<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>pax-americana &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/pax-americana/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "pax-americana"</description>
	<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 14:15:06 +0000</pubDate>

	<generator>http://en.wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Mon bilan des RIDM]]></title>
<link>http://montrealaisorigine.wordpress.com/2009/11/25/mon-bilan-des-ridm/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 23:22:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Autret</dc:creator>
<guid>http://montrealaisorigine.wordpress.com/2009/11/25/mon-bilan-des-ridm/</guid>
<description><![CDATA[J&#8217;aurais aimé vous faire mes commentaires plutôt suite aux RIDM, mais je manque un peu de temp]]></description>
<content:encoded><![CDATA[J&#8217;aurais aimé vous faire mes commentaires plutôt suite aux RIDM, mais je manque un peu de temp]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bombay : pourquoi le Pakistan n'est pas près de punir les coupables]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/bombay-pourquoi-le-pakistan-nest-pas-pres-de-punir-les-coupables/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 14:48:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/bombay-pourquoi-le-pakistan-nest-pas-pres-de-punir-les-coupables/</guid>
<description><![CDATA[Par Marie-France Calle Un an après les massacres de novembre 2008, les Indiens s&#8217;interrogent. ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Marie-France Calle</em></p>
<p><strong>Un an après les massacres de novembre 2008, les Indiens s&#8217;interrogent. Certains se demandent comment dix terroristes ont pu envahir la capitale économique et financière du pays, la prendre en otage trois jours durant et y tuer près de 200 personnes. La presse regorge d&#8217;analyses sur la capacité des gouvernements, central et régionaux, à éviter une nouvelle tragédie de cette ampleur. Enfin, quelques-uns s&#8217;inquiètent de voir qu&#8217;en un an, le Pakistan n&#8217;a toujours rien fait pour mettre un terme aux activités du Lashkar-e-Taiba (LeT). Il y a de bonnes raisons à cela.</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/jouets-representant-les-commandos-indiens-lors-des-attaques-de-lan-dernier-ils-sont-vendu-devant-lhotel-taj-mahal.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2629" title="Jouets représentant les commandos indiens lors des attaques de l'an dernier. Ils sont vendu devant l'hôtel Taj Mahal" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/jouets-representant-les-commandos-indiens-lors-des-attaques-de-lan-dernier-ils-sont-vendu-devant-lhotel-taj-mahal.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a></p>
<p>Au lendemain des attentats de Bombay, l&#8217;Inde a certes bénéficié de la sympathie de la communauté internationale. Pas pour longtemps. Bien que montré du doigt en raison des groupes djihadistes qu&#8217;il héberge, <strong>le Pakistan s&#8217;est vite posé en victime potentielle de l&#8217;Inde,</strong> criant haut et fort qu&#8217;il redoutait des frappes de l&#8217;armée indienne sur son territoire. Le message s&#8217;adressait bien évidemment aux Etats-Unis. A Delhi, les partisans d&#8217;une action militaire contre le Pakistan étaient loin de faire l&#8217;unanimité. Cela n&#8217;a pas empêché les médias pakistanais de relayer les informations les plus alarmistes, ravivant auprès de l&#8217;opinion publique pakistanaise un fort sentiment anti-indien. Rien de plus facile.</p>
<p><strong>La réaction des Etats-Unis est plus alarmante.</strong>  Même si l&#8217;on peut parler de &#8221; <em>realpolitik</em> &#8220;. Engluée dans la guerre afghane, la nouvelle administration Obama n&#8217;avait aucune envie de voir le Pakistan déplacer ses troupes des régions frontalières de l&#8217;Afghanistan, où elles sont supposées combattre les rebelles islamistes, pour les positionner le long de la frontière indienne. C&#8217;est pourtant ce qu&#8217;a fait l&#8217;armée pakistanaise. Washington n&#8217;avait plus qu&#8217;une solution : pousser Delhi à reprendre le dialogue avec le Pakistan, gelé au lendemain des attaques de Bombay, et lui demander de relâcher la pression sur Islamabad.</p>
<p>Il est intéressant, un an après Bombay, de faire le point de la situation sur l&#8217;axe Inde-Pakistan-Afghanistan-USA.</p>
<ul>
<li><strong>Au Pakistan,</strong> sept personnes suspectées d&#8217;avoir participé à l&#8217;organisation des attentats de Bombay ont été arrêtées. <a href="http://www.hindu.com/2009/11/23/stories/2009112354991100.htm">Leur procès </a>est remis de jour en jour. <strong>Hafiz Saeed</strong>, le fondateur du Jamaat-ud-Dawa, l&#8217;avatar humanitaire derrière lequel se cache le Lashkar-e-Taiba depuis qu&#8217;il a été officiellement interdit, <strong>a été relâché, faute de preuves</strong>. Islamabad accuse régulièrement l&#8217;Inde de financer et de soutenir les talibans, dans la Vallée de Swat et au Sud-Waziristan (ceux qui organisent des attentats au Pakistan). Il l&#8217;accuse aussi de fomenter la rébellion au Baloutchistan. Enfin, le Pakistan se plaint de l&#8217;influence grandissante de Delhi en Afghanistan, se jugeant menacé.</li>
<li><strong>Aux Etats-Unis</strong>, l&#8217;idée que l&#8217;Inde est devenue &#8221; <em>encombrante </em>&#8221; dans la guerre contre le terrorisme version américaine fait son chemin. Au point que dans son rapport d&#8217;évaluation sur la situation en Afghanistan, le général Stanley <a href="http://blog.lefigaro.fr/inde/2009/09/linfluence-de-linde-en-afghani.html">McChrystal</a>, commandant des troupes de la coalition en Afghanistan, relève : <strong>&#8221; <em>l&#8217;influence croissante de l&#8217;Inde dans ce pays ne manquera pas d&#8217;exacerber les tensions régionales</em> &#8220;</strong>&#8230;. Obama ne vient-il pas de demander à la Chine de veiller à ce que l&#8217;Inde et le Pakistan reprennent langue ? Une sacrée bourde quelques jours avant la visite du Premier ministre indien, Manmohan Singh, à Washington, où il se trouve actuellement.</li>
</ul>
<p>Bref, comme le souligne l&#8217;analyste politique <a href="http://www.hindu.com/2009/11/23/stories/2009112354850900.htm">Frédéric Grare </a>dans une libre opinion publiée par The Hindu, &#8221; <em>il est triste de constater que l&#8217;incapacité de la communauté internationale à répondre de manière appropriée aux attaques de Bombay a concédé </em><strong><em>la victoire, même par défaut, aux terroristes qui ont attaqué la ville </em>&#8220;</strong>.</p>
<p>&#8221; <em>S&#8217;il est un mot pour qualifier la réponse internationale aux attaques de Bombay, c&#8217;est bien celui de confusion. D&#8217;un côté, tous les principaux protagonistes ont compris la nature du problème. Beaucoup reconnaissent la responsabilité, au bas mot indirecte, que le Pakistan assume dans les brutales attaques terroristes contre l&#8217;Inde. De surcroît, toutes les grandes puissances ont fait pression sur le Pakistan pour qu&#8217;il sévisse contre les groupes de militants qui opèrent de son territoire. Dans le même temps, cependant, les objectifs antiterroristes internationaux se heurtaient aux objectifs plus larges de la contre-insurrection dans la guerre en Afghanistan. Certains acteurs de la communauté internationale, et pas des moindres, ont commencé à demander à l&#8217;Inde de faire preuve de retenue dans sa réaction. Il a été demandé à l&#8217;Inde de faire des concessions, notamment en acceptant de reprendre au plus tôt le dialogue avec le Pakistan </em>&#8220;, explique Grare.</p>
<p>à lire également : <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/23/un-an-apres-bombay-un-terrorisme-de-plus-en-plus-global/">http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/23/un-an-apres-bombay-un-terrorisme-de-plus-en-plus-global/</a></p>
<p>Source : <a href="http://blog.lefigaro.fr/inde/2009/11/bombay-pourquoi-le-pakistan-ne.html?xtor=RSS-24">http://blog.lefigaro.fr/inde/2009/11/bombay-pourquoi-le-pakistan-ne.html?xtor=RSS-24</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le budget du Pentagone : le plus élevé de tous les temps et en augmentation constante]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/le-budget-du-pentagone-le-plus-eleve-de-tous-les-temps-et-en-augmentation-constante/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 14:58:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/le-budget-du-pentagone-le-plus-eleve-de-tous-les-temps-et-en-augmentation-constante/</guid>
<description><![CDATA[Par Sara Flounders Le 28 octobre, le président Barack Obama a signé le décret d’autorisation de la D]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Par Sara Flounders</p>
<p><strong>Le 28 octobre, le président Barack Obama a signé le décret d’autorisation de la Défense pour 2010, c’est-à-dire le plus gros budget militaire de l’histoire des EU. Il n’est pas seulement le plus gros budget militaire au monde, il est en même temps plus important que l’ensemble des dépenses militaires du reste de la planète.</strong></p>
<p><strong><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/george-w-bush-barack-h-obama.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2591" title="George W. Bush &#38; Barack H. Obama" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/george-w-bush-barack-h-obama.jpg" alt="" width="450" height="401" /></a></strong></p>
<p><a href="http://www.workers.org/2009/us/pentagon_1112/" target="_blank">Workers World</a></p>
<p>Et, d’année en année, il ne cesse de croître. Le budget militaire de 2010 – qui ne couvre même pas toute une série de dépenses ayant trait à la guerre – a été fixé à 680 milliards de dollars. En 2009, il était de 651 milliards alors qu’en 2000, il n’était encore que de 280 milliards. Il a donc plus que doublé en dix ans.</p>
<h2>Quel contraste avec la question des soins de santé !</h2>
<p>Le Congrès américain a ergoté autour d’un plan des soins de santé de base – une chose que possèdent tous les autres pays industrialisés sous une<a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/propagande-washingtonienne-autour-de-la-reforme-de-la-sante.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2596" title="propagande washingtonienne pour la réforme de la santé" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/propagande-washingtonienne-autour-de-la-reforme-de-la-sante.jpg?w=300" alt="" width="300" height="197" /></a> forme ou une autre – durant plus de six mois. Il y a eu d’intenses pressions de la part des compagnies d’assurances, des menaces de la droite et des mises en garde sévères : le plan des soins de santé ne pourrait accroître le déficit d’un seul cent.</p>
<p>Pourtant, au beau milieu de ce débat d’une importance vitale pour les soins médicaux des millions de travailleurs et de pauvres qui ne bénéficient d’aucune couverture de soins, une subvention gargantuesque aux plus importantes des sociétés américaines a été adoptée sans qu’il y ait pratiquement de discussion et d’articles dans la presse, alors que la chose concerne des contrats militaires et des systèmes d’armement, lesquels génèrent chaque fois de véritables déficits.</p>
<p>L’organisation Médecins pour un programme national de santé estime qu’un plan de santé entièrement financé par l’État coûterait 350 milliards de dollars par an, ce qui, en fait, équivaudrait au montant économisé avec l’élimination de tous les frais administratifs de l’actuel système privé de soins de santé – un système qui exclut presque 50 millions de personnes.</p>
<p>Comparez cela aux dépassements du budget militaire chaque année. Même le président Obama a déclaré, en signant le budget du Pentagone : « <em>Le Bureau gouvernemental des comptes (GAO &#8211; Government Accountability Office), a examiné 96 importants projets de défense de l’an dernier et a découvert que les dépassements totalisaient 296 milliards de dollars.</em> » (voir : whitehouse.gov , 28 octobre 2009)</p>
<p>La pyramide de Ponzi à 50 milliards de dollars de Bernard Madoff, dont certains prétendent qu’elle est la plus grosse arnaque de l’histoire, semble minable, en comparaison. Pourquoi n’y a-t-il pas d’enquête pénale sur ce vol de plusieurs dizaines de milliards de dollars ? Où sont les questions du Congrès ou les manifestations d’hystérie médiatique sur ces 296 milliards de dépassements ? Pourquoi les PDG des sociétés ne sont-ils pas amenés menottés au tribunal ?</p>
<p>Les dépassements de frais font partie intégrante des subventions militaires aux plus grandes des sociétés américaines. Ils sont traités comme des affaires ordinaires. Qu’importe le parti au pouvoir, le budget du Pentagone grossit, les dépassements de frais grossissent et la proportion des dépenses domestiques rétrécit.</p>
<h2>Accro à la guerre</h2>
<p> <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/un-bombardier-b52-et-tout-son-arsenal-embarque.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2592" title="un bombardier B52 et tout son arsenal embarqué" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/un-bombardier-b52-et-tout-son-arsenal-embarque.jpg?w=300" alt="" width="300" height="199" /></a>Le budget militaire de cette année n’est que le dernier exemple de la façon dont l’économie américaine est maintenue à flot à l’aide de moyens artificiels. Des décennies de relance constante de l’économie capitaliste via le stimulus des dépenses de guerre ont créé une dépendance morbide vis-à-vis du militarisme, au point que les entreprises américaines ne peuvent plus s’en passer. Mais ce moyen n’a plus l’ampleur suffisante pour résoudre le problème capitaliste de la surproduction.</p>
<p>On a justifié ce coup de seringue annuel de plusieurs centaines de milliards de dollars en disant qu’il contribuerait à amortir ou à éviter complètement une récession capitaliste et à résorber le chômage. Mais rappelons la mise en garde du fondateur du Workers World Party, Sam Marcy, en 1980, dans « <em>Generals Over the White House</em> » (Les généraux sont au-dessus de la Maison-Blanche), lorsqu’il parlait d’une très longue période pendant laquelle ces stimulants allaient être de plus en plus nécessaires. Finalement, il se fait qu’ils ont un effet diamétralement opposé et qu’ils se muent en un dépresseur massif qui contamine et pourrit toute la société.</p>
<p>La racine du mal réside dans le fait que la technologie devient plus productive, que les travailleurs ont une part de plus en plus restreinte de ce qu’ils produisent. L’économie américaine dépend de plus en plus du stimulant des superprofits et des dépassements des coûts militaires (296 milliards de dollars !) pour absorber une part de plus en plus grande de ce qui est produit. C’est une partie essentielle de la redistribution constante de la richesse loin des poches des travailleurs et directement dans celles des gens richissimes.</p>
<p>Selon le Centre du contrôle des armements et de la non-prolifération, les dépenses militaires américaines sont aujourd’hui considérablement plus élevées, en dollars 2009 ajustés à l’inflation, qu’elles ne l’étaient au plus fort de la guerre de Corée (1952 : l’équivalent de 604 milliards de dollars actuels), de la guerre du Vietnam (1968 : 513 milliards) et de la mise sur pied de l’ère militaire sous Reagan, dans les années 80 (1985 : 556 milliards). Et, pourtant, cela ne suffit plus à maintenir l’économie américaine à flot.</p>
<p>Même en forçant les pays riches en pétrole dépendant des EU à devenir des nations débitrices via des achats sans fin d’armes, on ne pourra résoudre le problème. Plus de deux tiers de toutes les armes vendues dans le monde en 2008 provenaient de sociétés militaro-industrielles américaines. (Reuters, 6 septembre 2009)</p>
<p>Alors que, dans les années 30, un gigantesque programme militaire était en mesure de tirer l’économie américaine d’un effondrement dévastateur, sur une longue période, ce stimulant artificiel sape les processus capitalistes.</p>
<p>L’économiste Seymour Melman, dans des ouvrages comme « <em>Pentagon Capitalism</em> » (Le capitalisme pentagonal), « <em>Profits without Production</em> » (Des bénéfices sans produire), « <em>The Permanent War Economy : American Capitalism in Decline</em> » (Une économie de guerre permanente : le capitalisme américain en déclin), mettait en garde contre la détérioration de l’économie américaine et du niveau de vie de millions de personnes.</p>
<p>Melman et d’autres économistes progressistes étaient partisans d’une « <em>conversion économique</em> » rationnelle ou d’un passage de la production militaire à la production civile par les industries militaires. Ils expliquaient comment un seul bombardier B-1 ou un sous-marin Trident pouvait payer les salaires de milliers d’enseignants, fournir des bourses ou des soins ambulants ou reconstruire des routes. Cartes et graphiques montraient que le budget militaire emploie beaucoup moins de travailleurs que les mêmes sommes dépensées pour couvrir les besoins civils.</p>
<p>C’étaient toutes des idées valables et raisonnables, hormis le fait que le capitalisme n’a rien de rationnel. Dans sa pulsion insatiable à vouloir maximiser les profits, il choisira les aumônes du superprofit immédiat et laissera de côté même les meilleurs intérêts de sa survie à long terme.</p>
<h2>Pas de « <em>dividende de paix</em> »</h2>
<p>Les grands espoirs, après la fin de la guerre froide et l’effondrement de l’URSS, de voir des milliards de dollars se muer désormais en « <em>dividendes de paix</em> » se sont écrasés face à la croissance astronomique continue du budget du Pentagone. Cette pénible réalité a tellement démoralisé et submergé les économistes progressistes qu’on n’accorde quasiment plus d’attention aujourd’hui à la « <em>conversion économique</em> » ou au rôle du militarisme dans l’économie capitaliste, même s’il est infiniment plus important aujourd’hui qu’aux moments les plus forts de la guerre froide.</p>
<p>Les centaines de milliards de dollars des subventions militaires annuelles sur lesquelles ont compté les économistes bourgeois depuis la Grande Dépression pour amorcer la pompe et réenclencher une fois de plus le cycle de l’expansion capitaliste ne suffisent plus, aujourd’hui.</p>
<p>Une fois que les sociétés sont devenues dépendantes des centaines de milliards de dollars de subventions, leur appétit n’a plus connu de limites. En 2009, dans un effort pour écarter la liquéfaction complète de l’économie capitaliste mondiale, on a refilé plus de 700 milliards de dollars aux banques les plus importantes. Et ce n’a été que le début. Le renflouage des banques se chiffre aujourd’hui en milliers de milliards de dollars.</p>
<p>Même 600 ou 700 millions de dollars par an de dépenses militaires ne peut plus relancer l’économie capitaliste ni engendrer la prospérité. Pourtant, l’Amérique des entreprises ne peut s’en passer.</p>
<p>Le budget militaire s’est accru dans des proportions si importantes qu’il menace maintenant de submerger et de dévorer la totalité du budget social. Son poids réel met à plat les fonds nécessaires à chaque besoin humain. Les villes américaines s’écroulent. L’infrastructure des ponts, routes, barrages, canaux et tunnels se désintègre. Vingt-cinq pour cent de l’eau potable américaine est considérée de « <em>piètre qualité</em> ». Le chômage atteint officiellement 10 pour cent et, en réalité, il est le double de ce chiffre. Le chômage chez les jeunes Afro- et Latino-américains dépasse les 50 pour cent. Quatorze millions d’enfants aux EU vivent dans des ménages situés en dessous du niveau de pauvreté.  </p>
<h2>La moitié  des dépenses militaires sont cachées</h2>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/des-marines-us-en-depart-pour-une-mission.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2594" title="des Marines US en départ pour une mission" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/des-marines-us-en-depart-pour-une-mission.jpg?w=300" alt="" width="300" height="201" /></a>Le budget militaire annoncé pour 2010, 680 milliards de dollars, ne représente en réalité qu’environ la moitié du coût annuel des dépenses militaires américaines.</p>
<p>Ces dépenses sont si importantes qu’il y a un effort concerté pour cacher de nombreuses dépenses militaires dans d’autres éléments du budget. L ‘analyse annuelle de la Ligue des opposants à la guerre a répertorié les véritables dépenses militaires américaines pour 2009 et les a évaluées à 1.449 milliards de dollars, et non pas l’officiel budget de 651 milliards. Wikipedia, citant diverses sources, est arrivé à un budget militaire total de 1.144 milliards. Mais qu’importe qui compte, il ne fait absolument aucun doute que le budget militaire dépassée aujourd’hui les 1.000 milliards de dollars.</p>
<p>Le Projet des priorités nationales, le Centre d’information sur la Défense et le Centre du contrôle des armements et de la non-prolifération analysent et dénoncent de nombreuses dépenses militaires cachées qu’on a planquées dans certaines autres parties du budget total des EU.</p>
<p>Par exemple, les allocations des vétérans, qui totalisent 91 milliards de dollars, ne sont pas reprises dans le budget du Pentagone. Les pensions militaires (48 milliards au total) sont répertoriées dans le budget du département du Trésor. Le département de l’Énergie cache dans on budget 18 milliards de dollars de programmes d’armes nucléaires. Les 38 milliards du financement des ventes d’armes étrangères est compris dans le budget du département d’État (= ministère des Affaires étrangères). L’un des postes cachés les plus importants représente les intérêts des dattes encourues lors des guerres passées : 237 milliards et 390 milliards de dollars. C’est en réalité un subside sans fin aux banques et celles-ci sont étroitement liées aux industries militaires.</p>
<p>Chaque partie de ces budgets goitreux est censée augmenter de 5 à 10 pour cent par an, alors que le financement des États et des villes par le fédéral diminue annuellement de 10 à 15 pour cent, ce qui amène des crises de déficit.</p>
<p>Selon le Bureau de la gestion et du budget, 55 pour cent du budget total américain pour 2010 ira à l’armée. Plus de la moitié ! Pendant ce temps, des pans entiers des dotations fédérales aux États et villes sur le plan des services humains vitaux – écoles, formation des enseignants, programmes de soins à domicile, repas scolaires, entretien des infrastructures de base de la distribution d’eau potable, entretien des égouts, des ponts, des tunnels et des routes – diminuent à vue d’œil.</p>
<h2>Le militarisme nourrit la répression</h2>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/chaines-de-contrainte.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2593" title="Abou Ghraib - Bagram - Guantanamo Bay : des chaînes de contrainte" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/chaines-de-contrainte.jpg?w=300" alt="" width="300" height="193" /></a>L’aspect le plus dangereux de la croissance de l’armée est la pénétration insidieuse de son influence politique dans tous les domaines de la société. C’est l’institution la plus éloignée du contrôle populaire et la plus encline à l’aventurisme militaire et à la répression. Des généraux retraités font une tournante dans les conseils d’administration des sociétés, deviennent des vedettes du crachoir dans les principaux organes médiatiques, des lobbyistes, conseillers et hommes politiques grassement payés.</p>
<p>Ce n’est pas une coïncidence si, non contents de posséder la plus importante machine de guerre du monde, les EU ont également la plus importante population carcérale de la planète. Le complexe carcéro-industriel est la seule industrie à connaître une croissance. Selon le Bureau de la statistique du département américain de la Justice, plus de 7,3 millions d’adultes étaient en probation, en liberté sur parole ou incarcérés en 2007. Plus de 70 pour cent des personnes incarcérées sont des Afro- ou Latino-américain(e)s, des Amérindiens et autres personnes de couleur. Les adultes noirs risquent quatre fois plus la prison que leurs homologues blancs.</p>
<p>Exactement comme pour l’armée, avec ses centaines de milliers de contractuels et de mercenaires, la frénésie à vouloir maximiser les profits a abouti à une privatisation croissante du système carcéral.</p>
<p>Le nombre de détenus a augmenté sans relâche. Il y a 2,5 fois plus de gens dans le système carcéral actuel qu’il y a 25 ans. Comme le capitalisme américain est de moins en moins en mesure de procurer des emplois, des formations à l’emploi ou un enseignement tout court, les seules solutions proposées sont les prisons ou l’armée, provoquant ainsi la désolation chez les individus ou au sein des familles et des communautés.</p>
<p>Le poids de l’armée pousse l’appareil répressif de l’État vers toutes les couches de la société. Il y a une augmentation énorme des polices en tous genres et d’innombrables agences de police et de renseignement.</p>
<p>Le budget de 16 agences de renseignement américaines atteignait 49,8 milliards de dollars, pour l’année fiscale 2009 : 80 pour cent de ces agences secrètes de renseignement sont des bras du Pentagone. (Associated Press, 30 octobre 2009). En 1998, ces dépenses étaient de 26,7 milliards de dollars. Mais ces agences ultrasecrètes ne sont pas reprises dans le budget militaire. Pas plus que les agences de répression de l’immigration et de contrôle des frontières.</p>
<p>Les forces armées américaines sont stationnées dans plus de 820 bases militaires disséminées dans le monde entier. Et ce chiffre n’inclut pas les centaines de bases louées, de postes clandestins d’écoute et ainsi que les centaines de navires et de sous-marins.</p>
<p>Mais plus la machine militaire prend de l’ampleur, moins il est possible de contrôler son empire mondial, parce qu’elle n’offre pas de solutions ni n’améliore les niveaux de vie. Les armes high tech du Pentagone peuvent lire une plaque minéralogique de voiture à partir d’un satellite de surveillance, leurs lunettes de lecture nocturne peuvent pénétrer l’obscurité la plus profonde et leurs drones peuvent incendier un village isolé. Mais elles sont incapables de fournir de l’eau potable, des écoles ou la stabilité aux nations qu’elles attaquent.</p>
<p>En dépit de toutes ces armes du Pentagone à la technologie fantastique, la position géopolitique américaine se dégrade d’année en année. En dépit de sa puissance de feu massive et de son armement à la pointe de l’art, l’impérialisme américain a été incapable de reconquérir les marchés mondiaux et la position du capital financier américain. L’économie et l’industrie des EU ont été entraînées vers le gouffre par le simple poids du maintien en état de la machine militaire. Et, comme l&#8217;a montré la résistance en Irak et en Afghanistan, cette machine ne peut rivaliser avec la détermination des peuples à vouloir contrôler eux-mêmes leur propre avenir.</p>
<p>Puisque la puissante économie capitaliste américaine n’est capable que de proposer de moins en moins aux travailleurs d’ici, aux EU, il est certain que ce niveau de résistance déterminée va s’enraciner également.</p>
<p>Source : <a href="http://www.michelcollon.info" target="_blank">Investig&#8217;Action </a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Menaces sur le siècle]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/menaces-sur-le-siecle/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 12:13:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/menaces-sur-le-siecle/</guid>
<description><![CDATA[Par Moisés Naim L&#8217;extension du crime, de l&#8217;insécurité et de la corruption; la perte d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Par Moisés Naim</p>
<p><strong>L&#8217;extension du crime, de l&#8217;insécurité et de la corruption; la perte d&#8217;efficacité politique des Etats-Unis et l&#8217;effacement de l&#8217;Europe menacent la planète.</strong></p>
<p><strong><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/saisie-darmes-au-mexique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2579" title="la plus grande saisie d'armes au Mexique" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/saisie-darmes-au-mexique.jpg" alt="" width="432" height="259" /></a></strong></p>
