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	<title>petain &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/petain/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "petain"</description>
	<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 13:58:05 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Sacré Français !]]></title>
<link>http://le4eaparis.wordpress.com/2009/11/04/sacre-francais/</link>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 12:42:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>OF</dc:creator>
<guid>http://le4eaparis.wordpress.com/2009/11/04/sacre-francais/</guid>
<description><![CDATA[Le 4e à Paris a eu l’opportunité d’assister à une cérémonie de naturalisation dans une annexe de la ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Le 4<sup>e</sup> à Paris a eu l’opportunité d’assister à une cérémonie de naturalisation dans une annexe de la préfecture de police, au 11 rue d’Ursins sur l’Ile de la Cité dans le 4<sup>e</sup>. Lors de cette cérémonie, une quarantaine d’étrangers de tous pays dont un Islandais, Bergthor Bjarnason, accédaient à la nationalité française. <a href="http://www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr/documentation/article/2008/devenirfrancais.htm">Un petit clip de 6 minutes</a> sur la devise républicaine, un discours  du préfet de police, la remise du dossier comprenant la carte d’identité française, une poignée de main chaleureuse et quelques photos pour immortaliser ce moment unique dans une vie ont composé le programme de cette cérémonie, à vrai dire émouvante.  En plein débat sur l&#8217;identité nationale, il est intéressant de voir comment la France est présentée par le préfet de police dans une allocution très pétainiste. Le 4<sup>e</sup> à Paris a été choqué d’entendre « quelle que soit la race » au lieu de « quelle que soit l’origine » et, malgré un discours louant la diversité et la différence, manifestement tous les Français sont destinés à faire des enfants, tant pis pour les couples stériles et les homosexuels&#8230;</p>
<p>Un extrait du discours :</p>
<p style="text-align:center;"><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x2ywkb"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x2ywkb" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Identité nazionale]]></title>
<link>http://maisencore.wordpress.com/2009/10/30/identite-nazionale/</link>
<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 23:42:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Alain Cyprien</dc:creator>
<guid>http://maisencore.wordpress.com/2009/10/30/identite-nazionale/</guid>
<description><![CDATA[Non, décidément, que dire de plus ?]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;">Non, décidément, que dire de plus ?</p>
<p style="text-align:center;"><a rel="attachment wp-att-57" href="http://maisencore.wordpress.com/2009/10/30/identite-nazionale/besson-francais/"><img class="size-full wp-image-57 aligncenter" title="Besson plus Français que lui" src="http://maisencore.wordpress.com/files/2009/10/besson-francais.jpg" alt="Etes vous plus français qu'Eric Besson ?" width="450" height="670" /></a></p>
<p style="text-align:center;">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["Français de souche"]]></title>
<link>http://tpprovence.wordpress.com/2009/10/28/francais-de-souche/</link>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 17:08:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>TP Provence</dc:creator>
<guid>http://tpprovence.wordpress.com/2009/10/28/francais-de-souche/</guid>
<description><![CDATA[Dans une interview dans Sud-Ouest, l’historien démographe Hervé Le Bras, directeur d’études à l’Écol]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Dans une interview dans <em>Sud-Ouest, </em>l’historien démographe Hervé Le Bras, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), ose déclarer sans rire : <em>« ‘Français de souche’, c’est horrible, c’est un terme qui avait été employé par Pétain&#8221;. </em>Réponse en image&#8230;<em><br />
</em></p>
<p><em><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/SgpyR08U7yI&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/SgpyR08U7yI&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span><br />
</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[12 balles dans la peau pour Laval.]]></title>
<link>http://rannemarie.wordpress.com/2009/10/27/12-balles-dans-la-peau-pour-laval/</link>
<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 08:41:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>raannemari</dc:creator>
<guid>http://rannemarie.wordpress.com/2009/10/27/12-balles-dans-la-peau-pour-laval/</guid>
<description><![CDATA[France 3 &#8211; 22h55 &#8211; mardi 27/10      documentaire d&#8217;Yves Boisset Pierre Laval : un ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style="text-decoration:underline;">France 3 &#8211; 22h55 &#8211; mardi 27/10</span>      documentaire d&#8217;Yves Boisset</p>
<p>Pierre Laval : un nom synonyme de collaboration avec l&#8217;occupant allemand &#8211; il fut d&#8217;ailleurs exécuté le 15 octobre 1945.</p>
<p>Mais avant la déportation des juifs, il avait été socialiste, très actif pour les déshérités.</p>
<p>Portrait de cet homme complexe.</p>
<p><a href="http://www.archives.premier-ministre.gouv.fr/villepin/acteurs/premier_ministre/histoire_chefs_gouvernement_28/pierre_laval_272/index.html">http://www.archives.premier-ministre.gouv.fr/villepin/acteurs/premier_ministre/histoire_chefs_gouvernement_28/pierre_laval_272/index.html</a></p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Kaputt de Curzio Malaparte]]></title>
<link>http://blog.sos-dissertations.com/2009/10/16/kaputt-de-curzio-malaparte/</link>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 12:53:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>sarahdddd</dc:creator>
<guid>http://blog.sos-dissertations.com/2009/10/16/kaputt-de-curzio-malaparte/</guid>
<description><![CDATA[Malaparte est un personnage atypique à la fois diplomate, écrivain, journaliste et soldat. Bien que ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Malaparte</strong> est un personnage atypique à la fois diplomate, écrivain, journaliste et soldat.</p>
<p>Bien que d&#8217;origine italienne, <strong>Malaparte</strong> s&#8217;engage aux côtés de l&#8217;armée française en 1914 à tout juste 16 ans et signe son premier engagement politique. Devenu journaliste et diplomate durant l&#8217;entre-deux guerres, <strong>Malaparte</strong> change d&#8217;identité. Kurt-Erich Suckert devient <strong>C</strong><strong>urzio Malaparte</strong> officiellement en 1929 et publie ses premiers essais dans les années 20, adhérant au nationalisme italien et au fascisme avant de se désolidariser de <a href="http://www.sos-dissertations.com/mussolini.htm" target="_blank">Mussolini</a> très rapidement.</p>
<p>En 1943, <strong>Malaparte</strong> publie son oeuvre la plus célèbre : <strong><em>Kaputt</em></strong>. Ouvrage et témoignage d&#8217;une originalité sans précédent, <em><strong>Kaputt</strong></em> décrit son expérience de la guerre en tant que soldat et diplomate italien. Laissant place à un réalisme effrayant et à un humour noir, <strong>Malaparte</strong> décrit avec un beauté infinie la mort et la violence. Entre ses visites aux ambassadeurs et sa vision de la misère humaine et des cadavres, <strong>Malaparte</strong> dresse un tableau baroque et cruel d&#8217;une singularité implacable.</p>
<p><em><strong><span style="font-style:normal;"><span style="font-weight:normal;">En ce sens</span></span>, Kaputt</strong></em> diffère de tous les romans et chroniques de guerre que nous possédons de la <a href="http://www.academon.fr/Seconde-Guerre-Mondiale" target="_blank">Seconde Guerre Mondiale</a> de par l&#8217;angle de vue choisi, très loin des expériences inhumaines de <a href="http://blog.sos-dissertations.com/2009/10/13/dissertation-portant-sur-primo-levi/" target="_blank">Primo Lévi</a> ou Robert Antelme.</p>
<p>Votre exposé sur <strong><em>Kaputt</em></strong> ne devra pas oublier de citer un autre ouvrage très célèbre de son auteur : il s&#8217;agit de <em>La Peau</em>, racontant l&#8217;expérience et les souvenirs de la Première Mondiale.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La fin de la décentralisation]]></title>
<link>http://royesocialiste.wordpress.com/2009/10/16/la-fin-de-la-decentralisation/</link>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 08:04:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>olivier</dc:creator>
<guid>http://royesocialiste.wordpress.com/2009/10/16/la-fin-de-la-decentralisation/</guid>
<description><![CDATA[Arnaud Montebourg, président de son Conseil général de Saône-et-Loire attaque l’Etat en justice pour]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Arnaud Montebourg</strong>, président de son Conseil général de Saône-et-Loire attaque l’Etat en justice pour obtenir 800 000 euros que l’Etat lui doit.  Il n’est que temps ! A mon avis, il y a déjà un an que tous les présidents des Conseils Généraux de gauche auraient du mettre les pieds dans le plat.</p>
<p><strong>Tous les responsables</strong> savent que les départements étaient financièrement asphyxiés ou en voie d’asphyxie quand les dernières élections cantonales se sont tenues en 2008. Le département de la Somme pour prendre cet exemple qui m’est proche, était menacé de mise sous tutelle dès la fin 2008 au moment même où une direction socialiste – qui n’en était évidemment pas responsable &#8211; remplaçait une gestion ininterrompue de la droite depuis les années 1970 !</p>
<p><strong> Rien de surprenant !</strong> Les départements se sont vu transférer par l’Etat de nouvelles responsabilités – entre autres choses un grand réseau de routes nationales, le RSA par exemple… – sans transférer les recettes correspondantes. Le gouvernement Jospin avait déjà transféré la gestion de l’APA – l’aide aux personnes âgées – coûteuse mais très créatrice d’emplois, mais les gouvernements de droite ont refusé de transférer les recettes de l’Etat qui avaient été prévues par le gouvernement précédent. Plus encore, l’Etat ne verse même pas la totalité des sommes dont il accepte le principe. Les départements doivent faire crédit à l’Etat !</p>
<p><strong>Les socialistes</strong> sont décidément trop bons. Ils auraient pu dès 2008 dénoncer, refuser concrètement d’assumer la responsabilité. Maintenant leurs protestations risquent d’être inaudibles : la droite leur fera porter le chapeau, devant un public peu informé, de la responsabilité d’augmenter les impôts ou/ et de diminuer les services rendus. Il fallait déclencher la crise dès 2008 avant que la droite puisse tenter de nous faire porter le chapeau. On ne l’a pas fait. Dommage !</p>
<p><strong>Maintenant </strong>le gouvernement Sarkozy veut aller plus loin : il veut paralyser les départements et les régions. Il s’agit d’empêcher des structures décentralisées de mettre en œuvre une autre politique que celle qu’il préconise, de corriger sur le terrain les effets catastrophiques de la politique la plus réactionnaire que nous ayons à subir depuis l’Etat Français.</p>
<p><strong>Deux moyens</strong> sont prévus et soumis au vote du Parlement :</p>
<p>- Le premier consiste à encadrer strictement l’action des départements et des régions. En supprimant leur « compétence générale ». Ce qui veut dire que les élus locaux n’auront pas le droit d’intervenir dans des domaines que la loi n’a pas limitativement prévu de leur confier.</p>
<p>- Le second consiste à limiter leurs ressources et à faire dépendre une part croissante de ces recettes de décisions prises par Paris. C’est le résultat de la réforme de la Taxe professionnelle remplacée par des taxes au rendement aléatoire et par une « compensation » qui met les budgets locaux – c’est aussi vrai pour les communes- à la merci des décisions budgétaires nationales. Juppé avait raison de hurler !</p>
<p><strong>Ces « réformes »</strong> entrent à l’évidence dans le grand dessein du MEDEF et de Nicolas Sarkozy : il s’agit d’annuler non seulement 1981, mais aussi la Libération en supprimant tout ce qui a été réalisé du programme du Conseil National de la Résistance. Pour y parvenir Sarkozy est bien décidé à ôter toute chance à la gauche de mettre en œuvre sa politique, même localement, pour laisser enfin le champ libre à la droite la plus réactionnaire.</p>
<p><strong><em>Jacques Fleury</em></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'histoire oubliée (cachée) de la Bretagne...]]></title>
<link>http://jnpaquet.wordpress.com/2009/10/11/lhistoire-oubliee-cachee-de-la-bretagne/</link>
<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 10:00:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>J.N. PAQUET</dc:creator>
<guid>http://jnpaquet.wordpress.com/2009/10/11/lhistoire-oubliee-cachee-de-la-bretagne/</guid>
<description><![CDATA[Entre le 4è et le 5è siècle, fuyant les Anglo-saxons, les Bretons de Grande-Bretagne passèrent la Ma]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Entre le 4è et le 5è siècle, fuyant les Anglo-saxons, les Bretons de Grande-Bretagne passèrent la Ma]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Paris: City of Two Towers]]></title>
<link>http://erickoch.ca/2009/10/08/paris-city-of-two-towers/</link>
<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 13:36:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>erickoch</dc:creator>
<guid>http://erickoch.ca/2009/10/08/paris-city-of-two-towers/</guid>
<description><![CDATA[To put the Dreyfus Affair into historical perspective in his extraordinary article in the New Yorker]]></description>
<content:encoded><![CDATA[To put the Dreyfus Affair into historical perspective in his extraordinary article in the New Yorker]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[“Je viens d’apprendre à la TSF la capitulation de la France” (lettre#12 – De Jeanne à Louis – 17 juin 1940)]]></title>
<link>http://audevassallo.wordpress.com/2009/10/06/%e2%80%9cje-viens-d%e2%80%99apprendre-a-la-tsf-la-capitulation-de-la-france%e2%80%9d-lettre12-%e2%80%93-de-jeanne-a-louis-%e2%80%93-17-juin-1940/</link>
<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 21:02:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aude Vassallo</dc:creator>
<guid>http://audevassallo.wordpress.com/2009/10/06/%e2%80%9cje-viens-d%e2%80%99apprendre-a-la-tsf-la-capitulation-de-la-france%e2%80%9d-lettre12-%e2%80%93-de-jeanne-a-louis-%e2%80%93-17-juin-1940/</guid>
<description><![CDATA[Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940 - p.1/2 Ce lundi 17 juin, 1940 Mon pauvre Cher L]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div id="attachment_521" class="wp-caption alignleft" style="width: 313px"><img class="size-full wp-image-521" title="Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940" src="http://audevassallo.wordpress.com/files/2009/10/h3bis.jpg" alt="Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940 - p.1/2" width="303" height="393" /><p class="wp-caption-text">Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940 - p.1/2</p></div>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:justify;"><em><strong>Ce lundi 17 juin, 1940 </strong></em><br />
<em><strong><br />
