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	<title>milices &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "milices"</description>
	<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 12:04:46 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[En Californie, pour acheter des munitions, il faudra donner ses empreintes...]]></title>
<link>http://fonzibrain.wordpress.com/2009/11/29/en-californie-pour-acheter-des-munitions-il-faudra-donner-ses-empreintes/</link>
<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 22:07:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>fonzibrain</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il y a quelques jours je vous en parlais, j&#8217;avais entendu parler de balles numérotées, mais en]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/xMLLkWYDPME&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/xMLLkWYDPME&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p>Il y a quelques jours je vous en parlais, j&#8217;avais entendu parler de balles numérotées, mais en Californie le fichage se fera directement par l&#8217;acheteur.En laissant ses empreintes, la vie privée des gens est violée, cela sera un moyen de pression sur les détenteurs d&#8217;armes, dès qu&#8217;il y aura un crime avec tel ou tel calibre, la police ira emmerder les dernières personnes qui ont acheter ce genre de balles.Mais cela servira surtout à ficher les plus gros utilisateurs de balles, ceux qui pratiquent le tir, ceux qui se protègent et s&#8217;entrainent et par ricochet ces gens seront catégorisés comme terroristes potentiels.Ils seront les premiers à recevoir l&#8217;armée lors des évènements à venir.</p>
<p>C&#8217;est tellement prévisible ce qui se passe.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Les fantômes de Tripoli refont surface…]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/08/25/les-fantomes-de-tripoli-refont-surface%e2%80%a6/</link>
<pubDate>Tue, 25 Aug 2009 10:05:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
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<description><![CDATA[(Scarlett Haddad) Brusquement, les incidents sécuritaires se multiplient. À Tripoli d&#8217;abord, n]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>(Scarlett Haddad)</em></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/07/tripoli_affrontements.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-865" title="Tripoli affrontements" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/07/tripoli_affrontements.jpg?w=150" alt="Tripoli affrontements" width="150" height="93" /></a>Brusquement, les incidents sécuritaires se multiplient. À Tripoli d&#8217;abord, notamment le long du front toujours prêt à s&#8217;enflammer entre Bab Tebbaneh et Baal Mohsen, ensuite dans le Nord où les tensions postélectorales ne se sont pas encore calmées et enfin, tout près de la frontière syrienne à Masnaa, lui-même tout près de Majdel Anjar, devenu le village de tous les extrémismes. Ces incidents divers pourraient n&#8217;avoir aucun lien, mais toutes ces coïncidences, en cette période de quasi-néant politique, ne peuvent pas relever du simple hasard. Les questions commencent donc à se poser, d&#8217;autant que ce scénario ressemble étrangement à la période précédant l&#8217;assainissement des relations entre Damas et Riyad, lorsque alaouites et sunnites menaçaient l&#8217;ordre à Tripoli et lorsque la scène sunnite était secouée par des soubresauts souvent liés à la lutte entre les modérés et les extrémistes dans le monde arabe.</p>
<p>Les experts sont toutefois unanimes : ces incidents sécuritaires ne risquent pas de se développer et de remettre en cause la stabilité du pays. Un communiqué de l&#8217;armée a confirmé hier cette affirmation, puisqu&#8217;il a rappelé que la sécurité est <!--more-->bien contrôlée et qu&#8217;il n&#8217;y a aucun risque de dérapage. Mais les citoyens restent malgré tout inquiets. Une petite fille est morte à Baal Mohsen depuis quelques jours et les vieux réflexes de peur ont repris le dessus, d&#8217;autant, affirment les habitants, que presque tous les soirs des explosions se font entendre. Ils se demandent d&#8217;ailleurs non sans raison pourquoi ce sont toujours les mêmes régions qui constituent un terrain fertile de toute tentative de déstabilisation. Les analyses sont nombreuses, mais elles ramènent toutes aux relations entre la Syrie et l&#8217;Arabie saoudite. Pour les uns, ces incidents sont fortuits, mais face au gel actuel dans les relations entre Damas et Riyad, des parties politiques internes se croient autorisées à les exploiter dans le débat actuel, tout en sachant qu&#8217;il n&#8217;y a aucun risque de dérapage puisque pour l&#8217;instant, les parties régionales et internationales sont d&#8217;accord pour « laisser souffler le Liban ». Pour d&#8217;autres, ce serait la Syrie qui encouragerait ces incidents dans le but de rappeler à Riyad la nécessité d&#8217;accélérer le processus de rapprochement avec elle, en utilisant la situation sécuritaire interne libanaise pour montrer que le calme dans ce pays reste précaire et que tout pourrait basculer si on laisse trop traîner le statu quo actuel. Ce n&#8217;est pas par hasard, estiment les partisans de cette théorie, si les incidents se produisent généralement dans les régions sunnites pour titiller encore plus l&#8217;Arabie saoudite et la pousser à réagir au plus vite. Pour d&#8217;autres enfin, ce serait plutôt l&#8217;Arabie saoudite qui pousserait certaines factions sunnites à agir, dans le but justement de faire pression sur la Syrie, qui, aux yeux des défenseurs de cette thèse, ne fait rien pour aider le Premier ministre désigné et accélérer la formation du gouvernement. Selon ce scénario, ce serait donc sciemment les groupuscules armés de Bab Tebbaneh qui lanceraient régulièrement des tirs contre le quartier de Baal Mohsen et provoqueraient ainsi les alaouites, considérés comme les alliés de la Syrie. Quelle que soit la thèse adoptée, ces incidents sont le reflet du malaise politique qui règne au Liban et du blocage dans les relations syro-saoudiennes. Le vieux contentieux qui avait entraîné de graves affrontements à Tripoli l&#8217;an dernier n&#8217;a pas été réglé en profondeur, comme il aurait dû l&#8217;être. En dépit de la réconciliation entre alaouites et sunnites conclue au domicile du mufti de Tripoli et en présence du chef du Courant du futur Saad Hariri, les rancœurs sont encore vivaces et elles ont été exacerbées au cours de la campagne électorale. Même si en fin de compte, et sur directive de la Syrie, les alaouites de Baal Mohsen ont voté en bloc en faveur du député Mohammad Safadi, rien n&#8217;a été fait concrètement pour rapprocher les sunnites de Bab Tebbaneh des alaouites de Baal Mohsen. La tension est encore grande entre les deux quartiers comme elle l&#8217;est aussi entre les partisans des divers candidats dans le Nord, à Bkaasefrine en particulier, mais aussi à Denniyé et ailleurs. Les contentieux demeurent les mêmes et la mouvance intégriste de Tripoli qui se sent exclue du gâteau électoral n&#8217;hésite pas à manifester son mécontentement à sa manière. Tout comme les discours politiques incendiaires comme ceux du député Mohammad Kabbara et du responsable au sein du Courant du futur Moustapha Allouche ne sont pas de nature à faciliter un retour au calme, alors qu&#8217;ils vont à l&#8217;encontre du discours apaisant de Saad Hariri. En l&#8217;absence de directives claires et d&#8217;appels concrets au calme, chacun se croit ainsi autorisé à agir selon ses penchants du moment, alimentant la polémique politique et constituant en fait un message adressé à toutes les parties libanaises et régionales. Maillon faible de la situation sécuritaire, Tripoli reste le lieu idéal pour déverser les rancœurs confessionnelles et autres. Les habitants de la ville ont appris à prendre les choses avec philosophie, conscients qu&#8217;il n&#8217;y a pas de solution possible avant un règlement politique global au Liban. En attendant, ils se rassurent en se disant que nul n&#8217;a intérêt à aller trop loin. Un peu de tension donc pour pousser à une action rapide ? Sans doute. Mais si l&#8217;attente se prolonge, le feu qui couve sous la cendre pourrait se rallumer. Tel est sans doute le plus important message qu&#8217;envoient les incidents sécuritaires des derniers jours&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Liban : Un mort suite aux affrontements entre les factions sunnite et chiite]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/06/30/liban-un-mort-suite-aux-affrontements-entre-les-factions-sunnite-et-chiite/</link>
<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 15:55:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
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<description><![CDATA[CCTV Dans la capitale libanaise, Beyrouth, des affrontements ont éclaté entre les partisans Sunnites]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://www.cctv.com/program/journal/20090630/101664.shtml" target="_blank">CCTV</a></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/03/courant-futur-drapeau.png"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-4347" title="courant du futur - drapeau" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/03/courant-futur-drapeau.png?w=150" alt="courant du futur - drapeau" width="150" height="100" /></a>Dans la capitale libanaise, Beyrouth, des affrontements ont éclaté entre les partisans Sunnites du Premier ministre élu du Liban et l&#8217;opposition chiite du président du parlement.</p>
<p>Une femme est décédée et trois personnes ont été blessées. Samedi, Saad Hariri, dont la coalition a remporté les élections parlementaires ce mois-ci, a été nommé Premier ministre. Les tensions se sont agravées depuis les célébrations de samedi organisées par les partisans de Hariri. L&#8217;armée a placé un cordon de sécurité et est intervenue pour restaurer le calme. Les deux factions s&#8217;étaient déjà affrontées en mai 2008, elles étaient finalement parvenues à un accord pour former un gouvernement d&#8217;unité nationale. Les élections parlementaires du sept juin avaient permis à la paix de durer pendant une année.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Où en est le Hezbollah ?]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/05/06/ou-en-est-le-hezbollah/</link>
<pubDate>Wed, 06 May 2009 19:04:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>dodzi</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/05/06/ou-en-est-le-hezbollah/</guid>
