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	<title>reseau-voltaire &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/reseau-voltaire/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "reseau-voltaire"</description>
	<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 09:17:31 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Les Etats Unis ont-ils provoqué le tremblement de terre à Haiti ?]]></title>
<link>http://associazioneumoja.wordpress.com/2010/01/27/les-etats-unis-ont-ils-provoque-le-tremblement-de-terre-a-haiti/</link>
<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 22:09:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>associazioneumoja</dc:creator>
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<description><![CDATA[Voltairenet.org Selon Russia Today, le président du Venezuela, Hugo Chávez Frías, a évoqué la possib]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;"><code><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Q9QtZkT8OBQ&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/Q9QtZkT8OBQ&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.voltairenet.org/fr" target="_blank"><strong>Voltairenet.org</strong></a></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Selon Russia Today, le président du Venezuela, Hugo Chávez Frías, a  évoqué la possibilité que les Etats-Unis aient provoqué la série de  tremblement de terre de la semaine dernière aux Caraïbes, dont celui qui  a dévasté Haïti. Selon VivéTv, ce sont les armées russes qui ont évoqué  cette éventualité.  Quoi qu’il en soit, le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua ont demandé  la convocation en urgence du Conseil de sécurité. Celui-ci devrait  examiner ces imputations et l’invasion « humanitaire » d’Haïti par les  troupes états-uniennes.</strong></p>
<p><em>L’article ci-dessous a été rédigé et publié par ViveTV, une chaîne  publique vénézuélienne. La vidéo a été diffusée par Russia Today, une  chaîne publique russe. Etrangement, la télévision vénézuélienne source  ses imputations en désignant l’armée russe, tandis que la télévision  russe source les mêmes imputations en désignant le président Chavez.<br />
Ndlr. </em></p>
<dl>
<dt><img src="http://voltairenet.org/IMG/jpg/1-928.jpg" alt="JPEG - 13.6  ko" width="400" height="267" /></dt>
</dl>
<p style="text-align:justify;">VIVE TV - Un rapport de la flotte russe du Nord indiquerait que le  séisme qui a dévasté Haïti est clairement « le résultat d’un essai par  l’US Navy de son arme sismique ».</p>
<p style="text-align:justify;">La Flotte du Nord observe les mouvements et activités navales  états-uniennes dans les Caraïbes depuis 2008, lorsque les Etats-Unis  annoncèrent leur intention de reconstituer la Quatrième flotte dissoute  en 1950. La Russie y avait répondu un an plus tard en reprenant dans  cette région les exercices de sa flotte constituée autour du croiseur  atomique lance-missiles <em>Pierre le Grand</em>,  interrompus depuis la  fin de la Guerre froide.</p>
<p style="text-align:justify;">Depuis la fin des années 70, les Etats-Unis ont considérablement  avancé leurs recherches sur les armes sismiques. Selon ce rapport, ils  utilisent désormais des générateurs impulsionnels, à plasma et à  résonance combinés à des bombes à onde de choc [<a id="nh1" title="Voir « Les armes sismiques » par Jean-Pierre  Petit, 1er mars 2006." rel="footnote" href="http://voltairenet.org/article163625.html#nb1">1</a>]</p>
<p style="text-align:justify;">Le rapport compare deux expériences conduites par la marine  états-unienne la semaine dernière : un tremblement de terre de magnitude  6,5 alentour de la ville d’Eureka en Californie, qui n’a pas fait de  victimes, et celui des Caraïbes qui a fait au moins 140 000 morts.</p>
<p style="text-align:justify;">Ainsi que l’indique le rapport, il est plus que probable que l’US  Navy avait une pleine connaissance des dommages que cette expérience  était susceptible de causer à Haïti. C’est pourquoi, la Navy avait  positionné à l’avance sur l’île le général P. K. Keen, commandant en  second du SouthCom (Commandement du Sud), pour superviser les opérations  de secours prévisibles [<a id="nh2" title="Officiellement, les forces US étaient  prépositionnées autour d’Haïti dans le (...)" rel="footnote" href="http://voltairenet.org/article163625.html#nb2">2</a>]</p>
<p style="text-align:justify;">Concernant l’objectif final de ces expérimentations, indique le  rapport, il s’agit de la planification de la destruction de l’Iran par  une série de tremblement de terre afin de neutraliser l’actuel  gouvernement islamique.</p>
<p style="text-align:justify;">Selon le rapport, le système expérimental des Etats-Unis (High  frequency active auroral research program, dit « HAARP ») permet  également de créer des anomalies climatiques afin de provoquer des  inondations, des sécheresses et des ouragans [<a id="nh3" title="Le Programme HAARP : science ou désastre ?, par  Luc Mampaey, Groupe de (...)" rel="footnote" href="http://voltairenet.org/article163625.html#nb3">3</a>]</p>
<p style="text-align:justify;">Selon un rapport précédent, les données disponibles coïncident avec  celles du tremblement de terre de magnitude 7,8 sur l’échelle de Richter  survenu au Sichuan (Chine), le 12 mai 2008, également causé par des  ondes électro-magnétiques HAARP.</p>
<p style="text-align:justify;">On observe une corrélation entre les activités sismiques et la  ionosphère, caractéristique de HAARP :</p>
<p style="text-align:justify;">1. Les tremblements de terre dans lesquels la profondeur est  linéairement identique dans la même faille, sont provoqués par une  projection linéaire de fréquences induites.</p>
<p style="text-align:justify;">2. Des satellites coordonnés permettent d’engendrer des projections  concentrées de fréquences dans des points déterminés (des Hippocampes).</p>
<p style="text-align:justify;">3. Un diagramme montre que des tremblements de terre considérés comme  artificiels se propagent linéairement à la même profondeur</p>
<table style="text-align:justify;">
<tbody>
<tr>
<td>Localisation</td>
<td>Date</td>
<td>Profondeur</td>
</tr>
<tr>
<td>Venezuela</td>
<td>8 janvier 2010</td>
<td>10 km</td>
</tr>
<tr>
<td>Honduras</td>
<td>11 janvier 2010</td>
<td>10 km</td>
</tr>
<tr>
<td>Haïti</td>
<td>12 janvier 2010</td>
<td>10 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align:justify;">Les répliques ont également été observées aux environ de 10 km de  profondeur.</p>
<p style="text-align:justify;">Après le tremblement de terre, le Pentagone a annoncé que le navire  hôpital USNS Comfort, qui se trouvait ancré à Baltimore, a rappelé son  équipage et fait cap vers Haïti, bien qu’il puisse s’écouler quelques  jours jusqu’à l’arrivée du bateau. L’amiral Mike Mullen, chef  d’état-major interarmes, a déclaré que les Forces armées des États-Unis  préparaient une réponse d’urgence au désastre.</p>
<p style="text-align:justify;">Le général Douglas Fraser, commandant en chef du SouthCom, a indiqué  que des bâtiments des Gardes-côtes et de la Navy ont été dépêchés sur  place, bien qu’ils aient du matériel et des hélicoptères en nombre  limité. Le porte-avions polyvalent USS Carl Vinson a été envoyé de  Norfolk (Virginie) avec une dotation complète d’avions et  d’hélicoptères. Il est arrivé à Haïti  le 14 janvier après-midi, a  ajouté Fraser. Des groupes additionnels d’hélicoptères se joindront au  Carl Vinson, a t-il poursuivi.</p>
<p style="text-align:justify;">L’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID),  intervenait déjà à Haïti avant le séisme.</p>
<p style="text-align:justify;">Le président Obama a été informé du tremblement de terre à 17 h 52,  le 12 janvier, et a ordonné le secours au personnel de son ambassade et  l’aide humanitaire nécessaire à la population.</p>
<p style="text-align:justify;">Conformément au rapport russe, le département d’État, l’USAID et le  SouthCom ont débuté l’invasion humanitaire en déployant 10 000 soldats  et contractants, à la place de l’ONU, pour contrôler le territoire  haïtien après le « tremblement de terre dévastateur expérimental ».</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les ONG, instruments des gouvernements et des transnationales ?  ]]></title>
<link>http://associazioneumoja.wordpress.com/2009/08/04/les-ong-instruments-des-gouvernements-et-des-transnationales/</link>
<pubDate>Tue, 04 Aug 2009 12:11:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>associazioneumoja</dc:creator>
<guid>http://associazioneumoja.wordpress.com/2009/08/04/les-ong-instruments-des-gouvernements-et-des-transnationales/</guid>
<description><![CDATA[par Julien Teil Réseau Voltaire Par définition les ONG (organisations non-gouvernementales) se prése]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div class="mceIEcenter" style="text-align:center;">
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="color:#993300;">par   					   					  Julien Teil</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><a href="http://www.voltairenet.org/" target="_blank">Réseau Voltaire</a></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Par définition les ONG (organisations non-gouvernementales) se présentent comme indépendantes des États et représentatives des citoyens. En réalité, elles sont de plus en plus souvent subventionnées par des gouvernements et financées par des entreprises transnationales. Bien que dénuées de légitimité démocratique, certaines ambitionnent de participer à la « gouvernance mondiale ». Julien Teil analyse ce phénomène à partir d’une étude de cas, l’association caritative CARE.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-382.jpg" alt="" width="400" height="136" /></p>
<p style="text-align:justify;">Icônes du désintéressement, les ONG sont entrées sur la scène politique mondiale depuis le début du XXe siècle. Certaines entendent désormais participer à la « gouvernance mondiale ». Mais quels intérêts représentent-elles exactement ? Pour répondre à cette question examinons un exemple révélateur, celui de l’une des plus importantes associations humanitaire au monde, CARE-International.</p>
<p style="text-align:justify;">CARE-International est une association humanitaire fondée aux États-Unis, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec les fonds du Plan Marshall. L’association a commencé ses actions en envoyant des ravitaillements de nourriture, médicaments, et autres denrées nécessaires à une Europe déchirée par la guerre. Les premiers vingt mille paquets ont été expédiés au port du Havre le 11 mai 1946. La même année, plusieurs millions de familles, écoles et hôpitaux ont bénéficié de ces colis. CARE-France est l’une des 12 antennes nationales de l’association humanitaire CARE-International et a été fondée, entre autres, par le banquier Jean Guyot et l’avocat Jean Lisbonne.</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#993300;"><strong>CARE au sein de la construction Européenne et du Plan Marshall</strong></span></h3>
<p style="text-align:justify;">C.A.R.E est l’acronyme de « Cooperative for American Remittances to Europe » puis de « Cooperative for American Relief Everywhere ». Dans l’optique du Plan Marshall, les Européens devaient être assistés et protégés, au besoin malgré eux, face à la menace soviétique. pour ce faire, ils devaient porter « les valeurs américaines » à la fois conservatrices et libérales et devenir des alliés inconditionnel des États-unis.</p>
<p style="text-align:justify;">La CIA, à partir de 1948, et l’OTAN, à partir de 1949, mirent en place les réseaux stay-behind, chargés de prévenir l’arrivée des communistes au pouvoir et d’ organiser la résistance en cas d’invasion par l’Armée rouge [<a id="nh1" title="« Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains », par Thierry Meyssan, (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb1">1</a>]. Ils seront découverts ultérieurement et connus sous le nom générique de <em>Gladio</em>.<br />
Dans la même veine, depuis les États-Unis l’ACUE (American Comittee on United Europe) subventionne toutes les organisations favorables à la construction européenne. Tandis que, côté européen, le « Comité d’action pour les États-Unis d’Europe » lui sert de relai. Il est présidé par le commissaire français au Plan, Jean Monnet. En outre, le Club de Bilderberg sélectionne et promeut les personnalités atlantistes en Europe.  [<a id="nh2" title="« Histoire secrète de l’Union européenne », par Thierry Meyssan, Réseau (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb2">2</a>].</p>