<p>Cette semaine, j&#8217;ai convié à Washington un groupe de personnes de divers horizons pour débattre des tendances mondiales dominantes. Y ont participé d&#8217;éminents analystes de l&#8217;économie et de la politique internationale, des hauts fonctionnaires du gouvernement américain, responsables politiques, présidents d&#8217;organismes multilatéraux et de cellules de réflexion (<em>think tanks</em>), rédacteurs en chef de quotidiens et de magazines européens, américains et latino-américains, des professeurs et patrons de grandes entreprises. Le but de la réunion n&#8217;était pas de fournir des recommandations, de publier un communiqué ou d&#8217;arriver à des accords, mais simplement de réfléchir à voix haute et d&#8217;échanger des idées. Etant donné la diversité du groupe et la formule ouverte du débat, sans discours planifié, ordre du jour prédéfini ou compte-rendu écrit, d&#8217;innombrables sujets ont été abordés.</p>
<p>Ce fut une réunion aussi fascinante qu&#8217;impossible à résumer. Chacun a pu tirer ses propres conclusions. Voici une sélection subjective, arbitraire et - évidemment - incomplète des trois principaux problèmes que j&#8217;ai retenus à la suite des échanges.</p>
<p><strong>Perte d&#8217;efficacité politique des Etats-Unis</strong></p>
<p>L&#8217;influence d&#8217;un grand nombre de lobbies, la hausse du nombre de problèmes et leur plus grande complexité, ainsi que la politisation extrême du débat autour des solutions sapent l&#8217;efficacité de l&#8217;action gouvernementale de la première puissance mondiale. Le <a href="http://www.slate.fr/story/13383/etats-unis-une-reforme-de-sante-la-decoupe" target="_blank">système de santé</a>, l&#8217;environnement ou l<a href="http://www.slate.fr/story/12501/afghanistan-corruption-karzai-perdre-guerre-allies" target="_blank">&#8216;Afghanistan</a> sont autant d&#8217;exemples parmi un millier de défis auxquels les pouvoirs publics répondent tardivement et avec médiocrité. Evidemment, ce problème n&#8217;est pas propre aux Etats-Unis; il concerne toutes les démocraties. Notons que la solution ne consiste pas à se réfugier dans l&#8217;autoritarisme, dont le prix et les dangers sont toujours supérieurs à ceux de la démocratie. Toutefois, l&#8217;efficacité diminuée des autorités gouvernementales dans les pays démocratiques est un vrai problème dont les conséquences risquent de s&#8217;aggraver ces prochaines années.</p>
<p><strong>Extension géographique du crime, de l&#8217;insécurité publique et de la corruption</strong></p>
<p>Dans de plus en plus de pays, la population se voit privée de son droit d&#8217;aller et venir en toute sécurité: on ne peut plus sortir de chez soi sans avoir peur de se faire voler ou enlever. Dans beaucoup d&#8217;autres pays, on ne peut même pas rester chez soi sans craindre d&#8217;être la proie de malfaiteurs. Or ce fléau criminel ne se cantonne plus aux pays pauvres, il frappe également les pays développés. Pire, non seulement le crime augmente dans la rue, mais il gagne aussi les sphères politiques. Je ne parle pas des petits délits, mais des crimes à grande échelle. Il ne s&#8217;agit pas de bureaucrates percevant des commissions illégales, mais bien de ministres, notables locaux, législateurs, militaires et parfois même de chefs d&#8217;Etat, impliqués dans des organisations criminelles qui opèrent à l&#8217;international. A titre d&#8217;exemple, la corruption et les conséquences du crime organisé au sein des gouvernements d&#8217;Afghanistan, du Mexique, du Venezuela, des Balkans ou de la Russie touchent bien plus que les citoyens de ces pays. Elles s&#8217;étendent au monde entier. Il y a longtemps que j&#8217;essaie de sensibiliser le monde à ce problème (<a href="http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_naim.htm" target="_blank">j&#8217;ai même écrit un livre là-dessus</a>). Cette fois, j&#8217;ai été surpris de constater que c&#8217;était l&#8217;une des principales préoccupations qui ressortait constamment des discussions. C&#8217;est donc un problème dont sont conscients des personnes travaillant dans divers secteurs et pays et dont les expériences et intérêts sont très différents.</p>
<p><strong>L&#8217;Europe, l&#8217;Atlantide du XXI ème siècle ?</strong></p>
<p>Selon <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Platon" target="_blank">Platon</a>, l<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Atlantide" target="_blank">&#8216;Atlantide</a> était une grande puissance qui, « <em>dans l&#8217;espace d&#8217;un seul jour et d&#8217;une nuit terribles</em> », a été balayé de la carte du monde. L&#8217;Europe disparaîtra-t-elle de la carte du monde politique et économique au cours de ce siècle? Certes, elle est confrontée à des défis de taille. Son intégration et la mise en place d&#8217;institutions communautaires plus efficaces, le chômage structurel et l&#8217;immigration, la compétitivité et ses difficultés à agir de façon cohérente et unie ne sont qu&#8217;un extrait de la longue liste des problèmes bien connus que les Européens doivent résoudre. Autre contrainte: le monde ne va pas s&#8217;arrêter de tourner en attendant que l&#8217;Europe remédie à ses problèmes.</p>
<p><strong>Pendant que les Européens se réunissent et débattent, le reste du monde travaille à la croissance économique, investit, innove, commerce et laisse le vieux continent à la traîne</strong>. Selon une étude récente d&#8217;<a href="http://www.carnegieendowment.org/experts/index.cfm?fa=expert_view&#38;expert_id=437" target="_blank">Uri Dadush</a>, directeur du programme économique à la Fondation Carnegie pour la paix internationale, <a href="http://www.carnegieendowment.org/publications/index.cfm?fa=view&#38;id=24195" target="_blank">en 2050</a>, les trois principales puissances économiques mondiales seront la Chine, l&#8217;Inde et les Etats-Unis. Face à elles, le poids économique et politique de l&#8217;Europe diminuera radicalement. Ce n&#8217;est pas une fatalité, mais si on n&#8217;opère pas des changements profonds en Europe ou dans le reste du monde, ce destin demeurera très probable.</p>
<p>A la réunion de Washington, nous avons parlé de beaucoup d&#8217;autres sujets. Tous n&#8217;étaient pas aussi négatifs que ceux que j&#8217;expose ici. Mais, hélas, les problèmes nous ont plus occupés que les bonnes nouvelles. C&#8217;est regrettable.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Slate <a href="http://www.slate.fr/story/13437/menaces-pour-le-xxieme-siecle-crime-etats-unis-europe">http://www.slate.fr/story/13437/menaces-pour-le-xxieme-siecle-crime-etats-unis-europe</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[OTAN : machine de guerre, machine de paix ? (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/21/otan-machine-de-guerre-machine-de-paix-video/</link>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 23:04:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/21/otan-machine-de-guerre-machine-de-paix-video/</guid>
<description><![CDATA[Lutte contre le terrorisme international, retour annoncé de la France dans les instances militaires,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/troupes-de-lotan.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2533" title="troupes de l'OTAN" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/troupes-de-lotan.jpg" alt="" width="400" height="282" /></a></p>
<p>Lutte contre le terrorisme international, retour annoncé de la France dans les instances militaires, arrivée de Barack Obama&#8230; L&#8217;OTAN doit aujourd&#8217;hui faire face à de nouveaux défis. État des lieux.</p>
<p>Privée de sa raison d&#8217;être après la mort de son frère ennemi, le pacte de Varsovie, l&#8217;OTAN a pourtant survécu. On peut même dire qu&#8217;à l&#8217;heure de son 60e anniversaire, l&#8217;organisation se porte bien, à en juger par l&#8217;attirance qu&#8217;elle exerce sur plusieurs États de l&#8217;ex-URSS. De quinze, ses membres sont passés à vingt-six, et bientôt à vingt-huit, peut-être même à trente si elle intègre la Géorgie et l&#8217;Ukraine.</p>
<p>Légitimée par cet élargissement, l&#8217;OTAN s&#8217;est aujourd&#8217;hui donné de nouvelles missions : il ne s&#8217;agit plus seulement de défendre l&#8217;Europe, mais d&#8217;œuvrer plus largement à la sécurité du monde occidental. Un objectif affirmé depuis que l&#8217;organisation s&#8217;est lancée dans la guerre contre le terrorisme international et la prolifération nucléaire.</p>
<p>Mais qui définit les menaces ? Faut-il considérer l&#8217;OTAN comme un outil au service des seuls États-Unis qui décideraient de tout ? L&#8217;organisation ne reste-t-elle pas un gage de sécurité pour une Europe incapable de se construire une défense commune ? Est-ce la raison pour laquelle la France envisage de reprendre sa place au sein des instances militaires de l&#8217;OTAN ? L&#8217;arrivée d&#8217;Obama aux affaires va-t-elle changer la donne ?</p>
<p><strong>Première partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8vnln"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8vnln" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Deuxième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8vnu4"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8vnu4" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Troisième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8vo0m"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8vo0m" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Quatrième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8vsxy"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8vsxy" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Source : La Némésis du Nouvel Ordre Mondial</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le secrétaire américain à la Défense étend la doctrine de la guerre préventive et y inclut l’usage de la bombe atomique]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/21/le-secretaire-americain-a-la-defense-etend-la-doctrine-de-la-guerre-preventive-et-y-inclut-l%e2%80%99usage-de-la-bombe-atomique/</link>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 16:37:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/21/le-secretaire-americain-a-la-defense-etend-la-doctrine-de-la-guerre-preventive-et-y-inclut-l%e2%80%99usage-de-la-bombe-atomique/</guid>
<description><![CDATA[Dans un discours remarquable sur la politique nucléaire prononcé le 28 octobre devant le Carnegie En]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/explosion-dune-arme-nucleaire.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2500" title="explosion d'une arme nucléaire" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/explosion-dune-arme-nucleaire.jpg" alt="" width="400" height="322" /></a></p>
<p>Dans un discours remarquable sur la politique nucléaire prononcé le 28 octobre devant le Carnegie Endowment for International Peace (CEIP), le secrétaire d’Etat à la Défense, Robert Gates, a dressé un sombre tableau de la situation internationale et a argumenté en faveur d’une extension de la doctrine de la guerre préventive formulée par l’administration Bush à l’utilisation de frappes nucléaires.</p>
<p>On dit un peu partout que, dans l’éventualité d’une victoire du démocrate Barack Obama à l’élection présidentielle, celui-ci garderait Gates comme ministre de la Défense. Le discours prononcé par Gates dans ces derniers jours de la présidence Bush a ainsi le caractère d’une déclaration politique de la part de la prochaine administration.</p>
<p>Gates a commencé son discours en établissant des parallèles nombreux et de mauvais augure entre la situation mondiale actuelle et celle qui régnait lors de la fondation de l’Institut Carnegie en 1910, quatre ans avant le début de la Première Guerre mondiale. A l’époque, a-t-il remarqué, Wall Street se trouvait dans la panique boursière de 1910-1911 et était confronté à une crise du crédit, les Etats-Unis venaient de réprimer une insurrection aux Philippines qui avait coûté la vie à 4200 Américains, un bilan comparable à celui des combats en Iraq, et « <em>l’Europe, s’armant jusqu’aux dents, formait une suite d’alliances aux implications évidentes pour ceux qui voulaient bien les voir.</em> »</p>
<p>Gates avança l’argument que les illusions pacifistes promues par le fondateur du CEIP, Andrew Carnegie, un magnat de l’acier du tournant du siècle, très notoire dans le mouvement ouvrier pour la répression brutale de la grève de Homestead contre sa société (1892), ne devaient pas empêcher les Etats-Unis de préparer une guerre plus générale.</p>
<p>Il remarqua : « <em>En août 1913, Carnegie dit que &#8220;la seule mesure requise aujourd’hui pour le maintien de la paix mondiale est un accord entre trois ou quatre des puissances civilisées… engagées à coopérer contre ceux qui dérangent la paix mondiale&#8221;.</em> » Gates dit que, dans une lettre adressée quatre ans plus tard au président Woodrow Wilson, élu en 1916 sur la base d’un programme de maintien des Etats-Unis hors de la guerre mondiale, « <em>le même Andrew Carnegie encourageait le président dans les termes les plus fermes à déclarer la guerre, parce que, écrivait-il, &#8220;il n’y a qu’une seule manière directe de régler les choses&#8221;</em> ».</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/robert-gates.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2499" title="Robert Gates" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/robert-gates.jpg?w=240" alt="" width="240" height="300" /></a>Puis, se tournant vers la politique nucléaire, Gates dit : « <em>tant que d’autres pays ont des armes nucléaires, nous devons garder une certaine quantité de ces armes nous-mêmes, afin de dissuader les adversaires potentiels et de rassurer plus d’une vingtaine d’alliés et de partenaires qui dépendent de notre parapluie nucléaire pour leur sécurité, rendant inutile qu’ils développent leur propre arme [nucléaire]</em> ».</p>
<p>Ce commentaire donne une idée du caractère tendu et instable des relations internationales et de la paranoïa des responsables américains. Les inquiétudes de Gates quant à une prolifération d’armes nucléaires ne s’arrêtent pas aux programmes existants qui sont le fait d’« <em>adversaires potentiels</em> » et parmi lesquels Gates inclut « <em>les Etats voyous comme la Corée du Nord, l’Iran ou les programmes stratégiques de modernisation russes ou chinois</em> ». Ses craintes s’étendent à la politique nucléaire de tous les Etats, y compris celle d’Etats clients des Etats-Unis.</p>
<p>Gates revint sur ce point par la suite : « <em>Il est impossible de prédire l’avenir […] nos adversaires et d’autres nations rechercheront toujours les avantages qu’ils pourront obtenir quels qu’ils soient. Sachant cela, nous devons nous préparer à des situations imprévues que nous n’aurons même pas prises en considération.</em> »</p>
<p>La liste donnée des Etats amis de Washington qui ont choisi de ne pas développer la bombe atomique est significative : la Corée du Sud, l’Argentine, l’Afrique du Sud et la Libye. Deux des pays les plus évidents dans cette catégorie, les ex-ennemis de la Deuxième Guerre mondiale, le Japon et l’Allemagne, n’y figuraient pas. Gates n’a pas expliqué quelles considérations politiques l’avaient conduit à les omettre.</p>
<p>Puis, Gates proféra cette menace étonnante : « <em>Tant que d’autres Etats possèdent ou bien cherchent à posséder des armes nucléaires et peuvent nous menacer nous, nos alliés et nos amis, de façon potentielle, nous devons avoir une capacité dissuasive qui montre clairement que mettre les Etats-Unis au défi dans le domaine nucléaire ou à l’aide d’autres armes de destruction massive, peut avoir pour conséquence une riposte massive et catastrophique.</em> »</p>
<p>Selon Gates, les Etats-Unis doivent être capables de menacer de façon crédible d’un holocauste atomique tout Etat qui « <em>défie</em> » les Etats-Unis dans le domaine nucléaire ou avec d’autres « <em>armes de destruction massive</em> ». Selon ses propres paroles, un tel défi ne signifie pas qu’une nation attaque les Etats-Unis. Cela ne demande même pas qu’une nation possède l’arme atomique ou d’autres armes de destruction massive. Il suffit simplement qu’une nation « <em>cherche</em> » à obtenir de telles armes pour qu’elle devienne la cible potentielle d’une « <em>réponse massive et catastrophique</em> » de la part des Etats-Unis.</p>
<p>Les implications d’une telle doctrine sont immenses non seulement pour ce qui est des programmes nucléaires militaires américains, mais pour l’ensemble de la politique étrangère américaine. Elle stipule que toute nation dans le monde doit croire qu’une tentative de développer l’arme atomique entraînera une attaque nucléaire américaine. Ainsi, les Etats-Unis seraient, pourrait-on argumenter, obligés d’attaquer à l’arme nucléaire les pays qu’ils accusent de développer une bombe atomique, comme l’Iran et la Corée du Nord, sinon le reste du monde en conclurait que les Etats-Unis ne mettront pas leurs menaces à exécution.</p>
<p>Gates complète la doctrine de la guerre préventive de Bush, annoncée avant l’invasion non provoquée de l’Irak et s’appuyant sur le mensonge à propos de l’existence de prétendues armes de destruction massive, avec la clause qu’une attaque préventive américaine peut impliquer le recours à grande échelle de la bombe atomique.</p>
<p>Il appela dans son discours à une augmentation appréciable des dépenses allouées aux armes nucléaires, ainsi qu’à la reprise des essais nucléaires. « <em>Il n’est absolument pas possible de maintenir une dissuasion crédible en réduisant en même temps le nombre d’armes dans nos réserves sans soit recourir aux essais nucléaires pour notre stock soit poursuivre un programme de modernisation</em> », a-t-il déclaré.</p>
<p>Parlant de pronostic « <em>sombre</em> » pour ce qui était de surmonter les problèmes techniques et de personnel des programmes stratégiques nucléaires américains, Gates expliqua que sa politique comprenait les armes américaines les plus volumineuses et les plus puissantes : « <em>Le programme que nous proposons ne concerne pas les nouvelles capacités, les bombes-valise, les bombes anti bunker ou les bombes atomiques tactiques [...]. Il s’agit de la crédibilité future de notre dissuasion nucléaire.</em> »</p>
<p>Gates a aussi répondu à des inquiétudes sur la structure de commandement des forces nucléaires de l’aviation américaine, causées par le limogeage le 5 juin de plusieurs hauts responsables de l’armée de l’air. Ceci se produisit après qu’on ait découvert le transport à Taïwan de pièces composantes d’ogives nucléaires américaines. Le World Socialist Web Site avait à l’époque soulevé la question de savoir si cela faisait partie d’une politique extérieure officieuse de sections de l’armée américaine. La presse bourgeoise avait cependant accepté les explications officielles selon lesquelles il s’était agi d’une simple négligence technique.</p>
<p>Les explications données par Gates ne se sont pas concentrées sur un règlement du problème technique des protocoles de transport de l’armée de l’air, mais bien plutôt sur un contrôle de la politique de celle-ci. Il annonça des mesures destinées à centraliser « <em>la politique et la supervision nucléaire</em> », ce qui comprend un nouveau quartier général de l’armée de l’air et un centre pour armes nucléaires à la base aérienne de Kirkland (Nouveau-Mexique) qui aura pour tâche de « <em>déblayer des chaînes de commandement ambiguës qui ont été la cause de problèmes dans le passé</em> ».</p>
<p>Gates conclut sa conférence en énumérant plusieurs genres d’attaque que les Etats-Unis pourraient empêcher par une stratégie de dissuasion, nucléaire ou autre. Il mentionna le développement de réponses « <em>appropriées</em> » à des cyber-attaques sur les systèmes ordinateurs des Etats-Unis, de dissuader les attaques contre leurs satellites de communication (qui ne pourraient venir que de pays ayant des armées technologiquement avancées) et de développer « <em>de nouvelles technologies afin d’identifier la signature</em> » de matériel nucléaire, permettant aux Etats-Unis de « <em>faire porter à tout Etat, tout groupe terroriste et tout autre agent non étatique ou individuel la pleine responsabilité de soutenir ou de permettre des menées terroristes dans le but d’obtenir ou d’utiliser des armes de destruction massive</em> ».</p>
<p>Il est à noter que plusieurs de ces types d’attaques, en particulier les cyber-attaques et les attaques terroristes à l’aide d’armes de destruction massive sont, par nature, difficiles à identifier et qu’elles laissent la possibilité d’une manipulation de la part de Washington. L’exemple le plus connu dans ce domaine est celui des attaques à l’anthrax, effectuées en utilisant des spores issues d’un laboratoire militaire à Fort Detrick et dont on a finalement rendu responsable un scientifique civil employé à Fort Detrick, mais que les médias ont longtemps attribuées à des terroristes islamiques.</p>
<p>Une estimation des commentaires remarquablement belliqueux de Gates se doit de noter que sa justification d’une guerre nucléaire préventive n’est pas un fait isolé. En avril de cette année, Hillary Clinton, alors candidate démocrate à la présidence, dit que si l’Iran attaquait Israël, les Etats-Unis répondraient en « <em>anéantissant</em> » l’Iran. Ces commentaires sont une preuve de plus que la classe dirigeante américaine poursuivra une politique étrangère encore plus agressive après l’élection présidentielle de 2008.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Article original, WSWS, paru le 30 octobre 2008.</p>
<p>Source : Mondialisation.ca <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=10803">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=10803</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Stratégie impériale pour un nouvel ordre mondial: les origines de la Troisième Guerre mondiale]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/20/strategie-imperiale-pour-un-nouvel-ordre-mondial-les-origines-de-la-troisieme-guerre-mondiale/</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 22:59:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/20/strategie-imperiale-pour-un-nouvel-ordre-mondial-les-origines-de-la-troisieme-guerre-mondiale/</guid>
<description><![CDATA[Par Andrew Gavin Marshall Introduction Face à l’effondrement économique mondial, les perspectives d’]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Andrew Gavin Marshall</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/lanneau-dasie-centrale.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2488" title="l'anneau d'Asie Centrale" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/lanneau-dasie-centrale.jpg" alt="" width="450" height="300" /></a></p>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p>Face à l’effondrement économique mondial, les perspectives d’une guerre à l’échelle internationale s’intensifient. Historiquement, les périodes de déclin impérial et de crises économiques sont marquées par la guerre et une violence accrue. La chute des grands empires européens a été stigmatisée par les Première et Seconde Guerres mondiales, et par la Grande dépression qui a eu lieu entre ces deux guerres.</p>
<p>Le monde assiste actuellement au déclin de l’Empire étatsunien, en soi un produit de la Seconde Guerre mondiale. En tant que toute-puissance d’après-guerre, les États-Unis ont dirigé le système monétaire international et ont régné en champion et arbitre de l’économie politique mondiale.</p>
<p>Afin de gérer cette dernière, les États-Unis ont créé la plus grande et la plus puissante force militaire de l’histoire. Le contrôle permanent de l’économie mondiale nécessite une activité et une présence militaire permanentes.</p>
<p>Maintenant que l’empire étatsunien et l’économie politique mondiale sont en déclin et s’effondrent, les perspectives d’une fin violente de l’ère impériale étatsunienne augmentent dramatiquement.</p>
<p>Cet essai se divise en trois parties. La première couvre la stratégie géopolitique des États-Unis et de l’OTAN depuis la fin de la guerre froide, au début du nouvel ordre mondial, en dressant les grandes lignes de la stratégie impériale occidentale ayant mené à la guerre en Yougoslavie et à la « <em>guerre au terrorisme</em> ». La seconde partie est une analyse de la nature des « <em>révolutions des fleurs</em> » ou « <em>révolutions de couleur</em> » dans la stratégie impériale étatsunienne et met l’accent sur l’instauration d’une hégémonie en Europe de l’Est et en Asie centrale. La troisième partie examine l’aspect de la stratégie impériale qu’est la construction d’un nouvel ordre mondial, en se penchant sur les conflits grandissants en Afghanistan, au Pakistan en Iran, en Amérique latine, en Europe de l’Est et en Afrique, ainsi que le potentiel qu’ont ces conflits de déclencher une nouvelle guerre mondiale contre la Chine et la Russie.</p>
<h2>Définir une nouvelle stratégie impériale</h2>
<p>En 1991, avec la chute de l’Union soviétique, les États-Unis et l’OTAN on dû réinventer le rôle joué par leur politique étrangère dans le monde. La Guerre froide servait de justification à l’expansion impérialiste des États-Unis à travers le monde, ayant pour objectif d’« <em>endiguer</em> » la menace soviétique. L’OTAN a elle-même été créée et a existé uniquement dans les but de forger une alliance antisoviétique. Avec la disparition de l’URSS, l’OTAN n’avait plus de raisons d’exister et les États-Unis devaient trouver une nouvelle raison pour leur stratégie impérialiste dans le monde.</p>
<p>En 1992, le département de la Défense, sous la direction du secrétaire à la Défense Dick Cheney [futur vice-président sous George Bush Jr] a demandé au secrétaire adjoint à la Défense du Pentagone (Under Secretary of Defense for Policy) Paul Wolfowitz [futur secrétaire adjoint de George Bush Jr et président de la Banque mondiale] de rédiger un document sur la défense pour guider la politique étrangère du pays dans l’ère post-guerre froide, appelée communément « nouvel ordre mondial ».</p>
<p>Le document Defense Planning Guidance a été coulé en 1992 et a révélé ceci : « <em>Dans une nouvelle déclaration générale à l’étape finale d’écriture, le département de la Défense affirme que la mission politique et militaire des États-Unis dans l’ère post-guerre froide sera de s’assurer qu’aucune autre superpuissance rivale ne soit autorisée à émerger en Europe de l’Ouest, en Asie ou dans les territoires de l’ancienne Union Soviétique. Le document confidentiel défend un monde dominé par une superpuissance, dont la position peut être perpétuée par un comportement constructif et une force militaire suffisant à dissuader tout pays ou groupe de défier la primauté des États-Unis.</em> »</p>
<p>En outre, « <em>la nouvelle ébauche dépeint un monde dans lequel il y a une puissance militaire dominante, dont les leaders “doivent conserver les mécanismes visant même à décourager les compétiteurs potentiels d’aspirer à un rôle régional ou mondial supérieur”</em> ». Parmi les défis nécessaires à la suprématie étatsunienne, le texte « <em>réclamait des guerres régionales contre l’Irak et la Corée du Nord</em> » et identifiait la Chine et la Russie comme ses plus grandes menaces. Par ailleurs, il « suggère que les États-Unis pourraient aussi considérer l’élargissement des engagements de sécurité aux pays d’Europe de l’Est et de l’Ouest, semblablement à ceux de l’Arabie Saoudite, du Koweït et d’autres États arabes le long du Golfe persique ». [1]</p>
<h2>L’OTAN et la Yougoslavie</h2>
<p>Les guerres en Yougoslavie dans les années 1990 ont servi de justification au maintien de l’existence de l’OTAN dans le monde et à étendre les intérêts impériaux étatsuniens en Europe de l’Est.</p>
<p>La Banque mondiale et le FMI ont préparé le terrain pour la déstabilisation de la Yougoslavie. Après la mort de son dictateur de longue date, Josip Tito, en 1980, une crise de leadership s’est développée dans l’État. En 1982, des officiels de la politique étrangère étatsunienne ont organisé un ensemble de prêts du FMI et de la Banque mondiale, sous le nouveau Programme d’ajustement structurel (PAS), afin de faire face à la crise de la dette de 20 milliards de dollars US. Les prêts du PAS ont eu pour effet de « <em>dévaster l’économie et la politique […] La crise économique menaçait la stabilité politique […] et risquaient d’aggraver les tensions ethniques latentes</em> ». [2]</p>
