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	<title>ocs &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "ocs"</description>
	<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 13:55:32 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Décrypter les mécanismes du « Nouvel Ordre Mondial »]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/decrypter-les-mecanismes-du-%c2%ab-nouvel-ordre-mondial-%c2%bb/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 23:03:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Régis Mex, pour Mecanopolis article rédigé le 16 mars 2009 G20, sommet de l’OTAN… La crise écono]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Régis Mex, pour Mecanopolis</em></p>
<p>article rédigé le 16 mars 2009</p>
<p><strong>G20, sommet de l’OTAN… La crise économique mondiale accélère un processus entamé il y a déjà fort longtemps. La pression sur les États va encore s’accentuer, dans les prochaines semaines, afin qu’ils participent à de nouveaux « <em>plans de sauvetages</em> », aussi inutiles qu’onéreux. Lorsqu’ils crouleront sous le poids des dettes et seront menacé de faillite, le « <em>nouvel ordre mondial</em> » pourra s’imposer de lui même. L’histoire du monde nous démontre que les mécanismes de la manipulation sont toujours les mêmes et qu’ils s’étalent presque au grand jour, pour ceux qui se donnent la peine de garder les yeux ouverts.<br />
</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2644" title="nwo" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwo.jpg" alt="" width="445" height="336" /></a></p>
<p><strong>DIALOGUES AUX ENFERS ENTRE MACHIAVEL ET MONTESQUIEU</strong></p>
<p>Dans le Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu (1864), Maurice Joly (1829-1878) décrit – sous couvert d’une discussion philosophique entre Machiavel et Montesquieu, personnages qu’il a réuni de manière fictive, sur les fins de la politique – comment Napoléon III a manipulé les milieux économiques, la presse, l’opinion publique, les syndicats, les milieux ouvriers, le peuple, etc, pour établir les bases solides d’un pouvoir qu’on pourrait qualifier de totalitaire. Selon l’auteur, l’empereur a fait du peuple français un peuple d’esclaves, oublieux de sa liberté et consentant à tous les asservissements.</p>
<p>Puisque je trouve les caractéristiques d’un gouvernement totalitaire admirablement décrites dans cette oeuvre, je vous propose ce recueil d’extraits que j’ai commenté. Vous serez sans doute surpris de voir à quel point de nombreux critères correspondent à merveille avec notre société actuelle, et à quel point les mécanismes du despotisme sont intemporels et ne changent que par la forme à travers le temps, jamais en substance. D’où l’intérêt de connaître le passé pour comprendre le présent.</p>
<p><strong>Prologue:</strong></p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>L’instinct mauvais chez l’homme est plus puissant que le bon. L’homme a plus d’entraînement vers le mal que vers le bien ; la crainte et la force ont sur lui plus d’empire que la raison. Les hommes aspirent tous à la domination, et il n’en est point qui ne fût oppresseur, s’il le pouvait ; tous ou presque tous sont prêts à sacrifier les droits d’autrui à leurs intérêts. Qui contient entre eux ces animaux dévorants qu’on appelle les hommes ? A l’origine des sociétés, c’est la force brutale et sans frein ; plus tard, c’est la loi, c’est-à-dire encore la force, réglée par des formes.</p>
<p>Sous certaines latitudes de l’Europe, il y a des peuples incapables de modération dans l’exercice de la liberté. Si la liberté s’y prolonge, elle se transforme en licence ; la guerre civile ou sociale arrive, et l’État est perdu, soit qu’il se fractionne et se démembre par l’effet de ses propres convulsions, soit que ses divisions le rendent la proie de l’étranger. Dans des conditions pareilles, les peuples préfèrent le despotisme à l’anarchie ; ont-ils tort ? Les États une fois constitués ont deux sortes d’ennemis : les ennemis du dedans et les ennemis du dehors. Quelles armes emploieront-ils en guerre contre les étrangers ? Les deux généraux ennemis se communiqueront-ils réciproquement leurs plans de campagne pour se mettre mutuellement en état de se défendre ? S’interdiront-ils les attaques nocturnes, les pièges, les embuscades, les batailles en nombre de troupes inégal ? Non, sans doute, n’est-ce pas ? et de pareils combattants apprêteraient à rire. Et ces pièges, ces artifices, toute cette stratégie indispensable à la guerre, vous ne voulez pas qu’on l’emploie contre les ennemis du dedans, contre les factieux ?</p>
<p>Sans doute, on y mettra moins de rigueur ; mais, au fond, les règles seront les mêmes. Est-il possible de conduire par la raison pure des masses violentes qui ne se meuvent que par des sentiments, des passions et des préjugés ? Je vous l’ai dit tout à l’heure, et je le maintiens, même en présence de l’histoire contemporaine : tous les pouvoirs souverains ont eu la force pour origine, ou, ce qui est la même chose, la négation du droit. Ce mot de droit lui-même, d’ailleurs, ne voyez-vous pas qu’il est d’un vague infini ? Où commence-t-il, où finit-il ? Quand le droit existera-t-il, et quand n’existera-t-il pas ? Dans les États, le principe du droit est dominé par celui de l’intérêt. Abstraitement parlant, la violence et l’astuce sont-elles un mal ? Oui ; mais il faudra bien les employer pour gouverner les hommes, tant que les hommes ne seront pas des anges.</p>
<p>Tout est bon ou mauvais, suivant l’usage qu’on en fait et le fruit que l’on en tire ; la fin justifie les moyens : et maintenant si vous me demandez pourquoi, moi républicain, je donne partout la préférence au gouvernement absolu, je vous dirai que, témoin dans ma patrie de l’inconstance et de la lâcheté de la populace, de son goût inné pour la servitude, de son incapacité à concevoir et à respecter les conditions de la vie libre ; c’est à mes yeux une force aveugle qui se dissout tôt ou tard, si elle n’est dans la main d’un seul homme ; je réponds que le peuple, livré à lui-même, ne saura que se détruire ; qu’il ne saura jamais administrer, ni juger, ni faire la guerre. Je vous dirai que la Grèce n’a brillé que dans les éclipses de la liberté ; que sans le despotisme de l’aristocratie romaine, et que, plus tard, sans le despotisme des empereurs, l’éclatante civilisation de l’Europe ne se fût jamais développée.Chercherai-je mes exemples dans les États modernes ? Ils sont si frappants et si nombreux…</p>
<p><strong>Montesquieu : </strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_remix_2_by_keepinschtum.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2646" title="illuminati by Keepinschtum" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_remix_2_by_keepinschtum.jpg?w=300" alt="" width="300" height="300" /></a>Vous conviendrez cependant que, quand il s’agit de gouvernement, il faut aboutir à des principes. Vous ne faites aucune place, dans votre politique, ni à la morale, ni à la religion, ni au droit ; vous n’avez à la bouche que deux mots : la force et l’astuce. Si votre système se réduit à dire que la force joue un grand rôle dans les affaires humaines, que l’habileté est une qualité nécessaire à l’homme d’État, vous comprenez bien que c’est là une vérité qui n’a pas besoin de démonstration ; mais ; si vous érigez la violence en principe, l’astuce en maxime de gouvernement ; si vous ne tenez compte dans vos calculs d’aucune des lois de l’humanité, le code de la tyrannie n’est plus que le code de la brute, car les animaux aussi sont adroits et forts, et il n’y a, en effet, parmi eux d’autre droit que celui de la force brutale. Ce n’est pas seulement au nom de l’intérêt, c’est au nom du devoir qu’agissent tous les oppresseurs. Ils le violent, mais ils l’invoquent ; la doctrine de l’intérêt est donc aussi impuissante à elle seule que les moyens qu’elle emploie. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Cet extrait des Dialogues issu du prologue met les choses à leur place d’une manière objective: si le gouvernement est coupable de bien des vices, ses fondations reflètent la nature de peuples. En effet, comme le dit le proverbe, « <em>on a les politiciens que l’on mérite</em> », et il me semble particulièrement intéressant de constater, lorsque l’on remonte aux sources des causes de la perversité de nos gouvernements, que beaucoup de mesures moralement contestables que ces derniers sont forcés de mettre en place sont dues à l’irresponsabilité et à la méchanceté des peuples. Il me semble, d’ailleurs, que l’extrait est suffisamment éloquent à ce sujet. Le problème est que, comme le souligne Montesquieu, les gouvernements auront tendance à s’égarer dans la force, à négliger le bien de ses sujets, et à ne favoriser que les intérêts du « <em>prince</em> » (souverain) et ses proches. La solution ne se trouverait donc pas dans un système, puisque tous devront user de moyens douteux à un instant ou à un autre de leur existence, mais bien dans l’attitude des dirigeants; il ne faut pas qu’ils s’égarent sur la voie de la facilité et estiment leurs citoyens comme un troupeau de bétail qui n’a d’autre utilité que celle d’être exploité. Ils doivent, au contraire, être conscients que si les peuples manquent de responsabilité, ils doivent être ceux qui les guideront pour les amener à s’améliorer, comme un parent bienveillant éduque son enfant. Hélas, nous savons tous que les gouvernements de notre temps (et ceux d’une écrasante majorité à travers l’histoire, d’ailleurs) empruntent la voie inverse, et ont bien peu de scrupules moraux et philosophiques. Mais il n’empêche que nous ne devons pas être aveugle et ne voir que leurs fautes; nous devons aussi avoir un regard introspectif et admettre la responsabilité de la collectivité, ce qui, je pense, se fait bien trop rarement de notre temps, alors que l’on ne peut arriver à un vision juste des choses en l’absence de la considération de ce point.</p>
<p>« <strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Ici, je vous arrête ; vous faites une part à l’intérêt, cela suffit pour justifier toutes les nécessités politiques qui ne sont pas d’accord avec le droit.</p>
<p><strong>Montesquieu:</strong></p>
<p>C’est la raison d’État que vous invoquez. Remarquez donc que je ne puis pas donner pour base aux sociétés précisément ce qui les détruit. Au nom de l’intérêt, les princes et les peuples, comme les citoyens, ne commettront que des crimes. L’intérêt de l’État, dites-vous ! Mais comment reconnaîtrai-je s’il lui est réellement profitable de commettre telle ou telle iniquité ? Ne savons-nous pas que l’intérêt de l’État, c’est le plus souvent l’intérêt du prince en particulier, ou celui des favoris corrompus qui l’entourent ?</p>
<p>Vous ne songez donc pas qu’avec des maximes pareilles, il n’y a pas de société qui puisse vivre ; vous croyez que le sujet tiendra longtemps ses serments quand il verra le souverain les trahir ; qu’il respectera les lois quand il saura que celui qui les lui a données les a violées, et qu’il les viole tous les jours ; vous croyez qu’il hésitera dans la voie de la violence, de la corruption et de la fraude, quand il y verra marcher sans cesse ceux qui sont chargés de le conduire ? Détrompez-vous ; sachez que chaque usurpation du prince dans le domaine de la chose publique autorise une infraction semblable dans la sphère du sujet ; que chaque perfidie politique engendre une perfidie sociale ; que chaque violence en haut légitime une violence en bas. Voilà pour ce qui regarde les citoyens entre eux.</p>
<p>Pour ce qui les regarde dans leurs rapports avec les gouvernants, je n’ai pas besoin de vous dire que c’est la guerre civile introduite à l’état de ferment, au sein de la société. Le silence du peuple n’est que la trêve du vaincu, pour qui la plainte est un crime. Attendez qu’il se réveille : vous avez inventé la théorie de la force ; soyez sûr qu’il l’a retenue. Au premier jour, il rompra ses chaînes ; il les rompra sous le prétexte le plus futile peut-être, et il reprendra par la force ce que la force lui a arraché.</p>
<p>La maxime du despotisme, c’est le perinde ac cadaver des jésuites ; tuer ou être tué : voilà sa loi ; c’est l’abrutissement aujourd’hui, la guerre civile demain.</p>
<p>Sans doute, les orages de la liberté existeront toujours, et il se commettra encore bien des crimes en son nom : mais le fatalisme politique n’existe plus. Si vous avez pu dire, dans votre temps, que le despotisme était un mal nécessaire, vous ne le pourriez pas aujourd’hui, car, dans l’état actuel des mœurs et des institutions politiques chez les principaux peuples de l’Europe, le despotisme est devenu impossible. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Ici, nous retrouvons ce que nous avons laissé entendre précédemment en plus approfondi; les citoyens créent une entité qui leur ressemble par sa nature, l’État, qui constitue l’autorité. Mais l’autorité influence toujours, voire façonne entièrement, le caractère de ce qui dépend d’elle. Donc, si l’autorité est vertueuse, la morale des citoyens aura tendance à s’améliorer, et inversément si elle est vicieuse. De là découle toute l’importance de ce que les dirigeants assument les mauvais aspects qui existent naturellement, et tentent d’améliorer la situation, plutôt que de se complaire égoïste dans l’état imparfait des choses, en ne se souciant guère du bien commun.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati-papercraft.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2657" title="presse-papier Illuminati" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati-papercraft.jpg?w=300" alt="" width="300" height="247" /></a>« <strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Impossible ?… Si vous parvenez à me prouver cela, je consens à faire un pas dans le sens de vos idées.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je vais vous le prouver très-facilement, si vous voulez bien me suivre encore.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Très-volontiers, mais prenez garde ; je crois que vous vous engagez beaucoup. Je me propose de démolir, pièce à pièce, toutes les belles choses que vous venez de dire, et de vous démontrer que ce sont mes doctrines seules qui l’emportent même aujourd’hui, malgré les nouvelles idées, malgré les nouvelles mœurs, malgré vos prétendus principes de droit public, malgré toutes les institutions dont vous venez de me parler.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>En écoutant vos théories sur la division des pouvoirs et sur les bienfaits que lui doivent les peuples de l’Europe, je ne pouvais m’empêcher d’admirer, Montesquieu, à quel point l’illusion des systèmes peut s’emparer des plus grands esprits. A la première occasion, le mouvement se produira par la rupture d’un des ressorts que vous avez si soigneusement forgés. Croyez-vous que les pouvoirs resteront longtemps dans les limites constitutionnelles que vous leur avez assignées, et qu’ils ne parviendront pas à les franchir ? Quelle est l’assemblée législative indépendante qui n’aspirera pas à la souveraineté ? Quelle est la magistrature qui ne fléchira pas au gré de l’opinion ? Quel est le prince, surtout, souverain d’un royaume ou chef d’une république, qui acceptera sans réserve le rôle passif auquel vous l’aurez condamné ; qui, dans le secret de sa pensée, ne méditera pas le renversement des pouvoirs rivaux qui gênent son action ? En réalité, vous aurez mis aux prises toutes les forces contraires, suscité toutes les entreprises, donné des armes à tous les partis. Vous aurez livré le pouvoir à l’assaut de toutes les ambitions, et fait de l’État une arène où se déchaîneront les factions. Dans peu de temps, ce sera le désordre partout ; d’intarissables rhéteurs transformeront en joutes oratoires les assemblées délibérantes ; d’audacieux journalistes, d’effrénés pamphlétaires attaqueront tous les jours la personne du souverain, discréditeront le gouvernement, les ministres, les hommes en place…</p>
<p>Dans vos calculs, vous n’avez compté qu’avec des minorités sociales. Il y a des populations gigantesques rivées au travail par la pauvreté, comme elles l’étaient autrefois par l’esclavage. Qu’importent, je vous le demande, à leur bonheur toutes vos fictions parlementaires ? Votre grand mouvement politique n’a abouti, en définitive, qu’au triomphe d’une minorité privilégiée par le hasard comme l’ancienne noblesse l’était par la naissance. Qu’importe au prolétaire courbé sur son labeur, accablé sous le poids de sa destinée, que quelques orateurs aient le droit de parler, que quelques journalistes aient le droit d’écrire ? Vous avez créé des droits qui resteront éternellement pour la masse du peuple à l’état de pure faculté, puisqu’il ne saurait s’en servir. Ces droits, dont la loi lui reconnaît la jouissance idéale et dont la nécessité lui refuse l’exercice réel, ne sont pour lui qu’une ironie amère de sa destinée. Je vous réponds qu’un jour il les prendra en haine, et qu’il les détruira de sa main pour se confier au despotisme. Le tempérament de vos institutions est de donner plus de force à l’aristocratie qu’au peuple, plus de force au prince qu’à l’aristocratie, proportionnant ainsi les pouvoirs à la capacité politique de ceux qui doivent les exercer.</p>
<p>Le peuple, par une conséquence absolument inévitable, s’emparera, un jour ou l’autre, de tous les pouvoirs dont on a reconnu que le principe était en lui. Sera-ce pour les garder ? Non. Après quelques jours de folie, il les jettera, par lassitude, au premier soldat de fortune qui se trouvera sur son chemin. Dans votre pays, vous avez vu, en 1793, comment les coupe-têtes français ont traité la monarchie représentative : le peuple souverain s’est affirmé par le supplice de son roi, puis il a fait litière de tous ses droits ; il s’est donné à Robespierre, à Barras, à Bonaparte.</p>
<p>Vous êtes un grand penseur, mais vous ne connaissez pas l’inépuisable lâcheté des peuples ; je ne dis pas de ceux de mon temps, mais de ceux du vôtre ; rampants devant la force, sans pitié devant la faiblesse, implacables pour des fautes, indulgents pour des crimes, incapables de supporter les contrariétés d’un régime libre, et patients jusqu’au martyre pour toutes les violences du despotisme audacieux, brisant les trônes dans des moments de colère, et se donnant des maîtres à qui ils pardonnent des attentats pour le moindre desquels ils auraient décapité vingt rois constitutionnels.</p>
<p>Cherchez donc la justice ; cherchez le droit, la stabilité, l’ordre, le respect des formes si compliquées de votre mécanisme parlementaire avec des masses violentes, indisciplinées, incultes, auxquelles vous avez dit : Vous êtes le droit, vous êtes les maîtres, vous êtes les arbitres de l’État !<a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/structure-franc-maconnerie.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2647" title="les 33 degrés de la Franc-Maçonnerie" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/structure-franc-maconnerie.jpg?w=206" alt="" width="206" height="300" /></a> Ce que vous savez, ainsi que moi, du passé, m’autorise, dès à présent, à dire que le principe de la souveraineté populaire est destructif de toute stabilité, qu’il consacre indéfiniment le droit des révolutions. Il met les sociétés en guerre ouverte contre tous les pouvoirs humains et même contre Dieu ; il est l’incarnation même de la force. Il fait du peuple une brute féroce qui s’endort quand elle est repue de sang, et qu’on enchaîne ; et voici la marche invariable que suivent alors les sociétés dont le mouvement est réglé sur ce principe : la souveraineté populaire engendre la démagogie, la démagogie engendre l’anarchie, l’anarchie ramène au despotisme. Le despotisme, pour vous, c’est la barbarie. Eh bien, vous voyez que les peuples retournent à la barbarie par le chemin de la civilisation.</p>
<p>Mais ce n’est pas tout, et je prétends qu’à d’autres points de vue encore le despotisme est la seule forme de gouvernement qui soit réellement appropriée à l’état social des peuples modernes, car, avec vos grands États, qui ne vivent plus que par l’industrie ; avec vos populations sans Dieu et sans foi, dans des temps où les peuples ne se satisfont plus par la guerre, et où leur activité violente se reporte nécessairement au dedans, la liberté, avec les principes qui lui servent de fondement, ne peut être qu’une cause de dissolution et de ruine. De la lassitude des idées et du choc des révolutions sont sorties des sociétés froides et désabusées qui sont arrivées à l’indifférence en politique comme en religion, qui n’ont plus d’autre stimulant que les jouissances matérielles, qui ne vivent plus que par l’intérêt, qui n’ont d’autre culte que l’or, dont les moeurs mercantiles le disputent à celles des juifs qu’ils ont pris pour modèles. Croyez-vous que ce soit par amour de la liberté en elle-même que les classes inférieures essayent de monter à l’assaut du pouvoir ? C’est par haine de ceux qui possèdent ; au fond, c’est pour leur arracher leurs richesses, instrument des jouissances qu’ils envient.</p>
<p>Ceux qui possèdent implorent de tous les côtés un bras énergique, un pouvoir fort ; ils ne lui demandent qu’une chose, c’est de protéger l’État contre des agitations auxquelles sa constitution débile ne pourrait résister, de leur donner à eux-mêmes la sécurité nécessaire pour qu’ils puissent jouir et faire leurs affaires. Quelles formes de gouvernement voulez vous appliquer à des sociétés où la corruption s’est glissée partout, où la fortune ne s’acquiert que par les surprises de la fraude, où la morale n’a plus de garantie que dans les lois répressives, où le sentiment de la patrie lui-même s’est éteint dans je ne sais quel cosmopolitisme universel ? Je ne vois de salut pour ces sociétés, véritables colosses aux pieds d’argile, que dans l’institution d’une centralisation à outrance, qui mette toute la force publique à la disposition de ceux qui gouvernent « </p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il y a peu à redire là-dessus, si ce n’est que, après 145 ans, ce texte reste d’une grande actualité. Il est effectivement saisissant de constater à quel point des passages tels que ceux qui sont surlignés restent valables, et sont sans doute même bien plus vrai qu’à l’époque; les masses de travaux qui ont continué à écraser bien des hommes malgré l’abolition de l’esclavage sont effectivement une poursuite de ce dernier dans une autre forme, surtout aujourd’hui où tout est si bien réglementé et où tant de personnes sont assommées par le crédit que l’on n’a d’autre choix que de suivre une route toute tracée et qui se présente en simulacre de liberté.</p>
<p>La propension qu’ont les hommes à se reposer sur la force de quelqu’un d’autre, et ainsi à leur confier tant de responsabilités qu’ils rendent pour ainsi dire quelqu’un d’autre maître de leur vie, est aussi très bien illustrée dans ce dernier extrait. Mais l’élément le plus frappant est encore, à mon sens, ces sociétés indifférentes aux valeurs essentielles et obsédées par les jouissances matérielles dont parle Maurice Joly, presque prophétiquement, lorsqu’on voit à quel point ces aspects se sont développés et empirés aujourd’hui. Les moeurs ont effectivement été très bousculées, au point que tout ce qui pourrait s’opposer vertueusement aux dérives matérialistes, comme l’idée même de Dieu, est systématiquement renié sans un semblant de réflexion, ce qui engendre un extrême avilissement des peuples occidentaux consommateurs, et les poussent dans l’acception systématique de leurs pulsions primaires et animales, ce qui ne les rend que bien plus simples à contrôler et manipuler, puisque leurs facultés intellectuelles tombent en désuétude.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Avec des sociétés nouvelles, il faut employer des procédés nouveaux. Il ne s’agit pas aujourd’hui, pour gouverner, de commettre des iniquités violentes, de décapiter ses ennemis, de dépouiller ses sujets de leurs biens, de prodiguer les supplices ; non, la mort, la spoliation et les tourments physiques ne peuvent jouer qu’un rôle assez secondaire dans la politique intérieure des États modernes. Il s’agit moins aujourd’hui de violenter les hommes que de les désarmer, de comprimer leurs passions politiques que de les effacer, de combattre leurs instincts que de les tromper, de proscrire leurs idées que de leur donner le change en se les appropriant.</p>
