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	<title>neocolonialisme &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/neocolonialisme/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "neocolonialisme"</description>
	<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 05:20:07 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[L’Europe soutient la « régionalisation » de l’Afghanistan]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/29/l%e2%80%99europe-soutient-la-%c2%ab-regionalisation-%c2%bb-de-l%e2%80%99afghanistan/</link>
<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 19:39:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Ulrich Rippert WSWS Les Etats-Unis et ses alliés planifient augmenter de façon importante le nom]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Ulrich Rippert</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/des-afghans.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2690" title="des afghans" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/des-afghans.jpg" alt="" width="450" height="289" /></a></p>
<div><a href="http://www.wsws.org/">WSWS</a></div>
<div>
<p>Les Etats-Unis et ses alliés planifient augmenter de façon importante le nombre de leurs soldats en Afghanistan. Dans une allocution télévisée qu’il donnera mardi prochain à l’école militaire de West Point, le président américain Barack Obama annoncera son intention d’augmenter le contingent de l’armée américaine en Afghanistan d’environ 30.000 soldats. Il y a actuellement 68.000 soldats américains dans ce pays.</p>
<p>Le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen cherche au même moment à ce que les pays européens déploient 10.000 soldats de plus en Afghanistan. Et tout laisse croire qu’on acquiescera à ses demandes. Malgré la croissance des tensions économiques et politiques entre les Etats-Unis et les puissances européennes, ces dernières appuient entièrement la guerre en Afghanistan. Ayant soutenu la guerre dès son commencement, les puissances européennes souffriraient autant que les Etats-Unis des conséquences d’une débâcle comme celle du Viet Nam.</p>
<p>Selon le nouveau secrétaire de la Défense allemand, Karl Theodor zu Guttenberg, les Etats-Unis et ses alliés sont condamnés « <em>à réussir</em> » en Afghanistan. Le déploiement est « <em>le test déterminant, non seulement pour l’alliance transatlantique, mais pour tout l’Occident</em> », a-t-il déclaré.</p>
<p>La décision du président Obama suit des disputes acerbes au sein des dirigeants américains et de l’OTAN. En plus d’une augmentation substantielle du nombre des troupes, le résultat en est une nouvelle stratégie dont les implications réelles sont masquées par le terme de « <em>régionalisation</em> ».</p>
<p>Durant sa première visite à Washington, Guttenberg a dit qu’il était nécessaire de mettre de côté « <em>l’idée romantique de la démocratisation de tout un pays selon le modèle occidental</em> » et qu’il fallait plutôt « <em>céder le contrôle des provinces une à une aux forces de sécurité afghanes</em> ».</p>
<p>Ces vues sont clairement partagées par le gouvernement américain et sont la conclusion des discussions ayant eu lieu au sein de l’administration américaine. Guttenberg, qui est ministre depuis quatre semaines seulement, a été reçu à bras ouverts à Washington. Il a depuis cultivé des rapports transatlantiques étroits avec des politiciens influents comme le secrétaire à la Défense Robert Gates, le sénateur John McCain et l’adjoint au secrétaire d’Etat Jim Steinberg. Gates a décrit son collègue plus jeune comme « <em>une autorité respectée</em> » en matière de politique sécuritaire et comme un « <em>grand ami</em> » des Etats-Unis. Le président du centre d’expertise sur la politique étrangère Center for Strategic and International Studies, John Hamre, a dit de Guttenberg que c’était « <em>le politicien d’Allemagne et probablement d’Europe qui a été le plus souvent invité à Washington</em> ».</p>
<p>A Washington, Guttenberg a fait part du fait que le gouvernement allemand était prêt à s’impliquer davantage le long de la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan et à prendre «<em> une plus grande part du fardeau</em> ». Officiellement, il n’y aura pas de décision avant la conférence internationale sur l’Afghanistan prévue en janvier, mais le secrétaire à la Défense allemand n’a pas laissé de doute sur le fait que son gouvernement soutiendra l’expansion prévue de la guerre.</p>
<p>La nouvelle stratégie de « <em>régionalisation</em> » de l’Afghanistan a pour but de diviser ce pays en cantons individuels, à la manière de ce qui a été fait au Liban et dans l’ancienne Yougoslavie. Jusqu’à ce jour, les occupants américains et de l’OTAN soutenaient le gouvernement de Hamid Karzaï et vendait la guerre à la population comme un processus de « <em>démocratisation</em> » du pays. Toutefois, les forces d’occupation, de plus en plus, se préparent à donner le pouvoir aux seigneurs de guerre régionaux et à leurs milices, avec l’hypothèse que de telles forces régionales suivront mieux les ordres de leurs maîtres impériaux. Aussitôt qu’il n’y aura plus de danger dans une province donnée, a déclaré Guttenberg, alors les troupes internationales devraient en être retirées.</p>
<p>Le <em>Frankfurter Neue Presse</em><em> a écrit sur la nouvelle stratégie en Afghanistan : « L’Afghanistan est une société tribale et clanique, dans laquelle les chefs de clan déterminent quels candidats présidentiels devraient être choisis par leurs sujets. Celui qui a le soutien d’un nombre suffisant de chefs de clan gagne l’élection. »Le quotidien cite ensuite le général britannique Paul Newton qui, d’une façon entièrement cynique, a résumé la nouvelle stratégie de guerre en déclarant qu’on doit se munir « de sacs d’or » pour acheter la collaboration des chefs régionaux.</em></p>
<p><em>Hamid Karzaï, la marionnette des forces d’occupation, n’a pu conserver le pouvoir qu’en achetant les bonnes grâces des plus importants chefs de clan régionaux. Alors que les forces de l’occupation appellent publiquement Karzaï à agir contre la corruption et le favoritisme, ils ont aujourd’hui adopté une stratégie visant à obtenir la collaboration des éléments les plus corrompus de l’Afghanistan.</em></p>
<p><em>Les talibans, qui ont joué jusqu’à ce jour le rôle crucial du vilain dans la propagande des Etats-Unis et de l’OTAN pour justifier la guerre, font aussi partie de ceux avec qui on désire augmenter la collaboration. Selon les journaux, le gouvernement américain autait déjà contacté des éléments talibans « modérés » en Afghanistan. Selon le magazine allemand Der Spiegel,</em><em> le médiateur principal avec les talibans est la famille royale d’Arabie saoudite.</em></p>
<p>La nouvelle stratégie de guerre aura des conséquences catastrophiques pour la population de l’Afghanistan. L’augmentation du nombre de soldats mènera à une expansion du conflit et à un niveau plus élevé de victimes civiles. Le renforcement du statut de chef de clan et de seigneur de guerre régional va davantage paralyser le pays et le plonger dans un conflit au caractère encore plus civil et tribal.</p>
<p>La manipulation continuelle des conflits régionaux fait du pays, à long terme, un jouet pour les impérialistes. A sa propre manière présomptueuse, Guttenberg appelle cela une « <em>structure de sécurité auto-suffisante</em> ». En fait, c’est la plus vieille tactique dans le livre de la guerre néocoloniale : <strong>diviser pour régner</strong>.</p>
<p>La nature véritable de la guerre en Afghanistan devient de plus en plus évidente. Ce n’est pas la question de la démocratie, ni de la lutte contre les talibans ou al-Qaïda, dont les partisans en Afghanistan ne seraient qu’au nombre de quelques dizaines, qui est en jeu. C’est plutôt le contrôle impérialiste d’un pays qui, des décennies durant, a été d’une grande importance géopolitique pour sa position entre l’Iran et le sous-continent indien et les deux plus importantes régions productrices de pétrole au monde, le golfe Persique et l’Asie centrale.</p>
<p>La guerre n’est pas seulement faite contre le peuple afghan ; elle va à l’encontre de la volonté et, dans une large mesure, se décide à l’insu des populations américaine et européenne, qui rejettent en majorité la guerre.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=16319">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=16319</a></p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
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<item>
<title><![CDATA[L'Afghanistan et ses minerais stratégiques ]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/lafghanistan-et-ses-minerais-strategiques/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 16:10:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dans un contexte de concurrence internationale sur les minerais stratégiques, le sous-sol afghan sus]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Dans un contexte de concurrence internationale sur les minerais stratégiques, le sous-sol afghan suscite l&#8217;intérêt des grands pays industriels.</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/marche-de-pierres-precieuses-en-afghanistan.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2635" title="marché d'ornements décoratifs et de pierres précieuses en Afghanistan" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/marche-de-pierres-precieuses-en-afghanistan.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a></p>
<p>Les minerais considérés comme stratégiques, sont les minerais dont une nation a un besoin essentiel, à des fins industrielles ou de production énergétique et qui peuvent difficilement être remplacés par d&#8217;autres matériaux dans leurs applications respectives. Leur importance est accrue lorsqu&#8217;une nation s&#8217;approvisionne en ces minerais principalement par l&#8217;importation, du fait de leur rareté sur son territoire ou des obstacles, notamment écologiques ou économiques, qui entravent leur extraction.</p>
<p>Pour exemple, le zinc, le cobalt, le chrome, le nickel et le manganèse, sont essentiels dans la production métallurgique et dans les industries d&#8217;intérêt stratégique, telles que l&#8217;aéronautique ou la défense. D&#8217;autres minerais, comme le coltan, l&#8217;or ou le cuivre, ne peuvent être remplacés dans la production de composants électroniques. L&#8217;uranium et le charbon ont pour leur part un rôle majeur dans la production d&#8217;énergie mondiale.</p>
<p>Les gisements exploitables de certains de ces minerais sont concentrés dans quelques régions du monde, dont certaines connaissent une forte instabilité. Cette situation impose donc aux pays industriels d&#8217;être présents dans ces régions, sur les plans industriel, diplomatique et sécuritaire. La fin de la guerre froide, marquée par l&#8217;écoulement des réserves minérales stratégiques mises en place par les pays industrialisés et l&#8217;arrivée de nouveaux acteurs industriels, notamment la Chine, ont instauré une forte concurrence sur l&#8217;appropriation des gisements.</p>
