<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>raffarin &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/raffarin/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "raffarin"</description>
	<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 05:35:33 +0000</pubDate>

	<generator>http://en.wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Fin de fronde]]></title>
<link>http://royesocialiste.wordpress.com/2009/11/06/fin-de-fronde/</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 16:04:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>olivier</dc:creator>
<guid>http://royesocialiste.wordpress.com/2009/11/06/fin-de-fronde/</guid>
<description><![CDATA[Comme prévu, la « fronde » animée par Jean Pierre Raffarin n’ira pas bien loin. Entre la défense des]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><a href="http://royesocialiste.wordpress.com/files/2009/11/fronde.jpg"><img class="size-medium wp-image-959 alignright" title="fronde" src="http://royesocialiste.wordpress.com/files/2009/11/fronde.jpg?w=211" alt="fronde" width="211" height="300" /></a>Comme prévu,</strong> la <em>« fronde » </em>animée par Jean Pierre Raffarin n’ira pas bien loin. Entre la défense des principes démocratiques et l’obéissance au Chef, le choix est vite fait chez les godillots.  Mardi, nous explique –t-on, le Premier Ministre s’est fait une joie de « recadrer sa majorité ». Que chacun se réfugie dans le silence, au risque de froisser sa conscience !</p>
<p><strong>Un dont la</strong> conscience ne souffre pas, c’est notre député de la Somme. Si l’on en croit <em>le Parisien</em> (édition du 4 novembre), Alain Gest s’est réjoui de cette reprise en main par François Fillon : <em>« Il a sifflé la fin de la récré … Il faudrait peut-être qu’il le fasse plus souvent»</em> a-t-il déclaré.  Faudrait pas se tromper d’époque : les députés UMP ne sont pas des élus du peuple, ils sont des élus de Nicolas Sarkozy! Et, au concours de celui qui sera le mieux élu du Chef, Gest vient de gagner des galons!</p>
<p><strong>De deux</strong> choses l’une : ou M. Gest cherche à être le plus proche du Dieu élyséen &#8211; faiblesse humaine ! – ou il est vraiment attaché à la série de réformes sarkoziennes dont tout observateur sérieux sait qu’elles vont conduire à la recentralisation des institutions, à l’épuisement financier des collectivités, au redéploiement de la fiscalité au détriment des ménages, et, au passage, à l’étouffement de l’opposition républicaine.  Pour ce que je connais de son parcours politique, je crois volontiers à l’enthousiasme réactionnaire de M. Gest. Qui présente, de surcroît, l’avantage de le mettre en bonne place au rang des courtisans.</p>
<p>Il faudra s’en souvenir !</p>
<p><strong><em>Jacques Fleury</em></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Prurit d’opposition ]]></title>
<link>http://royesocialiste.wordpress.com/2009/11/03/prurit-d%e2%80%99opposition/</link>
<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 09:34:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>olivier</dc:creator>
<guid>http://royesocialiste.wordpress.com/2009/11/03/prurit-d%e2%80%99opposition/</guid>
<description><![CDATA[Non, la gauche ne fait pas de l’opposition systématique ! On peut sans doute le regretter car Franço]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><a href="http://royesocialiste.wordpress.com/files/2009/11/raffarin_munch.jpg"><img class="size-medium wp-image-956 alignright" title="Raffarin_munch" src="http://royesocialiste.wordpress.com/files/2009/11/raffarin_munch.jpg?w=237" alt="Raffarin_munch" width="237" height="272" /></a>Non, la gauche</strong> ne fait pas de l’opposition systématique ! On peut sans doute le regretter car François Mitterrand soutenait que lorsqu’on est dans l’opposition on s’oppose ! Mais en l’espèce nous ne sommes pas les seuls à dénoncer les dérives et les mauvais coups du pouvoir. La gauche ne serait donc plus seule à dénoncer l’aventurisme du Chef de l’Etat ! Même quelques élus de droite seraient saisis d’un prurit d’opposition !</p>
<p><strong>Il faut dire </strong>que notre Grand Conducteur fait fort ! Pour ceux qui jugeraient excessives mes positions sur l’ensemble des « réformes » qui visent à la fois à annuler la décentralisation en dépouillant les collectivités locales de tout pouvoir, et à réduire toute capacité de résistance de la gauche, voici quelques infos qui ne vous ont peut-être pas échappé mais qui méritent d’être rappelées.</p>
<p><strong>La réforme</strong> de la taxe professionnelle avait déjà eu bien du mal à être votée à l’Assemblée Nationale. La fronde des sénateurs menée par Raffarin confirme que ce projet est suffisamment aventureux et dangereux pour que les parlementaires de droite abandonnent – momentanément &#8211; un comportement de « godillot » pourtant bien encouragé par les institutions de la Vème République.</p>
<p><strong>Pour ces représentants</strong> institutionnels des collectivités locales que sont les sénateurs, il y a le feu au lac : la suppression de la Taxe Professionnelle annule la principale ressource des collectivités locales. Avant même que soient décidées les futures compétences des collectivités et donc des recettes dont elles auront besoin !Avant même que nous soit dit comment les élus locaux pourraient compenser de façon durable la perte de la recette majeure de leurs budgets sans réduire les investissements qui constituent pourtant 75% des équipements publics et sans augmenter les impôts qui frappent les ménages ! On a beau être de droite<strong> </strong>et prêt à toute allégeance devant le Conducteur de la Nation, difficile d’accepter une réforme qui sent l’aventure et peut se révéler très vite catastrophique. La Fronde n’ira sans doute pas bien loin ! Les parlementaires de droite n’oseront pas déclencher la crise. Dommage ! Ils mériteraient de la République !.</p>
<p><strong>Pour justifier </strong>la vaste réforme des collectivités qui se traduirait par la fusion des élus départementaux et régionaux, chaque conseiller départemental devenant en même temps conseiller régional, l’argument très démagogique employé par les séides du Chef serait le montant des économies faites par la division par deux du nombre des élus. Economie prodigieuse et sans doute indispensable puisqu’elle compenserait tout juste, a-t-on calculé, l’augmentation scandaleuse des dépenses annuelles de l’Elysée depuis l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, dénoncée par Philippe Seguin Président de la Cour des Comptes! Excusez du peu !</p>
<p><strong>Le coût des élus </strong>locaux représenterait actuellement 0,1 % des budgets des collectivités locales. Mais il est probable que les futurs élus territoriaux à qui on imposerait de cumuler institutionnellement deux mandats et donc d’être assurément mobilisés plus qu’à plein temps demanderont une compensation financière à cette disponibilité accrue, incompatible avec toute autre activité professionnelle !</p>
<p><strong>Enfin, le Chef </strong>a imaginé d’instaurer un mode de scrutin uninominal à un seul tour dans l’espoir de nuire à la gauche. C’est proprement scandaleux. Il n’y a pas que nous pour le dire : le Conseil d’Etat vient d’affirmer avec le style très mesuré qui est le sien : «<em> Le mode de scrutin projeté pour cette désignation est de nature à porter atteinte à l’égalité comme à la sincérité du suffrage</em> » Nous ne disons rien d’autre !</p>
<p><strong><em>Jacques Fleury</em></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Clearstream: une histoire sans fin?]]></title>
<link>http://bibifa.wordpress.com/2009/10/25/clearstream-une-histoire-sans-fin/</link>
<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 03:04:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>bibifa</dc:creator>
<guid>http://bibifa.wordpress.com/2009/10/25/clearstream-une-histoire-sans-fin/</guid>
<description><![CDATA[Quatrième partie Une structure étatique qui, au travers de ses différents ministères &quot;laisse fa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Quatrième partie Une structure étatique qui, au travers de ses différents ministères &quot;laisse fa]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Indécente  Bachelot, les autres n 'ont rien compris]]></title>
<link>http://lucecaggini.wordpress.com/2009/04/29/indecente-bachelot-les-autres-n-ont-rien-compris/</link>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 07:22:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>LCF</dc:creator>
<guid>http://lucecaggini.wordpress.com/2009/04/29/indecente-bachelot-les-autres-n-ont-rien-compris/</guid>
<description><![CDATA[http://www.lemonde.fr/societe/son/2009/04/28/laurent-laroche-la-loi-bachelot-est-contraire-a-l-inter]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><pre style="margin-bottom:0;"><a href="http://www.lemonde.fr/societe/son/2009/04/28/laurent-laroche-la-loi-bachelot-est-contraire-a-l-interet-des-patients_1186562_3224.html">http://www.lemonde.fr/societe/son/2009/04/28/laurent-laroche-la-loi-bachelot-est-contraire-a-l-interet-des-patients_1186562_3224.html</a></pre>
<pre style="margin-bottom:0;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090426.OBS4664/raffarin_critique_la_reforme_confuse_de_lhopital.html">http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090426.OBS4664/raffarin_critique_la_reforme_confuse_de_lhopital.html</a></pre>
<pre style="margin-bottom:0;"><a href="http://www.liberation.fr/societe/0101564580-l-hopital-fait-bloc-contre-la-loi-bachelot">http://www.liberation.fr/societe/0101564580-l-hopital-fait-bloc-contre-la-loi-bachelot</a></pre>
<pre style="margin-bottom:0;"><a href="http://www.liberation.fr/depeches/0101564480-hopitaux-9-5-de-medecins-grevistes-au-plan-national-50-1-a-paris">http://www.liberation.fr/depeches/0101564480-hopitaux-9-5-de-medecins-grevistes-au-plan-national-50-1-a-paris</a></pre>
<p style="margin-bottom:0;">
<h3><span style="color:#993300;">J ai  écouté  Madame  Bachelot  , invitée  de Denisot    hier soir . </span></h3>
<h3><span style="color:#993300;">Le  sourire  en rondeurs, l &#8216;assurance  sans faille,   la posture  carrée,  elle  ne  doute  pas  un seul  instant  de  son raisonnement : les  autres  n &#8216; ont pas  compris .</span></h3>
<h3><span style="color:#993300;"> Les  autres ,  sont les profs  de médecine,  tous  ceux  sur  lesquels  nous  comptons  parce que  ils  sont  sans  relâche  attachés  à sauver  nos enfants , tandis  qu&#8217;elle  envahit</span></h3>
<h3><span style="color:#993300;"> l &#8216;écran  de sa moue  lippue. On  se  demande si ces  types  en  blouse  blanche  qui  se  sont  mobilisés  pour  descendre  dans  la rue   avaient  brusquement  du  temps  à perdre .</span></h3>
<h3><span style="color:#993300;"> Du point de  vue  du  naïf , de  celui  qui  court  à l &#8216; hôpital  parce  qu &#8216; il est  pris  de vomissements  ou de  douleurs ,qui va  se trainer  pendant 4  ou  5  heures  sur  un  brancard dans  un  couloir,  parce que  le  personnel  est  en  nombre  insuffisant , l &#8216;attitude de Madame Bachelot  est indécente.</span></h3>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Printemps de Bourges et digressions politiques en cascade]]></title>
<link>http://donjipez.wordpress.com/2009/04/26/le-printemps-de-bourges-et-digressions-politiques-en-cascade/</link>
<pubDate>Sun, 26 Apr 2009 12:48:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>donjipez</dc:creator>
<guid>http://donjipez.wordpress.com/2009/04/26/le-printemps-de-bourges-et-digressions-politiques-en-cascade/</guid>
