<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>pastiches &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/pastiches/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "pastiches"</description>
	<pubDate>Sun, 27 Dec 2009 01:38:19 +0000</pubDate>

	<generator>http://en.wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[The unbearable lightness of being —]]></title>
<link>http://johnryanrecabar.wordpress.com/2009/10/16/the-unbearable-lightness-of-being-%e2%80%94/</link>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 12:41:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>John Ryan Recabar</dc:creator>
<guid>http://johnryanrecabar.wordpress.com/2009/10/16/the-unbearable-lightness-of-being-%e2%80%94/</guid>
<description><![CDATA[A life caught in the security of everyday routine, of repeating pastiches, and of motifs that cycle ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[A life caught in the security of everyday routine, of repeating pastiches, and of motifs that cycle ]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Tin (Ear) Machine:  The Attempt to Craft the 'Ideal' Bowie Song]]></title>
<link>http://ephemerist.wordpress.com/2009/09/10/tin-ear-machine-the-attempt-to-craft-the-ideal-bowie-song/</link>
<pubDate>Fri, 11 Sep 2009 02:09:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>ephemerist</dc:creator>
<guid>http://ephemerist.wordpress.com/2009/09/10/tin-ear-machine-the-attempt-to-craft-the-ideal-bowie-song/</guid>
<description><![CDATA[In today&#8217;s intersection of David Bowie and science, Dr. Nick Troop, an expert in psychology fr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>In today&#8217;s intersection of David Bowie and science, Dr. Nick Troop, an expert in psychology from the University of Hertfordshire, analyzed the lyrics and chart positions of every Bowie song and album to craft what might be the ultimate, the &#8220;ideal&#8221; Bowie song:  &#8220;Team, Meet Girls; Girls, Meet Team.&#8221;  (Warning, the video begins all lecturey, so do not attempt to rock out until around the 4:30 mark.) But does it actually out-Bowie Bowie?  Let&#8217;s watch and learn.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/IHm1MDnaZnw&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/IHm1MDnaZnw&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Instant Verdict:</strong> It might sit alright on Bowie&#8217;s eponymous first album or on <em>Hours..</em>, where he attempted to unseat Sting as the adult contemporary king, but it&#8217;s no instant classic. No matter how alien Bowie fancied himself, he still had soul (however plastic).  And even his most coke-fueled lyrics weren&#8217;t this hippy-dippy bananas.</p>
<p>Maybe <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Placebo_%28band%29">Placebo </a>needs a new single, though, professor?  [<a href="http://blog.filter-mag.com/filter/2009/08/scientist-writes-ideal-david-bowie-song.html">Filter</a>]</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[LA POSITION DU LECTEUR COUCHÉ]]></title>
<link>http://noircommenieto.wordpress.com/2009/08/31/la-position-du-lecteur-couche/</link>
<pubDate>Sun, 30 Aug 2009 22:30:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>p.h. nieto</dc:creator>
<guid>http://noircommenieto.wordpress.com/2009/08/31/la-position-du-lecteur-couche/</guid>
<description><![CDATA[Le “gang des pastiches” est une série de textes courts parodiant des auteurs de polars connus, avec ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-57" title="Gang-Logo" src="http://noircommenieto.wordpress.com/files/2009/06/gang-logo.jpg" alt="Gang-Logo" width="271" height="66" /><em>Le “gang des pastiches” est une série de textes courts parodiant des auteurs de polars connus, avec une particularité récurrente : un lien avec la Bibliothèque nationale de France</em></p>
<p style="text-align:right;"><span style="color:#339966;"><strong><span style="color:#808000;">À la manière de JEAN-PATRICK MANCHETTE</span></strong></span></p>
<p style="text-align:justify;">Un homme grand, avec un visage calme, des yeux bleus et des cheveux bruns coupés à la hauteur de l’oreille se présenta au contrôle vigie-pirate. Il portait un imperméable vert bouteille, un blue-jean bleu non délavé tirebouchonné sur des Campers marron à lacets crème. Il se nommait Martin Terrier.</p>
<p style="text-align:justify;">Il posa sur la table un téléphone portable et un trousseau de clés. D’un signe de tête, un vigile dégingandé et nonchalant, veste noire estampillée de trois ronds rouges, cravate de la même couleur que les ronds, lui indiqua le portillon de sécurité. Terrier s’y glissa sans déclencher d’alarme, récupéra le téléphone portable et le trousseau de clés, et s’enfonça dans la moquette épaisse d’un immense vestibule.</p>
<p style="text-align:justify;">C’était la première fois qu’il entrait à la Bibliothèque nationale de France, mais l’endroit lui paraissait familier. Son client lui avait parfaitement décrit les lieux, et bien expliqué ce qu’il devait faire avec le petit rectangle de plastique rouge de la taille d’une carte de crédit. Il traversa sans encombre un premier portillon, poussa de lourdes portes en métal, puis rangea sagement ses semelles sur un long escalator qui s’enfonçait dans les entrailles du bâtiment, entre deux murs couverts de cote de maille.</p>
<p style="text-align:justify;">Un deuxième et troisième portillons, et plusieurs lourdes portes firent déboucher Terrier au pied d’un grand aquarium contenant un arpent de forêt. Il se rappelait avoir longé, avant d’entrer dans le bâtiment, une série d’arbustes en cages. On avait l’air de se méfier des arbres, par ici. Mais Terrier s’en fichait car il ne cultivait pas un amour immodéré pour la nature.</p>
<p style="text-align:justify;">La cible se trouvait dans la salle O, place 44. On avait réservé pour lui-même la place 53 idéalement située pour effectuer rapidement un repli stratégique. Tout avait été soigneusement minuté avec le client.</p>