<h3 style="text-align:justify;">Jean Guyot, du Trésor français au capitalisme anglo-saxon</h3>
<p style="text-align:justify;">Attaché au cabinet de Jean Monnet avant d’être sous-directeur du Trésor, Jean Guyot assure la liaison entre le Plan Marshall (USA) et le Commissariat général au Plan (France).<br />
Plus tard, en 1983, il fondera CARE-France avec le soutien du Plan Marshall comme CARE-International. Puis, en 1992, il créera la Fondation Hippocrène, reconnue d’utilité publique, « pour renforcer la cohésion entre jeunes Européens » [<a id="nh3" title="Voir le site internet de la Fondation Hippocrène." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb3">3</a>].</p>
<dl>
<dt><img src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-383.jpg" alt="JPEG - 9.5 ko" width="214" height="161" /></dt>
<dd><em>Jean Guyot </em></dd>
</dl>
<p style="text-align:justify;">Vient le temps de la CECA, la Communauté Économique du Charbon et de l’Acier, dont Monnet était le concepteur et Guyot le responsable financier.<br />
Selon sa biographie officielle, « Il contribue à crédibiliser la première institution de l’histoire de l’Europe auprès des milieux financiers européens et américains en permettant à la Haute Autorité de la CECA de lancer des emprunts en son nom qui, à l’époque, ne signifiait que peu de chose, en particulier auprès des investisseurs américains » [<a id="nh4" title="Op. cit." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb4">4</a>].<br />
« Ces opérations sont réalisées avec l’aide d’un petit nombre de financiers dont André Meyer, associé de Lazard, David Rockefeller, qui dirige la Chase Manhattan Bank, et Siegmund Warburg. » [<a id="nh5" title="Op. cit." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb5">5</a>].</p>
<p style="text-align:justify;">Le haut fonctionnaire Guyot se rapproche ainsi des élites bancaires et financières internationales.<br />
• André Meyer est un Français qui rejoignit la banque Lazard et s’installa aux États-Unis. Il devint « le plus important banquier d’investissement du monde occidental », selon sa nécrologie par le magazine <em>Fortune</em> [<a id="nh6" title="Financier - The Biography of André Meyer : A Story of Money, Power, and the (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb6">6</a>].<br />
• David Rockfeller, héritier de la Standard Oil, est à la fois la principale fortune des États-Unis et un homme d’influence. Il est notamment co-fondateur du Club de Bilderberg [<a id="nh7" title="Mémoires, par David Rockefeller, Fallois, 507 pp., 2006." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb7">7</a>].<br />
• Siegmund Warburg, fondateur de la principale banque d’investissement britannique, la S. G. Warburg &#38; Co [<a id="nh8" title="Un homme d’influence, biographie de  Siegmund Warburg, par Jacques Attali, (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb8">8</a>].</p>
<p style="text-align:justify;">En 1955, Jean Guyot, sur les conseils de Jean Monnet, quitte la fonction publique et rejoint André Meyer à la banque Lazard, où il reste jusqu’en 2005. « La CECA accroît ainsi sa présence sur les marchés financiers internationaux et Lazard reste proche de l’institution européenne, dont la direction financière est assumée par Paul Delouvrier, successeur de Jean Guyot (…) Plus généralement, ce dernier œuvre en permanence pour la construction d’une Europe financière » [<a id="nh9" title="Ces messieurs de Lazard, par Martine Orange, Albin Michel, 354 pp., (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb9">9</a>].<br />
Qu’en termes élégants ces choses là sont dites. Guyot banquier prête de l’argent aux institutions qu’il a dirigé lorsqu’il était haut fonctionnaire. Celles-ci s’endettent pour le plus grand profit de Lazard Frères.</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#993300;"><strong>ONG : Impartialité face aux gouvernements ?</strong></span></h3>
<p style="text-align:justify;">Fondée en 1983 par Jean Guyot, CARE-France a été ultérieurement présidé par Marina de Brantes [<a id="nh10" title="Marina Sauvage de Brantes était l’épouse de Guy Sauvage de Brantes, qui fut (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb10">10</a>], et aujourd’hui par Arielle de Rothschild [<a id="nh11" title="Arielle Malard-de Rothschild est l’épouse du propriétaire du journal (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb11">11</a>]. Elle est reconnue d’utilité publique par la République française. Sur son site internet, l’ONG se définit comme suit : « CARE est une association de solidarité internationale, non confessionnelle et apolitique ». Est-ce vraiment sûr ?</p>
<p style="text-align:justify;">Prenons l’exemple de la Palestine occupée où CARE-France dépense 3 millions d’euros annuels, soit 20 % de son buget, officiellement pour l’assainissement de l’eau et l’approvisionnement en médicaments. Dans sa documentation, l’ONG s’abstient de toute prise de positions sur les conflits de cette région. Mais dans son rapport moral 2008, elle se vante d’avoir organisé une prestigieuse manifestation en France :<br />
« Le Conseil Pasteur-Weizmann [<a id="nh12" title="L’association Pasteur Weizmann a été créée à l’initiative de Simone Veil (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb12">12</a>] et CARE se sont associés lors d’une soirée exceptionnelle à l’Opéra de Paris, en présence et en l’honneur de Shimon Peres, président de l’État d’Israël et Prix Nobel de la Paix, à l’occasion de sa visite officielle en France et sous la présidence de Simone Veil et de Lily Safra [<a id="nh13" title="Lily Safra est le veuve du banquier libano-israélien Edmond Safra, mort (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb13">13</a>]. L’entière recette a été affectée à la recherche scientifique de Pasteur Weizmann et aux programmes humanitaires de CARE ».</p>
<p style="text-align:justify;">On peut légitimement se poser la question de la nature des actions menées en Palestine occupée compte tenu des liens historiques de la famille Rothschild avec l’État d’Israël et du parrainage revendiqué par l’ONG à l’occasion de cette soirée de gala.</p>
<h3><span style="color:#993300;"><strong>ONG et institutions intergouvernementales</strong></span></h3>
<dl>
<dt><img src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-381.jpg" alt="JPEG - 21.9 ko" width="220" height="293" /></dt>
<dd><em>Helene D. Gayle, directrice de CARE-USA, au Forum de Davos, 31 janvier 2009. </em></dd>
</dl>
<p style="text-align:justify;">À défaut d’assumer leurs liens avec des gouvernements, les ONG transnationales affichent volontiers leurs liens avec des institutions intergouvernementales. Cet aspect est souvent perçu comme un gage de compétence et d’impartialité. Mais cela est bien sûr ?</p>
<p style="text-align:justify;">Ainsi, pour revenir à notre cas d’école, CARE-USA (la maison-mère) est administrée par une brochette d’anciens responsables de la Banque mondiale, à commencer par son président W. Bowman Cutter [<a id="nh14" title="W Bowman Cutter fut chargé de la réorganisation de la Banque mondiale en 1983 (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb14">14</a>] et sa directrice générale Helene D. Gayle [<a id="nh15" title="Le Dr Gayle est pédiatre. Elle a dirigé le département Santé de la Banque (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb15">15</a>]. Selon le site internet de l’ONG [<a id="nh16" title="Site officiel de CARE-USA." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb16">16</a>], son activité principale est la lutte contre la pauvreté et la faim, dans la tradition de ce qu’elle a entrepris en Europe à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Elle revendique de pratiquer un intense lobbying auprès du Congrès et de l’administration Obama pour la mise en place d’un vaste programme public permettant de répondre à la crise alimentaire mondiale actuelle.</p>
<p style="text-align:justify;">Or, la plupart des observateurs considèrent que cette crise alimentaire est imputable aux politiques imposées dans les années précédentes par la Banque mondiale pour imposer la globalisation économique [<a id="nh17" title="« Retour sur les causes de la crise alimentaire mondiale », par Damien Millet (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb17">17</a>]. Dès lors, l’activité humanitaire de CARE apparaît comme une tentative de limiter les effets sociaux dévastateurs de la politique impériale mise en œuvre par la Banque mondiale.</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#993300;"><strong>Impartialité face aux intérêts économiques ?</strong></span></h3>
<p style="text-align:justify;">Revenons à Paris. En ce qui concerne la carrière personnelle d’Arielle de Rothschild, en beaucoup de points similaire à celle de ses prédécesseurs Jean Guyot et Marina de Brantes, elle indique une interview à BFM avoir travaillé pour le groupe Rothschild, puis avoir rejoint la banque Lazard. À ce titre, elle a organisé la privatisation de la banque Sahara en Libye (rachetée par BNP Paribas). Lorsque la journaliste lui demande si ses anciennes activités vont lui permettre de diriger CARE-France avec facilité. Elle confirme en indiquant : « Les interlocuteurs <em>in fine</em> sont les mêmes- » [<a id="nh18" title="Interview BFM du 13 décembre 2008." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb18">18</a>]</p>
<p style="text-align:justify;">Les banques d’affaires sont des banques de capitaux au long terme, spécialisées dans le financement d’entreprises. Y travailler permet de tisser des liens étroits avec les hauts dirigeants des transnationales, les fameux « interlocuteurs » de Lazard et de CARE. C’est sans doute pourquoi on peut lire, sur le site internet de l’ONG :<br />
« Pourquoi devenir [une entreprise] partenaire de CARE-France ?<br />
• Parce que CARE est une des seules ONG de développement à pouvoir accompagner aussi les entreprises sur leur responsabilité sociale et environnementale<br />
• Pour l’approche globale, partenariale et participative de CARE<br />
• Pour l’approche « pro entreprise » constructive de CARE<br />
• Pour la capacité de CARE à décliner des opérations/campagnes au niveau mondial ».</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#993300;"><strong>Partenariats ONG-entreprises</strong></span></h3>
<p style="text-align:justify;">Les partenariats ONG-entreprises sont pour beaucoup d’entre-eux des partenariats ONG-transnationales. Ce mélange des genres ne fait l’unanimité parmi les associations. Il est régulièrement dénoncé, notamment en France par Survie [<a id="nh19" title="Site officiel de Survie." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb19">19</a>] ou Attac [<a id="nh20" title="Site officiel d’Attac-France." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb20">20</a>]. Il existe même des collectifs qui réunissent ces protestataires pour des actions ponctuelles. Ainsi le collectif « Areva ne fera pas la loi au Niger » a récemment dénoncé un partenariat entre Médecins du Monde, Sherpa et Areva.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour les entreprises transnationales concernées, ces partenariats sont l’occasion de faire oublier leur rôle politique contesté et de s’attacher la sympathie que le public éprouve pour l’action des ONG. Dans certains cas, la contradiction est totale entre la pratique des uns et les idéaux affichés par les autres. En d’autres termes, certaines ONG ne défendent pas les idéaux dont elles se réclament, mais servent à blanchir les transnationales qui les subventionnent. Pis, des ONG peuvent utiliser leur statut pour permettre à des entreprises transnationales de jouer un rôle politique masqué. Ce phénomène va croissant avec le développement du rôle des OSC (Organismes de la société civile) au sein de l’ONU [<a id="nh21" title="« Organisations non (?) gouvernementales », par Thibault Le Texier, La Lettre (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb21">21</a>].</p>
<p style="text-align:justify;">Pour CARE, la liste des entreprises partenaires parle d’elle même : Orange, Sanofi-Aventis, Lafarge, EDF, Starbucks&#8230; ; des entreprises qui animent divers lobbies au sein de l’Union européenne, de l’OMS, de l’OMC.</p>
