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	<title>projet-12 &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/projet-12/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "projet-12"</description>
	<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 04:49:19 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Contribution 12]]></title>
<link>http://belgradeproject.wordpress.com/2009/10/12/contribution-12/</link>
<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 23:01:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>belgradeproject</dc:creator>
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<description><![CDATA[]]></description>
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<title><![CDATA[Projet 12 : Arthur Miller]]></title>
<link>http://transat2.wordpress.com/2009/03/30/projet-12-arthur-miller/</link>
<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 19:51:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Trans@t</dc:creator>
<guid>http://transat2.wordpress.com/2009/03/30/projet-12-arthur-miller/</guid>
<description><![CDATA[Une étudiante en Master 1 LLCE anglais a fait appel à notre agence pour la traduction d&#8217;une in]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Une étudiante en Master 1 LLCE anglais a fait appel à notre agence pour la traduction d&#8217;une introduction de mémoire consacrée à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Miller">Arthur Miller</a>.</p>
<p>Ingrid est traductrice, Noé est relecteur et Stéphanie chef de projet.</p>
<p><a title="Mémoire" href="http://transat2.wordpress.com/files/2009/03/en_memoire.pdf" target="_blank">Texte source</a><br />
<a title="Devis mémoire" href="http://transat2.wordpress.com/files/2009/03/devis-memoire.pdf" target="_blank">Devis</a><br />
<a title="Facture mémoire" href="http://transat2.wordpress.com/files/2009/03/facture-memoire.pdf" target="_blank">Facture</a><br />
<a title="Mémoire cible" href="http://transat2.wordpress.com/files/2009/03/fr_relu_memoire.pdf" target="_blank">Texte cible</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Projet 12 - Chapitre 12]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2008/12/18/projet-12-chapitre-12/</link>
<pubDate>Thu, 18 Dec 2008 17:46:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
<guid>http://styx63.wordpress.com/2008/12/18/projet-12-chapitre-12/</guid>
<description><![CDATA[Bonsoir, voici le chapitre 12. Je dois avouer que j&#8217;ai une petite inquiétude depuis 8 jours, c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Bonsoir,</p>
<p>voici le chapitre 12. Je dois avouer que j&#8217;ai une petite inquiétude depuis 8 jours, c&#8217;est de ne plus tenir le rythme. Je vous ai parlé de mon genou qui débloque ? Il m&#8217;a fait passer tous mes jeudis (ou presque) depuis un mois en examens et mes vendredis chez la rhumato. Depuis vendredi dernier, j&#8217;ai encore un nouveau traitement et elle a rajouté des séances de kiné que j&#8217;ai placées les lundis et jeudis, jours où je ne bosse pas, mais où j&#8217;écris. Aujourd&#8217;hui, la séance m&#8217;a pris deux heures et après, je n&#8217;ai pas toujours le courage de faire grand-chose. Là, ç&#8217;a été. J&#8217;ai fini d&#8217;écrire le chapitre 12 avant de partir et je n&#8217;avais qu&#8217;à relire.</p>
<p>Et puis, je vais bientôt m&#8217;attaquer à un &#8220;gros morceau&#8221; dans le récit qui va peut-être m&#8217;obliger à faire une pause pour que je réfléchise bien à l&#8217;évolution de l&#8217;histoire. Tout ça pour dire que pour tenir le rendez-vous du jeudi&#8230; les prochains chapitres seront peut-être plus petits ou absents&#8230; je vous tiendrai au courant. Mais en attendant, voici le</p>
<p><strong>Chapitre 12</strong></p>
<p>La nuit sembla bien trop courte à Tamoryn quand les bruits qui accompagnaient le réveil de la grande propriété au lever des soleils se firent entendre. Les deux jeunes femmes se levèrent, se lavèrent rapidement et choisirent de quoi s&#8217;habiller parmi les deux piles de vêtements qu&#8217;elles avaient trouvées dans la chambre à leur retour du dîner. Calidia sélectionna une robe comme elle avait vu certaines servantes en porter. Tamoryn opta pour une tunique et des braies courtes en toile résistante, un peu ce qu&#8217;elle aurait mis si elle avait été encore au gouvernail de son navire.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Une fois prêtes, elles se dirigèrent vers la cuisine. Elles y furent accueillies avec un peu de réserve, mais beaucoup de curiosité. Il y avait deux places de libres en haut de table, à côté de Leara qui présidait le repas. Tudoc, à l&#8217;autre bout, organisait la journée de travail. Tout cela se faisait dans une relative bonne humeur, malgré les grognements de ceux qui se trouvaient affectés aux besognes les plus difficiles ou les moins agréables. Leara répartissait également les tâches à accomplir à l&#8217;intérieur de la demeure et elles étaient nombreuses. Pour elle-même, ce jour-là, il y avait jour de marché. Même si la propriété pouvait fonctionner en autosuffisance, il était toujours possible de trouver à l&#8217;extérieur des produits qui n&#8217;étaient pas cultivés par le seigneur Ledrik et qui pourraient améliorer le quotidien.</p>
<p>Calidia et Tamoryn échangèrent un rapide coup d&#8217;œil et le capitaine inclina la tête imperceptiblement. Quand la gouvernante la regarda, Calidia demanda alors la parole.</p>
<p>&#8220;Maîtresse Leara ! Puisque je n&#8217;ai pas d&#8217;occupation particulière ce jour, puis-je t&#8217;accompagner au marché ?&#8221;</p>
<p>Tout le monde se tut soudainement. Leara interrogea du regard Tudoc qui haussa les épaules.</p>
<p>&#8220;C&#8217;est que je ne vais pas te faire visiter la ville. J&#8217;ai du travail.&#8221;</p>
<p>&#8220;Oh ! Je ne demande pas à faire une visite guidée. Au contraire, si je peux t&#8217;aider au marché&#8230; C&#8217;est juste que j&#8217;ai passé tant de temps sur le bateau ou dans les ports&#8230; voir une vraie ville&#8230;&#8221;</p>
<p>Leara se gratta la tête. &#8220;Il faudrait peut-être demander au seigneur Ledrik&#8230;&#8221;</p>
<p>Tamoryn intervient. &#8220;Nous avons donné notre parole au seigneur. Nous pouvons faire de même devant vous tous. Vos coutumes sont différentes dans le reste de l&#8217;Empire, mais nous avons compris quelle était notre place et nous ne ferons rien qui puisse vous causer des ennuis.&#8221;</p>
<p>Calidia poursuivit. &#8220;Oui, vous avez tous notre parole.&#8221;</p>
<p>Leara et Tudoc se regardèrent à nouveau, puis la gouvernante prit sa décision.</p>
<p>&#8220;Très bien. Une paire de mains en plus, ça ne peut pas faire de mal.&#8221;</p>
<p>Alors que tout le monde finissait de manger, des bruits de bottes se firent entendre au dehors et s&#8217;approchant de la cuisine. La silhouette de Ledrik se découpa au centre de l&#8217;entrée.</p>
<p>&#8220;Capitaine, si tu as fini ici, suis-moi !&#8221;</p>
<p>Tamoryn avala rapidement une dernière bouchée et se leva de table. Calidia la suivit jusqu&#8217;à la porte.</p>
<p>&#8220;Fais attention à toi !&#8221;</p>
<p>Tamoryn sourit. &#8220;J&#8217;allais te dire la même chose. Ne montre pas tes connaissances ! En tous cas, pas celles qui ne peuvent provenir que du temple. Ne cherche pas à obtenir d&#8217;information, laisse-les juste parler !&#8221;</p>
<p>Calidia prit la main du capitaine dans la sienne. &#8220;Je ferai attention. Et j&#8217;ai prié Menula hier pour qu&#8217;elle t&#8217;accorde sa protection.&#8221;</p>
<p>Tamoryn étreignit rapidement la jeune femme. &#8220;Si j&#8217;ai la protection de la déesse, alors il ne m&#8217;arrivera rien. Mais j&#8217;espère qu&#8217;elle gardera un œil sur toi également. Passe une bonne journée !&#8221; Puis elle accéléra le pas pour rejoindre le seigneur Ledrik tout en ressentant un étrange serrement à l&#8217;estomac à l&#8217;idée d&#8217;être séparée de la jeune femme pour la première fois depuis leur rencontre.</p>
<p align="center">**=*=**</p>
<p>Calidia ne savait où donner de la tête et des yeux au milieu de la foule qui parcourait le marché : Des étals partout où portaient le regard, les échoppes des marchands tout autour de la place, des bateleurs qui faisaient le spectacle. A la vue de ces derniers, Calidia avait faillit faire sa première erreur en demandant pourquoi ils n&#8217;étaient pas dans leurs temples respectifs. Ils avaient visiblement des talents spéciaux et dans l&#8217;Empire, ils n&#8217;auraient sûrement pas été vus dans la rue à amuser la galerie. Elle n&#8217;avait aperçu aucun bâtiment qui pouvait ressembler à un temple en fait. Mais comme Leara avait prévenu, le trajet avait été rapide et direct. Il serait temps pour elle de demander plus tard à faire ses dévotions.</p>
<p>Ysharmir n&#8217;avait rien de la société policée que l&#8217;on trouvait ailleurs dans l&#8217;Empire. Il semblait flotter dans l&#8217;air une forme de légèreté, ou plutôt non, c&#8217;était l&#8217;espèce de pesanteur que l&#8217;on trouvait partout dans la société de l&#8217;Empire, qui était absente à Ysharmir.</p>
<p>Calidia tentait de tout mémoriser pour pouvoir ensuite raconter à Tamoryn. Il était difficile de déterminer quelle information pourrait servir à leur sauver la vie ou tout au moins à améliorer leur sort. Et les messages de la déesse, pour rassurants qu&#8217;ils se veuillent, étaient surtout franchement hermétiques et absolument pas pratiques.</p>
<p>Elle eut une pensée pour le capitaine qui devait se préparer à remplir sa part du marché conclu avec Ledrik et se demanda ce qu&#8217;elle pourrait faire pour aider Tamoryn.</p>
<p align="center">**=*=**</p>
<p>Tamoryn, pendant ce temps, tentait de retrouver son souffle. Elle était dans un coin de la salle d&#8217;exercice que prêtait Ledrik pour sa préparation. C&#8217;était un petit bâtiment à proximité de la maison principale. Là, elle avait fait la connaissance du maître d&#8217;armes Walekor qui venait de passer un temps certain à la faire courir, sauter et grimper avant de décider qu&#8217;il était peut-être possible de tirer quelque chose d&#8217;elle. Alors qu&#8217;elle commençait à respirer enfin plus normalement, il s&#8217;approcha d&#8217;elle avec deux sabres courts, peut-être un peu plus longs que ceux qu&#8217;elle avait toujours vus sur les bateaux, mais de bien meilleurs qualité. Ils avaient également une garde qui protégeait particulièrement bien la main sans toutefois gêner les mouvements de poignet occasionnés par un changement de prise.</p>
<p>Il lui tendit le premier, puis le second.</p>
<p>&#8220;Il n&#8217;y a pas vraiment de règles lors des combats. Chacun est libre du choix de ses armes et il n&#8217;est pas placé dans une catégorie plutôt qu&#8217;une autre en raison de ce choix. Si tu ne prends qu&#8217;une arme, tu as droit également à une protection supplémentaire comme un bouclier. Comme équipement, tu auras un plastron et un petit casque de cuire. La seule règle en fait est que la mort de l&#8217;adversaire n&#8217;est pas l&#8217;objectif. Les accidents sont toujours possibles, mais si les arbitres considéraient, en cas de décès, que la mort n&#8217;est pas accidentelle, tu pourrais être condamnée. Que puis-je dire d&#8217;autre ? Le combat s&#8217;arrête quand il y a un vainqueur donc certains combats peuvent être très longs et celui qui a le plus d&#8217;endurance est celui qui a le plus de chance de s&#8217;en sortir. Tous les coups sont permis y compris les coups de pied, de poing ou de tête, mais d&#8217;avantage en mode défensif. Il s&#8217;agit d&#8217;abord de duels armés et les arbitres pourraient donner la victoire à ton adversaire si tu ne te servais pas de tes armes&#8230;&#8221;</p>
<p>Tamoryn l&#8217;interrompit. &#8220;Maître Walekor, tu me dis qu&#8217;il n&#8217;y a pas de règles, mais pourtant tu sembles en trouver plusieurs qui dépendent de l&#8217;appréciation des arbitres. Est-ce en raison de l&#8217;origine de ces combats ?&#8221;</p>
<p>Walekor regarda longuement Tamoryn en ayant l&#8217;air de se dire qu&#8217;il avait peut-être sous-estimé cette improbable élève. &#8220;C&#8217;est exact. A l&#8217;origine, ces combats devaient montrer la capacité des jeunes guerriers à combattre avec honneur. Ils devaient montrer leurs talents au maniement des armes dans le respect du code des guerriers. Le vaincu ne devait pas se sentir humilié, mais uniquement poussé à s&#8217;améliorer. Le vainqueur n&#8217;avait pas à trouver gloriole dans sa victoire : il n&#8217;avait fait que prouver qu&#8217;il avait suivi l&#8217;enseignement de ses maîtres.&#8221;</p>
<p>Tamoryn hocha la tête. &#8220;Si tu me permets une autre question, Maître Walekor&#8230; Pourquoi Ysharmir ne suit plus ce code ?&#8221;</p>
<p>Le maître d&#8217;armes ne put retenir une grimace de dégoût. &#8220;Certains suivent toujours ce code et il sous-tend les lois d&#8217;Ysharmir. Mais une civilisation guerrière ne peut prospérer si elle ne peut pas occuper ses guerriers.  Du jour où Ysharmir a englobé, pacifiquement, les territoires du sud, il n&#8217;y avait plus de raison de garder la jeunesse sur le pied de guerre. Les montagnes qui empêchent l&#8217;Empire de venir jusqu&#8217;ici, nous interdisent également de quitter Ysharmir. Et en fait, nous n&#8217;en avons pas le désir. D&#8217;autant que les informations recueillies auprès des naufragés qui arrivent jusqu&#8217;à ces rivages ne sont pas encourageantes. Au fait, si le seigneur Ledrik ne l&#8217;a pas déjà dit, notre régent voudra sûrement vous rencontrer, toi et ta sœur. Mais trêve de bavardage, nous avons une rencontre à travailler. J&#8217;ai choisi ces sabres après que le Seigneur Ledrik m&#8217;ait raconté ta première rencontre avec ses gardes. Si ta première défense  instinctive a été de prendre deux lames dont un sabre, il faut encourager cet instinct. Mets-toi en garde ! Nous allons échanger quelques passes pour voir ce que tu vaux.&#8221;</p>
<p align="center">**=*=**</p>
<p>Pendant ce temps, Calidia observait la notoriété de son nouveau seigneur et appréciait par elle-même l&#8217;impact de la nouvelle du prochain combat de Tamoryn dans la population. Il était clair que Ledrik et  sa famille avaient une place prééminente dans la ville de Terrajar. Ceci se reflétait dans la manière dont les commerçants s&#8217;adressaient à Maîtresse Leara, si la forte personnalité de la gouvernante n&#8217;avait pas déjà ordonné le respect. Quand, au détour de la conversation, Leara fit savoir qu&#8217;elle avait rencontré Tamoryn, son prestige personnel n&#8217;en devint que plus grand. Les histoires sur ce qui s&#8217;était passé la veille sur les quais avaient enflé et maintenant, il semblait que Tamoryn ait défait à elle seule un bataillon de soldats armés jusqu&#8217;aux dents. Les descriptions du capitaine la faisaient bien sûr plus grande, plus forte et fille des dieux sinon déesse elle-même. Son caractère divin était renforcé par le fait qu&#8217;elle allait combattre.</p>
<p>Calidia n&#8217;avait pas encore constaté de véritables différences de traitement entre hommes et femmes à Ysharmir. Il semblait y avoir autant d&#8217;hommes que de femmes derrière les étals à faire du commerce et une majorité de femmes entre ces mêmes étals à chercher la bonne affaire. Cependant, si la majorité des réactions était franchement marquée par de l&#8217;étonnement, il ne semblait pas y avoir d&#8217;opposition violente à l&#8217;idée d&#8217;une femme participant aux rencontres. C&#8217;était toujours un point de gagné.</p>
<p>Passant devant le magasin d&#8217;un herboriste, Calidia demanda la permission d&#8217;acheter quelques pommades et plantes pour soigner tout ce dont pourrait souffrir Tamoryn au cours de ses entraînements. Leara fit juste remarquer que la demeure de Ledrik était normalement pourvue, mais ne refusa pas de faire les achats quand Calidia releva que le capitaine allait sûrement en avoir plus besoin que tous les autres serviteurs de la demeure réunis dans les prochains jours.</p>
<p>Une fois qu&#8217;il apparut que Leara avait fait l&#8217;ensemble de ses achats et que la petite troupe allait retourner à la carriole, Calidia demanda la permission de s&#8217;arrêter au temple le plus proche pour remercier les dieux de lui avoir sauvé la vie.</p>
<p>Leara la regarda étrangement. &#8220;Il n&#8217;y a pas de&#8230; temple. Les esprits sont partout et tu peux remercier l&#8217;esprit de la mer qui vous a épargné ta sœur et toi où tu le souhaites.&#8221;</p>
<p>Calidia fronça des sourcils, ayant un peu de mal à appréhender une vie sans temple. &#8220;Mais comment faites-vous vos dévotions ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Ici, les relations entre la population et les esprits relèvent du privé. Mais chaque demeure a son autel votif. Si tu veux, je te montrerai où il est en rentrant. Parfois, on peut trouver un petit autel dans la nature pour honorer l&#8217;esprit du lieu. Mais j&#8217;y pense, il y a le grand autel pour certaines manifestations officielles&#8230; si tu veux ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Je te remercie. Ce n&#8217;est pas ainsi que les choses se pratiquent dans l&#8217;Empire, mais je peux comprendre&#8230; Pourra-t-on prendre la route de la mer en rentrant ?&#8221;</p>
<p>Leara réfléchit quelques instants. &#8220;Bien sûr et on pourra s&#8217;arrêter un peu.&#8221;</p>
<p>Calidia la remercia avec gratitude. Elle avait beaucoup appris en une matinée et ne savait pas quoi faire de toutes ces informations. Et pour avoir l&#8217;avis de Tamoryn, il y aurait tellement de choses à lui expliquer avant. Tous les messages rassurants de la déesse ne seraient pas assez pour l&#8217;aider à faire face à cette épreuve.</p>
<p>(suite vers le 1er janvier)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Projet 12 - Chapitre 11]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2008/12/04/projet-12-chapitre-11/</link>
<pubDate>Thu, 04 Dec 2008 15:03:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
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<description><![CDATA[J&#8217;en suis finalement venue à bout et sans que je fasse attention, le récit a pris un tour que ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>J&#8217;en suis finalement venue à bout et sans que je fasse attention, le récit a pris un tour que je n&#8217;attendais pas. Vous ne le verrez pas obligatoirement, mais mes personnages ont une certaine latitude dans leurs discussion. L&#8217;une a posé une question. L&#8217;autre a répondu. Et voilà. Vous ne le verrez que plus tard, mais moi, je vois déjà le changement de ligne (comme  la fin de la <a href="http://styx63.wordpress.com/archives-du-styx/les-deux-morts-de-lucas-delvaux-2/">2e partie </a> des &#8220;Deux morts de Lucas Delvaux&#8221; que je n&#8217;avais pas vue venir). Dans un sens, ce n&#8217;est pas plus mal. Le récit adopte une vie propre, loin de la première idée du projet qui n&#8217;était pas <em>heroic fantasy</em>. Trève de bavardage ! Voici le</p>
<p><strong>Chapitre 11</strong></p>
<p>Le changement de la nature des bruits avec l&#8217;arrivée du soir réveilla Tamoryn. Le cri des animaux que l&#8217;on rentrait des pâtures, les saluts que s&#8217;adressaient certains serviteurs qui rentraient chez eux à la fin de leur journée de labeur, tout cela était bien loin du souffle du vent et des caresses des vagues contre les flancs de son bateau. Quand elle ouvrit les yeux, elle constata d&#8217;abord que les soleils étaient beaucoup plus bas sur l&#8217;horizon, puis que Calidia l&#8217;avait rejointe sur le lit. Grâce à la taille menue de sa jeune <em>sœur</em>, les deux jeunes femmes pouvaient tenir ensemble dans le lit, à condition qu&#8217;aucune n&#8217;ait le sommeil trop agité.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Elle se leva sans prendre trop de précaution, elle aurait bientôt à réveiller Calidia, et alla se passer un peu d&#8217;eau sur le visage. S&#8217;interrogeant sur les commodités, elle remarqua un petit meuble qui n&#8217;avait pas attiré son attention avant et réalisa avec soulagement qu&#8217;il contenait un seau d&#8217;aisance. Elle savait comment les choses se pratiquaient en mer, mais était plus incertaine à terre. Alors à Ysharmir&#8230;</p>
<p>Elle se retourna en entendant Calidia bouger. Elle se rapprocha et posa une main sur l&#8217;épaule la plus accessible. Elle exerça une gentille pression.</p>
<p>&#8220;Petite sœur, il se fait tard. Je pense qu&#8217;on va bientôt venir nous chercher.&#8221;</p>
<p>Calidia ouvrit les yeux et se leva presque immédiatement. Elle utilisa également le broc d&#8217;eau, pus tenta de remettre un peu d&#8217;ordre dans sa chevelure.</p>