Mon pauvre Cher Lou</strong></em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><strong>C’est avec une infinie tristesse que je viens d’apprendre à la TSF la capitulation de la France</strong>. J’avais appris jeudi que nous en avions encore pour cinq jours avant de se rendre. Certaines personnes à qui j’en faisais part, me disaient tenir d’officiers qu’une grande offensive se préparait du côté de Poitiers. En fin de compte, c’était bien l’information que j’avais reçue, indirectement, d’un simple poilu, qui était la bonne.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><strong>Les Allemands occupent Paris depuis le 14 (officiellement depuis le 12)</strong>. Il paraît que la population ne souffre pas et que tout marche comme à l’ordinaire.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><strong>J’ai trotté précisément toute la matinée en vue de mon départ pour Dublin.</strong> Tous les services anglais arrêtés. Service par Air France arrêté. Je suis allée au Consulat d’Amérique, mais ils ne savent pas quand un bateau américain viendra. Du moins, c’est ce que l’on m’a dit, contrairement à ce que j’ai lu hier sur le Petit Marseillais qui prévoit l’arrivée d’un bateau américain dans une dizaine de jours.</em></p>
<p><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">
<div id="attachment_501" class="wp-caption alignleft" style="width: 252px"><img class="size-full wp-image-501" title="Lettre #12 - De Jeanne à Louis - 17/06/1940" src="http://audevassallo.wordpress.com/files/2009/10/h1.jpg" alt="Lettre (n°12) - de Jeanne à Louis - 17/06/1940" width="242" height="194" /><p class="wp-caption-text">Lettre (n°12) - de Jeanne à Louis - 17/06/1940</p></div>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;"><em>D’après les nouvelles toutes fraîches de reddition de la France, j’arrête toutes mes démarches. <strong>Il s’agit maintenant de voir dans quelles conditions la paix va être signée</strong>. Une chose an tous cas qu’il faut que l’on sache, c’est que<strong> la défaite est due à la pourriture qui nous a dirigée à commencer en 24 par le Cartel</strong>. <strong>La démagogie de ces gens-là a tout tué, même le sentiment de l’honneur </strong>et il n’est plus en doute pour personne que nous avons été trahis en haut comme en bas, et non seulement par le Roi des Belges. Ne t’ai-je pas écrit il y a 1 an ou 18 mois que la démocratie avec un grand D. qui a ouvert les portes à toutes les mauvaises têtes (soi-disant réfugiés politiques) à tous les condamnés de droit commun, tous les pouilleux, etc etc rendait la vie ici impossible et qu’il n’y avait pas lieu d’être fier d’être Français. Et cependant, tu sais que je suis une vieille patriote, mais pour une France propre.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em> </em></p>
<div id="attachment_519" class="wp-caption alignleft" style="width: 303px"><em> </em><em><img class="size-full wp-image-519" title="Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940 - p.2/2" src="http://audevassallo.wordpress.com/files/2009/10/h4bis.jpg" alt="Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940 - p.2/2" width="293" height="386" /></em><p class="wp-caption-text">Lettre de Jeanne à Louis Bouvier #12 - 17 Juin 1940 - p.2/2</p></div>
<p style="text-align:justify;"><em><strong>On est fier et l’on aime sa patrie d’autant qu’elle le mérite par sa dignité sous toutes ses formes</strong>. Tu sais ce que je pensais depuis plusieurs années. Eh bien, mes laïus n’auront pas été vains puisque les événements ne donnent encore raison.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><br />
J’allais te demander de faire des démarches à Dublin pour faciliter mon départ de France, mais c’est inutile maintenant, car<strong> nous serons peut-être entraînés par les événements</strong>. Quoi qu’il en soit, je fais établir mon passeport à toutes fins utiles et de toute façon, j’irai très certainement te retrouver  pour m’installer à Dublin. Si les hostilités s’arrêtent, les services vont reprendre. </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><br />
Je n’ai pas encore encaissé l’assurance. Ce n’est qu’une question de jours, je crois.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><br />
Je t’écrirai à nouveau ces jours-ci, sur mes intentions qui sont dépendantes des événements en cours.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><br />
<strong>Je t’embrasse bien longuement mon Lou</strong>, en te priant de faire une ardente prière pour moi sur la tombe de notre cher Victor dont la honte de ce qui se passe lui aura au moins été épargnée.</em></p>
<p><em>J’ai appris au Consulat américain, ce matin, que l’Irlande est déclarée « Zone de guerre »</em></p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">
<p><span style="color:#800000;">- </span><span style="color:#333399;">De Jeanne Bouvier</span> [10, rue Edmond Dantes - Marseille - France] <span style="color:#800000;">à Louis Bouvier</span> [20, Earlsfort Terrace - Dublin  - Irlande]<br />
- <strong>Tamponnée</strong> <em>Opened by Examiner 1321</em><br />
- Marquée comme reçue par Louis, le 8 août 1940</p>
<p style="text-align:left;"><em><strong>######</strong></em></p>
<p style="text-align:left;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>La Réponse de Louis</strong></span><em><strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align:left;"><em><strong> </strong></em></p>
<div id="attachment_520" class="wp-caption alignleft" style="width: 318px"><em><strong><em><strong><img class="size-full wp-image-520" title="Brouillon de Louis (9 août 1940) en réponse à Jeanne #12 (17/06/40)" src="http://audevassallo.wordpress.com/files/2009/10/h5bis.jpg" alt="Brouillon de Louis (9 août 1940) en réponse à Jeanne #12 (17/06/40)" width="308" height="467" /></strong></em></strong></em><p class="wp-caption-text">Brouillon de Louis (9 août 1940) en réponse à Jeanne #12 (17/06/40)</p></div>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p style="text-align:justify;">Dans cette enveloppe, se trouvait également une feuille de brouillon &#8211; recto/verso &#8211; ou Louis rédigeait un essai de sa réponse. En voici la transcription :</p>
<p style="text-align:left;"><em><strong>Réponse (copy) de Louis :</strong></em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><strong>9 août 1940</strong></em><br />
<em><strong>Ma chère Nouchette</strong><br />
Je viens de recevoir ta chérie lettre de toi datée 17 juin et quelques jours auparavant je recevais tes deux lettres datées du 14 et 20 juin. Et ainsi je suis bien heureux de les avoir, car c’est encore la guerre.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><br />
<strong>Notre pauvre France. Dans quel état est-elle ? </strong></em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><strong> </strong><br />
<strong>Quelle catastrophe, quelles terribles épreuves</strong> nous subissons ma pauvre chérie Nou, et d’autant plus dures que par force nous demeurons encore séparés. Je pense à toi à tous les instants et je prie pour notre réunion que je supplie Dieu de nous accorder vite !<span style="text-decoration:line-through;"> C’est dur que</span></em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><br />
Heureusement, j’ai bien reçu ton télégramme le 24 juillet, réponse à ma dépêche<span style="text-decoration:line-through;"> 20 juillet </span>et depuis lors je suis plus calme bien que tu sois <span style="text-decoration:line-through;">terriblement </span>accablée. <strong>Je te sais bien et comme tu me dis &#8220;don’t worry, everything allright</strong>&#8220;, je pense que malheureusement aussi tu es garantie et que tu auras obtenu le règlement de la Compagnie d’assurance l’Union. </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>C’est un gros souci de moins pour moi de le savoir bien alors que j’ai à supporter beaucoup ici en vue d’arriver à un règlement amiable avec le neveu de notre pauvre Victor. Ce règlement amiable doit se faire finalement. Il le serait déjà si ce femme homme était normal, <span style="text-decoration:line-through;">mais en possession d’argent, mais il promet, promet toujours jusqu’à présent et ne vaut aucune promesse ni engagement.</span> </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Soudain mis en possession d’argent pas la mort de notre pauvre Victor, il a une voiture, un petit canot sur le Shannon, et il disparaît pour des semaines, relevant aucune de ses promesses, ni rendez-vous ou engagements, puis xxxxx de venir pour le règlement, tout autre chose que son plaisir personnel disparaît pour lui.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><span style="text-decoration:line-through;">Le 19 juin dernier, après que nous avions personnellement fait un accord ensemble à présenter à nos solicitors, il me promettait de façon ferme de venir le surlendemain pour signer le draft que nous avions préparé M. Beatty et moi. C’est en vain que je l’ai attendu et que je lui ai écrit. </span></em><em> Mon solicitor Mr Cox est en relation constante avec le sien, <span style="text-decoration:line-through;">et nous allons avoir une conférence aussitôt que Mr Cox rentrera vers la 15 ou 20 de ce mois.</span> Tous deux sont pour un règlement amiable.<br />
J’espère que tu auras reçu plusieurs lettres et cartes de moi, spécialement une longue lettre du 29 juin dans laquelle je te donne beaucoup de détails.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Je t’écris plus longuement dans un jour ou 2. Je verrais tout ce que tu sais à propos de moi.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Ecris moi vite</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em> </em>[fin du brouillon]</p>
<p style="text-align:left;"><span style="color:#800000;"> </span></p>
<div id="attachment_518" class="wp-caption aligncenter" style="width: 403px"><img class="size-full wp-image-518" title="Brouillon de Louis (9 août 1940) en réponse à Jeanne #12 (17/06/40) (2)" src="http://audevassallo.wordpress.com/files/2009/10/h6bis.jpg" alt="Brouillon de Louis (9 août 1940) en réponse à Jeanne #12 (17/06/40) (2)" width="393" height="300" /><p class="wp-caption-text">Brouillon de Louis (9 août 1940) en réponse à Jeanne #12 (17/06/40) (2)</p></div>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:justify;"><strong>Pour comprendre le pourquoi de cet article, lisez <a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/louis-jeanne-bouvier-correspondance-d%E2%80%99un-couple-desuni-par-la-guerre/#more-265" target="_blank"><em>&#8220;</em></a></strong><a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/louis-jeanne-bouvier-correspondance-d%E2%80%99un-couple-desuni-par-la-guerre/#more-265" target="_blank"><em>Louis &#38; Jeanne Bouvier : correspondance d’un couple désuni par la Guerre&#8221;</em></a></p>
<p style="text-align:left;"><strong>*********************************************************************************</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Le 17 juin 1940, date de la capitulation française, Jeanne, qui habite Marseille, écrit à Louis pour témoigner de son horreur.</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Louis se trouve alors en Irlande</strong>, à Dublin, pour régler d’épineuses affaires familiales dans le cadre de la succession de Victor Malone (sorte de grand-oncle décédé quelques mois ou années auparavant). Ce n’est pas la première fois qu’il y fait un long séjour : liés à l’Irlande par sa famille, il a dû y séjourner plusieurs mois en 1932).</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Jeanne déclare que c’est avec &#8220;<em>une infinie tristesse</em>&#8221; qu’elle vient d’apprendre à la Radio française la capitulation de la France</strong> : et en effet, depuis le mois de mai 1940, les forces hitlériennes laminent l’armée française. Au gouvernement Reynaud, les partisans de la défaite –  un armistice avec l’ennemi nazi – l’emportent. Le 17 juin 1940, tandis que le général de Gaulle arrive à Londres, le maréchal Pétain annonce, vers midi, la lâche capitulation de la France à la radio française. C’est ce qu’a entendu Louise ce jour-là . (Pour écouter le message de Pétain diffusé à la TSF, <a href="http://www.dailymotion.com/video/x4m2vx_allocution-du-17-juin-1940-par-le-m_politics" target="_blank">cliquez ici)</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Jeanne évoque ensuite les <strong>rumeurs </strong>qui parcourent les villes et villages français (offensive dans l’ouest, Paris occupé, mais épargné…) ; cette période est si incertaine et si dangereuse. Mais la &#8220;paix&#8221; sera signée <strong>le 22 juin 1940 </strong>entre Hitler et Pétain,<strong> le maréchal qui livre la France au IIIe Reich</strong>.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Jeanne dit à Louis qu’elle cherche un bateau pour le rejoindre à Dublin : </strong>la perspective de l’arrivée des troupes allemandes pousse certains Français à quitter la France, désormais aux mains des ennemis de l’Axe. Les derniers bateaux étrangers qui fuient la France, accueillent des Françaises  et Français prêts, parfois, à poursuivre le combat (certains iront rejoindre de Gaulle à Londres, pour créer les premières cellules de Français Libres).</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Mais les places sont chères, les départs, de plus en plus rares. Jeanne ne trouvera jamais à s’embarquer pour les îles Britanniques.</strong> Elle croit encore pouvoir partir d’une France qui va faire la &#8220;paix&#8221; avec l’Allemagne menaçante d’Hitler (&#8220;<em>Si les hostilités s’arrêtent, les services vont reprendre</em>&#8220;). Espoir vain : les services destinés aux civils ne reprendront qu’à la fin de la guerre, cinq années plus tard.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Jeanne nous livre ensuite quelques-unes de ses opinions politiques</strong>, largement partagées dans certains milieux français, et confortés par l’horreur de la défaite : &#8220;<em>la défaite est due à la pourriture qui nous a dirigée à commencer en 24 par le Cartel. La démagogie de ces gens-là a tout tué, même le sentiment de l’honneur</em>&#8220;.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>En 1924 (et en 1932), le Cartel des Gauches est au pouvoir</strong> : des radicaux et des socialistes de la SFIO s’allient et prônent – entre autres – une politique teintée de pacifisme (<strong>le Pacifisme</strong> est un courant de pensée politique des années 20 et 30, se basant sur une tactique militaire de défense et sans modernisation des armes de combat. Cette politique &#8211; dans la perspective du réarmement de l’Allemagne, puis, à partir de 1933, de la montée d’Hitler au pouvoir – est assez mal vue par une partie des Français).</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Si bien que Louise – dont on ne peut douter qu’elle porte &#8220;à droite&#8221;</strong>, <strong>s’emporte violemment contre ceux qu’elle stigmatise comme les artisans de la défaite de la France</strong>. Quant au roi des Belges, le premier des traîtres pour Jeanne, il a capitulé devant Hitler en mai, et a laissé les troupes de l’Axe traverser son pays pour attaquer la France.</p>
<p style="text-align:justify;">Très marqué à droite, le discours de Louise stigmatise les &#8220;<em>réfugiés politiques</em>&#8221; qui arrivèrent, souvent sous les gouvernements de gauche, de pays communistes, comme l’Ukraine, la Pologne, ou de pays en proie aux fureurs fascistes, comme l’Italie, voire l’Espagne. Cette arrivée massive d’étrangers, parfois communistes,  a – seule – permis d’accroître une population française dont la natalité baissait terriblement dans ces années 30.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Louis a glissé le brouillon de sa réponse dans la lettre qu’il a reçue de Jeanne. </strong>Elle lui était arrivée le 8 août, il répondait le lendemain.</p>