<description><![CDATA[Al Oufok par Dominique Avon Eitan Azani, Hezbollah : The Story of the Party of God, New York, Palgra]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://www.aloufok.net/spip.php?article484" target="_blank">Al Oufok</a></p>
<p>par  <span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.aloufok.net/spip.php?auteur83">Dominique Avon</a></span></p>
<div class="surlignable">
<div class="texte entry-content">
<p><img class="alignleft size-full wp-image-4972" title="hezbollah-august-richard-norton" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/05/hezbollah-august-richard-norton.jpg" alt="hezbollah-august-richard-norton" width="200" height="304" />Eitan Azani, <em>Hezbollah : The Story of the Party of God</em>, New York, Palgrave Macmillan, « Middle East in Focus », 2009, 293 p.</p>
<p>Augustus Richard Norton, <em>Hezbollah</em>, Princeton University Press, 2009 [2007], 199 p. (5e édition avec postface de 2009).</p>
<p>***</p>
<p>Ici dénoncé comme composante majeure d’une « vague islamique », là présenté comme parti révolutionnaire en voie de normalisation politique, le Hezbollah est au centre d’études controversées dans le monde anglophone. Deux livres tentent, inégalement, de faire le point sur l’histoire et l’évolution du « parti de Dieu ».</p>
<p>Eitan Azani et Augustus R. Norton ont une longue expérience du terrain et des acteurs libanais, le premier comme officier de l’armée israélienne occupante, le deuxième comme observateur militaire non armé des Nations Unies ayant coopéré avec la FINUL [1] au printemps 1980. Leurs études sont nourries de références en langues anglaise et arabe (ponctuellement française) auxquelles s’ajoute, dans le premier cas, l’hébreu. Azani est un haut responsable de l’International Policy Institute for Counter-Terrorism au sein du Interdisciplinary Center (IDC) situé à Herzlia, au nord de Tel-Aviv ; Norton est professeur de relations internationales et d’anthropologie à Boston University. Leurs travaux n’ont pas la même facture : l’ouvrage d’Azani est une composition de type universitaire fondée sur le dépouillement de nombreuses sources ; celui de Norton se présente comme une synthèse de recherches alimentées par ses contacts et son vécu dans des milieux chiites à l’attachement confessionnel variable.</p>
<p>Azani adopte comme clé de lecture le binôme terrorisme/contre-terrorisme. L’ensemble des événements, depuis l’invasion israélienne du sud Liban en 1978 jusqu’à la tentative échouée de réoccupation lors de la guerre de 2006, en passant par la seconde invasion de 1982 ou les bombardements massifs de 1993 et 1996, sont présentés comme des actes défensifs de « contrôle » face à des « terroristes », qu’ils soient palestiniens ou libanais. La thèse défendue consiste à dire que le monde contemporain est marqué par la montée d’une vague menaçante contre une citadelle. Derrière les remparts campent les représentants de l’« ordre » auxquels sont associées les notions de « démocratie », de « sécularité », de « nationalité », de « modernité ». Dans cet affrontement aux dimensions universelles, Israël est le poste avancé sur le terrain miné du « Moyen-Orient », bénéficiant avec peine de quelques alliés locaux de faible consistance. Quant au Hezbollah, il est inscrit une fois pour toutes dans une nébuleuse « islamique », sans qu’une identité claire n’émerge de traits liés à son inspiration chiite et au contexte social et institutionnel libanais. Il est accusé de mener une « activité terroriste secrète et violente » derrière le rideau d’une façade légale. Les attentats-suicides perpétrés contre la Force multinationale en 1983, les « attaques terroristes » qui ont visé Tsahal dans le Liban occupé, les prises d’otages, les bombardements de civils du nord d’Israël, les attentats qui ont visé la communauté juive en Argentine (en 1992 et 1994) sont englobés dans un même concept et attribués au même acteur.</p>
<p>L’éclairage donné à ces faits par Augustus Norton est différent. Un indice en dit long sur l’engagement diplomatique de cet ancien professeur à West Point : l’emploi du terme « invasion anglo-américaine » pour évoquer la guerre en Irak de 2003. Norton tente de régler la question du concept de « terrorisme » de deux manières. D’une part, il montre la relativité de l’acception suivant le contexte d’énonciation : les mentions relatives à l’OLP dans les discours de nombreux États étaient quasiment toutes accompagnées du terme « terroriste » dans les années 1970 et 1980, qualificatif abandonné après les accords d’Oslo (1993) ; le rôle de groupes de pression comme l’American-Israel Public Affairs Committee est démontré pour la qualification du Hezbollah comme groupe ennemi dans la « guerre contre le terrorisme » après 2001, alors qu’il figure déjà dans la liste du Département d’État labellisée « foreign terrorist organization » (1997). D’autre part, il affirme que « le Hezbollah et d’autres groupes libanais étaient pleinement dans leurs droits pour résister aux forces d’occupation et recourir pour ce faire à une violence mortelle », tout en précisant que nombre d’activités du Hezbollah, en matière de santé ou d’éducation, n’ont rien à voir avec l’usage de la violence contre des civils. Quant aux deux attentats en Argentine, son propos laisse à penser que le Hezbollah n’a pas été directement impliqué, contrairement aux services secrets iraniens. Cependant, beaucoup de questions restent en suspens, en particulier celle de l’implication d’Imad Mughniyeh, aujourd’hui présenté comme un des grands « martyrs » par le Hezbollah et les autorités iraniennes (une rue de Téhéran porte son nom).<!--more--></p>
<p><strong>« Chiites ! chiites ! »</strong></p>
<p>Des modèles élaborés par croisement d’« approche structurale » et « psychologique » servent de matrice initiale pour penser l’objet étudié par Eitan Azani. Il illustre, de ce fait, des lieux communs : un système gouvernemental faible, comme c’est le cas au Liban, « facilite la croissance de milices locales sur la base de facteurs communs » ; un mouvement de protestation passe par quatre ou cinq phases – établissement, consolidation, expansion, bureaucratisation (institutionnalisation), déclin lié à la réussite des objectifs (par l’exercice ou non du pouvoir) ou, au contraire, à la contestation interne ou la mise en cause externe. Le rappel des interprétations qui tournent autour de la notion d’« islam radical » n’est pas davantage opératoire. La mise en évidence de l’élément religieux dans l’engagement et le fonctionnement de ce type de mouvement, dont rendent compte les termes de jihâd, dawa (prédication), Umma (communauté des musulmans), istishhâd (martyre), signifie-t-elle que nous sommes en présence d’un phénomène exceptionnel, propre aux sociétés majoritairement musulmanes ? La prise en main d’une communauté par une génération de religieux, mieux formée et plus massive que la précédente, dont les plus éminents ont pour nom Mûsâ al-Sadr, fondateur du Conseil supérieur islamique chiite au Liban et du mouvement Amal, Muhammad Husayn Fadlallah et Muhammad Mahdi Chams al-Dîn (auquel Norton accorde deux pages dignes d’intérêt), est-elle l’expression particulière d’un mouvement universel de « retour aux origines religieuses » ? La mobilisation des chiites de modeste extraction et la nouvelle élite en voie de constitution contre les chefs de file de la communauté agissant comme des seigneurs féodaux, rendue possible par la croissance démographique et l’exode rural vers la banlieue de Beyrouth, est-elle la manifestation d’un combat de classes ? Ce fait est-il de nature plus idéologique que sociale ? Norton évite ces considérations, mais l’emploi de concepts comme secularism, liberation, Islamism et reformism, pour distinguer diverses tendances au sein de la communauté chiite, ne s’appuie pas sur une étude – dans la durée et dans tous ses aspects – de la doctrine du Hezbollah.</p>
<p>L’« islam fondamentaliste » marqué par l’« identité jihadiste », dans sa version « réformiste » ou dans sa version « révolutionnaire », sert de cadre global d’analyse à Azani pour saisir l’itinéraire du Hezbollah. Le nom de l’islam sert effectivement de couverture pour mener combat, verbal ou armé, « au nom de Dieu » en vue de la disparition de l’État d’Israël présentée comme une nécessité : l’alliance, objective et effective, entre Hamas (sunnite) et le Hezbollah (chiite) pour la « libération d’al-Quds » (Jérusalem) vient à l’appui de cette observation. Plus largement, il existe chez certains chefs de file de mouvements ou groupes se réclamant de l’islam une réelle propension à envisager la religion musulmane comme « solution holistique », projet englobant tous les aspects de la vie à l’encontre même des principes de distinction ou de séparation qui ont été historiquement formulés en Europe et en Amérique du Nord avant d’être repris dans la plupart des États de ce monde.</p>
<p>Mais une telle approche (qui n’est pas celle de Norton) a des limites. Expliquer le jihâd selon le Hezbollah par des références à Qutb ou al-Zawahiri empêche le lecteur peu informé de saisir l’acception de cette notion dans l’esprit des responsables du parti. Azani minore la différence entre ce qu’il appelle la « branche révolutionnaire sunnite » et celle du chiisme. Il rend invisible la fracture de plus en plus large entre sunnites et chiites au Liban, sans parler de la situation interne à l’Irak, au Pakistan ou des tensions entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Son propos ne permet pas non plus de rendre compte de la variété des positions au sein du chiisme, même s’il évoque les prises de position d’Ibrahim Chams al-Dîn et celles d’Ahmad al-Assad, en pointe dans la contestation intra-communautaire contre le Hezbollah. Il ne permet pas de décoder le cri d’opprobre – « chiites ! chiites ! » – lancé par des partisans de Mahmoud Abbas contre le Hamas, à l’occasion d’une des rares manifestations d’opposition dans la bande de Gaza depuis juin 2007.</p>
<p>Un jeu d’échelles à trois niveaux : libanais, régional et international De son côté, Norton ne prend pas en compte le fait que les responsables du Hezbollah n’ont jamais écrit (depuis 1985) que l’établissement d’un État islamique n’était plus leur ligne d’horizon, par-delà l’intégration choisie dans le jeu politique libanais. Cette structure nouvelle doit être fondée sur un « gouvernement musulman » dont la pièce centrale a été définie par Khomeini comme étant le wilâyat al-faqîh (« autorité du juriste théologien »). Un tel projet, appuyé sur une structure particulière, distingue le Hezbollah de l’autre grand mouvement chiite libanais, Amal, dirigé par Nabih Berri. L’indéboulonnable président du Parlement libanais, loin de remettre en question le système libanais, en fait profiter un réseau clientéliste inscrit au sein de sa communauté ; plus encore, il a montré qu’il était prêt à reconnaître l’existence d’Israël en participant à un processus de négociation au sein du Front national libanais du salut en juillet 1982. Il y a là quelque chose de l’ordre d’un péché originel pour les membres du Hezbollah qui, à l’image de Hassan Nasrallah (mais pas de son frère Hussein, comme l’indique Norton), ont quitté Amal pour cette raison.</p>