<p>Le principal secret du gouvernement consiste à affaiblir l’esprit public, au point de le désintéresser complétement des idées et des principes avec lesquels on fait aujourd’hui les révolutions. Dans tous les temps, les peuples comme les hommes se sont payés de mots. Les apparences leur suffisent presque toujours ; ils n’en demandent pas plus. On peut donc établir des institutions factices qui répondent à un langage et à des idées également factices ; il faut avoir le talent de ravir aux partis cette phraséologie libérale, dont ils s’arment contre le gouvernement. Il faut en saturer les peuples jusqu’à la lassitude, jusqu’au dégoût. On parle souvent aujourd’hui de la puissance de l’opinion, je vous montrerai qu’on lui fait exprimer ce qu’on veut quand on connaît bien les ressorts cachés du pouvoir. Mais avant de songer à la diriger, il faut l’étourdir, la frapper d’incertitude par d’étonnantes contradictions, opérer sur elle d’incessantes diversions, l’éblouir par toutes sortes de mouvements divers, l’égarer insensiblement dans ses voies. Un des grands secrets du jour est de savoir s’emparer des préjugés et des passions populaires, de manière à introduire une confusion de principes qui rend toute entente impossible entre ceux qui parlent la même langue et ont les mêmes intérêts.</p>
<p>Le prince devra s’attacher avant tout à détruire les partis, à dissoudre les forces collectives partout où elles existent, à paralyser dans toutes ses manifestations l’initiative individuelle ; ensuite le niveau des caractères descendra de lui-même, et tous les bras molliront bientôt contre la servitude. Le pouvoir absolu ne sera plus un accident, il deviendra un besoin. Les moyens d’action du despotisme, les plus puissants peut-être, seront précisément ceux que l’on aura le talent d’emprunter à ce même régime industriel qui fait votre admiration. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Nous retrouvons ici la concrétisation de ce que je laissais présager précédemment: l’esprit public est affaibli, malléable, et si désintéressé de la nature de son monde qu’il se contentera de croire ce que les autorités présenteront comme la vérité. Ainsi, le citoyen moyen d’aujourd’hui aime croire qu’il vit dans un système réellement démocratique et respectueux des valeurs humaines en s’extasiant devant les discours officiels incohérents et grossièrement simplistes relayés par son poste télévisé. Il serait si malheureux que l’on tente de le sortir de la béatitude qu’engendre son inconscience qu’il occultera sa réflexion encore plus qu’il ne le fait d’habitude si jamais il entend quelqu’un essayer de lui faire prendre conscience de la véritable réalité des choses; n’écoutant pas, se voilant derrière ses impressions et ses sentiments irrationnels, il continuera d’être un mouton trop occupé par les futilités de son existence et trop égoïste pour réfléchir aux problèmes que connait le monde. Il est alors effectivement extrêmement simple de le manier dans le sens où on l’entend, du moment que l’on lui promettre de pouvoir demeurer dans sa prison dorée d’inconscience. Outre cette actualisation de l’extrait, ce dernier s’exprime si bien de lui-même que je n’ai rien de plus à ajouter.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>A l’aide du seul pouvoir réglementaire, j’instituerais, par exemple, d’immenses monopoles financiers, réservoirs de la fortune publique, dont dépendrait si étroitement le sort de toutes les fortunes privées, qu’elles s’engloutiraient avec le crédit de l’État le lendemain de toute catastrophe politique. Vous êtes un économiste, Montesquieu, pesez la valeur de cette combinaison. Voici une autre combinaison empruntée a l’ordre industriel : Dans le temps actuel, l’aristocratie, en tant que force politique, a disparu ; mais la bourgeoisie territoriale est encore un élément de résistance dangereux pour les gouvernements, parce qu’elle est d’elle-même, indépendante ; il peut être nécessaire de l’appauvrir ou même de la ruiner complétement. Il suffit, pour cela, d’aggraver les charges qui pèsent sur la propriété foncière, de maintenir l’agriculture dans un état d’infériorité relative, de favoriser à outrance le commerce et l’industrie, mais principalement la spéculation ; car la trop grande prospérité de l’industrie peut elle-même devenir un danger, en créant un nombre trop considérable de fortunes indépendantes. Il faut arriver à ce qu’il n’y ait plus, dans l’État, que des prolétaires, quelques millionnaires et des soldats. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Quoi de plus actuel, à nouveau, que la mainmise des immenses monopoles financiers sur le système ? Il y a cependant ici une inversion; dans l’État imaginé par Machiavel, ces fortunes sont à la solde de l’État et le public domine le privé. Dans les temps actuels, c’est le contraire.</p>
<p>Pour ce qui est de ruiner toute force indépendante, il est aisé de constater à quel point les supermarchés et autres organismes de centralisations, véritables monopoles aux mains de l’État (et une centralisation aussi puissante de biens essentiels dans une seule paire de mains est toujours <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/2003817320.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2658" title="2003817320" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/2003817320.jpg?w=226" alt="" width="226" height="300" /></a>une des caractéristiques terribles du despotisme), ont aidé à rendre très difficile toute réussite magistrale dans le commerce ou l’artisanat indépendants. Le despotisme doit rendre ses citoyens dépendants de son gouvernement, et n’aura de cesse de les appauvrir, tant matériellement qu’intellectuellement et spirituellement, pour s’assurer la longévité. En effet, moins les citoyens sont riches, moins ils ont de possibilités de se révolter… Comme le dit Machiavel: « <em>Il faut arriver à ce qu’il n’y ait plus, dans l’État, que des prolétaires et quelques millionnaires</em> ». On devine de quel côté seront les millionnaires.</p>
<p>Remarquons également, à propos de la spéculation, à quel point cette dernière a explosé aujourd’hui et que le danger que voit Machiavel dans les fortunes indépendantes a eu raison des gouvernements, puisque la richesse du secteur privé dépasse de loin celle du public. Á titre d’exemple, les 500 plus grosses entreprises des États-Unis possèdent 80% du PIB du pays; le mot du gouvernement a donc bien moins à dire que celui des multinationales…</p>
<p>De plus, les plus puissantes personnes des secteurs de pouvoir, qui ne sont soumis à aucune censure démocratique, désignent le plus souvent leur successeur parmi leurs enfants ou leur entourage, ce qui est relativement conforme à la dynastie royale que voudrait imposer Machiavel après son coup d’État despotique.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Le pouvoir que je rêve, bien loin, comme vous le voyez, d’avoir des moeurs barbares, doit attirer à lui toutes les forces et tous les talents de la civilisation au sein de laquelle il vit. Il devra s’entourer de publicistes, d’avocats, de jurisconsultes, d’hommes de pratique et d’administration, de gens qui connaissent à fond tous les secrets, tous les ressorts de la vie sociale, qui parlent tous les langages, qui aient étudié l’homme dans tous les milieux. Il faut les prendre partout, n’importe où, car ces gens-là rendent des services étonnants par les procédés ingénieux qu’ils appliquent à la politique. Il faut, avec cela, tout un monde d’économistes, de banquiers, d’industriels, de capitalistes, d’hommes à projets, d’hommes à millions, car tout au fond se résoudra par une question de chiffres.</p>
<p>L’usurpateur d’un État est dans une situation analogue à celle d’un conquérant. Il est condamné à tout renouveler, à dissoudre l’État, à détruire la cité, à changer la face des moeurs.</p>
<p>C’est là le but, mais dans les temps actuels il n’y faut tendre que par des voies obliques, des moyens détournés, des combinaisons habiles, et, autant que possible, exemptes de violence. Je ne détruirai donc pas directement les institutions, mais je les toucherai une à une par un trait de main inaperçu qui en dérangera le mécanisme. Ainsi je toucherai tour à tour à l’organisation judiciaire, au suffrage, à la presse, à la liberté individuelle, à l’enseignement.</p>
<p>Je vous disais, il y a peu d’instants, que les peuples étaient comme les hommes, qu’ils tenaient plus aux apparences qu’à la réalité des choses ; c’est là, en politique, une règle dont je suivrais scrupuleusement les indications ; veuillez me rappeler les principes auxquels vous tenez le plus et vous verrez que je n’en suis pas aussi embarrassé que vous paraissez le croire. Vous ne manqueriez sans doute pas de me parler du principe de la séparation des pouvoirs, de la liberté de la parole et de la presse, de la liberté religieuse, de la liberté individuelle, du droit d’association, de l’égalité devant la loi, de l’inviolabilité de la propriété et du domicile, du droit de pétition, du libre consentement de l’impôt, de la proportionnalité des peines, de la non rétroactivité des lois. Je ne vois nul inconvénient à proclamer ces principes ; j’en ferai même, si vous le voulez, le préambule de ma constitution.</p>
<p>Les gouvernés seront toujours contents du prince, lorsqu’il ne touchera ni à leurs biens, ni à leur honneur, et dès lors il n’a plus à combattre que les prétentions d’un petit nombre de mécontents, dont il vient facilement à bout.</p>
<p><strong>Montesquieu : </strong></p>
<p>On pourrait vous répondre que les droits politiques aussi sont des biens ; qu’il importe aussi à l’honneur des peuples de les maintenir, et qu’en y touchant vous portez en réalité atteinte à leurs biens comme à leur honneur.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vous semblez toujours croire que les peuples modernes sont affamés de liberté. Avez-vous prévu le cas où ils n’en veulent plus, et pouvez-vous demander aux princes d’avoir pour elle plus de passion que n’en ont les peuples ? Or, dans vos sociétés si profondément relâchées, où l’individu ne vit plus que dans la sphère de son égoïsme et de ses intérêts matériels, interrogez le plus grand nombre, et vous verrez si, de tous côtés, on ne vous répond pas : Que me fait la politique ? Que m’importe la liberté ? Est-ce que tous les gouvernements ne sont pas les mêmes ? Est-ce qu’un gouvernement ne doit pas se défendre ?</p>
<p>Remarquez-le bien, d’ailleurs, ce n’est même pas le peuple qui tiendra ce langage ; ce seront les bourgeois, les industriels, les gens instruits, les riches, les lettrés, tous ceux qui sont en état d’apprécier vos belles doctrines de droit public. Ils me béniront, ils s’écrieront que je les ai sauvés, qu’ils sont en état de minorité, qu’ils sont incapables de se conduire. Tenez, les nations ont je ne sais quel secret amour pour les vigoureux génies de la force. A tous les actes violents marqués du talent de l’artifice, vous entendrez dire avec une admiration qui surmontera le blâme : Ce n’est pas bien, soit, mais c’est habile, c’est bien joué, c’est fort ! »</p>
<h2>La presse</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/21_illuminati.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2649" title="Divers logos de sociétés secrètes différentes allant tous vers le même objectif : le Nouvel Ordre Mondial" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/21_illuminati.jpg?w=225" alt="" width="225" height="300" /></a>Puisque c’est une si grande force que le journalisme, savez-vous ce que ferait mon gouvernement ? Il se ferait journaliste, ce serait le journalisme incarné. Je compterai le nombre de journaux qui représenteront ce que vous appelez l’opposition. S’il y en a dix pour l’opposition, j’en aurai vingt pour le gouvernement ; s’il y en a vingt, j’en aurai quarante ; s’il y en a quarante, j’en aurai quatre-vingts. Voilà à quoi me servira, vous le comprenez à merveille maintenant, la faculté que je me suis réservée d’autoriser la création de nouvelles feuilles politiques. Il ne faut pas que la masse du public puisse soupçonner cette tactique ; la combinaison serait manquée et l’opinion se détacherait d’elle-même des journaux qui défendraient ouvertement ma politique.</p>
<p>Je diviserai en trois ou quatre catégories les feuilles dévouées à mon pouvoir. Au premier rang je mettrai un certain nombre de journaux dont la nuance sera franchement officielle, et qui, en toutes rencontres, défendront mes actes à outrance. Ce ne sont pas ceux-là, je commence par vous le dire, qui auront le plus d’ascendant sur l’opinion. Au second rang je placerai une autre phalange de journaux dont le caractère ne sera déjà plus qu’officieux et dont la mission sera de rallier à mon pouvoir cette masse d’hommes tièdes et indifférents qui acceptent sans scrupule ce qui est constitué, mais ne vont pas au delà dans leur religion politique.</p>
<p>C’est dans les catégories de journaux qui vont suivre que se trouveront les leviers les plus puissants de mon pouvoir. Ici, la nuance officielle ou officieuse se dégrade complétement, en apparence, bien entendu, car les journaux dont je vais vous parler seront tous rattachés par la même chaîne à mon gouvernement, chaîne visible pour les uns, invisible à l’égard des autres. Je n’entreprends point de vous dire quel en sera le nombre, car je compterai un organe dévoué dans chaque opinion, dans chaque parti ; j’aurai un organe aristocratique dans le parti aristocratique, un organe républicain dans le parti républicain, un organe révolutionnaire dans le parti révolutionnaire, un organe anarchiste, au besoin, dans le parti anarchiste. Comme le dieu Wishnou, ma presse aura cent bras, et ces bras donneront la main à toutes les nuances d’opinion quelconque sur la surface entière du pays. On sera de mon parti sans le savoir. Ceux qui croiront parler leur langue parleront la mienne, ceux qui croiront agiter leur parti agiteront le mien, ceux qui croiront marcher sous leur drapeau marcheront sous le mien.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je me demande seulement, comment vous pourrez diriger et rallier toutes ces milices de publicité clandestinement embauchées par votre gouvernement.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Ce n’est là qu’une affaire d’organisation, vous devez le comprendre ; j’instituerai, par exemple, sous le titre de division de l’imprimerie et de la presse, un centre d’action commun où l’on viendra chercher la consigne et d’où partira le signal. Alors, pour ceux qui ne seront qu’à moitié dans le secret de cette combinaison, il se passera un spectacle bizarre ; on verra des feuilles, dévouées à mon gouvernement, qui m’attaqueront, qui crieront, qui me susciteront une foule de tracas.</p>
<p>Remarquez bien que jamais les bases ni les principes de mon gouvernement ne seront attaqués par les journaux dont je vous parle ; ils ne feront jamais qu’une polémique d’escarmouche, qu’une opposition dynastique dans les limites les plus étroites. Le résultat, vraiment considérable déjà, sera de faire dire, par le plus grand nombre : Mais vous voyez bien qu’on est libre, qu’on peut parler sous ce régime, qu’il est injustement attaqué, qu’au lieu de comprimer, comme il pourrait le faire, il souffre, il tolère ! Un autre résultat, non moins important, sera de provoquer, par exemple, des observations comme celles-ci : Voyez à quel point les bases de ce gouvernement, ses principes, s’imposent au respect de tous ; voilà des journaux qui se permettent les plus grandes libertés de langage, eh bien, jamais ils n’attaquent les institutions établies. Il faut qu’elles soient au-dessus des injustices des passions, puisque les ennemis mêmes du gouvernement ne peuvent s’empêcher de leur rendre hommage.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Voilà, je l’avoue, qui est vraiment machiavélique.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vous me faites beaucoup d’honneur, mais il y a mieux : A l’aide du dévouement occulte de ces feuilles publiques, je puis dire que je dirige à mon gré l’opinion dans toutes les questions de politique intérieure ou extérieure. J’excite ou j’endors les esprits, je les rassure ou je les déconcerte, je plaide le pour et le contre, le vrai et le faux. Je fais annoncer un fait et je le fais démentir suivant les circonstances ; je sonde ainsi la pensée publique, je recueille l’impression produite, j’essaie des combinaisons, des projets, des déterminations soudaines, enfin ce que vous appelez, en France, des ballons d’essai. Je combats à mon gré mes ennemis sans jamais compromettre mon pouvoir, car, après avoir fait parler ces feuilles, je puis leur infliger, au besoin, les désaveux les plus énergiques ; je sollicite l’opinion à de certaines résolutions, je la pousse ou je la retiens, j’ai toujours le doigt sur ses pulsations, elle reflète, sans le savoir, mes impressions personnelles, et elle s’émerveille parfois d’être si constamment d’accord avec son souverain. On dit alors que j’ai la fibre populaire, qu’il y a une sympathie secrète et mystérieuse qui m’unit aux mouvements de mon peuple. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il n’est pas aisé, au premier abord, de se douter de combien les médias d’aujourd’hui sont reliés aux intérêts des gouvernements et/ou des grands empires financiers. En effet, les chaînes de télévision, de radio, les journaux, les maisons d’édition de livres, etc., qui n’appartiennent pas directement au gouvernement sont les biens de grandes entreprises privées. Ainsi, Europe 1 et Hachette appartiennent à Lagardère, l’actionnaire principal de TF1 est Bouygues, RTL Group appartient à Bertelsmann, etc… Parce que toute entreprise de communication qui sera écoutée et popularisée ne pourra qu’être financée par un ou des puissants groupes qui ont tous de nombreux intérêts communs avec leurs semblables, il est toujours vital de rechercher qui donne les subsides de quelle entreprise ou de quel institut. C’est parce que l’on ignore souvent ces sources que l’on peut être leurré par tel moyen de communication d’opposition, qui en fait, pourrait très bien être relié aux intérêts du poivoir, tout comme dans le gouvernement imaginé par Machiavel. Il est alors aussi facile de diriger la pensée de ceux qui se laisseront tromper que de piéger ceux qui participeront à des manifestations ou autres activités d’opposition qui seraient, en fait, également liées au pouvoir. Dans ces cas-là, par exemple, quelques agitateurs infiltrés se débrouillent parfaitement bien pour discréditer toute l’optique de manifestants. De même, un candidat à une élection, quelle qu’elle soit, jouera peut-être le mécontent du système, le grand réformateur, mais s’avérera souvent être un pion d’intérêts financiers qui auront misé sur la confiance et l’enthousiasme qu’il aura suscités chez les gens pour mieux les tromper. Les vraies forces d’opposition indépendantes, les vrais hommes rebelles qui ne répondent pas d’intérêts oligarchiques, sont discrédités par une propagande abondante, dans le cas où ils auraient réussi à se rallier un certain nombre d’adeptes. Dans la plupart des cas, peu popularisés, ils ne constituent pas une menace digne d’être écartée.</p>
<p>En outre, les médias populaires, prétendument objectifs, qui font de la soi-disante opposition ne remettront jamais en question les bases du système. Comme le dit si bien Machiavel, les gens penseront alors que le fait qu’il y ait une critique signifiera qu’il y a de la liberté, mais que les fondations mêmes du système sont trop parfaites pour pouvoir être critiquées, infaillibles. Nous remarquons parfaitement la même chose lorsque nous sommes longuement bassinés par telle ou telle injure qu’aurait prononcée le président Sarkozy, appelés à s’indigner sur le prix exorbitant de ses dernières vacances, sur tel scandale de détournement de fonds qui pourtant, s’empresserait-on d’ajouter ou de sous-entendre, serait un cas isolé,… Ce ton critique, agressif, osé, donne l’impression d’une opposition, mais ces choses sont d’une frivolité telle qu’elles ne serviront qu’à en maintenir l’illusion, car jamais l’essentiel ne sera mis en cause; au contraire, la multitude des informations insignifiantes que l’on préférera dispenser massivement au lieu de cela empêcheront de s’en apercevoir.</p>
<p>« <strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Ces diverses combinaisons me paraissent d’une perfection idéale. Je vous soumets cependant encore une observation, mais très-timide cette fois : Si vous sortez du silence de la Chine, si vous permettez à la milice de vos journaux de faire, au profit de vos desseins, l’opposition postiche dont vous venez de me parler, je ne vois pas trop, en vérité, comment vous pourrez empêcher les journaux non affiliés de répondre, par de véritables coups, aux agaceries dont ils devineront le manége. Ne pensez-vous pas qu’ils finiront par lever quelques-uns des voiles qui couvrent tant de ressorts mystérieux ? Quand ils connaîtront le secret de cette comédie, pourrez-vous les empêcher d’en rire ? Le jeu me paraît bien scabreux.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Pas du tout ; je vous dirai que j’ai employé, ici, une grande partie de mon temps à examiner le fort et le faible de ces combinaisons, je me suis beaucoup renseigné sur ce qui touche aux conditions d’existence de la presse dans les pays parlementaires. Vous devez savoir que le journalisme est une sorte de franc-maçonnerie : ceux qui en vivent sont tous plus ou moins rattachés les uns aux autres par les liens de la discrétion professionnelle ; pareils aux anciens augures, ils ne divulguent pas aisément le secret de leurs oracles. Ils ne gagneraient rien à se trahir, car ils ont pour la plupart des plaies plus ou moins honteuses. Il est assez probable, j’en conviens, qu’au centre de la capitale, dans un certain rayon de personnes, ces choses ne seront pas un mystère ; mais, partout ailleurs, on ne s’en doutera pas, et la grande majorité de la nation marchera avec la confiance la plus entière sur la trace des guides que je lui aurai donnés.</p>
<p>Vous savez avec quelle discrétion et quels ménagements ingénieux doivent être rédigés les documents de l’autorité, dans les conjonctures importantes : le problème à résoudre en pareil cas est de donner une sorte de satisfaction à tous les partis. Eh bien, chacun de mes journaux, suivant sa nuance, s’efforcera de persuader à chaque parti que la résolution que l’on a prise est celle qui le favorise le plus. Ce qui ne sera pas écrit dans un document officiel, on l’en fera sortir par voie d’interprétation ; ce qui ne sera qu’indiqué, les journaux officieux le traduiront plus ouvertement, les journaux démocratiques et révolutionnaires le crieront par dessus les toits ; et tandis qu’on se disputera, qu’on donnera les interprétations les plus diverses à mes actes, mon gouvernement pourra toujours répondre à tous et à chacun : Vous vous trompez sur mes intentions, vous avez mal lu mes déclarations ; je n’ai jamais voulu dire que ceci ou que cela.</p>
<p>Ce sont les paroles bien plus que les actes qu’il s’agit de faire accorder. Comment voulez-vous que la grande masse d’une nation puisse juger si c’est la logique qui mène son gouvernement ? Il suffit de le lui dire. Je veux donc que les diverses phases de ma politique soient présentées comme le développement d’une pensée unique se rattachant à un but immuable. Chaque événement prévu ou imprévu sera un résultat sagement amené, les écarts de direction ne seront que les différentes faces de la même question, les voies diverses qui conduisent au même but, les moyens variés d’une solution identique poursuivie sans relâche à travers les obstacles. Le dernier événement sera donné comme la conclusion logique de tous les autres.</p>
<p>Je n’oublierais pas que je vis dans une époque où l’on croit pouvoir résoudre, par l’industrie, tous les problèmes de la société, où l’on s’occupe sans cesse de l’amélioration du sort des classes ouvrières. Je m’attacherais d’autant plus à ces questions, qu’elles sont un dérivatif très-heureux pour les préoccupations de la politique intérieure. Chez les peuples méridionaux, il faut que les gouvernements paraissent sans cesse occupés ; les masses consentent à être inactives, mais à une condition, c’est que ceux qui les gouvernent leur donnent le spectacle d’une activité incessante, d’une sorte de fièvre ; qu’ils attirent constamment leurs yeux par des nouveautés, par des surprises, par des coups de théâtre ; cela est bizarre peut-être, mais, encore une fois, cela est.</p>