<description><![CDATA[Me suis bien marré en lisant Bourges : la ballade des politiques sur lemonde.fr; ce qui n&#8217;est ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Me suis bien marré en lisant <a title="lemonde.fr/bourges/politiques" href="http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/04/25/bourges-la-ballade-des-politiques_1185360_3246.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20090425-[zoneb]" target="_blank">Bourges : la ballade des politiques</a> sur lemonde.fr; ce qui n&#8217;est pas coutumier à la lecture du quotidien régimaire. Du vrai second degré, pour cette promenade printanière de quelques élus au festival berrichon. Plus que voir ou écouter, il s&#8217;agit de se montrer. On croise donc un Bayrou ampoulé : &#8220;Le slam et le rap l&#8217;intéressent parce que cela traite de la langue et qu&#8217;y sont évoqués des constats ou des propositions sur la sociétéé.&#8221; Le has-been hadopiste Lang qui se croit ministre de la culture à vie et est un habitué des travées. Il n&#8217;y rencontrera pas la sinistre Albanel qui lui a succédé (longtemps après) rue de Valois et qui en repasse une couche mensongère sur son seul projet : la liberticide loi Hadopi. Si l&#8217;on exclut un Huchon féru de rock, les goûts et la culture musicale se résument à un minimum  syndical de noms incontestables et qui font consensus :  Brel, Brassens, Ferré, Barbara, Trenet etc.</p>
<p>Tiens, ils ont oublié la miauleuse élyséenne. Quel manque d&#8217;élégance! Et puisqu&#8217;on n&#8217;en parle pas, un qui manque sérieusement de fond c&#8217;est justement le mari de la chanteuse. Mais il y travaille, si j&#8217;en crois quelques articles récents. D&#8217;ailleurs le candidat de la France qui se lève tôt est devenu le résident du Château <a title="marianne/sarko/dodo" href="http://www.marianne2.fr/Sarkozy,-president-de-la-grasse-mat_a178147.html?preaction=nl&#38;id=5908832&#38;idnl=25662&#38;" target="_blank">qui fait la grasse mat&#8217;</a>. Il fait donc régulièrement craquer les réunions de 8h30, entraîné qu&#8217;il est par Carla dans des nuits parisiennes qui doivent sans doute aussi un peu à la bande des copains et des coquins du Fouquet&#8217;s. Pour en savoir plus, il faut avoir de saines références. Et c&#8217;est dans <a title="gala/sarko" href="http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/carla_et_nicolas_sarkozy_l_education_sentimentale_176693#" target="_blank">Gala</a> que l&#8217;on apprend que le tout-petit président va aux concerts. Julien Doré et Bob Dylan &#8211; il est temps de le découvrir quand même et l&#8217;insaisissable  Tambourine man a dû bien se marrer de cet engouement soudain &#8211; ont eu droit à sa présence. Lenny Kravitz a, lui, reçu en plus une lettre, comme il l&#8217;avait dit en conférence de presse. Mais ce n&#8217;est pas tout. Madame monmari le colle devant des DVD et essaye de le faire lire. Belle du Seigneur et Voyage Au Bout de La Nuit, un peu de Max Gallo, parce que faut pas déconner non plus et exagérer avec la qualité, et puis du Le Clézio. La culture nouveau riche reprend d&#8217;ailleurs le dessus et nabotleon ne peut s&#8217;empêcher d&#8217;exhiber ostensciblement ses lectures par dessus ses dossiers. Comme on étalerait de la confiture ?</p>
<p>Un qui est loin d&#8217;être inculte, c&#8217;est Dominique de Villepin. L&#8217;homme a des lettres, un verbe aussi riche qu&#8217;impeccable et une haute idée de plein de choses dont de lui-même. S&#8217;il n&#8217;avait fait un Premier ministre moyen embourbé dans le CPE, l&#8217;homme du &#8220;non&#8221; à la guerre en Irak et du discours de l&#8217;Onu ferait partie de ces gens de droite qui, à l&#8217;instar d&#8217;un Chaban par exemple ou parfois d&#8217;un Séguin, méritent un peu mieux que leurs engagements partisans. Pour l&#8217;heure Galouzeau qui craint (ou souhaite ?) des heures révolutionnaires se positionne en opposition intérieure dans le camp du parti régimaire. Et il n&#8217;exclut rien, notamment pas de faire don de sa personne au pays si les circonstances l&#8217;exigent, en étant candidat à la présidentielle. Il souhaite même &#8220;fort que cela soit possible&#8230;&#8221;</p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/k3BcIi3UDGn43g1211w"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k3BcIi3UDGn43g1211w" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Présidentielle justement. Avec le quinquennat la France est un encore plus curieux pays désormais. Une seule élection qui compte vraiment et la campagne permanente ou presque. En pleine crise et alors que rien ne nous garantit que les institutions resteront pertinentes et que le pouvoir en place pourra se maintenir par des temps de plus en plus troublés, voilà que 2012 est déjà là. Un sondage révélé par <a title="20minutes/sondage" href="http://www.20minutes.fr/article/322263/Politique-Nicolas-Sarkozy-reelu.php" target="_blank">20minutes.fr</a> indique que le nain élyséen arriverait en tête au premier tour avec 28% devant Royal et Bayrou entre lesquels l&#8217;écart se resserrerait (20,5 et 19); le reste de la gauche et notamment Besancenot, qui passerait de 4,8 à 8%, progresserait. Je l&#8217;ai dit : la pertinence d&#8217;un tel truc&#8230; D&#8217;ailleurs qui sera en position d&#8217;être candidat dans trois ans ? N&#8217;empêche que deux ans après son arrivée aux affaires et alors qu&#8217;il a tout raté depuis le bouclier fiscal et les heures sup&#8217; inaugurals, l&#8217;occupant du Château obtient  encore un score flatteur. Médiocrité des oppositions ou vérification in vivo que les Français sont majoritairement des veaux ?*</p>
<p>En parlant de médiocres, Jean-Pierre Raffarin bouge encore. Le plus mauvais Premier ministre de l&#8217;histoire récente (je reste flou pour être sympa sinon je remonterait à Queuille et autres <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  ) se fent d&#8217;une<a title="lemonde.fr/raffarin" href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/04/25/m-raffarin-il-faut-respecter-l-etat-de-droit-en-matiere-sociale_1185384_823448.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20090425-[zonea]" target="_blank"> interview</a> dans le quotidien vespéral de la pensée unique. Entre autres stupidités, le bossu du Poitou appelle à la sévérité avec les grévistes laissés sur le carreau par les financiers dont il est le vil serviteur et qui perdent leur sang froid en retenant par exemple leurs dirigeants. Cela nuit à l&#8217;image de la France qu&#8217;il nous dit le pépère chiraquien devenu sarkocompatible en retournant une chemise pleine de sueur trouillarde.</p>
<p>Réponse d&#8217;une bergère au petit bossu : non, c&#8217;est le verbe présidentiel, indigne de la fonction et loin de la hauteur qu&#8217;il devrait avoir pour susciter le respect international, qui est un boulet pour le pays. Le tacle appuyé mais justifié vient d&#8217;une conseillère de Royal : <a title="marianne/bouchetpetersen" href="http://www.marianne2.fr/Le-president-et-l-irresponsabilite-langagiere_a178160.html?preaction=nl&#38;id=5908832&#38;idnl=25663&#38;" target="_blank">Sophie Bouchet-Petersen</a>.</p>
<p>Une activité qui va peut être être relancée c&#8217;est le bizness des masques avec cette grippe porcine qui menace le monde. Je vais d&#8217;ailleurs filer essayer d&#8217;en trouver un&#8230;</p>
<address>* Lecture indispensable (comme l&#8217;ensemble de ce blog) sur <a title="Le Monolecte/lh'orreurdemocratique" href="http://blog.monolecte.fr/post/2009/04/20/L-horreur-democratique" target="_blank">Le Monolecte : L&#8217;horreur démocratique</a>.<br />
</address>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La certitude du doute...du soir]]></title>
<link>http://souklaye.wordpress.com/2009/04/25/la-certitude-du-doutedu-soir-6/</link>
<pubDate>Sat, 25 Apr 2009 20:07:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>souklaye</dc:creator>
<guid>http://souklaye.wordpress.com/2009/04/25/la-certitude-du-doutedu-soir-6/</guid>
<description><![CDATA[Je n&#8217;arrive pas à choisir entre la pandémie et l&#8217;épiphénomène (La reforme 0 &#8211; Anti]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-full wp-image-1647" title="bachelot" src="http://souklaye.wordpress.com/files/2009/04/bachelot.jpg" alt="bachelot" width="343" height="450" /></p>
<p style="text-align:center;">Je n&#8217;arrive pas à choisir entre la pandémie et l&#8217;épiphénomène</p>
<p style="text-align:center;">(La reforme 0 &#8211; Anti-Hadopi 1)</p>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1648" title="hadopi1" src="http://souklaye.wordpress.com/files/2009/04/hadopi1.png" alt="hadopi1" width="500" height="706" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Plan anti-crise de Sarkozy, le compte n’y est pas !]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/01/19/plan-anti-crise-de-sarkozy-le-compte-n%e2%80%99y-est-pas/</link>
<pubDate>Mon, 19 Jan 2009 15:52:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2009/01/19/plan-anti-crise-de-sarkozy-le-compte-n%e2%80%99y-est-pas/</guid>
<description><![CDATA[On l’avait annoncé, proclamé, affirmé avec force ambition, biceps gonflés, comme on le fait d’une id]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft size-full wp-image-550" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="sarkozy-crise-caricature" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2009/01/sarkozy-crise-caricature.jpg" alt="sarkozy-crise-caricature" width="268" height="226" /><strong>On l’avait annoncé, proclamé, affirmé avec force ambition, biceps gonflés,</strong> comme on le fait d’une idée dont on connaît les faiblesses mais dont on sait que son seul objet est de convaincre, rassurer coûte que coûte, au moyen indubitablement efficace d’une communication soignée. Transiger sur le fond mais soigner la forme, telle est la norme élyséenne désormais.</p>
<p>Ainsi fait le 13 janvier dernier, alors que le chef de l’Etat plantait son plan de relance à la vox populi, chiffré à 26 milliards d&#8217;euros. Adopté avec 316 voix pour et 212 contre par les députés, ledit plan piloté par le fraîchement nommé ministre chargé de la relance, Patrick Devedjian, se voulait fédérateur : «Les élus ont un rôle capital dans la mise en œuvre des projets » avait-t-il alors déclaré. « Je compte sur vous. Notre pays doit nous trouver rassemblés face à cette crise injuste que nous affrontons avec courage.»</p>
<p>Malgré les différentes mesures prévues par le gouvernement, les partis d’opposition et les économistes restent dubitatifs sur le réel impact de ce texte. L’heure est aujourd’hui au bilan des mesures prises pour l’hexagone. En plein cœur de la crise, celui qui exhortait à un déblocage massif de fonds lors de sa présidence à l’Union Européenne semble plutôt avoir accouché d’une souris. Une fois de plus, il y a long de la parole aux actes et le compte n’y est pas… Loin s’en faut. Analyse.<!--more--></p>
<p><strong>Décryptage du plan anti-crise de Sarkozy</strong><br />
Le plan du président de la République a de quoi surprendre et ce, pour plusieurs raisons. D’abord, il n’est pas aussi massif ni aussi global que celui promis au sortir du dernier sommet européen des 15 et 16 octobre 2007, ni même celui décliné dans l’urgence <a href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Bdouai/video/x7lyoz_sarkozy-plan-de-relance-en-3-minute_news" target="_blank">lors du discours de Douai</a>, en décembre dernier. Il privilégie l&#8217;investissement mais, contrairement à ses homologues de la zone euro, néglige la consommation en dépit de l’effet immédiat de ce levier de croissance sur l’économie. Pendant que nos voisins britanniques abaissent de 2,5 points le taux de TVA, que l’Espagne fait du soutien des classes moyennes et populaires une priorité, les 200 euros alloués aux bénéficiaires du RSA dans le cadre du plan de relance font pâle figure.</p>
<p>Le « président du pouvoir d’achat » semble très éloigné des difficultés qui frappent aujourd’hui les ménages français. Pourtant, la consommation accusant déjà un recul de 0,1% au premier trimestre 2008 avait entraîné une baisse de 0,3% du PIB. Ajouté à cela, un taux de chômage en nette augmentation, on imagine mal comment ce plan de relance pourrait s’ériger en rempart contre la crise.</p>