<p>Effectivement, quelques minutes plus tard, une servante frappa à la porte et leur annonça que le seigneur Ledrik les attendait dans sa salle à manger privée. Elles la suivirent à travers la cour vers l&#8217;aile privée et après avoir dépassé un hall et emprunté deux couloirs, elles entrèrent dans une pièce plutôt étroite et pas très longue. Il y avait de larges banquettes sur trois côtés et des coussins de toutes tailles et formes dessus. Au milieu de la pièce et à porter de main pour les convives, des tables peu élevées qui supportaient divers plats chauds et froids.</p>
<p>Ledrik était déjà assis sur la banquette à la tête de la table, le dos soutenu par un gros coussin allongé. Il fit signe aux deux arrivantes de s&#8217;asseoir à côté de lui de part et d&#8217;autre de la table. Après un échange de coups d&#8217;œil inquiets, les deux jeunes femmes obtempérèrent. Le seigneur fit un autre signe aux serviteurs qui finissaient d&#8217;installer la table et ceux-ci partirent sans faire un bruit.</p>
<p>Ledrik regarda ses deux hôtes en soupirant, puis se redressant, tendit une main vers une large assiette vide. Il commença à la remplir avec les différents mets qui garnissait la table. Se rasseyant, il prit la parole.</p>
<p>&#8220;Servez-vous ! Profitez-en ! D&#8217;autant que nous avons ensuite à parler de choses sérieuses. Il vaut donc mieux que vous preniez des forces.&#8221;</p>
<p>Tamoryn se leva la première et commença à remplir l&#8217;assiette qui avait été posée à côté d&#8217;elle sur la table. Elle essaya d&#8217;abord de s&#8217;en tenir aux plats qu&#8217;elle reconnaissait. Mais comme en dehors de certains fruits et légumes, elle ne pouvait identifier grand-chose, elle se risqua sur ce qui semblait être de la viande et un peu de poisson grillé juste pour le cas où la viande serait une mauvaise idée. Calidia se servit ensuite, mais sembla moins hésitante dans des ses choix.</p>
<p>Tamoryn n&#8217;arrivant à rien savourer, fut la première à rompre le silence.</p>
<p>&#8220;Tu parlais de choses sérieuses, seigneur. Il y a une difficulté ?&#8221;</p>
<p>Ledrik émit un petit rire bref. &#8220;S&#8217;il n&#8217;y en avait qu&#8217;une !&#8221;</p>
<p>Les deux jeunes femmes se regardèrent.</p>
<p>&#8220;Toute la ville est au courant de notre accord. Le maître des jeux est passé me voir pour fixer une date et selon lui, il ne faut pas traîner. J&#8217;ai juste pu obtenir que tu sois mise en face d&#8217;un autre combattant débutant comme tous ceux qui participent pour la première fois. Ensuite, on verra tes possibilités.&#8221;</p>
<p>Tamoryn sentit une boule se former dans son estomac. &#8220;Quand est prévu cette première rencontre ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Dans dix jours. Cela te donne juste assez de temps pour t&#8217;habituer aux pratiques de l&#8217;arène. Demain matin, tu rencontres mon maître d&#8217;armes et il sera ton meilleur ami d&#8217;ici ta rentrée dans l&#8217;arène.&#8221;</p>
<p>&#8220;Et mon entraînement se passera&#8230;?&#8221;</p>
<p>&#8220;Je pensais d&#8217;abord te mener au centre où se trouvent mes autres combattants. Mais c&#8217;est mieux de conserver un effet de surprise. Tu resteras ici et c&#8217;est mon maître d&#8217;armes personnel qui s&#8217;occupera de toi. Autant préserver mon investissement. J&#8217;ai entendu dire que les paris s&#8217;affolaient depuis l&#8217;annonce de ta participation et la fixation de ton premier combat.&#8221;</p>
<p>Ledrik se leva et se resservit à manger. Puis, se rasseyant, il dit d&#8217;un ton anodin. &#8220;J&#8217;ai parié sur toi bien sûr.&#8221;</p>
<p>&#8220;Sur moi ? Merci&#8230; je pense.&#8221;</p>
<p>&#8220;J&#8217;ai confiance et souviens-toi des enjeux !&#8221;</p>
<p>&#8220;Je ne pense qu&#8217;à ça.&#8221; Les yeux de Tamoryn firent le tour de la pièce avant de s&#8217;arrêter sur Calidia. &#8220;Où allons-nous dormir, ma sœur et moi ?&#8221;</p>
<p>Ledrik releva la tête, étonné. &#8220;Ici pour commencer. Dans la chambre où vous avez été installées. Plus tard, on verra comment les choses progressent&#8230;&#8221; Il s&#8217;interrompit. &#8220;Vous semblez surprises.&#8221;</p>
<p>Calidia prit la parole. &#8220;Seigneur, nous sommes désolées de t&#8217;importuner avec nos questions stupides, mais&#8230; ça ne se passe pas de la même façon dans le reste de l&#8217;Empire. Il n&#8217;y a pas de servitude pour les survivants d&#8217;un naufrage. Il n&#8217;y a pas de combats organisés pour le plaisir des foules sur lesquels on peut parier de l&#8217;argent. Même si nos activités sur le bateau nous tenaient éloignées de la vie courante de l&#8217;Empire, il y a quand même beaucoup de choses nouvelles auxquelles nous allons devoir nous habiter.&#8221;</p>
<p>Ledrik s&#8217;essuya les mains et la bouche avec une fine serviette, puis adopta une attitude plus détendue sur l&#8217;un des gros coussins derrière lui. Il prit son verre de vin, le porta lentement à ses lèvres et en but une petite gorgée. Puis il releva la tête et les regarda, soudain déterminé. &#8220;Connaissez-vous l&#8217;histoire d&#8217;Ysharmir ?&#8221;</p>
<p>Les deux jeunes femmes s&#8217;avancèrent inconsciemment, la curiosité soudain plus forte que tout. &#8220;Non, seigneur. Cette province est peu connue du reste de l&#8217;Empire en dehors de folles rumeurs bien sûr.&#8221;</p>
<p>&#8220;Ysharmir est un nom qui a toujours existé avant même que l&#8217;Empire n&#8217;y pose le pied. Il y avait là un peuple qui y vivait, un peuple de guerriers&#8230; paisibles. Ils savaient se battre, aimaient se battre, mais ne cherchaient pas particulièrement la dispute avec leur voisin du sud. Comme beaucoup de peuples guerriers, ils avaient un code de l&#8217;honneur relativement complexe.&#8221; Semblant passer du coq à l&#8217;âne, il demanda alors. &#8220;Vous vous souvenez de la Grande Faim ?&#8221;</p>
<p>Calidia répondit pour les deux. &#8220;C&#8217;était il y a très longtemps. Des années de sècheresses avaient laminé toutes les ressources. Et la population a commencé à se disperser à la recherche de régions plus clémentes. C&#8217;est à cette période que le passage à travers les monts Ulerahan fut trouvé et que ce qui allait être la Myrilie fut colonisée. De là, des navires tentèrent la traversée pour occuper les terres de l&#8217;autre côté, Ysharmir, mais aucun bateau n&#8217;est revenu. Et par la terre, les difficultés pour traverser le désert de Kemo ont rendu ensuite toute exploration des monts Eleraldan impossible. Quand bien plus tard, des gens sont apparus, dans un état pitoyable, racontant revenir de cette région s&#8217;appelant Ysharmir où des marins avaient survécu lors des premières expéditions, l&#8217;Empire a décidé que la province était de fait annexée.&#8221;</p>
<p>Ledrik remplit à nouveau son verre de vin, mais le coupa d&#8217;un peu d&#8217;eau. &#8220;Certains bateaux des diverses expéditions sont effectivement arrivés jusqu&#8217;à ces rivages, mais dans un tel état que bien souvent, ils ne devaient la vie sauve qu&#8217;aux navires d&#8217;ici qui les avaient sauvés. Et la règle ici était qu&#8217;une vie sauvée appartenait à son sauveteur pour une certaine période. Celui-ci pouvait demander ce qu&#8217;il voulait à celui qui lui était redevable, mais dans le respect de l&#8217;honneur. Et comme tout s&#8217;est passé de façon honorable, tous les rescapés se sont fondus dans la population locale en conservant toutefois certaines de leurs habitudes qui furent adoptées par le reste de la population quand il y avait un avantage. Et quand ils furent libres de repartir, la plupart préféra rester. Comme la Grande Faim dura encore un certain temps, d&#8217;autres vagues de navires passèrent et ils furent acceptés de la même façon : une période de service forcé, puis l&#8217;inclusion dans la population.</p>
<p>Si les navires d&#8217;Ysharmir sont meilleurs qu&#8217;à l&#8217;époque et le sauvetage de naufragés n&#8217;implique plus la même quantité de risques, la tradition est restée de mettre en servitude pour une certaine période les nouveaux arrivants.&#8221;</p>
<p>Tamoryn ne put se retenir. &#8220;Et votre code de l&#8217;honneur autorise de placer des jeunes filles dans des maisons de plaisir ?&#8221;</p>
<p>Ledrik eut l&#8217;air gêné. &#8220;La société a évolué. Nos voisins du sud font maintenant partie d&#8217;Ysharmir. Nous ne sommes plus une société guerrière et le code d&#8217;honneur n&#8217;est plus suivi avec la même rigueur. J&#8217;avoue que par le passé, certaines survivantes se sont retrouvées dans ces maisons. J&#8217;aimerais que vous me croyiez si je vous dis qu&#8217;il n&#8217;était pas dans mon intention d&#8217;autoriser cela pour ta sœur, capitaine.&#8221;</p>
<p>Tamoryn fronça les sourcils. &#8220;Ce n&#8217;était pas mon impression quand j&#8217;ai dû te rappeler que nous n&#8217;étions pas des faibles femmes.&#8221;</p>
<p>&#8220;Capitaine, je ne peux te demander de me faire confiance alors que tu te retrouves ainsi privée de liberté. Mais comme j&#8217;ai accepté ta parole en considérant que tu saurais agir avec honneur, crois en ma parole quand je t&#8217;affirme que je n&#8217;aurais pas laissé faire ça. En fait, je suis à la recherche d&#8217;un nouveau contremaître.&#8221;</p>
<p>Calidia tenta de diffuser la tension qui montait. &#8220;Les combats sont-ils également un héritage de ces anciennes traditions ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Oui, mais ce ne sont plus que des spectacles. Toutefois, il y un aspect positif : c&#8217;est que la mort, sauf accident, n&#8217;est plus la fin obligée.&#8221;</p>
<p>Cette réflexion coupa soudain l&#8217;appétit de Tamoryn, mais Calidia continua comme si de rien n&#8217;était.</p>
<p>&#8220;Mais si Ysharmir était menacé, la population serait-elle capable de prendre les armes pour défendre sa terre ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Qui viendrait nous attaquer ? Et avant de venir croiser le fer, il faudrait traverser les montagnes ou la mer&#8230; Non jeune Calidia, Ysharmir n&#8217;a rien à craindre. Et de paisibles guerriers, nous ne sommes plus que paisibles.&#8221;</p>
<p>Tamoryn, voyant que Ledrik en avait fini, voulut revenir à des informations plus pratiques.</p>
<p>&#8220;Seigneur Ledrik, concrètement, sommes-nous prisonnières ?&#8221;</p>
<p>Ledrik, une fois de plus, sembla étonné. &#8220;Non, vous êtes en servitude. Je verrai à vous faire établir des laissez-passer et à enregistrer notre accord dans les registres de la ville. Ceci vous donnera une certaine liberté de mouvement, mais si un citoyen libre a un doute à propos de vos activités quand vous êtes loin de mes propriétés, il peut vous retenir jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il ait vérifié votre statut avec moi. Vous serez libres d&#8217;aller et venir si tu me confirmes que j&#8217;ai toujours ta parole. Je te recommande toutefois de rester ici avant ton premier combat. Après, tu seras facilement reconnue en ville et il ne devrait pas y avoir de difficultés. Et de toutes façons, si mon maître d&#8217;armes remplit correctement son office, tu ne devrais pas avoir envie de baguenauder une fois qu&#8217;il en aura fini avec toi.</p>
<p>Quant à toi, Calidia. L&#8217;engagement de ta sœur t&#8217;épargne toute activité laborieuse. Tu peux faire ce que tu veux avec les limitations que j&#8217;ai déjà données. Et si tu veux travailler, nous pourrons discuter alors une forme de rémunération.&#8221;</p>
<p>&#8220;Merci seigneur. Je crois qu&#8217;avant de prendre une décision, je préfèrerais voir comment se déroulent les entraînements  et les combats.&#8221;</p>
<p>&#8220;Libre à toi ! Mais il commence à se faire tard et ta prochaine journée sera chargée, capitaine. Je vous suggère d&#8217;aller vous coucher. Au fait, j&#8217;ai donné des ordres. Vous pourrez aller partager vos repas en cuisine avec les autres. Mettez-vous juste d&#8217;accord  avec Leara !&#8221;</p>
<p>Les deux jeunes femmes se levèrent alors et Tamoryn salua pour les deux. &#8220;Nous te remercions, seigneur. Pourrons-nous venir d&#8217;importuner si nous avions d&#8217;autres questions ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Bien sûr, mais vous pouvez aussi interroger qui vous souhaitez. Comme je vous l&#8217;ai dit, dans les limites de notre accord, vous êtes libres.&#8221;</p>
<p>Tamoryn força un sourire sur ses lèvres. Elle n&#8217;avait visiblement pas la même définition de la liberté que son nouveau seigneur.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Projet 12 - Chapitre 10]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2008/11/20/projet-12-chapitre-10/</link>
<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 13:44:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
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<description><![CDATA[Voici le chapitre suivant. Il est un peu plus court que les précédents, mais il est plus une fin du ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Voici le chapitre suivant. Il est un peu plus court que les précédents, mais il est plus une fin du chapitre 9 qu&#8217;autre chose. J&#8217;ai failli vous mettre aussi la nouvelle partie de la traduction car j&#8217;ai un peu d&#8217;avance, mais je préfère garder cette avance en cas de coup dur.</p>
<p>Et n&#8217;oubliez pas d&#8217;aller voir <a href="http://www.monbeausapin.org/">Mon Beau Sapin</a> !  <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':-D' class='wp-smiley' /> </p>
<p><strong>Chapitre 10</strong></p>
<p>Calidia soupira. &#8220;Ca pourrait être long&#8230; Je pourrais dire que la déesse m&#8217;a parlée. Peut-être est-elle derrière cette intuition&#8230; L&#8217;empire s&#8217;intéresse de près à ce qui se passe en Ysharmir, même s&#8217;il est très dur d&#8217;avoir des  renseignements fiables. Comme novice, et compte tenu de mes dons particuliers, on m&#8217;a fait travailler sur cette province&#8230;&#8221;</p>
<p>Tamoryn l&#8217;interrompit. &#8220;On t&#8217;a fait travailler&#8230; On t&#8217;a obligée ?&#8221;</p>
<p><!--more--></p>
<p>Calidia soupira à nouveau, puis secoua la tête. &#8220;Tu n&#8217;as pas idée de ce qui peut se passer dans les temples ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Pas vraiment, je suis marin, fille de marin. Ma vie et celle de ma famille avant a toujours été sur le bateau et dans les ports&#8230; on peut entendre parfois quelques histoires folles qui viennent de la ville&#8230; mais la plupart du temps, ça nous dépasse. Et il faudra que tu fasses attention, <em>petite sœur</em>, à ne pas montrer ce que tu sais. Même si tu es celle qui discute et trouve les marchés, tout ce qui concerne les temples n&#8217;appartient pas à notre monde. L&#8217;histoire des jeux&#8230; que tu en aies entendu parler dans un port&#8230; ça peut passer. Mais si ça venait à se répéter, ça pourrait devenir suspect.</p>
<p>Tamoryn laissa errer son regard par la fenêtre avant de le ramener vers Calidia. &#8220;Mais tu as raison, ne parlons pas d&#8217;Ysharmir, des temples ou de l&#8217;empire. Il fait d&#8217;abord penser à notre survie et cela veut dire accorder notre histoire. Je ne sais pas combien de temps on va nous laisser tranquilles.  Le point le plus important, à mon avis, est de savoir si ta disparition va vite se faire savoir et si, d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre, tu es connue.&#8221;</p>
<p>&#8220;Si tu veux dire que quelqu&#8217;un peut me reconnaître, alors la réponse est non. J&#8217;ai vécu au temple depuis que je suis petite fille. Je ne connais personne en dehors et personne ne me connaît. Maintenant, est-ce que ma disparition va faire du bruit&#8230; je ne sais pas&#8230; je ne sais vraiment pas.&#8221;</p>
<p>Tamoryn était choquée à l&#8217;idée que la fille d&#8217;un haut conseiller ne soit pas certaine que son père allait tout mettre en œuvre pour la retrouver. Elle tenta cependant de cacher sa détresse.</p>
<p>&#8220;Le plus simple est de coller à la réalité. Le haut conseiller Kron nous a versées une forte somme pour que nous transportions sa fille et sa&#8230; femme de chambre jusqu&#8217;à Oranul. Après le passage des colonnes, une tempête a pris le bateau. J&#8217;avais demandé à Track, matelot d&#8217;expérience de veiller sur nos passagères. Ils sont passés par dessus bord après que le mât se soit brisé. Tu es ma petite sœur et nous nous occupions comme nous pouvions du bateau. Nous avons toujours vécu sur le <em>Prince d&#8217;Akkorah</em>, faisant du transport de marchandises dans tous les ports de la mer intérieure. Notre père est mort, il y a un an. Ma mère a disparu un jour dans un port quand j&#8217;avais deux ans&#8230;&#8221;</p>
<p>Calidia l&#8217;interrompit. &#8220;C&#8217;est vrai ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Oui. La vie est dure sur un bateau. Alors si tu n&#8217;aimes pas ça&#8230;&#8221;</p>
<p>Calidia se fit rêveuse. &#8220;Je crois que j&#8217;aimerais vivre en mer comme on a fait&#8230; Mais pour l&#8217;instant, ce n&#8217;est pas la peine d&#8217;y penser. On dira que ma mère est morte à ma naissance. Et avant que tu ne demandes, c&#8217;est aussi la vérité. Le souvenir que tu en auras est qu&#8217;elle était douce, qu&#8217;elle chantait toujours et que je lui ressemble énormément.&#8221;</p>
<p>&#8220;D&#8217;accord&#8230;&#8221;</p>
<p>Tamoryn demanda soudain, un peu agressive. &#8220;Le naufrage&#8230; il était prévu ?&#8221;</p>
<p>Calidia poussa un profond soupir. &#8220;Non, je te le promets. En tous les cas, je ne le savais pas. Quand je suis montée sur ce bateau, c&#8217;était pour aller me marier.&#8221;</p>
<p>&#8220;D&#8217;accord, je te crois. Et cette histoire de mariage, c&#8217;est bizarre. Retirer une novice du temple, la faire partir en bateau alors que la mauvaise saison va commencer. Et quel bateau&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Je sais, mais c&#8217;était la volonté de mon père.&#8221;</p>
<p>&#8220;Le mien ne m&#8217;aurait jamais forcée, mais j&#8217;imagine que les choses sont différentes chez les marins et chez les hauts conseillers.  Tu regrettes ton fiancé ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Je ne le connaissais pas.&#8221;</p>
<p>&#8220;Oh !&#8230;  Mais comment ?&#8221; Tamoryn allait d&#8217;étonnement en étonnement et rien de ce qu&#8217;elle entendait ne lui faisait regretter sa vie modeste.</p>
<p>&#8220;Tout c&#8217;est passé assez rapidement. La veille de l&#8217;embarquement, la Grande Prêtresse est venue me dire que j&#8217;étais libérée de mes vœux et que mon père m&#8217;avait trouvé un bon parti. Ensuite, on m&#8217;a mise en isolement dans ma cellule et je n&#8217;ai même pas pu dire adieu à mes amies au temple. Depuis, je n&#8217;ai eu que ces visions réconfortantes de la déesse. Difficile de dire s&#8217;il y a un grand dessein derrière tout cela.&#8221;</p>
<p>&#8220;Donc, il s&#8217;agit pour nous de prendre les choses comme elles viennent et notre objectif prioritaire est de survivre.&#8221;</p>
<p>&#8220;Oui. De ce que je sais, Ysaharmir est vraiment très différent du reste de l&#8217;empire. Mais nos expériences au temple et sur un bateau nous ont tenues assez éloignées de la vie commune dans l&#8217;empire pour que nous ayons peut-être plus de chance de nous adapter ici.&#8221;</p>
<p>Tamoryn se leva du lit et alla près de la fenêtre qui donnait dans la grande cour. Elle regarda les serviteurs s&#8217;activer malgré la chaleur du début d&#8217;après-midi.</p>
<p>&#8220;Crois-tu vraiment que je vais pouvoir nous maintenir en vie ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Oui. Ce ne sera pas facile, mais j&#8217;en suis persuadée.&#8221;</p>
<p>Elle se retourna vars sa nouvelle petite sœur. &#8220;Alors, il vaut mieux nous reposer. Je ne sais pas ce qui va se passer avec le retour de Ledrik.&#8221;</p>
<p>Calidia se leva à son tour. &#8220;Alors prends le lit ! Moi, je vais prier&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Veux-tu que je te laisse la place ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Non. C&#8217;est d&#8217;avantage une forme de méditation. Si tu ne fais pas de bruit, ça ira.&#8221; Elle rit soudain. &#8220;Et même si tu faisais du bruit, je crois qu&#8217;à partir d&#8217;un certain moment, je ne l&#8217;entendrais plus.&#8221;</p>
<p>&#8220;Très bien. Alors, bonne méditation !&#8221;</p>
<p>&#8220;Et bonne sieste à toi !&#8221;</p>
<p>Tamoryn s&#8217;installa sur le lit, le corps un peu raide de ne pas reconnaître les couchettes plutôt dures des bateaux. Calidia parcourut l&#8217;espace libre de la chambre avant de revenir près de la fenêtre. Elle s&#8217;assit par terre, les jambes croisées. Elle ferma les yeux et ses lèvres se mirent à former des mots que seule la déesse pouvait entendre.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Projet 12 - Chapitre 9]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2008/11/06/projet-12-chapitre-9/</link>