<p style="text-align:justify;">Lafarge est un bon exemple. C’est un groupe français de matériaux de construction, leader mondial des cimentiers. Son activité est très polluante et il l’a développée en provoquant de sévères dommages à l’environnement. Aujourd’hui dirigée par Bruno Lafont, l’entreprise comptait il y a quelques années Hillary Clinton parmi ses administrateurs. À l’époque, la première dame des États-Unis était intervenue pour réduire de 60 % une colossale amende exigée de l’entreprise pour ses violations des lois pourtant laxistes aux États-Unis sur l’environnement. Lafarge est membre de puissants groupes de pression, tel que Entreprises pour l’Environnement (EPE) —que Bruno Lafont préside— ou le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD), sans parler de l’European Roundtable of Industrialists (ERT). Et bien sûr, Bruno Lafont participait à la dernière réunion du Club de Bilderberg. Pour l’entreprise transnationale, associer son image à des actions humanitaires, comme celles de CARE-France, est une nécessité de communication.</p>
<h3><span style="color:#993300;"><strong>Complexités du pouvoir et du contre-pouvoir dans la « gouvernance globale »</strong></span></h3>
<p style="text-align:justify;">Il ne s’agit pas ici de minimiser l’apport des ONG sur la scène internationale, ni de les stigmatiser dans leur ensemble au prétexte de la dérive de quelques unes, fussent-elles les plus visibles. Cette réserve ne doit cependant pas nous priver de lucidité face à un phénomène de fond.</p>
<p style="text-align:justify;">Après les États et les entreprises transnationales, c’est au tour des ONG de faire irruption sur la scène politique mondiale. Elles exercent un « soft power », selon l’expression du professeur Joseph Nye, c’est-à-dire une forme de pouvoir moral [<a id="nh22" title="Bound to Lead : The Changing Nature of American Power, par Joseph Nye, New (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb22">22</a>]. Mais constituent-elles pour autant un contre-pouvoir ? Ce n’est qu’exceptionnellement le cas. Plus généralement, les organisations non-gouvernementales agissent de manière autonome, mais sont subventionnées par des gouvernements ou financées par des entreprises parce que leur action prolonge leur politique.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans le cas de CARE-International, l’ONG est une création indirecte du gouvernement états-unien dans le cadre du Plan Marshall. Elle poursuit des objectifs particuliers qui s’incrivent dans ceux du Plan et renforcent l’image philanthropique de la politique des États-Unis pour la reconstruction post-Seconde Guerre mondiale. Son action caritative non-gouvernementale participe d’un plan de communication gouvernementale.<br />
Aujourd’hui, sa branche française remplit toujours la même fonction, mais sur d’autres théâtres d’opération. Ainsi, son action caritative non-gouvernementale en Palestine occupée participe du plan de communication du gouvernement colonial israélien.<br />
En outre, CARE-France est financée par des banques et des transnationales qui utilisent son image de bienfaisance pour faire taire les critiques qui les accusent de se comporter comme des prédateurs économiques plutôt que comme des créateurs de richesses.</p>
<dl>
<dt><img src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-384.jpg" alt="JPEG - 15.8 ko" width="220" height="294" /></dt>
<dd><em>David Axelrod, le spécialiste de la création d’ONG pour le compte de transnationales, est aujourd’hui conseiller en communication de Barack Obama. </em></dd>
</dl>
<p style="text-align:justify;">Aux États-Unis, le cabinet ASK Public Strategies s’est spécialisé dans la création d’ONG pour le compte de transnationales. Le but est de permettre aux entreprises de peser indirectement sur le débat public. Cette méthode suppose évidemment que l’on conserve secret le lien entre l’ONG et la transnationale qui la finance. La découverte de celui-ci peut s’avérer dangereux, comme lorsque la presse révéla que l’association de consommateurs pour une électricité fiable, CORE, était en réalité une création d’ASK Public Strategies pour le compte des centrales nucléaires civiles Excelon. Quoi qu’il en soit, le fondateur d’ASK Public Strategies, David Axelrod, est aujourd’hui le conseiller principal du président Barack Obama.</p>
<p style="text-align:justify;">Au début du XXe siècle, le sénateur belge Henri La Fontaine créa l’Union des associations internationales [<a id="nh23" title="Site officiel de l’UIA. L’Union des associations internationales est (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb23">23</a>]. Celle-ci joua un rôle dans la constition de la Société des Nations, ancêtre de l’ONU, et de l’Institut international de coopération intellectuelle, qui préfigura l’UNESCO. À l’époque, l’idée était que la paix n’était pas simplement affaire des gouvernements, mais concernait tout un chacun. Les associations se devaient de jouer un rôle éducatif.</p>
<p style="text-align:justify;">Aujourd’hui, le Conseil économique et social des Nations Unies a accordé un statut consultatif à 3 195 ONG qui leur permet d’avoir accès aux conférences internationales à la fois pour s’y informer et pour pousser leur idées [<a id="nh24" title="Site officiel du département ONG du Conseil économique et social de (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb24">24</a>]. Leur liste constitue un inventaire à la Prévert. Bien sûr, aux côtés de CARE-International, on trouve des associations regroupant des entreprises transnationales (par exemple le Business Council for Sustainable Development cité plus haut ou le World Economic Forum de Davos) et des associations paravent de la CIA (comme la Ford Foundation [<a id="nh25" title="« La Fondation Ford, paravent philanthropique de la CIA » et « Pourquoi la (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb25">25</a>] ou la Freedom House [<a id="nh26" title="« Freedom House : quand la liberté n’est qu’un slogan », Réseau Voltaire, 7 (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb26">26</a>]). En d’autres termes, avec le temps, on s’est singulièrement éloigné du principe fondateur de participation des individus à la paix.</p>
<dl class="aligncenter">
<dt><img src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-385.jpg" alt="JPEG - 11.7 ko" width="220" height="165" /></dt>
<dd>Jacques Attali </dd>
</dl>
<p style="text-align:justify;">Dans cette perspective, Jacques Attali [<a id="nh27" title="Jacques Attali est aujourd’hui président de la banque virtuelle PlaNet (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb27">27</a>] a proposé de créer une Organisation des Associations Unies, dotée d’un pouvoir décisionnaire et participant à une nouvelle « gouvernance mondiale » [<a id="nh28" title="« Discours au sommet mondial des ONG », par Jacques Attali, Réseau Voltaire, (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161139.html#nb28">28</a>]. Les ONG tireraient leur légitimité de leurs « combats pour la mise en œuvre des fondements de la démocratie : la liberté d’expression, la protection des femmes et des enfants, la lutte contre la peine de mort, le droit au travail, le droit au crédit, le droit au logement » (sic).<br />
Ce projet consacre la lente dérive de grandes ONG qui entendent utiliser leur image pour s’emparer de leviers de décision politique au détriment de la souveraineté des peuples.</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Réseau Voltaire censuré ]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2009/06/29/le-reseau-voltaire-censure/</link>
<pubDate>Mon, 29 Jun 2009 15:26:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
<guid>http://mecanopolis.wordpress.com/2009/06/29/le-reseau-voltaire-censure/</guid>
<description><![CDATA[Depuis quelques jours le réseau voltaire n&#8217;est plus accessible depuis un certain nombre de pay]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Depuis quelques jours le réseau voltaire n&#8217;est plus accessible depuis un certain nombre de pay]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[réseau voltairenet.org ]]></title>
<link>http://ecitoyen.wordpress.com/2008/05/20/reseau-voltairenetorg/</link>
<pubDate>Tue, 20 May 2008 17:44:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>ecitoyen</dc:creator>
<guid>http://ecitoyen.wordpress.com/2008/05/20/reseau-voltairenetorg/</guid>
<description><![CDATA[réseau voltairenet.org Fils d'infos Réseau Voltairenet.org 26/06/2008 L'incroyable histoire de Youss]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://ecitoyen.wordpress.com/files/2008/05/line.jpg" alt="line" width="320" height="10" /></p>
<p style="padding-left:60px;"><tt><span style="font-family:Trebuchet MS;"><span style="font-size:xx-small;"><span style="color:#cc33cc;"> </span><span style="color:#3333ff;"></span></span></span></tt><tt><span style="font-family:Trebuchet MS;"><span style="font-size:xx-small;"><span style="color:#3333ff;">réseau voltairenet.org</span></span></span></tt><br />
<tt><span style="font-family:Trebuchet MS;"><span style="font-size:xx-small;"><span style="color:#cc33cc;"><br />
<a name="001"></a><br />
Fils d'infos Réseau Voltairenet.org                                                                  26/06/2008</span></span></span></tt><br />
<tt> <a href="http://www.voltairenet.org/article157450.html" target="_blank">L'incroyable histoire de Youssef Nada</a></tt><br />
<tt> <a href="http://www.voltairenet.org/article157451.html" target="_blank">Les députés néo-démocrates can</a></tt><br />
<tt> <a href="http://www.voltairenet.org/article157404.html" target="_blank">Les étranges propos d'un « spéciali</a></tt><br />
<tt> <a href="http://www.voltairenet.org/article157403.html" target="_blank">La sarkozysation de l'audiovisuel français</a></tt><br />
<tt> <a href="http://www.voltairenet.org/article157402.html" target="_blank">Un collaborateur du Réseau Voltaire incarc</a></tt><br />
<tt> <a href="http://www.voltairenet.org/article157360.html" target="_blank">Le faux procès de Guantanamo est un crime</a></tt><br />
<tt> <a href="http://www.voltairenet.org/article157306.html" target="_blank">Mort du Suisse Albert Huber, privé arbitraire</a></tt><br />
<tt> <a href="http://www.voltairenet.org/article157301.html" target="_blank">17 prisons secrètes ont déjà rempla</a></tt><br />
<tt> <a href="http://www.voltairenet.org/article157296.html" target="_blank">Le premier vice-président cubain arrive à</a></tt><br />
<tt> <a href="http://www.voltairenet.org/article157397.html" target="_blank">Les matières premières d'origine vé</a></tt>
</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://ecitoyen.wordpress.com/files/2008/05/logo.jpg" alt="logo" width="80" height="100" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Liberté de la Presse: les sites Backchich et Réseau Voltaire en sursis]]></title>
<link>http://cpolitic.wordpress.com/2008/05/18/liberte-de-la-presse-les-sites-backchich-et-reseau-voltaire-en-sursis/</link>
<pubDate>Sun, 18 May 2008 07:59:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>emachede</dc:creator>
<guid>http://cpolitic.wordpress.com/2008/05/18/liberte-de-la-presse-les-sites-backchich-et-reseau-voltaire-en-sursis/</guid>
<description><![CDATA[Que ce soir en Chine Populaire ou dans un pays plus démocratique comme le nôtre, un pouvoir politiqu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Que ce soir en Chine Populaire ou dans un pays plus démocratique comme le nôtre, un pouvoir politiqu]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pour en finir avec l'ordi de Reyes!]]></title>
<link>http://ecitoyen.wordpress.com/2008/05/17/pour-en-finir-avec-lordi-de-reyes/</link>
<pubDate>Sat, 17 May 2008 16:49:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>ecitoyen</dc:creator>
<guid>http://ecitoyen.wordpress.com/2008/05/17/pour-en-finir-avec-lordi-de-reyes/</guid>
<description><![CDATA[Simon Brouillard msc gestion de projet Pour en avoir le coeur net sur le trucage de l'Ordi de "Raul ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;padding-left:60px;"><img class="aligncenter" src="http://ecitoyen.wordpress.com/files/2008/05/line.jpg" alt="line" width="320" height="10" /></p>
<p style="padding-left:60px;"><img src="http://ecitoyen.wordpress.com/files/2008/05/simon2.jpg" alt="foto" width="100" height="82" /></p>
<h5 style="padding-left:60px;">Simon Brouillard</h5>
<h5 style="padding-left:60px;">msc gestion de projet</h5>
<pre style="padding-left:60px;">Pour en avoir le coeur net sur le trucage de
l'Ordi de "Raul Reyes"? 

