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	<title>portrait-musique &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/portrait-musique/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "portrait-musique"</description>
	<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 05:24:55 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Lionel Suarez, l'accord d'un colosse et d'un accordéon]]></title>
<link>http://tocade.wordpress.com/2008/12/06/lionel-suarez-laccord-dun-colosse-et-dun-accordeon/</link>
<pubDate>Sat, 06 Dec 2008 14:15:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>tocade</dc:creator>
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<description><![CDATA[Lionel Suarez - Broussy - Rodez (12) Il est tombé dans un accordéon quand il était tout petit, Lione]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div id="attachment_88" class="wp-caption aligncenter" style="width: 280px"><img class="size-full wp-image-88" title="suarez" src="http://tocade.wordpress.com/files/2008/12/suarez.jpg" alt="Lionel Suarez - Broussy - Rodez (12)" width="270" height="179" /><p class="wp-caption-text">Lionel Suarez - Broussy - Rodez (12)</p></div>
<p>Il est tombé dans un accordéon quand il était tout petit, Lionel Suarez. Avec un grand-père et un père accordéoniste, il ne pouvait pas en être autrement pour ce Ruthénois de presque 32 ans : le piano à bretelles, c&#8217;était fait pour lui. &#8220;Je n&#8217;ai pas eu le choix, on m&#8217;a enchaîné, rigole-t-il. Non, sérieusement, je ne me suis jamais posé de questions, l&#8217;accordéon, c&#8217;était quelque chose de normal.&#8221; Et de presque naturel pour cet alors petit bout de chou qui prend ses premiers cours d&#8217;accordéon à huit ans, et qui quatre ans plus tard a tout le profil d&#8217;un petit prince du musette. Lionel fait ses premiers bals à douze ans, des galas un peu partout en Europe, passe à la télévision dans les émissions populaires (Jacques Martin, Foucault, Drucker&#8230;), avant de rentrer au conservatoire de Marseille d&#8217;où il en ressort avec le premier prix.</p>
<p style="text-align:left;">Il passera ainsi plus d&#8217;une douzaine d&#8217;années à faire valser le populo dans une multitude d&#8217;orchestres musette ou de bal, mais bien souvent en accompagnateur, au clavier et à la basse, laissant le devant de la scène aux accordéonistes de profession. &#8220;Etre devant et jouer en souriant, je n&#8217;y trouvais pas mon compte&#8221;, avoue ce colosse au tempérament discret.<br />
Il ne renie en rien cependant l&#8217;héritage de musicien de bal : &#8220;ça apprend vraiment la polyvalence, dit-il. Si on prend le bal comme une école, ça peut être une étude de styles, le genre de trucs qu&#8217;on n&#8217;apprend pas au conservatoire. Et puis, il est inutile de s&#8217;arrêter aux standards américains : le bal est riche en patrimoine, et puis je viens de là, et j&#8217;assume.<br />
Le déjà grand Lionel est un curieux de nature, mettant sa propre patte aux cha-cha-cha et autre pasos. Tout, absolument tout l&#8217;intéresse, et entre deux javas, polkas, valses ou bourrées, il regarde autour et commence à jouer avec les compositeurs ou chanteurs du coin, et le voilà plongé, au fil &#8220;des kilomètres et des rencontres&#8221;, dans l&#8217;univers de la chanson réaliste. Il joue d&#8217;abord avec le chanteur toulousain Jehan, et de fil en aiguille, il va écumer les scènes de la Ville rose et rencontrer ses musiciens phares et jouer avec, comme Zebda, Sandoval, Art Mengo, et bien évidemment Claude Nougaro. Le colosse bonhomme à l&#8217;accordéon voltigeur est un boulimique, son emploi du temps se remplit considérablement. &#8220;Il faut être vif, s&#8217;avoir s&#8217;adapter&#8221;, convient-il. En 2002, il va s&#8217;installer en banlieue parisienne, et là non plus, ni sa curiosité, ni son agenda ne connaissent de répit. Depuis 6 ans, Lionel Suarez a joué avec des inconnus comme avec des vedettes : Lavilliers, Florent Pagny, Origines Côntrolées, Lio, Wally, Latcho Drom, Maurane et bien d&#8217;autres. Pour son actualité, il est l&#8217;accordéoniste du ténor Roberto Alagna sur un disque de reprises de chansons siciliennes, joue avec André Minvielle (encore pour les bals), et au théâtre, il accompagne Jean Rochefort. Les plans, les concerts, les enregistrements, ça ne manque pas, et il projette même de réaliser enfin un album plus personnel. Un éclectisme qui étonne : &#8220;On me dit que c&#8217;est n&#8217;importe quoi parce que je fais des choses différentes, mais en tous les cas, je joue toujours avec la même énergie.<br />
