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	<title>moyen-orient &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "moyen-orient"</description>
	<pubDate>Sun, 27 Dec 2009 17:57:08 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Le Danger?]]></title>
<link>http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/2009/11/29/le-danger/</link>
<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 04:07:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>vaness</dc:creator>
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<description><![CDATA[Lorsque je cause voyage avec qui que ce soit, le sujet tourne souvent autour du Moyen Orient. Surpri]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Lorsque je cause voyage avec qui que ce soit, le sujet tourne souvent autour du Moyen Orient. Surpris êtes-vous? Certains commentaires et questions reviennent souvent et cela  surtout en rapport avec la sécurité. On me demande si ce ne sont pas des pays dangereux pour y voyager seule. Ça me fâche toujours puisque cette perception que les gens ont face au Moyen Orient découle directement de l’image que les médias ont portée et portent toujours sur cette région du monde. Cela me fâche tellement que j’ai envie que les gens modifient leur opinion et réalisent que oui, il y a beaucoup de problèmes au Moyen Orient, mais que des problèmes, il y en a partout. Tout au long de ce blog, je vous démontre une minime partie de ce que j’ai vécu comme superbes expériences par la gentillesse de ces peuples et de leur accueil si chaleureux. Je ne me suis jamais sentie autant en sécurité que dans ce grand voyage.</p>
<div id="attachment_421" class="wp-caption alignleft" style="width: 143px"><a href="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/mosqueshiraz.jpg?w=1024"><img class="size-large wp-image-421    " title="Une des mosquée de Shiraz, Iran" src="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/mosqueshiraz.jpg?w=1024" alt="Une des mosquée de Shiraz, Iran" width="133" height="100" /></a><p class="wp-caption-text">Une des mosquée de Shiraz, Iran</p></div>
<p>C’est le 12 Avril 2009, je pars dans trois jours, soit le 15 avril pour mon voyage qui commencera en Turquie pour quatre jours, puis l’Iran. J’entends aux nouvelles qu’une bombe a explosé dans une mosquée de Shiraz. Même si je n’avais pas écouté les nouvelles cette journée là, j’avais quelques personnes pour m’en aviser. Cette bombe a explosée dans une ville que je visiterai dans les prochaines deux semaines. Cela ne fait que me rappeler et peut être me faire prendre conscience que je vais en Iran.</p>
<p>Puis, mon frère ayant étudié avec une Libanaise en Italie, il m’avait mis en contacte avec celle-ci. Je la rencontrerai donc au Liban où elle m’accueillera à bras grands  ouverts, comme une de ses</p>
<div id="attachment_422" class="wp-caption alignright" style="width: 143px"><a href="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/insideshirazmosque.jpg"><img class="size-large wp-image-422    " title="Intérieur d'une mosquée de Shiraz, Iran" src="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/insideshirazmosque.jpg?w=1024" alt="Intérieur d'une mosquée de Shiraz, Iran" width="133" height="100" /></a><p class="wp-caption-text">Intérieur d&#39;une mosquée de Shiraz, Iran</p></div>
<p>amies proche. Tout au long du mois de mai on craignait qu’une nouvelle guerre civile éclate. Le centre de la ville autour de la place des martyrs était fermée et l’aéroport également. Ma mère me priait d’oublier le projet d’y aller, que ce ne sera pas la dernière fois que je serai là. Pour ça, ma mère avait raison plus que jamais! La Libanaise me tenait au courant des évènements par</p>
<div id="attachment_423" class="wp-caption alignleft" style="width: 143px"><a href="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/beirutcentre.jpg"><img class="size-large wp-image-423    " title="Centre de Beirut, Liban" src="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/beirutcentre.jpg?w=1024" alt="Centre de Beirut, Liban" width="133" height="100" /></a><p class="wp-caption-text">Centre de Beirut, Liban</p></div>
<p>courriel en me disant que le Liban est accessible, mais pas au point de satisfaire les touristes. Puisque je m’y rendrais par autobus, c’est tout de même possible de rentrer dans le pays. Je veux y aller et j’irai, du moins c’est ce que je me dis. À ce moment là, le Hezbollah chiite protestait contre le gouvernement. Le Liban traverse alors sa plus importante crise au niveau politique depuis la fin de la guerre civile en 1990. En plus de se trouver sans chef d&#8217;Etat depuis le mois de novembre 2007, voilà que deux jours avant que je passe la frontière, l’élection d’un nouveau président mit fin aux hostilités et seuls quelques</p>
<div id="attachment_424" class="wp-caption alignright" style="width: 143px"><a href="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/beirutcentre2.jpg"><img class="size-large wp-image-424    " title="Centre de Beirut la nuit, Liban" src="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/beirutcentre2.jpg?w=1024" alt="Centre de Beirut la nuit, Liban" width="133" height="100" /></a><p class="wp-caption-text">Centre de Beirut la nuit, Liban</p></div>
<p>gardes autour du centre ville restèrent par mesure de sécurité.</p>
<p>Ensuite, le 2 Juillet 2008, un palestinien conduisant un bulldozer décide de rouler sur les automobiles et un autobus sur <em>Jaffa Road</em> tuant trois personnes et en blessant douze autres. Une semaine auparavant, j’étais sur <em>Jaffa road</em>. En fait un couchsurfer m’hébergeait dans son appartement de Jérusalem donnant sur cette rue. Ce jour là, je me trouvais plus au nord ouest du pays dans la ville de Haifa chez une autre couchsurfeuse. J’ouvre son ordinateur pour écrire quelques emails et j’en profite pour lire les nouvelles. J’apprends pour le bulldozer et je me rends compte que ce n’est pas très loin de moi. Je demande à ma couchsurfeuse si elle a entendu parler de l’événement. Elle me répond tout bonnement que Jérusalem est à une heure d’ici et que c’est assez loin de nous. Elle finit en disant que tout citoyen en terre d’Israël connaît de proche quelqu’un qui est mort. Je suis bouche bée.</p>
<div id="attachment_425" class="wp-caption alignleft" style="width: 143px"><a href="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/jenin.jpg"><img class="size-large wp-image-425    " title="Jenin, Palestine" src="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/jenin.jpg?w=1024" alt="Jenin, Palestine" width="133" height="100" /></a><p class="wp-caption-text">Jenin, Palestine</p></div>
<p>Pour finir, mon dernier exemple est le suivant : c’est le 30 juin 2008. Je dois « retourner » en Israël après quelques jours passés sur le territoire occupé. Rien de particulier ne se produit à cette date. Je passe à travers le <em>check point </em>de la ville de Jenine pour me rendre à Haifa par la suite. Je me sens dans une prison avec tous ces <em>buzers</em>, ces voix dans les hauts parleurs sans vraiment savoir qui m’adresse la parole. Après un long processus pour franchir la « frontière » il reste qu’une dernière étape. Je fais la queue pour la dernière vérification avant de franchir les tourniquets. La dame au guichet me demande de m’écarter de la file et de patienter. Mes visas <a href="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/jenine2.jpg"><img class="alignright size-large wp-image-426" title="Jenin, Palestine" src="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/jenine2.jpg?w=1024" alt="Jenin, Palestine" width="133" height="100" /></a>des pays ennemis ont suscités l’attention. Un homme arrive pour me poser des questions et l’une d’elle fut : Why you went to Iran? It’s dangerous. Je lui ai répondu que le</p>
<div id="attachment_427" class="wp-caption alignleft" style="width: 76px"><a href="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/visas-2008.jpg"><img class="size-large wp-image-427     " title="mes visas Iran, Syrie, Liban, Jordanie, 2008" src="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/visas-2008.jpg?w=471" alt="mes visas Iran, Syrie, Liban, Jordanie, 2008" width="66" height="142" /></a><p class="wp-caption-text">mes visas Iran, Syrie, Liban, Jordanie, 2008</p></div>
<p>danger eh bien il est partout et ici en même temps; que même dans mon pays qui est supposé être le</p>
<p>plus pacifique, il se passe des fusillades dans les écoles et des crimes. Il me laisse passer, bouche bée.</p>
<p>Le 13 Septembre 2006à Montréal, il est près d’une heure et je reçois le coup de téléphone de mon frère. Il me dit d’allumer la télévision et d’écouter les nouvelles. Un jeune homme armé entre au collège Dawson et ouvre</p>
<div id="attachment_429" class="wp-caption alignright" style="width: 96px"><a href="http://www.canoe.com/divertissement/tele-medias/nouvelles/2006/09/14/1838889-jdm.html"><img class="size-full wp-image-429   " title="Fusillade à Dawson, 2006, aile G" src="http://vanessageorgescupaquin.wordpress.com/files/2009/11/dawsonfull.jpg" alt="Fusillade à Dawson, 2006, aile G" width="86" height="107" /></a><p class="wp-caption-text">Fusillade à Dawson, 2006, aile G</p></div>
<p>le feu sur les étudiants. J’ai les yeux rivés à l’écran, les larmes aux yeux. L’homme est rentré par la porte située sur Maisonneuve donnant accès à l’aile G, celle destinée aux Beaux-Arts. Tous les studios à dessin, à imprimerie et à peinture y sont ainsi que les ateliers de sculpture à l’étage plus bas. J’y ai passé deux années à temps complet à faire des aller/retour dans ces mêmes couloir, près de la cafétéria et la galerie d’art. Ce fut ma deuxième maison, sinon la première. Question de <em>timing.</em></p>
<p>Les médias ont ce pouvoir d’imposer une vison d’un pays aux gens puisque ces mêmes gens n’ont pas toujours la chance de se faire une opinion eux-mêmes en voyageant dans ces pays du Moyen Orient.</p>
<p>Alors moi j’ai le goût de dire que le danger, il est partout.</p>
<p>فانيسا</p>
<p>vanes</p>
<p><span style="color:#666699;"><em>Tais toi et tu éviteras le danger; écoute, et tu apprendras. (proverbe arabe)</em></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Conflit(s) au Yémen]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/27/conflits-au-yemen/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 17:09:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/27/conflits-au-yemen/</guid>
<description><![CDATA[Après la mort, le 3 novembre dernier, d’un garde-frontière et l’incursion de rebelles yéménites sur ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Après la mort, le 3 novembre dernier, d’un garde-frontière et l’incursion de rebelles yéménites sur son territoire, l’Arabie  saoudite est désormais impliquée militairement dans les problèmes sécuritaire du Yémen. Voici quelques éléments pour mieux en  comprendre les enjeux :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/les-forces-saoudiennes-aux-prises-avec-les-rebelles-yemenites.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2684" title="les forces saoudiennes aux prises avec les rebelles yéménites" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/les-forces-saoudiennes-aux-prises-avec-les-rebelles-yemenites.jpg" alt="" width="390" height="310" /></a></p>
<h2><em>Des divisions du passé qui ressurgissent</em></h2>
<p>L’existence du Yémen que l’on connaît actuellement est en fait toute récente. Au XIXe siècle, le pays était divisé en deux  parties, le Nord étant sous la domination de l’empire Ottoman et le Sud étant contrôlé par les Britanniques.</p>
<p>En 1918, la région septentrionale accède à l’indépendance et devient le royaume mutawakkilite du Yémen, gouverné par Yahya  Muhammad Hamid ed-Din, l’imam des zaïdites, une branche de l’islam chiite. En 1962, cette monarchie chiite est renversée par  un coup d’Etat mené par les sunnites et la province prend le nom de République arabe du Yémen (ou Yémen du Nord).</p>
<p>De son côté, la région méridoniale devient la République démocratique populaire du Yémen du Sud après le départ des  Britanniques en 1967 et adopte la doctrine marxiste.</p>
<p>En 1990, les deux entités finissent par fusionner pour former la République du Yémen, présidée par Ali Abdullah Saleh, qui  dirigeait auparavant le Yémen du Nord. Cependant, cette réunification n’est pas synonyme de stabilité. En 1994, le sud du  pays a tenté de faire sécession, sans succès. Puis, à partir de 2004, c’est un mouvement rebelle de la minorité chiite  zaïdite qui commence à faire parler de lui dans le nord, et plus précisement dans la province de Saada.</p>
<h2>
<em>La rebellion Houthiste</em></h2>
<p>Economiquement sous-développée, la province de Saada est un bastion des chiites d’obédience zaïdite. En 1997, Cheikh Hussein  Badr Eddine Al-Houthi fonde un mouvement appelé « <em>Jeunesses croyantes</em> » (shabab al-mu’min). S’estimant opprimés par le régime  du président Saleh, ceux qui se font appeler les « <em>houthistes</em> » prennent les armes en juin 2004.</p>
<p>La mort de son chef, trois mois plus tard, aurait pu porter un coup fatal à la rébellion. Or, il n’en a rien été, bien au  contraire : elle compterait quelques milliers de combattants actuellement, contre seulement 400 il y a cinq ans. Jusqu’à  présent, les combats avec les forces gouvernementales et les insurgés avaient été sporadiques. Mais depuis le mois d’août,  Sanaa est décidé à en finir avec les houthistes, en lançant une vaste offensive militaire.</p>
<p>Ainsi, soi-disant pour éviter d’être encerclés par l’armée yéménites, des rebelles zaïdites sont entrés en Arabie saoudite.  Au cours de cette incursion, un garde-frontière saoudien est tué. Et c’est cet incident qui va ainsi pousser Riadh à  s’impliquer dans ce conflit interne au Yémen, notamment en bombardant les positions houthistes.</p>
<h2><em>Le rôle de l’Iran</em></h2>
<p><a href="http://www.egeablog.net/dotclear/index.php?post/2009/10/27/Y%C3%A9men-%3A-ne-pas-se-laisser-abuser-par-la-g%C3%A9opolitique" target="_blank">Comme l’a souligné le géopolitologue Olivier Kempf,</a> il n’y a pas de preuves d’un éventuel soutien à la rébellion houthiste de la part de l’Iran  chiite. Seulement des présomptions, sur la base de la proximité confessionnelle entre les dirigeants iraniens et les insurgés  zaïdites. Encore que, le chiisme de ces derniers présentent quelques différences dogmatiques avec celui qui est pratiqué à  Téhéran.</p>
<p>Cependant, plusieurs déclarations de responsables du pays des mollahs montrent leur intérêt pour les opérations militaires en  cours contre les houthistes, comme celle du chef d’état-major iranien, le général Hassan Firouzabadi, qui a qualifié  l’intervention saoudienne de « <em>terrorisme d’Etat</em> » susceptible de mettre en danger la région et d’alimenter l’extrémisme dans  le monde musulman. Et même si Maouchehr Mottaki, le ministre iranien des Affaires étrangères a proposé, le 11 novembre, une  coopération avec Sanaa, cela n’a pas empêché un journal ultraconservateur de Téhéran d’assimiler le conflit yéménite à une  attaque « <em>des Arabes contre les chiites</em> ».</p>
<p>Reste que le Yémen et l’Arabie Saoudite accusent l’Iran de soutenir les rebelles. Le 28 octobre dernier, soit quelques jours  avant l’intervention saoudienne, les autorités yéménites avaient annoncé la prise, au large des côtes du nord du pays, d’un  bateau présenté comme étant iranien et chargé d’armes.</p>
<p>Mais si les preuves d’un soutien de Téhéran à la rébellion houthiste ne sont pas formellement établies, il n’en reste pas  moins que ce conflit sert les intérêts iraniens. Depuis la chute de Saddam Hussein et la venue au pouvoir de chiites à  Bagdad, l’Arabie Saoudite et d’autres monarchies du golfe Persique ont une obsession : l’émergence d’un « <em>Croissant chiite</em> »,  qui serait au service d’un possible hégémonie de l’Iran dans la région.</p>
<p>Cette crainte est d’autant plus justifiée qu’une forte minorité chiite (10% de la population) est présente dans la péninsule  arabique. Et l’on ne peut pas dire que les revendications de cette dernière aient souvent été prises en compte dans un pays  où le wahhabisme, c’est à dire l’interprétation rigoriste de l’islam sunnite, est la doctrine officielle. Et le conflit qui  oppose les houthistes au pouvoir central yéménite pourrait bien inspirer les chiites saoudiens, ou du moins. D’où un possible  effet de contagion.</p>
<p>Par ailleurs, il se trouve que les chiites représentent près de 30% de la population de la province saoudienne du Hasa. Or,  le sous-sol de cette dernière recèle une grande partie des réserves pétrolières du royaume… Par conséquent, des troubles  dans cette région affaibliraient Riyad, ce qui pourrait affecter la production d’or noir du pays , au grand bénéfice de l’Iran,  dont les exportations de bruts pourraient être menacées par d’éventuelles sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU en  fonction de son attitude sur la question de son programme nucléaire.</p>
<p>Cette menace de « <em>Croissant chiite</em> » fait que les membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Koweit, Bahreïn,  Oman et les Emirats arabes unis), ainsi que la Jordanie et l’Egypte, soutiennent le Yémen dans sa lutte contre les rebelles  houthistes.</p>
<h2><em>En toile de fond : al-Qaïda</em></h2>
<p>Le réseau al-Qaïda est très actif au Yémen. N’oublions pas que c’est dans le port d’Aden que le destroyer américain USS Cole  avait été la cible d’un attentat attribué à la nébuleuse terroriste, en octobre 2000. Plusieurs attaques et enlèvements  (notamment contre l’ambassade américaine en 2008) ont été revendiqués par les djihadistes locaux.</p>
<p>Récemment, les branches saoudiennes et yéménites d’al-Qaïda ont fusionné en un seul groupe, appelé « <em>Al Qaïda dans la  péninsule arabique</em> » (AQAP). En fait, il semblerait que les fidèles saoudiens d’Oussama ben Laden aient décidé de faire du  Yémen leur base arrière à partir de laquelle ils peuvent mener des actions contre Riyad. C’est de ce pays qu’est venu  l’auteur de la tentative d’attentat d’août dernier, contre le prince saoudien Mohammed Ben Nayef Al-Saoud, le chef de la  lutte antiterroriste.</p>
<p>Bien qu’engagé aux côtés des Etats-Unis dans ce qui est appelé « <em>la guerre contre le terrorisme</em> » depuis le 11 septembre 2001,  le Yémen n’a pas vraiment les moyens pour lutter contre al-Qaïda sur son sol. Et ceci est d’autant plus vrai que vient  s’ajouter le conflit contre les houthites. L’armée yéménite, qui bénéficie d’un budget qui représente 6% du PIB et 40% des  dépenses de l’Etat, ne dispose pas d’effectifs suffisants et d’armements assez modernes pour mener une lutte sur deux fronts. Aussi, c’est la raison pour laquelle les militants d’al-Qaïda sont relativement en sécurité au Yémen.</p>
<p>Par ailleurs, même si c’est pour des raisons différentes, le gouvernement central et les combattants islamistes partagent le  même combat contre les houthistes. C’est sans doute pour cela que le président Saleh aurait recruté des djihadistes  « <em>repentis</em> » pour mener des opérations contre les rebelles zaïdites, mais aussi contre les « <em>ennemis de l’Etat</em> », c’est à dire  les militants marxistes nostalgiques de la République démocratique populaire du Yémen Sud, dont le marxisme en fait des  athées.</p>
<p>Enfin, le 10 novembre, un des responsables de l’AQAP, Mohammed ben Abdel Rahman al-Rachid, s’en était pris aux chiites,  considérés comme hérétiques, et donc aux Iraniens. « <em>La menace (ndlr: des chiites) contre l’islam et son peuple est bien plus  importante que celle des juifs et des chrétiens</em> » avait-il affirmé dans un enregistrement sonore repéré par SITE Intelligence,  le groupe américain spécialisé dans la surveillance des activités islamistes sur Internet.</p>
<p>« <em>Nous appelons la nation à être aux côtés des (ndlr: sunnites) avec tous leurs moyens contre le danget de l’Iran et des  fidèles à la foi chiite dans la région</em> » avait-il poursuivi. « <em>Ne voyez-vous ni n’entendez-vous les aspirations des houthis au  Yémen et leur incursion contre les sunnites ?</em> » avait-il aussi demandé.</p>
<p>Cependant, al-Qaïda continue de s’en prendre aux autorités yéménites. En effet, Bassam Tarbush, un haut responsable  anti-terroriste, a été assassiné par des membres du réseau terroriste. Enlevé en juin dernier, il aurait payé son implication  dans l’élimination d’Ali Qaed Sunian al-Harithi, alias Abu Ali, lors d’une frappe aérienne réalisée par un drone américain en  2002. Enfin, le 5 novembre dernier, l’AQAP-Yémen a revendiqué une embuscade qui avait fait six tués parmi les forces de  sécurité yéménites.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : <a href="http://www.opex360.com/2009/11/27/conflits-au-yemen/">http://www.opex360.com/2009/11/27/conflits-au-yemen/</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Message des USA à la Chine : Aidez nous à contenir l’Iran, sinon Israël passera à l’attaque]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/27/le-message-des-usa-a-la-chine-aidez-nous-a-contenir-l%e2%80%99iran-sinon-israel-passera-a-l%e2%80%99attaque/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 16:48:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par John Pomfret et Joby Warrick Deux hauts fonctionnaires américains se sont rendus en Chine avant ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par John Pomfret et Joby Warrick</em></p>
<p><strong>Deux hauts fonctionnaires américains se sont rendus en Chine avant la visite présidentielle, et ont averti les chinois que s’ils ne soutenaient pas Washington sur le dossier iranien, Israël passerait à l’attaque, ce qui provoquerait le chaos dans l’approvisionnement pétrolier indispensable à la Chine. L’Iran est le deuxième fournisseur de pétrole du pays, et les entreprises chinoises y ont massivement investi. Pour desserrer cette contrainte, les USA ont également proposé aux chinois de les aider à réduire leur dépendance aux approvisionnements iraniens. Les demandes américaines semblent avoir été entendues. Pour la première fois depuis plusieurs années la Chine a voté une résolution de l’AIEA condamnant l’Iran.</strong></p>
<p><strong><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/les-presidents-chinois-hu-jintao-et-americain-barack-h-obama.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2681" title="les présidents chinois Hu Jintao et américain Barack H. Obama" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/les-presidents-chinois-hu-jintao-et-americain-barack-h-obama.jpg" alt="" width="450" height="315" /></a></strong></p>
<p><a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/25/AR2009112504112_pf.html">Washington Post</a></p>
<p>Deux semaines avant la visite en Chine du président Obama, deux hauts responsables de la Maison Blanche se sont rendus à Pékin en « <em>mission spéciale</em> » pour tenter de persuader la Chine de faire pression sur l’Iran afin qu’il renonce à son éventuel programme d’armement nucléaire.</p>
<p>Ces deux envoyés de haut niveau, Dennis Ross et Jeffrey Bader, qui sont membres du Conseil de Sécurité National, ont informé les chinois que si Pékin n’apportait pas son aide aux États-Unis sur ce dossier, les conséquences pourraient être graves.</p>
<p>Les chinois ont été avertis qu’Israël considère le programme nucléaire iranien comme un problème « <em>existentiel, et que les pays qui ont un problème existentiel n’écoutent pas les autres nations</em> », selon un haut responsable gouvernemental. Les conséquences sont claires : Israël pourrait bombarder l’Iran, provoquant une crise dans la région du golfe Persique et entraînant presque inévitablement des problèmes sur le pétrole dont la Chine a besoin pour alimenter son irrésistible essor économique, a déclaré ce responsable, qui s’est exprimé à condition de rester anonyme.</p>
<p>La Maison-Blanche a obtenu une réponse cette semaine. La Chine a informé les États-Unis qu’elle apporterait son soutien à une déclaration à la teneur très ferme, présentée par les USA, et qui critiquerait les violations des résolutions de l’ONU qu’a commises par la République islamique en construisant une usine secrète d’uranium enrichi. Cette déclaration, obtenue par le Washington Post, fait partie d’un projet de résolution qui devrait être présenté dès jeudi par les 35 nations qui siègent au conseil d’administration de l’Agence Internationale de l’Energie atomique, l’organe de surveillance nucléaire des Nations Unies.</p>
<p>Bien que cette résolution soit largement symbolique, ce sera la première depuis 2006 qu’un tel document recueillera le soutien de la Chine et la Russie. Cette décision marque un nouveau départ pour la Chine, qui s’était abstenue depuis longtemps de critiquer la politique nucléaire de l’Iran. La position chinoise à ce sujet est perçue comme le premier test d’une relation qu’Obama a décrite comme devant « <em>façonner le 21e siècle.</em> »</p>
<p>Compte tenu du soutien obtenu des plus anciens alliés de l’Iran, les diplomates européens s’attendent à ce que cette résolution soit adoptée. Ce texte qualifie de « <em>violation de ses obligations</em> » envers l’ONU et les règles de l’AIEA la construction par Téhéran d’une usine souterraine d’enrichissement à proximité de Qom. Si elle est approuvée, elle sera ensuite soumise au Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui pourrait décider d’adopter des sanctions plus sévères contre la République islamique.</p>
<p>« <em>Notre patience ne durera pas éternellement</em> », a déclaré à la presse à la veille de la session de l’AIEA le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle, dont le gouvernement a rédigé la résolution.</p>
<p>Si les diplomates et les experts du contrôle des armements se félicitent du soutien de la Chine à la résolution de l’AIEA, certains font remarquer qu’il n’est pas encore acquis que la Russie et la Chine aillent plus loin et acceptent de nouvelles sanctions contre l’Iran. Nos tentatives visant à contacter des membres de l’ambassade de Chine aux fins de commentaires ont été infructueuses.</p>
<p>« <em>Ils expriment leur mécontentement au sujet de l’Iran, mais que cela se traduise par une résolution au Conseil de sécurité est une autre affaire</em> », estime David Albright, ancien inspecteur nucléaire de l’ONU et président du Washington Institute for Science and International Security.</p>
<p>L’Iran, qui affirme vouloir utiliser l’énergie nucléaire uniquement pour la production d’électricité, a reconnu cette semaine faire l’objet de pression de la part de la Russie au sujet de son réseau d’installations nucléaires. Un haut responsable militaire, le général Mohammad Hassan Mansourian, a déclaré à l’agence de presse d’Etat Press TV que la Russie était revenue sur sa promesse de livrer des armements « <em>en raison des pressions exercées par le lobby sioniste et les américains.</em> » [<a title="[1] Il s&#8217;agit des missiles anti-aériens S300 &#8211; Ndlr&#8221; name=&#8221;nh1&#8243; href=&#8221;#nb1&#8243;>1</a>]</p>
<p>La visite à Pékin le mois dernier des hauts fonctionnaires de la Maison Blanche a été décrite comme relevant des efforts déployés par l’administration Obama pour isoler l’Iran. En défendant leur dossier devant la Chine, ils ont averti que l’accès de Iran au nucléaire augmenterait le risque d’un conflit régional, provoquerait une hausse du cours du pétrole, pourrait éventuellement déboucher sur une interruption des livraisons de brut, et déclencherait une vague de prolifération nucléaire.</p>
<p>Les Chinois ont été prévenus que « <em>cela pourrait ébranler l’ensemble du régime de non-prolifération</em> » a indiqué ce fonctionnaire, qui a eu connaissance du long argumentaire développé par M. Ross.</p>
<p>Des pays tels que l’Arabie Saoudite, la Turquie et l’Egypte pourraient démarrer leurs propres programmes nucléaires. « <em>Et une fois que l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Turquie auront sauté le pas, à qui le tour ?</em> » demande-t-il. La conséquence est évidente : le Japon, principal concurrent de la Chine dans la lutte d’influence dans la région, pourrait également passer au nucléaire, précise-t-il.</p>
<p>Obama a appuyé ce message lors des entretiens avec le président Hu Jintao durant son voyage en Chine, indique ce responsable. « <em>Dennis et le Président ont discuté des conséquences d’un Iran accédant à la capacité de produire un uranium hautement enrichi</em> », précise ce responsable.</p>
<p>Les États-Unis souhaitent que la Chine soutienne de nouvelles sanctions contre l’Iran si Téhéran refuse la proposition d’envoyer la plupart de ses stocks actuels d’uranium faiblement enrichi à l’étranger afin qu’ils soient transformés en barres de combustible pour un réacteur de recherche iranien.</p>
<p>La Chine a déclaré par le passé qu’elle s’opposait à des sanctions contre l’Iran. Les grandes entreprises publiques du secteur énergétique se sont engagées durant les cinq dernières années à investir 120 milliards de dollars en Iran et peu, voire aucun, de ces projets n’ont réellement débuté. L’Iran est également le deuxième fournisseur pétrole pour la Chine. Au début de la semaine, Sinopec, l’une des plus grandes compagnies pétrolières chinoises, a signé un autre mémorandum d’entente avec la National Iranian Oil Refining and Distribution Co, pour investir 6,5 milliards de dollars supplémentaires dans la construction de raffineries en Iran.</p>
<p>Dès le début de son mandat, M. Obama a fait pression sur les chinois au sujet de l’Iran. C’était le dossier prédominant lors de ses entretiens avec M. Hu à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre. M. Obama a décrit la question iranienne comme relevant de l’« <em>intérêt national essentiel</em> » des Etats-Unis, utilisant ainsi à dessein les termes que la Chine emploie sur des sujets sensibles tels que Taïwan et le Tibet. « <em>Leur terminologie leur est retournée,</em> » et souligne à quel point le question est « <em>critique</em> » pour les Etats-Unis, indique ce responsable.</p>
<p>Les officiels américains ont également tenté d’explorer des moyens d’aider la Chine à se passer du pétrole iranien, ont précise des fonctionnaires du Département d’Etat. Des officiels des Émirats arabes unis ont indiqué qu’ils prévoyaient d’augmenter les exportations de pétrole vers la Chine. L’Arabie Saoudite noue également des liens plus étroits avec Pékin, ce qui devrait se traduire par une augmentation de ses ventes de pétrole à la Chine, selon des membres de l’administration.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : <a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2913">http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2913</a></p>
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<title><![CDATA[Faut-il avoir peur de la finance islamique ?]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/26/faut-il-avoir-peur-de-la-finance-islamique/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 22:11:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par George Malbrunot « Pas du tout », répond Rodolphe Cazavant. Ce jeune cadre de 32 ans a quitté en]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par George Malbrunot</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/les-5-piliers-de-la-finance-islamique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2678" title="les 5 piliers de la finance islamique" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/les-5-piliers-de-la-finance-islamique.jpg" alt="" width="365" height="342" /></a></p>
<p><strong>« Pas du tout », répond Rodolphe Cazavant.</strong> Ce jeune cadre de 32 ans a quitté en début d’année sa banque londonienne pour rejoindre un établissement du Qatar, spécialisé dans la finance islamique. Et il ne s’en plaint pas. « <em>J’ai beaucoup plus de responsabilités et une qualité de vie bien meilleure qu’à la City</em> », ajoute ce père de deux jeunes enfants, qui a découvert les charmes du désert.</p>
<p>A Doha, Abou Dhabi ou Bahreïn, de nombreux cadres français travaillent désormais dans les départements « <em>Finance islamique</em> » des banques locales. Fondée sur la « <em>charia</em> », la finance islamique interdit le recours aux intérêts, la spéculation, et les investissements considérés comme impurs (jeu, alcool, armement…).</p>
<p>La plupart des banquiers français, rencontrés lors d’un récent séjour à Doha, dédramatisent l’arrivée prochaine dans l’Hexagone des « <em>sukuks</em> », ces obligations conformes à la loi islamique.</p>
<p>« <em>Même au Moyen-Orient, la finance islamique reste un phénomène marginal, puisqu’elle ne concerne que 17% de l’activité financière de la région</em> », explique Rodolphe Cazavant. « <em>Mais, c&#8217;est vrai qu&#8217;elle est en net développement</em> ».</p>
<p>Au Qatar, même si la finance islamique ne représente que 20% de l’activité bancaire, le financement des grands projets gaziers fait désormais appel aux « <em>sukuks</em> ». Et la majorité des licences accordées aux nouvelles banques bénéficient aux établissements pratiquant la finance islamique. « <em>Et puis, la finance islamique elle aussi se modernise, selon R. Cazavant, elle essaie de copier la finance traditionnelle</em> ».</p>
<p>Au Qatar, une cinquantaine d’experts en science islamique se partage les postes dans les « <em>charia board</em> » des banques qui pratiquent la finance islamique. Ce sont eux qui doivent dire si tel projet à financer est « <em>charia compatible</em> ». Mais de la théorie à la pratique, il y a parfois un fossé. « <em>Regardez la finance islamique en Extrême-Orient, elle est très différente de celle que nous pratiquons dans le Golfe</em> », assure André Gilles, un autre banquier.</p>
<p>La plupart regrette que les mentalités françaises ne soient pas encore prêtes pour les &#8220;<em>sukuks</em>&#8220;. « Ca fait peur, nous sommes un pays <em>foncièrement laïc</em> », constate A. Gilles. Pourtant, à entendre tous ces banquiers, la finance islamique n’a rien d’inquiétant.</p>
<p>Depuis quelques années, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, plaide fermement pour son arrivée dans l’Hexagone. Pourquoi un tel engouement, se demandent nombre de banquiers français à Doha. Pour attirer les fonds souverains du Golfe ? « <em>Mais ceux-ci concernent majoritairement des activités conventionnelles</em> », rétorquent-ils.</p>
<p>La plupart, en revanche, s’accorde à reconnaître que « <em>l’activité vente au détail d’une banque islamique peut intéresser une petite frange de la population française de confession musulmane</em> », selon Arnaud Depierrefeu, avocat d’affaires installé à Doha.</p>
<p>Finalement beaucoup en conviennent : la finance islamique est surtout un moyen pour les responsables politiques occidentaux de renvoyer l’ascenseur vers ceux qui les ont aidés à affronter la crise financière. « <em>Nous sommes plus dans le politique que dans l’économie pure</em> », soutient A. Depierrefeu.</p>
<p>Le Qatar, par exemple, a pris une partie du capital de Crédit Suisse, de Barclays Bank ainsi que 9% de Lagardère. « <em>Les grosses entreprises françaises avaient du mal à se refinancer durant la crise, elles se sont dits pourquoi pas recourir à la finance islamique</em> », note un expert économique. Et dernièrement, des assureurs français sont venus au Qatar, afin d&#8217;y examiner les possibilités de développer à leur tour une activité finance islamique.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : <a href="http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2009/11/faut-il-avoir-peur-de-la-finan.html">http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2009/11/faut-il-avoir-peur-de-la-finan.html</a></p>
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<title><![CDATA[Un état d’exception qui ne dit pas son nom ? Le roi de Jordanie dissout le Parlement et soutient l’Arabie saoudite contre l’Iran]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/26/un-etat-d%e2%80%99exception-qui-ne-dit-pas-son-nom-le-roi-de-jordanie-dissout-le-parlement-et-soutient-l%e2%80%99arabie-saoudite-contre-l%e2%80%99iran/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 16:11:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Khaled Asmar Le roi Abdallah II de Jordanie était le premier responsable arabe à avoir mis en ga]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Khaled Asmar</em></p>
<p><strong><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/iran-2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2668" title="Iran, le coeur du croissant chiite" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/iran-2.jpg" alt="" width="250" height="187" /></a>Le roi Abdallah II de Jordanie était le premier responsable arabe à avoir mis en garde, solennellement, contre le &#8220;<em>croissant chiite</em>&#8221; que Téhéran s’employait à étendre depuis l’Iran jusqu’à Gaza, en passant par le Liban, la Syrie et l’Irak. Aujourd’hui, la Révolution chiite iranienne passe à la vitesse supérieure et cherche à installer la guerre au cœur du monde sunnite, avec la rébellion Al-Houthi au Yémen et ses retombées dans la Péninsule arabique. La Jordanie s’y serait engagée militairement.</strong></p>
<p>Un diplomate arabe en poste à Beyrouth nous a fait part de son pessimisme quant à l’évolution de la situation au Yémen, et par extension au cœur de la Péninsule arabique et en Arabie saoudite plus particulièrement. Il regrette que « <em>les mises en gardes lancées depuis plusieurs années par le roi Abdallah II de Jordanie, puis par le président égyptien Hosni Moubarak, soient restées vaines</em> ». Le premier avait en effet mis en garde, en 2004, contre le croissant chiite voulu par Téhéran ; le second avait douté, en 2006, de la loyauté des Chiites arabes à leur pays, les accusant d’être à la solde de l’Iran et de Wilayat e-Faguih.</p>
<p>Notre interlocuteur ajoute que « <em>le monde découvre aujourd’hui la justesse des positions du Caire et d’Amman et assiste impuissant à la montée de l’influence iranienne dans la région</em> ». Selon le diplomate, « <em>cette impuissance est due à plusieurs facteurs, dont essentiellement l’impunité dont a joui l’Iran et l’absence de réactions internationales, en temps utile, face aux ingérences iraniennes régionales. La communauté internationale a laissé faire Téhéran, pourtant accusé d’exploiter Al-Qaïda contre le pouvoir saoudien et d’héberger des dizaines de ses dirigeants ; de rearmer les Taliban en Afghanistan ; de renforcer les milices chiites en Irak ; de contrôler le Hezbollah au Liban ; et d’utiliser les palestiniens du Hamas comme chair à canon, à Gaza&#8230;</em> ». Aujourd’hui, ajoute-t-il, « <em>ce sont les zaïdites yéménites qui sont littéralement sacrifiés pour déstabiliser le Yémen et contrôler l’entrée sud de la Mer Rouge afin de prendre en étau l’Arabie saoudite et achever l’encerclement du monde sunnite. Une véritable </em><a href="http://www.mediarabe.info/spip.php?article1734" target="_blank"><em>guerre préventive</em></a><em> menée par Téhéran et ses alliés</em> ».</p>
<p>C’est dans ce contexte que le souverain hachémite, Abdallah II, vient de dissoudre le Parlement, en vue d’organiser des élections législatives anticipées, en 2010. Or, au même moment, nous apprenons que « <em>la Jordanie aurait dépêché quelque 2.000 soldats des forces spéciales en Arabie pour épauler l’armée saoudienne dans sa guerre contre les rebelles yéménites d’Al-Houthi qui harcèlent le royaume</em> ». L’engagement militaire jordanien semble indispensable pour la protection de l’Arabie. Car, en dépit de son équipement moderne et sophistiqué, payé au prix fort, l’armée saoudienne n’a jamais combattu depuis plus d’un demi-siècle. Sa participation à la libération du Koweït, en 1991, n’était que symbolique. Les Saoudiens, habitués au confort, ne s’engagent pas dans l’armée ou la Garde nationale. Cette situation avait obligé Riyad à « <em>louer</em> », par le passé, des pilotes de chasse au Pakistan, au Maroc et à la Jordanie&#8230;</p>
<p>Or, la dynastie hachémite semble redouter la réaction hostile de son opposition islamiste, menée par les Frères musulmans, très proches du Hamas et sensibles aux arguments iraniens. Le guide des Frères égyptiens, Mohammed Mehdi Akef, qui, en 2008, avait <a href="http://www.mediarabe.info/spip.php?article1250" target="_blank">coordonné avec le Hamas palestinien la déstabilisation de l’Egypte</a>, a récidivé en rendant récemment un inestimable service à l’Iran. Il a invité l’Arabie saoudite à « <em>cesser la guerre contre les Houthi et à négocier avec les rebelles chiites pour épargner le sang musulman !</em> ». Pour éviter un débat parlementaire synonyme de dérapage politique, le roi Abdallah II de Jordanie aurait ainsi préféré dissoudre le Parlement, une façon déguisée de suspendre momentanément la vie démocratique et décréter <em>de facto</em> l’état d’exception.</p>