<p style="text-align:justify;">On y apprend que Jeanne lui a adressé deux autres lettres, une datée du 14 juin, l’autre du 20 juin, et un télégramme le 24 juillet, mais dont nous n’avons aucune trace.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Dans son projet de réponse, Louis se désole sur le sort du pays (&#8220;<em>Notre pauvre France. Dans quel état est-elle ?</em>&#8220;)</strong>, et commence à prendre conscience  qu’il risque d’être séparé de Jeanne tout au long du conflit. Et en effet, Jeanne passera toute la guerre dans le sud de la France, tandis que Louis restera en Irlande, seul dominion de l&#8217;Empire britannique (plus ou moins) neutre du conflit (l’Irlande interdit à la Grande-Bretagne d’user de ses ports et aéroports, accueille à Dublin un représentant des nazis, et certaines fanges des combattants l’IRA sont soutenues par les Allemands…).</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Louis évoque ensuite l’un des principaux sujets d’échange entre Jeanne et Louis : l’argent</strong>. L’argent dont J<strong>eanne a besoin en terre française pour survivre</strong> ; l’argent qui cause tant de problèmes à <strong>Louis, tout empêtré qu’il est dans d’inextricables puzzles financiers</strong>. Si, en 1932, où il passait plusieurs mois en Irlande, Louis rencontrait des problèmes avec le retords David H. Charles (et bien d’autres qui refusaient de payer quelques dettes à Victor Malone, un membre de la famille de Louis), en 1940, c’est maintenant avec le neveu qu’il faut s’entendre pour la succession de Victor.</p>
<p style="text-align:justify;">On ne saura rien de plus de cette succession.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans nos archives, une seule lettre postérieure à 1940 et écrite par Louis  : elle est datée de 1944, et a déjà été publiée (<a href="http://audevassallo.wordpress.com/2009/05/03/j%E2%80%99implore-les-fonctionnaires-de-la-censure-lettre15-de-louis-a-jeanne-nov44/" target="_blank">lire la lettre#15</a>).</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Jeanne et Louis resteront séparés. L&#8217;échange de lettres &#8211; exercice périlleux qui doit passer tous les obstacles de la censure, d&#8217;un camp comme de l&#8217;autre &#8211; se poursuivra néanmoins.</strong> <strong>Le télégramme semble également utilisé par les époux Bouvier tout au long du conflit pour correspondre. Moyen plus rapide, facile et efficace, il ne reste malheureusement aucune trace de ceux-ci. </strong></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p><span style="color:#333333;">Voir/Télécharger le <strong><span style="color:#000000;">recto de l&#8217;enveloppe </span></strong>en haute qualité ? </span><a href="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h1.jpg" target="_blank">Cliquez ici.</a><br />
<span style="color:#333333;">Voir/Télécharger le <strong><span style="color:#000000;">verso de l&#8217;enveloppe </span></strong>en haute qualité ? </span><a href="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h2.jpg" target="_blank">Cliquez ici.</a><br />
<span style="color:#333333;">Voir/Télécharger le <strong><span style="color:#000000;"> recto de la Lettre de Jeanne </span></strong>en haute qualité ? </span><a href="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h3bis.jpg" target="_blank">Cliquez ici.</a><br />
<span style="color:#333333;">Voir/Télécharger le <strong><span style="color:#000000;"> verso de la Lettre de Jeanne </span></strong>en haute qualité ? </span><a href="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h4bis.jpg" target="_blank">Cliquez ici.</a><br />
<span style="color:#333333;">Voir/Télécharger le <strong><span style="color:#000000;"> recto du Brouillon de Louis </span></strong>en haute qualité ? </span><a href="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h5bis.jpg" target="_blank">Cliquez ici.</a><br />
<span style="color:#333333;">Voir/Télécharger le <strong><span style="color:#000000;"> verso du Brouillon de Louis </span></strong>en haute qualité ? </span><a href="http://audevassallo.files.wordpress.com/2009/10/h6bis.jpg" target="_blank">Cliquez ici.</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Obama s'invite dans toutes les écoles pour y donner un message télévisé ! Un peu comme les discours de Pétain qui été lus aux écoliers !]]></title>
<link>http://fonzibrain.wordpress.com/2009/09/09/obama-sinvite-dans-toutes-les-ecoles-pour-y-donner-un-message-televise-un-peu-comme-les-discours-de-petain-qui-ete-lus-aux-ecoliers/</link>
<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 00:44:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>fonzibrain</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le président américain Barack Obama a reçu mardi un soutien inattendu dans le camp conservateur en l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://fonzibrain.wordpress.com/files/2009/09/bush_to_obama_morph.jpg"><img src="http://fonzibrain.wordpress.com/files/2009/09/bush_to_obama_morph.jpg" alt="bush_to_obama_morph" title="bush_to_obama_morph" width="377" height="335" class="alignnone size-full wp-image-759" /></a></p>
<p>Le président américain Barack Obama a reçu mardi un soutien inattendu dans le camp conservateur en la personne de l&#8217;ex-Première dame, Laura Bush, qui s&#8217;est montrée favorable au discours de rentrée controversé que M. Obama doit prononcer à l&#8217;adresse des élèves du pays.<br />
<a href='http://www.rtbf.be/info/economie/discours-aux-ecoliers-obama-recoit-le-soutien-inattendu-de-laura-bush-139438'>rtbf</a></p>
<p>Et le plus marrant,enfin ce qui est signifiant c&#8217;est que Laura Bush est venu pour aider Obama pris la tourmente à cause de son message aux écoliers.De nombreux parents ont comme l&#8217;impression d&#8217;une tentative de manipulation et ne veulent pas envoyer leurs enfants à l&#8217;école.Franchement,je ferais pareil,simplement pour manifester contre cette méthode fascisante et totalisante.</p>
<p>Historiquement,je ne rigole pas,c&#8217;est dans des systèmes totalitaires que le chef de la Nation s&#8217;adresse ainsi de manière forcé à des enfants,c&#8217;est très grave et très significatif du glissement vers le fascisme pure et simple de USA.</p>
<p>Si Laura Bush est venu aider le président,c&#8217;est parce que l&#8217;administration Obama est en fait l&#8217;administration Bush-Obama,le système qui fut crée durant l&#8217;ère Buh permet aujourd&#8217;hui à Obama de poursuivre la destruction de l&#8217;Amérique.</p>
<p>La nation américaine,sa classe moyenne,sa liberté,ses amendements sont pris dans les griffes d&#8217;élites malsaines qui doivent,pour créer le NWO,détruire les USA.</p>
<p>Un peu comme la révolution Française à détruit l&#8217;Ancien Régime pour installer la bourgeoisie.Il faut savoir que c&#8217;est à ce moment là que la conscription obligatoire a été institué,qu&#8217;une véritable police politique,des opinions est née,et que Napoléon,un peu plus tard instaura le livret ouvrier,la première carte d&#8217;identité moderne.</p>
<p>Que des joyeuses choses,qui servirent ensuite à encore plus opprimer la population,et oui pauvre peuple,il voulait payer moins d&#8217;impôts,et il a fini sur les champs de bataille,ou emprisonné pour ses pensées.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Maréchal les voilà!]]></title>
<link>http://brumes.wordpress.com/2009/09/03/marechal-les-voila/</link>
<pubDate>Thu, 03 Sep 2009 17:00:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>brumes</dc:creator>
<guid>http://brumes.wordpress.com/2009/09/03/marechal-les-voila/</guid>
<description><![CDATA[On a volé le Maréchal, Jean-Yves Le Naour, 2009 Un commando de pieds nickelés dérobe la dépouille du]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-medium wp-image-181" title="petain" src="http://brumes.wordpress.com/files/2009/09/petain.jpg?w=300" alt="petain" width="300" height="228" /></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><em>On a volé le Maréchal</em></span>, Jean-Yves Le Naour, 2009</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Un commando de pieds nickelés dérobe la dépouille du Maréchal Pétain ; archéologie et conséquences d&#8217;un geste politique.</em></p>
<p style="text-align:justify;">A l&#8217;hiver 1973, un petit groupe de sympathisants d&#8217;extrême droite, pétainistes et traditionalistes, déroba nuitamment le cercueil du Maréchal Pétain. La cavale dura quelques jours à peine et s&#8217;acheva dans le ridicule. Ce fait divers permet à l&#8217;historien Jean-Yves Le Naour de retracer l&#8217;histoire du pétainisme post-1945. Le rapt, geste grotesque, n&#8217;était pas sans motifs. Au contraire, ceux-ci étaient clairs : obtenir que Pétain, condamné à la détention perpétuelle en 1945, mort et enterré sur l&#8217;île d&#8217;Yeu où il était incarcéré, soit déplacé à Verdun, où il commandait les troupes françaises en 14-18. La figure du Maréchal a toujours été, pour la République comme pour ses défenseurs et ses détracteurs, une figure clivante.</p>
<p style="text-align:justify;">Condamner le complice des allemands, malgré le pseudo-rôle sacrificiel et protecteur dont il s&#8217;affubla avec constance, ne causa aucun problème à la France de 1945. La traîtrise de quelques uns, juridiquement constatée et sanctionnée, permettait de stopper la guerre civile qui menaçait l&#8217;équilibre du pays. Quelques exécutions majeures, dont celles de Laval, Brasillach et Darnand, évitèrent de plus massives représailles. De là naquit le mythe de la France unanimement résistante. Pétain, condamné, n&#8217;avait pas été fusillé : son passé glorieux ne le permettait pas. Le gouvernement envoya donc le vieux maréchal en prison, dans des forteresses militaires, dont la seconde et dernière se situait à l&#8217;île d&#8217;Yeu, au large de la Vendée.</p>
<p style="text-align:justify;">Le condamné sombra bien vite dans la sénilité (il avait 89 ans lors de son procès, 95 à sa mort). Mais autour de lui, une coterie d&#8217;anciens fidèles, réunie par deux de ses avocats, se battait pour obtenir sa libération, et <em>in fine</em>, sa réhabilitation. Isorni et Lemaire, qui le défendirent lors du procès de 1945, constituèrent un noyau dur, revendicatif, qui cherchait à faire céder la République, et ainsi libérer le vieil homme, que le régime ne devait pas , vu son état de santé, laisser derrière les barreaux. La plupart des politiciens de la période refusèrent bien évidemment d&#8217;envoyer ce  signal déplorable et de libérer le maréchal déchu. Comment venir parler de la souffrance du vieillard alors que, par sa faute et celle de son administration, tant d&#8217;hommes et de femmes avaient fini aux mains des allemands?</p>
<p style="text-align:justify;">La mort de Pétain soulagea le gouvernement, qui l&#8217;inhuma sur place. Alors que le dossier semblait clos, les défenseurs du Maréchal imaginèrent des moyens pour réhabiliter la mémoire honnie du vainqueur de Verdun. Et parmi ceux-là, germa l&#8217;idée de transférer la dépouille de l&#8217;île jusqu&#8217;à Verdun, sinon Douaumont, là où Pétain conquit ses lauriers. En réalité, l&#8217;objectif n&#8217;était pas uniquement de faire reposer le maréchal auprès de ses soldats. Isorni et de ses proches voulaient réhabiliter le vieux soldat pour absoudre Vichy. Dans leur esprit, Pétain avait protégé la France à Verdun ; il l&#8217;avait protégée en 1940 ; sa condamnation n&#8217;était que le résultat d&#8217;une cabale gaullo-communiste visant à discréditer l&#8217;action du régime de Vichy, à accaparer le pouvoir en se forgeant une légitimité. La revendication était portée au nom d&#8217;une réconciliation nationale dont l&#8217;urgence était fort hypothétique.</p>
<p style="text-align:justify;">Le principal responsable de cette &#8220;cabale&#8221; était De Gaulle : en 1958 celui-ci accèda au pouvoir. Et les hommes de l&#8217;extrême-droite, pétainistes et algérois, nourrirent quelques espoirs pour leurs projets &#8211; après tout, Pétain était le premier chef de De Gaulle &#8211; puis déchantèrent bien vite au vu des grandes orientations politiques du général. La réhabilitation politique s&#8217;avérait impossible : l&#8217;adversaire d&#8217;hier gouvernait. Petit à petit, le monde vieillissant du pétainisme se désespèra de réhabiliter son idole. Alors que les tensions se multipliaient dans les groupuscules de défense de la mémoire maréchaliste, l&#8217;avocat de l&#8217;OAS, Tixier-Vignancourt, conçut un plan audacieux. Un petit commando enlèverait la dépouille de Pétain, et l&#8217;amènerait à Verdun, mettant ainsi le gouvernement au pied du mur. Outre l&#8217;imbécilité manifeste de ce plan fumeux, qui n&#8217;avait dès le départ aucune chance de réussir, ses instigateurs compromirent leurs chances en accumulant les bourdes.</p>
<p style="text-align:justify;">Le gouvernement et la police, rapidement au courant de &#8220;l&#8217;évasion&#8221; réussie du Maréchal, n&#8217;eurent qu&#8217;à suivre les traces laissées par les ravisseurs. En quelques jours, le commando était démasqué, la plupart de ses membres inculpés. Le chef, Massol, futur élu FN, se dénonça lui-même lors d&#8217;une extravagante conférence de presse qui acheva l&#8217;épopée. Alors qu&#8217;ils comptaient rallier l&#8217;opinion au transfert de Pétain à Verdun et à sa future réhabilitation, ces hommes se couvrirent de ridicule. Cette initiative isolée mit fin à une certaine forme de revendication mémorielle pétainiste, les groupements de défense de la mémoire du Maréchal y perdant toute crédibilité. Par la suite, la rédemption du pétainsime devint impossible : les historiens  accumulaient les preuves de la culpabilité de Pétain et de son administration dans les déportations, les rafles et les exécutions qui rythmèrent les années d&#8217;occupation. La mémoire collective de Verdun s&#8217;estompa et ne demeura plus que l&#8217;image de Vichy. La voix chevrotante du vieillard qui annonçait la fin des hostilités, sa poignée de main avec Hitler, ses hésitations, ses pusillanimités, sa complicité, forgèrent désormais l&#8217;essentiel du souvenir du Maréchal. Seuls quelques groupuscules vieillis subsistèrent &#8211; les témoins directs étaient morts -.</p>
<p style="text-align:justify;">Un an après cette aventure naissait le Front national. Pétain ne serait jamais enterré à Douaumont, mais les hommes et les femmes d&#8217;extrême droite avaient trouvé une nouvelle cause pour laquelle se battre. Massol, le chef du commando, en serait. Un personnage d&#8217;Eugene O&#8217;Neill, dans <em>Le deuil sied à Electre</em> s&#8217;exclamait : <em>&#8220;Pourquoi est-ce que les morts ne peuvent pas mourir?&#8221;</em>. Pétain n&#8217;est pas mort en 1951, la France l&#8217;a juste enfoui dans son inconscient. Dans ces années 1973-74, si l&#8217;on en croit Le Naour, il rendit enfin son dernier souffle.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Francia. Memoria de la deportación, agosto de 1942]]></title>
<link>http://maitediaz.wordpress.com/2009/09/03/francia-memoria-de-la-deportacion-agosto-de-1942/</link>
<pubDate>Thu, 03 Sep 2009 14:16:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Maite Díaz</dc:creator>
<guid>http://maitediaz.wordpress.com/2009/09/03/francia-memoria-de-la-deportacion-agosto-de-1942/</guid>