L&#8217;accordéon, il ne le lâchera pas, jamais. Si Lionel Suarez devait pratiquer un culte, ce serait à son instrument : &#8220;Vous pouvez tout me demander sur l&#8217;accordéon&#8221;, plaisante-t-il. Et il s&#8217;en fait même l&#8217;avocat : &#8220;J&#8217;ai eu de la chance, je suis passé après le rock, au moment où l&#8217;accordéon revenait à la mode. Il est relativement jeune, puisqu&#8217;il date de 1829, et aujourd&#8217;hui, on ne discute plus sur ses qualités. C&#8217;est un instrument où il y a encore tout à faire, il reste plein de possibilités ans le jeu qu&#8217;on n&#8217;a pas encore explorées. C&#8217;est qu&#8217;il y ait encore un truc en 2008 où il y a des perspectives de jeu&#8230; L&#8217;accordéon, c&#8217;est l&#8217;instrument populaire de tous les pays : en Louisiane, au Brésil, en Italie, en Bulgarie&#8230; En France, on apprend la flûte au collège, autant dire que la musique, c&#8217;est du pipeau. Et il n&#8217;y a plus qu&#8217;un fabricant français, Maugein, qui fabrique 600 accordéons par an. En Chine, on en fabrique 8000 par mois, on l&#8217;apprend à l&#8217;école, et on rêve de jouer sur un accordéon français&#8230;&#8221;<br />
Autant dire que l&#8217;accordéon a encore ici plusieurs cordes à son soufflet. Pourtant, les perspectives d&#8217;avenir ne manquent pas. A Paris, Lionel Suarez ne connait qu&#8217;une quinzaine d&#8217;accordéonistes de sa trempe, des évadés des bals musette qui ont &#8220;de plus en plus de mal à trouver des remplaçants&#8221;. &#8220;Pour un accordéoniste qui veut jouer de la musique et pas seulement de l&#8217;accordéon, il y a du boulot&#8221;, dit-il. Qualités requises ? &#8220;Etre curieux, avoir envie de rencontres.&#8221;<br />
Même pas 32 ans, et déjà 20 ans de carrière, ça vous pose un homme. Lionel Suarez aurait pu avoir tout connu, mais seulement voilà : sa qualité de jeu l&#8217;impose sur toutes les scènes de France et de Navarre, et puis il y a ce foutu instrument, cet accordéon qui malgré vingt années d&#8217;accolades publiques et privées, garde encore pour lui bien des mystères et des musiques secrètes. Des musiques et des mystères pas si loin que ça des bals musette et des fêtes de village : &#8220;Je peux en refaire, sans problème&#8221;, assure Lionel. Même sans changer de bretelles.<br />
Laurent Roustan</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pierre et andrée Delbos]]></title>
<link>http://tocade.wordpress.com/2008/11/08/pierre-et-andree-delbos/</link>
<pubDate>Sat, 08 Nov 2008 21:53:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>tocade</dc:creator>
<guid>http://tocade.wordpress.com/2008/11/08/pierre-et-andree-delbos/</guid>
<description><![CDATA[Une histoire impressionnante, folle et osée. Un si joli modèle de vie contemporainne&#8230; Pierre D]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span lang="FR"></p>
<p align="justify"><a href="http://tocade.files.wordpress.com/2008/11/delbosc.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-59" title="Pierre Delbos" src="http://tocade.wordpress.com/files/2008/11/delbosc.jpg" alt="Pierre Delbos" width="270" height="211" /></a></p>
<p align="justify">Une histoire impressionnante, folle et osée. Un si joli modèle de vie contemporainne&#8230;</p>
<p align="justify">Pierre Delbos, accordéoniste, chef de son petit orchestre « Pierrot’s jazz » débordant d’une énergie immense, ajoute à son activité très terrienne, le maraîchage, la création d’un bal, sur les bases d’un projet familial.</p>