<p>C&#8217;est dans ce contexte que les prospecteurs ont réinvesti l&#8217;Afghanistan depuis l&#8217;instauration du gouvernement Karzaï en 2001, avec la présence de deux acteurs principaux que sont les USA et la Chine. L&#8217;exploitation des ressources minérales du pays est contrôlée par le ministère afghan des mines, sous l&#8217;autorité du ministre Mohammad Ibrahim Adel, un proche d&#8217;Hamid Karzai. Si des gisements de charbon, de fer (gisements des provinces de Bamyan et Baghlan), de cuivre (provinces de Kaboul, Logar, Kandahar, Zaboul et Herat) et d&#8217;or (province de Badakhshan), sont connus et exploités depuis des décennies par la population afghane, l&#8217;étendue des ressources minières est longtemps demeurée incertaine.</p>
<p>C&#8217;est pour palier à cette méconnaissance du sous-sol afghan que les USA ont lancé une véritable opération civilo-militaire, visant à localiser et identifier les ressources minérales d&#8217;Afghanistan. Cette mission lancée dès 2005, menée conjointement par l&#8217;USGS (US Geological Survey), le DoD Reconstruction Office et le US Navy NRL (Naval Research Laboratory), a permis d&#8217;effectuer des relevés géologiques rendant possible une évaluation de l&#8217;état des ressources minières afghanes. Le Pentagone a mobilisé d&#8217;importants moyens afin d&#8217;effectuer ces relevés, notamment un P-3 Orion modifié par Lockheed (NP-3D), emportant un magnétomètre, un gravimètre, un radar à synthèse d&#8217;ouverture (SAR), un capteur d&#8217;imagerie hyperspectral et un capteur optronique. L&#8217;US Air Force aurait également déployé un WB-57 modifié au cours de cette mission géologique, mais cette <a href="http://www.wired.com/dangerroom/2009/08/dr-book-club-afghanistans-high-tech-rock-collectors/">information</a> n&#8217;est pas confirmée.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/carte-des-ressources-afghanes.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-2634" title="carte des ressources afghanes" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/carte-des-ressources-afghanes.gif" alt="" width="450" height="342" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><em>cliquer sur la carte pour agrandir</em></p>
<p>Les conclusions préliminaires présentées au terme de cette campagne de relevés ne manquent pas d&#8217;intérêt en matière de prospection en Afghanistan. Selon l&#8217;USGS, le sous-sol afghan pourrait contenir plusieurs gisements substantiels de minerais stratégiques, notamment de cobalt, chrome, mica, bauxite, zinc, beryllium et lithium. Les gisements de la vallée d&#8217;Aynak, dans lesquels a fortement investi la Chine, pourraient contenir 17 millions de tonnes de cuivre et 600 000 tonnes de cobalt. Les gisements de plomb et de zinc, sont évalués à 244 000 tonnes de minerais mélangés. D&#8217;importants gisements de chromite seraient présents dans le sous-sol des provinces de Logar et de Khost. L&#8217;Afghanistan possède également des ressources importantes en pierres précieuses et semi-précieuses, telles que les rubis, les saphirs, les émeraudes et les lapis-lazuli.</p>
<p>Ces précieux gisements font d&#8217;ores et déjà l&#8217;objet d&#8217;une féroce concurrence des compagnies minières occidentales et asiatiques, concurrence à laquelle la corruption de fonctionnaires ne semble pas étrangère. Le gisement de cuivre d&#8217;Aynak, le plus important d&#8217;Afghanistan par sa taille, mais également un des plus accessibles, aurait fait l&#8217;objet d&#8217;un <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/story/2009/11/18/ST2009111800831.html?sid=ST2009111800831">pot-de-vin chinois</a> de plusieurs millions de dollars au ministre afghan chargé des mines, afin de s&#8217;assurer que le projet d&#8217;exploitation de la compagnie chinoise MCC soit retenu.</p>
<p>En Afghanistan comme dans le reste du monde, la compétition internationale pour les matières premières stratégiques bat son plein, avec des politiques offensives en matière d&#8217;exploitation et d&#8217;approvisionnement, menées par les puissances industrielles que sont les USA, le Canada, le Brésil, la Russie, la Chine, l&#8217;Inde et le Japon. En Europe, le sujet des approvisionnements en minerais stratégiques est généralement traité au second plan, sans réelle coordination, une situation dont s&#8217;inquiétait en 2007, Anne Lauvergeon, PDG d&#8217;Areva, lors des auditions du LBSDN. Selon elle, &#8221; <em>[...] nous sommes dans le domaine des matières premières stratégiques dans la même situation où nous étions pour l’énergie cinq ans auparavant. À cette époque-là, très peu de gens étaient convaincus que la question de l’énergie était essentielle.</em> &#8220;. Elle concluait sur la question des matières premières stratégiques: &#8220;<em>Nous sommes au cœur d’une évolution extrêmement importante et qui n’est pas du tout analysée en Europe. Je crains que nous nous réveillions avec des conséquences fortes sur le tissu industriel et sur les coûts.&#8221;.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Source : <a href="http://zonedinteret.blogspot.com/2009/11/lafghanistan-et-ses-minerais.html">http://zonedinteret.blogspot.com/2009/11/lafghanistan-et-ses-minerais.html</a></p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Monsieur A. Montebourg, allons au fond du sujet et annexons l’Afghanistan]]></title>
<link>http://echopolitique.wordpress.com/2009/10/27/monsieur-a-montebourg-allons-au-fond-du-sujet-et-annexons-l%e2%80%99afghanistan/</link>
<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 00:09:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>echopolitique</dc:creator>
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<description><![CDATA[A.Montebourg ou le calcul de la gauche : ils ont perdu le peuple (ouvriers/employés/classes pauvres ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[A.Montebourg ou le calcul de la gauche : ils ont perdu le peuple (ouvriers/employés/classes pauvres ]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pirates : pauvre pêcheurs, pécheurs ?]]></title>
<link>http://lanternesetvessies.wordpress.com/2009/04/20/pirates-pauvre-pecheurs-pecheurs/</link>
<pubDate>Mon, 20 Apr 2009 17:49:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>lanternesetvessies</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les pirates somaliens bénéficient d&#8217;une couverture publicitaire absolument remarquable. Heureu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Les pirates somaliens bénéficient d&#8217;une couverture publicitaire absolument remarquable. Heureusement, nous avons Ségolène Royal. Mais, au fait qu&#8217;entend-on pas &#8220;somaliens&#8221; ? Si l&#8217;on veut parler d&#8217;une région délimitée dans le passé par la colonisation, ils s&#8217;y trouvent. Si l&#8217;on veut parler d&#8217;un Etat, c&#8217;est autre chose. Si l&#8217;on veut aussi parler d&#8217;un sentiment d&#8217;appartenance à une nation, on peut se poser la question. Dans ce dernier cas, entreprenants comme ils se montrent, ils auraient pu orienter leur dynamisme vers le rétablissement d&#8217;un véritable pays. Ils ont préféré, plein de courage, aller attaquer des bateaux désarmés, y prendre des otages et recevoir des rançons. La misère les y aurait poussé ? Les poissons auraient-ils disparu avec la guerre terrestre ? N&#8217;existerait-il plus de marché pour leurs prises comestibles ? C&#8217;est possible, &#8220;pas vu à la télé&#8221;. Seraient-ils recrutés de force par des puissants qui organiseraient leur infrastructure, avec &#8220;bateaux-mère&#8221; et geôles à terre  ? Il faut bien loger et nourrir les quelques 250 otages recensés selon les média, même dans des conditions précaires, disposer de  moyens de communication pour négocier, répartir les moyens matériels tels qu&#8217;embarcations, armes, nourriture, eau, entretenir le matériel, etc.  Ce dont il s&#8217;agit est en réalité une organisation mafieuse et la pauvreté à bon dos.<!--more--></p>
<p>Tout cela donne déjà matière à aller plus loin que les informations diffusées chaque jour. Aurait aussi été intéressant que l&#8217;on explique au pauvre auditéléhumain le régime juridique applicable à la piraterie en haute mer. On apprend au vol en quelques secondes qu&#8217;un navire de guerre indien à envoyé par le fond un &#8220;bateau-mère&#8221;, info qui ne sera guère reprise, pourtant diablement intéressante. On sait que des arraisonnements ont lieu, que des pirates sont abattus. C&#8217;est conforme au droit international de la mer. Mon défunt professeur de droit maritime vous l&#8217;aurait confirmé, mais, de nos jours je n&#8217;ose pas citer son nom, la plupart des étudiants le haïssait : il notait de 0 à 20, et la concentration était plus forte vers le zéro. Moi, je l&#8217;aimais bien, avec quelques autres de mauvais goût qui bossaient, je faisais partie de la pointe de la pyramide. Je ne peux donc pas être objectif. Internet n&#8217;existait pas, allez-y, là, au moins, vous aurez des réponses pas toujours très pédagogiques ni complètes, mais tout de même suffisante pour vous faire une idée. On entend aussi qu&#8217;il ne faut surtout pas que les embarcations pirates atteignent la terre.  Ah ! bon ? Est-ce parce qu&#8217;on violerait d&#8217;abord les eaux territoriales puis la souveraineté terrestre d&#8217;un Etat ? De quel Etat parle-t-on ? Lors d&#8217;opérations efficaces contre la piraterie, par exemple dans le détroit de Malacca, il a toujours fallu en passer par la destruction des structures terrestres des pirates, ce qui n&#8217;a guère soulévé d&#8217;état d&#8217;âmes pour le ou les pays asiatiques qui y ont procédé et &#8220;l&#8217;opinion internationale&#8221; ne s&#8217;en est pas aperçue. Le succès est toujours momentané, mais permet à la navigation de respirer. Les puissances concernées seraient-elles en train de préparer une opération en catimini ? Ou bien la crainte de victimes &#8220;collatérales&#8221; est-elle trop grande ? Hormis les enfants, quelles sont-elles, car les femmes des pirates sont tout à fait au courant, non ? Ils ont dû leur expliquer, chaque fois qu&#8217;ils rentrent à la maison, qu&#8217;ils déplorent en termes plus simples l&#8217;épuisement des ressources halieutiques : pas un poisson à se mettre sous la dent. Heureusement, le parrain leur a donné ce qu&#8217;il fallait pour y suppléer. Il y a le problème des enfants, toujours innoncent, c&#8217;est embêtant. On pourrait abaisser l&#8217;âge de leur responsabilité à douze ans pour pouvoir les zigouiller, ou treize ans plutôt ? Les autres, &#8220;ça&#8221; devrait pouvoir se faire adopter, suffit de les embarquer dans une arche.  