<p>En tout état de cause, il convient de noter l’absence de manifestations dans les pays arabes, et en Occident, contre l’usage par les Saoudiens de munitions au phosphore semblables à celles qui avaient été déversées sur Gaza, en décembre 2008 et janvier 2009. Pour notre interlocuteur, « <em>le monde semble avoir pris conscience que le Hamas et les Houthi avaient conduit les </em><a href="http://www.mediarabe.info/spip.php?article1607" target="_blank"><em>Palestiniens de Gaza</em></a><em> et les Yéménites de Saada vers une véritable boucherie au service de Téhéran, comme l’avait fait le Hezbollah au Liban en 2006</em> ». La supercherie n’émeut plus l’opinion publique arabe.</p>
<p>&#160;</p>
<p><em>à lire également :</em></p>
<p><a href="http://www.mediarabe.info/spip.php?article1602" target="_blank">Comment le blocus de Gaza a-t-il menacé l’Arabie et l’Egypte (22 décembre 2008)</a></p>
<p><a href="http://www.mediarabe.info/spip.php?article1739" target="_blank">Comment éviter une défaite militaire occidentale en Afghanistan, en Irak, et dans toute la région ? (22 septembre 2009)</a></p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : MediArabe.info <a href="http://mediarabe.info/spip.php?article1771">http://mediarabe.info/spip.php?article1771</a></p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Moyen orient, Dubai, Au bord de la faillite]]></title>
<link>http://lorrain1.wordpress.com/2009/11/26/moyen-orient-dubai-au-bord-de-la-faillite/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 14:39:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bernard TRITZ</dc:creator>
<guid>http://lorrain1.wordpress.com/2009/11/26/moyen-orient-dubai-au-bord-de-la-faillite/</guid>
<description><![CDATA[Moyen orient, Dubai, Au bord de la faillite &#8211; L&#8217;émirat de Dubaï au bord de la faillite ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="float:left;width:360px;height:360px;" title="Dubaï World" src="http://tritz2.org/images/parc4/DubaiWorld.jpg" alt="Dubaï World" width="360"></p>
<div style="text-align:justify;">
<img src="http://tritz2.org/images/parc/french.gif" alt="french" width="16" height="10" /> <span style="font-size:small;color:#000000;font-family:Arial;">Moyen orient, Dubai, Au bord de la faillite &#8211; L&#8217;émirat de Dubaï au bord de la faillite &#8211; lefigaro.fr &#8211; Alexandrine Bouilhet &#8211; Dubaï World, la holding publique propriétaire de la fameuse île artificielle en forme de palmier, demande un sursis à ses créanciers sur 59 milliards de dollars. Alors que l&#8217;on croyait la crise financière terminée, le feu couve dans le Golfe. Lesté de 80 milliards de dollars de dettes, Dubaï semble au bord de la faillite. Mercredi, l&#8217;une des holdings les plus importantes de l&#8217;émirat, Dubaï World, propriétaire via ses filiales immobilières, du gigantesque complexe hôtelier construit sur une île artificielle en forme de palmier, a demandé à ses créanciers un sursis pour renégocier l&#8217;intégralité de ses dettes, soit 59 milliards de dollars ! Il ne compte plus rien rembourser avant le 30 mai afin de mener à bien cette restructuration, ce qui suppose de ne pas honorer les prochaines échéances (9 milliards de dollars dus dans les quatre mois qui viennent). Aussi désespérée qu&#8217;inattendue, cette requête a affolé les marchés. Le prix de la couverture contre un défaut de paiement de la dette souveraine de Dubaï (CDS) a bondi, hier, de 111 points de base, pour atteindre 429 points. Le flamboyant émirat pointe ainsi au sixième rang mondial des États les moins solvables de la planète, d&#8217;après l&#8217;agence Bloomberg. Indicateur clé des risques de faillite, le coût du CDS de Dubaï a plus grimpé en un mois que l&#8217;avait fait celui de l&#8217;Islande, en octobre 2008, en pleine tourmente financière.<br />
Les dettes de Dubaï représentent 70% de son PIB &#8211; La supplique de Dubai World apparaît d&#8217;autant plus inquiétante qu&#8217;elle intervient le jour même où l&#8217;émirat annonce avoir levé 5 milliards de dollars de Bons du Trésor auprès d&#8217;Abou Dhabi, son grand frère riche en pétrole. Les fonds ont été apportés par deux importantes banques de l&#8217;émirat: la National Bank of Abu Dhabi, et la banque islamique Al Hilal Bank, aujourd&#8217;hui surveillées de près par les marchés, alors qu&#8217;elles sont basées dans l&#8217;État le plus riches des membre de la Fédération des Émirats arabes unis. Aussi salutaire soit-il, cet apport d&#8217;argent frais ne suffit pas à éponger l&#8217;océan de dettes de Dubaï, qui représente 70 % de son produit intérieur brut (PIB). Privé de pétrole, l&#8217;émirat qui abrite la tour la plus haute du monde a bâti sa fortune en moins de dix ans, en misant sur l&#8217;immobilier, la finance, et le tourisme de luxe, trois secteurs aujourd&#8217;hui en pleine déconfiture. Les spéculateurs qui avaient fait flamber les prix à Dubaï &#8211; enrichissant au passage les entreprises d&#8217;État propriétaires des terrains si convoités &#8211; ont disparu avec le «credit crunch», déclenchant une chute des prix de 47 % sur un an, des défauts de crédits en cascade, et la méfiance des banques. La crise a également mis à jour des scandales financiers embarrassants pour l&#8217;émirat. Celui-ci compte plus que jamais sur la solidarité financière d&#8217;Abou Dhabi, qui lui a déjà prêté 10 milliards de dollars cette année. </span></div>
<div style="text-align:justify;">
<img src="http://tritz2.org/images/parc/english.gif" alt="english" width="16" height="10" /> <span style="font-size:small;color:#0000ff;font-family:Arial;">Middle East, Dubai, the edge of bankruptcy &#8211; The emirate of Dubai on the brink of bankruptcy &#8211; lefigaro.fr &#8211; Alexandrine Bouilhet &#8211; Dubai World, the public holding company owns the famous artificial island shaped like palm request a stay creditors on 59 billion dollars. While we believe the financial crisis is over, the fire smoldering in the Gulf. Weighted with 80 billion dollars in debt, Dubai seems on the verge of bankruptcy. Wednesday, holding one of the largest emirate, Dubai World, owned real estate through its subsidiaries, the huge hotel complex built on an artificial island shaped like palm, asked its creditors for relief to renegotiate the entire of its debts, or 59 billion dollars! He does nothing pay before May 30 to complete this restructuring, which means not honoring the upcoming (9 billion dollars due within four months ahead). So desperate was unexpected, this request has panicked markets. The cost of hedging against a default on sovereign debt of Dubai (CDS) surged yesterday of 111 basis points to reach 429 points. The emirate&#8217;s flamboyant art and sixth in the world of least creditworthy of the world, according to Bloomberg. Key indicator of risk of bankruptcy, the cost of CDS in Dubai has risen more in a month that had been that of Iceland, in October 2008, in financial turmoil.<br />
Dubai&#8217;s debts represent 70% of its GDP &#8211; The petition of Dubai World is all the more disturbing because it comes the same day that the emirate announced it has raised $ 5 billion of Treasury bills from Abu Dhabi his big brother rich in oil. The funds were provided by two major banks in the emirate: the National Bank of Abu Dhabi Islamic Bank and Al Hilal Bank, now closely monitored by the markets when they are based in the State richest member of the Federation of UAE. Also beneficial is it, this new money is not enough to soak up the ocean of debts of Dubai, which represents 70% of its gross domestic product (GDP). Private oil, the emirate, home to the tallest tower in the world has built his fortune in less than ten years, focusing on real estate, finance, tourism and luxury, three areas now in disarray . Speculators who had dramatically raised prices in Dubai &#8211; enriching the transition state enterprises landowners so coveted &#8211; disappeared with the credit crunch, sparking a price drop of 47% over one year defects credits cascade, and distrust of banks. The crisis has also uncovered embarrassing financial scandals to the emirate. It has more than ever on financial solidarity of Abu Dhabi, which has already lent 10 billion dollars this year.</span></div>
<div style="text-align:justify;">
<img src="http://tritz2.org/images/parc/german.gif" alt="german" width="16" height="10" /> <span style="font-size:small;color:#000000;font-family:Arial;">Middle East, Dubai, den Rand des Bankrotts &#8211; Das Emirat Dubai am Rande des Bankrotts &#8211; lefigaro.fr &#8211; Alexandrine Bouilhet &#8211; Dubai World, die staatliche Holdinggesellschaft besitzt die berühmten künstlichen Insel Palm wie ein Gläubiger Antrag auf 59 Milliarden US-Dollar Aufenthalt geprägt . Während wir glauben, dass die Finanzkrise vorbei ist, das glimmende Feuer in der Golfregion. Mit 80 Milliarden Dollar verschuldet Gewichteter scheint Dubai am Rande des Bankrotts. Mittwoch, den Betrieb eines der größten Emirat Dubai World, Eigentumsquote über ihre Tochtergesellschaften, die riesigen Hotelkomplex auf einer künstlichen Insel, wie Palmen geprägt gebaut, fragte seinen Gläubigern zur Entlastung für die gesamte seiner Schulden, oder 59 Milliarden Dollar neu zu verhandeln! Er tut nichts zahlen vor dem 30. Mai, um diese Umstrukturierung, die nicht zu Ehren des kommenden (9 Milliarden US-Dollar fällig innerhalb von vier Monaten vor Anspruch auf Vollständigkeit). So verzweifelt war unerwartet, hat diesen Antrag Märkte in Panik geraten. Die Kosten für die Absicherung gegen einen Standard für Staatsschulden von Dubai (CDS) stieg gestern von 111 Basispunkte auf 429 Punkte zu erreichen. Das Emirat ist extravagante Kunst und sechste in der Welt der kleinsten Bonität der Welt, laut Bloomberg. Schlüsselindikator der Gefahr einer Insolvenz, hat die Kosten der CDS in Dubai mehr im Monat gestiegen war, dass die von Island, im Oktober 2008 in Turbulenzen auf den Finanzmärkten.<br />
Dubai Schulden machen 70% des BIP &#8211; Die Petition von Dubai World ist umso beunruhigender, als es darum geht, am selben Tag, dass das Emirat ist bekannt, dass es $ 5 Milliarden Schatzwechsel aus Abu Dhabi hob den großen Bruder reich an Öl. Die Mittel wurden durch zwei große Banken in den Emiraten zu finden: die National Bank of Abu Dhabi Islamic Bank und Al Hilal Bank, die jetzt von den Märkten eng überwacht werden, wenn sie in dem Staat reichste Mitglied der Föderation der Vereinigten Arabischen Emirate beruhen. Ebenfalls von Vorteil ist, ist dieses neue Geld nicht ausreicht, um das Meer genießen der Schulden von Dubai, das 70% seines Bruttoinlandsprodukts (BIP) entspricht. Private Öl, das Emirat, ist die Heimat der höchste Turm der Welt sein Glück in weniger als zehn Jahren gebaut, die sich auf Immobilien, Finanzen, Tourismus und Luxus, drei Bereiche nun in Unordnung. Spekulanten, die hatte sich dramatisch erhöht Preise in Dubai &#8211; bereichert den Übergang staatlichen Unternehmen Grundbesitzer so begehrt &#8211; verschwand mit der Kreditkrise, Funkenbildung einem Kursrückgang von 47% innerhalb eines Jahres Mängel Credits Kaskade, und das Misstrauen der Banken. Die Krise hat auch aufgedeckt peinlich Finanzskandale das Emirat. Es ist mehr denn je über die finanzielle Solidarität der Abu Dhabi, der bereits 10 Milliarden Dollar geliehen in diesem Jahr.</span></div>
<div style="text-align:justify;">
<img src="http://tritz2.org/images/parc/spanish.gif" alt="spanish" width="16" height="10" /> <span style="font-size:small;color:#0000ff;font-family:Arial;">Oriente Medio, Dubai, el borde de la quiebra &#8211; El emirato de Dubai, en el borde de la quiebra &#8211; lefigaro.fr &#8211; Bouilhet Alexandrine &#8211; Dubai World, la sociedad de cartera pública propietaria de la famosa isla artificial en forma de petición de los acreedores de una estancia de palma en 59 millones de dólares . Aunque creemos que la crisis financiera ha terminado, el fuego que ardía en el Golfo. Ponderado con 80 millones de dólares en deuda, Dubai parece estar al borde de la quiebra. Miércoles, sosteniendo uno de los mayores de los emiratos, Dubai World, propiedad inmobiliaria a través de sus filiales, la gran complejo hotelero construido en una isla artificial con forma de palmera, ha pedido a sus acreedores para el alivio de renegociar la totalidad de sus deudas, o 59 millones de dólares! Él no paga nada antes de 30 de mayo para completar este proceso de reestructuración, lo que significa no cumplir el próximo (9 millones de dólares por un plazo de cuatro meses de antelación). Tan desesperada era inesperado, esta solicitud ha pánico mercados. El costo de la cobertura contra el impago de la deuda soberana de Dubai (CDS), aumentó ayer de 111 puntos básicos, hasta llegar a 429 puntos. Arte extravagante del emirato y el sexto en el mundo de los menos solventes del mundo, según Bloomberg. Indicador clave del riesgo de quiebra, el costo de la CDS en Dubai ha aumentado más de un mes que había sido la de Islandia, en octubre de 2008, en las turbulencias financieras.<br />
Las deudas de Dubai representan el 70% de su PIB &#8211; La petición de Dubai World es tanto más preocupante porque se trata del mismo día en que el emirato ha anunciado que ha recaudado $ 5 billones de letras del Tesoro de Abu Dhabi a su hermano grande, rico en petróleo. Los fondos fueron proporcionados por dos de los principales bancos en el emirato: el Banco Nacional de Abu Dhabi Islamic Bank y el Banco Al-Hilal, ahora de cerca por los mercados cuando se basan en el Estado miembro más rico de la Federación de Emiratos Árabes Unidos. Es beneficioso, este nuevo dinero no es suficiente para absorber el océano de las deudas de Dubai, que representa el 70% de su producto interno bruto (PIB). Petroleras privadas, el emirato, que alberga la torre más alta del mundo, ha construido su fortuna en menos de diez años, centrándose en bienes raíces, finanzas, turismo y de lujo, tres áreas encuentran en desorden. Los especuladores que habían dramáticamente los precios en Dubai &#8211; el enriquecimiento de las empresas estatales de transición terratenientes tan codiciado &#8211; desapareció con la crisis del crédito, lo que provocó una caída de precios del 47% más de los defectos de cascada de créditos al año, y la desconfianza de los bancos. La crisis también ha descubierto embarazosa escándalos financieros al emirato. Tiene más que nunca en la solidaridad financiera de Abu Dhabi, que ya ha prestado 10 mil millones de dólares este año.</span></div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Quand et comment attaquer l’Iran]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/26/quand-et-comment-attaquer-l%e2%80%99iran/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 14:28:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Benny Morris L’historien israélien Benny Morris fait régulièrement part de ses vues apocalyptiqu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Par Benny Morris</p>
<p><strong>L’historien israélien Benny Morris fait régulièrement part de ses vues apocalyptiques sur le conflit au Proche-Orient. Pour lui, face à l’Iran, la seule solution est de bombarder les installations nucléaires. Cette attaque, qu’il juge inévitable, devrait intervenir au printemps, estime-t-il. Reste cependant à obtenir le feu vert d’Obama. &#8212; L’argumentaire développé ici montre combien le recours à la force est vain. Morris reconnait que seule une campagne aérienne prolongée pourrait détruire les capacités iraniennes, mais que celle-ci est hors de portée des forces israéliennes. Ce qui revient à constater qu’en l’absence d’une implication des USA, que Morris juge peu vraisemblable tant ils sont « <em>empêtrés</em> » dans les guerres d’Afghanistan et d’Irak, la région serait mise à feu et à sang &#8211; Morris envisage des opérations terrestres à Gaza et au Liban, le début d’une « <em>guerre prolongée</em> » avec l’Iran &#8211; à la seule fin de parvenir à retarder de quelques années un programme d’armement dont la réalité n’est toujours pas avérée. Tout cela n’a aucun sens. Sauf à imaginer qu’Israël parvienne à déclencher une guerre totale entre les USA et l’Iran. Et c’est peut-être le pari fou et criminel que font certains stratèges israéliens. Contre Info</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/possibilites-dattaques-disrael-et-ripostes-iraniennes.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-2665" title="les possibilités d'attaques d'Israël sur les sites nucléaires iraniens et la capacité de riposte d'Iran" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/possibilites-dattaques-disrael-et-ripostes-iraniennes.gif" alt="" width="450" height="300" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><em>cliquer sur la carte pour agrandir</em></p>
<p><a href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cifamerica/2009/nov/24/obama-nuclear-spring-israel-iran">Guardian</a></p>
<p>Le débat en Israël, &#8211; et notamment la semaine dernière dans Haaretz, le principal quotidien du pays- porte explicitement et ouvertement sur une guerre au printemps ou à l’été prochain. Le ciel sera dégagé pour les opérations aériennes, le bouclier israélien anti missiles contre les armes de courte et moyenne portée sera au moins partiellement opérationnel, la communauté internationale, dirigée par le président Obama, aura visiblement échoué à contrecarrer le programme d’armement nucléaire iranien. Et L’Iran se sera encore rapproché de la bombe.</p>
<p>Le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le ministre de la Défense Ehud Barak devront alors décider si Israël peut vivre avec un Iran nucléaire et compter sur la dissuasion. Mais si l’on juge trop important le risque d’une attaque nucléaire contre Israël, l’armée du pays devra faire ce qui est en son pouvoir pour détruire les installations nucléaires de l’Iran, malgré les répercussions probables qui seront dévastatrices pour la région et pour le monde.</p>
<p>On assistera probablement à des tirs massifs de roquettes sur les villes israéliennes et les bases militaires par les Iraniens et le Hezbollah (à partir du Liban), et peut-être par le Hamas (à partir de Gaza). Cela pourrait déclencher des guerres terrestres au Liban et à Gaza, ainsi qu’une guerre prolongée avec l’Iran. Il pourrait y avoir des opérations terroristes menées par des agents iraniens contre des objectifs israélien (et juif) à travers le monde ; une forte augmentation des cours mondiaux du pétrole, dont Israël aura à subir le contrecoup politique ; des actions de l’Iran contre des cibles américaines en Irak, en Afghanistan et dans le Golfe. Plus généralement, le terrorisme islamiste contre des cibles occidentales ne pourrait qu’augmenter.</p>
<p>Mais ce ne sont pas seulement les dirigeants d’Israël qui devront décider. Obama aura à le faire également. C’est un homme qui, dans l’arène internationale, a fait preuve d’une propension à l’indécision (sauf quand il s’agit des colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie). Donnera-t-il aux Israéliens le feu vert (et peut-être certains équipements supplémentaires qu’ils veulent obtenir pour faciliter une attaque) et accordera-t-il l’ouverture d’un couloir arien au dessus de l’Irak ? Ou acceptera-t-il que les mollahs aient en mains l’arme atomique ?</p>
<p>Il est clair &#8211; et cela devrait l’être d’ici là pour tout le monde en dehors des partisans ramollis de l’apaisement &#8211; que l’approche diplomatique ne va nulle part, lorsque les Iraniens manoeuvrent, fournissent des réponses évasives et traînent des pieds, tout en enrichissant davantage d’uranium. Téhéran se moque de nous, comme il l’a déjà fait, sur ce chemin vers l’Apocalypse. Ahmadinejad et les mollahs savent pertinemment que l’Occident ne pourra jamais imposer les seules sanctions qui pourraient être efficaces (un boycott total du pétrole iranien et un arrêt de toutes les livraisons de marchandises vers l’Iran).</p>
<p>En occident, certains espèrent joyeusement que les Iraniens veulent une arme rustique qui « <em>resterait à la cave</em> », et non pas des armes immédiatement utilisables, ce qui réduirait la nécessité d’une frappe militaire préventive. Mon sentiment est que l’Iran n’a pas fait cet immense pari afin de seulement parvenir à une capacité nucléaire incertaine et implicite : il ne s’arrêtera pas en deçà d’armes atomiques réellement utilisables avec lesquelles il pourra intimider, acquérir une hégémonie sur ses voisins, dissuader l’Occident et, peut-être, détruire Israël.</p>
<p>Le moment de vérité se rapproche donc rapidement pour Obama. Son prédécesseur George Bush avait à plusieurs reprises assuré à Israël que les États-Unis ne permettraient pas que l’Iran fondamentaliste obtienne la bombe. Cela impliquait que l’Amérique elle-même prévienne cette éventualité &#8211; et en dernier recours par des moyens militaires.</p>
<p>Aujourd’hui, cela semble hautement improbable. Obama est empêtré dans deux guerres dans les pays musulmans, avec un conflit en Afghanistan qui paraît de plus en plus ingagnable, et un Irak qui se dirige soit vers une partition de facto, soit vers une subordination croissante à l’Iran chiite. Avec une opinion publique américaine de plus en plus lasse de la guerre, de toute guerre, le président américain ne mobilisera sans doute pas les forces aériennes, la marine et les forces spéciales pour détruire les installations nucléaires iraniennes.</p>
<p>Il y a une double ironie amère en cette circonstance. Les Iraniens et leurs agents vont vraisemblablement attaquer des cibles américaines, que les États-Unis soient ou non impliqués dans une attaque contre l’Iran. Et alors que les capacités militaires conventionnelles israéliennes sont limitées et ne pourraient probablement retarder que de quelques années l’obtention par l’Iran d’armes nucléaires, les forces conventionnelles américaines &#8211; si on les mobilisait résolument et efficacement dans la bataille &#8211; pourraient arrêter complètement le projet nucléaire iranien et détruire totalement ses défenses militaires en quelques semaines de bombardements intensifs. En fait, le régime lui-même pourrait s’effondrer comme un château de cartes, tout comme celui de Saddam Hussein sous l’assaut américain en mars 2003.</p>
<p>Cela n’adviendra pas. Mais Obama devra néanmoins bientôt décider s’il convient de donner le feu vert à Israël, et quel sera son intensité. Il devra le faire vite. Car le printemps approche à grands pas.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : <a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2906">http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2906</a></p>
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<title><![CDATA[Puisque ni Arafat, ni Abbas, ni Haniyeh ne conviennent… n’est-il pas temps de tirer les conclusions ?]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/26/puisque-ni-arafat-ni-abbas-ni-haniyeh-ne-conviennent%e2%80%a6-n%e2%80%99est-il-pas-temps-de-tirer-les-conclusions/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 14:11:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Daniel Vanhove Pour tout observateur attentif, rien de bien neuf dans les déclarations récentes ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Daniel Vanhove</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/israel-usa.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2662" title="Israël &#38; USA" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/israel-usa.jpg" alt="" width="450" height="237" /></a></p>
<p>Pour tout observateur attentif, rien de bien neuf dans les déclarations récentes de l’ensemble de la diplomatie occidentale à propos de la décision du président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas de ne pas se représenter aux élections prochaines, prévues début 2010. Chacun y est allé de sa petite intervention – jusqu’à Shimon Pérès ! – pour inviter l’intéressé à revoir sa position.</p>
<p>Là où les représentants de nos divers gouvernements ont ignoré depuis des décennies, la détérioration toujours plus grave de la situation dans les Territoires occupés par Israël et tout particulièrement à Gaza, l’empressement à soutenir de manière presque unanime et encourager Mahmoud Abbas à se représenter à ces futures élections, devrait au minimum, nous interpeller.</p>
<p>En effet, comment comprendre que pendant des années, nos élus et leurs médias serviles n’ont cessé de mettre en exergue la corruption endémique et généralisée de l’appareil étatique palestinien jusqu’à son sommet ; n’ont cessé d’abandonner les leaders palestiniens à leur funeste sort ; n’ont cessé d’ignorer les multiples compromis acceptés par une population étranglée ; n’ont cessé d’encourager et soutenir les initiatives israéliennes de tous genres, y compris dans le laisser-faire du Mur d’apartheid, dans l’alliance du gouvernement avec l’extrême-droite, dans le blocus assassin de la Bande de Gaza, dans l’emprisonnement de parlementaires et de mineurs, dans la non-application des résolutions des Nations-unies et le non-respect du Droit international et humanitaire, etc… et d’assister au revirement soudain de ces mêmes élus trouvant aujourd’hui toutes les qualités à Mahmoud Abbas, pour qu’il reste à la tête d’un hypothétique Etat ? Comment comprendre une telle attitude, sinon que l’homme de l’ombre, le pâle représentant des Palestiniens, celui-là même qui parfois s’accrochait au cou d’Ehud Olmert pour l’embrasser est tellement consensuel, tellement faible qu’il convient parfaitement aux interlocuteurs israéliens en premier lieu et par ricochet à tous ceux qui soutiennent activement Israël dans la poursuite de sa politique profondément injuste, hors-la-loi et criminelle ?</p>
<p>A l’heure où Mahmoud Abbas se dirige peut-être vers la décision politique la plus courageuse de sa carrière, c’est la panique dans les chancelleries. Perdre un tel interlocuteur s’avère sans doute perdre un allié bien utile et fort peu encombrant. La décision est même interprétée par certains comme une manœuvre tactique visant à le rendre incontournable, indispensable, quelques mois avant les élections, lui assurant ainsi la certitude d’une réélection aisée et massivement soutenue de l’extérieur. Et puis, qui donc pourrait remplacer cet évanescent papy, si peu vindicatif, si peu déterminé, si policé et si soumis aux dictats qui lui sont imposés !? A 74 ans, la retraite volontaire de celui-là même qui fut l’un des artisans des moribonds Accords d’Oslo ne semble pas recevoir l’aval de ses interlocuteurs étrangers qui n’osent imaginer devoir faire face à un nouveau candidat dont on ne connaît pas encore le nom, ni la tête, et moins encore les intentions. Diable, que nous préparent encore ces imprévisibles insoumis !?&#8230;</p>
<p>Or, pour la population palestinienne qui a tout enduré depuis plus de soixante ans sans percevoir la moindre lueur dans l’avènement de son Etat, ces prochaines élections ne sont-elles pas une opportunité de faire table rase de tout ce qui a manifestement échoué ? Et d’en tirer les conclusions ? Puisque rien ni personne ne semble jamais convenir aux différents gouvernements israéliens : ni Yasser Arafat qui était trop ceci, ni Mahmoud Abbas qui est trop cela, ni Ismaïl Haniyeh qui n’est ni ceci ni cela tout en même temps ; qu’ils volent, pillent, emprisonnent et massacrent toujours plus leurs voisins au fil des ans ; qu’ils refusent obstinément l’arrêt de la colonisation et par leur comportement affichent une arrogance peu commune, peut-être est-ce le moment de remettre en cause le partage-même de ce qui fut décidé sans l’avis des premiers concernés, en 1947… et de dénoncer la solution choisie par les Etats dits démocratiques qui leur fut imposée, la déclarant caduque et impossible à réaliser de par l’intransigeance coloniale israélienne…</p>
<p>Et peut-être dans la foulée conviendrait-il de rappeler que finalement, le problème des pogroms puis du génocide des juifs pendant la dernière guerre mondiale était bien un problème européen qui ne concernait pas le Proche-Orient où ils vivaient tranquilles. Problème qui dès lors, ne devrait pas trouver sa solution sur le dos des Palestiniens qui aujourd’hui continuent à payer notre ardoise ! Et de suggérer aux Européens et leurs alliés de trouver sur leurs terres, un endroit pour l’établissement de l’Etat « juif » d’Israël. Ce sera l’occasion de voir si leur détermination au soutien d’un tel Etat déguisé en démocratie sera toujours aussi appuyée et inconditionnelle…</p>
<p>Ainsi, voilà bientôt deux ans, je proposais dans La Démocratie Mensonge, une solution à la question israélo-palestinienne, sous forme de « pensées interdites » :</p>
<p>« (…) Si l’on regarde l’Histoire humaine, rien n’y est jamais définitif. Tout est, là également, en constante évolution. Et tout particulièrement, les frontières délimitant les limites de tel ou tel pays. Il n’est qu’à jeter un œil sur les cartes géographiques d’antan. Celles d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec celles d’hier ou d’avant hier. Et ne sont probablement pas à l’image de celles de demain. Transformées elles aussi, par la conjonction des forces qui les (re)dessinent. Et dans ce cas-là, les forces en question sont la volonté et les décisions des hommes et des femmes qui peuplent le monde et ses régions, et en modèlent, en modifient ses étendues et ses limites. Il ne faut pas remonter bien loin dans le passé pour en avoir des exemples : que ce soit en ex-URSS, en ex-Yougoslavie, en ex-Tchécoslovaquie pour ne parler que d’une Europe qui n’a de cesse de se redessiner, les récentes nouvelles frontières sont nombreuses. Et ne sont certainement pas définitives. Dans quelque temps, qu’adviendra-t-il du Kosovo, du Monténégro, de l’îlot russe de Kaliningrad enclavé en pays baltes eux-mêmes rattachés à l’Union européenne, du Kurdistan inscrit sur plusieurs pays, du Sahara occidental, ou du Tibet, … ? Bien malin qui pourrait en dessiner aujourd’hui les futures frontières.</p>
<p>Mais l’observation des faits scientifiques nous a appris aussi autre chose, d’essentiel : dans son évolution, l’univers a horreur du gaspillage d’énergie, étant entendu que rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Pour une fois, essayons donc d’en tirer les leçons et de nous les appliquer.</p>
<p>Il n’y a pas si longtemps, au moment où quelques responsables juifs réclamaient une terre pour accueillir leur projet de foyer national, étaient envisagées trois éventualités : la Palestine, l’Argentine et l’Ouganda. Le choix s’est porté sur la Palestine, pour diverses raisons dont celle d’un retour à la Terre Promise… cette fadaise ! Aujourd’hui, plutôt que de continuer dans cette option qui paraît sans issue, dans cette obsession sanglante et meurtrière d’imposer les frontières du jeune Etat d’Israël au cœur de la Palestine historique dont les habitants n’ont jamais eu leur mot à dire sur cette décision, et d’en payer le prix le plus fort depuis 60 ans, pourquoi ne pas envisager une quatrième voie, plus économe à tout point de vue ? En outre, dans l’esprit de la « globalisation » où tout est bon à n’importe quelle entreprise pour améliorer ses marges bénéficiaires par l’entremise de la délocalisation, l’idée s’inscrit tout à fait dans l’air du temps…</p>
<p>De toutes les manières, plus les années passent, plus la domination d’Israël sur la région semble comptée. Depuis 1967, à l’inverse de ce qui apparaît au premier coup d’œil, l’Etat israélien a perdu une partie du terrain volé à ses voisins. Il a rétrocédé le Sinaï à l’Egypte, a quitté la majeure partie du Sud Liban, s’est retiré de Gaza, et devra tôt ou tard négocier le Golan syrien… avant d’entamer des pourparlers au sujet des nombreuses colonies implantées en Cisjordanie dont on sait que toutes sont illégales.</p>
<p>Son recours à une oppression féroce sur ce qui lui reste en est d’autant plus brutale : les Palestiniens en font les frais chaque jour… avant, sans doute, l’implosion de l’Etat israélien sous sa forme actuelle, condamné à disparaître par la définition même de ses statuts racistes et de ses pratiques d’apartheid impossibles à perpétuer éternellement dans un monde qui prône la « démocratie » comme modèle…</p>
<p>L’Algérie a résisté pendant plus de 130 ans à l’occupation française… Même dans un infernal quotidien, les Palestiniens savent avoir encore du temps devant eux… et il est fort improbable que les pays arabes voisins acceptent la disparition du 3ème lieu saint de l’Islam à Jérusalem, au seul profit du judaïsme…</p>
<p>Ainsi, puisqu’il est établi que les Etats-Unis soutiennent inconditionnellement et, envers et contre tout, le gouvernement et le peuple israéliens, pourquoi ne pas offrir à ces derniers, l’un des plus grands espaces qui soit – la superficie des USA est de 9.630.000 km² et celle d’Israël de 20.770 km², soit moins de 0,25 % du territoire américain – en leur permettant d’y édifier leur Etat ? Les espaces désertiques ne manquent pas dans le Sud-Ouest des USA et quelques grands déserts pourraient bien accueillir ceux qui semblent avoir un penchant atavique pour la chose.</p>
<p>Avec les techniques actuelles, nul doute qu’il soit possible de déménager les quelques vieilles pierres restantes du Mur des Lamentations… Et si vraiment cela ne pouvait être envisagé par crainte de dommages irréversibles au site historique, ou par respect pour ceux qui désireraient rester à Jérusalem, ainsi que pour le tourisme qui retrouverait-là son affluence d’antan, on pourrait assurément compter sur les techniciens d’Hollywood pour effectuer de parfaits décors de la Ville Sainte, plus vrais que nature ! Et pourquoi pas, envisager jusqu’à la reconstruction totale du Temple de Salomon qui trônerait alors, dans toute sa splendeur, au centre d’une nouvelle capitale, baptisée New-Jerusalem !?</p>
<p>Ce serait tout avantage pour les Israéliens : ils ne seraient pas trop dépaysés par l’environnement naturel ; seraient directement sous l’aile protectrice et satellitaire de leur bienfaiteur ; ne devraient plus utiliser leur argutie habituelle de peurs paranoïaques alimentées par la présence d’Arabes et de musulmans innombrables à leurs frontières ; n’auraient plus besoin d’un budget militaire exponentiel pour garantir la paix avec leurs voisins, ce qui leur permettrait de se pencher sur le problème réel de la pauvreté dans le pays ; n’auraient plus à vivre en état de stress permanent parce qu’ils seraient mieux abrités d’éventuelles attaques suicides ; pourraient se livrer sans limite à leur occupation favorite, à savoir, l’extension de leur territoire, etc… Le colossal budget militaire ainsi économisé pourrait servir à édifier très rapidement les infrastructures modernes dont ils bénéficient aujourd’hui, et pourrait en outre être consacré aux soins psychologiques indispensables pour soigner les nombreuses névroses d’une grande majorité de citoyens.</p>
<p>Enfin, comble de bonheur, ils seraient proches du Saint des Saints puisque le souffle divin traverse aussi le Président yankee [à l’époque du président Bush- ndlr], qui conduit désormais le monde de vision en vision… Comme on peut le voir, là également, point de dépaysement…</p>
<p>La région du Moyen-Orient serait finalement libérée de l’une de ses tensions majeures. La Communauté internationale serait définitivement débarrassée de l’un de ses plus épineux problèmes puisque le cas échéant, tout problème israélien deviendrait interne aux Etats-Unis. Là également, que d’économies d’argent et d’énergie ! Le calme reviendrait sans doute dans l’ensemble de la région. Ainsi peut-être que sur les cours pétroliers. Le nouveau Moyen-Orient ainsi reconstitué pourrait être sécurisé d’Est en Ouest et du Nord au Sud et nettoyé de tout danger nucléaire, y compris en Iran. Et les peuples libérés pourraient enfin se consacrer à l’essentiel. Ce qui au vu des dégâts à tous niveaux, éliminerait le chômage et assurerait du travail pour tous, pendant des décennies entières. Nous serions en Europe, soulagés des interventions indigestes des prétentieux de salons, politologues incompétents, journalistes verbeux, « spécialistes » pédants, etc… Et chacun de nous pourrait en définitive, consacrer son temps à autre chose.</p>
<p>Quand on voit les milliards engloutis, dans la conquête spatiale pour les armes sophistiquées des uns, dans la reconstruction et l’aide humanitaire sans fin des autres, sans compter les coûts indécents d’une diplomatie inopérante de tous, en termes strictement économiques, l’impact d’un tel plan serait i-ni-ma-gi-na-ble ! Au lieu d’entraîner les forces vives du pays dans leurs guerres ruineuses, les Etats-Unis pourraient booster leur économie de façon vertigineuse. Les places boursières s’envoleraient. Et leur image extérieure retrouverait une blancheur (presque) immaculée.</p>
<p>Plutôt que de renouveler sans cesse des promesses jamais tenues à propos d’un futur Etat palestinien, celui-ci pourrait éclore dans ses limites historiques, et la place libérée par une partie de la communauté juive permettrait d’y accueillir tous les réfugiés entassés dans les pays voisins qui, eux aussi, seraient débarrassés d’un douloureux problème à l’intérieur de leurs frontières… Tous les Israéliens, juifs ou non, qui le désirent pourraient rester en Palestine et cohabiter sereinement avec leurs compatriotes arabes, musulmans, chrétiens ou laïcs, comme c’était le cas par le passé, ainsi que dans nombre de pays de par le monde.</p>
<p>De son côté, le nouvel Israël pourrait négocier son rattachement comme 51ème Etat aux cinquante actuels qui forment les Etats-Unis d’Amérique. Il serait ainsi, enfin reconnu par toutes les Nations, y compris par les Etats arabes les plus réticents, dans son « droit d’exister »…</p>
<p>L’ensemble des anciennes Résolutions des Nations Unies seraient déclarées caduques et une nouvelle ère de réelle prospérité s’ouvrirait pour chacun. Bref, ce serait la paix pour tous, dans le meilleur des mondes… Cela s’avèrerait une véritable manne céleste, proche du miracle… Mais, quoi de plus naturel, pour le peuple élu dont les plus convaincus n’ont de cesse de répéter qu’ils sont en dialogue direct avec Dieu !? (…) »</p>
<p>Daniel Vanhove : Observateur civil – Membre du MCP (Mouvement Citoyen Palestine)/ La Démocratie Mensonge, Ed. Marco Pietteur – coll. Oser Dire, 2008. Chez le même éditeur : « Si vous détruisez nos maisons vous ne détruirez pas nos âmes. Palestine, descente aux enfers », 2004 et Retour de Palestine, éd. Vista 2002.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Décrypter les mécanismes du « Nouvel Ordre Mondial »]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/decrypter-les-mecanismes-du-%c2%ab-nouvel-ordre-mondial-%c2%bb/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 23:03:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/decrypter-les-mecanismes-du-%c2%ab-nouvel-ordre-mondial-%c2%bb/</guid>
<description><![CDATA[Par Régis Mex, pour Mecanopolis article rédigé le 16 mars 2009 G20, sommet de l’OTAN… La crise écono]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Régis Mex, pour Mecanopolis</em></p>
<p>article rédigé le 16 mars 2009</p>
<p><strong>G20, sommet de l’OTAN… La crise économique mondiale accélère un processus entamé il y a déjà fort longtemps. La pression sur les États va encore s’accentuer, dans les prochaines semaines, afin qu’ils participent à de nouveaux « <em>plans de sauvetages</em> », aussi inutiles qu’onéreux. Lorsqu’ils crouleront sous le poids des dettes et seront menacé de faillite, le « <em>nouvel ordre mondial</em> » pourra s’imposer de lui même. L’histoire du monde nous démontre que les mécanismes de la manipulation sont toujours les mêmes et qu’ils s’étalent presque au grand jour, pour ceux qui se donnent la peine de garder les yeux ouverts.<br />
</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2644" title="nwo" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwo.jpg" alt="" width="445" height="336" /></a></p>
<p><strong>DIALOGUES AUX ENFERS ENTRE MACHIAVEL ET MONTESQUIEU</strong></p>
<p>Dans le Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu (1864), Maurice Joly (1829-1878) décrit – sous couvert d’une discussion philosophique entre Machiavel et Montesquieu, personnages qu’il a réuni de manière fictive, sur les fins de la politique – comment Napoléon III a manipulé les milieux économiques, la presse, l’opinion publique, les syndicats, les milieux ouvriers, le peuple, etc, pour établir les bases solides d’un pouvoir qu’on pourrait qualifier de totalitaire. Selon l’auteur, l’empereur a fait du peuple français un peuple d’esclaves, oublieux de sa liberté et consentant à tous les asservissements.</p>