<p align="justify">A l’origine, Jean Cassagnade, son oncle, lui aussi homme remarquable, a bâti, déjà avant la guerre, de quoi abriter une association sportive et&#8230;un projet de casino ! Le conflit mondial y met un frein. Mais l’enthousiasme et l’esprit d’entreprise sont bien là.</p>
<p align="justify">Le 14 Juillet 1945, Andrée et Pierre entrent dans la danse. Tout juste mariés. Ce sont les premiers bals et c’est beau !</p>
<p align="justify">Musique et jeux seront la base d’une entreprise familiale à l’esprit presque insouciant : deux galas par semaine, la vie après 1945 en a envie.</p>
<p align="justify">De leur histoire d’amour naissent tant d’autres. Magnifiques, flamboyantes et joyeuses, comme les belles chansons et les photos, les peintures, les oeuvres, qui ont fait des empreintes dans nos mémoires, notre culture.</p>
<p align="justify">Doisneau, comme un coup de foudre. Un homme si insatiablement curieux qu’il apporte naturellement tous les autres liens : Jean Lurçat, installé dans les Tours de Saint-Laurent, voisin, (« c’est la première porte ouverte en sortant de chez moi ») amène l’idée de la galerie d’art en posant ses oeuvres solaires devenues essentielles, parties intégrantes du Casino. Puis tous les artistes, musiciens, penseurs, écrivains, comédiens passent par là. Laissent des empreintes. Et toujours les photos de Doisneau, à leur côté, au quotidien. La famille s’agrandit. Le programme s’enrichit..</p>
<p align="justify">Guidés par ce sentiment si précieux, l’amitié, le goût des autres, ce sera un vrai tourbillon : car l’esprit et la fraîcheur de cette époque permettent beaucoup. Mais avec du travail, de la présence, sans jamais s’économiser.</p>
<p align="justify">Andrée au son, Pierre à la lumière, rentrant de sa tournée maraîchère et enchainant les soirées auprès d’elle, côté cour, côté jardin, et côté cuisine !</p>
<p align="justify">A l’évidence, ce sont à chaque fois des rencontres, des vies qui s’échangent, se partagent, jouent, créent.</p>
<p align="justify">Vous souvenez vous du « Nom du Bal perdu » ? Non pas perdu, Saint-Céré était déjà un pôle touristique et est devenu par leur grâce un lieu d’aventure. Nous chantons encore les ballades et compositions qui ont fait leurs premiers pas là bas.</p>
<p align="justify">Les journalistes depuis 50 ans l’appellent l’Olympia du Lot. Une réalité, étant donné leur flair et leur professionnalisme fait maison. Les années 50 sont riches en créateurs, compositeurs, inventeurs, penseurs&#8230;. Ils organiseront même des rencontres internationales pour les étudiants, les Mois de l’amitié et les nuits de l’élégance (orchestrées par Stark). Et tout cela dans un éclectisme fou entre 1950 et 1990 !</p>
<p align="justify">Coquatrix, Stark, Marouani, Canetti, (le tourneur Rezuli, Roland Hubert,) l’ont bien compris et viennent piocher, étudier les premiers pas de ces artistes : Sydney Bechet, Colette renard, Jacques Brel, Réggiani, Léo Férré, Aznavour, Nougaro, Brassens, Jean ferrat, les Compagnons de la chanson, Dalida, Marcel Amont,Tino Rossi, Claude françois, Pierre Perret, Polnaref, Françoise Hardy, J.Halliday, les Chats sauvages, Philippe Clay, Sylvie vartan, Lama, Mouloudji, Nana Mouskouri, Mireille Mathieu, Juliette Gréco, Philippe Noiret, Bedos, Devos, Barbara&#8230;.. « Ils avaient la tête, et les jambes trottinaient. »</p>
<p align="justify">Reprenez votre souffle et préparez un hommage. Car en cadeau, les expositions d’art ornent ce trésor un peu caché : depuis 1947, Lurçat, Picasso, l’exposition «10 ans d’ Arts décoratifs», Sacksick, Folon, Magritte, Sempé, et tous les photographes de l’agence Rapho : Boubat pour une retrospective, Willy Ronis de même, Jean-Lou Sieff, Sabine Weiss, dernièrement Hans Silvester, pour un travail noir et blanc sur la Provence et d’impressionnants grands formats sur aluminium. Et bientôt une exposition de leur livre d’or, associé aux photos de Jean-Marie Perrier.</p>