<p>La faute a été renforcée par la guerre fratricide sanglante (1988-1990), qualifiée de fitna en référence à la première grande rupture entre musulmans après la mort du quatrième calife, Ali. Ce conflit valut à Berri le surnom de « massacreur de chiites » et au Hezbollah une fatwa (bien oubliée depuis) de Kabalan interdisant aux chiites de rejoindre les rangs de ce parti. Azani restitue ces données, mais il commet des erreurs. Expliquer qu’Amal est seulement un mouvement de protestation sociale « modéré » et « sécularisé » pour l’opposer au Hezbollah, c’est méconnaître la pensée de Mûsâ al-Sadr mystérieusement disparu en Libye en 1978. Tracer des proximités entre le projet de Mawdûdî pour le Pakistan et celui de Khomeini pour l’Iran, sans mettre en évidence l’incompatibilité fondamentale des deux, c’est refuser de comprendre pourquoi un sunnite libanais, a fortiori un disciple de Mawdûdî, n’acceptera jamais que la clé de l’autorité de l’« État musulman » envisagé réside dans les mains d’un savant chiite doté du pouvoir de trancher dans des matières aussi essentielles que la désignation de l’ennemi et le choix de faire la guerre ou de négocier une paix.</p>
<p>L’approche du phénomène selon un jeu d’échelles à trois niveaux, national (libanais), régional et international, est éclairant. Des informations, mal connues parfois, permettent de mieux rendre compte des tensions entre le régime syrien et le Hezbollah, le premier n’ayant, selon la formule concise de Norton, « ni alliés éternels ni ennemis perpétuels au Liban ». La complexité du positionnement des différents responsables chiites à l’égard de la « cause palestinienne » est assez bien restituée dans les deux cas, mais l’affirmation de Norton selon laquelle le Hezbollah aurait soutenu les combattants palestiniens contre Amal lors de la « guerre des camps » (1985-1987) reste discutée. Le même Norton évoque aussi l’assassinat de douzaines (voire bien davantage) de membres du Parti communiste en 1984-1985. La rupture pratique des années 1990-1992, qui fait passer le Hezbollah d’une logique révolutionnaire pan-chiite à une attitude pragmatique, est analysée de manière claire, tout comme la difficulté des relations entre le Hezbollah et le premier ministre Hariri – relations présentées aujourd’hui comme une référence à imiter par le secrétaire général Hassan Nasrallah. L’épisode de la guerre de l’été 2006 n’est qu’effleuré par Azani, pour le restituer dans un ensemble d’événements qui commencent avec l’Intifada al-Aqsa (octobre 2000) et se poursuivent avec les attentats du 11 septembre 2001, la guerre en Irak et le retrait syrien du Liban en avril 2005. La lecture de Norton est très différente, dans la mesure où il démontre la capacité de l’État israélien à agir de son propre chef puis à « entraîner » ses alliés comme garants de son existence et de sa sécurité.</p>
<p>Quant au bilan, Norton refuse d’attribuer la victoire à l’un des deux ennemis qui se sont laissé entraîner dans une guerre non maîtrisée. Il observe avec justesse la popularité du Hezbollah et de son chef, Hassan Nasrallah, dans le monde arabe. Il souligne le fait que l’opinion libanaise n’est pas sur la même longueur d’onde mais sous-estime, dans un premier temps, la profondeur de l’antagonisme entre sunnites et chiites, avant de la reconnaître dans une nouvelle postface rédigée après les affrontements de mai 2008. Les relations entre chiites et maronites sont plus complexes et leur présentation, par l’un ou l’autre des auteurs, n’est pas tout à fait satisfaisante : expulsion par les Phalanges des habitants non chrétiens du quartier de Nabaa (1976), un « événement traumatisant et humiliant dans la conscience collective chiite » (Azani) ; composition de l’Armée du Liban Sud, force supplétive de Tsahal ; accusations de collusion entre le général Aoun et les responsables du Hezbollah opposés – pour des raisons différentes – aux accords de Taëf qui ont fixé les nouvelles règles du jeu constitutionnel libanais (1989-1990) ; « document d’entente » signé entre Aoun et Nasrallah (2006). Quant aux acteurs internationaux, États ou ONU, leur rôle est, chez Azani, mesuré à l’aune de leur capacité à s’opposer aux « terroristes » (les désaccords entre Israël et les États-Unis, en 1982, sont tus). Certains sont accusés à mots couverts d’avoir fait preuve de faiblesse et d’autres, tel Kofi Annan, sont critiqués pour avoir osé rencontrer des membres du Hezbollah. Du fait de ses responsabilités passées, comprenant sa participation à une tentative infructueuse de contrôle international du premier scrutin électoral d’après guerre, Norton ne partage pas ce point de vue.</p>
<p>Inscrit dans une visée belliqueuse, Azani met à la disposition du lecteur une riche documentation moins pour donner à penser que pour pousser à combattre : le tableau d’une société libanaise en « deux groupes ethniques : Chrétiens et Musulmans », en est l’illustration la plus caricaturale. À l’inverse, Norton constate qu’une solution militaire visant à la disparition du Hezbollah est inefficace, voire contre-productive. Il présente un tableau plus nuancé de cette organisation dans son histoire (on retiendra notamment la description de l’enthousiasme national qui accompagne le retrait unilatéral décidé par Israël au sud Liban en 2000, ainsi que la relation des événements qui suivent l’assassinat de Rafic Hariri), mais un tableau marqué par des zones d’ombre lorsqu’il s’agit d’analyser le discours (insuffisamment confronté aux faits ou aux écrits) des responsables du « parti de Dieu ».</p>
<p><strong>( Par Dominique Avon, la vie des idées &#8211; 6 mai 2009 )</strong></p>
<p>Professeur d’histoire à l’université du Maine, chercheur au sein du laboratoire CERHIO-LHAMANS.<br />
Dernier ouvrage paru : La Fragilité des clercs, Éditions de Corlevour, 2007.</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>(1) Force intérimaire des Nations Unies pour le Liban, constituée lors de l’invasion israélienne de 1978 et renforcée à la suite de la guerre de 2006.</p></div>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le jour où Nina Simone a cessé de chanter]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/03/18/le-jour-ou-nina-simone-a-cesse-de-chanter-2/</link>
<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 20:29:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>dodzi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le Mague &#8211; François Xavier « Le Liban raconté à ma fille » &#8230; Et plus largement, tout le ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article5923" target="_blank">Le Mague &#8211; François Xavier<br />
</a></p>
<p><span style="font-size:x-small;"><span class="vcard author"><span class="url fn spip_in"></span></span></span></p>
<p><strong><strong><img class="alignleft size-full wp-image-4163" title="le-jour-ou-nina-simone-a-cesse-de-chanter-darine-joundi-mohamed-kacimi" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/03/le-jour-ou-nina-simone-a-cesse-de-chanter-darine-joundi-mohamed-kacimi.jpg" alt="le-jour-ou-nina-simone-a-cesse-de-chanter-darine-joundi-mohamed-kacimi" width="153" height="300" /></strong>« Le Liban raconté à ma fille » &#8230; Et plus largement, tout le Proche et Moyen-Orient peut s’associer au panorama culturel et religieux ici dressé face à vos yeux ébahis qui inviteront votre esprit à penser que vous lisez une fiction, une histoire un peu tirée par les cheveux afin de faire battre le cœur ; mais non, bien au contraire : ici, tout est vrai !</strong></p>
<p><strong></strong> <!-- ################################################################## FIN LOGO + CHAPO ############################################################## --> <!-- ################################################################# PUB GOOGLE DROITE ############################################################## --></p>
<div id="google1" class="pub_art"><span style="font-size:medium;">E</span>t c’est bien là tout l’intérêt de ce livre qui nous plonge au plus profond de la société libanaise, avec ses antagonismes, ses paradoxes, ses merveilles et ses démences. Oui, il ne fait pas bon être une fille en Orient, et surtout dans la communauté musulmane ; et pas plus au Liban qu’ailleurs même si la vitrine semble donner une image plus conciliante du pays du cèdre.</div>
<p><!-- ################################################################# FIN PUB GOOGLE DROITE ########################################################### --> <!-- ################################################################# TEXTE ARTICLE &#38; DATE ############################################################ --><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;">Attention à l’image en Orient ! Tout n’est qu’image, apparence ou attitude et la violence de cette société tribale et patriarcale ne se voit pas, mais les mentalités sont dignes du Moyen Age. Une fille n’est rien, rien aux yeux de la loi, rien aux yeux de la société, rien aux yeux des parents qui ne rêvent que d’avoir un mâle, un héritier, un futur guerrier, en quelque sorte …</span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><strong><span style="font-size:medium;">A</span></strong>lors qu’arrive-t-il à une jeune fille, dont le père est un éminent intellectuel musulman qui prône la laïcité en sa famille et la liberté pour ses enfants ? Comment appréhender le prix de cette liberté au pays des 17 communautés religieuses qui se regardent de biais et s’égorgent au moindre conflit ? Dans quelle mesure est-elle applicable cette liberté érigée en dogme, qu’elle soit sexuelle, amoureuse, politique, sociale ou religieuse ? <!--more--><br />
