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	<title>nouri-bouzid &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/nouri-bouzid/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "nouri-bouzid"</description>
	<pubDate>Sun, 03 Jan 2010 04:46:19 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Köln: 4 Filme d. Filmfestivals "Jenseits von Europa X" 5.5.-28.5.09.]]></title>
<link>http://blacknrw.wordpress.com/2009/05/05/koln-4-filme-d-filmfestivals-jenseits-von-europa-x-55-28509/</link>
<pubDate>Tue, 05 May 2009 15:46:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>editor</dc:creator>
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<description><![CDATA[FilmInitiativ  e.V. Köln zeigt als Nachspiel zum Filmfestivals &#8220;Jenseits von Europa X&#8221; f]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>FilmInitiativ  e.V. Köln zeigt als Nachspiel zum Filmfestivals &#8220;Jenseits von Europa X&#8221; folgende Filme vom 5.5.-28.5.09.</p>
<p>05. Mai: &#8220;WWW &#8211; What a wonderful World&#8221; von Faouzi Bensaïdi (Marokko)<br />
12. Mai: &#8220;Ezra&#8221; von Newton Aduaka (Nigeria)<br />
19. Mai: &#8220;Barakat!&#8221; von Djamila Sahraoui (Algerien)<br />
26. Mai: &#8220;Retour à Gorée&#8221; von Pierre-Yves Bourgeaud / Youssou N&#8217;Dour (Schweiz/Luxemburg/ Senegal)<br />
28. Mai: &#8220;Ouaga Saga&#8221; von Dani Kouyaté (Burkina Faso) &#8211; Schulvorstellung<br />
28. Mai: &#8220;Making of&#8221; von Nouri Bouzid (Tunesien)<br />
Das Programm und alle Infos finden Sie <a href="http://www.filminitiativ.de/fileadmin/media_fi/pdf/Specials/Mai09_Highlights.pdf" target="_blank">hier</a>.</p>
<p><!--more-->Vorankündigung<br />
September 2009<br />
Cologne goes Africa &#8211; Africa goes Cologne</p>
<p>Filme von afrikanischen Regisseuren/innen in Köln gedreht<br />
Filme über Afrikaner/innen in Köln</p>
<p>In Zusammenarbeit mit dem Filmforum im Museum Ludwig.<br />
einsendung von Claudia</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Making off de Nouri Bouzid]]></title>
<link>http://moustaches.wordpress.com/2009/01/24/making-off-de-nouri-bouzid/</link>
<pubDate>Sat, 24 Jan 2009 18:28:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
<guid>http://moustaches.wordpress.com/2009/01/24/making-off-de-nouri-bouzid/</guid>
<description><![CDATA[Un groupe de jeunes gens hilarants. Le décor signale une ville portuaire, le rythme saccadé d&#8217;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Un groupe de jeunes gens hilarants. Le décor signale une ville portuaire, le rythme saccadé d&#8217;une musique Rap, démonstration de danse, provocation et jeux de mots. </span>Bahta (24 ans) et ses amis danseurs prennent l’embarcadère pour se mesurer en break dance  à une équipe adverse.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">À bord, Bahta aperçoit Souad, la fille dont il est amoureux, accompagné de sa petite sœur zaineb, ils discutent ensemble et  il offre une petite figurine en fil de fer à la petite fille.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">En descendant du bac, Bahta abandonne Souad et s’en va avec ses amis danseurs pour s’exercer encore une fois à la danse. Dans le passage souterrain de la gare, ils dessinent des graffitis au mur, et commencent le spectacle. En pleine démonstration, les flics les traquent et les dispersent. Bahta  est sauvé par son cousin Rezgui agent de police en uniforme.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Une fois rentré, il retrouve sa mère entrain de préparer le déjeuner, il l’embrasse et la taquine (joue avec elle et la fait danser), son père arrive, il les surprend entrain de faire des pirouettes. Énervé, le père lui reproche sa frivolité et se plaint de son comportement enfantin et immature. Exaspéré, Bahta rejoint Monji le passeur, ils discutent  à propos de son départ clandestin « brûlure » pour l’Europe.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il va à la rencontre de Souad, énervée parce qu’il lui a interdit de venir avec lui et ses amis voir la démonstration de danse, elle le laisse tomber et repart avec ses copines, Bahta demande alors à son petit frère de la suivre et de la surveiller. </span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">La nuit tombée, Il se retrouve avec son groupe d’amis, l’un deux a volé un sac, une dispute éclate. Bahta rentre à la maison, une fois arrivé, sa mère lui demande de sortir la poubelle, il refuse de le faire et se dispute avec sa grande sœur. Il se faufile dans la chambre de son grand père, déjà endormi, et essaie de lui dérober ses économies cachées sous l’oreillette, son père le prend en flagrant délit et le bat à coups de ceinture, sous le regard réprobateur de sa mère.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Le lendemain matin Bahta se retrouve avec ses amis au café devant le poste de télévision, il vit avec ses amis la chute de Bagdad, réagit à l’escalade de la violence et s’emporte; c’est à ce moment-là que son petit frère l’informe qu’il a vu Souad avec un « type bien ». Hors de lui, Bahta sort dans la rue dénoncer avec violence la trahison de Souad, il se dirige vers la maison de cette dernière  pour s’expliquer avec elle, une foule se forme, les policiers arrivent, Bahta est arrêté et conduit au poste de police, seule la garantie de son cousin policier lui donne une dernière chance. Le jeune homme se réfugie chez son sauveur pour échapper à la colère de son père.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Le lendemain, Bahta déguisé en policier, surprend tout le monde au café, Il exploite leur peur de l’un   iforme pour les impressionner, sortit du café, il accoste une prostituée, la ramène chez lui et la présente à son grand père, là la fille essaye de séduire l’octogénaire, celui-ci s’emballe par la jeune blonde et Bahta profite de la situation et lui dérobe son argent caché. Scandalisée la maman chasse la fille de joie et réprimande son fils. Ce dernier récupère l’argent in extremis, et prend la fuite par la terrasse pour échapper aux flics qui frappent à la porte.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">La nuit tombée, dans le port de Rades, Bahta se saoule et commence à  chanter le rap et exprime son désir de partir pour étudier la danse dans l’autre monde, de l’autre coté de la mer. <span style="color:#000000;">Il passe la nuit dans le port.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify">
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Ayant remarqué ses dérives, deux étudiants intégristes Ghazi et Bilel habitués du café du coin avaient poursuivi Bahta depuis un certain temps. Ils finissent par l’attirer dans leurs filets. Les deux hommes « engagés » le ramènent chez Abdou sculpteur de pierres tombales, quinquagénaire, qui l’emploie comme aide et le loge dans l’atelier attenant à la vieille petite maison où il vit avec sa jeune femme voilée et ses deux petite. </span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Abdou l’accueille, le paterne et le prend en charge mais impose un respect dont Bahta n’a pas l’habitude.  Il lui demande de corriger son langage ponctué d’injures et de gros mots.  Il commence par l’éloigner de la danse qu’il considère comme l’œuvre de Satan ensuite il lui apprend à se conduire comme un musulman modèle et respectueux.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il lui propose de l’argent, Bahta refuse, mais ce dernier réussit à le manipuler et lui donne l’argent dont il a besoin pour le passeur (el harka). </span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il se dirige vers Monji, ce dernier lui dit que tout est tombé à l’eau et refuse de lui rendre son argent. Bahta s’énerve et l’injure, Monji aidé par deux autres pécheurs le battent et le jettent à l’eau. </span></span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Bahta sombre dans la déprime en voyant ses rêves de danseur s’envoler quand il apprend que le projet de départ va tarder.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Ne sachant où aller, il retourne chez son parrain. Abdou exploite cette crise pour aiguiser la haine du jeune homme.  Il commence à l’endoctriner, et lui faire un lavage de cerveau, en lui promettant  un statut de martyre. Il s’attaque avec familiarité à tout ce qui fait la personnalité de Bahta.