S&#8217;agissant de la pauvre Afrique, ne va-ton pas être accusé de néo-colonialisme et s&#8217;en sentir coupable au point que les puissances du G20 imploreront en choeur notre Ségolène de s&#8217;excuser d&#8217;avoir recourru à la force pour rétablir la liberté de navigation, empêché la prise d&#8217;otages, permis l&#8217;abaissement des primes d&#8217;assurance des bateaux, réduire le coût de transport des marchandises. Avec un peu de chance, on peut toujours rêver, on pourrait parvenir à abaisser le prix des produits de consommation. Ah ! mais, qui consomme ? Les épouvantables néocolonisateurs, non de non ! Oui mais, les navires indiens, chinois, la question se complique&#8230; Quoi ? néocolonialistes, non, pas eux, on ne va pas bouleverser les catégories comme ça, si vite abandonner le confort de disposer de têtes à claques occidentales ! Vous rendez-vous compte du boulot pour Ségolène ? Pas de chômage : s&#8217;excuser pour avoir attaqué le repaire des pirates, pour avoir entraîné à l&#8217;insu de leur plein gré les indiens et les chinois à participer à ces entreprises brutales  et mortifères, pour avoir favorisé les armateurs, pour l&#8217;appréciation que j&#8217;ai de mon ancien prof de droit maritime&#8230;   Au fait, elle ne s&#8217;est pas excusée pour le président de la République qui a traité un citoyen de &#8220;pauvre con&#8221;. Le citoyen ne s&#8217;était pas montré très subtil, reconnaissons-le,  mais de là à employer un vocabulaire digne de chauffeurs pris dans un embouteillage place Charles de Gaule, quand même ! Là, elle aurait dû s&#8217;excuser de ne s&#8217;être pas excusée pour lui.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Port, rail, plantations : le triste bilan de Bolloré au Cameroun]]></title>
<link>http://futurrouge.wordpress.com/2009/04/12/port-rail-plantations-le-triste-bilan-de-bollore-au-cameroun/</link>
<pubDate>Sun, 12 Apr 2009 18:07:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Futur Rouge</dc:creator>
<guid>http://futurrouge.wordpress.com/2009/04/12/port-rail-plantations-le-triste-bilan-de-bollore-au-cameroun/</guid>
<description><![CDATA[(Source : Le Monde Diplomatique Avril 2009) Grâce au rachat de vieilles entreprises coloniales franç]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><span style="color:#ff0000;">(Source : Le Monde Diplomatique Avril 2009)</span></strong></p>
<h4 style="text-align:justify;"><span style="color:#808080;"><span style="font-size:12pt;font-family:Arial;"><br />
Grâce au rachat de vieilles entreprises coloniales françaises et à la privatisation d’une part importante du patrimoine économique national, le groupe Bolloré est devenu un acteur incontournable dans le tissu économique comme dans la vie politique du Cameroun.</p>
<p>Concessionnaire de la société de chemin de fer Camrail depuis 1999 (jusqu’en 2034), il a obtenu la concession du terminal à conteneurs du port de Douala en 2005 (jusqu’en 2020). Ses diverses agences, regroupées sous la marque corporate Bolloré Africa Logistics depuis septembre 2008, sont présentes dans la capitale économique, Douala, dans la capitale politique, Yaoundé et dans le nord du pays, à Garoua (2). La gestion de l’ensemble des flux de production d’aluminium produit à l’usine d’Edéa, gérée par le géant canadien Rio Tinto-Alcan, la logistique de la construction du pipeline Tchad-Cameroun, opéré par Exxon-Mobil, et la logistique « door to door » pour le compte de Total font partie des « références » camerounaises dont se flatte le groupe sur son site internet. S’il a abandonné les chantiers forestiers après avoir participé, selon certaines ONG, au « pillage » de la forêt camerounaise (3), le groupe gère toujours un parc à bois, grâce à sa Société d’Exploitation des Parcs à Bois du Cameroun (SEPBC). Il contrôle par ailleurs d’immenses plantations, soit directement, via Safacam qui exploite 8 400 hectares de palmiers à huile et d’hévéas, soit indirectement, via la société belge Socfinal qui gère 31 000 hectares de palmiers à huile dans le pays (4). Les responsables du groupe Bolloré jurent ne pas « contrôler » les plantations de Socfinal. Ce que contestent la plupart des observateurs (5).</p>
<p>La mainmise progressive du groupe Bolloré sur ce vaste patrimoine et la « rationalisation » à marche forcée de ces « actifs » ne sont pas sans poser d’importants problèmes. Le premier d’entre eux est d’ordre symbolique et politique. L’accaparement d’entreprises coloniales par de lointains jeux financiers et la cession de secteurs stratégiques des économies nationales africaines par le biais des privatisations, ne peut qu’inciter une partie des Camerounais à considérer l’intrusion de Bolloré comme une forme de néo-colonialisme. Et cela d’autant plus que le Cameroun, ancien territoire sous tutelle française pendant la période coloniale, reste géré par une élite locale qui, héritière d’une indépendance dessinée par les Français eux-mêmes, agit plus en fonction de ses intérêts propres que de l’intérêt général. Alors que les dirigeants du groupe Bolloré s’affichent fréquemment avec le président Biya, sa femme Chantal ou certains autres hauts responsables du régime, beaucoup de Camerounais se demandent jusqu’où va l’ingérence de Bolloré dans les affaires intérieures de leur pays.</p>
<p>Nombreux sont ceux, par exemple, qui se sont interrogés, début 2008, sur le limogeage du directeur général du Port Autonome de Douala (PAD), Emmanuel Etoundi Oyono, par le président Biya&#8230; alors même que ce dernier venait publiquement de le féliciter pour sa gestion du PAD. Paie-t-il la remise en cause de certains avantages obtenus, les années précédentes, par le groupe Bolloré ?, se demande alors le quotidien camerounais Mutations (6). Allégations aussitôt démenties par le groupe, avec modestie : « Ce serait prétentieux de croire que le président de la république du Cameroun est à la solde du groupe Bolloré (7) »… Pour Pius Njawé, l’emblématique directeur du journal Le Messager, l’ingérence du groupe Bolloré dans la vie politique du Cameroun ne fait pourtant aucun doute. « <em>C’est une sorte d’Etat dans l’Etat, explique-t-il dans un récent reportage diffusé sur France Inter. Bolloré, c’est une illustration parfaite de la Françafrique (8) !</em> ».</p>
<p>Quand bien même on exagérerait l’influence politique de Bolloré, il est indéniable que son implantation au Cameroun est ressentie comme une mutilation par une partie de la population locale. C’est le cas par exemple depuis que le groupe a obtenu, en partenariat avec le groupe sud-africain Comazar, le contrat d’exploitation de la Regifercam (devenue Camrail). Construit dans le sang à l’époque coloniale, nationalisé à l’indépendance en 1960, et étendu au Nord et à l’Ouest du pays par la suite, ce réseau ferré était devenu un des symboles de la souveraineté économique et de l’intégration nationale du pays. La cession de sa gestion à un groupe français apparaît dès lors comme un triste retour au passé.</p>
<p>L’amertume est d’autant plus grande que la mise en concession a eu pour conséquence l’augmentation des tarifs pour le transport voyageurs et la fermeture des lignes « non rentables » : offrant de bien meilleurs retours sur investissement, c’est surtout le « réseau utile », c’est-à-dire le transport des marchandises, qui a profité en priorité de la mise en concession (9). « <em>Du fait de la participation des ancêtres aux travaux forcés qui ont permis la pose du rail, l’on s’est approprié ce dernier comme un héritage, observe ainsi le chercheur Claude Abé en étudiant la situation autour du tronçon Yaoundé-Douala. La suppression des arrêts et des gares est vécue comme une fabrique de l’oubli et du dépaysement de l’identité de soi ; c’est-à-dire comme une brouille du lien culturel et historique qui unit les vivants aux morts (10)</em> ».</p>
<p>Le ressentiment est tout aussi profond autour des plantations industrielles récupérées par le groupe Bolloré. Personne n’oublie les conditions de travail qui y régnaient il y a seulement soixante-dix ans. Comme l’a rappelé dans son autobiographie l’ancien syndicaliste Gaston Donnat, qui vécut au Cameroun dans les années 1940, des villageois étaient désignés par les chefs traditionnels, sur ordre des administrateurs coloniaux, pour être déportés vers les plantations, corde aux cous et encadrés par des miliciens. Installés dans des baraquements, retenus prisonniers par des clôtures, et toujours surveillés par des gardes armés, nombre d’entre eux ne sortirent jamais des plantations (11).</p>
<p>Compte tenu de ce lourd contexte historique, la « gestion sociale » dans les filiales africaines du groupe Bolloré se devrait donc d’être irréprochable. Elle est loin de l’être. « <em>Sa gestion des ressources humaines est du cuir dont on fait les cravaches </em>», note le journal d’enquêtes sociales Le Plan B, qui constate qu’en moins de dix ans de concession un tiers des trois mille six cents salariés de la Camrail ont été licenciés. En conséquence, ces dix années ne furent pas de tout repos pour les leaders syndicaux de Camrail qui durent subir des infiltrations patronales, des mutations forcées, des licenciements punitifs et même, pour certains, des mois d’emprisonnement (12).</p>
<p>A certains égards, les syndicalistes sont devenus les souffre-douleur de l’entreprise, au moment où toutes les populations villageoises sacrifiées sur l’autel de la « modernisation » protestaient, par des marches pacifiques ou en élevant des barricades sur les voies ferrées, contre «<em> le caractère asocial de certaines restructurations (…) et les visages inhumains de la privatisation (13)</em> ». Sur le port de Douala, les relations sociales ne sont pas non plus au beau fixe. Dominante à travers ses différentes filiales enchevêtrées, la multinationale Bolloré y est notamment suspectée de chercher à asphyxier les acconiers (14) camerounais. Que nenni, rétorque le conglomérat, qui trouve de bon ton de reprocher aux contestataires une « utilisation maligne d’arguments nationalistes » (15)…</p>
<p>La situation n’est pas meilleure dans les plantations de la Société camerounaise des palmeraies (Socapalm), ancienne société publique, privatisée en 2000 et détenue depuis à 38,75 % par Bolloré, via le groupe belge Socfinal. Les syndicats reprochant entre autres au groupe « le limogeage en série des cadres camerounais au profit des cadres Belges », les grèves et protestations se multiplient (16).</p>