<p>Aucun effort, en effet, ne doit être épargné face aux très graves dangers que la récession fait planer sur l’emploi. A commencer par les secteurs les plus touchés, comme l’automobile ou le bâtiment. D’ailleurs, sur les 1.8 milliards annoncés pour le logement, seuls 700 millions seront réellement alloués à ce secteur, la première copie budgétaire du gouvernement enregistrant une baisse de 1,1 milliards. En ce qui concerne l’automobile, le seul plan ambitieux incarné par la prime à la casse de 1000€ aura pour principal effet d’écouler les stocks de véhicules invendus sans pour autant relancer la production ou inciter à la consommation.</p>
<p>Concernant les projets d’investissement, le président Sarkozy annonce un effort de près de 10,5 milliards d’euros pour mener à bien de grands chantiers comme la construction de nouvelles lignes de TGV ou encore le Canal Seine-Nord pour lesquels l’Etat ne participe qu’à hauteur de 4 milliards, le reste étant à la charge des entreprises publiques ou des collectivités territoriales.</p>
<p>Cependant, ces dernières durement frappées par la crise (restrictions des crédits) et les difficiles compensations financières d’Etat dues à la décentralisation « Raffarin », risquent d’avoir bien du mal à honorer leurs engagements. Au final, après décompte et autres soustractions, seuls 4 à 5 milliards d’argent frais sortira vraiment des caisses de l’Etat.</p>
<p><strong>Les collectivités territoriales réagissent</strong><br />
L’agitation présidentielle suffira-elle pour autant à camoufler l’inadéquation entre les moyens dispensés et la sévérité de cette crise économique ? Assurément non à l’échelle nationale. Tous les experts reconnaissent que ce plan est l’un des moins ambitieux des pays développés et que son impact sur la croissance sera très faible.</p>
<p>Le gouvernement laisse donc à la charge des collectivités territoriales le choix des dispositifs pour réduire l’impact de la récession sur leur territoire, à l’image des Bouches-du-Rhône qui à lui seul prévoit dans son budget plus d’un milliard d’euros pour soutenir le tissu économique départemental.</p>
<p>Premier donneur d’ordres de tous les Départements avec près de 460 millions d’euros d’investissements productifs en 2008, le <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">Conseil général 13</a> contribue par sa politique volontariste, au maintien de dizaines de milliers d’emplois dans le secteur privé.</p>
<p>En guise de soutien à ce secteur, le gouvernement propose quant à lui, de régler ses dettes qui représentent la coquette somme de 11,5 milliards d’euros. Ces mouvements de trésorerie viendront-ils à bout des difficultés des entreprises alors que le secteur bancaire n’a jamais été aussi frileux pour dispenser ses crédits ? C’est certes une bouffée d’air frais mais qui ne les protègera pas d’une asphyxie due à une  consommation en berne.</p>
<p>La répartition des compétences dans le système français est ainsi faite. Seul l’Etat a le pouvoir d’agir directement sur le porte monnaie des citoyens. Les collectivités territoriales, quant à elles, ne disposent pas des mêmes outils et missions.</p>
<p>On se demande alors pourquoi Nicolas Sarkozy, sous couvert d’un plan de relance présenté comme audacieux, accroît davantage les difficultés desdites collectivités. Ce choix est presque suicidaire au moment où elles vivent de plein fouet le goulet d’étranglement des crédits bancaires. Certaines sont en quasi faillites désormais, et ce n’est qu’un début !</p>
<p>Pour <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">Jean-Noël Guérini</a> (Conseil général) et <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">Eugène Caselli</a> (MPM) comme pour <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net/v2_jcg/" target="_blank">Jean-Claude Gaudin</a> (Mairie de Marseille) et <a href="http://www.michel-vauzelle.fr/" target="_blank">Michel Vauzelle</a> (Conseil régional), le choix est fait. Il est unanime. Les taux d’investissement seront, au pire, reconduits, au mieux, augmentés. Pas question pour eux de réduire la voilure au moment où la crise va porter ses premiers effets négatifs au premier semestre 2009 en Provence, comme partout en France.</p>
<p>Si cela ne fait pas de difficultés pour le Conseil général des Bouches-du-Rhône, peu endetté, ce choix aura un prix coûteux pour les autres collectivités, notamment la Mairie et la Communauté urbaine de Marseille, dont les finances sont dans le rouge « sang » depuis des lustres. Pas d’autres choix que d’augmenter les impôts ou de revoir drastiquement à la baisse les projets en cours, pourtant mirifiques : <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/09/23/marseille-est-le-nouvel-ecrin-europeen-de-la-culture-aubaine-ou-danger-budgetaire/" target="_blank">Marseille-Provence 2013</a>, capitale européenne de la culture, entre autres.</p>
<p>L’investissement, c’est soutenir l’emploi sans pour autant perdre de vue la nécessaire solidarité publique, surtout lorsque les effets dévastateurs de la crise toucheront directement les foyers des milliers de nouveaux chômeurs.</p>
<p>Les élus locaux, en prise directe avec leurs administrés, ont certainement analysés plus concrètement les turbulences économiques de la crise en gardant fixe le regard dans le viseur humain.</p>
<p>Les annulations successives de vœux aux corps constitués font œuvre symbolique certes, <a href="http://www.dailymotion.com/jnguerini/video/x7p14q_jeannol-gurini-annule-les-voeux-aux_news" target="_blank">le choix de reverser les 250 000 euros nécessaires à son organisation, par Jean-Noël Guérini</a> (nonobstant une enveloppe supplémentaire &#8220;exceptionnelle&#8221; de 600 000 euros), en faveur des associations caritatives montrent néanmoins le caractère urgent de pallier les défaillances de l’Etat qui, exsangue, tend à faire croire qu’un tour de passe-passe a valeur de réelles actions. Ceci n’est que pure illusion…</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Raffarin : équilibrer jeunesse et espérance]]></title>
<link>http://salegosse.wordpress.com/2008/12/05/raffarin-equilibrer-jeunesse-et-esperance/</link>
<pubDate>Fri, 05 Dec 2008 21:37:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>paulmercusot</dc:creator>
<guid>http://salegosse.wordpress.com/2008/12/05/raffarin-equilibrer-jeunesse-et-esperance/</guid>
<description><![CDATA[Candidat à la reconstruction du PS, voici Jean-Pierre Raffarin relooké par la même équipe qui a relo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Candidat à la reconstruction du PS, voici Jean-Pierre Raffarin relooké par la même équipe qui a relo]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ma Raffarinade pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e....]]></title>
<link>http://filmail.wordpress.com/2008/10/07/ma-raffarinade-prfre/</link>
<pubDate>Tue, 07 Oct 2008 10:58:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>filmail</dc:creator>
<guid>http://filmail.wordpress.com/2008/10/07/ma-raffarinade-prfre/</guid>
<description><![CDATA[En publiant le post précédent, j&#8217;ai eu envie de revoir la célèbre Raffarinade en faveur du vot]]></description>
<content:encoded><![CDATA[En publiant le post précédent, j&#8217;ai eu envie de revoir la célèbre Raffarinade en faveur du vot]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Présidence du Sénat : le grand bluff de Jean-Claude Gaudin]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/09/30/presidence-du-senat-le-grand-bluff-de-jean-claude-gaudin/</link>
<pubDate>Tue, 30 Sep 2008 16:14:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/09/30/presidence-du-senat-le-grand-bluff-de-jean-claude-gaudin/</guid>
<description><![CDATA[Demain, nous connaîtrons le nom du successeur de Christian Poncelet à la présidence du Sénat. Sauf i]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/09/gaudin.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-351" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="gaudin" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/09/gaudin.jpg" alt="" width="306" height="196" /></a><strong>Demain, nous connaîtrons le nom du successeur de Christian Poncelet à la présidence du Sénat.</strong> Sauf immense surprise, puisque l’UMP, parti éternellement majoritaire à la Haute assemblée, a déjà élu son candidat, Gérard Larcher montera au &#8220;plateau&#8221;. Ce dernier ayant défait la semaine dernière l’ancien premier ministre Raffarin, lui aussi candidat lors de primaires internes au parti sarkozyste.</p>
<p>La fonction est loin d’être honorifique, la constitution place même le président de la chambre haute au deuxième rang de l’Etat. Plus encore, c’est lui qui doit assurer les fonctions suprêmes « en cas de vacance de la présidence de la République pour quelque cause que ce soit, ou d&#8217;empêchement constaté par le Conseil constitutionnel saisi par le Gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses membres » (Art. 7).</p>
<p>A Marseille, cette élection sur fond de moquette épaisse a agité le marigot politico-médiatique local. Émotions, rebondissements et suspense furent au programme. Il ne s’agissait pourtant pas d’un nouveau concept d’émission dont France Télévision raffole, mais de l’éventuelle, (im)probable, (im)possible, putative… candidature de son édile, Jean-Claude Gaudin.  Saga estivale, savamment nourrie durant la campagne des sénatoriales.</p>
<p>Au lever de rideau, un seul homme sur l’estrade, avec l’ambition ultime d’alpaguer les hautes sphères politiques en guise de remerciements pour service rendu à la nation. Mais la vie politique est souvent cruelle, elle a la mémoire courte et les comportements injustes. La trahison fait souvent règle. Celui qui, pendant des décennies, avait présidé aux choix subtils et périlleux des investitures de son parti, fut lâché avant même de faire campagne. Il n&#8217;y a pas de pires ennemis que ceux qui vous sont redevables non ? Machiavel, Platon, Hobbes, Kant et Bodin en ont écrit de lourdes pages, si sèches, si réelles. Des références pour les étudiants en sc-po.</p>
<p>Bref, n’atteint pas la présidence qui veut, entrer dans l&#8217;histoire institutionnelle est une rude violence. Voir inscrire son nom en lettres d&#8217;or sur les murs de la République n&#8217;a pas de prix. Il tient d&#8217;une précise alchimie, celle de la conjonction du temps, des lieux et des personnes.</p>
<p>Ainsi, au terme d’un suspense que seul le protagoniste avait alimenté, à coup de petites informations quotidiennes reprises avec une déférence non feinte par <em>La Provence</em>, Jean-Claude Gaudin a préféré jeter l’éponge devant la rude réalité : peu, très peu de soutiens.</p>
<p><strong>La fin d&#8217;un rêve</strong><br />
Réaliste, cette décision fut bien inspirée au regard des résultats de la primaire. Alors que les couloirs du Palais du Luxembourg bruissaient des chuchotements d’une bataille serrée entre les trois prétendants au « plateau » (Gérard Larcher, Jean-Pierre Raffarin et Philippe Marini), le scrutin fut sans appel. Elu dès le premier tour, avec 78 voix contre 56 pour Raffarin et 17 pour l’outsider Marini, Gérard Larcher peut afficher le sourire des jours triomphants. Bon gré mal gré, les sénateurs ont félicité le vainqueur. Et Jean-Claude Gaudin, fort prudent quant au soutien de son camarade centriste Raffarin, s’est plié aux convenances, avec un sens indéniable de la rhétorique : « Au moins, c’est clair ! ».</p>
<p>Il va sans dire que les collègues du vice-président du Sénat n’ont jamais pris très au sérieux ses atermoiements, ni même sa candidature. L’homme est usé et sa victoire à l’arraché aux dernières municipales a encore plus écorné son blason. Ses petites ou grandes combines électorales ont abouti à l&#8217;élection du socialiste Eugène Caselli à la Communauté urbaine de Marseille, là où il avait pourtant une forte majorité sur le papier. Les sénatoriales où sa liste décroche 3 sièges seulement pour 5 à son redoutable concurrent socialiste, Jean-Noël Guérini, a fini d’achever ses derniers soutiens fidèles du Palais du Luxembourg.</p>
