<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>reflexions-sur-le-blogging &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/reflexions-sur-le-blogging/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "reflexions-sur-le-blogging"</description>
	<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 19:20:42 +0000</pubDate>

	<generator>http://en.wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Les typologies de la blogosphère ont la cote / Pourquoi je n'aime pas les typologies (edit)]]></title>
<link>http://oliviertredan.wordpress.com/2008/07/01/les-typologies-de-la-blogosphere-ont-la-cote/</link>
<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 22:17:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>ot</dc:creator>
<guid>http://oliviertredan.wordpress.com/2008/07/01/les-typologies-de-la-blogosphere-ont-la-cote/</guid>
<description><![CDATA[Après la découverte tardive de la typologie proposé par Embruns en 2004, remise au gout du jour par ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Après la découverte tardive de la typologie proposé par Embruns en 2004, remise au gout du jour par <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/06/16/la-typologie-de-la-blogosphere-selon-embruns-vieillerie-de-la-semaine/" target="_blank">internetetopinion</a>, c&#8217;est au tour d&#8217;<a href="http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2008/06/une-typologie-d.html">Olivier Ertzscheid</a> de proposer la sienne, tirée de son ouvrage sur le blogging, qui au passage ne prend pas en compte les blogs collectifs d&#8217;adolescents, pourtant nombreux.</p>
<p><a href="http://oliviertredan.files.wordpress.com/2008/07/typo-blog1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-195" src="http://oliviertredan.wordpress.com/files/2008/07/typo-blog1.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Celle fait suite à deux autres proposées : celle de Mathieu Paldacci, dans un article paru en 2003, <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&#38;ct=res&#38;cd=1&#38;url=http%3A%2F%2Fwww.cairn.info%2Fload_pdf.php%3FID_ARTICLE%3DTT_005_0007&#38;ei=7qdqSMa0M4n40QW5n-SdDA&#38;usg=AFQjCNF-SJmcWk6ue53mYm51DKBXd3yqcA&#38;sig2=lEiTUL_wBj46H5If_chvpg">Les quatre mondes du journal intime en ligne</a> (PDF), puis celle de <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&#38;ct=res&#38;cd=1&#38;url=http%3A%2F%2Fwww.unige.ch%2Fses%2Fsocio%2Fpdrs%2Fprogramme%2F20072008%2Fcollectifsmorges%2FCardonBlogs.pdf&#38;ei=AHJrSJnxLI_S0QWx_r2iDA&#38;usg=AFQjCNGKH8MFSj0tejzETIlh0cu4eOaYNw&#38;sig2=nK48CbCUtjHY8YWNPH9d_Q">Dominique Cardon et Hélène Delaunay-Téterel</a> (2005). Certes les entrées choisies ne sont pas les mêmes, mais renvoie in fine à une cartographie sensiblement identique dans la manière d&#8217;appréhender le phénomène, autour de la double interrogation sur l&#8217;énonciateur, sa manière de se présenter, de se mettre en scène et la finalité de la publication et le récepteur envisagé.</p>
<p><a href="http://oliviertredan.files.wordpress.com/2008/07/typo-paldacci1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-199" src="http://oliviertredan.wordpress.com/files/2008/07/typo-paldacci1.jpg?w=300" alt="" width="300" height="270" /></a></p>
<p><a href="http://oliviertredan.files.wordpress.com/2008/07/typo-cardon.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-202" src="http://oliviertredan.wordpress.com/files/2008/07/typo-cardon.jpg?w=266" alt="" width="266" height="300" /></a></p>
<p>Edit : Suite au commentaire d&#8217;Emmanuel Bruant, je vais tenter de justifier ce qui me dérange avec la pratique des typologies. C&#8217;est d&#8217;ailleurs le problème posé par toute typologie, sous-entendu par toute démarche hypotético-déductive : elle pose un regard ancien sur un objet nouveau. Elle ne permet pas de saisir la richesse de ce qui se passe dans la construction d&#8217;univers singuliers en ligne. Elle tend à plaquer des catégories préconstituées, validées dans d&#8217;autres espaces sociaux autour d&#8217;oppositions telles que public/privé, intime/extime, professionnel/amateur, individuel/collectif. Les typologies ont pour vertu la description, mais aussi en est la principale limite. Elle aplatit un monde en construction, ne prenant pas en compte son caractère dynamique.<br />