<p>Je me conformerais de point en point à ces indications ; en conséquence, je ferais, en matière de commerce, d’industrie, d’arts et même d’administration, étudier toutes sortes de projets, de plans, de combinaisons, de changements, de remaniements, d’améliorations dont le retentissement dans la presse couvrirait la voix des publicistes les plus nombreux et les plus féconds. L’économie politique a, dit-on, fait fortune chez vous, eh bien, je ne laisserais rien à inventer, rien à publier, rien à dire même à vos théoriciens, à vos utopistes, aux déclamateurs les plus passionnés de vos écoles. Le bien-être du peuple serait l’objet unique, invariable, de mes confidences publiques. Soit que je parle moi-même, soit que je fasse parler par mes ministres ou mes écrivains, on ne tarirait jamais sur la grandeur du pays, sur la prospérité, sur la majesté de sa mission et de ses destinées ; on ne cesserait de l’entretenir des grands principes du droit moderne, des grands problèmes qui agitent l’humanité. Le libéralisme le plus enthousiaste, le plus universel, respirerait dans mes écrits. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/not_illuminati.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2650" title="I can't believe. It's not the Illuminati" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/not_illuminati.jpg?w=300" alt="" width="300" height="277" /></a>Á nouveau, Machiavel parle de la facilité avec laquelle il est facile de tromper l’opinion publique en arguant de bonnes intentions, et du peu d’importance qu’auront les quelques rares esprits, incompris et raillés, qui auront percé la ruse à jour. Il confirme également ce que nous avons dit précédemment lorsqu’il dit qu’il faut donner des préoccupations à l’opinion publique, occuper son esprit, par toute une foule de choses qui occulteront des informations plus essentielles. Pendant ce temps, il pourra continuer de régner tranquillement, voire même faire passer l’une ou l’autre mesure qui aurait soi-disant pour but d’aider à accomplir telle ou telle grande oeuvre sur laquelle la société s’échine. Il est effectivement facile de constater que lorsque l’esprit public est occupé ou choqué, comme cela s’est passé lors du 11 septembre ou de quelque grand autre événement comme un cataclysme naturel, des mesures passent en force et, si elles ne sont pas présentées comme garantes d’une amélioration de la situation, dans l’ignorance et l’indifférence générales.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Il serait très-important de mettre en relief les fautes de ceux qui m’ont précédé, de montrer que j’ai su les éviter toujours. On entretiendrait ainsi, contre les régimes auxquels mon pouvoir a succédé, une sorte d’antipathie, d’aversion même, qui finirait par devenir irréparable comme une expiation.</p>
<p>Dans les pays les plus avancés de l’Europe en civilisation, l’invention de l’imprimerie a fini par donner naissance à une littérature folle, furieuse, effrénée, presque immonde, c’est un grand mal. Eh bien, cela est triste à dire, mais il suffira presque de ne pas la gêner, pour que cette rage d’écrire, qui possède vos pays parlementaires, soit à peu près satisfaite.</p>
<p>Cette littérature pestiférée dont on ne peut empêcher le cours, la platitude des écrivains et des hommes politiques qui seraient en possession du journalisme, ne manquerait pas de former un contraste repoussant avec la dignité du langage qui tomberait des marches du trône, avec la dialectique vivace et colorée dont on aurait soin d’appuyer toutes les manifestations du pouvoir. Vous comprenez, maintenant, pourquoi j’ai voulu environner le prince de cet essaim de publicistes, d’hommes d’administration, d’avocats, d’hommes d’affaires et de jurisconsultes qui sont essentiels à la rédaction de cette quantité de communications officielles dont je vous ai parlé, et dont l’impression serait toujours très-forte sur les esprits. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Encore une fois, on compte sur <em>l’effet</em> ménagé par toute cette panoplie « d’experts » dont regorge le gouvernement pour impressionner les gens, qui, espère t-on, seront plus tentés de remettre leur confiance en ces personnes qu’en qui que ce soit d’autre. L’apparence joue donc un grand rôle, à nouveau.</p>
<h2>Les sociétés secrètes</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Le monde souterrain des sociétés secrètes est rempli de cerveaux vides, dont je ne fais pas le moindre cas, mais il y a là des directions à donner, des forces à mouvoir. S’il s’y agite quelque chose, c’est ma main qui remue ; s’il s’y prépare un complot, le chef c’est moi : je suis le chef de la ligue.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Et vous croyez que ces cohortes de démocrates, ces républicains, ces anarchistes, ces terroristes vous laisseront approcher et rompre le pain avec eux ; vous pouvez croire que ceux qui ne veulent point de domination humaine accepteront un guide qui sera autant dire un maître !</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/salle-franc-maconnique.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2651" title="salle franc-maçonnique" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/salle-franc-maconnique.jpg?w=300" alt="" width="300" height="238" /></a>C’est que vous ne connaissez pas, ô Montesquieu, ce qu’il y a d’impuissance et même de niaiserie chez la plupart des hommes de la démagogie européenne. Ces tigres ont des âmes de mouton, des têtes pleines de vent ; il suffit de parler leur langage pour pénétrer dans leur rang. Leurs idées ont presque toutes, d’ailleurs, des affinités incroyables avec les doctrines du pouvoir absolu. Leur rêve est l’absorption des individus, dans une unité symbolique. Ils demandent la réalisation complète de l’égalité, par la vertu d’un pouvoir qui ne peut être en définitive que dans la main d’un seul homme. Vous voyez que je suis encore ici le chef de leur école ! Et puis il faut dire qu’ils n’ont pas le choix. Les sociétés secrètes existeront dans les conditions que je viens de dire ou elles n’existeront pas. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Peu de chose à ajouter par rapport à ce que nous avons déjà dit, mais cet extrait renforce la présence du gouvernement dans ce qui pourrait constituer une opposition potentielle, pour la dévier de son but et être au courant des éventuels complots qui se trament. Cela ne fait que rejoindre ce que j’ai dit à propos des gens qui penseront se diriger vers quelque forme d’opposition, et que l’on piégera.</p>
<h2>Législatif et judiciaire</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>La cour de cassation est plus qu’un corps judiciaire : c’est, en quelque sorte, un quatrième pouvoir dans l’État, parce qu’il lui appartient de fixer en dernier ressort le sens de la loi. Aussi vous répéterai-je ici ce que je crois vous avoir dit à propos du Sénat et de l’Assemblée législative : une semblable cour de justice qui serait complétement indépendante du gouvernement pourrait, en vertu de son pouvoir d’interprétation souverain et presque discrétionnaire, le renverser quand elle voudrait. Il lui suffirait pour cela de restreindre ou d’étendre systématiquement, dans le sens de la liberté, les dispositions de lois qui règlent l’exercice des droits politiques.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Et c’est apparemment le contraire que vous allez lui demander ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Je ne lui demanderai rien, elle fera d’elle-même ce qu’il conviendra de faire. Car c’est ici que concourront le plus puissamment les différentes causes d’influence dont je vous ai parlé plus haut. Plus le juge est près du pouvoir, plus il lui appartient. L’esprit conservateur du règne se développera là à un plus haut degré que partout ailleurs, et les lois de haute police politique recevront, dans le sein de cette grande assemblée, une interprétation si favorable à mon pouvoir, que je serai dispensé d’une foule de mesures restrictives qui, sans cela, deviendraient nécessaires.</p>
<p>Il faut maintenant donner au gouvernement le moyen de résister à l’influence de l’opposition, d’empêcher qu’elle ne fasse déserter les rangs de ceux qui veulent le défendre. Au moment des élections, les partis ont pour habitude de proclamer leurs candidats et de les poser en face du gouvernement ; je ferai comme eux, j’aurai des candidats déclarés et je les poserai en face des partis. J’irai jusqu’à fermer les yeux sur les agissements de quelques candidatures populaires qui s’agiteront bruyamment au nom de la liberté ; seulement, il est bon de vous dire que ceux qui crieront le plus fort seront des hommes à moi.</p>
<p>L’essentiel est bien moins de ne commettre aucune faute, que d’en supporter la responsabilité avec une attitude d’énergie qui impose aux détracteurs. Quand même l’opposition parviendrait à introduire dans ma chambre quelques déclamateurs, que m’importerait ? Je ne suis pas de ceux qui veulent compter sans les nécessités de leur temps.</p>
<p>Un de mes grands principes est d’opposer les semblables. De même que j’use la presse par la presse, j’userais la tribune par la tribune ; j’aurais autant qu’il en faudrait d’hommes dressés à la parole et capables de parler plusieurs heures sans s’arrêter. L’essentiel est d’avoir une majorité compacte et un président dont on soit sûr. Il y a un art particulier de conduire les débats et d’enlever le vote. Aurais-je besoin d’ailleurs des artifices de la stratégie parlementaire ? Les dix-neuf vingtièmes de la Chambre seraient des hommes à moi qui voteraient sur une consigne, tandis que je ferais mouvoir les fils d’une opposition factice et clandestinement embauchée ; après cela, qu’on vienne faire de beaux discours : ils entreront dans les oreilles de mes députés comme le vent entre dans le trou d’une serrure. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Bien qu’un bon nombre de précautions conseillées par Machiavel dans les Dialogues aux Enfers n’existent pas aujourd’hui (c’est pourquoi je ne les ai pas extraites), il semble que le même effet de domination du pouvoir sur des organes tels que l’Assemblée Nationale, le Sénat, et les institutions judiciaires, aient pu se faire avec nettement plus de facilité que ce qu’il imaginait. On peut effectivement se douter que le député, le juge et le sénateur, faisant partie d’un corps social privilégié, aient une tendance naturelle à aider les intérêts des « riches », de même que, pour accéder à leur fonction, ils doivent sans doute avoir assuré de jouer le jeu. En tout cas, il est clair que, dans la réalité des choses, ces forces sont bel et bien sous influence. Ainsi, l’UMP est censé faire opposition au PS en France, et inversément; mais il faudrait être bien dupe pour croire qu’il existe des différences réelles entre les deux partis. Il n’y a effectivement pas de ligne réellement définie; ils servent les mêmes intérêts. Le PS a souvent plus privatisé qu’il n’a nationalisé, et ses membres s’entendent généralement bien avec l’UMP pour faire avancer les intérêts d’un amour qu’ils ont le plus particulièrement en commun: celui de l’argent. Donc, aucune loi et aucune décision judiciaire ne pourront gêner réellement l’ordre établi.</p>
<h2>L’éducation</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>En ce qui touche l’Université, l’ordre de choses actuel me satisfait à peu près. Vous n’ignorez pas, en effet, que ces grands corps d’enseignement ne sont plus organisés, aujourd’hui, comme ils l’étaient autrefois. Ils ont presque partout, m’assure-t-on, perdu leur autonomie et<a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwogun.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2652" title="arme gravée du Nouvel Ordre Mondial" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwogun.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a> ne sont plus que des services publics à la charge de l’État. Or, ainsi que je vous l’ai dit plus d’une fois, là où est l’État, là est le prince ; la direction morale des établissements publics est entre ses mains ; ce sont ses agents qui inspirent l’esprit de la jeunesse. Les chefs comme les membres des corps enseignants de tous les degrés sont nommés par le gouvernement, ils y sont rattachés, ils en dépendent, cela suffit ; s’il reste çà et là quelques traces d’organisation indépendante dans quelque école publique ou Académie que ce soit, il est facile de la ramener au centre commun d’unité et de direction. C’est l’affaire d’un règlement ou même d’un simple arrêté ministériel. Il faut que les générations qui naissent sous mon règne soient élevées dans le respect des institutions établies, dans l’amour du prince ; aussi ferais-je un usage assez ingénieux du pouvoir de direction qui m’appartient sur l’enseignement : je crois qu’en général dans les écoles on a un grand tort, c’est de négliger l’histoire contemporaine. Il est au moins aussi essentiel de connaître son temps que celui de Périclès »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Voilà bien un secteur où l’ordre établi ne risquera pas non plus d’être remis sérieusement en cause, avec toute la sincérité des professeurs, si ce n’est l’une ou l’autre exception qui bénéficiera d’assez de lucidité et d’indépendance. Il est aussi intéressant de constater que comme le dit Machiavel, on y néglige à tort l’histoire comtemporaine. La tendance est plutôt dans la diabolisation des temps anciens et la vénération du système présent, ce que j’aime appeler le culte du présent. En effet, les régimes absolutistes d’autrefois n’étaient-ils pas si laids, et notre démocratie si merveilleuse d’aujourd’hui n’est-elle pas si belle ? Il n’y a malheureusement que trop peu de gens qui se rendent compte que ce que l’on fait aujourd’hui n’est que ce que l’on faisait hier dans une forme différente…</p>
<h2>Les complots</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Je voudrais avoir un prince de ma maison, assis sur les marches de mon trône, qui jouerait au mécontent. Sa mission consisterait à se poser en libéral, en détracteur de mon gouvernement et à rallier ainsi, pour les observer de plus près, ceux qui, dans les rangs les plus élevés de mon royaume, pourraient faire un peu de démagogie. A cheval sur les intrigues intérieures et extérieures, le prince auquel je confierais cette mission ferait ainsi jouer un jeu de dupe à ceux qui ne seraient pas dans le secret de la comédie.</p>
<p>Il y aura des complots sous mon règne : il faut qu’il y en ait.</p>
<p>Il y aura peut-être des complots vrais, je n’en réponds pas ; mais à coup sûr il y aura des complots simulés. A de certains moments, ce peut être un excellent moyen pour exciter la sympathie du peuple en faveur du prince, lorsque sa popularité décroît. En intimidant l’esprit public on obtient, au besoin, par là, les mesures de rigueur que l’on veut, ou l’on maintient celles qui existent. Les fausses conspirations, dont, bien entendu, il ne faut user qu’avec la plus grande mesure, ont encore un autre avantage : c’est qu’elles permettent de découvrir les complots réels, en donnant lieu à des perquisitions qui conduisent à rechercher partout la trace de ce qu’on soupçonne.</p>
<p>Avec le système que j’organiserai, je serai si complétement renseigné, que je pourrai tolérer même des agissements coupables, parce qu’à chaque minute du jour j’aurai le pouvoir de les arrêter. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>La meilleure preuve contemporaine que l’on peut prendre des mesures extraordinaires grâce à un complot simulé me semble être le 11 septembre; comme nous en avons déjà parlé, le choc de cet événement a permis de faire passer toute une série de mesures sous prétexte d’empêcher que cela se reproduise. Mais quoi de pire que la perspective que l’événement ait été créé de toute pièces ? Face à l’absurdité de la version officielle et aux analyses minutieuses qui ont été faites à ce sujet, nous savons malheureusement que cela a d’ailleurs bien été le cas…</p>
<p><strong>« Montesquieu :</strong></p>
<p>Les tolérer, et pourquoi ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Parce que dans les États européens le monarque absolu ne doit pas indiscrètement user de la force ; parce qu’il y a toujours, dans le fond de la société, des activités souterraines sur lesquelles on ne peut rien quand elles ne se formulent pas ; parce qu’il faut éviter avec grand soin d’alarmer l’opinion sur la sécurité du pouvoir ; parce que les partis se contentent de murmures, de taquineries inoffensives, quand ils sont réduits à l’impuissance et que prétendre désarmer jusqu’à leur mauvaise humeur, serait une folie. On les entendra donc se plaindre, çà et là, dans les journaux, dans les livres ; ils essaieront des allusions contre le gouvernement dans quelques discours ou dans quelques plaidoyers ; ils feront, sous divers prétextes, quelques petites manifestations d’existence ; tout cela sera bien timide, je vous le jure, et le public s’il en est informé, ne sera guère tenté que d’en rire. On me trouvera bien bon de supporter cela, je passerai pour trop débonnaire ; voilà pourquoi je tolérerai ce qui, bien entendu, me paraîtra pouvoir l’être sans aucun danger : je ne veux pas même que l’on puisse dire que mon gouvernement est ombrageux. »</p>
<h2>La manipulation de la religion</h2>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Il n’est que trop vrai que l’on peut prêter aux mesures les plus détestables, le langage de la raison ! Mais voyons, qu’allez-vous faire maintenant à <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_detail.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2653" title="symboles maçonniques de l'Ordre du Grand Orient" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_detail.jpg?w=299" alt="" width="299" height="300" /></a>l’égard du clergé ? Voilà une institution qui ne dépend de l’État que par un côté et qui relève d’une puissance spirituelle, dont le siége est ailleurs que chez vous. Je ne connais rien de plus dangereux pour votre pouvoir, je vous le déclare, que cette puissance qui parle au nom du ciel et dont les racines sont partout sur la terre : n’oubliez pas que la parole chrétienne est une parole de liberté. Sans doute, les lois de l’État ont établi une démarcation profonde entre l’autorité religieuse et l’autorité politique ; sans doute, la parole des ministres du culte ne se fera entendre qu’au nom de l’Évangile ; mais le spiritualisme divin qui s’en dégage est la pierre d’achoppement du matérialisme politique. C’est ce livre si humble et si doux qui a détruit, à lui seul, et l’empire Romain, et le césarisme, et sa puissance. Les nations franchement chrétiennes échapperont toujours au despotisme, car le christianisme élève la dignité de l’homme trop haut pour que le despotisme puisse l’atteindre, car il développe des forces morales sur lesquelles le pouvoir humain n’a pas de prise[10]. Prenez garde au prêtre : il ne dépend que de Dieu, et son influence est partout, dans le sanctuaire, dans la famille, dans l’école. Vous ne pouvez rien sur lui : sa hiérarchie n’est pas la vôtre, il obéit à une constitution qui ne se tranche ni par la loi, ni par l’épée. Si vous régnez sur une nation catholique et que vous ayez le clergé pour ennemi, vous périrez tôt ou tard, quand bien même le peuple entier serait pour vous.</p>
<p>[10] <em>Esp. des lois</em>, p. 371, liv. XXIV, ch. I et suiv.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Je ne sais pas trop pourquoi il vous plaît de faire du prêtre un apôtre de liberté. Je n’ai jamais vu cela, ni dans les temps anciens, ni dans les temps modernes ; j’ai toujours trouvé dans le sacerdoce un appui naturel du pouvoir absolu.</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>L’histoire démontre que Machiavel a amplement raison ; la religion a toujours été un prétexte à la mise en place d’un pouvoir temporel déguisé et despotique. Bien qu’elle joue un bien moindre rôle aujourd’hui, il n’empêche qu’il subsiste un bon nombre de « <em>fidèles</em> » loyaux à la parole du pape et des autres personnages haut placés du Vatican. À partir du moment où l’on contrôle l’opinion publique par tous les stratagèmes que nous avons abordés, il est logique de souhaiter dominer également le Vatican de sorte à ce que le pouvoir de manipulation des esprits soit complet. Malheureusement, cette vérité est elle aussi réalité, comme le démontrent les extraits suivants, qui utilisent honteusement le message religieux pour promouvoir, de façon plus ou moins subliminale, le mondialisme.</p>
<p>Le 24 décembre 2005, Benoît XVI a délivré son message de Noël<em> : « La force vivifiante de sa lumière (de Dieu) t’encourage à t’engager dans l’édification d’un Nouvel Ordre Mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques. Que son amour guide les peuples et éclaire leur conscience commune d’être une famille appelée à construire des relations de confiance et de soutien mutuel. L’humanité unie pourra affronter les problèmes nombreux et préoccupants du monde présent.</em> »</p>
<p>« Peter-Hans Kolvenbach, supérieur général de l’Ordre des Jésuites. Dans un discours tenu en 1997, ce prince de l’Église a réaffirmé la nécessité de l’unité dans des termes proches de l’Être suprême : « <em>L’homme de foi est intimement convaincu que l’histoire de l’union humaine peut être écrite en collaboration avec le Seigneur de l’Histoire. L’échec de la tour de Babel n’est pas fatal. Le monde se meut vers un nouveau phénomène pentecostal où chacun, avec ses particularités, se fait communion avec l’esprit.</em> »</p>
<p>« <em>Dès que possible, nous devons arriver à élaborer un gouvernement mondial et une religion mondiale dirigées par un leader mondial</em> » <strong>Robert Muller (ancien assistant au secrétaire général de l’ONU)</strong></p>
<p>Cette dernière citation montre que la religion n’a pas cessé d’être perçu comme un outil de manipulation utile et efficace par ceux qui se trouvent dans les plus hautes sphères du pouvoir.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Ce serait un coup de maître, si vous teniez à Rome une garnison perpétuelle, car vous disposeriez presque du Saint-Siége, comme s’il résidait dans quelque province de votre royaume. Mais enfin, si au lieu de trouver dans la chaire de Saint-Pierre un Borgia ou un Dubois, comme vous paraissez y compter, vous aviez en face de vous un pape qui résistât à vos intrigues et bravât votre colère, que feriez-vous ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Alors, il faudrait bien s’y résoudre, sous prétexte de défendre le pouvoir temporel, je déterminerais sa chute.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Vous avez ce que l’on appelle du génie !</p>
<h2>Les finances</h2>
<p> <strong>« Montesquieu:</strong></p>
<p>Oui, mais c’est ici que commence la difficulté. Je sais comment les gouvernements représentatifs pourvoient à leurs besoins financiers, mais je n’ai aucune idée des moyens d’existence du pouvoir absolu dans les sociétés modernes. Si j’interroge le passé, je vois très-clairement qu’il ne peut subsister qu’aux conditions suivantes : il faut, en premier lieu, que le monarque absolu soit un chef militaire, vous le reconnaissez sans doute.</p>
<p><strong>Machiavel:</strong></p>
<p>Oui.</p>
<p><strong>Montesquieu:</strong></p>