<description><![CDATA[Distribución de zapatos a los niños del camp de Rivesaltes, 1941-1942 Fuente de la foto : Archivo fa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-2900" title="1246117584_30073" src="http://maitediaz.wordpress.com/files/2009/09/1246117584_30073.jpg" alt="1246117584_30073" width="500" height="304" /></p>
<p><span style="color:#808080;">Distribución de zapatos a los niños del camp de Rivesaltes, 1941-1942<br />
Fuente de la foto : Archivo familiar Friedel Bohny-Reiter Crédito de la foto: D.R.</span></p>
<p>Es invierno. Un hombre de pie, vestido de negro cuenta su vida. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Août_1942"><span style="color:#3366ff;">Las detenciones de agosto de 1942 en la zona libre de Francia bajo la administración de Vichy</span></a>. Tenía dos años y medio. Sus padres, detenidos durante <em>la rafle</em>, previo censo y obligación de declararse como judíos en las alcaldías, logran salvarlo dejàndolo al cuidado de unos vecinos. El viento sopla frío, parpadea, como si quisiera cerrar los ojos. Olvidar. Imposible. En el umbral de las ruinas de una barraca de uno de los tantos campos de concentración en el sur de Francia, -algunos construídos para concentrar a los republicanos españoles en 1938- confiesa que no tiene recuerdos de la separación, pero que la ha vivido. De sus padres, detenidos y enviados a los campos de exterminio en uno de los trece convoyes del mes de agosto <a href="http://www.memoire-juive.org/drancy.htm"><span style="color:#3366ff;">organizados por la policía francesa bajo las órdenes de Bousquet y en colaboración con las fuerzas de ocupación nazis</span></a>, ha logrado conservar una carta de su madre. Escrita en algún lugar de éstas barracas en ruinas antes de partir a Drancy en la periferia de París, antes del viaje último. Una madre se despide de su hijo. En los testimonios de éste sobreviviente -que tiene hoy casi sesenta años- escuchamos su voz como fondo, tranquila, describiendo la historia de una familia hebrea, austríaca, belga o polaca que no tuvieron el dinero suficiente para embarcarse a América o para tratar de ganar Suiza.</p>
<p>Los judíos del norte de Europa llegados a Francia, huyendo de la barbarie nazi y de sus aliados se concentraron en el sur, en la llamada zona libre. Pensaron que pasando la línea de demarcación salvarían sus vidas y las de sus hijos. Primero, el «rigor administrativo» exigió la declaración en la alcaldía como «judíos extranjeros», luego comenzaron las detenciones de hombres en condiciones óptimas para trabajar, y ya después, mujeres y hombres sin sus hijos, o evitando detener a los pequeños entre dos y quince años. Los niños detenidos fueron concentrados aparte, solos. Sin cuidados vivieron la detención en condiciones infrahumanas antes de ser enviados a los campos de exterminio. Entrevistan a dos hermanos que habían logrado junto a sus padres y una hermana reconstruir una granja abandonada en Lozére. Cultivaban la tierra y cuidaban ganado. Una mañana de agosto, muy temprano, a las cinco, un grupo de «milicianos», voluntarios franceses, se presentó en la granja para detenerlos a todos. Los dos hombres mayores recuerdan que no había un sólo alemàn en todo el recorrido que hicieron hasta llegar a París, a Drancy. El mayor se había levantado temprano para buscar agua de la fuente y hacer el café antes de despertarlos a todos. El último recuerdo es el grito de su madre incrustado en sus nucas.</p>
<p>Francia reconoció en 1995, durante el gobierno de Chirac, el crimen del Estado francés.</p>
<p>Los sobrevivientes de los trece convoyes del mes de agosto de 1942, los hijos que lograron escapar, gracias a la protección de  <a href="http://images.google.com/imgres?imgurl=http://www.ajpn.org/images-camps/1246117584_30073.jpg&#38;imgrefurl=http://www.ajpn.org/camp-169.html&#38;usg=__gqDeHa1TFyhuJhs5gjqLCApg9Lc=&#38;h=450&#38;w=741&#38;sz=254&#38;hl=fr&#38;start=7&#38;sig2=yvF3WCJOvOnCyciIxgzs5Q&#38;um=1&#38;tbnid=dIsvuzOUliP_hM:&#38;tbnh=86&#38;tbnw=141&#38;prev=/images%3Fq%3Dd%25C3%25A9portation%2Ba%25C3%25B4ut%2B1942%2Bcamps%2Bde%2BRivessaltes%2560%26hl%3Dfr%26client%3Dsafari%26rls%3Den%26um%3D1&#38;ei=79mfSureMZvq-QbIkq3SDw">«los justos»</a>, la población francesa que se negó a colaborar con la barbarie, no olvidan. La memoria es el único territorio que les ha permitido construirse en la ausencia. Todos los testimonios son tranquilos, con fechas, rigurosamente ciertos. Estàn sus vidas para contarlo. Todos confiesan que durante años vivieron con la esperanza de poder recuperar a sus padres. La muerte y las vidas robadas. Un hombre a sus casi sesenta años recuenta su vida. Muestra las fotos en las que aparece con sus hijos y dice que todo éste tiempo ha pasado, sin que un sólo día, no cuente en su memoria la presencia de sus padres a quienes no recuerda y de los que sólo guarda unas líneas de una carta que alguien hizo el favor de poner al correo.</p>
<p>©2009 Maite Díaz</p>
<p>Testimonios de un documental emitido por France 2, el martes 1 de septiembre.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Je jure, tu jures, elle jure ...]]></title>
<link>http://papaetpiaf.wordpress.com/2009/08/27/je-jure/</link>
<pubDate>Thu, 27 Aug 2009 21:54:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>papaetpiaf</dc:creator>
<guid>http://papaetpiaf.wordpress.com/2009/08/27/je-jure/</guid>
<description><![CDATA[Help me out if you will. The more Piaf repeats words that she hears, the more aware I become that I ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Help me out if you will.</p>
<p>The more Piaf repeats words that she hears, the more aware I become that I will need to stop swearing. </p>
<p>Now, bear in mind that I swear a lot. It&#8217;s not because I have a limited vocabulary, or because I struggle to express myself, or because I lack decorum or confidence. It&#8217;s because I like it.</p>
<p>Secondly, remember that swearing in French, while not something I find difficult or limiting, is not my first instinct in those very moments of heightened pain, shock, surprise or anger when I most like swearing.</p>
<p>So to go from swearing in English, to swearing in French, to using those &#8220;pretend&#8221; swearwords especially invented for use in front of and by children &#8211; the Gallic analogues of &#8220;fudge&#8221;, &#8220;sugar&#8221; and (for the Baptists among you) &#8220;Jeepers Creepers&#8221; &#8211; is quite a tall order. </p>
<p>Especially given that I don&#8217;t actually know what those analogues are.</p>
<p> Well, having said that, I once had a private student (18 years old, I sugar you not) who would exclaim &#8220;mince!&#8221; instead of &#8220;merde!&#8221; when he made a mistake. There&#8217;s polite, and there&#8217;s embarrassing. Still, I know that one.</p>
<p>I also know that &#8220;flute!&#8221; is often used in these contexts, but I&#8217;m never sure what it&#8217;s replacing. </p>
<p>So, if you can help, I&#8217;d love to hear a few more. In the mean time, I&#8217;ve made up a few of my own to be going on with.</p>
<p>I thought, for example, that &#8220;Pétain!&#8221; was practically a swearword in itself so I might as well use that one while I&#8217;m waiting. &#8220;Canard&#8221; also seems fit for purpose, especially as Piaf is really into ducks at the moment. (I remember fondly, too, a conversation with a French friend about whether people from Caen were Caennards &#8230;) &#8220;Mince&#8221; I have, so no worries there &#8211; and, of course, the verb &#8220;ficher&#8221; covers a multitude of sins (though can you say, &#8220;va te faire ficher&#8221;? I think not.) </p>
<p>That basically leaves me with &#8220;cul&#8221; and its derivates (&#8220;enculer&#8221;, &#8220;trouduc&#8221;, &#8220;enculé(e)(s)&#8221;, &#8220;va te le mettre au cul&#8221;) to replace (I was going to say &#8220;plug&#8221; but didn&#8217;t want to excite you with a double entendre.) If you&#8217;ve got any ideas, please log them in the comments.</p>
<p>You poor duck.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Apocalypse : la Deuxième Guerre Mondiale.]]></title>
<link>http://rannemarie.wordpress.com/2009/08/27/apocalypse-la-deuxieme-guerre-mondiale-2/</link>
<pubDate>Thu, 27 Aug 2009 07:23:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>raannemari</dc:creator>
<guid>http://rannemarie.wordpress.com/2009/08/27/apocalypse-la-deuxieme-guerre-mondiale-2/</guid>
<description><![CDATA[La Une &#8211; 20h20 &#8211; jeudi 27/08       documentaire d&#8217;Isabelle Clarke 3/6   Le choc. T]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style="text-decoration:underline;">La Une &#8211; 20h20 &#8211; jeudi 27/08</span>       documentaire d&#8217;Isabelle Clarke</p>
<p><strong>3/6   Le choc.</strong></p>
<p>Tandis que le Maréchal Pétain s&#8217;engage dans la collaboration avec l&#8217;Allemagne, Churchill, soutenu par le président américain Roosevelt, tient bon.</p>
<p><strong>4/6   L&#8217;embrasement.</strong></p>
<p>Fin 1941, l&#8217;attaque de Pearl Harbor provoque l&#8217;entrée des Etats-Unis dans la guerre; début 1942, les nazis mettent en oeuvre la &#8220;solution finale&#8221;.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Je défends, tu défends, elle défend ...]]></title>
<link>http://papaetpiaf.wordpress.com/2009/08/17/je-defends/</link>
<pubDate>Mon, 17 Aug 2009 21:14:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>papaetpiaf</dc:creator>
<guid>http://papaetpiaf.wordpress.com/2009/08/17/je-defends/</guid>
<description><![CDATA[Of course I looked for support at the beginning, wherever I could find it. I have already mentioned ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Of course I looked for support at the beginning, wherever I could find it. I have already mentioned Saunders; there were a couple of other books, all useful in parts but none good enough to plug here; most of all, I tried to stay positive and to get the support of others in the same or a similar boat.</p>
<p>To that end, I started a thread on the parenting site, Mumsnet. My partner (obviously a mum in the proper sense of the word) had already used it and found it helpful and, when she found the <a href="http://www.mumsnet.com/Talk/language_bilingualism">language and bilingualism</a> section, thought I might too.</p>
<p>And I have and still do, in the main &#8211; on <a href="http://www.mumsnet.com/Talk/language_bilingualism/781594-Bilingual-family-chat-thread">this thread</a> (not my one), for example. But one thing I noticed &#8211; and I don&#8217;t for a second think this is unique to Mumsnet &#8211; is that there is always a ready queue of what my dear old nan used to call Job&#8217;s comforters, people just desperate to tell you why it&#8217;ll never work and remind you of the particularly obscure negatives you might temporarily have forgotten.</p>
<p>My thread &#8211; it may still be there, I can&#8217;t be bothered to look &#8211; started by setting out my situation, which you already know inside out. It asked for support, tips, or shared experiences. I then stated clearly that I had thought it all through and definitely was not after reasons not to do it, because I had already made my mind up.</p>
<p>I think you can already guess what the first responses were about. &#8220;Oh, I wouldn&#8217;t do that &#8230;&#8221;; &#8220;Oh, I&#8217;d miss the bond of being able to express my deepest feelings and emotions &#8230;&#8221;; &#8220;Oh, that&#8217;s going to end in failure, it did for my uncle Sid &#8230;&#8221; and so on. </p>
<p>I soon put them right, you&#8217;ll be pleased to know. But I thought I might set out here a few of what I see as the advantages &#8211; not the things that aren&#8217;t bad or that you can cope with, but the actual positives &#8211; of bilingual, even non-native bilingual, parenting.</p>
<p>The first maybe applies more to men, but it&#8217;s such a biggy it&#8217;s worth putting down. It seems to me that childcare is pragmatically a bit of a team game and culturally normally left to women. In other words, pragmatically, it doesn&#8217;t matter which parent comforts a crying child, so long as it gets comforted; and culturally, it will more often than not be the mother, <em>ceterus paribus</em>. The net result is that, if he isn&#8217;t careful (or if he just doesn&#8217;t care) the father can end up having quite a distant relationship with his child.</p>
<p>But, in our relationship, the use of French can&#8217;t be a team game, because I&#8217;m the only one who knows how to play it properly. That means that, if I want my daughter to understand and speak French, I need to make that happen in a way that just wouldn&#8217;t be the same if we were sharing the burden of teaching her English. In other words, I spend more time interacting with my child &#8211; and interacting in a thoughtful, dynamic way &#8211; than I probably would have if she was monolingual.</p>
<p>Another plus &#8211; though, at 18 months, more a potential one than an actual one &#8211; is that it will, I hope, build a sense of complicity between us. Many parents have solidarity-building private games and jokes with their children that outsiders don&#8217;t get &#8211; Piaf and I have a whole private language to explore.</p>
<p>A third advantage is that it makes her mummy and daddy distinct individuals which will, I hope, mean a stronger relationship with each. Mummy and daddy look different and talk differently, of course, just like everyone else&#8217;s parents do &#8211; but they also use different words, read different bedtime stories, sing different songs, make different animal noises and shout different expletives when they are cross or afraid. And imagine that from the child&#8217;s point of view for a second &#8211; twice as many stories, twice as many songs, twice as many funny sounds, twice as many words for &#8220;cuddle&#8221; and &#8220;love&#8221;!</p>
<p>On the subject of expletives, by the way, I think this is where the doubters I faced on that first Mumsnet thread are proved emphatically wrong. If you train yourself assiduously and give it your all, in no time you will find yourself bellowing, when a cat runs between your legs as you carry a baby down a staircase, not something beginning with &#8220;f&#8221; but, &#8220;PUTAIN!&#8221; (I keep trying and failing to say &#8220;Pétain&#8221; instead. But then I fail to say &#8220;fudge&#8221; in front of Anglophone children, too. I&#8217;m internationally foul-mouthed.)</p>
<p>And if that isn&#8217;t &#8220;expressing your deepest feelings and emotions&#8221; I don&#8217;t know what is.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[#1: October 2, 1941 -- "LAST DITCH OF DEMOCRACY"]]></title>
<link>http://ezrapoundspeaks.wordpress.com/2009/08/04/last-ditch-of-democracy/</link>
<pubDate>Tue, 04 Aug 2009 09:32:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ezra Pound Speaking</dc:creator>
<guid>http://ezrapoundspeaks.wordpress.com/2009/08/04/last-ditch-of-democracy/</guid>
<description><![CDATA[It’s a DITCH all right. Democracy has been LICKED in France. The frogs were chucked into war AGAINST]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>It’s a DITCH all right.  Democracy has been LICKED in France.  The frogs were chucked into war AGAINST the Will of the people.  Democracy has been licked to a frazzle in England where it never did get a look in ANY—HOW.  But even pseudo-democracy breaks down when a people is chucked into war against its will, and the Brits.  never VOTED Winston into the premiership.  In fact WHEN DID they have an election ?</p>