<span class="spip_document_3843 spip_documents spip_documents_right" style="float:right;"> <a href="http://www.lemague.net/dyn/IMG/jpg/darina.jpg"><img style="height:90px;width:90px;" src="http://www.lemague.net/dyn/local/cache-vignettes/L90xH90/darina-366c8.jpg" alt="JPEG" width="90" height="90" /></a> </span>Voilà ce que <a href="http://www.darina-al-joundi.com/index001.html" target="_blank"><strong>Darina Al Joundi</strong></a> nous dépeint avec l’aide narrative de Mohamed Kacini. Car la genèse de l’histoire passe tout d’abord par l’oralité. Darina est avant tout une actrice et une dramaturge. D’ailleurs, c’est en descendant d’un train et avant de prendre l’avion pour l’Italie que nous avons pu la rencontrer. La pièce continue de se jouer à guichets fermés à travers toute la France. Le public américain trépigne d’impatience sachant que Darina ira jouer outre-Atlantique à la fin de l’année, en anglais. Quant aux parisiens, qu’ils se rassurent, on parle déjà de juin 2010 pour une série de 30 à 40 représentations …<br />
C’est donc après l’accueil triomphale que sa <a href="http://www.lejourouninasimoneacessedechanter.com/" target="_blank"><strong>pièce</strong></a> reçut à Avignon, en 2007, qu’Actes Sud lui a suggéré l’idée d’en faire un livre. Kacini entre alors en scène, apporte son expertise, son entregent … avant de perdre la tête. Mais chut, on ne parle pas d’une affaire en cours d’instruction. Et surtout ne passons pas à côté de l’essentiel : la sève du livre !<br />
Stupéfiant. Eblouissant. Magnifique. Absurde. Terrifiant. Insolent. Insupportable. Jouissif. Poignant. Que d’états, cher lecteur, vous allez subir à chaque page, vous demandant si vous allez continuer, mais vous allez continuer car c’est une vie qui se déroule sous vos yeux, un destin hors du commun, une histoire hallucinante qui s’est passée il y a quelques décennies aux portes du monde …</span></span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><strong><span style="font-size:medium;">T</span></strong>andis que Beyrouth est, pour 2009, la Capitale mondiale du livre, sous l’égide de l’UNESCO, on s’amuse à en découvrir les contours de ce qu’elle fut dans les années 1970, dépeints au troisième chapitre : « <em>Beyrouth était une ville libre, l’oasis de tous les intellectuels arabes interdits de parole dans leurs pays. C’était aussi la capitale de l’OLP, les Palestiniens y faisaient la loi, Beyrouth était leur république. Beyrouth c’était aussi un bordel, avec les putes de Hamra et celles du port qui tapinaient aux alentours de Saint-Georges.</em> »<br />
Hé oui … Beyrouth était une ville aux multiples facettes, un électron libre où régnait une anarchie extraordinaire. Jusqu’à ce que Israël décide de rayer l’ouest de la ville de la carte, une première fois en 1978 puis lors de l’invasion de juin 1982.<br />
Mais la jeune Darina n’en a cure de ces histoires de grands, elle commencera dès l’âge de huit ans à faire l’actrice pour la télévision en jouant dans une série qui mettait en scène deux fillettes : on lui assignera le rôle du diablotin. Il faut dire qu’elle savait se faire remarquer en posant les mauvaises question ou en s’attardant un peu trop auprès des garçons …</span></span></span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><strong><span style="font-size:medium;">M</span></strong>ais la guerre s’empara du quotidien et s’imposa à tous, même à Darina qui sautillait sur les genoux de <a href="http://mahmoud-darwich.chez-alice.fr/accueil.html" target="_blank"><strong>Mahmoud Darwich</strong></a> quand il venait à la maison : alors, cette fillette qui aura suivi toute son éducation scolaire chez les Sœurs n’aura de cesse de se rebeller contre l’autorité, de faire des expériences anatomiques parfois osées, de défier le code et de ne pas tenir en place. Adolescente, elle mènera grand train de vie (mannequin, actrice …) et ira se brûler les ailes dans des passades sans lendemain comme si l’amour et le sexe pouvaient exorciser la brûlure de la guerre civile qui vous chasse de chez vous sous le seul prétexte que vous n’appartenez pas à la bonne communauté, dans le bon quartier …</span></span></span></span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><strong><span style="font-size:medium;">D</span></strong>es semaines passées sans eau ni nourriture dans les caves de Beyrouth ouest sous les bombardements israéliens, au jeu de la roulette russe ; des soirées sous coke aux parties de jambes en l’air dans les boîtes de nuit ; de son mariage à ses amours saphiques ; de l’enterrement de son père au son de Nina Simone plutôt que les sourates du Coran à cette dernière soirée en boîte où les barbus s’emparent d’elle et la font interner dans un asile, Darina n’aura de cesse de tenter de mettre en application la seule règle d’or que son père lui avait apprise : sa liberté d’être une femme et de mener sa vie comme elle l’entend sans tenir compte des ragots ni du regard des autres &#8230;<br />
Mais le Liban n’est pas la France ou l’Angleterre, et son martyr dans les geôles de l’hôpital des femmes folles de Jounieh ne prendra fin qu’à la grâce d’un subterfuge. Darina filera alors à l’aéroport pour sauter dans le premier avion : puisque Londres était complet elle atterrira à Paris. Paris qu’elle ne quittera jamais plus …</span></span></span></span></span></p>
<p><span class="spip_document_3845 spip_documents spip_documents_left" style="float:left;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"> <a href="http://www.lemague.net/dyn/IMG/jpg/nina_simone_piece.jpg"><img style="height:264px;width:200px;" src="http://www.lemague.net/dyn/local/cache-vignettes/L200xH264/nina_simone_piece-265f5.jpg" alt="JPEG" width="200" height="264" /></a> </span></span></span></span></span></span><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><strong><span style="font-size:medium;">P</span></strong>rolongeant le spectacle qui fut la révélation du Festival d’Avigon 2007, ce livre extraordinaire va saisir au plus profond de chaque lecteur la partie infime qui libère l’émotion ; il porte en lui la voix de ces millions de femmes chaque jour avilies, humiliées et brutalisées qui ne peuvent s’offrir ce luxe qu’est la liberté de penser, de vivre selon ses envies, ses désirs … Ce livre soulève un pan entier du voile de honte et de mépris que l’on préfère laisser baissé pour souiller la moitié de l’humanité.<br />
Portons donc au plus haut ce manuel d’émancipation, non pas comme la conséquence d’une prise de conscience, mais comme le matériau indispensable d’une œuvre à construire pour que l’humanité sorte enfin de ses prisons intellectuelles et culturelles qui refuse à l’être humain d’agir en son seul état de conscience et non en rapport avec un dogme absurde, dépassé et aliénant !<br />
<em>Le Jour où Nina Simone a cessé de chanter</em> devrait être inscrit au corpus scolaire des classes de terminale, pas moins.</span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><strong><span style="font-size:medium;">Les prochaines dates à ne pas rater</span></strong> :<br />
Le 20 mars 2009 au Canopee (16700 RUFFEC)<br />
Le 26 mars au Théâtre populaire romand (en Suisse, à LA CHAUX-DE-FONDS)<br />
Le 27 mars 2009 à la Salle Saint George (en Suisse, à DELEMONT)<br />
Le 31 mars 2009 à la MJC (64150 MOURENX)<br />
Le 7 avril 2009 à L’Allan (25204 MONTBELIARD)<br />
Le 23 avril 2009 au Théâtre municipal (66000 PERPIGNAN)<br />
Etc.</span></span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;"><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2742772847/lelitteraicom-21" target="_blank"><strong>Darina Al Joundi &#38; Mohamed Kacimi, <em>Le jour où Nina Simone a cessé de chanter</em>, coll. « Bleu », Actes Sud, janvier 2008, 158 p. – 15,00 €</strong></a></span></span></span></span></span></span></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Radio France Internationale condamnée pour le licenciement d’Alain Ménargues]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/03/12/radio-france-internationale-condamnee-pour-le-licenciement-d%e2%80%99alain-menargues/</link>
<pubDate>Thu, 12 Mar 2009 13:24:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>dodzi</dc:creator>
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<description><![CDATA[François Xavier &#8211; Le Mague La cour d’appel de Paris vient de condamner RFI à verser 200.000 eu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article5905" target="_blank">François Xavier &#8211; </a><a href="http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article5905" target="_blank">Le Mague</a></p>
<p><span style="font-size:x-small;"><span class="vcard author"><span class="url fn spip_in"></span></span></span></p>
<h3><img class="alignleft" title="RFI" src="http://www.lemague.net/dyn/local/cache-vignettes/L300xH300/arton5905-27beb.jpg" alt="" width="200" height="200" />La cour d’appel de Paris vient de condamner RFI à verser 200.000 euros d’indemnités au journaliste Alain Ménargues, licencié en 2004 parce qu’il avait osé dénoncer le caractère raciste d’Israël.</h3>
<p>Souvenez-vous, cela avait un peu remué le PAF, certains y étaient allés une fois encore de leur discours idiot sur l’antisémitisme qui revenait, sur des propos inadmissibles, c’est vrai, Israël n’est que la « première démocratie » du Proche-Orient, ô jamais un pays raciste et xénophobe, enfin non voyons restons sérieux &#8230;</p>
<p>Hé bien, le Tribunal a décidé que dire sur le plateau de LCI que Israël est un état raciste ne permet pas à RFI de licencier aussitôt le porteur d’une telle vérité ; même si toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire &#8230;</p>
<p>A tel point que l’article ici publié en son temps avait fait réagir les internautes qui se sont alors confondus dans leur mauvaise foi pour certains courtisans de l’état hébreu &#8230;</p>
<p>Mais que reproche-t-on, finalement, à Ménargues ?</p>
<p>Avoir rendu compte, de longue date, des crimes de l’armée israélienne au Proche-Orient, que ce soit dans ses reportages ou dans ses livres. Alain Ménargues connaît bien la région, pour avoir été notamment correspondant de Radio-France à Beyrouth pendant de nombreuses années.<!--more--></p>
<p>Alain Ménargues a ainsi révélé, dans son livre Les secrets de la guerre du Liban, comment, lors du massacre des Palestiniens à Sabra et Chatila en 1982 à Beyrouth, l’armée israélienne ne s’était pas contentée de fournir un soutien logistique à ses supplétifs des milices phalangistes (fascistes) libanaises, mais qu’elle avait aussi participé, directement, aux exécutions sommaires de civils palestiniens désarmés.</p>
<p>Dans un autre livre, Le Mur de Sharon, paru en 2004 (avant d’être oublié), Ménargues explique, entre autres, comment l’idéologie sioniste fondatrice de l’Etat d’Israël conduit inexorablement à une politique d’exclusion des populations non juives ; et y dénonce les lois raciales juives, calquées sur les lois raciales nazies, décret sioniste publié par Jabotinsky. Lequel avait un secrétaire particulier qui n’était autre que le père de Bibi, le futur premier ministre israélien qui fait alliance avec les xénophobes de l’extrême droite qui ne pensent qu’à génocider les Palestiniens &#8230;</p>
