libanaises se sont livrées, contre toutes les lois de la guerre, à des exécutions sommaires de prisonniers à Amchit. La nouvelle s’est répandue dans tout le Liban.</p>
<p>Image 1:<em> Les capitaines Georges Kiwan et Milad Azar, dans l’Ecole où sont enfermés les officiers de l’Armée, prisonniers des F.L.</em><br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/4-livre-blanc_prisonniers.png"><img class="size-full wp-image-4571 alignleft" title="4-livre-blanc_prisonniers" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/4-livre-blanc_prisonniers.png" alt="4-livre-blanc_prisonniers" width="344" height="229" /></a>Deux capitaines, qui avaient été faits prisonniers à Amchit par les Forces Libanaises et qui se sont évadés par la suite, ont témoigné : « A un moment de la bataille, les soldats de 1’Armée ont dû fuir vers les bois avec leurs blessés. Ils ont demandé à un civil de prendre dans sa voiture un de leurs blessés, Elie Hallak, et un de leurs tués. Les Forces Libanaises ont poursuivi le chauffeur et l’ont arrêté en lui disant : « au lieu d’un tué et d’un blessé, tu auras deux tués » et ils ont alors achevé Elie ».<br />
Ces deux capitaines ont poursuivi : « L’un des chefs des Forces Libanaises a été tué pendant les combats et son frère, qui détenait des prisonniers de l’Armée, a donné l’ordre de les exécuter, ce qui a été fait sur le champ, soit d’une balle dans la tête, soit à coup de hache. Par la suite, d’autres prisonniers ont été exécutés sommairement ».</p>
<p>Un médecin de l’Hôpital Militaire Central a reçu dans son service cette quinzaine de cadavres portant des blessures causées par des haches. Plusieurs morts avaient une balle au front et une balle de chaque côté des mâchoires de façon à former un delta, emblème des<!--more--> Forces Libanaises.</p>
<p><strong>Traitement des prisonniers</strong></p>
<p>Des deux côtés, Armée et Forces Libanaises, tous les moyens sont bons pour rallier les prisonniers, ou en tout cas les neutraliser.</p>
<p>Image 2: <em>Le Colonel Paul Fares</em></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/4-livre-blanc_prisonniers-6.png"><img class="size-full wp-image-4576 alignleft" title="Paul Fares-FL" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/4-livre-blanc_prisonniers-6.png" alt="Paul Fares-FL" width="250" height="307" /></a>Les Forces Libanaises utilisent Paul Farès, colonel, qui a pris ses distances avec l’Armée du Général Aoun. Le colonel Farès déclare avoir sous ses ordres mille six cents soldats, dont quatre-vingt dix officiers.</p>
<p>D’anciens responsables des Forces Libanaises travaillent, eux, pour l’Armée. Mais pour les deux parties, les méthodes se ressemblent : guerre psychologique, lavage de cerveau, et traitement de faveur pour ceux qui coopèrent.</p>
<p>Les responsables des Forces Libanaises nous ont communiqué trois noms de prisonniers qui seraient maltraités par l’Armée : le colonel Youssef Tahan, le capitaine Antoine Saad (officiers de l’Armée emprisonnés depuis cinq à six mois), et Pierre Zaccour (F.L.).<br />
L’Armée n’a pas accédé à notre demande de les voir et nous le regrettons, car nous n’avons pu vérifier l’affirmation du colonel Paul Farès, selon lequel ceux-ci sont battus et subissent des traitements à l’électrochoc.</p>
<p>Par contre, l’Armée nous a communiqué deux noms d’officiers prisonniers des Forces Libanaises : le capitaine Georges Kiwane et le capitaine Milad Azar, dont elle craignait qu’ils ne fussent maltraités, et les Forces Libanaises nous ont permis de les rencontrer. Ils étaient enfermés dans une pièce d’une école avec une dizaine d’autres officiers.</p>
<p>Deux autres officiers et un sous-officier étaient enfermés dans une autre pièce. Les deux capitaines se sont déclarés en bonne santé. Nous avons interrogé le capitaine Milad Azar, car nous avions des informations selon lesquelles il avait perdu sa prothèse à l’oeil pendant une bataille, qu’il l’avait remise en place lui-même et que son oeil s’était infecté. Le capitaine nous a indiqué que son oeil ne s’était pas infecté, mais nous regrettons qu’aucun médecin n’ait pu l’examiner. Nous avons pu visiter les prisons de Fayadieh, où l’armée enferme des prisonniers F.L., leurs sympathisants, ou du moins ceux prétendus tels.</p>
<p>Au premier sous-sol, cent vingt personnes à peu près sont entassées dans une pièce d’environ 140 m², deux autres pièces de la même superficie accueillent chacune cent quatre vingt à deux cents prisonniers qui dorment sur un matelas ou sur une simple couverture à même le sol, sans aération.</p>
<p>Image 3: <em>Éléments des Forces Libanaises prisonniers de l’Armée</em><br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/4-livre-blanc_prisonniers-2.png"><img class="size-full wp-image-4572 alignleft" title="4-livre-blanc_prisonniers-2" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/4-livre-blanc_prisonniers-2.png" alt="4-livre-blanc_prisonniers-2" width="351" height="235" /></a>Des bombardements ont bouleversé notre emploi du temps et nous n’avons pu visiter la prison où les Forces Libanaises gardaient les simples soldats, mais les informations que nous avons nous permettent d’affirmer que les conditions de détention pour l’Armée et les Forces Libanaises sont à peu près les mêmes, épouvantables du début des conflits jusqu’au 25-28 février. Pas d’eau pour se laver, juste un seau pour boire, nourriture très insuffisante, (un quart de pain par jour, avec un peu de céréales à l’intérieur &#8211; riz, lentilles, blé concassé, etc.).<br />
Les sorties s’effectuaient une fois par jour pour aller aux toilettes et les visites n’étaient pas autorisées pour les familles.</p>
<p>N’oublions pas qu’à cette époque la population connaissait elle aussi de semblables privations.</p>
<p>Image 4:<em> Prisonnier F.L. avec sa famille</em><br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/4-livre-blanc_prisonniers-3.png"><img class="size-full wp-image-4573 alignleft" title="4-livre-blanc_prisonniers-3" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/4-livre-blanc_prisonniers-3.png" alt="4-livre-blanc_prisonniers-3" width="297" height="198" /></a>Depuis, les conditions se sont améliorées pour les deux<br />
parties : les prisonniers peuvent se dégourdir les jambes hors de leur cellule et les parents peuvent leur apporter de la nourriture, de l’eau et des cigarettes, les dimanches entre huit et seize heures, à travers les barreaux et à tour de rôle (durée cinq à dix minutes).</p>
<p>Images 5 et 6: <em>Les conditions d’hygiène</em><br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/4-livre-blanc_prisonniers-4.png"><img class="alignnone size-full wp-image-4574" title="4-livre-blanc_prisonniers-4" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/4-livre-blanc_prisonniers-4.png" alt="4-livre-blanc_prisonniers-4" width="337" height="212" /></a><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/4-livre-blanc_prisonniers-5.png"><img class="alignnone size-full wp-image-4575" title="4-livre-blanc_prisonniers-5" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/4-livre-blanc_prisonniers-5.png" alt="4-livre-blanc_prisonniers-5" width="143" height="213" /></a></p>
<p>La Croix-Rouge Internationale a pu à la date du 26 mars passer deux fois dans les prisons, ce qui oblige les geôliers à faire des efforts. Ainsi, du côté des Forces Libanaises, les prisonniers peuvent se laver et se raser avant chaque visite.</p>
<p>Les prisonniers de l’armée sont battus quand ils se battent entre eux. Des cas de torture nous ont été signalés dans les prisons des Forces Libanaises, surtout à l’encontre des militaires supposés appartenir au service de renseignements. Les prisonniers militaires qui ont refusé de rejoindre le colonel Paul Farès ont été battus et des pressions psychologiques sont constamment exercées sur eux.</p>
<p>Les interrogatoires des deux côtés (Forces Libanaises et Armée) commençaient de la même façon : le prisonnier, les yeux bandés, est amené dans une pièce où il est interrogé.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[бев, бевме - czas przeszły imperfekt; Milice. ]]></title>
<link>http://macedonski.wordpress.com/2009/04/13/%d0%b1%d0%b5%d0%b2-%d0%b1%d0%b5%d0%b2%d0%bc%d0%b5-czas-przeszly-imperfekt-milice/</link>
<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 02:38:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Eyen</dc:creator>
<guid>http://macedonski.wordpress.com/2009/04/13/%d0%b1%d0%b5%d0%b2-%d0%b1%d0%b5%d0%b2%d0%bc%d0%b5-czas-przeszly-imperfekt-milice/</guid>
<description><![CDATA[Czas przeszły niedokonany (минато определено несвршено време &#8211; имперфект), podobnie jak w języ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal">Czas przeszły niedokonany <span lang="MK">(минато определено несвршено време &#8211; <strong>имперфект</strong></span>), podobnie jak w języku angielskim stosujemy by wyrazi: działanie, które miało miejsce w określonym czaasie w przeszłości, lub kilka razy się powtarzało w przeszłości. W praktyce, najczęściej używamy tego czasu do opowiadania różnych historii.</p>
<p class="MsoNormal">Poniżej odmiana czasownika &#8220;być&#8221;:</p>
<table class="MsoTableGrid" style="border:medium none;border-collapse:collapse;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td style="width:153.5pt;border:windowtext 1pt solid;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><strong><span lang="MK">еднина</span></strong></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><strong><span lang="MK">множина</span></strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">Бе<strong>в</strong></span><strong><span lang="MK"> </span>– </strong>byłam/byłem</p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">Бе<strong>вме</strong></span><strong><span lang="MK"> </span>- </strong>byliśmy</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">Бе<strong>ше</strong></span><strong><span lang="MK"> </span>– </strong>byłeś/łaś</p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">Бе<strong>вте</strong></span><strong><span lang="MK"> </span>– </strong>byliście/łyście</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">Бе<strong>ше</strong></span><strong><span lang="MK"> </span>– </strong>był/a/o</p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">Б<strong>еа</strong></span><strong><span lang="MK"> </span>– </strong>byli/ły</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="MsoNormal">Formy czasu przeszłego innych czasowników tworzymy dodając do tematu końcówkę czasu przeszłego, prawie identyczną jak w &#8220;być&#8221;. jak pewnie pamiętasz, w języku macedońskim są trzy grupy czasowników: -a grupa, -i grupa i -e grupa. W pzrypadku czasu Imperfekt, różnią się między sobą końcówki 3 osoby liczby mnogiej; pozostałe są identyczne.</p>
<p class="MsoNormal"><!--more--></p>
<p class="MsoNormal">Dla <strong>-a </strong>grupy: (игра &#8211; tańczy, gra)</p>
<table class="MsoTableGrid" style="border:medium none;border-collapse:collapse;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td style="width:153.5pt;border:windowtext 1pt solid;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><strong><span lang="MK">еднина</span></strong></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><strong><span lang="MK">множина</span></strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">игра<strong>в &#8211; </strong>tańczyłem/am, grałam</span></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">игра<strong>вме</strong></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">игра<strong>ше</strong></span></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">игра<strong>вте</strong></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">игра<strong>ше</strong></span></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">игр<strong><span style="color:#339966;">аа</span></strong></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="MsoNormal">Dla <strong>- i</strong> grupy: (оди &#8211; idzie)</p>
<table class="MsoTableGrid" style="border:medium none;border-collapse:collapse;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td style="width:153.5pt;border:windowtext 1pt solid;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><strong><span lang="MK">еднина</span></strong></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><strong><span lang="MK">множина</span></strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">оде<strong>в &#8211; </strong>szłam, szedłem</span></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">оде<strong>вме</strong></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">оде<strong>ше</strong></span></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">оде<strong>вте</strong></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">оде<strong>ше</strong></span></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">од<strong>еа</strong></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Dla <strong>- e</strong> grupy: ( пие- pije, преде &#8211; przędzie)</p>
<table class="MsoTableGrid" style="border:medium none;border-collapse:collapse;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td style="width:153.5pt;border:windowtext 1pt solid;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><strong><span lang="MK">еднина</span></strong></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><strong><span lang="MK">множина</span></strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">пие<strong>в &#8211; </strong>piłam/łem</span></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">пие<strong>вме</strong></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">пие<strong>ше</strong></span></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">пие<strong>вте</strong></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">пие<strong>ше</strong></span></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">Пи<strong>еа/</strong>пи<strong><span style="color:#3366ff;">еја</span></strong></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="MsoNormal">