Consultez le rapport d'Interpol  Cliquez sur
l'image ci-dessous</pre>
<pre style="padding-left:60px;"><a title="Interpol" href="http://www.voltairenet.org/article157085.html"><img class="alignnone size-medium wp-image-38" src="http://ecitoyen.wordpress.com/files/2008/05/interpol_cover.jpg?w=199" alt="" width="126" height="166" /></a></pre>
<p style="padding-left:60px;">
<pre style="padding-left:60px;">ou lisez l'article  <a href="http://www.voltairenet.org/article157085.html">"L'Ordinateur de Gauche et </a></pre>
<pre style="padding-left:60px;"><a href="http://www.voltairenet.org/article157085.html">l'Ordinateur de Droite"</a> de Réseau Voltaire

Mais ce n'est pas tout, de savoir que
l'ordi de Reyes a été manipulé avant
la remise pour examen à la police scientifique.

Interpol a examiné ce qui s'est vraisemblablement
passé entre le 1er mars et le 3 mars... et suivants.
Mais, elle n'a pas répondu sur ce qui s'est passé
avant et jusqu'au 1er mars inclusivement.

Selon le rapport d'Interpol et de l'OEA, à tout
prendre force est pour nous de reconnaitre comme
fort probable la duplicité de l'armée dans
cette affaire de "fabrication de preuves mensongères".
Ce qui est important, ce n'est pas le mensonge en
soi, ici, mais la vision de l'armée colombienne
dans la fabrication de ce mensonge.

En combinant les deux, on s'apperçoit, on prend
conscience que pour l'armée, Raul Reyes et les
FARCs sont une immense organisation internationale,
se finançant de genereux donateurs internationaux
y compris le Venezuela et l'Equateur. Pas de traces
de financement par des jefes paramilitaires
ou des trafiquants d'armes et/ou de narcotiques
connus. En d'autres pour l'armée colombienne
les FARCs sont à tout le moins "moralement intègre".

Faut dire cependant qu'il aurait été difficile pour
l'armée d'inclure le nom de paramilitaires qui sont
sur la liste de leurs alliés.

En d'autres mots, l'armée colombienne reconnait
de facto les FARC comme armée belligérente.

Or, toute cette histoire des FARC ces dernières
semaines tournaient autour de la reconnaissance
du statut de Partie Belligérante dans le conflit
colombien. Si l'armée colombienne le fait, pourquoi
les pays européens en l'occurence se poseraient
en inquisiteur et leur refuserait ce que l'armée
colombienne reconnait. Je n'irai jusqu'à dire
que chaque soir, l'armée vénère Tirfijo, mais
très certainement qu'elle en a peur. Premier
pas vers le respect.

Parce que, le Colombien n'est pas un conflit juridique
mais politique, social et militaire et PETROLIER
evidemment. Tout l'art de la DEDUCTION... mon cher
Watson, mon cher Noble.

Sauvons la patria granda bolivariana!

Quant à l'Ordi de DROITE, y-a-t-il quelques citations
canadiennes?

Conclusion: Le Bien est à gauche, le Mal à droite.
ADDEMDUM:
Et d"aitres questions nous laissent perplexe. En
autres plus de 200,000 photos. Qu'est-ce qu'un
guérillero fait avec toutes ces photos. Une
collection des papillons roses de la Colombie,
l'ordi d'un ornithologue... avec les photos de
tous les méchants moineaux de l'Amazonier...
Et en prime PAS UNE SEULE PREUVE DE VIE...
Pourtant c'était LA MANCHETTE. On serait en droit
de connaitre tout sur cet ORDI... ses logiciels,
ses hardwares et nous souhaitons un effet "Transparency"
à 0.9 de la Colombie en mettant toutes les photos
chez FLICKR...(dans ma collection pour L'ART, ce
serait bien. Pas de petites chansonnettes de
los Companeros... des inédites...
Maintenant qu'il est mort... va-t-on divulguer
son no. de PayPal? Allez relisez le rapport et
rajoutez-y toutes les incohérences!</pre>
<p style="padding-left:60px;">
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://ecitoyen.wordpress.com/files/2008/05/logo.jpg" alt="logo" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Revoluţiile colorate]]></title>
<link>http://blogideologic.wordpress.com/2009/06/25/revolutiile-colorate/</link>
<pubDate>Thu, 25 Jun 2009 03:42:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>blogideologic</dc:creator>
<guid>http://blogideologic.wordpress.com/2009/06/25/revolutiile-colorate/</guid>
<description><![CDATA[La « démocratie » : vendre son pays à des intérêts étrangers à l’insu de sa population Prin bunăvoin]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><em>La « démocratie » : vendre son pays à des intérêts étrangers à l’insu de sa population</em></strong></p>
<p>Prin bunăvoinţa criticului literar Dan Culcer, editor al revistei Asyimetria de la Paris, postez aici un articol de Thierry Meyssan, analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire.</p>
<p><strong><em>1/La « révolution colorée » échoue en Iran </em></strong></p>
<p>La « révolution verte » de Téhéran est le dernier avatar des « révolutions colorées » qui ont permis aux États-unis d’imposer des gouvernements à leur solde dans plusieurs pays sans avoir à recourir à la force. Thierry Meyssan, qui a conseillé deux gouvernements face à ces crises, analyse cette méthode et les raisons de son échec en Iran.  Les « révolution colorées » sont aux révolutions ce que le Canada Dry est à la bière. Elles y ressemblent, mais n’en ont pas la saveur. Ce sont des changements de régime ayant l’apparence d’une révolution, en ce qu’ils mobilisent de vastes segments du Peuple, mais relevant du coup d’État, en ce qu’il ne visent pas à changer les structures sociales, mais à substituer une élite à une autre pour conduire une politique économique et étrangère pro-US. La «révolution verte » de Téhéran en est le dernier exemple.</p>
<p><strong><em>2/Origine du concept</em></strong></p>
<p>Ce concept est apparu dans les années 90, mais trouve ses origines dans les débats US des années 70-80. Après les révélations en chaîne sur les coups d’État fomentés par la CIA dans le monde, et le grand déballage des commissions parlementaires Church et Rockefeller [1], l’amiral Stansfield Turner fut chargé par le président Carter de nettoyer l’agence et de cesser tout soutien aux « dictatures maison ». Furieux, les sociaux démocrates états-uniens (SD/USA) quittèrent le Parti démocrate et rejoignirent Ronald Reagan. Il s’agissait de brillants intellectuels trotskistes [2], souvent liés à la revue Commentary. Lorsque Reagan fut élu, il leur confia la tâche de poursuivre l’ingérence US, mais par d’autres moyens. C’est ainsi qu’ils créent en 1982 la National Endowment for Democracy (NED) [3] et, en 1984, l’United States Institute for Peace (USIP). Les deux structures sont organiquement liées : des administrateurs de la NED siègent au conseil d’administration de l’USIP et vice-versa. Juridiquement, la NED est une association à but non lucratif, de droit US, financée par une subvention annuelle votée par le Congrès à l’intérieur du budget du département d’État. Pour mener ses actions, elle les fait co-financer par l’US Agency for International Development (USAID), elle-même rattachée au département d’État. En pratique, cette structure juridique n’est qu’un paravent utilisé conjointement par la CIA états-unienne, le MI6 britannique et l’ASIS australien (et occasionnellement par les services canadiens et néo-zélandais). La NED se présente comme un organe de « promotion de la démocratie ». Elle intervient soit directement ; soit par ses quatre tentacules : l’une destinée à corrompre les syndicats, une seconde chargée de corrompre les patronats, une troisième pour les partis de gauche et une quatrième pour ceux de droite ; soit encore par l’intermédiaire de fondations amies, telles que la Westminster Foundation for Democracy (Royaume-Uni), l’International Center for Human Rights and Democratic Development (Canada), la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation Robert-Schuman (France), l’International Liberal Center (Suède), l’Alfred Mozer Foundation (Pays-Bas), la Friedrich Ebert Stiftung, la Friedrich Naunmann Stiftung, la Hans Seidal Stiftung et la Heinrich Boell Stiftung (Allemagne). La NED revendique avoir corrompu ainsi plus de 6 000 organisations dans le monde en une trentaine d’années. Tout ça, bien entendu, étant camouflé sous l’apparence de programmes de formation ou d’assistance. L’USIP, quant à lui, est une institution nationale états-unienne. Il est subventionné annuellement par le Congrès dans le budget du département de la Défense. À la différence de la NED, qui sert de couverture aux services des trois États alliés, l’USIP est exclusivement états-unien. Sous couvert de recherche en sciences politique, il peut salarier des personnalités politiques étrangères. Dès qu’il a disposé de ressources, l’USIP a financé une nouvelle et discrète structure, l’Albert Einstein Institution [4]. Cette petite association de promotion de la non-violence était initialement chargée d’imaginer une forme de défense civile pour les populations d’Europe de l’Ouest en cas d’invasion par le Pacte de Varsovie. Elle a rapidement pris son autonomie et modélisé les conditions dans lesquelles un pouvoir étatique, de quelque nature qu’il soit, peut perdre son autorité et s’effondrer.</p>
<p><strong><em>3/Premières tentatives</em></strong></p>
<p>La première tentative de « révolution colorée » a échoué en 1989. Il s’agissait de renverser Deng Xiaoping en s’appuyant sur un de ses proches collaborateurs, le secrétaire général du Parti communiste chinois Zhao Ziyang, de manière à ouvrir le marché chinois aux investisseurs états-uniens et à faire entrer la Chine dans l’orbite US. Les jeunes partisans de Zhao envahirent la place Tienanmen [5]. Ils furent présentés par les médias occidentaux comme des étudiants a-politiques se battant pour la liberté face à l’aile traditionnelle du Parti, alors qu’il s’agissait d’une dissidence à l’intérieur le courant de Deng entre nationalistes et pro-US. Après avoir longtemps résisté aux provocations, Deng décida de conclure par la force. La répression fit entre 300 et 1000 morts selon les sources. 20 ans plus tard, la version occidentale de ce coup d’État raté n’a pas variée. Les médias occidentaux qui ont couvert récemment cet anniversaire en le présentant comme une « révolte populaire » se sont étonnés de ce que les Pékinois n’ont pas gardé souvenir de l’événement. C’est qu’une lutte de pouvoir au sein du Parti n’avait rien de « populaire ». Ils ne se sentaient pas concernés. La première « révolution colorée » réussit en 1990. Alors que l’Union soviétique était en cours de dissolution, le secrétaire d’État James Baker se rendit en Bulgarie pour participer à la campagne électorale du parti pro-US, abondamment financé par la NED [6]. Cependant, malgré les pressions du Royaume-Uni, les Bulgares, effrayés par les conséquences sociales du passage de l’URSS à l’économie de marché, commirent l’impardonnable faute d’élire au Parlement une majorité de post-communistes. Alors que les observateurs de la Communauté européenne certifièrent la bonne tenue du scrutin, l’opposition pro-US hurla à la fraude électorale et descendit dans la rue. Elle installa un campement au centre de Sofia et plongea le pays dans le chaos six mois durant, jusqu’à ce que le Parlement élise le pro-US Zhelyu Zhelev comme président.</p>
<p><strong><em>4/La « démocratie » : vendre son pays à des intérêts étrangers à l’insu de sa population</em></strong></p>
<p>Depuis lors, Washington n’a cessé d’organiser des changements de régime, un peu partout dans le monde, par l’agitation de rue plutôt que par des juntes militaires. Il importe ici de cerner les enjeux. Au-delà du discours lénifiant sur la « promotion de la démocratie », l’action de Washington vise à l’imposition de régimes qui lui ouvrent sans conditions les marchés intérieurs et s’alignent sur sa politique étrangère. Or, si ces objectifs sont connus des dirigeants des « révolutions colorées », ils ne sont jamais discutés et acceptés par les manifestants qu’ils mobilisent. Et, dans le cas où ces coup d’État réussissent, les citoyens ne tardent pas à se révolter contre les nouvelles politiques qu’on leur impose, même s’il est trop tard pour revenir en arrière. Par ailleurs, comment peut-on considérer comme « démocratiques » des oppositions qui, pour prendre le pouvoir, vendent leur pays à des intérêts étrangers à l’insu de leur population ? En 2005, l’opposition kirghize conteste le résultat des élections législatives et amène à Bichkek des manifestants du Sud du pays. Ils renversent le président Askar Akaïev. C’est la « révolution des tulipes ». L’Assemblée nationale élit comme président le pro-US Kourmanbek Bakiev. Ne parvenant pas à maîtriser ses supporters qui pillent la capitale, ils déclare avoir chassé le dictateur et feint de vouloir créer un gouvernement d’union nationale. Il fait sortir de prison le général Felix Kulov, ancien maire de Bichkek, et le nomme ministre de l’Intérieur, puis Premier ministre. Lorsque la situation est stabilisée, Bakaiev se débarrasse de Kulov et vend, sans appel d’offre et avec des dessous de table conséquents, les quelques ressources du pays à des sociétés US et installe une base militaire US à Manas. Le niveau de vie de la population n’a jamais été aussi bas. Felix Kulov propose de relever le pays en le fédérant, comme par le passé, à la Russie. Il ne tarde pas à retourner en prison.</p>