<p>Dans la plus grande plantation de palmiers à huile du Cameroun, à Kienké, on assiste même, selon la correspondante au Cameroun du journal français Libération, à « un Germinal sous les tropiques ». Des milliers d’ouvriers y travaillent, six jours par semaines, sans couverture sociale et sans même de gants, pour 22 francs CFA par régime de 15 kg récolté. Les plus privilégiés peuvent de cette façon gagner 53 euros par mois… quand la cascade de sous-traitants qui les emploient n’oublient pas de les payer. Et lorsque, fin 2007, le leader d’un syndicat improvisé – les autres sont souvent achetés – s’élève contre ces pratiques, et contre l’insalubrité et la surpopulation des baraquements où les travailleurs sont parqués, il est prestement arrêté par la police. Et les autorités lui glissent à l’oreille : « Si tu continues, on va te tuer » (17).</p>
<p>Les choses ont peu de chances de s’améliorer. Car si Bolloré a conservé ses exploitations de palmiers à huile malgré le recentrage de son groupe sur le secteur des transports et de la logistique depuis le début des années 2000, c’est qu’il mise sur les agro-carburants, censés servir dans un avenir proche de substituts « écologiques » aux énergies fossiles (18). Aussi les plantations de palmiers à huile du groupe au Cameroun (Socapalm, Safacam, Ferme Suisse), ne cessent-elles de s’étendre, provoquant l’expulsion des populations, manu militari et sans dédommagement, et la destruction progressive des forêts et des cultures traditionnelles locales. Principales victimes : les Bagyeli, plus connus sous le nom de « pygmées ». « <em>[Certains d’entre eux] sont maintenant entourés de toute parts par les plantations, dans lesquelles on ne leur permet pas d’entrer, s’inquiète par exemple Julien-François Gerber qui a enquêté sur la plantation de Socapalm à Kienké. S’ils le font et si les gardes les attrapent, ces derniers les expulsent à coup de bâtons. Ils sont forcés de vivre dans une zone marécageuse inondable où pullulent moustiques et maladies associées (choléra, paludisme) (19).</em> »</p>
<p>Mettant en danger la souveraineté alimentaire des populations, l’expansion des plantations et le détournement de l’huile de palme pour la fabrication d’agro-carburants menacent aussi l’environnement. L’usine installée dans la plantation de la Socapalm à Kienké rejette ainsi une huile souillée, probablement mélangée à des produits chimiques, qui se déverse dans les cours d’eau environnants. « <em>Les habitants interviewés sont parfaitement conscients du danger que cette pollution peut représenter pour la santé, et la pêche est évidemment devenue impraticable dans l’affluent en question, poursuit Julien-François Gerber. Mais ils se débrouillent comme ils peuvent, notamment en recyclant cette huile de mauvaise qualité et en la vendant à des huiliers et savonniers artisanaux (20)</em> ».</p>
<p>Le Cameroun ne fait malheureusement pas exception. Sur le port d’Abidjan (Côte d’Ivoire) aussi, les conflits sociaux sont fréquents entre les travailleurs locaux et le groupe Bolloré, gestionnaire du port depuis 2004. S’agissant de la Sitarail, société de chemin de fer ivoiro-burkinabé qu’exploite le groupe depuis 1994, les griefs des syndicalistes ne sont pas sans similitudes avec ceux qu’expriment leurs homologues camerounais (21). Quant aux plantations, on trouvera sur internet un rapport édifiant réalisé en 2005 par la Mission des Nations Unies au Liberia (UNMIL) sur la situation des droits de l’homme dans cinq plantations d’hévéas libériennes. Y sont décrites, noir sur blanc, les méthodes utilisées par la plantation gérée par Socfinal : compression des coûts grâce au recours massif à la sous-traitance, utilisation de produits cancérigènes malgré le manque de formation et d’équipement offerts aux ouvriers, travail d’enfants de moins de quatorze ans, bâillonnement des syndicats, licenciements arbitraires, maintien de « l’ordre » par des milices privées, évictions des villageois gênant l’expansion de la zone d’exploitation (22).</p>
<p>Un seul détail manque dans cet exposé accablant, constatent les journalistes Nicolas Cori et Muriel Gremillet : le nom de Bolloré. Certes, le rapport mentionne que la plantation libérienne appartient à une société basée au Luxembourg, Intercultures. Mais il n’est nulle part précisé qu’Intercultures appartient au groupe belge Socfinal, dont le groupe français Bolloré détient 38,75 %. « <em>Pourtant, c’est bien [Vincent Bolloré] qui est derrière tous ces événements, précisent les deux journalistes. Grâce à l’opacité de son groupe il peut engranger de l’argent au Libéria, sans que son image en soit altérée (23) </em>».</p>
<p>THOMAS DELTOMBE.</p>
<p>NOTES<br />
(1) Voyage au bout de la nuit, p. 126.</p>
<p>(2) Voir le site de Bolloré Africa Logistics</p>
<p>(3) Agir ici et Survie, Le silence de la forêt. Réseaux, mafias et filières du bois au Cameroun, L’Harmattan, 2000 ; Arnaud Labrousse et François-Xavier Verschave, Les pillards de la forêt. Exploitation criminelle en Afrique, Agone, 2002.</p>
<p>(4) « Rapport annuel 2007 – Bolloré.</p>
<p>(5) Lire Martine Orange, « La face cachée de l’empire Bolloré », Mediapart, 2 février 2009).</p>
<p>(6) « Port de Douala : Bolloré a-t-il eu la tête de Etoundi Oyono ? », Mutations, 28 janvier 2008.</p>
<p>(7) Cité in « Port autonome de Douala : “Bolloré n’a pas eu la tête de Etoudi Oyono” », Le Jour, 11 février 2008.</p>
<p>(8) Benoît Collombat, « Cameroun : l’empire noir de Vincent Bolloré », Interception, France-Inter, 29 mars 2009.</p>
<p>(9) Voir : Aymeric Blanc et Olivier Gouirand, « La concession du chemin de fer au Cameroun : les paradoxes d’une réussite impopulaire » (PDF), Document de travail 44, Août 2007.</p>
<p>(10) Claude Abé, « Privatisation du chemin de fer, cohésion sociale et territoriale dans les pays en développement. Le cas du Cameroun », in Jean-Louis Chaléard, Chantal Chanson-Jabeur, Chantal Béranger (dir.), Le chemin de fer en Afrique, Karthala, Paris, 2006, p 224.</p>
<p>(11) Gaston Donnat, Afin que nul n’oublie. L’itinéraire d’un anti-colonialiste : Algérie, Cameroun, Afrique, L’Harmattan, Paris, 1986.</p>
<p>(12) « Les heures sup’ africaines de Bolloré », Le Plan B, juin-juillet 2007.</p>
<p>(13) Honoré Mimche, « Les populations autochtones face à la privatisation des chemins de fer », in Jean-Louis Chaléard, Chantal Chanson-Jabeur, Chantal Béranger (dir.), Le chemin de fer en Afrique, Karthala, Paris, 2006, p. 252.</p>
<p>(14) Un acconier est un entrepreneur préposé à la manutention des marchandises dans les ports de commerce (on emploie également le terme « manutentionnaire »).</p>
<p>(15) « Port de Douala : Bolloré accusé d’asphyxier les aconiers nationaux », Mutations, 10 décembre 2007.</p>
<p>(16) « Grève générale à la Socapalm », Mutations, 23 février 2006.</p>
<p>(17) « Les Camerounais exploités des palmeraies de Bolloré », Libération, 11 mars 2008.</p>
<p>(18) « Biocarburants : De l’huile de palme pour rouler et cuisiner », AFP, 16 octobre 2008. Cet attrait pour les agro-carburants est confirmé dans une « Note d’information » diffusée par la SAFACAM lors de la mise en vente d’une partie de son capital à la bourse de Douala (consultable sur le site Douala stock exchange, la bourse de Douala).</p>
<p>(19) « Résistances contre deux géants industriels en forêt tropicale : Populations locales versus plantations commerciales d’hévéas et de palmiers à huile dans le Sud-Cameroun » (PDF), Série Plantations N°13, Mouvement Mondial pour les Forêts Tropicales, Montevideo (Uruguay), 2008, p 39.</p>
<p>(20) Ibid, p 37.</p>
<p>(21) Entretien avec Geneviève Zongo, Secrétaire à la Mobilisation Féminine du Syndicat Libre des Cheminots du Burkina (SLCB), 21 janvier 2009.</p>
<p>(22) « Human Rights in Liberia’s Rubber Plantations : Tapping into the Future » (PDF, en anglais), United Nations Mission in Liberia, mai 2006.</p>
<p>(23) Nicolas Cori et Muriel Gremillet, Vincent Bolloré, ange ou démon ?, Hugo Doc, Paris, 2008, p 131. Si le groupe Bolloré lui-même n’a pas réagi, Socfinal a tout de même publié un démenti sur son site Internet (« UNMIL’s Report on Human Rights at Liberia Agricultural Company “LAC”. LAC’s Version »).</p>
<p> </p>
<p></span></span></h4>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Afrique en 36 heures chrono]]></title>
<link>http://larocheauxloups.wordpress.com/2009/04/02/lafrique-en-36-heures-chrono/</link>
<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 22:30:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>larocheauxloups</dc:creator>
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<description><![CDATA[Un long article de Libération sur le voyage dernier de Sarkozy en Afrique, bouclé en 36 heures sans ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Un long article de Libération sur le voyage dernier de Sarkozy en Afrique, bouclé en 36 heures sans ]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[L'OBJECTIVITÉ DE LA VISON PARTIALE]]></title>
<link>http://culturenoire.wordpress.com/2009/03/15/lobjectivite-de-la-vison-partiale/</link>
<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 15:15:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>culturenoire</dc:creator>
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<description><![CDATA[Bonjour Voici une reflexion qui m&#8217;a été envoyé par un ami il ya un bout de temps maintenant. P]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Bonjour Voici une reflexion qui m&#8217;a été envoyé par un ami il ya un bout de temps maintenant. P]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Madagascar : Néocolonialisme agraire ]]></title>
<link>http://futurrouge.wordpress.com/2009/02/02/madagascar-neocolonialisme-agraire/</link>
<pubDate>Mon, 02 Feb 2009 18:38:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Futur Rouge</dc:creator>
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<description><![CDATA[(source : Afrique-Asie Février 2009)   Les crises alimentaire et financière mondiales attisent la ru]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;"><span style="color:#ff0000;">(source : Afrique-Asie Février 2009)</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;"><span style="color:#c0c0c0;">Les crises alimentaire et financière mondiales attisent la ruée sans précédent des multinationales vers les terres arables des pays pauvres, en particulier en Afrique. Au détriment d’un paysannat appauvri voué à la précarité. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;"><span style="color:#c0c0c0;">Par Hassan Zenati</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;"><span style="color:#c0c0c0;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:11pt;font-family:&#34;"><span style="color:#c0c0c0;">Depuis l’été 2008, la plupart des pays émergents et africains vivent dans la peur panique d’un retrait massif des capitaux étrangers, à la faveur de la plus grave crise financière que connaît la planète. Le pire, certes, n’est pas sûr, mais ces pays ne devraient pas s’attendre – en tout cas dans les prochaines années – à voir affluer chez eux ces investissements directs étrangers (IDE) présentés par les organisations internationales comme une panacée aux problèmes lancinants du développement. Sauf à y mettre le prix, et ce dernier sera d’autant plus élevé que les finances mondiales mettront du temps à se remettre de l’électrochoc qu’elles viennent de subir. C’est ainsi que, pour obtenir des devises, certains dirigeants africains pourraient être tentés de mettre à l’encan de plus en plus de terres agricoles, comme les mauvais héritiers mettent au clou les bijoux de famille. Le processus largement entamé est appelé à s’accélérer. Des centaines de milliers d’hectares de terres arables sont ainsi menacés. Des centaines de milliers d’autres ont déjà été aliénés sous cette nouvelle forme de colonisation appelée « concession ».</span></span></p>