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Bahta entre petit à petit dans une sorte d’ascétisme. Aidé par les deux étudiants Ghazi et Bilel, Abdou l’initie à l’intolérance, au rejet des autres, ennemis de dieux. Il le met à l’épreuve. Bahta  y trouve une réponse à sa crise. Bahta suit Abdou partout. Il l’accompagne dans ses sorties de livraison dans les cimetières, Bahta s’habitue et commence à accepter la mort comme moyen d’accéder à la vie, ( à mériter cette mort, à sacrifier sa vie à « la cause de dieux »).</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">C’est à ce moment-là  que<span style="color:#ff0000;"> </span>Lotfi Ebdelli l’acteur qui joue Bahta s’arrête de jouer.  La caméra recule, pour découvrir l’équipe de tournage. Un conflit éclate entre le réalisateur et l’acteur. Le débat prend vite une forme de violence, Lotfi sort poursuivi de<span style="color:#ff0000;"> </span><span style="color:#000000;">Afef</span> Ben Mahmoud l’actrice qui joue Souad sa petite amie, toute l’équipe reste stupéfaite, le réalisateur en sort abattu, désespéré.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Ne supportant pas d’être considéré comme un dégonflé, Bahta retourne chez Abdou pour l’informer qu’il est prêt à tout. Bahta est transféré dans une ferme loin de Tunis. Les deux étudiants l’emprisonnent dans une ancienne  raffinerie de vin  délabrée et  filent.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il se retrouve seul, abandonné dans cette ferme et enfermé dans cet immense entrepôt. Plusieurs jours passent, Bahta ne supporte plus d’être enfermé, il se met à explorer tous les endroits pour trouver une sortie mais en vain. Après une crise violente, ses efforts multipliés aboutissent, il sort et s’enfuit en courant.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il rentre à la maison, Hlima, sa mère, désespérée, le prend dans ses bras et éclate en sanglot. Après avoir mangé, Bahta lui parle de son projet de martyre. Choquée, la mère laisse exploser ses sentiments dans un moment pathétique et traite de tous les noms ceux qui l’ont embrigadé. Il la laisse dans sa crise et prend la fuite par les terrasses. Il se dirige vers les anciennes ruines où il a caché un gilet d’explosifs. Souad le rejoint, elle découvre Bahta portant le gilet de bombe. Choquée à son tour, elle le regarde <span style="color:#000000;">désarçonnée</span>, et essaye de le raisonner mais en vain, il la laisse et s’enfuit, en détresse.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">De son côté, la mère affolée, alerte tous les voisins et s’effondre en pleurs devant la maison.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">La chasse de Bahta s’intensifie, La police  d’un côté, les intégristes de l’autre. Souad, le petit frère de Bahta et ses amis danseurs les rattrapent alors qu’ils se dirigent vers l’entrepôt des containers. Bahta est vite repéré, la police le prend en chasse. Il saute d’un container à l’autre, et échoue devant les armes qui le menacent. Bahta saute, la bombe éclate. Bahta est mort. Les visages des danseurs semblent porter une colère étrange, mal réprimée. </span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA['Making Of' DVD review (Detroit Metro Times)]]></title>
<link>http://notablenoise.wordpress.com/2008/08/06/making-of-dvd-review-detroit-metro-times/</link>
<pubDate>Wed, 06 Aug 2008 22:17:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jason Ferguson</dc:creator>
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<description><![CDATA[Nouri Bouzid&#8217;s 2006 film Making Of took home two awards from the Tribeca Film Festival; one fo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Nouri Bouzid&#8217;s 2006 film Making Of took home two awards from the Tribeca Film Festival; one fo]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[La narration filmique dans le cinéma tunisien]]></title>
<link>http://moustaches.wordpress.com/2008/04/17/la-narration-filmique-dans-le-cinema-tunisien/</link>
<pubDate>Thu, 17 Apr 2008 17:40:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
<guid>http://moustaches.wordpress.com/2008/04/17/la-narration-filmique-dans-le-cinema-tunisien/</guid>
<description><![CDATA[Le dit et le dire Cette problématique de la narration filmique dans le cinéma tunisien est une quest]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h4><span style="color:#000000;"><span style="font-size:medium;">Le dit et le dire</span></span></h4>
<p style="margin-bottom:0;line-height:200%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:small;"><span><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="color:#000000;">Cette problématique <strong><em>de la narration filmique dans le cinéma tunisien</em></strong> est une question sur  laquelle je me suis longuement penchée. En effet, j’y consacre un chapitre dans mon livre <strong><em>« Cinéma Tunisien Nouveau –Parcours Autres-</em></strong> et il m’est souvent arrivé d’y consacrer des articles dans les journaux tunisiens. Aussi, Je vous communiquerai aujourd’hui l’essentiel des hypothèses émises lors de ces publications et je saisirai également cette opportunité pour approfondir cette approche par de nouvelles considérations que l&#8217;actualité du cinéma tunisien et notamment ces dernières années me pousse à questionner.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;line-height:200%;widows:0;orphans:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;"><strong>Les tentatives innovatrices : comment dire ?</strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;line-height:200%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-size:small;"><span><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="color:#000000;">Les études que je viens de mentionner s’intéressaient principalement à une période clé du cinéma tunisien et qui couvre les années 80-95 et notamment à travers des films représentatifs de la dite période à l’instar de <em>Ya Soltane El Médina et Hammam Dhab</em> de Moncef Dhouib,  <em>L’Homme de Cendres et Les Sabots en Or </em>de Nouri Bouzid, <em> La Trace</em> de Nejia Ben Mabrouk et <em>Le Silence des Palais</em> de Moufida Tlatli.</span></span></span></span></span></p>
<p style="line-height:200%;"><span><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="color:#000000;">Il m’a alors été donné de relever que la majorité de ces films<em>, </em> privilégient les formes narratives complexes et principalement « le récit double ». Ce récit, dont la structure repose sur la fragmentation et la rupture avec l’agencement chronologique classique, permet l’imbrication permanente de différents  niveaux de temps et de réalité. Ainsi, passé, présent, réalité, souvenirs et rêves s’entremêlent dans une structure complexe qui demande au spectateur un travail de reconstruction de l’histoire.</span></span></span></span></p>
<p style="line-height:200%;"><span><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="color:#000000;">Il semble évident que les cinéastes tunisiens se sont inspirés des différents modèles élaborés dans les années soixante par les auteurs européens et notamment par des cinéastes de cette période qui se sont illustrés par des démarches et des thématiques singulières, à l’instar d’Alain Resnais et le thème de la mémoire &#8211; citons, entre autres, <em>Hiroshima mon Amour </em>(1959), <em> L’Année Dernière à Marienbad </em>(1961), <em> Muriel </em>(1963), François Truffaut et les thèmes de l’enfance et de l’union conjugale (<em>Les 400 coups</em>, <em>Baisers Volés</em>,  <em>Domicile Conjugal</em> (1970) … Thèmes qu’on retrouve également, chez Bergman (<em>Fanny et Alexandre</em>, <em>Les Fraises Sauvages ,  Persona</em> …).</span></span></span></span></p>
<p style="line-height:200%;"><span><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="color:#000000;"><strong>Les acquis et les prudences. </strong>Cependant, cette influence demeure  discrète. En réalité, les uns comme les autres avaient un tel souci de l’intelligibilité des histoires racontées et du discours qu’elles véhiculent que cette complexité du récit double a souvent été résorbée par des procédés stylistiques de mise en scène qui finissent par réduire l’aspect novateur de cette démarche au profit d’une appréhension nettement plus classique et disons-le moins ambitieuse quant aux impératifs à proprement parler artistiques. </span></span></span></span></p>