<p align="justify">Vous n’imaginez pas tous ceux qui aiment venir les embrasser en passant et découvrir leurs anecdotes avec bonheur.</p>
<p align="justify">J’aimerais reprendre la poésie tant la tendresse de cette aventure est palpable dans les yeux de deux amoureux de la vie.</p>
<p align="justify"> </p>
<p><span lang="FR"></p>
<p align="left">Texte : <span style="font-size:xx-small;">J.B.</span></p>
<p align="left"><span style="font-size:xx-small;">Photo :</span><span style="font-size:xx-small;"> </span><span style="font-size:xx-small;">Patrice Thébault</span></p>
<p></span></p>
<p>« Ca ne prévient pas quand ça arrive, la joie de vivre. » Rappelez vous, Barbara.</p>
<p></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bernard Lubat]]></title>
<link>http://tocade.wordpress.com/2008/10/16/bernard-lubat/</link>
<pubDate>Thu, 16 Oct 2008 20:54:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>tocade</dc:creator>
<guid>http://tocade.wordpress.com/2008/10/16/bernard-lubat/</guid>
<description><![CDATA[Bernard LUBAT Bernard Lubat, 65 ans, poli-instrumentiste, organisateur depuis 31 ans du festival d’U]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal" style="margin:0;">
<div class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"><a href="http://tocade.files.wordpress.com/2008/10/lubat-pt.jpg"></a></span></span></strong></div>
<p><strong><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"></p>
<div id="attachment_39" class="wp-caption alignnone" style="width: 210px"><a href="http://tocade.files.wordpress.com/2008/10/lubat-pt1.jpg"><img class="size-full wp-image-39" title="lubat-pt1" src="http://tocade.wordpress.com/files/2008/10/lubat-pt1.jpg" alt="Bernard LUBAT" width="200" height="133" /></a><p class="wp-caption-text">Bernard LUBAT</p></div>
<div><strong><span style="font-size:small;"></span></strong></div>
<p><strong><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;">Bernard Lubat, 65 ans, poli-instrumentiste, organisateur depuis 31 ans du festival d’Uzeste, dans son fief de Gironde, nous reçoit pour ce premier grand entretien de Tocade. L’occasion d’aborder avec lui l’état de la musique actuelle, du « jazz à la java », sa carrière, son rapport à la culture, à la ruralité, à la création. Musicien hors norme, improvisateur perpétuel, amoureux des mots et des notes, il a joué avec les plus grands tels Nougaro, Stan Getz ou Michel Portal. Il est aussi et surtout un penseur et un militant engagé, au vocabulaire et aux idées foisonnants.</p>
<p><strong><font size="3"><font face="Times New Roman"><strong><font size="3"><font face="Times New Roman"></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"> </p>
<p></font></font></strong></font></font></strong></span><strong><font size="3"><font face="Times New Roman"><strong><font size="3"></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"> </p>
<p></font></strong></font></font></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"> </p>
<p></strong></span><strong><font size="3"></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"> </p>
<p></font></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"> </p>
<p></strong><strong><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Tocade : Bonjour Bernard Lubat, où étiez-vous passé ? Comment allez-vous ?</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"><strong>BL : </strong>ben où voulez-vous que je sois ?<strong> </strong>Ici, à Uzeste, je bosse, pardi. Huit heures par jour, je prends<span>  </span>mon temps à le perdre et j’ai des tonnes « d’impros-visions ». Non, sérieusement, je vais très bien, même si il est vrai que je joue un peu moins et qu’on voit moins ma gueule partout. Artistiquement, j’ai jamais autant travaillé. Ici, dans la petite salle des fêtes à dix bornes de chez moi, je viens bosser tous les jours le piano, la batterie, l’accordéon, je retrouve de vieux textes, j’en écris d’autres… Je m’occupe de ma liberté d’artiste en quelque sorte. A mon âge, tout cela est très précieux, j’essaie d’être légèrement improbable et je n’ai jamais été aussi heureux d’apprendre. Comme la liberté est encore et peut-être la seule<span>  </span>chose qui n’a pas de prix, autant se comporter en personne et artiste responsable.