<table class="MsoTableGrid" style="border:medium none;border-collapse:collapse;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td style="width:153.5pt;border:windowtext 1pt solid;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><strong><span lang="MK">еднина</span></strong></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><strong><span lang="MK">множина</span></strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">преде<strong>в &#8211; przędłam/łem</strong></span></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">преде<strong>вме</strong></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">преде<strong>ше</strong></span></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">преде<strong>вте</strong></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width:153.5pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">преде<strong>ше</strong></span></p>
</td>
<td style="width:153.55pt;padding:0 5.4pt;" width="205" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">пред<strong>еа</strong></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">*zwróć uwagę na czasownik &#8220;pije&#8221;; spotkałam się z pisownią końcówki &#8220;ea&#8221;, lecz w wymowie wyraźnie słychać &#8220;jea&#8221;.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>Poniżej zdań kilka:</strong></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">1. Кога <strong>бевме</strong> мали, секој ден <strong>одевме</strong> во планини &#8211; <em>kiedy byliśmy mali, każdego dnia szliśmy w góry.</em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">2. Вие <strong>бевте</strong> жртва на вето &#8211; <em>Wy byliście ofiarą veto.</em></span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span class="clsstatijatekst"><span lang="RU">3<strong>. Бевме</strong> во Полска, <strong>имавме</strong> неколку средби со најдобриот полски клуб Варшавјанка, <strong>научивме</strong> многу на таа турнеја, Полјаците <strong>беа</strong> класа во одбојката &#8211; <em>Byliśmy w Polsce, mieliśmy kilka spotkań z najlepszym polskim klubem &#8220;Warszawianka&#8221;, nauczyliśmy się wiele na tym turnee, Polacy byli &#8220;klasa&#8221; w siatkówce.</em></span></span></p>
<p class="MsoNormal">
<div class="MsoNormal"><span class="clsstatijatekst"><span lang="RU">4. За многумина <strong>беше</strong> изненадување тоа, двајца Македонци да играат во &#8220;синиот° дрес.- <em>Dla wielu to było zaskoczenie, dwoje Macedończyków gra w &#8220;niebieskim&#8221; stroju.</em></span></span></div>
<p><span class="clsstatijatekst"><span lang="RU"> </p>
<p></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">5. Се случи во јануари годинава со моите пријатели од хамбуршкиот Меѓународен летен театарски фестивал да <strong>седнеме</strong> и, онака, пријателски да <strong>поразговараме</strong> за темата на мојот говор што <strong>требаше</strong> да го одржам на Фестивалот.- <em>Zdarzyło się w styczniu tego roku, (że) z moimi znajomymi z hamburskiego międzynarodowego letniego festiwalu teatralnego (że) siedzieliśmy i, ot tak, po koleżeńsku że porozmawiamy na temat mojej przemowy którą miałem wygłosić na festiwalu.</em></span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p><span lang="RU"><em> </p>
<p></em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">* требаше да + czasownik &#8211; to forma przeszła od треба да + czasownik , co znaczy: muszę, powinnam + coś zrobić; tłumacząc na polski &#8211; miałam/em coś zrobić.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">&#8230;a że najlepiej uczyć się na piosenkach, polecam interpretację ludowej piosenki &#8220;milice&#8221; w wersji zespołu <strong>Foltin</strong> (do posłuchania na</span> http://www.myspace.com/foltin . Poniżej tekst plus słówka:</p>
<table class="MsoTableGrid" style="border-collapse:collapse;height:752px;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="663">
<tbody>
<tr style="text-align:left;">
<td style="width:230.3pt;border:windowtext 1pt solid;padding:0 5.4pt;" width="307" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ајде дали знаеш паметиш Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Кога си бевме малечки де-еј</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Кога си бевме малечки Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај кога се двајцата љубевме</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај кога се двајцата љубевме Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Во чичовото градинче де-еј</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Во чичовото градинче Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај кај шарените цвеќиња </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај кај шарените цвеќиња Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Трендафил цвеќе цутеше де-еј </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Трендафил цвеќе цутеше Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај на градите ти паѓаше</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај на градите ти паѓаше Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ти на скутот ми спиеше де-еј</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ти на скутот ми спиеше Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај тогаш ти лице целував </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај тигаш ти лице целував Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Лице ти беше спокнато де-еј </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Лице ти беше спотнато Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај на срце оган то гореше</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај на срце оган ти гореше Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ти мене жално ме гледаше де-еј</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ти мене жално ме гледаше Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај од очи солзи ронеше.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Лице ти беше спотнато Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај на срце оган то гореше</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај на срце оган ти гореше Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ти мене жално ме гледаше де-еј</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ти мене жално ме гледаше Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај од очи солзи ронеше.</span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
</td>
<td style="width:230.3pt;padding:0 5.4pt;" width="307" valign="top">
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Ајде</span><span lang="RU"> </span>– dalej! Chodźmy! – słowo zachęty.</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Знае</span> &#8211; wie</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Памети</span><span lang="RU"> </span>– pamięta</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Малечки</span><span lang="RU"> </span>–maleńcy, młodzi</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Се</span><span lang="RU"> </span><span lang="RU">љуб</span><span lang="MK">и – </span>całować się, kochać się</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Градинче</span><span lang="RU"> </span>– ogródek</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Шарени</span><span lang="RU"> </span>- kolorowe, łacate, różnobarwne, pstrokate</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">Цвет/цвети/</span><span lang="RU">цвеќиња</span>- kwiat/y/kwiatki</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Трендафил</span><span lang="RU"> </span>– dzika róża</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Цути</span><span lang="RU"> </span>- kwitnie, rozkwita</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Гради</span><span lang="RU"> </span>– pierś, piersi</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Паѓа</span> &#8211; padać</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Скут</span><span lang="RU"> </span>– spódnica, łono</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Спие</span> &#8211; śpi</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">Целива </span>- całuje</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Спокнато</span><span lang="RU"> </span>– rozpalone</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Спотнато</span><span lang="RU"> </span>– spocone</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">Горе</span><span lang="RU"> </span>– płonie</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">жално</span><span lang="RU"> </span>– smutno, z żalem</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU">ме</span><span lang="RU"> </span><span lang="RU">гледа</span><span lang="RU"> </span>– patrzy na mnie</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">солза </span>- łza</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="MK">роне &#8211; </span>roni</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">I tekst w wolnym tłumaczeniu:</p>
<table class="MsoTableGrid" style="border-collapse:collapse;height:752px;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="657">
<tbody>
<tr>
<td style="width:257.4pt;border:windowtext 1pt solid;padding:0 5.4pt;" width="343" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ајде дали знаеш паметиш Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Кога си бевме малечки де-еј</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Кога си бевме малечки Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај кога се двајцата љубевме</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај кога се двајцата љубевме Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Во чичовото градинче де-еј</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Во чичовото градинче Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај кај шарените цвеќиња </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај кај шарените цвеќиња Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Трендафил цвеќе цутеше де-еј </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Трендафил цвеќе цутеше Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај на градите ти паѓаше</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај на градите ти паѓаше Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ти на скутот ми спиеше де-еј</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ти на скутот ми спиеше Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај тогаш ти лице целував </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај тигаш ти лице целував Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Лице ти беше спокнато де-еј </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Лице ти беше спотнато Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај на срце оган то гореше</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај на срце оган ти гореше Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ти мене жално ме гледаше де-еј</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ти мене жално ме гледаше Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај од очи солзи ронеше.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Лице ти беше спотнато Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај на срце оган то гореше</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај на срце оган ти гореше Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ти мене жално ме гледаше де-еј</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ти мене жално ме гледаше Милице</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;"><span lang="RU">Ај од очи солзи ронеше.</span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
</td>
<td style="width:230.3pt;padding:0 5.4pt;" width="307" valign="top">
<p class="MsoNormal"><em>Dalej czy wiesz czy pamiętasz Milice</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>Kiedy byliśmy maleńcy</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">.</p>
<p class="MsoNormal"><em>Kiedy oboje się kochaliśmy</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em>.</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>W ogródku wujka</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em>.</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>Aj, tuż przy wielobrwnych kwiatkach</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em>.</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>Dzika róża puszczała kwiaty</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em>.</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>Aj na twoje piersi spadały</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em>.</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>Ty spałaś mi na kolanach</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em>.</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>Ja wtedy całowałe/łam twoje lica</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em>.</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>Twarz twja była rozpalona</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>Twarz twoja była spocona</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>Na sercu płonął ogień</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em>.</em></p>
<p class="MsoNormal">
<div class="MsoNormal"><em>Ty patrzyłaś na mnie smutno</em></div>
<p><em> </p>
<p></em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em>.</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>Z oczu roniłaś łzy</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em>.</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>A na sercu płonął ogień</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em>.</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>Ty patrzyłaś na mnie smutno</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em>.</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>A z oczu roniłaś łzy</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[1990 - Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne (Chapitre 4)]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/13/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-chapitre-4/</link>
<pubDate>Sun, 12 Apr 2009 23:03:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/13/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-chapitre-4/</guid>
<description><![CDATA[(Livre Blanc du conflit Armée Libanaise &#8211; Forces Libanaises) Ce texte entre dans le cadre plus]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>(Livre Blanc <em>du conflit Armée Libanaise &#8211; Forces Libanaises</em>)</em></p>