<p><strong><em>5/Un mal pour un bien ?</em></strong></p>
<p>On objecte parfois, dans le cas d’États soumis à des régimes répressifs, que si ces « révolutions colorées » n’apportent qu’une démocratie de façade, elles procurent néanmoins un mieux-être aux populations. Or, l’expérience montre que rien n’est moins sûr. Les nouveaux régimes peuvent s’avérer plus répressifs que les anciens*. En 2003, Washington, Londres et Paris [7] organisent la « révolution des roses » en Géorgie [8]. Selon un schéma classique, l’opposition dénonce des fraudes électorales lors des élections législatives et descend dans la rue. Les manifestants contraignent le président Edouard Chevardnadze à fuir et prennent le pouvoir. Son successeur Mikhail Saakachvili ouvre le pays aux intérêts économiques US et rompt avec le voisin russe. L’aide économique promise par Washington pour se substituer à l’aide russe ne vient pas. L’économie, déjà compromise, s’effondre. Pour continuer à satisfaire ses commanditaires, Saakachvili doit imposer une dictature [9]. Il ferme des médias et remplit les prisons, ce qui n’empêche absolument pas la presse occidentale de continuer à le présenter comme « démocrate ». Condamné à la fuite en avant, Saakachvili décide de se refaire une popularité en se lançant dans une aventure militaire. Avec l’aide de l’administration Bush et d’Israël auquel il a loué des bases aériennes, il bombarde la population d’Ossétie du Sud, faisant 1600 morts, dont la plupart ont la double nationalité russe. Moscou riposte. Les conseillers états-uniens et israéliens s’enfuient [10]. La Géorgie est dévastée.</p>
<p><strong><em>6/Assez !</em></strong></p>
<p>Le mécanisme principal des « révolutions colorées » consiste à focaliser le mécontentement populaire sur la cible que l’on veut abattre. Il s’agit d’un phénomène de psychologie des masses qui balaye tout sur son passage et auquel aucun obstacle raisonnable ne peut être opposé. Le bouc-émissaire est accusé de tous les maux qui accablent le pays depuis au moins une génération. Plus il résiste, plus la colère de la foule croît. Lorsqu’il cède ou qu’il esquive, la population retrouve ses esprits, les clivages raisonnables entre ses partisans et ses opposants réapparaissent. En 2005, dans les heures qui suivent l’assassinat de l’ex-Premier ministre Rafik Hariri, la rumeur se répand au Liban qu’il a été tué par « les Syriens ». L’armée syrienne, qui —en vertu de l’Accord de Taëf— maintient l’ordre depuis la fin de la guerre civile, est conspuée. Le président syrien, Bachar el-Assad, est personnellement mis en cause par les autorités états-uniennes, ce qui tient lieu de preuve pour l’opinion publique. À ceux qui font remarquer que —malgré des moments orageux— Rafik Hariri a toujours été utile à la Syrie et que sa mort prive Damas d’un collaborateur essentiel, on rétorque que le « régime syrien » est si mauvais en soi qu’il ne peut s’empêcher de tuer même ses amis. Les Libanais appellent de leurs vœux un débarquement des GI’s pour chasser les Syriens. Mais, à la surprise générale, Bachar el-Assad, considérant que son armée n’est plus la bienvenue au Liban alors que son déploiement lui coûte cher, retire ses hommes. Des élections législatives sont organisées qui voient le triomphe de la coalition « anti-syrienne ». C’est la « révolution du cèdre ». Lorsque la situation se stabilise, chacun se rend compte et que, si des généraux syriens ont par le passé pillé le pays, le départ de l’armée syrienne ne change rien économiquement. Surtout, le pays est en danger, il n’a plus les moyens de se défendre face à l’expansionnisme du voisin israélien. Le principal leader « anti-syrien », le général Michel Aoun, se ravise et passe dans l’opposition. Furieux, Washington multiplie les projets pour l’assassiner. Michel Aoun s’allie au Hezbollah autour d’une plate-forme patriotique. Il était temps : Israël attaque. Dans tous les cas, Washington prépare à l’avance le gouvernement « démocratique », ce qui confirme bien qu’il s’agit d’un coup d’État déguisé. La composition de la nouvelle équipe est gardée secrète le plus longtemps possible. C’est pourquoi la désignation du bouc-émissaire se fait sans jamais évoquer d’alternative politique. En Serbie, les jeunes « révolutionnaires » pro-US ont choisi un logo appartenant à l’imaginaire communiste (le poing levé) pour masquer leur subordination aux États-Unis. Ils ont pris comme slogan « Il est fini ! », fédérant ainsi les mécontents contre la personnalité de Slobodan Milosevic qu’ils ont rendu responsable des bombardements du pays pourtant effectués par l’OTAN. Ce modèle a été dupliqué en nombre, par exemple le groupe Pora ! en Ukraine, ou Zubr en Biélorussie.</p>
<p><strong><em>7/Une non-violence de façade</em></strong></p>
<p>Les communicants du département d’État veillent à l’image non-violente des « révolutions colorées ». Toutes mettent en avant les théories de Gene Sharp, fondateur de l’Albert Einstein Institution. Or, la non-violence est une méthode de combat destinée à convaincre le pouvoir de changer de politique. Pour qu’une minorité s’empare du pouvoir et l’exerce, il lui faut toujours, à un moment ou à une autre, utiliser la violence. Et toutes les « révolutions colorées » l’ont fait. Srdja Popovic (à gauche), leader serbe du mouvement Otpor, Gene Sharp, fondateur de l’Albert Einstein Institution (au centre) et son adjoint le colonel Robert Helvey, doyen de l’École de formation des attachés militaires d’ambassade. En 2000, alors que le mandat du président Slobodan Milosevic courait encore pour un an, il convoqua des élections anticipées. Lui-même et son principal opposant, Vojislav Koštunica, se retrouvèrent en ballotage. Sans attendre le second tour de scrutin, l’opposition cria à la fraude et descendit dans la rue. Des milliers de manifestants affluèrent vers la capitale, dont les mineurs de Kolubara. Leurs journées de travail étaient indirectement payées par la NED, sans qu’ils aient conscience d’être rémunérés par les États-Unis. La pression de la manifestation étant insuffisante, les mineurs attaquèrent des bâtiments publics avec des bulldozers qu’ils avaient acheminé avec eux, d’où le nom de « révolution des bulldozers ». Dans le cas où la tension s’éternise et que des contre-manifestations s’organisent, la seule solution pour Washington est de plonger le pays dans le chaos. Des agents provocateurs sont alors postés dans les deux camps qui tirent sur la foule. Chaque partie peut constater que ceux d’en face ont tiré alors qu’ils s’avançaient pacifiquement. L’affrontement se généralise. En 2002, la bourgeoisie de Caracas descend dans la rue pour conspuer la politique sociale du président Hugo Chavez [11]. Par d’habiles montages, les télévisions privées donnent l’impression d’une marée humaine. Ils sont 50 000 selon les observateurs, 1 million d’après la presse et le département d’État. Survient alors l’incident du pont Llaguno. Les télévisions montrent clairement des pro-chavistes armes à la main tirant sur la foule. Dans une conférence de presse, le général de la Garde nationale et vice-ministre de la sécurité intérieure confirme que les « milices chavistes » ont tiré sur le peuple faisant 19 morts. Il démissionne et appelle au renversement de la dictature. Le président ne tarde pas à être arrêté par des militaires insurgés. Mais le Peuple par millions descend dans la capitale et rétablit l’ordre constitutionnel. Une enquête journalistique ultérieure reconstituera en détail la tuerie du pont Llaguno. Elle mettra en évidence un montage fallacieux des images, dont l’ordre chronologique a été falsifié comme l’attestent les cadrans des montres des protagonistes. En réalité, ce sont les chavistes qui étaient agressés et qui, après s’être repliés, tentaient de se dégager en utilisant des armes à feu. Les agents provocateurs étaient des policiers locaux formés par une agence US [12]. En 2006, la NED réorganise l’opposition au président kenyan Mwai Kibaki. Elle finance la création du Parti orange de Raila Odinga. Celui-ci reçoit le soutien du sénateur Barack Obama, accompagné de spécialistes de la déstabilisation (Mark Lippert, actuel chef de cabinet du conseiller de sécurité nationale, et le général Jonathan S. Gration, actuel envoyé spécial du président US pour le Soudan). Participant à un meeting d’Odinga, le sénateur de l’Illinois s’invente un vague lien de parenté avec le candidat pro-US. Cependant Odinga perd les élections législatives de 2007. Soutenu par le sénateur John McCain, en sa qualité de président de l’IRI (le pseudopode républicain de la NED), il conteste la sincérité du scrutin et appelle ses partisans à descendre dans la rue. C’est alors que des messages SMS anonymes sont diffusés en masse aux électeurs de l’ethnie Luo. « Chers Kenyans, les Kikuyu ont volé l’avenir de nos enfants…nous devons les traiter de la seule manière qu’ils comprennent… la violence ». Le pays, pourtant un des plus stables d’Afrique, s’embrase soudainement. Après des journées d’émeutes, le président Kibaki est contraint d’accepter la médiation de Madeleine Albright, en sa qualité de présidente du NDI (le pseudopode démocrate de la NED). Un poste de Premier ministre est créé qui revient à Odinga. Les SMS de la haine n’ayant pas été envoyés depuis des installations kenyanes, on se demande quelle puissance étrangère a pu les expédier.</p>
<p><strong><em>8/La mobilisation de l’opinion publique internationale</em></strong></p>
<p>Au cours des dernières années, Washington a eu l’occasion de lancer des « révolutions colorées » avec la conviction qu’elles échoueraient à prendre le pouvoir mais qu’elle permettrait de manipuler l’opinion publique et les institutions internationales. En 2007, de nombreux Birmans s’insurgent contre l’augmentation des prix du fuel domestique. Les manifestations dégénèrent. Les moines bouddhistes prennent la tête de la contestation. C’est la « révolution safran » [13]. En réalité, Washington n’a que faire du régime de Rangoon ; ce qui l’intéresse, c’est d’instrumenter le Peuple birman pour faire pression sur la Chine qui a des intérêts stratégiques en Birmanie (pipelines et base militaire de renseignement électronique). Dès lors, l’important est de mettre en scène la réalité. Des images prises par des téléphones portables apparaissent sur YouTube. Elles sont anonymes, invérifiables et hors contexte. Précisément, leur apparente spontanéité leur donne autorité. La Maison-Blanche peut imposer son interprétation des vidéos. Plus récemment, en 2008, des manifestations estudiantines paralysent la Grèce à la suite du meurtre d’un jeune homme de 15 ans par un policier. Rapidement des casseurs font leur apparition. Ils ont été recrutés au Kosovo voisin et acheminés par autobus. Les centre-villes sont saccagés. Washington cherche à faire fuir les capitaux vers d’autres cieux et à se réserver le monopole des investissements dans les terminaux gaziers en construction. Une campagne de presse va donc faire passer le poussif gouvernement Karamanlis pour celui des colonels. Facebook et Twittter sont utilisés pour mobiliser la diaspora grecque. Les manifestations s’étendent à Istanbul, Nicosie, Dublin, Londres, Amsterdam, La Haye, Copenhague, Francfort, Paris, Rome, Madrid, Barcelone, etc.</p>
<p><strong><em>9/La révolution verte</em></strong></p>