<p style="text-align:justify;">Terrier s’assit, sans enlever son imperméable. Dans la diagonale, place 44, il vit une jeune femme d’origine africaine plongée dans une collection reliée de l’<em>hebdo</em> <em>Hara-Kiri</em>,<em> </em>en<em> </em>caressant<em> </em>le clavier d’un MacBook. Elle était plutôt chouette, avec ses cheveux soigneusement ramenés en arrière, et son petit débardeur orange bien tendu sur sa poitrine. Le genre de femme qu’on ne peut pas oublier. Et, précisément, Terrier n’avait pas pu l’oublier.</p>
<p style="text-align:justify;">C’était juste une photo dans <em>Jeune Afrique.</em> On la voyait au côté de son père, Dieudonné N’Gustro, dans le salon d’un grand hôtel parisien. L’article précisait que la jeune femme était la coordinatrice de l’opposition, en exil, au maréchal Oufiri, une baderne bien peu sympathique qui tenait le Zimbabwin dans un despotisme bien peu éclairé.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour Terrier, un client est un client, et s’il avait dû réveiller ses états d’âme à chaque contrat qu’il avait accepté, cela ferait longtemps qu’il pointerait aux Assedics. Les affaires intérieures du Zimbabwin ne le concernaient pas. Même s’il s’agissait d’une jolie femme, défendant une jolie cause.</p>
<p style="text-align:justify;">Une semaine auparavant, ils étaient quatre dans une suite de l’hôtel Hilton. Lui, et trois sous-fifres d’un commanditaire qui préférait la discrétion. Terrier ne les avait pas trouvés bien sympathiques. Le premier devait être un ancien militaire, sec, musclé, des gestes vifs et précis, un regard qui avait la douceur d’une baïonnette dans l’estomac, et une vieille balafre qui lui crevait la joue. Le second, costume gris étriqué, cravate pelle à tarte et lunettes carrées, ressemblait à un fonctionnaire des Finances avec un bronzage de surfeur californien. Un troisième devait être le nervi des deux autres. Une armoire à glace, sans la glace mais tout en ébène, dont on ne voyait que les yeux jaunes injectés de sang. Ça puait la Françafrique à plein nez.</p>
<p style="text-align:justify;">Terrier enfila des gants de coton blanc, comme s’il allait manipuler des manuscrits précieux, plongea la main droite dans la poche intérieure de son imperméable et en sortit un pistolet automatique qu’il soupesa secrètement sous la table.</p>
<p style="text-align:justify;">Un jouet magnifique. C’était un Glock 17, avec un corps moulé en polymères, comme tous les Glock 17 du monde. Mais celui-ci avait reçu une amélioration révolutionnaire : un canon et un mécanisme en céramique, qui le rendaient indécelable aux rayons X et aux détecteurs de métaux. On y introduisait un chargeur de balles de 9 mm dans la même matière, qui savait se faire tout aussi discret.</p>
<p style="text-align:justify;">Martin Terrier se leva calmement, le Glock au bout du bras tendu et pointa la cible.</p>
<p style="text-align:justify;">Un cri strident fit lever la tête de la jeune femme. Avec vivacité, elle plongea de côté en brandissant son MacBook comme un bouclier. La balle fracassa l’écran et alla se perdre dans une étagère d’usuels.</p>
<p style="text-align:justify;">Tout se passa ensuite très rapidement, et dans un grand désordre. Terrier vidait son chargeur en direction du fauteuil vide de la fille de papa N’Gustro. Les lecteurs se couchaient sur la moquette pour éviter les balles qui ricochaient. Les lectrices faisaient de même, en y ajoutant des hurlements.</p>
<p style="text-align:justify;">Le coup avait foiré. Terrier décida d’appliquer la suite du programme pour s’extraire du bourbier. Il bondit vers la sortie de secours. Elle aboutissait, comme prévu, à un immense couloir où se croisaient de petits téléphériques suspendus à des rails. Il suivit les instructions à la lettre. Jeter le Glock 17 dans l’un de ces petits chariots suspendus, courir vers les ascenseurs, ressortir par le niveau A1, puis se perdre dans la foule du hall Est.</p>
<p style="text-align:justify;">L’ascenseur n’était pas un pressé. Il se faisait attendre, tandis que les martèlements de pas se faisaient de plus en plus proches. Il arriva juste à temps pour exfiltrer Terrier des sous-sols.</p>
<p style="text-align:justify;">Au niveau A1, les portes s’ouvrirent sur une silhouette massive qui obstruait la sortie. L’armoire en ébène, avec ses yeux jaunes, dans un costume de vigile à trois ronds rouges. Il tenait le Glock 17. Dans un fracas assourdissant une balle, une seule, sortit du canon et alla se loger dans la paroi d’acier, après avoir traversé la tête de Terrier, et emporté la moitié de sa boîte crânienne.</p>
<p style="text-align:justify;">L’armoire en ébène lança le Glock dans la cabine de l’ascenseur juste avant que les portes ne se referment, et alla tranquillement se perdre dans la foule du hall Est.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Un  déséquilibré déclenche une fusillade à la Bibliothèque François Mitterrand, sans faire de victimes, puis se suicide dans l’ascenseur, lirait-on dans les journaux du lendemain.</em></p>
<p style="text-align:center;">FIN</p>
<p>© Noircommenieto, 2009</p>
<p style="text-align:justify;"><em><br />
</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[LE SIGNE DES CHARTES]]></title>
<link>http://noircommenieto.wordpress.com/2009/08/10/le-signe-des-chartes/</link>
<pubDate>Sun, 09 Aug 2009 22:30:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>p.h. nieto</dc:creator>
<guid>http://noircommenieto.wordpress.com/2009/08/10/le-signe-des-chartes/</guid>
<description><![CDATA[Le “gang des pastiches” est une série de textes courts parodiant des auteurs de polars connus, avec ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-57" title="Gang-Logo" src="http://noircommenieto.wordpress.com/files/2009/06/gang-logo.jpg" alt="Gang-Logo" width="271" height="66" />Le <em>“gang des pastiches” est une série de textes courts parodiant des auteurs de polars connus, avec une particularité récurrente : un lien avec la Bibliothèque nationale de France.</em></p>
<p style="text-align:right;"><span style="color:#339966;"><strong><span style="color:#808000;">À la manière d&#8217;ARTHUR CONAN-DOYLE</span></strong></span></p>
<p style="text-align:justify;">En ce mois de juillet, les clients ne se pressaient pas au 221 b Baker Street. Condamné à l’inaction, Holmes s’était à nouveau adonné à son vice, la cocaïne. Sa  nervosité et l’éclat terne de ses yeux ne pouvaient tromper le médecin que je suis. De plus, je crois qu’il était de forte méchante humeur car Madame Hudson avait eu la malheureuse idée de passer un chiffon à poussière sur son bureau.</p>