<p style="line-height:200%;" lang="fr-FR"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Les risques novateurs entrepris dans la structure narrative sont le plus souvent atténués par une mise en scène qui s’inscrit dans le respect des structures formelles qui assurent la transparence du propos : ponctuation des séquences,  démarcation entre les différentes temporalités narratives et recours à des figures conventionnelles qui assurent l’homogénéité du récit et sa fluidité. Dans la majorité des films, la complexité  du récit double (passé/ présent) est atténuée par un ensemble de figures formelles et stylistiques : développement causal des événements du récit qui se succèdent  selon un cheminement prévisible : les deux temporalités (passé/ présent) sont restituées selon un procédé nettement marqué, sans ellipses et lorsque, exceptionnellement l’ellipse est importante, il y a recours à la voix off qui « suture » les moments manquants. </span></span></span></p>
<p style="line-height:200%;"><span><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="color:#000000;">Du coup, il faudrait mentionner plutôt les exceptions, c’est-à-dire le cas où les choix de mise en scène affirment et confirment des choix narratifs novateurs. Significatifs sont à cet égard  <em>Ya Sultane El Médina</em> de Dhouib,  <em>Les Sabots en Or</em> de Bouzid, <em>Traversée</em> et <em>Chichkan </em>de Mahmoud Ben Mahmoud ou encore <em>Arab</em> du collectif Nouveau Théâtre. Il s’agit de films qui se libèrent davantage de l’impératif de l’intelligibilité de l’histoire et de la clarté du discours et se donnent dans une appréhension plus ambiguë et plus complexe où se mêlent des évènements narratifs du passé et du présent, des situations vécues par le personnage ( ou les personnages ) et des visions oniriques ou fantasmagoriques. </span></span></span></span></p>
<p style="line-height:200%;"><span><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="color:#000000;"></span></span></span></span></p>
<p style="line-height:200%;"><span><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="color:#000000;"> </span></span></span></span></p>
<p style="line-height:200%;" lang="fr-FR"><span><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="color:#000000;"> <em></em></span></span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Les exemples cités montrent en réalité que face à la nécessité de raconter, de dire de nouveaux personnages et de nouveaux enjeux, les cinéastes en question se sont confrontés à la nécessité de dire autrement, c’est-à-dire d’expérimenter de nouvelles formes narratives qui exigent évidemment de nouvelles appréhensions de mise en scène. Ceci a eu le double avantage de renouveler les thématiques abordées dans les films et de les faire coïncider avec les nouvelles réalités de la société tunisienne et  de placer le cinéma tunisien parmi les cinématographies reconnues et estimées à l&#8217;échelle arabe et méditerranéenne voire européenne. </span></span></span></p>
<p style="line-height:200%;"><span><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="color:#000000;"><strong>La relève, que dire?</strong> Mais si les exceptions peuvent, si aisément, être citées c’est parce que d’une manière assez générale, le cinéma tunisien n’a que fort peu investit les multiples alternatives narratives auquel un film peut prétendre. La majorité des films tunisiens oscillent donc, encore,  entre tentation moderne et relents classiques, et force est de constater que les films les plus audacieux  s’abstiennent néanmoins de mettre en abîme les règles conventionnelles et les structures approuvées. Aujourd&#8217;hui la génération tant célébrée des années 80-95 continue à faire des films. Moufida Tlatli a réalisé <em>La Saison des Hommes</em>, Nouri Bouzid, plus prolifique, a signé entres autres <em>Poupées d&#8217;argiles </em>et <em>Making Of</em>f, Moncef Dhouib a opté pour une comédie légère <em>La télé arrive</em>, Abdelatif ben Ammar a mis en scène <em>Le Chant de la Noria</em>, etc&#8230;Les uns ont confirmé leur attachement au classicisme, à l&#8217;instar de Moufida et de Abdelatif, tandis que Nouri Bouzid a affirmé sa volonté de concilier cinéma populaire (de qualité) et audace énonciatrice ( notamment grâce au film dans le film qui consacre sa confrontation avec le « héros » du film), tandis que Moncef Dhouib, pragmatique et intelligent, a privilégié nettement la veine populaire à toute autre considération.    Ces cinéastes confirmés, n&#8217;ont donc pas surpris par de nouvelles audaces significatives thématiques et/ou esthétiques, mais dans l&#8217;ensemble ils n&#8217;ont pas déçus non plus. Du coup, cet élan de fraîcheur et d&#8217;innovation,  c&#8217;est plutôt du côté de la toute récente génération, la troisième si l&#8217;ont veut, que nous le guettons? Alors qu&#8217;en est-il? </span></span></span></span></p>
<p style="line-height:200%;"><span><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="color:#000000;">Effectivement, une nouvelle génération signent ces dernières années, leur premier film, voire pour quelque uns, leur deuxième. C&#8217;est le cas de Mohamed Zran ( <em>Essaida </em>, le Prince),  Jilani Saâdi (<em>Khorma, Tendresse des loups),</em> <span style="font-style:normal;">Moez Kammoun</span><em> (Paroles d&#8217;hommes), Naouefel Saheb Ettabeâ (El Khoutbia), </em><span style="font-style:normal;"><span>Nadia El Féni</span><strong> </strong></span><em>( Beduin Harker), </em>Raja Amari (<em>Satin Rouge ), </em><span style="font-style:normal;">Mokhtar Ladjimi</span><em> (Bab El arch),</em> Néjib Belkadhi( <em>VHS. Kahloucha), </em><span style="font-style:normal;">Elyess Bacca</span><em>r (Hia wa Houa)</em></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="color:#000000;">Et il apparaît d&#8217;une manière assez évidente que la majorité de ces cinéastes se situe (dans la forme et dans le fond) directement dans le sillage de leurs aînés (<em>Bab EL arch</em> de Laâjimi, <em>Paroles d’Homme</em> de M.Kamoun), par bifurcations pour certains (<em>Satin Rouge</em> de R. Ammari et <em>Saida</em> de M. Zran) et parfois par le biais d’un retour en arrière (<em>Fatma</em> de K.Gorbal, El Koutbia de N. Saheb Ettabaâ, Hia wa Houa de I. Baccar). Ces films ne cessent donc de puiser dans la brèche ouverte par les aînés. Mais ils se mesurent  d&#8217;une manière inégale aux acquis formels et stylistiques sus-mentionnées relatives à l&#8217;inventivité narrative et à l&#8217;investissement de la matière expressive.  Il y a à notre avis, ceux qui s&#8217;en sortent honorablement, à l&#8217;instar de <em>Paroles d&#8217;hommes</em> M.Kamoun , de <em>Satin Rroug</em>e R. Ammari et d&#8217;<em>El khoutibia</em> N. Saheb Ettabaâ  mais également ceux qui ratent le coche, accusant un certain recul à l&#8217;instar de  <em>Hia wa Houa</em> de I. Baccar, de <em> Bab EL arch</em> de Laâjimi et de  <em>Fatma</em> de K.Gorbal. Ces derniers présentent la défaillance de recourir à des contenus éculés, de faire références à des écritures datées ou de cumuler les deux&#8230; </span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;line-height:150%;" lang="fr-FR" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"><span style="font-style:normal;">Il est certes quelque peu prématuré d&#8217;évaluer à sa juste mesure les nouvelles tentatives mais il n&#8217;en demeure pas moins évident que parmi les films tunisiens de cette nouvelle génération ceux qui ont concerné leurs récepteurs –public et critique ou les deux à la fois- sont ceux-là même qui ont raconté des histoires inédites, qui ont profilé des personnages singuliers, qui ont arpenté des espaces jusque là refoulés et ont investi le présent ( à l&#8217;instar de </span><em>VHS Khaloucha</em><span style="font-style:normal;"> et de </span><em>Khorma</em><span style="font-style:normal;"> et dans une moindre mesure de </span><em>Saida</em><span style="font-style:normal;">) . Par contraste donc,  ils se sont libérés du roman familial bourgeois, des personnages standardisés (les femmes battues, les hommes symboliquement castrés), de  la médina et autre métaphores de l’espace traditionnel et du retour sur le passé, parabole d’une mémoire</span></span><em><span style="font-size:medium;"> </span><span style="font-size:small;">perpétuellement traumatisée.</span></em></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">Cette relative percée est néanmoins, à notre sens, fort révélatrice. Ses réussites nous confortent dans la nécessité d’innover, de surprendre, de</span><span style="font-size:medium;"> </span><span style="font-size:small;">transgresser les injonctions symboliques et les formes établies; et prouvent que seules l’audace et l’inventivité créative inaugurent la sympathie et la transitivité.</span></span></span></span></p>