<p>L’opération conduite en 2009 en Iran s’inscrit dans cette longue liste de pseudos révolutions. En premier lieu, le Congrès vote en 2007 une enveloppe de 400 millions de dollars pour « changer le régime » en Iran. Celle-ci s’ajoute aux budgets ad hoc de la NED, de l’USAID, de la CIA et tutti quanti. On ignore comment cet argent est utilisé, mais trois groupes principaux en sont destinataires : la famille Rafsandjani, la famille Pahlevi, et les Moudjahidines du peuple. L’administration Bush prend la décision de commanditer une « révolution colorée » en Iran après avoir confirmé la décision de l’état-major de ne pas attaquer militairement ce pays. Ce choix est validé par l’administration Obama. Par défaut, on rouvre donc le dossier de « révolution colorée », préparé en 2002 avec Israël au sein de l’American Enterprise Institute. À l’époque j’avais publié un article sur ce dispositif [14]. Il suffit de s’y reporter pour identifier les protagonistes actuels : il a été peu modifié. Une partie libanaise a été ajoutée prévoyant un soulèvement à Beyrouth en cas de victoire de la coalition patriotique (Hezbollah, Aoun) aux élections législatives, mais elle a été annulée. Le scénario prévoyait un soutien massif au candidat choisi par l’ayatollah Rafsandjani, la contestation des résultats de l’élection présidentielle, des attentats tous azimuts, le renversement du président Ahmadinejad et du guide suprême l’ayatollah Khamenei, l’installation d’un gouvernement de transition dirigé par Mousavi, puis la restauration de la monarchie et l’installation d’un gouvernement dirigé par Sohrab Shobani. Comme imaginé en 2002, l’opération a été supervisée par Morris Amitay et Michael Ledeen. Elle a mobilisé en Iran les réseaux de l’Irangate. Ici un petit rappel historique est nécessaire. L’Irangate est une vente d’armes illicite : la Maison-Blanche souhaitait approvisionner en armes les Contras nicaraguayens (pour lutter contre les sandinistes) d’une part et l’Iran d’autre part (pour faire durer jusqu’à épuisement la guerre Iran-Irak), mais en était interdit par le Congrès. Les Israéliens proposèrent alors de sous-traiter les deux opérations à la fois. Ledeen, qui est double national États-unien/Israélien sert d’agent de liaison à Washington, tandis que Mahmoud Rafsandjani (le frère de l’ayatollah) est son correspondant à Téhéran. Le tout sur fond de corruption généralisée. Lorsque le scandale éclate aux États-Unis, une commission d’enquête indépendante est dirigée par le sénateur Tower et le général Brent Scowcroft (le mentor de Robert Gates). Michael Ledeen est un vieux briscard des opérations secrètes. On le trouve à Rome lors de l’assassinat d’Aldo Moro, on le retrouve dans l’invention de la piste bulgare lors de l’assassinat de Jean-Paul II, ou plus récemment dans l’invention de l’approvisionnement de Saddam Hussein en uranium nigérian. Il travaille aujourd’hui à l’American Enterprise Institute [15] (aux côtés de Richard Perle et Paul Wolfowitz) et à la Foundation for the Defense of Democracies [16]. Morris Amitay est ancien directeur de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC). Il est aujourd’hui vice-président du Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA) et directeur d’un cabinet conseil pour de grandes firmes d’armement. Le 27 avril dernier, Morris et Ledeen organisaient un séminaire sur l’Iran à l’American Enterprise Institute à propos des élections iraniennes, autour du sénateur Joseph Lieberman. Le 15 mai dernier, nouveau séminaire. La partie publique consistait en une table ronde animée par l’ambassadeur John Bolton à propos du « grand marchandage » : Moscou accepterait-il de laisser tomber Téhéran en échange du renoncement de Washington au bouclier anti-missile en Europe centrale ? L’expert français Bernard Hourcade participait à ces échanges. Simultanément, l’Institut lançait un site internet destiné à la presse dans la crise à venir : IranTracker.org. Le site inclut une rubrique sur les élections libanaises. En Iran, il appartenait à l’ayatollah Rafsandjani de renverser son vieux rival, l’ayatollah Khamenei. Issu d’une famille d’agriculteurs, Hachemi Rafsandjani a fait fortune dans la spéculation immobilière sous le Chah. Il est devenu le principal grossiste en pistaches du pays et a arrondi sa fortune durant l’Irangate. Ses avoirs sont évalués à plusieurs milliards de dollars. Devenu l’homme le plus riche d’Iran, il a été successivement président du parlement, président de la République et aujourd’hui président du Conseil de discernement (instance d’arbitrage entre le parlement et le Conseil des gardiens de la constitution). Il représente les intérêts du bazar, c’est-à-dire des commerçants de Téhéran. Durant la campagne électorale, Rafsandjani avait fait promettre à son ex-adversaire devenu son poulain, Mirhossein Mousavi, de privatiser le secteur pétrolier. Sans connexion aucune avec Rafsandjani, Washington a fait appel aux Moudjahidines du peuple [17]. Cette organisation protégée par le Pentagone est considérée comme terroriste par le département d’État et l’a été par l’Union européenne. Elle a effectivement mené de terribles opérations dans les années 80, dont un méga-attentat qui coûta la vie à l’ayatollah Behechti ainsi qu’à quatre ministre, six ministres adjoints et le quart du groupe parlementaire du Parti de la république islamique. L’organisation est commandée par Massoud Rajavi, qui épouse en première noces la fille du président Bani Sadr, puis la cruelle Myriam en seconde noces. Son siège est installé en région parisienne et ses bases militaires en Irak, d’abord sous la protection de Saddam Husein, puis aujourd’hui sous celle du département de la Défense. Ce sont les Moudjahidines qui ont assuré la logistique des attentats à la bombe durant la campagne électorale [18]. C’est à eux qu’il revenait de provoquer des accrochages entre militants pro et anti-Ahmadinejad, ce qu’ils ont probablement fait. Dans le cas où le chaos se serait installé, le Guide suprême aurait pu être renversé. Un gouvernement de transition, dirigé par Mirhussein Mousavi aurait privatisé le secteur pétrolier et rétabli la monarchie. Le fils de l’ancien Shah, Reza Cyrus Pahlavi, serait remonté sur le trône et aurait désigné Sohrab Sobhani comme Premier ministre. Dans cette perspective, Reza Pahlavi a publié en février un livre d’entretiens avec le journaliste français Michel Taubmann. Celui-ci est directeur du bureau d’information parisien d’Arte et préside le Cercle de l’Observatoire, le club des néo-conservateurs français. On se souvient que Washington avait prévu identiquement le rétablissement de la monarchie en Afghanistan. Mohammed Zaher Shah devait reprendre son trône à Kaboul et Hamid Karzai devait être son Premier ministre. Malheureusement, à 88 ans, le prétendant était devenu sénile. Karzai devint donc président de la République. Comme Karzai, Sobhani est double national états-unien. Comme lui, il travaille dans le secteur pétrolier de la Caspienne. Côté propagande, le dispositif initial était confié au cabinet Benador Associates. Mais il a évolué sous l’influence de l’assistante du secrétaire d’État pour l’Éducation et la Culture, Goli Ameri. Cette iranienne-états-unienne est une ancienne collaboratrice de John Bolton. Spécialiste des nouveaux médias, elle a mis en place des programmes d’équipement et de formation à l’internet pour les amis de Rafsandjani. Elle a aussi développé des radios et télévisions en langue farsi pour la propagande du département d’État et en coordination avec la BBC britannique. La déstabilisation de l’Iran a échoué parce que le principal ressort des « révolutions colorées » n’a pas été correctement activé. MirHussein Mousavi n’est pas parvenu à cristalliser les mécontentements sur la personne de Mahmoud Ahmadinejad. Le Peuple iranien ne s’est pas trompé, il n’a pas rendu le président sortant responsables des conséquences des sanctions économiques états-uniennes sur le pays. Dès lors, la contestation s’est limitée à la bourgeoisie des quartiers nord de Téhéran. Le pouvoir s’est abstenu d’opposer des manifestations les unes contre les autres et a laissé les comploteurs se découvrir. Cependant, il faut admettre que l’intoxication des médias occidentaux a fonctionné. L’opinion publique étrangère a réellement cru que deux millions d’Iraniens étaient descendus dans la rue, lorsque le chiffre réel est au moins dix fois inférieur. Le maintien en résidence des correspondants de presse a facilité ces exagérations en les dispensant de fournir les preuves de leurs imputations. Ayant renoncé à la guerre et échoué à renverser le régime, quelle carte reste-t-il dans les mains de Barack Obama ?</p>
<p>1] Les multiples rapports et documents publiés par ces commissions sont disponibles en ligne sur le site The Assassination Archives and Research Center. Les principaux extraits des rapports ont été traduits en français sous le titre Les Complots de la CIA, manipulations et assassinats, Stock, 1976, 608 pp.</p>
<p>[2] « Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme », par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.</p>
<p>[3] « La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 janvier 2004.</p>
<p>[4] « L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 janvier 2005.</p>
<p>[5] « Tienanmen, 20 ans après », par le professeur Domenico Losurdo, Réseau Voltaire, 9 juin 2009.</p>
<p>[6] À l’époque, la NED s’appuie en Europe orientale sur la Free Congress Foundation (FCF), animée par des républicains. Par la suite, cette organisation disparaît et cède la place à la Soros Foundation, animée par des démocrates, avec laquelle la NED fomente de nouveaux « changements de régime ».</p>
<p>[7] Soucieux d’apaiser les relations franco-US après la crise irakienne, le président Jacques Chirac tente de se rapprocher de l’administration bush sur le dos des Géorgiens, d’autant que la France a des intérêts économiques en Géorgie. Salomé Zourabichvili, n°2 des services secrets français, est nommée ambassadrice à Tbilissi, puis change de nationalité et devient ministre des Affaires étrangères de la « révolution des roses ».</p>
<p>[8] « Les dessous du coup d’État en Géorgie », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 7 janvier 2004.</p>
<p>[9] « Géorgie : Saakachvili jette son opposition en prison » et « Manifestations à Tbilissi contre la dictature des roses », Réseau Voltaire, 12 septembre 2006 et 30 septembre 2007.</p>
<p>[10] L’administration Bush espérait que ce conflit ferait diversion. Les bombardiers israéliens devaient simultanément décoller de Géorgie pour frapper l’Iran voisin. Mais, avant même d’attaquer les installations militaires géorgiennes, la Russie bombarde les aéroports loués à Israël et cloue ses avions au sol.</p>
<p>[11] « Opération manquée au Venezuela », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2002.</p>
<p>[12] Llaguno Bridge. Keys to a Massacre. Documentaire d’Angel Palacios, Panafilms 2005.</p>
<p>[13] « Birmanie : la sollicitude intéressée des États-Unis », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 novembre 2007.</p>
<p>[14] « Les bonnes raisons d’intervenir en Iran », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 février 2004.</p>
<p>[15] « L’Institut américain de l’entreprise à la Maison-Blanche », Réseau Voltaire, 21 juin 2004.</p>
<p>[16] « Les trucages de la Foundation for the Defense of Democracies », Réseau Voltaire, 2 février 2005.</p>
<p>[17] « Les Moudjahidin perdus », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 17 février 2004.</p>
<p>[18] « Le Jundallah revendique des actions armées aux côtés des Moudjahidines du Peuple », Réseau Voltaire, 13 juin 2009.</p>
<p>*“România are acum şase servicii secrete: SRI, SIE, UM0962, STIS, SPP, DGIA, încadrate cu 30.000 de ofiţeri. În 1978, un ofiţer supraveghea 1466 de cetăţeni români. Acum supraveghează doar 732 de cetăţeni. SRI, care acoperă o populaţie de 22 de milioane, are 12.000 de ofiţeri. Echivalentul său francez acoperă o populaţie de trei ori mai mare şi are 6000 de ofiţeri, iar cel german are 2448 de ofiţeri pentru o populaţie de 80 de milioane” <a href="http://culianu.wordpress.com/2009/06/22/romania-tara-big-brother/">http://culianu.wordpress.com/2009/06/22/romania-tara-big-brother/</a></p>
<p>Titus Filipas</p>
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<title><![CDATA[Le 9/11 remis en cause par d'anciens hauts responsables US]]></title>
<link>http://larocheauxloups.wordpress.com/2009/06/12/le-911-remis-en-cause-par-danciens-hauts-responsables-us/</link>
<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 22:44:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>larocheauxloups</dc:creator>
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<description><![CDATA[Réseau Voltaire explique : Plus de 40 citoyens états-uniens ayant travaillé pour différents services]]></description>
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<title><![CDATA[Réseau Voltaire]]></title>
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<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 16:57:50 +0000</pubDate>
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<description><![CDATA[Réseau Voltaire est un site d&#8217;informations indispensable pour comprendre le monde moderne et l]]></description>
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<title><![CDATA[Blix to testify against Iraq war makers?]]></title>
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<pubDate>Fri, 26 Dec 2008 10:49:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>misswelby</dc:creator>