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Tocade : Vous accédez à la sagesse…</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"><strong>BL </strong>: je ne me laisse pas faire et pas emporter par le contexte actuel, c’est tout. Regardes,<span>  </span>même le festival de Marciac ressemble à un parc d’expo. La musique est entrée depuis longtemps dans une ère purement industrielle. Il y a d’autres moyens d’exister, et le jazz, par rapport au « rock dominant », ne se laisse pas faire. Dans la variété et le rock, tu trouves ce que tu sais, dans le jazz, il faut déranger. Tu vois, je ne suis pas encore tout à fait sage…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Tocade : Le jazz, justement, vous l’avez découvert et pratiqué à Paris de longues années. Les années 70, c’était vraiment un autre contexte, une « autre époque » comme dirait l’autre ?</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"><strong>BL : </strong>c‘était surtout la rencontre avec ces types en fuite des Etats-Unis, ces afro-américains, qui portaient en eux l’histoire de l’esclavage, du colonialisme, et qui nous expliquaient que pour se libérer, il fallait improviser. Ils nous ont appris l’introspection face à ces faux extravertis du rock. Il nous ont apporté une science de la musique, une technique, une attitude. Comme Nougaro, je suis devenu Noir à cette époque-là, il a été le premier à oser le « jazz chanté », et Paris, c’était là où cela se passait ; c’était notre centre du monde choisi. Et puis en fond de tout cela, il y avait la conscience politique. J’ai habité et bossé en banlieue, avec des prolos, puis des jeunes. J’ai vu arrivé le Rap, cette capacité de swing et de rythmique, et parallèlement sa récupération par le business. Dans les années 80, je pense que j’avais fait le tour de ces possibilités, de mes erreurs, et de mes excès… J’ai décidé de revenir ici, me confronter à la ruralité.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Tocade : Vous avez redécouvert votre pays natal ?</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"><strong>BL : </strong>ouais, mais entre-temps, en 1978, on avait déjà créé le premier festival d’Uzeste. Je n’acceptais déjà pas ce qui se passait. Mon pays d’enfance, celui où s’étaient développés mes rêves, avait totalement changé. Dans les années 50, c’était actif, c’était le temps du plein emploi, de l’existence réelle des paysans, des enfants du pays fiers de vivre sur leurs terres. Les gens sont partis à la fin des trente glorieuses, ceux qui sont venus s’y installer n’avaient plus rien à voir avec cette histoire. On a donc décidé, avec quelques copains musiciens ou écrivains, poètes, peintres, de partir à la reconquête de ce pays, avec comme arme principale, l’art en général. Je me suis repenché sur cette histoire, sa langue, ses traditions, des Troubadours aux bals populaires. On voulait opérer un travail sur l’émancipation et essayer de créer une sorte d’avant-garde champêtre. On a beaucoup travaillé sur le langage, les mots, le son, le plaisir textuel, pour faire comprendre l’indicible en prenant bien soin de ne pas devenir populaire, et populiste.<span>             </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Tocade : Cela passait également par un travail sur l’Occitanie, les véritables racines ?