<p style="line-height:200%;" lang="fr-FR">
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[LES SABOTS EN OR de Nouri Bouzid]]></title>
<link>http://moustaches.wordpress.com/2008/03/26/les-sabots-en-or-de-nouri-bouzid/</link>
<pubDate>Tue, 25 Mar 2008 22:27:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Un homme, Abdallah, vérifie l’état de l’oeil d’un cheval, puis lui inspecte les fers. Une femme, Zei]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Un homme, Abdallah, vérifie l’état de l’oeil d’un cheval, puis  lui inspecte les fers. Une femme,  Zeineb,  caresse les naseaux du cheval et pose des questions  d’un air anxieux à Abdallah.  Celui-ci répond qu’il n’en  a plus pour longtemps.  Elle le regarde d’un air triste. A l’extérieur, un homme, Youssef Soltane, attend la jeune femme dans sa voiture, s’impatiente, puis démarre brusquement.  Plus loin, dans une rue de la médina, des gosses allument un feu avec des torches et font une ronde endiablée.  Ils chantent et certains battent du tambour : c’est la fête de la « Achoura » (commémoration du décès de Ali, cousin et compagnon du prophète).  Dans cette même rue, la voiture de Youssef Soltane s’arrête.  Deux jeunes femmes parlent  sur le pas d’une porte,  un gosse vient taquiner l’une d’elles. Furieuse,  elle lui répond puis, se retourne. Elle voit Youssef descendre de sa voiture. Elle  dit quelque chose  à propos de Youssef à la seconde femme.   Youssef descend de sa voiture,  il sourit aux enfants puis&#8230; se souvient : sa petite fille court vers lui et se jette dans ses bras. Un enfant rit.  Youssef imite le bruit d’une bouteille qu’on ouvre, un doigt dans la bouche. Il boit de l’alcool à même la bouteille, crache dans le feu, puis imite le caquet d’une poule. Youssef pensif regarde les enfants s’éloigner.   Il marche, s’arrête, referme son manteau pour se protéger du froid et entre dans une vieille maison sombre. Youssef se souvient : Fatma son épouse sort de l’ombre et lui parle.   Youssef arpente la maison,  la bonne  (portant un foulard) sort et  lui dit quelque chose.   Il la regarde puis rentre dans une pièce. Une veille  femme, sa mère,  assise près d’un brasero lui parle. Il s’accroupit devant elle. La bonne vient lui essuyer les cheveux, laisse la serviette, puis sort avec le manteau pour le faire sécher.  La bonne le regarde, il fait de même et continue à  essuyer ses cheveux mouillés par la pluie.   Il prend une cigarette, l’allume et en tire une bouffée.  Youssef se souvient. Il voit sa fille, Raja, à la fenêtre et ses deux autres enfants,  Meriam et Adel, assis près d’un gramophone. La vieille lui parle, puis se penche, retrouve son chapelet et commence à l’égrener. Youssef, sans y prendre garde,  est sur le point de faire tomber la cendre par terre, la bonne se précipite en courant et lui tend un cendrier. Youssef lui pose une question, elle  répond brièvement et s’éloigne vers la porte.   Entendant un bruit de pas, elle s’arrête,  se penche en levant une jambe devant Youssef, puis elle sort.   Youssef se souvient : enfant, il court à travers la maison, la bonne le poursuit, il la regarde, s’enfuit et pénètre dans une sorte de sanctuaire de moineaux ou de pigeons, avec un grand nombre de bougies allumées.   Il se blottit dans un coin, une femme l’appelle, il vient auprès d’elle.   Elle lui pose doucement une question, il répond en baissant la tête.  Elle l’embrasse sur la joue, lui dit encore quelque chose puis baisse un rideau.  Youssef se retourne, sa mère l’appelle, lui reproche ses absences, le compare à son père et à son frère, Abdallah, tout  en exprimant sa préférence pour ces derniers. Youssef se retourne vers sa mère, s’accroupit devant elle,  lui pose une question sur les enfants. Elle lui répond qu’elle les voit peu. Il se relève, soupire, pose sa tête contre le mur.  Il se souvient: sa fille sur le pas d’une porte, Myriam jeune fille,  sa maîtresse,  Zeineb, accueille celle-ci et l’appelle.   Il enlève son tablier de cuisine, sort, sa fille lui tend des fleurs en lui souhaitant bon anniversaire.  Il lui sourit, elle sourit, un dialogue s’établit entre eux, puis il baisse la tête, sa fille lui parle de son fils Adel.  La bonne rentre, Youssef relève la tête et lui demande la clé de la chambre.  Youssef se souvient, revoit sa femme, Fatma, dont il est divorcé, et ses deux filles dans leur ancienne maison.  Sa fille l’embrasse, sa femme lui apprend que des hommes le cherchent.  Il s’inquiète et sort précipitamment.  Revenant au présent, Youssef sort de la chambre, s’approche d’une fenêtre, se penche à travers les barreaux et aperçoit une jeune fille qui chante. Elle s’adresse à lui et  lui donne quelque chose.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Youssef monte longuement des escaliers, entend  des bruits, s’arrête, il se souvient : Il se revoit brûler des papiers, une jeune femme vient lui apprendre qu’on a arrêté son ami Raouf.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Youssef revient au présent, puis se souvient encore : Dans un commissariat, un policier lui parle, un autre fait entrer son ami Raouf, le visage tuméfié.   Youssef revient au présent.  Il ouvre le cadenas d’une porte, laisse tomber la clé, la ramasse, entre.  Il regarde,  souffle dessus pour chasser la poussière.  Il se souvient.   Des images se succèdent : enfant, il est sur une balançoire. Adulte, en liberté, il écrit, en prison (où il partage la cellule avec d’autres prisonniers) un policier ouvre un petit châssis à travers lequel  il passe de la nourriture  aux prisonniers, Youssef attrape au vol un stylo, écrit quelque chose et le cache dans un interstice du mur. Furieux, le policier entre dans la cellule, il lui demande le stylo, Youssef rit.  Youssef se souvient encore, il se revoit entrain de lire des papiers,  sa fille, Raja, cri papa, il se retourne, la prend dans ses bras, lui caresse la joue,  il se met un doigt dans la bouche et imite le bruit d’une bouteille qu’on ouvre. Raja regarde ce qu’il écrit.  Il lui donne une photo de lui enfant,  elle lui reproche ses départs répétitifs.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Dans la chambre, la bonne  masse la jambe  de la mère de Youssef et  lui demande de lui trouver un mari. La vieille acquiesce. Dans la cour de la maison, Youssef s’assoit sur la balançoire, sa fille vient se mettre sur ses genoux. Youssef se souvient : dans le hall de la grande maison, deux jeunes filles avec des tenues de gymnase se balancent, deux jeunes hommes les poussent. Youssef demande à sa fille Raja l’idendité de ses amis, elle lui répond  qu’ils font partie du club de théâtre où elle est inscrite. Il cache ses yeux derrière ses doigts, puis s’approche de la balustrade, regarde en bas et exprime son mécontentement. Blessée, Raja s’enfuie.  Youssef s’assoit sur les marches de l’escalier. En bas, Raja dit au revoir à ses amis.   La bonne vient à la rencontre de Raja en se plaignant de la vieille femme), Youssef  descend, réprimande la bonne sévèrement.  Il s’assoit, sa fille lui parle, lui reproche de ne jamais approuver ce qu’elle fait, en dépit de ses efforts pour lui plaire. Elle s’enfuit  en pleurant. Youssef pleure. Raja demande une cigarette à la bonne qui est en train de laver du linge, puis s’enferme dans les toilettes en pleurant. Youssef se souvient : Raja petite, entre dans les toilettes, et ne ferme pas la porte. Son oncle Abdallah (frère de Youssef), lui crie de fermer la porte, elle refuse et dit quelque chose à propos de Adel son frère.  Abdallah crie et ferme la porte du W-C violemment.   Raja sort des toilettes et baisse ses jupes dehors).  Il se souvient encore, se revoit lisant  Antonio GRAMSCI, Son ex-femme Fatma lave le linge avec deux autres femmes, les enfants jouent  bruyamment. Youssef sort de la chambre en criant, il se dispute avec sa femme. </font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Youssef revient au présent.  Il pénètre dans le hall de la vieille maison désertée. Les larmes aux  yeux, il hallucine : un cheval blanc se cabre dans le hall et hennit.  Youssef quitte la maison. Il est en proie à une crise d’asthme, il est sur le point de tomber. La bonne accourt pour le soutenir.  Il cherche ses papiers.  