Une autre posture méthodologique possible, une autre voie, est celle de l&#8217;induction. Démarche défendue par <a href="http://www.surlejournalisme.com/lectures/induction-in-journalism/">Florence Le Cam</a> :&#8221;the inductive perspective is more than an approach to discover the field, it is also an original and rigorous way to explain the process of production of science.&#8221;</p>
<p>Partant de là, si typologie il peut y avoir, elle doit être le fruit d&#8217;un travail de terrain et non le prétexte à validation d&#8217;une grille de lecture (trop?) généralisante.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://affordance.typepad.com/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/06/16/diapositive1_3.jpg" alt="" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'origine du blog en question]]></title>
<link>http://oliviertredan.wordpress.com/2007/07/18/lorigine-du-blog-en-question/</link>
<pubDate>Wed, 18 Jul 2007 16:27:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>ot</dc:creator>
<guid>http://oliviertredan.wordpress.com/2007/07/18/lorigine-du-blog-en-question/</guid>
<description><![CDATA[C&#8217;est une question qui revient régulièrement : à qui attribuer la paternité du weblog? A celui]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>C&#8217;est une question qui revient régulièrement : à qui attribuer la paternité du weblog?</p>
<p>A celui qui le premier à une pratique similaire à celle du &#8216;blog&#8217; (recueil de liens hypertextuels, datation des posts, hybridation des genres, etc.) ou au &#8216;découvreur&#8217; du terme? Le débat est loin d&#8217;être tranché comme le montre un billet de Pointblog.</p>
<p>Au moins a-t-il pour intérêt de nous rappeler que les innovations n&#8217;émergent pas ex-nihilo, mais s&#8217;insère dans une logique de filiation, de filières :</p>
<blockquote><p>&#8220;<a href="http://commposite.org/v1/98.1/articles/ntic_1.htm" target="_blank">Parler de « ré- invention » ou de « ré-appropriation » des  technologies par  les usagers (Rogers, 83),  ou encore d&#8217;« hybridation » et de « filières  d&#8217;usage »  entre différentes objets  (Chambat, 1994) interdit de considérer leur diffusion comme une source de  changement  radical : « la diffusion des TIC n&#8217;opère pas dans le vide social;  elle ne procède  pas davantage par novations ou substitutions radicales. Elle interfère  avec des  pratiques existantes, qu&#8217;elle prend en charge et réaménage.</a>&#8220;</p></blockquote>
<p>Par conséquent les blogs s&#8217;insèrent, évidemment, dans la filiation &#8211; tant technique que pratique &#8211; des pages personnelles, mais aussi de manière plus antérieure dans celle des <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Weblog#1983-1990_.28Pre-HTTP.29" target="_blank">BBS et newsgroups</a>.</p>
<p>Bref, l&#8217;intérêt peut se focaliser à la fois sur l&#8217;évolution (continuités et discontinuités) des pratiques et de l&#8217;offre techno-logique, d&#8217;un point de vue macroscopique, lié à la démocratisation du &#8216;web&#8217;, et aux trajectoires individuelles qui illustrent cette transformation progressive du paysage.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Migration des Skyblogueurs?]]></title>
<link>http://oliviertredan.wordpress.com/2006/05/12/migration-des-skyblogueurs/</link>
<pubDate>Fri, 12 May 2006 15:30:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>ot</dc:creator>
<guid>http://oliviertredan.wordpress.com/2006/05/12/migration-des-skyblogueurs/</guid>