<p>Certes le vieux loup a su donner le change. A chaque occasion, il transforme avec un art consommé, pour la galerie médiatique, ses échecs en succès mais, de Paris à Marseille, personne n’est vraiment dupe. Les sourires deviennent plus cireux et l’on compte les derniers spasmes de l’animal politique qu’il est indubitablement. Personne sauf son Journal, <em>La Provence</em> qui, au fil des colonnes du quotidien régional, continue à maintenir l’aura comme le faisait, en son temps, <em>Le Provençal</em> pour Gaston Defferre. L&#8217;oxygénation par l&#8217;encre&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Supplique pour Nicolas Sarkosy]]></title>
<link>http://salegosse.wordpress.com/2008/09/28/supplique-pour-nicolas-sarkosygoogle1657122dd97da55ahtml/</link>
<pubDate>Sun, 28 Sep 2008 21:13:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>paulmercusot</dc:creator>
<guid>http://salegosse.wordpress.com/2008/09/28/supplique-pour-nicolas-sarkosygoogle1657122dd97da55ahtml/</guid>
<description><![CDATA[  Il pourrait y avoir pire que notre président !  Il y a les trois candidats à la présidence du  Sén]]></description>
<content:encoded><![CDATA[  Il pourrait y avoir pire que notre président !  Il y a les trois candidats à la présidence du  Sén]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Senat : les frais de couches remplacent les frais de bouche]]></title>
<link>http://salegosse.wordpress.com/2008/09/26/senat-les-frais-de-couches-remplacent-les-frais-de-bouchegoogle1657122dd97da55ahtml/</link>
<pubDate>Fri, 26 Sep 2008 20:24:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>paulmercusot</dc:creator>
<guid>http://salegosse.wordpress.com/2008/09/26/senat-les-frais-de-couches-remplacent-les-frais-de-bouchegoogle1657122dd97da55ahtml/</guid>
<description><![CDATA[Suite à l&#8217;élection de Dominique Mortemousque (Sénateur de la Dordogne) à la Présidence du Séna]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Suite à l&#8217;élection de Dominique Mortemousque (Sénateur de la Dordogne) à la Présidence du Séna]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sénatoriales 2008 dans les Bouches-du-Rhône : duel sans merci entre Gaudin et Guérini]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/09/18/senatoriales-2008-dans-les-bouches-du-rhone-duel-sans-merci-entre-gaudin-et-guerini/</link>
<pubDate>Thu, 18 Sep 2008 13:05:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/09/18/senatoriales-2008-dans-les-bouches-du-rhone-duel-sans-merci-entre-gaudin-et-guerini/</guid>
<description><![CDATA[La campagne des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône aura animé le marigot politico-médiatique plu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/09/gaudin-guerini.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-296" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="gaudin-guerini" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/09/gaudin-guerini.jpg" alt="" width="332" height="183" /></a><strong>La campagne des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône aura animé le marigot politico-médiatique plus que de mesure.</strong> Loin du rythme d&#8217;un sénateur. <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/06/19/gaudin-guerini-le-duel-se-poursuit-au-senat/" target="_blank">Remake des municipales oblige</a>. Dimanche, le verdict des 3061 (ou 62 selon les sources) grands électeurs du département tombera et nous saurons qui, de la droite ou de la gauche, emportera la majorité des 8 sièges de sénateurs.</p>
<p>Après un imbroglio dont seuls les Verts ont le secret, six listes seront finalement en lice (voir en fin d&#8217;article), dont les deux principales, conduites respectivement par <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net/v2_jcg/index.php?option=com_content&#38;task=view&#38;id=962&#38;Itemid=60" target="_blank">Jean-Claude GAUDIN</a> (U.M.P.), «Réussir nos villes et nos villages dans les Bouches-du-Rhône» et par <a href="http://www.jn-guerini.fr/" target="_blank">Jean-Noël GUERINI</a> (PS-PCF), « Faire gagner les Bouches-du-Rhône ».<!--more--></p>
<p><strong>Guérini ratisse </strong><strong>chirurgicalement</strong><strong> le terrain </strong><br />
Comme à l&#8217;accoutumée, Jean-Noël Guérini, bourreau de travail, s’est lancé très tôt dans l’arène. Fort de son poste présidentiel au Conseil général des Bouches-du-Rhône, où il règne sans partage depuis 10 ans, il connaît bien les spécificités et les attentes de chaque ville et village du département. Aussi, quand il arrive à l’ombre de tel ou tel clocher, il est reçu en homme providentiel. Depuis des mois, il arpente le terrain, tel un sportif infatigable. « J’ai un cœur neuf » dit-il à l’envi, rappelant son opération cardiaque de janvier 2007. Il n’aura pas compté son temps, toutes les municipalités du département auront été passées au peigne fin, souvent deux voire trois fois.</p>
<p>Toutes, sauf Istres, dont l’édile François Bernardini, son prédécesseur à la tête du Conseil général, a été condamné en 2000, à 18 mois de prison avec sursis, 200 000 francs d&#8217;amende et 2 ans d&#8217;inéligibilité pour ingérence, détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux. Bien que réélu maire, pas question pour Guérini de lui donner quitus pour le remettre en selle, il a donc décliné l’invite. Le Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, n’aura pas été si regardant. Le 5 septembre dernier, il se rendait dans la ville fleurie trop heureux de pouvoir ajouter les quelques dizaines de voix Istréennes dans son escarcelle. En vain&#8230;</p>
<p>Ainsi, en quadrillant le territoire, Guérini a sans nul doute donner le ton de la campagne, forçant son adversaire à mener bataille beaucoup plus activement qu’il ne l’avait prévu à l’origine. Plus encore, c’est lui qui a <a href="http://www.jn-guerini.fr/2008/09/12/senatoriales-2008-j-n-guerini-quand-je-mene-un-combat-je-le-fais-pour-gagner/" target="_blank">recentré le débat sur les seules Bouches-du-Rhône</a>, loin des clivages politiques nationaux dans lesquels le vice-président de l’UMP voulait le voir trébucher.</p>
<p><strong>Rose, rouge et vert en demi teinte…</strong><br />
Présentant une liste de rassemblement qui «transcende tous les clivages politiques », c’est pourtant, au final, les seuls partis socialistes et communistes qui se présentent unis aux suffrages des grands électeurs. Nonobstant le soutien, à mots couverts mais sans présenter de liste concurrente, du MoDem.</p>
<p>Côté écologiste, la tentative de ralliement a en partie échouée. Si Marianne Moukomel, patronne des Verts dans les Bouches-du-Rhône, lui a <a href="http://www.jn-guerini.fr/2008/09/12/senatoriales-je-regrette-la-division-des-verts/" target="_blank">officiellement apporté son soutien</a> défendant qu’à « Marseille et dans notre département, le réalisme plaide pour un large rassemblement afin de ne pas courir le risque d’offrir un siège de sénateur supplémentaire à Jean-Claude Gaudin », la Direction nationale du parti ne l’a pas entendu de cette oreille.</p>
<p>Arguant du fait qu’aucun accord n’avait pas été trouvé au niveau national avec la rue de Solferino, elle a tôt fait, à quelques heures de la clôture du dépôt des listes en préfecture, de présenter, à l’arraché, une liste autonome très marseillo-marseillaise. Courageuse mais isolée, Marianne Moukomel a donc décidé de se mettre en retrait du mouvement écologiste. Lequel d’ailleurs, dès le lendemain, lui enlevait toute possibilité d’expression sur Internet, son webmestre étant aux ordres de la ligne nationale. Ambiance… Pourtant, elle réitérait le bien fondé de son soutien, hier soir au Parc Chanot devant les centaines de grands électeurs marseillais d’un Jean-Noël Guérini très offensif.</p>
<p>Au jeu des pronostics, la gauche part gagnante sur le papier. Certes, elle a perdu trois communes pourvoyeuses de grands électeurs depuis le dernier scrutin sénatorial comme Trets, Aix-en-Provence et La Ciotat, mais les observateurs la créditent au-dessus des trois sièges espérés par le patron du bateau bleu.</p>
<p><strong>Jean-Claude Gaudin sonne le tocsin partisan</strong><br />
En vieux loup de la politique, le maire de Marseille, sait tirer les enseignements des erreurs de la campagne municipale où il était parti, selon certains de ses fidèles, trop tard. Il n’est plus question non plus de revivre l’<a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/06/09/trahisons-surprises-et-cohabitation-la-saga-de-la-communaute-urbaine-de-marseille/" target="_blank">incroyable saga de la Communauté urbaine</a> où, faute de campagne, sa majorité s’est vu défaite par le socialiste Eugène Caselli.</p>
<p>Jean-Claude Gaudin s’est donc activé depuis un mois et demi. Il est encore loin du ratissage systématique de son adversaire, mais pas moins de 80 visites de terrain étaient inscrites dans son agenda. Un tour de force pour cet homme plutôt rompu aux us et coutumes d’un sénateur.</p>
<p>Pourtant, il n’a pas manqué d’originalité dans cet exercice. Son lancement de campagne sur Internet avec <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net/v2_jcg/index.php?option=com_content&#38;task=view&#38;id=962&#38;Itemid=60" target="_blank">un clip vidéo</a> sur fond de Bonne-Mère et de Vieux-Port était plutôt bien senti, même pour un enjeu politique dont la cible des grands électeurs se joue d’abord sur le terrain de l’extrême proximité et du rapport humain.</p>
<p>Là aussi, il use jusqu’à la corde les ficelles du charme et de l’affectif. Du Gaudin pur jus, joyeusement pagnoslesque, comme il sait faire. Ici, il raconte ses souvenirs d’enfance aux plus jeunes. Là, il livre aux plus anciens ses amitiés politiques, ses liens indéfectibles avec tel ou tel édile, mort ou vivant, qui a fait ou fera l’histoire du village visité.</p>
<p>Si l’orateur de talent, invariable, fait vibrer la sensibilité des élus, il sait aussi jouer du bâton pour rappeler au bercail UMP les moutons égarés, trop fascinés à son goût par l’herbe riche du socialiste Conseil général. Il ne manque donc aucune occasion pour resituer l’enjeu du scrutin au niveau politique et institutionnel. National s’entend. Certes, la Haute assemblée est le lieu de la représentation des territoires, c’est aussi et surtout l’endroit où l’on vote les lois.</p>
<p>Contrairement à son concurrent de gauche qui mise toute sa campagne sur la proximité et le local, Gaudin se positionne ici avec l’autorité du numéro 2 de l’UMP : « Si on est candidat, c&#8217;est qu&#8217;on est d&#8217;un bord. Nous soutenons la politique du président de la République ». Une mise au point sans appel, un brin menaçante… En a-t-il encore les moyens ? Rien n&#8217;est moins sûr.</p>
<p>C’est aussi pourquoi, tout au long de la campagne, il a laissé planer le doute sur son éventuelle mais perpétuelle candidature au « Plateau », la présidence du Sénat. Ladite candidature ne manquant pas de faire sourire à Paris face aux pointures Larcher et Raffarin. C’est peu dire qu’il brigue le poste depuis de longues années, non sans atouts…</p>
<p>Côté chiffres, Gaudin ambitionne un 4e siège de sénateur, faisant jeu égal avec la gauche. Plutôt confiant, son colistier, Bruno Gilles, susurrait sur La Chaîne Marseille (LCM), hors plateau et en &#8220;off&#8221;, que le compte était bon avec l’appui des voix Istréennes. Mauvaise pioche.</p>
<p>Aujourd’hui même, on apprend que les grands électeurs istréens issus de la majorité municipale soutiendront finalement Jean-Noël Guérini, &#8220;comme le suppose notre engagement politique&#8221; déclare le maire d&#8217;Istres à nos confrères de <a href="http://www.laprovence.com/articles/2008/09/17/566814-Region-en-direct-Le-maire-d-Istres-Francois-Bernardini-soutient-Jean-Noel-Guerini.php" target="_blank"><em>La Provence</em></a>… Les jeux restent donc très ouverts. Résultats dimanche en fin d’après-midi…</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>Sénatoriales 2008 dans les Bouches-du-Rhône : les listes candidates</strong></p>