Sa fille Raja, vient le couvrir avec sa cape, il se relève. La bonne lui apporte un verre, il la gifle, faisant tomber le verre qui se brise finement. Il s’adresse à la bonne, puis à Raja en la secouant, il continue à s’agiter en bute à une colère telle, qu’il a l’impression d’étouffer. Il cherche dans sa veste son médicament contre l’asthme,  respire, dit encore quelque chose à Raja.  Cette dernière s’enfuit. Il se souvient : elle s’enfuyait de  la   même  manière quand elle était petite, à chaque  fois qu’il criait.  Youssef reprend son médicament, remet son manteau, rejoint sa fille, ils se disputent encore.   Dans sa chambre, Youssef tousse encore très fort, la bonne l’épie  de derrière les rideaux de la porte. Youssef s’éloigne, lui jette un coup d’oeil, puis il sort.  Dans la rue, un nain se chauffe devant un feu allumé (c’est  encore la célébration de La « Achoura »),  Youssef lui adresse un sourire, il se penche pour réchauffer ses mains,  se relève avec sa paperasserie.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Youssef se souvient : il est chez Zeineb, sa maîtresse, il se réveille tard dans la nuit, le torse nu, il parle à Zeineb qui vient de rentrer d’une soirée.  Zeineb s’approche de Youssef, lui caresse les cheveux, lui pose une question sur ses enfants. Il répond qu’il a honte de les négliger. Elle lui caresse le visage. Ils continuent à parler. Youssef veut lui faire l’amour, elle refuse, prétextant de sa fatigue, puis lui dit qu’elle n’a pas envie.  Furieux, Youssef se relève, il se retourne, lui parle de ses six années de prison, de son attente, de sa solitude.  Elle se lève, passe son peignoir, lui dit que les temps ont changé.  Furieux il veut la rejoindre, elle se retourne pour lui reprocher de se prendre pour la conscience du monde. Youssef s’assoit sur les marches de l’escalier, met ses chaussettes.  Zeineb s’assoit près de lui, tire une bouffée de sa cigarette, la lui tend, il la refuse d’un geste. Ils se disputent encore. Youssef se relève, descend l’escalier, Zeineb se penche à la rampe, puis le rejoint.   En bas, dans le séjour, Zeineb s’assoit dans un fauteuil, toujours en fumant une cigarette. Youssef met son manteau, puis sort en fermant la porte. </font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Revenant au présent Youssef s’approche de nouveau du nain. Le feu s’est éteint, le nain caresse un chat, il parle à Youssef. Youssef miaule comme le chat, le nain s’enfuit en le traitant de fou. Dans la rue, Youssef allume une cigarette, marche en serrant ses paperasses contre lui, il s’arrête devant une fenêtre. Une chanson s’élève. Youssef observe un vieux monsieur, Sghair, qui travaille dans son coin. Il entre, s’arrête dans l’ombre, puis refait un pas. Sghair le reconnaît. Youssef se jette dans ses bras, l’embrasse.  Le vieux lui sourit. Youssef lui demande du thé. Sghair lui en verse. Youssef  boit une gorgée. Sghair évoque leurs souvenirs communs en souriant. Youssef lui sourit. Il lui parle de l’Indochine puis s’assoit et parle encore. Sghair lui parle de la médina.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Youssef se souvient, des images lui reviennent : sa fille Raja vient le rejoindre dans la cave, l’embrasse en riant. Zeineb l’embrasse. Zeineb lui apporte des fleurs et un  « burnous »  (large et longue cape en laine avec capuchon, tissée à la main).  Zeineb lui parle, il interrompt sa lecture,  lui sourit. Zeineb se regarde dans  un miroir. Il lui pose  une question.  Zeineb le taquine, lui ôte son cache-col.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify" lang="fr-FR"> <font color="#000000"><font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Sghair monte l&#8217;escalier,  se dirige vers un étage supérieur.   Il laisse Youssef seul. Ce dernier se souvient, se revoit dans la prison : un policier vient le chercher pour la ronde.  Sghair revient dans la cave, lui tend une bouteille de vin. Youssef  l’ouvre, se verse un verre et en verse un à Sghair.   Sghair joue au jeu de la ficelle : Youssef met le doigt , le vieux tire sur la ficelle. Youssef se verse un autre verre et le boit d’un trait. Sghair met maintenant le doigt dans la ficelle.   Youssef tire.  Youssef se relève.  Sghair entre dans une petite pièce et dévoile un coffret.  Youssef le rejoint. Sghair tire des vieux tracts du coffret et les lui tend.   Youssef se souvient : des papiers volent au-dehors par la fenêtre; des policiers les attrapent. Au poste de police, Youssef et ses amis ont leurs visages cachés derrière des cagoules, les policiers leur dévoilent le visage.   Dans la cave, Sghair lui parle de la  prison.  Youssef  se relève.  Sghair relève ses vêtements et lui montre une enflure, une ancienne cartouche d’Indochine. Il demande à Youssef de toucher la cicatrice, Youssef le fait. Ils évoquent Bizerte.  Youssef et Sghair quittent la cave. Ils marchent dans la médina, Youssef  précédant sghair. Youssef s’imagine entendre le hennissement des chevaux.  Sghair, une bouteille de vin à la main,  le rejoint. Youssef se remémore une scène de torture dans la prison. Il a les mains liées, les bourreaux lui arrachent tous ses vêtements. Tout nu, lié à une « falqua » (sorte de bâton avec une corde servant à maintenir les pieds en l’air), les policiers le torturent, le frappent sur les pieds, le brûlent avec des cigarettes.   Les policiers finissent par  délier les pieds de Youssef,  l’obligent à marcher : ses pieds laissent de grandes traces de sang. Ses bourreaux le frappent au visage, du sang coule de sa lèvre fendue. Un policier le tient accroupi, un autre lui enlève la ceinture de son pantalon.  Le premier policier approche le visage de Youssef de la braguette du deuxième policier, un troisième policier se penche et lui broie le sexe de ses mains.  Youssef  crie.  Youssef se souvient encore : dans sa cellule il gît en se frappant aux murs pendant qu’un policier ferme les cellules à triple tour.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000">Revenant au présent, Youssef court dans une rue. Il dégringole des escaliers, s’imaginant que des policiers le poursuivent. Il court avec  des tracts à la main. Il passe devant un feu allumé. Il  imagine du sang glissant par la fente d’une porte.  La nuit tomba. Youssef erre dans les rues. Il se retrouve dans un quartier de prostituées. La pluie coule très fort,  des putes accompagnées par leurs souteneurs arpentent la rue.  Youssef rentre dans un bâtiment, une pute lui adresse un sourire, il lui rend son sourire.  Il se souvient : une femme est en train de  se faire belle, deux filles l’aident à se préparer, tandis que deux hommes attendent devant sa porte. Un homme lui jette quelque chose à la figure et s’enfuit. Une scène chez un coiffeur: Sghair rejoint Youssef, ils s’arrêtent devant un marchand de fèves. Youssef se souvient,  il revoit une scène de tatouage,  une grosse femme sur le corps d’un homme.  Youssef et Sghair se rendent chez une pute, Nana, une vieille connaissance de Youssef. Chez Nana des putes jouent au violon. Youssef fume du haschich, la tête sur les genoux de « Nana ». Youssef lui raconte ses tortures, elle  lui pose des questions, lui caresse le visage. Il lui parle de Raouf. Lui apprend que Raouf a finit par partir à l’étranger après sa sortie de prison. Youssef se blottit dans les bras, Nana, elle lui déboutonne  sa chemise, le questionne sur une cicatrice qu’il a,  il lui répond qu’il s’agit d’ une trace de torture. Il l’embrasse. Sghair joue au jeu de la ficelle avec une pute. Une autre pute les observe en souriant. Youssef se rhabille, il parle à Nana, fume une cigarette, lève les yeux et voit des pigeons s’envoler. Il se souvient : Raouf ouvre une fenêtre et laisse les moineaux s’enfuir.  Youssef boit du vin et observe Sghair jouer, il lui chuchote dans l’oreille que Nana veut jouer avec lui, puis s’éloigne en le laissant seul avec Nana.  Nana s’approche de Sghair, met sa main dans son pantalon, Sghair s’enfuit effrayé, dévale les escaliers et tombe. Youssef le rejoint en courant, l’aide à se relever, marche  pendant que Sghair se démène pour descendre, il l’aide à s’asseoir.  Ils rigolent enfin, puis ils parlent de Raja. Youssef se fâche, il en a marre de parler de la prison. Il crie, pleure,  saisit un  « Hallab» (récipient en terre servant à boire), le remplit d’eau, boit, s’approche d’un miroir et balance l’eau sur son reflet dans la glace. Youssef se parle à lui même, appelle Sghair et sort en courant pour le rejoindre. Il le retrouve assis silencieux. Youssef adosse sa tête au mur et chante : une chanson triste à propose d’ un cheval bâtard privé de liberté.  