<p>En 1989 Slobodan Milosevic est devenu président de la Serbie, la république la plus grande et la plus puissante des républiques yougoslaves. En 1989 toujours, le premier ministre yougoslave est allé aux États-Unis rencontrer le président George H.W. Bush afin de négocier un autre plan d’aide financière. En 1990, le programme de la Banque mondiale et du FMI est entré en vigueur et les dépense de l’État yougoslave allaient au paiement de la dette. En conséquence, les programmes sociaux ont été démantelés, la monnaie a été dévaluée, on a gelé les salaires et les prix ont augmenté. Les « <em>réformes ont attisé les tendances sécessionnistes nourris par les facteurs économiques aussi bien que par les divisions ethniques, assurant pratiquement la sécession de facto de la république</em> » et menant à la sécession de la Croatie et de la Slovénie en 1991. [3]</p>
<p>En 1990, la communauté du renseignement des États-Unis a publié un rapport de synthèse du renseignement (National Intelligence Estimate) prédisant le démantèlement de la Yougoslavie, l’éclatement d’une guerre civile, en rejetant par la suite le blâme de la future déstabilisation sur le président serbe Milosevic. [4]</p>
<p>En 1991, un conflit a éclaté entre le Yougoslavie et la Croatie lorsqu’elle a, elle-aussi, déclaré son indépendance. Un cessez-le-feu a été conclu en 1992. Pourtant, les Croates ont poursuivi de petites offensives militaires jusqu’en 1995 et ont également participé à la guerre en Bosnie. En 1995, la Croatie a entrepris l’opération Tempête dans le but de récupérer la région de Krajina. Un général croate a récemment été traduit en justice à La Haye pour crimes de guerre durant cette bataille, un affrontement clé dans l’expulsion des Serbes de la Croatie et qui a « <em>cimenté l’indépendance croate</em> ». Les États-Unis ont soutenu l’opération et la CIA a activement fourni des renseignements aux forces croates, ce qui a conduit au déplacement de 150 000 à 200 000 Serbes, en grande partie par le biais du meurtre, du pillage, de villages incendiés et du nettoyage ethnique. [5] L’armée croate a été entraînée par des conseillers étatsuniens et le général en procès a même été personnellement soutenu par la CIA. [6]</p>
<p>L’administration Clinton a donné le feu vert à l’Iran pour qu’il arme les musulmans bosniaques et « <em>de 1992 à janvier 1996, il y a eu un afflux d’armes et de conseillers iraniens en Bosnie</em> ». Qui plus est, « <em>l’Iran et d’autres États musulmans ont aidé à amener des moudjahidin en Bosnie pour livrer la bataille avec les musulmans contre les Serbes, des “saints combattants”  d’Afghanistan, de Tchétchénie, du Yémen et d’Algérie, parmi lesquels certains avaient des liens soupçonnés avec les camps d’entraînement d’Oussama ben Laden en Afghanistan</em> ».</p>
<p>C’est « <em>l’intervention occidentale dans les Balkans [qui] a exacerbé les tensions et a aidé à entretenir les hostilités. En reconnaissant les revendications des groupes et des républiques séparatistes en 1990-1991, les élites occidentales – étatsuniennes, britanniques, françaises et allemandes – ont sapé les structures gouvernementales en Yougoslavie, ont accru l’insécurité, ont attisé le conflit et amplifié les tensions ethniques. Et en offrant un soutien logistique aux différentes parties pendant la guerre, l’intervention occidentale a soutenu le conflit jusqu’au milieu des années 1990. On doit voir sous cet angle le choix qu’a fait M. Clinton de défendre les musulmans bosniaques pour se faire le champion sur la scène internationale, ainsi que les demandes de son administration pour que les Nations Unies lèvent l’embargo sur les armes afin d’armer les musulmans et les Croates contre les Serbes.</em> » [7]</p>
<p>Pendant la guerre en Bosnie, il y « <em>avait une vaste voie de passage secrète pour le trafic d’armes par la Croatie. Elle avait été constituée par les agences clandestines des États-Unis, de la Turquie et de l’Iran, avec la collaboration d’un éventail de groupes islamistes radicaux, incluant des moudjahidin afghans et le Hezbollah pro-iranien</em>. » De plus, « <em>les services secrets de l’Ukraine, de la Grèce et d’Israël s’affairaient à armer les Serbes bosniaques</em> ». [8] L’agence de renseignement allemande, la BND, a également envoyé des cargaisons d’armes aux musulmans bosniaques et à la Croatie pour la lutte contre les Serbes. [9]</p>
<p>Les États-Unis avaient influencé la guerre dans la région de diverses façons. Comme le rapportait <em>The Observer </em>en 1995, un pan important de leur implication se faisait par le biais de « <em>Military Professional Resources Inc (MPRI), une société privée étatsunienne de généraux et d’agents du renseignement à la retraite, située en Virginie. L’ambassade étatsunienne à Zagreb a admis que MPRI entraînait les Croates, avec la permission du gouvernement des États-Unis.</em> » Aussi, les Néerlandais « <em>étaient convaincus que les forces spéciales étatsuniennes étaient impliquées dans l’entraînement de l’armée bosniaque et de l’armée croate de Bosnie (HVO).</em> » [10]</p>
<p>Dès 1988, le leader de la Croatie a rencontré le chancelier allemand Helmut Kohl afin de créer « <em>une politique conjointe pour désunir la Yougoslavie</em> » et amener la Slovénie et la Croatie dans la « <em>zone économique allemande</em> ». Des officiers de l’Armée étatsunienne ont donc été envoyés en Croatie, en Bosnie, en Albanie et en Macédoine en tant que « <em>conseillers</em> » et ont fait appel aux Forces spéciales des États-Unis pour les aider. [11] Durant le cessez-le-feu de neuf mois dans la guerre de Bosnie-Herzégovine, six généraux étatsuniens ont rencontré des dirigeants de l’armée bosniaque pour planifier l’offensive bosniaque qui a mis fin au cessez-le-feu. [12]</p>
<p>En 1996, la mafia albanaise, avec collaboration avec l’Armée de libération du Kosovo (ALK), une organisation de guérilleros militants, a pris le contrôle du gigantesque itinéraire de trafic de drogue des Balkans. L’ALK était liée à d’anciens moudjahidin en Afghanistan, dont Oussama ben Laden. [13]</p>
<p>En 1997, l’ALK a commencé à se battre contre les forces serbes, [14] et en 1998, le département d’État états-unien a enlevé l’ALK de sa liste d’organisations terroristes. [15] Avant et après 1998, l’ALK recevait des armes, de l’entraînement et du soutien des États-Unis et de l’OTAN, et la secrétaire d’État de M. Clinton, Madeleine Albright entretenait une relation  politique étroite avec Hashim Thaci, le dirigeant de l’ALK.</p>
<p>À la fois la CIA et le renseignement allemand, la BND, ont soutenu les terroristes de l’ALK en Yougoslavie avant et après qu’elle ne soit bombardée par l’OTAN en 1999. La BND avait des contacts avec l’ALK depuis le début des années 1990, au moment où l’ALK établissait des contacts avec Al-Qaïda. [17] Les membres de l’ALK étaient entraînés par Oussama ben Laden dans les camps d’entraînement en Afghanistan. Même l’ONU a affirmé que la violence provenait en majorité des membres de l’ALK « <em>particulièrement des alliés de Hashim Thaci</em> ». [18]</p>
<p>Le bombardement de l’OTAN au Kosovo en mars 1999 a été justifié par le faux-semblant suivant : mettre un terme à l’oppression des Albanais du Kosovo par les Serbes, qualifiée de génocide. L’administration Clinton a déclaré qu’au moins 100 000 Albanais du Kosovo étaient portés disparus et qu’ils avaient « <em>peut-être été tués</em> » par les Serbes. Bill Clinton a personnellement comparé les événements du Kosovo avec l’Holocauste. Le département d’État avait avoué craindre que près de 500 000 Albanais étaient mort. Finalement, l’évaluation officielle a réduit ce nombre à 10 000, toutefois, des enquêtes exhaustives ont révélé que moins de 2 500 des décès albanais pouvaient être attribués aux Serbes. Pendant la campagne de bombardements de l’OTAN, entre 400 et 1500 civils serbes ont été tués et l’OTAN a commis des crimes de guerres, dont le bombardement d’une station de télévision serbe et d’un hôpital. [19]</p>
<p>En 2000, le département d’État des États-Unis, en coopération avec la American Enterprise Institute, AEI, a tenu une conférence en Slovaquie sur l’intégration euro-atlantique. Parmi les participants, il y avait des chefs d’État, des officiels des Affaires étrangères et des ambassadeurs de divers États européens, ainsi que des représentants de l’ONU et de l’OTAN. [20] Un correspondance entre un politicien allemand présent à la rencontre et le chancelier allemand a révélé la vraie nature de la campagne de l’OTAN au Kosovo. On y apprenait que les conférenciers ont réclamé une déclaration hâtive de l’indépendance du Kosovo, que la guerre en Yougoslavie était menée dans le but d’élargir l’OTAN, que la Serbie serait exclue indéfiniment du développement européen afin de justifier une présence militaire états-unienne dans la région et que l’expansion était ultimement conçue pour endiguer la Russie. [21]</p>
<p>Élément important, « <em>la guerre créait une raison d’être pour la perpétuité de l’OTAN dans un monde d’après-guerre froide, alors que l’organisation tentait désespérément de justifier son existence et son désir d’expansion</em> ». En outre, « <em>les Russes avaient assumé que l’OTAN se dissoudrait à la fin de la Guerre froide. Au contraire, non seulement l’OTAN s’est élargie, elle est allée en guerre en raison d’une dispute interne dans un pays slave d’Europe de l’Est</em> ». Cela a été vu comme une grande menace. Ainsi, « <em>la guerre de 1999 contre la Yougoslavie est à l’origine de bien des tensions entre les États-Unis et la Russie au cours de la dernière décennie</em> ». [22]</p>
<h2>La guerre au terrorisme et le Project for the New American Century (PNAC)</h2>
<p>Lorsque Bill Clinton est devenu président, les faucons néoconservateurs de l’administration de George H.W. Bush on formé un cercle de réflexion appelée <em>Project for the New American Century</em> <strong>(Projet pour un nouveau siècle états-unien)</strong> ou PNAC. En 2000, ils ont publié un rapport intitulé Rebuilding America’s Defenses: Strategy, Forces, and Resources for a New Century. (Reconstruire la défense des États-Unis : stratégie, forces et ressources pour un nouveau siècle). En se basant sur le document Defense Policy Guidance (Guide de la politique de défense) ils ont déclaré que «<em> les États-Unis doivent conserver suffisamment de forces capables de se déployer rapidement et de gagner de multiples guerres de grande échelle à la fois</em> [23] ». On ajoute, qu’« <em>il est nécessaire de conserver suffisamment de forces de combat pour mener et gagner de nombreuses guerres de théâtre presque simultanées [et que] le Pentagone a besoin de commencer à calculer la force nécessaire pour protéger, indépendamment et en tout temps, les intérêts états-uniens en Europe, en Asie de l’Est et dans le Golfe</em> ». [25]</p>
<p>Fait intéressant, le document indiquait que « <em>depuis des décennies, les États-Unis ont cherché à jouer un rôle davantage permanent en matière de sécurité dans la région du Golfe. Alors que le conflit irrésolu avec l’Irak fournit une justification immédiate, la nécessité d’une force états-unienne substantielle dans le Golfe transcende la question du régime de Saddam Hussein</em> [26] ». Cependant, en préconisant une importante augmentation des dépenses en défense ainsi que l’expansion de l’empire états-unien autour du globe, incluant la puissante destruction de nombreux pays par de grandes guerres de théâtre, le rapport mentionnait qu’« <em>en outre, le processus de transformation, même s’il apporte des changements révolutionnaires, sera probablement de longue durée s’il ne se produit pas d’événement catastrophique et catalyseur, comme un nouveau Pearl Harbor</em> [27] ». Cet événement s’est produit un an plus tard, lors des attentats du 11 septembre. De nombreux auteurs du rapport et membres du PNAC étaient devenus des représentants de l’administration Bush et étaient en position convenable pour mettre leur « <em>projet</em> » à exécution après l’avènement de leur « <em>nouveau Pearl Harbor</em> ».</p>
<p>Les plans pour la guerre étaient « <em>déjà en développement par les boîtes de réflexion d’extrême-droite dans les années 1990, des organisations au sein desquelles des combattants de la Guerre froide issus du cénacle des services secrets, des églises évangéliques et des compagnies de pétrole et d’armement formulaient des plans consternants pour un nouvel ordre mondial</em> ». Afin d’y arriver, « <em>les États-Unis auraient besoin d’utiliser tous les moyens – diplomatiques, économiques et militaires, même des guerres d’agression – pour avoir le contrôle à long terme des ressources de la planète et la capacité d’assurer la faiblesse de tout rival potentiel</em> ».</p>
<p>Parmi les personnes impliquées dans le PNAC et les plans impériaux on trouve “Dick Cheney – vice-président; Lewis Libby – chef d’état-major de M. Cheney; Donald Rumsfeld – secrétaire à la Défense; Paul Wolfowitz – secrétaire de M. Rumsfeld; Peter Rodman – chargé des Affaires de Sécurité mondiale; John Bolton – secrétaire d’État pour le contrôle des armements; Richard Armitage – adjoint du secrétaire d’État; Richard Perle – ancien adjoint du secrétaire à la Défense sous Reagan, aujourd’hui à la tête du Defense Policy Board (conseil des politiques de Défense); William Kristol – directeur du PNAC et conseiller de M. Bush, connu comme le cerveau du président et Zalmay Khalilzad », qui est devenu ambassadeur et en Afghanistan et en Irak après les changements de régimes [28].</p>
<h2>Le « <em>grand échiquier</em> » de Brzezinski </h2>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/ancien-conseiller-a-la-securite-nationale-des-etats-unis-zbigniew-brzezinski.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2490" title="Ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis : Zbigniew Brzezinski" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/ancien-conseiller-a-la-securite-nationale-des-etats-unis-zbigniew-brzezinski.jpg?w=300" alt="" width="300" height="210" /></a>Le stratégiste faucon par excellence, Zbigniew Brzezinski, co-fondateur de la Commission trilatérale avec David Rockefeller, ancien conseiller à la Sécurité nationale et architecte clé de la politique étrangère sous Jimmy Carter, est également l’auteur d’un livre sur la géostratégie états-unienne. M. Brzezinski est par ailleurs membre du Council on Foreign Relations, du groupe Bilderberg et a aussi été membre du conseil d’administration d’Amnistie internationale, du Conseil de l&#8217;Atlantique et de National Endowment for Democracy (NED). À l’heure actuelle, il est administrateur et conseiller au Center for Strategic and International Studies (CSIS), un important cercle de réflexion états-unien.</p>
<p>Dans son livre <em>Le grand échiquier</em>, paru en 1997, Brzezinski a tracé les grandes lignes  d’une stratégie pour les États-Unis dans le monde. Il a écrit : « <em>Pour les États-Unis, le grand prix politique est l’Eurasie. Depuis un demi-millénaire, les affaires mondiales ont été dominées par les pouvoirs eurasiens et les peuples qui se sont battus entre eux pour la domination régionale et ont aspiré au pouvoir mondial.</em> » Il ajoute, « la façon dont les États-Unis “s’y prennent” avec l’Eurasie est critique. L’Eurasie constitue le plus grand continent du globe et représente un axe géopolitique. Un pouvoir dominant l’Eurasie contrôlerait deux des trois régions du monde les plus avancées et les plus productives sur le plan économique. Un simple coup d’œil sur la carte suggère également que la domination de l’Eurasie impliquerait presque systématiquement la subordination de l’Afrique [29].</p>
<p>Il poursuit l’élaboration d’une stratégie pour l’empire états-unien en affirmant qu’« il est impératif qu’aucun opposant eurasien n’émerge, et soit capable de dominer l’Eurasie et, par conséquent, de défier les États-Unis. L’objectif de ce livre est donc de formuler une géostratégie eurasienne approfondie et intégrée [30] ». Il explique : « <em>Deux étapes fondamentales sont donc requises : premièrement, identifier les États eurasiens dynamiques sur le plan géostratégique ayant le pouvoir de provoquer un changement potentiellement important dans la distribution internationale du pouvoir et de déchiffrer les principaux objectifs extérieurs de leurs élites politiques respectives et les conséquences probables de ces aspirations; deuxièmement, formuler des politiques spécifiquement états-uniennes pour compenser, coopter et/ou contrôler ce qui précède</em> [31]. »</p>
<p>Cela signifie qu’il est primordial d’identifier les États qui seraient de potentiels pivots sur lesquels l’équilibre des puissances de la région mettrait fin à la sphère d’influence états-unienne, et qu’il faut ensuite « <em>compenser, coopter et/ou contrôler</em> » de tels États et de telles circonstances. L’Iran serait un exemple : il est l’un des plus grands producteurs de pétrole du monde et détient une position stratégique significative dans l’axe de l’Europe, de l’Asie et du Moyen-Orient. L’Iran pourrait détenir la capacité de modifier l’équilibre des puissances en Eurasie s’il s’alliait étroitement à la Russie ou à la Chine, ou les deux, en leur offrant un important approvisionnement en pétrole de même qu’une sphère d’influence dans le Golfe, rivalisant ainsi l’hégémonie états-unienne dans la région.</p>
<p>M. Brzezinski a supprimé toute subtilité de ses penchants impérialistes et écrit : « <em>Afin de l’exprimer dans une terminologie rappelant l’âge davantage brutal des anciens empires, les trois grands impératifs de la géostratégie sont : prévenir la collusion et maintenir la dépendance sécuritaire entre les vassaux, préserver la protection des tributaires et leur caractère influençable, et finalement empêcher les barbares de s’unir</em> [32]. »</p>
<p>Brzezinski fait référence aux républiques d’Asie centrale sous le nom « <em>Balkans eurasiens</em> » en écrivant : « <em>De plus, d’un point de vue sécuritaire et sur le plan des ambitions historiques elles [républiques d’Asie centrale] sont importantes pour au moins trois de leurs voisins immédiats les plus puissants, à savoir, la Russie, la Turquie et l’Iran, ainsi que pour la Chine, qui démontre un intérêt politique accru envers la région. Mais les Balkans eurasiens constituent un trésor économique potentiel et sont infiniment plus importants pour cette raison : une énorme concentration de gaz naturel et de réserves de pétrole se trouve dans cette région, en plus d’importants minéraux, dont l’or</em> [33]. » Il ajoute :« <em>Il s’ensuit que l’intérêt principal des États-Unis est d’aider à s’assurer qu’aucun pouvoir à lui seul arrive à contrôler cet espace géopolitique et que la communauté internationale y ait accès économiquement et financièrement, sans entraves</em> [34] ». Voilà un illustre exemple du rôle des États-Unis en tant qu’engin impérial : le pays pratique une politique étrangère impériale conçue pour maintenir ses positions stratégiques, mais dont le but « <em>infiniment plus important</em> » est d’abord, de sécuriser le « <em>trésor économique</em> » pour la « <em>communauté internationale</em> ». En d’autres termes, les États-Unis constituent une hégémonie impériale œuvrant pour les intérêts financiers internationaux.</p>
<p>Brzezinski a également avertit que « <em>les États-Unis pourraient devoir déterminer la façon de composer avec les coalitions régionales qui cherchent à évincer le pays de l’Eurasie, menaçant ainsi son statut de puissance mondiale</em> [35] ». Il « <em>met au premier plan la tactique et la manipulation afin de prévenir l’émergence d’une coalition hostile qui pourrait tôt ou tard chercher à défier la primauté états-unienne</em> ». Ainsi, « <em>la tâche la plus urgente consiste à s’assurer qu’aucun État ou ensemble d’États acquière la capacité d’expulser les États-Unis de l’Eurasie ou même de diminuer de manière significative son rôle décisif d’arbitre</em> [36] ».</p>
<h2>La guerre au terrorisme et l’impérialisme excessif</h2>
<p>En 2000, le Pentagone a publié un document appelé Joint Vision 2020, qui expose brièvement un projet destiné à accomplir ce qu’ils nomment « <em>Full Spectrum Dominance</em> » (domination sous tous ses aspects), en tant que modèle pour le département de la Défense dans le futur. « <em>La domination sous tous ses aspects signifie la capacité des forces états-uniennes, agissant seules ou avec des alliés, de vaincre n’importe quel adversaire et de contrôler n’importe quelle situation pour l’ensemble des opérations militaires.</em> » Le rapport «  <em>aborde la domination sous tous ses aspects dans l’ensemble des conflits, de la guerre nucléaire aux grandes guerres de théâtre, en passant par les contingences de plus petite échelle. Il touche également aux situations imprécises comme le maintien de la paix et l’aide humanitaire n’impliquant pas de combat</em> ». On mentionne également «<em> le développement d’un réseau d’informations mondial offrant un environnement propice à la supériorité décisionnelle</em> [37] ».</p>
<p>Comme l’expliquait l’économiste politique Ellen Wood, « <em>la domination sans frontières de l’économie mondiale et des nombreux États qui l’administrent nécessite une action militaire sans fin, dans l’intention ou dans le temps</em> [38] ». Elle ajoute : « <em>La domination impériale dans une économie capitaliste mondiale requière un équilibre délicat et contradictoire entre l’abolition de la compétition et le maintien des conditions qui génèrent des marchés et des profits dans les économies en compétition. Il s’agit des contradictions les plus fondamentales du nouvel ordre mondial</em> [39]. »</p>
<p>Après le 11 septembre, la « <em>doctrine Bush</em> » a été mise en place. Elle réclamait « <em>un droit exclusif et unilatéral à l’attaque préventive, partout et en tout temps, libre de tout accord international, afin de s’assurer que</em> <em>leurs forces seront assez fortes pour dissuader des adversaires potentiels de se développer militairement dans l’espoir de surpasser ou d’égaler la puissance des États-Unis</em> [40] ».</p>
<p>L’OTAN a entrepris la première invasion terrestre de toute son histoire avec l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan en octobre 2001. En réalité, la guerre afghane avait été planifiée avant les événements du 11 septembre, avec la rupture d’un important marché de pipeline entre des compagnies pétrolières occidentales et les talibans. La guerre en soi a été orchestrée en été 2001, avec le plan fonctionnel pour aller en guerre à la mi-octobre [41].</p>
<p>D’un point de vu géopolitique, l’Afghanistan est extrêmement important, car « <em>le transport de tout le combustible fossile du bassin de la mer Caspienne à travers la Russie ou l’Azerbaïdjan accroîtrait énormément le contrôle politique et économique de la Russie sur les républiques d’Asie centrale, ce que l’Ouest a précisément tenté de prévenir pendant 10 ans. Le faire passer par l’Iran enrichirait un régime que les États-Unis cherchent à isoler. Envoyer le combustible par le long chemin de la Chine, en passant complètement à côté des considérations stratégiques, se ferait à un coût prohibitif. Si les pipelines passaient toutefois par l’Afghanistan, cela permettrait aux États-Unis de poursuivre à la fois son objectif de “diversification de l’approvisionnement énergétique” et de pénétrer les marchés les plus lucratifs du monde</em> [42] ».</p>
<p>Comme le soulignait le San Francisco Chronicle, à peine deux semaines après les attaques du 11 septembre, « <em>au-delà de la détermination états-unienne de se venger des auteurs de l’attentat, au-delà de la probabilité de batailles interminables provoquant davantage de pertes civiles dans les mois et les années à venir, les enjeux cachés dans la guerre au terrorisme peuvent se résumer en un seul mot : pétrole</em> ». Le quotidien explique en outre que « <em>la carte des sanctuaires de terroristes et des cibles au Moyen-Orient et en Asie centrale est également, dans une mesure extraordinaire, la carte des principales sources d’énergie mondiales au 21<sup>e</sup> siècle. La défense de ces ressources énergétiques, au lieu d’être une simple confrontation entre l’Islam et l’Ouest – sera la première étincelle du conflit mondial qui perdurera dans les prochaines décennies</em> ».</p>
<p>Au nombre des multiples États notables où il y a un croisement entre le terrorisme, le pétrole et les réserves de gaz, et qui sont d’une importance capitale pour les États-Unis et l’Ouest, on trouve l’Arabie Saoudite, la Lybie, le Bahreïn, les Émirats du Golfe, l’Iran, l’Irak, l’Égypte, le Soudan, l’Algérie, le Turkménistan, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, la Tchétchénie, la Géorgie et l’est de la Turquie. Fait marquant, « <em>cette région compte plus de 65 % de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel</em> ». Aussi, « <em>inévitablement, bien des gens verront la guerre contre le terrorisme comme une guerre pour le compte des états-uniennes Chevron, ExxonMobil et Arco, de la française TotalFinaElf; de la britannique British Petroleum et de la et néerlandaise Royal Dutch Shell et d’autres géantes multinationales, lesquelles ont investi des centaines de milliards de dollars dans la région</em> [43] ».</p>
<p>Ce n’est pas un secret que la guerre en Irak était étroitement liée au pétrole. À l’été 2001, Dick Cheney a organisé une Energy Task Force (unité d’intervention sur l’énergie), qui constituait une série de rencontres extrêmement secrètes, où l’on déterminait la politique énergétique des États-Unis. Lors de ces rencontres, ainsi que par divers moyens de communication, M. Cheney et ses assistants se sont entretenus avec de hauts représentants et des dirigeants de Shell Oil, British Petroleum (BP), Exxon Mobil, Chevron, et Conoco [44]. Lors de la réunion qui s’est tenue avant le 11 septembre et avant que l’on ne mentionne une guerre en Irak, des documents traitant des champs pétrolifères, des pipelines, des raffineries et des terminaux ont été présentés et ont fait l’objet de discussions. « <em>Sur des documents saoudiens et émiratis figurait également une carte de tous les champs pétrolifères, pipelines, raffineries et terminaux pétroliers de chaque pays</em> [45]. » Depuis, Royal Dutch Shell et British Petroleum ont toutes deux reçu d’importants contrats pour développer les champs pétrolifères iraquiens [46]. </p>
<p>La guerre en Irak, tout comme la guerre en Afghanistan, servent des intérêts stratégiques dans cette région : en grande partie, des intérêts spécifiquement états-uniens, et, en général, des intérêts impériaux de l’Occident. Ces guerres ont été particulièrement conçues pour éliminer, menacer ou endiguer les pouvoirs régionaux, ainsi que pour y instaurer directement plusieurs douzaines de bases militaires, établissant ainsi, de manière ferme, une présence impériale. Le but de cette entreprise vise largement les joueurs important de la région et tend spécifiquement à encercler la Russie et la Chine et à menacer leur accès aux réserves régionales de pétrole et de gaz. L’Iran est désormais cerné, par l’Irak d’un côté et l’Afghanistan de l’autre.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>La première partie de cet essai a tracé les grandes lignes de la stratégie impériale des États-Unis et de l’OTAN visant à entrer dans le nouvel ordre mondial après le démantèlement de l’Union Soviétique. Le but principal visait à encercler la Russie et la Chine et à prévenir l’émergence d’une nouvelle superpuissance. Les États-Unis devaient agir à titre d’hégémonie impériale, servant les intérêts financiers internationaux dans l’imposition d’un nouvel ordre mondial. La prochaine partie de cet essai examine les « <em>révolutions de couleur</em> » à travers l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, lesquelles perpétuent la politique d’endiguement de la Russie et de la Chine, en contrôlant l’accès aux principales réserves de gaz naturel et leurs voies de transport. Les « <em>révolutions de couleur</em> » ont été une force cruciale de la stratégie géopolitique, et leur analyse est  essentielle à la compréhension du nouvel ordre mondial.</p>
<p><em><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x86fy4"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x86fy4" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object> </p>
<p></em>Article original en anglais: <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=15686" target="_new">An Imperial Strategy for a New World Order</a>, publié le 16 octobre 2009.</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>[1]           Tyler, Patrick E. U.S. Strategy Plan Calls for Insuring No Rivals Develop: A One Superpower World. The New York Times: March 8, 1992. <a href="http://work.colum.edu/~amiller/wolfowitz1992.htm">http://work.colum.edu/~amiller/wolfowitz1992.htm</a></p>