<p><strong><span style="text-decoration:underline;">L’Arabie en Papouasie ?</span></strong><br />
La dernière tentative d’OPA en date, qui serait la plus importante transaction jamais réalisée à ce jour si elle se réalise, a été révélée en novembre. L’accord que veulent signer l’État de Madagascar et la firme sud-coréenne Daewoo, pour quatre-vingt-dix neuf ans, porte sur 1,3 million d’hectares dans des zones de pâturage.<br />
Les deux concessions couvriraient la moitié de la Belgique. Daewoo prévoit un investissement de 6 milliards de dollars sur vingt-cinq ans avec un objectif de production de 500 000 tonnes par an d’huile de palme sur 300 000 hectares et 4 millions de tonnes de maïs sur 1 million d’hectares. La Corée du Sud affiche près de deux millions d’hectares acquis à l’étranger, selon Grain, une organisation non gouvernementale (ONG), défendant la biodiversité. Curieusement, l’État malgache ne recevrait aucun loyer, tout en acceptant que les semences soient importées d’Indonésie et du Costa Rica pour le palmier, et des États-Unis pour le maïs. Il n’est même pas sûr que l’aliénation d’autant de terres de bonne facture au profit de cultures spéculatives d’exportation puisse résoudre l’équation alimentaire du pays. Pour quelque deux millions d’hectares cultivés, Madagascar dispose d’un potentiel foncier agricole considérable que les experts estiment à 35 millions d’hectares. Le gouvernement s’est fondé sur ces évaluations pour ouvrir le pays au néocolonialisme agraire.<br />
L’Angola est d’ailleurs, elle aussi, tentée par des solutions similaires. L’ancienne colonie portugaise, dont 10 % des terres agricoles sont cultivées, mais qui, grâce au pétrole, importe plus de la moitié de ses besoins alimentaires, négocie avec des investisseurs du Brésil, du Canada, des États-Unis, de Grande-Bretagne et du Portugal. La firme américaine Chiquita Brands a notamment trouvé ce moyen pour contourner les quotas mis par l’Union européenne (UE) à l’entrée de ses bananes d’Amérique latine.<br />
L’Arabie Saoudite affirme pour sa part avoir été démarchée par des paysans de Papouasie (Indonésie) prêts à lui céder un million d’hectares pour produire les céréales dont elle a besoin, contre des investissements dans des cultures vivrières et des infrastructures agricoles. Ryad qui, devant leur coût exorbitant, a renoncé à produire des céréales sur ses propres terres, explore aussi des terres à coloniser au Soudan, lequel a eu une première expérience malheureuse de capitalisme agraire avec une banque islamique. Le capital foncier agricole accumulé par les Saoudiens, en particulier en Asie, s’élèverait à 1,6 million d’hectares, proche de celui acquis par les Émirats arabes unis (EAU), 1,3 million d’hectares. La Chine (2,1 millions d’hectares) et le Japon (325 000 d’hectares) figurent dans ce palmarès.<br />
L’UE n’est pas innocente. Selon l’ONG Les Amis de la Terre, elle prélève chaque année, sur l’équivalent de 16 millions d’hectares à l’étranger, les denrées nécessaires pour couvrir les besoins de ses usines d’agrocarburants et élever le bétail à viande consommé par ses habitants. Ses importations de soja d’Argentine et du Brésil pourraient connaître une croissance rapide dans les prochaines années, afin de lui permettre d’atteindre, avant 2020, l’objectif de 20 % d’énergie renouvelable fixé par la commission à ses États membres. Avec pour conséquence une aggravation de la destruction du couvert forestier, notamment en Amazonie, où 16 % de la forêt a été déjà convertie à la production intensive de soja, selon les experts.</p>
<p><strong><span style="text-decoration:underline;">Producteurs broyés</span></strong><br />
La Banque mondiale a participé à cette dérive en Afrique en décrétant il y a plus de vingt ans un libéralisme agraire qui s’est révélé dévastateur pour les petits producteurs et les cultures vivrières. Les nouveaux investisseurs financiers convoitant des terres agricoles africaines s’appuient sur le diktat libéral qui, sous l’euphémisme de « sécurisation », a fait de la propriété de la terre un postulat jouant contre la survivance des exploitations familiales et l’agriculture. Elle a mis fin au système de stabilisation des prix, imposé la fermeture des offices publics de commercialisation, la suppression des subventions des semences et la réduction drastique des budgets de la recherche et de la vulgarisation.<br />
En 1994, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) s’y mettait à son tour en préconisant la libre circulation des marchandises, qui s’est révélée désastreuse pour les producteurs africains. Ils ont été broyés par la concurrence des produits étrangers subventionnés et les bas prix des excédents de l’extérieur déversés sur les marchés locaux. Sinistrés, ils se tournent vers les États pour les sortir de l’ornière. Il n’est pas sûr que, passée la crise, ils trouveraient dans les bureaucraties de leur pays, le plus souvent façonnées par les organisations internationales à leur image, la main secourable qu’ils attendent</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Emeutes à Madagascar : la françafrique est déjà de retour aux affaires]]></title>
<link>http://tomavana.wordpress.com/2009/01/30/emeutes-a-madagascar-la-francafrique-est-deja-de-retour-aux-affaires/</link>
<pubDate>Fri, 30 Jan 2009 10:08:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>tomavana</dc:creator>
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<description><![CDATA[Illustration empruntée chez &#8211; sarkopitheque &gt;&gt; FR En une semaine la diplomatie française]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Illustration empruntée chez &#8211; sarkopitheque &gt;&gt; FR En une semaine la diplomatie française]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La colonisation appartient-elle au passé ?]]></title>
<link>http://espritdumonde.wordpress.com/2009/01/28/la-colonisation-appartient-elle-au-passe/</link>
<pubDate>Wed, 28 Jan 2009 19:48:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>espritdumonde</dc:creator>
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<description><![CDATA[A priori, il peut paraître incongru d&#8217;émettre l&#8217;idée selon laquelle la colonisation sera]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="margin-bottom:0;">A priori, il peut paraître incongru d&#8217;émettre l&#8217;idée selon laquelle la colonisation serait un phénomène qui se poursuit de nos jours. En effet, la majorité des territoires colonisés au XIXème et XXème siècles ont retrouvé leur indépendance politique avant 1975 <sup>(1)</sup> mais il ne faut pas oublier que la France possède encore des « résidus » issus de la colonisation : les DROM-COM <sup>(2)</sup> dont certaines populations indigènes luttent pour obtenir leur indépendance <sup>(3)</sup>. Mais alors, pourquoi conserver ces colonies ? Si l&#8217;avantage économique tiré de ces possessions est contesté <sup>(4)</sup>, elles apportent cependant à la France la possibilité d&#8217;accroître l&#8217;étendue de ses eaux territoriales <sup>(5)</sup>, ce qui est un atout géostratégique majeur puisque cela permet d&#8217;augmenter la taille des zones de pêche, d&#8217;études scientifiques et surtout de bénéficier d&#8217;éventuelles ressources du sous-sol marin.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Toutefois, en ce début de XXIème siècle, les États sont de moins en moins responsables du fait colonial et on a vu apparaître dès la fin du XXème siècle une nouvelle forme de politique impérialiste de la part des anciennes métropoles vis à vis de leurs anciennes colonies : Il s&#8217;agit du néocolonialisme.</p>
<ul>
<li>Une spoliation des ressources</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;">Désormais, ce sont les entreprises des pays les plus avancés qui exploitent les ressources des pays en développement qui ont pourtant obtenu leur indépendance juridique, militaire et politique. On peut alors se demander comment se manifeste cet impérialisme économique et si la restitution de leurs ressources à ces pays leur permettrait de connaître un accroissement de leur niveau de vie.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Parmi ces entreprises qui exploitent les ressources africaines ; Areva qui aurait proposé de lutter contre la rébellion touarègue (qui s&#8217;oppose au président Tandja) en échange de l&#8217;exploitation du gisement d&#8217;uranium d&#8217;Imouraren <sup>(6)</sup>. La convention d&#8217;exploitation signée le 5 janvier 2009 prévoit que la société mixte créée pour exploiter ce gisement sera détenue à 66,5% par Areva et à 33,5% par l&#8217;État nigérien. Ce qui veut dire que le Niger ne pourra commercialiser que 33,5% d&#8217;un gisement qui se trouve sur son propre sol. On peut signaler que Le Mouvement des Nigériens pour la Justice (un groupe rebelle touareg) avait déjà dénoncé cette répartition pour les autres gisements qu&#8217;Areva exploite au Niger et revendique une plus grande part des revenus issus de ces exploitations.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Évidemment, Areva n&#8217;est pas la seule grande entreprise française implantée en Afrique. Total est présent en Algérie, Bouygues est présent dans quelques pays africains et le groupe Bolloré est très présent sur l&#8217;ensemble de l&#8217;Afrique. Il serait nécessaire de croiser les ressources que l&#8217;on peut trouver y avec les entreprises étrangères implantées sur le continent <sup>(7)</sup>.</p>
<ul>