<p>Il faut, de plus, qu’il soit conquérant, car c’est à la guerre qu’il doit demander les principales ressources qui lui sont nécessaires pour entretenir son faste et ses armées. S’il les demandait à l’impôt, il écraserait ses sujets. Vous voyez par là que ce n’est pas, parce que le monarque absolu dépense moins, qu’il doit ménager les tributs, mais parce que la loi de sa subsistance est ailleurs. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il n’est pas utile de s’étendre sur ce point, car je pense que tout le monde aura fait le rapprochement avec le comportement belliqueux des États-Unis, plus grande « <em>démocratie absolutiste</em> » du monde, et qui, avec 400 milliards de $ attribués chaque année au secteur militaire, dépendent de guerres chroniques pour suivre la logique de leur économie. Outre les deux conflits mondiaux, quand ils ne sont pas en Corée (1951), au Vietnam (1964-1973), au Panama (1989), en Irak (1991), en Serbie (1999), en Afghanistan (2001), encore en Irak (2003), ils trouvent toujours bien l’un ou l’autre pays à qui vendre des armes, un camp à aider contre un autre, comme Taïwan ou plusieurs pays africains.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Il y a une manière particulière de présenter le budget, d’en dissimuler, au besoin, l’élévation croissante. Il n’est pas de gouvernement qui ne soit dans la nécessité d’en agir ainsi.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Puisque vos dépenses augmentent, il faut bien que vos ressources croissent dans la même proportion. Trouverez-vous, comme Jules César, une valeur de deux milliards de francs dans les coffres de l’État, ou découvrirez-vous les sources du Potose ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vos traits sont fort ingénieux ; je ferai ce que font tous les gouvernements possibles, j’emprunterai.</p>
<p>Quelquefois il y a, vous le savez, en finances des mots tout faits, des phrases stéréotypées, qui font beaucoup d’effet sur le public, le calment, le rassurent.</p>
<p>Ainsi, en présentant avec art telle ou telle dette passive, on dit : ce chiffre n’a rien d’exorbitant ; – il est normal, il est conforme aux antécédents budgétaires ; – le chiffre de la dette flottante n’a rien que de très-rassurant. Il y a une foule de locutions semblables dont je ne vous parle pas parce qu’il est d’autres artifices pratiques, plus importants, sur lesquels je dois appeler votre attention.</p>
<p>D’abord, dans tous les documents officiels il est nécessaire d’insister sur le développement de la prospérité, de l’activité commerciale et du progrès toujours croissant de la consommation.</p>
<p>Le contribuable s’émeut moins de la disproportion des budgets, quand on lui répète ces choses, et on peut les lui répéter à satiété, sans que jamais il s’en défie, tant les écritures authentiques produisent un effet magique sur l’esprit des sots bourgeois. Lorsque l’équilibre des budgets est rompu et que l’on veut, pour l’année suivante, préparer l’esprit public à quelque mécompte, on dit à l’avance, dans un rapport, l’année prochaine le découvert ne sera que de tant.</p>
<p>Si le découvert est inférieur aux prévisions, c’est un véritable triomphe ; s’il est supérieur, on dit : « <em>le déficit a été plus grand qu’on ne l’avait prévu, mais il s’était élevé à un chiffre supérieur l’année précédente ; de compte fait, la situation est meilleure, car on a dépensé moins et cependant on a traversé des circonstances exceptionnellement difficiles : la guerre, la disette, les épidémies, des crises de subsistances imprévues, etc.</em> »</p>
<p>« <em>Mais, l’année prochaine, l’augmentation des recettes permettra, suivant toute probabilité, d’atteindre un équilibre depuis si longtemps désiré : la dette sera réduite, le budget convenablement balancé. Ce progrès continuera, on peut l’espérer, et, sauf des événements extraordinaires, l’équilibre deviendra l’habitude de nos finances, comme il en est la règle.</em> »</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais ne vous préoccuperez-vous pas de payer enfin ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>A cet égard les moyens sont très-variés : il y a d’abord l’impôt.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Il y a d’autres moyens : il y a ce que l’on appelle la conversion. Ceci est relatif à la dette que l’on appelle consolidée, c’est-à-dire à celle qui provient de l’émission des emprunts. On dit aux rentiers de l’État, par exemple : jusqu’à ce jour je vous ai payé 5 p.c. de votre argent ; c’était le taux de votre rente. J’entends ne plus vous payer que le 4 1/2 ou le 4 p.c. Consentez à cette réduction ou recevez le remboursement du capital que vous m’avez prêté.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais si l’on rend réellement l’argent, je trouve le procédé encore assez honnête.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Sans doute on le rend, si on le réclame ; mais très-peu s’en soucient ; les rentiers ont leurs habitudes ; leurs fonds sont placés ; ils ont confiance dans l’État ; ils aiment mieux un revenu moindre et un placement sûr. Si tout le monde demandait son argent il est évident que le Trésor serait pris au lacet. Cela n’arrive jamais et l’on se débarrasse par ce moyen d’un passif de plusieurs centaines de millions. Voici une autre combinaison relative à un autre genre de dette. Je vous disais tout à l’heure que l’État avait à sa disposition les fonds des caisses de prévoyance et qu’il s’en servait en payant le loyer, sauf à les rendre à première réquisition. Si, après les avoir longtemps maniés, il n’est plus en mesure de les rendre, il consolide la dette qui flotte dans ses mains.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je sais ce que cela signifie ; l’État dit aux déposants : Vous voulez votre argent, je ne l’ai plus ; voilà de la rente.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Précisément, et il consolide de la même manière toutes les dettes auxquelles il ne peut plus suffire. Il consolide les bons du Trésor, les dettes contractées envers les villes, envers les banques, enfin toutes celles qui forment ce que l’on appelle très-pittoresquement la dette flottante, parce qu’elle se compose de créances qui n’ont point d’assiette déterminée et qui sont à une échéance plus ou moins rapprochée. Je ne vous indique seulement pas la millième partie des combinaisons que l’on peut employer. Loin de redouter l’accroissement des rentes perpétuelles, je voudrais que la fortune publique entière fût en rentes ; je ferais en sorte que les villes, les communes, les établissements publics convertissent en rentes leurs immeubles ou leurs capitaux mobiliers. C’est l’intérêt même de ma dynastie qui me commanderait ces mesures financières. Il n’y aurait pas dans mon royaume un écu qui ne tînt par un fil à mon existence.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais à ce point de vue même, à ce point de vue fatal, atteindrez-vous votre but ? Ne marchez-vous pas, de la manière la plus directe, à votre ruine à travers la ruine de l’État ? Ne savez-vous pas que chez toutes les nations de l’Europe il y a de vastes marchés de fonds publics, où la prudence, la sagesse, la probité des gouvernements est mise à l’enchère ? A la manière dont vous dirigez vos finances, vos fonds seraient repoussés avec perte des marchés étrangers et ils tomberaient aux plus bas cours, même à la Bourse de votre royaume.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>C’est une erreur flagrante. Un gouvernement glorieux, comme serait le mien, ne peut que jouir d’un grand crédit à l’extérieur. A l’intérieur, sa vigueur dominerait les appréhensions. Au surplus je ne voudrais pas que le crédit de mon État dépendît des transes de quelques marchands de suif ; je dominerais la Bourse par la Bourse.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Qu’est-ce encore ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>J’aurais de gigantesques établissements de crédit institués en apparence pour prêter à l’industrie, mais dont la fonction la plus réelle consisterait à soutenir la rente. Capables de jeter pour 400 ou 500 millions de titres sur la place, ou de raréfier le marché dans les mêmes proportions, ces monopoles financiers seraient toujours maîtres des cours.</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Outre les discours visant à rassurer le public sur la situation des finances, et les méthodes visant à cacher cette même situation, nous connaissons tous à quel point la situation de la dette est catastrophique et Ô combien son montant est exponentiel. Cette dette permet au gouvernement de vivre au-dessus de ses moyens, et condamne le contribuable à être pris dans un système d’esclavage où il devra toujours s’échiner à rembourser une dette qui ne fera qu’augmenter, paradoxalement.</p>
<p>Quant aux gigantesques établissements de crédits, maîtres des cours, le plus frappant est sans doute la Réserve Fédérale des États-Unis (La FED, banque centrale), qui, par la gestion de la masse monétaire et donc des cours de l’argent, détermine également la valeur de ce dernier.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p><strong>« Montesquieu :</strong></p>
<p>La souveraineté du pouvoir humain correspond à une idée profondément subversive, la souveraineté du droit humain ; c’est cette doctrine matérialiste et athée, qui a précipité la Révolution française dans le sang, et lui a infligé l’opprobre du despotisme après le délire de l’indépendance. Il n’est pas exact de dire que les nations sont maîtresses absolues de leurs destinées, car leur souverain maître c’est Dieu lui-même, et elles ne seront jamais hors de sa puissance. Si elles possédaient la souveraineté absolue, elles pourraient tout, même contre la justice éternelle, même contre Dieu ; qui oserait aller jusque-là ? Mais le principe du droit divin, avec la signification qui s’y trouve communément attachée, n’est pas un principe moins funeste, car il voue les peuples à l’obscurantisme, à l’arbitraire, au néant, il reconstitue logiquement le régime des castes, il fait des peuples un troupeau d’esclaves, conduits, comme dans l’Inde, par la main des prêtres, et tremblant sous la verge du maître. Comment en serait-il autrement ? Si le souverain est l’envoyé de Dieu, s’il est le représentant même de la Divinité sur la terre, il a tout pouvoir sur les créatures humaines soumises à son empire, et ce pouvoir n’aura de frein que dans des règles générales d’équité, dont il sera toujours facile de s’affranchir.</p>
<p>C’est dans le champ qui sépare ces deux opinions extrêmes, que se sont livrées les furieuses batailles de l’esprit de parti ; les uns s’écrient : Point d’autorité divine ! les autres : Point d’autorité humaine ! O Providence suprême, ma raison se refuse à accepter l’une ou l’autre de ces alternatives ; elles me paraissent toutes deux un égal blasphème contre ta sagesse ! Entre le droit divin qui exclut l’homme et le droit humain qui exclut Dieu, il y a la vérité, Machiavel ; les nations comme les individus sont libres entre les mains de Dieu. Elles ont tous les droits, tous les pouvoirs, à la charge d’en user suivant les règles de la justice éternelle. La souveraineté est humaine en ce sens qu’elle est donnée par les hommes, et que ce sont les hommes qui l’exercent ; elle est divine en ce sens qu’elle est instituée par Dieu, et qu’elle ne peut s’exercer que suivant les préceptes qu’il a établis. »</p>
<p>Cette formule de Maurice Joly me semble parfaitement synthétiser ce qui a toujours prévalu au cours de l’histoire des civilisations : « <em>Il ne s’agit que de mettre le despotisme en harmonie avec les mœurs modernes.</em> »</p>
<p>En outre, la politique du juste milieu est la seule qui puisse être valable; écoeurés par les abus d’un clergé ecclésiastique, nous avons sombré dans l’autre extrême, les abus d’un groupe privilégié de matérialistes. Nous sommes passés de l’obscurantisme religieux à l’obscurantisme matériel. Espérons qu’un jour, les peuples seront capables de la maturité qui leur permettra d’établir un système qui puisse enfin être subtil et nuancé, ce qui le rendra juste.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/obey-giant-hostile-takeover.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2655" title="obey-giant-hostile-takeover" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/obey-giant-hostile-takeover.jpg" alt="" width="400" height="400" /></a></p>
<p>Les Dialogues aux enfers entre Machiavel et Montesquieu peuvent être consultés en lecture sur <a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu" target="_blank">Wikisource</a></p>
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<title><![CDATA[Voir l'agenda OCS de plusieurs personnes en même temps]]></title>
<link>http://blog.easyteam.fr/2009/11/25/voir-lagenda-ocs-de-plusieurs-personnes-en-meme-temps/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 08:40:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>davidw</dc:creator>
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<description><![CDATA[Quand on encadre une équipe de consultants, pas toujours facile de savoir où ils sont, ce qu&#8217;i]]></description>
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<title><![CDATA[Oracle Mergers and Re-Positioning Creates Lay-offs &amp; Redundancies]]></title>
<link>http://originforward.wordpress.com/2009/11/23/oracle-mergers-and-re-positioning-creates-lay-offsredundancies/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 18:49:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>originforwardsolutions</dc:creator>
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<description><![CDATA[As a niche sector Recruitment Company that specialises in recruiting Oracle Professionals globally a]]></description>
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<title><![CDATA[From the SGR Vaults: Podcast 2007 (a good year for the music)]]></title>
<link>http://sexygroovyrhythms.wordpress.com/2009/11/21/from-the-sgr-vaults-podcast-2007-a-good-year-for-the-music/</link>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 14:06:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sexy Groovy Rhythms</dc:creator>
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<description><![CDATA[2 years ago, during a boring Xmas day, I made this podcast including some of my fave songs of 2007 (]]></description>
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<title><![CDATA[Microsoft Windows Seven et Oracle Content Services]]></title>
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<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 16:46:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>okin07</dc:creator>
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<description><![CDATA[Bonjour à tous, Comme vous commencez à le savoir, à Easyteam on aime les dernières technos du moment]]></description>
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<title><![CDATA[Besparen met OCS &ndash; aldus Shell/Microsoft]]></title>
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<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 21:42:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jan-Willem Beekmans</dc:creator>
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<description><![CDATA[Hoe werkt UC (OCS) voor Shell… &quot;Een medewerker in Nigeria weet onmiddellijk of een collega in S]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Hoe werkt UC (OCS) voor Shell…</p>
<p>&#34;Een medewerker in Nigeria weet onmiddellijk of een collega in Siberië beschikbaar is.&#34;- Johan Krebbers, IT Architect, Shell Group. Johan spreekt over het eenduidig vormgeven van communicatie in 140 landen.</p>
<p><a href="http://www.microsoft.com/everybodysbusiness/nl/nl/products/unified-communications.aspx?WT.mc_id=Media" target="_blank">Hier de link naar de pagina</a></p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[In the Trenches!!!]]></title>
<link>http://aclassicdisposition.wordpress.com/2009/11/18/in-the-trenches/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 22:33:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>aclassicdisposition</dc:creator>
<guid>http://aclassicdisposition.wordpress.com/2009/11/18/in-the-trenches/</guid>
<description><![CDATA[&nbsp; All I ever needed to know in life, I am learning training to be an Officer in the Marine Corp]]></description>
<content:encoded><![CDATA[&nbsp; All I ever needed to know in life, I am learning training to be an Officer in the Marine Corp]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Amiga color, palette and image formats]]></title>
<link>http://marquisor.wordpress.com/2009/11/18/amiga-color-palette-and-image-formats/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 12:33:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>marquisor</dc:creator>
<guid>http://marquisor.wordpress.com/2009/11/18/amiga-color-palette-and-image-formats/</guid>
<description><![CDATA[As for a new project i have in mind, a text adventure with graphics like the magnetic scrolls series]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>As for a new project i have in mind, a text adventure with graphics like the <a href="http://www.mobygames.com/browse/games/magnetic-scrolls/">magnetic scrolls series</a>, I&#8217;m thinking about the image and color/palette formats the various <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga#Models_and_variants">amiga models</a> use and handle.</p>
<p>The Amiga &#8220;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Denise_%28computer_chip%29#Denise">Denise</a>&#8221; chip is responsible for the graphical capabilities of the OCS/ECS amigas. That is the MOS 8362 &#8220;Denise&#8221; for OCS or MOS 8370 &#8220;Hires/ECS Denise&#8221; for ECS.</p>
<p>Amiga &#8220;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_MOS_Technology_Agnus">Agnus</a>&#8221; chip is responible for controlling the <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_Chip_RAM">ChipRAM</a>, DMA, resource management, video signals, copper and <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Blitter">blitter</a>.<br />
See an &#8220;Agnus&#8221; table of various versions <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/MOS_Technology_Agnus#Chips_by_capability">here</a>.</p>
<p style="text-align:left;">For the 1992 upcoming <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_Advanced_Graphics_Architecture">AGA chipset</a> both chips got renamed:</p>
<p><!--   		BODY,DIV,TABLE,THEAD,TBODY,TFOOT,TR,TH,TD,P { font-family:"Arial"; font-size:x-small } --></p>
<table border="0" cellspacing="0" rules="NONE">
<col width="86"></col>
<col width="86"></col>
<col width="86"></col>
<tbody>
<tr>
<td width="86" height="17" align="CENTER">&#8220;Denise&#8221;</td>
<td width="86" align="CENTER">=&#62;</td>
<td width="86" align="CENTER">&#8220;Lisa&#8221;</td>
</tr>
<tr>
<td height="17" align="CENTER">&#8220;Agnus&#8221;</td>
<td align="CENTER">=&#62;</td>
<td align="CENTER">&#8220;Alice&#8221;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><!--more--></p>
<h2><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_Original_chipset"><strong>OCS</strong> (<strong>O</strong>riginal <strong>C</strong>hip <strong>S</strong>et)</a></h2>
<ul>
<li>MOS 8362 &#8220;Denise&#8221;, MOS 8370/8371 &#8220;Agnus&#8221;</li>
<li>Earliest Amiga models 1985-1990<br />
<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_500">A500</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_1000">A1000</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_1500">A1500</a> (an <a href="http://www.amigahistory.co.uk/a1500.html">UK specific</a> A2000 derivate), <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_2000">A2000</a></li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Kickstart_%28Amiga%29">Kickstart</a> 1.0+</li>
<li>Palette of 4096 colors (12bit)</li>
<li>Adressing up to 512kB ChipRAM</li>
</ul>
<h2><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_Enhanced_Chip_Set"><strong>ECS</strong> (<strong>E</strong>nhanced <strong>C</strong>hip <strong>S</strong>et)</a></h2>
<ul>
<li>MOS 8373 &#8220;Hires/ECS Denise&#8221;, MOS 8372-A/B or MOS 8375 &#8220;Agnus&#8221;</li>
<li>Later Amiga models 1990+<br />
<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_3000">A3000</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_500%2B">A500+</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_600">A600</a> and upgrade kits for older models.</li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Kickstart_%28Amiga%29">Kickstart</a> 2.0+</li>
<li>Palette of 4096 colors (12bit)</li>
</ul>
<p><strong>Additional features over OCS:</strong></p>
<ul>
<li>Adressing 1MB/2MB ChipRAM with <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/MOS_Technology_Agnus#Chips_by_capability">appropriate &#8220;Agnus&#8221;</a></li>
<li>Display resolutions like OCS plus:
<ul>
<li>Productivity Mode (640&#215;480x4 non-interlaced)</li>
<li>SuperHires Mode (1280&#215;256x4 non-interlaced / 1280&#215;512x4 interlaced)</li>
</ul>
</li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_Original_chipset#Blitter">Blitter</a> copies regions larger than 1024&#215;1024</li>
<li>Display <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sprite_%28computer_graphics%29">sprites</a> in border regions</li>
</ul>
<h2><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_Advanced_Graphics_Architecture"><strong>AGA</strong> (<strong>A</strong>dvanced <strong>G</strong>raphics <strong>A</strong>rchitecture)</a></h2>
<ul>
<li>MOS 8364 &#8220;Lisa&#8221; chip, formerly &#8220;Denise&#8221;<br />
MOS 8374 &#8220;Alice&#8221; chip, formerly &#8220;Agnus&#8221;</li>
<li>Introduced 1992, first use in <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_4000">A4000</a>, later <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_1200">A1200</a> (1992) and <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amiga_CD32">CD32</a> (1993)</li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Kickstart_%28Amiga%29">Kickstart</a> 3.0+</li>
</ul>
<p><strong>Additional features over ECS:</strong></p>
<ul>
<li>Adressing up to 2MB ChipRAM</li>
<li>Palette of 16777216 colors (24bit)</li>
<li>Display resolutions like ECS plus:
<ul>
<li>256 colors in every indexed display mode</li>
<li>262144 colors in <a href="http://http://en.wikipedia.org/wiki/Hold-And-Modify">HAM</a>-8 modes</li>
</ul>
</li>
<li>Super Hires smooth scrolling</li>
<li>32bit fast page memory for 8bitplanes graphics modes</li>
<li>Wider <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sprite_%28computer_graphics%29">sprites</a></li>
</ul>
<p style="text-align:center;"><em>&#8230;to be continued&#8230;</em></p>
<h2>ToDo:</h2>
<ul>
<li>EHB modes</li>
<li>Table</li>
<li>Example Pictures</li>
</ul>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Where would you look to find out about the latest car models?]]></title>
<link>http://oohsa.wordpress.com/2009/11/17/where-would-you-look-to-find-out-about-the-latest-car-models/</link>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 11:54:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Posterscope SA</dc:creator>
<guid>http://oohsa.wordpress.com/2009/11/17/where-would-you-look-to-find-out-about-the-latest-car-models/</guid>
<description><![CDATA[While privacy laws may keep you away from Amore and Joost&#8217;s garage, and the parliament car par]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><a href="http://oohsa.wordpress.com/files/2009/11/postcard-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-841" title="Postcard 1" src="http://oohsa.wordpress.com/files/2009/11/postcard-1.jpg" alt="" width="500" height="312" /></a></p>
<p style="text-align:center;">While privacy laws may keep you away from Amore and Joost&#8217;s garage, and the parliament car park is not your daily hang out, there is a constant opportunity to see what&#8217;s new on the road &#8211; on the street.</p>
<p style="text-align:center;">Posterscope&#8217;s OCS research reveals that when LSM 6 &#8211; 10 men are in the market for a new car they expect to see the latest models on the roadside billboards as they drive.</p>
<p style="text-align:center;">If you would like to know more about the conclusions of OCS, contact Dawn Rowlands at <a href="mailto:dawn@posterscopesa.co.za">dawn@posterscopesa.co.za</a> or Lana vd Walt at <a href="mailto:lana@posterscopesa.co.za">lana@posterscopesa.co.za</a> .</p>
<p style="text-align:center;"> </p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Si ca tot vorbeam de Winamp ... si de noaptea trecuta :)]]></title>
<link>http://muzicasivideo.wordpress.com/2009/11/13/si-ca-tot-vorbeam-de-winamp-si-de-noaptea-trecuta/</link>
<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 20:26:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Catalin</dc:creator>
<guid>http://muzicasivideo.wordpress.com/2009/11/13/si-ca-tot-vorbeam-de-winamp-si-de-noaptea-trecuta/</guid>
<description><![CDATA[]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/65CIlJY9edI&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/65CIlJY9edI&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[LDAC Prep Book]]></title>