<p>Il fut alors accusé d’antisémitisme, une manière bien rapide et facile pour jeter l’anathème et faire condamner celui qui ose trahir l’omerta ; tout comme il en fut de même récemment pour Richard Labévière qui doit donc se frotter les mains en pensant au pactole qu’il va toucher d’ici quelques temps, une fois, lui aussi, son procès gagné !</p>
<p>Ainsi donc les éliminations ou mises à l’écart des émissions ou éléments suspects qui se sont succédées à RFI depuis que dame Ockrent officie au nom de l’Etat seront désormais sujets à débat devant les tribunaux. Et l’Etat sera donc désavoué, une fois de plus &#8230;</p>
<p>Car cinq ans après les faits, après avoir perdu en première instance devant les Prud’hommes, pour ce licenciement abusif, c’est la Cour d’appel de qui vient d’inverser le jugement de première instance, et nous ne pouvons que nous en féliciter.</p>
<p>D’autant que l’omerta continue : quel journal digne de ce nom en a parlé ?!</p>
<p>La maison RFI doit donc payer à Alain Ménargues, outre ses indemnités conventionnelles de licenciement &#8211; qui dépassent un mois de salaire par année de présence chez les journalistes professionnels -, une somme de 200.000 euros de dommages et intérêts.</p>
<p>Depuis le Caire où il réside actuellement, nul doute qu’Alain Ménargues, que l’on salue et encourage dans la rédaction de son prochain livre, doit savourer cette juste réparation &#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Front de la Liberté se penche sur la question palestinienne au Liban]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2008/11/16/le-front-de-la-liberte-se-penche-sur-la-question-palestinienne-au-liban/</link>
<pubDate>Sat, 15 Nov 2008 23:32:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2008/11/16/le-front-de-la-liberte-se-penche-sur-la-question-palestinienne-au-liban/</guid>
<description><![CDATA[Libnanews Le Front de la Liberté s’est penché sur la question palestinienne au Liban avec une approc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://www.libnanews.com/index.php?option=com_content&#38;view=article&#38;id=1917:le-front-de-la-liberte-se-penche-sur-la-question-palestinienne-au-liban&#38;catid=47:politique-locale&#38;Itemid=81" target="_blank">Libnanews</a></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/11/front-liberte-logo2.jpg"><img class="size-full wp-image-2040 alignleft" title="front-liberte-logo2" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/11/front-liberte-logo2.jpg" alt="front-liberte-logo2" width="150" height="149" /></a>Le Front de la Liberté s’est penché sur la question palestinienne au Liban avec une approche non pas exclusivement sécuritaire mais en prenant également en considération les aspects politiques, sociaux-économiques, démographiques et humains du problème.</p>
<p>Il existe pour l’Etat libanais trois scénarios concernant les organisations palestiniennes :</p>
<p>1.         Le statut quo.</p>
<p>2.         Les maintenir armées mais contrôler les camps.</p>
<p>3.         Les désarmer et donc contrôler les camps.</p>
<p>Le maintien du statut quo est hors de question car les camps sous le contrôle des organisations palestiniennes armées se sont transformés en îlots d’insécurité et en zones de non-droit où se cachent des hors-la-loi parce que les forces armées libanaises n’y sont pas présentes et où se développent l’extrémisme religieux et le terrorisme en raison du chômage et de la pauvreté.</p>
<p>En Syrie, les organisations palestiniennes sont armées mais les forces armées syriennes contrôlent les camps. Toutefois, les organisations palestiniennes armées en Syrie sont <!--more-->toutes pro-syriennes tandis qu’au Liban, les organisations palestiniennes armées sont affiliées à tout (Autorité nationale palestinienne, Arabie-Saoudite, Syrie, Irak, Libye, Iran, Al-Qaeda, etc.) sauf au Liban… Pour cette raison, la proposition de créer une brigade palestinienne rattachée à l’armée libanaise qui obéirait au commandement militaire libanais ou d’unités de police mixtes palestino-libanaises à l’intérieur des camps (prévue par l’accord du Caire) ne peuvent être retenues car la réalité serait différente de la théorie : celles-ci obéiraient à tous sauf au commandement de l’armée libanaise…</p>
<p>Or, la résolution 1559 de l’ONU « demande que toutes les milices libanaises et non-libanaises soient dissoutes et désarmées. » Quant à l’accord du Caire conclu le 3 novembre 1969, celui-ci fut atténué par l’accord de Chtaura (dit de Melkart) du17 mai 1973 puis abrogé par le Liban le 21 mai 1987. L’Etat libanais doit donc mettre un terme à l’extraterritorialité des camps palestiniens en créant des commissariats des Forces de sécurité intérieure (F.S.I.) à l’intérieur de ceux-ci pour en assurer le contrôle conformément à la décision d’abroger l’accord du Caire et désarmer les organisations palestiniennes présentes à l’extérieur et à l’intérieur des camps palestiniens conformément à la résolution 1559. Dans le même temps, il faut trouver le moyen d’éviter toutes tensions entre les F.S.I. et les réfugiés palestiniens à l’intérieur des camps. Ainsi, des réunions hebdomadaires avec les représentants des organisations palestiniennes pourraient avoir lieu dans les commissariats à l’intérieur des camps afin qu’entre les F.S.I. et la population palestinienne des camps les relations soient les meilleures possibles. Le Front de la Liberté qui a proposé la création d&#8217;une garde nationale, institution civile organisée (recrutement, financement, etc.) au niveau des régions, c’est-à-dire par les Conseils régionaux élus, dans le cadre du régionalisme et couvrant le territoire national, aiderait les FS.I. dans leur mission de contrôle des camps palestiniens.</p>
<p>Il existe pour l’Etat libanais trois scénarios concernant les réfugiés palestiniens :</p>
<p>1.         Le statut-quo.</p>
<p>2.         L’implantation.</p>
<p>3.         La distribution par l’Autorité nationale palestinienne de passeports palestiniens.</p>
<p>Le maintien du statut quo est hors de question car la situation actuelle a d’ores et déjà conduit à plusieurs vagues de naturalisations. Le gouvernement lança par le décret 5247 du 20 juin 1994, deux grandes campagnes de naturalisations : l’une en 1994 (touchant 2/3 des naturalisés par le décret) et l’autre en 1995 (touchant 1/3 des naturalisés par le décret). Ces naturalisées sont quasi-exclusivement des musulmans, essentiellement sunnites. En juin 2006, le ministère de l’intérieur assurait que 203 000 personnes avaient été naturalisées en vertu de ce décret mais en réalité, celui-ci concernerait plus de 300 000 personnes, certains parlent même de 450 000 ! Le nombre de palestiniens naturalisés s’élèverait à au moins 27 000, certains allant jusqu’à parler de 60 000 ! Ce décret et ces naturalisations doivent être annulés.</p>
<p>L’implantation au Liban des quelques 400 (411 000 d’après l’UNWRA) à 600 000 (en comptant les 27 à 60 000 palestiniens naturalisés libanais par le décret 5247 et les 75 000 palestiniens arrivés après 1967 et septembre noir en 1970 en Jordanie, considérés comme illégaux par l’Etat libanais) palestiniens est illégale. En effet, la constitution l’interdit. Cela pour des raisons politiques, socio-économiques et démographiques : &#8211; ne pas annihiler le droit au retour en Palestine garanti par la résolution 194 de l’ONU ; &#8211; ne pas déséquilibrer le rapport offre/demande d’emplois dans l’état du développement économique du Liban et de la lourde dette que celui-ci supporte d’autant que l’émigration libanaise se poursuit et qu’un tiers des libanais vivent sous le seuil de pauvreté ; &#8211; et, ne pas déséquilibrer le système communautaire libanais puisqu’entre 90 et 95% des palestiniens sont musulmans sunnites. D’autre part, les réfugiés palestiniens ne sont ni des réfugiés volontaires ni des travailleurs étrangers. Leurs droits socio-économiques sont donc très limités malgré l’octroi du permis de travail et la réduction du nombre de métiers interdits ces dernières années, cela pour ne pas faire de l’implantation, un « fait accompli ». Et l’histoire de leur présence au Liban ne plaide pas en leur faveur puisqu’après avoir été accueillis et s’être vus accorder une liberté d’action pour leur résistance et la défense de leur cause (à travers les accords du Caire et de Melkart pourtant contraires à la convention d’armistice israélo-libanaise du 23 mars 1949 dans laquelle les deux parties s’engageaient à n’entreprendre et à ne projeter aucune agression contre l’autre partie) qu’aucun Etat arabe ne leur avait donné, ils se sont comportés en ennemis des chrétiens et des chiites dans les années 1970 et 1980. Le Liban a payé le prix du conflit israélo-arabe et de la présence palestinienne plus que n’importe quel Etat arabe.</p>
<p>Certes, les libanais ont leur part de responsabilité mais cela ne signifie nullement que le problème doit être résolu à leurs dépens. En maintenant le statut quo, le Liban et les palestiniens du Liban risquent de payer le prix (pour le Liban que le statut quo se transforme en fait accompli d’implantation et pour les palestiniens du Liban que leur situation ne change pas malgré la création d’un Etat palestinien) d’un règlement qu’ils espèrent mais dont nul ne peut prévoir ni la date ni le rapport de forces et la conjoncture du moment. Même si un Etat palestinien était créé, cela ne résoudrait pas sérieusement le problème. La seule formule qui reste au Liban c’est d’exiger de l’Autorité nationale palestinienne qu’elle distribue gratuitement des passeports palestiniens aux réfugiés palestiniens au Liban pour qu’ils puissent dès à présent retourner sur le territoire sous son contrôle pour ceux originaires de ces régions ou émigrer pour les autres. Cela pour des raisons politiques mais également humaines, économiques et sociales. De plus, les réfugiés palestiniens au Liban eux mêmes ne veulent pas rester au Liban avec leur statut actuel : ils voudraient être des citoyens palestiniens pour pouvoir émigrer ou retourner sur le territoire sous contrôle de l’Autorité nationale palestinienne pour ceux qui sont originaires de ces régions. Quant à ceux désirant rester, ils voudraient obtenir le statut de travailleurs étrangers comme les autres ressortissants étrangers.</p>
<p>Avec l’octroi gratuit par l’Autorité nationale palestinienne de passeports palestiniens,</p>