<p><strong>« Faire gagner les Bouches-du-Rhône »</strong><br />
1°) Jean-Noël Guérini, 2°) Isabelle Pasquet, 3°) Roland Povinelli, 4°) Samia Ghali, 5°) Serge Andréoni, 6°) Janine Ecochard, 7°) Michel Amiel, 8°) Magali Giovannangeli, 9°) Jean-Pierre Maggi, 10°) Florence Masse.</p>
<p><strong>« Réussir nos villes et nos villages dans les Bouches-du-Rhône »</strong><br />
1°) Jean-Claude Gaudin, 2°) Sophie Joissains, 3°) Bruno Gilles, 4°) Anne-Marie Ayme-Bertrand, 5°) Patrick Boré, 6°) Carole Colombo-Seipelt, 7°) Roland Giberti, 8°) Muriel Mur-Boualem, 9°) Mathias Pétricoul, 10°) Amapola Ventron.</p>
<p><strong>« L’écologie Les Verts »</strong><br />
1°) Bruno Cogaign, 2°) Joëlle Boulay, 3°) Jean-Yves Petit, 4°) Annick Delhaye, 5°) Jean-Eudes Joffrin, 6°) Michèle Poncet-Ramade, 7°) Christian Noix, 8°) Andrée Reversat, 9°) Sébastien Barles, 10°) Flora Boulay.</p>
<p><strong>« Faire Front pour le Sénat »</strong><br />
1°) Bernard Marandat, 2°) Marie-Claude Aucoutourier, 3°) Stéphane Ravier, 4°) Viviane Ricard, 5°) Pierre-Louis Caussé, 6°) Mireille Barde, 7°) Laurent Comas, 8°) Marie-Odile Raye, 9°) Gérard David, 10°) Eléonore Bez.</p>
<p><strong>« S.P.Q.R.13 »</strong><br />
1°) Georges Grolleau, 2°) Patricia Glineur, 3°) Lucien Fevriero, 4°) Charlotte Chantron, 5°) Jean-Claude Franquin, 6°) Aline Megier, 7°) Pierre Grolleau, 8°) Yvonne Maurel, 9°) Claude Gros, 10°) Jocelyne Gamus.</p>
<p><strong>« Parlement du handicap »</strong><br />
1°) Alain Comoli, 2°) Nelly Bossé, 3°) Jean-Marie Girardeau, 4°) Marcelle Sanson, 5°) Jacques Berthelot, 6°) Catherine Flayol, 7°) Pierre-Marie Sanson, 8°) Catherine Malleret, 9°) Abderrahman Bataoui, 10°) Martine Brochen.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La veritable impunité c'est le repentir, c'est à dire l'impunitè d'Etat!]]></title>
<link>http://insorgenze.wordpress.com/2008/07/17/mediapart/</link>
<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 14:43:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>insorgenze</dc:creator>
<guid>http://insorgenze.wordpress.com/2008/07/17/mediapart/</guid>
<description><![CDATA[Paolo Persichetti: La justice italienne ne sera pas tendre avec Marina Petrella par Maguy Day Mediap]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Paolo Persichetti: </strong><strong>La justice italienne ne sera pas tendre avec Marina Petrella </strong></p>
<p>par Maguy Day</p>
<p><em>Mediapart</em> 17 luglio 2008</p>
<p>Premier réfugié italien à être extradé en 2002 après onze ans passés en France en toute légalité, Paolo Persichetti, ancien militant de l’Union des communistes combattants (Ucc), était enseignant en sciences politiques à Paris VIII quand il fut enlevé et extradé en 2002, sur décision du gouvernement Raffarin, au mépris de la parole donnée au nom de la France par François Mitterrand puis par Lionel Jospin depuis le milieu des années 1980.<strong></strong></p>
<p><strong>Que pensez-vous des déclarations de Nicolas Sarkozy selon lequel «dans le droit italien, et le droit ça compte, pour avoir le droit au pardon et à la grâce il faut se repentir, que Mme Petrella réfléchisse à ça» (Propos de Nicolas Sarkozy à Strasbourg le 10 juillet 2008</strong><strong>)? </strong><br />
Je m’étonne qu’un pays comme la France si attaché à la laïcité, et qui a légiféré sur les signes religieux ostentatoires dans l’espace scolaire, utilise, par la voix de son président, le terme de pardon, à connotation éthico-religieuse. Une notion qui devrait rester confinée au domaine privé et au for intérieur de chaque individu. Quant aux termes «demande de pardon», «expression de regrets» ou encore «repentir» en Italie, ils ont acquis un sens et une portée particulière qu’il est important d’expliciter. Dans la loi italienne, le «ravvedimento», synonyme de «repenti», est prévu uniquement en cas de liberté conditionnelle. Il n’est pas requis pour les autres mesures d’aménagement des peines telles que les permissions, la semi-liberté ou les remises de peines. De toute façon, et uniquement en cas de libération conditionnelle, les juges cherchent à établir s’il y a eu un parcours de «rééducation du passé déviant» avec absence de dangerosité sociale. Ainsi ce type de «repentir» n’entre même pas en ligne de compte pour la concession d’une grâce. Selon une jurisprudence de la cour de<br />
cassation, le «pardon» ne doit en aucun cas être une posture psychologique ou idéologique du condamné. Il est en revanche lié à son comportement durant l’exécution de sa peine dans la mesure où il fournit la preuve d’une critique de ces choix de vie passés. Le «repentir» et le «pardon» renvoient dans les religions monothéistes à de longs processus de «contrition» personnelle. La transformation de cette pratique en «marché des indulgences» et des «péchés de simonie» fut un des thèmes théologiques qui provoquèrent la réforme de Martin Luther au XVe siècle. Or l’Italie comme la France semblent vouloir suivre cette voie. Pourtant, le droit moderne est issu d’une nette séparation entre responsabilité et culpabilité. Il s’attache à des comportement factuels externes, mesurables et vérifiables par tous, comme celui de Marina Petrella ces 27 dernières années.<br />
Et surtout, désormais en Italie, le terme «repenti» a pris une tout autre signification après l’élaboration des lois spéciales en 1979, usurpant celle jusqu’alors utilisée. En 1979, un mécanisme de réduction de peine expressément lié à une collaboration procédurale est apparu dans le système pénal italien, appelé «collaboration judiciaire» qui est en fait une «acquisition d’impunité». Cet accord permet à un homme de se transformer en délateur rejetant la responsabilité pénale sur d’autres qu’il accuse et qui eux refusent ce marché. Il est arrivé à de multiples reprises que des prisonniers ou des réfugiés italiens expriment leurs condoléances pour la souffrance infligée, sans pour autant accepter un tel marchandage. Leurs postures restent incomprises, alors que se multiplient ces «collaborations» pénales. De plus, au lendemain de la décision de Bolzaneto [suite aux événements du sommet du G8 à Gênes en 2001], qui entérine l’impunité de l’Etat vis-à-vis de la torture, un délit qui n’existe pas en Italie, il devient difficile de discuter de la question de la douleur, si pour un camp elle n’est pas reconnue.</p>
<p><strong>Premier réfugié italien extradé en 2002 par le gouvernement français, vous bénéficiez aujourd’hui d’un régime de semi-liberté. Marina Petrella pourrait-elle en bénéficier si la France persiste dans sa volonté de l’extrader ? </strong><br />
Pas du tout. D’abord parce que Marina qui a déjà passé huit ans derrière les barreaux en Italie et onze mois en France s’est vu<br />
refuser une confusion des peines. Donc, une fois en Italie, elle devra recommencer sa peine depuis le commencement jusqu’à<br />
perpétuité. De zéro à l’infini. Selon les lois en vigueur et puisqu’elle a été condamnée à la perpétuité, elle devra attendre dix<br />
ans avant d’envisager de déposer une demande de permission de 45 jours par an. Habituellement, elles sont accordées quelques années après, soit vers la quinzième année. Le régime de semiliberté ne peut être demandé qu’après la vingtième année. Pour cette femme de 54 ans, mère de deux enfants, c’est pratiquement une condamnation à mort.<br />
Sans compter que le président de la commission justice au sénat, Filippo Berselli, du parti alliance nationale (ex-fascistes) a<br />
déposé un projet de loi, discuté en septembre 2008, qui prévoit la fin des aménagements de peine et en particulier pour les condamnés à perpétuité. Le régime de semi-liberté et celui de la libération conditionnelle, qui peut être demandée après 26 ans derrière les barreaux, risquent d’être supprimés. Marina Petrella ne pourra alors bénéficier des remises de peines qui ont été concédées dans les années 1990 aux autres prisonniers politiques, en lieu et place de l’amnistie.</p>
<p><strong>En quoi consiste votre quotidien depuis votre récente mise en semi-liberté ? </strong><br />
C’est une vie normée par les interdits. Les rencontres, la vie sociale, les trajets sont circonscrits. C’est une vie chronométrée. Je quitte la prison à 7h00 du matin pour y retourner à 22h30. Entre les deux, je dois être à mon domicile pendant certaines tranches horaires. Puis je dois me rendre sur mon lieu de travail et ne pas m’en éloigner. Je me déplace avec mes livres, mes documents qui, d’ailleurs, m’ont été volés hier dans le coffre de mon scooter. Mais au moins je ne suis pas rongé par l’inactivité forcée, l’oisiveté intellectuelle et physique incontournables dans le système carcéral.</p>
<p><strong>Que cachent ces procédures d’extradition relancées entre l’Italie et la France ? </strong><br />
Après l’attentat mortel contre Marco Biagi, conseiller du gouvernement italien tué en mars 2002 par un nouveau groupuscule reprenant le vieux logo des Brigades rouges-Pcc, les autorités italiennes étaient à la recherche d’un coupable. Plus tard, au printemps 2003, les pièces de la commission rogatoire internationale, demandée par la justice italienne et réalisée par la division nationale anti-terroriste (Dnat) sous la direction du juge Bruguière, ont montré qu’à l’été 2002 la magistrature de Bologne et l’antiterrorisme italien ont sollicité les autorités françaises afin qu’elle me repère et m’arrête dans le cadre de l’enquête Biagi et non pas pour le vieux décret d’extradition. Finalement, l’extradition ne portait pas sur les faits de 1987 pour<br />
lesquels j’avais été acquitté une première fois en 1989, et puis condamné en appel à 22 ans et 6 mois. Ces faits-là étaient partiellement prescrits. Et comme le précisait le décret signé par le premier ministre Edouard Balladur en septembre 1994, l’extradition était engagée «pourvu que les condamnations ne soient pas prescrites». Manifestement le décret n’était plus valable. Pour m’extrader il fallait faire une nouvelle demande d’extradition pour la seule peine qui était encore en vigueur&#8230; Ils ont préféré régler l’affaire autrement&#8230; sous le tunnel du Mont-Blanc où j’ai été livré comme un colis. A en croire les autorités italiennes, les attentats de 1999 et 2002 étaient le résultat de l’action déstabilisatrice des exilés parisiens qui, sous couvert de la doctrine Mitterrand, auraient installé un véritable sanctuaire de la lutte armée dans la capitale française. Le montage était politiquement bien soigné puisque l’attaque portait contre deux personnages connus pour s’engager pour une amnistie des réfugiés italiens : Oreste Scalzone et moi-même. En effet, avec l’exportation de l’enquête Biagi en France, l’Italie pouvait finalement régler ses comptes avec la doctrine Mitterrand et les tenants de l’amnistie. Le paradoxe de toute l’affaire, c’est que ni Scalzone ni moi-même n’avons fait partie des Brigades rouges-Pcc. On nous a collé une identité politique qui ne nous appartenait pas. L’enquête à mon encontre concernant Biagi a été classée en novembre 2004 par un non-lieu prononcé car «l’hypothèse même de l’accusation n’avait pas de fondement». Cela n’a <em>de facto</em> rien changé à mon parcours pénitencier bien compromis par une rentrée en Italie marquée par une accusation très lourde pour les faits des années 80. J’ai obtenu un régime de semi-liberté non pas à la moitié mais presque aux deux tiers de la peine. Ce qui est encore plus grave, ce sont les motivations des rejets qui, pendant quatre ans, ont marqué mes demandes. A plusieurs reprises le juge d’application des peines (Jap) s’en est pris à mon livre <em>Exil et châtiment</em> dans lequel je racontais les dessous de l’extradition et contre mes articles publiés dans la presse, remettant en question mon droit de libre parole et ma liberté de pensée. Les mêmes sujets qui, en France, m’avaient permis d’accéder au doctorat et d’enseigner à l’Université avaient pour le Jap italien un contenu criminel très dangereux. Mes liens avec les professeurs de Paris VIII étaient considérés comme la preuve de «contacts avec des milieux influents» qui auraient pu me soutenir dans la fuite. Seul mon transfert à Rome et le changement de Jap m’a permis en janvier 2008 de sortir une première fois en permission et le 31 mai 2008 d’être remis en semi-liberté.</p>