<li>Un commerce inégal</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;">Bien entendu, les entreprises ne sont pas les seules « institutions » à participer au néocolonialisme. Tout le monde ou presque sait que les pays du « tiers monde » se sont endettés <sup>(8)</sup> auprès d&#8217;organismes internationaux et financiers ainsi qu&#8217;auprès d&#8217;autres états afin de financer leur développement. Toutefois le FMI et la Banque Mondiale conditionnent leurs prêts à la mise en place de politiques économiques à caractère libéral <sup>(9)</sup> qui font la ruine de ces pays. En effet, ceux-ci doivent ouvrir leurs frontières à la production étrangère alors qu&#8217;eux mêmes sont soumis au protectionnisme des États qui leur imposent ces politiques. D&#8217;une part, les États-Unis et l&#8217;Union Européenne (via la PAC) mettent en place des barrières douanières pour éviter que des pays plus compétitifs ne concurrencent leur agriculture sur le marché intérieur <sup>(10)</sup>, d&#8217;autres part, ils donnent des subventions à leurs agriculteurs afin que ceux-ci puissent exporter à moindre coût dans les pays en développement, ce qui a pour conséquence de ruiner l&#8217;agriculture locale.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Par ailleurs, il existe aussi un néocolonialisme monétaire dans les anciennes colonies françaises qui ont pour monnaie le franc CFA lequel est indexé sur l&#8217;euro, ce qui en fait une monnaie surévaluée pour pouvoir exporter dans les autres pays dits du Sud. En outre, dans ces pays, toute décision en terme monétaire est soumise à l&#8217;aval de la France, ce qui rend difficile une politique budgétaire cohérente avec les intérêts économiques du pays <sup>(11)</sup>.</p>
<ul>
<li>Des dirigeants conciliants</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;">Enfin, comme l&#8217;avaient fait les États-Unis avec l&#8217;Argentine <sup>(12)</sup>, la France ou ses entreprises choisissent, dans son « pré carré » africain, les dirigeants qui leur semblent les plus conciliants. Outre le réseau Foccart, qui aurait entre autres fait assassiner Ben Barka en 1965 et soutenu les sécessionnistes pendant la guerre du Biaffra en 1966 – 1967 <sup>(13)</sup>, de nombreux présidents africains auraient été aidés dans leurs coups d&#8217;état par les intérêts français <sup>(14)</sup>. C&#8217;est par exemple le cas de l&#8217;entreprise Elf qui aurait aidé l&#8217;arrivée au pouvoir de Paul Biya au Cameroun en 1982, serait partisane d&#8217;Omar Bongo au Gabon et aurait financé les guerres civiles au Congo Brazaville de 1997 à 1999.</p>
<p style="margin-bottom:0;">N&#8217;oublions pas que, lorsque la France voit ses intérêts menacés, elle n&#8217;hésite pas à envoyer l&#8217;armée, comme ce fut le cas au Shaba en 1977, en Côte d&#8217;Ivoire en 2003 et au Tchad en 1983 et 1985 pour soutenir Hissène Habré et en 2008 pour soutenir Idriss Déby.</p>
<ul>
<li>Ne pas tomber dans le manichéisme</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;">Dire que tous les maux du continent africain sont dus à un impérialisme des pays les plus riches résulterait d&#8217;un manichéisme marxiste qu&#8217;il faut nuancer.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Certains présidents africains sont à la tête de pays bénéficiant de nombreuses ressources, que ce soit en or, diamants, coltan <sup>(15)</sup>, cobalt, cuivre et bois. Alors qu&#8217;elles pourraient être utilisées pour financer la construction d&#8217;infrastructures utiles au développement du pays – on pense notamment aux écoles et aux hôpitaux – elles sont utilisées à des fins personnelles <sup>(16)</sup>. En effet, pour nombre de pays africains, la part du budget consacrée à l&#8217;armée est plus importante que celle consacrée à l&#8217;éducation et tout le monde sait l&#8217;importance des diamants de conflit en Sierra Leone et en RDC ou du bois exotique au Liberia qui ont permis le maintien au pouvoir de leur président respectifs <sup>(17)</sup>. Évidemment, les guerres civiles à l&#8217;intérieur même des ces états peuvent en partie s&#8217;expliquer par les tracés très géométriques des frontières qui n&#8217;ont pas tenu compte des diversités ethniques. C&#8217;est pourquoi les élites financières et intellectuelles de ces pays envoient leurs enfants étudier dans les grandes écoles des anciennes métropoles et que ceux-ci ne reviennent que rarement dans leur pays d&#8217;origine pour tenter d&#8217;y résoudre les différents problèmes.</p>
<ul>
<li>Sortir de la crise</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;">S&#8217;il apparaît très difficile de mettre rapidement fin aux crises qui sévissent sur le continent africain, on peut toutefois envisager une ingérence productive des organisations internationales. L&#8217;ONU pourrait essayer de pacifier les zones à risques et des organisme comme le FMI, la Banque Mondiale ou l&#8217;OMC pourraient gagner en légitimité en dépêchant des experts en gestion de crises et en proposant des aides en nature <sup>(18)</sup>. Si les guerres et le néocolonialisme permettent à quelques uns de s&#8217;enrichir, la paix et le codéveloppement, quant à eux, favorisent  un commerce équitable et la prospérité de tous. Mais quel dirigeant d&#8217;une puissance mondiale serait prêt à sacrifier ses meilleures industries (et donc son éventuelle réélection) au profit de pays politiquement instables dont les régimes accepteraient de vendre leurs ressources en échange d&#8217;une promesse de sécurité ?</p>
<p style="margin-bottom:0;">
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(1)</sup> A l&#8217;exception de quelques états</p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(2)</sup> Nouveau nom des DOM-TOM depuis une loi organique de 2003</p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(3)</sup> La Nouvelle-Calédonie votera un référendum en 2014 pour obtenir son indépendance complète prévue par les accords de Nouméa en 1998</p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(4)</sup> Les revenus issus du tourisme ne compenseraient pas les dépenses liées à l&#8217;administration de ces territoires</p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(5)</sup> La France possède une ZEE de 11035000 km² et occupe le deuxième rang mondial en terme de surface maritime derrière les États-Unis : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/ZEE">http://fr.wikipedia.org/wiki/ZEE</a>. Elle cherche par ailleurs à l&#8217;agrandir depuis 2002 avec la mise en place du projet Extraplac.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(6)</sup> Il s&#8217;agit du premier gisement d&#8217;uranium d&#8217;Afrique et du deuxième au niveau mondial.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(7)</sup> Si vous souhaitez approfondir cet élément je vous conseille de croiser les données issues de la carte de ce document : <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/pdf/continent_convoite_-2.pdf">http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/pdf/continent_convoite_-2.pdf</a> avec la liste des entreprises implantées dans les pays d&#8217;Afrique : <a href="http://fr.transnationale.org/epays.php">http://fr.transnationale.org/epays.php</a></p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(8)</sup> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_du_tiers_monde">http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_du_tiers_monde</a></p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(9)</sup> Au FMI, les voix des pays sont pondérées par leur participation financière. La plupart des votes s&#8217;effectuent à une majorité qualifiée de 85%. Or États-Unis et Union Européenne disposent chacun de plus de 15% des droits de vote, ce qui leur donne le droit de veto.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(10)</sup> S&#8217;il n&#8217;existait pas de barrières douanières, les produits étrangers seraient largement moins chers que les produits européens ou états-uniens</p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(11)</sup> Je vous invite à lire l&#8217;article d&#8217;Arnaud Zacharie : <a href="http://users.skynet.be/cadtm/pages/francais/cfa.htm">http://users.skynet.be/cadtm/pages/francais/cfa.htm</a></p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(12)</sup> La CIA a assassiné S. Allende et l&#8217;a fait remplacer par le Général Pinochet</p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(13)</sup> La région du Biafra recèle les 4/5 de la production pétrolière nigériane</p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(14)</sup> <a href="http://www.africafiles.org/article.asp?ID=19700">http://www.africafiles.org/article.asp?ID=19700</a> et <a href="http://www.cellulefrancafrique.org/-Dictateurs-amis-de-la-France-.html">http://www.cellulefrancafrique.org/-Dictateurs-amis-de-la-France-.html</a></p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(15) </sup>Le Coltan est une ressource stratégique car elle sert à la fabrication d&#8217;appareils électriques de très haute technologie.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(16) </sup>Félix Houphouët-Boigny, ancien président de la Côte d&#8217;Ivoire a fait construire à Yamoussoukro, la Basilique Notre-Dame de la paix, plus grand édifice religieux chrétien du monde selon le Guinness des records de 1989. Le coût de sa construction est estimé à 1 milliard de francs de l&#8217;époque.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(17) </sup><a href="http://joseyav.afrikblog.com/archives/2008/02/06/7847635.html">http://joseyav.afrikblog.com/archives/2008/02/06/7847635.html</a> et <a href="http://www.30giorni.it/fr/articolo.asp?id=1386">http://www.30giorni.it/fr/articolo.asp?id=1386</a></p>
<p style="margin-bottom:0;"><sup>(18)</sup> Des aides en nature sont préférables à des aides financière car ces dernières peuvent être détournées.</p>
<p style="margin-bottom:0;">
<p style="margin-bottom:0;">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[UN HOMME SE FAIT COURONNER ROI DE GUADELOUPE .]]></title>
<link>http://kamerunscoop.wordpress.com/2008/12/01/un-homme-se-fait-couronner-roi-de-guadeloupe/</link>
<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 23:01:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Parallax</dc:creator>
<guid>http://kamerunscoop.wordpress.com/2008/12/01/un-homme-se-fait-couronner-roi-de-guadeloupe/</guid>
<description><![CDATA[Une rencontre. Un drame. Une situation ubuesque. Histoire poignante. Comme on dit aux Antilles, en G]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Une rencontre. Un drame. Une situation ubuesque. Histoire poignante. Comme on dit aux Antilles, en G]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Chine colonise-t-elle l’Afrique ? (3/3)]]></title>
<link>http://appeldu18janvier2008.wordpress.com/2008/08/28/la-chine-colonise-t-elle-l%e2%80%99afrique-33/</link>
<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 18:27:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>appeldu18janvier2008</dc:creator>
<guid>http://appeldu18janvier2008.wordpress.com/2008/08/28/la-chine-colonise-t-elle-l%e2%80%99afrique-33/</guid>
<description><![CDATA[&#8230;suite et fin de l&#8217;article la Chine colonise-t-elle l&#8217;Afrique? (2/3) Notre orgueil]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>&#8230;suite et fin de l&#8217;article la <a href="http://appeldu18janvier2008.wordpress.com/la-chine-colonise-t-elle-l%E2%80%99afrique-23-2/">Chine colonise-t-elle l&#8217;Afrique? (2/3)</a></p>
<p><!--[if gte mso 9]&#62;  Normal 0 21   false false false        MicrosoftInternetExplorer4  &#60;![endif]--><!--[if gte mso 9]&#62;   &#60;![endif]--></p>