<p>1.         L’application de la résolution 194 de l’ONU permettrait à 20% des palestiniens du Liban de retourner d’ores et déjà sur le territoire sous contrôle de l’Autorité nationale palestinienne ;</p>
<p>2.         Et, l’application du regroupement familial établi par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme permettrait à 25% des palestiniens du Liban de rejoindre leurs familles installées à l’étranger notamment dans les pays arabes.</p>
<p>D’autre part,</p>
<p>3.         La priorité serait donnée aux palestiniens sur les autres immigrés présents au Liban à la possibilité d’émigrer dans des pays comme le Canada, l’Australie et les Etats-Unis ;</p>
<p>4.         Et, une répartition équitable des palestiniens du Liban restant serait décidée dans le cadre de la Ligue des Etats arabes en prenant en compte les ressources économiques de chaque Etat et des opportunités d’emplois que celui-ci peut leur offrir conformément à ce qu’avait préconisé le Front Libanais réuni à Ehden le 25 août 1977.</p>
<p>Au bout de ce processus qui devra être rapide selon un calendrier précis, les camps palestiniens au Liban seraient vidés, fermés puis détruits et les palestiniens restant au Liban (approximativement 20 000) y vivraient alors comme tous les autres travailleurs étrangers avec le même statut et les mêmes droits pour éviter qu’ils soient parqués dans des camps-ghettos qui n’engendrent que chômage, pauvreté, extrémisme et terrorisme.</p>
<p>Enfin, le Front de la Liberté réaffirme sa proposition de mettre en place au Liban une neutralité qui le placerait aux côtés des arabes lorsqu’ils s’entendent comme c’est le cas pour la création d’un Etat palestinien en Palestine et sur la touche quand ils se disputent. Sa neutralité serait positive (c’est-à-dire que tout en gardant un esprit civilisateur d’ouverture au monde, le Liban s’assurerait une protection contre les vents et les tempêtes soufflant du dehors) et permanente avec une garantie internationale. De plus, le Front de la Liberté considère que l’application des résolutions internationales et des accords d’armistice permettront d’aboutir à une paix régionale.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[13 octobre 1990 ou la trahison de tout un peuple]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2008/10/13/13-octobre-1990-ou-la-trahison-de-tout-un-peuple/</link>
<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 10:08:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2008/10/13/13-octobre-1990-ou-la-trahison-de-tout-un-peuple/</guid>
<description><![CDATA[Extrait de Liban, des rêves et du sang. 1991 [A l'occasion de la commémoration du 13 octobre 1990, M]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><em>Extrait de Liban, des rêves et du sang. 1991</em></strong></p>
<p><em>[A l'occasion de la commémoration du 13 octobre 1990, MPLBelgique.org propose à travers des récits d'époque de vous replonger dans l'atmosphère d'un des moments les plus tristes de l'histoire du Liban]</em></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/10/13octobre1990.gif"><img class="size-full wp-image-1503 alignleft" title="13octobre1990" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/10/13octobre1990.gif" alt="" width="305" height="246" /></a>Peu avant l&#8217;invasion syrienne du 13 octobre, le gouvernement issu des accords de Taëf avait, dans le but de déstabiliser Aoun et de pousser la population à la révolte, décrété le blocus des régions chrétiennes.<br />
Celui-ci s&#8217;était considérablement intensifié au cours de la quinzaine précédente. Dès le mercredi 26 septembre, le bidon d&#8217;essence à 10&#8242;000 LL, passa dès 9 heures ce jour-là à 13&#8242;000 LL. A midi, le prix grimpa à 20&#8242;000 LL et le lendemain le prix enfla à 35&#8242;000 LL pour plafonner dès le soir à 50&#8242;000 LL. Même à ce prix, on avait de la difficulté à s&#8217;approvisionner et l&#8217;essence devenait introuvable. La paralysie quasi totale du secteur Est s&#8217;installa donc de manière foudroyante. En ce qui concernait les denrées alimentaires, les prix augmentèrent aussi au prorata de leur rareté, ainsi, la tomate, cultivée essentiellement dans le Kesrouan, passa de 300 à 1&#8242;800 LL le kilo, la pomme de terre de 400 à 2&#8242;000 LL et le haricot sec à 3&#8242;000 LL.</p>
<p>Cette tactique ne porta pas ses fruits et la popularité d&#8217;Aoun demeura intacte. D&#8217;ailleurs le gouvernement Taëf ne dissimulait pas ses intentions. Ainsi, lorsque le Ministre de la Défense <!--more-->Albert Mansour répondit aux journalistes qui lui demandaient si ce blocus ne lui posait pas de problèmes éthiques, celui-ci précisa : &#8220;Peu m&#8217;importe que des enfants ne mangent plus, peu m&#8217;importe que des malades n&#8217;aient plus de médicaments. Les gens n&#8217;ont qu&#8217;à venir à l&#8217;Ouest pour manger ou se faire soigner. Il faut que le peuple comprenne que le seul responsable de ses malheurs est le Général Aoun et sa milice de militaires rebelles&#8221;. A cela il ajouta encore des calomnies à l&#8217;encontre de la Croix Rouge Libanaise de l&#8217;Est pour justifier l&#8217;interdiction de circuler, entre les régions Est et Ouest, dont elle était frappée. Il eut à ce propos le culot d&#8217;affirmer que les ambulances de la CRL ne servaient pas au transport des malades mais au trafic de drogues en provenance de la région Est. Comme pour mieux illustrer leur trahison, ce furent les ministres phalangistes comme Edmond Rizk et Georges Saadé en particulier, qui surenchérirent le plus dans ce registre infamant, contrastant d&#8217;ailleurs avec l&#8217;absence totale de déclarations des ministres musulmans tel que Nabih Berri, chef de la milice Amal, ou druze comme Walid Joumblatt, chef de la milice PSP.</p>
<p>Aussi, contre toute attente, le dimanche 30 septembre, en dépit de la pénurie d&#8217;essence et malgré l&#8217;isolement dû au blocus, François se noya dans une foule de quelques 250&#8242;000 manifestants qui se rassemblèrent à Baabda sous les balcons du Palais du Peuple.</p>
<p>C&#8217;était en effet comme cela que le Général Aoun avait rebaptisé le Palais de Baabda, suite aux formidables manifestations de décembre 1989 et janvier 1990, qui avaient déjà mis en échec un premier plan d&#8217;invasion syrienne. Dès le lundi premier octobre, un processus nouveau se mettait en place et des rassemblements de foule s&#8217;organisèrent devant les barrages pour réclamer la levée du blocus. Le mot d&#8217;ordre donné fut de tendre la main à l&#8217;adversaire en ne le considérant pas comme un ennemi, mais seulement comme un adversaire qui se serait trompé sur les moyens de faire triompher sa cause.<br />
L&#8217;un de ces premiers rassemblements eu lieu au passage de Nahr el-Mott dans la nuit du premier au deux octobre 1990. Les manifestants s&#8217;étaient pacifiquement réunis sur ce point de passage gardé par la milice des Forces Libanaises. Sur des manifestants armés de bougies et de flambeaux, les miliciens des Forces Libanaises ouvrirent le feu à la mitrailleuse, au mortier et au canon de char.</p>
<p>Ce carnage se solda par le massacre de 27 civils et un premier bilan de 85 blessés. Appelés à s&#8217;expliquer sur ce dérapage , le commandant en chef de la milice des FL, le Général Fouad Malek, expliqua ce qu&#8217;il qualifia de méprise en rendant responsable l&#8217;obscurité dans laquelle ses hommes avaient cru à une attaque de l&#8217;armée du Général en reconnaissant, selon ses termes, des soldats en uniforme, mais sans pour autant voir les civils&#8230;<br />
Le lendemain, les églises des deux Metn sonnèrent le glas d&#8217;une façon ininterrompue de midi à minuit. Pour tout commentaire, le Patriarche maronite Sfeir crut bon de condamner le clergé des deux Metn pour avoir sonné le glas sans autorisation préalable de leur hiérarchie. Son attitude ne surprit personne puisqu&#8217;il avait toujours pris le parti de l&#8217;oppresseur, s&#8217;attirant ainsi le mépris silencieux du bas clergé et celui, clamé haut et fort, de la population chrétienne dont il était sensé être un chef spirituel.</p>
<p>Malgré ce massacre, les manifestations se poursuivirent durant la première semaine d&#8217;octobre d&#8217;abord à Dawar, puis à Aïn Tefaa, puis à Monteverde, puis encore à Kafaat ou près de 80&#8242;000 personnes se réunirent. Ce fut ensuite à Dar el-Wahch, sur la ligne de démarcation entre Kahalé et Aley, où de 100&#8242;000 à 200&#8242;000 personnes, selon les sources, s&#8217;acheminèrent par des moyens de fortune. A cette occasion, François avait pu voir les druzes venir à leur rencontre mais un contingent de l&#8217;armée syrienne s&#8217;interposa et les dispersa avant qu&#8217;une jonction puisse s&#8217;opérer.</p>
<p>Il était clair que les Syriens n&#8217;allaient pas laisser se produire un quelconque rapprochement entre les Libanais. Pourtant ce soir-là, de retour à Homel, on avait pu voir à la télévision une immense file de voitures et d&#8217;autobus venir de Jezzine (Sud-Liban) à Moukhtara, fief du leader druze Walid Joumblatt, où ce dernier prononça un discours qui laissa présager d&#8217;une réelle volonté d&#8217;alignement de sa part au plan de libération du Général Aoun. C&#8217;est en tous cas ce que pouvait laisser inférer ces mots qu&#8217;il prononça à cette occasion : &#8220;&#8230;alors que de très graves remaniements régionaux sont en train d&#8217;intervenir au Proche-Orient, il est temps pour les Libanais de réfléchir ensemble à leur avenir commun&#8230;&#8221;.</p>
<p>La semaine de manifestation pacifique débutée dans l&#8217;horreur semblait porter ses fruits en ce dimanche 7 octobre 1990. Dès le lundi suivant une manifestation eut lieu cette fois à Kfarchima puis à Choueifât. Au milieu d&#8217;une foule de près de 200&#8242;000 personnes, François applaudit avec tous les manifestants lorsqu&#8217;à 150 mètres, de l&#8217;autre côté des lignes, il vit se dérouler au balcon d&#8217;un immeuble de l&#8217;Ouest un immense drapeau libanais. Ce fut la première réponse ouverte du peuple de l&#8217;Ouest à l&#8217;appel des foules de l&#8217;Est. Même si cette réponse fut timide, du moins s&#8217;était-elle manifestée clairement.<br />
Le lendemain, mardi, la foule progressa de Hadeth vers le Hezbollah et des immeubles de la banlieue Sud, les familles sortirent elles aussi à sa rencontre. Quelques uns s&#8217;essayèrent même à danser timidement mais, là encore, la présence massive de troupes syriennes les dissuadèrent de rejoindre la foule de l&#8217;Est. Toutefois leur simple présence revêtit l&#8217;aspect d&#8217;une victoire sans précédent.</p>