<description><![CDATA[C&#39;est ce qu&#39;annonce un blog (m&eacute;ta-blog) d&#39;actualit&eacute; sur les Skyblogs, Skyb]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>C&#39;est ce qu&#39;annonce un blog (m&#233;ta-blog) d&#39;actualit&#233; sur les Skyblogs, <a href="http://skyblogscope.blogspot.com/2006/05/migration-des-skybloggeurs.html">Skyblogscope</a>. La raison est serait &#34;<i>les possibilit&#233;s techniques tr&#232;s limit&#233;es et la lenteur de la plateforme (jusqu&#39;&#224; 24H pour publier un article)</i>&#34;. N&#233;anmoins, je m&#39;en m&#233;fie, du fait d&#39;observations pr&#233;c&#233;dentes, retrouv&#233;es sur <a href="http://mediatic.blogspot.com/2004/07/de-skyblog-canalblog.html" target="_blank">Mediatic</a>. Une migration &#233;tait d&#233;j&#224; observ&#233;e, sans que l&#39;ampleur ne soit pr&#233;cis&#233;e.</p>
<p>Deux &#233;l&#233;ments m&#39;interpellent :</p>
<p>1/ Le d&#233;part est-il effectif? Le blogueur ne multiplie-t-il pas les espaces de publications? L&#39;auteur aurait sans doute davantage de multiples facettes, car en pr&#233;sence de publics multiples, au sein de multiples mondes sociaux.</p>
<p>2/ Cela supposerait des (sky)blogueurs rationnels, strat&#233;giques et qui se d&#233;placeraient au gr&#233; de plates-formes de cr&#233;ation de blogs proposant les offres technologiques les plus abouties. Bref, un acteur rationnel, capable de d&#233;terminer ses int&#233;r&#234;ts, sans &#234;tre influenc&#233; par un imaginaire et nombre de pr&#233;suppos&#233;s. Or, ces repr&#233;sentations structurent la pratique. Skyblog a encore de beau jour devant lui, tant qu&#39;il appara&#238;tra comme l&#39;espace o&#249; il faut &#234;tre pour maximiser son audience et permettra aux utilisateurs (adolescents) d&#39;&#233;voluer dans une aire de pratiques culturelles (langagi&#232;res, etc&#8230;) conforme &#224; leurs perceptions.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Web 2.0 ou les pratiques sociales révélées?]]></title>
<link>http://oliviertredan.wordpress.com/2006/02/23/web-20-ou-les-pratiques-sociales-revlees/</link>
<pubDate>Thu, 23 Feb 2006 09:37:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>ot</dc:creator>
<guid>http://oliviertredan.wordpress.com/2006/02/23/web-20-ou-les-pratiques-sociales-revlees/</guid>
<description><![CDATA[Le Web 2.0 me tracasse toujours autant. J&#8217;ai trouvé chez GuiM Weblog différentes définitions q]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le Web 2.0 me tracasse toujours autant. J&#8217;ai trouvé chez <a href="http://guim.typepad.com/blog/web_20/index.html">GuiM Weblog</a> différentes définitions qui renvoie toujours au même point : elles font preuve d&#8217;un certain &#8220;technocentrisme&#8221;, autrement dit, puisque j&#8217;utilise telles applications techniques, j&#8217;ai telles pratiques, il n&#8217;y a pas de raison que mon voisin n&#8217;en fasse pas de même.</p>
<p>Un point sur lequel les auteurs reviennent est le bénéfice du Web 2.0 pour la démocratie et la société de consommation. En gros, puisque des internautes peuvent produire un contenu d&#8217;une qualité meilleure que les journalistes, et puisque tout le monde les lit, les médias de masse sont sérieusement menacés. Bref, on réinvente le modèle de communication par les leaders d&#8217;opinion (<a href="http://www.ed4web.collegeem.qc.ca/prof/asaumier/auteurs/lazarsfeld.html">two-step flows</a>) en y ajoutant la notion de <a href="http://hypermedia.univ-paris8.fr/Weissberg/presence/3.html">désintermédiation</a>.<br />
On peut alors y objecter une observation de Patrice Flichy (<a href="http://barthes.ens.fr/colloque99/flichy.html">L&#8217;imaginaire de l&#8217;Internet</a>) : &#8221; <em>la plupart des usagers semblent utiliser l&#8217;informatique en ligne, média interactif par excellence, de la même façon que les médias de masse traditionnels. La grande séparation entre les émetteurs et les récepteurs semble se maintenir malgré la mutation technologique.</em>&#8221; (P. 111). Il y a toutes les chances pour ce constat se maintiennent face aux avancées techniques induites dans le Web 2.0.</p>