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<p class="MsoNormal">Notre orgueil occidental conduit certains à dénoncer les dangers de cette Chine colonisatrice, qui reproduirait à bien plus grande échelle, avec les moyens industriels d’aujourd’hui et au mépris de l’environnement, les erreurs passées des Européens…qui prétendent maintenant se racheter une conduite en conditionnant leurs aides à des progrès dans la gouvernance et le respect des droits de l’homme.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Soyons clair : il y a du tout à fait bénéfique et du véritablement délétère dans l’action diplomatico-économique de la Chine en Afrique. Pour s’en faire une idée, plutôt que de s’épancher en une litanie de phrases bien tournées, énonçons plus sommairement les avantages et les inconvénients de cette Chinafrique ! Chacun sera alors à même de s’en faire une idée librement !</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>Les avantages :</strong></p>
<ul style="margin-top:0;" type="disc">
<li class="MsoNormal"><strong>Le financement et la construction clef      en main de nombreuses infrastructures, partout</strong> (écoles, hôpitaux,      autoroutes, réseau d’épuration et de distribution d’eau, zones      résidentielles, etc), dont on connaît les effets multiplicatifs sur le      secteur privé. Qui plus est ces projets reviennent moins chers grâce à <strong>une meilleure concurrence</strong> qui      vient battre en brèche les anciennes situations de rente dont jouissaient      certaines entreprises comme Bouygues.</li>
<li class="MsoNormal"><strong>Un pouvoir d’achat d’accru pour les      populations africaines</strong> grâce aux nombreux produits importés en masse      et proposés à un très bon prix</li>
<li class="MsoNormal"><strong>Une action parfois pacificatrice</strong> :      en commerçant intensément avec tout le monde, la Chine se pose en      intermédiaire efficace, elle a ainsi certainement contribué à calmer les      tensions entre l’Egypte et le Soudan autour du débit du Nil. Sa présence      au Congo refreine l’élan des rebellions à l’est du pays.</li>
</ul>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>Les inconvénients :</strong></p>
<ul style="margin-top:0;" type="disc">
<li class="MsoNormal"><strong>Un soutien peu regardant apporté à un      certain nombre de dirigeants kleptocrates</strong>, dictateurs confirmés,      autocrates et autres chefaillons… (Mugabe au Zimbabwe, …), une      indifférence au respect des droits de l’homme.</li>
<li class="MsoNormal"><strong>Une complicité flagrante dans      certaines tentatives de putsch</strong> (contre Idriss Déby au Tchad par      exemple)</li>
<li class="MsoNormal"><strong>La destruction de l’artisanat local et      du petit commerce</strong> du fait de la déferlante de jouets, biens      d’équipements, vêtements et autres objets industriels bons marchés      importés massivement de Chine. Ainsi en 2005 le <strong>Swaziland, petit pays d’un million d’habitants, a perdu      12 000 emplois dans le textile, soit plus de 40% de ses effectifs</strong> sur ce secteur du seul fait de la concurrence chinoise ! Cependant      cet inconvénient est en train de devenir un avantage pour certains      pays africains: le Sénégal a mis fin à la distribution généreuse de visas      aux Chinois tout en s’assurant de l’inverse en Chine, résultat ce sont      maintenant les commerçants sénégalais qui y émigrent pour aller y importer      directement les marchandises chinoises. <strong>Il ya maintenant plus de commerçants sénégalais en Chine que le      contraire !</strong> Si ce n’est pas une entrée dans la mondialisation      ça !</li>
<li class="MsoNormal"><strong>La Chine prête des milliards de      dollars à l’Afrique mais souvent l’argent ne quitte même pas la Chine</strong>,      il sert à payer les entreprises chinoises choisies pour réaliser des      projets pharaoniques, certes utiles, mais en employant des Chinois (<strong>d’où une sous utilisation de la main      d’œuvre locale</strong>), qui mangent des légumes Chinois, parfois produits par      des agriculteurs Chinois que l’on fait venir en Afrique…</li>
<li class="MsoNormal"><strong>Des normes environnementales largement      bafouées</strong>, des parcs naturels défigurés par l’exploitation forestière      et minière (Gabon, Congo, etc), des dégâts incommensurables par exemple sur      le cheptel d’éléphants du fait de la demande chinoise en Ivoire (<strong>6000 à 12 000 bêtes seraient      abattues chaque année au Soudan, en Centrafrique et au Tchad</strong>)</li>
<li class="MsoNormal"><strong>Des ventes d’armes</strong> qui alimentent      des guérillas, des milices et des rebellions qui se rendent ensuite      responsables d’atrocités et de crimes contre l’humanité. La Chine ne      serait certes que le troisième fournisseur d’armes du continent, les      Etats-Unis étant les premiers, mais il faut bien voir que même si <strong>la vente d’un avion de chasse équivaut      peut-être à celle de 300 000 armes à feu, le résultat sur les      populations ne sera pas le même</strong>. Ainsi seuls <strong>12% des kalachnikovs en circulation dans le monde seraient de      fabrication russe ! Le reste étant des faux chinois</strong>. De même, une      grande portion des centaines de milliers de machettes utilisées lors du génocide      rwandais venaient de Chine. Au Liberia, d’énormes stocks d’armes sont      parvenus aux mains de Charles Taylor en 2001, en violation totale de      l’embargo de l’ONU, en échange …de bois ! Des armes impliquées      dans la mort de 300 000 personnes.</li>
<li class="MsoNormal">Enfin      il faut bien avouer que la <strong>Chine      reproduit l’équation coloniale</strong> : importations de produits      primaires (bois, minerais, pétrole, coton, etc) contre exportation de      biens industriels (à ceci près qu’aujourd’hui la hausse des cours des      matières premières font la richesse de l’Afrique). <strong>Ce qui empêche l’Afrique de s’industrialiser</strong>. Et comme le      soulignent Serge Michel et Michel Beuret : « A certains égards,      elle commence à ressembler aux autres acteurs, avec ses cohortes de gardes      de sécurité, ses chantiers qui s’enlisent, ses scandales de corruption et      quoiqu’elle en dise, son mépris parfois, pour la population locale. »</li>
</ul>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>Conclusion</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal">La Chine met le pied à l’étrier de l’Afrique pour la faire monter sur le destrier de la mondialisation….c’est indéniable. <strong>Le renouveau de l’Afrique ne serait envisageable sans la force de frappe chinoise</strong>. Si les grands projets d’infrastructures, qui sont ce qu’il y a de plus positifs dans l’action chinoise, se poursuivent, on peut commencer dès maintenant à rêver d’une Afrique pacifiée, unifiée, où les ponts, routes, chemins de fer et réseaux de télécommunications permettront de désenclaver toutes les régions et de faire circuler librement hommes, capitaux, biens, services…et idées !</p>
<p class="MsoNormal">Là enfin où j’émets une réserve par rapport à la thèse défendue par les auteurs de <a href="http://www.amazon.fr/chinafrique-Michel-Beuret/dp/2246736218">« La Chinafrique »</a> , c’est qu’ils excluent toute notion de néocolonialisme préméditée (qu’ils ont pourtant largement étayée par des exemples probants rapportés ici) en se contentant d’asséner qu’il n’y a que 900 entreprises chinoises dispersées en Afrique, contre 2000 à Singapour par exemple où la question du néocolonialisme est totalement absente de tout débat. Je crois au contraire qu’on assiste à une certaine forme de néocolonialisme, du moins d’emprise politico-économique, car ces entreprises ne sont peut-être qu’au nombre de 900, mais on y trouve entre autres les grandes compagnies d’Etat qui manient les milliards de dollars et peuvent façonner ce continent vierge à leur guise, en fonction des besoins de l’Empire du Milieu. Les Chinois apportent une aide incommensurable à l’Afrique malgré toutes les menaces sociales et environnementales qu’ils y font peser. Ils mettent les dirigeants africains dans la position inconfortable de leur être redevables de tout plus tard. Qui sait comment tout cela se terminera, à l’heure où certains experts considèrent comme inéluctable une guerre sino-américaine pour les ressources africaines dans les années 2020-20230 !</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><em>Sources : <a href="http://www.amazon.fr/chinafrique-Michel-Beuret/dp/2246736218">La Chinafrique</a>; l’article « La revanche de l’Afrique », par Sylvie Brunel dans le trimestriel janvier 2008 des collections de L’Histoire ; interview de Lionel Zinsou, Le Monde, 30 sept 2007.</em></p>
<p class="MsoNormal">
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</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gouvernements et Mafia (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/06/28/gouvernements-et-mafia-video/</link>
<pubDate>Fri, 27 Jun 2008 22:01:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[La société qui s&#8217;annonce démocratique semble être admise partout comme étant la réalisation d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[La société qui s&#8217;annonce démocratique semble être admise partout comme étant la réalisation d]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les falsificateurs roulent toujours pour la police]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/05/21/les-falsificateurs-roulent-toujours-pour-la-police/</link>
<pubDate>Wed, 21 May 2008 16:52:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Pascal avait sans doute d&#8217;excellentes raisons, au XVIIè siècle, de croire aux histoires dont l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Pascal avait sans doute d&#8217;excellentes raisons, au XVIIè siècle, de croire aux histoires dont l]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[&gt;Déluge de menaces américaines contre l'Iran]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/05/14/deluge-de-menaces-americaines-contre-liran/</link>
<pubDate>Wed, 14 May 2008 14:44:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Lors d&#8217;une conférence de presse mardi, le président américain George Bush a rendu parfaitement]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Lors d&#8217;une conférence de presse mardi, le président américain George Bush a rendu parfaitement]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nicolas Sarkozy, Israël et les Arabes]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/05/04/nicolas-sarkozy-israel-et-les-arabes/</link>