<p>Remember it is the government in England that decides WHEN to have an election.  Think where we would be if Mr. Roosevelt could merely POSTPONE elections till he got ready to have one.</p>
<p>Well, democracy is in her last DITCH, and if she ain’t saved in America.  NO ONE is going to save her in her parliamentary form.</p>
<p>As to UNITIN’ with England—taking on a lot of bad debts and new liabilities—one of the speakers on this radio was kind enough, that is, he showed respect enough for American intelligence (yes, even today, he showed respect for American intelligence) by saying only Britons were rootin’ for this FEDERATION.</p>
<p>On close examination the Brits themselves don’t seem to be so numerous in the movement toward merger.</p>
<p>Horeb Elisha [Hore-Belisha], well IS he English ?  And Victor Sassoon, ALL for the merger.</p>
<p>Twenty percent capital to be paid by the English.</p>
<p>Twenty percent PAID capital to be paid by the United States of America.  The balance of 60% UNPAID to remain in the hands of the promoters, probably as PREFERRED stock, with board of directors ready to grant special bonuses to their friends at ANY and every moment.</p>
<p>Well, is Vic Sassoon, that Jew pseudo-parsee, head of the Shanghai rackets, opium, brothels in probability and so forth, night life of Shanghai ?  IS he YOUR idea of David Copperfield and Mr. Pickwick ?</p>
<p>And Mr. Streit ?  And of course there are MILLIONS behind it.  Any one of 86 Jew millionaires can start a publishing firm and any one of the 4,000 hired troops in the British Embassy can print all the crap he likes.</p>
<p>I dunno where the rugged American INDIVIDUAL is going to git FUNDS to combat ’em.</p>
<p>BUT, on the other hand, you can annex Canada without taking on liabilities.  You can annex Newfoundland, and Jamaica and all the rest of it without either paying England OR paying Sir Victor.</p>
<p>Why this sixty percent cut to promoters who will do NOTHING for you ?  Yes, I know there is all the Sulgrave Manor association, all the glamour of cousinship; but it WAS cousinship with John Bull, in the old days, not with BULLesha, or Bullstein.</p>
<p>And Bulistein is apparently itchin’ to drop off the B and remain simple ULLstein, by means of the merger.</p>
<p>The MILITARY situation ?  Conducing to UNION ?  The number of troops that can be supported, and fed, and supplied by ONE line of railway from ArcAngel—from Vladivostock or via Teheran—is considerably less than the TWELVE Million which the Russians set out with.</p>
<p>That Slavic fatalism which induced these troops to die in large numbers has in this war appeared quite ALIEN to the sensibilities of the fighting force put in the field by Mr. Churchill and Mr. Belisha.</p>
<p>I don’t see even Winston inventing an echelon system.  I mean Tommy Atkins won’t shoot Tommy Atkins in the back on SYSTEM.  He would feel something after doing it once.</p>
<p>Doubtless Belisha’s bright eye, and invigorating etc. will one day suggest that the Aussies could shoot the Sepoys and as the Pathans enjoy shooting anything, and would enjoy shooting Australians especially if invited to do so.  And doubtless there could be found an even super-Slavic fatalism some where among the thousand alien races crushed by the Anglo-Jew empire.  But it mightn’t take a very active military form.  It might just sit down with a hand loom in face of the carnage.</p>
<p>But in ANY case it’s a question of QUANTITY.  And WHAT support does the United States GET from Anglo-Judaea ?  Just WHOM have the British supported in this so bloody series of swindles ?</p>
<p>They have EVERY reason NOT to waste their forces in enforcing American trade in the Orient.  They have every reason to leave America to pin up the diapers of their baby.</p>
<p>Except of course the feeling that the United States MIGHT take a leaf out of THEIR book, and grab this or that, as they have grabbed French possessions, and shot off the remaining French combatants.</p>
<p>In Persia it becomes a question of QUANTITY.  Walla walla, etc.  Twelve Million Russians did NOT stop Von Rundstedt and Baron Keitel.  They have not stopped ONE German army.</p>
<p>Nor have they reduced the German forces to a figure ANYwhere near the number of troops that England could maintain with SIX railways over the Caucasus.</p>
<p>So THAT is not exactly where the strategists expect YOU to help England win any wars.  Whatever Growler, Mr. McGrump, sez on the B.B.C. liary [lie-ary].</p>
<p>Now when I was a kid Admiral DEWEY &#8230; that sounds like Napoleon at Moscow ?</p>
<p>Yes, that sounds to ME like the story about the “Fifth element MUD, said Napoleon.”</p>
<p>There are millions of Chinamen.  Many of them living on very short rations in the INTERIOR and about as much interested in Chiang Kai-Chek as they are in the White Socks and the Phillies.  If there still are any Phillies.  You could get more enthusiasm out of those Chinks for a Hot Dog Championship on the Northside than you could for Chiang’s FOREIGN party in China.</p>
<p>A LOT of China is NOT pro-Kai-Chek.  A lot of China is NOT FOR that gang of foreign investors.  Then, of course, you might rescue the de Gaulle interests.  Namely you might go die in the GLORIOUS cause of the Bank of the Paris Union, AGAINST General Pétain, the victor of Verdun.</p>
<p>Do you think the French people would thank you ?  Listen to the FRENCH radio, that is NOT paid by London; and ASK me.</p>
<p>Yes, the Vichy radio is twisty, it is trying to hold onto France, and double cross the Axis, and hold ONTO FRANCE, and hold or get every inch of French soil, and hang onto every French sou it can lay eye or hold on.</p>
<p>BUT it is NOT working for the famille de Gaulle.</p>
<p>AND it knows that Winston wanted Paris razed to the ground, as was Rotterdam, and as Leningrad either is being or has been.</p>
<p>And Pierre Laval was about all that stopped Winston from attaining that so desired result.  Because “we as lenders of money” would be able to intervene and LEND money for reconstruction.</p>
<p>A lovely ambition.  But will any born Frenchman thank you for exercising that at this moment, will any FRENCHMAN thank you for exercising that kind of ambition ?</p>
<p>The French peasant wants his field for himself.  He has a healthy MISTRUST of all mortgages.</p>
<p>As to the DATA whereon the American government bases its “judgment” (I believe they still call it judgment).  Roosevelt is reported in the Herald Tribune of New York on August 17 as being in complete agreement with Churchill and saying Russia could fight all winter.</p>
<p>Mebbe he meant that Siberia could remain outside German protection during that period.  He did go so far as saying that “events in Crete” had delayed his meeting with England’s public enemy Number 3. That was some thing but not quite enough to win the Ukraine campaign.</p>
<p>He might have told you that events in Russia had delayed my gettin’ the Japan Times.  Copy for June 19th has just come.  I suppose it was sittin’ at Kieff to git through.  One lap writer at that time allowed like, as if Franklin was gettin’ you folks into the war.  But it didn’t look to me as if he thought it was an act of idealism.  He didn’t confuse it with savin’ democracy.</p>
<p>In the meantime do LOOK at Belisha’s Anglo-Saxon face, as reproduced in P.M. and other organs of similar nature.</p>
<p>That is what the American branch of Sulgrave Manor Association is asked to Unite with.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mémoires de la seconde guerre mondiale en France]]></title>
<link>http://ethnolyceum.wordpress.com/2009/07/22/memoires-de-la-seconde-guerre-mondiale-en-france/</link>
<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 10:11:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Fred</dc:creator>
<guid>http://ethnolyceum.wordpress.com/2009/07/22/memoires-de-la-seconde-guerre-mondiale-en-france/</guid>
<description><![CDATA[François Mitterrand décoré par le Maréchal Pétain On peut trouver ce mois-ci dans le numéro nº13 du ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_3419" class="wp-caption aligncenter" style="width: 430px"><a href="http://ethnolyceum.wordpress.com/files/2009/08/mitterrand-petain.jpg"><img class="size-full wp-image-3419" title="mitterrand-petain" src="http://ethnolyceum.wordpress.com/files/2009/08/mitterrand-petain.jpg" alt="François Mitterrand décoré par le Maréchal Pétain" width="420" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">François Mitterrand décoré par le Maréchal Pétain</p></div>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#00ff00;">On peut trouver ce mois-ci dans le <a href="http://lepetitcelinien.blogspot.com/2009/07/le-petit-celinien-n13-special-michel.html" target="_blank">numéro nº13</a> du <strong><a href="http://lepetitcelinien.blogspot.com/" target="_blank">Petit Célinien</a></strong> un texte où <strong>Michel AUDIARD</strong> raconte avec sa verve habituelle la libération de Paris. Ce texte avait été publié dans le <em>Figaro Magazine</em> en 1984, alors qu&#8217;on venait de commémorer en grande pompe le débarquement en Normandie. J&#8217;ai déjà évoqué les différentes  <a href="http://ethnolyceum.wordpress.com/2009/06/06/memoires-du-6-juin-1944/" target="_blank">mémoires</a> du 6 juin 1944 et le sens que l&#8217;on voulait donner à ces commémorations. Aujourd&#8217;hui, intéressons-nous à la mémoire de la Seconde guerre mondiale. Un véritable sujet du bac. Le souvenir de Vichy continue de diviser et de peser dans la vie publique française, les années noires de l&#8217;occupation apparaissant comme &#8220;<em>un passé qui ne passe pas</em>&#8221; selon l&#8217;expression de l&#8217;historien Henry ROUSSO. Comment expliquer la constitution de différentes mémoires de la Seconde guerre mondiale? </span></p>
<h2 style="text-align:justify;"><strong> </strong><span style="color:#ff9900;"><strong>Le régime de Vichy</strong></span></h2>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ff9900;"><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align:justify;">Après la débâcle de mai-juin 1940 contre l’armée allemande et la fuite du gouvernement à Bordeaux, le <strong>maréchal Pétain</strong> demande l’armistice (le 22 juin) et proclame l’État français (le 10 juillet), dont le siège est à Vichy (la moitié nord de la France étant occupée par l’armée allemande). Ce régime de Vichy met fin à la III<sup>ème</sup> République et met en place la dictature de « l’État français » ou « Révolution nationale », dont la devise est « Travail, Famille, Patrie » : une société hiérarchisée sur le modèle fasciste, fondée sur l’encadrement des individus et l’obéissance au chef. Les partis politiques sont supprimés, les arrestations arbitraires, les libertés restreintes, l’information et la presse sont contrôlées et relayées par une intense propagande. Après l’entrevue de Montoire entre Pétain et Hitler (24 octobre 1940), le régime de Vichy s’engage dans une <strong>collaboration active avec l’Allemagne nazie</strong> : cette collaboration consiste à aider l’économie de guerre allemande (livraison de vivres et de matériel, envoi de travailleurs) et à participer à la « solution finale de la question juive » (<em>Statut des Juifs</em> dès 1940 suivi du port obligatoire de l’étoile jaune, rafles et déportations vers les camps d’extermination, comme par exemple la rafle du Vélodrome d’Hiver le 16 juillet 1942 où 13152 Juifs parisiens dont 4115 enfants furent envoyés à Auschwitz). Au total, entre 1941 et 1944, près de <strong>80000 Juifs français ont ainsi été déportés</strong> vers les camps nazis et très peu d’entre eux sont revenus.</p>
<h2><span style="color:#ffcc00;"><strong> </strong><strong>Résistance et mythe <em>résistancialiste</em></strong></span></h2>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ffcc00;"><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align:justify;">Depuis le 18 juin 1940, à Londres, <strong>le général Charles De Gaulle refuse l’armistice</strong>. Il appelle et organise la Résistance. Après le débarquement du 6 juin 1944, le territoire français va être progressivement libéré par les Alliés américains et britanniques, mais aussi par les Forces Françaises Libres (FFL) de Leclerc et les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI)  qui avaient été structurées par Jean Moulin (peu de temps avant qu’il ne fût arrêté et torturé à mort par la Gestapo en 1943).  Du 19 au 25 août 1944, l’insurrection de Paris réussit à libérer la capitale et De Gaulle descend triomphalement les Champs-Élysées le 26 août. Il va présider le <strong>Gouvernement provisoire de la République Française</strong>, composé de ministres issus des différents courants de la Résistance. La France redevient un État souverain. Ce nouveau pouvoir affirme la continuité de la République et met fin à l’<strong>épuration</strong> spontanée. De Gaulle et les résistants condamnent le régime de Vichy et les principaux dirigeants sont jugés. Soucieux de reconstruire la France et de réunir les Français, De Gaulle va favoriser la diffusion d’un <strong>mythe « résistancialiste »</strong> : dans leur très grande majorité, les Français auraient été des victimes de Vichy et auraient résisté ou soutenu la Résistance. Ce mythe résistancialiste a également été entretenu par le parti communiste français. La fameuse lettre de Guy Môquet illustre bien ce mythe : Guy Môquet, fils d’un député communiste emprisonné après la déclaration de guerre à l’Allemagne, est arrêté en octobre 1940 alors qu’il distribue des tracts clamant « Nous avions raison ! » ou encore « Libérez Môquet ! ». N’oublions pas qu’en cet automne 1940, le pacte germano-soviétique n’est pas rompu et les communistes français réclament aux autorités allemandes l’autorisation de faire reparaître <em>L’Humanité</em> qui avait été interdit par le gouvernement français en 1939. Guy Môquet est fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941, en représailles après l’assassinat d’un commandant allemand. Mais cela ne fait pas de lui un résistant… Pourtant, après la guerre, le parti communiste français, qui veut faire oublier le pacte germano-soviétique, transforme Guy Môquet en héros de la résistance française.</p>
<h2 style="text-align:justify;"><strong> <span style="color:#ffcc00;">Le nécessaire travail de mémoire.</span></strong></h2>
<p style="text-align:justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;">
<div id="attachment_3444" class="wp-caption alignleft" style="width: 246px"><a href="http://ethnolyceum.wordpress.com/files/2009/07/le_chagrin_et_la_pitie_.jpg"><img class="size-medium wp-image-3444" title="le chagrin et la pitié_" src="http://ethnolyceum.wordpress.com/files/2009/07/le_chagrin_et_la_pitie_.jpg?w=236" alt="Affiche du film &#34;Le chagrin et la pitié&#34;" width="236" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Affiche du film &#34;Le chagrin et la pitié&#34;</p></div>