<p>Un article sur le <a href="http://solutions.journaldunet.com/0601/060105_tribune-sqli-web-20.shtml">&#8220;Web 2.0 : la révolution par les usages</a>&#8221; est d&#8217;ailleurs assez saisissant : &#8220;<em>On envisage dans un avenir proche où il faudra faire partie d&#8217;un cercle de connaissances pour pouvoir solliciter et être sollicité (e-mail, messagerie instantanée, SMS et mêmes sites Web à visiter).</em>&#8221; Cela me rappelle étrangement la manière dont les adolescents intègrent Internet dans leurs pratiques sociales. Internet est un vecteur de communication interpersonnelle.<br />
Du moins, le Web 2.0 donne cette impression où, tout au plus, Internet devient le révélateur de pratiques sociales antérieures, certes avec un changement potentiel d&#8217;échelle.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bloguez, vous êtes observés ("A l'heure Big Blogger")]]></title>
<link>http://oliviertredan.wordpress.com/2006/02/20/bloguez-vous-etes-observes-a-lheure-big-blogger/</link>
<pubDate>Mon, 20 Feb 2006 15:34:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>ot</dc:creator>
<guid>http://oliviertredan.wordpress.com/2006/02/20/bloguez-vous-etes-observes-a-lheure-big-blogger/</guid>
<description><![CDATA[Les blogs d&#8217;ados, et plus largement les pratiques de l&#8217;Internet chez un public jeune, on]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Les blogs d&#8217;ados, et plus largement les pratiques de l&#8217;Internet chez un public jeune, ont révélé une hybridation entre les temps et espaces sociaux. L&#8217;entre soi des jeunes ne se limite plus à une co-présence en direct. Le recours à Internet permet une co-présence écranique, un entre soi connecté pour pallier à l&#8217;absence d&#8217;interaction en face à face.</p>
<p>Un autre aspect est l&#8217;hybridation entre les différents espaces sociaux : professionnels et intimes, par exemple. C&#8217;est le sens du <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=360810">dossier</a> d&#8217;<a href="http://www.emmanuelle.net">Emmanuelle Richard</a> paru dans l&#8217;édition du 20 février de <a href="http://www.liberation.fr">Libé</a>.</p>
<p>D&#8217;une part, on peut noter que le virtuel ne s&#8217;oppose pas au réel mais s&#8217;articule, s&#8217;hybride avec le réel. Ne serait-ce que dans la production des écrits intimes, les références au contexte social de l&#8217;auteur sont souvent nombreuses, malgré un discours sur le caractère autonome du virtuel.</p>
<p>D&#8217;autre part, l&#8217;espace d&#8217;expression de soi (espace à soi) est généralement pensé comme un espace relativement intime, connu de l&#8217;entourage proche. Beaucoup se sont indignés des adolescents qui n&#8217;avaient conscience de s&#8217;adresser qu&#8217;à une communauté restreinte, alors que leurs propos étaient accessibles à tous. Force est de constater que le même constat vaut pour tous, &#8220;<em>comme [pour] de cette serveuse du restaurant Applebee&#8217;s, qui annonce qu&#8217;elle déteste son patron et n&#8217;a pas de scrupules à se faire porter pâle.</em>&#8220;</p>
<p>Ce qui est remarquable dans le cas de l&#8217;Internet est le décalage manifeste entre la conscience de l&#8217;autre, qui influe directement sur la manière d&#8217;extérioriser son initimité, et la réalité de cet autrui. Tantôt surévalué, un autrui généralisé du fait du caractère potentiel du tout public de l&#8217;Internet, tantôt (et ici), clairement sous-évalué.</p>
<p>Autre fait remarquable, la multiplicité des identités entre identité virtuelle (l&#8217;intériorisation de l&#8217;attente d&#8217;autrui) et réelle (l&#8217;image que l&#8217;on réellement a de nous-mêmes), et la multiplicité des contextes sociaux, donc des autruis, et par conséquent des identités virtuelles. <a href="http://mediatic.blogspot.com/2005/12/skyblog-de-miss-france-2006-et-skyblog.html">Mediatic</a> évoque l&#8217;exemple d&#8217;une candidate à l&#8217;investiture suprême (élection de Miss France) qui avait son blog chez <a href="http://www.skyblog.com">Skyblog</a> : Miss Aquitaine, alias <a href="http://sopurealanis.free.fr/missaquitaine/index.html">Miss Ricard</a>&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les fonctions du langage vernaculaire sur les blogs d'ados]]></title>