<p>Ce texte entre dans le cadre plus large de la publication du Livre Blanc, regroupant les témoignages de la population lors de la guerre civile libanaise en 1990. Vous pouvez suivre l&#8217;intégralité de ce document sur cette page:<br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/08/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne/" target="_blank">1990 &#8211; Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne</a></p>
<p>- Parce que les politiques ont voulu effacer de notre mémoire, à travers une loi d&#8217;amnistie, toutes les exactions qu&#8217;ils ont commises durant la guerre civile,<br />
- Parce que les médias n&#8217;assurent pas leur rôle de conscientisation de la population,</p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/3-livre-blanc_civils-otages-fl.png"><img class="size-full wp-image-4546 alignleft" title="3-livre-blanc_civils-otages-fl" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/3-livre-blanc_civils-otages-fl.png" alt="3-livre-blanc_civils-otages-fl" width="301" height="252" /></a>Le Livre Blanc reste encore aujourd&#8217;hui une référence pour rappeler à la population, de tous ages, les malheurs que peuvent engendrer tout conflit opposant un Libanais à son propre frère libanais. En attendant que l&#8217;état assure un jour pleinement ce rôle de mémoire au niveau de ses institutions, nous vous publions en plusieurs parties le Livre Blanc, rédigé à la fin de la guerre civile par de jeunes étudiants français, extérieurs au conflit, venus au Liban dans le seul but de comprendre. Pour cela, ils partent à la rencontre de la population témoin des exactions de la milice des Forces Libanaises dans le conflit l’opposant à l’Armée Libanaise.</p>
<p style="text-align:left;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>Chapitre 4 : Population civile prise en otage</strong></span></p>
<p>Les cruautés particulières de cette guerre sont liées à la disparition du sens hiérarchique chez les Forces Libanaises. Au bout de quelques jours, beaucoup d’officiers ont été remplacés par des hommes plus jeunes et inexpérimentés. Grisés par leur pouvoir nouveau, ils n’ont pas hésité à faire peser tout le poids de la guerre sur les civils et à multiplier les destructions. Mais cela n’explique pas tout.</p>
<p>Dans la forme de guerre choisie par les Forces Libanaises, les populations civiles jouent &#8211; malgré elles &#8211; un rôle essentiel. Elles ont d’une part, été utilisées comme otage. Les miliciens ont installé leur artillerie au milieu des habitations et sur les lieux publics, écoles, hôpitaux, couvents et asiles, utilisant enfants, malades, blessés, vieillards, comme boucliers. Ils bombardent les positions adverses sachant que l’Armée hésitera à tirer sur des civils, et surtout à les attaquer puisque le prix à payer sera trop élevé en terme de vies humaines et que les destructions et les morts lui seront imputés.</p>
<p>Plus largement, il s’agit, par une politique de terreur étudiée, de décourager les populations dans un double but :<br />
- les amener à faire rapidement pression pour l’arrêt des combats, en les lassant par les difficultés matérielles et le climat d’insécurité ;<br />
- et d’empêcher d’autre part toute action de résistance en se montrant impitoyable.</p>
<p>Dans les régions contrôlées par l’Armée, on ne peut parler d’utilisation des civils à quelque titre que ce soit, la population se sentant et s’affirmant solidaire des soldats.<br />
Dans les secteurs sous contrôle des Forces Libanaises, nombreuses sont les familles qui appellent de leurs vœux l’intervention rapide des militaires «pour <!--more-->en finir».<br />
Dans ce climat passionnel, tout laisse croire que le pourrissement de la situation pourrait se retourner contre Aoun, si celui-ci ne répondait à l’attente des gens.</p>
<p><strong>La population : otage des forces libanaises</strong></p>
<p>Les Forces Libanaises ont placé leurs chars et leurs canons dans des lieux publics encore habités, malgré l’opposition des responsables de ces institutions. Pourquoi n’avoir pas évacué les lieux avant de tirer sur l’Armée ? On comprendrait qu’une école ou qu’un couvent occupant une position stratégique soit momentanément utilisés à des fins militaires. Mais qu’est-ce qui justifie que l’on bombarde l’armée alors que les enfants ou les moines sont toujours bloqués à l’intérieur ? Et pourquoi installer des engins de guerre dans les hôpitaux et harceler l’Armée, alors que tous les lits sont occupés au point qu’il faille loger les malades et les blessés dans les couloirs ?<br />
L’Armée s’est elle aussi installée dans des couvents. Mais ceux-ci étaient vides et le plus souvent repris aux Forces Libanaises. Nous avons cherché à savoir si elle s’était servie des civils à l’instar des Forces Libanaises. Notre enquête s’est révélée négative, ce qui n’est pas surprenant en soi puisque l’Armée est populaire et en position de force sur le terrain.<br />
Sans donner de liste exhaustive, signalons quelques cas.</p>
<p><strong>Dans les couvents</strong></p>
<p>Pour la bataille d’Adma, les Forces Libanaises se sont ainsi installées au couvent de Khochban à Ghazir, jusqu’à sa chute. Les moines ont refusé de partir pour ne pas quitter leur Maison Centrale, et l’un d’eux a été grièvement blessé.</p>
<p>A Dbayé, dans le Metn, les Forces Libanaises ont tiré en l’air en pénétrant dans le couvent; elles ont alors installé leurs chars, dont les tirs ont fait tomber toutes les vitres.<br />
Les Forces Libanaises ont installé un canon à côté du couvent de Ghosta, Notre Dame de la Délivrance, au-dessus de Harissa, obligeant ainsi les religieux à partir.</p>
<p><strong>Dans les écoles</strong></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/3-livre-blanc_civils-otages-fl.png"><img class="size-full wp-image-4546 alignleft" title="3-livre-blanc_civils-otages-fl" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/3-livre-blanc_civils-otages-fl.png" alt="3-livre-blanc_civils-otages-fl" width="325" height="272" /></a>Dans un collège, près de Jounieh, les F.L. ont placé deux blindés dès le 31 janvier à dix heures du matin. Le Recteur a demandé aux miliciens de s’éloigner des bâtiments pour ne pas effrayer les enfants. La plupart des élèves sont alors rentrés chez eux; il en restait une centaine de tous âges, rassemblés dans la cour, que leurs parents ne pouvaient chercher; les fils de téléphone étant coupés; il était impossible de les prévenir. Le Supérieur du couvent, responsable de l’école, a demandé aux F.L. de ne pas tirer car si l’Armée répliquait, cela risquait de tourner au carnage; leur chef a répondu : «Moi aussi j’ai des enfants. S’ils doivent mourir, qu’ils meurent». Un père a été frappé et a été obligé de quitter la région. Lorsque l’Armée a répliqué trois jours plus tard, il ne restait presque plus d’enfants.</p>
<p>A Achrafieh, les Forces Libanaises se sont installées dans une école alors qu’il y avait une soixantaine d’enfants qui n’avaient pas pu en partir. La mère supérieure a bien essayé de s’opposer à leur entrée, mais sans résultat; les miliciens ont installé leurs canons dans le jardin et ont commencé à attaquer l’Armée. Certains ont même défoncé des armoires croyant peut-être y trouver des militaires.</p>
<p><strong>Dans les hôpitaux</strong></p>
<p>Les miliciens sont entrés dans un hôpital d’Achrafieh en cassant la vitre de la porte d’entrée et ont mis en joue ceux qui accouraient voir ce qui se passait. «Si vous bougez, on vous descend», menaçaient-ils avec des kalachnikov. Puis ils ont cassé l’ascenseur et la porte du dernier étage pour installer des missiles sur la terrasse. Mais comme cette terrasse était entourée d’un mur de trois mètres de haut, et qu’ils ne pouvaient tirer sur l’Armée, les miliciens sont partis une heure plus tard.</p>
<p>A Achrafieh, l’hôpital Hôtel-Dieu ressemble plus à une caserne qu’à un centre médical. Il y a plus de miliciens que de médecins et parmi les malades, sont restés ceux du quartier qui ne pouvaient pas faire autrement.</p>
<p><strong>Dans les maisons</strong></p>
<p>Dès les premiers jours des combats, les miliciens sont entrés par force dans tous les immeubles pour tirer sur l’Armée.</p>
<p>Écoutons le témoignage d’un prêtre : «A Ajaltoun, vers le 8 février, une dizaine de chars se sont installés sur la place publique au milieu de la localité. Les habitants sont venus supplier les miliciens de partir pour épargner leur maison, sans aucun résultat. Ces derniers se sont positionnés autour de l’hôpital Saint-Georges qui appartient aux soeurs de Sainte<br />
Thérèse de l’Enfant Jésus et ont tiré sur 1’Amée qui a répliqué».</p>
<p>A Ain el Remaneh, dans l’immeuble de neuf étages à côté de la caserne Paul Ghanem, les miliciens ont forcé les habitants réfugiés dans les abris à monter au dernier étage. Ils ont ensuite fait sauter les escaliers pour les empêcher de descendre et ont commencé à tirer sur l’Armée. Evidemment en cas de réplique de l’Armée, les plus exposés sont ceux qui occupent les étages supérieurs. Cela explique qu’il y ait dans ce conflit un nombre impressionnant de vieillards morts, car généralement, ils n’ont pas la force de faire le va-et-vient entre leurs appartements et l’abri et restent chez eux, priant le ciel qu’aucune bombe ne les atteigne.</p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/3-livre-blanc_civils-otages-fl-2.png"><img class="size-full wp-image-4547 alignleft" title="3-livre-blanc_civils-otages-fl-2" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/3-livre-blanc_civils-otages-fl-2.png" alt="3-livre-blanc_civils-otages-fl-2" width="314" height="206" /></a>A Achrafieh, Katia était chez elle quand les miliciens sont entrés dans son immeuble en défonçant la porte. «Ils se sont installés au dernier étage. Ils ont installé leurs roquettes pour tirer sur l’Armée. Je suis allée dans l’abri, mais mon voisin qui était resté m’a raconté qu’ils sont ensuite descendus deux étages plus bas pour éviter d’être touchés par les tirs. Et à chaque fois, ils redescendaient tout de suite».<br />
Parfois, les miliciens finissent par se retrouver dans les abris avec les habitants. La cohabitation est souvent difficile comme le témoigne un habitant d’un immeuble, rue Ghanoum à Ain-el-Remaneh : «Quand les femmes ont voulu les empêcher d’entrer, ils les ont injuriées et menacées avec leurs kalach ».</p>
<p>Selon plusieurs témoignages, les Forces Libanaises ont utilisé des pères de famille comme chauffeur, un pistolet pointé sur la tempe, pris en otage pour éviter les tirs de l’Armée.</p>
<p>Qui a bombardé l’asile de vieillards des soeurs rnaronites de Sainte Thérèse pendant la bataille d’Aïn-el-Remaneh ? L’Armée et les Forces Libanaises se rejettent mutuellement la responsabilité du très lourd bilan. Selon divers témoignages, l’Armée appelait souvent par hauts-parleurs, les Forces Libanaises à 50 m. dans les immeubles en face à ne pas tirer pour épargner les civils.<br />
Des cent vingt-deux malades, vingt-six sont morts. Tous les étages ont été touchés. Trois cent personnes sont restées cloîtrées dans un abri pendant quinze jours, en supportant la promiscuité avec les cadavres.</p>
<p><strong>Politique de la terre brûlée</strong></p>
<p>Des destructions inutiles, sans rapport avec des objectifs militaires sont perpétrées par les Forces Libanaises, par ressentiment, pour impressionner les populations ou encore pour faire payer le prix de la guerre à l’ennemi.</p>
<p>Cette politique de la terre brûlée, est attestée notamment par les armes utilisées qui témoignent d’une volonté de destruction plus que de l’efficacité militaire. Les Forces Libanaises ont ainsi mis en oeuvre des orgues de Staline, dont l’un près de l’Université du Saint-Esprit à Kaslik; ces armes ne permettent aucune précision dans les tirs, et dans des régions surpeuplées elles sont particulièrement meurtrières.</p>
<p>Terrorisme encore que l’utilisation d’une puissance de feu démesurée par rapport aux objectifs. Pourquoi par exemple après avoir perdu Dbayé, le 6 février, les Forces Libanaises ont-elles bombardé intensivement la ville pendant deux jours entiers, touchant presque toutes les maisons, alors qu’il n’y avait aucune chance de reprendre la position ?</p>
<p>Les miliciens ne prennent parfois même pas la peine de masquer leur intention meurtrière dans cette guerre où tout leur est permis. Le responsable d’un organisme humanitaire avait demandé à un officier des Forces Libanaises l’autorisation d’apporter des vivres et des médicaments aux enfants d’un abri voisin et un capitaine, son ami de longue date, avait donné son accord. Mais lorsque ce responsable est revenu le voir plusieurs heures plus tard, son ami avait été remplacé par un officier, beaucoup plus jeune, qui l’a à peine écouté et qui a refusé de donner cette autorisation en ajoutant: « Je vais détruire vos locaux ». Peu de temps après, un char était installé devant les bâtiments, des obus étaient tirés dont l’un dans le bureau du responsable, qui n’a eu la vie sauve que parce qu’il était passé quelques secondes auparavant à la cuisine. Toute la pharmacie de l’hôpital a été détruite.</p>
<p>Les Forces Libanaises allument elles-mêmes les incendies, et ce, pour deux raisons:<br />
1) ne pas laisser de traces d’un vol.<br />
2) en mettant le feu à un immeuble et en allant se réfugier dans l’immeuble voisin, les miliciens peuvent voir, en pleine nuit, les mouvements de l’Armée.</p>
<p>Leur objectif est donc aussi «militaire» mais que dire des malheureux propriétaires, et de ceux qui sont prisonniers dans l’abri d’un immeuble en flamme.</p>
<p>Une religieuse d’Aïn-el-Remaneh témoigne : « Une fois que les miliciens ont tout pillé, détruit ou cassé, ils brûlent pour faire croire que c’est l’Armée qui a bombardé ». Elle ajoute: «On ne pouvait pas s’imaginer qu’on serait tombé si bas et que ceux (i. e. les Forces Libanaises) qui étaient sortis de notre bergerie deviendraient des loups si féroces, qu’ils ne sont jamais rassasiés de pillage, de destructions et d’incendies ».<br />
A Aïn-el-Remaneh, une femme dans un abri près de la boulangerie témoigne: « On a entendu un chef des F.L. lancer à ses hommes par haut-parleur: « partez et brûlez tout ce que vous pouvez ».</p>