<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 11:43:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
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<description><![CDATA[Comme promis, voici le chapitre suivant du Projet 12. Je me dis que j&#8217;aurais mieux fait d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Comme promis, voici le chapitre suivant du Projet 12. Je me dis que j&#8217;aurais mieux fait d&#8217;écrire une histoire de SF ou un thriller : <em>Projet 12</em> ferait un super titre, alors que pour un récit d&#8217;heroic-fantasy&#8230; <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>La semaine prochaine, je pourrai encore remplir le contrat de la mise à jour. Par contre après, je ne sais pas. Avec deux semaines difficiles, les choses n&#8217;ont pas avancé comme je l&#8217;avais prévu. Et là, je vais passer une partie de mon après-midi chez le vétérinaire&#8230; Par contre, la semaine prochaine, je vais enfin avoir la chance qu&#8217;un jour férié tombe un des jours où je travaille (cette année, ce n&#8217;était que lundi, jeudi ou week-end : not fun !!) donc je pourrai peut-être redresser la barre. On verra.</p>
<p>Et sinon, je continue de rapatrier mes textes anciens dans les <a href="http://styx63.wordpress.com/archives-du-styx/">archives</a> ici. Une occasion de relire ? <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':-D' class='wp-smiley' /> </p>
<p><strong>Chapitre 9</strong></p>
<p>Tamoryn n&#8217;eut aucun mal pour retrouver le chemin de la cour centrale, puis de la cuisine. Elles ne cherchaient pas spécialement à être discrètes, mais leur arrivée ne fut pas immédiatement remarquée et Tamoryn força Calidia à s&#8217;arrêter pour avoir une idée de ce qui pourrait les attendre dans cette demeure au moins. Il y avait là Leara la gouvernante, Tudoc le régisseur et tout un groupe de serviteurs qui entouraient un homme d&#8217;armes qui devait faire face à un feu roulant de questions.</p>
<p><!--more--></p>
<p>&#8220;Mais tu n&#8217;es pas blessé, toi ?&#8221; Etait-ce la voix de Tudoc ?</p>
<p>&#8220;Je gardais l&#8217;entrepôt. Je n&#8217;ai vu la scène que de loin&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Et tu dis que ce sont des esclaves ?&#8221; Une voix féminine, mais pas celle de Leara.</p>
<p>&#8220;Des naufragées, oui&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Mais pourquoi les amener ici ?&#8221; Cette fois la servante qui leur avait montré les bains.</p>
<p>&#8220;Notre seigneur veut faire de la plus grande une combattante&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Une femme ! Mais ça ne s&#8217;est jamais vu !!&#8221; Tudoc à nouveau au milieu d&#8217;éclats venant de toutes parts.</p>
<p>&#8220;Le seigneur a dit que rien ne l&#8217;interdisait&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Et la petite alors, elle va se battre aussi ?&#8221; Leara enfin.</p>
<p>&#8220;Je ne crois pas, non. Si le contremaître a bien entendu, la grande se battra pour préserver sa sœur&#8230; Tu m&#8217;étonnes, il avait déjà dû recevoir sa gratification pour que la petite soit envoyée dans une des maisons de plaisir&#8230;&#8221;</p>
<p>Leara répondit alors. &#8220;Pour ça, je ne suis pas mécontente que ça lui passe sous le nez. C&#8217;est dévoyer la tradition que de faire des naufragés des esclaves et surtout d&#8217;envoyer les femmes plutôt jolies dans ces lieux de débauche.&#8221;</p>
<p>L&#8217;homme d&#8217;armes, ne distinguant pas le danger potentiel, répartit. &#8220;Et qui viendra nous faire une réflexion ? Les naufragés ne veulent que rarement retourner&#8230; et des femmes, il y en a si peu souvent&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Et tu ne vois rien de mal à ça ? Et tu ne crains pas les dieux ? Eh bien, tu vas pouvoir retourner à ton poste et tu ne remettras les pieds dans cette cuisine que quand tu auras réfléchi.&#8221; Leara croisa les bras sur sa poitrine et fixa son regard sur toute l&#8217;assemblée, les défiant de ne pas être d&#8217;accord avec elle. Personne n&#8217;était assez bête pour cela, sauf peut-être le garde, et tout le monde jugea plus sage de retourner travailler.</p>
<p>Tudoc retient le malheureux par l&#8217;épaule pour une dernière question. &#8220;Et les armes ? Sont-elles dangereuses ? Doit-on poster des gardes ou les surveiller ?&#8221;</p>
<p>Le soldat se retourna une dernière fois. &#8220;Le contremaître a dit qu&#8217;elles avaient donné leur parole de ne pas faire d&#8217;histoires.&#8221;</p>
<p>Leara prit alors un ton plus conciliant. &#8220;Tudoc, calme-toi ! Si elles ont donné leur parole et que notre seigneur en est satisfait, que veux-tu faire ? Pour le coup, tu pourrais les mettre en colère et les pousser à faire quelques chose que nous regretterions tous. Et moi, ces naufragées, elles me font penser aux filles de mon frère. Des gens comme nous qui n&#8217;ont juste pas eu de chance. Alors on fera comme le seigneur l&#8217;a dit. On les nourrit, on leur montre leur chambre et on attend de nouveaux ordres. De toutes façons, où pourraient-elles aller ?&#8221;</p>
<p>Tudoc sembla se résigner. &#8220;Tu as raison, Leara&#8230; comme d&#8217;habitude.&#8221; Il se redressa ensuite et, frappant dans ses mains, il s&#8217;adressa aux  retardataires. &#8220;Eh bien, vous autres ! Il n&#8217;y a pas de tâches qui vous attendent ? Sinon, je vais trouver à vous occuper&#8230;&#8221;</p>
<p>Tout le monde se dispersa et Tamoryn s&#8217;avança. &#8220;Nous sommes désolées d&#8217;avoir tardé, Maîtresse Leara. Mais ce bain après nos épreuves semblait être un aperçu du repos divin.&#8221;</p>
<p>&#8220;Pas de problème&#8230;, euh&#8230;je ne crois pas avoir entendu vos noms ?&#8221;</p>
<p>&#8220;J&#8217;ai omis de nous présenter et je t&#8217;en demande pardon. Je suis Tamoryn Noriadas, capitaine du <em>Prince d&#8217;Akkorah</em>, parti pour d&#8217;autres aventures au fond de la Grande Mer et voici ma jeune sœur Calidia Noriadas.&#8221;</p>
<p>&#8220;Alors capitaine, jeune demoiselle, bienvenue dans ma cuisine. Venez vous asseoir à la table du coin !&#8221;</p>
<p>Là, des viandes en brochettes et des légumes grillés leur furent rapidement servies. D&#8217;épaisses tranches de pain furent coupées devant elles. Elles finirent leur repas avec des fruits qu&#8217;elles n&#8217;avaient jamais vus, mais qui s&#8217;avérèrent très sucrés et très parfumés.</p>
<p>Devant leur évident régal, Leara en plaça quelques-uns dans une corbeille et leur tendit avant qu&#8217;elles ne partent pour leur chambre, accompagnées par une autre servante.</p>
<p>Comme Tudoc le leur avait montré quand elles étaient arrivées, celle-ci se trouvait dans l&#8217;aile gauche, pas très loin du bâtiment central. La chambre était vraiment petite et ne comprenait qu&#8217;un lit pouvant tenir deux personnes, si elles n&#8217;étaient pas trop grandes, une table et une chaise. La seule chose remarquable était une fresque sur l&#8217;un des murs représentant des oiseaux exotiques dans un paysage stylisé et qui avait donné son nom à la pièce.</p>
<p>La porte à peine refermée sur la servante, Tamoryn se jeta aux pieds de la novice.</p>
<p>&#8220;Maîtresse, pardonne mon insolence ! Je ne savais pas quoi faire pour te protéger&#8230;&#8221;</p>
<p>Calidia fit taire à nouveau Tamoryn qui resta immobile. Elle la vit alors faire le tour de la pièce en plaçant ses mains sur les murs, la porte, la fenêtre. Elle revint ensuite près du capitaine, un léger sourire aux lèvres.</p>
<p>&#8220;Cette pièce est sûre et nous pouvons parler librement. Tamoryn, relève-toi ! Tu n&#8217;as rien à te faire pardonner. Au contraire, je dois te remercier pour tes efforts afin de me préserver&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Mais maîtresse, j&#8217;aurais dû trouver autre chose&#8230; Te faire passer pour ma sœur&#8230; c&#8217;est un blasphème&#8230;.&#8221;</p>
<p>&#8220;Calme-toi, Tamoryn ! Je te promets que la déesse n&#8217;est pas fâchée.&#8221;</p>
<p>&#8220;Mais&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Je te le jure. Et maintenant lève-toi et viens t&#8217;asseoir à côté de moi ! Il faut que l&#8217;on parle.&#8221;</p>
<p>&#8220;Bien maîtresse.&#8221;</p>
<p>La novice s&#8217;installa sur le lit et fit signe à Tamoryn de venir près d&#8217;elle quand celle-ci fit mine d&#8217;aller vers la chaise.</p>
<p>&#8220;Tout d&#8217;abord, et je le dirais même si ce n&#8217;était pas pour notre sécurité, je ne suis plus ta maîtresse, mais ta sœur Calidia. Tu dois t&#8217;adresser à moi en conséquence. Je voulais également te féliciter pour le choix de mon nouveau nom. Prendre celui de la servante préférée de la déesse Menula&#8230; Très bonne idée.&#8221;</p>
<p>&#8220;C&#8217;est un nom qui est souvent donnée aux filles dans les familles de marins et je ne savais pas ton nom, maî&#8230; petite sœur.&#8221;</p>
<p>&#8220;Tu vois comme il est important que tu fasses attention. Quant à mon nom, il n&#8217;est pas important que tu le saches pour l&#8217;instant. Calidia est très bien.&#8221;</p>
<p>Un silence s&#8217;installa. Calidia tirait sur le bord de sa tunique, hésitante. Puis prenant une profonde inspiration, elle regarda Tamoryn.</p>
<p>&#8220;Je sais que je peux te faire confiance. Je le sens et&#8230; la déesse me l&#8217;a confirmé.&#8221;</p>
<p>Tamoryn, qui était perdue dans ses pensées, redressa vivement la tête.  &#8220;La déesse te parle ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Oui. C&#8217;est pour ça que j&#8217;avais été placée au temple.&#8221;</p>
<p>&#8220;Sav&#8230;ais-tu que le voyage&#8230;.&#8221;</p>
<p>Calidia sourit. &#8220;Les messages de la déesse ne sont pas toujours très clairs à première vue. Je savais que j&#8217;allais entamer un grand périple, qui ne me mènerait pas où je pensais aller, mais que&#8230; en gros, si je reste fidèle à moi-même et son enseignement, nous surmonterons les embûches.&#8221;</p>
<p>&#8220;Nous ?&#8221; Tamoryn était un peu perdue. Le commerce avec les dieux était bien loin de son quotidien.</p>
<p>&#8220;Oui, nous. Tu es une part de mon avenir. Je ne sais pas dans quelle mesure encore.&#8221;</p>
<p>Tamoryn eut un petit rire dépréciateur. &#8220;Je suis la part qui te permet de rester en vie tant que je remplis ma part du contrat.&#8221;</p>
<p>Calidia se pencha vers elle. &#8220;Je sais que tu étais prête à donner ta vie sur ce quai et je me serais vraiment jetée sur la première épée si j&#8217;avais été réduite à cela. La déesse m&#8217;a dit de façon claire que maintenant, ma seule famille, c&#8217;est toi et réciproquement.&#8221;</p>
<p>&#8220;Mais tu as encore de la famille&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;La déesse, quand elle parle, ne dit que ce qu&#8217;elle considère nécessaire.&#8221;</p>
<p>&#8220;D&#8217;accord, c&#8217;est une image pour insister que nous devons rester ensemble et nous soutenir&#8230; Au fait, pourquoi avoir proposé que je participe aux jeux ? Ce n&#8217;est pas de notre accrochage avec deux ou trois benêts que tu peux en déduire que je sais me battre&#8230; Je suis juste un capitaine&#8230; Non, même plus puisque <em>Le Prince d&#8217;Akkorah</em> est au fond de l&#8217;eau&#8230;&#8221; Sur ces derniers mots, Tamoryn ne put retenir ses larmes. &#8220;Vois ce capitaine ! Sa première véritable sortie et elle trouve le moyen de couler le navire de son père&#8230;&#8221;</p>
<p>Calidia l&#8217;attira vers elle et Tamoryn, sans trop de résistance, posa sa tête sur son épaule. &#8220;Tu ne dois pas penser à ça. Il n&#8217;y avait rien à faire contre les éléments. C&#8217;est presque miraculeux que tu aies pu nous garder en vie&#8230; Grande sœur, tu es fatiguée. Il vaudrait mieux que tu profites de ce lit et que tu te fasses un somme. On reparlera plus tard. Nous devrons au moins aligner nos histoires pour Ledrik ce soir.&#8221;</p>
<p>Tamoryn se redressa en frottant ses yeux. &#8220;Non, ça ira. Dis-moi !&#8221;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Projet 12 : Chapitre 8]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2008/10/23/projet-12-chapitre-8/</link>
<pubDate>Thu, 23 Oct 2008 13:35:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
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<description><![CDATA[Comme promis : Chapitre 8 Ledrik les mena à une carriole qui était pleine de caisses et de ballots e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Comme promis :</p>
<h3>Chapitre 8</h3>
<p>Ledrik les mena à une carriole qui était pleine de caisses et de ballots et leur fit signe de s&#8217;installer à l&#8217;arrière. Dès qu&#8217;elles furent montées, un cocher fit mettre en marche l&#8217;attelage. Ledrik suivait à cheval. Il se rapprocha assez pour pouvoir leur parler sans crier et montra les bâtiments devant lesquels s&#8217;était déroulée l&#8217;incident. &#8220;Ce sont mes entrepôts. Nous allons longer la côte et contourner la ville pour rejoindre mon domaine. Traverser la ville dans la matinée n&#8217;est bon que pour ceux qui ont du temps à perdre.&#8221;</p>
<p><!--more--></p>
<p>Le domaine, comme l&#8217;avait appelé Ledrik, n&#8217;était pas très éloigné de la ville. Une belle propriété à un étage en forme de U se trouvait au milieu de champs et de vergers. Arrivés dans la grande cour, Tamoryn descendit de la carriole, puis aida sa jeune protégée. Un homme s&#8217;approchait à grandes enjambées. Ledrik, toujours en selle, appela.</p>
<p>&#8220;Holà, Tudoc ! Ton seigneur a besoin de toi.&#8221;</p>
<p>Légèrement  essoufflé, le dénommé Tudoc répondit. &#8220;Seigneur, on ne t&#8217;attendait pas avant ce soir.&#8221;</p>
<p>&#8220;Je ne reste pas. Voici deux&#8230; convives. Dis à Leara de les installer dans l&#8217;une des petites chambres de l&#8217;aile des invités. Qu&#8217;on leur donne de quoi se laver et des vêtements propres  et qu&#8217;on les nourrisse, mais que personne ne leur adresse la parole en dehors de ce que nécessitera l&#8217;accomplissement de ces tâches. Je vous en tiendrai tous les deux responsables&#8230; Capitaine, demoiselle, ai-je votre parole que vous attendrez tranquillement mon retour ? Je n&#8217;ai pas besoin de demander que vous soyez enfermées ?&#8221;</p>
<p>Tudoc jeta un coup d&#8217;œil aux deux jeunes femmes et surtout aux armes de la plus grande, puis leva un sourcil interrogateur à son maître, mais celui-ci l&#8217;ignora.</p>
<p>Tamoryn n&#8217;hésita pas. &#8220;Tu as notre parole, seigneur. Tu sais que nous sommes à ta merci.&#8221;</p>
<p>Ledrik éclata de rire. &#8220;Oui, je le sais, mais je voulais être sûre que ta sœur et toi le saviez aussi. Alors puisque nous sommes d&#8217;accord, à ce soir ! Tudoc, tu as tes ordres.&#8221;</p>
<p>Le seigneur repartit au galop vers la ville. Le cocher était allé chercher plusieurs hommes de peine qui commencèrent à décharger les marchandises.</p>
<p>Tudoc regarda, incertain, les deux hôtes de son maître. La remarque sur la possibilité de les enfermer et les armes l&#8217;inquiétaient. Mais il n&#8217;avait pas donné de consigne particulière. Il devait donc se contenter de cette parole donnée qui semblait satisfaire le seigneur.</p>
<p>Tamoryn prit pitié de celui qui devait être le régisseur du domaine et qui lui rappelait Track. Son cœur se serra à l&#8217;idée de son vieil ami, sans doute englouti dans la grande mer.</p>
<p>&#8220;L&#8217;aile des invités&#8230; ?&#8221;</p>
<p>L&#8217;homme se ressaisit et montrant l&#8217;aile gauche, il répondit. &#8220;C&#8217;est celle-ci, mais il faut d&#8217;abord trouver Leara. A cette heure, elle sera sûrement aux cuisines.&#8221;</p>
<p>Il hésita un instant et Tamoryn le regarda en souriant. &#8220;Nous te suivons alors. Peut-être pourrons-nous y manger et éviter de déranger tout le monde plus tard.&#8221;</p>
<p>&#8220;On pourra le proposer à Leara, mais je doute qu&#8217;elle soit d&#8217;accord. Ce n&#8217;est pas la place des invités.&#8221;</p>
<p>&#8220;Mais nous ne sommes pas des invitées ordinaires&#8230;&#8221; Comme Tudoc se raidissait, Tamoryn s&#8217;arrêta. &#8220;Mais je ne veux pas te gêner. Nous ferons comme tu le juges préférable.&#8221;</p>
<p>Le groupe se dirigea vers le bâtiment central. A l&#8217;entrée, une femme imposante interpella le régisseur.</p>
<p>&#8220;Tudoc, je n&#8217;ai pas besoin de personnel à la maison. Pourquoi m&#8217;amènes-tu du monde ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Mmmm, Leara, ce sont des invités de notre seigneur Ledrik. Il vient de les déposer avec ses ordres.&#8221;</p>
<p>La gouvernante jeta un coup d&#8217;œil aux deux jeunes femmes et à leurs tenue qui avaient vu des jours meilleurs. &#8220;Désolée, jeunes dames. N&#8217;y voyez pas offense !&#8221;</p>
<p>Tamoryn répondit pour les deux. &#8220;Il n&#8217;y a pas de mal, maîtresse. Maître Tudoc, nous t&#8217;attendons ici pendant que tu expliques les ordres du seigneur à maîtresse Leara ?&#8221;</p>
<p>Tudoc parut soulagé devant la proposition, mais hésita un instant. Un signe de tête de Tamoryn qui se voulait rassurant le fit rentrer dans la résidence en tirant la gouvernante derrière lui. Les explications semblèrent un peu difficiles à Leara à en croire les éclats de voix venant de l&#8217;intérieur.</p>
<p>Le capitaine voulut profiter de l&#8217;occasion pour parler à la jeune novice, mais celle-ci la fit taire d&#8217;un doigt sur les lèvres. &#8220;Nous aurons le temps dans notre chambre.&#8221;</p>
<p>Assez vite, Leara revint accompagnée de Tudoc et de deux servantes.</p>
<p>La gouvernante semblait plus réservée et les regardait avec suspicion. Elle avait cependant ses ordres et devait s&#8217;y conformer.</p>
<p>&#8220;Je vais vous emmener à la salle d&#8217;eau, puis on vous conduira à votre chambre. Je vous ferai apporter à manger.&#8221;</p>
<p>C&#8217;est Calidia qui prit alors la parole avec son ton raisonnable et son air réservé.</p>
<p>&#8220;Maîtresse Leara, nous comprenons combien notre arrivée inattendue peut poser problème quand tu dois gérer une telle maisonnée. Nous pourrons très bien  manger sur un coin table dans la cuisine si tu n&#8217;y vois pas d&#8217;inconvénient. Et après nos mésaventures des derniers jours, je crois surtout que nous souhaitons surtout nous reposer. Ainsi, nous te causerons le moins de désagrément possible.&#8221;</p>
<p>Leara se renfrogna. &#8220;Ce ne sont pas les habitudes de la demeure du seigneur Ledrik&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Mais maîtresse, nous sommes des gens simples. Nous n&#8217;avons pas l&#8217;habitude que l&#8217;on s&#8217;occupe de nous ainsi. Cela nous gêne même un peu. Cela serait dommage de détourner quelqu&#8217;un de ses tâches quotidiennes juste pour nous servir. Je recevrais ton approbation comme une faveur personnelle.&#8221;</p>
<p>Tamoryn ne savait pas ce que l&#8217;on pouvait enseigner aux novices dans les temples de Menula, mais elle devait faire un  effort pour ne pas rire en voyant comment Calidia, de la façon la plus raisonnable, était en train de mener la gouvernante à faire comme elle le désirait.</p>
<p>Celle-ci s&#8217;arrêta et regarda les deux jeunes femmes. Ce qu&#8217;elle vit, dut le rassurer car elle fit un petit hochement de tête, comme pour conclure une conversation, puis fit signe aux deux servantes.</p>
<p>&#8220;Toi, va préparer la chambre aux oiseaux et toi, montre aux invitées de notre seigneur où sont les bains et comment ils fonctionnent ! Tu reviendras ensuite me voir ; j&#8217;aurais sorti deux tuniques propres que tu leur apporteras.&#8221; Elle se tourna ensuite vers Tamoryn et Calidia. &#8220;Quand vous aurez fini, revenez à la cuisine, une collation vous y attendra.&#8221; Sur ces mots, elle se retourna sans même attendre de voir si ses ordres étaient obéis. Mais le capitaine doutait que quiconque dans la demeure s&#8217;amusât à ne pas faire ce que disait la gouvernante.</p>
<p>Les bains étaient situés dans le bâtiment central et après avoir pris plusieurs couloirs et passages, Tamoryn pensa que ceux-ci devaient être derrière la cuisine. La servante le confirma bien vite quand elle expliqua qu&#8217;il y avait de l&#8217;eau chaude presque tout le temps, chauffée par les feux de la cuisine qui brûlaient presque constamment. Il y avait des vasques et des bassins plus ou moins larges qui pouvaient accueillir différents nombres de personnes à la fois. La pièce était vraiment immense pour une demeure particulière. Tamoryn se sentait un peu dépassée par tant d&#8217;opulence. Quand elle avait quelques pièces de côté, il lui était arrivé d&#8217;aller aux bains publics, mais les établissements situés près du port qu&#8217;elle fréquentait ne ressemblaient en rien de ce qu&#8217;elle avait sous les yeux. Peut-être que Calidia était plus habituée à cette sophistication. Après s&#8217;être fait montrer le fonctionnement des leviers qui permettaient de faire couler l&#8217;eau et l&#8217;emplacement des produits de toilette et des serviettes, la servante les laissa.</p>