<link>http://oliviertredan.wordpress.com/2006/02/18/les-fonctions-du-langage-vernaculaire-sur-les-blogs-dados/</link>
<pubDate>Sat, 18 Feb 2006 17:16:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>ot</dc:creator>
<guid>http://oliviertredan.wordpress.com/2006/02/18/les-fonctions-du-langage-vernaculaire-sur-les-blogs-dados/</guid>
<description><![CDATA[Les adolescents sont de nouveau dans le collimateur des moralistes du Net. Deux papiers, le premier ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Les adolescents sont de nouveau dans le collimateur des moralistes du Net. Deux papiers, le premier publié par l’<a href="http://www.atelier.fr/usages/blogs,adolescents,orthographe,sms-31557-8.html">Atelier</a>, le second par <a href="http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&#38;key=20060217&#38;key2=060217073104.9m9eei8x.xml&#38;PHPSESSID=057ee07e18758e70b6480d6d349d9837">vousnousils</a>, mettent en cause le style non-conventionnel des écrits publiés en particulier sur les <a href="http://skyblog.com">Skyblogs</a>.</p>
<p>Leurs auteurs sont indignés face à la dégradation de la langue française, comme annonçant la fin du « bon » français. Déplorons ce manichéisme.</p>
<p>Simplement, il suffit de prendre un dico (pardon, dictionnaire) et de se référer au mot « vernaculaire » : « <em>langue parlée seulement à l’intérieur d’une communauté</em> » (Le petit Larousse).  Référons nous également aux propos d’un jeune interrogé : « <em>Ecrire en français normal, ça fait intello. C&#8217;est mal vu dans notre génération.</em> » Ces propos révèlent le sentiment d’appartenance à une communauté générationnelle ; ceux de <a href="http://ginisty.typepad.com/">Christophe Ginisty</a>, « <em>aucun effort n&#8217;est fait sur le français car ce n&#8217;est pas considéré comme essentiel</em> », un jugement de valeur. </p>
<p>L’usage d’un langage non conventionnelle révèle alors différents contextes d’usage de la langue, et non un seul comme le suppose les auteurs des papiers cités. Un rapide coup d’œil sur différents blogs (pas seulement adolescents) révèle un style quasi-oral. Pour revenir aux Skyblogs, la fonction sociale et identitaire de ce langage vernaculaire ne doit pas être oublier. Il vient renforcer le sentiment d’appartenance des adolescents à une communauté de pratiquants. </p>
<p>Les normes linguistiques visent en fait à établir une distance face à l’écriture conventionnelle et face aux adultes. Elles deviennent un espace de transgression symbolique, par lequel les préadolescents se créent un univers commun inaccessible à ceux qui n’en ont pas le code, et qui fonctionne comme un lieu de complicité réciproque. Sans se connaître nécessairement, les plus jeunes se reconnaissent à travers des comportements, des pratiques qui manifestent leur appartenance à un monde commune : la pratique du chat est donc structurante dans la constitution de leur monde social. C’est au cours des interactions concrètes que les conventions communes s’élaborent et que leur identité collective se construit. (<a href="http://reseaux.revuesonline.com/">Céline Metton, <em>Les usages de l&#8217;Internet par les collégiens</em></a>, Réseaux, n°123)</p>
<p><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Blogging et construction des identités sociales]]></title>
<link>http://oliviertredan.wordpress.com/2006/02/16/11/</link>
<pubDate>Thu, 16 Feb 2006 23:59:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>ot</dc:creator>
<guid>http://oliviertredan.wordpress.com/2006/02/16/11/</guid>
<description><![CDATA[Un article de Philippe Boisnard sur AgoraVox évoque le cas des Skyblogs, et des logiques de construc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Un <a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=6888">article</a> de <a href="http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=4642">Philippe Boisnard</a> sur <a href="http://www.agoravox.fr">AgoraVox</a> évoque le cas des <a href="http://skyblog.com">Skyblogs</a>, et des logiques de constructions identitaires via  les Skyblogs.</p>