<p>Les Forces Libanaises empêchent les pompiers d’éteindre les incendies en volant leurs voitures pour s’approvisionner en eau ou, comme à Tabarja, en leur interdisant d’intervenir alors qu’un immeuble qui loge quarante personnes brûle. D’autres habitants comme Tony n’ont pas pu intervenir pour circonscrire un feu.</p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/3-livre-blanc_civils-otages-fl-3.png"><img class="size-full wp-image-4548 alignright" title="3-livre-blanc_civils-otages-fl-3" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/3-livre-blanc_civils-otages-fl-3.png" alt="3-livre-blanc_civils-otages-fl-3" width="281" height="189" /></a>Les Forces Libanaises ont miné tous les bâtiments avoisinant les positions de l’Armée et certains centres économiques vitaux pour la région libre comme la centrale d’électricité de Zouk. Il semble qu’elles n’aient cure de détruire toute l’infrastructure du pays. Nul ne peut croire que les Forces Libanaises aient fait sauter, pour des raisons militaires, des immeubles à Ain-el-Remaneh, dont la destruction ne gênait pas l’Armée. Le message dès lors était clair : toute victoire de l’Armée sera une victoire à la Pyrrhus et le Général Aoun s’il venait à gagner hériterait d’un pays complètement dévasté et ruiné : voilà qui peut faire réfléchir Aoun, et l’empêcher de se lancer dans une autre attaque, doit penser Samir Geagea.</p>
<p>Si par exemple la brasserie et malterie Almaza à Dora qui a été minée saute, 300 ouvriers se retrouveront au chômage. Lorsque les miliciens avaient plastiqué trois arbres qui bouchaient la vue dans la rue devant cette brasserie, le souffle de l’explosion en avait détruit la façade et les vitres et endommagé la chaîne de montage occasionnant une perte estimée à un million de dollars.</p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/3-livre-blanc_civils-otages-fl-4.png"><img class="alignnone size-full wp-image-4549" title="3-livre-blanc_civils-otages-fl-4" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/3-livre-blanc_civils-otages-fl-4.png" alt="3-livre-blanc_civils-otages-fl-4" width="280" height="431" /></a><br />
(L’Hôtel Holiday Beach miné par les F.L)</p>
<p>Les explosifs sont aussi utilisés à d’autres fins : punir et terroriser les gens, comme si ceux-ci ne l’étaient pas suffisamment. Ainsi, un immeuble situé dans une rue perpendiculaire à celle de la boulangerie Obeid, et à environ 50 mètres d’elle a été miné et entièrement détruit pour l’unique raison que le fils du propriétaire était volontaire dans l’Armée : Tous les étages se sont effondrés.</p>
<p>L’Armée, du témoignage de toutes les personnes interrogées, quand elle manie son artillerie, essaye d’atteindre des cibles repérées. On nous dit qu’elle tente d’éviter les destructions inutiles comme celles des maisons d’habitation. S’agit-il d’un mouvement de solidarité en faveur de l’Armée ou d’une réalité?</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[1990 - Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne (Chapitre 3)]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/12/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-chapitre-3/</link>
<pubDate>Sat, 11 Apr 2009 23:34:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/12/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-chapitre-3/</guid>
<description><![CDATA[(Livre Blanc du conflit Armée Libanaise &#8211; Forces Libanaises) Ce texte entre dans le cadre plus]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>(Livre Blanc du conflit Armée Libanaise &#8211; Forces Libanaises)</em></p>
<p>Ce texte entre dans le cadre plus large de la publication du Livre Blanc, regroupant les témoignages de la population lors de la guerre civile libanaise en 1990. Vous pouvez suivre l&#8217;intégralité de ce document sur cette page:<br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/08/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne/" target="_blank">1990 &#8211; Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne</a></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl.png"><img class="size-full wp-image-4535 alignleft" title="2-livre-blanc_terreur-fl" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl.png" alt="2-livre-blanc_terreur-fl" width="305" height="221" /></a>- Parce que les politiques ont voulu effacer de notre mémoire, à travers une loi d&#8217;amnistie, toutes les exactions qu&#8217;ils ont commises durant la guerre civile,</p>
<p style="text-align:left;">- Parce que les médias n&#8217;assurent pas leur rôle de conscientisation de la population,</p>
<p>Le Livre Blanc reste encore aujourd&#8217;hui une référence pour rappeler à la population, de tous ages, les malheurs que peuvent engendrer tout conflit opposant un Libanais à son propre frère libanais. En attendant que l&#8217;état assure un jour pleinement ce rôle de mémoire au niveau de ses institutions, nous vous publions en plusieurs parties le Livre Blanc, rédigé à la fin de la guerre civile par de jeunes étudiants français, extérieurs au conflit, venus au Liban dans le seul but de comprendre. Pour cela, ils partent à la rencontre de la population témoin des exactions de la milice des Forces Libanaises dans le conflit l’opposant à l’Armée Libanaise.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>Chapitre 3 : Utilisation de la Terreur</strong></span></p>
<p>Comment justifier l’injustifiable ? La guerre n’explique pas tout. On ne peut s’abriter derrière des prétextes militaires pour terroriser sa propre population. Au programme des régions contrôlées par les Forces Libanaises, vol, viol, violence, meurtre; se doublant d’arrestations arbitraires.</p>
<p>Sur le point des arrestations arbitraires, l’Armée n’est pas non plus exempte de reproches. Mais on ne peut comparer les attitudes des deux camps, en raison du facteur de popularité dont bénéficie l’Armée lequel lui impose une certaine discipline dans son comportement général. Vols, viols, violences, meurtres sont quasiment inconnus dans les secteurs tenus par l’Armée.</p>
<p>Les témoignages des riverains s’accordent à reconnaître le comportement correct des soldats.</p>
<p>La férocité des Forces Libanaises découle du comportement de la grande proportion de Bécharriotes (de Bécharré, village de Samir Geagea) dans les rangs de la Milice. En effet, les Forces Libanaises ont vu un grand nombre de leurs partisans Beyrouthins les quitter. Et pour grossir leurs rangs, il a fallu faire appel aux <!--more-->membres inscrits dans les villages de la montagne. C’est surtout dans le Nord, Bécharré et ses alentours que Samir Geagea a pu obtenir le plus grand nombre de recrues.</p>
<p>Les Bécharriotes célèbres pour leur force musculaire et leurs méthodes frustes sont arrivés dans la ville avec toute leur « bonne volonté » pour mater la « rébellion ». Car dans leur mental, ce serait le Général Aoun et l’Armée qui se rebelleraient contre la « légitimité représentée par le Docteur (Al Hakim) &#8211; comprenez le Dr Samir Geagea ».<br />
«Ces hommes, nous dit un médecin, sont totalement étrangers à la zone des combats : ils n’ont là ni parents, ni amis, ni relation et n’ont donc aucun scrupule à bombarder les bâtiments civils, à procéder aux destructions massives et à se battre à l’arme blanche s’il le faut ». Pour leur permettre de s’orienter, des indications sur les routes à utiliser ont été peintes sur des murs à Adma, des civils ont été interrogés sur le chemin pour gagner le Q.G. des Forces Libanaises à la  Quarantaine.</p>
<p>Par ailleurs, des habitants d’Ain-el-Remaneh ont assuré avoir reconnu des étrangers parmi les combattants F.L., Egyptiens ou Syriens. Un médecin d’un hôpital d’Achrafieh nous l’a confirmé. Les Egyptiens étaient des ouvriers du bâtiment au Liban. Quant aux Syriens, ils sont chrétiens et vivent au Liban depuis plus de 15 ans sans avoir la nationalité Libanaise. Ils sont entrés dans la milice pour en quelque sorte acheter une honorabilité et commettent souvent des excès de zèle.</p>
<p><strong>Vols et vandalismes</strong></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl.png"><img class="size-full wp-image-4535 alignleft" title="2-livre-blanc_terreur-fl" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl.png" alt="2-livre-blanc_terreur-fl" width="258" height="187" /></a>On pourrait se poser la question de savoir s’il existe une lutte des classes au Liban tant est grande la hargne des miliciens à détruire et à piller comme s’ils en voulaient à l’Etat et à tous ceux qui ont des biens.</p>
<p>Pourquoi détruire des voitures sans raison comme à Kaslik par exemple où au début du mois de février des miliciens se sont mis à tirer dans les rues provoquant une panique générale et faisant exploser deux voitures alors qu’il n’y avait pas l’ombre d’un soldat de l’Armée.</p>
<p>Le phénomène a pris une telle envergure depuis le 31 janvier que le patriarche a été obligé de déplorer officiellement l’existence de vols dans le Kesrouan (sous contrôle de la milice). Mais, Sa Béatitude aurait pu en dire autant pour les autres régions que tiennent les F.L. Malgré le danger que représentent les bombardements, les civils n’osent pas quitter leur maison ou leur appartement de peur qu’ils ne soient cambriolés ou saccagés. Combien de personnes à Achrafieh ne nous ont-elles pas affirmé qu’elles seraient parties de l’« autre côté » &#8211; entendez du côté de l’Armée &#8211; si elles n’avaient craint de tout perdre. D’ailleurs dans ce secteur les miliciens ne se cachent plus, ils procèdent au pillage en plein jour et en uniforme comme s’ils n’avaient plus rien à craindre. Ainsi dans le quartier de Nasra les 22 et 23 mars c’est par camions entiers que les miliciens déménageaient les appartements inhabités. A Adma, les maisons ont été vidées et incendiées pendant les combats contre l’Armée alors que les habitants étaient terrés dans les abris.</p>
<p>Les magasins et les maisons de Dbayé ont été pillés à l’époque où les Forces Libanaises contrôlaient la région au début du mois de février avant l’entrée de l’Armée. Exemple: un grand magasin: l’A.B.C., le magasin de la famille Mrad (montres, bijouteries, stylos,&#8230;).</p>
<p>A Kaslik, des magasins ont été pillés de nuit après la fin des combats. Exemple, la bijouterie Gemayel&#8230;</p>
<p>A Fum-el-Cheback, tous les magasins de la rue centrale ont été pillés.</p>
<p>Freddy, la trentaine, ancien des F.L., a vu son logement à Ajaltoun dévasté et toute sa collection d’oeuvres d’arts emportée par les miliciens. En repartant, ils ont mitraillé les deux voitures neuves qu’il voulait revendre.<br />
Les appartements qui se trouvaient près de sa boutique, en pleine zone de combats, ont été pillés puis incendiés.</p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-2.png"><img class="size-full wp-image-4536 alignleft" title="2-livre-blanc_terreur-fl-2" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-2.png" alt="2-livre-blanc_terreur-fl-2" width="344" height="253" /></a>A Jdeideh-el-Metn, rue Joseph Abilama, Tony nous reçoit dans son appartement dévasté. Il est écœuré, il a tout perdu. Il nous raconte son malheur les larmes aux yeux. «Le 1er février, les miliciens sont entrés dans l’immeuble. On les a suppliés de ne pas tirer parce qu’il y avait des femmes et des enfants mais ils ne nous ont pas écoutés, ils sont montés sur les toits et on a entendu le bruit des Kalachnikov, l’Armée a répliqué et nous sommes descendus dans les abris. Un voisin est venu me dire que mon appartement brûlait. Je suis monté, et quand j’ai ouvert la porte, j’ai vu le feu ; j’ai voulu entrer pour l’éteindre, un milicien m’a arrêté et m’a obligé à redescendre. Le lendemain, je suis remonté chez moi. Mon appartement avait brûlé et mon coffre qui était caché sur une étagère était par terre ouvert. Ils avaient tout pris, les 9.000 dollars et nos bijoux de famille».<br />
Tony nous montre les éclats d’une grenade et ajoute « les miliciens ont jeté cette grenade pour mettre le feu et cacher leur vol ».</p>
<p>Sur la route qui mène au Christ-Roi en venant de Jounieh, les F.L. ont occupé le Centre d’Etudes et de Recherches sur l’Orient Chrétien, l’ont ensuite quitté en prenant dossiers, microfiches, etc. et ce, trois semaines après le début des combats. Les institutions n’ont pas été épargnées : les Forces Libanaises sont accusées du vol de 75 millions de L.L. à la Banque Centrale de Jounieh en mars &#8211; des sources qui demandent l’anonymat nous précisent qu’il s’agirait du colonel Paul Farès qui collabore avec les Forces Libanaises &#8211; et de 350 millions de L.L. au Ministère des Finances à Furn-el-Cheback. Au même endroit, les Forces Libanaises ont détruit le Ministère des Télécommunications en sciant les câbles de la centrale pour rendre les communications impossibles. Toutes les archives du Ministère des Affaires Etrangères auraient été volées et la résidence centrale des Forces de Sécurité Intérieure &#8211; i.e. la gendarmerie &#8211; pillée. Ces faits figurent dans la lettre adressée au Pape par une instance religieuse.</p>
<p><strong>Intimidations et violences</strong></p>
<p>Les populations civiles sont systématiquement victimes des méthodes de terreur utilisées par la milice, soit en réaction à l’impopularité dont elles sont l’objet, soit comme moyen de gouvernement pour tenter de se protéger. « Qu’importe qu’ils m’aiment, pourvu qu’ils me craignent ».</p>
<p>L’intimidation passe par les procédés les plus grossiers.<br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-3.png"><img class="size-full wp-image-4537 alignleft" title="2-livre-blanc_terreur-fl-3" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-3.png" alt="2-livre-blanc_terreur-fl-3" width="366" height="274" /></a>Tout signe ou toute manifestation de soutien au Général Aoun est sévèrement réprimée. Les gens peuvent être battus pour un mot de trop. Cette politique d’intimidation avait commencé bien avant les combats.</p>
<p>Depuis la fin décembre 1989 déjà à Ajaltoun des miliciens qui avaient acquis la certitude qu’un commerçant de l’endroit entretenait des sympathies Pour Michel Aoun, l’attendirent le soir à la fermeture du magasin et le frappèrent sauvagement. Le commerçant qui fut hospitalisé plusieurs jours n’osa pas porter plainte auprès du supérieur de ces miliciens, car ceux-ci auraient pu revenir se venger. Lorsque les combats commencèrent entre l’Armée et les F.L., son commerce fut pillé puis quelques jours plus tard les miliciens le firent sauter à la dynamite. Un char passa sur sa voiture. Les miliciens firent une descente chez lui, le commerçant parvint à se cacher, se laissa pousser la barbe et finalement passa dans le secteur contrôlé par l’Armée.</p>