<p>[2]           Louis Sell, Slobodan Milosevic and the Destruction of Yugoslavia. Duke University Press, 2002: Page 28. Michel Chossudovsky, Dismantling Former Yugoslavia, Recolonizing Bosnia-Herzegovina. Global Research: February 19, 2002: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370</a></p>
<p>[3]           Michel Chossudovsky, Dismantling Former Yugoslavia, Recolonizing Bosnia-Herzegovina. Global Research: February 19, 2002: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370</a></p>
<p>[4]           David Binder, Yugoslavia Seen Breaking Up Soon. The New York Times: November 28, 1990</p>
<p>[5]           Ian Traynor, Croat general on trial for war crimes. The Guardian: March 12, 2008: <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2008/mar/12/warcrimes.balkans">http://www.guardian.co.uk/world/2008/mar/12/warcrimes.balkans</a></p>
<p>[6]           Adam LeBor, Croat general Ante Gotovina stands trial for war crimes. The Times Online: March 11, 2008: <a href="http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article3522828.ece">http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article3522828.ece</a></p>
<p>[7]           Brendan O’Neill, &#8216;You are only allowed to see Bosnia in black and white&#8217;. Spiked: January 23, 2004: <a href="http://www.spiked-online.com/Articles/0000000CA374.htm">http://www.spiked-online.com/Articles/0000000CA374.htm</a></p>
<p>[8]           Richard J. Aldrich, America used Islamists to arm the Bosnian Muslims. The Guardian: April 22, 2002: <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2002/apr/22/warcrimes.comment/print">http://www.guardian.co.uk/world/2002/apr/22/warcrimes.comment/print</a></p>
<p>[9]           Tim Judah, German spies accused of arming Bosnian Muslims. The Telegraph: April 20, 1997: <a href="http://www.serbianlinks.freehosting.net/german.htm">http://www.serbianlinks.freehosting.net/german.htm</a></p>
<p>[10]         Charlotte Eagar, Invisible US Army defeats Serbs. The Observer: November 5, 1995: <a href="http://charlotte-eagar.com/stories/balkans110595.shtml">http://charlotte-eagar.com/stories/balkans110595.shtml</a></p>
<p>[11]         Gary Wilson, New reports show secret U.S. role in Balkan war. Workers World News Service: 1996: <a href="http://www.workers.org/ww/1997/bosnia.html">http://www.workers.org/ww/1997/bosnia.html</a></p>
<p>[12]         IAC, The CIA Role in Bosnia. International Action Center: <a href="http://www.iacenter.org/bosnia/ciarole.htm">http://www.iacenter.org/bosnia/ciarole.htm</a></p>
<p>[13]         History Commons, Serbia and Montenegro: 1996-1999: Albanian Mafia and KLA Take Control of Balkan Heroin Trafficking Route. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[14]         History Commons, Serbia and Montenegro: 1997: KLA Surfaces to Resist Serbian Persecution of Albanians. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[15]         History Commons, Serbia and Montenegro: February 1998: State Department Removes KLA from Terrorism List. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[16]         Marcia Christoff Kurop, Al Qaeda&#8217;s Balkan Links. The Wall Street Journal: November 1, 2001: <a href="http://www.freerepublic.com/focus/fr/561291/posts">http://www.freerepublic.com/focus/fr/561291/posts</a></p>
<p>[17]         Global Research, German Intelligence and the CIA supported Al Qaeda sponsored Terrorists in Yugoslavia. Global Research: February 20, 2005: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=431">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=431</a></p>
<p>[18]         Michel Chossudovsky, Kosovo: The US and the EU support a Political Process linked to Organized Crime. Global Research: February 12, 2008: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8055">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8055</a></p>
<p>[19]         Andrew Gavin Marshall, Breaking Yugoslavia. Geopolitical Monitor: July 21, 2008: <a href="http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-07-21/breaking-yugoslavia/">http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-07-21/breaking-yugoslavia/</a></p>
<p>[20]         AEI, Is Euro-Atlantic Integration Still on Track? Participant List. American Enterprise Institute: April 28-30, 2000: <a href="http://www.aei.org/research/nai/events/pageID.440,projectID.11/default.asp">http://www.aei.org/research/nai/events/pageID.440,projectID.11/default.asp</a></p>
<p>[21]         Aleksandar Pavi, Correspondence between German Politicians Reveals the Hidden Agenda behind Kosovo&#8217;s &#8220;Independence&#8221;. Global Research: March 12, 2008: <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8304">http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8304</a></p>
<p>[22]         Stephen Zunes, The War on Yugoslavia, 10 Years Later. Foreign Policy in Focus: April 6, 2009: <a href="http://www.fpif.org/fpiftxt/6017">http://www.fpif.org/fpiftxt/6017</a></p>
<p>[23]         PNAC, Rebuilding America’s Defenses. Project for the New American Century: September 2000, page 6: <a href="http://www.newamericancentury.org/publicationsreports.htm">http://www.newamericancentury.org/publicationsreports.htm</a></p>
<p>[24]         Ibid. Page 8</p>
<p>[25]         Ibid. Page 9</p>
<p>[26]         Ibid. Page 14</p>
<p>[27]         Ibid. Page 51</p>
<p>[28]         Margo Kingston, A think tank war: Why old Europe says no. The Sydney Morning Herald: March 7, 2003: <a href="http://www.smh.com.au/articles/2003/03/07/1046826528748.html">http://www.smh.com.au/articles/2003/03/07/1046826528748.html</a></p>
<p>[29]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Pages 30-31</p>
<p>[30]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page xiv</p>
<p>[31]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 41</p>
<p>[32]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 40</p>
<p>[33]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 124</p>
<p>[34]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 148</p>
<p>[35]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 55</p>
<p>[36]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 198</p>
<p>[37]         Jim Garamone, Joint Vision 2020 Emphasizes Full-spectrum Dominance. American Forces Press Service: June 2, 2000:<br />
 <a href="http://www.defenselink.mil/news/newsarticle.aspx?id=45289">http://www.defenselink.mil/news/newsarticle.aspx?id=45289</a></p>
<p>[38]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 144</p>
<p>[39]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 157</p>
<p>[40]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 160</p>
<p>[41]         Andrew G. Marshall, Origins of Afghan War. Geopolitical Monitor: September 14, 2008:<br />
<a href="http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-09-14/origins-of-the-afghan-war/">http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-09-14/origins-of-the-afghan-war/</a></p>
<p>[42]         George Monbiot, America&#8217;s pipe dream. The Guardian: October 23, 2001:<br />
<a href="http://www.guardian.co.uk/world/2001/oct/23/afghanistan.terrorism11">http://www.guardian.co.uk/world/2001/oct/23/afghanistan.terrorism11</a></p>
<p>[43]         Frank Viviano, Energy future rides on U.S. war. San Francisco Chronicle: September 26, 2001:<br />
<a href="http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/chronicle/archive/2001/09/26/MN70983.DTL">http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/chronicle/archive/2001/09/26/MN70983.DTL</a></p>
<p>[44]         Dana Milbank and Justin Blum, Document Says Oil Chiefs Met With Cheney Task Force. Washington Post: November 16, 2005:<br />
<a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/11/15/AR2005111501842_pf.html">http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/11/15/AR2005111501842_pf.html</a></p>
<p>[45]         Judicial Watch, CHENEY ENERGY TASK FORCE DOCUMENTS FEATURE MAP OF IRAQI OILFIELDS. Commerce Department: July 17, 2003: <a href="http://www.judicialwatch.org/printer_iraqi-oilfield-pr.shtml">http://www.judicialwatch.org/printer_iraqi-oilfield-pr.shtml</a></p>
<p>[46]         TERRY MACALISTER, Criticism as Shell signs $4bn Iraq oil deal. Mail and Guardian: September 30, 2008: <a href="http://www.mg.co.za/article/2008-09-30-criticism-as-shell-signs-4bn-iraq-oil-deal">http://www.mg.co.za/article/2008-09-30-criticism-as-shell-signs-4bn-iraq-oil-deal</a></p>
<p> Al-Jazeera, BP group wins Iraq oil contract. Al Jazeera Online: June 30, 2009: <a href="http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/06/200963093615637434.html">http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/06/200963093615637434.html</a></p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Irak est encore loin d'une normalisation, selon Denis Bauchard]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/20/lirak-est-encore-loin-dune-normalisation-selon-denis-bauchard/</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 20:36:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/20/lirak-est-encore-loin-dune-normalisation-selon-denis-bauchard/</guid>
<description><![CDATA[Par George Malbrunot Le Figaro s’est procuré le « papier » que Denis Bauchard, ancien diplomate et s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par George Malbrunot</em></p>
<p><strong>Le Figaro s’est procuré le « <em>papier</em> » que Denis Bauchard, ancien diplomate et spécialiste du Moyen-Orient à l’Institut français des relations internationales, vient de rédiger à l’issue de son séjour à Bagdad, pour le compte, notamment, des autorités françaises. Il m’a paru intéressant de vous livrer les conclusions tirées par cet analyste, bon connaisseur de l’Irak.</strong></p>
<p> <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/un-jeune-garcon-apprend-le-violon-pres-de-bagdad.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2485" title="un jeune garçon apprend le violon près de Bagdad" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/un-jeune-garcon-apprend-le-violon-pres-de-bagdad.jpg" alt="" width="450" height="315" /></a></p>
<p><strong>Bagdad est méconnaissable</strong> avec ses multiples check points gardés conjointement par des militaires irakiens et des forces de protection fournies par les contractors et ses murs anti-déflagration qui enlaidissent encore une ville ingrate.</p>
<p>Chaque bâtiment officiel est une forteresse fortement gardée et protégée. Ainsi Bagdad a toutes les apparences d’une ville en état de guerre même si l’ennemi reste invisible.</p>
<p>Cependant derrière ce quadrillage pesant, la vie continue, le pays recommence à retrouver une certaine normalité, la réalité irakienne apparaît dans toute sa complexité.</p>
<p>Après plus de trente ans de régime baathiste, huit ans de guerre meurtrière ave l’Iran et treize ans de sanctions internationales particulièrement rudes, l’Irak reste encore un pays sinistré même si, l’optimisme aidant, il a touché le fond de la détresse et apparaît de nouveau sur une pente ascendante de réconciliation politique et de reconstruction économique.</p>
<div id="more-more">
<div><strong>1 &#8211; Une situation sécuritaire en voie d’amélioration.</strong></div>
<div>
<p>Après l’enfer des années 2006 et 2007, la combinaison du &#8220;<em>surge</em>&#8221; (sursaut), une certaine lassitude chez les insurgents, et l’affirmation de l’autorité du premier ministre, Nouri al-Maliki, ont permis d’améliorer les conditions de sécurité. Selon les chiffres officiels, le nombre d’incidents, qui a atteint son niveau le plus élevé entre juin 2006 et septembre 2007, a été ramené en septembre 2009 au niveau mensuel le plus bas enregistré depuis l’intervention américaine en 2003.</p>
<p>Cependant les chiffres pour ce même mois &#8211; 125 morts civils et 198 hostile incidents – montrent que cette sécurité est relative et que le risque présenté par les IED – improvised explosive device – reste présent. Les deux attentats spectaculaires du 19 août et du 25 octobre derniers à Bagdad ont touché sciemment des bâtiments publics, symboles du pouvoir, et les personnes qui se trouvaient à proximité : le bilan dans chaque cas &#8211; plus de cent morts et près de six cents blessés- remet-il en cause les progrès constatés par ailleurs ?</p>
<p>Officiellement on veut croire que ces attentats meurtriers, dont les auteurs n’ont pas été identifiés, ne sont que les derniers soubresauts de mouvements terroristes sur la défensive, voire en voie d’éradication. Le &#8220;<em>surge</em>&#8221; en combinant des actions militaires avec des mesures à caractère politique visant notamment à la réconciliation entre les communautés chiites et sunnites a permis de réduire de façon spectaculaire le niveau des violences et a contribué à démanteler le réseau d’Al Qaïda dont la capacité de nuisance a fortement diminuée.</p>
<p>Il n’en reste pas moins que d’autres groupes hostiles existent encore : des insurgés baathistes irréductibles, certaines milices chiites hostiles au gouvernement, des groupes liés à la brigade Al Qods, troupe d’élite des Gardiens de la Révolution, ou aux services de renseignements iraniens.</p>
<p>L’Iran a joué dans les derniers mois un rôle d’apaisement, notamment auprès des partisans de Moqtada al Sadr, comme du Conseil supérieur islamique en Irak. Il n’est pas impossible qu’il modifie son attitude dans la perspective de sauver d’une défaite électorale ces mouvements, voire pour répondre à de nouvelles menaces de sanctions qui seraient suscitées par les Etats-Unis dans le cadre de l’ONU.</p>
<p>Les mois qui viennent verront à la fois l’accélération du retrait des troupes américaines – en août 2010, il ne restera plus que 50.000 hommes &#8211; et la tenue des élections législatives. Ils représentent une période très sensible pour le gouvernement irakien. En toute hypothèse l’agglomération de Bagdad et la région de Kirkouk sont deux zones où les risques de violences demeurent. Comme l’a déclaré à plusieurs reprises le général Petraeus, les progrès constatés restent encore « <em>fragiles et réversibles</em> ».</p>
<p><strong> 2- Une normalisation de la vie politique.</strong></p>
<p>Les Irakiens semblent s’adapter aux règles du jeu très nouveau pour eux de la démocratie, même si son fonctionnement reste quelque peu chaotique et relève d’un régime d’assemblée, méfiante à l’égard de l’exécutif.</p>
<p>La perspective des prochaines élections législatives, qui devraient déboucher sur la formation d’un nouveau gouvernement, se prête aux grandes manœuvres politiques. Le premier ministre Maliki bénéficie d’une réelle popularité auprès de la population, qui lui sait gré d’avoir rétabli la souveraineté du pays vis à vis des Etats-Unis en signant le SOFA, accord sur le retrait des troupes américaines, et d’avoir contribué à rétablir une certaine sécurité. Aux yeux de l’opinion, son bilan est positif. Il ne cache pas sa volonté de se succéder à lui-même. La coalition qu’il met en place, bien nommée « <em>Etat de droit</em> », vise à élargir son assise électorale en y incluant des notables sunnites influents et à marginaliser les partis ou factions les plus proches de l’Iran, comme les Sadristes et le Conseil supérieur islamique d’Irak.</p>
<p>En fait, le jeu est encore très ouvert entre plusieurs coalitions qui essaient d’émerger. Il est probable qu’aucune d’entre elles n’aura la majorité au parlement et qu’il faudra mettre sur pied un gouvernement multipartite ou une multi-coalition. Dans ce contexte les grands dossiers en suspens ne seront pas réglés avant les élections (de janvier), et devront l’être par le futur gouvernement. Il en est ainsi notamment de la révision de la Constitution, réclamée par les sunnites, de la création d’une compagnie pétrolière nationale et de la répartition des revenus du pétrole entre le gouvernement fédéral et les provinces, du statut de la région de Kirkuk revendiquée par les Kurdes qui remettent en cause la politique d’arabisation menée par Saddam Hussein.</p>
<p>Le système politique irakien, avec un parlement élu à la représentation proportionnelle intégrale, relève donc d’un régime d’assemblée avec lequel le gouvernement est en perpétuel dialogue. La longueur des débats, leur caractère confus, la défense des intérêts communautaires et claniques, et la volonté de tout contrôler témoignent du rôle grandissant du parlement et des difficultés du gouvernement à faire prévaloir des solutions de compromis.</p>
<p>Cependant, par delà ses divisions, l’objectif de la majorité chiite de la population reste de conserver un pouvoir dont elle était écartée depuis la création de l’Irak. C’est un acquis qu’elle entend préserver avec détermination.</p>
<p><strong>3 – Une économie en cours de reconstruction.</strong></p>
<p>L’économie irakienne et les infrastructures publiques sont à reconstruire. Six ans après la chute du régime baathiste, le pays reste sinistré, comme en témoigne l’ampleur des besoins : à titre d’exemples, seulement 11 % de la population a accès à l’eau potable ; plus de la moitié de la population n’a d’électricité que de façon intermittente ; plus de deux millions de logements sont nécessaires pour répondre à l’afflux de la population dans les grands centres urbains.</p>
<p>A l’ampleur des besoins en équipements, il faut ajouter la désorganisation des services publics, et la fuite des élites essentiellement vers la Jordanie et la Syrie. On évalue à trois cent mille le nombre de cadres dont le retour est souhaité par les autorités.</p>
<p>Certes l’Irak, qui a bénéficié d’une annulation de sa dette à l’égard du Club de Paris à hauteur de 80 %, dispose de ressources financières importantes et connaît actuellement une phase de croissance soutenue. Malgré la crise mondiale, l’Irak aura en 2009 un taux de croissance de l’ordre de 8 % ; sa balance des paiements dégage un large excédent, de l’ordre de 15 Mds/$ en 2008, lui permettant d’accumuler des réserves de change (plus de 15 mois d’importations).</p>
<p>Cependant la forte dépendance de l’Irak à l’égard des hydrocarbures, qui représentent la quasi-totalité des recettes d’exportation comme des recettes budgétaires, rend cette économie très sensible à l’évolution des quantités produites et à celle des prix du pétrole sur le marché mondial. La production de pétrole continue de stagner à 2 M/bj, soit au niveau atteint avant 2003. L’objectif est de la tripler sur une période de six ans, pour qu’elle atteigne 6 M/bj.</p>
<p>Certes, l’Irak est une éponge imbibée d’hydrocarbures et les réserves prouvées sont considérables.Ceci suppose cependant à la fois une rénovation des installations existantes qui sont vétustes et des investissements massifs dans ce secteur. Cet objectif paraît très ambitieux compte tenu de la lourdeur des procédures d’appel d’offre, des conditions de sécurité encore précaires et de l’évolution du marché pétrolier.</p>
<p>En fait, le principal point de blocage reste un système économique obsolète, encore fortement étatisé et qui est resté à l’écart de la mondialisation. Le programme de privatisation régulièrement annoncé n’est toujours pas mis en œuvre à quelques exceptions près, notamment dans le secteur bancaire. Un programme de modernisation de l’Etat, débouchant sur une bonne gouvernance est en cours.</p>
<p>On peut s’interroger toutefois sur la bonne volonté des ministres qui entendent gérer leur administration de façon autonome pour leur propre bénéfice ou celui de leur clan. Parmi les handicaps, il convient également de souligner l’ampleur de la corruption, à tous les niveaux, qui a conduit Transparency International à inscrire l’Irak parmi les pays les plus corrompus du monde.</p>
<p>S’agissant de la reconstruction du pays, un premier programme de l’ordre de 400 Mds/$ est en cours d’élaboration, avec comme secteur prioritaire : celui des ressources hydrauliques (eau potable, irrigation) et les infrastructures de transport (Port d’Oumm Qasr, chemin de fer, métro de Bagdad). L’impression demeure cependant qu’il s’agit plus d’une shopping list que d’un véritable plan de reconstruction dérivant d’une stratégie à moyen terme.</p>
<p>Face à des ministres très jaloux de leur domaine de compétences et d’un ministère du Plan à faible autorité, il n’est pas sûr que le Higher Monitoring Committee présidé par un proche collaborateur du Premier ministre, qui doit assurer la coordination de l’ensemble de projets d’équipement, puisse imposer son autorité.</p>
<p>Ainsi l’évolution, qui devrait conduire l’Etat failli actuel à un Etat fonctionnant normalement en bonne gouvernance, sera-t-elle très lente. Ce constat contribue à expliquer une réelle prudence des entreprises et des investisseurs étrangers.</p>
<p><strong>4- Un pays qui entretient des relations difficiles avec ses voisins.</strong></p>
<p>La normalisation des relations de l’Irak avec les pays du Moyen-Orient, notamment ses voisins, est lente et assortie de nombreuses crispations.</p>
<p>L’Arabie saoudite, qui a du mal à accepter l’apparition dans son voisinage immédiat d’un pays à gouvernement chiite, n’a pas normalisé ses relations avec l’Irak : elle n’a toujours pas nommé d’ambassadeur à Bagdad. Les brimades dont est victime l’importante communauté chiite des provinces orientales de l’Arabie, la suspicion que Riyad apporte non seulement son soutien à la minorité sunnite irakienne mais apporte aussi aux insurgents un appui politique et financier voire en armements, entretiennent un contentieux et un climat de méfiance.</p>
<p>Quant à la Syrie, le gouvernement Maliki reste persuadé qu’elle continue à appuyer et à servir de base arrière à des groupes sunnites armés et hostiles au gouvernement légal.</p>
<p>La relation avec l’Iran est placée sous le signe de l’ambiguïté. Même si les principaux responsables du nouvel Irak sont chiites et ont vécu en exil en Iran, une certaine distance existe également. Certes la personnalité de l’ayatollah Sistani, qui a la nationalité iranienne, est respectée : sa volonté de calmer le jeu et son opposition passée à l’égard de l’ayatollah Khomeiny et au velayat-e-faqi sont connues. Mais l’influence pour ne pas dire l’ingérence iranienne en Irak est à la fois économique, politique et humaine. A l’évidence la brigade Al Qods, est active en Irak. Ses liens avec des milices ou groupes hostiles au gouvernement sont avérés. Officiellement, l’Iran est un pays ami et le président Talabani comme le premier ministre Maliki ont mis en garde les Etats-Unis contre toute intervention militaire en Iran. Mais la méfiance prévaut ne serait-ce que pour des raisons historiques. La solidarité entre chiites est contrebalancée par la relation conflictuelle qu’Arabes et Persans ont entretenue au cours des siècles. On observe que l’Iran joue un jeu subtil, ménageant un gouvernement ami mais entretenant des relations étroites avec des groupes qui entendent affaiblir un gouvernement jugé trop fort ou trop proche des Etats-Unis.</p>
<p>Il n’y a guère que la Turquie avec laquelle les relations politiques sont bonnes. La raison en est simple : les deux pays ont une approche très convergente du problème kurde et entendent brider toute velléité de création d’un Kurdistan indépendant. C’est pourquoi la coopération notamment militaire entre les deux pays est étroite, comme est forte la présence économique et commerciale de la Turquie qui est de fait le premier fournisseur de l’Irak.</p>
<p>En définitive, le contexte dans lequel évolue l’Irak restera difficile encore pendant plusieurs années, même si on peut espérer que la normalisation des conditions de sécurité s’affirmera progressivement. Ce pays aura encore besoin de l’appui des Etats-Unis pour se reconstruire comme pour lutter contre la violence, y compris après le retrait des troupes américaines prévu normalement pour fin 2011. Les Américains sont là et, pour reprendre les termes d’un de nos interlocuteurs, « <em>ils ne sont pas près de partir</em> ». La construction d’une ambassade-forteresse dans la zone verte où travaillent plus de 1.400 personnes en est le témoignage.</p>
</div>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La mondialisation à l’américaine a bel et bien échoué]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/19/la-mondialisation-a-l%e2%80%99americaine-a-bel-et-bien-echoue/</link>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 00:02:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/19/la-mondialisation-a-l%e2%80%99americaine-a-bel-et-bien-echoue/</guid>
<description><![CDATA[Par André Serra Il y a de plus en plus de fissures dans le monde de l’oncle Sam. Ça fait désordre. D]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par André Serra</em></p>
<p><strong>Il y a de plus en plus de fissures dans le monde de l’oncle Sam. Ça fait désordre. D’autres modèles apparaissent. Une mondialisation différente peut-être ?</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/mondialisation1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2468" title="américanisation du monde ou mondialisation à l'américaine" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/mondialisation1.jpg" alt="" width="300" height="489" /></a></p>
<p><a title="Blog d'André Serra" href="http://andreserra.blogauteurs.net/blog/">André Serra</a></p>
<p>Il est sans doute temps d’ouvrir largement nos yeux vers tous les signes montrant le cuisant échec de la mondialisation à l’américaine. Ces signes ne mettent nullement en question la nécessité de faire évoluer la planète humaine vers une solidarité de plus en plus affirmée, mais réduisent par contre à néant les résultats économiques obtenus depuis vingt ans par les élucubrations de l’OMC, voulue et dominée par les E-U.</p>
<div>Lorsque la crise des subprimes s’est déclarée aux É-U, on pouvait encore penser que cette crise était un accident de parcours du libéralisme selon l’oncle Sam. Près de deux ans après le doute n’est plus possible, et l’échec annoncé du sommet de Copenhague prévu en décembre pour décider des mesures à prendre en matière de protection climatique, avant même qu’il ne puisse être tenu, et confirmé par la dernière réunion du forum de l’APEC tenu à Singapour, renforce la réalité de l’illusion qu’a constitué jusqu’ici la propagande étasunienne pour la mondialisation.</div>
<div> </div>
<div>Depuis l’installation de Barack Obama à la Maison Blanche, les choses vont de mal en pis aux États-Unis, et les tergiversations du G20 ont débouché sur un grand vide. L’affaire des bonus a perduré, traduisant l’impuissance des États, aussi bien aux É-U qu’en Europe. Ensuite, la spéculation est repartie à grande allure, grâce au merveilleux taux d’intérêt de la FED, ramené à 0%. Une aubaine pour le <em>carry trade</em>.</div>
<div>Rappelons que cette géniale “<em>martingale</em>” consiste à emprunter des capitaux en dollar, à 0%, et à les faire fructifier dans un autre pays à des taux plus rémunérateurs. Par exemple en Australie où le taux de la banque centrale vient d’être porté à 3,5%. L’Australie est en effet un pays qui n’a pratiquement pas souffert de la crise et jouit d’une importante croissance, due à l’abondance de ses matières premières, et au fait que le prix de celles-ci monte actuellement en flèche.</div>
<div>Le <em>carry trade</em>, pratiqué avant la crise à partir d’un yen japonais à 0%, est devenu le garde-manger des spéculateurs étasuniens, et notamment des traders, qui ont à présent récupéré le niveau de bonus un moment ébranlé par le G20. On n’en parle plus !</div>
<div> </div>
<div>La sortie de crise des É-U, annoncée au clairon, se fait maintenant très mince. L’indice d’activité industrielle de la Fed de New York vient de rechuter de 34,6 à 23,5 le mois précédent et les ventes de détail de septembre sont fortement revues à la baisse à ‑2,3% contre ‑1,5% estimé initialement. Le chiffre de la consommation depuis le 1er janvier a enregistré un plongeon abyssal de 8,2%.</div>
<div> </div>
<div>Le G20, qui avait également bénéficié des trompettes de la Renommée, a disparu dans la brume. Les paradis fiscaux ne figurent plus sur les écrans. Ils vont pouvoir se refaire progressivement une beauté, car aucune législation particulière, dans aucun État, n’est venue contrecarrer leur renaissance. On a amusé la galerie un moment avec eux, et tout a pu rentrer dans l’ordre, ou plutôt dans le désordre.</div>