<p>Sans se soucier de Tamoryn, Calidia ôta sa tunique et ses sous-vêtements et s&#8217;approcha d&#8217;une vasque munie du même système de leviers, puis fit laisser couler de l&#8217;eau, prit une pierre lavante et se mit à nettoyer ses vêtements. Tamoryn qui se dirigeait vers le bain le plus proche, s&#8217;arrêta net, puis retourna prendre sa vieille tunique et se plaça à côté de la novice. Cette dernière avait raison. Il était impossible de savoir ce que les dieux avaient en réserve pour elles et il ne fallait pas gaspiller les ressources, même s&#8217;il s&#8217;agissait de vieilles tuniques usées.</p>
<p>La petite lessive achevée, Tamoryn alla vers le plus petit bain (qui lui semblait pourtant aussi grand que la cabine du <em>Prince d&#8217;Akkorah</em>, mais la fatigue devait commencer à lui jouer des tours). Calidia la rejoignit très vite et elles entreprirent très vite de se nettoyer.</p>
<p>Une fois de plus, Tamoryn voulut parler, mais elle en fut empêchée. A la place, Calidia entretint un léger babillage, semblant s&#8217;émerveiller de tout ce qu&#8217;elle voyait, demandant à sa &#8217;sœur&#8217; de l&#8217;aider à laver ses cheveux qu&#8217;elle avait longs et épais ou proposant le frotter le dos du capitaine. Entre temps, la servante était revenue avec deux balluchons de vêtements et deux paires de sandales. Elle leur indiqua qu&#8217;un repas les attendait à la cuisine et repartit aussitôt après s&#8217;être assurée que les deux jeunes femmes pourraient retrouver leur chemin.</p>
<p>Leur bain rapidement fini, Tamoryn découvrit la contenu des baluchons : des sous-vêtements, une tunique simple, mais coupée dans un tissu de bonne qualité. L&#8217;ensemble était complété d&#8217;une ceinture de cuir et d&#8217;un manteau léger de coton selon la mode locale telle que Tamoryn avait pu l&#8217;apercevoir sur  les quais le matin même. Les sandales étaient également d&#8217;un modèle simple, mais le cuir était suffisamment épais et les coutures semblaient solides.</p>
<p>Elle rassembla leurs vieux vêtements dans sa tunique qui commençait à sécher et en fit un ballot. Puis après un échange de regards, elles quittèrent les bains.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Projet 12 - Chapitre 7]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2008/10/09/projet-12-chapitre-7/</link>
<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 15:46:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
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<description><![CDATA[Chapitre 7 En arrivant sur le quai de ce port inconnu, la jeune novice accrochée à son côté, Tamoryn]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h2>Chapitre 7</h2>
<p>En arrivant sur le quai de ce port inconnu, la jeune novice accrochée à son côté, Tamoryn eut vraiment peur pour la première fois de sa vie. Les tempêtes, le passage du détroit, le naufrage même, tout cela était une partie intégrale de sa vie et elle n&#8217;en avait pas peur. Elle acceptait ces événements avec fatalisme comme faisant partie de son lot quotidien. Mais là, le comité d&#8217;accueil composé de ce qui paraissait être un responsable et de plusieurs hommes d&#8217;arme semblait définitivement avoir de mauvaises intentions. Un autre homme rejoint le groupe, apparemment un contremaître, et il se mit à parler avec celui qui était peut-être son patron.</p>
<p>Vivre dans les ports donnait l&#8217;occasion de rencontrer des gens venant de tout l&#8217;empire et au-delà. La nécessité de communiquer faisait que Tamoryn avait dans l&#8217;oreille plusieurs dialectes et comprenait de façon basique de nombreux langages. Et les mots qu&#8217;elle percevait de la conversation des deux hommes l&#8217;inquiétaient au plus haut point. Il était inadmissible qu&#8217;elle soit séparée de la jeune maîtresse après avoir échoué à la conduire à destination.</p>
<p><!--more--></p>
<p>S&#8217;étant tenues tranquilles sur le bateau, elles n&#8217;étaient que modérément surveillées d&#8217;autant que leurs mains avaient été liées avant de débarquer.  Et  même maintenant sur le quai, le marin qui semblai assigné à leur garde était plus intéressé par quelques filles qui sortaient d&#8217;une taverne en riant un peu fort que par le fait que les liens autour des poignets de Tamoryn, à force de tirer dessus, étaient devenus assez lâches pour libérer une main.</p>
<p>Elle se rapprocha doucement de la jeune fille et s&#8217;arrangea pour qu&#8217;elle passe derrière elle, plus près du bord du quai, puis continuant sa lente progression, elle se trouva à un souffle du garde dont l&#8217;intérêt était toujours ailleurs. Il portait à sa ceinture un court sabre d&#8217;abordage ce qui convenait parfaitement à Tamoryn. Personne ne s&#8217;occupait vraiment d&#8217;elles sauf peut-être le chef du groupe et son adjoint qui voyaient bien la jeune maîtresse servant dans certaines maisons alors qu&#8217;elle-même pourrait faire l&#8217;affaire dans quelques tâches subalternes nécessitant essentiellement de la force.</p>
<p>La conversation arrivait à son terme et Tamoryn devait agir. Elle libéra sa main de l&#8217;entrave et sauta sur le garde, la main sur la poignée du sabre. Celui-ci, trop étonné, ne réagit pas immédiatement et se retrouva jeté dans les eaux du port et désarmé.</p>
<p>Les hommes d&#8217;armes, à quelques pas de là, ne comprirent pas immédiatement ce qui se passait et l&#8217;un d&#8217;eux se trouva assommé d&#8217;un coup de garde du sabre sur la tempe. Un autre dégaina, mais l&#8217;arme avait déjà sauté de sa main et une profonde entaille brûlait son avant-bras.</p>
<p>Tamoryn recula de deux pas et saisit l&#8217;épée de son adversaire tombée à terre. Elle changea les armes de main, l&#8217;épée lui donnant plus d&#8217;allonge et la lame solide du sabre fournissant une bonne protection.</p>
<p>Les autres hommes d&#8217;arme avaient retrouvé leurs esprits et encerclaient maintenant les deux jeunes femmes. L&#8217;un d&#8217;eux tenta une attaque en force, mais Tamoryn esquiva agilement la première passe et profita de la garde trop haute de son assaillant pour s&#8217;en défaire d&#8217;une touche en haut de la cuisse.</p>
<p>Les autres gardes, encore au nombre de cinq, la regardaient avec défiance, jetant un coup d&#8217;œil à leur employeur pour savoir ce qu&#8217;il convenait de faire.</p>
<p>Celui qui semblait être le chef s&#8217;approcha.</p>
<p>&#8220;Eh bien ! On vous sauve la vie et c&#8217;est ainsi que vous nous remerciez ?&#8221;</p>
<p>Tamoryn ne put retenir un rire sarcastique. &#8220;En nous liant les mains et en projetant notre placement en servage ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Il est normal que l&#8217;on se paie de nos efforts&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Alors laissez-moi travailler pour vous ou pour qui vous voudrez, mais laissez-la en dehors de ça !&#8221;</p>
<p>&#8220;C&#8217;est elle qui a le plus de valeur à mes yeux&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Et je ne vous laisserai pas toucher à ma sœur.&#8221;</p>
<p>&#8220;Ta sœur, marin ? Vous ne vous ressemblez pas trop.&#8221;</p>
<p>&#8220;C&#8217;est &#8220;capitaine&#8221; pour toi, bâtard !  Et même si on n&#8217;a pas la même mère, Calidia est ma sœur.&#8221;</p>
<p>Tamoryn se tenait sur ses gardes. Elle avait répondu sans réfléchir, voulant d&#8217;abord préserver la survie de la jeune novice. Elle n&#8217;avait jamais entendu parler de véritable demande de rançon en cas de sauvetage par Ysharmir et mettre en avant sa haute naissance ne semblait pas une bonne idée. En faire sa sœur pouvait également paraître tiré par les cheveux, mais son explication sembla passer. Mais  il est vrai que sa stature un peu grande pour une femme, ses muscles, son teint hâlé et ses cheveux clairs presque blanchis par le soleil et l&#8217;eau de mer en faisait un presque parfait négatif à la jeune novice, brune, pâle et gracile.</p>
<p>A un signal du chef, deux gardes se jetèrent sur elle. Elle se débarrassa du premier assez facilement alors que son fidèle sabre la préservait des attaques du second. Celui-ci lui donna un peu plus de mal, mais son agilité et un peu de chance lui permirent de s&#8217;en défaire également.</p>
<p>&#8220;Alors on discute ?&#8221; Hurla Tamoryn.</p>
<p>&#8220;Qu&#8217;est-ce qui m&#8217;empêche d&#8217;envoyer tous mes gars contre toi et de prendre ta sœur quand tu ne seras plus sur le chemin ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Il en reste trois et tu ne peux pas être sûr de leur réussite. Ce n&#8217;est pas ceux que tu as envoyés en premier.&#8221;</p>
<p>Il ne releva pas l&#8217;allusion. &#8220;Je peux aller chercher de l&#8217;aide.&#8221;</p>
<p>&#8220;Et qui sait ce que je peux faire pendant ce temps. De toute façon, ou l&#8217;on trouve un accord, ou tu ne nous prends pas vivantes&#8230; Et je crois que l&#8217;on commence à prendre de la valeur&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;De quoi parles-tu, capitaine ? Deux serves rebelles !! vous n&#8217;avez plus de valeur&#8230;&#8221;</p>
<p>Calidia s&#8217;avança alors. &#8220;Seigneur, si tu permets&#8230;&#8221;</p>
<p>L&#8217;homme la regarda se faire retenir par le bras par Tamoryn. &#8220;Ah ! La sœur a une langue. Et que fais-tu sur le bateau ? Je te vois mal participer aux manœuvres&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Il y a plein de choses que je peux faire sur un navire, mais je m&#8217;occupe plutôt des négociations, des transactions&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Il n&#8217;y a rien à transiger, fillette ! Vous êtes à ma merci et je ferai ce que je voudrai.&#8221;</p>
<p>&#8220;Je n&#8217;en doute pas, seigneur, mais il peut y avoir un moyen qui satisferait tout le monde.&#8221;</p>
<p>&#8220;Si c&#8217;est vous libérer, la réponse est non !&#8221;</p>
<p>&#8220;Oh non, seigneur, je ne me moquerais pas ainsi. Dans l&#8217;un de ports où nous sommes passées, il y a longtemps, j&#8217;ai entendu dire que des combats étaient régulièrement organisés dans cette contrée et que les combattants rapportaient beaucoup d&#8217;argent à leur maître. Est-ce toujours vrai ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Oui, bien sûr. Les jeux existent toujours. J&#8217;ai d&#8217;ailleurs quelques guerriers qui combattent sous mes couleurs.&#8221;</p>
<p>&#8220;Alors laisse ma sœur apporter encore plus de gloire à tes couleurs !&#8221;</p>
<p>&#8220;Tu es folle fillette ! On n&#8217;a jamais vu une femme combattre dans l&#8217;arène, même à titre de punition.&#8221;</p>
<p>Tamoryn n&#8217;avait pas réagi, mais elle était prête à répondre la même chose quand elle sentit la main de la novice sur son bras.</p>
<p>&#8220;S&#8217;agit-il d&#8217;une règle ou d&#8217;une tradition ?&#8221;</p>
<p>L&#8217;homme se frotta le menton. &#8220;Cela ne s&#8217;est jamais fait, mais je ne pense pas que ce soit vraiment interdit.&#8221;</p>
<p>&#8220;Alors laisse ma sœur combattre pour toi et ne nous sépare pas ! Ma vie dépendra de ses résultats.&#8221;</p>
<p>&#8220;Tu as bien confiance en elle !&#8221;</p>
<p>&#8220;Je n&#8217;ai aucun doute.&#8221;</p>
<p>&#8220;Et si je préfère attendre du renfort pour vous maîtriser ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Je me jetterai sur la première épée.&#8221;</p>
<p>L&#8217;homme les fixa, voyant soudainement quelque chose qu&#8217;il n&#8217;avait pas vu avant. &#8220;Vous êtes vraiment décidées à mourir à vos propres conditions ?&#8221;</p>
<p>Tamoryn retrouva alors sa voix. &#8220;Non seigneur. Nous sommes décidées à vivre à nos propres conditions, mais nous pouvons te présenter une solution qui est à notre mutuel avantage. Tu nous as secourues et tu as droit au prix de la vie. C&#8217;est la coutume. Si à Ysharmir, ce prix se paie en années de servage&#8230;. Soit&#8230; Mais si tu peux être désintéressé sans que ma sœur en souffre, je ferai tout ce qu&#8217;il faut. Pense au prestige qui peut rejaillir sur toi si je suis aussi bonne combattante que ma sœur le prétend. Et pense à l&#8217;intérêt que je peux avoir à me battre de toutes mes forces pour qu&#8217;il ne lui arrive rien. La seule condition est qu&#8217;elle reste avec moi et que personne ne la touche.&#8221;</p>
<p>Le contremaître qui était resté discret jusque là, intervint. &#8220;C&#8217;est de la folie, seigneur ! Tu ne peux laisser ces femmes te dire quoi faire. Si dans ta grande bonté, tu veux les laisser ensemble, je suis sûre que l&#8217;on pourra trouver une maison qui aura besoin aussi d&#8217;une femme de peine. Mais pense à la somme que la petite nous rapporterait&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Seigneur, je promets de te rapporter davantage en me battant&#8230;&#8221;</p>
<p>&#8220;Assez ! J&#8217;ai besoin de réfléchir. Et ce n&#8217;est même pas comme si j&#8217;avais besoin de cet argent.&#8221;</p>
<p>Tamoryn s&#8217;était à nouveau reculée en tirant avec elle la jeune novice, se mettant à nouveau devant elle. Elle entendit quelques mots murmurés à son oreille ponctués par une pression sur son avant-bras. &#8220;Ne t&#8217;inquiète pas ! Tout va bien se passer.&#8221; Elle hocha imperceptiblement la tête, montrant qu&#8217;elle avait entendu.</p>
<p>Assez rapidement, l&#8217;homme s&#8217;avança. &#8220;Je suis le seigneur Ledrik, propriétaire terrien et négociant en&#8230; tout ce qui a de la valeur. Je ne sais pas si je suis fou de penser ça, mais votre offre m&#8217;intéresse. Nous mettrons au point les détails plus tard, mais que ce soit bien entendu, capitaine, ta vie est la seule chose qui se tient entre ma volonté et ta sœur.&#8221;</p>
<p>&#8220;C&#8217;est bien compris, seigneur et nous te sommes reconnaissantes d&#8217;avoir entendu notre proposition.&#8221;</p>
<p>&#8220;Trêve de bavardages, suivez-moi !&#8221;</p>
<p>A ces mots, les hommes d&#8217;arme avancèrent, voulant prendre les lames de Tamoryn. Sa première réaction fut d&#8217;abord de se mettre en garde.</p>
<p>Ledrik explosa. &#8220;C&#8217;est bien le moment de faire les braves. Rentrez à la résidence ! Je suis sûr que le capitaine va me donner sa parole qu&#8217;il ne m&#8217;arrivera rien en chemin.&#8221;</p>
<p>Tamoryn s&#8217;inclina légèrement. &#8220;Ma parole, seigneur.&#8221;</p>
<p>Les hommes aidèrent leurs compagnons blessés et partirent en lançant des regards noirs aux deux femmes. L&#8217;attroupement qui s&#8217;était formé autour d&#8217;elles se dispersa dans l&#8217;excitation de voir éventuellement une femme combattre aux jeux. Avant le soir, toute la ville de Terrajar serait au courant.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Projet 12 - Chapitre 6]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2008/10/02/projet-12-chapitre-6/</link>
<pubDate>Thu, 02 Oct 2008 15:56:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
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<description><![CDATA[Chapitre 6 La tempête passa au petit matin et quelques heures après le lever du principal soleil, le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h3>Chapitre 6</h3>
<p>La tempête passa au petit matin et quelques heures après le lever du principal soleil, le ciel était dégagé comme si la journée et la nuit écoulées n&#8217;avaient jamais eu lieu. Le seul signe que la mer n&#8217;avait pas été paisible, ce petit rectangle de bois qui supportait tant bien que mal deux personnes.</p>
<p>Tamoryn, soulagée de ne plus avoir froid, savait que les soleils qu&#8217;elle remerciait maintenant, seraient bientôt leurs ennemis s&#8217;ils continuaient à chauffer ainsi. Quelques instants plus tôt, dès les premières gorgées d&#8217;eau avalées de la gourde miraculeusement intacte, elle avait prévenu qu&#8217;il fallait commencer à rationner leurs maigres ressources.</p>
<p><!--more--></p>
<p>De la tentative de point qu&#8217;elle fit dès que cela lui fut possible, elle ne put que dire que leur embarcation avait pris une route plein sud. Elle craignit un temps qu&#8217;elles soient définitivement perdues dans le grand inconnu, mais quelques heures plus tard, elle distingua à l&#8217;horizon des sommets enneigés qui ne pouvaient être que les monts d&#8217;Eleraldan. Donc si elles gardaient le même cap, elles arriveraient un jour ou l&#8217;autre sur les côtes d&#8217;Ysharmir soit par leurs propres moyens, soit sur un navire ysharmir qui croisera leur route. Tamoryn ne savait pas si elle devait compter sur cette dernière possibilité, ne connaissant pas la mer de ce côté de l&#8217;empire ni les pratiques des marins à cette saison.</p>
<p>Le radeau de fortune continua son périple plus ou moins droit vers la terre qui était plus facilement discernable au fur et à mesure que le temps passait.</p>
<p>Cependant, la terre semblait encore bien trop loin aux deux passagères. Il leur fallait rester toujours allongé et éviter de bouger au maximum au risque de se renverser. Ensuite, elles étaient continuellement en contact avec l&#8217;eau de mer et leur inconfort était grand. Tamoryn s&#8217;efforça de faire boire régulièrement sa jeune passagère qui n&#8217;avait plus dit un mot depuis le naufrage.</p>
<p>Le temps s&#8217;écoula ainsi, à moitié détrempées par l&#8217;eau de mer, à moitié cuites par le soleil. Un jour. Peut-être deux.  Les deux jeunes femmes s&#8217;étaient assoupies, assommées par la chaleur qui s&#8217;ajoutait au bercement du radeau. Tamoryn réagit à peine quand elle ressentit un choc contre leur embarcation, pensant qu&#8217;elles avaient enfin atteint le rivage. Elle réussit à entrouvrir les yeux quand elle sentit des mains la saisir. Mais elle n&#8217;essaya pas de se débattre. Les mains étaient fermes, mais pas agressives et elle crut apercevoir des sourires. Elle pensa également qu&#8217;on lui parlait, mais ne put saisir le sens des mots prononcés. On la porta. Un œil à nouveau entrouvert lui fit savoir qu&#8217;elle était sur un bateau, bien plus gros que n&#8217;avait été le <em>Prince d&#8217;Akkorah</em>. Elle commença soudain à s&#8217;agiter, se demandant où était la novice. L&#8217;un de ses sauveteurs dut comprendre son angoisse et lui tourna doucement la tête pour lui montrer deux autres marins supportant la jeune fille. Elles furent conduites dans une cabine sur le pont. Il n&#8217;y avait qu&#8217;une seule couchette où elles furent allongées côte à côte. Des bruits de pas qui s&#8217;éloignent. S&#8217;abandonner au plaisir de s&#8217;enfoncer dans la douceur du matelas d&#8217;herbes. D&#8217;autres pas qui s&#8217;approchent. Quelqu&#8217;un la secoue. Elle essaye de se dégager, mais la main sur son épaule ne renonce pas. Tamoryn se redressa enfin. Un matelot lui tendit deux tuniques propres et l&#8217;attira vers une petite table où se trouvaient une cuvette d&#8217;eau douce, un pichet et un pot d&#8217;onguent. Il promis ensuite, avec des mots curieusement accentués, un bol de soupe un peu plus tard.</p>
<p>Elle hésita un moment avant de se déshabiller rapidement. Elle se rinça le visage et le corps, puis enfila une tunique sans même se sécher. Elle renifla ensuite le contenu du pichet. De l&#8217;eau également. Elle s&#8217;efforça de se contrôler et n&#8217;avala que quelques gorgées. Elle se sentit enfin les idées plus claires. La jeune novice n&#8217;avait toujours pas bougé.</p>
<p>Tamoryn retourna vers la couchette. Elle approcha la main du visage de la  jeune fille et sentit son souffle contre l&#8217;extrémité de ses doigts. Elle toucha son front. Il était chaud, peut-être même trop chaud. Elle essaya de la réveiller, mais même la secousse la plus brusque ne sembla l&#8217;atteindre. Tamoryn lança alors une prière aux dieux et entreprit de retirer la tunique encore mouillée de sa passagère, puis de la nettoyer. Elle eut enfin toutes les peines du monde à lui enfiler sa nouvelle tunique. Elle essaya de lui faire prendre un peu d&#8217;eau et fut soulager de voir le mouvement de déglutition de la gorge. Ensuite elle s&#8217;efforça de l&#8217;installer le plus confortablement possible sur la couchette. Puis déchirant un morceau un peu moins sale de sa vieille tunique, elle le trempa dans l&#8217;eau et en fit une compresse qu&#8217;elle plaça sur le front de la novice.</p>