<p>Même dans le secret de leur appartement, les gens n’osent pas écouter Radio Liban, la radio proche du Général Aoun. Ils n’osent même plus avoir un drapeau Libanais chez eux, celui-ci étant identifié au camp du Général.</p>
<p>A Maameltein, les miliciens ont pillé les maisons de ceux qui avaient un autocollant représentant le drapeau Libanais sur leur voiture.</p>
<p>A Achrafieh du côté de Sioufi, dans la première quinzaine de mars, un milicien s’approche d’un enfant, joue un peu avec lui et lui demande :<br />
- Ton papa a-t-il une voiture ?<br />
L’enfant répond par l’affirmative et la lui montre.<br />
- C’est dans cette voiture que vous êtes allés à Baabda pour voir le Général ?<br />
L’enfant répond une fois de plus par l’affirmative. Durant la nuit un bâton de dynamite fera sauter la voiture.</p>
<p>Cela peut aller jusqu’au meurtre. Fadi Chihan, un jeune de vingt ans, dont la voiture portait un autocollant représentant le<br />
Général Aoun, a été abattu d’une balle dans la tête par des miliciens à Haret-Sakhr. Aucun des témoins de la scène n’a osé lui porter secours et ce n’est qu’une demi heure après qu’un homme est allé ramasser son corps.<br />
Les familles des personnes assassinées ne les déclarent pas et demandent au médecin légiste de faire un certificat sans mentionner la cause du décès par peur des représailles, nous certifie un autre prêtre.</p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-4.png"><img class="size-full wp-image-4538 alignleft" title="2-livre-blanc_terreur-fl-4" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-4.png" alt="2-livre-blanc_terreur-fl-4" width="426" height="301" /></a>Au chapitre des violences, signalons le cas de ces Srilankais, Thaïlandais, ou autres Indiens qui sont employés à des tâches militaires contre leur volonté. Ils travaillent la journée &#8211; dans des chantiers, ou comme balayeurs &#8211; et la nuit, les miliciens viennent les chercher du ghetto où ils sont entassés pour les conduire de force, les yeux bandés vers une caserne ou un point de fortification dans la montagne pour creuser des tranchées, ranger les sacs de sable, transporter les obus ou nettoyer les canons. Ils sont menacés et battus s’ils tentent de refuser. Ils travaillent non seulement gratuitement pendant des heures prises sur leur sommeil, mais ils sont de surcroît maltraités par les miliciens.</p>
<p>Ces cas ne sont pas uniques, comme en témoigne cette religieuse qui ne mâche pas ses mots : « Les Forces Libanaises font travailler les pauvres gens qui sont là et surtout les jeunes, qui restent pour transporter leurs munitions et les forcent à les aider dans leur sale besogne qui est de tuer le plus de gens possible ».</p>
<p>Les cas de viols, notamment dans la région des combats à Ainel-Remaneh, sont attestés par de multiples sources, bien que les témoignages directs, &#8211; et cela est compréhensible &#8211; manquent.<br />
Ainsi nous rapporte un religieux, à Ain-el-Remaneh, début février, un père de famille lui a raconté en pleurant: « J’avais trois jeunes filles et ma femme chez moi. Les miliciens sont entrés une nuit. J’ai maintenant 4 femmes à la maison ». Elles avaient été violées.</p>
<p>Nombreuses sont les femmes qui ont quitté les secteurs tenus par les Forces Libanaises de peur d’être violées. Quand cela arrive, la famille garde un silence honteux de crainte que les voisins ne découvrent leur malheur. Dans ce pays de l’Orient, personne ne parle du viol. Une religieuse qui avait des informations nous a dit : « Est-ce bien nécessaire d’en Parler ? D’ailleurs plusieurs Libanaises qui devaient témoigner devant nous se sont finalement désistées. Par contre, des étrangères qui travaillent dans les régions des F.L. comme femmes de ménage &#8211; et non pas dans des maisons closes comme beaucoup, qui sont contraintes de le faire &#8211; et qui vivent dans de véritables ghettos, ont osé, elles, nous le dire. Des Indiennes, des Skrilankaises, des Thailandaises se sont plaintes de recevoir la visite de miliciens pendant la nuit : « Ils nous obligent à faire l’amour avec eux, après avoir emmené nos maris dans leur caserne » nous ont-elles affirmé.</p>
<p><strong>Les arrestations arbitraires</strong></p>
<p>Les arrestations arbitraires ne sont pas le fait des seules Forces Libanaises; l’Armée aussi utilise cette méthode. A une moins grande échelle néanmoins &#8211; cela se comprend ne serait-ce que parce que les partisans de Samir Geagea sont beaucoup moins nombreux &#8211; et généralement sans utiliser la torture à l’encontre des détenus. Elle se contente de les arrêter et de les enfermer.<br />
L’optique aussi est différente : pour les Forces Libanaises il s’agit non seulement d’empêcher qu’une résistance s’organise mais de surcroît de casser cet élan qui porte le peuple vers le Général Aoun; en d’autres termes leur aigreur, leur frustration, leur sentiment d’avoir été non pas mal compris mais dénigrés les poussent à se venger et à punir ceux qu’ils jugent comme ingrats. L’Armée a d’autres mobiles : « Nous avons peur des espions et des saboteurs, ceux-là peuvent très bien n’avoir jamais porté l’uniforme des F.L. » se défend-elle ; mais ses méthodes en la matière n’ont rien à envier à celles des F.L. descentes chez le suspect, arrestations sur les barrages, dénonciations.</p>
<p>Il suffit qu’il y ait des présomptions, des rumeurs, le moindre doute sur une personne pour que celle-ci se voie inquiétée, voire arrêtée.<br />
Dès le début de la guerre, les Forces Libanaises sont allées questionner ceux qui avaient combattu dans leurs rangs avant de les quitter. Ceux qui étaient suspectés d’être favorables au Général ont été également inquiétés.</p>
<p>A Ghazir, quatre jeunes qui ont été séquestrés ne sont plus rentrés chez eux. Selon certaines rumeurs, ils auraient eu les membres cassés.</p>
<p>A Achrafieh, un jeune homme fait la queue devant une boulangerie. Des miliciens l’interpellent:<br />
- Qu’est-ce que tu fais comme travail ?<br />
- Je suis étudiant, leur répond-t-il.<br />
Les miliciens l’arrêtent et lui font subir un interrogatoire musclé pendant six heures avant de le relâcher.<br />
- Tous les étudiants sont allés voir Aoun et c’est pour cela qu’on t’a frappé, fut leur seule explication.</p>
<p>Et gare à ceux qui ont des parents dans l’Armée; ils peuvent payer pour eux quelque soit leur âge.<br />
Selon des sources de diverses origines, les noms des jeunes qui avaient participé aux manifestations de Baabda ont été répertoriés sur des listes et les miliciens sont allés chercher ces jeunes à leurs domiciles. Nous ne savons pas si l’organisation des Forces Libanaises leur permet un tel tour de force car environ 70 à 80% de la population est montée à Baabda, mais nombreux sont les jeunes qui ont été emprisonnés au moins quatre ou cinq jours au début des combats : les miliciens savaient où trouver ceux qui s’étaient fait remarquer à Baabda ou qui avaient trop ouvertement montré leur choix. Une jeune fille de vingt ans, qui habite Jounieh, témoigne : « La seule chose que j’aie pu faire quand je suis rentrée chez moi, c’est me précipiter vers l’endroit où se trouvaient les albums de la famille, pour en retirer les photos de quelques amis qui sont dans l’Armée Libanaise, parce que les Forces Libanaises fouillaient partout pour accuser les gens ».</p>
<p>Beaucoup de jeunes n’ont pas attendu qu’on vienne les chercher chez eux pour partir. Nous en avons rencontré un grand nombre qui avaient fui leur maison dès les premiers jours et qui, réfugiés dans la zone contrôlée par l’Armée, nous demandaient quand ils pourraient retourner chez eux. Car, et c’est une tragédie, le Liban connaît une nouvelle frontière intérieure, plus hermétique encore que les autres, pour au moins plusieurs milliers de personnes.<br />
L’Armée, quant à elle, utilise aux barrages d’anciens miliciens pour repérer d’éventuels membres des F.L. Les arrestations pour contrôle ne sont pas rares.</p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-5.png"><img class="size-full wp-image-4539 alignleft" title="2-livre-blanc_terreur-fl-5" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-5.png" alt="2-livre-blanc_terreur-fl-5" width="355" height="260" /></a>Le tunnel de Nahr-el-Kalb qui relie Beyrouth à Jounieh et sépare donc les belligérants est bouché par les F.L.<br />
Un médecin de l’hôpital Notre-Dame, pro-F.L, nous confiait qu’il ne retournait pas dans sa maison à Fanar (dans la région de l’Armée) de crainte d’être arrêté. Nous avons effectivement rencontré dans les prisons de l’Armée, des Libanais qui n’étaient pas a priori des combattants mais qui se trouvaient là soit parce qu’ils avaient appartenu aux F.L., soit parce qu’on les soupçonnait de sympathie pour elles. De deux choses l’une: soit que des charges existent contre eux, et dans ce cas, une enquête et des interrogatoires fréquents doivent être menés de manière à lever aussi vite que possible le doute, soit au contraire que rien de sérieux n’existe et il faut dès lors les relâcher, surtout lorsqu’il s’agit de mineurs ou de personnes âgées.</p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-6.png"><img class="size-full wp-image-4540 alignleft" title="2-livre-blanc_terreur-fl-6" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-6.png" alt="2-livre-blanc_terreur-fl-6" width="354" height="239" /></a>Walid Nehmé (dix-sept ans) à titre d’exemple, était à la date du 26 mars, emprisonné depuis un mois parce qu’il allait voir des amis dans des casernes des Forces Libanaises. Etait-il enfermé parce qu’il avait des amis F.L. ou parce que des charges sérieuses pesaient contre lui ? Dans ce dernier cas, Pourquoi n’a-t-il été interrogé qu’une fois seulement, le jour de son arrivée.</p>
<p>Sami Dalli a été arrêté à Jdeideh chez lui; il a soixante cinq ans et le 26 mars, était enfermé depuis seize jours, n’ayant été interrogé que le premier jour. Là aussi on se pose les mêmes questions.</p>
<p>On est aussi arrêté parce que l’on a des frères dans les F.L. Eid et Dib Khadra, trente-six et trente-quatre ans, arrêtés depuis cinquante deux jours, parce qu’ils ont quatre frères dans les F.L., n’ont été interrogés que deux fois, la dernière fois remontant à quarante jours, à la date du 26 mars. On est arrêté parce qu’on a appartenu aux Forces Libanaises : Saïd Nalm, vingt-trois ans, trente deux jours sous les verrous et interrogé une fois : il avait pourtant démissionné des F.L. un an plus tôt. L’Armée nous explique que les F.L. n’acceptent plus les démissions depuis deux ans.</p>
<p>Elie Jureidini, vingt ans, est en prison depuis quatre jours à la date du 26 mars parce que des rumeurs prétendaient qu’il appartenait aux F.L.</p>
<p>Par ailleurs, ces détenus ont été traités comme les autres prisonniers.</p>
<p><strong>La terreur</strong></p>
<p>Terroriser les populations, c’est aussi utiliser les francs-tireurs pendant les trêves, pour contraindre la population à rester dans les abris. Comment se nourrir et s’approvisionner en eau dans ces conditions ? Antoine est resté dix jours dans son immeuble se nourrissant d’aliments pour bébés, et il lui fallait plusieurs heures pour parcourir quelques mètres, d’un abri à l’autre. Terroriser, c’est aussi poser des mines sans prévenir, sur les ponts, les routes, dans les jardins.</p>
<p>De telles méthodes relèvent de la guerre totale, celle pratiquée par des occupants sur une population qui leur est étrangère.</p>
<p><strong>Les francs-tireurs</strong></p>
<p>Nous n’examinerons ce problème que sous l’angle du meurtre et pas du fait de guerre. Tirer sur l’ennemi dans un immeuble en face est une chose; tirer sur la population en est une autre.<br />
L’Armée a aussi ses tireurs. Mais selon tous les témoignages, les abus viennent de certains éléments incontrôlés des Forces<br />
Libanaises qui tuent pour le plaisir ou sous l’effet de la drogue.</p>
<p>Les miliciens se sont souvent installés dans des immeubles habités, contraignant les habitants à se réfugier dans les abris puis à fuir. A Adma par exemple, des francs-tireurs s’installaient dans les appartements les plus élevés des immeubles et tiraient sur les civils à l’extérieur, sous prétexte qu’il pouvait s’agir de soldats habillés en civil.</p>
<p>Beaucoup de corps de civils tués sont restés exposés plusieurs jours, parce que les francs-tireurs mitraillaient tous ceux qui s’en approchaient.</p>
<p>A Achrafieh, le corps du docteur Tayah, gynécologue à l’Hôtel-Dieu est resté trois semaines dans la voiture où il avait été écrasé par un obus.</p>
<p>A Ain-el-Remaneh, une femme a agonisé pendant sept heures au milieu de la chaussée, victime d’une hémorragie à l’abdomen, sans qu’on puisse lui porter secours.</p>
<p>Les miliciens tirent même lorsque l’on agite un drapeau blanc pour secourir des blessés ou distribuer des médicaments. A titre d’exemple, après bien des tractations, le responsable d’un organisme humanitaire a été autorisé à sortir, mais une fois par jour, et lui seulement, avec un colis de médicaments qu’il devait porter sur la tête.</p>
<p><strong>Les mines</strong></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-7.png"><img class="size-full wp-image-4541 alignleft" title="2-livre-blanc_terreur-fl-7" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-7.png" alt="2-livre-blanc_terreur-fl-7" width="391" height="299" /></a>Les Forces Libanaises ont posé des mines sans en avertir la population : mines anti-chars sur les ponts et les routes et mines anti-personnels près des habitations.</p>
<p>Début février, une voiture qui ramenait six enfants bloqués au Collège du Mont la Salle à Ain Saadé, sur la route de Beit-Méry, a sauté sur une mine sur le pont de Sin-El-Fil (Jisr-el-Wati).<br />
Quatre enfants ont été hospitalisés à l’Hôpital Saint-Joseph à Dora. Les deux autres élèves sont morts et leurs cadavres sont restés dix-neuf jours sur la chaussée, sans avoir pu être enlevés, à cause des francs-tireurs.</p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-81.png"><img class="size-full wp-image-4542 alignright" title="2-livre-blanc_terreur-fl-81" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-81.png" alt="2-livre-blanc_terreur-fl-81" width="327" height="221" /></a>A Achrafieh, vingt personnes au moins ont sauté sur des mines, nous certifie un médecin de cette localité.<br />