<div>Interviewé par la revue l’Expansion il y a quelques jours à ce sujet, Jean-Charles Rocher, professeur à l’École d’économie de Toulouse, a déclaré : « <em>Ces derniers (les paradis fiscaux) ont été des boucs émissaires. Ils ne sont pas responsables de la crise que nous traversons aujourd’hui. C’est plus facile de pointer du doigt les Îles Caïmans ou le Luxembourg que de faire le ménage chez soi ».</em></div>
<div> </div>
<div>En matière de régulation, grand souci du G20, les propositions ont disparu des plannings. Pour une bonne raison. Monsieur Obama n’a pas le temps de s’en occuper, l’Afghanistan, l’Iran et quelques voyages pour resserrer “les alliances” étant des problèmes plus urgents pour “l’Amérique”. Mais en fait, le secteur financier étasunien ne veut tout simplement pas de régulation. On reprendra les projets de coopération internationale plus tard. Rien ne presse, puisqu’il paraît que nous sommes sortis de la crise… ou presque !</div>
<div> </div>
<div>Quant aux intentions de donner aux pays émergents une place plus grande dans les institutions internationales, également annoncées par roulements de tambour prolongés,… oubliées. “L’Amérique est de retour” ! Qui Obama pense-t-il tromper ? Tout le monde sait parfaitement que l’” Amérique ” ne tient plus qu’à un fil. Mais on a encore un peu peur de ses rugissements. On ne sait jamais !</div>
<div> </div>
<div>Aujourd’hui, monsieur Obama tente de persuader les nations asiatiques que les É-U vont fortement s’engager en Asie, et il le dit avec beaucoup de force, comme il en a l’habitude avant de s’en dédire. Avec quoi dans les mains ? Il est à craindre que les Asiatiques appréhendent quelque peu ses cadeaux empoisonnés ; des batteries de missiles pour les protéger de l’Iran nucléaire, par exemple.</div>
<div> Dans les faits, seize nations de l’Asie-Pacifique viennent de s’engager dans un chantier d’unification économique et… politique, qui a des chances d’être beaucoup plus sérieux et solide que la mondialisation à l’américaine. Je ferai paraître un article détaillé sur cette importante question dans quelques jours. Il s’agit d’un événement considérable pour le monde.</div>
<div> </div>
<div>En particulier, le Japon est en train de filer entre les doigts des É-U, et Obama le sait. Le nouveau parti au pouvoir à Tokyo a ordonné l’analyse des traités secrets conclus depuis un demi-siècle entre l’ancien parti conservateur, éliminé, et la Maison Blanche. Les Japonais ont enclenché leur décolonisation ! Leur nouveau premier ministre, Yukio Hatoyama, a été élu pour ça, et il a commencé par la base étasunienne d’Okinawa. Obama l’a mal pris ! Et pourtant ça tombe bien pour lui, il a besoin de chair à canon pour l’Afghanistan. Avec les 40000 militaires étasuniens stationnés depuis plus d’un demi-siècle dans l’archipel, il a une solution toute trouvée. À la cadence de 1300 soldats tués par an, il pourrait tenir 30 ans de plus dans ce pays !</div>
<div> </div>
<div>La mondialisation sous bannière étoilée a décidément du plomb dans l’aile !</div>
<div><em>à lire également :</em></div>
<div>- <strong><a href="http://andreserra.blogauteurs.net/blog/2009/06/30/pourquoi-la-crise-de-2008-ne-ressemble-pas-a-celle-de-1929-parce-qu%E2%80%99elle-est-pire/">Pourquoi la crise de 2008 ne ressemble pas à celle de 1929 ?&#8230; Parce qu’elle est pire !</a></strong></div>
<div>
<div><strong> </strong></div>
<div><strong>- </strong><strong><a href="http://andreserra.blogauteurs.net/blog/2009/07/07/la-bataille-du-dollar/">La bataille du dollar</a></strong></div>
<div><strong> </strong></div>
<div><strong>- </strong><strong><a href="http://andreserra.blogauteurs.net/blog/2009/09/14/le-stratageme-des-e-u-pour-sortir-de-la-crise-en-evitant-la-debacle-monetaire/">Le stratagème des É-U pour sortir de la crise en évitant la débâcle monétaire</a></strong></div>
<div><strong> </strong></div>
<div><strong> </strong></div>
<div>Source : AgoraVox</div>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L’uranium en Irak, l’héritage empoisonné de la guerre]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/17/l%e2%80%99uranium-en-irak-l%e2%80%99heritage-empoisonne-de-la-guerre/</link>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 14:58:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/17/l%e2%80%99uranium-en-irak-l%e2%80%99heritage-empoisonne-de-la-guerre/</guid>
<description><![CDATA[Par David MacGregor Hegel fait remarquer l&#8217;apparition du « mal concret » dans l&#8217;histoire]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par David MacGregor</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/obey-or-was-it-hug-babies-drop-bombs-bush-bomb-hug.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2428" title="Nous avons besoin de notre suprématie mondiale pour protéger nos enfants. Nous avons besoin d'utiliser nos enfants pour protéger notre suprématie mondiale." src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/obey-or-was-it-hug-babies-drop-bombs-bush-bomb-hug.jpg" alt="" width="400" height="594" /></a></p>
<p>Hegel fait remarquer l&#8217;apparition du « <em>mal concret</em> » dans l&#8217;histoire, du déchaînement par intermittence de la malveillance humaine à une échelle colossale, capable de détruire des sociétés entières. Hegel note que les auteurs de crimes planétaires historiques sont poussés uniquement par la passion, l’amour-propre, l’avidité et la haine, et ignorent complètement « <em>l&#8217;ordre et la modération, la justice et la moralité.</em> » [1] L&#8217;agression impérialiste contre l&#8217;Irak, entamée par la première guerre du Golfe, qui atteignit son paroxysme lors des attaques « <em>Choc et Effroi</em>, » lancées par les armées étasuniennes et britanniques en 2003, et se poursuit toujours aujourd&#8217;hui presque vingt ans après, montre un horrible exemple de manifestation d’extrême malveillance dans un schéma dantesque.</p>
<p>Le livre incontournable d’Abdul-Haq Al-Ani et Joanne Baker [*], décrit une entreprise criminelle effroyable, qui se réalise désormais toute seule en Irak : la contamination préméditée de la nation irakienne, de sa population et de l&#8217;environnement naturel, par les radiations jusqu&#8217;alors inconnues d’une arme de destruction de masse, d’un instrument de guerre implacable, confectionné à partir d&#8217;une décharge mondiale pratiquement inépuisable d&#8217;uranium appauvri.</p>
<p>Fin février 1991, les sinistres photographies de presse et les images télévisées de l&#8217;« <em>Autoroute de la Mort</em> » révélèrent des vues du désert avec des véhicules irakiens civils et militaires carbonisés et tordus, détruits de sang froid par les frappes aériennes étasuniennes lors de la sortie précipitée de Saddam Hussein du Koweït. Beaucoup pensaient à l&#8217;époque que le monde sera sûrement dégoûté par une telle barbarie. Ces images seules conforteront sans doute le sentiment populaire contre la guerre, et inciteront les combattants à la paix ? Mais le cortège de cruauté sur la route du Koweït à Bassorah était juste le signal du début d’une croisade qui allait se dérouler pendant la majorité des deux prochaines décennies. Et aucune photo, aucune vidéo de télévision, ni même le sens de la vue, du goût, la sensibilité et l’odorat des témoins sur le terrain, ne pourrait révéler la perversité secrète de ces virulentes images de détritus mortels radioactifs et toxiques, émis en nuages de vapeur invisible par les missiles, les obus et les autres armes à l’uranium appauvri, qui contamineront la région du Golfe pendant un millénaire.</p>
<p>En 1988, en déclarant que Saddam Hussein était « <em>pire qu’Hitler</em>, » George HW Bush instaura une offensive de propagande diffamante qui a eu du succès contre le peuple irakien. La calomnie contre l&#8217;Irak se prolonge aujourd’hui dans son incapacité à solliciter une protection contre l’empoisonnement radioactif et chimique de l&#8217;uranium appauvri, ou même à effectuer et à faire connaître au public les recherches scientifiques sur le danger pour les humains et les animaux de la contamination à l&#8217;uranium appauvri. Comme le décrit ce livre, les gouvernements étasunien et britannique s’occupent avec grand de soucis des dépôts d’uranium appauvri, mais seulement à l’égard de leur propre territoire et citoyens [**]. La nation irakienne est devenue une colonie d’expérimentation géante servant à mesurer le danger des rayonnements ionisants et la toxicité associée à la dispersion irresponsable d&#8217;uranium appauvri.</p>
<p>D&#8217;un point de vue purement militaire, l&#8217;uranium appauvri est d’un très bon rapport coût-efficacité. [2] C’est un déchets radioactifs des réacteurs nucléaires et des fabriques d&#8217;armes nucléaires. Les fournisseurs sont impatients de s’en débarrasser, puisque sa cession gratuite aux militaire est une alternative attrayante au coût prohibitif de l&#8217;élimination sans danger des « <em>déchets nucléaires.</em> » Précisément aussi toxique chimiquement que le plomb, l&#8217;uranium appauvri est presque deux fois plus dense et beaucoup plus dur. L&#8217;uranium appauvri se profile de lui-même : il transperce les matériaux très durs tout en gagnant en capacité de pénétration. À grande vitesse, l’uranium appauvri brûle en traversant les cibles compactes comme le blindage des tanks, et émerge de l&#8217;autre côté dans un intense jaillissement de feu et de gaz mortels. Comme le relate ce livre, depuis 1991, plus de 2000 tonnes d’uranium appauvri brûlé, pulvérisé et explosé, ont été dispersées en Iraq par les armées étasuniennes et britanniques.</p>
<p>À partir de 1991, devant le monde indifférent, l&#8217;impérialisme occidental imposa un embargo total contre l&#8217;Irak : la première fois dans l&#8217;histoire moderne qu’une nation fut complètement isolée du commerce extérieur et des communications. Seuls les sièges barbares du Moyen Age ont quelque ressemblance avec le spectacle de souffrance en Irak. Même le discours savant et scientifique a succombé. Sans un murmure de la dissidence de la communauté mondiale, pour les chercheurs et écrivains irakiens, l&#8217;impérialisme a non seulement proscrit les éléments vitaux nécessaires à leurs recherches, mais aussi les sources internationales de recherche scientifique et de diffusion.</p>
<p>Abdul-Haq Al-Ani et Joanne Baker avancent dans cet ouvrage un calcul scientifique initial de spoliations à l’uranium appauvri derrière le rideau de l&#8217;uranium. [3] Les auteurs ne suggèrent pas que le mauvais état de santé de la population irakienne résulte entièrement de la contamination à l&#8217;uranium appauvri. Beaucoup de raisons sont derrière l’énorme montée des maladies, notamment du cancer et des malformations de naissance, chez les Irakiens. L’impérialisme étasunien et britannique a détruit l&#8217;infrastructure sociale du pays, en particulier les installations de traitement des eaux [***], les centrales électriques, les marchés à provisions, les hôpitaux et les écoles. Les feux incontrôlés de pétrole ont pollué l&#8217;air. Victime de la malnutrition et des sources d&#8217;eau contaminées, le système immunitaire de nombreux enfants s’est effondré. Même la parodie de procès et l’assassinat atroce de Saddam Hussein n’ont pas satisfait l’envahisseur occidental. Après l’élimination du dirigeant irakien, l&#8217;embargo est resté et l&#8217;infrastructure s&#8217;est détériorée alors même qu’avant guerre, l’Irak bénéficiait du service professionnel de 34.000 médecins enregistrés. En 2006, 20.000 médecins avaient fui ; 2000, des restants ont été tués et 250 enlevés. En 2007, 8 millions d&#8217;Irakiens avaient besoin d&#8217;une aide d&#8217;urgence et plus de la moitié des 22 millions d’habitants était dans une pauvreté absolue. La Croix-Rouge a signalé l&#8217;an dernier que la situation humanitaire là-bas est parmi les plus critiques du globe.</p>
<p>Les apologistes parlent d’un « <em>échec</em> » de la politique étasunienne et britannique en Irak, de l&#8217;impuissance de l&#8217;occupant à construire un système démocratique stable pour remplacer l&#8217;ordre du parti Baas sous Saddam Hussein. [4] Mais la paix et la sécurité n&#8217;ont jamais été sur l’agenda du militarisme étasunien et britannique. Son travail consistait à piller, diviser, avilir et paralyser l&#8217;Irak pour assurer que ce pays ne bafoue plus jamais la domination du pouvoir suprême de l’Occident.</p>
<p>Selon la Convention de 1948 sur la prévention du génocide, le crime de génocide englobe les actes commis dans l&#8217;intention de détruire un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Ces actes incluent le massacre des membres du groupe, l’atteinte grave à l&#8217;intégrité physique ou mentale des membres du groupe, et l’action d’infliger des conditions délibérées destinées à détruire le groupe en totalité ou en partie. Les auteurs présentent des preuves convaincantes sur le fait que l’usage sans discernement de l&#8217;uranium appauvri en Irak par la puissance occupante, ainsi que les répercussions de l’embargo et de l&#8217;invasion, sont conforment à ces rudiments de la définition du génocide.</p>
<p>Ce livre inclue des résultats d&#8217;études contrôlées par des scientifiques irakiens, sur la relation entre la présence de l&#8217;uranium appauvri, les radiations ionisantes, et le taux de maladies malignes assumé dans des conditions extrêmement défavorables 7 à 10 ans après l’agression de 1991. Ces études épidémiologiques et les mesures de rayonnements élevés sont forcément rudimentaires et incomplètes. Pourtant, associées aux rapports documentés sur les malformations de naissance et les cancers liés à l&#8217;exposition aux rayonnements depuis l&#8217;invasion de 2003 (dont une augmentation marquée du cancer du sein chez les Irakiennes), ces études sont les premières à présenter un tableau extrêmement troublant. Des preuves alarmantes révélées par les auteurs de ce livre constituent un dossier solide de génocide en Irak, commis par les envahisseurs étasuniens et britanniques grâce au recours sans discernement à des armes renforcées à l’uranium appauvri.</p>
<p><strong>Original :</strong> <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=16098">www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=16098</a>, publié le 15 novembre 2009.</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>1. <em>Lectures on the Philosophy of World History. Introduction: Reason in History</em>. Trans. H.B. Nisbet. Cambridge: Cambridge University Press, 1975, p. 21.</p>
<p>2. Pour un résumé utile des questions entourant l’uranium appauvri, voir Rob White, « <em>Depleted Uranium, state crime and the politics of knowing</em>. » Theoretical Criminology. Vol. 12(1):31-54, 2008.</p>
<p>3. La Commission sur l’énergie atomique étasunienne a fait éclater la première bombe à hydrogène <em>délivrable</em> (jetable par avion) en 1954 dans les Îles Marshall, sous le nom de code « Bravo. » Les radiations mortelles de l’énorme boule de feu nucléaire s’abattirent sur les habitants des îles et sur les scientifiques et le personnel de l’armée étasunienne. L&#8217;administration d’Eisenhower tenta vainement d’étouffer l’information de la catastrophe. La dissimulation des États-Unis fut surnommée <em>the uranium curtain</em> (le rideau de l’uranium) par les censeurs. Cité par Shane Maddock dans « <em>The Fourth Country Problem: Eisenhower&#8217;s Nuclear Nonproliferation Policy</em>, » publication trimestrielle des Études Présidentielles ; été 1998 ; 28, 3, p. 555.</p>
<p>4. Par exemple, Daniel Byman, « An Autopsy of the Iraq Debacle: Policy Failure or Bridge Too Far? » Security Studies, 17: 599–643, 2008.</p>
<p>&#160;</p>
<p>à lire aussi : <a href="http://www.slate.fr/story/13091/explosion-des-malformations-la-naissance-falloujah">http://www.slate.fr/story/13091/explosion-des-malformations-la-naissance-falloujah</a></p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pax Americana ou la venue d'une guerre sans frontière ]]></title>
<link>http://montrealaisorigine.wordpress.com/2009/11/16/pax-americana-ou-la-venue-dune-guerre-sans-frontiere/</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 18:38:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Autret</dc:creator>
<guid>http://montrealaisorigine.wordpress.com/2009/11/16/pax-americana-ou-la-venue-dune-guerre-sans-frontiere/</guid>
<description><![CDATA[Pax Americana a été présenté en première mondiale au RIDM. Il s&#8217;agit d&#8217;un documentaire p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Pax Americana a été présenté en première mondiale au RIDM. Il s&#8217;agit d&#8217;un documentaire p]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le 11 septembre 2001 : un alibi pour sortir du traité ABM (+ vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/le-11-septembre-2001-un-alibi-pour-sortir-du-traite-abm-video/</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 14:43:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/le-11-septembre-2001-un-alibi-pour-sortir-du-traite-abm-video/</guid>
<description><![CDATA[En 2000, les futurs conseillers de l’administration Bush II, réunis au sein du groupe de réflexion «]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-2403" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/le-11-septembre-2001-un-alibi-pour-sortir-du-traite-abm-video/lancement-dun-missile-nucleaire/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2403" title="lancement d'un missile nucléaire" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/lancement-dun-missile-nucleaire.jpg" alt="lancement d'un missile nucléaire" width="357" height="500" /></a></p>
<p>En 2000, les futurs conseillers de l’administration Bush II, réunis au sein du groupe de réflexion « <em>Project for the New American Century</em> », rendent un rapport intitulé « <em>Reconstruire les Défenses de l’Amérique</em> » (1). Ce projet décrit la stratégie des forces armées américaines nécessaires pour la « <em>Pax Americana</em> » (2). Leur ambition est de créer une armée spatiale et de poursuivre le développement du bouclier anti-missile afin d’établir l’hégémonie des Etats-Unis.</p>
<p>Albert Wohlstetter (1913-1997) était professeur à l’université de Chicago et conseiller de la Rand Corporation. Il fut l’inspirateur du néo-conservatisme (4). En 1958 il préconise The Delicate Balance of Terror (5) l’utilisation d’armes nucléaires tactiques en liaison avec d’autres armes de précisions téléguidées suffisamment précises pour éviter les dommages collatéraux sur les populations civiles. (6) Ce faisant, il était un adversaire du traité de désarmement nucléaire signé entre l’Union soviétique et le gouvernement américain lequel restreignaient selon lui la créativité technologique des États-Unis tout en maintenant un équilibre artificiel avec l’URSS.</p>
<p>Le traité ABM (7), conclu en 1972 entre Nixon et Brejnev, force les américains à stopper officiellement la militarisation de l’espace. Le 8 mars 1983, en pleine « <em>guerre froide</em> » Reagan qualifia l’Union soviétique d’« <em>Empire du mal</em> » (25). Sa politique en matière de défense s’articulait autour de la doctrine « <em>Paix dans la force</em> ». Ainsi naquit « <em>Star War</em> » qui désigne le programme américain de défense antimissiles nommé « <em>Initiative de défense stratégique</em> » (IDS) (8) . Son lancement intervient le 23 mars 1983 . Il s’agit d’un projet de réseau de satellites pour détecter et détruire des missiles balistiques lancés contre les États-Unis.</p>
<p>Dix sept ans plus tard, en 2000, les néoconservateurs du PNAC (1) réclament la maîtrise de l’espace et constatent que leur programme, nécessitant une forte augmentation du budget de défense du Pentagone, ne pourra se réaliser qu’à l’occasion d’un événement d’une exceptionnelle gravité, tel qu’un nouveau Pearl Harbor. Donald Rumsfeld alors qu’il était administrateur de la Rand Corporation et juste avant qu’il ne devienne secrétaire à la Défense, a théorisé l’arme spatiale (9) . Son ambition était de créer un nouveau type d’armée et le fameux bouclier anti-missiles. Rumsfeld s’est demandé si le seul événement capable de galvaniser les énergies de la Nation et de forcer le gouvernement à agir serait une attaque destructrice contre le pays : un « <em>Pearl Harbor spatial</em> ». (10)</p>
<p>Delmart Vreland, agent des services secrets de la Navy (11), détaillera ce programme lors d’un entretien avec Mike Ruppert. Vreeland envoya en août 2001 une lettre aux autorités canadiennes dans laquelle il donne les détails concernant les attaques du 11 septembre.</p>
<p>Mike Ruppert : « <em>Pourquoi étiez-vous à Moscou et en Russie fin 2000 ?</em> » Vreeland : « <em>J’avais été envoyé là-bas par le gouvernement des États-Unis et par l’ONI</em> [Office of Naval Intelligence]. <em>J’ai reçu mes ordres entre le 4 et le 7 septembre 2000. C’était pour travailler à l’ambassade canadienne sur des diagrammes et des projets concernant un système d’armes défensives</em> [weapons defense system]. » Le nom de ce système de défense est SSST [Stealth Satellite System Terminator - Système de satellite furtif Terminator]. (12) . « <em>La seule partie dont j’ai parlé publiquement est un élément relatif à des satellites réellement en orbite actuellement, qui ne sont pas à ce jour la propriété du gouvernement des Etats-Unis. Sur conseil de mon avocat je ne peux pas parler des autres composants.</em> »</p>
<p>Vreeland donne une description du système ABM américain et précise que les satellites utilisés sont de type civil. Il rapporte ces informations pour donner du crédit à ses révélations sur le 11 Septembre. Ce qu’il a voulu nous dire c’est : « <em>Vérifiez ce que je dis sur l’ABM et que personne n’a dit avant moi, et vous verrez que je dis la vérité sur l’affaire du 11 Septembre.</em> »</p>
<h3>Les attentats du 11 Septembre ont été le bon de sortie du traité ABM de 1972.</h3>
<p>En juin 2001, eut lieu un exercice de simulation militaire appelé Amalgam Virgo (13). le visage de ben Laden apparaissait déjà sur le document d’état-major (14) Cet exercice impliquait l’hypothétique scénario d’une frappe d’un missile de croisière et ressemblait en tous points à l’attaque du Pentagone. Il sera cité lors de la commission d’enquête des attentats en 2004 mais aucune investigation ne sera menée (15) Autre coîncidence, le jour des attentats du 11 septembre se déroulait aussi un exercice de simulation de guerre nucléaire appelé « <em>Global Guardian</em> »(16). La marine faisait partie de cette opération et avait la capacité d’envoyer un missile sur le Pentagone grâce au système AEGIS (17). Venant de subir une agression terroriste inédite sur son propre sol et se considérant en guerre , les États-Unis réclament l’aval de la légitime défense. (18)</p>
<p>L’annonce du retrait du traité ABM est rendue publique dès le 13 décembre 2001. Le mardi 12 juin 2002, à Madrid, George W. Bush affirme qu’il est désormais « <em>un vestige du passé</em> ». Le lendemain, les Etats-Unis sont officiellement désengagés de ce traité. Ce retrait unilatéral fait sauter le verrou qui empêchait le développement du bouclier spatial. Non seulement ce programme retrouve une actualité, mais désormais c’est l’US Navy qui est en position centrale dans ce qui succède au programme IDS : la « <em>National Missile Defense</em> »(19) mise en œuvre par la « <em>Missile Defense Agency</em> » (MDA).</p>
<p>Cette attaque venue du ciel est vraiment une aubaine pour les va-t-en guerre néoconservateurs. En faisant voter au Congrès américain le plus gros budget de défense militaire (20), la guerre au terrorisme peut commencer en Afghanistan, fief des Talibans de Ben Laden et d’Al Qaida. La traque de ben Laden fut inefficace pendant 7 ans et étrangement, il n’est toujours pas inculpé par le FBI pour le crime des attentats du 11 septembre. (21)</p>
<h3>Conclusion.</h3>
<p>Au mois de mai 2008, le PNAC arrête la diffusion de son site internet. La doctrine des néoconservateurs est reprise par l’ « <em>American Commitee for a Strong Europe</em> » (22). Celui ci prévoit de reconstruire les forces armées européennes par l’intermédiaire de l’Otan et par l’adoption de la politique de défense commune du mini traité de Nicolas Sarkozy. Le projet de bouclier anti missile qui était une arme défensive devient maintenant offensif et nous rappelle les terribles heures de la crise des missiles de Cuba. (23)</p>
<p>Comme le dit Noam Chomsky : (24) « <em>En isolant le pays (USA) des représailles, la défense anti-missiles garantira la capacité et la disponibilité des Etats-Unis à modeler l’environnement dans d’autres régions du monde. [...] La défense anti-missiles ne sert pas à protéger l’Amérique. C’est un outil visant à la domination mondiale. [...] L’installation d’un système de défense anti-missiles en Europe orientale est pratiquement une déclaration de guerre.</em> »</p>
<p>1.<a href="http://www.reopen911.info/11-septembre/reconstruire-les-defenses-de-lamerique-traduit-par-reopen911/">http://www.reopen911.info/11-septem&#8230;</a> 2 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pax_Americana">http://fr.wikipedia.org/wiki/Pax_Am&#8230;</a> 3 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Wohlstetter">http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert&#8230;</a> 4 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9o-conservatisme">http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A&#8230;</a> 5 <a href="http://www.rand.org/publications/classics/wohlstetter/P1472/P1472.html">www.rand.org/publications/classics/&#8230;</a> 6 <a href="http://www.rand.org/publications/classics/wohlstetter/P1472/P1472.html">www.rand.org/publications/classics/&#8230;</a> 7 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_ABM">http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%&#8230;</a> 8 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Guerre_des_%C3%A9toiles_">http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Gue&#8230;</a>(politique) 9 <a href="http://fas.org/irp/congress/1998_cr/s980731-rumsfeld.htm">http://fas.org/irp/congress/1998_cr&#8230;</a> 10 <a href="http://www.voltairenet.org/article7624.html?var_recherche=bouclier%20spatial?var_recherche=bouclier%20spatial">www.voltairenet.org/article7624.htm&#8230;</a> 11 <a href="http://www.fromthewilderness.com/free/ww3/092602_vreeland_gnn.html">www.fromthewilderness.com/free/ww3/&#8230;</a> 12 <a href="http://www.tldm.org/News4/satellite.htm">www.tldm.org/News4/satellite.htm</a> 13 <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amalgam_Virgo">http://en.wikipedia.org/wiki/Amalga&#8230;</a> 14 <a href="http://www.ratical.org/ratville/CAH/linkscopy/AmalgumVirgo.pdf">www.ratical.org/ratville/CAH/linksc&#8230;</a> 15 <a href="http://www.dailymotion.com/Ashoka_lc/video/x317j7_colonel-scott-amalgan-virgo-01_news">www.dailymotion.com/Ashoka_lc/video&#8230;</a> 16 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Global_Guardian">http://fr.wikipedia.org/wiki/Global&#8230;</a> 17 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_combat_Aegis">http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C&#8230;</a> 18 <a href="http://www.aidh.org/attacks/d01.htm">www.aidh.org/attacks/d01.htm</a> 19 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/National_missile_defense">http://fr.wikipedia.org/wiki/Nation&#8230;</a> 20 <a href="http://www.voltairenet.org/article12253.html">www.voltairenet.org/article12253.html</a> 21 <a href="http://www.voltairenet.org/article140501.html">www.voltairenet.org/article140501.html</a> 22 <a href="http://libe-usa.blogs.com/CSE.html">http://libe-usa.blogs.com/CSE.html</a> 23 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_missiles_de_Cuba">http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_&#8230;</a> 24 <a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=105025">http://contreinfo.info/article.php3&#8230;</a> 25 <a href="http://www.pbs.org/wgbh/amex/presidents/vi...">www.pbs.org/wgbh/amex/presidents/vi&#8230;</a></p>
<p>Source : Geopolintel</p>
<p><strong>Reportage sur le bouclier anti-missiles des USA</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x5p10u"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x5p10u" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Dear President Obama]]></title>
<link>http://anthonyuu.wordpress.com/2009/11/15/dear-president-obama/</link>
<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 20:22:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Anthony David</dc:creator>
<guid>http://anthonyuu.wordpress.com/2009/11/15/dear-president-obama/</guid>