<p style="text-align:justify;">En réalité, durant la guerre, si la majorité des Français a adopté une attitude attentiste, une partie a choisi de collaborer avec l’occupant nazi tandis qu’une minorité oeuvrait dans la Résistance pour défendre la liberté, la démocratie et l’honneur de la France. Cette vérité historique a été difficile à admettre. Il a fallu attendre le film <strong><em>Le Chagrin et la pitié</em> de Marcel OPHÜLS (1971)</strong> puis le travail d’historiens comme <strong>Robert PAXTON (<em>La France de Vichy</em>, 1974)</strong> pour réveiller la mémoire des français. Des <strong>procès pour crimes contre l’humanité</strong> se déroulent enfin, comme ceux de Klaus Barbie (1983-1987), Paul Touvier (1994) et Maurice Papon (1998). René Bousquet, ancien chef de la police de Vichy, qui organisa la rafle du Vel’d’hiv’, est inculpé mais est assassiné en 1993 peu avant l’ouverture de son procès.</p>
<p style="text-align:justify;">François Mitterrand résume bien les ambiguïtés de cette mémoire française de la Seconde guerre mondiale: son itinéraire commence dans les années trente, au sein des milieux d&#8217;étudiants proches de l&#8217;extrême-droite. Pétainiste dans un premier temps, il rallie la résistance en 1943. Il est 11 fois ministre sous la IVème République, puis sous la Vème République, qu&#8217;il qualifie de &#8220;coup d&#8217;état permanent&#8221;, il s&#8217;oppose d&#8217;abord au Général de Gaulle. Élu président en 1981, il ne cessera de fleurir la tombe du Maréchal Pétain et protègera son ami René Bousquet.</p>
<p style="text-align:justify;">Enfin, c’est le 16 juillet 1995 que, pour la première fois un chef de l’État, <strong>Jacques Chirac</strong>, rend officielle cette vérité historique :</p>
<p style="text-align:justify;">« <em>Il est, dans la vie d&#8217;une nation, des moments qui blessent la mémoire, et l&#8217;idée que l&#8217;on se fait de son pays. […] Reconnaître les fautes du passé, et les fautes commises par l&#8217;Etat. Ne rien occulter des heures sombres de notre Histoire, c&#8217;est tout simplement défendre une idée de l&#8217;Homme, de sa liberté et de sa dignité. C&#8217;est lutter contre les forces obscures, sans cesse à l&#8217;œuvre</em> ».</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">.</span></p>
<h2 style="text-align:justify;"><strong><span style="color:#ffcc00;">La Libération vue par Michel AUDIARD</span></strong></h2>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#00ff00;">Pour terminer, je ne résiste pas, hum, au plaisir de reproduire ce <a href="http://www.fileden.com/files/2009/4/27/2420633/Le%20Petit%20C%C3%A9linien%2013%20Special%20Audiard.pdf" target="_blank">texte</a> de 1984, publié dans le <a href="http://lepetitcelinien.blogspot.com/2009/07/le-petit-celinien-n13-special-michel.html" target="_blank">numéro nº13</a> du <strong><a href="http://lepetitcelinien.blogspot.com/" target="_blank">Petit Célinien</a></strong> consacré à <strong>Michel AUDIARD</strong>. Il raconte la libération de Paris et l&#8217;épuration sauvage qui s&#8217;en suit:<br />
</span></p>
<p style="padding-left:90px;text-align:justify;">Vivement qu’on ne se souvienne plus de rien. J’ai la mémoire en horreur. On va quand même faire un petit effort, à cause de l’anniversaire, des présidents sur les plages, de la vente des objets souvenirs qui a si bien marché, de tout ça.</p>
<p style="padding-left:90px;text-align:justify;">Nous autres, enfants du quatorzième arrondissement, on peut dire qu’on a été libéré avant tous les autres de la capitale, cela en raison d’une position géographique privilégiée. On n’a même pas de mérite. Les Ricains sont arrivés par la porte d’Orléans, on est allé au-devant d’eux sur la route de la Croix-de-Berny, à côté de chez nous. On était bien content qu’ils arrivent, oui, oui, mais pas tant, remarquez bien, pour que décanillent les ultimes fridolins, que pour mettre fin à l’enthousiasme des « résistants » qui commençaient à avoir le coup de tondeuse un peu facile, lequel pouvait – à mon avis – préfigurer le coup de flingue. Cette équipe de coiffeurs exaltés me faisait, en vérité, assez peur.</p>
<p style="padding-left:90px;text-align:justify;">La mode avait démarré d’un coup. Plusieurs dames du quartier avaient été tondues le matin même, des personnes plutôt gentilles qu’on connaissait bien, avec qui on bavardait souvent sur le pas de la porte les soirs d’été, et voilà qu’on apprenait – dites-donc – qu’elles avaient couché avec des soldats allemands ! Rien que ça ! On a peine à croire des choses pareilles ! Des mères de famille, des épouses de prisonnier, qui forniquaient avec des boches pour une tablette de chocolat ou un litre de lait. En somme pour de la nourriture, même pas pour le plaisir. Faut vraiment être salopes !</p>
<p style="padding-left:90px;text-align:justify;">Alors comme ça, pour rire, les patriotes leur peinturlurait des croix gammées sur les seins et leurs rasaient les tifs. Si vous n’étiez pas de leur avis vous aviez intérêt à ne pas trop le faire savoir, sous peine de vous retrouver devant un tribunal populaire comme il en siégeait sous les préaux d’école, qui vous envoyait devant un peloton également populaire. C’est alors qu’il présidait un tribunal de ce genre que l’on a arrêté l’illustre docteur Petiot – en uniforme de capitaine – qui avait, comme l’on sait, passé une soixantaine de personnes à la casserole.</p>
<p style="padding-left:90px;text-align:justify;">Entre parenthèses, puisqu’on parle toubib, je ne connais que deux médecins ayant à proprement parler du génie, mais ni l’un ni l’autre dans la pratique de la médecine : Petiot et Céline. Le premier appartient au panthéon de la criminologie, le second trône sur la plus haute marche de la littérature.</p>
<p style="padding-left:90px;text-align:justify;">Mais revenons z’au jour de gloire ! Je conserve un souvenir assez particulier de la libération de mon quartier, souvenir lié à une image enténébrante : celle d’une fillette martyrisée le jour même de l’entrée de l’armée Patton dans Paris.</p>
<p style="padding-left:90px;text-align:justify;">Depuis l’aube les blindés s’engouffraient dans la ville. Terrorisé par ce serpent d’acier lui passant au ras des pattes, le lion de Denfert-Rochereau tremblait sur son socle.</p>
<p style="padding-left:90px;text-align:justify;">Édentée, disloquée, le corps bleu, éclaté par endroits, le regard vitrifié dans une expression de cheval fou, la fillette avait été abandonnée en travers d’un tas de cailloux au carrefour du boulevard Edgard-Quinet et de la rue de la Gaïté, tout près d’où j’habitais alors.</p>
<p style="padding-left:90px;text-align:justify;">Il n’y avait déjà plus personne autour d’elle, comme sur les places de village quand le cirque est parti.</p>
<p style="padding-left:90px;text-align:justify;">Ce n’est qu’un peu plus tard que nous avons appris, par les commerçants du coin, comment s’était passée la fiesta : un escadron de farouches résistants, frais du jour, à la coque, descendus des maquis de Barbès, avaient surpris un feldwebel caché chez la jeune personne. Ils avaient – naturlicht ! &#8211; flingué le chleu. Rien à redire. Après quoi ils avaient férocement tatané la gamine avant de la tirer par les cheveux jusqu’à la petite place où ils l’avaient attachée au tronc d’un acacia. C’est là qu’ils l’avaient tuée. Oh ! Pas méchant. Plutôt voyez-vous à la rigolade, comme on dégringole des boîtes de conserve à la foire, à ceci près : au lieu des boules de son, ils balançaient des pavés.</p>
<p style="padding-left:90px;text-align:justify;">Quand ils l’ont détachée, elle était morte depuis longtemps déjà aux dires des gens. Après l’avoir balancée sur le tas de cailloux, ils avaient pissé dessus puis s’en étaient allés par les rues pavoisées, sous les ampoules multicolores festonnant les terrasses où s’agitaient des petits drapeaux et où les accordéons apprivoisaient les airs nouveaux de Glen Miller. C’était le début de la fête. Je l’avais imaginée un peu autrement. Après ça je suis rentré chez moi, pour suivre à la T.S.F la suite du feuilleton. Ainsi, devais-je apprendre, entre autres choses gaies, que les forces françaises de l’intérieur avaient à elles seules mis l’armée allemande en déroute.</p>
<p style="padding-left:90px;text-align:justify;">Le Général De Gaulle devait, par la suite, accréditer ce fait d’armes. On ne l’en remerciera jamais assez. La France venait de passer de la défaite à la victoire, sans passer par la guerre. C’était génial.</p>
<p style="padding-left:90px;text-align:right;"><strong>Michel AUDIARD</strong> in <em>Le Figaro-Magazine</em>, 21 Juillet 1984</p>
<div id="_mcePaste" style="overflow:hidden;position:absolute;left:-10000px;top:1294px;width:1px;height:1px;">
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="color:#333333;">Vivement qu’on ne se souvienne plus de rien. J’ai la mémoire en horreur. On va quand même faire un petit effort, à cause de l’anniversaire, des présidents sur les plages, de la vente des objets souvenirs qui a si bien marché, de tout ça.</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Nous autres, enfants du quatorzième arrondissement, on peut dire qu’on a été libéré avant tous les autres de la capitale, cela en raison d’une position géographique privilégiée. On n’a même pas de mérite. Les Ricains sont arrivés par la porte d’Orléans, on est allé au-devant d’eux sur la route de la Croix-de-Berny, à côté de chez nous. On était bien content qu’ils arrivent, oui, oui, mais pas tant, remarquez bien, pour que décanillent les ultimes fridolins, que pour mettre fin à l’enthousiasme des « résistants » qui commençaient à avoir le coup de tondeuse un peu facile, lequel pouvait – à mon avis – préfigurer le coup de flingue. Cette équipe de coiffeurs exaltés me faisait, en vérité, assez peur.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">La mode avait démarré d’un coup. Plusieurs dames du quartier avaient été tondues le matin même, des personnes plutôt gentilles qu’on connaissait bien, avec qui on bavardait souvent sur le pas de la porte les soirs d’été, et voilà qu’on apprenait – dites-donc – qu’elles avaient couché avec des soldats allemands ! Rien que ça ! On a peine à croire des choses pareilles ! Des mères de famille, des épouses de prisonnier, qui forniquaient avec des boches pour une tablette de chocolat ou un litre de lait. En somme pour de la nourriture, même pas pour le plaisir. Faut vraiment être salopes !</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Alors comme ça, pour rire, les patriotes leur peinturlurait des croix gammées sur les seins et leurs rasaient les tifs. Si vous n’étiez pas de leur avis vous aviez intérêt à ne pas trop le faire savoir, sous peine de vous retrouver devant un tribunal populaire comme il en siégeait sous les préaux d’école, qui vous envoyait devant un peloton également populaire. C’est alors qu’il présidait un tribunal de ce genre que l’on a arrêté l’illustre docteur Petiot – en uniforme de capitaine – qui avait, comme l’on sait, passé une soixantaine de personnes à la casserole.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Entre parenthèses, puisqu’on parle toubib, je ne connais que deux médecins ayant à proprement parler du génie, mais ni l’un ni l’autre dans la pratique de la médecine : Petiot et Céline. Le premier appartient au panthéon de la criminologie, le second trône sur la plus haute marche de la littérature.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Mais revenons z’au jour de gloire ! Je conserve un souvenir assez particulier de la libération de mon quartier, souvenir lié à une image enténébrante : celle d’une fillette martyrisée le jour même de l’entrée de l’armée Patton dans Paris.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Depuis l’aube les blindés s’engouffraient dans la ville. Terrorisé par ce serpent d’acier lui passant au ras des pattes, le lion de Denfert-Rochereau tremblait sur son socle.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Édentée, disloquée, le corps bleu, éclaté par endroits, le regard vitrifié dans une expression de cheval fou, la fillette avait été abandonnée en travers d’un tas de cailloux au carrefour du boulevard Edgard-Quinet et de la rue de la Gaïté, tout près d’où j’habitais alors.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Il n’y avait déjà plus personne autour d’elle, comme sur les places de village quand le cirque est parti.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Ce n’est qu’un peu plus tard que nous avons appris, par les commerçants du coin, comment s’était passée la fiesta : un escadron de farouches résistants, frais du jour, à la coque, descendus des maquis de Barbès, avaient surpris un feldwebel caché chez la jeune personne. Ils avaient – naturlicht ! &#8211; flingué le chleu. Rien à redire. Après quoi ils avaient férocement tatané la gamine avant de la tirer par les cheveux jusqu’à la petite place où ils l’avaient attachée au tronc d’un acacia. C’est là qu’ils l’avaient tuée. Oh ! Pas méchant. Plutôt voyez-vous à la rigolade, comme on dégringole des boîtes de conserve à la foire, à ceci près : au lieu des boules de son, ils balançaient des pavés.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Quand ils l’ont détachée, elle était morte depuis longtemps déjà aux dires des gens. Après l’avoir balancée sur le tas de cailloux, ils avaient pissé dessus puis s’en étaient allés par les rues pavoisées, sous les ampoules multicolores festonnant les terrasses où s’agitaient des petits drapeaux et où les accordéons apprivoisaient les airs nouveaux de Glen Miller. C’était le début de la fête. Je l’avais imaginée un peu autrement. Après ça je suis rentré chez moi, pour suivre à la T.S.F la suite du feuilleton. Ainsi, devais-je apprendre, entre autres choses gaies, que les forces françaises de l’intérieur avaient à elles seules mis l’armée allemande en déroute.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Le Général De Gaulle devait, par la suite, accréditer ce fait d’armes. On ne l’en remerciera jamais assez. La France venait de passer de la défaite à la victoire, sans passer par la guerre. C’était génial.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Michel Audiard<br />
Le Figaro-Magazine, 21 Juillet 1984</span></p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Histotweet 7 : #18juin]]></title>
<link>http://histotweets.wordpress.com/2009/06/21/histotweet-7-18juin/</link>
<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 20:30:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcfrog</dc:creator>
<guid>http://histotweets.wordpress.com/2009/06/21/histotweet-7-18juin/</guid>
<description><![CDATA[]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignnone size-full wp-image-37" title="histotweet 18 juin 40" src="http://histotweets.wordpress.com/files/2009/06/histotweet8juin40.jpg" alt="histotweet 18 juin 40" width="600" height="363" /></p>
<p><a href="http://twitthis.com/twit?url=http://histotweets.wordpress.com/2009/06/21/histotweet-7-18juin/"><img title="tweetthishistotweet" src="http://histotweets.files.wordpress.com/2009/08/tweetthishistotweet.jpg?w=600&#038;h=32#38;h=32&#38;h=32" alt="tweetthishistotweet" width="600" height="32" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Asesino sin rostro: Chacal, de Fred Zinnemann]]></title>
<link>http://39escalones.wordpress.com/2009/05/29/asesino-sin-rostro-chacal-de-fred-zinnemann/</link>
<pubDate>Fri, 29 May 2009 00:01:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>39escalones</dc:creator>
<guid>http://39escalones.wordpress.com/2009/05/29/asesino-sin-rostro-chacal-de-fred-zinnemann/</guid>
<description><![CDATA[- Me parece que le confunden con De Gaulle. - ¿De Gaulle? Pero si ni siquiera ha estado en esta guer]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://39escalones.wordpress.com/files/2009/05/chacal.jpg" alt="chacal" title="chacal" width="400" height="189" class="aligncenter size-full wp-image-2851" /></p>