<p>Puisque je trouve les caractéristiques d’un gouvernement totalitaire admirablement décrites dans cette oeuvre, je vous propose ce recueil d’extraits que j’ai commenté. Vous serez sans doute surpris de voir à quel point de nombreux critères correspondent à merveille avec notre société actuelle, et à quel point les mécanismes du despotisme sont intemporels et ne changent que par la forme à travers le temps, jamais en substance. D’où l’intérêt de connaître le passé pour comprendre le présent.</p>
<p><strong>Prologue:</strong></p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>L’instinct mauvais chez l’homme est plus puissant que le bon. L’homme a plus d’entraînement vers le mal que vers le bien ; la crainte et la force ont sur lui plus d’empire que la raison. Les hommes aspirent tous à la domination, et il n’en est point qui ne fût oppresseur, s’il le pouvait ; tous ou presque tous sont prêts à sacrifier les droits d’autrui à leurs intérêts. Qui contient entre eux ces animaux dévorants qu’on appelle les hommes ? A l’origine des sociétés, c’est la force brutale et sans frein ; plus tard, c’est la loi, c’est-à-dire encore la force, réglée par des formes.</p>
<p>Sous certaines latitudes de l’Europe, il y a des peuples incapables de modération dans l’exercice de la liberté. Si la liberté s’y prolonge, elle se transforme en licence ; la guerre civile ou sociale arrive, et l’État est perdu, soit qu’il se fractionne et se démembre par l’effet de ses propres convulsions, soit que ses divisions le rendent la proie de l’étranger. Dans des conditions pareilles, les peuples préfèrent le despotisme à l’anarchie ; ont-ils tort ? Les États une fois constitués ont deux sortes d’ennemis : les ennemis du dedans et les ennemis du dehors. Quelles armes emploieront-ils en guerre contre les étrangers ? Les deux généraux ennemis se communiqueront-ils réciproquement leurs plans de campagne pour se mettre mutuellement en état de se défendre ? S’interdiront-ils les attaques nocturnes, les pièges, les embuscades, les batailles en nombre de troupes inégal ? Non, sans doute, n’est-ce pas ? et de pareils combattants apprêteraient à rire. Et ces pièges, ces artifices, toute cette stratégie indispensable à la guerre, vous ne voulez pas qu’on l’emploie contre les ennemis du dedans, contre les factieux ?</p>
<p>Sans doute, on y mettra moins de rigueur ; mais, au fond, les règles seront les mêmes. Est-il possible de conduire par la raison pure des masses violentes qui ne se meuvent que par des sentiments, des passions et des préjugés ? Je vous l’ai dit tout à l’heure, et je le maintiens, même en présence de l’histoire contemporaine : tous les pouvoirs souverains ont eu la force pour origine, ou, ce qui est la même chose, la négation du droit. Ce mot de droit lui-même, d’ailleurs, ne voyez-vous pas qu’il est d’un vague infini ? Où commence-t-il, où finit-il ? Quand le droit existera-t-il, et quand n’existera-t-il pas ? Dans les États, le principe du droit est dominé par celui de l’intérêt. Abstraitement parlant, la violence et l’astuce sont-elles un mal ? Oui ; mais il faudra bien les employer pour gouverner les hommes, tant que les hommes ne seront pas des anges.</p>
<p>Tout est bon ou mauvais, suivant l’usage qu’on en fait et le fruit que l’on en tire ; la fin justifie les moyens : et maintenant si vous me demandez pourquoi, moi républicain, je donne partout la préférence au gouvernement absolu, je vous dirai que, témoin dans ma patrie de l’inconstance et de la lâcheté de la populace, de son goût inné pour la servitude, de son incapacité à concevoir et à respecter les conditions de la vie libre ; c’est à mes yeux une force aveugle qui se dissout tôt ou tard, si elle n’est dans la main d’un seul homme ; je réponds que le peuple, livré à lui-même, ne saura que se détruire ; qu’il ne saura jamais administrer, ni juger, ni faire la guerre. Je vous dirai que la Grèce n’a brillé que dans les éclipses de la liberté ; que sans le despotisme de l’aristocratie romaine, et que, plus tard, sans le despotisme des empereurs, l’éclatante civilisation de l’Europe ne se fût jamais développée.Chercherai-je mes exemples dans les États modernes ? Ils sont si frappants et si nombreux…</p>
<p><strong>Montesquieu : </strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_remix_2_by_keepinschtum.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2646" title="illuminati by Keepinschtum" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_remix_2_by_keepinschtum.jpg?w=300" alt="" width="300" height="300" /></a>Vous conviendrez cependant que, quand il s’agit de gouvernement, il faut aboutir à des principes. Vous ne faites aucune place, dans votre politique, ni à la morale, ni à la religion, ni au droit ; vous n’avez à la bouche que deux mots : la force et l’astuce. Si votre système se réduit à dire que la force joue un grand rôle dans les affaires humaines, que l’habileté est une qualité nécessaire à l’homme d’État, vous comprenez bien que c’est là une vérité qui n’a pas besoin de démonstration ; mais ; si vous érigez la violence en principe, l’astuce en maxime de gouvernement ; si vous ne tenez compte dans vos calculs d’aucune des lois de l’humanité, le code de la tyrannie n’est plus que le code de la brute, car les animaux aussi sont adroits et forts, et il n’y a, en effet, parmi eux d’autre droit que celui de la force brutale. Ce n’est pas seulement au nom de l’intérêt, c’est au nom du devoir qu’agissent tous les oppresseurs. Ils le violent, mais ils l’invoquent ; la doctrine de l’intérêt est donc aussi impuissante à elle seule que les moyens qu’elle emploie. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Cet extrait des Dialogues issu du prologue met les choses à leur place d’une manière objective: si le gouvernement est coupable de bien des vices, ses fondations reflètent la nature de peuples. En effet, comme le dit le proverbe, « <em>on a les politiciens que l’on mérite</em> », et il me semble particulièrement intéressant de constater, lorsque l’on remonte aux sources des causes de la perversité de nos gouvernements, que beaucoup de mesures moralement contestables que ces derniers sont forcés de mettre en place sont dues à l’irresponsabilité et à la méchanceté des peuples. Il me semble, d’ailleurs, que l’extrait est suffisamment éloquent à ce sujet. Le problème est que, comme le souligne Montesquieu, les gouvernements auront tendance à s’égarer dans la force, à négliger le bien de ses sujets, et à ne favoriser que les intérêts du « <em>prince</em> » (souverain) et ses proches. La solution ne se trouverait donc pas dans un système, puisque tous devront user de moyens douteux à un instant ou à un autre de leur existence, mais bien dans l’attitude des dirigeants; il ne faut pas qu’ils s’égarent sur la voie de la facilité et estiment leurs citoyens comme un troupeau de bétail qui n’a d’autre utilité que celle d’être exploité. Ils doivent, au contraire, être conscients que si les peuples manquent de responsabilité, ils doivent être ceux qui les guideront pour les amener à s’améliorer, comme un parent bienveillant éduque son enfant. Hélas, nous savons tous que les gouvernements de notre temps (et ceux d’une écrasante majorité à travers l’histoire, d’ailleurs) empruntent la voie inverse, et ont bien peu de scrupules moraux et philosophiques. Mais il n’empêche que nous ne devons pas être aveugle et ne voir que leurs fautes; nous devons aussi avoir un regard introspectif et admettre la responsabilité de la collectivité, ce qui, je pense, se fait bien trop rarement de notre temps, alors que l’on ne peut arriver à un vision juste des choses en l’absence de la considération de ce point.</p>
<p>« <strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Ici, je vous arrête ; vous faites une part à l’intérêt, cela suffit pour justifier toutes les nécessités politiques qui ne sont pas d’accord avec le droit.</p>
<p><strong>Montesquieu:</strong></p>
<p>C’est la raison d’État que vous invoquez. Remarquez donc que je ne puis pas donner pour base aux sociétés précisément ce qui les détruit. Au nom de l’intérêt, les princes et les peuples, comme les citoyens, ne commettront que des crimes. L’intérêt de l’État, dites-vous ! Mais comment reconnaîtrai-je s’il lui est réellement profitable de commettre telle ou telle iniquité ? Ne savons-nous pas que l’intérêt de l’État, c’est le plus souvent l’intérêt du prince en particulier, ou celui des favoris corrompus qui l’entourent ?</p>
<p>Vous ne songez donc pas qu’avec des maximes pareilles, il n’y a pas de société qui puisse vivre ; vous croyez que le sujet tiendra longtemps ses serments quand il verra le souverain les trahir ; qu’il respectera les lois quand il saura que celui qui les lui a données les a violées, et qu’il les viole tous les jours ; vous croyez qu’il hésitera dans la voie de la violence, de la corruption et de la fraude, quand il y verra marcher sans cesse ceux qui sont chargés de le conduire ? Détrompez-vous ; sachez que chaque usurpation du prince dans le domaine de la chose publique autorise une infraction semblable dans la sphère du sujet ; que chaque perfidie politique engendre une perfidie sociale ; que chaque violence en haut légitime une violence en bas. Voilà pour ce qui regarde les citoyens entre eux.</p>
<p>Pour ce qui les regarde dans leurs rapports avec les gouvernants, je n’ai pas besoin de vous dire que c’est la guerre civile introduite à l’état de ferment, au sein de la société. Le silence du peuple n’est que la trêve du vaincu, pour qui la plainte est un crime. Attendez qu’il se réveille : vous avez inventé la théorie de la force ; soyez sûr qu’il l’a retenue. Au premier jour, il rompra ses chaînes ; il les rompra sous le prétexte le plus futile peut-être, et il reprendra par la force ce que la force lui a arraché.</p>
<p>La maxime du despotisme, c’est le perinde ac cadaver des jésuites ; tuer ou être tué : voilà sa loi ; c’est l’abrutissement aujourd’hui, la guerre civile demain.</p>
<p>Sans doute, les orages de la liberté existeront toujours, et il se commettra encore bien des crimes en son nom : mais le fatalisme politique n’existe plus. Si vous avez pu dire, dans votre temps, que le despotisme était un mal nécessaire, vous ne le pourriez pas aujourd’hui, car, dans l’état actuel des mœurs et des institutions politiques chez les principaux peuples de l’Europe, le despotisme est devenu impossible. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Ici, nous retrouvons ce que nous avons laissé entendre précédemment en plus approfondi; les citoyens créent une entité qui leur ressemble par sa nature, l’État, qui constitue l’autorité. Mais l’autorité influence toujours, voire façonne entièrement, le caractère de ce qui dépend d’elle. Donc, si l’autorité est vertueuse, la morale des citoyens aura tendance à s’améliorer, et inversément si elle est vicieuse. De là découle toute l’importance de ce que les dirigeants assument les mauvais aspects qui existent naturellement, et tentent d’améliorer la situation, plutôt que de se complaire égoïste dans l’état imparfait des choses, en ne se souciant guère du bien commun.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati-papercraft.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2657" title="presse-papier Illuminati" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati-papercraft.jpg?w=300" alt="" width="300" height="247" /></a>« <strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Impossible ?… Si vous parvenez à me prouver cela, je consens à faire un pas dans le sens de vos idées.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je vais vous le prouver très-facilement, si vous voulez bien me suivre encore.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Très-volontiers, mais prenez garde ; je crois que vous vous engagez beaucoup. Je me propose de démolir, pièce à pièce, toutes les belles choses que vous venez de dire, et de vous démontrer que ce sont mes doctrines seules qui l’emportent même aujourd’hui, malgré les nouvelles idées, malgré les nouvelles mœurs, malgré vos prétendus principes de droit public, malgré toutes les institutions dont vous venez de me parler.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>En écoutant vos théories sur la division des pouvoirs et sur les bienfaits que lui doivent les peuples de l’Europe, je ne pouvais m’empêcher d’admirer, Montesquieu, à quel point l’illusion des systèmes peut s’emparer des plus grands esprits. A la première occasion, le mouvement se produira par la rupture d’un des ressorts que vous avez si soigneusement forgés. Croyez-vous que les pouvoirs resteront longtemps dans les limites constitutionnelles que vous leur avez assignées, et qu’ils ne parviendront pas à les franchir ? Quelle est l’assemblée législative indépendante qui n’aspirera pas à la souveraineté ? Quelle est la magistrature qui ne fléchira pas au gré de l’opinion ? Quel est le prince, surtout, souverain d’un royaume ou chef d’une république, qui acceptera sans réserve le rôle passif auquel vous l’aurez condamné ; qui, dans le secret de sa pensée, ne méditera pas le renversement des pouvoirs rivaux qui gênent son action ? En réalité, vous aurez mis aux prises toutes les forces contraires, suscité toutes les entreprises, donné des armes à tous les partis. Vous aurez livré le pouvoir à l’assaut de toutes les ambitions, et fait de l’État une arène où se déchaîneront les factions. Dans peu de temps, ce sera le désordre partout ; d’intarissables rhéteurs transformeront en joutes oratoires les assemblées délibérantes ; d’audacieux journalistes, d’effrénés pamphlétaires attaqueront tous les jours la personne du souverain, discréditeront le gouvernement, les ministres, les hommes en place…</p>
<p>Dans vos calculs, vous n’avez compté qu’avec des minorités sociales. Il y a des populations gigantesques rivées au travail par la pauvreté, comme elles l’étaient autrefois par l’esclavage. Qu’importent, je vous le demande, à leur bonheur toutes vos fictions parlementaires ? Votre grand mouvement politique n’a abouti, en définitive, qu’au triomphe d’une minorité privilégiée par le hasard comme l’ancienne noblesse l’était par la naissance. Qu’importe au prolétaire courbé sur son labeur, accablé sous le poids de sa destinée, que quelques orateurs aient le droit de parler, que quelques journalistes aient le droit d’écrire ? Vous avez créé des droits qui resteront éternellement pour la masse du peuple à l’état de pure faculté, puisqu’il ne saurait s’en servir. Ces droits, dont la loi lui reconnaît la jouissance idéale et dont la nécessité lui refuse l’exercice réel, ne sont pour lui qu’une ironie amère de sa destinée. Je vous réponds qu’un jour il les prendra en haine, et qu’il les détruira de sa main pour se confier au despotisme. Le tempérament de vos institutions est de donner plus de force à l’aristocratie qu’au peuple, plus de force au prince qu’à l’aristocratie, proportionnant ainsi les pouvoirs à la capacité politique de ceux qui doivent les exercer.</p>
<p>Le peuple, par une conséquence absolument inévitable, s’emparera, un jour ou l’autre, de tous les pouvoirs dont on a reconnu que le principe était en lui. Sera-ce pour les garder ? Non. Après quelques jours de folie, il les jettera, par lassitude, au premier soldat de fortune qui se trouvera sur son chemin. Dans votre pays, vous avez vu, en 1793, comment les coupe-têtes français ont traité la monarchie représentative : le peuple souverain s’est affirmé par le supplice de son roi, puis il a fait litière de tous ses droits ; il s’est donné à Robespierre, à Barras, à Bonaparte.</p>
<p>Vous êtes un grand penseur, mais vous ne connaissez pas l’inépuisable lâcheté des peuples ; je ne dis pas de ceux de mon temps, mais de ceux du vôtre ; rampants devant la force, sans pitié devant la faiblesse, implacables pour des fautes, indulgents pour des crimes, incapables de supporter les contrariétés d’un régime libre, et patients jusqu’au martyre pour toutes les violences du despotisme audacieux, brisant les trônes dans des moments de colère, et se donnant des maîtres à qui ils pardonnent des attentats pour le moindre desquels ils auraient décapité vingt rois constitutionnels.</p>
<p>Cherchez donc la justice ; cherchez le droit, la stabilité, l’ordre, le respect des formes si compliquées de votre mécanisme parlementaire avec des masses violentes, indisciplinées, incultes, auxquelles vous avez dit : Vous êtes le droit, vous êtes les maîtres, vous êtes les arbitres de l’État !<a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/structure-franc-maconnerie.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2647" title="les 33 degrés de la Franc-Maçonnerie" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/structure-franc-maconnerie.jpg?w=206" alt="" width="206" height="300" /></a> Ce que vous savez, ainsi que moi, du passé, m’autorise, dès à présent, à dire que le principe de la souveraineté populaire est destructif de toute stabilité, qu’il consacre indéfiniment le droit des révolutions. Il met les sociétés en guerre ouverte contre tous les pouvoirs humains et même contre Dieu ; il est l’incarnation même de la force. Il fait du peuple une brute féroce qui s’endort quand elle est repue de sang, et qu’on enchaîne ; et voici la marche invariable que suivent alors les sociétés dont le mouvement est réglé sur ce principe : la souveraineté populaire engendre la démagogie, la démagogie engendre l’anarchie, l’anarchie ramène au despotisme. Le despotisme, pour vous, c’est la barbarie. Eh bien, vous voyez que les peuples retournent à la barbarie par le chemin de la civilisation.</p>
<p>Mais ce n’est pas tout, et je prétends qu’à d’autres points de vue encore le despotisme est la seule forme de gouvernement qui soit réellement appropriée à l’état social des peuples modernes, car, avec vos grands États, qui ne vivent plus que par l’industrie ; avec vos populations sans Dieu et sans foi, dans des temps où les peuples ne se satisfont plus par la guerre, et où leur activité violente se reporte nécessairement au dedans, la liberté, avec les principes qui lui servent de fondement, ne peut être qu’une cause de dissolution et de ruine. De la lassitude des idées et du choc des révolutions sont sorties des sociétés froides et désabusées qui sont arrivées à l’indifférence en politique comme en religion, qui n’ont plus d’autre stimulant que les jouissances matérielles, qui ne vivent plus que par l’intérêt, qui n’ont d’autre culte que l’or, dont les moeurs mercantiles le disputent à celles des juifs qu’ils ont pris pour modèles. Croyez-vous que ce soit par amour de la liberté en elle-même que les classes inférieures essayent de monter à l’assaut du pouvoir ? C’est par haine de ceux qui possèdent ; au fond, c’est pour leur arracher leurs richesses, instrument des jouissances qu’ils envient.</p>
<p>Ceux qui possèdent implorent de tous les côtés un bras énergique, un pouvoir fort ; ils ne lui demandent qu’une chose, c’est de protéger l’État contre des agitations auxquelles sa constitution débile ne pourrait résister, de leur donner à eux-mêmes la sécurité nécessaire pour qu’ils puissent jouir et faire leurs affaires. Quelles formes de gouvernement voulez vous appliquer à des sociétés où la corruption s’est glissée partout, où la fortune ne s’acquiert que par les surprises de la fraude, où la morale n’a plus de garantie que dans les lois répressives, où le sentiment de la patrie lui-même s’est éteint dans je ne sais quel cosmopolitisme universel ? Je ne vois de salut pour ces sociétés, véritables colosses aux pieds d’argile, que dans l’institution d’une centralisation à outrance, qui mette toute la force publique à la disposition de ceux qui gouvernent « </p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il y a peu à redire là-dessus, si ce n’est que, après 145 ans, ce texte reste d’une grande actualité. Il est effectivement saisissant de constater à quel point des passages tels que ceux qui sont surlignés restent valables, et sont sans doute même bien plus vrai qu’à l’époque; les masses de travaux qui ont continué à écraser bien des hommes malgré l’abolition de l’esclavage sont effectivement une poursuite de ce dernier dans une autre forme, surtout aujourd’hui où tout est si bien réglementé et où tant de personnes sont assommées par le crédit que l’on n’a d’autre choix que de suivre une route toute tracée et qui se présente en simulacre de liberté.</p>
<p>La propension qu’ont les hommes à se reposer sur la force de quelqu’un d’autre, et ainsi à leur confier tant de responsabilités qu’ils rendent pour ainsi dire quelqu’un d’autre maître de leur vie, est aussi très bien illustrée dans ce dernier extrait. Mais l’élément le plus frappant est encore, à mon sens, ces sociétés indifférentes aux valeurs essentielles et obsédées par les jouissances matérielles dont parle Maurice Joly, presque prophétiquement, lorsqu’on voit à quel point ces aspects se sont développés et empirés aujourd’hui. Les moeurs ont effectivement été très bousculées, au point que tout ce qui pourrait s’opposer vertueusement aux dérives matérialistes, comme l’idée même de Dieu, est systématiquement renié sans un semblant de réflexion, ce qui engendre un extrême avilissement des peuples occidentaux consommateurs, et les poussent dans l’acception systématique de leurs pulsions primaires et animales, ce qui ne les rend que bien plus simples à contrôler et manipuler, puisque leurs facultés intellectuelles tombent en désuétude.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Avec des sociétés nouvelles, il faut employer des procédés nouveaux. Il ne s’agit pas aujourd’hui, pour gouverner, de commettre des iniquités violentes, de décapiter ses ennemis, de dépouiller ses sujets de leurs biens, de prodiguer les supplices ; non, la mort, la spoliation et les tourments physiques ne peuvent jouer qu’un rôle assez secondaire dans la politique intérieure des États modernes. Il s’agit moins aujourd’hui de violenter les hommes que de les désarmer, de comprimer leurs passions politiques que de les effacer, de combattre leurs instincts que de les tromper, de proscrire leurs idées que de leur donner le change en se les appropriant.</p>
<p>Le principal secret du gouvernement consiste à affaiblir l’esprit public, au point de le désintéresser complétement des idées et des principes avec lesquels on fait aujourd’hui les révolutions. Dans tous les temps, les peuples comme les hommes se sont payés de mots. Les apparences leur suffisent presque toujours ; ils n’en demandent pas plus. On peut donc établir des institutions factices qui répondent à un langage et à des idées également factices ; il faut avoir le talent de ravir aux partis cette phraséologie libérale, dont ils s’arment contre le gouvernement. Il faut en saturer les peuples jusqu’à la lassitude, jusqu’au dégoût. On parle souvent aujourd’hui de la puissance de l’opinion, je vous montrerai qu’on lui fait exprimer ce qu’on veut quand on connaît bien les ressorts cachés du pouvoir. Mais avant de songer à la diriger, il faut l’étourdir, la frapper d’incertitude par d’étonnantes contradictions, opérer sur elle d’incessantes diversions, l’éblouir par toutes sortes de mouvements divers, l’égarer insensiblement dans ses voies. Un des grands secrets du jour est de savoir s’emparer des préjugés et des passions populaires, de manière à introduire une confusion de principes qui rend toute entente impossible entre ceux qui parlent la même langue et ont les mêmes intérêts.</p>
<p>Le prince devra s’attacher avant tout à détruire les partis, à dissoudre les forces collectives partout où elles existent, à paralyser dans toutes ses manifestations l’initiative individuelle ; ensuite le niveau des caractères descendra de lui-même, et tous les bras molliront bientôt contre la servitude. Le pouvoir absolu ne sera plus un accident, il deviendra un besoin. Les moyens d’action du despotisme, les plus puissants peut-être, seront précisément ceux que l’on aura le talent d’emprunter à ce même régime industriel qui fait votre admiration. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Nous retrouvons ici la concrétisation de ce que je laissais présager précédemment: l’esprit public est affaibli, malléable, et si désintéressé de la nature de son monde qu’il se contentera de croire ce que les autorités présenteront comme la vérité. Ainsi, le citoyen moyen d’aujourd’hui aime croire qu’il vit dans un système réellement démocratique et respectueux des valeurs humaines en s’extasiant devant les discours officiels incohérents et grossièrement simplistes relayés par son poste télévisé. Il serait si malheureux que l’on tente de le sortir de la béatitude qu’engendre son inconscience qu’il occultera sa réflexion encore plus qu’il ne le fait d’habitude si jamais il entend quelqu’un essayer de lui faire prendre conscience de la véritable réalité des choses; n’écoutant pas, se voilant derrière ses impressions et ses sentiments irrationnels, il continuera d’être un mouton trop occupé par les futilités de son existence et trop égoïste pour réfléchir aux problèmes que connait le monde. Il est alors effectivement extrêmement simple de le manier dans le sens où on l’entend, du moment que l’on lui promettre de pouvoir demeurer dans sa prison dorée d’inconscience. Outre cette actualisation de l’extrait, ce dernier s’exprime si bien de lui-même que je n’ai rien de plus à ajouter.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>A l’aide du seul pouvoir réglementaire, j’instituerais, par exemple, d’immenses monopoles financiers, réservoirs de la fortune publique, dont dépendrait si étroitement le sort de toutes les fortunes privées, qu’elles s’engloutiraient avec le crédit de l’État le lendemain de toute catastrophe politique. Vous êtes un économiste, Montesquieu, pesez la valeur de cette combinaison. Voici une autre combinaison empruntée a l’ordre industriel : Dans le temps actuel, l’aristocratie, en tant que force politique, a disparu ; mais la bourgeoisie territoriale est encore un élément de résistance dangereux pour les gouvernements, parce qu’elle est d’elle-même, indépendante ; il peut être nécessaire de l’appauvrir ou même de la ruiner complétement. Il suffit, pour cela, d’aggraver les charges qui pèsent sur la propriété foncière, de maintenir l’agriculture dans un état d’infériorité relative, de favoriser à outrance le commerce et l’industrie, mais principalement la spéculation ; car la trop grande prospérité de l’industrie peut elle-même devenir un danger, en créant un nombre trop considérable de fortunes indépendantes. Il faut arriver à ce qu’il n’y ait plus, dans l’État, que des prolétaires, quelques millionnaires et des soldats. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Quoi de plus actuel, à nouveau, que la mainmise des immenses monopoles financiers sur le système ? Il y a cependant ici une inversion; dans l’État imaginé par Machiavel, ces fortunes sont à la solde de l’État et le public domine le privé. Dans les temps actuels, c’est le contraire.</p>
<p>Pour ce qui est de ruiner toute force indépendante, il est aisé de constater à quel point les supermarchés et autres organismes de centralisations, véritables monopoles aux mains de l’État (et une centralisation aussi puissante de biens essentiels dans une seule paire de mains est toujours <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/2003817320.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2658" title="2003817320" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/2003817320.jpg?w=226" alt="" width="226" height="300" /></a>une des caractéristiques terribles du despotisme), ont aidé à rendre très difficile toute réussite magistrale dans le commerce ou l’artisanat indépendants. Le despotisme doit rendre ses citoyens dépendants de son gouvernement, et n’aura de cesse de les appauvrir, tant matériellement qu’intellectuellement et spirituellement, pour s’assurer la longévité. En effet, moins les citoyens sont riches, moins ils ont de possibilités de se révolter… Comme le dit Machiavel: « <em>Il faut arriver à ce qu’il n’y ait plus, dans l’État, que des prolétaires et quelques millionnaires</em> ». On devine de quel côté seront les millionnaires.</p>
<p>Remarquons également, à propos de la spéculation, à quel point cette dernière a explosé aujourd’hui et que le danger que voit Machiavel dans les fortunes indépendantes a eu raison des gouvernements, puisque la richesse du secteur privé dépasse de loin celle du public. Á titre d’exemple, les 500 plus grosses entreprises des États-Unis possèdent 80% du PIB du pays; le mot du gouvernement a donc bien moins à dire que celui des multinationales…</p>
<p>De plus, les plus puissantes personnes des secteurs de pouvoir, qui ne sont soumis à aucune censure démocratique, désignent le plus souvent leur successeur parmi leurs enfants ou leur entourage, ce qui est relativement conforme à la dynastie royale que voudrait imposer Machiavel après son coup d’État despotique.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Le pouvoir que je rêve, bien loin, comme vous le voyez, d’avoir des moeurs barbares, doit attirer à lui toutes les forces et tous les talents de la civilisation au sein de laquelle il vit. Il devra s’entourer de publicistes, d’avocats, de jurisconsultes, d’hommes de pratique et d’administration, de gens qui connaissent à fond tous les secrets, tous les ressorts de la vie sociale, qui parlent tous les langages, qui aient étudié l’homme dans tous les milieux. Il faut les prendre partout, n’importe où, car ces gens-là rendent des services étonnants par les procédés ingénieux qu’ils appliquent à la politique. Il faut, avec cela, tout un monde d’économistes, de banquiers, d’industriels, de capitalistes, d’hommes à projets, d’hommes à millions, car tout au fond se résoudra par une question de chiffres.</p>
<p>L’usurpateur d’un État est dans une situation analogue à celle d’un conquérant. Il est condamné à tout renouveler, à dissoudre l’État, à détruire la cité, à changer la face des moeurs.</p>
<p>C’est là le but, mais dans les temps actuels il n’y faut tendre que par des voies obliques, des moyens détournés, des combinaisons habiles, et, autant que possible, exemptes de violence. Je ne détruirai donc pas directement les institutions, mais je les toucherai une à une par un trait de main inaperçu qui en dérangera le mécanisme. Ainsi je toucherai tour à tour à l’organisation judiciaire, au suffrage, à la presse, à la liberté individuelle, à l’enseignement.</p>
<p>Je vous disais, il y a peu d’instants, que les peuples étaient comme les hommes, qu’ils tenaient plus aux apparences qu’à la réalité des choses ; c’est là, en politique, une règle dont je suivrais scrupuleusement les indications ; veuillez me rappeler les principes auxquels vous tenez le plus et vous verrez que je n’en suis pas aussi embarrassé que vous paraissez le croire. Vous ne manqueriez sans doute pas de me parler du principe de la séparation des pouvoirs, de la liberté de la parole et de la presse, de la liberté religieuse, de la liberté individuelle, du droit d’association, de l’égalité devant la loi, de l’inviolabilité de la propriété et du domicile, du droit de pétition, du libre consentement de l’impôt, de la proportionnalité des peines, de la non rétroactivité des lois. Je ne vois nul inconvénient à proclamer ces principes ; j’en ferai même, si vous le voulez, le préambule de ma constitution.</p>
<p>Les gouvernés seront toujours contents du prince, lorsqu’il ne touchera ni à leurs biens, ni à leur honneur, et dès lors il n’a plus à combattre que les prétentions d’un petit nombre de mécontents, dont il vient facilement à bout.</p>
<p><strong>Montesquieu : </strong></p>
<p>On pourrait vous répondre que les droits politiques aussi sont des biens ; qu’il importe aussi à l’honneur des peuples de les maintenir, et qu’en y touchant vous portez en réalité atteinte à leurs biens comme à leur honneur.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vous semblez toujours croire que les peuples modernes sont affamés de liberté. Avez-vous prévu le cas où ils n’en veulent plus, et pouvez-vous demander aux princes d’avoir pour elle plus de passion que n’en ont les peuples ? Or, dans vos sociétés si profondément relâchées, où l’individu ne vit plus que dans la sphère de son égoïsme et de ses intérêts matériels, interrogez le plus grand nombre, et vous verrez si, de tous côtés, on ne vous répond pas : Que me fait la politique ? Que m’importe la liberté ? Est-ce que tous les gouvernements ne sont pas les mêmes ? Est-ce qu’un gouvernement ne doit pas se défendre ?</p>
<p>Remarquez-le bien, d’ailleurs, ce n’est même pas le peuple qui tiendra ce langage ; ce seront les bourgeois, les industriels, les gens instruits, les riches, les lettrés, tous ceux qui sont en état d’apprécier vos belles doctrines de droit public. Ils me béniront, ils s’écrieront que je les ai sauvés, qu’ils sont en état de minorité, qu’ils sont incapables de se conduire. Tenez, les nations ont je ne sais quel secret amour pour les vigoureux génies de la force. A tous les actes violents marqués du talent de l’artifice, vous entendrez dire avec une admiration qui surmontera le blâme : Ce n’est pas bien, soit, mais c’est habile, c’est bien joué, c’est fort ! »</p>
<h2>La presse</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/21_illuminati.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2649" title="Divers logos de sociétés secrètes différentes allant tous vers le même objectif : le Nouvel Ordre Mondial" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/21_illuminati.jpg?w=225" alt="" width="225" height="300" /></a>Puisque c’est une si grande force que le journalisme, savez-vous ce que ferait mon gouvernement ? Il se ferait journaliste, ce serait le journalisme incarné. Je compterai le nombre de journaux qui représenteront ce que vous appelez l’opposition. S’il y en a dix pour l’opposition, j’en aurai vingt pour le gouvernement ; s’il y en a vingt, j’en aurai quarante ; s’il y en a quarante, j’en aurai quatre-vingts. Voilà à quoi me servira, vous le comprenez à merveille maintenant, la faculté que je me suis réservée d’autoriser la création de nouvelles feuilles politiques. Il ne faut pas que la masse du public puisse soupçonner cette tactique ; la combinaison serait manquée et l’opinion se détacherait d’elle-même des journaux qui défendraient ouvertement ma politique.</p>
<p>Je diviserai en trois ou quatre catégories les feuilles dévouées à mon pouvoir. Au premier rang je mettrai un certain nombre de journaux dont la nuance sera franchement officielle, et qui, en toutes rencontres, défendront mes actes à outrance. Ce ne sont pas ceux-là, je commence par vous le dire, qui auront le plus d’ascendant sur l’opinion. Au second rang je placerai une autre phalange de journaux dont le caractère ne sera déjà plus qu’officieux et dont la mission sera de rallier à mon pouvoir cette masse d’hommes tièdes et indifférents qui acceptent sans scrupule ce qui est constitué, mais ne vont pas au delà dans leur religion politique.</p>
<p>C’est dans les catégories de journaux qui vont suivre que se trouveront les leviers les plus puissants de mon pouvoir. Ici, la nuance officielle ou officieuse se dégrade complétement, en apparence, bien entendu, car les journaux dont je vais vous parler seront tous rattachés par la même chaîne à mon gouvernement, chaîne visible pour les uns, invisible à l’égard des autres. Je n’entreprends point de vous dire quel en sera le nombre, car je compterai un organe dévoué dans chaque opinion, dans chaque parti ; j’aurai un organe aristocratique dans le parti aristocratique, un organe républicain dans le parti républicain, un organe révolutionnaire dans le parti révolutionnaire, un organe anarchiste, au besoin, dans le parti anarchiste. Comme le dieu Wishnou, ma presse aura cent bras, et ces bras donneront la main à toutes les nuances d’opinion quelconque sur la surface entière du pays. On sera de mon parti sans le savoir. Ceux qui croiront parler leur langue parleront la mienne, ceux qui croiront agiter leur parti agiteront le mien, ceux qui croiront marcher sous leur drapeau marcheront sous le mien.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je me demande seulement, comment vous pourrez diriger et rallier toutes ces milices de publicité clandestinement embauchées par votre gouvernement.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Ce n’est là qu’une affaire d’organisation, vous devez le comprendre ; j’instituerai, par exemple, sous le titre de division de l’imprimerie et de la presse, un centre d’action commun où l’on viendra chercher la consigne et d’où partira le signal. Alors, pour ceux qui ne seront qu’à moitié dans le secret de cette combinaison, il se passera un spectacle bizarre ; on verra des feuilles, dévouées à mon gouvernement, qui m’attaqueront, qui crieront, qui me susciteront une foule de tracas.</p>
<p>Remarquez bien que jamais les bases ni les principes de mon gouvernement ne seront attaqués par les journaux dont je vous parle ; ils ne feront jamais qu’une polémique d’escarmouche, qu’une opposition dynastique dans les limites les plus étroites. Le résultat, vraiment considérable déjà, sera de faire dire, par le plus grand nombre : Mais vous voyez bien qu’on est libre, qu’on peut parler sous ce régime, qu’il est injustement attaqué, qu’au lieu de comprimer, comme il pourrait le faire, il souffre, il tolère ! Un autre résultat, non moins important, sera de provoquer, par exemple, des observations comme celles-ci : Voyez à quel point les bases de ce gouvernement, ses principes, s’imposent au respect de tous ; voilà des journaux qui se permettent les plus grandes libertés de langage, eh bien, jamais ils n’attaquent les institutions établies. Il faut qu’elles soient au-dessus des injustices des passions, puisque les ennemis mêmes du gouvernement ne peuvent s’empêcher de leur rendre hommage.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Voilà, je l’avoue, qui est vraiment machiavélique.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vous me faites beaucoup d’honneur, mais il y a mieux : A l’aide du dévouement occulte de ces feuilles publiques, je puis dire que je dirige à mon gré l’opinion dans toutes les questions de politique intérieure ou extérieure. J’excite ou j’endors les esprits, je les rassure ou je les déconcerte, je plaide le pour et le contre, le vrai et le faux. Je fais annoncer un fait et je le fais démentir suivant les circonstances ; je sonde ainsi la pensée publique, je recueille l’impression produite, j’essaie des combinaisons, des projets, des déterminations soudaines, enfin ce que vous appelez, en France, des ballons d’essai. Je combats à mon gré mes ennemis sans jamais compromettre mon pouvoir, car, après avoir fait parler ces feuilles, je puis leur infliger, au besoin, les désaveux les plus énergiques ; je sollicite l’opinion à de certaines résolutions, je la pousse ou je la retiens, j’ai toujours le doigt sur ses pulsations, elle reflète, sans le savoir, mes impressions personnelles, et elle s’émerveille parfois d’être si constamment d’accord avec son souverain. On dit alors que j’ai la fibre populaire, qu’il y a une sympathie secrète et mystérieuse qui m’unit aux mouvements de mon peuple. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il n’est pas aisé, au premier abord, de se douter de combien les médias d’aujourd’hui sont reliés aux intérêts des gouvernements et/ou des grands empires financiers. En effet, les chaînes de télévision, de radio, les journaux, les maisons d’édition de livres, etc., qui n’appartiennent pas directement au gouvernement sont les biens de grandes entreprises privées. Ainsi, Europe 1 et Hachette appartiennent à Lagardère, l’actionnaire principal de TF1 est Bouygues, RTL Group appartient à Bertelsmann, etc… Parce que toute entreprise de communication qui sera écoutée et popularisée ne pourra qu’être financée par un ou des puissants groupes qui ont tous de nombreux intérêts communs avec leurs semblables, il est toujours vital de rechercher qui donne les subsides de quelle entreprise ou de quel institut. C’est parce que l’on ignore souvent ces sources que l’on peut être leurré par tel moyen de communication d’opposition, qui en fait, pourrait très bien être relié aux intérêts du poivoir, tout comme dans le gouvernement imaginé par Machiavel. Il est alors aussi facile de diriger la pensée de ceux qui se laisseront tromper que de piéger ceux qui participeront à des manifestations ou autres activités d’opposition qui seraient, en fait, également liées au pouvoir. Dans ces cas-là, par exemple, quelques agitateurs infiltrés se débrouillent parfaitement bien pour discréditer toute l’optique de manifestants. De même, un candidat à une élection, quelle qu’elle soit, jouera peut-être le mécontent du système, le grand réformateur, mais s’avérera souvent être un pion d’intérêts financiers qui auront misé sur la confiance et l’enthousiasme qu’il aura suscités chez les gens pour mieux les tromper. Les vraies forces d’opposition indépendantes, les vrais hommes rebelles qui ne répondent pas d’intérêts oligarchiques, sont discrédités par une propagande abondante, dans le cas où ils auraient réussi à se rallier un certain nombre d’adeptes. Dans la plupart des cas, peu popularisés, ils ne constituent pas une menace digne d’être écartée.</p>