<span>         </span></span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"><strong>BL : </strong>les racines, ça s’arrose pour que ça se développe. Je suis pas un gardien du passé. Par exemple, quand je chantais des standards de Gascon avec des musiciens américains, ils me répondaient : « Hey, ça swingue ça, c’est comme chez nous ! ». Il nous est arrivé, avec la Cie Lubat, de faire monter des papis du coin sur scène, ils jouaient de la musique « sale », tout cela était bien éloigné de la tradition, du bal à papa, ou de je ne sais quelle revendication occitane, ou d’un esthétisme. On avait une matière, la langue, on la modelait, on la faisait rebondir contre les murs de la bêtise et du conservatisme. Quant je parlais avec mon père ou ma mère, je les trouvais très cultivés sur leur environnement, les arbres, les textes, les petites choses de la vie, une philosophie, une « poïélitique ». Aujourd’hui, ils sont décultivés et déculturés, les gens qui habitent à la campagne y vivent, mais n’y travaillent pas, j’appelle ça les « beaux-bofs ». Alors, nous, le soir quand il regarde la télé, on va taper à leur porte et on leur chante des chansons, on leur balance <span> </span>de la pensée et de la réflexion. Je peux t’assurer que ça les réveille un peu !</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Tocade : au risque d’être taxé d’élitiste, d’intello ?</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"><strong>BL : </strong>il faut créer du relief, sinon on reste dans la plaine. Dit-on d’une bibliothèque qu’elle est élitiste ? Non. On parle bien de l’élite du rugby, ça pose problème ? Dès qu’on aborde l’art, ça dérange. Ecouter France Culture, ça devient une hérésie. Le maçon, il écoute RTL et regarde TFI parce qu’on lui impose. Nous, on est là pour déranger, faire réagir. Et si le maçon tu l’emmerdes avec nos sons, nos conneries, avec une langue qui lui parle un peu, avec quelques souvenirs, quelques bribes d’une mémoire collective d’ici, il viendra monter des murs avec nous. Ensemble, on fera de l’averti-divertissement, pas du popu-plaire ou de l’éli-triste. Je crois qu’il y a aujourd’hui une vraie haine de l’art, une méfiance, alors c’est à l’artiste de venir expliquer et proposer. A Uzeste, depuis trente ans, il y a des minorités actives qui viennent de partout pour se voir, se renforcer, et déranger bien sûr.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Tocade : à commencer par le sérail politique. Il parait que vous avez pas mal de problèmes avec vos élus ?</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"><strong>BL : </strong>le véritable problème, c’est que les<span>  </span>femmes et hommes politiques sont dépossédés de tous leurs pouvoirs (économiques, décisionnels, etc…) qui leur échappent à cause du grand cirque et roi libéral,<span>  </span>et qu’ils disent qu‘ils ne peuvent agir que sur la culture. Il y a trente ans, la culture n’était pas un enjeu électoral, aujourd’hui, elle l’est. Donc, on ressent la pression sur les subventions, la programmation, la « dynamisation » du village, les retombées touristiques, l’image… Le monde politique, dans sa globalité, a compris que les festivals avaient du pouvoir<span>  </span>et que eux, en tant qu’élus, pouvaient en retirer du profit. Par exemple, ils ont créés et soutenus ensuite les Nuits atypiques de Langon, le festival de Luxey, tant mieux pour le public, nous, on a compris qu’il ne fallait pas qu’on grandisse. Je voulais pas transformer Uzeste en Lourdes et mon village en solution. Donc on a « désévènementialiser » et on prend désormais une autre direction. Notre grand projet est de refaire à neuf « L’estaminet », ce grand espace au centre du village, pour en faire un lieu de<span>  </span>création « transartistique » tout au long de l’année avec une salle de concerts, des salles de répétitions, une bibliothèque… On y accueillera les gamins du village, aussi bien que de grands musiciens ou poètes. C’est notre bataille actuelle, il faut que les politiques nous suivent sur ce dossier, pour relancer un monde rural culturel et artistique.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Tocade : Et Bernard Lubat sur scène, c’est pour bientôt ?</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"><strong>BL : </strong>je suis tricard partout … </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Tocade : A ce point-là ?