<p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif">&#8220;Les <a href="http://tangane.skyblog.com/index.html">créateurs</a>, plutôt que d’entrer dans un ordre de trangression soit de la narrativité, soit même des convenances sociales, économiques, en redéploient la modalité par la variation seulement des contenus. En ce sens, ces aventures de Sims par vignettes se présentent comme des lieux de réflexion et de réappropriation de la réalité sociale par les auteurs, non pas en vue d’une critique, d’une remise en cause, mais en tant qu’ils semblent rechercher à définir par eux-mêmes, en tant qu’ils sont les démiurges de ces mondes, une certaine forme de cohérence sociale, par le jeu de rôle.</font>&#8220;</p>
<p>Sans aller jusqu&#8217;aux références aux divinités surplombantes une situation construite de toutes pièces, à la manière des émissions du type Big Brother, l&#8217;auteur pointe du doigt deux aspects du blog, qui sont révélateur du processus du construction des identités sociales.</p>
<p>La conformité est en effet remarquable, car au-delà de l&#8217;utilisation des artefacts des Sims, ce qui est frappant dans ces blogs, c’est la conformité dans la manière d&#8217;agencer le contenu. Les textes sont courts, parfois écrits avec le même langage chat qui caractérisent les écrits adolescents. Ce conformisme en ligne, s&#8217;apparente à la construction d&#8217;un &#8220;moi&#8221;, qui se construit dans l&#8217;anticipation des attentes d&#8217;un autrui généralisé. Celui-ci se limite à l’espace de la plate-forme d&#8217;hébergement. La reconnaissance première attendue vient donc de la conscience de soi et de l&#8217;intériorisation du regard de l&#8217;autre, qui induit ce conformisme groupal.</p>
<p>Le contenu par contre révèle une tendance à la différenciation par l&#8217;affirmation de soi en mobilisant un vécu personnel, derrière ces artefacts. La logique ici mise en évidence est celle d&#8217;un processus de construction d&#8217;un &#8220;je&#8221; différent des autres. Ici, ce qui se joue, c&#8217;est donc une prise relative de distance par rapport au conformisme ambiant et aux attentes minimales des lecteurs.</p>
<p>Ces deux aspects, le conformisme et l&#8217;originalité, le &#8220;moi&#8221; et le &#8220;je&#8221; constitue deux facettes d&#8217;une production des identités sociales, d&#8217;une production d&#8217;un soi. Donc, une identité se construit dans l&#8217;altérité, dans le regard d&#8217;un autrui généralisé. Le soi cherche à la fois à se conformer, tout en recherchant l&#8217;originalité. C&#8217;est ce processus dialectique qui permet de comprendre les permanences et changements dans les pratiques.</p>
<p>Il est alors remarquable que le &#8220;moi&#8221; est plus important que le &#8220;je&#8221; dans le cas des adolescents. La tyrannie de la majorité, selon les mots de Dominique Pasquier, la tyrannie de l&#8217;autrui généralisé, de son regard intériorisé semble prendre une autre forme chez les blogueurs adultes. La conformité est somme toute minimale, et est liée à la médiation de la technique et une vision normative hypertextuelle de l&#8217;Internet.  La recherche de contenu originale,  le ton subjectif  témoigne d&#8217;une prédominance du &#8220;je&#8221; dans une logique d&#8217;affirmation de soi, de production d&#8217;un soi &#8220;virtuel&#8221; et d&#8217;une image valorisante. Le regard de l&#8217;autre est alors mise en visibilité par l&#8217;interactivté.</p>
<p>La prédominance du &#8220;je&#8221; sur le &#8220;moi&#8221; nécessite une attitude particulière et s&#8217;avère coûteuse dans l&#8217;acte même de production de contenu informationnel différencié. Cette observation constitue une interpertation partielle de la différence du succès du blogging. La conformité étant nécessaire à la construction d&#8217;un soi chez les adolescents, elle est en même temps relativement aisé à être extériorisée.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les blogs dans la lignée de l'épistolaire]]></title>