<link>http://ourarmylife.com/2009/11/12/ldac-prep-book/</link>
<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 00:00:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>GMH</dc:creator>
<guid>http://ourarmylife.com/2009/11/12/ldac-prep-book/</guid>
<description><![CDATA[When I attended LDAC in June 2007, I was blessed to be put under the leadership of MAJ Rodney Cruce,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://ourarmylife.wordpress.com/files/2009/11/cruce_site.png" alt="cruce_site" title="cruce_site" width="300" height="219" class="alignnone size-full wp-image-684" /></p>
<p>When I attended LDAC in June 2007, I was blessed to be put under the leadership of MAJ Rodney Cruce, a tremendous Special Forces officer who has published a <a href="http://www.ldacprep.com/product.php?id_product=10">book</a> that is sure to be an indispensable asset to every ROTC cadet.  I can assure you that when someone like MAJ Cruce speaks, a wise soldier listens. </p>
<p>Only because I want to vouch for MAJ Cruce&#8217;s leadership development system will I tell you that I graduated in the top 5% of my regiment and was ranked #1 in my platoon by MAJ Cruce in June of 2007.  If you are an ROTC cadet and you want your #1 branch choice, I highly advise that you purchase his book.</p>
<p><a href="http://www.ldacprep.com/product.php?id_product=10"><img src="http://ourarmylife.wordpress.com/files/2009/11/ad_300x2501.jpg" alt="ad_300x250" title="ad_300x250" width="300" height="250" class="alignnone size-full wp-image-688" /></a></p>
<p>FULL DISCLAIMER:  I am not receiving any benefit from the posting of this book.  I just respect MAJ Cruce that much and believe in his leadership development system.</p>
<p>Because I simply cannot give his service justice, I will quote from his <a href="http://www.ldacprep.com/">website</a>:</p>
<blockquote><p>Major (R) Cruce completed over 20 years of successful military service that included 10 years as a Non-Commissioned Officer and 10 years as an Officer. He entered the Army as a Combat Engineer enlisted soldier assigned to the 10th Engineer Battalion, 3rd Infantry Division at Kitzingen, Germany. In 1991, he was transferred to Fort Bragg, NC where he was assigned to the 27th Engineer Battalion, 20th Engineer Brigade until he volunteered for Special Forces Training. After completing the Special Forces Engineer Qualification Course, he was assigned to Special Forces Operational Detachment – Alpha (SFODA) 784, a Military Free Fall Team, in 3rd Battalion, 7th Special Forces Group (7th SFG (A)) from 1993 to the end of 1998. In 1995, he attended Ranger School where he graduated as the Enlisted Honor Graduate. In 1996, he changed his Special Forces specialty from Engineer to Intelligence Sergeant but remained on the same SFODA. During his time at 7th Special Forces Group, he conducted missions in Honduras, Nicaragua, El Salvador, Venezuela, Peru, Colombia and Chili.</p>
<p>In 1998, SFC Cruce was selected to attend Officer Candidate School (OCS) at Fort Benning, GA where he commissioned as a 2LT in Military Intelligence. At OCS, he graduated on the Commandant’s List and received the Physical Fitness Award. Following OCS, he attended the Military Intelligence Officer Basic Course where he received the General Potts Leadership Award for physical fitness, academic and leadership excellence. In 2000, 1LT Cruce graduated Summa Cum Laude from Campbell University with a Bachelor of Science Degree in Computer Science. Afterwards, he returned to 7th SFG (A) as an Intelligence Officer for a brief time before attending the Military Intelligence Captain Career Course. During this time, 1LT Cruce was selected to return to Special Forces and attend the Special Forces Detachment Officer Qualification Course. Upon his completion of the course, CPT Cruce returned to 7th SGF (A) from 2002 to 2006 where he commanded SFODA 721, served as the Assistant Operations Officer (AS3) for the Group Headquarters and commanded SFODA 797. He conducted missions in Afghanistan, Nicaragua, Colombia, Surinam, Venezuela, Curacao, Bolivia and El Salvador. In 2006, MAJ (R) Cruce was assigned to the University of Central Florida ROTC Program where he completed his military service. While at UCF Army ROTC, one of the top programs in the nation, he served as the Assistant Professor of Military Science specifically teaching the MS III Cadets in preparation for LDAC to include completing a Graduate Degree in Industrial Engineering Management from the University of Central Florida. While at UCF Army ROTC, he developed and implemented techniques from his Special Forces Training that produced Cadets who ranked in the top 1% of the nation. Finally, he received The Colonel Leo A. Codd Award in 2007 for The Most Outstanding U.S. Army ROTC Instructor and the 2008 Cadet Command Instructor of the Year Award.</p>
<p>MAJ (R) Cruce resides in Orlando, Florida with his wife, Jaime, and their highly unstable and ferocious dog Berkley.</p></blockquote>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le droit est le fondement de la paix, de la justice et de l’humanité]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/12/le-droit-est-le-fondement-de-la-paix-de-la-justice-et-de-l%e2%80%99humanite/</link>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 15:27:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/12/le-droit-est-le-fondement-de-la-paix-de-la-justice-et-de-l%e2%80%99humanite/</guid>
<description><![CDATA[Par Karl Müller Réflexions sur l’histoire et l’éthique de la politique internationale. Horizons et d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Karl Müller</em></p>
<p><strong>Réflexions sur l’histoire et l’éthique de la politique internationale.</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2287" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/12/le-droit-est-le-fondement-de-la-paix-de-la-justice-et-de-l%e2%80%99humanite/tyrant_boot_canvas_unique/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2287" title="The limits of the tyrants are prescribed by the endurance of those whom they oppress" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/tyrant_boot_canvas_unique.jpg" alt="The limits of the tyrants are prescribed by the endurance of those whom they oppress" width="450" height="608" /></a></p>
<div><a href="http://www.horizons-et-debats.ch/">Horizons et débats</a></div>
<div>
<p>Au vu des victimes et des dégâts causés pendant la Seconde Guerre mondiale, les fondateurs des Nations Unies et de sa Charte tentèrent d’éviter qu’une pareille catastrophe ne se reproduise, cherchant à rendre le monde plus pacifique et plus juste. La mise en place des relations internationales ne devait plus relever de l’arbitraire de quelques pays. Il fallait établir un ordre juridique international approuvé et respecté par tous les Etats de la planète.</p>
<p>Mais peu après la fin de la guerre et la fondation des Nations Unies, le monde se trouva à nouveau divisé en blocs hos­tiles. Une nouvelle fois, les relations internationales furent marquées, au cours des décennies suivant la guerre, par la poli­tique d’hégémonie.</p>
<p>On savait déjà qu’une politique internationale soumise aux fluctuations de la recherche du pouvoir et du contre-pouvoir n’apportait pas de stabilité et n’assurait donc pas la paix. La situation dans le monde fut donc très fragile et l’humanité n’échappa que d’un cheveu, et par hasard, à la destruction.</p>
<p>C’est pourquoi dès les années 60 on entreprit de sérieux efforts pour réduire les affrontements et l’aggravation de la situation entre les blocs et pour remplacer les affrontements, les conflits et la course aux armements par des mesures de confiance, de coopération et de désarmement.</p>
<p>Il est vrai que tout le monde n’était pas honnête et ce furent les mêmes qui déclenchèrent une nouvelle fois la guerre froide dans les années 80, provoquant une nouvelle course aux armements.<br />
Le monde se retrouva face à la menace d’une guerre mondiale dévastatrice. Ce furent avant tout les Etats-Unis qui cherchèrent à gagner la guerre froide; non pas par la force des armes mais par une guerre économique et financière.</p>
<p>L’alliance militaire orientale, le Pacte de Varsovie, et le bloc économique oriental, le Conseil d’assistance économique mutuelle (Comecon) furent mis sous pression, ce qui amena finalement leur dissolution. Il ne resta qu’une grande puissance: les Etats-Unis et l’OTAN, qu’ils dirigent, et l’ordre financier et économique mondial qu’ils déterminent.</p>
<p>Nombreux furent ceux qui, lors de la dissolution du bloc de l’Est, espérèrent une paix durable assurant la sécurité et le bien-être. Mais ce fut en vain car la politique américaine, profitant de sa situation d’unique superpuissance au monde, voulut s’imposer non par le droit mais en profitant de sa situation dominante. La mondialisation fut en fait une américanisation du monde – par tous les moyens et sans tenir compte des dégâts causés.</p>
<p>Au début des années 90, le gouvernement américain avait appelé cela « <em>nouvel ordre mondial </em>» et il ouvrit cette « <em>ère nouvelle</em> » par de nouvelles guerres: contre l’Irak, contre la Somalie, contre la Yougoslavie. Les groupes de réflexion américains se penchèrent dans les années 90 sur un « <em>Projet de nouveau siècle américain</em> », escomptant bien l’imposer par leur supériorité militaire. Les guerres contre l’Afghanistan et à nouveau contre l’Irak en sont les signes les plus visibles, mais aussi l’instrumentalisation des Etats européens membres de l’OTAN, la mainmise sur l’Union européenne, la mise au pas de la «<em> gauche</em> » européenne et l’extension à l’Est de l’OTAN et de l’Union européenne.</p>
<p>Néanmoins, aujourd’hui, 20 ans après la dissolution du bloc de l’Est, le plan des Etats-Unis a échoué.</p>
<p>Les conséquences catastrophiques du « <em>projet</em> » américain pour une grande partie du monde apparurent clairement aux yeux des populations. Les Etats-Unis ont lancé le bouchon trop loin; leur prestige dans le monde a disparu, des forces contraires se sont mises en place et se renforcent. Elles vont de la résistance inattendue dans les pays en guerre aux alliances internationales tels que l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) en Amérique latine, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) en Asie ou le BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), alliance intercontinentale. Il reste bien sûr des forces dangereuses qui souhaitent renverser la vapeur et prêtes à risquer gros. Toutefois, il ne s’agit que de quelques attardés dans l’évolution historique qui doivent néanmoins être pris très au sérieux, surveillés et tenus à l’écart – du fait qu’ils pourraient être tentés d’embraser le monde. Leur politique est cependant sans avenir.</p>
<p>Les prochaines années seront pleines d’insécurité et nécessiteront la recherche de nou­velles orientations.</p>
<p>Il se peut que le nouveau gouvernement américain s’y consacre. On peut l’espérer du fait que le président américain a reçu cette année le prix Nobel de la Paix. Peut-on espérer amener le président à refuser la poli­tique hégémonique de son pays – ne serait-ce qu’en raison de la grande misère qui s’abat sur la population de son pays – et à s’engager dans une politique de paix dans le monde ? Ou bien se contentera-t-il, en manœuvrant habilement, de redonner aux Etats-Unis la capacité d’être à nouveau la seule superpuissance ?</p>
<p>On ne peut se contenter d’attendre les réponses à ces questions. Le plus de personnes possible doivent se mettre à réfléchir, à discuter, à formuler des solutions.</p>
<p>Mais est-il crédible de rediscuter plus ou moins ouvertement l’idée d’un gouvernement mondial ? Peut-on mettre en place un tel gouvernement et en même temps respecter l’ensemble des droits humains ? Qui donnera sa légitimité à un tel gouvernement ? Quels seront ses domaines politiques ? Ne risquons-nous pas de retomber dans une politique centralisée ? L’humanité est-elle prête à accepter ce nouveau Léviathan ?</p>
<p>Il existe une autre perspective: celle de mettre en place les bases de la paix et de la justice par un « <em>ordre mondial du droit</em> ». Cette idée n’est pas nouvelle, elle nous vient du siècle des Lumières. Mais pres­que personne ne s’en est préoccupé au cours de ces dernières années. Et ce sont précisément les Etats européens, où est née la philosophie des Lumières, qui ont trahi le projet d’un ordre mondial reposant sur le droit. Une idéologie du laissez-faire, de l’égalité des valeurs, du droit du plus fort, c’est-à-dire de l’arbitraire des puissants a pénétré jusque dans les sciences « <em>occidentales</em> », dans l’art et la culture. Et toutes les professions de foi en faveur du droit ne furent plus que des déclarations peu sincères. On traite de naïfs et de ringards tous ceux qui croient encore à la valeur du droit et à son caractère obligatoire, tout particulièrement en ce qui concerne les relations entre les Etats.</p>
<p>On constate aujourd’hui les conséquences de cette idéologie: un monde en plein désordre, sans paix, ni justice, ni humanité.</p>
<p>Pourtant la tâche ne serait pas si difficile car il n’est pas nécessaire de créer un ordre juridique international. Les fondements essentiels en ont été établis par le droit international et un grand nombre de traités internationaux. La communauté internationale peut s’y référer.</p>
<p>Ce qui est nécessaire avant tout, c’est de comprendre que le monde n’a pas d’autre perspective s’il veut survivre et que la dignité de tous les hommes impose le respect du droit.</p>
<p>L’idée du contrat social, venue des Lumières, partait du principe que les individus se soumettraient au droit accepté par tous afin d’assurer la liberté, la propriété et la vie. Il en va de même dans la communauté des Etats. Le respect des traités entre les peuples consti­tue l’« <em>ordre mondial du droit</em> ». </p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Veterans Day - A humble thank you]]></title>
<link>http://laurenchatmas.wordpress.com/2009/11/11/veterans-day/</link>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 21:40:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lauren Chatmas</dc:creator>
<guid>http://laurenchatmas.wordpress.com/2009/11/11/veterans-day/</guid>
<description><![CDATA[Armistice Day, later changed to Veterans Day, was first proclaimed by U.S. President Woodrow Wilson ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Armistice Day, later changed to Veterans Day, was first proclaimed by U.S. President Woodrow Wilson for November 11, 1919, &#8220;a day to be dedicated to the cause of world peace&#8221;.</p>
<p>I wanted to take a moment to thank each and every military member, active and retired for their service to this country. We are blessed to live where we have men &#38; women sacrificing to give the rest of us freedom. I have the utmost respect for these people, including my many friends in the military.</p>
<p>As I wait to hear back if I am selected for OCS, I can&#8217;t imagine a greater honor and privileged to service alongside these amazing people. I will be lucky to be given the opportunity. Again, thank you. God bless.</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://laurenchatmas.files.wordpress.com/2009/11/l_400_285_07d2a785-5083-4d86-be22-4e01205fc1df.jpeg"><img class="size-full wp-image-364 aligncenter" src="http://laurenchatmas.files.wordpress.com/2009/11/l_400_285_07d2a785-5083-4d86-be22-4e01205fc1df.jpeg?w=300&#038;h=213" alt="" width="300" height="213" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[:: SQL Server e OCS :: Movendo bases do OCS para outro Cluster ou Server]]></title>
<link>http://brunovelaz.wordpress.com/2009/11/09/sql-server-e-ocs-movendo-bases-do-ocs-para-outro-cluster-ou-server/</link>
<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 17:17:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>brunovelaz</dc:creator>
<guid>http://brunovelaz.wordpress.com/2009/11/09/sql-server-e-ocs-movendo-bases-do-ocs-para-outro-cluster-ou-server/</guid>
<description><![CDATA[Pessoal, estava num projeto verificando a possibilidade de mover as bases do OCS sem precisar reinst]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Pessoal, estava num projeto verificando a possibilidade de mover as bases do OCS sem precisar reinstalar todo ele.</p>
<p>Achei interessante publicar para futuras consultas ou até mesmo poderem ser utilizados por outros.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Segue a link:</p>
<p><a title="http://blogs.technet.com/robse/archive/2009/03/12/need-to-move-our-ocs-databases-from-one-database-cluster-to-another.aspx" href="http://blogs.technet.com/robse/archive/2009/03/12/need-to-move-our-ocs-databases-from-one-database-cluster-to-another.aspx">http://blogs.technet.com/robse/archive/2009/03/12/need-to-move-our-ocs-databases-from-one-database-cluster-to-another.aspx</a></p>
<p>Bruno Velaz</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Click. The Name. O.C.S.]]></title>
<link>http://clickzoombytes.wordpress.com/2009/11/09/click-the-name-o-c-s/</link>
<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 11:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>clickzoombytes</dc:creator>
<guid>http://clickzoombytes.wordpress.com/2009/11/09/click-the-name-o-c-s/</guid>
<description><![CDATA[OCS. Omul cu Şobolani. http://www.omulcusobolani.ro/ Noi pe ei îi cunoaştem. Dar de aceştia aţi auzi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h3>OCS. Omul cu Şobolani.</h3>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-8007" title="FOTO OCS Band Romania" src="http://clickzoombytes.wordpress.com/files/2009/11/foto-ocs-band-romania.jpg?w=400" alt="FOTO OCS Band Romania" width="400" height="598" /><a title="website oficial" href="http://www.omulcusobolani.ro/" target="_blank">http://www.omulcusobolani.ro/</a></p>
<p><strong>Noi </strong>pe <strong>ei </strong>îi cunoaştem.</p>
<p>Dar de aceştia aţi auzit?</p>
<p><!--more--></p>
<p><span style="color:#ffffff;">&#8230;</span></p>
<h3>OCS Band. Oakland Christian School Band. California. SUA</h3>
<p><img class="alignright size-full wp-image-8011" title="LOGO OCS Band USA" src="http://clickzoombytes.wordpress.com/files/2009/11/foto-ocs-band-usa.jpg" alt="LOGO OCS Band USA" width="96" height="96" /></p>
<p><a title="facebook oficial" href="http://www.facebook.com/pages/OCS-Band/77351094908?v=feed&#38;story_fbid=75342188033" target="_blank">http://www.facebook.com/pages/OCS-Band/77351094908?v=feed&#38;story_fbid=75342188033</a></p>
<p><span style="color:#ffffff;">&#8230;</span></p>
<h3><span style="color:#000000;">OCS Band. Malaysia</span></h3>
<p><span style="color:#000000;"><img class="aligncenter size-large wp-image-8009" title="FOTO OCS Band Malaysia" src="http://clickzoombytes.wordpress.com/files/2009/11/foto-ocs-band-malaysia.jpg?w=400" alt="FOTO OCS Band Malaysia" width="400" height="545" /><br />
</span></p>
<p><a title="myspace oficial" href="http://www.myspace.com/orangecherry" target="_blank"><span style="color:#000000;">http://www.myspace.com/orangecherry</span></a></p>
<p><span style="color:#ffffff;">&#8230;</span></p>
<h3>OCS. Ocean Colour Scene. UK</h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8010" title="FOTO OCS Band England" src="http://clickzoombytes.wordpress.com/files/2009/11/foto-ocs-band-england.jpg" alt="FOTO OCS Band England" width="377" height="373" /></p>
<p><a title="website oficial" href="http://www.oceancolourscene.com" target="_blank">http://www.oceancolourscene.com</a></p>
<p><span style="color:#ffffff;">&#8230;</span></p>
<h3 style="text-align:center;"><span style="color:#000080;"><strong><em>aici am găsit o listă completă de acronime OCS</em></strong></span></h3>
<p style="text-align:center;"><a title="lista de acronime" href="http://www.acronymfinder.com/OCS.html" target="_blank">http://www.acronymfinder.com/OCS.html</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Outdoor Shoot Power Supply]]></title>
<link>http://ocsalvarez.wordpress.com/2009/11/08/outdoor-shoot-power-supply/</link>
<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 04:02:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>ocsalvarez</dc:creator>
<guid>http://ocsalvarez.wordpress.com/2009/11/08/outdoor-shoot-power-supply/</guid>
<description><![CDATA[I do a lot of outdoor shoots and power supply is a concern. I found a good solution &#8211; Tronix E]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>I do a lot of outdoor shoots and power supply is a concern. I found a good solution &#8211; Tronix Explorer XT. I like its performance so much that I got myself 3 units that I&#8217;ve been using for a year now.</p>
<div id="attachment_927" class="wp-caption alignleft" style="width: 226px"><img class="size-full wp-image-927" title="1" src="http://ocsalvarez.wordpress.com/files/2009/11/11.jpg" alt="1" width="216" height="144" /><p class="wp-caption-text">tronix explorer xt</p></div>
<p>Tronix is a portable power supply. This inverter uses a 24v power source. It is proudly Philippine-made. <a href="http://www.innovatronix.com/" target="_blank"><em>http://www.innovatronix.com/</em></a>.</p>
<p>From my experience, one unit can power:</p>
<p>1) one self-contained Hensel Pro Plus 1000 at 3/4 power for about 3 hours continuous shoot,</p>
<p><!--more--></p>
<div id="attachment_931" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><img class="size-full wp-image-931" title="2" src="http://ocsalvarez.wordpress.com/files/2009/11/2.jpg" alt="2" width="240" height="168" /><p class="wp-caption-text">1 tronix for Hensel Tria and 2 for self-contained heads</p></div>
<p>2) or Hensel Tria 2400 with one 3000 head at 3/4 power for 1 1/2 hours continuous,</p>
<p>3) or one self-contained Hensel Pro Plus 500 at 3/4 power for 4 hours continuous.</p>
<p>Compared to being powered by AC, the Tria has a slower recycling time when used with Tronix. This is expected, though, because Tria&#8217;s power demand is huge. The self-contained 1000 head has slightly slower recycling time but the self-contained 500 has negligible difference.</p>
<div id="attachment_932" class="wp-caption alignright" style="width: 280px"><img class="size-full wp-image-932" title="3" src="http://ocsalvarez.wordpress.com/files/2009/11/3.jpg" alt="3" width="270" height="180" /><p class="wp-caption-text">tronix comes in handy when shooting anything outdoors</p></div>
<p>Apart from my other flash units with battery packs, I rely heavily on Tronix for locations where there are no immediate power</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-933" title="4" src="http://ocsalvarez.wordpress.com/files/2009/11/4.jpg" alt="4" width="240" height="218" /> supplies like the beach, or venues in the middle of nowhere. Compared with a genset, which is good with continuous lights, Tronix is designed to power the bursts of studio flash. It doesn&#8217;t require an AVR. I think this is a must-have for pros.</p>
<p>Visit <a href="http://www.ocsalvarez.com" target="_blank">ocsalvarez.com</a>.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Halfway done!]]></title>
<link>http://manlypat.wordpress.com/2009/11/07/halfway-done-ocs/</link>
<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 00:40:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Candidate</dc:creator>
<guid>http://manlypat.wordpress.com/2009/11/07/halfway-done-ocs/</guid>
<description><![CDATA[Hello all, Surprise surprise, first post in over a month! I am home on liberty right now and I can s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Hello all,</p>
<p> Surprise surprise, first post in over a month!  I am home on liberty right now and I can say I am thriving at OCS.  Mentally it has not been too challenging, academically I&#8217;m doing fine, and I&#8217;ve been keeping up fine on the physical training.  I got a PR 289 initial PFT and today got a 275 on the intermediate PFT.  I lost 3 pullups in the last month!  I&#8217;ve been surprised how infrequently we do pull-up workouts.  The whole platoon has been sick with the seasonal colds and flu going around this whole week, so everyone has been hacking up phlegm, sluggish, feverish and fatigued.  Regardless, we all passed the PFT today.  Yay Delta 2.</p>