Sghair reprend le refrain. Il chante avec lui en choeur. Youssef sourit, vient s’asseoir à côté de Sghair en tapant sur ses tracts et en scandant la mesure, ils chantent ensemble. Ils se promènent en riant et en dansant dans les ruelles de la médina.  Dans la voiture, Youssef chante en conduisant, Sghair à ses côtés. Youssef conduit très vite, ils  passent devant un bar qui ferme ses portes. Youssef parle de « l’univers »</font></font></font></span><sup><span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000"><a href="#sdfootnote1sym" title="sdfootnote1anc" class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></font></font></font></span></sup><span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000"> à l’époque où il le fréquentait.  La voiture s’arrête au bord d’une plage, Youssef descend, regarde les vagues mugissantes et demeure songeur. Sghair lui parle de son frère Abdallah. Youssef se souvient : sa fille Raja sur les épaules d’un gars du quartier, ses enfants dansent une ronde en chantant. Abdallah surgit menaçant. Le gosse prend peur, il fait descendre la petite Raja de ses épaules et s’enfuit.  Abdallah frappe la petite sur la main, elle s’enfuit en pleurant, se plaint auprès de son père, il la prend dans ses bras, lui demande où elle a mal et l’embrasse sur la main. Abdallah vient le mettre en garde. Youssef furieux lui rappelle qu’il lui interdit de frapper ses filles. Abdallah rétorque en lui rappelant les vertus du bâton dans  l’éducation des enfants puis sort.</font></font></font></span></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000">Sghair et Youssef remontent dans la voiture. La voiture parcours les rues mouillées de Sidi Bou Saïd.</font></font></font></span><sup><span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000"><a href="#sdfootnote2sym" title="sdfootnote2anc" class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a></font></font></font></span></sup><span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000">  Youssef et Sghair montent les escaliers en discutant. Ils entrent dans un café et demandent un narguilé. Youssef  tire une bouffée  ils continuent de discuter. Youssef se lève pour aller voir son fils Adel, censé être chez son ami Férid Ayari à Sidi Bou Saïd.  Sghair l’appelle  et  lui  demande d’être patient avec Adel. Youssef arrive devant la porte d’une maison de jeunesse, appelle Adel, il entre dans le noir, se cache le visage quand la lumière d’une projection de diapositives l’aveugle.  Adel voit son père, il demande à un ami à lui de cacher sa présence à son père. L’ami de Adel va à la rencontre de Youssef, et lui annonce que Adel refuse de le voir.  Dans la maison de jeunesse, des couples se trouvant dans un séjour, s’embrassent et discutent. Son fils Adel les filme discrètement  avec une petite caméra.  Youssef redescend vers le bas  du village.  Dans les escaliers, au milieu de la foule, il s’arrête, une fille le regarde  l’air intéressée, il la regarde à son tour. Elle le prend par la main.  Ensemble, sous la pluie, ils descendent les escaliers en courant. Ils arrivent à la plage, entrent dans une vieille baraque.  Ils font l’amour d’une manière exubérante. Youssef sort de la baraque, tout nu, il se met sur un rocher, il pousse un cri sauvage en faisant tourner sa chemise dans l’air. Il se rhabille. La fille vient le rejoindre. Youssef se rappelle de Sghair. Il rebrousse chemin pour aller le chercher. En remontant les escaliers, il tombe net sur son fils. Celui-ci cherchant à l’éviter, s’enfuit.  Dans les rues de Sidi Bou Said « La Kharja »</font></font></font></span><sup><span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000"><a href="#sdfootnote3sym" title="sdfootnote3anc" class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote3anc"><sup>3</sup></a></font></font></font></span></sup><span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000"> passe, Youssef debout l’observe. Il  traverse en sens inverse, remonte dans sa voiture et s’écroule sur le volant en sanglotant.  Dans la rue un policier ouvre une fontaine publique et fait couler l’eau. Youssef  se souvient : Raouf  rampant contre les murs de sa cellule, et lui se tenant la tête entre les mains et hurlant de douleur.  Youssef croit voir un cheval se cabrer. Il se souvient, il se revoit chez Zeineb, la cherchant sans  la trouver.  Il circule de pièce en pièce, échoue dans la cuisine, voit l’amoncellement de la vaisselle  sale dans l’évier, ouvre le robinet, se lave les mains, puis sort une bouteille du réfrigérateur et  boit à satiété.  Il se souvient encore : devant la glace de l’armoire,  Zeineb et lui enlacés. Youssef roule, il parle à voix haute à propos de politique. Il arrête sa voiture, monte les escaliers.  Adel, son fils, est dans un café entrain de fumer. A la vue de son père,  Adel cache sa cigarette, Youssef vient s’asseoir auprès de lui, il lui tend une cigarette. Adel la refuse.  Tout d’un coup, Youssef se cache le visage de la main et court en sanglotant se cacher derrière une colonne.  Son fils se lève et le rejoint. La voix du Muezzin</font></font></font></span><sup><span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000"><a href="#sdfootnote4sym" title="sdfootnote4anc" class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote4anc"><sup>4</sup></a></font></font></font></span></sup><span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000"> s’élève.  Youssef et Adel sont dans la voiture. Youssef interroge  Adel à propos de sa soeur Myriam. Adel se tait. Le jour se lève. Youssef a oublié Sghair. L’apercevant, ce dernier,  l’appelle du bord de la route, mais Youssef ne le voit pas.  Youssef descend de la voiture. Il s’étire, respire un grand coup, puis revient dans la voiture, et apprend à son fils qu’il a l’argent nécessaire pour financer ses études à l’étranger.  Sghair joue à la ficelle avec une bonne. Le pari porte sur une bouteille de vin. Sghair perd. Il regrette d’avoir suivi Youssef.  Adel frappe à la porte de Myriam et s’efface devant son père.  Un homme leur ouvre la porte en criant. Youssef entrevoit Myriam  pratiquement  nue à travers une fenêtre.  Il se retire dans un coin et crache du sang.  Il a de nouveau une crise d’asthme. Myriam qui vit maritalement avec cet homme, sort de la chambre enveloppée d’une serviette. Elle reproche violemment à son frère d’avoir amené leur père.  Youssef se souvient, il se revoit étendu et Zeineb lui apportant une grappe de raisin. Il revoit son frère Abdallah réprimandant Myriam, le revoit faisant ses ablutions, et se disputant avec lui. Youssef quitte chez Myriam, il monte dans sa voiture et reprend la route, alors que la radio annonce un discours de Bourguiba.</font></font></font></span><sup><span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000"><a href="#sdfootnote5sym" title="sdfootnote5anc" class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote5anc"><sup>5</sup></a></font></font></font></span></sup><span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000">  Youssef se rend à l’abattoir où travaille Abdallah. Des bêtes égorgées saignent encore.  Abdallah inspecte les bêtes, il serre la main de Youssef, ils se disputent pour  la  première fois à propos de l’alcool. Calmés, ils discutent à propos de l’éducation des enfants de Youssef. Celui-ci demande à son frère de ne pas s’en mêler. Ils se disputent de nouveau. Youssef demande de l’argent à Abdallah pour son fils. Il tourne en rond. Le ton monte, Youssef arpente furieusement l’abattoir. Il prend Abdallah par le collet.  Abdallah le repousse, Youssef tombe, il essaye de se relever, mais trop affaibli, il retombe.  Abdallah se moque de lui, ils se disputent à propos de leur conception de la politique, l’un  défend l’intégrisme, l’autre la gauche marxiste.  Abdallah se moque encore de Youssef, le frappe sur le visage.  Youssef crie, regarde les bêtes qu’on égorge, un cheval agonise, du sang suinte de ses yeux. Youssef regarde encore une fois et s’enfuit.  Youssef remonte dans sa voiture. Un cheval devant l’abattoir refuse de rentrer, mais il est finalement pris au piège. Un cheval noir cavale, encore en liberté, dans l’abattoir.  Youssef brûle ses mémoires, un marchand de beignets, lui demande de lui donner les feuilles  de papiers si elles ne sont pas imprimées en caractères  arabe</font></font></font></span><sup><span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000"><a href="#sdfootnote6sym" title="sdfootnote6anc" class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote6anc"><sup>6</sup></a></font></font></font></span></sup><span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000">. Youssef répond par la  positive. Des versets du Coran sont diffusés par la radio au cours d’une émission consacrée à  la « Achoura ». Le marchand lui répond qu’il faut brûler les papiers où sont transcrites les paroles de Dieu.  Un feu crépite dans la rue. Dans une sorte de Hamam déserté, Youssef se lave entièrement le corps.  De l’eau coule de ses yeux. Youssef halète. Dans l’abattoir le cheval blanc est abattu au nom d’Allah. </font></font></font></span></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font color="#000000"> <span><font size="3"><font face="Arial, sans-serif">Le cheval agonise, Youssef crache du sang, essaye de s’agripper au mur, puis se laisse choir en laissant des traînées de sang sur le mur.  Un cheval blanc court en liberté sur la plage.</font></font></span></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR">&#160;</p>