<link>http://oliviertredan.wordpress.com/2006/02/13/10/</link>
<pubDate>Mon, 13 Feb 2006 15:13:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>ot</dc:creator>
<guid>http://oliviertredan.wordpress.com/2006/02/13/10/</guid>
<description><![CDATA[Dominique Wolton, à propos des futurologues de l&#8217;Internet, disait que leurs &#8220;visions tec]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Dominique Wolton, à propos des futurologues de l&#8217;Internet, disait que leurs &#8220;<em>visions technicistes du futur [étaient] toutes fondées sur l&#8217;idée, dominante aux Etats-Unis, de la primauté de la technique sur la société. <strong>Leur plus grand défaut est de méconnaître l&#8217;histoire</strong>.</em>&#8220;</p>
<p>Posons la question à l&#8217;envers : en quoi une analogie historique peut nous éclairer le phénomène des blogs, du moins en relativiser le caractère novateur?</p>
<p>Cette question est certainement à rechercher dans le mouvement de l&#8217;épistolaire et dans la préhistoire du journalisme (lorsque chronique individuelle et chronique sociale reposait sur un même socle et ne permettait pas de distinguer clairement ces deux fonctions éditoriales.)</p>
<p>Je ne souhaite pas rechercher à faire une description fine du fonctionnement de la blogosphère, d&#8217;autres l&#8217;ont fait auparavant, par exemple <a href="http://www.pointblog.com/abc/">ici</a>. Deux choses peuvent ressortir d&#8217;une description de la blogosphère, au travers des discours des pratiquants :</p>
<p>- un ensemble de pratiques spécifiques sur la toile, pratique d&#8217;auto-lecture, notamment, qui favorise une circulation réticulaire de l&#8217;information. Parmi ces pratiques, une attire l&#8217;attention : celle de la légitimation de l&#8217;auteur par ces lecteurs potentiels et le jeu central des liens hypertextes, comme indicateurs d&#8217;audience d&#8217;un blog. Le qualificatif de logiciel &#8220;social&#8221; revient de manière récurrente.<br />
- une réflexivité des pratiquants, qui se reconnaissent dans la notion de blogosphère. Par tout un ensemble de discours, au premier rang le seul fait de mobiliser cette terminologie, le concept tend à prendre une réalité sociale dans le système de perception des pratiquants. L&#8217;interactivité favoriserait la construction d&#8217;une &#8220;noosphère&#8221;, sphère où circulerait l&#8217;information, et où l&#8217;articulation physique/virtuel n&#8217;aurait plus grande pertinence (&#8220;<a href="http://www.pointblog.com/past/2003/07/08/geolocalisation_des_blogs_estce_bien_necessaire_.htm">la tendance ces dernières années était plutôt de considérer l’importance du contenu sur tout le reste</a>&#8220;.)</p>
<p>Bref, ces discours et ces pratiques rappellent des pratiques au fondement de la Modernité. L&#8217;analogie avec la République des Lettrés des XVIIè et XVIIIè siècles s&#8217;avère pertinente, dans la mesure où nous retrouvons en partie des pratiques et des discours analogues.</p>
<p>L&#8217;ouvrage Pierre-yves Beaurepaire, &#8220;La plume et la toile; pouvoirs et réseaux de correspondance dans l&#8217;Europe des Lumières&#8221; laisse entrevoir la construction progressive d&#8217;une sphère autonome, reposant sur le développement des voies de communication et l&#8217;appropriation sociale des techniques propres aux échanges épistolaires (donc moyen d&#8217;accès à la lecture et l&#8217;écriture).</p>
<p>Mais dans ce livre, deux passages sont particulièrement éclairant : &#8221; <em>la [...] norme correspond à l&#8217;idée d&#8217;une économie inscrite dans le fonctionnement, le réseau suppose un coût réel ou symbolique, un rapport au marché ou au don, un gain ou un bénéfice distinctif. On le voit clairement à l&#8217;échelle d&#8217;une correspondance : pour rentrer dans l&#8217;échange épistolaire avec un personnage important de la République des Lettres, il faut payer un droit de passage, offrir des services, garantir des prestations, et ainsi obtenir par une reconnaissance dans un statut. [...] C&#8217;est à ce prix que les comportements se transforment en savoir. [...] Par l&#8217;échange, il y a gain et, en tout cas, minimalisation des distances, profit calculé en compréhension et confiance, évalué en réputation, et à terme désenclavement des individus comme des territoires en d&#8217;autres domaines.</em>&#8220;</p>