</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"><strong>BL : </strong>non, évidemment je joue un peu, avec Michel Portal ou Archie Shepp, mais on n’est jamais vraiment prophète en son pays. Mais au-delà de mon cas personnel, c’est un manque cruel de salles qu’il faut déplorer. Il y beaucoup de monde dans les écoles de musique, beaucoup d’envies, de talents, mais pas d’endroits pour les exprimer. Donc, les jeunes musiciens se préoccupent plus de faire un disque, de construire leur carrière, plutôt que de se confronter à d’autres, se rencontrer et échanger sur scène, face au public. Je remarque d’ailleurs que même les très bons musiciens sont totalement dépolitisés, il joue avec n’importe qui, pour courir le cachet, ou le festival. Ils n’essaient pas de construire et d’élaborer une œuvre, mais d’avoir une carrière, une renommée. La plupart des festivals ne sont que des fêtes de la bière déguisés, ou des vides greniers, et pour trouver une écoute ou des lieux de petites dimensions, il faut aller à l’étranger. Mais je ne suis pas pessimiste, et surtout je sais que je ne suis pas seul. Venez donc faire un tour par Uzeste cet automne ou l’été prochain, vous verrez, qu’il y a encore plein de gens qui pratiquent l’art pour ce qu’il doit être et provoquer : faire chier !</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Propos recueillis par Philippe Gagnebet</span><strong><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><strong><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Le cinéma de terroir ne manque pas de goût]]></title>
<link>http://tocade.wordpress.com/2008/07/09/le-cinema-de-terroir-ne-manque-pas-de-gout/</link>
<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 20:36:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>tocade</dc:creator>
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<description><![CDATA[Alain Guiraudie est quadra, et rien ne presse. Aveyronnais d&#8217;origine &#8220;exilé&#8221; dans ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:10pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"><a href="http://tocade.wordpress.com/files/2008/07/dsc_4618.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-26" src="http://tocade.wordpress.com/files/2008/07/dsc_4618.jpg?w=200" alt="" width="200" height="155" /></a>Alain Guiraudie est quadra, et rien ne presse. Aveyronnais d&#8217;origine &#8220;exilé&#8221; dans le Tarn, sa passion pour la caméra ne le fait pas pour autant monter à Paris, fréquenter de trop près les médias et les producteurs. Non, il entend rester un cinéaste campagnard, presque un prototype qui ne verra jamais les chaînes de montage, dans un monde du 7e art où le parisianisme est plus qu&#8217;une question de mode : une question de survie. Il s&#8217;en fout, Alain Guiraudie. Avec trois francs six sous, à la débrouillardise, il fait mijoter son cinéma de terroir avec ce qu&#8217;il a sur la table, comme il reste des grands-mères qui font les meilleures soupes dans<span>  </span>de vieilles marmites. Question de goût, et de cette manière-là, du goût, il y en a. C&#8217;est ainsi qu&#8217;Alain Guiraudie se fabriqua tout un petit monde onirique à partir de petits bouts de réalités bien épluchées. Après quelques courts métrages pour se mettre bien en bouche, en 2001, avec un budget minime, ce Jean-Pierre Coffe coco des bobines,<span>  </span>plus amoureux des paysages de sa région que des studios de cinémas, se lance dans ses premiers longs. Du Larzac au Tarn, le monde très &#8220;social fantasy&#8221; d&#8217;Alain Guiraudie va se construire : &#8220;Du soleil pour les gueux&#8221; et &#8220;Ce vieux rêve qui bouge&#8221; sortiront à six mois d&#8217;intervalle, et le second lui vaudra le prix Jean Vigo, et quelques autres encore, à la quinzaine des réalisateurs de Cannes. Tout près du tapis rouge, qu&#8217;il reverra deux ans plus tard avec &#8220;Pas de repos pour les braves&#8221;. En 2004, c&#8217;est le dernier en date, &#8220;Voici venu le temps&#8221;, pas une vraie réussite mais qu&#8217;importe, Alain Guiraudie est à présent suffisamment connu