<p>Some random thoughts:</p>
<p> I have enjoyed lots of the things we do at OCS, luckily!  Almost every day I enjoy some aspect of our training.  My favorite things so far have been individual runs and Marine Corps history classes.</p>
<p>I love getting letters in the mail, but don&#8217;t send food!  And don&#8217;t ask about OCS in letters to candidates, they probably won&#8217;t have time to respond.  Just write about walking your dog or taking my little cousin to the zoo or something random&#8211;the more your letter takes my mind off of the daily challenges, the better!</p>
<p>The physical training stuff posted on this site (which I followed) is spot on.  Running is important, but all around fitness is the name of the game.  We do way more pushups than I imagined though.  My shoulders and chest are pretty sore.</p>
<p>OCS destroys your feet.  Blisters, swelling, shin splints, tendinitis, is the name of the game.  For everyone.  Come with good inserts for your boots.</p>
<p>They pass out ibuprofen like it is candy.</p>
<p>Pain tolerance can be built.  Mine is growing.</p>
<p>I am getting enough to eat&#8211;they are being pretty smart about getting the candidates a sufficient diet.  (I haven&#8217;t lost any weight really but some men have lost 15 lbs already.)</p>
<p> I said enough to eat, not all-you-can-eat&#8230;</p>
<p>Sleep deprivation is the hardest thing about OCS I think.  To get 6 hours of sleep a night is a luxury.  Often you&#8217;ll get 4 nonsequential hours of sleep a night, then run 5 miles the next morning, drill, have classes, etc etc all day and just have to push through.  Gotta stay motivated!  At 22 years of age, it is something you can do though.  I&#8217;m actually one of the youngest if not the youngest in the platoon, most are not immediate college grads.  Lots of 24s, 25s.</p>
<p>Liberty is a blessing and a challenge&#8211;you get 24 hours or so off to go home (in my case) and eat and relax then you&#8217;re expected to turn around and &#8220;flip the switch&#8221; and be ready to roll again when it&#8217;s over.</p>
<p>Everything is a test.</p>
<p>Lots of OCC-202 attendees know my blog&#8211;thanks for letting me know you read it, and GOOD LUCK my brothers.</p>
<p>You&#8217;re always being watched and evaluated.</p>
<p>The ethical standards of the Marine Corps are honorable, inspirational, and traditional/conservative. The standards and morals this organization preaches and stands by unapologetically are refreshing in this world of political correctness and wishy-washy moral relativism.</p>
<p>The chaplain at OCS is a great source of encouragement and truly cares about all the candidates and their well-being.  If the candidates don&#8217;t have anywhere to go on liberty, he has a house set up just as a hang out spot and gives away free food etc to any candidate who stops by.</p>
<p>I can&#8217;t wait until it&#8217;s over but I can see myself missing many aspects of OCS.</p>
<p>I&#8217;m tired and going to bed.</p>
<p>Prayers and letters appreciated.</p>
<p>-manlypat</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rant: Original Fan Characters]]></title>
<link>http://rococoprincess.wordpress.com/2009/11/06/rant-original-fan-characters/</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 03:52:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nadia</dc:creator>
<guid>http://rococoprincess.wordpress.com/2009/11/06/rant-original-fan-characters/</guid>
<description><![CDATA[I&#8217;ve never really LIKED fan characters The only real thing I like fan characters in is Harry P]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>I&#8217;ve never really LIKED fan characters The only real thing I like fan characters in is Harry Potter, because, well, the actual characters all suck! That and The Nightmare Before Christmas are the only things I accept fan characters in. I made one in TNBC because I felt that Barrel needed a girlfriend! And you know what? All of the fan characters for Nightmare were very awesome and totally creative!</p>
<p>As long as its creative, its okay in my book because dammit I love creativity!</p>
<p>The first fan characters that pissed me off were for Pirates of the Caribbean. Why? Un-creative and totally useless! After that, Sweeney Todd. Again, un-creative and totally useless!</p>
<p>Then came Coraline, I was ok with some of the fan characters, some fit, some were again, totally useless!</p>
<p>And now, 9. COMPLETELY OVERLOADED with un-creative fan characters. Not a one have I seen that is creative! Coming from a movie that each character is such an overload of creativity, you would think the fans making fan characters would be creative with their fan characters!</p>
<p>What&#8217;s really made me mad is that I went through a very crazy time with the 9 forums trying to find some cute 7/5 and 7/6 fan art and fanfic because there isn&#8217;t much on DeviantArt and Fanfiction.net. I had to go through this crazy acceptance thing, rude people, and much more to get to what?! More un-creative fan characters. I found one new 7/5 fiction and I think two new 7/6 fanfictions and one 6/7 fanart! All the rest was slash or fan characters!</p>
<p>I&#8217;m not in any way saying the people&#8217;s art is bad. Its usually very well done, except for creativity! One example is I think the person said her name is 12. She&#8217;s basically a girl version of 6. She looks exactly identical to him! I thought &#8220;OMG man, you so creative! You made a girl 6! I applaude you for you&#8217;re so fucking creative mind!!!&#8221;</p>
<p>That was the 1st instance. Then showed up about 5 new fan characters that were 7 with a different number. No different features. All looked exactly like 7!</p>
<p>No, you&#8217;re not making a fan character, you&#8217;re taking claim of someone else&#8217;s work and putting a different name on it and saying &#8220;no no no! this is not at ALL the same as 7! This is 125! Totally different man!!&#8221; No, not different. Totally the fucking same!</p>
<p>In honor of this post, I made a fan character!</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-412" title="9 OC 001" src="http://rococoprincess.wordpress.com/files/2009/11/9-oc-001.jpg" alt="9 OC 001" width="470" height="352" /></p>
<p>His name is Negative 187,000. He is a cross-dressing doctor who has mental issues. All who he operates on dies cause he does not know what he&#8217;s doing! He is also a furry and likes bunny ears.</p>
<p>There! At least I was slightly creative! Bet you other idiots who make OCs didn&#8217;t think of a Stitchpunk who crossdresses, is a doctor, has mental issues, AND kills people!</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La France et la politique de l’OTAN en Afghanistan]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/la-france-et-la-politique-de-l%e2%80%99otan-en-afghanistan/</link>
<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 13:10:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/la-france-et-la-politique-de-l%e2%80%99otan-en-afghanistan/</guid>
<description><![CDATA[Par Jacques Sapir Au vu de l’enlisement de l’OTAN, « il est clair désormais qu’il nous faut repenser]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Jacques Sapir</em></p>
<p><strong>Au vu de l’enlisement de l’OTAN, « <em>il est clair désormais qu’il nous faut repenser la question des buts comme celle des alliances,</em> » constate Jacques Sapir, qui suggère de rechercher une implication des puissances voisines, la Russie, la Chine et l’Iran, dans la résolution du conflit, mouvement qui selon lui pourrait préfigurer un rapprochement entre l’Alliance Atlantique et l’Organisation de Coopération de Shanghaï. Cette redéfinition des objectifs et de la stratégie requiert que le « <em>scénario de cette guerre ne [soit] écrit uniquement, ou même principalement, par les États-Unis</em> ». « <em>La principale faute du gouvernement français et de son Président actuel ne fut pas de rejoindre le commandement intégré de l’OTAN mais de ne pas avoir usé de ce prétexte pour forcer les Américains à discuter de ces questions, dans notre intérêt comme dans le leur</em> », estime Jacques Sapir, qui s’interroge : la France fera-t-elle preuve du courage nécessaire pour impulser ces remises en cause ?</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2073" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/la-france-et-la-politique-de-l%e2%80%99otan-en-afghanistan/les-fronts-de-linsurrection/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2073" title="Afghanistan : les fronts de l'insurrection" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/les-fronts-de-linsurrection.jpg" alt="Afghanistan : les fronts de l'insurrection" width="450" height="364" /></a></p>
<p>La seconde guerre d’Afghanistan dure maintenant depuis plus de sept ans. C’est l’age de la maturité, mais c’est aussi celui des bilans. C’est une guerre discrète, qui a le bon goût de ne pas venir envahir la une de nos quotidiens ni des journaux télévisés, sauf en cas de pertes importantes, comme en 2008. C’est une guerre que l’on pourrait presque oublier. D’ailleurs, à ne voir que les images que l’on veut bien nous montrer, l’Afghanistan n’est présent dans notre quotidien que très épisodiquement, et sous la forme d’un hôpital que l’on inaugure un jour en présence de personnalités du monde des arts et du spectacle, d’une ferme modèle ou d’une école un autre jour.</p>
<p>Qui croirait que dans cette guerre se jouent des équilibres internationaux ? Le retour de la France au sein du commandement intégré de l’OTAN a pourtant été justifié par ce conflit. C’est dire tout le mérite de ce livre et de ses auteurs, qui ont remis sur le devant de la scène cette guerre pour tenter d’en tirer les leçons avant qu’il ne soit trop tard. Car, cette guerre, nous pourrions bien la perdre, et avec elle l’ensemble de notre crédibilité de « <em>démocratie occidentale</em> ».</p>
<p>Qui parle de guerre dit les morts et les blessés, les estropiés et les victimes civiles, ici bien plus nombreuses que les victimes militaires. Il n’est pas de guerre sans victimes, en dépit de ce que l’on veut nous faire croire. Faire la guerre implique de tuer, souvent, et de mourir, parfois. On ne fait donc pas la guerre innocemment, et l’on ne la fait pas par hasard ; du moins ne le devrait-on pas.</p>
<p>Pourtant, cette guerre a quelque chose de clandestin. C’est une guerre faite en fraude, par une alliance, l’OTAN, dont ce n’était ni le but ni la fonction, et qui a été véritablement détournée de son objectif premier. Elle ne devait pas prendre d’ailleurs la figure d’une guerre initialement, tout au plus d’une mission de maintien de l’ordre faisant suite à l’offensive américaine de l’hiver 2001-2002.</p>
<p>Alors, nous l’oublions, jusqu’à ce qu’un événement, en général tragique, la propulse pour un instant à la première page. Nous avons alors droit à des discours, mi-ronflants mi-larmoyants, sur la nécessité de cette guerre et sur l’indispensable union nationale qu’elle devrait impliquer. Puis, toute cette émotion retombe et l’on oublie l’Afghanistan jusqu’au prochain incident, à la prochaine catastrophe. Est-ce parce que nous ne savons pas vraiment pourquoi sommes-nous en Afghanistan ? Est-ce par ce que notre présence est inadéquate ? Est-ce enfin parce que cette guerre que nous menons sans la diriger, et dont nous avons honte dans certains milieux, est une guerre que nous sommes en train de perdre ?</p>
<p>Ces questions dérangent, mais il faut les poser.</p>
<p>Les interventions militaires des puissances occidentales semblent aujourd’hui provoquer plus de chaos que d’ordre. Il faut s’interroger sur ce paradoxe. L’application de la force armée devait nous donner plus de sécurité. Elle n’a réussi qu’à étendre l’insécurité, à contaminer un autre pays (le Pakistan), tout comme il y a quelques années de cela une autre intervention contre le pouvoir des « <em>tribunaux islamiques</em> » de Somalie a donné un nouveau développement à la Piraterie sur la façade est de l’Afrique. Est-ce parce que ces guerres sont inutiles ou parce qu’elles sont mal menées ?</p>
<p>Plus profondément, c’est la question de la « <em>guerre à distance</em> » qui est posée. Cette théorie de la guerre est en train de gagner progressivement tous les pays occidentaux, à l’imitation des États-Unis. Mais, la « <em>guerre à distance</em> », avec sa promesse de pertes nulles (du moins pour celui qui la pratique&#8230;), s’avère un piège redoutable qui se referme sur celui qui s’y abandonne.</p>
<p>Dans le même temps, on assiste à un retour du concept de guerre « <em>anti-insurrectionnelle</em> ». Ce dernier, plus réaliste en apparence, n’est pas non plus sans défauts. Il oblige dans tous les cas à repenser l’articulation des moyens militaires et des moyens civils (parfois mis en oeuvre par des militaires ou d’anciens militaires) nécessaire pour que ces opérations apportent une sécurité durable.</p>
<p>Enfin, se pose la question de l’ordre que nous voulons établir. Comment créer un Etat alors que nous sommes en train, au nom de l’idéologie néo-libérale, partout de les affaiblir et de les démanteler ? Cela est vrai aussi en Afghanistan où des sociétés de sécurité privées, avec leurs propres règles d’engagement, se développent et prolifèrent en parallèle à l’action publique, et où l’on a voulu imposer de toutes forces la privatisation d’une agriculture aux dépens des structures collectives qui existaient dans les villages.</p>
<p>On aboutit à reformuler le paradoxe par lequel nous avons commencé. Cherchons-nous réellement à produire de l’ordre ou, au contraire, sommes nous engagés, volens nolens, dans une production de chaos à grande échelle ? Peut-il y avoir un ordre néo-libéral ou bien ce dernier concept est-il si radicalement étranger à la notion d’ordre qu’il ne peut que produire du chaos ? Cette question est loin d’être académique. De la réponse que nous lui apporterons dépendra le sort de l’Afghanistan mais aussi, d’une certaine manière, le nôtre.</p>
<h2>Sommes-nous en train de répéter les erreurs des Soviétiques ?</h2>
<p>Ce n’est pas un mystère que la guerre a pris pour les forces de l’OTAN une mauvaise tournure. Ceci nous est confirmé de manière quasiment quotidienne par l’allongement sinistre de la liste des pertes humaines. Encore faut-il signaler que, dans ces pertes, nos ministres et nos journalistes ont le bon goût de ne pas ajouter celles de la population civile qui sont, et de loin, nettement plus considérables.</p>
<p>La montée en puissance des Talibans, l’insécurité qui règne dans les villes, et ce alors que, au départ, elles étaient relativement sures, sont ici autant de signes indéniables d’une dégradation de la situation sur le terrain. Il faut y ajouter la déstabilisation du Pakistan, dont les « <em>zones tribales</em> » ont été un refuge pour ces mêmes Talibans et qui, aujourd’hui doit faire face à une double offensive de ces derniers, la première sur le terrain directement militaire et la seconde, peut-être plus dangereuse encore, qui a pris la forme d’une pénétration des administrations et des forces de sécurité. Dans un pays brutalement fragilisé par la crise économique depuis 2008, et confronté au reflux des capitaux en provenance du Golfe, la combinaison de l’insécurité économique et de l’insécurité politique pose un redoutable double défi.</p>
<p>L’OTAN est entrée en Afghanistan, à la suite des Américains, escomptant une guerre courte qui serait suivie d’une période d’opérations de maintien de l’ordre. Si, effectivement, les forces des Talibans n’ont pu empêcher les Américains et les Forces de l’OTAN de se saisir des principales villes, c’est dès ce moment qu’une grave erreur a été commise. En poussant Hamid Karzaï au pouvoir, les Américains se sont peut-être assurés de la fiabilité du gouvernement de Kaboul, mais certainement pas de sa légitimité. Les accords passés avec divers chefs de guerre ont certes permis une avancée rapide des troupes de la coalition, mais au prix d’une fragmentation du pouvoir. Confiant dans des accords qu’ils ont signés avec le commandement militaire, ces chefs de guerre n’ont pas perdu de temps pour renforcer leur pouvoir en leurs fiefs. La corruption éhontée du gouvernement central, qui trouve son origine dans la famille du Président et qui a été favorisée au départ par les Américains qui y ont vu un moyen simple de s’assurer des fidélités, n’a fait que renforcer le manque de légitimité du gouvernement en place à Kaboul. La consternante mascarade de l’élection présidentielle, qui a vu Hamid Karzaï déclaré vainqueur par défaut, son concurrent s’étant retiré devant l’ampleur des fraudes, ne vient pas redorer le blason de ce pouvoir.</p>
<p>On connaît la suite des événements. La corruption est donc devenue endémique, aboutissant à une dilution de l’aide et à son inefficacité. On estime aujourd’hui que 20% de l’aide internationale atteint ses destinataires. Les infrastructures, à l’exception de celles qui ont un intérêt militaire, sont toujours en ruines. La politique de la Banque Mondiale, qui a poussé à la privatisation de terres en propriété collective villageoise (car dépendant des systèmes d’irrigation) a provoqué un effondrement des cultures tant vivrières que commerciales. Cette catastrophe s’est accompagnée de la reprise de la culture du pavot, qui avait été sérieusement limitée par les Talibans. Ce qui avait d’ailleurs été un des très rares gestes positifs qu’ils aient faits durant leur période au pouvoir.</p>
<p>Dès lors s’est mis en place un cercle vicieux infernal. L’appauvrissement de la majorité de la population conduit au recours aux cultures anciennement interdites, ce que favorisent les pouvoirs locaux. Ces derniers reprennent alors le cycle des exactions et du trafic qui leur avaient valu d’être supplantés par les commandants Talibans. La nostalgie pour l’ancien ordre ne fait que croître et entraîne une répression largement aveugle de la part des troupes de l’OTAN, tandis qu’à Kaboul se développe une économie de la rente et de la prédation. Tout cela contribue alors à faire à nouveau le jeu des Talibans, et entraîne de nouvelles attaques des troupes de l’OTAN avec des dommages importants dans les populations civiles. Par ailleurs, poussée au désespoir par les conditions matérielles et l’absence totale de perspectives, la fraction « <em>moderne</em> » de la population ne voit pas d’autres solutions que l’exil et vient grossir le flot qui s’accumule à Calais.</p>
<p>Le fait est que si le régime des Talibans était incroyablement arriéré et sanguinaire, les puissances occidentales ont plongé l’Afghanistan dans un chaos qui s’est avéré, à certains égards, pire encore pour la population, à l’exception de quelques rares microrégions et de quelques privilégiés. La puissance de feu des troupes de l’OTAN s’avère dès lors incapable de gagner la guerre. Dans un certain nombre de cas, elle contribue même aux problèmes évoqués plus haut.</p>
<p>On peut ici faire la comparaison avec la guerre que menèrent les forces soviétiques. L’inadaptation des moyens et des forces a été patente durant toute la première période du conflit. Ceci avait conduit à de lourdes pertes. Le processus d’apprentissage qui s’est alors produit a conduit à accorder une importance particulière aux progrès sociaux de la population civile, du moins dans les parties que les Soviétiques considéraient comme utiles, et à appliquer une politique de la terre brûlée et du combat à outrance dans le reste de l’Afghanistan. On oublie un peu vite que le gouvernement, que les Soviétiques avaient mis en place sur la base d’une partie de leurs partisans locaux, a réussi à survivre trois ans au départ de leurs troupes. Combien de semaines le gouvernement Karzaï tiendrait-il si les Américains et l’OTAN devait quitter soudainement le pays ?</p>
<p>Or, il faut être bien conscient que c’est à cette aune-là qu’il nous faudra mesurer le succès ou l’échec de notre présence. Les conditions de notre départ seront aussi les conditions de notre succès.</p>
<p>Pour l’instant, non seulement avons-nous été dans l’incapacité de sécuriser ne serait-ce qu’une partie de l’Afghanistan, mais nos méthodes de guerre, qui sont en train de ruiner la société afghane ont profondément déstabilisé le Pakistan voisin. Nous voici confrontés à une crise de sécurité globale dans la région, et dans laquelle est impliqué un pays qui dispose de l’arme nucléaire. Ce problème est en réalité bien plus important que celui de l’Iran. Il fait réellement de l’Afghanistan un enjeu stratégique et politique majeur.</p>
<h2>La nature et les buts de la guerre.</h2>
<p>Cette guerre est aussi déterminée par ce que furent, et ce que sont, ses buts. La décision de « <em>libérer</em> » l’Afghanistan de la domination cruelle des talibans a été présentée au monde occidental comme une évidence, que renforçait la complicité de ses derniers dans les attentats du 11 septembre 2001. Mais, rapidement, la réalité de la guerre a divergé de ce qu’elle était censée être.</p>
<p>Si les talibans ont été chassés de Kaboul dans les provinces nombreux sont les chefs de guerre qui furent leurs alliés et qui survivent aujourd’hui, sur la base d’accords passés soit directement avec les Américains soit indirectement par le biais du gouvernement Karzaï. La population de l’Afghanistan a par ailleurs fort peu profité de cette « <em>libération</em> ». Aussi est-on est en droit de se demander si l’on n’a pas sacrifié l’avenir dans la manière dont ont installé un nouveau pouvoir. Au-delà, c’est bien l’esprit même de cette guerre que l’on a trahi en tolérant au mieux une version molle de la dictature des talibans, au pire (dans certaines régions) une reprise à l’identique de cette même dictature, pourvu qu’elle soutienne les forces de l’OTAN. Ainsi peut s’expliquer le manque de vigueur des protestations des pays occidentaux face au trucage des élections présidentielles de 2009. Il contraste fortement avec ce à quoi l’on est habitué par ailleurs, et en particulier quand ces élections se déroulent dans des pays dont les politiques sont contradictoires aux nôtres. Mais, ce faisant, on enfonce encore un peu plus le clou dans le sentiment, aujourd’hui très répandu, que la « <em>démocratie</em> » et les « <em>valeurs occidentales</em> » ne sont que des prétextes. Nous participons ici à une instrumentalisation des valeurs démocratiques dont nous serons, à terme, les premières victimes.</p>
<p>Au-delà, cette politique révèle un dangereux paradoxe : pour protéger nos soldats, nous sommes désormais conduits à pactiser, ou à chercher à pactiser, avec les néo-talibans. Mais nos soldats sont en théorie en Afghanistan pour se défaire de ce régime. Ainsi se révèle une stratégie doublement perdante. Pour les ultras, tout gouvernement ayant l’aval des occidentaux sera illégitime. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les talibans ont rejeté la main tendue par le gouvernement Karzaï. Pour les autres, et qui devraient être nos alliés, à quoi bon s’engager derrière les occidentaux si ces derniers sont prêts à passer des compromis pour obtenir le ralliement des talibans ?</p>
<p>Qui donc aujourd’hui peut croire que nous sommes réellement en Afghanistan pour y défendre les « <em>droits de l’homme</em> » (et ceux des femmes en particulier) ? Ainsi s’inscrit le cercle de la désespérance qui pousse une partie de l’élite intellectuelle afghane dans l’émigration. La politique stupide de notre Ministre de l’Intégration, Éric Besson, vient alors conforter la politique absurde de notre Ministre des Affaires Étrangères, Bernard Kouchner. Le premier veut renvoyer dans leur pays ceux qui ont fuit la situation mise en place par le second. Il leur dénie, contre toute évidence, le statut de réfugiés. Quant au second, l’aveuglement criminel dont il fait preuve quant à la politique américaine, et dont il a déjà donné des exemples que ce soit au Kosovo ou au sujet de l’Irak, le conduit à apporter la caution de la France à une situation chaque jour plus désastreuse.</p>
<p>Cependant, cet écart désormais palpable entre les buts proclamés et la réalité nous révèle aussi la possibilité qu’il y ait des buts de guerre inavoués car inavouables. On peut en dresser une courte liste.</p>