<p><strong>Qu’est-ce que l’Italie a retenu de ces «années de plomb»?</strong><br />
Je ne voudrais pas donner l’impression de me soustraire à l’attention et au respect que demandent les familles endeuillées à la suite d’actions politiques réalisées par des groupes de la gauche révolutionnaire dans les années 1970. Mais alors que chaque camp pleure ses morts, on assiste aujourd’hui à une victimisation sélective. De 1945 à 1969, près de 200 manifestants, grévistes, occupants de terres ou d’usines, étudiants, ouvriers ou paysans ont été tués par les forces de police dans des opérations de rétablissement de l’ordre public. Ces crimes restent impunis à ce jour. Ce n’est pas pour rien que le parti communiste italien demandait alors le désarmement des forces de police en charge des manifestations publiques. La violence politique a été une pratique de l’Etat italien qui a contribué à structurer le conflit socio-politique. Elle n’a pas été introduite par la gauche. A partir de 1969, et pendant une décennie, les attentats néofascistes sur les places, dans les gares et les trains ont fait des centaines de morts. Il a été démontré que les services secrets italiens et les néofascistes étaient impliqués. Et là encore, ces crimes sont restent en grande majorité impunis. Le premier homicide politique de gauche du commissaire Calabresi a eu lieu en 1972. Et c’est seulement en 1976 que les Brigades rouges ont choisi de passer à ce type de stratégie. Il faut avoir à l’esprit ce climat pour comprendre et expliquer la violence politique de la gauche italienne et des militants qui ont hérité du poids de tous ces morts. Ce contexte est aujourd’hui totalement oublié et on tend à décrier ces années comme une crise de violence folle et aveugle provenant de la seule extrême gauche. De plus, durant cette période, la répression pénale a atteint des records. Entre 1970 et 1989, si l’on additionne les peines de prisons infligées pour des faits liés à la violence politique, on atteint 50.000 années. La génération qui avait 20 ans dans les années 1970-80 est la plus sanctionnée de l’histoire de l’Italie depuis l’unification de l’Etat en 1861. Dans le camp de la gauche, 4.087 militants ont été condamnés pour «des actes liés à des tentatives de subversion de l’ordre constitutionnel», appartenance à des «as- sociations subversives» ou pour «constitution de bandes armées». Sur les 1.337 personnes condamnées appartenant à la «famille» des Brigades rouges, en activité pendant 18 ans, 70% des inculpés étaient des ouvriers, des employés du tertiaire ou des étudiants. Comme le montrent les chiffres, une bonne partie des inculpés sont des militants originaires des villes du Sud qui au lendemain de la guerre sont venus travailler dans les centres industriels du triangle Turin, Milan, Gênes. Cette vague de migration, qui se prolonge jusqu’au début des années 1970, donne naissance à un nouveau type d’ouvriers, très radicalisés (ainsi durant «l’automne chaud» de 1969 et les événements de 1972-1973), et plus tard à une constellation de jeunes «enragés», issus du prolétariat des banlieues, qui accèdent en masse à l’instruction supérieure après 1968.</p>
<p><strong>D’autres pays ont-ils accueilli des réfugiés italiens? Ont-ils pratiqué des extraditions? </strong><br />
En effet, mis à part la France, le Brésil, le Nicaragua, l’Argentine, la Grece et le Canada ont également accueilli des militants d’extrême gauche. Seule l’Algérie a livré à la justice italienne les deux militants de gauche qui se trouvaient sur son territoire. Ceux d’extrême droite ont été accueillis par la Grande-Bretagne, avec une forme équivalente de la doctrine Mitterrand qu’on pourrait appeler la «doctrine Thatcher». Les autorités judiciaires et politiques britanniques ont refusé d’extrader ces militants, appliquant la même politique tenue par la France durant la même période, mais cela n’a pas provoqué de débat ou polémique, que ce soit en Italie ou en Europe. Une fois les condamnations prescrites, ces hommes sont rentrés en Italie. Le Liban, le Japon, l’Espagne de Franco puis l’Espagne démocratique et les dictatures sud-américaines ont également accueilli plusieurs de ces militants. Et le leader d’extrême droite, Roberto Fiore, de Forza nuova, est même député au parlement européen.<br />
http://www.europarl.europa.eu/members/public/yourMep/view.do?name=fiore&#38;partNumber=1&#38;language=FR&#38;id=41004ì http://www.cairn.info/revue-deviance-et-societe-2003-1-page-77.htm</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[CAP. V – D’Ingrid Betancourt et des libertés.]]></title>
<link>http://capitulaires.wordpress.com/2008/07/04/cap-v-%e2%80%93-d%e2%80%99ingrid-betancourt-et-des-libertes/</link>
<pubDate>Fri, 04 Jul 2008 18:22:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Alexandre B.</dc:creator>
<guid>http://capitulaires.wordpress.com/2008/07/04/cap-v-%e2%80%93-d%e2%80%99ingrid-betancourt-et-des-libertes/</guid>
<description><![CDATA[On en viendrait à regretter sa libération tant sa médiatisation est ridicule. Nous y voyons d’ailleu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>On en viendrait à regretter sa libération tant sa médiatisation est ridicule. Nous y voyons d’ailleurs toute la splendeur de la crétinerie dans la très fallacieuse édition spéciale de TF1. C’est vrai qu’il ne faut pas regarder cette chaîne à la botte du pouvoir, mais nous ne pouvons mesurer à quelle point la masse crédule qu’en regardant le moyen par laquelle la démocratie est rendue caduque par le pouvoir démagogique du plus puissant des médias.</p>
<p>J’ai aussi beaucoup aimé la métaphore du bocal fermé déclamée par un des spécialistes de la politique française. Des métaphores dont seuls les gens de la droite stupide et décomplexée ont le secret ; Nicolas Sarkozy est ainsi un gros bras, qui bien qu’il n’ait rien fait, à tout même reçu dans ses mains le <em>bocal de cornichons</em> (comprendre l’affaire Betancourt) et qu’il a contribué de sa modeste personne en essayant d’ouvrir ledit <em>bocal</em>.<br />
La bêtise de cette métaphore est aussi grande que la soumission des médias ; une petite courge n’a jamais réussi à faire sortir son cornichon.</p>
<p>Autre chose encore plus ridicule, ce sont tout ces groupes de soutien. Noble et juste cause que de défendre la veuve et l’orphelin. Mais est-ce vraiment utile de mobiliser la compassion de toute la France pour une personnalité politique étrangère, dont la santé n’était pas en danger. Elle recevait au moins un repas par jour la colombienne. On ne pourrait pas en dire autant d’un milliard de personne qui n’émeuvent pas tant.<br />
Encore plus stupide, c’est qu’il semblerait que ces groupes de soutien travaillent à agrandir la gloriole de Nicolas Sarkozy. Mais attention, je ne dis pas que ces groupes de soutien inutiles proviennent des œuvres de Sarkozy, mais tout simplement que celui-ci a eu la bonne idée de les récupérer afin de s’afficher comme le grand libérateur qu’il est aujourd’hui.</p>
<p>Une seule personnalité a osée dénoncer cette pensée unique : Ségolène Royal. Mal lui en pris ; on la taxe déjà de mesquine et de je ne sais quel autre insulte car elle est la seule a penser – en France – que Nicolas Sarkozy s’attribue des lauriers immérités.<br />
Elle a bien raison, car après tout, il en a bien besoin : l’Europe va très mal et il commence déjà sa présidence européenne comme il a commencé la présidence française.<br />
Mais qu’il ne se brûle pas les ailes comme avec le miracle des infirmières libyennes (qui en ont pris la nationalité en avait plaisanté les diplomates bulgares). Des voix vont bientôt s’élever contre la fourberie du fourbe, à commencer sans doute par Betancourt elle-même.<br />
Après tout, c’est une <em>gauchiste</em>, d’une famille de <em>gauchiste</em>, et amie de Villepin. Quand elle prendra toute la mesure de qui est Nicolas Sarkozy, il y’a fort à parier qu’elle le traitera comme elle a traité Uribe, qui n’est après tout qu’un Sarkozy colombien, lui-même étant un Bush français.<br />
Elle a bien remerciée l’armée colombienne, et non pas son président. Elle fera de même pour la France. Elle a d’ailleurs commencée dès hier soir où elle préféra citer les noms de Chirac et de Villepin. Voilà qui explique sans doute les cris d’orfraie de Royal, et que l’on se moque d’un avis assez éclairé.</p>
<p>Et le plus drôle, les dignitaires français se trouvant avec Ségolène Royal à Québec pour les quatre cents ans de la ville dont Jean-Pierre Raffarin, vont tour à tour planter un couteau dans le dos de la présidente du Poitou-Charentes.</p>
<p>Jean-Pierre Raffarin, le premier d’entre eux, va s’attaquer à Ségolène Royal sur un terrain qu’il ne comprend pas, en voyant des fautes et en rétorquant qu’elle est une femme politique de second plan.<br />
Je sais que les ânes bâtés sont habitués à subir la pluie de longues heures durant – car les fameux dignitaires n’avaient rien pour se protéger –, alors pourquoi critiquer la madone du Poitou se soit éclipsée pour donner son avis sur l’actualité ? D’autant plus que les québécois n’ont pas remarqués une absence ou une présence de telles personnalités politiques, on se demande pourquoi Raffarin soutient que son absence « a été remarquée et a déçu les Québécois » alors que ceux-ci se plaignaient du manque de proximité entre eux et les dignitaires. Bien grand lui a fait alors de ne pas assister à la cérémonie officielle pour dénoncer la manipulation dont fait preuve le Président de la République.<br />
Amusant aussi de savoir que selon les dires de Raffarin, il ne faut pas critiquer le Président de la République dans une terre extérieure à la France. Or, il me semblait que Raffarin, alors président du comité d’organisation du quatrième centenaire de la ville de Québec, ne devait pas ignorer les propos de son successeur au poste de Premier ministre disant que le Québec, c’est aussi la France (dans une même Nation). Raffarin avouerait-il ainsi que le Québec est une terre complètement étrangère à la France ?</p>
<p>Les propos décousus de François Fillon sont encore plus sidérants ; le matin il parlait d’une nation française unique, indivisible dans le temps et l’espace comprenant le Québec dans sa culture ininterrompue. Alors pourquoi quand il parle d’une <em>nation</em> française et de deux<em> pays</em> « français » – de la France et le Québec – faut-il qu’il s’excuse auprès des fédéralistes d’avoir utilisé le mot <em>pays</em> au lieu de <em>nation</em> en parlant du Québec.<br />
Ainsi, nous sommes passés d’une unique<em> nation</em> française à deux <em>nations</em> françaises, dont le Québec serait sans <em>pays</em>. Pratique.<br />
Alors pourquoi le Premier ministre critique t-il Ségolène Royal sur ces propos en la traitant de « petite fille dans une cour d’école » ? Alors Fillon est bien le dernier de la classe, laissant tout juste le bonnet d’âne à Raffarin pour avoir dit « un pays est un endroit où il y a des paysans », qui outre la bancale analyse étymologique démontre qu’il ne voyait que dans ce <em>pays</em> québécois qu’un territoire diffus peuplé de pécores afin de ne pas fâcher les technocrates de d’Ottawa (à mettre en rapport avec ceux de Bruxelles, après tout, la France aussi est un pays, peuplé de<em> paysans</em> éleveurs de subventions).<br />