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<description><![CDATA[A former UN chief weapons inspector says he is ready to testify about the false US allegations which]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>A former UN chief weapons inspector says he is ready to testify about the false US allegations which led to the Iraq war before a tribunal. Hans Blix, in a Sunday interview with Al Jazeera television said he and the Head of the International Atomic Energy Agency (IAEA), Mohamed ElBaradei, were subjected to implicit threats from US Vice President Dick Cheney in the run-up to the Iraq war. The former top UN inspector said Cheney had also threatened to defame ElBaradei and him if they refused to provide the &#8220;required&#8221; information on Iraq’s alleged weapons of mass destruction&#8230; <a href="http://www.voltairenet.org/article158899.html" target="_blank">Réseau Voltaire</a></p>
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<title><![CDATA[Scandale au sein de l'église catholique]]></title>
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<pubDate>Mon, 15 Dec 2008 15:40:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>paulmercusot</dc:creator>
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<description><![CDATA[Un nouveau scandale défraie la chronique : l&#8217;église catholique  serait mise en cause  dans la ]]></description>
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<title><![CDATA[Bigard : “il faut une nouvelle enquête sur le 11 septembre.” (vidéo)]]></title>
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<pubDate>Sat, 18 Oct 2008 17:45:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ça c’est passé où et quand ? Dans “Le Grand Journal” du 17 octobre 2008, sur Canal + en clair. Que s]]></description>
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<title><![CDATA[Acculée en Afghanistan, l’OTAN organise un attentat au Pakistan  ]]></title>
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<pubDate>Mon, 22 Sep 2008 20:24:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le slogan comparant l&#8217;attentat d&#8217;Islamabad et le 11-Septembre est plus réaliste qu]]></description>
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<title><![CDATA[Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française  ]]></title>
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<pubDate>Sun, 21 Sep 2008 18:05:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>quintaldo</dc:creator>
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<description><![CDATA[SOURCE Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://anonymouse.org/cgi-bin/anon-www.cgi/http://www.voltairenet.org/article157210.html">SOURCE</a></p>
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<tr valign="top">
<td width="400"><span class="titre1">Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française</span><br />
<span class="titre7">par   					   					  Thierry Meyssan<a class="titre7" title="L'Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban)." href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#auteur29">*</a></span></p>
<div class="chapo">Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.</div>
<hr size="2" noshade="noshade" /></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><!--                                --></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="498">
<tbody>
<tr valign="top">
<td width="88"><!-- Petite colonne                             --> <!-- Date --></p>
<p class="discret"><span style="text-transform:uppercase;">19 juillet 2008</span></p>
<p><!-- Stabilo --> <!-- Depuis --> <span style="color:#000000;">Depuis</span><br />
Alma Ata (Kazakhstan)</p>
<p><!-- Outils --> <span class="noimpression"> <span style="color:#000000;">Outils</span><br />
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</span> <!-- Traductions --><br />
<span class="noimpression"> <span style="color:#000000;">Toutes les versions de cet article :<!-- Articles --></span><br />
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</span> <!-- Mots-cles --><br />
<span style="color:#000000;">Pays</span><br />
<a class="discret" href="http://www.voltairenet.org/mot135.html?lang=fr">France</a></p>
<p><span style="color:#000000;">Thèmes</span><br />
<a class="discret" href="http://www.voltairenet.org/mot209.html?lang=fr">Action secrète</a><br />
<!--                                     --></td>
<td width="10"></td>
<td width="400"><!-- Contenu                                 --> <!-- /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// --> <!-- ALTERNATIVE : LA RUBRIQUE CONTIENT DES "MINI-ARTICLES" --> <!-- /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// --> <!-- Texte --></p>
<div class="texte">
<p class="spip" align="justify"><span class="spip_document_135849 spip_documents spip_documents_center"> </span></p>
<p class="spip" align="justify">Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.</p>
<p class="spip" align="justify">Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.</p>
<p class="spip" align="justify">C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.</p>
<p class="spip" align="justify">Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.</p>
<p class="spip" align="justify">Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.</p>
<h3 class="spip">Secrets de famille</h3>
<p class="spip" align="justify">À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.</p>
<p class="spip" align="justify">En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [<a id="nh1" class="spip_note" title="[1] « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir », par Thierry (&#8230;)&#8221; name=&#8221;nh1&#8243; href=&#8221;http://www.voltairenet.org/article157210.html#nb1&#8243;>1</a>].</p>
<p class="spip" align="justify">Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.</p>
<p class="spip" align="justify">Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [<a id="nh2" class="spip_note" title="[2] « Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry (&#8230;)&#8221; name=&#8221;nh2&#8243; href=&#8221;http://www.voltairenet.org/article157210.html#nb2&#8243;>2</a>]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.</p>
<p class="spip" align="justify"><span class="spip_document_135852 spip_documents spip_documents_left" style="float:left;"> </span>Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [<a id="nh3" class="spip_note" title="[3] L&#8217;Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.&#8221; name=&#8221;nh3&#8243; href=&#8221;http://www.voltairenet.org/article157210.html#nb3&#8243;>3</a>]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.</p>
<p class="spip" align="justify">Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.</p>
<p class="spip" align="justify">Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [<a id="nh4" class="spip_note" title="[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, (&#8230;)&#8221; name=&#8221;nh4&#8243; href=&#8221;http://www.voltairenet.org/article157210.html#nb4&#8243;>4</a>], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.</p>
<p class="spip" align="justify">Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.</p>
<p class="spip" align="justify">Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.</p>
<h3 class="spip">La fabrication de Nicolas Sarkozy</h3>
<p class="spip" align="justify">Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.</p>
<p class="spip" align="justify">Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.</p>
<p class="spip" align="justify">Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine <em class="spip">Time</em> révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « <em class="spip">French connexion</em> » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, <em class="spip">Time</em> cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».</p>
<p class="spip" align="justify">En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.</p>
<p class="spip" align="justify">À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.</p>
<p class="spip" align="justify">En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.</p>
<p class="spip" align="justify">L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.</p>
<p class="spip" align="justify">Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.</p>
<p class="spip" align="justify">Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du <em class="spip">Figaro</em>. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.</p>
<p class="spip" align="justify">En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.</p>
<p class="spip" align="justify">À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.</p>
<p class="spip" align="justify">C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.</p>
<p class="spip" align="justify">Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.</p>
<h3 class="spip">La traversée du désert</h3>
<p class="spip" align="justify">Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.</p>
<p class="spip" align="justify">En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).</p>
<h3 class="spip">Dernier acte</h3>
<p class="spip" align="justify">Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.</p>
<p class="spip" align="justify">Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.</p>
<p class="spip" align="justify">Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.</p>
<p class="spip" align="justify">Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.</p>
<p class="spip" align="justify">Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.<br />
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.<br />
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.</p>
<p class="spip" align="justify">Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.<br />
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [<a id="nh5" class="spip_note" title="la French American Foundation », (...)" name="nh5" href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#nb5">5</a>], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt &#38; Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.<br />
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.</p>
<p class="spip" align="justify">Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [<a id="nh6" class="spip_note" title="[6] « Les New York Intellectuals et l&#8217;invention du néo-conservatisme », par (&#8230;)&#8221; name=&#8221;nh6&#8243; href=&#8221;http://www.voltairenet.org/article157210.html#nb6&#8243;>6</a>]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [<a id="nh7" class="spip_note" title="[7] Le responsable US du renseignement, Irving Brown en personne, a (&#8230;)&#8221; name=&#8221;nh7&#8243; href=&#8221;http://www.voltairenet.org/article157210.html#nb7&#8243;>7</a>].</p>
<p class="spip" align="justify">Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.<br />
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [<a id="nh8" class="spip_note" title="[8] « Dominique Strauss-Kahn, l&#8217;homme de « Condi » au FMI », par Thierry (&#8230;)&#8221; name=&#8221;nh8&#8243; href=&#8221;http://www.voltairenet.org/article157210.html#nb8&#8243;>8</a>].<br />
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.</p>
<h3 class="spip">Premiers jours à l’Élysée</h3>
<p class="spip" align="justify">Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.</p>
<p class="spip" align="justify">Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.</p>
<p class="spip" align="justify">Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.</p>
<p class="spip" align="justify">Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).</p>
<p class="spip" align="justify">Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :<br />
Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.<br />
François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.<br />
Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.<br />
Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [<a id="nh9" class="spip_note" title="[9] « Alain Bauer, de la SAIC au GOdF », Note d&#8217;information du Réseau (&#8230;)&#8221; name=&#8221;nh9&#8243; href=&#8221;http://www.voltairenet.org/article157210.html#nb9&#8243;>9</a>].</p>
<p class="spip" align="justify">Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.</p>
<p class="spip" align="justify">Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.</p>
<p class="spip" align="justify">Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [<a id="nh10" class="spip_note" title="[10] « Le gouvernement kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth, (&#8230;)&#8221; name=&#8221;nh10&#8243; href=&#8221;http://www.voltairenet.org/article157210.html#nb10&#8243;>10</a>]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.<br />