<description><![CDATA[Dear President Obama, At one point in your speech to the United Nations General Assembly from this p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Dear President Obama,</p>
<p>At one point in your speech to the United Nations General Assembly from this past September, you quoted your predecessor Franklin Roosevelt, saying: “The structure of world peace cannot be the work of one man, one party, or one nation…. It cannot be a peace of large nations—or of small nations. It must be a peace which rests on the cooperative effort of the whole world.” “The choice is ours,” you said over and over to representatives of the gathered nations of the world. “We can be remembered as a generation that chose to drag the arguments of the 20th century into the 21st; that put off hard choices, refused to look ahead, failed to keep pace because we defined ourselves by what we were against instead of what we were for. Or we can be a generation that chooses to see the shoreline beyond the rough waters ahead; that comes together to serve the common interests of human beings….” </p>
<p>I hear this, and I can’t help but feel inspired. It’s the poem from your inauguration, where poet Elizabeth Alexander says, </p>
<p><em>What if the mightiest word is love?<br />
Love beyond marital, filial, national,<br />
love that casts a widening pool of light…. </em></p>
<p>What if? We ask this as well, as Unitarian Universalists. What if more people affirmed the interdependent web of all existence, which applies as much to international affairs as to the natural world? What if more people affirmed the goal of world community with peace, liberty, and justice for all? Love, casting a widening pool of light. These are values of my own religious tradition that I am hearing in you, and I am inspired. </p>
<p>That’s why I’m celebrating the message you’ve been bringing to the world in the past eleven months. You remind me of one of our Unitarian Universalist ancestors: Adlai  Stevenson, Ambassador to the United Nations during the JFK administration and also candidate for President of the United States in 1952 and 1956. (As a brief aside, it’s said that when the Unitarian Universalist Association was formed in 1961, Stevenson wrote to the Rev. Dana McLean Greeley, its first president, “Congratulations on your election as president. I know from hearsay how satisfying that can be.”) Despite not winning the Presidency, he was a great visionary who said that “It is no longer possible—if it ever was—for local communities to be more secure than the surrounding world. Our ultimate security therefore lies in making the world more and more into a community.” That’s what Adlai Stevenson said, and it’s your message too, over and over again. The mightiest word of love. Not unilateralism and militarism as a first resort, but multilateralism and diplomacy. Interdependence in world community. </p>
<p>Thank you for spreading values we Unitarian Universalists affirm. It’s why I think that Unitarian Universalists everywhere (whatever their party affiliations might be, whether Democratic or Republican or Independent) will have something to cheer when, on December 10th, you are in Oslo, Norway, receiving the prize—a prize which you have said you will accept as a call to all nations to confront the common challenges of the 21st century. Warm congratulations to you! </p>
<p>I laughed when I heard about what happened right after you received the news. Your daughter Malia walked in and said, “Daddy, you won the Nobel Peace Prize, and it’s Bo’s birthday!” And then your other daughter Sasha added, “Plus, we have a three-day weekend coming up.” Kids, helping keep things in perspective. Although it sounds like you are doing fine with this on your own. “To be honest,” you said to reporters, “I do not feel that I deserve to be in the company of so many of the transformative figures who’ve been honored by the prize.” This is what you said. </p>
<p>Of course, the Nobel Committee disagrees. In announcing that you are the recipient, it said, “Only very rarely has a person to the same extent as Obama captured the world’s attention and given its people hope for a better future.” “The question we have to ask,” said Nobel committee chair Thorbjorn Jagland, “is who has done the most in the previous year to enhance peace in the world. And who has done more than Barack Obama?” </p>
<p>It’s a controversial question—whether you have accomplished enough. Already, you have plunged into the rough waters of multiple tough issues: prohibiting the use of torture by the United States; ordering the prison at Guantanamo Bay closed; working on finding effective ways of rooting out al Qaeda in Afghanistan and Pakistan; stopping terrorism at its roots by promoting human rights, economic opportunity, and security in countries that are hurting; partnering with Russia to substantially reduce nuclear warheads and launchers; advancing the cause of two states—Israel and Palestine—living side by side in peace and security so that justice for all in the Middle East can become a reality; moving America from a bystander to a leader in international climate change negotiations; helping coordinate an international response of over $2 trillion in stimulus to bring the global economy back from the brink; and re-engaging the United Nations, joining the Human Rights Council, bringing America back to the world table. To the United Nations, in September, you said, “I have been in office for just nine months—though some days it seems a lot longer.” I wonder why. Definitely, you are not putting off any of the hard choices required to create a better world. You are plunging right in.  </p>
<p>But I do understand why you still think you don’t deserve the award. It is only the beginning. You have only just begun. The world is still in the midst of rough waters. The shoreline is still far off. And yet, perhaps the award was given not so much to honor past accomplishment as future promise. Perhaps, as Stanford University scholar Clarence B. Jones suggests, the award is about strengthening your resolve as you go forward, encouraging you to see your vision through all the way to the very end. He saw this with Martin Luther King Jr., when he received the Peace Prize. MLK Jr. had been struggling with what to say about the Vietnam War—this man who had already fought extraordinary fights for justice and peace—and the Peace Prize convicted his conscience, pressed him to break his silence and speak out. “Just knowing that hunk of metal was in his bureau drawer,” says Clarence B. Jones, “forced someone as strong as Martin Luther King Jr. to publicly comment in a way he might otherwise not.” I think the world wants you to continue making the hard choices that need to be made. I think it wants you to stay strong, and to finish this ironman race you’ve started. As the New York Times put it, “Americans elected Mr. Obama because they wanted him to restore American values and leadership—and because they believed he could. The Nobel Prize … shows how many people around the world want the same thing.”  </p>
<p>But this is not the first time that the Nobel Peace Prize Committee has acted contrary to  popular expectations. I was fascinated to learn that an early Peace Prize controversy had to do with whether non-governmental peace activists only should receive the prize, rather than heads of state and politicians. Before 1905, only private peace activists had received the award. And then came 1906. The recipient was none other than American President Theodore Roosevelt, for his efforts in helping to negotiate an end to the war between Russia and Japan. People around the world screamed. What’s this? What’s this? they cried. Yet the Nobel Committee was ahead of the curve. It saw, after the turn of the century, how governments were increasingly promoting peaceful solutions for international disputes, and it wanted to encourage this even more. Private peace activists no longer owned the work exclusively. To ensure relevance for its prize, the committee risked changing with the times, together with the resulting wrath. </p>
<p>Today’s committee, I believe, took a similar risk. Said committee chair Thorbjorn Jagland, “Some people say—and I understand it—‘Isn’t it premature? Too early?’ Well, I’d say … that it could be too late to respond three years from now. It is now that we have the opportunity to respond—all of us.” American multilateralism and diplomacy can’t wait. America modeling the kind of leadership that needs to happen in every country around the world can’t wait. Hope can’t wait. The mightiest word of love has to happen now. </p>
<p>Clearly, honest confusion has surrounded this year’s award. But there’s been some real ugliness as well. I mean, it seems to me that when someone gets an amazing award like a Nobel Peace Prize, a reasonable response is delight. Good for you, President Obama! Good for you, America! Delight, even if people might not be sure exactly why you got the award. The not-knowing then becomes transformed into a positive curiosity to find out why—to discover just exactly what it is you have been saying and doing on the international scene that would merit such an award. Yet from some quarters you’ve seen the absolute opposite of curiosity and delight. New York Times columnist David Brooks, calling it a joke, saying, “Nobody cares what five Norwegian guys think”—demonstrating, regrettably, an arrogant disdain for the rest of the world that is part and parcel of ugly Americanism and cowboy diplomacy. Those five Norwegians (not all guys, by the way) see how you’ve single-handedly set a new tone throughout the world, and David Brooks thinks that this is a joke? </p>
<p>Reminds me of something I read in U. S. News and World Report a while back. An interview with Cullen Murphy, about his book entitled Are We Rome? The Fall of an Empire and the Fate of America. For a time, comparisons with Rome had been positive ones: the Pax Romana living anew in the Pax Americana, providing worldwide cultural benefits and worldwide security. But now the dominant view worries about America’s decline and compares symptoms of this to what people saw in Rome’s decline. And so the interviewer at one point says to Cullen Murphy, “You say there was an almost fatal parochialism among the Romans. Are we in danger of duplicating it?” Here’s Murphy’s reply: “I was looking the other day at one of the new Pew Center polls about ‘what Americans know.’ Americans in general aren&#8217;t that interested in, or aware of, the outside world, and increasingly even our elites don&#8217;t seem to put much stock in that kind of knowledge either. We don&#8217;t have [enough] Arabic speakers; the number of foreign correspondents continues to shrink. Compared with the Greeks, the Romans were not passionately interested in the outside world. And they were often taken by surprise. The great disaster suffered by Varus in Germany in A.D. 9, when three entire Roman legions were annihilated, stemmed partly from ignorance about the tribes they were up against.” </p>
<p>It’s been called “Omphalos syndrome”: the misguided belief that one’s nation and way of life is at the center (or navel) of the world. Rome had it, and suffered for it. America has it too, and we are suffering. We need to start caring about what five Norwegians think. We really do. </p>
<p>Ugly Americanism has come up in connection with your receiving the Peace Prize, and so has an all-consuming ugly cynicism. Writer H. L. Mencken once said, “A cynic is a man who, when he smells flowers, looks around for a coffin.” This is definitely what some people have been doing around your award. Looking around for that coffin. Some of it is just blatantly racist—the presumption that the Peace Prize committee gave you the award just because you are the first African American president. And then there’s the cynicism summed up in something that Republican National Committee chairman Michael Steele said: you won because of “star power.” The world has a crush on you. Things are just in the honeymoon phase. It’s all illusion, smoke and mirrors. </p>
<p>Now, my congregation is listening in on this letter, so I say this to them as much as to you: that our Unitarian Universalist values transcend political parties. We are doing the best we can to stand on the side of love, that mightiest word, and part of our job is bringing prophetic critique to the public sphere when necessary, whether that sphere is Democratic or Republican, because our Unitarian Universalist values demand it. To be faithful to our religious call, there must be independence from political parties; we must be able to speak from out of a higher point of view of shared values. Today I bring warm congratulations to you, but when your policies and actions go contrary to our values, expect a different kind of letter. And if ever doing this becomes not OK in a Unitarian Universalist congregation—when my religion becomes a mere adjunct of the Democratic Party, and there’s absolutely no room for Republicans, or others, then I am out of here. </p>
<p>So when I call what Michael Steele is saying as cynical, I’m not trying to win one for the Democrats. I’m doing the best I can to speak up for that love which is </p>
<p><em>beyond marital, filial, national,<br />
love that casts a widening pool of light….</em></p>
<p>But the “star power” comment takes the love you are trying to spread and tries to make it an unworthy thing. He’s trying to rebuild his political party, while you are trying to lead America into a new chapter of international cooperation. He says it’s just all words, but, first of all, words are a kind of action too—words change things. As a preacher, I have to believe this. Second, you know very we’ll that words alone are not enough. That’s why, over and over again, you say that “the future will be forged by deeds and not simply words,” that “the magnitude of our challenges has yet to be met by the measure of our actions.” </p>
<p>On the other hand, maybe some star power is exactly what we need right now. But here, I’m talking about power to forge international consensus and move the world’s conscience.  It was something we saw lacking in the previous presidential administration—how President Bush squandered the world’s goodwill after 9/11. He started a war of choice with Iraq. On such critical global issues as arms control, torture, and climate change, he stepped back from the world table, disengaged, thumbed his nose at everyone. Unilateralism, cowboy diplomacy, Omphalos syndrome. But then came the genocide in Darfur, hundreds of thousands dead and millions displaced in waves of violence that showed no signs of abating. President Bush spoke movingly to this in 2007, at the U. S. Holocaust Memorial Museum in Washington. “It is evil we are now seeing in Sudan—and we’re not going to back down.” He was exactly right. Yet his call went nowhere. Multilateralism and diplomacy was what solving the problem in Darfur required and continues to require—yet this had not been the established practice of the Bush administration. It was like singing a completely different tune. And then there was the accumulated skepticism and distrust of the world that drowned him out, made it impossible for his absolutely worthy message to be heard.  </p>
<p>But it’s a different time now. How you’ve turning things around, in just eleven months, is why you’ve been awarded this year’s Nobel Peace Prize. The Committee wants you to see things through, this long journey you started. Your vision of four pillars, which are “fundamental to the future that we want for our children:” stopping the spread of nuclear weapons, pursuing peace, meeting the challenge of climate change, and the creation of a global economy that advances opportunity for all. “Now is the time,” you are saying, “for all of us to take our share of the responsibility for a global response to global challenges. […]The time has come to realize that the old habits, the old arguments, are irrelevant to the challenges faced by our people. They lead nations to act in opposition to the very goals that they claim to pursue…. They build up walls between us and the future that our people seek, and the time has come for those walls to come down.” The time has come. The choice is ours. </p>
<p><em>beyond marital, filial, national,<br />
love casting a widening pool of light….</em></p>
<p>President Obama, I thank you for your inspired service, and I’ll be there with you in spirit when, on December 10th, you’re in Oslo receiving the prize. Thanks for asking What if? What if the mightiest word is love? </p>
<p>Sincerely, </p>
<p>Rev. Anthony David, Senior Minister<br />
The Unitarian Universalist Congregation of Atlanta</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[How Byzantium Can Help Preserve Pax Americana]]></title>
<link>http://mybyzantine.wordpress.com/2009/11/15/how-byzantium-can-help-preserve-pax-americana-2/</link>
<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 09:34:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>proverbs6to10</dc:creator>
<guid>http://mybyzantine.wordpress.com/2009/11/15/how-byzantium-can-help-preserve-pax-americana-2/</guid>
<description><![CDATA[Economic crisis, mounting national debt, excessive foreign commitments &#8212; this is no way to run]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Economic crisis, mounting national debt, excessive foreign commitments &#8212; this is no way to run]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[How Byzantium Can Help Preserve Pax Americana]]></title>
<link>http://mybyzantine.wordpress.com/2009/11/15/how-byzantium-can-help-preserve-pax-americana/</link>
<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 09:29:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>proverbs6to10</dc:creator>
<guid>http://mybyzantine.wordpress.com/2009/11/15/how-byzantium-can-help-preserve-pax-americana/</guid>
<description><![CDATA[Economic crisis, mounting national debt, excessive foreign commitments &#8212; this is no way to run]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Economic crisis, mounting national debt, excessive foreign commitments &#8212; this is no way to run]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[New Pax Americana]]></title>
<link>http://michaeljamesmartin.wordpress.com/2009/11/12/new-pax-americana/</link>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 18:37:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Michael Martin</dc:creator>
<guid>http://michaeljamesmartin.wordpress.com/2009/11/12/new-pax-americana/</guid>
<description><![CDATA[New Pax Americana out. People in it I know, in terms of how one can really know someone via interwav]]></description>
<content:encoded><![CDATA[New Pax Americana out. People in it I know, in terms of how one can really know someone via interwav]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le droit est le fondement de la paix, de la justice et de l’humanité]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/12/le-droit-est-le-fondement-de-la-paix-de-la-justice-et-de-l%e2%80%99humanite/</link>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 15:27:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/12/le-droit-est-le-fondement-de-la-paix-de-la-justice-et-de-l%e2%80%99humanite/</guid>
<description><![CDATA[Par Karl Müller Réflexions sur l’histoire et l’éthique de la politique internationale. Horizons et d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Karl Müller</em></p>
<p><strong>Réflexions sur l’histoire et l’éthique de la politique internationale.</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2287" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/12/le-droit-est-le-fondement-de-la-paix-de-la-justice-et-de-l%e2%80%99humanite/tyrant_boot_canvas_unique/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2287" title="The limits of the tyrants are prescribed by the endurance of those whom they oppress" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/tyrant_boot_canvas_unique.jpg" alt="The limits of the tyrants are prescribed by the endurance of those whom they oppress" width="450" height="608" /></a></p>
<div><a href="http://www.horizons-et-debats.ch/">Horizons et débats</a></div>
<div>
<p>Au vu des victimes et des dégâts causés pendant la Seconde Guerre mondiale, les fondateurs des Nations Unies et de sa Charte tentèrent d’éviter qu’une pareille catastrophe ne se reproduise, cherchant à rendre le monde plus pacifique et plus juste. La mise en place des relations internationales ne devait plus relever de l’arbitraire de quelques pays. Il fallait établir un ordre juridique international approuvé et respecté par tous les Etats de la planète.</p>
<p>Mais peu après la fin de la guerre et la fondation des Nations Unies, le monde se trouva à nouveau divisé en blocs hos­tiles. Une nouvelle fois, les relations internationales furent marquées, au cours des décennies suivant la guerre, par la poli­tique d’hégémonie.</p>
<p>On savait déjà qu’une politique internationale soumise aux fluctuations de la recherche du pouvoir et du contre-pouvoir n’apportait pas de stabilité et n’assurait donc pas la paix. La situation dans le monde fut donc très fragile et l’humanité n’échappa que d’un cheveu, et par hasard, à la destruction.</p>
<p>C’est pourquoi dès les années 60 on entreprit de sérieux efforts pour réduire les affrontements et l’aggravation de la situation entre les blocs et pour remplacer les affrontements, les conflits et la course aux armements par des mesures de confiance, de coopération et de désarmement.</p>
<p>Il est vrai que tout le monde n’était pas honnête et ce furent les mêmes qui déclenchèrent une nouvelle fois la guerre froide dans les années 80, provoquant une nouvelle course aux armements.<br />
Le monde se retrouva face à la menace d’une guerre mondiale dévastatrice. Ce furent avant tout les Etats-Unis qui cherchèrent à gagner la guerre froide; non pas par la force des armes mais par une guerre économique et financière.</p>
<p>L’alliance militaire orientale, le Pacte de Varsovie, et le bloc économique oriental, le Conseil d’assistance économique mutuelle (Comecon) furent mis sous pression, ce qui amena finalement leur dissolution. Il ne resta qu’une grande puissance: les Etats-Unis et l’OTAN, qu’ils dirigent, et l’ordre financier et économique mondial qu’ils déterminent.</p>
<p>Nombreux furent ceux qui, lors de la dissolution du bloc de l’Est, espérèrent une paix durable assurant la sécurité et le bien-être. Mais ce fut en vain car la politique américaine, profitant de sa situation d’unique superpuissance au monde, voulut s’imposer non par le droit mais en profitant de sa situation dominante. La mondialisation fut en fait une américanisation du monde – par tous les moyens et sans tenir compte des dégâts causés.</p>
<p>Au début des années 90, le gouvernement américain avait appelé cela « <em>nouvel ordre mondial </em>» et il ouvrit cette « <em>ère nouvelle</em> » par de nouvelles guerres: contre l’Irak, contre la Somalie, contre la Yougoslavie. Les groupes de réflexion américains se penchèrent dans les années 90 sur un « <em>Projet de nouveau siècle américain</em> », escomptant bien l’imposer par leur supériorité militaire. Les guerres contre l’Afghanistan et à nouveau contre l’Irak en sont les signes les plus visibles, mais aussi l’instrumentalisation des Etats européens membres de l’OTAN, la mainmise sur l’Union européenne, la mise au pas de la «<em> gauche</em> » européenne et l’extension à l’Est de l’OTAN et de l’Union européenne.</p>
<p>Néanmoins, aujourd’hui, 20 ans après la dissolution du bloc de l’Est, le plan des Etats-Unis a échoué.</p>
<p>Les conséquences catastrophiques du « <em>projet</em> » américain pour une grande partie du monde apparurent clairement aux yeux des populations. Les Etats-Unis ont lancé le bouchon trop loin; leur prestige dans le monde a disparu, des forces contraires se sont mises en place et se renforcent. Elles vont de la résistance inattendue dans les pays en guerre aux alliances internationales tels que l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) en Amérique latine, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) en Asie ou le BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), alliance intercontinentale. Il reste bien sûr des forces dangereuses qui souhaitent renverser la vapeur et prêtes à risquer gros. Toutefois, il ne s’agit que de quelques attardés dans l’évolution historique qui doivent néanmoins être pris très au sérieux, surveillés et tenus à l’écart – du fait qu’ils pourraient être tentés d’embraser le monde. Leur politique est cependant sans avenir.</p>
<p>Les prochaines années seront pleines d’insécurité et nécessiteront la recherche de nou­velles orientations.</p>
<p>Il se peut que le nouveau gouvernement américain s’y consacre. On peut l’espérer du fait que le président américain a reçu cette année le prix Nobel de la Paix. Peut-on espérer amener le président à refuser la poli­tique hégémonique de son pays – ne serait-ce qu’en raison de la grande misère qui s’abat sur la population de son pays – et à s’engager dans une politique de paix dans le monde ? Ou bien se contentera-t-il, en manœuvrant habilement, de redonner aux Etats-Unis la capacité d’être à nouveau la seule superpuissance ?</p>
<p>On ne peut se contenter d’attendre les réponses à ces questions. Le plus de personnes possible doivent se mettre à réfléchir, à discuter, à formuler des solutions.</p>
<p>Mais est-il crédible de rediscuter plus ou moins ouvertement l’idée d’un gouvernement mondial ? Peut-on mettre en place un tel gouvernement et en même temps respecter l’ensemble des droits humains ? Qui donnera sa légitimité à un tel gouvernement ? Quels seront ses domaines politiques ? Ne risquons-nous pas de retomber dans une politique centralisée ? L’humanité est-elle prête à accepter ce nouveau Léviathan ?</p>
<p>Il existe une autre perspective: celle de mettre en place les bases de la paix et de la justice par un « <em>ordre mondial du droit</em> ». Cette idée n’est pas nouvelle, elle nous vient du siècle des Lumières. Mais pres­que personne ne s’en est préoccupé au cours de ces dernières années. Et ce sont précisément les Etats européens, où est née la philosophie des Lumières, qui ont trahi le projet d’un ordre mondial reposant sur le droit. Une idéologie du laissez-faire, de l’égalité des valeurs, du droit du plus fort, c’est-à-dire de l’arbitraire des puissants a pénétré jusque dans les sciences « <em>occidentales</em> », dans l’art et la culture. Et toutes les professions de foi en faveur du droit ne furent plus que des déclarations peu sincères. On traite de naïfs et de ringards tous ceux qui croient encore à la valeur du droit et à son caractère obligatoire, tout particulièrement en ce qui concerne les relations entre les Etats.</p>
<p>On constate aujourd’hui les conséquences de cette idéologie: un monde en plein désordre, sans paix, ni justice, ni humanité.</p>
<p>Pourtant la tâche ne serait pas si difficile car il n’est pas nécessaire de créer un ordre juridique international. Les fondements essentiels en ont été établis par le droit international et un grand nombre de traités internationaux. La communauté internationale peut s’y référer.</p>
<p>Ce qui est nécessaire avant tout, c’est de comprendre que le monde n’a pas d’autre perspective s’il veut survivre et que la dignité de tous les hommes impose le respect du droit.</p>
<p>L’idée du contrat social, venue des Lumières, partait du principe que les individus se soumettraient au droit accepté par tous afin d’assurer la liberté, la propriété et la vie. Il en va de même dans la communauté des Etats. Le respect des traités entre les peuples consti­tue l’« <em>ordre mondial du droit</em> ». </p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le président des seigneurs de guerre]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/11/le-president-des-seigneurs-de-guerre/</link>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 17:19:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/11/le-president-des-seigneurs-de-guerre/</guid>
<description><![CDATA[Par Erik Ruder À l&#8217;Encontre Hamid Karzai s’est assuré un deuxième mandat en tant que président]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Erik Ruder</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2277" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/11/le-president-des-seigneurs-de-guerre/hamid-karzai-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2277" title="Hamid Karzaï" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/hamid-karzai1.jpg" alt="Hamid Karzaï" width="450" height="356" /></a></p>