Il a aussi dit qu’elle faisait preuve « d’un manque de dignité » ; ses propos décousus et contradictoires qu’il a fait preuve aux uns et aux autres alors ne sont pas digne d’un Premier ministre.</p>
<p>Cette affaire Betancourt est d’ailleurs étrange ; une opération consistant à se faire passer pour le haut commandement des FARC, des soldats colombiens sans armes et d’affreuses rumeurs de remises de rançons de la part de la France. Il est évident que la date de prise de la présidence européenne ne soit pas étrangère à la libération des otages, et ces prochaines semaines risque de bruire de nombreuses rumeurs.<br />
Mais la question qui se pose désormais est : combien nous coûte la libération d’Ingrid Betancourt ? Et je ne parle pas en terme d’argent, mais celle d’une certaine liberté, une sorte de liberté dont Ségolène Royal mesure déjà les nouvelles limites.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gaudin - Guérini : le duel se poursuit pour le Sénat]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/06/19/gaudin-guerini-le-duel-se-poursuit-au-senat/</link>
<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 17:21:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/06/19/gaudin-guerini-le-duel-se-poursuit-au-senat/</guid>
<description><![CDATA[Discrètement mais sûrement, les élections sénatoriales battent leur plein. Le vote, prévu le 21 sept]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/06/gaudin-guerini.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-234" style="float:left;border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/06/gaudin-guerini.jpg" alt="" width="341" height="116" /></a><strong>Discrètement mais sûrement, les élections sénatoriales battent leur plein.</strong> Le vote, prévu le 21 septembre prochain, verra s&#8217;opposer les deux ténors de la dernière municipale de Marseille, Jean-Claude Gaudin pour la liste UMP et Jean-Noël Guérini pour la liste socialiste unie, probablement, au parti communiste.</p>
<p>Avec un scrutin au suffrage indirect, l&#8217;intérêt du grand public paraît faible. Pourtant, cette élection cache des enjeux importants et différents pour les deux rivaux.</p>
<p>Pour le maire de Marseille, l&#8217;élection au &#8220;plateau&#8221;, c&#8217;est à dire  à la présidence du Sénat, est un rêve de longue date, souvent déçu. L&#8217;enjeu n&#8217;est pas moindre pour le président socialiste du Conseil général.</p>
<p>Jamais en effet il n&#8217;aura été si bien placé pour emporter un ou deux sièges supplémentaires dans les Bouches-du-Rhône. Une revanche ? De quoi poursuivre assurément sa montée en puissance pour l&#8217;avenir et se positionner en incontournable faiseur de roi lors du congrès socialiste de Reims, en novembre prochain.</p>
<p>Sitôt l&#8217;accord de cogestion entre la droite et la gauche signé à la Communauté urbaine de Marseille (MPM), les deux &#8220;G&#8221; se sont donc mis au travail d&#8217;arrache-pied.<!--more--></p>
<p>Le sénateur-Maire de Marseille, fragilisé par la défaite de la droite à la présidence de MPM, s&#8217;est rapidement mis en campagne, multipliant visites, rencontres ciblées, discrètes et appels téléphoniques aux différents élus et Maire du département.</p>
<p>Jean-Noël Guérini n&#8217;est pas en reste. Fort du succès de l&#8217;élection d&#8217;Eugène Caselli à la Communauté urbaine, qui avait aussi pour but de conforter sa position et son influence dans la métropole marseillaise, il ratisse discrètement et consciencieusement le département. Conforté, il est vrai, par le basculement de plusieurs communes à gauche et sa victoire écrasante aux cantonales.</p>
<p>Les calculettes s&#8217;activent donc dans les états-majors. Sur les 8 sièges à pourvoir, la gauche se verrait bien en gagner 5 à 6, ne laissant que le strict minimum à Jean-Claude Gaudin, soit 2 à 3 sièges. Pourtant, le maire de Marseille prétend dans les colonnes de <em>La Provence</em> : &#8220;je devrais arriver à décrocher trois sièges sans problème. Je peux même en espérer un quatrième&#8221;.</p>
<p>Même si ce dernier reconnaît que depuis qu&#8217;il siège au Sénat (1989), &#8220;c&#8217;est la liste la plus facile à préparer que j&#8217;ai connue&#8221;, il doit quand même transiger avec les désirs de Maryse Joissains, l&#8217;édile d&#8217;Aix-en-Provence, d&#8217;habitude peu affable à son encontre, mais très soucieuse d&#8217;obtenir l&#8217;investiture de sa fille Sophie en deuxième place de sa liste&#8230; Autre épine, Renaud Muselier. Mais, par bonheur, ce dernier préfère le Palais Bourbon laissant à son député suppléant, Bruno Gilles, le soin de prendre la 3° place.</p>
<p><strong>Une élection peut en cacher une autre</strong><br />
Le &#8220;plateau&#8221; du Sénat fait donc figure, pour Jean-Claude Gaudin, d&#8217;ultime défi, de derniers lauriers, un triomphe de fin de carrière. Quelque-chose de très personnel, une reconnaissance finale. Ce désir, toujours inavoué et dont il ne parle qu&#8217;à ses plus proches amis tel que Claude Bertrand ou Dominique Vlasto pourrait enfin revêtir les habits de la réalité lors de ce dernier round électoral.</p>
<p>Pour réussir son pari, le vice-président de l&#8217;UMP cultive plus que jamais son réseau et conforte ses amitiés. Tous les mardis, généralement à l&#8217;Elysée, Jean-Claude Gaudin participe à la réunion hebdomadaire de la majorité aux côtés du Premier ministre Fillon, de Patrick Devedjian (patron exécutif de l&#8217;UMP), Jean-Pierre Raffarin (patron honorifique de l&#8217;UMP), Christian Poncelet (président du Sénat), Bernard Accoyer (président de l&#8217;Assemblée nationale) ou encore Henri de Raincourt (sénateur de l&#8217;Yonne, président du groupe UMP du Sénat). L&#8217;occasion pour lui de peaufiner sa stratégie et de jauger son principal adversaire à la présidence de la Haute-Assemblée, l&#8217;ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin.</p>
<p>Plus encore, il entretient comme jamais ses amitiés, notamment au sein des anciens Républicains &#38; indépendants, comme Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski, sénateurs de l&#8217;Eure ou Jean-Paul Emin, sénateur de l&#8217;Ain, envoyés en émissaires auprès de leurs collègues pour &#8220;tâter&#8221; le terrain.</p>
<p>Président du groupe UDF à l&#8217;Assemblée nationale de 1981 à 1989, Jean-Claude Gaudin a surtout été pendant dix-huit ans président de la commission des investitures de son ancien parti et occupe, aujourd&#8217;hui encore, le même poste à l&#8217;UMP. Autant dire que de nombreux élus lui sont &#8211; ou se sentent &#8211; redevables de leur élection.</p>
<p>Le candidat Gaudin ne manquera pas de le leur rappeler lorsque les candidatures émergeront publiquement. Pour l&#8217;heure, hormis lui-même et Raffarin, on compte d&#8217;autres prétendants comme l&#8217;UMP Gérard Larcher ou le centriste Jean Arthuis.</p>
<p>Si Jean-Claude gaudin est assuré d&#8217;être élu sénateur par le truchement des 3062 grands électeurs du département, sa victoire doit être éclatante s&#8217;il veut devenir le troisième homme de l&#8217;Etat. Un succès à même de faire oublier ses déconvenues municipales et, surtout, son échec à la Communauté urbaine de Marseille. Là est l&#8217;enjeu. Ses adversaires ne manqueront pas d&#8217;utiliser cet argument en cas de victoire à la Pyrrhus, Renaud Muselier non plus.</p>
<p>Vengeur, son ex-dauphin, toujours à la chasse aux traîtres, ne lui a pas pardonné sa mort politique prématurée et pourrait se sentir prêt à activer contre lui ses réseaux UMP-canal gaulliste avec l&#8217;aide probable de la ministre de la défense Michèle Alliot-Marie, dont la visite est prévue dans quelques jours à Marseille et qui a annoncé hier dans les colonnes du quotidien catholique <em>La Croix</em> la relance de son mouvement gaulliste &#8220;Le chêne.&#8221;</p>
<p><strong>Comme en 1998, PS et PCF unis ?</strong><br />
De l&#8217;autre côté de l&#8217;échiquier politique, la gauche s&#8217;organise. Le sénateur communiste Robert Bret, en désaccord avec son parti, ne se représente pas. Un temps, Jean-Marc Coppola, secrétaire fédéral du PCF 13, a imaginé former une liste autonome. Idée vite oubliée après avoir fait le décompte de ses amis dans le département.</p>
<p>D&#8217;autant que la proposition d&#8217;union de Jean-Noël Guérini offrant la 3° place,  éligible, n&#8217;a pas laissé les communistes de marbre. Problème pour le PCF et pour son leader départemental, parité oblige, il faut chercher &#8220;la&#8221; femme en question, Annick Boët ayant quitté l&#8217;esquif rouge depuis belle lurette. Qu&#8217;importe, la solution devrait être rapidement trouvée&#8230;</p>
<p>A la troisième place, les fidèles du président du Conseil général des Bouches-du-Rhône ne manquent pas. Au choix, Roland Povinelli, maire d&#8217;Allauch ou Serge Andréoni, maire de Berre l&#8217;Etang. Samia Ghali, vice-présidente de la Région Paca, fraîchement élue maire des 15° et 16° arrondissements de Marseille, pourrait occuper la 4° place.</p>
<p>Avant la trêve estivale, les listes se peaufinent, les rencontres s&#8217;intensifient, les déjeuners se multiplient et les stratégies s&#8217;aiguisent. Si la position de force est acquise à la gauche dans le département et devrait se concrétiser, pour Jean-Noël Guérini, par au moins un siège supplémentaire, il faudra sans nul doute compter sur la ténacité de Jean-Claude Gaudin qui joue là son baroud d&#8217;honneur.</p>
<p>Ce qui est écrit sur le papier prend quelque-fois, dans les Bouches-du-Rhône, des tournures étonnantes, bien loin des rapports de force politiques établis. L&#8217;élection d&#8217;Eugène Caselli à la présidence de la Communauté urbaine de Marseille en est le meilleur exemple&#8230;</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<br />
<strong></strong></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>Règles du jeu :</strong></span><br />
Le renouvellement triennal du 21 septembre 2008 concerne les 7 sièges de sénateurs des Bouches-du-Rhône. Un siège supplémentaire est à pourvoir en septembre en raison de l’évolution de la démographie. Les sénateurs seront élus pour un mandat de 6 ans, par un corps de grands électeurs au scrutin proportionnel plurinominal (par liste).</p>
<p>Les grands électeurs sont au nombre de 3062. Parmi eux : les 16 parlementaires, les 51 conseillers régionaux, les 57 conseillers généraux et 2 938 délégués des 119 communes du département.</p>
<p><strong>Ils sont renouvelables, à gauche :</strong><br />
GUÉRINI Jean-Noël (PS)<br />
BRET Robert (PCF)<br />
PICHERAL Jean-François (PS)<br />
SIFFRE Jacques (PS)</p>
<p><strong>à droite :</strong><br />
GAUDIN Jean-Claude (UMP)<br />
GIRAUD Francis (UMP)<br />
VALLET André (Union centriste-UDF)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Intervention de Marie-Arlette Carlotti à la mutualité - Soutien à Delanoë]]></title>
<link>http://le13avecdelanoe.wordpress.com/2008/05/27/carlotti-paris-delanoe-congres-ps/</link>
<pubDate>Tue, 27 May 2008 21:49:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>le13avecdelanoe</dc:creator>
<guid>http://le13avecdelanoe.wordpress.com/2008/05/27/carlotti-paris-delanoe-congres-ps/</guid>
<description><![CDATA[Samedi 24 mai dernier à la Mutualité (Paris), c&#8217;est autour de la contribution &#8220;Clarté, c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://le13avecdelanoe.files.wordpress.com/2008/05/hd-mac-bd.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-24" style="float:left;" src="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/files/2008/05/hd-mac-bd.jpg" alt="" width="280" height="164" /></a>Samedi 24 mai dernier à la Mutualité (Paris), c&#8217;est autour de la contribution &#8220;Clarté, courage, créativité&#8221; que nous nous sommes rassemblés et avons débattus. <strong>Voici l&#8217;intervention de Marie-Arlette Carlotti</strong> :</p>
<p>Notre texte est un peu laconique sur les questions de solidarité internationale et de régulation mondiale.</p>
<p>En effet, on ne peut pas tout développer en quelques pages.<br />