<p>- <em>Me parece que le confunden con De Gaulle</em>.</p>
<p>- <em>¿De Gaulle? Pero si ni siquiera ha estado en esta guerra&#8230;</em></p>
<p><em>Kelly&#8217;s heroes</em> (<em>Los violentos de Kelly</em>). Brian G. Hutton (1970).</p>
<p>Francia, 1963. El imperio colonial francés se ha desmoronado. Argelia, joya de las posesiones francesas y el último vestigio de grandezas pasadas con que contrarrestar una realidad histórica y política que nos dice que las veleidades imperiales de Napoleón III y sus sucesores, monarcas o Presidentes, no otorgaron a Francia más dominios que aquellos pedazos de tierra prácticamente estériles desechados por el colonialismo británico, se ha independizado con la connivencia de las autoridades francesas, hartas de la larga y cruenta guerra que libran en tierras africanas desde 1954 y de dos décadas de continuos enfrentamientos bélicos (1954 es el mismo año del desastre francés de Dien Bien Phu en Vietnam y de la pérdida de Indochina como colonia tras otra guerra de nueve años después de la ocupación japonesa durante la Segunda Guerra Mundial). Los franceses han vivido en guerra prácticamente desde 1914, y la sociedad está fracturada. Argelia será el detonante de una división que perdura hasta hoy. Mientras gran parte de la sociedad francesa mira hacia dentro de sí misma buscando los valores, principios y fundamentos que la retroalimenten como democracia y que darán como resultado un lustro después el fenómeno de mayo del 68, la derecha más conservadora, la ultraderecha y el reconvertido fascismo de la época de Pétain, se resisten a abandonar la época de pompa, fanfarria y oropeles, promulgan la grandeza de Francia en el contexto mundial y culpan a De Gaulle, el &#8220;héroe&#8221; de la liberación del yugo nazi y de la tragedia colaboracionista (pese a contar con tan pocos méritos bélicos como apunta el diálogo que abre este artículo) para la mayor parte de los franceses, adversario ya desde entonces para la extrema derecha, entregada de buena gana a un servilismo criminal bajo el mando alemán que incluyó la deportación de ciudadanos franceses a los campos de exterminio y la presencia de tropas francesas con uniforme alemán en las campañas de Rusia o en la última defensa de Berlín, de la decadencia de Francia como portadora de valores eternos ligados al catolicismo y al imperio. Muchos de estos descontentos, germen de lo que después será el Frente Nacional de Jean Marie Le Pen, se agrupan bajo el símbolo de la Cruz de Lorena y las siglas O.A.S. (Organisation de l&#8217;Armée Secrète), grupo paramilitar integrado por miembros en activo o en la reserva del ejército y los cuerpos de seguridad que durante los años sesenta cometerá diversos actos terroristas tanto en Francia como en Argelia. Su principal objetivo no es otro que el, para ellos, responsable de todos los males de Francia, Charles De Gaulle, y realizarán varios intentos para acabar con su vida.</p>
<p>Este es el contexto inicial de <em>Chacal</em>, película del gran cineasta Fred Zinnemann (<em>Sólo ante el peligro</em>, <em>De aquí a la eternidad</em>), producción británica dirigida en 1973 y basada en el best seller (entonces esta literatura aún era digna) de Frederick Forsyth. Chacal (Edward Fox), personaje cercano en su concepción al famoso asesino a sueldo conocido como &#8220;Carlos&#8221;, es un meticuloso, implacable e infabible asesino internacional especializado en encargos de índole política. Nadie conoce su rostro ni su verdadera identidad y gracias a su camaleónica habilidad para cambiar de aspecto y a la inagotable reserva de documentación falsa con que cuenta, puede moverse por todo el mundo a voluntad sin despertar sospechas. La O.A.S., que ha fracasado en varios intentos de asesinar a De Gaulle, fracasos que además le han costado el fusilamiento de alguno de sus miembros más laureados (el personaje de Jean Sorel -sí, el mismo que petardea con un Alfredo Landa de peluca rubia y amanerado proceder en <em>No desearás al vecino del quinto</em>-, que pronuncia la lapidaria frase &#8220;ningún soldado francés levantará su fusil contra mí&#8221; justo antes de ser liquidado por un pelotón de soldados por supuesto franceses), le convoca en Roma para negociar la contratación de sus servicios. Esta vez la operación parece ser cosa hecha: la novia del oficial fusilado (Delphine Seyrig, habitual de la etapa francesa de Buñuel) ha entrado en contacto y se ha convertido en amante de un miembro del gabinete de seguridad de De Gaulle, y está al tanto de todos los movimientos del Presidente. Chacal accede y empieza a prepararse. Sabe que probablemente la inteligencia francesa vigila el hotel donde se produce el encuentro, pero no le preocupa. Lo suyo es desaparecer sin dejar rastro.<!--more--></p>
<p>Absorbente, magnífica intriga internacional que nos lleva de Roma a Génova y de allí a París y a Londres, la película es un relato apasionante de la persecución por parte de las autoridades de un asesino sin rostro, capaz de camuflarse con toda credibilidad en la piel de un gigoló británico, de un profesor danés homosexual o de un anciano mutilado y condecorado en la Gran Guerra. Con las pocas pistas con las que cuenta, fruto de grabaciones ocultas y de torturas aplicadas a uno de los correos de la O.A.S. en Roma, con su instinto y su intuición como guía, el detective Lebel (Michel o Michael Lonsdale, otro actor de Buñuel en Francia) va construyendo de manera parcial, precaria, el puzzle que le lleva siempre un paso por detrás de un asesino escurridizo y vaporoso que pretende cumplir con su encargo en la celebración de la fiesta nacional francesa, durante una parada militar en la que De Gaulle, tras negarse a modificar su agenda pese a saberse en grave peligro, tomará parte. Sin embargo, algunas casualidades y unos incomprensibles errores propios ponen a Chacal muy cerca, más que nunca quizá, del sabueso que le persigue.</p>
<p>Zinnemann maneja prodigiosamente la tensión narrativa a pesar de la larga duración del film (141 minutos), siempre creciendo a medida que Chacal se aproxima a su víctima y que la policía a su vez se va aproximando a él, pero nunca superando los límites de un clímax que está reservado al frenético desenlace final. Consigue trasladar de manera creíble y sin excentricidades tanto el mundo clandestino de los mercenarios y las redes internacionales de fabricación y tráfico de armas y documentación falsa como los entresijos políticos de un gobierno como el francés, elude la pirotecnia y la acción pura y dura queda relegada en detrimento de una apuesta clara y acertada por el suspense continuo y cada vez mayor como vehículo de la trama, sin violencia gratuita, ejercicios innecesarios de rotura de cristales y chapa, y sin casquería alguna, desde luego de manera muy distinta y superior a esa espantosa nueva versión protagonizada por Richard Gere y Bruce Willis. Adaptación fiel y sobria de la obra en que se basa, sigue siendo una de las películas de acción y suspense más importantes de la cinematografía europea, en todo equiparable a cualquier producción norteamericana de la misma época, y añade la virtud, cosa infrecuente en este tipo de productos, de contar con interpretaciones solventes que cargan a los personajes de un pasado, de un poso personal que enriquece la acción, en particular los caracteres de Fox, hombre refinado, sibarita, culto y capaz lanzado quién sabe por qué al asesinato selectivo como medio de vida, y Lonsdale, un sencillo funcionario de seguridad que pasa en unas horas de dar de comer a sus palomas a verse metido en una misión en la que la democracia de su país está en juego. Al mismo tiempo, Zinnemann escoge una estética desprovista de artificios y apuesta por una fotografía más cercana al reportaje o al documental que le permita insertar imágenes reales de actos políticos o militares celebrados en París sin saltos de calidad y sin que chirríe cromáticamente.</p>
<p>En suma, producción apasionante que supera su mera naturaleza de película de acción y que nos pone tras la pista de esos hombres sin nombre que, aun hoy, se venden al mejor postor para la comisión de todo tipo de actos ilegales, a veces amparados por gobiernos como sucede con los mercenarios norteamericanos en Iraq, a veces bajo cuerda poniendo sus armas al servicio del mejor postor, como los soldados de fortuna de toda Europa, incluida España, que sirvieron por dinero bajo cualquiera de las banderas de la guerra de Yugoslavia o en los conflictos africanos por las riquezas naturales. Personas que vienen de la bruma y que se arriesgan a quedar para siempre sepultados en una tumba anónima sin que nadie sepa quiénes fueron, de dónde venían, qué esperaban de la vida.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/AhHTHCpx4OA&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/AhHTHCpx4OA&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Schloss Sigmaringen - letzte Zuflucht des Vichy-Regimes]]></title>
<link>http://burgerbe.wordpress.com/2009/05/25/schloss-sigmaringen-letzte-zuflucht-des-vichy-regimes/</link>
<pubDate>Mon, 25 May 2009 19:59:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jan</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dunkle Woken über Schloss Sigmaringen Hätte man Harry Potters Abenteuer in Hogwarts nicht in der Kat]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div id="attachment_1294" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://burgerbe.wordpress.com/files/2008/11/sigmaringen1.jpg"><img class="size-medium wp-image-1294" title="sigmaringen1" src="http://burgerbe.wordpress.com/files/2008/11/sigmaringen1.jpg?w=300" alt="sigmaringen1" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Dunkle Woken über Schloss Sigmaringen</p></div>
<p>Hätte man Harry Potters Abenteuer in Hogwarts nicht in der <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Durham_Cathedral">Kathedrale von Durham</a> verfilmt &#8211; das schwäbische Schloss Sigmaringen wäre eine hervorragende Alternative gewesen. Das war zumindest mein erster Gedanke, als ich das turm- und erkerreiche Schloss auf seiner Felsklippe über der Donau habe thronen sehen.</p>
<p>Was für eine Konstruktion, welche eine Kulisse! So etwas kann nur entstehen, wenn Generationen einer Familie Zeit, Muße und genügend den Untertanen abgepresstes Kleingeld haben, um grandiose Baupläne zu verwirklichen &#8211; und niemand auf die Arbeiten der Ahnen irgendwelche Rücksicht nimmt.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Als richtig spaßig erwies sich die folgende Schlossführung, bei der man &#8211; leider &#8211; nicht fotografieren durfte.</p>
<div id="attachment_2236" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen2.jpg"><img class="size-medium wp-image-2236" title="sigmaringen2" src="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen2.jpg?w=225" alt="sigmaringen2" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"> Schlossportal mit Wächterhäuschen</p></div>
<p>Das direkt an der Donau liegende, 35 Meter Meter hohe Kalksteinplateau ist wie geschaffen für eine Befestigung.  1077 wird hier erstmals eine Burg erwähnt, und gleich in kriegerischem Zusammenhang. Rudolf von Schwaben versuchte in diesem Jahr dem Salierkaiser Heinrich IV. (dem &#8220;Canossa&#8221;-Heinrich) die Burg abzujagen. Aber die Belagerung scheiterte. Ihren ersten Komplett-Umbau erfuhr die Anlage um 1200 durch die <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Grafen_von_Helfenstein">Grafen von Helfenstein</a>, die eine große Vorliebe für <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Buckelquader">Buckelquader</a> hatten.</p>
<p>Die Burg wechselte in den folgenden 300 Jahren mehrfach den Besitzer und landete schließlich 1535 als Lehen bei den Hohenzollern. Graf <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Karl_I._(Hohenzollern)">Karl I. von Hohenzollern</a> musste aber erstmal reichlich sanieren, denn der Vorbesitzer hatte (so erzählt es  eine Chronik) beim Baden mit seiner Mätresse nicht auf das Feuer geachtet (die Frau war wohl interessanter), was einen Brand zur Folge hatte&#8230; 1539 brannte es dann gleich nochmal.</p>
<p>Karls Sohn <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Karl_II._von_Hohenzollern-Sigmaringen">Karl II.</a> machte sich in der Schlossgeschichte ab 1576 durch allerlei Umbauten einen Namen. Er ließ auch die Schlosskirche errichten und passte beim Spiel mit dem Feuer besser auf als die vorhergehenden Generationen.</p>
<div id="attachment_2239" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen3.jpg"><img class="size-medium wp-image-2239" title="sigmaringen3" src="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen3.jpg?w=300" alt="sigmaringen3" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Blick von der Stadtseite</p></div>
<p>Den Schweden, die das Schloss 1632 besetzten, gefiel es hier recht gut. Sie wurden jedoch ein Jahr später bereits wieder von kaiserlichen Truppen verjagt. Bei der Rückeroberung gingen die Kaiserlichen recht brachial zu Werke und der östliche Teil des Schlosses brannte ab. Für die Familie hatte das nach Kriegsende den Vorteil, dass sie 1658/59 mal wieder zu Auf- und Umbauarbeiten schreiten konnte.</p>
<p>Da sich der Zeitgeschmack schnell änderte, ließ <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Joseph_Franz_Ernst_(Hohenzollern-Sigmaringen)">Joseph Franz Ernst von Hohenzollern-Sigmaringen</a> das Schloss 1736 modernisieren und machte aus dem alten Rittersaal einen Ahnensaal zu Ehren der Familie.</p>
<div id="attachment_2282" class="wp-caption alignright" style="width: 175px"><a href="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/amalie_zephyrine_von_salm-kyrburg.jpg"><img class="size-full wp-image-2282" title="Amalie_Zephyrine_von_Salm-Kyrburg" src="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/amalie_zephyrine_von_salm-kyrburg.jpg" alt="Amalie_Zephyrine_von_Salm-Kyrburg" width="165" height="208" /></a><p class="wp-caption-text">Fürstin Amalie Zephyrine (Bild: Wikipedia)</p></div>
<p><strong>Eine Liebhaberin rettet das Fürstentum</strong><br />
Unter Napoleon drohte dem Mini-Fürstentum die Auflösung zwecks Arrondierung von Württemberg oder Baden. Dass es doch nicht soweit kam, verdanken die Sigmaringer ihrer &#8220;roten Fürstin&#8221; <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Amalie_Zephyrine_von_Salm-Kyrburg">Amalie Zephyrine</a> von Salm-Kyrburg, der Ehefrau des Thronfolgers <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Anton_Aloys_(Hohenzollern-Sigmaringen)">Anton Aloys</a>. Sie empfand das Leben in der schwäbischen Provinz als &#8220;unerträglich einengend&#8221; und zog 1785, nach drei Jahren Ehe, nach Paris. Dort tobte das gesellschaftliche Leben bald im wahrsten Sinne des Wortes.</p>
<p>Es waren revolutionäre Zeiten, und die Fürstin wurde mitgerissen. Sie erkor den Präsidenten der Nationalversammlung, <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Alexandre_de_Beauharnais">Alexandre de Beauharnais</a>, zu ihrem Liebhaber, verlor ihn aber bald durch die Guillotine. Sie überlebte den Terror, und &#8211; Glückstreffer der Geschichte &#8211; die Witwe ihres Geliebten, Josephine de Beauharnais, heiratete den künftigen Kaiser Napoleon.</p>
<p>Da die beiden Frauen offenbar durch die gemeinsame Trauer verbunden waren, hatte Amalie Zephyrine beste Kontakte an den Pariser Hof und konnte die Integrität von Hohenzollern-Sigmaringen erhalten. 1822 kehrte sie, hochgeachtet, ins &#8220;enge&#8221; Sigmaringen zurück, wo sie ihren Lebensabend verbrachte.</p>