<p style="text-align:justify;">Assis dans le fauteuil face à lui avec le <em>Times</em>, je lui envoyais de temps en temps, un regard réprobateur qu’il s’ingéniait à éviter. Dans cette atmosphère plutôt morose, la sonnerie du timbre de l’entrée et des bruits de voix dans le vestibule me semblèrent du meilleur augure.</p>
<p style="text-align:justify;">On frappa à la porte. L’inspecteur Lestrade entra en compagnie d’un petit homme rond barbu, au regard vif et pénétrant. La physionomie de Holmes changea immédiatement.</p>
<p style="text-align:justify;">— <em>Bonjour Monsieur</em>*, lança-t-il à notre visiteur, dans un excellent français.</p>
<p style="text-align:justify;">Le petit homme fronça les sourcils en regardant Lestrade. Holmes poursuivit, se pinçant le front d’un air pénétré.</p>
<p style="text-align:justify;">— Ne me dites rien. Vous êtes français… d’origine normande. Vous exercez une profession intellectuelle, dans laquelle vous êtes reconnu et admiré par vos pairs. Vous dirigez également un grand établissement, un musée… non, plutôt une bibliothèque, c’est ça une grande bibliothèque.</p>
<p style="text-align:justify;">J’étais habitué, pour ma part, à cette façon si particulière qu’avait Holmes de faire son intéressant. Mais je constatai une certaine admiration dans les yeux de notre visiteur inconnu.</p>
<p style="text-align:justify;">— En effet, précisa Lestrade, je vous présente M. Léopold Delisle, administrateur de la <em>Bibliothèque nationale</em>*, à Paris</p>
<p style="text-align:justify;">— <em>Enchanté</em>*, dit Holmes en tendant la main.</p>
<p style="text-align:justify;">— Monsieur Delisle est venu nous voir, à Scotland Yard, mais je lui ai plutôt conseillé de s’adresser à vous. Il va vous exposer toute l’affaire.</p>
<p style="text-align:justify;">— Merci, Inspecteur, poursuivit notre visiteur. Nous avons été alerté par Sotheby’s qu’un individu tentait de mettre sur le marché l’évangéliaire de l’abbaye de Saint-Tudy dont il n’existe qu’un seul exemplaire, celui de la <em>Bibliothèque nationale</em>*. Ce manuscrit nous a été volé, l’année dernière. Nous avons averti la police et je suis venu à Londres pour le récupérer discrètement.</p>
<p style="text-align:justify;">— Le voleur a été interpellé par nos services, interrompit Lestrade, mais nous n’avons trouvé aucune trace du manuscrit volé chez lui, et il persiste à nier.</p>
<p style="text-align:justify;">— J’ai visité son appartement avec Monsieur l’inspecteur, opina Delisle, nous n’y avons trouvé qu’une série incomplète de l’<em>Encyclopédie</em>* de Diderot et d’Alembert, qui ne présente pas un intérêt majeur.</p>
<p style="text-align:justify;">— Je vois que vous en avez apporté avec vous l’un des volumes, lança Holmes, vous permettez que je l’examine ?</p>
<p style="text-align:justify;">Il désignait du menton un paquet ficelé que notre visiteur tenait sous son bras. Holmes le prit et défit le papier avec soin. Puis il se mit à le manipuler, l’ouvrir, le fermer, le feuilleter, le renifler de son grand nez aquilin. Il le posa ouvert en équilibre sur son bureau, sortit une loupe de sa poche et poursuivit son examen en tournant autour du livre avec vivacité. Puis il releva la tête, un sourire triomphant sur les lèvres.</p>
<p style="text-align:justify;">— Monsieur Delisle, la reliure de votre manuscrit était-elle d’origine ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Non. Elle avait été refaite récemment. Mais le corps de l’ouvrage était dans un excellent état.</p>
<p style="text-align:justify;">— Oui, dit Holmes, il avait même sa tranchefile d’origine.</p>
<p style="text-align:justify;">— En effet. Comment le savez-vous ?</p>
<p style="text-align:justify;">Holmes posa le doigt sur la tranche supérieure du livre qu’il avait examiné.</p>
<p style="text-align:justify;">— Une tranchefile brodée à oreilles,  n’est-ce pas ?</p>
<p style="text-align:justify;">Léopold Delisle se pencha sur le livre et écarquilla les yeux en se lissant la barbe.</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est tout à fait étonnant. Vous avez raison. Mais que fait donc, sur cet ouvrage  du siècle dernier, ce type d’ornement qu’on s’attendrait plutôt à trouver sur un manuscrit du XIIe ou du XIIIe siècle ?</p>
<p style="text-align:justify;">Les yeux de Holmes lancèrent des éclairs, et, à notre grande stupéfaction, nous le vîmes déchirer avec frénésie les page de gardes du volume pour arracher la couverture et la brandir comme un trophée. Lestrade s’était levé, trop tard, comme pour l’empêcher de commettre pareil sacrilège, mais il demeura figé devant le spectacle qu’il découvrit : une somptueuse miniature médiévale ornant une page écrite en gothique. Les joues du savant français avaient retrouvé des couleurs et nous nous rassîmes pour écouter l’exposé de Holmes.</p>
<p style="text-align:justify;">— Je pense, dit-il, que vous trouverez le reste du manuscrit dissimulé derrière la couverture des autres volumes. Je dois reconnaître que l’idée est ingénieuse. Le manuscrit a été décousu et chaque feuille a été placée, à la manière de défets, derrière une reliure sans intérêt. On a même réutilisé la tranchefile dans le premier volume. Il suffit de reconstituer le manuscrit complet avant de le revendre et le tour est joué.</p>
<p style="text-align:justify;">Quand nos visiteurs furent partis, je me permis de féliciter Holmes pour la rapidité avec laquelle il avait résolu cette affaire et pour ses talents en histoire du livre.</p>
<p style="text-align:justify;">— Je vais vous faire une confidence, Watson. J’ai profité de mon voyage continental, entre la mort de ce cher M. Moriarty dans les chutes de Reichenbach et ma réapparition à Londres en 1894, pour parfaire mes connaissances à la bibliothèque de Wolfenbüttel, puis à l’<em>école des Chartes</em>* de Paris.</p>
<p style="text-align:justify;">— Et puis, ajoutai-je, toutes mes félicitations pour votre brillante déduction sur la nationalité et la profession de notre distingué client à partir de l’observation des moindres détails de son apparence.<br />
Holmes partit d’un franc éclat de rire.