En se retirant de certains quartiers, les Forces Libanaises ont posé des mines occasionnant des pertes civiles plusieurs jours plus tard.</p>
<p>A Ain-el-Remaneh, deux enfants ont été grièvement blessés en jouant parmi des détritus minés.<br />
Les mines anti-personnels étaient dissimulées partout, ce qui rendait les opérations de nettoyage et de déblaiement particulièrement dangereuses.</p>
<p>Ces mines occasionnent des blessures allant de l’amputation de la jambe à la castration.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[1990 - Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne (Chapitre 1)]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/10/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-chapitre-1/</link>
<pubDate>Thu, 09 Apr 2009 23:01:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/10/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-chapitre-1/</guid>
<description><![CDATA[(Livre Blanc du Conflit Armée Libanaise &#8211; Forces Libanaises) Ce texte entre dans le cadre plus]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>(Livre Blanc du Conflit Armée Libanaise &#8211; Forces Libanaises)</em></p>
<p>Ce texte entre dans le cadre plus large de la publication du Livre Blanc, regroupant les témoignages de la population lors de la guerre civile libanaise en 1990. Vous pouvez suivre l&#8217;intégralité de ce document sur cette page:<br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/08/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne/" target="_blank">1990 &#8211; Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne</a></p>
<p>- Parce que les politiques ont voulu effacer de notre mémoire, à travers une loi d&#8217;amnistie, toutes les exactions qu&#8217;ils ont commises durant la guerre civile,<br />
- Parce que les médias n&#8217;assurent pas leur rôle de conscientisation de la population,</p>
<p>Le Livre Blanc reste encore aujourd&#8217;hui une référence pour rappeler à la population, de tous ages, les malheurs que peuvent engendrer tout conflit opposant un Libanais à son propre frère libanais. En attendant que l&#8217;état assure un jour pleinement ce rôle de mémoire au niveau de ses institutions, nous vous publions en plusieurs parties le Livre Blanc, rédigé à la fin de la guerre civile par de jeunes étudiants français, extérieurs au conflit, venus au Liban dans le seul but de comprendre. Pour cela, ils partent à la rencontre de la population témoin des exactions de la milice des Forces Libanaises dans le conflit l’opposant à l’Armée Libanaise.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>Chapitre 1 : Privations et vexations</strong></span></p>
<p>Tout conflit engendre des privations : les gens sont terrés chez eux et manquent de tout. Les derniers événements dans la Région Libre n’y ont pas échappé. Combien sont-ils, à avoir passé 22 jours dans des escaliers avec pour seuls vivres un peu de pain sec et du fromage ? Combien sont restés sans eau, sans électricité, sans gaz, sans essence ou sans nourriture, faisant du pain sur un feu de bois chez eux, s’éclairant aux bougies, recueillant l’eau de pluie et la faisant bouillir pour qu’elle soit potable, protégés du froid par un dérisoire nylon remplaçant les vitres brisées. Et l’angoisse ! Les membres d’une même famille ne pouvaient plus se joindre par téléphone, et toutes les routes étaient bloquées.</p>
<p>Mais lorsque ces privations semblent volontaires et s’accompagnent de vexations, on se pose des questions.</p>
<p>Aussi les Libanais s’interrogent-ils : pourquoi dès les premiers jours du conflit, la centrale de Zouk contrôlée par les Forces Libanaises s’est-elle arrêtée de fonctionner, privant d’électricité Jounieh et<!--more--> ses alentours, le Kesrouan, le Metn, et Beyrouth?<br />
Cette centrale qui n’avait été touchée par aucun obus avait des réserves de fuel en quantité suffisante. Les miliciens se seraient même servis d’une partie des réserves (8 millions de litres selon un ancien journaliste de la L.B.C., télévision des Forces Libanaises) pour les générateurs de leurs casernes. En quoi le fait de priver la population d’électricité sert-il des objectifs militaires ? Si l’on conçoit à la rigueur que les lignes téléphoniques entre les régions aient été coupées (pour ne pas faciliter la tâche aux espions), on ne comprend pas les raisons du sectionnement des câbles électriques. De surcroît, partout des témoins oculaires nous ont assurés que des miliciens détruisaient volontairement les générateurs. D’ailleurs vers le 20 mars la centrale a recommencé à produire de l’électricité lorsque les Forces Libanaises ont changé de tactique à l’égard de la population.</p>
<p>Les témoignages sont concordants. Il s’agit semble-t-il de rendre le Général Aoun impopulaire en le tenant pour responsable de la pénurie. « Si vous n’avez pas d’eau, allez voir votre Général ». « Si vous voulez du pain, montez donc à Baabda ». Combien de fois les mères qui allaient aux provisions ont-elles entendu cette phrase de la bouche des miliciens qui se servaient devant elles sans se gêner. La population était bien punie d’avoir préféré le Général Aoun à Samir Geagea.</p>
<p><strong>L’eau</strong></p>
<p>L’eau manquait car la centrale de Zouk n’alimentait plus en électricité la station d’eau de Dbayeh &#8211; reprise par l’Armée aux Forces Libanaises &#8211; station de purification et de pompage qui dessert le Metn Nord, une partie du Metn Sud, et toute la côte, de Jounieh à Beyrouth. Selon des sources proches de l’Armée, les miliciens en quittant Dbayeh auraient volontairement détruit les machines. Le visionnage des films et les réparations actuelles ne nous permettent pas de déterminer si les destructions étaient dues aux combats ou si elles étaient intentionnelles. Mais nous sommes certains que les miliciens ont utilisé cette pénurie d’eau, de pain, de produits de première nécessité pour brimer la population, les témoignages abondent dans ce sens. Les miliciens s’installaient auprès des points d’eau &#8211; par exemple les hôpitaux &#8211; et décidaient de façon arbitraire de permettre à tel ou tel de remplir son bidon. « Toi tu es monté à Baabda, tu n’as qu’à aller demander de l’eau à ton Général », était leur seule explication pour priver d’eau toute une famille.</p>
<p><em>Quelques exemples :</em></p>
<p>Quand les Forces Libanaises contrôlaient encore Ain-el-Remaneh, Joseph est allé rapporter de l’eau, à pied, dans un hôpital éloigné de quelques kilomètres de son appartement. A son retour juste au bas de son immeuble, un milicien le dépossède de ces bidons qu’il avait eu tant de mal à porter jusque là.<br />
A Gemmayzé (quartier d’Achrafieh) tout le monde allait prendre de l’eau à l’hôpital Haddad mais le jour où un milicien originaire de Bcharré (la région de Samir Geagea) a été tué au combat, les Forces Libanaises, en guise de représailles, ont empêché les habitants de se servir en eau pendant 24 h.</p>
<p>Toujours à Achrafieh, en plein quartier tenu par les Forces Libanaises, l’eau manquait cruellement. Un klaxon retentit sur l’air de reconnaissance des partisans du Général Aoun.  Étonnés, les gens sont descendus pour voir. En réalité, il s’agissait de miliciens qui faisaient couler sur la chaussée l’eau d’un camion-citerne en disant « Si vous voulez de l’eau, vous n’avez qu’à monter chez le Général ».</p>
<p><strong>Le pain</strong></p>
<p>Dès les premiers combats, les boulangeries ont été placées sous la surveillance de miliciens armés. Les familles de ceux-ci étaient prioritaires, les autres devaient attendre des heures au risque de ne pas être servis. Comme pour l’eau le message est clair : « C’est parce que vous soutenez Aoun que vous manquez de tout, si vous étiez avec nous, vous auriez à manger ».<br />
Les quelques exemples que nous avons choisis se sont répétés des milliers de fois partout où se trouvaient les Forces Libanaises.</p>
<p>Ainsi à Jounieh, une école devait nourrir 142 enfants de 5 à 12 ans bloqués sur place car leurs parents n’avaient pas encore pu venir les chercher. Un responsable de l’école qui devait se rendre à la boulangerie se heurta au refus d’un milicien : « Vos élèves sont allés à Baadba, que Aoun ou Dieu vous donne du pain ».</p>
<p>A Dbayé, une dame d’un âge respectable raconte : « Il fallait faire la queue sous les bombes pour se procurer du pain. Les miliciens en uniforme passaient devant tout le monde, et finalement ils ne nous laissaient rien. Ils nous ont dit d’aller chercher notre pain à Baabda. Nous avons dû dormir sans manger. Le lendemain, on a vu dans la rue des morceaux de pain remplis de merde. Ils s’en étaient servis pour s’essuyer alors qu’on mourrait de faim ».</p>
<p>A Ain-el-Remaneh, un boulanger témoigne : « Les premiers jours les miliciens payaient le pain, mais après ils l’ont réquisitionné. Et le jour où l’Armée les a chassés de leur position, ils ont tout saccagé en partant: farine, levure et four».</p>
<p>A Achrafieh, dans le quartier de Gemmayzé, une jeune fille de 25 ans raconte : « On a vécu une semaine sans pain et le 5 février, un camion des Forces Libanaises rempli de pain a fait le tour des rues en klaxonnant. On leur a demandé du pain et ils nous ont répondu que ce n’était pas pour nous mais pour les familles des miliciens et que nous n’avions qu’à monter voir le Général si on en voulait ».</p>
<p>Cette même jeune fille nous affirme que sa grand-mère qui suppliait un milicien pour avoir un peu de pain a été jetée par terre : « Tu n’as qu’à aller voir Aoun », fut la réponse.</p>
<p>Les enfants ne sont pas épargnés :<br />
A Achrafieh, du côté de Sioufi, une queue s’allonge devant une boulangerie. Un milicien s’approche d’un enfant qui attend son tour et prend un ton mielleux :<br />
- Dans quelle école es-tu ?<br />
L’enfant répond.<br />
- Alors, poursuit le milicien en souriant, tu es monté à Baabda voir le Général ?<br />
- Oui, répond l’enfant tout content.<br />
Le milicien le prend par le bras et l’oblige à quitter la queue :<br />
- Alors va chez ton Général chercher du pain.</p>
<p>Les miliciens ne respectent même pas les cheveux blancs :<br />
A Amchit, vers le 15 février, une vieille femme cherche du pain et en voit tout un stock dans un camion des F.L. Alors qu’elle se sert, un milicien s’approche d’elle :<br />
- Ce n’est pas pour toi, la rabroue-t-il sèchement.<br />
- J’ai des enfants à nourrir, réplique la vieille femme, ça ne va pas vous manquer. Vous avez assez de pain comme ça.<br />
Le milicien la laisse partir et quand elle a le dos tourné, il tire sur elle et l’atteint à la main.</p>
<p>Innombrables sont les récits dénotant la vénalité de certains miliciens.</p>
<p>Ainsi à Achrafieh :<br />
Les premières semaines, les miliciens utilisaient des voitures confisquées aux pompiers pour transporter de l’eau puisée gratuitement dans les citernes et la vendre aux gens. Dès lors, que pouvaient faire les pompiers en cas d’incendie si fréquents pendant les combats ?</p>
<p>Devant le supermarché, &#8220;le Charcutier&#8221;, deux voitures vendent des caisses d’eau (12 bouteilles d’un litre et demi pour un prix variant entre 3500 L.L. et 4500 L.L. alors que le prix normal est de 1800 L.L.). Un milicien oblige l’une des voitures à partir et en échange l’autre vendeur le gratifie de 500 L.L. par caisse vendue.<br />
Au même endroit, un marchand ambulant vend son Labné (boite de 1/ 2 Kg.) à 750 L.L. (prix normal 215 L.L.) et donne 250 L.L. au milicien à côté de lui.</p>
<p>Les Beyrouthins s’approvisionnent en légumes, eau, et pain à l’Ouest de la ville, dans le secteur musulman et lorsqu’ils reviennent, les miliciens les obligent pour leur permettre de rentrer chez eux à payer une taxe de « péage ».</p>
<p>Distinguons les exemples aussi nombreux soient-ils qui attestent de la vénalité et de la brutalité de certains, de la méthode utilisée par les miliciens pour faire passer leur message : « Les nôtres ne manquent de rien, mais puisque vous êtes pour le Général, allez lui demander à manger et à boire ».<br />
En clair : reniez Aoun car ce qui vous arrive est de sa faute, et rejoignez-nous, tout ira bien pour vous.</p>
<p>De tels agissements ne peuvent être le fait d’initiatives individuelles et relèvent assurément d’une décision des hauts responsables des Forces Libanaises, à preuve, le caractère systématique, et généralisé à tout le territoire contrôlé, du procédé. Mais leur calcul a échoué. Leur impopularité a grandi, ce qui les a obligés à revoir leur méthode. Et du jour au lendemain, ce comportement a disparu. L’offensive de charme à l’égard de la population a commencé à la mi-mars. Trop tard semble-t-il. Ceux qui ont manqué de pain et d’eau par leur faute ne l’oublieront pas de sitôt.</p>
<p>Dans les régions contrôlées par l’Armée, les témoignages des riverains quant aux pénuries de pain et d’eau, s’accordent à reconnaître les secours fournis par les soldats à la population civile.<br />
Ceci s’explique par le prestige de l’Armée Libanaise qui, à l’encontre des Armées de certains pays, est populaire parmi les masses. Elle n’irait donc pas ternir son image dans l’esprit des citoyens par d’inutiles brimades.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[No To NATO (4) : de la violence politique]]></title>
<link>http://blaaah.wordpress.com/2009/04/09/no-to-nato-4-de-la-violence-politique/</link>
<pubDate>Thu, 09 Apr 2009 16:44:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>rastanarko</dc:creator>
<guid>http://blaaah.wordpress.com/2009/04/09/no-to-nato-4-de-la-violence-politique/</guid>
<description><![CDATA[Du 2 au 5 avril dernier s&#8217;est tenu à Strasbourg le contre-sommet de l&#8217;OTAN, qui fête cet]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Du 2 au 5 avril dernier s&#8217;est tenu à Strasbourg le contre-sommet de l&#8217;OTAN, qui fête cet]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[1990 - Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne (Introduction)]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/08/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-introduction/</link>
<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 11:32:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/08/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-introduction/</guid>