<div id="attachment_2244" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen5.jpg"><img class="size-medium wp-image-2244" title="sigmaringen5" src="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen5.jpg?w=300" alt="sigmaringen5" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Der Uhrenturm</p></div>
<p>Auch beim Wiener Kongress konnte sich das Territorium halten. Im Schloss gab es weitere Umbauten unter Fürst Anton-Aloys, bei denen 1815 bis 1817 der fünfstöckige Wilhelmsbau entstand.</p>
<p>Die Hohenzollern-Sigmaringer standen Mitte des 19. Jahrhunderts im Ruf eher liberal zu sein. 1833 gaben sie ihrem Fürstentum eine Verfassung und schafften die Leibeigenschaft ab. Im Revolutionsjahr 1848 trat Fürst Karl zugunsten seines liberalen Sohns Karl-Anton zurück.</p>
<p>Die durchgreifendste Änderung erfuhr das Schloss nach einem Großbrand 1893. Im Stil des Historismus entstand der Gebäudekomplex aus den Überresten neu, in etwa so, wie man ihn heute sieht. 1902 kam nur noch die Portugiesische Galerie hinzu, die den Innenhof zur Stadt hin abgrenzt. In dieser Zeit baute man im Schloss auch das erste Badezimmer ein, das bei der Schlosstour besichtigt und als besonders fortschrittlich vorgestellt wird.</p>
<div id="attachment_2276" class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><a href="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen4.jpg"><img class="size-medium wp-image-2276" title="sigmaringen4" src="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen4.jpg?w=225" alt="sigmaringen4" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Der Innenhof</p></div>
<p>Das Schloss war auf eigenartige Weise mit der Weltpolitik verknüpft.<a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Karl_I._(Rum%C3%A4nien)"> Fürst Karl Eitel Friedrich</a> kam 1866 in Rumänien nach einer Volksabstimmung(!) auf den Thron und blieb dort als Carol I. bis zu seinem Tod 1914.</p>
<p><strong>Die Sache mit der Emser Depesche</strong><br />
Das hatte so gut geklappt, dass die Hohenzollern-Sigmaringer gleich noch einen ihrer langbärtigen fürstlichen Vertreter als König exportieren wollten: ihren regierenden <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Leopold_von_Hohenzollern-Sigmaringen">Fürsten Leopold</a>, Schlossherr von 1885 bis 1905. Gerade war nämlich der spanische Thron freigeworden. Bismark unterstützte das Anliegen zunächst, jedoch mit dem Hintergedanken, damit einen deutschen Einheitskrieg gegen Frankreich auszulösen (wir erinnern uns, <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Emser_Depesche">Emser Depesche</a> und so&#8230;).</p>
<p>Leopold wurde also nicht König von Spanien, sein Berliner Verwandter Wilhelm dafür Deutscher Kaiser. Leopolds Töchter heirateten zum Trost ins belgische und portugiesische Königshaus ein.</p>
<p>Die Revolution von 1918 fegte das Haus Hohenzollern-Sigmaringen vom Thron, die Republik ließ das Schloss allerdings in den Händen der Adeligen. Nicht so die Nationalsozialisten, die die fürstliche Familie in der Spätphase des Krieges ausquartierten und auf Schloss Wilfingen internierten. Schloss Sigmaringen wurde nämlich als repräsentatives Ausweichquartier für die <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Vichy-Regime">Regierung von Vichy-Frankreich</a> benötigt, nachdem die Alliierten 1944 große Teile von deren Territorium erobert hatten.</p>
<div id="attachment_2277" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen6.jpg"><img class="size-medium wp-image-2277" title="sigmaringen6" src="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen6.jpg?w=225" alt="sigmaringen6" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Schloss und Donau</p></div>
<p><strong>&#8220;Hauptstadt&#8221; von Frankreich</strong><br />
Seit dem 8. September flatterte die französische Fahne über dem Bau. Das einander herzlich verhasste Duo aus Staatschef <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Philippe_P%C3%A9tain">Philippe Petain</a> (89!) und Ministerpräsident <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Pierre_Laval">Pierre Laval</a> &#8220;regierte&#8221; nun mitsamt einer Verwaltung von 2000 Leuten ihr stetig schrumpfendes Einflussgebiet in Frankreich. Deutschland, Italien und Japan richten Botschaften im Ort ein.</p>
<p>200 Franzosen kümmerten sich allein um das Erscheinen der täglichen Zeitung &#8220;La France&#8221; (zu haben für 20 Pfennige). Beim Schlossrundgang wird der Raum von Marschall Petain natürlich gezeigt, und die Hauptstadt-von-Frankreich-Episode ausgiebig gewürdigt (mehr dazu in einem interessanten <a href="http://www.welt.de/welt_print/article855650/Fuenf_Lebensmittelkarten_fuer_Marschall_Petain.html">Welt-Artikel</a>).</p>
<p>Die Exil-Franzosen waren offenbar in erster Linie mit Intrigern untereinander und dem gegenseitigen Anschwärzen bei der Gestapo beschäftigt. Am 21. April 1945 endete der Exilregierungs-Spuk. Petain und Laval wurden später zum Tode verurteilt. An Laval wurde das Urteil vollstreckt, Petain starb 1951 in der Verbannung.</p>
<p><a href="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen8.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2278" style="border:0 none;margin:2px 5px;" title="sigmaringen8" src="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen8.jpg?w=225" alt="sigmaringen8" width="225" height="300" /></a>Das Schloss befindet sich heute immer noch im Besitz des Fürstenhauses. Es kann besichtigt werden. Fotos der Innenräume hat die Familie leider verboten, wie auf so vielen Schlössern. Besucher sollten auf den schwarzen Salon achten: Eine Art luxuriösen Clubraum mit schwarzen Wänden und schwarzer Decke. Die Herren pflegten hier eingenebelt vom Rauch dicker Zigarren zusammenzusitzen. Da passte man die Farbe der Inneneinrichtung weitsichtigerweise gleich an. Außerdem beherbergt das Schloss eine der <a href="http://www.hohenzollern.com/schloss-sigmaringen/besichtigung/ueberblick-3.php">größten privaten Waffensammlungen Europas</a> (wieder: keine Fotos), und die netten Führer erklären sehr anschaulich, wie Piken, Hellebarden, usw. funktionieren&#8230;</p>
<p>Was verganene Grausamkeiten angeht, ist man eh sehr offen. Zitat der Homepage: &#8220;<em>In einer der vielen Themenführungen bieten wir ihnen sogar einen Einblick in die Folterinstrumentensammlung und weihen Sie in die Foltermethoden des Mittelalters ein</em>&#8220;. Aha.</p>
<p>Das Schloss an der Donau ist auf jeden Fall einen Besuch wert.</p>
<p><strong>Lage:</strong> Schloss Sigmaringen, 72488 Sigmaringen</p>
<p><strong>Links:</strong> <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Schloss_Sigmaringen">Wikipedia-Eintrag</a>, <a href="http://www.hohenzollern.com/schloss-sigmaringen/">Schloss-Sigmaringen-Seite</a> auf Hohenzollern.com</p>
<p><a href="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen7.jpg"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-2279" style="border:0 none;margin:2px;" title="sigmaringen7" src="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen7.jpg?w=112" alt="sigmaringen7" width="112" height="150" /></a><a href="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen9a.jpg"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-2280" style="border:0 none;margin:2px;" title="sigmaringen9a" src="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen9a.jpg?w=112" alt="sigmaringen9a" width="112" height="150" /></a><a href="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen9.jpg"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-2281" style="border:0 none;margin:2px;" title="sigmaringen9" src="http://burgerbe.wordpress.com/files/2009/05/sigmaringen9.jpg?w=150" alt="sigmaringen9" width="150" height="112" /></a></p>
<p><strong>Bilder:</strong> Meine (sofern nichts anderes dabeisteht)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Black Chicken Herbal Soup]]></title>
<link>http://nitebiker.wordpress.com/2009/04/20/black-chicken-herbal-soup/</link>
<pubDate>Mon, 20 Apr 2009 02:25:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>nitebiker</dc:creator>
<guid>http://nitebiker.wordpress.com/2009/04/20/black-chicken-herbal-soup/</guid>
<description><![CDATA[No, not Chinatown, but it&#8217;s in &#8220;Little China&#8221; in Singapore that this Old Mother He]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>No, not Chinatown, but it&#8217;s in &#8220;Little China&#8221; in Singapore that this Old Mother Hen Traditional Herbal Soup Restaurant is found.<br />
Address  : 136, Sims Ave<br />
Tel        : 9128 2793 (Jimmy)</p>
<p>As &#8220;what goes in = what come out&#8221;<br />
&#8220;What goes in&#8221; = Black Chicken, Black Soup, Black Rice, Black Drink.<br />
so<br />
&#8220;What comes out&#8221; = also black <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://s656.photobucket.com/albums/uu281/andrewthow/19apr09/?action=view&#38;current=DSCF3964.jpg" target="_blank"><img src="http://i656.photobucket.com/albums/uu281/andrewthow/19apr09/DSCF3964.jpg" border="0" alt="Photobucket"></a></p>
<p><a href="http://s656.photobucket.com/albums/uu281/andrewthow/19apr09/?action=view&#38;current=DSCF3965.jpg" target="_blank"><img src="http://i656.photobucket.com/albums/uu281/andrewthow/19apr09/DSCF3965.jpg" border="0" alt="Photobucket"></a></p>
<p><a href="http://s656.photobucket.com/albums/uu281/andrewthow/19apr09/?action=view&#38;current=DSCF3966.jpg" target="_blank"><img src="http://i656.photobucket.com/albums/uu281/andrewthow/19apr09/DSCF3966.jpg" border="0" alt="Photobucket"></a></p>
<p><a href="http://s656.photobucket.com/albums/uu281/andrewthow/19apr09/?action=view&#38;current=DSCF3968.jpg" target="_blank"><img src="http://i656.photobucket.com/albums/uu281/andrewthow/19apr09/DSCF3968.jpg" border="0" alt="Photobucket"></a></p>
<p><a href="http://s656.photobucket.com/albums/uu281/andrewthow/19apr09/?action=view&#38;current=DSCF3969.jpg" target="_blank"><img src="http://i656.photobucket.com/albums/uu281/andrewthow/19apr09/DSCF3969.jpg" border="0" alt="Photobucket"></a></p>
<p><a href="http://s656.photobucket.com/albums/uu281/andrewthow/19apr09/?action=view&#38;current=DSCF3971.jpg" target="_blank"><img src="http://i656.photobucket.com/albums/uu281/andrewthow/19apr09/DSCF3971.jpg" border="0" alt="Photobucket"></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Adevărul despre mareşalul Ion Antonescu]]></title>
<link>http://blogideologic.wordpress.com/2009/04/18/adevarul-despre-maresalul-ion-antonescu/</link>
<pubDate>Sat, 18 Apr 2009 04:47:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>blogideologic</dc:creator>
<guid>http://blogideologic.wordpress.com/2009/04/18/adevarul-despre-maresalul-ion-antonescu/</guid>
<description><![CDATA[+Despre Antonescu însă nu pot să nu arăt că, oricum, singurul din toată Europa a cutezat să i se opu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal" style="margin:0 0 10pt;"><strong><em><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">+Despre Antonescu însă nu pot să nu arăt că, oricum, singurul din toată Europa a cutezat să i se opună lui Hitler, să-i ţină piept într-o chestiune de onoare personală pentru acesta, în care nici Pétain, nici cardinalii nu i-au spus nu. În vreme ce floarea aristocraţiei germane, generalii şi feldmareşalii acoperiţi de medalii şi decoraţii stăteau smirnă în faţa lui şi tremurau iar el făcea spume la gură şi alerga urlând de la un capăt la altul al încăperii, Antonescu i-a ţinut piept în propriul lui bârlog de la Berchtesgaden, dârz, cu modestia cuvenită, a sc</span></em></strong><strong><em><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;" lang="RO">ă</span></em></strong><strong><em><span style="font-size:14pt;line-height:115%;font-family:&#34;">pat de la moarte câteva sute de mii de evrei. +</span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 0 10pt;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:&#34;">Text de Nicolae Steinhardt, autorul aforismului: <strong><em>“Adevărul ne face liberi”.</em></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 0 10pt;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:&#34;">Pentru conformitate,</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 0 10pt;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:&#34;">Titus Filipas</span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Milice, film noir.]]></title>
<link>http://rannemarie.wordpress.com/2009/03/11/milice-film-noir/</link>
<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 10:44:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>raannemari</dc:creator>
<guid>http://rannemarie.wordpress.com/2009/03/11/milice-film-noir/</guid>
<description><![CDATA[ARTE &#8211; 20h45 &#8211; mercredi 11/3   documentaire d&#8217;Alain Ferrari À partir de témoignage]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style="text-decoration:underline;">ARTE &#8211; 20h45 &#8211; mercredi 11/3</span>   documentaire d&#8217;Alain Ferrari</p>
<p class="text"><strong>À partir de témoignages de résistants et collaborateurs, ce film raconte l&#8217;histoire de cette organisation d&#8217;anciens combattants qui se mit au service du nazisme.<br />
</strong></p>
<p class="text">Nourri d&#8217;archives rares et de témoignages directs, ce film raconte l&#8217;histoire de la Milice à travers les trajectoires personnelles d&#8217;anciens miliciens et de résistants. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, dans un pays saigné à blanc, l&#8217;extrême droite prospère dans le milieu des anciens combattants. Impressionnés par le fascisme italien et le nazisme, les antirépublicains descendent dans les rues ou commettent des attentats par le biais d&#8217;organisations comme La Cagoule, qui sera démantelée dans les années trente. Après la débâcle, l&#8217;armistice et l&#8217;installation du gouvernement à Vichy, la Légion des anciens combattants devient un instrument de propagande pétainiste&#8230;</p>
<p class="text"><em><span class="underline">Des miliciens chez les SS</span></em><br />
<em>L&#8217;anticommunisme et la politique collaborationniste trouvent un prolongement naturel dans l&#8217;envoi d&#8217;une Légion de volontaires français sur le front de l&#8217;Est. Dans le même temps, l&#8217;organisation des anciens combattants crée un Service d&#8217;ordre légionnaire (SOL) chargé de jouer un rôle politique de premier plan. En janvier 1943, Laval fait dissoudre le SOL, immédiatement refondé en Milice. Cette dernière, placée sous l&#8217;autorité de Darnand, accueille dans la foulée 30 000 adhérents. Instrument politique aux ordres de Laval, la Milice s&#8217;attaque surtout aux résistants dont elle est aussi la première cible. En août 1943, elle obtient des Allemands l&#8217;autorisation de s&#8217;armer. En contrepartie, une partie de ses effectifs s&#8217;engage chez les SS. Son secrétaire général, Darnand, prête serment à Hitler et la Milice dépasse le cadre de la &#8220;collaboration&#8221;. Bras armé de la nazification, l&#8217;organisation intervient à tous les échelons de la société : les combats contre les maquis ; la censure esthétique et surtout la répression des opposants politiques et des juifs.</em></p>
<p class="text"><strong>Rediffusions :</strong><br />
14.03.2009 à 14:00<br />
20.03.2009 à 03:00<br />
24.03.2009 à 09:55<br />
26.03.2009 à 03:00</p>
<p class="text"><a href="http://www.arte.tv">http://www.arte.tv</a></p>
<p class="text"> </p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