<p>En outre, les médias populaires, prétendument objectifs, qui font de la soi-disante opposition ne remettront jamais en question les bases du système. Comme le dit si bien Machiavel, les gens penseront alors que le fait qu’il y ait une critique signifiera qu’il y a de la liberté, mais que les fondations mêmes du système sont trop parfaites pour pouvoir être critiquées, infaillibles. Nous remarquons parfaitement la même chose lorsque nous sommes longuement bassinés par telle ou telle injure qu’aurait prononcée le président Sarkozy, appelés à s’indigner sur le prix exorbitant de ses dernières vacances, sur tel scandale de détournement de fonds qui pourtant, s’empresserait-on d’ajouter ou de sous-entendre, serait un cas isolé,… Ce ton critique, agressif, osé, donne l’impression d’une opposition, mais ces choses sont d’une frivolité telle qu’elles ne serviront qu’à en maintenir l’illusion, car jamais l’essentiel ne sera mis en cause; au contraire, la multitude des informations insignifiantes que l’on préférera dispenser massivement au lieu de cela empêcheront de s’en apercevoir.</p>
<p>« <strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Ces diverses combinaisons me paraissent d’une perfection idéale. Je vous soumets cependant encore une observation, mais très-timide cette fois : Si vous sortez du silence de la Chine, si vous permettez à la milice de vos journaux de faire, au profit de vos desseins, l’opposition postiche dont vous venez de me parler, je ne vois pas trop, en vérité, comment vous pourrez empêcher les journaux non affiliés de répondre, par de véritables coups, aux agaceries dont ils devineront le manége. Ne pensez-vous pas qu’ils finiront par lever quelques-uns des voiles qui couvrent tant de ressorts mystérieux ? Quand ils connaîtront le secret de cette comédie, pourrez-vous les empêcher d’en rire ? Le jeu me paraît bien scabreux.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Pas du tout ; je vous dirai que j’ai employé, ici, une grande partie de mon temps à examiner le fort et le faible de ces combinaisons, je me suis beaucoup renseigné sur ce qui touche aux conditions d’existence de la presse dans les pays parlementaires. Vous devez savoir que le journalisme est une sorte de franc-maçonnerie : ceux qui en vivent sont tous plus ou moins rattachés les uns aux autres par les liens de la discrétion professionnelle ; pareils aux anciens augures, ils ne divulguent pas aisément le secret de leurs oracles. Ils ne gagneraient rien à se trahir, car ils ont pour la plupart des plaies plus ou moins honteuses. Il est assez probable, j’en conviens, qu’au centre de la capitale, dans un certain rayon de personnes, ces choses ne seront pas un mystère ; mais, partout ailleurs, on ne s’en doutera pas, et la grande majorité de la nation marchera avec la confiance la plus entière sur la trace des guides que je lui aurai donnés.</p>
<p>Vous savez avec quelle discrétion et quels ménagements ingénieux doivent être rédigés les documents de l’autorité, dans les conjonctures importantes : le problème à résoudre en pareil cas est de donner une sorte de satisfaction à tous les partis. Eh bien, chacun de mes journaux, suivant sa nuance, s’efforcera de persuader à chaque parti que la résolution que l’on a prise est celle qui le favorise le plus. Ce qui ne sera pas écrit dans un document officiel, on l’en fera sortir par voie d’interprétation ; ce qui ne sera qu’indiqué, les journaux officieux le traduiront plus ouvertement, les journaux démocratiques et révolutionnaires le crieront par dessus les toits ; et tandis qu’on se disputera, qu’on donnera les interprétations les plus diverses à mes actes, mon gouvernement pourra toujours répondre à tous et à chacun : Vous vous trompez sur mes intentions, vous avez mal lu mes déclarations ; je n’ai jamais voulu dire que ceci ou que cela.</p>
<p>Ce sont les paroles bien plus que les actes qu’il s’agit de faire accorder. Comment voulez-vous que la grande masse d’une nation puisse juger si c’est la logique qui mène son gouvernement ? Il suffit de le lui dire. Je veux donc que les diverses phases de ma politique soient présentées comme le développement d’une pensée unique se rattachant à un but immuable. Chaque événement prévu ou imprévu sera un résultat sagement amené, les écarts de direction ne seront que les différentes faces de la même question, les voies diverses qui conduisent au même but, les moyens variés d’une solution identique poursuivie sans relâche à travers les obstacles. Le dernier événement sera donné comme la conclusion logique de tous les autres.</p>
<p>Je n’oublierais pas que je vis dans une époque où l’on croit pouvoir résoudre, par l’industrie, tous les problèmes de la société, où l’on s’occupe sans cesse de l’amélioration du sort des classes ouvrières. Je m’attacherais d’autant plus à ces questions, qu’elles sont un dérivatif très-heureux pour les préoccupations de la politique intérieure. Chez les peuples méridionaux, il faut que les gouvernements paraissent sans cesse occupés ; les masses consentent à être inactives, mais à une condition, c’est que ceux qui les gouvernent leur donnent le spectacle d’une activité incessante, d’une sorte de fièvre ; qu’ils attirent constamment leurs yeux par des nouveautés, par des surprises, par des coups de théâtre ; cela est bizarre peut-être, mais, encore une fois, cela est.</p>
<p>Je me conformerais de point en point à ces indications ; en conséquence, je ferais, en matière de commerce, d’industrie, d’arts et même d’administration, étudier toutes sortes de projets, de plans, de combinaisons, de changements, de remaniements, d’améliorations dont le retentissement dans la presse couvrirait la voix des publicistes les plus nombreux et les plus féconds. L’économie politique a, dit-on, fait fortune chez vous, eh bien, je ne laisserais rien à inventer, rien à publier, rien à dire même à vos théoriciens, à vos utopistes, aux déclamateurs les plus passionnés de vos écoles. Le bien-être du peuple serait l’objet unique, invariable, de mes confidences publiques. Soit que je parle moi-même, soit que je fasse parler par mes ministres ou mes écrivains, on ne tarirait jamais sur la grandeur du pays, sur la prospérité, sur la majesté de sa mission et de ses destinées ; on ne cesserait de l’entretenir des grands principes du droit moderne, des grands problèmes qui agitent l’humanité. Le libéralisme le plus enthousiaste, le plus universel, respirerait dans mes écrits. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/not_illuminati.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2650" title="I can't believe. It's not the Illuminati" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/not_illuminati.jpg?w=300" alt="" width="300" height="277" /></a>Á nouveau, Machiavel parle de la facilité avec laquelle il est facile de tromper l’opinion publique en arguant de bonnes intentions, et du peu d’importance qu’auront les quelques rares esprits, incompris et raillés, qui auront percé la ruse à jour. Il confirme également ce que nous avons dit précédemment lorsqu’il dit qu’il faut donner des préoccupations à l’opinion publique, occuper son esprit, par toute une foule de choses qui occulteront des informations plus essentielles. Pendant ce temps, il pourra continuer de régner tranquillement, voire même faire passer l’une ou l’autre mesure qui aurait soi-disant pour but d’aider à accomplir telle ou telle grande oeuvre sur laquelle la société s’échine. Il est effectivement facile de constater que lorsque l’esprit public est occupé ou choqué, comme cela s’est passé lors du 11 septembre ou de quelque grand autre événement comme un cataclysme naturel, des mesures passent en force et, si elles ne sont pas présentées comme garantes d’une amélioration de la situation, dans l’ignorance et l’indifférence générales.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Il serait très-important de mettre en relief les fautes de ceux qui m’ont précédé, de montrer que j’ai su les éviter toujours. On entretiendrait ainsi, contre les régimes auxquels mon pouvoir a succédé, une sorte d’antipathie, d’aversion même, qui finirait par devenir irréparable comme une expiation.</p>
<p>Dans les pays les plus avancés de l’Europe en civilisation, l’invention de l’imprimerie a fini par donner naissance à une littérature folle, furieuse, effrénée, presque immonde, c’est un grand mal. Eh bien, cela est triste à dire, mais il suffira presque de ne pas la gêner, pour que cette rage d’écrire, qui possède vos pays parlementaires, soit à peu près satisfaite.</p>
<p>Cette littérature pestiférée dont on ne peut empêcher le cours, la platitude des écrivains et des hommes politiques qui seraient en possession du journalisme, ne manquerait pas de former un contraste repoussant avec la dignité du langage qui tomberait des marches du trône, avec la dialectique vivace et colorée dont on aurait soin d’appuyer toutes les manifestations du pouvoir. Vous comprenez, maintenant, pourquoi j’ai voulu environner le prince de cet essaim de publicistes, d’hommes d’administration, d’avocats, d’hommes d’affaires et de jurisconsultes qui sont essentiels à la rédaction de cette quantité de communications officielles dont je vous ai parlé, et dont l’impression serait toujours très-forte sur les esprits. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Encore une fois, on compte sur <em>l’effet</em> ménagé par toute cette panoplie « d’experts » dont regorge le gouvernement pour impressionner les gens, qui, espère t-on, seront plus tentés de remettre leur confiance en ces personnes qu’en qui que ce soit d’autre. L’apparence joue donc un grand rôle, à nouveau.</p>
<h2>Les sociétés secrètes</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Le monde souterrain des sociétés secrètes est rempli de cerveaux vides, dont je ne fais pas le moindre cas, mais il y a là des directions à donner, des forces à mouvoir. S’il s’y agite quelque chose, c’est ma main qui remue ; s’il s’y prépare un complot, le chef c’est moi : je suis le chef de la ligue.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Et vous croyez que ces cohortes de démocrates, ces républicains, ces anarchistes, ces terroristes vous laisseront approcher et rompre le pain avec eux ; vous pouvez croire que ceux qui ne veulent point de domination humaine accepteront un guide qui sera autant dire un maître !</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/salle-franc-maconnique.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2651" title="salle franc-maçonnique" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/salle-franc-maconnique.jpg?w=300" alt="" width="300" height="238" /></a>C’est que vous ne connaissez pas, ô Montesquieu, ce qu’il y a d’impuissance et même de niaiserie chez la plupart des hommes de la démagogie européenne. Ces tigres ont des âmes de mouton, des têtes pleines de vent ; il suffit de parler leur langage pour pénétrer dans leur rang. Leurs idées ont presque toutes, d’ailleurs, des affinités incroyables avec les doctrines du pouvoir absolu. Leur rêve est l’absorption des individus, dans une unité symbolique. Ils demandent la réalisation complète de l’égalité, par la vertu d’un pouvoir qui ne peut être en définitive que dans la main d’un seul homme. Vous voyez que je suis encore ici le chef de leur école ! Et puis il faut dire qu’ils n’ont pas le choix. Les sociétés secrètes existeront dans les conditions que je viens de dire ou elles n’existeront pas. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Peu de chose à ajouter par rapport à ce que nous avons déjà dit, mais cet extrait renforce la présence du gouvernement dans ce qui pourrait constituer une opposition potentielle, pour la dévier de son but et être au courant des éventuels complots qui se trament. Cela ne fait que rejoindre ce que j’ai dit à propos des gens qui penseront se diriger vers quelque forme d’opposition, et que l’on piégera.</p>
<h2>Législatif et judiciaire</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>La cour de cassation est plus qu’un corps judiciaire : c’est, en quelque sorte, un quatrième pouvoir dans l’État, parce qu’il lui appartient de fixer en dernier ressort le sens de la loi. Aussi vous répéterai-je ici ce que je crois vous avoir dit à propos du Sénat et de l’Assemblée législative : une semblable cour de justice qui serait complétement indépendante du gouvernement pourrait, en vertu de son pouvoir d’interprétation souverain et presque discrétionnaire, le renverser quand elle voudrait. Il lui suffirait pour cela de restreindre ou d’étendre systématiquement, dans le sens de la liberté, les dispositions de lois qui règlent l’exercice des droits politiques.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Et c’est apparemment le contraire que vous allez lui demander ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Je ne lui demanderai rien, elle fera d’elle-même ce qu’il conviendra de faire. Car c’est ici que concourront le plus puissamment les différentes causes d’influence dont je vous ai parlé plus haut. Plus le juge est près du pouvoir, plus il lui appartient. L’esprit conservateur du règne se développera là à un plus haut degré que partout ailleurs, et les lois de haute police politique recevront, dans le sein de cette grande assemblée, une interprétation si favorable à mon pouvoir, que je serai dispensé d’une foule de mesures restrictives qui, sans cela, deviendraient nécessaires.</p>
<p>Il faut maintenant donner au gouvernement le moyen de résister à l’influence de l’opposition, d’empêcher qu’elle ne fasse déserter les rangs de ceux qui veulent le défendre. Au moment des élections, les partis ont pour habitude de proclamer leurs candidats et de les poser en face du gouvernement ; je ferai comme eux, j’aurai des candidats déclarés et je les poserai en face des partis. J’irai jusqu’à fermer les yeux sur les agissements de quelques candidatures populaires qui s’agiteront bruyamment au nom de la liberté ; seulement, il est bon de vous dire que ceux qui crieront le plus fort seront des hommes à moi.</p>
<p>L’essentiel est bien moins de ne commettre aucune faute, que d’en supporter la responsabilité avec une attitude d’énergie qui impose aux détracteurs. Quand même l’opposition parviendrait à introduire dans ma chambre quelques déclamateurs, que m’importerait ? Je ne suis pas de ceux qui veulent compter sans les nécessités de leur temps.</p>
<p>Un de mes grands principes est d’opposer les semblables. De même que j’use la presse par la presse, j’userais la tribune par la tribune ; j’aurais autant qu’il en faudrait d’hommes dressés à la parole et capables de parler plusieurs heures sans s’arrêter. L’essentiel est d’avoir une majorité compacte et un président dont on soit sûr. Il y a un art particulier de conduire les débats et d’enlever le vote. Aurais-je besoin d’ailleurs des artifices de la stratégie parlementaire ? Les dix-neuf vingtièmes de la Chambre seraient des hommes à moi qui voteraient sur une consigne, tandis que je ferais mouvoir les fils d’une opposition factice et clandestinement embauchée ; après cela, qu’on vienne faire de beaux discours : ils entreront dans les oreilles de mes députés comme le vent entre dans le trou d’une serrure. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Bien qu’un bon nombre de précautions conseillées par Machiavel dans les Dialogues aux Enfers n’existent pas aujourd’hui (c’est pourquoi je ne les ai pas extraites), il semble que le même effet de domination du pouvoir sur des organes tels que l’Assemblée Nationale, le Sénat, et les institutions judiciaires, aient pu se faire avec nettement plus de facilité que ce qu’il imaginait. On peut effectivement se douter que le député, le juge et le sénateur, faisant partie d’un corps social privilégié, aient une tendance naturelle à aider les intérêts des « riches », de même que, pour accéder à leur fonction, ils doivent sans doute avoir assuré de jouer le jeu. En tout cas, il est clair que, dans la réalité des choses, ces forces sont bel et bien sous influence. Ainsi, l’UMP est censé faire opposition au PS en France, et inversément; mais il faudrait être bien dupe pour croire qu’il existe des différences réelles entre les deux partis. Il n’y a effectivement pas de ligne réellement définie; ils servent les mêmes intérêts. Le PS a souvent plus privatisé qu’il n’a nationalisé, et ses membres s’entendent généralement bien avec l’UMP pour faire avancer les intérêts d’un amour qu’ils ont le plus particulièrement en commun: celui de l’argent. Donc, aucune loi et aucune décision judiciaire ne pourront gêner réellement l’ordre établi.</p>
<h2>L’éducation</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>En ce qui touche l’Université, l’ordre de choses actuel me satisfait à peu près. Vous n’ignorez pas, en effet, que ces grands corps d’enseignement ne sont plus organisés, aujourd’hui, comme ils l’étaient autrefois. Ils ont presque partout, m’assure-t-on, perdu leur autonomie et<a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwogun.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2652" title="arme gravée du Nouvel Ordre Mondial" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwogun.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a> ne sont plus que des services publics à la charge de l’État. Or, ainsi que je vous l’ai dit plus d’une fois, là où est l’État, là est le prince ; la direction morale des établissements publics est entre ses mains ; ce sont ses agents qui inspirent l’esprit de la jeunesse. Les chefs comme les membres des corps enseignants de tous les degrés sont nommés par le gouvernement, ils y sont rattachés, ils en dépendent, cela suffit ; s’il reste çà et là quelques traces d’organisation indépendante dans quelque école publique ou Académie que ce soit, il est facile de la ramener au centre commun d’unité et de direction. C’est l’affaire d’un règlement ou même d’un simple arrêté ministériel. Il faut que les générations qui naissent sous mon règne soient élevées dans le respect des institutions établies, dans l’amour du prince ; aussi ferais-je un usage assez ingénieux du pouvoir de direction qui m’appartient sur l’enseignement : je crois qu’en général dans les écoles on a un grand tort, c’est de négliger l’histoire contemporaine. Il est au moins aussi essentiel de connaître son temps que celui de Périclès »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Voilà bien un secteur où l’ordre établi ne risquera pas non plus d’être remis sérieusement en cause, avec toute la sincérité des professeurs, si ce n’est l’une ou l’autre exception qui bénéficiera d’assez de lucidité et d’indépendance. Il est aussi intéressant de constater que comme le dit Machiavel, on y néglige à tort l’histoire comtemporaine. La tendance est plutôt dans la diabolisation des temps anciens et la vénération du système présent, ce que j’aime appeler le culte du présent. En effet, les régimes absolutistes d’autrefois n’étaient-ils pas si laids, et notre démocratie si merveilleuse d’aujourd’hui n’est-elle pas si belle ? Il n’y a malheureusement que trop peu de gens qui se rendent compte que ce que l’on fait aujourd’hui n’est que ce que l’on faisait hier dans une forme différente…</p>
<h2>Les complots</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Je voudrais avoir un prince de ma maison, assis sur les marches de mon trône, qui jouerait au mécontent. Sa mission consisterait à se poser en libéral, en détracteur de mon gouvernement et à rallier ainsi, pour les observer de plus près, ceux qui, dans les rangs les plus élevés de mon royaume, pourraient faire un peu de démagogie. A cheval sur les intrigues intérieures et extérieures, le prince auquel je confierais cette mission ferait ainsi jouer un jeu de dupe à ceux qui ne seraient pas dans le secret de la comédie.</p>
<p>Il y aura des complots sous mon règne : il faut qu’il y en ait.</p>
<p>Il y aura peut-être des complots vrais, je n’en réponds pas ; mais à coup sûr il y aura des complots simulés. A de certains moments, ce peut être un excellent moyen pour exciter la sympathie du peuple en faveur du prince, lorsque sa popularité décroît. En intimidant l’esprit public on obtient, au besoin, par là, les mesures de rigueur que l’on veut, ou l’on maintient celles qui existent. Les fausses conspirations, dont, bien entendu, il ne faut user qu’avec la plus grande mesure, ont encore un autre avantage : c’est qu’elles permettent de découvrir les complots réels, en donnant lieu à des perquisitions qui conduisent à rechercher partout la trace de ce qu’on soupçonne.</p>
<p>Avec le système que j’organiserai, je serai si complétement renseigné, que je pourrai tolérer même des agissements coupables, parce qu’à chaque minute du jour j’aurai le pouvoir de les arrêter. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>La meilleure preuve contemporaine que l’on peut prendre des mesures extraordinaires grâce à un complot simulé me semble être le 11 septembre; comme nous en avons déjà parlé, le choc de cet événement a permis de faire passer toute une série de mesures sous prétexte d’empêcher que cela se reproduise. Mais quoi de pire que la perspective que l’événement ait été créé de toute pièces ? Face à l’absurdité de la version officielle et aux analyses minutieuses qui ont été faites à ce sujet, nous savons malheureusement que cela a d’ailleurs bien été le cas…</p>
<p><strong>« Montesquieu :</strong></p>
<p>Les tolérer, et pourquoi ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Parce que dans les États européens le monarque absolu ne doit pas indiscrètement user de la force ; parce qu’il y a toujours, dans le fond de la société, des activités souterraines sur lesquelles on ne peut rien quand elles ne se formulent pas ; parce qu’il faut éviter avec grand soin d’alarmer l’opinion sur la sécurité du pouvoir ; parce que les partis se contentent de murmures, de taquineries inoffensives, quand ils sont réduits à l’impuissance et que prétendre désarmer jusqu’à leur mauvaise humeur, serait une folie. On les entendra donc se plaindre, çà et là, dans les journaux, dans les livres ; ils essaieront des allusions contre le gouvernement dans quelques discours ou dans quelques plaidoyers ; ils feront, sous divers prétextes, quelques petites manifestations d’existence ; tout cela sera bien timide, je vous le jure, et le public s’il en est informé, ne sera guère tenté que d’en rire. On me trouvera bien bon de supporter cela, je passerai pour trop débonnaire ; voilà pourquoi je tolérerai ce qui, bien entendu, me paraîtra pouvoir l’être sans aucun danger : je ne veux pas même que l’on puisse dire que mon gouvernement est ombrageux. »</p>
<h2>La manipulation de la religion</h2>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Il n’est que trop vrai que l’on peut prêter aux mesures les plus détestables, le langage de la raison ! Mais voyons, qu’allez-vous faire maintenant à <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_detail.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2653" title="symboles maçonniques de l'Ordre du Grand Orient" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_detail.jpg?w=299" alt="" width="299" height="300" /></a>l’égard du clergé ? Voilà une institution qui ne dépend de l’État que par un côté et qui relève d’une puissance spirituelle, dont le siége est ailleurs que chez vous. Je ne connais rien de plus dangereux pour votre pouvoir, je vous le déclare, que cette puissance qui parle au nom du ciel et dont les racines sont partout sur la terre : n’oubliez pas que la parole chrétienne est une parole de liberté. Sans doute, les lois de l’État ont établi une démarcation profonde entre l’autorité religieuse et l’autorité politique ; sans doute, la parole des ministres du culte ne se fera entendre qu’au nom de l’Évangile ; mais le spiritualisme divin qui s’en dégage est la pierre d’achoppement du matérialisme politique. C’est ce livre si humble et si doux qui a détruit, à lui seul, et l’empire Romain, et le césarisme, et sa puissance. Les nations franchement chrétiennes échapperont toujours au despotisme, car le christianisme élève la dignité de l’homme trop haut pour que le despotisme puisse l’atteindre, car il développe des forces morales sur lesquelles le pouvoir humain n’a pas de prise[10]. Prenez garde au prêtre : il ne dépend que de Dieu, et son influence est partout, dans le sanctuaire, dans la famille, dans l’école. Vous ne pouvez rien sur lui : sa hiérarchie n’est pas la vôtre, il obéit à une constitution qui ne se tranche ni par la loi, ni par l’épée. Si vous régnez sur une nation catholique et que vous ayez le clergé pour ennemi, vous périrez tôt ou tard, quand bien même le peuple entier serait pour vous.</p>
<p>[10] <em>Esp. des lois</em>, p. 371, liv. XXIV, ch. I et suiv.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Je ne sais pas trop pourquoi il vous plaît de faire du prêtre un apôtre de liberté. Je n’ai jamais vu cela, ni dans les temps anciens, ni dans les temps modernes ; j’ai toujours trouvé dans le sacerdoce un appui naturel du pouvoir absolu.</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>L’histoire démontre que Machiavel a amplement raison ; la religion a toujours été un prétexte à la mise en place d’un pouvoir temporel déguisé et despotique. Bien qu’elle joue un bien moindre rôle aujourd’hui, il n’empêche qu’il subsiste un bon nombre de « <em>fidèles</em> » loyaux à la parole du pape et des autres personnages haut placés du Vatican. À partir du moment où l’on contrôle l’opinion publique par tous les stratagèmes que nous avons abordés, il est logique de souhaiter dominer également le Vatican de sorte à ce que le pouvoir de manipulation des esprits soit complet. Malheureusement, cette vérité est elle aussi réalité, comme le démontrent les extraits suivants, qui utilisent honteusement le message religieux pour promouvoir, de façon plus ou moins subliminale, le mondialisme.</p>
<p>Le 24 décembre 2005, Benoît XVI a délivré son message de Noël<em> : « La force vivifiante de sa lumière (de Dieu) t’encourage à t’engager dans l’édification d’un Nouvel Ordre Mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques. Que son amour guide les peuples et éclaire leur conscience commune d’être une famille appelée à construire des relations de confiance et de soutien mutuel. L’humanité unie pourra affronter les problèmes nombreux et préoccupants du monde présent.</em> »</p>
<p>« Peter-Hans Kolvenbach, supérieur général de l’Ordre des Jésuites. Dans un discours tenu en 1997, ce prince de l’Église a réaffirmé la nécessité de l’unité dans des termes proches de l’Être suprême : « <em>L’homme de foi est intimement convaincu que l’histoire de l’union humaine peut être écrite en collaboration avec le Seigneur de l’Histoire. L’échec de la tour de Babel n’est pas fatal. Le monde se meut vers un nouveau phénomène pentecostal où chacun, avec ses particularités, se fait communion avec l’esprit.</em> »</p>
<p>« <em>Dès que possible, nous devons arriver à élaborer un gouvernement mondial et une religion mondiale dirigées par un leader mondial</em> » <strong>Robert Muller (ancien assistant au secrétaire général de l’ONU)</strong></p>
<p>Cette dernière citation montre que la religion n’a pas cessé d’être perçu comme un outil de manipulation utile et efficace par ceux qui se trouvent dans les plus hautes sphères du pouvoir.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Ce serait un coup de maître, si vous teniez à Rome une garnison perpétuelle, car vous disposeriez presque du Saint-Siége, comme s’il résidait dans quelque province de votre royaume. Mais enfin, si au lieu de trouver dans la chaire de Saint-Pierre un Borgia ou un Dubois, comme vous paraissez y compter, vous aviez en face de vous un pape qui résistât à vos intrigues et bravât votre colère, que feriez-vous ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Alors, il faudrait bien s’y résoudre, sous prétexte de défendre le pouvoir temporel, je déterminerais sa chute.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Vous avez ce que l’on appelle du génie !</p>
<h2>Les finances</h2>
<p> <strong>« Montesquieu:</strong></p>
<p>Oui, mais c’est ici que commence la difficulté. Je sais comment les gouvernements représentatifs pourvoient à leurs besoins financiers, mais je n’ai aucune idée des moyens d’existence du pouvoir absolu dans les sociétés modernes. Si j’interroge le passé, je vois très-clairement qu’il ne peut subsister qu’aux conditions suivantes : il faut, en premier lieu, que le monarque absolu soit un chef militaire, vous le reconnaissez sans doute.</p>
<p><strong>Machiavel:</strong></p>
<p>Oui.</p>
<p><strong>Montesquieu:</strong></p>
<p>Il faut, de plus, qu’il soit conquérant, car c’est à la guerre qu’il doit demander les principales ressources qui lui sont nécessaires pour entretenir son faste et ses armées. S’il les demandait à l’impôt, il écraserait ses sujets. Vous voyez par là que ce n’est pas, parce que le monarque absolu dépense moins, qu’il doit ménager les tributs, mais parce que la loi de sa subsistance est ailleurs. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il n’est pas utile de s’étendre sur ce point, car je pense que tout le monde aura fait le rapprochement avec le comportement belliqueux des États-Unis, plus grande « <em>démocratie absolutiste</em> » du monde, et qui, avec 400 milliards de $ attribués chaque année au secteur militaire, dépendent de guerres chroniques pour suivre la logique de leur économie. Outre les deux conflits mondiaux, quand ils ne sont pas en Corée (1951), au Vietnam (1964-1973), au Panama (1989), en Irak (1991), en Serbie (1999), en Afghanistan (2001), encore en Irak (2003), ils trouvent toujours bien l’un ou l’autre pays à qui vendre des armes, un camp à aider contre un autre, comme Taïwan ou plusieurs pays africains.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Il y a une manière particulière de présenter le budget, d’en dissimuler, au besoin, l’élévation croissante. Il n’est pas de gouvernement qui ne soit dans la nécessité d’en agir ainsi.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Puisque vos dépenses augmentent, il faut bien que vos ressources croissent dans la même proportion. Trouverez-vous, comme Jules César, une valeur de deux milliards de francs dans les coffres de l’État, ou découvrirez-vous les sources du Potose ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vos traits sont fort ingénieux ; je ferai ce que font tous les gouvernements possibles, j’emprunterai.</p>
<p>Quelquefois il y a, vous le savez, en finances des mots tout faits, des phrases stéréotypées, qui font beaucoup d’effet sur le public, le calment, le rassurent.</p>
<p>Ainsi, en présentant avec art telle ou telle dette passive, on dit : ce chiffre n’a rien d’exorbitant ; – il est normal, il est conforme aux antécédents budgétaires ; – le chiffre de la dette flottante n’a rien que de très-rassurant. Il y a une foule de locutions semblables dont je ne vous parle pas parce qu’il est d’autres artifices pratiques, plus importants, sur lesquels je dois appeler votre attention.</p>
<p>D’abord, dans tous les documents officiels il est nécessaire d’insister sur le développement de la prospérité, de l’activité commerciale et du progrès toujours croissant de la consommation.</p>
<p>Le contribuable s’émeut moins de la disproportion des budgets, quand on lui répète ces choses, et on peut les lui répéter à satiété, sans que jamais il s’en défie, tant les écritures authentiques produisent un effet magique sur l’esprit des sots bourgeois. Lorsque l’équilibre des budgets est rompu et que l’on veut, pour l’année suivante, préparer l’esprit public à quelque mécompte, on dit à l’avance, dans un rapport, l’année prochaine le découvert ne sera que de tant.</p>
<p>Si le découvert est inférieur aux prévisions, c’est un véritable triomphe ; s’il est supérieur, on dit : « <em>le déficit a été plus grand qu’on ne l’avait prévu, mais il s’était élevé à un chiffre supérieur l’année précédente ; de compte fait, la situation est meilleure, car on a dépensé moins et cependant on a traversé des circonstances exceptionnellement difficiles : la guerre, la disette, les épidémies, des crises de subsistances imprévues, etc.</em> »</p>
<p>« <em>Mais, l’année prochaine, l’augmentation des recettes permettra, suivant toute probabilité, d’atteindre un équilibre depuis si longtemps désiré : la dette sera réduite, le budget convenablement balancé. Ce progrès continuera, on peut l’espérer, et, sauf des événements extraordinaires, l’équilibre deviendra l’habitude de nos finances, comme il en est la règle.</em> »</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais ne vous préoccuperez-vous pas de payer enfin ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>A cet égard les moyens sont très-variés : il y a d’abord l’impôt.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Il y a d’autres moyens : il y a ce que l’on appelle la conversion. Ceci est relatif à la dette que l’on appelle consolidée, c’est-à-dire à celle qui provient de l’émission des emprunts. On dit aux rentiers de l’État, par exemple : jusqu’à ce jour je vous ai payé 5 p.c. de votre argent ; c’était le taux de votre rente. J’entends ne plus vous payer que le 4 1/2 ou le 4 p.c. Consentez à cette réduction ou recevez le remboursement du capital que vous m’avez prêté.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais si l’on rend réellement l’argent, je trouve le procédé encore assez honnête.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Sans doute on le rend, si on le réclame ; mais très-peu s’en soucient ; les rentiers ont leurs habitudes ; leurs fonds sont placés ; ils ont confiance dans l’État ; ils aiment mieux un revenu moindre et un placement sûr. Si tout le monde demandait son argent il est évident que le Trésor serait pris au lacet. Cela n’arrive jamais et l’on se débarrasse par ce moyen d’un passif de plusieurs centaines de millions. Voici une autre combinaison relative à un autre genre de dette. Je vous disais tout à l’heure que l’État avait à sa disposition les fonds des caisses de prévoyance et qu’il s’en servait en payant le loyer, sauf à les rendre à première réquisition. Si, après les avoir longtemps maniés, il n’est plus en mesure de les rendre, il consolide la dette qui flotte dans ses mains.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je sais ce que cela signifie ; l’État dit aux déposants : Vous voulez votre argent, je ne l’ai plus ; voilà de la rente.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Précisément, et il consolide de la même manière toutes les dettes auxquelles il ne peut plus suffire. Il consolide les bons du Trésor, les dettes contractées envers les villes, envers les banques, enfin toutes celles qui forment ce que l’on appelle très-pittoresquement la dette flottante, parce qu’elle se compose de créances qui n’ont point d’assiette déterminée et qui sont à une échéance plus ou moins rapprochée. Je ne vous indique seulement pas la millième partie des combinaisons que l’on peut employer. Loin de redouter l’accroissement des rentes perpétuelles, je voudrais que la fortune publique entière fût en rentes ; je ferais en sorte que les villes, les communes, les établissements publics convertissent en rentes leurs immeubles ou leurs capitaux mobiliers. C’est l’intérêt même de ma dynastie qui me commanderait ces mesures financières. Il n’y aurait pas dans mon royaume un écu qui ne tînt par un fil à mon existence.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais à ce point de vue même, à ce point de vue fatal, atteindrez-vous votre but ? Ne marchez-vous pas, de la manière la plus directe, à votre ruine à travers la ruine de l’État ? Ne savez-vous pas que chez toutes les nations de l’Europe il y a de vastes marchés de fonds publics, où la prudence, la sagesse, la probité des gouvernements est mise à l’enchère ? A la manière dont vous dirigez vos finances, vos fonds seraient repoussés avec perte des marchés étrangers et ils tomberaient aux plus bas cours, même à la Bourse de votre royaume.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>C’est une erreur flagrante. Un gouvernement glorieux, comme serait le mien, ne peut que jouir d’un grand crédit à l’extérieur. A l’intérieur, sa vigueur dominerait les appréhensions. Au surplus je ne voudrais pas que le crédit de mon État dépendît des transes de quelques marchands de suif ; je dominerais la Bourse par la Bourse.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Qu’est-ce encore ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>J’aurais de gigantesques établissements de crédit institués en apparence pour prêter à l’industrie, mais dont la fonction la plus réelle consisterait à soutenir la rente. Capables de jeter pour 400 ou 500 millions de titres sur la place, ou de raréfier le marché dans les mêmes proportions, ces monopoles financiers seraient toujours maîtres des cours.</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Outre les discours visant à rassurer le public sur la situation des finances, et les méthodes visant à cacher cette même situation, nous connaissons tous à quel point la situation de la dette est catastrophique et Ô combien son montant est exponentiel. Cette dette permet au gouvernement de vivre au-dessus de ses moyens, et condamne le contribuable à être pris dans un système d’esclavage où il devra toujours s’échiner à rembourser une dette qui ne fera qu’augmenter, paradoxalement.</p>
<p>Quant aux gigantesques établissements de crédits, maîtres des cours, le plus frappant est sans doute la Réserve Fédérale des États-Unis (La FED, banque centrale), qui, par la gestion de la masse monétaire et donc des cours de l’argent, détermine également la valeur de ce dernier.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p><strong>« Montesquieu :</strong></p>
<p>La souveraineté du pouvoir humain correspond à une idée profondément subversive, la souveraineté du droit humain ; c’est cette doctrine matérialiste et athée, qui a précipité la Révolution française dans le sang, et lui a infligé l’opprobre du despotisme après le délire de l’indépendance. Il n’est pas exact de dire que les nations sont maîtresses absolues de leurs destinées, car leur souverain maître c’est Dieu lui-même, et elles ne seront jamais hors de sa puissance. Si elles possédaient la souveraineté absolue, elles pourraient tout, même contre la justice éternelle, même contre Dieu ; qui oserait aller jusque-là ? Mais le principe du droit divin, avec la signification qui s’y trouve communément attachée, n’est pas un principe moins funeste, car il voue les peuples à l’obscurantisme, à l’arbitraire, au néant, il reconstitue logiquement le régime des castes, il fait des peuples un troupeau d’esclaves, conduits, comme dans l’Inde, par la main des prêtres, et tremblant sous la verge du maître. Comment en serait-il autrement ? Si le souverain est l’envoyé de Dieu, s’il est le représentant même de la Divinité sur la terre, il a tout pouvoir sur les créatures humaines soumises à son empire, et ce pouvoir n’aura de frein que dans des règles générales d’équité, dont il sera toujours facile de s’affranchir.</p>
<p>C’est dans le champ qui sépare ces deux opinions extrêmes, que se sont livrées les furieuses batailles de l’esprit de parti ; les uns s’écrient : Point d’autorité divine ! les autres : Point d’autorité humaine ! O Providence suprême, ma raison se refuse à accepter l’une ou l’autre de ces alternatives ; elles me paraissent toutes deux un égal blasphème contre ta sagesse ! Entre le droit divin qui exclut l’homme et le droit humain qui exclut Dieu, il y a la vérité, Machiavel ; les nations comme les individus sont libres entre les mains de Dieu. Elles ont tous les droits, tous les pouvoirs, à la charge d’en user suivant les règles de la justice éternelle. La souveraineté est humaine en ce sens qu’elle est donnée par les hommes, et que ce sont les hommes qui l’exercent ; elle est divine en ce sens qu’elle est instituée par Dieu, et qu’elle ne peut s’exercer que suivant les préceptes qu’il a établis. »</p>