</p>
<p style="text-align:justify;">— Je vais vous décevoir, Watson, mais mon sens de la déduction n’y est pas pour grand chose. Je l&#8217;ai tout simplement reconnu dès qu&#8217;il est entré. J’ai l’honneur d’avoir suivi l’un de ses cours à Paris, en tant que simple étudiant. Ah, je me suis bien amusé à voir son air éberlué… et le vôtre à présent.</p>
<p style="text-align:justify;">Ayant résolument retrouvé sa bonne humeur, Holmes saisit son violon, et je me replongeai moi-même, un peu vexé, dans la lecture du <em>Times</em>.</p>
<p>* En français dans le texte.</p>
<p style="text-align:center;">FIN</p>
<p>© Noircommenieto, 2009</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[TOUCHEZ PAS À LA BIBLI !]]></title>
<link>http://noircommenieto.wordpress.com/2009/07/06/touchez-pas-a-la-bibli/</link>
<pubDate>Sun, 05 Jul 2009 22:30:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>p.h. nieto</dc:creator>
<guid>http://noircommenieto.wordpress.com/2009/07/06/touchez-pas-a-la-bibli/</guid>
<description><![CDATA[Le “gang des pastiches” est une série de textes courts parodiant des auteurs de polars connus, avec ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-57" title="Gang-Logo" src="http://noircommenieto.wordpress.com/files/2009/06/gang-logo.jpg" alt="Gang-Logo" width="271" height="66" /></p>
<p><span style="color:#339966;"><span style="color:#000000;"> </span></span></p>
<p style="text-align:right;">Le <em>“gang des pastiches” est une série de textes courts parodiant des auteurs de polars connus, avec une particularité récurrente : un lien avec la Bibliothèque nationale de France.<br />
</em>
</p>
<p style="text-align:right;">
<p style="text-align:right;">
<p style="text-align:right;"><span style="color:#339966;"><strong><span style="color:#808000;">À la manière d&#8217;ALBERT SIMONIN</span></strong></span></p>
<p style="text-align:justify;">J’avais laissé ma tire près du marché Saint-Paul et je gambergeais, tout en dégustant sur les endosses une de ces lancequines d’hivio à vous glacer le raisin. Je pigeais pas lerche pourquoi Riton s’esquintait toujours dans son bouclard pas plus grand qu’une échoppe de bouif alors qu’il avait déjà un bon matelas. Il m’avait bigophoné hier. Il voulait me voir pour affaire.</p>
<p style="text-align:justify;">Seulement voilà, mézigues, il a décidé d’arrêter le frais et de se mettre au vert dans son pavillon de Nogent pour passer peinard les dernières piges de sa vie. Le Riton, j’aurais pu l’envoyer chez Plumeau, mais voilà, lui et moi on est poteau de bal.</p>
<p style="text-align:justify;">Je trouvais mon Riton plutôt bizarre. Il m’a fait rentrer dans son boui-boui, puis il a lourdé la boutique sous le tarin d’un client qui semblait s’intéresser à toutes les tarderies qu’il avait en vitrine.</p>
<p style="text-align:justify;">— Merci d’être passé, Max. Avant de décher les biftons, je voudrais ton avis sur un bouquin qu’on veut me fourguer. J’ai pas envie de me faire emplâtrer.</p>
<p style="text-align:justify;">— Ah, parce que tu fais dans le papier, maintenant ? J’espère que c’est pas pour casser le bouquin, j’aime pas trop ça, moi, la vente à la découpe. Et puis tu sais que j’ai arrêté le turbin.</p>
<p style="text-align:justify;">— Arrête de renauder, Max.</p>
<p style="text-align:justify;">— Gy ! mais c’est bien parce que t’es un pote. Montre-moi la came.</p>
<p style="text-align:justify;">— C’est que je l’ai pas sous la pogne. Mon fournisseur attend un coup de grelot pour rappliquer.</p>
<p style="text-align:justify;">— Allez-va, appelle ton gonze, qu’on en finisse.</p>
<p style="text-align:justify;">Riton envoya le duce.</p>
<p style="text-align:justify;">— T’as pas un gorgeon à m’offrir en attendant ?</p>
<p style="text-align:justify;">C’est là qu’on voyait qu’il n’était pas dans son assiette, le Riton. Avant y’ avait pas besoin de revendiquer pour qu’il sorte les guidals.</p>
<p style="text-align:justify;">On a même pas eu le temps d’écluser les godets que le gnère s’est pointé. C’était un nordaf de vingt piges, qui marchait en roulant le coffre pour faire le cador, avec un bigorneau collé sur l’escalope. Il portait sous l’aile un pacsif en papier journal.</p>
<p style="text-align:justify;">J’aime pas les types qui veulent en installer. Surtout quand c’est des jeunôts avec du lait qui sort du pif. Ça m’a mis en rogne contre Riton qui m’avait entraîné dans cette embuscade.</p>
<p style="text-align:justify;">Le crouille est entré sans dire bonjour et en jactant dans son biniou. Il a déballé le pacson et en a sorti une grande boîte en toile verte. Dans la boîte, il y avait un gros in-quarto gonflé qui s’ouvrait tout seul.</p>
<p style="text-align:justify;">Je n’en croyais pas les quinquets. <em>La Commedia</em> de Dante, édition de Foligno, 1472, de la cartaude de Jeannot Neumeister … et sur vélin, encore.</p>
<p style="text-align:justify;">— Qu’en penses-tu … ça doit coûter grisol un truc comme ac ? m’a lancé Riton.</p>
<p style="text-align:justify;">Je n’ai pas répondu. Je me suis contenté de feuilleter le livre. Et c’est là que j’ai vu un truc qui m’a vraiment déplu. Sur la première page, un griffonnage au crayon et une superbe estampille ovale : Bibliothèque Royale.</p>
<p style="text-align:justify;">— T’as trouvé ça où, j’ai dit au demi-sel ?</p>
<p style="text-align:justify;">Il m’a maté crânement.</p>
<p style="text-align:justify;">— Tu crois pas que je vais te donner le filon papy ? dis-moi plutôt combien ça douille.</p>
<p style="text-align:justify;">Je lui ai répondu d’autor.</p>
<p style="text-align:justify;">— Je sais très bien d’où il vient ton bouquin, et il va y retourner aussi sec. La Nationale, c’est sacré. On touche pas à la Bibli.</p>