<p>Il y a tout d’abord la volonté américaine de trouver aux hydrocarbures d’Asie Centrale une voie de sortie qui ne soit dépendante ni du bon vouloir des Russes ni des Iraniens. Tel fut, ne l’oublions pas, le sens de la diplomatie américaine du temps du Président Clinton.</p>
<p>Il y a ensuite la volonté de s’installer dans ce qui est l’un des pivots géostratégiques d’une région à haut risque.</p>
<p>Il y a enfin la volonté délibérée de faire une démonstration de puissance à l’usage des voisins, qu’il s’agisse de la Chine ou de l’Iran, et de s’attirer les bonnes grâces de l’Inde.</p>
<p>Disons le tout net, si telles étaient les raisons de la présence de l’OTAN, c’est bien à un échec tout aussi patent que l’on est confronté. La démonstration de force a tourné court. La présence géostratégique est d’ailleurs dépendante largement de cette démonstration de force. Elle est au mieux contestable dans les circonstances actuelles. Quant aux intérêts pétroliers, il est clair aujourd’hui que pour au moins une décennie, si ce n’est plus, nulle compagnie n’investira dans la région, sauf peut-être une compagnie Russe&#8230;</p>
<p>Reste donc l’argument qui nous est aujourd’hui présenté. L’Afghanistan est l’un des foyers du terrorisme et cela exige notre présence pour combattre ce dernier. Mais, il n’y a rien de terroriste par nature dans un peuple, et le pouvoir des talibans d’ailleurs ne fut pas la seule source de ce dit terrorisme. La meilleure des réponses au terrorisme serait de permettre à l’Afghanistan d’évoluer vers une situation, si ce n’est de liberté, du moins de progrès social. Il faut alors noter qu’une telle stratégie implique une rupture nette à la fois avec tout ce que compte l’Afghanistan de néo-talibans et aussi avec ce que charrie l’idéologie néo-libérale. Nous n’en prenons pas le chemin.</p>
<p>Faudra-t-il alors s’accommoder de la litanie des pertes, et ce jusqu’au moment où les opinions publiques, à juste titre lassées, nous obligerons à nous retirer ?</p>
<p>Nous voici donc dans une guerre qui ne dit pas son nom, dont les buts sont aujourd’hui suffisamment brouillés et obscurcis pour devenir indéchiffrables, et dont le coût, humain et matériel, ne cesse de monter. Les options qui nous sont offertes ne sont pas illimitées et le temps qui nous est imparti n’est pas indéfiniment extensible. C’est pourquoi les problèmes des alliances, et du fonctionnement de l’Alliance atlantique, sont aujourd’hui posés, même si peu nombreux sont ceux de nos dirigeants politiques qui veulent bien l’admettre.</p>
<h2>Les alliances.</h2>
<p>Il est donc clair désormais qu’il nous faut repenser la question des buts comme celle des alliances. La principale faute du gouvernement français et de son Président actuel ne fut pas de rejoindre le commandement intégré de l’OTAN mais de ne pas avoir usé de ce prétexte pour forcer les Américains à discuter de ces questions, dans notre intérêt comme dans le leur. Nous ne saurons jamais qu’elle eut été la réaction américaine à un ultimatum de Paris : soit nous quittons l’Afghanistan, soit nous rentrons dans le commandement intégré, mais pour cela nous exigeons que soit posée à nouveau la question des alliances et qu’un bilan soit tiré des errements passés. Nous ne le saurons jamais parce qu’une telle alternative n’a pas été présentée à Washington. Pourtant, nul n’est obligé de suivre les bêtises d’autrui. Cette faute, nous la payons au prix du sang.</p>
<p>La première question qu’il nous faudra trancher, et ce dans un proche avenir, est celle d’un élargissement de l’alliance. Pour dire les choses crûment, faut-il pousser encore plus loin l’internationalisation de la guerre, et y intégrer la Russie et la Chine, et peut-être l’Iran ?</p>
<p>Ceci est moins absurde qu’il n’y paraît. La Russie est directement préoccupée par le devenir de l’Afghanistan, que ce soit de manière indirecte pour la sécurité de l’Asie Centrale ou même de manière directe en raison du développement du trafic de drogue sur son territoire en provenance d’Afghanistan. Elle participe dès aujourd’hui à la formation de la police afghane. Elle pourrait contribuer à celle de l’Armée dans les mois à venir. S’il est pour l’heure exclu que la Russie déploie des troupes en Afghanistan (hors les unités de SpetsNaz qui opèrent le long de la frontière du Tadjikistan), sa contribution économique pourrait être relativement importante dans le domaine des infrastructures publiques.</p>
<p>La Chine est, elle aussi, inquiète du développement de l’activisme religieux issu d’Afghanistan, et aujourd’hui du Pakistan, qui se manifeste sur son territoire. Si la Chine a pour l’instant une politique de non-intervention, en particulier dans le domaine militaire, elle pourrait participer plus largement aux opérations de sécurité par le biais de l’Organisation de Coopération et de Sécurité. Quant à l’Iran, son contentieux avec les Talibans est ancien, et avait laissé planer la possibilité d’une intervention iranienne dans ce pays en 1999/2000. On mesure ici toute l’absurdité qu’il y a à vouloir à tout prix construire ce pays en ennemi alors qu’il détient en partie l’une des clés de la sécurité au niveau régional.</p>
<p>Mais, pour élargir l’alliance, il faut alors résoudre d’autres problèmes d’ordre géopolitique. Ils concernent la Russie en premier lieu mais aussi la Chine et surtout l’Iran. Il n’est donc pas possible de traiter la question de l’élargissement de l’alliance en dehors d’une révision de la politique américaine au Moyen-orient pris dans son sens le plus large. Or, si l’arrivée du Président Obama a bien mis fin aux excès de l’administration précédente, nous sommes néanmoins très loin d’une révision globale. Sous la férule d’Hillary Clinton, c’est plus à une adaptation qu’a un véritable changement que les Etats-Unis ont consenti pour ce qui concerne leur politique étrangère.</p>
<p>Pourtant, l’Afghanistan pourrait être l’occasion d’un rapprochement entre l’OTAN et l’OCS, dont la Russie et la Chine sont parties prenantes et où l’Iran a le statut d’observateur. Cette « <em>alliance des Alliances</em> » est très certainement de toutes les possibilités celle qui possède le plus gros potentiel pour une stabilisation de l’ensemble de la région.</p>
<p>Une seconde question qui sera elle aussi à trancher dans un très proche avenir concerne les équilibres dans l’alliance actuelle. Elle est à l’évidence liée à la première, mais elle possède aussi sa dynamique propre. Pour dire les choses brutalement, le scénario de cette guerre ne peut être écrit uniquement, ou même principalement, par les Etats-Unis. Soit ces derniers acceptent que leurs partenaires aient leur mot à dire au plus haut niveau et que la question des buts de guerre soit à nouveau posée, soit l’alliance connaîtra des jours sombres. Comment pourrions-nous rester dans une alliance où notre voix ne serait pas entendue ? Les combats de l’été 2009 ne font en réalité que préfigurer ce qui nous attend en Afghanistan et l’hiver s’annonce sous de biens sombres augures. Ce n’est donc pas faire preuve d’un chauvinisme cocardier que d’affirmer que le débat doit avoir lieu au sein de l’OTAN, et ce pour le bien de tous. Ce n’est pas, non plus, faire preuve du même chauvinisme cocardier que de penser que, si cela ne pouvait être, si les Etats-Unis et leurs clients traditionnels (Grande-Bretagne, Canada) se refusaient à des révisions générales, il nous faudrait en tirer les conséquences quant à notre présence dans l’OTAN.</p>
<p>On peut, à partir de ces deux questions, imaginer trois scénarios pour le futur.</p>
<p>Le premier est donc celui d’un élargissement de l’alliance accompagné d’une révision profonde des buts de guerre. À une montée des effectifs présents sur le terrain répondrait alors un programme beaucoup plus volontariste (et réellement appliqué) de reconstruction de l’Afghanistan faisant la part belle à l’action publique. Ce programme prendrait en charge les infrastructures, mais aussi l’équipement des zones rurales en respectant les logiques collectives qui prédominent dans les villages. Il s’appuierait sur une politique de prix garantis pour les ressources agricoles rendant immédiatement tangibles les effets positifs de cette politique. Il s’agirait alors de rallier les franges de la population afghane qui sont porteuses de modernité à la fois par le développement d’une économie urbaine qui ne soit pas basée sur les rentes de toutes sortes et par une opposition claire aux « <em>ultras</em> » et aux « <em>neo-Talibans</em> ». Le processus de démocratisation serait relancé, ce qui implique très probablement le remplacement d’Hamid Karzaï et de certains de ses alliés. Un tel scénario implique nécessairement une présence durable en Afghanistan, que pourrait garantir « <em>l’alliance des Alliances</em> », mais il offre en définitive le plus de chances de transformer en profondeur les structures sociales de ce pays et de lui fournir le cadre économique et politique d’un gouvernement stable.</p>
<p>Le second scénario est celui de l’enlisement, marqué par la prédominance américaine dans l’alliance et les pathologies qui lui sont liées, que ce soit en matière opérationnelle ou dans le domaine de l’action civile. Les opérations de contre-guérilla ne peuvent aboutir ici qu’à des succès limités et transitoires. Elles sont porteuses d’un lourd passif avec les populations civiles qui, le plus souvent, sont les plus touchées. La structure politique du pays resterait inchangée, et avec elle la corruption et les trafics divers qui découragent une large partie de la population urbaine. L’élargissement, ou l’escalade horizontale, de la guerre apparaît alors comme extrêmement probable. La question de la stabilité du Pakistan sera posée de manière de plus en plus visible, et avec elle celle des armes nucléaires que ce pays détient. Il s’agit, ici, d’un problème bien plus réel et bien plus immédiat que la très hypothétique bombe iranienne.</p>
<p>Le troisième scénario est celui du retrait, opéré soit dans le désordre le plus total soit à la suite d’accords passés avec les « <em>neo-Talibans</em> ». Cette dernière option perd cependant chaque jour de sa crédibilité. Il y a fort à parier que ce retrait se ferait dans la confusion la plus totale, exposant par ailleurs les quelques fractions de la population qui ont exprimé des sympathies pour le nouveau régime à des représailles sanglantes qui feraient gonfler le flot des réfugiés.</p>
<p>Il est d’ailleurs parfaitement possible que l’on passe du second au troisième scénario. Dans le cas d’un retrait qui serait le produit d’un accord passé avec les « <em>neo-Talibans</em> », il faut bien mesurer ce qu’il coûterait aux pays de l’alliance, à la fois sur le plan interne et externe. Le reniement des buts de guerre tels qu’ils ont été formulés pour nos populations s’accompagnerait alors d’une « <em>perte de face</em> » durable et prolongée dans la région. L’intégrisme islamique aurait alors remporté sa première victoire indiscutable, redonnant à ce mouvement toute son agressivité à la fois en Orient et en Europe.</p>
<p>Nous sommes aujourd’hui, il faut bien le dire, calé sur le second scénario. C’est en partie par la faute du gouvernement français qui n’a pas voulu se saisir de l’opportunité que représentait le possible retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN pour obtenir une réouverture du débat sur les buts de guerre. Il est cependant possible que nous évoluions dans le futur vers une variante du premier. On peut espérer que les pressions pour une révision globale de la stratégie de l’OTAN se fassent jour chez les différents membres de cette alliance. On peut même souhaiter, à défaut de pouvoir raisonnablement l’espérer, que ce mouvement soit impulsé à partir de notre pays.</p>
<p>Mais, la probabilité la plus forte reste l’enlisement dans la durée et le basculement, toute honte bue, vers le troisième scénario.</p>
<p>Nul ne peut se satisfaire d’une telle solution. Outre le prix à payer, qui sera considérable tant du point de vue matériel que politique, il y a, bien entendu, le prix moral. Lui aussi sera élevé, qu’il s’agisse des soldats, qui pourront demander à juste titre pourquoi ont-ils combattus et au nom de quoi sont morts leurs camarades, ou des populations des pays du sud confrontés une nouvelle fois aux incohérences de notre action. Qui pourra croire désormais en notre engagement pour la démocratie ?</p>
<p>Pourtant, les seuls malheurs inévitables sont bien ceux que l’on n’a pas voulu éviter et auxquels on s’est résigné. Il n’est pas trop tard pour se donner les moyens, plus politiques que militaires d’ailleurs, de « <em>gagner</em> » la guerre en Afghanistan. Mais, ceci impose que l’on remette en débat et les buts de la guerre, et la méthode que l’on utilise, pour ne pas parler du système d’alliances. Alors que se prépare un hiver dramatique sur le terrain, en aurons-nous le courage ?</p>
<p>&#160;</p>
<p><em>Ce texte correspond à la version mise à jour de la postface écrite en juillet dernier au livre du Chef de bataillon (TA) Olivier Entraygues (édit.) Afghanistan 1979-2009, publié avec une préface du Général Druart, commandant la Task-Force Lafayette et un avant-propos du Colonel Baulain, chef de corps du CEPC de l’Armée Française.</em></p>
<p><em>Cet ouvrage, qui résulte d’un réel travail collectif mené sous la direction d’Olivier Entraygues, résume l’expérience des différentes forces, y compris l’Armée soviétique, qui ont eu à combattre en Afghanistan. De cet ouvrage, deux tirages ont déjà été faits, pour un total de 2000 exemplaires, et l’on peut espérer qu’il sera bientôt disponible sous une forme révisée pour toutes et tous qui veulent comprendre la situation.</em></p>
<p><em>Je veux ici remercier le coordinateur de cet ouvrage de m’avoir donné la liberté de publier cette version améliorée de mon premier texte. Les analyses contenues dans ce livre et dans ma postface ont été tragiquement confirmées par les évolutions, tant militaires que politiques, du début de cet automne. C’est pourquoi il m’a semblé nécessaire de publier une version mise à jour, et de la mettre à la disposition du grand public.</em></p>
<p><em>Il va sans dire que j’assume seul la responsabilité des opinions contenues dans le présent texte.</em></p>
<p>&#160;</p>
<p><em>Source : Contre Info</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[KPN/Getronics aan de slag met appliances]]></title>
<link>http://slimmersamenwerken.wordpress.com/2009/11/04/kpngetronics-aan-de-slag-met-appliances/</link>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 13:08:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jan-Willem Beekmans</dc:creator>
<guid>http://slimmersamenwerken.wordpress.com/2009/11/04/kpngetronics-aan-de-slag-met-appliances/</guid>
<description><![CDATA[KPN/Getronics gaat voor de realisatie van zijn werkplekdiensten gebruikmaken van zogeheten appliance]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://slimmersamenwerken.files.wordpress.com/2009/11/image2.png"><img style="border-bottom:0;border-left:0;display:inline;border-top:0;border-right:0;" title="image" border="0" alt="image" align="right" src="http://slimmersamenwerken.files.wordpress.com/2009/11/image_thumb2.png?w=208&#038;h=208" width="208" height="208" /></a> KPN/Getronics gaat voor de realisatie van zijn werkplekdiensten gebruikmaken van zogeheten appliances. Daarin zijn hard- en software samengevoegd tot één kant-en-klare oplossing voor, in dit geval, unified communications. Het bedrijf heeft daartoe een preferred supplier-overeenkomst gesloten met StartReady. </p>
<p>Appliances bieden ten opzichte van de gebruikelijke configuraties van hard- en software voordelen als snelle implementatie, bedrijfszekerheid en lager energieverbruik. </p>
<p>StartReady baseert zijn appliances voor unified communications en enterprise search wat de software-facetten betreft op technologie van Microsoft. Met de appliances kan KPN/Getronics werkplekken bij klanten sneller en met minder inzet van van specialisten realiseren. Dat zou volgens het bedrijf kostenbesparingen tot 45 procent opleveren. </p>
<p>Voor StartReady vormt KPN/Getronics als grootste werkplekdienstverlener in Nederland een aantrekkelijk distributiekanaal voor zijn innovatieve product.&#160; Vooralsnog is het slechts bij 40 bedrijven operationeel. </p>
<p>Eén van die gebruikers is het Nederlandse Cito, ontwikkelaar van examens, toetsen en volgsystemen voor het onderwijs. StartReady is opgericht door twee ex-Microsoft medewerkers en is dankzij de goede relatie met Microsoft in staat dichtbij de bron vernieuwende technologische oplossingen te maken.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[OCS Inventory como instalarlo en Debian (Howto Install)]]></title>
<link>http://ubanov.wordpress.com/2009/11/04/ocs-inventory-como-instalarlo-en-debian-howto-install/</link>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 07:05:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>ubanov</dc:creator>
<guid>http://ubanov.wordpress.com/2009/11/04/ocs-inventory-como-instalarlo-en-debian-howto-install/</guid>
<description><![CDATA[OCS Inventory (www.ocsinventory-ng.org) es un software de gestión de red que incluye inventario y di]]></description>
<content:encoded><![CDATA[OCS Inventory (www.ocsinventory-ng.org) es un software de gestión de red que incluye inventario y di]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Scalability Planning for the IMS Charging architecture]]></title>
<link>http://whitelassiblog.wordpress.com/2009/11/04/scalability-planning-for-the-ims-charging-architecture/</link>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 05:39:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>whitelassiblog</dc:creator>
<guid>http://whitelassiblog.wordpress.com/2009/11/04/scalability-planning-for-the-ims-charging-architecture/</guid>
<description><![CDATA[Introduction: The IP Multimedia subsystem provides a well defined and streamlined architecture for c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Introduction:</strong></p>
<p>The IP Multimedia subsystem provides a well defined and streamlined architecture for charging multimedia calls and services. The IMS network elements interface to the charging platform over the DIAMETER protocol to enable both pre-paid and post-paid charging.</p>
<p><strong>Architectural Overview of IMS Charging:</strong></p>
<p>The IMS charging platform is sub-divided into two major components:</p>
<p>1. The Charging Data Function (CDF).</p>
<p>2. The Online Charging System (OCS).</p>
<p>The CDF is responsible for receiving triggers for offline (post-paid) charging, while the OCS  is responsible for receiving pre-paid charging triggers. The CDF supports the Rf DIAMETER application, while the OCS supports the Ro DIAMETER application interface.</p>
<p>The Charging Detail Records (CDRs) are collected and co-related at the Charging Gateway Function (CGF). The CGF acts as a gateway to the Billing System, which performs mediation duties.</p>
<p><strong>Scalability Challenges:</strong></p>
<p>In the IMS architecture, the P-CSCF, S-CSCF, SIP-application servers, MRF ,MGCF,BGCF and the I-BCF all need to support the offline charging application interface (Rf interface). This means, that they all act as charging clients (CTF) in case of post-paid scenarios and send triggers to the CDF.</p>
<p>The S-CSCF, the MRF and SIP Application servers support the online charging interface towards the OCS. The IMS Gateway function facilitates the online charging functionality in the IMS architecture by acting as a SIP AS.</p>
<p>A quick look at this architectural challenge, presents us with a nearly all connected architecture for the CDF (it interfaces with almost all network elements for postpaid charging). This means, that the CDF acts as a multiplexer of incoming DIAMETER commands.</p>
<p>﻿<img class="aligncenter size-full wp-image-126" title="charging" src="http://whitelassiblog.wordpress.com/files/2009/11/charging.jpg" alt="charging" width="602" height="450" /></p>
<p>Even for a simple IMS call, the CDF will receive triggers from the P-CSCF and the S-CSCF. If there is an application server involvement (Eg: Supplementary services) in the call flow, it will receive a trigger from that AS as well. If an I-BCF is present in the network, and the call needs to be terminated in another IMS domain, the I-BCF will also send a trigger to the CDF. This is a very practical scenario, as almost all IMS customers will subscribe to at least one supplementary service and every IMS core network is expected to have border control and peering functions for security (I-BCF acting as an entry and exit point to the network).</p>
<p>This translates into four DIAMETER transactions for the CDF for a single IMS transaction. A single IMS call initiated by an INVITE may have multiple chargeable transactions involved (those for UPDATEs, RE-INVITEs and finally for BYE).</p>
<p>The OCS interfaces with only the S-CSCF, the MRFC and SIP application servers. Hence it is expected to be less loaded as compared to the CDF as shown below:</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-127" title="online" src="http://whitelassiblog.wordpress.com/files/2009/11/online.jpg" alt="online" width="564" height="376" /></p>
<p><strong>Scalability Requirements Quantified:</strong></p>
<p>Let us take an example of one IMS call for the sake of calculation. A reasonable load of 100 calls per second is assumed in the calculations.</p>
<p>We will only consider &#8220;chargeable&#8221; transactions i.e. transactions for whom a DIAMETER trigger will be sent to the CDF. A single call can have an INVITE transaction, an UPDATE transaction, a RE-INVITE transaction (assuming there was only 1 re-invite in the call) and finally a BYE transaction. Thus, we have 4 &#8220;chargeable&#8221; transactions. For each transaction, a DIAMETER ACR/ACA exchange takes place between each network node and the CDF.</p>
<p>Even for a reasonable load of <strong>100 calls per second</strong> on the IMS core, the DIAMETER transactions for the CDF will need to scale up to <strong>1600 TPS</strong>. This provides us with a <strong>1:16 scalability requirement</strong> for the Charging Data Function.</p>
<p>For the Online Charging System, only the S-CSCF (through the IMS GWF), SIP application servers (if any in the call path) and the MRFC send charging triggers.</p>
<p>For the sake of calculation, if we have one application server in the path of an IMS call, then a single IMS transaction will result in 2 DIAMETER transactions on the Ro interface. Taking the above assumptions, where a single call has 4 &#8220;chargeable&#8221; transactions, and a moderate load of <strong>100 cps</strong>, the OCS requires to support <strong>800 TPS</strong>. This provides us with a <strong>1:8 scalability requirement</strong> for the Online Charging System.</p>
<p>The scalability factor requirement for both the CDF and OCS is considerable. In case of the OCS, the response time of the CCR will also affect the call setup latency, as the calls to CCR are synchronous. Unless a CCA is received, the SIP signaling is not put through.</p>
<p><strong>Other considerations to plan for scalability:</strong></p>
<p>In view of the above scalability requirements, we can now plan further on the nature of the deployment architecture of the CDF and the OCS.  Even though the scalability requirements for the OCS may seem to be half (800 TPS) of what is projected for the CDF (1600 TPS) , but the complexity of the OCS is much more as compared to the CDF. The online charging system has many internal modules responsible for real-time rate determination, calculation of the units to be debited and account balance management. Moreover, these modules need to be invoked for each IMS call. The OCS also needs to support time based and content based charging paradigms. This means, that the OCS node is a mission-critical and real-time charging engine. Apart from real-time traffic, non-real time traffic such as pre-paid balance inquiries, pre-paid recharging etc also need to be handled at the OCS (either through an IVR or a SMS based mechanism).</p>
<p>On the other hand, the CDF is responsible for creating and dumping the CDR files. There is no real time rate determination or account balance management involved. The raw CDRs are transported to the billing system (BSS) over FTP, where the itemized billing and mediation takes place.</p>
<p><strong>Deployment planning and possible scenarios:</strong></p>