<p>Elle prit ensuite le pot d&#8217;onguent qui avait également été laissé. Un léger parfum de plantes et de fleurs. Elle en appliqua un peu sur sa jambe à un endroit où la peau était particulièrement irritée et en ressentit immédiatement les bienfaits. Elle enduisit rapidement les zones qui le nécessitaient, puis soigna sa passagère, toujours inconsciente. Son souffle était cependant toujours fort et régulier, sa couleur naturelle et maintenant à l&#8217;abri, elle semblait avoir retrouver une température normale.</p>
<p>Tamoryn hésita quelques instants, puis renonça à essayer de réveiller à nouveau sa compagne d&#8217;infortune. Il serait temps quand un repas leur serait apporté. Par curiosité, elle mit sa main sur le loquet de la porte et comme il n&#8217;était pas bloqué, sortit de la cabine. Elle se retrouva dans une petite coursive qui menait directement sur le pont. Là, personne ne l&#8217;arrêta. Quelques matelots la regardèrent. L&#8217;un d&#8217;eux lui fit un signe de la main accompagné de quelques mots qu&#8217;elle ne comprit pas. Elle répondit d&#8217;un sourire un peu hésitant et cela sembla satisfaire son interlocuteur. Elle poursuivit jusqu&#8217;à la proue. Le soleil était déjà bas sur l&#8217;horizon. Le bateau qui les avait recueillies, longeait la côte. Ayant à nouveau ses esprits, Tamoryn  était sûre  maintenant qu&#8217;il s&#8217;agissait des côtes d&#8217;Ysharmir, mais le navire les emmènerait-elles jusqu&#8217;à la capitale, Semozann ? Ne connaissant pas la côte, le jeune capitaine ne pouvait pas mieux apprécier leur position.</p>
<p>Un cri derrière elle la fit se retourner. Un marin qui portait une petite marmite et deux écuelles de bois lui fit signe de retourner dans la cabine. Le cuistot posa sa charge sur la table et sortit un morceau de pain et des cuillères d&#8217;un sac de toile qu&#8217;il portait en bandoulière. Il jeta un coup d&#8217;œil à la cruche d&#8217;eau et constatant qu&#8217;elle était bien entamée, ressortit en faisant signe à Tamoryn de le suivre et montra le tonneau d&#8217;eau douce situé sur le pont à un endroit abrité. Elle remplit la cruche et retourna dans la cabine.</p>
<p>La marmite sentait bon la soupe de légumes et Tamoryn y remarqua quelques gros morceaux de poisson. Le pain était encore relativement frais. Elle alla s&#8217;asseoir au bord de la couchette et prit le temps d&#8217;observer la jeune femme ? Jeune fille ? C&#8217;était vraiment difficile de lui donner un âge. Elle avait vécu une vie préservée derrière les murs d&#8217;un temple où elle n&#8217;avait pas dû s&#8217;occuper des taches les plus humbles. Son visage ne portait pas les marques des vicissitudes de la vie. Mais dans d&#8217;autres circonstances, née dans une autre famille, elle pourrait déjà être mariée avec un enfant dans les bras. Quand elle s&#8217;était occupée d&#8217;elle un peu plus tôt, elle n&#8217;avait relevé aucune marque particulière, aucune cicatrice ou tatouage rituel comme pouvaient en arborer certaines prêtresses plus avancées en âge, tout au plus une petite bosse sur son index, caractéristique de ceux qui passaient beaucoup de temps dans les librairies à écrire et recopier. Que lui arriverait-il une fois débarquée à Ysharmir ? Des histoires folles courraient dans les ports sur le prix à payer quand on avait le malheur d&#8217;être secouru par un navire d&#8217;Ysharmir. Tamoryn ne voulait même pas y penser. Qu&#8217;il y ait une période de servage pour elle, ce serait compréhensible, mais elle n&#8217;avait jamais entendu parler de demande de rançon si le survivant avait la chance d&#8217;appartenir à une famille aisée. Que pourrait-elle faire alors ?</p>
<p>Elle observa soudain la jeune maîtresse s&#8217;agiter. Elle lui parla doucement pour la rassurer et l&#8217;aider à se réveiller, puis tendit le bras pour attraper la cruche d&#8217;eau fraîche et lui permettre de boire un peu. Quand elle ouvrit enfin les yeux, elle se jeta d&#8217;abord sur l&#8217;eau, mais Tamoryn s&#8217;attendait à cette réaction et la força à se modérer. Elle essaya de lui parler un peu, mais n&#8217;obtint aucune réponse. La novice ne semblait pas effrayée, un peu curieuse tout au plus. Son regard était normal et il ne semblait pas que son esprit ait rejoint les dieux à l&#8217;avance, trop effrayé par l&#8217;expérience vécue. Tamoryn se leva et alla remplir une écuelle de soupe qu&#8217;elle présenta à sa compagne d&#8217;infortune. Celle-ci regarda un long moment la nourriture avant de prendre le plat rustique et la cuillère de bois. Elle mangea lentement, se servit à nouveau à la cruche. Elle nettoya bien l&#8217;écuelle quand Tamoryn lui tendit un morceau de pain. Mais elle ne prononça pas une parole. Pourtant quand le capitaine lui raconta le sauvetage, ses observations quand elle était remontée sur le pont et ce qu&#8217;elle pouvait se souvenir des us et coutumes d&#8217;Ysharmir, elle savait sans pouvoir l&#8217;expliquer qu&#8217;elle avait toute l&#8217;attention de la jeune femme. Mais bientôt, la fatigue les rattrapa et elles s&#8217;organisèrent pour partager la couchette et son unique couverture.</p>
<p>Tamoryn dormit d&#8217;un sommeil sans rêve et c&#8217;est un coup sourd dans la porte qui la réveilla au petit matin. Sa jeune maîtresse s&#8217;était également redressée, mais elle semblait tout aussi peu disposée à parler que la veille. Elles se partagèrent le reste de soupe froide et le pain, ne sachant pas quand serait leur prochain repas, puis montèrent sur le pont. Le navire se dirigeait, toutes voiles dehors vers un port de moyenne importance. Tout l&#8217;équipage était pris de l&#8217;agitation qui précédait un débarquement de plus ou moins longue durée.</p>
<p>Tamoryn put attraper un marin qui passait et montrant le port, elle demanda. &#8220;Semozann ?&#8221;</p>
<p>Le marin secoua la tête et lança avant de filer. &#8220;Terrajar !&#8221;.</p>
<div id="attachment_253" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://styx63.files.wordpress.com/2008/10/carte-empire.jpg"><img class="size-medium wp-image-253" title="carte-empire" src="http://styx63.wordpress.com/files/2008/10/carte-empire.jpg?w=300" alt="Carte de l'Empire " width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Carte de l</p></div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Projet 12 - Chapitre 5 (suite et fin)]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2008/09/11/projet-12-chapitre-5-suite-et-fin/</link>
<pubDate>Thu, 11 Sep 2008 17:44:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
<guid>http://styx63.wordpress.com/2008/09/11/projet-12-chapitre-5-suite-et-fin/</guid>
<description><![CDATA[Je sens que je vais vous perdre avec mes histoires de chapitres, mais je vais essayer quand même. J]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Je sens que je vais vous perdre avec mes histoires de chapitres, mais je vais essayer quand même. J&#8217;attaquais ce qui devait normalement être le chapitre 6 quand au bout d&#8217;une page et demi, j&#8217;ai réalisé qu&#8217;en fait, c&#8217;était la fin du chapitre 5.</p>
<p>Vous me suivez ?</p>
<p>Donc j&#8217;ai mis à jour le billet posté en ligne le <a href="http://styx63.wordpress.com/2008/09/01/projet-12-ch-5/">1er septembre</a> pour que vous puissiez lire ce <span style="text-decoration:line-through;">foutu</span> fameux chapitre 5 en entier.</p>
<p>Ce qui veux dire que j&#8217;ai un chapitre 6 encore à écrire pour faire le lien avec le reste&#8230;. (je ne vous raconte pas le nombre de fois où j&#8217;ai changé la numérotation des chapitres sur mon brouillon ces dernières temps).</p>
<p>Sinon, je voulais mettre à jour ma page WNBA, mais je pense que ça attendra lundi avec la fin de la saison régulière (une chose est sûre cependant : contrairement aux dernières années, on n&#8217;attendra pas les derniers matchs du dernier jour pour savoir qui va en play-off. Tous les finalistes sont connus. Les seules variations qu&#8217;il peut y avoir relèvent juste de la place en play-off qui détermine l&#8217;adversaire au premier tour et savoir qui aura l&#8217;avantage du terrain.)</p>
<p>J&#8217;ai également officiellement fini mes travaux. J&#8217;ai rangé et nettoyé cet après-midi et mon appart&#8217; ne ressemble plus à un chantier. Il me reste 2-3 petites choses à faire, mais qui relèvent plus de la déco que des travaux.</p>
<p>Enfin, demain, si je ne suis pas trop fatiguée, je me fais deux films dans l&#8217;après-midi en sortant du bureau : &#8220;Mamma Mia&#8221; et &#8220;Max la Menace&#8221;. Ça va, c&#8217;est du léger, mais j&#8217;espère passer un bon moment.</p>
<p>That&#8217;s all, Folks !</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Projet 12 - Ch. 5]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2008/09/01/projet-12-ch-5/</link>
<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 17:43:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
<guid>http://styx63.wordpress.com/2008/09/01/projet-12-ch-5/</guid>
<description><![CDATA[Ce qui devait être le chapitre 5 s’avérant plus long que prévu, je vais le “couper” en deux et vous ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Ce qui devait être le chapitre 5 s’avérant plus long que prévu, je vais le “couper” en deux et vous livre ci-après le chapitre 5. Il me faudra juste décaler la numérotation pour le reste (ce qui n’est rien du tout en soi).</p>
<p><strong>mise à jour du 11/9/08</strong> : finalement, je viens d&#8217;écrire une page et demi environ qui achève le chapitre 5 donc la mise à jour est au bout de ce chapitre.</p>
<p>Et cela veut dire qu&#8217;il me faudra quand même écrire un chapitre 6 avant de revenir sur la &#8220;suite&#8221; déjà écrite</p>
<p>Bonne lecture ! ;-D</p>
<p><!--[if gte mso 9]&#62; Normal   0   21 &#60;![endif]--><!--  --></p>
<h1>Chapitre 5</h1>
<p>Le lendemain matin, après avoir navigué quelques heures, Tamoryn réalisa que les voyageurs avaient mangé leur pain blanc la veille. Ayant bénéficié d&#8217;un bon vent arrière favorable, le navire abordait maintenant la partie la plus délicate du périple, alors que les éléments dominants venaient maintenant  du grand large.</p>
<p>Le capitaine ordonna d&#8217;affaler la grande voile carrée, le <em>Prince d&#8217;Akhora</em> avançant au près avec sa voile triangulaire. Selon sa carte, le seul problème serait le vent de face. Le tirant d&#8217;eau peu important lui permettait de ne plus se soucier des hauts fonds, moins important sur cette partie du détroit. Il y aurait juste, sur la fin du parcours, quelques récifs à éviter. Par contre, certains passages entre deux îlots semblaient étroits, mais la carte ne permettait pas de dire quelle était la marge de manœuvre. La carte avait dû appartenir à une époque au capitaine d&#8217;un vaisseau beaucoup plus gros et qui avait annoté la carte selon ses besoins. Le passage qu&#8217;il avait emprunté et commenté rallongeait le trajet et Tamoryn et son équipage de fortune auraient eu trop de manœuvres à faire. Il allait falloir risquer un ou deux étroits goulets. Elle appela Track en lui demandant de tenir les gaffes à porter de main.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Daroh et la jeune maîtresse étaient restées sur le pont après le petit-déjeuner, ne sachant pas si leur aide allait être nécessaire. En voyant Track s&#8217;affairer, la suivante s&#8217;approcha de lui alors que la novice se dirigeait vers la poupe. Celle-ci, pour la première fois depuis le début du voyage, se risqua sur l&#8217;échelle qui menait au toit de la cabine d&#8217;où Tamoryn dirigeait le navire. Le capitaine lui tendit la main pour l&#8217;aider à grimper les derniers échelons et la rejoindre.</p>
<p>Un coup de vent un peu plus fort la fit se rattraper après le bras de Tamoryn qui la ramena vers elle pour qu&#8217;elle puisse se tenir à la barre.</p>
<p>&#8220;Nous avons le vent face à nous !&#8221;</p>
<p>&#8220;Oui maîtresse. Il vient du grand large. Nous avons eu de la chance. Le vent a tourné cette nuit alors que nous étions abrités.&#8221;</p>
<p>&#8220;Que fait votre matelot ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Je lui ai demandé de sortir les gaffes. Nous allons passer par certains endroits qui semblent très étroits. Les gaffes permettront de garder le bateau éloigné du bord et de protéger la coque.&#8221;</p>
<p>Machinalement, la jeune novice s&#8217;était placée devant Tamoryn et tenait la barre comme elle. Le capitaine relâcha un peu sa prise pour laisser à la jaune fille le sentiment qu&#8217;elle dirigeait vraiment le navire. Un coup de vent latéral lui fit presque perdre la barre, mais le capitaine veillait au grain et rétablit le cap.</p>
<p>&#8220;Attention maîtresse ! Il faut diriger le bateau et ne pas vous laisser diriger.&#8221;</p>
<p>Ce fut la  dernière remarque que prodigua Tamoryn, qui se sentit bientôt assez confiante pour laisser la jeune fille piloter le navire alors qu&#8217;elle allait donner un coup de main aux manœuvres. Elle gardait un œil sur sa carte et revenait au gouvernail pour assurer les changements de cap. Mais bientôt, après avoir donné quelques explications sur la route qu&#8217;elle voulait suivre et qui ne nécessitait plus que quelques ajustements de cap, elle laissa la place à son nouveau pilote, sans même s&#8217;étonner de la force que pouvait déployer l&#8217;ancienne novice à tenir la barre.</p>
<p>Le <em>Prince d&#8217;Akkorah </em>sortit du détroit en fin d&#8217;après-midi, ce même jour. La mer était particulièrement formée et le vent soufflait de face. Tamoryn décida de profiter de l&#8217;abri offert par un dernier îlet pour la nuit afin d&#8217;attaquer la pleine mer. Personne sur le bateau ne critiqua la décision. La jeune maîtresse décida d&#8217;aller se coucher sans même attendre le repas et regagna la cabine alors que Daroh jetait un regard sombre vers le capitaine. La servante ne s&#8217;attarda pas non plus une fois que son bol fut remplit d&#8217;une portion du ragoût préparé par Track.</p>
<p>Les deux marins s&#8217;attardèrent encore autour de la carte afin d&#8217;étudier la meilleure route à prendre. Le trajet adopté au milieu des Colonnes faisait que le navire était maintenant plus proche des Monts Eleraldan que de la côte  myrilienne. Il ne semblait pas possible de rejoindre la côte nord puis de la longer jusqu&#8217;à Oranul. La seule solution était de tenter de rejoindre le grand port de l&#8217;ouest par la voie la plus directe, la ligne droite.</p>
<p>Le lendemain matin, le vent était toujours fort, mais la mer paraissait moins creusée. Tamoryn appela ses deux passagères sur le pont au moment où Bor, le premier soleil, se levait. Elle leur fit part de sa décision quant à la route choisie et ne reçut aucune remarque de la part de Daroh. Mais que pouvait dire la servante entre risquer de longer les récifs à proximité des Colonnes pour rejoindre la côte nord avec la possibilité constante qu&#8217;un coup de vent ou une vague plus forte les jette sur les rochers ou tracer sa route à travers la pleine mer et ses nombreuses inconnues.</p>
<p>Tout le monde s&#8217;activa ensuite à arrimer autant que possible tout ce qui était susceptible de bouger dès que la mer forcirait.</p>
<p>Le <em>Prince d&#8217;Akkorah</em> prit la route d&#8217;Oranul avec le lever du second soleil, Kemo.</p>
<p>Tamoryn et Track tenaient la barre en alternance tout en surveillant la voilure. Le vent était fort, mais régulier. La mer avait quelques creux, mais rien d&#8217;anormal à cette période de la saison. Assez rapidement après le départ, Daroh apparut sur le pont et se précipita vers le bastingage pour soulager son estomac de son repas. La jeune maîtresse, qui ne semblait pas incommodée pour sa part,  la rejoignit rapidement et lui prodigua soins et paroles de réconfort. Les deux femmes restèrent ensuite toute la journée sur le pont.</p>
<p>Peu après que la nuit fut tombée, le vent changea légèrement de direction. Le <em>Prince d&#8217;Akkorah</em> n&#8217;était pas assez maniable en pleine mer pour garder son cap précis et dut se plier à la loi des éléments, sa course virant légèrement vers le sud. Par contre, avec le changement de cap, le bateau prit les vagues différemment et se trouva beaucoup plus secoué, au grand désespoir de Daroh.</p>
<p>Au petit matin, nul n&#8217;était besoin d&#8217;être grand navigateur pour trouver que le ciel était bien couvert. Le vent, toujours aussi fort, était devenu irrégulier et la mer était bien plus agitée. Cette fois-ci, Tamoryn et Track unirent leurs efforts pour maintenir un semblant de direction. Même la jeune novice voulut aller aider malgré les vociférations plus pitoyables que menaçantes de Daroh. Mais Tamoryn la convainquit de rester sur le pont, les endroits pour s&#8217;agripper étant quasi inexistants sur le toit de la cabine. L&#8217;air était devenu lourd malgré le vent et les nuages étaient de plus en plus sombres.</p>
<p>La tempête éclata soudainement. Un coup de vent plus fort arracha la voile triangulaire alors que des trombes d&#8217;eau s&#8217;abattaient sur le navire et la mer aussi loin que le regard puisse porter.</p>
<p>Le <em>Prince d&#8217;Akkorah</em> était devenu ingouvernable.</p>
<p>Tamoryn et Track, sans se concerter, défirent les cordes qui les sécurisaient au gouvernail et se jetèrent à plat ventre sur le toit de la cabine, s&#8217;agrippant à quelques irrégularités de la surface pour avancer doucement et rejoindre le pont. La distance à parcourir n&#8217;était pas immense, mais suffisante pour qu&#8217;à un moment, une vague un peu plus haute fit lâcher prise à Tamoryn. Sans les réflexes de Track qui avait une meilleure prise, le Capitaine serait passé par-dessus bord.</p>
<p>Les deux marins rejoignirent enfin le pont et leurs deux passagères, recroquevillées dans un coin. Il n&#8217;y avait aucun endroit sur le pont qui soit à l&#8217;abri et  à un nouveau creux de vague plus marqué, il apparut que quatre personnes ne pouvaient rester regroupées au même endroit. Daroh semblait tellement mal en point que Tamoryn suggéra à la jeune novice de la suivre de l&#8217;autre côté du pont, laissant la suivante à la charge de Track. Chacune des deux paires tenta ensuite de  s&#8217;attacher solidement au bastingage.</p>
<p>Les nuages étaient si bas et si sombres que l&#8217;on aurait pu se croire à la tombée de la nuit. Le jeune capitaine faisait son possible pour protéger sa passagère des éléments, mais l&#8217;eau, que ce soit la pluie ou les paquets de mer, attaquait par tous les côtés. Le vent continuait de souffler violemment et il était presque impossible de parler. Voyant les lèvres de la jeune fille remuer, Tamoryn crut que celle-ci  grelottait de froid ou de peur avant de réaliser qu&#8217;elle devait prier. Son visage restait serein et ne réagissait qu&#8217;à peine quand une vague plus violente les atteignait. Elle essaya à son tour de se souvenir des prières qu&#8217;avait dû lui enseigner son père, mais aucun mot ne lui revenait. Elle revoyait les derniers jours qui s&#8217;étaient écoulés, ne regrettant  même pas sa décision, persuadée que ses passagères avaient une meilleure chance de s&#8217;en sortir avec <em>le Prince d&#8217;Akkorah</em>. Un court moment, elle se demanda si finalement la novice avait vraiment quitté le temple en bons termes avec la déesse, ce qui pourrait expliquer la tempête, mais la jeune fille ne semblait particulièrement effrayée, ce qui était franchement étrange compte tenu des circonstances. Et pourtant, c&#8217;est cette espèce de calme qui émanait d&#8217;elle qui convainquit Tamoryn qu&#8217;il n&#8217;y avait qu&#8217;à attendre que la tempête passe et que son navire et les quatre vies qu&#8217;il transportait étaient littéralement entre les mains des dieux.</p>
<p>Les heures passèrent et la tempête ne faiblissait ne pas. Il n&#8217;y avait aucun moyen de déterminer dans quelle direction le navire était entraîné. Tamoryn supposa uniquement que le vent et les éléments ne les avaient pas renvoyés vers le détroit ou vers les côtes où ils auraient déjà dû être échoués. Mais il n&#8217;était pas plus rassurant de se savoir en pleine mer. Les gouvernails survivraient-ils aux assauts des vagues ? Restait-il assez de toile dans la cale pour bâtir une voile de fortune ? Cela pouvait attendre bien sûr, mais penser à ce qu&#8217;il faudrait faire après la tempête lui évitait de réfléchir à l&#8217;impuissance dans laquelle elle se trouvait à ce moment précis.</p>
<p>Une légère accalmie lui permit à un moment de se déplacer sur le pont, de voir que Track et Daroh allaient aussi bien qu&#8217;il était possible et de distribuer un peu de nourriture. Elle constata également avec dépit que la tempête n&#8217;avait laissé que quelques lambeaux de voiles totalement inutilisables. Mais très vite, la nature déchaînée se fit à nouveau entendre.</p>