<p style="text-align:justify;">— Et tu vas faire quoi ? chercher les keufs ?</p>
<p style="text-align:justify;">Il avait un ton insolent que je n’aimais pas. J’ai dit, très calme, mais en serrant les meules.</p>
<p style="text-align:justify;">— Toi le morveux, tu vas me donner cette boîte et tu vas calter vite fait avant que je m’énerve. Je vais aller rendre moi-même le bouquin à son proprio, et je lui demanderai de ne pas porter le deuil.</p>
<p style="text-align:justify;">J’ai compris qu’il s’en fichait. Il a refemé la boîte en me faisant un geste impoli.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce gars-là, déjà que je ne pouvais vraiment pas le blairer, il a fallu qu’il me mette en renaud. Ma pogne, elle est partie toute seule, droit sur le pif. Le bigophone a valdingué et le gonze a commencé à se tortiller en se tenant le tarbouif.</p>
<p style="text-align:justify;">Riton s’est approché de cézigue pour lui retirer la boîte des mains. À ce moment-là, j’ai vu briller une saccagne. Riton s’est arrêté sec en se tenant le bide, puis s’est écroulé, plié en deux et pissant le raisiné.</p>
<p style="text-align:justify;">J’ai fait ni une ni deux, le Colt-Cobra que je porte toujours dans la ceinture a trouvé le chemin de ma paluche et j’ai envoyé la fumée sans chercher à piger. L’autre s’est mis à danser comme un pantin à chaque bastos qu’il recevait dans le buffet.</p>
<p style="text-align:justify;">Je me suis dit : « Max, pour un mec qui veut se mettre au vert, ça va droit chez Malva ». Riton était tout à fait refroidi, et le zigue que j’avais dézingué dans un sale état. Il lisbroquait dans le futal et bavait des clignots en me suppliant d’appeler un toubib. Je l’ai achevé d’un pruneau dans la tronche.</p>
<p style="text-align:justify;">Il fallait que je décarre fissa car je ne tenais pas à porter le bada. J’ai envoyé deux coups de bigo, l’un aux sapeurs-pompiers pour leur signaler deux clients, l’autre à Tony Coron, un de mes potes à la BNF, pour lui dire de venir récupérer son bouquin.</p>
<p style="text-align:justify;">J’ai refermé les châsses de Riton et j’ai mis les adjas avant l’arrivée des pompiers. Je n’avais pas envie que la maison Bourremane me gâche une retraite bien méritée.</p>
<p style="text-align:center;">FIN</p>
<p>© Noircommenieto, 2009</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Souffles]]></title>
<link>http://lastsound.wordpress.com/2009/05/05/souffles/</link>
<pubDate>Tue, 05 May 2009 21:53:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hadrien MacBland</dc:creator>
<guid>http://lastsound.wordpress.com/2009/05/05/souffles/</guid>
<description><![CDATA[Il ouvrit la fenêtre et il vit surgir un rayon de lumière qui n&#8217;avait pas d&#8217;égal sinon e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Il ouvrit la fenêtre et il vit surgir un rayon de lumière qui n&#8217;avait pas d&#8217;égal sinon e]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Spaghetti aglio olio e peperoncino alla Borges]]></title>
<link>http://ilnuovomondodigalatea.wordpress.com/2009/05/02/spaghetti-aglio-olio-e-peperoncino-alla-borges/</link>
<pubDate>Sat, 02 May 2009 05:00:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>ilmondodigalatea</dc:creator>
<guid>http://ilnuovomondodigalatea.wordpress.com/2009/05/02/spaghetti-aglio-olio-e-peperoncino-alla-borges/</guid>
<description><![CDATA[  Il manoscritto in questione venne ritrovato per caso nella bottega di un rigattiere di Lisbona, Jo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p> </p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Georgia,serif;"><span style="font-size:x-small;"><em></em></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Georgia,serif;"><span style="font-size:x-small;"><em></em></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Georgia,serif;"><span style="font-size:x-small;"><em></em></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Georgia,serif;"><span style="font-size:x-small;"><em></em></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Georgia,serif;"><span style="font-size:x-small;"><em>Il manoscritto in questione venne ritrovato per caso nella bottega di un rigattiere di Lisbona, Joao Fernadez Carvalho, nel 1912, fra gli scritti di Alvaro Ruiz Almunez, di cui in realtà non si sa nulla, se non che si presentò nella bottega del rigattiere portoghese chiedendogli se poteva tenergli per due minuti il baule di manoscritti in questione perché doveva andare a comprare le sigarette, e non tornò mai più. Alcuni però sostennero per anni che Alvaro Ruiz Almunez fosse nient&#8217;altro che Borges stesso, basandosi sul fatto che anche Borges, di tanto in tanto, andava a comprare le sigarette e, per una atavica forma di distrazione, dimenticava poi di tornare a riprendere gli effetti personali che lasciava in giro. Tale abitudine pare sia stata citata anche da Pessoa, in un quaderno di appunti perduto, di cui però il rigattiere Joao Fernadez Carvalho giura e spergiura, stavolta, di non sapere un accidente.</em></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Georgia,serif;">A quanto ricordo, le mie prime prove cominciarono un giorno, nel giardino del tempio di Tebe, un lontano meriggio di primavera. Un uomo, emaciato e stanco, giunse, forse da un lontano oriente. La sabbia del deserto gli aveva scavato le orbite, rinsecchito le labbra arse di febbre: barcollò, si fece accanto e disse: “La ricetta!”