d&#8217;une grosse poignée d&#8217;irréductibles cinéphiles pour poursuivre son oeuvre, aux bonnes odeurs d&#8217;épices locales. Il a pris soin de bien faire mijoter les ingrédients de son prochain film, &#8220;Le roi de l&#8217;évasion&#8221; qu&#8217;il tournera au mois d&#8217;août, du côté notamment de Saint-Antonin Noble-Val. En attendant, le 25 juin dernier en deuxième partie de soirée, les téléspectateurs assidus de France 3 (&#8220;la chaîne des régions&#8221;) auront pu voir son téléfilm, &#8220;On m&#8217;a volé mon adolescence&#8221;. Et avoir eu ainsi, pour ceux qui désertent les fast-foods des séries américaines, un avant-goût de la cuisine cinématographique, aussi traditionnelle qu&#8217;inventive, de cet homme tranquille.</span></span></p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Un Bruit qui court,  java par monts et par vaux]]></title>
<link>http://tocade.wordpress.com/2008/06/15/un-bruit-qui-court-java-par-monts-et-par-vaux/</link>
<pubDate>Sun, 15 Jun 2008 14:25:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>tocade</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il paraît qu’une bande de gens louches et peu scrupuleux, se faisant appeler « UN BRUIT QUI COURT »,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><blockquote>
<div></div>
<p><span style="font-size:xx-small;"></p>
<p align="justify"><a href="http://tocade.files.wordpress.com/2008/06/bruit.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-9" src="http://tocade.wordpress.com/files/2008/06/bruit.jpg?w=300" alt="un bruit qui court" width="180" height="72" /></a></p>
<p align="justify">Il paraît qu’une bande de gens louches et peu scrupuleux, se faisant appeler « UN BRUIT QUI COURT », traîne ses guêtres dans nos campagnes, n’hésitant pas à capturer l’attention du malheureux qui vient à les croiser.C’est en l’an de grâce 2003, alors que les premières gelées blanchissaient les vastes pâtures du Sud du Massif Central que quatre jeunes gens décidèrent de se trouver une occupation afin de tuer le temps et de tromper l’ennui. N’étant pas suffisamment nombreux et musclés pour constituer une équipe de hockey sur glace et aucun d’entre eux n’ayant réussi à comprendre les règles du curling, ils jetèrent finalement leur dévolu sur la musique. Leur terrain de jeux, des chansons à textes aux teintes originales tant leurs influences sont variées.Jenny fit le deuil des poésies de Stone et Charden pour interpréter brillamment des textes inédits. Nico, grâce à ses relations dans le milieu de la guinche aveyronnaise, troqua son assourdissante cabrette contre un bel accordéon. Jeff se résigna à ne plus employer que le son « piano » de son clavier Bontempi, après que les autres aient arraché un à un les boutons qui lui permettaient d’utiliser des sonorités bizarroïdes qui ont données leurs lettres de noblesse aux tubes discos de années 80, et Laulo réussit enfin à sortir quelque chose de sa guitare et cessa ses beuglements « béruréens », même s’il postillonne encore beaucoup quand il chante.La petite troupe fut alors rejointe dans l’hiver 2004 par Roméo et sa contrebasse, qui avait besoin d’affection après avoir été injustement recalé au casting des « Choristes » en raison de sa prétendue petite taille, puis au printemps 2005 par Titi, qui retrouva sa région natale après trois tours du monde consécutifs en Citroën Visa 4&#215;4. N’ayant pas les moyens de s’offrir une boîte à rythmes, le groupe fut rejoint en 2006 par Jaco et sa batterie, de retour de Lamotte-Beuvron où il voulait impulser un mouvement néo-punk chamanique à résonance mondiale.  Bref, un bien curieux attelage à découvrir à travers leurs chansons acoustiques tour à tour drôles ou mélancoliques, et qu’on peut trouver maintenant sur galette pur beurre sonore, pour la plus grande joie des oreilles volages.</p>
<p style="text-align:right;">JMF</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></span></p></blockquote>
</div>]]></content:encoded>
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