<div><a href="http://www.alencontre.org/">À l&#8217;Encontre</a></div>
<div>
<p>Hamid Karzai s’est assuré un deuxième mandat en tant que président de l’Afghanistan. Au début novembre le président sortant Hamid Karzai a été déclaré vainqueur, après que son rival, Abdullah Abdullah se soit retiré d’un deuxième tour fixé au 7 novembre 2009, mettant ainsi un terme grotesque à la farce électorale afghane.</p>
<p>Karzai a tenté de voler le résultat des élections qui se sont tenues en août 2009 et cela au moyen d’une fraude massive des suffrages. Cette fraude était tellement grossière – plus d’un million de votes en sa faveur au cours du premier tour ont été disqualifiés – que les observateurs internationaux ont fait pression pour qu’il admette qu’il n’avait pas la majorité requise. Le deuxième tour devait se tenir début novembre, mais Abdullah s’est retiré une semaine avant cette échéance.</p>
<p>Il semble que dans un premier temps Karzai ait voulu s’opposer à l’annulation du deuxième tour, dans l’espoir qu’une victoire, même dans une élection sans opposant, aiderait à redonner un semblant de légitimité à son règne soutenu par les Etats-Unis.</p>
<p>Mais les officiels états-uniens se sont rapidement déclarés satisfaits du résultat, apparemment dans l’espoir d’éviter une nouvelle opération de fraude électorale et d’échapper à la difficile tâche d’assurer la sécurité pour les électeurs et observateurs dans les lointaines provinces afghanes. Karzai a finalement cédé et a accepté la victoire.</p>
<p>Dans un discours larmoyant, Abdullah a expliqué que sa décision de se retirer était dictée par des raisons personnelles en lien avec sa préoccupation au sujet de la fraude. Mais ce vernis émotionnel cachait un froid calcul politique.</p>
<p>Abdullah avait exigé le remplacement d’Azizullah Ludin, le président de la Commission Indépendante électorale choisi par Karzai ainsi qu’une série de réformes électorales que Karzai a catégoriquement refusé d’appliquer. Mais Abdullah a sans doute estimé qu’il conserverait mieux ses chances pour une prise de pouvoir ultérieure en se retirant qu’en perdant le deuxième tour.</p>
<p>Abdullah, qui avait été ministre des affaires étrangères après le gouvernement afghan «intérimaire» en décembre 2001 et qui est resté à ce<a rel="attachment wp-att-2278" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/11/le-president-des-seigneurs-de-guerre/dostom/"><img class="alignright size-medium wp-image-2278" title="Dostom" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/dostom.jpg?w=300" alt="Dostom" width="300" height="207" /></a> poste après la première élection de Karzai en 2004, n’a pas jugé utile d’appeler ses partisans à boycotter l’élection ni à protester.</p>
<p>Abdullah a également annoncé qu’il ne se joindrait pas au gouvernement de Karzai, mais dans un système politique marqué par des allégeances très mouvantes parmi les seigneurs de guerre, les trafiquants de drogue et les différents dirigeants ethniques et religieux, les ennemis sont rarement irréconciliable à jamais.</p>
<p>Par exemple: les différents seigneurs de la guerre qui formaient l’Alliance du Nord ont servi d’opposition parlementaire à Karzai jusqu’à ce qu’ils fassent la paix avec lui – et lui aident à réunir les votes, à la fois réels et faux – le 20 août.</p>
<p>Il est possible qu’Abdullah tente de remplir le vide d’opposition laissé par les seigneurs de la guerre. Ou peut-être devra-t-il conclure un accord avec Karzai ou avec les Etats-Unis, même s’il insiste sur le fait qu’il n’a rien reçu de leur part pour sa décision de ne pas contester l’élection.</p>
<p>*****</p>
<p>Les nouvelles des derniers rebondissements de l’élection présidentielle sont  arrivées au moment où la guerre que mènent les Etats-Unis en Afghanistan s’intensifiait: le mois d’octobre a amené le bilan le plus élevé de militaires états-uniens tués, entraîné notamment par des attentats à la voiture piégée et deux accidents d’hélicoptère qui ont coûté la vie à 22 membres du personnel états-unien dans les derniers jours du mois.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2279" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/11/le-president-des-seigneurs-de-guerre/ismael-khan-le-lion-dherat/"><img class="alignleft size-medium wp-image-2279" title="Ismaël Khan, le Lion d'Hérat" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/ismael-khan-le-lion-dherat.jpg?w=235" alt="Ismaël Khan, le Lion d'Hérat" width="235" height="300" /></a>L’intensification de la lutte entre les forces états-uniennes et de l’OTAN d’une part et les rebelles insurgés d’autre part a entraîné non seulement un pic dans le nombre des troupes tuées au cours des combats mais également une forte augmentation du nombre des militaires blessées. Selon le <em>Washington Post:</em> «<em>Plus de 1000 troupes américaines ont été blessées au combat au cours des trois derniers mois en Afghanistan, et ce nombre correspond à un quart des blessés au combat depuis l’invasion de 2001 dirigée par les Etats-Unis»</em>.</p>
<p>Les engins explosifs improvisés (Improvised Explosive Device – IED) sont actuellement l’arme de choix pour les combattants talibans, et certains sont tellement puissants qu’ils peuvent détruire des véhicules ultra-modernes censés pouvoir résister aux mines que le Pentagone avait déployées pour protéger les troupes. Le <em>Washington Post</em> rapporte que:«<em>L’unité 57 du Centre Médical Walter Reed (du Centre Médical de l’Armée) fournit une preuve déchirante de l’efficacité dévastatrice des bombes, avec des patients souffrant d’amputations, de lésions de la moelle épinière, des traumatismes du cerveau et des fractures»</em>.</p>
<p>Or, le Président Barack Obama est en train d’examiner une demande du Général Stanley McChrystal, le plus haut gradé du Pentagone responsable en Afghanistan, d’envoyer entre 40&#8242;000 et 80&#8242;000 troupes états-uniennes supplémentaires qui viendraient s’ajouter aux 68&#8242;000 hommes déjà sur place. On peut donc s’attendre à ce que le nombre de victimes augmente encore davantage.</p>
<p>En même temps, la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN continue à infliger un nombre fort grand de victimes afghanes, mais ce n’est que rarement que les grands médias s’intéressent à cette réalité.</p>
<p>David Kilcullen, un ex-officier de l’armée australienne – qui est actuellement un consultant pour les Etats-Unis et d’autres pays de l’OTAN sur les questions des tactiques contre-insurrectionnelles – a indiqué que dans les attaques aériennes récentes, les Etats-Unis avaient tué 98 civils pour deux «insurgés». Des enquêtes fondées sur un ensemble d’indicateurs donnent des résultats différents.</p>
<p>Une enquête par sur la base d’indicateurs multiples effectuée pour les neuf premiers mois de l’invasion et de l’occupation a estimé que 10&#8242;000 civils avaient été tués, dont la plupart au cours d’attaques aériennes. Si une enquête similaire était effectuée aujourd’hui, elle montrerait les effets réels (élevés) d’une campagne aérienne beaucoup plus intense au cours d’une guerre qui dure maintenant depuis huit ans. Il paraît évident que l’utilisation en forte hausse de bombes à fragmentation, de «<em>daisy cutters</em>» [littéralement: faucheuse de marguerites], des missiles «intelligents» dirigés contre des rassemblements lors de mariages, l’artillerie dirigée par des drones et les habituelles munitions non-explosées, auront moissonné davantage qu’un nombre négligeable de victimes ?</p>
<p>*****</p>
<p>Le nombre croissant de victimes de sa guerre, ainsi que la crédibilité ternie du gouvernement Karzai a mis le gouvernement états-unien d’Obama dans une situation difficile.</p>
<p>Il avait misé sur la capacité de Karzai de construire un gouvernement central viable qui soit capable de commander une armée pour obtenir un<a rel="attachment wp-att-2280" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/11/le-president-des-seigneurs-de-guerre/gulbuddin-hekmatyar/"><img class="alignright size-medium wp-image-2280" title="Gulbuddin Hekmatyar" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/gulbuddin-hekmatyar.jpg?w=199" alt="Gulbuddin Hekmatyar" width="199" height="300" /></a> Afghanistan stable, amical envers les Etats-Unis. Mais la dépendance de Karzai par rapport aux seigneurs de la guerre, honnis par la population, pour cimenter son règne, a fait que la mise en place d’un gouvernement central légitime est devenue au mieux une hypothèse lointaine.</p>
<p>Comme si la situation n’était pas déjà suffisamment mauvaise, <em>le New York Times</em> a révélé à la fin octobre que le frère de Karzai – Ahmed Wali Karzai, qui est connu pour avoir largement profité du commerce et de la distribution d’opium qu’il dirigeait d’une main de fer dans une vaste région au Dud de l’Afghanistan, autour de Kandahar – avait été à la solde de la CIA pour une bonne partie des huit dernières années.</p>
<p>Le frère de Karzai non seulement fournit des renseignements aux Etats-Unis mais aide aussi la CIA à diriger la Kandahar Strike Force, un groupe paramilitaire. Il est également propriétaire d’un grand local dans les environs de Kandahar ­ l’ancienne maison du mollah Mohammed Omar, le fondateur des Talibans – qu’il loue aux forces spéciales états-uniennes. «<em>Il est notre propriétaire»</em> a expliqué un officiel américain.</p>
<p>Les liens de Karzai avec la CIA aident [son frère] à éviter les raids et les arrestations qui menacent les autres barons de la drogue afghans, et cela a presque certainement renforcé son contrôle sur le lucratif trafic de drogue.</p>
<p>Ces révélations arrivent à un très mauvais moment pour les forces états-uniennes qui auraient espéré apparaître comme des protecteurs des civils en Afghanistan. Le major général Michael Flynn, responsable des renseignements militaires états-uniens en Afghanistan a noté: «<em>Si nous voulons mener une stratégie centrée sur la population civile en Afghanistan et que nous sommes perçus comme donnant notre soutien à des voyous, nous sommes simplement en train de nous déconsidérer</em>».</p>
<p>L’administration Obama insiste sur le fait que les Etats-Unis sont en train de mener «une guerre nécessaire» en Afghanistan. Toutes sortes de justifications ont été mises en avant: la protection des Américains, la protection des civils afghans, la libération des femmes afghanes, l’écrasement de l’insurrection talibane, le fait d’empêcher al-Qaida d’utiliser l’Afghanistan comme base d’opérations.</p>
<p>Mais la collaboration entre les militaires états-uniens et les services de renseignements d’une part et les seigneurs de la guerre, les trafiquants de drogue et les groupes paramilitaires d’autre part, montre bien que ces justifications servent qu’à dissimuler la vraie raison pour laquelle les Etats-Unis ne vont pas retirer leurs troupes d’un pays qui a pourtant rejeté leur présence.</p>
<p>Les Etats-Unis voulaient la guerre en Afghanistan parce qu’ils ont vu les attaques du 11 septembre comme une possibilité de poursuivre leurs ambitions impériales en Asie Centrale. L’objectif premier de Washington n’a jamais été d’abord de vaincre les Talibans. D’ailleurs, avant le 11 septembre les Etats-Unis considéraient la montée des Talibans en Afghanistan &#8211; avec leur focalisation sur la loi et l’ordre et l’éradication du trafic de drogue – comme une aubaine pour la stabilité régionale.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2281" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/11/le-president-des-seigneurs-de-guerre/mohammad-fahim/"><img class="alignleft size-medium wp-image-2281" title="Mohammad Fahim" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/mohammad-fahim.jpg?w=232" alt="Mohammad Fahim" width="232" height="300" /></a>Si les Etats-Unis avaient vraiment voulu capturer les membres d’al-Qaida responsables du 11 septembre, pourquoi les officiels états-uniens ont-ils rejeté – d’après le Rapport de la Commission du 11 septembre – l’offre de Mullah Omar qui proposait de livrer Osama Ben Laden si les Etats-Unis renonçaient à l’invasion ?</p>
<p>La réponse est que le projet d’établir une occupation militaire dans une région riche en pétrole et en gaz naturel était plus important pour les décideurs de la politique étrangère états-unienne que le fait de capturer les dirigeants d’al-Qaida.</p>
<p>Maintenant que les Etats-Unis ont dépensé des milliers de milliards de dollars dans des efforts futiles pour occuper à la fois l’Irak et l’Afghanistan, ces décisions apparaissent comme stupides. Mais au début des années 2000, la vision néoconservatrice du remodelage du Moyen-Orient selon les souhaits des Etats-Unis était soutenue de manière écrasante aussi bien par les Démocrates que les Républicains au Congrès. Et aujourd’hui, l’administration Obama reste dans le même registre que Bush en ce qui concerne l’Afghanistan.</p>
<p>Il est temps d’en finir avec ce gaspillage tragique de vies et d’argent en Afghanistan, et de retirer nos troupes maintenant.</p>
<p>&#160;</p>
<p><em><strong>Erik Ruder</strong> a écrit cet article dans l’hebdomadaire de l’ISO (International Socialist Organization), Chicago.</em></p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Grandes manœuvres dans les coulisses]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/10/grandes-manoeuvres-dans-les-coulisses/</link>
<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 19:02:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/10/grandes-manoeuvres-dans-les-coulisses/</guid>
<description><![CDATA[Par Jean-Luc Crucifix Ceux qui croyaient encore à la bonne parole apaisante du président colombien A]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Jean-Luc Crucifix</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2256" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/10/grandes-manoeuvres-dans-les-coulisses/les-c-17-americains-de-la-base-colombienne-de-palanquero/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2256" title="les C-17 américains de la base colombienne de Palanquero" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/les-c-17-americains-de-la-base-colombienne-de-palanquero.jpg" alt="les C-17 américains de la base colombienne de Palanquero" width="450" height="338" /></a></p>
<p>Ceux qui croyaient encore à la bonne parole apaisante du président colombien <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alvaro_Uribe" target="_blank">Alvaro Uribe</a> ou du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9partement_d%27%C3%89tat_des_%C3%89tats-Unis" target="_blank">Département d’État</a> des États-Unis en sont pour leur frais : derrière l’accord de coopération militaire signé le 30 octobre dernier entre la Colombie et les États-Unis, autorisant l’utilisation par ces derniers de sept bases militaires colombiennes, il y a bel et bien des visées allant au-delà de l’objectif officiellement affiché : la lutte anti-drogue. En effet, pour les États-Unis, cet accord s’inscrit clairement dans le cadre d’une stratégie militaire continentale qui vise à assurer un contrôle sur l’Amérique centrale et du Sud.</p>
<p><strong>Visées non avouées<br />
</strong></p>
<p>Plusieurs documents officiels émanant des autorités états-uniennes attestent de ces visées non avouées :</p>
<p>Un rapport élaboré par le <a href="http://www.amc.af.mil/" target="_blank">Air Mobility Command</a> (AMC) de l’US Air Force, intitulé <a href="http://www.eltiempo.com/colombia/justicia/ARCHIVO/ARCHIVO-5313187-0.pdf" target="_blank">Global En route Strategy</a> définit, avec une projection jusqu’à 2025, une stratégie destinée à garantir aux États-Unis des corridors aériens et des bases locales leur permettant de déployer mondialement leurs forces militaires.</p>
<p>Dans le chapitre consacré à la stratégie pour l’Amérique du Sud, il est fait directement mention de la base de Palanquero, en Colombie :</p>
<p>« <em>Récemment le Commandement Sud (SouthCom) a commencé à s’intéresser à l’établissement d’un point sur le continent sud-américain qui pourrait être utilisé tant pour les opérations anti-drogue que pour l’exécution d’opérations de mobilité </em>». Aussi le site de Palanquero, l’une des bases concernées par l’accord signé entre la Colombie et les États-Unis, a-t-il été identifié comme une possible <em>Cooperative Security Location</em> (CSL), terme par lequel les États-Unis nomment leurs bases à l’étranger.</p>
<p>Et de citer les avantages stratégiques de Palanquero :  « <em>De ce lieu, presque le moitié du continent peut être couvert par un avion C-17 </em>[avion géant pour le transport de troupe et de matériel] <em>sans réapprovisionnement en combustible. Et, dans le cas où le combustible nécessaire serait disponible, le C-17 pourrait couvrir l’ensemble du continent à l’exception du Cap Horn, à l’extrême sud du Chili et de l’Argentine</em> ».</p>
<p>Le document continue : « <em>Inclure l’Amérique du Sud dans la stratégie de route globale poursuit un double objectif : aider à matérialiser notre stratégie d’engagement dans la région et appuyer la mobilité dans la route vers l’Afrique.</em> » Et d’ajouter : « <em>Jusqu’il y a peu, les préoccupations de sécurité en Amérique du Sud se limitaient à la lutte anti-drogue. L’accomplissement de cette mission n’exigeait pas l’utilisation stratégique du transport aérien.</em> » L’érection de la base de Palanquero en <em>Cooperative Security Location</em> serait donc la réponse à cette limitation : « <em>Jusqu’à ce que le Commandement Sud établisse un plan d’engagement plus robuste, la stratégie consistant à faire de Palanquero une CSL devrait être suffisante pour assurer la mobilité aérienne sur le continent sud-américain </em>».</p>
<p><strong>Opérations de spectre complet</strong></p>
<p>Un second document donne un éclairage supplémentaire sur la stratégie suivie. Il s’agit du <a href="http://www.centrodealerta.org/documentos_desclasificados/original_in_english_air_for.pdf" target="_blank"><em>Fiscal Year (FY) 2010 Budget Estimates</em></a> du <em>Department of Air Force</em> des États-Unis. Ces prévisions budgétaires pour 2010, qui datent de mai 2009 et ont été depuis lors approuvées par le Congrès, prévoient un investissement de 46 millions de dollars pour convertir la base de Palanquero en <em>Cooperative Security Location</em> (CSL). Le document justifie de cette manière cet investissement :</p>
<p>« <em>L’établissement d’une Cooperative Security Location (CSL) à Palanquero permettra un meilleur appui à la stratégie de positionnement de défense globale du Commandement de Combat (COCOM) et montrera notre engagement dans notre relation avec la Colombie. Le développement de cette CSL nous offre une occasion exceptionnelle pour réaliser des opérations de spectre complet dans une sous-région critique de notre hémisphère, dans laquelle la sécurité et la stabilité se trouvent sous la menace constante des soulèvements terroristes financés par le narcotrafic, des gouvernements anti-étatsuniens, de la pauvreté endémique et des fréquents désastres naturels.</em> »</p>
<p>Le document ne précise pas quels sont les « <em>gouvernements anti-étatsuniens</em> », mais on peut imaginer sans peine qu’il s’agit du Venezuela, de l’Équateur, de la Bolivie, du Nicaragua et de Cuba, pays membres de l’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_Bolivarienne_pour_les_Am%C3%A9riques" target="_blank">Alliance bolivarienne pour les Amériques</a> (ALBA). Tous se trouvent à portée de la base de Palanquero.</p>
<p><strong>Intelligence, surveillance, reconnaissance</strong></p>
<p>Le document justifie ensuite le choix du site : « <em>Palanquero est incontestablement le meilleur site pour un investissement destiné à développer les infrastructures en Colombie. (…) Sa situation centrale met à sa portée les divers secteurs d’opération, tandis que son isolement maximise la sécurité opérationnelle (OPSEC) et la protection des forces tout en minimisant le profil militaire des États-Unis. L’intention est d’utiliser au maximum l’infrastructure existante, d’améliorer la capacité des États-Unis de répondre rapidement aux crises et de nous assurer un accès à la région ainsi qu’une présence au moindre coût. Palanquero vient en appui à la mission de mobilité des troupes en offrant un accès au continent sud-américain tout entier à l’exception du Cap Horn, pour autant que le carburant soit disponible.</em> »</p>
<p>Le document précise encore : « <em>Le développement de cette CSL va renforcer la partenariat stratégique forgé entre les États-Unis et la Colombie et est dans l’intérêt des deux nations. (…) Une présence augmentera également notre capacité à mener des actions d’intelligence, de surveillance et de reconnaissance (ISR), améliorera la portée mondiale de nos actions, appuiera les besoins en logistique, renforcera les partenariats, améliorera la coopération pour la sécurité et augmentera la capacité de guerre expéditive [expeditionary warfare]</em>. »</p>
<p>Difficile après cela de croire encore aux déclarations officielles des gouvernements colombiens et étatsuniens concernant l’innocuité pour la région de la présence militaire des États-Unis dans les bases colombiennes.</p>
<p>Quelques questions surgissent : Hugo Chávez a-t-il raison de dénoncer cette nouvelle intromission des États-Unis dans les affaires latino-américaines? Les États-Unis sont-ils devenus moins impériaux depuis l’accession de Barack Obama à la présidence?</p>
<p>Je vous laisse le soin d’y répondre.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : AgoraVox</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L’Amérique sous la coupe de son armée]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/10/l%e2%80%99amerique-sous-la-coupe-de-son-armee/</link>
<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 16:07:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/10/l%e2%80%99amerique-sous-la-coupe-de-son-armee/</guid>
<description><![CDATA[Par William Pfaff L’analogie entre Afghanistan et Vietnam et devenue un lieu commun. Même type de co]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Par William Pfaff</p>
<p><strong>L’analogie entre Afghanistan et Vietnam et devenue un lieu commun. Même type de conflit ingagnable, mêmes demandes répétées de renforts censés assurer la victoire, même tentation de porter le feu au-delà de la frontière pour casser la logistique et détruire les sanctuaires de l’ennemi. Selon le chroniqueur et historien William Pfaff, le Pentagone reprendrait également à son compte ce parallèle, à une différence &#8211; de taille &#8211; près. Pour la plupart des militaires américains &#8211; réécrivant aujourd’hui l’histoire contre toute vraisemblance &#8211; le Vietnam n’est plus l’archétype du conflit sans espoir mais est désormais considéré comme une campagne qui aurait été finalement victorieuse si l’armée n’avait été trahie par les « <em>défaitistes de l’arrière</em>. » Obama aura-t-il le courage &#8211; ou la simple possibilité &#8211; de s’opposer à cet un outil militaire qui veut sa revanche sur l’histoire et qui est désormais privé du contrepoids qu’apportait la société civile par le biais de la conscription ? William Pfaff en doute.</strong></p>
<p><strong><a rel="attachment wp-att-2239" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/10/l%e2%80%99amerique-sous-la-coupe-de-son-armee/afghanistan-le-nouveau-vietnam/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2239" title="l'Afghanistan, un nouveau Vietnam" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/afghanistan-le-nouveau-vietnam.jpg" alt="l'Afghanistan, un nouveau Vietnam" width="450" height="252" /></a></strong></p>
<p><a href="http://www.informationclearinghouse.info/article23916.htm">ICH</a></p>
<p>La création d’une armée de métier aux Etats-Unis pourrait bien avoir été la décision la plus dangereuse jamais prise par le Congrès. La nation fait face aujourd’hui à une crise politique dont l’enjeu non déclaré est celui d’une confrontation entre le pouvoir du Pentagone et celui du président nouvellement élu.</p>
<p>Barack Obama n’a pas encore annoncé sa décision concernant la guerre en Afghanistan, mais il y a tout lieu de penser qu’il va se ranger à l’avis des militaires. De fait, soumis à l’intense pression de ses adversaires républicains, il s’apprête à renoncer à son pouvoir présidentiel, et à rester à l’écart des décisions stratégiques fondamentales pour la nation.</p>
<p>Stanley Mc Chrystal, le général qu’il a nommé au commandement des opérations en Afghanistan, demande un renfort de 40 mille soldats, portant l’engagement total des États-Unis à plus de 100 mille hommes (ou plus, dans le futur). Il déclare qu’il ne saurait réussir sa mission sans eux, et même dans ce cas, ne sera peut-être pas capable de gagner la guerre en une décennie. Mais l’opinion publique américaine ressent généralement des doutes au sujet de cette guerre, particulièrement dans l’électorat du Président.</p>
<p>Le Président Obama va presque certainement faire ce que ses généraux lui demandent, ou décidera de quelque chose de très semblable. Il comprend quels sont les enjeux politiques en temps de guerre.</p>
<p>La guerre du Vietnam a été contestée par l’opinion dans les années 1970, alors que le gouvernement lui-même savait que la victoire était peu probable, selon les documents du Pentagone. Aujourd’hui, l’opinion doute de la victoire dans la guerre en Afghanistan. Cependant, désormais la plupart des Américains &#8211; qui n’étaient pas là à l’époque ! &#8211; lisent une version de l’histoire de la guerre du Vietnam qui prétend que ce n’était pas une défaite.</p>
<p>On affirme qu’il y a simplement eu un effondrement du soutien des civils pour la guerre, provoqué par la presse de gauche, qui aurait produit une désaffection de l’opinion tant dans le pays qu’à l’intérieur de l’armée de conscription, entrainant un effondrement de la discipline militaire, des assassinats (« <em>fraggings</em> ») d’officiers trop agressifs au combat, et une démoralisation dans les rangs. Telle est la version à laquelle adhèrent aujourd’hui la plupart des officiers dans l’armée.</p>
<p>Il s’agit de la version américaine du mythe du « <em>coup de poignard dans le dos</em> » auquel ont cru les militaires allemands et les cercles politiques de droite, après la première guerre mondiale.</p>
<p>Dans le cas des États-Unis, la défaite au Vietnam était à l’époque douloureusement évidente, et peu de personnes croyaient que le Congrès des États-Unis ou l’administration Nixon (qui a signé l’accord de paix avec le Nord Vietnam) étaient en train de trahir le pays.</p>
<p>Aujourd’hui, cette interprétation révisée de la guerre du Vietnam, affirmant qu’elle était en réalité une « <em>victoire perdue</em> », est devenue une question sensible car la plupart des dirigeants du Pentagone sont partisans d’une « <em>longue guerre</em> » contre le « <em>terrorisme musulman</em> ». Un ordre de retrait de l’Afghanistan, de l’Irak (ou au Pakistan) donné par l’administration Obama, subirait de nombreuses attaques en provenance du Congrès, des médias, et provoquerait des manifestations d’insubordination implicites de l’appareil militaire, dirigées contre la « <em>reddition</em> » d’un gouvernement Obama accusé de manquer de patriotisme et d’être inapte à gouverner.</p>
<p>Les conservateurs sont convaincus que toute politique qui ne se traduirait pas par une victoire totale pour les Etats-Unis en Irak, en Afghanistan, au Pakistan &#8211; et dans les prochains mois, peut-être en Somalie, au Yémen, ou, éventuellement, en Palestine ou dans l’Afrique subsaharienne, (ou même contre un Iran déterminé à poursuivre ses ambitions nucléaires) &#8211; serait une humiliation et une défaite américaine.</p>
<p>Après le Vietnam, le Congrès a mis fin à la conscription, qui durant cette guerre était profondément injuste : les pauvres et les classes laborieuses ont été appelés sous les drapeaux, alors que nombre de privilégiés provenant de familles influentes trouvaient des médecins complaisants ou des doyens de collèges prêts à fournir des dérogations injustifiées à ceux — tel le futur Vice Président Richard Cheney &#8211; qui avaient d’« <em>autres priorités</em> » que le patriotisme et le service national.</p>