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.</p>
<p class="spip" align="justify">Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker &#38; McKenzie. Au sein du Center for International &#38; Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [<a id="nh11" class="spip_note" title="[11] « Avec Christine Lagarde, l&#8217;industrie US entre au gouvernement français (&#8230;)&#8221; name=&#8221;nh11&#8243; href=&#8221;http://www.voltairenet.org/article157210.html#nb11&#8243;>11</a>].</p>
<p class="spip" align="justify">Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans <em class="spip">Commentary</em>, la revue de l’American Jewish Committee.</p>
<p class="spip" align="justify">La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [<a id="nh12" class="spip_note" title="[12] « L&#8217;honorable Frank Carlucci », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 (&#8230;)&#8221; name=&#8221;nh12&#8243; href=&#8221;http://www.voltairenet.org/article157210.html#nb12&#8243;>12</a>] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [<a id="nh13" class="spip_note" title="[13] « Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden » et « Le (&#8230;)&#8221; name=&#8221;nh13&#8243; href=&#8221;http://www.voltairenet.org/article157210.html#nb13&#8243;>13</a>]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.</p>
<p class="spip" align="justify">La cote de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « <em class="spip">people stories</em> ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par <em class="spip">Libération</em>, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.</p>
<p class="spip" align="justify">Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire ?</p>
</div>
<p><!-- Documents joints --> <!-- Auteurs, traduction, source --></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="400">
<tbody>
<tr valign="top">
<td width="80"></td>
<td class="texte" width="320" align="right"><!-- Auteurs --> <!-- Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2--> <a name="auteur29"></a><a class="texte" href="http://www.voltairenet.org/auteur29.html?lang=fr"><strong>Thierry Meyssan</strong></a><br />
<span class="texte2">Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru :  <a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/librairie/product_info.php?products_id=57"><em class="spip">L’Effroyable imposture 2</em></a> (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).</span><br />
<a class="texte2" href="http://www.voltairenet.org/auteur29.html?lang=fr"><strong>Les articles de cet auteur</strong> </a><br />
<a class="texte2" href="http://www.voltairenet.org/email29.html?lang=fr"><strong>Envoyer un message</strong> </a></p>
<p><!-- Traduction --> <!-- Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2--> <!-- Source --> <!-- Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2--></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><!--                --> <!-- PS --></p>
<div class="ps">
<p class="spip"><span class="spip_document_135973 spip_documents spip_documents_left" style="float:left;"> </span>Les informations contenues dans cet article ont été présentées par Thierry Meyssan lors de la table ronde de clôture de l’<a class="spip_out" href="http://www.eamedia.org/">Eurasian Media Forum</a> (Kazakhstan, 25 avril 2008) consacrée à la peopolisation et au glamour en politique.</p>
<p class="spip">L’intérêt suscite par ces informations a conduit l’auteur à rédiger le présent article qui a été publié par <a class="spip_out" href="http://www.profile.ru/"><em class="spip">Profile</em></a>, le principal news magazine russe actuel (édition du 16 juin 2008).</p>
<p class="spip">Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était hors service. Nous vous prions de considérer le présent article comme le seul valide.</p>
</div>
<p><!-- Notes --></p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 1" name="nb1" href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#nh1">1</a>] « <a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article8694.html">Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir</a> », par Thierry Meyssan, <em class="spip">Réseau Voltaire</em>, 27 août 2001</p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 2" name="nb2" href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#nh2">2</a>] « <a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article8701.html">Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle</a> », par Thierry Meyssan, <em class="spip">Réseau Voltaire</em>, 10 septembre 2001</p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 3" name="nb3" href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#nh3">3</a>] <em class="spip">L’Énigme Pasqua</em>, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.</p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 4" name="nb4" href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#nh4">4</a>] <em class="spip">Les requins. Un réseau au cœur des affaires</em>, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.</p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 5" name="nb5" href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#nh5">5</a>] « <a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article146888.html">Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation</a> », par Pierre Hillard, <em class="spip">Réseau Voltaire</em>, 19 avril 2007.</p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 6" name="nb6" href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#nh6">6</a>] « <a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article15635.html">Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme</a> », par Denis Boneau, <em class="spip">Réseau Voltaire</em>, 26 novembre 2004.</p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 7" name="nb7" href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#nh7">7</a>] Le responsable US du renseignement, Irving Brown en personne, a revendiqué avoir lui-même recruté et formé MM. Jospin et Cambadélis pour lutter contre les staliniens alors qu’ils militaient chez les lambertistes pour, cf. <em class="spip">Éminences grises</em>, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in <em class="spip">Covert Action Quaterly</em>, n° 76, 1999. Il importe d’éviter une interprétation anachronique : leur engagement au service des USA est celui d’atlantistes durant la Guerre froide. Au-delà, il les conduira, par exemple, en 1999, à jouer un rôle central dans l’engagement de Paris au sein de l’OTAN pour bombarder Belgrade, pourtant allié traditionnel de la France. De même, il importe d’éviter les fausses équivalences : la collaboration de Nicolas Sarkozy avec les USA ne s’est pas développée sur une base idéologique, mais relationnelle et carriériste (note modifiée le 27 juillet 2008 en réponse à des lecteurs).</p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 8" name="nb8" href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#nh8">8</a>] « <a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article151921.html">Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI</a> », par Thierry Meyssan, <em class="spip">Réseau Voltaire</em>, 5 octobre 2007.</p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 9" name="nb9" href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#nh9">9</a>] « <a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article413.html">Alain Bauer, de la SAIC au GOdF</a> », <em class="spip">Note d’information du Réseau Voltaire</em>, 1er octobre 2000.</p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 10" name="nb10" href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#nh10">10</a>] « <a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article156405.html">Le gouvernement kosovar et le crime organisé</a> », par Jürgen Roth, <em class="spip">Horizons et débats</em>, 8 avril 2008.</p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 11" name="nb11" href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#nh11">11</a>] « <a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article17340.html">Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français</a> », <em class="spip">Réseau Voltaire</em>, 22 juin 2005.</p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 12" name="nb12" href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#nh12">12</a>] « <a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article12460.html">L’honorable Frank Carlucci</a> », par Thierry Meyssan, <em class="spip">Réseau Voltaire</em>, 11 février 2004.</p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" title="info notes 13" name="nb13" href="http://www.voltairenet.org/article157210.html#nh13">13</a>] « <a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article7613.html">Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden</a> » et « <a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article12418.html">Le Carlyle Group, une affaire d’initiés</a> », <em class="spip">Réseau Voltaire</em>, 16 octobre 2001 et 9 février 2004.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bigard réitère ses doutes sur France 3 (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/09/15/bigard-recidive-sur-france-3-video/</link>
<pubDate>Mon, 15 Sep 2008 04:53:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[S&#8217;il continue comme ça, Jean-Marie Bigard risque de se retrouver fiché sur Edvige&#8230; Déjà,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[S&#8217;il continue comme ça, Jean-Marie Bigard risque de se retrouver fiché sur Edvige&#8230; Déjà,]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[11 septembre : « Je demande pardon »]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/09/13/11-septembre-%c2%ab-je-demande-pardon-%c2%bb/</link>
<pubDate>Sat, 13 Sep 2008 15:40:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il n&#8217;a fallu que trois jours à Jean-Marie Bigard pour « demander pardon » d&#8217;avoir remis ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Il n&#8217;a fallu que trois jours à Jean-Marie Bigard pour « demander pardon » d&#8217;avoir remis ]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Thierry Meyssan, Giulietto Chiesa et Leonid Ivashov conteste la vesrion bushienne du 11 septempre sur la première chaîne russe]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/09/10/thierry-meyssanl-giulietto-chiesa-et-leonid-ivashov-conteste-la-vesrion-bushienne-du-11-septempre-sur-la-premiere-chaine-russe/</link>
<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 21:56:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
<guid>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/09/10/thierry-meyssanl-giulietto-chiesa-et-leonid-ivashov-conteste-la-vesrion-bushienne-du-11-septempre-sur-la-premiere-chaine-russe/</guid>
<description><![CDATA[La première chaine de télévision russe diffusera le vendredi 12 septembre, en première partie de soi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[La première chaine de télévision russe diffusera le vendredi 12 septembre, en première partie de soi]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/08/08/1139/</link>
<pubDate>Fri, 08 Aug 2008 15:34:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
<guid>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/08/08/1139/</guid>
<description><![CDATA[Plusieurs versions et traductions trafiquées de cet article ont été diffusées depuis que le site du ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Plusieurs versions et traductions trafiquées de cet article ont été diffusées depuis que le site du ]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Thierry Meyssan : « l'internet est déjà un champ de bataille au sens militaire du terme»]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/08/05/thierry-meyssan-%c2%ab-linternet-est-deja-un-champ-de-bataille-au-sens-militaire-du-terme%c2%bb/</link>
<pubDate>Tue, 05 Aug 2008 20:36:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude Covassi</dc:creator>
<guid>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/08/05/thierry-meyssan-%c2%ab-linternet-est-deja-un-champ-de-bataille-au-sens-militaire-du-terme%c2%bb/</guid>
<description><![CDATA[Journaliste indépendant et auteur controversé, Thierry Meyssan s&#8217;appuie depuis de longues anné]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Journaliste indépendant et auteur controversé, Thierry Meyssan s&#8217;appuie depuis de longues anné]]></content:encoded>
</item>

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