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<p class="sdfootnote"><a href="#sdfootnote1anc" title="sdfootnote1sym" class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym">1</a><font size="2"><font face="Arial, sans-serif"> 	Café de Tunis, lieu de rencontre de certains intellectuels de 	gauche.</font></font></p>
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<p class="sdfootnote"><a href="#sdfootnote2anc" title="sdfootnote2sym" class="sdfootnotesym" name="sdfootnote2sym">2</a><font size="2"><font face="Arial, sans-serif"> Village balnéaire typique,  situé sur une colline,  	dans la banlieue nord de Tunis.  </font></font></p>
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<p class="sdfootnote"><a href="#sdfootnote3anc" title="sdfootnote3sym" class="sdfootnotesym" name="sdfootnote3sym">3</a><span><font size="2"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000"> 	Procession  annuelle à connotation religieuse célébrant 	le saint, Sidi Bou Saïd El Beji dont le mausolée est sis 	au  village de Sidi Bou Saïd qui porte son nom.</font></font></font></span></p>
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<p class="sdfootnote"><a href="#sdfootnote4anc" title="sdfootnote4sym" class="sdfootnotesym" name="sdfootnote4sym">4</a> Appel à la  prière</p>
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<p class="sdfootnote"><a href="#sdfootnote5anc" title="sdfootnote5sym" class="sdfootnotesym" name="sdfootnote5sym">5</a><span><font size="2"><font face="Arial, sans-serif"><font color="#000000"> 	Premier président de la république tunisienne,  décédé 	en avril 2002.</font></font></font></span></p>
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<p class="sdfootnote"><a href="#sdfootnote6anc" title="sdfootnote6sym" class="sdfootnotesym" name="sdfootnote6sym">6</a><font size="2"><font face="Arial, sans-serif"> 	 L’arabe étant la  langue du Coran, les musulmans brulent 	les écrits en arabe et ne les utilisent  pas pour 	l’emballage.</font></font></p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[ L'Homme De Cendres de Nouri Bouzid]]></title>
<link>http://moustaches.wordpress.com/2008/03/26/lhomme-de-cendres-de-nouri-bouzid/</link>
<pubDate>Tue, 25 Mar 2008 22:07:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
<guid>http://moustaches.wordpress.com/2008/03/26/lhomme-de-cendres-de-nouri-bouzid/</guid>
<description><![CDATA[Hachemi, jeune artisan, sculpteur sur bois, s&#8217; apprête à se marier, chez lui, à El Borj1. Sa m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><font size="3"><font face="Arial, sans-serif">Hachemi, jeune artisan, sculpteur sur bois,  s&#8217; apprête à se marier, chez lui, à El Borj</font></font><sup><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><a href="#sdfootnote1sym" title="sdfootnote1anc" class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></font></font></sup><font size="3"><font face="Arial, sans-serif">.   Sa mère Néfissa, ses soeurs, Emna et Henda, ses tantes,  Douja et  Aïcha, ainsi que ses voisines s&#8217;activent à préparer les pâtisseries pour les nombreuses soirées de fête qui précèdent le mariage.   Alors  qu&#8217; il se rend à son atelier d’ébénisterie situé au coeur de la Médina de Sfax, Hachemi découvre une inscription sur un mur relative à son ami d&#8217;enfance Farfat, artisan et travaillant avec lui dans le même atelier : &#8220;Farfat n&#8217;est pas un homme&#8221;.   Dans son atelier, Hachemi sculpte du bois, aidé par ses deux apprentis.  Il leur demande s&#8217;ils connaissent l&#8217;auteur des inscriptions sur le mur.  Ils répondent par la négative.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Hachemi envoie un des ses apprentis, rapporter de l&#8217;eau de chez l’une de ses voisines.  Elle refuse et lui fait dire que s&#8217;il veut de l&#8217;eau, il n&#8217;a qu&#8217;à venir la chercher lui même. Hachemi se rend chez la voisine.  Alors qu&#8217;il tire l&#8217; eau du puits,  elle se colle à lui et tente de l&#8217;attirer dans ses bras.  Hachemi se dégage et sort en courant.  Il se rend chez Farfat qui vit chez son père.  Sur son  chemin, il relit les inscriptions.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Arrivant chez son ami,  il assiste à l&#8217;expulsion de ce dernier par son père.   Des images brèves lui reviennent et il se souvient de son viol et de celui de Farfat par Ameur, le maître ébéniste,  alors qu&#8217;ils étaient tous les deux apprentis chez lui.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Hachemi retourne à l&#8217;atelier. Farfat et Anis, un jeune garçon qui  lui est attaché,  traversent les ruelles de la Médina et le rejoignent.  Arrivés à   l&#8217;atelier,  Farfat se plaint de son père à Hachemi et aux autres apprentis.  Il exprime son désir de quitter Sfax pour Tunis. Anis ramasse et rapporte à Farfat ses affaires jetées dans la rue par son père.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Farfat se dirige vers l&#8217;atelier de Ameur pour lui réclamer une paye qu&#8217;il n’a pas encore touchée.   Ameur refuse de le payer, se moque de lui et le prévient qu&#8217;à Tunis, il finira en prison.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">De son côté,  Hachemi en motocyclette se rend à la mer.  Arrivé à la plage, il se souvient de ses jeux d&#8217;enfant avec Farfat et leur ami juif : Jacko.  Il reprend sa motocyclette et rentre chez lui.  A l&#8217;extérieur d’El Borj, des ouvriers préparent le lieu de la cérémonie.  A l’intérieur d&#8217; El Borj, dans le patio, les femmes préparent les pâtisseries du mariage (Baklawa).  Hachemi traverse le patio sans les saluer, puis parcourt les différentes pièces d&#8217; El Borj. Il voit sa soeur Benjamine, Henda, se mettre du Henné sur les mains.  Emna, sa deuxième soeur est en compagnie de son petit ami. Hachemi reste seul, d&#8217;autres images du viol qu&#8217;il a subi lui reviennent. Sur la terrasse, Emna rejoint Hachemi.  Ils évoquent leur amitié d&#8217;enfance avec Jacko et Rosa, les enfants de Levy.  Hachemi se souvient comment enfant, il s’etait fait gronder par Ameur pour un retard et comment  Levy  avait pris sa défense.   Retournant dans sa chambre, Hachemi surprend son frère, Samir,  fouillant dans ses affaires. Les deux frères se querellent. La mère, Néjiba, intervient.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Plus tard, la grande famille de Hachemi se réunit autour d&#8217;un couscous.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">La mère insiste pour inviter Ameur au mariage. Hachemi se fâche. Son père, Mustapha, le réprimande violemment lui rappelant que Ameur est son maître et bienfaiteur.   Hachemi remonte dans sa chambre.   Il est nerveux.  Emna lui donne des comprimés.   La mère est prise d’un malaise.   A l’extérieur,  une tempête se déclenche.  Elle provoque l&#8217;écroulement de l&#8217;enclos. Le père,  Samir et les ouvriers s’efforcent  de maintenir l&#8217;enclos en place.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Hachemi quitte la maison en enfourchant sa motocyclette.  Il traverse la ville moderne et entre dans la médina par la porte des remparts.  Il se rend à la forge où travaille son ami, Touil, le forgeron.   