<p>In view of these architectural discrepancies and varying levels of complexities between the CDF and the OCS, it is clear that there needs to be an architectural separation between the OCS and CDF for deployment. This means, that we have to deploy both nodes independently on dedicated machines and possibly in their own independent clusters.</p>
<p>Let us consider a single IMS domain. A single IMS domain will consist of its own S-CSCF, P-CSCF, SIP application servers (as needed), MRF, I-BCF(or a comparable SBC) and the charging platform (consisting of the OCS and the CDF).</p>
<p>For greater scalability, it is proposed to have a dedicated cluster for each charging entity. The OCS application should have its own cluster and so should the CDF. Both the OCS and CDF may share the same gateway (CGF) to interface to the Billing domain. The clusters should have a DIAMETER load balancer (for the Ro and Rf applications) installed to distribute load amongst the cluster instances.</p>
<p>For hardware configuration, the cluster members may reside on the same machine (for smaller deployments) and on a hardware pair (active-standby) to achieve hardware redundancy. Usually, for carrier grade deployments, hardware redundancy is a necessity.</p>
<p>Discussed below are certain deployment configurations of the OCS and the CDF for varying load requirements. The deployment architectural choices shown below also consider hardware redundancy.</p>
<p><strong>NOTE:</strong> &#8220;Servers&#8221; may vary from case to case. You may go for a T-1000, T-2000 or a higher end SUN server. You may also go for a &#8220;cheaper&#8221; option by using HP servers (8 cores and 16 GB RAM). For large-scale carrier grade deployments, an ATCA is a must (12 blades and above).</p>
<p><strong>Deployment for up to 1 million BHCA (approx 270 CPS):</strong></p>
<p>270 CPS is assumed to be the call rate of SIP signaling during peak load. This is the most common deployment scenario considered in telecom and usually serves as a benchmark.</p>
<p>For IMS deployments for up to 270 CPS, we can have multiple options. We may go for a HP server pair configured as follows:</p>
<p>a) Server-1 has CDF active and OCS as stand-by.</p>
<p>b) Server-2 has CDF stand-by and OCS as active.</p>
<p>This simple deployment will provide us with software and hardware redundancy, while also providing dedicated 8 core servers for each charging application (OCS and CDF).</p>
<p>Software redundancy can be performed by providing 2 independent processes of the CDF and OCS on each server (active) and 2 more processes of the CDF and OCS (for stand-by). A software load balancer may be used for distributing this load amongst the OCS and CDF processes.</p>
<p>This is called a 1+1 active-standby configuration. Each active instance of the <strong>CDF is expected to handle up to 4320 TPS</strong> at peak load. Each active instance of the <strong>OCS is expected to handle up to 2160 TPS at peak load</strong>.</p>
<p>This deployment scenario is shown below. The red-arrows depict change-over in case of hardware failure. Software fault tolerance is taken care of by switching between the software instances of the OCS and the CDF by using a software load balancer.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-128" title="server-pair" src="http://whitelassiblog.wordpress.com/files/2009/11/server-pair.jpg" alt="server-pair" width="438" height="220" /></p>
<p><strong><span style="font-weight:normal;">Each server may host multiple software processes for the CDF and the OCS. Each process can be a full CDF/OCS application in its own right. The load balancer may also be deployed in an active-standby configuration similar to the CDF and the OCS. The CDF and OCS active processes may be more in number, based on the scalability requirements. Each new process of the OCS or the CDF may be instantiated using a CLI or over SNMP, when the element management systems get an alarm of possible overload or traffic peaks.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight:normal;">This  kind of a deployment architecture is shown below:</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight:normal;"><img class="aligncenter size-full wp-image-129" title="failover" src="http://whitelassiblog.wordpress.com/files/2009/11/failover.jpg" alt="failover" width="536" height="693" /></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight:normal;">Other interfaces for this deployment can be a command line interface (CLI) for polling the system and performing administrative tasks. Other interfaces will be over SNMP to the northbound management systems for monitoring the system health and servicing alarms.</span></strong></p>
<p><strong>Other possibilities:</strong></p>
<p><strong><span style="font-weight:normal;">In case of higher loads, the system can switch to a </span>1+1 Active-Active<span style="font-weight:normal;"> configuration, where all software processes of the CDF and the OCS are accepting DIAMETER requests. The load balancer will handle the distribution of the requests amongst the processes. In case the capacity is still not sufficient, new application processes of the CDF and the OCS can be started by firing the appropriate CLI command to scale horizontally. </span></strong></p>
<p>For deployments for over 1 million BHCA, as shown earlier, the load on the charging platform will be even higher. For catering to such traffic, a time will come when the system needs to scale out. We may require a server pair for the CDF and the OCS dedicatedly.</p>
<p>Another interim option is to have all active CDF processes on one machine and all active OCS process on another machine and horizontally scale by increasing the number of processes.</p>
<p><strong>Conclusion:</strong></p>
<p>This post was an attempt to quantify the challenges at hand for scaling the Charging platform in the conetxt of IMS. As seen, the requirements for scalability for the charging platform is more challenging than the other core network nodes. The scalability factors increase almost exponentially as the load on the IMS core increases. Hence, a robust scalability architecture needs to be devised for catering to the same.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La géopolitique derrière la guerre bidon des États-Unis en Afghanistan]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/03/la-geopolitique-derriere-la-guerre-bidon-des-etats-unis-en-afghanistan/</link>
<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 17:15:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/03/la-geopolitique-derriere-la-guerre-bidon-des-etats-unis-en-afghanistan/</guid>
<description><![CDATA[Par F. William Engdahl L’un des aspects les plus remarquables du programme présidentiel d’Obama, c’e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par F. William Engdahl</em></p>
<p><strong><span style="font-family:Verdana;"><em>L’un des aspects les plus remarquables du programme présidentiel d’Obama, c’est que, dans tous les États-Unis, peu de gens ont remis en question, dans les médias ou ailleurs, la raison de l’engagement du Pentagone dans l’occupation militaire de l’Afghanistan.</em> <em>Il existe deux raisons fondamentales, dont aucune ne peut être dévoilée ouvertement au grand public.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-family:Verdana;"><em><a rel="attachment wp-att-1997" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/03/la-geopolitique-derriere-la-guerre-bidon-des-etats-unis-en-afghanistan/pic-php/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1997" title="un GI en garde dans un champ de pavots" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/pic-php.jpg" alt="un GI en garde dans un champ de pavots" width="450" height="314" /></a><br />
</em></span></strong></p>
<p>Derrière tous les débats officiels trompeurs sur le nombre de troupes nécessaires pour « <em>gagner</em> » la guerre en Afghanistan, si 30 000 soldats de plus sont suffisantes ou si le besoin est au moins 200 000, le but réel de la présence militaire étasunienne dans ce pays pivot d&#8217;Asie centrale est éclipsé</p>
<p>Pendant sa campagne présidentielle de 2008, le candidat Obama a même affirmé que l&#8217;Afghanistan, et non pas l&#8217;Irak, est l’endroit où les États-Unis doivent faire la guerre. Sa raison ? Parce que, selon lui, c&#8217;est là que l&#8217;organisation Al-Qaïda est retranchée et c’est la « <em>vraie</em> » menace pour la sécurité nationale. Les raisons de l&#8217;implication étasunienne en Afghanistan sont tout à fait différentes.</p>
<p>L&#8217;armée <em>US occupe</em> l&#8217;Afghanistan pour deux raisons : principalement pour rétablir et contrôler la plus grande fourniture mondiale d’opium des marchés internationaux de l&#8217;héroïne et utiliser la drogue comme arme contre ses adversaires sur le plan géopolitique, tout particulièrement, la Russie. Le contrôle du marché de la drogue afghane est capital pour les liquidités de la mafia financière en faillite et dépravée de Wall Street.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h2><strong>La géopolitique de l&#8217;opium afghan</strong></h2>
<p><a rel="attachment wp-att-1996" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/03/la-geopolitique-derriere-la-guerre-bidon-des-etats-unis-en-afghanistan/production-dopium-afghan-2005-2006/"><img class="alignleft size-medium wp-image-1996" title="production d'opium afghan 2005-2006" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/production-dopium-afghan-2005-2006.png?w=300" alt="production d'opium afghan 2005-2006" width="300" height="216" /></a>D’après un rapport officiel de l&#8217;ONU, la production d&#8217;opium afghan a augmenté de façon spectaculaire depuis la chute du régime taliban en 2001. Les données du Bureau des drogues et des crimes des Nations-Unies montrent qu’il y a eu plus de cultures du pavot pendant chacune des quatre dernières saisons de croissance (2004-2007), qu’en une année sous le régime taliban. Plus de terres sont dédiées à l&#8217;opium à présent en Afghanistan que pour la culture du coca en Amérique latine. En 2007, 93% des opiacés du marché mondial provenaient d&#8217;Afghanistan. Ce n&#8217;est pas par hasard.</p>
<p>Il a été démontré que Washington à choisi soigneusement le controversé Hamid Karzaï, un chef de guerre pachtoune de la tribu Popalzai, longtemps au service de la CIA, revenu de son exil aux États-Unis, fabriqué comme une mythologie hollywoodienne autour de sa « <em>courageuse autorité sur son peuple.</em> » Selon des sources afghanes, Hamid Karzaï est aujourd&#8217;hui le « <em>Parrain</em> » de l&#8217;opium afghan. Ce n’est apparemment pas par hasard s’il a été et reste aujourd&#8217;hui encore l&#8217;homme préféré de Washington à Kaboul. Pourtant, même avec l&#8217;achat massif de votes, la fraude et d&#8217;intimidation, les jours de Karzaï en tant que président pourraient se terminer.</p>
<p>Longtemps après que le monde a oublié qui est le mystérieux Oussama Ben Laden et ce qu&#8217;est Al Qaida, sa prétendue organisation terroriste, &#8212; ou se demande même s&#8217;ils existent &#8211; la seconde raison de la fixation de l’<em>US army</em> en Afghanistan apparait comme un prétexte pour créer une force de frappe militaire étasunienne permanente avec un série de bases aériennes fixes en Afghanistan. L&#8217;objectif de ces bases n&#8217;est pas de faire disparaître les cellules d&#8217;Al Qaïda qui pourraient avoir survécu dans les grottes de Tora Bora ou d&#8217;éradiquer un « <em>taliban</em> » mythique, qui, selon des rapports de témoins oculaires, est en ce moment composé majoritairement d’habitants afghans ordinaires en lutte une fois encore pour débarrasser leurs terres des armées occupantes, comme ils l’ont fait dans les années 80 contre les Soviétiques.</p>
<p>Pour les États-Unis, la raison des bases afghanes, c’est d’avoir dans leur ligne de mire et d’être capables de frapper les deux nations du monde qui, réunies, constituent aujourd&#8217;hui la seule menace à leur pouvoir suprême sur le monde, à l’<em><a href="http://www.amazon.com/Full-Spectrum-Dominance-Totalitarian-Democracy/dp/398132630X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#38;s=books&#38;qid=1256518672&#38;sr=1-1">America&#8217;s Full Spectrum Dominance</a></em> (domination US sous tous ses aspects), comme l’appelle le Pentagone.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h2><strong>La perte du « Mandat Céleste » </strong></h2>
<p>Le problème pour les élites* au pouvoir à Wall Street et à Washington, c’est le fait qu&#8217;ils soient désormais enlisés dans la plus profonde crise financière de leur histoire. Cette crise est indubitable pour le monde entier, et le monde agit en faveur de sa propre survie. Les élites étasuniennes ont perdu ce qui est connu dans l&#8217;histoire impériale chinoise sous le nom de Mandat Céleste. Ce mandat est donné à un souverain ou à une élite régnante à condition qu&#8217;ils dirigent leur peuple avec justice et équité. Quand ils règnent tyranniquement et comme des despotes, en opprimant leur peuple et en en abusant, ils perdent ce Mandat Céleste.</p>
<p>Si les puissantes élites riches du privé qui ont contrôlé les politiques essentielles, financière et étrangère, la plupart du temps au siècle dernier au moins, ont eu un jour le mandat céleste, il est évident qu&#8217;elles l’ont perdu. L&#8217;évolution interne vers la création d&#8217;un État policier injuste, avec des citoyens privés de leurs droits constitutionnels, l&#8217;exercice arbitraire du pouvoir par des non élus, comme le ministre des Finances Henry Paulson et maintenant Tim Geithner, qui volent des billions de dollars du contribuable sans son consentement pour renflouer de la banqueroute les plus grandes banques de Wall Street, des banques jugées « <em>trop grosses pour couler,</em> » tout cela démontre au monde qu&#8217;elles ont perdu le mandat.</p>
<p>Dans cette situation, les élites au pouvoir sont de plus en plus désespérées de maintenir leur contrôle sur un empire mondial parasitaire, faussement appelé « <em>mondialisation</em> » par leur machine médiatique. Pour maintenir leur domination, il est essentiel que les États-Unis soient capables de rompre toute coopération naissante dans le domaine économique, énergétique ou militaire, entre les deux grandes puissances de l&#8217;Eurasie qui, en théorie, pourraient présenter une menace au futur contrôle de l’unique superpuissance : la Chine associée à la Russie.</p>
<p>Chaque puissance eurasienne complète le tableau de contributions essentielles. La Chine est l&#8217;économie la plus robuste du monde, une énorme main-d&#8217;œuvre jeune et dynamique, une classe moyenne éduquée. La Russie, dont l&#8217;économie ne s&#8217;est pas remise de la fin destructrice de l&#8217;ère soviétique et des grossiers pillages au cours de l&#8217;ère Eltsine, possède toujours des atouts essentiels pour l’association. La force de frappe nucléaire de la Russie et son armée présentent la seule menace dans le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui à la domination militaire des États-Unis, même si ce sont en grande partie des reliquats de la Guerre Froide. Les élites de l&#8217;armée russe n&#8217;ont jamais renoncé à ce potentiel.</p>
<p>La Russie détient également le plus grand trésor du monde en gaz naturel et d’immenses réserves pétrolières dont la Chine a impérieusement besoin. Ces deux puissances convergent de plus en plus à travers une nouvelle organisation créée par elles en 2001, connue sous le nom d&#8217;Organisation de Coopération de Shanghai (OCS). En plus de la Chine et de la Russie, l’OCS inclut les plus grands pays d&#8217;Asie centrale, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.</p>
<p>Le but allégué de la guerre des États-Unis contre à la fois les talibans et Al Qaïda, consiste en réalité à installer leur force de frappe militaire directement en Asie centrale, au milieu de l&#8217;espace géographique de l&#8217;OCS montante. L&#8217;Iran est une diversion. La principale cible, c’est la Russie et la Chine.</p>
<p>Officiellement, Washington affirme bien sûr avoir établi sa présence militaire en Afghanistan depuis 2002 pour protéger la « <em>fragile</em> » démocratie afghane. C&#8217;est un argument singulier, quand on voit la réalité de sa présence militaire là-bas.</p>
<p>En décembre 2004, lors d&#8217;une visite à Kaboul, le ministre de la Guerre Donald Rumsfeld a finalisé ses projets de construction de neuf nouvelles bases en Afghanistan, dans les provinces de Helmand, Herat, Nimrouz, Balkh, Khost et Paktia. Les neuf se rajoutent aux trois bases militaires principales déjà installées à la suite de l’occupation de l&#8217;Afghanistan pendant l&#8217;hiver de 2001 à 2002, prétendument pour isoler et éliminer la menace terroriste d&#8217;Osama Ben Laden.</p>
<p>Le Pentagone a construit ses trois premières bases sur les aérodromes de Bagram, au nord de Kaboul, son principal centre logistique militaire ; de Kandahar, dans le sud de l&#8217;Afghanistan ; et de Shindand, dans la province occidentale de Herat. Shindand, sa plus grande base afghane, est construite à seulement 100 kilomètres de la frontière iranienne, et à distance de frappe contre la Russie et la Chine.</p>
<p>L&#8217;Afghanistan est historiquement au cœur du grand jeu anglo-russe, la lutte pour le contrôle de l&#8217;Asie centrale au 19ème siècle et au début du 20ème. La stratégie britannique était alors d&#8217;empêcher à tout prix la Russie de contrôler l&#8217;Afghanistan, ce qui aurait été une menace pour le joyau de la couronne impériale britannique, l’Inde.</p>
<p>L&#8217;Afghanistan est de même considéré par les planificateurs du Pentagone comme hautement stratégique. Il constitue une plate-forme d’où la puissance militaire étasunienne pourrait menacer directement la Russie et la Chine, ainsi que l&#8217;Iran et les autres riches pays pétroliers du Moyen-Orient. Peu de choses ont changé sur le plan géopolitique en plus d&#8217;un siècle de guerres.</p>
<p>L&#8217;Afghanistan se trouve sur une position extrêmement vitale, à cheval sur l&#8217;Asie du Sud, l&#8217;Asie centrale et le Moyen-Orient. L&#8217;Afghanistan est aussi situé le long de l’itinéraire envisagé pour le pipeline pétrolier, depuis les champs pétrolifères de la mer Caspienne jusqu’à l&#8217;océan Indien, où la société pétrolière étasunienne, Unocal, avec Enron et Halliburton de Cheney, avaient été en négociation pour les droits exclusifs du gazoduc d’acheminement du gaz naturel du Turkménistan à travers l&#8217;Afghanistan et le Pakistan, vers l’énorme centrale électrique à gaz naturel d’Enron à Dabhol près de Mumbai (Bombay). Avant de devenir le président fantoche des États-Unis, Karzai avait été un lobbyiste d&#8217;Unocal.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h2><strong>Al Qaïda n&#8217;existe pas en tant que menace</strong></h2>
<p>La vérité, concernant toute cette tromperie autour du but réel en Afghanistan, devient claire si on examine de plus près la prétendue menace d’« <em>Al Qaïda </em>» là-bas. Selon l&#8217;auteur Erik Margolis, avant les attentats du 11 septembre 2001, le Renseignement étasunien accordait assistance et soutien à la fois aux talibans et à Al Qaïda. Margolis affirme que « <em>La CIA projetait d&#8217;utiliser Al Qaïda d’Osama Ben Laden pour inciter à la révolte les Ouïgours musulmans contre la domination chinoise, et les talibans contre les alliés de la Russie en Asie centrale.</em> »</p>
<p>Les États-Unis ont manifestement trouvé d&#8217;autres moyens pour soulever les Ouïgours musulmans contre Pékin en juillet dernier, par l’intermédiaire de leur soutien au Congrès mondial ouïghour. Mais la « <em>menace</em> » d’Al Qaida demeure le pivot d’Obama pour justifier l’intensification de sa guerre en Afghanistan.</p>
<p>Mais, à présent, James Jones, le conseiller en sécurité nationale du Président Obama, ancien général de Marine, a fait une déclaration, enterrée opportunément par les aimables médias étasuniens, sur l’évaluation de l’importance du danger représenté actuellement par Al Qaïda en Afghanistan. Jones a déclaré au Congrès, « <em>La présence d&#8217;Al Qaïda est très réduite. L&#8217;évaluation maximale est inférieure à 100 exécutants dans le pays, aucune base, aucune capacité à lancer des attaques contre nous ou nos alliés.</em> »</p>
<p>À toutes fins utiles, cela signifie qu’Al Qaïda n&#8217;existe pas en Afghanistan. Diable&#8230;</p>
<p>Même au Pakistan voisin, les restes d&#8217;Al Qaïda ne sont presque plus décelables. Le <em>Wall Street Journal</em> signale : « <em>Chassés par les drones étasuniens, en proie à des problèmes d&#8217;argent, et trouvant plus de difficultés à attirer les jeunes Arabes dans les montagnes sombres du Pakistan, Al Qaïda voit son rôle rapetisser là-bas et en Afghanistan, selon des rapports du Renseignement et des responsables pakistanais et étasuniens. Pour les jeunes arabes qui sont les principales recrues d’Al Qaida, ‘’il n&#8217;est pas romantique d’avoir froid et faim et de se cacher’’, a déclaré un haut responsable étasunien en Asie du Sud.</em> »</p>
<p>Si nous comprenons les conséquences logiques de cette déclaration, nous devons donc conclure que la raison pour laquelle de jeunes soldats allemands et d&#8217;autres de l&#8217;OTAN meurent dans les montagnes afghanes n&#8217;a rien à voir avec « <em>gagner une guerre contre le terrorisme.</em> » Opportunément, la plupart des médias choisissent d&#8217;oublier le fait qu’Al Qaïda, dans la mesure où cette organisation a existé, était une création de la CIA dans les années 80. Elle recrutait et formait à la guerre des musulmans radicaux de la totalité du monde islamique contre les troupes russes en Afghanistan, dans le cadre d&#8217;une stratégie élaborée par Bill Casey, chef de la CIA sous Reagan, et d&#8217;autres, pour créer un « <em>nouveau Viêt-nam</em> » pour l&#8217;Union Soviétique, qui aboutirait à la défaite humiliante de l&#8217;Armée Rouge et l&#8217;effondrement final de l&#8217;Union Soviétique.</p>
<p>James Jones, le patron du <em>National Security Council</em>, reconnaît à présent qu&#8217;il n&#8217;y a pratiquement personne d’Al Qaida en Afghanistan. Peut-être serait-il temps d’une explication plus honnête de nos dirigeants politiques sur la véritable raison de l&#8217;envoi d’autres jeunes en Afghanistan, pour mourir en protégeant les récoltes d&#8217;opium.</p>
<p>&#160;</p>
<p><strong>Ndt</strong> : Le mot <em>élite</em> est un euphémisme de plus en plus utilisé ces derniers temps pour désigner un individu qu’aucune valeur humaine n’embarrasse dans la réalisation de ses ambitions. C’est devenu un synonyme de psychopathe.</p>
<p>Article original en anglais : <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=15761" target="_new">America&#8217;s Phoney War in Afghanistan</a>, publié le 21 octobre 2009.</p>
<p><em><br />
Traduction : Pétrus Lombard</em></p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Revamping the Resume - A Guide]]></title>
<link>http://bateslife.wordpress.com/2009/11/02/revamping-the-resume-a-guide/</link>
<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 18:00:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bateslife</dc:creator>
<guid>http://bateslife.wordpress.com/2009/11/02/revamping-the-resume-a-guide/</guid>
<description><![CDATA[&#8220;Recently I made the decision that I needed to revamp my resume after reading the advice provi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>&#8220;Recently I made the decision that I needed to revamp my resume after reading the advice provided by a few blogs and career books.  Apparently, my resume wasn’t doing enough bragging.  I read that recruiters usually only take about 10 seconds to look at a resume and if they don’t see anything that catches their eye in those 10 measly seconds, they move on&#8230;Basically the rule of thumb I used for my resume revamping was this: don’t list your duties, but highlight your accomplishments.  Now, it is extremely difficult to actually successfully do this on a resume for a few reasons.&#8221; <a href="http://stealthysecrets.wordpress.com/2009/11/01/revamping-the-resume-a-guide/"><strong>Read more.</strong></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

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