<pubDate>Sun, 04 May 2008 10:44:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Nicolas Sarkozy célèbre en mai 2008 le premier anniversaire de son mandat présidentiel auquel il sou]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Nicolas Sarkozy célèbre en mai 2008 le premier anniversaire de son mandat présidentiel auquel il sou]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Khaled Meshaal, leader du Hamas en exil : «La politique des Etats-Unis a échoué en Irak, en Palestine et au Liban.»]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/04/08/khaled-meshaal-leader-du-hamas-en-exil-%c2%abla-politique-des-etats-unis-a-echoue-en-irak-en-palestine-et-au-liban%c2%bb/</link>
<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 22:52:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[« Israël ne veut pas payer le prix pour la paix,» assure Khaled Meshaal, leader du Hamas en exil. Ma]]></description>
<content:encoded><![CDATA[« Israël ne veut pas payer le prix pour la paix,» assure Khaled Meshaal, leader du Hamas en exil. Ma]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Transcription des nouveaux messages de Ben Laden]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/03/25/le-nouveau-message-de-ben-laden-audio/</link>
<pubDate>Tue, 25 Mar 2008 19:54:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Message d&#8217;Oussama Ben Laden diffusé sur internet par As-Sahab sur le site Al-Ekhlas le 19 mars]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Message d&#8217;Oussama Ben Laden diffusé sur internet par As-Sahab sur le site Al-Ekhlas le 19 mars]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Tel-Aviv-Washington en parfaite coordination]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/03/02/tel-aviv-washington-en-parfaite-coordination/</link>
<pubDate>Sun, 02 Mar 2008 11:05:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ce n’est pas du tout fortuit que les Etats-Unis aient fait l’annonce de la présence d’un de leurs na]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Ce n’est pas du tout fortuit que les Etats-Unis aient fait l’annonce de la présence d’un de leurs na]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Le message de l’occident : vous devez accepter nos valeurs ou périr (Vidéo)]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/02/23/le-message-de-l%e2%80%99occident-vous-devez-accepter-nos-valeurs-ou-perir/</link>
<pubDate>Sat, 23 Feb 2008 01:00:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[« Aujourd&#8217;hui, le monde a bien plus à craindre la nature destructrice des valeurs occidentales]]></description>
<content:encoded><![CDATA[« Aujourd&#8217;hui, le monde a bien plus à craindre la nature destructrice des valeurs occidentales]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Massacre d’enfants afghans par les forces de l’OTAN (Vidéo)]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/02/20/460/</link>
<pubDate>Wed, 20 Feb 2008 00:25:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Depuis un hélicoptère armé de l’OTAN, des militaires chassent et tuent des enfants d’un village afgh]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Depuis un hélicoptère armé de l’OTAN, des militaires chassent et tuent des enfants d’un village afgh]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Liban : l’ancien directeur des services secrets français accuse les Etats-Unis et Israël]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/02/16/liban-l%e2%80%99ancien-directeur-des-services-secrets-francais-accuse-les-etats-unis/</link>
<pubDate>Sat, 16 Feb 2008 17:17:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Extraits d&#8217;un entretien avec Yves Bonnet, ancien directeur de la DST (Direction de la Surveill]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Extraits d&#8217;un entretien avec Yves Bonnet, ancien directeur de la DST (Direction de la Surveill]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[ La conspiration des prêtres et pasteurs en Afrique (Vidéo)]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/02/14/la-conspiration-des-pretres-et-pasteurs-en-afrique-video/</link>
<pubDate>Thu, 14 Feb 2008 11:51:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[]]></description>
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<title><![CDATA[L'Algérie seize ans après le coup d'État de 1992 : un régime de non-droit ne peut qu'instaurer l'injustice (Vidéo)]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/01/11/lalgerie-seize-ans-apres-le-coup-detat-de-1992-un-regime-de-non-droit-ne-peut-quinstaurer-linjustice/</link>
<pubDate>Fri, 11 Jan 2008 12:11:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[11 janvier 1992-11 janvier 2008 : seize ans ont passé depuis le putsch. Les premières élections légi]]></description>
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<title><![CDATA[Quand l'"humanisme" légitime le néocolonialisme]]></title>
<link>http://baptistecommejournaliste.wordpress.com/2008/01/07/quand-lhumanisme-legitime-le-neocolonialisme/</link>
<pubDate>Mon, 07 Jan 2008 00:38:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Baptiste Etchegaray</dc:creator>
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<description><![CDATA[Edifiant numéro du magazine &#8220;Pièces à conviction&#8220;, diffusé dimanche soir (6 janvier) sur]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h4><img src="http://img476.imageshack.us/img476/9466/1866703re3.jpg" alt="http://img476.imageshack.us/img476/9466/1866703re3.jpg" width="277" height="213" /></h4>
<h4>Edifiant numéro du magazine &#8220;<em>Pièces à conviction</em>&#8220;, diffusé dimanche soir (6 janvier) sur France 3, consacré à la catastrophique &#8220;opération humanitaire&#8221; menée par l&#8217;Arche de Zoé au Tchad à l&#8217;automne dernier. A la vision du document réalisé par la journaliste Marie-Agnès Pèleran (cultivant l&#8217;ambiguité d&#8217;avoir été à la fois journaliste sur place et l&#8217;une des mères d&#8217;accueil des prétendus &#8220;orphelins du Darfour&#8221;), et plus encore par la contre-enquête réalisée par France 3 et le témoignage sur le plateau d&#8217;Estelle Frattini, autre mère d&#8217;accueil contrariée, c&#8217;est un sentiment de colère et de honte qui prit le téléspectateur. Au fond, il apparaît évident que l&#8217;unique et très court argument, sans cesse répété par les défenseurs d&#8217;Eric Breteau et sa compagne Emilie Lelouch pour justifier leurs actes inadmissibles, se fonde sur l&#8217;&#8221;humanisme&#8221; dont étaient épris les initiateurs du projet. Humanisme naïf, humanisme aveugle, humanisme coupable, en vérité, car cette belle idée d&#8217;humanisme, déclinée en véritable religion de l&#8217;humanitaire, en vogue parmi ceux qui s&#8217;époumonnent à vouloir &#8220;sauver les enfants d&#8217;Afrique&#8221; n&#8217;a que faire d&#8217;une réalité humaine toute simple, aux antipodes de postures idéologiques : un enfant, Tchadien ou Soudanais, orphelin ou pas (la question n&#8217;est même pas là), n&#8217;a pas à être enlevé par des étrangers à l&#8217;insu des autorités d&#8217;un pays puis rappatrié dans un autre pays où l&#8217;on suppose, avec autant de hâte que de maladresse, qu&#8217;il y vivra plus heureux. A cela, il n&#8217;existe aucun argument valable et raisonné à opposer.</h4>
<h4>Ce propos ne remet évidemment pas en cause, de façon générale, le travail de long terme de certaines ONG sérieuses qui opèrent sur le terrain des missions d&#8217;aide au développement parfaitement légitimes dans des pays en grande difficulté.</h4>
<h4>En comparaison, quelle légitimité autorise Eric Breteau et Emilie Lelouch à affirmer que la France est un meilleur terrain d&#8217;avenir pour ces enfants &#8220;en détresse&#8221; ? Estelle Frattini se dit convaincue, sans sourciller, face à une Elise Lucet consternée, qu&#8217;elle ferait une meilleure mère pour l&#8217;enfant qu&#8217;elle devait accueillir que celle qui l&#8217;élève depuis sa naissance, quitte, à gros traits, à le lui arracher. De sa bouche, on comprend à demi-mots que, c&#8217;est à peine exagéré, &#8220;les Africains n&#8217;ont pas les ressources suffisantes pour faire s&#8217;épanouir ses petits&#8221;. Balayé du revers de la main, l&#8217;amour que peut recevoir un petit Africain de ses parents. Celui-là ne compte pas vraiment en terrain pauvre. Emilie Lelouch, dans le document de Marie-Agnès Pèleran, lâche carrément le morceau : &#8220;ce sont des Noirs, on est un peu dépassé, on ne peut pas comprendre leurs critères pour élever un enfant&#8221;. Comprendre : &#8220;l&#8217;amour parental chez les Noirs, c&#8217;est pas pareil que chez nous&#8221;. Ce qui sous-tend ces affirmations fallacieuses n&#8217;est ni plus ni moins que du racisme au sens où elles établissent implicitement une hiérarchie européocentrée des &#8220;races&#8221; (notion dont les scientifiques ont depuis longtemps démontré qu&#8217;elle n&#8217;avait aucun sens), les Blancs étant dotés d&#8217;une éducation supérieure qui légitimerait parfaitement une mission civilisatrice au sein de peuplades arriérées.</h4>
<h4>En clair, on reprend exactement la même idéologie qui a prévalu à la course au colonialisme menée par les Etats européens au cours des 19 et 20ème siècles. C&#8217;est comme si aucune réflexion n&#8217;avait été menée depuis les propos de Jules Ferry adressés devant la Chambre des Députés en 1885 : &#8220;<em>Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures&#8221;.</em></h4>
<h4>L&#8217;Arche de Zoé voulait, par son &#8220;projet humanitaire&#8221;, &#8220;civiliser&#8221; des enfants unilatéralement déclarés en situation de détresse. La fin justifiant les moyens, Eric Breteau et Emilie Lelouch se sont outrageusement permis de maquiller l&#8217;identité de ces enfants, faisant croire à des orphelins alors qu&#8217;ils avaient vu, pour certains, les parents de leurs propres yeux, et ils leur ont caché jusqu&#8217;au dernier moment le but ultime de l&#8217;opération, l&#8217;enlèvement vers l&#8217;Europe. Voilà, au nom de la &#8220;mission civilisatrice&#8221;, ce que ces individus peu scrupuleux ont été prêts à faire. Rappelons-nous que c&#8217;est au nom de cette même &#8220;mission civilisatrice&#8221; que les grands empires coloniaux européens irent jusqu&#8217;à piller les ressources et diviser les nations dans une Afrique qui paie encore les lourds tributs de ces décennies d&#8217;exploitation.</h4>
<h4>Ne pas céder à l&#8217;angélisme et garder son sens critique à l&#8217;évocation du terme &#8220;humanitaire&#8221;, désormais galvaudé, voilà ce que proposait l&#8217;émission de France 3 (consultable sur le <a title="Pièces à conviction" href="http://programmes.france3.fr/pieces-a-conviction/37693022-fr.php">site Internet de la chaîne</a> et rediffusée dimanche prochain, le 13 janvier, à 20h50 sur France 5). Et, passées la colère et la honte, cela faisait du bien.</h4>
</div>]]></content:encoded>
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