<description><![CDATA[(L&#8217;Union des Jeunes Européens) Ce texte entre dans le cadre plus large de la publication du Li]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>(L&#8217;Union des Jeunes Européens)</em></p>
<p>Ce texte entre dans le cadre plus large de la publication du Livre Blanc, regroupant les témoignages de la population lors de la guerre civile libanaise en 1990. Chaque jour, le MPLBelgique.org publiera un chapitre du Livre Blanc. Vous pouvez suivre l&#8217;intégralité de ce document sur cette page:<br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/08/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne/" target="_blank">1990 &#8211; Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne</a></p>
<p>- Parce que les politiques ont voulu effacer de notre mémoire, à travers une loi d&#8217;amnistie, toutes les exactions qu&#8217;ils ont commises durant la guerre civile,<br />
- Parce que les médias n&#8217;assurent pas leur rôle de conscientisation de la population,</p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-8.png"><img class="size-full wp-image-4496 alignleft" title="2-livre-blanc_terreur-fl-8" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/2-livre-blanc_terreur-fl-8.png" alt="2-livre-blanc_terreur-fl-8" width="262" height="176" /></a>Le Livre Blanc reste encore aujourd&#8217;hui une référence pour rappeler à la population, de tous ages, les malheurs que peuvent engendrer tout conflit opposant un Libanais à son propre frère libanais. En attendant que l&#8217;état assure un jour pleinement ce rôle de mémoire au niveau de ses institutions, nous vous publions en plusieurs parties le Livre Blanc, rédigé à la fin de la guerre civile par de jeunes étudiants français, extérieurs au conflit, venus au Liban dans le seul but de comprendre. Pour cela, ils partent à la rencontre de la population, victime du conflit opposant la milice des Forces Libanaises à l&#8217;Armée Libanaise en 1990.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>Introduction</strong></span></p>
<p>Le rapport de l’Union des Jeunes Européens a été réalisé par des observateurs neutres dans le conflit du Liban. Tous ceux qui y ont travaillé sont français. Leur démarche a été dictée par la recherche de la vérité et fondée sur la stricte observation des faits. A ce titre, il faut préciser clairement que l’Union des Jeunes Européens n’est pas engagée dans un camp ou dans l’autre, qu’elle n’a pas à l’être et qu’elle n’entend pas se prononcer sur le conflit politique.</p>
<p>Il reste que les faits retranscrits dans ce document mettent en évidence la responsabilité de l’une des parties au conflit : « Les Forces Libanaises ».<br />
Nous tenons à ajouter que nos investigations ont été menées dans les deux camps en n’avertissant les intéressés que les derniers jours afin d’éviter tout essai de manipulation de part ou d’autre.</p>
<p>Il nous était difficile de croire que les violences ne pouvaient être attribuées qu’à un seul camp. Aussi avons-nous multiplié les recherches du côté de l’Armée Libanaise. Celle-ci ne sort pas tout à fait vierge de nos investigations (arrestations arbitraires, traitement des prisonniers) mais son attitude est sans rapport avec celle des Forces Libanaises responsables, au dire des témoins de tous bords, du pire. La Milice n’a pas hésité à priver la population du strict nécessaire, à la prendre en otage, à pratiquer la politique de la terre brûlée, sans compter les exactions d’éléments incontrôlés : vol, viol, meurtre&#8230;</p>
<p>Ce document fourmille d’exemples vérifiés sur le terrain.</p>
<p>L’Union des Jeunes Européens, qui défend la liberté et les Droits de l’Homme partout dans le monde, a réalisé ce travail pour établir la vérité dans le conflit actuel en espérant que les pressions de l’opinion publique internationale permettront d’améliorer la situation de la population civile libanaise; les violations des droits de l’homme étant plus aisées à l’abri de toute publicité.</p>
<p>Par ailleurs, l’Union des Jeunes Européens croit que ce document peut favoriser une certaine prise de conscience au sein des « Forces Libanaises ».</p>
<p>Se taire serait donc criminel.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[1990 - Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/08/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne/</link>
<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 11:25:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/08/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne/</guid>
<description><![CDATA[MPLBelgique.org - Parce que les politiques ont voulu effacer de notre mémoire à travers une loi d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com" target="_blank">MPLBelgique.org</a></p>
<p>- Parce que les politiques ont voulu effacer de notre mémoire à travers une loi d&#8217;amnistie toutes les exactions qu&#8217;ils ont commises durant la guerre civile,<br />
- Parce que les médias n&#8217;assurent pas leur rôle de conscientisation de la population,</p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/1-livre-blanc_soutien-aoun.png"><img class="size-full wp-image-4493 alignright" title="1-livre-blanc_soutien-aoun" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/04/1-livre-blanc_soutien-aoun.png" alt="1-livre-blanc_soutien-aoun" width="319" height="213" /></a>Le Livre Blanc reste encore aujourd&#8217;hui une référence pour rappeler à la population, de tous bords, les malheurs que peuvent engendrer tout conflit l&#8217;opposant à son frère libanais. En attendant que l&#8217;état assure un jour pleinement ce rôle de mémoire au niveau de ses institutions, nous vous publions en plusieurs parties le Livre Blanc, rédigé à la fin de la guerre civile par de jeunes étudiants français (l&#8217;Union des Jeunes Européens), extérieurs au conflit, dans le seul but de comprendre. Pour cela, ils partent à la rencontre de la population témoin des exactions de la milice des Forces Libanaises dans le conflit l&#8217;opposant à l&#8217;Armée Libanaise.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>Programme</strong></span></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/08/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-introduction/" target="_blank">Introduction</a><br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/09/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-preface/" target="_blank">Préface</a><br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/09/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-avant-propos/" target="_blank">Avant-Propos</a></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/10/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-chapitre-1/" target="_blank">1- Privations et vexations</a><br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/11/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-chapitre-2/" target="_blank">2- Drogue</a><br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/12/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-chapitre-3/" target="_blank">3- Utilisation de la terreur</a><br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/13/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-chapitre-4/" target="_blank">4- Population civile prise en otage</a><br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/14/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-chapitre-5/" target="_blank">5- Les prisonniers</a><br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/15/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-chapitre-6/" target="_blank">6- Miliciens</a></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/16/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-conclusion/" target="_blank">Conclusion</a><br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/16/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-annexe/" target="_blank">Annexe</a><br />
<a href="http://mplbelgique.wordpress.com/2009/04/16/1990-devoir-de-memoire-la-population-libanaise-temoigne-postface/" target="_blank">Postface</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'épuration sauvage]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/04/02/lepuration-sauvage/</link>
<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 14:43:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
<guid>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/04/02/lepuration-sauvage/</guid>
<description><![CDATA[Je suis en ce moment en train de lire &#8220;l&#8217; épuration sauvage&#8221; de Philippe Bourdrel]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Je suis en ce moment en train de lire &#8220;l&#8217; épuration sauvage&#8221; de Philippe Bourdrel&#8230; à petites doses parce que la lecture en est parfois éprouvante .. j&#8217;en suis à la page 536 (sur 695): 536 pages d&#8217;horreur, de honte, de cruauté &#8230; je ne peux même pas dire de bestialité parce que ce serait faire trop d&#8217;honneur à ces ordures immondes que de les assimiler à des bêtes &#8230; ces tueurs : <strong>&#8220;les hommes armés qui ont assassiné pour voler &#8230;tueurs aussi ceux qui ont assassiné pour se venger d&#8217;ennemis personnels à qui ils gardaient quelque misérable rancune. Tueurs ceux qui ont assassiné les malheureux témoins des crimes des tueurs. Tueurs enfin les misérables et les fanatiques qui, pour préparer la conquête du pouvoir par leur parti, n&#8217;ont pas hésité à faire place nette des patriotes qui pouvaient se mettre en travers de leur chemin. &#8220;</strong></p>
<p style="text-align:justify;">.</p>
<p style="text-align:justify;">J&#8217;ai trouvé ce texte de Jérôme Cotillon (parutions.com) qui dit très bien ce que je passerais des heures à mettre en forme pour dire moins bien, alors voilà :</p>
<p style="margin-bottom:0;">.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-943" title="epuration-sauvage2" src="http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/files/2009/04/epuration-sauvage2.jpg" alt="epuration-sauvage2" width="150" height="246" />&#8220;Fruit de la réédition d’un ouvrage initialement paru en deux tomes en 1988 et 1991, L’épuration sauvage de Philippe Bourdrel nous revient sous une forme augmentée et enrichie de nouvelles archives régionales. Lors de sa parution, ce livre s’était surtout signalé par l’imbroglio judiciaire qui avait alors accompagné sa diffusion. Retirée de la vente à la suite de la plainte pour diffamation du fils d’un F.T.P. incriminé par l’auteur, cette étude était du coup passée plus inaperçue qu’elle ne le méritait, bien qu’elle vînt, en contrepoint de L’épuration française de Peter Novick ou de L’épuration d’Herbert Lottman, éclairer un phénomène capital pour la compréhension de la France de la Libération : l’épuration illégale, menée anarchiquement et hors de toute justice autorisée.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">L’ampleur de cette épuration sauvage comme la diversité de ses formes donnent toute la mesure de son importance historique. En effet, les 791 condamnations à mort légalement prononcées et mises à effet font pâle figure au regard des 10 000 à 15 000 exécutions sommaires qui émaillèrent la Libération, les procès officiels ne pèsent guère face aux innombrables sévices, attentats et autres fusillades tenant lieu de seul jugement prononcé arbitrairement et en toute impunité.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">Bourdrel insiste à raison sur le climat de guerre civile dans la guerre qui a précédé et préparé ce climat insurrectionnel qui se répandit de toutes les exactions possibles. Si cette terreur sourde s’abattit sur toute la France et prit partout le même visage, il apparaît que son intensité varie selon les régions et atteint un niveau particulièrement dramatique au sud d’une ligne reliant l’estuaire de la Gironde à la capitale des Gaules. Le Limousin fut le théâtre privilégié de ce jeu de pancrace intestin. Déboussolée par l’affaissement de l’autorité de Vichy au profit de maquis engagés dans une lutte d’influence sans merci, terriblement éprouvée par des colonnes nazies itinérantes et ivres de sauvagerie, la région paya un lourd tribut à cette épuration sauvage et devint une sorte de «champ clos de la violence».</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">Les motivations de ces actes sont peu ou prou de même extrace. Derrière la rhétorique de la défense de la liberté, elle est certes une arme politique redoutablement efficace dans un contexte de guerre civile. Pour autant, du Nord au Sud, elle dissimule un nombre incalculable de règlements de compte, de vengeances personnelles assouvies dans le plus grand désordre au nom d’un idéal politique.<strong> Le Parti communiste, plus enclin à prendre ses ordres à Moscou que d’en recevoir du gouvernement du général de Gaulle, tint un rôle particulièrement coupable dans l’attisement des passions, préalable, selon lui, à l’enclenchement d’un processus révolutionnaire.</strong><span style="text-decoration:underline;"><strong> </strong></span>L’identité et l’appartenance sociale des victimes désignées ou choisies au hasard furent donc pour la plupart sans surprise : les «ennemis de classe», bourgeois, prêtres et infortunés possédants désignés comme collaborationnistes ou pétainistes ; les résistants gaullistes ou issus de la droite, dangereux concurrents ; les élites locales, socialistes et radicales, accusées d’avoir trahi la révolution que le Front populaire était censé inaugurer.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">A la fois séquelle de l’Occupation et revers de la Libération, l’épuration sauvage a terriblement assombri la page des années d’immédiat après-guerre comme elle a durablement meurtri la mémoire de ses victimes, souvent injustement frappées, et de leurs descendants. L’importance de cet épisode de l’histoire de France, plus grande encore dans certaines régions, a pourtant longtemps été minimisée par les historiens et le populaire. L’ouvrage de Philippe Bourdrel, loin d’être un simple inventaire régional de ce phénomène, lui donne tout son relief et lui confère enfin sa juste place dans l’histoire des années noires.&#8221;</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le jour où Nina Simone a cessé de chanter]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/03/18/le-jour-ou-nina-simone-a-cesse-de-chanter-2/</link>