. Mi accorsi allora che teneva stretto tra le mani un brandello di foglio, logorato dalla polvere di mille viaggi. Me lo porse, come chi sporge l&#8217;ultimo tesoro. Lo sorressi: avrei voluto chiedergli un nome, da quali terre lontane egli fosse arrivato fin lì, scavalcando infinite distanze, ma i suoi occhi erano già vuoti, la sua voce non poteva più dire nulla ad orecchio umano.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Georgia,serif;">Lessi. Fu compito arduo decifrare la scrittura incerta, intuire in quale lingua antica e perduta le parole fossero state scritte, vergate chissà quanti secoli prima per preservare con un miracolo d&#8217;inchiostro la memoria, sempre tanto sfuggente all&#8217;uomo.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-family:Georgia,serif;">Presi la pentola d&#8217;acqua, la misi sul fuoco, rispettando quelle istruzioni tanto semplici che però narravano prodigi svelati per mezzo di lunghi e severi studi d&#8217;alchimia. Dopo poco, fui sorpreso dal borbottio sommesso che produceva il recipiente: come da mondi inferi fino allora ignoti, le bolle risalivano verso la superficie, in geometrie di ghirigori, e poi scoppiavano ad una ad una, raggiunta la sommità liquida e trasparente. Mi sorpresi a guardare me che guardavo l&#8217;acqua bollire, stupii per la faccia stupita del mio doppio, che quello specchio fumigato di vapore restituiva come immagine slabbrata, altra da me. Intanto il manoscritto pretendeva da me altre prove: presi l&#8217;olio d&#8217;oliva, lo lasciai riscaldarsi appena appena sul fuoco, facendo imbiondire l&#8217;aglio, poi aggiunsi le acciughe prive del loro sale, e alla fine vi sbriciolai il rosso, piccante frutto del Nuovo Mondo, rinsecchito da un sole che splendeva laddove gli antichi pensavano tramontasse. Infine gettai nell&#8217;acqua crepitante gli spaghetti. Assistetti incredulo al prodigio che si compì in mia presenza: quei bastoni rigidi, a contatto con il liquido, dapprima iniziarono a piegarsi, come piccole torri che si sgretolavano a partire dalle fondamenta, indi si trasformarono in qualcosa di nuovo, inquietante e bellissimo: cordicelle flessuose che si incrociavano in labirinti, e, sfidando ogni regola di Euclide, da rette divenivano curve, parabole, archi e intrecci simili nella forma al simbolo dell&#8217;infinito. La mia mente si trovò risucchiata nel gorgo del farsi e disfarsi di quella matassa senza confine, che ora si inabissava, ora emergeva, seguendo il ritmo capriccioso delle bolle. Meravigliosa immagine del caos primigenio! Quando li scolai, per un attimo trattenni sospesa la massa di spaghetti, informe ed aggrovigliata in sé, poi la versai nella pentola, per amalgamarla alle acciughe, all&#8217;aglio, al peperoncino. Si unirono, mischiandosi come gli elementi anassagorei si mischiarono a formare il mondo. E io ne arrotolai un boccone sulla forchetta, muto, immaginando di fronte a me il segreto all&#8217;origine del tutto.</span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cine Negro]]></title>
<link>http://corrientedetransito.wordpress.com/2009/04/14/cine-negro/</link>
<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 16:24:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>frutasingular</dc:creator>
<guid>http://corrientedetransito.wordpress.com/2009/04/14/cine-negro/</guid>
<description><![CDATA[El cine negro, ese tesoro nacional estadounidense, pertenece en parte a unos cuantos centroeuropeos ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[El cine negro, ese tesoro nacional estadounidense, pertenece en parte a unos cuantos centroeuropeos ]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Carta a Huelva]]></title>
<link>http://lahuelvacateta.wordpress.com/2009/04/06/carta-a-huelva/</link>
<pubDate>Mon, 06 Apr 2009 08:17:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>lahuelvacateta</dc:creator>
<guid>http://lahuelvacateta.wordpress.com/2009/04/06/carta-a-huelva/</guid>
<description><![CDATA[Hace algunas semanas que, de forma esporádica, leo vuestro blog, el cual conocí mientras buceaba en ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD">Hace algunas semanas que, de forma esporádica, leo vuestro blog, el cual conocí mientras buceaba en la web en busca de un poco de luz que explicara (y resalto explicar porque justificar sería imposible) algunos de los incomprensibles atentados que, con alarmante constancia y sin un lógico paréntesis temporal, se vienen cometiendo, desde décadas, en el patrimonio cultural de esta ciudad.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD">No soy onubense, es más, apenas conocía la capital exceptuando alguna visita rápida de paso por los lugares colombinos, por lo que siempre tenía a Huelva, y perdonen la sinceridad, por el patito feo de Andalucía. No obstante, el afán natural que tengo por encontrar el idiosincrásico atractivo que cada ciudad (donde circunstancial y temporalmente me toca vivir por trabajo) puede tener, me llevó a apreciar más esta pequeña capital que, si se sabe mirar, posee, al menos, una exclusiva personalidad en ciertos aspectos. Pero precisamente esta observación más atenta es la que me hace ver la cantidad de despropósitos y aberraciones que han ido acabando con un patrimonio que, gracias a la expansión demográfica y florecimiento de la burguesía entre el XIX y pp. del XX, podría ser de los más homogéneos de esta época en la comunidad andaluza.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD">Pero lo peor no es lo que se ha hecho, algo que me apena profundamente cuando veo las abominables mutilaciones y desapariciones que indiscriminadamente y sin más criterio que la ignorancia, la desconsideración y el provecho rápido, se han ido cometiendo en edificios y lugares realmente emblemáticos, sino lo que, increíblemente, se sigue haciendo aún hoy, con la alevosía y desprecio de unos, la concomitancia y beneplácito de otros, la negligencia e incompetencia de pocos y la pasividad y apatía de muchos.