<p>Avec la venue de la nuit, les choses ne s&#8217;arrangèrent pas. La protection de fortune que Tamoryn avait imaginée lors d&#8217;un moment d&#8217;accalmie à partir de morceaux de bâche imperméabilisée, avait tendance à s&#8217;envoler dès que le vent trouvait une faille pour s&#8217;engouffrer. La température avait fortement baissé et il ne servait à rien de tenter de mettre une cape ou un vêtement plus chaud, il se serait retrouvé détrempé à la vague suivante. Tamoryn ne voulait pas non plus chercher abri dans la cabine dont elle doutait de la solidité.</p>
<p>Il était impossible de faire un semblant de point, les nuages masquant les étoiles. Le Capitaine espérait uniquement que le <em>Prince d&#8217;Akkorah</em> était seul sur les flots à cet endroit de la mer car il aurait été impossible d&#8217;éviter une collision. .</p>
<p>L&#8217;absence totale de lumière rendait maintenant tous les bruits encore plus inquiétants : les hurlements du vent, le mugissement de la mer, les craquements sinistres de la coque.</p>
<p>Sentant une pression sur son côté, Tamoryn observa la jeune novice qui semblait s&#8217;assoupir, son corps suivant les mouvements du navire. Instinctivement, elle passa son bras autour des épaules de la jeune fille pour l&#8217;empêcher d&#8217;être trop ballotter. Elle ne put retenir un gloussement, se demandant comment elle pouvait dormir dans ses conditions, puis réalisa que c&#8217;était peut-être pour le mieux. Quant à elle, capitaine d&#8217;un navire qu&#8217;elle ne pouvait diriger,  elle ne pouvait que poursuivre sa veille.</p>
<p>Quelques temps plus tard, elle sursauta. Il était toujours impossible de voir quoique soit. Elle se demanda ce qui l&#8217;avait fait réagir après avoir réalisé qu&#8217;elle avait dû somnoler à son tour. Un nouveau craquement sinistre répondit à sa question. Elle tenta de se redresser, mais le bateau était plus chahuté que jamais. La pluie semblait ne pas avoir faibli. Ce n&#8217;était pas la coque qui se plaignait de ce traitement. Un troisième bruit, énorme, comme une explosion se fit soudain entendre. Suivi d&#8217;une espèce de sifflement puis d&#8217;un nouveau craquement. Le bateau trembla, gémit. Tamoryn eut soudain peur. Elle avait une bonne idée de ce qui avait pu se passer. Sa passagère s&#8217;était réveillée et, instinctivement, s&#8217;agrippait à sa tunique. Tamoryn hésita un instant, puis indiqua à sa passagère de la suivre à quatre pattes en se calant autant que possible le long de la cabine. Elles traversèrent le pont, Tamoryn en tête. Celle-ci appelait Track à intervalles réguliers, mais aucune réponse ne se faisait entendre. Quand elle approcha de l&#8217;autre bastingage, elle avança avec encore plus de précaution et se rattrapa de justesse quand sa main ne trouva soudain que du vide. Elle se colla contre le pont et avança la main à l&#8217;aveuglette : le grand mat s&#8217;était brisé et en tombant, avait emporté une partie du bastingage et du pont. La coque semblait aussi avoir souffert et des paquets d&#8217;eau s&#8217;engouffraient dans la calle. Il ne faudrait pas longtemps au <em>Prince d&#8217;Akkorah</em> pour couler.</p>
<p>Tamoryn n&#8217;eut que le temps de quelques respirations pour réfléchir à ce qui pourrait leur servir de radeau. Elle fit reculer doucement sa passagère et logeant à nouveau la cloison de la cabine, elle se dirigea vers sa porte qu&#8217;elle entreprit de sortir de ses gonds. C&#8217;était un assemblage de planches bien équarries et bien assemblées. Les interstices avaient été calfatés pour offrir une meilleure protection à l&#8217;intérieur de la cabine (dans des conditions de temps  normales). Elle attrapa un rouleau de corde resté à l&#8217;intérieur, jeta un coup d&#8217;œil rapide sur ce qu&#8217;elle devrait prendre alors que l&#8217;eau montait et dépassait ses chevilles. Elle saisit une gourde et un petit sac de toile imperméable qui contenait de la viande séchée qu&#8217;elle avait placé en hauteur pour tenter de les protéger.</p>
<p>Son radeau de fortune semblait tenir l&#8217;eau. La jeune fille était déjà allongée dessus et s&#8217;agrippait à l&#8217;une des planches transversales qui avait donné de la  rigidité à la porte. Alors que le bateau sombrait, Tamoryn profita de sa dernière prise sur le pont et d&#8217;une vague un peu moins haute pour éloigner le radeau</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Avis d'intérêt général]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2008/08/28/avis-dinteret-general/</link>
<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 15:35:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
<guid>http://styx63.wordpress.com/2008/08/28/avis-dinteret-general/</guid>
<description><![CDATA[Bien sûr, vous lisez ce que vous voulez&#8230; mais il se peut que ça vaille la peine de lire ou rel]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Bien sûr, vous lisez ce que vous voulez&#8230; mais il se peut que ça vaille la peine de lire ou relire les quatre premiers chapitres du <a href="http://styx63.wordpress.com/category/projet-12/">Projet 12</a>. En effet, entre quelques retouches de peintures et quelques instants mémorables à jouer avec une perceuse (ayant enfin la bonne rallonge électrique, le bon foret, les bonnes chevilles etc&#8230;), j&#8217;ai repris ce récit d&#8217;Heroic Fantasy pour lequel, si vous vous souvenez, il me manque un chapitre 5 alors que j&#8217;ai déjà les deux chapitres suivants d&#8217;écrits (que vous n&#8217;avez pas à chercher puisqu&#8217;il n&#8217;ont jamais été mis en ligne).</p>
<p>Et là, maintenant, tout de suite, je suis sur le chapitre 5 !!!</p>
<p>Bande de p&#8217;tits veinards !</p>
<p>Alors, que vous reste-t-il à faire ? <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':-D' class='wp-smiley' /> </p>
<p>That&#8217;s all, Folks !</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[News Flash News]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2007/08/19/flash-news/</link>
<pubDate>Sun, 19 Aug 2007 08:58:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
<guid>http://styx63.wordpress.com/2007/08/19/flash-news/</guid>
<description><![CDATA[Bonjour, Un mot rapide pour vous dire où j&#8217;en suis. Je joue toujours à cache-cache avec les ma]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Bonjour,</p>
<p>Un mot rapide pour vous dire où j&#8217;en suis. Je joue toujours à cache-cache avec les maux de tête (et je suis souvent perdante à ce jeu !). Ma jambe semble aller un peu mieux après une semaine (15 août oblige) sans kiné. Faudrait-il que je suspende les séances jusqu&#8217;à ce que ça passe totalement ? Et sinon, j&#8217;ai vu ma rhumato la semaine dernière avant son départ en congés qui m&#8217;arrête à nouveau jusqu&#8217;à la mi-septembre. Ce qui signifie que ma reprise au ralenti au 1er septembre est annulée. Entre la rééduc de la hanche qui ne se fait plus à 100 % et la douleur liée à la compression musculaire qui ne passe pas, ça fait deux points de fragilité sur une articulation qui ne supporterait donc pas un retour à un rythme &#8220;normal&#8221;.</p>
<p>Enfin, ce qui fera sans doute le plus plaisir à une majorité d&#8217;entre vous, je recommence à écrire, d&#8217;abord pour <a href="http://www.fanfics-revues.org/">Fanfics-Revues</a>, puis pour le <a href="http://styx63.wordpress.com/2007/06/10/bonnesmauvaises-nouvelles/">chapitre manquant</a> du Projet 12. Peut-être aurai-je bientôt quelque chose à vous soumettre.</p>
<p>Sinon, j&#8217;ai lu le dernier <em>Harry Potter</em> et j&#8217;ai bien aimé, y compris l&#8217;épilogue. Je me dis maintenant qu&#8217;il faudrait que je relise tout en ayant la fin en tête. Vais-je attendre le retour de mon frère de ses vacances pour lui réemprunter ses HP en anglais (qu&#8217;il m&#8217;avait passés cet hiver quand j&#8217;étais à l&#8217;hosto) ? Vais-je emprunter ceux de ma mère en français (qu&#8217;elle s&#8217;est décidée à acheter d&#8217;occasion sur un célèbre site de vente en ligne après m&#8217;avoir vu dévorer lesdits ouvrages) &#8211; mais elle est en train de les relire ? Vais-je tout bonnement me décider à acheter les 6 premiers volumes &#8211; mais je fais quand même très attention à mes dépenses ?  On verra&#8230;</p>
<p>Enfin, un peu de lecture, si vous ne l&#8217;avez pas déjà lu dans votre feuille de chou (électronique ou papier) habituelle :</p>
<blockquote>
<blockquote>
<p class="bl-lien"><a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-944852,0.html" target="_blank">Ces entreprises et organismes qui modifient Wikipédia dans leur intérêt</a><br />
LEMONDE.FR &#124; 16.08.07</p>
<p align="right">© <a href="http://www.lemonde.fr" target="_blank"><img src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/lgo/lemondefr_trpet.gif" alt="Le Monde.fr" align="absmiddle" border="0" height="13" width="67" /></a></p>
<p>C&#8217;est en apprenant que des élus du Congrès ou leurs collaborateurs avaient eux-mêmes écrit leur notice biographique sur l&#8217;encyclopédie libre Wikipédia que Virgil Griffith, un étudiant américain – qui avait déjà révélé les failles de différents systèmes informatiques –, s&#8217;est attelé l&#8217;an dernier à créer le WikiScanner, mis en ligne lundi 13 août. Ce logiciel, qui croise différentes bases de données, permet à tout internaute de trouver à quels organismes ou entreprises appartiennent les adresses IP des ordinateurs d&#8217;où ont été modifiées anonymement des notes de l&#8217;encyclopédie libre. Et, en comparant ainsi deux versions d&#8217;une notule, de constater qu&#8217;un utilisateur du réseau informatique d&#8217;une entité a modifié ou supprimé des passages qui le gênaient.</p>
<p>Les exemples sont légion. Le magazine américain Wired évoque notamment la disparition, le 17 novembre 2005, de plusieurs paragraphes critiquant la fiabilité des machines à voter Diebold et les liens entre son dirigeant et George W. Bush. Une suppression qui, selon le WikiScanner, émane d&#8217;adresses IP utilisées par les bureaux de la firme Diebold elle-même. La chaîne de supermarchés Wal-Mart a pour sa part remplacé une phrase sur ses salaires : le premier texte les disait plus bas que ceux du reste de la grande distribution&#8230; le nouveau les qualifiait de deux fois plus élevés que le salaire minimum.</p>
<p>CIA, NSA, FBI</p>
<p>Du côté des autorités, des modifications ont été effectuées depuis des adresses IP de la CIA, mais elles sont plutôt marginales selon <em>Wired</em>. Plutôt que de tenter de relever lui-même toutes les modifications <em>&#8220;honteuses&#8221;</em>, le site a sollicité ses visiteurs, qui soumettent des cas et désignent ceux qui leur paraissent les plus ou les moins scandaleux. On y lit ainsi qu&#8217;une personne se connectant du réseau de la NSA (Agence de sécurité américaine) a <a href="http://en.wikipedia.org/w/index.php?diff=prev&#38;oldid=129353751" target="_new">supprimé</a>, dans la note sur <em>&#8220;l&#8217;extraction d&#8217;information&#8221;</em>, un lien qu&#8217;elle jugeait <em>&#8220;non pertinent&#8221;</em> vers le réseau Echelon, système de la NSA qui permet d&#8217;intercepter les communications ; que le FBI a supprimé des <a href="http://en.wikipedia.org/w/index.php?diff=prev&#38;oldid=14999825">vues aériennes</a> de la prison de Guantanamo ; qu&#8217;un membre du réseau informatique du gouvernement israélien a tenté de <a href="http://en.wikipedia.org/w/index.php?diff=prev&#38;oldid=4556565" target="_new">supprimer</a> toute la note concernant le &#8220;mur&#8221; construit pour séparer l&#8217;Etat hébreu de la Cisjordanie.</p>
<p>On apprend aussi, entre autres modifications <a href="http://blog.wired.com/27bstroke6/wikiwatch/" target="_new">classées</a> très haut par les internautes, que les références à la catastrophe de l&#8217;usine de pesticides de Bhopal et de l&#8217;agent orange ont été supprimées depuis le réseau du fabricant de produits chimiques Dow Chemical. Ou encore qu&#8217;un membre du Parti républicain a remplacé<em> <a href="http://en.wikipedia.org/w/index.php?diff=prev&#38;oldid=25375910">&#8220;armée d&#8217;occupation&#8221;</a> </em>par <em>&#8220;armée de libération&#8221;</em> pour évoquer la coalition emmenée par les Etats-Unis en Irak. Les scientologues, eux, œuvrent à supprimer toute critique à leur encontre. On découvre également qu&#8217;une <a href="http://en.wikipedia.org/w/index.php?diff=prev&#38;oldid=33026093">phrase</a> affirmant que le système de Microsoft MSN Search est <em>&#8220;un rival majeur de Google&#8221; </em>émane justement de l&#8217;agence chargée des relations publiques de Microsoft.</p>
<p class="lien">&#160;</p>
<p class="desc"><strong>Claire Ané</strong></p>
</blockquote>
</blockquote>
<p>Ca me fait penser à un article lu il y a quelques mois, que je ne crois pas avoir mis en ligne, parlant d&#8217;un consultant dont les services avaient été achetés par Microsoft pour que celui-ci rédige une note (sur je ne sait plus quel sujet) qui devait être favorable à l&#8217;entreprise du P&#8217;tit Billou.</p>
<p>Il faudra encore que je fasse un résumé géant de la saison WNBA qui s&#8217;achève cette nuit et alors que l&#8217;on ne connaît toujours pas le quatrième participant des playoffs pour la conférence Est.</p>
<p>Bon Dimanche !</p>
<p>That’s all, Folks ! <img src="http://us.i1.yimg.com/us.yimg.com/i/mesg/emoticons7/19.gif" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Projet 12 - Ch. 4]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2007/06/02/projet-12-ch-4/</link>
<pubDate>Sat, 02 Jun 2007 21:40:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
<guid>http://styx63.wordpress.com/2007/06/02/projet-12-ch-4/</guid>
<description><![CDATA[Chapitre 4 Comme prévu, le bateau était arrivé à l&#8217;entrée du détroit un peu avant la nuit. Un ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Chapitre 4</strong></p>
<p>Comme prévu, le bateau était arrivé à l&#8217;entrée du détroit un peu avant la nuit. Un îlot, un peu plus gros que les autres, avaient fourni un mouillage sûr. Après une dernière bourrasque lors du coucher de soleil, le vent s&#8217;était calmé. Mais le clignotement des étoiles dans la nuit noire était caractéristique d&#8217;une journée fort venteuse à venir. En attendant, tant les passagères que l&#8217;équipage avaient pu se reposer. Peut-être pour la dernière fois avant plusieurs jours.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Le ciel commençait tout juste à s&#8217;éclaircir quand Track distribua l&#8217;épaisse bouillie de céréales et le lait chaud destinés à rompre le jeûne de la nuit. Tamoryn regardait ces trois personnes, ces trois vies qui dépendaient d&#8217;elle et de son talent à diriger le navire à travers les voies dangereuses des Colonnes du Ciel. Malgré sa jeunesse et son manque apparent d&#8217;expérience, elle n&#8217;avait aucune angoisse à aborder ce détroit. Elle avait confiance dans l&#8217;enseignement que lui avait donné son père et dans la carte, détenue dans sa famille depuis plusieurs générations. Ses options étaient un peu faibles en terme d&#8217;équipage, mais elle était sûre que ses deux recrues de fortune seraient parfaites.</p>
<p>Quand tout le monde se fut restauré, elle fit signe à Track d&#8217;emmener Daroh pour lui expliquer ce qu&#8217;on attendait d&#8217;elle. Celle-ci hésita un instant en regardant sa jeune maîtresse, puis se décida enfin à suivre le matelot. Quand les deux jeunes femmes furent seules, l&#8217;ancienne novice regarda Tamoryn d&#8217;un air interrogateur.</p>
<p>&#8220;Eh bien, Capitaine. Je pense qu&#8217;il est temps que vous m&#8217;expliquiez ma tâche.&#8221;</p>
<p>Tamoryn acquiesça d&#8217;un signe de tête et présenta un long rouleau d&#8217;une fine cordelette à l&#8217;extrémité de laquelle se trouvait un poids.</p>
<p>&#8220;Maîtresse, vous savez que l&#8217;un des dangers du détroit tient aux brusques variations de profondeur et de nombreux navires qui se croyaient en sécurité ont fini échoués sur des récifs mortels. Je dispose d&#8217;une carte dont le trajet a été éprouvé à plusieurs reprises et le <em>Prince d&#8217;Akkorah</em> n&#8217;a pas un énorme tirant d&#8217;eau. Il faut cependant vérifier régulièrement où se trouve le fonds si l&#8217;on veut être sûr de survivre les trois prochains jours.&#8221; Montrant ce qu&#8217;elle tenait à la main, elle poursuivit. &#8220;Ceci permet de mesurer la profondeur de l&#8217;eau à l&#8217;avant du bateau. Le long de la cordelette se trouvent des nœuds, renforcés de tissus de couleur pour qu&#8217;on les distingue bien.&#8221;</p>
<p>La novice se pencha pour mieux voir et demanda. &#8220;Bleu pour la canne et rouge pour la coudée ?&#8221;<span> </span></p>
<p>Tamoryn répondit, admirative et en son for intérieur, rassurée d&#8217;avoir pris la bonne décision. &#8220;C&#8217;est exact, maîtresse. Les matelots, le plus souvent, lancent le poids, puis, quand il touche le fond, le remontent en comptant les nœuds.&#8221;</p>
<p>&#8220;Ne serait-ce pas plus simple de laisser filer le leste en comptant les nœuds qui passent et comme ça, on sait tout de suite quelle profondeur se trouve sous la quille ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Tous ne sont pas bons avec les chiffres et leur mémoire… Mais ce serait une bonne façon de procéder… Si vous êtes sûre de vous…&#8221;</p>
<p>&#8220;J&#8217;en suis sûre.&#8221;</p>
<p>&#8220;Très bien. Alors le chiffre que vous devez avoir en tête…. Notre tirant d&#8217;eau est de 7 coudées. Il y aura des passages où nous frôlerons le fond. Comme nous ne sommes pas trop chargés, nous avons une légère marge de manœuvre. Je vous signalerai les passages où il faut faire très attention, où ce sont vraiment vos mesures qui nous indiqueront où passer&#8230;&#8221;</p>
<p>Tamoryn hésita un instant, craignant que son attitude… de capitaine de navire, soit soudain prise pour une forme d&#8217;insolence. Certains notables étaient très rapides à pointer et châtier tout ce qui pouvait être pris pour un manque de respect.</p>
<p>&#8220;Tout ceci vous convient-il, maîtresse ?&#8221;</p>
<p>La jeune novice laissa glisser la corde entre ses doigts, appréciant la taille des nœuds.</p>
<p>&#8220;Oui, vous avez été très claire dans vos explications. Je sais que je pourrai le faire. Et vous serez là si quelque chose ne va pas ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Bien sûr, maîtresse… Alors… je vais voir sir tout se passe bien entre Track et Daroh, puis je crois que l&#8217;on pourra lever l&#8217;ancre.&#8221;</p>
<p align="center">=*=*=*=*=*=</p>
<p>La première journée se passa bien. Le vent dominant venait toujours de la Grande Mer Intérieure et les courants n&#8217;étaient pas encore trop forts. A deux reprises, il avait fallu vérifier la profondeur d&#8217;un ou deux passages et Tamoryn avait été heureuse de constater la fiabilité de sa carte et des annotations qui y étaient portées. Daroh avait suivi les ordres sans trop rechigner. La jeune maîtresse s&#8217;était également montrée efficace et avait annoncé le défilement des coudées comme si elle avait fait ça toute sa vie. Tamoryn sourit en repensant à la journée. A un moment, pendant la première manoeuvre un peu délicate, elle avait voulu appeler la jeune novice et avait réalisé qu&#8217;elle ne connaissait toujours pas son nom.</p>
<p>Le mystère qui entourait ce voyage continuait de l&#8217;agacer. Elle pressentait des dangers contre la jeune femme, mais en même temps, elle était emplie d&#8217;un sentiment d&#8217;optimisme concernant sa propre mission. Ces impressions conflictuelles étaient des plus dérangeantes pour le jeune capitaine qui s&#8217;était toujours considérée comme une réaliste. Si les dieux s&#8217;étaient penchés sur son berceau à sa naissance, aucun ne semblait lui avoir laissé une parcelle de sa puissance comme il était dit de ceux qui développaient des pouvoirs particuliers. Parfois, il suffisait d&#8217;un rien. Certains grands capitaines étaient réputés avoir vu le sourire de Menula parce qu&#8217;ils avaient une intuition quasi-irréelle pour tout ce qui touchait à la mer et au temps.</p>
<p>Toute personne ayant des pouvoirs plus puissants était immédiatement embrigadée dans les temples et pas toujours avec son consentement. Le clergé était le socle sur lequel s&#8217;appuyait l&#8217;empire. Les hauts dignitaires de l&#8217;empire provenaient du clergé ou avaient des liens très étroits avec lui.</p>