<p>Ce fut ce mardi 9 octobre que le Conseil, issu de Taëf, se réunit en Conseil des Ministres pour demander une assistance militaire à la Syrie en vue de renverser le Général Aoun.<br />
La semaine fut encore marquée politiquement par une visite houleuse de l&#8217;ambassadeur français René Ala, au &#8220;Président&#8221; Elias Hraoui. Une visite après laquelle ses voitures d&#8217;escorte furent interdites de passage au barrage des franciscaines, rue Badaro. S&#8217;en retournant alors au Palais de l&#8217;Ouest pour obtenir une explication ou, tout au moins, des garanties sécuritaires quant à son passage, une source bien informée et en place au Palais rapporta que lorsque René Ala fut à nouveau introduit auprès du &#8220;Président&#8221; libanais, Madame Hraoui aurait fait irruption dans le salon et, en arabe, aurait lancé à son époux : Ce &#8220;charmout&#8221; (putain) de français est encore là ?</p>
<p>S&#8217;en était suivi une altercation entre le &#8220;Président&#8221; et René Ala qui, comprenant l&#8217;arabe, avait fait remarquer à son éminent interlocuteur que ces propos n&#8217;étaient pas digne des responsabilités qui lui incombait, puis il avait quitté le palais. De retour au barrage, il se vit à nouveau interdire le passage de son escorte et, au mépris de tous les dangers, ce fut à pied qu&#8217;il choisit de passer, alliant ainsi symboliquement son sort à celui du peuple libanais.<br />
Parallèlement, le porte-parole du Département d&#8217;Etat américain annonçait que l&#8217;administration Bush s&#8217;opposait à tout règlement de la crise libanaise par la force.</p>
<p>Dès le mercredi 10 octobre, au vu de la solidarité quasi unanime observée lors des manifestations sur les points de passage, pour la foule de l&#8217;Est le Général avait gagné. Joumblatt demanda même à ce moment la démission du gouvernement issu de Taëf, qu&#8217;il avait toujours accusé d&#8217;incompétence et de corruption. Chacun pensait aussi que la France faisait un travail formidable par l&#8217;intermédiaire de l&#8217;ambassadeur René Ala pour soutenir le peuple du Liban et son gouvernement légitime. Il ne s&#8217;agissait donc plus que de tenir trois ou quatre jours, le temps de trouver une stratégie commune visant à éviter l&#8217;humiliation aux chefs de bandes de l&#8217;Ouest, condition sine qua non de leur réalignement à la légalité constitutionnelle du gouvernement Aoun. Le jeudi 11 octobre, au passage de Kafâat, des bergers, venus de la banlieue-sud du Hezbollah, convoyèrent un troupeau d&#8217;une centaine de moutons destinés à l&#8217;approvisionnement en viande des foules de l&#8217;Est. Tout le monde savait également que les druzes faisaient passer chaque nuit des citernes d&#8217;essence à l&#8217;Est, de sorte que l&#8217;intransigeance des manipulateurs de l&#8217;Ouest ne fut plus comprise que comme une stratégie destinée à leur sauver la face en attendant le compromis. Pendant ce temps-là, les troupes syriennes encerclaient massivement les régions libres et, le vendredi 12 octobre, une grève générale fut décrétée dans les régions Est.</p>
<p>De son côté, Monsieur Uri Lubrani, haut responsable israélien de la coordination des affaires libanaises, déclarait que son pays s&#8217;opposait à toute intervention militaire syrienne dans les zones tenues par le Général Aoun.<br />
La population se massa encore autour du Palais de Baabda ce jour là et le Général apparut. Les ovations que lui fit la foule, galvanisée par des espoirs qu&#8217;elle était sûr, pour la première fois, de voir aboutir, atteignirent une intensité bouleversante. Puis, alors lorsque la voix du Général envahit la place, les chants et les cris retombèrent pour faire place à un silence religieux. Chacun avait le cœur serré par l&#8217;émotion, pétrit de ce désir d&#8217;une liberté qu&#8217;il voyait se profiler dans la silhouette menue du Général. Soudain, alors qu&#8217;il remerciait la foule attentive pour son combat, trois coups de feu éclatèrent en provenance des manifestants. Les détonations se répercutèrent dans la foule par autant de tressaillements, comme si elle fut le corps sur lequel on avait tiré. Un bref mouvement de panique agita ce corps désemparé, hurlant soudain de milliers de bouches affolées. Devant l&#8217;homme qui tenait encore son revolver, des parties de ce corps se jetèrent, offrant leurs chairs pour empêcher ce qui ne pouvait se produire.<br />
La troisième balle tua l&#8217;un des gardes du corps du Général. Aussitôt ceinturé par la foule qui s&#8217;était refermée sur lui, l&#8217;homme fut désarmé et remis aux mains de la garde présidentielle à qui il avoua, sans plus de précision, avoir été mandaté par l&#8217;Ouest pour assassiner le Général Aoun.</p>
<p>Ce dernier avait alors terminé son discours et, à la surprise générale, demandé aux manifestants de rejoindre leurs domiciles et de ne pas réitérer le sit-in pourtant victorieux de l&#8217;année précédente. Un peu désemparée, la foule obtempéra tout de même et, au soir de ce vendredi, la population de l&#8217;Est apprit, en rentrant chez elle, la mobilisation en alerte rouge de l&#8217;armée du Général Aoun.<br />
Là encore, le geste ne fut perçu que dans le cadre d&#8217;une comédie nécessaire. Le Week End arrivait et les manifestations prévues seraient encore plus belles et plus porteuses de fruits que les précédentes&#8230;</p>
<p>A sept heures du matin, le samedi 13 octobre, les avions syriens piquaient en vagues successives vers la colline de Baabda, siège de la présidence. Immédiatement, les batteries de l&#8217;armée syrienne, bien sûr, mais de l&#8217;armée libanaise de l&#8217;ouest aussi et des milices pro-syriennes encore, déclenchaient un pilonnage sans précédent.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Nouveaux affrontements entre des groupes rivaux dans le nord du Liban]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2008/07/25/nouveaux-affrontements-entre-des-groupes-rivaux-dans-le-nord-du-liban/</link>
<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 12:32:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2008/07/25/nouveaux-affrontements-entre-des-groupes-rivaux-dans-le-nord-du-liban/</guid>
<description><![CDATA[(Xinhua) Des affrontements et des  coups de feu se sont renouvelés vendredi matin entre des groupes ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>(Xinhua)</p>
<p><a href="http://mplbelgique.files.wordpress.com/2008/07/tripoli_chars_armee1.jpg"><img class="size-medium wp-image-859 alignleft" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/07/tripoli_chars_armee1.jpg?w=300" alt="" width="155" height="103" /></a>Des affrontements et des  coups de feu se sont renouvelés vendredi matin entre des groupes  rivaux dans la ville portuaire de Tripoli, nord du Liban.</p>
<p>L&#8217;armée libanaise a fermé l&#8217;autoroute Tripoli-Akkar pour  prévenir des coups de feu qui pourraient toucher des passants, a ajouté le reportage.</p>
<p>Une personne a été blessée au cours des échanges de tirs entre  des habitants sunnites pro-gouvernement de Bab al-Tabbaneh et ceux de l&#8217;opposition de la zone Alaouite de Jabal Mohsen, selon la même  source.</p>
<p>Trois grenades ont explosé jeudi dans la nuit dans la zone  malgré la présence de l&#8217;armée pour maintenir l&#8217;ordre.</p>
<p>Une personne a été tuée et <!--more-->six autres blessées la semaine  dernière au cours des affrontements dans la même zone.</p>
<p>Des conflits dans le district nord de Tripoli se produisent  souvent depuis le mois de juin: ils ont fait 14 morts et plus de 100 blessés.</p>
<p>Le déploiement de l&#8217;armée libanaise dans la région n&#8217;a pas pu  ramener un calme durable bien que l&#8217;armée ait ordonné que les  affrontements soient réprimés par la force militaire.</p>
<p>Des affrontements féroces se sont produits en fin de mai à  Beyrouth entre les partisans pro-gouvernement et de l&#8217;opposition,  et ont fini par un accord signé entre les leaders libanais à Doha  le 21 mai pour prévenir de l&#8217;utilisation d&#8217;armes et résoudre les  disputes politiques.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un bémol, pour mémoire ]]></title>
<link>http://lorientlejour.wordpress.com/2008/05/26/un-bemol-pour-memoire/</link>
<pubDate>Mon, 26 May 2008 13:08:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Clémentine Lavail</dc:creator>
<guid>http://lorientlejour.wordpress.com/2008/05/26/un-bemol-pour-memoire/</guid>
<description><![CDATA[Hier, ils s’étripaient, aujourd’hui, ils fument le calumet de la paix ; hier, ils s’insultaient, auj]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Hier, ils s’étripaient, aujourd’hui, ils fument le calumet de la paix ; hier, ils s’insultaient, auj]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Grève générale: Bilan de la journée ]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2008/05/07/greve-generale-bilan-de-la-journee/</link>
<pubDate>Wed, 07 May 2008 22:23:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le Courant Patriotique Libre visé par les milices pro-gouvernementales (MPLBelgique.org) Des heurts ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h2>Le Courant Patriotique Libre visé par les milices pro-gouvernementales</h2>
<p><em>(MPLBelgique.org)</em></p>
<p><a href="http://mplbelgique.files.wordpress.com/2008/05/7mai_armeedeploiement.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-463 alignleft" style="float:left;" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/05/7mai_armeedeploiement.jpg?w=300" alt="Grève générale" width="208" height="132" /></a>Des heurts ont opposé mercredi à Beyrouth les partisans de la majorité et ceux de l&#8217;opposition libanaise alors que la CGTL, le syndicat des travailleurs au Liban, avait décrété une grève générale ce mercredi afin de protester contre la pauvreté et la cherté de la vie. Très vite, la route menant vers l&#8217;aéroport fut bloquée par les grévistes alors que l&#8217;activité fonctionnait au ralenti dans les différentes régions libanaises qui avaient globalement respectées l&#8217;appel à la grève.</p>
<p>Le déploiement en masse des forces de sécurité et de l&#8217;armée dans la capitale n&#8217;a pas empêché les affrontements dans plusieurs quartiers, alors que le pays traverse depuis novembre 2006 une crise politique sans précédent depuis la fin de la guerre civile.<!--more--></p>
<p><a href="http://mplbelgique.files.wordpress.com/2008/05/aib.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-464 alignright" style="float:right;" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/05/aib.jpg?w=300" alt="Aéroport International de Beyrouth" width="206" height="138" /></a>Une manifestation prévue par la CGTL a par ailleurs été annulée &#8220;pour des raisons de sécurité&#8221;, sans pour autant interrompre la grève générale.</p>