<p>Cette formule de Maurice Joly me semble parfaitement synthétiser ce qui a toujours prévalu au cours de l’histoire des civilisations : « <em>Il ne s’agit que de mettre le despotisme en harmonie avec les mœurs modernes.</em> »</p>
<p>En outre, la politique du juste milieu est la seule qui puisse être valable; écoeurés par les abus d’un clergé ecclésiastique, nous avons sombré dans l’autre extrême, les abus d’un groupe privilégié de matérialistes. Nous sommes passés de l’obscurantisme religieux à l’obscurantisme matériel. Espérons qu’un jour, les peuples seront capables de la maturité qui leur permettra d’établir un système qui puisse enfin être subtil et nuancé, ce qui le rendra juste.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/obey-giant-hostile-takeover.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2655" title="obey-giant-hostile-takeover" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/obey-giant-hostile-takeover.jpg" alt="" width="400" height="400" /></a></p>
<p>Les Dialogues aux enfers entre Machiavel et Montesquieu peuvent être consultés en lecture sur <a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu" target="_blank">Wikisource</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Conflit israélo-palestinien: 8 900 morts depuis vingt ans]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/conflit-israelo-palestinien-8-900-morts-depuis-vingt-ans/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 14:34:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par George Malbrunot D&#8217;abord une guerre de basse intensité. Un seul chiffre en dit parfois bea]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Par George Malbrunot</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/une-femme-resistante-et-un-soldat-de-tsahal.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2626" title="une femme palestinienne et un soldat de Tsahal" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/une-femme-resistante-et-un-soldat-de-tsahal.jpg" alt="" width="400" height="309" /></a></p>
<p><strong>D&#8217;abord une guerre de basse intensité. </strong>Un seul chiffre en dit parfois beaucoup plus qu’un long discours. 8 881 : c’est le nombre de tués en deux décennies de conflit israélo-palestinien, nous apprend B’Tselem, l’organisation israélienne de défense des droits de l’Homme, qui fête ses vingt ans d&#8217;existence.</p>
<p>La grande majorité – 7 398 &#8211; sont Palestiniens, dont 1 537 mineurs. Israël, de son côté, déplore 1 483 morts, dont 139 mineurs.</p>
<p>Ces vingt dernières années ont été marquées par trois affrontements : la première Intifida entre 1987 et 1993, la deuxième, qui a commencé en 2000, et l’opération militaire « <em>Plomb durci</em> » de début 2009 contre la bande de Gaza. A signaler que ces vingt années là ont été beaucoup plus violentes que les vingt précédentes (1967-1987), après l’occupation de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et Jérusalem-est, à l’issue de la Guerre des Six jours.</p>
<p>B’Tselem nous apprend également que 1999 a été l’année la moins meurtrière à la fois pour les Palestiniens – 8 tués – et pour les Israéliens – 4 morts. Les deux parties étaient encore engagées dans un processus de paix, fut-il moribond.</p>
<p>Ces chiffres nous montrent une fois de plus que le lancinant conflit israélo-palestinien est une guerre de basse intensité, selon le jargon des militaires. Sur les vingt dernières années, l’Etat hébreu a perdu en moyenne 70 citoyens chaque année, c’est-à-dire moins que le nombre des tués sur les routes d’Israël au cours de la même période.</p>
<p>De cette réalité, certains n’hésitent pas à tirer la conclusion suivante : pourquoi Israël aurait-il intérêt à faire de douloureuses concessions territoriales aux Palestiniens ?</p>
<p>D’autant que le coût de l’occupation de la Cisjordanie et de Jérusalem-est est largement supporté par la communauté internationale – singulièrement par l’Union européenne – puisque c’est elle qui finance le budget de l’Autorité palestinienne. D’autant qu’avec la construction du Mur de séparation entre l’Etat hébreu et la Cisjordanie, Israël a remporté la guerre contre le terrorisme. Et qu’avec la deuxième Intifada et les attentats du 11 Septembre, les dirigeants israéliens ont réussi à retourner le débat sur une occupation illégale de territoires en une lutte contre le terrorisme, soutenue par l’Occident.</p>
<p>Assez peu répandue, cette thèse est défendue par nombre de militaires, mais aussi par certains bons connaisseurs d’Israël, ou « <em>amis de l’Etat hébreu</em> ». Je pense notamment à Gérard Araud, l’ancien ambassadeur de France en Israël au début des années 2000 qui fut en poste à Jérusalem, vingt ans plus tôt, avant de devenir Directeur politique du Quai d&#8217;Orsay.</p>
<p>Pour cet esprit vif et intelligent, aucune contrainte forte ne s&#8217;exerce à court terme sur l&#8217;Etat hébreu pour le pousser à signer la paix avec les Palestiniens. Même si cette thèse est « <em>politiquement incorrecte</em> », il convient de ne pas la sous estimer, si l’on veut comprendre l’obstination des dirigeants israéliens à refuser, depuis quinze ans, les indispensables concessions à toute paix véritable avec leurs voisins palestiniens.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : <a href="http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2009/11/conflit-israelo-palestinien-8.html">http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2009/11/conflit-israelo-palestinien-8.html</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Loi rabbinique de guerre: appel à l'extermination]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/loi-rabbinique-de-guerre-appel-a-lextermination/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 15:39:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/loi-rabbinique-de-guerre-appel-a-lextermination/</guid>
<description><![CDATA[Par Leila Mazboudi Des rabbins sionistes ont revendiqué haut et fort ce qu&#8217;Israël a toujours f]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Leila Mazboudi</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/halakha.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2603" title="Halakha" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/halakha.jpg" alt="" width="384" height="375" /></a></p>
<p>Des rabbins sionistes ont revendiqué haut et fort ce qu&#8217;Israël a toujours fait tout bas depuis sa création. Dans un recueil intitulé &#8221; <em>Dogme du roi</em> &#8220;, inspiré des préceptes de la Thora, selon les auteurs les deux rabbins Itshak Shapira et Youssi Allistor, et s&#8217;apparentant au &#8221; <em>Prince</em> &#8221; italien de Machiavel, une véritable sentence de mort  est lancée.</p>
<p>Répondant à la question, quand est-il permis de tuer les &#8221; <em>autres</em> &#8220;, (ou les Goyims selon le terme hébraïque donné aux non juifs), elle en appelle à tuer par anticipation, par prévention et par vengeance tout ceux qui sont contre Israël, que ce soit de par les actes, les paroles, ou  même les sentiments. Par extension, elle permet de tuer mêmes ceux qui ne sont pas les ennemis d&#8217;Israël, mais seulement parce qu&#8217;ils se trouvent sr le lieu où se trouve l&#8217;ennemi à abattre. De part et d&#8217;autre, le manuscrit vise surtout les civils.</p>
<p>&#8221; <em>Partout, là où la présence de ce Goyim pourrait porter atteinte à la vie d&#8217;un Israélien, il est permis de le tuer, même s&#8217;il aime les autres peuples du monde, et n&#8217;est pas coupable de la condition naissante</em> &#8220;. Et d&#8217;expliquer &#8221; <em>qu&#8217;il faut tuer quelqu&#8217;un qui ne veut pas tuer de Juif lorsque ceci permet d&#8217;empêcher la mort d&#8217;un juif</em>  &#8220;.</p>
<p>Concernant les civils en temps de guerre, le pamphlet ne prescrit aucune précaution. Bien au contraire, arguant &#8220;  <em>les nécessités de la guerre</em> &#8220;, il accorde une certaine légitimité à leur massacre: à l&#8217;origine, selon les préceptes de la Thora, tous les Goyims sont censés avoir du sang juif sur les mains. Lorsqu&#8217;il s&#8217;agit du peuple de l&#8217;ennemi, les règles sont encore plus sanguinaires. Tous sont considérés être des ennemis voire des combattants, du fait &#8221; <em>qu&#8217;ils aident les combattant, les encouragent ou expriment leur satisfaction quant à leur combat</em> &#8220;.<br />
En dehors des temps de guerre, ils devraient faire l&#8217;objet des mesures de rétorsion, dans le but d&#8217;opérer &#8221; <em>l&#8217;équilibre de terreur</em> &#8220;. Le texte cite: &#8221; <em>Ceux qui appartiennent au peuple de l&#8217;ennemi sont l&#8217;ennemi, car ils aident les assassins. Raison pour laquelle il faut agir avec eux par vengeance et selon la loi du talion; la vengeance est indispensable avec eux pour rendre vain le mal. Les actes pourraient parfois être féroces mais ils ont pour but de créer un équilibre de terreur efficace</em> &#8220;.<br />
    <br />
Mêmes les enfants ne sauraient être épargnés: Qualifiés &#8221; <em>d&#8217;obstructeurs du chemin</em>&#8220;, il devient permis de les tuer à bout portant: sont évoqués les fils des commandants des ennemis d&#8217;Israël, car le fait de les tuer devrait permettre de faire pression sur leurs pères. Figurent aussi les enfants qui peuvent constituer une menace lorsqu&#8217;ils grandiront, ou ceux qui constituent un obstacle dans l&#8217;affrontement des méchants ou durant les opérations de sauvetage de Juifs.<br />
 <br />
Une sentence de mort peut même être décrétée à l&#8217;encontre de ceux qui critiquent Israël, ou a contrario de ceux qui flattent la résistance contre lui. Faisant partie des &#8220;<em>oppresseurs</em>&#8220;, le paragraphe les concernant permet des explications aléatoires, voire arbitraires.  &#8221; <em>… est considéré oppresseur celui qui affaiblit notre royaume de par les paroles</em> &#8220;. <br />
 <br />
Selon des observateurs, la publication de ce livre qui dispose déjà du soutien d&#8217;un  grand nombre de rabbins influents, à l&#8217;instar d&#8217;Itshak Guinsbourg, Dov Léor et Jacob Joseph est porteuse de plusieurs significations. De point de vue sociologique, il illustre une volonté d&#8217;insuffler à son paroxysme l&#8217;esprit belliciste à tous les Israéliens, voire à tous les sionistes pour les amener à s&#8217;investir totalement, en cas de guerre. S&#8217;attaquant de front à ceux qui sont contre l&#8217;entité sioniste, le livre n&#8217;en comporte pas moins insidieusement des menaces contre ceux qui sont contre la politique israélienne ou s&#8217;aventure à la critiquer. Ils pourraient désormais payer de leur peau leurs positions. Pas seulement en Palestine, mais aussi partout ailleurs dans le monde. De par la franchise avec laquelle il révèle la dimension frôlant les thèses d&#8217;extermination du  dogme qui régit l&#8217;action militaire et d&#8217;intelligence de l&#8217;entité sioniste depuis sa création, il reflète plus que jamais l&#8217;arrogance d&#8217;impunité chez les Israéliens.</p>
<p>Une arrogance qui ne saurait dissimuler la peur qui l&#8217;attise !</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Al-ManarTV <a href="http://almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=110748&#38;language=fr">http://almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=110748&#38;language=fr</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Menaces sur le siècle]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/menaces-sur-le-siecle/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 12:13:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Moisés Naim L&#8217;extension du crime, de l&#8217;insécurité et de la corruption; la perte d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Par Moisés Naim</p>
<p><strong>L&#8217;extension du crime, de l&#8217;insécurité et de la corruption; la perte d&#8217;efficacité politique des Etats-Unis et l&#8217;effacement de l&#8217;Europe menacent la planète.</strong></p>
<p><strong><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/saisie-darmes-au-mexique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2579" title="la plus grande saisie d'armes au Mexique" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/saisie-darmes-au-mexique.jpg" alt="" width="432" height="259" /></a></strong></p>
<p>Cette semaine, j&#8217;ai convié à Washington un groupe de personnes de divers horizons pour débattre des tendances mondiales dominantes. Y ont participé d&#8217;éminents analystes de l&#8217;économie et de la politique internationale, des hauts fonctionnaires du gouvernement américain, responsables politiques, présidents d&#8217;organismes multilatéraux et de cellules de réflexion (<em>think tanks</em>), rédacteurs en chef de quotidiens et de magazines européens, américains et latino-américains, des professeurs et patrons de grandes entreprises. Le but de la réunion n&#8217;était pas de fournir des recommandations, de publier un communiqué ou d&#8217;arriver à des accords, mais simplement de réfléchir à voix haute et d&#8217;échanger des idées. Etant donné la diversité du groupe et la formule ouverte du débat, sans discours planifié, ordre du jour prédéfini ou compte-rendu écrit, d&#8217;innombrables sujets ont été abordés.</p>
<p>Ce fut une réunion aussi fascinante qu&#8217;impossible à résumer. Chacun a pu tirer ses propres conclusions. Voici une sélection subjective, arbitraire et - évidemment - incomplète des trois principaux problèmes que j&#8217;ai retenus à la suite des échanges.</p>
<p><strong>Perte d&#8217;efficacité politique des Etats-Unis</strong></p>
<p>L&#8217;influence d&#8217;un grand nombre de lobbies, la hausse du nombre de problèmes et leur plus grande complexité, ainsi que la politisation extrême du débat autour des solutions sapent l&#8217;efficacité de l&#8217;action gouvernementale de la première puissance mondiale. Le <a href="http://www.slate.fr/story/13383/etats-unis-une-reforme-de-sante-la-decoupe" target="_blank">système de santé</a>, l&#8217;environnement ou l<a href="http://www.slate.fr/story/12501/afghanistan-corruption-karzai-perdre-guerre-allies" target="_blank">&#8216;Afghanistan</a> sont autant d&#8217;exemples parmi un millier de défis auxquels les pouvoirs publics répondent tardivement et avec médiocrité. Evidemment, ce problème n&#8217;est pas propre aux Etats-Unis; il concerne toutes les démocraties. Notons que la solution ne consiste pas à se réfugier dans l&#8217;autoritarisme, dont le prix et les dangers sont toujours supérieurs à ceux de la démocratie. Toutefois, l&#8217;efficacité diminuée des autorités gouvernementales dans les pays démocratiques est un vrai problème dont les conséquences risquent de s&#8217;aggraver ces prochaines années.</p>
<p><strong>Extension géographique du crime, de l&#8217;insécurité publique et de la corruption</strong></p>
<p>Dans de plus en plus de pays, la population se voit privée de son droit d&#8217;aller et venir en toute sécurité: on ne peut plus sortir de chez soi sans avoir peur de se faire voler ou enlever. Dans beaucoup d&#8217;autres pays, on ne peut même pas rester chez soi sans craindre d&#8217;être la proie de malfaiteurs. Or ce fléau criminel ne se cantonne plus aux pays pauvres, il frappe également les pays développés. Pire, non seulement le crime augmente dans la rue, mais il gagne aussi les sphères politiques. Je ne parle pas des petits délits, mais des crimes à grande échelle. Il ne s&#8217;agit pas de bureaucrates percevant des commissions illégales, mais bien de ministres, notables locaux, législateurs, militaires et parfois même de chefs d&#8217;Etat, impliqués dans des organisations criminelles qui opèrent à l&#8217;international. A titre d&#8217;exemple, la corruption et les conséquences du crime organisé au sein des gouvernements d&#8217;Afghanistan, du Mexique, du Venezuela, des Balkans ou de la Russie touchent bien plus que les citoyens de ces pays. Elles s&#8217;étendent au monde entier. Il y a longtemps que j&#8217;essaie de sensibiliser le monde à ce problème (<a href="http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_naim.htm" target="_blank">j&#8217;ai même écrit un livre là-dessus</a>). Cette fois, j&#8217;ai été surpris de constater que c&#8217;était l&#8217;une des principales préoccupations qui ressortait constamment des discussions. C&#8217;est donc un problème dont sont conscients des personnes travaillant dans divers secteurs et pays et dont les expériences et intérêts sont très différents.</p>
<p><strong>L&#8217;Europe, l&#8217;Atlantide du XXI ème siècle ?</strong></p>
<p>Selon <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Platon" target="_blank">Platon</a>, l<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Atlantide" target="_blank">&#8216;Atlantide</a> était une grande puissance qui, « <em>dans l&#8217;espace d&#8217;un seul jour et d&#8217;une nuit terribles</em> », a été balayé de la carte du monde. L&#8217;Europe disparaîtra-t-elle de la carte du monde politique et économique au cours de ce siècle? Certes, elle est confrontée à des défis de taille. Son intégration et la mise en place d&#8217;institutions communautaires plus efficaces, le chômage structurel et l&#8217;immigration, la compétitivité et ses difficultés à agir de façon cohérente et unie ne sont qu&#8217;un extrait de la longue liste des problèmes bien connus que les Européens doivent résoudre. Autre contrainte: le monde ne va pas s&#8217;arrêter de tourner en attendant que l&#8217;Europe remédie à ses problèmes.</p>
<p><strong>Pendant que les Européens se réunissent et débattent, le reste du monde travaille à la croissance économique, investit, innove, commerce et laisse le vieux continent à la traîne</strong>. Selon une étude récente d&#8217;<a href="http://www.carnegieendowment.org/experts/index.cfm?fa=expert_view&#38;expert_id=437" target="_blank">Uri Dadush</a>, directeur du programme économique à la Fondation Carnegie pour la paix internationale, <a href="http://www.carnegieendowment.org/publications/index.cfm?fa=view&#38;id=24195" target="_blank">en 2050</a>, les trois principales puissances économiques mondiales seront la Chine, l&#8217;Inde et les Etats-Unis. Face à elles, le poids économique et politique de l&#8217;Europe diminuera radicalement. Ce n&#8217;est pas une fatalité, mais si on n&#8217;opère pas des changements profonds en Europe ou dans le reste du monde, ce destin demeurera très probable.</p>
<p>A la réunion de Washington, nous avons parlé de beaucoup d&#8217;autres sujets. Tous n&#8217;étaient pas aussi négatifs que ceux que j&#8217;expose ici. Mais, hélas, les problèmes nous ont plus occupés que les bonnes nouvelles. C&#8217;est regrettable.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Slate <a href="http://www.slate.fr/story/13437/menaces-pour-le-xxieme-siecle-crime-etats-unis-europe">http://www.slate.fr/story/13437/menaces-pour-le-xxieme-siecle-crime-etats-unis-europe</a></p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Obama: le bilan après un an]]></title>
<link>http://les7duquebec.wordpress.com/2009/11/24/obama-le-bilan-apres-un-an/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 05:00:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>François M.</dc:creator>
<guid>http://les7duquebec.wordpress.com/2009/11/24/obama-le-bilan-apres-un-an/</guid>
<description><![CDATA[« Yes we can » &#8211; Barack Obama, slogan de sa campagne électorale, automne 2008 « Au cours de pé]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><a rel="attachment wp-att-4004" href="http://les7duquebec.wordpress.com/2009/11/24/obama-le-bilan-apres-un-an/24-02-09-steve-bell-on-bi-001/"><img class="size-full wp-image-4004 aligncenter" title="24.02.09-Steve-Bell-on-Bi-001" src="http://les7duquebec.wordpress.com/files/2009/11/24-02-09-steve-bell-on-bi-001.jpg" alt="" width="429" height="321" /></a></p>
<p>« <em>Yes we can</em> » &#8211; Barack Obama, slogan de sa campagne électorale, automne 2008</p>
<p>« <em>Au cours de périodes où règne le mensonge et la manipulation, dire la vérité devient un acte révolutionnaire</em> » &#8211; George Orwell</p>
<p>« <em>Vous pouvez avoir du pouvoir sur autrui tout aussi longtemps que vous ne leur enlevez pas tout ce qu’il possède. Mais lorsque vous avez tout volé à un homme, il n’est désormais plus sous votre pouvoir – il est libre de nouveau</em> » &#8211; Aleksandr Solzhenitsyn</p>
<p>Voilà déjà une année d&#8217;écoulée depuis l’élection de Barack Obama. <a href="http://les7duquebec.wordpress.com/2009/08/25/2008/11/11/obama-le-vrai-changement/">Comme je le prédisais</a> à l’automne dernier, <a href="http://les7duquebec.wordpress.com/2009/08/25/2009/01/20/inauguration-royale-de-barack-obama-et-de-son-gouvernement-de-continuite/">ce nouveau gouvernement élu sur un vent de changement</a>, se révèlera n’être qu’une vaste illusion, une campagne de promesses vides et de faux espoirs. L’administration Obama n’est rien de plus que la continuité de celle de Bush. L’illusion du paradigme de la gauche et la droite, des Républicains et des Démocrates s’effondre. Il n’y a qu’UN parti politique aux États-Unis: Le parti de la guerre et de Wall Street, le tout orchestré par les banquiers privés de la banque centrale, la <em>Federal Reserve Bank</em> (Fed). Que les Américains votent pour un parti ou l’autre, l’agenda est le même. Il y a longtemps que les États-Unis sont tombés sous un coup d’État silencieux, probablement depuis la mort de JFK.</p>
<p>Voici de nombreux exemples de ce bilan négatif de l’administration Obama:</p>
<p>- L’administration Obama tente d’étouffer le dossier des courriels manquants de la Maison Blanche</p>
<p>Obama avait promis à l’Amérique plus de transparence. Cela ne s’est jamais vraiment concrétisé. Nombreux sont les exemples. L’administration Obama a décidé de suivre les pas de l’ancien président George W. Bush en tentant <a href="http://abcnews.go.com/Politics/wireStory?id=6929224">d’étouffer une poursuite judiciaire visant  récupérer des millions de courriels manquants liés à la Maison Blanche</a> pouvant contenir des informations importantes quant à la gestion de l’administration Bush, effaçant ainsi potentiellement des évidences de crimes.</p>
<p>- L’argument identique du « secret d’État » <a href="http://blogs.abcnews.com/politicalpunch/2009/05/obama-justice-department-continues-bushs-state-secrets-argumentagain.html">utilisé par Bush est mis de l’avant par l’administration Obama</a> pour empêcher la divulgation d’informations troublantes et incriminant.</p>
<p>- <a href="http://www.foxnews.com/politics/2009/02/09/justice-department-follows-bush-administration-invoking-state-secrets-privilege/">Le département de la Justice imite l’administration Bush</a> en invoquant le privilège du « secret d’État » face à des poursuites judiciaires dans le dossier du programme de capture extraordinaire de la CIA (<em>rendition program</em>), mis en place par Bush, Cheney et Rumsfeld. La raison évoquée pour éviter que les poursuites judiciaires se poursuivent contre ce programme d’enlèvement de suspects à travers le monde,  transportés secrètement vers des prisons non identifiées publiquement pour se faire torturer, est que ces poursuites pourraient révéler des informations secrètes relatives à la sécurité nationale.</p>
<p>- Barack Obama avait promis que les États-Unis ne torturerait pas sous sa garde.</p>
<p>Mais tout comme Bush, Obama se bat pour empêcher des milliers de photos documentant la torture <em>made by America</em>, alors que <a href="http://news.antiwar.com/2009/05/04/dems-pull-funding-to-close-gitmo/">Guantanamo n’a toujours pas fermé ses portes</a> et que <a href="http://www.alternet.org/story/140022">la torture se poursuit inlassablement sous son administration</a>, tel que rapporté par une enquête espagnole. Cette dernière explique différentes techniques pratiquées comme l’écrasement de testicules, la détention dans des cellules souterraines dans un les ténèbres totales avec privation de sommeil et de nourriture pour une durée de trois semaines, inoculation à l’aide d’injections de maladies canines, torture à l’eau (waterboarding), etc. Tout cela sous l’autorité de personnel militaire américain, parfois conduit en présence de professionnels médicaux.</p>
<p>Le président Obama <a href="http://blogs.abcnews.com/politicalpunch/2009/05/president-oba-5.html">refuse</a> de <a href="http://www.politico.com/news/stories/0509/22470.html">rendre public</a> les <a href="http://www.telegraph.co.uk/news/picturegalleries/worldnews/5330481/New-outrage-over-Iraq-prison-abuse-photographs.html">photos de torture</a> parce qu’il « croit que <a href="http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/northamerica/usa/barackobama/5325444/Prisoner-abuse-photographs-surface-as-Barack-Obama-prepares-to-block-publication.html">leur publication</a> pourrait mettre en danger les troupes ».</p>
<p>En réalité, non seulement Obama ne poursuivra pas les responsables de la torture en justice, mais en fait, <a href="http://www.informante.web.na/index.php?option=com_content&#38;task=view&#38;id=3976&#38;Itemid=102">il planifie donner de l’expansion à cette torture</a> et <a href="http://www.prisonplanet.com/guantanamo-prisoners-still-being-tortured-under-obama.html">continuer sa pratique</a>. Des centres de détention secrets pour des suspects terroristes seront ouverts en Mauritanie, en Éthiopie, dans quelques pays de l’Afrique du nord, du Moyen-Orient et en Asie.</p>
<p>- <a href="http://rawstory.com/blog/2009/09/obama-will-bypass-congress-to-detain-suspects-indefinitely/">Obama a passé outre le Congrès américain pour permettre la détention de suspects terroristes pour une durée de temps illimitée</a>, sans qu’aucune accusation formelle ne soit déposée. Dans d&#8217;autres pays du monde, on appelle cela des pouvoirs dictatoriaux.  Cela permet au président de détenir unilatéralement des « ennemis combattants » sans habeas corpus, un terme légal qui signifie que les plaignants sont forcés de vous accuser formellement d’un crime pour justifier la détention d’un suspect. Le terme « ennemi combattant » qui faisait en sorte que les Accords de Genève sur les prisonniers de guerre ne s’appliquaient plus, a été abandonné par Obama dans le cas des détenus de Guantanamo, mais il a gardé le terme pour les autres prisons à l’étranger, s’assurant ainsi encore une fois <a href="http://www.uruknet.info/?p=m53420&#38;hd=&#38;size=1&#38;l=e">de conserver des pouvoirs exécutifs impérialistes</a>.</p>
<p>- Obama est du même avis que Bush: <a href="http://www.commondreams.org/headline/2009/02/20-12">les prisonniers de Bagram, Afghanistan n’ont pas de droits constitutionnels</a>. Pourtant, les droits ne sont pas donnés par la Constitution, ils sont reconnus. Lorsque les droits peuvent être retirés, ce ne sont pas des droits, mais bien seulement des indulgences octroyées par un maître inspirant la crainte à des esclaves qui se comportent particulièrement bien.<br />
Obama Sides With Bush: No Rights for Bagram Prisoners</p>
<p>- Obama est allé jusqu’à <a href="http://www.newshoggers.com/blog/2009/05/yes-obama-threatened-britain-over-torture-evidence.html">menacer l’Angleterre</a> de cesser leur coopération d’échange du renseignement pour éviter que des évidences de torture soient révélées.</p>
<p>- <a href="http://abcnews.go.com/Politics/obama-supports-extending-patriot-act/story?id=8582891">Trois provisions controversées du <em>Patriot Act</em> instauré Bush reçoivent l’appui d’Obama</a>.</p>
<p>Le département de la Justice a indiqué que l’administration Obama donne son soutien pour le renouvellement de trois sections controversées du <em>USA Patriot Act</em> qui expire en décembre. La première est la Section 206 qui permet au FBI de faire de l’écoute électronique des lignes téléphoniques ou des ordinateurs des Américains. La suivante est la Section 215 qui permet aux enquêteurs d’obtenir les archives médicales, d’affaires, de librairie, bancaires et autres de quiconque, avec l’approbation de la <em>Foreign Intelligence Surveillance Court</em>. La dernière, surnommée le « loup solitaire », permet d’accumuler des renseignements à propos de personnes qui ne sont pas suspectées d’être part d’un gouvernement étranger ou d’une organisation terroriste.</p>
<p>- Toutes les pièces de législation adoptées sous l’administration Bush qui étaient profondément liberticides et allant à l’encontre de la transparence, de la Constitution et de la démocratie, sont maintenant embrassées par le régime de continuité d’Obama, qui a <a href="http://www.breitbart.com/article.php?id=prnw.20090515.DC17891&#38;show_article=1">brisé une fois de plus une importante promesse électorale</a>. Il en est de même pour le <a href="http://www.truthout.org/051009Z?n">Commissions militaires</a> (<em>Military Commissions Act</em>), qui permet de juger des détenus dans des tribunaux militaires établis à Guantanamo Bay, Cuba.</p>
<p>- <a href="http://thinkprogress.org/2009/01/22/nsa-whistleblower-tice/">La NSA a filtré toutes les communications des Américains et a ciblé des journalistes</a> depuis l’instauration de ces mesures draconiennes par Bush, dans le cadre de sa guerre bidon au terrorisme. Tout le trafic de ces communications transigeant par de grandes firmes privées de communication comme AT&#38;T étaient directement reliées à la NSA, agence d’espionnage américaine. <a href="http://www.lewrockwell.com/roberts/roberts263.html">Depuis que les Démocrates sont au pouvoir, rien n’a changé</a>. Obama ne veut pas tenir Bush et ses acolytes responsables de leurs crimes et violations de la Constitution parce qu’il veut conserver ces pouvoirs. Idem pour l’enlèvement d’individus étrangers, leur transport vers des nations étrangères pour ensuite être torturés.</p>
<p>Ainsi, <a href="http://atheonews.blogspot.com/2009/02/obama-administration-seeks-to-block.html">l’administration Obama bloque les poursuites judiciaires</a> contre <a href="http://rawstory.com/news/2008/White_House_says_Obama_absolutely_stands_0410.html">les écoutes électroniques illégales</a>, donne de <a href="http://rawstory.com/news/2008/Obama_Administration_quietly_expands_Bushs_legal_0407.html">l’expansion à la défense légale de Bush en ce domaine</a> et <a href="http://thinkprogress.org/2009/04/07/obama-doj-wiretapping-suit/">invoque constamment le « secret d’État »</a> pour défendre le programme envahisseur et criminel de surveillance de Bush.</p>
<p>- Le parti de guerre est toujours l’oeuvre. L’industrie de la mort poursuit ses bonnes affaires sous Obama</p>
<p>Les États-Unis planifient <a href="http://english.pravda.ru/world/ussr/24-09-2009/109484-usa_georgia-0">déployer 25 000 troupes militaires en Géorgie</a> d’ici 2015, à la frontière de la Russie. Les Américains ont l’intention de construire deux bases militaires sur le territoire de la Géorgie et une base navale. Ce déploiement fait suite à la provocation de la Russie en août 2008 par les États-Unis et Israël, via l’Ossétie du sud. <a href="http://www.rense.com/general85/rus.htm">Une guerre contre l’Iran signifierait une confrontation contre la Russie</a> qui a déclaré qu’elle considèrerait une attaque contre l’Iran comme une attaque personnelle.</p>
<p>Quoi de mieux que d’avoir le prix Nobel de la Paix pour plaider en faveur <a href="http://atheonews.blogspot.com/2009/04/obama-demands-right-to-recruit-minors.html">du recrutement de mineurs pour l’armée</a>? Obama veut son armée, il entend lever <a href="http://blogue.imtl.com/2009/04/heil-obama-des-enfants-soldats-sur-tout-le-territoire-americain/">une armée de jeunes</a> qui ne serviraient pas la Constitution, mais le président directement. Le plan d’Obama se nomme le « <em>Generations Invigorating Volunteerism and Education Act</em>», ou plus simplement, le « <em>GIVE Act</em> ».  Ce projet de loi a été voté, à 321 contre 105, le 18 mars 2009. Ce projet de loi <a href="http://edlabor.house.gov/markups/2009/03/hr-1388---generations-invigora.shtml">H.R. 1388</a> est donc présentement « <a href="http://www.opencongress.org/bill/110-h2857/show">à l’étude</a> »  au Sénat américain.</p>
<p>Obama a d&#8217;ailleurs annoncé, de pair avec Rahm Emanuel, qu’il comptait avoir un corps de volontaires de type milice paramilitaire aux États-Unis aussi bien financé et équipé que l’armée US elle-même.<br />
Heil Obama! Des enfants-soldats sur tout le territoire américain…</p>
<p>- <a href="http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=95022&#38;sectionid=351020101">La guerre est toujours une option sur la table</a>, comme on a pu le voir toute l’année dans le cas de l’Iran., quitte à nommer <a href="http://www.presstv.com/detail.aspx?id=86613&#38;sectionid=3510203">un anti-iranien pour gérer cette situation</a>.</p>
<p>- <a href="http://www.projectcensored.org/articles/story/http-wwwprojectcensoredorg-articles-story-barack-obama-administration-c/">L’administration Obama continue la doctrine américaine de dominance militaire globale</a>.</p>
<p>Obama n’a pas diminué le budget militaire, au contraire. <a href="http://www.huffingtonpost.com/2009/02/22/obamas-refusal-to-reverse_n_168952.html">Il n’y aura pas de renversement de l’agenda militaire</a> ni de la politique étrangère des États-Unis. Surtout pas avec <a href="http://mondoweiss.net/2009/01/mazin-qumsiyeh-writes-in-an-emailassociated-press-story-the-two-men-selected-to-serve-as-hillary-clintons-deputy-secretarie.html">Hillary Clinton</a>, Robert Gates et <a href="http://nalert.blogspot.com/2009/02/rahms-rent-is-just-tip-of-ethics.html">Rahm Emanuel</a> et <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ho-0SHFEgGo">son frère</a>. Les États-Unis viennent de briser son record de la guerre du Vietnam en étant en Afghanistan depuis plus de 8 ans. Cela n’est pas près de se terminer, au contraire de ce Obama avait promis durant sa campagne électorale.</p>
<p style="text-align:center;"><a rel="attachment wp-att-4005" href="http://les7duquebec.wordpress.com/2009/11/24/obama-le-bilan-apres-un-an/obamas-connexions/"><img class="size-full wp-image-4005   aligncenter" title="Obama's connexions" src="http://les7duquebec.wordpress.com/files/2009/11/obamas-connexions.jpg" alt="" width="441" height="323" /></a></p>
<p>- Obama, son administration et différentes agences gouvernementales comme la NSA reçoivent d’ailleurs leurs instructions et conseils par <a href="http://wakeupfromyourslumber.blogspot.com/2009/05/obama-whos-your-daddy.html">la même élite dirigeante</a>, dont fait partie <a href="http://www.infowars.com/nsc-advisor-jones-i-take-my-daily-orders-from-dr-kissinger/">Henry Kissinger</a>, la Ford Fondation, et <a href="http://finance.yahoo.com/tech-ticker/article/161374/Tim-Geithner:-Too-Close-to-Goldman-Sachs-to-Be-Treasury-Secretary,">la quatrième branche du gouvernement, Goldman Sachs</a> et les banquiers et financiers de Wall Sreet qui pullulent au sein du gouvernement Obama, <a href="http://www.counterpunch.org/whitney02182009.html">comme Geithner</a>.</p>
<p>- Obama refuse toujours de toucher à la Fed. Tant qu’il ne forcera pas une reforme entière de la Fed pour récupérer le pouvoir de la création de la monnaie, au lieu de le laisser entre les mains de banquiers la créant de nulle part et la prêtant à crédit au gouvernement (lire le peuple) avec intérêts, l’économie entière sera sous l’étroit contrôle des banquiers privés qui ont ruiné les États-Unis depuis 1913, date de la création de la Fed.</p>
<p>- Obama avait promis que <a href="http://www.nytimes.com/2009/11/15/us/politics/15health.html">les lobbyistes ne se retrouveraient pas dans son organisation</a>. <a href="http://news.yahoo.com/s/politico/20090128/pl_politico/18128">Une autre fausse promesse</a> lamentablement vendue au public américain. <a href="http://www.reuters.com/article/rbssAerospaceDefense/idUSN2930478220090129">Une douzaine de lobbyistes ont trouvé un poste au sommet de l’administration Obama</a>. On y trouve <a href="http://whatreallyhappened.com/blogs/bfrank/09/03/26/obamas-pick-pentagon-weapons-buyer-resume">des gens nommés au département de la Défense ayant travaillé pour Raytheon</a>, un manufacturier d’armement, <a href="http://blacklistednews.com/news-4963-0-6-6--.html">un ancien VP de Monsanto</a> <a href="http://www.bushstole04.com/Obama_Presidency.htm/obam_monsanto.htm">à la FDA</a>, des anciens généraux et du Pentagone partout dans le gouvernement, et ainsi de suite.</p>
<p>- Obama agit de manière similaire à Bush dans le domaine des pétrolières, des énergies et est même allé jusqu’à <a href="http://obamboozled.blogspot.com/2009/06/mountaintop-removal-gets-obamas-ok.html">approuver la décapitation des montagnes pour y retirer du charbon</a>, une politique qui fut sévèrement condamnée lorsque Bush s’y adonnait. <a href="http://www.newsweek.com/id/202875">L’étroite collaboration entre les exécutifs du pétrole et Washington se poursuit de plus belle</a>.</p>
<p>Il y a fort à parier qu’avec un tel bilan, les Américains ne seront pas dupes très longtemps et qu’Obama sera un président d’un terme seulement. En attendant le prochain poulain de l’establishment, du parti de la guerre et de Wall Street, nous pouvons aussi parier que l’Amérique aura le temps de s’appauvrir énormément, au point où la classe moyenne aura pratiquement disparue et où le pays sera complètement ruiné et en banqueroute, affligé d’hyperinflation et de la plus grande dépression depuis les années 30. On annoncera alors l’arrivée d’un autre président… sauveur de tous, charismatique au sourire charmeur.</p>
<p>« <strong><em>Yes we can</em></strong> »</p>
<p>« <strong><em>Change we can believe in</em></strong> »</p>
<p>François Marginean</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Beyrouth veut redevenir une vitrine du luxe du Moyen-Orient]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/11/23/beyrouth-veut-redevenir-une-vitrine-du-luxe-du-moyen-orient/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 16:29:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>dodzi</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/11/23/beyrouth-veut-redevenir-une-vitrine-du-luxe-du-moyen-orient/</guid>
<description><![CDATA[Iloubnan.info Détrôné par Dubaï au fil des ans, Beyrouth compte redevenir une destination privilégié]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://www.iloubnan.info/economie/actualite/id/40255/titre/Beyrouth-veut-redevenir-une-vitrine-du-luxe-du-Moyen-Orient" target="_blank">Iloubnan.info</a></p>
<div id="chapo-rep"><strong> <a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/11/berluti-beyrouth.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7138" title="Berluti Beyrouth" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/11/berluti-beyrouth.jpg" alt="" width="300" height="448" /></a>Détrôné par Dubaï au fil des ans, Beyrouth compte redevenir une destination privilégiée pour le luxe au Moyen-Orient, avec l&#8217;implantation de grands noms tel Dior ou Louis Vuitton, et des &#8220;souks&#8221; modernes qui offriront le nec plus ultra du shopping.</strong>
<p>&#160;</p>
<p><strong> </strong></p>
</div>
<div id="texte-rep">&#8220;Le luxe grignote davantage d&#8217;espace et s&#8217;étend comme une tâche d&#8217;huile&#8221;, dit Guillaume Boudisseau, de la société de conseil immobilier Ramco à Beyrouth. Le centre-ville inaugurera prochainement ce qui était, il y a 20 ans, un champ de bataille en pleine guerre civile: ses anciens souks populaires, reconstruits par le géant immobilier Solidere dans une version plus sophistiquée pour plus de 100 millions de dollars. Aux côtés de marques grand public, ces souks &#8211;400 projets de magasins, dont 49 de bijoux&#8211;, compteront des enseignes tel Yves Saint Laurent, Chloé, Burberry ou Vivienne Westwood. Ils jouxtent les rues Foch et Allenby, sortes d&#8217;avenue Montaigne ou de Sloane Street, qui accueilleront également de nouvelles marques de luxe. &#8220;Le centre-ville est le passage obligé pour le luxe au Liban&#8221;, constate M. Boudisseau, en référence aux marques déjà implantées telles Armani, Berluti, aux maisons de célèbres couturiers libanais comme Elie Saab et Zuhair Murad, et aux appartements à plus d&#8217;un million de dollars du front de mer, où se dressent les hôtels les plus chers du Liban. &#8220;Beyrouth va devenir une destination de choix jusqu&#8217;à récupérer sa place d&#8217;ici à deux ans&#8221;, avance Tony Salamé, PDG d&#8217;Aïshti, le groupe libanais qui a le plus de contrats de franchise dans le luxe. Selon lui, le marché à Beyrouth augmente à près de 15% en rythme annuel, avec des clients n&#8217;hésitant pas à dépenser jusqu&#8217;à 200.000 dollars par saison.