<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 20:29:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>dodzi</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/03/18/le-jour-ou-nina-simone-a-cesse-de-chanter-2/</guid>
<description><![CDATA[Le Mague &#8211; François Xavier « Le Liban raconté à ma fille » &#8230; Et plus largement, tout le ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article5923" target="_blank">Le Mague &#8211; François Xavier<br />
</a></p>
<p><span style="font-size:x-small;"><span class="vcard author"><span class="url fn spip_in"></span></span></span></p>
<p><strong><strong><img class="alignleft size-full wp-image-4163" title="le-jour-ou-nina-simone-a-cesse-de-chanter-darine-joundi-mohamed-kacimi" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/03/le-jour-ou-nina-simone-a-cesse-de-chanter-darine-joundi-mohamed-kacimi.jpg" alt="le-jour-ou-nina-simone-a-cesse-de-chanter-darine-joundi-mohamed-kacimi" width="153" height="300" /></strong>« Le Liban raconté à ma fille » &#8230; Et plus largement, tout le Proche et Moyen-Orient peut s’associer au panorama culturel et religieux ici dressé face à vos yeux ébahis qui inviteront votre esprit à penser que vous lisez une fiction, une histoire un peu tirée par les cheveux afin de faire battre le cœur ; mais non, bien au contraire : ici, tout est vrai !</strong></p>
<p><strong></strong> <!-- ################################################################## FIN LOGO + CHAPO ############################################################## --> <!-- ################################################################# PUB GOOGLE DROITE ############################################################## --></p>
<div id="google1" class="pub_art"><span style="font-size:medium;">E</span>t c’est bien là tout l’intérêt de ce livre qui nous plonge au plus profond de la société libanaise, avec ses antagonismes, ses paradoxes, ses merveilles et ses démences. Oui, il ne fait pas bon être une fille en Orient, et surtout dans la communauté musulmane ; et pas plus au Liban qu’ailleurs même si la vitrine semble donner une image plus conciliante du pays du cèdre.</div>
<p><!-- ################################################################# FIN PUB GOOGLE DROITE ########################################################### --> <!-- ################################################################# TEXTE ARTICLE &#38; DATE ############################################################ --><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;">Attention à l’image en Orient ! Tout n’est qu’image, apparence ou attitude et la violence de cette société tribale et patriarcale ne se voit pas, mais les mentalités sont dignes du Moyen Age. Une fille n’est rien, rien aux yeux de la loi, rien aux yeux de la société, rien aux yeux des parents qui ne rêvent que d’avoir un mâle, un héritier, un futur guerrier, en quelque sorte …</span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><strong><span style="font-size:medium;">A</span></strong>lors qu’arrive-t-il à une jeune fille, dont le père est un éminent intellectuel musulman qui prône la laïcité en sa famille et la liberté pour ses enfants ? Comment appréhender le prix de cette liberté au pays des 17 communautés religieuses qui se regardent de biais et s’égorgent au moindre conflit ? Dans quelle mesure est-elle applicable cette liberté érigée en dogme, qu’elle soit sexuelle, amoureuse, politique, sociale ou religieuse ? <!--more--><br />
<span class="spip_document_3843 spip_documents spip_documents_right" style="float:right;"> <a href="http://www.lemague.net/dyn/IMG/jpg/darina.jpg"><img style="height:90px;width:90px;" src="http://www.lemague.net/dyn/local/cache-vignettes/L90xH90/darina-366c8.jpg" alt="JPEG" width="90" height="90" /></a> </span>Voilà ce que <a href="http://www.darina-al-joundi.com/index001.html" target="_blank"><strong>Darina Al Joundi</strong></a> nous dépeint avec l’aide narrative de Mohamed Kacini. Car la genèse de l’histoire passe tout d’abord par l’oralité. Darina est avant tout une actrice et une dramaturge. D’ailleurs, c’est en descendant d’un train et avant de prendre l’avion pour l’Italie que nous avons pu la rencontrer. La pièce continue de se jouer à guichets fermés à travers toute la France. Le public américain trépigne d’impatience sachant que Darina ira jouer outre-Atlantique à la fin de l’année, en anglais. Quant aux parisiens, qu’ils se rassurent, on parle déjà de juin 2010 pour une série de 30 à 40 représentations …<br />
C’est donc après l’accueil triomphale que sa <a href="http://www.lejourouninasimoneacessedechanter.com/" target="_blank"><strong>pièce</strong></a> reçut à Avignon, en 2007, qu’Actes Sud lui a suggéré l’idée d’en faire un livre. Kacini entre alors en scène, apporte son expertise, son entregent … avant de perdre la tête. Mais chut, on ne parle pas d’une affaire en cours d’instruction. Et surtout ne passons pas à côté de l’essentiel : la sève du livre !<br />
Stupéfiant. Eblouissant. Magnifique. Absurde. Terrifiant. Insolent. Insupportable. Jouissif. Poignant. Que d’états, cher lecteur, vous allez subir à chaque page, vous demandant si vous allez continuer, mais vous allez continuer car c’est une vie qui se déroule sous vos yeux, un destin hors du commun, une histoire hallucinante qui s’est passée il y a quelques décennies aux portes du monde …</span></span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><strong><span style="font-size:medium;">T</span></strong>andis que Beyrouth est, pour 2009, la Capitale mondiale du livre, sous l’égide de l’UNESCO, on s’amuse à en découvrir les contours de ce qu’elle fut dans les années 1970, dépeints au troisième chapitre : « <em>Beyrouth était une ville libre, l’oasis de tous les intellectuels arabes interdits de parole dans leurs pays. C’était aussi la capitale de l’OLP, les Palestiniens y faisaient la loi, Beyrouth était leur république. Beyrouth c’était aussi un bordel, avec les putes de Hamra et celles du port qui tapinaient aux alentours de Saint-Georges.</em> »<br />
Hé oui … Beyrouth était une ville aux multiples facettes, un électron libre où régnait une anarchie extraordinaire. Jusqu’à ce que Israël décide de rayer l’ouest de la ville de la carte, une première fois en 1978 puis lors de l’invasion de juin 1982.<br />
Mais la jeune Darina n’en a cure de ces histoires de grands, elle commencera dès l’âge de huit ans à faire l’actrice pour la télévision en jouant dans une série qui mettait en scène deux fillettes : on lui assignera le rôle du diablotin. Il faut dire qu’elle savait se faire remarquer en posant les mauvaises question ou en s’attardant un peu trop auprès des garçons …</span></span></span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><strong><span style="font-size:medium;">M</span></strong>ais la guerre s’empara du quotidien et s’imposa à tous, même à Darina qui sautillait sur les genoux de <a href="http://mahmoud-darwich.chez-alice.fr/accueil.html" target="_blank"><strong>Mahmoud Darwich</strong></a> quand il venait à la maison : alors, cette fillette qui aura suivi toute son éducation scolaire chez les Sœurs n’aura de cesse de se rebeller contre l’autorité, de faire des expériences anatomiques parfois osées, de défier le code et de ne pas tenir en place. Adolescente, elle mènera grand train de vie (mannequin, actrice …) et ira se brûler les ailes dans des passades sans lendemain comme si l’amour et le sexe pouvaient exorciser la brûlure de la guerre civile qui vous chasse de chez vous sous le seul prétexte que vous n’appartenez pas à la bonne communauté, dans le bon quartier …</span></span></span></span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><strong><span style="font-size:medium;">D</span></strong>es semaines passées sans eau ni nourriture dans les caves de Beyrouth ouest sous les bombardements israéliens, au jeu de la roulette russe ; des soirées sous coke aux parties de jambes en l’air dans les boîtes de nuit ; de son mariage à ses amours saphiques ; de l’enterrement de son père au son de Nina Simone plutôt que les sourates du Coran à cette dernière soirée en boîte où les barbus s’emparent d’elle et la font interner dans un asile, Darina n’aura de cesse de tenter de mettre en application la seule règle d’or que son père lui avait apprise : sa liberté d’être une femme et de mener sa vie comme elle l’entend sans tenir compte des ragots ni du regard des autres &#8230;<br />
Mais le Liban n’est pas la France ou l’Angleterre, et son martyr dans les geôles de l’hôpital des femmes folles de Jounieh ne prendra fin qu’à la grâce d’un subterfuge. Darina filera alors à l’aéroport pour sauter dans le premier avion : puisque Londres était complet elle atterrira à Paris. Paris qu’elle ne quittera jamais plus …</span></span></span></span></span></p>
<p><span class="spip_document_3845 spip_documents spip_documents_left" style="float:left;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"> <a href="http://www.lemague.net/dyn/IMG/jpg/nina_simone_piece.jpg"><img style="height:264px;width:200px;" src="http://www.lemague.net/dyn/local/cache-vignettes/L200xH264/nina_simone_piece-265f5.jpg" alt="JPEG" width="200" height="264" /></a> </span></span></span></span></span></span><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><strong><span style="font-size:medium;">P</span></strong>rolongeant le spectacle qui fut la révélation du Festival d’Avigon 2007, ce livre extraordinaire va saisir au plus profond de chaque lecteur la partie infime qui libère l’émotion ; il porte en lui la voix de ces millions de femmes chaque jour avilies, humiliées et brutalisées qui ne peuvent s’offrir ce luxe qu’est la liberté de penser, de vivre selon ses envies, ses désirs … Ce livre soulève un pan entier du voile de honte et de mépris que l’on préfère laisser baissé pour souiller la moitié de l’humanité.<br />
Portons donc au plus haut ce manuel d’émancipation, non pas comme la conséquence d’une prise de conscience, mais comme le matériau indispensable d’une œuvre à construire pour que l’humanité sorte enfin de ses prisons intellectuelles et culturelles qui refuse à l’être humain d’agir en son seul état de conscience et non en rapport avec un dogme absurde, dépassé et aliénant !<br />
<em>Le Jour où Nina Simone a cessé de chanter</em> devrait être inscrit au corpus scolaire des classes de terminale, pas moins.</span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><strong><span style="font-size:medium;">Les prochaines dates à ne pas rater</span></strong> :<br />
Le 20 mars 2009 au Canopee (16700 RUFFEC)<br />
Le 26 mars au Théâtre populaire romand (en Suisse, à LA CHAUX-DE-FONDS)<br />
Le 27 mars 2009 à la Salle Saint George (en Suisse, à DELEMONT)<br />
Le 31 mars 2009 à la MJC (64150 MOURENX)<br />
Le 7 avril 2009 à L’Allan (25204 MONTBELIARD)<br />
Le 23 avril 2009 au Théâtre municipal (66000 PERPIGNAN)<br />
Etc.</span></span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2742772847/lelitteraicom-21" target="_blank"><strong>Darina Al Joundi &#38; Mohamed Kacimi, <em>Le jour où Nina Simone a cessé de chanter</em>, coll. « Bleu », Actes Sud, janvier 2008, 158 p. – 15,00 €</strong></a></span></span></span></span></span></span></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Milice, film noir.]]></title>
<link>http://rannemarie.wordpress.com/2009/03/11/milice-film-noir/</link>
<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 10:44:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>raannemari</dc:creator>
<guid>http://rannemarie.wordpress.com/2009/03/11/milice-film-noir/</guid>
<description><![CDATA[ARTE &#8211; 20h45 &#8211; mercredi 11/3   documentaire d&#8217;Alain Ferrari À partir de témoignage]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style="text-decoration:underline;">ARTE &#8211; 20h45 &#8211; mercredi 11/3</span>   documentaire d&#8217;Alain Ferrari</p>
<p class="text"><strong>À partir de témoignages de résistants et collaborateurs, ce film raconte l&#8217;histoire de cette organisation d&#8217;anciens combattants qui se mit au service du nazisme.<br />
</strong></p>
<p class="text">Nourri d&#8217;archives rares et de témoignages directs, ce film raconte l&#8217;histoire de la Milice à travers les trajectoires personnelles d&#8217;anciens miliciens et de résistants. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, dans un pays saigné à blanc, l&#8217;extrême droite prospère dans le milieu des anciens combattants. Impressionnés par le fascisme italien et le nazisme, les antirépublicains descendent dans les rues ou commettent des attentats par le biais d&#8217;organisations comme La Cagoule, qui sera démantelée dans les années trente. Après la débâcle, l&#8217;armistice et l&#8217;installation du gouvernement à Vichy, la Légion des anciens combattants devient un instrument de propagande pétainiste&#8230;</p>
<p class="text"><em><span class="underline">Des miliciens chez les SS</span></em><br />
<em>L&#8217;anticommunisme et la politique collaborationniste trouvent un prolongement naturel dans l&#8217;envoi d&#8217;une Légion de volontaires français sur le front de l&#8217;Est. Dans le même temps, l&#8217;organisation des anciens combattants crée un Service d&#8217;ordre légionnaire (SOL) chargé de jouer un rôle politique de premier plan. En janvier 1943, Laval fait dissoudre le SOL, immédiatement refondé en Milice. Cette dernière, placée sous l&#8217;autorité de Darnand, accueille dans la foulée 30 000 adhérents. Instrument politique aux ordres de Laval, la Milice s&#8217;attaque surtout aux résistants dont elle est aussi la première cible. En août 1943, elle obtient des Allemands l&#8217;autorisation de s&#8217;armer. En contrepartie, une partie de ses effectifs s&#8217;engage chez les SS. Son secrétaire général, Darnand, prête serment à Hitler et la Milice dépasse le cadre de la &#8220;collaboration&#8221;. Bras armé de la nazification, l&#8217;organisation intervient à tous les échelons de la société : les combats contre les maquis ; la censure esthétique et surtout la répression des opposants politiques et des juifs.</em></p>
<p class="text"><strong>Rediffusions :</strong><br />
14.03.2009 à 14:00<br />
20.03.2009 à 03:00<br />
24.03.2009 à 09:55<br />
26.03.2009 à 03:00</p>
<p class="text"><a href="http://www.arte.tv">http://www.arte.tv</a></p>
<p class="text"> </p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