<p>En effet très tôt ce matin, des partisans armés du Courant du Futur, dirigé par Hariri, se sont positionnés sur les toits de bâtiments dans leur bastion à Tarik Jdide. D&#8217;autres hommes armés de ce même parti se sont alors dépêchés de s&#8217;opposer aux manifestants de manière directe, provoquant un peu partout dans la capitale (surtout à la corniche Mazraa) des affrontements avec les partisans du mouvement Amal de Berri. L&#8217;armée s&#8217;est interposée alors que plusieurs blessés sont à déplorer dans les deux camps.</p>
<p>Le Courant Patriotique Libre, bien que soutenant les travailleurs à faire valoir leurs droits, n&#8217;a pas participé à la grève générale décrétée par la CGTL ce mercredi. Il a cependant été la cible de plusieurs groupes armés appartenant au Courant de Hariri.<br />
En effet, la milice du Courant du Futur s&#8217;en est pris ce soir à un bureau du CPL à Taalabeya, le détruisant complètement.<br />
Plus tôt dans la journée, le staff de la OTV a également été attaqué par des hommes armés du Courant du Futur à Barbir alors qu&#8217;au même moment, un engin explosif a été découvert à proximité des bureaux du CPL à Dbayé.</p>
<p>Alors que la presse internationale s&#8217;acharne sur une partie de l&#8217;opposition, les faits démontrent que les affrontements n&#8217;ont eu lieu qu&#8217;aux endroits où les partisans de Hariri pouvaient provoquer des heurts. Conscients de sa responsabilité, le Courant du Futur appelle ses partisans au calme alors quela grève générale est maintenue jusqu&#8217;à nouvel ordre.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rétrospective: La guerre civile libanaise de 1975 à 1990]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2008/04/13/retrospective-la-guerre-civile-libanaise-de-1975-a-1990/</link>
<pubDate>Sun, 13 Apr 2008 22:31:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2008/04/13/retrospective-la-guerre-civile-libanaise-de-1975-a-1990/</guid>
<description><![CDATA[MPLBelgique.org [L'équipe du MPLBelgique.org revient sur la guerre civile qui a marqué une page noir]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:left;"><a href="http://mplbelgique.wordpress.com" target="_blank">MPLBelgique.org</a></p>
<p style="text-align:left;">[L'équipe du MPLBelgique.org revient sur la guerre civile qui a marqué une page noire de l'histoire du Liban. Le 13 avril restera à jamais une date symbolique afin que les générations futures se souviennent et ne sombrent plus dans l'horreur de la guerre]</p>
<p style="text-align:left;"><a href="http://mplbelgique.files.wordpress.com/2009/01/guerre-beyrouth-1978.jpg"><img class="size-medium wp-image-2745 alignleft" title="guerre-beyrouth-1978" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/01/guerre-beyrouth-1978.jpg?w=300" alt="guerre-beyrouth-1978" width="227" height="152" /></a>30 avril 1975, une église dans la banlieue de Beyrouth, à Ain el Remmaneh. Des balles sont tirées lors d&#8217;une réunion de leaders chrétiens, 2 gardes du corps furent tués.<br />
En représailles, un bus de passage [dans la région] fut arrêté, les occupants étaient pour la plupart des Palestiniens. Il fut criblé de balles&#8230; 26 d&#8217;entre eux furent tués et 17 blessés. La guerre civile vient de débuter!</p>
<p>En quelques heures, des groupes armés envahirent les rues de Beyrouth. Masqués pour protéger leur identité, snipers et combattants de rues se livrent une guerre sans mercie.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/_LIJ__XwefI&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/_LIJ__XwefI&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p>Tout commença en 1975 avec des batailles féroces entre les Chrétiens et les Palestiniens. Bientôt, toutes les secteurs de la société libanaise y seront impliqués.</p>
<p>La guerre civile éclata au Liban, riches contre pauvres, droite contre gauche, chrétiens contre musulmans, Libanais contre <!--more-->Palestiniens. Le système politique complexe fut détruit. Le Liban perdit son indépendance. Il devînt le paradis des armées envahisseurs, de Syrie et d&#8217;Israël.</p>
<p style="text-align:center;"><strong><br />
</strong><strong>Analyse contextuelle du politologue Joseph Bahout (1975-1982)</strong><br />
<span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/-ZYN8iXV3W4&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/-ZYN8iXV3W4&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p style="text-align:center;"><strong>slide show sur la guerre (sur une musique de Pascale Sakr)</strong><br />
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<p style="text-align:center;"><strong>slide show sur la guerre (sur une musique de Feyrouz)</strong><br />
<span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/6SJqOnodejg&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/6SJqOnodejg&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[ Colère, deuil et tension]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2008/01/30/colere-deuil-et-tension/</link>
<pubDate>Wed, 30 Jan 2008 19:01:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
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<description><![CDATA[(La Libre Belgique &#8211; Émilie Sueur) Les heurts meurtriers de dimanche soir font craindre un ret]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><i>(La Libre Belgique &#8211; Émilie Sueur)</i></p>
<p><img src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/01/manifestation_beyrouth_1_27-01-2008.thumbnail.jpg" align="left" />Les heurts meurtriers de dimanche soir font craindre un retour de la guerre civile. Qui a tué les manifestants chiites ? L&#8217;opposition veut une réponse, vite. Sinon&#8230;</p>
<p><b>Reportage</b></p>
<p>A Haret Hreik, bastion du Hezbollah, une trentaine d&#8217;hommes, les traits tirés, discutent à mots feutrés devant l&#8217;entrée d&#8217;un immeuble, sous une treille de vigne. Un cheikh arrive et présente ses condoléances. Sur la porte d&#8217;entrée, est collée une affichette sur laquelle est reproduite la photo d&#8217;un jeune homme. Youssef Choukair avait 17 ans. Il a été tué dimanche soir à un kilomètre de chez lui, lors des émeutes qui ont embrasé la banlieue sud de Beyrouth. Une balle a traversé sa poitrine de part en part.</p>
<p>&#8221; Youssef n&#8217;était ni membre de Amal ni du Hezbollah (les deux partis chiites piliers de l&#8217;opposition). Il était juste descendu dans les rues pour voir ce qui se passait &#8220;, assure son frère, Ahmad, 20 ans. Huit personnes, dont un responsable d&#8217;Amal, ont été tuées lors de ces émeutes.<!--more--></p>
<p>Depuis deux semaines, des manifestants proches de l&#8217;opposition descendent régulièrement dans les rues pour dénoncer le rationnement de l&#8217;électricité et la hausse des prix. La majorité anti-syrienne estime que ces manifestations sont orchestrées par l&#8217;opposition pour faire pression sur le gouvernement, alors que l&#8217;élection présidentielle bute sur la répartition des postes dans le futur cabinet d&#8217;union nationale.</p>
<p>L&#8217;opposition rejette ces accusations, assurant que les manifestations ne sont que l&#8217;expression spontanée d&#8217;un ras-le-bol populaire. Ras-le-bol qui s&#8217;est transformé, avec les morts de dimanche, en colère. &#8221; Je veux l&#8217;assassin de mon frère ! Fouad Siniora (le Premier ministre), Samir Geagea (chef des forces libanaises, parti chrétien) et Saad Hariri (tous trois membres de la majorité) sont responsables de sa mort. J&#8217;espère que bientôt, ils pleureront aussi ! &#8220;, lance Ahmad. Ali, le cousin d&#8217;Ahmad, entraîne les visiteurs à l&#8217;écart : &#8221; Il ne faut pas prendre au pied de la lettre ce que dit Ahmad. Il est en colère, c&#8217;est normal .&#8221;</p>
<p>Sur la suite des événements, Ali estime que les prochains jours devraient être calmes. &#8221; Nous sommes en deuil. Mais si dans une semaine, nous ne savons pas qui est responsable de la mort de Youssef, alors tout peut arriver &#8220;, prévient toutefois le jeune homme. Des déclarations qui réveillent de vieux démons au Liban. C&#8217;est dans le quartier où se sont déroulées les émeutes de dimanche soir qu&#8217;a démarré la guerre civile libanaise en 1975.</p>
<p>Lundi, le déploiement militaire y était fortement renforcé. Si les autorités n&#8217;avaient toujours pas établi la responsabilité des tirs de dimanche, alors que les médias libanais ont fait état de la présence de snipers mais aussi de tirs de la part des manifestants, pour les habitants de Haret Hreik, il n&#8217;y a que deux options possibles : &#8221; Des soldats, ou des miliciens des forces libanaises &#8220;, comme l&#8217;affirme Hiba, une pharmacienne de 27 ans.</p>
<p>Les forces libanaises sont extrêmement populaires à Ain Remaneh, un quartier chrétien limitrophe de la banlieue sud, à majorité chiite. Dimanche soir, les manifestations ont dérapé en atteignant ce quartier, où l&#8217;explosion d&#8217;une grenade lancée par des manifestants a fait 7 blessés. A Ain Remaneh, les habitants démentent avoir tiré. &#8221; Tant que l&#8217;armée nous défend, nous ne ferons rien. Mais, si l&#8217;armée n&#8217;est plus là, alors nous défendrons nous-mêmes notre quartier &#8220;, explique un homme qui ne souhaite pas donner son nom.</p>
<p>Le Hezbollah, qui estime que le gouvernement est responsable du bain de sang, a de son côté appelé à ce que les responsables des tirs soient identifiés. &#8221; Ont-ils été tués par l&#8217;armée ? Qui a donné les ordres ? Ou bien une autre partie a-t-elle tiré sur les manifestants ? &#8220;, peut-on lire dans un communiqué du parti de Dieu.</p>
<p>Dans un Liban divisé, l&#8217;armée est la dernière institution multiconfessionnelle à se maintenir au-dessus de la mêlée. Un positionnement qui lui a donné assez de légitimité pour s&#8217;interposer avec succès lors des débordements violents. Un positionnement qui a également permis à son chef, le général Michel Sleimane, de faire consensus autour de son nom en tant que candidat au poste de président, vacant depuis le 24 novembre. Si l&#8217;armée était placée en position d&#8217;accusé dans les émeutes de dimanche, son image de neutralité en serait fortement affectée et sa mission en deviendrait d&#8217;autant plus compliquée. Conscient de ces risques, le Premier ministre a appelé lundi à éviter toute politisation de l&#8217;armée.</p>
</div>]]></content:encoded>
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