<p>&#160;</p>
<p>Surnommé le &#8220;Paris du Moyen-Orient&#8221; dans les années 1950-60, Beyrouth s&#8217;est imposé de nouveau comme la vitrine du luxe dans les années 90, malgré le marasme économique.<!--more--> Mais avec l&#8217;assassinat du dirigeant Rafic Hariri en 2005, qui a plongé le pays dans une période d&#8217;instabilité, Dubaï a nettement pris le dessus grâce à des investissements qui ont fait exploser le nombre de boutiques de luxe. Aujourd&#8217;hui, la crise mondiale qui a frappé de plein fouet les pays du Golfe pourrait changer la donne. &#8220;Nous avons une chance de reconquérir la première place car Dubaï a souffert énormément, même s&#8217;il reste numéro un en termes de volume et de pouvoir d&#8217;achat&#8221;, souligne M. Salamé. &#8220;Sa clientèle, des millionnaires russes qui faisaient entre 60 et 65% des chiffres d&#8217;affaires, a disparu&#8221;. Mais, rappelle M. Boudisseau, atteindre cet objectif nécessite une stabilité dans le pays en vue d&#8217;attirer les investissements et développer un marché capable de rivaliser avec celui de Dubaï. Et la capitale libanaise a un atout de taille, celui de l&#8217;image. &#8220;Pour les Arabes, notre capitale reste la fenêtre sur tout ce qui est branché&#8221;, dit M. Salamé, dont le groupe a investi 15 millions de dollars dans une quinzaine de nouvelles boutiques. Les magasins de luxe se situent dans des ruelles piétonnes élégantes avec une architecture qui date du mandat français (1923-1943). &#8220;C&#8217;est de l&#8217;ancien rénové qui donne un charme particulier, un cachet qu&#8217;on ne retrouve pas dans le Golfe, où c&#8217;est plus aseptisé&#8221;, souligne M. Boudisseau. &#8220;C&#8217;est très moderne et intime en même temps&#8221;, affirme Wafa al Ayouti, une riche touriste égyptienne, en sortant d&#8217;un magasin de luxe. &#8220;C&#8217;est comme Paris!&#8221;, s&#8217;écrie sa mère, les bras chargés de paquets. Pour Fadwa, une Emiratie, les souks aux arcades en bois sont &#8220;le New Dubaï, en plus beau&#8221;. Mais certains ont la nostalgie des temps révolus. &#8220;Ce ne sont plus les souks populaires de ma jeunesse&#8221;, dit Randa abi Rjaili, mi-triste, mi-admirative. &#8220;Ils ont gardé les noms des ruelles, mais je ne m&#8217;y retrouve plus. Je me sens plus en Europe qu&#8217;à Beyrouth&#8221;, lâche-t-elle.</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Désinformation: Attention, une occupation peut en cacher une autre (What about the other nakbas?)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/23/desinformation-attention-une-occupation-peut-en-cacher-une-autre-what-about-the-middle-east%e2%80%99s-forgotten-nakbas/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 16:23:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/2009/11/23/desinformation-attention-une-occupation-peut-en-cacher-une-autre-what-about-the-middle-east%e2%80%99s-forgotten-nakbas/</guid>
<description><![CDATA[C&#8217;est la &#8220;Transjordanie&#8221; (créée en 1922 par l&#8217;empire britannique) qui a occu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h5><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3c/Israel-1er-juin-1948.jpg" alt="Conquête de la Jordanie et de l'Egypte en 48" width="450" height="792" align="left" /><em>C&#8217;est la &#8220;Transjordanie&#8221; (créée en 1922 par l&#8217;empire britannique) qui a occupé et annexé les territoires de Judée et Samarie et Jérusalem-Est lors d&#8217;une guerre de conquête en 1947-1948. Elle devint alors la &#8220;Jordanie&#8221; et les territoires occupés, la &#8220;Cisjordanie&#8221;. Aucun mouvement de libération palestinien ne se leva contre cette occupation, ni contre celle de la bande de Gaza par l&#8217;Egypte. La &#8220;Palestine&#8221; n&#8217;était pas encore née.</em></h5>
<h5><em>L&#8217;existence d&#8217;Israël pose le problème du droit de vivre en sujets libre et souverains des nations non musulmanes dans l&#8217;aire musulmane. L&#8217;extermination des Arméniens, d&#8217;abord par l&#8217;empire ottoman, puis par le nouvel Etat turc a représenté la première répression d&#8217;une population dhimmie en quête d&#8217;indépendance nationale. Il n&#8217;y a quasiment plus de Juifs aujourd&#8217;hui dans le monde arabo-islamique et les chrétiens y sont en voie de disparition.</em> Shmuel Trigano</h5>
<div><strong>Attention: une occupation et une expulsion peuvent en cacher bien d’autres!</strong></div>
<div>.</div>
<div>Retrait de nationalité, discrimination juridique suite à l’arabisation ou islamisation de la fonction publique, isolement et séquestration, spoliation économique, boycotts, suspensions des relations postales avec Israël, refus de passeports et donc de libre circulation, destructions de synagogues et profanations de cimetières, pogroms (1920, 1929, 1936 et 1939 pour la seule Palestine mandataire) et assassinats, expulsion (Egypte, Irak, Libye, Algérie), exclusion (Tunisie, Maroc, Syrie-Liban, Turquie, Yemen, Iran) …</div>
<div>
<p>Alors que, pendant qu’ils préparent tranquillement leur bombe pour la solution finale, les mollahs viennent, dans un <a href="http://www.iran-resist.org/article5709.html">&#8220;discours du Caire à l’envers&#8221;</a>, de proposer un nouveau départ au Génuflexeur en chef avec leur &#8220;demande de rupture des relations américaines avec Israël&#8221; (ouvrant ainsi la voie à la &#8220;création immédiate d’un Etat palestinien&#8221;) …</p>
<p>Et que notre <a href="http://www.iran-resist.org/article5683.html">Dieudonné</a> national est reçu par Ahmadinejad et annonce triomphalement le financement iranien d’un film contre l’Holocauste …</p>
<p>Retour, avec Shmuel Trigano et <strong>contre tant la légende noire d’Israël colonisant la Palestine et en expulsant les populations que celle, dorée, d’un âge d’or de tolérance des pays musulmans envers leurs populations non-musulmanes</strong> …</p>
<p>Sur &#8220;le point aveugle de la conscience politique contemporaine&#8221;, à savoir, derrière la fable de la Shoah comme seule justification de l’État d’Israël et la mystification de la dépossession consécutive des Palestiniens de leur propre territoire, <strong>l’Exode oublié des juifs du Moyen-Orient</strong>.</p>
<p>Qui, entre 1940 et 1970 (mais en fait dès 1920) et de l’Egypte à la Turquie et de l’Iran au Yemen, a vu l’<strong>expulsion, de terres où ils résidaient depuis plus de deux millénaires, de quelque 900 000 juifs</strong> dont les deux tiers rejoindront Israël, le reste se répartissant entre la France et les Amériques.</p>
<p>Et ce donc bien avant la création de l’Etat d’Israël  puisqu’il s’agit en fait, avec la décomposition de l’Empire ottoman et de la naissance du nationalisme arabe (mais aussi du mouvement d’auto-détermination juif dit sionisme comme de celui des Arméniens qui aboutit à leur génocide), de la continuation du statut inférieur issu de l’islam (la dhimmitude) et d’une sorte de punition collective pour les guerres (perdues) menées par les pays arabes contre Israël …</p>
<p>Le tout derrière le prétexte du départ, largement volontaire, de Palestine de  600 000 refugiés palestiniens <strong>alors qu’existait déjà dès 1922 un Etat palestinien, à savoir la (Trans)Jordanie à population à 75% palestinienne</strong>.</p>
<p>Qui, profitant de la guerre des pays arabes de 1948-49 contre Israël, se trouva être avec l&#8217;Egypte et pendant près de 20 ans&#8230; <strong>la véritable puissance occupante des territoires récupérées en 1967 par les Israéliens!</strong></p>
<p><a href="http://www.controverses.fr/blog/blog_trigano_01112009.htm"><strong>Déconstruire l’idéologie dominante</strong></a><br />
Shmuel Trigano<br />
Octobre 2009</p>
<p>POUR ILLUSTRER NOTRE PROPOS, CI-JOINT UNE MODELISATION DE LA FIN DU JUDAISME EN TERRES D’ISLAM (lien vers pdf)</p>
<p>Le saviez-vous ? 900 000 Juifs ont été exclus ou expulsés des Etats arabo-musulmans entre 1940 et 1970.</p>
<p>L’histoire de la disparition du judaïsme en terres d’islam est la clef d’une mystification politique de grande ampleur qui a fini par gagner toutes les consciences. Elle fonde le récit qui accable la légitimité et la moralité d’Israël en l’accusant d’un pseudo « péché originel ».</p>
<p>La fable</p>
<p>La fable est simpliste : le martyre des Juifs européens sous le nazisme serait la seule justification de l’État d’Israël. Sa « création » par les Nations Unies aurait été une forme de compensation au lendemain de la guerre. Cependant, elle aurait entraîné une autre tragédie, la « Nakba », en dépossédant les Palestiniens de leur propre territoire.</p>
<p>Dans le meilleur des cas, ce récit autorise à tolérer que cet État subsiste pour des causes humanitaires, malgré sa culpabilité congénitale. Cette narration a, de fait, tout pour sembler réaliste. Elle surfe sur le sentiment de culpabilité d’une Europe doublement responsable : de la Shoah et de l’imposition coloniale d’Israël à un monde arabe innocent.</p>
<p>Dans le pire des cas, cette narration ne voit en Israël qu’une puissance colonialiste qui doit disparaître. Ce qui explique l’intérêt d’accuser sans cesse Israël de génocide et de nazisme : sa seule « raison d’être » (la Shoah) est ainsi sapée dans son fondement. La « Nakba » est le pendant de la Shoah.</p>
<p>La synthèse politiquement correcte de ces deux positions extrêmes est trouvée dans la doctrine de l’État bi-national ou du « retour » des « réfugiés » qui implique que les Juifs d’Israël mettent en oeuvre leur propre destruction en disparaissant dans une masse démographique arabo-musulmane.</p>
<p>Les implications</p>
<p>Ce discours manichéen a plusieurs implications symboliques et idéologiques :<br />
- Il délégitime l’État d’Israël et justifie sa destruction<br />
- Il implique que les Juifs ne sont pas un peuple et qu’ils n’ont aucun lien avec la « Palestine »<br />
- Il entraîne que leur constitution en nation est en soi une violence et une mystification<br />
- Il leur interdit la jouissance du droit à l’autodétermination qui est le privilège de tout groupe humain quel qu’il soit.<br />
- Il accuse le sionisme d’avoir mis fin à la « coexistence pacifique » judéo-arabe : il aurait été responsable du départ des Juifs des pays arabo-musulmans<br />
- Il innocente par principe les Palestiniens et les Etats arabo-musulmans<br />
-Il « autochtonise » les « Palestiniens » alors que l’adjectif « palestinien » désignait auparavant les Juifs du Yichouv. La « Palestine » d’aujourd’hui est, en effet, une invention récente qui date des années 1970.</p>
<p>Or, ce récit s’expose à une contradiction majeure<br />
- La majorité de la population israélienne n’est ni originaire d’Europe ni rescapée de la Shoah, et ce, dès les années 1950. Originaire des pays arabo-musulmans, elle est partie prenante de l’histoire politique et humaine de la région.</p>
<p>La mystification</p>
<p>Le destin de cette population est significatif : entre les années 1940 et 1970 elle a été expulsée ou exclue et poussée au départ. 900 000 Juifs d’alors ont dû fuir des pays où ils étaient présents bien avant l’invasion islamique du VII° siècle: 600 000 se sont réinstallés en Israël, le reste, en majorité en France.</p>
<p>- Dans leur grande majorité, ces populations ne sont pas parties volontairement mais sous le coup d’un véritable « statut des Juifs », d’un antisémitisme d’État, souvent systématique, soutenu par un arsenal de lois et de règlements.</p>
<p>- Cet événement massif et considérable, concernant 10 pays, sur une longue période, commençant dans les années 1920 pour certaines régions, est l’objet d’une véritable mystification qui prend la forme du mythe de la symbiose judéo-arabe que toute l’histoire dément, y compris l’âge andalou.</p>
<p>- Ce mythe n’est pas inoffensif : il est la couverture d’un projet de destruction de l’État d’Israël et connaît une diffusion mondiale, dans les pays les plus éloignés de l’arène du conflit. Il retentit sur la condition des Juifs dans les pays occidentaux et sur la réception de l’islam en leur sein.</p>
<p>Il est temps de restaurer le récit historique juif !</p>
<p>Ce n’est pas une question de mémoire, ni de dignité ou de reconnaissance, mais une question politique qui engage la justice.</p>
<p>Car les populations concernées sont toujours vivantes : la plus grande partie des Juifs du monde arabo-musulman constitue la majorité des citoyens israéliens et des Juifs de France.</p>
<p>Ils ont été victimes de violences, de graves spoliations économiques et financières de la part des nouveaux Etats arabes.</p>
<p>L’histoire des 40 dernières années a montré que les passer sous silence se retournait nécessairement contre elles.</p>
<p>Leur présence en Israël n’est pas une cause humanitaire – même si leur expulsion en fit des réfugiés contraints de quitter leur pays et d’abandonner leurs biens. Réfugiés, ils le furent clairement au Yémen, en Irak, en Egypte, en Libye. Ailleurs, ils le furent objectivement si partir précipitamment, sous la menace, en abandonnant ses biens, définit la condition de réfugié.</p>
<p>L’enjeu inavoué</p>
<p>- Les Juifs du monde arabe constituaient une nation dominée, assignée au statut infâme de dhimmi. La seule tolérance qu’ils connurent dans ces pays fut l’époque coloniale où ils échappèrent à cette condition dégradante de parias.<br />
- Il faut voir dans l’immigration de ces populations en Israël le processus d’autodétermination d’une nation dominée du monde arabo-musulman au moment même où le nationalisme arabe conduisait à la création d’Etats qui n’existaient pas auparavant.<br />
- Cette autodétermination s’identifiait naturellement avec le sionisme en quête d’auto-émancipation.<br />
- C’est ainsi que l’existence d’Israël et le sionisme sont perçus dans la perspective du monde arabo-musulman : comme la rébellion d’une nation dominée contre la loi de l’islam et la oumma. C’est la cause unique du conflit israélo-arabe.<br />
- La Palestine n’a jamais été une entité politique, culturelle, identitaire. Il n’y a pas de « Palestine » avant l’instauration du mandat britannique par la Société des Nations, en 1920. Une partie des Palestiniens sont des immigrés du monde arabe, installés là, à la fin du XIX° siècle et au début du XX°, favorisés par la politique ottomane et attirés par la prospérité économique, apportée par les Juifs. Ils sont au plus aussi « palestiniens » que les Juifs. Yasser Arafat comme Edward Saïd étaient des Egyptiens.</p>
<p>C’est un tout autre paysage historique et politique qui transparaît sous la chape de plomb de la mystification.</p>
<p>- L’État d’Israël, reconnu en 1948 par le Conseil de sécurité, est aussi légitime que les États arabes, pure invention post-coloniale. Ils n’existaient pas auparavant. Avant la colonisation européenne, leurs territoires étaient sous le pouvoir colonial &#8211; mais musulman &#8211; de l’empire ottoman.<br />
- Il n’a pas de dette envers les Palestiniens. Un échange de populations s’est produit à cette époque d’après guerre : en Europe pour environ 18 000 000 de personnes (dont le déplacement vers l’Allemagne de 12 000 000 de ressortissants d’origine allemande, provenant de 5 pays) ; en Asie, pour les 12,5 millions d’Indous et de Pakistanais à la suite de la sécession du Pakistan musulman en 1947-1948. Rappelons le transfert avant-guerre de 1,3 millions de Grecs et de 400 000 Turcs, de 200 000 Bulgares en 1923-1933, et combien d’autres échanges de populations dans le monde entier. Parmi elles, 900.000 Juifs et 600.000 Palestiniens.<br />
- Par contre, la dette arabe est réelle: les biens juifs spoliés sont 500 fois supérieurs à ceux des Palestiniens.<br />
- Les Palestiniens et les États arabes sont les seuls responsables de leur situation :</p>
<p>* Ils ont systématiquement refusé tous les partages de la Palestine mandataire alors que les Juifs l’acceptaient.<br />
* Un Etat palestinien s’est néanmoins déjà créé sur les deux tiers de la Palestine : la Jordanie. 75% de sa population est « palestinienne », même si le pouvoir est aux mains d’une minorité bédouine qui n’hésita pas à massacrer les « réfugiés palestiniens» lors du dramatique « Septembre noir » de 1970 (10 000 morts, 110 000 blessés).<br />
* C’est la « Transjordanie » (créée en 1922 par l’empire britannique) qui a occupé et annexé les territoires de Judée et Samarie et Jérusalem-Est lors d’une guerre de conquête en 1947-1948. Elle devînt alors la « Jordanie » et les territoires occupés, la « Cisjordanie ». Aucun mouvement de libération palestinien ne se leva contre cette occupation, ni contre celle de la bande de Gaza par l’Egypte. La « Palestine » n’était pas encore née.<br />
* Les réfugiés palestiniens ne sont pas innocents : ils étaient partie prenante de l’agression des États arabes contre Israël. Leur départ ou expulsion est directement lié à cette situation.<br />
* Les Juifs des 10 pays arabo-musulmans, n’étaient pas sur le terrain du conflit armé, ni ne constituaient une puissance menaçant les États arabes où ils résidaient.</p>
<p>- Les Etats arabes n’ont pas intégré les réfugiés palestiniens, à l’inverse d’Israël pour ses réfugiés, pour en faire des foyers de guerre permanents.<br />
- Les Palestiniens, y compris les « modérés », refusent toujours aujourd’hui le partage du territoire mandataire restant après la création de la Transjordanie, en refusant à Israël le droit à son caractère national juif, alors qu’ils définissent la Palestine comme arabe et islamique, une terre où, selon leurs documents constitutionnels et leur pratique, il n’y aurait plus aucun juif et où il n’y a déjà quasiment plus de chrétiens.<br />
- L’existence d’Israël pose le problème du droit de vivre en sujets libre et souverains des nations non musulmanes dans l’aire musulmane. L’extermination des Arméniens, d’abord par l’empire ottoman, puis par le nouvel Etat turc a représenté la première répression d’une population dhimmie en quête d’indépendance nationale. Il n’y a quasiment plus de Juifs aujourd’hui dans le monde arabo-islamique et les chrétiens y sont en voie de disparition.</p>
<p>L’enjeu contemporain</p>
<p>Le critère déterminant d’appréciation de la situation d’Israël n’est pas seulement la Shoah des Juifs d’Europe mais celle dont le monde arabo-islamique menace l’Etat d’Israël qui résume l’impasse tragique que le « statut des Juifs », mis en oeuvre lors de la fondation des nouveaux États arabes, y annonçait et que la création de l’État et sa victoire militaire ont suspendue.</p>
<p>Elle plane toujours sur sa tête et la menace nucléaire iranienne lui donne toute sa crédibilité.</p>
<p>Le peuple juif n’est pas une cause humanitaire mais un peuple de l’histoire et il a le droit à la souveraineté sur une terre qui a connu trois Etats juifs et depuis la plus haute antiquité, en un temps où ni le mot arabe, ni le mot islam n’étaient encore connus. La condition des Juifs n’est pas vouée à la marginalité ou à la soumission par on ne sait quelle fatalité.</p>
<p>Ces quelques vérités constituent le B-A BA d’une vision saine et objective de la situation, fondée sur la réalité des faits.<br />
Tels sont les éléments historiques et politiques qui doivent inspirer le discours juif aujourd’hui. Il est temps de reprendre l’initiative morale, symbolique, idéologique du débat et du combat.</p>
<p>Document élaborant le modèle historique de la fin des communautés juives en terres d’islam .</p>
<p>Bibliographie de l’auteur :<br />
La fin du judaïsme en terres d’islam, (livre collectif sous sa direction), Editions Denoël, 2009.<br />
« L’exclusion des Juifs des pays arabes » (livre collectif sous sa direction), Pardès, 28/2000, Editions In Press.<br />
« La mémoire sépharade » (livre collectif sous la direction de Hélène et Shmuel Trigano), Pardès, 34/2003.<br />
Le Monde Sépharade, histoire et civilisation, (livre collectif en 2 tomes sous sa direction), Le Seuil, 2006.</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L’illusion de la démocratie et le monde moderne]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/23/l%e2%80%99illusion-de-la-democratie-et-le-monde-moderne/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 11:04:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/23/l%e2%80%99illusion-de-la-democratie-et-le-monde-moderne/</guid>
<description><![CDATA[La plupart des attaques « terroristes » des dernières soixante ans ont été des attentats « false-fla]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/false-flag.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2550" title="False Flag" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/false-flag.jpg" alt="" width="450" height="582" /></a></p>
<p>La plupart des attaques « <em>terroristes</em> » des dernières soixante ans ont été des attentats « <em>false-flag</em> » qui furent commis par le Mossad Israélien, la CIA, et les services secrets Britanniques. Pendant six décennies les services secrets des pays de l’ouest ont perpétué une campagne pour démoniser les musulmans à l’aide d’attentats à la bombe perpétrés par les services secrets des pays de l’ouest eux-mêmes. Les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone du 11 Septembre 2001 étaient une opération conjointe de la CIA/Pentagone/Mossad dont l’objectif était de fournir une excuse pour l’invasion et l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan par une coalition sous l’égide de la US Army.</p>
<p>Les nations de l’ouest ne sont pas les seules à user de campagnes « <em>false-flag</em> » pour rallier les peuples derrière leur politique d’agression. Le gouvernement Russe a porté le blâme sur des « <em>terroristes</em> » Tchétchènes pendant l’été de 1999 pour l’horrible bombardement d’un immeuble d’appartements, alors que des agents du FSB Russe ont été observés à placer des explosifs militaires dans le sous-sol du building de Ryazan, près de Moscou.</p>
<p>La belligérance actuelle des États-Unis et d’Israël à l’encontre de l’Iran est la continuation de la croisade moderne de l’U.S.A ., Israël, le Royaume-Uni et leurs alliés pour prendre le contrôle des champs de pétrole du Moyen-Orient.</p>
<p>Les États-Unis sont dirigés par une riche élite dont les contrats se font respecter par la CIA, qui opère secrètement et sans avoir à se justifier à quiconque sauf à leurs maîtres. Le congrès des États-Unis, et le président sont de simples marionettes pour cette classe de dirigeants, et leur but est de fournir au peuple une illusion de démocratie.</p>
<p>Le président est un comédien sélectionné par l’élite, qui en fait contrôle les deux principaux partis politiques. Les fonctions du président sont celles de porte-parole, vendeur, et agent de facilitation pour les politiques de la classe dirigeante.</p>
<p>Les médias des É.-U., du R.-U., d’Israël et de leurs alliés sont totalement infiltrés et sous le contrôle des services secrets dirigés par la CIA et le Mossad. Ces sources médiatiques fonctionnent comme organe de propagande pour l’élite dirigeante.</p>
<p>Le système bancaire des États-Unis et de ses alliés est aussi sous le contrôle de la même élite, dont les agents – banquiers, brokers et gérants de fonds – manipulent les marchés pour divertir les fonds publics et privés, vers leurs propres coffres. Le gouffre sans précédents actuel entre les revenus des riches et ceux des pauvres à travers le monde est le résultat de manipulations avaricieuses de l’élite.</p>
<p>Cette élite se rencontre en secret lors de réunions de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Trilat%C3%A9rale">Trilateral Commission</a>, du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_des_relations_%C3%A9trang%C3%A8res">Council on Foreign Relations</a>, du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Bilderberg">groupe Bilderberg</a>, du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Bohemian_Grove">Bohemian Grove</a> et autres, qui ne sont pas accessibles aux regards du publique. Ils contrôlent les opérations de la World Trade Commission, de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, ainsi que des Nations-Unies.</p>
<p>Ces soit-disant « <em>démocraties</em> » sont en fait dirigées par une cabale de riches élitistes qui sont des gangsters et seigneurs de guerre manipulant la politique tant nationale qu’internationale, l’économie globale, ainsi que les médias afin de servir leur propres intérêts et leurs insatiables ambitions.</p>
<p><em>à lire également :</em></p>
<p>False Flag : <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/09/25/false-flag/">http://mecanoblog.wordpress.com/2009/09/25/false-flag/</a></p>
<p>De la chute du système à la fin de l&#8217;humanité <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/">http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/</a></p>
<p>Source : News of Tomorrow <a href="http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article6816">http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article6816</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Divergences entre l’Iran et la Syrie : le Hezbollah en ferait-il les frais ?]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/21/divergences-entre-l%e2%80%99iran-et-la-syrie-le-hezbollah-en-ferait-il-les-frais/</link>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 17:02:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Chawki Freïha Le couple se dispute la garde d’enfant ! Le couple syro-iranien, qui a scellé un «]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Chawki Freïha</em></p>
<p><span style="color:red;"><strong><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/mahmoud-ahmadinedjad-bachar-al-assad-et-hassan-nasrallah1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2506" title="Mahmoud Ahmadinedjad Bachar al-Assad et Hassan Nasrallah" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/mahmoud-ahmadinedjad-bachar-al-assad-et-hassan-nasrallah1.jpg?w=274" alt="" width="274" height="300" /></a>Le couple se dispute la garde d’enfant !</strong></span></p>
<p><strong>Le couple syro-iranien, qui a scellé un « <em>mariage de raison</em> » depuis la Révolution de Khomeiny, s’effrite. La relation entre Damas et Téhéran a pourtant surmonté des épreuves des plus difficiles, comme la guerre Iran-Irak. Mais aujourd’hui, elle semble sur le déclin.</strong></p>
<p>Généralement, quand l’un des conjoints est rongé par le mal et s’enfonce dans la crise, et l’autre est courtisé de toutes parts, le divorce devient inéluctable. Une telle issue fragilise les enfants et peut leur être fatale.</p>
<p><em><strong>Iran : un malade incurable</strong> </em></p>
<p>Cette situation est d’autant plus vraie que le régime iranien plonge de plus en plus dans la crise interne et peine à régler ses contentieux régionaux et internationaux. Bien au contraire, il tente d’exporter sa crise vers le Yémen et le Golfe plus généralement, au risque de se retrouver victime de l’incendie qu’il a lui-même allumé. En effet, le conflit qu’il alimente aux frontières entre l’Arabie saoudite et le Yémen, par la rébellion chiite de Abdelmalek Al-Houthi, ne tardera pas à lui être retourné. La presse saoudienne appelle le régime de Riyad à « <em>soutenir sans tarder les minorités ethniques (les Azéris, les Kurdes, les Baloutches, les Arabes ou les Ahwazis) et religieuses iraniennes contre le régime des mollahs</em> ». L’avertissement lancés par les Saoudiens, rappelant aux Iraniens que «<em> celui dont la maison est en verre ne lance pas des pierres chez ses voisins</em> », est significatif à cet égard.</p>
<p>Aussi, l’entêtement du régime iranien à défier la communauté internationale et à tergiverser dans le conflit nucléaire, pour gagner du temps, menace de dégénérer, avec le risque d’un renforcement des sanctions internationales à défaut ou en attendant le conflit armé. Dans tous les cas de figure, l’Iran se retrouve aujourd’hui sur une planche savonnée. L’affaiblissement économique et financier de l’Iran est d’ores et déjà entamé.</p>
<p><em><strong>La Syrie, habituée aux infidélités</strong> </em></p>
<p>Dans ces conditions, la Syrie commence à prendre ses distances avec l’Iran menacé, et se retrouve aujourd’hui sollicitée de toutes parts : la France et l’Union européenne, l’Arabie saoudite, et à moindre degré les Etats-Unis s’ouvrent sur Damas. La tentation est grande de franchir le pas et de demander le divorce, l’Iran affaibli ne pouvant plus verser les généreuses pensions qui ont permis à l’économie syrienne de survivre à la perte du Liban, jadis poumon économique de la Syrie pendant les années d’occupation, et à l’isolement de Damas. Celui-ci doit chercher d’autres ressources, en Occident et auprès des riches monarchies du Golfe. Ce qui irrite particulièrement l’Iran.</p>
<p>L’autre reproche iranien à Damas porte sur le soutien, du moins moral, apporté par les Syriens à l’Arabie saoudite dans sa guerre contre les insurgés chiites au Yémen, ainsi que celui apporté au pouvoir de Sanaa contre l’ingérence iranienne. Or, la Syrie qui venait de renouer avec Riyad à la faveur de la visite du Roi Abdallah à Damas, est contrainte d’admettre la légitime défense saoudienne, et de désavouer de facto l’Iran.</p>
<p><strong><em>La perte du Hezbollah</em> </strong></p>
<p>Le « <em>mariage de raison</em> » entre Damas et Téhéran avait enfanté le Hezbollah au Liban, en 1982. Ce parti a toujours bénéficié de la bienveillance de ses parents et de leur générosité pour combattre Israël et servir leurs intérêts communs. Mais aujourd’hui, ces intérêts divergent de plus en plus, et les parents s’acheminent vers un divorce conflictuel. Tiraillé entre les deux, le Hezbollah peut faire les frais de la séparation. Or, le désarmement du Hezbollah est une condition sine qua non à la paix. Le Parti craint d’être sacrifié par la Syrie sur l’autel des négociations, le jour où celles-ci reprendront. Ainsi, à terme, l’affaiblissement du Hezbollah est inévitable. Car, privé de la courroie syrienne et des aides financières et militaires iraniennes, le Mouvement aura du mal à entretenir sa popularité qui a bénéficié, jusque-là, de toutes sortes d’allocations et de financements. Et ce, après la perte de plusieurs centaines de millions de dollars, volatilisés récemment dans l’affaire <a href="http://www.mediarabe.info/spip.php?article1735" target="_blank">Salah Ezzeddine</a>, qui n’a pas livré tous ses secrets.</p>
<p>La dispute des parents peut également s’appuyer sur les différents courants qui transcendent le Hezbollah : une aile majoritaire, très radicale et idéologisée, est toujours inféodée à l’Iran et au concept de Wilayat e-Faguih ; et un courant, moins extrémiste, est infiltré par la Syrie durant l’occupation. Entre ces deux composantes navigue le courant de l’ancien secrétaire général du parti et son co-fondateur Sobhi Toufaïla, fort de plusieurs centaines d’hommes. Le divorce prévisible entre Téhéran et Damas tracera sans doute de nouvelles lignes de démarcation au sein du parti.</p>
<p><strong><em>Des armes iraniennes pour déstabiliser la Syrie ?</em> </strong></p>
<p>C’est dans ce contexte qu’Israël a arraisonné le cargo « <em>Francop</em> », le 03 novembre dernier, au large de Chypre, et l’a détourné vers le port d’Ashdod, dans le sud du pays, où des centaines de tonnes d’armes et de munitions d’origine iranienne, destinées vraisemblablement à une guérilla urbaine de part la nature de la cargaison, ont été saisies. Selon les documents du bateau, celui-ci devait débarquer la marchandise dans le port syrien de Lattaquié après son passage à Limassol et à Beyrouth. Mais depuis trois semaines, la restitution de la trentaine de conteneurs immobilisés en Israël n’a pas été réclamée par leurs propriétaires, ce qui sème le doute sur l’identité de l’expéditeur et du destinataire des armes.</p>
<p>Plusieurs hypothèses sont évoquées par les services de renseignements arabes, soucieux de connaitre la destination de ces armes.</p>
<p>- La plus probable et la plus plausible, mais aussi la plus inquiétante des hypothèses est développée par l’hebdomadaire « <em>Al Moharrer</em> » de la semaine écoulée, selon lequel le cargo devait décharger les conteneurs dans le port de Lattaquié. Téhéran redoute que Damas ne lui tourne le dos. Des sources arabes affirment à cet égard que l’Iran a déjà réussi à infiltrer l’armée syrienne à la faveur de formations offertes aux officiers dans les bases des Gardiens de la Révolution. L’Iran a également infiltré la société syrienne par le biais de conversions au chiisme, généreusement rétribuées. De ce fait, des services de renseignements arabes n’écartent pas une tentative de Téhéran de déstabiliser la Syrie pour l’empêcher de rompre son alliance.</p>
<p>Ce qui pourrait conforter cette hypothèse est le fait que, généralement, l’Iran livre ses armes au Hezbollah et à la Syrie par des bateaux de lignes qu’Israël ne peut arraisonner sans provoquer une crise régionale, soit par avion directement à Damas, soit encore par voie terrestre, à travers la Turquie. Or, le recours à un moyen « <em>clandestin</em> », comme les soutes du Francop, semble cette fois-ci attester que la destination des armes n’était pas le régime syrien, mais plutôt des groupes syriens proches de l’Iran. De même, si la cargaison était destinée au Hezbollah, sans passer par la Syrie, cela signifie la perte totale de confiance de Téhéran envers Damas. Ceci est d’autant plus vrai que les Iraniens accusent les Syriens d’avoir éliminé <a href="http://www.mediarabe.info/spip.php?article1325" target="_blank">Imad Maghnieh</a>, le chef militaire du Hezbollah, ou de ne pas l’avoir protégé.</p>
<p>- L’autre hypothèse s’appuie sur le démenti du Hezbollah de tout lien avec cette cargaison. Elle pose alors la question de savoir si ces armes n’ont pas été adressées par l’Egypte, où le bateau a fait une escale à Damiette, à des miliciens libanais hostiles au Hezbollah, en riposte aux <a href="http://www.mediarabe.info/spip.php?article1692" target="_blank">tentatives de déstabilisation menées ces derniers mois par le parti chiite en Egypte</a> ? Dans ce cas, le Hezbollah peut craindre d’être sérieusement visé.</p>
<p>En attendant de connaitre les vrais destinataires de cette cargaison, la Syrie semble avoir reçu le message iranien, et a réagi sans tarder, comme le prouve le voyage précipité de son ministre des Affaires étrangères, Walid al-Moallem, à Téhéran le 04 novembre. Il a remis un message du président syrien Bachar al-Assad à Mahmoud Ahmadinedjad dans lequel il a renouvelé son soutien au programme nucléaire iranien et a dénoncé les manœuvres américaines et occidentales hostiles à l’Iran. De son côté, le président iranien a rappelé aux Syriens la solidité de leur alliance, fondée sur la défense des intérêts communs et celle des droits de la nation islamique. Une sorte de réconciliation forcée et provisoire au sein du couple.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : MediArabe.info <a href="http://mediarabe.info/spip.php?article1769">http://mediarabe.info/spip.php?article1769</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Le secrétaire américain à la Défense étend la doctrine de la guerre préventive et y inclut l’usage de la bombe atomique]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/21/le-secretaire-americain-a-la-defense-etend-la-doctrine-de-la-guerre-preventive-et-y-inclut-l%e2%80%99usage-de-la-bombe-atomique/</link>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 16:37:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dans un discours remarquable sur la politique nucléaire prononcé le 28 octobre devant le Carnegie En]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/explosion-dune-arme-nucleaire.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2500" title="explosion d'une arme nucléaire" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/explosion-dune-arme-nucleaire.jpg" alt="" width="400" height="322" /></a></p>
<p>Dans un discours remarquable sur la politique nucléaire prononcé le 28 octobre devant le Carnegie Endowment for International Peace (CEIP), le secrétaire d’Etat à la Défense, Robert Gates, a dressé un sombre tableau de la situation internationale et a argumenté en faveur d’une extension de la doctrine de la guerre préventive formulée par l’administration Bush à l’utilisation de frappes nucléaires.</p>
<p>On dit un peu partout que, dans l’éventualité d’une victoire du démocrate Barack Obama à l’élection présidentielle, celui-ci garderait Gates comme ministre de la Défense. Le discours prononcé par Gates dans ces derniers jours de la présidence Bush a ainsi le caractère d’une déclaration politique de la part de la prochaine administration.</p>
<p>Gates a commencé son discours en établissant des parallèles nombreux et de mauvais augure entre la situation mondiale actuelle et celle qui régnait lors de la fondation de l’Institut Carnegie en 1910, quatre ans avant le début de la Première Guerre mondiale. A l’époque, a-t-il remarqué, Wall Street se trouvait dans la panique boursière de 1910-1911 et était confronté à une crise du crédit, les Etats-Unis venaient de réprimer une insurrection aux Philippines qui avait coûté la vie à 4200 Américains, un bilan comparable à celui des combats en Iraq, et « <em>l’Europe, s’armant jusqu’aux dents, formait une suite d’alliances aux implications évidentes pour ceux qui voulaient bien les voir.</em> »</p>
<p>Gates avança l’argument que les illusions pacifistes promues par le fondateur du CEIP, Andrew Carnegie, un magnat de l’acier du tournant du siècle, très notoire dans le mouvement ouvrier pour la répression brutale de la grève de Homestead contre sa société (1892), ne devaient pas empêcher les Etats-Unis de préparer une guerre plus générale.</p>
<p>Il remarqua : « <em>En août 1913, Carnegie dit que &#8220;la seule mesure requise aujourd’hui pour le maintien de la paix mondiale est un accord entre trois ou quatre des puissances civilisées… engagées à coopérer contre ceux qui dérangent la paix mondiale&#8221;.</em> » Gates dit que, dans une lettre adressée quatre ans plus tard au président Woodrow Wilson, élu en 1916 sur la base d’un programme de maintien des Etats-Unis hors de la guerre mondiale, « <em>le même Andrew Carnegie encourageait le président dans les termes les plus fermes à déclarer la guerre, parce que, écrivait-il, &#8220;il n’y a qu’une seule manière directe de régler les choses&#8221;</em> ».</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/robert-gates.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2499" title="Robert Gates" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/robert-gates.jpg?w=240" alt="" width="240" height="300" /></a>Puis, se tournant vers la politique nucléaire, Gates dit : « <em>tant que d’autres pays ont des armes nucléaires, nous devons garder une certaine quantité de ces armes nous-mêmes, afin de dissuader les adversaires potentiels et de rassurer plus d’une vingtaine d’alliés et de partenaires qui dépendent de notre parapluie nucléaire pour leur sécurité, rendant inutile qu’ils développent leur propre arme [nucléaire]</em> ».</p>
<p>Ce commentaire donne une idée du caractère tendu et instable des relations internationales et de la paranoïa des responsables américains. Les inquiétudes de Gates quant à une prolifération d’armes nucléaires ne s’arrêtent pas aux programmes existants qui sont le fait d’« <em>adversaires potentiels</em> » et parmi lesquels Gates inclut « <em>les Etats voyous comme la Corée du Nord, l’Iran ou les programmes stratégiques de modernisation russes ou chinois</em> ». Ses craintes s’étendent à la politique nucléaire de tous les Etats, y compris celle d’Etats clients des Etats-Unis.</p>
<p>Gates revint sur ce point par la suite : « <em>Il est impossible de prédire l’avenir […] nos adversaires et d’autres nations rechercheront toujours les avantages qu’ils pourront obtenir quels qu’ils soient. Sachant cela, nous devons nous préparer à des situations imprévues que nous n’aurons même pas prises en considération.</em> »</p>
<p>La liste donnée des Etats amis de Washington qui ont choisi de ne pas développer la bombe atomique est significative : la Corée du Sud, l’Argentine, l’Afrique du Sud et la Libye. Deux des pays les plus évidents dans cette catégorie, les ex-ennemis de la Deuxième Guerre mondiale, le Japon et l’Allemagne, n’y figuraient pas. Gates n’a pas expliqué quelles considérations politiques l’avaient conduit à les omettre.</p>
<p>Puis, Gates proféra cette menace étonnante : « <em>Tant que d’autres Etats possèdent ou bien cherchent à posséder des armes nucléaires et peuvent nous menacer nous, nos alliés et nos amis, de façon potentielle, nous devons avoir une capacité dissuasive qui montre clairement que mettre les Etats-Unis au défi dans le domaine nucléaire ou à l’aide d’autres armes de destruction massive, peut avoir pour conséquence une riposte massive et catastrophique.</em> »</p>
<p>Selon Gates, les Etats-Unis doivent être capables de menacer de façon crédible d’un holocauste atomique tout Etat qui « <em>défie</em> » les Etats-Unis dans le domaine nucléaire ou avec d’autres « <em>armes de destruction massive</em> ». Selon ses propres paroles, un tel défi ne signifie pas qu’une nation attaque les Etats-Unis. Cela ne demande même pas qu’une nation possède l’arme atomique ou d’autres armes de destruction massive. Il suffit simplement qu’une nation « <em>cherche</em> » à obtenir de telles armes pour qu’elle devienne la cible potentielle d’une « <em>réponse massive et catastrophique</em> » de la part des Etats-Unis.</p>
<p>Les implications d’une telle doctrine sont immenses non seulement pour ce qui est des programmes nucléaires militaires américains, mais pour l’ensemble de la politique étrangère américaine. Elle stipule que toute nation dans le monde doit croire qu’une tentative de développer l’arme atomique entraînera une attaque nucléaire américaine. Ainsi, les Etats-Unis seraient, pourrait-on argumenter, obligés d’attaquer à l’arme nucléaire les pays qu’ils accusent de développer une bombe atomique, comme l’Iran et la Corée du Nord, sinon le reste du monde en conclurait que les Etats-Unis ne mettront pas leurs menaces à exécution.</p>
<p>Gates complète la doctrine de la guerre préventive de Bush, annoncée avant l’invasion non provoquée de l’Irak et s’appuyant sur le mensonge à propos de l’existence de prétendues armes de destruction massive, avec la clause qu’une attaque préventive américaine peut impliquer le recours à grande échelle de la bombe atomique.</p>
<p>Il appela dans son discours à une augmentation appréciable des dépenses allouées aux armes nucléaires, ainsi qu’à la reprise des essais nucléaires. « <em>Il n’est absolument pas possible de maintenir une dissuasion crédible en réduisant en même temps le nombre d’armes dans nos réserves sans soit recourir aux essais nucléaires pour notre stock soit poursuivre un programme de modernisation</em> », a-t-il déclaré.</p>
<p>Parlant de pronostic « <em>sombre</em> » pour ce qui était de surmonter les problèmes techniques et de personnel des programmes stratégiques nucléaires américains, Gates expliqua que sa politique comprenait les armes américaines les plus volumineuses et les plus puissantes : « <em>Le programme que nous proposons ne concerne pas les nouvelles capacités, les bombes-valise, les bombes anti bunker ou les bombes atomiques tactiques [...]. Il s’agit de la crédibilité future de notre dissuasion nucléaire.</em> »</p>
<p>Gates a aussi répondu à des inquiétudes sur la structure de commandement des forces nucléaires de l’aviation américaine, causées par le limogeage le 5 juin de plusieurs hauts responsables de l’armée de l’air. Ceci se produisit après qu’on ait découvert le transport à Taïwan de pièces composantes d’ogives nucléaires américaines. Le World Socialist Web Site avait à l’époque soulevé la question de savoir si cela faisait partie d’une politique extérieure officieuse de sections de l’armée américaine. La presse bourgeoise avait cependant accepté les explications officielles selon lesquelles il s’était agi d’une simple négligence technique.</p>
<p>Les explications données par Gates ne se sont pas concentrées sur un règlement du problème technique des protocoles de transport de l’armée de l’air, mais bien plutôt sur un contrôle de la politique de celle-ci. Il annonça des mesures destinées à centraliser « <em>la politique et la supervision nucléaire</em> », ce qui comprend un nouveau quartier général de l’armée de l’air et un centre pour armes nucléaires à la base aérienne de Kirkland (Nouveau-Mexique) qui aura pour tâche de « <em>déblayer des chaînes de commandement ambiguës qui ont été la cause de problèmes dans le passé</em> ».</p>
<p>Gates conclut sa conférence en énumérant plusieurs genres d’attaque que les Etats-Unis pourraient empêcher par une stratégie de dissuasion, nucléaire ou autre. Il mentionna le développement de réponses « <em>appropriées</em> » à des cyber-attaques sur les systèmes ordinateurs des Etats-Unis, de dissuader les attaques contre leurs satellites de communication (qui ne pourraient venir que de pays ayant des armées technologiquement avancées) et de développer « <em>de nouvelles technologies afin d’identifier la signature</em> » de matériel nucléaire, permettant aux Etats-Unis de « <em>faire porter à tout Etat, tout groupe terroriste et tout autre agent non étatique ou individuel la pleine responsabilité de soutenir ou de permettre des menées terroristes dans le but d’obtenir ou d’utiliser des armes de destruction massive</em> ».</p>
<p>Il est à noter que plusieurs de ces types d’attaques, en particulier les cyber-attaques et les attaques terroristes à l’aide d’armes de destruction massive sont, par nature, difficiles à identifier et qu’elles laissent la possibilité d’une manipulation de la part de Washington. L’exemple le plus connu dans ce domaine est celui des attaques à l’anthrax, effectuées en utilisant des spores issues d’un laboratoire militaire à Fort Detrick et dont on a finalement rendu responsable un scientifique civil employé à Fort Detrick, mais que les médias ont longtemps attribuées à des terroristes islamiques.</p>