Hachemi se plaint de son père à Touil, qui le console.   De l’autre côté de la ville, Farfat installe un lit de fortune sur une terrasse.   Anis vient le voir et ils parlent de Hachemi.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">De nouveau réunis dans l&#8217;atelier,  Hachemi et Farfat parlent de quitter Sfax. Ils se rappellent leur enfance.  Regardant une vieille photographie, ils évoquent Jacko.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">A El Borj, Emna se querelle avec sa tante Aïcha, tandis que Hachemi, parti à la recherche de Farfat, observe ce dernier, de l’extérieur d&#8217;un café-bar.   Farfat, joue aux cartes avec des copains. A la tombée de la nuit, les trois copains Hachemi, Farfat et Touil se retrouvent sur un chantier naval. Farfat et Touil sont saouls. Ils continuent à boire.  Touil se dit inquiet pour Farfat. Celui-ci craque, tandis que seul dans un coin, Hachemi est désespéré. </font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Hachemi rentre chez lui. Il monte l&#8217;escalier et rentre dans sa chambre.    Il se jette sur son lit et se masturbe.  N&#8217; ayant pas réussi à jouir, Hachemi descend les escaliers de son appartement à toute vitesse et sort.  L&#8217;aube pointe.  Son père, Mustapha, et sa mère, Néfissa, discutent de la disparition, la veille, de Hachemi.  Le père tente de se rapprocher d&#8217; elle, elle se refuse à lui.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Hachemi est dans la rue,  tandis que Farfat court dans le port de Sfax, du chantier naval vers la mer, renversant tout ce qu’il rencontre dans une tentative de barrer la route à des hommes qui le poursuivent. Farfat échappe à ses poursuivants.  En compagnie de Anis, qui vient de le rejoindre, il lave sa chemise dans l&#8217;eau de mer tout en discutant avec son trés jeune ami.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Hachemi se rend à la boulangerie d’un autre ami, Azaïz.   Devant la boulangerie, ils observent,  non  sans une certaine gêne de la part de Hachemi,  les jambes d’une jeune fille entrain de laver les carreaux d&#8217;une vitre. Ils finissent par rentrer dans la boulangerie et continuent à parler de Farfat. Azaïz exprime sa frustration d&#8217;être célibataire et son agacement devant les agissements de Farfat.   Hachemi quitte Azaïz et marche dans les ruelles. Il se souvient de son enfance et revoit sa mère le tenant dans ses bras.  Il se rend chez Farfat,  se lave le visage, lui emprunte des vêtements puis se rend chez le vieil ébéniste Levy.   Il se remémore  ses jeux d&#8217;enfant avec Jacko et des  réprimandes de ses parents lorsque  enfant, il partait à la mer sans leur permission. </font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font size="3"><font face="Arial, sans-serif">Une fois Installés dans le salon, Levy offre à boire à Hachemi de la Boukha</font></font><sup><font size="3"><font face="Arial, sans-serif"><a href="#sdfootnote2sym" title="sdfootnote2anc" class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a></font></font></sup><font size="3"><font face="Arial, sans-serif">, puis chante pour lui.  Hachemi tente de se confier à Levy. Ce dernier s&#8217;endort après lui avoir offert son luth, mais sans écouter ses confidences.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Sur les toits, Farfat aiguise un couteau.   Au même moment,  la mère de Hachemi, pour chasser les mauvais esprits, fait tourner un brasero dans la chambre de Hachemi.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">De retour à l&#8217;atelier, Hachemi se remémore de nouveau le viol.  Il s&#8217;aperçoit de la présence de son apprenti et le chasse violemment. Farfat arrive.  Il est saoul.   Hachemi l&#8217;aide à vomir et à s&#8217;endormir, puis il  rentre à El Borj.  Sa mère l’accueille et s&#8217;aperçoit qu&#8217;il a bu. Elle ramène une vieille dame qui tente de le &#8220;désenvôuter&#8221;.   Hachemi se dérobe,  il descend  en bas. Son père le réprimande et le bat.  Hachemi fuit El Borj et se rend chez Touil dans la forge. Touil tente de le consoler. Inconsolable, Hachemi le quitte et se rend chez Levy. Une femme, la voisine de Levy, lui apprend la mort de ce dernier. En flash-back, Hachemi, se souvient des soirées qui naguère réunissaient sa famille et celle de Levy.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Dès la tombée de la nuit, Hachemi se retrouve dans un bar avec une poignée d&#8217;amis.  Farfat arrive et se joint à eux.  Hachemi boit. On discute de rendez-vous galants. A 8h du soir, le serveur annonce la fermeture du bar.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Hachemi ne rentre pas chez lui. A El Borj,  sa mère s&#8217; enferme  dans sa chambre et refuse d&#8217;ouvrir sa porte. Hachemi se rend en compagnie de Farfat, Azaïez et Touil chez Séjra.   Ils l’attendent à l’extérieur dans une ruelle de la médina. Séjra arrive.  Elle les accueille chez elle.  Ils s’installent et elle leur sert à  boire.  Les jeunes filles de joie tardent à venir.  Azaïez et Farfat se chamaillent puis se réconcilient. Les filles, Amina et Hasna finissent par arriver.  Les garçons déshabillent Hachemi.  Hasna et Azaïez font connaissance.   Séjra coiffe Amina.   Hachemi se souvient du viol.  Emna entre dans la chambre où Hachemi l’attend.  Dans le séjour, le groupe fait la fête, Touil bat la mesure, Farfat danse.   Dans la chambre, Hachemi et Amina se découvrent intimement. Pendant que Hachemi et Amina font l&#8217;amour, une dispute se déclenche entre Farfat et Azaïez.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">A El Borj, la mère de Hachemi saccage le plateau de «  Baklawa » et ce  malgré les efforts de Emna et de Aïcha qui essayent de la retenir et de l’en dissuader.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Dans le séjour de Séjra,  Hasna,  préférant Farfat à Azaïez  flirte avec lui.  Azaïez râle, mais Touil empêche Azaïez de s&#8217;attaquer à Farfat. Ce dernier part en courant.  Dans les ruelles de la Médina Farfat court.  Hachemi, à pieds,  et Touil à motocyclette, le poursuivent.  Malgré les tentatives de Touil et de Hachemi, Farfat réussi à poignarder Ameur, qui tombe raide mort.  Farhat s&#8217;enfuit aidé par ses deux copains.  Le lendemain matin, Hachemi se rend chez Séjra, celle-ci le prie d&#8217;oublier Amina.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"> <font face="Arial, sans-serif"><font size="3">Farfat court dans les ruelles, il est poursuivi par des policiers.  Au passage d&#8217;un train, Farfat disparaît. Il réapparaît de nouveau.  Il semble voler sur le toit des maisons.</font></font></p>
<p style="margin-right:0;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">&#160;</p>
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<p class="sdfootnote"><font face="Arial, sans-serif"><font size="2"><a href="#sdfootnote1anc" title="sdfootnote1sym" class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym">1</a> 	bastion </font></font></p>
</div>
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<p class="sdfootnote"><a href="#sdfootnote2anc" title="sdfootnote2sym" class="sdfootnotesym" name="sdfootnote2sym">2</a> 	<span>Eau</span> de vie <span>tunisienne</span> 	à base  de <span>figue</span></p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Making Of]]></title>
<link>http://videograbber.wordpress.com/2006/03/28/making-of/</link>
<pubDate>Tue, 28 Mar 2006 05:55:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>videograbber</dc:creator>
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<description><![CDATA[Un film del 2006, regia di Nouri Bouzid, con Lotfi Abdelli / Afef Ben Mahmoud / Fatima Ben Saïdane /]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Un film del <strong>2006</strong>, regia di <strong>Nouri Bouzid</strong>, con Lotfi Abdelli / Afef Ben Mahmoud / Fatima Ben Saïdane / Lotfi Dziri. Prodotto da  (120min)</p>
<p><em>Drammatico / Poliziesco</em></p>
<p><a href="http://videograbber.files.wordpress.com/2009/11/locandina_2117.jpg"><img style="display:inline;border-width:0;" title="Making Of" src="http://videograbber.files.wordpress.com/2009/11/locandinasmall_2117.jpg" border="0" alt="Making Of" /></a></p>
<p>Un ballerino di breakdance tunisino di innamora di una fondamentalista che ha intenzione di convincere il giovane a trasformarsi in uomo bomba.</p>
</div>]]></content:encoded>
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