Et nous aurons l&#8217;occasion, soit de l&#8217;enrichir, soit de faire une contribution thématique sur ces questions.<br />
<!--more--><br />
Mais même brièvement développée, notre approche me semble doublement pertinente :</p>
<p><strong>1 -</strong> D&#8217;abord parce qu&#8217;elle s&#8217;inscrit résolument dans le cadre européen, et que l&#8217;Europe est le &#8220;bon niveau&#8221; pour mener ce combat de la mondialisation régulée.</p>
<p><strong>2 -</strong> Ensuite parce que nous plaçons ces enjeux sur le terrain du &#8220;sens&#8221;, c&#8217;est à dire celui de nos valeurs fondatrices : solidarité et internationalisme.</p>
<p>Et ça, ça me convient !<br />
Car c&#8217;est bien sur ces bases que nous avons l&#8217;obligation d&#8217;apporter des réponses concrètes, précises, aux désordres et aux déséquilibres du monde.</p>
<p><strong>I) Aujourd&#8217;hui, la dérégulation atteint un point critique</strong>.</p>
<p>Nous sommes confrontés à une crise financière, énergétique, alimentaire et climatique.</p>
<p>Mais ce sont les émeutes de la faim qui ont mis en lumière ce que nous savions déjà: la folie d&#8217;un monde dérégulé qui va jusqu&#8217;à soumettre la survie même de ses habitants aux forces du marché.</p>
<p>Pascal Lamy relevait dans le Libération d&#8217;hier que d&#8217;un côté de Programme alimentaire mondial avait du mal a mobiliser les 750 millions de dollars nécessaires pour éviter les émeutes de la faim, et de l&#8217;autre que les banques centrales du Nord injectaient des dizaines de milliards de dollars pour stabiliser des banques qui ont joué avec le feu&#8230;</p>
<p>Jamais cette injustice n&#8217;est apparue si crument aux yeux de l&#8217;opinion publique.</p>
<p>Et j&#8217;espère que la crise alimentaire va servir d&#8217;électrochoc.<br />
Bien que je sois sceptique quand je vois que l&#8217;on met tant de temps à se mobiliser contre le changement climatique, alors que tout le monde sait qu&#8217;il y a un risque majeur pour l&#8217;ensemble de la planète&#8230;</p>
<p>En tous cas, cette crise nous impose d&#8217;intervenir pour :<br />
- mettre fin à la spéculation financière éhontée venant des &#8220;subprimes&#8221; vers les matières premières alimentaires,<br />
- soutenir les cultures vivrières des pays en développement,<br />
- mettre en place une politique internationale nouvelle face au réchauffement de la planète et une nouvelle approche sur les agro-carburants.</p>
<p><strong>II) En réponse à ces crises, les Socialistes doivent continuer à mener le combat pour une mondialisation régulée, maîtrisée.</strong></p>
<p>En agissant à la fois :<br />
- sur le droit : nouvelle hiérarchie des normes internationales<br />
- sur des institutions internationales plus légitimes, démocratiques et transparentes<br />
- sur l&#8217;accès de tous aux &#8220;biens publics mondiaux&#8221;<br />
- sur la dette<br />
- sur le financement de la solidarité internationale<br />
- sur la promotion des droits de l&#8217;homme et des processus démocratiques&#8230;</p>
<p><strong>III) Quelques mots sur l&#8217;Afrique.</strong></p>
<p>Bien sûr la France doit continuer à avoir des relations bilatérales privilégiées avec le continent africain.<br />
L&#8217;Europe fait beaucoup en direction de l&#8217;Afrique, mais elle ne peut pas mener une politique étrangère tant qu&#8217;elle n&#8217;en a pas la compétence.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, les Africains veulent discuter avec le France. Mais d&#8217;égal à égal, de partenaire à partenaire.<br />
Et le futur président de la République &#8211; qui sera socialiste &#8211; aura beaucoup à faire pour réhabiliter l&#8217;image de la France, aujourd&#8217;hui catastrophique, en particulier auprès des sociétés civiles, des intellectuels, des démocrates : ceux qui feront l&#8217;Afrique de demain.</p>
<p>Non seulement à cause de nos politiques parfois condamnables.<br />
Mais aussi à cause d&#8217;attitudes, d&#8217;actes et &#8220;d&#8217;amitiés&#8221; (le dernier en date étant l&#8217;épisode du Tchad), confirmés par des discours solennels : à Dakar, Nicolas Sarkozy va donner des leçons de démocratie aux démocrates, avant d&#8217;aller à Libreville se jeter dans les bras des dictateurs.</p>
<p>Mais la première responsabilité que nous avons envers l&#8217;Afrique, c&#8217;est le respect de nos engagements. Le respect de la parole donnée !<br />
Nous devons respecter l&#8217;objectif de 0,7% de la richesse du Nord consacré à l&#8217;aide au développement d&#8217;ici 2015.</p>
<p>Et c&#8217;est le contraire que fait la France :<br />
- Son aide publique est passée de 0,47 à 0,39% en 2007.<br />
- Nicolas Sarkozy est revenu sur l&#8217;engagement de Chirac d&#8217;atteindre 0,7% en 2012.<br />
- Même le contenu de l&#8217;APD de notre pays pose problème : nous &#8220;truquons&#8221; les chiffres, en intégrant par exemple à notre aide les frais &#8220;d&#8217;hébergement&#8221; des immigrants illégaux sur notre territoire !</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;Afrique qui est la première victime de ces renoncements.<br />
Je ne veux pas que les Socialistes soient sur le renoncement.</p>
<p>Avec les Socialistes, la France devra retrouver sa place à la pointe du combat pour le développement et la solidarité avec les pays les plus pauvres :<br />
- en tenant ses engagements sur l&#8217;aide,<br />
- en cessant d&#8217;être hypocrite sur les vrais enjeux  comme les subventions agricoles ou l&#8217;ouverture de nos marchés aux produits agricoles du Sud,<br />
- mais aussi en ouvrant la voie à de nouvelles initiatives come la création d&#8217;un impôt mondial au service de la solidarité internationale, fondé sur le commerce des armes ou la taxation des capitaux.</p>
<p>Ce sont ces thématiques dont je voudrais que notre groupe soit porteur, et offensif.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Raffarin fume-t-il ?]]></title>
<link>http://castorpolitique.wordpress.com/2008/05/08/raffarin-fume-t-il/</link>
<pubDate>Thu, 08 May 2008 14:31:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>castorpolitique</dc:creator>
<guid>http://castorpolitique.wordpress.com/2008/05/08/raffarin-fume-t-il/</guid>
<description><![CDATA[]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://castorpolitique.wordpress.com/files/2008/05/sarko_tunisie-001.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-93" src="http://castorpolitique.wordpress.com/files/2008/05/sarko_tunisie-001.jpg?w=245" alt="" width="245" height="300" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le nouveau chien-chien de Sarkozy est un Koala Raffarin]]></title>
<link>http://castorpolitique.wordpress.com/2008/04/24/le-nouveau-chien-chien-de-sarkozy-est-un-koala-de-raffarin/</link>
<pubDate>Thu, 24 Apr 2008 20:49:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>castorpolitique</dc:creator>
<guid>http://castorpolitique.wordpress.com/2008/04/24/le-nouveau-chien-chien-de-sarkozy-est-un-koala-de-raffarin/</guid>
<description><![CDATA[Le Koala Raffarin est animal très apprécié des présidents Français : fidèle, capable de toutes les c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le Koala Raffarin est animal très apprécié des présidents Français : fidèle, capable de toutes les compromissions, à l&#8217;aspect doux mais néanmoins agressif, plein de surprises.</p>
<p><a href="http://castorpolitique.wordpress.com/files/2008/04/raffarin_delanoe.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-76" src="http://castorpolitique.wordpress.com/files/2008/04/raffarin_delanoe.jpg?w=276" alt="" width="276" height="300" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Tout va bien à l'UMP, merci...]]></title>
<link>http://observatoiredufigaro.wordpress.com/2008/04/07/tout-va-bien-a-lump-merci/</link>
<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 19:25:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>observatoiredufigaro</dc:creator>
<guid>http://observatoiredufigaro.wordpress.com/2008/04/07/tout-va-bien-a-lump-merci/</guid>
<description><![CDATA[Par Pépin Hipulsige Ils ont été sonnés par la défaite aux élections municipales, mais ils ont de la ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em><strong>Par Pépin Hipulsige</strong></em></p>
<p><strong>Ils ont été sonnés par la défaite aux élections municipales, mais ils ont de la ressource, les responsables de l&#8217;UMP.</strong> A Paris, Lyon ou Lille, trois villes remportées facilement par le PS, le parti présidentiel se reconstruit lentement mais sûrement. Ce beau message, proche de la méthode Coué, n&#8217;est pas le fait de Nicolas Sarkozy, de François Fillon, de Patrick Devedjian ou de Jean-Pierre Raffarin, les leaders de la droite. Non, c&#8217;est le <em>Figaro </em>qui le dit. <strong>Et quand le <em>Figaro </em>dit quelque chose&#8230; il faut se méfier.</strong></p>
<p><!--more--></p>
<p>Ouvrons la page 2 de l&#8217;édition du jour. Dans cet espace intitulé <em>&#8220;France Politique&#8221;</em>, <strong>l&#8217;UMP est chaque matin à l&#8217;honneur</strong>. En ce lundi 7 avril, l&#8217;organe de presse ne déroge pas à la règle. <em>&#8220;L&#8217;UMP veut faire émerger les candidats de demain&#8221;</em>, c&#8217;est le titre général, décliné en trois articles consacrés chacun à une des trois villes citées ci-dessus. D&#8217;abord Paris et la mise en valeur du jeune premier Pierre-Yves Bournazel : pas de quoi s&#8217;offusquer. Puis Lyon, où le nouveau prétendant, Michel Havard, est l&#8217;objet de toutes les attentions : là encore, ça passe.</p>
<p><strong>La situation se gâte quand on passe à Lille.</strong> Le journaliste n&#8217;est visiblement pas de gauche. Pas de problème, il a le droit. Le souci, c&#8217;est que ça se voit un peu, nuisant à <strong>l&#8217;objectivité du papier</strong>. Se livrant à un bref historique des luttes droite-gauche dans la capitale du Nord-Pas-de-Calais, Jean Valbay écrit : <em>&#8220;Le seul homme capable de battre [Pierre Mauroy, ancien maire socialiste] fut Norbert Ségard, le ministre de Giscard d&#8217;Estaing qui modernisa le réseau téléphonique français. Mais un cancer l&#8217;emporta trop tôt.&#8221; </em>Dommage, il aurait pu bouter la gauche hors de la ville. Foutu cancer !</p>
<p>Un peu plus loin, un curieux intertitre laisse transparaître <strong>les convictions politiques du journaliste</strong> : <em>&#8220;l&#8217;ère du consensus révolue&#8221;</em>. La faute à qui ? A Martine Aubry, bien sûr, maire de Lille depuis 2001 : <em>&#8220;Aujourd&#8217;hui, Aubry est devenue incontournable. Dans quelques jours, elle s&#8217;emparera selon toute vraisemblance de la présidence de la communauté urbaine. Avec un changement essentiel : l&#8217;ère du consensus instauré par Pierre Mauroy est révolue.&#8221; </em>Martine Aubry est près de mettre la ville à feu et à sang, et personne ne s&#8217;en inquiète. Personne ? Non, le <em>Figaro </em>est là&#8230;</p>
<p>Assez de province, passons au glamour. <strong>Comment va Carla Bruni-Sarkozy ?</strong> La gazette people qu&#8217;est devenu le <em>Figaro </em>nous apprend qu&#8217;elle a rejoint dimanche la <em>&#8220;marche blanche&#8221;</em> organisée à Paris pour soutenir Ingrid Betancourt. Venant de la première dame de France, la démarche est importante. Tellement importante que le journal d&#8217;Etienne Mougeotte place l&#8217;information en tête des pages internationales (devant le sommet entre Bush et Poutine, devant l&#8217;attentat suicide qui a frappé le Sri Lanka, etc.), sous le titre suivant : <em>&#8220;Carla Bruni-Sarkozy : &#8216;Il faut qu&#8217;Ingrid sorte&#8217; &#8220;</em>. <strong>Merci Carla. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on ferait sans toi.</strong> La famille Betancourt doit être soulagée. Et merci le Figaro pour ce compte-rendu à peine biaisé de la manifestation.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