<p>Tamoryn, qui se considérait au dernier échelon des libres marchands, n&#8217;était pas supposée entrer en contact avec les membres du clergé ou les hauts dignitaires de l&#8217;Empire. Toute l&#8217;affaire était étrange depuis le début. Et le fait que la jeune novice et sa suivante aient accepté de donner leur aide pour la manœuvre dans le détroit était inimaginable. En fait, Tamoryn aurait pu sûrement se faire fouetter sur les quais de Kerima si elle avait seulement exprimé la possibilité qu&#8217;une telle aide puisse être requise.</p>
<p>Elle regarda une fois de plus la carte qui lui montrait le meilleur mouillage à la fin de cette première journée. Les eaux commençaient à être un peu plus agitées, mais il était encore possible de trouver des îlots assez importants pour les protéger des vents et courants. Ce serait une nuit calme de plus ainsi gagnée.</p>
<p>La manœuvre s&#8217;effectua sans trop de difficulté. Track aurait pu faire sa part les yeux fermés et l&#8217;aide de Daroh n&#8217;était pas négligeable.</p>
<p>Le soir, autour du ragoût de poissons et de graminées confectionné par Track, Tamoryn, comme par miracle, avait réussi à convaincre la jeune novice et sa suivante à rester dîner sur le pont.</p>
<p>Alors que tout le monde regardait le second soleil, Kemo, se coucher, Tamoryn lança la conversation.</p>
<p>&#8220;La journée fut bonne. Nous avons bien avancé. Vous n&#8217;êtes pas trop fatiguée, maîtresse ?&#8221;</p>
<p>La jeune femme sourit. &#8220;Je n&#8217;ai pas eu la tâche la plus dure contrairement à vous tous.&#8221;</p>
<p>&#8220;Peut-être pas la plus dure, mais sans vos mesures, nous pouvions nous échouer. Si nous continuons ainsi et si la mer est bonne de l&#8217;autre côté du détroit, nous arriverons vite à Oranul… Etes-vous pressée d&#8217;arriver, maîtresse ?&#8221;</p>
<p>La novice baissa la tête. &#8220;Je fais ce que Menula m&#8217;a ordonné…&#8221;</p>
<p>&#8220;Et votre père, jeune maîtresse !&#8221; Interrompit Daroh.</p>
<p>&#8220;Oui Daroh. Je fais également ce que mon père a ordonné…&#8221;</p>
<p>Tamoryn réessaya. &#8220;Mais maîtresse, mmmhh… excusez-moi, je ne connais pas votre nom, mais vous apparteniez au temple de Menula ?&#8221;</p>
<p>Daroh intervint à nouveau. &#8220;Et vous n&#8217;avez pas besoin d&#8217;en savoir plus, capitaine. Votre mission est de nous conduire à Oranul et vous avez été payée pour ça. Venez, maîtresse ! Si vous avez fini de dîner, il faudrait mieux aller vous reposer. La journée fut longue.&#8221;</p>
<p>Tamoryn ignora l&#8217;interruption. &#8220;Pardonnez-moi, maîtresse. Je ne voulais pas vous offenser.&#8221;</p>
<p>Peu après, les deux femmes se retiraient dans la cabine, laissant les deux marins et leurs questions.</p>
<p>&#8220;Ah, capitaine… je ne sais pas si une attaque de front était raisonnable.&#8221;</p>
<p>Tamoryn sourit. &#8220;On en a appris un peu…&#8221;</p>
<p>&#8220;Vraiment ?&#8221;</p>
<p>Elle se leva. &#8220;Oui et bien plus que Daroh n&#8217;aurait voulu… Bonne nuit, mon ami. La journée de demain sera dure.&#8221;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Projet 12 - Ch. 3]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2007/05/19/projet-12-ch-3/</link>
<pubDate>Sat, 19 May 2007 19:41:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
<guid>http://styx63.wordpress.com/2007/05/19/projet-12-ch-3/</guid>
<description><![CDATA[Et voici un nouveau chapitre. J&#8217;espère que ça continuera de vous plaire. Chapitre 3 Cela faisa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal">Et voici un nouveau chapitre. J&#8217;espère que ça continuera de vous plaire. <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<blockquote>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Chapitre 3</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Cela faisait maintenant deux jours que le bateau longeait une falaise. Il n&#8217;y avait plus de port d&#8217;ici la traversée du détroit. En effet, la côte n&#8217;était plus qu&#8217;un immense mur de pierre, constitué du flanc de la montagne tombant à pic dans les flots.</span></p>
<p class="MsoNormal"><!--more--></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">La légende voulait que lors de la grande guerre des cieux ayant opposé une partie des dieux aux forces démoniaques, le dieu Bor, d&#8217;un coup d&#8217;épée, avait coupé en deux la montagne, laissant la mer pénétrer par la brèche et balayant sur son passage les armées du mal. Bor et les quatre dieu et déesses<span> </span>ayant combattu à ses côtés étaient devenus les protecteurs de l&#8217;empire.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Du coup d&#8217;épée légendaire restaient une multitude d&#8217;îlots et de récifs extrêmement dangereux. Des passages étaient connus, mais même avec une carte fiable, bien des navires s&#8217;échouaient, un coup de vent aussi soudain que violent les ayant drossé sur des rochers. C&#8217;est la raison pour laquelle les échanges avec la Myrilie se faisaient par voie de terre, d&#8217;imposantes caravanes traversant les monts Ulerahan.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Au-delà du détroit, la mer était très violente, comme si les flots voulaient encore s&#8217;attaquer à la montagne.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Au sud de la Medrihanie se trouvait le désert de Kemo qui venait s&#8217;échouer au pied des Monts Eleraldan. Les explorateurs qui avaient réussi à traverser le désert, n&#8217;avaient trouvé que quelques passages étroits et dangereux à travers la montagne, passages en aucun cas exploitables de façon commerciale.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Ainsi protégée par la mer et la montagne, la région d&#8217;Ysharmir, dépendant de l&#8217;empire sur le papier, évoluait en toute indépendance. </span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Ysharmir était une plaie dans le flanc de l&#8217;empire car l&#8217;empire ne savait pas grand-chose de ce qui pouvait s&#8217;y passer alors qu&#8217;Ysharmir était au courant des hauts et bas de l&#8217;empire grâce aux informations fournies par quelques aventuriers qui bravaient les dangers ou des réfugiés assez désespérés pour ne pas avoir peur de la mort.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Les histoires les plus fantastiques courraient sur la province. Pour les uns, c&#8217;était un espace de liberté, pour les autres, il y régnait la violence et l&#8217;anarchie et les dieux avaient détourné leur regard de la région. C&#8217;était donc un endroit à éviter&#8230;sauf si on voulait vraiment s&#8217;y rendre.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Tamoryn avait entendu tous les récits. Nombreux étaient les marins ayant disparu lors de naufrage et dont on disait qu&#8217;ils étaient réapparus de nombreux cycles plus tard après un séjour en Ysharmir.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Le jeune capitaine ne voulait pas penser à un quelconque accident, mais les prochains jours allaient être dangereux.<span> </span>Le vent avait faibli et l&#8217;arrivée devant le détroit était prévue à la nuit tombée. Il faudrait trouver un mouillage protégé et repartir le lendemain avec le levé de soleil.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Depuis l&#8217;incident de la veille, la situation avait un peu évolué. Au moment des repas, Daroh venait maintenant avec sa jeune maîtresse qui passait quelques instants sur le pont à marcher avant de retourner dans la cabine pour manger. Si aucun mot n&#8217;était échangé, Tamoryn se sentait néanmoins un peu rassurée de voir que la jeune fille ne semblait pas prisonnière. Sa recommandation avait été également suivie et l&#8217;ancienne novice portait maintenant une tunique courte coupée simplement et un petit turban serré qui emprisonnait sa chevelure.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Sur ces considérations positives, elle ne put s&#8217;empêcher de sourire en réponse à l&#8217;attitude plutôt bougonne de Track qui s&#8217;approchait d&#8217;elle.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Tout se passe bien matelot ?&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Si le temps se maintient, oui. Mais tu sais que dans les Colonnes, nous ne sommes pas assez nombreux.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Tamoryn soupira. &#8220;Oui, je sais. Mais il n&#8217;a pas été possible de recruter dans le peu de temps que nous avions. Tout le monde se préparait pour la saison morte et personne n&#8217;était prêt à prendre le risque du voyage.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Une raison de plus pour nous de rester à la maison. On aurait pu finir avec un deux transports le long de la côte…&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Track… Ne recommence pas ! La décision a été prise. Par contre, pour notre problème de main d&#8217;œuvre, j&#8217;ai peut-être une idée…&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;A moins d&#8217;implorer Menula qu&#8217;elle fasse pleuvoir des marins, je ne vois pas…&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Voyons, je ne vais pas déranger la déesse alors que nous avons à bord deux autres paires de bras.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Track ouvrit de grands yeux. &#8220;Tu ne veux pas dire…?&#8221; </span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Si. Et je vais de ce pas demander…&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Alors là, je veux voir ça !&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Et qui tient la barre ?&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Tu sais bien qu&#8217;ici, on peut encore se permettre de la bloquer. Il sera temps, demain, d&#8217;y rester sans interruption.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;D&#8217;accord Track, je plaisantais.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Le matelot s&#8217;arrêta. &#8220;Tu plaisantais ? J&#8217;aurais pourtant cru…&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Pour la barre, Track, pour la barre. Tu vieillis, camarade, si tu ne vois plus mes blagues.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Sur ces mots, Tamoryn se dirigea d&#8217;un pas décidé vers la cabine. Elle se passa la main dans les cheveux et tira sur sa tunique, puis frappa à la porte. Comme la veille, Daroh ouvrit la porte.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Vous avez encore oublié quelque chose ?&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Non, je venais vous demander votre aide.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Mon aide !! Mais pourquoi faire ?&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Du coin de l&#8217;œil, Tamoryn vit que la jeune maîtresse s&#8217;approchait pour mieux entendre.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Demain, nous commençons la traversée des Colonnes et il serait préférable d&#8217;avoir une autre paire de bras à la manœuvre.&#8221; Voyant le regard sombre que lui jetait la suivante, elle s&#8217;empressa de rajouter. &#8220;Pour notre sécurité à tous, Maîtresse Daroh, pour notre sécurité à tous. Vous semblez une femme énergique. Et ce ne serait que pour quelque chose de pas trop dur, uniquement pour libérer Track…&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Tamoryn s&#8217;apprêtait déjà à faire demi-tour devant le visage fermé de Daroh quand la voix de la jeune novice s&#8217;éleva.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Avez-vous vraiment besoin de nous, capitaine ?&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Tamoryn avança dans la cabine, repoussant Daroh malgré sa très nette opposition.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Oui maîtresse. Comme votre père souhaitait nous voir partir très rapidement, je n&#8217;ai pas pu compléter l&#8217;équipage comme je l&#8217;aurais souhaiter. Mais pour notre survie à tous dans les deux prochains jours, il serait préférable que Daroh aide Track aux manœuvres… Si vous êtes d&#8217;accord, maîtresse.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Pourrai-je également aider, capitaine ?&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Daroh sursauta. &#8220;Maîtresse, ce n&#8217;est pas possible…&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Tais-toi ! Je sais que je ne suis pas très forte, mais il y a sûrement quelque chose que je peux faire…&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Tamoryn regarda la jeune fille et réfléchit un instant. &#8220;Si vous le voulez vraiment, il y a effectivement une tâche qui pourrait vous être confiée et de la plus grande importance.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">La suivante s&#8217;énerva. &#8220;Insolente, tu ne crois pas que tu vas laisser ton sale travail à…&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Daroh, cela suffit. J&#8217;ai pris ma décision.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Mais maîtresse…&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Non, Daroh. Nous devons aller jusqu&#8217;au bout du voyage. Si je peux contribuer, je le ferai. Menula ne demande pas autre chose de moi.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Tout le monde s&#8217;inclina respectueusement au nom de la déesse.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;Bien, maîtresse.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Tamoryn regarda la novice. &#8220;Merci maîtresse. Je vous expliquerai demain ce que vous aurez à faire. Et je vous promets, c&#8217;est vraiment important.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">La jeune fille la regarda, un soupçon de sourire sur les lèvres. &#8220;J&#8217;en suis persuadée, capitaine.&#8221; Puis elle se retira au fond de la cabine.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Tamoryn esquissa une vague courbette et retourna sur le pont suivi de Track, toujours grommelant.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">&#8220;J&#8217;espère que tu sais ce que tu fais.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-family:Tahoma;">Le capitaine retourna au gouvernail en murmurant. &#8220;Je l&#8217;espère aussi.&#8221;</span></p>
</blockquote>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Projet 12 - Ch. 2]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2007/05/12/projet-12-ch-2/</link>
<pubDate>Sat, 12 May 2007 15:32:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
<guid>http://styx63.wordpress.com/2007/05/12/projet-12-ch-2/</guid>
<description><![CDATA[Et voici la suite du projet 12. Ainsi qu&#8217;une première ébauche de la carte de l&#8217;Empire. C]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal"><a title="Carte de l’Empire (version 1)" href="http://styx63.files.wordpress.com/2007/05/carte-empire.jpg"><img src="/files/2007/05/carte-empire.thumbnail.jpg" alt="Carte de l’Empire (version 1)" /></a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Et voici la suite du projet 12. Ainsi qu&#8217;une première ébauche de la carte de l&#8217;Empire. Celle-ci va évoluer avec l&#8217;histoire. Mais en même temps, cela aide de voir à quoi ressemble le pays.</p>
<p class="MsoNormal"><!--more--></p>
<blockquote>
<p class="MsoNormal"><span>Chapitre 2</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Le <em>Prince d&#8217;Akkorah</em> était en mer depuis maintenant cinq jours. L&#8217;atmosphère qui régnait à bord était étrange. Track restait sur ses gardes, à peine remis de son émotion à voir une novice de Menula. Les futures prêtresses n&#8217;étaient pas autorisées à sortir du temple tant qu&#8217;elles n&#8217;avaient pas achevé leur noviciat. Enlever une novice était passible de la peine capitale. Voir une novice hors du temple et ne pas avertir immédiatement les autorités était passible de la peine capitale.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Enfin, Menula était la déesse de la Mer, la protectrice des marins, des voyageurs et des commerçants. Un affront à Menula de la part d&#8217;un marin ne pouvait avoir comme conséquence qu&#8217;un sort bien pire que la mort. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Si la réaction de Tamoryn n&#8217;avait pas été aussi violente que celle de son matelot, il avait fallu tous les talents de persuasion du majordome et surtout une attestation de la part de la Grande Prêtresse relevant de ses vœux la fille du Haut Conseiller Kron pour la convaincre que le marché était tout ce qu&#8217;il y avait de légitime. Le jeune capitaine exigea cependant que l&#8217;attestation lui soit remise le temps du voyage, ce que le majordome ne semblait pas avoir prévu de faire initialement. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Track avait porté à bord les deux malles en exprimant à voix haute sa désapprobation. Puis Tamoryn avait aidé la jeune novice et sa suivante à embarquer. Avec les dernières lueurs du jour et les voiles spécifiques de la prêtrise, elle n&#8217;avait pu distinguer qu&#8217;une silhouette mince et quelques mèches de cheveux noirs. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Depuis lors, la jeune fille était restée enfermée dans la cabine et sa suivante, Daroh, montait la garde. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Le temps était beau et les vents favorables. Tamoryn espérait atteindre les Colonnes du Ciel le lendemain. Si le temps se maintenait, le passage se ferait peut-être facilement.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Track fit sonner la petite cloche annonçant que le repas de mi-journée était prêt. Un petit brasero à un endroit abrité du pont permettait au matelot de faire mijoter des ragoûts qui tenaient bien au corps.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Cependant, une fois de plus, seule Daroh se présenta avec deux gamelles. Tamoryn essaya encore une fois d&#8217;entamer la conversation.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;Il fait beau. Le bon air ferait du bien à votre maîtresse.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;La jeune demoiselle préfère rester à l&#8217;abri.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;Elle n&#8217;est pas incommodée par le mouvement de la mer, j&#8217;espère…&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;La jeune demoiselle se porte bien.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;La nourriture lui convient-elle ou a-t-elle des préférences…&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;La jeune demoiselle est très satisfaite.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Sur ces derniers mots, la suivante repartit vers la cabine avec les deux repas. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Tamoryn soupira en se servant à son tour. Depuis le toit de la cabine, Track avait pris le gouvernail. Ils échangèrent un regard. L&#8217;affaire semblait de plus en plus étrange et même le poids de la seconde bourse qui avait été versée le soir du départ ne suffisait plus à calmer les craintes les plus folles qui germaient dans l&#8217;esprit du jeune capitaine.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Elle avait lu et relu l&#8217;attestation de la prêtresse de Menula, l&#8217;avait étudiée sous toutes les coutures et celle-ci semblait authentique. La déesse n&#8217;avait pas manifesté son courroux après cinq jours de navigation. On aurait pu penser qu&#8217;elle aurait fait quelque chose pour empêcher le départ de la novice si elle s&#8217;y opposait.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>La jeune fille, Tamoryn ne connaissait même pas son nom – il n&#8217;avait jamais été mentionné – n&#8217;apparaissait pas opposée à sa réclusion et il n&#8217;y avait même pas moyen d&#8217;aller dans la cabine depuis que Daroh avait obligé Track à emporter les affaires de l&#8217;équipage dans la cale. Aucun bruit ne traversait les minces cloisons. Les deux femmes ne semblaient pas parler entre elles. Etait-elle droguée ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ayant fini de manger, Tamoryn eut soudain une idée. Elle se dirigea d&#8217;un air décidé vers la cabine et frappa trois coups sonores à la porte. Comme elle s&#8217;y attendait, Daroh vint ouvrir. Elle ne lui laissa pas le temps de parler.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;Je vous prierais de sortir toutes les deux un instant.&#8221; Elle instilla une dose de commandement tout en restant extrêmement polie.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;C&#8217;est notre cabine… Je ne vois pas d&#8217;où vient cette insolence…&#8221; Daroh, visiblement, souffrait du même syndrome que le majordome. Lui manquer de respect était manquer de respect à son maître.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;Avant d&#8217;être votre cabine, c&#8217;était celle du capitaine et j&#8217;ai besoin d&#8217;y prendre quelque chose.