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD">Señores del blog, soy natural de Ronda, he vivido muchos años en Granada, Florencia, Úbeda y Baeza y el centro de Madrid, he trabajado en Cáceres y otras ciudades de indudable índole monumental, no sólo porque en algún momento histórico fueron importantes, sino porque sus autoridades y ciudadanos tuvieron la sensibilidad e inteligencia de conservar su Cultura. Ahora cada vez que salgo a la calle me cuesta muchísimo abstraerme de lo que veo y, a medida que voy conociendo la historia de Huelva, me voy disgustando más. Lo que antes pasaba desapercibido ahora me salta a los ojos por lo que es y, sobretodo, por lo que pudo ser. No consigo entender, por ejemplo, como una corporación tan importante en la materia como el Colegio de Arquitectos (para más inri) ha podido hacer semejante aberración en uno de los edificios más singulares de Huelva de forma totalmente gratuita (menos mal que sus colegas aparejadores tuvieron mayor sensibilidad), o como se permitió en fecha relativamente reciente que se cargaran de esa forma el único edificio de envergadura monumental del centro “Hotel Paris” o Casa de la Bola, cuya nominación por los exclusivos ¾ de cúpula esférica que coronan su torre ya no tiene sentido al perderse su perspectiva con ese horroroso ático de dos pisos que aumenta su inadvertencia. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD">Tampoco tiene moderna explicación la nefasta costumbre local de derrumbar casas y edificios históricos para reconstruir auténticos “pastiches” que imitan penosamente las fachadas ya inexistentes (algo que, sinceramente daña el sentido estético del menos pintado) o, en el mejor de los casos, lo vacían por completo sin ninguna necesidad, dejando solo la fachada edificio en Plaza de las Monjas o, “antesdeayer” sin ir más lejos, el edificio de la Vasco-Navarra en la calle Marina, por poner solo dos ejemplos) con el único objeto de hacer una obra nueva más cómoda y rápida de construir, cuando lo normal, legal e incluso “comercial” es hacer las reformas convenientes conservando la estructura (plantas), entradas, escaleras y otras partes nobles del edificio. A esto habría que añadir las constantes fachadas que, tras apuntalarse, se pierden de edificios más pequeños pero igualmente interesantes (calle San José) o los, también usualmente retranqueos de factura local que “alargan” como un chicle fachadas que, supuestamente, deberían tener algún tipo de protección (calle Alonso Barbas), o proyectos tan provincianos y carentes de gusto como lo que se pretende hacer en el antiguo y centenario mercado, por dios ¿una plaza porticada de estilo castellano?, ¿no sería más inteligente conservar, al menos parte de su fachada (y por ende de su historia) e integrarla en un proyecto inteligente y moderno? </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD">Pero lo que más me apena e indigna y, sinceramente, más me cuesta entender es el completo desinterés del onubense por su propia ciudad, por su cultura y por su historia. Esa total apatía mezcla de ignorancia y desidia, incapaz de comprender que el crecimiento y modernización de una ciudad debe ser equilibrado, estético y respetuoso con su patrimonio, que si éste desaparece, desaparece su historia y se convierte en una urbanización más carente de interés. Que disfrutar de una ciudad bella es gratis para el que vive en ella y es, precisamente, lo que hacemos cuando nos gastamos el dinero para visitar otras ciudades que han sabido comprenderlo. Que nuestra casa no sólo está de puertas para adentro, sino también afuera y no podemos permitirnos tirar la basura y mirar para otro lado. Que el sol y las terrazas están muy bien pero no es suficiente.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD">Llevo aquí cinco meses y me iré dentro de cuatro. Hace tres meses escribí una carta que mandé por mail a un periódico local y que no me publicaron, no sé si por su extensión o por lo anteriormente citado. Les agradecería que la publicaran donde creyesen conveniente, ya que muestra mi impresión, la de un foráneo que le gusta ser de donde vive, y que, matizada y ampliada con este escrito (ya que el tiempo no pasa en balde, y menos aquí) ayudase a abrir un poco los ojos a los posibles lectores que, con similares inquietudes, visiten este blog, ya que mi intención lejos de ofender a nadie es la de hacer una crítica constructiva pues, como ya he dicho, mientras viva aquí me siento un onubense más… aunque ciertas cosas me duelan más que a la mayoría de mis circunstanciales paisanos.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="ES-TRAD">Carrillo.</span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Arrêt]]></title>
<link>http://lastsound.wordpress.com/2009/03/13/arret/</link>
<pubDate>Fri, 13 Mar 2009 10:12:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hadrien MacBland</dc:creator>
<guid>http://lastsound.wordpress.com/2009/03/13/arret/</guid>
<description><![CDATA[Puisque vous êtes si nombreux à aimer Char, le voilà pastiché. Comme une absence La lune, charnier d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Puisque vous êtes si nombreux à aimer Char, le voilà pastiché. Comme une absence La lune, charnier d]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[El Sordo de Noche]]></title>
<link>http://lastsound.wordpress.com/2008/08/25/elsordo/</link>
<pubDate>Mon, 25 Aug 2008 02:17:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hadrien MacBland</dc:creator>