<p>Une estimation des commentaires remarquablement belliqueux de Gates se doit de noter que sa justification d’une guerre nucléaire préventive n’est pas un fait isolé. En avril de cette année, Hillary Clinton, alors candidate démocrate à la présidence, dit que si l’Iran attaquait Israël, les Etats-Unis répondraient en « <em>anéantissant</em> » l’Iran. Ces commentaires sont une preuve de plus que la classe dirigeante américaine poursuivra une politique étrangère encore plus agressive après l’élection présidentielle de 2008.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Article original, WSWS, paru le 30 octobre 2008.</p>
<p>Source : Mondialisation.ca <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=10803">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=10803</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Forte chute du Liban au classement de la gestion des ressources naturelles]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/11/21/forte-chute-du-liban-au-classement-de-la-gestion-des-ressources-naturelles/</link>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 01:00:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>dodzi</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/11/21/forte-chute-du-liban-au-classement-de-la-gestion-des-ressources-naturelles/</guid>
<description><![CDATA[(L&#8217;Orient le Jour) Le Liban est arrivé en 92e position sur 216 pays dans le classement établi ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>(L&#8217;Orient le Jour)</em></p>
<p><strong><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/11/classement-gestion-des-ressources-naturelles.jpeg"><img class="alignleft size-full wp-image-7115" title="Classement - Gestion des ressources naturelles" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/11/classement-gestion-des-ressources-naturelles.jpeg" alt="" width="371" height="321" /></a>Le Liban est arrivé en 92e position sur 216 pays dans le classement établi par les universités de Columbia et de Yale.</strong></p>
<p>Le Liban est arrivé en 92e position sur 216 pays dans le classement basé sur l&#8217;indicateur 2009 de gestion des ressources naturelles dans le monde, 23e sur 30 pays à revenu intermédiaire (UMIC) et 8e sur 17 pays de la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA).</p>
<p>Conjointement effectué par les universités de Columbia et Yale aux États-Unis, et repris par le bulletin économique hebdomadaire de la Byblos Bank, Lebanon This Week, le classement s&#8217;est servi de l&#8217;indicateur de gestion des ressources naturelles dans le monde comme critère d&#8217;évaluation, mesurant ainsi les politiques économiques d&#8217;un pays axées sur la promotion d&#8217;une gestion durable de ses ressources naturelles.</p>
<p>Le but de cette démarche est de refléter le degré d&#8217;investissement d&#8217;un gouvernement afin d&#8217;augmenter la croissance économique, de réduire la pauvreté et d&#8217;améliorer la gestion des ressources naturelles. L&#8217;indicateur se base de ce fait sur quatre sous-indicateurs couvrant la protection écorégionale, l&#8217;accès à une eau plus propre, l&#8217;accès à une meilleure hygiène en plus de la mortalité infantile. Chaque catégorie est notée sur une échelle allant de zéro à 100 ; l&#8217;indicateur global ne représentant que la simple somme de ces quatre sous-indicateurs.</p>
<p>Le Liban a ainsi obtenu une note globale de 75,4 points qui est inférieure à la moyenne du classement mondial et des pays à revenu intermédiaire qui sont de 75,7 et 85,1 points respectivement.<!--more--> La notation du Liban est toutefois supérieure à la moyenne du classement régional et à celle des pays arabes, qui s&#8217;élèvent à 74,2 et 72,1 points respectivement. Notons que Le Liban était en 57e position au classement mondial de 2008 contre la 92e cette année, ce qui représente un glissement important de 35 échelons sur un an (moins 14,1 %).</p>
<p>À l&#8217;échelle mondiale, le Liban a devancé la Mongolie, la Polynésie française et le Zimbabwe, mais est arrivé derrière le Nicaragua, le Malawi et la Yougoslavie. Au classement des pays à revenu intermédiaire, le Liban a fourni une meilleure performance que la Turquie et l&#8217;Uruguay, mais a été devancé par la Grenade et la Roumanie.</p>
<p>En se basant sur les quatre sous-indicateurs précités, il apparaît que le Liban a partagé la meilleure note avec le Canada, la France, la Suisse ou encore le Japon pour l&#8217;accès à l&#8217;eau propre, devançant ainsi les États-Unis. Au niveau du classement selon le sous-indicateur de mortalité infantile, le Liban est en meilleure position que le Sri Lanka ou les Philippines, mais derrière le Vietnam et la Thaïlande. Il a également obtenu une meilleure note que l&#8217;Afghanistan ou la Bosnie-Herzégovine concernant la protection écorégionale, mais sa performance a été surpassée par celle de l&#8217;Irlande, la Mauritanie et la Somalie.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Stratégie impériale pour un nouvel ordre mondial: les origines de la Troisième Guerre mondiale]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/20/strategie-imperiale-pour-un-nouvel-ordre-mondial-les-origines-de-la-troisieme-guerre-mondiale/</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 22:59:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Andrew Gavin Marshall Introduction Face à l’effondrement économique mondial, les perspectives d’]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Andrew Gavin Marshall</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/lanneau-dasie-centrale.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2488" title="l'anneau d'Asie Centrale" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/lanneau-dasie-centrale.jpg" alt="" width="450" height="300" /></a></p>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p>Face à l’effondrement économique mondial, les perspectives d’une guerre à l’échelle internationale s’intensifient. Historiquement, les périodes de déclin impérial et de crises économiques sont marquées par la guerre et une violence accrue. La chute des grands empires européens a été stigmatisée par les Première et Seconde Guerres mondiales, et par la Grande dépression qui a eu lieu entre ces deux guerres.</p>
<p>Le monde assiste actuellement au déclin de l’Empire étatsunien, en soi un produit de la Seconde Guerre mondiale. En tant que toute-puissance d’après-guerre, les États-Unis ont dirigé le système monétaire international et ont régné en champion et arbitre de l’économie politique mondiale.</p>
<p>Afin de gérer cette dernière, les États-Unis ont créé la plus grande et la plus puissante force militaire de l’histoire. Le contrôle permanent de l’économie mondiale nécessite une activité et une présence militaire permanentes.</p>
<p>Maintenant que l’empire étatsunien et l’économie politique mondiale sont en déclin et s’effondrent, les perspectives d’une fin violente de l’ère impériale étatsunienne augmentent dramatiquement.</p>
<p>Cet essai se divise en trois parties. La première couvre la stratégie géopolitique des États-Unis et de l’OTAN depuis la fin de la guerre froide, au début du nouvel ordre mondial, en dressant les grandes lignes de la stratégie impériale occidentale ayant mené à la guerre en Yougoslavie et à la « <em>guerre au terrorisme</em> ». La seconde partie est une analyse de la nature des « <em>révolutions des fleurs</em> » ou « <em>révolutions de couleur</em> » dans la stratégie impériale étatsunienne et met l’accent sur l’instauration d’une hégémonie en Europe de l’Est et en Asie centrale. La troisième partie examine l’aspect de la stratégie impériale qu’est la construction d’un nouvel ordre mondial, en se penchant sur les conflits grandissants en Afghanistan, au Pakistan en Iran, en Amérique latine, en Europe de l’Est et en Afrique, ainsi que le potentiel qu’ont ces conflits de déclencher une nouvelle guerre mondiale contre la Chine et la Russie.</p>
<h2>Définir une nouvelle stratégie impériale</h2>
<p>En 1991, avec la chute de l’Union soviétique, les États-Unis et l’OTAN on dû réinventer le rôle joué par leur politique étrangère dans le monde. La Guerre froide servait de justification à l’expansion impérialiste des États-Unis à travers le monde, ayant pour objectif d’« <em>endiguer</em> » la menace soviétique. L’OTAN a elle-même été créée et a existé uniquement dans les but de forger une alliance antisoviétique. Avec la disparition de l’URSS, l’OTAN n’avait plus de raisons d’exister et les États-Unis devaient trouver une nouvelle raison pour leur stratégie impérialiste dans le monde.</p>
<p>En 1992, le département de la Défense, sous la direction du secrétaire à la Défense Dick Cheney [futur vice-président sous George Bush Jr] a demandé au secrétaire adjoint à la Défense du Pentagone (Under Secretary of Defense for Policy) Paul Wolfowitz [futur secrétaire adjoint de George Bush Jr et président de la Banque mondiale] de rédiger un document sur la défense pour guider la politique étrangère du pays dans l’ère post-guerre froide, appelée communément « nouvel ordre mondial ».</p>
<p>Le document Defense Planning Guidance a été coulé en 1992 et a révélé ceci : « <em>Dans une nouvelle déclaration générale à l’étape finale d’écriture, le département de la Défense affirme que la mission politique et militaire des États-Unis dans l’ère post-guerre froide sera de s’assurer qu’aucune autre superpuissance rivale ne soit autorisée à émerger en Europe de l’Ouest, en Asie ou dans les territoires de l’ancienne Union Soviétique. Le document confidentiel défend un monde dominé par une superpuissance, dont la position peut être perpétuée par un comportement constructif et une force militaire suffisant à dissuader tout pays ou groupe de défier la primauté des États-Unis.</em> »</p>
<p>En outre, « <em>la nouvelle ébauche dépeint un monde dans lequel il y a une puissance militaire dominante, dont les leaders “doivent conserver les mécanismes visant même à décourager les compétiteurs potentiels d’aspirer à un rôle régional ou mondial supérieur”</em> ». Parmi les défis nécessaires à la suprématie étatsunienne, le texte « <em>réclamait des guerres régionales contre l’Irak et la Corée du Nord</em> » et identifiait la Chine et la Russie comme ses plus grandes menaces. Par ailleurs, il « suggère que les États-Unis pourraient aussi considérer l’élargissement des engagements de sécurité aux pays d’Europe de l’Est et de l’Ouest, semblablement à ceux de l’Arabie Saoudite, du Koweït et d’autres États arabes le long du Golfe persique ». [1]</p>
<h2>L’OTAN et la Yougoslavie</h2>
<p>Les guerres en Yougoslavie dans les années 1990 ont servi de justification au maintien de l’existence de l’OTAN dans le monde et à étendre les intérêts impériaux étatsuniens en Europe de l’Est.</p>
<p>La Banque mondiale et le FMI ont préparé le terrain pour la déstabilisation de la Yougoslavie. Après la mort de son dictateur de longue date, Josip Tito, en 1980, une crise de leadership s’est développée dans l’État. En 1982, des officiels de la politique étrangère étatsunienne ont organisé un ensemble de prêts du FMI et de la Banque mondiale, sous le nouveau Programme d’ajustement structurel (PAS), afin de faire face à la crise de la dette de 20 milliards de dollars US. Les prêts du PAS ont eu pour effet de « <em>dévaster l’économie et la politique […] La crise économique menaçait la stabilité politique […] et risquaient d’aggraver les tensions ethniques latentes</em> ». [2]</p>
<p>En 1989 Slobodan Milosevic est devenu président de la Serbie, la république la plus grande et la plus puissante des républiques yougoslaves. En 1989 toujours, le premier ministre yougoslave est allé aux États-Unis rencontrer le président George H.W. Bush afin de négocier un autre plan d’aide financière. En 1990, le programme de la Banque mondiale et du FMI est entré en vigueur et les dépense de l’État yougoslave allaient au paiement de la dette. En conséquence, les programmes sociaux ont été démantelés, la monnaie a été dévaluée, on a gelé les salaires et les prix ont augmenté. Les « <em>réformes ont attisé les tendances sécessionnistes nourris par les facteurs économiques aussi bien que par les divisions ethniques, assurant pratiquement la sécession de facto de la république</em> » et menant à la sécession de la Croatie et de la Slovénie en 1991. [3]</p>
<p>En 1990, la communauté du renseignement des États-Unis a publié un rapport de synthèse du renseignement (National Intelligence Estimate) prédisant le démantèlement de la Yougoslavie, l’éclatement d’une guerre civile, en rejetant par la suite le blâme de la future déstabilisation sur le président serbe Milosevic. [4]</p>
<p>En 1991, un conflit a éclaté entre le Yougoslavie et la Croatie lorsqu’elle a, elle-aussi, déclaré son indépendance. Un cessez-le-feu a été conclu en 1992. Pourtant, les Croates ont poursuivi de petites offensives militaires jusqu’en 1995 et ont également participé à la guerre en Bosnie. En 1995, la Croatie a entrepris l’opération Tempête dans le but de récupérer la région de Krajina. Un général croate a récemment été traduit en justice à La Haye pour crimes de guerre durant cette bataille, un affrontement clé dans l’expulsion des Serbes de la Croatie et qui a « <em>cimenté l’indépendance croate</em> ». Les États-Unis ont soutenu l’opération et la CIA a activement fourni des renseignements aux forces croates, ce qui a conduit au déplacement de 150 000 à 200 000 Serbes, en grande partie par le biais du meurtre, du pillage, de villages incendiés et du nettoyage ethnique. [5] L’armée croate a été entraînée par des conseillers étatsuniens et le général en procès a même été personnellement soutenu par la CIA. [6]</p>
<p>L’administration Clinton a donné le feu vert à l’Iran pour qu’il arme les musulmans bosniaques et « <em>de 1992 à janvier 1996, il y a eu un afflux d’armes et de conseillers iraniens en Bosnie</em> ». Qui plus est, « <em>l’Iran et d’autres États musulmans ont aidé à amener des moudjahidin en Bosnie pour livrer la bataille avec les musulmans contre les Serbes, des “saints combattants”  d’Afghanistan, de Tchétchénie, du Yémen et d’Algérie, parmi lesquels certains avaient des liens soupçonnés avec les camps d’entraînement d’Oussama ben Laden en Afghanistan</em> ».</p>
<p>C’est « <em>l’intervention occidentale dans les Balkans [qui] a exacerbé les tensions et a aidé à entretenir les hostilités. En reconnaissant les revendications des groupes et des républiques séparatistes en 1990-1991, les élites occidentales – étatsuniennes, britanniques, françaises et allemandes – ont sapé les structures gouvernementales en Yougoslavie, ont accru l’insécurité, ont attisé le conflit et amplifié les tensions ethniques. Et en offrant un soutien logistique aux différentes parties pendant la guerre, l’intervention occidentale a soutenu le conflit jusqu’au milieu des années 1990. On doit voir sous cet angle le choix qu’a fait M. Clinton de défendre les musulmans bosniaques pour se faire le champion sur la scène internationale, ainsi que les demandes de son administration pour que les Nations Unies lèvent l’embargo sur les armes afin d’armer les musulmans et les Croates contre les Serbes.</em> » [7]</p>
<p>Pendant la guerre en Bosnie, il y « <em>avait une vaste voie de passage secrète pour le trafic d’armes par la Croatie. Elle avait été constituée par les agences clandestines des États-Unis, de la Turquie et de l’Iran, avec la collaboration d’un éventail de groupes islamistes radicaux, incluant des moudjahidin afghans et le Hezbollah pro-iranien</em>. » De plus, « <em>les services secrets de l’Ukraine, de la Grèce et d’Israël s’affairaient à armer les Serbes bosniaques</em> ». [8] L’agence de renseignement allemande, la BND, a également envoyé des cargaisons d’armes aux musulmans bosniaques et à la Croatie pour la lutte contre les Serbes. [9]</p>
<p>Les États-Unis avaient influencé la guerre dans la région de diverses façons. Comme le rapportait <em>The Observer </em>en 1995, un pan important de leur implication se faisait par le biais de « <em>Military Professional Resources Inc (MPRI), une société privée étatsunienne de généraux et d’agents du renseignement à la retraite, située en Virginie. L’ambassade étatsunienne à Zagreb a admis que MPRI entraînait les Croates, avec la permission du gouvernement des États-Unis.</em> » Aussi, les Néerlandais « <em>étaient convaincus que les forces spéciales étatsuniennes étaient impliquées dans l’entraînement de l’armée bosniaque et de l’armée croate de Bosnie (HVO).</em> » [10]</p>
<p>Dès 1988, le leader de la Croatie a rencontré le chancelier allemand Helmut Kohl afin de créer « <em>une politique conjointe pour désunir la Yougoslavie</em> » et amener la Slovénie et la Croatie dans la « <em>zone économique allemande</em> ». Des officiers de l’Armée étatsunienne ont donc été envoyés en Croatie, en Bosnie, en Albanie et en Macédoine en tant que « <em>conseillers</em> » et ont fait appel aux Forces spéciales des États-Unis pour les aider. [11] Durant le cessez-le-feu de neuf mois dans la guerre de Bosnie-Herzégovine, six généraux étatsuniens ont rencontré des dirigeants de l’armée bosniaque pour planifier l’offensive bosniaque qui a mis fin au cessez-le-feu. [12]</p>
<p>En 1996, la mafia albanaise, avec collaboration avec l’Armée de libération du Kosovo (ALK), une organisation de guérilleros militants, a pris le contrôle du gigantesque itinéraire de trafic de drogue des Balkans. L’ALK était liée à d’anciens moudjahidin en Afghanistan, dont Oussama ben Laden. [13]</p>
<p>En 1997, l’ALK a commencé à se battre contre les forces serbes, [14] et en 1998, le département d’État états-unien a enlevé l’ALK de sa liste d’organisations terroristes. [15] Avant et après 1998, l’ALK recevait des armes, de l’entraînement et du soutien des États-Unis et de l’OTAN, et la secrétaire d’État de M. Clinton, Madeleine Albright entretenait une relation  politique étroite avec Hashim Thaci, le dirigeant de l’ALK.</p>
<p>À la fois la CIA et le renseignement allemand, la BND, ont soutenu les terroristes de l’ALK en Yougoslavie avant et après qu’elle ne soit bombardée par l’OTAN en 1999. La BND avait des contacts avec l’ALK depuis le début des années 1990, au moment où l’ALK établissait des contacts avec Al-Qaïda. [17] Les membres de l’ALK étaient entraînés par Oussama ben Laden dans les camps d’entraînement en Afghanistan. Même l’ONU a affirmé que la violence provenait en majorité des membres de l’ALK « <em>particulièrement des alliés de Hashim Thaci</em> ». [18]</p>
<p>Le bombardement de l’OTAN au Kosovo en mars 1999 a été justifié par le faux-semblant suivant : mettre un terme à l’oppression des Albanais du Kosovo par les Serbes, qualifiée de génocide. L’administration Clinton a déclaré qu’au moins 100 000 Albanais du Kosovo étaient portés disparus et qu’ils avaient « <em>peut-être été tués</em> » par les Serbes. Bill Clinton a personnellement comparé les événements du Kosovo avec l’Holocauste. Le département d’État avait avoué craindre que près de 500 000 Albanais étaient mort. Finalement, l’évaluation officielle a réduit ce nombre à 10 000, toutefois, des enquêtes exhaustives ont révélé que moins de 2 500 des décès albanais pouvaient être attribués aux Serbes. Pendant la campagne de bombardements de l’OTAN, entre 400 et 1500 civils serbes ont été tués et l’OTAN a commis des crimes de guerres, dont le bombardement d’une station de télévision serbe et d’un hôpital. [19]</p>
<p>En 2000, le département d’État des États-Unis, en coopération avec la American Enterprise Institute, AEI, a tenu une conférence en Slovaquie sur l’intégration euro-atlantique. Parmi les participants, il y avait des chefs d’État, des officiels des Affaires étrangères et des ambassadeurs de divers États européens, ainsi que des représentants de l’ONU et de l’OTAN. [20] Un correspondance entre un politicien allemand présent à la rencontre et le chancelier allemand a révélé la vraie nature de la campagne de l’OTAN au Kosovo. On y apprenait que les conférenciers ont réclamé une déclaration hâtive de l’indépendance du Kosovo, que la guerre en Yougoslavie était menée dans le but d’élargir l’OTAN, que la Serbie serait exclue indéfiniment du développement européen afin de justifier une présence militaire états-unienne dans la région et que l’expansion était ultimement conçue pour endiguer la Russie. [21]</p>
<p>Élément important, « <em>la guerre créait une raison d’être pour la perpétuité de l’OTAN dans un monde d’après-guerre froide, alors que l’organisation tentait désespérément de justifier son existence et son désir d’expansion</em> ». En outre, « <em>les Russes avaient assumé que l’OTAN se dissoudrait à la fin de la Guerre froide. Au contraire, non seulement l’OTAN s’est élargie, elle est allée en guerre en raison d’une dispute interne dans un pays slave d’Europe de l’Est</em> ». Cela a été vu comme une grande menace. Ainsi, « <em>la guerre de 1999 contre la Yougoslavie est à l’origine de bien des tensions entre les États-Unis et la Russie au cours de la dernière décennie</em> ». [22]</p>
<h2>La guerre au terrorisme et le Project for the New American Century (PNAC)</h2>
<p>Lorsque Bill Clinton est devenu président, les faucons néoconservateurs de l’administration de George H.W. Bush on formé un cercle de réflexion appelée <em>Project for the New American Century</em> <strong>(Projet pour un nouveau siècle états-unien)</strong> ou PNAC. En 2000, ils ont publié un rapport intitulé Rebuilding America’s Defenses: Strategy, Forces, and Resources for a New Century. (Reconstruire la défense des États-Unis : stratégie, forces et ressources pour un nouveau siècle). En se basant sur le document Defense Policy Guidance (Guide de la politique de défense) ils ont déclaré que «<em> les États-Unis doivent conserver suffisamment de forces capables de se déployer rapidement et de gagner de multiples guerres de grande échelle à la fois</em> [23] ». On ajoute, qu’« <em>il est nécessaire de conserver suffisamment de forces de combat pour mener et gagner de nombreuses guerres de théâtre presque simultanées [et que] le Pentagone a besoin de commencer à calculer la force nécessaire pour protéger, indépendamment et en tout temps, les intérêts états-uniens en Europe, en Asie de l’Est et dans le Golfe</em> ». [25]</p>
<p>Fait intéressant, le document indiquait que « <em>depuis des décennies, les États-Unis ont cherché à jouer un rôle davantage permanent en matière de sécurité dans la région du Golfe. Alors que le conflit irrésolu avec l’Irak fournit une justification immédiate, la nécessité d’une force états-unienne substantielle dans le Golfe transcende la question du régime de Saddam Hussein</em> [26] ». Cependant, en préconisant une importante augmentation des dépenses en défense ainsi que l’expansion de l’empire états-unien autour du globe, incluant la puissante destruction de nombreux pays par de grandes guerres de théâtre, le rapport mentionnait qu’« <em>en outre, le processus de transformation, même s’il apporte des changements révolutionnaires, sera probablement de longue durée s’il ne se produit pas d’événement catastrophique et catalyseur, comme un nouveau Pearl Harbor</em> [27] ». Cet événement s’est produit un an plus tard, lors des attentats du 11 septembre. De nombreux auteurs du rapport et membres du PNAC étaient devenus des représentants de l’administration Bush et étaient en position convenable pour mettre leur « <em>projet</em> » à exécution après l’avènement de leur « <em>nouveau Pearl Harbor</em> ».</p>
<p>Les plans pour la guerre étaient « <em>déjà en développement par les boîtes de réflexion d’extrême-droite dans les années 1990, des organisations au sein desquelles des combattants de la Guerre froide issus du cénacle des services secrets, des églises évangéliques et des compagnies de pétrole et d’armement formulaient des plans consternants pour un nouvel ordre mondial</em> ». Afin d’y arriver, « <em>les États-Unis auraient besoin d’utiliser tous les moyens – diplomatiques, économiques et militaires, même des guerres d’agression – pour avoir le contrôle à long terme des ressources de la planète et la capacité d’assurer la faiblesse de tout rival potentiel</em> ».</p>
<p>Parmi les personnes impliquées dans le PNAC et les plans impériaux on trouve “Dick Cheney – vice-président; Lewis Libby – chef d’état-major de M. Cheney; Donald Rumsfeld – secrétaire à la Défense; Paul Wolfowitz – secrétaire de M. Rumsfeld; Peter Rodman – chargé des Affaires de Sécurité mondiale; John Bolton – secrétaire d’État pour le contrôle des armements; Richard Armitage – adjoint du secrétaire d’État; Richard Perle – ancien adjoint du secrétaire à la Défense sous Reagan, aujourd’hui à la tête du Defense Policy Board (conseil des politiques de Défense); William Kristol – directeur du PNAC et conseiller de M. Bush, connu comme le cerveau du président et Zalmay Khalilzad », qui est devenu ambassadeur et en Afghanistan et en Irak après les changements de régimes [28].</p>
<h2>Le « <em>grand échiquier</em> » de Brzezinski </h2>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/ancien-conseiller-a-la-securite-nationale-des-etats-unis-zbigniew-brzezinski.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2490" title="Ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis : Zbigniew Brzezinski" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/ancien-conseiller-a-la-securite-nationale-des-etats-unis-zbigniew-brzezinski.jpg?w=300" alt="" width="300" height="210" /></a>Le stratégiste faucon par excellence, Zbigniew Brzezinski, co-fondateur de la Commission trilatérale avec David Rockefeller, ancien conseiller à la Sécurité nationale et architecte clé de la politique étrangère sous Jimmy Carter, est également l’auteur d’un livre sur la géostratégie états-unienne. M. Brzezinski est par ailleurs membre du Council on Foreign Relations, du groupe Bilderberg et a aussi été membre du conseil d’administration d’Amnistie internationale, du Conseil de l&#8217;Atlantique et de National Endowment for Democracy (NED). À l’heure actuelle, il est administrateur et conseiller au Center for Strategic and International Studies (CSIS), un important cercle de réflexion états-unien.</p>
<p>Dans son livre <em>Le grand échiquier</em>, paru en 1997, Brzezinski a tracé les grandes lignes  d’une stratégie pour les États-Unis dans le monde. Il a écrit : « <em>Pour les États-Unis, le grand prix politique est l’Eurasie. Depuis un demi-millénaire, les affaires mondiales ont été dominées par les pouvoirs eurasiens et les peuples qui se sont battus entre eux pour la domination régionale et ont aspiré au pouvoir mondial.</em> » Il ajoute, « la façon dont les États-Unis “s’y prennent” avec l’Eurasie est critique. L’Eurasie constitue le plus grand continent du globe et représente un axe géopolitique. Un pouvoir dominant l’Eurasie contrôlerait deux des trois régions du monde les plus avancées et les plus productives sur le plan économique. Un simple coup d’œil sur la carte suggère également que la domination de l’Eurasie impliquerait presque systématiquement la subordination de l’Afrique [29].</p>
<p>Il poursuit l’élaboration d’une stratégie pour l’empire états-unien en affirmant qu’« il est impératif qu’aucun opposant eurasien n’émerge, et soit capable de dominer l’Eurasie et, par conséquent, de défier les États-Unis. L’objectif de ce livre est donc de formuler une géostratégie eurasienne approfondie et intégrée [30] ». Il explique : « <em>Deux étapes fondamentales sont donc requises : premièrement, identifier les États eurasiens dynamiques sur le plan géostratégique ayant le pouvoir de provoquer un changement potentiellement important dans la distribution internationale du pouvoir et de déchiffrer les principaux objectifs extérieurs de leurs élites politiques respectives et les conséquences probables de ces aspirations; deuxièmement, formuler des politiques spécifiquement états-uniennes pour compenser, coopter et/ou contrôler ce qui précède</em> [31]. »</p>
<p>Cela signifie qu’il est primordial d’identifier les États qui seraient de potentiels pivots sur lesquels l’équilibre des puissances de la région mettrait fin à la sphère d’influence états-unienne, et qu’il faut ensuite « <em>compenser, coopter et/ou contrôler</em> » de tels États et de telles circonstances. L’Iran serait un exemple : il est l’un des plus grands producteurs de pétrole du monde et détient une position stratégique significative dans l’axe de l’Europe, de l’Asie et du Moyen-Orient. L’Iran pourrait détenir la capacité de modifier l’équilibre des puissances en Eurasie s’il s’alliait étroitement à la Russie ou à la Chine, ou les deux, en leur offrant un important approvisionnement en pétrole de même qu’une sphère d’influence dans le Golfe, rivalisant ainsi l’hégémonie états-unienne dans la région.</p>
<p>M. Brzezinski a supprimé toute subtilité de ses penchants impérialistes et écrit : « <em>Afin de l’exprimer dans une terminologie rappelant l’âge davantage brutal des anciens empires, les trois grands impératifs de la géostratégie sont : prévenir la collusion et maintenir la dépendance sécuritaire entre les vassaux, préserver la protection des tributaires et leur caractère influençable, et finalement empêcher les barbares de s’unir</em> [32]. »</p>
<p>Brzezinski fait référence aux républiques d’Asie centrale sous le nom « <em>Balkans eurasiens</em> » en écrivant : « <em>De plus, d’un point de vue sécuritaire et sur le plan des ambitions historiques elles [républiques d’Asie centrale] sont importantes pour au moins trois de leurs voisins immédiats les plus puissants, à savoir, la Russie, la Turquie et l’Iran, ainsi que pour la Chine, qui démontre un intérêt politique accru envers la région. Mais les Balkans eurasiens constituent un trésor économique potentiel et sont infiniment plus importants pour cette raison : une énorme concentration de gaz naturel et de réserves de pétrole se trouve dans cette région, en plus d’importants minéraux, dont l’or</em> [33]. » Il ajoute :« <em>Il s’ensuit que l’intérêt principal des États-Unis est d’aider à s’assurer qu’aucun pouvoir à lui seul arrive à contrôler cet espace géopolitique et que la communauté internationale y ait accès économiquement et financièrement, sans entraves</em> [34] ». Voilà un illustre exemple du rôle des États-Unis en tant qu’engin impérial : le pays pratique une politique étrangère impériale conçue pour maintenir ses positions stratégiques, mais dont le but « <em>infiniment plus important</em> » est d’abord, de sécuriser le « <em>trésor économique</em> » pour la « <em>communauté internationale</em> ». En d’autres termes, les États-Unis constituent une hégémonie impériale œuvrant pour les intérêts financiers internationaux.</p>
<p>Brzezinski a également avertit que « <em>les États-Unis pourraient devoir déterminer la façon de composer avec les coalitions régionales qui cherchent à évincer le pays de l’Eurasie, menaçant ainsi son statut de puissance mondiale</em> [35] ». Il « <em>met au premier plan la tactique et la manipulation afin de prévenir l’émergence d’une coalition hostile qui pourrait tôt ou tard chercher à défier la primauté états-unienne</em> ». Ainsi, « <em>la tâche la plus urgente consiste à s’assurer qu’aucun État ou ensemble d’États acquière la capacité d’expulser les États-Unis de l’Eurasie ou même de diminuer de manière significative son rôle décisif d’arbitre</em> [36] ».</p>
<h2>La guerre au terrorisme et l’impérialisme excessif</h2>
<p>En 2000, le Pentagone a publié un document appelé Joint Vision 2020, qui expose brièvement un projet destiné à accomplir ce qu’ils nomment « <em>Full Spectrum Dominance</em> » (domination sous tous ses aspects), en tant que modèle pour le département de la Défense dans le futur. « <em>La domination sous tous ses aspects signifie la capacité des forces états-uniennes, agissant seules ou avec des alliés, de vaincre n’importe quel adversaire et de contrôler n’importe quelle situation pour l’ensemble des opérations militaires.</em> » Le rapport «  <em>aborde la domination sous tous ses aspects dans l’ensemble des conflits, de la guerre nucléaire aux grandes guerres de théâtre, en passant par les contingences de plus petite échelle. Il touche également aux situations imprécises comme le maintien de la paix et l’aide humanitaire n’impliquant pas de combat</em> ». On mentionne également «<em> le développement d’un réseau d’informations mondial offrant un environnement propice à la supériorité décisionnelle</em> [37] ».</p>
<p>Comme l’expliquait l’économiste politique Ellen Wood, « <em>la domination sans frontières de l’économie mondiale et des nombreux États qui l’administrent nécessite une action militaire sans fin, dans l’intention ou dans le temps</em> [38] ». Elle ajoute : « <em>La domination impériale dans une économie capitaliste mondiale requière un équilibre délicat et contradictoire entre l’abolition de la compétition et le maintien des conditions qui génèrent des marchés et des profits dans les économies en compétition. Il s’agit des contradictions les plus fondamentales du nouvel ordre mondial</em> [39]. »</p>
<p>Après le 11 septembre, la « <em>doctrine Bush</em> » a été mise en place. Elle réclamait « <em>un droit exclusif et unilatéral à l’attaque préventive, partout et en tout temps, libre de tout accord international, afin de s’assurer que</em> <em>leurs forces seront assez fortes pour dissuader des adversaires potentiels de se développer militairement dans l’espoir de surpasser ou d’égaler la puissance des États-Unis</em> [40] ».</p>
<p>L’OTAN a entrepris la première invasion terrestre de toute son histoire avec l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan en octobre 2001. En réalité, la guerre afghane avait été planifiée avant les événements du 11 septembre, avec la rupture d’un important marché de pipeline entre des compagnies pétrolières occidentales et les talibans. La guerre en soi a été orchestrée en été 2001, avec le plan fonctionnel pour aller en guerre à la mi-octobre [41].</p>
<p>D’un point de vu géopolitique, l’Afghanistan est extrêmement important, car « <em>le transport de tout le combustible fossile du bassin de la mer Caspienne à travers la Russie ou l’Azerbaïdjan accroîtrait énormément le contrôle politique et économique de la Russie sur les républiques d’Asie centrale, ce que l’Ouest a précisément tenté de prévenir pendant 10 ans. Le faire passer par l’Iran enrichirait un régime que les États-Unis cherchent à isoler. Envoyer le combustible par le long chemin de la Chine, en passant complètement à côté des considérations stratégiques, se ferait à un coût prohibitif. Si les pipelines passaient toutefois par l’Afghanistan, cela permettrait aux États-Unis de poursuivre à la fois son objectif de “diversification de l’approvisionnement énergétique” et de pénétrer les marchés les plus lucratifs du monde</em> [42] ».</p>
<p>Comme le soulignait le San Francisco Chronicle, à peine deux semaines après les attaques du 11 septembre, « <em>au-delà de la détermination états-unienne de se venger des auteurs de l’attentat, au-delà de la probabilité de batailles interminables provoquant davantage de pertes civiles dans les mois et les années à venir, les enjeux cachés dans la guerre au terrorisme peuvent se résumer en un seul mot : pétrole</em> ». Le quotidien explique en outre que « <em>la carte des sanctuaires de terroristes et des cibles au Moyen-Orient et en Asie centrale est également, dans une mesure extraordinaire, la carte des principales sources d’énergie mondiales au 21<sup>e</sup> siècle. La défense de ces ressources énergétiques, au lieu d’être une simple confrontation entre l’Islam et l’Ouest – sera la première étincelle du conflit mondial qui perdurera dans les prochaines décennies</em> ».</p>
<p>Au nombre des multiples États notables où il y a un croisement entre le terrorisme, le pétrole et les réserves de gaz, et qui sont d’une importance capitale pour les États-Unis et l’Ouest, on trouve l’Arabie Saoudite, la Lybie, le Bahreïn, les Émirats du Golfe, l’Iran, l’Irak, l’Égypte, le Soudan, l’Algérie, le Turkménistan, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, la Tchétchénie, la Géorgie et l’est de la Turquie. Fait marquant, « <em>cette région compte plus de 65 % de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel</em> ». Aussi, « <em>inévitablement, bien des gens verront la guerre contre le terrorisme comme une guerre pour le compte des états-uniennes Chevron, ExxonMobil et Arco, de la française TotalFinaElf; de la britannique British Petroleum et de la et néerlandaise Royal Dutch Shell et d’autres géantes multinationales, lesquelles ont investi des centaines de milliards de dollars dans la région</em> [43] ».</p>
<p>Ce n’est pas un secret que la guerre en Irak était étroitement liée au pétrole. À l’été 2001, Dick Cheney a organisé une Energy Task Force (unité d’intervention sur l’énergie), qui constituait une série de rencontres extrêmement secrètes, où l’on déterminait la politique énergétique des États-Unis. Lors de ces rencontres, ainsi que par divers moyens de communication, M. Cheney et ses assistants se sont entretenus avec de hauts représentants et des dirigeants de Shell Oil, British Petroleum (BP), Exxon Mobil, Chevron, et Conoco [44]. Lors de la réunion qui s’est tenue avant le 11 septembre et avant que l’on ne mentionne une guerre en Irak, des documents traitant des champs pétrolifères, des pipelines, des raffineries et des terminaux ont été présentés et ont fait l’objet de discussions. « <em>Sur des documents saoudiens et émiratis figurait également une carte de tous les champs pétrolifères, pipelines, raffineries et terminaux pétroliers de chaque pays</em> [45]. » Depuis, Royal Dutch Shell et British Petroleum ont toutes deux reçu d’importants contrats pour développer les champs pétrolifères iraquiens [46]. </p>
<p>La guerre en Irak, tout comme la guerre en Afghanistan, servent des intérêts stratégiques dans cette région : en grande partie, des intérêts spécifiquement états-uniens, et, en général, des intérêts impériaux de l’Occident. Ces guerres ont été particulièrement conçues pour éliminer, menacer ou endiguer les pouvoirs régionaux, ainsi que pour y instaurer directement plusieurs douzaines de bases militaires, établissant ainsi, de manière ferme, une présence impériale. Le but de cette entreprise vise largement les joueurs important de la région et tend spécifiquement à encercler la Russie et la Chine et à menacer leur accès aux réserves régionales de pétrole et de gaz. L’Iran est désormais cerné, par l’Irak d’un côté et l’Afghanistan de l’autre.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>La première partie de cet essai a tracé les grandes lignes de la stratégie impériale des États-Unis et de l’OTAN visant à entrer dans le nouvel ordre mondial après le démantèlement de l’Union Soviétique. Le but principal visait à encercler la Russie et la Chine et à prévenir l’émergence d’une nouvelle superpuissance. Les États-Unis devaient agir à titre d’hégémonie impériale, servant les intérêts financiers internationaux dans l’imposition d’un nouvel ordre mondial. La prochaine partie de cet essai examine les « <em>révolutions de couleur</em> » à travers l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, lesquelles perpétuent la politique d’endiguement de la Russie et de la Chine, en contrôlant l’accès aux principales réserves de gaz naturel et leurs voies de transport. Les « <em>révolutions de couleur</em> » ont été une force cruciale de la stratégie géopolitique, et leur analyse est  essentielle à la compréhension du nouvel ordre mondial.</p>
<p><em><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x86fy4"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x86fy4" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object> </p>
<p></em>Article original en anglais: <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=15686" target="_new">An Imperial Strategy for a New World Order</a>, publié le 16 octobre 2009.</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>[1]           Tyler, Patrick E. U.S. Strategy Plan Calls for Insuring No Rivals Develop: A One Superpower World. The New York Times: March 8, 1992. <a href="http://work.colum.edu/~amiller/wolfowitz1992.htm">http://work.colum.edu/~amiller/wolfowitz1992.htm</a></p>
<p>[2]           Louis Sell, Slobodan Milosevic and the Destruction of Yugoslavia. Duke University Press, 2002: Page 28. Michel Chossudovsky, Dismantling Former Yugoslavia, Recolonizing Bosnia-Herzegovina. Global Research: February 19, 2002: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370</a></p>
<p>[3]           Michel Chossudovsky, Dismantling Former Yugoslavia, Recolonizing Bosnia-Herzegovina. Global Research: February 19, 2002: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370</a></p>
<p>[4]           David Binder, Yugoslavia Seen Breaking Up Soon. The New York Times: November 28, 1990</p>
<p>[5]           Ian Traynor, Croat general on trial for war crimes. The Guardian: March 12, 2008: <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2008/mar/12/warcrimes.balkans">http://www.guardian.co.uk/world/2008/mar/12/warcrimes.balkans</a></p>
<p>[6]           Adam LeBor, Croat general Ante Gotovina stands trial for war crimes. The Times Online: March 11, 2008: <a href="http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article3522828.ece">http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article3522828.ece</a></p>
<p>[7]           Brendan O’Neill, &#8216;You are only allowed to see Bosnia in black and white&#8217;. Spiked: January 23, 2004: <a href="http://www.spiked-online.com/Articles/0000000CA374.htm">http://www.spiked-online.com/Articles/0000000CA374.htm</a></p>
<p>[8]           Richard J. Aldrich, America used Islamists to arm the Bosnian Muslims. The Guardian: April 22, 2002: <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2002/apr/22/warcrimes.comment/print">http://www.guardian.co.uk/world/2002/apr/22/warcrimes.comment/print</a></p>
<p>[9]           Tim Judah, German spies accused of arming Bosnian Muslims. The Telegraph: April 20, 1997: <a href="http://www.serbianlinks.freehosting.net/german.htm">http://www.serbianlinks.freehosting.net/german.htm</a></p>
<p>[10]         Charlotte Eagar, Invisible US Army defeats Serbs. The Observer: November 5, 1995: <a href="http://charlotte-eagar.com/stories/balkans110595.shtml">http://charlotte-eagar.com/stories/balkans110595.shtml</a></p>
<p>[11]         Gary Wilson, New reports show secret U.S. role in Balkan war. Workers World News Service: 1996: <a href="http://www.workers.org/ww/1997/bosnia.html">http://www.workers.org/ww/1997/bosnia.html</a></p>
<p>[12]         IAC, The CIA Role in Bosnia. International Action Center: <a href="http://www.iacenter.org/bosnia/ciarole.htm">http://www.iacenter.org/bosnia/ciarole.htm</a></p>
<p>[13]         History Commons, Serbia and Montenegro: 1996-1999: Albanian Mafia and KLA Take Control of Balkan Heroin Trafficking Route. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[14]         History Commons, Serbia and Montenegro: 1997: KLA Surfaces to Resist Serbian Persecution of Albanians. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[15]         History Commons, Serbia and Montenegro: February 1998: State Department Removes KLA from Terrorism List. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[16]         Marcia Christoff Kurop, Al Qaeda&#8217;s Balkan Links. The Wall Street Journal: November 1, 2001: <a href="http://www.freerepublic.com/focus/fr/561291/posts">http://www.freerepublic.com/focus/fr/561291/posts</a></p>
<p>[17]         Global Research, German Intelligence and the CIA supported Al Qaeda sponsored Terrorists in Yugoslavia. Global Research: February 20, 2005: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=431">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=431</a></p>
<p>[18]         Michel Chossudovsky, Kosovo: The US and the EU support a Political Process linked to Organized Crime. Global Research: February 12, 2008: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8055">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8055</a></p>
<p>[19]         Andrew Gavin Marshall, Breaking Yugoslavia. Geopolitical Monitor: July 21, 2008: <a href="http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-07-21/breaking-yugoslavia/">http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-07-21/breaking-yugoslavia/</a></p>
<p>[20]         AEI, Is Euro-Atlantic Integration Still on Track? Participant List. American Enterprise Institute: April 28-30, 2000: <a href="http://www.aei.org/research/nai/events/pageID.440,projectID.11/default.asp">http://www.aei.org/research/nai/events/pageID.440,projectID.11/default.asp</a></p>
<p>[21]         Aleksandar Pavi, Correspondence between German Politicians Reveals the Hidden Agenda behind Kosovo&#8217;s &#8220;Independence&#8221;. Global Research: March 12, 2008: <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8304">http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8304</a></p>
<p>[22]         Stephen Zunes, The War on Yugoslavia, 10 Years Later. Foreign Policy in Focus: April 6, 2009: <a href="http://www.fpif.org/fpiftxt/6017">http://www.fpif.org/fpiftxt/6017</a></p>
<p>[23]         PNAC, Rebuilding America’s Defenses. Project for the New American Century: September 2000, page 6: <a href="http://www.newamericancentury.org/publicationsreports.htm">http://www.newamericancentury.org/publicationsreports.htm</a></p>
<p>[24]         Ibid. Page 8</p>
<p>[25]         Ibid. Page 9</p>
<p>[26]         Ibid. Page 14</p>
<p>[27]         Ibid. Page 51</p>