<p>Le Congrès a créé une nouvelle armée composée uniquement d’engagés volontaires. La sociologie de cette nouvelle armée est très différente de l’ancienne armée de citoyens. Elle est désormais faite de gens qui voulaient être des soldats, ou souhaitaient bénéficier de l’enseignement universitaire dispensé aux engagés, ou étaient souvent des diplômés du secondaire qui n’avaient guère d’autres choix. Mais depuis le 11 septembre, et l’invasion de l’Irak, cette armée nouvelle fait de plus en en plus appel aux immigrants ou aux jeunes étrangers qui peuvent obtenir un permis de séjour permanent aux États-Unis en s’enrôlant dans l’armée américaine. Les États-Unis utilisent également de plus en plus de mercenaires étrangers recrutés par des entreprises privées.</p>
<p>Son caractère d’armée professionnelle est fondamentalement différent de celui de l’ancienne armée. Auparavant, les officiers de carrière de West Point étaient en temps de guerre largement dépassés en nombre par ceux en provenance de la conscription, qui étaient diplômés des écoles des aspirants-officiers ou des officiers de réserve formés dans les universités (où une grande partie du coût de l’enseignement supérieur pouvait être prise en charge en échange d’une durée d’engagement).</p>
<p>Ainsi, l’armée américaine depuis le début de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à la fin du Vietnam était en fait une armée démocratique, avec des conscrits civils, et une majorité de sous-officiers et officiers qui étaient des civils en temps de paix, solidement enracinés dans la société civile, ayant souvent une famille à la maison, et qui accomplissaient leur devoir patriotique de façon temporaire (ou « <em>pour la durée de la guerre</em> »).</p>
<p>Les armées professionnelles ont souvent été considérées comme une menace pour leurs propres sociétés. L’un des officiers de Frédéric le Grand décrivait la Prusse, comme « <em>une armée dotée d’un Etat, dans lequel elle était temporairement casernée, pour ainsi dire.</em> » Mirabeau, l’homme d’Etat de la révolution française, avait affirmé que « <em>la guerre est l’industrie nationale de la Prusse.</em> » Considérant la partie du budget national des États-Unis qui est maintenant consommée par le Pentagone, le même raisonnement vaudrait pratiquement pour les USA.</p>
<p>Cette nouvelle armée a également des ambitions politiques. Elle domine aujourd’hui la politique étrangère américaine, disposant d’un millier de bases à travers le monde, avec des commandants régionaux qui sont autant de proconsuls impériaux. Le général Mc Chrystal et son supérieur, le général David H. Petraeus, ont été mentionnés comme de possibles futurs candidats à la présidence. Le dernier général à être devenu président était Dwight Eisenhower. C’est l’homme qui a mis en garde les Américains contre « <em>le complexe militaro-industriel.</em> »</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Contre Info</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le cauchemar de Ron Paul (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/06/le-cauchemar-de-ron-paul/</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 21:51:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/06/le-cauchemar-de-ron-paul/</guid>
<description><![CDATA[Dans un nouveau discours empli de vérités au Congrès des États-Unis, le sagace républicain Ron Paul,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Dans un nouveau discours empli de vérités au Congrès des États-Unis, le sagace républicain Ron Paul, fervent défenseur de la constitution américaine et des libertés individuelles, s&#8217;en prend violemment à la politique impérialiste de son pays sur les scènes nationale et internationale. Pour rappel, Ron Paul figure parmi les rares politiciens à souhaiter l&#8217;abolition de la Réserve Fédérale et pendant l&#8217;ère Bush, il avait naturellement voté contre le Patriot Act car cela violait ouvertement les droits civiques des citoyens américains. Aujourd&#8217;hui, il critique les choix de l&#8217;administration Obama étant dans la continuité de son prédécesseur et craint autant une éventuelle guerre civile sur le sol américain qu&#8217;un embrasement des guerres du Moyen-Orient à l&#8217;Asie Centrale.</p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x9ec8k"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x9ec8k" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Phase 3 (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/06/phase-3-video-2/</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 18:11:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/06/phase-3-video-2/</guid>
<description><![CDATA[Après de longs mois d&#8217;impatience et surtout après l&#8217;énorme succès de la série The Arriva]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-2109" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/06/phase-3-video-2/wake-up-project-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2109" title="Wake Up Project" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/wake-up-project.jpg" alt="Wake Up Project" width="450" height="616" /></a>Après de longs mois d&#8217;impatience et surtout après l&#8217;énorme succès de la série <strong>The Arrivals</strong> (les Arrivées), l&#8217;équipe de Wake Up Project dont Noreagaaa &#38; Achernahr viennent enfin de lancer leur nouvelle série tant attendue : <strong>Phase 3</strong>.</p>
<p>Phase 3 est un projet créé en collaboration avec des cinéastes en provenance du monde entier, avec pour intention de faire un portrait de l&#8217;ère dans laquelle nous vivons à l&#8217;aide de moyens artistiques. Ce film se base sur le respect inter-religieux, le savoir, et il instruira les téléspectateurs et les inspirera à &#8220;guérir&#8221; le monde. Le film qui vous est présenté est basé sur l&#8217;analyse biblique et islamique des Prophéties par Sheikh Imran N.Hosein. Il est nullement dans l&#8217;intention des auteurs de cette vidéo de la présenter en tant que vérité absolue. Disons, que c&#8217;est une analyse bien explorée, qui peut être davantage enquêtée par vous-même.</p>
<p><a href="http://www.wakeupproject.com/">http://www.wakeupproject.com/</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/user/noreagaaa">http://www.youtube.com/user/noreagaaa</a></p>
<p><strong>Premier épisode : Introduction</strong><br />
<object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xapfxd"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xapfxd" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Deuxième épisode : Symbolisme Religieux</strong><br />
<object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xapf72"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xapf72" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Troisième épisode : le Temps des Grandes Tromperies</strong><br />
<object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xas48b"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xas48b" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Quatrième épisode : Globalisation &#38; Capitalisme<br />
</strong><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/HSEgk7YGWI0&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/HSEgk7YGWI0&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Cinquième épisode : Apparence &#38; Réalité</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/yUgWevrqePs&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/yUgWevrqePs&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Sixième épisode : La civilisation moderne de l&#8217;Ouest</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/QVBNiD15kh0&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/QVBNiD15kh0&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Septième épisode : L&#8217;impérialisme par la guerre</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xb957l"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xb957l" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/les-etats-unis-la-%c2%abpuissance-intelligente-%c2%bb-au-service-de-la-guerre/</link>
<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 21:05:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/les-etats-unis-la-%c2%abpuissance-intelligente-%c2%bb-au-service-de-la-guerre/</guid>
<description><![CDATA[Par Jules Dufour Les derniers événements entourant le déroulement des guerres d’invasion en Asie cen]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Jules Dufour</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2098" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/les-etats-unis-la-%c2%abpuissance-intelligente-%c2%bb-au-service-de-la-guerre/american-eagle-and-flag-ii/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2098" title="american-eagle-and-flag-ii" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/american-eagle-and-flag-ii.jpg" alt="american-eagle-and-flag-ii" width="359" height="450" /></a></p>
<p>Les derniers événements entourant le déroulement des guerres d’invasion en Asie centrale nous permettent de saisir quelques-uns des éléments de la stratégie des États-Unis et les différentes manœuvres diplomatiques et médiatiques visant à faire basculer l’opinion des Étatsuniens en faveur d’une poursuite de leurs opérations guerrières dans cette région.</p>
<p>La &#8220;réintronisation&#8221; de Hamid Karzaï à la tête du gouvernement fantoche de Kaboul a été orchestrée pour que le climat politique qui a prévalu depuis 2001 se maintienne avec la présence d’un allié acquis aux intérêts des conquérants. Les mots sont difficiles à trouver pour qualifier le caractère légitime de la «<em>victoire</em>» de H. Karzaï. On s’évertue à essayer de rendre maintenant son élection valide alors que la plupart des intervenants, depuis le 20 août dernier, ont discrédité le processus électoral et mis en doute ses résultats.</p>
<p>En même temps, l’administration Obama et les stratèges du Pentagone ont fait semblant de tergiverser concernant l’envoi ou non de renforts alors que cette manœuvre avait vraisemblablement un double objectif. Le premier celui de jauger le potentiel de troupes additionnelles pouvant être offert par les membres de la coalition et le second, celui de disposer du temps nécessaire pour mesurer le degré de résistance des insurgés et des Talibans au Pakistan. Ainsi, elle a ordonné à l’armée nationale pakistanaise de livrer une guerre sans merci contre les Talibans et les insurgés dans le territoire du Sud-Waziristan. Ce faisant, les États-Unis pourraient peu à peu faire valoir que les efforts de guerre du Pakistan devraient être confortés par des forces militaires additionnelles en Afghanistan afin de faire face à la résistance pouvant éventuellement trouver refuge dans ce territoire. L’administration Obama serait ainsi en mesure de justifier les renforts qu’elle se propose de déployer.</p>
<p>Il est primordial pour cette administration qu’elle donne suite aux pressions exercées par la droite américaine qui réclame une intensification de l’effort de guerre en Afghanistan tout en emmenant l’opinion publique à accepter la décision d’ajouter un contingent important de soldats (on a mentionné des chiffres allant de 40 000 à 60 000). Peu à peu les guerres de l’Afghanistan et du Pakistan pourraient se fondre en un seul et même conflit et il serait alors plus facile de démontrer qu’il est crucial d’augmenter globalement les forces militaires dans cet ensemble, étant donné les menaces grandissantes posées par la résistance tant en Afghanistan qu’au Pakistan. Les États-Unis feront valoir qu’après huit années de guerre un «<em>petit</em>» effort supplémentaire serait nécessaire afin de ne pas revivre un autre Viêtnam.</p>
<p><strong>Obama, une diplomatie de ralliement pour la conquête du monde par la guerre ? </strong></p>
<p>Depuis leur arrivée à la Maison-Blanche le président Obama et sa secrétaire d’État, Hillary Clinton, ont parcouru le monde pour faire entendre le message renouvelé de l’Empire américain. Une rhétorique nouvelle faisant la promotion du modèle bien connu de domination et d’intervention sur tous les continents, modèle basé sur le plan du commandement unifié des États-Unis (pour voir la carte, cliquez sur le lien :  <a href="http://www.defenselink.mil/home/features/2009/0109_unifiedcommand/images/unified-command_world-map.jpg" target="_new">Le Plan du commandement unifié des États-Unis</a>). Ce plan de commandement «<em>a été mis à jour par le Département de la Défense et s’avère un document stratégique clé qui définit les missions, les responsabilités et les aires géographiques de responsabilité pour les commandants en charge des commandements de combattants</em>» étatsuniens et alliés à travers le monde. La totalité de la surface terrestre est encore, dans les faits, le champ de bataille des Étatsuniens et, sous la nouvelle administration, aucune modification substantielle n’a été apportée à ce plan en vue d’en réduire la portée sur l’ensemble des pays du monde.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2097" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/05/les-etats-unis-la-%c2%abpuissance-intelligente-%c2%bb-au-service-de-la-guerre/le-plan-de-commandement-unifie-des-etats-unis/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2097" title="Le plan de commandement unifié des Etats-Unis" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/le-plan-de-commandement-unifie-des-etats-unis.jpg" alt="Le plan de commandement unifié des Etats-Unis" width="450" height="336" /></a></p>
<p>Les itinéraires suivis par les responsables de la diplomatie étatsusienne leur ont permis de vérifier sur le terrain le taux de solidité de leurs alliances et le degré de fidélité de leurs partenaires et alliés traditionnels et aussi d’identifier et circonscrire les éléments discordants et hostiles. Ainsi, il leur est permis ensuite d’ajuster les orientations de même que l’intensité des opérations qui s’imposent.</p>
<p>La secrétaire d’État s’est même permis de se faire la protectrice des droits humains lors de son séjour à Moscou : «<em>Toutes ces questions &#8211; emprisonnements, détentions, coups, meurtres &#8211; sont douloureuses à regarder de l&#8217;extérieur&#8221;, a déclaré Mme Clinton, au deuxième jour de sa visite en Russie, <a href="http://www.rtbf.be/info/economie/hillary-clinton-avocate-des-droits-de-lhomme-a-moscou-150876" target="_new">sur la radio Echo de Moscou</a></em> ». Il est difficile de croire que de tels propos puissent être tenus par la responsable de la diplomatie américaine quand on se rappelle les menaces d’oblitération totale qu’elle a proférées contre l’Iran <a href="http://www.alterinfo.net/Hillary-Clinton-menace-d-effacer-l-Iran-de-la-carte%21_a19103.html" target="_new">au cours de la campagne présidentielle </a>. Il importe aussi de rappeler que son pays détenait en 2005 la population carcérale la plus élevée au monde avec 2 186 230 prisonniers (25% du total mondial) et que <a href="http://www.populationdata.net/chiffres/monde-prisonniers-2006.php" target="_new">le taux de détention par 100 000 habitants était également le plus élevé avec 737.6 résidents</a>. De plus, «<em>la Peine de mort aux États-Unis est appliquée au niveau fédéral et dans trente-cinq États fédérés sur cinquante que comptent les États-Unis. Aujourd&#8217;hui les États-Unis font partie du cercle restreint des démocraties libérales qui appliquent la peine de mort</em>» (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort_aux_%C3%89tats-Unis" target="_new">Wikipedia</a>). Il est à espérer que la secrétaire d’État trouve aussi douloureuse cette situation qui prévaut dans son pays.</p>
<p><strong>Mes intentions profondes sont les mêmes </strong></p>
<p>Enfin, il convient d’ajouter que les guerres de l’Asie centrale se poursuivent dans la plus grande impunité et que la torture continue d’être pratiquée dans les prisons «<em>secrètes</em>». S’il s’agit là des manifestations des nouveaux concepts proposés en janvier dernier de la «<em>puissance intelligente</em>» et de la «<em>responsabilité</em>» il y a lieu de s’interroger, car il nous semble plutôt que les propos de la diplomatie étasunienne viennent tout simplement voiler le visage de l’impérialisme. Je suis un acteur qui pense maintenant autrement, mais mes intentions profondes sont les mêmes. En réalité, le concept de la «<em>guerre permanente</em>» reste le guide suprême de mon approche diplomatique qui se veut à géométrie variable en fonction des intérêts qu’il me faut sauvegarder. (<a href="http://www.ilovepolitics.info/Les-deux-piliers-de-la-nouvelle-diplomatie-americaine_a1371.htm" target="_new">Les deux pilliers de la nouvelle diplomatie américaine</a>).</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Pour la diplomatie étatsunienne il importe de conserver l’appui des plus puissants malgré certains irritants majeurs, car elle pourrait avoir besoin d’eux quand se produira l’effondrement annoncé de l’économie et l’implosion sociale qui en sera la résultante inéluctable. Faire la guerre pourrait devenir trop lourd pour la société et des mandataires capables de le faire seront alors invités à «<em>donner</em>» davantage pour permettre à l’Empire de survivre encore un certain temps. Cette consigne est sans doute celle qui a été transmise aux pays alliés. Ceux-ci, cependant, bien malgré eux, pourraient être entraînés éventuellement avec lui dans sa chute.</p>
<p>&#160;</p>
<p><strong>Références </strong></p>
<p>AFP. 2009. Hillary Clinton avocate des droits de l&#8217;Homme à Moscou. RTBF Info. Le 14 octobre 2009. En ligne :<br />
<a href="http://www.rtbf.be/info/economie/hillary-clinton-avocate-des-droits-de-lhomme-a-moscou-150876">http://www.rtbf.be/info/economie/hillary-clinton-avocate-des-droits-de-lhomme-a-moscou-150876</a></p>
<p>AFP. 2009. L&#8217;OTAN adopte une nouvelle stratégie en Afghanistan. Cyberpresse. Le 23 octobre 2009.<br />
En ligne : <a href="http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200910/23/01-914285-lotan-adopte-une-nouvelle-strategie-en-afghanistan.php">http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200910/23/01-914285-lotan-adopte-une-nouvelle-strategie-en-afghanistan.php</a></p>
<p>BEAUCHEMIN, Malorie. 2009. Obama lance un ultimatum à l&#8217;Iran. La Presse. Le 25 septembre 2009. En ligne : <a href="http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200909/25/01-905686-obama-lance-un-ultimatum-a-liran.php">http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200909/25/01-905686-obama-lance-un-ultimatum-a-liran.php</a></p>
<p>COURMONT, Barthélémy et contre-feux.com. 2009. Les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine. ilovepolitics. Le 19 mars 2009.<br />
En ligne : <a href="http://www.ilovepolitics.info/Les-deux-piliers-de-la-nouvelle-diplomatie-americaine_a1371.html">http://www.ilovepolitics.info/Les-deux-piliers-de-la-nouvelle-diplomatie-americaine_a1371.html</a></p>
<p>DUFOUR, Jules. 2007. Le réseau mondial des bases militaires américaines. Les fondements de la terreur des peuples ou les maillons d&#8217;un filet qui emprisonne l&#8217;humanité. Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 10 avril 2007.<br />
En ligne: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&#38;code=DUF20070409&#38;articleId=5314">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&#38;code=DUF20070409&#38;articleId=5314</a></p>
<p>DUFOUR, Jules. 2009. Le grand réarmement planétaire. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 5 mai 2009. En ligne: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=13162">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=13162</a></p>
<p>DUFOUR, Jules. 2009. Pakistan: un territoire stratégique pour les guerres de l’Occident en Asie Centrale. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 10 août 2009. En ligne:<br />
<a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=14719">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=14719</a></p>
<p>DUFOUR, Jules. 2009. Afghanistan: des élections pour l&#8217;imposition de la «démocratie»? Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 21 août 2009. En ligne: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=14871">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=14871</a></p>
<p>KAY, Joe. 2008. Hillary Clinton menace d’ ‘effacer&#8217; l&#8217;Iran de la carte! Alter Info. Le 24 avril 2008.<br />
En ligne : <a href="http://www.alterinfo.net/Hillary-Clinton-menace-d-effacer-l-Iran-de-la-carte%21_a19103.html">http://www.alterinfo.net/Hillary-Clinton-menace-d-effacer-l-Iran-de-la-carte!_a19103.html</a></p>
<p>Nombre de prisonniers dans le monde, par pays. PopulationData.net: <a href="http://www.populationdata.net/chiffres/monde-prisonniers-2006.php">http://www.populationdata.net/chiffres/monde-prisonniers-2006.php</a></p>
<p>Peine de mort aux États-Unis : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort_aux_%C3%89tats-Unis">http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort_aux_%C3%89tats-Unis</a></p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chomsky &amp; Compagnie (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/04/chomsky-compagnie-video/</link>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 03:32:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/04/chomsky-compagnie-video/</guid>
<description><![CDATA[Chomsky &amp; Compagnie est un documentaire français de Daniel Mermet et Giv Anquetil, filmé par Oli]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-2038" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/04/chomsky-compagnie-video/chomsky-cie/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2038" title="Chomsky &#38; Cie" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/chomsky-cie.jpg" alt="Chomsky &#38; Cie" width="300" height="428" /></a></p>
<p><strong>Chomsky &#38; Compagnie</strong> est un documentaire français de Daniel Mermet et Giv Anquetil, filmé par Olivier Azam, réalisé d&#8217;après une série de reportages de l&#8217;émission radio <em>Là-bas si j’y suis</em> diffusée sur France Inter.</p>
<p>De Paris à Boston, de Montréal à Toronto en passant par Bruxelles, à l’heure où impuissance et résignation l’emportent, le travail de Chomsky est un antidote radical. « <em>Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu’ils peuvent provoquer des changements</em> » dit Chomsky. Avec des dizaines de livres, des milliers d’articles et de conférences, à bientôt 80 ans « <em>l’auteur le plus cité au monde</em> » poursuit la mise à nu des mécanismes de domination. Un intellectuel, c’est quelqu’un qui veut que nous pensions comme lui. Chomsky veut que nous pensions par nous-même. Il ne veut pas nous amener à le croire, il veut nous amener à nous emparer par nous mêmes des connaissances et des informations qui nous permettent d’agir pour que cesse la domination de quelques-uns qui monopolisent le pouvoir de décision sur l’immense masse des autres. Chomsky affirme que le capitalisme et la démocratie sont incompatibles. Pour celles et ceux qui refusent de baisser les bras, Chomsky est une ressource fondamentale mais dans quel courant de pensées s&#8217;inscrit l&#8217;intellectuel engagé Noam Chomsky ?</p>
<p>Sur un fond de diabolisation de l&#8217;Islam aujourd&#8217;hui, le communisme hier, l&#8217;odyssée commence par la propagande médiatique et le contrôle de l&#8217;opinion publique à l&#8217;aide de la manipulation par la peur, l&#8217;insécurité et la violence. Par la suite, le documentaire aborde le débat sur les limites de la liberté d&#8217;expression et l&#8217;implication de l&#8217; État, en reprenant le cas de l&#8217;affaire Faurisson ayant opposé jadis Noam Chomsky à l&#8217;historien français Pierre Vidal-Naquet, pour se pencher sur les guerres d&#8217;Indochine, le génocide au Cambodge par les Khmers Rouges de Pol Pot aux massacres d&#8217;un autre conflit oublié de l&#8217;histoire entre l&#8217;Indonésie de Soeharto et le Timor Oriental financé par les États-Unis, le Canada, le Royaume Uni, la France et les Pays-Bas. Comparant le militantisme contre la guerre du Vietnam à l&#8217;opposition à la guerre d&#8217;Irak, le documentaire donne brièvement la parole à des déserteurs de ces deux guerres qui se sont réfugiés au Canada. Le voyage se termine en s&#8217;intéressant au mouvement altermondialiste contre le système capitaliste global et à la naissance d&#8217;une conscience internationale pour le progrès social.</p>
<p><strong>Première partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8rgx4"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8rgx4" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Deuxième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8rhal"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8rhal" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Troisième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8rhgk"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8rhgk" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Quatrième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8rhly"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8rhly" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Cinquième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8rhrx"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8rhrx" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Sixième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8ri0t"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8ri0t" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Septième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8ri7t"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8ri7t" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Huitième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8rihq"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8rihq" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Neuvième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8riiu"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8riiu" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le nouveau désordre mondial (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/03/le-nouveau-desordre-mondial-video/</link>
<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 19:35:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/03/le-nouveau-desordre-mondial-video/</guid>
<description><![CDATA[« L&#8217;idéal des Nations Unies est un idéal Juif. » David Ben Gourion, Time, le 16 août 1948. L]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-2004" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/03/le-nouveau-desordre-mondial-video/drapeau-israel-armes/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2004" title="Israël, l'état d'apartheid" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/drapeau-israel-armes.jpg" alt="Israël, l'état d'apartheid" width="420" height="278" /></a></p>
<p style="text-align:center;">« <strong>L&#8217;idéal des Nations Unies est un idéal Juif.</strong> » David Ben Gourion, Time, le 16 août 1948.</p>
<p>L&#8217;éminent Roger Garaudy nous présente dans ce documentaire de Néant Prod intitulé <strong>Le nouveau désordre mondial</strong> (2006) une vaste fresque historique de la menace omniprésente du lobby sioniste internationale à travers diverses époques allant de la Déclaration de Balfour en 1917 aux nombreuses guerres énergétiques américaines du Moyen-Orient, &#8221; <em>le lieu stratégique le plus important du monde</em> &#8221; selon le général Eisenhower, jusqu&#8217;au lancement par le 43ième président des États-Unis et criminel de guerre George W. Bush de leur dernière croisade contre la terreur des groupes islamistes, officiellement.</p>
<p>Appuyant sa thèse à l&#8217;aide notamment d&#8217;ouvrages de référence mondialement célèbres tels que <strong>La Fin de l&#8217;Histoire et le Dernier Homme</strong> de Francis Fukuyama ou <strong>le Choc des Civilisations</strong> de Samuel Huntington, le philosophe et écrivain français Roger Garaudy, catalogué parmi les négationnistes de la Shoah, passe en revue <strong></strong> l&#8217;expansionnisme israélien dans le monde depuis la création de l&#8217;État juif en Palestine demeurant à ce jour comme étant le plus grave scandale politique de l&#8217;ONU.</p>
<p><strong>Première partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8g9rq"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8g9rq" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Deuxième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8ga4x"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8ga4x" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