<guid>http://lastsound.wordpress.com/2008/08/25/elsordo/</guid>
<description><![CDATA[Je suis l&#8217;Entendant-mal, &#8211; le Sourd, &#8211; l&#8217;Appareillé, Le Grince d&#8217;Harmo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Je suis l&#8217;Entendant-mal, &#8211; le Sourd, &#8211; l&#8217;Appareillé, Le Grince d&#8217;Harmo]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Serial Novels and Packaged Books]]></title>
<link>http://bookcalendar.wordpress.com/2007/12/07/serial-novels-and-packaged-books/</link>
<pubDate>Fri, 07 Dec 2007 10:44:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>bookcalendar</dc:creator>
<guid>http://bookcalendar.wordpress.com/2007/12/07/serial-novels-and-packaged-books/</guid>
<description><![CDATA[More and more books are being sold as a complete package. This means that many books are designed so]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>More and more books are being sold as a complete package. This means that many books are designed so they can be written as an endless series and have dozens of different products spun off of them. The people who do this are called &#8220;packagers.&#8221; I am not particularly fond of this. It seems to stunt creativity.</p>
<p>First you have a book or movie, then it books a comic books, an action figure, a television show, then many other products. I sometimes wonder why they continued with Star Trek Deep Space Nine, after creating a very nice original series.</p>
<p>When I go to my local library, there are more packaged fantasy and science fiction novels than original novels in the fantasy and science fiction section. You can get Warhammer 40K, Dragonlance, Star Wars, Star Trek, Deathlands, and other series, but not as many original stories.</p>
<p>The majority of these are atrociously written. Serials are written from guidelines, the characters, setting, and actions must fit, or the next author can&#8217;t continue the series with consistency. The fans want complete consistency and very little originality. This is the place for new authors to cut their teeth. Because the books fit a very narrow focus they are much easier to write. Romance novels follow the same pattern, a very specific outline for each specific series.</p>
<p>There are a few good authors who started this way. Peter David started by writing Star Trek, David Gerrold wrote quite a few Star Trek novels, and Marion Zimmer Bradley started her career as a gothic romance novelist.</p>
<p>I think this has gotten out of hand. It is the urge to monetize everything and milk a novel or book for every bit of money it can make. If a book doesn&#8217;t start out as a serial, it is often turned into a very long series. There were three books in the Lord of the Rings, a good and proper number. Now we see things like Robert Jordan&#8217;s Wheel of Time series being turned into an endless story. Some people find comfort in bestselling serial fantasy novelists like R.A. Salvatore, I find it stultifying.</p>
<p>Some authors write well enough that they can pull this off. The Sherlock Holmes pastiches and Lovecraft pastiches are often quite enjoyable. When I say pastiche, I am referring to novels written about a character after an author dies.</p>
<p>Some serials have even become pulp classics like the Shadow, or Flash Gordon, but for the most part these are long forgotten. They represent the stereotypes and angst of their time and often strike a deep chord in the collective psyche. Occassionally, they are hauled out of the closet and made into a movie like Dick Tracy or the Shadow. Batman never seems to go out of style in the movies.</p>
<p>I congratulate J.K. Rowling on her decision to end the Harry Potter series. It shows a level of maturity in writing. The series will maintain its integrity and originality.</p>
<p>There is money to be made in packaging, collectible action figures, plastic rings, and other things which bring back childhood and extend adolsecence. Now the serials have become collectibles, you have to have the complete run of a million products or you aren&#8217;t a true Star Wars fan, Star Trek Fan, or comic geek. The cost bankrupts many people and occassionally destroys some lives.</p>
<p>I wish there was less of this. I like a good original novel. Sometimes I would like a novel to end. It seems that if you don&#8217;t kill the main character, the publisher will ask writers to write another novel based on the same character. I am glad the Walter Mosley killed off Easy Rawlins in his latest novel Blonde Faith, it was a good and appropriate ending for an excellent detective. Now, Walter Mosley can concentrate on writing other things.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pièce d'anthologie blogosphérique]]></title>
<link>http://enkerli.wordpress.com/2007/07/01/piece-danthologie-blogospherique/</link>
<pubDate>Sun, 01 Jul 2007 21:43:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>enkerli</dc:creator>
<guid>http://enkerli.wordpress.com/2007/07/01/piece-danthologie-blogospherique/</guid>
<description><![CDATA[Du grand art! ZERO SECONDE: Exercices de style (par Martin Lessard) Faut dire que Lessard est un pro]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Du grand art!</p>
<p><a href="http://zeroseconde.blogspot.com/2007/06/exercices-de-style.html">ZERO SECONDE: Exercices de style (par Martin Lessard)</a></p>
<p>Faut dire que Lessard est un pro de l&#8217;écriture. Très méticuleux. C&#8217;est pas la blogorrhée de <a href="http://enkerli.wordpress.com/tag/ramblings/">certains</a>.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