&#8221; Etait-ce l&#8217;endroit où rappeler que seule Menula avait préséance sur un capitaine sur son propre navire ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;Votre matelot à pris toutes vos affaires.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;Ce dont j&#8217;ai besoin n&#8217;a pas été emporté.&#8221; Tamoryn s&#8217;obligeait à rester calme pour voir son plan mené à terme. Mais l&#8217;envie de boxer cette suivante était très forte. Elle avait dû apprendre son art dans la prison pour femmes de Kerima… comme détenue ou garde-chiourme, cela restait à voir.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;Alors dites-moi où ça se trouve et je vous l&#8217;apporte.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;Désolée, je ne peux dire à tout le monde où se trouve le coffre privé du capitaine. Je n&#8217;en aurai que pour très peu de temps.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;Il n&#8217;y a pas de…&#8221; Peut-être comme détenue. Pourquoi fouiller une cabine à la recherche de compartiment secret sinon ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;Vous avez fouillé ?&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Les esprits s&#8217;échauffaient quand une voix claire les interrompit. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;Laisse Daroh ! Nous pouvons parfaitement sortir quelques minutes.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;Mais maîtresse…&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Daroh n&#8217;eut pas le temps de finir sa phrase. La fille du Haut Conseiller Kron était déjà à la porte. Celle-ci portait toujours sa robe de novice et le voile traditionnel qui recouvrait sa chevelure. Un coup de vent au moment où elle sortait révéla de lourdes mèches brunes entourant un visage fin et allongé où dominaient deux yeux noirs. La bouche était ferme, le menton volontaire.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Son regard croisa celui de Tamoryn. &#8220;Je veux croire que vous n&#8217;en aurez pas pour très longtemps.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Le capitaine s&#8217;inclina respectueusement. Novice ou pas, il ne fallait pas prendre de risque. &#8220;Non, maîtresse. Quelques minutes tout au plus.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Tamoryn entra dans la cabine et se dirigea rapidement vers le fond. Là, elle s&#8217;agenouilla et passant un doigt dans ce qui semblait un nœud du bois, elle souleva une petite partie du plancher. Puis, laissant glisser sa main le long de l&#8217;étrave, elle trouva la petite ouverture qui servait de cachette. Elle en tira une serviette en cuir. Elle remit tout en place et sortit de la cabine.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Daroh l&#8217;attendait, suspicieuse. Elle montra le porte-documents. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>&#8220;Mes cartes pour passer les Colonnes.&#8221; Expliqua le capitaine. Le détroit était très dangereux. Tout possesseur d&#8217;une carte montrant un passage, la conservait avec précaution.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Avant de s&#8217;éloigner, elle lança à la suivante qui venait de faire rentrer sa maîtresse dans la cabine. &#8220;Si elle n&#8217;est plus une novice, il serait plus prudent, pour tout le monde, qu&#8217;elle change de tenue.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal">
</blockquote>
<p class="MsoNormal">That’s all, Folks ! <img src="http://us.i1.yimg.com/us.yimg.com/i/mesg/emoticons7/19.gif" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal"><span></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Projet 12 - Ch. 1]]></title>
<link>http://styx63.wordpress.com/2007/05/09/projet-12-ch-1/</link>
<pubDate>Wed, 09 May 2007 17:49:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Styx</dc:creator>
<guid>http://styx63.wordpress.com/2007/05/09/projet-12-ch-1/</guid>
<description><![CDATA[Bonjour, Voici un peu de lecture. Il a un titre provisoire, mais que je ne vais pas utiliser pour l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Bonjour,</p>
<p>Voici un peu de lecture. Il a un titre provisoire, mais que je ne vais pas utiliser pour l&#8217;instant. C&#8217;est la fameuse dernière histoire que j&#8217;avais en tête depuis fort longtemps (comptez au moins plus de 15 ans !). Dans ma tête, elle est assez avancée et puisqu&#8217;elle demande à sortir&#8230;. Ma grande idée (si on peut dire) a été d&#8217;en faire un récit d&#8217;Heroic Fantasy, ce qu&#8217;il n&#8217;était pas au début (alors que tous les ingrédients y étaient déjà). Mais comme j&#8217;ai dit, je ne sais plus où, j&#8217;ai lu un peu d&#8217;Heroic Fantasy, mais relativement peu donc ce n&#8217;est pas oblogatoirement mon premier réflexe. Le texte va sûrement encore bouger avant d&#8217;être définitif si l&#8217;on considère que ce simple premier chapitre a déjà été repris et modifié à trois reprises.</p>
<p style="margin-left:40px;">Projet 12 &#8211; Chapitre 1 <img src="http://us.i1.yimg.com/us.yimg.com/i/mesg/emoticons7/4.gif" alt="" /></p>
<p><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><!--more--></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Le port de Kerima était particulièrement animé en ce milieu de matinée du septième jour du mois de Menula. L&#8217;un des principaux ports de la grande Mer Intérieure, il occupait toute la baie, surplombée par les cinq collines au sommet desquels on devinait les temples des cinq divinités tutélaires de l&#8217;empire : les dieux Bor et Kemo, également noms des deux soleils du système et noms des premier et dernier mois du cycle et les déesses Ylia, Furima et Menula, noms des trois lunes de la planète. Il y avait d&#8217;autres dieux qui veillaient à la destinée de l&#8217;empire, mais ils étaient de moindre importance et étaient considérés comme les assistants des cinq premiers.<span> </span></span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Depuis le temple de Bor, les jours clairs, on pouvait deviner les contours de l&#8217;immense chaîne de montagnes qui coupait littéralement l&#8217;empire en deux.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Entre les collines et la mer s&#8217;étalait la ville, capitale de l&#8217;empire. </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Toute la région, ainsi<span> </span>que le port, s&#8217;apprêtait<span> </span>à connaître la période de calme de la mauvaise saison. Seuls certains petits bateaux de pêche sortaient encore, mais uniquement pour la journée. Le transport de marchandises se limitait à de petits trajets de quelques jours vers les ports les plus proches et accessibles par cabotage. Tous les autres navires qui avaient fini leur saison se préparaient à un hivernage de quatre à cinq lunes. </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span><span> </span></span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Tamoryn Noriadas faisait partie des marins qui avaient fini leur saison et elle réparait tranquillement un cordage sur le pont de son caboteur <em>Le Prince d&#8217;Akkorah</em> quand une voix hautaine l&#8217;interpella. Levant la tête pour voir de qui il s&#8217;agissait, elle réalisa qu&#8217;elle avait affaire à un majordome habitué à ce que la grandeur de ses maîtres rejaillisse sur lui, surtout à l&#8217;égard de personnes de rang inférieur. </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>On ne pouvait formellement dire qu&#8217;elle était de rang inférieur. Elle était libre. Elle appartenait à la guilde des marins et<span> </span>elle était propriétaire du navire sur lequel elle se trouvait. Elle y était née, y avait appris tout ce qu&#8217;elle savait et en avait hérité trois mois plus tôt, à la mort de son père. Depuis, elle n&#8217;avait reçu de contrats que pour du petit cabotage le long de la côte, transportant des marchandises d&#8217;un port à l&#8217;autre. Rien de bien passionnant et juste assez rémunéré pour survivre et ne pas avoir de dettes trop criantes. La seule chose en sa faveur était la réputation sans tâche de son père et l&#8217;espoir qu&#8217;elle suivrait dans son sillage.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Elle se redressa et<span> </span>se dirigea vers le bastingage. Elle était un peu plus grande que la moyenne pour une femme, ce qui lui permettait tout juste de ne pas être dominée par tous les hommes qu&#8217;elle rencontrait ou avec qui elle faisait affaire. La vie à bord du bateau lui avait également donné une belle quantité de muscles, gagnés à force de hisser des voiles, de monter et descendre le long du mat et transbahuter des marchandises. Et ces muscles, son père lui avait appris à en faire bon usage pour se défendre en cas de besoin.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Elle regarda le majordome de l&#8217;air de quelqu&#8217;un qui a franchement mieux à faire ailleurs.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Tamoryn Noriadas ?&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;C&#8217;est moi.&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Je pourrais avoir une mission délicate à vous confier…&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Je vous arrête immédiatement. Je ne fais rien d&#8217;illégal.&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Ce que j&#8217;ai à vous proposer est tout à fait légal. Prenez-vous des passagers ?&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Ce n&#8217;est pas mon habitude, mais je peux le faire. Où voulez-vous aller ?&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Il ne s&#8217;agit pas de moi, mais de la fille de mon maître, le haut conseiller Kron. Il faudrait la conduire, ainsi que sa suivante, en Myrilie.&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Tamoryn réalisa que les couleurs de la livrée du majordome étaient effectivement celles d&#8217;un haut conseiller, et l&#8217;un des plus puissants si sa mémoire était bonne. Mais elle s&#8217;occupait tellement peu des affaires de la ville et de l&#8217;empire tant que cela n&#8217;avait pas d&#8217;incidence sur sa vie.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span><span> </span></span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;De l&#8217;autre côté de la mer intérieure ? Pourquoi ne pas faire le trajet par terre comme tout le monde ?&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;La saison des caravanes est passée et mon maître ne souhaite pas attendre. Il a promis sa fille en mariage.&#8221;<span> </span></span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;La traversée pourrait s&#8217;avérer également dangereuse. Ne croyez-vous pas plus prudent d&#8217;attendre la réouverture des cols ? Ce n&#8217;est que l&#8217;affaire de quatre à cinq mois finalement.&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;On m&#8217;avait pourtant dit que vous ne refusiez aucune affaire ?&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Dans la limite de la légalité, non. Et si le haut conseiller Kron et sa fille sont prêts à prendre ce risque et à payer le prix, je suis le capitaine dont vous avez besoin.&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Et quel est votre prix ?&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;50 orels et nous pouvons partir dans deux jours.&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Mon maître double cette somme si vous partez dès ce soir.&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Tamoryn s&#8217;étonna d&#8217;une telle précipitation. Un mariage, surtout celui de la fille d&#8217;un haut conseiller, ne se décidait pas sur un coup de tête. </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Dès ce soir ! Vous êtes sûr ?&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;C&#8217;est le désir de mon maître. Qui sommes-nous pour critiquer ?&#8221; </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Le regard du majordome se fit réprobateur, mais il ne fit pas mine de partir. Toute l&#8217;affaire semblait de plus en plus étrange à Tamoryn, mais si un haut conseiller avait voulu se lancer dans une activité un peu plus trouble, n&#8217;avait-il pas les moyens de faire autrement qu&#8217;en engageant un jeune capitaine sur le port ?</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Réalisant qu&#8217;elle n&#8217;avait pas réagi à la dernière réponse du majordome, Tamoryn reprit le fil de la discussion.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span><span> </span></span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Les éléments sont favorables&#8230; Ce serait faisable… à condition que vous payiez le prix dès maintenant et que j&#8217;aille immédiatement m&#8217;occuper du ravitaillement&#8230;&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Le majordome tira une bourse des plis de sa tunique.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Voici 50 orels ! Vous aurez le reste ce soir.&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Le capitaine soupesa la bourse, mais ne fit pas l&#8217;affront de recompter.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Deux personnes ? Très bien ! Soyez là une heure avant le couché du soleil !&#8221;<span> </span></span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Elle avait accepté l&#8217;affaire avant d&#8217;y avoir vraiment réfléchi. Aller en Myrilie était toujours un voyage risqué et plus encore lors de la mauvaise saison. Que ça n&#8217;en soit que le début ne changeait rien. Au contraire, les variations de temps étaient bien plus violentes. Mais elle avait terriblement besoin de cet argent.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span><span> </span></span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Dès que le majordome se fut éloigné, Tamoryn descendit à quai et se dirigea vers l&#8217;une des tavernes du port où elle pensait trouver son matelot, Track. Celui-ci avait toujours travaillé pour son père et elle le considérait comme une espèce d&#8217;oncle. A la mort de son père, il lui déclara que &#8220;Le Prince&#8221; avait été tout à la fois sa demeure, son gagne-pain et sa famille au cours des quelques trente derniers cycles et le fait que Tamoryn devienne son nouveau capitaine ne lui posait aucun problème malgré les quolibets dont il avait été la cible de la part d&#8217;autres matelots.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Track était assis à une table avec deux autres marins et ils semblaient échanger les habituelles histoires de ceux qui ne se sont pas vu depuis un certain temps.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Son teint commençait à prendre une couleur rouge vermillon, mais Tamoryn savait que c&#8217;était sa réaction à la moindre gouttelette d&#8217;alcool. Track n&#8217;avait pas pour habitude de s&#8217;enivrer.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Quand il la vit passer sa tête par la porte et lui faire signe de la rejoindre, il se leva, laissa une poignée de petite monnaie sur la table et quitta ses deux compagnons. Il retrouva son capitaine un peu plus loin.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Quoi de neuf, Cap&#8217;taine ?&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;On a un nouveau contrat.&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Track la regarda, un peu étonné du manque de précision.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;D&#8217;accord&#8230; Que doit-on transporter et pour quelle destination ?&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;La fille du haut conseiller Kron et sa suivante sont attendues en Myrilie.&#8221;<span> </span></span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;A cette période ? Mais…&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Et on part ce soir. Le client paie le prix.&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Le visage de Track reflétait les doutes de Tamoryn.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Track, je sais les risques, mais on a encore une chance avant que la mauvaise saison arrive…&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Je suis plus inquiet par l&#8217;activité des pirates. Les gars avec qui je parlais m&#8217;ont dit en avoir aperçu lors de leur retour, à deux jours du port. C&#8217;est bien prêt à mon goût.&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Ils ne s&#8217;intéresseront pas au <em>Prince</em> : il est trop petit…&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Si tu l&#8217;dis…&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Il faut tenter notre chance. Ma décision est prise. Prends la bourse et occupe-toi du ravitaillement ! Va également régler ce que je dois à Targas. Il a été plus que patient sur le prix de la nouvelle voile !&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Très bien. On se retrouve au bateau.&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="text-align:center;margin-left:40px;" align="center"><span>=*=*=*=*=*=*=</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>L&#8217;heure du départ approchait et les deux passagères n&#8217;étaient toujours pas là. Tamoryn essaya à nouveau de s&#8217;assurer qu&#8217;elle n&#8217;avait rien oublié. Le Prince d&#8217;Akkorah servant d&#8217;abord au transport de marchandises, n&#8217;était pas adapté pour recevoir des passagers. Sa construction était simple. Le navire avait deux mâts qui supportaient deux grandes voiles triangulaires.. Un pont protégeait les marchandises situées dans la cale. A la poupe s&#8217;élevait une petite construction du toit duquel il était possible de tenir les deux grands avirons servant à diriger le navire. C&#8217;était cet espace qui avait été transformé en cabine de fortune en tirant une grande pièce de toile en son milieu pour préserver l&#8217;intimité des passagères. Sur l&#8217;autre moitié, les affaires de Tamoryn et de Track avaient été rassemblées.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Track avait pu payer les quelques factures qui traînaient et obtenir de la nourriture pour une vingtaine de jours soit le double de ce qui était nécessaire si tout se passait bien. </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Le vieux matelot avait également essayé de se renseigner sur les mystérieuses voyageuses. Mais tout ce qu&#8217;il avait appris était que le haut conseiller Kron était puissant, mais discret quant à sa famille et ses affaires. Il était surprenant de ne rien pouvoir apprendre sur lui dans les tavernes du port. Toute personne d&#8217;importance dans l&#8217;empire était le héro d&#8217;une multitude d&#8217;anecdotes, la plupart fantaisistes et dont le fait originaire était depuis longtemps oublié. Dans le cas de Kron, il n&#8217;y avait rien. Il était riche, puissant et avait ses entrées auprès de l&#8217;empereur. Il était le chef d&#8217;une famille ancienne qui ne faisait pas parler d&#8217;elle, mais qui était incontournable parmi les gens qui comptaient. Cette réputation sans tâche aurait dû rassurer Tamoryn. Au contraire, l&#8217;absence de rumeur l&#8217;angoissait encore plus.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Une carriole attelée s&#8217;approcha enfin, toutes ses ouvertures obstruées par d&#8217;épais rideaux de cuir. Une fois arrêtée, le cocher descendit et ouvrit l&#8217;une des portes. Le majordome sortit de la voiture et se dirigea vers Tamoryn qui s&#8217;approcha. Il lui tendit une nouvelle bourse. </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Voici le solde du prix et<span> </span>vos passagères. Au port d&#8217;Oranul, vous ferez prévenir le marchand Graz qui viendra chercher sa promise. Bon voyage, que les dieux soient avec vous !&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>&#8220;Merci, messire. Qu&#8217;ils veillent sur la vie de votre maître et de sa maisonnée !&#8221;</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Le cocher, pendant ce temps, avait sorti deux coffres de taille moyenne de la carriole et aidait maintenant à descendre ce qui semblait être une femme lourdement charpentée. Tamoryn fit signe à Track de venir aider à transporter les malles.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Alors qu&#8217;il s&#8217;approchait à son tour, la dernière passagère descendit à son tour, aidée par le majordome.</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span>Tamoryn avait la vue gênée par celui-ci et ne réalisa pas immédiatement le problème quand Track s&#8217;exclama :</span></p>
<p style="margin-left:40px;"><span> </span></p>
<blockquote><p><span>&#8220;Mais, c&#8217;est une novice de Menula !&#8221;</span></p></blockquote>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