<p>Cette description du fonctionnement des réseaux d&#8217;échanges épistolaires est remarquablement proche de l&#8217;analyse du blogging par divers observateurs, tels Sébastien Paquet et sa notion de<a href="http://www.francopee.com/radio/stories/2002/12/23/traductionDePersonalKnowledgePublishingAndItsUsesInResearch.html"> cognitique personnelle</a>. Les logiques de don et de contre-don de liens hypertextuels n&#8217;est pas une nouveauté. Ces pratiques ne rendent finalement compte que de l&#8217;adaptation au contexte social et technique : le lien hypertexte est un des rares vecteur de légitimation, d&#8217;une transformation d&#8217;une reconnaissance en un <a href="http://www.pointblog.com/past/2003/05/16/le_retour_de_la_blogeoisie.htm">statut au sein du milieu donné</a>.</p>
<p>&#8220;<em>L&#8217;échange épistolaire contribue à nourrir le rêve d&#8217;une correspondance universelle et libre, harmonieuse et immédiate, qui sous-tend l&#8217;ensemble du projet des Lumières. [...] La correspondance participe ainsi clairement des utopies planétaires étudiées par <a href="http://resumes.auteurs-chapitre.com/resume_livre_3.php?titre=Histoire-de-l'utopie-planetaire&#38;auteur=Mattelard,-armand&#38;livre_fiche=V08SKG">Amand Mattelart</a>, fondées sur un outil de communication censé effacer les obstacles &#8211; linguistiques, techniques, géographiques, politiques&#8230; &#8211; pour mieux relier les hommes.</em>&#8221; En somme, la République des Lettres, le tournant des XVII-XVIIIè siècles, sont un changement majeur au niveau de la diffusion de l&#8217;information &#8211; d&#8217;où naîtra le journalisme &#8211; qui préfigurent les utopies de l&#8217;Internet.</p>
<p>Simplement, l&#8217;utopie technicienne est récurrente et n&#8217;est pas apparue avec l&#8217;Internet, mais est consubstantielle de la notion de Modernité. La mise en circulation de l&#8217;information, le Web, comme l&#8217;épistolaire, libérateur d&#8217;énergie et de créativité, vecteur d&#8217;un nouveau village planétaire.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Blogosphère et cybernétique]]></title>
<link>http://oliviertredan.wordpress.com/2006/02/09/blogosphere-et-cybernetique/</link>
<pubDate>Thu, 09 Feb 2006 18:08:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>ot</dc:creator>
<guid>http://oliviertredan.wordpress.com/2006/02/09/blogosphere-et-cybernetique/</guid>
<description><![CDATA[Un étudiant en com réalise un mémoire sur la &#8220;blogosphère&#8221;. Ce sujet est loin de manquer]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Un <a href="http://blogologie.over-blog.net">étudiant en com</a> réalise un mémoire sur la &#8220;blogosphère&#8221;. Ce sujet est loin de manquer d&#8217;intérêt. 3 approches peuvent valoir le coup :</p>
<p>- déconstruire cette &#8220;blogosphère&#8221; pour montrer qu&#8217;il s&#8217;agit de la production d&#8217;une réalité objective dans un procès de socialisation secondaire, via le blog.</p>
<p>- déconstruire le caractère virtuel de cette sphère en prenant appui sur la métaphore théâtrale de la scène et des coulisses (les rencontres informelles et formelles entre blogueurs, dont le résultat est le renforcement d&#8217;une identité socialement construite). Bref, considérer les communautés virtuelles comme des entités hybrides.</p>
<p>- déconstruire l&#8217;idéologie de la communication présente dans la &#8220;blogosphère&#8221;, pour la considérer dans le prolongement de la cybernétique, et le résultat du procès de diffusion et de vulgarisation des sciences sociales dans l&#8217;espace public.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