<p>[28]         Margo Kingston, A think tank war: Why old Europe says no. The Sydney Morning Herald: March 7, 2003: <a href="http://www.smh.com.au/articles/2003/03/07/1046826528748.html">http://www.smh.com.au/articles/2003/03/07/1046826528748.html</a></p>
<p>[29]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Pages 30-31</p>
<p>[30]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page xiv</p>
<p>[31]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 41</p>
<p>[32]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 40</p>
<p>[33]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 124</p>
<p>[34]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 148</p>
<p>[35]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 55</p>
<p>[36]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 198</p>
<p>[37]         Jim Garamone, Joint Vision 2020 Emphasizes Full-spectrum Dominance. American Forces Press Service: June 2, 2000:<br />
 <a href="http://www.defenselink.mil/news/newsarticle.aspx?id=45289">http://www.defenselink.mil/news/newsarticle.aspx?id=45289</a></p>
<p>[38]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 144</p>
<p>[39]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 157</p>
<p>[40]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 160</p>
<p>[41]         Andrew G. Marshall, Origins of Afghan War. Geopolitical Monitor: September 14, 2008:<br />
<a href="http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-09-14/origins-of-the-afghan-war/">http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-09-14/origins-of-the-afghan-war/</a></p>
<p>[42]         George Monbiot, America&#8217;s pipe dream. The Guardian: October 23, 2001:<br />
<a href="http://www.guardian.co.uk/world/2001/oct/23/afghanistan.terrorism11">http://www.guardian.co.uk/world/2001/oct/23/afghanistan.terrorism11</a></p>
<p>[43]         Frank Viviano, Energy future rides on U.S. war. San Francisco Chronicle: September 26, 2001:<br />
<a href="http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/chronicle/archive/2001/09/26/MN70983.DTL">http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/chronicle/archive/2001/09/26/MN70983.DTL</a></p>
<p>[44]         Dana Milbank and Justin Blum, Document Says Oil Chiefs Met With Cheney Task Force. Washington Post: November 16, 2005:<br />
<a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/11/15/AR2005111501842_pf.html">http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/11/15/AR2005111501842_pf.html</a></p>
<p>[45]         Judicial Watch, CHENEY ENERGY TASK FORCE DOCUMENTS FEATURE MAP OF IRAQI OILFIELDS. Commerce Department: July 17, 2003: <a href="http://www.judicialwatch.org/printer_iraqi-oilfield-pr.shtml">http://www.judicialwatch.org/printer_iraqi-oilfield-pr.shtml</a></p>
<p>[46]         TERRY MACALISTER, Criticism as Shell signs $4bn Iraq oil deal. Mail and Guardian: September 30, 2008: <a href="http://www.mg.co.za/article/2008-09-30-criticism-as-shell-signs-4bn-iraq-oil-deal">http://www.mg.co.za/article/2008-09-30-criticism-as-shell-signs-4bn-iraq-oil-deal</a></p>
<p> Al-Jazeera, BP group wins Iraq oil contract. Al Jazeera Online: June 30, 2009: <a href="http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/06/200963093615637434.html">http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/06/200963093615637434.html</a></p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Irak est encore loin d'une normalisation, selon Denis Bauchard]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/20/lirak-est-encore-loin-dune-normalisation-selon-denis-bauchard/</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 20:36:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par George Malbrunot Le Figaro s’est procuré le « papier » que Denis Bauchard, ancien diplomate et s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par George Malbrunot</em></p>
<p><strong>Le Figaro s’est procuré le « <em>papier</em> » que Denis Bauchard, ancien diplomate et spécialiste du Moyen-Orient à l’Institut français des relations internationales, vient de rédiger à l’issue de son séjour à Bagdad, pour le compte, notamment, des autorités françaises. Il m’a paru intéressant de vous livrer les conclusions tirées par cet analyste, bon connaisseur de l’Irak.</strong></p>
<p> <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/un-jeune-garcon-apprend-le-violon-pres-de-bagdad.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2485" title="un jeune garçon apprend le violon près de Bagdad" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/un-jeune-garcon-apprend-le-violon-pres-de-bagdad.jpg" alt="" width="450" height="315" /></a></p>
<p><strong>Bagdad est méconnaissable</strong> avec ses multiples check points gardés conjointement par des militaires irakiens et des forces de protection fournies par les contractors et ses murs anti-déflagration qui enlaidissent encore une ville ingrate.</p>
<p>Chaque bâtiment officiel est une forteresse fortement gardée et protégée. Ainsi Bagdad a toutes les apparences d’une ville en état de guerre même si l’ennemi reste invisible.</p>
<p>Cependant derrière ce quadrillage pesant, la vie continue, le pays recommence à retrouver une certaine normalité, la réalité irakienne apparaît dans toute sa complexité.</p>
<p>Après plus de trente ans de régime baathiste, huit ans de guerre meurtrière ave l’Iran et treize ans de sanctions internationales particulièrement rudes, l’Irak reste encore un pays sinistré même si, l’optimisme aidant, il a touché le fond de la détresse et apparaît de nouveau sur une pente ascendante de réconciliation politique et de reconstruction économique.</p>
<div id="more-more">
<div><strong>1 &#8211; Une situation sécuritaire en voie d’amélioration.</strong></div>
<div>
<p>Après l’enfer des années 2006 et 2007, la combinaison du &#8220;<em>surge</em>&#8221; (sursaut), une certaine lassitude chez les insurgents, et l’affirmation de l’autorité du premier ministre, Nouri al-Maliki, ont permis d’améliorer les conditions de sécurité. Selon les chiffres officiels, le nombre d’incidents, qui a atteint son niveau le plus élevé entre juin 2006 et septembre 2007, a été ramené en septembre 2009 au niveau mensuel le plus bas enregistré depuis l’intervention américaine en 2003.</p>
<p>Cependant les chiffres pour ce même mois &#8211; 125 morts civils et 198 hostile incidents – montrent que cette sécurité est relative et que le risque présenté par les IED – improvised explosive device – reste présent. Les deux attentats spectaculaires du 19 août et du 25 octobre derniers à Bagdad ont touché sciemment des bâtiments publics, symboles du pouvoir, et les personnes qui se trouvaient à proximité : le bilan dans chaque cas &#8211; plus de cent morts et près de six cents blessés- remet-il en cause les progrès constatés par ailleurs ?</p>
<p>Officiellement on veut croire que ces attentats meurtriers, dont les auteurs n’ont pas été identifiés, ne sont que les derniers soubresauts de mouvements terroristes sur la défensive, voire en voie d’éradication. Le &#8220;<em>surge</em>&#8221; en combinant des actions militaires avec des mesures à caractère politique visant notamment à la réconciliation entre les communautés chiites et sunnites a permis de réduire de façon spectaculaire le niveau des violences et a contribué à démanteler le réseau d’Al Qaïda dont la capacité de nuisance a fortement diminuée.</p>
<p>Il n’en reste pas moins que d’autres groupes hostiles existent encore : des insurgés baathistes irréductibles, certaines milices chiites hostiles au gouvernement, des groupes liés à la brigade Al Qods, troupe d’élite des Gardiens de la Révolution, ou aux services de renseignements iraniens.</p>
<p>L’Iran a joué dans les derniers mois un rôle d’apaisement, notamment auprès des partisans de Moqtada al Sadr, comme du Conseil supérieur islamique en Irak. Il n’est pas impossible qu’il modifie son attitude dans la perspective de sauver d’une défaite électorale ces mouvements, voire pour répondre à de nouvelles menaces de sanctions qui seraient suscitées par les Etats-Unis dans le cadre de l’ONU.</p>
<p>Les mois qui viennent verront à la fois l’accélération du retrait des troupes américaines – en août 2010, il ne restera plus que 50.000 hommes &#8211; et la tenue des élections législatives. Ils représentent une période très sensible pour le gouvernement irakien. En toute hypothèse l’agglomération de Bagdad et la région de Kirkouk sont deux zones où les risques de violences demeurent. Comme l’a déclaré à plusieurs reprises le général Petraeus, les progrès constatés restent encore « <em>fragiles et réversibles</em> ».</p>
<p><strong> 2- Une normalisation de la vie politique.</strong></p>
<p>Les Irakiens semblent s’adapter aux règles du jeu très nouveau pour eux de la démocratie, même si son fonctionnement reste quelque peu chaotique et relève d’un régime d’assemblée, méfiante à l’égard de l’exécutif.</p>
<p>La perspective des prochaines élections législatives, qui devraient déboucher sur la formation d’un nouveau gouvernement, se prête aux grandes manœuvres politiques. Le premier ministre Maliki bénéficie d’une réelle popularité auprès de la population, qui lui sait gré d’avoir rétabli la souveraineté du pays vis à vis des Etats-Unis en signant le SOFA, accord sur le retrait des troupes américaines, et d’avoir contribué à rétablir une certaine sécurité. Aux yeux de l’opinion, son bilan est positif. Il ne cache pas sa volonté de se succéder à lui-même. La coalition qu’il met en place, bien nommée « <em>Etat de droit</em> », vise à élargir son assise électorale en y incluant des notables sunnites influents et à marginaliser les partis ou factions les plus proches de l’Iran, comme les Sadristes et le Conseil supérieur islamique d’Irak.</p>
<p>En fait, le jeu est encore très ouvert entre plusieurs coalitions qui essaient d’émerger. Il est probable qu’aucune d’entre elles n’aura la majorité au parlement et qu’il faudra mettre sur pied un gouvernement multipartite ou une multi-coalition. Dans ce contexte les grands dossiers en suspens ne seront pas réglés avant les élections (de janvier), et devront l’être par le futur gouvernement. Il en est ainsi notamment de la révision de la Constitution, réclamée par les sunnites, de la création d’une compagnie pétrolière nationale et de la répartition des revenus du pétrole entre le gouvernement fédéral et les provinces, du statut de la région de Kirkuk revendiquée par les Kurdes qui remettent en cause la politique d’arabisation menée par Saddam Hussein.</p>
<p>Le système politique irakien, avec un parlement élu à la représentation proportionnelle intégrale, relève donc d’un régime d’assemblée avec lequel le gouvernement est en perpétuel dialogue. La longueur des débats, leur caractère confus, la défense des intérêts communautaires et claniques, et la volonté de tout contrôler témoignent du rôle grandissant du parlement et des difficultés du gouvernement à faire prévaloir des solutions de compromis.</p>
<p>Cependant, par delà ses divisions, l’objectif de la majorité chiite de la population reste de conserver un pouvoir dont elle était écartée depuis la création de l’Irak. C’est un acquis qu’elle entend préserver avec détermination.</p>
<p><strong>3 – Une économie en cours de reconstruction.</strong></p>
<p>L’économie irakienne et les infrastructures publiques sont à reconstruire. Six ans après la chute du régime baathiste, le pays reste sinistré, comme en témoigne l’ampleur des besoins : à titre d’exemples, seulement 11 % de la population a accès à l’eau potable ; plus de la moitié de la population n’a d’électricité que de façon intermittente ; plus de deux millions de logements sont nécessaires pour répondre à l’afflux de la population dans les grands centres urbains.</p>
<p>A l’ampleur des besoins en équipements, il faut ajouter la désorganisation des services publics, et la fuite des élites essentiellement vers la Jordanie et la Syrie. On évalue à trois cent mille le nombre de cadres dont le retour est souhaité par les autorités.</p>
<p>Certes l’Irak, qui a bénéficié d’une annulation de sa dette à l’égard du Club de Paris à hauteur de 80 %, dispose de ressources financières importantes et connaît actuellement une phase de croissance soutenue. Malgré la crise mondiale, l’Irak aura en 2009 un taux de croissance de l’ordre de 8 % ; sa balance des paiements dégage un large excédent, de l’ordre de 15 Mds/$ en 2008, lui permettant d’accumuler des réserves de change (plus de 15 mois d’importations).</p>
<p>Cependant la forte dépendance de l’Irak à l’égard des hydrocarbures, qui représentent la quasi-totalité des recettes d’exportation comme des recettes budgétaires, rend cette économie très sensible à l’évolution des quantités produites et à celle des prix du pétrole sur le marché mondial. La production de pétrole continue de stagner à 2 M/bj, soit au niveau atteint avant 2003. L’objectif est de la tripler sur une période de six ans, pour qu’elle atteigne 6 M/bj.</p>
<p>Certes, l’Irak est une éponge imbibée d’hydrocarbures et les réserves prouvées sont considérables.Ceci suppose cependant à la fois une rénovation des installations existantes qui sont vétustes et des investissements massifs dans ce secteur. Cet objectif paraît très ambitieux compte tenu de la lourdeur des procédures d’appel d’offre, des conditions de sécurité encore précaires et de l’évolution du marché pétrolier.</p>
<p>En fait, le principal point de blocage reste un système économique obsolète, encore fortement étatisé et qui est resté à l’écart de la mondialisation. Le programme de privatisation régulièrement annoncé n’est toujours pas mis en œuvre à quelques exceptions près, notamment dans le secteur bancaire. Un programme de modernisation de l’Etat, débouchant sur une bonne gouvernance est en cours.</p>
<p>On peut s’interroger toutefois sur la bonne volonté des ministres qui entendent gérer leur administration de façon autonome pour leur propre bénéfice ou celui de leur clan. Parmi les handicaps, il convient également de souligner l’ampleur de la corruption, à tous les niveaux, qui a conduit Transparency International à inscrire l’Irak parmi les pays les plus corrompus du monde.</p>
<p>S’agissant de la reconstruction du pays, un premier programme de l’ordre de 400 Mds/$ est en cours d’élaboration, avec comme secteur prioritaire : celui des ressources hydrauliques (eau potable, irrigation) et les infrastructures de transport (Port d’Oumm Qasr, chemin de fer, métro de Bagdad). L’impression demeure cependant qu’il s’agit plus d’une shopping list que d’un véritable plan de reconstruction dérivant d’une stratégie à moyen terme.</p>
<p>Face à des ministres très jaloux de leur domaine de compétences et d’un ministère du Plan à faible autorité, il n’est pas sûr que le Higher Monitoring Committee présidé par un proche collaborateur du Premier ministre, qui doit assurer la coordination de l’ensemble de projets d’équipement, puisse imposer son autorité.</p>
<p>Ainsi l’évolution, qui devrait conduire l’Etat failli actuel à un Etat fonctionnant normalement en bonne gouvernance, sera-t-elle très lente. Ce constat contribue à expliquer une réelle prudence des entreprises et des investisseurs étrangers.</p>
<p><strong>4- Un pays qui entretient des relations difficiles avec ses voisins.</strong></p>
<p>La normalisation des relations de l’Irak avec les pays du Moyen-Orient, notamment ses voisins, est lente et assortie de nombreuses crispations.</p>
<p>L’Arabie saoudite, qui a du mal à accepter l’apparition dans son voisinage immédiat d’un pays à gouvernement chiite, n’a pas normalisé ses relations avec l’Irak : elle n’a toujours pas nommé d’ambassadeur à Bagdad. Les brimades dont est victime l’importante communauté chiite des provinces orientales de l’Arabie, la suspicion que Riyad apporte non seulement son soutien à la minorité sunnite irakienne mais apporte aussi aux insurgents un appui politique et financier voire en armements, entretiennent un contentieux et un climat de méfiance.</p>
<p>Quant à la Syrie, le gouvernement Maliki reste persuadé qu’elle continue à appuyer et à servir de base arrière à des groupes sunnites armés et hostiles au gouvernement légal.</p>
<p>La relation avec l’Iran est placée sous le signe de l’ambiguïté. Même si les principaux responsables du nouvel Irak sont chiites et ont vécu en exil en Iran, une certaine distance existe également. Certes la personnalité de l’ayatollah Sistani, qui a la nationalité iranienne, est respectée : sa volonté de calmer le jeu et son opposition passée à l’égard de l’ayatollah Khomeiny et au velayat-e-faqi sont connues. Mais l’influence pour ne pas dire l’ingérence iranienne en Irak est à la fois économique, politique et humaine. A l’évidence la brigade Al Qods, est active en Irak. Ses liens avec des milices ou groupes hostiles au gouvernement sont avérés. Officiellement, l’Iran est un pays ami et le président Talabani comme le premier ministre Maliki ont mis en garde les Etats-Unis contre toute intervention militaire en Iran. Mais la méfiance prévaut ne serait-ce que pour des raisons historiques. La solidarité entre chiites est contrebalancée par la relation conflictuelle qu’Arabes et Persans ont entretenue au cours des siècles. On observe que l’Iran joue un jeu subtil, ménageant un gouvernement ami mais entretenant des relations étroites avec des groupes qui entendent affaiblir un gouvernement jugé trop fort ou trop proche des Etats-Unis.</p>
<p>Il n’y a guère que la Turquie avec laquelle les relations politiques sont bonnes. La raison en est simple : les deux pays ont une approche très convergente du problème kurde et entendent brider toute velléité de création d’un Kurdistan indépendant. C’est pourquoi la coopération notamment militaire entre les deux pays est étroite, comme est forte la présence économique et commerciale de la Turquie qui est de fait le premier fournisseur de l’Irak.</p>
<p>En définitive, le contexte dans lequel évolue l’Irak restera difficile encore pendant plusieurs années, même si on peut espérer que la normalisation des conditions de sécurité s’affirmera progressivement. Ce pays aura encore besoin de l’appui des Etats-Unis pour se reconstruire comme pour lutter contre la violence, y compris après le retrait des troupes américaines prévu normalement pour fin 2011. Les Américains sont là et, pour reprendre les termes d’un de nos interlocuteurs, « <em>ils ne sont pas près de partir</em> ». La construction d’une ambassade-forteresse dans la zone verte où travaillent plus de 1.400 personnes en est le témoignage.</p>
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<title><![CDATA[Comment faire pression sur Israël]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/19/comment-faire-pression-sur-israel/</link>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 15:48:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Jacob Weisberg Obama a trois moyens de pression sur les Israéliens, mais ils sont délicats à emp]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par</em> <em>Jacob Weisberg</em></p>
<p><strong>Obama a trois moyens de pression sur les Israéliens, mais ils sont délicats à employer.</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/benyamin-netanyahou-et-barack-obama-a-la-maison-blanche.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2480" title="Benyamin Netanyahou et Barack Obama à la Maison Blanche" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/benyamin-netanyahou-et-barack-obama-a-la-maison-blanche.jpg" alt="" width="450" height="253" /></a></p>
<p>Depuis les premières manifestations du processus de paix israélo-arabe après la guerre du Kippour, les rapports entre l&#8217;Amérique et Israël se caractérisent par un paradoxe. Ce sont les présidents américains considérés comme les moins amicaux à l&#8217;égard de l&#8217;Etat hébreu qui lui ont été le plus bénéfiques. L&#8217;action de ses fidèles alliés s&#8217;est révélée, au contraire, beaucoup moins positive.</p>
<p>Tout commence avec Jimmy Carter, qui a menacé de couper l&#8217;aide américaine pour pousser Menachem Begin à rétrocéder l&#8217;intégralité du Sinaï à l&#8217;Egypte, ce qui a rendu possible l&#8217;accord conclut en 1979 à Camp David.</p>
<p>L&#8217;autre contribution significative à la paix au Moyen-Orient revient au premier président Bush lors de la conférence de Madrid, en 1991. Quand Israël a refusé d&#8217;y participer, le secrétaire d&#8217;Etat, James Baker, a bloqué ses garanties d&#8217;emprunts et a demandé au Premier ministre israélien de l&#8217;époque, Yitzhak Shamir, de le rappeler quand il souhaiterait travailler à la paix. A un moment, James Baker a même interdit à Benyamin Nétanyahou — qui représentait son Premier ministre à Washington  — l&#8217;accès aux bâtiments du département d&#8217;Etat. La rencontre de Madrid a abouti à un traité de paix avec la Jordanie, à la reconnaissance d&#8217;Israël par beaucoup de pays ainsi qu&#8217;à la première véritable négociation en face à face avec les Palestiniens.</p>
<p>En revanche, Ronald Reagan, Bill Clinton et George W. Bush, tous des amis de confiance, ont souvent encouragé les pires tendances israéliennes. Reagan voyait d&#8217;un œil bienveillant les revendications (fondées sur la Bible) de propriété de la Cisjordanie, l&#8217;occupation du Liban par Israël et son refus de discuter avec l&#8217;OLP. Sous Clinton, «<em>nous n&#8217;avons jamais parlé aux Israéliens de façon sévère ou honnête de leur démarche de colonisation</em>», écrit l&#8217;ancien médiateur de paix Aaron David Miller dans ses mémoires <a href="http://www.amazon.com/gp/product/0553804901?ie=UTF8&#38;tag=slatmaga-20&#38;link_code=as3&#38;camp=211189&#38;creative=373489&#38;creativeASIN=0553804901" target="_blank">The Much Too Promised Land</a> [Une Terre trop promise] .</p>
<p>George W. Bush a continué à fermer les yeux sur la détestable politique de colonisation de l&#8217;Etat hébreu, il a négligé le processus de paix et toléré les mauvais calculs militaires d&#8217;Israël en Cisjordanie, au Liban et à Gaza. Petit à petit, ces présidents ont favorisé un ressentiment arabe tout en laissant Israël continuer de s&#8217;imaginer qu&#8217;il pourrait exister une autre solution que l&#8217;échange de territoires pour parvenir à la paix.</p>
<p>Heureusement, Barack Obama semble en passe de faire mentir cette vieille dichotomie. Il fait peu de doute qu&#8217;il veut du bien à Israël. S&#8217;agissant de la sécurité d&#8217;Israël, «<em>je ne me suis pas contenté de parler, j&#8217;ai agi</em>», a <a href="http://www.nysun.com/national/obama-claims-unwavering-support-for-israel/53164/" target="_blank">déclaré le président Obama à un groupe de juifs</a> durant sa campagne. La secrétaire d&#8217;Etat Hillary Clinton, l&#8217;émissaire spécial au Moyen-Orient George Mitchell et le vice-président <a href="http://www.politico.com/news/stories/0509/22120.html" target="_blank">Joe Biden</a> pourraient en dire autant.</p>
<p>L&#8217;émissaire spécial <a href="http://www.haaretz.com/hasen/spages/1088479.html" target="_blank">Dennis Ross</a> est un juif pratiquant, un négociateur d&#8217;expérience spécialisé dans le Moyen-Orient et un ami de longue date d&#8217;Israël. Le chef d&#8217;état-major de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, a pour père un Israélien et a déjà servi en tant que volontaire civil dans l&#8217;armée israélienne. Il apparaît également que cette équipe s&#8217;attache sérieusement à faire pression sur Israël. Dans <a href="http://www.slate.fr/story/6121/obama-le-caire" target="_blank">le discours qu&#8217;il a prononcé au Caire</a>, Obama a demandé à Tel-Aviv de geler le processus de colonisation en Cisjordanie et d&#8217;engager des négociations de paix avec les palestiniens sur la base du principe de deux peuples-deux Etats.<a href="http://a.abcnews.com/ThisWeek/Politics/story?id=7775502&#38;page=1" target="_blank"> Hillary Clinton </a>a complété ce message en précisant ce que signifiait un gel du processus de colonisation: pas de «<em>croissance [démographique] naturelle</em>» ni de subterfuge, quoi qu&#8217;ait pu dire en privé les représentants de Bush aux responsables israéliens.</p>
<p>C&#8217;est un courageux pas en avant. Aujourd&#8217;hui, être un bon ami d&#8217;Israël signifie renforcer la pression sur les Juifs et les Arabes pour travailler sérieusement à un accord de paix. Et même si on n&#8217;aboutit pas à un accord, l&#8217;engagement personnel de Barack Obama et son recadrage impartial du conflit pourraient être extrêmement bénéfiques. Le fait de montrer que les Etats-Unis exercent une pression égale sur leur allié israélien et sur les Palestiniens devrait légitimer dans une large mesure le rôle des Etats-Unis au Moyen-Orient. Mais pour faire de cette initiative un succès, Obama va devoir accomplir plusieurs missions quasi impossibles.</p>
<p>En premier lieu, il doit forcer Benyamin Nétanyahou ou la Knesset à changer. Bibi (Nétanyahou) a toujours estimé que les Palestiniens n&#8217;accepteraient qu&#8217;un accord prévoyant la destruction de l&#8217;Etat sioniste. Voilà dix ans qu&#8217;il n&#8217;est plus au pouvoir, et son hostilité à une Palestine indépendante est intacte. En fait, cette hostilité intègre un élément nouveau: une dangereuse fixation sur une <a href="http://www.slate.fr/story/3825/israël-bombardera-liran" target="_blank">frappe militaire contre les installations nucléaires de l&#8217;Iran</a>. Mais Nétanyahou est aussi un fin politicien qui sait que la condition sine qua non de sa survie est une bonne gestion des relations avec les Etats-Unis, qui revêtent une importance cruciale pour son pays. Obama fait un pari: il se dit que la population israélienne, si ce n&#8217;est pas Benyamin Nétanyahou lui-même, prendra au sérieux la menace d&#8217;une diminution du soutien américain. (Voir<a href="http://www.foreignpolicy.com/story/cms.php?story_id=4998" target="_blank"> cet excellent article de Foreign Policy</a> sur la manière dont l&#8217;expansion de la colonisation sape les possibilités de parvenir à un règlement de paix.)</p>
<p>En même temps, le président américain doit apaiser la nervosité qui règne au sein des communautés juives américains. S&#8217;il s&#8217;était agi de n&#8217;importe quel autre allié, les prochaines initiatives diplomatiques auraient été plutôt simples. Vous voulez que les Etats-Unis continuent à prendre charge 20% de votre budget de la défense? Vous voulez que l&#8217;Amérique vous vende ses armes les plus perfectionnées? Qu&#8217;elle vous défende devant l&#8217;ONU? Mettez un terme à l&#8217;implantation de colonies. Mais des pressions trop explicites susciteraient une réaction dangereuse de la part des Chrétiens et des Juifs qui soupçonnent le président américain de nourrir secrètement une sympathie à l&#8217;endroit des musulmans. Et les conservateurs aiment à alimenter ces doutes.</p>
<p>Jusqu&#8217;ici, l&#8217;équipe d&#8217;Obama a fait preuve d&#8217;habileté face au dossier israélo-arabe: en <a href="http://thecable.foreignpolicy.com/posts/2009/05/28/netanyahu_what_the_hell_do_they_want_with_me" target="_blank">regroupant les alliés d&#8217;Israël au Congrès</a> pour soutenir la politique du qui aime bien châtie bien. Le mois dernier, après que Benyamin Nétanyahou a été réprimandé à la Maison Blanche, il s&#8217;est rendu au Congrès, où il a été surpris de voir que les plus grands soutiens d&#8217;Israël étaient du côté d&#8217;Obama. L&#8217;AIPAC, le groupe de pression pro-israélien, qui lui non plus n&#8217;est pas en faveur de la colonisation, s&#8217;est contenté d&#8217;appeler l&#8217;administration à «<a href="http://jta.org/news/article/2009/05/28/1005474/aipac-backed-letter-gets-329-house-signatures" target="_blank"><em>collaborer étroitement</em></a>» avec Israël sur les points de désaccord. Mais un<a href="http://www.politico.com/news/stories/0609/23207.html" target="_blank"> climat d&#8217;agitation</a> s&#8217;est installé chez les démocrates pro-israéliens au Congrès. Pour convaincre les Juifs américains qu&#8217;il fait pression sur Israël pour son bien, Obama va devoir mobiliser tous ses talents oratoires.</p>
<p>Enfin, Barack Obama doit éviter de surinvestir dans le processus de paix. Négocier un règlement de paix global au conflit israélo-palestinien est le fantasme de tous les présidents américains depuis Nixon. Aucun d&#8217;entre eux n&#8217;a réussi&#8230; Barack Obama aura beau faire pression en vue d&#8217;obtenir la paix, le président américain &#8211; aussi confiant soit-il &#8211; doit se rappeler que l&#8217;échec est, hélas, quasiment certain.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Slate.fr</p>
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<title><![CDATA[1932 (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/19/1932-video/</link>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 15:03:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Pour les amateurs de l&#8217;histoire des Etats-Unis d&#8217;Amérique, Mecanoblog vous invite à plon]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/1932.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2475" title="1932" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/1932.jpg" alt="" width="296" height="117" /></a>Pour les amateurs de l&#8217;histoire des Etats-Unis d&#8217;Amérique, Mecanoblog vous invite à plonger dans la rivalité meurtrière qui opposa certains présidents américains favorables à la liberté et l&#8217;égalité entre les hommes et les peuples ainsi que le développement des nations exploitées et pillées par les régimes impérialistes face au vieil Empire Britannique partisan du libre-échange, de l&#8217;esclavage, du colonialisme et du traffic d&#8217;opium. D&#8217;Abraham Lincoln à Franklin Delano Roosevelt en passant par la Première Guerre Mondiale et la montée du fascisme, <strong>1932</strong> dévoile la mainmise d&#8217;une poignée d&#8217;aristocrates sur les richesses du monde et leur grande influence sur la politique internationale et l&#8217;armée jusqu&#8217;à aborder la création d&#8217;une gouvernance mondiale. Un film réalisé par des membres du mouvement de jeunes de LaRouche aux Etats-Unis et sous-titré par Solidarité et Progrès, le parti politique français dirigé par Jacques Cheminade.</p>
<p><a rel="nofollow" href="http://www.solidariteetprogres.org/">www.solidariteetprogres.org</a></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x6rclo"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x6rclo" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Bruxelles et Washington s’opposent à la reconnaissance d’un Etat palestinien indépendant]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/18/bruxelles-et-washington-s%e2%80%99opposent-a-la-reconnaissance-d%e2%80%99un-etat-palestinien-independant/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 16:36:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[L&#8217;Autorité nationale palestinienne (ANP) a lancé une campagne pour inciter l&#8217;ONU à recon]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/le-mur-de-separation-de-la-cisjordanie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2457" title="le mur de séparation de la Cisjordanie" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/le-mur-de-separation-de-la-cisjordanie.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a></p>
<p>L&#8217;Autorité nationale palestinienne (ANP) a lancé une campagne pour inciter l&#8217;ONU à reconnaître un Etat palestinien indépendant, a déclaré lundi un responsable palestinien.</p>
<p>&#8220;<em>Les mouvements pour émettre une résolution du Conseil de sécurité de l&#8217;ONU reconnaissant un Etat palestinien aux frontières de 1967 ont commencé</em>&#8220;, a annoncé le principal négociateur palestinien, Saeb Erekat, lors d&#8217;une conférence de presse à Ramallah.</p>
<p>Après 18 années de négociations et alors que le régime israélien continue d&#8217;imposer ses conditions sur le terrain en multipliant les implantations de colonies, en pillant les terres palestiniennes, en construisant des murs et en maintenant le blocus de Gaza pour saper la solution de deux Etats, l’ANP a décidé d&#8217;aller devant le Conseil de sécurité pour préserver une solution basée sur deux Etats.</p>
<p>M. Erekat a accusé le régime israélien d&#8217;agir unilatéralement contre les Palestiniens quotidiennement en &#8220;imposant ses conditions sur le terrain, en imposant son contrôle sur Jérusalem, en démolissant les maisons palestiniennes, en arrêtant et en assassinant les Palestiniens et en bloquant la bande de Gaza&#8221;.</p>
<p>&#8220;<em>Nous demandons au monde de soutenir cette initiative</em>&#8220;, a lancé M. Erekat, ajoutant qu&#8217;il a également envoyé des lettres appelant l&#8217;Union européenne à soutenir la demande palestinienne.</p>
<p>L&#8217;Autorité palestinienne a déposé lundi une requête officielle auprès de l&#8217;Union européenne (UE) lui demandant de soutenir sa démarche en vue d&#8217;une reconnaissance par le Conseil de sécurité de l&#8217;ONU d&#8217;un Etat palestinien indépendant.</p>
<p>&#8220;<em>J&#8217;ai rencontré aujourd&#8217;hui les représentants de l&#8217;UE et de ses 27 pays membres à Ramallah et nous avons demandé à leurs pays d&#8217;appuyer notre démarche auprès du Conseil de sécurité des Nations unies en vue de la reconnaissance de l&#8217;Etat palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale</em>&#8220;, a déclaré le négociateur palestinien Saëb Erakat. &#8220;<em>Nous sommes passés du stade de la discussion avec l&#8217;UE concernant notre démarche auprès du Conseil de sécurité à celui de la coopération et de la coordination</em>&#8220;, a-t-il précisé.</p>
<p>Le diplomate palestinien a indiqué que Mahmoud Abbas se rendra dans les pays d&#8217;Amérique latine pour réunir le soutien à l&#8217;ONU, informant que les blocs islamiques et arabes au sein des organisations internationales soutiennent déjà cette demande.</p>
<p>Sans surprise, les Etats-Unis ont indiqué lundi leur opposition à une proclamation unilatérale d&#8217;un Etat palestinien.</p>
<p>L&#8217;Autorité palestinienne n&#8217;a pas contacté les Etats-Unis ni demandé leur &#8220;<em>approbation</em>&#8221; avant cette initiative, a déclaré M. Kelly, le porte-parole du département d&#8217;Etat Ian Kelly.</p>
<p>En visite au Proche-Orient la semaine dernière, la secrétaire d’Etat américaine s’est alignée sur la position israélienne concernant le processus de paix. Il ne fallait pas attendre de l&#8217;intervention d&#8217;Hillary Clinton qu&#8217;elle fasse avancer le dossier palestinien, ni des envoyés spéciaux de l&#8217;administration américaine qu&#8217;ils fassent pression sur le régime israélien et le contraignent à trouver une solution négociée, inversant les rôles et affirmant que ce sont les Palestiniens qui faisaient obstacle à la négociation.</p>
<p>C&#8217;est à se demander si la chef de la diplomatie américaine et le gouvernement de Barak Obama veulent vraiment la paix. Est-ce bien dans l&#8217;intérêt de la paix de poursuivre l&#8217;implantation de colonies, les confiscations de terres et la judaïsation dans les territoires occupés depuis 1967, là où devrait être créé le futur Etat palestinien ?</p>
<p>Après onze mois de blocage du processus de paix, les Palestiniens ont annoncé dimanche, dans une tentative de sortir de l&#8217;impasse, qu&#8217;ils demanderaient au Conseil de sécurité de l&#8217;ONU de reconnaître leur indépendance dans les frontières de 1967.</p>
<p><strong>Alliés introuvables</strong></p>
<p>Devant l&#8217;impasse des négociations de paix, l&#8217;Autorité palestinienne entend réclamer du Conseil de sécurité de l&#8217;ONU la reconnaissance d&#8217;un État palestinien indépendant dans les frontières de 1967, sans le consentement d&#8217;Israël.</p>
<p>Dans cette nouvelle démarche, les Palestiniens ont demandé, entre autres, le soutien de l&#8217;Union européenne (UE). Mais les Européens ont jugé cette démarche « <em>prématurée</em> ».</p>
<p>« <em>J&#8217;espérerais être en position de reconnaître un État palestinien, mais il doit d&#8217;abord en exister un. Donc je pense que c&#8217;est un peu prématuré</em> », a déclaré Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères dont le pays assure la présidence tournante de l&#8217;UE. Il a expliqué que « <em>les conditions ne sont pas encore là</em> » pour une telle reconnaissance.</p>
<p>Carl Bildt a estimé que le projet palestinien est « <em>clairement un acte provoqué par la situation difficile [des Palestiniens] qui ne voit aucune issue</em> ».</p>
<p>La veille, Washington a réaffirmé son opposition à une proclamation unilatérale d&#8217;un État palestinien, en soulignant que cet État devrait naître par la négociation entre Israël et les Palestiniens.</p>
<p>Des dirigeants israéliens ont pour leur part menacé les Palestiniens de rétorsion s&#8217;ils réclament la reconnaissance d&#8217;un État indépendant sans accord avec Israël, tout en doutant de leur détermination à mettre à exécution un tel projet.</p>
<p>Sur le plan interne, le Hamas s&#8217;oppose à la démarche de l&#8217;Autorité palestinienne.</p>
<p>« <em>La proclamation d&#8217;un État palestinien doit être le résultat de l&#8217;action de la résistance pour mettre fin à l&#8217;occupation [...] et non pas une décision prise par [l'Autorité palestinienne] pour remplir le vide après l&#8217;échec de la solution politique</em> », écrit le Hamas dans un communiqué publié à Damas, où réside le chef en exil du mouvement Khaled Mechaal.</p>
<p><strong>Washington ne permettra jamais aux Palestiniens de déclarer leur indépendance</strong></p>
<p>En visite dans les territoires occupés par &#8220;<em>Israël</em>&#8220;, une délégation de sénateurs américains a participé au « <em>Forum Saban</em> » qui se tient en ce moment. Joe Lieberman (Indépendant) et Ted Kaufmann (Démocrates) ont tous deux affirmé lors de leur intervention que « <em>les Etats-Unis ne permettraient jamais aux Palestiniens de déclarer leur indépendance de manière unilatérale</em> ».</p>
<p>Joe Lieberman a insisté sur « <em>la nécessité d’une solution négociée entre les deux parties</em> », et Kaufmann a accusé les Palestiniens « <em>de perdre du temps avec ce genre de déclarations car ils savent très bien que les Etats-Unis ne laisseront pas une telle initiative arriver devant l’ONU</em> ». </p>
<p>Joseph Lieberman s’est aussi référé au dossier iranien, estimant « <em>que s’il était d’accord avec l’approche de Barack Obama de vouloir tenter un dialogue avec Téhéran, il fallait admettre aujourd’hui que les Iraniens n’ont pas été à la hauteur et qu’il va probablement falloir changer de stratégie</em> ».</p>
<p>« <em>Il faut trouver des moyens pour faire pression de manière forte sur le régime iranien sans que ce soit le peuple qui en pâtisse</em> », a-t-il ajouté. Sur ce point, tous les membres de la délégation, Démocrates comme Républicains, étaient d’accord, tout comme sur leur soutien affiché à &#8220;<em>Israël</em>&#8220;.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Sources : IRNA, Radio-Canada et Almanar</p>
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<title><![CDATA[Condamné à mort parce qu’il est chiite]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2009/11/25/condamne-a-mort-parce-qu%e2%80%99il-est-chiite/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 21:51:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
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<description><![CDATA[Frenchy Cécile Hennion, correspondante du quotidien Le Monde, nous fait part d’une affaire non média]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://blog.libnanews.com/frenchy/2009/11/25/condamne-a-mort-parce-quil-est-chiite/" target="_blank">Frenchy</a></p>
<p><strong><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/11/carte-mo-religion.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-7151" title="Carte - Moyen Orient - Religions" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2009/11/carte-mo-religion.jpg?w=286" alt="" width="286" height="300" /></a>Cécile Hennion, correspondante du quotidien Le Monde, nous fait part d’une affaire non médiatisée au Liban, celle de la condamnation à mort d&#8217;un ressortissant libanais <a href="http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/11/19/condamne-a-mort-en-arabie-saoudite-pour-avoir-dit-la-bonne-aventure-au-liban_1269293_3218.html"></a>originaire du Akkar, en Arabie Saoudite. Son tord, celui d’avoir présenté une émission de télévision au Liban, émission de voyance, genre Madame Soleil. Son autre tord, selon l’article, citant le propre frère de la victime, </strong></p>
<blockquote><p><strong>“C’est parce qu’il s’appelle Ali, pense son frère Mehdi. Il est chiite avec un nom chiite et il avait un visa iranien sur son passeport.”</strong></p></blockquote>
<p>Ali Hussein Sbat est donc condamné à la peine capitale, divisant également les autorités libanaises:</p>
<blockquote><p>“Cette étrange affaire embarrasse les autorités libanaises, elles-mêmes divisées entre sunnites et chiites, alors que l’Arabie saoudite est un “parrain” très influents au Liban.”</p></blockquote>
<p>Nous touchons ainsi le fond de l’Histoire, celui des antagonismes historiques entre sunnites et chiites, des chocs de civilisations entres musulmans et chrétiens.</p>
<p>Une autre information, cette fois-ci des confidences du Magazine, nous fait part d’une autre nouvelle inquiétante, celle de la cause des dernières attaques contre les chrétiens du Liban par le mufti du Mont Liban, le fameux Jouzou. Ce dernier, doit-on encore le rappeler, appelait justement à égorger les chrétiens, considérés comme infidèles durant<!--more--> la guerre civile. Il recevrait, selon le Magazine, des fonds de Pays du Golfe pour financer des groupuscules islamistes et notamment dans le Akkar, décidément région maudite pour les non-sunnites. L’objectif de ces groupuscules seraient de sauver les prérogatives du premier ministre -sunnite au Liban également-, estimant que le retour du Général Aoun, en 2005, son accord avec le Hezbollah en 2006 et aujourd’hui les amendements proposés pour le renforcement des prérogatives de la Présidence de la République nuisent aux sunnites libanais. On comprendra alors mieux ses dernières paroles, refusant que “les sunnites puissent être dirigés par un Président Maronite”, ou appelant encore les maronites à l’exil en Syrie, mettant dans l’embarras également les Saad Hariri et les autres Fouad Saniora.</p>
<p>Mais la question n’est pas là, il s’agit du rôle que jouent ces pétro-monarchies, pour ne pas nommer l’Arabie Saoudite dans la déstabilisation du Liban. Des ressortissants saoudiens du groupe terroriste du Fatah al Islam, souvenons-nous, ont été rapatriés à la demande de Riad et cela continue encore aujourd&#8217;hui. Le Fatah al Islam est accusé des meurtres de Pierre Gemayel, Eido, du caporal Eid, du général Francois el Hajj et qui sait de combien d’autres victimes?</p>
<p>Il faut rappeler ici qu’un des anciens ministres de l’intérieur saoudien avant les attentats du 11 septembre 2001, était un proche d’Al Qaida. Le fils de son prédécesseur lui, a été visé par un suppositoire explosif. Il faut rappeler que Ben Laden lui-même avait dit s’être inspiré de Beyrouth en feu lors de l’invasion israélienne de 1982 pour le World Trade Center. Il faut rappeler que les islamistes au Liban ont tenté une première fois d’établir un émirat islamique au Nord Liban en 1984. Il faut ensuite se souvenir que certains dirigeants libanais soutenaient ouvertement l’arrivée d’une coalition hétérogène en Syrie après l’attentat visant Rafic Hariri, coalition composée de Khaddam, ancien vice-roi du Liban sous Hafez el Assad et bourreau de Hama et Frères Musulmans, eux également à Hama mais de l’autre coté.</p>
<p>Aucune nouvelle des islamistes de Nahr Bared, du moins officiellement, les autorités judiciaires libanaises semblent les avoir oubliés, comme elles oublient d’ailleurs le cas d’Ali Hussein Sbat, alors que certains se targuent d’être dans les bons papiers du roi Abdallah d’Arabie Saoudite.</p>
<p><a href="http://www.lefigaro.fr/international/2006/04/17/01003-20060417ARTFIG90169-au_koweit_les_chiites_relevent_la_tete.php"></a>Koweït, Yémen, où rebelles Houtis se font bombarder par l&#8217;Arabie Saoudite, guerre par procuration comme le qualifie le Colonel Français Jean Louis Dufour, interpellation de chiites à Bahrein en 2007, voir en Arabie Saoudite même, certains analystes estiment qu’il s’agit avant tout d&#8217;une confirmation entre croissant chiite et sunnite, l’Égypte ou Moubarak parle d’une 5ème colonne chiite, les régimes traditionnels arabes, eux soutenus par les USA et pas vraiment démocratiques se sentent menacés par des minorités chiites, accusées alors d’être soutenues par l’Iran.</p>
<p>Une carte de la répartition des religions au Moyen-Orient ne peut que nous convaincre que la plupart des conflits actuels dans la région est avant tout d’origine religieuse comme au Yémen, en Irak, voir dans les zones pétrolifères saoudiennes et les pays du Golfe, et le Liban est mal placé en cela, puisqu’il s’agit d’un pays de minorités dans un environnement globalement sunnite.</p>
<p>Peut être que certaines monarchies, face à des minorités religieuses dans leur propre pays, veulent exporter “la menace chiite” vers le Liban sous des couverts électoraux, comme le dénonçait Walid Joumblatt après les élections législatives de 2009, qualifiées de sectaires et voulant aujourd’hui ouvertement éviter un conflit “inter-musulman” sans toutefois en dire plus. Et cela, Ali Hussein Sbat en paye peut-être le prix.</p>
<p><em>PS: Ce billet traite de l’Arabie Saoudite et non de l’Iran. L’Iran est un sujet par lui-même qui pourra être traité ultérieurement.</em></p>
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